Banques Alimentaires



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Transcription:

Banques Alimentaires Rapport annuel 2013 Rapport Annuel 2013 COMBATTRE l insécurité alimentaire LUTTER contre le gaspillage COLLECTER les denrées ACCOMPAGNER les associations partenaires L année 2013 en images Les Banques Alimentaires au cœur du dispositif d aide alimentaire La ramasse : un défi quotidien Sur le terrain Le soutien des entreprises Les président(e)s Annexes financières ensemble, aidons l Homme à se restaurer

L ANNée 2013 en images... 4 combattre l insécurité alimentaire... 6 L insécurité alimentaire...6 Les personnes concernées...6 Un paradoxe : la coexistence de l insécurité alimentaire et du gaspillage alimentaire...7 les banques alimentaires au cœur du dispositif d aide alimentaire... 8 Le maillon central de l aide alimentaire...8 Une réflexion nécessaire...8 Les Banques Alimentaires agissent...9 la lutte contre le gaspillage... 10 Le pacte national de lutte contre le gaspillage...10 L impact écologique...11 Collecter les denrées... 12 Origine et quantité des denrées collectées...12 La recherche de nouvelles sources de denrées...13 La Collecte Nationale...14 Le développement des compétences...15 la ramasse : un défi quotidien... 16 accompagner les associations partenaires... 18 L aide alimentaire pour recréer du lien social...18 Les épiceries Sociales...20 Le succès des ateliers-cuisine...22 L aide alimentaire, levier d insertion sociale...23 les banques alimentaires sur le terrain... 24 La lutte contre le gaspillage...24 Un soutien aux associations partenaires...25 La Collecte Nationale : un grand moment de solidarité...26 L aide à l inclusion sociale...26 La solidarité...28 Les événements sportifs et culturels...28 L équilibre alimentaire...29 le soutien des entreprises... 30 LES PRéSIDENT(e)S DES BANQUES ALIMENTAIRES... 32 ANNEXE FINANCIèRE... 34 Rapport annuel du réseau des Banques Alimentaires - Année 2013 Responsable de la publication : Alain Seugé Fédération Française des Banques Alimentaires 15, rue du Val-de-Marne 94 257 Gentilly Cedex Tél. : 01 49 08 04 70 Photos : Pierre Torset - Fédération Française des Banques Alimentaires - Photodreams - Makheia - M&C Saatchi GAD - Jad Chacra, Ouest- France, 22/12/2013 (p. 25) Maquette : Laurence André Illustrations pages 4 et 17 : Kat. V / Les aventures de KKP Imprimerie : HB impressions Rédactrice bénévole : Odile Satgé ffba@banquealimentaire.org

édito nous cessions de parler «d aide alimentaire»? si, après tant d années, d efforts pour augmenter les volumes et la diversité des denrées mises à disposition des associations, nous décidions de franchir un cap, de donner un autre sens à notre action que celui auquel trop d observateurs extérieurs cantonnent notre activité? si nous faisions valoir que nous ne sommes pas un réseau dédié au soulagement de la misère grâce à un simple don alimentaire? si apparaissait au grand jour que nous sommes d abord au côté de toutes les associations humanitaires en france pour que l alimentation et tous les gestes et événements quotidiens qui l entourent soient le ferment efficace d un retour à l autonomie et d une resocialisation des personnes qui demandent qu on les aide, qu on les accompagne un bout de chemin? comment construire un dialogue respectueux à la fois avec une personne qui traverse juste une passe difficile et avec une autre qu une succession d accidents de la vie a poussée à la marginalité puis à l isolement? il faut actionner beaucoup de paramètres pour aider efficacement une personne en difficulté ; mais, d expérience, l alimentation et toutes les occasions d initiatives individuelles et communautaires qu elle suscite offrent un outil universel, incontournable et pourtant encore largement sous-exploité. c est l ambition des banques Alimentaires non seulement de mobiliser la société sur la lutte contre le gaspillage alimentaire au bénéfice des plus pauvres, mais aussi et surtout de susciter chez tous nos partenaires associatifs l envie de s emparer de ce sujet, de l enrichir eux-mêmes et de faire ainsi de l alimentation une fête partagée où se côtoient, se mélangent et se valorisent toutes les personnes. Animés de ce même élan, les bénévoles et salariés des banques Alimentaires inventent chaque jour les formes nouvelles de l accompagnement alimentaire, sensibilisent tous les acteurs d un même territoire sur la fonction sociale première de l alimentation et bien sûr redoublent de savoirfaire et de professionnalisme pour augmenter la récupération gratuite de denrées consommables. ce rapport annuel est l illustration de l incroyable performance qu ils accomplissent au quotidien mais aussi et surtout de leur dynamisme, de leur esprit d innovation. qu ils en soient remerciés. Alain seugé président de la fédération française des banques Alimentaires

Le réseau des banques Alimentaires, c'est le travail quotidien de milliers de bénévoles. ce sont aussi des moments forts de rassemblement. FéVRIER événement Air food : A tours, comme dans une trentaine de villes, les banques Alimentaires ont fait semblant de manger dans des assiettes vides pour défendre l aide alimentaire européenne. AVRIL table ronde inaugurale d opnalim le 17 avril à paris. AVRIL Les assises de la feba, fédération européenne des banques Alimentaires, à bruxelles, ont choisi comme thème le gaspillage alimentaire. FéVRIER Les banques Alimentaires, accueillies sur le stand de la fnsea, ont participé au salon international de l Agriculture. MAI création d un film d animation, nouvel outil pédagogique pour les équipes intervenant en milieu scolaire.

