Promotion de la consommation de fruits Expérimentation de la distribution en maternelles et en collèges dans quatre sites en ZEP Direction Générale de la Santé CRESIF CODES 25 (Besançon) Ass. Soleil (L Ile St Denis) Les Toqués de la Cuisine (Amiens) Union St Jean (Bordeaux) www.cresif.org
Constats Faible consommation des fruits et légumes Populations en situation de précarité Très faibles consommateurs (<1/jour) Faible consommation moyenne chez les autres Lien entre consommation fruits et légumes
Hypothèses Habitudes de consommation Très précoces Socialisation familiale et scolaire Peuvent être influencées par les connaissances Méconnaissance des critères de consommation (messages contradictoires) Méconnaissance des modes de prise (jus de fruits et nectar) Animation-éducation pour la santé Manque d accessibilité Coût Disponibilité Méconnaissance de certains fruits (goût) Distribution de fruits
Deux publics, Deux stratégies; Quatre villes Enfants de maternelles : Développer l apprentissage de la consommation des fruits et faire apprécier leur goût. Collégiens : Favoriser et étayer le choix autonome de fruits dans leurs décisions et développer l habitude de leur consommation. Amiens Bordeaux Besançon L Ile St Denis Dans chacune un collège et une école maternelle, toutes les classes sont concernées
Deux modes d intervention : décembre 2003 à mai 2004 Distribution Gratuite Aux heures libres (arrivée, récréation) Fruits de saison Animation Consommation Goût Critères PNNS Toutes les classes Périodicité variable ± 2650 élèves concernés (950 maternelle et 1700 collégiens) Amiens : «Les toqués de la cuisine» Besançon : «CODES 25» Bordeaux : «Union St Jean» L Ile St Denis : «Association Soleil»
Evaluation avant-après Questionnaires parents collégiens Observation plateaux déchets Entretiens parents enseignants gestionnaires cuisiniers Etat des lieux en juin 2003 Suivi pendant l année Bilan juin 2004 CRESIF sauf Besançon : CODES 25
Etat des lieux 121 maternelles (50% filles, 4 ans et demi), 323 collèges (54% de filles, 13 ans et demi) Critères ZEP retrouvés sauf à Bordeaux Constat habituel sur rappel des 24 heures et estimation de fréquence de consommation : Faible consommation moyenne de fruits Faible consommation moyenne de légumes Nombre élevé de non ou très faibles consommateurs
Résultats (1) : Adultes Consensus sur le fruit Tous les adultes : parents, enseignants, gestionnaires et cuisiniers. Alimentation des collégiens considérée déséquilibrée Vision différente des collégiens et maternelles Consumérisme et «prêt à manger» Faute des parents Diverses raisons invoquées pour ne pas proposer fruits : Disponibilité (fast food) Mauvaise qualité des produits (maturité, abîmés) Gaspillage Goût Peu invoquent le coût
Satisfaction du projet mais biais évident Méthode appréciée: Socialisation des enfants Réflexion sur la consommation en général Découverte de nouveaux produits Développe la notion de goût Résultats subjectivement ressentis : Augmentation de consommation à domicile Choix privilégié des fruits par rapport à d autres desserts Substitution en maternelle de la collation par un fruit Moins de gaspillage, de déchets Création d un désir de fruit chez les enfants Désir de poursuite chez les adultes
Résultats (2) : Eléves Echantillons comparables : 128 maternelles (50% de filles, 4,5 ans) 284 collégiens (52% filles, 13,47 ans) Critères ZEP identiques à 2003 Faiblesse des effectifs Peu de signification statistique Analyse de tendances Choix de regroupement pour les statistiques
Maternelles Découverte de nouveaux fruits Connaissance des pamplemousse, fruits secs, mangue, pastèque et myrtille progresse de dix points Connaissance des critères PNNS par les parents 35% contre 21% citent cinq fruits et légumes par jour (p < 0,05)
Fréquences de consommation 40 35 30 25 % 20 15 10 5 0 Rarement 2 à 3/sem. 1/jour 2/jour 3/jour >3/jour 2003 2004 35 30 25 2003 2004 20 % 15 10 5 0 Rarement 2 à 3/sem. 1/jour 2/jour 3/jour >3/jour Fréquence de consommation de fruits (maternelle) Fréquence de consommation de légumes (maternelle) Diminution des faibles consommateurs de fruits et augmentation des moyennes et fortes consommations (p < 0,05) Sur menu du jour : 35% contre 27% consomment au moins 5 fruits et légumes 23% contre 35,3% consomment moins de 1 fruit par jour
Collèges Amélioration des connaissances PNNS (> = 5 par jour) 46% contre 39% Perception de l adéquation de leur consommation 73% contre 83,5% Peu comportement sur rappel des 24 heures Décalage dans la journée des consommations (compote et crudités ont des évolutions inverses) Diminution des faibles mangeurs (<1 fois par jour) fruits (28,6 à 20,6%) légumes (39,4% à 32,9%)
1 0 5 0-5 -1 0-1 5-2 0-2 5-3 0 Evolution de la proportion des élèves m aternelles fa ible s m a n g e u rs (<1 pa r jo u r) A m ie n s B e s a n ç o n B o r d e a u x L'Ile S t D e n is Fruits Légum es 15 10 Evolu tion de la proportion des collégien s faibles m angeurs (<1 par jour) 5 0-5 -1 0-1 5-2 0-2 5-3 0 Fruits Légumes Amiens Besançon Bordeaux L'Ile St Denis
Plateaux cantines Irrégularité de la proposition Augmentation de la proportion de plateaux avec fruits chez les collégiens (maternelles à 100% dès l état des lieux) Diminution des déchets (sauf Besançon collège)
Discussion Une modification des comportements Diminution des faibles consommateurs Augmentation des consommations Diminution des déchets Relative différence entre les sites Necessité de plus de recul pour en mesurer l impact
Un effet différencié sur les deux populations Collégiens : Connaissances et choix Maternelles : Découverte et disponibilité
Perspectives Renouveler l expérience sur deux sites Pérenniser l action Disposer d un recul suffisant de deux années pour mesurer l impact Mettre en place le projet dans des écoles primaires et lycées Elargir le dispositif en l adaptant selon le public Disposer sur une zone déterminée de l éventail complet des situations.