ECONOMIE INDUSTRIELLE

Documents pareils
Concurrence imparfaite

Joueur B Pierre Feuille Ciseaux Pierre (0,0) (-1,1) (1,-1) Feuille (1,-1) (0,0) (-1,1) Ciseaux (-1,1) (1,-1) (0.0)

Chapitre 2/ La fonction de consommation et la fonction d épargne

CHAPITRE 1 : DE LA FONCTION DE DEMANDE DU CONSOMMATEUR À LA DEMANDE DE MARCHÉ

Organisation Industrielle

Economie Industrielle 06

L Equilibre Macroéconomique en Economie Ouverte

Marchés oligopolistiques avec vente d un bien non homogène

N d anonymat : Remarques générales :

IIème congrès du Réseau MONDER, Novembre François MIRABEL * Jean-Christophe POUDOU * et Michel ROLAND

L Elasticité Concept et Applications Chapitre 4

Hausse des tarifs d'électricité au Québec : éléments de problématique

La demande Du consommateur. Contrainte budgétaire Préférences Choix optimal


CHAPITRE IV Les externalités

Les coûts de la production. Microéconomie, chapitre 7

Livret 10. Mise à jour février Département Tertiaire

Vers le 7 ème ciel du Revenue Management

L oligopole ESCP

ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION

FONCTION DE DEMANDE : REVENU ET PRIX

BUDGET DE LA MUTUALITE DES EMPLOYEURS POUR 2015

Introduction à la Microéconomie Contrôle continu Licence 1 Economie-Gestion 2009/2010 Enseignants : E. Darmon F.Moizeau B.Tarroux

P A P 1 D 1 -S 1 S 1 D 1

3. La concurrence pure et parfaite, quel intérêt?

TSTT ACC OUTILS DE GESTION COMMERCIALE FICHE 1 : LES MARGES

Libéralisation des industries électriques et analyse économique

FORMULES DE CALCUL. Prix = PV TTC = PV HT x (1 + taux de TVA) TVA = PV HT x taux de TVA PV HT = PV TTC 1 + taux de TVA

Souad EL Bernoussi. Groupe d Analyse Numérique et Optimisation Rabat http ://

Chapitre 3 Dans quelles circonstances les entreprises peuvent-elles exercer un pouvoir de marché?

Comptes rendus d Activités Techniques et Financières du Service de l Eau Potable Année 2004

WARRANTS TURBOS CERTIFICATS. Les Warrants. Découvrir et apprendre à maîtriser l effet de levier

Cours Marché du travail et politiques d emploi

GUIDE PRATIQUE déplacements professionnels temporaires en France et à l étranger

Chapitre 3. Les distributions à deux variables

Les indices à surplus constant

Cet article s attache tout d abord

GUIDE PRATIQUE DES CONCEPTS ET THÉORIES ÉCONOMIQUES

Exercices & cours de Gestion en vidéo - BTS MUC. Liste des formules. (Consultez également «Liste des tableaux»)

Conseil d administration. Du 1 Avril 2011

CHOIX OPTIMAL DU CONSOMMATEUR. A - Propriétés et détermination du choix optimal

ETABLISSEMENT PUBLIC A CARACTERE INDUSTRIEL ET COMMERCIAL Rue Félix CHABAUD VENELLES N SIRET : Code APE : 3600 Z

ETABLISSEMENT PUBLIC A CARACTERE INDUSTRIEL ET COMMERCIAL Rue Félix CHABAUD VENELLES N SIRET : Code APE : 410 Z

7. ECONOMIE 7.3. COMMERCE GESTIONNAIRE DE TRES PETITES ENTREPRISES

glossaire Appellation commerciale Voir nom de marque.

