1) Mission cordonnerie à destination des artisans de Maroua (Cameroun) «Le gros challenge, car les artisans l'ont demandé, c'est la confection de chaussure fermé ou derby, modèle homme, classique mais indémodable», Pierre Luinaud Patronage pour la réalisation de sandales, de chaussures fermées et de samaras, avec davantage de créativité Elargissement de la gamme de produits : 47 paires de chaussures réalisées (12 sandales, 16 chaussures fermées, 11 samaras) Maîtrise des coûts de production, distinction entre le coût de la matière première et le coût de la main d œuvre pour calculer le prix de revient Etiquettes estampillées CRP-Maroua Exposition de fin de mission, CA de 80 000 FCFA Les peaux brutes et tannées sont vendues aux nigérians; il ne reste à Maroua que les 2 ème et 3 ème choix. Coût élevé. Les accessoires sont chers et de mauvaise qualité. Quelques machines sont disponibles, outillage sommaire. Fort besoin de formes à monter les chaussures fermées. Formation sur le tas mais travail de bonne qualité. La qualité des produits dépend du pouvoir d'achat du client. Faibles diversité et design des gammes des produits. Outils bien rangés, manque d espace, problèmes de trésorerie, aucune documentation technique ni suivi clientèle. Sécurité faible, pénibilité forte. Marchés irréguliers et position dominante des commerçants et intermédiaires Bonne expérience en matière de mutualisation et partage de ressources Action collective : gamme de nouveaux produits et participation à des expositions Poursuivre l utilisation des techniques acquises pendant la mission de compagnonnage artisanal : patronage Créer des nouveaux modèles pour des foires et expositions à Maroua et au SIAO 2012 Mutualiser les compétences et les moyens de production et travailler en équipe : investir dans des jeux de formes
2) Mission maroquinerie à destination des artisans de Maroua (Cameroun) «Un seul mot d ordre : nous sommes condamnés à l excellence!», Frédéric Deschamps Forte exigence en matière de qualité. Trois collections (damier, marbre et pat) ont été créées. Elargissement de la gamme de produits : entre 50 et 60 nouvelles pièces ont été créées : cartables, sacs à main, pochettes, porte-clés, porte-monnaie, clé USB Maîtrise des coûts de production, distinction entre le coût de la matière première et le coût de la main d œuvre pour calculer le prix de revient Etiquettes pour valoriser les artisans Exposition de fin de mission, CA de 80 000 FCFA Les peaux brutes et tannées sont vendues aux nigérians; il ne reste à Maroua que les 2 ème et 3 ème choix. Coût élevé. Les accessoires sont chers et de mauvaise qualité. Le grattage et le glaçage des peaux sont un problème grave. Machines anciennes ou inadaptées, outillage sommaire. Maroquiniers bien formés et forte volonté de se perfectionner. Produits diversifiés et parfois innovants. Expérience du design. La qualité est une fonction du prix (tapa-yaka=vite fait, pas cher). Outils bien rangés, valorisation des chutes. Confusion entre la gestion de l entreprise et celle de la famille. Mauvaise exposition des produits. Forte pénibilité lors du grattage et le glaçage des peaux Les marchés existent mais semblent saturés. D autres opportunités commerciales peuvent être envisagées. Besoin de catalogues et d un poste de commercial. Bonne expérience en matière d organisation pour accéder à la formation et à la commercialisation. Expériences de mutualisation et bon niveau de dialogue entre les acteurs. Action collective : collections de maroquinerie et participation à des expositions Acquisition d une matière première de qualité supérieure Travail en équipe pour le développement de nouvelles gammes et organisation d une première exposition Livres de caisse et de commandes pour le travail d équipe Préparer une gamme d articles en vue du SIAO 2012
3) Mission forge à destination des artisans de Matoto (Guinée) «En recherchant toujours les méthodes limitant l emploi de l électricité et en comptant sur le groupe électrogène, nous gagnons en liberté de travail», Alain Masseron Sensibilisation à la mise en commun de dépenses, bénéfices et matériel au sein d un atelier commun. Elargissement de la gamme de produits : charrue, étuveuse de riz, fours à charbon, brouette Technique de cintrage à froid, traçage d angles au compas, pièces géométriques simples, affûtage de forets, tronc de cône Organisation rationnelle de la production : gammes de fabrication, uniformisation des produits, notice d entretient et d emploi, design Rédaction de devis, modalités de paiement, calcul des coûts, signatures, marques, sigles, logos Sensibilisation à la nécessité de mieux organiser l apprentissage Matière première disponible mais chère. Equipements chers, vétustes et de mauvaise qualité. Mal entretenus car la maintenance est, elle aussi, chère. Maîtrise de la soudure électrique mais faible connaissance des évolutions techniques du métier. Début de diversification outillage agricole. Ateliers désordonnés, pas de documentation technique et mauvaise gestion des intrants. Grande pénibilité et hygiène à améliorer. Prix fixés par la clientèle, faibles connaissances en gestion et calculs de prix. Opportunité de marché sur le machinisme agricole. Marché limité pour les autres produits. Absence totale de mécanismes de promotion. Délais non respectés en raison des pannes d électricité. Embryon de mutualisation et appui fort de la FNAG. Bon dialogue entre les partenaires publics et professionnels. Action collective : réalisation de matériels agricoles et techniques de traçage CAMA : Consortium des artisans en machinisme agricole Cours de soir pour perfectionner les techniques Installation d un atelier type de production de machines agricoles et initiation à la production en série