5 JUIN A l Assemblée générale des banques Alimentaires, 2 thèmes privilégiés : la lutte contre le gaspillage et l inclusion sociale. OCTOBRE Richard Bord, Getty Images La journée anti-gaspi : animation d un stand cuisine de la banque Alimentaire avec un chef d unilever, place de la république à paris. NOVEMBRE Le guide des épiceries sociales des banques Alimentaires est récompensé par le 1 er prix du jury des grands prix communication & entreprise dans la catégorie édition. NOVEMBRE La collecte Nationale, le dernier week-end de novembre. DéCEMBRE un agrément national de 5 ans, délivré par le ministère de l éducation Nationale, soutient les actions des banques Alimentaires en milieu scolaire. 40 e anniversaire d entraide corot, association fondatrice et partenaire des banques Alimentaires, autour du thème : «lien social, bien social». rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

«L insécurité alimentaire, c est quand une personne n a pas accès à une nourriture suffisante, sûre et nutritive». Définition de l ONU. 6 millions de personnes concernées 1 400 000 personnes accompagnées par les Banques Alimentaires en 2013 Profils types Femmes de 26 à 50 ans avec au moins un enfant, souvent en bas-âge Ne pouvoir accéder en quantité suffisante à une nourriture saine et équilibrée, c est s exclure, c est rompre le lien social, c est ouvrir la porte aux problèmes de santé et de bien-être. La peine est triple : à court terme, c est d abord le sentiment de faim et d épuisement, conséquence des repas sautés ; à moyen terme, s ajoutent les maladies physiques et psychologiques Enfin, une alimentation insuffisante favorise l isolement lié à la honte de ne pouvoir se nourrir seul et trace la voie de l exclusion. G. Lassale, Chargé de mission à la FFBA, Baromètre de la faim 2013 Familles monoparentales Jeunes Travailleurs pauvres Travailleurs à temps partiel Retraités Selon Nicole Darmon, Directrice de recherche à l INRA, Institut National de la Recherche Agronomique, l insécurité alimentaire concerne aujourd hui en France plus de 6 millions de personnes. Par isolement, par manque d information, par pudeur, seules 4 millions de personnes ont recours à l aide alimentaire. En 2013, les Banques Alimentaires ont accompagné 1 400 000 personnes démunies. L aide alimentaire ne s adresse pas seulement aux exclus que sont les sans-papiers, les sans-abri, les jeunes en rupture avec leur famille.

7 Les Banques Alimentaires La précarité fi nancière, les accidents de la vie (séparations, pertes d emploi, maladies) font que de nouveaux profi ls ont recours à l aide alimentaire et viennent chercher un soutien provisoire : ce sont des familles souvent monoparentales, des jeunes, des travailleurs pauvres, des travailleurs à temps partiel, des retraités. Lorsque le budget est trop serré, le moindre accident de la vie a de lourdes conséquences. En 1984, B. Dandrel, est ému par un article de Sœur Cécile Bigo dans La Croix, intitulé «J ai faim», dénonçant «le scandale de la pauvreté qui cohabite avec le gaspillage alimentaire». Il crée la première Banque Alimentaire en France : il s agit de collecter gratuitement des produits alimentaires, pour les offrir à ceux qui en ont besoin. Aujourd hui, le but des Banques Alimentaires est d aider les personnes démunies à retrouver la sécurité alimentaire, mais aussi de recréer le 58% des denrées collectées par les Banques Alimentaires proviennent de la lutte contre le gaspillage alimentaire Les dépenses contraintes sont prioritaires : loyers, factures énergétiques, déplacements... L alimentation, qui représente une part de 19% dans les budgets les plus pauvres, devient une variable d ajustement : les personnes se tournent alors vers les produits les moins chers, riches en sucres et graisses, qui entraînent des problèmes d obésité et des dangers pour la santé. lien social et de les accompagner vers l autonomie et l insertion sociale. C est le sens de la devise des Banques Alimentaires : «Ensemble, aidons l Homme à se restaurer» Chaque jour, les Banques Alimentaires collectent gratuitement dans toute la France des denrées alimentaires retirées du circuit commercial classique, les trient, les stockent et les redistribuent gratuitement à leurs associations partenaires qui accompagnent les personnes démunies. 29 ans au service des plus démunis. Des valeurs : don, partage, solidarité, refus du gaspillage, bénévolat, gratuité. 98 Banques Alimentaires et antennes à travers toute la france, regroupées en 10 otr (organisation territoriale du réseau). un président à la tête de chaque banque Alimentaire. Une Fédération, la FFBA, fédération française des banques Alimentaires, anime le réseau et adhère à la feba, fédération européenne des banques Alimentaires, regroupant 21 fédérations nationales en europe. 12 300 tonnes de denrées récoltées lors de la collecte Nationale. 93 000 tonnes de denrées distribuées aux associations partenaires, l équivalent de 186 millions de repas. 5 300 associations partenaires pour accompagner les démunis. 4 930 bénévoles et 446 salariés. 96 500 m 2 d entrepôts, 22 000 m 3 de chambres froides, 371 véhicules de transport. Un vaste programme de formations en direction des bénévoles ou salariés des banques Alimentaires et des associations partenaires. rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