Consultation publique

Macroéconomie. Monnaie et taux de change

LE BUDGET DES VENTES

L IMPACT DE LA MUTUALISATION SUR LES RESSOURCES HUMAINES

Programmation linéaire

Première installation : comment réussir en temps de crise?

b ) La Banque Centrale Bilan de BC banques commerciales)

Pratique des options Grecs et stratégies de trading. F. Wellers

Chapitre 5. Équilibre concurrentiel et bien-être

Variations du modèle de base

Migration: un plus pour la Suisse Relations entre État social et migration: la position de Caritas

Livret d epargne SaLariaLe

UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE

Analyse des coûts. 1 ère année DUT GEA, 2005/2006 Analyse des coûts

Le financement adossé de l immobilier en gestion de patrimoine : une modélisation simple

Approches macroéconomique et fiscale. Introduction à la première partie... 14

Politiques monétaire et fiscale Cours de M2R Printemps 2006

SOMMAIRE OPÉRATIONS COURANTES OPÉRATIONS D INVENTAIRE

Guide utilisateur Application Gestion de club. Accès à l application GESTION DE CLUB. Les étapes :

GROUPE. Comptes consolidés. Au 31décembre 2013

COURS GESTION FINANCIERE SEANCE 4 CHOIX DU NIVEAU DU FONDS DE ROULEMENT PLANS DE TRESORERIE FINANCEMENTS ET PLACEMENTS A COURT TERME

Bilan Protection Sociale & Rémunération. Etude réalisée pour Monsieur DUPONT. Le 25/04/2008

ACCORD SUR LES ASTREINTES UES CAPGEMINI

Exercices du Cours de la programmation linéaire donné par le Dr. Ali DERBALA

SSNL126 - Flambement élastoplastique d'une poutre droite. Deux modélisations permettent de tester le critère de flambement en élastoplasticité :

Q.C.M. (2 POINTS) N d anonymat : NOTES IMPORTANTES :

Dossier Financier. La première partie décrit les hypothèses de fonctionnement retenues que ce soit d un point de vue organisationnel ou financier.

Associations Dossiers pratiques

LA METHODE DU COUT CIBLE (TARGET COSTING)

L'ELASTICITE-PRIX I- QUAND LES PRIX VARIENT...

La gestion du risque chez AXA

Pierre Marchand Consultant

L impact économique du développement des marques de distributeurs

Assurance maladie publique et «Opting out» - Réflexions théoriques

POURQUOI LES ETATS ET LES ENTREPRISES ONT NORMALEMENT UNE TRESORERIE NETTE NEGATIVE OU POURQUOI LES ETATS SONT NORMALEMENT EN «DEFICIT»

Économie d énergie dans les centrales frigorifiques : La haute pression flottante

45. CONTRIBUTION MUTUALISEE DES CLUBS AU DEVELOPPEMENT REGIONAL (C.M.C.D.)

MegaStore Manager ... Simulation de gestion d un hypermarché. Manuel du Participant

La Déréglementation des marchés de l électricité et du gaz. Les grands enjeux économiques

CHAPITRE 3. Application à la Mutualisation des Risques & à la Demande d Assurance

Exposé 1: Les aspects théoriques des relations monétaires internationales

CHAP 1 LE MARCHÉ PEUT-IL COORDONNER TOUTES LES ACTIVITÉS HUMAINES?

Stratégie d assurance retraite

Etude de marché. Idée de depart. Etude de l environnement et des offres existantes. Clients. actuels. Choix de la cible précise

CAISSE REGIONALE DU CREDIT AGRICOLE MUTUEL D AQUITAINE

Epargne, Retraite, Prévoyance et Santé

Les instruments protectionnistes

COMMENT MAITRISER LA GESTION DES APPROVISIONNEMENTS ET DES STOCKS DE MEDICAMENTS

Cours d Analyse. Fonctions de plusieurs variables

Autoconsommation d énergie photovoltaïque

LES FICHES ARGU DU GROUPE SOCIALISTE, RÉPUBLICAIN ET CITOYEN LE COLLECTIF BUDGÉTAIRE 12 JUILLET 2012

ENQUÊTE. Comparatif des modes de chauffage & Prix de vente de la chaleur en Série Économique RCE 15. Février 2013

