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Transcription:

Étude sur données françaises entre 2000 et 2010

Sommaire Préface Sommaire 6 L ÉTUDE Introduction 11 I. LA FAILLITE DES ENTREPRISES, UN ENJEU JURIDIQUE 15 1. Du Code de commerce à la liquidation judiciaire, un siècle de déstigmatisation de l échec 17 2. L entre-deux-guerres et la pénalisation de l échec 21 3. À partir des années 1960 : l échec, une étape du cycle de vie de l entreprise 23 II. LES DIFFICULTÉS DES ENTREPRISES, UN PROBLÈME ÉCONOMIQUE 27 1. Définir la défaillance 29 2. Anticiper l échec 33 2.1. Détermination des causes 34 2.2. Estimation du risque 36 3. Calculer la probabilité de défaut 39 III. LA MODÉLISATION DE LA DÉFAILLANCE 43 1. Les approches comptables 45 2. Le choix des variables explicatives de la défaillance : entre exhaustivité et parcimonie 48 IV. LES TRANSFORMATIONS DE L APPAREIL PRODUCTIF ET L ÉCHEC DES ENTREPRISES ENTRE 2000 ET 2010 53 1. La déferlante des services et des PME 55 2. Concentration du capital et disparités régionales 57 3. Les défaillances, parties prenantes des mutations du système productif 65 V. LES CAUSES DE L ÉCHEC DE L ENTREPRISE SONT DANS L AIR, MAIS UNE STRATÉGIE APPROPRIÉE PEUT LES CONTRECARRER 69 1. La marche à quatre temps vers la défaillance 71 2. Entrer en procédure collective, une question de taille, de structure du capital et d activité 72 3. Des parcours juridiques adaptés aux types d entreprises 75 4. L entrée en défaillance au regard de la sortie de l échec 82

VI. SYNTHÈSE ET CONCLUSIONS 87 ANNEXES 1. Les différentes populations d entreprises étudiées 95 2. Les modèles utilisés : la famille des «logit» 95 3. La méthode des kernels 99 4. Tableaux de résultats 100 Bibliographie 108 Glossaire 113 Méthodologie 115 Table des illustrations 116 TRIBUNES Sommaire 7 1. L interdiction d échouer serait-elle la cause même de l échec? Thierry Millon 121 2. De la sauvegarde viables Régis Valliot 125 3. Le risque de crédit des PME est-il surestimé? Michel Dietsch 129 AUTEURS ET CONTRIBUTEURS Auteurs, contributeurs et comité de pilotage 139 L OBSERVATOIRE DES PME Missions 143 Pilotage 143 Collaboration avec la recherche 143 Publications de l Observatoire des PME 144 OSEO 145

Introduction Alors que la densité du tissu productif constitue un facteur clé de la croissance et de la compétitivité des économies et que la communication sur le nombre d entreprises en France est devenue un enjeu majeur des politiques publiques, la démographie reste un domaine d analyse dans lequel les marges de progrès sont importantes. Les besoins diffèrent selon que l on s intéresse à la création ou à la disparition : si la première est à la fois bien connue et analysée, beaucoup reste à faire pour comprendre les mécanismes de la défaillance. Quoique mal cernée, la question de la sortie du marché demeure pourtant d autant plus cruciale que le nombre de disparitions d entreprises, chroniquement élevé, a connu une forte augmentation au cours des dernières années. La France n a pas échappé à ce phénomène, comme l illustre le graphique 1. Introduction 11 Graphique 1 - Nombre de défaillances d entreprises (champ ICS - industrie, commerce, services) par date de jugement milliers 65 60 55 50 45 40 35 30 25 20 1993 1994 1995 Sources : INSEE. 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Les réformes du droit en difficulté expliquent une large part des inflexions du nombre de défaillances, comme l a montré l analyse comparative des procédures de faillites proposée par le n 16 de Regards sur les PME consacré à ce sujet (OSEO, 2008). Mais l importance de l environnement institutionnel dans le phénomène d éviction systématique du marché d une partie n épuise pas l énoncé des causes de défaillance. C est donc à la détermination des facteurs d échec françaises au cours des dix dernières années qu est consacrée la présente étude. Deux années ont été privilégiées comme dates de référence : 2001, car il s agit d un point bas dans l évolution du nombre de défaillances, et 2007, qui marque l entrée dans la crise et la recrudescence des faillites qui s en est suivie. Ces deux périodes sont en outre caractérisées par des régimes juridiques différents : en 2001 prévaut la loi de 1994 qui distingue redressement et liquidation judiciaire, alors que la loi de sauvegarde du

