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Transcription:

>>> DOSSIER RÉFÉRENCE (COLLECTIVITÉS LOCALES) Bruno Pierre, architecte responsable du service de maîtrise d œuvre au sein de la direction des bâtiments communaux de la ville de Rennes, aborde ci-après la relation entre politique municipale et maintenance du patrimoine. Matière à conception : Pouvez-vous nous décrire votre fonction et votre service? Bruno Pierre : Je suis responsable du service maîtrise d œuvre au sein de la direction des bâtiments communaux de la ville de Rennes. Mon service fonctionne comme un cabinet d architecture. Quand une demande en construction ou rénovation parvient à la direction des bâtiments communaux, un service-pilote appelé conduite d opérations conduit le programme, pilote le dossier et fait appel pour la maîtrise d œuvre soit à des architectes privés, notamment pour les dossiers les plus importants, soit à notre service. Nous gérons prioritairement les dossiers qui ne peuvent intéresser le secteur privé et ceux dans les domaines desquels nous avons acquis une certaine expertise. Hormis ces chantiers d importance petite ou moyenne, nous pouvons également, en fonction de nos disponibilités, nous voir confier quelques grandes opérations. Au sein du service de maîtrise d œuvre, nous traitons les projets de la phase d esquisse jusqu au chantier. La direction des bâtiments communaux comprend également un service maintenance en charge des petits aménagements, de la maintenance du patrimoine et des problématiques de ravalement ou de couverture. Mon service intervient sur les plans dont la maintenance peut avoir besoin et j interviens personnellement en conseil sur des problématiques relatives aux mises en couleurs extérieures et intérieures. M. C. : Quelle est la politique de la ville en matière de gestion du patrimoine? B. P. : Il n y a pas véritablement de politique de gestion centralisée en termes de maintenance car chaque branche (éducation, sport ) est responsable de son patrimoine et ponctionne sur son propre budget de fonctionnement pour engager des dépenses de rénovation. Ainsi, il n y a pas un budget municipal spécifiquement dédié au patrimoine ; la décision d engager un projet revient à la discrétion du directeur d opérations de chaque branche. En revan- ville de Rennes ENTRETIEN AVEC LE SERVICE DES BÂTIMENTS COMMUNAUX DE LA VILLE DE RENNES

>>> DOSSIER RÉFÉRENCE (COLLECTIVITÉS LOCALES) che, l expertise et l estimation des travaux relèvent des bâtiments communaux qui établissent, en amont, un planning prévisionnel des travaux susceptibles d être engagés et le soumettent aux directeurs d opérations. De manière générale, force est de constater que les bâtiments ne sont pas suffisamment entretenus et qu il est nécessaire d agir de façon assez incitative auprès des organes décisionnaires pour assurer une bonne gestion des travaux de maintenance. ville de Rennes SOMMAIRE ÉDITO weber.unicor DPP (gamme Weber Strasservil) enduit mince taloché à la chaux aérienne (avec enduit de dressement) weber.facim sur support béton banché ville de Rennes M. C. : La ville dispose-t-elle d une politique particulière concernant l entretien et les couleurs des façades? B. P. : La ville de Rennes est divisée en trois secteurs. Le secteur centre, sauvegardé, relève du périmètre des bâtiments de France et notre interlocuteur privilégié est l Architecte des Bâtiments de France (ABF) spécialisé, entre autres, dans le ravalement. Le second secteur concerne la zone située en dehors du périmètre des bâtiments de France ; dans ce cas, le Pact Arim intervient principalement en qualité de conseil sur les coloris. Enfin, le troisième secteur correspond aux ZAC (Zones d Aménagement Concerté) et sont pilotées par un urbaniste qui décide du choix des couleurs et est consulté dans le cadre de ravalements. La ville ne dispose pas de charte spécifique sur les couleurs, mais la politique en la matière est cohérente car elle résulte de la concertation avec l ABF et le Pact Arim. Ces derniers ont un droit de veto et s attachent à promouvoir une harmonie des coloris en fonction de l environnement et du cadre existant tout en assurant la cohérence de l ensemble. Dans une certaine mesure, le fait de ne pas avoir de charte laisse plus de libertés ; liberté dans le choix des couleurs, liberté d assurer la cohérence de l ensemble dans un cadre plus flexible et adapté. Enfin, il faut souligner que la ville, par l intermédiaire du service d urbanisme et en lien avec le Pact Arim, conduit une politique incitatrice en matière de ravalement et développe sur plusieurs années des campagnes de ravalement afin d inciter les propriétaires à engager des travaux. Cette politique est efficace et concerne successivement tous les quartiers de la ville. M. C. : Travaillez-vous plus en neuf ou en rénovation? B. P. : Notre chiffre d affaires en neuf et rénovation ou extension est sensiblement identique. L année dernière nous avons beaucoup travaillé en neuf, mais, en définitive et à l exception des ZAC, il reste peu de terrains constructibles. Parallèlement, nous travaillons souvent sur des bâtiments anciens. La ville de Rennes présente une certaine variété architecturale. Les bâtiments à pans de bois sont nombreux au [MATIÈRE À CONCEPTION N 1]- #16

Les produits à la chaux permettent au mur de respirer et possèdent l avantage de se décliner en de nombreuses palettes de couleurs. Bruno Pierre, architecte dplg ville de Rennes sein du secteur sauvegardé et exigent de nombreuses précautions en termes de traitement et d entretien. Nous avons également un certain nombre de bâtiments en granit ou en calcaire, notamment le parlement de Bretagne, sur lesquels nous intervenons plus rarement. Nous avons enfin de nombreux bâtiments en schiste rouge. M. C. : Que pensez-vous des solutions weber? B. P. : Nous avons déjà utilisé weber.unicor DPP (gamme Weber Strasservil) plusieurs fois en revêtement mince à base de chaux. Généralement, nous l utilisons sur un support béton. Les produits à la chaux permettent au mur de respirer et possèdent l avantage de se décliner en de nombreuses palettes de couleurs. Pour ma part, j apprécie particulièrement l aspect mat de ces produits. En conclusion, je suis séduit par les nombreuses potentialités offertes par ces solutions car elles s adaptent, en outre, aux caractéristiques techniques et esthétiques exigées pour la conservation du patrimoine. M. C. : Quelle est la politique de la ville en matière de construction dans les années à venir? B. P. : Il n y a pas, au sein de notre collectivité, d élus en charge des travaux. Comme je l ai expliqué précédemment, hormis quelques projets phares, chaque secteur décide d affecter ou non une partie de son budget en construction ou rénovation. De surcroît, le maire de Rennes est actuellement en fin de mandat, après 30 ans d exercice, et nous pourrions entrer dans une période transitoire peu propice aux investissements, particulièrement pour les investissements lourds. En revanche, il existe certaines constantes. Ainsi nous savons que les investissements du secteur de l éducation sont récurrents (construction ou rénovation d écoles) ; il en est de même concernant les gymnases ou les crèches. La principale difficulté s explique par le fait que nous n avons pas de vision au-delà de six mois et nous devons composer avec le court terme, particulièrement en période de fin de mandat. Espace social commun du quartier de Villejean, Rennes (35)

