GÉOLOGIE : LE MINIMUM VITAL

Documents pareils
Thème Le domaine continental et sa dynamique

Presque tout sur le Quartz

L E BILAN DES ACTIVITÉS

Séquence 1. Le domaine continental et sa dynamique : caractéristiques et évolution de la lithosphère continentale. Sommaire. Chapitre 1.

[24] Le chronomètre lutetium-hafnium. [1] Le processus de la fusion nucléaire primordiale (le Big Bang)

L échelle du ph est logarithmique, c està-dire

Application à l astrophysique ACTIVITE

Introduction. Henri Poincaré

Poser un carrelage mural

Défi Transition énergétique : ressources, société, environnement ENRS Projet Exploratoire PALEOSTOCK

Manuel. Tome 1 : Fondements. de Mécanique des Roches. par le Comité français de mécanique des roches Coordonné par Françoise Homand et Pierre Duffaut

Eléments de caractérisation des diamants naturels et synthétiques colorés

CHAPITRE 6 : LE RENFORCEMENT DU MODELE PAR SON EFFICACITE PREDICTIVE

Chapitre 02. La lumière des étoiles. Exercices :

Projet Pédagogique Conférence interactive HUBERT REEVES Vendredi 13 mars H

BTS BAT 1 Notions élémentaires de chimie 1

Comprendre l Univers grâce aux messages de la lumière

Un peu de cristallographie. Au cœur des minéraux. Jacques Deferne et Nora Engel

L inégale répartition de l énergie solaire est à l origine des courants atmosphériques

Notre réseau en France 4. Pierre naturelle d intérieur 5 Sols 6 Murs 24 Plan cuisine sur mesure 30

AVEC ARDEX, vous MORTIERS DE JOINTOIEMENT ARDEX

Pour améliorer la qualité Objectif esthétique pour l eau potable 1 mg/l

Utilisation historique de nanomatériaux en pneus et possibilités de nouveaux développements

Correction ex feuille Etoiles-Spectres.

Titre alcalimétrique et titre alcalimétrique complet

Stratégie du Développement du Gouvernorat de Béja

TECHNIQUES: Principes de la chromatographie

Calcaire ou eau agressive en AEP : comment y remédier?

Interprétation de l'affleurement 3: a: argilites compactes, b: niveaux oxydés, a: argilites shistées, riches en charbon (bitumineuses)

Visualisation des produits de l'alcali-réaction par fluorescence Extension de la méthode au diagnostic sur ouvrage

THEME 2. LE SPORT CHAP 1. MESURER LA MATIERE: LA MOLE

PROJET DE CONSTRUCTION DOSSIER DE FAISABILITE B3

Le Soleil. Structure, données astronomiques, insolation.

Nom : Prénom :. Date :..Classe : 2 TECHNIQUES DE MODIFICATION DE LA COULEUR DES CHEVEUX

NOUVELLE ÉTAPE DE DÉVELOPEMENT DE LA ZONE BRACEMAC-MCLEOD À MATAGAMI : DÉBUT D UNE ÉTUDE D ÉVALUATION LIÉE AUX FORAGES DE DÉLINÉATION

Atelier : L énergie nucléaire en Astrophysique

Contact SCD Nancy 1 : theses.sciences@scd.uhp-nancy.fr

Consolidation des argiles. CUI Yu-Jun ENPC-CERMES, INSTITUT NAVIER

RÔLES DE LA MICROSTRUCTURE ET DE LA COMPOSITION MINERALOGIQUE DE SOLS ARGILEUX DU BASSIN DE PARIS SUR LEUR SENSIBILITE AU RETRAIT - GONFLEMENT

INTRODUCTION À LA SPECTROSCOPIE

République Algérienne Démocratique et Populaire. Ministère de l énergie et des Mines. Résultat du Secteur de l Energie et des Mines pour l'année 2005

Ressources minérales et Hydrocarbures. Hedi SELLAMI Centre de Géosciences MINES ParisTech

L ÉNERGIE C EST QUOI?

