RESUME DU COURS TRAVAIL COLLABORATIF ET COLLECTICIEL



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INSTITUT SUPERIEUR D INFORMATIQUES ET MATHEMATIQUES DE MONASTIR AU : 2011-2012 RESUME DU COURS TRAVAIL COLLABORATIF ET COLLECTICIEL Par : Zouhour Ben Dhiaf

Sommaire Chapitre I : Travail collaboratif : Définitions, TCAO et Collecticiels-----------6 1 Définitions et principe du travail collaboratif... 6 1.1 Définition du travail collaboratif... 6 1.2 Critères de choix d un système de travail collaboratif... 7 1.2.1 Gestion de contenu... 8 1.2.2 Gestion de l expertise... 9 1.2.3 Gestion de projet... 9 1.2.4 Collaboration... 10 1.2.5 Commodités... 10 1.2.6 Sécurité... 10 1.2.7 Editeur... 11 1.2.8 Coûts... 11 2 Travail collaboratif assistée par ordinateur et Collecticiel... 12 2.1 Travail collaboratif assisté par ordinateur (TCAO)... 12 2.2 Quelques objectifs du tcao... 12 2.3 Collecticiel: définitions, dimensions et quelques fonctions... 13 2.3.1 Définition du terme «collecticiel»... 13 2.3.2 Dimensions : technologique et sciences humaines... 14 2.3.3 Quelques fonctions d un collecticiel... 14 3 Classification des collecticiels... 14 3.1 Trèfle fonctionnelle... 14 3.2 Différentes typologies de collecticiels... 15 3.2.1 Typologie basée sur la communication... 16 3.2.2 Typologie basée sur la coordination... 16 3.2.3 Typologie basée sur la coopération... 17 3.2.4 Typologie basée sur le temps... 17 3.2.5 Typologie basée sur L espace... 17 3.2.6 Typologie basée sur la matrice espace-temps... 18 2

3.2.7 Typologie basée sur la granularité... 18 3.2.8 Typologie des applications... 19 3.3 Exemples de collecticiels : Les collecticiels de Google... 21 Chapitre II : Les systèmes de gestion de contenus---------------------------------23 1 Systèmes de Gestion de Contenus : Aperçu général... 23 1.1 Notion de contenu web... 23 1.2 Site web statique... 23 1.3 Site web dynamique... 23 1.4 Système de gestion de contenus... 23 1.4.1 Définitions... 24 1.4.2 Fonctionnalités... 24 1.5 Principes et technologies d un CMS... 24 1.5.1 Utilisation d'interfaces Web... 25 1.5.2 Séparation contenu/présentation... 25 1.5.3 Domaines d application... 25 2 Les principes de base d un CMS... 26 2.1 L interface Internet... 26 2.2 La séparation entre contenu et présentation... 26 2.3 L édition de page simplifiée... 26 2.4 La hiérarchisation de l'information... 27 2.5 La gestion des droits des utilisateurs... 27 3 fonctionnalités des systèmes de gestion de contenus... 27 3.1 Fonctions d édition simplifiée... 28 3.2 Gestion des utilisateurs... 28 3.3 Chaîne de validation (Workflow)... 28 3.4 Contrôle des versions... 28 3.5 Support des métadonnées... 28 3.6 Indexation et recherche... 29 3.7 Intégration... 29 3

3.8 Statistiques... 29 3.9 Extensibilité... 29 4 Avantages et bénéfices des cms... 29 4.1 Réduction des coûts... 29 4.2 Réduction des délais de publication... 29 4.3 Valorisation du contenu... 29 4.4 Travail collaboratif... 30 4.5 Décentralisation de la gestion de l information... 30 4.6 Contrôle de l'accès à l'information... 30 4.7 Sécurité... 30 5 Critères de choix d un cms... 30 5.1 Langue du CMS... 30 5.2 Documentation... 31 5.3 Communauté... 31 5.4 Fonctionnalités... 31 5.5 Ergonomie, accessibilité... 31 5.6 Flexibilité... 31 5.7 Les technologies utilisées... 31 5.8 Hébergement... 32 5.9 Popularité du CMS... 32 5.10 Evolution du CMS... 32 5.11 Sécurité... 32 5.12 Performances... 32 5.13 Essai du CMS... 33 6 Exemple : système de gestion de contenu dédié à l enseignement... 33 Chapitre III : Le Web 2.0---------------------------------------------------------------34 1 Origine et définition du terme Web 2.0... 34 2 Vocabulaire de base du web 2.0... 35 2.1 UGC - User Generated Content (contenu généré par l utilisateur)... 35 4

2.2 TAG (Etiquette)... 36 2.3 BLOG... 36 2.4 WIKI... 36 2.5 RSS... 36 2.6 Podcast... 37 2.7 CREATIVE COMMONS... 37 2.8 WIDGET... 37 2.9 MASHUP... 37 2.10 Réseaux Sociaux (SOCIAL NETWORKING)... 37 3 Monter un site web 2.0 : Taches d administration... 38 Table des figures FIGURE 1.1. DE LA TÂCHE INDIVIDUELLE AU TRAVAIL PARTAGÉ 6 FIGURE 1.2. PROJET TRADITIONNELLE ET PROJET EN MODE COLLABORATIF 7 FIGURE 1.3. PRINCIPALES APPLICATIONS DU TCAO 13 FIGURE 1.4. LE TRÈFLE DU TRAVAIL COLLABORATIF 15 FIGURE 1.5. LE TRÈFLE DU TRAVAIL COLLABORATIF DANS LE PLAN : (SUPPORT DES TECHNOLOGIES- STRUCTURATION) 15 FIGURE 1.6. OBJECTIFS DU TRAVAIL COLLABORATIF ET OUTILS CORRESPONDANTS 15 FIGURE 1.7. PROCESSUS DE PUBLICATION EN LIGNE DE DOCUMENTS 17 FIGURE 1.8. MATRICE ESPACE-TEMPS 18 FIGURE 2.1. FONCTIONNEMENT D UN SYSTÈME DE GESTION DE CONTENUS 25 FIGURE 3.1. FACTEURS DE CONVERGENCE VERS LE WEB 2.0 34 FIGURE 3.2. DIFFÉRENCES ENTRE WEB 1.0 ET WEB 2.0 35 FIGURE 3.3. EXEMPLES D OUTILS DU WEB 2.0 35 5

CHAPITRE I : LE TRAVAIL COLLABORATIF : DEFINITIONS, TCAO ET COLLECTICIELS 1 DEFINITIONS ET PRINCIPE DU TRAVAIL COLLABORATIF 1.1 DEFINITION DU TRAVAIL COLLABORATIF Le travail collaboratif désigne un nouveau mode de travail où se joignent de nombreuses personnes (qui peuvent ne jamais se rencontrer physiquement) au moyen de technologies de l information et de la communication. «Il y a collaboration quand un groupe organisé d acteurs oriente et négocie ses interactions collectives vers une finalité qui ne pourrait être atteinte par un seul acteur. Ces actions sont : orientées (finalisées) et négociées (discutées) pour permettre : le partage des ressources (coopération) et la mise en œuvre de routines de synchronisation dans l action (coordination).» «Le travail collaboratif est une forme d organisation délibérée, complexe, qui se construit dans l intelligence de l action, afin de réaliser des chaînes d activités impliquant plusieurs acteurs opérant en réseau» (d après S.K. Levan, 2004) La figure 1.1 illustre le passage l élaboration d une tache dans le cadre d un travail individuel, d un travail coopératif et de travail collaboratif. Aussi la figure illustre les différences entre la gestion d un projet traditionnelle et en mode collaboratif allant de responsabilités centralisées (chef de projet) vers des responsabilités reparties (éléments de l équipe). Figure 1.1. De la tâche individuelle au travail partagé 6