Par leur position centrale dans la chaîne de l aide alimentaire, les Banques Alimentaires jouent un rôle d alerte, de stimulant fédérateur et de conseil. Institutionnels Union Européenne, état, Collectivités territoriales Acteurs de la chaîne alimentaire Producteurs agricoles et industriels, GMS, Citoyens Collecte Nationale 5 300 Associations partenaires / 890 000 Personnes accueillies A l initiative de la fédération française des banques Alimentaires, Opnalim, Observatoire Pauvreté, Nutrition, Alimentation, a été lancé en avril 2013. Le nouvel observatoire veut inciter au débat, favoriser et valoriser la réflexion et la recherche traitant des conséquences de la pauvreté sur l alimentation et la nutrition, et vice-versa. son comité d experts, créé pour garantir le sérieux et la rigueur d'opnalim, est constitué de personnalités reconnues, liées au monde de l alimentation et de la recherche, couvrant un panel de sujets assez large allant de la sociologie à l économie, en passant par l épidémiologie ou la médecine. Avec son site Internet, www.opnalim.org, l'observatoire met à disposition un fonds documentaire d accès simple et rapide, regroupant des textes sur des thématiques variées : santé, économie, sociologie, histoire, anthropologie, lutte contre le gaspillage alimentaire. elle est la seule plateforme documentaire qui traite de l'interaction entre pauvreté, nutrition et alimentation. opnalim est un espace de réflexion qui veut provoquer les débats, les contacts et créer des moments d'échanges pour faire bouger les lignes. rencontres, conférences, tablesrondes sont au calendrier. Le choix d une approche élargie et transversale l amène à dépasser les frontières thématiques. une démarche innovante et stimulante pour les banques Alimentaires.

9 Avec les institutionnels Les Collectivités territoriales et les Banques Alimentaires travaillent en collaboration étroite pour appréhender au mieux les besoins sur le terrain. L Europe : tout au long de l année, les Banques Alimentaires se sont engagées à Bruxelles pour préserver l aide alimentaire européenne, symbole de la solidarité européenne. Guillaume Garot, Ministre délégué à l'agroalimentaire. Dans toute la France, de nombreux préfets, maires, élus locaux sont aux côtés des Banques Alimentaires pour leur témoigner leur soutien (inauguration de locaux, portes ouvertes, visites des locaux, participation à la Collecte Nationale des 29 et 30 novembre 2013 ). M. Schulz, Président du Parlement Européen et les associations d'aide alimentaire à Bruxelles. L état et l Administration auditionnent les Banques Alimentaires sur de nombreux sujets en raison de leur connaissance du terrain : le CESE (Conseil économique, Social et Environnemental) et le Sénat sur l alimentation durable ; le Ministère de l Agroalimentaire sur la lutte contre le gaspillage alimentaire ; l Assemblée Nationale sur le budget Solidarité dans le projet de loi de fi nances ; le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé sur les actions mises en œuvre dans le cadre du PNNS (Plan National Nutrition Santé) p Avec les associations Avec les CCAS et les associations partenaires, les banques Alimentaires distribuent des denrées à 890 000 personnes démunies et les accompagnent vers l'insertion sociale. elles construisent également des réflexions, des actions et des messages engagés pour lutter contre la pauvreté et le gaspillage alimentaire. Lors de convergences, le forum mondial sur les objectifs du millénaire, les banques Alimentaires contribuent à la réflexion prospective avec les 5 000 participants au forum (associations et ONG). Avec les acteurs de la chaîne alimentaire Les GMS, Grandes et Moyennes Surfaces, et les entreprises solidaires fournissent gratuitement des denrées aux Banques Alimentaires et les soutiennent par des conventions pluriannuelles. Le soutien des agriculteurs et des industries agroalimentaires est à la base de l action des Banques Alimentaires. Xavier Beulin, Président de la FNSEA avec Jean-Michel Le Métayer devant une cuisinette mobile des Banques Alimentaires. Avec les citoyens bénévoles Ils offrent leur temps, leurs compétences, leur aide au quotidien dans les Banques Alimentaires et se mobilisent le temps d un week-end lors de la Collecte Nationale de novembre. rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

Sur 93 000 tonnes de denrées distribuées en 2013 par les Banques Alimentaires, plus de la 1/2 provient de produits sauvés de la destruction. 150 millions d euros économisés par an. Signé en juin 2013 par le Ministère de l Agriculture, par le Ministère de l écologie, du Développement durable et de l énergie, par la Ville de Paris, par les GMS (Grandes et Moyennes Surfaces), par les industries et par les associations, il représente un véritable engagement de l état : diminuer de moitié le gaspillage alimentaire d ici 2025. 2,5 Dès la signature du pacte, les Banques Alimentaires ont constaté une réelle mobilisation des acteurs de la chaîne alimentaire : L état facilite les dons en précisant la question du transfert de propriété et de responsabilité. La grande distribution signe des conventions avec les organismes de dons alimentaires. Les producteurs agricoles et les industries agroalimentaires facilitent le don alimentaire avec les filières de récupération et de transformation des invendus. millions de tonnes de déchets alimentaires sont générées par la restauration, les GMS, les marchés, les IAA*. 200 000 *étude MEDDE sur la réduction du gaspillage alimentaire, nov. 2012 tonnes de denrées retirées des rayons des GMS seraient consommables.

11 À partir des bilans carbone (mesures des émissions de gaz à effet de serre, causant le réchauffement planétaire) réalisés à strasbourg, à bourges et récemment à caen, une extrapolation globale de l impact écologique du réseau des banques Alimentaires a pu être réalisée. Le travail de récupération des denrées par les banques Alimentaires permet de produire 10 fois moins d émissions de co 2 que si ces denrées étaient jetées, reproduites et acheminées par les voies «normales». L économie de co 2 ainsi réalisée est l équivalent de l émission de co 2 résultant de la consommation électrique annuelle d un million de français. Récupération des denrées par les Banques Alimentaires Récupération des denrées jetées et refabriquées «Ce pacte devrait faciliter la recherche de nouvelles sources d approvisionnement : tous les représentants de la chaîne alimentaire y prennent en effet des engagements précis en faveur de la collecte de denrées alimentaires» Joël Duc, Responsable Hygiène, Sécurité alimentaire et Développement durable du réseau des Banques Alimentaires. Soit une économie de CO 2 équivalente à l'émission de CO 2 résultant de la consommation électrique annuelle de 1 million de Français Ces bilans offrent aussi à toutes les Banques Alimentaires des pistes d action pour diminuer le gaspillage énergétique : optimisation de la logistique, éco-conduite, gestion des déchets (compostage ou méthanisation) L ANIA, la FCD, la FNSEA et SOLAAL, associations professionnelles, ont édité en octobre 2013 un guide du don alimentaire, réalisé en concertation avec les associations caritatives : ce guide veut faciliter les démarches des exploitations agricoles, des entreprises et des enseignes pour les encourager à s engager et à donner davantage. Tout en luttant contre les gaspillages alimentaires, nous avons pu démontrer que le travail quotidien des Banques Alimentaires a un impact environnemental vertueux. Il y a encore moyen de réduire nos émissions de gaz carbonique en menant des actions pertinentes, qui permettront, en plus, de réduire nos coûts de fonctionnement. Arnaud Clévy, Service HySA et Développement durable de la Fédération Française des Banques Alimentaires. rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