>>> RESTAURATION DU BÂTI ANCIEN RÉNOVER, AMÉLIORER, RESTAURER,EMBELLIR La vigueur actuelle du marché des travaux de rénovation est appelée à se dynamiser fortement dans les prochaines années dans le cadre de l évolution des nouvelles règlementations et performances techniques attendues (environnementales, thermiques, sécurité, accessibilité ). Des conséquences importantes sont attendues sur les façades. Les réponses techniques y seront sélectionnées en fonction du type de bâti. Ainsi pouvons-nous distinguer les constructions maçonnées, réalisées avec des composants industriels contemporains (bétons, parpaings, briques creuses) et le bâti ancien globalement réalisé avec des matériaux traditionnels avant la seconde guerre mondiale. RÉNOVER LES FAÇADES DES CONSTRUCTIONS CONTEMPORAINES Sur les constructions contemporaines, des solutions techniques de rénovation de façades avec des produits industriels technologiques permettent d embellir, de réparer ou d améliorer le confort des locaux avec des objectifs de rentabilité économiques favorables (enduits monocouches, systèmes d enduits décoratifs minces, éléments d ornementation rapportés, isolation thermique par l extérieur ). Notons que pour les constructions édifiées juste après la seconde guerre mondiale et jusqu aux chocs pétroliers des années 1970, les problèmes majeurs à résoudre sont souvent liés à la dégradation des bétons et/ou, au manque de confort thermique des locaux. Sur une grande partie du parc des logements collectifs, une première génération de travaux a déjà été réalisée et en particulier avec l ajout d un système d isolation thermique par l extérieur. Ces derniers sont d ailleurs déjà entrés dans une seconde génération de rénovation. Par contre, le nombre de maisons individuelles non traitées est encore très important. Pour tous, les modifications attendues sont aussi liées aux évolutions des modes en décoration de façade pour des aspects colorés minéraux plus fins. RESTAURER LE BÂTI ANCIEN Pour la restauration des façades du bâti ancien, un diagnostic méticuleux et une attention toute particulière au choix des solutions techniques sont nécessaires car les modes constructifs traditionnels de ces édifices et les équilibres établis entre les différents matériaux sont beaucoup plus sensibles. Les solutions de rénovation utilisées sur les constructions contemporaines ne sont pas toujours adaptées aux caractéristiques du bâti ancien. La préservation des échanges gazeux à travers les parois est un point clé à respecter et favorisent des produits à forte perméabilité à la vapeur d eau. Des caractéristiques de souplesse sont également recherchées sur ces édifices dont les maçonneries sont souvent hétérogènes. Les dimensions esthétiques des modénatures et les aspects colorés des finitions décoratives doivent également être prises en compte. La plupart des façades de ces vieilles bâtisses (et pas seulement celles en pierres de taille ou avec des appareillages de briques traditionnelles) révèlent ainsi un intérêt culturel, historique, touristique ou simplement affectif dont la pérennité doit être préservée et mis durablement en valeur dans notre environnement.l animateur du groupe embellissement des centres anciens du club de l amélioration de l habitat nous précise même que les ambiances liées à ces traitements esthétiques sont de puissants générateurs de développement pour la vie sociale et économique de nos centres urbains et pour l amélioration du vivre ensemble de nos concitoyens. Pour répondre à ces préoccupations et indépendamment de l amélioration du confort et des performances thermiques des bâtiments à traiter par ailleurs, les maitres d œuvre spécialisés peuvent prescrire des solutions de façades avec des enduits minéraux à base de chaux aérienne (chaux colorée, badigeons, enduits minces, enduits épais, ). Les produits à la chaux aérienne de la gamme Weber Strasservil sont colorés par des pigments minéraux ou des terres qui permettent de profiter pleinement de la luminosité naturelle de la chaux aérienne et du savoir-faire des maçons pour réaliser des aspects brossés, épongés, lissés, grattés, qui respectent les traditions locales. Pour rénover les constructions contemporaines ou pour restaurer le bâti ancien, le guide Weber, bien connu de tous les professionnels du bâtiment est un puissant outil pédagogique. Il permet de mieux appréhender les différents types de travaux de rénovation et de faire établir les diagnostiques nécessaires. [MATIÈRE À CONCEPTION N 1]- #18