Figure 1.2. Projet traditionnelle et Projet en mode collaboratif Exemple : Exemple de travail collaboratif dans le cadre d activités pédagogiques : Agenda partagé. But :Réservation d une salle de conférence. 1.2 CRITERES DE CHOIX D UN SYSTEME DE TRAVAIL COLLABORATIF Définition d un système de travail collaboratif : Un système de travail collaboratif est un système informatique qui regroupe plusieurs utilisateurs répartis au sein de différents groupes. Ce système facilite la prise en charge d activités communes aux membres d un groupe et fournit une interface pour un environnement partagé. Les critères de choix d un système de travail collaboratif se basent sur : Les fonctionnalités offertes par le collecticiel L Editeur du collecticiel Sécurité offerte par ce collecticiel Les Commodités offertes par ce collecticiel Les Couts d intégration du collecticiel Les fonctionnalités se divisent en : Gestion de contenu o Création o Organisation 7

o Distribution o Personnalisation o Workflow Gestion de projet o Agenda o Taches o Alertes Gestion de l expertise o Profils o Recherche o Loacalisation Collaboration o Webconferencing o Discussions o Notifications 1.2.1 GESTION DE CONTENU 1.2.1.1 CREATION Création de contenu via un formulaire HTML Uploadde fichiers aux formats standards (.doc,.pdf,.ppt,.xls,. Jpg, etc.) Associations avec d autres objets (contenu, évènements, tâches, individus, etc.) Création de méta-données 1.2.1.2 ORGANISATION Gestion de plusieurs versions d un même objet Création de taxonomies globales et spécifiques (taxonomie = plan de classement) Analyse automatique du contenu via des outils de Text Mining ou de T.A.L. 1.2.1.3 DISTRIBUTION Notification par email de l ajout de nouveaux contenus Possibilité d informer par email un ami de l intérêt d un contenu Recherche possible sur les méta-données, sur le contenu et/ou au travers d un plan de classement Restriction des accès en fonction des droits des utilisateurs 1.2.1.4 PERSONNALISATION Création possible d un espace personnel : mypage Gestion de profil utilisateurs individuels ou collectifs (création et mise à jour soit explicite par les utilisateurs et/ou par les administrateurs, soit implicite, automatiquement par le système) 8

1.2.1.5 WORFLOW Workflows types ou paramétrables Gestion des exceptions Intégration du moteur de workflow avec la messagerie 1.2.2 GESTION DE L EXPERTISE 1.2.2.1 CREATION ET MAINTENANCE DES PROFILS D EXPERTISE Type de création des profils : implicite à partir des publications des experts, explicite à partir d informations déclarées par l utilisateur oul administrateur Procédure de mise à jour : automatique ou manuelle Droit de regard et gestion des profils par les experts eux-mêmes Intégration à l annuaire LDAP 1.2.2.2 RECHERCHE DES EXPERTS Recherche par nom, par localisation fonctionnelle/géographique,par expertise, etc. Possibilité d accéder à la partie publique des profils d expertise Possibilité de poser une question aux experts : mots clés, langage naturel, document, plan de classement, etc. 1.2.2.3 LOCALISATION D EXPERTISE Choix du ou des experts : expertise, disponibilité, notoriété, etc. Possibilité d accès aux questions similaires déjà posées aux experts 1.2.3 GESTION DE PROJET 1.2.3.1 AGENDA PARTAGE Agenda personnel partagé et/ou agenda projet commun Ajout d un évènement via un formulaire HTML Synchronisation avec l agenda personnel Système de gestion des créneaux pour l organisation de réunion Possibilité d associations d évènements avec d autres objets Notification par email de changements dans l agenda projet 1.2.3.2 GESTION DES TACHES Gestion des tâches personnelles et des tâches du projet Possibilité d assigner des tâches à d autres individus suivant ses droits Possibilité de visualiser les tâches des utilisateurs et du projet et leur état d avancement Possibilité d associations de tâches avec d autres objets Intégration des tâches dans le calendrier 1.2.3.3 GESTION DES ALERTES Envoi d alertes par email : dépassement des délais, rappel de tâches, etc. 9

1.2.4 COLLABORATION 1.2.4.1 DISCUSSIONS ASYNCHRONES Possibilité de créer des forums de discussions ou des mailings lists Possibilité de choisir le type de modération : aucune, limitée, restrictive, etc. Création de messages à partir du système ou du client email 1.2.4.2 DISCUSSIONS SYNCHRONES (INSTANT MESSAGING ET CHAT) Possibilité de voir les membres présents on-line et d initier un dialogue Exportation dans un fichier texte les échanges Création de salle de chat sur des sujets spécifiques avec des membres sélectionnés Capitalisation des échanges via le chat 1.2.4.3 WEB CONFERENCING PARTAGE D APPLICATIONS Possibilité de créer une web conférence : intégration de données audio, video et ppt Partage d application pour la co-création 1.2.4.4 NOTIFICATIONS PAR EMAILS Notification automatique lors de la création de nouveaux objets Notification envoyée par un membre vers les autres membres 1.2.5 COMMODITÉS 1.2.5.1 INTEGRATION AVEC LE POSTE UTILISATEUR Intégration avec la messagerie Synchronisation avec l agenda Synchronisation avec le gestionnaire de tâches 1.2.5.2 UTILISATION EN MODE DECONNECTE Accès et travail au système off-line Exportation des informations principales Mise à jour automatique des informations on-line et off-line 1.2.5.3 ERGONOMIE Ecrans clairs et intelligibles Interface riche mais simple Temps d apprentissage nécessaire 1.2.5.4 FORMATION Aide en ligne contextuelle disponible à tout moment Supports de formation à l utilisation de l interface Possibilité de créer des rubriques d aide ou des F.A.Q. 1.2.6 SÉCURITÉ 1.2.6.1 AUTHENTIFICATION Types d authentifications possibles 10

Intégration avec l annuaire LDAP de l organisation Intégration possible à un système de SSO 1.2.6.2 GESTION DES DROITS Granularité de la gestion des habilitations Types de rôles disponibles 1.2.6.3 INTEGRITE& CONFIDENTIALITE Cryptage des données 1.2.6.4 SYSTEME DE BACK-UP Possibilité de sauvegarde et de récupération des informations en cas de panne 1.2.7 EDITEUR 1.2.7.1 CONDITIONS DE VENTE Licence location -ASP Contrat de garantie -maintenance -évolutions Contrat de support 1.2.7.2 STABILITEET FIABILITE Nombre d années d existence Taille & Chiffre d affaire Références sur la même application, dans le même secteur d activité Partenaires (nombre, taille, notoriété, etc.) 1.2.7.3 SUPPORT Support 24h/24h Langues supportées Base de données de support disponible en ligne et mise à jour fréquemment 1.2.7.4 PROXIMITE ET REACTIVITE Présence en France Langues de travail parlées Rapidité de réponse aux sollicitations (commerciales, techniques, etc.) 1.2.8 COÛTS 1.2.8.1 ACQUISITION Licences (coûts par serveur/util., pricing par serveur/util. supplémentaires) Coûts du matériel nécessaire 1.2.8.2 INTEGRATION Coûts de l intégration technique Coûts de l intégration de la charte graphique Coûts des développements spécifiques Coûts de la mise à jour des serveurs ou des postes utilisateurs 11

1.2.8.3 MAINTENANCE Coûts contrat éditeur Coûts de l administration du système 1.2.8.4 SUPPORT & FORMATION Coûts contrat éditeur Coûts de la gestion du support en interne Coûts de formation du ou des administrateurs Coûts de formation des utilisateurs 2 TRAVAIL COLLABORATIF ASSISTEE PAR ORDINATEUR ET COLLECTICIEL 2.1 TRAVAIL COLLABORATIF ASSISTE PAR ORDINATEUR (TCAO) Le domaine du Travail Coopératif Assisté par Ordinateur (TCAO) a pour thème d étude les systèmes interactifs multi-utilisateurs permettant à plusieurs utilisateurs de travailler ensemble. Les termes collecticiel et synergiciel désignent ce type de système interactif. La terminologie anglo-saxonne emploie les termes de groupware pour désigner un collecticiel et de Computer Supported Cooperative Work (CSCW) pour désigner le domaine du TCAO. Le TCAO est le domaine qui étudie la conception, la construction et l utilisation des collecticiels Le TCAO est un domaine de recherche multi-disciplinaires et impliquant : les sociologues, les psychologues, les ergonomes et les informaticiens, etc. les outils mis en jeu dans ce domaine dépassent de loin l ordinateur : la téléphonie, les messageries, la vidéo et les systèmes d imagerie, la réalité virtuelle, etc. 2.2 QUELQUES OBJECTIFS DU TCAO Obtenir des gains de performances : Améliorer la gestion des documents ; Faciliter la production collective de documents ; Accélérer l accès à l information ; Permettre la confrontation d idées et de solutions sur un problème donné ; Généraliser la diffusion contrôlée d information : o En donnant différents droits d accès ; o En coordonnant les tâches et les utilisateurs. Capitaliser des connaissances : stocker des informations des projets déjà finis, afin de pouvoir les utiliser pour d autres projets. Améliorer les temps de réponse : Fournir un accès cohérent aux informations avec des droits d accès identifiés. Partager des compétences : 12