Origine des denrées collectées 31,3% GMS LE MAILLON CENTRAL DE L AIDE ALIMENTAIRE 31 318 tonnes 28,9% Europe (PEAD) 28 926 tonnes 24,2% Producteurs agricoles et IAA 24 174 tonnes 13,2% Collectes 2,4% 13 247 tonnes état (PNAA) 2 366 tonnes Les Grandes et Moyennes Surfaces (GMS) et leurs plateformes logistiques permettent de collecter quotidiennement des produits frais, des fruits et légumes essentiels à l équilibre alimentaire. elles offrent aussi des produits avec des défauts d emballage ou d étiquetage, des produits proches de leurs dlc (dates Limites de consommation), ou des produits en surplus : cette année, leur apport est en légère baisse par rapport à 2012 (-0,2%), alors que davantage de magasins ont été collectés (+7,9%). 1 521 magasins nous aident avec une forte participation de carrefour, de Leclerc, d Auchan, de casino, de système u, de metro, d itm, de cora, de Lidl, de dia et d autres enseignes. Les dons des producteurs agricoles sont en augmentation : avec les iaa, industries Agro alimentaires (William saurin, bonduelle, daucy, materne ), ils ont apporté aux banques Alimentaires 24174 tonnes de denrées. grâce aux collectes lancées auprès du grand public, les banques Alimentaires ont pu bénéficier de 13247 tonnes de denrées, dont 12300 lors de la collecte Nationale de novembre. L Europe, avec le PEAD, programme européen d Aide aux plus démunis, a fourni 28926 tonnes de produits tels que le lait, l huile, la farine, les pâtes et les produits surgelés. L état, avec le PNAA, plan National d Aide Alimentaire, complète le pead en apportant des produits différents : viandes, poissons, légumes et fruits pour 2366 tonnes. FEAD À partir du 1 er janvier 2014, le FEAD, Fonds Européen d'aide aux plus Démunis, remplace le PEAD qui fournissait aux Banques Alimentaires près de 30% de leurs approvisionnements. Après 3 années de mobilisation, les associations d'aide alimentaire ont obtenu que les décideurs européens maintiennent le niveau équivalent de l'aide alimentaire à 3,5 milliards d'euros pour les 7 prochaines années, soit 500 millions d'euros par an. pour accompagner le développement des épiceries sociales, l'état a mis en place une enveloppe spécifique de 8 millions d'euros pour le budget 2014.

13 Des prospecteurs plus nombreux L objectif est que chaque Banque Alimentaire dispose d une équipe de prospecteurs pour trouver des ressources locales et pour décliner localement les conventions nationales signées entre la Fédération Française des Banques Alimentaires et les donateurs. Ce sont aussi les interlocuteurs privilégiés pour convaincre les partenaires d aller au-delà du seul don de denrées, d offrir leurs services pour stocker, transporter et d élargir leur aide au mécénat de compétence. 36 prospecteurs ont reçu une formation de 3 jours Notre équipe des ressources alimentaires s est fortement développée en 2013 dans le but de développer nos contacts et d accroître nos approvisionnements : recrutement de bénévoles spécialistes des relations avec le milieu agroalimentaire, avec les GMS, statisticien, gestionnaire D. Lambert, Responsable du service Ressources Alimentaires à la FFBA. Des liens resserrés Avec les GMS : les anciennes conventions ont été consolidées avec Carrefour, Auchan, Casino, Intermarché, METRO, Cora. De nouvelles conventions ont été signées au niveau national avec Leclerc, permettant des conventions particulières au niveau local Avec les industriels : de nombreux produits peuvent être récupérés grâce aux écarts de production, aux lancements de chaîne, aux produits mal calibrés ou avec des défauts mineurs, aux DLUO (Dates Limites d'utilisation Optimale) courtes Les conventions existantes ont été entretenues ou de nouvelles ont été signées : avec Adepale, Bel, Bigard, Brake France, Cargill, Danone, Flunch, Marie, Nestlé, Sofi protéol Pour la 2 e année consécutive, METRO a organisé en février «Une collecte solidaire chez mon épicier» au profi t des Banques Alimentaires : 9 tonnes de denrées ont ainsi été données. Avec les agriculteurs, les coopératives, les groupements de producteurs qui permettent d obtenir des produits difficiles à trouver. grâce aux retraits de marché, 1530 tonnes de fruits et légumes ont pu être collectées. L ADEPALE, Association Des Entreprises de Produits Alimentaires élaborés, a signé avec les Banques Alimentaires une convention de partenariat. Elle incite ses 220 entreprises adhérentes à développer les dons alimentaires, les actions de mécénat et le bénévolat de leurs salariés au profi t des Banques Alimentaires. Des donateurs nous apportent aussi d autres aides essentielles : TNT et Le Calvez pour le transport, Davigel pour le stockage, l économat des Armées pour un nouveau partenariat 9 tonnes de denrées collectées avec l'opération metro : «Une collecte solidaire chez mon épicier» La pénurie de lait Avec la suppression de la taxe sur les quotas laitiers et la diminution de production laitière, les banques Alimentaires ont manqué en 2013 de plus de 10 millions de litres de lait. de nombreuses banques Alimentaires ont organisé elles-mêmes des collectes de lait pour pouvoir subvenir aux besoins des associations et ont permis de collecter 85 000 litres de lait. rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

