CARTOGRAPHIE DES SITES DE PONTE DES TORTUES MARINES EN AFRIQUE DE L OUEST NOTICE DECEMBRE 2012 EAM 1
Cette cartographie des risques affectant les sites de ponte des tortues marines en Afrique de l Ouest a été conduite sur la base des informations : Transmises par l UICN (CMS) sur la localisation des principaux sites de pontes; Des données publiées par l UEMOA dans le cadre de l étude du schéma directeur du littoral d Afrique de l Ouest, qui offre une revue très complète des différents profils littoraux ; Ce travail, qui doit être considéré comme un point de départ, a posé cependant plusieurs questions d ordre méthodologique : Les données transmises qui ont été utilisées ne permettaient pas de traiter de manière discriminée les différentes espèces de tortues présentes en Afrique de l Ouest sur les sites de ponte relevés par l étude de la CMS. Les caractéristiques géomorphologiques du trait de côte, à l échelle où elles ont été étudiées dans le cadre du SDLAO (250 000 ème), ne permettent pas d identifier des potentialités pour la ponte des tortues, dans la mesure où, hormis la tortue verte dont les pontes sont surtout concentrées sur certains sites (Poilao aux Bijagos par exemple), d autres espèces, comme la caouanne, semblent beaucoup plus éclectiques. La distinction par exemple entre côtes sableuses et côtes rocheuses n apporte pas d information utile à cette échelle. Par exemple les côtes à falaise, a priori peu favorables, incluent de nombreuses petites criques, qui sont potentiellement utilisables ou utilisées comme sites de ponte. Par ailleurs ce travail est concentré sur certains des risques liés aux activités de ponte des tortues marines sur les plages, et non directement aux autres menace pesant sur les populations de tortues marines (by catch, pollutions solides, etc..). Les risques affectant les pontes sont d ordre divers (oxygénation du sable, prédation, obstacles sur les plages, pêche fantôme, présence de lagunes et marais sur l arrière plage, falaises d érosion ou autres obstacles grumes- sur les plages), le facteur de risque généralement identifiable à l échelle globale de travail retenue est lié à la présence humaine, qui détermine les risques de braconnage, mais aussi le dérangement pouvant affecter la fréquentation des sites, mais aussi la réussite des pontes. La présentation de cette cartographie régionale en version provisoire lors de l atelier de Dakar sur la conservation des tortues marines en février 2013 a permis de mettre en évidence de larges marges de progrès, au travers d une mobilisation des spécialistes nationaux qui n avait pu être obtenue en cours du projet faute de moyens. Des améliorations de cette cartographie sont actuellement en cours au travers d une procédure d actualisation et de qualification des sites par espèces rendue envisageable par le report annoncé des échéances du projet. 2
1. TYPOLOGIE DES FACADES LITTORALES La typologie des façades littorales a été effectuée sur la base des informations des différents secteurs du Schéma Directeur du Littoral de l Afrique de l Ouest. Cette typologie est essentiellement organisée en fonction de deux axes interdépendants : La densité de l occupation humaine Le degré d artificialisation des plages et du trait de côte La façade littorale de l Afrique de l Ouest a été segmentée selon 6 types : Catégorie 1 : Littoral composé d écosystèmes naturels peu ou pas perturbés, aucune artificialisation, présence humaine rare ou très dispersée, éventuellement temporaire. Catégorie 2 : Littoral composé d écosystèmes naturels peu ou pas perturbés, aucune artificialisation ou artificialisation très localisée, présence humaine très dispersée sur moins de 20% du linéaire côtier. Catégorie 3 : Artificialisation du littoral et présence humaine localisées sur plus de 20% et moins de 40% du littoral, établissements humains permanents ou temporaires. Catégorie 4 : Alternance de littoraux artificialisés et petites concentrations humaines alternant avec des coupures naturelles peu artificialisées. Catégorie 5 : Façades littorales péri-urbaines et résidentielles artificialisées, avec un tissu urbain néanmoins assez lâche et une présence humaine restant modérée. 3
