Règles sanitaires et techniques pour prévenir les risques liés aux Légionelles et aux Pseudomonas



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Transcription:

Règles sanitaires et techniques pour prévenir les risques liés aux Légionelles et aux Pseudomonas Formation «plombiers» Organisée par la CAPEB et la DDASS du Var (26 novembre 2008) Laurent KIENE, Philippe HARMANT f luence Conseil, études et formations dans le domaine de la distribution des eaux www.aquafluence.fr contact@aquafluence.fr tel : 01 39 27 03 76 1/204 Thème Descriptif Durée Horaire accueil 8h00 8h30 Introduction générale Présentation de la pathologie «légionellose» par le docteur Brousse 10 8h30 8h40 Généralités sur les légionelles Bref rappel sur les conditions de multiplication des légionelles et des pseudomonas 10 8h40 8h50 La réglementation Les textes réglementaires et les circulaires applicables à l ECS, Les conséquences de l arrêté du 30/11/2005 (température d eau chaude sanitaire) et de sa circulaire d application sur l organisation des réseaux neufs Les guides techniques pouvant servir de référence pour bâtir un cahier des charges ou un avant projet (DTU 60.11, guide de l eau dans les établissement de santé, guides du CSTB, guide de l AICVF) 30 8h50 9h20 La production d eau chaude sanitaire Les différents modes de production avec ou sans stockage Les productions dites «anti-légionelles» La récupération d énergie Le mitigeage centralisé de l eau 40 9h20 10h00 pause 15 10h00 10h15 Les matériaux Choix des matériaux : -incidence sur la corrosion -incidence sur la qualité sanitaire 20 10h15 10h35 Les traitements d eau Désinfection, Lutte contre le tartre Lutte contre la corrosion Suivi des traitements (analyses, observation des manchettes témoin) 25 10h35 11h00 discussion 60 11h00 12h00 repas 12h00 14h00 2/204

Thème Descriptif Durée Horaire repas 12h00 14h00 Réseaux bouclés Les différentes architectures des réseaux bouclés, Notions de dimensionnement, L équilibrage, Les équipements des réseaux (pompes, clapets, dégazeurs, etc.) Quelques exemples de défauts de conception à éviter 40 14h00 14h40 Protection contre les retours d eau Norme NF 1717 ; Ensembles de protection 20 14h40 15h00 pause 15 15h00 15h15 Points d usage Équipements permettant de contrôler la température au point d usage et précautions à prendre pour éviter les interconnexions intempestives entre EF et ECS (risque légionelle et risque pseudomonas) 25 15h15 15h40 Rôle du maître d ouvrage et du maître d oeuvre Le cahier des charges des installations neuves ou de réhabilitation, Les modalités de réception des réseaux neufs ou rénovés, Les outils à la disposition des bureaux d étude 20 15h40 16h00 Discussions et bilan de la journée 60 16h00 17h00 3/204 Généralités sur les légionelles et les pseudomonas 4/204

Légionelle Agent pathogène : Legionella sp. (Legionella pneumophila : 98% des cas) Bactérie aérobie d origine hydrique 0,6 x 1-4 µm Conditions de développement : Prolifération entre 23 et 43 C Maximum de croissance autour de 37 C Croissance stoppée ou élimination au dessus de 50-60 C Dans des conditions optimales : temps de doublement 2 à 3 jours Interaction avec des protozoaires (amibes, etc.) Protection par les biofilms : conditions de croissance, protection contre les désinfectants Présence dans de nombreux milieux : eaux douces de surface, eaux de forages, eaux thermales, eau de mer 5/204 Légionelle Sensibilité à la température 70 C Destruction Eau chaude sanitaire TAR humides Eau froide sanitaire 60 C 50 C 40 C 30 C 20 C 10 C Pas de développement Développement (optimum 37-38 C) Survie 6/204

Légionelle Les réservoirs de la bactérie : Eaux stagnantes et sols humides réseaux d eau chaude sanitaire tours de refroidissement bains à remous, jacuzzi, etc. dispositifs de traitements respiratoires par aérosols humidificateurs autres équipements dans des lieux publics : fontaines, brumisateurs, etc. autres équipements dans les hôpitaux : développement de radio, etc. 7/204 Légionelle Légionellose : conjugaison de 3 phénomènes : Contamination de l eau par des Legionella pathogènes Aérosolisation sous forme de gouttelettes de moins de 5µm Exposition de personnes Pas de transmission inter humaine A ce jour, pas de cas de légionellose lié à une ingestion d eau contaminée Environ 1400 à 1500 cas de légionellose par an Augmentation de 23% par an entre 2000 et 2006 8/204

Légionelle Deux manifestations cliniques : une infection aiguë bénigne, appelée fièvre de Pontiac, guérissant spontanément sans traitement en 2 à 5 jours une infection aiguë pulmonaire grave, appelée maladie du légionnaire, apparaissant entre 2 et 10 jours après l exposition Mortalité : 19,9 % en 2001 13 % en 2002 10 % en 2006 Jusqu à 40% chez les sujets fragiles 9/204 Pseudomonas Bactérie aérobie d origine hydrique à Gram négatif Environ 0,5 µm Plusieurs espèces dont Pseudomonas aeruginosa, mallei Colonise les eaux douces, les eaux de mer, les milieux humides (terre, végétaux) Développement entre 4 C et 45 C Cursus 4044 - Légionelles 10 10/204

Pseudomonas A l'origine d'infections respiratoires ou cutaneo-muqueuses (notamment de plaies et brûlures, infections locales à l'œil, méningites, folliculites ). La couleur bleue des plaies contaminées (pus bleu) a donné au Pseudomonas aeruginosa le nom courant de bacille pyocyanique. Un certain nombre d'épisodes de contamination reportés par l'institut de veille sanitaire. En général, l'origine est une exposition dans un bain ou un spa. Les premiers troubles apparaissent entre 1 à 4 jours après la date d'apparition des signes. Transmission interhumaine ou indirecte. L'InVS indique dans son rapport sur la surveillance des infections nosocomiales en réanimation adulte, que les Pseudomonas aeruginosa étaient responsables de 15% des infections en 2006 Cursus 4044 - Légionelles 11 11/204 Pseudomonas Ce paramètre fait l'objet d'une surveillance obligatoire dans les établissements thermaux et la réglementation (arrêté de 1999) exige une absence de Pseudomonas Aeruginosa. Dans les hôpitaux : isolé depuis 1882 et connu sous le nom de pourriture de l'hôpital. Une absence (niveau cible <1 UFC/100 ml) est demandée dans les eaux pour soins standards ou les eaux bactériologiquement maîtrisées (voir guide de l'eau à l'hôpital) Cursus 4044 - Légionelles 12 12/204

Léginelle et Pseudomonas Les bactéries présentes en réseau sont sensibles à la température. Un maintien sur l'ensemble du réseau d une température supérieure à 50 C est efficace pour contrôler la prolifération des légionelles. Pour limiter les développement de Pseudomonas, maintenir le plus bas possible en température les réseaux d'efs et en particulier les piquages terminaux. Cursus 4044 - Légionelles 13 13/204 Réglementations 14/204

Eau destinée à la consommation humaine : la directive 98/83 et sa transposition Réglementation : eau destinée à la consommation humaine Code de la santé publique Livre III - Titre II (Sécurité sanitaire des eaux et des aliments) Arrêté relatif à la température de l eau chaude sanitaire et circulaire d'application Circulaires organisationnelles et sectorielles et spécifiques au risque lié aux légionelles Obligations générales relatives à l eau destinée à la consommation humaine Obligations spécifiques à l eau chaude sanitaire Obligations sectorielles (établissements de santé, ERP, maisons de retraite ) et organisationnelles (investigation) 15/204 Eau destinée à la consommation humaine : le code de la santé publique Le point de conformité = robinet du consommateur Le code de la santé publique précise le partage de responsabilités en cas de nonconformité (responsables de distribution, propriétaires d immeubles, consommateurs, état, collectivités): - Les responsables de la distribution publique (articles R. 1321 44 et 45 ) - Les propriétaires d immeubles (lieux où de l eau est fournie au public - articles R. 1321 45 et 46 ) - Le préfet (article R. 1321 47 ) Les nouvelles obligations du responsable de distribution : Le distributeur public doit prendre toute mesure pour modifier la nature ou les propriétés de l eau afin de limiter les risques de dégradation après fourniture : L eau ne doit pas induire de post-proliférations bactériennes L eau ne doit pas être agressive ou corrosive pour éviter la dissolution des matériaux constitutifs des installations de distribution intérieures : Plomb (dispositions spécifiques prévues), cuivre, nickel, chrome,... 16/204

Eau destinée à la consommation humaine : le code de la santé publique Article L. 1321-1 : Toute personne qui offre au public de l'eau en vue de l'alimentation humaine, à titre onéreux ou à titre gratuit et sous quelque forme que ce soit, y compris la glace alimentaire, est tenue de s'assurer que cette eau est propre à la consommation Article L. 1321-4 : Toute personne publique ou privée responsable d'une production ou d'une distribution d'eau au public, en vue de l'alimentation humaine sous quelque forme que ce soit, qu'il s'agisse de réseaux publics ou de réseaux intérieurs ( ) est tenue de : 1º Surveiller la qualité de l'eau 2º Se soumettre au contrôle sanitaire 3º Prendre toute mesure corrective nécessaire et en informer les consommateurs en cas de risque 4º N'employer que des produits et procédés de traitement de l'eau, de nettoyage et de désinfection des installations qui ne sont pas susceptibles d'altérer la qualité de l'eau distribuée 5º Respecter les règles de conception et d'hygiène applicables aux installations 6º Se soumettre aux règles de restriction ou d'interruption, en cas de risque sanitaire, et assurer l'information et les conseils aux consommateurs dans des délais proportionnés au risque sanitaire 17/204 Eau destinée à la consommation humaine : le code de la santé publique Règles générales du code de la santé publique Article R. 1321-2 : fournir une «eau qui ne doit pas contenir un nombre ou une concentration de microorganismes*, de parasites ou de toutes autres substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes» * incluant implicitement les légionelles Article R. 1321-46 : La personne responsable de la distribution intérieure de locaux ou établissements où de l'eau est fournie au public, tels que les écoles, les hôpitaux et les restaurants, doit répondre aux exigences de l'article L. 1321-1, notamment en respectant les règles d'hygiène 18/204

