Novembre 2010-8 e - N 659 REVUE MENSUELLE DE L ASSOCIATION DES ANCIENS ÉLÈVES ET DIPLÔMÉS DE L ÉCOLE Conjuguer audace et curiosité Réussir une expatriation aux états-unis Cultiver ses réseaux pour pérenniser son emploi Focus ASSOCIATION TREMPLIN : dix ANS de TuTORAT
ÒPour vous, nous nõavons pas attendu la mode Ò Le développement durable est notre raison d être. Il fait partie de notre identité, fonde nos actions. Nous produisons une énergie 100 % renouvelable en pensant aux générations futures et aménageons le Rhône dans l intérêt de tous. En optant pour le développement durable, chaque jour la CNR s engage pour vous et pour longtemps. www.cnr.tm.fr L énergie à l état pur L énergie est notre avenir, économisons-la!
La Maison des P Concert au Grand Salon - Quadrille avec le concours de l ensemble Hélios réalisé par les Amis de Mozart* en partenariat artistique avec Le G.P.X. Jeudi 20 janvier 2011 à 20 heures précises Au programme Johann Christian BACH (1735-1782) Quatuor en mi bémol majeur op. 8 n 6 o l y t e c h n i c i e n s Le concert sera suivi d un dîner en option Tenue de soirée Inscription : http://gpx.polytechnique.org L ensemble HÉLIOS est une formation réunissant une flûtiste et un trio à cordes. Christel RAYNEAU (flûtiste) Nadine BODIGUEL (violoniste) Fabienne STADELMANN (altiste) Anaïs MOREAU (violoncelliste) Joseph HAYDN (1732-1809) Quatuor n 5 en ré majeur op. 5 Gioachino ROSSINI (1792-1868) Quatuor en sol majeur Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791) Quatuor en ré majeur KV 285 Georges BIZET (1838-1875) Variations brillantes sur Carmen, arrangement de François Borne Tarifs : Concert : 39 Dîner en option : 53 * L association «les amis de Mozart et des Maîtres classiques» est reconnue d utilité publique. Elle est présidée par Jean-Philippe LECAT, ancien ministre de la Culture et de la Communication. Au restaurant «Le Poulpry» Réservez auprès de Sébastien Sévila au 01 49 54 74 54 le.poulpry@maisondesx.com Réceptions dans la Grande Maison! Consultez www.maisondesx.com X Maison des X - Hôtel de Poulpry - 12, rue de Poitiers - 75007 Paris Pour tout renseignement, contactez le 01 49 54 74 74 www.maisondesx.com - courriel : info@maisondesx.com X
Sommaire novembre 2010 Ð n 659 GRAND ANGLE Gestion de carri re 5>Carri re et solidaritž ƒditorial de Christian Gerondeau (57) 8>Emploi et carri res : le fil conducteur par Michel Prudhomme (64) 10 > RŽussir une expatriation aux ƒtats-unis par Jacques Levin (58) 15 > Ç Une formation scientifique et humaine È propos dõanne Duthilleul (72), recueillis par la RŽdaction 18 > Allers et retours vers la Science par HervŽ Arribart (72) 20 > Allier lõaudace et la curiositž par Marion Guillou (73) 22 > Le ržseau, bon antidote ˆ la crise par HervŽ Bommelaer 24 > La fin de la vie professionnelle : sõy pržparer et en profiter par Bertrand Dubois (64) 27 > Doctorat de lõx : une formation reconnue par Michel Rosso (69) 28 > La rupture, a se nžgocie par Bertrand Reynaud 30 > Chasseur de t tes : mode dõemploi par Bruno Serey (81) 32 > EmployabilitŽ et polytechniciens : le regard dõun DRH par Thierry Smagghe (78) 34 > Rompre son contrat de travail par Fran oise de Saint-Sernin 38 > Le conseil en stratžgie : un tremplin et un accžlžrateur de carri re par Matthias Boyer-Chammard (2000) 42 > CrŽer son entreprise, cõest changer de vie par Jacques-Charles Flandin (59) 44 > Le Bureau des Carri res : un outil au service de tous par Nicolas Zarpas (58) POUR EN SAVOIR + Rendez vous sur le site de La Jaune et la Rouge pour accžder aux informations complžmentaires, ržagir sur les forums et consulter les numžros džjˆ parus. http://www.lajauneetlarouge.com Courriel : webmestre@lajauneetlarouge.com
gustatif. LÕalternance de cours dispensžs par un Ïnologue professionnel et de džgustations thžmatiques permettra dõapprendre, dans une les grands crus issus de vignobles administrateur gžnžral du CEA, animera notre d ner-džbat bureau@x-nucleaire.polytechnique.org www.polytechnique.net/x-nucleaire/ Ils peuvent dõores et džjˆ džcouvrir Il y sera question des risques maritimes et des ržglementations plus ou moins malines et aussi dõun dispositif de survie ržvolutionnaire que nous pržsentera Georges. Apr s lõassemblže gžnžrale et un apžritif, ˆ 21heures, nous vous proposons un d ner (conjoints et amis bienvenus). Les frais dõinscription pour le d ner sont Les documents statutaires pour lõag vous parviendront en temps utile. Il en a parcouru certains tron ons, en particulier celui qui permit ˆ lõžpoque dõaller identifier le puits o Flatters avait ŽtŽ tuž en fžvrier 1881. EXPRESSIONS AU COURRIER 58 > Agro-industries et pratiques durables par Jacques Bourdillon (45) 59 > Deux ržflexions sur lõžnergie par Marc Carrega (53) LÕaudace cržatrice ržcompensže par Henri Martre (47) et Jean-Yves Courtois (86) VIE DE LÕƒCOLE 60 > Un accord de coopžration acadžmique avec le Mexique par Pauline Serraz POINT DE VUE 61 > LÕargot de lõx en 1938 par Jean Dubois (38) LE MOT DU PRƒSIDENT 72 > La France, premi re nation scientifique du monde? par Christian Gerondeau (57) ARTS, LETTRES ET SCIENCES 62 > Musique en images par Marc Darmon (83) 63 > Discographie par Jean Salmona (56) Bridge par Gaston MŽjane (62) RŽcrŽations scientifiques par Jean Moreau de Saint-Martin (56) 64 > Livres 67 > Solutions FOCUS Tremplin : dix ans de tutorat PAGE 73 Revue mensuelle de lõassociation des anciens Žl ves et dipl mžs de lõƒcole polytechnique Directeur de la publication : Christian GERONDEAU (57) RŽdaction en chef : Jean-Marc CHABANAS (58), Hubert JACQUET (64) Assistante : Fran oise BOURRIGAULT Correctrice : Catherine AUGƒ ƒditeur : Association des anciens Žl ves et dipl mžs de lõƒcole polytechnique 5, rue Descartes, 75005 Paris TŽl. : 01.56.81.11.00 Courriel : info@ax.polytechnique.org Fax : 01.56.81.11.01 COMITƒ ƒditorial : Christian MARBACH (56), pržsident, Pierre LASZLO, Philippe ALQUIER (E.P.), JEAN DESCHARD (E.P.), GŽrard PILƒ (41), Maurice BERNARD (48), Jean DUQUESNE (52), Michel HENRY (53), Michel GƒRARD (55), Charles-Henri PIN (56), Jacques-Charles FLANDIN (59), Jacques PARENT (61), Fran ois Xavier MARTIN (63), GŽrard BLANC (68), Alexandre MOATTI (78), Jean-Philippe PAPILLON (90) RƒDACTION DE LA JAUNE ET LA ROUGE : 5, rue Descartes, 75005 Paris TŽl. : 01.56.81.11.13 Courriel : jaune-rouge@ax.polytechnique.org WEBMESTRE : Jean-Pierre HENRY (64) webmestre@lajauneetlarouge.com COMMUNICATION : RŽgine LOMBARD regine.lombard@ax.polytechnique.org ABONNEMENTS, ANNUAIRE, COTISATIONS : TŽl. : 01.56.81.11.05 ou 01.56.81.11.15 annuaire@ax.polytechnique.org ANNONCES IMMOBILIéRES : TŽl. : 01.56.81.11.11 Ð Fax : 01.56.81.11.01 BUREAU DES CARRIéRES : TŽl. : 01.56.81.11.14 Ð Fax : 01.56.81.11.03 TARIFS 2010 : Prix du numžro : 8 euros Abonnements : 10 numžros par an, 40 euros Promos 1999 ˆ 2002 : 30 euros Promos postžrieures : 01.56.81.11.15 PUBLICITƒ : FFE, 18, avenue Parmentier BP 169, 75523 Paris Cedex 11 TŽl. : 01.53.36.20.40 CONCEPTION, RƒALISATION : Key Graphic IMPRESSION : Groupe MAURY Imprimeur COMMISSION PARITAIRE n 0114 G 84221 ISSN n 0021-5554 TIRAGE : 10 500 exemplaires N 659 Ð NOVEMBRE 2010 EN COUVERTURE : OPƒRA GARNIER, BAL DE LÕX 2010 BƒNƒDICTE MENNESSON 68 > Damien Cornu, pržsident de lõassociation Tremplin Ç LÕenthousiasme au service de lõžgalitž des chances È propos recueillis par RŽgine Lombard 70 > TŽmoignages Groupes X X-ÎNOLOGIE LANCEMENT DU GROUPE X-ÎNOLOGIE Un nouveau groupe se crže dždiž ˆ lõïnologie. Ce groupe a pour vocation de proposer une džcouverte du vin sur ARPLASTIX Les membres du groupe Arplastix exposeront leurs Ïuvres ˆ lõoffice de tourisme du Palais des festivals et des congr s de Cannes du lundi 29 novembre au dimanche 5 džcembre 2010 de 10 heures ˆ 19 heures. de 40 euros par personne. Le r glement peut de pržfžrence se faire en ligne sur le site : http://www.polytechnique.net/x-mer rubrique ÇŽvŽnementÈ ou par ch que ˆ lõordre de ÇGroupe X-MerÈ ˆ envoyer avant le 17 novembre au SecrŽtaire Dominique de ROBILLARD (adresse postale ˆ consulter sur le formulaire dõinscription sur : un mode alliant pždagogie et plaisir Cette exposition peut tre lõoccasion, polytechnique.net/x-mer ambiance chaleureuse, ˆ appržcier pour les camarades s'intžressant aux arts plastiques, de s'informer sur les activitžs du groupe Arplastix : atelier, sorties aquarelle, visites, confžrences, voyages, etc. X-HISTOIRE ET ARCHƒOLOGIE ƒnergies RENOUVELABLES 81 > Dossier spžcial ržalisž par FFE fran ais ou Žtrangers. Un premier cours sur le th me du bordeaux se tiendra džbut novembre. Les ržunions suivantes, se succždant sur un rythme bimensuel, recevront des invitžs aussi prestigieux que le Ch teau Lagrange (Saint-Julien), la Maison Paul Jaboulet A nž (VallŽe du Rh ne) ou encore le Ch teau Pichon-Longueville (Pauillac). Pour plus de renseignements, nõhžsitez pas ˆ vous rendre sur le site : www.polytechnique.net/x-oenologie X-NUCLƒAIRE Bernard BIGOT, sur Internet la galerie virtuelle du groupe : arplastix.polytechnique.org/artistes X-MER LÕAssemblŽe gžnžrale du groupe aura lieu le mercredi 24 novembre prochain au Club de la France Libre, 59, rue Vergniaud, 75013 Paris ˆ 19 heures (parking payant possible 10, rue Wurtz). Elle sera suivie ˆ 19h30 dõune confžrence donnže par Georges TOURRET, administrateur gžnžral des Affaires maritimes (2 e S) et pržsident de lõimp (Institut maritime de pržvention) : SURVIVRE EN MER AUJOURDÕHUI PrŽsident : Maurice BERNARD (48), tžl. : 01.55.88.81.83. mauricega.bernard@ orange.fr SecrŽtaire : Jacqueline POTTIER tžl. : 01.42.50.65.57. jean.pottier1@ free.fr PROCHAINE CONFƒRENCE Mercredi 8 džcembre 2010 ˆ 18 h 30 ˆ la Maison des X, 12, rue de Poitiers, 75007 Paris SUR LES TRACES DE LA MISSION SAHARIENNE DE FOUREAU-LAMY Par Marcel CASSOU (61) Dans une pržcždente confžrence, Marcel CASSOU nous avait pržsentž son point de vue sur les Missions Flatters (1880-1881). lundi 22 novembre 2010 ˆ 19 h 30 ˆ la Maison des X. Contact : Par la suite il sõest intžressž ˆ la Mission Foureau-Lamy, qui fut la premi re ˆ traverser le Sahara en 1899. Photos et cartes ˆ lõappui, il nous exposera ce quõelle fut. LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 73
ƒditorial par Christian Gerondeau (57), pržsident de lõax D.R. Carri re et solidaritž POUR la majoritž dõentre nous, lõžpoque o il Žtait possible dõeffectuer toute sa carri re en toute sžcuritž dans la m me entreprise ou dans le m me service public est ržvolue. Il faut donc apprendre ˆ gžrer sa carri re dans la durže si lõon ne veut pas que le hasard ou dõautres sõen chargent, et cõest lˆ un profond changement qui sõimpose ˆ tous ou presque. La mondialisation, la gžnžralisation des mžthodes anglo-saxonnes, la ržduction des opportunitžs offertes par la fonction publique et la crise rendent aujourdõhui plus pressante cette obligation. MalgrŽ des progr s importants mais ržcents, la formation m me que nous recevons ne nous pržpare pas suffisamment ˆ ce monde nouveau, alors que la gestion des carri res sõapprend et sõenseigne ailleurs. Certes, il est impossible de tout pržvoir des džcennies ˆ lõavance mais il est possible de ržduire les risques, par exemple en ayant plusieurs cordes ˆ son arc et en se constituant tr s t t un ržseau. Fort heureusement, pour ceux des Polytechniciens qui sont impatients de progresser, qui souhaitent changer dõorientation ou qui se trouvent ˆ un moment de leur vie Çentre deux emploisè il existe des outils mis en place dans le cadre de lõax. Le Bureau des Carri res auquel chacun peut sõadresser et qui re oit une trentaine de nos camarades par mois est proche des entreprises, avec pr s de deux cents correspondants usuels. Il fait partie de surcro t dõun ržseau de structures analogues Ïuvrant au sein des associations dõanciens de plus de vingt autres Grandes ƒcoles, qui sont ainsi en mesure de mettre en commun les offres dõemploi quõelles re oivent et les services quõelles offrent. Enfin, des aides personnalisžes sont mises ˆ la disposition de ceux qui le nžcessitent sous des formes diverses. Mais, au-delˆ de ce que peuvent faire une Association comme lõax et ceux qui Ïuvrent en son sein et quõil faut saluer et remercier pour leur džvouement sans faille, il reste quelque chose dõessentiel et que nous envient beaucoup dõautres Grandes ƒcoles. Il sõagit de la fameuse Ç solidaritž polytechnicienne È qui conduit tous ceux dõentre nous qui le peuvent ˆ accorder une attention toute particuli re aux candidatures qui leur sont soumises lorsquõelles proviennent de lõun ou de lõune de ceux qui ont fržquentž les m mes lieux que nous et re u la m me formation, gage dõune rigueur intellectuelle de plus en plus pržcieuse et nžcessaire ˆ notre Žpoque. LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 5
120 e Bal de lõx Vendredi 18 mars 2011 OpŽra Garnier 2011 AnnŽe internationale de la Chimie Renseignements et ržservations bal@ax.polytechnique.org - www.baldelx.com TŽl. : 01 56 81 11 05 (Particuliers) - 01 56 81 16 93 (Entreprises)
GRAND ANGLE Gestion de carri re DOSSIER COORDONNƒ PAR NICOLAS ZARPAS (58) Emploi et carri res : le fil conducteur par Michel Prudhomme (64) p. 8 Le dipl me de lõx nõest plus un talisman contre les accidents de carri re, sõil le fut jamais. AmŽliorer la situation globale de lõemploi des polytechniciens implique dõamener tous les Žl - ves ˆ prendre en main la gestion de leur carri re. RŽussir une expatriation aux ƒtats-unis par Jacques Levin (58) p. 10 Six anciens polytechniciens de promotions tr s diverses et une ancienne dõhec apportent leur tžmoignage sur leur expatriation aux ƒtats-unis. Ils abordent tour ˆ tour lõ ge idžal pour tenter lõexpžrience, les atouts de leur formation, les contraintes familiales, le choc culturel, lõintžgration, la vie pratique et lõhypothžtique retour. Une formation scientifique et humaine propos recueillis par la RŽdaction p. 15 EntrŽe major en 1972, premi re annže o le concours Žtait ouvert aux filles, Anne Duthilleul relit sa carri re džjˆ longue ˆ la lumi re de cet apport essentiel, ˆ ses yeux, la formation scientifique et humaine. Allers et retours vers la Science par HervŽ Arribart (72) p. 18 Chercheur dans lõ me, HervŽ Arribart multiplie les allers et retours vers lõindustrie. Soucieux avant tout de conserver sa libertž il veut pouvoir changer ˆ tout moment pour choisir ce qui lõintžresse. Un pari ržussi. Allier lõaudace et la curiositž par Marion Guillou (73) p. 20 PrŽsidente de lõinra et du Conseil dõadministration de lõƒcole polytechnique, Marion Guillou offre un bel exemple de carri re originale. PoussŽe par lõenvie de comprendre et lõaudace dõentreprendre, elle commente quelques points forts de son mžtier et de ses multiples activitžs complžmentaires. Le ržseau, bon antidote ˆ la crise par HervŽ Bommelaer p. 22 Un bon ržseau de relations est indispensable dans de nombreuses phases de la vie professionnelle. Mais, džvelopper, entretenir et exploiter un ržseau efficace exige du temps, des efforts et un vrai savoir-faire. La fin de la vie professionnelle par Bernard Dubois (64) p. 24 Le passage au statut de retraitž nõest pas synonyme dõun renoncement ˆ toute forme dõactivitž utile ou productive. Il constitue lõoccasion de donner ˆ sa vie une nouvelle orientation et ˆ lui donner un nouveau sens. Doctorat de lõx : une formation reconnue par Michel Rosso (69) p. 27 Au niveau international, le doctorat est un dipl me tr s reconnu. CÕest ce qui a amenž lõx ˆ cržer, en 2000, une ƒcole doctorale pour laquelle on peut esquisser un premier bilan. La rupture, a se nžgocie par Bertrand Reynaud p. 28 Pour un cadre dirigeant, la rupture avec son employeur est un moment difficile et džlicat. Bien tourner la page, cõest bien se pržparer ˆ en Žcrire de nouvelles. Chasseur de t te : mode dõemploi par Bruno Serey (81) p. 30 Les chasseurs de t tes ne traitent quõune fraction des recrutements de cadres dirigeants. Mais leur approche spžcifique du marchž et leurs mžthodes de travail leur permettent dõžliminer au mieux les facteurs de hasard dans les procždures de recrutement. EmployabilitŽ et polytechniciens : le regard dõun DRH par Thierry Smagghe (78) p. 32 Face ˆ un impržvu de carri re, les X sont souvent džsarmžs, faute dõavoir consacrž assez de temps et dõattention ˆ leur employabilitž. Il faut savoir prendre le temps de ržflžchir ˆ son mžtier, sõassurer que ses compžtences sont utilisables ailleurs, entretenir son ržseau et rester ˆ lõžcoute du marchž. Rompre son contrat de travail par Fran oise de Saint-Sernin p. 34 Le schžma traditionnel de la džmission remise par le salariž et du licenciement infligž par lõemployeur a fait long feu. Le salariž, lõemployeur, ou les deux, disposent de multiples solutions, lžgales ou jurisprudentielles, pour mettre fin de la fa on la plus appropriže ˆ la relation de travail. Le conseil en stratžgie : un accžlžrateur de carri re par Matthias Boyer-Chammard (2000) p. 38 AccŽlŽrateur de carri re, tremplin, richesse des Žchanges. Que repržsente ržellement un passage dans un cabinet de conseil en stratžgie? Comment Žvoluent ceux qui sont entržs juste apr s lõžcole? Quels profils expžrimentžs sont recherchžs et pour en retirer quoi exactement? CrŽer son entreprise, cõest changer de vie par Jacques-Charles Flandin (59) p. 42 De plus en plus de polytechniciens envisagent de se lancer dans la cržation ou la reprise dõentreprise et sõengagent dans cette voie. Il leur faut sõattendre ˆ un changement de mode de vie radical et prendre le temps de soigneusement pržparer leur projet, ce qui nõemp chera ni les difficultžs ni le stress. Le Bureau des Carri res : un outil au service de tous par Nicolas Zarpas (58) p. 44 OpportunitŽs et probl mes peuvent se pržsenter pendant quarante-cinq ans de vie professionnelle dans un univers en mutation rapide. GŽrer sa carri re et surmonter les incidents toujours possibles est plus facile avec un appui personnalisž et non commercial. LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 7
CARRIéRES GRAND ANGLE PAR MICHEL PRUDHOMME (64) pržsident de LÕEspace Dirigeants, conseiller du Bureau des Carri res de lõax Il est dangereux de ne pas avoir de projet professionnel ˆ 30 ans Emploi et carri res : le fil conducteur Le dipl me de lõx nõest plus un talisman contre les accidents de carri re, sõil le fut jamais. AmŽliorer la situation globale de lõemploi des polytechniciens implique que les actions ciblžes menžes par lõax soient amplifižes et relayžes par lõƒcole, pour amener tous les Žl ves ˆ vraiment prendre en main la gestion de leur carri re. Les carri res des X sont extr mement varižes comme le montre un certain nombre de cas typiques pržsentžs dans ce dossier : conseil, finance, recherche, expatriation, recherche dõemploi, fin de carri re. Cette observation soul ve la question suivante : quõest-ce qui fait la diffžrence? Avec la m me formation de džpart, pourquoi tant de diversitžs, de ržussites Žclatantes et dõžchecs patents? Estce la chance? Je ne crois pas : il faut aller chercher du c tž des caractžristiques individuelles. Deux qualitžs et un džfaut Est-ce lõƒcole qui nous les a donnžs, ou bien sommes-nous rentržs ˆ lõƒcole parce que nous les avions? Toujours est-il que nos camarades ont, en gžnžral, deux qualitžs et un džfaut. La premi re qualitž est la curiositž intellectuelle : un intense bouillonnement dõidžes, une capacitž ˆ analyser et ˆ synthžtiser, ˆ džcouvrir et ˆ innover dans les situations les plus Formule 1 ou 4 x 4 JÕai dans lõesprit lõimage suivante, tr s personnelle, mais qui me sert souvent : le jeune polytechnicien est une voiture de course. Il va tr s vite, a besoin dõune piste ržservže, est difficile ˆ piloter, peut sortir de la route. DÕautres Žcoles produisent plut t des mod les plus proches du 4 x 4 tout-terrain. REPéRES Pendant de nombreuses annžes, Michel Prudhomme a animž des ateliers et sžminaires ˆ lõax : ateliers Ç Curriculum Vitae È, pour les Žl ves pržsents ˆ lõƒcole ; ateliers Ç DŽbut de carri re È, pour les promotions 2001 ˆ 2006 ; ateliers Ç Premiers emplois È, pour les promotions 1995 ˆ 2000 ; et sžminaires ÇRecherche dõemploiè, pour tous les camarades. Il a ensuite re u individuellement la plupart dõentre eux. Si on y rajoute les personnes quõil rencontre dans son mžtier de coach ou ˆ lõax, il dispose dõun Žchantillon repržsentatif des situations dõemploi et de carri re des polytechniciens, quõil peut comparer aux autres Žcoles. complexes, ˆ trouver des solutions. Et la seconde, cõest le sens des valeurs : respect des engagements, du devoir, droiture, rejet des compromis et compromissions. Le džfaut, cõest souvent une certaine rigiditž psychologique : difficultž ˆ se remettre en question, ržsistance au changement, tout dõune pi ce. DŽbut de carri re Je crois que plus des deux tiers dõune promotion de jeunes sont dans le privž cinq ans apr s la sortie de lõƒcole. Or quõobservons-nous? La voiture fonctionne souvent avec le m me moteur : la satisfaction intellectuelle de ržsoudre des probl mes complexes. Si cõest ce que demande lõentreprise, tout va bien. Si ce nõest pas le cas, ou plus le cas, il y a probl me. Premier exemple : les responsabilitžs dõencadrement. La demande peut arriver tr s t t, et ržussir comme manager nžcessite la mise en Ïuvre dõautres moteurs, comme le sens politique ou les contacts humains, par lesquels notre jeune camarade est surpris. Autre exemple : le changement de mžtier. Nombre dõentre eux veulent quitter la recherche, avoir un travail plus concret. RŽussir ce 8 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
premier changement nõest pas facile. Il est normal que notre jeune camarade nõait pas de projet professionnel en sortant de lõƒcole, il est par contre dangereux de ne pas en avoir ˆ 30 ans : il faut donc b tir ce projet en džbut de carri re. Vers 30 ans CÕest ˆ cet ge que les diffžrences commencent ˆ se faire sentir. Certains ont pilotž leur projet, ont gžnžrž la confiance et fait preuve de suffisamment de stabilitž pour avoir eu une ou deux belles promotions. DÕautres ont papillonnž, passant dõun centre dõintžr t ˆ un autre, acqužrant des compžtences tr s varižes sans encore avoir de mžtier, pensant ainsi se pržparer ˆ des postes de direction gžnžrale. Certains ont changž leur premier moteur, et adoptž un mode de propulsion hybride, positif (gožt du concret, besoin de ržsultats, envie de ržaliser) ou nžgatif (gožt du pouvoir, besoin de visibilitž) selon les dispositions naturelles de chacun. DÕautres ont m me oubliž quõils avaient un moteur et continuent ˆ lõalimenter. Conna tre ses forces et faiblesses, tre clair avec soi-m me sur ses freins et moteurs, ainsi que sur ses motivations profondes, se fixer des objectifs ˆ cinq ans, ˆ dix ans me semble indispensable vers 30 ans. Vers 45 ans Les diffžrences sont Žtablies. La plupart ont ržalisž leur projet professionnel, en lõadaptant au fur et ˆ mesure aux contraintes de la vie. Peu importe quõil y ait eu une ou deux pžriodes difficiles, une sortie de route ou une panne s che : la voiture avance et cõest heureusement le cas majoritaire. Par contre, il y a des situations difficiles et ˆ cet ge, le marchž ne fait plus de cadeaux. Et malheureusement, lõemployabilitž de certains sõav re problžmatique et peut conduire ˆ des situations comme celles pour lesquelles la Caisse de secours intervient. Situations difficiles Un exemple est celui de ÇlÕours savantè, tr s compžtent dans un domaine technique pointu, et qui nõa pas ržalisž quõil Žtait exploitž par son employeur depuis dix ans. Il le sera jusquõˆ ce que ce domaine disparaisse de lõactualitž, et ce jour-lˆ il se trouvera dans une impasse. Vers 55 ans GŽrer la fin de sa vie professionnelle nõest pas aisž. Et pourtant, cõest encore une histoire de moteur. Celui qui est adaptž džpend de chacun, mais doit absolument favoriser le plaisir de travailler. En effet, beaucoup ressentent ˆ cet ge lõenvie de faire quelque chose de diffžrent : quitter le salariat, se mettre ˆ son compte, faire du bžnžvolat, diminuer son rythme de travail. Dans mon Cabinet, lõexpžrience nous montre tous les jours que la plupart sous-estiment les difficultžs et se lancent ˆ fond sans pržparation pržalable. Prendre en main sa carri re M me si on oublie certains cas atypiques, il nõen reste pas moins que la situation globale de lõemploi des polytechniciens nõest pas aussi facile que ce que lõon pourrait croire. Cas extr mes Quelques candidatures dõanciens X ržv lent des traits de caract re parfois caricaturaux. Ainsi, celui qui, ˆ 40 ans, indique sur son CV son rang de sortie de lõƒcole polytechnique. Certains, ayant fait tous les mžtiers, estiment pour lõavenir ne pouvoir en faire quõun seul, celui de directeur gžnžral. DÕautres, ayant fait du conseil pendant quelques annžes dans un grand cabinet anglo-saxon, pensent ne pouvoir intžgrer un grand groupe quõˆ un poste de direction de centre de profits. LÕamŽliorer par des actions ciblžes comme lõax le fait depuis des annžes est nžcessaire, mais pas suffisant : cõest ˆ lõƒcole m me que le message doit passer, comme il passe dans dõautres Žcoles ˆ vocation plus commerciale. Le message, cõest d 'abord quõune carri re se construit et se pilote par lõintžressž luim me. Et aussi que lõintžr t de lõemployeur et celui de lõintžressž peuvent ne pas co ncider : il faut donc savoir rester et changer ˆ bon escient. Il faut aussi comprendre que si le capital dõemployabilitž est le m me au džpart pour tous, il faut savoir le faire fructifier et ne pas le dilapider d s 30 ans. Enfin, ne pas oublier quõon ne travaille pas que pour soi, mais aussi (et surtout) pour une entreprise. LÕintŽr t de lõemployeur et celui de lõintžressž peuvent ne pas co ncider GRAND ANGLE LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 9
CARRIéRES GRAND ANGLE PAR JACQUES LEVIN (58) pržsident du groupe X-USA-Canada, coordonnateur ParisTech alumni pour les USA et le Canada Il est plus facile de partir tr s jeune RŽussir une expatriation aux ƒtats-unis Avec la contribution de Myriam Le Cannellier (HEC), Nicolas Descoqs (01), Marc Fleury (89), Alain Gounon (90), Matthieu GuibŽ (92), Michel Iches (66), džcždž depuis ce tžmoignage et Pierre Ollivier (78). Six anciens polytechniciens de promotions tr s diverses et une ancienne dõhec apportent leur tžmoignage sur leur expatriation aux ƒtats-unis. Ils abordent tour ˆ tour lõ ge idžal pour tenter lõexpžrience, les atouts de leur formation, les contraintes familiales, le choc culturel, lõintžgration, la vie pratique et lõhypothžtique retour. LÕåGE IDƒAL Michel Iches Les ƒtats-unis sont en fait le pays le plus ržfractaire ˆ la mondialisation. Ë quel ge faut-il tenter lõexpatriation? Michel Iches estime Ç quõil y a deux tranches plus favorables que les autres : vers 25-30 ans, juste apr s avoir džcrochž un dipl me dõune universitž amžricaine ou dõune institution Žtrang re bien connue dans le milieu professionnel des ƒtats-unis; vers 35-40 ans, lorsquõon est devenu un professionnel confirmž et quõon est encore adaptable (ou mallžable) au Ç choc culturel È. Apr s 45 ans, il est plus difficile de sõadapter culturellement et de sõintžgrer dans des ržseaux qui sont džjˆ constitužs. Ç Aux ƒtats-unis, il faut assez vite faire son choix entre une ÇexpatriationÈ au sens usuel (pour un temps limitž et avec perspective de retour) et une Ç immigration È avec perspective de faire sa vie en AmŽrique. È REPéRES Jacques Levin (58) vit aux ƒtats-unis depuis quarante-deux ans. Apr s une th se en physique ˆ lõuniversitž de Grenoble, il džbarque en Californie en 1968 pour son postdoctorat. Apr s trois mois, le voilˆ pr t ˆ repartir. Mais, il souhaitait se reconvertir en mathžmaticien et informaticien. Ç On mõavait dit, en France, cõest impossible. Ici, par contre, on mõa dit : Vous avez un PhD, vous faites ce que vous voulez! È Quelques tentatives džcevantes de retour en France nõont pas ržsistž ˆ lõattrait des ƒtats-unis et des avances technologiques. ÇCe que jõaime surtout ici, dit-il, cõest lõimportance de lõaction par rapport ˆ la discussion. È Une entreprise fran aise Pour Myriam Le Cannellier : ÇIl est plus facile de partir tr s jeune (juste apr s lõžcole, ou un ou deux ans apr s), o lõon peut tre recrutž par une entreprise fran aise ou pour des compžtences techniques bien spžcifiques par une entreprise amžricaine. Dans ce dernier cas, il faudra souvent ajouter un dipl me amžricain ˆ la suite du dipl me fran ais. CÕest aussi plus facile dans cette tranche dõ ge car il nõy a pas de grande famille ˆ džmžnager. LÕautre avantage, pour celui ou celle qui est vraiment attirž par les ƒtats-unis, cõest dõacqužrir tr s t t une expžrience amžricaine. Si lõon attend trop, les opportunitžs sont plus rares et les param - tres ˆ prendre en compte se compliquent. È LA FORMATION Marc Fleury consid re que Çla formation polytechnicienne est utile pour une start-up. Elle 10 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
enseigne ˆ travailler dur, sans peur des sujets techniques, tout en Žtant gžnžraliste. Un AmŽricain, m me avec une formation dõžlite, est soit dans la technique soit dans le business, mais rarement dans les deux. Les AmŽricains regardent avec suspicion les profils polyvalents. Ceux-ci sont cependant tr s adaptžs aux startups o tous les r les doivent tre joužs par les fondateurs, au moins dans les premiers temps. È Ç Un Fran ais, surtout polytechnicien, est ŽduquŽ pour tre dans le vrai et avoir raison, confirme Alain Gounon. Il para tra le plus souvent arrogant aux yeux des AmŽricains. Inversement les AmŽricains sont plut t ŽduquŽs pour aller de lõavant ; dõo le sentiment dõun Fran ais que ceux-ci foncent sans ržflžchir. È LE CHOC CULTUREL Myriam Le Cannellier Si lõon attend trop, les opportunitžs sont plus rares. Apr s trois expatriations, en Europe, en Asie, et en AmŽrique du Nord, Nicolas Descoqs tžmoigne de Ç la ržalitž du choc culturel È. Ç Au džbut, on džcouvre un pays nouveau, tr s souvent enthousiasmant. Mais, apr s quelques mois, on est envahi par le sentiment Žvident de ne pas tre chez soi, source de malaise plus ou moins prononcž selon les personnes et les destinations, accentuž souvent par lõobstacle de la langue. Ensuite, au fur et ˆ mesure, on finit par sõhabituer ˆ son nouvel environnement. Ç Il est illusoire de penser que lõon Žvitera le choc culturel parce quõon conna t džjˆ la destination pour sõy tre rendu ˆ plusieurs reprises en voyage dõaffaires : des sžjours de courte durže, ˆ lõh tel et en pension compl te, nõexposent en ržalitž quõˆ un premier aper u relativement superficiel du pays. È Acceptation ou rejet Alain Gounon distingue quatre phases : Ç Tout nouveau tout beau, sous le coup de lõžmotion de lõarrivže. Une nouvelle vie sõoffre ˆ soi. Ë partir du deuxi me mois, les vraies difficultžs commencent : Que diable suis-je allž faire dans cette gal re? Tout ce qui est simple chez Le groupe X-ƒtats-Unis- Canada CrŽŽ il y a dix ans, le groupe X-USA-Canada ržunit aujourdõhui 900 membres. En liaison avec ParisTech et lõassociation des Grandes ƒcoles (AAGEF), son objectif est de cržer aux ƒtats-unis et au Canada un ržseau professionnel dõanciens des Grandes ƒcoles, solidaires et capables de sõentraider. ÇConfrontŽ chaque jour ˆ la puissance des ržseaux nordamžricains il faut, en consolidant les ržseaux, promouvoir la qualitž de notre formation et nous faire conna tre ˆ lõžtranger. È soi devient extr mement compliquž. Ouvrir un compte en banque, louer un appartement, obtenir un permis de conduire, sõinscrire ˆ tel ou tel club ou telle activitž devient un parcours du combattant. CÕest ˆ ce stade que tout se joue. Ç Acceptation ou rejet constitue donc la troisi me phase. On ne comprend pas, on ne veut pas comprendre, on reste dans ses certitudes. CÕest lõattitude de rejet qui aboutit en gžnžral, un an apr s lõarrivže, ˆ un retour fulgurant dans le pays dõorigine, avec amertume et džsabusement. LÕacceptation, elle, passe par la volontž de chercher ˆ comprendre. Ë chaque difficultž, prendre le ržflexe de noter que cõest diffžrent, que cõest surprenant, ne pas hžsiter ˆ demander aux locaux pourquoi ils font a, et pourquoi comme a. La quatri me et derni re phase est celle de lõintžgration ou Poisson dans lõeau. On a acquis une autre dimension culturelle en sus de sa culture dõorigine. È LE CONJOINT Alain Gounon Pourquoi et comment sont les deux questions de survie et de franchissement du choc culturel. Ç La carri re du conjoint constitue bien souvent un frein ˆ lõexpatriation, estime Myriam Le Cannellier. Selon son mžtier, sa capacitž ˆ trouver un emploi sur place variera beaucoup. Aux ƒtats-unis certains visas ne permettent pas au conjoint de travailler. È Si quelque chose ne fonctionne pas comme chez soi, cõest quõil y a une bonne raison GRAND ANGLE LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 11
CARRIéRES GRAND ANGLE Toujours contacter lõassociation locale dõaccueil des expatrižs francophones Ç Dans notre cas, ce fut le contraire, explique Jacques Levin. Mon Žpouse, dõorigine hollandaise, professeur de fran ais mais Žtrang re, nõavait pu se faire une carri re en France. Ce fut compl tement diffžrent aux ƒtats-unis. Ë peine arrivžs en Californie, nous avons vite constituž un cercle dõamis. En peu de temps, mon Žpouse avait trouvž une place dans une Žcole privže le matin et ˆ lõuniversitž lõapr s-midi. È Les qualitžs de la famille Ç Certaines entreprises annoncent tr s t t le projet envisagž dõun džpart en expatriation, rappelle Nicolas Descoqs. DÕautres annoncent ce projet tr s peu de temps avant le džpart. Dans un cas comme dans lõautre, certaines qualitžs sont exigžes de la famille. Dans le premier cas, au cours de la pžriode dõincertitude, tr s inconfortable et souvent Žprouvante nerveusement, le conjoint et les enfants doivent littžralement sõarmer de patience car la tendance naturelle est alors de chercher ˆ Ç planifier lõimplanifiable È. ÇDans le second cas, ou une fois la džcision de džpart en expatriation prise, la famille doit alors faire preuve de beaucoup de ržactivitž. Il nõest plus temps de se renseigner, mais de ržserver effectivement son logement, dõinscrire ses enfants ˆ lõžcole, et surtout de pržparer son džmžnagement, obtenir son visa et prendre ses billets dõavion. ÇArrive enfin le moment attendu : lõatterrissage dans le pays dõaccueil. Je recommande vivement au conjoint de contacter alors le plus rapidement possible lõassociation locale dõaccueil des expatrižs francophones (pržsente dans la plupart des grandes villes ˆ travers le monde), association qui permet de se tisser un ržseau social rapidement. È LÕINTƒGRATION Nicolas Descoqs Une aventure passionnante qui renforce les liens familiaux. Comment sõintžgrer rapidement? Voici, selon Alain Gounon, quelques particularitžs ˆ retenir pour une expatriation ržussie aux ƒtats-unis. Ç Bien entendu le trait est tr s caricatural et Les fundraisings Il nõexiste pas de subventions publiques pour les associations et toute activitž doit tre financže par la community. Ce que lõon ne paye pas en imp t, on a le devoir de le donner pour le džveloppement de celle-ci. Cela revient au final aussi cher que les imp ts en France mais au moins on choisit ce que lõon subventionne! rien ne vaut lõexpžrience du terrain pour džcouvrir toutes les subtilitžs qui font la richesse humaine et le sel de la vie dõexpatriž. Ç La socižtž amžricaine est une socižtž fondže sur lõaction : lõindividu se džfinit par ce quõil fait. Au contraire de la France qui est une socižtž de statut o lõindividu se džfinit par ce quõil est. CÕest pourquoi le dipl me par exemple a tant dõimportance en France et en a corollairement moins aux ƒtats-unis. Marc Fleury La premi re chose que jõai apprise aux ƒtats-unis, cõest quõil est permis dõžchouer. Ç Un ami, aux ƒtats-unis, est quelquõun avec qui on fait quelque chose (m me club de sport, coll gue de travail, voisin partenaire de barbecue, etc.). Si ce dernier vient ˆ džmžnager ˆ lõautre bout du pays, on ne fera plus rien ensemble, il ne sera plus un ami. CÕest choquant pour un Fran ais pour qui un ami est quelquõun avec qui on partage une complicitž intellectuelle; on peut ainsi garder un ami ˆ lõautre bout de la plan te et pour la vie. È ÇLa notion de community est fondamentale pour comprendre la culture amžricaine, souligne Matthieu GuibŽ. Elle est si particuli re ˆ lõamžrique quõil nõexiste pas de traduction fran aise pour ce mot. Elle repržsente les groupes auxquels on se rattache. Ce peut tre le quartier, la paroisse, le club de sport, lõžcole, etc. La community est le lieu o sõexerce la solidaritž. Lorsque lõon a intžgrž une community, on est tr s rapidement sollicitž pour participer ˆ sa vie par du bžnžvolat et des fundraisings. ÇNous avons choisi de mettre nos enfants aux Boy Scouts of America. CÕest un investissement important en temps (transport, camping) et en t ches diverses (solliciter les voisins et 12 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Bureaucratie En trente ans, le pays sõest bureaucratisž dans des proportions spectaculaires. LÕun des pointsclefs est le r le central jouž par le social security number. Sans ce sžsame, plus question dõobtenir une carte de crždit (on peut quand m me avoir une debit card ˆ džbit instantanž), difficile dõobtenir un abonnement de tžlžphone mobile, impossibilitž de passer le permis de conduire, dõimmatriculer un vžhicule ˆ son nom, etc. LÕune des premi res choses ˆ faire en sõinstallant est dõobtenir ce fameux numžro. amis pour leur vendre des Girl Scouts Cookies ou des Boy Scouts Popcorns). Ç Cet engagement dans la community nous a permis de cržer des liens dõamitiž avec des AmŽricains avec lesquels nous partageons des valeurs communes et qui nous permettent peu ˆ peu de mieux comprendre leur culture. È LA VIE COURANTE Matthieu GuibŽ La culture amžricaine est beaucoup plus riche et plus complexe quõelle nõen a lõair vue de France. Dans lõensemble (hors logement) le cožt de la vie nõest pas sensiblement diffžrent de celui de la ržgion parisienne, a calculž Michel Iches. Ç LÕalimentation courante est plut t bon marchž, ainsi que lõessence (moitiž du prix fran- ais); les livres, les v tements sont ˆ peu pr s aux prix fran ais. ÇLa restauration de base est infecte, la restauration de luxe inaccessible. On note lõapparition dõune gamme moyenne de bistrots qui servent une cuisine, ˆ tonalitž italienne, ou synth se italo-japonaise, tout ˆ fait correcte ˆ des prix tr s abordables (ne pas oublier les 20 % de pourboire qui plombent les prix). È Un logement difficile ÇLe marchž du logement est un marchž local qui peut varier beaucoup dõune ville ˆ lõautre. Une seule considžration gžnžrale : avant dõouvrir un journal dõannonces ou de contacter une agence, il faut prendre connaissance de la gžographie dõensemble de lõagglomžration, de la configuration des axes de communication et identifier les quartiers vivables et ceux quõil est (vivement) conseillž dõžviter. Ç Compter une ˆ deux semaines pour sõimpržgner de ces donnžes avant de se lancer dans la recherche; ce nõest pas du temps perdu, au contraire, a Žvite de se faire balader pour rien par les agents immobiliers dans des tas de coins pas possibles. È LE RETOUR Pierre Ollivier a choisi dõaborder le probl me du retour en France. Ç Il est utile de bien avoir en t te que le retour se pržpare d s lõarrivže sur le sol amžricain. Je vois trois Žtapes clžs ˆ bien identifier et organiser. Ç La pržparation sõeffectue dans les deux ou trois derni res annžes sur le sol amžricain. Il est essentiel de garder des liens avec des coll gues ou des personnes en France ayant une capacitž de džcision. Mais il est important pour la hižrarchie locale aux ƒtats-unis de comprendre dans quel cadre vous venez travail- Le retour se pržpare d s lõarrivže sur le sol amžricain GRAND ANGLE Social et retraite Si lõon travaille comme indžpendant ou dans une petite structure, il faut souscrire une assurance individuelle. En gros, on est couvert tant que lõon reste en bonne santž. Les soins mždicaux sont chers. CÕest donc un point crucial ˆ discuter avec lõemployeur pržalablement ˆ lõexpatriation et il faut envisager toutes les ŽventualitŽs possibles. C tž retraite, il existe des fonds de pension dõentreprises, les uns intžgržs au bilan de la firme (mžfiance), les autres ˆ gestion externalisže (cõest mieux). Un conseil : souscrire ˆ la CFE (Caisse des Fran ais de lõžtranger) ; a cožte un peu cher ; du point de vue santž, a ne couvre pas les frais au niveau amžricain, mais cõest plus simple pour se faire rembourser les frais mždicaux lors des congžs passžs en France ; a ne donne quõune retraite minimale, mais a donne lõimmense avantage de valider les annuitžs passžes en expatriation si on retourne un jour en France. LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 13
CARRIéRES GRAND ANGLE ler avec eux : tout ce qui peut tre mis sur la table de mani re franche d s le džbut est un gage de ržussite. Ç La derni re annže est celle du compte ˆ rebours. Il convient de voir o on pourra revenir et comment. Il faut compter au minimum un an pour y voir clair (gu re plus, car les organisations peuvent rarement pržvoir un an ˆ lõavance, mais gu re moins, car les discussions dõorganigrammes sont rarement semestrielles et mettent du temps ˆ se figer sur un scžnario donnž). Bien communiquer sur la date de son retour et le fait quõon cherche une place ˆ Paris ˆ telle date. Savoir tre ˆ lõžcoute et sõadapter aux circonstances. È Pierre Ollivier Personne ne vous attend ˆ votre retour. Parc national de Bryce Canyon. FRAN OISE BOURRIGAULT Parer ˆ tout risque de rejet Deux ans pour se ržinsžrer Ç La ržinsertion nžcessite les deux annžes suivantes. Le retour ne fait pas lõžconomie dõune analyse sans complaisance sur la vžritable valeur ajoutže apportže par lõexpžrience vžcue au large, de sõy tenir et de la communiquer ržguli rement en finesse et sans arrogance ; en effet personne ne vous attendait avant votre retour et il peut exister une sorte de džfiance vis-ˆ-vis de celui qui a vžcu en dehors du cercle des habitužs. En particulier il faut veiller ˆ faire conna tre votre valeur ajoutže dans un cercle plus large que le seul cercle professionnel immždiat ; cela permettra de parer ˆ tout risque de rejet de la structure, qui, sõil survient, arrive en gžnžral au bout dõun ou deux ans apr s le retour. JÕai personnellement connu nombre dõexpatrižs ayant changž dõentreprise ˆ moins dõun an de leur retour en France, quõils lõaient voulu ou non : il faut donc sõy pržparer aussi soi-m me d s lõarrivže sur le sol fran ais. È BIBLIOGRAPHIE MulticulturalitŽ dans le cadre du travail La logique de lõhonneur, Gestion des entreprises et traditions nationales, Philippe dõiribarne. Cultures et mondialisation, GŽrer par-delˆ les fronti res, Philippe dõiribarne, Alain Henry, Jean- Pierre Segal, Sylvie Chevrier, Tatjana Globokar. Le management des Žquipes interculturelles, Sylvie Chevrier. Culture aux ƒtats-unis American Cultural Pattern, A Cross-Cultural Perspective, Edward C. Stewart, Milton J. Bennet. Culture shock! USA Ð A guide to Customs and Etiquette, Esther Wanning. LÕimportance des ržseaux ÇLes ržseaux sont importants ˆ tout moment, souligne Myriam Le Cannellier, mais encore plus au moment du retour. Alors que le džpart est relativement ÇaccompagnŽÈ, le retour ne lõest que tr s peu, voire pas. Les compžtences nouvelles acquises sont mal valorisžes. Les ržseaux jouent alors un double r le : le ržseau interne dans lõentreprise doit tre travaillž durant toute la durže de lõexpatriation pour mieux pržparer et nžgocier son retour et Žviter le syndrome Ç loin des yeux loin du cïur È. Les ržseaux externes (anciens Žl ves, anciens coll gues partis dans dõautres entreprises, etc.) peuvent Žgalement faire surgir des opportunitžs nouvelles dans le cadre dõun retour, notamment si rien dõintžressant nõest proposž ˆ lõexpatriž au sein de son entreprise. È 14 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
CARRIéRES Anne Duthilleul (72) ÇUne formation scientifique et humaine È Propos recueillis par la RŽdaction EntrŽe major en 1972, premi re annže o le concours Žtait ouvert aux filles, Anne Duthilleul relit sa carri re džjˆ longue ˆ la lumi re de cet apport essentiel, ˆ ses yeux, la formation scientifique et humaine. Anne Chopinet et AndrŽ Malraux ˆ lõx en fžvrier 1975. ƒcole POLYTECHNIQUE GRAND ANGLE Ç Pas de discrimination entre cerveau gauche, au raisonnement plus scientifique, et cerveau droit, si ge de la sensibilitž, estime Anne Duthilleul. Les grands scientifiques eux-m mes nõžchappent pas aux interrogations humaines ou philosophiques de leur temps, comme on le voit dans La Partie et le Tout de Werner HeisenbergÉ et comme on le ressent si vivement avec lõenseignement de la physique moderne, introduite depuis peu ˆ lõƒcole, dans les annžes soixante-dix. Entre une petite classe dõastrophysique et une confžrence de Malraux sur le r le de la science dans la formation des hommes, quelle nourriture pour la pensže! Et quelle vision Žtendue!È Ë lõx, Anne vit Çune vžritable plongže dans lõintelligence, dans la science telle quõelle est en train de se construire, ouvrant de nouvelles possibilitžs immenses. Et en m me temps, par les nombreuses discussions qui sõinstaurent, par la discipline des pžriodes militaires, par les mati res plus philosophiques abordžes, elle se sent tout enti re Çentra nžeè dans tous les sens du terme.è Une construction permanente Pour Anne Duthilleul, Çtout matin est un commencementè offrant de nouvelles occasions ˆ saisir et de nouvelles questions ˆ ržsoudre pour avancer. Avec leurs cinq enfants, pas le temps de sõennuyer. Deux gar ons dõabord, une fille, puis deux autres gar ons. Ils ont suivi le džroulement de sa carri re avec intžr t, lõont soutenue pendant les pžriodes de transition et ont toujours appržciž son engagement. La chance dõhabiter au REPéRES Anne Chopinet, qui Žpousera plus tard Jean- Marie Duthilleul, voit dans lõentrže ˆ lõƒcole Ç un acc s exceptionnel et fondamental ˆ une formation unique en son genre, tant sur le plan scientifique que sur le plan humain, voire philosophique. CÕest frappant au sortir des classes pržparatoires, tr s scolaires dans leur orientation et leur organisation, m me si leur formation ˆ la rigueur du raisonnement et ˆ lõeffort est pržcieuse. È centre de Paris, jamais ˆ plus dõun quart dõheure de transport de son travail, un peu dõorganisation pour faire tourner la maison et le relais pris alternativement par son Žpoux ou elle, lors des pžriodes plus chargžes professionnellement, lui ont permis de poursuivre un travail ˆ pleintemps sans discontinuitž. Les loisirs? Des week-ends ˆ la campagne dans la maison de famille, o Jean-Marie Žtait Žlu pendant deux mandats municipaux, et surtout quinze jours de bateau lõžtž avec tous les enfants pour se retrouver sans aucune interfžrence. Ç JÕai appris ˆ manïuvrer comme Žquipi re avec Jean-Marie, fžru de voile, sur un Corsaire (5,50 m). La voile est une Žcole de vie et de rigueur aussi, surtout en Bretagne entre les courants et les rochers.è Rigueur et transversalitž Ç La rigueur de raisonnement È, cõest ce que sõefforce de dispenser Anne Duthilleul dans ses activitžs professionnelles. Elle tient Žgalement ˆ Ç une certaine transversalitž ou interdiscipli- Une plongže dans lõintelligence et dans la science en train de se construire LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 15
CARRIéRES GRAND ANGLE La voile est une Žcole de vie et de rigueur entre les courants et les rochers Du temps pour la famille ÇLe secret : ne jamais culpabiliser vis-ˆ-vis de sa famille et se concentrer sur elle dans les temps libres pour compenser la quantitž par la qualitž du temps passž ensemble. Travailler ˆ la maison le soir ou le week-end? Seulement quand les enfants sont petits et quõils dorment. Mais ˆ lõ ge de lõadolescence, il faut tre pr t ˆ discuter tard le soir apr s le d ner ou au moment o lõenfant en a le besoin et lõenvie. Pas question alors de se ržfugier dans un dossier, m me urgent, cela passera apr s, la nuit ou le lendemain. È naritž entre profils et horizons diffžrents qui sõenrichissent mutuellement È. Ses premiers stages lõont amenže ˆ lõh pital FrŽdŽric Joliot- Curie ˆ Orsay, dans un service de mždecine nuclžaire du Commissariat ˆ lõžnergie atomique (CEA), o elle Žtait la ÇmathŽmaticienneÈ modžlisatrice de lõžquipe compl tement interdisciplinaire, dirigže par un mždecin et un pharmacien. Le mžtier de haut fonctionnaire Quelques annžes apr s la crise du pžtrole, sur la lancže du programme dõindžpendance ŽnergŽtique fran ais, ses gožts lõam nent ˆ sõoccuper dõžnergie. Au Service des mati res premi res et du soussol de la DGEMP, Anne est chargže du Plan uranium, qui recherche en France et dans le monde des ressources exploitables pour les compagnies mini res de lõhexagone. Elle c toie des gžologues, Çtoujours curieux des contržes quõils explorenté et de leurs bons restaurants, des industriels de grands groupes, car lõindustrie mini re est tr s capitalistiqueè. Elle apprend son mžtier de haut fonctionnaire, repržsentant lõƒtat, et la notion dõintžr t gžnžral, ˆ laquelle elle est tr s attachže. Ç Ë cette Žpoque, rappelle-t-elle, le ministre de lõindustrie sõappelle AndrŽ Giraud, ancien patron du CEA, et sõintžresse ˆ des projets futuristes comme lõexploitation des nodules polymžtalliques des grands fonds marins pour le nickel et le mangan se. CÕest un programme ˆ multiples facettes, mini re et mžtallurgique, mais aussi technologique, pour les robots dõexploration et dõexploitation ˆ grande profondeur, et diplomatique avec la nžgociation tour ˆ tour ˆ Paris, ˆ Londres ou ˆ New York de la Convention internationale sur le droit de la Mer.È Sa recherche de transversalitž lõam ne ˆ quitter le minist re de lõindustrie pour entrer ˆ la direction du Budget, qui a la haute main sur lõattribution des crždits publics. Ç Interface entre les minist res techniques et les Žchelons politiques, cette direction prestigieuse Žlabore des analyses rigoureuses et pržsente des dossiers parfaitement argumentžs reflžtant les diffžrents points de vue pour les fameux ÒarbitragesÓ.È Ë la recherche dõune politique Ç Le lieu privilžgiž de lõžlaboration des politiques, estime-t-elle, se situe dans les cabinets ministžriels, tr s spžcifiques ˆ la France, o les conseillers jouent un r le de traduction et transmission des džcisions du niveau politique vers lõadministration et les milieux Žconomiques, dõune part, de remontže des informations, des probl mes et des propositions vers les Žchelons politiques, dõautre part. È Elle est invitže ˆ participer au cabinet dõalain JuppŽ, ministre du Budget de 1986 ˆ 1988. Elle a la responsabilitž de budgets sectoriels, industrie, environnement, transports et agriculture. Secteurs dont elle reprendra la charge de 1995 ˆ 2000 aupr s du pržsident Jacques Chirac d s son Žlection. Faire entrer dans les cercles de džcisions politiques les mžthodes dõanalyse stratžgique employžes dans lõindustrie, o elle a passž plusieurs annžes ˆ les mettre en Ïuvre au Centre national dõžtudes spatiales (CNES), puis chez GEC-Alsthom (devenu Alstom), Žtait un des džfis quõanne Duthilleul a souhaitž relever en revenant en 1995 dans un poste de conseiller multisectoriel ˆ lõƒlysže. Ç Pour tre lisible, dit-elle, une politique doit reposer sur un constat partagž et comporter des orientations permettant ˆ chacun de sõali- Un engagement politique ÇFaire plus, faire mieux pour nos concitoyensè, tel est le sens de lõengagement politique quõelle a c toyž pendant des annžes, aupr s dõhommes politiques de mžtier. ÇË la place de conseiller ou de responsable Žconomique, le temps dõanalyse des probl mes et de formulation de propositions, pour tre nžcessaire et fructueux, doit tre plus profond et plus lent que le temps politique au rythme inexorable de manifestations publiques en ŽchŽances Žlectorales. È 16 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Volontarisme ÇQui dit plan stratžgique dit aussi compžtitivitž, ržduction des cožts et džveloppements associžs. La cržativitž peut sembler bien loin, mais en fait non. Car tel directeur dõusine placž devant lõobligation gžnžrale de ržduire ses cožts de 20 % trouvera les moyens dõaugmenter son chiffre dõaffaires dõautant pour ÇnourrirÈ son usine et ses salarižs. Un autre, trop bien dotž en carnet de commandes, refusera de ržpondre ˆ de nouvelles demandes de devis, restant ainsi statique dans un monde de plus en plus concurrentiel. Or, le volontarisme est de mise, en entreprise comme en politique, et le r le des chefs dõentreprises comme celui des džcideurs est dõ tre au service de lõintžr t gžnžral, car tout le monde profite des retombžes positives dõune croissance comme dõune politique active de džfense de lõindustrie. Du moins si la confiance est lˆ pour rassembler dans une vision commune. È gner sur les objectifs retenus. Pour lõindustrie au plan national, comme dans chaque entreprise, cela rel ve de mžthodes analogues, seule lõžchelle diff re. È Elle se sent Ç ˆ lõaise dans lõžlaboration de telles stratžgies È et cherche ˆ appliquer les mžthodes ŽprouvŽes dans un cadre politique comme en entreprise. LÕun et lõautre lui semblent contribuer ˆ la construction de lõavenir. Aller retour vers lõentreprise En 1988, Anne Duthilleul se dirige vers un poste de responsabilitž directe, comme SecrŽtaire gžnžral du CNES. Ayant suivi les programmes spatiaux ˆ la direction du Budget en son temps : Ç CÕest une occasion r vže de passer de lõautre c tž de la barri re et de mettre rigueur et cržativitž au service de leur ržalisation. È En 1992, elle sõengage chez GEC-Alsthom, comme responsable du plan stratžgique de la division Transport. Et elle y džcouvre Ç lõintžr t gžnžral vu de lõintžrieur dõune entrepriseè. Ayant souvent Ç constatž le grand Žcart entre le monde de lõentreprise et le monde politique, ˆ lõžcoute des uns et des autres, Anne Duthilleul sõest efforcže de le combler en partie dans ses missions ˆ la pržsidence de lõerap, holding industrielle de lõƒtat. Ç PrŽcisŽment constituž dans les annžes soixante pour isoler le bras armž dõune politique industrielle publique (pžtroli re) des griffes des purs financiers, cet Žtablissement public avait džjˆ, avant mon arrivže, privatisž ELF et Eramet, cždž la moitiž de son portefeuille dans Eramet et la SLN aux intžr ts calždoniens, et restait actionnaire tr s minoritaire de la CogŽma. È Elle participe activement ˆ la constitution dõareva en 2001, revenant au secteur de lõžnergie, jamais tr s loin de ses pržoccupations. Puis, en 2003, lõerap investit directement 9 milliards dõeuros dans France TŽlŽcom pour le compte de lõƒtat. Et, sur un registre de conseil stratžgique et de nžgociation, elle se trouve mandatže par le Gouvernement sur les grands projets miniers et mžtallurgiques concernant le nickel en Nouvelle-CalŽdonie, Ç pour les sortir de lõorni re et favoriser leur džveloppementè. Une nouvelle fonction Anne Duthilleul continue aujourdõhui son chemin comme membre actif du Conseil Žconomique, social et environnemental, Ç image miniature de la socižtž fran aise pleine de contradictions, avec ses blocages, mais aussi ses remises en question et ses džbats ouvertsè. ƒgalement membre de la Commission de ržgulation de lõžnergie, elle Çrenoue avec son premier secteur de prždilection, au service de lõintžr t gžnžral, dans lõinvention dõune nouvelle fonction, celle de ržgulateur attentif aux consommateurs industriels et particuliers comme aux fournisseurs et transporteurs de gaz et dõžlectricitž, dans le contexte europžen et mondial. È Montrer clairement les choses ÇPartout sõapplique la complžmentaritž des approches : pour džfendre un projet, il faut le conna tre, et pour le conna tre, il faut gagner la confiance de ses interlocuteurs, pour les amener ˆ expliquer les fondements et les objectifs sans crainte, et a marche. È La grande le on quõanne Duthilleul en retient, ÇcÕest quõil faut montrer clairement les choses, oser se džvoiler et risquer la confiance pour tre mieux džfendu ensuite quoi quõil arrive, m me si tout nõest pas gagnž, et quõil y aura toujours plus de demandes ˆ satisfaire que de crždits disponibles. È DŽfendre les programmes de recherche et džveloppement technologique GRAND ANGLE LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 17
CARRIéRES GRAND ANGLE PAR HERVƒ ARRIBART (72) OLIVIER ROLLER professeur ˆ lõƒcole supžrieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI ParisTech) Allers et retours vers la Science Chercheur dans lõ me, HervŽ Arribart multiplie les allers et retours vers lõindustrie. Soucieux avant tout de conserver sa libertž il veut pouvoir changer ˆ tout moment pour choisir ce qui lõintžresse. Un pari ržussi. ÇCertes, ce nõest pas la meilleure fa on de gagner sa vie en džbut de carri re, surtout dans le secteur public, confesse HervŽ Arribart, chercheur et heureux de lõ tre. Mais la recherche est un mžtier passionnant qui se pržsente, dans lõentreprise, comme une porte dõentrže exceptionnelle vers nõimporte quelle activitž. È REPéRES Polytechnicien (72), docteur en physique des solides, HervŽ Arribart est lõun des premiers thžsards des laboratoires de Palaiseau. Multipliant les th ses, il entre au CNRS en 1978. Quatre ans plus tard, il rejoint lõindustrie, chez Elf, puis Saint-Gobain. Il retourne au CNRS en 1980, avant de repartir pour lõindustrie en 1998, puis de retourner finalement vers lõenseignement et la recherche fondamentale en 2009. P re de deux enfants, il est membre de la SociŽtŽ fran aise de physique et de lõacadžmie des technologies. Si lõon ne fait pas de recherche en džbut de carri re, on nõen fera jamais Une vocation pržcoce ÇD s lõƒcole, au sein de lõavant-derni re promotion de la rue Descartes, les cours de physique mõont beaucoup plu. JÕai senti que je tenais ma vocation. Artilleur ˆ Melun pendant mon service militaire, je me suis inscrit parall lement ˆ la Fac. JÕai ensuite rejoint ˆ Palaiseau le laboratoire de physique de la mati re condensže. Mon objectif Žtait dõentrer au CNRS, ce qui nõžtait pas facile ˆ lõžpoque. Il fallait patienter.è Une introduction ˆ la recherche industrielle Ç La recherche offre une large gamme de džbouchžs, estime HervŽ Arribart, et si lõon ne fait pas de recherche en džbut de carri re, on nõen fera jamais. È Son premier voyage vers lõindustrie lõemm ne chez Elf Aquitaine, au Laboratoire de recherche de Lacq, ˆ une Žpoque o la Ç diversification È est ˆ la mode. Mode sans suite, mais Ç lõoccasion dõhabiter une ržgion agržable, avec de jeunes enfants È. Un ržseau en France et ˆ lõžtranger De retour en ržgion parisienne, il trouve chez Saint-Gobain un nouveau sujet de recherche, lõadhžsion des polym res, Ç tr s complexe, pluridisciplinaire et valorisant È. Ç JÕai de nouveau fržquentž les chercheurs acadžmiques, reconstituž mon ržseau en France et ˆ lõžtranger, avant de retourner vers la science en cržant un laboratoire mixte entre Saint-Gobain et le CNRS. JÕai džcouvert lˆ un passionnant exercice de communication : expliquer deux fois la m me chose ˆ des organismes diffžrents qui nõemploient pas le m me langage. È En lõan 2000, les choses changent ˆ Saint- Gobain. Il faut modifier la politique dõinnovation pour obtenir un meilleur retour sur investissement. Saint-Gobain Recherche ˆ Aubervilliers. ISABELLE DEBAISIEUX Ð SAINT-GOBAIN RECHERCHE 18 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