Mise en commun des savoir-faire afin de permettre une réelle collaboration par le partage d informations. Faciliter le travail à distance : Intervenir passivement ou activement depuis n importe quelle localisation géographique. Les verrous existant sont d une manière générale à la fois d ordre : Informatique ou communicationnel : o Transmettre avec une bande passante suffisante, o Développer des systèmes d installation et de maintenance commodes pour des utilisateurs qui ne sont souvent pas les prescripteurs, Ergonomiques et d usage : o Développer des interfaces coopératives multimédia conviviales et d un apprentissage aisé. Figure 1.3. Principales applications du TCAO 2.3 COLLECTICIEL: DEFINITIONS, DIMENSIONS ET QUELQUES FONCTIONS Un collecticiel est l'adaptation francophone du terme anglo-saxon «groupware» dont la traduction pourrait être «logiciel de travail collaboratif». Le Groupware ou logiciel de travail de groupe est un logiciel qui favorise le travail de groupe. 2.3.1 DEFINITION DU TERME «COLLECTICIEL» Nous vous proposons deux définitions : Définition 1 "Un collecticiel est l'ensemble des technologies et des méthodes de travail associées qui, par l'intermédiaire de la communication électronique, permettent le partage de l'information sur un support numérique à un groupe engagé dans un travail collaboratif et/ou coopératif " (Citation de Jean-Claude Courbon) Définition 2 "Le collecticiel est l'ensemble des processus et procédures d'un groupe de travail devant atteindre un objectif particulier plus les logiciels conçus pour faciliter ce travail de groupe" (Citation de Peter et Trudy Johnson-Lenz). Définition 3 13

Computer-based systems that support groups of people engaged in a common task (or goal) and that provide an interface to a shared environment." [Ellis 1991] Les collecticiels sont des systèmes informatiques qui assistent un groupe de personnes engagées dans une tâche commune (ou but commun) et qui fournissent une interface à un environnement partagé. (traduction de A. Karsenty [Karsenty 1994]) 2.3.2 DIMENSIONS : TECHNOLOGIQUE ET SCIENCES HUMAINES Deux dimensions pour caractériser un collecticiel : Dimension technologique et dimension sciences humaines. Dimension technologique o Développer des systèmes informatiques qui : assistent un groupe de personnes engagées dans une tâche commune et qui fournissent une interface à un environnement partagé. Dimension sciences humaines : o Essayer de comprendre et étudier : La nature et les caractéristiques du travail collaboratif, les facteurs sociologiques, psychologiques, économiques, etc. 2.3.3 QUELQUES FONCTIONS D UN COLLECTICIEL Faire circuler l'information Réunions en ligne Prendre des décisions Les voter, les formaliser Mettre à jour et archiver les documents Tous les comptes-rendus de réunions, Budget, CdC, gantt... Travailler ensemble sur les rapports à produire Concours, rapports d'étape Gérer les tâches et les échéances Qui fait quoi pour quand, rappel 3 CLASSIFICATION DES COLLECTICIELS 3.1 TREFLE FONCTIONNELLE Les outils de collecticiels sont généralement classifiés selon le trèfle fonctionnel (tels que illustré par la figure 1.4). Les trois principales fonctions étant : Communication, Coordination et Production/coopération. Communication: Communication Homme Homme Médiatisée (CHHM). Le contenu sémantique de la communication est étranger au système Les systèmes de communication Homme-Homme médiatisée (CHHM) désignent les systèmes dédiés à la communication directe entre les participants. Cette catégorie de collecticiels regroupe, entre autre, le courrier électronique, les forums de discussion, la vidéoconférence et les mediaspace. Nous retrouvons ici notre catégorie de la première taxonomie. Coordination: Produire collectivement nécessite la coordination des utilisateurs, de leurs actions et de leur production : 14

gérer les conflits (pour maintenir la cohérence des actions), ordonnancement des tâches, gérer l'aspect temporel et spatial etc. Production / coopération: Les environnements de coopération sont des environnements de production dans lesquels c'est un groupe qui produit. Figure 1.4. Le trèfle du travail collaboratif Figure 1.5. Le trèfle du travail collaboratif dans le plan : (support des technologies- Structuration) Figure 1.6. Objectifs du travail collaboratif et outils correspondants 3.2 DIFFERENTES TYPOLOGIES DE COLLECTICIELS 15

3.2.1 TYPOLOGIE BASEE SUR LA COMMUNICATION Un système de communication le plus adapté peut être déterminé en tenant compte de trois variables (T, E, N) : T: Temps, E: Espace, N: Nombre de participants. En générale il existe quatre formes de communication : 1-1 : d une personne à une autre ; 1-N : d une personne à plusieurs personnes ; N-1 : de plusieurs personnes à une personne ; N-N : de plusieurs personnes à plusieurs personnes 3.2.2 TYPOLOGIE BASEE SUR LA COORDINATION Un ensemble de règles pour décrire la coordination des participants et des tâches. Il faut gérer les tâches et les participants impliqués dans le travail du groupe. Utilisation de WorkFlow. On appelle "WorkFlow" (traduit littéralement "flux de travail") la modélisation et la gestion informatique de l'ensemble des tâches à accomplir et des différents acteurs impliqué dans la réalisation d'un processus métier (aussi appelé processus opérationnel). Le terme de Workflow pourrait donc être traduit en français par Gestion électronique des processus métier. Un processus métier représente les interactions sous forme d'échange d'informations entre divers acteurs tels que : des humains, des applications ou services, des processus tiers. De façon pratique, un workflow peut décrire : le circuit de validation, les tâches à accomplir entre les différents acteurs d'un processus, Les délais à respecter, les modes de validation Exemple de workflow : Processus de publication en ligne de documents. Il s'agit de la modélisation des tâches de l'ensemble de la chaîne éditoriale, de la proposition du rédacteur à la validation par le responsable de publication (voir figure 1.7): 1) Le rédacteur propose un article au chef de rubrique 2) Le chef de rubrique regarde le document et le valide 3) Le rédacteur en chef trouve que le document possède des éléments incompatibles avec l'actualité et retourne le document au rédacteur 4) Le rédacteur revoit sa copie et la soumet au chef de rubrique 5) Le chef de rubrique corrige quelques coquilles et transmet l'article au rédacteur en chef 6) Le rédacteur en chef valide le document pour une publication en ligne 16

Figure 1.7. Processus de publication en ligne de documents 3.2.2.1 TYPOLOGIES DE WORFLOWS On distingue généralement deux types de Workflow: Le workflow procédural (aussi appelé workflow de production ou workflow directif) correspondant à des processus métiers connus (faisant l'objet de procédures préétablies). le cheminement du workflow est plus ou moins statique ; Le workflow ad hoc basé sur un modèle collaboratif dans lequel les acteurs interviennent dans la décision du chemine le cheminement du workflow est dynamique. Moteur de workflow Un moteur de workflow est : l'outil permettant de modéliser et d'automatiser les processus métiers. Ce type d'outil permet ainsi de formaliser les règles métier afin d'automatiser la prise de décision, quelle branche du workflow à choisir, en fonction du contexte donné? 3.2.3 TYPOLOGIE BASEE SUR LA COOPERATION La coopération peut être réalisée entre deux ou plusieurs personnes : Peut impliquer le partage d informations N-N ; Permet d éliminer les contraintes spatiales et éventuellement temporelles. Coopération asynchrone/synchrone : Les éditeurs multi-utilisateurs : permettent de travailler à plusieurs en présentant les contributions de chacun. Les informations sont partagées par les membres et évoluent de façon asynchrone, Le tableau blanc partagé: facilite la coopération en offrant un espace de travail virtuel commun grâce à une interface orientée groupe. Les informations sont partagées par les membres et évoluent d une manière synchrone. 3.2.4 TYPOLOGIE BASEE SUR LE TEMPS La typologie basée sur le temps distingue : le travail synchrone mené simultanément par les différents participants le travail asynchrone permettant à chacun de travailler quand il en a la possibilité. La simultanéité est également appelée co-présence ou co-temporalité. 3.2.5 TYPOLOGIE BASEE SUR L ESPACE La typologie basée sur l espace fait intervenir la distance: On peut travailler dans le même lieu ou à distance. Dans le même lieu : on parle de co-localisation 17