Eau destinée à la consommation humaine : le code de la santé publique Les règles en matière de surveillance Article R. 1321-23 : la personne responsable de la production ou de la distribution d'eau est tenue de surveiller la qualité des eaux distribuées : examen régulier des installations tests et analyses tenue d'un fichier sanitaire Article R. 1321-25 : les résultats de la surveillance sont tenus à la disposition du préfet. Tout incident pouvant avoir des conséquences sur la santé est porté à sa connaissance 19/204 Eau destinée à la consommation humaine : le code de la santé publique Règles générales d hygiène applicables aux installations de distribution d eau Pour respecter les exigences de qualité de l eau aux points de conformité, il faut : utiliser des matériaux et objets autorisés (art R. 1321-48, 49) mettre éventuellement en œuvre des mesures de traitement de l eau autorisées (produits de traitement agréés, procédés approuvés) (Art R.1321-50 et 51) utiliser des produits de nettoyage et de désinfection des installations d eau constitués de composants autorisés (Art R. 1321-54) 20/204

Eau destinée à la consommation humaine : le code de la santé publique Produits et procédés de traitement des eaux destinées à la consommation humaine Particularités des réseaux intérieurs Article R. 1321-44 : obligation de mettre en œuvre toute mesure technique appropriée lorsque les limites de qualité ne sont pas respectées, que la non conformité soit ou non imputable à la distribution intérieure Article R. 1321-53 : des traitements dits de confort peuvent être mis en œuvre à la condition : qu ils soient autorisés que dans les installations collectives, le traitement ne concerne qu une partie des eaux livrées au consommateur (au moins un point d eau froide non traitée) 21/204 Eau destinée à la consommation humaine : le code de la santé publique Règles générales d hygiène applicables aux installations de distribution d eau Article R. 1321-49 : réaliser, concevoir et entretenir les installations de distribution d eau de manière à empêcher l introduction ou l accumulation de micro-organismes, de parasites ou de substances constituants un danger potentiel pour la santé des personnes ; Les installations doivent, dans les conditions normales d'entretien, assurer en tout point la circulation d'eau. Elles doivent pouvoir être entièrement nettoyées, rincées, vidangées et désinfectées. Distinction possible entre les réseaux et signalisation des points d'usage délivrant une qualité d'eau réservée à un autre usage que la consommation humaine. 22/204

Eau destinée à la consommation humaine : le code de la santé publique Les règles de conception et d hygiène des réseaux Conception / maintenance Article R. 1321-58 (non applicable aux installations existant avant le 7/4//95) : Hauteur piézométrique minimale de 3 mètres en tout point, à toute heure Article R. 1321-59 : Non utilisation des canalisations intérieures pour la mise à la terre Article R. 1321-57 : Mise en œuvre de moyens de protection contre les retours d'eau, à la charge des propriétaires Articles R. 1321-60 et 61 : - Dispositifs de protection et de traitement équipant les installations collectives de distribution doivent être vérifiés et entretenus - Entretien des réservoirs et des bâches de stockage au moins annuel 23/204 Eau destinée à la consommation humaine : arrêté du 30 novembre 2005 Arrêté du 30 novembre 2005 modifiant l arrêté du 23 juin 1978 relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l alimentation en eau chaude sanitaire des bâtiments d habitation, des locaux de travail ou des locaux recevant du public Circulaire interministérielle N DGS/SD7A/DSC/DGUHC/DGE/DPPR/126 du 3 avril 2007 relative à la mise en oeuvre de l arrêté du 30 novembre 2005 modifiant l arrêté du 23 juin 1978 relatif aux installations fixes destinées au chauffage et à l alimentation en eau chaude sanitaire des bâtiments d habitation, des locaux de travail ou des locaux recevant du public. 24/204

Eau destinée à la consommation humaine : arrêté du 30 novembre 2005 Arrêté du 30 novembre 2005 et circulaire du 3 avril 2007 Concerne les installations neuves (pas de rétro activité) Applicable à partir du 15 décembre 2006 Les prescriptions visant à limiter le risque lié aux brûlures concernent l ensemble des installations dans les bâtiments d habitation, des locaux de travail ou des locaux recevant du public Les prescriptions visant à limiter le risque lié aux légionelles concernent uniquement les installations collectives (ballons de plus de 400 litres, réseaux de volume supérieur à 3 litres entre le point de mise en distribution et le point à risque le plus éloigné) 25/204 Eau destinée à la consommation humaine : arrêté du 30 novembre 2005 Visent à limiter les risques liés aux brûlures et à la prolifération des légionelles par la fixation de limites hautes et basses de température : Température de l eau 70 C Brûlure profonde de la peau 1 seconde Temps d exposition destruction des légionelles 1 minute 60 C 50 C 7 secondes 8 minutes 32 minutes croissance stoppée 26/204

Eau destinée à la consommation humaine : arrêté du 30 novembre 2005 PRODUCTION DISTRIBUTION PUISAGE Dans les stockages de plus de 400 litres (sauf ballon de pré chauffage), 55 C minimum ou élévation quotidienne de température : 2 min si T 70 C 4 min si T 65 C 60 min si T 60 C 50 C minimum en tout point des réseaux «collectifs» à l exception des antennes terminales (qui doivent être de volume le plus faible possible) Une température maximale de 50 C aux points d usage des pièces destinées à la toilette, de 60 C dans les autres lieux (exception de 90 C dans les cuisines et buanderies des ERP) LUTTE CONTRE LES LEGIONELLES LUTTE CONTRE LES BRULURES 27/204 Eau destinée à la consommation humaine : arrêté du 30 novembre 2005 Pièce NON destinée à la toilette Pièce destinée à la toilette Point de mise en distribution T C 60 C T C 60 C T C 50 C Légende Point de puisage SANS RISQUE PARTICULIER vis à vis de légionelles Eau Froide T C 50 C Point de puisage A RISQUE vis à vis de légionelles Production d eau chaude sanitaire Volume <= 3l Volume > 3l Volume <= 3l Volume > 3l Zone faisant l objet de prescriptions dans l exemple Point de mise en distribution Volume <= 3l Eau Froide T C min = 50 C Volume > 3l Production d eau chaude sanitaire Volume <= 3l 28/204

Eau destinée à la consommation humaine : circulaires spécifiques légionelles Les circulaires spécifiques au risque lié aux légionelles Textes de portée générale ERP hors établissements de santé Établissements de santé Référence du texte Circulaire DGS/DPPR/DGSNR/DRT n 2006/213 du 15/05/06 circulaire n DGS SD5C/SD7A n 2005/323 du 11/07/05 circulaire DGS n 2002/273 du 02/05/02 circulaire DGS/SD7A/DHOS/E4/DGAS/SD2 n 2005/493 du 28/10/05 circulaire DGS n 98/771 du 31/12/98 circulaire DGS/SD7A/DHOS/E4 n 2005/286 du 20/06/05 circulaire DGS/SD7A/SD5C- DHOS/E4 n 2002/243 du 22/04/02 circulaire DGS/SD7A DHOS/E4 DPPR/SEI n 2003/306 du 26/06/03 Objet modalités d organisation des services de l État en cas de survenue de cas groupés de légionellose guide d investigation et d aide à la gestion guide du CSHPF «Maisons de retraite» ERP référentiel d inspection plan d action dans les établissements de santé, niveaux d action, recommandations TAR (obsolète depuis la parution des arrêtés de 2004) 29/204 Eau destinée à la consommation humaine : circulaires spécifiques légionelles Établissements recevant du public (hors établissements de santé) Circulaire DGS/VS4 n 98-771 du 31 décembre 1998 moyens de prévention du risque lié aux légionelles dans les bâtiments recevant du public comportant des installations à risque comprenant notamment une analyse par an de légionelles dans les installations à risque Circulaire N DGS/SD7A/DHOS/E4/DGAS/SD2/2005/493 du 28 octobre 2005 circulaire déclinée sur la circulaire du 22 avril 2002 pour les établissements sociaux et médico-sociaux d'hébergement pour personnes âgées, rappelant les obligations de surveillance, de maintenance et la mise en œuvre d un audit en cas de dépassement du seuil de 1000 UFC/L 30/204

Eau destinée à la consommation humaine : circulaires spécifiques légionelles Établissements de santé - Circulaire du 22 avril 2002 remplace la partie I de la circulaire du 31/12/1998 vise uniquement les établissements de santé a pour but : d améliorer la gestion des installations à risque (6 fiches) de prendre en compte le risque lié aux légionelles dans les établissements de soins (2 fiches) de définir les modalités de mise en œuvre (1 fiche) 31/204 Eau destinée à la consommation humaine : circulaires spécifiques légionelles Établissements de santé - Circulaire du 22 avril 2002 élaboration d un plan d actions avant le 31 décembre 2002 incluant : expertise des installations définition d un programme de surveillance protocole d entretien et de maintenance planification de travaux de réfection mise en place d un carnet sanitaire gestion des patients à haut risque protocole de gestion des cas de légionelloses 32/204

Eau destinée à la consommation humaine : circulaires spécifiques légionelles Établissements de santé - Circulaire du 22 avril 2002 définit des niveaux cibles, d alerte et d action en fonction de la contamination pour les installations à risque : Niveau cible (UFC/l) Niveau d alerte (UFC/l) Niveau d action (UFC/l) ECS (Leg. Pneunophila) <10 3 * 10 3 Tours (Leg. Sp.) <10 3 10 3 10 5 * pour les secteurs accueillant des patients à haut risque, le niveau cible est l absence de legionella pneumophila (<250 UFC/l et légionelles non détecté) 33/204 Réglementation : conclusion Eau Chaude Sanitaire : code de la santé publique + arrêté relatif à la température de l eau + circulaires sectorielles : seuil de 1 000 UFC/l (Legionella pneumophila) pour les établissements de santé et maisons de retraite, 10 000 UFC/l pour les autres ERP obligations de surveillance et d entretien des installations contraintes de température pour les installations neuves circulaire du 22 avril 2002 pour les établissements de santé 34/204