Le risque de négociation dans la gouvernance des régimes de retraite

BUDGET ANNEXE DE L ASSAINISSEMENT

Transcription:

UFR DE SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION Licence 3, Semestre 1 Année 2011-2012 ECONOMIE INDUSTRIELLE LE MONOPOLE Enseignant responsable : Clémence PORET Clemence.poret@univ-mlv.fr

1. DÉFINITION Une entreprise est en monopole lorsqu elle est la seule à offrir un certain type de bien sur un marché, sans substituts proches. Le monopole doit donc satisfaire la totalité de la demande exprimée sur le marché correspondant. Hypothèses de la CPP abandonnées avec le monopole : Hypothèse d atomicité : le monopole n est plus price taker et devient price maker. Hypothèse de libre entrée / libre sortie Les autres hypothèses de la CPP ne sont pas en contradiction avec l idée de monopole. 2

2. LES ORIGINES DU MONOPOLE (1) Monopole naturel Le monopole d innovation de Schumpeter Monopole lié au contrôle d une ressource rare ou d un brevet de fabrication Monopole institutionnel Le monopole lié aux comportements prédateurs 3

2. LES ORIGINES DU MONOPOLE (2) a) Monopole naturel Définition du monopole naturel : pour tout niveau de production, le coût des facteurs utilisés est minimal sur le marché lorsque la production est réalisée par une seule firme. Remarque : La structure de monopole naturel est souvent associée à la présence de rendements d échelle croissants. b) Le monopole d innovation de Schumpeter L innovation, à l origine d une situation de monopole temporaire 4

2. LES ORIGINES DU MONOPOLE (3) c) Monopole lié au contrôle d une ressource rare ou d un brevet de fabrication Lorsqu une entreprise contrôle totalement l offre d une ressource indispensable à la production du bien, elle bloque par la même occasion l arrivée de nouveaux concurrents sur le marché. Ressources : - Matérielles - Immatérielles d) Monopole institutionnel Monopole accordée par la puissance publique 5

3. L ÉQUILIBRE DU MONOPOLE (1) a) Le monopole «price maker» Contrairement à la CPP : Demande adressée au marché = demande adressée à la firme Conséquences : Le prix n est pas fixé par le marché mais par la firme Le monopole est price maker. 6

3. L ÉQUILIBRE DU MONOPOLE (2) b) Relation entre la recette totale, la recette marginale et la recette moyenne (1) Différence par rapport à la CPP : La recette marginale n est plus égale à la recette moyenne (c est à dire le prix). Recette totale : RT(q) = p(q) q Recette moyenne : RM(q) = RT(q) / q C est le prix de vente unitaire Elle est représentée par la courbe de demande. La recette moyenne est décroissante avec le prix Si la recette moyenne est décroissante, la recette marginale l est également, et elle est inférieure à la recette moyenne. 7

3. L ÉQUILIBRE DU MONOPOLE (3) b) Relation entre la recette totale, la recette marginale et la recette moyenne (2) P Rm RM (q) = p(q) Rm (q) Production 8

3. L ÉQUILIBRE DU MONOPOLE (4) c) Maximisation du profit et équilibre Programme de maximisation du profit : Max π (q) = RT(q) CT(q) Condition d équilibre : Rm(q) = Cm(q) 9

3. L ÉQUILIBRE DU MONOPOLE (5) c) Maximisation du profit et équilibre P Cm CM Cm (q) p M p* E* CM (q) E M RM (q) Rm (q) 10 q M q* Production