Le bâtiment abritant le Conseil Général du Doubs est le produit d un subtil équilibre entre la mise en valeur du bâti ancien et une approche associant modernité et fonctionnalité. La description de ce projet permet également de fournir une réflexion plus large sur la valorisation du bâti ancien. Témoignage croisé de Véronique Lhomme, architecte associé du projet, et de Marc Wattel, Architecte des Bâtiments de France (ABF) du Doubs. Matière à conception : Pouvez-vous nous décrire la nature du projet? Véronique Lhomme : Cette construction est une ancienne maison bourgeoise située à Montbéliard et dont le Conseil Général s est rendu propriétaire. Entourée d un grand parc, cette maison du département est une antenne locale des services administratifs du département. Nous avons engagé les travaux sur la base des conditions requises par le concours que nous avons gagné : réussir à intégrer l ensemble des locaux prévus tout en valorisant le bâtiment sans le dénaturer. Cette maison du département se situe dans un département protégé et les travaux ont duré une année et demie avec une interruption hivernale de plusieurs mois. M. C. : Avez-vous rencontré des problèmes techniques particuliers? V. L. : Nous avons rencontré les problèmes classiques liés au bâti existant. Des secteurs du bâtiment étaient plus dégradés que d autres et nous avons notamment dû maîtriser des voies d eau à l intérieur du bâtiment. Cependant, le Conseil Général du Doubs (25) à Besançon projet s est bien déroulé dans son ensemble et le résultat a donné pleine satisfaction au maître d ouvrage dans l esprit, le respect du lieu et la mise en valeur du bâtiment existant. C est un bâtiment qui évolue nettement par rapport au programme initial car les services sociaux intégrés se sont étoffés. En définitive, nous aboutissons à un résultat qui se conçoit comme une interprétation contemporaine d un bâti ancien, agréable tant pour les salariés que pour les visiteurs car il garde le caractère du bâtiment d origine. M. C. : Quelles ont été vos motivations concernant le choix des enduits et des couleurs? V. L. : Notre objectif était de restaurer le bâtiment le plus proche possible de son état d origine ; il était ainsi hors de question de ne pas utiliser un enduit sur les maçonneries. Le budget alloué aux travaux ne permettant pas d appliquer un enduit fabriqué sur mesure, nous avons sélectionné des enduits se rapprochant le plus possible du matériau d origine, sachant qu il persistait des traces d un enduit avec des couleurs assez soutenues de type ocre Patrick A. Martin UNE INTERPRÉTATION CONTEMPORAINE DU BÂTI ANCIEN

>>> RESTAURATION DU BÂTI ANCIEN Patrick A. Martin weber.unicor ST enduit mince taloché à la chaux aérienne sur sous enduit weber.mep plus FICHE TECHNIQUE Maître d ouvrage : Conseil Général du Doubs (25) Architectes : Agence Lhomme et Nectoux (25) Surface : 1 516 m 2 SHON rouge ou brique. Le choix de la couleur a certes été conditionné par les traces existantes mais également par la situation du bâtiment. Ce dernier étant noyé en pleine végétation, il convenait de le rendre facilement repérable par les utilisateurs. La couleur choisie correspondait également très bien à l esthétique du bâtiment. Les encadrements de baies du bâti existant, de même que les encadrements pierre s accordaient tout à Matière à conception : Pouvez-vous nous décrire votre fonction? Marc Wattel : Un Architecte des Bâtiments de France assume des fonctions de plus en plus diversifiées. Il s intéresse tout d abord à la restauration du patrimoine d au moins une centaine d années. C est une fonction de regard et d attention au service d une réflexion,la plus logique possible et la plus proche de l origine d un bâtiment. Une autre fonction consiste à contrôler les permis de construire aux abords des monuments historiques, dans des cas de constructions neuves par exemple. Nous veillons alors à ce que le bâtiment s intègre fait à ce choix de couleurs. Plus globalement, nous avons coutume d utiliser des enduits réalisés sur mesure pour nos opérations de réhabilitation de bâtiments anciens (églises, bâtiments historiques). Nous tentons de récupérer des morceaux du précédent enduit, nous les faisons analyser et nous essayons de nous en rapprocher le plus possible afin de redonner aux façades leur esthétique d origine. correctement dans l environnement existant. Enfin, l ABF dispose d un droit de regard sur les constructions de maisons individuelles situées à l extérieur de la zone patrimoniale de la ville ou du village mais néanmoins intégrées dans le périmètre des monuments historiques. M. C. : Quels sont les problèmes rencontrés lors d une opération de restauration? M. W. : Le problème principal provient du coût de la restauration et du décalage entre les objectifs souhaités ou rêvés par les donneurs d ordre et la réalité de l investissement financier, souvent conséquent, d une opération de [MATIÈRE À CONCEPTION N 1]- #20

Une opération de restauration relève d'une subtile alchimie entre philosophie et technique Marc Wattel, Architecte des Bâtiments de France (ABF) du Doubs Patrick A. Martin Patrick A. Martin restauration. Une telle opération soulève également des questions d ordre philosophique : Comment restaure-t-on lorsque les techniques ou les matériaux n existent plus? Comment faire revivre un bâtiment du passé? Techniquement, doit-on utiliser des produits similaires aux produits d origine ou doit-on plutôt conserver à tout prix le matériau dégradé et le réhabiliter? En réalité, une opération de restauration relève d une subtile alchimie entre philosophie et technique et dépend également des circonstances. Ainsi, plus un bâtiment est prestigieux, plus les matériaux d origine auront tendance à être préservé. Les techniques appliquées s attacheront alors, non pas à copier ou reproduire, mais bien plus à préserver et restituer la substance de la matière ancienne. En revanche, la surface d un bâtiment plus commun sera généralement copiée avec des applications modernes, par ailleurs très performantes. M. C. : Quel type d enduit préconisez-vous le plus souvent pour le bâti ancien? M. W. : Notre région est très difficile d un point de vue climatique et nous prescrivons le plus souvent une chaux NHL 2 car cette dernière est plus facile d emploi. Nous lui préférons néanmoins la chaux aérienne, faiblement hydraulique, mais nous ne la recommandons qu en saison sèche. M. C. : Quelles sont les particularités de votre département? M. W. : Nous sommes dans une région calcaire et nous avons toujours utilisé de la chaux. Historiquement, jusqu en 1870, la chaux aérienne était utilisée exclusivement et les maçons s appliquaient à la rendre hydraulique. Ce matériau est particulièrement performant car on retrouve encore sur les façades exposées au Nord des enduits de ce type datant de plus de 300 ans. C est un matériau dur et qui se fixe très bien. En revanche, sur les façades exposées à l Ouest, ces enduits ont été changés avec l arrivée de la chaux hydraulique. Cette application s est généralisée en raison notamment du développement du chemin de fer qui a facilité son acheminement. Patrick A. Martin