8 216 magasins 125 000 bénévoles Cette année, les résultats ont été stables grâce à la formidable mobilisation de plus de 125 000 bénévoles présents dans 8 216 magasins (+5,6%) : 12 300 tonnes de denrées ont été récoltées grâce à la générosité des citoyens. 12 300 tonnes de denrées collectées près de 25 millions de repas 245 passages à la télévision et à la radio Lors du lancement de la Collecte Nationale à la maison du Lait à paris, deux Ministres étaient présents : Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l exclusion et Thierry Repentin, Ministre des Affaires européennes. A cette occasion, une épicerie sociale éphémère a été construite et les invités ont apporté des boîtes de conserves pour achalander les rayons. Les entreprises solidaires ont aussi témoigné leur engagement auprès des banques Alimentaires. pour la 1 ère fois, la fondation carrefour a coordonné une grande collecte internationale de produits au profit des plus démunis dans 8 pays, avec les fédérations nationales des banques Alimentaires. d abord en belgique, puis simultanément, les 29 et 30 novembre, dans 7 autres pays : Argentine, belgique, espagne, france, italie, pologne et roumanie. 2 200 magasins carrefour ont accueilli les bénévoles des banques Alimentaires et 118 collaborateurs bénévoles du groupe. ce sont 9 millions de repas qui ont ainsi pu être récoltés grâce à carrefour. 1 700 articles dans la presse écrite 3 500 articles sur internet On croyait donner, on a surtout reçu. Cette journée resserre les liens et nous fait prendre conscience de la chance que nous avons et du rôle que nous devons avoir. Témoignage d'un collaborateur de Sofiprotéol. Cette collecte est à la fois une action qui fédère les salariés de GrDF et qui donne du sens à l ancrage territorial de notre entreprise. Sandra Lagumina, Directeur Général de GrDF.

15 Après avoir réussi en 2012 la migration informatique de 77 Banques Alimentaires et antennes, le réseau s est lancé en 2013 dans une recherche d optimisation de ses moyens et dans le déploiement d un programme de formations, organisées en régions et à la Fédération. Passerelle L organisation logistique Après la mise en place du GBPH, Guide des Bonnes Pratiques d Hygiène, dans les Banques Alimentaires en 2012, les Présidents de Banques Alimentaires se sont engagés pour l année 2013 à aider les associations partenaires à mettre en place, elles aussi, le GBPH. Une grille d auto-évaluation permet d estimer la bonne mise en place de ce guide et de cibler les domaines où des efforts sont encore nécessaires. L organisation informatique Deux formations ont été lancées pour aider les Banques Alimentaires à répondre aux obligations de traçabilité, de gestion des alertes alimentaires, de comptabilité matières et suivi des flux : L une s adresse aux nouveaux utilisateurs souhaitant avoir une meilleure compréhension du logiciel VIF et des obligations de la Banque Alimentaire. La seconde formation, Qlikview, s adresse plus spécifi quement à la gouvernance de chaque Banque Alimentaire, pour analyser les résultats issus de l activité quotidienne et piloter l activité. Un programme de formations 103 sessions Everest pour mettre en place le GBPH (+50%). 178 sessions TASA, Tous Acteurs de la Sécurité des Aliments (+25%). Plus de 1000 associations ou organismes partenaires ont participé à une formation HySA, Hygiène et Sécurité des Aliments. 2 sessions RHySA, Responsables de l Hygiène et de la Sécurité des Aliments, ont formé 31 nouveaux stagiaires. L'objectif est de former un RHySA par Banque Alimentaire. La Fédération Française des Banques Alimentaires a été reconnue comme organisme formateur des HySA par le Ministère de l'éducation Nationale. Formations proposées Sessions Personnes formées pour aider les associations partenaires à gérer leurs stocks et leur distribution, les banques Alimentaires proposent gratuitement le logiciel de gestion passerelle. des formations et un forum sur intranet permettent d'échanger questions, conseils et astuces : déjà 170 sujets postés en 2013. Personnes concernées > Stages de formation à VIF 17 136 > 1 ers utilisateurs > Stages de formation à Qlikview > Everest : «100% de bonnes pratiques» > TASA (Tous Acteurs de la Sécurité des Aliments ) > HySA (Hygiène et Sécurité des Aliments ) 8 64 103 1 031 178 1 872 > Présidents des Banques Alimentaires > 41 Banques Alimentaires > 302 associations > 87 CCAS > 50 Banques Alimentaires > 546 associations > 84 CCAS > + 1000 associations partenaires > RHySA (Responsable de l'hygiène et de la Sécurité des Aliments) 2 31 rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

départ des camions de 1la banque Alimentaire vers les gms (grandes et moyennes surfaces) avant les heures d ouverture pour collecter les produits frais ôtés des rayons mais propres à la consommation. 2 À la banque Alimentaire, déchargement des denrées collectées, pesée, enregistrement informatique et stockage des produits secs en entrepôt et des produits frais dans les différentes chambres froides. 3 3tri des fruits et légumes. préparation des palettes pour les associations 4 partenaires, répartition équitable des produits de la ramasse et enregistrement.