Introduction 12 26 juillet 2005 qui a introduit la procédure de sauvegarde est entrée en vigueur au 1 er janvier 2006. Le repérage des causes d échec s appuie principalement sur l analyse comparée de données individuelles d entreprises selon qu elles sont entrées en procédure collective ou demeurées actives, les informations collectées concernant la situation juridique ainsi que des données comptables et financières extraites des bilans et comptes de résultat. Leur exploitation présente un certain nombre d avantages mais limite également le champ de l étude. Souvent rattachée au concept schumpetérien de destruction créatrice 1, la faillite est aussi un processus de sélection par le marché et la sanction de mauvais choix productifs de la part. Les entrepreneurs prennent des décisions en fonction de prévisions établies à partir de leurs résultats antérieurs modulés par des prévisions macroéconomiques et sectorielles. Les plans d investissement et les stratégies qui en résultent sont ensuite sanctionnés par la concurrence. Cette économie générale du fonctionnement de l entreprise ne suffit toutefois pas à comprendre «de l intérieur» les causes de l échec. Cette vision doit en conséquence être précisée et élargie par une réflexion complémentaire sur la nature des risques encourus par les firmes et sur les délais qui interviennent dans leur disparition. Ce travail d approfondissement est d autant plus important que la sortie par l échec n est pas l unique manifestation de la destruction créatrice. La disparition de la firme peut tout aussi bien résulter d une opération de fusion-acquisition qui sanctionne au contraire l appréciation de certains actifs et la mise en œuvre de la stratégie de croissance ou de restructuration par des groupes cherchant à bénéficier de synergies en intégrant des concurrents-partenaires. Mais les défaillances d entreprises ne résultent pas seulement du jeu du marché. En l étudiant dans un contexte économique et institutionnel donné, il est possible de représenter la disparition d une entreprise comme quelque chose de plus qu un phénomène «naturel» résultant uniquement d un processus de sélection selon lequel seules les firmes optimisatrices peuvent survivre. Le cadrage par le droit des formes de sortie des unités productives est ancien et la disparition des producteurs préoccupe le législateur de longue date. Ce souci historique d organiser la disparition et de trouver les moyens d assurer une bonne sélection fait écho à la distinction opérée en économie du droit entre des erreurs qui consistent à laisser opérer dont les fondamentaux sont incompatibles avec la rentabilité et celles qui conduisent à exclure temporairement en difficulté mais dont l outil de production est adapté au marché. Souci majeur et récurrent du législateur, la faillite est en conséquence un dispositif juridique qui contribue au bon fonctionnement du processus de 1. Joseph Schumpeter (1883-1950), économiste autrichien, a construit le concept de destruction créatrice de l innovation. La mise en œuvre des innovations sous l impulsion des entrepreneurs est à l origine de la rénovation périodique du système économique.