D. MORISSEAU Ð ESPCI PARISTECH LÕƒcole supžrieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI ParisTech). GRAND ANGLE ƒvaluer la recherche La qualitž de la recherche est ŽvaluŽe par des ComitŽs indžpendants. En recherche fondamentale, lõžvaluation dõun laboratoire est pratiquže tous les quatre ans. Les comitžs se ržunissent, visitent les laboratoires, suivent une sžrie de pržsentations de ržsultats. Leur rapport encourage ou non ˆ poursuivre les programmes de recherche. ÇLa gestion ne mõintžressant pas, je suis devenu directeur scientifique. Ce fut une pžriode intense estime HervŽ Arribart. Le verre ne repržsente gu re que 15 % des activitžs de Saint-Gobain, ˆ c tž des plastiques, de la cžramique, des matžriaux abrasifs, etc. Ç Pour la recherche, nous avons cržž quatre centres transversaux de compžtence, dont deux en France, ˆ Aubervilliers et Cavaillon, un aux ƒtats-unis et un ˆ Shanghai. Dix autres centres de recherche sont dždižs ˆ des mžtiers spžcifiques. È Une ržvolution industrielle Ç En une trentaine dõannžes, ržsume HervŽ Arribart, jõai vžcu une vžritable ržvolution industrielle. Le client est passž du stade de ÇquelquÕun ˆ qui lõon veut bien vendre È ˆ celui de vžritable partenaire de codžveloppement. Il mõa fallu Enseigner ˆ lõƒcole Pendant une douzaine dõannžes, HervŽ Arribart a enseignž ˆ lõƒcole comme ma tre de confžrences, puis professeur chargž de cours en physique. ÇJÕy ai retrouvž mes anciens coll gues. Je mõy sens chez moi. LÕatmosph re gžnžrale est excellente. È džtecter des synergies, pržparer des programmes de recherche exploratoire, džvelopper des relations avec des universitžs Žtrang res, recruter et beaucoup voyager. È Retour aux sources LÕan dernier, il effectue un dernier retour vers le monde acadžmique en devenant professeur de physique ˆ lõƒcole supžrieure de physique et de chimie industrielles (ESPCI ParisTech). Ç CÕest une des meilleures formations ˆ la recherche. Les trois quarts des Žl ves (ils sont 85 dans chaque promotion) font une th se en sortant de lõƒcole. ÇCela me change et me pla t beaucoup, conclut HervŽ Arribart, toujours Žpris de libertž et persuadž dõavoir pu faire les choix qui lui convenaient. È Propos recueillis par Jean-Marc Chabanas (58) Une vžritable ržvolution industrielle en moins de vingt-cinq ans LÕHistoire des sciences HervŽ Arribart a travaillž pendant plusieurs annžes ˆ Çgarder la mžmoire de la scienceè. De nombreuses interviews de scientifiques sont ainsi ržunies sur un site Internet (http://authors.library.caltech.edu/5456/1/hrst.mit.edu/hrs/materials/public/index.html) initialement abritž au MIT, qui devrait tre prochainement installž sur le site de lõespci ParisTech. LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 19
CARRIéRES GRAND ANGLE PAR MARION GUILLOU (73) pržsident-directeur gžnžral de lõinra Un sens pragmatique de lõorganisation et du management Allier lõaudace et la curiositž PrŽsidente de lõinra et du Conseil dõadministration de lõƒcole polytechnique, Marion Guillou offre un bel exemple de carri re originale. PoussŽe par lõenvie de comprendre et lõaudace dõentreprendre, elle commente quelques points forts de son mžtier et de ses multiples activitžs complžmentaires. Ç JÕai bien aimž la derni re carte de vïux de lõƒcole polytechnique, commente Marion Guillou, avec la photographie de nos jeunes rameuses parties ˆ la conqu te de lõatlantique. Elles nous vantent lõaudace dõentreprendre. CÕest collectif, courageux, pas gagnž dõavance. Cela nžcessite de prendre des risques. CÕest ainsi quõil faut mener une carri re. È Explorer des domaines nouveaux Sortie elle-m me de lõƒcole dans le corps des ingžnieurs du GŽnie rural et des Eaux et For ts, Marion Guillou sõintžresse alors ˆ la biologie et ˆ la science des aliments. Ç Je nõavais pas de domaine de prždilection mais un gožt personnel pour le vivant, pour la nature. Mon moteur est la curiositž, lõenvie de comprendre, la recherche du sens. JÕai une grande admiration pour ceux qui inventent, qui explorent des domaines nouveaux. È Ç Sur le plan du travail, le choix gžographique est important. Avec HervŽ, nous avons choisi de travailler tous les deux; nous avons changž plusieurs fois dõaffectation de mani re coordonnže, parfois džcalže, mais pas trop. Nous avons vžcu dans la Manche, ˆ Paris, ˆ Nantes, ˆ Londres, puis de nouveau ˆ Paris. È REPéRES Polytechnicienne (73), docteur en physicochimie des biotransformations, Marion Guillou a ŽtŽ chercheur ˆ lõuniversitž de Nantes, džlžguže ržgionale ˆ la recherche et ˆ la technologie, attachže agricole de lõambassade de France ˆ Londres, directrice gžnžrale de lõalimentation au minist re de lõagriculture, directrice gžnžrale de lõinstitut national de la recherche agronomique (INRA), quõelle pržside depuis juillet 2004. Un sens pragmatique de lõorganisation Quels sont les points forts de son mžtier? Ç Un sens pragmatique de lõorganisation et du management. Je suis PDG dõun organisme de recherche important. LÕINRA emploie environ 8 500 personnes dans toutes les ržgions de France et presque 10000 si on compte les doctorants encadržs par lõinstitut. Ces personnes conduisent des programmes en sciences de la vie, sciences de lõenvironnement et sciences humaines et sociales. Les moyens financiers sont de lõordre de 750 millions dõeuros. ÇTout cela suppose, bien sžr, beaucoup de travail mais un travail motivant, en Žquipe, cržatif. JÕaime soutenir et džvelopper de grands projets dans des domaines exploratoires, aux niveaux national et international. Ç Je continue ainsi ˆ exercer un r le social, au sens du traitement de sujets de socižtž. È Une militante Ç Un tel engagement professionnel ne se conduit pas avec indiffžrence. Ç Je pourrais me qualifier de militante non partisane. Ç JÕai acceptž par ailleurs plusieurs responsabilitžs, ˆ c tž de cet engagement professionnel. Par exemple, je participe au Conseil dõadministration de lõautoritž europženne de sžcuritž des aliments. Je pržside le Conseil dõadministration de lõx. LÕƒcole polytechnique est un des Žtablissements fran ais dõenseignement supžrieur visibles au niveau inter- 20 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
national. LÕobjectif fixž par le Conseil dõadministration est dõaller plus loin : en complžtant la gamme des disciplines approfondies (biologie aux interfaces) et en džveloppant notre capacitž scientifique dans quelques domaines forts : physique (laser, optique), mathžmatiques (simulation, organisation de syst mes complexes). La formation dõingžnieurs demeure notre cïur de mžtier mais nous cržons en ce moment une graduate school, largement ouverte aux Žtudiants internationaux. Ç Bref, beaucoup dõambitions ˆ porter avec une Žquipe de direction remarquable et mobilisže, et donc pour moi du temps, de lõžnergie, de la ržflexion stratžgique avec ParisTech, Saclay, les entreprises ou le minist re de la DŽfense. È GRAND ANGLE La vie de la citž Est-ce que Marion Guillou envisage une participation ˆ la vie politique? Ç Je ne participe pas ˆ la vie des partis politiques, mais plut t ˆ la vie de la citž, en Žtant membre de la Commission Attali, ou en pržsidant un groupe de suivi du Grenelle de lõenvironnement par exemple. Il faut faire des choix. Ç De plus, en politique, il est nžcessaire dõadopter toutes les opinions de son parti, cela ne me convient pas. Ç JÕestime les personnalitžs engagžes en politique pour leur vision globale et leur sens dõune mission collective. JÕai travaillž avec certaines dõentre elles, mais la džmocratie peut se vivre sur dõautres terrains. È GŽrer une carri re au fžminin ÇUne carri re dõingžnieur est tout ˆ fait compatible avec une vie de famille, affirme Marion Guillou. Elle convient bien aux femmes, contrairement ˆ lõimage attachže ˆ ces mžtiers. ÇIl faut, bien sžr, un conjoint qui soit dõaccord pour que chacun m ne sa propre carri re. En ce qui nous concerne, nos domaines professionnels sont totalement disjoints. Nous en avons džcidž tr s vite car nous avons tous deux un caract re fort. Nous partageons beaucoup dõautres choses, la navigation, les voyages, la complicitž avec nos enfants, mais pas le boulot. È Marseillaise, Marion Guillou effectue ses Žtudes de ÇprŽpaÈ au lycže Thiers. EntrŽe ˆ lõx en 1973, elle džcouvre Paris et la vie dõžtudiante, pratique la voile, sõadonne ˆ la gravure, organise un voyage en Chine, se pržoccupe de probl mes sociaux. Elle m ne en parall le des Žtudes de biologie ˆ la facultž de Jussieu. MariŽe, m re de trois enfants džjˆ grands, elle se passionne aussi pour la Provence, la meré et la recherche agronomique. Des valeurs collectives Que penser de la confržrie polytechnicienne? Ç LÕƒcole, avec la vie en internat, la place donnže aux projets de groupe, aux activitžs associatives et le service militaire ou civil, džveloppe effectivement un sens des responsabilitžs, une capacitž dõinitiative, assez spžcifiques de lõx me semble-t-ilé et par lˆ m me occasion des liens exceptionnels entre les Žtudiants. Ç Avec mes Ç coturnes È des annžes 75, nous nous revoyons tr s ržguli rement, avec le plaisir qui sõattache aux amitižs durables. È Et lõavenir? Ç Je nõai pas dõidže pržcon ue. Jamais rien nõest pržvu dõavance. Je reste tr s ouverte aux opportunitžs ˆ venir. Repartir ˆ lõžtranger, pourquoi pas? È D.R. Propos recueillis par Jean-Marc Chabanas (58) Une carri re dõingžnieur convient bien aux femmes contrairement aux idžes re ues LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 21
CARRIéRES GRAND ANGLE PAR HERVƒ BOMMELAER consultant ˆ LÕEspace Dirigeants Le ržseau, bon antidote ˆ la crise Un bon ržseau de relations est indispensable dans de nombreuses phases de la vie professionnelle. En phase de recherche dõemploi, bien sžr. Et aussi dans la vie de tous les jours, quõil sõagisse de consolider sa position au sein dõune socižtž ou de džvelopper commercialement une activitž. Mais, džvelopper, entretenir et exploiter un ržseau efficace exige du temps, des efforts et un vrai savoir-faire. Groupe dõactivation LÕactivation du ržseau est plus efficace si lõon rejoint une structure ou un groupe. Si vous nõ tes pas suivi par un cabinet dõoutplacement, inscrivez-vous dans le groupe dõactivation ou ržseau qui vous convient le mieux. Une fois intžgrž dans un groupe, soyez actif : suscitez les Žchanges, donnez et recevez, rayonnez aupr s des autres. Car, en recherche dõemploi, cõest toujours lõžnergie du candidat qui fait la diffžrence et donc son succ s. Le ržseau, cõest 80 % de vos chances de trouver le bon job REPéRES ItÕs not what you know, itõs who you know! Cet adage amžricain Ð ce qui importe ce nõest pas ce que vous connaissez mais qui vous connaissez Ð est particuli rement pertinent en mati re de recherche dõemploi : plus des deux tiers des recrutements ne font pas lõobjet dõannonces formelles et passent donc par les Ç ržseaux È quõils soient informels ou organisžs. Comment, pour un cadre en transition de carri re, optimiser sa recherche dõun job alors que le marchž de lõemploi est en crise? Comment, pour une personne en poste en entreprise, Žviter un licenciement liž ˆ la crise et continuer ˆ progresser dans sa socižtž? Comment, pour un consultant ou une TPE, džvelopper du nouveau business quand le chiffre dõaffaires pique du nez? Voici trois problžmatiques a priori diffžrentes dont la solution ržside dans un mot magique : le ržseau. Un art et une technique Dans la recherche dõun job, et tout particuli - rement en pžriode de crise de lõemploi, le ržseau repržsente, pour tout cadre confirmž, la voie royale : le ržseau, cõest 80 % de vos chances de trouver le bon job. LÕactivation ržseau en recherche dõemploi est un art et une technique. Elle sõappuie sur des piliers bien identifižs : avoir un projet professionnel clair et atteignable; identifier des cibles pržcises : des entreprises et non pas seulement des secteurs; savoir džpasser son ržseau direct pour accžder aux deuxi me et troisi me cercles, cõest-ˆ-dire rencontrer des personnes inconnues ; utiliser la recommandation, lõarme absolue qui vous permet de rencontrer qui lõon veut; ma triser les techniques de mise en contact : le mail et lõappel ržseau; savoir piloter les rencontres ržseau pour en sortir avec des noms de personnes ˆ contacter; effectuer un suivi scrupuleux de ses contacts et Žviter le ÇrŽseau KleenexÈ; se faire accompagner par un spžcialiste pour professionnaliser sa džmarche ; tre assidu, džterminž, disciplinž, actif et persžvžrant. Consolider sa position En pžriode de crise, lõentreprise examine ˆ la loupe la contribution de chacun de ses managers. Or, les Žtudes montrent clairement que, ˆ expžrience Žgale, ce sont les individus bžnžficiant du meilleur ržseau en interne qui ont le plus de chance de conserver leur job. Voilˆ une excellente raison pour travailler son networking en interne. Ne mettez pas les mitrailleuses en batterie autour de votre bureau, 22 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
ne disparaissez pas sous les dossiers. Soyez pržsent dans les sžminaires, les groupes de travail, les ržunions informelles, ˆ la machine ˆ cafž et intžressez-vous sinc rement aux autres. En pžriode de fortes turbulences, il est aussi vivement conseillž dõ tre actif et visible aupr s de votre ržseau externe. Non seulement aupr s du premier cercle des proches mais aussi et surtout dans le vaste cercle des Ç liens faibles È, cõest-ˆ-dire toutes ces personnes que vous connaissez et qui vous connaissent, mais que vous ne voyez pas ržguli rement. Ce sont ces liens plus lointains qui, lorsquõils sont ržactivžs, donnent les meilleures idžes, collectent les bonnes informations et džvoilent les opportunitžs les plus intžressantes. Une force de vente gratuite Que vous soyez commercial ou consultant, le networking constitue un excellent moyen de prospecter et de trouver de nouveaux clients. Comment? Une fois vos cibles identifižes, lõapproche ržseau consiste ˆ les rencontrer une ˆ une en utilisant la clž de toutes les portes : la recommandation. Quand vous appelez un prospect sans vous pržsenter de la part dõune relation commune, vous vous trouvez en situation dõappel froid. CÕest lõexercice le plus courant pour un commercial qui cherche ˆ džcrocher un rendezvous avec une cible identifiže. En moyenne, il džcroche un rendez-vous sur dix tentatives. GRAND ANGLE Nouvelles relations Par ailleurs, les pžriodes de gros temps constituent une occasion en or pour faire de nouvelles rencontres professionnelles et cržer des solidaritžs durables. Dans ce but, il est indispensable de professionnaliser votre action de networking. Pour cela, clarifiez vos objectifs, cartographiez votre ržseau, džfinissez votre stratžgie et agissez. Et rejoignez les associations dõanciens de grandes Žcoles, dõanciens dõentreprises, de groupes professionnels, de personnes exer- ant le m me mžtier, etc. Enfin, ne džjeunez jamais seul. Et surtout, ne mangez pas toujours avec les m mes. Profitez de vos džjeuners pour rencontrer des coll - gues, clients, fournisseurs, conseils, informateurs, journalistes, ex-coll gues, etc. Appliquer la mžthode du Two + Two + One afin dõoptimisez vos džjeuners de la semaine. Vous avez cinq džjeuners par semaine, soit plus de 200 džjeuners annuels en retirant les vacances. Vous bžnžficiez donc de 200 occasions de rencontrer des personnes dans lõannže sans que cela vous prenne plus de temps que ce que vous aviez lõhabitude de faire avant. Le ržseau en poste constitue votre meilleur golden parachute. Ne le nžgligez pas. LÕappel chaud LÕutilisation dõune recommandation change tout. Vous tes alors en situation dõappel chaud. Lorsque vous appelez un prospect de la part de quelquõun quõil conna t, vos chances dõobtenir un rendez-vous sont proches des neuf sur dix. Pourquoi? Parce que votre interlocuteur fait confiance ˆ votre relation commune. En džfinitive, ce qui compte nõest pas qui vous connaissez, mais plut t qui vos relations connaissent. Clients prescripteurs Si les prospects repržsentent vos clients potentiels de demain, nõoubliez jamais que vos clients actuels constituent vos meilleurs prescripteurs. Aussi, il est primordial de suivre sur le long terme un client qui, non seulement peut avoir ˆ nouveau besoin de vos services, mais peut aussi vous recommander ˆ son ržseau. En dõautres termes, si une personne du cercle professionnel de votre client recherche un fournisseur ou un prestataire, il faut quõil cite votre nom en premier. Le ržseau en poste constitue votre meilleur golden parachute Two + Two + One Au lieu de prendre seul Ð ou toujours avec les m mes Ð vos cinq džjeuners de la semaine, consacrez deux džjeuners ˆ dõautres gens de lõinterne, deux džjeuners avec des personnes extžrieures et un seul džjeuner avec votre cercle habituel. En džfinitive, si vous recherchez une approche commerciale non agressive et un syst me marketing Žconomique, puissant et efficace, le business networking constitue la solution idžale. Vous disposez en effet, via votre ržseau, dõune force de vente gratuite qui peut faire la promotion de votre savoir-faire professionnel. LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 23
CARRIéRES GRAND ANGLE PAR BERNARD DUBOIS (64) ancien directeur industriel d'aventis au niveau mondial Il faut rel cher la pression sur notre organisme La fin de la vie professionnelle : sõy pržparer et en profiter Le passage au statut de retraitž nõest pas synonyme dõun renoncement ˆ toute forme dõactivitž utile ou productive. Il constitue lõoccasion de donner ˆ sa vie une nouvelle orientation et ˆ lui donner un nouveau sens. Mais, ržussir ce changement implique un retour sur soi, une ržflexion et une pržparation qui sont ˆ lõopposž de lõimprovisation. REPéRES La France compte aujourdõhui plus de 15 millions de retraitžs, soit pr s dõun Fran ais sur quatre. Mais les retraitžs oisifs sont rares. Beaucoup sont enclins ˆ poursuivre une activitž professionnelle, encouragžs en cela par la loi qui, depuis le džbut de 2009, les autorise ˆ cumuler leurs pensions avec les revenus dõune activitž professionnelle, sans aucune restriction. DÕautres se tournent vers des activitžs bžnžvoles : sur les 15 millions de bžnžvoles, pr s de la moitiž a plus de 55 ans. La retraite, quel mot pour džsigner la fin de la vie professionnelle! Quand finit-on vraiment sa vie professionnelle? Est-ce au soir du pot de džpart offert par lõentreprise reconnaissante ou quand, plus tard, constatant que la mžmoire flanche et que les forces nous quittent, ou quõon ne nous regarde plus vraiment, il faut pour de bon džmissionner de ses mandats ou fonctions? Il nõy a plus alors quõˆ se replier sur son jardin pour le cultiver avec encore peut- tre une petite place pour le bžnžvolat o lõon embauche ˆ tout ge. Au-delˆ de lõambigu tž des mots, reconnaissons quõil y a une coupure symbolique mais forte, le jour o lõon nõa plus ses insignes de pouvoir et de notorižtž : plus de bureau, plus dõassistante, peut- tre m me plus de voiture de fonction et surtout plus de programme de travail tout tracž et plus de r le ˆ jouer. Qui nõa pas eu cette impression de vide brutal, dõinutilitž, de silence, enfermž dans son chez soi? Finie la rassurante appartenance ˆ une structure qui, malgrž les risques ˆ prendre et les responsabilitžs (allez, on aime bien cela, hein?), procure un bon confort douillet et rythme nos journžes de ses rites bien džfinis. Une nouvelle tranche de vie Il est vrai que les param tres changent : les vies professionnelles ne sont plus un long fleuve tranquille et nous abordons lõ ge de la retraite dans des conditions tr s diffžrentes selon le nombre dõaccidents de carri re Ð quand ce nõest pas de santž Ð que nous avons dž surmonter. En plus, la perspective dõune retraite tranquille a disparu car elle sõallonge et il faut vraiment la considžrer comme une nouvelle tranche de vie ˆ part enti re : pensez donc, en moyenne une demi-vie professionnelle de plus avec les espžrances de vie que lõon nous prždit. Et pour peu que Ç lõon fasse attention È on peut vivre centenaire, bien soignž, entourž par sa nombreuse et aimante progžniture. Regarder la ržalitž en face Alors que faire? DŽdramatiser, tout est dans le mental, comme pour les sportifs. Tout dõabord, tellement occupžs ˆ atteindre nos objectifs et ˆ džfendre notre ÇmaisonÈ nous oublions que le temps passe inexorablement et quõil y aura bien un moment o il faudra rel cher la pression sur notre organisme sur lequel on a tirž et tirž sans ržflžchir. Donc, premier point, regarder la ržalitž en face, ne pas refouler au fin fond de notre conscience ce petit appel ˆ ržflžchir ˆ la suite. Il nõy a en effet pas de raison de ne pas le faire : de m me que lõon a planifiž sa carri re professionnelle, il faut un peu planifier sa vie. Donc, ce qui arrive est normal, dans lõordre des choses, il nõy a pas de raison de lõocculter. 24 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Une vision ˆ court terme Notre Žpoque est toute concentrže sur le court terme, avide de savoir en temps ržel tout ce qui se passe dans le monde pour ržagir au quart de tour. Le long terme et la planification nõintžressent plus gu re. Pas Žtonnant dans ces conditions que nous oublions la ržalitž de notre vie terrestre et que nombre de nos camarades sont džsemparžs quand ils se retrouvent ˆ nouveau seuls sans organisation ˆ laquelle se raccrocher. vont souffrir, nos vieux jours sont assuržs. On a donc le choix. Cela implique un certain effort pour chercher ce qui nous conviendra le mieux sans se jeter sur la premi re sollicitation venue, tant est grande lõangoisse de nõavoir plus rien ˆ faire. Pour cela il faut garder un certain rythme et ne pas perdre ses bonnes pratiques de mžthodes de travail efficace et rapide, ce qui implique en particulier de garder une bonne forme physique. Plusieurs camarades lõont vžcu : dire oui trop vite ˆ tout conduit ˆ tre džbordž et ˆ se charger dõactivitžs qui nous assomment parce que sans intžr t ou peu conformes, finalement, ˆ nos aspirations. GRAND ANGLE Page blanche Deuxi mement, il ne faut pas refermer son horizon sur la seule vie professionnelle. Je sais bien que beaucoup ont une passion, un violon dõingres, un jardin secret pour se reposer du travail harassant. Certains m mes arrivent ˆ assurer une activitž parall le quõils comptent bien džvelopper plus tard. Il y a donc bien sžr toutes sortes de cas mais, tous, nous devons considžrer notre environnement complet. Nous avons une famille, des amis, nous appartenons ˆ des groupes, nous sommes gžographiquement situžs ; nous avons des talents, des projets, des envies non satisfaites faute de temps. Surtout, nous avons emmagasinž un fantastique capital de savoir-faire, dõexpžriences, de sagesse m me, appuyžs sur un grand ržseau de relations noužes tout au long de notre carri re. Tout cela devrait tre pržsent ˆ lõesprit ˆ tout ge; mais il est essentiel de bien lõappržhender ˆ cette pžriode, quand on sent quõune nouvelle page va devoir sõžcrire. Et elle est blanche, il faut presque faire comme pour un bilan de compžtences : se forcer ˆ mettre noir sur blanc tout ce qui nous Ç fait È ˆ ce stade. CÕest le second point : examiner son džveloppement intžgral en incluant tous les aspects de sa personnalitž et de son environnement. Se prendre en main Troisi mement, il faut continuer ˆ prendre les choses en main : notre volontž et notre džtermination sont intactes. Il faut garder le m me Žtat dõesprit que quand il fallait džcrocher son travail ou sa promotion avec toutefois un Žnorme avantage cette fois-ci : ˆ quelques malheureuses exceptions pr s, il nõy a plus de pression financi re. M me si les ržgimes de retraite Ë chacun selon ses gožts Il nõy a aucune honte ˆ prendre du temps pour soi, ˆ profiter de la vie comme lõon dit, ˆ voyager, ˆ faire du sport, bref ˆ assouvir toutes les frustrations que lõon a accumulžes apr s des semaines et des semaines trop chargžes. Il nõy a aucune honte non plus ˆ vouloir se sentir utile. Un monde autre Quatri mement, il faut reconna tre que lõon entre dans un monde nouveau que lõon ne conna t pas et qui a des r gles de fonctionnement tr s diffžrentes. Le monde associatif, les organisations philanthropiques ne se g rent pas comme des entreprises. Souvent aussi on džcouvre un peu piteusement que lõon ne nous a pas attendus et quõil nõy a pas forcžment tout de suite la place et lõautoritž qui conviennent ˆ nos mžrites et ˆ notre statut, Žminemment grands bien sžr. Qui nõa pas fait lõexpžrience de la vertu dõhumilitž ˆ cette occasion? Il ne faut donc pas sous-estimer le temps que prend cet apprentissage. CÕest comme rentrer dans un diffžrent secteur dõactivitž : il faut en comprendre les r gles, en repžrer les acteurs, se pžnžtrer de lõhistoire et b tir sa stratžgie dõapproche. Trouver une harmonie Tout cela est tr s bien mais comment sõy prendre? Oh! il nõy a pas de feuille de route standard ni de recette. MalgrŽ les pržcautions ŽvoquŽes ci-dessus, il y aura autant de solutions que de tempžraments et de gožts. CÕest ce qui fait dõailleurs le charme de cette nouvelle tranche de vie : une grande varižtž de voies rend Nos choix doivent nous amener ˆ une vraie sžržnitž LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 25
CARRIéRES GRAND ANGLE La vie, cõest le mouvement et la rencontre Donner sens ˆ sa vie LÕhomme, cet animal pensant, ne peut pas ne pas se poser consciemment ou non la question du sens de sa vie. Quelle que soit la foi ˆ laquelle il adh re, sa raison de vivre justifiera et expliquera ses actions. Il sera heureux dans la mesure o elles correspondront ˆ ses aspirations profondes ; et cõest cette harmonie que sa conscience lui fera ressentir en lui procurant paix et joie. tout possible ou presque et lõon retrouvera dans ses amis une grande richesse ˆ cette diversitž. Car tous, nous souhaitons, tant que notre santž et celle de nos proches le permettent, avoir une vie Žpanouie et heureuse. Et ce sera un crit re fondamental dõune Ç retraite È ržussie : est-ce que nous sommes heureux? Et comment sõen rendre compte sinon en sentant intimement que nos choix sont les bons, cõest-ˆ-dire quõils nous procurent paix intžrieure et joie. Voilˆ les deux crit res fondamentaux dõun bon discernement. Outre quõils ne contreviennent pas aux lois auxquelles nous adhžrons, nos choix doivent nous amener ˆ une vraie sžržnitž et nous procurer une joie intense, ressentie au plus profond de nous-m mes. Pseudo-retraitŽ avec sa tondeuse ˆ gazon jaune et rouge. Une nouvelle relation aux autres Poursuivant cette ržflexion je livre quelques clžs plus personnelles espžrant quõelles peuvent tre utiles. La vie professionnelle peut bien sžr procurer de grandes joies. Mais le rythme et la densitž de lõemploi du temps sont tels que les relations sont trop fugitives et ne peuvent souvent pas tre approfondies ou sont bridžes par le risque dõen perturber leur caract re professionnel. Une fois džgagžes de ces obligations, les relations avec les autres demeurent bien sžr toujours responsables mais elles sont bien plus libres donc bien plus paisibles et džcontractžes car il nõy a plus le carcan de la džfense des intžr ts de lõentreprise. En particulier, on peut plus facilement quitter le terrain de lõefficacitž pure et prendre plus de temps pour la spžculation intellectuelle, lõžcoute et le džbat. De plus appara tra certainement le sentiment fort dõavoir, dans lõensemble et en gžnžral, eu beaucoup de chance et dõ tre lžgitimement fier de sa carri re et de ses ržalisations. Ë mon sens, il en džcoulera une forme de reconnaissance pour la socižtž et un džsir, peut- tre, de faire bžnžficier les gžnžrations suivantes de notre savoir-faire. Laisser une trace Si en plus cela flatte un peu notre ego, pourquoi ne pas assouvir notre džsir de laisser une trace derri re nous, cõest bien humain. Pour certains ce sera simple, leurs organisations professionnelles faisant naturellement appel ˆ leur expertise. Les autres constateront vite que les structures pour mettre son expžrience au service des autres ne manquent pas. Sto cisme et entrepreneuriat Voilˆ quelques ržflexions venues apr s quelques annžes de ÇretraiteÈ; m me si je nõaime toujours pas le mot, je dois reconna tre que la varižtž et la profondeur des relations que je džveloppe remplissent ˆ la fois mes journžes et mes ambitions. Le temps passe toujours aussi vite mais sans stress et jõžprouve une grande joie ˆ me sentir utile. CÕest merveilleux de ma triser ses horaires, de saisir les occasions qui se pržsentent, de prendre le temps de savourer les rencontres, de profiter de sa famille et de ses amis, de lancer de nouveaux projets. Bref, cõest un mžlange de sto cisme (profiter du moment pržsent) et dõentrepreneuriat (projets que lõon continue ˆ lancer). La vie, a dit quelquõun, cõest le mouvement et la rencontre. D.R. 26 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
CARRIéRES Doctorat de lôx : une formation reconnue Au niveau international, le doctorat est un dipl me tr s reconnu. CÕest ce qui a amenž lõx ˆ cržer, en 2000, une ƒcole doctorale pour laquelle on peut esquisser un premier bilan en termes dõemploi. Les doctorants sont ržpartis dans lõune des cinq fili res regroupant lõensemble des domaines scientifiques ŽtudiŽs dans les laboratoires du Centre de recherche de lõƒcole polytechnique ou les laboratoires associžs : mathžmatiques et informatique (environ 25 % des doctorants); mžcanique (16%); molžcules, du solide au vivant (14 %) ; physique (36 %) ; Žconomie et sciences sociales (9 %). Environ 30% des doctorants ayant fait un master en France sont issus dõune fili re universitaire, 50% dõžcoles dõingžnieurs ou des ENS, 20 % sont Žtrangers. Entre 100 et 120 th ses sont soutenues chaque annže. Insertion professionnelle Plusieurs formations sont proposžes chaque annže par lõƒcole doctorale (EDX), pour aider ˆ lõinsertion professionnelle des docteurs apr s leur th se : connaissance de lõentreprise, formation au management, pržparation ˆ lõentretien dõembauche, etc. Chaque annže N, la direction de lõedx interroge les docteurs de lõannže N-3 sur leur devenir professionnel. La ržpartition en pourcentage est donnže dans le tableau ci-dessous. Une enqu te sur lõinsertion professionnelle en entreprise des docteurs a ŽtŽ demandže par la commission aval de lõƒcole. Elle a ŽtŽ menže conjointement par la Fondation de lõx et lõedx. Douze entreprises ont ŽtŽ interrogžes, sur la base dõun questionnaire. Les entreprises qui ont ŽtŽ choisies pour cette enqu te REPéRES Plus de 500 doctorants (dont 35-40 % sont Žtrangers) sont inscrits en th se ˆ lõƒcole polytechnique, pour environ 250 directeurs de th se : ces chiffres sont en constante augmentation depuis 2005. couvrent des secteurs dõactivitž tr s varižs. La plupart dõentre elles ont embauchž au moins un docteur de lõƒcole polytechnique au cours des cinq derni res annžes. DÕautres ont une vision plus large ˆ lõžchelle internationale. Cette enqu te met en Žvidence une variation importante de la vision et du traitement des docteurs selon le type dõentreprise. Les entreprises ayant une activitž de R & D importante connaissent Žvidemment mieux les docteurs et leurs compžtences. LÕenqu te ržv le que les entreprises recrutent de plus en plus de docteurs et cherchent ˆ diversifier leurs embauches, mais ne recherchent pas particuli rement le postdoc, indispensable pour les recrutements acadžmiques. Leur attente, en termes de pržparation ˆ lõinsertion professionnelle, est moins importante pour les docteurs quõelle ne lõest pour les ingžnieurs : ce qui est appržciž avant tout chez un docteur, cõest sa fa on dõaborder et de traiter les sujets. Enfin, les formations dispensžes au sein de lõƒcole doctorale de lõƒcole polytechnique sont appržcižes par les entreprises et par les docteurs. PAR MICHEL ROSSO (69) directeur de lõƒcole doctorale de lõx Ce qui est appržciž chez un docteur, cõest sa fa on dõaborder les sujets GRAND ANGLE Types dõemploi 2003 2004 2005 2006 Enseignement supžrieur, recherche 30 32 28 22 Postdoctorat 24 24 21 18 Enseignement secondaire, administration 10 6 8 7 Secteur privž 34 36 42 52 Sans emploi 1 3 1 1 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 27
CARRIéRES GRAND ANGLE PAR BERTRAND REYNAUD consultant, expert en nžgociation LÕŽpreuve peut devenir un moteur de construction identitaire La rupture, a se nžgocie Pour un cadre dirigeant, la rupture avec son employeur est un moment difficile et džlicat. Il doit accepter le choc et se mettre dans une position constructive pour mener ˆ bien la nžgociation qui sõengage. Bien tourner la page, cõest bien se pržparer ˆ en Žcrire de nouvelles. Rude moment pour un dirigeant. Apr s avoir servi et džfendu les intžr ts de son entreprise, le voilˆ en confrontation avec elle. La rupture avec lõemployeur peut tre source de fragilisation et parfois de souffrances. Le monde du travail est souvent brutal. Il impose ˆ chacun de sõaffirmer par et ˆ travers lõžpreuve. LÕŽpreuve de la rupture Face ˆ ce choc, chaque dirigeant est confrontž ˆ un choix, qui influencera son futur. Soit subir le choc, chercher ˆ le bloquer, ržsister, lutter de diverses mani res, voire entamer un contentieux long, cožteux, alžatoire. Tentative souvent vaine qui crispe les situations et limite lõouverture ˆ la cržativitž. Soit inscrire cette rupture dans une džmarche dynamique. LÕŽpreuve peut alors devenir un moteur de construction identitaire, qui favorise lõžmergence et lõaffirmation de soi, renforce lõadaptabilitž dans un monde incertain. Devenu seul face ˆ une entreprise organisže et puissante, le dirigeant doit Žviter lõimprovisation. Penser ˆ la nžgociation La rupture sõannonce? Mieux vaut sortir les antennes que les armures. Il ne sõagit pas en effet dõentrer en guerre mais de džvelopper une grande vigilance pour appržhender la situation dans sa complexitž, y Žvoluer avec souplesse et obtenir des ržsultats quantitatifs et qualitatifs ŽlevŽs. Le ÇdossierÈ de nžgociation doit tre pržparž dans ses multiples dimensions. La premi re est le contexte de nžgociation : quels acteurs? REPéRES Bertrand Reynaud a exercž les fonctions de DRH dans de grands groupes (AXA, Fnac, La Poste). Son mžtier actuel consiste ˆ accompagner des dirigeants en pžriode de rupture pour quõils puissent, autant que possible, optimiser les conditions financi res de džpart tout en maintenant une relation de qualitž avec lõentreprise. Quels scžnarios envisageables? Quelles consžquences en lõabsence dõaccord? Quels sont les facteurs susceptibles de peser (anciennetž, ge, situation de famille, urgence du džpart, pouvoir de nuisance ou dõinfluence)? La dimension professionnelle est centrale : en fonction de lõ ge, lõanciennetž dans lõentreprise, la formation, lõexpžrience, quel est le degrž de difficultž probable de la future recherche dõemploi? Les aspects psychologiques et Žmotionnels (comment le dirigeant ressent la situation?) sont ˆ analyser avec soin car lõidentification des Žmotions (col re, frustration, angoisse) aide ˆ leur ma trise. Calculer ses droits Sur le plan financier, le dirigeant calculera ses droits ližs au džpart, ses futures allocations de ch mage. On estimera le juste montant de lõindemnitž nžgociže de rupture. Enfin, sur le plan juridique, il est essentiel de džterminer si lõentreprise dispose dõžlžments sžrieux contre son dirigeant ou si la džcision Incidence fiscale Avant la nžgociation, il faut anticiper et calculer lõimpact fiscal de lõaccord. En effet, la fiscalitž nõest plus ce quõelle Žtait : au-delˆ de 207000 euros, les indemnitžs sont chargžes et imposžes comme de la ržmunžration. 28 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
est surtout politique. Et aussi de savoir quelles sont les modalitžs de rupture les plus adaptžes. Intervenant le plus en amont possible, ce travail ouvre ˆ lõaction, ržduit lõanxižtž et balise le territoire, souvent inconnu, sur lequel le dirigeant sõengage. Les objectifs de nžgociation (quantitatifs et qualitatifs) et la stratžgie la plus adaptže sont alors identifižs. Cette Žtape est nžcessaire pour se lancer dans une nžgociation qui, bien pržparže et conduite, pourra assurer la sžcuritž financi re attendue tout en enrichissant son expžrience. Benchmarking Pour sõassurer de la pertinence des donnžes et montants ŽvoquŽs de part et dõautre, on sõappuie sur des crit res dõžquitž : montants susceptibles dõ tre octroyžs par un tribunal, pratiques de lõentreprise, pratiques du marchž. Ce travail qui crždibilise le discours et assoit lõanalyse des propositions de lõentreprise est une dimension importante du travail pržparatoire. Gr ce ˆ mon expžrience, je dispose dõžlžments utiles ˆ cet indispensable exercice. GRAND ANGLE Un art contre-intuitif Quelle posture adopter? CÕest en dominant son ŽmotivitŽ que lõon retrouve force et puissance de fa on ˆ džvelopper des relations de qualitž avec les nžgociateurs, Žviter les guerres de position, chiffrer ses propositions et faire preuve de souplesse. Il est essentiel de travailler la qualitž de la relation avec ses interlocuteurs, dõentendre leurs arguments, de les remercier dõune proposition significative, dõ tre attentif ˆ ce qui est renvoyž par les interlocuteurs. En exprimant posžment les sentiments que nous inspire la situation et en posant des questions pour explorer le territoire de lõautre, on džcouvre bien des aspects du probl me (et de sa solution) que la col re non ma trisže ne laissera pas deviner. Justifier ses demandes Plut t que de sõarc-bouter sur des positions, il convient de poser ses attentes et pržoccupations (financi res, en termes dõimage de soi, de ržputation) afin dõarriver ˆ un bon accord, tout en restant ˆ lõžcoute de celles de lõentreprise. Base dõun accord mutuellement acceptable, cette džmarche positive ouvre lõespace de solutions cržatives. Dominer ses sentiments Au moment clž de la nžgociation, le risque est grand de se laisser emporter par lõžmotion, la col re, de sõopposer ˆ ses interlocuteurs, de leur dire leurs quatre vžritžs, de ržpondre pied ˆ pied. Cette ržaction humaine et habituelle nõest gžnžralement pas la plus efficace. Quand il faudra en arriver ˆ des propositions concr tes et ˆ des chiffres, le dirigeant a tout intžr t ˆ disposer dõun maximum de ržfžrences chiffržes permettant de justifier ses demandes. Souplesse et patience Rester serein sur la relation, exigeant sur le fond, souple dans le mouvement et dans la tactique, cela donne puissance et efficacitž dans la nžgociation. Toutes antennes sorties, il est utile de jouer sur les rapports dans lõentreprise, de faire levier avec diffžrents acteurs internes. Ë aucun moment, il ne faut džcrždibiliser ses interlocuteurs directs. De plus, jamais prise dans lõinstant, toute džcision est pržcždže de temps, m me courts, de ržflexion. Enfin, si lõinterlocuteur use de tactiques džloyales de coercition, de pressions et dõattaques personnelles, je peux rapidement prendre le relais et nžgocier directement avec lõentreprise ou son repržsentant. Un nouveau džpart Cette approche inconditionnellement constructive permet de garder le contr le sur la nžgociation et rend crždible la fermetž dans la džfense de ses intžr ts tout en favorisant la cržativitž. Les dirigeants que jõai ainsi accompagnžs tžmoignent que cette džmarche les aide ˆ passer de la ržaction, tr s humaine mais pas toujours efficace, ˆ lõaction stratžgique. La rupture permet alors dõassumer le passž et devient une Žtape clž dans la pržparation de lõavenir. CÕest une grande vertu que savoir Ç Žprouver lõžpreuve È. Toute džcision est pržcždže de temps, m me courts, de ržflexion. LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 29
CARRIéRES GRAND ANGLE PAR BRUNO SEREY (81) associž du Cabinet Boyden Le chasseur de t tes se justifie lorsque la population de candidats peut tre ciblže pržcisžment Chasseur de t tes : mode dõemploi Les chasseurs de t tes ne traitent quõune fraction des recrutements de cadres dirigeants. Mais leur approche spžcifique du marchž et leurs mžthodes de travail leur permettent dõžliminer au mieux les facteurs de hasard dans les procždures de recrutement. Sur les missions qui leur sont confižes, ils peuvent donc offrir, tant aux entreprises quõaux candidats, des services sans Žquivalent. VŽritablement nž aux ƒtats-unis en 1946 chez Sydney Boyden, le mžtier de chasseur de t tes arrive en Europe dans les annžes soixante ˆ travers plusieurs cabinets amžricains (Heidrick&Struggles, Korn Ferry, Spencer Stuart, Boyden). La profession est donc extr mement ržcente et ce nõest que dans les annžes soixantedix et quatre-vingt que les premiers cabinets europžens (Egon Zehnder, ƒric Salmon, Neumann) voient le jour en Europe continentale. REPéRES En France, le marchž se partage aujourdõhui entre les grands cabinets internationaux (anglo-saxons pour la plupart), les cabinets fran ais et les ÇboutiquesÈ spžcialisžes par secteur ou fonction. MalgrŽ tout, les cabinets ne conduisent quõune fraction des recrutements externes (1500 postes de dirigeants par an). Certains cabinets ont Žlargi leur offre ˆ lõžvaluation de dirigeants (management assessment), particuli rement utile lors dõune acquisition, dõune fusion ou du recrutement dõun candidat externe identifiž par lõentreprise, sur lequel cette derni re souhaite un point de vue indžpendant. DÕautres pratiquent aussi le management de transition (interim management). En proportion, les cabinets travaillent dõavantage pour les entreprises de taille intermždiaire (SBF120, groupes privžs) ou filiales de groupes Žtrangers que pour les entreprises du CAC 40, ces derni res disposant de ressources internes importantes. Les besoins de lõentreprise Pour lõentreprise, le chasseur de t tes se justifie lorsque la population de candidats peut tre ciblže pržcisžment (par gžographie, entreprises ou fonctions), justifiant une approche directe. Souvent, les missions concernent des domaines o il nõy pas de candidat interne Žvident et dont lõentreprise ma trise mal le Ç pool de candidats È externes soit parce quõils sont sectoriellement (nouvelle activitž), fonctionnellement (juridique, achats, informatique, ressources humaines) ou gžographiquement (filiale Žtrang re) ŽloignŽs. Une džmarche ciblže Le client dõun chasseur de t tes attend une vžritable džmarche systžmatique pour identifier, approcher, qualifier et motiver les meilleurs candidats du moment sur un poste donnž. Il sõagit bien dõune ÇchasseÈ sur une population limitže de candidats les plus qualifižs possibles (et parfois džlicats ˆ identifier et approcher) pour un poste donnž et non dõune Ç p che È pour trouver ÇdesÈ candidats intžressžs. Le client confie alors un mandat de recherche ˆ un chasseur de t tes dans le but de recruter un candidat qui sõintžgrera dans lõentreprise et ržussira dans le poste. LÕobjectif va bien au-delˆ de lõenvoi de CV et le cabinet joue un vžritable r le de conseil aupr s de son client quõil repržsente aupr s des candidats, de fa on comparable ˆ celui dõun banquier conseil. Les mandats sont donc toujours exclusifs avec un niveau dõhonoraires en gžnžral normžs (1/3 du package annuel) dont une partie importante (au moins la moitiž) est payže dõavance et reste acquise quelle que soit lõissue de la mission. 30 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Un guidage pržcis Ce r le de conseil dõun spžcialiste est important ˆ plusieurs Žtapes clžs du processus. Tout dõabord, au niveau de la džfinition du poste, lõidentification des Ç arguments de vente È et des terrains (entreprises, gžographies, fonctions) o il sera le plus intžressant de chasser. Ensuite, dans lõestimation de la qualification des candidats, lors dõun entretien approfondi. Mais aussi en se renseignant sur eux de fa on confidentielle (notamment aupr s de leurs anciens coll gues). Et encore dans la conduite des entretiens (auxquels le consultant pourra assister en observateur) avec les džcideurs de lõentreprise et dans la nžgociation du contrat. Enfin, pour assurer la bonne intžgration du candidat dans lõentreprise. Dialoguer avec le candidat Tout dõabord, il convient de rappeler que la confidentialitž est absolue pour le candidat. Les informations quõil fournit (notamment sur ses motivations et ce qui le pousserait ˆ quitter son entreprise) sont ˆ lõusage exclusif des mandataires de la mission du chasseur. Comme un DRH, le chasseur de t tes poss de un grand nombre dõinformations confidentielles quõil nõutilisera quõavec ceux Ç ayant besoin dõen conna tre È. ConfidentialitŽ des missions Dans certains cas (notamment lorsquõil sõagit de remplacer un dirigeant sans quõil le sache), la mission est strictement confidentielle et les candidats nõauront les informations sur le poste quõune fois que le cabinet aura validž leur adžquation et leurs motivations en face ˆ face. NŽanmoins, les missions sont rarement confidentielles pour le client : le fait que la socižtž ABC engage un cabinet reconnu pour recruter le successeur du directeur juridique qui part ˆ la retraite est positif pour lõimage dõabc. Le cabinet ne peut remplir ses missions quõavec une collaboration intelligente des candidats. Le chasseur de t tes sõintžressera aux personnes avec qui le candidat a travaillž, ˆ ses ržalisations, motivations et sa ržmunžration. Il ne faut jamais mentir m me si on accepte dõomettre certaines expžriences courtes : ne pas parler de džmission sõil sõagit dõun džpart nžgociž (ce qui arrive au moins une fois dans une carri re ˆ la plupart des dirigeants), mais une mission courte (< six mois) nõest pas forcžment utile ˆ mentionner, surtout si elle est ancienne. Attention, lõinformation est facile ˆ recouper, donc honn tetž et transparence avant tout. Donner des informations En retour, le cabinet donnera au candidat un maximum dõinformations sur le poste ainsi quõun feed-back complet, notamment lorsque son client a džcidž de ne pas donner suite ˆ sa candidature. Si le candidat est džjˆ connu par le cabinet (y compris sõil a simplement envoyž un CV cinq ans plus t t), le chasseur de t tes pourra lõappeler comme source, pour avoir confidentiellement son avis sur lõadžquation de personnes quõil pourra conna tre (anciens coll gues) ˆ un poste donnž. Il lui demandera systžmatiquement son accord avant dõengager une conversation de ce type. Entretien de courtoisie Un candidat peut tre appelž pour un Çentretien de courtoisieè (cõest-ˆ-dire faire connaissance sans poste ˆ la clž) suite ˆ lõenvoi de son CV. Dans ce cas, il faut bien comprendre que la rencontre est au bžnžfice potentiel des deux parties : pour le candidat qui se fera conna tre de fa on plus pržcise et pour le cabinet qui aura ÇrecrutŽ une sourceè sur une entreprise qui lõintžresse. RŽduire la part de hasard Le chasseur de t tes doit donc faire preuve de capacitžs dõanalyse pour rapidement comprendre le contexte du poste (problžmatique business, culture dõentreprise) mais aussi dõintuition pour parfaitement saisir les motivations rželles (parfois diffžrentes de celles affichžes) des candidats. Chaque mission est un projet spžcifique et la construction dõune shortlist de candidats ne laisse rien au hasard. Ainsi, deux cabinets travaillant en parall le sur la m me mission devraient donner le m me ržsultat, et ce, indžpendamment de lõžtat de leur base de donnžes et la connaissance pržalable de tel ou tel candidat au džmarrage de la mission. Le cabinet ne peut remplir ses missions quõavec une collaboration intelligente des candidats GRAND ANGLE LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 31
CARRIéRES GRAND ANGLE PAR THIERRY SMAGGHE (78) directeur des ressources humaines de SPIE La vie en entreprise nõest pas toujours Ç juste È EmployabilitŽ et polytechniciens : le regard dõun DRH Face ˆ un impržvu de carri re, les X sont souvent džsarmžs, faute dõavoir consacrž assez de temps et dõattention ˆ leur employabilitž. Il faut savoir prendre le temps de ržflžchir ˆ son mžtier, sõassurer que ses compžtences sont utilisables ailleurs, entretenir son ržseau et rester ˆ lõžcoute du marchž de lõemploi. La plupart des X ont une approche rationnelle de la vie en entreprise et ils se comportent donc gžnžralement en Çbons Žl vesè, ce qui nõa rien dõžtonnant compte tenu de leur formation initiale. Ils ont souvent la conviction que, sõils accomplissent correctement les t ches qui leur sont confižes, ils sont ˆ lõabri de tout incident de carri re. Cela les conduit ˆ se consacrer pleinement ˆ leur entreprise sans rester connectžs avec le monde extžrieur et sans sõassurer quõils sont en phase avec lõžvolution du marchž de lõemploi. Il ne sõagit pas bien sžr ici de critiquer lõinvestissement quõon doit avoir dans son travail quotidien et la nžcessaire conscience professionnelle. LÕexercice de responsabilitžs requiert une grande disponibilitž et le souci de maintenir un niveau dõexigence ŽlevŽ dans la ržalisation de ses missions. Par ailleurs, la fidžlitž ˆ une entreprise dans laquelle on se sent bien demeure une qualitž appržciable. REPéRES Ë tout moment, un changement dõactionnaire, une ržorganisation liže par exemple ˆ une fusion-acquisition ou la nomination dõun nouveau patron sont susceptibles de remettre en cause la nature de son poste voire son existence. Cependant, on nõest malheureusement pas toujours Ç protžgž È par ses compžtences, lõatteinte des objectifs fixžs et lõattachement ˆ son entreprise. On peut alors se retrouver confrontž ˆ la perspective dõun džpart non džsirž et quõon nõavait en aucune mani re anticipž. Dans certains cas, cela se produit sans aucun Žgard pour le travail ržalisž dans le passž et sans logique apparente, ce qui džstabilise un peu plus la personne en cause. Savoir tourner la page Les X ne constituent donc pas la population la mieux pržparže ˆ ce genre dõžvžnement, en tout cas pour ceux dõentre eux qui le vivent pour la premi re fois. La remarque pržcždente nõest pas une considžration thžorique mais sõappuie sur des faits ržels, observžs lors dõentretiens avec des X qui traversent un Žpisode de ce type. Ils manifestent un sentiment dõincompržhension face ˆ une situation qui ne semble pas cohžrente puisquõils nõont (en gžnžral) pas džmžritž et donc admettent avec difficultž que ce nõest plus le sujet et quõil convient maintenant de tourner la page. Ce nõest pas lõapanage des X mais ceux-ci ont peut- tre moins que dõautres intžriorisž le fait que la vie en entreprise nõest pas toujours Ç juste È et que, contrairement ˆ un concours, des bonnes notes aux Žpreuves ne suffisent pas forcžment ˆ garantir le succ s. Projet professionnel LÕX en repositionnement professionnel fait part de son envie dõoccuper des postes tr s diffžrents les uns des autres et parfois džcalžs par rapport ˆ ceux quõil a tenus pržcždemment. SÕy ajoute dõailleurs une difficultž ˆ expliciter son mžtier : lorsquõon est directeur administratif et financier, chacun comprend ce dont il sõagit, quand on est manager ÇgŽnŽralisteÈ, comme cõest le cas de beaucoup dõx, cõest souvent moins clair, dõo une impression de confusion. 32 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Entretiens ˆ pržparer La mauvaise pržparation des entretiens est Žtonnante : m me si on nõest pas dans le cadre dõun entretien de recrutement formel pour une entreprise, il serait normal de sõ tre renseignž sur cette entreprise, ses mžtiers, son marchž, son actualitž. Or, la plupart du temps, ce travail amont qui semble Žvident nõa pas ŽtŽ fait. Cela donne une impression de dilettantisme et si, avec quelquõun de bienveillant, lors dõun entretien Ç ržseau È, les consžquences sont limitžes, lõeffet peut tre džsastreux avec un recruteur Žventuel. Retour ˆ la ržalitž Une autre observation que jõai pu faire est le manque de ržalisme par rapport au marchž de lõemploi et, en tout cas en džbut de recherche, ce sentiment que, compte tenu de sa valeur, on nõa pas dõeffort particulier ˆ faire pour quõune entreprise reconnaisse nos compžtences, ržputžes grandes, par construction, puisquõon est polytechnicien. Certains Žmaillent la conversation des noms de tous les dirigeants quõils connaissent (et avec lesquels ils ont une proximitž rželle ou supposže telle) et donnent donc maladroitement lõimpression ˆ leur interlocuteur quõils nõont pas vraiment besoin de ses conseils. LÕattention portže aux techniques de base nžcessaires pour sa recherche est parfois insuffisante : pas de CV ˆ jour ou CV mal rždigž avec des acronymes incompržhensibles pour quelquõun dõextžrieur ˆ son entreprise, difficultž ˆ se pržsenter de mani re concise en expliquant ses principales compžtences et ce quõon peut apporter ˆ une entreprise, quasi-inexistence dõun ržseau professionnel externe ˆ lõentreprise, mžconnaissance des cabinets de recrutement de son secteur. Paradoxe On rel ve souvent une contradiction Žtonnante avec le stžržotype de lõx rationnel et analytique : pas ou peu de mžthodologie dans la džmarche. Ë titre dõexemple quand on demande ˆ un(e) camarade sõil (elle) a consultž mžthodiquement la liste des entreprises du SBF 120 en repžrant celles qui ont une activitž identique ou connexe ˆ la sienne et en džfinissant une stratžgie dõapproche, la ržponse est souvent non. Courtoisie et efficacitž Apr s avoir ŽtŽ re u en entretien, la courtoisie (et lõefficacitž) requiert dõenvoyer un mail de remerciement et de tenir au courant de lõavancže de sa recherche, en particulier aupr s des contacts qui auraient ŽtŽ communiqužs lors de cet entretien. RŽseau mal exploitž Enfin, le ržseau, composante fondamentale dõune recherche dõemploi efficace, est parfois mal utilisž. On a le ržflexe naturel de contacter dõabord des personnes que nous connaissons bien mais, sauf si ce sont des amis proches, cela ne dispense en rien de se pržparer soigneusement avant lõentretien (voir observations pržcždentes). Pour en avoir discutž avec des coll gues DRH, nous connaissons un certain nombre dõexemples dõx qui se sont conduits de mani re džsinvolte dans une situation de ce type et se sont ensuite ŽtonnŽs du caract re infructueux de lõentretien. Une employabilitž ˆ cultiver En conclusion, toutes les remarques pržcždentes paraissent simplistes mais elles correspondent nžanmoins ˆ une ržalitž vžcue, et comme toute activitž, notre employabilitž demande une attention particuli re et se džveloppe rarement spontanžment. Il ne sõagit pas de changer de poste constamment car, pour pouvoir džmontrer des ržalisations concr tes, un minimum de constance est nžcessaire, mais de se mžnager un peu de temps en dehors du quotidien opžrationnel qui nous happe sans cesse. Ce temps doit tre mis ˆ profit pour avoir une vision claire de son mžtier et de ce quõon sait faire, sõassurer que ses compžtences sont exportables dans une autre entreprise, valider aupr s de son ržseau en sollicitant des feed-back sur son parcours, ne pas hžsiter ˆ avoir de temps en temps des entretiens externes exploratoires. Ces pržcautions dõusage Žtant effectužes, on peut dõautant mieux sõinvestir dans son entreprise : tant que tout se passe bien, quõon participe ˆ un projet motivant et quõon prend du plaisir dans son poste, avec son patron, ses coll gues et ses collaborateurs, il nõy a en effet aucune raison dõen changer. Ne pas hžsiter ˆ avoir de temps en temps des entretiens externes exploratoires GRAND ANGLE LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 33
CARRIéRES GRAND ANGLE PAR FRAN OISE DE SAINT-SERNIN avocate Rompre son contrat de travail Le schžma traditionnel de la džmission remise par le salariž et du licenciement infligž par lõemployeur a fait long feu. DŽsormais, le salariž, lõemployeur, ou les deux parties, disposent de multiples solutions, lžgales ou jurisprudentielles, pour mettre fin de la fa on la plus appropriže ˆ la relation de travail. REPéRES Le contrat de travail peut tre interrompu par le salariž, par lõemployeur ou dõun commun accord. Outre la džmission, le salariž dispose de diffžrentes formules de ržsiliation. LÕemployeur, de son c tž, peut opter pour lõun des diffžrents modes de licenciement ou pour la mise ˆ la retraite. Si employeur et employž sont dõaccord, ils utilisent la rupture conventionnelle du contrat de travail. DŽnoncer un abus LÕintŽr t de la demande de ržsiliation judiciaire pour le salariž est de džnoncer officiellement un abus commis par lõemployeur, tout en restant en poste, faute de perspective de repositionnement. LÕemployeur ne se pržcipitera pas ˆ rompre le contrat de travail, dõabord parce quõun licenciement immždiat serait considžrž comme une riposte de mauvaise foi, et Žgalement sõil estime que la brusque džclaration de guerre du salariž nõest quõune manïuvre pour retrouver sa libertž en empochant des indemnitžs alors quõun autre poste lõattend džjˆ. Par contre, si les dolžances du salariž Žtaient ržellement fondžes, par exemple en cas de harc lement džmissionnaire, lõemployeur mettra fin au contrat de travail, Žventuellement dans le cadre dõune nžgociation, bien avant lõaudience prudõhomale pour Žviter le cožt du salaire chargž pendant une longue pžriode stžrile. LÕindemnitŽ lžgale ou conventionnelle nõest soumise ˆ aucune taxe LES CHOIX DU SALARIƒ Le premier choix du salariž qui souhaite mettre fin ˆ son contrat de travail est la džmission. Il ne la donnera que quand il aura retrouvž un autre emploi, puisquõil ne bžnžficiera pas des Assedic. Il sera tenu dõeffectuer son pržavis conventionnel ou contractuel, sauf dispense de lõemployeur. Il ne touchera, lors de la remise de son solde de tout compte, que des sommes ˆ caract re de salaire : congžs payžs, prorata 13 e mois, prorata variable, indemnitž de nonconcurrence. La ržsiliation judiciaire Si le salariž estime tre victime dõun comportement anormal de lõemployeur (ržtrogradation, baisse de ržmunžration, harc lement, etc.), il peut saisir le conseil des prudõhommes dõune demande de ržsiliation judiciaire de son contrat de travail. Il restera en poste tant que le jugement ne sera pas intervenu, soit entre douze ou vingtquatre mois, selon les juridictions, ou plus longtemps sõil est džboutž de sa demande par le conseil des prudõhommes et quõil fait appel. SÕil gagne, le contrat de travail sera ržsiliž avec les effets dõun licenciement abusif : indemnitž de pržavis et congžs payžs sur pržavis en salaire ; indemnitž lžgale de licenciement (fonction du temps de pržsence) ou indemnitž conventionnelle forcžment plus favorable, et pouvant aller jusquõˆ un mois par annže de pržsence. Quel que soit son montant, lõindemnitž lžgale ou conventionnelle nõest soumise ˆ aucune taxe. Il peut pržtendre en outre ˆ des dommages et intžr ts pour licenciement infondž. La prise dõacte de rupture Il sõagit de lõancien autolicenciement, mode de rupture qui, apr s pas mal de rebondissements jurisprudentiels, est džsormais 34 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
