MESSAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE



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Transcription:

MESSAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE En ce 14 juillet 2014 et comme tous les ans, notre pays célèbre sa fête nationale. Mais cette année, elle s inscrit dans le cycle mémoriel du souvenir des deux conflits mondiaux. Elle ouvre les grandes commémorations du Centenaire de la Grande Guerre. Une guerre qui a bouleversé la carte du monde. La France a en effet invité tous les pays qui ont été impliqués sur le théâtre européen entre 1914 et 1918 à venir à Paris. Sur les Champs-Élysées, la moitié des nations du monde est représentée. La France tient à rendre ainsi un hommage solennel aux soldats de tous les continents qui ont participé aux combats de la Grande Guerre et dont les stigmates marquent encore nos paysages cent ans après. Alliés ou ennemis, tous ont payé un lourd tribut pour défendre les causes au nom desquelles ils se battaient. Pleins de courage ils ont lutté, résisté, succombé. Dix millions de soldats ont été ainsi tués ou sont morts de leurs blessures sur d innombrables champs de bataille. Nous leur devons reconnaissance. Dans toutes les communes de France, il y a un monument aux morts qui rappelle avec émotion le sacrifice qui a été consenti pour la défense de la Patrie. Derrière tous ces noms il y a des familles en deuil. Nous ne pouvons oublier que toute notre société s est mobilisée dans un immense effort fait de restrictions, de travail acharné et de solidarité. Devant nous en ce 14 Juillet défileront les emblèmes de nos alliés, côte-à-côte avec les drapeaux des ennemis d hier, marquant par leur proximité retrouvée la victoire toujours fragile de la paix sur la guerre. D autres crises en effet secouent le monde. Leurs victimes trouveront toujours la France à leurs côtés. Je rends hommage aux élèves de nos écoles militaires : elles forment ceux qui ont choisi à leur tour d offrir leur vie pour la protection de nos valeurs. Je rends hommage à tous les salariés de nos entreprises de défense. Ils permettent à la France de disposer des matériels dont elle a besoin. 1 En défilant avec leurs équipements devant la population rassemblée, les armées et les forces de sécurité démontrent la volonté de notre pays de tenir son rang et de défendre ces biens si chèrement acquis au cours des cent dernières années : la paix et la liberté. Nos soldats sont les garants de notre sécurité. Ils en font la preuve en France et sur tous les théâtres d opération où ils sont déployés. Qu ils en soient remerciés, comme chaque année, par les plus chaleureux applaudissements. Vive la République! Vive la France! François Hollande

MESSAGE DU MINISTRE DE LA DÉFENSE Cette année encore, nos armées ont prouvé leur immense valeur dans toutes les missions qui leur ont été confiées. Chaque jour sans exception, que ce soit dans le silence des océans, dans les étendues du Sahel ou dans le ciel de France, au plus loin de nos frontières ou bien au plus près de nos foyers, nos soldats se distinguent par leur courage, leur dévouement, leur solidarité. Ils le font sans que l on s en rende toujours compte, dans une discrétion qui est à la fois la conséquence de la professionnalisation des armées, souvent la condition de leur engagement, et toujours le meilleur signe de leurs succès. C est pourquoi le sens du défilé militaire du 14 Juillet a rarement été aussi fort. En ce jour de fête, nos armées sortent du champ d action qui les mobilise le reste de l année, pour recevoir l hommage de tout un peuple, qui se rassemble autour d elles, à Paris comme dans l ensemble des foyers de France. Le défilé, c est la Nation qui se retrouve, avec la rencontre de deux fiertés, celle des soldats, dévoués à notre pays, et celle de l ensemble des Français, qui portent ce dévouement au cœur. La fête nationale est un moment de fierté collective. C est un moment de recueillement aussi. À l instant où leurs camarades défilent, nous pensons à nos soldats tombés cette année. Ils sont morts pour la France. Cet hommage à l engagement de nos soldats a cette année une résonance particulière. Le centenaire du déclenchement de la première guerre mondiale est, pour l ensemble du monde, l occasion de mesurer tout le chemin que nous avons parcouru depuis lors, et en même temps de nous rappeler que la paix n est jamais définitivement gagnée. C est tout le sens de la présence, aux côtés de nos armées, de nombreux soldats étrangers, qui, sous les drapeaux des Nations unies, de l Europe ou de l Afrique, combattent avec nous, et poursuivent un même objectif de paix et de liberté. 2 Jean-Yves Le Drian

MESSAGE DU SECRÉTAIRE D ÉTAT AUX ANCIENS COMBATTANTS ET À LA MÉMOIRE Ce 14 juillet 2014 inaugure un cycle commémoratif majeur qui a vocation à s inscrire dans tout le territoire et tous les foyers de France, souvent aussi dans l intimité des familles. À l image de ce défilé, le Centenaire doit être un moment populaire qui rassemble toute la Nation française, au-delà de son armée. C est pourquoi le Président de la République a souhaité placer cette journée sous le signe des commémorations de la première guerre mondiale. Nous vivons aujourd hui un moment de rassemblement international sans précédent, toutes générations confondues, qui témoigne des liens forts et privilégiés que la France entretient avec ses partenaires étrangers. Des dunes de la Flandre aux plaines de l Artois, des champs de la Marne aux villes du Nord, de la vallée de la Somme aux plateaux des Vosges, les hommes venus du monde entier ont livré il y a 100 ans leur jeune vie, leurs convictions et leurs espoirs à l épreuve de la guerre. Ce sont aussi des travailleurs venus en masse apporter leur soutien à l arrière pour que la France reste debout. Noués dans la guerre, les liens fraternels de nos combattants ont été cimentés dans la paix. Les porte-drapeaux et la jeunesse du monde entier se rassemblent sous les couleurs du Centenaire et témoignent aussi de la vivacité de la mémoire de la Grande Guerre dans chacun de leurs pays. À l occasion de chacun de mes déplacements à l étranger, j ai rencontré cette mémoire de la Grande Guerre et j ai été profondément marqué par les lieux dans lesquels elle vivait et prenait chair. J ai pu mesurer aussi l attachement de nos partenaires, ennemis et alliés d hier, à leur histoire, qu elle se soit écrite près de leurs foyers ou sur le sol de France. Cette histoire continue de s écrire. Aussi, c est dans un même hommage que nous réunissons en ce 14 juillet 2014 les combattants d hier et les soldats d aujourd hui. Nous célébrons la continuité de l engagement militaire de femmes et d hommes au service de la Nation française, des valeurs de la République et de la paix. Cet engagement, pour lequel j ai le plus grand respect et la plus grande admiration, est toute l Histoire de notre pays. Ce n est qu en nous rappelant d où l on vient que l on saura avancer vers l avenir avec justesse et confiance. Kader Arif 3

DÉROULEMENT DU DÉFILÉ Présenté par le général d armée Pierre de Villiers, Chef d état-major des armées (CEMA), le défilé est commandé par le général de corps d armée Hervé Charpentier, Gouverneur militaire de Paris (GMP), officier général de la zone de défense et de sécurité en Île-de-France. Précédé des emblèmes militaires de nations invitées dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale et le défilé avions, le défilé à pied est constitué par les écoles militaires, les écoles du ministère de l Intérieur, ainsi que des unités des trois armées, du service de santé des armées, de la gendarmerie nationale, de la police et des sapeurs-pompiers volontaires et professionnels. Le défilé des troupes à pied est traditionnellement clôturé par la Légion étrangère qui défile sur un pas plus lent que les autres unités de l armée française (88 pas/minute contre 115). Le défilé des troupes à pied est suivi du défilé hélicoptères, des troupes motorisées, puis de celui des troupes montées. 9 h 10 Fin de la mise en place des troupes à pied et motorisées sur le site Étoile/Champs-Élysées. 9 h 20 Inspection des troupes par les officiers généraux commandant les défilés à pied et motorisé. 9 h 45 Fin de la mise en place des détachements d honneur de la garde républicaine, place de l Étoile et place de la Concorde. 10 h 00 Arrivée du Président de la République, avenue de Friedland. Accueil par le CEMA, accompagné du GMP. Revue des troupes. 10 h 15 Honneurs rendus au Président de la République place de la Concorde par le 1 er Régiment d infanterie (1 er RI) de la garde républicaine. Accueil par le Premier ministre, M. Manuel Valls, par le ministre de la Défense, M. Jean-Yves Le Drian, par le secrétaire d État aux Anciens Combattants et à la Mémoire, M. Kader Arif, et par le chef d état-major particulier du Président de la République, le général d armée Benoît Puga. 10 h 20 Animation d ouverture. 10 h 35 Défilé avions commandé par le général de corps aérien Thierry Caspar-Fille-Lambie, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes. 10 h 45 Défilé des troupes à pied commandé par le général de brigade Henry Bazin, général adjoint engagements auprès du GMP. 11 h 20 Défilé hélicoptères commandé par le général de corps aérien Thierry Caspar-Fille-Lambie. 11 h 25 Défilé des troupes motorisées commandé par le général de division Marcel Druart, commandant l état-major de force n 1 de Besançon. 11 h 40 Défilé des troupes montées. 11 h 45 Animation de clôture. 12 h 00 Départ du Président de la République. 4

LE DÉFILÉ 2014 EN CHIFFRES DÉFILÉ AVIONS 54 appareils : 46 de l armée de l air, 7 de la marine nationale et 1 étranger. DÉFILÉ À PIED 3 752 hommes et 76 chiens. DÉFILÉ HÉLICOPTÈRES 36 appareils : 19 de l aviation légère de l armée de terre, 6 de l armée de l air, 3 de la marine nationale, 4 de la gendarmerie nationale, 3 de la sécurité civile, et 1 étranger. DÉFILÉ DES TROUPES MOTORISÉES 285 véhicules dont 82 motos. DÉFILÉ DES TROUPES MONTÉES 241 chevaux. 5

RAPPEL HISTORIQUE DU DÉFILÉ MILITAIRE DU 14 JUILLET Le 14 juillet 1790, les Fédérés partis de la place de la Bastille traversent Paris, précédés et suivis de la garde nationale, en direction du Champ-de-Mars où se déroule, dans un esprit d union républicaine, la fête de la Fédération universelle de France qui commémore le premier anniversaire de la prise de la Bastille. Jusqu au Directoire, l aspect militaire du défilé ne constitue pas l essentiel de la commémoration. En 1797-1798 cependant, l armée joue un rôle prédominant. Elle ne se contente pas de défiler, mais offre aux Parisiens une simulation de combat. À partir du Consulat (1799-1804), la célébration du 14 Juillet perd son caractère populaire et voit le défilé militaire s imposer. La date symbolique du 14 juillet se voit même supplantée par des anniversaires liés à la vie de Bonaparte, voire plus tard à la monarchie restaurée. La III e République remet le 14 Juillet à l honneur. C est avec le décret du 6 juillet 1880 que fêtes nationale et militaire coïncident sans être jamais plus dissociées. De 1880 à 1914, la fête du 14 Juillet s est déroulée à Longchamp. Interrompue pendant la première guerre mondiale, la célébration reprend en 1919 sur les Champs-Élysées. Le 14 juillet 1939, dernier anniversaire avant la seconde guerre mondiale, marque aussi le 150 e anniversaire de la Révolution. Les fêtes se déroulent du 12 au 16 juillet, rendant un triple hommage au Drapeau, à l armée et à l Empire. Un défilé de 300 000 hommes a lieu de l Arc de Triomphe à la Concorde. Le défilé du 14 juillet 1945 marque la Victoire. Depuis cette date, les défilés du 14 Juillet sont l occasion pour les armées de se présenter devant les Français et de mettre tout particulièrement à l honneur les unités ayant participé aux opérations extérieures. De 1974 à 1979, le lieu de célébration du défilé varie : -14 juillet 1974 : Bastille-République -14 juillet 1975 : Cours de Vincennes -14 juillet 1976 : Champs-Élysées -14 juillet 1977 : École militaire -14 juillet 1978 : Champs-Élysées -14 juillet 1979 : République-Bastille 6 Depuis 1980, les Champs-Élysées sont redevenus le cadre du défilé.

SCHÉMA DU DISPOSITIF DU SITE V SANTÉ REA VÉTÉRINAIRE MATÉRIEL AV. FOCH AV. V.HUGO AV. DE LA GRANDE ARMÉE AV. CARNOT AV. MAC MAHON PC MOUVEMENT PSI PSI INCENDIE AV. KLÉBER AV. D'IÉNA AV. MARCEAU AV. DE WAGRAM AV. HOCHE AV. FRIEDLAND DISPOSITIF DES TROUPES MOTORISÉES R. GALILÉE R. BASSANO AV. GEORGE V 7 PSI V ROND-POINT DES CHAMPS-ÉLYSÉES DISPOSITIF DES TROUPES À PIED V DÉFILÉ PLACE CLEMENCEAU FORMATIONS À L HONNEUR PSI ÉCLATEMENT PC CONCORDE

DISPOSITIONS PRÉVUES POUR LA PRESSE Accréditations des journalistes Les journalistes souhaitant se faire accréditer pour les tribunes réservées à la presse sont invités à se renseigner auprès du comité de liaison de la presse. Tél. : 06 27 31 13 35 Courriel : contact@comitedeliaisondelapresse.fr Ils peuvent également s adresser au centre de presse du ministère de la Défense - Délégation à l information et à la communication de la défense (DICoD) Tél. : 01 44 42 54 02 Courriel : presse@dicod.defense.gouv.fr Les cartes d accès pour les véhicules techniques doivent également être demandées au comité de liaison de la presse. Les véhicules privés ne sont pas admis. Aide à la presse Des officiers de presse de la DICoD se tiendront dans les tribunes «presse», à la disposition des journalistes. Contact DICoD Centre de presse de la DICoD Capitaine Stéphane Azou Tél. : 01 44 42 53 46 ou 06 08 47 32 01 Fax : 01 44 42 41 22 Courriel : presse@dicod.defense.gouv.fr Tous les renseignements sont disponibles sur le site du ministère de la Défense : www.defense.gouv.fr/salle-de-presse 8 Préreportages, informations sur les coulisses du défilé Un site internet dédié, «14 juillet 2014, les coulisses du défilé», est mis en ligne par le service de communication du Gouverneur militaire de Paris (GMP). Une cellule presse est activée au cabinet du GMP à partir du 3 juillet 2014 jusqu au 15 juillet inclus. Elle a pour mission d assurer la coordination des actions de communication durant la phase de répétitions à Versailles-Satory (Yvelines), à Brétigny-sur-Orge (Essonne) et sur les Champs-Élysées. Contact GMP Service de communication du GMP Hôtel national des Invalides 129 rue de Grenelle 75007 Paris Centre presse principal Invalides : Tél. : 01 44 42 50 82-01 44 42 52 04-01 44 42 52 15 Courriel : 14juillet.gmp@terre-net.defense.gouv.fr

PARTICIPATION DU MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION Le ministère de la Culture et de la Communication participe traditionnellement à l organisation de la cérémonie du 14 Juillet. Sous l Ancien Régime et au XIX e siècle, le service des bâtiments du Roi (ou de l Empereur) était chargé de l organisation des fêtes royales (ou impériales). De manière plus naturelle ce service, réorganisé par la République sous le nom de service des palais nationaux, a assuré l organisation des cérémonies nationales. Puis, par décret de 1945, «l ordonnance des cérémonies publiques» a été confiée à la direction de l architecture. Aujourd hui, l opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture, établissement public du ministère de la Culture et de la Communication, est chargé, sous la responsabilité de la direction générale des patrimoines, de la mise en place des tribunes sur les Champs-Élysées et la place de la Concorde, ainsi que de la gestion des invitations. MAÎTRISE D OUVRAGE Oppic - Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture 30, rue du Château des Rentiers CS61336 75647 Paris Cedex 13 Tél. : 01 44 97 78 00 FINANCEMENT Ministère de la Culture et de la Communication Direction générale des patrimoines Sous-direction des monuments historiques et des espaces protégés 182, rue Saint-Honoré 75001 Paris Tél. : 01 40 15 80 00 ORGANISATION TECHNIQUE DU CHANTIER Maîtrise d œuvre Groupement : - ART FI TECH représenté par Fabrice Imbrosciano 18, rue de la Bourgogne 92190 Meudon - TRAN-concept (OPC) représenté par Thierry Tran 2, rue Georges Méliès - Bât. 2B ZAC La Croix Bonnet 78390 Bois d Arcy Contrôleur technique Bureau Veritas Agence Paris 21-23, rue des Ardennes 75936 Paris Cedex 19 Coordonnateur SPS Corbice - Agence Île-de-France 92240 Malakoff ENTREPRISES Tribunes - Habillage - Mobilier Groupement : - ART FI TECH représenté par GL évents Services Route de Grigny BP 40 69530 Brignais - Jaulin 10, rue Lindbergh 91380 Chilly-Mazarin Charpentes métalliques Normandie Structures ZI Porte Rouge 27150 Étrépagny Électricité - Balisage E.T.D.E. 20, route de la Longueraie 91270 Vigneux-sur-Seine Contrôle d accès - Gardiennage V.I.P. sécurité 94, avenue Victor Hugo 92100 Boulogne-Billancourt 9 Conception tribune présidentielle Marie-Christine Dorner 34, rue Saint-Dominique 75007 Paris

CENTENAIRE DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE L année 2014 marque l ouverture du cycle commémoratif du Centenaire de la première guerre mondiale. Cet événement planétaire mobilisera durant plus de quatre années l ensemble de la société française qui redécouvrira le lien intime qu elle entretient avec la mémoire de la Grande Guerre, à travers une véritable saison culturelle et mémorielle sur le thème de la guerre de 1914-1918. Dans le même temps, des dizaines de pays se plongeront de la même manière dans leur histoire, et se rappelleront les souffrances endurées il y a un siècle. Huit mois après le lancement officiel du Centenaire par le Président de la République, le 7 novembre 2013, la fête nationale est l occasion de marquer le début des commémorations. Premier grand rendez-vous d envergure nationale du Centenaire, le 14 juillet 2014, avec l invitation lancée à près de 80 nations à rejoindre la France sur les Champs-Élysées, devient cette année le moment d une commémoration réellement mondiale, inédite, à l image de ce que fut le conflit. Inédite, la commémoration l est aussi par ses formes nouvelles. L année 2014 marque ainsi le début d un rendez-vous commémoratif décentralisé, animé par l ensemble de la société française, en particulier les familles et les territoires. Portée par une mémoire sociale d une grande vitalité, la commémoration du Centenaire procède désormais de toute la population, sur l ancien front comme à l arrière. Le Centenaire apparaît également comme un phénomène mondial associant près de 80 pays, tous confrontés à la nécessité de donner un sens à leur effort commémoratif. Les représentants de nombre d entre eux, ainsi que les familles des soldats et des travailleurs engagés sur notre sol, viendront en France, tout au long de ces quatre années de commémoration, pour honorer leurs aînés. 10 Le Centenaire est enfin porteur d une importante évolution de la mémoire combattante. En l absence des «Poilus», tous disparus, ce sont désormais les musées, les services d archives et les «chemins de mémoire» aménagés sur le champ de bataille qui sont les dépositaires et les passeurs de la mémoire de la Grande Guerre. Les Français se sont d ores et déjà particulièrement mobilisés pour se rappeler, sous toutes les formes possibles, le conflit, ses traces et ses conséquences. C est un programme commémoratif fort de plus de 2 100 projets ayant obtenu le label «Centenaire» qui s est forgé peu à peu, sous la coordination de la Mission du Centenaire, pour la seule année 2014. Il s étend sur l ensemble du territoire national - métropolitain et ultramarin - ainsi qu à l étranger. Le Centenaire sera un moment privilégié de transmission de l histoire et des mémoires de la Grande Guerre aux jeunes générations. Les productions culturelles entretiendront également un lien permanent entre la commémoration et le grand public, à travers de nombreuses expositions, colloques, publications et productions audiovisuelles. Le Centenaire sera enfin pour la France et les Français un temps d introspection civique et de réflexion historique qui permettra de rassembler la société française autour d une mémoire unificatrice, porteuse de sens et de valeurs. En débutant les commémorations du Centenaire par un rassemblement de nations illustrant la diversité des combattants d hier, la France entend souligner la force de la réconciliation autour d une mémoire diverse mais rassemblée. CENTENAIRE 1914-1918