17 5distribution des produits alimentaires aux associations, surveillance des températures, enregistrement des flux. 6 Vérification de l enregistrement de tous les mouvements de denrées, puis préparation des commandes du lendemain. Nettoyage des locaux 7et des camions. rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

93 000 tonnes de denrées distribuées en 2013 par les banques Alimentaires. soit l'équivalent de 186 millions de repas. 66% des personnes accueillies jugent important de pouvoir bénéficier d un accompagnement. Pour réfléchir à l évolution de leurs rôles vis-à-vis des associations partenaires, les chargés d animation réseau de 60 Banques Alimentaires se sont réunis à Paris en décembre. Au moins une fois par semaine, je sais que je vais exister. Vous me direz bonjour et vous me parlerez Un bénéficiaire. L aide alimentaire a une dimension vitale mais aussi sociale : les «rendez-vous alimentaires» permettent de construire une relation entre accueillant et personne reçue. Dépasser le sentiment d impuissance par des gestes simples de la vie de tous les jours, retrouver des histoires de vie autour de la confection ou du partage d un plat, ce sont autant de signes premiers de retour à l autonomie. L alimentation est la 1 ère marche de l intégration sociale. Les 5 modes d accueil Les épiceries Sociales proposent un choix de denrées vendues à 10% de leur valeur et mettent les bénéficiaires en situation de consommateurs qui gèrent un budget. La distribution de paniers alimentaires équilibrés permet de créer du lien et de mobiliser les personnes sur des temps d animation collective. Les repas partagés brisent l isolement et réintègrent les personnes dans des rites sociaux. Les accueils de jour offrent des petits déjeuners et l occasion de discuter, de se laver, de se poser. Les maraudes permettent d aller à la rencontre des gens pour leur offrir une collation, rétablir un lien social, et proposer des hébergements d urgence par temps de grand froid.

19 Pour assurer la qualité de l accueil, des formations à l écoute sont proposées aux bénévoles : en 2013, 340 bénévoles de 140 associations partenaires ont suivi ces formations théoriques et pratiques. Quantités de denrées distribuées aux associations en 2013 51 000 tonnes associations indépendantes 3 212 tonnes Secours Catholique 13 513 tonnes CCAS 1 497 tonnes équipes St- Vincent-de-Paul 13 465 tonnes Croix-Rouge 1 245 tonnes Secours Populaire 6 106 tonnes Sociétés/ Conférences St- Vincent-de-Paul 1 207tonnes Entraide Protestante 1 091 tonnes Emmaüs 682 tonnes Armée du Salut Les associations partenaires des Banques Alimentaires En 2013, l institut Astrée a assuré 28 formations «écoute et Accompagnement dans l aide alimentaire» (dont 10 offertes par l association Astrée). rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

FOCUS De tous les types de déploiement de l aide alimentaire, l épicerie Sociale est celui qui offre le plus grand choix de leviers pour proposer aux personnes à très faibles ressources des opportunités régulières de lien social et de retour à l autonomie. Alain seugé, président du réseau des banques Alimentaires. Une épicerie Sociale, c est une vraie marque d évolution de l action sociale, une nouvelle dynamique pour aider les bénéficiaires à devenir acteurs de leur réinsertion. Nancy clark, directrice du ccas de concarneau. partenaires des banques Alimentaires ont accueilli 710 épiceries sociales 300 000 personnes. 50% des denrées sont fournies par les banques Alimentaires. L objectif est de doubler leur nombre dans les quatre prochaines années, sur tout le territoire. Les Banques Alimentaires ont conçu un guide pratique en 3 parties : créer, gérer, animer une épicerie Sociale. Ce guide, réalisé par le service Partenariat associatif, avec le soutien de Malakoff- Médéric, est consultable sur le site internet des Banques Alimentaires. Il est le fruit d'une collaboration entre les Banques Alimentaires et de nombreuses épiceries Sociales partenaires. Il propose le modèle de l'épicerie Sociale selon les Banques Alimentaires et fait aussi partager les expériences des épiceries Sociales partenaires afi n que chacun puisse construire une épicerie Sociale conforme à ses objectifs. Choisir les produits et apporter une contribution financière, c est un premier pas pour retrouver son autonomie et sa dignité. Les achats sont l occasion de tisser un lien avec les bénévoles grâce à une relation personnalisée et d échanger sur l équilibre alimentaire. C est une aide limitée dans le temps (3 à 6 mois en moyenne), puisque les personnes sont engagées dans un projet, dans le cadre d un suivi avec un travailleur social. Les personnes accueillies peuvent participer à des ateliers : cuisine, équilibre alimentaire, santé, gestion de budget, informatique, recherche d emploi, jardins solidaires, couture, coiffure C est également un moyen de retisser du lien social et civique : de nombreux bénéfi - ciaires s engagent dans les épiceries Sociales comme bénévoles. Les épiceries Sociales s adaptent à leur environnement : outre les épiceries Sociales classiques, se développent des épiceries Sociales pour les étudiants. L épicerie Sociale Esope pour les étudiants et les jeunes travailleurs, soutenue par la Banque Alimentaire du Cher, a été récompensée aux Trophées Régionaux de l'innovation Sociale Centre Touraine 2013. Des épiceries Sociales itinérantes : pour les personnes isolées avec la Banque Alimentaire des Alpes-Maritimes, pour les personnes à mobilité réduite