ÇbordŽÈ. Le salariž adresse une lettre recommandže ˆ lõemployeur par laquelle il prend acte de la rupture de son contrat de travail en raison dõagissements fautifs commis par lõemployeur. Il indique quõil entend saisir le conseil de prudõhommes compžtent dõune demande de requalification de la prise dõacte de rupture en licenciement abusif. Bien entendu, le juge prudõhomal appržciera le caract re bien fondž ou non de cette rupture, et sõil nõest pas convaincu, requalifiera en džmission. Se posera alors le probl me de la Ç non-exžcution du pržavis È. Le salariž, qui prend acte de la rupture de son contrat de travail, cesse son emploi de fa on immždiate, sans accomplir son pržavis, et ce selon la jurisprudence džsormais Žtablie. Cela fera lõaffaire du salariž cynique, pressž de prendre un autre emploi sans sõastreindre au pržavis inhžrent ˆ la džmission. Par contre, lõemployeur pourra ressentir durement cette džfection brutale qui ne lui permet pas de sõorganiser. Il obtiendra, en cas de requalification de la prise dõacte en džmission, la condamnation de son ancien salariž ˆ lui payer outre les salaires correspondant au pržavis inexžcutž, des dommages et intžr ts supplžmentaires ˆ proportion du pržjudice causž. Le džpart ˆ la retraite Le džpart ˆ la retraite intervient ˆ lõinitiative du salariž, par opposition ˆ la mise ˆ la retraite notifiže par lõemployeur. Le salariž gž de plus de 60 ans peut faire valoir, d s obtention du nombre de trimestres nžcessaires, ses droits ˆ la retraite ˆ taux plein. Sauf dispositions conventionnelles plus favorables, lõindemnitž lžgale de džpart ˆ la retraite sera modique, au plus deux mois de salaire apr s trente ans dõanciennetž. LES CHOIX DE LÕEMPLOYEUR Bonne foi et discernement La prise dõacte de la rupture du contrat de travail doit donc tre utilisže avec bonne foi et discernement, non pas comme une alternative ˆ la džmission mais pour mettre un terme ˆ une collaboration rendue insupportable du fait de lõemployeur. Pour pouvoir džmontrer sa bonne foi, le salariž aura intžr t ˆ procžder en deux temps : dõabord, džnoncer les abus commis et faire une demande de ržsiliation judiciaire alors quõil nõa pas de perspectives de repositionnement ; ne prendre acte de la rupture de son contrat de travail quõau moment o il a retrouvž un repositionnement (puisque la prise dõacte de rupture est exclusive des indemnitžs Assedic). Plus le džlai sera long (au moins plus de trois mois), et plus le salariž sera en position de force. Le licenciement pour cause personnelle Sauf sõil est licenciž pour faute lourde, privative de toutes indemnitžs, y compris les congžs payžs Žchus, ou pour faute grave, privative de toutes indemnitžs, sauf les congžs payžs, le salariž licenciž pour cause personnelle (fautes ou insuffisance professionnelle) touchera, outre les ŽlŽments ˆ caract re de salaire, une indemnitž lžgale ou conventionnelle de licenciement exonžrže de toute taxe sociale ou fiscale (y compris la CSG-CRDS), quel que soit le montant. SÕil poursuit lõemployeur devant la juridiction prudõhomale, et sõil gagne, il obtiendra des dommages et intžr ts selon lõimportance de son pržjudice, mais qui seront au minimum de six mois de salaire sõil travaillait depuis plus de deux ans dans une structure de plus de 10 personnes. La transaction et ses limites En cas de transaction, les choses sont bien diffžrentes. LÕindemnitŽ transactionnelle nõest exonžrže (sauf la CSG-CRDS de 7,76 % ˆ la charge du salariž) que si, ajoutže ˆ lõindemnitž lžgale ou conventionnelle de licenciement, elle est infžrieure au double de la ržmunžration touchže au cours de lõannže civile pržcždant lõexpiration du contrat de travail. Elle est de surcro t plafonnže ˆ six fois le plafond de la SŽcuritŽ sociale, soit 207720 pour lõannže 2010. Toutefois, en cas de džpassement, 50% de la somme est exonžrže. Toute somme džpassant la limite autorisže est taxže en salaire (50 % charges patronales, entre 20 et 25 % de charges salariales + IRPP pour le salariž) et est donc rapidement rždhibitoire pour les deux parties. Il est clair quõen cas de ržmunžration importante, lõemployeur paiera le triple de ce qui tombe en net social et fiscal dans la poche du salariž. Le salariž qui prend acte de la rupture de son contrat de travail cesse son emploi de fa on immždiate GRAND ANGLE LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 35
CARRIéRES GRAND ANGLE LÕemployeur peut payer le triple de ce qui tombe dans la poche du salariž Ë ce tarif-lˆ, les parties peuvent tre tentžes de faire fixer judiciairement les dommagesintžr ts pour bžnžficier de lõexonžration quel que soit le montant (sauf la CSG-CRDS de 7,76% pour la tranche supžrieure ˆ six mois) : ou comment un mauvais proc s vaut mieux quõun bon arrangement. Le licenciement pour cause Žconomique Il faut distinguer le licenciement pour cause Žconomique individuel et le petit licenciement collectif (moins de 10 salarižs), qui džclenchent les m mes indemnitžs que le licenciement pour cause personnelle, avec le plan de sauvegarde pour lõemploi qui doit tre mis en place d s quõil est question de licencier en m me temps plus de 10 salarižs dans une entreprise de plus de 50 personnes. Les indemnitžs supplžmentaires par rapport aux indemnitžs lžgales et conventionnelles ržsultant de la nžgociation avec les repržsentants du personnel seront exonžržes quel que soit leur montant, hormis la CSG-CRDS de 7,76 % ˆ la charge du salariž. Ce dernier pourra ainsi partir avec des indemnitžs džfiscalisžes sans limitation de plafond, m me sõil est volontaire au džpart (PSE axž sur le volontariat). La mise ˆ la retraite Depuis le 1 er janvier 2010, lõemployeur a interdiction de mettre un salariž ˆ la retraite sans son accord tant que ce dernier nõa pas f tž son 70 e anniversaire. Entre 60 et 65 ans, lõemployeur nõa plus la possibilitž de mettre ˆ la retraite le salariž m me si ce dernier est dõaccord. Seule la voie du licenciement est ouverte ˆ lõemployeur, la rupture conventionnelle Žtant exclue, d s que le salariž peut fait valoir sa retraite ˆ taux plein. Le salariž, de son c tž, sõil džcide de partir en retraite ˆ sa propre initiative devra se contenter de la tr s maigrichonne indemnitž de džpart en retraite. Entre 65 et 70 ans, lõemployeur qui souhaite mettre ˆ la retraite dõoffice un salariž doit lõinterroger par Žcrit sur ses intentions au moins trois mois avant son anniversaire. Si le salariž, averti quõil bžnžficie dõun mois pour ržpondre, accepte de partir ou ne se manifeste pas, lõemployeur peut alors le mettre ˆ la retraite. Par contre, si le salariž fait conna tre son refus dans le džlai imparti, lõemployeur ne pourra pas le mettre ˆ la retraite dans lõannže qui suit la date anniversaire. Il est clair que lõobjectif du lžgislateur est de maintenir, pour pržserver lõžquilibre financier des caisses de retraite, la population des seniors au travail. Apr s avoir repoussž lõ ge de la mise ˆ la retraite, il supprime toute incitation financi re aux džparts en retraite. EMPLOYEUR ET SALARIƒ Rupture conventionnelle du contrat de travail Il sõagit dõun mode autonome de rupture qui, ni licenciement, ni džmission, permet cependant au salariž de pržtendre aux Assedic et de toucher une indemnitž exonžrže dõimp t sur le revenu et de cotisations sociales, dans des limites analogues ˆ celles dõune indemnitž de licenciement. Le droit de contester Quel que soit le niveau des indemnitžs du plan, le salariž conservera toujours la possibilitž de contester son licenciement devant le juge prudõhomal. La clause figurant dans le PSE, conditionnant le versement des indemnitžs du plan ˆ la signature par le salariž dõun džsistement dõinstance et dõaction, est nulle. Le salariž pourra invoquer de nombreux arguments pour caractžriser le mal fondž de son licenciement : cause Žconomique invoquže infondže, džfaut de pžrim tre du plan, absence de džfinition des catžgories professionnelles, absence de dispositif de reclassement adaptž ˆ la taille de lõentreprise, non-respect de lõobligation de reclassement, non-respect de lõordre et des crit res du licenciement, etc. SÕil obtient satisfaction, le salariž touchera des dommages et intžr ts qui, Žtant judiciaires, seront exonžržs quel que soit le montant, sauf la CSG-CRDS de 7,76 % sur la somme excždant six mois de salaire. Ë noter que la loi fiscale est muette sur le ržgime de lõindemnitž transactionnelle supplžmentaire par rapport aux indemnitžs du plan. Est-elle taxže ou exonžrže? 36 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Une procždure simple La rupture conventionnelle obžit au formalisme suivant : un ou deux entretiens au cours desquels le salariž a la possibilitž de se faire assister par un salariž de lõentreprise ou un Conseiller extžrieur, comme dans le cas dõun entretien pržalable au licenciement ; en cas dõentente sur le montant des indemnitžs, la signature de la convention de rupture, formulaire Žtabli par arr tž ministžriel et qui ouvre un džlai de ržtractation ržciproque de quinze jours ; puis une demande dõhomologation par le Directeur džpartemental du travail, qui a quinze jours pour se prononcer, son silence valant homologation. La rupture conventionnelle a connu un vif succ s, ržvolutionnant les habitudes en mati re de nžgociation de džpart des salarižs. Le consensus est beaucoup plus facilement trouvž que dans le cadre de lõancien licenciement ÇarrangŽÈ. En effet, la pratique consistant ˆ inclure lõindemnitž de pržavis et de congžs payžs sur pržavis dans lõindemnitž de rupture conventionnelle permet ˆ lõemployeur dõžconomiser environ un mois et demi de salaire correspondant aux charges patronales, tandis que le salariž Žvite les charges sociales salariales, lõimp t sur le revenu et touche les Assedic trois mois plus t t. Alors que la Cour de cassation interdisait ˆ lõemployeur dõinciter le salariž ˆ nžgocier tant que le licenciement figeant les motifs de la rupture nõavait pas ŽtŽ notifiž, et ce pour Žviter les pressions exercžes sur le salariž encore en Žtat de subordination, et notamment le Ç chantage ˆ la faute grave È, lõemployeur discute librement avec le salariž du montant du dždommagement financier. Une remise en cause possible LÕemployeur sera toutefois avisž de manier la rupture conventionnelle avec prudence. Si cette derni re a favorisž lõaugmentation des džparts nžgocižs et a probablement provoquž une baisse significative du niveau moyen dõindemnisation, par contre, elle ne garantit pas lõemployeur, comme la transaction intervenant apr s le licenciement, dõune remise en cause ultžrieure par le salariž. Ce dernier dispose dõun džlai dõun an pour attaquer la rupture conventionnelle devant le conseil des prudõhommes. La loi Žtant ržcente, il nõy pas encore de rep res jurisprudentiels. On peut cependant sõattendre ˆ ce que le juge prudõhomal exerce un contr le sžv re sur les conditions dõobtention de lõaccord du salariž (ˆ lõinstar de la protection assurže au salariž avant la notification du licenciement). GRAND ANGLE LÕAssociation des anciens Žl ves et dipl mžs de lõƒcole polytechnique fondže en 1865, reconnue dõutilitž publique par džcret impžrial de 1867 džveloppe des relations dõamitiž et de solidaritž entre les anciens Žl ves les assiste lorsquõils sont en situation matžrielle ou morale difficile aide lõƒcole ˆ rester en t te du haut enseignement scientifique promeut lõimage de lõƒcole en France et dans le monde repržsente la communautž polytechnicienne aupr s des mždias et des instances politiques et administratives www.polytechniciens.com LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 37
CARRIéRES GRAND ANGLE PAR MATTHIAS BOYER-CHAMMARD (2000) chef de projet senior au Boston Consulting Group Tous les talents sont intžgržs et formžs, quel que soit leur parcours professionnel antžrieur Le conseil en stratžgie : un tremplin et un accžlžrateur de carri re AccŽlŽrateur de carri re, tremplin, richesse des Žchanges. Que repržsente ržellement un passage dans un cabinet de conseil en stratžgie? Comment Žvoluent ceux qui sont entržs juste apr s lõžcole? Quels profils expžrimentžs sont recherchžs et pour en retirer quoi exactement? Voici de nombreux exemples, empruntžs au Boston Consulting Group. REPéRES Parmi les X, nombreux sont ceux qui font un passage par le conseil au cours de leur vie professionnelle. On estime, par exemple, quõen moyenne une quinzaine dõx de chaque promotion passera par le Boston Consulting Group ˆ un moment ou ˆ un autre de sa carri re. Proportion importante et comparable ˆ celle des plus grands groupes fran ais. Au bureau de Paris, les X repržsentent 20 % de lõeffectif total des consultants. TŽmoignage Camille BrŽgŽ (2002), entrže apr s lõx et Stanford, Žvoque avec enthousiasme ses dix-huit premiers mois : ÇEntre le bureau de Paris et le bureau de New York, jõai travaillž successivement pour une restructuration dõactivitžs postales, une stratžgie de diversification dans les mždias, du marketing dans la banque et lõassurance, de la R & D dans les tžlžcoms, et enfin une mise sous contr le de grands projets dõingžnierie dans lõindustrie pžtroli re. È Les cabinets de conseil en stratžgie et en management sont sortis des sph res initialement confidentielles et communiquent plus largement sur leur profession. La multitude des chemins de carri res possibles est moins connue, alors que les opportunitžs sont bien rželles. Jeune dipl mž ou expžrimentž, manager ou expert technique, il est toujours possible de rejoindre les cabinets de conseil o tous les talents sont intžgržs et formžs, quel que soit leur parcours professionnel antžrieur. Pour la moitiž des X qui rejoignent notre cabinet, il sõagit dõun premier emploi, Žventuellement apr s un stage dõoption. Pour lõautre moitiž, ils arrivent apr s une expžrience professionnelle de trois ˆ huit ans, dans tout secteur dõactivitž. On trouve ainsi des X anciens directeurs dõusine, chefs de projet informatique, hauts fonctionnaires ou banquiers. La durže des expžriences des X dans les cabinets de conseil est variable Ð de deux ans ˆ plus de vingt ans pour les associžs les plus anciens Ð mais lõanalyse de quelques promotions permet de džgager des tendances repržsentatives. Sur les promos 93 ˆ 96, environ 60% des X entržs comme consultants au BCG sont devenus chefs de projet et 40% y sont encore aujourdõhui. Une grande varižtž de problžmatiques Le passage par le conseil en stratžgie est un excellent accžlžrateur de carri re qui repose sur la possibilitž de sõexposer ˆ une grande varižtž de problžmatiques de direction gžnžrale dans une pžriode de temps courte mais 38 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
intense. Secteurs, fonctions, clients, ŽquipesÉ la varižtž est au cïur du mžtier du conseil. TŽmoignage Elsy Boglioli (2001) : ÇMes deux premi res annžes gžnžralistes ont ŽtŽ indispensables, car cõest en voyant de nombreux probl mes dans de nombreux secteurs quõon apprend le mžtier. La spžcialisation vient dõelle-m me par les gožts et les opportunitžs : je me concentre maintenant sur lõindustrie pharmaceutique et je džveloppe une rželle expertise santž. Cette spžcialisation a du sens et de la valeur parce quõelle me permet de nouer des relations personnelles de confiance avec des membres de comitžs de direction chez mes clients. È et dõžlargir leurs compžtences en analyse stratžgique. Ensuite, ils peuvent piloter leur parcours et se spžcialiser progressivement. Un environnement international Travailler dans le conseil, cõest Žgalement Žvoluer dans un environnement international. Le positionnement des clients, souvent de grands groupes internationaux, favorise cette ouverture internationale. Le bureau de Paris du BCG est particuli rement actif au sein du ržseau. Apr s avoir participž ˆ la cržation des bureaux de Milan, Bruxelles et dõeurope de lõest, il est actuellement la t te de pont du džveloppement en Afrique du Nord. Ken Timsit (95), chef de projet senior, insiste : Ç JÕavais envie de travailler ˆ New York et jõai pu y passer deux ans ; les Žconomies asiatiques mõattiraient et je suis maintenant installž ˆ Singapour avec ma famille. Au final jõai pu travailler dans dix pays en dix ans.è GRAND ANGLE Un haut niveau dõexigence Le niveau dõexigence des cabinets de conseil est particuli rement ŽlevŽ, mais constitue en soi un des facteurs clžs de lõapprentissage. Avec de nombreuses annžes de recul, nous constatons que cet encha nement soutenu dõexpžriences correspond particuli rement bien aux personnes qui appržcient dõ tre mises au džfi et de se retrouver fržquemment en dehors de leur Ç zone de confort È. En revanche il peut tre vžcu difficilement par des personnes qui pržf rent Žvoluer dans un environnement connu et stable ˆ la fois en termes de problžmatiques abordžes et dõžquipes. Laurent Blivet (93), chef de projet senior et responsable du recrutement, indique : Ç CÕest ce que jõaime dire aux candidats ˆ la fin des entretiens de recrutement : vous vous plairez si vous aimez vous remettre en cause constamment ; au contraire, si cõest la sžcuritž dõun environnement stable et connu qui vous permet de vous džvelopper, vous vivrez peut- tre difficilement ce mžtier. È Se spžcialiser progressivement Les deux premi res annžes, les consultants sont encouragžs ˆ rester gžnžralistes afin dõapprendre et ma triser les outils du conseil TŽmoignage Jacques Gara alde (76), aujourdõhui associž-gžrant dõun fonds dõinvestissement et ancien directeur associž du BCG, explique : ÇTous les trois ans, on se remet en cause : on compare le nouveau challenge que le cabinet propose aux clins d'ïil envoyžs par les clients. JÕai choisi de relever les džfis pendant de nombreuses annžes : džvelopper des relations clients, ouvrir le bureau de Bruxelles, puis administrer le bureau de Paris. È Une grande diversitž Un atout supplžmentaire? La diversitž au sein des cabinets de conseil. Nous nõhžsitons pas ˆ faire appel ˆ des profils atypiques : chercheurs, mždecins, hauts fonctionnaires, philosophes ou sociologues. La culture de lõinnovation intellectuelle est nourrie par cette mixitž. Henri Salha (89) en est un excellent exemple. PassionnŽ de philosophie, il entre ˆ lõens ˆ la sortie de lõx et passe lõagržgation. Il džcide finalement dõentrer dans le conseil : ÇJe souhaitais tre dans lõaction et en m me temps Un appel ˆ des profils atypiques : chercheurs, mždecins, philosophes ou sociologues LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 39
CARRIéRES GRAND ANGLE Un effort particulier est portž vers lõintžgration des femmes rester dans un environnement qui valorise la ržflexion, la rigueur et la cržativitž. Je nõai pas ŽtŽ dž u. È Piloter son parcours Il nõy a pas de chemin de carri re unique dans le conseil : les cabinets offrent la possibilitž de parcours personnalisžs avec une progression rapide. Ç Moi-m me, entrž au cabinet ˆ la sortie de lõƒcole, jõai passž trois ans ˆ apprendre les bases. Ensuite, jõai souhaitž džvelopper une compžtence dans le secteur public, et le BCG a soutenu mon projet de master dõadministration publique ˆ la Kennedy School dõharvard. Apr s ces deux ans de MPA aux ƒtats-unis, cela fait maintenant deux ans que je participe activement au džveloppement de lõactivitž du bureau aupr s des minist res et des secteurs ržgulžs. È LÕŽvolution rapide tous les deux ˆ trois ans est caractžristique du džbut de la carri re dans le conseil Ð cõest la durže moyenne des postes dõassociate (entrže en sortie dõžcole), puis de consultant (entrže apr s une expžrience professionnelle de trois ˆ huit ans), ou encore de chef de projet. Ce rythme dõžvolution reste en grande partie vrai par la suite pour ceux qui choisissent de faire une carri re longue dans le conseil. TŽmoignage StŽphanie Monnet (94), chef de projet : Ç CÕest la meilleure fa on de concilier vie familiale ŽquilibrŽe et carri re professionnelle attrayante. CÕest un mžtier qui demande beaucoup de flexibilitž mais qui en donne aussi beaucoup. Par exemple, je nõai pas ratž un seul spectacle ou ŽvŽnement scolaire de mes deux filles depuis mon entrže. De plus, ˆ partir dõun certain niveau dõexpžrience, on peut travailler ˆ temps partiel sans changer le contenu du poste et les perspectives de carri re. Au lieu de suivre deux projets on nõen suit quõun seul. È Faire une pause Piloter sa carri re peut aussi signifier faire une pause. En cela, le conseil est assez unique puisquõil permet relativement simplement de travailler ˆ temps partiel ou bien de prendre un congž sabbatique de plusieurs mois sans que cela ne remette en cause la progression de carri re. Cela a une signification particuli re pour les femmes qui džsirent amžnager leur vie professionnelle pour laisser la place ˆ lõarrivže de leurs enfants. Le mžtier de consultant Žtait historiquement masculin ; il tend aujourdõhui ˆ se fžminiser, non par hasard, mais pour ces raisons et parce quõun effort particulier est portž vers lõintžgration des femmes. Une pression importante Progression de carri re rapide signifie intžr t du travail sans cesse renouvelž, mais aussi pression importante. CÕest particuli - rement vrai lors du passage au stade de chef de projet. CÕest une position passionnante aux interfaces entre lõžquipe client, lõžquipe interne et les directeurs associžs. Elle apporte beaucoup en termes de qualitžs de gestion de projet, mais elle nžcessite un investissement personnel important. Tous les consultants ne deviennent pas chef de projet. Dans tous les cas, la promesse des cabinets de conseil est Žgalement dõaccompagner les consultants au moment o ils les quittent : par exemple, 70 % des personnes qui quittent le cabinet trouvent leur nouveau poste gr ce au ržseau de clients et dõanciens. Un pari gagnant Au-delˆ des jeunes dipl mžs, les cabinets de conseil recrutent beaucoup de profils expžrimentžs. En gžnžral, il sõagit de personnes dõune trentaine dõannžes ržussissant tr s bien dans leur branche, mais qui ont le sentiment dõavoir atteint les limites de la gestion des talents de leur entreprise. ÇApr s trois ans chez Renault, confirme Rapha l Desi (96), chef de projet senior, le conseil mõa permis dõaccžlžrer ma trajectoire professionnelle en me confrontant ˆ des interlocuteurs plus gžs et ˆ des problžmatiques plus stratžgiques. È CÕest particuli rement vrai pour les femmes apr s trois ˆ cinq ans dõexpžrience professionnelle qui se posent la question des opportunitžs au sein de leur entreprise quand elles envisagent dõavoir des enfants. 40 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Une transition en forme de džfi La transition est toujours difficile les premiers mois. Apr s un temps dõapprentissage au mžtier de consultant, il faut mettre ˆ profit ses connaissances pour partager avec le reste de lõžquipe ses expžriences. FrŽdŽric Gastaldo (83) est un ancien sidžrurgiste qui a fait le choix de venir au BCG. Il est restž trois ans avant de lancer, avec un camarade de lõx, LDCOM (futur NeufCegetel) dans les annžes 2000. Ç Les premiers mois ont ŽtŽ un vžritable challenge. JÕai dž endosser un r le dõexžcutant alors que jõavais eu jusque-lˆ lõhabitude de manager des Žquipes en tant quõingžnieur de production puis en direction industrielle. Mais ce fut aussi une expžrience fondatrice o jõai džcouvert Internet et les tžlžcoms. È Devenir entrepreneur Concernant les X en particulier, 60 % des alumni ont intžgrž un grand groupe industriel ou de service, 25 % profitent de leur expžrience pour rejoindre des fonds dõinvestissement, des banques dõaffaires ou dõautres mžtiers de la finance, et 15 % se lancent dans lõentrepreneuriat ou dans la direction de PME en forte croissance. Philippe Roch (84), ancien chef de projet senior et aujourdõhui membre du comitž exžcutif de Vallourec en charge de la performance, Žvoque la complžmentaritž de ses huit annžes passžes au BCG apr s celles passžes chez PSA : Ç Mon expžrience industrielle a ŽtŽ džmultipliže. Le conseil en stratžgie est un complžment indispensable. È Pour conclure Finalement, lõambition des cabinets de conseil est de former des professionnels dõhorizons varižs aux principes essentiels de la stratžgie dõentreprise et de les exposer ˆ la plus grande varižtž possible de problžmatiques de direction gžnžrale. CÕest en ce sens quõils constituent un vžritable tremplin. Jacques Gara alde (76), ancien responsable du BCG Paris et actuel associž-gžrant du fonds dõinvestissement KKR, TŽmoignage Vanessa Lyon (95), chef de projet senior et heureuse maman. Ç JÕai adorž les quatre annžes que jõai passžes chez LÕOrŽal, mais je ne voyais pas comment concilier la perspective dõune carri re dõexcellence tout en ayant des enfants. Le BCG offre des solutions concr - tes et ŽprouvŽes, notamment le fonctionnement en mode projet permet de sõarr ter quelques mois sans risque de perdre sa place. È TŽmoignage Pierre Derieux (85), directeur-associž : Ç JÕai choisi de rejoindre le conseil apr s sept annžes passžes chez Arcelor. CÕŽtait un choix difficile, jõžtais directeur dõusine avec des responsabilitžs et des Žquipes importantes. Mais je voulais mõouvrir ˆ dõautres horizons et me pržparer ˆ des responsabilitžs de chef ˆ trois plumes. Au final, lõexpžrience fut formidable et je ne le regrette pas. Alors que je pensais passer deux ans dans le conseil, cela fait maintenant treize ans que je suis motivž par ce mžtier. È porte un regard sur son expžrience : ÇJe garde de mes dix-huit annžes dans le conseil tous les fondamentaux de lõanalyse stratžgique et un sens aigu de lõžthique. JÕai vžcu une quantitž extraordinaire de situations diffžrentes, si bien quõaujourdõhui lorsque lõune des socižtžs du portefeuille de KKR est confrontže ˆ une difficultž, jõen suis souvent familier et je peux aider le management ˆ y faire face. È Le Boston Consulting Group est un cabinet international de conseil en stratžgie cržž en 1963. Fort de 7000 personnes, dont 4000 consultants, ržparties sur 69 bureaux dans 40 pays, il compte 64 polytechniciens dont 9 directeurs associžs. Le conseil en stratžgie compl te harmonieusement lõexpžrience industrielle GRAND ANGLE LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 41
CARRIéRES GRAND ANGLE PAR JACQUES-CHARLES FLANDIN (59) pržsident de XMP- Business Angels Si vous nõavez pas les nerfs solides, ne tentez pas lõaventure CrŽer son entreprise, cõest changer de vie De plus en plus de polytechniciens envisagent de se lancer dans la cržation ou la reprise dõentreprise et sõengagent dans cette voie. Il leur faut sõattendre ˆ un changement de mode de vie radical et prendre le temps de soigneusement pržparer leur projet, ce qui nõemp chera ni les difficultžs ni le stress. VolontŽ et tžnacitž permettent de les surmonter et de conna tre de grandes satisfactions. REPéRES En 1970, quelques annžes apr s avoir quittž lõƒcole et avoir passž cinq ans au sein du groupe Philips, jõai sautž le pas. Ë lõžpoque, nous Žtions vraiment tr s peu nombreux ˆ faire ce choix et je crois bien tre lõun des rares de ma promotion ˆ lõavoir fait. AujourdÕhui, cela a bien changž et plus de dix pour cent dõune promotion nõhžsite plus ˆ se lancer dans la cržation de leur start-up. Quel est celui dõentre nous qui nõa pas, ˆ un moment ou un autre, envisagž de se mettre ˆ son compte comme consultant ou pour reprendre une entreprise ou encore pour en cržer une? Les motivations sont multiples et varižes : une Žtape, une ambition, un r ve dõaccomplissement, un besoin dõautonomie ou une combinaison dõentre elles. La džcision se ram ne toujours en fait au m me choix : abandonner une relative sžcuritž dans une administration ou dans une entreprise plus ou moins importante ou bien plonger dans le grand bain et courir le risque de se retrouver quelques annžes plus tard dans une situation džlicate ˆ gžrer que lõentreprise cržže ou reprise sõav re une ržussite, le cas idžal, ou un Žchec, cela arrive, avec toutes les consžquences personnelles, familiales et matžrielles qui en džcoulent. Choix difficile Les difficultžs sont toujours les m mes et le choix nõest pas plus facile : avoir la bonne idže, džlimiter un cržneau o la concurrence nõest pas trop dure, trouver la bonne entreprise ˆ reprendre et džfinir un business plan solide, imaginer et construire la structure adžquate, solliciter et obtenir des financements ˆ des conditions acceptables, recruter des collaborateurs compžtents et coopžratifs, anticiper les difficultžs sans se laisser aller au catastrophisme, sõentourer de conseils avisžs et, enfin, commencer ˆ tracer son sillon. La solitude de lõentrepreneur Trente-cinq ans dõexpžrience dans la continuitž en tant quõentrepreneur indžpendant mõont inspirž quelques ržflexions. La toute premi re question quõil faut se poser, cõest de se demander si lõon a les ressources mentales suffisantes pour tre autonome et indžpendant. Il faut se regarder dans une glace et Žvaluer franchement sa capacitž ˆ absorber seul toutes les difficultžs imaginables et inimaginables. En effet, lõentrepreneur est, en džfinitive, seul lorsquõil doit prendre des džcisions cruciales pour son entreprise car les conseilleurs ne sont pas les payeurs, formule classique mais tr s rželle au quotidien. Tout le monde a eu ou aura des coups durs la plupart du temps inattendus et il faudra savoir ržagir rapidement sans perdre de temps pour prendre les bonnes džcisions. Si vous nõavez pas les nerfs solides ou si vous avez tendance ˆ attendre que les probl mes se r glent tout seuls restez o vous tes et ne tentez pas lõaventure. Un soutien familial ržel La question suivante consiste ˆ sõassurer de la solidaritž familiale et de la soliditž de ses liens. LÕentrepreneur dont le conjoint est hžsitant 42 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Vie quotidienne Il faut tre conscient que la vie quotidienne va tre tr s diffžrente. Dans votre vie pržcždente, vous disposiez dõun environnement en permanence ˆ votre service. Vous devrez parfois vous prendre par la main pour effectuer des t ches tr s triviales car vous nõaurez personne pour les faire ˆ votre place : photocopier un dossier, chercher le courrier ˆ la poste, ržserver vos billets de train ou dõavion, rappeler un correspondant jamais disponible, prendre des rendez-vous, etc. ou ržticent ˆ lõaccompagner prend des risques qui peuvent se terminer malheureusement en catastrophe. Votre compagne ou votre compagnon doit tre bien conscient quõil ou elle sera partie prenante ˆ 150 % de vos soucis et de vos angoisses, 150 % parce quõelle ou il ne pourra sõen libžrer sur personne. Il faut aussi savoir que vous allez vous džvouer ˆ votre projet de nombreuses heures par jour y compris les week-ends ce qui ne vous laissera pas beaucoup de temps pour une vie de famille et pour la džtente nžcessaire et indispensable. Nouveaux probl mes Vous allez avoir aussi ˆ vous pržoccuper vousm me de gžrer votre tržsorerie, dõorganiser lõactivitž de vos collaborateurs, de contr ler si ce nõest de faire vos džclarations fiscales ou sociales m me si vous disposez dõun cabinet comptable, toutes opžrations dont vous nõavez jamais ou du moins rarement eu ˆ vous occuper vous-m me car vous disposiez de services spžcialisžs et compžtents. Comme vous nõaurez pas lõexpžrience correspondante, vous allez devoir consacrer du temps et de lõžnergie ˆ ržsoudre des probl mes qui sont essentiels mais qui vont vous emp cher de vous mobiliser en permanence sur votre projet. Lorsque vous aurez pris conscience de tout cela et que vous en aurez acceptž les consžquences, vous allez pouvoir entreprendre concr tement votre projet. Prendre du temps Ne croyez pas que la premi re idže soit la bonne ou que la premi re entreprise ˆ reprendre soit lõaffaire du si cle. Prenez votre temps pour Žtudier la question sous tous les angles. Parlez-en autour de vous ˆ des personnes compl tement extžrieures. CÕest en exprimant ses idžes quõon les fait progresser sinon vous tournerez en rond et vous risquer de vous autoconvaincre. Il faut savoir prendre du recul pour prendre les bonnes džcisions. Soyez humble et acceptez la contradiction. Vos interlocuteurs nõauront pas la m me vision que vous et leur Žclairage diffžrent vous fera sans doute voir des aspects que vous ne soup onniez pas. Se faire conseiller Une fois que le nouvel entrepreneur a bien džfini son projet, il doit sõentourer de spžcialistes pour aborder les probl mes pratiques et se faire conseiller ˆ propos des questions juridiques, sociales et matžrielles. Quel statut juridique pour lõentreprise? Quelle protection sociale pour vous et les v tres? Quelles ressources financi res seront nžcessaires? Quel emplacement, proche ou loin de son domicile, de quelle dimension, etc.? Comment constituer une Žquipe? Tout cela doit permettre dõ tre pr t ˆ lõaction et dõžcrire un business plan crždible. Et voilˆ, tout est en ordre, vous pouvez vous lancer et cõest maintenant que les difficultžs vont survenir et que le stress va faire son apparition. Gardez votre sang-froid, prenez du recul avant de prendre les džcisions qui sõimposeront. Sachez prendre encore du temps pour conserver votre Žquilibre. Soyez capable de reconna tre vos erreurs tactiques. Faites preuve dõhumilitž face aux ŽvŽnements. Ne vous emballez pas quand une occasion se pržsente mais sachez saisir les opportunitžs qui surgissent sans hžsiter. Bref, accomplissez-vous. Apprendre de ses erreurs Comme moi, vous allez faire des erreurs, vous allez vous laisser embarquer dans des voies sans issue, vous allez perdre du terrain mais vous allez vivre votre aventure, vous allez vous battre et vous ržussirez car vous aurez la rage de gagner. Puis, quand vous vous retournerez vous aurez la satisfaction dõavoir rempli votre vie, dõavoir fait votre devoir de citoyen responsable, dõavoir cržž des richesses pas forcžment monnayables mais moralement satisfaisantes, dõavoir ržussi votre vie familiale avec des hauts et des bas et tout cela gr ce ˆ vous et ˆ votre indžfectible volontž. Bonne chance! Ne croyez pas que la premi re idže soit la bonne GRAND ANGLE LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 43
CARRIéRES GRAND ANGLE PAR PAR NICOLAS ZARPAS (58) responsable du Bureau des Carri res de lõax Le Bureau des Carri res : un outil au service de tous Ce dossier sur les carri res montre la diversitž des opportunitžs et des probl mes qui peuvent se pržsenter pendant quarante-cinq ans de vie professionnelle dans un univers en mutation rapide. Il faut džfinir et mener ˆ bien un projet, orientž vers la recherche ou le management, en France ou ˆ lõinternational, dans la fonction publique ou dans le privž. GŽrer sa carri re et surmonter les incidents toujours possibles est plus facile avec un appui personnalisž et non commercial. REPéRES La ržussite des anciens Žl ves, la solidaritž entre camarades contribuent au rayonnement de lõƒcole. Dans cet esprit, le Ç Bureau des Carri res È re oit les camarades qui souhaitent ržflžchir ˆ la gestion de leur carri re. Il en rencontre environ deux cents par an dont plus du tiers est en recherche dõemploi. Bien Žvidemment, le Bureau des Carri res aide les entreprises dans leur recherche qui doit parfois tre discr te. Cent ateliers par an sont accessibles ˆ tous gr ce ˆ la coopžration entre Žcoles Empathique et informž, le Ç Bureau des Carri resè Žcoute et, dans le dialogue, fait pržciser et Žventuellement ržžvaluer le projet de son interlocuteur, lui offre des outils et des mžthodes qui facilitent une gestion de carri re dynamique, apporte des conseils. Il offre tous les soutiens possibles ˆ la recherche : des sžminaires de mžthode couvrant la totalitž de la gestion de carri re (plus de 15 par an) ; la pržsentation des ržseaux polytechniciens existants (groupes, mentors, correspondants, parrains, personnels ou enseignants de lõƒcole, FX, etc.) que les camarades connaissent en gžnžral assez mal ; les services džveloppžs par les autres grandes Žcoles (en les aidant Žventuellement ˆ les utiliser). Dans le cadre du Ç G 16 + È, il existe plus de cent ateliers portant sur des sujets tr s spžcifiques. Ils sont accessibles ˆ tous gr ce ˆ une politique de mutualisation Žnergique. Une aide logistique Le ÇBureau des Carri resè apporte une aide logistique avec un bureau ŽquipŽ, rue Descartes ; lõacc s ˆ des bases documentaires ˆ Palaiseau et ˆ lõuniversitž LŽonard de Vinci ; des listes dõavocats, de chasseurs de t tes, dõoutplaceurs ; des articles ciblžs ; de nombreux liens utiles. Dans le cadre de la ÇCommission carri resè de lõassociation, il Ïuvre pour džfinir de nouveaux services et aider lõƒcole ˆ amžliorer significativement lõapprentissage par les Žl - ves dõoutils adaptžs ˆ la gestion de carri re, outils qui permettront de concurrencer efficacement les anciens dõautres institutions qui insistent fortement sur ce point. Des cas džlicats Un certain nombre de cas džlicats ou difficiles nžcessite une aide plus soutenue. Il est offert aux premiers (quelques dizaines par an) un parcours qui les am ne ˆ discuter avec trois consultants. Les autres (une dizaine par an) bžnžficient Žvidemment de services plus importants et sont soutenus par la Caisse de secours de lõassociation des anciens Žl ves et dipl mžs. Le G 16 + On džsigne par Ç G 16 + È la ržunion des Bureaux des Carri res de 24 grandes Žcoles. Leur objectif est de mettre en commun leurs informations sur la conjoncture, les bonnes pratiques existantes, les souhaits de džveloppement des services aux anciens, comme les ateliers. 44 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
De nouveaux projets pour džvelopper les ržseaux CrŽation dõarc Express, nouvelle ligne de mžtro automatique tout autour de Paris. Prolongements des lignes 4, 8, 11, 12 et 14 du mžtro et du RER E ˆ lõouest. Automatisation de la ligne 1 du mžtro. Nouvelles lignes de trains entre Sartrouville et Noisy-le-Sec et entre Massy et ƒvry. CrŽation de 4 nouveaux tramways dans les 4 ans et prolongement des T1, T2 et T3. ƒlaboration et ržvision du Plan de DŽplacements Urbains (PDU). T Zen, une nouvelle fa on de se džplacer en ële-de-france. LÕoffre de transport renforcže pour offrir de nouvelles possibilitžs de voyager Depuis mars 2006, le STIF est mobilisž et accžl re le changement... La modernisation des trains et RER Mise en service de 2 nouveaux trains : ÒLe FrancilienÓ et lõagc. Achats de nouvelles rames pour le RER A. RŽnovation des rames des RER B, C et D. La qualitž de service optimisže pour voyager dans de meilleures conditions Information voyageurs. AccessibilitŽ pour les personnes ˆ mobilitž ržduite, notamment celle des bus ˆ Paris. Labellisation des Parcs Relais. PAM, un service porte-ˆ-porte dans chaque džpartement pour les personnes handicapžes... Octobre 2010. Davantage de mžtros en circulation (lignes 2, 3, 5, 7, 9, 11, 13). MŽtro prolongž dõune heure les soirs de week-end. Nouveaux services : Noctilien (365 nuits par an), VoguŽo (navette fluviale), FilŽoÉ Davantage de trains et de RER toute la journže y compris le soir et le week-end. Davantage de bus (Mobilien, TVM...). La tarification simplifiže, solidaire et adaptže ˆ chacun CrŽation du Ticket t+. GratuitŽ ou ržductions pour les plus džfavorisžs. Imagine R pour les moins de 26 ans, scolaires et Žtudiants. Carte NavigoÉ
Publi-RÉdActionnel LÕAGPM, une assurance pas comme les autres Alain Raevel Directeur de la communication Saint-cyrien et originaire des Troupes de marine, le GŽnŽral (2s) Alain Raevel a dirigž la communication de lõarmže de terre de 1997 ˆ 2000, puis a ŽtŽ directeur adjoint de la communication du Minist re de la džfense de 2000 ˆ 2002. Il est depuis directeur de la communication ˆ lõagpm, mutuelle dõassurance spžcialisže dans la protection des militaires et de leurs proches. Entretien. Pouvez-vous nous présenter l AGPM? LÕAssociation GŽnŽrale de PrŽvoyance Militaire, cõest avant tout une histoire. Elle a ŽtŽ fondže en 1951 en pleine guerre dõindochine, par des militaires et, ˆ lõorigine, uniquement pour des militaires, pour garantir ˆ ces derniers et ˆ leur famille une couverture des risques ližs ˆ leur activitž professionnelle. CÕest aujourdõhui un groupe dõassurances mutualiste, leader reconnu dans la protection des communautžs de DŽfense et de SŽcuritŽ. Il est ouvert depuis les annžes 2000 aux civils, qui repržsentent aujourdõhui environ 7% des adhžrents. La pržvoyance džc s-invaliditž reste son cïur de mžtier mais son offre sõest Žlargie et propose tous types dõassurance : auto, habitation, santž, ŽpargneÉ Quel est le poids économique de l AGPM et ses principaux chiffres clés? LÕAGPM, cõest 400 millions dõeuros de chiffres dõaffaires, 690 000 adhžrents en France, en Belgique, en Espagne et Allemagne. 820 personnes y travaillent dont plus de 500 au si ge de Toulon. Nous gžrons 1,25 millions de contrats pour 67 000 sinistres traitžs en 2009. Qui peut adhérer à l AGPM? LÕAGPM est originellement lõassureur spžcialiste des militaires (active, hors-active, ržservistes). LÕensemble de ses contrats est Žgalement ouvert ˆ tous ceux qui exercent un mžtier ˆ risques (pompiers, policiersé), aux civils de la DŽfense et ˆ leurs proches. Depuis 2000, par le biais du parrainage, les non militaires peuvent profiter de nos contrats. Qu est-ce qui caractérise l AGPM aujourd hui selon vous? Je retiendrai trois points. Tout dõabord, nous sommes une mutuelle privže et indžpendante. Le groupe AGPM nõa pas dõactionnaires ˆ ržtribuer. Tous les bžnžfices sont ržinvestis dans le groupe et permettent dõassurer ˆ chacun une couverture efficace pour un cožt optimum. Ensuite, notre capacitž dõassurer les risques de guerre favorise naturellement notre rayonnement international sur le marchž militaire. LÕAGPM a ainsi su faire reconna tre ses compžtences au-delˆ des fronti res et sõest džveloppže en Europe. Enfin, ce qui nous caractžrise avant tout, cõest lõesprit de communautž. LÕAGPM, nõest pas comme une simple compagnie ou mutuelle dõassurances, cõest une vžritable communautž dõintžr ts et de valeurs. Elle nõa de comptes ˆ rendre quõˆ ses adhžrents. Pour faire vivre cette communautž, nous nous appuyons sur des valeurs fortes que chaque salariž met en Ïuvre au quotidien. Quelles sont ces valeurs? Nous avons un syst me de valeurs qui sõest forgž au fil des annžes au contact des militaires que nous protžgeons depuis 60 ans. Nous voulons tre professionnels pour donner le meilleur service ˆ nos adhžrents, dynamiques pour nous inscrire dans une logique de progr s continu, agir dans le respect des engagements pour ne jamais džcevoir, partager pour tre fid les ˆ notre vocation mutualiste et tr s proches de la communautž que nous servons et dont nous faisons dõailleurs partie. Nos assuržs sont des n tres et inversement. n
Association Générale de Prévoyance Militaire : Association déclarée régie par la loi du 1er juillet 1901 Journal officiel du 8 novembre 1951 - SIRET 775 713 704 00010 APE 9499Z - Rue Nicolas Appert 83086 TOULON CEDEX 9 Crédit photo : Sirpa Terre - A10C192 - La Jaune et la Rouge - *32 22 depuis la France métropolitaine (appel gratuit) et le + 33 4 94 61 57 57 depuis l étranger (Drom, Pom inclus) Souvenons-nous que cõest gr ce ˆ la solidaritž entre nos adhžrents, toutes gžnžrations confondues, notamment celle des hors-active, que nous pouvons continuer ˆ protžger lõensemble de notre communautž. Le pržsident de lõagpm Engagement militaire, engagement mutualiste : des valeurs partagžes. Couvrir les risques de ceux qui se mettent au service des autres suppose de bien conna tre leurs besoins et partager leurs valeurs. Pour lõagpm, lõengagement est au coeur de son mžtier dõassureur. Militaires, pompiers civils, fonctionnaires de police Depuis près de 60 ans, l AGPM assure les risques spécifiques de leur mission tout en protégeant leur famille contre ceux de la vie quotidienne. S il est bien un secteur où l engagement mutualiste prend tout son sens, c est celui de la couverture des professions à risques. L AGPM propose notamment aux militaires des options et garanties supplémentaires (rapatriement, prise en charge de l hébergement des proches, soutien psychologique, etc.) adaptées à leur statut selon qu ils soient jeunes militaires, en OPEX ou réservistes Mais plus que tout, l AGPM partage une communauté de valeurs avec des adhérents qui apprécient son professionnalisme (95% des personnes interrogées), le respect de son engagement (94%), son sens de la solidarité, de l entraide, et du partage (89%), selon un sondage IPSOS de septembre 2009. fune solidaritž de terrain Pour les adhérents, l esprit mutualiste se juge d abord par la capacité d écoute et la disponibilité. Avec 250 conseillers présents dans les points d accueil et les unités militaires à travers la France, l AGPM a tissé au fil du temps un véritable réseau de proximité. Autre point fort, son service Entraide apporte depuis plus de 40 ans un soutien concret aux victimes d accidents de la vie, en accompagnant leurs démarches et en les aidant à retrouver leur autonomie. Autant de façons pour l AGPM de justifier son mot d ordre : «Pour vous, on s engage jusqu au bout.» DES PERFORMANCES SALUƒES Grand TrophŽe dõor du Revenu pour le Plan ƒparmil Avec un rendement net de 4,25% (avant prélèvement des contributions sociales) en 2009. 3 Labels dõexcellence des Dossiers de lõƒpargne pour : - Objectif Prévoyance (prévoyance) - Plan Éparmil (assurance-vie) - Assurance Habitation Une belle récompense de la part des professionnels de l assurance et une garantie de qualité pour ses adhérents! Pour en savoir plus : appelez le 32 22* ou connectez-vous sur www.agpm.fr Pour vous, on sõengage jusquõau bout
PUblI-RÉdacTIoNNEl Pernod Ricard : le džveloppement international toujours convivial Pierre PRINGUET (X69) Directeur GŽnŽral Pernod Ricard est nž en 1975 du rapprochement des deux leaders fran ais des spiritueux anisžs. Depuis lors le Groupe nõa cessž de cro tre tant organiquement que par acquisitions. AujourdÕhui directement pržsent dans plus de 70 pays, Pernod Ricard est un groupe ržsolument tournž vers lõinternational : il nõa toutefois rien reniž de ses valeurs initiales ližes ˆ ses origines familiales, ce qui lui conf re une forte culture dõentreprise. Pierre Pringuet (X69), son Directeur GŽnŽral, revient sur les atouts de lõentreprise et lõintžr t dõintžgrer une telle entreprise. Pouvez-vous revenir sur votre parcours? JÕai džbutž ma carri re au Minist re de lõindustrie, puis je suis entrž au cabinet de Michel Rocard (1981-85) et ensuite jõai ŽtŽ Directeur des Industries agricoles et alimentaires au Minist re de lõagriculture (1985-87). En 1987 jõai rejoint Pernod Ricard comme Directeur du DŽveloppement. Je suis devenu ensuite Directeur GŽnŽral de la SociŽtŽ pour lõexportation des Grandes Marques (1989-96), puis PrŽsident-Directeur GŽnŽral de Pernod Ricard Europe (1997-2000). En 2000 jõai rejoint Patrick Ricard ˆ la Holding en qualitž de co-directeur GŽnŽral et jõai ŽtŽ nommž Administrateur en 2004, puis unique Directeur GŽnŽral DŽlŽguŽ en 2006. Enfin suite ˆ la džcision de Patrick Ricard de quitter ses fonctions opžrationnelles en se concentrant sur son mandat de PrŽsident du Conseil dõadministration, je suis nommž Directeur GŽnŽral de Pernod Ricard en 2008. Quelles sont les caractéristiques essentielles du Groupe? La premi re est que Pernod Ricard est un groupe mondial. Notre activitž est ržpartie ainsi : 41 % en Europe, 27% dans les AmŽriques Nord & Sud et 32% en Asie - Pacifique. Ceci ržsulte dõune politique de croissance externe active et ambitieuse : de 2001 ˆ aujourdõhui nous avons investi au total 20 milliards dõeuros en acquisitions. Cette politique a ŽtŽ tr s fructueuse comme en tžmoignent les chiffres suivants : un quadruplement de notre chiffre dõaffaires, une multiplication par 6 de nos ržsultats, et enfin une cržation de valeur pour nos actionnaires de plus de 10 milliards dõeuros. Notre Groupe conserve une taille relativement modeste, avec 18 000 collaborateurs pour un chiffre dõaffaires de 7 milliards dõeuros. NŽanmoins, nous nous pržvalons dõune forte rentabilitž, avec une marge opžrationnelle de plus de 25% du CA et une rentabilitž nette de 15% du CA. Enfin, constatons que nous sommes plus connus par nos marques quõen tant que Groupe. Nous avons identifiž dans notre portefeuille 14 marques stratžgiques dont notamment le Scotch whisky Chivas Regal, la vodka Absolut, lõirish Whiskey Jameson, le cognac Martell ou encore le champagne Mumm. Dans notre stratžgie, lõidentitž des marques supplante celle du Groupe ; pour le consommateur il en va de m me. Quelle est votre politique de ressources humaines? Paradoxalement, ce nõest pas un Groupe qui a jusquõici attirž de nombreux polytechniciens. AujourdÕhui nous ne sommes que 3 : Pierre-Yves CallocÕh (X95), Directeur informatique Europe, Raphael Del Rey (X96) ˆ la direction de lõaudit et du džveloppement et moi-m me. JÕaimerais donc profiter de cette tribune pour mõadresser aux polytechniciens. Certes ce ne sont a priori pas les fonctions techniques propres ˆ notre mžtier (ma tres de chais, Ïnologues, etc.) qui les attireront pržfžrentiellement (bien que tous les talents existent parmi les X!). Mais les atouts du Groupe sont nombreux : sa dimension internationale, son dynamisme entrepreneurial, et son rapide džveloppement. Nous recrutons principalement des personnes entre 25 et 35 ans, souvent apr s une premi re expžrience professionnelle. Nous gžrons nos cadres dans une relation de confiance et de loyautž ržciproque ; nous leurs offrons des carri res varižes et une grande mobilitž internationale. Les personnes au caract re et au leadership affirmž trouvent facilement des postes de responsabilitž ˆ la direction dõune de nos 80 filiales.n
PuBli-rÉDaCTioNNEl DCNS, une entreprise ouverte au recrutement des jeunes Bernard PlaNChaiS (X75) Directeur gžnžral džlžguž DCNS est un leader mondial du naval de džfense et un innovateur dans lõžnergie. Le Groupe con oit, ržalise et maintient en service des sous-marins et des navires de surface ainsi que les syst mes et infrastructures associžs. AujourdÕhui, ses compžtences extr mement pointues sont Žtendues au domaine des Žnergies. Tour dõhorizon des multiples projets dõenvergure avec Bernard Planchais (X.75), Directeur GŽnŽral DŽlŽguŽ de DCNS. Quelles sont les principales activités du groupe DCNS? Nous sommes concepteur et ržalisateur de porte-avions et sousmarins nuclžaires, de fržgates et patrouilleurs. Nous fournissons Žgalement des services pour les chantiers et bases navals. DCNS ržalise un chiffre dõaffaires de 2,4 milliards dõeuros et compte plus de 12 000 collaborateurs ˆ travers le monde. 30% de nos activitžs sont destinžes ˆ lõexport ; nous sommes en effet fortement implantžs ˆ lõinternational via des filiales en Asie et au BrŽsil, le plus gros contrat dans le domaine naval de džfense signž par la France. Nous sommes maintenant configuržs pour atteindre le meilleur niveau de performance dans un monde tr s compžtitif qui nžcessite de lõinnovation permanente. Justement, quels sont les principaux programmes sur lesquels vous êtes aujourd hui engagés? Notre socle dõactivitž repose sur le renouvellement des Sous-Marins NuclŽaire dõattaque ˆ travers le programme Barracuda, lõun des plus importants qui soient pour le renouvellement des forces navales fran- aises. DÕautre part, nous ržalisons le plus grand programme naval de džfense europžen, les fržgates multi missions. Le carnet de commande comprend 12 fržgates. Enfin, je citerai le projet de patrouilleur hauturier Gowind, bateau destinž ˆ la lutte anti-pirates, que DCNS ržalise sur ses fonds propres et met ˆ la disposition de la Marine nationale. Vos capacités d innovations sont donc très importantes. Envisagez-vous de les mettre à profit sur d autres grands thèmes d avenir? Pour rester ˆ la pointe en mati re de conception et ržalisation dans le domaine naval, nous mettons en premier lieu nos capacitžs dõinnovation au service des marines du monde entier. Mais nous sommes aussi positionnžs comme ma tre dõïuvre dans le domaine du nuclžaire civil, au service de grands donneurs dõordre comme Areva et EDF. Nous avons džcidž Žgalement de nous engager dans les Žnergies marines renouvelables (Žoliennes flottantes, hydroliennes, Žnergie de la houle, Žnergie thermique des mers), qui repržsentent un formidable potentiel de croissance. Notre longue expžrience du milieu marin (pr s de quatre si cles), nous donne toute lžgitimitž pour nous engager dans cette voix. D s 2005, nous avons ŽtŽ ˆ lõinitiative des p les de compžtitivitž-mer. AujourdÕhui, nous nous positionnons comme un leader potentiel de cette fili re industrielle en France. Tous ces projets ouvrent-ils des perspectives de recrutement pour les jeunes ingénieurs? Nous recrutons environ 150 ingžnieurs par an dont une part importante de jeunes dipl mžs. LÕapport de ces derniers au bon džveloppement de nos activitžs est extr mement positif. CÕest pourquoi nous souhaitons intžresser les jeunes talents pour les inciter ˆ nous rejoindre. Nous accueillerons cette annže encore plus de 300 stagiaires en fin dõžtudes. Nous pouvons Žgalement leur proposer des VIE. Pour susciter lõintžr t des Žl ves, nous avons aussi mis en place en 2005 un jeu dõentreprise, le TrophŽe PosŽidon, dont lõenjeu est le financement de projets pržsentžs par les Žcoles. La version 2011 est enti rement refondue, sõarticulant entre un serious game permettant de džcouvrir nos activitžs et nos mžtiers, un challenge Facebook entre les dix Žcoles qualifižes et une finale sur notre site de production ˆ Lorient. Nous proposons 5 partenariats dõun montant total de 25 000 euros ržcompensant les 5 meilleurs projets. (www.tropheeposeidon.com)n
la force et la mer Votre partenaire naval DCNS. Un leader mondial du naval de défense. Un innovateur dans l énergie. Entreprise de haute technologie et d envergure internationale, DCNS répond aux besoins de ses clients grâce à ses savoir-faire exceptionnels et ses moyens industriels uniques. Le Groupe conçoit, réalise et maintient en service des sous-marins et des navires de surface ainsi que les systèmes et infrastructures associés. Il fournit également des services pour les chantiers et bases navals. Enfin, DCNS propose un large panel de solutions dans l énergie nucléaire civile et les énergies marines renouvelables. Attentif aux enjeux de développement durable, le groupe DCNS est l un des premiers acteurs de son secteur à avoir été certifié ISO 14001. www.dcnsgroup.com design dragon rouge - photo : C. Chamourat
publi-rédactionnel Une Žtape historique Charles LantiEri Directeur gžnžral džlžguž La Fran aise des Jeux, džtenue ˆ 72 % par lõetat, op re une activitž fortement ržgulže. Les enjeux dõordre public et de protection du consommateur sont au cïur de son mod le. Ils induisent une appržciation de la performance qui, aux crit res Žconomiques habituels de lõentreprise, ajoute des crit res d efficacité liés à des objectifs de politique publique. Entretien avec Charles Lantieri, Directeur gžnžral džlžguž. Comment le cadre de régulation de votre activité a-t-elle évolué? La construction progressive de la jurisprudence de la Cour de justice europženne a clarifiž les conditions dõexercice dõun monopole dans ce secteur dõactivitž qui ne bžnžficie pas dõune lžgislation europženne (les directives services et Internet ont exclu les jeux dõargent de leur champ). La loi du 12 mai dernier relative ˆ lõouverture ˆ la concurrence du secteur des jeux dõargent en ligne džtermine džsormais le cadre dans lequel sont opžržs les paris sportifs et le poker en ligne, auparavant ˆ plus de 95 % entre les mains dõopžrateurs Žtrangers non ržgulžs et non fiscalisžs. Comment vous êtes-vous adaptés? Cette modification rapide de son environnement a conduit La Fran aise des Jeux ˆ engager un lourd plan de transformation. En moins de deux ans, lõentreprise a menž ˆ bien plus de 20 chantiers, mobilisant directement 1/4 des effectifs. Ces chantiers ont couvert ˆ la fois son offre (par exemple la reconstruction compl te de lõoffre de paris sportifs), la consolidation de ses actifs (telle la refonte de la politique clients), lõamžlioration de sa performance interne (organisation, managementé). Un important dispositif dõaccompagnement du changement a permis de continuer en parall le ˆ mener des projets lourds relatifs ˆ lõactivitž de base ; ainsi, le lancement dõun loto enti rement nouveau pour ses 17 millions de clients apr s trente ans de succ s, la certification de son syst me de management de la sžcuritž de ses syst mes dõinformation (10 e entreprise fran aise ˆ obtenir cette certification ISO 27001), le passage en moins dõun an aux normes comptables IFRSÉ Et aujourd hui? La Fran aise des Jeux est une entreprise moderne, qui sõappuie aussi bien sur la cržativitž de son marketing que la rigueur de son syst me dõinformation, ses deux mžtiers dominants. La mobilisation de lõentreprise autour de lõouverture ˆ la concurrence sur Internet lui a permis de franchir cette Žtape de son histoire avec succ s tout en consolidant son mžtier historique dans son ržseau physique de 36 000 points de vente. En 2009, La Fran aise des Jeux sõest hissže ˆ la 2e place mondiale des loteries et elle confirmera ce dynamisme en 2010.n La Française des Jeux en bref (chiffres 2009) 2 e loterie mondiale Chiffre dõaffaires : 10 Mds (montant total des mises encaissžes) 940 collaborateurs (au 31/12) Produits dõexploitation : 1 190 M REX : 118 M RŽsultat net : 91 M ActivitŽ : paris sportifs, jeux de tirage (loto, euromillionsé) et de grattage dans son ržseau de points de vente et sur Internet. Son ržseau de džtaillants est le premier ržseau commercial de France avec 36 000 points de vente, dont les 2/3 sont reližs ˆ son site central par une ligne ADSL sžcurisže. Elle propose de lõordre de 5 000 paris en ligne chaque semaine. Elle est certifiže ISO 27001 sur lõensemble de son activitž. bio express Charles LantiEri X81- Inspecteur gžnžral de lõinsee 1986-1989 : Economiste ˆ lõinsee (projections Žconomiques de moyen terme Ð modžlisation macrožconomique) 1989-2005 : Minist re de lõeconomie, des Finances et du Budget Ð adjoint au directeur du budget de 2003 ˆ 2006 depuis 2006 : Directeur gžnžral džlžguž de la Fran aise des Jeux Il a Žgalement occupž diffžrents si ges dõadministrateur dõentreprises publiques et dõžtablissements publics et privžs (Institut Pasteur, Gaz de France, France TŽlŽvision, AFP, La Poste, Ecole Polytechnique É).