SOMMAIRE DE L OUVERTURE DU DÉFILÉ Revue des troupes............................................................................. 12 Déroulement des honneurs rendus au Président de la République............................. 13 Parade des emblèmes......................................................................... 14 OUVERTURE DU DÉFILÉ

REVUE DES TROUPES La revue des troupes est passée par le Président de la République, le CEMA et le GMP, dans deux Véhicules légers de reconnaissance et d appui (VLRA). Dans le premier VLRA prennent place le Président de la République, le CEMA et l aide de camp du Président de la République. Le GMP, son aide de camp et son porte-fanion se placent dans le second VLRA. Les deux VLRA s insèrent au sein de la grande escorte à cheval de la garde républicaine qui débute immédiatement son mouvement. TROMPETTE-MAJOR 1 TIMBALIERS 2 FANFARE 35 CDT DE RÉGIMENT ÉTENDARD 3 CDT ESCADRON CHEFS DE PELOTON 2 12 CEMA ADC PR ESCADRON 1 AVANT-GARDE 48 VLRA PRÉSIDENTIEL FRONT DES TROUPES ADC GMP OFFICIER DE PORTIÈRE FLANCS-GARDES 6+6 FANION CDT ESCADRON CHEFS DE PELOTON 2 ESCADRON 2 ARRIÈRE-GARDE 48 VLRA DE REMPLACEMENT OUVERTURE DU DÉFILÉ

DÉROULEMENT DES HONNEURS RENDUS AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE Le Président de la République descend du premier VLRA, suivi par le CEMA. Il est accueilli par le Premier ministre, par le ministre de la Défense, par le secrétaire d État aux Anciens combattants et à la Mémoire et par le chef d état-major particulier de la Présidence de la République. Le GMP descend du second VLRA et rejoint le Président de la République. La fanfare du régiment de cavalerie de la garde républicaine arrête de jouer. Le Président de la République se dirige vers le drapeau du 1 er RI de la garde républicaine. La musique joue Aux Champs pendant le déplacement, La Marseillaise lorsque les autorités ont rejoint leurs emplacements. Le drapeau s incline à l horizontale. Le Président de la République passe le détachement d honneur en revue. La musique joue la Marche de la garde consulaire à Marengo. En fin de revue, le Président de la République se retourne pour recevoir le salut du chef de corps du 1 er RI de la garde républicaine. Le Président de la République gagne la tribune officielle. 1 PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE 2 PREMIER MINISTRE 3 MINISTRE DE LA DÉFENSE 4 SECRÉTAIRE D ÉTAT AUX ANCIENS COMBATTANTS ET À LA MÉMOIRE 5 CHEF D'ÉTAT-MAJOR DES ARMÉES 6 CHEF DE L ÉTAT-MAJOR PARTICULIER 7 GOUVERNEUR MILITAIRE DE PARIS 8 COMMANDANT DES TROUPES HONNEURS, PLACE DE LA CONCORDE Place de la Concorde A ACCUEIL : ÉFENSE SECRÉTAIRE D ÉTAT AUX ANCIENS COMBATTANTS ET À LA MÉMOIRE ÉTAT-MAJOR PARTICULIER B HONNEUR AU PRÉSIDENT - HYMNE NATIONAL C REVUE DES TROUPES D SALUT DU COMMANDANT DES TROUPES E DÉPLACEMENT VERS LA TRIBUNE PRÉSIDENTIELLE 13 TRIBUNE 2 3 4 5 6 7 1 8 4 7 5 2 6 3 1 E D C B A 2 e RI 1 er RI MPTDM 2 1 3 4 5 6 7 8 M AIR M TRS Musique de la garde républicaine G A R D E SENS DE LA REVUE ESCORTE À CHEVAL CHEVAUX DE MARLY OUVERTURE DU DÉFILÉ

PARADE DES EMBLÈMES Le Président de la République a convié des représentants gouvernementaux de 80 pays ayant engagé des troupes ou des travailleurs sur le continent européen pendant la Grande Guerre à assister au défilé sur les Champs-Élysées. Ils sont accompagnés d une délégation militaire de trois soldats et de quatre jeunes gens âgés de 18 à 25 ans. En ouverture du défilé, les porte-drapeaux et leur garde des pays étrangers présenteront les honneurs aux autorités avant l ouverture du défilé, en portant les couleurs de leurs nations. Ce tableau initial rappelle le sacrifice des soldats et travailleurs engagés dans le premier conflit mondial. Quel plus beau symbole que les emblèmes nationaux? Ils caractérisent l unité et le ralliement des militaires derrière cette marque. Ces emblèmes traduisent, dans leur diversité, les traditions militaires de chaque nation, les uniformes des gardes sont, eux aussi les marques visibles de traditions militaires différentes. Encadrés de deux pelotons de militaires en uniforme et équipements de la première guerre mondiale, suivant le drapeau du régiment d infanterie chars de marine de Poitiers qui ouvrira la parade, ainsi qu un drapeau européen porté par 3 militaires du bataillon de réserve Île-de-France, les emblèmes pénètreront sur la place de la Concorde et viendront prendre position sur trois chevrons face au Président de la République. Les honneurs leur seront alors rendus par l interprétation d une sonnerie aux emblèmes de la concorde spécialement créée à cette occasion. Puis, afin de replonger dans l ambiance du 1 er conflit mondial, le chœur de l armée française interprétera 2 chants de «Poilus». Le tableau se clôturera par l interprétation de l hymne national. 14 OUVERTURE DU DÉFILÉ

PARADE DES EMBLÈMES FRANCE UNION EUROPÉENNE AFRIQUE DU SUD ALBANIE ALGÉRIE 15 ALLEMAGNE ARMÉNIE ANCIENNE RÉPUBLIQUE YOUGOSLAVE DE MACÉDOINE AUSTRALIE AUTRICHE OUVERTURE DU DÉFILÉ

PARADE DES EMBLÈMES AZERBAÏDJAN BELGIQUE BÉNIN BIÉLORUSSIE 16 BOSNIE-HERZÉGOVINE BULGARIE BURKINA FASO CAMBODGE OUVERTURE DU DÉFILÉ

PARADE DES EMBLÈMES CANADA CHINE CHYPRE COMORES 17 CONGO CÔTE D IVOIRE CROATIE DANEMARK OUVERTURE DU DÉFILÉ

PARADE DES EMBLÈMES DJIBOUTI ESPAGNE ESTONIE ÉTATS-UNIS 18 FINLANDE GABON GÉORGIE GRÈCE OUVERTURE DU DÉFILÉ

PARADE DES EMBLÈMES GUINÉE HONGRIE INDE IRLANDE 19 ITALIE JAPON KAZAKHSTAN KOSOVO OUVERTURE DU DÉFILÉ

PARADE DES EMBLÈMES LAOS LETTONIE LITUANIE LUXEMBOURG 20 MADAGASCAR MALI MALTE MAROC OUVERTURE DU DÉFILÉ

PARADE DES EMBLÈMES MAURITANIE MOLDAVIE MONACO MONTÉNÉGRO 21 NIGER NORVÈGE NOUVELLE-ZÉLANDE PAYS-BAS OUVERTURE DU DÉFILÉ

PARADE DES EMBLÈMES PAKISTAN POLOGNE PORTUGAL RÉPUBLIQUE TCHÈQUE 22 ROUMANIE ROYAUME-UNI RUSSIE SÉNÉGAL OUVERTURE DU DÉFILÉ

PARADE DES EMBLÈMES SERBIE SLOVAQUIE SLOVÉNIE SUÈDE 23 TADJIKISTAN TCHAD THAÏLANDE TUNISIE OUVERTURE DU DÉFILÉ

PARADE DES EMBLÈMES TURQUIE UKRAINE VANUATU VIÊT NAM 24 OUVERTURE DU DÉFILÉ

SOMMAIRE DU DÉFILÉ AVIONS 80 e anniversaire de l armée de l air............................................................. 26 50 e anniversaire des forces aériennes stratégiques............................................. 27 Défilé avions.................................................................................. 28 25 DÉFILÉ AVIONS

80 E ANNIVERSAIRE DE L ARMÉE DE L AIR 2014 sera une année exceptionnelle pour l armée de l air par la densité et la richesse des anniversaires qui seront célébrés. Ils évoquent un siècle d histoire et d essor de l aviation militaire qui aujourd hui se révèle, par la variété de ses modes d action, un acteur incontournable pour protéger notre pays, dissuader un ennemi ou intervenir lorsque survient une crise, comme l a prouvé l engagement récent de l armée de l air en Libye ou au Mali. Ils traduisent aussi 80 ans d ancrage de l armée de l air sur nos territoires. Née en 1934, l armée de l air s est implantée sur l ensemble de notre pays, en métropole comme en outre-mer, tissant des liens extrêmement forts avec nos régions, nos départements, nos communes et nos concitoyens. Si, au fil des années, les évolutions de ses structures ont conduit à la fermeture de certaines implantations, ces liens sont restés extrêmement vivaces. Les célébrations de 2014 représentent une formidable opportunité pour rapprocher davantage encore les aviateurs et l ensemble de notre population. 26 Elles vont permettre de partager les valeurs et les traditions de l armée de l air, mais aussi de montrer combien cette dernière peut regarder l avenir avec la fierté de ce passé qui forge l identité des aviateurs. L arrivée de nouvelles capacités comme l A400M Atlas, l avion ravitailleur MRTT ou les nouveaux drones MALE, symboles de la modernisation de l armée de l air, va permettre aux aviateurs d aujourd hui, héritiers des pionniers et des héros d hier, d écrire de nouvelles pages de son histoire. La célébration officielle du 80 e anniversaire de l armée de l air s est déroulée les 21 et 22 juin 2014 sur la base aérienne 120 de Cazaux à l occasion d un grand meeting aérien. Les aéronefs en service dans l armée de l air, qui symbolisent parfaitement le thème «une armée puissante et moderne», défilent en ouverture et en clôture du défilé. DÉFILÉ AVIONS

50 E ANNIVERSAIRE DES FORCES AÉRIENNES STRATÉGIQUES En 1958, en pleine guerre froide, Félix Gaillard, président du Conseil, décide de doter la France d une force de dissuasion nucléaire. L année 1964 marque le début de la permanence de la dissuasion nucléaire. Le commandement des Forces aériennes stratégiques (FAS) est créé officiellement par un décret du 14 janvier 1964. Le 8 octobre 1964, la première prise d alerte nucléaire est réalisée depuis la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan par un Mirage IV A armé d une bombe atomique et par un avion ravitailleur C-135. La composante aéroportée de l armée de l air est ainsi historiquement la première des composantes de la dissuasion nucléaire française. Les FAS participent toujours aujourd hui, avec la force océanique stratégique et la force aéronavale nucléaire, à la posture permanente de la dissuasion nucléaire. Elles mettent en œuvre sa composante aéroportée, un outil flexible, réactif et démonstratif au service du chef de l État. Assujettie à un contrat opérationnel fixé par le Président de la République, cette mission, ininterrompue depuis près de 50 ans, a contribué à forger l armée de l air d aujourd hui. 27 Les moyens de la composante aéroportée contribuent également à toutes les missions conventionnelles. Ainsi, les chasseurs des FAS ont réalisé environ le quart des tirs effectués par des avions français lors des opérations Harmattan et Serval. Sur le territoire national, les Rafale des FAS contribuent aussi à la posture permanente de sûreté. Les C-135 ravitaillent quant à eux l ensemble des avions de combat français et étrangers engagés en opération depuis des décennies. Ils sont aussi aptes à effectuer des transports logistiques, des évacuations sanitaires et des missions de service public. Elle permet ainsi à la France de garantir en toutes circonstances sa liberté d appréciation, de décision et d action dans le cadre de ses responsabilités internationales. Elle contribue par son existence à la sécurité de l Alliance Atlantique ainsi qu à celle de l Europe. Les avions équipant aujourd hui les FAS (C-135, Rafale et Mirage 2000 N) participent au défilé aérien d ouverture, et un détachement d une centaine d aviateurs des FAS défile à pied. DÉFILÉ AVIONS

DÉFILÉ AVIONS OUVERTURE - 9 Alpha Jet (Patrouille acrobatique de France - 80 e anniversaire de l armée de l air) 100 E ANNIVERSAIRE DE LA PREMIÈRE MISSION DE RECONNAISSANCE - 1 Mirage F1 B (Escadron de reconnaissance [ER] 02.033 «Savoie», Base aérienne [BA] 118 Mont-de-Marsan) - 4 Mirage F1 CR (ER 02.033 «Savoie», BA 118 Mont-de-Marsan) - 3 Rafale (Escadron de chasse [EC] 02.030 «Normandie-Niemen», BA 118 Mont-de-Marsan) 50 E ANNIVERSAIRE DE LA DISSUASION NUCLÉAIRE - 1 C-135 (Groupement de ravitaillement en vol [GRV] 02.091 «Bretagne», BA 125 Istres) - 4 Rafale (EC 01.091 «Gascogne», BA 113 Saint-Dizier) - 4 Mirage 2000 N (EC 02.004 «La Fayette», BA 125 Istres) 28 100 E ANNIVERSAIRE DU PREMIER BOMBARDEMENT - 1 C-135 (GRV 02.091 «Bretagne», BA 125 Istres) - 2 Rafale (EC 01.007 «Provence», BA 113 Saint-Dizier) - 3 Mirage 2000 D (EC 02.003 «Champagne», BA 133 Nancy-Ochey) 100 E ANNIVERSAIRE DE LA PREMIÈRE VICTOIRE AÉRIENNE - 1 E-3F Awacs (escadron de détection et contrôle aéroportés 00.036 «Berry», BA 702 Avord) - 1 Rafale (EC 01.007 «Provence», BA 113 de Saint-Dizier) - 2 Mirage 2000 RDY (EC 01.002 «Cigognes», BA 116 Luxeuil) - 1 Rafale (EC 02.030 «Normandie-Niemen», BA 118 Mont-de-Marsan) - 2 Mirage 2000 RDI (EC 02.005 «Île-de-France», BA 115 Orange) DÉFILÉ AVIONS

DÉFILÉ AVIONS FORMATION ET ENTRAÎNEMENT - 2 Alpha Jet français (École de transition opérationnelle [ETO] 02.008, BA 120 Cazaux) - 1 Alpha Jet belge (ETO 02.008, BA 120 Cazaux) INTERVENTION À PARTIR DE LA MER - 2 Rafale Marine (flottille 11F, Base aéronautique navale [BAN] Landivisiau) - 2 Super-Étendard modernisés (flottille 17F, BAN Landivisiau) - 1 E-2C Hawkeye (flottille 4F, BAN Lann-Bihoué) PATROUILLE ET SURVEILLANCE MARITIME - 1 Atlantique 2 (flottille 21F, BAN Lann-Bihoué) - 1 Falcon 50 (flottille 24F, BAN Lann-Bihoué) 29 PROJECTION DE FORCES - 1 A400M Atlas (centre d expériences aériennes militaires, BA 123 Orléans-Bricy) - 1 C-130 Hercules (Escadron de transport [ET] 02.061 «Franche Comté», BA 123 Orléans-Bricy) - 1 C-160 Transall (ET 01.064 «Béarn», BA 105 Évreux) - 2 CN235 Casa (ET 01.062 «Vercors», BA 110 Creil) DÉFILÉ AVIONS

SOMMAIRE DES TROUPES À PIED École polytechnique.......................................................................... 31 École des officiers de la gendarmerie nationale................................................ 32 École spéciale militaire de Saint-Cyr........................................................... 33 École militaire interarmes..................................................................... 34 École navale et groupe des écoles du Poulmic................................................. 35 Écoles des officiers de l armée de l air.......................................................... 36 École du commissariat des armées............................................................ 37 Écoles du service de santé des armées........................................................ 38 École de gendarmerie de Montluçon.......................................................... 39 École nationale des sous-officiers d active..................................................... 40 École de maistrance........................................................................... 41 École de formation des sous-officiers de l armée de l air........................................ 42 1 er et 2 e régiments d infanterie de la garde républicaine........................................ 43 Gendarmerie nationale missions de défense................................................. 44 1 er régiment d infanterie....................................................................... 45 1 er régiment de spahis......................................................................... 46 3 e régiment d artillerie de marine.............................................................. 47 3 e régiment du génie.......................................................................... 48 3 e régiment d hélicoptères de combat......................................................... 49 132 e bataillon cynophile de l armée de terre................................................... 50 Réserve militaire.............................................................................. 51 8 e régiment de parachutistes d infanterie de marine........................................... 52 Fusiliers marins et commandos marine........................................................ 53 Bâtiment de projection et de commandement Dixmude...................................... 54 Frégate de type La Fayette Guépratte.......................................................... 55 Forces aériennes stratégiques................................................................. 56 Base aérienne 118............................................................................. 57 Base aérienne 709............................................................................. 58 Hôpital militaire de campagne de KAIA (Kaboul International Airport)......................... 59 Drapeau de la direction générale de la police nationale........................................ 60 École nationale supérieure de la police........................................................ 61 Écoles nationales de police de Rouen-Oissel et de Saint-Malo.................................. 62 École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers.................................. 63 Sapeurs-pompiers territoriaux de la zone de défense et de sécurité Nord...................... 64 Brigade de sapeurs-pompiers de Paris......................................................... 65 Pionniers du 1 er régiment étranger............................................................ 66 Musique de la Légion étrangère............................................................... 67 1 er régiment étranger de génie................................................................ 68 À PIED