La production d eau chaude sanitaire Les grands principes à respecter Les différents modes de production La récupération d énergie Les équipements de production Le mitigeage centralisé 35/204 Production : Production ECS / les grands principes à respecter Éviter les productions à moins de 55 C : Pas de pré chauffage dans les établissements de santé En cas de récupération d énergie (solaire, condensats de fumée ), privilégier des solutions stockant l énergie dans un eau non sanitaire et transférant l énergie à l ECS par échange instantané Privilégier la recirculation (dit aussi homogénéisation) des ballons Pas de mitigeage en tête à moins de 50 C La production d eau chaude sanitaire Prévoir la possibilité de vidanger, nettoyer complètement l installation (vanne, mise à l égout) Équiper la production d outils de contrôle (manomètres, thermomètres) en départ et retour de collecteur 36/204

Les différents modes de production ECS La production d eau chaude sanitaire Mode de production instantané : Aucune réserve d eau chaude sanitaire Puissance suffisante pour absorber les débits de pointe sur 10 minutes Toute l eau froide est réchauffée au moment où elle est soutirée 37/204 La production d eau chaude sanitaire Instantané Primaire = fluide à haute température (85-95 C) Secondaire = fluide ECS Départ ECS Retour Eau froide sanitaire Échangeur à plaque Échangeur tubulaire 38/204

La production d eau chaude sanitaire Échangeur à plaques Primaire froid Primaire chaud ECS chaud ECS froid 39/204 La production d eau chaude sanitaire Instantané Vanne de régulation primaire Primaire = fluide à haute température (85-95 C) Secondaire = fluide ECS Départ ECS Groupe de sécurité Retour Eau froide sanitaire Dégazeur 40/204

La production d eau chaude sanitaire Instantané avec stockage au primaire Stockage d eau (85-95 C) côté primaire pour disposer d une réserve de puissance au moment des pointes de consommation Départ ECS Primaire = fluide à haute température (85-95 C) Retour Eau froide sanitaire Groupe de sécurité Dégazeur Vanne de régulation primaire 41/204 Les différents modes de production ECS La production d eau chaude sanitaire Mode de production semi-instantané : La puissance d échange est élevée mais ne permet de garantir une température suffisante en période de pointe le volume stocké permet de maintenir une température de production stable pendant les pointes de consommation Le volume stocké est relativement faible 42/204

La production d eau chaude sanitaire Mode de production semi-instantané : 43/204 La production d eau chaude sanitaire Semi-instantané Pompes de brassage (dite aussi d'homogénéisation) : Sert à la circulation entre l'échangeur et le ballon de stockage 44/204

Les différents modes de production ECS La production d eau chaude sanitaire Mode de production Semi-accumulation : le stockage est important couvre les pointes sur 10 minutes couvre les consommations sur 1 à 2 heures Puissance suffisante pour réchauffer le stockage entre 2 pointes de consommation 45/204 Les différents modes de production ECS La production d eau chaude sanitaire Mode de production par accumulation : la réserve d eau chaude sanitaire couvre la totalité des consommations journalières Puissance permet de reconstituer la réserve d eau en 6 à 8 heures (ne présente un intérêt que pour les accumulateurs fonctionnant en heures creuses) 46/204

La production d eau chaude sanitaire Accumulation 47/204 La production d eau chaude sanitaire Accumulation 48/204

La production d eau chaude sanitaire Calorifuge du ballon 49/204 La production d eau chaude sanitaire Accumulation : ballons en série Eau froide Sans chauffe Eau froide Accumulation : ballons en parallèle 50/204

La production d eau chaude sanitaire Avantages et inconvénients des modes d'installation Parallèle : les ballons fonctionnement de la même façon sous réserve qu'il n'y ait pas de déséquilibre (risque de percée) Série : Le premier ballon chauffe beaucoup plus (il faut que la capacité thermique soit suffisante pour lui permettre de monter à 60 C et que la consigne soit aussi fixée à 60 C) 51/204 Production ECS / la récupération d énergie En cas de récupération d énergie (solaire, condensats de fumée ), privilégier des solutions stockant l énergie dans une eau non sanitaire et transférant l énergie à l ECS par échange instantané La production d eau chaude sanitaire 52/204

La production d eau chaude sanitaire Des équipements particuliers : Pastormaster, Pastorlegio, etc. Départ ECS Retour ECS EFS Double échange avec montée intermédiaire de l'eau chaude sanitaire à 70 C 53/204 La production d eau chaude sanitaire Équipement sur l'aller Manchette témoin Dégazeur thermomètre Trou d homme Isolation thermique Purge Groupe de sécurité 54/204

Mitigeur thermostatique centralisé La production d eau chaude sanitaire équipement qui permet d'abaisser la température en sortie de production par mélange avec de l'eau froide Intérêt: Eau mitigée - protection anti-brûlure, - production ECS à forte température quand le volume de stockage est limité, précautions : Eau chaude Eau froide - Ne pas mitiger à température trop basse (<50 C) - Respecter les consignes d installation (risque de blocage de la recirculation /réseaux bouclés) 55/204 Quelques modèles de mitigeurs thermostatiques centralisés La production d eau chaude sanitaire 56/204

Mitigeage de l'eau en sortie de production La production d eau chaude sanitaire Deux types d'équipement : avec limiteur de température (normalement fermé) ou sans limiteur de température (normalement ouvert) Eau mitigée réglé à 55 C Mesuré à50 C 70 C Eau chaude 70 C Eau froide 15 C Équipement sans limiteur de température (dit aussi normalement ouvert) 57/204 Mitigeage de l'eau en sortie de production La production d eau chaude sanitaire Deux types d'équipement : avec limiteur de température (normalement fermé) ou sans limiteur de température (normalement ouvert) Eau mitigée réglé à 55 C Plus Mesuré d'eau à 50 C délivrée Eau chaude 70 C Eau froide 15 C Équipement avec limiteur de température (dit aussi normalement fermé) 58/204

Mitigeage de l'eau en sortie de production Risque potentiel d'arrêt de la boucle dans le cas de mitigeur équipé de limiteur de température (normalement fermé) Consigne sortie : 65 C La production d eau chaude sanitaire T réseau = ambiant Mitigeur normalement Mitigeur bloqué fermé Réglé à 55 C Eau froide : 15 C Connecter obligatoirement le retour et le côté froid du mitigeur Retour :: T ambiant 55 C 59/204 Le choix des matériaux 60/204

Matériaux de canalisations Historiquement : La distribution d eau chaude sanitaire acier noir (interdit), inox (304, 316L), fonte plomb (interdit) acier galvanisé (acier recouvert d'une couche de zinc) cuivre, laiton caoutchouc Depuis les années 1970 apparition de matériaux plastiques : Depuis la fin des années 1990, matériau hybride, sandwich : PVC-C (PVC "classique" ne résiste pas à la T ) PER (poly éthylène réticulé) Matériau à base d'âme aluminium, recouvert de PE ou de téflon 61/204 Acier galvanisé La distribution d eau chaude sanitaire Acier galvanisé Acier noir 62/204

Cuivre La distribution d eau chaude sanitaire Existe dans de nombreux diamètres standard En rénovation, extension, etc. nombreux cas de mélange Cuivre/acier galvanisé 63/204 PVC-C La distribution d eau chaude sanitaire Nécessite des lyres de dilatation Sans lyre de dilatation, contraintes mécaniques très fortes en cas d'élévation de température 64/204

Dilatation des matériaux Dilatations thermiques de divers matériaux pour un tube de 50 mètres et une augmentation de température de 50 C (Source Uponor) 65/204 PER ou PEX La distribution d eau chaude sanitaire Réseau bouclé en PER (passage des canalisations dans le dalle) Départs de boucles réalisés en acier 304 L (mal adapté aux conditions climatiques locales) Piquages terminaux en PER Réseau en PVC et nourrices en laiton 66/204

Matériaux sandwich La distribution d eau chaude sanitaire Matériau tri-couche (âme aluminium et couches extérieures et intérieures en PE) Montage par sertissage Piquages terminaux en PER 67/204 La distribution d eau chaude sanitaire Interaction Matériau / biofilm Plusieurs études notamment menées au KIWA ont conclu que : certains matériaux peuvent permettre une croissance plus rapide (développement à partir d'un matériau neuf) : caoutchouc >> acier galva, plastiques > cuivre en état stationnaire (après des temps de contact de plusieurs mois), les épaisseurs de biofilm sont sensiblement équivalentes 68/204

Choix des matériaux La distribution d eau chaude sanitaire Certains matériaux vont avoir tendance à se dégrader plus facilement par corrosion (acier galva) ou peuvent poser des problèmes de pause (collage, soudure) 69/204 Impact de la dégradation de matériaux - corrosion La distribution d eau chaude sanitaire Encrassement des équipements : filtres, organes de réglage, mousseur, eaux rouges En distribution, augmentation de pertes de charge création d'une rugosité en surface des canalisations (exemple pour un tube en acier galvanisé 15/21, soit un diamètre interne de 16,6 mm) rugosité de 0,1 mm : rugosité de 1 mm : + 40% en perte de charge + 400% en perte de charge 70/204

La distribution d eau chaude sanitaire Choix des matériaux Tous les matériaux sont sujets à l'entartrage si les eaux sont fortement entartrantes 71/204 Impact de la dégradation de matériaux - entartrage La distribution d eau chaude sanitaire En production, augmentation des pertes thermiques par dépôt de tartre sur les parois chaudes : dépôt de 1,5 mm : dépôt de 7 mm : + 10% en énergie consommée + 50 à 60 % en énergie consommée En distribution, augmentation de pertes de charge création d'une rugosité en surface des canalisations (exemple pour un tube en acier galvanisé 15/21, soit un diamètre interne de 16,6 mm) rugosité de 0,1 mm : rugosité de 1 mm : + 40% en perte de charge + 400% en perte de charge 72/204