Chapitre 11 Bilans thermiques

Polissage des Miroirs d Advanced Virgo : un nouveau défi. Les solutions envisagées

EXERCICE II. SYNTHÈSE D UN ANESTHÉSIQUE : LA BENZOCAÏNE (9 points)

Anne Vanasse, agr., Ph.D. Université Laval. Le chapitre 3. Les rédacteurs

APPLICATION DE LA PROSPECTION ÉLECTRIQUE A L'ÉTUDE DES NIVEAUX D'ALTÉRATION

IR Temp 210. Thermomètre infrarouge. Des techniques sur mesure

LA PHYSIQUE DES MATERIAUX. Chapitre 1 LES RESEAUX DIRECT ET RECIPROQUE

La fonte des glaces fait-elle monter le niveau de la mer?

TP N 3 La composition chimique du vivant

Dominique Chapellier & Jean-Luc Mari

Blocs ID Craft Commentaires Infos Méta-données

Dictionnaire de la banque de données des Eaux Souterraines (Bd-ES)

Physique Chimie. Réaliser les tests de reconnaissance des ions Cl -,

MISE EN DÉCHARGE. Une entreprise de Bayer et LANXESS

Quelques techniques et conseils de mise en valeur des fossiles et minéraux, à partir d'expériences de collecteurs du Nord-Pas De Calais.

2 e partie de la composante majeure (8 points) Les questions prennent appui sur six documents A, B, C, D, E, F (voir pages suivantes).

Commission juridique et technique

Projet SENTINELLE Appel àprojets «CO 2»Déc. 2007

Plan du chapitre «Milieux diélectriques»

Présentation d une matrice emplois-expositions aux fibres céramiques réfractaires

Mesures de PAR. Densité de flux de photons utiles pour la photosynthèse

UTILISATION D'UN RADIOCHRONOMETRE POUR DATER DES GRANITES

Le polissage par laser

Enseignement secondaire

Comment utiliser les graines de soja à la cuisine

Un volcanisme de point chaud: l île de Ténérife (Canaries). Thierry de Gouvenain novembre 2013.

Notions de base sur l énergie solaire photovoltaïque

- Support de Cours (Version PDF) - Les céramiques. Société Francophone de Biomatériaux Dentaires J. DEJOU

FICHE DE DONNEES DE SECURITE

1 RÉPUBLIQUE FRANÇAISE MINISTÈRE DE L EMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE ET DU LOGEMENT ARRÊTÉ

Niveau 2 nde THEME : L UNIVERS. Programme : BO spécial n 4 du 29/04/10 L UNIVERS

Production mondiale d énergie

Travaux pratiques de pâtisserie CFA Avignon

Colle époxydique multi usages, à 2 composants

Muret Laurentien MC. Classique et Versatile

Modélisation couplée des processus de surface et souterrains pour prédire la distribution spatiale de l'évapotranspiration.

SIG CELLULE DE CRISE. LIEU FORUM ESRI VERSAILLES NOM DE L INTERVENANT Olivier BOURGUIGNON - Arkema / DISIT DATE 3 OCT 2012

Le ph, c est c compliqué! Gilbert Bilodeau, agr., M.Sc.

QUELLE FIBRE UTILISER EN FONCTION DE MES APPLICATIONS. OM1, OM2 ou OM3, QUELLE EST LA FIBRE QU IL ME FAUT POUR MON INSTALLATION?

Les Énergies Capter et Stocker le Carbone «C.C.S»

Monitoring de surface de sites de stockage de CO 2 SENTINELLE. (Pilote CO2 de TOTAL Lacq-Rousse, France) Réf. : ANR-07-PCO2-007

L océan, un Eldorado pour les ressources du futur?

NORME CODEX POUR LES SUCRES 1 CODEX STAN

Marquage laser des métaux

PÉTROLOGIE ET METALLOGÉNIE D INDICES DE NI-CU DE LA SUITE PLUTONIQUE DE «DE LA BLACHE», PROVINCE DE GRENVILLE, QUÉBEC

La vie des étoiles. La vie des étoiles. Mardi 7 août

Rapport annuel de monitoring automatisé de la qualité de l eau

Quel avenir pour l énergie énergie nucléaire?

PRESCRIPTIONS D ENTRETIEN

Savoir lire une carte, se situer et s orienter en randonnée

Caractérisations des nanomatériaux par microscopies électroniques

Cahier de laboratoire Principes de Géochimie 6GCH110 Élémentaire cher Watson! L.Paul Bédard, ing. Ph.D.