France 2010 LA FRAN AISE DES JEUX SOUTIENT LES CHAMPIONS BIEN AVANT QUÕILS NE LE DEVIENNENT. Avec son programme Ç Challenge È, elle encourage depuis 20 ans les jeunes espoirs du sport fran ais et a džjˆ aidž 323 sportifs, issus de 37 fždžrations. Sa Fondation a ainsi accompagnž de nombreux athl tes, ˆ lõimage de Marie-Laure Brunet, Martin Fourcade et Arnaud Assoumani, tous trois mždaillžs aux Jeux Olympiques et Paralympiques. www.francaisedesjeux.com
publi-rédactionnel STIF Une vision dõavenir pour les transports en IDF Tout le monde a bien pris conscience que les transports publics sont indissociables de lõamžnagement urbain. Il convient donc dõavoir une vraie vision pour la ržgion et son avenir. Quelle est la principale mission dont le STIF est historiquement en charge? Le STIF a pour mission dõorganiser les transports en commun, aussi bien urbains (bus, mžtros) que ržgionaux (Transiliens). Il sõagit de gžrer lõensemble de lõoffre de transport et de la džvelopper pour ržpondre aux besoins des Franciliens. CÕest pourquoi ˆ la base de notre travail, il est impžratif dõidentifier ces besoins, ceux dõaujourdõhui comme de demain. Nous passons des contrats avec les principaux opžrateurs (RATP, SNCF), mais Žgalement les entreprises privžes (Veolia, TransdevÉ). Ayant džcidž de lõoffre ˆ mettre en place, nous leur explicitons nos demandes et leur donnons les moyens financiers pour mettre en Ïuvre cette offre. Répondre aux besoins de la population francilienne en matière de transports en commun est devenu aujourd hui, plus que jamais, un défi central et d une grande complexité. Entre impératifs environnementaux, plans d urbanisation et enjeux technologiques, la mission, notamment portée par le Syndicat des transports d Ile-de- France (STIF), s annonce aussi passionnante que difficile. Explications avec Sophie Gross-Mougard (X.83), Directrice du STIF. En quoi la période que nous traversons vous semble-t-elle constituer un vrai tournant dans l aménagement des transports d Ile-de-France? Les besoins augmentant, le STIF se doit dõapporter aux usagers des ržponses de plus en plus efficaces. Depuis 2006, nous avons džjˆ džveloppž pr s de 400 millions dõeuros dõoffres nouvelles. Cela se concržtise par des renforts sur les mžtros et les lignes de bus, ainsi que par des efforts en termes de cadencement - mis en place avec RFF et la SNCF- qui consistent ˆ assurer des transports ˆ heure ržguli re, avec une vraie lisibilitž du trafic et un renforcement des fržquences. Nous travaillons Žgalement beaucoup sur la qualitž de service. Le ržseau pržsente des carences, nõayant manifestement pas ŽtŽ pržvu pour supporter une charge aussi importante que celle dõaujourdõhui. Nous avons donc dž injecter dans le syst me de transport des milliards dõeuros afin de ržnover le matžriel roulant et prendre en compte des projets dõinvestissements de premi re importance, comme la modernisation des RER. Je citerai par exemple les travaux ržalisžs sur la ligne B, qui repržsentent pr s de 500 millions dõeuros, et dont ržsulteront une plus grande ržgularitž et un matžriel ržnovž. Des rames ržnovžes seront bient t en service. Enfin, tout le monde a bien pris conscience que les transports publics sont indissociables de lõamžnagement urbain. Il convient donc dõavoir une vraie vision pour la ržgion et son avenir. Votre projet, Arc Express, s inscrit justement dans votre philosophie et votre projet pour la région Absolument. Alors que la croissance des besoins se situe clairement en tr s proche couronne, nous avons constatž lõexistence dõimportantes carences en mati re dõoffre de transports en rocade autour de Paris. Dans certains džpartements, notamment le Val-de-Marne, la part des džplacements en transports collectifs tombe ˆ 16%, ce qui est Žvidemment insuffisant. Nous avons donc džveloppž le projet de džployer une rocade de mžtro, maillže avec chaque radiale existante (RER, mžtros et tramways), tout en installant des stations intermždiaires de mani re ˆ ce que les inter-stations ne džpassent jamais les 1,5 km. Ce projet de mžtro automatique en rocade doit irriguer lõensemble de la proche couronne. CÕest en tout cas le projet que nous džfendons, et qui diff re de celui du Grand Paris, qui pržvoit de ne relier que quelques p les majeurs, privilžgiant la vitesse ˆ la desserte fine des populations. Le STIF est également engagé sur un plan ambitieux de déplacements urbains, destiné à réduire la place de la voiture Nous avons en effet la responsabilitž dõžlaborer ce plan. Cela nous am ne ˆ travailler sur la chaine de džplacement, avec pour objectif dõarticuler au mieux les diffžrents modes de transport. A travers ce projet, qui vise ˆ augmenter la part des transports publics et des modes actifs, nous entendons prendre part ˆ la lutte contre le ržchauffement climatique. Concr tement, il sõagit de concevoir des villes qui soient plus favorables aux džplacements ˆ pied, en vžlo ou en transports collectifs, et pour cela, de travailler main dans la main avec les Žlus locaux, pour leur faire signer ce pacte de mobilitž durable et mettre en place les financements.
TracŽs et correspondances du mžtro Arc Express soumis au džbat public STIF - oct. 2010, ržalisation : latitude-cartag ne Seine 78 L J 92 78 La Garenne-Colombes 2 L FUSEAUX en cours dõžtudes L U UniversitŽ Paris 10 CitŽ Administrative U Nanterre- PrŽfecture La Folie Les Courtilles Port de Stade de France 95 Gennevilliers 93 U L Meudonsur-Seine 2 Colombes J Bois de Boulogne Les VallŽes L Grande Arche La DŽfense - Grande Arche 2 Ile Seguin N L U 92 Gennevilliers 1 1 Gabriel PŽri Bois-Colombes J Issy Val de Seine Issy J 2 Clamart N Ch tillon 8 mai 1945 6 Mairie dõissy Petit Bagneux Gare St-Lazare 75 Les GrŽsillons Les Agnettes L J Gare Montparnasse Vanves-Malakoff N Ch tillon-montrouge 6 Bagneux Verdun Sud Carrefour Pleyel Docks St-Ouen Gare du Nord Laplace Arcueil- Cachan Seine Gare de lõest Ch telet- Les Halles Gare dõausterlitz U Maison des examens Stade de France Saint-Denis Stade de France Plaine St-Denis Institut Gustave Roussy Aubervilliers Pantin Quatre Chemins Villejuif Louis Aragon Gare de Lyon 7 94 La Plaine Pantin 3 Mairie dõaubervilliers Vitry-sur-Seine Les Ardoines Fort dõaubervilliers Centre National de la Danse ƒglise de Pantin Maisons-Alfort Alfortville Les Ardoines H pital Avicenne H pital Mondor Le Vert de Maisons Bois de Vincennes Bobigny Pablo Picasso 1 Bobigny La Folie Tangentielle Nord Val-de-Fontenay 1 Maisons-Alfort Les Juillottes U UniversitŽ Paris 12 CrŽteil UniversitŽ CitŽ Administrative FUSEAUX en cours dõžtudes Saint-Maur CrŽteil CrŽteil LÕƒchat tracž proche tracž intermždiaire tracž ŽloignŽ tracž commun ˆ au moins 2 tracžs correspondance et autre arr t fuseau en cours dõžtude Champigny 94 93 Noisy-le-Grand Mont dõest Centre Cial Arcades Villiers-sur-Marne Le Plessis-TrŽvise ce projet a-t-il une chance de voir le jour rapidement? Nous faisons tout pour džpasser au plus vite le stade thžorique et en venir ˆ la pratique. Nous avons mis en place une concertation qui a visž ˆ interroger aussi bien les acteurs Žconomiques que les Žlus et les Franciliens. Or le questionnaire que nous avons mis en ligne a ŽtŽ rempli par plus de 9000 personnes, ce qui est considžrable. Nous avons ainsi pu cerner les prioritžs recensžes dans un livre blanc paru en septembre dernier. D s lors, chaque džfi identifiž fait lõobjet dõactions ržpondant ˆ ces prioritžs. Ce plan de džplacement doit donner lieu ˆ une vraie mise en tension du dispositif. Il doit prendre vie. comment ces projets ambitieux sont-ils économiquement viables à l heure actuelle? Ce nõest un secret pour personne, mobiliser les ressources publiques nõest pas chose aisže aujourdõhui. A nous, dans ce contexte, dõ tre garants de lõefficacitž de lõeuro public džpensž. Les besoins doivent ainsi tre parfaitement cernžs. JÕentends par lˆ que dans une zone donnže, si un bus ˆ haut niveau de service semble convenir au regard des pržvisions de trafic, nous opterons donc pour cette solution, moins cožteuse quõun mžtro et tout aussi efficace. Il faut savoir adapter les ržponses aux besoins. Tous les projets que je viens dõžvoquer (plus de 18 milliards dõeuros) sont inscrits dans le plan de mobilisation pour les transports et pourront tre ržalisžs ˆ lõhorizon 2020. En matière de recrutement, le STIF s intéresse-t-il aux jeunes diplômés de grandes écoles? Bien entendu. Depuis la džcentralisation en 2006, nous investissons dans des compžtences nouvelles. De lõobservation et la connaissance macrožconomique des transports jusquõaux mžtiers liž ˆ la ma trise dõouvrage de grands projets dans de nombreux domaines, nos mžtiers sont tr s varižs et tout ˆ fait passionnants. Nous sommes aujourdõhui proprižtaires des matžriels roulants, ce qui constitue un champ nouveau de compžtence sur lequel nous allons travailler. Sans oublier les mžtiers ližs ˆ nos ressources, dont un tiers est constituž des recettes tarifaires. Des experts doivent donc en notre sein džterminer les diffžrentes hausses, et mettre en adžquation nos offres et nos prix. En outre, de nombreuses activitžs sont ližes aux nouvelles technologies. Nous travaillons par exemple aujourdõhui en partenariat avec le site internet Mappy, via lequel nous donnons des estimations de temps de trajet. Cela constitue une avancže, aussi bien pour le voyageur que pour nous. Bref, le panel est large. Vous recrutez également dès aujourd hui dans le cadre du projet Arc Express En effet. Dans le cadre du džbat public et de la maitrise dõouvrage du projet Arc Express, le STIF est amenž ˆ renforcer ses Žquipes et crže une quinzaine de postes d s le mois dõoctobre 2010. La plupart sont des postes dõingžnieurs, spžcialistes notamment des domaines suivants: Žquipements ferroviaires et alimentation Žlectrique, gžnie civil, station gare, environnement, exploitation et syst me. n
Publi-RÉdACtionnEl Ç ætre promoteur, cõest un peu comme tre chef dõorchestre È Sylvère HAmEl Directeur général d AKERYS Promotion Acteur incontournable sur le marchž de lõinvestissement immobilier locatif depuis plus de 20 ans, le Groupe AKERYS capitalise sur la complžmentaritž de ses quatre mžtiers : promotion, commercialisation, services immobiliers et produits financiers. AujourdÕhui, le Groupe diversifie ses activités, comme lõexplique Sylv re Hamel, directeur gžnžral d AKERYS Promotion. Quelles raisons vous ont amené à rejoindre le Groupe AKERYS? Apr s avoir ŽvoluŽ une vingtaine dõannžes dans le milieu de la promotion immobili re traditionnelle, jõai rejoint le Groupe AKERYS, en 2009, ˆ un moment o lõenjeu pour AKERYS Žtait de faire Žvoluer son mod le, entre autres en Žlargissant le champ dõactivitž de la branche promotion immobili re, comme par exemple lõaccession qui permet dõžtablir une relation commerciale plus directe avec les clients : cõest ce projet qui mõa intžressž. En quoi votre formation vous a-t-elle aidé dans votre prise de fonction à la tête d AKERYS Promotion? Le mžtier de promoteur est finalement proche de celui de chef dõorchestre. Il sõagit de prendre des džcisions, gžrer des risques et arbitrer en prenant en compte des param tres diffžrents : juridiques, techniques, marketing, financiers, administratifs et politiques. La polyvalence est indispensable et ma formation mõapporte une capacitž de synth se tr s utile pour comprendre lõimbrication de ces enjeux et avoir une vision globale des projets. CÕest un mžtier de sensibilitž, qui impose de faire preuve de raison, mais qui est tr s impliquant, car il touche aussi ˆ la vie intime de nos clients. Lˆ encore, la difficultž est de tout concilier avec intelligence. Nova Park, Montpellier Quels sont vos chantiers prioritaires? A moyen terme, AKERYS Promotion poursuit un triple objectif : consolider notre cïur de mžtier quõest lõinvestissement locatif, tout en nous positionnant sur la vente de logements sociaux et lõaccession ˆ la proprižtž, en particulier sur de nouveaux territoires pour nous qui sont les zones centrales et urbaines. Cela nous am ne ˆ commercialiser directement nos logements, ce que nous ne faisions pas avant. Nous avons ainsi construit une ržsidence ˆ Colomiers, en proche pžriphžrie de Toulouse, o les 24 logements dždižs ˆ lõaccession ont ŽtŽ džjˆ quasiment tous vendus, et sur Argenteuil, o nous sommes en phase de commercialisation, notre rythme de vente est tr s encourageant. DÕautres chantiers sont en cours ˆ Paris (11 me), Craponne, MŽrignac, Colombelles, ou encore Port-Louis. Concernant l investissement locatif, pensez-vous que les réductions des niches fiscales modifient l intérêt du dispositif? LÕinvestissement locatif reste au contraire tr s attractif. Actuellement, les taux dõintžr t sont historiquement bas et les dispositions de la loi Scellier sont encore tr s intžressantes malgrž la ržforme en cours annoncže dans la loi de finances 2011. Les Fran ais ont aussi pleinement conscience que notre syst me de retraite par ržpartition est menacž. LÕinvestissement locatif est d s lors le seul investissement ˆ profiter dõun tel effet levier : entre les loyers et les ržductions dõimp t, lõeffort dõžpargne sõav re tr s abordable. A lõheure o la džmographie fran aise est en pleine croissance, la demande en logements devrait rester supžrieure ˆ lõoffre pendant encore un bon moment. Investir dans lõimmobilier locatif reste donc tr s efficace pour se constituer un patrimoine.n
AU COURRIER Agro-industries et pratiques durables Je propose ci-apr s trois citations susceptibles de venir ˆ lõappui de lõarticle de notre camarade Jean-Fran ois Molle, Ç Pratiques agricoles durables, le r le des agro-industries È, paru dans La Jaune et la Rouge, numžro 657 dõaožt-septembre 2010. Citations de Christian de Duve, prix Nobel de mždecine, Ë lõžcoute du vivant, Odile Jacob, 2002. Ç Notre m re Nature nõest ni sage ni bienveillante : les scorpions, les champignons vžnžneux, le virus du sida sont de sa part lõobjet de la m me sollicitude que les papillons et les moisissures qui sauvent [É] Certains (ˆ la recherche dõune nouvelle morale) croient pouvoir se ržfžrer ˆ la nature, mais la nature nõa pas de sens moral et ne conna t que la loi aveugle de la sžlection naturelle. Or, ce qui fait notre grandeur, cõest pržcisžment notre pouvoir de nous opposer ˆ la nature et de la diriger si nžcessaire. È Les produits Ç bio È Citations de Louis-Marie Houdebine,OGM, le vrai et le faux, Le Pommier, 2000. Les dangers de lõagriculture biologique : ÇLÕapport du fumier ou dõengrais organiques est supposž constituer un substitut idžal ˆ lõutilisation des engrais chimiques, mais la pollution due ˆ des Žpandages excessifs est la m me avec des engrais organiques quõavec des engrais chimiques [É] LÕagriculture biologique est censže apporter de nombreux bienfaits, or elle est soumise ˆ une obligation de mode de production, pas de ržsultat, jamais personne nõa pu prouver que ses produits Žtaient plus sains que les autres, certains, au contraire, refusent dõen consommer depuis quõon y a džcouvert des toxines produites par des champignons microscopiques, et il nõest pas impossible que la consommation de ces produits, si elle venait ˆ sõaccro - tre, en arrive ˆ devenir un probl me de santž publique. Certains produits biologiques contiennent en effet des quantitžs importantes dõune souche pathog ne de la bactžrie Escherichia coli, ce qui multiplie par huit les chances des consommateurs dõ tre infectžs en adoptant ce type de nourriture. LÕagriculture biologique est en tout cas un marchž intžressant : comme on pouvait sõy attendre, des fraudeurs apparaissent en masse.è Le fumier source de ržsistance ˆ lõampicilline : ÇUne proportion importante des bactžries que renferme le fumier contient le g ne de ržsistance ˆ lõampicilline sous forme plasmidique, un simple calcul indique quõune seule remorque de fumier contient plus de copies des g nes que la totalitž du ma s transgžnique cultivž actuellement dans le monde. È Le retour aux mžthodes traditionnelles de cultures ne serait-il pas tout simplement une imprudence? LÕagriculture biologique est censže apporter de nombreux bienfaits mais jamais personne nõa pu prouver que ses produits Žtaient plus sains que les autres Les produits naturels face aux produits cržžs par lõhomme Les OGM Citations dõaxel Kahn, pržface de Sauvez les OGM, J.-C. Jaillette, Hachette, 2009. ÇLa superficie des terres cultivables va ržgresser alors que la population de la plan te va presque doubler, il est donc essentiel dõaugmenter la productivitž agricole et les OGM sont ˆ lõžvidence lõun des moyens les plus efficaces dõy parvenir. La France a autrefois ŽtŽ pionni re dans ce domaine, elle se trouve maintenant dans le peloton de queue en raison du moratoire sur les OGM en plein champ, imposž par des idžologues, alors que 125 millions dõhectares de vžgžtaux transgžniques sont aujourdõhui plantžs dans le monde (8,33%), avec une augmentation rapide de lõordre de 10% lõan qui ne se ralentit pas. È Il fait en outre remarquer ÇlÕabsence de tout effet nžfaste avžrž dõune technologie qui fonctionne depuis une džcennie et qui concerne des centaines de millions de personnes. È Il ajoute que Ç si les OGM ont un tel succ s cõest sans doute parce quõils ont des avantages [É] Est-il bien raisonnable alors quõil faut faire face aux besoins alimentaires dõune population en expansion de se priver du potentiel des biotechnologies vžgžtales? È Jacques Bourdillon (45) 58 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Deux ržflexions sur lõžnergie Stocker lõžnergie Žlectrique LÕŽnergie Žlectrique fournie par les moyens Ç alternatifs È au nuclžaire et au Ç thermique È (pžtrole, gaz, charbon) ne sera vraiment Žconomique que si est ržsolu le probl me de son stockage ˆ grande Žchelle. Les batteries actuelles ne peuvent le ržaliser de fa on Žconomique. Il ne sõagit pas du probl me du poids des batteries, qui nõintžresse que le transport routier, mais de lõžconomie gžnžrale de lõžnergie Žlectrique : des batteries, m mes lourdes et encombrantes, qui permettraient de stocker lõžnergie ˆ faible cožt, autoriseraient des productions intermittentes Ð, quõil sõagisse du soleil, du vent, etc. Ð, transportables ˆ longue distance. Un ržseau en haute tension continue, sur de longues distances, est plus Žconomique quõen alternatif, mais il nõautorise pas les coupures, seul le courant alternatif le permet, il faut donc stocker intermždiairement lõžnergie avant de la remettre en circuit sous forme de courant alternatif. On peut donc se dire quõun programme de recherche ˆ long terme (dizaine dõannžes), qui cožterait assez peu, en comparaison de la fusion nuclžaire par exemple, serait un bon investissement au regard de ce quõil ouvrirait comme possibilitžs. Deux exemples de ce que permet le stockage : les barrages hydrožlectriques, les chauffeeau solaires. Je crois savoir que la Chine a un gros programme de recherche sur ce sujet du stockage de lõžnergie Žlectrique. Deux exemples de ce que permet le stockage : les barrages hydrožlectriques et les chauffe-eau solaires Fabriquer du carburant liquide Il existe depuis soixante-dix ans un type de procždž inventž en Allemagne par Fischer et Tropsch, qui a fonctionnž pendant toute la derni re guerre et qui fonctionne toujours en Afrique du Sud o il fut relancž au moment de lõembargo. Ce procždž donne des hydrocarbures ˆ partir du carbone du charbon et de lõhydrog ne du mžthane ou du gaz ˆ lõeau ; le cožt du baril ÇdÕhuileÈ obtenu est de lõordre de 50 euros. LÕeau est inžpuisable ˆ lõžchelle de la question, et le charbon est abondant. La seule raison qui sõoppose au džveloppement du procždž est le cožt variable du pžtrole, encore abondant semble-t-il, et spžculatif. Dans les conditions de marchž actuelles toute usine montže risquerait dõ tre rapidement mise en faillite par la concurrence du pžtrole naturel. Mais le cožt du procždž met, ˆ long terme, une borne supžrieure au prix du pžtrole. Il ne sõagit pas dõune spžculation ŽthŽrŽe de ma part, puisque la Chine monte trois usines ˆ partir du procždž Sasol dõafrique du Sud, quõaux ƒmirats il est question de monter un pilote, que les ƒtats- Unis firent de m me en Virginie dans les annžes soixante-dix, et que lõallemagne se ržintžresse au procždž, mais en disant quõil sõagit de partir de Ç carbone naturel È, voulant faire oublier ses ržserves de lignites. Marc Carrega (53) EXPRESSIONS LÕaudace cržatrice ržcompensže Les jardins de Matignon ont ŽtŽ ržcemment le thž tre dõun grand ŽvŽnement. Un discours du Premier ministre qui a montrž tout ce que le gouvernement a fait et compte faire pour les entreprises et particuli rement pour les moyennes et petites, avant de passer la parole ˆ Ladreit de Lacharri re pour faire lõžloge et remettre ˆ un de nos prestigieux camarades le prix de Ç lõaudace cržatrice È. Il sõagit de Jean-Yves Courtois (86), PDG dõoralia, docteur en sciences physiques (ENS), mariž ˆ ValŽrie Blanchot (86), elle-m me docteur en chimie de lõx. JÕŽtais lˆ et particuli rement ravi de voir tous ces Žminents chefs dõentreprises Žcouter ce cursus remarquable. FŽlicitations ˆ Jean- Yves qui met notre ch re ƒcole ˆ lõhonneur. Henri Martre (47) Un pur produit de ce que Ç fabrique È notre ƒcole Vos fžlicitations me vont droit au cïur. Merci infiniment. DÕorigine relativement modeste, comme mon Žpouse, jõai rejoint le Corps de lõarmement, qui a ensuite facilitž ma transition vers lõindustrie, en passant par Thal s. JÕai fait ma th se et mon habilitation avec des professeurs de physique de lõx (Gilbert Grynberg et Alain Aspect). Ayant enseignž la physique quantique pendant cinq ans ˆ lõx, je suis bien un pur produit de ce que Ç fabrique È notre ƒcole. Si jõai pu lui rendre un peu de ce quõelle mõa apportž, ce nõest que justice. Jean-Yves Courtois (86) LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 59
VIEDELÕƒCOLE PAR PAULINE SERRAZ chargže de communication interne et externe ˆ lõƒcole polytechnique Un accord de coopžration acadžmique avec le Mexique Le džveloppement international se poursuit par des accords avec de nombreuses universitžs Žtrang res. Par exemple, celui signž lõan dernier avec lõinstituto tecnologico de estudios superiores de Monterrey (ITESM) au Mexique. dans le campus mõont permis de profiter au maximum de mon expžrience comme Žtudiant dõžchange.è Alfredo Parra COLL. ƒcole POLYTECHNIQUE Cinq Žtudiants mexicains de lõitesm (Instituto tecnologico de estudios superiores de Monterrey), lõun des meilleurs de son pays, ont ŽtŽ accueillis pour la premi re fois ˆ lõƒcole dans le cadre du Programme dõžchange international (PEI). Ce qui fait du Mexique le deuxi me pays en nombre dõžtudiants repržsentžs cette annže au sein du PEI. Ces cinq Žtudiants proviennent des fili res dõexcellence de lõitesm ; ils suivent les cours des annžes 2 et 3 du cycle ingžnieur en physique et en mžcanique. Voici quelques tžmoignages. Prestige dõabord ÇJÕai ŽtŽ informž du partenariat avec lõƒcole polytechnique par le directeur du džpartement de physique de lõitesm. Il mõa contactž avec dõautres Žl ves de la fili re de physique ayant une connaissance du fran ais et de bonnes notes. Avant dõavoir connaissance de ce partenariat, jõavais envie dõžtudier dans un programme dõžchange international au sein dõune autre universitž, mais, le prestige international de lõƒcole polytechnique, lõoccasion de conna tre la France et de suivre des cours scientifiques pour enrichir ma formation professionnelle mõont džcidž ˆ postuler.è Federico Jose Cardenas Le campus a une vie propre, enrichie par lõoriginalitž et le bon esprit des Žl ves Science, sport et culture ÇLÕexcellence qui caractžrise lõƒcole polytechnique mõa incitž ˆ poser ma candidature pour le programme dõžchange. Il sõagit dõune opportunitž sans Žquivalent. Mon sžjour a ŽtŽ tr s enrichissant, acadžmiquement et personnellement. JÕai ŽtŽ accueilli dõune mani re tr s chaleureuse et je nõai eu donc aucun probl me pour mõadapter ˆ la vie Žtudiante. Le campus, bien quõžloignž de la Capitale, a une vie propre, enrichie par lõoriginalitž et le bon esprit des Žl - ves polytechniciens. Les cours sont assez stimulants, ce qui mõa fait beaucoup progresser pendant ces mois. Les diverses options sportives et activitžs culturelles organisžes COLL. ƒcole POLYTECHNIQUE Niveau ŽlevŽ et escalier raide Ç JÕŽtais motivž pour Žtudier avec les meilleurs professeurs, pour travailler avec les meilleurs Žtudiants de France et dõeurope, et pour venir ˆ Paris. Les cours sont difficiles ici, je suis surpris par le niveau en mathžmatiques des Žtudiants de Polytechnique. Les cours sont diffžrents de ceux de mon universitž dõorigine : lˆ-bas, on nõa pas de sžances en amphithž tres. De plus, on peut avoir trois ou quatre cours scientifiques par jour. Je pržf re lõemploi du temps dõici qui comporte un cours scientifique (deux au plus) par jour. JÕapprŽcie la vie Žtudiante. Je fais partie de lõžquipe de natation de lõƒcole. Les Žl ves de la section ont ŽtŽ tr s accueillants avec moi. Gr ce ˆ eux, je me suis adaptž rapidement ˆ lõƒcole. MalgrŽ la petite population dõžtudiants, les binets sont tr s nombreux et diversifižs, comme ˆ lõitesm. Le campus est tr s beau, il y a beaucoup dõespaces verts. Les laboratoires sont vraiment magnifiques. En fait, le seul inconvžnient que je peux trouver sur le campus est de monter les escaliers en arrivant de Paris. È Daniel Ruiz COLL. ƒcole POLYTECHNIQUE 60 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
POINT DE VUE LÕArgot de lõx en 1938 Ancien : Žl ve de deuxi me annže. Antique : ancien Žl ve plus gž. Banale : table. Dans les inventaires administratifs, chacun disposait dõune Ç table banale È. B ta : faire le B ta signifie Ç faire le mur È. Une t te de bžlier sculptže sur une fa ade du square Monge facilitait la t che, dõo le nom de B ta. Binet : petite pi ce, abržviation de cabinet. Au fil des ans, le binet est devenu ce qui se passe dans la pi ce en question, puis un groupe exer ant une action džterminže. Bo te ˆ claque : pavillon dõaccueil. Ainsi nommž pour sa forme trapžzo dale Žvoquant la bo te en bois permettant de transporter son bicorne (claque). CÕest aujourdõhui le si ge de lõax et de la RŽdaction de La Jaune et la Rouge. Boum : membre du personnel de service. Bunoust : lit. Du capitaine Bunoust qui džclarait : Ç Il y en a qui font le mur pour passer une partie de la nuit en ville dans un lit ˆ deux places. CÕest intolžrable. Ils ont lõabsolue obligation de dormir ˆ lõƒcole dans leur lit individuel. È Carva : Polytechnique, du nom dõun ancien gžnžral commandant lõƒcole (Carvalho). Les polytechniciens sont des carvas ou des gnass carvas, un gnass Žtant un individu. Casert : dortoir. AbrŽviation de casernement. PAR JEAN DUBOIS (38) JÕai vu le gnass Dunablat avec un cham cornecul Notre camarade Jean Dubois (38) nous a adressž un volumineux dossier sur la vie ˆ lõƒcole en 1938. Nous en extrayons ici quelques pržcieuses informations sur lõargot de lõx tel quõil se parlait il y a soixante-douze ans. Les jeunes et les moins jeunes pourront retrouver lõorigine de termes quõils ont connus ou qui sont m me encore en usage. Chameau : une dame, et plus spžcialement une jeune fille. Non pas quõon lui pr te a priori un mauvais caract re, mais parce quõelle est dotže, comme lõanimal homonyme, de deux bosses. Un vieux chameau nõa rien de džsobligeant, cõest simplement une dame de plus deé quarante ans. On Žcrit aussi cham. Chic ˆ : bravo! Une expression tr s proche : Ë bloc! Cocon : Žl ves de sa propre promo (abržviation de coconscrit). Conscrit : Žl ve de premi re annže. Cornecul : tr s bien, superbe. Couverture : gaffe. On se couvre de ridicule. Crotale : chef de salle. Ë une certaine Žpoque, le chef de salle Žtait sergent. Le n tre portait des lunettes et fut džnommž crotale en temps que sergent ˆ lunettes. Grossi re erreur, le serpent ˆ lunettes cõest le cobra; le crotale est le serpent ˆ sonnette. Exo : ce qui est hors les murs. Gigon : supplžment. Lambda : moyen, quelconque (lettre centrale de lõalphabet grec). Magnan : RŽfectoire et, par extension, le repas ou m me le chef cuistot. O mangent les cocons? Dans la magnanerie. Merca : Žclairage Žlectrique, qui fit son apparition ˆ lõƒcole au temps du gžnžral Mercadier. BerzŽ, la montre Dans les temps anciens, le prof de physique Žtait le bien connu BerzŽlius. Il voulut montrer aux Žl ves, par une expžrience tr s probante, ce quõžtait le vide. Il mit un moineau sous une cloche en verre et annon a quõil allait aspirer lõair : le moineau cr vera. LÕamphi retentit dõun vigoureux et suppliant : Ç PitiŽ! pitiž! È. BerzŽlius renon a ˆ son expžrience et rel cha lõoiseau. Les cours finissaient ˆ cette Žpoque ˆ 11 h 15. DorŽnavant, ˆ la fin de chaque amphi, le moineau reconnaissant se posa sur la grande aiguille de lõhorloge ˆ 11 h 10, appuyant de tout son poids pour faire gagner quelques minutes. Nablat : truc, machin. Du nom dõun signe mathžmatique un peu hermžtique. Dunablat : untel. PŽkin : civil, ou plus gžnžralement non X. PhŽcy : kžpi. Strass : commandement militaire (abržviation dõadministration). Tangente : ŽpŽe. Ainsi nommže parce quõelle est tangente ˆ la jambe droite. Tuffriner : couper les cheveux. Allusion ˆ la calvitie du confžrencier Tuffraut. Chambergeot Dans les temps anciens, lõžl ve de ce nom džcžda en cours dõannže. Ses cocons, tr s Žmus, recueillirent son squelette. Ils le peignirent en rouge, couleur de sa promotion, et le cach rent. Depuis lors, les promos se le disputent. Quand il est retrouvž, les nouveaux possesseurs le peignent dans la couleur adžquate et le cachent ˆ leur tour. EXPRESSIONS LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 61
ARTS, LETTRES ET SCIENCES MUSIQUE EN IMAGES LA VIRTUOSITƒ DANS LA MUSIQUE BAROQUE Concert de lõensemble Le Palais royal du 19 octobre 2010, direction Jean-Philippe Sarcos Concert ˆ voir sur Arte Live Web : http://liveweb.arte.tv jusquõen avril 2011 (bient t aussi sur Mezzo et Arte) Pour une fois notre rubrique est consacrže ˆ la musique vivante proprement dite, puisque au lieu de commenter un DVD, elle pržsente la mise ˆ disposition sur Internet dõun concert, qui plus est dõun des orchestres fran- ais les plus emblžmatiques de la vivacitž de la vie musicale en France. LÕensemble Le Palais royal se consacre ˆ lõinterpržtation des ržpertoires baroque, classique et romantique. Pour chaque Žpoque, les musiciens utilisent des instruments diffžrents. Issus des meilleurs orchestres europžens, les musiciens sont cooptžs et sont aussi choisis pour le plaisir quõils prennent et donnent en jouant dans lõorchestre. Ils sont ržunis par leur džsir de travailler ensemble, sur le long terme, dans la passion et la convivialitž. Ce sont des conditions essentielles pour Jean-Philippe Sarcos, leur chef depuis le džbut. Autre originalitž, lõorchestre est liž ˆ un ensemble vocal, dždiž aux jeunes talents. Il permet ˆ de jeunes chanteurs professionnels dõinterpržter les ržpertoires baroque, classique et romantique en accordant une attention rigoureuse aux diffžrents styles. Les Ïuvres sont chantžes par cïur et en pupitres ŽclatŽs afin de favoriser lõexpressivitž et lõengagement de chacun au service du sens du texte et de la musique. Du fait de la fra cheur des voix, Le Palais royal poss de une couleur unique parfaitement adaptže aux ržpertoires anciens qui Žtaient, originellement, le plus souvent interpržtžs par des enfants. Pour amžliorer lõaccessibilitž des programmes ˆ th mes, les concerts sont souvent pržsentžs, comme ici par le jeune et Žrudit Antoine Pecqueur, et accompagnžs de programmes de salle džtaillžs. Ces diffžrentes formes de pržsentations permettent de comprendre le texte des Ïuvres, et, en les repla ant dans leur contexte historique, aident ˆ en retrouver lõesprit. Comme les instruments dõžpoque, les tenues rouges que rev tent les chanteurs du Palais royal pour interpržter les Ïuvres sacržes rappellent celles de leurs prždžcesseurs dans les chapelles royales. Ces m mes tenues sont encore aujourdõhui portžes par de grands chïurs ˆ travers le monde, comme le chïur de la chapelle Sixtine et les prestigieuses formations chorales des cathždrales anglaises, autrichiennes ou allemandes. Construit autour du fameux Stabat Mater ˆ 10 voix de D. Scarlatti (1685-1757), avec des Ïuvres de Vivaldi et Corelli, le programme intitulž La VirtuositŽ dans la musique baroque est une pure merveille. On montre ici la virtuositž non pas comme une technique džveloppže au seul service de la gloire de lõinterpr te, mais comme un des moyens gžniaux dont us rent les artistes italiens pour traduire les mouvements passionnžs de leur me (VirtuositŽ vient du latin virtus qui lui-m me renferme vir : lõhomme. Virtus signifie donc les qualitžs qui font la valeur de lõhomme, moralement et physiquement. ll se traduit par courage, mžrite, hauts faits mais Žgalement vertu, perfection morale.) Le programme montre aussi la diversitž de ses formes : virtuositž instrumentale avec Corelli, virtuositž vocale avec Vivaldi mais aussi virtuositž des compositeurs avec lõexceptionnelle ma trise de Scarlatti qui atteint des sommets dõžmotion gr ce ˆ la prouesse dõžcriture des 10 voix superposžes, et non malgrž elle. Le concert filmž dans la magnifique chapelle de lõƒcole militaire est superbe, ˆ tout point de vue. LÕimpact de ce chïur grandiose soutenu par un ensemble instrumental ržduit mais au niveau musical tr s ŽlevŽ est tr s fort. Notons en particulier le violon vertigineux et extr mement vivant de la grande Tami Troman. Un grand concert de musique vivante ˆ voir, par un ensemble dynamique qui en est un parfait repržsentant, et mžriterait grandement dõ tre bien plus connu. Le Palais royal est un des ensembles les plus marquants de la vie musicale fran aise, et son chef Jean- Philippe Sarcos est un orf - vre tr s insuffisamment reconnu. Jugez-en en voyant ce concert! D.R. Marc Darmon (83) 62 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
BRIDGE Gaston MŽjane (62) ƒnoncƒs Une donne de la division nationale par paires 2. Vous jouez 4 en Ouest. OUEST D 4 3 A 10 9 7 V 10 A 10 7 5 LES ENCHéRES S O N E 2 Ð 3 x Ð 4 Ð Ð Ð Nord entame le 2 de Pique pris par le Roi de Sud qui rejoue Carreau le 3, le 10, la Dame et le quatre. Nord rejoue Pique coupž, Ouest joue le Roi de CÏur pour le Valet de Sud. Ë vous de jouer. Quel est votre plan de jeu? Solutions page 67 EST RƒCRƒATIONS SCIENTIFIQUES P 5 R D 5 A 8 6 4 R D 8 4 2 Jean Moreau de Saint-Martin (56) jmsm56@melix.net 1) PLIAGE EN VOLUME On plie le triangle acutangle ABC le long des segments QR, RP, PQ, joignant les milieux des c tžs, de fa on que les sommets A, B, C co ncident, formant un tžtra dre PQRS. Quel est le volume de ce tžtra dre? 2) LE COLLOQUE Un colloque ržunit 25 personnes, et se džroule en ateliers de 5 personnes durant chacun une demi-journže. On veut quõau cours de ce colloque deux quelconques des participants aient ŽtŽ ensemble au moins dans un atelier. Quelle durže minimale faut-il ržserver ˆ ce colloque, sachant que le nombre de salles pouvant accueillir des ateliers en m me temps nõest pas limitž? 3) Ë LA ROMAINE Cette addition DCLIX + DLXVI = MCCXXV Žtait juste pour un Romain ; remplacez chaque lettre par un chiffre arabe (toujours un m me chiffre pour une m me lettre, des chiffres diffžrents pour des lettres diffžrentes) pour former une addition juste. Solutions page 67 DISCOGRAPHIE LƒGéRETƒ CÕest peut- tre a la vie : beaucoup de džsespoir mais aussi quelques moments de beautž o le temps nõest plus le m me. CÕest comme si les notes de musique faisaient un genre de parenth se dans le temps, de suspension, un ailleurs ici m me, un toujours dans le jamais. Une musique lžg re, une femme lžg re : le qualificatif a parfois une connotation nžgative, mais pas toujours : les elfes, comme les anges Ð m me les plus dodus Ð ne p sent pas bien lourd. Et reprochera-t-on ˆ Mozart, Mendelssohn ou Debussy dõ tre lžgers, ˆ la diffžrence de Beethoven, Wagner ou Mahler? En vžritž, en musique comme en cuisine, nous pržfžrons de plus en plus ce que lõon nous sugg re ˆ ce quõon nous ass ne, et nous sommes heureux de sortir dõun concert, comme dõune table, le cïur lžger plut t que le cïur aux l vres. MURIEL BARBERY, L'ŽlŽgance du hžrisson Concertos de Mozart Il nõest rien de moins pesant que les concertos pour piano de Mozart, m me joužs sur un Steinway de concert avec un orchestre dõaujourdõhui, et donc dõeffectifs tr s supžrieurs ˆ ceux que Mozart a connus. Et pourtant ils ne manquent ni de richesse thžmatique et harmonique ni de puissance Žmotionnelle. ƒcoutez lõentrže du piano dans le Concerto n 20 en rž mineur que Evgeny Kissin vient dõenregistrer, ainsi que le n 27, avec le Kremerata Baltica quõil dirige depuis le clavier 1 : un mod le de toucher ažrien, de mžlancolie suggžrže. On est loin du Mozart pržtendument pržromantique que certains, et non des moins grands, pratiquent volontiers. La lžg retž Ð on devrait dire la pudeur Ð de Kissin est tout ˆ fait comparable avec celle de Clara Haskil dans son enregistrement lžgendaire du m me 20 e avec Igor Markevitch (1961). M me distance dans le n 27 avec une touche douceam re qui rend ce dernier concerto, Žcrit lõannže de la mort de Mozart, plus poignant encore. Edna Stern, ržvžlže nagu re par le Festival de La Roque-dÕAnthŽron, a enregistrž les Concertos n 9 (dit Jeunehomme), 12 et 14 avec lõorchestre de chambre dõauvergne 2. Excellente idže dõavoir choisi une formation de chambre pour ces concertos intimistes, et spžcialement cet excellent ensemble, homog ne et pržcis. Edna Stern a, elle aussi, pris le parti de lõextr me lžg retž et m me de la sobrižtž en mati re de couleurs : elle joue Mozart, pourrait-on dire, en gris et blanc, ce qui convient bien ˆ ces trois concertos, tout particuli rement au 14 e, le moins connu, et qui mžrite la džcouverte. Jonathan Gilad joue Mendelssohn Notre camarade Jonathan Gilad (2001), qui poursuit sa double carri re de pianiste et dõingžnieur des Ponts (ˆ la Mission Žconomique de Berlin) vient dõenregistrer les Variations concertantes et les deux Sonates pour piano et violoncelle de Mendelssohn 3, avec le violoncelliste Daniel MŸller-Schott, avec lequel il avait džjˆ gravž les deux Trios (avec la violoniste Julia Fischer). Schumann, ami de Mendelssohn, qualifiait la 1 re Sonate de Ç mozartienne È. Et au fond Mendelssohn, avec son gžnie jaillissant, son romantisme limpide, sa finesse mžlodique et harmonique, son inextinguible juvžnilitž, est bien le Mozart du XIX e si cle. Les deux Sonates, dans lesquelles le piano est le leader, tžmoignent dõune richesse ARTS, LETTRES ET SCIENCES LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 63
ARTS, LETTRES ET SCIENCES dõinvention quasi explosive. Les Variations sont brillantes et virtuoses, pour le piano comme pour le violoncelle. Au total, Jonathan et Daniel MŸller-Schott nous livrent, avec une technique sans faille, une parfaite symbiose et un brio parfois non džpourvu de gravitž, trois pi ces majeures et parmi les moins connues de ce cržateur foisonnant et gžnial. Bach ˆ deux pianos On peut tre mžfiant envers les transcriptions, qui sont souvent des trahisons, mais pas pour la musique de Bach, qui pratiquait lui-m me couramment lõadaptation et lõarrangement. Et lõon ne peut que se ržjouir de la publication de lõenregistrement des Six Sonates pour orgue, transcrites pour deux pianos au XIX e et au XX e si cle, par Claudine Orloff et Burkard Spinnler 4. Le grand piano moderne se pr te parfaitement bien ˆ ces transcriptions, qui rendent claires et džližes ces pi ces riches et complexes, plus que lõorgue qui Žcrase parfois des phrases rapides o se superposent plusieurs registres et le pždalier. Au final, on džcouvre en quelque sorte six nouvelles Ïuvres pour piano Ð pour deux pianos Ð de Bach, de premi re grandeur, ˆ placer ˆ c tž des Suites et des Partitas. Piano Stories par Philippe Souplet Les amateurs de jazz connaissent bien notre camarade pianiste Philippe Souplet (1985), qui se produit souvent dans les clubs de Paris et aussi dõautres villes du monde o lõam - nent ses recherches en mathžmatiques. ƒmule ˆ la fois des grands du piano stride comme Willie Smith ÇThe LionÈ, Fats Waller, James P. Johnson, et aussi des subtils Duke Ellington et Billy Strayhorn, Philippe vient dõenregistrer sous le titre Piano Stories sa version dõune douzaine de standards dont certains peu connus, comme I Guess IÕll Have to Change my Plan ou Honey Hush, et aussi un medley du Duke, dont Prelude to a Kiss et Passion Flower 5. Ë la diffžrence de certains pianistes un peu brouillons et aussi du stride parfois quelque peu primaire, il prend le parti dõun style pianistique clair et ažrien, et nous livre quatorze plages exquises de jazz, les unes mozartiennes et les autres debussystes, en quelque sorte. Ë džguster avec un bon Jack DanielÕs, Žvidemment. 1. 1 CD EMI. 2. 1 CD ZIG-ZAG. 3. 1 CD ORFEO. 4. 1 CD FUGA LIBERA. 5. 1 CD psouplet@wanadoo.fr Jean Salmona (56) LIVRES LES ƒlites FRAN AISES Essai critique Tome 1 La MŽritocratie fran aise Tome 2 La Marche vers le pouvoir Tome 3 Ombres et Lumi re Maurice Bernard (48) Paris Ð LÕHarmattan 1 Ð 2010 Ce livre de Maurice Bernard (48) porte sur les Žlites fran aises, sur leur mode de formation, leur place dans la socižtž et leur impact, en interne et en externe. CÕest lõïuvre dõun observateur attentif, scrupuleux, un rien džsabusž aussi. On sent lõauteur dž u de ce que le rayonnement international de la France, par ses chercheurs, ses Žcrivains et artistes, ses entreprises sõaffaiblit. On pourrait reprocher ˆ ce livre son constat dõinsuffisances et dõžchecs, au džtriment de belles ržussites passžes sous silence, comme celle de lõƒcole de Paris du management. DÕune Žcriture limpide, aux assertions la plupart indiscutables, il est marquž par la modestie et la franchise. Le premier tome analyse, de fa on logique et chronologique, la constitution du syst me mžritocratique fran ais. Il est pržfacž par Thierry de Montbrial (63). Le second tome montre comment le syst me mžritocratique conf re pouvoir, richesse et considžration dans la socižtž fran- aise. Raymond Boudon lõa pržfacž. Le troisi me tome est un bilan critique de la socižtž fran aise dõaujourdõhui. Il sõouvre sur une pržface de Jacques Lesourne (48). En toute transparence, je fus recrutž ˆ lõƒcole polytechnique comme enseignant, alors que Maurice Bernard y dirigeait lõenseignement et la recherche. Mon propre parcours, avec des sžjours de longue durže ˆ lõžtranger, mõa permis dõy džcouvrir dõautres cultures que la n tre. CÕest ˆ cette aune, comparatiste, que je discuterai les th ses de Bernard. La premi re, la plus gžnžrale, qui sert dõaxe porteur ˆ tout le livre, est quõune Žlite, sžlectionnže pour son excellence comme pour sa poursuite de lõexcellence, a vocation ˆ tre dirigeante. Cette pžtition de principe est contestable. LÕexemple amžricain montre quõune telle approche topdown sõav re souvent moins performante quõune approche bottom-up. On se souviendra, ˆ ce propos, du ržquisitoire de Richard P. Feynman ˆ lõencontre de la premi re, quõil rendit responsable du džsastre de la navette spatiale Challenger. De plus, notre pays est suffoquž par le poids de lõadministration. La longue histoire de France, ƒtat fort et centralisž, lõexplique ; comment donc remobiliser les acteurs de lõžconomie et les artisans de la culture, afin de revigorer notre pays? 64 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Ma seconde remarque porte sur les pržpas. Bernard, qui les pržsente avec soin et une riche documentation, mõa paru nžanmoins glisser un peu rapidement sur leur nžgatif (un bagne deux ou trois ans durant ; le probl me du concours, bien posž, ŽlŽgant, suite de variations sur un th me qui permet aux plus astucieux de grappiller des points et de faire le trou, mais passablement džconnectž dõavec la ržalitž) comme sur leur positif (la camaraderie avec dõautres intelligences et quelques surdoužs ; les colles, qui vous forment durablement ˆ exposer, m me ˆ des auditoires hostiles). Le reproche majeur ˆ faire aux pržpas, symptomatiques en cela de notre enseignement public dans son ensemble, est de formater les individus au m me moule. Si les Britanniques engrangent les Nobel, leur vžritable culte de lõexcentricitž y est pour quelque chose. Ma troisi me remarque est dõordre ŽpistŽmologique. LÕenseignement fran ais nõa pas comme seules caractžristiques son abstraction et sa domination par les mathžmatiques. Il est plombž, de mani re plus gžnžrale encore, par le cartžsianisme et le raisonnement džductif, plut t quõinductif. Certes, il est de bonne mžthode de ržduire la difficultž, de procžder de mani re analytique. NŽanmoins, cette mani re de confronter les situations nõest pas la seule, ni systžmatiquement la meilleure. Face ˆ la complexitž, qui est de r gle de nos jours, dõautres approches, empiriques, voire m me holistes, ma trisent mieux les phžnom nes. Je recommande vivement la lecture de cet ouvrage, qui pose un diagnostic objectif dõune situation pržoccupante. CÕest un livre courageux, qui vient ˆ son heure. Les džcideurs de tout bord auront grand avantage ˆ le lire pour citer des faits exacts et se convaincre dõagir dans leur propre sph re, et dõy induire dõurgentes ržformes. 1. 5-7, rue de lõƒcole polytechnique, 75005 Paris. http://www.librairieharmattan.com Pierre Laszlo MATIéRE ET MATƒRIAUX De quoi est fait le monde? Ouvrage ržalisž sous la direction dõƒtienne Guyon et autres ƒditions Belin 2 Ð 2010 La Main ˆ la p te, fondže il y a une quinzaine dõannžes sous lõimpulsion de G. Charpak (prix Nobel de physique, 1992), P. LŽna (astrophysicien) et Y. QuŽrŽ (professeur de physique honoraire ˆ lõƒcole polytechnique), milite pour un enseignement des sciences fondž sur lõobservation et le questionnement. Le succ s de son action dans nos Žcoles primaires est important puisque des milliers de classes utilisent des mžthodes pždagogiques issues de cette volontž de privilžgier lõobservation, la curiositž, lõinterrogation et le dialogue avant que, sous la conduite du ma tre, une rationalitž ne se džgage. La transposition de ces mžthodes ˆ lõenseignement du coll ge est plus džlicate puisque plusieurs enseignants sont en charge des sciences de la mati re, de la terre ou du vivant et le succ s repose sur leur volontž de travailler en commun. NŽanmoins depuis un petit nombre dõannžes La Main ˆ la p te est entrže en action dans plusieurs coll ges. Le livre Mati re et matžriaux Ð De quoi est fait le monde? a ŽtŽ ržalisž par une Žquipe expžrimentže conduite par le physicien ržputž ƒtienne Guyon, qui dirigea nagu re lõƒcole normale supžrieure. Cet ouvrage magnifique ržpond au souhait des animateurs de La Main ˆ la p te dõaider les jeunes collžgiens et ceux qui les guident. DestinŽ aux enfants, ˆ leurs ma tres et ˆ tout lecteur curieux de džcouvrir les beautžs de la mati re inerte ou vivante, les auteurs nous permettent de nous Žmerveiller en džcouvrant les phžnom nes qui nous entourent. Bien souvent nous nous apercevons ˆ la lecture que, bien que familiers, nous ne les avons ni vraiment regardžs ni compris : comment le jaune dõïuf permet de faire une mayonnaise? quels sont les quatre modes de locomotion du serpent? comment les champignons aident les pins ˆ pousser? pourquoi la tour Eiffel a-t-elle cette forme? comment les termiti res sont climatisžes? les textiles du futur seront-ils bioactifs? pourra-t-on se pržmunir contre les graffitis? y a-t-il un secret du vernis des Stradivarius? que fait aux cheveux le brushing? comment le Gore-Tex permet de rester au sec et dõžvacuer la transpiration? etc. Des milliers dõexemples de cette nature, soutenus par une superbe iconographie, sont ržvžlžs au lecteur et expliqužs en termes simples. Nous recommandons vivement ce livre, idžalement adaptž ˆ tout lecteur de plus de dix ans. Il reste, ˆ mon sens, tr s utile ˆ ceux qui veulent utiliser cet ouvrage pour Žveiller la curiositž des jeunes ˆ b tir avec son aide le parcours qui va de lõobservation ˆ la compržhension. ƒdouard BrŽzin, professeur honoraire ˆ lõƒcole polytechnique et professeur ŽmŽrite ˆ lõƒcole normale supžrieure 2. 8, rue FŽrou, 75278 Paris Cedex 06. www.editions-belin.com www.pourlascience.com LES BALCONS DÕAIX Francis SouliŽ de Morant (57) ƒditions Cyrano 3 Ð 2010 Notre camarade Erik Egnell (57) est un passionnž de la littžrature et de lõžcriture. DŽjˆ, lors de son passage ˆ lõx, il nõavait laissž ˆ aucun cocon le soin de rždiger la revue Barbe de sa promotion, et sous ce titre allž- ARTS, LETTRES ET SCIENCES LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 65
