KHARAKHÉNÉ À SARAYA P.3 L hépatite E, aussi grave qu Ebola, fait des ravages BIMENSUEL D INFORMATIONS GENERALES ISSN 0850-5438. N 13 du 15 au 30 AVRIL 2014 La voix du Sénégal Oriental Prix 100Fcfa IDRISSA SOUMARÉ, OPÉRATEUR ÉCONOMIQUE «La principale maladie de Kédougou, c est l insécurité» Le Conseil des ministres délocalisé le 17 avril Un accueil populaire réservé à Macky Sall P.5 MAMADOU GUINDO, COTON SPORTS P.7 «Pour le football de Tambacounda, la seule voie de salut reste la création d un Club de ville» PORTRAIT P.6 P.8 CÔTE D IVOIRE Ibra Ndiaye met sur orbite les richesses de l artisanat Sénégalais C M J N Ibrahima Traoré ou la mémoire de la Gouvernance de Tambacounda
2 ACTUALITE TAMBACOUNDA Le PADAER réhabilite un barrage rizicole au profit de 3500 paysans En marge des travaux de réhabilitation d un ouvrage de rétention d eau dans un bas fond rizicole au village de Madiali, le Programme d appui au développement agricole et à l entreprenariat rural a organisé, ce mercredi 09 avril 2014, une rencontre d échange, d information et de sensibilisation sous un grand arbre jouxtant le site avec les habitants des 6 villages bénéficiaires du projet. C était en présence du Coordinateur du PADAER, M. Ngagne Mbow et de son partenaire, le directeur de l Ancar à Tambacounda, M. Lucien Ndecky. «Nous privilégions les échanges dans tout ce que nous faisons. Ce barrage que nous réalisons, vous appartient. Nous sommes là avec notre partenaire ANCAR pour vous aider à produire, grâce à ce barrage, en abondance pour la consommation Secrétaire de Direction Fanta DANFAKHA dite Maman Directrice Technique Ndèye Sophy KANE dite Sofiana Rédaction Centrale d abord et ensuite la commercialisation. Et toutes vos préoccupations seront notées et étudiées par nos techniciens. Le PADAER est un programme des populations et il intervient dans les régions de Tambacounda, Kolda, Kédougou et Matam. Et nous souhaitons que tout le monde joue sa partition pour l atteinte de nos objectifs», a expliqué le M. Mbow. Le Programme d appui au développement agricole et à l entreprenariat rural (PADAER) a entamé les travaux de réhabilitation d un barrage rizicole au village de Madiali, situé à 6 km de la communauté rurale de Missirah, département de Tambacounda. Le cout de réhabilitation s élève à 20 millions de francs Cfa. Et, prés de 200 familles sont touchées directement avec une population estimée à environ 3500 personnes. La réhabilitation de cet ouvrage alkumagroupe@gmail.com permettra d exploiter plus de 30 hectares de riz et développer des activités horticoles. Le site de Madiali est situé dans un bas fond rizicole et l ouvrage de rétention d eau (longueur de 60 m) a été réalisé en 2006. Ce programme d ancrage du PA- DAER vise à réhabiliter 5 sites dans la région de Tambacounda, renseigne M. Leyti Faye, un agent du PA- DAER, interrogé par le reporter d alkuma.info. Selon M. Faye, ce projet vise à nourrir plusieurs familles car son objectif principal, c est l atteinte de la sécurité alimentaire en luttant considérablement contre la pauvreté dans les six villages. Il s y ajoute que le surplus de production de riz ou horticole sera commercialisé. Le PA- DAER compte accompagner les acteurs en termes de facilitation à l accès aux facteurs de productions et au conseil agricole. Les facteurs de productions sont les semences de qualités notamment celles certifiées, les engrais et l équipement agricole. Et l accompagnement concerne également la commercialisation des productions. Lors des échanges, toutes les couches de la population (hommes, femmes et jeunes) ont pris la parole pour exprimer leur satisfaction avant de poser quelques doléances liées surtout au renforcement de capacités des paysans dans certaines techniques culturales et l utilisation des équipements agricoles qui seront mis en leur disposition. Les villages bénéficiaires du projet sont tous dans la communauté rurale de Missirah. Il s agit de Madiali, Touba, Guini- Guini ou Guinguinéo, Safalou, Diam Wély et Madina. Les trois ethniques vivant dans ces localités sont les Diakhankés, les peuls et les bambaras. Ils s activent tous dans l agriculture et l élevage. Pour rappel, le PADAER est financé par trois bailleurs : Fonds international de développement agricole (70%), Fonds Fiduciaire Espagnol (22%) et Etat du Sénégal (8%) à environs 22 milliards francs Cfa. 70-561-9487 Président Directeur Général-Directeur de la Publication Maké DANGNOKHO Moussa DIALLO Ousmane B. DIA (Stagiaire) Yaya CISSOKHO Bacary SAMBOU Abdoulaye MBOW Yaye Coumba NDIAYE (Stagiaire) Aissatou CAMARA dite Bébé Chou Maké DANGNOKHO Montage Prince SECK Impression Walf Roto NÉCROLOGIE-TÉMOIGNAGE Non, Hamidou Diarra n est pas parti! La grande faucheuse vient de sévir encore. Un jeune plein de vitalité, notre regretté ami Hamidou Diarra, vient de nous quitter sur la pointe des pieds. Les souvenirs se bousculent dans ma tête après l annonce de son décès. Je me rappelle notre dernière rencontre le 03 avril 2014 vers 20h au siège de l Association Arts et Développement. Il est venu vers moi me serrer la main avec un beau sourire qui ne vaut pas un centime et qu il distribue gentiment. Signe de bonté et de générosité. Oui, Hamidou, d un commerce facile, incarnait le bien dans ses propos et dans ses actes. J ai connu Hamidou grâce à l Association Arts et Développement dirigé par son frère jumeau Oumar Ndiaye dit Omzo le Berger. En prélude à la première édition de la Journée de solidarité en faveur du Village d enfants Sos de Tambacounda en 2013, Hamidou et ses inséparables amis, le Sergent Alioune Sané et Omzo ont effectué un déplacement au premier siège du Groupe Alkuma au quartier Diallobougou, pour un papier d annonce. J ai pleuré Hamidou Diarra, un homme courtois, ouvert, fidèle en amitié bref, un jeune pétri de qualités humaines inégalables. Une grande perte pour Tambacounda. Et sans nul doute, il laissera un grand vide dans l Association Arts et Développement qui sera difficile à combler. Ce jeune homme incarnait les meilleures valeurs de notre société. A la place des articles de presse pour annoncer son décès, j ai choisi ce témoignage. Hamidou Diarra, tu n es pas parti car, le véritable tombeau des morts est dans le cœur des vivants. Non, Hamidou Diarra n est pas parti! Qu il me soit permis de présenter mes sincères condoléances à sa veuve, pour avoir perdu un mari exemplaire, à ses amis pour avoir perdu un compagnon irremplaçable, à ses parents pour avoir perdu un digne fils, courageux et obéissant, à toute la ville de Tambacounda pour avoir perdu un homme utile à la société qui l