ÉCOLE POLYTECHNIQUE Lieu d implantation : Palaiseau (Essonne). Effectif total de l unité : 503. Date de création : 1794. Devise : «Pour la patrie, les sciences et la gloire». Subordination organique : sous la tutelle directe du ministre de la Défense. Mission : largement internationalisée (30 % de ses étudiants et 20 % de son corps enseignant), l École polytechnique (X) associe recherche, enseignement et innovation au meilleur niveau scientifique et technologique. Sa formation promeut une culture d excellence à forte dominante scientifique, ouverte sur une grande tradition humaniste. L école forme des femmes et des hommes responsables, capables de mener des activités complexes et innovantes. Avec ses 20 laboratoires, tous unités mixtes de recherche avec le CNRS, le centre de recherche de l École polytechnique travaille aux frontières de la connaissance sur les grands enjeux interdisciplinaires scientifiques, technologiques et sociétaux. Aujourd hui, l École polytechnique vise à accroître sa visibilité à l international pour attirer de nouveaux talents dans le cadre de l université Paris-Saclay, mais également à inculquer aux élèves une forte culture tournée vers l innovation, avec comme corollaire la création d entreprise. Durée de la formation : 4 ans en France et à l étranger, dont 18 mois de stage. Effectif défilant : 308. Autorité défilant en tête : colonel Jean-Marie Gontier, chef de corps et directeur de la formation humaine et militaire de l École polytechnique. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 13 cadres et 2 blocs de 144 élèves chacun représentant les promotions X 2012 et X 2013. 31 - La première guerre mondiale a très profondément marqué l École polytechnique. Au déclenchement du conflit, tous les élèves sont mobilisés et reçoivent le grade de souslieutenant. 70 % des polytechniciens sont affectés dans l artillerie, les autres dans le génie, deux corps dits «des armes savantes». Les bâtiments de l école sont transformés en hôpital jusqu en 1919. Quatre généraux polytechniciens ayant participé à la première guerre mondiale sont faits maréchaux de France : Joffre, Foch, Fayolle et Maunoury. 900 polytechniciens périssent durant les combats. Le drapeau de l école reçoit les insignes de la Croix de la Légion d honneur en 1914 et la Croix de guerre 1914-1918 en 1922. - Dans le cadre de la rénovation du cursus dont l allongement de la durée du stage de 2 e année, l année 2014 représente une année de transition. C est pour cette raison qu exceptionnellement deux promotions sont représentées à l occasion du défilé du 14 Juillet. À PIED

ÉCOLE DES OFFICIERS DE LA GENDARMERIE NATIONALE Lieu d implantation : Melun (Seine-et-Marne). Effectif total de l unité : 1 139. Date de création : 1901. Devise : «Pour la patrie, l honneur et le droit». Subordination organique : Commandement des écoles de la gendarmerie nationale (CEGN), Rochefort (Charente-Maritime). Mission : l École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) assure la formation initiale et continue des officiers aux fonctions de commandement et de cadre de haut niveau. Le 1 er septembre 2008, le centre d enseignement supérieur de la gendarmerie nationale a été intégré à l EOGN, et le centre de recherche de gendarmerie nationale a été créé à Melun dans l enceinte de l école. Ces changements structurels renforcent la cohérence des enseignements dispensés aux cadres de la gendarmerie nationale en affirmant la spécificité des formations dévolues aux officiers (aux niveaux militaire, académique et professionnel) et la place singulière qu occupe cette force au sein de l édifice de sécurité intérieure et de défense. Durée des formations : 2 ans pour les officiers de recrutement direct et les anciens sous-officiers ; 1 an pour les officiers recrutés sur concours interne et les officiers issus des grandes écoles militaires. Effectif défilant : 108. Autorité défilant en tête : colonel Thierry Quintard, directeur de l enseignement de l EOGN. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 5 cadres et 96 élèves dont 3 élèves officiers étrangers. 32 - Dans le cadre de la coopération internationale, l EOGN a formé, depuis 1946, 2 611 officiers étrangers provenant de 55 pays différents. L école participe également à la création de l académie des forces de sécurité du Qatar à Doha et demeure un acteur important dans les nombreux partenariats bilatéraux concernant la formation des forces de sécurité et des gendarmeries sœurs (Allemagne, Maroc, Qatar, Sénégal). Enfin, l EOGN est un membre actif de plusieurs structures internationales de coopération entre académies de forces de sécurité (CEPOL, AEPC, FIEP ). - À la rentrée 2014, l EOGN proposera à ses officiers élèves un nouveau diplôme en partenariat avec HEC et Paris Panthéon-Assas de type Master of Business Administration spécialisé dans le domaine du management de la sécurité. L EOGN deviendra ainsi la première grande école militaire et la première école du service public français à délivrer ce type de diplôme. À PIED

ÉCOLE SPÉCIALE MILITAIRE DE SAINT-CYR Lieu d implantation : camp de Coëtquidan, Guer (Morbihan). Effectif total de l unité : 179. Date de création : 1802. Devise : «Ils s instruisent pour vaincre». Subordination organique : Direction des ressources humaines de l armée de terre (DRHAT), Tours (Indre-et-Loire). Mission : le projet pédagogique de l École spéciale militaire de Saint-Cyr (ESM) est de former les jeunes officiers à devenir des décideurs et des meneurs d hommes maîtrisant l art du commandement et sachant fédérer les énergies. L école forme des chefs militaires, à la fois serviteurs de l État et hommes ou femmes d action aptes à commander en toutes circonstances. Les élèves officiers y développent leur personnalité, leur culture générale, leur sens des valeurs, leur aptitude au commandement et leurs compétences professionnelles. Il s agit d une formation pluridisciplinaire et militaire dont l esprit est marqué par la référence permanente à la spécificité du métier de soldat, l ouverture à la société civile et la prise en compte de la dimension internationale exigée par les engagements opérationnels. À l issue de leurs études, les élèves se voient délivrer un diplôme master 2, et le titre d ingénieur pour les élèves ayant suivi la formation scientifique. Dans le cadre d un programme d échange entre les armées de terre française et allemande, l ESM envoie chaque année 5 élèves officiers en Allemagne. Après l obtention d un master européen par l université de la Bundeswehr, ils reviennent en France pour y suivre la formation en école d application, en fonction de l arme qu ils auront choisie. Durée des formations : 3 ans ou 1 an selon le recrutement. Effectif défilant : 165. Autorité défilant en tête : colonel François Beaucournu, commandant le 1 er bataillon de l ESM. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 2 blocs de 7 cadres et 72 élèves chacun. 33 - Le drapeau de l ESM porte de nombreuses décorations dont la Croix de Guerre 1914-1918. Remise en 1922, cette décoration salue la valeur et l héroïsme des saint-cyriens morts pour la France au cours de la première guerre mondiale. - L année 2014 marque le 30 e anniversaire de l intégration de la première femme élève officier à l ESM. - La promotion de Castelnau porte le nom du général d armée Édouard de Curières de Castelnau, chef d état-major du général Joffre lors de la première guerre mondiale. Saint-cyrien issu de la promotion de 1869, il fut l un des piliers de la victoire de 1918. À PIED

ÉCOLE MILITAIRE INTERARMES Lieu d implantation : camp de Coëtquidan, Guer. Effectif total de l unité : 98. Date de création : 1961. Devise : «Le travail pour loi, l honneur comme guide». Subordination organique : DRHAT. Mission : l École militaire interarmes (EMIA) assure la formation initiale des officiers issus du corps des sous-officiers et des engagés volontaires de l armée de terre. Elle forme des officiers destinés à encadrer les unités opérationnelles de l armée de terre, puis à assumer des responsabilités croissantes d encadrement, voire de conception et de direction au sein de la défense et des étatsmajors multinationaux. L EMIA délivre une formation pluridisciplinaire et militaire dont l esprit est marqué par la référence permanente à la spécificité du métier de soldat, l ouverture à la société civile et la prise en compte de la dimension internationale exigée par les engagements militaires. Durée de la formation : 2 ans. Effectif défilant : 98. Autorité défilant en tête : lieutenant-colonel Philippe Payré, commandant le bataillon de l EMIA. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 7 cadres et 84 élèves. 34 - La promotion Ceux d Afghanistan a souhaité apporter son soutien aux blessés de l armée de terre, au travers de nombreux défis humains et sportifs. Dans cet esprit, les élèves de la promotion ont organisé la course 89 km pour ceux d Afghanistan durant laquelle chaque kilomètre honore un soldat tombé sur les terres afghanes. Cette opération a permis de récolter plus de 15 000 euros au profit de l association Terre fraternité et de la cellule d aide aux blessés de l armée de terre. À PIED

ÉCOLE NAVALE ET GROUPE DES ÉCOLES DU POULMIC Lieu d implantation : Lanvéoc-Poulmic (Finistère). Effectif total de l unité : 1 200. Date de création : 1830. Devise : «Honneur, patrie, valeur, discipline». Subordination organique : direction du personnel militaire de la marine, Paris. Mission : pôle d excellence de la formation maritime, l École navale et groupe des écoles du Poulmic (ENGEP) assure la formation initiale de tous les officiers de la marine nationale et la formation continue des marins dans les spécialités nautiques. Fort d un catalogue de 30 formations allant du stage pratique d une semaine à une formation d ingénieur en 3 ans, l ENGEP participe également à la formation du personnel des autres administrations à vocation maritime (commissaires aux armées, forces spéciales, gendarmerie maritime, douane, affaires maritimes, hydrographes). Durée des formations : 1 semaine à 3 ans. Effectif défilant : 85. Autorité défilant en tête : capitaine de frégate Pierre Favé, responsable de l encadrement des écoles. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 4 cadres et 74 élèves dont 6 élèves étrangers. 35 - En 2013-2014, l ENGEP a formé 171 officiers et officiers mariniers de 28 nationalités différentes. - Les élèves du cursus fondateur de l École navale sont appelés «bordaches», terme provenant de Borda, nom attribué aux trois derniers vaisseaux sur lesquels les élèves étaient embarqués pour l instruction entre 1840 et 1913. Jean-Charles de Borda (1733-1799) fut un officier de marine hydrographe et mathématicien. À PIED

ÉCOLES DES OFFICIERS DE L ARMÉE DE L AIR Lieu d implantation : Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Effectif total de l unité : environ 550 élèves officiers et officiers élèves suivent la formation initiale. Dates de création : 1925 pour l École militaire de l air (EMA) ; 1935 pour l École de l air (EA). Devise : «Faire face». Subordination organique : Direction des ressources humaines de l armée de l air (DRHAA), Tours. Missions : les Écoles des officiers de l armée de l air (EOAA) constituent un grand pôle de formation regroupant l EMA, l EA et le Cours spécial de formation des officiers (CSEA). Elles assurent la formation initiale des officiers de l air (pilotes et navigateurs), des officiers systèmes aéronautiques (maintenance aéronautique, systèmes d information et de communication) et des officiers des bases (contrôleurs aériens, renseignement, infrastructure défense sol-air). L EA recrute les jeunes élèves officiers issus des classes préparatoires et sanctionne leur formation initiale par un diplôme d ingénieur. Elle s est récemment ouverte aux cursus littéraires pour les élèves issus de Sciences Po Aix ou titulaires d un master. Durée des formations : 3 ans pour les élèves de l EA ; 2 ans pour ceux de l EMA ; de 4 semaines à 4 mois pour le CSEA. Effectif défilant : 128. Autorité défilant en tête : colonel Antoine Sadoux, adjoint conduite des EOAA. Composition/articulation : le chef de détachement ; les deux drapeaux de l EA et de l EMA et leur garde ; 4 cadres et 60 élèves de l EA ; 3 cadres et 48 élèves de l EMA et du CSEA. 36 - L EOAA propose également un cours spécial au profit des élèves de différents pays d Afrique dont 5 défilent cette année. À PIED

ÉCOLE DES COMMISSAIRES DES ARMÉES Lieu d implantation : Salon-de-Provence. Effectif total de l unité : environ 60 élèves commissaires suivent la formation initiale sur deux ans, et plus de 800 stagiaires suivent la formation continue. Date de création : 2013. Subordination organique : service du commissariat des armées, Paris. Mission : l École des commissaires des armées (ECA) est l héritière des écoles de formation initiale des commissaires et des officiers d administration des armées et services (armée de terre, marine nationale, armée de l air, service de santé des armées et direction générale de l armement). L école a accueilli le 19 août 2013 sa première promotion interarmées. L ECA forme et encadre un effectif réparti entre formation initiale (élèves officiers commissaires formation de deux ans) et formation continue (officiers de différents grades ou personnel de catégorie A exerçant dans les fonctions de l administration générale et du soutien commun formations de 2 à 10 jours). Sortis d école, les élèves rejoignent les unités opérationnelles et services pour y entamer leur carrière de commissaire des armées. Durée de la formation : 2 ans. Effectif défilant : 29. Autorité défilant en tête : commissaire en chef de 1 re classe François Tremenbert, directeur adjoint de l ECA et chef du centre de formation initiale. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 2 cadres et 20 élèves officiers commissaires. 37 - La première rentrée des élèves officiers, sous le format interarmées, s est faite le 19 août 2013. La promotion recevra son nom le 18 juillet. Dans cette attente, elle s est donné le nom de promotion Pionnière. - L ECA accueille également 7 élèves officiers étrangers. - Attentive à sensibiliser ses élèves à l environnement et aux contraintes des entreprises qui traitent avec le ministère de la Défense, l ECA a initié un partenariat avec l institut esprit service du MEDEF. Chaque élève est ainsi parrainé par une entreprise qui lui ouvre ses portes pour mener à bien un projet et effectuer un stage d un mois. À PIED

ÉCOLES DU SERVICE DE SANTÉ DES ARMÉES Lieux d implantation : Lyon-Bron (Rhône) pour l École de santé des armées (ESA) ; Paris pour l École du Val-de-Grâce (EVDG) ; Toulon (Var) pour l École du personnel paramédical des armées (EPPA). Effectifs : 749 pour l ESA ; 160 pour l EVDG ; 399 pour l EPPA. Dates de création : 2011 pour l ESA ; 2005 pour l EVDG ; 1990 pour l EPPA. Devises : «Mari transve mare, pro patria et humanitate, hominibus semper prodesse» (Sur mer et au-delà des mers, pour la patrie et l humanité, toujours au service des hommes [devise de l ESA]) ; «Usque ad summum» (Jusqu au plus haut [devise de l EPPA]). Subordination organique : direction centrale du service de santé des armées, Vincennes (Val-de-Marne). Missions : l ESA assure les six premières années de la formation initiale militaire et générale des médecins et les cinq années de celle des pharmaciens. Les futurs médecins militaires serviront au sein des Centres médicaux des armées (CMA) pour assurer le soutien médical des armées d une part, et dans les hôpitaux d instruction des armées d autre part. L EVDG fédère l ensemble de l enseignement et de la formation du personnel du service de santé des armées, des praticiens et des militaires infirmiers techniciens des hôpitaux des armées et civils. Elle assure le suivi universitaire du troisième cycle des études médicales et organise un enseignement complémentaire adapté aux missions au profit des différentes armées pour les médecins, les pharmaciens, les vétérinaires et les officiers d administration. L EPPA prépare les futurs infirmiers à l obtention de leur brevet d État et les forme à l exercice de leurs compétences au sein des CMA, des chefferies santé spécialisées, mais également en opération extérieure. Durée des formations : 6 ans pour les élèves officiers pharmaciens et chirurgiens-dentistes; 9 à 12 ans selon la spécialité pour les élèves officiers médecins ; 3 ans et 3 mois pour les élèves infirmiers. Effectif défilant : 157. Autorité défilant en tête : médecin en chef Sylvie Minaberry, chef du département de la formation initiale de l EVDG. Composition/articulation : le chef de détachement ; 2 cadres ; les drapeaux de l ESA et de l EVDG et leur garde ; 6 cadres et 84 élèves de l ESA et internes de l EDVG ; le chef de détachement de l EPPA ; le drapeau de l EPPA et sa garde ; 3 cadres et 42 élèves. 38 - La promotion EPPA défilante est baptisée Infirmier de classe supérieure Thibault Miloche. Ancien élève de l EPPA, l infirmier de classe supérieure Thibault Miloche a payé de sa vie son engagement en Afghanistan en octobre 2010, alors qu il participait à une opération de reconnaissance des éléments du GTIA Surobi dans le Nord de la vallée d Uzbeen. - Le service de santé des armées est l organisme le plus féminisé du ministère de la Défense. Il compte dans ses rangs 55 % de femmes. À PIED

ÉCOLE DE GENDARMERIE DE MONTLUÇON Lieu d implantation : Montluçon (Allier). Effectif total de l unité : 1 114. Date de création : 1976. Devise : «Nec pluribus impar» (Mieux est en nous). Subordination : CEGN. Mission : l École de gendarmerie (EG) de Montluçon constitue le plus important centre de formation initiale de sous-officiers de gendarmerie en termes d effectif et d infrastructure. Elle assure une formation militaire et professionnelle de qualité au profit des sous-officiers qualifiés et immédiatement opérationnels, et des gendarmes adjoints volontaires. Elle accueille régulièrement des passerelles police-gendarmerie, des promotions de gendarmes élèves (anciens militaires issus d autres armées) et divers stages de formation et de qualification destinés aux militaires d active. La formation se décline sous trois aspects : l acquisition d un «savoir-être» (enseignement de l éthique militaire et de l esprit de service public) et l acquisition du «savoir» et du «savoir-faire» (enseignement des techniques professionnelles). Durée des formations : 12 mois dont 3 mois en unité opérationnelle pour les élèves gendarmes ; 5 mois pour les gendarmes élèves ; 5 semaines à 3 mois pour les gendarmes adjoints. Effectif défilant : 94. Autorité défilant en tête : colonel Gilles Sorba, commandant l EG de Montluçon. Composition / articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 3 cadres et 84 élèves gendarmes. 39 - L année 2014 marque le 30 e anniversaire de la première promotion d élèves gendarmes féminins. À PIED

