C est une folliculite profonde, nécrosante due au staphylocoque doré. La folliculite est l infection de l appareil pulo-cébacés. II) - Clinique : 1)- Signes locaux : Le début est marqué par une saille rouge conique sensible et centrée par un poil. Puis augmente progressivement de volume, devient très indurées, douloureuse avec pustules au sommet. La pustule s ouvre avec écoulement de pus, il se forme un cratère dans lequel apparaît la totalité de l appareil pulo-cébacé nécrosé ; et c est : «Le bourbillon». Au 10éme jours il y a élimination du bourbillon avec suppuration abondante. La guérison se fait avec une cicatrise indélébile. 2)- Signes clinques : Réactions générales importantes. 3)- Complications : Adénite parfois suppurée. Abcès sous cutané. Lymphangite. Furonculose ; plusieurs localisations de furoncle, furoncle récidivant à évolution chronique. Parfois chez le diabétique le furoncle peut devenir gangreneux. Le furoncle de la face (lèvre supérieure et aile du nez.) risque d entraîner l encensement du senus veineux crânien, il faut éviter de manipuler ce furoncle. 1
III) - Traitement : Désinfection locale. Pansement localisé. Extraction à la pince du bourbillon. Antibiotique ; Pénicilline M : 5 à 10 jours. C est une agglomération de furoncle. 2
II) - Clinique : L anthrax débute par une plaque plus au moins étendue, très indurée, rouge, saillante et douloureuse Puis apparaît plusieurs pustules. Les signes généraux sont constants. Progressivement les bourbillons sont mis à nu par l ouverture des pustules et une suppuration abondante s installe. La peau se nécrose avec large perte de substance cutanée. Siége : Surtout au niveau de la nuque, au niveau du dos et le thorax. III) - Evolution : Peut être grave surtout chez le diabétique. IV) - Traitement : Incision large. Ablation du tissu nécrosé. Antibiothérapie générale. Correction du diabète si il existe. C est l inflammation aigue ou chronique des lymphangites. 3
II) - Etiologie : C est la complication de tout plaie minime : excoriation, furoncle, intertrigos. Les microbes en cause sont multiples : surtout le staphylocoque doré et le streptocoque. Terrain : état général déficient, taré, diabétique, alcoolique. III) - Lésions anatomiques : Sont de type inflammatoire et intéressent la lumière des lymphangites : thromboses avec réaction inflammatoire. IV) - Clinique : A) Lymphangite réticulaire : Se développe aux alentours immédiats de la plaie, et se caractérise par un placard rouge, irrégulier et œdème entourant la plaie infectée. B) lymphangite tronculaire : Il peut succéder à : Un placard de lymphangites réticulaire ou à distance de la plaie, elle se manifeste par la présence de traînées rouge vif avec sensation de cordon sur le trajet des lymphatique. C) les ganglions sont souvent atteints : La topographie des adénopathies varie en fonction de la porte d entrée. L atteinte ganglionnaire peut se présenter sous trois aspects : adénite aigue simple : gros ganglions douloureux. adénite suppurée : signe de fluctuation qui nécessite l évacuation du pus. adéno-phlegmon : il y a atteinte péri ganglionnaire diffusé. 4
La lymphangite s accompagne de : troubles fonctionnels, douleur et gène des mouvements, l état générale et atteint. Fièvre à 40. Frisson, Nausées, vomissements. Diagnostic différentiel avec l érysipèle (bourrelet saillant). V) Evolution : L évolution peut se faire vers la suppuration avec des abcès étagés. Zone de gangrène. Suppuration à distance. Phlébites. Lymphodéme (cercle vineux). VI) Traitement : Antibiothérapie à large spectre. Enveloppement antiseptique alcoolisé. C est l inflammation aigue ou subaiguë du tissu conjonctif, évoluant ou non vers la formation des abcès. Le phlegmon superficiel siège dans la couche profonde de la peau (l hypoderme) et le tissu sous cutané. 5
II) - Causes : Toute lésion cutanée peut être une porte d entrée pour le phlegmon : o Infection cutanée. o Plaie septique. o Piqûres. III) - Clinique : Rougeur, chaleur, douleur et tuméfaction. Impotence fonctionnelle. Fièvre, frisson, anorexie et des courbatures. A la palpation tuméfaction dure douloureuse et sans tendance à la fluctuation. Le phlegmon ligneux n a aucune tendance à la fluctuation et il est dur comme du bois. Adénopathies satellites. VI) Evolution : Quelque soit le siége du phlegmon son évolution dépend de la nature et la virulence du germe en cause ainsi que des moyen de défense de l organisme (diabétiques et sujets tarés). L absence de la défense manifeste par l absence de suppuration. Nécrose. Septicémie. V) Forme clinique : Phlegmon superficiel. Phlegmon profond : provient de l infection des organes profonds. Phlegmon circonscrit et diffusé. VI) Traitement : Antibiothérapie massive par voie générale. 6
Compresse humide. Surélévation du membre. Repos. La chirurgie n est indiquée qu en cas de collection suppurée, elle vise à drainer le pus et incision de la nécrose tissulaire. Il ne faut jamais inciser le phlegmon ligneux. Traitement de la tarés. VII) Surveillance : L état local. La plaie s il existe. La température. 7