Catégorie 6 : Façades littorales urbaines caractérisés par l artificialisation des milieux côtiers (aménagements) et des plages, souvent soumises à une érosion plus ou moins intense liée à l artificialisation du trait de côte, auxquels s ajoute une forte fréquentation humaine avec une forte intensité de dérangements correspondante. 2. TYPOLOGIE DES SITES DE PONTE La typologie des sites de ponte a été effectuée en 5 catégories 1. Site peu menacé et/ou inclus dans une aire protégée Ces sites sont soit inclus au sein d aires protégées effectives et gérées, soit localisés dans des espaces côtiers non artificialisés et peu fréquentés. 2. Site en zone naturelle peu menacé mais devant être l objet de mesures de suivi Ces sites sont localisés dans des espaces côtiers non artificialisés et peu fréquentés, mais où la présence de pêcheurs, notamment temporaire, peut justifier des mesures de vigilance et de suivi. 3. Site potentiellement menacé, mesures de suivi nécessaires Ces sites sont situés dans des espaces encore relativement peu artificialisés, mais où la densification rapide la présence humaine génère des pressions croissantes qui doivent être suivies afin d identifier précocement la nécessité de mesures de conservation active et de surveillance. 4. Site menacé, mesures de conservation prioritaires Pour ces sites, l artificialisation croissante du trait de côte se traduit non seulement par une pression humaine importante, mais aussi par des modifications des profils de plage en lien avec l érosion consécutive aux aménagements côtiers. 5. Site très menacé Ces sites sont soumis à des pressions très importantes essentiellement dues à la fréquentation humaine, au braconnage et/ou à l artificialisation des milieux littoraux (littoraux urbains et périurbains). 4
3. AUTRES ELEMENTS Carroyage : un carroyage de 1 degré a été adopté. Celui-ci ne figure pas sur la cartographie d expression du schéma directeur afin d en faciliter la lecture. Echelle et segmentation en feuilles : le rendu est présenté sur 7 feuilles en format A0 au 1/500 000 ème. Autres thèmes Nom Sources données primaires RESEAU HYDROGRAPHIQUE Cours d eau Données vectorielles Vmap 1 et 0, fonds topographiques sur papier, images à haute résolution, données Hydrosheds USGS ARMATURE URBAINE ET TRANSPORTS Armature Voir éléments fournis cidessous urbaine Routes Données vectorielles Vmap 1 et 0, fonds topographiques sur papier, images à haute résolution, images Landsat. Traitement Fusion, vérification et correction des données primaires à partie (i) des fonds topographiques existants et calés ; (ii) des images à haute résolution ; (iii) de l imagerie satellitaire Landsat. Hiérarchisation manuelle. Typologie et/ou hiérarchisation Type de représentation 3 niveaux Vecteur Voir éléments fournis ci-dessous 6 niveaux Vecteur Fusion, vérification et correction des données primaires à partie (i) des fonds topographiques existants et calés ; (ii) des images à haute résolution ; (iii) de l imagerie satellitaire Landsat. Dans certains cas le réseau a été validé au travers de la discrimination des taches urbaines axiales. DIVERS Frontières Données publiques Recalages sur les fleuves le cas échéant (à partir du réseau hydrographique) Hypsométrie Courbes générées à partir du modèle numérique de terrain SRTM (CGIAR-CSI) 1 à 90 mètres Génération et vectorisation de contours à différentes élévations. VEGETATION Mangroves Images Landsat Interprétation des images Landsat. Génération de contours à partir du modèle numérique de terrain SRTM 30. Trait de côte NOAA (échelle 1/75 000) Complètement de la couche par photo interprétation sur les segments à information manquante. 3 niveaux Vecteur Vecteur Vecteurs Polygones Polyligne 1 La qualité de ce modèle numérique de terrain a été confirmée lors d une étude effectuée par le CIAT : Comparison of SRTM derived DEM vs. Topographic map derived DEM in the region of Dapa. 5
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