Grands problèmes de santé publique I Introduction : - Epidémiologie. - Critères socioéconomiques. II Les pathologies à incidences sociales : 1 Le cancer : Définition : C est une tumeur maligne formée par la multiplication désordonnée des cellules d un tissu organique. a) Epidémiologie : α) Morbidité : Le cancer fait partie des maladies à déclaration au titre des affections de longue durée (Prise en charge à 100%). Il n existe pas de recensement des cas de cancer d où une connaissance imparfaite de la morbidité cancéreuse. Le pourcentage de guérison est variable selon la localisation du cancer et de la précocité du traitement. β) Mortalité : - Nombre de décès : en 60 ans le nombre de décès par cancer : o X 2. o X 3. - Localisation : o Cancer des voies aérodigestives en augmentation. o Cancer des poumons en augmentation. o Cancer de la prostate en augmentation. o Cancer du sein en augmentation. o Cancer de l estomac en diminution. o Cancer de l utérus en diminution. - Facteurs cancérigènes : o Chimiques (Amiante, goudron, cobalt) => cancer broncho-pulmonaire / cancer voies aériennes supérieures. o Physiques (UV, rayon X). o Hormonal (sein, utérus, testicules). o Génétique. o Alimentaire (graisse, alcool ). o Géographique (Mode de vie et habitudes alimentaires). o Professionnel. o Autres (âge, sexe, milieu social). B) Conséquences : α) Conséquences sociales : Le cancer va transformer les relations familiales et sociales en raison des conséquences physiques de la maladie, de la lourdeur des traitements et des hospitalisations répétées et souvent prolongées. Risque de perte d emploi, carrière professionnelle compromise. β) Conséquence matériels pour la famille : - Des coût supplémentaires : Forfait journalier, transport, hébergement. - Diminution des revenus. - Coût économique du cancer : traitement annuel de cancer du sein en 1992 : 5640 1 / 6
c) Prévention : α) Primaire : Elimination des facteurs de risque (Tabac, alcool, la pollution ). β) Secondaire : Comprend tous les actes destinés à diminuer la prévalence d une maladie dans une population. Réduire la durée d évolution de la maladie : - Dépistage précoce de la tumeur. - Traitement des les premières atteintes. Signes : - Petite boule indolore au niveau du sein, écoulement anormal du mamelon. - Ulcération persistante de la langue ou des lèvres. - Mal de gorge ou enrouement. - Grain de beauté qui grossit. - Toute perte anormale de sang. - Toute sécrétion utérine après la ménopause. - Ennuis digestif durable surtout si selles noires. γ) Tertiaire : - Ça concerne le suivi médical. - La lutte contre les incapacités chroniques. - Réinsertion professionnelle. 2 Maladies cardiovasculaires (MCV) : C est la 1 ière cause de décès en France tout âge confondu et quelque soit le sexe. Elles sont constituées par l ensemble des pathologies touchant au cœur et aux vaisseaux. Il existe 4 catégories : - Les malformations congénitales (7 des enfants). - Atteintes des valvules du cœur. - Maladies des vaisseaux. - Maladies du muscle cardiaque. - a) Epidémiologie : α) Morbidité : - 3 millions le nombre de personnes souffrant de troubles coronariens. - 3 ième rang des causes d hospitalisation en court séjour (10%). - ¼ soit 30% des affections de longue durée prise en charge à 100% par la sécurité sociale. - 60 000 infarctus du myocarde par an pris en charge à l hôpital. - Plutôt chez les hommes de 65 ans. β) Mortalité : - 1 ère cause de décès en France. - Entre 40 et 65 ans, la mortalité masculine est plus forte, mais après 65 ans celle des femmes prédomine car le nombre de femmes âgées est plus important. 2 / 6
b) Prévention : α) Primaire : - Connaissance des facteurs de risque : o L athérosclérose coronarienne => infarctus. o Excès de cholestérol, lipide dans le sang. o L hypertension artérielle (HTA). o Tabagisme. o Sédentarité. o Obésité. o Stress. o Diabète. - Hygiène de vie : o Alimentation équilibrée. - Education à la santé : o Spots publicitaires. o Campagnes de prévention. β) Secondaire : Dépister et traiter les 1 ères atteintes. Connaissance des signes précurseurs : - Douleurs, angine de poitrine (Angor). - Douleurs bras gauche, mâchoire. - Crise brutale, teint pale, prostré, sueur. L infarctus du myocarde (IDM) abouti de moins en moins au décès immédiat. 80% des personnes survivent grâce aux traitements et à la réadaptation en centre spécialisé. γ) Tertiaire : - Réadaptation et réinsertion. - Repos strict au lit. - La règle des 3 R : o Récupération : s effectue dans un centre de soins intensifs. o Réadaptation : Exercices physiques dans l établissement. o Réinsertion : Vise à rendre au cœur une capacité à l effort et une résistance. c) Conséquences socioéconomiques : α) Individuelles : - Revenu. - Familiales et professionnelles. - Varie selon l âge. β) Economiques et sociales : - Productivité diminuant. - Coût élevé. 3 / 6