LA ZIRCONE - INFORMATION POUR LE PRATICIEN. La réalité sur ce matériau - questions pratiques et leurs réponses FRANÇAIS

Qui mange qui? Objectif : Prendre conscience des nombreuses relations qui existent entre les êtres vivants et notamment les relations alimentaires.

Matériel de laboratoire

Plate forme de modélisation en vue de la prédiction de la durée de vie des bétons vis-à-vis de la pénétration d agents agressifs

Séquence 4. Comment expliquer la localisation des séismes et des volcans à la surface du globe?

Transcription:

GÉOLOGIE : LE MINIMUM VITAL Première partie : La Terre, ses composants, son évolution III - Notions de pétrographie Hubert Bril, Université de Limoges 1

AVERTISSEMENT Ceci est une introduction à la géologie. On peut retrouver les sites consultés à partir des mentions sur les photos ou les figures. C est le minimum vital avec un plan mais pas plus, c est-à-dire un cadre à compléter! Utiliser la fonction «rechercher» car certains concepts sont expliqués à plusieurs endroits ou sont appelés dans le texte. sur Internet n allez pas sur n importe quel site ; dès que le sujet est sensible (philosophique, politique, économique, religieux ), évitez wikipedia. Toutes les suggestions, remarques etc. sont les bienvenues; voir mon adresse sur le site de l université de Limoges. 2

SOMMAIRE Première partie. La Terre et ses composants I. La Terre dans le système solaire II. Le fonctionnement global de la Terre III. Notions de pétrographie : du minéral à la roche IV. Les processus internes V. Les processus externes Deuxième partie. La Terre anthropisée Troisième partie. Géologie de la France 3

III - NOTIONS DE PÉTROGRAPHIE du minéral à la roche 4

III NOTIONS DE GÉOCHIMIE Dans la croûte terrestre, les éléments les plus représentés sont dits majeurs > 1%) ; ce sont (dans l ordre d importance) Si, Al, Fe, Ca, Mg, Na, K. Les éléments mineurs entre 0.1 et 1% (Ti, Mn, P) Les éléments en traces (métaux par exemple) < 0.1% soit 1000 ppm ou mg/kg Les proportions de ces éléments sont différentes selon les roches (basalte, granite ). 5

III - LES MINÉRAUX Les roches, les sols et les sédiments sont constitués de minéraux (très abondants) et de phases amorphes moins abondantes mais concentrées dans les niveaux géologiques proches de la surface de la Terre (sols). Les minéraux sont des cristaux naturels homogènes chimiquement et organisés. NB : les chimistes emploient souvent le mot «minéral» pour «élément chimique» ne pas confondre. 6

III LES MINÉRAUX, LA MAILLE L unité de base est la maille; les atomes sont disposés régulièrement sur des axes. La maille est définie par des paramètres : distance entre atomes (a, b, c en nm); angle des axes entre eux (α, β, γ en degrés). La maille se répète dans les trois dimensions de l espace. Un exemple de maille ; distance entre atomes : quelques angströms Répétition de la maille élémentaire en rouge 7

III LES MINÉRAUX; SYSTÈMES CRISTALLINS La composition chimique des minéraux est déterminée par la nature des atomes présents : maille élémentaire et substitutions. Il existe sept systèmes cristallins (cubique, quadratique, orthorhombique, rhomboédrique, hexagonal, monoclinique, triclinique). À l intérieur d un minéral le remplacement entre deux atomes est possible si leur rayon ionique ne diffère pas de plus de 15 % PGosse 8

III LES MINÉRAUX Il existe plus de 4 000 minéraux Leurs propriétés physiques, chimiques découlent des structures, des types de liaisons et des éléments présents (Si, O, etc.); Ces propriétés sont constantes Ces propriétés permettent la détermination : ce sont dureté, clivages, forme, macles, densité, propriétés optiques etc. Groupes de minéraux,= groupes de propriétés ou de composition (ex carbonates, sulfures ) 9

