APPROCHE BIOLOGIQUE À la base, un comportement est d'abord un ensemble de mouvements produits par des muscles. Ces muscles sont sous contrôle de notre système nerveux qui est le fruit de l'évolution. DIFFÉRENTES COMPOSANTES DU SYSTÈME NERVEUX
LA COMMUNICATION À TRAVERS LE SYSTÈME NERVEUX Toutes les communications du système nerveux s effectuent à la fois de façon chimique (via les neurotransmetteurs, dans l espace synaptique) et électrique (à l intérieur du neurone). Voici un neurone
LA PARTIE CHIMIQUE DE LA TRANSMISSION D INFORMATIONS Voici les principales molécules qui assurent le transmission d information à travers le système nerveux.
L ÉTUDE DES FONCTIONS DU CERVEAU Voici les principales méthodes utilisées pour étudier le cerveau.
DEUX EXEMPLES ILLUSTRÉS La tomographie par émission de positons. On injecte au patient une substance chimique dont la composition chimique s apparente au glucose (les cellules actives convertissent le glucose en énergie). Cette substance chimique contient un élément radioactif inoffensif. La substance s accumule dans les régions du cerveau particulièrement actives et le rayonnement produit par la substance révèle les endroits du cerveau où il y a le plus d activité. Ainsi, lorsqu on demande au patient de parler, on remarque une activité du cerveau qui est différente que lorsqu on lui demande de se rappeler de quelque chose. Regardez les photos de droite. Parce que la communication du système nerveux comprend également une composante électrique, il est possible d enregistrer, à l aide de capteurs (électrodes) l activité électrique du cerveau. Ainsi, nous pouvons remarquer quelles parties du est particulièrement active durant différentes tâches que l on demande au patient d exécuter.
LES DIFFÉRENTES PARTIES DU CERVEAU L étude du cerveau nous a permis d identifier différentes parties du cerveau. La page suivante décrit les principales fonctions de plusieurs de ces parties.
LES PRINCIPALES STRUCTURES DU CERVEAU ET LEURS FONTIONS
LES RÉGIONS CÉRÉBRALES QUI SE TAISENT OU S'EMBALLENT DURANT LA DÉPRESSION Il semble toutefois se dégager un pattern général des études sur l activité cérébrale des personnes en dépression. Ce pattern pourrait se résumer ainsi : une baisse globale de leur activité corticale, et plus particulièrement de leur cortex préfrontal, couplée à une augmentation de l activité de leurs structures limbiques. On pense que le cortex préfrontal agirait un peu comme un frein qui contrôlerait nos réponses émotionnelles. La baisse d efficacité de ce frein pourrait donc laisser libre cours aux émotions négatives en provenance de structures limbiques généralement hyperactives durant la dépression et les troubles bipolaires. Un pattern qui tend à s inverser avec les traitements aux antidépresseurs qui augmentent l activité corticale tout en diminuant l hyperactivité limbique. Des régions du lobe pariétal et de la partie supérieure du lobe temporal, qui sont associées avec l attention que l on porte au monde extérieur, fonctionnent aussi au ralenti chez les personnes en dépression. Cela confirme l observation que les personnes atteintes de dépression sont constamment tournées vers leurs propres pensées noires. ANORMALITÉS CÉRÉBRALES LIÉES AUX TROUBLES ANXIEUX L amygdale y joue par exemple un rôle central. Cette structure du système limbique nous avertit de la présence d un danger dans notre environnement et déclenche la réaction de peur puis de fuite ou de lutte pour nous y soustraire. Il n est donc pas étonnant de constater que la partie centrale de l amygdale semble jouer un rôle important dans les troubles anxieux impliquant des peurs spécifiques comme les phobies par exemple. On a aussi observé chez un groupe d enfants très anxieux une taille moyenne plus grande de leurs amygdales comparativement à celle d enfants normaux. L amygdale serait aussi impliquée dans le déclenchement des crises de panique par l entremise de son noyau central. Celui-ci entretient des connexions avec plusieurs structures cérébrales qui contrôlent les réponses autonomes (respiration, fréquence cardiaque, etc), notamment au niveau du tronc cérébral. ANORMALITÉS CÉRÉBRALES LIÉES À LA MALADIE DE PARKINSON Les fonctions des ganglions de la base sont complexes et encore peu connues. Les gens qui souffrent de la maladie de Parkinson, caractérisée par des tremblements et une difficulté à initier les mouvements, montrent un déficit de dopamine dans les ganglions de la base. Comme ceux-ci contribuent d une manière importante à déterminer différents paramètres du mouvement, leur mauvais fonctionnement entraîne les problèmes moteurs liés à la maladie de Parkinson. RÉFÉRENCES Université Mcgill. Le cerveau à tous les niveaux, document en ligne, http://www.lecerveau.mcgill.ca, pages consultées le 24 janvier 2005. Wade, C. et Travis C. (2002). Introduction à la psychologie : Les grands thèmes. ERPI.