MECANISMES DE CLAQUAGE DES ISOLANTS GAZEUX

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HPITRE III MENISMES DE LQGE DES ISOLNTS GZEX est dans le gaz que le mécanisme de claquage a été le mieux élucidé et des bases théoriques ont été élaborées. Le mécanisme de claquage dans les solides et les liquides n est pas encore aussi bien établi. I) INFLENE DE L PRESSION E E Petite charge d espace Grande charge d espace node BSSE PRESSION athode node HTE PRESSION athode Figure 1 Durant l avalanche électronique les électrons rapides sont absorbés par l anode, tandis que les ions positifs moins rapides forment dans le gaz une charge d espace. La taille de la charge d espace dépend de la pression du gaz : a) Basse pression : omme la densité atomique est faible, la charge d espace est telle qu elle génère un champ électrique faible et négligeable MENISME DE TOWNSEND. b) Haute pression : La densité atomique est grande, la charge d espace est volumineuse ; Elle crée un champ considérable qui joue un rôle important dans le claquage MENISME DE STREMER. II) MENISME DE TOWNSEND (Basse Pression) Pour les distances faibles (max. 1 m), la théorie de Townsend est valable pour des pressions inférieures à 0,1 à 1 atmosphère tandis que la théorie de Streamer est valable pour les hautes pressions (>= 1 atm). Phase 1 : n électron primaire situé prés de la cathode provoque une avalanche électronique primaire. Phase 2 : Les électrons sont absorbés par l anode tandis que les ions positifs bombardent la cathode avec leur énergie cinétique pour extraire des électrons secondaires. Phase 3 : Les électrons (secondaires) émis de la cathode par bombardement créent de nouvelles avalanches secondaires et provoquent le claquage du gaz. E Figure 2 ion + électron II cathode 1

Remarques : Dans le mécanisme de Townsend, l étincelle de la décharge se produit dés que la cathode émet des électrons secondaires. La décharge de Townsend se situe entre 10-8 et 10-6, elle est donc peu lumineuse. La luminosité est à peu prés uniforme dans tout l espace compris entre les électrodes. Influence de la cathode : La tension critique de claquage c dépend du type de la cathode utilisée. Supposons 3 cathodes en matière différente : luminium, Nickel et l lliage l-ni. Les énergies d extraction d électrons sont pour : - le Nickel W ext = 0,075 ev ; - l luminium W ext = 0,1 ev ; - l lliage l-ni W ext = 0,15 ev. l Ni l Ni Il en résulte que ( ) ( ) ( ) c c c oefficients α et γ : oefficient d ionisation α : nombre d électrons créés par ionisation par un électron sur 1 cm de parcours. oefficient γ : nombre d électrons secondaires émis par bombardement de la cathode par un ion positif. Le premier coefficient de Townsend, appelé aussi coefficient d ionisation, est plus élevé dans les gaz rares à cause de leur facilité d ionisation (néon, argon, vapeur métallique ). e coefficient est par contre plus petit dans le cas des gaz électronégatifs. b) ritère de claquage : (EXERIE) III) RTERISTIQE ORNT-TENSION Les électrons primaires sont extraits artificiellement de la cathode grâce à des rayons V. La cathode émet n 0 /s électrons. Partie O : I=f() droite =RI (Loi d Ohm); R : résistance du gaz. I () Le courant est du au déplacement des n 0 électrons primaires. Partie B : I= I 0 courant de saturation. Le courant de saturation est du au déplacement des n 0 électrons primaires. Même si la tension augmente, la cathode ne peut fournir plus de n 0 électrons/s saturation. Le courant de saturation dans l air est atteint à de faibles valeurs de champ électrique. Quand l intervalle entre les électrodes est de 10 mm, la saturation est obtenue à I 0 seulement 0,5 V/m. Partie B (> B ) : croissance exponentielle de I. Puisque le courant I augmente, il y a d autres charges qui sont produites en plus des électrons primaires. es nouvelles charges sont créées car les électrons primaires ont l énergie cinétique nécessaire pour provoquer des avalanches primaires. O B Figure 3 2