sélection par le marché, d où l importance de l étudier dans un contexte institutionnel donné. Enfin, l opposition binaire habituelle entre faillite et survie est loin de recouvrir les différentes procédures mises en place par le droit. Les voies de sortie sont multiples et les procédures collectives doivent être étudiées sous leurs différentes formes, depuis la liquidation judiciaire jusqu au règlement en passant par des formes graduées. En portant l attention sur les décisions prises par les tribunaux de commerce en charge de l éviction du marché, il est possible de mettre en lumière la diversité des formes de clôture de l activité et la manière dont les juges prennent en compte l environnement et les caractéristiques. En revanche, en qualifiant l échec à partir des procédures collectives, on exclut nombre de sorties du marché qui ne font pas l objet d un passage par les tribunaux. Ni les liquidations amiables ni les cessations volontaires ne laissent de traces, si bien que ce phénomène d évaporation peut difficilement être quantifié. Ces formes non juridiques de cessation seraient pourtant entre quatre et cinq fois plus importantes que les procédures collectives mais leur diversité, soulignée par un rapport du ministère des PME en septembre 2004, se révèle encore plus difficile à capturer que celle qui prévaut dans les tribunaux. Introduction 13 Ce travail s organise en cinq parties. La première rappelle que la défaillance est un souci récurrent des gouvernements et que dès le XVII e siècle le législateur s est préoccupé d organiser la sortie pour en contrôler les effets délétères sur l activité économique. La compréhension du processus d échec de l entreprise est une préoccupation partagée par le monde académique, comme l atteste l importance des publications consacrées à la défaillance. La deuxième partie présente ainsi comment l économie et les sciences de gestion ont cherché à identifier les causes de l échec pour mieux le prévenir, déterminer la part de responsabilité de l entrepreneur ou faire apparaître l impact des défaillances sur le fonctionnement d ensemble de l économie. Ces travaux normatifs ou analytiques permettent d identifier avec un fort degré de précision les causes possibles de défaillance. Ils sont présentés dans la partie III, qui recense les causes repérables dans la comptabilité et celles qui proviennent de l environnement et de la conjoncture et fait apparaître les liens qu elles entretiennent avec la défaillance. La quatrième partie présente le rôle joué par la sortie du marché d une partie dans les mutations du système productif national. La partie V rend compte des résultats de l analyse des formes de l échec à partir de deux échantillons de plus de 100 000 entreprises françaises actives en 2001 et en 2007, dont on observe le devenir au cours des trois années suivantes. Ces résultats permettent d identifier les causes d entrée en procédure collective et de les distinguer suivant la forme qu elle revêt en retraçant l histoire juridique. Une synthèse et les conclusions sont contenues dans la sixième et dernière partie.

Si la création d entreprise est à la fois bien connue et analysée, beaucoup reste à faire pour comprendre les mécanismes de défaillance. La question de la sortie du marché demeure pourtant d autant plus cruciale que le nombre de disparitions d entreprises a connu une forte augmentation au cours des dernières années. Les réformes du droit en difficulté expliquent une large part des inflexions du nombre de défaillances, comme l a montré l analyse comparative des procédures de faillites proposée par «Regards sur les PME» n 16 consacré à ce sujet (OSEO, 2008). Mais l importance de l environnement institutionnel dans les phénomènes d éviction du marché d une partie n épuise pas l énoncé des causes de défaillance. C est donc à la détermination des facteurs d échec françaises au cours des dix dernières années qu est consacrée la présente étude. D autant que la décennie 2000, caractérisée par de profonds mouvements cycliques et des changements induits par l introduction de la procédure de sauvegarde, constitue une période privilégiée pour comprendre le processus qui mène l entreprise à l échec. Deux années s imposent comme dates de référence : 2001, car il s agit d un point bas dans l évolution du nombre de défaillances, et 2007 qui marque l entrée dans la crise et la recrudescence des faillites qui s en est suivie. Design : Contours, photo : Hemera - Thinkstock La collection Regards sur les PME est destinée principalement aux personnes et organismes, publics et privés, dont le travail et les missions concourent à la création, au développement et à la transmission des PME, et à tous ceux qui, à un titre ou à un autre, ont la capacité d améliorer les services de toute nature, administratifs ou commerciaux, qui sont rendus aux PME. En diffusion à La Documentation française 29, quai Voltaire 75344 Paris Cedex 07 Tél. 01 40 15 70 00 Télécopie 01 40 15 72 30 ISSN : 1761-1741 Réf. 3770002755013 Imprimé en France Prix : 19 euros 1 re édition, septembre 2011, 8000 21 OSEO, 2011 oseo.fr