>>> RESTAURATION DU BÂTI ANCIEN PRÉSERVER LE BÂTI ANCIEN ET METTRE EN VALEUR LE PATRIMOINE Jacques Lebar / Porter Novelli La préservation du bâti ancien est le fruit d une pratique combinant recherches historiques, archéologiques et techniques. Christophe Guégan, architecte-conseil de la ville de Versailles et responsable du service de la maison de l habitat ancien décrit dans cet article les méthodes à employer pour retrouver l état d origine des bâtiments et préserver l harmonie des constructions. 8, rue Baillet Reviron, Versailles Matière à conception : Pouvez-vous nous décrire votre fonction? Christophe Guégan : Je suis architecteconseil de la ville de Versailles et responsable du service de la maison de l habitat ancien, cellule opérationnelle de mise en valeur de l habitat ancien, principalement des façades. Mes attributions sont transversales (conseil, production d avis administratifs, cadrage en liaison avec le service de l urbanisme et l architecte des bâtiments de France, financement des ravalements) et je travaille aussi bien auprès des propriétaires, que des maîtres d œuvre, des services de la ville, ou encore, des entreprises. Plus globalement, ma mission principale consiste à cadrer et encadrer tous les travaux qui participent à la mise en valeur du patrimoine de la ville. Versailles est une ville composée de plusieurs types de paysages urbains et il est de ma responsabilité, en collaboration avec les services concernés, de conserver ou restituer l esprit des lieux en m attachant au respect de l authenticité et de l histoire propre de chaque quartier. M. C. : Quelle est la politique de la ville relative à l entretien des façades? C. G. : Il existe un cadre général, qui correspond à la volonté conjuguée de la ville et de l État, selon lequel le bâti ancien, ou plus spécifiquement un monument historique, ne peut se concevoir et se comprendre comme un objet isolé, indépendant de l environnement ou du substrat qui l entoure. À Versailles,la présence du château a généré l urbanisme de la ville et le tout forme un ensemble très cohérent. Le but de l action municipale est ainsi de conserver cette cohérence à travers une réglementation particulière qui mettra en valeur le patrimoine. Il est de notre responsabilité, à travers tous les actes d aménagement de ne pas altérer l authenticité des constructions, aussi bien concernant l extérieur que l intérieur. Cette recherche d authenticité et cette volonté d entretenir la cohérence générale de l espace urbain rapproche mon métier de celui d un historien ou d un archéologue. Historien d une part, car à l occasion d un simple ravalement, je dois puiser dans les archives documentaires de la ville, à la recherche notamment de photos, de plans [MATIÈRE À CONCEPTION N 1]- #22

Jacques Lebar / Porter Novelli Jacques Lebar / Porter Novelli anciens, de transmissions de notaires, afin de retrouver l état d origine du bâtiment. Archéologue d autre part, car ce travail de recherche d authenticité ou de vérité historique appliquée au bâti me plonge dans l étude de la nature même de la construction, dans l analyse des enduits d origine et de la coloration. Il n est pas toujours aisé de retrouver strictement l état d origine d un bâtiment. En revanche, nous sommes toujours capables de dater un bâtiment et par voie de conséquence d identifier les techniques et les principes de construction d une époque donnée. Par exemple, nous sommes en mesure d identifier de façon presque certaine la coloration d un bâtiment car certaines pratiques locales étaient très spécifiques. En conclusion, si nous disposons de suffisamment de documents,qui sont autant de preuves dans notre recherche de l origine d un bâtiment, nous pouvons engager une construction ou une rénovation particulièrement détaillée ; si les documents manquent, notre objectif est d assurer un accompagnement mesuré qui s attachera à ne pas compromettre l esprit et l harmonie de la rue et de la ville. M. C. : Pouvez-vous nous décrire la nature des façades versaillaises? C. G. : L épiderme originel des façades versaillaises est en plâtre gros avec un mélange plus ou moins important de chaux aérienne et très peu de mortier. Historiquement à Versailles, la proportion de chaux aérienne a augmenté nettement au cours des siècles avec un pic à la fin du XIX e et au début du XX e. Les enduits de façades présentent une finition coupée à la berthelet et deux techniques de coloration étaient appliquées, soit un badigeon coloré avec des terres colorées versaillaises (couleurs ocre et jaune orangé), soit une teinte dans la masse quand il s agissait de fausses briques. Une poudre d argile rouge fabriquée à partir de tuiles concassées permettait ainsi de colorer le plâtre gros et de donner l aspect de la brique. Dans le cadre des ravalements, et compte tenu de ces caractéristiques, nous recommandons généralement des produits compatibles à l épiderme de ces façades tout en étant conscients qu il est impossible de retrouver une parfaite copie du plâtre gros. Sa fabrication impliquait en effet une technique très artisanale qui n est Mortier plâtre chaux Weber enduit du marais Nous sommes toujours capables de dater un bâtiment et par voie de conséquence d identifier les techniques et les principes de construction d une époque donnée. Christophe Guégan, architecte-conseil de la ville de Versailles et responsable du service de la maison de l habitat ancien SOMMAIRE S

>>> RESTAURATION DU BÂTI ANCIEN 1, place Saint- Symphorien, Versailles Jacques Lebar / Porter Novelli plus utilisée de nos jours. Concernant l habillage des façades, nous disposons de coloris propres à la ville. Ils correspondent au sous-sol de notre commune et nous recherchons auprès des industriels des gammes de couleurs spécifiques qui s adaptent à cette géologie locale. M. C. : Pouvez-vous nous décrire les incitations de la ville en matière de ravalements? C. G. : La politique d incitation de la ville se concrétise par l allocation de subventions qui peuvent atteindre jusqu à 10 % du montant des travaux. Cette aide est indépendante du revenu des particuliers et est accordée en fonction de plusieurs critères. D une part, le bâtiment doit présenter un intérêt dans le cadre de la valorisation du patrimoine. L idée n est pas que le bâtiment, intéressant en soi ou situé dans un secteur protégé, devienne le plus beau possible, mais bien plus qu il soit restauré dans son état d origine. D autre part, la subvention n est accordée que pour les travaux de façades, visibles de la voie publique. Enfin, la ville peut procéder à des injonctions de ravalements pour des raisons d hygiène ou de dangerosité. Dans ce cas également, une subvention peut être accordée. Indépendamment de la politique de la municipalité,je constate en outre que la décision d engager des travaux peut, chez certains propriétaires, être la conséquence de la proximité de ravalements, dans leur rue par exemple. M. C : Constatez-vous une volonté de préservation du bâti ancien et une certaine forme de retour à l authenticité? C. G. : Oui, dans une certaine mesure, mais les mentalités évoluent assez lentement. Mon prédécesseur a véritablement créé une rupture lors de son arrivée, il y a maintenant une vingtaine d années. À cette époque, il fallait changer les mentalités auprès des entrepreneurs, des architectes, des entreprises et du public. La ville s est maintenant métamorphosée, les façades se recolorent avec les couleurs d origine, les décors anciens sont mis en valeur. Le mouvement d ensemble a été lent mais le contexte est actuellement porteur, grâce notamment aux subventions et à la diversité des nouveaux produits. [MATIÈRE À CONCEPTION N 1]- #24

