«La vidéoprotection en Belgique» Multitel - Mons Mardi 15 novembre 2011
Table des matières I. Programme de la réunion... 3 II. Liste des inscrits... 4 III. Synthèse des interventions... 5 1) Présentation de la démarche AN2V... 5 2) La vidéoprotection : Comme être efficace?... 6 3) "Video Content Analysis", challenges et réalités... 8 4) Retours d expérience de vidéoprotection urbaine... 10 5) Le cadre juridique de la vidéoprotection... 12 6) Une approche technologique de la vidéoprotection : quelles sont les tendances actuelles?... 13 IV. Quelle suite donner à cette réunion... 15
I. Programme de la réunion 14h00 : Accueil/Café 14h15 : Ouverture de la réunion M. Serge BOUCHER, Président du Conseil d administration de Multitel 14h30 : Présentation de la démarche AN2V M. Dominique LEGRAND, Président de l AN2V 14h45 : La stratégie d un projet de vidéoprotection M. Dominique LEGRAND, Président de l AN2V 15h00 : "Video Content Analysis", challenges et réalités M. Bernard ETIENNOT, Tein Télécom 15h30 : Retours d expérience de vidéoprotection urbaine M. Pascal NEYMAN, Chef de Corps de la ZONE DE POLICE NIVELLES-GENAPPE M. Daniel RENWA, Directeur du Plan Zonal de Sécurité de la ZONE DE POLICE DE LIEGE 16h00 : Le cadre juridique de la vidéoprotection M. Bernard MAGREZ, Avocat au barreau de Bruxelles 16h15 : Une approche technologique de la vidéoprotection : quelles sont les tendances actuelles? M. Jean-François DELAIGLE, Managing Director, ACIC sa M. Cyril CARINCOTTE, Chef de département, Multitel asbl 16h30 : Débat : Quelle suite donner à cette première rencontre?
II. Liste des inscrits Nom Prénom Fonction Société BERTE Alexandre Analyste stratégique ZP Mons - Quévy BRACKE Geert Resp. Commercial BeLux Belden BRIGODE Nathalie Channel Manager Benelux STS Group Benelux BRONGNIART Claude Commandant de Police INHESJ CASTIAUX Christophe Commercial Manager Fabricom SA SABATEL Jacques Fabricom SA COPPIETERS Koen Belden DALE Glen Directeur Général Euralarm DANTINE Roland Chef de Corps ZP des ARCHES Robrechts & Thienpont Security DE CLERCK Philippe Consultant Consultancy DE SMET Emiel Security Consultant DS-Consulting DE VALCK Guy Sales & Marketing Director GES-EUROPE (Ex Cieffe Benelux) RESPONSABLE SURETE DELEERSNIJDER Jean-Pierre INDUSTRIELLE ARCELORMITTAL BELGIUM DERNI Jean-Pierre Expert - Senior Consultant Expertise & Security Consultants DUPOUY Serge KEY ACCOUNT MANAGER KEENEO GARNIER Thierry Responsable Marketing SLAT HINDERYCKX Jacques Prescripteur CUE Coordinateur Vidéoprotection KACI Madjid Sécurité & Médiation MAIRIE DE ROUBAIX KLEIN Bob General Manager GES-EUROPE (Ex Cieffe Benelux) LABLACK Adel Expert en analyse vidéo VidAP LAMARCQ Claude Conseiller Municipal Mairie de Bondues LATAWIEC Stephane Directeur Police Municipale Roubaix Ville de Roubaix LEDUC Jean-Marc Programme Manager Controlware MENETRIER Nadège Rédacteur administratif Mairie de Joinville MICHIELS Olivier Siqura MUSUMECI Carmelo Controlware NAWROCKI Julien Responsable Commercial SLAT PIERET Julien Chercheur ULB/Centre de droit public PONCIN Patrick Sales Consultant TTG POULAIN Erwan Responsable des ventes - France IndigoVision RYCKAERT Yves Président ALIA VANDERBECK Patrice CHEF DE CORPS ZONE DE POLICE HAUTS-PAYS
III. Synthèse des interventions 1) Présentation de la démarche AN2V M. Dominique LEGRAND, Président de l AN2V L association nationale de la vidéoprotection est une association dont le but est de réunir tous les acteurs de la vidéoprotection. Fondée en 2004, elle réunit aujourd hui 80 entreprises qui fournissent des solutions et 400 utilisateurs et partenaires institutionnels. Toutes les informations pratiques peuvent être trouvées sur le site web www.an2v.org ou en consultant l ouvrage de référence de l AN2V, le guide PIXEL : L activité principale de l AN2V est de proposer des temps de rencontre pour ses adhérents, qui permettent d aborder des thèmes d actualité. Quelques thèmes abordés en 2011 : Quelles (r)évolutions technologiques de la vidéoprotection à court terme? Quelles conséquences pour la vidéoprotection des évolutions juridiques récentes? L organisation d'un centre superviseur La mise en place d une détection automatique d anormalité Dans le cadre d un partenariat avec MULTITEL, l AN2V propose aux utilisateurs et fournisseurs de solutions belges de mettre en place une structure similaire en Belgique, dans des conditions qui devront être précisées dans les semaines suivant cette première réunion.