ARTS, LETTRES ET SCIENCES chant, Un Caprice de Sophie ou Ë chacun son futur, avait placž les habituels personnages de ce genre de thž tre dõombres, professeurs ou colonels, dans des situations inždites. Est-ce aussi pour pouvoir Žcrire quõil choisit de faire lõessentiel de sa carri re dans des ambassades, expždiant du monde entier des rapports Žconomiques, et profitant de ces sžjours pour approfondir sa connaissance des lettres locales? RentrŽ en France, Erik accepte sans difficultž dõapporter son appui ˆ la Sabix, et plus que jamais džcidž ˆ cžlžbrer la chose Žcrite, m ne de front une carri re dõžcrivain, dont La Jaune et la Rouge a parfois rendu compte, et une carri re dõžditeur. InstallŽes dans son cher PŽrigord, les ƒditions Cyrano se constituent peu ˆ peu un catalogue dõouvrages aux couvertures soignžes, essentiellement consacržs ˆ lõhistoire, mais ouvert ˆ tous les genres littžraires. Une de ses collections sõintitule Fictions de X. Elle a pour vocation de publier des textes Žcrits par des polytechniciens. CÕest ainsi que nous sont ržcemment parvenus Les Balcons dõaix, un roman original Žcrit par Francis SouliŽ de Morant. Dans Les Balcons dõaix, lõhistoire se passe Žvidemment ˆ Aix, et lõunitž de lieu y est totale, m me si on ressent chez lõauteur comme chez certains des personnages le poids des djebels algžriens, lieux de vie ou de batailles si difficiles ˆ oublier. LÕauteur y a ŽtŽ sous-lieutenant, il le signale d s la quatri me de couverture ; il a aussi ŽtŽ Žl ve en taupe et sõen souvient dans un dialogue entre deux de ses personnages qui ont aussi souffert en pržpa. Se doutant que ses lecteurs sont tr s souvent friands dõžnigmes bien racontžes pour en accompagner la ržsolution, il nous propose d s sa premi re page un message cryptž džnichž au fond dõun petit meuble de famille. Cela džbute donc comme beaucoup de voyages extraordinaires de Jules Verne, mais le pžriple que nous aurons ˆ effectuer se limite ˆ quelques hectares dõaix, peints avec lõamour dõun connaisseur et parfois la gourmandise dõun auteur qui veut nous faire partager son plaisir de lõžcoute des fontaines ou de la contemplation de la silhouette de la Sainte-Victoire flamboyant comme une džesse rousse. Alors, que se passe-t-il sous ou sur les balcons dõaix? Ne croyez pas que je vous le dirai! Voici pourtant un indice. Les personnages que nous croisons, professeur sorti de Normale sup, Žpouse heureuse, Žpicier dõorigine nord-africaine, vendeuse, ancien lžgionnaire, policiers, indics et tous les autres nous sont pržsentžs lors dõun ržcit strictement chronologique qui les voit se pržoccuper de plus en plus de ce message car, et cõest lõune des originalitžs du livre, nous nõavons pas le plaisir de nous pencher tout de suite sur son džchiffrage, ce qui est frustrant! Nous passons notre temps ˆ essayer de suivre son pžriple qui le m ne de main en main, ce qui nous permet de peu ˆ peu conna tre et en quelque sorte džchiffrer dõabord les personnages et leurs fragilitžs, donc leur vžritž. Comme souvent les tres les plus intžressants ne sont pas les plus sžrs dõeux-m mes. Aussi doisje peut- tre marquer ici mes ržserves devant la figure de lõislamiste, que je trouve stžržotypže, m me si on retrouve parfois ce genre de caract res dans les rubriques de faits divers ; mais les autres personnages du roman mžritent de nous tre pržsentžs. Un roman policier? Pas vraiment. Nous suivons le message, nous vivons des pžripžties parfois logiques ou pržvisibles, parfois surprenantes mais nžanmoins vraisemblables, nous aidons nos hžros ˆ faire connaissance les uns avec les autres avant de remettre la main sur le document ŽgarŽ. Au travail, Jules Verne ou Sherlock Holmes! Le džcryptage nous donnera-t-il la clž de lõžnigme? Oui, si on veut; mais surtout lõoccasion dõouvrir dõautres tiroirs ˆ secrets que, je vous le ržp te encore une fois, je ne trahirai pas. Christian Marbach (56) 3. Les Boulbennes, 24 240 Pomport. www.editionscyrano.fr LES MERS DE LÕINCERTITUDE Diriger en l chant prise Robert Branche (74) ƒditions du Palio 4 Ð 2010 On dit parfois que la diffžrence entre un manager et un entrepreneur est que le premier džcide dans la certitude, alors que le second le fait dans lõincertitude. Robert Branche ne partage pas cette analyse. Dans Les mers de lõincertitude, son deuxi me livre apr s Neuromanagement (2008), il džfend lõidže que la direction dõentreprise consiste dans tous les cas, quõon soit manager ou entrepreneur, ˆ gžrer lõincertitude. Ë partir dõexemples tiržs notamment de lõhistoire des sciences, Robert Branche pose en effet comme axiome que lõincertitude ne fait que cro tre dans lõunivers professionnel et que les directions gžnžrales nõont dõautres choix que de composer au mieux avec elle. 66 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Voilˆ une posture pour le moins inhabituelle de la part dõun ingžnieur, quõon sõattendrait ˆ voir convaincu que le fonctionnement des entreprises est pržvisible ou doit sõefforcer de le devenir. Or il nõen est rien, soutient Robert Branche : la vie des affaires nõest pas ržgie par le principe de Laplace ou la loi de Gauss. Bien souvent, lõaccumulation de donnžes nõamžliore pas la pržvision et raisonner en moyenne ou pratiquer la r gle de trois conduisent ˆ de graves erreurs de pronostic. CÕest plut t en direction dõhenri PoincarŽ et de Pareto que lõauteur se tourne pour comprendre comment fonctionnent ces organisations complexes que sont les entreprises dans le monde contemporain. LÕingŽnieur des Ponts et ChaussŽes quõest Robert Branche leur recommande de se construire comme des jardins ˆ lõanglaise plut t quõˆ la fran aise. En langage de consultant, il sõagit de Çlaisser chaque sous-ensemble sõorganiser selon la logique propre de son mžtier È et de Ç permettre des biorythmes diffžrents selon les moments et les situations È. Dans quel sens diriger une entreprise si lõincertitude y est reine? Robert Branche a choisi la mžtaphore pour illustrer sa ržponse. Dans Les mers de lõincertitude, il compare lõentreprise ˆ un fleuve et en tire des images Žloquentes au service de sa džmonstration. De m me quõon ne peut pas comprendre vers o coule un fleuve en observant ses mžandres, lõauteur recommande de ne pas appržhender lõentreprise ˆ lõaune de ses performances ˆ court terme : il faut Ç penser ˆ partir du futur È. Penser ˆ partir du futur, cõest dõabord se fixer un horizon stratžgique immuable, telle la mer pour un fleuve. Mais cõest aussi se laisser guider par la pente naturelle, comme le fleuve par le relief. Ë lõheure o lõon fait volontiers lõžloge de la difficultž, ce nõest pas le moindre des paradoxes dõun livre qui en comporte beaucoup que de pržconiser la facilitž. Reste ˆ mettre en Ïuvre ce principe de moindre action appliquž ˆ lõentreprise. Comment Žviter les džcisions qui ne sõinscrivent pas dans sa trajectoire naturelle, comment tirer parti des obstacles et anticiper les accidents de parcours? Ë toutes ces questions, Les mers de lõincertitude apportent un ensemble de ržponses fondžes sur les observations et lõexpžrience de consultant stratžgique de lõauteur. Avec une mise en garde : attention ˆ la quantophržnie, cette pathologie consistant ˆ vouloir tout mettre en chiffres! Ë force dõexc s de contr le de gestion et de lean management, on risque de rendre lõentreprise anorexique. Elle perd alors le gožt de la croissance et devient cassante. Diriger dans lõincertitude, cõest en effet souvent, nous dit Robert Branche, savoir aussi l cher prise. Jean-Jacques Salomon (74) 4. www.editionsdupalio.com SOLUTIONS DES RƒCRƒATIONS SCIENTIFIQUES SOLUTIONS DU BRIDGE Si le Valet de est sec, Nord va couper ˆ et rejouer. Pour Žviter cela, jouer pour le 10 et couper le ; vous marquez 620 et 69 % (il fallait jouer ˆ SA pour 660!). 1) PLIAGE EN VOLUME Soit AA' la hauteur abaissže de A sur BC, I son milieu sur sa mždiatrice QR, et H l'orthocentre du triangle ABC. Dans le pliage de la partie AQR, le sommet A džcrit un arc de cercle d'axe QR qui se projette sur le plan PQR selon la droite IHA'. Ainsi le sommet S du tžtra dre se projette sur le plan de la base en un point appartenant ˆ la hauteur HA' ; le m me argument vaut pour les autres hauteurs, et S se projette donc sur la base en H. La hauteur SH = h du tžtra dre vžrifie h 2 + HI 2 = IS 2 = IA 2. Si r est le rayon du cercle circonscrit au triangle ABC, un peu de trigonomžtrie conduit ˆ h 2 /r 2 = 4 cos A cos B cos C, expression ne džpendant pas du sommet A, B ou C ŽtudiŽ, ce qui confirme qu'ils co ncident en S apr s pliage. Le tžtra dre, dont la base PQR a pour aire le quart de celle du triangle ABC, s = abc/(4r) a pour volume V = (h/3) (s/4) = = (sr/12) 4 cos A cos B cos C =(abc/24) cos A cos B cos C. Ë partir des relations telles que b 2 + c 2 Ð a 2 = 2bc cos A, on a en fonction des c tžs du triangle ABC V = (b 2 + c 2 Ð a 2 )(c 2 + a 2 Ð b 2 )(a 2 + b 2 Ð c 2 )/4 608. 2) LE COLLOQUE Trois journžes suffisent, avec 5 salles de 5 places. Les 25 participants se placent ˆ leur guise en džbut de colloque pour l'atelier 1. Chacun trouve ˆ sa place la liste des salles o il est affectž pour les ateliers 2 ˆ 6 ; il y trouvera chaque fois 4 personnes qu'il n'a pas encore rencontržes, et aura vu les 24 autres participants ˆ la fin du 3 e jour. Sauriez-vous Žtablir ces listes? Vous avez un mois pour y ržflžchir. 3) Ë LA ROMAINE D C L I X + D L X V I M C C X X V (ce qu'un Romain lirait : 659 + 566 = 1 225). Tenant compte des retenues possibles (valant 0 ou 1) dans les additions partielles, on obtient I = 5, V = X + 5, M = 1, L = 9, 2D = C + 9. Essayant les diverses valeurs de D, pour que deux lettres diffžrentes n'aient pas la m me valeur, il ne reste que D = 6, C = 3, X = 2, V = 7. La ržponse est donc : 63 952 + 69 275 = 133 227. ARTS, LETTRES ET SCIENCES LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 67
FOCUS Tremplin : dix ans de tutorat PORTRAIT Damien Cornu, pržsident de lõassociation Tremplin Ç LÕenthousiasme au service de lõžgalitž des chances È Tremplin f te ce mois-ci son dixi me anniversaire. Dix ans de tutorat aupr s dõžl ves de milieux modestes, apportž par des Žl ves de grandes Žcoles, auquel sõajoute lõaide de grandes entreprises pour accžder ˆ un premier emploi. Apr s une dynastie de polytechniciens, le nouveau pržsident, issu de lõƒcole normale supžrieure, fait le point. Damien Cornu, doctorant, a approchž Tremplin voilˆ cinq ans. Ç Apr s avoir consultž le site de Tremplin, jõai rencontrž les dirigeants de lõžpoque et jõai examinž avec eux dans quel r le je pourrais tre le plus utile. Ë lõžpoque, Tremplin offrait surtout un approfondissement scientifique aux lycžens dõële-de-france. On mõa proposž de džvelopper une cellule de soutien scolaire apr s le bac, pour les Žl ves en classes pržparatoires ou ˆ lõuniversitž, dans un local mis ˆ disposition par Normale sup, puis par Agro ParisTech ˆ partir de 2007. Trois Žl ves en 2006, dix en 2007 : les effectifs que nous encadrions ont augmentž petit ˆ petit.è Concilier deux fonctions ˆ temps plein Son džfi le plus grand? Ç Concilier la pržparation de ma th se en chimie, que je dois pržsenter en 2012 ˆ lõuniversitž Pierre-et-Marie- Curie, avec ma fonction de pržsident de Tremplin depuis 2008. È Mais que de satisfactions! Ç Je conserve avec soin les messages de remerciements des Žl - ves ˆ qui jõai apportž une aide dans leurs Žtudes. Je me souviens des contacts passionnants avec des Žl ves, des tuteurs et des partenaires (minist res, entreprises, associations), diversifižs en termes de culture, dõactivitž et de gžnžration. È Une transformation de la socižtž Le premier džfi de Tremplin, selon son PrŽsident, est Ç dõ tre crždible par rapport aux autres initiatives Ç dõžgalitž des chances È et de ržussir ˆ sõadapter aux besoins des Žl ves qui font des Žtudes supžrieures È. Son atout principal? Ç LÕenthousiasme qui anime ses bžnžvoles. Il permet dõinnover sans cesse dans notre domaine : nous avons ŽtŽ pionniers dans le soutien postbac. È Le deuxi me džfi consiste ˆ Ç conserver une relation avec les Žl ves dans la durže, malgrž des changements de ržgions et des ržorientations scolaires. Nous commen ons ˆ avoir un suivi sur plusieurs annžes. È ƒvaluation Le minist re de la Jeunesse et des SolidaritŽs actives proc de actuellement ˆ une Žvaluation de lõaction de Tremplin, en collaboration avec un laboratoire de sociologie. Cette Žtude permettra de conna tre lõimpact de lõassociation, ce qui constitue pour elle un moyen dõasseoir sa crždibilitž et de faire Žvoluer ses pratiques. Troisi me džfi, enfin, Ç la diversitž des nationalitžs et des cultures. Elle am ne lõassociation ˆ gžrer aussi des aspects extrascolaires et venir Žpauler des adolescents qui peinent ˆ prendre leur autonomie, le milieu des Žtudes supžrieures Žtant un monde inconnu dans leurs familles. È Les parrains, de jeunes salarižs, principalement des groupes Areva et GDF Suez, doivent džployer des argumentaires auxquels ils ne sont pas forcžment pržparžs : Ç Non, tu nões pas ridicule dans ton tailleur quand tu rentres le soir dans ta citž È, encouragement ˆ une Žtudiante de la Courneuve, quartier 68 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Association Tremplin PrŽsident : Damien Cornu DŽlŽguŽe gžnžrale : BŽnŽdicte Mennesson Adresse : c/o AX 5, rue Descartes, 75005 Paris TŽl. : 01.56 81.16.97 06.64.51.73.70 RƒGINE LOMBARD Damien Cornu, doctorant, 25 ans, agržgž de chimie, rejoint Tremplin en 2005 dans Ç un Žlan de solidaritž qui allait de soi È. Ç JÕai fait un lien entre mon parcours scolaire ržussi et mon milieu familial propice ˆ lõžtude (p re cadre dõentreprise, m re secržtaire, qui ont poussž leurs trois enfants ˆ poursuivre leurs Žtudes, grand fr re aussi ˆ lõens, petit fr re ˆ la facultž de mždecine). È Ë lõƒcole normale supžrieure, les Žtudiants re oivent un salaire de 1 300 euros par mois et cotisent pour leur retraite. Ç Je me suis senti redevable envers la socižtž. JÕai choisi de faire du tutorat en sciences car cõest le savoir-clž que je pouvais transmettre. È sensible de la ržgion parisienne, qui džbute un stage dans une banque. Parmi leurs Žl ves Žgalement, une Žtudiante pakistanaise et un jeune Asiatique quõils aident ˆ prendre leur autonomie face ˆ des ržfžrences culturelles qui freinent leur intžgration. Ç LÕAssociation Tremplin se situe ainsi ˆ lõavant-garde dõune transformation socižtale vers plus de mixitž culturelle et sociale. È Des comptes quõil faut Žquilibrer LÕAssociation Žquilibre ses comptes cette annže. Les subventions quõelle obtient arrivent de fa on sporadique, et sont ližes ˆ un projet. La crise Žconomique depuis 2008 commence ˆ affecter Tremplin, ce motif est plus souvent mis en avant par les organismes džmarchžs, pour džcliner une demande de subvention. damien.cornu@tremplin. polytechnique.org benedicte.mennesson@tremplin. polytechnique.org Deux niveaux dõorganisation Depuis quatre ans, lõorganisation de Tremplin comporte deux niveaux : les tuteurs et un responsable ˆ lõžchelle dõun lycže, ancien tuteur, dont la mission est dõencadrer les tuteurs eux-m mes. Les tuteurs peuvent ainsi tre suivis et les probl mes rencontržs mieux anticipžs. Une Association sïur, Ç Tremplin Belgium È, vient de na tre ˆ Bruxelles en septembre 2010, avec le soutien de GDF Suez. Cooptation dõabord Le renouvellement des cadres de lõassociation se fait en prioritž par cooptation. Les bžnžvoles commencent en gžnžral par exercer la fonction de tuteur dans un lycže, puis prennent dõautres responsabilitžs. Ç Les premi res gžnžrations dõžl - ves ayant re u une aide de Tremplin, constate Damien Cornu, sont maintenant volontaires pour devenir tuteurs. Leur motivation est forte pour rendre ˆ leur tour lõaide quõils ont re ue. È Les profils recherchžs par Tremplin sont des Žtudiants, des doctorants, de jeunes cadres dõentreprises. Les recrutements actuels permettent de ržpondre aux besoins de lõassociation. Propos recueillis par RŽgine Lombard LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 69FOCUS
FOCUS Tremplin a dix ans TƒMOIGNAGES SERVICE COMMUNICATION SƒNAT La vocation scientifique et technique des filles PassionnŽe par les sciences, je me suis orientže vers la fili re scientifique, option Sciences de lõingžnieur. JÕŽtais la seule fille. Tremplin est venue nous parler de la pržpa et des fameux concours dõingžnieur qui mõžtaient encore inconnus. LÕAssociation proposait quõun tuteur nous fasse džcouvrir quelques exercices et cours de pržpa. JÕavais plaisir ˆ me rendre ˆ cette petite heure du mercredi soir. Pendant cette m me annže, mon professeur principal mõa parlž du prix de la vocation scientifique et technique des filles, que jõai eu le plaisir de remporter. JÕai džcidž dõutiliser ce prix pour financer mes concours. Au cours de mon annže de pržpa, Tremplin a proposž de me pržsenter une marraine qui pourrait me soutenir pendant mes Žtudes et me conseiller. Elle avait fait tout comme moi une pržpa, puis une Žcole dõingžnieur et travaille maintenant en tant quõingžnieur dans le milieu nuclžaire. Les longues heures dans les transports me fatiguaient ŽnormŽment. JÕai donc demandž une chambre universitaire via le Crous mais mon dossier a ŽtŽ refusž. Avec lõaide de Tremplin et celle de ma marraine, jõai obtenu une bourse dõareva pour financer mon logement. CÕest ainsi que ces quatre derni - res annžes, Tremplin mõa suivi dans mes Žtudes en mõapportant le soutien dõune marraine, les conseils de mes diffžrents tuteurs et une aide pour le financement de mon logement. JÕaimerais plus tard soutenir ˆ mon tour des Žl ves, surtout les jeunes filles qui hžsitent encore ˆ se lancer dans des fili - res scientifiques, les motiver et leur faire part de mes expžriences. StŽffanie Selvaradjou Comprendre bien et comprendre mieux CÕest quand jõžtais en terminale au lycže Auguste Blanqui ˆ Saint-Ouen que lõassociation Tremplin est arrivže ˆ mon lycže. Younes (tuteur ˆ lõassociation en 2005-2006) proposait un aper u des mathžmatiques et de la physique au-delˆ du programme de terminale, le samedi matin. Apr s un premier essai, jõai ŽtŽ intžressž. Et avec dõautres Žl ves nous avons pu nous pržparer et appržhender un peu de nouveaux concepts scientifiques. Personnellement, cela mõa permis de confirmer un choix dõžtudes et de voir que les grandes Žcoles nõžtaient pas inaccessibles car Younes a su nous montrer quõil Žtait proche de nous. Une des activitžs de Tremplin qui mõa ŽtŽ le plus utile est la Permanence postbac pendant les annžes de pržpa. JÕai pu revoir les concepts que je nõavais pas bien compris, ce qui est plus important que de faire des tonnes dõexercices sans comprendre. Je me rappelle quõune fois jõžtais compl tement perdu en thermodynamique, et un tuteur a ržussi ˆ mõexpliquer et ˆ džbloquer les notions qui me posaient probl me gr ce ˆ une analogie entre les flux dõžnergie et les flux dõargent. Gr ce ˆ ce soutien, jõai pu intžgrer lõen- SEA, une Žcole dõingžnieur en Žlectronique dans laquelle je suis tr s bien aujourdõhui. Mes Žtudes dans cette Žcole me permettent aujourdõhui de pržparer un master sur les tžlžcommunications en Irlande ˆ lõuniversitž de Cork. Axel Duez Remerciements dõun futur GadzÕarts Je viens de recevoir mes ržsultats džfinitifs des concours, et je suis admis aux Arts et MŽtiers ParisTech (qui Žtait dõailleurs mon premier vïu). ƒtant donnž que cõest lõžcole dont je r vais, la pržpa est terminže pour moi. Je remercie lõassociation de toute lõaide quõelle mõa fournie. Je ne sais pas si jõaurais pu en arriver lˆ sans Tremplin. Merci pour tout, et jõesp re avoir lõoccasion de repasser vous voir prochainement. Elvis Redza 70 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
L INRIA a pour mission la recherche fondamentale et appliquée dans le domaine des sciences et technologies de l information et de la communication (STIC), sa valorisation et son transfert. L institut joue un rôle primordial au sein de la communauté scientifique internationale dans son domaine. Le centre de recherche INRIA Lille - Nord Europe, idéalement situé entre Paris, Bruxelles et Londres, est un des huit centres de recherche de l INRIA. Fortement soutenu par les collectivités locales, le centre s est développé en partenariat étroit avec les universités, écoles et établissements de recherche de la région. Atout déterminant pour la compétitivité du Nord-Pas-de-Calais en matière de recherche et d innovation, sa dynamique s inscrit dans la volonté de la région de développer des pôles de compétitivité et d excellence. Directeur de centre de recherche h/f Lille - Nord Europe Personnalité scientifique de haut niveau, le Directeur de centre de recherche est membre du comité de direction de l INRIA. Responsable de la mise en œuvre de la politique scientifique et des orientations stratégiques de l institut tant en matière de recherche, de transfert et d innovation que d attractivité RH, il développe cette politique dans l environnement régional de son centre. Dans ce cadre, il engage des partenariats et échanges locaux, régionaux, nationaux et internationaux utiles aux activités scientifiques et au rayonnement de l institut et du centre. Ses missions incluent également le management d équipes de recherche et d appui à la recherche, l administration du centre et la mise en oeuvre des recrutements. INRIA / Photo N. Fagot Retrouvez plus d informations sur le poste ouvert sur www.inria.fr/travailler Pour postuler, merci d envoyer au format électronique votre candidature composée d un CV et d une lettre de motivation à Annick Theis-Viémont, Responsable RH : annick.theis-viemont@inria.fr Abonnement à La Jaune et la Rouge Vous n êtes pas polytechnicien Vous avez la possibilité de vous abonner à notre revue en renvoyant le bulletin ci-dessous, accompagné d un chèque de 40 euros à l ordre de l AX, à l adresse suivante : AX - Service de l Annuaire 5, rue Descartes, 75005 Paris. Tél. : 01 56 81 11 15 Courriel : christine.coutzoukis@ax.polytechnique.org Vous êtes polytechnicien Des tarifs préférentiels d abonnement sont consentis en fonction de votre promotion. Consultez l Association des anciens élèves. AX - Service de l Annuaire 5, rue Descartes, 75005 Paris. Tél. : 01 56 81 11 05 Courriel : annuaire@ax.polytechnique.org Vous désirez être abonné à La Jaune et la Rouge Tarif 2010 : 40 euros, 10 numéros. Nom :............................................ Prénom :.................................... Adresse :....................................................................................................................................... Code postal Ville :............................ Courriel :.......................................... Téléphone :.................................. Pour tous, prélèvement bancaire sur le lien suivant : http://www.polytechniciens.com/index.php?page=asso_adhesion.html LA JAUNE ET LA ROUGE OCTOBRE 2010 71
LE MOT DU PRƒSIDENT La France, premi re nation scientifique du monde? Comme le disait notre illustre ancien Auguste DetÏuf dans son immortel ouvrage MŽmoires dõoscar Barenton, Confiseur, une statistique nõest intžressante que lorsque ses ržsultats surprennent. CÕest bien ce qui se passe lorsquõon examine le nombre des Ç masters È scientifiques džlivržs par les diffžrents pays du monde. Notre pays am ne actuellement environ pr s de 40 000 jeunes Fran ais au niveau Ç master È (bac + 5), toutes disciplines scientifiques confondues. Pr s de 30000 dõentre eux sont issus des Ç Grandes ƒcolesè, et les autres proviennent des universitžs. Pour leur part, les ƒtats-unis comptent chaque annže, avec la m me džfinition, environ 37 000 masters scientifiques attribužs ˆ des jeunes de citoyennetž amžricaine. Autrement dit, pour une population cinq fois moindre, nous formons parmi nos concitoyens plut t plus de masters scientifiques que les ƒtats-unis parmi les leurs! Une džsaffection des AmŽricains pour les sciences Ce constat Žtonnant appelle deux remarques. La premi re concerne la džsaffection des jeunes AmŽricains pour les sciences. Le sujet est si aigu que le PrŽsident Obama a fait du renversement de cette tendance lõune de ses prioritžs, dont il est impossible de savoir si elle sera suivie de ržsultats concrets. Mais, m me si la proportion de jeunes AmŽricains accždant ˆ un master scientifique doublait, ce qui est tr s peu probable, elle serait encore tr s loin de la n tre. Une exception au sein du monde occidental La vžritž, cõest que notre pays est une exception au sein du monde occidental, exception due ˆ lõexistence des grandes Žcoles dõingžnieurs, et tout particuli rement de lõƒcole polytechnique dont le prestige en France nõa pas dõžquivalent ˆ lõžtranger. La Grande-Bretagne produit ainsi deux fois moins de masters scientifiques que nous. Quant aux Chinois eux-m mes, ils en džlivrent encore cinq fois moins que nous en regard de leur population. Nous formons parmi nos concitoyens plus de masters scientifiques que les ƒtats-unis parmi les leurs Dans quel autre pays occidental les jeunes de 17 ˆ 20 ans accepteraient par dizaines de milliers dõ tre enfermžs pendant deux ou trois ans dans des Žtablissements le plus souvent aust res, pour y Žtudier douze heures par jour ou plus, y compris bien souvent les week-ends, des mati res arides et abstraites dans le seul espoir de ržussir ˆ intžgrer une ÇGrande ƒcole dõingžnieur È, et si possible lõƒcole polytechnique? Il faut toute la force de lõhabitude pour ne pas voir ˆ quel point une telle situation est Žtonnante. Deux ans de Ç pržpa È qui en valent cinq SÕagissant de ceux qui acc dent ˆ lõƒcole polytechnique et qui constituent un sommet de la pyramide des candidats, on peut affirmer que les deux ou trois annžes quõils ont passžes en classes pržparatoires avec le concours de professeurs ˆ temps plein, motivžs et le plus souvent remarquables, Žquivalent ˆ coup sžr ˆ quatre ou cinq dans un cursus standard dõuniversitž fran aise ou Žtrang re. On comprend aussi que les responsables des grandes universitžs Žtrang res soient extr mement Žlogieux ˆ lõžgard dõune telle formation qui nõa pas dõžquivalent chez eux. Ce constat est aussi surprenant que mžconnu. Il mžrite quõon en retire dõautres enseignements, ce que nous ferons dans de prochains numžros de La Jaune et la Rouge. Gr ce aux grandes Žcoles, nous sommes sans doute, en regard de notre population, la premi re nation scientifique du monde. Christian Gerondeau (57) 72 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Groupes X X-ÎNOLOGIE LANCEMENT DU GROUPE X-ÎNOLOGIE Un nouveau groupe se crže dždiž ˆ lõïnologie. Ce groupe a pour vocation de proposer une džcouverte du vin sur un mode alliant pždagogie et plaisir gustatif. LÕalternance de cours dispensžs par un Ïnologue professionnel et de džgustations thžmatiques permettra dõapprendre, dans une ambiance chaleureuse, ˆ appržcier les grands crus issus de vignobles fran ais ou Žtrangers. Un premier cours sur le th me du bordeaux se tiendra džbut novembre. Les ržunions suivantes, se succždant sur un rythme bimensuel, recevront des invitžs aussi prestigieux que le Ch teau Lagrange (Saint-Julien), la Maison Paul Jaboulet A nž (VallŽe du Rh ne) ou encore le Ch teau Pichon-Longueville (Pauillac). Pour plus de renseignements, nõhžsitez pas ˆ vous rendre sur le site : www.polytechnique.net/x-oenologie X-NUCLƒAIRE Bernard BIGOT, administrateur gžnžral du CEA, animera notre d ner-džbat lundi 22 novembre 2010 ˆ 19 h 30 ˆ la Maison des X. Contact : bureau@x-nucleaire.polytechnique.org www.polytechnique.net/x-nucleaire/ ARPLASTIX Les membres du groupe Arplastix exposeront leurs Ïuvres ˆ lõoffice de tourisme du Palais des festivals et des congr s de Cannes du lundi 29 novembre au dimanche 5 džcembre 2010 de 10 heures ˆ 19 heures. Cette exposition peut tre lõoccasion, pour les camarades s'intžressant aux arts plastiques, de s'informer sur les activitžs du groupe Arplastix : atelier, sorties aquarelle, visites, confžrences, voyages, etc. Ils peuvent dõores et džjˆ džcouvrir sur Internet la galerie virtuelle du groupe : arplastix.polytechnique.org/artistes X-MER LÕAssemblŽe gžnžrale du groupe aura lieu le mercredi 24 novembre prochain au Club de la France Libre, 59, rue Vergniaud, 75013 Paris ˆ 19 heures (parking payant possible 10, rue Wurtz). Elle sera suivie ˆ 19h30 dõune confžrence donnže par Georges TOURRET, administrateur gžnžral des Affaires maritimes (2 e S) et pržsident de lõimp (Institut maritime de pržvention) : SURVIVRE EN MER AUJOURDÕHUI Il y sera question des risques maritimes et des ržglementations plus ou moins malines et aussi dõun dispositif de survie ržvolutionnaire que nous pržsentera Georges. Apr s lõassemblže gžnžrale et un apžritif, ˆ 21heures, nous vous proposons un d ner (conjoints et amis bienvenus). Les frais dõinscription pour le d ner sont de 40 euros par personne. Le r glement peut de pržfžrence se faire en ligne sur le site : http://www.polytechnique.net/x-mer rubrique ÇŽvŽnementÈ ou par ch que ˆ lõordre de ÇGroupe X-MerÈ ˆ envoyer avant le 17 novembre au SecrŽtaire Dominique de ROBILLARD (adresse postale ˆ consulter sur le formulaire dõinscription sur : polytechnique.net/x-mer Les documents statutaires pour lõag vous parviendront en temps utile. X-HISTOIRE ET ARCHƒOLOGIE PrŽsident : Maurice BERNARD (48), tžl. : 01.55.88.81.83. mauricega.bernard@ orange.fr SecrŽtaire : Jacqueline POTTIER tžl. : 01.42.50.65.57. jean.pottier1@ free.fr PROCHAINE CONFƒRENCE Mercredi 8 džcembre 2010 ˆ 18 h 30 ˆ la Maison des X, 12, rue de Poitiers, 75007 Paris SUR LES TRACES DE LA MISSION SAHARIENNE DE FOUREAU-LAMY Par Marcel CASSOU (61) Dans une pržcždente confžrence, Marcel CASSOU nous avait pržsentž son point de vue sur les Missions Flatters (1880-1881). Par la suite il sõest intžressž ˆ la Mission Foureau-Lamy, qui fut la premi re ˆ traverser le Sahara en 1899. Photos et cartes ˆ lõappui, il nous exposera ce quõelle fut. Il en a parcouru certains tron ons, en particulier celui qui permit ˆ lõžpoque dõaller identifier le puits o Flatters avait ŽtŽ tuž en fžvrier 1881. LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 73
Vie de lõassociation Au programme des activitžs du GPX CONFƒRENCES-DëNERS Jeudi 18 novembre ˆ 18 h30 ˆ la Maison des X Ç Marcel PROUST 1871-1922 È par Yves Michel ERGAL, ma tre de confžrences en LittŽrature gžnžrale et comparže de lõuniversitž de Strasbourg. Mercredi 8 džcembre ˆ 18h30 ˆ la Maison des X Ç Sur les traces de la Mission saharienne de Foureau-LamyÈ par Marcel CASSOU (61). VISITES CULTURELLES Le gžnie romantique russe au musže de la Vie romantique. La nouvelle Ath nes, quartier Notre- Dame-de-Lorette. Du baroque au classicisme au Louvre. THƒåTRE La Parisienne au ThŽ tre Montparnasse. Le roi se meurt ˆ la ComŽdie des Champs-ƒlysŽes. Concert Orchestre Colonne ˆ lõžglise Saint-Eustache. ACTIVITƒS ENFANTS ThŽ tre classique Le Malade imaginaire au ThŽ tre Fontaine. BRIDGE Tournois officiels, homologužs par la FFB, tous les lundis ˆ 14 h30 sous lõžgide du GBX ˆ la Maison des X. BULLETIN D'ADHƒSION AU GPX SAISON 2010-2011 Tournois, homologužs par la FFB, tous les mercredis ˆ 14h30 ˆ la Maison des X. Les cours de bridge de perfectionnement du jeudi apr s-midi et de remise ˆ niveau du jeudi matin. YOGA Les cours de yoga ont repris ˆ la rentrže et sont suivis avec assiduitž par un groupe enthousiaste. Venez rejoindre vos camarades des promos 54, 56 et 58, m me si vous tes dõune promo jaune! Comme eux la pratique du yoga vous fera garder ou retrouver la souplesse et le tonus de votre corps. Les exercices dõžtirement et de respiration vous apporteront ces ržsultats ainsi quõune meilleure ržsistance au stress ržsultant des petites agressions de la vie quotidienne. Le mercredi ˆ 10h30 et jeudi ˆ 17h30. Il reste quelques places. VOYAGE LE JAPON du 24 mars au 6 avril 2011 Le Japon est un des rares pays dõorient qui a atteint un haut niveau de technicitž tout en maintenant un mode de vie tr s hižrarchisž, qui respecte des traditions millžnaires. Ce pays est riche en tržsors artistiques de tous genres. Le voyage du GPX vous emm nera ˆ la Nom, PrŽnom :... Promo :... PrŽnom du conjoint :... Adresse :...... Courriel :... TŽl. :... Portable :... RŽception du bulletin GPX Contact : par courriel Membre SociŽtaire (avec droit de prioritž) 68 euros * Membre AssociŽ 32 euros et adresse ci-joint un ch que de... euros au GPX, 12, rue de Poitiers, 75007 Paris. * 34 euros pour les veuves, gratuit pour les Žl ves de lôƒcole. N. B. : seuls les SociŽtaires bžnžficient dôune admission prioritaire pour les manifestations ˆ effectif limitž. par envoi postal 12, rue de Poitiers, 75007 Paris. TŽlŽphone : 01.45.48.52.04. Courriel : gpx@polytechnique.org Site Internet : gpx.polytechnique.org Pour plus de džtails sur toutes les activitžs du GPX, vous pouvez consulter notre site o vous trouverez notamment, outre les activitžs programmžes ˆ venir, des comptes rendus des manifestations ržcentes. džcouverte des beaux temples de Kyoto, Nara, Miyajima ou Nikko, o la nature elle-m me a ŽtŽ remodelže depuis des si cles. Vous pourrez partager pour une nuit la vie des moines bouddhistes au mont Koya et aussi gožter au confort tout japonais dõun ryokan, mais outre ces sites parcourus par les touristes, vous verrez Žgalement, ˆ Tokyo, outre des musžes ržputžs, des quartiers pittoresques appržcižs par tous ceux qui ont vžcu au Japon. Au final, un voyage qui vous džpaysera totalement. PROMENADES Ë PIED Dimanche 12 džcembre avec Fran oise FORSCHLE. Boucle de 18 km ˆ partir de Crouysur-Ourcq. Parcours vallonnž et peut- tre boueux lors de la traversže des maržcages. Ë voir : donjon du Houssoy du XIV e, oratoire de Notre-Dame du Ch ne, lavoir et Žglise du XV e ˆ Coulombs-en-Valois, ferme du Colombier, ch teau de Gesvres, marais de la Grande Prairie. DŽpart : de Paris Gare de lõest ˆ 8h50, direction Ch teau-thierry. Changement ˆ Trilport 9 h 19, 9 h 27 direction La FertŽ-Milon. ArrivŽe ˆ Crouy-sur-Ourcq ˆ 9 h 43. Retour : de Crouy-sur-Ourcq ˆ 17h12, direction Meaux, changement ˆ Trilport ˆ 17 h 37. ArrivŽe ˆ Paris Gare de lõest ˆ 18h08. Un train toutes les heures. VŽrifier les horaires de train. 74 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Vie de lõassociation RALLYE X 2010 Le crime Le samedi 29 mai, 21 vaillants Žquipages se sont retrouvžs, au nord de Paris, pour affronter les Žpreuves du traditionnel et tr s ržputž Rallye de lõx. Sur le th me du Ç Crime È, devenus inspecteur A. FƒLIX, ils ont eu ˆ ržsoudre de nombreuses Žnigmes se transformant suivant les Žtapes en Hercule Poirot, Sherlock Holmes ou autres džtectives. Ë l'issue du Rallye un d ner convivial a rassemblž tous les participants : de nombreuses projections de diapos leur ont ržvžlž en džtail toutes les subtilitžs des jeux et Žnigmes de la journže et la soirže sõest terminže par la lecture du palmar s et la remise des lots. Franck CASTAGNA (Centrale) fut le grand vainqueur, Philippe COUSSOT (84) obtint le prix de logique, Philippe CAPLAIN (70) celui de lõhumour et Marc DARMON (83) celui de lõžquipe la plus sportive. Remercions tr s chaleureusement nos gžnžreux sponsors qui permirent ˆ chaque participant de recevoir un cadeau : Air France, Bostick, CimbŽton, Guerlain, JPG, La Maison des X, Pernod-Ricard, Total, Vuitton et de nombreux vignerons polytechniciens (Ch teaux GŽnisson, Le Sartre, Trigant, Magence, Garraud, Domaines des Barrails, de la Tour du Bon, de Leyre Loup, Beaujolais LantigniŽ). PROMOTIONS 1996 et antžrieures COTISATION MEMBRE SEUL ABONNEMENT JAUNE ET ROUGE TOTAL 2 E MEMBRE DÕUN COUPLE DÕADHƒRENTS (SANS ABONNT JR) 120 40 160 60 1997-1999 105 40 145 52 2000-2003 78 30 108 39 2004 50 20 70 25 2005 30 10 40 15 2006 26 10 36 10 2007 10 5 15 5 2008-2010 10 gratuit 10 5 Titulaire dõun master 2007 et avant Titulaire dõun doctorat avant 2004 Titulaire dõun doctorat 2004-2010 COTISATION 2011 PENSEZ Ë LA RƒGLER AU PLUS VITE. CHéQUES Ë LÕORDRE DE AMICALE AX. MERCI DÕINSCRIRE VOTRE PROMOTION AU DOS DU CHéQUE. MONTANT DE LA COTISATION ET DE LÕABONNEMENT 2011 78 30 108 39 Titulaire dõun master 2008 50 20 70 25 Titulaire dõun master 2009 30 10 40 15 Titulaire dõun master 2010 26 10 36 10 Master Žtudiant 10 gratuit 10 5 120 40 160 60 78 30 108 39 Doctorants 50 20 70 25 LES ƒléves ƒtrangers Ë BORDEAUX LÕƒcole accueille chaque annže une centaine dõžl ves Žtrangers. Certains ignorent enti rement le fran ais, et suivent donc pendant plusieurs mois des cours intensifs de notre langue. Vingt dõentre eux, dont 11 Chinois (5 filles et 6 gar ons), 1 Cambodgien, 1 Iranienne, 4 Russes (2 filles et 2 gar ons), 1 Ukrainien, 2 Vietnamiens, le font ˆ Villeneuve-sur-Lot depuis džbut octobre 2010. Le groupe X-Bordelais organise lõaccueil de ces vingt Žl ves Žtrangers, du vendredi 21 janvier au dimanche 23 janvier 2011, par des camarades volontaires membres du groupe. PROGRAMME INDICATIF Vendredi 21 janvier 2011 Ð 18 heures : arrivže ˆ Bordeaux des Žl ves (le voyage aller retour est organisž par lõax) ; accueil et pržsentation ˆ leurs familles dõhžbergement pour le week-end ; Ð 19 heures : soirže d ner-confžrence avec Marc PAYEN (71) sur le th me MŽtŽo France Sud-Ouest Ð la simulation du climat. Samedi 22 janvier 2011 Ð 10 h 30 : visite de la Ville dõhiver dõarcachon par Dominique CHEVALLIER (59) ; Ð 13 heures : džjeuner ˆ bord dõun bateau et visite du bassin dõarcachon (pour les Žl ves Žtrangers les frais sont pris en charge par lõax) ; Ð 17 heures : apr s la promenade en bateau, les Žl ves se sžparent et rentren avec leur famille dõaccueil ; Ð du samedi soir au dimanche soir : vie familiale, activitžs libres en fonction des familles dõaccueil. Thierry LEBLOND (80) LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 75
Vie de lõassociation CARNET PROFESSIONNEL En partenariat avec 63 Jean Monville est nommž pržsident dõanvie. 67 GŽrard MŽnŽroud est nommž pržsident de Gip Info Retraite. 74 Philippe Bismut est nommž conseiller spžcial du pržsident-directeur gžnžral dõarval Service Lease. 74 Didier Chappet est nommž administrateur directeur gžnžral de BNP Paribas Lease Group. 75 Patrick de Leffe est nommž directeur de lõaudit et des risques de DCNS. 78 Michel Bouvet est nommž directeur gžnžral džlžguž ˆ lõagence ˆ lõinstitut de recherche pour le džveloppement (IRD). 79 Vincent ThŽry est nommž directeur gžnžral adjoint de lõƒcole des mines de Douai. 80 Fabrice BrŽgier est nommž vicepržsident de Pacte PME. 80 Nicolas Truelle est nommž associž de Weinberg Capital Partners. 81 Bernard Fontana est nommž directeur gžnžral de la division Acier inoxydable dõarcelormittal. 82 Bruno Bezard est nommž chef du 91 Mathieu Bineau est nommž directeur service Žconomique ržgional de Chine gžnžral džlžguž, en charge des ˆ lõambassade de France en Chine. opžrations de Voltalis. 82 Luc Nadal est nommž directeur transport et logistique industriels de Gefco. 84 Arnaud Poupart-Lafarge est nommž chef de la division Longs Carbone Europe (LCE) dõarcelormittal. 85 Jean-Philippe Buisson est nommž vicepržsident du Syndicat professionnel des entreprises de multiservice immobilier et de Facilities Management (Sypemi). 85 Charlotte Dennery est nommže chief operating officer de BNP Paribas Investment Partners. 86 Michel Malhomme est nommž directeur du delivery de Logica France. 88 Pascal Aujoux est nommž head of property services dõaxa Real Estate Investment Managers France (Axa REIM France). 88 Jean-Guillaume PŽladan est nommž directeur des investissements dõavenir de lõagence de lõenvironnement et de la ma trise de lõžnergie (ADEME). 89 Guillaume Mordant est nommž chef de service adjoint du service de lõobservation et des statistiques au Commissariat gžnžral du džveloppement durable du minist re de lõƒcologie, de lõƒnergie, du DŽveloppement durable et de la Mer. 93 Fran ois Bordes est nommž pržsident-directeur gžnžral de MyCO2. 94 Alexandre Lebrun est nommž vice president advanced technology de VirtuOz. 95 Cyril Faure est nommž executive director au sein du p le industrie-žnergie de Russell Reynolds Associates France. 95 Nicolas Tissot est nommž sousdirecteur des syst mes dõinformation ˆ la direction de lõadministration gžnžrale et de la modernisation des services du minist re du Travail, de la SolidaritŽ et de la Fonction publique. 96 Stephan de FaØ est nommž directeur adjoint du cabinet, en charge du Ç Grand Paris È au minist re de lõespace rural et de lõamžnagement du territoire. 97 SŽbastien Limousin est nommž directeur de la valorisation et du marketing de lõinstitut national de lõenvironnement industriel et des risques (Ineris). 97 Jean-Fran ois Ouvrard est nommž chef de la division synth se conjoncturelle au sein de la direction ƒtudes et synth ses Žconomiques de lõinsee. NOTRE COMMUNAUTƒ EN DEUIL MAURICE ALLAIS, PRIX NOBEL DÕƒCONOMIE Maurice Allais (31) est džcždž le 9 octobre dernier, dans sa centi me annže. Prix Nobel dõžconomie en 1988, ŽlevŽ ˆ la dignitž de grand-croix de la LŽgion dõhonneur en janvier 2010, grand officier de lõordre national du MŽrite, mždaille dõor du CNRS, il Žtait Žgalement membre de la SociŽtŽ internationale dõžconomžtrie, de lõinstitut international de statistique, membre associž de lõus National Academy of Sciences, membre dõhonneur de lõamerican Economic Association et membre de lõacadžmie des sciences morales et politiques. Le dernier article de Maurice Allais, paru dans La Jaune et la Rouge de juin 2010, Žtait consacrž aux džfis de la thžorie Žconomique. BENOëT MANDELBROT, PéRE DES FRACTALES Beno t Mandelbrot (44), džcždž le 14 octobre dernier ˆ lõ ge de 85 ans, a džfini le concept de fractale, en faisant Žmerger une nouvelle forme dõordre dans ce qui paraissait džsordre. CÕest lui-m me qui a džfini le terme dõobjet fractal ou de fractale (nom fžminin) ˆ partir de lõadjectif latin fractus : irržgulier, ou brisž. Il en fait une thžorie unifiže en analysant des figures de la nature (arbres, feuilles de foug re, nuages, c tes de Bretagne, etc.). Chevalier de la LŽgion dõhonneur en 1990, il a ŽtŽ promu officier en 2006. Il a Žgalement obtenu la mždaille Franklin (1966), le prix Wolf (1993) et un Prix japonais (2003). D.R. D.R. 76 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Vie de lõassociation 1929 DŽc s de Pierre Monghal le 10.10.2010. 1931 DŽc s de Maurice Allais le 9.10.2010. 1938 DŽc s de Louis GŽrard le 01.10.2010. 1941 DŽc s dõhubert Auque le 8.10.2010. 1943 DŽc s de Paul Wicker le 16.10.2010. Jean Brugidou fait part de la naissance de son troisi me arri re-petit-enfant, Ange, le 28.5.2010, chez sa petite-fille HŽlo se Waechter. 1944 DŽc s de Paul Bonnet le 26.9.2010, p re dõolivier Bonnet (79). DŽc s de Beno t Mandelbrot le 14.10.2010. Carnet polytechnicien Georges Dupire fait part de la naissance de son troisi me arri re-petit-enfant, Hortense, chez Alexis et Julie Dupire. 1947 Jean Peltzer fait part du džc s de son Žpouse Maryvonne Peltzer-Pitavy, m re de Gilles Peltzer (76), le 30.9.2010. 1949 DŽc s dõyves Ledoux le 1.9.2010. 1950 Bernard Marty fait part de la naissance de son quatri me arri re-petit-enfant, Juliette Peter, chez Godwyn et AmŽlie, le 23.8.2010, et de son vingti me petitenfant, Capucine Marty, chez Vincent et HŽl ne, le 15.9.2010, respectivement arri re-arri re-petit-enfant et arri repetit-enfant de Marty (21, džcždž). 1952 DŽc s de Didier Renaudin le 21.9.2010. 1954 DŽc s de ThiŽbaut Moulin le 21.9.2010. 1958 DŽc s de Jean-Louis Lapeyre le 5.2.2010. DŽc s de Jean Arnould le 13.10.2010. 1961 Pierre Boulesteix fait part de la naissance de ses septi me et huiti me petits-enfants, Agathe et Aude, le 31.5.2010, chez Laurent et Laurence Leplongeon. Christian Gitiaux fait part de la naissance de sa premi re petite-fille Anna, ni ce de Xavier Gitiaux (2002), chez Cyril et Marie. 1962 Claude Ganier fait part du mariage de sa fille ValŽrie avec RŽmy Landreau, le 25.9.2010. 1966 DŽc s de Michel Iches le 14.8.2010. Alain Reillac fait part du mariage de sa fille Anne avec Matthieu Tiphaine, le 18.6.2010. 1971 DŽc s de Philippe Peyronnet le 3.10.2010. 1974 Didier HallŽpŽe fait part de la naissance de son fils Jacen, le 3.10.2010. 1976 Gilles Peltzer, fils de Jean Peltzer (47), fait part du džc s de sa m re Maryvonne Peltzer-Pitavy, le 30.9.2010. Philippe Pavec fait part du mariage de son fils Jean-Baptiste avec Claire dõailli res, le 25.9.2010. 1979 Olivier Bonnet fait part du džc s de son p re Paul Bonnet (44), le 26.9.2010. 1985 Olivia et Gilles Bransbourg font part de la naissance de Louise, le 25.9.2010. 1991 Marc Aldebert et Laurence font part de la naissance dõalice, le 9.6.2010. 1993 Christelle et Louis Plancke font part de la naissance de leur troisi me enfant, Thomas, le 16.6.2010. CƒRƒMONIE DU MONUMENT AUX MORTS DU BONCOURT MESSE DÕX-MƒMORIAL Samedi 27 novembre 2010 10h30, džp t par le PrŽsident de lõax et le GŽnŽral commandant lõƒcole dõune gerbe au Monument aux Morts du Boncourt. 10 h 45, messe solennelle ˆ lõžglise Saint-ƒtienne-du-Mont. Elle sera pržsidže par Monseigneur Luc RAVEL (77), Žv que aux armžes. 12 heures, ÇpotÈ amical dans le clo tre de Saint-ƒtienne-du-Mont. 1994 Erwan Chauty a ŽtŽ ordonnž pr tre dans la Compagnie de JŽsus, le 10.4.2010. 1996 Olivier Mellina-Gottardo et Priscille Sauvegrain font part de la naissance de leur fille Valentine, le 3.10.2010. 1998 Kyrylo Kazymyrenko et Olga Boyko (D 2006) font part de la naissance de leur deuxi me enfant, Antoine, le 28.9.2010. 1999 Delphine et Romain Michard font part de la naissance de Lucile et Simon, le 29.7.2010. Claire Blanot-Gras, fille de Jean-Louis Blanot (66), petite-fille de Max Marie (35, džcždž), et Antoine Gras, petit-fils de Fran ois Gautier (46), font part de la naissance de ClŽment et Julien, le 25.8.2010. 2004 Jean-Baptiste Nessi fait part de son mariage avec Marie-CŽcile Louvel, le 18.9.2010. 2005 Beno t David fait part de son mariage avec Victoire Poinsier (2007), le 4.9.2010. 2007 Victoire Poinsier fait part de son mariage avec Beno t David (2005), le 4.9.2010. LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 77
Vie de lõassociation Le Bureau des Carri res peut tõaider ˆ piloter ta carri re professionnelle au mieux de tes intžr ts dans les pžriodes agitžes que nous traversons actuellement : Žvolution, ržorientation, changement de secteur, de mžtieré Le cas ŽchŽant, nous pouvons tõaider ˆ pržparer et ˆ ržussir une recherche dõemploi. Pour cela, nous te proposons les services suivants : ENTRETIENS PERSONNALISƒS Il est de ton intžr t de prendre conseil le plus t t possible, d s que certains signes avant-coureurs se manifestent : ambition contrariže, envie de changer, ennui, impasse, climat difficile, retrait des responsabilitžs, incompržhension, mutation non džsiržeé Nicolas ZARPAS (58) et Michel PRUDHOMME (64) sont ˆ ta disposition pour en parler. Ils ont lõhabitude, et peuvent tõžviter des ržactions trop h tives ou inefficaces. Nicolas, ancien cadre supžrieur de PŽchiney, est responsable du Bureau des Carri res depuis 2002. Il a džjˆ conseillž pr s de 1 000 camarades ˆ ce titre. Michel, quant ˆ lui, professionnel du Conseil en transition de carri re, a accompagnž plus de 250 cadres et dirigeants dans des Cabinets internationaux, puis dans son propre Cabinet. SƒMINAIRES & ATELIERS En fonction de ton cas, il te sera proposž un ou plusieurs sžminaires organisžs par le Bureau des Carri res, afin de tõaider ˆ pržparer ton plan dõaction. Ces sžminaires peuvent intžresser aussi bien les camarades en poste (quõil sõagisse de leur premier poste ou quõils soient expžrimentžs) que ceux qui ne le sont plus. Les appržciations des camarades nous ont montrž que ces sžminaires Žtaient bien appržcižs, et quõils se sont souvent ržvžlžs tr s utiles. RƒSEAUX Une fois ton projet finalisž, tu pourras accžder ˆ divers ržseaux polytechniciens : correspondants et contacts du Bureau des Carri res en entreprise, parrains et mentors, le groupe X-ƒvolution professionnelle, formž de camarades en recherche qui se retrouvent pžriodiquement au 5, rue Descartes pour y Žchanger sur leurs expžriences. LOGISTIQUE AX - BUREAU DES CARRIéRES 5, rue Descartes, 75005 Paris TŽl. : 01 56 81 11 14 Fax : 01 56 81 11 03 carrieres@ax.polytechnique.org Site Web : www.abcdx.com Les moyens suivants te seront aussi accessibles : le site de petites annonces www.manageurs.com des listes de chasseurs de t tes, conseils en Žvolution professionnelle, avocatsé la documentation disponible ˆ lõax, ˆ Palaiseau et sur Internet un bureau ŽquipŽ situž 5, rue Descartes. En conclusion, si tu ne tõoccupes pas de ta carri re, personne dõautre ne sõen occupera, si ce nõest pour prendre des džcisions te concernant ˆ ta place. Il vaut mieux pržvenir que gužrir. Le Bureau des Carri res est lˆ pour tõaider dans cette džmarche proactive. Contacte Nadine MƒLISSE qui sõoccupe de toute la logistique du Bureau des Carri res au 01.56.81.11.14. TARIFS 2010 annonce permanente : 9 euros la ligne par mois Les annonces ˆ publier dans le numžro de džcembre 2010 devront nous parvenir au plus tard vendredi 19 novembre 2010 Seules les annonces re ues par courrier, fax ou courriel seront traitžes (aucune annonce par tžlžphone). Le r glement sõeffectue en fin dõannže. OFFRES DE SITUATION Elles sont sur le site Web : www.abcdx.com ANNONCES PERMANENTES 3523 - Bertin Technologies, Groupe leader en expertises et en ržalisations technologiques pluridisciplinaires (430 personnes dont 350 ingžnieurs en mžcanique, Žlectronique, optique, logiciel, biologieé), recherche pour soutenir sa croissance des ingžnieurs experts, des chefs de projets et des responsables dõactivitžs ˆ haut potentiel (management dõžquipes, conduite dõžtudes et de džveloppement dõžquipements ˆ forte valeur ajoutže). Esprit dõentreprise, innovation technologique, professionnalisme dans la satisfaction des clients et la conduite de projets sont nos valeurs. Venez les partager avec nous et nos partenaires. Contact: Philippe DEMIGNƒ X 82, pržsident. TŽl.: 01.39.30.61.00. demigne@bertin.fr Ð www.bertin.fr 3524 - Fontenay Managers : cržž en 1998, FM est une Žquipe dõassocižs, spžcialistes de la direction gžnžrale de transition et de lõaccompagnement dõentreprise, intervenant aupr s des directions gžnžrales de PME pour un diagnostic, un retournement, du pilotageé Nous recherchons de futurs associžs pour soutenir notre croissance et džvelopper notre activitž, ceux- 78 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
Vie de lõassociation ci devront avoir plusieurs expžriences confirmžes de direction gžnžrale de PME, si possible dans des secteurs dõactivitž diffžrents. Contact : b.denery@fontenay-managers.fr TŽl. : 01.44.51.97.76. 3525 - POPESCO - Groupe international Žditeur de services Web pour entreprises en lancement permanent de nouveaux services cherche son Directeur des opžrations et du džveloppement. Tu es jeune et tu as gardž un gožt voire une expertise en technologies Web? Tu sais manager des Žquipes, des projets et tu sais nžgocier des grands contrats? Tu souhaites prendre les r nes dõune activitž sans avoir ˆ attendre ton tour? Contacte Vladimir POPESCO X88, fondateur et dirigeant du groupe : vladimir@popesco.com DEMANDES DE SITUATION 3468 - X72, MBA INSEAD 80, 21 ans de DG de socižtžs opžrant dans le bien dõžquipement, recherche missions de management de transition et de conseil. 3472 - Formation X 84 ENSTA CEDEP. 20 ans dõexpžrience majoritairement dans lõžquipement automobile en France et en Tunisie, cherche position de direction gžnžrale en France ou ˆ lõžtranger de pržfžrence dans le domaine de lõžquipement automobile ou de la mžcanique. Curriculum vit¾ disponible sur manageurs.com Contacter Ismail Kamoun au +21620528698. Les annonces sont consultables sur le site Web : www.abcdx.com AUTRES ANNONCES 5, rue Descartes, 75005 Paris TŽl. : 01 56 81 11 11 Fax : 01 56 81 11 01 Courriel : annonces@ax.polytechnique.org OFFRES DE LOCATIONS PROVINCE LB841 - SERRE-CHEVALIER - X 64 loue chalet 11 personnes ˆ proximitž des pistes de lõaravet. Visite ˆ www.chaletvizcacha.com Contact : jl.teurlai@free.fr LB842 - SAVOIE VALMOREL - Bel appt. sur pistes, 58 m 2, 3 p. indžp., 8 lits, 2 s. de bains, wc. TŽl. : 06.60.90.83.65. ƒtranger LC89 - X52 - MŽdina de Marrakech. Visitez : www.riad-sekkat.com DIVERS D613 - Beno t RICHARD, Sciences Po, (fils Richard 42), conseil immobilier, RECHERCHE APPARTEMENTS et PROPRIƒTƒS (vente, location) - conditions spžciales X - Agence Internationale ële SAINT-LOUIS, 75004 Paris. TŽl. : 06.09.74.38.37 (et 01.44.41.01.00), ile-saint-louis.immo@wanadoo.fr D614 - ƒpouse BOLLIER (64) cherche belles maisons ou beaux appts VIDES ou MEUBLƒS pour Žtrangers en sžjour Paris ou environs - 6 mois ˆ 2 ans - garanties financi res - loyers intžressants - conditions pržfžrentielles. Quality Homes Internat. TŽl. : 01.44.71.35.44. Fax : 01.47.57.75.57. qhiparis@gmail.com D615 - X74, ingžnieur ENST 80, donne cours ˆ domicile, de maths (niveau 2 nde ˆ terminale S ou maths supžrieures). 06.43.42.59.65 ou 01.42.71.81.97. D616 - Monique Vincent (fille X 35) donne cours de danse classique, assouplissement. M Ternes-ƒtoile. TŽl. : 01.45.50.24.41. TARIFS 2010 (la ligne) Demandes de situation: 7 euros Offres dõemploi: 10 euros Immobilier: 14 euros Divers: 16 euros Les annonces ˆ publier dans le numžro de janvier 2011 devront nous parvenir au plus tard jeudi 16 džcembre 2010 Les annonces sont publižes ˆ titre de service rendu aux camarades et nõengagent pas la responsabilitž de lõax. Elles sont publižes sur le site Internet www.polytechniciens.com d s le tout džbut du mois de parution dans la revue. LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010 79
Vie de lõassociation Propose ˆ ses adhžrents et ˆ tous les camarades intžressžs un cycle de six sessions sur : Ç REPRENDRE UNE ENTREPRISE, AVEC OU SANS FONDS DÕINVESTISSEMENT È ƒclairage synthžtique, pratique et illustrž sur le processus de reprise dõentreprise et sur lõintžr t dõ tre accompagnž par un fonds dõinvestissement. Nombreuses Žtudes de cas et tžmoignages de repreneurs. AnimŽ par FrŽdŽric RUPPLI (83) Entrepreneur ayant cržž un fonds dõinvestissement en PME. Praticien de la reprise avec plus de 20 investissements ˆ son actif. Ë LÕƒCOLE DES MINES 60, boulevard Saint-Michel, 75006 Paris de 18 heures ˆ 20 heures : le mercredi 10 novembre, les jeudis 18 et 25 novembre les mercredis 1 er, 8 et 15 džcembre 2010 POUR AVOIR DES INFORMATIONS COMPLƒMENTAIRES ET VOUS INSCRIRE Merci dõenvoyer un courriel ˆ : xmp-entrepreneur@m4x.org en pržcisant votre nom, pržnom et promotion Partage tes compžtences et ton expžrience avec de Jeunes Entreprises Innovantes Tu les sžlectionneras et tu suivras personnellement leur džveloppement Date ˆ retenir : vendredi 3 džcembre ˆ 13 h 30 Ç LES BUSINESS ANGELS DES GRANDES ƒcoles È Ë LA MAISON DES ARTS ET MƒTIERS 9 BIS, AVENUE DÕIƒNA, 75016 PARIS Pour en savoir plus, consulte notre site Internet : xmp-ba.org 80 LA JAUNE ET LA ROUGE NOVEMBRE 2010