>>> LIVRES MAISONS DU MONDE COULEURS ET DÉCORS DE L HABITAT TRADITIONNEL Ce nouvel ouvrage de Jean-philippe et Dominique Lenclos explore l étonnante diversité des décors de façade et poursuit la recherche que ces auteurs ont engagée depuis les années 1960 sur la géographie de la couleur dans l habitat vernaculaire. Maisons du monde - couleurs et décors de l habitat traditionnel par Jean-Philippe et Dominique Lenclos - Éditions le Moniteur L ornementation d une façade est le fruit d une tradition, d une époque, d une conjoncture historique, sociale, économique ou politique. Elle peut traduire un rite religieux ou illustrer une profession. Témoignage du savoir-faire et de la créativité des hommes, les décors muraux, figuratifs ou abstraits, traduisent l expression d une identité particulière. La plupart des décors naissent spontanément de l utilisation des matériaux disponibles sur place et de leur mise en œuvre spécifique. Le bois est sculpté, décoré ou peint. La terre humide se prête aisément à toutes sortes d incisions, de dessins, de motifs en relief, d incrustations et, quand elle sèche, au revêtement d enduits ou de peintures de couleur. La brique et la pierre enrichissent les façades des nuances de leurs teintes et de leurs textures ainsi que du dessin de leur assemblage. La céramique peut donner lieu à de savantes compositions colorées. Les façons d embellir les maisons sont infinies et ce livre présente un large échantillon de techniques et de couleurs : décors peints ou grattés dans le stuc, céramiques ou briques de différentes teintes, colombages et enduits, décors en relief, travail des frises, assemblage de matières. À travers une quinzaine d études en Europe et dans le reste du monde,ce livre donne la preuve que les façades expriment, de façon toujours significative et avec une diversité surprenante, le besoin de l homme de personnaliser et d embellir son environnement immédiat. Ces études, strictement datées, constituent un état des lieux à un moment donné de l histoire d une communauté villageoise ou d un peuple et nous informent sur la richesse de notre patrimoine artisanal, chromatique et artistique. 1 2 Jean-Philippe et Dominiqie Lenclos Jean-Philippe et Dominiqie Lenclos Jean-Philippe et Dominiqie Lenclos 3 1] Façade au Portugal 2] Enduit de terre lissé, Nouveau Mexique 3] Maison à colombage dans l Altes Land, Allemagne EXTRAIT DU SOMMAIRE I. L art mural - techniques décoratives et matériaux (terre, bois, brique, pierre, céramique, enduits et peintures) - sols - décors permanents et ponctuels - couleurs, motifs et symboles - autres cultures, autres décors. II. Décors en Europe et dans le monde : Suisse (Engadine), Allemagne (Altes Land), Belgique (Blankenberge), France (Alsace), Grèce (Pyrghi-île de Chios), Portugal (Costa Nova), Azulejos du Portugal, Indonésie, Sulawesi (Pays Toraja), Niger (Agadez et Zinder), Egypte (Gourna et Assouan), Tunisie (Tozeur), Yémen, Inde (Rajasthan), Etats-Unis (San Francisco), Afrique du Sud (Sotho et Ndébélé).

>>> RÈGLEMENTATION L ISOLATION THERMIQUE PAR L EXTÉRIEUR AVEC ENDUIT SUR ISOLANT - ENVIRONNEMENT RÈGLEMENTAIRE Saint-Gobain Weber Remis au goût du jour par l actualité et les évolutions des règlementations, le choix d une isolation thermique par l extérieur influe fortement sur la conception d un projet et se prescrit dans un cadre règlementaire strict. Exemple Weber : Système terratherm motex 2 : Agrément technique européen : ETA-04/0015 d après ETAG 004, Document technique d application (DTA) 7/04-1381*V1 Classement revetir : r3 e2 V1 à 4 E2 T2 à 4 I3 R2 à 4 Nature de l isolant : P.S.E ignifugé POURQUOI RÉALISER UNE ISOLATION THERMIQUE PAR L EXTÉRIEUR? Un système d isolation thermique par l extérieur se pose sur l enveloppe extérieure d un bâtiment pour le décorer et traiter thermiquement les surfaces pleines des parois verticales. Dans la panoplie des solutions techniques qui permettent d obtenir les performances satisfaisant aux exigences des règlementations thermiques, l isolation thermique par l extérieur est une alternative à l isolation par l intérieure ou répartie. Les paramètres pour effectuer un choix parmi ces techniques, nécessitent plusieurs types d approches toutes complémentaires lors de la conception d un projet. Exemple de paramètres : - type de projet : chantier neuf ou travaux sur construction ancienne avec occupation des locaux durant les travaux, prise en compte de l intérêt historique ou architectural du bâtiment et des façades ; - architecture raisonnablement compatible ou non par rapport à la multiplication des points singuliers à traiter (simplicité des formes et volumes, plusieurs niveaux, densité des percements et baies dans les façades, possibilité de placer les menuiseries au nu extérieur des façades, références esthétiques souhaitées pour les façades, ) ; - parti constructif des bâtiments (structure poteaux-poutres, bétons banchés, murs porteurs maçonnés avec des blocs ) et prise en compte de solutions spécifiques pour le traitement de l acoustique intérieure, de la ventilation et des passages de réseaux ; - comparatif économique avec d autres solutions à performances énergétiques équivalentes (en coût global et en coût de construction) ; - bilan environnemental des différentes solutions ; - conditions envisageables pour l entretien et la maintenance des systèmes en façade. [MATIÈRE À CONCEPTION N 1]- #26