Les traitements continus 73/204 Traitement d eau - généralités Installer si possible dans des locaux à température ambiante Installer des manchettes témoins de corrosion (départ et retour de collecteur) Prévoir la possibilité de traiter (cas d urgence) Utiliser des produits agréés Veiller à la date de péremption des produits Veiller à l'approvisionnement en produit et aux conditions de stockage (par exemple l'eau de javel perd 1% de son titre par jour pour une température supérieure à 25 C) Protéger l'approvisionnement en eau des différents postes de traitement et les protéger de retour d'eau Vérifier et nettoyer régulièrement les équipements (au moins une fois / an) Pas de traitement sur la totalité de l eau froide d un établissement 74/204

Filtration plusieurs technologies : plissés, tissés, mécaniques rencontrée à plusieurs niveaux : entrée de bâtiment, appoint d'eau froide ou parfois sur le collecteur retour (peut engendrer des pertes de charge non négligeables) nécessite une vérification régulière (a minima état du filtre, idéalement relevé de pertes de charge) et un entretien régulier (purge, nettoyage ou remplacement de la cartouche) 75/204 Adoucissement par échange d'ions Remplacement du calcium de l eau par du sodium présent initialement sur la résine Régénération régulière (horodatée ou volumétrique, à préférer) par de la saumure (solution concentrée de chlorure de sodium) Ne pas adoucir à TH = 0 mais mettre en place un by-pass de façon à mélanger l eau sortant de l adoucisseur et l eau sans traitement afin d'atteindre des TH comprise entre 8 et 15 f Source CSTB 76/204

Adoucissement 77/204 Adoucissement Le sel est un consommable suivre la consommation et compléter le bac réguliérement Suivi régulier de la dureté en sortie d'équipement Désinfection au moins annuelle de la résine Pas d'application sur l'eau chaude sanitaire ou sur des eaux qui contiennent du fer soluble (éclatement des résines) Source CSTB 78/204

Anti-tartre physique Des équipements dont l'efficacité n'est pas toujours démontrée (en raison de la qualité d'eau ou de débits d'eau trop fluctuants) Et qui peuvent conduire à la production de boues (dans certains cas, colmatage des organes de réglage, voire du retour général) Nécessite une filtration et un entretien 79/204 Anti-corrosion des métaux ferreux production distribution Soit protection passive : Anodes consommables en magnésium ou aluminium (souvent sur les ballons) Soit protection active : Par protection cathodique (utilisation d'une électrode mise à un potentiel bas) Soit une protection filmogène Injection d'un produit filmogène à base de silicates, ou d'orthophosphates ou mélange des 2 : création d'une couche protectrice. Les polyphosphates ne sont pas utilisés en eau chaude sanitaire (dépolymérisation à chaud) 80/204

Traitement par désinfectant Seuls certains produits sont autorisés (voir notamment circulaire du 28 mars 2000 et circulaire du 22 avril 2002 pour les établissements de santé) : - composés à base d'hypochlorite (1 mg/l) : javel, chlore, hypochlorite de calcium, electrochloration - dioxyde de chlore (1 mg/l) produit à base de mélange d'acide (produit commercial ou produit électrolytiquement) et de chlorite ou d'un mélange chlore et chlorite Attention aux conditions de stockage des produits (l'eau de javel perd 1% de son titre par jour à plus de 25 C) ; attention à l'entartrage des cannes d'injection avec les produits basiques (javel) ou le désamorçage des pompes d'injection. Les autres produits ne sont pas autorisés (cuivre/argent, peroxyde d'hydrogène, etc..) 81/204 Traitement par désinfectant Nécessité d'une régulation (de préférence basée sur le résiduel de désinfectant) Attention au risque d accumulation de sous-produits et d impureté Entretien des postes de dosage : - nécessité de vérifier l'approvisionnement - nécessité de vérifier le bon fonctionnement des pompes (amorçage correct, dosage) - éventuellement détartrage des points d'injection - contrôle des vannes et by-pass 82/204

Le traitement de l eau en continu est-il une solution? Production 1 mg/l 0,70 mg/l 240 L/h Pompe 10 C 0,8 mg/l boucle 1 boucle 2 boucle 3 boucle 4 127 L/h 85 L/h 25 L/h 3 L/h 0,75 mg/l 0,001 à 0,03 mg/l Exemple : 3 l/h dans un DN15 équivaut à une vitesse de circulation dans la colonne de 0,005 m/s En supposant une hauteur de 6 étages soit 20 mètres environ, le temps de séjour est 2,5 heures en période nocturne Avec les cinétiques de disparition habituelles du chlore ou du ClO 2, le résiduel de désinfection serait très faible sur la colonne la plus éloignée 83/204 Désinfection permanente ou pas? Le bilan d'application de la circulaire du 22 avril 2002 indique que : La probabilité d'observation de résultats d'analyse dépassant 1000 à 10000 UFC/l (fortes concentrations) n'est pas influencée par la présence d'un traitement de désinfection en continu La probabilité de résultats d'analyse positifs mais inférieurs à 1000 UFC/l (contaminations moyennes) est diminuée par la présence d'un traitement de désinfection en continu Attention aux sous produits de traitement et impuretés de réactifs qui peuvent se concentrer dans les boucles d'eau chaude sanitaire! En d'autre termes, la mise en place d'une désinfection en continu ne semble pas être la seule réponse à une contamination massive 84/204

Filtre anti-légionelles En cas d'urgence ou sur certains secteurs spécifiques (patients à haut risque dans certains secteurs hospitaliers) Durée de vie limitée des filtres : jusqu'à un mois Les filtres stérilisables semblent trop compliqués à gérer. Les filtres jetables sont plus fréquemment utilisés. Coût élevé 85/204 Les traitements chocs Pertinence et conséquence des chocs thermiques et chlorés 86/204

Désinfection "chlorée" (circulaire du 22 avril 2002) Seuls certains produits de désinfection de canalisation sont autorisés (leur emploi est conditionné par une mise en œuvre alors que le réseau est non accessible aux usagers) : - composés à base d'hypochlorite (100 ppm chlore libre / 1heure ou 50 ppm / 12 heures) - dichloroisocyanurates (même conditions d'emploi que le chlore) - mélange acide péracétique / eau oxygénée (1000 ppm H 2 O 2 / 2 heures) Attention à la procédure (ouverture des points d'usage, contrôle des désinfectants, traitement des bras-morts ou des boucles ne circulant pas) Source CSTB Cursus 4044 - Légionelles 87 87/204 Désinfection thermique (circulaire du 24 avril 1997) Faire circuler l'eau à 70 C pendant 30 minutes Sur l'ensemble du réseau y compris au niveau des points de puisage Attention à certains matériaux (revêtement zinc de l'acier galvanisé qui ne résiste pas au-dessus de 60 C, PVC non surchloré, réseau ne présentant pas de lyre de dilatation) Compte tenu des températures atteintes, l'information des résidents et du personnel travaillant dans l'établissement est nécessaire ou l'opération doit être réalisée lorsque le bâtiment est vide Il n'est pas nécessaire d'ouvrir à plein débit chacun des points (sous peine d'écrouler très rapidement la production) ; mais nécessité de vérifier la température réellement obtenue aux points d usage Source CSTB Cursus 4044 - Légionelles 88 88/204

Traitement thermique régulier Sur certains équipements de production, des montées périodiques de température peuvent être programmées et se réalisent automatiquement. En général prévu pendant la nuit pour minimiser les risques de brûlure Pratiques peu efficaces : - antennes terminales non traitées - seules les boucles favorisées sont atteintes (cad on traite les boucles qui fonctionnement déjà correctement) - risque de brûlure non maîtrisé - mêmes contraintes que les chocs thermiques programmés sur le vieillissement des équipements et la dégradation des matériaux Cursus 4044 - Légionelles 89 89/204 Pertinence et conséquence des chocs thermiques et chlorés Opérations coups de poing à n'utiliser qu'en dernier recours et lorsque les défauts ont été corrigés. Ne devrait être employé qu'au moment d'une remise en fonctionnement normal. Historiquement, seule réponse à des contaminations mise en avant dans les circulaires (1997). Depuis, l'amélioration des connaissances et la capitalisation d expériences ont montrés : - que des méthodes plus douces étaient préférables et plus durables - que des actions chocs sans action de fond n'étaient pas pérennes (recolonisation des réseaux parfois en 3 à 4 semaines) - que les matériaux et objets constitutifs des réseaux vieillissent plus rapidement (clapets notamment) Cursus 4044 - Légionelles 90 90/204

Les réseaux bouclés Les différentes architectures des réseaux bouclés Notions de dimensionnement L équilibrage Quelques exemples de défauts de conception 91/204 La distribution d eau chaude sanitaire Bouclage ou antenne Arrêté du 15 novembre 2005 : maintien de température sur les réseaux bouclés à l'exception des antennes terminales de moins de 3 litres Pour un réseau galva 15/21 (D interne 16,6 mm) : Pour un réseau cuivre 14/16 : Pour un réseau cuivre 12/14 : 3 litres = 14 mètres 3 litres = 19 mètres 3 litres = 27 mètres Pour les réseaux en habitation individuelle ou habitation collective avec production ECS individuelle : possibilité de distribution en antenne 92/204

La distribution d eau chaude sanitaire Les réseaux ECS collectifs (volume > 3 litres) nécessitent un moyen de maintien des températures pendant les périodes de non-utilisation Bouclage Cordons chauffants le bouclage est la solution la plus souvent mise en œuvre Mais attention à l'organisation des boucles 93/204 Schéma de principe ECS La distribution d eau chaude sanitaire boucle 1 boucle 2 boucle 3 boucle 4 Aller Retour Collecteur Aller Production Pompe 10 C Collecteur Retour 94/204

Réseau ECS = 2 réseaux en 1 La distribution d eau chaude sanitaire boucle 1 boucle 2 boucle 3 boucle 4 Aller Retour Collecteur Aller Production Pompe 10 C Collecteur Retour Un réseau servant à délivrer l eau à l usager Un réseau servant à faire circuler l eau 95/204 Réseau bouclé ECS = 2 réseaux en 1 Un réseau servant à délivrer l eau à l usager : Dimensionné en fonction du nombre et du type de points d'usage raccordé En général de plus gros diamètre que le réseau retour Un réseau servant à faire circuler l eau : Conçu initialement pour une raison de confort (moins de temps d'attente) A pour deuxième but de permettre un maintien en température de l'ensemble du réseau (pour maîtriser le risque de développements microbiologiques) En général de diamètre plus faible que le réseau aller (traditionnellement dimensionné à deux DN en dessous du réseau aller : exemple si aller est en acier galva de 50/60, le réseau retour sera en 33/42) 96/204