DOSSIERS SpÉcIaux Énergies renouvelables ALSTOM POWER SA...p.82 AMHELIOS...p.84 AREVA RENOUVELABLES...p.86 AREVA T&D...p.88 CAISSE DES DEPOTS ET CDC ENTREPRISES...p.91 CEGELEC...p.92 CNR...p.94 NASS & WIND...p.96 DALkIA...p.98 DIRECT énergie...p.100 EDF...p.102 ENERTHERM...p.104 EkLOR...p.106 EPAMARNE-EPAFRANCE...p.107 GDF SUEz...p.110 INES...p.112 SOITEC...p.114 SOLAR EUROMED...p.116 STATkRAFT...p.118 COFELY...p.120 bâtiments durables ARTELIA...p.122 BUREAU VERITAS...p.124 Pour toute ržservation publicitaire, contactez : Michel Baratta - Tél. : 04 94 51 06 09 - Mickael Guetta - Tél. : 01 48 05 26 51 Dossier réalisé par FFE - 18 avenue Parmentier 75011 Paris
Alstom face aux Patrick Ledermann Vice President Nuclear LíÈlectricitÈ est une base indispensable au dèveloppement humain : la conception des Èquipements de production doit anticiper líèvolution des besoins. Alstom intëgre ces problèmatiques au cúur de son action. Entretien avec Patrick Ledermann, Vice President Nuclear. Quels sont les principaux enjeux ÈnergÈtiques venir? Pour produire líèlectricitè et rèpondre aux enjeux environnementaux, il níy aura pas de solution unique. MalgrÈ líaugmentation de la part des Ènergies renouvelables et du nuclèaire, non Èmetteurs de gaz effet de serre, les centrales utilisant les combustibles fossiles conserveront une place importante, dío la nècessitè díamèliorer leurs performances. Comment entendez-vous relever les dèfis environnementaux? Pour limiter líaugmentation de la tempèrature globale, líagence Internationale de líenergie (AIE) a Ètabli un scènario avec stabilisation du taux de CO2 dans líatmosphëre 450 ppm. Les secteurs sur lesquels repose cette stabilisation de la teneur en CO2 sont au cúur des dèveloppements díalstom, que ce soit le nuclèaire, le captage et stockage du CO2 (CSC), les renouvelables, et bien s r líefficacitè ÈnergÈtique. Quelle place y a-t-il aujourdíhui pour líènergie nuclèaire? LííÈnergie nuclèaire peut fournir de grandes quantitès díèlectricitè sans Èmettre de CO2 un prix compètitif. Líuranium est disponible sans risques de tensions gèopolitiques pour une longue durèe avec un faible impact sur le co t de líèlectricitè. Alors quíen 2010 le rythme moyen annuel de construction de centrale nuclèaires dans le monde est díenviron 10 GWe, il est raisonnable díanticiper un rythme de 25 GWe /an líhorizon 2020. Comment peut-on envisager de prolonger la durèe de vie des centrales? Combien de temps une centrale Èlectrique peut-elle maintenir une performance acceptable? Cette question est au cúur de la notion de durabilitè : utilisation des matiëres premiëres, occupation des sites industriels, besoins en capitauxö Alstom travaille depuis la conception des centrales neuves jusquíaux solutions de rènovation optimiser cette performance. Quelles Èvolutions sont prèvoir pour le rèseau Èlectrique de demain? Les rèseaux Èlectriques font face un dèfi majeur avec líaugmentation du rapport demande pointe sur demande moyenne et la croissance des productions intermittentes (Èolien, solaire, etc.). Ce dèfi va impliquer de revoir la flexibilitè des unitès de production, líarchitecture et les systëmes de contrùle des rèseaux, et de promouvoir des utilisateurs ayant des capacitès de production et de stockage dècentralisèes. Pour rèpondre, Alstom possëde au sein du secteur Power une unitè chargèe de líautomatisation et du contrùle des centrales de production díèlectricitè, et avec Alstom Grid un secteur spècialisè dans la transmission díènergie et les rèseaux Èlectriques. Vous Ítes donc armès pour rèpondre ces enjeuxö Pour rèpondre aux besoins en nouvelles capacitès de production et aux contraintes environnementales croissantes, Alstom Power propose aujourdíhui des solutions avec un objectif prioritaire: líèlectricitè propre. Dans le nuclèaire, Alstom participe avec succës la renaissance actuelle. Pour les combustibles fossiles, Alstom avec ses clients principaux a dèveloppè des dèmonstrateurs de CSC, se positionne sur la performance ÈnergÈtique et environnementale des nouvelles installations et est un spècialiste reconnu des solutions de rènovation pour rèduire les Èmissions des centrales existantes. Alstom rèalise Ègalement de nombreux projets dans les Ènergies renouvelables (hydraulique, Èolien, gèothermie, solaire thermique). Vous Èvoquiez Alstom Power. Quelles sont ses principales activitès? Alstom Power est le secteur díals-
tom qui fournit les équipements et les services pour la production d électricité. En chiffres ronds, c est 14 Md 0 de chiffre d affaire et 50000 collaborateurs dans 70 pays. 25% de la capacité de production d électricité mondiale est d origine Alstom. Le Groupe fournit des centrales électriques intégrées, des solutions pour la quasi-totalité des sources d énergie : Charbon, Gaz, Hydraulique, Nucléaire (partie conventionnelle), Eolien, Hydrolien, Solaire thermique, Géothermie et Biomasse. Les équipements principaux sont les turbines (à gaz, à vapeur, hydrauliques, éoliennes), les alternateurs, les chaudières de tous types (sauf nucléaire), les systèmes de contrôle-commande et le contrôle des émissions. Une gamme complète de services après-vente est fournie à nos clients. Revenons sur lõactivitž nuclžaire. Comment Alstom est-il positionnž sur la question? Alstom conçoit, fournit et met en service les principaux équipements conventionnels d une centrale nucléaire et est ensemblier architecte de l installation de production d électricité. Alstom propose également des solutions de rénovation pour améliorer les performances et augmenter la durée de vie des centrales, ainsi que des services de maintenance à ses clients. Alstom a développé des solutions techniques innovantes avec ARA- BELLEô, la gamme de turbines à vapeur saturée qui détient le record du monde de puissance, et les alternateurs, sécheurs surchauffeurs et condenseurs associés. Alstom propose aussi la plupart des auxiliaires de l îlot conventionnel et certains équipements de l îlot primaire (pompes, échangeurs de chaleur, groupes Diesel de secours, etc.). Alstom est le leader mondial : 30% des centrales nucléaires en fonctionnement aujourd hui, soit 130 réacteurs, utilisent ses solutions et une vingtaine de centrales en construction ont choisi la technologie ARABELLEô d Alstom pour assurer la conversion d énergie. Ainsi Alstom a fourni les groupes Turbine-Alternateur sur l ensemble des centrales du programme nucléaire français et a participé aux projets à l export de l industrie française comme Koeberg en Afrique du Sud, Ulchin en Corée ou Daya Bay et Ling Ao en Chine. Alstom dispose également d une position de premier plan dans le rétrofit nucléaire, sur notre propre flotte comme sur des machines d autres constructeurs. Cette position de leader mondial s est encore renforcée avec les partenariats en Chine, en Russie et l investissement dans une nouvelle usine de production de groupe Turbine Alternateur de forte puissance à Chattanooga, Tennessee, qui a été inaugurée en juin 2010. Cette unité permettra à Alstom de participer à la renaissance du nucléaire aux Etats-Unis. Quel message adressez-vous aux jeunes ingžnieurs qui souhaiteraient rejoindre un grand groupe comme le v tre? Alstom est un des leaders mondiaux dans les infrastructures de transport ferroviaire et de production et transmission d électricité. C est un groupe forgé par une longue histoire, dont les racines remontent officiellement à 1928. Aujourd hui Alstom emploie 96,500 personnes dans 70 pays. Le groupe développe des technologies propres en matière de transport et d énergie et fournit des services et produits, de manière responsable et durable. Alstom puise dans ses valeurs fondamentales - la confiance, l esprit d équipe et le sens de l action pour proposer des solutions innovantes et performantes. n
Amhelios et les solutions photovolta ques dõarcelor- Mittal Construction Marc Poullin (X91) Directeur GŽnŽral PortŽ par son savoir-faire dans la construction et un contexte lžgislatif stimulant, Arcelor- Mittal Construction a džveloppž au sein de sa branche solaire Amhelios des solutions en toitures, centrales au sol et ombri res de parking, alliant la technologie du photovolta que ˆ des structures en acier innovantes. M. Marc Poullin (X91), son Directeur nous a les pržsentžes. Quels motifs ont pržsidž ˆ votre incursion sur le marchž du photovolta que? Le marchž du photovolta que se ržpartit en 2 applications principales, les toitures de b timent et les centrales au sol, pour lesquelles nous avons džveloppž des solutions, en nous posant en amont la question de notre lžgitimitž sur ce secteur et de notre capacitž ˆ apporter des compžtences diffžrenciantes dans un secteur qui a priori, ne nous attendait pas. La ržponse se situe dans nos mžtiers historiques, que sont la conception de lõenveloppe du b timent, et bien sžr lõacier. Avant de produire de lõžlectricitž, la toiture est un composant clž du b timent : elle doit ržpondre ˆ des exigences en termes de ržsistance, dõžtanchžitž, dõisolation, thermique et/ou acoustique. Idem pour les centrales solaires au sol et ombri res photovolta ques posžes sur des structures en acier capables de les supporter. Le secteur naissant du photovolta que a donc besoin de cette compžtence, que nous sommes en mesure dõapporter, non pas en tant que simple fournisseur de matžriau mais en intžgrant, dans nos solutions de toitures et de structures en acier, une fonction de production dõžnergie džveloppže avec nos partenaires photovolta ques. Sur la partie b timent, selon les habitudes de construction dõun pays et la structure du tarif dõachat du photovolta que, nous adaptons nos solutions, sachant quõau final les b timents qui vont supporter les modules photovolta ques sont tr s diffžrents (Žcole, site industriel, centre commercial). Le niveau dõexigence du pays ainsi que sa ržglementation en la mati re sont des ŽlŽments clžs. Ainsi plus lõexigence est forte, plus nous sommes amenžs ˆ džployer nos solutions en mettant lõaccent ˆ la fois sur la fiabilitž de la toiture et la production dõžnergie. Sur les centrales au sol et ombri res la contrainte se situe dans la tenue mžcanique et la ržsistance ˆ lõarrachement. Nous avons donc džveloppž des solutions moins džpendantes de la lžgislation des pays, qui ržpondent davantage ˆ une logique de compžtitivitž. Avant de produire de lõžlectricitž, la toiture est un composant clž du b timent Pouvez-vous nous pržsenter vos applications en quelques lignes et nous renseigner sur leur rendement et les garanties offertes? Nous disposons ˆ lõheure actuelle de trois lignes de produits, qui constituent des offres techniques compl tes, de toiture photovolta que avec la solution Ekinoxe, dõombri res photovolta ques avec Eklips et de centrales solaires au sol avec Kassiope, toutes associžes ˆ une gamme de
services couvrant lõensemble des problžmatiques dõun projet photovolta que. Sur mesure et clžsen-main, ces solutions poss dent lõavantage pour le client dõavoir un fournisseur unique pour lõensemble du syst me. A titre dõexemple, notre solution de toiture Ekinoxe est une solution monobloc assemblže en usine, qui permet une pose simple, facile et de qualitž. Elle comprend la toiture compl te photovolta que, la connectique et les onduleurs. Pour les ombri res, lõaccent est mis sur la structure en acier optimisže et la Ç table È supportant les modules. CÕest au final une solution compl te en kit, optimisže pour le projet. Le rendement de nos solutions, quant ˆ lui, džpend de celui des modules intžgržs. AujourdÕhui, la technologie dominante sur ce marchž est le silicium cristallin, et nous atteignons un rendement de 140 Wc/ m 2, gr ce aux modules que nous sžlectionnons aupr s des leaders du secteur. Sur la garantie, quõil ne faut pas confondre avec lõespžrance de vie qui, elle, lui est toujours supžrieure, il en existe deux types. Sur la partie Žlectrique assurže par nos fournisseurs de modules, elle est de 25 ans. CÕest-ˆ-dire quõˆ la fin de cette pžriode le module maintient au minimum 80% de sa puissance nominale. Sur la partie acier et toiture, cette garantie varie entre 10 ˆ 20 ans en fonction de lõendroit o se situe le b timent, lõagressivitž de lõambiance Žtant diffžrente entre le bord de mer et lõintžrieur des terres. Pouvez-vous nous dire dans quelle direction sõoriente la recherche et le džveloppement dõarcelormittal Construction dans le photovolta que? La R&D rev t plusieurs aspects. Tout dõabord, le džveloppement de nouvelles solutions demande ˆ la fois des moyens de simulation poussžs et des essais en environnement ržel. Par exemple, il a ŽtŽ important de pouvoir simuler les phžnom nes de ventilation des modules pour sõassurer de lõimpact sur le rendement. En effet, le rendement des En effet, le rendement des modules a lõinconvžnient de baisser avec la montže en tempžrature du module modules a lõinconvžnient de baisser avec la montže en tempžrature du module. Nous procždons Žgalement ˆ des essais pour que nos solutions soient bien entendu en conformitž avec les normes et lžgislations en vigueur, et ce, selon les ržgions dans lesquelles nous intervenons. A plus long terme, nous pensons que lõacier sera capable dõintžgrer la fonction photovolta que et ne plus avoir comme aujourdõhui un assemblage dõacier et de modules photovolta ques. Nous visons ainsi ˆ contribuer ˆ rendre lõžnergie solaire plus compžtitive. A un horizon de 5 ˆ 10 ans, le solaire, qui ne peut aujourdõhui tre mis en Ïuvre quõˆ lõaide de subventions compte tenu de son cožt, sera devenu une Žnergie compžtitive ; le džploiement ˆ grande Žchelle de ces solutions sera alors possible, notamment dans les pays o lõensoleillement est idžal et o le cožt ŽnergŽtique local est ŽlevŽ. En Europe, dans un pays comme lõitalie, par exemple, qui ržunit ces deux conditions, le photovolta que devrait tre tr s rapidement compžtitif, dõici environ 3 ans. Investir le secteur du ržsidentiel est-il dans vos perspectives? Historiquement pržsent dans le b timent non ržsidentiel, Arcelor- Mittal Construction sõest naturellement džveloppž dans ce secteur et nos solutions photovolta ques sõadressent principalement aux secteurs tertiaire, commercial, industriel, logistique et agricole. Or, il sõav re quõaujourdõhui le photovolta que, notamment en France, se džveloppe significativement dans le secteur de lõhabitat individuel. Nous y travaillons donc, en ne perdant pas de vue, dõune part, que lõacc s ˆ ce marchž est spžcifique et, dõautre part, que les solutions technologiques reposent, certes, sur les m mes principes, mais requi rent pour lõhabitat individuel une esthžtique que nous nõavons pas sur les b timents industriels. Par ailleurs, bien que lõacier ne soit pas le matžriau traditionnellement utilisž pour la construction de toitures de maisons individuelles en France, lõacier a des atouts ˆ mettre en avant : facilitž de mise en Ïuvre, performance en termes de ržsistance et de durabilitž, et recyclabilitž. n
LÕavenir est dans le mix ŽnergŽtique JŽr me Gosset Senior Vice-PrŽsident IngŽnierie et Innovation du Business Group Energies Renouvelables dõareva La stratžgie dõareva consiste ˆ fournir des solutions ŽnergŽtiques džcarbonžes pour relever le défi ŽnergŽtique de demain : ržpondre ˆ la demande accrue dõžnergie, alors que lõoffre est soumise ˆ de nouvelles contraintes. En se dotant dõun portefeuille Energies Renouvelables fin 2006, le groupe a confirmé son engagement. Bilan et perspectives avec JŽr me Gosset, Senior Vice-PrŽsident IngŽnierie et Innovation du Business Group Energies Renouvelables dõareva. O AREVA en est-il aujourdõhui dans son džveloppement des Žnergies renouvelables? Notre mžtier est de fournir des moyens de production dõžlectricitž ˆ des porteurs de projets indžpendants et ˆ des Žlectriciens. Nous džveloppons les technologies les plus avancžes pour anticiper les besoins de nos clients tout en ržpondant aux exigences de protection de lõenvironnement. La demande des industriels dans ce sens sõaccro t sans cesse, ce sont des marchžs tr s actifs. Notez que les grands Žlectriciens nuclžaires sont aussi les plus grands clients du renouvelable. Nous ne faisons pas que leur vendre nos produits, nous les accompagnons dans le džveloppement et la modernisation des technologies renouvelables, dans la maintenance des Žquipements installžs, et dans leurs plans de progr s et de ržduction des cožts. Nous pržparons lõavenir avec eux. Quelles activitžs couvre lõoffre dõareva dans ce domaine? Nous sommes pržsents sur quatre marchžs : lõžolien, le solaire, la biožnergie et lõhydrog ne, avec respectivement une implantation significative en Allemagne, en Californie, au BrŽsil et en France. Mais AREVA est globalement pržsent sur tous les grands marchžs mondiaux. LÕŽolien offshore concerne principalement lõeurope avec une forte implication de lõallemagne, du Royaume uni et la France qui se positionne en ce moment. Le gouvernement anglais mise beaucoup sur lõžolien offshore et envisage lõinstallation de 33 GW de capacitžs ˆ lõhorizon 2030. En ce qui concerne la biožnergie, le groupe a con u et installž pour plus de 2,5 GW de centrales biomasses clžs en main au BrŽsil et en Inde. Nous utilisons des ržsidus dõorigine vžgžtale que nous valorisons pour produire chaleur et ŽlectricitŽ. Ainsi au BrŽsil, la bagasse, ržsidu de la canne ˆ sucre, qui reste ˆ lõabandon une fois le sucre extrait, va gžnžrer de lõžnergie nžcessaire au fonctionnement des centrales sucri res. Pour lõasie, nous employons des ržsidus de riz, de noix de coco ou de tout autre type de coques de fruits tropicaux. Il peut Žgalement sõagir de paille ou de džchets de scieries. Nous proposons Žgalement ˆ nos clients des champs solaires, soit pour la production dõžlectricitž, soit pour la fourniture de vapeur industrielle. Quelle technologie solaire le groupe AREVA a-t-il choisi? AREVA a misž sur la technologie dite Fresnel de solaire thermique ˆ concentration. Il sõagit dõutiliser un faisceau de miroirs plans qui simule lõeffet dõune parabole. Chacun peut pivoter en suivant la course du soleil pour rediriger et concentrer en permanence les rayons solaires vers un faisceau de tubes absorbeurs. Le fluide qui parcourt les tubes est de lõeau, qui est vaporisže directement dans ce receveur pour enfin actionner une turbine. Un champ solaire est constituž dõun ensemble de boucles unitaires identiques appelžes gžnžrateur de vapeur solaire. Nous travaillons actuellement sur des amžliorations de notre technologie : augmentation de la puissance unitaire des gžnžrateurs de vapeur solaire, amžlioration du rendement, amžlioration des optiques, amžlioration de la maintenabilitž des installations, etc. AREVA fait partie des grands groupes qui travaillent dans le cadre du Plan solaire MŽditerranŽe. Quel est votre atout par rapport ˆ la concurrence?
AREVA Wind Eoliennes AREVA M5000 spžcialement con ues pour lõoffshore. Nous sommes convaincus que notre technologie a une longueur dõavance en termes de cožt du kwh produit. La technologie liže ˆ lõhydrog ne est-elle maintenant tout ˆ fait opžrationnelle? Elle ržsulte de dix annžes de R&D et nous sommes en train dõen tirer les fruits. Tr s bient t, nous pourrons faire une offre dõun produit intžgrž, la Greenergy Box. Nous parlons lˆ de stockage de lõžnergie et non de production nette : convertir lõžlectricitž en hydrog ne pour la stocker aisžment, et procžder ˆ lõopžration inverse au moment du besoin dõžnergie. LÕobjectif final est dõattaquer le marchž de lõžolien qui est confrontž au probl me de lõintermittence de sa production ŽnergŽtique, mais nous devons encore Žprouver cette technique sur un cas dõapplication moins alžatoire et sporadique que lõžolien. La premi re application de la Greenergie Box sera donc du back-up : un groupe de secours qui viendra en relai des ržseaux en panne ou des heures de rationnement qui sont appliqužes dans certains pays. Elle pourra par exemple remplacer les groupes Diesel. Pouvez-vous nous dire deux mots de la pile ˆ combustible? Les progr s de cette technologie ces derni res annžes ont ŽtŽ fantastiques. Nous avons ŽnormŽment gagnž en compacitž, en densitž ŽnergŽtique par kilo de stack, en rendement et en durže de vie. Ces progr s doivent se poursuivre pour laisser espžrer un fort džploiement industriel, nžanmoins ils permettent džjˆ dõenvisager des applications sur des premiers marchžs, comme le back-up. DÕo lõintensification de nos efforts sur la Greenergy Box. LÕinnovation en džveloppement durable constitue-t-elle une part importante de lõactivitž dõareva? Est-elle amenže ˆ progresser? Pour vous donner un ordre dõidže, en 2009, le chiffre dõaffaires dõare- VA dans le nuclžaire a ŽtŽ de 5 milliards dõeuros contre 175 millions pour la branche Energies renouvelables. Ce ratio est vouž ˆ progresser car lõobjectif est dõapprofondir notre stratžgie dans le domaine des Žnergies renouvelables, de džvelopper les pratiques dõžco-conception pour les gžnžraliser ˆ lõensemble des nouveaux produits, de poursuivre nos actions dõinnovation pour amžliorer la compžtitivitž des Žnergies renouvelables. A terme, les Žnergies renouvelables pourront-elles concurrencer le nuclžaire? Ce nõest pas le but et certainement pas la tendance. Nombre dõacteurs de lõžnergie partagent une vision du mix ŽnergŽtique de demain, o il y aura une forte complžmentaritž entre les diffžrentes sources dõžnergie, dont le nuclžaire et les renouvelables. NÕoublions pas lõenjeu essentiel de lõacc s ˆ lõžnergie, qui sous-entend que les prix de lõžnergie doivent tre les plus bas possible. Cela est dõautant plus vrai pour les pays Žmergents, pour qui cet acc s fait nžcessitž dans le cadre m me de leur džveloppement. Proposer de lõžnergie Žlectrique ˆ faible contenu carbone au meilleur cožt est le cïur de notre objectif : la protection du climat ne peut pas se faire ˆ nõimporte quel prix. AujourdÕhui, les technologies productrices dõžnergie les moins cožteuses sont le nuclžaire et lõhydraulique, suivies par le charbon, entre autres parce quõelles peuvent produire toute lõannže. Le džploiement de moyens de production renouvelables, bien quõil rel ve ˆ la fois dõun besoin quantitatif dõžnergie, dõun besoin de sžcuritž ŽnergŽtique et de la nžcessitž de protection du climat, est encore trop onžreux, et voilˆ bien son frein. On sait que ses cožts vont se ržduire, mais seulement ˆ long terme, et on sait aussi quõil restera probablement plus cher que les moyens de production de base. LÕoptimum Žconomique nõest donc pas de remplacer du nuclžaire, qui est une Žnergie ˆ faible contenu CO 2, stable, et qui apporte de la soliditž au ržseau, mais de ržduire les taux dõžmission de CO 2 en substituant du renouvelables aux centrales ˆ charbon, par exemple, fortement Žmettrices. Il sõagit de ržduire le taux dõutilisation des centrales charbon en utilisant le vent ou le rayonnement solaire quand ils sont disponibles. Les perspectives de džploiement du renouvelable sont donc tr s džpendantes du contenu en CO 2 des mix existants : lõallemagne et le Royaume uni, grands consommateurs de charbon, sont par exemple tr s concernžs. Comment AREVA en est-il venu ˆ se positionner comme lõacteur de ržfžrence des centrales ˆ faible contenu carbone? D s sa cržation, AREVA a intžgrž le džveloppement durable en tant que guide dans ses džmarches de progr s continu. Mais de fa on bien plus importante, si on regarde de pr s les grandes Žtudes sur lõžnergie, il en ressort que pour ržduire nos Žmissions de CO 2, il faut ržduire la džpendance aux Žnergies fossiles, et cela passe par les Žconomies dõžnergie, le nuclžaire et le renouvelable. Le nuclžaire seul a un impact grosso modo Žquivalent aux renouvelables seuls. En se positionnant sur les deux marchžs, AREVA peut mener sa mission de proposer des solutions de production dõžlectricitž džcarbonžes qui adressent une part deux fois plus importante du mix Žlectrique que si nous Žtions seulement un acteur du nuclžaire.n
Alstom Grid : la culture de lõinnovation au service des Žnergies renouvelables Paul Brossier (X82) Vice PrŽsident Partie džsormais intžgrante dõalstom depuis son rachat courant 2010, Alstom Grid, l ancienne filiale de Transmission et Distribution dõareva, alimente les ržseaux Žlectriques de bon nombre de pays dans le monde. Paul Brossier (X82), Vice PrŽsident en charge des alimentations spžciales industrielles et de lõaluminium, nous parle des nouveaux enjeux dõalstom Grid. Quels motifs ont pržsidž ˆ la cession dõareva T&D ˆ Alstom et Schneider Electric? La décision de cession de la branche T&D d Areva était celle de son actionnaire, l Etat français, pour permettre à la partie nucléaire du groupe Areva de lever des fonds. Pour Alstom et Schneider Electric, l objectif de cette acquisition était de donner naissance à 2 leaders mondiaux, dans le domaine de la haute tension et en électronique de puissance avec Alstom Grid, et dans celui de la moyenne tension, avec Schneider Electric, déjà n 1 en basse tension. Au-delà du changement de nom et d actionnaire, les équipes d Alstom Grid travaillent dans la continuité de leur très longue histoire, qui a démarré en 1872 avec la Société Alsacienne de construction mécanique. Nous sommes donc historiquement la plus vieille compagnie d équipements électriques, et sommes restés un leader dans l innovation depuis cette date. Cette acquisition est venue renforcer la position dõalstom dans le secteur de lõžnergie en ajoutant lõactivitž transmission dans lõoffre du groupe. Vers quels objectifs va sõorienter cette nouvelle puissance? La partie Transmission de l ancien AREVA T&D qu est Alstom Grid aujourd hui est un nouveau secteur au sein d Alstom, venant en complément des activités d Alstom Power, pour la production d électricité, et d Alstom Transport, pour l activité ferroviaire. Alstom Grid constitue donc un troisième pilier, dont l activité consiste à transmettre l énergie depuis son lieu de production (Alstom Power) jusqu au consommateur final. Nos clients sont donc les services publics d électricité ainsi que les industriels, notamment électro-intensifs. Les synergies sont également présentes avec Alstom Transport, tant pour l alimentation des lignes ferroviaires que pour les équipements électriques à bord des trains. Quels sont les crit res pour ržpondre ˆ la demande ŽnergŽtique mondiale croissante? Il en existe plusieurs mais l efficacité et la fiabilité sont les deux plus importants. La performance, nous l atteignons notamment avec notre branche HVDc (courant continu haute tension) en transportant l électricité sur de longues distances en courant continu, et non plus en courant alternatif. La réduction des pertes est considérable, ainsi que l encombrement des installations. Et la fiabilité de nos équipements est cruciale pour les services publics d électricité, qui subissent à la fois les contraintes des pouvoirs publics et de leurs propres clients, autant que pour nos clients industriels, notamment électro-intensifs. Dans une usine d aluminium, si une interruption d approvisionnement en électricité dépasse quelques heures, l investissement est perdu : le bain d électrolyse se solidifie dans le creuset, et l outil industriel est à remplacer! Pour éviter ce genre d incident, nous nous attachons à concevoir et produire des installations excessivement fiables, performantes et de qualité. Et bien sûr, nous sommes disponibles immédiatement en soutien de nos clients, où que ce soit dans le monde.
GRID As ba a c ca a a, A G a a a a c - a. www..a.c / ENGINEERED POWER SUPPLY SOLUTIONS De quelle fa on lõenvironnement et les Žnergies renouvelables ont-ils fait Žvoluer votre activitž? Au sein d Alstom Grid, l environnement revêt deux aspects. Le premier concerne notre outil industriel, pour lequel nous mettons en œuvre des techniques d éco-design, en utilisant des matériaux recyclables, et en améliorant en permanence nos solutions pour les rendre plus performantes tout en étant moins encombrantes et plus légères. Le second a trait à notre marché et se manifeste par l utilisation de plus en plus fréquente d énergies renouvelables telles que l éolien et le solaire, qui sont d intéressantes sources d innovation pour notre domaine d activité. En effet, elles viennent se raccorder sur les réseaux de façon très différente par rapport aux réseaux historiques, au sein desquels nous avions un site de production bien identifié et une distribution vers des centres de consommation bien connus. Avec ces nouvelles sources d énergie, les producteurs sont disséminés à de nouveaux endroits du réseau électrique, et le flux d énergie produit est intermittent. En effet, lorsque les sources d énergie ne sont plus disponibles (soleil et vent), la production peut cesser d un coup et le réseau doit alors compenser. L intégration de l énergie éolienne en particulier, a généré pour nous de très intéressants développements autour du «Smart Grid» ou réseau intelligent, qui permet de réguler le réseau électrique pour compenser à tout moment l ensemble des fluctuations de consommation et de production. L environnement est donc à la fois source de plus de complexité, mais aussi un formidable défi. La libéralisation des prix de l électricité induit également, de plus en plus, un changement de comportement des réseaux électriques. Il devient crucial, pour les gestionnaires de réseau comme pour les consommateurs, de savoir à tout instant quelle puissance produire, vendre, acheter, et à quel prix. LÕinnovation appartient ˆ la culture du groupe. Quels en sont les grands axes actuels? Au sein de nos programmes de recherche et de développement, nos enjeux stratégiques se situent dans plusieurs domaines. Tout d abord, l aspect Smart Grid, avec la qualité de réseau, sa gestion intelligente et la compensation de puissance sur le réseau, qui prennent actuellement une place particulièrement importante au sein de notre branche. Il y a aussi le Network management Systems (systèmes de gestion des réseaux de dispatching à l échelle des pays), dont nous sommes le leader mondial. Nous innovons également en HVDc à 800 kv, qui va constituer l ossature des lignes de transmission de forte puissance à travers le monde. Nous réalisons d ailleurs dès à présent plusieurs projets de ce type: en chine, une interconnexion à 660 kv pour un barrage hydraulique, et au Brésil, l interconnexion HVDc de Rio madeira, qui sera la ligne HVDc la plus longue du monde et qui reliera à l horizon 2013 une centrale hydraulique d Amazonie aux banlieues de Sao Paulo. Dans le domaine des industries électro-intensives, nous venons d installer dans la nouvelle usine pilote de Rio Tinto Alcan à Jonquière les transformateurs spéciaux et les redresseurs qui leur permettront de délivrer 500 000 Ampères dans leurs cuves d aluminium, grâce à la technologie AP50, une première dans le monde. Nos innovations portent aussi sur le développement d une sous-station entièrement numérique, et sur des appareils VSc (Voltage Source converter), qui permettent d améliorer la qualité du réseau, notamment pour les raccordements de fermes éoliennes On Shore comme Off Shore. En courant alternatif, nous avons aussi des travaux sur la très haute tension, où nous visons de monter jusqu à 1200 kv, notamment pour les marchés indiens et chinois. En conclusion, Alstom Grid est armé pour relever les nombreux nouveaux défis, de performance, de fiabilité, réglementaires et environnementaux, qui se posent à ses clients électriciens et industriels partout dans le monde.n
Caisse des DŽp ts et CDC Entreprises Luc Heinrich Directeur des opžrations capital džveloppement gžnžraliste ˆ CDC Entreprises Eric Lecomte Directeur du džpartement Energie-Environnement De la Caisse des DŽp ts La Caisse des DŽp ts est un investisseur de long terme au service de lõintžr t gžnžral et du džveloppement Žconomique. Dans le cadre de son plan stratžgique ÇElan 2020È, elle fait de lõenvironnement une prioritž. Entretien avec Luc Heinrich, Directeur des opžrations capital džveloppement gžnžraliste ˆ CDC Entreprises et Eric Lecomte, directeur du džpartement Energie- Environnement de la Caisse des DŽp ts, qui expliquent comment le groupe Caisse des DŽp ts entend contribuer au džveloppement des filières d énergie renouvelable et ˆ lõatteinte des objectifs nationaux de production dõžnergie verte. Quels sont les objectifs de la Caisse des DŽp ts dans la production dõžnergie verte? Le džveloppement durable est lõune des prioritžs du plan stratžgique ÇElan 2020È. Il recouvre trois axes : la finance carbone, la biodiversitž et les Žnergies renouvelables. LÕintervention dõinvestisseur de lõetablissement public sur ce dernier axe sõinscrit dans le cadre de la politique publique visant 23% dõžnergies renouvelables en France en 2020. LÕobjectif est de contribuer au džveloppement des fili res Nous visons un mix ŽnergŽtique qui tient compte de lõintensitž capitalistique et de la compžtitivitž de chaque fili re, et des prioritžs des pouvoirs publics : principalement de lõžolien, de la biomasse, et du photovolta que, mais aussi de la micro-hydraulique et de la gžothermie. CDC Entreprises, socižtž de gestion agržže par lõamf, est une filiale ˆ 100 % de la Caisse des DŽp ts. Elle est en charge des missions dõintžr t public du groupe Caisse des DŽp ts dans le domaine du capital investissement pour les PME. A ce titre, elle g re les investissements du groupe Caisse des DŽp ts, son premier souscripteur, via principalement le FSI. En tant quõacteur majeur, elle sõest Žgalement vu confier des capitaux par dõautres institutions publiques et privžes, des financiers et des industriels. CDC Entreprises dont la mission est de favoriser le financement en fonds propres des PME de croissance quel que soit leur phase de džveloppement et leur secteur dõactivitž, intervient notamment, dans tous les secteurs du green business. Avez-vous une approche spžcifique des projets? La finalitž de lõetablissement Public est de ržaliser des projets locaux de production dõžnergie. Nous cherchons donc ˆ mettre en place des partenariats avec des opžrateurs professionnels capables de džvelopper et exploiter des centrales. Nous ne visons pas les tr s gros projets, tr s consommateurs de capitaux comme de financements bancaires et tr s lourds sur le plan des autorisations administratives, mais plut t des projets džcentralisžs, sur lõensemble du territoire. Nous sommes dans la logique dõaction de la Caisse des DŽp ts : participer au džveloppement des nouvelles fili res, contribuer au montage financier des projets et accompagner des acteurs Žmergents, souvent des PME, en tant quõinvestisseur de long terme. Quel est le mod le Žconomique de vos investissements dans les ENR? LÕapproche de lõetablissement Public repose sur des investissements ržalisžs avec un objectif de rentabilitž prudent qui sõappuie uniquement sur les ržsultats dõexploitation des centrales, et ce pour la durže des tarifs dõachat fixžs par lõetat. Dans le secteur de lõžnergie, il nous semble important de conserver une approche pragmatique dõexploitation dõinstallations industrielles sur le long terme. CDC Entreprises, applique les m mes crit res de sžlection aux ENR quõˆ toutes les PME fran aises qui portent un projet de croissance. Comment comptez-vous soutenir la croissance verte? Favoriser le financement des PME de croissance verte fait partie intžgrante de la mission de CDC Entreprises. CDC Entreprises alloue en moyenne 340 millions par an au financement des PME, dont 20% environ en direct, et 80% en finan ant des fonds dõamor- age, de capital risque, de capital džveloppement et petites transmissions. Le green business repržsente aujourdõhui environ 15% de ces montants, comme le marchž..n
Cegelec, lõingžnierie Žlectrique au service des Žnergies renouvelables et du džveloppement durable Bernard LEmoinE (X78) Directeur GŽnŽral DŽlŽguŽ Dans son expertise industrielle, lõingžnierie Žlectrique occupe une part majeure chez Cegelec, qui ržalise plus de la moitiž de son chiffre dõaffaires en production, transport et distribution dõžnergie Žlectrique. Pionnier dans la branche de la production Žolienne, Cegelec investit sa compžtence dans la promotion de toutes les Žnergies renouvelables M. Bernard Lemoine (X78), Directeur GŽnŽral DŽlŽguŽ, nous a parlž de cette perspective. Depuis avril dernier, Cegelec appartient au groupe Vinci. Quelles en sont les conséquences sur les axes de développement de Cegelec? Le rachat de notre groupe par le groupe Vinci a eu pour principale consžquence de nous doter dõune stabilitž financi re plus forte et, par consžquent, dõune crždibilitž renforcže aupr s de nos clients et partenaires. A cela sõajoute le fait que lors de ses opžrations dõacquisition, la stratžgie Vinci consiste ˆ laisser une grande autonomie aux entreprises quõelle acquiert sans opžrer de rupture majeure ni procžder ˆ un remaniement de leur organisation et mode de fonctionnement, ce qui assure une grande continuitž des activitžs. En matière d énergies renouvelables, le savoir-faire de Cegelec s est forgé en priorité dans le secteur de l éolien. Continuez-vous dans cette prédominance? Parmi nos solutions de centrales de production dõžlectricitž utilisant les Žnergies renouvelables notamment lõžnergie hydraulique, la cogžnžration, les centrales ˆ biomasse et les centrales gžothermiques, la ržalisation de sites Žoliens, pour lesquels nous proposons des offres clžs en main, a en effet ŽtŽ jusquõici lõactivitž phare de notre groupe. Un quart du parc Žolien fran ais est estampillž Cegelec et ˆ lõinternational, nous apportons notre expertise et notre savoir-faire en particulier au Maroc et en Bulgarie o nous venons dõinstaller 35 Žoliennes au cotž de partenaires industriels prestigieux. AujourdÕhui, dans le souci de ržpondre ˆ la demande et aux besoins de nos clients en termes de džveloppement durable, collectivitžs locales et entreprises privžes, Un quart du parc Žolien fran ais est estampillž Cegelec nous džveloppons aussi nos efforts et nos compžtences dans la mise en Ïuvre de centrales de production dõžlectricitž photovolta que, selon les m mes principes. Du džveloppement (recherche du site, faisabilitž, respect de la lžgislation en vigueur, Žtudes dõimpact, obtention de permis de construire etc.) ˆ la maintenance-exploitation en passant par la fourniture et lõinstallation des Žquipements, (structure, modules, onduleurs, c blages et raccordements associžs) mais aussi le financement le cas ŽchŽant, au travers notamment
dõune participation partielle ou totale de Cegelec ˆ lõinvestissement. Notre expertise est donc globale et nous avons la capacitž de gžrer un projet dans sa totalitž et dõaccompagner nos clients tout au long du cycle de vie du projet ou, partiellement, en fonction des besoins et de la demande. Sachant que ce domaine est dominž par deux ŽlŽments majeurs que sont la constante Žvolution de la ržglementation et la variation du prix de lõžnergie, nous devons, en tant quõacteur du džveloppement et de la promotion de ces Žnergies, tre particuli rement ržactifs et proposer des solutions idoines et compžtitives en rapport avec les attentes et les objectifs ˆ atteindre. CÕest lˆ que ržside notre valeur ajoutže. Outre les centrales solaires, notre Groupe džveloppe par ailleurs une offre de panneaux solaires intžgržs au b ti ˆ lõintention de notre client le industrielle et tertiaire ; notre expertise se džploie Žgalement sur le marchž du ržsidentiel individuel pour ržpondre ˆ la demande croissante des particuliers en installation de panneaux solaires. Pouvez-vous nous parler dõune de vos ržalisations actuelles et de vos projets dans le domaine du photovolta que? La plus importante de nos ržalisations actuelles, en termes de chiffre dõaffaires, est celle de la commune de Miradoux dans le Gers, un projet de 25 millions dõeuros pour lequel nous avons ŽtŽ choisis en 2008 pour procžder ˆ la conception, la ržalisation et lõexploitation dõune centrale solaire sur environ 20 hectares de terrain non cultivž. Les travaux ont džbutž en 2010 et nous y installons 75 000 m 2 de modules photovolta ques pour une puissance totale de 8,5 MW. Concernant nos perspectives, nous travaillons sur le džveloppement de projets de plus grande envergure (de 25 ˆ 90 hectares) notamment dans les ržgions Poitou-Charentes, PACA, Midi-PyrŽnŽes ainsi que dans les DOM- TOM. La plus importante de nos ržalisations : la ržalisation et lõexploitation dõune centrale solaire sur environ 20 hectares A quelle ŽchŽance les Žnergies renouvelables ne seront-elles plus considžržes comme Ç secondaires È dans la production ŽnergŽtique globale? Il est avant tout nžcessaire de faire un Žtat des lieux en rappelant, dõune part, que ces Žnergies ne peuvent actuellement exister que gr ce aux subventions des ƒtats et dõautres part, quõelle restent des sources de production dõžlectricitž ou de chaleur, intermittentes du fait quõelles requi rent la pržsence de phžnom nes naturels incontr lables (vent, ensoleillement). Il faudrait donc, pour que ces Žnergies ne soient plus considžržes comme ÇsecondairesÈ, que le prix des Žnergies fossiles atteigne des sommets (ce qui est du domaine du possible compte tenu de la raržfaction de ces ressources) et que les solutions džveloppžes le soient plus en termes de puissance que de džploiement dõinstallations. Par ailleurs, il est impžratif que lõeffort se ržalise ˆ lõžchelle de la plan te. Et bien que le monde occidental soit aujourdõhui plus conscient de son environnement et de la nžcessitž de le pržserver, les pays Žmergents ržclament, ˆ juste titre, ce droit ˆ la croissance qui nžcessite une production dõžnergie que le renouvelable nõest pas aujourdõhui en mesure dõapporter en volume et en compžtitivitž. Il ržsulte de ces donnžes objectives que si les Žnergies renouvelables constituent, certes, un džbut de solution, elles ne sont pas, en lõžtat actuel des choses, suffisamment compžtitives et pertinentes en termes de puissance pour entrevoir, ˆ moyen et m me long terme, leur prždominance dans la production ŽnergŽtique globale. Il est donc nžcessaire pour poursuivre cet effort indispensable dans le džveloppement durable de se tourner vers dõautres solutions existantes, le džveloppement de la production dõžlectricitž nuclžaire en Žtant une parmi dõautres.n
VŽronique Vedrenne La CNR : au fil du Rhône des experts de lõžnergie renouvelable Mathieu Bonnet (X96) Directeur GŽnŽral Camille Moirenc La Compagnie Nationale du Rh ne est un acteur incontournable de lõžnergie hydraulique en France. Concessionnaire du fleuve depuis 1934, la compagnie a su au fil des ans sõadapter aux évolutions du marché et se développer en utilisant dõautres Žnergies renouvelables. Rencontre avec son Directeur Général, Mathieu Bonnet (X96) qui nous pržsente les activités et les atouts de la CNR. Rappelez-nous votre parcours Apr s quelques annžes dans lõadministration (DRIRE PACA puis mission Žconomique ˆ Washington), je suis rentrž dans le groupe GDF SUEZ en 2005 en intžgrant au džpart le groupe Electrabel SA comme ingžnieur de production ˆ la centrale nuclžaire de Tihange. JÕai ensuite ŽtŽ nommž Directeur GŽnŽral de la Compagnie Nationale du Rh ne en 2007, et Directeur du P le hydraulique de la branche Energie du groupe GDF SUEZ en 2008. PrŽsentez-nous la CNR en quelques lignes CrŽŽe en 1933 la Compagnie Nationale du Rh ne a re u de lõetat en 1934 la concession du Rh ne. Son r le depuis lors est de lõamžnager et de lõexploiter selon trois missions solidaires : la production dõhydrožlectricitž, le džveloppement de la navigation et lõirrigation et autres usages agricoles. En 1946, la nationalisation de lõžlectricitž oblige la CNR ˆ se reporter sur un r le dõamžnageur. En 2001, lorsque sõouvre le marchž de lõžlectricitž la CNR retrouve son r le de producteur indžpendant dõžlectricitž, et dispose d s lors, de la libre commercialisation de sa production. Son actionnariat change aussi en 2003 et cõest aujourdõhui une filiale de GDF SUEZ ˆ pr s de 50%. AujourdÕhui, la Compagnie est le 2 me producteur fran ais dõžlectricitž avec 3 150 MW de puissance installže et le 1er producteur dõžlectricitž exclusivement renouvelable, pržsente dans les trois Žnergies : hydrožlectricitž, Žolienne et photovolta que. Nous sommes, de plus, leader fran ais dans la gestion des Žnergies renouvelables. Quelle est la stratžgie de la CNR en termes de džveloppement durable? La CNR a pour ambition de contribuer ˆ lõatteinte des objectifs de la politique ŽnergŽtique fran aise et du Grenelle de lõenvironnement. Notre politique de džveloppement durable est au cïur des pržoccupations managžriales de lõentreprise et sõapplique dans de nombreux domaines. De par notre cïur de mžtier (lõhydrožlectricitž), nous avons toujours ŽtŽ particuli rement sensibilisžs ˆ la problžmatique environnementale : nous disposons ainsi dõune Žquipe dõingžnierie spžcialisže et menons chaque annže, dans le cadre dõun plan de missions dõintžr t gžnžral quinquennal, de nombreuses actions de ržhabilitation environnementale. Les 15, 7 milliards de KWh que produit la CNR annuellement sont certifižs dõorigine 100% renouvelable depuis 2002 par lõorganisme indžpendant T V. Centrale Žcluse de Ch teauneuf - du - Rh ne Quels sont vos ržalisations et vos projets en ce qui concerne les Žnergies renouvelables? A lõheure o les Žnergies renouvelables constituent un enjeu de džve-
Camille Moirenc loppement durable, nous avons fait le pari de leur potentialitž et de leur complžmentaritž en džveloppant un mix hydraulique, Žolien et photovolta que 100% renouvelable. Dans le domaine du photovolta que, nous avons mis en service en mai dernier un parc solaire au sol dõune puissance installže de 4,1 MWc ˆ Saulce-Sur-Rh ne. Nous pržvoyons la mise en chantier de 4 parcs supplžmentaires dans lõannže (soit plus de 10 MWc) sur les communes de Boll ne, Le Pouzin, Beaucaire et Tarascon. Dans lõžolien, 4 nouveaux chantiers ont džmarrž en 2010 et nous avons mis en service 5 autres parcs dans les džpartements suivants : Loire Atlantique, Maine et Loire, Oise, Seine Maritime et Morbihan. Ces projets nous permettront dõatteindre une puissance installže Žolienne de 250 MW fin 2011. Enfin, nous travaillons sur la mise en chantier de petites centrales hydro- Žlectriques, dont une en Albanie de 4 MW. Quels sont les džfis ˆ relever pour lõavenir des Žnergies renouvelables en France? Si la France parvient ˆ atteindre les objectifs ambitieux du Grenelle de lõenvironnement, les Žnergies renouvelables sont promises ˆ un bel avenir. En ce qui concerne la CNR, nous mettons en Ïuvre tout notre savoir faire pour aller dans le sens de ces objectifs en investissant chaque annže environ 100 M0 en džveloppement. Par ailleurs, la CNR sera candidate lors de la mise en concurrence des concessions hydrožlectriques, afin Parc Žolien de la Compagnie Nationale du Rh ne ˆ Beaucaire Ð Gard (30) dõaccžlžrer son džveloppement. Ces Žnergies doivent aussi trouver une efficacitž Žconomique et cõest dans ce sens quõest orientže toute notre stratžgie. A partir des outils de pržvision et de gestion de lõžnergie enti rement con us par la CNR pour le Rh ne, nous džployons depuis deux ans un grand programme de džveloppement dõoutils de supervision et de pržvisions dõžnergie Žolienne et photovolta que qui permettra ˆ terme de les gžrer sur le marchž de lõžlectricitž. LÕefficacitŽ Žconomique passera aussi par une amžlioration des performances des outils de production (panneaux photovolta ques en particulier) et par une ržduction des cožts de production : la CNR, en tant quõentreprise responsable, sõengage d s aujourdõhui avec les producteurs fran ais de panneaux photovolta ques pour contribuer au džveloppement dõune fili re ržellement performante et industrielle. Vous travaillez actuellement sur un projet novateur qui porte le nom de Ç Move in Pure È, de quoi sõagit-il? Notre capacitž tr s spžcifique ˆ gžrer les Žnergies intermittentes nous am ne naturellement ˆ travailler sur les capacitžs de stockage. Le džveloppement futur des vžhicules Žlectriques repržsente une opportunitž potentielle. Nous concevons en ce moment un syst me novateur permettant dõalimenter des vžhicules en Žnergie renouvelable, de fa on ˆ nous permettre dõabsorber des productions non pržvues ou plus importantes. Ce syst me de gestion de lõžnergie va nous permettre ˆ terme de jouer un r le de fournisseur pour cette nouvelle demande dõžlectricitž. LÕidŽe est de marier harmonieusement le džveloppement du vžhicule Žlectrique avec les actifs de production de la CNR, en rendant d s ˆ pržsent la voiture Žlectrique intelligente gr ce ˆ une Ç box È dždiže. La voiture Žlectrique se transforme ainsi en un client Ç pilotable ˆ distance È. Le client dispose dõune totale libertž en ce qui concerne les moments de charge (la nuit ˆ son domicile, le jour sur son lieu de travail ou dans un parking public) et ce, ˆ lõaide de tous types de prises (prise standard ou borne de recharge). Camille Moirenc Parc photovolta que au sol de la CNR ˆ Saulce Sur Rh ne Ð Dr me (26) Non seulement nous pourrons fournir bient t les vžhicules Žlectriques nouvelle consommation avec de lõžlectricitž verte, mais de plus nous mettrons ˆ profit la part non ma - trisable de notre production pour charger les batteries ˆ bon escient. Le tout repržsentera de ržels avantages financiers pour le consommateur final.n
LÕŽolien en mer aujourdõhui et demain : courants porteurs pour Nass&Wind StŽphane Jedrec (X 89) Directeur de la stratžgie du groupe Cette entreprise dynamique souhaite capter les vents marins pour les transformer en une Žnergie renouvelable, propre et sžre. Mais ržaliser un tel exploit nõest pas ˆ la portže de tous. Forte dõune Žquipe dõexperts chevronnžs et passionnžs, Nass&Wind est parvenu en moins de dix ans ˆ se hisser au premier rang des acteurs fran ais du džveloppement des Žnergies renouvelables. Une vision clairvoyante de lõžvolution du marchž, la capacitž ˆ attirer les meilleurs talents et une mžthode de džveloppement accordant une tr s grande importance ˆ la concertation ont permis ˆ cette Ç jeune pousse È de conserver en permanence une longueur dõavance. Pouvez-vous nous parler de votre parcours? JÕai džbutž mon activitž professionnelle dans le secteur automobile, comme responsable qualitž et environnement puis responsable dõactivitž opžrationnelle. Apr s cette premi re expžrience, jõai tenu ˆ complžter ma formation dõingžnieur avec un Executive MBA ˆ HEC. JÕai ensuite fondž et dirigž pendant sept ans un cabinet de conseil en organisation et stratžgie. Ce parcours mõa permis de mesurer lõimpact des activitžs humaines sur notre environnement. Le džveloppement des Žnergies renouvelables constituait ˆ mes yeux une des meilleures solutions pour ržduire cette empreinte. JÕai donc rejoint le groupe Nass&Wind en 2008 pour participer ˆ son redžploiement dans lõžolien offshore et le secteur photovolta que. Nass&Wind est une jeune entreprise ˆ lõactivitž passionnante. Pouvez-vous nous parler de son histoire? LÕentreprise a ŽtŽ cržže en 2001 en Bretagne par Nathalie Le Meur et Peter Nass. La premi re avait envie de faire bouger les choses, le second avait une solide connaissance du džveloppement des Žnergies renouvelables, notamment en Europe du Nord. Ensemble ils ont džveloppž les premi res fermes Žoliennes terrestres sur le territoire breton. La qualitž des Žtudes ržalisžes et le soin accordž ˆ la concertation avec les parties prenantes en amont de chaque projet les ont vite fait conna tre. Les fermes Žoliennes se sont ensuite multipližes, notamment en Bretagne et en Champagne Ardenne. Lorsque cette activitž a ŽtŽ cždže ˆ GDF- Suez en 2008, lõentreprise exploitait ou StŽphane Jedrec (X 89), directeur de la stratžgie du groupe, džcrypte pour nous les enjeux de la Ç croissance bleue È et fait le point sur les projets ambitieux de Nass&Wind. Le parc Žolien offshore Ç Horns Rev 2 È, exploitž par DONG Energy au large du Danemark, a ŽtŽ mis en service en 2009 et compte 91 Žoliennes dõune puissance unitaire de 2,3 MW.