2) La vidéoprotection : Comme être efficace? M. Dominique LEGRAND, Président de l AN2V Un schéma mis au point par l AN2V explique les 6 notions à distinguer, souvent mélangées : Par ailleurs, définir une stratégie de vidéoprotection implique d être capable de déterminer dans quel temps précis le dispositif mis en place doit intervenir et être efficace : Concernant les technologies, on peut aujourd hui distinguer trois axes d évolutions majeures : Une vision 360 permanente
La haute résolution Mégapixel, Gigapixel La DAA : Détection Automatique d Anormalité
3) "Video Content Analysis", challenges et réalités M. Bernard ETIENNOT, Telecommunications industry (Tein Télécom) Qu est-ce que l analyse d image? C est doter un système de vidéoprotection d une capacité à détecter automatiquement certains événements prédéfinis : Quels sont les éléments d un dispositif d analyse d image? Quelles sont les limites d un dispositif d analyse d image? Les solutions proposées à ce jour ne permettent de réaliser que des détections d événements très limitées, elles ne remplacent pas la capacité d analyse d un opérateur, du fait de la complexité de l analyse, des limites technologiques et de l environnement dans lequel un système est déployé (environnement urbain en particulier)
La vidéosurveillance «intelligente» se limite donc à certaines applications utiles mais encore limitées : comptage, reconnaissance de plaques d immatriculation, détection d intrusion
4) Retours d expérience de vidéoprotection urbaine M. Pascal NEYMAN, Chef de Corps de la ZONE DE POLICE NIVELLES-GENAPPE Lancement politique du projet en 2004 avec plusieurs étapes : Etude de faisabilité par un bureau d étude Visite de Koekelberg (stewards) Les options prises dans le cadre du projet, lancé de façon effective en 2005 : 12 caméras dans le centre-ville jusque gare Globes mobiles Bonne capacité de zoomage Pas de visionnage en temps réel Gestion par la Ville / Utilisation par la zone Un changement d orientation en 2006 avec une exploitation temps réel mais sans qu un local réellement adapté soit prévu : En fin de compte: pas de visionnage et difficultés d identification pour les enquêtes. Un nouveau départ en 2008, avec des améliorations techniques et un visionnage confié à des gardiens de la Paix. Initiative peu concluante d où une remise à plat en 2011 et la possibilité de dessiner les conditions de réussite d un projet au travers de cette expérience complexe : Critères politiques Rôle du bureau d études Rôle de l installateur Organisation du système Choix technologiques
M. Daniel RENWA, Directeur du Plan Zonal de Sécurité de la ZONE DE POLICE DE LIEGE Objectif initial: 109 caméras installées sur l ensemble de la Ville et ce, selon trois critères: Mobilité, Maintien de l ordre public, Sécurité La situation actuelle : 118 caméras placées et raccordées, dont plusieurs caméras «Haute résolution» en centreville (Carré) Réseau fibre : plus de 80 km Caméras et Services de Police reliés. Système 24/24 h via Centre de Gestion des évènements. Cellule Mobilité (7 jrs/7 jrs). Visualisation possible dans les Commissariats Outremeuse et Wallonie-Liège-Centre. Images conservées 7 jours (avant 72 heures possibilité 1 mois). Consultation régulière des divers services Les perspectives : Développement de la téléphonie et de la bureautique. Possibilité d augmenter le nombre des caméras. Suivi des diverses sollicitations. Acquisition de caméras «déplaçables». Développement du CGC Centre de Gestion des caméras. En conclusion une expérience réussie qui donne satisfaction aux services concernés.
