Réalisé par Dr BENREKIA. Y

Documents pareils
BASES DE L ENTRAINEMENT PHYSIQUE EN PLONGEE

1ST2S Biophysiopathologie : Motricité et système nerveux La physiologie neuro-musculaire :

Utilisation des substrats énergétiques

École secondaire Mont-Bleu Biologie générale

Chapitre II La régulation de la glycémie

LES BASES PHYSIOLOGIQUES DE L EXERCICE MUSCULAIRE

LES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DE L ENTRAÎNEMENT POUR UN DÉVELOPPEMENT À LONG TERME DE L ATHLÈTE

La gestion des hypoglycémies au cours du sport : insuline ou diététique?

La musculation CP5. Orienter et développer les effets de l activité physique en vue de l entretien de soi

Dr E. CHEVRET UE Aperçu général sur l architecture et les fonctions cellulaires

Etirements des chaînes musculaires postérieure et antérieure.

Chapitre 7 : Structure de la cellule Le noyau cellulaire

Programme de réhabilitation respiratoire

Commentaires sur les Épreuves de Sciences de la Vie et de la Terre

Le Test d effort. A partir d un certain âge il est conseillé de faire un test tous les 3 ou quatre ans.

Annales de Biologie Cellulaire QCM (niveau SVT 1 er année)

PLAN D ATHLETISATION PROTOCOLES D EVALUATION DES QUALITES PHYSIQUES DES JOUEURS INTERNATIONAUX

Evaluation de la Puissance maximale

ULBI 101 Biologie Cellulaire L1. Le Système Membranaire Interne

Pourquoi je ne vois pas mes abdos?

Activité physique et diabète non insulinodépendant

1 ère partie : Enzymologie et Métabolisme

Respiration Mitochondriale

Chapitre 02. La lumière des étoiles. Exercices :

Préparation Physique CPLM Gabriel Currat 1/7

La musculation en période hivernaleeeee

Compléments - Chapitre 5 Spectroscopie

1. Principes de biochimie générale. A. Bioénergétique et dynamique. a) Intro: Les mitochondries passent leur temps à fabriquer de l énergie.

L influence du sport sur le traitement du diabète de type 1

L APS ET LE DIABETE. Le diabète se caractérise par un taux de glucose ( sucre ) trop élevé dans le sang : c est l hyperglycémie.

Utilisation des tests de terrain dans l orientation du contenu d entraînement dans les sports individuels et collectifs.

Le rôle de l endocytose dans les processus pathologiques

Structure quantique cohérente et incohérente de l eau liquide

Utilisation historique de nanomatériaux en pneus et possibilités de nouveaux développements

Partie Observer : Ondes et matière CHAP 04-ACT/DOC Analyse spectrale : Spectroscopies IR et RMN

LA MESURE DE PRESSION PRINCIPE DE BASE

Cette option est aussi disponible sur les clients Windows 7 sous la forme d un cache réparti entre les différentes machines.

Nouvelles techniques d imagerie laser

Système de contrôle d accès Codelock avec clavier de codage CL12

Chapitre 7: Dynamique des fluides

Programmation des séances (Trêve de Noël 2013) Détail des séances. * gainage abdo-lombaire (voir planches D) * gainage abdo-lombaire (voir planches D)

ANALYSE SPECTRALE. monochromateur

Résonance Magnétique Nucléaire : RMN

Fig. 1 Le détecteur de LHCb. En bas à gauche : schématiquement ; En bas à droite: «Event Display» développé au LAL.

Université de Pau et des Pays de l Adour. Département STAPS de Tarbes. Maîtrise mention «Entraînement Sportif» Mémoire présenté par :

TECHNIQUES: Principes de la chromatographie

Cellules procaryotes Service histologie Pr.k.mebarek

IMMUNOLOGIE. La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T. Informations scientifiques

DIFFRACTion des ondes

TESTS D'EVALUATION DE LA PUISSANCE MAXIMALE AEROBIE ET ANAEROBIE. {LICENCE H. VANDEWALLE et F. FRIEMEL. Sport et Vie, 1989} INTRODUCTION...

THEME 2 : CORPS HUMAIN ET SANTE : L EXERCICE PHYSIQUE

Ac#vité Physique et Diabète

Quoi manger et boire avant, pendant et après l activité physique

TP N 3 La composition chimique du vivant

Molécules et Liaison chimique

TD de Biochimie 4 : Coloration.