La distribution d eau chaude sanitaire débits et vitesses de circulation boucle 1 boucle 2 boucle 3 boucle 4 127 L/h 0,18 m/s 85 L/h 0,13 m/s 25 L/h 0,04 m/s 3 L/h 0,006 m/s Collecteur Aller Production 10 C Pompe 240 L/h Collecteur Retour Boucles favorisées Boucles défavorisées 97/204 La distribution d eau chaude sanitaire 55-60 C 50-55 C 40-50 C Températures observées sur un réseau déséquilibré sans puisage boucle 1 boucle 2 boucle 3 boucle 4 30-40 C 20-30 C 127 L/h 85 L/h 25 L/h 3 L/h Collecteur Aller Production 240 L/h Pompe Collecteur Retour 98/204

La distribution d eau chaude sanitaire 55-60 C 50-55 C Températures observées sur un réseau déséquilibré en période de forte utilisation 40-50 C boucle 1 boucle 2 boucle 3 boucle 4 30-40 C 20-30 C 127 L/h 85 L/h 25 L/h 3 L/h Collecteur Aller Production 240 L/h Pompe Collecteur Retour 99/204 Organes de réglage et équilibrage La distribution d eau chaude sanitaire boucle 1 boucle 2 boucle 3 boucle 4 60 L/h 60 L/h 60 L/h 60 L/h Collecteur Aller Production Pompe 240 L/h 240 L/h 10 C Collecteur Retour Équilibrage : répartition des débits par bridage spécifique de chaque organe de réglage (premières colonnes plus bridées que les dernières) 100/204

Équipement sur le retour La distribution d eau chaude sanitaire Manchette témoin thermomètre Manomètre Mesure pression amont/aval de la pompe Pompe doublée clapet 101/204 La pompe de recirculation (dite aussi pompe de bouclage) Elle ne permet pas de maintenir la pression dans le réseau. Une mesure de pression en amont et en aval de la pompe permet d'avoir un ordre de grandeur du débit. Exemple : Vitesse 2 Pression en amont de la pompe : 3,9 bars Pression en aval de la pompe : 4,3 bars Débit de l'ordre de 2-3 m 3 /h La distribution d eau chaude sanitaire 2,8 m3/h 102/204

Les réseaux bouclés Les différentes architectures des réseaux bouclés Notions de dimensionnement L équilibrage Quelques exemples de défauts de conception 103/204 Architecture des réseaux bouclés terrasse Étude de quelques conceptions de réseau 5 ème 4 ème QUIZ 3 ème 2 ème 1er 30 salles de bain / 6 niveaux combien d architectures de réseau possible? RDC ss-sol 104/204

terrasse Antenne Architecture des réseaux bouclés 5 ème 4 ème 3 ème 2 ème 1er RDC ss-sol 105/204 terrasse Une boucle unique 5 ème 4 ème 3 ème 2 ème 1er RDC ss-sol 106/204

terrasse Colonnes bouclées classiques (bouclé à n-1) Architecture des réseaux bouclés 5 ème 4 ème 3 ème 2 ème 1er RDC ss-sol 107/204 terrasse Architecture des réseaux bouclés Colonnes bouclées classiques (bouclé au dernier étage) 5 ème 4 ème 3 ème 2 ème 1er RDC ss-sol 108/204

Architecture des réseaux bouclés terrasse En parapluie avec production en terrasse 5 ème 4 ème 3 ème 2 ème 1er RDC ss-sol 109/204 terrasse En parapluie avec production au sous-sol Architecture des réseaux bouclés 5 ème 4 ème 3 ème 2 ème 1er RDC ss-sol 110/204

Architecture des réseaux bouclés terrasse Nappes horizontales 5 ème 4 ème 3 ème 2 ème 1er RDC ss-sol 111/204 Les réseaux bouclés Les différentes architectures des réseaux bouclés Notions de dimensionnement L équilibrage Quelques exemples de défauts de conception 112/204

Architecture des réseaux bouclés Documents techniques supports pour le dimensionnement : Norme EN 806 1, 2, 3 (2001, 2005 et 2006) : spécifications techniques relatives aux installations d'eau destinées à la consommation humaine à l'intérieur des bâtiments (généralités, conception, dimensionnement) DTU 60.11 (octobre 1988) : règles de calcul des installations de plomberie sanitaire et des installations d'évacuation des eaux pluviales Guides techniques du CSTB relatifs aux réseaux d eau destinée à la consommation humaine à l intérieur des bâtiments : - Premier guide relatif à la conception et à la mise en œuvre (octobre 2004) - Deuxième guide relatif à la maintenance et à la surveillance (novembre 2005) Guide «Eau chaude sanitaire» de l AICVF (février 2004) 113/204 Architecture des réseaux bouclés Dimensionnement EFS / ECS : Pression : Le branchement et le réseau de canalisations intérieures ont une section suffisante pour que la hauteur piézométrique de l'eau au point le plus élevé ou le plus éloigné de l'immeuble soit encore d'au moins 3 m (correspondant à une pression d'environ 0,3 bar) à l'heure de pointe de consommation, même au moment où la pression de service dans la conduite publique atteint sa valeur minimale (Code de la santé publique, article R.1321-58) En habitat collectif : 1 bar en entrée de logement (DTU 60.11) Même méthodologie pour l'efs et l'ecs (réseau non bouclé ou réseau aller en cas de bouclage) 114/204

Dimensionnement des équipements de production nécessité de connaître les consommations en ECS Architecture des réseaux bouclés Exemple : Consommation par Logement Standard / moyennes d'ecs litres/jour à 60 C Nombre de pièces / type 1 2 3 4 5 Enquête CSTB 1979 40 55 75 95 125 Enquête CSTB 1986 50 75 95 120 160 Base à retenir pour les calculs 75 105 150 180 240 115/204 Architecture des réseaux bouclés Dimensionnement du réseau aller ECS Pour chaque type de point d usage, des règles de dimensionnement donnent des débits d utilisation (ex pour un bain 20 litres/min, une douche 12 l/min pour un lave mains ) Utilisation du coefficient de simultanéité (appelé aussi foisonnement) : Ce coefficient est utilisé pour évaluer la consommation résultante simultanée de plusieurs postes Nb : nombre de postes reliés sur la même colonne a : spécifique de chaque type d établissement Coeff Simultanéité = a Nb 1 Vitesses recommandées par le DTU (acoustique) : Tuyauteries en sous-sol ou en vide sanitaire < 2,00 m/s Colonnes montantes < 1,50 m/s Branchements d étages et appareils (pour un débit > à 0,5 l/s) < 2,00 m/s 116/204

Architecture des réseaux bouclés a dépend du type d'établissement : 0,8 : hôpitaux, maisons de retraite, bureaux 1 : hôtels Coefficient de simultanéité (a = 0,8) 1,2 1 0,8 0,6 0,4 0,2 0 0 10 20 30 40 50 60 70 Nombre de postes équivalents Il peut être aussi modifié en fonction du standing de l'établissement (par exemple pour les hôtels) Pour des usages simultanés (gymnase, caserne, stade), le coefficient de simultanéité s'applique mal et une étude particulière doit être réalisée 117/204 Architecture des réseaux bouclés Dimensionnement du réseau aller ECS Exemple d une colonne sur laquelle sont reliés 10 lavabos et 10 lave-mains : Exemple : Type et nombre de postes Débit individuel (l/min) Somme des débit individuels (l/min) 10 lavabos 10 lave-mains 12 6 Total (l/min) 120 60 180 Soit une vitesse de 1,3 m/s dans une canalisation 26/34 Coeff simultanéité 0,229 Total visé (l/min) 41 Le débit dans le collecteur est calculé comme la somme des débits attendus dans chaque colonne. Le diamètre du collecteur aller est choisi pour atteindre sans la dépasser une vitesse de circulation de 2 m/s 118/204

Architecture des réseaux bouclés Dimensionnement du réseau retour ECS (guide du CSTB) 1 Calcul du diamètre des canalisations aller Débit calculé selon DTU 60.11; vitesse de 1,5 m/s. 2 Calcul du diamètre collecteur aller Débit calculé selon DTU 60.11; vitesse de 2 m/s 3 Calcul du diamètre des canalisations retour Conditions à remplir : Vitesse comprise entre 0,15 m/s et 0,5 m/s, chute de température inférieure aux limites fixées. Prendre en compte la nature des canalisations et les caractéristiques de l isolation. 4 Calcul du diamètre collecteur retour - Conditions à remplir : Vitesse comprise entre 0,2 m/s et 0,5 m/s, chute de température inférieure aux limites fixées (par exemple en fixant un coefficient de perte de charge linéique j de l ordre de 10 mm/m) 5 Calcul de la hauteur manométrique nécessaire au pied de chaque colonne. 6 Détermination des organes de réglage 7 Vérification de la plage de fonctionnement des organes de réglage (au minimum 25% de leur plage d ouverture). Si en dehors de la plage normale de fonctionnement, retour en 3 pour modifications de paramètres (diamètre, débit et/ou isolation) 8 Choix de la pompe de recirculation 119/204 Réseau de distribution ECS Architecture des réseaux bouclés Dimensionnement : Tuyauteries en sous-sol ou en vide sanitaire < 2,00 m/s Colonnes montantes < 1,50 m/s Retour de boucle entre 0,15 m/s et 0,5 m/s Collecteur retour entre 0,2 m/s et 0,5 m/s Organes de réglage ouvert à 25% minimum de leur plage d ouverture Équipements : Présence de purgeurs d air sur les points hauts Organe de réglage sur chaque retour de colonne (idéalement à mesure directe de débit et à mémoire de réglage) Calorifugeage des canalisations (séparer l eau froide de l eau chaude sanitaire) Supprimer les bras morts (rénovation) Toujours aller du matériau le moins noble vers le plus noble pour éviter la corrosion (pas de réparation en cuivre sur un réseau en acier galvanisé!) Installer des purges en bas de colonne Thermomètres installés si possible sur les retours de colonne les plus défavorisées Signalétique sur les différentes canalisations 120/204

