L école s appelle ainsi parce qu elle se trouve dans la rue Sidi-Brahim Et la rue porte ce nom en mémoire d une bataille qui s est déroulée en 1845 entre 400 soldats français (surtout des marcheurs, régiment qui deviendra le 7ème BCA basé à Varces) et 10000 soldats algériens dont 6000 cavaliers de l émir Abd El-Kader. Le combat de Sidi-Brahim par Louis Théodor Devilly
La bataille de SIDI-BRAHIM En 1845, depuis le début du mois de septembre, l émir Abd El-Kader, réfugié au Maroc, tente de soulever les tribus algériennes proches de la frontière contre les colonisateurs français. Le caïd Trari, le chef de l une de ces tribus se prétendant allié, sous prétexte de nous appeler à l aide, nous entraîne dans un traquenard. Le Colonel de Montagnac part de Djemmaa Ghazaouet à la tête de 350 Chasseurs du 8e d Orléans et 60 Hussards du 2e Régiment de Hussards. Le 23 septembre, la colonne installe le bivouac. Celui-ci est laissé à la garde du Commandant Froment-Coste. Le Colonel de Montagnac part à la rencontre des cavaliers d Abd El-Kader. Quatre kilomètres seulement après avoir quitté le bivouac, la colonne du Colonel de Montagnac est attaquée par 5000 cavaliers arabes. Les troupes françaises sont presque entièrement décimées. Le Commandant Froment-Coste, averti de l attaque, quitte le bivouac pour porter secours au Colonel de Montagnac. Mais il rencontre les cavaliers d Abd El-Kader au bout de 2 km. Son détachement est à son tour décimé. Il ne reste des troupes françaises que les quelques éléments restés au bivouac. Le Capitaine de Géraux, qui commandait le bivouac, décide d emmener ses troupes à un endroit plus facile à tenir contre les troupes de l émir. Ce sera le marabout de Sidi-Brahim. Abd El-Kader pense venir très vite à bout de cette petite poche de résistance. Mais pendant trois jours et trois nuits, il va se heurter à la résistance des 80 chasseurs du marabout de Sidi-Brahim. Plusieurs épisodes héroïques ont émaillé l assaut du marabout : A leur arrivée dans le marabout, le caporal Lavayssière fait confectionner un drapeau tricolore composé d une cravate bleue, d un mouchoir blanc et d une ceinture rouge. Sous les balles des cavaliers arabes, il parvient à le hisser au sommet de l édifice. Le Capitaine Dutertre, prisonnier lors de la 1ère attaque est amené devant le marabout. «Chasseurs, si vous ne vous ne vous rendez pas, on va me couper la tête. Moi je vous dis : faîtes-vous tuer jusqu au dernier plutôt que de vous rendre!»
Le clairon Rolland, également prisonnier, est à son tour amené devant le marabout. Abd El-Kader lui commande de sonner la retraite. Le clairon Rolland s avance et sonne la charge. Au bout de 3 jours de résistance, le Capitaine de Géraux décide de tenter une sortie. Blessé, il laisse le commandement au Caporal Lavayssière. Les survivants du marabout avancent alors vers Djemmaa Ghazaouet, mais ils sont harcelés de toutes parts par les cavaliers arabes. Seulement 16 hommes parviennent à rejoindre la ville : le caporal Lavayssière, le clairon Rolland, 13 chasseurs et le hussard Nataly. Les restes des chasseurs tombés à Sidi-Brahim sont rassemblés dans le «Tombeau des Braves» situé dans la crypte du château de Vincennes Texte établi par le service des Armées 7ème BCA - Varces Sidi-Brahim
Episode des guerres d Afrique: Sidi Brahim par Gaspard Gobaut La bataille de Sidi Brahim selon Gaspard Gobaut (le Marabout).
Le colonel De Montagnac (autoportrait) Attaque du marabout
L'expression «faire Sidi-Brahim» est devenue un symbole chez les chasseurs. Dans les Vosges en 1916, la 6 e compagnie du 7e bataillon de chasseurs alpins tient les pentes de l'hilsenfirst pendant plusieurs jours et, manquant de munitions, se bat avec des pierres et repousse l'attaque allemande. Les chasseurs y gagnent le surnom de «diables bleus», qui est encore utilisé de nos jours. Il y a une statue des diables bleus (à cause de la couleur de leur uniforme de l époque) à Grenoble, dans le parc Paul Mistral. L'insigne du 7 e bataillon de chasseurs alpins est un diable dans un cor de chasse : le cor représente les chasseurs et le diable représente le 7 e BCA et leur Sidi-Brahim.
Le 23 juillet 1944, lors d'une bataille à Valchevrière dans le Vercors, l'adjudant- chef Abel CHABAL, de la 2 e compagnie du 6 e Bataillon de Chasseurs Alpins (promu lieutenant à titre posthume), émis ce dernier message : «Sommes cernés, allons faire Sidi-Brahim.» Il est enterré à la nécropole nationale de St Nizier en Vercors. Une rue de Grenoble porte son nom (quartier des Alpins). Le lieutenant Chabal
Fête de la SIDI-BRAHIM Chaque année, les chasseurs commémorent la Sidi-Brahim :
Les ALLOBROGES CHANT NATIONAL de la SAVOIE 1er couplet : Je te salue, ô terre hospitalière, Où le malheur trouva protection ; D'un peuple libre arborant la bannière, Je viens fêter la Constitution. Proscrite, hélas! j'ai dû quitter la France, Pour m'abriter sous un climat plus doux; Mais au foyer j'ai laissé l'espérance, En attendant, en attendant, je m'arrête chez vous. Refrain : Allobroges vaillants! Dans vos vertes campagnes, Accordez-moi toujours asile et sûreté, Car j'aime à respirer l'air pur de vos montagnes, Je suis la Liberté! La Liberté! 2e couplet : Au cri d'appel des peuples en alarme, J'ai répondu par un cri de réveil ; Sourds à ma voix, ces esclaves sans armes Restèrent tous dans un profond sommeil. Relève-toi, ma Pologne héroïque! Car pour t'aider je m'avance à grands pas ; Secoue enfin ton sommeil léthargique, Et je le veux, et je le veux, tu ne périras pas! 3e couplet : Un mot d'espoir à la belle Italie : Courage à vous, Lombards, je reviendrai! Un mot d'amour au peuple de Hongrie! Forte avec tous, et je triompherai. En attendant le jour de délivrance, Priant les Dieux d'apaiser leur courroux, Pour faire luire un rayon d'espérance Bons Savoisiens, Bons Savoisiens, Je m'arrête chez vous!