3 Les maladie sexuellement transmissibles (MST ou IST) : Concerne plus de 1 million de personnes. Parmi les MST certaines sont mortelles (SIDA, hépatite B). a) Epidémiologie : α) Morbidité : - Statistique peu fiable sauf SIDA. - Il y aurait chaque année de 300 000 à 400 000 nouveaux cas de blennorragie. - 10 000 nouveaux cas de syphilis par an. - 160 000 nouveaux cas d herpes génital par an. - 100 000 nouveaux cas de salpingites aigues chlamydia. - 100 000 nouveaux cas d hépatite B par an. b) Conséquence individuelle : - Stérilité. - Cancer. - Problème d avortement. - Problèmes psychologiques. c) Prévention : α) Primaire : - Incubation souvent longue => contagiosité importante. - Nécessité d informer sur : o Les caractéristiques de ces pathologies. o Les principaux signes. o Sur la nécessité d un traitement précoce des partenaires si l on veut rompre la chaîne de contamination. - Informer sur les moyens de protection des MST et de contraception. - Comportement individuel adapté : o Hygiène corporelle. o Utilisation de préservatifs. o Vaccination (Hépatite B). o Loi du 18.01.1991 obligeant les professionnels de santé à se vacciner contre l hépatite B. o Loi de 1991 : Obligation de test hépatique lors de dons de sang. β) Secondaire : Efficace si la maladie est diagnostiquée à temps => les sujets vont être soignés sans séquelles. Reconnaissance des signes : Chez les hommes : - Ecoulement purulent de la verge. - Brûlure en urinant. - Plaques dans la bouche et sur les organes génitaux. - Brûlure lors de l éjaculation. - Lésions sur la verge. Chez les femmes : - Sécrétions vaginales et écoulements anormaux. - Vésicules sur les organes génitaux. - Démangeaisons. - Douleur lors de rapport sexuel. - Brûlure lors de la miction. 4 / 6
Examens de dépistage : Ces examens sont pratiqués anonymement et gratuitement dans les dispensaires, PMI et planning familial. Les dépistages de la syphilis et SIDA sont effectués par prélèvement sanguin lors des examens prénuptiaux et prénataux. Traitement précoce et ininterrompu : Avertir le ou les partenaires pour qu ils consultent. γ) Tertiaire : L Herpes et la syphilis sont à évolution lente. Si la maladie n a pas été détectée au moment des 1 ières poussées, elle continuera à évoluer lentement avec des conséquences graves. 4 Maladies mentales : La maladie mentale recouvre une multitude de troubles traduisant une perturbation de la personnalité avec ou sans atteinte des fonctions intellectuelles. Les maladies mentales se traduisant par un comportement mal adapté qui témoigne d un trouble de l intégration de l individu à la société dans laquelle il vit. Ce sont souvent les "autres" qui posent le diagnostique, lorsqu'il considèrent que le comportement devient "anormal". a) Différentes maladies mentales : Elles se traduisent par un mal être, une souffrance psychique. Elles peuvent apparaître au cours de la vie durant des périodes difficiles. - Les névroses : C est une forme de maladie mentale dans laquelle les patients sont conscients de leur trouble (phobies, obsession). - Les psychoses : C est la perte de conscience réelle. Le malade vie dans un monde différent, un rêve intérieur. Il devient étranger à la réalité. - Troubles mentaux se démences séniles : Disfonctionnement mental de l individu qui est du à un trouble infectieux ou traumatique. Altération du cerveau sur le plan organique. b) Epidémiologie : α) Morbidité hospitalière : - Les maladies mentales sont à l origine de 2% des hospitalisations. - Plus de femmes que d hommes hospitalisés. β) Mortalité : 2.7% de décès imputables aux troubles mentaux. c) Causes et facteurs favorisants : - L autisme. - Souffrance psychique non surmontée. - Affection organique (Encéphalite, épilepsie, sénilité). - Un certain mal de vivre. 5 / 6
d) Conséquences individuelles : - La maladie mentale isole l individu. - Sur le plan financier. - Psychose et trouble de la personnalité font partis des pathologies de longue durée (donc pris en charge à 100%). 6 / 6