III LES FAMILLES DE MINÉRAUX Par ordre décroissant d abondance, les minéraux appartiennent aux familles suivantes Silicates : 90% de la croûte terrestre ; ex : quartz, feldspaths, pyroxènes Carbonates en majorité dans les roches sédimentaires : calcite. Oxydes dans les niveaux superficiels et dans le manteau supérieur. Sulfures, la plupart des métaux sont sous cette forme; milieux réduits : pyrite (FeS 2 ) galène (PbS) 10

III CLASSIFICATION DES SILICATES L unité de base est le tétraèdre (SiO 4 ) 4- ; avec O à chacun des sommets Les tétraèdres sont reliés entre eux et dessinent des motifs (O communs) : chaînes, cercles, plans Les charges vacantes sont comblées par des cations exemple : olivine Mg 2 SiO 4 Ces cations sont généralement des cations majeurs : Fe, Mg, Ca, Na, K. 0.27 nm Taille réelle des atomes http://geophysics.ou.edu 11

III CLASSIFICATION DES SILICATES Nésosilicates : tétraèdres isolés; olivines, grenat, zircon (andalousite, sillimanite, disthène). olivine webmineral Grenat almandin webmineral Sorosilicates : deux par deux; épidote. épidote webmineral Cyclosilicates : en anneaux par 3, 4 ou 6; tourmaline, béryl, codiérite. tourmaline webmineral 12

III - CLASSIFICATION DES SILICATES Inosilicates : en chaînes simples pyroxènes ou doubles amphiboles. Pyroxène augite inosilicate Phyllosilicates : en couches, dans un plan micas, argile. webmineral Tectosilicates : empilement des tétraèdres dans les trois dimensions, feldspath, quartz. Mica muscovite webmineral Inosilicate chaînes doubles Feldspath albite webmineral phyllosilicate 13

III LES MINÉRAUX SONT DES TÉMOINS DU CONTEXTE DE LEUR FORMATION On ne rencontre pas n importe quel minéral n importe où : Silicates : magmatisme ou métamorphisme (+ autres contextes). Carbonates : composante biochimique. Oxydes : zones oxydantes, froides (surface de la Terre) ou chaudes (manteau ). Sulfures : zones réduites profondes ou en surface. Hydroxydes : action de l eau minéraux hydroxylés (processus superficiels). Argiles (silicates d Al) : produits de l altération. Carbonate Ca calcite webmineral Oxyde Fe magnétite webmineral Sulfure Pb galène webmineral Hydroxyde Al boehmite webmineral 14

III QUATRE GRANDES FAMILLES DE ROCHES Roches métamorphiques sont en feuillets; se forment à fortes pression et température ; exemple gneiss, schistes, ardoises Roches plutoniques ont des cristaux occupant tout l espace; se forment par cristallisation d un magma en profondeur; exemple granites, diorites, gabbros Roches volcaniques ont une partie non cristallisée; se forment par solidification d un magma à la surface de la Terre; exemple basaltes, trachytes, rhyolites Roches sédimentaires comportent des traces de vie; elles se forment à pression et température ambiantes; exemple grès, calcaires, argiles, évaporites 15

III LES ROCHES MÉTAMORPHIQUES Les roches métamorphiques se forment pour la plupart dans un environnement de collision, c est à dire au sein de chaînes de montagnes. Il existe de nombreux types de roches métamorphiques en fonction de la roche d origine (sédimentaire, volcanique ) et du degré de métamorphisme (conditions de pression, température : P, T, basses, moyennes ou fortes; ex BP-BT, MP MT etc.). Les roches métamorphiques se transforment à l état solide mais recristallisent sous contraintes orientées (feuillets). 16

III - LES ROCHES MÉTAMORPHIQUES ont un débit en feuillets dans la plupart des cas. proviennent de la transformation en profondeur de roches préexistantes (ou protolites). sont dites ortho si elles dérivent de roches ignées (volcaniques ou plutoniques) ; para si elles proviennent de roches sédimentaires. gneiss micaschiste 17

III CONDITIONS P ET T DU MÉTAMORPHISME T P 18

III QUELQUES ROCHES MÉTAMORPHIQUES Gneiss contiennent quartz, feldspaths micas en proportions variables ; protolite = granite (orthogneiss) ou argile (paragneiss) ; conditions MT-MP à HP-HT. Micaschistes, roche feuilletée, aspect brillant contenant des cristaux (mm à cm) de quartz et mica(s); présence fréquente de silicates d Al; protolite = argile ; conditions MT-MP. Schistes, roche à cristaux fins ; micas (dominants) et quartz couleur foncée ; protolite argile, marne; conditions BP-BT à MP-MT. gneiss schiste 19