Les réseaux bouclés Les différentes architectures des réseaux bouclés Notions de dimensionnement L équilibrage Quelques exemples de défauts de conception 121/204 Rôle et réglage des organes de réglage Sert à compenser les différences de parcours entre boucles (notamment le diamètre et la longueur des canalisations) afin d'équilibrer les débits Doit être installée sur le réseau retour ; aucun point d'usage ne doit être raccordé entre les organes de réglage et la pompe de recirculation Peut être installé sur la canalisation retour d'une seule boucle ou d'un groupe de boucles (vanne de reprise) D'autres fonctions complémentaires sont disponibles sur certains modèle de vanne (mémoire de réglage, mesure de débit, etc.) Les équipements doivent être correctement sélectionnés : Les caractéristiques techniques (en terme de perte de charge) sont spécifiques de chaque équipement (marque, type, diamètre) 122/204

organes de réglage et équilibrage Organe de réglage / vanne d équilibrage boucle 1 boucle 2 boucle 3 boucle 4 60 L/h 60 L/h 60 L/h 60 L/h Collecteur Aller Production Pompe 240 L/h 240 L/h 10 C Collecteur Retour Équilibrage : répartition des débits par bridage spécifique de chaque organe de réglage (premières colonnes plus bridées que les dernières) 123/204 Organe de réglage / vanne d équilibrage Modèle classique d'organe de réglage : Té droit de réglage Très difficile à régler, pas de mesure possible Cursus 4044 - Légionelles 124 124/204

Organe de réglage / vanne d équilibrage Écorché d'une vanne d'équilibrage Caractéristiques hydrauliques optimisées (perte de charge élevée en limitant le risque de colmatage) Prise de mesure de pression différentielle (mesure du débit) Affichage direct du nombre de tours Mémoire de réglage Prise de température 125/204 Modèles d organe de réglage Organe de réglage / vanne d équilibrage Différents modèles d organe de réglage existent avec possibilité de mesure de température, de débit (souvent par mesure de perte de charge dans l équipement), affichage du nombre de tours, blocage du réglage. Et on trouve encore : Gammes Quitus, Danfoss, Oventrop Ces équipements ne fonctionnent durablement qu'avec une ouverture minimale de 25% (sinon risque de colmatage très rapide) 126/204

Exemples de modèles évolués d organe de réglage Organe de réglage / vanne d équilibrage 1,6 m3/h 0,1 bar Gammes Quitus, TA, Oventrop. Cursus 4044 - Légionelles 127 127/204 Organe de réglage / vanne d équilibrage Possibilité de mesurer les débits sur les modèles évolués 128/204

Vannes thermostatiques Organe de réglage / vanne d équilibrage Des vannes thermostatiques existent : ces équipements ne peuvent pallier des défauts de conception du réseau. Les débits obtenus ne respectent pas les préconisations du CSTB (risque de bouchage) Cursus 4044 - Légionelles 129 129/204 Nettoyage des organes par inversion des flux Fermeture de la colonne aller (si vanne d'isolement existante et en état) Ouverture de l'organe de réglage à son maximum Ouverture de un ou plusieurs points d'usage à fort débit (ECS) Poursuite de la purge jusqu'à obtention d'une eau claire (nécessite en général un ou plusieurs démontages et remontages des mousseurs qui se colmatent pendant la purge) En cas d'impossibilité d'obtenir de l'eau, changement de l'organe de réglage Réglage de la vanne à sa consigne et réouverture de l'aller Purge des points d'usage 130/204

Les réseaux bouclés Les différentes architectures des réseaux bouclés Notions de dimensionnement L équilibrage Quelques exemples de défauts de conception 131/204 Principaux défauts rencontrés Problèmes de conception, de modification ou de réalisation d'installations (nombre de bouclage trop importants, sous dimensionnement du collecteur retour, pontage des réseaux aller et retour, changement de mode de production) ; la pompe de recirculation est rarement l'élément critique d'une installation La présence de mitigeur en tête de distribution lorsqu'il est mal installé ou lorsque la consigne de température est trop basse Des phénomènes d'embolie gazeuse des réseaux Interconnections entre les réseaux d'eau froide et d'eau chaude sanitaire Cursus 4044 - Légionelles 132 132/204

Pontages des réseaux aller et retour 133/204 Pontage des réseaux aller et retour : attention à éviter les pontages entre collecteurs aller et retour boucle 1 boucle 2 boucle 3 boucle 4 Aller Retour Collecteur Aller Production Pompe 10 C Collecteur Retour Cursus 4044 - Légionelles 134 134/204

Quelques exemples de pontages dans des installations neuves Cursus 4044 - Légionelles 135 135/204 Accumulation d air en haut de colonne Les dégazeurs Une bonne conception pour s affranchir des dégazeurs 136/204

Élimination de l air dans les installations Rôle du dégazeur en haut de colonne montante Accumulation d air Blocage du bouclage comme sur un radiateur Plus de maintien des températures Stagnation dans canalisation retour (corrosion, etc.) 137/204 Problèmes d'air dans le réseau : défauts de conception ou de maintenance 138/204

Élimination de l air dans les installations Équipements de réseau pour limiter les problèmes d'air dans le réseau Pour éviter les problèmes d'air et embolie gazeuse des boucles : Piquage des derniers points d'usage en haut de colonne Mise en place de dégazeur en haut de colonne (entretien obligatoire) 139/204 Exemple de relevés de température sur le réseau Élimination de l air dans les installations 140/204

Absence d organe d équilibrage et tentative de compensation en surdimensionnant la pompe Le surdimensionnement de la pompe de recyclage ne permet pas de compenser un défaut de dimensionnement 141/204 Exemple : déséquilibre de réseau et intérêt d'un changement de pompe sur l'hydraulique générale d'un réseau ECS Production par accumulation sans défaut Température de départ général : 58 C Réseau PVC-C organisé en sous réseaux 1 des sous réseaux comprend 12 boucles Aucun organe de réglage sur les boucles 30 mètres 60 mètres Cursus 4044 - Légionelles 142 142/204

Enregistrement des températures par logger sur une journée Température extérieure 28 C Une partie des boucles ne fonctionnent pas du tout enregistrement température réseau C 50 45 T surface ( C) _ 40 35 30 retour C2 retour C1 retour C6 retour C7 retour C8 à C12 25 20 12/3/08 0:00 12/3/08 2:24 12/3/08 4:48 12/3/08 7:12 12/3/08 9:36 12/3/08 12:00 12/3/08 14:24 12/3/08 16:48 12/3/08 19:12 12/3/08 21:36 13/3/08 0:00 143/204 Les pompes de circulation sont de type Salmson NSB 25-20B (vitesse 3) 2 pompes en parallèle dont 1 arrêtée La perte de charge mesurée est comprise entre 0,3 et 0,4 bars (3 à 4 mce) D'après la courbe de pompes, le débit circulant est compris entre 1,1 et 2 m 3 /h Compte tenu des diamètres retour (19/25 et 16/20), ce débit est suffisant pour irriguer correctement toutes les boucles 144/204

Le maître d'ouvrage souhaite ne pas faire de travaux et demande si la mise en fonctionnement simultanée des deux pompes permettrait d'atteindre les débits et températures souhaitées On passe d'environ 1360 l/h à 1500 l/h (+10%). Les débits se répartissent proportionnellement Aucun gain notable sur les boucles défavorisées Cursus 4044 - Légionelles 145 145/204 Bouclage : avantage ou inconvénient 146/204

Exemple 3 : Attention à la "bouclite aiguë" douche lavabo lave mains mitigeurs thermost WC douche lavabo lave mains mitigeurs thermost WC EV Cursus 4044 - Légionelles 147 147/204 Bouclage au plus près des points d usage 3 points d'usage en ECS par chambre 2 architectures proposées 800 chambres diamètre retour en PER 13/16 Nombre de boucles Débit / boucle Débit total attendu Diamètre de canalisation retour pour une vitesse de 0,5 m/s Solution 1 (3 bouclages / chambre) 2400 70 l/h 168 m 3 /h 350 mm Solution 2 (1 bouclage / chambre) 800 70 l/h 56 m 3 /h 200 mm Cursus 4044 - Légionelles 148 148/204

Exemple 4 : établissement conçu en 2005 Bâtiment sur deux étages (RdC et étage) : 43 boucles ; 46 résidents Cursus 4044 - Légionelles 149 149/204 Bouclage sur 60 centimètres.. On aurait pu dans ce cas se limiter à quelques boucles 1 er étage boucle 1 RdC Production Pompe 10 C Cursus 4044 - Légionelles 150 150/204

Relevés des températures : toute l'extrémité du réseau est à température ambiante (18-20 C) + retour d'eau à 10 C 20-25 C 18-20 C 10 C! 151/204 Possibilité de rétablir une bonne circulation de l'eau en débouclant une partir du réseau pour ne conserver que 11 boucles sur les 43 (sectionnement et bouchonnement des colonnes retour au plus près du collecteur retour et des colonnes aller). Cursus 4044 - Légionelles 152 152/204

Utilisation de logiciels pour l'audit ou le dimensionnement Possibilités de diagnostiquer le fonctionnement d installations existantes (hydraulique et thermique), de valider des modifications, de déterminer le réglage des équipements Exemple : Logiciel Perrenoud Belfort Technopole 6 avenue des usines bat 16 90 000 BELFORT 153/204 Protection contre les retours d'eau Généralités Les équipements (nature et fonction) La position des équipements L'entretien et la surveillance Cas particulier de la défense incendie 154/204