ÉCOLE NATIONALE DES SOUS-OFFICIERS D ACTIVE Lieu d implantation : Saint-Maixent-l École (Deux-Sèvres). Effectif total de l unité : 500. Date de création : 1963. Devise : «S élever par l effort». Subordination organique : DRHAT. Mission : maison mère des sous-officiers de l armée de terre, l École nationale des sous-officiers d active (ENSOA) assure la formation générale initiale d environ 2 400 jeunes sous-officiers d active et de réserve ainsi que le perfectionnement de 1 400 sous-officiers d active par an. La formation dispensée recouvre les deux volets indissociables que sont les instructions militaire et académique qui permettront aux futurs cadres d exercer pleinement leurs responsabilités. L ENSOA intègre également un centre de formation pour des stages Otan, dispensant notamment des cours d anglais opérationnel destinés aux cadres qui iront servir dans les étatsmajors de l Alliance. Durée des formations : 8 mois pour les élèves issus du monde civil ; 4 mois pour les élèves issus du recrutement interne. Effectif défilant : 122. Autorité défilant en tête : colonel Xavier Joret, directeur général de la formation de l ENSOA. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 7 cadres ; 108 sous-officiers et élèves. 40 - Au lancement de la première guerre mondiale, tous les élèves des écoles d armes sont mobilisés. Leurs responsabilités sont alors élargies aux fonctions de chef de section dans les compagnies d infanterie tandis qu une nouvelle cellule est créée, le groupe de combat, confiée aux sergents. - Les élèves sous-officiers défilant appartiennent à la 296 e promotion de l ENSOA, promotion Adjudant-chef Alphonse Landler. Ce sous-officier d exception, qui s est illustré en Indochine et en Algérie, a encadré la toute première promotion de l ENSOA en qualité d instructeur combat. À PIED

ÉCOLE DE MAISTRANCE Lieu d implantation : Brest (Finistère). Effectif total de l unité : 850. Date de création : 1923. Devise : «Honneur, patrie, valeur, discipline». Subordination organique : centre d instruction naval, Brest. Mission : l École de maistrance forme les officiers mariniers de recrutement direct de la marine nationale afin de les préparer à assumer des fonctions de cadre de premier niveau. Les élèves, dont le taux de féminisation atteint 17 %, sont âgés de 18 à 25 ans et diplômés de bac à bac+3. Depuis mars 2012, l École de maistrance a subi une refonte de son programme. Il y a désormais 4 sessions par an (au lieu de 2), et la formation dure 16 semaines (au lieu de 18). À l issue de l École de maistrance, les élèves rejoindront une école de spécialité pour acquérir une formation technique dans l un des métiers qu ils auront choisi avant d embarquer sur des bâtiments de surface ou de rejoindre d autres unités de la marine nationale telles que l aéronautique navale, les forces sous-marines ou encore les fusiliers commandos. Durée de la formation : 16 semaines. Effectif défilant : 97. Autorité défilant en tête : capitaine de frégate Didier Ott, directeur adjoint du Lycée naval. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 6 cadres et 96 élèves. 41 - En 1988, l École de maistrance hérite du patrimoine de l École des mousses créée en 1834 et notamment de son drapeau décoré de la Croix de guerre 1914-1918. Le 10 octobre 2009, le drapeau est restitué à l École des mousses, et l École de maistrance reçoit du ministre de la Défense son propre drapeau. - Les élèves défilants, incorporés le 4 mars 2014, appartiennent à l une des quatre sessions de la promotion Second maître Raymond Dumenoir. Le second maître Dumenoir est l un des 176 commandos français emmenés par le commandant Philippe Kieffer dans le cadre de l opération Overlord, le 6 juin 1944. Il fut tué sur la plage de la Brèche à Colleville-Montgomery. À PIED

ÉCOLE DE FORMATION DES SOUS-OFFICIERS DE L ARMÉE DE L AIR Lieu d implantation : Rochefort. Effectif total de l unité : 600. Date de création : 1933. Devise : «S armer pour le futur». Subordination organique : DRHAA. Mission : l École de formation des sous-officiers de l armée de l air (EFSOAA) a pour mission la formation militaire de l ensemble des sous-officiers de l armée de l air avant leur orientation vers les écoles de spécialisation. Dans le cadre de la mutualisation interarmées, elle assure l enseignement des spécialités aéronautiques au profit des trois armées et de la gendarmerie nationale. Grâce à des aéronefs dédiés à l instruction, les élèves peuvent bénéficier d un apprentissage technique dans une structure très proche de celle d un escadron opérationnel. L école forme également aux métiers des systèmes d information et de communication, à la logistique et à l infrastructure opérationnelle. Durée des formations : 4 mois de formation militaire initiale et de 14 à 41 semaines de formation professionnelle selon la spécialité. Effectif défilant : 97. Autorité défilant en tête : lieutenant-colonel Wilfrid Cuff, directeur des formations. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 6 cadres ; 12 cadres sous-officiers et officiers mariniers ; 72 élèves sous-officiers de l armée de l air et élèves officiers mariniers. 42 - L EFSOAA dispense également des formations adaptées au personnel civil du service industriel de l aéronautique et accueille les formations initiales des mécaniciens de spécialité aéronautique de l aviation légère de l armée de terre, de l aéronavale et de la gendarmerie nationale. - Plus de 8 700 élèves et stagiaires sont formés chaque année. À PIED

1 ER ET 2 E RÉGIMENTS D INFANTERIE DE LA GARDE RÉPUBLICAINE Lieux d implantation : Nanterre (Hauts-de-Seine) pour le 1 er Régiment d infanterie (1 er RI) ; Paris pour le 2 e RI (réparti sur 6 casernes). Effectifs : 818 pour le 1 er RI ; 1 068 pour le 2 e RI. Date de création : 1978. Subordination organique : commandement de la garde républicaine, Paris. Mission : les deux régiments d infanterie de la garde républicaine sont chargés de la protection quotidienne des hauts lieux gouvernementaux au premier rang desquels figurent l Élysée, Matignon, le Sénat et l Assemblée nationale. Ils assurent également des services d honneur au profit des plus hautes autorités de l État. En cas de menace particulière ou de visite d État, les pelotons d intervention spécialement entraînés et les tireurs d élite de la garde républicaine, qualifiés par le groupe d intervention de la gendarmerie nationale, viennent renforcer le dispositif permanent de sécurité. Ils interviennent également au profit de la gendarmerie mobile dans des missions de maintien de l ordre ou lors d opérations judiciaires menées par la gendarmerie nationale. Effectif défilant : 118. Autorités défilant en tête : colonel Éric Huguet, chef de corps du 1 er RI, et colonel Georges Monchotte, chef de corps du 2 e RI. Composition/articulation : les 2 chefs de détachement ; les 2 drapeaux et leur garde ; 8 cadres et 96 gardes. 43 - Les fantassins, homme ou femme, doivent mesurer au minimum 1,70 m au 2 e RI. Dans un souci d uniformité, ils doivent mesurer entre 1,75 m et 1,85 m au 1 er RI. - La compagnie de sécurité de la Présidence de la République, l escadron motocycliste ainsi que la musique de la garde républicaine appartiennent au 1 er RI. - Les deux équipes cynophiles spécialisées dans la recherche d explosifs appartiennent au 2 e RI. À PIED

GENDARMERIE NATIONALE MISSIONS DE DÉFENSE Lieux d implantation : Vélizy-Villacoublay (Yvelines) pour la Gendarmerie de l air (GAIR) ; Nanterre pour la Gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires (GSAN) ; Houilles (Yvelines) pour la Gendarmerie maritime (GMAR) ; Arcueil (Valde-Marne) pour la Gendarmerie de l armement (GARM) ; Paris pour la Gendarmerie prévôtale (GPREV). Effectifs : 785 pour la GAIR ; 1 089 gendarmes maritimes et 31 marins pour la GMAR ; 286 pour la GARM ; 16 gendarmes et 80 prévôts pour la GPREV. Dates de création : 1943 pour la GAIR ; 1964 pour la GSAN ; 1970 pour la GMAR ; 1973 pour la GARM ; 2012 pour la GPREV. Missions : la GAIR assure des missions de police administrative, judiciaire et militaire sur les sites de l armée de l air, mais elle conduit également les enquêtes sur les accidents d aéronefs militaires français ou étrangers sur le territoire national ou, le cas échéant, celles concernant les aéronefs militaires français à l étranger. Au cœur de la dissuasion nucléaire depuis 1964, la GSAN assure en tout temps et en tout lieu le contrôle gouvernemental de l arme nucléaire. Cette mission a pour objet de garantir au Président de la République que l autorisation d engager le feu nucléaire ne peut être donnée que par lui et sur son ordre express seulement. Présente sur l ensemble du littoral métropolitain et outre-mer ainsi que sur les sites de la marine nationale et certains grands ports civils, la GMAR assure les missions de police générale, administrative ou judiciaire. Elle intervient également dans tous les domaines de l action de l État en mer. La GARM assure la protection des installations prioritaires de la défense et des points d importance vitale relevant de l autorité de la direction générale de l armement. Elle en prévient les intrusions et la compromission du secret défense. La mission principale de la GPREV est la police judiciaire aux armées à travers la constatation des infractions commises par des militaires français ou à l encontre d une force armée française. Elle ne s exerce, en temps de paix, qu à l étranger. Effectif défilant : 92. Autorité défilant en tête : colonel Jean-Luc Payrard, commandant la GARM. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau de la GPREV et sa garde ; 5 colonnes de 1 cadre et 16 gendarmes représentant chacune les différentes composantes. 44 - La GAIR est responsable de la sécurité de l aéroport de KAIA (Kabul International Airport) depuis 2012. - La GSAN célèbre cette année le cinquantenaire de sa création. - La GMAR constitue une composante essentielle de la marine nationale pour garantir la souveraineté de la France dans le deuxième plus grand espace maritime au monde. À PIED

1 ER RÉGIMENT D INFANTERIE Lieu d implantation : Sarrebourg (Moselle). Effectif total de l unité : 978. Date de création : 1 479. Devise : «On ne relève pas Picardie» et «Praeteriti fides, exemplumque futuri» (Fidélité au passé, exemple pour l avenir). Subordination organique : 1 re Brigade mécanisée (1 re BM), Châlons-en-Champagne (Marne). Mission : héritier des bandes de Picardie, le 1 er Régiment d infanterie (1 er RI) est le plus ancien régiment d Europe. Équipés du système FELIN (Fantassin à équipements et liaisons intégrés), les soldats du 1 er RI sont à même de mener toutes les missions dévolues aux unités de l infanterie, y compris lors de engagements à haute intensité, et maîtrisent les techniques de combat les plus modernes. En 2013, le régiment a été engagé dans le cadre des opérations Licorne en Côte d Ivoire, Serval au Mali mais également Sangaris en Centrafrique. Effectif défilant : 109. Autorité défilant en tête : colonel Philippe Testart, chef de corps du1 er RI. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 6 cadres ; 96 cadres et militaires du rang. 45 - Le drapeau du 1 er RI porte dans ses plis 10 noms de bataille dont GUISE 1914, LA SOMME 1915, VERDUN-L YSER 1916-1917 et L OURCQ 1918. - Le régiment s est vu attribuer la Médaille de la Résistance au titre des Forces françaises de l intérieur du fait de son action collective. - Le drapeau du 1 er RI a été décoré de la fourragère aux couleurs de la Croix de la Valeur militaire en novembre 2013 pour son engagement en Afghanistan entre 2009 et 2012. À PIED

1 ER RÉGIMENT DE SPAHIS Lieu d implantation : Valence (Drôme). Effectif total de l unité : 720. Date de création : 1914. Devise : «Faire face». Subordination organique : 1 re BM. Mission : héritier des traditions de la cavalerie d Afrique, le 1 er Régiment de spahis (1 er RS) est issu du régiment de marche de spahis marocains créé en 1914 par le général Hubert Lyautey. Unité de la 1 re brigade blindée, le 1 er RS est doté d une grande puissance de feu, grâce à ses escadrons de blindés à roues équipés d un canon de 105 mm qui lui permettent de couvrir de larges espaces pour déceler et détruire ses adversaires. Le régiment dispose, en complément, d une aptitude solide dans le cadre du renseignement et des actions antichars. Effectif défilant : 109. Autorité défilant en tête : colonel Ludovic Pinon, chef de corps du 1 er RS. Composition/articulation : le chef de détachement ; l étendard et sa garde ; 6 cadres ; 96 cadres et militaires du rang. 46 - L étendard du 1 er RS porte dans ses plis 14 noms de bataille dont LA MARNE 1914, POGRADEC 1917, SKUMBI 1917, BOFNIA 1918, USKUB 1918 et DANUBE 1918. - En août 1914, le général Hubert Lyautey est à l initiative de la création d un régiment regroupant des escadrons de spahis marocains. Ce dernier prend le nom de régiment de marche de chasseurs indigènes puis de régiment de marche de spahis marocains le 1 er janvier 1915. Ce régiment combat en France à cheval puis dans les tranchées à partir du printemps 1915. - Le 1 er RS célèbre cette année le centenaire de sa création. À PIED

3 E RÉGIMENT D ARTILLERIE DE MARINE Lieu d implantation : camp de Canjuers (Var). Effectif total de l unité : 800. Date de création : 1803. Devise : «À l affût toujours, jamais ne renonce». Subordination organique : 6 e Brigade légère blindée (6 e BLB), Nîmes (Gard). Mission : le 3 e Régiment d artillerie de marine (3 e RAMa) fournit les appuis feu interarmées au profit de la 6 e BLB grâce, notamment, à l utilisation de mortiers de 120 mm et du canon Caesar qui peut concentrer un tir d obus de 155 mm sur un objectif situé jusqu à 40 km. Le 3 e RAMa comprend également l unité de renseignement de la 6 e BLB, qui lui fournit des renseignements d origine humaine, électromagnétique, radar ou encore imagerie. Sa batterie Mistral offre quant à elle une capacité de défense sol-air courte portée. Largement sollicité ces dernières années dans le cadre de missions extérieures, le 3 e RAMa a notamment été engagé deux fois en 2013 dans le cadre de l opération Serval au Mali. Effectif défilant : 109. Autorité défilant en tête : lieutenant-colonel Martial Reinbold, chef de corps du 3 e RAMa. Composition/articulation : le chef de détachement ; l étendard et sa garde ; 6 cadres ; 96 cadres et militaires du rang. 47 - L étendard du 3 e RAMa porte dans ses plis 12 noms de bataille dont CHAMPAGNE 1915, LA SOMME 1916 et LA SERRE 1918. - Établi en altitude, le 3 e RAMa bénéficie du plus grand camp d entraînement militaire d Europe occidentale, à proximité des platesformes de projection des Arcs (voie ferrée), de Toulon (amphibie) et d Istres (aérotransport). À PIED

3 E RÉGIMENT DU GÉNIE Lieu d implantation : Charleville-Mézières (Ardennes). Effectif total de l unité : 939. Date de création : 1814. Devise : «Ardennes, tiens ferme». Subordination organique : 1 re BM. Mission : sur les théâtres d opération extérieure, le 3 e Régiment du génie (3 e RG) fournit aux unités engagées un appui à la mobilité et à la contre-mobilité, par le biais d ouverture d itinéraires, d opérations de déminage ainsi que par la réalisation d obstacles pour freiner l ennemi, ou renforcer les positions défensives. Sur le territoire français, le régiment participe à des missions de sécurité et de secours au profit de la population. Sa capacité opérationnelle de franchissement sur pont flottant motorisé lui permettrait de venir en aide à la population parisienne en cas de très grande crue, dans le cadre du plan Neptune. Le 3 e RG compte également dans ses rangs des spécialistes capables de produire de l eau potable et de l énergie au profit des unités projetées en opération extérieure. Effectif défilant : 109. Autorité défilant en tête : colonel Charles Michel, chef de corps du 3 e RG. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 6 cadres ; 96 cadres et militaires du rang. 48 - Le drapeau du 3 e RG porte dans ses plis 9 noms de bataille dont VERDUN- L AISNE 1916-1917, LA SOMME 1916 et LES FLANDRES 1918. - Le 3 e RG célèbre cette année le bicentenaire de sa création. À PIED

3 E RÉGIMENT D HÉLICOPTÈRES DE COMBAT Lieu d implantation : Étain (Meuse). Effectif total de l unité : 841. Date de création : 1977. Devise : «Semper ad alta» (Toujours plus haut). Subordination organique : Commandement des forces terrestres (CFT), Lille (Nord). Mission : le 3 e Régiment d hélicoptères de combat (3 e RHC) est une unité de l aviation légère de l armée de terre spécialisée dans le combat aéromobile. Il combine l action du renseignement, du mouvement, de l appui feu au profit des troupes au sol, et de la destruction d objectifs militaires en déployant ses hélicoptères Puma et Gazelle, équipés du système Viviane, de missiles HOT, de missiles Mistral ou de canons de 20 mm. De jour comme de nuit et par conditions climatiques dégradées, les hélicoptères du 3 e RHC ont été particulièrement sollicités ces deux dernières années. Engagé dans le cadre des opérations Pamir en Afghanistan et Serval au Mali en 2013, mais également Sangaris en Centrafrique dont il est rentré en avril 2014, le régiment est actuellement à nouveau engagé au Mali. Effectif défilant : 97. Autorité défilant en tête : colonel David Cruzille, chef de corps du 3 e RHC. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 6 cadres ; 84 cadres et militaires du rang. 49 - Le 3 e RHC est situé à 20 km du site de Verdun. Les pilotes survolent régulièrement dans le cadre de leur entraînement les champs de bataille de la première guerre mondiale qui ont vu combattre leurs aïeux. - Le régiment porte sur son étendard l inscription Indochine 1947-1954 en mémoire de sa participation à la guerre d Indochine, et notamment à la bataille de Diên Biên Phu dont est célébré cette année le soixantième anniversaire. À PIED

132 E BATAILLON CYNOPHILE DE L ARMÉE DE TERRE Lieu d implantation : Camp de Suippes (Marne). Effectif total de l unité : 576 militaires et 501 chiens. Date de création : 1977. Devise : «Un contre huit». Subordination organique : CFT. Mission : le 132 e Bataillon cynophile de l armée de terre (132 e BCAT) est un bataillon d appui des unités d infanterie. Avec ses chiens de guerre, il prend part aux missions de reconnaissance, d investigation et d intervention des unités, en fournissant notamment un appui spécialisé dans la détection et la recherche d explosifs. Certaines équipes sont entraînées à la recherche d armement et de produits stupéfiants. Depuis la première guerre mondiale, les chiens militaires sont récompensés au même titre que les combattants pour leurs actions héroïques. Lors des prises d armes, ils portent un plastron adapté sur lequel sont agrafées leurs décorations. Le bataillon est présent de façon continue sur différents théâtres d opération et notamment en Afghanistan, au Liban, en Côte d Ivoire et au Mali. Effectif défilant : 77 militaires et 76 chiens. Autorité défilant en tête : colonel Pascal Florin, chef de corps du 132 e BCAT. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 70 cadres et militaires du rang. 50 - Le bataillon a hérité du drapeau du 132 e régiment d infanterie qui porte dans ses plis 7 noms de bataille dont LES ÉPARGES 1915, L AISNE 1917 et PICARDIE 1918. - À partir de 1915, plusieurs chiens sont décorés de la Croix de guerre 1914-1918 pour avoir sauvé des «Poilus» ensevelis dans les tranchées. - Le 132 e BCAT a été décoré de la Croix de la Valeur militaire à la suite de son engagement en Afghanistan. - Lors des mouvements d ordre serré, les maîtres de chiens ne sont pas au portez-armes car ils doivent pouvoir conduire leur chien de la main gauche, tout en gardant la cadence par le balancement du bras droit. Seul le garde au drapeau ne conduit pas de chien. Les chiens défilant sont de races malinois, tervueren et berger allemand. À PIED