A distance : on parle de présence virtuelle, de télé-présence ou de présence à distance, utilisation des réseaux de communication. 3.2.6 TYPOLOGIE BASEE SUR LA MATRICE ESPACE-TEMPS La classification Espace-Temps repose sur deux caractéristiques, à savoir où et quand une action est exécutée par un des utilisateurs par rapport aux autres utilisateurs. Il s agit de la classification la plus largement adoptée dans le domaine du TCAO, nommée Espace-Temps ou matrice Espace-Temps comme décrite par la figure 1.8 suivante. Figure 1.8. Matrice espace-temps La classification Espace-Temps s'organise selon deux axes caractérisant l'usage du collecticiel : le premier axe Espace considère la distance spatiale entre les utilisateurs (Même lieu et Lieux différents) et le deuxième axe Temps considère la distance temporelle entre les utilisateurs Même moment et Moments différents). Pour ce dernier axe, les termes couramment utilisés sont synchrone et asynchrone. Néanmoins, il n est pas toujours possible d attester du caractère prévisible du moment d'interaction, ni du lieu dans lequel se déroule l interaction puisque l interaction peut se dérouler au cours du temps dans des lieux différents. 3.2.7 TYPOLOGIE BASEE SUR LA GRANULARITE Définitions : La notion de granularité définie la taille du plus petit élément, de la plus grande finesse d'un système. Quand on arrive au niveau de granularité d 'un système, on ne peux plus découper l'information. Niveau de détails contenus dans une unité d'information. Plus il y a de détails, plus bas sera le niveau de la granularité. Inversement, moins il y a de détails, plus haut sera le niveau de la granularité. Il y a 2 types de granularité: temporelle et informationnelle 3.2.7.1 TYPOLOGIE BASEE SUR LA GRANULARITE TEMPORELLE 18

La granularité temporelle indique l espace de temps qui sépare les interventions de différents acteurs. Dans le cas du travail asynchrone, cette granularité peut être conséquente, car le temps des interventions est très important. Dans le cas du travail synchrone, la granularité temporelle peut être très faible, car on peut obtenir une certaine dynamique, le basculement d interventions des acteurs peut être plus ou moins rapide. 3.2.7.2 TYPOLOGIE BASEE SUR LA GRANULARITE INFORMATIONNELLE La granularité informationnelle, exprime le degré de simultanéité d accès aux informations. Elle peut être grande en asynchrone, car c est le document entier qui est entre les mains d un des acteurs à un instant donné. En synchrone, pour une meilleure dynamique, il peut être souhaitable de passer à une granularité plus fine, permettant une intervention simultanée de plusieurs acteurs, chacun sur un grain donné. 3.2.8 TYPOLOGIE DES APPLICATIONS Messagerie électronique, Éditeurs multi-utilisateurs (dessin, texte, ), Conférences et réunions assistées par ordinateur (médiasapces, téléconférence, meeting rooms), Systèmes de coordination (WorkFlow), Etc. Cette taxonomie doit souvent être révisée pour prendre en compte les nouveaux types d application. Elle traduit une image du domaine à un instant donné. La variété des domaines d'application souligne le dynamisme de cet axe de recherche. Nouspouvons ressortir quatre catégories de collecticiels qui sont : 1. les applications dédiées à la communication homme-homme médiatisée (CHHM, ou CMC pour Computer-Mediated Communication) où nous regroupons les messageries électroniques, les forums de discussion, les systèmes de vidéoconférence et les mediaspace, 2. les applications d'édition où nous classons les éditeurs de texte et les tableaux blancs partagés, 3. les applications pour la coordination où nous rassemblons les systèmes workflow, les systèmes d aide à la décision et les calendriers partagés, 4. les applications de jeux en réseau. Nous présentons dans la suite les différents types de collecticiel dans l'ordre des quatre catégories ci-dessus. 3.2.8.1 LES MESSAGERIES ELECTRONIQUES (EMAIL) Ce sont actuellement les collecticiels les plus répandus et les plus utilisés. Le trafic généré par ces systèmes est devenu tel que, notamment avec l intrusion du courrier électronique publicitaire (junk mail ou spam), les outils de messagerie se sont enrichis de fonctionnalités intelligentes pour trier les courriers, pour détruire les courriers non désirables ou pour 19

envoyer des réponses automatiquement. Il existe de nombreuses applications de gestion de courriers électroniques tels que l utilitaire mail sous Unix ou l application Eudora. La grande tendance avec, par exemple, les services de messagerie SMS (Short Messaging Services) dans le monde de la téléphonie mobile. 3.2.8.2 LES FORUMS DE DISCUSSION (CHAT ET NEWSGROUP) Les deux principales classes de forum de discussion diffèrent par leur mode d utilisation, synchrone ou asynchrone. La première classe regroupe les forums en ligne du type IRC (Internet Relay Chat), des applications très répandues qui reposent sur le concept de canal à thème (canal de discussion). La discussion est ici synchrone à l'opposé de la seconde classe qui rassemble les listes de diffusion (mailing list) et les newsgroups (système USENET) pour des discussions asynchrones sur un thème donné. 3.2.8.3 LES SYSTEMES DE VIDEOCONFERENCE Ces systèmes permettent à des personnes physiquement distantes de se réunir et communiquer par l intermédiaire d un support audio et vidéo. Il s agit d un forum de discussion offrant une communication reposant sur des données audio et vidéo à l'opposé des forums de discussion du point précédent qui se basent sur des échanges textuels. La grande difficulté du déploiement de ce type d application est liée en grande partie à la nécessité de disposer d une bande passante capable de diffuser et recevoir des données audio et vidéo avec une qualité acceptable. Le système NetMeeting est un des systèmes grand public le plus connu. 3.2.8.4 LES MEDIASPACE Ce sont des collecticiels mettant en œuvre une liaison vidéo au sein d une équipe dans le but de favoriser la communication informelle et d entretenir une conscience de groupe forte entre membres distants : entre deux étages, deux bâtiments, deux villes, etc. L objectif visé est différent des systèmes de vidéoconférence bien que les deux types d'application reposent sur des flux vidéo. En effet, contrairement à la vidéoconférence qui met en relation des individus sur une courte période et de manière planifiée, la connexion vidéo d un mediaspace est permanente et l interaction est opportuniste. Aussi un mediaspace soulève le problème de la protection de la vie privée de par la présence de caméras fonctionnant en permanence dans les bureaux ou lieux communs d'un organisme (cafétéria, salle de réunion, etc.). Notons enfin que certains systèmes, combinent à la fois un système de vidéoconférence et un mediaspace. 3.2.8.5 L EDITION CONJOINTE (SHARED EDITING) Les éditeurs partagés sont des systèmes dédiés à l édition collaborative de documents avec gestion des différentes versions. Ces outils sont complexes à réaliser, en particulier pour la gestion des tâches concurrentes comme le "défaire" et "refaire" (undo et redo) ou la fusion de différentes versions. Les éditeurs de texte partagés comme le système StorySpace ou les éditeurs de dessins partagés comme les tableaux blancs partagés (shared whiteboard) sont des exemples de collecticiels permettant l édition conjointe. 3.2.8.6 LES SYSTEMES WORKFLOW Ce sont des systèmes dédiés à la gestion de processus industriels et à la coordination des différents intervenants au cours d un processus. Un processus s articule sur la réalisation de documents industriels et le système workflow a la charge de veiller à la bonne circulation des documents entre les différents intervenants aux moments clés du processus. 20

