MISE EN SITUATION Le MTQ révise annuellement le Cahier des charges et devis généraux (CCDG) ainsi que les tomes I à VII des normes. Ce document présente les principaux changements de ces documents touchant les activités des producteurs de béton prêt à l emploi. Le texte en rouge correspond à un ajout ou modification du texte par rapport à l année précédente. AVERSTISSEMENT L Association béton Québec ne peut être tenue responsable de quelque erreur, inexactitude et/ou omission reliées à l information et à la consultation de ce document. Toute interprétation du CCDG et normes 2015 doit être effectuée à partir des publications officielles. L Association béton Québec, leurs représentants, cadres et employés ne peuvent être tenus responsables d'un dommage subi par un individu ou personne morale résultant de la consultation de ce document. MODIFICATIONS À LA NORME 3101, CHAPTIRE VII 2. DÉFINITIONS Ajout de la définition du béton semi-autoplaçant : «Béton semi-autoplaçant Mélange de liant, d eau et d adjuvants dans lequel sont enrobés des granulats fins et des gros granulats. Le béton est fluide mais stable et demande une légère consolidation mécanique.» TABLEAU 3101-2 Ajout des caractéristiques pour le béton semi-autoplaçant : Type : XVII Résistance à 28 jours : 35 MPa Masse minimale en liant : o GUb-SF : 400 kg/m 3 o GUb-F/SF et GUb/S/SF : 420 kg/m 3 Rapport eau/liant max: 0,41 1/9
Gros granulats: 5-14 ou 5-20 mm Teneur en air: 6 à 9% Étalement: 500 ± 50 mm Facteur d espacement (lbarre): 230 m Perméabilité aux ions chlorure: 1000 Coulombs Ajout d une note 13 au tableau 3101-2 concernant le béton de type XVI-15 : béton latex 15% : «13. À l exception des 24 premières heures de cure en condition humide, la cure des éprouvettes doit être réalisée à une température de 23 ± 2 C et à humidité ambiante du laboratoire.» 4. CARACTÉRISTIQUES REQUISES DU BÉTON 4.1 Constituants du béton 4.1.3 Granulats 4.1.3.1 Réactivité alcalis-granulats Limitation de la teneur en alcalis du liant pour le béton de type VX avec des granulats «modérément réactifs» : «Les granulats classifiés «modérément réactifs» peuvent être utilisés en combinaison avec une des mesures préventives suivantes: béton de type XV : - le ciment avec fumée de silice est obligatoire dans ce béton; - limiter la teneur en alcalis du liant à 2,4 kg/m 3 au maximum;» 4.2 Fiche descriptive du mélange Ajout d une information supplémentaire devant se retrouver sur la fiche descriptive de mélange : «la granulométrie, la masse volumique pilonnée à sec, la densité relative brute (état saturé, surface sèche), le pourcentage d absorption des granulats fins et des gros granulats, ainsi que le module de finesse et l indice colorimétrique du granulat fin;» 2/9
Ajout d un changement nécessitant un nouveau rapport de facteur d espacement : «Les changements qui nécessitent un nouveau rapport établissant les caractéristiques du réseau d air entraîné pour un type de béton sont les suivants : source d approvisionnement en liant ou type de liant;» Ajout d un changement nécessitant un nouveau rapport établissant la teneur en ions chlorure : «Les changements qui nécessitent un nouveau rapport établissant la teneur en ions chlorure pour un type de béton sont les suivants : source d approvisionnement en liant ou type de liant;» 4.3 Enregistrement du dosage des gâchées de béton Ajout d un paragraphe concernant l enregistrement officiel des masses de chacun des constituants entrant dans la composition du béton : «Cet enregistrement doit minimalement indiquer la source, les quantités théoriques et réelles ainsi que les écarts de pesées de chacun des constituants. De plus, l enregistrement doit permettre de retracer l emplacement des silos, trémies, bennes et réservoirs utilisés par les différents constituants.» MODIFICATIONS AU CCDG : 14 REVÊTEMENT DE CHAUSSÉE EN BÉTON 14.2 CONSTRUCTION DU REVÊTEMENT DE CHAUSSÉE EN BÉTON 14.2.2 ASSURANCE DE LA QUALITÉ 14.2.2.2 Béton 14.2.2.2.1 Certification Précisions concernant l étalonnage des bétonnières mobiles : «Dans le cas de la production de béton à l aide d une bétonnière mobile, un certificat d étalonnage des compteurs d eau, d adjuvant, de ciment et des ouvertures des trappes datant de moins de un an pour chaque bétonnière 3/9