I. EXERCICES POUR LA CERVICALGIE CHRONIQUE. Exercice 1 : Posture

La préparation physique en basket- ball Gilles COMETTI (2002)

Mesures de PAR. Densité de flux de photons utiles pour la photosynthèse

CONCOURS DE L INTERNAT EN PHARMACIE

Microscopie Confocale. Principes de base & Applications en Biologie Cellulaire

Tableau récapitulatif : composition nutritionnelle de la spiruline

Origine du courant électrique Constitution d un atome

MON DOS AU QUOTIDIEN COMPRENDRE, ÉVITER ET SOULAGER LE MAL DE DOS

Biochimie I. Extraction et quantification de l hexokinase dans Saccharomyces cerevisiae 1. Assistants : Tatjana Schwabe Marcy Taylor Gisèle Dewhurst

POLY-PREPAS Centre de Préparation aux Concours Paramédicaux. - Section Orthoptiste / stage i-prépa intensif -

Rayonnements dans l univers

La filtration glomérulaire et sa régulation

ERGONOMIE au bureau lutter contre les TMS

Les plantes et la lumière

Transformations nucléaires

CHAPITRE 3 LA SYNTHESE DES PROTEINES

Tables. Tables individuelles réglables en hauteur manuellement

Listes de fournitures du secondaire pour la rentrée

Définition. Spasticité. physiopathologie. Le réflexe d étirement. Spastikos : étirer

7- Les Antiépileptiques

Banque Agro-Veto Session 2014 Rapport sur les concours A filière BCPST

ELECTRICITE. Introduction

EXERCICE 2 : SUIVI CINETIQUE D UNE TRANSFORMATION PAR SPECTROPHOTOMETRIE (6 points)

La pompe cardiaque, le débit cardiaque et son contrôle

Sport et Me decine - Enseignement e me anne e.

ROULER EN AVANT ROULER EN AVANT ROULER EN AVANT

Monte charge de cuisine PRESENTATION DU MONTE CHARGE

ACIDES BASES. Chap.5 SPIESS

Transmission de données. A) Principaux éléments intervenant dans la transmission

Chapitre 6 : les groupements d'étoiles et l'espace interstellaire

BACCALAURÉAT GÉNÉRAL SÉRIE SCIENTIFIQUE

Retrouvez l ensemble des productions et services Gipen sur Ferme comble perdu (EV : avec débord queue de vache) Ferme comble habitable

ÉCOLES NORMALES SUPÉRIEURES ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES CONCOURS D ADMISSION SESSION 2013 FILIÈRE BCPST COMPOSITION DE BIOLOGIE

Groupe Académique Lyon Musculation

AMINES BIOGENIQUES. Dopamine/Noradrénaline/Adrénaline (CATECHOLAMINES) Sérotonine/Histamine/Dopamine

L ÉLECTROCUTION Intensité Durée Perception des effets 0,5 à 1 ma. Seuil de perception suivant l'état de la peau 8 ma

ÉTUDE DE L EFFICACITÉ DE GÉOGRILLES POUR PRÉVENIR L EFFONDREMENT LOCAL D UNE CHAUSSÉE

1 ère partie : tous CAP sauf hôtellerie et alimentation CHIMIE ETRE CAPABLE DE. PROGRAMME - Atomes : structure, étude de quelques exemples.

FUSION PAR CONFINEMENT MAGNÉTIQUE

Claude Karger Anne Sophie Kesseler

BALAIS Moteur (charbons)

Manuel de l ergonomie au bureau

Douille expansibleécarteur

Transcription:

Réalisé par Dr BENREKIA. Y

Introduction: Le corps humain comprend plus de 650 muscles qui constituent 40 à 50% du poids du corps. Trois types de tissu musculaire existent : squelettique, cardiaque et lisse.

Muscle squelettique: strié et volontaire Muscle cardiaque: strié et involontaire Muscle lisse : non strié et involontaire.

*Caractéristiques de la cellule musculaire: principalement 4 caractéristiques existent: l'excitabilité, la contractilité, l'extensibilité et l'élasticité. Du point de vue fonctionnel, le muscle se caractérise par son aptitude à transformer une énergie chimique (sous forme d'atp) en énergie mécanique dirigée.

1- Appareil contractile de la fibre musculaire squelettique ou striée: a/ Fibre musculaire: La cellule musculaire est une fibre, dont le diamètre varie en moyenne de 10 à 100 μm et dont la longueur peut atteindre 15cm

La fibre musculaire, limitée par une membrane cellulaire appelée sarcolemme, contient le sarcoplasme (cytoplasme), plusieurs noyaux, des mitochondries (ou sarcosomes), des réserves pour la fourniture d O2 (myoglobine) et d énergie (créatine phosphate) de même qu une centaine de myofibrilles.

Le sarcolemme présente en de nombreux endroits des invaginations verticales en direction des myofibrilles; ce sont des tubules transverses ou système T.

Le réticulum sarcoplasmique (réservoir de Ca2+) est formé de tubules longitudinaux, dont les extrémités portent des vésicules (citernes) terminales. La liaison de ces vésicules avec le système T constitue une triade. Chaque myofibrille est divisée en compartiments de 2μm de longueur appelé: sarcomère

b/ Structure du sarcomère: Aspect au M O :

Aspect au M E:

c/ le filament de myosine: Consiste en un paquet d environ 300 molécules de myosine II ; chaque molécule possède 2 têtes globulaires reliées par la partie cervicale à la partie caudale (2 hélices torsadées).

le filament de myosine

le filament de myosine

d/ le filament d actine: C est une protéine globulaire (actine G); l enchainement de 4000 molécules de celle- ci en collier de perles forme l actine F. En réalité l enroulement de 2 protofilaments d actine F constituent le filament d actine.