a vu naitre, grandir et partir à la grande surprise de tout le monde. La foule immense qui a accompagné Hamidou Diarra à sa dernière demeure, ce vendredi 11 avril 2014 après la prière de 17h, au cimetière de Camp Navétane, témoigne à sufisance, qu il était aimé et bien aimé par les popupations de sa ville natale, Tambacounda. A l enterment, nombreux sont ceux qui n ont pas pu tenir leurs larmes. La tristesse et la douleur se lisaient sur tous les visages. L émotion, l émotion, l émotion... reste la chose la mieux partagée. Et finalement, on se rend compte qu en réalité, notre cher Hamidou est parti et bien parti...pour l éternité. C est pourquoi, à la place des larmes, j ai choisi désormais des prières. Nous nous souviendrons toujours de toi cher ami, Hamidou Diarra. Qu Allah, dans Sa Miséricorde Infinie veille sur ta famille, et t accueille en Son Paradis Céleste! Repose en Paix au cimetière de Tambacounda. Amine! Vendredi 11 avril 2014 Par M. DANGNOKHO Annonce publicitaire ALKUMA www.alkuma.info, une information crédible pour l émergence. Alliant compétence, créativité, innovation, professionnalisme et responsabilité, le Groupe Alkuma lance sa radio «alkuma One line» pour être plus proche de vous. Premier groupe de presse fondé par un professionnel des médias au Sénégal Oriental, Alkuma est composé d un journal, d un portail web, d une librairie, d une maison d édition et d une radio One line. Alkuma.info, le portail web le plus visité à Tambacounda et Kédougou, reçoit des milliers de visiteurs par jour au Sénégal et à l étranger. Pour vos annonces et publicités contactez nous au 77 307 31 67 ou 70 561 94 87! Le Groupe Alkuma, c est du sérieux pour mieux vous servir. Merci pour votre confiance! L Agence pour la promotion et le Développement de l Artisanat, APDA, sponsor officiel d alkuma One Line. Ecoutez la Grande Interview que le Ministre de la Culture, M Abdoul Aziz Mbaye a accordée à alkuma One Line!
KÉDOUGOU-ALERTE L hépatite E, aussi grave qu Ebola, fait des ravages AKharakhene, village situé dans le département de Saraya, région de Kédougou vers la frontière Guinéenne, l hépatite E est entrain de faire des ravages. Déclarée dans ce village aurifère vers la fin du mois de mars, la maladie aurait fait à ce jour, une trentaine de morts. Au début les uns et les autres avaient cru en la présence du virus Ebola, tellement la ressemblance était frappante. Il aura fallu la visite de médecins Français, la semaine dernière, pour diagnostiquer le virus de l hépatite E. Pour ceux qui ne le savent pas, L hépatite E régresse spontanément mais peut évoluer en hépatite fulminante (insuffisance hépatique aiguë). Le virus de l hépatite E se transmet par voie fécale-orale, principalement à travers de l eau contaminée. C est une maladie du foie provoquée par le virus de l hépatite E, un virus à acide ribonucléique (ARN) monocaténaire de polarité positive et non enveloppé. Le virus de l hépatite E est transmis principalement par de l eau de boisson contaminée. D autres voies de transmissions ont été recensées, à savoir : la transmission par les aliments due à l indigestion de produits dérivés d animaux infectés ; la transfusion de produits sanguins infectés ; la transmission verticale d une femme enceinte au fœtus. Il donne généralement lieu à une infection qui régresse spontanément en 4 à 6 semaines. Occasionnellement, une forme fulminante d hépatite E peut apparaître et entraîner le décès. Médecin Chef Dr Ndiaye : «Oui, il existe des cas d hépatite E mais» L administrateur général du portail web alkuma.info a joint par téléphone, ce jeudi 10 avril en fin d après midi, le médecin chef de la région de Kédougou Dr Ndiaye pour vérifier cette information sensible et en embargo depuis quelques heures. Le médecin a confirmé que l hépatite E existe à Saraya. «On a noté quelques cas», dit-il, sans préciser le nombre exact de personnes aaffectées par le virus. Puis, précise-t-il «Il n y a pas de victimes à notre connaissance et nous souhaitons qu il n y ait pas de victimes. Nos équipes sont sur place d ailleurs". ACTUALITE Au niveau mondial, on dénombre près de 20 millions d infections par le virus de l hépatite E chaque année. L hépatite E est présente partout dans le monde et différents génotypes du virus déterminent des différences épidémiologiques. Par exemple, le génotype 1 est généralement rencontré dans les pays en développement et donne lieu à des flambées au niveau communautaire, tandis que le génotype 3, généralement retrouvé dans les pays développés, ne donne généralement pas lieu à des flambées épidémiques. C est ce virus qui fait des ravages à Kharakhéné. Le risque d infection et de transmission peut être réduit : en maintenant des normes de qualité pour les approvisionnements publics en eau ; en mettant en place des systèmes d élimination adéquats pour éliminer les déchets sanitaires. Au niveau individuel, le risque d infection peut être réduit : en respectant des pratiques d hygiène telles que le lavage des mains avec de l eau propre, en particulier avant de manipuler des aliments ; en évitant de consommer de l eau et/ou de la glace de qualité inconnue ; en évitant de consommer des fruits de mer crus et des fruits et légumes crus qui ne sont pas pelés ou qui ont été préparés par des personnes vivant ou se rendant des pays de forte endémicité. Et pourtant, les autorités locales et les techniciens du ministère de la Santé sont tous informés de la présence de cette maladie sur le territoire national, mais pour des raisons inconnues, ils le cachent aux populations, ce qui augmente le risque de propagation. Pourquoi ce silence Par YAFATA CONSEIL DES MINISTRES DÉLOCALISÉ Kédougou affiche le sourire pour accueillir le président Macky Sall 3 Le Gouverneur de région, M. Moustapha Dieng est formel : la ville voire toute la région de Kédougou affiche le sourire pour souhaiter la bienvenue au président Macky Sall le 16 avril, la veille du Conseil des ministres délocalisé. Les acteurs économiques locaux (hôtels, restaurants, stations d essence etc) commencent à se frotter les mains. Le Gouverneur de la région de Kédougou, M. Moustapha Dieng a accordé un entretien exclusif au portail web alkuma.info, ce mardi 08 avril 2014, pour revenir sur les préparatifs en prélude au Conseil des ministres délocalisé du 17 avril prochain. Il a affirmé que le CDEPS abritera le Conseil des ministres alors qu un lieu n est pas encore déterminé pour le Conseil interministériel de la veille. Selon lui, le CDEPS est en chantiers sous la supervision d une équipe du bureau architecture de la présidence de