MODULE RÉSERVE MILITAIRE Lieux d implantation : Fort Neuf de Vincennes (Paris) pour le Bataillon de réserve Île-de-France (BR-IDF) ; Montlhéry (Essonne) pour le 121 e Régiment du train (121 e RT) ; Nîmes pour le 503 e Régiment du train (503 e RT) ; Auxonne (Côte-d Or) pour le 511 e Régiment du train (511 e RT) ; Brie (Charente) pour le 515 e Régiment du train (515 e RT). Devise : «Sans égal» pour le BR-IDF ; «Transporte et combats» pour le 121 e RT ; «Labor omnia vincit» (Par l effort, la victoire toujours) pour le 503 e RT ; «Passe toujours» pour le 511 e RT ; «Élégance et rapidité» pour le 515 e RT. Subordination organique : 1 re Brigade logistique (1 re BL). Mission : la réserve militaire, composée de citoyens volontaires ayant reçu une formation militaire, renforce les capacités de l armée française en participant à des missions nécessitant des savoirs spécialisés ou des effectifs plus importants, mais aussi en assurant la relève sur le territoire national lorsque les unités d active sont engagées en opération extérieure. Le BR-IDF, qui défile en tête, a pour particularité d intervenir à Paris et en Île-de-France, notamment lors de missions Vigipirate ou de manifestations militaires. Il est suivi des fanions et réservistes des unités de la 1 re BL. Effectif défilant : 91. Autorité défilant en tête : lieutenant-colonel Gérald Orlik, commandant le BR-IDF. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 10 cadres ; 30 cadres et militaires du rang ; 4 cadres ; 4 fanions suivis de 36 cadres et militaires du rang des unités de réserve de la 1 re BL. 51 - Le BR-IDF est héritier du 24 e régiment d infanterie ou régiment Royal, dont la création remonte à 1656. Rattaché depuis juillet 2013 à la 1 re BL, le BR-IDF s est ainsi vu doté des traditions du régiment Royal, et notamment de son drapeau qui porte dans ses plis 8 noms de bataille dont LES DEUX-MORINS 1914, ARTOIS 1915 et L AISNE 1918. - De la III e République jusqu à la suspension de la conscription en 1997, la réserve militaire a fonctionné selon le principe d une réserve de masse constituée d anciens appelés du contingent. Au déclenchement de la première guerre mondiale, plus de 600 000 réservistes répondent à l appel de la mobilisation générale. - Le BR-IDF, qui compte un effectif de 1 700 hommes, est la plus grande unité de réserve de l armée de terre. À PIED

8 E RÉGIMENT DE PARACHUSTISTES D INFANTERIE DE MARINE Lieu d implantation : Castres (Tarn). Effectif total de l unité : 1 039. Date de création : 1951. Devise : «Volontaire». Subordination organique : 11 e brigade parachutiste, Toulouse (Haute-Garonne). Mission : le 8 e Régiment de parachutistes d infanterie de marine (8 e RPIMa) est spécialisé dans le combat aéroporté qui met en œuvre trois modes d action spécifiques : le saut en parachute, le poser d assaut et l héliportage. Cette spécificité permet ainsi de saisir très rapidement une zone puis d en assurer le contrôle en appliquant les savoir-faire de l infanterie traditionnelle et motorisée. Équipé du système FÉLIN et du nouveau parachute de l armée française, l ensemble de parachutage du combattant, le 8 e RPIMa est aussi un régiment de prévention et de gestion des crises dans les missions de rétablissement ou de maintien de la paix. Le 8 e RPIMa a récemment été déployé en Centrafrique dans le cadre de l opération Sangaris. Effectif défilant : 97. Autorité défilant en tête : colonel Vincent Tassel, chef de corps du 8 e RPIMa. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 6 cadres ; 84 cadres et militaires du rang. In memoriam Au cours des douze derniers mois, deux militaires du 8 e RPIMa ont payé de leur vie leur engagement en Centrafrique dans le cadre de l opération Sangaris. 52 - Installé à Castres depuis 50 ans, le 8 e RPIMa a noué un lien particulier avec sa garnison, devenue sa ville marraine en 1997. À PIED

FUSILIERS MARINS ET COMMANDOS MARINE Lieux d implantation : ensemble des implantations de la marine nationale pour les fusiliers marins ; Lorient (Morbihan) ; Saint- Mandrier (Var) pour les commandos marine. Effectifs : 2 500 pour les fusiliers marins ; 400 pour les commandos marine. Dates de création : 1622 pour les fusiliers marins ; 1941 pour les commandos marine. Subordination organique : force des fusiliers marins et commandos marine. Missions : les fusiliers marins veillent en permanence à la protection des points d intérêt vitaux et installations prioritaires de défense confiés à la marine nationale. Formés à l École des fusiliers marins à Lorient, ils sont amenés à renforcer l équipage des navires de la marine nationale mais également des bateaux civils dans les zones à risque du globe. Les fusiliers sont aujourd hui les référents de la sécurité maritime et de la protection des navires battant pavillon français. Les fusiliers marins disposent également d une expertise en matière de cynotechnie. Héritiers des commandos du commandant Philippe Kieffer, les 6 unités de commandos marine constituent la composante maritime des forces spéciales. Mis à disposition du Commandement des opérations spéciales (COS), les commandos marine interviennent depuis 1992 sur tous les théâtres d opération ouverts par le COS selon trois modes d action : les opérations en haute mer, les actions vers la terre et les opérations spéciales à terre. Leurs principales missions sont la lutte contre les narcotrafiquants, la piraterie maritime et la reconnaissance des plages de débarquement. Effectif défilant : 87. Autorité défilant en tête : le capitaine de vaisseau Sébastien Houel, commandant l École des fusiliers marins et commandos marine. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau du 1 er régiment de fusiliers marins ; deux cadres suivis du fanion du groupement des fusiliers marins de Toulon et de celui du commando Kieffer ; 2 blocs de 36 fusiliers marins et 36 commandos marine. 53 - Le drapeau du régiment de fusiliers marins porte dans ses plis 11 noms de bataille dont DIXMUDE 1914, YSER 1914-1915, LONGEWAEDE 1917, HAILLES 1918 et MOULIN DE LAFFAUX 1918. Remis en 1915 aux fusiliers marins par le Président de la République Raymond Poincaré, le drapeau du 1 er régiment de fusiliers marins est l un des trois drapeaux les plus décorés de France. - Créée en 1941 en Grande-Bretagne par le lieutenant de vaisseau Philippe Kieffer, la première unité de commandos marine français est composée d hommes d horizons divers, volontaires pour participer au stage commando britannique qui forme les unités d élites du pays. Les 177 commandos marine sont les seuls militaires français à avoir débarqué sur les plages normandes le 6 juin 1944. Ces hommes sont porteurs du béret vert (insigne à gauche, en héritage du creuset britannique) qui s acquiert à la réussite du stage commando. À PIED

BÂTIMENT DE PROJECTION ET DE COMMANDEMENT DIXMUDE Lieu d implantation : Toulon. Effectif total de l unité : 177. Date d admission au service actif : 2012. Subordination organique : Force d action navale (FAN), Toulon. Mission : le Bâtiment de projection et de commandement Dixmude (BPC Dixmude) est un bâtiment de combat amphibie polyvalent, pouvant projeter à terre jusqu à 110 véhicules blindés ainsi que 450 soldats. Capable d accueillir des états-majors conduisant des opérations navales, terrestres et aériennes depuis la mer, le BPC Dixmude peut embarquer jusqu à 16 aéronefs de types Tigre ou Caïman, servant ainsi de porte-hélicoptères d assaut. Les capacités du bâtiment incluent aussi bien le combat de haute intensité impliquant la mise en œuvre de forces spéciales que l évacuation de ressortissants ou l assistance aux populations sinistrées. Dans cet objectif, le BPC Dixmude dispose d une capacité de traitement et d hospitalisation des blessés pouvant être assimilée à celle d un hôpital de campagne avec notamment deux blocs chirurgicaux, une salle de radiologie, un cabinet dentaire, un scanner de dernière génération et un plateau technique de 69 lits médicalisés. Autorité défilant en tête : capitaine de vaisseau Pierre de Briançon, commandant le BPC Dixmude. Effectif défilant : 72. Composition/articulation : le chef de détachement ; le fanion et sa garde ; 4 cadres ; 64 cadres et matelots. 54 - L année 2014 célèbre le centenaire de la bataille de Dixmude durant laquelle une brigade de 6 000 fusiliers marins, associée à 2 000 tirailleurs sénégalais et 5 000 soldats belges, a arrêté la progression de 30 000 puis 50 000 soldats allemands sur le front de l Yser en octobre 1914. Devant résister 4 jours, ils ont tenu plus de 3 semaines. À PIED

FRÉGATE TYPE LA FAYETTE GUÉPRATTE Lieu d implantation : Toulon. Effectif total de l unité : 145. Date d admission au service actif : 2001. Subordination organique : FAN. Mission : endurante et dotée d une excellente autonomie, la Frégate type La Fayette Guépratte (FLF Guépratte) peut être déployée seule ou s intégrer à une force navale nationale ou alliée. La frégate tire un avantage tactique de sa furtivité, de ses capacités de détection radar et de guerre électronique, mais également d importants moyens de transmissions. La FLF Guépratte, qui accueille un hélicoptère embarqué et bénéficie de l armement nécessaire à son autodéfense, peut se voir confier des missions en précurseur d une force navale, des opérations avancées lors d une manœuvre amphibie, mais également des opérations spéciales. Autorité défilant en tête : capitaine de vaisseau Benoît Hédé Haüy, commandant la FLF Guépratte. Effectif défilant : 64. Composition/articulation : le chef de détachement ; le fanion et sa garde ; 4 cadres, 56 cadres et matelots. 55 - La FLF Guépratte s est vu décerner la Croix de la Valeur militaire avec palme à titre collectif pour son action dans le cadre de l opération Harmattan, au large de la Libye, du 6 juin au 2 juillet 2011. - Le vice-amiral Émile Guépratte (1856-1939) est une figure marquante de la marine nationale au cours de la première guerre mondiale. Après plusieurs campagnes en Afrique du Nord et en Extrême-Orient, il prend le commandement des bâtiments français durant la bataille des Dardanelles (1915), durant laquelle il se distingue par sa bravoure. Impressionnés par sa vaillance, les Anglais le surnomment le «mangeur de feu» ( «Fire eater»). Il est inhumé aux Invalides. À PIED

FORCES AÉRIENNES STRATÉGIQUES Lieux d implantation : Commandement : Villacoublay. Centre d opérations : Taverny (Val-d Oise). EC 1/91 «Gascogne» : Saint-Dizier. EC 2/4 «La Fayette», GRV 2/91 «Bretagne», escadron de soutien technique spécialisé : Istres (Bouches-du-Rhône). Autres unités : Avord (Cher), Brétigny (Essonne). Effectif total de l unité : 1 350. Date de création : 1964. Subordination organique : chef d état-major de l armée de l air. Mission : depuis 50 ans, les Forces aériennes stratégiques (FAS) assurent de manière permanente et sans discontinuité le contrat de posture de dissuasion nucléaire fixé par le Président de la République. Cette mission s illustre au sol par un déploiement sur le territoire national qui se trouve ainsi sanctuarisé, et en vol par l aptitude à frapper à longue distance sous faible préavis. Les moyens des FAS contribuent aussi à toutes les missions conventionnelles, comme en Libye en 2011 et au Mali depuis 2013. Les Rafale des FAS assurent aussi la posture permanente de sûreté. Les C-135 ravitaillent l ensemble des avions français et étrangers. Ils sont aussi aptes à effectuer des missions de transport logistique, d évacuation sanitaire et de service public. Effectif défilant : 98. Autorité défilant en tête : général de corps aérien Patrick Charaix, commandant les FAS. Composition/articulation : le chef de détachement ; les drapeaux des trois bases aériennes à vocation nucléaire (Saint-Dizier, Avord et Istres) et leur garde ; 1 cadre, 14 pilotes et navigateurs ; 64 cadres et militaires. 56 - La dissuasion nucléaire française est devenue une réalité le 8 octobre 1964, lors de la première prise d alerte d un Mirage IV armé. Sans discontinuité depuis, les FAS assurent cette mission avec les Mirage 2000 N et Rafale biplace équipés du missile ASMPA, et les ravitailleurs C-135. À PIED

BASE AÉRIENNE 118 Lieu d implantation : Mont-de-Marsan (Landes). Effectif total de l unité : 3 200. Date de création : 1945. Subordination organique : commandement des forces aériennes, Dijon (Côte-d Or). Mission : la Base aérienne 118 (BA 118) Colonel Rozanoff abrite un centre de détection et de contrôle qui scrute le quart sud-ouest de la France, un escadron de défense sol-air armé de missiles Aster 30 et le Centre d expériences aériennes militaires (CEAM) qui a pour mission l étude et l expérimentation des futurs équipements de l armée de l air. Ainsi, l escadron de chasse et d expérimentation 5/330 Côte d Argent est équipé de plusieurs avions de chasse utilisés pour la mise au point des nouveaux armements et, de la même manière, l escadron de programmation et d instruction en guerre électronique 07/330 a en charge l expérimentation et la programmation des systèmes d autoprotection des aéronefs. L escadron de chasse 2/30 Normandie-Niemen et de l escadron de reconnaissance 2/33 Savoie, stationnés sur la BA 118, contribuent au dispositif de posture permanente de sûreté, garante de la souveraineté de l espace aérien français, et peuvent également être engagés en opération extérieure sur court préavis. Effectif défilant : 73. Autorité défilant en tête : colonel Emmanuel Vialle, commandant la base aérienne. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 6 cadres ; 60 cadres et militaires (bloc formant une aile delta). 57 - Le terrain d aviation de Mont-de-Marsan est militarisé de 1914 à 1918. Occupées par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale, les infrastructures sont utilisées dès 1945 pour recréer le CEAM. La base devient l ossature de la dissuasion française en 1964 avec la première prise d alerte nucléaire sur Mirage IV. - Le 13 juin 2014, la BA 118 a célébré le retrait définitif du service du dernier avion de chasse Mirage F1 dont la mission principale était la reconnaissance. Cette mission est désormais assurée par les Rafale/Reco NG et les drones MALE. À PIED

BASE AÉRIENNE 709 Lieu d implantation : Cognac-Châteaubernard (Charente). Effectif total de l unité : 1 300. Date de création : 1938. Subordination organique : DRHAA. Mission : la Base aérienne 709 (BA 709) Commandant Ménard soutient l activité de l École de pilotage de l armée de l air (EPAA) et de l escadron de drones 01.033 «Belfort» implanté sur la base depuis 2009. La BA 709 assure également la préparation opérationnelle du personnel régulièrement engagé en mission sur le territoire national et sur les théâtres d opération extérieure (Pamir en Afghanistan, Harmattan en Libye et Serval au Mali). Dans le cadre d exercices particuliers, la base aérienne accueille des unités de passage tout au long de l année : détachement de l école de pilotage belge, campagnes de sauts en parachute au profit de l armée de terre et des forces spéciales, campagne de tir de l aéronautique navale et permanence opérationnelle. Effectif défilant : 73. Autorité défilant en tête : colonel Antoine Guillou, commandant la BA 709. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 6 cadres ; 60 sous-officiers et militaires techniciens de l air (bloc formant une aile delta). 58 - L EPAA forme chaque année plus de 100 élèves pilotes dont une dizaine d étrangers. La formation proposée s échelonne sur une durée de 13 à 15 mois. À PIED

HÔPITAL MILITAIRE DE CAMPAGNE DE KAIA Lieu d implantation : Kaboul, Afghanistan. Date de création : 2009. Mission : l Hôpital médico-chirurgical de Kabul International Airport (HMC KAIA) est une structure multinationale Otan. La France, qui en a reçu la responsabilité en 2010, a réduit progressivement son effectif conformément à sa planification de désengagement pour en laisser le commandement à l armée américaine à l été 2014. Organisé en services spécialisés (urgences, chirurgie viscérale et orthopédique, scanner ), l HMC KAIA est doté des outils les plus modernes. Le détachement français y a assuré une mission de soutien santé au profit de la FIAS et des forces armées afghanes, pouvant déployer simultanément 3 équipes chirurgicales et accueillir plus d une trentaine de patients. L HMC KAIA apporte également une aide médicale régulière à la population et permet d accueillir près de 300 Afghans chaque semaine. Effectif défilant : 42. Autorité défilant en tête : médecin-chef Alain Puidupin, chef du service des urgences de l hôpital d instruction des armées Lavéran, Marseille (Bouches-du-Rhône). Composition/articulation : le chef de détachement ; le fanion ; 40 cadres et militaires du rang du service de santé des armées. 59 - Les 40 militaires qui défilent, issus de toutes les spécialités médicales de l HMC KAIA, y ont exercé un mandat depuis sa création en 2009. - Le médecin-chef Puidupin, qui défile en tête du détachement, a effectué 3 mandats à l HMC KAIA et y a conduit le changement de configuration de janvier à mars 2014, avant de passer le relais au dernier médecin-chef. À PIED

DRAPEAU DE LA DIRECTION GÉNÉRALE DE LA POLICE NATIONALE Lieu d implantation : Paris. Effectif total de l unité : 1 274. Date de création : 1976. Subordination organique : Direction générale de la police nationale (DGPN), Paris. Mission : créée par le ministre de l Intérieur Michel Poniatowski, la sous-direction de la sûreté assure la protection et la surveillance des sites du ministère de l Intérieur. Elle est également responsable de la mise en place des services d honneur du ministère et se trouve chargée de la garde au drapeau de la police nationale. Effectif défilant : 7. Autorité défilant en tête : commissaire divisionnaire Jérôme Bonet, chef du service d information et de communication de la police nationale. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde. 60 - Lors du défilé, la garde du drapeau de la DGPN arbore une coiffe de type «shako» comportant un plumet dont le coloris diffère en fonction du grade : bleu, blanc, rouge pour le lieutenant de police, bleu pour les cadres et gardiens de la paix. À PIED

ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DE LA POLICE Lieux d implantation : Saint-Cyr-au-Mont-d Or (Rhône) et Cannes-Écluse (Seine-et-Marne). Effectif total de l unité : 123. Date de création : 1941. Subordination organique : DGPN. Mission : l École nationale supérieure de la police (ENSP) a pour vocation de concevoir, de dispenser et de promouvoir les formations initiales et continues au profit des commissaires et des officiers de la police nationale. L école dispose, en outre, d un centre d information et de conseil aux élus locaux et aux cadres supérieurs d entreprises publiques impliquées dans le champ de la sécurité intérieure. Dans le domaine de la coopération internationale, elle délivre une formation de haut niveau à destination de cadres supérieurs de police venus du monde entier et participe activement aux organes européens de formation. Durée des formations : 2 ans pour les élèves commissaires ; 18 mois pour les élèves officiers de police. Effectif défilant : 108. Autorité défilant en tête : commissaire divisionnaire Alain Payet, chef du département des formations de l ENSP. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 2 cadres ; 40 élèves commissaires ; 3 cadres et 56 élèves officiers de police. 61 - La 18 e promotion a pour nom de baptême Capitaine Cyril Genest et Lieutenant Boris Voelkel. Ces deux officiers de police,de la brigade anticriminalité de nuit de Paris, sont décédés en décembre 2013, victimes du devoir dans l accomplissement de leur mission. - L ENSP est dirigée par une femme, Hélène Martini, inspectrice générale des services actifs de la police nationale. À PIED

ÉCOLES NATIONALES DE POLICE DE ROUEN-OISSEL ET SAINT-MALO Lieux d implantation : Oissel (Seine-Maritime) ; Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Effectif total des unités : 147 pour l École nationale de police (ENP) de Rouen-Oissel ; 92 pour l ENP de Saint-Malo. Dates de création : 1997 pour l ENP de Rouen-Oissel ; 1988 pour l ENP de Saint-Malo. Devises : «Former pour servir» pour l ENP de Rouen-Oissel ; «Semper fidelis» (Toujours fidèle) pour l ENP de Saint-Malo. Subordination organique : direction de la formation et du développement des compétences de la police nationale, Lognes (Seine-et-Marne). Missions : les ENP forment les élèves gardiens de la paix, les Cadets de la République et les adjoints de sécurité. Elles participent également à la formation continue de fonctionnaires du corps d encadrement et d application de la police nationale. L ENP de Saint-Malo organise également des stages destinés à des policiers étrangers. Durée des formations : 1 an pour les gardiens de la paix et les Cadets et 14 semaines pour les adjoints de sécurité. Effectif défilant : 144. Autorité défilant en tête : le commissaire Dominique Druais, directeur de l ENP de Rouen-Oissel. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 6 cadres et 80 élèves gardiens de la paix ; 3 cadres et 48 Cadets de la République. 62 - Depuis 1998, l ENP de Rouen-Oissel a formé près de 20 000 personnes. - Les Cadets de la République relèvent du plan Égalité des chances, qui a pour but de permettre à des jeunes non titulaires du baccalauréat d intégrer l institution policière. Une scolarité d un an leur est proposée pour préparer le concours de gardien de la paix, en partenariat avec le ministère de l Éducation nationale, de l Enseignement supérieur et de la Recherche. Ces jeunes se voient ainsi dispenser des cours de remise à niveau en français,en anglais, en culture générale et acquièrent des notions de droit. Ils suivent également des cours d armement, des séances de tir et de sport. À PIED

ÉCOLE NATIONALE SUPÉRIEURE DES OFFICIERS DE SAPEURS-POMPIERS Lieux d implantation : Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) pour le pôle pédagogique ; Vitrolles (Bouches-du-Rhône) pour le plateau technique ; Paris pour l enseignement de la prévention. Effectif total de l unité : 182. Date de création : 2004. Devise : «Cultiver le passé, enfanter l avenir, tel est notre présent». Subordination organique : ministère de l Intérieur. Mission : l École nationale supérieure des officiers de sapeurspompiers (ENSOSP) assure la formation initiale et continue des 25 000 officiers de sapeurs-pompiers français professionnels ou volontaires ainsi que du service de santé des armées (la formation aux emplois de direction jusqu à l emploi de directeur départemental, les formations au risque technologique ou à la prévention de l incendie mais aussi la formation d infirmiers, de médecins, de pharmaciens et de vétérinaires du service de santé des armées). L école est en charge de l organisation, en matière d incendie et de secours, de formations destinées notamment aux élus, aux fonctionnaires, aux cadres des entreprises et aux experts français ou étrangers. Enfin, elle développe deux pôles complémentaires : un pôle «recherche et développement» et un pôle «action internationale» dans les domaines de l incendie et du secours. Durée des formations : 32 semaines pour la formation d intégration de lieutenants de sapeurs-pompiers professionnels ; 18 semaines pour la formation d intégration du service de santé et de secours médical. Effectif défilant : 91. Autorité défilant en tête : colonel François Pradon, directeur adjoint et directeur des études de l école. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 6 cadres et 78 élèves. 63 - Le casque Franck 1933, porté par les officiers de l ENSOSP depuis 2012, est inspiré du casque des Poilus de 1914-1918. Il a été porté par les sapeurs-pompiers en opération pendant plus d un demi-siècle et a été remplacé en 1985 par le casque F1. Bien que son usage n ait plus cours en intervention, il reste un symbole fort et est porté lors des cérémonies officielles. - 5 200 officiers ont été formés cette année à l ENSOSP. - L ENSOSP, créée il y a 10 ans, a pris la suite de l École nationale des sapeurs-pompiers. - Les officiers du service de santé et de secours médical portent un képi rouge, à la différence des officiers de sapeurspompiers qui portent un képi noir. À PIED

SAPEURS-POMPIERS TERRITORIAUX DE LA ZONE DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ NORD Lieux d implantation : les volontaires présents sont issus des différents Services départementaux d incendie et de secours (SDIS) de la zone de défense et de sécurité Nord : Aisne, Nord, Oise, Pas-de-Calais et Somme. Date de création : le bataillon de France a été créé 19 mars 2014 pour le défilé du 14 Juillet. Subordination : les SDIS sont des établissements publics financés par les collectivités locales et administrés par des élus locaux sous l autorité du président du conseil général. Sur le plan opérationnel, ils sont rattachés au ministère de l Intérieur à travers la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises et sont sous la responsabilité du préfet de département. Mission : les SDIS concourent, avec les autres services et professionnels concernés, à la protection et à la lutte contre les accidents, sinistres et catastrophes, à l évaluation et à la prévention des risques technologiques ou naturels ainsi qu au secours d urgence. Les sapeurs-pompiers se chargent de la protection générale des populations en lien avec la sécurité intérieure et la défense civile, afin de prévenir, protéger et lutter contre les incendies. Ils ont également pour mission la prévention et l évaluation des risques de sécurité civile, la préparation des mesures de sauvegarde et l organisation des moyens de secours, la protection des biens et de l environnement et ils portent assistance aux personnes victimes d accidents, de sinistres ou de catastrophes en assurant également leur évacuation. Autorité commandant l unité : le colonel Gilles Grégoire, directeur du SDIS de l Oise. Effectif défilant : 90. Composition et articulation : le chef de détachement ; le fanion et sa garde ; 14 cadres et 72 sapeurs-pompiers. In memoriam Au cours des douze derniers mois, huit sapeurs-pompiers territoriaux sont décédés en service commandé. 64 - Le bataillon de France est constitué de 80 % de sapeurs-pompiers volontaires et 20 % de sapeurs-pompiers professionnels avec une représentativité féminine de 10 %. - Les sapeurs-pompiers effectuent 11 658 interventions par jour, soit 1 toutes les 7 secondes. - Il y a 240 000 sapeurs-pompiers territoriaux en France. À PIED

BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS Lieux d implantation : Paris et les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). Effectif total de l unité : 8 700. Date de création : 1811. Devise : «Sauver ou périr». Subordination organique : préfet de police de Paris. Mission : la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) a pour mission le secours, la défense contre les incendies et la lutte contre les sinistres, catastrophes et risques technologiques et urbains, dont les risques NRBC (nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques). Les pompiers reçoivent des formations spécifiques, en secourisme et dans la spécialité incendie-sauvetage. Intervenant dans une mégalopole de près de 7 millions d habitants, les sapeurspompiers de Paris sont des spécialistes du risque et du secours. La couverture opérationnelle interdépartementale de la brigade Paris et les trois départements de la petite couronne est un cas unique en France. Effectif défilant : 116. Autorité défilant en tête : colonel Christophe Varennes, chef de corps du groupement de formation instruction et de secours. Composition/articulation : le chef de détachement ; le fanion et sa garde ; 4 cadres ; 108 sous-officiers et sapeurs-pompiers. 65 - La brigade a été créée par décret impérial par Napoléon I er, qui confia la lutte contre les feux à Paris à un corps militaire, le bataillon de sapeurs-pompiers de Paris. - En 2012, la BSPP est intervenue près de 500 000 fois (soit 1 intervention toutes les minutes, dont 80 % environ représentent les secours à la personne), dans le cadre de plus de 200 types d interventions différentes. - Sa zone de compétence, la plus dense de France, concentre sur une superficie de 800 km² une population d environ 7 millions d habitants à laquelle se rajoutent quotidiennement 2 millions de Franciliens ainsi que 25 millions de touristes par an. À PIED

PIONNIERS DU 1 ER RÉGIMENT ÉTRANGER Lieu d implantation : Aubagne (Bouches-du-Rhône). Effectif total de l unité : 30. Date de création : 1841. Devise : «Honneur et fidélité» (devise de la Légion étrangère). Subordination organique : 1 er Régiment étranger (1 er RE), Aubagne. Mission : les pionniers illustrent la tradition des soldats bâtisseurs du légionnaire qui, une fois les combats terminés, sont chargés de l entretien du quartier. Les pionniers regroupent par conséquent les représentants de tous les corps de métier du bâtiment (maçons, peintres, plombiers, menuisiers ). Engagés en avant des troupes, ils formaient et forment encore aujourd hui les têtes de colonne ouvrant le passage au reste du peloton. Effectif défilant : 39 (9 légionnaires du 1 er RE complètent les pionniers pour former ce peloton). Autorité défilant en tête : adjudant Stéphane Somny, chef de section des pionniers du 1 er RE. Composition/articulation : le chef de détachement ; 3 cadres ; 36 caporaux-chefs, caporaux et légionnaires. 66 - Les sapeurs de la Légion étrangère sont reconnaissables à leur barbe, à leurs gants à crispin ainsi qu à leur tablier de buffle de couleur fauve pour les régiments de métropole, ou de couleur blanche pour les unités d outre-mer. Ils défilent la hache sur l épaule, en tête de troupe, rappelant la vocation de soldat bâtisseur du légionnaire. - Plus qu une simple caractéristique, le port de la barbe est une tradition héritée des sapeurs de la Grande Armée. La légende veut que les sapeurs faisaient le serment de ne plus se raser s ils revenaient vivants des combats dans lesquels ils étaient particulièrement exposés. À PIED

MUSIQUE DE LA LÉGION ÉTRANGÈRE Lieu d implantation : Aubagne. Effectif total de l unité : 61. Date de création : 1841. Subordination organique : 1 er RE. Mission : la musique de la Légion étrangère contribue au rayonnement de cette dernière en France et à l étranger en respectant fièrement les traditions légionnaires. Requise pour les prestations militaires mais aussi souvent sollicitée dans les festivals civils, nationaux ou internationaux, elle concourt à l image d excellence de la Légion étrangère. En formation de défilé, les troupes à pied défilent à la cadence de 120 pas à la minute. La Légion étrangère a la particularité de défiler à la cadence de 88 pas à la minute, ce qui lui vaut de clôturer traditionnellement le défilé des troupes à pied. Effectif défilant : 57. Autorité défilant en tête : adjudant-chef Jérôme Dumont, tambour-major (le chef de musique hors classe Émile Lardeux, chef de la musique de la Légion étrangère, défile au premier rang, derrière le tambour-major). Composition/articulation : le chef de détachement ; la musique défile sur 5 colonnes en 2 blocs constituant la batterie (tambours, clairons et fifres) et l harmonie. Ces 2 blocs sont séparés par le chapeau chinois. 67 - En 1914, à la déclaration de la première guerre mondiale, la musique de la Légion étrangère est dissoute et ses légionnaires rejoignent le front aux côtés de leurs camarades des unités d infanterie. La musique sera reconstituée dès l Armistice. Il en sera de même lors de la seconde guerre mondiale. - Aux alentours de 1860, monsieur Wilhem, chef de la musique de la Légion étrangère, composera Le Boudin, qui deviendra la marche officielle de la Légion étrangère. Les paroles actuelles seront adoptées vers 1870. À PIED

1 ER RÉGIMENT ÉTRANGER DE GÉNIE Lieu d implantation : Laudun (Gard). Effectif total de l unité : 850. Date de création : 1984. Devise : «Fier de son passé, confiant dans l avenir». Subordination organique : 6 e BLB. Mission : le 1 er Régiment étranger de génie (1 er REG) a pour mission de fournir aux régiments de la 6 e BLB l appui nécessaire à la mobilité, à la contre-mobilité et à l aide au déploiement d urgence. Le 1 er REG développe ses savoir-faire en zone urbaine dans un environnement systématiquement numérisé. Depuis sa création il y a 30 ans, le 1 er REG a participé à la plupart des conflits dans lesquels la France a été engagée ainsi qu à de nombreuses interventions à caractère humanitaire. Il a récemment été engagé dans les opérations Serval au Mali et Sangaris en Centrafrique. Effectif défilant : 109. Autorité défilant en tête : colonel Alexandre Coulet, chef de corps du 1 er REG. Composition/articulation : le chef de détachement ; le drapeau et sa garde ; 6 cadres ; 96 cadres et légionnaires. 68 - Les militaires spécialistes du 1 er REG sont régulièrement engagés sur le territoire national dans le cadre du secours et de l aide à la population, comme ce fut le cas lors des inondations de la Somme, du Gard ou du Var mais également à la suite du passage de la tempête Xynthia. À PIED

SOMMAIRE DU DÉFILÉ HÉLICOPTÈRES 60 e anniversaire de l aviation légère de l armée de terre........................................ 70 Défilé hélicoptères............................................................................ 71 DÉFILÉ HÉLICOPTÈRES

60 E ANNIVERSAIRE DE L AVIATION LÉGÈRE DE L ARMÉE DE TERRE Le 22 novembre 1954, la fusion du 1 er groupe d hélicoptères avec l aviation légère d observation d artillerie donne naissance à l Aviation légère de l armée de terre (ALAT). Créée sur les théâtres d opération pour répondre aux besoins opérationnels, l ALAT a démontré dans ses derniers engagements (Afghanistan, Libye, Côte d Ivoire, Mali, Centrafrique) sa maturité, façonnée par l arrivée de nouveaux appareils, et sa capacité à combattre de nuit. Représentant parfaitement «l armée puissante et moderne», thème du défilé 2014, cette ALAT combattante se caractérise par un haut niveau de technologie et par son savoir-faire tactique reposant sur un personnel bien formé, bien entraîné et régulièrement engagé. Forte de 5 000 femmes et hommes, l aviation légère de l armée de terre dispose aujourd hui de plus de 300 hélicoptères et d une quinzaine d avions. Elle est constituée d un commandement basé à Vélizy- Villacoublay, d une composante forces avec le 1 er Régiment d hélicoptères de combat (1 er RHC) de Phalsbourg, le 3 e RHC d Étain, le 5 e RHC de Pau sous le commandement du chef de la division aéromobilité du commandement des forces terrestres, auxquels s ajoute une composante forces spéciales avec le 4 e régiment d hélicoptères des forces spéciales de Pau, d une composante soutien avec le 9 e bataillon de soutien aéromobile de Montauban et d une composante formation avec l École de l aviation légère de l armée de terre implantée sur les sites de Dax et du Cannet-des-Maures. À l occasion de son 60 e anniversaire, l ALAT est mise à l honneur lors du défilé. Ses participations au défilé aérien (1 er RHC) et à pied (3 e RHC) permettent d illustrer et d honorer ses engagements. 70 DÉFILÉ HÉLICOPTÈRES

DÉFILÉ HÉLICOPTÈRES ARMÉE DE TERRE SAUVEGARDE TERRESTRE - 1 Gazelle (1er Régiment d hélicoptères de combat [RHC], Phalsbourg) - 1 Puma treuil (1er RHC, Phalsbourg) - 1 Puma GIGN (groupe interarmées d hélicoptères, Villacoublay) CENTRES DE FORMATION - 1 Caïman (centre de formation interarmées NH90, Le Cannet-des-Maures) - 1 Tigre Hélicoptère appui-protection (HAP) (École franco-allemande du Tigre [EFA], Le Cannet-des-Maures) - 1 Tigre UHT allemand (version appui antichar)(efa) 60e ANNIVERSAIRE DE L AÉROCOMBAT t SOUS-GROUPEMENT AÉROMOBILE ATTAQUE RECONNAISSANCE OFFENSIVE - 2 Gazelle (5e RHC, Pau) - 1 Tigre HAP (5e RHC, Pau) - 1 Caracal (4e régiment d hélicoptères des forces spéciales, Pau) 71 ATTAQUE ET DESTRUCTION - 1 Gazelle (1er RHC, Phalsbourg) - 1 Tigre Hélicoptère appui destruction (HAD) (1er RHC, Phalsbourg) - 1 Tigre HAP (5e RHC, Pau) - 1 Puma poste de commandement (5e RHC, Pau) t SOUS-GROUPEMENT AÉROMOBILE ASSAUT MANŒUVRE ET ASSAUT - 1 Cougar (5e RHC, Pau) - 2 Caïman (1er RHC, Phalsbourg) - 1 Puma canon de 20 mm (1er RHC, Phalsbourg) DÉFILÉ HÉLICOPTÈRES

DÉFILÉ HÉLICOPTÈRES EXTRACTION IMMÉDIATE (IMEX) - 1 Gazelle (1er RHC, Phalsbourg) - 1 Puma (Escadron d hélicoptères [EH] 01.067 «Pyrénées») (1er RHC, Phalsbourg) - 1 Tigre HAD (1er RHC, Phalsbourg) ARMÉE DE L AIR SÛRETÉ AÉRIENNE - 3 Fennec dont 1 Fennec MASA (centre d instruction des équipages d hélicoptères BA 115 Orange ; EH 03.067 «Parisis», BA 107 Villacoublay ; EH 05.067 «Alpilles», BA 115 Orange) SOUTIEN À LA POPULATION - 1 Super Puma (EH 01.044 «Solenzara», BA 126 Solenzara-Ventiseri) - 1 Caracal (EH 01.067 «Pyrénées», BA 120 Cazaux) - 1 Puma (EH 01.067 «Pyrénées», BA 120 Cazaux) 72 MARINE NATIONALE COMBAT AÉROMARITIME ET SAUVEGARDE - 1 Caïman (flottille 33F, BAN Lanvéoc-Ploumic) - 1 Panther (flottille 36F, BAN Hyères) - 1 Dauphin (flottille 35F, BAN Hyères) GENDARMERIE NATIONALE - 1 EC145 (base de Villacoublay) - 2 EC135 (bases de Villacoublay et Amiens) SÉCURITE CIVILE - 3 EC145 (base hélicoptère de Paris) DÉFILÉ HÉLICOPTÈRES