Protection contre les retours d'eau : généralités Généralités Objectifs : protéger les réseaux d'eau destinée à la consommation humaine de retours d'eau de qualité dégradée ou potentiellement à risque Mettre en place une protection à plusieurs niveaux ce qui permet de prévenir un disfonctionnement d'un des niveaux Installer un ensemble de protection et non pas un équipement de protection : vannes d'arrêt, robinet de prise d'échantillon, filtres et/ou mises à l'égout permettant le contrôle et le bon fonctionnement des équipements Mettre en place un suivi et une vérification des ensembles de protection 155/204 Protection contre les retours d'eau : généralités Organisation des réseaux d eau / Protection Réseau RT1 (eau froide ) destiné à des usages alimentaires, sanitaires et de soins Réseau RT1 (eau chaude) destiné à des usages sanitaires et de soins NE NE NE NE T NE NE T Réseau RT1 (eau traitée) destiné à des usages particuliers occasionnant une exposition humaine directe ou indirecte Réseau RT2 destiné à des usages techniques (Chauffage / Climatisation/ Arrosage lavage par robinets en élévation ) NP T Réseau RT3 destiné à la protection incendie exclusivement ECS T NP NP NB Réseau RT4 destiné aux espaces verts exclusivement NP NP NP Réseau RT5 destiné à des usages de process (laverie ) N B Niveau branchement Protection du réseau de distribution NE NB N P N E Niveau piquage - Protection minimale du réseau spécifique Niveau équipement - Protection au poste utilisateur - intégré NE Forage Puits privé T Traitement particulier pour l'usage spécialisé au poste NE NE NE NE NE Mesure des volumes d'eau utilisée et point de "chasse" NE 156/204

Protection contre les retours d'eau : généralités Norme EN 1717 : Protection contre la pollution de l eau potable dans les réseaux intérieurs et exigences générales des dispositifs de protection contre la pollution par retour Définit 5 catégories de fluide : - catégorie 1 : eau destinée à la consommation humaine - catégorie 2 : fluide sans danger pour la santé humaine - catégorie 3 : fluides présentant un certain danger pour la santé humaine du fait de la présence d'une ou plusieurs substances toxiques (si DL50 > 200 mg/kg de masse corporel alors catégorie 4) - catégorie 4 : fluides présentant un danger pour la santé humaine du fait de la présence d'une ou plusieurs substances toxiques ou très toxiques, radioactives, mutagènes ou cancérigènes - catégorie 5 : fluides présentant un danger pour la santé humaine du fait de la présence d'éléments microbiologiques ou viraux 157/204 Protection contre les retours d'eau : généralités Pour chaque catégorie, un ensemble de protection adapté (source EN1717) 158/204

Protection contre les retours d'eau : généralités Protection au point d'utilisation des équipements à usage domestiques (EN1717) 159/204 Tableau guide pour déterminer les catégories de fluide Protection contre les retours d'eau : généralités 160/204

Tableau guide pour déterminer les catégories de fluide Protection contre les retours d'eau : généralités 161/204 Dispositifs fréquents : clapets Protection contre les retours d'eau : les équipements Clapet EB Clapet EA 162/204

Dispositifs fréquents : clapets Protection contre les retours d'eau : les équipements Dans certains cas, les clapets peuvent contribuer à la dégradation de la qualité de l'eau : ne pas installer de clapet sur le retour de boucle (limitent l'effet de purge, créent une résistance hydraulique, peuvent se bloquer) 163/204 Dispositifs fréquents : clapets Clapet EB intégré dans l'équipement Protection contre les retours d'eau : les équipements 164/204

Dispositifs fréquents : disconnecteurs Protection contre les retours d'eau : les équipements Disconnecteur BA Disconnecteur CA 165/204 Protection contre les retours d'eau : les équipements Pour être efficace, un ensemble de protection doit être d équipement annexes permettant le contrôle de l équipement : accompagné 166/204

Protection contre les retours d'eau : la position des équipements Organisation des réseaux d eau / Protection Lorsque les réseaux types sont définis, il convient de mettre en place sur chacun d'eux les ensembles de protection adaptés aux installations et appropriés aux risques de pollution par retour d'eau (siphonages ou refoulements par contre pression) provenant du réseau aval. 3 niveaux doivent être protégés : Nb : au niveau du branchement. Il est à l origine du branchement sur le réseau d adduction publique. Np : au niveau du piquage. Il est à installer à chaque changement de réseau type. Ne : au niveau de l équipement. Il est à considérer au poste utilisateur lui-même. L'ensemble de protection doit être intégré à l'appareil raccordé, ou en cas d impossibilité, placé à son amont immédiat. 167/204 Protection contre les retours d'eau : la position des équipements Règles d'implantation - niveau équipement (CSTB / guide technique de l'eau dans les établissements de santé) - Règle n E1 : tous les équipements raccordés à un réseau RT1, RT2 ou RT5 doivent être munis d un dispositif de protection. Pour les autres cas, voir la règle n E2, - Règle n E2 : il est recommandé que les équipements raccordés à un réseau RT3 ou RT4 soient munis de dispositifs de protection. Toutefois, il est admis, lorsque plusieurs équipements présentant un risque similaire sont raccordés sur un même piquage, d équiper uniquement le piquage d un dispositif de protection suffisant équivalent à celui qui devrait être installé sur les équipements ; 168/204

Protection contre les retours d'eau : la position des équipements Règles d'implantation - niveau piquage (CSTB / guide technique de l'eau dans les établissements de santé) - Règle n P1 : à chaque piquage sur un réseau de la série RT1 occasionnant un changement de type de réseau, il convient d installer un clapet de non-retour (EA) au plus près du piquage (dans tous les cas à une distance inférieure à 3 m), - Règle n P2 : si la distance entre le piquage et le dispositif de protection des équipements desservis est inférieure à 3 m, on peut se dispenser d une protection de niveau Np, - Règle n P3 : à l intérieur d un réseau de type RT1, il convient d évaluer à chaque piquage, la nécessité d installer un dispositif de protection de niveau (EA) au plus près du piquage (dans tous les cas à une distance inférieure à 3 m), pour protéger le réseau amont (par exemple, d un risque de stagnation) ; 169/204 Protection contre les retours d'eau : la position des équipements Règles d'implantation - niveau branchement (CSTB / guide technique de l'eau dans les établissements de santé) - Règle n B1 : si les règles ci-dessus sont respectées, et si le réseau en aval du compteur est de type RT1, un niveau de protection de type EA est suffisant sur le branchement. En cas de doute, ou si le réseau en aval du compteur n est pas de type RT1, le service de distribution peut être amené à préconiser un niveau supérieur. 170/204

Protection contre les retours d'eau : entretien et surveillance Entretien et surveillance des équipements Code de la santé publique : les dispositifs de protection doivent être vérifiés et entretenus. Un arrêté définit les fréquences et les modalités d'entretien et de vérification de cas dispositifs. (article R.1321-61) Modalités très précises décrivant la vérification des disconnecteurs de type BA dans le règlement sanitaire départemental type. Formation professionnelle pour le contrôle des équipements de protection. 171/204 Protection contre les retours d'eau : cas particulier du réseau incendie Protection du réseau incendie Idéalement : utiliser un branchement spécifique pour raccorder les points de protection incendie Permet d'éviter les pertes de charge sur des réseaux complexes Permet d'avoir une protection séparée Lors d'essais pompier ou d'utilisation du réseau incendie : - Évite les remises en suspension de particules - Évite un écroulement des autres réseaux d'eau 172/204

Protection du réseau incendie Protection contre les retours d'eau : cas particulier du réseau incendie EN 1717 : pas de recommandation spécifique : eau stagnante de catégorie 2 Guide de l'eau dans les établissements de santé : - équipement du réseau d'un compteur, d'une purge, d'un manomètre et d'un dispositif de protection contre les retours d'eau - dispositif de type EA, plutôt que BA en raison des pertes de charge (env 1 bar), sous réserve que l'eau ne soit pas traitée et que le réseau incendie soit purgée 2/an Norme NF S62-200 (matériel de lutte contre l'incendie : - Poteaux et bouches d'incendie) : en cas d'installation d'un dispositif de protection, il doit être normalisé, ne pas compromettre le débit d'eau et faire l'objet d'un entretien annuel Guide CSTB : - protection au niveau du branchement (ou du piquage si branchement unique) - si absence de traitement et postes en élévation (cad pas de bouche à incendie au ras du sol) : protection par EA sinon AA ou AB (surverse) 173/204 Les points d usage Les points d usage à risque vis-à-vis des légionelles Mélangeur / mitigeur / mitigeur thermostatique Les équipements d extrémité (mousseurs, etc.) Les points d usage avec chambres de mélange en pression 174/204

Les points d usage Les équipements classiques : le mélangeur Les commandes d eau chaude et d eau froide sont séparées. Le réglage du débit et de la température nécessite de manipuler les deux commandes. Aucun risque de retour d'eau (sauf si un équipement terminal ponte l'eau froide et l'eau chaude) 175/204 Exemple d'équipement pontant les deux fluides ; les deux piquages sont ici protégés par un clapet EB Les points d usage 176/204

Les équipements classiques : le mélangeur monocommande Les points d usage La commande d eau chaude et d eau froide est la même. Le levier permet de régler la température (de gauche à droite) et le débit (de haut en bas). Certains équipements intègrent une bague dans la tête du robinet qui permet de fixer une ouverture minimale d'eau froide et d'empêcher l'ouverture complète en eau chaude sanitaire. Le risque de brûlure peut ainsi être maîtrisé. Peu de risque de retour d'eau sauf si la céramique est cassée 177/204 Les équipements classiques : le mitigeur thermostatique Les points d usage Les mitigeurs thermostatiques présentent deux manettes distinctes pour le réglage de la température et du débit. La température peut être pré réglée et les équipements disposent généralement d'une butée de température. Attention aux retours d'eau possibles avec ces équipements 178/204

Les points d usage Points d usage à risque vis-à-vis des légionelles PU susceptibles de générer des aérosol de petite taille (< 5µm) - douches individuelles - lits douches - douchettes - baignoires pour balnéothérapie - équipements d aérosolthérapie (très rarement connectés aux réseaux sanitaires) 179/204 Filtre anti-légionelles Les points d usage Seuil de coupure à 0,25µm En cas d'urgence ou sur certains secteurs spécifiques (patients à haut risque dans certains secteurs hospitaliers) Durée de vie limitée des filtres : jusqu'à un mois Les filtres stérilisables semblent trop compliqués à gérer. Les filtres jetables sont plus fréquemment utilisés. Coût important 180/204