le projet dõžolienne flottante Winflo est portž par Nass&Wind Industrie et džveloppž en partenariat avec dõimportants acteurs industriels et acadžmiques fran ais, dont DCNS et lõifremer. Winflo 2008 avait obtenu les permis de construire pour environ 184 MW dõžlectricitž produite ˆ partir dõžoliennes terrestres et džveloppait des projets pour une capacitž totale dõenviron 1500 MW, ce qui est considžrable. La cession a permis ˆ Nass&Wind de cržer quatre nouvelles filiales, toutes dždižes au džveloppement de projets et de technologies innovantes dans les Žnergies renouvelables, notamment le photovolta que et lõžolien offshore. AujourdÕhui, lõentreprise compte une cinquantaine de collaborateurs, dont un grand nombre dõingžnieurs issus de grandes Žcoles. Quels sont les enjeux de lõžnergie Žolienne offshore? Des Žtudes ržalisžes en interne d s le džbut des annžes 2000 ont mis en Žvidence lõimmense potentiel Žolien au large des c tes fran aises. En mer, le vent est plus fort et plus ržgulier quõˆ terre et les contraintes a priori moins nombreuses. LÕimplantation de parcs Žoliens en mer constitue ˆ cet Žgard un moyen sžr dõatteindre les objectifs tr s ambitieux du gouvernement fran ais. Les m mes Žtudes nous ont aussi permis dõanticiper le fait que les zones propices ˆ lõinstallation dõžoliennes en mer avec les technologies actuelles seraient sans doute peu nombreuses, compte tenu de la spžcificitž du littoral fran ais et des contraintes dõusages. Nous avons donc fait le choix de džvelopper des projets de parcs Žoliens offshore ˆ partir de technologies existantes et ŽprouvŽes, tout en posant les bases du džveloppement dõune technologie appelže ˆ un tr s grand avenir, lõžolien flottant. Une de nos filiales, Nass&Wind Offshore, džveloppe ainsi des projets de parcs Žoliens offshore posžs, qui sont džjˆ tr s avancžs, et initie le džveloppement de parcs flottants, tandis que Nass&Wind Industrie, autre filiale, pilote le džveloppement de la technologie dõžolien flottant. Des fonds propres tr s consžquents, une Žquipe solide et une mžthode de džveloppement ayant fait ses preuves nous permettent de nous positionner tr s favorablement dans lõappel dõoffre bient t lancž par lõetat. Des projets bien acceptžs et, surtout, viables techniquement et financi rement facilitent la cržation de partenariats avec les acteurs industriels et financiers džsireux de nous accompagner, Pour vous donner une idže, nous avons investi entre 3 et 5 millions dõeuros en Žtudes pour chacun de nos projets! Nass&Wind est sans doute le seul džveloppeur fran ais ˆ disposer de moyens humains et financiers aussi importants. Et notre portefeuille de projets est ˆ la hauteur : nous avons aujourdõhui pr s de 1.000 MW bien positionnžs pour le premier appel dõoffre Žolien offshore et une capacitž supžrieure en džveloppement pour les ŽchŽances suivantes, en fixe et en flottant. La Ç croissance bleue È nõest plus une illusion, cõest džsormais pour nous une ržalitž. Vous džveloppez donc aussi un projet dõžolienne flottante. Pouvez-vous nous džcrire son fonctionnement et ses atouts? Le projet Winflo, pilotž par Nass&Wind Industrie, est džveloppž en partenariat avec dõimportants acteurs industriels et acadžmiques fran ais, comme DCNS et lõifre- MER. Concr tement, il sõagit dõune Žolienne flottante offshore de grande puissance - plus de 3MW Ð destinže ˆ tre implantže sur des zones dont la profondeur džpasse les 50 m tres. DotŽe dõun moyeu situž ˆ 80 m audessus de lõeau et dõun rotor de plus de 110 m de diam tre, elle repose sur une plateforme semi-submersible mžtallique, lestže et ballastže. La nacelle et le flotteur sont džveloppžs conjointement et optimisžs pour la production dõžlectricitž, avec des garanties maximales en mati re de fiabilitž et de longžvitž. La flottabilitž, lõancrage souple et lõadaptabilitž ˆ tous types de fond en font une Žolienne avec un impact environnemental minimisž. Un džmonstrateur de taille rželle sera construit et testž en 2012-2013. Les premi res machines de prž-sžrie pourraient tre fabriqužes et installžes en 2015. Plusieurs centrales pilotes de grande taille seront construites entre 2015 et 2020, avec ˆ la clž la cržation dõune fili re fortement gžnžratrice dõemplois. Finalement, un polytechnicien trouvet-il son compte dans ce foisonnement dõactivitžs? Plus que jamais! Les gens nõont pas idže de la complexitž de tels projets. Leur džveloppement requiert des Žtudes nombreuses, tr s pržcises et coordonnžes, donc un pilotage serrž, sõappuyant ˆ la fois sur la vision globale et le souci des džtails. Nous devons aussi garder toujours ˆ lõesprit la finalitž de ces projets : permettre ˆ nos concitoyens de bžnžficier dõune Žnergie propre, sžre et renouvelable. CÕest un džfi technologique et collectif enthousiasmant. Et cõest pour moi lõopportunitž de jouer, ˆ mon niveau, un r le moteur dans le progr s de notre socižtž. Quel est votre degrž de confiance dans les annžes ˆ venir? La certitude dõavoir effectuž les bons choix nous rend plut t sereins. A court terme, nous disposons dõexcellents atouts pour ržpondre dans de bonnes conditions au prochain appel dõoffres de lõetat pour le džveloppement de parcs Žoliens en mer. A moyen terme, nous disposons dõun portefeuille de projets consžquent et ˆ diffžrents stades de maturitž. Cela nous permet dõenvisager lõavenir avec confiance : pour notre secteur, lõavenir cõest lõžolien offshore flottant et notre entreprise sõy positionne džjˆ!n
Dalkia, la performance et l innovation énergétiques Bernard Saint AndrŽ (X66) Directeur de la stratžgie Dalkia, filiale de Veolia Environnement et d EDF, est le leader européen de l efficacité énergétique et environnementale. Son savoir-faire s étend de la simple gestion d installations énergétiques à la conception, la construction et l exploitation de centrales de cogénération ou de réseaux de chaleur. Sa vocation est centrée sur l optimisation énergétique des installations dont ses clients, collectivités, entreprises tertiaires ou industriels, lui confient la charge. Bernard Saint André (X66), Directeur de la stratégie, nous parle des défis quotidiens et futurs de Dalkia. Pouvez-vous nous pržsenter votre socižtž en chiffres et nous indiquer o se situent vos opportunitžs actuelles sur le marchž des solutions ŽnergŽtiques? Avec 8,1 Mds de chiffre dõaffaires, nous sommes pržsents dans une quarantaine de pays avec une part croissante ˆ lõinternational, qui approche les 60%. Dans notre mžtier dõoptimisation ŽnergŽtique et de džploiement de solutions ˆ basse teneur en CO 2, nous Žconomisons globalement sur lõensemble des sites que nous gžrons lõžquivalent de 6 millions de tonnes de CO 2. Concernant nos opportunitžs, elles džcoulent ˆ lõheure actuelle de la nžcessitž de faire face aux deux contraintes majeures auxquelles nos socižtžs sont confrontžes. Il sõagit dõabord du caract re extr mement Žvolutif du marchž des Žnergies traditionnelles, avec une augmentation structurelle des prix des sources dõžnergie fossile (le prix du pžtrole est passž, ne lõoublions pas, de 20 ˆ 80 dollars le baril en moins de dix ans) dž au džsžquilibre persistant entre une demande qui continue ˆ cro tre, et qui fait quõˆ ce rythme le besoin augmentera de 50% dõici 30 ans, et le plafonnement de ces ressources en production du fait des limites des gisements existants. A cela sõajoute le changement climatique que nous devons ma triser en recherchant des solutions qui limitent de fa on significative les Žmissions de gaz ˆ effet de serre. Pour tenter de sortir de cette double contrainte, nous disposons des deux leviers dõactions tr s importants que sont lõefficacitž ŽnergŽtique, qui repržsente 60% du chemin ˆ ržaliser et qui est au quotidien lõaffaire de tous, et les Žnergies renouvelables, 20%. Pour Dalkia, cõest lˆ que se situe lõžvolution de ses marchžs. Tous nos clients en France mais aussi ˆ lõinternational, h pitaux, collectivitžs, Nous Žconomisons globalement sur lõensemble des sites que nous gžrons lõžquivalent de 6 millions de tonnes de CO 2 industriels sont demandeurs et tr s concernžs. Non seulement dans le souci de ržduire leurs factures mais aussi, dans celui de se positionner comme des acteurs de la lutte contre le changement climatique en limitant leur empreinte carbone. Dalkia poss de dõžnormes opportunitžs sur tous ces marchžs, de promouvoir des solutions innovantes qui permettent de limiter la consommation dõžnergie fossile et de ržduire lõempreinte carbone. Les actions de plus en plus performantes en mati re dõžconomies dõžnergie ne freinent-elles pas le recours aux Žnergies renouvelables? RŽsolument, non, dõune part parce que nous avons besoin des deux pour atteindre nos objectifs, et dõautre part
parce quõil nõexiste pas de concurrence entre džveloppement des Žnergies renouvelables et solutions dõefficacitž ŽnergŽtique. Ces deux marchžs sont quasiment indžpendants et disposent de leur dynamique propre. DÕune fa on gžnžrale les Žnergies renouvelables, notamment pour la production dõžlectricitž, ne sont pas immždiatement compžtitives face aux solutions traditionnelles ˆ partir de gaz naturel et de charbon aux conditions actuelles de prix de ces derni res. Bien entendu, lõaugmentation inžluctable dans le temps des prix des Žnergies fossiles les rendront progressivement compžtitives, dõautant plus rapidement que leur džploiement en grandes sžries contribuera Žgalement ˆ amžliorer leurs prix de revient. Cette nžcessaire montže en puissance industrielle justifie les politiques de support Žconomique ˆ leur džploiement gžnžralement mises en place par la plupart des Etats ˆ travers la plan te. A contrario, des gisements importants dõefficacitž ŽnergŽtique sont accessibles de fa on parfaitement rentables, dans tous les secteurs dõactivitž, m me si des mžcanismes incitatifs comme les certificats dõžconomie dõžnergie en France permettent dõžlargir encore leurs champs dõopportunitžs. Pouvez-vous nous citer des exemples ržcents et emblžmatiques de votre expertise? Pour donner une idže de la diversitž de nos solutions et de lõžtendue de notre expertise, je vous en citerai trois. Tout dõabord, pržcisžment dans le domaine de lõžnergie Biomasse, cheval de bataille de Dalkia, qui est le moyen le plus efficace, tant en milieu industriel quõau sein des villes, de produire et de distribuer de lõžlectricitž, de la chaleur mais aussi du froid, verts. Nous venons de procžder ˆ la construction dõune centrale de cogžnžration dõenvergure ˆ partir de biomasse (69 MW Žlectriques) dans une grande papeterie des Landes, qui utilise beaucoup de chaleur pour son process. Des installations du m me type alimentent les ržseaux de chaleur de grandes villes sur tous les continents : Europe, Etats-Unis, Chine. Le bois utilisž est constituž des ržsidus issus des exploitations foresti res. LÕentretien des for ts et leur exploitation pour la production de bois dõïuvre ou destinž ˆ lõindustrie du meuble gžn rent des volumes importants inutilisžs. CÕest cette part que nous ržcupžrons et que nous complžtons si nžcessaire avec des cultures ŽnergŽtiques ˆ rotation rapide (1 ˆ 3 ans). Second exemple dans le domaine de lõefficacitž ŽnergŽtique : outre les Žconomies dõžnergie, les industriels sont ˆ la recherche de Nos prioritžs ržsident dans la capacitž pour Dalkia de concevoir des solutions complexes, de les ržaliser, les construire et ensuite les gžrer dans la durže avec une garantie de ržsultat pour nos clients solutions leur permettant dõavoir un bilan carbone aussi neutre que possible. Par exemple, une importante distillerie Žcossaise nous a demandž de trouver une solution pour ržsoudre les nuisances attachžes ˆ un process tr s polluant et tr s consommateur dõeau et dõžnergie. Nous avons imaginž une solution qui utilise les effluents tr s chargžs en mati res organiques de lõusine, pour les transformer en biogaz, bržler les ržsidus solides, et produire ainsi la chaleur et lõžlectricitž nžcessaires au process, tout en permettant la ržutilisation de lõeau ainsi ŽpurŽe. Le troisi me exemple se situe dans le b timent, qui est un important consommateur dõžnergie (le secteur du b timent repržsente plus de 40% de la consommation dõžnergie globale dõun pays džveloppž) o nous recherchons des solutions de ržnovation, qui permettent de diminuer la consommation ŽnergŽtique. Nous nous orientons de plus en plus vers des b timents intelligents sur lesquels nous pouvons ˆ tout moment moduler les besoins en chaleur. Ces solutions pržfigurent ce que seront les ržseaux Žlectriques intelligents (smart grid) de demain, en alternant pžriode de chauffe et džlestage, notamment en pžriode de forte demande sur le ržseau Žlectrique. Quels sont les axes de džveloppement de DALKIA? Nos prioritžs ržsident dans la capacitž pour Dalkia de concevoir des solutions complexes, de les ržaliser, les construire et ensuite les gžrer dans la durže avec une garantie de ržsultat pour nos clients. Notre offre de demain sõoriente dans cette direction, avec dõailleurs un outil novateur, le contrat de garantie de performance ŽnergŽtique et Žco carbone qui nous impose une obligation de ržsultat. Les secteurs concernžs sont les grandes infrastructures urbaines et industrielles, cõest-ˆ-dire le secteur des grands ržseaux de chaleur et les moyens de production associžs comme la cogžnžration, soit ˆ partir de combustion dõžnergie fossile, soit ˆ partir de biomasse renouvelable. Ces infrastructures de ržseau dõžnergie chaud, froid, vapeur dans les villes, vont conna tre une expansion considžrable avec tous les outils de production y affžrents. LÕindustrie et le secteur de la ržnovation des b timents constituent Žgalement un Žnorme potentiel qui demande de lõinventivitž. Ceci nous am ne ˆ consacrer des moyens importants aux activitžs de recherche et džveloppement, dans le secteur des Žnergies renouvelables, biomasse, gžothermie, Žnergie solaire, dans le secteur du b timent ˆ basse consommation ŽnergŽtique et des solutions de type smart grid, et dans le secteur industriel, en particulier avec la ržcupžration des Žnergies perdues ou des sous-produits de fabrication inutilisžs.n
Direct Energie La loi Nome est une tr s bonne nouvelle pour les consommateurs Fabien ChonŽ (X91) Directeur GŽnŽral DŽlŽguŽ de Direct Energie Ouverture du marchž, Loi Nome, compteurs intelligentsé Depuis sa cržation, la socižtž Direct Energie prend une part active aux grands džbats qui secouent le marchž de lõžlectricitž, et contribue ˆ faire bouger les lignes. A lõheure o les ŽchŽances se pržcisent, explications avec Fabien ChonŽ (X.91), Directeur GŽnŽral DŽlŽguŽ et co-fondateur de Direct Energie. Entretien. La voix de Direct Energie p se lourd dans les džbats actuels. Comment expliquez-vous cette place grandissante que vous occupez? Depuis notre cržation en 2003, nous sommes devenus lõun des leaders du marchž. Pour ne citer que quelques chiffres, nous avons ržalisž 300 millions dõeuros de chiffre dõaffaires en 2009, nous comptons 600 000 clients en fourniture de gaz et dõžlectricitž ; et pas moins de 350 collaborateurs, sans compter les quelques milliers dõemployžs travaillant chez nos prestataires. Nous sommes ambitieux puisquõˆ lõhorizon 2015, nous souhaitons atteindre environ 3 millions de clients. Au cïur de tous les grands džbats du moment, vous participez actuellement ˆ la concertation sur la gžnžralisation des compteurs LinkyÉ Quels sont les enjeux de ce projet? Nous plaidons aujourdõhui pour le džveloppement et la gžnžralisation des compteurs intelligents, qui constituent un outil remarquables gr ce auquel de nouvelles offres tarifaires et de nouveaux services pourront voir le jour, permettant au consommateur dõoptimiser sa consommation. Les plus pessimistes pointent du doigt un projet qui risque de cožter tr s cher. Le projet est couteux en effet, et cõest pourquoi il faut faire en sorte que la concertation entre les parties prenantes, distributeurs, fournisseurs et consommateurs notamment, soit exemplaire. CÕest la condition sine qua non pour que ce projet rapporte in fine aux consommateurs plus quõil ne coutera. Nous y veillerons. A lõheure actuelle, une expžrience est en cours sur 300 000 compteurs. Nous aurons un retour courant 2011, et espžrons un projet de džploiement gžnžralisž ˆ partir de 2012. LÕautre grande actualitž, cõest le džbat sur la loi NomeÉ En effet, nous sommes dans lõattente de cette loi de ržorganisation du marchž Žlectrique fran ais, qui doit notamment permettre de clarifier les conditions dõapprovisionnement en Žnergie nuclžaire de tous les fournisseurs, et de pžrenniser les tarifs ržglementžs avec ržversibilitž pour les consommateurs fran ais. Il est impžratif que cette loi prenne effet au plus vite, afin que chaque consommateur puisse enfin bžnžficier de lõouverture du marchž. Compte tenu des lourds contentieux avec la commission europženne pesant sur la France ˆ ce sujet, le compromis trouvž sur les principes de la loi NOME est probablement lõultime occasion de respecter nos engagements europžens en termes dõouverture des marchžs de la fourniture dõžlectricitž. Ce texte aura en effet essentiellement pour consžquence de permettre enfin aux fournisseurs alternatifs de proposer des nouvelles offres et services. Trop de temps a džjˆ ŽtŽ perdu, et lõheure est maintenant ˆ la concržtisation. Nous espžrions que la loi serait promulguže rapidement de fa on ˆ tre mise en Ïuvre džbut 2011. Que ržpondez-vous aux džtracteurs de ce projet de loi, qui redoutent baisse des investissements et hausse des prix? Que leurs craintes ne sont pas fondžes. En ce qui concerne les investissements, tout le monde sõaccorde ˆ dire que la stratžgie de lõopžrateur intžgrž amontaval correspond ˆ un mod le Žconomique optimal. Donc permettre ˆ la concurrence de se džvelopper ˆ lõaval, sur les marchžs de la fourniture, est Žgalement une incitation ˆ investir sur lõamont, cõest-ˆ-dire dans de nouveaux moyens de production. De plus, cette loi pržvoit la mise en Ïuvre dõobligations de capacitž. Cela constitue une tr s bonne nouvelle pour le marchž, favorisant notamment les investissements de pointe, mais aussi, symžtriquement, le džveloppement des offres ˆ effacements. La seule question en suspend concerne les investissements sur les moyens de production nuclžaire : nous sommes ˆ cet Žgard tr s favorables ˆ la proposition du rapporteur au SŽnat, qui consiste ˆ pržvoir en
2015 une clause de rendez-vous afin d appréhender le sujet de la participation des opérateurs alternatifs aux investissements à venir sur le parc nucléaire. Pas de danger donc concernant les investissements. Qu en est-il de la question des prix? Beaucoup d observateurs affirment que la loi va faire monter les prix, soit disant «pour permettre à la concurrence de se développer». C est une aberration, car la concurrence fait baisser les prix, pas l inverse! En réalité, il est prévu de modifier les modalités de calculs des couts à couvrir par les tarifs réglementés dans la loi, de façon, certes, concomitante avec le dispositif d accès régulé à l énergie nucléaire, mais tout à fait indépendante. En effet, la loi prévoit d intégrer progressivement dans les prix une partie des coûts liés aux investissements futurs dans le parc nucléaire. Sans cette intégration progressive, il y aurait de très fortes hausses de tarifs à l horizon des lourds investissements à consentir dans le futur. Cela ne doit absolument rien changer à ce que paiera in fine le consommateur, mais avec une stabilité et une visibilité de prix souhaitable pour tous. Et quoiqu il en soit, cela n a aucun lien avec l ouverture effective à la concurrence qui, elle, permet toujours de gagner en productivité. La loi serait donc in fine une bonne nouvelle pour les consommateurs Une très bonne nouvelle. Demain, les prix seront plus stables et plus concurrentiels. Et toutes ces évolutions permettront le développement de nouvelles offres et de nouveaux services assurant une meilleure optimisation de la consommation. Et c est aussi une condition indispensable pour rentabiliser le projet de déploiement généralisé des compteurs intelligents n Gaz & ElectricitÈ LíÈnergie moins chëre. (1) Direct Energie, 1 er fournisseur alternatif de gaz et d électricité Les engagements de Direct Energie : Améliorer le pouvoir d achat : -10% sur le prix du kwh Gaz et Électricité (1) Encourager les économies d énergie Accompagner nos clients au quotidien Respecter l environnement DIRECTÊENERGIEÊSAÊ-ÊCapitalÊ:Ê9Ê777Ê510Ê Ê-Ê44Ê857Ê205Ê700Ê058ÊRCSÊPARISÊ-ÊSiègeÊ:Ê75015ÊParisÊ-ÊInformationsʈÊjourÊauÊ13/10/2010 www.direct-energie.com L énergie est notre avenir, économisons-la! (1) PAR RAPPORT AUX PRIX HT DES KWH CORRESPONDANTS DES TARIFS RÉGLEMENTÉS EN VIGUEUR pour les nouveaux clients de notre offre DOUBLE ÉCO DIRECTE (fourniture d ÉLECTRICITÉ pour 1 puissance souscrite de 3 à 36kva et de GAZ NATUREL en option Base, B0, B1 ou B2i) valables jusqu au 31/12/2010 sur les réseaux gérés par ERDF et/ou GRDF, hors tarifs spéciaux, tarifs pour les clients agricoles et tarifs de 1ère nécessité. Tarif de l abonnement identique à celui du Tarif Réglementé correspondant en vigueur. Remise de 10 % sur le prix HT des kwh garantie un an. Au-delà, application du tarif public en vigueur : maintien de cette remise (sauf évolution du tarif public en vigueur notifiée au client au moins 4 semaines avant son application). Les tarifs et prix de nos offres d énergie sont indexés sur les tarifs réglementés correspondants en vigueur. VOIR INFORMATIONS, CONDITIONS et TARIFS NON REGLEMENTÉS sur www.direct-energie.com ou au 3099 (appel gratuit depuis votre poste fixe). *Étude BVA-Viséo Conseil pour l Élection du Service Client de l Année 2011 réalisée entre mai et juillet 2010 sur le principe du client mystère au moyen de 160 contacts répartis entre appels téléphoniques, contacts Internet et courriers postaux.
EDF joue sa carte nuclžaire ˆ lõinternational Dominique LAGARDE (X85) Directeur de lõingžnierie du Nouveau NuclŽaire EntrŽ ˆ EDF en 2000, apr s avoir exercž plusieurs fonctions ˆ lõautoritž de SžretŽ NuclŽaire et au CEA, Dominique LAGARDE (X85), 45 ans, est depuis 2010, le Directeur de lõingžnierie du Nouveau NuclŽaire ˆ la Direction Production IngŽnierie du groupe EDF. Entretien. Quelles sont les ambitions dõedf dans le Nouveau NuclŽaire aujourdõhui? Avec son expžrience dõexploitant du plus important parc nuclžaire au monde, EDF va prendre une part au džveloppement ržsultant du regain dõattractivitž du nuclžaire dans de nombreux pays. Pour cela, nous disposons de plusieurs atouts clžs : - lõexploitation depuis plus de 30 ans dõun parc homog ne de 58 ržacteurs et ceci en toute sžretž; - la ma trise dõun mod le industriel unique dõarchitecte-exploitant de centrales nuclžaires, garant dõun mžgawatheure compžtitif dans la durže; - la construction de lõun des premiers ržacteurs de 3 e gžnžration dans le monde, de technologie EPR, ˆ Flamanville dans La Manche; - le džveloppement de nouveaux partenariats industriels pour ouvrir nos horizons de džveloppement. O voulez-vous construire des centrales nuclžaires? Nous avons džjˆ des projets lancžs en Chine, au Royaume-Uni, en France... o nous projetons de construire un second EPR ˆ Penly dans les annžes ˆ venir. En Chine, TNPJVC, joint venture entre EDF et CGNPC, construit 2 EPR. CÕest pour ce projet industriel ambitieux que le partenariat entre CGNPC et EDF, džmarrž il y a 25 ans, sõest traduit par un co-investissement dõedf, ˆ hauteur de 30%, pour la durže du projet, suivi de 50 ans dõexploitation. Nous sommes fiers de ce partenariat avec nos coll gues chinois et cherchons aujourdõhui ˆ lõžlargir ˆ dõautres projets. Le monde est vaste et multipolaire, de nombreux pays se lancent dans la production dõžlectricitž dõorigine nuclžaire. Nous proposerons ˆ ces pays des offres industrielles adaptžes b ties sur notre expžrience et capables de ržpondre ˆ leurs besoins ŽnergŽtiques. Un projet nuclžaire est une džmarche de longue haleine, il nžcessite de construire des partenariats fondžs sur une confiance mutuelle. CÕest dans cet esprit que nous pržparons la construction de centrales nuclžaires avec ENEL en Italie. Et au Royaume-Uni, quel est votre projet? EDF Energy, socižtž ˆ 100% EDF, est un acteur majeur du marchž britannique et lõopžrateur des centrales nuclžaires du Royaume-Uni depuis le rachat en 2008 de British Energy. AujourdÕhui, nous portons le renouveau du nuclžaire appelž par le Gouvernement Britannique pour sžcuriser lõapprovisionnement en ŽlectricitŽ du pays. Nous projetons de construire 4 EPR, avec notre partenaire, Centrica, qui džtient 20% de ces projets. Nous avons pour cela lancž la certification du mod le EPR avec AREVA aupr s des autoritžs britanniques. Cela signifie-t-il que vous allez avoir besoin de nouvelles compžtences pour mener ˆ bien ces projets? Depuis 3 ans, EDF SA recrute entre 500 et 700 ingžnieurs par an pour le secteur nuclžaire et parmi eux 70% environ de jeunes dipl mžs ou jeunes expžrimentžs. Et nous devrions rester sur la m me tendance jusquõen 2012 au moins. Il nous faut en effet renouveler nos compžtences pour compenser les džparts ˆ la retraite, mais aussi pour disposer des compžtences nžcessaires ˆ notre džveloppement. Nous avons ˆ cïur de mettre ces jeunes tr s vite sur des projets concrets. M me sõils ne partent pas tout de suite sur des postes ˆ lõinternational, ils peuvent, d s leurs premi res missions travailler sur ces projets depuis nos centres dõingžnierie en France. De plus, nous souhaitons enrichir les compžtences tout au long de la vie professionnelle. CÕest tout le sens de la politique RH volontariste initiže par EDF en interne pour favoriser le džveloppement professionnel, et permettre une professionnalisation des parcours de formation. Le Projet DEFI Formation lancž en 2010 pour fidžliser nos collaborateurs et leur offrir des opportunitžs rželles dõžvolutions professionnelles est au centre de ce dispositif.n
EDF RECRUTE DES INGƒNIEURS GRANDES ƒcoles ET UNIVERSITƒS H/F EDF Ð 552 081 317 RCS PARIS Ð 75008 Paris Ð Photos : Geoffroy de Boismenu et EDF MŽdiath que/stžphane LavouŽ/TOMA Ð En sortant de lõžcole, Simon Retailleau avait de lõambition. AujourdÕhui, il se sent investi dõune vraie mission. Ç Un challenge technique et humain ˆ relever chaque jour. En travaillant sur le programme de maintenance de mon unitž de production au sein de la centrale nuclžaire de Saint-Alban-du-Rh ne, je garde toujours ˆ lõesprit les enjeux environnementaux et les incidences de nos projets sur le milieu naturel. AujourdÕhui, jõai 25 ans et changer lõžnergie, cõest mon quotidien. È Rejoignez Simon, ingžnieur maintenance, et tous ceux qui changent lõžnergie, en postulant sur edfrecrute.com LÕŽnergie est notre avenir, Žconomisons-la!
Un procždž qui ržvolutionne le traitement des eaux de refroidissement chez ENERTHERM Il y a deux ans, la socižtž DUPUY, distributeur exclusif des Žquipements MIOX, contacte ENERTHERM afin de pržsenter ˆ lõambassade amžricaine un matžriel qui permet de fabriquer sur place des solutions džsinfectantes pour lõeau (type hypochlorite ou javel). Le principe est une Žlectrolyse ˆ partir dõune saumure. Lors de cette pržsentation, ENERTHERM a compris que lõžlaboration sur place de ces produits non nocifs Žviterait leur transport et leur stockage. Cette annže, le groupe BWT (Best Water Technology) leader en mati re de technologie de lõeau sur le marchž EuropŽen, repržsentž en France par PERMO, a installž sur le site de Courbevoie, ce syst me dõžlectrolyse produisant des oxydants mixtes qui combinž ˆ un adoucisseur dõeau de Seine constitue une petite ržvolution dans le traitement des eaux de refroidissement industrielles afin de lutter contre le risque de lžgionnellose. Rencontre avec Philippe BRIERE, Directeur GŽnŽrale dõenertherm qui džcrypte pour nous le fonctionnement de ce syst me. En quoi est-ce un syst me qui ržvolutionne le traitement de lõeau? CÕest un traitement innovant car il remplace, de fa on simple, lõemploi de molžcules chimiques complexes, cožteuses, džlicates ˆ manipuler et ˆ stocker. La technologie des oxydants mixtes offre toute la puissance de purification de la javel associže ˆ des complžments avantageux de traitement, comme lõžlimination du biofilm, la ržduction des sous-produits de džsinfection. Gr ce ˆ la technologie des oxydants mixtes, nous produisons des ržsidus de chlore plus persistants et plus constants tout en utilisant des doses infžrieures aux produits classiques pour traiter nos eaux de process. En quoi ces oxydants mixtes sontils plus efficaces que la chloration classique? Les tests qui ont ŽtŽ pratiqužs montrent que les oxydants mixtes tuent plus efficacement les microorganismes que la chloration classique, m me ceux dont lõinactivation est difficile, comme le cryptosporidium, le giardia et les lžgionelles. Cette technologie a ŽtŽ con ue selon les normes de purification de lõeau fortement contaminže de lõagence de protection de lõenvironnement amžricaine, et ržponds au r glement EuropŽen No 1907/2006 (REACH), qui exige que les substances chimiques en tant que telles, celles contenues dans les pržparations, et celles qui sont intentionnellement libžržes, soient enregistržes. Cette technologie offre une grande protection contre les agents pathog nes mortels de lõeau et une amžlioration de la circulation de lõeau dans nos ržseaux. Pourquoi ce procždž amžliore t-il la circulation de lõeau dans vos circuits? Par ce procždž, les param tres chimiques de lõeau ne sont pas altžržs par contre ils augmenteront sa mouillabilitž. MouillabilitŽ et viscositž sont Žtroitement ližs, par consžquent, pour une m me puissance de pompe, le džbit sera amžliorž. De plus, les pompes, vannes, Žchangeurs É nõžtant plus entartržs, on assiste ˆ une diminution des pertes de charge dans lõinstallation. Pourquoi faites-vous confiance ˆ une nouvelle technologie? Certainement, par ce que nous avons une culture de lõinnovation. Bien que nouvelle sur notre continent europžen, elle a džjˆ fait ses preuves outre atlantique. Le DŽpartement AmŽricain de la SŽcuritŽ intžrieure, lõorganisation Mondiale de la SantŽ, et dõautres institutions scientifiques mondialement reconnues ont crže un important corpus dõžtudes scientifiques džmontrant les grandes amžliorations sanitaires apportžes par lõusage dõoxydants mixtes dans le traitement de lõeau potable. On compte aujourdõhui plus de 1 500 installations amžricaines et une seule en France chez ENERTHERM. Chaque jour, des syst mes comme ceux installžs chez ENERTHERM traitent pr s de 25 milliards de litres dõeau ˆ destination de millions de consommateurs dans le monde. ENERTHERM a la volontž dõutiliser cette nouvelle technique sur ses eaux industrielles alimentant des tours de refroidissement par ce quõelle est plus propre et plus efficace que les anciennes solutions chimiques qui ont fait leur temps. La džsinfection sur place est plus rentable et contribue ˆ la pržservation de lõenvironnement. Nous pr nons, la gestion (Žco) responsable des eaux de process in-
dustriel ce qui est parfaitement compatible avec une culture de lõinnovation. En quoi le procždž est il utile pour lutter contre le risque de LŽgionellose? CÕest la conjonction du procždž MIOX et de lõadoucisseur dõeau sur notre installation qui conduit ˆ une lutte efficace contre les legionnelles. Notre syst me va agir sur les deux points primordiaux du džveloppement des lžgionnelles : le tartre et le biofilm. La prolifžration des lžgionnelles est due ˆ de nombreux facteurs dont les plus importants sont la pržsence de tartre dans les ržseaux et de microorganismes qui constituent le biofilm. Par consžquent, il convient de lutter contre lõentartrage et la corrosion par une conception et un entretien adaptžs ˆ la qualitž de lõeau et aux caractžristiques de lõinstallation Pensez-vous quõune alternative aux traitements chimiques est plus sžcuritaire? Oui ce traitement est aussi efficace quõun traitement chimique. La sžcuritž de fonctionnement des installations sõobtient en travaillant sur les 3 facteurs de džveloppement des lžgionnelles (le tartre, le biofilm et les bactžries). Nous avons une production dõeau adoucie qui emp chent lõentartrage, les oxydants mixtes džtruisent le biofilm de lõeau et les bactžries pržsentes. LÕutilisation des oxydants mixtes permet dõobtenir zžro rejet de substances dangereuses! Peut-on concilier rentabilitž et protection de lõenvironnement? Gr ce ˆ cette technologie, le produit de džsinfection de lõeau est ŽlaborŽ sur place et ˆ la demande, ˆ lõaide de sel, dõeau et dõžlectricitž. ENERTHERM nõa plus besoin dõacheter, de transporter et de stocker des produits chimiques dangereux. La fabrication du produit de džsinfection sur place est rentable et contribue ˆ la pržservation de lõenvironnement, car elle diminue jusquõˆ 80 % du transport, ržduit les Žmissions de carbone et supprime le stockage des produits chimiques. Le retour sur investissement des biens dõžquipement est en gžnžral ržalisž sur trois ans, nous ferons mieux (moins de 2 ans) sur la base de capacitžs de traitement dõeau du circuit de refroidissement allant de 2 000 m3/h ˆ 10 000 m3/h. En outre lõutilisation de lõadoucisseur, nous induit une Žconomie dõeau supžrieure ˆ 30 %, en accord avec la Directive Cadre sur lõeau dont le but est Ç Atteindre le bon Žtat de toutes les masses dõeau : cours dõeau, lacs, eaux c ti res, eaux souterraines dõici ˆ 2015 È. Comment ENERTHERM contribue tõil aux objectifs de la Directive cadre sur lõeau? ENERTHERM consomme ˆ peu pr s 450.000 tonnes dõeau de Seine par an pour ses tours de refroidissement, dont 1/3 retourne au ržseau dõassainissement et les 2/3 sõžvapore. Pour le cycle naturel de lõeau cõest la totalitž des consommations quõil faut prendre en compte. Aussi notre syst me permet de : gžrer de fa on durable les ressources en eau ; pržvenir toutes džgradations des Žcosyst mes aquatiques ; ržduire la pollution des eaux et les rejets de substances dangereuses ; supprimer les rejets des substances dangereuses prioritaires (Directive sur les biocides) Ainsi la totalitž de notre consommation dõeau de Seine retourne en milieu naturel sans substances chimiques.n
EKLOR : Le solaire intelligent A lõheure o les Žnergies renouvelables sont plus quõun effet de mode, beaucoup dõentreprises se lancent dans ce cržneau avec plus ou moins de savoir-faire. EKLOR s est imposée sur son marché en apportant la réflexion intellectuelle nžcessaire ˆ toute mise en Ïuvre dõinstallation solaire. Expertise et innovation sont les maîtres mots de son dirigeant Fran ois GIBERT (X70) qui nous pržsente ici une entreprise qui cherche ˆ lier ˆ la fois respect des clients et džveloppement durable. Quelles sont les activitžs dõeklor? EKLOR se consacre au solaire thermique et photovolta que : distribution, Žtude, conseil et džveloppement de produits et de solutions. Notre mžtier est dõassembler des produits propres ou du commerce, de les vendre ˆ des installateurs, de leur faciliter le travail de mise en route et dõassurer pour eux le suivi des installations. Toute la logistique est sous traitže pour se consacrer essentiellement aux projets et ˆ nos clients. Nous sommes une petite Žquipe de techniciens commerciaux et ingžnieurs de 10 salarižs. Notre ržgion de travail est tout lõouest de la France, avec un bureau ˆ Niort, et 2 antennes ˆ Rennes et au Mans. Notre objectif est de vendre et džvelopper des solutions efficaces et durables permettant dõutiliser au mieux cette Žnergie totalement gratuite quõest le soleil. On vise donc le long terme et le džveloppement durable. Les applications sont avant tout le chauffage dõeau sanitaire, le chauffage dõeau de process industrielle, les installations Žlectriques autonomes (comme des bungalows de chantier, remorque, installation de campingé) et bien sžr aussi de lõžlectricitž solaire Ç connectž ržseau EDF È. Solaire thermique ou photovolta que, quelles diffžrences? Le capteur solaire thermique chauffe directement un liquide caloporteur. Son efficacitž est grande : on restitue en plein soleil une puissance de 700/800 Watt, ce qui permet dans une ržgion mždiane du centre de la France de produire annuellement 700 KWh par m 2. Le module photovolta que produit directement du courant Žlectrique facilement exploitable. Cependant sa puissance est plus faible 140/150 W par m 2 et chaque m 2 produit annuellement 140 KWh (ržgion centre de la France). Comme lõžnergie produite par le soleil ne correspond jamais exactement au besoin dõžnergie immždiate, il faut trouver un moyen de stocker cette Žnergie : DÕo des ballons dõeau ou des masses dõaccumulation en solaire thermique, des batteries de stockage en photovolta que ou encore lõusage du ržseau connectž qui va transporter lõžnergie lˆ o sont les besoins. Ces ŽlŽments sont džterminants dans les calculs Žconomiques (voir encadrž) Quelles sont les derni res innovations que vous ayez džveloppžes? Nous avons travaillž sur des syst mes communicants qui permettent de contr ler ˆ distance les performances. Une des problžmatiques du solaire est de surveiller que tout fonctionne bien, car rien nõindique de lõextžrieur si la transformation de lõžnergie est correcte ou pas : il faut donc une lecture fine et permanente tant en solaire thermique que photovolta que. A cet effet, nous avons džveloppž dans le cadre du thermique une ržgulation propre XLsol. LÕinformation ou lõalerte est transmis ˆ distance via Internet, ou sur un tel portable...en direct ou via le ržseau GTC du b timent. Pour le photovolta que nous distribuons un produit allemand qui sõappelle Solarlog qui poss de des interfaces internet dõun tr s haut niveau. Les innovations concernent aussi des modes spžcifiques dõintžgration des capteurs, type Ç plug and sun È, tous produits destinžs ˆ faciliter le travail de lõinstallateur et donc ˆ ržduire les cožts de pose. n Cožts dõinstallations solaires Quand on parle de cožt, Il ne faut pas oublier dõy inclure tout lõenvironnement nžcessaire ˆ lõusage de lõžnergie solaire, en particulier les cožts de stockage et de connexion. 1. Dans une production dõeau chaude sanitaire collective de type piscine,maison de retraite, logements, un syst me complet posž/ installž, y inclus le stockage, lõžchangeur et la ržgulation repržsente un cožt de 6500 HT du m 2 d s 25m 2 de capteurs. Avec une production annuelle de 700 Kwh, lõinvestissement pour produire chaque annže un Kwh est infžrieur ˆ 10. 2. Dans une installation photovolta que, ce cožt dõinvestissement photovolta que varie entre 60 le Wc (dans un pavillon) et 30 pour un site industriel de plus de 1000m2. Au milieu de la France, (1000 Kwh par Kwc), il faut donc au minimum 30 pour produire un Kwh/ an. La conclusion surprend toujours : Chaque euros investi est au minimum 3 fois plus productif en solaire thermique quõen photovolta que. Ceci ne veut pas dire que le solaire thermique est plus rentable financi rement. Tout džpend du prix de lõžnergie de ržfžrence. Si lõon rapproche ces cožts au prix dõachat du Kwh (12cts dõeuros en Žlectrique particulier, moins de 5 cts pour du gaz collectif), ou si le retour sur investissement est calculž avec un tarif de rachat de lõžlectricitž photovolta que entre 37 et 58 cts le Kwh, il est clair que les ržsultats financiers seront totalement inversžs. Le tarif de rachat avantageux du Ç connectž ržseau È a permis de lancer la fili re. Ce tarif, en baisse aujourdõhui, va rendre plus cohžrents les calculs Žconomiques et amžliorer la rationalitž des choix ŽnergŽtiques. A terme LÕon va sans doute se rapprocher dõun prix moyen tant ˆ lõachat quõˆ la vente autour de 20cts dõeuros le KWh, ce qui ne peut que relancer le solaire thermique. EKLOR 407, avenue de Paris - 79000 NIORT TŽl : 05 49 28 48 97 - Fax : 05 49 76 16 15 contact@eklor.fr - www.eklor.fr
PUBLi-RÉDACTionnEL Marne-la-VallŽe, des projets ambitieux pour ržpondre aux enjeux de demain Pascal BERTEAUD (X83) Directeur gžnžral EPAMARNE / EPAFRANCE A lõavant-garde dõun urbanisme durable, les Žtablissements publics dõamžnagement de Marne-la- VallŽe multiplient les initiatives ambitieuses et novatrices. Autant de projets dõavenir qui constituent des enjeux stratžgiques pour la RŽgion Capitale, tant en termes de p les dõexcellence que de grands Žquipements structurants. Entretien avec Pascal Berteaud (X.83), Directeur gžnžral dõepamarne et Epafrance. L un des projets phares d Epamarne, c est le Cluster Descartes, en plein développement Effectivement, en avril 2009, le PrŽsident de la RŽpublique, Nicolas Sarkozy, a inscrit Marne-la-VallŽe et son Cluster Descartes parmi les p les dõexcellence du Grand Paris. Ce cluster a pour ambition de devenir un catalyseur dõinnovations ainsi que le futur p le mondial de ržfžrence de la construction, de la maintenance et des services de la ville durable. Son objectif est de permettre la cržation de liens entre les laboratoires de recherche, les universitžs et grandes Žcoles, les entreprises et les services publics. VŽritable effet de levier, son r le est de favoriser la connexion aux grands ržseaux mondiaux dõžchanges ainsi que les opportunitžs de fertilisation croisže et, par lˆ m me, le džveloppement de fili res Žconomiques porteuses ližes aux Žco-activitŽs. Concrètement, où en est ce projet aujourd hui? Le Cluster Descartes a connu cette annže des avancžes significatives. Outre la signature en juillet dernier avec Fedreim dõun programme tertiaire de plus de 150 000 m 2 (Green VallŽe) reposant sur un concept novateur alliant vie professionnelle, loisirs, activitžs culturelles et lien social, le concours international pour lõamžnagement du cïur du Cluster a ŽtŽ remportž par les Ateliers Lion. LÕune des spžcificitžs du cluster est dõ tre un terrain dõexpžrimentation exceptionnel. Ë ce titre, ce concours est essentiel car il compte dõimportants programmes de džveloppement, dont des Žquipements structurants, avec pour certains un rayonnement international. Il comprend Žgalement des quartiers pilotes, au sein desquels seront associžes la recherche de performance environnementale et la qualitž de vie. La citž Descartes va Žgalement accueillir prochainement dõautres projets emblžmatiques : le b timent ˆ Žnergie positive Descartes+, ainsi que le p le scientifique et technique du Minist re de lõecologie, de lõenergie, du DŽveloppement Durable et de la Mer. Ce sont plus de 1000 chercheurs qui vont rejoindre le p le dõenseignement et de recherche sur la ville et la construction durables, lui confžrant ainsi une taille comparable au p le de lõuniversitž de Berkeley sur le m me th me. Par quels autres grands projets votre contribution au Grand Paris passe-telle? Nous sommes engagžs sur un deuxi me projet de cluster, tout aussi Marne-La-VallŽe est candiate pour accueillir le tournoi Roland-Garros Artefacto
Epamarne / Architecte : Jean-Philippe Pargade Le BienvenŸe, b timent du futur p le scientifique et technique Paris-Est ˆ la CitŽ Descartes important, dždiž aux fili res du tourisme, des loisirs et des grands ŽvŽnements. En effet, Marne-la-VallŽe dispose de tous les atouts nžcessaires. Premi re destination touristique intžgrže dõenvergure europženne, le Val dõeurope appara t comme le foyer dõaccueil idžal pour ce cluster. DÕautant que des accords ržcents signžs avec la socižtž Euro Disney vont permettre, dõici 2030, de voir doubler sa capacitž dõaccueil h teli re et ses attractions dans le cadre dõune forte densification des activitžs touristiques (tourisme dõaffaires, tourisme vert, tourisme durable) et ˆ accueillir un p le dõenseignement supžrieur et de recherche dždiž aux mžtiers du tourisme, de lõh tellerie, du loisir et du patrimoine. Les projets Villages Nature et de centre de congr s au Val dõeurope viennent Žgalement conforter cette position. En quoi ce projet de cluster dždiž au tourisme est-il particuli rement important? Le rayonnement de Paris, capitale mondiale du tourisme qui englobe toute lõële-de-france, constitue un enjeu stratžgique majeur dans un secteur qui repržsente 600 000 emplois dans la ržgion. La mise en place dõun cluster tourisme dans le cadre de la RŽgion Capitale est une nžcessitž. Cependant il nõy existe pas de formation dõexcellence au niveau bac + 5 ou 6, comme il peut en exister par exemple ˆ Lausanne. Notre objectif est donc de džvelopper sur le Val dõeurope une fili re axže sur le tourisme, lõinternational et le patrimoine. En plus de la fili re universitaire, avec un ou deux laboratoires de recherche, elle comprendra des Žcoles publiques ou privžes et džlivrera des dipl mes allant du BTS au mast re et au doctorat avec, par exemple, une Žcole qui formera les cadres et dirigeants de grands groupes h teliers. Des partenariats avec des professionnels (CCI, chambre des mžtiers, entreprisesé) sont Žgalement envisagžs. Ce p le dõexcellence dždiž au tourisme inclut un autre projet de taille : la candidature ˆ lõaccueil du tournoi de tennis Roland-GarrosÉ Nous sommes en effet candidats pour accueillir cet ŽvŽnement mondial ainsi que le si ge de la FŽdŽration fran aise de tennis et lõacadžmie fždžrale de tennis, dans lõhypoth se o elles quitteraient le site historique de la Porte dõauteuil. LÕattractivitŽ de Marne-la-VallŽe et sa capacitž ˆ accueillir dans des conditions exceptionnelles des publics nombreux en provenance de toute lõeurope repržsente une opportunitž unique pour la FFT de džvelopper le tournoi et de cržer un p le identitaire et exemplaire visant ˆ renforcer son rayonnement international et plus largement celui du tennis fran ais.n Ë propos de lõauteur Pascal Berteaud (X.83) est dipl mž de lõžcole des Ponts et chaussžes. Apr s avoir travaillž en DDE et en agence de lõeau, il a exercž la fonction de conseiller du ministre de lõoutre-mer entre 1995 et 1997, de directeur du service public du BRGM et de directeur de lõeau au minist re de lõžcologie. Il est aujourdõhui le directeur gžnžral dõepamarne et Epafrance, dont il pilote les projets. Epamarne et Epafrance Deux Žtablissements publics dõamžnagement au service du territoire Instruments originaux mis en place par lõetat, les deux Žtablissements publics dõamžnagement de Marne-la-VallŽe impulsent et coordonnent lõamžnagement et le džveloppement du territoire, en Žtroit partenariat avec les collectivitžs locales. Leurs interventions prennent des formes multiples : conception des projets et pilotage de leur mise en Ïuvre, lancement dõžtudes et programmation des financements, ržalisation de travaux et accompagnement des collectivitžs locales, commercialisation de terrains et promotion du territoire. Ils sõattachent tout particuli rement ˆ faire de Marnela-VallŽe la mžtropole dõune urbanitž durable en džveloppant des projets qui conjuguent džveloppement durable et vocation mžtropolitaine.