5) Le cadre juridique de la vidéoprotection M. Bernard MAGREZ, Avocat au barreau de Bruxelles Un constat de départ : Une multitude de situations... Une multitude de finalités Des normes diversifiées Un seul point commun : la caméra! La réglementation actuelle est constituée de nombreux textes : Loi du 8 décembre 1992 relative à la protection des données à caractère personnel; Loi du 21 mars 2007 ( «Loi caméras» ) relative à l installation et à l utilisation de caméras de surveillance C.C.T. nº 68 du 16 juin 1998 relative à la protection de la vie privée des travailleurs à l'égard de la surveillance par caméras sur le lieu de travail; Loi du 19 juillet 1991 organisant la profession de détective privé; Loi du 5 août 1992 sur la fonction de police; Lois coordonnées relatives à la police de la circulation routière; Loi du 6 janvier 2003 concernant les méthodes particulières de recherche; Loi du 10 avril 1990 réglementant la sécurité privée et particulière; Loi du 7 mai 1999 sur les jeux de hasard, les établissements de jeux de hasard et la protection des joueurs + A.R. du 23 juin 2003; Loi du 21 décembre 1998 relative à la sécurité lors des matches de football et Arrêté royal du 22 février 2006 relatif à l installation et au fonctionnement de caméras de surveillance dans les stades de football Certaines normes se cumulent ou s excluent. Le régime juridique applicable à un dispositif est différent selon le type de lieu et la qualité de la personne surveillée : Lieu ouvert Lieu fermé accessible au public Lieu fermé non accessible au public Lieu de travail (travailleurs du secteur privé) Terrain de football Casino, Il faut donc préalablement définir ce que revêt exactement chacune de ces notions (voir support). Enfin, les finalités du dispositif sont différentes selon les normes.
6) Une approche technologique de la vidéoprotection : quelles sont les tendances actuelles? M. Jean-François DELAIGLE, Managing Director, ACIC sa Pourquoi la VS automatisée ou analyse vidéo? Des études ont prouvé qu après 20 minutes un opérateur derrière ses écrans de vidéosurveillance n analyse plus que 5% de l information présentée à lui. La probabilité de détecter un événement descend sous les 1 pour 1000. L AV ajoute de l intelligence à la vidéosurveillance pour faire des tâches de surveillance automatiquement et aider la vigilance des opérateurs humains et leur prise de décision. Les limites de l analyse vidéo : Les systèmes d AV se fatiguent moins que les humains mais : Interprétation de scènes limitée (comportements, scénarios complexes, ) Scènes de foules difficiles à interpréter «individuellement» Levée de doute par humains nécessaire Le contexte urbain rend encore plus complexe la mise en œuvre de l analyse vidéo. Ce qui fonctionne en analyse vidéo : On peut lister les applications qui sont aujourd hui opérationnelles : Lecture de plaques mobile (Police) DAI Comptage piétons/vélos/voitures Détection de franchissement de feux rouges Surveillances ciblées Périmètrie de sites Conclusion : Il faut travailler sur l adéquation entre besoins fondamentaux et réponse technologique avec une gestion réfléchie des (fausses) alarmes. L AV peut apporter énormément en assistance aux opérateurs si : Les contraintes de l AV sont prises en compte Les opérateurs sont formés à l utilisation de la technologie
M. Cyril CARINCOTTE, Chef de département, Multitel asbl Quelles sont les tendances actuelles? Découverte automatique d activité et détection d anormalité : exemple de la circulation routière et du métro Surveillance de foule et comptage de personnes
IV. Quelle suite donner à cette réunion Au terme d un débat animé avec les participants il semble que tous souhaitent qu une nouvelle réunion puisse être organisée sur le sujet de la vidéoprotection en Belgique. Un sondage sera adressé aux participants pour évaluer leurs attentes précises (lieu, langue, horaires, thèmes ) Les résultats seront communiqués courant 2012. La prochaine réunion devra permettre de définir les contours d une «AN2V» belge. Contacts utiles : Magali CHAMBON Attachée Commerciale MULTITEL 2, rue Pierre et Marie Curie 7000 Mons, Belgique Web site : www.multitel.be Tel: +32 (0)65 342724 E-mail : chambon@multitel.be Rémi FARGETTE Directeur général AN2V Tél. +33 (0)4 78 89 06 37 Mobile. +33 (0)6 28 45 04 27 www.an2v.org E-mail : rf@an2v.org