SOMMAIRE DES TROUPES MOTORISÉES Escadron motocycliste du centre national de formation à la sécurité routière.................. 74 Escadron motocycliste de la police nationale.................................................. 75 État-major de force n 1....................................................................... 76 7 e brigade blindée............................................................................ 77 61 e régiment d artillerie....................................................................... 78 Escadron d éclairage et d investigation n 1.................................................... 79 7 e bataillon de chasseurs alpins................................................................ 80 92 e régiment d infanterie...................................................................... 81 1 er régiment de chasseurs..................................................................... 82 Module mixte artillerie........................................................................ 83 19 e régiment du génie........................................................................ 84 Module mixte logistique...................................................................... 85 Escadron de détection et de contrôle mobile.................................................. 86 Groupement tactique des systèmes d information et de communications aéronautiques...... 87 Brigade de sapeurs-pompiers de Paris......................................................... 88 MOTORISÉES

ESCADRON MOTOCYCLISTE DU CENTRE NATIONAL DE FORMATION À LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE Lieu d implantation : Fontainebleau (Seine-et-Marne). Effectif total de l unité : 37. Date de création : 1963. Subordination organique : CEGN. Mission : le Centre national de formation à la sécurité routière (CNFSR) a pour mission d assurer prioritairement les formations initiale et continue des motocyclistes et futurs motocyclistes de la gendarmerie nationale, tant dans le domaine technique du pilotage que dans celui des connaissances professionnelles propres au domaine de la sécurité routière et à la législation des transports. Des pays étrangers, de tous les continents, inscrivent également leurs motocyclistes en stage au CNFSR pour se former ou se perfectionner à différentes techniques. De même, des instructeurs du CNFSR sont envoyés régulièrement à l étranger pour former sur place les motocyclistes locaux. Durée de la formation : 12 semaines. Effectif défilant : 41 motos. Autorité défilant en tête : lieutenant-colonel Jean- Pierre Reynaud, commandant le CNFSR. Composition et articulation : le chef de détachement ; 4 officiers commandants de division d instruction ; 16 sousofficiers instructeurs et 20 stagiaires gendarmes venant d achever leur formation initiale de 12 semaines. 74 - C est la troisième année consécutive que le détachement du CNFSR, composé d instructeurs et de jeunes motocyclistes venant d achever leur formation, défilent à l occasion du 14 Juillet. Amener les stagiaires sur les Champs-Élysées dans un exercice difficile de défilé à moto à faible allure (14 km/h) est la démonstration technique des compétences professionnelles enseignées par les instructeurs du CNFSR. - Le CNFSR forme, évalue et perfectionne près de 1 500 stagiaires chaque année. YAMAHA FJR1300 MOTORISÉES

ESCADRON MOTOCYCLISTE DE LA POLICE NATIONALE Lieux d implantation : Paris pour les motocyclistes de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) ; Levallois- Perret (Hauts-de-Seine) pour les motocyclistes de la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité (DCCRS). Dates de création : 1993 pour la DCSP ; 1944 pour la DCCRS. Devises : «Discipline, valeur, dévouement» pour la DCSP ; «Servir» pour la DCCRS. Subordination organique : direction générale de la police nationale. Missions : l escadron motocycliste de la police nationale, comme celui de la gendarmerie nationale, est créé spécifiquement pour le défilé du 14 Juillet. Cet exercice groupé à allure réduite montre la technicité et la précision dispensée dans les centres de formation de la police nationale. Hors défilé, les motocyclistes de la police nationale couvrent tout l éventail des missions d escorte, mais aussi le guidage et la sécurité des convois sensibles. Ils participent également à la régulation du trafic, ainsi qu a la prévention des infractions aux règles de la circulation et à la lutte contre l accidentalité routière, définie comme objectif national. Ces unités peuvent également assurer des services particuliers comme les escortes d ambulances et participent au dispositif de sécurité dans le cadre de sommets internationaux ou d événements de grande ampleur. Effectif défilant : 41 motos. Autorité défilant en tête : capitaine de police Gilles Muller, chef de l unité motorisée de la police nationale zone Est de la DCCRS. Composition/articulation : le chef de détachement ; 40 motocyclistes. 75 - La DCSP dispose de 1 038 motocyclistes répartis dans 117 formations en métropole et outre-mer. - Les motocyclistes défilent sur des Yamaha FJR1300, comme ceux de la gendarmerie nationale. YAMAHA FJR1300 MOTORISÉES

ÉTAT-MAJOR DE FORCE N 1 Lieu d implantation : Besançon (Doubs). Effectif total de l unité : 283. Date de création : 1999. Subordination organique : CFT. Mission : implanté à Besançon, l État-major de force n 1 (EMF1) est une structure qui a pour mission la mise sur pied des systèmes de commandement opérationnel d une division de classe Otan- UE-Onu (20 000 à 30 000 hommes, deux à cinq brigades) dans le cadre d un engagement multinational. Il est également en mesure de commander une opération d un volume compris entre 10 000 et 20 000 hommes sur le territoire national, dans le cadre de catastrophes naturelles ou de crises, ou encore de mettre en place des dispositifs spécifiques pour des événements majeurs tels que des sommets internationaux. Effectif défilant : 6 véhicules. Autorité défilant en tête : général de division Marcel Druart, commandant l EMF1. Composition/articulation : VLRA du chef de détachement ; 1 Véhicule blindé léger long (VBLL) ; 4 VBLL. 76 - L EMF1 mène également des opérations sur le territoire national, notamment dans le cadre du plan Neptune en cas de crue de la Seine, mais aussi pour le défilé du 14 Juillet à Paris, ou pour la sécurisation de grands événements internationaux. - L EMF1 peut être ponctuellement renforcée par 70 militaires de la réserve opérationnelle. VBLL MOTORISÉES

7 E BRIGADE BLINDÉE Lieu d implantation : Besançon. Date de création : 1999. Devise : «Force et audace». Subordination organique : CFT. Mission : forte de 6 860 hommes, la 7 e Brigade blindée (7 e BB) a pour vocation l engagement opérationnel dans un contexte interarmes, national ou international, soit en tant que brigade constituée, soit en fournissant de plus petites unités. Composée de deux régiments de chars de combat et de deux régiments d infanterie mécanisés, la 7 e BB dispose également de capacités lui permettant de mener un combat interarmes. Elle regroupe des moyens uniques au sein de l armée de terre comme le Lance-roquettes unitaire (LRU), le radar de contrebatterie Cobra, le système Sol-air de très courte portée (SATCP) Mistral, et le Pont flottant motorisé du génie (PFM). La 7 e BB a été récemment projetée en Afghanistan, au Tchad et en Côte d Ivoire. Elle est actuellement engagée au Mali dans le cadre de l opération Serval. Effectif défilant : 7 véhicules. Autorité défilant en tête : général François de Laspresle, commandant la 7 e BB. Composition/articulation : Véhicule blindé de combat d infanterie version poste de commandement (VBCI VPC) du chef de détachement ; 2 VAB ; 2 Petits véhicules protégés (PVP) et 2 VAB. 77 - Le général de Lapresle, qui défile en tête des troupes, occupe actuellement le poste de représentant du commandant de la force Serval à Bamako. PVP MOTORISÉES

61 E RÉGIMENT D ARTILLERIE Lieu d implantation : Chaumont-Semoutiers (Haute-Marne). Effectif total de l unité : 735. Date de création : 1910. Devise : «61 e! En avant!». Subordination organique : brigade de renseignement, Haguenau (Bas-Rhin). Mission : le 61 e Régiment d artillerie (61 e RA) est spécialisé dans le domaine de la recherche du renseignement d origine image. Régiment aéronautique de renseignement, il met en œuvre des drones qui permettent d assurer des missions de surveillance et de collecte d informations en temps réel. Le 61 e RA dispose également d un groupe d exploitation d images permettant l élaboration de dossiers renseignement au profit des forces terrestres et de la direction du renseignement militaire. Effectif défilant : 14 véhicules. Autorité défilant en tête : colonel Philippe Jouve, chef de corps du 61 e RA. Composition/articulation : PVP du chef de corps ; PVP porteétendard ; 4 PVP ; 4 véhicules Système de transport et de stockage (STS) transportant un drone de type SDTI ; 2 STS ; 2 véhicules tactiques 6x6 de type GBC 180 transportant un lot d avitaillement carburant et tractant un lanceur de drone Robonic. 78 - L étendard du 61 e RA porte dans ses plis 7 noms de bataille dont SAINT-GOND 1914, L YSER 1914, ARGONNE 1915, VERDUN 1916-1917, LA SOMME 1916 et MONTDIDIER 1918. - Créé en 1910, le 61 e RA est équipé d une quarantaine de canons de 75 mm modèle 1897 et a pour première garnison la ville de Verdun. Son engagement durant la première guerre mondiale fait de lui le seul régiment d artillerie à obtenir le droit au port de la fourragère aux couleurs de la Légion d honneur, ce qui lui vaut le surnom de «Premier de la fourragère». En 1914, les artilleurs du 61 e RA sont surnommés les «Diables noirs» par les soldats allemands, en raison de leur courage, de la couleur de leur uniforme et de la poudre à canon qui noircissait leur visage. - Le 61 e RA dispose d un centre de formation au profit de l ensemble des opérateurs de drones de type DRAC (drone de reconnaissance au contact) ou SDTI. STS transportant un drone de type SDTI MOTORISÉES

ESCADRON D ÉCLAIRAGE ET D INVESTIGATION N 1 Lieu d implantation : Valence. Effectif total de l unité : 81. Date de création : 1914. Devise : «Faire face». Subordination organique : 1 re BM. Mission : unité de renseignement et de manœuvre, l Escadron d éclairage et d investigation n 1 (EEI 1) remplit des missions de recherche et de renseignement tactique au profit de la 1 re BM. Pouvant être engagé de façon autonome jusqu à quarante kilomètres en avant de la brigade, son action vise à déceler les positions adverses, à en déterminer le volume et la nature, mais également à reconnaître les itinéraires au profit des unités. Effectif défilant : 17 véhicules. Autorité défilant en tête : capitaine Joffrey da Silva, commandant l EEI 1. Composition/articulation : VBLL du commandant de l escadron ; 8 VBL équipés d une mitrailleuse 12,7 mm ; 4 VBL équipés d un poste de tir missiles Milan ; 4 VAB. 79 VBL MOTORISÉES

7 E BATAILLON DE CHASSEURS ALPINS Lieu d implantation : Varces-Allières et Risset (Isère). Effectif total de l unité : 1 026. Date de création : 1840. Devise : «De fer et d acier». Subordination organique : 27 e brigade d infanterie de montagne. Mission : le 7 e Bataillon de chasseurs alpins (7 e BCA) est une unité d infanterie spécialisée dans le combat en montagne. Cette spécificité permet à ses soldats d acquérir rusticité, résistance, autonomie et adaptation aux conditions extrêmes. Depuis une trentaine d années, le régiment a été engagé dans de nombreuses opérations extérieures, comme récemment au Mali ou au Tchad. Le 7 e BCA conduit également des missions sur le territoire national telles que Vigipirate, Hephaïstos dans le cadre de la lutte contre les feux de forêts, ou encore Orsec pour le soutien à la population lors de catastrophes naturelles. Effectif défilant : 18 véhicules. Autorité défilant en tête : colonel Lionel Catar, chef de corps du 7 e BCA. Composition/articulation : Véhicule haute mobilité (VHM) du chef de corps ; VHM porte-fanion ; 4 VBL ; 12 VHM. 80 - Surnommés «Diables bleus» par les Allemands durant la première guerre mondiale, d une part pour leur détermination et, d autre part, en référence à la couleur de leur uniforme, les chasseurs du 7 e BCA défilent avec un simple fanion. Il n existe qu un seul drapeau pour l ensemble des chasseurs, gardé à tour de rôle par chacun des bataillons. Ce drapeau est notamment décoré de 7 décorations dont la Croix de guerre 1914-1918 avec 3 palmes. - Le 7 e BCA a conduit jusqu en 2014 l expérimentation tactique du VHM, particulièrement adapté au combat en zone montagneuse hivernale. - Chaque année, les chasseurs du 7 e BCA affrontent les Alpinis de l armée italienne, dans le cadre d un challenge qui permet de confronter leurs savoir-faire en terrain montagneux. VHM MOTORISÉES

92 E RÉGIMENT D INFANTERIE Lieu d implantation : Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Effectif total de l unité : 1 000. Date de création : 1791. Devise : «Debout soldats d Auvergne, debout ça va barder! À moi! Auvergne!» Subordination organique : 3 e brigade légère blindée. Mission : héritier des troupes irlandaises au service du Roi de France, le 92 e Régiment d infanterie (92 e RI), surnommé «régiment d Auvergne», est un régiment d infanterie capable de mener des missions offensives, défensives, de sûreté et d assistance. Les soldats du 92 e RI ont récemment été déployés en Afghanistan et au Mali lors du déclenchement de l opération Serval en 2013. À cette occasion, le VBCI a été engagé pour la première fois sur le continent africain au sein d un groupement tactique interarmes. Le régiment est actuellement déployé en Centrafrique dans le cadre de l opération Sangaris. Effectif défilant : 18 véhicules. Autorité défilant en tête : colonel Nicolas Guisse, chef de corps du 92 e RI. Composition/articulation : VPC du chef de corps ; VBCI portedrapeau ; 4 VPC ; 12 VBCI. 81 - Le drapeau du 92 e RI porte dans ses plis 9 noms de bataille dont YPRES 1914, VERDUN 1916-1917, LA SOMME 1916 et L OURCQ 1918. - Les militaires du 92 e RI sont surnommés les «Gaulois» en référence au site de Gergovie où Vercingétorix infligea la première défaite aux Romains et près duquel le régiment est établi. VBCI MOTORISÉES

1 ER RÉGIMENT DE CHASSEURS Lieu d implantation : Thierville-sur-Meuse (Meuse). Effectif total de l unité : 944. Date de création : 1651. Devise : «Nec terrent nec morantur» (Ni peur ni trépas). Subordination organique : 7 e BB. Mission : le 1 er Régiment de chasseurs (1 er RCh) est un régiment de blindés dont le matériel majeur est le char Leclerc. Caractérisé par sa polyvalence, il peut aussi bien être engagé dans des missions de contrôle de zone, de destruction ou de conquête d objectifs que dans des missions de stabilisation ou de rétablissement de la paix. Toujours engagé dans un cadre interarmes, le 1 er RCh renseigne et combine par ses matériels lourds et légers, mobilité et protection. Cette polyvalence permet au personnel du 1 er RCh d être projeté sur n importe quel théâtre d opération. Effectif défilant : 20 véhicules. Autorité défilant en tête : colonel Nicolas Chabut, chef de corps du 1 er RCh. Composition/articulation : char Leclerc du chef de corps ; char Leclerc porte-étendard ; 2 VPC ; 4 chars Leclerc ; 4 VBL ; 4 chars Leclerc ; 4 VBL. 82 - L étendard du 1 er RCh porte dans ses plis 8 noms de bataille dont FLANDRES 1914 et PICARDIE 1916. Char Leclerc MOTORISÉES

MODULE MIXTE ARTILLERIE Lieux d implantation : Belfort (Territoire de Belfort) pour le 1 er Régiment d artillerie (1 er RA) ; Hyères (Var) pour le 54 e Régiment d artillerie (54 e RA) ; Canjuers pour le 3 e RAMa. Mission : l arme de l artillerie comprend 12 régiments et une école d application implantée à Draguignan. Chargée d appuyer les troupes engagées en opération extérieure, elle coordonne, délivre des feux et met en œuvre l ensemble de ses capacités de renseignement au profit d une action d ensemble, toujours dans un cadre interarmes comme c est le cas au Mali depuis 2012. Ce module met à l honneur trois composantes majeures de l artillerie que sont la contre-batterie avec le 1 er RA doté du Cobra, l appui artillerie sol-sol avec le 3 e RAMa doté du canon Caesar, et la défense sol-air avec le 54 e RA doté du système Mistral. Effectif défilant : 24 véhicules. Autorité défilant en tête : lieutenant-colonel Bernard Raphaël, chef de corps du 1 er RA. Composition/articulation : PVP du chef de détachement ; PVP porte-étendard du 1 er RA ; 3 Cobra du 1 er RA ; PVP du chef de corps du 54 e RA ; PVP porte-étendard du 54 e RA ; 6 VLRA Mistral du 54 e RA ; 3 NC1 CMD3D du 54 e RA ; VAB porte-fanion du 3 e RAMa ; 6 Caesar du 3 e RAMa. 83 - L étendard du 1 er RA porte dans ses plis 10 noms de bataille dont LORRAINE 1914, VERDUN 1916 et MASSIGES 1917-1918 - L étendard du 54 e RA porte dans ses plis 3 noms de bataille de la première guerre mondiale, VERDUN 1916, LA MALMAISON 1917 et FLANDRES 1918. VLRA Mistral MOTORISÉES

19 E RÉGIMENT DU GÉNIE Lieu d implantation : Besançon. Effectif total de l unité : 1 500. Date de création : 1914. Devise : «Entreprendre et réussir». Subordination organique : 7 e BB. Mission : héritier direct des traditions du génie d Afrique, le 19 e Régiment du génie (19 e RG) est le régiment d appui terrain de la 7 e BB. Il fournit aux unités de mêlée un appui à la mobilité et à la contre-mobilité. Le 19 e RG procure également en opération extérieure une aide au déploiement et au déploiement lourd, savoir-faire dont il est l unique détenteur au sein de l armée de terre (production d énergie, réalisation de voies ferrées ou de chantiers de type travaux publics). Au cours de l année 2013, le 19 e RG a été engagé en Afghanistan, en Jordanie, au Liban et au Mali. Effectif défilant : 18 véhicules. Autorité défilant en tête : colonel Philippe Dodane, chef de corps du 19 e RG. Composition/articulation : VAB du chef de corps ; VAB portedrapeau ; 8 PVP ; 2 engins blindés du génie et 2 matériels d amélioration de la traficabilité des sols ; 1 Engin du génie rapide de protection (EGRAP) et 1 engin du génie de l aménagement ; 1 tracteur niveleur moyen et 1 stabilisatrice de sol. 84 - Le 19 e RG a hérité du drapeau du génie d Afrique, créé en 1914, qui porte dans ses plis 8 noms de bataille dont VERDUN 1916 et LA MALMAISON 1917. - Le 24 octobre 1916, le régiment s illustre lors de la reprise du fort de Douaumont (Meuse). Le sapeur-mineur Jean Ygon et le maître ouvrier Paul Dumont sont les deux premiers soldats français à y pénétrer et capturent de nombreux Allemands, des canons et des mitrailleuses. Pour cette action, ils sont décorés de la Légion d honneur en 1917, distinction extrêmement rare pour des militaires du rang à l époque. Par la suite, ils devaient encore s illustrer en 1917 lors de l attaque du fort de la Malmaison (Aisne). EGRAP MOTORISÉES