la République. Les sociétés concessionnaires, Senelec, SDE et Sonatel ont pris part, ce mardi matin au CRD spécial, pour soutenir que le lieu sera prêt au plus tard le 14 avril prochain. Le visage de la ville est en train de changer avec l amélioration du cadre de vie, l éclairage public, le désensablement des grandes artères, à travers des investissements humains, sans oublier bien sûr, le renforcement de la sécurité. Le gouverneur Dieng soutient que les populations sont très enthousiastes d accueillir ce Conseil des ministres qui trouvera, sans nul doute, des réponses concrètes aux problèmes liés au manque d infrastructures, à l enclavement, au chômage des jeunes etc! «Ce Conseil des ministres nous donne l espoir. Car, la région dispose de beaucoup de ressources minières et des potentialités agricoles, touristiques et culturelles (notamment avec les minorités ethniques) qui font partie des piliers du PSE pour booster son émergence. L administration est prête et le document de travail du Conseil interministériel est terminé. J ai constaté que toutes les couches de la population kédovine sont impatientes d accueillir ce Conseil des ministres», a-t-il indiqué. M. Dieng souligne que les importantes décisions qui seront prises lors de ce Conseil des ministres auront, sans conteste, un impact positif sur le vécu quotidien des populations. SÉNÉGAL ORIENTAL Albert Yéra Boubane invite les minorités ethniques à l ouverture Le journaliste et consultant en communication, M. Albert Yéra Boubane a lancé, ce dimanche 30 mars 2014, un appel aux minorités ethniques, Bassari, Cognadji et Bedik (lui-même étant de la minorité Bassari) à s ouvrir aux autres pour donner et recevoir afin de lutter aussi contre certains clichés à l encontre de ces communautés toujours mal connues. M. Boubane s exprimait à l issue d une Assemblée générale de renouvellement des instances de l Association «Canayané» ou montrons-nous, en langue Bassari. Nouveau président élu de cette Association, Albert Yéra Boubane déplore certains propos tenus sur les us et valeurs de ces minorités ethniques, allusion faite à l émission d une animatrice de la TFM qui fait croire à ses télespectateurs que l inceste est une réalité voulue et acceptée dans la communauté Bédik. L animatrice a ajouté aussi qu une femme Bedik doit avoir 5 enfants pour se marier. «Ce qui est inexact et sans fondement», martèle. M. Boubane. «Je profite de cette occasion pour lancer un appel à toutes minorités notamment les associations à l ouverture pour s enrichir mais aussi mieux faire connaitre nos coutumes c est-à-dire notre riche patrimoine qui fait, sans nul doute, notre fierté», a-t-il dit au quartier Gourel Diadji chez un défunt membre fondateur de l Association, Fassékemy. Avant de poursuivre, «Nous voulons aller vers un rayonnement des ethnies Bassari, Coniagui et Bedik afin qu ils soient mieux connues du monde. Nous tendrons la main à toute personne qui serait prête à nous accompagner dans notre combat qui vise la promotion et l épanouissement de ces ethnies dites minoritaires». Albert Y. Boubane souhaite donner un nouveau souffle à l Association à travers son réseau d amis. Il s engage à consolider les acquis en termes de sensibilisation sur ces certains phénomènes sociaux comme les mariages et grossesses précoces, la lutte contre le paludisme, assister ces ethniques dans l acquisition de leurs pièces d état civil etc!
4 FOCUS APDA MARCHÉ IVOIRIEN DE L ARTISANAT EN CÔTE D IVOIRE Ibra Ndiaye met sur orbite les richesses de l artisanat Sénégalais La capitale administrative de la Côte d Ivoire, Abidjan a abrité, du 07 au 13 avril 2014, la 1ère édition du Marché Ivoirien de l Artisanat (MIVA). La Sénégalaise, Mme Habi Sanata Diarra a remporté le 1er Prix Spécial du Jury. Une fierté pour le Sénégal dont la délégation a été conduite par le Directeur général de l Agence pour la Promotion et le Développement de l Artisanat, (APDA), M. Ibra Ndiaye. Il a promis, grâce à la vision du président de la République, M. Macky Sall et sous l égide de son ministre de tutelle, de faire de l artisanat un secteur porteur de croissance. Les faits commencent à lui donner raison. Ibra Ndiaye a conduit une forte délégation sénégalaise à la 1ère édition du salon dénommé «Marché Ivoirien de l Artisanat» MIVA d Abidjan. Notre pays, par le biais de Mme Habi Sanata Diarra a remporté le 1er Prix spécial du Jury. «C est le Sénégal qui est à l honneur. Il est heureux de constater que l artisanat sénégalais commence à jouer pleinement son rôle dans l économie nationale. Ce Prix est une source de motivation pour encourager le binôme, innovation et créativité. La volonté politique est clairement définie par les plus hautes autorités notamment le Chef de l Etat pour booster ce secteur à travers une séries de mesures. Et, il nous appartient de la matérialiser et la preuve par ce 1er Prix Spécial», a affirmé le Dg de l APDA au reporter d alkuma.info. Pour cette première édition, le MIVA a accueilli 12 pays avec plus de 300 artisans et 200 stands. Sans oublier que l APDA a mis à la disposition des artisans sénégalais un stand de 18 m2 en plus des 18 m2 de l ASEPEX. Les artisans sénégalais ont exposé plusieurs produits riches et variés de notre artisanat : pagne tissé, objets d art qui ont été bien appréciés par les milliers de visiteurs. La cérémonie d ouverture de MIVA (marché ivoirien de l artisanat) a été présidée en l absence du Premier ministre (en mission hors du terroir national) par le ministre de l Intérieur en présence de son collègue du Commerce, de l Artisanat et de la Promotion des PME et ses homologues du Maroc et du Niger, vice président du CODEPA. Faudrait-il rappeler que le président Ivoirien, M. Alassane Ouattara a déclaré que 2014, est l année de l artisanat et c est lui qui a pris entièrement en charges les dépenses liées à cet événement. Mieux, il a soumis à l Assemblée nationale de la Côte d Ivoire un nouveau Code de l artisanat. Lors de la cérémonie de clôture présidée par le ministre Ivoirien de la promotion de l emploi représentant le Premier ministre et ministre de l Economie et du Budget absents, de fortes recommandations ont été faites pour faire de l artisanat un véritable moteur de la croissance. Il s agit de la labellisation des produits artisanaux africains, la création d une banque de l artisanat dans chaque pays, une application des textes pour une meilleure circulation des produits artisanaux, une rance collaboration entre Chambre de métiers et d artisanat africains, mettre en place un espace de rencontre des acheteurs professionnels etc!