mobile et pour chaque mélange de béton à produire doit être remis au surveillant en plus du certificat de conformité délivré par le BNQ. Le certificat d étalonnage doit être signé par un ingénieur membre de l Ordre des ingénieurs du Québec, relevant du responsable du contrôle de la qualité du fabricant. Un nouveau certificat d étalonnage des ouvertures des portes et des débitmètres doit être délivré dans le cas d un changement de source d approvisionnement pour les matériaux cimentaires, les granulats et les adjuvants.» 14.2.2.2.2 Contrôle de réception du béton c) Vérification de la résistance du béton Cadence d échantillonnage «Lorsque l usine de béton est dédiée et qu elle produit du béton de façon continue à l usage exclusif du chantier, le béton destiné au revêtement en béton et mis en place au moyen de la machine à coffrages glissants est échantillonné à tous les 225 m 3 et au moins une fois par jour. Dans ce cas, un lot représente 900 m 3 ou moins de ce béton. Pour tous les autres cas, le béton est échantillonné à la cadence de 1 échantillon par 75 m 3 de béton. Un lot représente 450 m 3 ou moins d un même type de béton fourni dans une période de 30 jours.» 14.2.4 MISE EN OEUVRE 14.2.4.3 Béton 14.2.4.3.1 Autorisation de bétonnage Ajout d une sous-section : «L entrepreneur doit donner un avis écrit d au moins 8 heures au surveillant pour préciser la date et l heure de bétonnage, le numéro de la fiche descriptive de mélange, ainsi que la localisation (chaînage et voie). Cet avis doit mentionner que la surface à recouvrir, la localisation des repères, les armatures, les paniers, les goujons, les tirants et les coffrages sont conformes et installés selon les exigences. Le surveillant remet à l entrepreneur un avis écrit l autorisant à procéder au bétonnage de cette partie de revêtement lorsque : la fiche descriptive du mélange est acceptée; la préparation de la surface à recouvrir, la localisation des 4/9
repères, les armatures, les paniers, les goujons, les tirants et les coffrages sont conformes aux exigences et propres; le matériel et les matériaux nécessaires à la mise en place, à la cure et à la protection du béton par temps froid sont sur les lieux et conformes aux exigences.» MODIFICATIONS AU CCDG : 15 OUVRAGES D ART 15.4 OUVRAGES EN BÉTON 15.4.2 ASSURANCE DE LA QUALITÉ 15.4.2.1 Béton Ajout d un paragraphe : «Dans le cas où la méthode de transport ou de mise en place du béton plastique pourrait affecter les propriétés du béton de telle sorte que celui-ci ne respecte plus les exigences lorsqu il est en place dans l ouvrage, l entrepreneur doit déterminer avec l ensemble des intervenants notamment le fabricant de béton, les paramètres nécessaires à l obtention d un béton conforme aux exigences du Ministère et commander le béton avec les spécifications appropriées.» 15.4.2.1.1 Certification du béton coulée ou moulée en place Précisions concernant l étalonnage des bétonnières mobiles : «Dans le cas de la production de béton à l aide d une bétonnière mobile, un certificat d étalonnage des compteurs d eau, d adjuvants, de ciment et des ouvertures des trappes, datant de moins de un an, pour chaque bétonnière mobile et pour chaque mélange de béton à produire doit être remis au surveillant en plus du certificat de conformité délivré par le BNQ. Le certificat d étalonnage doit être signé par un ingénieur membre de l Ordre des ingénieurs du Québec, relevant du responsable du contrôle de la qualité du fabricant. Un nouveau certificat d étalonnage des ouvertures des portes et des débitmètres doit être délivré dans le cas d un changement de source d approvisionnement pour les matériaux cimentaires, les granulats et les adjuvants.» 5/9
15.4.2.1.3 Vérification préalable à la réception du béton Précision concernant l échantillonnage : «La vérification préalable du béton par l entrepreneur consiste à vérifier la teneur en air, l affaissement, l étalement et la température du béton plastique avant le contrôle de réception de ces caractéristiques par le Ministère. Ces vérifications doivent être réalisées au chantier selon les méthodes décrites à l article «Contrôle de réception», y compris en ce qui a trait à l échantillonnage, qui doit se faire au point de décharge.» Ajout d un paragraphe amenant une précision concernant les essais sur éprouvettes témoins : «Lorsque des essais sur éprouvettes témoins maintenues dans les mêmes conditions que l ouvrage sont exigés, au moins 3 éprouvettes témoins par bétonnage doivent être fabriquées. Les éprouvettes doivent avoir les mêmes caractéristiques que celles décrites à l article «Contrôle de réception». 15.4.2.1.4 Vérification préalable à la réception du béton a) Méthodes d échantillonnage et d essai sur le béton plastique et durci Reformulation : «Le Ministère effectue un contrôle de réception sur tous les types de béton.» Ajout d une précision concernant le béton semi-autoplaçant : «Dans le cas du béton de type XVII, le béton est considéré comme ayant un affaissement supérieur à 180 mm.» d) Essai de convenance Ajout du béton semi-autoplaçant dans les essais de convenance «L entrepreneur doit effectuer un essai de convenance pour les bétons de types XIII, XIV-C, XIV-R, XV et XVII.» 6/9