Partie - : I devient infini laquage. Les ions positifs auront l énergie nécessaire pour extraire de la cathode quelques électrons secondaires qui provoquent des avalanches secondaires, et produire le claquage. c : tension critique de claquage. IV) LOI DE PSHEN onsidérons une enceinte pleine de gaz lequel on peut varier la pression (Figure 5). d La loi de Paschen décrit la variation de la tension critique en fonction du produit P*d (Figure 6). c : tension critique de claquage ; P : pression du gaz ; d : distance inter-électrodes. c min : tension critique minimale ; Si < c min pas de claquage. Loi de Paschen est étudiée en champ homogène. H.T c (kv) Figure 5 : Enceinte remplie par un gaz Région 1 Région 2 IV.1) Minimum de Paschen On peut voir d après la courbe de Paschen qu il y a une valeur de tension cmin (voir tableau en page 2). Quand la tension est inférieure à cette valeur, l intervalle gazeux de n importe quelle longueur et sous n importe quelle pression ne peut être claqué. Pour l air : cmin = 326 V Pour l argon pur : cmin = 195 V Pour l argon avec des impuretés de sodium : cmin = 95 V. c min Figure 6 P*d(mmHg*cm) La courbe de Paschen présente un minimum qui correspond à 300-400 V dans l air à la pression atmosphérique. e minimum est assez mal défini et dépend de l état des électrodes et du gaz. ela signifie qu au dessous de cette tension aucun amorçage n est possible. est ainsi qu à 220 V, nous aurons seulement des étincelles de rupture de tension inductive et jamais d étincelles dues à la tension elle même. IV.2. Interprétation de la courbe : (d constante) Région 1 : c diminue en fonction de la pression P Quand la pression augmente, la densité atomique augmente ; Il y a plus de particules et donc plus d ionisation par collision. Le gaz devient plus conducteur et le claquage plus facile c diminue. Région 2 : c augmente avec la pression P. Quand la pression augmente encore plus, malgré que la probabilité d ionisation par collision augmente, le libre parcours moyen λ est tellement petit que l énergie de l électron W = qedr = qeλ nécessaire à l ionisation des atomes devient insuffisante. Il y a peu d ionisation et le claquage devient difficile c augmente Déduction : Selon la loi de Paschen, il est plus recommandé d utiliser les gaz à haute pression (et quelquefois à très basse pression) dans les appareillages HT, condensateurs, câbles La validité 3

expérimentale de la loi de Paschen est vérifiée aux faibles distances jusqu à 0,1 mm et des pressions jusqu à 10 atmosphères. V) MENISME DE STREMER (Haute pression) Le mécanisme se déroule comme suit : PHSE 1 : n électron primaire se trouvant prés de la cathode provoque une avalanche électronique primaire. La vitesse des électrons étant 100 fois environ supérieure à celle des ions, l avalanche se développe comme un nuage d électrons laissant derrière elle une charge d espace positive (Figure 7.a). Les électrons sont absorbés par l anode, tandis que les ions positifs forment dans le gaz une charge d espace positive. Le champ de cette charge est maximal en tête d avalanche (Figure 7.a). PHSE 2 : Des électrons secondaires sont crées par photo-ionisation autour de la charge d espace. es électrons provoquent en tête d avalanche de petites avalanches secondaires (Figure 7.b). Le champ de la E renforce le champ entre la tête de l avalanche et la cathode et crée également une composante radiale. valanche I valanche II valanche II Tête d avalanche Figure 7.a Figure 7.b Origine des électrons secondaires : La tête d avalanche est le siège d une importante activité (collisions entre électrons et ions positifs) qui est source de photons qui sont absorbés par le gaz environnant. En particulier, les molécules d azote excitées peuvent émettre des photons ayant une énergie supérieure à 13 ev qui est suffisante pour ioniser les molécules d oxygène dont l énergie d ionisation n est que de 12,2 ev. PHSE 3 : La charge d espace augmente en volume et devient un «Streamer». De nouvelles avalanches secondaires viennent s ajouter à l avalanche primaire et le Streamer progresse (Figure 7.c). Quand il touche la cathode, à ce moment se produit le claquage (Figure 7.d). harge d espace Streamer Streamer valanches secondaires Figure 7.c Figure 7.d 4