FIXATION MÉCANIQUE terratherm motex FM2 FIXÉ MÉCANIQUEMENT POLYSTYRÈNE FIXATION PAR COLLAGE terratherm motex C2 POSE COLLÉ POLYSTYRÈNE Toile de verre dans SOUS-ENDUIT mince terratherm motex 2 Toile de verre dans SOUS-ENDUIT mince terratherm motex 2 ENDUIT MINCE DECORATIF ENDUIT MINCE DECORATIF DES SYSTÈMES INDUSTRIELS COMPLETS ET CERTIFIÉS Pour permettre aux entreprises de mise en œuvre d assurer normalement leurs travaux dans le cadre d une garantie décennale, seuls les systèmes complets d Isolation Thermique par l Extérieur sont pris en compte. Les systèmes sont généralement composés d un isolant thermique, d un ou plusieurs enduits pour réaliser la finition décorative, de produits de renforcements (trame de verre ), d éléments de fixations, de profilés et d accessoires. Chaque système doit être marqué CE et posséder un Agrément Technique Européen (A.T.E.) délivré par un organisme Européen notifié. En France, il doit être accompagné d un Document Technique d Application (D.T.A.) spécifique, délivré par le Groupe Spécialisé n 7 du CSTB. Par ailleurs, les constituants d un système sont soumis à leur environnement règlementaire et à leur certification éventuelle (type ACERMI pour le P.S.E. etc ). En dehors d un système bénéficiant d un ATE et de son DTA, une entreprise pour être assurée avec une technique singulière, devra proposer une procédure spécifique d Avis Technique Expérimental (A.T.E.X.) par chantier. Il s agit des : - Cahier numéro 3035 des prescriptions techniques d emploi et de mise en œuvre (C.P.T.) publié par le CSTB pour les Systèmes d isolation par l extérieur avec enduit mince sur polystyrène expansé, - Cahier numéro 1833 publié par le CSTB (livraison 237 de mars 1983) pour les conditions générales d emploi des systèmes d isolation thermique des façades par l extérieur faisant l objet d un avis technique. RÈGLEMENTATION THERMIQUE ET PERFORMANCES D UNE ISOLATION THERMIQUE PAR L EXTÉRIEUR Les performances thermiques des systèmes d ITE sont généralement déterminées par celles de l isolant utilisé. Rappel des repères de la RT 2005 Garde - fou Référence parois U paroi maximale R paroi minimale U R (W/m 2.K) (m 2.K/W) murs en contact avec l extérieur 0,45 2,05 0,36 2,55 ou avec le sol performances Laine de verre Laine de Roche P.S.E. ignifugé épais. en mm de 75 à 120 70 90 80 100 200 conductivité thermique (U) 0,038 à 0,032* 0,035 0,038 à 0,032* Rd m 2 K/W (R) de 2,00 à 3,20 2,00 2,55 2,00 à 2,55 à 5,25 à 2,35 3,00 6,00 * Selon qualité Saint-Gobain Weber DES RÈGLES D EMPLOI ET DE MISE EN ŒUVRE Des règles générales encadrent les conditions de ces travaux quelque soient les marques commerciales des systèmes choisis. Le respect de ces règles est essentiel pour optimiser la qualité de la réalisation et les conditions de sa durabilité. Le Document Technique d Application (D.T.A.) délivré pour chaque système, y fait référence. ANNEXES : Contenu d un document d Agrément Technique Européen (A.T.E.) pour des systèmes d isolation thermique par l extérieur avec enduits sur isolants Ce document est délivré pour une durée de 5 ans. Il contient notamment des informations sur : - la définition de chacun des produits du système - les caractéristiques des composants - l évaluation des performances du système complet et de son vieillissement. Contenu d un Document Technique d Application (D.T.A.) Le D.T.A. est rattaché à l Agrément Technique Européen obtenu préalablement pour un système d isolation thermique. Il contient l Avis du groupe Spécialisé n 7 sur les domaines d emploi et son appréciation du système. Il est complété par le dossier technique du fabriquant qui détaille comme dans un C.P.T., les différentes phases de mise en œuvre. Durabilité : Selon les certificateurs, le respect des règles de mise en œuvre et la certification d un procédé par un A.T.E. permet de présumer d une durée de vie possible d au moins 20 ans (cette indication relative à la durée de vie ne peut être interprétée comme une garantie donnée par le fabriquant ou par l organisme d agrément) mais doit être considérée comme un moyen pour choisir les produits appropriés pour la durée de vie économiquement raisonnable attendue des ouvrages.