4) Mission couture à destination des artisans de Ratoma (Guinée) «organiser très rapidement une action commerciale commune pour présenter les nouveaux modèles à la clientèle actuelle et potentielle», Véronique Issartier Sensibilisation à la technologie des tissus Valorisation des tissus et motifs traditionnels sur des produits occidentaux. Travaux techniques : prise de mesure, patronage, coupe, transformation, techniques de couture... 25 nouveaux modèles : jupes, corsages femme, bustiers, pantalons femme, chemises homme, vestes, robe de mariée avec broderies traditionnelles Travail en équipe. Elaboration de documents comptables et de suivi clientèle. Défilé de mode. La visibilité des produits des couturiers s est renforcée. Diffusion médiatique permanente au cours de la mission radio et télé Matière première et équipements disponibles, choix limité et qualité moyenne. Il n y a pas d électricité. Quelques groupes électrogènes coûteux et bruyants. Forte identité dans la fabrication des produits, faible diversification. Couleurs bien assorties, modèles originaux. Fort analphabétisme. Très faible maîtrise de techniques de base. Ordre et propreté dans les ateliers. Registres pour les mesures et coordonnés des clients. Produits exposés à la poussière. Aucun document technique ni cahier journalier. Installations électriques vétustes. Marché très faible et les opportunités de marché peu accessibles. Les prix sont fixés par les clients. Aucune démarche commerciale. Quelques expériences de mutualisation (achat de machines sur la base de tontines, foires internationales) (stand commun, véhicule commun ). Quatre organisations importantes. Action collective : actions commerciales communes Présenter les nouveaux modèles à la clientèle actuelle et potentielle en valorisant les artisans créateurs Réunions hebdomadaires pour pratiquer et perfectionner les acquis de la mission ; séances de restitution des acquis aux apprentis de chaque atelier Création d une association : mutualisation des ressources et création d un atelier commun pour produire en série
5) Mission sculpture/marqueterie à destination des artisans d Ambositra, (Madagascar) «Copier/s inspirer, nuance difficile à comprendre ; ils doivent apprendre à s inspirer et ne plus copier», Maeva Philippot Valorisation des chutes de bois et nouvelles façons d utiliser les matières premières. Transmission de meilleures techniques de séchage. Créativité autour des symboles de la culture malgache. Expériences en design et 13 nouveaux objets : poignées de meuble, puzzles, boites, portetéléphone, bijoux, bustes, carte de Madagascar, bougeoir, porte-livres, mélange bois et tissu. Sensibilisation à la comptabilité de base, à la gestion des stocks et à l intérêt d établir des fiches de suivi clientèle. Sensibilisation aux stratégies et outils commerciaux: étiquettes, catalogues, cartes de visite, signatures, échantillons. Commerce équitable. Rareté de bois précieux. Séchage au soleil, pas optimal. Outillage manuel de qualité médiocre. Bons savoir-faire transmis de père en fils. Quelques produits innovants mais trop de copie entre les artisans. Valorisation des déchets du processus de production. Organisation de l'espace de production et de stockage à revoir. Forte pénibilité du travail, mauvaises postures, éclairage défaillant. Non respect des normes de sécurité. Marché local saturé mais opportunités de marché : régions touristiques, commerce équitable, hôtels, élites, expatriés, centres artisanaux... Grosse marge pour intermédiaires. Besoin de différenciation, d une image de marque et d outils marketing. Les artisans n'accèdent pas aux services de la CCI. Il n y a pas des relations de confiance entre les artisans eux-mêmes. Action collective : approvisionnement, mutualisation et débouchés. Commerce équitable Lobbying auprès du ministère de l artisanat et de la CCI d Antalaha pour accès au bois précieux. Contacts avec l Association Nationale du Commerce Equitable et Solidaire de Madagascar Recherche de fournisseurs de bois ordinaire, reboisement, marques, association, achats mutualisés