3.2.8.7 LES CALENDRIERS PARTAGES (GROUP CALENDARS) Ce sont des systèmes qui offrent des services de planification de tâches, de gestion de projets et de coordination de membres d une équipe de travail. Contrairement aux systèmes workflow, la planification n est pas centrée sur l acheminement d un document ou d un quelconque support de travail. Les fonctionnalités usuelles incluent la détection d incompatibilités dans la planification d une tâche ou la détermination de plages horaires communes aux membres d un groupe. Par exemple, Lotus/Organizer est un outil de planification collaborative. 3.2.8.8 LES SYSTEMES D AIDE A LA DECISION (GDSS, GROUP DECISION SUPPORT SYSTEMS) Ils sont conçus pour faciliter la prise de décisions grâce à l apport de nombreux outils : brainstorming, votes, pondération des décisions, génération et annotation des idées, etc. Ces systèmes encouragent tous les participants à s engager dans la prise de décision, par exemple en permettant de conserver l anonymat ou en garantissant que chaque participant puisse prendre au moins une fois la parole. 3.2.8.9 LES JEUX EN RÉSEAU Ce sont certainement les collecticiels qui connaissent, avec les systèmes de messagerie, l essor le plus fulgurant. Parmi les jeux les plus connus, citons le jeu Quake ou Starcraft. Ces jeux misent sur la coopération et la compétition entre les joueurs. Ce type d application est comparable à une forme d éditeur partagé reposant, dans la majorité des cas, sur un mode de communication textuelle. Ces neuf domaines d'application peuvent être répartis en quatre catégories : communication (messagerie, forum, vidéoconférence, mediaspace), édition (editeur partagé, tableau blanc partagé), coordination (workflow, calendrier partagé, prise de décision) et jeux. Certes cette catégorisation traduit l'ensemble des collecticiels existants à ce jour. A ne pas en douter, il conviendra de revisiter notre taxonomie dans quelques années pour intégrer de nouveaux types de collecticiels. De plus, notons que certains collecticiels peuvent couvrir plusieurs domaines d'application au sein d'une catégorie. L'objectif affiché de tels collecticiels est alors l'intégration de plusieurs outils complémentaires pour collaborer comme des éditeurs partagés, des tableaux blancs partagés et des systèmes d aide à la décision au sein d'un même environnement. Ce dernier peut être réel ou virtuel. 3.3 EXEMPLES DE COLLECTICIELS : LES COLLECTICIELS DE GOOGLE Deviennent de plus en plus incontournables Google docs : Travailler à plusieurs sur un rapport Le plus : on peut travailler simultanément à plusieurs sur le même document, permet de partager un répertoire contenant tous types de fichiers, alertes de suivi. Le moins : 100% online (sauf gears), moins sophistiqué qu un traitement de texte classique, alternative avec office : Microsoft Office Web Apps Google docs : fonctions utiles Travailler : à plusieurs, même simultanément Vérification d orthographe 21

Style titres, télécharger au format Word, pdf etc Historique des révisions Partager : Paramètres URL secrète, à certaines personnes uniquement etc Avec ou sans autorisation de modification Publication comme page html (non modifiable, mais permet 50+ connections simultanées) Partager un répertoire Discuter Insérer des commentaires Notes ou fils de discussions Notifications par mails diverses : «quand je suis cité», «quand des réponses à mes commentaires sont publiées» Google Agenda : Agenda et todo list du projet Le plus : simple, partage, synchronisation avec des agendas individuels, compatible smartphones, envoie de proposition de RV par mél, combinable avec Doodle. Le moins : 100% online (sauf gears), pas d attribution des tâches aux personnes, pas de planification de projet Google Groupes : Le plus : fils de discussion, mais surtout utile pour une mailing-list : archivage, configuration Le moins : 100% online, les fonctions de partage de fichier sont renvoyées vers google docs. Google Sites : Google Sites facilite la création et le partage d'un site Web au sein d'un groupe. L utilisation degroupware : permet d intégrer : Agenda Partage de fichier Visualisation / édition de Google docs Gestion des accès Utilisation externe : Pour faire rapidement un site web Gmail Accès à d autres applications utiles : Pour augmenter et suivre la fréquentation de votre site web : Google analytics, Google webmasters tools Marques-pages accessibles de partout : Google Toolbar Retouche/partage photos : Picasa Autres outils : Reader, Blogger, SketchUp, Alertes, Gears Des google apps permettent d'intégrer ces outils pour faire de la gestion de projet, par exemple Manymoon Windows et Microsoft proposent de plus en plus de fonctions «en ligne» Office web Apps notamment. Windows Live Mesh est une alternative à Dropbox. D'autres solutions permettent de travailler avec MS office : http://www.officelive.com/fr- FR/ ou OffiSync 22

CHAPITRE II : LES SYSTEMES DE GESTION DE CONTENUS 1 SYSTEMES DE GESTION DE CONTENUS : APERÇU GENERAL 1.1 NOTION DE CONTENU WEB C est l ensemble des informations et des connaissances proposées aux visiteurs d un site Web. Il existe plusieurs types de contenu : du texte; de l image; de l audio; de la vidéo; des documents Ce contenu peut se présenter sous 2 formes : Non structuré (documents) ou Structuré (information sauvegardée en base de données). 1.2 SITE WEB STATIQUE Les sites web statiques sont développés grâce à des éditeurs HTML (tels que Dreamweaver, FrontPage ). Ils ne nécessitent aucun traitement de la part du serveur et le webmestre est le responsable sur toutes les parties du site (Développement, Graphisme, Rédaction, Maintenance). 1.3 SITE WEB DYNAMIQUE Utilise un langage dynamique permet une intervention du serveur (tels que PHP, ASP, JSP, Perl ). Le contenu d un site dynamique est structuré en une base de données reliée au site par des scripts. Un site dynamique doit offrir la possibilité de développer des interfaces de saisie pour la mise à jour du site à travers utilisation de formulaires. Sites dynamiques innovants mais utilise des langages de programmation complexes dont la maîtrise se base sur des connaissances solides (PHP, SQL ). Ces sites dynamiques nécessitent un développement lourd nécessitant une analyse de gestion. Ces sites sont peu évolutifs sans intervention des équipes de développement d où le manque de souplesse. Nouveaux enjeux : Les utilisateurs novices doivent pouvoir s affranchir des limites techniques de la gestion du site Internet. Aussi, le site Internet doit se débarrasser de ses contraintes de maintenance au profit de la valorisation du contenu. D où la nécessité d imaginer des plates-formes de développement évolutives et extensibles dédiées au Web, En conclusion, mettre le contenu au centre des préoccupations. 1.4 SYSTEME DE GESTION DE CONTENUS Un CMS est un outil de production de site Web dynamique. Il permet la publication dynamique et la gestion collaborative de contenus et la gestion du contenu d un site Web sans connaissance technique particulière. 23

1.4.1 DEFINITIONS Définition 1 : Les systèmes de gestion de contenu également nommés SGC (de l'anglais Content Management System ou CMS), permettent de gérer le contenu des sites web qu'ils administrent sans savoir écrire de code HTML ni utiliser d'outil de développement. Définition 2 : Un système de gestion de contenu est un outil pour gérer la publication d'information sur Internet, sans avoir besoin de programmer. On peut ainsi automatiquement créer et gérer des sites d'actualité aussi bien que des boutiques virtuelles. Définition 3 : «Système permettant de gérer rapidement et facilement le contenu dynamique et rédactionnel d'un site Web» [Journal du Net] «Un CMS est un site Web disposant de fonctionnalités de publication et offrant en particulier une interface d'administration permettant à un groupe d utilisateurs de créer ou organiser le contenu.» [Commentcamarche.net] Définition 4 : Le Content Management System (CMS) est un outil de gestion de contenu destiné à la conception et à la mise à jour de site Internet ou d'application multimédia. 1.4.2 FONCTIONNALITES Il a les fonctionnalités suivantes : La séparation des opérations de gestion de la forme et du contenu. Le rédacteur intègre le contenu à partir d une interface semblable à un logiciel de bureautique qui est intégré dans une feuille de style préalablement choisie par le rédacteur selon la nature de l information saisie, Une chaîne de publication offrant par exemple la possibilité de mettre en ligne le contenu des documents, La structuration du contenu (utilisation de FAQ, de documents, de blogs, de forums, etc.), Certains systèmes incluent également la gestion des versions. 1.5 PRINCIPES ET TECHNOLOGIES D UN CMS Front Office : Partie «publique» du site Internet géré par le CMS, Le contenu est mis en page et présenté au visiteur du site Back Office : Partie «privée» nécessitant une authentification, Interface permettant la gestion du contenu par les utilisateurs autorisés 24