EXPRESS 5 Grand Angle Idrissa Soumaré est un grand commerçant et philanthrope. Fils ainé de la grande Dame, très influente à Kédougou, Mme Adja Aissata Ndiaye dite Mère Aya, il s est résolument engagé en politique avec un seul rêve : devenir le Maire de sa Ville natale au soir du 29 juin 2014. Dans cet entretien accordé au Journal ALKUMA et au portail web alkuma.info, il a abordé plusieurs questions notamment la question liée à l insécurité. L entretien s est déroulé, ce mardi 08 avril 2014, en milieu de journée, au village d orpailleurs de Sambarambougou situé à 94 km de la Commune de Kédougou...! Vous êtes membre de l APR avec l ambition de devenir le futur Maire de Kédougou. Qu est ce qui motive votre engagement en politique C est un engagement venu naturellement. Mon ambition vis-à-vis des populations ne peut se réaliser que si je m engage politiquement pour elles. J ai l habitude de soutenir les populations bien avant mon engagement en politique. Et d ailleurs, ce sont elles qui m ont incité à faire de la politique qui n est rien d autre que servir la Cité. J ai rejoins l APR à la demande de ma Maman qui m a mis en rapport avec les responsables de ce parti qui voulaient qu elle rejoigne cette formation. Ce qu elle n avait pas accepté. Elle était en ce moment au PDS. Et son fils Idrissa Soumaré a les capacités et la côte de popularité qui lui permettront politiquement de relever le défi. Et Mansour Faye a pris acte. Je lui ai remis mes remis mes coordonnées. Par la suite, je l ai rencontré deux fois à Dakar pour des entretiens. M. Faye m a demandé de retourner à la base pour travailler. Et que si la base me soutient, le parti va suivre. Heureusement, la base s est prononcée en ma faveur pour défendre les couleurs du parti aux élections locales du 29 juin 2014. Vous ne craignez pas une confrontation avec votre Maman qui affirme être soutenue aussi par le parti Il n y a pas et n y aura pas non plus de confrontations entre une Maman et son fils. Car, elle n est pas candidate et c est elle-même en 2012 qui m a proposé d être leur candidat en 2014, après concertation entre eux. J avais rejeté cette offre parce que je ne voulais jamais me cacher derrière sa personne pour réaliser mes ambitions politiques. Après l élection du président Macky Sall, je l ai rencontrée (ma maman) pour lui faire part de mes ambitions en 2014 afin d être le candidat de l APR. Elle a approuvé et prié pour moi. En ajoutant qu elle ne soutiendrait aucun candidat contre ma personne. Elle m avait invité de ne pas figurer sur la même liste qu elle car je suis son descendant direct. La loi l interdisait. Mais juste avant l arrivée des Superviseurs du parti en l occurrence Mansour Faye et Balla Guèye à Kédougou, elle m a appelé pour me demander de la rejoindre mon groupe et moi, afin que ces derniers (Superviseurs), lui confient la direction du parti et après le scrutin, elle va influencer les nouveaux conseillers élus à soutenir ma candidature. Ce que je ne veux pas. Et pourquoi Je veux être un choix des populations et non de combines politiciennes. Ce qu elle n a pas apprécié du tout. Et elle a juré de me combattre en disant que sans elle, je ne serai jamais Maire de Kédougou. Mon défi est lui prouver le contraire. Vous ne risquez pas une confrontation à travers vos militants respectifs qui ne sont pas forcément contrôlables Si elle insiste, je préfère abandonner la politique que de m aligner. Ce que je suis en train de faire d ailleurs. Vous irez jusqu au bout si elle persiste Oui! Depuis 1994, je n ai jamais tenu une réunion politique avec elle. Ma Maman m a tout donné. Elle est ma meilleure amie et confidente mais au plan politique, ça n a jamais marché entre nous. Nous n avons pas la même vision des choses. Et tout ce que je gagne c est grâce à Allah et mes parents biologiques. Avez-vous cherché à la convaincre Depuis 4 ans, j ai tout fait avec le soutien de bonnes volontés comme M. Kabiné Kaba et une de mes demisœurs Tocko Kanouté. Je rappelle qu en 2012, elle avait promis devant Mansour Faye, qu après le PDS, elle se retirera de la scène politique. Parlons d autres choses maintenant. Pourquoi le choix Sambaranbougou pour mener vos activités économiques Après avoir quitté Tambacounda, j ai été conseillé et aidé par un ami Seydou Sall pour investir à Sambaranbougou situé à 94 km de la ville Kédougou. Je suis la depuis deux ans. L incendie qui a ravagé ce village d orpailleurs l an dernier, vous a- t-il épargné C était un incident très malheureux. J ai perdu plus de 40 millions francs Cfa dans les cendres. Et vous êtes parvenu à rebondir Oui! Dieu merci. Et c est grâce à ce même Seydou Sall qui m a aidé IDRISSA SOUMARÉ : OPÉRATEUR ÉCONOMIQUE «La principale maladie de Kédougou, c est l insécurité totale» à me relever. Je le remercie beaucoup, ce grand ami. Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontés dans ce village La principale difficulté est liée à l insécurité totale du fait que nous cohabitons sur ce site avec 19 nationalités. Ça pose un problème sérieux. A vrai dire, la principale maladie de Kédougou, c est l insécurité totale. Quelles solutions préconisez-vous Je lance un appel à l Etat de désengorger Dakar et Thiès en délocalisant plus de forces de sécurité à Kédougou pour faire face à l insécurité qui prévaut dans la sous-région notamment au Mali et en Guinée. Le banditisme frontalier menace dangereusement Kédougou. Et cette région peut être une base arrière pour les rebelles et autres malfaiteurs ou délinquants. Nous sommes victimes d inégalités au Sénégal. Nous ne sommes pas réellement considérés ou pris en compte. Des communautés rurales d ailleurs sont mieux considérées qu une région entière comme Kédougou avec ses immenses potentialités. Et je pense que l Acte 3 de la décentralisation qui est bien accueilli par les populations, permettra de corriger ces inégalités. Le Conseil des ministres se tiendra à Kédougou le 17 avril prochain. N est ce pas une occasion pour prendre en charge toutes vos préoccupations Je le pense bien. Et c est une bonne chose de délocaliser ces réunions du Conseil des ministres pour être plus proche des populations. Aujourd hui, l Etat doit aider Kédougou et l accompagner car nous ne sommes pas à l abri d un autre soulèvement populaire. Il doit nous aider à mettre en