V.3) aractéristique c =f(p*d) Elle est équivalente à la loi de Paschen. La courbe suit la loi de Paschen jusqu à p 0 puis augmente lentement avec la pression avant d atteindre une valeur presque constante ; p ( 10 20)atm. 0 c VI) LQGE SOS TENSION DE HO Le claquage d un isolant gazeux ne peut pas se produire s il n existe pas au moins un électron primaire dans l intervalle inter-électrodes. La présence de cet électron crée par les rayonnements cosmiques ou la radio-activité de la terre a un caractère aléatoire. Tension continue : il y a tout le temps nécessaire pour l apparition d un électron primaire dans l espace inter-électrodes. Si c, il se produit forcément un claquage. Tension alternative : le temps d une alternance est généralement suffisant (10 ms) à l apparition d au moins un électron primaire. Si c, il se produit forcément un claquage. Tension de choc : comme les impulsions sont très brèves (quelques µs), la probabilité qu un électron se trouve dans le gaz durant la durée de l impulsion est faible (Figure 10). Le claquage ne se produit pas forcément même si on applique une tension supérieure à c. P 0 Figure 9 P t s : temps statistique d apparition d un électron primaire dans le gaz. t f : temps de formation de la décharge (très cours par rapport à t s ). t = t s + t : Temps de retard du claquage. f Lorsque l isolant est soumis à une tension de choc (impulsion), la tension c est plus grande que dans le cas d une tension D ou. c Moment d apparition de l électron primaire Moment quand se produit le claquage Remarque : fin d assurer la présence des électrons primaires lors des essais sous tension de choc, ceux-ci sont générés artificiellement dans le gaz en utilisant une source de lumière V, des matériaux radio-actifs ou une décharge auxiliaire. On peut le considérer comme étant égal à la somme du : Temps de retard statistique «t s», c'est le temps requis pour la production d'un électron libre, il est le plus fluctuant à cause de la nature aléatoire de sa présence dans le volume critique. Si l électron est pré-existant dans le volume critique, ce temps est par définition nul. Temps formatif «t f», Il est relatif à la formation d'avalanches successives conduisant à l avalanche de taille critique. Il est important dans le domaine de la décharge de Townsend et négligeable devant le temps statistique dans la théorie des Streamers. t s Figure 10 t f t VII) DEHRGE PRTIELLE Des bulles d air existent toujours à l intérieur des isolants solides et liquides. D après les conditions limites du champ électrique, nous pouvons écrire : Isolant solide Bulle d air E 1 E 2 5 Figure 11

ε1 D n 1 = Dn2 ε1e 1= ε 2E2 E2 = E1 ε 2 omme la permittivité de tous les gaz est égale à celle du vide 12 ε =ε = 8,85.10 F / m 2 0 omme en général la permittivité des isolants solides et liquides est supérieure : ε 1 >> ε 2, donc E 2 >> E 1 laquage dans la bulle seulement (décharge partielle), mais pas de claquage dans l isolant. Les décharges partielles qui apparaissent dan les bulles d air affaiblissent la tenue diélectrique de l isolant ; En plus des pertes, la probabilité du claquage de l isolant augmente. Remarque : l huile des transformateurs est prélevée chaque année pour effectuer des analyses au laboratoire et la faire remplacer si elle renferme une grande quantité de bulles d air. VIII) EFFET PENNING La rigidité diélectrique de certains gaz diminue fortement en y introduisant une petite quantité d un autre gaz. Exemple : mélange Néon- rgon entre deux électrodes planes ; d = 2 cm. Néon seul : P * d 370 mm Hg * cm c 1800V Néon + 0,01 % rgon : P * d 370mm Hg * cm c 280V L état métastable des atomes de néon est atteint ave une énergie de 16 ev, supérieure à l énergie d ionisation des atomes d argon (15,1 ev) ; les atomes d argon sont facilement ionisés lors de la collision avec les atomes métastables du néon, ce qui fait diminuer considérablement la tension critique de claquage. Remarque : l effet Penning est mis à profit dans les applications où l on utilise la décharge électrique, comme les lampes à décharge 6