>>> CARTE BLANCHE AUX PROFESSIONNELS Jacques-Philippe Charpy, Président de l UNTEC RENFORCER NOTRE PARTENARIAT France Terre La relation entre économistes de la construction et industriels est une nécessité absolue. Ce doit être en réalité un engagement réciproque. Pourquoi? le partenariat avec les industriels doit se renforcer Les relations entre l Union Nationale des Économistes de la Construction et des Coordonnateurs (UNTEC) et les industriels ont toujours été excellentes. Elles doivent se cultiver tous les jours pour se renforcer. Ce qui est dit ci-dessus met largement en lumière cette nécessité. Au-delà je dois dire que les relations avec Weber sont excellentes et harmonieuses. La gamme de produits proposée répond très largement aux attentes et besoins rencontrés sur les chantiers. Il faut également mettre en avant la disponibilité du personnel de Weber pour répondre aux questions souvent posées pour des cas spécifiques ou atypiques rencontrés sur tel ou tel dossier, aussi bien en étude amont qu en réalisation. Le dernier point que je souhaite aborder concerne le coût global. Imaginons que cette notion ait été prise en compte de façon sérieuse au cours des deux dernières décennies nous ne connaîtrions certainement pas cette situation qui nous contraint à réagir dans l urgence pour répondre aux attentes du mieux-vivre et à l impérieuse nécessité de préserver l environnement (réduction des émissions de CO 2, économie d énergie etc.) Tout simplement parce que l économiste de la construction intervient de façon transversale dans l acte de la conception. À ce titre, il a l obligation d avoir une parfaite connaissance de l ensemble des ouvrages et de leurs mises en œuvre y compris, et je dirais surtout, par leur mixité. En effet, les divers composants entrant dans la réalisation d un ouvrage nécessitent de connaître parfaitement leur mise en œuvre et les obligations de résultats liés à la finalité dudit ouvrage. Cela est et sera d autant plus vrai avec la libération des marchés. Pour l industriel, c est l occasion de se rapprocher d un prescripteur essentiel dans l acte de la conception. C est aussi la nécessaire prise en compte des besoins exprimés et même anticipés! Les dossiers se complexifient de jour en jour, tant techniquement qu administrativement. Si l on ajoute à cela l exigence absolue d inscrire nos actions dans une optique légitime de développement durable, le partenariat avec les industriels doit se renforcer. Sur ce point d ailleurs le Grenelle de l environnement le met largement en lumière ; l implication de tous les intervenants de l acte de construire doit devenir un impératif intelligent. Faire enfin converger les compétences et expertises des uns et des autres permettra, à l évidence, de mieux construire, d optimiser les objectifs imposés notamment par le protocole de Kyoto et au-delà, de répondre aux réglementations parfois si décriées mais ô combien justifiées! La performance des économistes de la construction passe inéluctablement par une parfaite connaissance des nouvelles techniques proposées. Intervenant de plus en plus en amont des dossiers, en conseil à la maîtrise d ouvrage, l économiste de la construction, aux côtés des programmistes, doit mettre en valeur son expertise sur le sujet. Il s agit quasiment d économétrie. Celle-ci doit être basée sur une technicité sans faille. France Terre [MATIÈRE À CONCEPTION N 1]- #28

>>> FICHE PRATIQUE SPÉCIAL RESTAURATION DU BÂTI ANCIEN COMMENT RECOUVRIR D ANCIENS ENDUITS AVEC DES SOLUTIONS À LA CHAUX AÉRIENNE? weber.facim SH ou weber.facim SF trame G Sur une ancienne maçonnerie déjà revêtue par un ancien enduit encore parfaitement adhérent, non salpêtré et cohésif, il est possible d éviter le décroutage complet des enduits afin d embellir l existant. Le choix d un système à la chaux aérienne avec un enduit de dressement mince et un enduit de parement mince ou un badigeon, entraîne de faibles surépaisseurs sur les façades et permet alors de limiter les interventions sur l ensemble des modénatures et accessoires déjà existants. SUR ANCIEN ENDUIT À LA CHAUX AÉRIENNE OU HYDRAULIQUE Ancien corps d enduit ou enduit de parement hydraulique conforme à la norme NF P 15-201/DTU 26.1, chapitres 5 et 11. weber.unicor ou weber.prodexor SUR ANCIEN REVÊTEMENT ORGANIQUE Ancien corps d enduit recouvert d un crépi plastique ou revêtement organique épais (conforme à la norme des RPE) ou d une peinture organique à l exception des silicates, glycéro, laques brillantes et revêtements d imperméabilité. PRINCIPES DU SYSTÈME MINCE À LA CHAUX AÉRIENNE bande de pontage EB20 Un enduit minéral mince à la chaux aérienne pour le dressage et/ou pont d adhérence, doit être interposé entre l ancien revêtement et le nouvel enduit mince ou badigeon : weber.facim SH avant enduit mince ou weber.facim SF avant badigeon. Dans ces enduits minces de dressement, doit être marouflée une trame G. EN CAS DE FISSURES APPARENTES STABILISÉES Les fissures doivent être préalablement ouvertes, traitées avec un fond de joint mastic acrylique SNJF puis recouvertes par une bande de pontage EB20. NOTA BENE Pour vérifier l adhérence des anciens revêtements organiques : ancien crépi plastique / revêtement organique épais (RPE) : faire réaliser un essai de traction selon la norme de référence ; ancienne peinture organique : faire réaliser un test de quadrillage de la peinture selon norme NF EN ISO 2049, classes 0-1 - 2.

>>> FICHE PRATIQUE CARACTÉRISTIQUES DES SOLUTIONS À LA CHAUX AÉRIENNE POUR RECOUVRIR D ANCIENS ENDUITS SAINS OU FISSURÉS LES GAMMES DE PRODUITS weber.facim SH enduit minéral mince à la chaux aérienne pour le dressage et/ou pont d adhérence sur ancien corps d enduit ou enduit conforme à la norme NF P 15-201/DTU 26.1, chapitres 5 et 11, ou sur ancien revêtement organique épais (RPE) ou peinture organique, avant application des enduits minces de la gamme weber.unicor. weber.facim SF enduit minéral mince à la chaux aérienne pour le dressage et/ou pont d adhérence sur ancien corps d enduit ou enduit conforme à la norme NF P 15-201/DTU 26.1, chapitres 5 et 11, ou sur ancien revêtement organique épais (RPE) ou peinture organique, avant application des badigeons de la gamme weber.prodexor. trame G trame tissée, maille 8 x 8 mm ; 3,5 N/mm 2 ; µv : 1,4 kg/dm 2. Consulter le guide Weber Gamme weber.unicor enduits de parement minéraux minces à la chaux aérienne pour réaliser une couche de finition sur un enduit minéral mince de dressement de la gamme weber.facim. Gamme weber.prodexor badigeons à la chaux aérienne pour réaliser une couche de finition sur un enduit minéral mince de dressement de la gamme weber.facim. Bande de pontage EB20 bande tissée de 200 mm de largeur, maille 8 x 8 mm avec papier siliconé central au dos de la bande, à poser directement sur le support. COMPARATIF CARACTÉRISTIQUES PRODUITS granulométrie perméance à la vapeur d eau ph épaisseur mm en g/m 2 /h/mmhg moyenne en mm d enduit enduit de dressement 0 à 1,2 0,56 12 4 à 5 weber.facim SH enduit de dressement fin 0 à 0,8 0,56 12 4 à 5 weber.facim SF adhérence résistance à la compression résistance modules MPa MPa à la flexion d élasticité MPa MPa enduit de dressement 0,5 8 4 4 500 weber.facim SH enduit de dressement fin 0,5 8 4 3 000 weber.facim SF dosage en chaux perméance à ph épaisseur aérienne dans le liant la vapeur d eau moyenne exprimé en volume en g/m 2 /h/mmhg en mm d enduit enduit de parement mince weber.unicor G 65 % 1,5 12 2 à 3 weber.unicor ST 70 % 1,5 12 2 à 4 weber.unicor DPP 68 % 0,9 12 2 à 4 badigeon weber.prodexor K 75 % 1,8 12 1 à 2 weber.prodexor K + S 70 % 1,4 12 1 à 2a PRIXDEBORDEREAUX Fourchettes de prix de bordereaux pour des surfaces courantes y compris fournitures et main d œuvre (hors préparation de supports, sujétions complémentaires d échaffaudages ou travaux spéciaux). Procédé pour recouvrir un ancien enduit sain ou fissuré /m 2 HT Système avec finition mince à la chaux aérienne sur enduit de dressement weber.facim Aspect taloché gamme weber.unicor 50 à 60 Système avec finition badigeon ou lait de chaux sur enduit de dressement weber.facim Aspect brossé gamme weber.prodexor 47 à 57 Aspect ferré gamme weber.prodexor 57 à 67