place un comptoir commercial qui peut collecter de l or et créer beaucoup d emplois. Je profite de l occasion pour annoncer que les populations de Kédougou vont réserver un accueil populaire et mémorable au président de la République, M. Macky Sall. Parlant d or, est ce que les sociétés minières respectent leurs engagements Non! On ne sent pas et ne voit pas non plus les retombées économiques de ces sociétés. Et nos ressources continuent d être pillées. L Etat ne rien fait pour arrêter ça. C est frustrant et révoltant. Kédougou a une vocation agricole avec une forte pluviométrie qui dépasse 1200 mm par an et le fleuve ceinture la ville N est ce pas un gâchis Un gâchis total. Et l Etat doit nous aider à mettre en valeur ce potentiel pour qu on puisse produire suffisamment et commercialiser le reste. Il y a beaucoup d emplois dans l agro-business. Et l avenir de Kédougou sera le résultat que nos générations actuelles décideront : assurer une meilleure gestion des deniers publics nécessitent une transparence totale qui est le levier d une bonne gouvernance et l intérêt de Kédougou doit être le combat de tout un chacun. Nous sommes toujours pris en otage par les hommes politiques de Kédougou. Ils viennent pour leurs propres intérêts et ceux de leur groupe. En revanche, l homme politique est l otage de ce même groupe et Kédougou est toujours sacrifiée. Nous avons besoin de vrais patriotes engagés qui sont prêts à donner leur vie pour Kédougou afin de relever tous les défis. Et notre génération a le devoir et l obligation de se sacrifier pour les générations futures. Comment se portent les secteurs de la santé et de l éducation à Kédougou Aujourd hui, avec les richesses que Kédougou regorge, la population souffre et est obligée de se rendre à Tambacounda ou Dakar pour se soigner. Un hôpital à vocation sous régionale et des Centres de Santé sont nécessaires dans les différents quartiers notamment ceux périphériques. Pour l éducation, la pléthore d abris provisoires constitue une honte. Les villages d orpaillages doivent être aidés afin qu ils puissent éduquer correctement leurs enfants. C est un grand problème. Etes-vous en train décliner une partie de votre projet de société pour la ville de Kédougou Effectivement mon projet de société pour la ville de Kédougou est très ambitieux. Si les populations me font confiance au soir du 29 juin 2014, elles ne seront plus confrontées à certaines difficultés liées à l éclairage public, au chômage des jeunes, au manque d infrastructures routières, à l insalubrité, à l insécurité, au déficit de moyens conséquents pour les acteurs culturels, au déficit d accès à l eau potable. Mon ambition consiste à faire de Kédougou avec toute la nouvelle équipe municipale une ville moderne où il fait bon vivre. Entretien réalisé par Maké DANGNOKHO
6 PORTRAIT Ibrahima Traoré ou la mémoire de la Gouvernance de Tambacounda L homme ne passe jamais inaperçu. Il s impose par sa taille, 1m 89. Ibrahima Traoré est un homme positif et toujours jovial. Une jovialité souvent contagieuse. Discret et généreux, celui que certains tambacoundois appellent affectueusement «Tra» reste, plus que jamais, une mémoire de la Gouvernance de Tambacounda pour y avoir travaillé pendant 42 ans avec 19 gouverneurs. Le portail web alkuma.info et le bimensuel ALKUMA ont choisi de retracer la trajectoire de cet homme exceptionnel dont la vie est un bréviaire pour les générations actuelles et futures! Vendredi! Il est 18h à Tambacounda. A la Gouvernance, un policier est en train de procéder à la descente des couleurs. Marquant ainsi la fin de la journée de travail. C est le moment choisi par Ibrahima Traoré pour s entretenir avec un reporter du Groupe Alkuma. Le travail, au-delà d être une passion, reste une seconde religion chez M. Traoré. Et son attachement à l éthique ne souffre d aucun doute. L homme est courtois, simple et rigoureux. La famille est sacrée pour lui. Ce qui fait que tout le monde reconnait sa bonté légendaire. Tra est un homme bien. La fin de l année 1972 marque le début de sa présence à la Gouvernance de Tambacounda. C était avec le Gouverneur Ibrahima Wone, ancien ministre de l Intérieur. Ibrahima Traoré a été officiellement embauché le 30 juin 1973 comme secrétaire dactylographe. En ce moment, il occupait un bureau au rée-de-chaussée, celui qu occupe actuellement le talentueux Chef du protocole du Gouverneur. En effet, il a fait aussi un bref passage au bureau du courrier. En 1982, M. Traoré est nommé Chef de Cabinet du Gouverneur. Et ce n est qu en 1988, qu il devint en même temps le comptable-gestionnaire de la Gouvernance jusqu à nos jours. Son bureau jouxte le secrétariat, non loin de celui du Gouverneur de région, au 1er étage. Le travail d un secrétaire dactylographe consistait, entre autres, à frapper/taper ou dans le langage moderne, saisir les courriers de départ et d arrivée. Au début, M. Traoré travaillait avec une grosse machine ordinaire et par la suite, il y a eu les machines électriques fabriquées par IMB. Et il y a moins d efforts à fournir pour frapper les textes. Pour pouvoir utiliser cette nouvelle machine, M. Traoré a suivi plusieurs sessions de renforcement de capacités à la maison IMB à Dakar. Mieux, il lui a été enseigné le dépannage et l entretien. Sa loyauté à 19 Gouverneurs Ibrahima Traoré a travaillé avec 19 gouverneurs à Tambacounda. «Travailler avec ses différents gouverneurs m a fait aimer le commandement territorial. Les autorités administratives étant les représentants du président de la République et du gouvernement sont là pour coordonner l action gouvernementale pour le développement socioéconomique de nos terroirs. Un gouverneur a une tâche difficile car il n est pas facile de représenter le président et les ministres dans les différents secteurs d activités. Il n est pas facile non plus d être leur premier collaborateur. Dieu merci, nous avons toujours eu beaucoup de satisfaction en travaillant à leurs côtés», affirme Tra. Il se rappelle avoir eu une seule bisbille voire une prise de gueule avec un gouverneur du fait que ce dernier, revenu d une mission à 2h du matin, l a fait venir au bureau pour travailler sur un dossier urgent. M. Traoré a accusé quelques minutes de retard avec le chauffeur et le gouverneur s est énervé. Il s en est suivi