Les points d usage Interconnexions entre ECS et EFS Éviter les interconnexions entre les deux réseaux pour permettre un maintien correct de la température dans les deux réseaux. Permet notamment de : limiter les problèmes de légionelles dans les réseaux ECS limiter les problèmes de pseudomonas dans les réseaux EFS garantir un meilleur confort d'utilisation En cas de surpresseur, surpresser les deux fluides en même temps afin d'avoir les deux réseaux à des pressions voisines Protéger tout point où les deux réseaux sous pression sont en contact : - appoint en eau froide de la production ECS - tout point d'usage avec chambre de mélange EFS / ECS en pression 181/204 Différent types de robinetterie Les points d usage Risque de retour d eau Mélangeur à commandes EF/EC séparées (joint caoutchouc ou tête céramique) Mitigeur monocommande Inexistant Faible (céramique fêlée) Mitigeur thermostatique Commande unique ratio EF/EC préréglé (ex. commande genou ou IR) Commande unique en aval d une mélangeur (ex. plonge de cuisine, stop douche) Important (chambres de mélange en pression 182/204

Chambres de mélange en pression Les points d usage Point de mélange où les deux fluides arrivent en pression : en absence de protection ad hoc, un fort tirage sur un des deux réseaux peut entraîner une chute de pression et une entrée d'eau de l'autre réseau Postes de désinfection alimentés en EFS et ECS Douchettes de lavage en cuisine Lavabos commande fémorale, optique ou à genoux Mitigeurs thermostatiques 183/204 Chambres de mélange en pression Quelques exemples de protection par des clapets EB ou EA Les points d usage Postes de désinfection alimentés en EFS et ECS Lavabos commande fémorale, optique ou à genoux 184/204

Vérification annuelle de l'étanchéité des réseaux ECS / EFS Les points d usage A une période de faible consommation, couper l'appoint EFS de la production ; Relever immédiatement la pression en sortie de production ; Ouvrir un point d eau chaude sanitaire pour abaisser la pression de 2 bars environ ; Observer l'évolution de pression : si la pression chute : réitérer l'opération à une heure de faible consommation si la pression se maintient : réseaux a priori étanches si la pression remonte : entrée d'eau froide par un point d'usage : le point d'interconnection est à rechercher 185/204 boucle 1 boucle 2 boucle 3 boucle 4 Les points d usage Vérifier l étanchéité des réseaux d eau chaude sanitaire vis-à-vis du réseau d eau froide 2,2 2,4 2,6 2,8 32 4 bar Production 240 L/h Pompe 10 C En cas de défaut, les retours d'eau doivent être recherchés 186/204

Les points d usage Chambres de mélange en pression Un test facile des retours d'eau : - ouvrir le point d'usage jusqu'à obtention de températures correctes sur les deux arrivées - suivi de température de surface des deux canalisations - en cas de chute ou de montée très rapide, remplacer les équipements de protection 187/204 Risque Pseudomonas Des contaminations terminales et locales des réseaux d'eau froide sanitaires sont souvent à l origine d infection par des Pseudomonas : contamination des points d'usage et des piquages de raccordements sur les derniers décimètres. Le réchauffement local des canalisations d'efs est suspecté d'être à l'origine des contaminations : - canalisations EFS et ECS trop proches ou calorifugées ensembles - retour d'ecs dans les piquages d'efs au niveau des équipements présentant des chambres de mélange en pression Cursus 4044 - Légionelles 188 188/204

Risque Pseudomonas Décontamination des réseaux EFS nécessité de remédier aux interconnections entre EFS et ECS avant décontamination décontamination thermique des installations si les installations le permettent (attention aux matériaux des canalisations) la décontamination chimique semble moins efficace mais est parfois la seule possible (attention aux produits utilisés qui doivent être autorisés par le ministère de la santé) des décontaminations locales peuvent suffire (piquage, colonne) Cursus 4044 - Légionelles 189 189/204 Rôle du maître d'ouvrage et du maître d oeuvre 190/204

Pourquoi spécifier vos exigences dans un cahier des charges? Raisons majeures : - le DTU relatif au dimensionnement des réseaux sanitaires (DTU 60.11) ne précise rien en matière de bouclage de réseau - parce que différentes architectures peuvent répondre aux principes de bouclage sans pour autant permettre un fonctionnement efficace et durable (ex; nombre de boucles trop importants, boucles inutiles, pontages des réseaux, etc.) - limiter autant que possible les équipements inutiles (ex: clapets sur les points à risque plutôt que sur tous les piquages, points d'usage au point haut plutôt que dégazeurs, etc.) 191/204 Documentation de référence Dimensionnement de la production : rapport "Eau chaude sanitaire : maîtriser énergie, confort et santé" de l'aicvf Pour le dimensionnement des réseaux EFS et ECS aller : DTU 60.11 L'arrêté température : exigences en matière de température Le guide technique du CSTB relatif à la conception et à la mise en œuvre Les DTU relatifs aux matériaux La norme NF EN 1717 relative à la protection contre les retours d'eau 192/204

Cahier des charges d installations neuves et rénovations Le maître d'ouvrage devrait exiger que le lot plomberie figure dans les avants projets L'avant projet détaillé devrait inclure : - un plan du réseau de distribution précisant les matériaux, les diamètres des canalisations, la position et la nature des organes de réglage ; - une note de calcul justifiant le dimensionnement du réseau aller ; - une note de calcul justifiant le dimensionnement du réseau retour ; - une note de calcul justifiant le dimensionnement de la pompe de recirculation ; - la position et la nature des dispositifs de protection anti-pollution. 193/204 Réception d installations Lors de la réception d une installation neuve ou de la rénovation d une installation existante, il est nécessaire de disposer : du synoptique de production des instructions de fonctionnement de tous les équipements (production, réglage des limiteurs de température, adoucisseur ) des plans ou synoptiques décrivant l architecture globale du réseau du positionnement des organes de réglage ainsi que de leurs consignes de réglage 194/204

Réception d installations L établissement doit vérifier : les capacités du système de production (suivi des températures en départ de production, dans les éventuels ballons, le respect des pressions en différents points du réseau) ; les équipements de production ; le tracé et les diamètres des canalisations ; l'installations des équipements de réseau (vannes d'arrêt, protection antiretour, organes de réglage, dégazeur, anti-béliers) ; le respect des consignes de température en retour de chaque boucle, en quelques points défavorisés du réseau de distribution ; la position des organes de réglage (au minimum 25% de leur ouverture maximale) ; le respect des consignes de débits de circulation dans chaque boucle et dans les collecteurs aller et retour (au moyen de mesures sur les organes de réglage) 195/204 Mise en service d installations neuves - Procédure à suivre comprenant des tests hydrauliques - Désinfection : doses / temps de contact définis dans circulaire du 22/04/02 - Rinçage avec mesure des résiduels de désinfectant - Attention : en cas de période prolongée entre les tests hydrauliques et la mise en service, l installation doit être entièrement vidangée (pour limiter à la fois les phénomènes de corrosion et la dégradation de la qualité de l eau dans le réseau) Source CSTB 196/204

Source : CSTB 197/204 Désinfection (circulaire du 22 avril 2002) Seuls certains produits de désinfection de canalisation sont autorisés (leur emploi est conditionné par une mise en œuvre alors que le réseau est non accessible aux usagers) : - composés à base d'hypochlorite (100 ppm chlore libre / 1heure ou 50 ppm / 12 heures) - dichloroisocyanurates (même conditions d'emploi que le chlore) - mélange acide péracétique / eau oxygénée (1000 ppm H 2 O 2 / 2 heures) Pour les réseaux ECS, la désinfection (attention au respect des limites de température pour l'acier galvanisé) Attention à la procédure (ouverture des points d'usage, contrôle des désinfectants, traitement des bras-morts ou des boucles ne circulant pas) Source CSTB 198/204

Différents niveaux d audit : Audit sanitaire : Bilan de la qualité de l eau distribuée Audit technique : Bilan de fonctionnement des installations (identifier les + et les -) Bilan des opérations d exploitation et de maintenance des installations Définir les travaux modificatifs et les classer par ordre de priorité Proposer des solutions techniques Chiffrer les solutions techniques L audit technique doit déboucher sur un rapport détaillant le fonctionnement actuel des installations et fournir l ensemble des notes de calcul ayant permis la définition des solutions techniques proposées. (à noter que d après le code des marché publics, le Bureau d Étude ayant réalisé l audit technique ne peut être maître d œuvre) 199/204 Le diagnostic des réseaux La DRASS de Picardie a rédigé un modèle de cahier des charges pour guider les établissements (source : intranet du ministère / internet de la DRASS Picardie) Analyse technique des réseaux ( synoptiques) Analyse fonctionnelle des installations ( températures) Analyse des conditions d'exploitation et d'entretien Propositions d amélioration étude hydraulique détaillée 200/204

Conclusion 201/204 Bonnes pratiques de réseau : Conclusion (1/2) Une température minimale de 50 C protège de la prolifération des légionelles. Cette consigne n est atteinte que par la bonne circulation des bouclages Des problèmes de dimensionnement ou l absence d organes de réglage sont souvent à l origine des problèmes de prolifération de légionelles en réseau de distribution Attention aux interconnexions entre les réseaux d eau froide et d eau chaude sanitaire qui peuvent être à l origine de proliférations de légionelles ou de pseudomonas. Un traitement de l eau par des produits oxydants ne pourra jamais remédier à de fortes contaminations en légionelles à long terme sans optimisation de l'hydraulique 202/204

Bonnes pratiques de réseau : Conclusion (2/2) Les établissements ont des obligations de surveillance et de maintenance. Elles doivent être réfléchies et adaptées à chaque installation. Un audit du dysfonctionnement est faisable par le biais du contrôle des températures en retour de colonne (attention : la température en retour de collecteur général n est influencée que par les colonnes qui circulent) Les maîtres d ouvrage doivent exiger plus des bureaux d étude qu ils font intervenir tant au niveau de la conception que des audits : des notes de calculs et des propositions chiffrées et hiérarchisées doivent être remises en fin de prestation En fin de travaux, il revient au maître d ouvrage de vérifier l atteinte des objectifs de débits et de température 203/204 204/204