III QUELQUES ROCHES MÉTAMORPHIQUES Quartzites : à dominante de quartz; protolite : grès; débit plus grossier que les schistes ; toutes conditions de métamorphisme. Amphibolites : amphiboles et feldspaths plagioclases ; couleur plutôt verte; protolite = basalte ou gabbro, marnes; conditions MP- MT. Marbres : calcite en grands cristaux ; toutes couleurs; protolite = calcaire; toutes conditions de métamorphisme. Schistes et quartzites Amphibolites Marbre blanc veiné Forum construire 20

III RECONSTITUER LES CONDITIONS DU MÉTAMORPHISME On suit sur le terrain les assemblages de minéraux : certains assemblages ne sont stables que dans une certaine gamme P, T exemple Moyenne P Moyenne T. Sur la carte, on reporte ensuite les isogrades, c est à dire les limites à partir desquelles apparaissent ou disparaissent les minéraux ou assemblages de minéraux. Guitard et al., éd BRGM Métamorphisme croissant dans le sens de la flèche : chlorite, puis biotite puis cordiérite 21

III MINÉRAUX DE MÉTAMORPHISME Tous ces minéraux sont des indicateurs des pressions et températures atteintes lors du métamorphisme mais leur présence dépend aussi de la chimie de la roche disthène andalousite sillimanite disthène Lithothèque ENS Lyon Les trois principaux silicates d alumine : sillimanite = Haute température (HT); andalousite : Basse pression (BP) BT; disthène : HP BT grenat C Nicollet staurotide Glaucophane Michael P. Klimetz 22

III ROCHES MAGMATIQUES VOLCANIQUES Les roches volcaniques se forment à la surface de la Terre par refroidissement de magmas issus, directement ou non, de la fusion partielle du manteau entre 10 et 100 Km de profondeur. Ce magma peut ensuite évoluer dans des réservoirs situés plus près de la surface. Les éruptions volcaniques sont dues à la montée de magmas depuis les zones fondues du manteau ou à la vidange totale ou partielle de ces réservoirs. La couverture du livre de J- M. Bardintzeff illustre la diversité des appareils et des éruptions volcaniques 23

III- LES ROCHES MAGMATIQUES VOLCANIQUES Elles sont très variées en couleur (y compris pour une même composition), texture etc. Elles sont toujours constituées d une partie non cristallisée (pâte, matrice) et de cristaux dits «phénocristaux». Elles peuvent être très hétérogènes (brèches volcaniques). Scorie de basalte Basalte massif 24

Profondeur Km III LES ROCHES MAGMATIQUES VOLCANIQUES : CONDITIONS DE FORMATION Température C 0 300 600 900 1200 1500 5 Magmas Domaine des roches basaltiques métamorphiques de composition granitique : schistes, gneiss 10 Courbe de fusion du granite 15 Conditions non réalisées sur Terre 20 Courbe de fusion du basalte Conditions de pression et de température de la formation des magmas basaltiques 25

III - ROCHES MAGMATIQUES VOLCANIQUES Basaltes : couleur noire, pauvres en silice; contiennent olivine (vert) et/ou pyroxène (noir); matrice très abondante noire ou gris foncé. (Trachy)andésites : plus clairs à plagioclases (blancs) pyroxènes (noir), amphiboles (noires) dans une matrice grise, plus ou moins soutenue. Basalte bulleux Trachyandésite 26

III - ROCHES MAGMATIQUES VOLCANIQUES Trachytes : cristaux abondants à sanidine (plagioclases), biotite et/ou amphibole ; matrice gris clair à blanc. Phonolites : matrice abondante couleur gris clair minéraux alcalins (sanidine, albite, feldspathoïdes) et pyroxènes; matrice. geoforum Trachyte Rhyolites : cristaux abondants à quartz et feldspaths; quelques biotites matrice gris clair à blanc ou rose. Phonolite P. Thomas ENS Rhyolite 27