6) Mission soie à destination des artisans de Sandrandahy (Madagascar) «Il serait donc judicieux que Sandrandahy travaille sur un produit identitaire fort. Cela pourrait être la couleur ou sur l'association raphia-soie sauvage, inédite à Madagascar», Marie Foyer Expérimentation de teintures végétales avec des plantes locales (acacia pour teinture jaune). Alun pour la fixation des couleurs et des couleurs plus vives. Apprentissage du crochet, association de matières (tricot/tissage, raphia/soie sauvage). Cinq nouveaux produits : chapeaux, casquettes, chaussons, couvre-lit, veste-châle. Sensibilisation à la nécessité de se concentrer sur un nombre limité de marchés et de les explorer en profondeur. Au niveau local, en développant des produits identitaires. Au niveau national, en imaginant des articles adaptés à la clientèle potentielle des côtes et aux touristes. Exposition des nouveaux produits. Très important problème d'accès à la matière première par manque de trésorerie. Matériel succinct et archaïque. Matériel moderne (métiers à tisser, rouets) disponible mais pas utilisé par manque de formation. Bon niveau de compétences de base, aucune maîtrise des évolutions technologiques. Les produits pourraient être plus diversifiés, mieux finis et valoriser davantage l'identité culturelle. Gestion et organisation inexistantes, aucun respect des normes d hygiène et de sécurité. Compétences entrepreneuriales à améliorer. Entrée (difficile) sur le marché américain D autres opportunités de marché existent. Absence totale de mécanismes de communication et de promotion. L association est déjà dans une dynamique de groupe et a entrepris des expériences de mutualisation et de partage de ressources. Manque de conseil commercial et investissement e tendances au «chacun pour soi». Action collective : journée promotionnelle de l artisanat de Sandrandahy Prospectus de présentation de Sandrandahy et du programme de la journée Démarcher les partenaires locaux Organiser une journée promotionnelle inaugurale, en invitant des personnalités de la région
7) Mission couture à destination des artisans de Niamey (Niger) «les apprenties ( ) écoutent avec intérêt les explications des tailleurs sur les techniques de fabrication qu'elles ne connaissent pas ; les artisans font preuve d'un grand professionnalisme dans l'art de la transmission et du partage», Noëlle Delabbé Sensibilisation à l entretien des machines et au respect des règles d hygiène Travail sur la coupe à plat et le patronage. Montage et fabrication. Dix nouveaux ensembles et tenues de travail. Des fiches «produit» pour chaque modèle, intégrant le nom du produit, le nom du tissu et le métrage. Sensibilisation au calcul du prix de revient Préconisations pour l accueil et le suivi de la clientèle. Identification des marchés les plus porteurs et des nouveaux produits qui pourraient être réalisés. Matière première disponible et de qualité; le coût peut être parfois un problème. Non valorisation des déchets. Les tailleurs manquent de ciseaux électriques, mannequins, machines à boutonnières. Valorisation de l'identité culturelle dans la conception des produits. Diversification, innovation et design sont à améliorer. Renforcer formation théorique et pratique. Organisation des ateliers à améliorer, notamment en ce qui concerne l'organisation des outils et des documents de travail. Normes de sécurité pas du tout respectées. Ignorance des mécanismes de fixation des prix et de calcul des coûts. Clientèle des particuliers dont la demande est cyclique. Peu d'opportunités de marché en dehors du marché local. Fort besoin en matière de stratégies commerciales. Profession bien organisée et appuyée par la FNAN et la FRANI Action collective : tenues de travail féminines Création d une association de professionnels de la couture du Niger (APCN) Réalisation d un catalogue de prototypes en vue de prospection commerciale Prise de commandes ou contacts pour futures commandes Formations de perfectionnement des connaissances acquises, réunions régulières et formations gestion
8) Mission tannage à destination des artisans de Niamey (NIger) «La priorité est donnée à la régularité de la qualité de production, l attention à apporter à l achat de la matière première devrait faire partie d un second volet», Claude Peturkenne Sensibilisation à la nécessité d entamer un dialogue avec les fournisseurs, de favoriser les achats bruts frais en peaux et inciter à l amélioration des dépouilles en cuirs. Définition, décomposition et contrôle de chacune des opérations afin de tendre vers une meilleure qualité et uniformité des productions. Perspective de valorisation des résidus de bagaruwa comme engrais. Travail réalisé sur l organisation linéaire de la production (fiches de suivi de production par lot). Modules spécifiques en gestion faisant découvrir aux tanneurs la notion de calcul des coûts de production. Contacts avec les maroquiniers et cordonniers désirant avoir accès à une matière de qualité. Pour les petites peaux, les tanneurs s approvisionnent en choix secondaire, voire en troisième choix. Machinerie de base abandonnée. Approvisionnement en eau par porteur. Petit outillage en nombre insuffisant. Absence totale d'équipement de mesure. Procédé traditionnel de tannage végétal au Bagaruwa. Pas de passage obligé de point de contrôle opérationnel. Pénibilité du travail difficilement améliorable. Ne maitrisent pas les techniques de fixation des coûts. Marché fermé fragilisé par la diminution du tourisme. Les tanneurs sont à la merci des maroquiniers et des cordonniers. Les 147 tanneurs traditionnels sont regroupés en une coopérative, membre de la FNAN. Action collective : contrôle et amélioration de la qualité et des coûts Acquisition d une matière première de qualité supérieure Travail permanent en équipe pour la régularité de qualité de la production et sondages comparatifs des productions d une même catégorie Elargir le choix des artisans maroquiniers recherchant la qualité et constituer un portefeuille clients