21 La Banque Alimentaire de Nancy a été le partenaire privilégié pour la création de l épicerie Sociale du Plat Haut en 2013. Après avoir participé pendant 2 ans aux groupes de travail avec le CCAS de Nancy, la Banque Alimentaire a signé avec lui une convention de partenariat en juin 2013, a installé Passerelle en septembre et mis en place des formations HySA en octobre. Elle fournit la plupart des denrées à la Boutique du Plat Haut. La Boutique n offre pas seulement un accompagnement alimentaire, elle est également un lieu de rencontres, avec des ateliers-cuisine, des conseils personnalisés, un véritable suivi des personnes accueillies. Les bénéfi ciaires de l épicerie Sociale doivent s investir dans un projet à long terme. Elle permet aussi à ses propres employés d accéder à une réinsertion professionnelle : hôtesses de caisse, magasiniers et chauffeurs sont sous Contrat Unique d Insertion (CUI). À la fi n de ces derniers, ils peuvent s orienter vers des emplois plus durables. Cela me rassure de savoir qu on peut venir chercher de l aide quand on en a besoin L Épicerie Sociale me soutient et me conseille également dans mon projet professionnel. Elle m aide à avancer. Une bénéficiaire. Quand quelqu un se réjouit de nous dire : «ça y est, j ai trouvé du travail, je peux repartir», on est heureux avec lui. Un bénévole. rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

Les ateliers-cuisine, animés par des bénévoles et des salariés (diététiciennes ou conseillers en économie sociale et familiale), sont l occasion de reprendre du plaisir à préparer une table, cuisiner les produits, échanger des recettes et partager un repas. Ils permettent de valoriser les compétences de chacun. C est aussi l occasion d aborder des sujets variés : l équilibre alimentaire, la liste de courses et la gestion du budget, les règles d hygiène alimentaire et de conservation des aliments 4 225 Atelierscuisine +7% 30 696 participants 747 Ateliers démonstration dégustation 6 876 participants Chaque année, les animateurs/trices d atelierscuisine se réunissent pour échanger leurs expériences et leurs projets. En 2013, une journée supplémentaire a été consacrée à la gestion des confl its au sein du groupe. Les Banques Alimentaires mettent à disposition des associations partenaires des outils variés : 50 cuisinettes mobiles permettent d animer ces ateliers dans des lieux ne disposant pas du matériel nécessaire (1/3 mises à disposition par la Fédération Française des Banques Alimentaires, 2/3 achetées par les Banques Alimentaires). Le guide pratique «Les ateliers-cuisine par le menu» détaille les étapes pour mettre en place ces ateliers. Des fi ches-recettes et des dépliants rappellent les conseils d hygiène et d'équilibre alimentaire. Des jeux, comme Legumady, incitent à la consommation des légumes en favorisant les échanges entre participants. La cuisine est un prétexte pour faire sortir les personnes de leur quotidien, de leur solitude. C'est un moment convivial d'échanges : je les écoute, valorise leur savoir-faire et leur redonne confiance. Céline Montezin, Conseillère ESF. Le diagramme comparant les denrées, distribuées par les Banques Alimentaires avec la distribution idéale selon le PNNS (Plan National Nutrition Santé), s'améliore encore en 2013. une hausse de 3 points des légumes et fruits, mais une baisse des produits laitiers (liée à la nouvelle réglementation sur les quotas). idéal 12% VIANDE, POISSON, ŒUF idéal 2,5% PRODUITS SUCRÉS, SALÉS 7,5% 12,2% idéal 33% FRUITS ET LÉGUMES 21% 23,2% PRODUITS LAITIERS idéal 25% idéal 25% FÉCULENTS 32,4% 3,7% MATIÈRES GRASSES AJOUTÉES idéal 2,5%

23 «Il faut lier les actions d aide alimentaire à un accompagnement social efficace qui permette réellement aux personnes de sortir de la pauvreté. C est l idée d un parcours social.» François Chérèque, responsable du suivi du plan de lutte contre la pauvreté et pour l inclusion sociale, a évoqué l importance de l aide alimentaire dans la réinsertion des personnes démunies. Les chantiers d insertion Plusieurs Banques Alimentaires ont mis en place des chantiers d insertion : le Bas-Rhin, la Loire-Atlantique, Toulouse, l Auvergne, la Charente Dès l ouverture de la Banque Alimentaire de la Charente, son Président et le Conseil Général ont souhaité la création d un chantier d insertion. Cette volonté d accompagner les personnes démunies vers l insertion n a jamais cessé : en 2013, 34 personnes en CAE sont passées sur le chantier ; sur les 14 sorties, 6 ont retrouvé un emploi. Les autres ont pu récupérer une meilleure condition physique et morale, grâce aux nombreuses formations, aux entretiens, aux démarches vis-à-vis des partenaires, aux réfl exions sur un plan de carrière et ont été remis sur la voie de la réinsertion. 214 cui-cae (contrats uniques d insertion - contrats d'accompagnement dans l'emploi). Un grand nombre de services civiques, de TIG, travaux d'intérêt général, des stages pour jeunes envoyés par la pjj (protection Judiciaire de la Jeunesse)... Avec ce chantier, nous remplissons complètement notre mission : nous ne nous contentons pas de fournir des denrées aux associations partenaires, nous nous engageons directement auprès de personnes en grande difficulté et en rupture du monde professionnel, afin d être acteurs de leur réinsertion et leur permettre ainsi de sortir de la précarité. C est à la fois un acte de solidarité et notre façon d être acteur de l inclusion sociale. Jeannine Thibault, Présidente de la Banque Alimentaire de Charente. Chaque personne est différente et les besoins ne sont jamais les mêmes L accompagnement nécessite aussi un climat de confiance : les rassurer sur la confidentialité des échanges, identifier des besoins non exprimés au départ, les motiver pour réaliser des démarches de formation ou rechercher des stages d immersion Avec l équipe encadrante, nous nous efforçons de résoudre les difficultés et de développer les compétences en adaptant les postes de chacun. Marie Heckmann, Accompagnatrice socio-professionnelle dans un chantier d insertion. rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