III - CLASSIFICATION : ROCHES MAGMATIQUES VOLCANIQUES ET PLUTONIQUES U. Picardie 28

III ROCHES MAGMATIQUES PLUTONIQUES Les roches plutoniques se sont formées entre 5 et 20 kilomètres de profondeur par cristallisation d un magma qui n a pas pu sortir de terre à la différence des magmas volcaniques. Elles peuvent être des racines de volcans (cas des zones de subduction mais pas seulement) ou se mettre en place sous forme de corps (en général des «plutons» de granites) recoupant les roches métamorphiques à la fin des orogenèses. Les roches plutoniques sont entièrement cristallisées; ici des cristaux de plusieurs millimètres dans un granite rose 29

III ROCHES MAGMATIQUES PLUTONIQUES Boules de granite (Creuse) 30

III ROCHES MAGMATIQUES PLUTONIQUES Elles sont variées en couleur et en aspect; Les plus fréquentes sont les granites; Elles sont une structure non orientée (= équante); Elles sont entièrement cristallisées, mais les cristaux peuvent avoir des tailles assez différentes (mm à cm ou plus); Il existe des faciès de transition avec les roches volcaniques (roches à cristaux plus petits). 31

Profondeur Km III LES ROCHES MAGMATIQUES PLUTONIQUES : CONDITIONS DE FORMATION Température C 0 300 600 900 1200 1500 et cristallise ici en granite 5 10 15 Domaine des roches métamorphiques de composition granitique : schistes, gneiss Courbe de fusion du granite Un magma monte Domaine où le granite est fondu Conditions non réalisées sur Terre 20 Température et profondeur de fusion et de mise en place du granite. 32

III LES ROCHES MAGMATIQUES PLUTONIQUES Granites : quartz (gris), feldspaths alcalins (K et Na), mica(s). Roche de couleur claire grise, rouge ou jaune. Diorite : feldspath (blanc) plagioclase, amphibole (vert), rarement quartz. Roche plus foncée que le granite. Migmatite : roche qui possède à la fois des caractères métamorphiques (foliation) et plutoniques (provient de la fusion partielle du gneiss). Aspect général désordonné. Granite à grands cristaux de feldspaths potassiques diorite migmatite 33

III LES ROCHES MAGMATIQUES PLUTONIQUES Gabbro : roche assez sombre comprenant feldspath plagioclase, pyroxène, olivine. Roche abondante dans la croûte océanique. Pérodotite : couleur vert foncé; roche à pyroxène, olivine, spinelles. Roche du manteau. péridotite gabbro 34

III LES ROCHES SÉDIMENTAIRES D origine détritique, chimique ou biologique, les roches sédimentaires se sont formées à la surface de la Terre ou dans les lacs, mers et océans; elles sont disposées en couches d épaisseur variable (strates), et contiennent fréquemment des traces de vie ( fossiles). 35

III LES ROCHES SÉDIMENTAIRES Couches de grès et pélites rouges (Corrèze) 36

Profondeur Km III LES ROCHES SÉDIMENTAIRES : CONDITIONS DE FORMATION Température C 0 300 600 900 1200 1500 5 10 Domaine des roches sédimentaires et de la diagenèse (grès, calcaires ) 15 Conditions non réalisées sur Terre 20 Conditions de pression et de température pour la formation des roches sédimentaires 37

III ROCHES SÉDIMENTAIRES DÉTRITIQUES Roches détritiques en fonction de la granulométrie : conglomérats (cm et +), grès (mm), pélites ou silts (100 µm), argiles. Roches d origine biologique : charbon, pétrole. Conglomérat Brèche sédimentaire Grès Poudingue sédimentaire 38

III ROCHES SÉDIMENTAIRES D ORIGINE (BIO)CHIMIQUE Roches d origine biochimique (équilibre du CO 2 ): calcaire, dolomies; faciès différents selon les conditions du dépôt : présence de débris d êtres vivants, de morceaux de roches, ou au contraire, roches très homogènes (boues). Roches d origine chimique : évaporites qui se sont déposées dans des marais salants naturels en fonction inverse de leur solubilité (gypse, sels de Na puis sels de K). Calcaire à oolites et débris Calcaire biologiques oolitique Évaporites : sel 39