3. L ÉQUILIBRE DU MONOPOLE (6) e) Equilibre de monopole et pouvoir de marché Le pouvoir de marché peut s exprimer par l indice de Lerner I : Où Ԑ est l élasticité de la demande en valeur absolue. Conclusion : L indice de Lerner confirme bien deux intuitions : Le pouvoir de marché du monopole est d autant plus fort que le prix st éloigné du Cm (situation de CPP). Le pouvoir de marché du monopole est d autant plus fort que la demande des consommateurs est inélastique au prix. 11

3. L ÉQUILIBRE DU MONOPOLE (7) f) Conclusion sur le prix et l optimalité de l allocation par rapport à l équilibre de CPP Prix de monopole > Coût marginal : Prix de monopole > Prix de CPP Le monopole s éloigne d une allocation optimale au sens de Pareto. 12

4. MONOPOLE ET OPTIMUM SOCIAL (1) a) La charge morte, ou perte sèche du monopole Dans le passage d un régime de CPP à un régime monopolistique : - Le surplus des consommateurs diminue - Le surplus des producteurs augmente - Le surplus collectif diminue : il y a apparition d une charge morte, ou perte sèche Perte sèche = Différence entre le surplus collectif de CPP et le surplus collectif en monopole 13

4. MONOPOLE ET OPTIMUM SOCIAL (2) 14

4. MONOPOLE ET OPTIMUM SOCIAL (3) b) Coût social et recherche de rente Charge morte : une mesure incomplète du coût social associé à une situation monopolistique. Tulock et Posner (1975) : existence de coûts de recherche d une rente de monopole gaspillages qui peuvent mener à une disparition du profit pour le monopole 15

4. MONOPOLE ET OPTIMUM SOCIAL (4) c) L inefficience X Monopole => absence de concurrence Ne contraint pas la firme à rechercher une organisation optimale Inefficacité proche de l inefficience X de Leibenstein (1966). Inefficacité = rentabilité en CPP rentabilité en monopole 16

4. LE MONOPOLE NATUREL Définition : Lorsque les coûts de production totaux sont plus faibles en présence d une seule entreprise sur le marché. Pourquoi? Existence de coûts fixes. Cas général où les coûts variables moyens sont croissants : Lorsque les coûts fixes sont importants par rapport au coût variable, le coût moyen reste très longtemps décroissant. Il faut ainsi atteindre un volume de production très important avant que l élévation du coût variable moyen ne soit compensée par la diminution du coût fixe moyen. 17

4. LE MONOPOLE NATUREL 18

5. LE CONTRÔLE DES MONOPOLES PUBLICS (1) Monopole p > Cm situation d inefficacité Contrôle de certains monopoles par la puissance publique : Les monopoles publics. L Etat peut alors imposer des règles aux monopoles en matière de prix de façon à maximiser le surplus collectif. Deux types de tarification imposées : La tarification au coût marginal La tarification au coût moyen 19

5. LE CONTRÔLE DES MONOPOLES PUBLICS (2) a) La tarification au coût marginal Le monopole public sera alors conduit à : - produire q* - pour un prix p* = Cm (q*). La situation résultant de la tarification au coût marginal est un optimum de premier rang (E*). 20

5. LE CONTRÔLE DES MONOPOLES PUBLICS (3) b) La tarification au coût marginal et rendements d échelle croissants (1) Très souvent, les monopoles publics sont des monopoles naturels présentant des rendements d échelle croissants : Le coût moyen de long terme est décroissant L activité présente des économies d échelle Le coût marginal est toujours inférieur (sur le long terme) au coût moyen. Ainsi, en cas de rendements d échelle croissants, la tarification optimale qui égalise le prix au coût marginal tend inéluctablement à un déficit du monopole. 21

5. LE CONTRÔLE DES MONOPOLES PUBLICS (4) b) La tarification au coût marginal et rendements d échelle croissants (2) Modèle : Fonction de coût du monopole : CT(q) = CF + cq Le coût marginal c, est constant et toujours inférieur au coût moyen c + CF/q. Si p(q) désigne la fonction de demande inverse : La tarification au coût marginal conduit à produire q* avec : p (q*) = c Cette solution implique un déficit pour le monopole égal aux coûts fixes. En effet : Π(q*) = RT (q*) CT(q*) = cq* - CF cq* = - CF 22