Sur le filament d actine vient s enrouler des molécules de tropomyosine (structure identique à l actine) et, tous les 40nm environ vient se fixer la troponine qui est composée de 3 sous unités: T N C, T N I et T N T

TNI: empêche au repos le glissement des filaments, en inhibant l activité ATPasique de la myosine II. TNC: possède 4 sites de liaison pour le Ca2+ qui lorsqu ils sont occupés lèvent l action de la TNI TNT: qui interagit avec la TNC, TNI et l actine, elle est responsable de la liaison troponine-tropomyosine.

Tropomyosine Troponine Actine Au repos, les molécules de tropomyosines masquent les sites de liaison de l actine avec la myosine.

2/ contraction de la fibre musculaire: (le couplage électromécanique): a/ excitation de la fibre musculaire: Lorsque l ACH est libérée au niveau de la plaque motrice, elle active l ouverture des canaux sodiques; le PA qui en résulte pénètre dans la profondeur des fibres par le système T.

b/ libération de Ca2+ dans le cytosol: Au voisinage des triades, l excitation des récepteurs à la dihydropyridine (RDHP) entraine l ouverture des récepteurs à la ryanodine (RYR1) du réticulum sarcoplasmique d où le courant entrant du Ca2+ dans le cytosol.

Représentation schématique de la libération du calcium dans le cytosol:

c/ glissement des filaments: La saturation des sites de Ca2+ de la TNC: -Supprime l effet inhibiteur de la tropomyosine sur la fixation de la myosine sur l actine. -Permet à l actine d activer l ATPase de la myosine;

Il s ensuit un détachement de Pi et d ADP et le pivotement des têtes de myosine (formation d un angle de 45º) ce qui provoque le glissement du filament de myosine sur celui d actine.

Retentissement de la contraction sur le sarcomère: Sarcomère Filament épais (myosine) Filament fin (actine) relaxation contraction Bande A Bande I Zone H

Pendant le glissement, les disques Z se rapprochent les uns des autres, la bande I et la zone H deviennent plus courtes, mais la longueur des filaments et celle de la bande A restent inchangées.

Représentation de la contraction à l échelle moléculaire. Sites de liaison masqués par la tropomyosine Changement conformationnel et démasquage des sites de liaison Glissement et raccourcissement des sarcomères

Au repos PA Liaison actine-myosine et scission de l ATP Liaison de l ATP et redressement des tetes Accentuation de la rotation par libération de l ADP Rotation des tètes par libération de Pi

d/ le relâchement du muscle: Le relâchement est obtenue par un retour de la [Ca2+] à la [] initiale, et cela par la convergence de 5 phénomènes: -L arrêt du PA induit l arrêt de l influx de Ca2+ -Recapture du Ca2+ par les pompes actives du RS. -Augmentation de la [Ca2+] sarcoplasmique. - Fixation de la TNI et formation de la liaison TNI Actine. - La tropomyosine revient cacher les sites actifs de l actine.

Il faut noter que la liaison d une molécule d ATP sur la tête de myosine entraine une dissociation de la liaison Actine-myosine En absence d ATP, le muscle reste contracté; ce phénomène est observé après la mort, on parle de «rigidité cadavérique».

3- Sources d énergie nécessaire à la contraction: Dans un muscle les réserves en ATP sont faibles, 5mmol/Kg de muscle, à ces réserves, peut correspondre une contraction de quelques secondes (2 à 3 sec). La resynthèse de l ATP est donc obligatoire Les trois voies principales de régénération de l ATP sont:

1- La voie des créatines phosphate: (anaérobie alactique) ADP + CP CP Kinase ATP + C Les réserves en CP sont de 20mmol, permettant une contraction de 10 à 20 sec

2- La glycolyse anaérobie: «glycogénolyse lactique» LDH Glycogène Glucose Pyruvate Lactate+3ATP glycolyse lactique (accumulation de l acide lactique), cette glycolyse anaérobie a un mauvais rendement : 3ATP/molécule de glucose permet une contraction de 2 à 3min.

3- L oxydation: «phosphorylation oxydative» : Se fait dans la mitochondrie, en présence de l O2. Glycolyse aérobie alactique, permet une contraction et un exercice de longue durée, avec un rendement élevé. (Oxydation de glucose = 36 ATP) (Oxydation d 1 AG = 128 ATP)

Les différentes sources d énergie:

Selon les sources énergétiques utilisées lors de la contraction, on peut distinguer : 1- Les fibres à contraction lentes type S (slow) ou type 1: Ce sont des fibres rouges, peu fatigables, et capables de développer une puissance continue Sont riches en mitochondries, en myoglobine, et elles possèdent un métabolisme oxydatif très intense Prédominent dans les muscles posturaux de la station debout ( par exemple: muscle soléaire)

2- Les fibres à contraction rapides type F (fast) ou type 2: Sont des fibres blanches, vites fatigables, à contractions brèves, renferment beaucoup de glycogène et peu de myoglobine. Prédominent dans les muscles blancs, qui interviennent par exemple dans un sprint. Il faut noter que les différents types sont transformables entre eux (longue activité musculaire =transformation des fibres F en fibres S

Merci de votre attention