Figure 2.1. Fonctionnement d un système de gestion de contenus 1.5.1 UTILISATION D'INTERFACES WEB L accès au Back Office se fait via un navigateur Internet classique La gestion du contenu se fait à l aide de formulaires Web Ces formulaires une fois validés sont traités par le serveur qui enregistre et organise le contenu en conséquence 1.5.2 SEPARATION CONTENU/PRESENTATION Le contenu est stocké dans une base de données La structure et la présentation sont définies dans des fichiers physiques modèles, templates, gabarits, squelettes Lors de la consultation d une page, le CMS intègre le contenu dans le modèle de page et affiche le résultat au visiteur Un système de mise en cache permet de ne pas calculer la page à chaque affichage 1.5.3 DOMAINES D APPLICATION 1.5.3.1 SITES INSTITUTIONNELS Entreprises, administrations, associations Un CMS bien choisi permettra d établir une relation avec le public Ex: URFIST de Bretagne (utilise le CMS : Drupal) 1.5.3.2 SITES EDITORIAUX Sources d information régulière Un CMS bien choisi permettra de créer et gérer des journaux en ligne, des Blogs Ex : Le Monde Diplomatique (utilise le CMS : SPIP) 1.5.3.3 COMMUNAUTES EN LIGNE Des communauté en ligne ayant un centre d intérêt commun voudront échanger et diffuser du savoir peuvent choisir le(s) bon CMS pour la création de portail, forum, de sites de E- learning.. 25

Ex: Virusphoto.com (utilise le CMS : vbulletin) 1.5.3.4 SITES CATALOGUE/MARCHAND Choisir le(s) bon CMS pour la présentation d une gamme de services/produits, la commande et le paiement en ligne ainsi que la gestion des stocks, des expéditions Ex: Philibertnet.com (utilise le CMS : oscommerce) 1.5.3.5 INTRANET / EXTRANET Au sein d une structure intranet (ou extranet) d une organisation, il s agit de choisir un bon CMS pour effectuer des échanges au sein d une organisation (travail collaboratif) et mettre à disposition un espace réservé aux partenaires et utiliser un groupware pour la gestion de projet par exemple. 1.5.3.6 BASES DE CONNAISSANCE Un CMS dédié à la gestion de bases de connaissances afin de permettre aux utilisateurs de partager librement leurs connaissances. Ex : Wikipedia (utilise le CMS MediaWiki) 2 LES PRINCIPES DE BASE D UN CMS 2.1 L INTERFACE INTERNET Le lien entre le terrain, où se construit le quotidien de la collectivité, et le serveur informatique hébergeant le site Internet situé à plusieurs centaines de kilomètres du premier est l interface Internet. C est bien grâce à cette plate-forme que les CMS sont accessibles quelque soit le système d'exploitation et le navigateur Internet installé. Les rédacteurs et les administrateurs n'installent plus de logiciels spécifiques supplémentaires. Les normes d accessibilité et d interopérabilité complètent ce dispositif en spécifiant un format de données lisible (HTML et ses dérivés), imprimable et stockable par tous. 2.2 LA SEPARATION ENTRE CONTENU ET PRESENTATION C'est un principe fondateur de la gestion de contenu. Le contenu est stocké sur une base de données, structurée en tables et en champs. C'est le contenu des champs de la base qui est créé ou modifié par le rédacteur. On parle alors de site «dynamique». La présentation est définie dans un gabarit. Le gabarit définit la mise en page (les feuilles de style) et la structuration des données, au moyen de standards tels que XML, ainsi que les informations extraites de la base de données (de même que l'endroit où celles-ci doivent être affichées et sous quelles conditions). 2.3 L EDITION DE PAGE SIMPLIFIEE Deux mécanismes peuvent être proposés quant à l édition des pages : Une interface WYSIWYG («What you see is what you get» soit «Ce que vous voyez est ce que vous obtenez») qui propose une interface graphique de mise en forme similaire à celle qui existe dans un traitement de texte. L'utilisation de balises simplifiées pour mettre le texte en forme en précisant à l'intérieur d'un fichier texte des éléments tels que les titres, les paragraphes, les acronymes, les citations. 26

Le langage à balises le plus couramment utilisé est le HTML. Il en existe plusieurs types, dont le plus répandu est le BBCode. On peut aussi citer Markdown ou Textile. 2.4 LA HIERARCHISATION DE L'INFORMATION La majorité des CMS offrent la possibilité de catégoriser l information, de l indexer et d utiliser des taxonomies (base descriptive d un objet) pour améliorer les méthodes de recherche. On peut donc créer des catégories de contenus, des sections (ou rubriques), voire des mots clés favorisant l indexation. Un CMS propose différents systèmes de tris plus ou moins complexes : les hyperliens, qui permettent de référencer les articles entre eux, un moteur de recherche sur le texte, des tris spécifiques (par date de modification, auteurs, liens, ). 2.5 LA GESTION DES DROITS DES UTILISATEURS Par le biais de l interface d administration, le système offre la possibilité de gérer les utilisateurs et leurs droits. C est-à-dire de leur donner accès ou non aux fonctionnalités du système. Les fonctionnalités sont multiples et variables selon la plate-forme, très basiques comme un droit de lecture/écriture sur un article, ou plus élaborées comme un droit de modération d autres utilisateurs et bien entendu de publication. 3 FONCTIONNALITES DES SYSTEMES DE GESTION DE CONTENUS Il existe actuellement un grand nombre de progiciels de gestion de contenu plus ou moins spécialisés et leurs domaines d'applications (initialement réservés aux portails collaboratifs) sont de plus en plus étendus. Les CMS sont donc une famille de logiciels de conception et de mise à jour dynamique de sites web partageant les fonctionnalités suivantes : Ils permettent à plusieurs individus de travailler sur un même document. Ils fournissent une chaîne de publication (workflow) offrant par exemple la possibilité de publier (mettre en ligne le contenu) des documents. Ils permettent de séparer les opérations de gestion de la forme et du contenu. Ils permettent de structurer le contenu (utilisation de FAQ (Questions les plus fréquemment posées), de document, de blog, forum, etc.). Certains CMS incluent le contrôle de version. Les CMS étant initialement destinés à la gestion électronique de documents permettent de : poster des «articles» visés par un relecteur, et donc les faire lire aux autres mettre des données (fichiers) à disposition des autres échanger des idées, du travail En pratique, les CMS permettent la gestion du contenu des sites Web dynamiques et permettent donc de : Mettre à disposition des pages et autres types de documents Offrir d autres outils de communication : forums, blogs, FAQ Gérer des utilisateurs, des groupes et des workflows Séparer entre espace public et espace(s) restreint(s) Exemples : Windows SharePoint Services, Postnuke, Plone 27