MODULE MIXTE LOGISTIQUE Lieux d implantation : Écrouves (Meurthe-et-Moselle) pour le 516 e Régiment du train (516 e RT) ; Toulouse pour le Régiment de soutien du combattant (RSC) ; La Valbonne (Ain) pour le Régiment médical de l armée de terre (RMED). Mission : la fonction logistique assure aux forces déployées sur le terrain les moyens matériels nécessaires pour vivre, se déplacer et combattre. Elle fournit notamment le ravitaillement des forces en munitions, en carburants et en vivres, le soutien-santé par la prise en charge et l évacuation des blessés, mais également le maintien en condition des matériels et équipements qu elle répare ou remplace. La 1 re Brigade logistique (1 re BL) est constituée de 8 régiments qui assurent de manière permanente le soutien logistique des forces françaises en opération extérieure. Elle agit également dans le cadre des missions intérieures et des grands exercices. Effectif défilant : 24 véhicules. Autorité défilant en tête : général Jean-Marc Bacquet, commandant la 1 re BL. Composition/articulation : Véhicule léger tout terrain (VLTT) de type P4 du chef de détachement de la 1 re BL ; P4 porte-fanion ; 3 P4 des chefs de corps du RSC, du 516 e RT et du RMED ; 3 P4 porte-drapeaux ; 4 PVP circulation ; 4 VAB sanitaires ; 8 Porteurs polyvalents logistiques (PPLOG). 85 - Si en 1914 il n existait pas d unité affectée à la logistique, la mobilité des troupes était cependant organisée. Lors de la bataille de la Marne en 1914, le général Gallieni, gouverneur militaire de Paris, a «l idée toute simple», selon ses propres termes, d utiliser les taxis parisiens pour envoyer des renforts. Au total, 630 véhicules sont mobilisés. Si l essentiel des troupes rejoint le front par le chemin de fer, le «taxi de la Marne» devient l un des symboles de la bataille qui stoppe la progression allemande au début du conflit. - Le PPLOG assure une plus grande mobilité, offre la protection de l équipage grâce à sa cabine blindée et constitue ainsi un atout pour la logistique par rapport à la game de véhicules qu il précède. L opération Serval au Mali est le premier engagement opérationnel du PPLOG. PPLOG MOTORISÉES

ESCADRON DE DÉTECTION ET DE CONTRÔLE MOBILE Lieu d implantation : Évreux (Eure). Effectif total de l unité : 78. Date de création : 1966. Subordination organique : brigade aérienne de contrôle de l espace du CFA, Dijon. Mission : l Escadron de détection et de contrôle mobiles (EDCM) participe aux missions de défense aérienne et de protection du territoire national en et hors métropole. Par la mise en œuvre des Systèmes de détection et de contrôle (SDCT), il concourt à compléter, améliorer et renforcer le dispositif permanent de surveillance et de contrôle des approches aériennes en métropole ou à l occasion de dispositifs particuliers de sûreté aérienne (protection temporaire de sites et de manifestations majeures). L EDCM participe également à des missions d intervention dans un cadre national ou multinational, où il assure la fonction Command and Control (C2) mobile au sol dans les missions d acquisition et de maintien de la supériorité aérienne, d appui et de soutien opérationnel des forces. Effectif défilant : 4 véhicules. Autorité défilant en tête : lieutenant-colonel Franck Bertrand, commandant de l EDCM. Composition/articulation : P4 du chef de détachement ; P4 du porte-drapeau ; 1 système C2 GIRAFFE ; 1 centre de détection et de contrôle. 86 - Le système C2 GIRAFFE est rentré en avril 2014 de son premier déploiement en opération extérieure après avoir participé pendant 8 mois à l opération Serval au Mali. Fait remarquable comptetenu des conditions particulières du théâtre, il a compté un taux de disponibilité opérationnelle record de 100%. - Lors du défilé du 14 Juillet, une partie de l unité est déployée dans le cadre de la surveillance de l espace aérien au-dessus de la région parisienne. Système C2 GIRAFFE sur un porteur MOTORISÉES

GROUPEMENT TACTIQUE DES SYSTÈMES D INFORMATION ET DE COMMUNICATIONS AÉRONAUTIQUES Lieu d implantation : Évreux. Effectif total de l unité : 537. Date de création : 2011. Subordination organique : brigade aérienne d appui à la manœuvre aérienne, Bordeaux-Mérignac (Gironde). Mission : le Groupement tactique des systèmes d information et de communications aéronautiques (GTSIC Aéro) est un acteur incontournable des opérations et de la préparation opérationnelle de l armée de l air. Le groupement est engagé sur l ensemble des théâtres d opération extérieure qui impliquent l armée de l air, comme récemment au Niger et au Mali. Il est également déployé sur les dispositifs particuliers de sûreté aérienne ou au profit de la force opérationnelle terrestre, en appui du système sol-air moyenne portée. Il garantit la réactivité, la maîtrise, l interopérabilité et la disponibilité requises pour un appui efficace des systèmes d armes «d information et de communication», comme le Rafale par exemple. Effectif défilant : 27. Autorité défilant en tête : colonel José Guirao, commandant le GTSIC Aéro. Composition/articulation : P4 du chef de détachement et du porte-fanion ; 1 VLTT de type Defender ; 2 VLRA équipés de moyens satellitaires et 1 véhicule de type Sherpa tractant une station satellitaire haut débit ; 1 Defender, 1 véhicule poids lourd Kerax 6x6 transportant un radar Aladin de type ANGD, 1 Véhicule super lourd (VSL) Kerax 8x4 équipé d une cabine de contrôle de circulation aérienne déplaçable et 1 VSL de type R385 doté d une tour de contrôle mobile ; 1 Defender et 2 VSL Kerax 8x4 dotés d une structure d accueil mobile déployable. 87 - Le GTSIC Aéro est utilisé pour assurer l appui «information et communication» des événements majeurs célébrés en 2014, comme le 70 e anniversaire des débarquements en Normandie et en Provence. Kerax 6x6 transportant un radar Aladin de type ANGD MOTORISÉES

BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS Lieux d implantation : Paris et les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). Effectif total de l unité : 8 700. Date de création : 1811. Devise : «Sauver ou périr». Subordination organique : préfet de police de Paris. Mission : la BSPP a pour mission le secours, la défense contre les incendies et la lutte contre les sinistres, catastrophes et risques technologiques et urbains, dont les risques NRBC (nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques). Les pompiers reçoivent des formations spécifiques, en secourisme et dans la spécialité incendie-sauvetage. Intervenant dans une mégalopole de près de 7 millions d habitants, les sapeurs-pompiers de Paris sont des spécialistes du risque et du secours. La couverture opérationnelle interdépartementale de la brigade Paris et les trois départements de la petite couronne est un cas unique en France. Effectif défilant : 19 véhicules. Autorité défilant en tête : général Gaëtan Poncelin de Raucourt, commandant la BSPP. Composition/articulation : VLRA du général ; 2 véhicules sapeurs-pompiers tout terrain ; 4 véhicules de secours et d assistance aux victimes ; 4 véhicules Premier secours (PS) ; 4 camions-citernes ruraux ; 2 échelles pivotantes automatiques, 2 bras élévateurs articulés. 88 - La BSPP est le plus grand corps de sapeurs-pompiers d Europe et se veut ouverte sur le monde. En 2013, elle a conduit 105 actions internationales. Elle est également présente au sein des forces de l Onu, au Liban. - La BSPP assure la défense d installations particulières telles que l Élysée, les musées du Louvre et d Orsay, la bibliothèque nationale de France, les aéroports de Roissy et d Orly et le centre spatial de Kourou en Guyane. Véhicule PS MOTORISÉES

SOMMAIRE DE LA CLÔTURE DU DÉFILÉ Fanfare du régiment de cavalerie de la garde républicaine..................................... 90 Régiment de cavalerie de la garde républicaine................................................ 91 Artillerie hippomobile de la première guerre mondiale......................................... 92 Animation de clôture.......................................................................... 93 Départ du Président de la République......................................................... 94 Mécènes...................................................................................... 95 CLÔTURE DU DÉFILÉ

FANFARE DU RÉGIMENT DE CAVALERIE DE LA GARDE RÉPUBLICAINE Lieu d implantation : Paris, quartier des Célestins. Effectif total de l unité : 53. Date de création : 1802. Subordination organique : régiment de cavalerie de la garde républicaine, Paris. Mission : la fanfare de cavalerie de la garde républicaine escorte à cheval le Président de la République et les hôtes étrangers en visite officielle en France. Elle a pour particularité d être la seule au monde à jouer au trot enlevé, tandis que le reste du régiment défile au trot assis. La fanfare de cavalerie de la garde républicaine est également présente, à pied, dans la cour du Palais de l Élysée à l occasion des visites officielles. Effectif défilant : 33. Autorité défilant en tête : capitaine Jacques Le Blay, trompettemajor. Composition/articulation : : le trompette-major, chef de la fanfare ; 2 timbaliers ; au 1 er rang, les 1 res trompettes 1 re reprise (7) ; au 2 e rang, les 1 res trompettes 1 re reprise et 2 e reprise (7) ; au 3 e rang, les 1 res trompettes 2 e reprise (7) ; au 4 e rang, les trompettes cors (5) et trompettes basses (2) ; au 5 e rang, les trompettes basses (3) et les contrebasses (4). 90 - C est un arrêté du Premier consul qui instaura une garde municipale à Paris, au sein de laquelle servaient alors 4 trompettes et 1 trompette-maître. En 1849, le chef de corps de la garde républicaine demande à Jean-Georges Paulus, un musicien de marine, de constituer une fanfare à 12 trompettes. - La trompette de cavalerie servait de moyen de transmission sur les champs de bataille. Afin d être aisément reconnaissable, le trompette arborait sur son casque une crinière rouge. CLÔTURE DU DÉFILÉ

RÉGIMENT DE CAVALERIE DE LA GARDE RÉPUBLICAINE Lieux d implantation : Paris, quartier des Célestins pour le 1 er escadron et quartier Carnot pour les 2 e et 3 e escadrons. Effectif total de l unité : 553. Date de création : 1802. Subordination organique : commandement de la garde républicaine, Paris. Mission : le régiment de cavalerie assure des missions d honneur au profit des hautes autorités de l État. Il met également en œuvre la grande escorte à cheval du Président de la République et des chefs d État étrangers en visite officielle en France, et participe aux grandes cérémonies patriotiques en défilant à cheval. Dernière unité montée de l armée française, le régiment de cavalerie de la garde républicaine assure quotidiennement des missions de sécurité publique à cheval dans Paris, en province ou outre-mer. Ainsi, il est amené à encadrer les grands rassemblements tels que les rencontres sportives ou concerts, les événements prestigieux, les sommets importants comme le G8 ou le G20, et participe au plan de lutte contre la délinquance. Le régiment de cavalerie effectue plus de 10 000 patrouilles à cheval par an et assure, au profit de la préfecture de police, en complément des forces à pied, le maintien de l ordre au Parc des Princes et au Stade de France. Enfin, il maintient en alerte un peloton de 24 cavaliers en mesure d être projetés à tout moment sur un événement inopiné, lorsque la composante équestre apporte une réelle plus-value, notamment lors de recherches de personne disparue en zone forestière, d opérations de sécurité ou d ordre public. Effectif défilant : 241. Autorité défilant en tête : colonel Alain Puligny, chef de corps du régiment de cavalerie de la garde républicaine. Composition/articulation : le chef de détachement ; le commandant en second ; le drapeau et sa garde ; 1 er escadron (à 66 sabres, remonté en chevaux alezans) ; 2 e escadron (à 66 sabres, remonté en chevaux bais) ; 3 e escadron (à 66 sabres, remonté en chevaux bai brun). 91 - Le cheval s adapte à différents contextes grâce à un dressage fondé sur l accoutumance progressive. Il est ainsi apte à progresser dans un environnement inhabituel (ville, foule) et à traverser différentes ambiances hostiles (lumière artificielle, fumigènes, bruits, musiques puissantes, détonations...). Son emploi permet aussi la couverture de longues distances (vitesse moyenne au pas de 6 à 7 km/h) en terrains variés. La position haute du cavalier permet à celui-ci de voir et d être repérable de loin, afin d assurer efficacement la prévention de troubles à l ordre public. CLÔTURE DU DÉFILÉ

ARTILLERIE HIPPOMOBILE DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE Le canon de 75 mm modèle 1897 est une pièce d artillerie de campagne majeure de l armée française. Précis, mobile et doté d une cadence de tir élevée, il est une réussite technologique sans précédent pour son époque et a servi près de 50 ans entre 1897 et 1945. En 1914, la France entre en guerre avec quatre mille canons de 75 mm à sa disposition. Malgré leur plus faible efficacité dans le contexte de la guerre de tranchées, ils vont néanmoins jouer un rôle déterminant durant le conflit, contribuant en particulier à l arrêt des Allemands lors de la bataille de la Marne en 1914, et à Verdun en 1916. Ils sont servis par des équipages de très haute compétence, une bonne partie des officiers d artillerie sont issus de grandes écoles comme Polytechnique. Devenus un élément essentiel de l artillerie française, pas moins de 17 500 canons sont construits pendant la guerre, les munitions étant elles produites à plus de deux cents millions d unités. La consommation démesurée d obus de 75 mm à partir de 1915 amène à solliciter l industrie privée, et notamment les entreprises civiles reconverties dans le cadre de l effort de guerre. Si la qualité des munitions décline quelque peu du fait d une production journalière accrue, le canon de 75 mm aura néanmoins démontré ses atouts pour s inscrire dans l histoire de l artillerie française. Un canon de 75 mm tracté par six chevaux issus de la batterie d honneur de l artillerie, actuellement implantée aux écoles militaires de Draguignan, défilera à la suite de la cavalerie de la garde républicaine. Depuis l Ancien Régime, cette batterie d honneur est chargée de tirer une salve de coups de canons à l occasion des grandes célébrations, naissances, débuts de règnes ou investitures. En 1958, le général de Gaulle modifie cette tradition en baissant de 101, à 21, le nombre de coups de canons pour l investiture du Président de la République. Le 15 mai 2012, la batterie d honneur de l artillerie a tiré, devant l esplanade des Invalides à Paris, la salve d honneur de 21 coups de canon pour l investiture de François Hollande. 92 CLÔTURE DU DÉFILÉ

ANIMATION DE CLÔTURE Pour marquer symboliquement l entrée dans le cycle des commémorations du Centenaire et délivrer un message universel de paix, la France a invité quatre jeunes de près de 80 nations ayant engagé des troupes ou des travailleurs sur le continent européen pendant la Grande Guerre. À l issue du défilé, ces délégations, composées de deux garçons et de deux filles de 18 à 25 ans, réaliseront sur la place de la Concorde une chorégraphie en deux temps conçue par M. José Montalvo, artiste permanent au Théâtre national de Chaillot. Sur la musique du concerto pour clarinette de Mozart, les jeunes rendront hommage à la mémoire des disparus et se recueilleront dans un moment d attention grave pour ne pas oublier la barbarie de la guerre, avant de célébrer la richesse et la diversité de l humanité dans un moment de fraternisation. Je suis heureux de relever le défi de construire en quatre jours de rencontre avec de jeunes femmes et de jeunes hommes venus de 80 pays différents, un acte poétique et chorégraphique dont l objectif essentiel est de servir la paix, une paix au service de la justice et de la liberté. 93 J ai construit cette intervention en deux temps ; un premier temps de recueillement pour ne pas oublier l atroce barbarie de la guerre, sa dureté, sa tristesse, sa froideur, sa souffrance, ses drames. La seconde partie s emploie à célébrer la vie, la joie, l ouverture au monde, à l humanité, à renouer de façon originale avec des émotions intemporelles qui peuvent être suscitées par un lancer de colombes, signe simple et immémorial de paix. J ai voulu ainsi concevoir un espace d attention grave puis un basculement progressif vers la célébration de la vie. Créer un contraste qui oppose ombre et lumière. José Montalvo CLÔTURE DU DÉFILÉ

DÉPART DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE Après l animation de clôture du défilé, le GMP descend de son VLRA et, suivi de son porte-fanion et de son aide de camp, vient saluer le Président de la République, face à la tribune officielle. Le Président de la République rejoint le GMP et répond à son salut. Il gagne ensuite la tribune officielle où l attend le cortège présidentiel. 94 CLÔTURE DU DÉFILÉ

MÉCÈNES La Mission du centenaire de la première guerre mondiale a été chargée par le gouvernement de préparer et d accompagner la mise en œuvre du programme commémoratif du Centenaire. Sous l autorité du secrétaire d État chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire auprès du ministre de la Défense, la Mission du Centenaire a pour mission d organiser les grands rendez-vous officiels du calendrier commémoratif en 2014 (14 Juillet ; mobilisation et entrée en guerre, les 1 er -3 août 2014 ; bataille de la Marne, le 12 septembre ; 11 Novembre), d accompagner et de coordonner les initiatives développées partout en France dans la perspective du Centenaire et, enfin, de proposer une politique d information sur les préparatifs et la programmation du Centenaire, en direction du grand public. En s appuyant sur le réseau territorial des comités départementaux et des comités académiques du Centenaire, la Mission du centenaire de la première guerre mondiale a attribué le label «Centenaire» à plus de 2 100 projets culturels, pédagogiques, scientifiques ou numériques. Son portail internet, conçu comme un véritable centre de ressources numériques, propose au grand public une information sur les préparatifs du Centenaire. Le Fonds du Centenaire La Mission du Centenaire a créé un Fonds du Centenaire, hébergé par la Fondation de France, destiné à recevoir le soutien financier des mécènes du Centenaire. Les fonds collectés sont exclusivement destinés au financement des opérations ayant obtenu le label «Centenaire» que l on retrouve sur l ensemble du territoire national. Principaux mécènes de la Mission du Centenaire Grands partenaires Grands mécènes Mécènes Dassault Aviation Française des jeux France mutualiste JCDecaux RATP Caisse d épargne Île-de-France Caisse des dépôts Crédit du Nord EADS Fédération nationale des Caisses d épargne Fondation EDF Fondation Orange Saint-Gobain Sodexo Total Air France Assystem biomérieux Caisse d épargne Lorraine Fédération nationale André Maginot LVMH MBDA Safran Union des blessés de la face et de la tête 95 CLÔTURE DU DÉFILÉ

Délégation à l information et à la communication de la défense Chef de projet : lieutenant-colonel Xavier Pons Chefs de projet adjoints : capitaine Marc Déjean, Agathe de Mauduit, Hélène Rolet Chef du bureau Éditions : capitaine de frégate Jérôme Baroë Directeur artistique : Jean-Charles Mougeot Conception maquette et illustration : Thierry Véron, Flavie Duquenoy Secrétaire de rédaction : Isabelle Arnold Chef de fabrication : Thierry Lepsch Impression : Pôle graphique de Paris Création Dicod - juillet 2014

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