un accrochage entre eux. Même si tout est entré dans l ordre après et, ils ont travaillé jusqu à 8h du matin. Ibrahima Traoré soutient avoir participé à toutes les tournées économiques des différents gouverneurs et il lui arrive d être interprète dans certaines zones. Tra est polyglotte et parle plusieurs langues : Bambara, Soninké, Wolof, Mandingue, Français, un peu d Anglais, un peu de Bassari, Peulh. Il a visité tous les villages du Sénégal Oriental (Kédougou et Tambacounda) pendant ses 42 ans de services à la Gouvernance. Et ses tournées duraient au minimum 8 jours pendant lesquelles le gouverneur est absent de son bureau. Il faisait cette tournée économique avec les Préfets et quelques chefs de services techniques. Il leur arrivait de passer la nuit dans des villages. Tra raconte une anecdote. «Je me rappelle, un jour nous avons passé la nuit dans un campement de chasse à Sadatou dans l actuel département de Goudiry, arrondissement de Dianké Makhan. En pleine nuit, il y a eu une violente tornade qui a emporté la toiture de toutes les cases du campement sauf la mienne. Finalement, tout le monde s est retrouvé dans ma case et nous y avons passé une nuit blanche car il n y avait plus d espace pour dormir. Et tout le monde disait, y compris le gouverneur lui-même, que je suis un Saint homme, un homme béni», se souvient-il, tout souriant. Ce gouverneur était, feu Bocar Diallo (paix à son âme). Il était à Tambacounda entre 1988 et 1990. M. Traoré soutient avoir représenté aussi l autorité dans plusieurs rencontres nationales et internationales comme à la SAFRA ou la TRIPAR- TITE. Il rappelle que le seul gouverneur avec qui il a cheminé comme Adjoint au développement (AD), Chargé des Affaires administratives (AA), Préfet de Tambacounda et Gouverneur de région à Tambacounda reste son actuel patron, M. Gabriel Ndiaye qui a assisté à son départ à la retraite. Ce qui fait que ces deux hommes sont très liés. Etre un commis de l Etat Depuis le 07 février 2013, Ibrahima Traoré a droit à une pension de retraite mais le Gouverneur M. Gabriel Ndiaye l a maintenu au poste, le temps de lui trouver un remplaçant. Entre 1983 et 1988, Tra a été l homme à tout faire à la Gouvernance de Tambacounda avec le Gouverneur Dial Diop (paix à son âme). Ce dernier qui n avait pas d adjoints, utilisait M. Traoré comme adjoint chargé des affaires administratives. Ce qui lui a permis d apprendre beaucoup de choses notamment, la rédaction de courriers administratifs. Mieux, le discipliné et dévoué collaborateur des Gouverneurs a failli intégrer le commandement territorial après la création de l arrondissement de Kéniéba autrefois très enclavé, comme Sous-préfet. C était avec le Gouverneur feu Ahmed El Bécaye Seck, 1992-1993. D ailleurs, la roulette servant de bureau et de logement du Sous-préfet y a été acheminée par le «Sous-préfet» (le temps d une rose) Ibrahima Traoré, un homme élégant qui soigne toujours sa mise, pour parler comme l autre. Il reste un exemple pour les jeunes fonctionnaires de l Etat. Notre interlocuteur affirme que pour être un bon commis de l Etat que lui a servi officiellement pendant 40 ans, il faut d abord aimer son métier, être loyal envers ses supérieurs hiérarchiques, beaucoup travailler avec en bandoulière la discrétion totale, la disponibilité, ne pas mettre en avant les questions pécuniaires. Bref, selon Tra, il faut être tout simplement un REPUBLICAIN et l incarner en tout lieu et en toute circonstance. Et c est pourquoi, M. Traoré est Chevalier, Officier et Commandeur de l Ordre du Mérite. Il est aussi Chevalier de l Ordre National du Lion. Donnons la parole à celui sous l ordre de qui il travaille. Lisez ce bel témoignage du Gouverneur M. Gabriel Ndiaye à l endroit de M. Ibrahima Traoré. «C est un homme que j ai trouvé ici en 1991 comme AD (Adjoint au Développement). 2 ans après, je suis devenu AA (Affaires administratives). Ibrahima Traoré est un homme humble, disponible, qui a un sens élevé des relations humaines et reste loyal à toutes épreuves. L autre qualité exceptionnelle de M. Traoré, est sa discrétion. Il est aussi un bourreau du travail». Gabriel Ndiaye continue en soulignant qu après 40 ans de présence officielle dans cette Gouvernance, Ibrahima Traoré reste une icône de cette institution. Et, c est la mémoire de la Gouvernance de Tambacounda (cette phrase choc du Gouverneur est retenue pour la titraille de cet article. Qu il en soit remercié même si, au besoin, il peut réclamer un droit d auteur. Ça peut lui apporter quelques billets de nos pauvres F CFA). «Il a rempli parfaitement sa mission et malgré ça, il continue à nous accompagner et de façon bénévole, car il n a plus de salaire ici. Ces conseils sont précieux pour moi et c est quelqu un d entier. Je tenais vraiment à dire cela car je l ai côtoyé pendant mes trois séjours. Ce qui reste, c est de prier pour lui. Et je lui souhaite une longue vie», dit M. Ndiaye. Quel témoignage sincère et émouvant. Carrière sportive Le portrait pouvait s arrêter là. Mais, il se trouve que notre héros a plusieurs arcs autour de son coup. Avons-nous le droit d écrire ce texte sur la trajectoire exceptionnelle de Tra sans parler de sa carrière sportive Le lecteur a déjà la réponse. Et à ce niveau aussi, il reste un ambassadeur de Tambacounda. C est en fréquentant le Centre de formation (actuel CDEPS) en dactylographie que M. Traoré s est retrouvé dans le milieu sportif. Il a commencé par le tennis de table, la pétanque, le basketball, le volleyball, (il est entraineur de 1er degrés), pour terminer en football comme arbitre de District en 1975. Trois ans après, il est arbitre de Ligue et 3 ans encore, il est arbitre fédéral. Ce n est qu en 1995, qu il est devenu arbitre international avant de prendre sa retraite dans cette discipline en 1999 date à laquelle, il a fait un stage de formation d instructeur de la CAF au Caire (Egytpe) où il obtint le Diplôme d Instructeur en arbitrage de football. Vers la fin de l année 1999 et début 2000, il est élu président de la Ligue régionale de football de Tambacounda. Et en 2009, Monsieur Traoré est consacré président du Collège des présidents de Ligue et 3ème Viceprésident de la Fédération Sénégalaise de football et président de la Commission éthique et Fair Play de cette institution, étant membre du