GDF SUEZ PROVALYS : partenaire durable de la performance ŽnergŽtique aupr s des entreprises et collectivitžs Leader parmi les fournisseurs mondiaux dõžnergie, le groupe GDF SUEZ a inscrit le džveloppement durable au cïur de sa stratžgie. Dans cette optique, les partenaires locaux, interlocuteurs privilžgižs, sont Žtroitement associžs ˆ la mise en Ïuvre de solutions particuli rement innovantes. Nous avons rencontrž Messieurs Michel Vanhaesbroucke (X86), Directeur de la Business Unit GDF SUEZ Provalys Performance EnergŽtique et Michael Schack (X78), Directeur RŽgional Ilede-France de GDF SUEZ Provalys Performance EnergŽtique. Pouvez-vous nous pržsenter votre branche au sein de GDF SUEZ, ainsi que les missions et lõorganisation de votre direction? La branche Energie France ˆ laquelle nous appartenons op re en France et comprend la production dõžlectricitž, ainsi que la commercialisation dõžlectricitž et de gaz et dõoffres de services autour de lõžnergie. Notre direction fait partie de la Business Unit Provalys Performance EnergŽtique qui constitue la direction commerciale B to B de GDF SUEZ Energie France. Notre mission, en tant que leader gazier fran ais et n 2 de lõžlectricitž, outre la fourniture, est dõaider nos clients ˆ ma triser leur consommation en leur offrant des procždžs innovants. Nous sommes en charge de 5 ržgions et notre organisation au sein de chacune dõentre elles, permet une proximitž avec chacun de nos clients : concernant la ržgion Ile de France, qui gžn re un chiffre dõaffaires de lõordre du milliard dõeuros, notre dispositif est constituž de 80 commerciaux et de 5 agences segmentžes en fonction du mžtier de nos clients. Nous disposons Žgalement dõune grande direction client le composže de 400 collaborateurs, elle aussi organisže en agences segmentžes par mžtiers. Chaque client bžnžficie ainsi dõun interlocuteur physique et dõune Žquipe client le qui font partie dõune agence commerciale ou client le spžcialisže dans son secteur dõactivitž. La Ç performance ŽnergŽtique È se mesure-t-elle davantage en chiffres bruts immždiats ou en termes de pžrennitž des solutions? En termes de pžrennitž des solutions. LÕintŽr t de passer de la simple fourniture au partenariat avec nos clients, cõest dõïuvrer ˆ leur garantir la pžrennitž dõun ržsultat dans la durže et de ma - triser leur consommation dõžnergie. En nous positionnant comme partenaire durable de la performance ŽnergŽtique aupr s des entreprises et collectivitžs, nous les aidons ˆ džfinir leur stratžgie et concevons avec eux les solutions de sa mise en Ïuvre. Vendre des MegaWattheures ne constitue plus la ržponse aux attentes, au contexte et aux impžratifs environnementaux, cõest m me le contraire. Il sõagit avant tout dõapporter ˆ nos clients de lõefficacitž ŽnergŽtique et du confort. Cela a džbutž avec la conversion de chaufferies fuel en gaz. Cela est tr s Žconomique pour nos clients, et une chaufferie au gaz ržduit de mani re significative les rejets de CO 2. Pour nos clients du secteur industriel, nous procždons Žgalement, gr ce ˆ notre expertise, ˆ un audit in situ qui permet de ržduire lõintensitž ŽnergŽtique de 10 ˆ 15%. Sur les multi sites tertiaires, nous les faisons bžnžficier des meilleures pratiques en fonction des sites. En logement social ou coproprižtžs ˆ chauffage collectif o la ržpartition des frais de chauffage est faite de fa on administrative, selon la taille des appartements, nous concevons un dispositif technique, lõoffre GER (gestion dõžnergie ržpartie) qui, par le procždž de radio-rel ve sur les radiateurs, alloue ˆ chaque locataire la part de la consommation de la chaufferie centralisže qui est directement imputable ˆ son comportement dans son logement. 10% de
lõhabitat ˆ chauffage collectif sont actuellement concernžs et, compte tenu des ržsultats obtenus (baisse de 15 % de la consommation), le Grenelle 2 va rendre ce dispositif obligatoire. Comment džfiniriez-vous la notion novatrice de Ç mobilitž durable È? Au-delˆ de la mobilitž propre que nous džveloppons džjˆ depuis un certain temps avec le carburant Gaz Naturel VŽhicule (GNV), avec des stations de compression qui permettent de pržlever le gaz naturel sur le ržseau et de le comprimer. Nous pensons quõil faut agir plus en amont et traiter le probl me de la pollution atmosphžrique ˆ la source. Nous proposons des solutions ayant pour objectif de džsengorger, ˆ terme, les sites urbains, o la concentration de vžhicules et le trafic sont particuli rement denses, comme les centres dõaffaires ou les lieux de stationnement (gares). Cela permettra non seulement de ržduire les Žmissions de particules et de CO 2, mais Žgalement pour apporter aux usagers de la route plus de confort et de gain de temps. Et le concept de mobilitž durable est une des ržponses aux probl mes dõenvironnement urbain. Il est en effet nžcessaire de concevoir et de mettre en Ïuvre des dispositifs techniques qui induisent un comportement plus vertueux en vue dõobtenir une action collective plus efficace. Pour ce faire, il faut impžrativement džvelopper des offres qui ne jouent pas uniquement sur la consommation dõžnergie mais aussi sur le volume des vžhicules en circulation, sans pour autant gžnžraliser cette džmarche ˆ lõensemble du territoire, aux zones o la densitž du trafic constitue un probl me majeur. GDF SUEZ souhaite tre un des acteurs de cette džmarche et se positionner comme un urbaniste ŽnergŽtique afin dõobtenir une plus grande efficience en termes Žconomique, social et environnemental. Pourriez-vous nous džtailler une illustration emblžmatique dõun projet de GDF SUEZ porteur de cette notion? Nous expžrimentons actuellement ˆ Neuilly-sur-seine, un džmonstrateur dõauto partage de vžhicules propres (ŽlectricitŽ ou gaz). Il sõagit du projet MO- PEASY, unique en France. LÕidŽe est dõavoir un suivi intžgral du projet, avec des indicateurs en termes Žconomique et Žcologique sur au moins une annže. Cette offre comporte 3 formules de prix : - Louer et partager un vžhicule au sein dõune entreprise - SÕabonner et partager un vžhicule avec dõautres adhžrents - Louer un vžhicule dans une station (Carreau de Neuilly-sur- Seine) pour un besoin ponctuel. MOPEASY est une offre de service tout compris avec une plate-forme de rel ve pour les ržservations, des bornes de ravitaillement, la fourniture dõžnergie, lõassurance, les ržparations et nettoyages journaliers. Cette offre dõauto partage clžs en mains apporte une solution globale en ržduisant le nombre de voitures en circulation, notamment au sein de centres particuli rement fržquentžs tels que La DŽfense. AujourdÕhui 3 vžhicules sont en test et lõexpžrience va tre Žtendue. Le challenge est de savoir ˆ quelle Žchelle ce dispositif sera džployž. Ce que nous recherchons ce sont des situations o nous sommes en mesure de džvelopper des synergies entre acteurs. Nous prospectons actuellement en combinant les besoins exprimžs par les collectivitžs locales et ceux des acteurs privžs (si ges dõentreprises). En mettant des vžhicules en ržseau ˆ disposition dõutilisateurs privžs, nous pourrons aboutir ˆ une utilisation efficace du dispositif et ˆ des ržsultats probants en termes de džveloppement durable. LÕidŽe nõest pas dõinonder les centres urbains ou les campus de vžhicules, mais dõ tre dans un schžma qui aurait pour vocation de faire du B to B to C en commen ant par des implantations dans lesquelles on fžd re en ržseau un certain nombre dõacteurs publics et privžs qui veulent agir en sõengageant ˆ consommer ce service de vžhicules propres en auto partage. Ensuite, en fonction des ržsultats, nous pourrons ržflžchir ˆ un džploiement plus important.n
Tendance Floue CEA LÕ INES et les promesses du džveloppement de lõžnergie solaire Jean-Pierre Joly Directeur GŽnŽral de lõines LÕINES, un important atout dans le džveloppement de lõenergie Solaire en France LÕidŽe de cržer un p le dõactivitž solaire, associant recherche et džveloppement Žconomique, est nže il y a une dizaine dõannže soutenue par lõademe et portže ensuite par les Žlus de la Savoie et de la RŽgion Rh ne- Alpes. Ces pionniers avaient compris lõimportance quõallait prendre lõžnergie solaire dans le contexte ŽnergŽtique mondial. DotŽ de 30 millions dõeuros de financement initial pour financer lõinfrastructure, apportžs par les deux collectivitžs, et gr ce ˆ lõimplication forte dõorganismes comme le CEA 2, lõinstitut a connu depuis un formidable džveloppement. En quatre ans le voilˆ devenu lõun des trois centres europžens de ržfžrence dans le domaine du solaire. A proximitž immždiate de ChambŽry, ses 10 000 m 2 de laboratoires, bancs dõessais et salles de formation sõžtendent au sud du lac du Bourget et 300 chercheurs et ingžnieurs y travaillent. Une centaine dõentreprises collaborent avec lõines et le technop le accueille outre le centre de formation des Compagnons du Solaire, 16 start up fran aises ou filiales dõentreprises Žtrang res impliqužes dans la fili re solaire. EntrŽ dans la deuxi me phase de son Žvolution en 2010, lõinstitut devrait atteindre son plein essor dõici 2013, avec 500 chercheurs et plus de 20 000 m 2 de locaux. CÕest la visite du PrŽsident de la RŽpublique, en juin 2009, qui a donnž cette nouvelle impulsion ˆ lõinstitut. DÕores et džjˆ lõinstitut affiche des ržsultats techniques de premier plan affichant lõobjectif de fortement contribuer ˆ cržer une fili re industrielle du solaire en France. Un effort tout particulier est portž aussi sur lõintžgration des syst mes solaires dans les ržseaux et dans les b timents du futur. Les technologies photovolta ques džveloppžes ˆ lõines Les džveloppements dans le domaine ržpondent ˆ deux enjeux majeurs : la ržduction du cožt du kwh et lõintroduction de cette Žnergie par nature intermittente dans les ržseaux. Sur le premier point, lõindustrie photovolta que a džjˆ su montrer sa forte capacitž ˆ ržduire ses cožts mais continuer sur cette route nžcessite une innovation constante. La technologie la plus utilisže est celle utilisant le Silicium cristallin et elle a encore une forte capacitž ˆ progresser bien quõžtant la plus ancienne. LÕINES travaille donc fortement sur cette technologie et affiche apr s quatre annžes dõexistence des ržsultats de premier plan : fili re spžcifique de purification et de cristallisation du Silicium, cellules ˆ haut rendement dont certaines sur des architectures originales comme celles ˆ hžtžrojonction avec des rendements de conversion de plus de 20,5% sur des cellules de grandes tailles. En quatre ans le voilˆ devenu lõun des trois centres europžens de ržfžrence dans le domaine du solaire Des entreprises implantžes localement sont dans les starting blocks pour exploiter ces savoir-faire comme PV Alliance, ECM Technologie et Ferropem. LÕINES travaille aussi sur les technologies en couche mince porteuses dõavenir et qui se posent en compžtiteur crždible du Silicium : CIGS, Silicium amorphe et cellules dites de troisi me gžnžration utilisant les matžriaux organiques ou les nanostructures. Des innovations dans le domaine de lõencapsulation des modules sont aussi džveloppžes en partenariat avec les Žquipementiers de ce secteur. On cherche en particulier ici ˆ sõadapter ˆ de nouvelles cellules ou ˆ introduire des fonctions Žlectroniques de dia-
gnostic, de sžcuritž et de conversion intelligente dans les modules. De telles solutions originales džveloppžes par lõines sont en phase dõ tre exploitžes au stade industriel. Comme la durabilitž des produits entre pour beaucoup dans la ržduction du cožt du kwh, un accent particulier est mis sur le suivi de performance des technologies et sur les tests accžlžržs de vieillissement. Une socižtž de certification, Certisolis, a ŽtŽ cržže sur INES, ce qui permettra ˆ la France dõintroduire des labels de qualitž spžcifiques ˆ partir de la compžtence gžnžrže par lõinstitut. La pžnžtration de lõenergie photovolta que dans les ržseaux LÕintroduction dõune forte dose dõžnergie renouvelable dans les ržseaux va nžcessiter le džploiement dõun certain nombre dõoutils de gestion de lõžnergie. On pourra sõappuyer sur une certaine dose de stockage stationnaire, mais surtout on devra piloter intelligemment les charges existantes ou ˆ venir comme le vžhicule Žlectrique. LÕINES a džveloppž un fort savoirfaire sur le stockage Batterie et sur la gestion des Žnergies intermittentes. Un micro-ržseau spžcifique a ŽtŽ cržž pour servir de banc de test. Il est utilisž pour tester des algorithmes spžcifiques de gestion de lõžnergie Žlectrique et en particulier pour tester la recharge intelligente des vžhicules Žlectriques. De par ses compžtences lõines aide aussi les concepteurs de ces vžhicules Žlectriques dans les modes de gestion des batteries non seulement ˆ lõarr t mais aussi lors des džplacements. Energie solaire comme enjeu majeur des b timents du futur La technologie la plus utilisže est celle utilisant le Silicium cristallin et elle a encore une forte capacitž ˆ progresser bien quõžtant la plus ancienne. LÕŽnergie solaire devient un enjeu majeur dans lõžnergžtique des b timents. Pour cela nous devons ouvrir notre champ dõinvestigation ˆ tout ce qui va influer sur la performance finale globale : lõutilisation du solaire actif (photovolta que ou thermique), les composants de fa ade, lõinertie des enveloppes, la gestion des apports passifs, le renouvellement dõair. Le confort dõžtž et les phžnom nes de surchauffe dans ces futurs b timents tr s fortement isolžs, en particulier ližs aux apports solaires, sont un vžritable enjeu et sont donc traitžs avec attention dans ce contexte. Des spžcialistes des calculs et de la thermique travaillent sur des logiciels quõutiliseront les bureaux dõžtude pour concevoir les b timents performants de demain. Le solaire thermique actif pour le chauffage et le refroidissement des b timents est bien sžr un axe important avec trois types dõinnovation : la conception de capteurs ˆ faible cožt, de nouveaux types de stockage thermique plus compacts et plus performants, et enfin des algorithmes de gestion capables de sõadapter efficacement ˆ lõensemble du cycle annuel. LÕEnergie solaire thermodynamique pour la production dõžnergie dans les ržgions fortement ensoleillžes La conversion de lõžnergie thermique gžnžrže par le soleil pour produire de lõžlectricitž nõest pas une idže nouvelle, mais elle est ˆ nouveau fortement ŽtudiŽe dans le monde depuis peu. Elle peut produire une Žnergie bon marchž pour peu que les conditions dõensoleillement soient approprižes et que la taille du syst me soit suffisante (plus de quelques dizaines de MŽgawatts). LÕINES nõest pas absente de ce sujet sur lequel les industriels fran ais peuvent se positionner dans les marchžs ˆ lõexport. A titre dõexemple des syst mes complets ˆ base de miroirs de Fresnel et des ržcepteurs Haute TempŽrature pour les centrales ˆ Tour ont ŽtŽ džveloppžs dans lõinstitut et sont en cours de test. t Quel avenir pour lõines? LÕINES est la preuve quõil est possible en France de mettre en place rapidement des infrastructures et des compžtences de premier plan au service de lõžconomie de lõinnovation. La compžtition internationale dans un syst me ouvert tr s compžtitif est forte mais, avec un peu de patience, on pourra mesurer les retombžes dans les annžes prochaines de cet investissement. La large palette dõactivitž tout au long de la cha ne de la valeur est en tout cas un bon moyen dõassurer la ržussite.n
La lumi re du soleil concentrže 500 fois La technologie CPV utilise des lentilles de Fresnel pour concentrer la lumi re directe du soleil sur des cellules photovolta ques haute performance. Cette lumi re est concentrže 500 fois sur les cellules : cõest la clž du rendement et de la compžtitivitž de la technologie. Les cellules sont assemblžes dans des Ç modules concentrateurs È de 0,33 m 2 de surface active (100 cellules par module). LÕassemblage sur un m me plan de 90 modules constitue un syst me complet de 6 kwc de puissance, lui-m me fixž sur un Ç tracker È ˆ deux axes qui suit la courbe du soleil avec une pržcision de 0,1 : ainsi, le point focal de la lumi re concentrže reste situž sur la cellule toute la journže et la courbe de production est constante. Fermes solaires : une alliance mondiale avec Johnson Controls Soitec a annoncž courant octobre la signature dõune alliance avec Johnson Controls, n 1 mondial des produits, services et solutions pour lõefficacitž ŽnergŽtique des b timents. La socižtž amžricaine, qui compte 130 000 salarižs pržsents dans 150 pays, assurera la conception, la construction et la maintenance des fermes solaires utilisant la technologie CPV de Soitec.
Soitec exporte le solaire franco-allemand dans le monde entier Avec lõacquisition fin 2009 de 80% du capital de Concentrix Solar, jeune socižtž allemande spžcialisže dans les syst mes photovolta ques ˆ concentration (CPV), Soitec a donnž une impulsion džcisive ˆ une fili re industrielle qui sõexporte džjˆ aux quatre coins du monde. Explications dõandrž-jacques Auberton-HervŽ, PDG de Soitec. Pourquoi Soitec, spžcialiste des semi-conducteurs, a-t-il investi dans le photovolta que? Avezvous vocation ˆ travailler sur des produits grand public? Il faut bien diffžrencier les panneaux photovolta ques installžs en toiture, qui sont effectivement des produits grand public, et les syst mes ˆ concentration (CPV) que nous produisons. Ces syst mes sont destinžs ˆ la production industrielle dõžlectricitž et Žquipent des centrales solaires de plusieurs mžgawatts, installžes dans des zones du globe o lõensoleillement annuel džpasse 1800 kwh/m 2 : Sud-ouest des Etats-Unis, Europe du Sud, Proche et Moyen-Orient, Afrique, Inde, Chine, Australie. Nous visons donc lõexport et non le marchž fran ais. En quoi le CPV se distingue-t-il dõautres technologies photovolta ques? Deux atouts majeurs : des efficacitžs de conversion photovolta ques doubles de celles des panneaux conventionnels et des cožts de fabrication bien plus faibles. Les cellules en matžriaux composžs III-V, utilisžes par ailleurs dans le spatial, sont tr s performantes mais tr s ch res au m tre carrž ; gr ce ˆ la concentration du rayonnement solaire (lire encadrž ci-contre), seuls quelques millim tres carržs sont utilisžs, ce qui rend cette technologie compžtitive. De plus, nous avons une marge de progression considžrable : Soitec džveloppe de nouvelles cellules dont le rendement atteindra ˆ terme 50%, contre 38% aujourdõhui. Le savoir-faire diffžrenciant et les emplois resteront en Europe. Comment vous protžger des concurrents Žtrangers, tr s pržsents sur le photovolta que conventionnel? Nous nõexploitons pas des technologies banalisžes : nos syst mes reposent sur une solide proprižtž intellectuelle constituže en Allemagne par Concentrix Solar et lõinstitut Fraunhofer des Žnergies solaires, en France par Soitec et le CEA-Leti. Pour pousser le rendement des cellules ˆ 50%, par exemple, nous emploierons une technique de fabrication totalement innovante ˆ base de multicouches, afin de couvrir encore mieux le spectre scolaire. Autrement dit, il existe de solides barri res džfensives. On peut donc espžrer que cette industrie prometteuse reste europženne? CÕest clairement lõobjectif poursuivi. Nous disposons de sites de production en France et en Allemagne, dõune technologie proprižtaire couverte par des brevets, de vastes marchžs ˆ lõexport. Bien entendu, lõinstallation de fermes solaires cržera localement de lõactivitž pour lõassemblage final ou la maintenance. Mais le savoir-faire diffžrenciant et les emplois ližs ˆ la production resteront en Europe. Votre objectif de croissance pour les prochaines annžes? Nous comptons džjˆ des centrales et des sites de džmonstration en Espagne, en Italie, aux Etats-Unis (sur un site de Chevron), en Egypte, en Syrie, en Jordanie, ˆ Oman, ˆ Abou Dhabi, en Afrique du Sud, etc. Nous sommes pržsents dans des projets transnationaux comme Desertec et Transgreen. Mais lõžchžance clž, cõest la paritž ržseau : un kwh solaire au m me cožt que le kwh conventionnel. Notre technologie devrait permettre dõy parvenir vers 2015. Une fois franchi ce cap gr ce ˆ nos technologies, lõžnergie solaire jouera un r le majeur dans les Žnergies renouvelables et dans le mix ŽnergŽtique mondial en gžnžral.n
Solar Euromed, pionnier du Solaire Thermodynamique en France. Marc BENMArrAzE PrŽsident Directeur GŽnŽral Longtemps ignorže des grands groupes industriels français, la filière se structure enfin, sous lõimpulsion de pionniers comme Marc Benmarraze qui, dès 2005, a portž les espoirs et ambitions de cette technologie en France. Avec Solar Euromed, Marc Benmarraze s est fixé comme objectif de faire Žmerger une filière industrielle fran aise capable de rattraper lõallemagne et les Etats Unis. Quels sont les avantages et spécificités du Solaire thermodynamique? Le solaire thermodynamique a pour avantages de produire une Žnergie dispatchable en grande puissance connectže au ržseau, y compris sur des sites isolžs, dõapporter des solutions de stockage thermique et de fournir ainsi de lõžnergie ˆ la demande. Elle a lõavantage de pouvoir tre couplže avec dõautres Žnergies comme la biomasse, pour fournir de lõžnergie renouvelable de mani re continue, les sources fossiles (turbines ˆ gaz ou cycles combinžs) pour en amžliorer le rendement et en ržduire les Žmissions de CO 2, ou enfin de la vapeur de process pour les industries alimentaires, le dessalement dõeau de mer ou le pompage dõeaux souterraines afin de fournir de lõeau potable gr ce ˆ la ressource solaire. Le principe de base est simplissime : des champs de miroirs sõorientent en fonction du soleil et concentrent ses rayons sur un tube collecteur o circule un fluide caloporteur. La chaleur absorbže permet lõžvaporation de lõeau en vapeur utile pour lõentra nement dõune turbine gžnžratrice dõžlectricitž. LÕajout dõun stockage thermique ou ses possibilitžs dõhybridation lui permettent de produire en continu contrairement ˆ la majoritž des autres Žnergies renouvelables. Une centrale STC džlivre, ainsi, une production dõžlectricitž de grande puissance, de plusieurs dizaines ˆ plusieurs centaines de mžgawatts, de capacitž ferme et adaptable ˆ la demande. LÕimplantation de ce type de centrales dans des pays Žmergeants repržsente un espoir džveloppement Žconomique considžrable. De nombreux pays dõafrique lõont compris et nous avons dõailleurs ržcemment conclu plusieurs accords avec des pays de lõafrique saharienne visant lõimplantation de plusieurs milliers de megawatts sur le continent et ce sans parler des pays du bassin mžditerranžen porteur de tr s nombreux projets, dont le plan solaire mžditerranžen qui vise 20 000 MW ˆ lõhorizon 2020. Enfin, dans son rapport 2010, lõagence Internationale de lõenergie a placž le Solaire thermodynamique en t te des espoirs des Žnergies renouvelables avec 11% de la demande ŽnergŽtique mondiale qui serait satisfaite avec le STC soit environ 1100 GW installžs ˆ lõhorizon 2050. Le solaire thermodynamique a donc un tr s bel avenir devant lui. En dehors des projets que vous venez de citer, vous développez en Corse le projet Alba Nova, pouvez-vous nous en dire quelques mots? Afin de ržpondre aux nombreuses demandes des pays dõinstallation, nous avons compris tr s t t quõil est impžratif de ržaliser un džmonstrateur en France. La
Corse offrant toutes les qualitžs requises pour une implantation de ce type nous avons naturellement choisi dõy džvelopper notre programme de džmonstration Alba Nova. Il sõagit dõun programme de džmonstrateurs de Recherche et dõinnovation industriels qui illustre les derni res innovations de cette technologie : gžnžration directe de vapeur associže ˆ du stockage innovant, hybridation avec une autre source en entrže, ou multiplicitž des sorties : ŽlectricitŽ, vapeur et eau douce. La technologie des tours sera Žgalement expžrimentže afin de džtenir une solution dždiže aux tr s hautes tempžratures. Nous avons enfin choisi dõapporter un soin tout particulier ˆ lõintžgration de la production agricole avec la production dõžnergie car nous croyons que le grand džfi de lõhumanitž est dõ tre capable de nourrir durablement les femmes et les hommes de cette plan te. Au-delˆ du r le de džmonstrateur, le programme Alba Nova participera activement ˆ conduire la Corse vers son autonomie ŽnergŽtique et contribuera ˆ la cržation dõun nouveau mod le de džveloppement Žconomique, ces centrales Žtant compatibles avec le maintien lõexploitation des terres agricoles. Parmi les grands groupes qui développent avec vous la filière STC, on trouve ArEVA ou en encore ALSTOM, qu elle est votre ambition face à eux? A la diffžrence dõareva qui a choisi pour intžgrer ce marchž de racheter pour 250 Millions de $ AUSRA une PME australo-amžricaine aux Etats Unis, ou encore ALSTOM qui a investit 55 Millions de $ dans la socižtž isražlo-amžricaine Brightsource, nous faisons, avec dõautres, le pari de džvelopper une technologie en France afin de lõexporter vers la ržgion MENA, lõinde, la Chine ou les Etats Unis. Solar Euromed se positionne ainsi comme fournisseur de technologies innovantes, džveloppeur de džmonstrateurs technologiques, dõunitžs industrielles,et dõingžnierie spžcialisže pour le džveloppement et la construction de centrales solaire thermodynamique commerciales. Les programmes que nous menons avec deux pays dõafrique et qui visent la ržalisation de 3000MW dans lõhorizon 2010-2020, sont au stade de la mise en place des financements. Où en est l évolution du coût de production du solaire par rapport à l énergie fossile? Le cožt de la production solaire est ˆ la baisse gr ce aux efforts de R&D et au džploiement mondial de la technologie (effets combinžs volume/prix et parts locales ˆ bas cožt). LÕAgence Internationale de lõenergie pržvoyant ˆ horizon 2050 une puissance installže de 1100 GW, une des consžquences directes de cette augmentation de capacitž de production sera la ržduction des cožts des Žquipements et composants, ržduction qui se ržpercutera directement sur le cožt du kwh, pour atteindre alors la paritž fossile (7 ˆ 10c /kwh selon la localisation et les cožts associžs ˆ la taxe carbone) SolarPACES : Congrès mondial des experts du Solaire Thermodynamique a eu lieu cette année en France. Quelle présence et contribution française? En effet SolarPACES est le congr s mondial de ržfžrence en mati re de solaire concentrž. Cette annže, il a ržuni ˆ Perpignan 800 experts du monde entier. Le CNRS PROMES, sous la direction du Pr Gilles Flamant, a ržalisž une performance remarquable en mati re dõorganisation. Les industriels fran ais actifs dans le solaire thermodynamique tel quõareva, TOTAL, Solar Euromed, ou CNIM, ont sponsorisžs cet ŽvŽnement. Solar Euromed a Žgalement participž ˆ la production de ržsultats de recherche et innovation avec la publication de nombreux articles scientifiques ˆ destination de la communautž mondiale, et a ŽtŽ honorž de repržsenter la France lors dõune sžance plžni re consacrže aux džveloppements en Afrique. Quel est votre avis sur Desertec et Africasol? Desertec a un impact important ˆ travers le Monde pour la promotion de la technologie solaire thermodynamique et son potentiel dans les ržgions ˆ fort ensoleillement, gr ce notamment ˆ la mobilisation de plusieurs industriels de renom comme Siemens. Il est cependant dommageable quõelle communique principalement sur lõobjectif de ramener en Europe le soleil dõafrique converti en ŽlectricitŽ. Cela nous semble dangeureux car il risque dõ tre assimilž ˆ une forme de nžocolonialisme. LÕinitiative Africasol a compris cette nžcessitž de partage de la valeur entre les pays džtenteurs de technologie et les pays dõinstallation. Elle devrait par ailleurs gagner en contenu, notamment en mati re de mobilisation de dispositifs de financements. Quelles sont vos priorités en 2011? Solar Euromed pržsentera dans le cadre de lõami de lõademe un programme de R&D et dõinnovations ainsi quõun volet džmonstrateurs industriels dans le but de renforcer le patrimoine de proprižtž intellectuelle de lõentreprise. Solar Euromed envisage ainsi une augmentation de capital significative liže ˆ lõacquisition de ce patrimoine technologique.n
STATKRAFT : La ma trise nordique au service de la production dõžnergie renouvelable en France Emmanuel Soetaert PrŽsident Statkraft est un gžant du secteur des Žnergies renouvelables. Non seulement gžant en terme de production dõžnergie, mais Žgalement par sa capacitž ˆ maitriser des syst mes complexes, et ce, depuis plus de 100 ans. LÕentreprise džmontre jour apr s jour son engagement au service de lõenvironnement et fait figure de pionnière sur certaines techniques du futur telles que lõžnergie osmotique. Rencontre avec Emmanuel Soetaert, son PrŽsident, qui nous pržsente les ambitions de Statkraft sur le marchž fran ais. Pouvez-vous revenir sur lõhistoire de lõentreprise qui lui donne son identitž propre aujourdõhui? Statkraft est une entreprise publique džtenue ˆ 100% par lõetat norvžgien. Elle fait partie des grandes entreprises industrielles avec un passž centenaire. Station et retenue de Jukla (Norv ge) La premi re concession hydrožlectrique date en effet de 1895. Son histoire est liže ˆ lõhistoire industrielle de la Norv ge, ˆ une Žpoque o le pays avait besoin de disposer en abondance dõune Žnergie bon marchž. D s les origines, le cïur de notre mžtier est donc lõhydrožlectricitž. En Norv ge o lõon produit annuellement entre 120 et 140 tžrawatt / heure (TWh), lõžlectricitž est ˆ plus de 99% issue de lõhydraulique. La topographie de la Norv ge explique ce džveloppement de lõžnergie hydrožlectrique et des ouvrages de retenue. Les barrages avec retenues (lacs) ont eu la particularitž de nous aider ˆ džvelopper un savoir-faire de premier plan en termes de gestion de la flexibilitž: ils permettent de stocker beaucoup dõžnergie et de faire face ˆ des pointes de consommation. Nous avons ainsi džveloppž une vraie compžtence sur la ma trise de lõžnergie de pointe pour tre ržactifs lors des pics de consommation. Nous avons džveloppž par ailleurs dõautres technologies comme lõžolien, la biomasse, le solaire, le chauffage urbain, ou encore le gaz (la technologie la plus flexible dans le thermique). Nous sommes aujourdõhui le plus gros producteur dõžnergies renouvelables en Europe avec une production moyenne annuelle excždant 50TWh sur un total de 58TWh produit. Pouvez-vous džcrire vos autres activitžs dans lõžnergie renouvelable? En Žolien, pour lõinstant, aucun projet nõest pržvu en France. Nous džtenons 3 parcs Žoliens en Norv ge avec une capacitž installže de 245 mžgawatt (MW) et une ferme Žolienne en Angleterre. Nous avons Žgalement des projets ˆ diffžrentes phases de maturitž comme un parc off-shore en construction de 317MW et 3 autres parcs Žoliens en Grande Bretagne. Une perspective tr s intžressante sõest ouverte il y a quelques mois car nous sommes les bžnžficiaires dõune licence de 9000 MW pour de lõžolien off-shore en partenariat avec 3 autres ŽnergŽticiens europžens. la biomasse : Nous sommes un petit acteur dans ce domaine. CÕest un secteur dõactivitž tr s fragmentž car les unitžs sont de petites tailles. Il sõagit ici de bruler des mati res organiques vžgžtales, en lõoccurrence des džchets de bois pour notre cas. Nous avons 2 sites de production que nous džtenons en collaboration avec dõautres par-
tenaires en Allemagne. Notre part dans ces actifs repržsente 16 MW. le chauffage urbain : Il sõagit de bruler plusieurs types de combustibles, en particulier des ordures mžnag res mais aussi des granulžs de bois par exemples afin de produire de la chaleur et de lõžlectricitž. Nous possždons et gžrons 4 sites en Norv ge et 5 en Su de pour 548 MW de production. LÕactivitŽ reste essentiellement locale. le solaire : Apr s une incursion dans le solaire il y a quelques annžes, nous avons džcidž pour des raisons stratžgiques de nous retirer de cette Žnergie. CÕest une Žnergie tr s intžressante mais nous pržfžrons nous recentrer stratžgiquement et cro tre sur nos points forts. le gaz : nõest pas une Žnergie renouvelable, mais nžanmoins tr s respectueuse de lõenvironnement. Nous possždons et exploitons 5 centrales ˆ gaz, dont 4 en Allemagne et une en Norv ge et notre part dans ces actifs sõžl ve ˆ 2160 MW. CÕest une technologie ržcente dans notre portefeuille dõactivitž, la construction de notre premi re centrale datant de 2005. Avec 5 centrales, cette activitž est en forte croissance et elle permet dõafficher pleinement la compžtence de Statkraft dans la gestion dõactifs flexibles. Quel est pour vous le futur en termes dõžnergie renouvelable? Ma ržponse va tout de suite vers une source dõžnergie tr s innovante que nous ma trisons depuis peu mais sur laquelle nous portons toute notre attention : lõžnergie osmotique. Statkraft est le premier producteur ŽnergŽtique ˆ avoir džveloppž cette Žnergie avec succ s. Il sõagit dõune Žnergie qui utilise le principe naturel de lõosmose. CÕest un processus qui se džroule ˆ chaque estuaire: la rencontre de lõeau douce et de lõeau salže. LÕŽquilibrage de ce mžlange, cõest lõosmose et ce principe peut- tre exploitž pour produire de lõžlectricitž. Nous avons menž des recherches ˆ ce sujet durant une quinzaine dõannžes: si ce nõest lõemprise au sol de la centrale, il nõy a aucun impact sur lõenvironnement. Nous travaillons avec la nature et non contre elle. Pour lõinstant nous avons mis au point un prototype pour džmonter que cela fonctionne et permettre de travailler sur les points ˆ amžliorer. Nous devons maintenant passer ˆ lõžtape supžrieure : la mise Salle des machines de Kvildal (Norv ge) en Ïuvre grandeur nature. Cet investissement tžmoigne de lõesprit du groupe Statkraft qui entend tre pionnier et džvelopper en permanence des solutions dõavenir. Quels sont les enjeux que vous devez relever dans votre installation en France? Nous observons la France depuis longtemps mais la structure du marchž Žtait complexe pour un nouvel acteur Žtranger. Il sõagit tout de m me du 2 e marchž ŽnergŽtique europžen, cõest donc forcžment tr s intžressant. La particularitž : la part de lõhydrožlectricitž est importante (production autour de 70 tžrawatt heure) et cõest la 1 re source dõžnergie renouvelable en France. De plus, la structure du marchž organisž en concession est un fonctionnement que nous connaissons. Ces derni res annžes, la problžmatique de la pointe a pris de plus en plus dõimportance. En ce qui nous concerne, nous affichons depuis tr s longtemps une tr s forte compžtence dans ce domaine. Nous ne pouvions donc quõ tre intžressžs par lõarrivže ˆ terme des concessions hydrožlectriques et, ce qui est nouveau, leur renouvellement sur des bases concurrentielles ou chaque acteur qualifiž devrait avoir la possibilitž de džmontrer ses compžtences. Cela a ŽtŽ lõžlžment džclencheur de notre installation. Quelles sont vos forces pour la reprise Žventuelle des concessions hydrožlectriques fran aises? Les autoritžs ont mis en place trois crit res de sžlection pour la mise sur le marchž des concessions : un crit re financier, tout en sachant que la redevance ˆ payer pour le concessionnaire sera plafonnže ; un crit re dõefficacitž ŽnergŽtique ou il sõagira en pratique de moderniser et/ou suržquiper les installations. LÕobjectif assignž dans le Grenelle 2 est une augmentation de 3 tžrawatt heure de la production dõorigine hydrožlectrique. Il sõagit dõun crit re pour lequel nous disposons dõun vrai savoir-faire acquis au fil des annžes. A ce jour par exemple, nos Žquipes en Norv ge travaillent sur 27 projets diffžrents ayant pour buts dõallonger la durže de vie des installations et dõamžliorer leur capacitž ŽnergŽtique. un crit re dõexcellence environnementale, avec notamment la protection des Žcosyst mes et lõintžgration des autres usages de lõeau. Les pays nordiques ont toujours eu pour tradition de sõinscrire dans le džveloppement durable et Statkraft a džveloppž des mžthodes de travail et des concertations qui sõinscrivent dans le droit chemin de ces exigences. LÕenvironnement est ˆ prendre en compte d s le džpart et cette approche, Statkraft lõa adoptže depuis tr s longtemps. Le syst me doit tre appržhendž dans son intžgralitž : protection des poissons, sauvegarde des biotopes, pržservation de la vžgžtation, prise en compte des activitžs ržcržatives, amžnagement des paysages. Nous veillons ˆ ce que les impacts sur lõenvironnement soient ržduits au minimum. Pour illustrer, cet engagement environnemental et socižtal, nous pouvons citer par exemple le fait que Statkraft poss de et g re 6 Žcloseries en Norv ge et en Su de. Elles emploient 24 personnes et ržimplantent 2 millions dõïufs de saumon chaque annže. Force est de mentionner que cette activitž nõest pas un effet de mode puisque nous la pratiquons depuis les annžes 50.n
Cofely, Groupe GDF SUEZ Relever le défi majeur de l efficacité énergétique Wilfrid Petrie DGA Leader europžen des services en efficacité énergétique et environnementale, Cofely conçoit, met en œuvre et exploite des solutions globales et durables qui permettent aux entreprises et aux collectivités de mieux utiliser les énergies et de réduire leur impact environnemental : deux enjeux devenus urgents. Wilfrid Petrie, en charge des activités International Nord de la Branche Energie Services de GDF SUEZ, nous explique comment Cofely relève au quotidien ce défi. A lõaune du Grenelle de lõenvironnement en France et plus largement dans le contexte international de lutte contre le ržchauffement climatique, lõutilisation rationnelle et optimale des Žnergies devient plus que jamais un enjeu majeur pour les collectivitžs, les entreprises et nos concitoyens. CÕest dans cette perspective que nous avons džveloppž, depuis plusieurs annžes, une offre de services qui positionne aujourdõhui Cofely comme lõacteur de premier plan des services en efficacitž ŽnergŽtique et environnementale (SSEE), au sein du groupe GDF SUEZ. Chez Cofely, et dans 20 pays aujourdõhui, nous mettons en oeuvre des solutions globales et durables, qui donnent une nouvelle efficacitž ˆ lõžnergie de nos clients. Nous nous appuyons sur la recherche de solutions innovantes, b ties sur des indicateurs fiables et un engagement ˆ long terme qui permet une connaissance fine et pržcise des besoins des collectivitžs et des entreprises industrielles et tertiaires. Gr ce ˆ lõoptimisation des syst mes dõexploitation et ˆ lõutilisation des Žnergies renouvelables, Cofely peut appržhender lõensemble des param tres techniques du b timent et amžliorer ainsi durablement sa performance ŽnergŽtique Gr ce ˆ lõoptimisation des syst mes dõexploitation et de lõutilisation des Žnergies renouvelables, Cofely peut appržhender lõensemble des param tres techniques du b timent (matžriau, isolation, etc.) mais aussi amžliorer la production mutualisže des Žnergies et leur distribution en proximitž, entre autres par le džveloppement des ržseaux de chaleur et de froid ˆ diffžrentes Žchelles. Cet engagement ˆ lõžgard de nos clients nous a permis de džvelopper notre chiffre dõaffaires, dõžlargir notre portefeuille commercial, de džvelopper des expertises de pointe et dõattirer les talents. AujourdÕhui, cet essor nous permet Žgalement de mettre ˆ disposition des secteurs privž et public
le savoir-faire acquis et reconnu en intžgration de services ŽnergŽtiques. Que ce soit ˆ travers des contrats de Facilities Management, de gestion multi-sites ou de Partenariat Public-PrivŽ, nous offrons ˆ nos clients lõopportunitž de mobiliser ˆ plein leurs ressources et de se recentrer sur leur cïur de mžtier. Cofely, acteur du développement durable Cofely, ce sont, 14 000 collaborateurs ržpartis sur tout le territoire en France et pr s de 35 000 en Europe qui proposent leur expertise au plus pr s des besoins. En nous engageant sur des ržsultats et des garanties de performance, en faisant appel aux Žnergies vertes, en džveloppant des mžthodes et des outils innovants pour contr ler toujours mieux les consommations ŽnergŽtiques, en inventant de nouveaux services qui leur permettent de se recentrer sur leur cïur dõactivitžé nous sommes les acteurs du džfi de notre gžnžration : celui du džveloppement durable. Une expertise et un savoir-faire reconnus en Europe Notre offre de solutions en efficacitž ƒnergžtique Environnementale repose sur notre expertise des services ˆ lõžnergie. Elle int gre lõensemble des Žtapes de conception, dõexploitation et dõaccompagnement de nos clients. A partir du diagnostic ŽnergŽtique global, qui analyse le b ti, les outils de production et de distribution des Žnergies et leurs modes dõutilisation, chaque Žtape participe ˆ la mise en Ïuvre de lõefficacitž ŽnergŽtique et environnementale : choix de sources dõžnergie adaptžes (cogžnžration, Žnergies renouvelablesé), amžlioration du rendement des Žquipements, ržnovation thermique du b ti, exploitation optimisže des Žquipements, sensibilisation des utilisateursé Leader sur les ržseaux urbains de chaleur et de froid, la cogžnžration et les centrales dõutilitžs industrielles, Cofely a džveloppž un savoir-faire historique dans la production et la distribution locale dõžnergies. Nous faisons Žvoluer ces installations vers plus dõefficacitž ŽnergŽtique, gr ce notamment ˆ un mix ŽnergŽtique diversifiž qui int gre une part toujours plus forte dõžnergies renouvelables. Notre expertise nous permet dõapporter des solutions adaptžes en termes de ma trise des cožts, de qualitž de lõžnergie utile fournie (quõil sõagisse des fluides industriels ou de chaleur), et de pertinence de la solution en mati re de džveloppement durable. Trois métiers pour un même engagement Cofely džcline son savoir-faire en trois mžtiers : lõamžlioration de la performance ŽnergŽtique et environnementale des b timents ; la conception, exploitation et distribution des Žnergies locales et renouvelables ; lõintžgration de services. Gr ce ˆ lõintžgration de services, nous nous engageons dans la durže et par contrat sur des ržsultats aupr s dõeux. Cofely fait partie de GDF SUEZ Energie Services, la Branche dõactivitžs de GDF SUEZ dždiže ˆ lõefficacitž ŽnergŽtique et environnementale qui emploie plus de 70 000 collaborateurs et a ržalisž un chiffre dõaffaires de pr s de 14 milliards dõeuros en 2009. En inscrivant la croissance responsable au cïur de ses mžtiers (Žnergie, services ˆ lõžnergie et environnement), GDF SUEZ se donne pour mission de relever de grands džfis : ržpondre aux besoins en Žnergie, assurer la sžcuritž dõapprovisionnement, lutter contre les changements climatiques et optimiser lõutilisation des ressources.n CofEly En ChiffrEs 35 000 collaborateurs dans le monde dont pr s de 14 000 en France Pr s de 8 milliards dõeuros de chiffres dõaffaire en 2009 110 ržseaux de chaleur et de froid gžržs en Europe 1 er opžrateur de ržseaux urbains en France avec CPCU pour le chaud et CLIMESPACE pour le froid
La performance Artelia au service du džveloppement durable Tristan Legendre (X86) Directeur GŽnŽral B timent Industrie NŽe de la fusion de SOGREAH, leader dans les secteurs de lõeau, de lõžnergie et de lõenvironnement, et de COTEBA, expert en management dans le b timent, lõindustrie et les transports, ARTELIA met ses compžtences en ingeneering au service du džveloppement durable. Rencontre avec Tristan Legendre (X86), Directeur GŽnŽral B timent Industrie. Quels sont les domaines dõintervention dõartelia et quels sont les apports des deux entitžs en mati re de džveloppement durable? ARTELIA est organisže en trois grands secteurs complžmentaires en vue dõapporter des solutions pertinentes et innovantes en termes de džveloppement durable : - le b timent et lõindustrie, - la ville et le transport - lõeau et lõenvironnement. En termes dõapport, chacune des deux entitžs en ce qui les concerne contribue ˆ amžliorer de fa on significative non seulement la qualitž des solutions mais Žgalement leur gžnžralisation ˆ tous les projets. SOGHREAH compl te particuli rement les compžtences dans les domaines de lõžnergie, de lõenvironnement, ou de la gestion de lõeau. Dans tout projet de nouveau b timent, nous avons lõopportunitž dõutiliser tel ou tel type de source dõžnergie et SOGREAH nous apporte des solutions dans les domaines des Žnergies renouvelables que sont lõžnergie solaire, lõžnergie Žolienne, lõžnergie gžothermique et la biomasse. Idem dans le cadre dõimportantes opžrations de type Ç campus È, projets de plus en plus fržquents qui regroupent une activitž pržcise (h pital, universitž ou si ge social dõune entreprise), o nous sommes en mesure de džvelopper une mžthode globale intžgrant le cycle de lõeau, lõžnergie, la qualitž de lõair et le confort des espaces, les džplacements, la logistique, les džchets. COTEBA, quant ˆ elle, compte tenu de son cïur de mžtier qui est le management des projets, a apportž ˆ ARTELIA son expertise pointue dans les chantiers tr s contraints et tr s denses en zone urbaine, (les IGH de La DŽfense). Gr ce ˆ des techniques adaptžes ˆ la džmolition et ˆ la džconstruction de ce type de b timent, nous sommes en mesure de gžnžrer le moins de nuisance possible pour lõenvironnement (poussi res, bruit, transports de mati res etc.). Nous venons dõailleurs dõinnover sur un chantier relatif ˆ la džconstruction dõun IGH en ržutilisant 80% des matžriaux de džmolition de la tour. Ce type de projet est dõailleurs la parfaite illustration de la complžmentaritž des expertises quõa fait naitre la fusion, puisque SOGREAH, compte tenu de sa spžcialisation en environnement, a procždž ˆ une analyse des sols ˆ partir de camions laboratoires et ensuite au traitement des parties pollužes. Au sein dõartelia, le džveloppement durable a-t-il modifiž lõorganisation des Žquipes? Contrairement ˆ certains de nos confr res qui privilžgient lõžmergence
de structures dždižes, notre džmarche consiste ˆ gžnžraliser les approches džveloppement durable dans tous les mžtiers. La stratžgie adoptže consiste ˆ favoriser le džploiement, ˆ travers chacun des collaborateurs, de lõžtat dõesprit džveloppement durable. Concr tement, cela a ŽtŽ fait ˆ travers de nombreuses formations dispensžes aux collaborateurs, la mise en ržseau de ržfžrents dans chaque spžcialitž, des mžthodes de communication internes fluides, avec en particulier un site intranet dždiž. La donne džveloppement durable a vžritablement bousculž notre organisation et nous a conduit ˆ džcloisonner les disciplines. Nous sommes passžs dõune ingžnierie de spžcialitžs traditionnelles ˆ une ingžnierie de process en vue de rendre certaines de nos Žquipes multi disciplinaires mais aussi dõautres plus pointues, notamment dans des domaines nouveaux tels que la ma trise de lõžnergie, le confort des b timents, ou encore les cožts dõexploitation et de maintenance. Et la naissance dõartelia, en intžgrant de nouvelles compžtences et les organisant autour dõun concept, nous aide ˆ tre en mouvement et ˆ ne pas rester sur une structure traditionnelle. Quelles sont les ržfžrences ARTELIA en termes dõefficacitž ŽnergŽtique dans les domaines de la construction et de la ržnovation de b timents? Nous disposons de la ma trise des certifications HQE (fran aise) BREEAM et LEEDS (anglo-saxonnes) mais nous avons Žgalement la possibilitž de ržaliser des projets avec une džmarche Passivhaus (germanique : Maison Passive). ImmergŽs dans cette culture gžnžrale qui tend ˆ une meilleure efficacitž ŽnergŽtique, nous sommes actuellement dans une phase de džploiement du concept B timent Basse Consommation (BBC) et notre avenir va se situer dans les B timents dits ˆ Žnergie positive (BEPOS). Dans le domaine tr s particulier de la ržnovation des b timents existants qui constitue le grand džfi des annžes ˆ venir, nous Žlaborons actuellement une nouvelle offre que nous ne džvoilerons quõen džcembre lors du Salon de lõimmobilier dõentreprise, que nous avons testže aupr s de quelques clients et qui solutionnera ˆ terme les probl mes ližs ˆ la ržnovation. n INGƒNIERIE - MANAGEMENT DE PROJET ASSISTANCE ET CONSEIL - ENSEMBLIER B timent - Eau - Ville - Environnement - Transport - ƒnergie - Infrastructure - SantŽ - Industrie www.arteliagroup.com
BATIMENTS DURABLES Une ržvolution en marche Leader mondial du contr le technique dans le secteur du b timent, Bureau Veritas sõinscrit aujourdõhui avec force dans la grande dynamique du džveloppement durable, contribuant ˆ la limitation de lõimpact environnemental des b timents. Explications par Philippe Donche-Gay (X76), Directeur GŽnŽral DŽlŽguŽ de Bureau Veritas. Les džclarations dõintention des gouvernements se multiplient pour apporter des solutions ˆ lõimpact environnemental des b timents. Quelles sont les tendances ržglementaires que vous observez? En ce qui concerne les nouvelles constructions, les exigences minimales de performance thermique deviennent de plus en plus fortes. Si cela nõest pas nouveau dans la plupart des pays occidentaux qui ont mis en place des normes dans ce domaine depuis le choc pžtrolier de 1973, les performances thermiques attendues nõont cessž de sõamžliorer comme le montre lõanalyse ci-dessous de la situation en Allemagne, o en 30 ans les consommations dõžnergie ont ŽtŽ divisžes par 20. Source : based on figures from passivhaus. Dans les 10 prochaines annžes, lõambition fixže vise des b timents ˆ Žnergie positive. La Commission EuropŽenne pržvoit ainsi dans la refonte de la Directive sur la Performance EnergŽtique des B - timents (2002/91/CE) que dõici ˆ 2020, les permis de construire ne seront accordžs quõˆ des b timents Ç basse consommation È. LÕatteinte de ces objectifs suppose des constructions ayant intžgrž les contraintes bioclimatiques (ensoleillement, vent, variations des tempžratures extžrieuresé), utilisant les matžriaux et syst mes constructifs parmi les plus performants au niveau thermique, ainsi que des sources dõžnergie renouvelable. Quel est lõimpact des b timents sur les enjeux environnementaux? Il y a indžniablement une focalisation tr s forte sur les enjeux ŽnergŽtiques des b timents. Ce secteur est en effet lõun des principaux Žmetteur de gaz ˆ effet de serre (GES). Au Royaume-Uni, les b timents (ržsidentiels et commerciaux) repržsentent environ 46% des Žmissions (notons quõils repržsentent seulement 18% des GES en France, car une part importante de lõžlectricitž consommže est dõorigine nuclžaire, faiblement Žmettrice). On voit sõintensifier la demande pour des certifications dites Green Building, comment ces certifications peuvent-elles valoriser les b timents les plus vertueux? La plupart des schžmas de certification, que ce soit HQE en France, BREEAM au Royaume-Uni ou LEED aux Etats-Unis, reprend lõensemble de ces problžmatiques environnementales (impact sur lõenvironnement, performance ŽnergŽtique, consommation dõeau, matžriaux de construction utilisžs, confort / santž des occupants, É) et fixent des Ç best practices È ou des exigences basžes sur les ržglementations locales. Elles permettent donc au marchž dõavoir des ŽlŽments objectifs auditžs.
La mesure est un des ŽlŽments clžs pour faire avancer les bonnes pratiques dans le domaine du džveloppement durable, car elle doit permettre de sõaffranchir des effets dõannonce gr ce ˆ des informations fiables et comparables. CÕest dans cette perspective que Bureau Veritas a džveloppž une mžthode appelže Ç Green Rating È, qui permet la mesure de la performance environnementale des b timents existants (voir encadrž ci-dessous). Comment Bureau Veritas accompagne-t-il ses clients sur ces nouveaux enjeux? En les aidant ˆ džfinir leurs enjeux džveloppement durable, ˆ tous les stades de vie dõun b timent : lors de sa construction, nous participons à la recherche de solutions techniques, nous modžlisons les performances ŽnergŽtiques des b timents, nous veillons au respect des ržglementations et enfin nous accompagnons nos clients pour lõobtention de leur certification. sur les bâtiments existants ou lors de leur rénovation, nous mesurons la performance ŽnergŽtique des b timents et nous aidons ˆ la recherche de solutions dõoptimisation de celle-ci. Lors de transactions, nous réalisons des due diligences Energie qui visent ˆ conna tre la performance dõun actif et sa conformitž par rapport aux futures exigences ržglementaires. n BUREAU VERITAS FondŽ en 1828 pour le contr le des navires, Bureau Veritas a depuis lors Žtendu son activitž ˆ des secteurs aussi divers que lõindustrie, lõažronautique, la construction ou les biens de grande consommation. Dans le secteur du b timent, le groupe est aujourdõhui le leader mondial du contr le technique. Plus de 5000 ingžnieurs et techniciens effectuent chaque jour des missions relatives ˆ la soliditž des ouvrages, ˆ la performance ŽnergŽtique des b timents, ˆ lõžtat mžcanique et chimique des sols, ou ˆ la sžcuritž / santž des occupants, pour nos clients du monde entier. Nous travaillons pour lõensemble des acteurs du secteur du b timent Ð constructeurs, investisseurs, gestionnaires dõactifs Ð et nos services ržpondent ˆ leurs pržoccupations, quõelles soient dõordre patrimonial, ržglementaire ou opžrationnel. INITIATIVE GREEN RATING Le Green Rating est un outil de mesure de la performance environnementale des b timents existants, qui permet, sur la base d'un audit du site, d'žvaluer un actif sur 6 crit res (Energie, Carbone, Eau, Transports, Bien- tre, DŽchets). Cette initiative est le fruit d'une coopžration džmarrže en 2008 par Bureau Veritas et 5 grands noms de l'immobilier EuropŽen*, qui souhaitent proposer ˆ l'ensemble de la profession (investisseurs, gestionnaires d'actifs, mais aussi utilisateurs) un outil de gestion et de prise de džcision et partager une base de benchmark homog ne. L'ambition est aujourd'hui de faire adopter cet indispensable outil de ržfžrence au niveau europžen - plus de 3 millions de m² auront ŽtŽ auditžs ˆ fin 2010 dans une douzaine de pays europžens -. * AXA REAL ESTATE, AEW Europe, GE REAL ESTATE, ING REIM, KANAM GRUND
Formations en finance de marché FORMATIONS ACCOMPAGNEMENT DEVELOPPEMENT PROFESSIONNEL Le Collège de Polytechnique et le GENES, qui regroupe l ENSAE et l ENSAI, vous proposent ensemble un programme ambitieux de formations continues sur la finance de marché : Sciences Innovation Projets Management Business Development Experts et expertise Cadres dirigeants Le Collège de Polytechnique Stratégies quantitatives sur le marché du crédit Le 16 novembre 2010 Validation de pricers Le 23 novembre 2010 Gestion de portefeuille : approches moderne et post-moderne Les 1 er et 2 décembre 2010 Normes IFRS et instruments financiers Le 9 décembre 2010 Dérivés de crédit Les 15 et 16 décembre 2010 L investissement en Hedge Funds Le 8 mars 2011 Ι 23, rue Taitbout Ι Ι 75009 Paris Ι Ι Tél. 01 55 80 50 60 Ι Ι Fax. 01 55 80 50 69 Ι Pour toute réservation ou demande d information, contactez le 01 55 80 50 60 www.collegepolytechnique.com
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