5. LE CONTRÔLE DES MONOPOLES PUBLICS (5) b) La tarification au coût marginal et rendements d échelle croissants (3) Une solution au déficit du monopole : la subvention Cette solution est peu plausible : - Subventions aux monopoles publics mal perçues par les contribuables - La fiscalité a des effets dommageables en termes d équité. D où la recherche d une solution de second rang avec la tarification au coût moyen. 23

5. LE CONTRÔLE DES MONOPOLES PUBLICS (6) c) La tarification au coût moyen : une tarification de moindre mal (1) Contrainte du monopole public : Equilibre budgétaire Il faut alors déterminer une tarification qui permette au monopole de maximiser le surplus collectif sous contrainte d équilibre budgétaire. C est la solution de moindre mal, appelé également optimum de second rang (Ē). 24

5. LE CONTRÔLE DES MONOPOLES PUBLICS (7) c) La tarification au coût moyen : une tarification de moindre mal (2) p 0 25

5. LE CONTRÔLE DES MONOPOLES PUBLICS (8) c) La tarification au coût moyen : une tarification de moindre mal (3) Règle de Ramsey Boiteux : Le monopole public soucieux de l intérêt général (c'est-à-dire maximisant le surplus collectif) mais astreint à une contrainte d équilibre budgétaire : doit fixer des écarts entre prix et coûts marginaux qui sont d autant plus grands que la demande est peu élastique. 26

6. LE MONOPOLE DISCRIMINANT (1) Définition : Discrimination par les prix : lorsqu un même produit est vendu à des prix différents selon l acheteur concerné ou la quantité acheté par l acheteur. 3 types de discrimination : La discrimination au troisième degré, ou discrimination entre les clients La discrimination au second degré, ou discrimination entre les unités consommées La discrimination au premier degré, ou discrimination parfaite 27

6. LE MONOPOLE DISCRIMINANT (2) a) La discrimination au troisième degré = discrimination entre les clients Segmentation du marché selon le type de clientèle : Les prix pratiqués pour chaque catégorie d acheteurs dépendent de l élasticité de leur demande au prix. Conditions de faisabilité : - Il est nécessaire de pouvoir identifier des catégories d acheteurs avec une élasticité de la demande différente. - Il faut pouvoir interdire les transactions secondaires entre clients. Exemple des réductions accordées aux étudiants dans les cinémas. 28

6. LE MONOPOLE DISCRIMINANT (3) b) La discrimination au second degré = discrimination entre les unités consommées Les différentes unités sont vendues à des prix différents, chaque acheteur payant la même somme pour la même quantité. Constat : la courbe de demande est décroissante. Le monopole qui est price maker est alors incité à prélever une partie de surplus des consommateurs en faisant payer les premières unités plus cher que les suivantes. Exemples : le système de remises quantitatives, le tarif binôme ou «non linéaire», comprenant une partie fixe (abonnement, droit d entrée) et une partie variable, proportionnelle à la consommation. 29

6. LE MONOPOLE DISCRIMINANT (4) c) La discrimination au premier degré (1) = discrimination parfaite Chaque unité est vendue à un prix différent. Les prix sont différents à la fois selon les unités et selon les consommateurs. Rm = p = RM les acheteurs paient exactement ce qu ils sont disposés à sacrifier pour l obtenir : le surplus du consommateur s annule et est totalement accaparé par le producteur. 30

6. LE MONOPOLE DISCRIMINANT (5) c) La discrimination au premier degré (2) = discrimination parfaite Au final, on a : P = RM = Rm Et donc : P = Cm Conclusion : la discrimination parfaite permet : D accroitre les profits du monopole Mais aussi, une allocation des ressources aussi efficace qu en CPP. 31