Comité exécutif fédéral. Ha! L on comprend maintenant pourquoi, tout ce beau monde à Tambacounda et ailleurs l appelle «Président». Très attaché aux valeurs plutôt qu aux privilèges et honneurs, le président Traoré a démissionné de la FSF après la douloureuse et honteuse défaite des «Lions de la Téranga» face aux «Eléphants de la Côte d Ivoire» lors des éliminatoires couplées Mondial-Coupe d Afrique 2010. Conseiller municipal Marié, polygame (trois épouses) et père plusieurs bouts de bois de Dieu, Ibrahima Traoré est un natif de Tambacounda plus précisément au quartier Pont où il réside toujours. Sa 3ème épouse est l assistante du Gouverneur. Actif dans la société civile, aux élections locales de 2009, il a été investi par le parti au pouvoir d alors, le PDS pour mettre fin au règne de l ancien dinosaure socialiste, le Maire Souty Touré et devenir un Conseiller municipal. Cependant, il se réclame toujours de la société civile. Pour les prochaines locales, le président Traoré souhaite être sur une liste pour continuer de service sa ville natale d autant plus qu il a plus de temps maintenant. N ayant pas été un Conseiller municipal très impliqué dans la gestion de l actuelle équipe à cause de ses tâches administratives à la Gouvernance, il avoue qu il ne dispose pas non plus de tous les éléments d information nécessaires ou indispensables pour apprécier le bilan du Maire, M. Oury Ba. «Un responsable doit tenir des propos responsables», confesse-t-il. Avant d ajouter que pour bâtir une ville de Tambacounda de nos rêves, il faut impérativement une union des cœurs et des esprits. Qui dirait mieux!
INTERVIEW forme d actionnariats! Il y a quelques années, vous avez proposé l idée de création d un club de ville. Où en êtes-vous. Et qu en est-il avec la première tentative Je suis heureux de recevoir chez moi la voix du Sénégal Oriental. Le Groupe Alkuma est notre fierté et tout le monde doit encourager et soutenir cette initiative. Avant de répondre à votre question, je voudrais faire d abord un rappel historique. Vous avez dit que l idée vient de moimême, mais ce n est pas le plus important car je porte et partage cette idée avec d autres amis dans le milieu du football. La réforme de Lamine Diack entre 1960-1970 a marqué la naissance de l Asc Niani de Tambacounda. C était une très bonne chose et étant jeune, nous avons joué, puis entrainé et dirigé ce grand club. Chemin faisant, il y a eu l avènement des clubs d entreprise où beaucoup de gens pensaient que ces clubs pouvaient constituer une alternative pour la mobilisation de moyens financiers dont beaucoup de clubs souffraient y compris le Niani d alors. A ce niveau, les dirigeants du Niani ont fait des démarches auprès de l entreprise SODEFITEX afin qu elle puisse sponsoriser ou soutenir financièrement ce grand club qui était pluridisciplinaire (Boxe, football, basketball, handball ). Cette option permettait aux jeunes de pratiquer leur discipline favorite. Et vous conviendrez avec moi que c est difficile de développer toutes ces disciplines sans moyens. Je voudrais au passage remercier et rendre un hommage à tous ces dirigeants d alors pour leur clairvoyance. Ils ont participé à cette politique sportive. Car, Tambacounda avait besoin de ça. Certains parmi ces dirigeants sont décédés et d autres sont vivants et ils continuent de soutenir le football local. Nous avons assisté à beaucoup de choses, à beaucoup de travaux déployés par ces gens afin que ce sport que nous aimons tous, puisse se développer au niveau des différentes disciplines notamment le football. De génération en génération, il y a eu des initiatives comme la tenue des assises sur le football, des tables rondes, des débats dans les places publiques et les états généraux du INTERVIEW MAMADOU GUINDO, PRÉSIDENT DU COTON SPORTS «Pour le football de Tambacounda, la seule voie de salut reste la création d un Club de ville» Mamadou Guindo est le président du Coton Sports de Tambacounda. Né dans une grande famille de sportifs «la famille Guindo», il ne vit que pour le football qu il a pratiqué durant toute sa jeunesse. Dans cet entretien, M. Guindo confesse que si le football Tambacoundois veut retrouver l élite, il urge que les sportifs acceptent d aller vers la réconciliation des amateurs qui aboutira à la mise en place d un Grand Club de ville, au besoin, sous football. J ai suivi tout ça, car j étais formaté par la cellule familiale c est-àdire avoir la chance d être né dans une grande famille de sportifs, la famille GUINDO. Et ne je connais que le sport et notamment le football. Je suis témoin de beaucoup de choses même si d autres m ont été racontées. Si nous revenons à votre question, la première tentative c est la fusion des deux clubs de Tambacounda : Asc Niani et Sodefitex. Cependant, cette fusion concernait tous les clubs de Tambacounda, Niani, Sodefitex, Baobab. L idée c était de réconcilier les sportifs autour d un idéal qui est d avoir un club fort appelé le Coton Sport de Tambacounda dont je suis le président aujourd hui. Il faut remercier le Directeur général de la Sodefitex, M. Bachir Diop, le personnel de l entreprise qui ne ménagent aucun effort pour soutenir ce club jusqu à présent quelles que soient les difficultés que traverse l entreprise. L idée c était aussi d éviter la dispersion des talents en dirigeants, en joueurs etc! Ce club existe avec des hauts et des bas. Nous dirigeons ce club avec un manque de moyens car il n y a que la subvention de la Sodefitex, de la Mairie, du Conseil régional, la Ligue de football alors dirigée par le président Ibrahima Traoré etdes bonnes volontés (Mamadou Kassé, Pape Banda Dièye, l Inspecteur Sadiakhou, Dr Abdou Khadry Tall...on ne peut pas citer tout le monde). C est grâce à cette Ligue que 16 clubs de Tambacounda sont reconnus par la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), sans oublier les sessions de formation des arbitres, des techniciens. Comparée autres ligues du Sénégal, celle de Tambacounda, sous la présidence de M. Traoré était 2ème après celle de la capitale Dakar. C est une performance à saluer. Avez-vous des conseils à prodiguer à la nouvelle équipe dirigeante de la Ligue de football pour maintenir ces performances de l équipe sortante Je profite de l occasion pour féliciter et encourager cette nouvelle