>>> BIBLIO-SERVICES ARCHITECTURE DES ÉCOLES D ARCHITECTURE HORS-SÉRIE CO-ÉDITÉ PAR D A ET LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION, 196 pages Cet ouvrage présente les Écoles Nationales Supérieures d Architecture Françaises en détaillant les principes pédagogiques, les ancrages régionaux et les collaborations nationales ou internationales qui font les particularités des différentes écoles. Cet ouvrage contribue à l établissement d un diagnostic complet de ces formations. CULTURE ET HANDICAP GUIDE PRATIQUE DE L ACCESSIBILITÉ MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION Ce guide propose des informations concrètes pour faciliter l accès des personnes handicapées aux lieux de culture et de patrimoine ainsi qu aux œuvres et produits de l industrie culturelle. Il éclaire sur le cadre législatif et présente des préconisations très diverses dans tous les domaines culturels et artistiques. 247 pages >>> BRÈVES GUIDE MAÎTRES D OUVRAGE PUBLICS MISSION INTERMINISTÉRIELLE POUR LA QUALITÉ DES CONSTRUCTIONS PUBLIQUES (MIQCP) L ordonnance adoptée le 17 juin 2004, modifiant la loi MOP, place le marché de la conduite d opération et du mandat dans le champ de la concurrence. C st dans ce nouveau cadre que s inscrit ce guide dans lequel la Mission a souhaité partagé le fruit de ses réflexions et de son expérience avec les collectivités publiques qui souhaitent faire appel à des prestataires extérieurs, et ainsi les aider à faire le meilleur choix. LA DOCUMENTATION TECHNIQUE WEBER Le guide weber est une brochure technique de référence pour tous les métiers du bâtiment. Il permet ainsi aux différents corps de métiers, prescripteurs et maitres d ouvrage de partager un fond commun d informations.mis à jour chaque année, il explore des cas pratiques de chantier, présente des guides de choix didactiques et détaille les notices techniques de chaque produit en accord avec la règlementation. Pour le recevoir gratuitement, il suffit d en réaliser la demandesur le site www.weber-broutin.fr/prescrire. Sur ce site dédié exclusivement aux prescripteurs, les textes techniques sont téléchargeables pour aider à la réalisation des descriptifs ou autres pièces écrites. D autres documents plus spécifiquement conçus pour les métiers de la conception architecturale sont consultables et exportables dans la rubrique services, bibliothèque de documents weber. 132 pages Paris (porte de Versailles), Parc des expositions, Weber dans l espace Saint-Gobain Hall 1 SOMMAIRE ÉDITO SOMMAIRE ÉDITO Orléans (45), Centre de Conférences, Weber dans l espace partenaire LA HOT LINE DES MORTIERS, ENDUITS DE FAÇADES ET COLLES À CARRELAGES ENTRETIENS DE LA PRESCRIPTION Du lundi au vendredi de 8h00 à 12h00 et de 13h00 à 17h30, Weber propose un service téléphonique centralisé de Renseignements Techniques. Une équipe de techniciens, professionnels des matériaux Weber et de leurs utilisations sur chantiers, répond aux questions des prescripteurs pendant les phases de conception, d avant projet détaillé ou de chantier. Ce service situé en Ile de France, permet d établir un dialogue rapide et précis pour rechercher des solutions fiables et conformes aux contraintes règlementaires. LE CLUB DE L AMÉLIORATION DE L HABITAT Mardi 4 décembre 2007 8h30/18h30 : colloque pour le développement durable de l'habitat existant Quatre grands thèmes seront abordés : - L émergence de besoins considérables :mesurer pour mieux anticiper - Comment solvabiliser la demande de travaux de qualité au-delà des seuils réglementaires? - Aider les particuliers à faire les bons choix de travaux thermiques au bon moment - Vers des performances énergétiques ambitieuses : innovations technologiques et mobilisation générale de l offre Ces thèmes seront illustrés par des témoignages de propriétaires et de professionnels, des exemples de chantiers, des films, des données d'études et débattus dans des tables rondes réunissant les principaux acteurs publics et privés de la filière rénovation. Chaque thème sera l'occasion de confronter le point de vue des particuliers et celui des acteurs de l'offre : pouvoirs publics, industriels, distributeurs, artisans et entreprises du bâtiment, établissements bancaires,... Maison de la Chimie, Paris 7e Weber est adhérent du club prescrire et participe à de nombreux entretiens de la prescription. Quelques rendez-vous programmés fin 2007 ; - Saint Louis les Bitches (54) le 23 octobre - Rennes (35) le 25 octobre - Eveux (69) le 22 novembre - Mireval (34) le 13 décembre COLLOQUE DU CLUB DE L AMÉLIORATION DE L HABITAT Paris, maison de la chimie, le 4 décembre 2007 A VENIR EN 2008 Congrès du SYNAAMOB Valence (26) du 29 au 30 avril Congrès de l UNTEC et salon de la prescription Nice (06) du 3 au 5 mai [MATIÈRE À CONCEPTION N 1]- #31