15.4.3 MISE EN ŒUVRE 15.4.3.5 Béton 15.4.3.5.6 Mise en place du béton plastique des dalles e) Bétonnage Précision sur le taux de bétonnage : «L entrepreneur doit soumettre au surveillant pour approbation, au moins 7 jours avant le bétonnage d une dalle sur poutres d un pont à plus d une travée, la séquence de bétonnage qu il se propose d utiliser si celle-ci est différente de celle indiquée sur les plans ou si aucune séquence de bétonnage n est prévue dans les plans. La nouvelle séquence de bétonnage doit préciser le taux de pose minimal de béton que l entrepreneur se propose d utiliser. Lorsque la séquence de bétonnage prévoit le bétonnage de la dalle en continu au-dessus d un appui et qu il n y a pas de joint de tablier prévu à cet appui, ce taux de pose doit être suffisant pour permettre la mise en place d au moins 75 % du volume de béton de la travée la plus longue du pont pendant une période maximale de 2 heures.» 15.4.3.5.9 Cure des éléments en béton coulés en place Retrait d un paragraphe : «Pour tous les travaux énumérés précédemment, si aucun essai sur éprouvettes témoins mûries dans les mêmes conditions que l ouvrage ne confirme l atteinte de la résistance, un délai de 21 jours s applique entre la mise en place du béton et la réalisation des travaux.» Ajout d éléments en béton et reformulation concernant la cure : «Dans le cas des ponts, des tabliers, des murs de soutènement, des ponceaux et des dalles neufs, à l exception des semelles, des dalles de transition et des joints de tablier à une garniture, la cure doit se poursuivre, pour tous les types de béton, après la période minimale de 7 jours tant que le béton n a pas atteint 70 % de f c vérifiée par des essais sur éprouvettes témoin 15.4.3.7 Bétonnage par temps chaud Ajout d un paragraphe concernant l écart entre la température du béton et des éléments en contact avec ce dernier: 7/9
«La température des surfaces avec lesquelles le béton plastique vient en contact (béton existant, armatures et coffrages) doit être inférieure ou égale à 35 C au moment du bétonnage.» 15.4.3.8 Bétonnage par temps froid Précision que l atteinte du 70% du f c doit être vérifiée par des éprouvettes témoins : «Le béton doit être maintenu à une température minimale de 10 C pendant la période de cure. Le béton de type XVI-15 doit être maintenu à cette température pour une période de 7 jours consécutifs suivant le bétonnage. Ces périodes de protection du béton doivent être prolongées tant que le béton n a pas atteint 70% de f c vérifiée par des essais sur éprouvettes témoins mûries dans les mêmes conditions que l ouvrage.» 15.4.3.8.1 Béton existant, armatures et coffrages Augmentation de 0 C à 5 C de la température des surfaces avec lesquelles le béton entre en contact : «Dans le cas d un bétonnage à l air libre, toutes les surfaces (béton existant, coffrages, armatures, etc.) avec lesquelles le béton plastique vient en contact doivent être préalablement chauffées à une température minimale de 5 C jusqu au bétonnage. Dans le cas d un bétonnage effectué sous abri (protection de type 2 ou 3), les surfaces de contact doivent être préalablement chauffées et maintenues à une température comprise entre 5 C et 20 C pendant une période d au moins 24 heures précédant le bétonnage.» 15.4.3.9 Bétonnage sous l eau Reformulation de la procédure à suivre pour le pompage sous l eau : Le début du bétonnage doit se faire de manière que l extrémité du tuyau de la pompe soit au point bas de l élément à bétonner et de manière à former une masse de béton qui va repousser l eau. On remonte le tuyau en cours de bétonnage de manière à conserver en tout temps son extrémité noyée dans le béton. «L extrémité de la conduite de la pompe doit être placée au point bas de l élément à bétonner. L entrepreneur doit prendre les moyens nécessaires 8/9
pour éviter de remplir la ligne de pompage d eau lors de sa mise en place et avant bétonnage. Le bétonnage doit s effectuer de manière à former une masse de béton pour repousser l eau à l intérieur de l élément. L extrémité de la conduite de pompage doit être remontée progressivement en cours de bétonnage et doit être maintenue dans la masse de béton en tout temps.» 15.4.4 MODE DE PAIEMENT 15.4.4.5 Béton Précision sur le paiement de l essai de convenance : «la réalisation de l essai de convenance lorsque requis, y compris le coût de la réalisation des essais de caractérisation du béton. Si l essai de convenance est réalisé en dehors de l ouvrage à construire, le prix du béton est fixé à 500 $ du mètre cube et ce prix inclut le coût de la réalisation des essais de caractérisation du béton ainsi que toute dépense incidente. Un seul essai de convenance est payé par type de béton et seulement lorsque les résultats de l essai sont conformes. Toute reprise est aux frais de l entrepreneur; o lorsque requis, la réalisation des essais sur éprouvettes témoins;» Yves Dénommé, ing., M.Sc.A Directeur technique Association béton Québec 9/9