équipe dirigée par Bounama Kanté qui j espère, pourra consolider les acquis et s engager vers la réconciliation des sportifs autour de l essentiel. Il a mon soutien car je suis un "baye fall" du sport. Est-ce que par le passé, il y a eu des tentatives de mettre en place ce club de ville après l expérience du Coton Sport Oui, il y a eu des tentatives. Ce qui m a un peu frappé et que les sportifs ont toujours souhaité et que je salue, est le fait que c est la Mairie de Tambacounda qui propose aux sportifs la création de ce club. Je me rappelle que c était juste après l installation de l actuelle équipe municipale. Ce club devrait être soutenu par la Mairie et ses partenaires étrangers. C est le lieu de remercier le Maire et ses collaborateurs notamment celui qui était chargé de piloter cette affaire en l occurrence, M. Kandioura Diallo. Et en ce moment, il a été dit qu une enveloppe de 20 millions était disponible en plus des retombées de la coopération décentralisée avec des partenaires Belges déjà identifiés et qui s étaient engagés à aider la jeunesse de Tambacounda. Je suis désolé mais ce sont les sportifs eux-mêmes qui n ont pas adhéré à cette idée en s attachant au «clubisme», c est-à-dire des intérêts personnels au détriment de l intérêt collectif et de l émergence du football de Tambacounda. Car, l objectif d un club de ville consiste à réconcilier les sportifs, à donner un socle financier et une assise populaire et sportive. Il faut le rappeler nos clubs ont de plus en plus de difficultés pour tenir. En toute objectivité et au regard de mon expérience, la seule voie de salut reste la création de ce club de ville pour renouer avec l élite. Ce club pourrait être soutenu par un Centre de formation dont le produit fini pourra être utilisé par ce club mère ou fanion de Tambacounda. Avez-vous pensé à une dénomination et comment l envisagez-vous, concrètement C est l idée d un sportif, de surcroit le président du club fanion de Tamnacounda, le Coton Sports. Juste des propositions : Football Club de Tambacounda (FCT), ASC Tambacounda ou Olympique Club de Tambacounda (OCT) ou encore Niani de Tambacounda. Le dernier mot reviendra aux sportifs. Pour ce qui est de la faisabilité, il ne s agit pas de faire disparaitre les clubs existants qui seront dans un rôle d encadrement, de formation et d éducation des jeunes footballeurs et participer en même temps à d autres compétitions. Maintenant, il faudra prendre les meilleurs en termes de joueurs, de dirigeants pour former ce club de ville de Tambacounda où on fera appel à des actionnaires comme ça se fait ailleurs à l image du Casa Sports même s il y aura des améliorations à apporter. Ce qui me réconforte dans mon idée c est que d autres voix se sont levées pour dire la même chose notamment le président de l Odcav de Tambacounda et le DTN de Casa Sports à la suite de leur match avec une équipe de Tambacounda, Don Bosco. 7 Comment se porte le Coton Sports Le Coton Sports se porte bien. Nous avons renouvelé l équipe à 95% avec des jeunes de 19 à 20 ans sélectionnés à l issue des navétanes par notre entraîneur et ses collaborateurs. Cette année, notre objectif consiste à bâtir une nouvelle équipe avec une nouvelle conscience au niveau des dirigeants, des supporters afin que d ici 2 ans, on puisse avoir un club fort. C est le lieu de rendre hommage à mes prédécesseurs qui ont eu à présider ce grand Club, sans oublier, Thierno Mamadou Tounkara, Sankhoun Fofana, Famara Coulibaly, Ibrahima Traoré et les jeunes dirigeants qui ont aujourd hui les destinées du Club notamment, Souleymane Diallo, Souleymane Diaw, Aliou Thiam, Mamadou Sow...! Nous sommes engagés dans toutes les compétitions organisées par la FSF notamment en Seniors, Juniors, Cadets et le football féminin. L équipe joue en D2 au championnat régional et national en Juniors et Cadets et la Coupe du Sénégal. C est un club pluridisciplinaire : football, basketball, karaté, athlétisme! L entreprise vient de mettre en place un complexe sportif dénommé Ndar Faye. Le Coton Sports a de grandes ambitions pour relever les défis pour l épanouissement de la jeunesse de Tambacounda.
ELECTRICITÉ Kédougou sur le réseau interconnecté de la Senelec ZONES AURIFÈRES Un morceau de glace à 500 F Cfa dans les zones aurifères Le directeur régional de la Senelec du Sénégal Oriental (Tambacounda et Kédougou), M. Maguette Mbodji a soutenu, ce mardi 08 avril 2014, au micro du reporter d alkuma.info que Kédougou sera bientôt sur le réseau interconnecté de la Senelec pour mettre fin aux perturbations dans la distribution de l électricité dans cette ville. M. Mbodji affirme qu un site est déjà choisi par les services de l urbanisme et du Cadastre pour abriter un poste de 225 kw qui alimentera toute la ville de Kédougou. Et des perspectives d extension sont en vue. «Le traçage routier Kaolack-Tambacounda et Kédougou est déjà fait. Et Kédougou sera alimentée par le même courant que la ville de Dakar», assure Maguette Mbodji présent à Kédougou avec son responsable de la production M. Ndiaga Guèye pour participer au CRD spécial (Ndlr mardi matin à ma Gouvernance) en prélude au Conseil des ministres. La vente de glace en cette période de canicule (45 à l ombre) enrichit dans les zones aurifères de la région de Kédougou. Nombreuses sont les femmes de la commune de Kédougou qui s activent dans ce commerce très lucratif. Tenez- vous bien, un morceau de glace que vous achetez à Tambacounda entre 75 ou 100 F Cfa se vend dans les zones aurifères à 500 F Cfa. Et le sachet d eau de 50 F Cfa coûte 100 F Cfa. Clémentine Faye vend au minimum 100 glaces par jour en raison de 500 F Cfa l unité au village aurifère de Sambarambougou. Sourire aux lèves, elle affirme que la glace vaut de l or dans les zones aurifères où, cette "denrée précieuse" se vend comme des petits pains. «Dieu merci, je gagne bien ma vie avec ce commerce. La vente de glace apporte beaucoup d argent. C est notre or», lance-t-elle. Les transporteurs aussi y trouvent leur compte. Car, chaque caisse de glace est acheminée dans ces zones entre 3000 et 5000 F Cfa par voyage. En effet, dans la commune de Kédougou, des femmes possèdent entre 6 et 10 congélateurs et réalisent au minimum 1 millions de francs Cfa de bénéfices par mois. La glace, tout le monde y trouve son compte!