Présentation du livre Jouer, c'est vivre! Repères sur le jeu en Action Catholique des Enfants 17 X 23 cm, 100 pages, 2014, 12
Pourquoi un livre sur le jeu? Parce que jouer est un droit fondamental de l'enfant, Parce que le jeu est associé à la liberté; à la convivialité et au plaisir, Parce que jouer permet de grandir dans la joie, Parce que jouer resserre les liens, Parce que jouer nous apprend à dépasser nos peurs et nos peines, Parce que jouer favorise l'émergence de talents Parce qu'à l'ace, le jeu est un des piliers fondamentaux de notre pédagogie.
Qu'est-ce que c'est? Un livre patchwork d'une centaine de pages où s entrelacent expériences, théories, entretiens, points de vue et informations pratiques. Nous y accueillons les contributions de nombreuses personnalités (psychanalystes, éducateurs, joueurs, sociologues, formateurs) dont le regard sur le jeu nous éclaire.
Au sommaire Depuis toujours, on joue à l'ace page 9 Esprit du club, esprit du jeu page 11 Et les enfants décidèrent de fêter le jeu... page 13 D'entrée de jeu page 15 Le jeu, une pratique universelle page 16 Qu'est-ce que le jeu? page 20 «Le premier droit de l'enfant, c'est de jouer» page 24 Le jeu, de l'enfance à l'adolescence page 27 Regards croisés page 29 Jouer, c'est grandir page 30 Place à l'imagination page 31 «Le côté " soleil " de la vie» page 35 Montre-moi tes jeux vidéo... page 40 Bien vivants, les jeux traditionnels page 43 Quand le jeu dérive page 46 Jouer, c'est apprendre page 52 Le jeu : un espace d'éducation populaire page 53 Jouer pour apprendre à vivre autrement page 56 Au caté, instruire dans la joie page 58 Jouer, c'est une manière d'être au monde page 60 Quand la Sagesse danse page 61 Osons libérer la Trinité page 73 A vous de jouer page 77 Fiches pratiques page 78 Trucs pour un jeu réussi page 79 Inventer un jeu page 81 Se former sur le jeu page 83 La place de l'animateur dans le jeu page 85 Jouer avec presque rien page 87 Pour relire le jeu page 89 Des mots et des auteurs page 90 Citations page 91 Quiz page 94 Testez vos connaissances sur le jeu page 95 Biblio-sitographie page 96 Ouvrages page 97 Articles et documents page 98 Sites Internet page 98
Quelques extraits (1/3) «Combien d enfants à qui l on n a pas permis de jouer durant leur enfance restent marqués pour la vie! Ces jeunes, à qui finalement l on a en quelque sorte volé l enfance, éprouvent des difficultés, à l âge adulte, de s adapter au monde mouvant qui est nôtre aujourd hui. Le jeu constitue une détente nécessaire. Pour l enfant, il répond au besoin vital de décharger la tension. Jouer, c est se refaire, c est récupérer, c est se recréer. Le jeu n est en effet pas seulement détente, il est récréation, au sens propre de ce terme. Mettant en branle l imaginaire, il peut se définir comme un élan créateur.» (p.24) Jean-Marie Petitclerc, éducateur et prêtre, fondateur de l'association Le Valdocco «Nous mettons trop vite les enfants dans une ambiance de compétiteurs et cela crée un peuple assez rebelle à la communauté. Donc tout ce qui va favoriser la communauté et l'esprit communautaire, non pas l'esprit communautaire dans le sens de l'enfermement dans une identité mais dans le sens d'un rapprochement pour la réalisation d'un but commun, tout ce qui favorise le travail en commun, communautaire au sens positif du terme, nettoie l'enfant d'être souvent plongé dans un rapport de compétiteur. Et puis, le jeu avec l'autre est une chose importante, mais il ne faut pas négliger le jeu solitaire. Le jeu solitaire, c'est l'apprentissage du rapport à soi apaisé, et sans ce rapport à soi apaisé il n'y a pas de confrontation à l'autre qui le soit. Ce sont deux éléments complémentaires mais essentiels l'un et l'autre.» (p.31) Alain Bouregba, psychanalyste et président de la Fédération des Relais enfants-parents
Quelques extraits (2/3) «Les adultes qui jouent avec leurs enfants se rendent proches et remplacent la consommation passive de télévision par une rencontre de vivants. Jouer régulièrement avec ses enfants, c'est allumer des faims de rencontre. Ceux qui jouent avec leurs enfants préparent des moments précieux avec leurs futurs adolescents. Car ceux-ci resteront en demande de jeux avec leurs parents si les thèmes et les stratégies sont adaptées à leurs âges. Et au cœur de ces jeux, s'ils gagnent, ils vivront des victoires symboliques bien utiles. Un ado n'a pas le droit de gifler son père ; mais dans un jeu, il est tout à fait admissible qu'il le batte royalement.» (p.35) Pascal Deru, anthropologue, journaliste «Quand ils jouent à des jeux traditionnels, les gens découvrent des sensations perdues, des racines, une certaine fierté mais mesurée, un matériel à transmettre et échanger avec d autres. Ils se déchargent souvent d une carapace pesante accumulée chaque jour. Nous privilégions la bonne humeur, la convivialité et la pédagogie amusante. Nous transmettons, je pense aussi, une conception dynamique de la tradition qui rend celle-ci moins pesante et directement assimilable. Nous leur faisons comprendre que le jeu est sérieux au départ, comme leur vie d adulte, mais lorsqu'on joue, il est important de se libérer, de prendre confiance en soi et que l échec n est que momentané. Si on recommence une partie on peut alors gagner, et la vie c est souvent pareil si on est aidé bien sûr.» (p.43) Jean-Philippe Joly, président de la Fédération des jeux et sports traditionnels normands
Quelques extraits (3/3) «Nous sommes tellement habitués à associer la dimension religieuse avec le sérieux, voire le tragique, de l existence, que nous avons peine à imaginer que la notion de jeu puisse apporter quelque chose d essentiel qui, mettant précisément en question l excès de sérieux, révèle des aspects insoupçonnés de la relation du Créateur avec sa créature. Si le jeu n est pas seulement une distraction, qui fait oublier pour un temps la dureté du monde, il peut nous en dire davantage sur nous-mêmes, voire sur Dieu, que bien des discours savants.» (p.61) François Euvé, rédacteur en chef de la revue Etudes Un après-midi, en club Fripounet (8 11 ans). Vincent. Chez moi, je m'ennuie. Je ne sais pas quoi faire. Quand j'ai pas de copains, je ne sais pas à quoi jouer, mes frères, ils sont plus petits. David. T'inquiète pas. Tu vas pas t'ennuyer longtemps. Je vais t'inviter chez moi. Moi, c'est pareil, je ne sais pas quoi faire quand j'ai pas de copains.
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