Nous détaillons dans la suite de cette section les 9 fonctionnalités de base d un CMS : 3.1 FONCTIONS D ÉDITION SIMPLIFIÉE Sans connaissance du HTML, l utilisateur peut mettre en page le contenu à travers deux mécanismes : o Des fonctions identiques à un traitement de texte : éditeur «WYSIWYG» o L utilisation de balises simplifiés, visant à mettre le contenu en forme Il peut insérer liens, médias et documents téléchargeables de manière très intuitive 3.2 GESTION DES UTILISATEURS Gestion de la liste des utilisateurs qui peuvent intervenir sur le CMS Chaque utilisateur dispose de droits différents selon le rôle qui lui est attribué Ces droits concernent des utilisateurs ou des groupes d utilisateurs et leur permettent : o d'éditer, de mettre à jour, de valider et de publier le contenu o d'intervenir sur l'organisation du contenu, les rôles des autres utilisateurs Les visiteurs peuvent également se voir attribuer des droits 3.3 CHAÎNE DE VALIDATION (WORKFLOW) Un «workflow» décrit le circuit éditorial des documents Il gère les tâches que doivent accomplir les différents intervenants selon les rôles qui leur ont été impartis : o Le rédacteur écrit un article o Le rédacteur en chef valide l article o L éditeur décide de le publier Il peut générer des alertes pour tenir informés les intervenants de l'état d'avancement du cycle Plannification des publications 3.4 CONTRÔLE DES VERSIONS Chaque modification de contenu est enregistrée Elles ne sont donc pas destructrices L historique des modifications facilite le travail collaboratif Possibilité de rétablir une version antérieure de la page Exemple : page «historique» de Wikipedia 3.5 SUPPORT DES MÉTADONNÉES Métadonnées : ensemble structuré d'informations décrivant une ressource. Pour un article : Titre, Auteur, Date Catégorie, Mot-clé 28

Valorise le contenu en augmentant sa pertinence Permet de classer le contenu : ordre chronologique, par auteur Etablit des relations entre les différents contenus 3.6 INDEXATION ET RECHERCHE Indexation automatique des ressources et de leurs métadonnées Intégration automatique d un moteur de recherche sur le site internet Quel que soit le volume de données, l indexation permet une optimisation de la recherche de l information 3.7 INTÉGRATION Intégration de contenus externes au site RSS, WebServices, bases de données relationnelles, système de fichiers Mise à disposition des contenus pour une utilisation externe Branchement à un annuaire externe pour les contributeurs ou les visiteurs (LDAP) 3.8 STATISTIQUES Informations pertinentes sur la fréquentation du site Nombre de visites, article le plus lu, profils des visiteurs Interfaçage avec un système de statistique extérieur Exemples de CMS : Xiti, Google Analytics, Weborama 3.9 EXTENSIBILITÉ Ajout de fonctionnalités en installant des modules Bibliothèques de modules accessibles en ligne Pour des besoins spécifiques, possibilité de développer ses propres modules 4 AVANTAGES ET BENEFICES DES CMS 4.1 RÉDUCTION DES COÛTS Aucune licence à acquérir pour la plupart des CMS Aucun intermédiaire pour la mise à jour du contenu Maintenance allégée Beaucoup de temps gagné 4.2 RÉDUCTION DES DÉLAIS DE PUBLICATION L interface de gestion est accessible à partir de n importe quel poste relié à Internet L utilisateur ne se préoccupe que du contenu Aucun intermédiaire technique pour la mise en ligne du contenu 4.3 VALORISATION DU CONTENU Contenu plus «récent» 29

Indépendance du contenu vis-à-vis de la présentation o Diffusion sur de multiples supports o Assurance de l intégrité des ressources Contenu = générateur de trafic 4.4 TRAVAIL COLLABORATIF Moins de «dilution» de l information Travail plus efficace : aucun conflit lié aux interactions Le workflow assure la qualité du contenu 4.5 DECENTRALISATION DE LA GESTION DE L INFORMATION Chaque contributeur peut travailler où il veut et quand il veut Un simple accès à Internet suffit pour gérer le contenu du site internet 4.6 CONTROLE DE L'ACCES A L'INFORMATION L accès à l information peut être conditionnée et limitée L historique des versions permet de connaître l auteur de modifications Les statistiques donnent des informations pertinentes sur la consultation du contenu 4.7 SÉCURITÉ Les CMS ont des dispositifs permettant de résister aux attaques La rigueur d utilisation qu imposent les CMS réduit les risques d erreurs humaines Les droits protègent les ressources Fonctions de sauvegarde intégrées Correctifs de sécurités régulièrement diffusés 5 CRITERES DE CHOIX D UN CMS Exemples de questions : Quels rôles pour les acteurs? Quels types de contenus vont être stockés? Nécessité d externaliser les données? Besoins de métadonnées? Quels sont les workflows nécessaires? 5.1 LANGUE DU CMS Les CMS peuvent utiliser du vocabulaire technique qui n est pas forcement évident au début Inutile d ajouter de la complexité à la tâche 30

Tous les CMS sérieux proposent une traduction française Certains CMS gèrent le multilinguisme du Front Office 5.2 DOCUMENTATION Existe-t-il une documentation officielle pour le CMS? Peut-on facilement trouver des exemples de mise en oeuvre sur Internet? Une formation est-elle facilement accessible? Des livres existent-ils en librairie spécialisée? 5.3 COMMUNAUTE Existe-t-il des sites communautaires dédiés au CMS? Exemple : www.joomlafrance.org Estimer la taille de la communauté et son activité grâce aux messages des forums Ne pas hésiter à poser ses questions aux membres de la communauté 5.4 FONCTIONNALITES Examiner les fonctionnalités du CMS et les comparer au cahier des charges établi Si le CMS permet l installation de modules, parcourir la bibliothèque de module pour se faire une idée des possibilités de fonctionnalités supplémentaires 5.5 ERGONOMIE, ACCESSIBILITE Le CMS est-il intuitif? Quel est sa courbe d apprentissage? Une formation est-elle nécessaire pour la prise en main? Un éditeur WYSIWYG est-il disponible? 5.6 FLEXIBILITE Faire un essai de l interface de gestion pour se faire une première idée Quels sont les possibilités d adapter le CMS à ses besoins? Groupes, droits, workflow Le développement de module est-il possible? Existe-t-il une documentation claire sur l aspect technique du CMS? 5.7 LES TECHNOLOGIES UTILISEES Php / MySql (le plus populaire), Java, Python Unix, Windows Hébergement mutualisé ou serveur dédié 31

Choix de la base de données : MySql, Posgres, Oracle,... 5.8 HEBERGEMENT Cela aura des conséquences sur le choix de l'hébergement et son coût. Tous les hébergeurs ne conviennent pas! Suivant la solution choisie et la technologie utilisée, vous pouvez déterminer une offre d'hébergement Attention aux critères suivants : o Performance du serveur et de la base de donnée o Configuration spécifique (safe mode) o Droits d'accès aux répertoires o Support technique o L'espace disponible 5.9 POPULARITE DU CMS Combien de sites utilisent ce CMS? Quels sites importants utilisent ce CMS? o Le Monde Diplomatique : SPIP o Greenpeace : Drupal o Université d Harvard : Joomla Existe-t-il des exemples de sites qui se rapprochent de son propre projet? 5.10 EVOLUTION DU CMS 5.11 SECURITE Evaluer le chemin parcouru depuis la première version du CMS Examiner les évolutions annoncées pour les prochaines versions Certains éditeurs proposent une feuille de route (roadmap) Les alertes de sécurité sont-elle courantes? Les correctifs sont-ils rapidement mis à disposition? Seront-ils facilement applicables dans le cadre de l hébergement? Quels sont les précautions à prendre lors des changements majeurs de version? Déterminer la politique de sécurité qu il sera souhaitable d adopter 5.12 PERFORMANCES Présence d un système de cache évitant de calculer systématiquement les pages Indexation du contenu pour une recherche plus rapide 32

Ne pas confondre performance du CMS et performance de l hébergement ou du contenu 5.13 ESSAI DU CMS Trouver sur le site officiel du CMS un lien vers une démonstration du Back Office. Faire un essai en local en installant un serveur web sur son ordinateur personnel. Evaluer ainsi les difficultés qui pourraient survenir lors de la mise en œuvre du projet. 6 EXEMPLE : SYSTEME DE GESTION DE CONTENU DEDIE A L ENSEIGNEMENT Un système de gestion de contenu dédiée à une plateforme pédagogique doit permettre la communication électronique entre l enseignant et l étudiant à travers des «Briques» de base : Contenus pédagogiques : cours,td,tp Dépôt de documents : exercices, compte-rendus de TP Forums dédiés aux différentes matières QCM pour l évaluation Gestion de groupes Briques supplémentaires E-portfolio 1 Outil anti-plagiat 2 Gestion de version Problème de gestion de versions : Les documents évoluent au cours de leur «vie» Il est souvent utile de garder les versions successives : retrouver des informations présentes dans une version antérieure, comparer deux versions distinctes, archiver les documents Principe : application permettant de garder la trace de l évolution d un fichier, voire d une arborescence. Exemple basique :Word, Exemple élaboré : SVN 3 1 Un eportfolio est défini comme étant une collection d informations qui illustre la scolarité, l apprentissage ou la vie professionnelle d une personne à travers une sélection de résultats marquants au cours de formations ou d études mais aussi qui regroupe les réflexions personnelles de l apprenant sur son apprentissage, son parcours, la planification d une carrière ou la construction d un CV. Ce dernier aspect est un point fondamental qui différencie l'eportfolio du portfolio classique. 2 Internet est une source d'informations très importantes pour les étudiants mais c'est aussi un outil qui favorise la technique du "copier-coller". Pour lutter contre ce phénomène, de nombreux établissement de formation s'équipent en logiciel antiplagiat. Le principe? Les travaux sont remis au professeur sur support numérique. Le logiciel compare les documents avec une base de données comprenant des travaux universitaires et avec des sources sur Internet. Les passages copiés apparaissent alors soulignés 3 Subversion (en abrégé SVN) est un système de gestion de versions, distribué sous licence Apache et BSD. 33

CHAPITRE III : LE WEB 2.0 1 ORIGINE ET DEFINITION DU TERME WEB 2.0 Le Web 2.0 est en réalité une métaphore empruntée au vocabulaire du génie logiciel. Ce terme désigne plusieurs évolutions et tendances fortes. La paternité du terme est attribué à Tim O Reilly dans son article : «What Is Web 2.0» de Septembre 2005. Depuis, le web 2.0 désigne les interfaces permettant aux internautes d'interagir à la fois avec le contenu des pages mais aussi entre eux. Le web 2.0 est le fruit de standard open source en grande masse, d applications web évoluant avec succès, de diffusion haut débit, d intérêt grandissant pour l apprentissage informel et surtout de grandes interaction entre internautes (voir figure 3.1). Internet étant un média à double sens permettant de recevoir et émettre de l information. L utilisateur est donc aussi acteur. On appelle «Web 2.0» les sites qui mettent en avant leurs fonctionnalités participatives et sociales (voir figure 3.2 pour le principe du web 2.0 et la figure 3.3 pour les outils du Web 2.0). Ceci est rendu possible par des avancées techniques : la généralisation du haut débit, le passage au numérique de très nombreux documents (photos, vidéos, livres, courriers etc ), des changements technologiques qui rendent les pages Web plus riches (Flash, AJAX) Figure 3.1. Facteurs de convergence vers le Web 2.0

Figure 3.2. Différences entre Web 1.0 et Web 2.0 Figure 3.3. Exemples d outils du Web 2.0 2 VOCABULAIRE DE BASE DU WEB 2.0 2.1 UGC - USER GENERATED CONTENT (CONTENU GENERE PAR L UTILISATEUR) C est un acronyme inventé pour résumer le rôle de contribution active désormais joué par les internautes dans la production de contenu web. Plate-forme UGC = support favorisant la création et le partage de contenus générés par les utilisateurs Wikipédia, Flickr, Youtube, Delicious, etc Tous créateurs? Règle des 1% et échelle de participation Etiquette ou mot-clé : balise sémantique qui permet de qualifier un contenu 35

2.2 TAG (ETIQUETTE) Etiquetage social Système de classification collaborative de contenus web basé sur l attribution de tags librement choisis par les utilisateurs => Folksonomie Outil d organisation de l information : - Sémantique : «wordtag» - Spatiale : «geotag» - Temporelle : «timetag» Related Tag Browser : outil pour rechercher et naviguer dans les photos publiées sur Flickr à partir de leurs tags 2.3 BLOG Système dynamique de gestion de site web à partir duquel une ou plusieurs personnes s expriment régulièrement sous la forme de billets classés par ordre chronologique et peuvent interagir avec leurs visiteurs via les commentaires Outil d auto-publication et de conversation Par le biais des liens hypertextes (Blogroll), les blogs forment des réseaux constitués par centres d'intérêt Par le biais des commentaires et des rétroliens, les blogs se répondent à la manière d un forum Blogger : service en ligne de création de blog, gratuit et sans publicité, proposé par Google 2.4 WIKI Système dynamique de gestion de site web permettant à tout visiteur autorisé de modifier à volonté le contenu et l organisation des pages Outil de co-écriture et de collaboration Site Web coopératif permettant à ses utilisateurs de modifier facilement et rapidement n importe laquelle de ses pages. Tire partie de l intelligence collective Wetpaint : service de création d espaces wikis pour la collaboration en ligne 2.5 RSS Format de syndication qui permet de mettre à disposition tout ou partie du contenu d un site web Un flux RSS permet d afficher les nouveaux contenus publiés sur un site sans avoir à le visiter Le flux (ou fils) RSS, pour «Really Simple Syndication», désigne un système permettant d informer les Internautes, en temps réel, de nouvelles informations mises en ligne sur des sites Internet tiers. Concrètement, le flux RSS agît comme un système d alertes qui s affichent sous la forme d une liste, sur une page Internet, résumant à l internaute l information nouvellement publiée avec une mise en forme simplifiée. Il peut ainsi être utile, pour une collectivité territoriale, de mettre en place des flux RSS sur son site Internet, afin de diffuser des informations en provenance de sites Internet appartenant à d autres collectivités. 36

De très nombreux outils et services permettent de lire, de manipuler et de republier les contenus disponibles au format RSS 2.6 PODCAST Canal de distribution de contenus multimédia, un podcast est constitué de fichiers audio ou vidéo encapsulés dans un flux RSS Un programme spécifique permet de lire le contenu du podcast et de le télécharger pour le conserver sur l ordinateur ou le transférer vers un autre support numérique Podemus : service d annuaire, moteur de recherche et lecteur de podcasts audio et vidéo francophone 2.7 CREATIVE COMMONS Les licences Creative Commons sont des contrats-type pour la mise à disposition d oeuvres en ligne (textes, photos, sons, sites web, etc), Elles facilitent la réutilisation de contenus en autorisant des tiers à exercer des actes (reproduction, diffusion, adaptation) qui nécessitent normalement d'obtenir préalablement l'autorisation des titulaires de droit. 2.8 WIDGET Un widget est un petit module, paramétrable et personnalisable, qui permet d embarquer de l information et de la transporter vers le point de destination de son choix 3 types de widgets : - les widgets pour le web - les widgets pour le bureau - les widgets pour mobiles Box : service de stockage et partage de fichiers proposant un widget à installer sur votre propre site web 2.9 MASHUP Un mashup est un site web qui utilise et croise le contenu provenant d autres sites pour proposer un nouveau service Cette capacité de mixage repose sur l ouverture des API API = interface de programmation qui permet de recourir aux fonctions et contenus d un site web à partir de commandes externes 2.10 RÉSEAUX SOCIAUX (SOCIAL NETWORKING) Les sites web de réseautage social fournissent des outils pour faciliter le processus de mise en relation et supportent la prise de contact en ligne Généralistes (MySpace, FaceBook) ou spécialisés (Linkedin, Viadeo), ils reposent sur une approche à la fois individuelle (profil des utilisateurs) et collective (communauté globale des utilisateurs et relation entre les membres) Ning : service de création d espaces de réseautage social personnalisables 37

3 MONTER UN SITE WEB 2.0 : TACHES D ADMINISTRATION Pour «monter» un site web 2.0, il faut : Choisir un outil adapté à l usage prévu L installer ou trouver un hébergement Le faire vivre o Populer le site : faire vivre le site pour attirer les utilisateurs : Mettre à jour les contenus Disposer de moyens de le faire savoir (flux RSS), news, relais sur d autres sites o Réguler le site : Surveiller les contributions (pertinence par rapport au sujet, aspectsjuridiques) Assurer une politique de sécurité «nécessaire et suffisante» o Mettre le site à jour : Se tenir au courant de l évolution des outils et des sites concurents 38