La collaboration entre la banque Alimentaire du Maine-et-Loire et l eparc, établissement de restauration scolaire créé par la Ville d Angers, permet de récolter les produits laitiers non consommés : 14 écoles ont ainsi offert à la banque Alimentaire 6 300 Kg de denrées non entamées : lait, fromage et yaourts La banque Alimentaire de la Creuse a participé à la 4 e édition du forum annuel du siers (syndicat intercommunal des eaux de rochefort samson) sur le thème du gaspillage alimentaire. La sica, société d initiatives et de coopération Agricoles, de st-pol-de-léon, donne ses légumes invendus à la banque Alimentaire de Quimper depuis 6 ans. elle va désormais étendre ses dons à 6 autres banques Alimentaires : poitiers, bordeaux, Lyon, carcassonne, marseille, Avignon. «Aujourd hui, la lutte contre le gaspillage alimentaire est entrée dans les mœurs de la profession agricole», J.L. moal, contrôleur à la sica. La banque Alimentaire du Cher a inauguré une presse qui compacte les cartons d emballage en balles de 400 Kg, récupérées gratuitement par une société spécialisée dans le tri. La banque Alimentaire du Tarn a mis en place des ateliers-cuisine sur le thème de «la cuisine des restes», lors d une foire à la récup' et au réemploi, organisée par le conseil général. La banque Alimentaire de l Isére donne chaque semaine de la viande à dlc courte au restaurateur p. pavy, qui la cuisine et l offre à des sdf. cette expérience a fait naître un projet plus ambitieux : monter une entreprise pour cuisiner la viande, la conditionner, sous vide ou surgelée, et l offrir aux associations partenaires. La banque Alimentaire de Haute- Savoie a signé une convention de partenariat avec la société ifco, qui a mis à sa disposition 6 000 caisses. celles-ci remplaceront la plupart des cartons et permettront un rangement en toute sécurité dans l entrepôt. La banque Alimentaire de Touraine a mis en service une camionnette antigaspi pour collecter quotidiennement les produits frais invendus dans les supérettes. L initiative, soutenue par l agglomération tourangelle et le ministère de l Agroalimentaire, a obtenu le trophée du déchet 2013.

25 découvrez les initiatives locales des banques Alimentaires sur www.banquealimentaire.org La Banque Alimentaire de Bordeaux et de la Gironde a distribué à 366 associations et CCAS les boîtes de conserves collectées à l'occasion du SELAQ, Salon des élus Locaux et agents publics de l Aquitaine. Les denrées collectées dans les écoles, les centres de loisirs, les associations, les clubs sportifs des 5 départements avaient été apportées au Palais des Congrès de Bordeaux, pour former une gigantesque fresque, dont le support a été réalisé par l'idae (Institut de Design et d'aménagement d'espaces de Bordeaux). Les Banques Alimentaires participent à des rencontres avec les associations : la Banque Alimentaire de l Hérault à la Journée de la Solidarité, la Banque Alimentaire des Bouches-du-Rhône au Forum Santé, la Banque Alimentaire de l Isère à la Journée des Initiatives La Banque Alimentaire du Gard a participé à l opération «Canicule» en partenariat avec le CCAS de Nîmes en juillet et août, et a distribué à domicile des produits frais aux personnes âgées. La Banque Alimentaire du Calvados a réuni plus d une trentaine d associations partenaires pour des échanges sur leurs expériences et leurs initiatives. La Banque Alimentaire du Morbihan prête à l épicerie Sociale de Vannes sa cuisinette mobile pour animer les atelierscuisine hebdomadaires. La Banque Alimentaire de l Hérault et le CCAS de Roujan ont lancé le «Concours des Saveurs» : 5 CCAS se sont lancé un défi sur leurs pratiques des ateliers-cuisine : l accueil, la qualité nutritive et gustative, la présentation des plats étaient pris en compte. Jad Chacra, Ouest-France, 22/12/2013 La Banque Alimentaire de l Orne a pu distribuer 500 barquettes pour deux personnes à ses associations partenaires juste avant Noël : une quinzaine de restaurateurs se sont mis aux fourneaux pour cuisiner des plats de fêtes à base de dinde, les mettre sous vide et les offrir à la Banque Alimentaire. Cette opération sera pérennisée et généralisée à tous les CCAS du département. La Banque Alimentaire des Bouches-du-Rhône a créé une mallette Formateur pour les animateurs d ateliers-cuisine. Outre les documents de la Fédération Française des Banques Alimentaires, elle contient des fi ches créées par la Banque et une clé USB qui apporte de nombreux conseils et informations. rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

FOCUS Des bénévoles issus de tous horizons : divers représentants de l état, des équipes d associations partenaires aussi bien que d entreprises solidaires, des Clubs Service, des jeunes (étudiants, lycéens, collégiens, scouts, sportifs), et beaucoup d autres bonnes volontés La cuisine solidaire de la Banque Alimentaire de Bordeaux et sa région prépare des repas pour les SDF (Sans Domicile Fixe) en été. Elle accueille aussi des ateliers-cuisine «sur place», pour préparer et partager un repas afi n de recréer du lien social. Les ateliers-cuisine «à emporter» apprennent à choisir les produits et le menu ; c est une démarche plus complète, avec une dimension économique, destinée à conforter l autonomie des participants. La Banque Alimentaire du Bas-Rhin a accompagné 23 personnes en CAE dans son chantier d insertion. L objectif est de résoudre les diffi cultés périphériques à l emploi et de développer l autonomie des personnes accueillies. La Banque Alimentaire de Champagne et Meuse a renouvelé son projet CUCS (Contrat Urbain de Cohésion Sociale) avec la Ville de Saint-Dizier: elle accueille et accompagne les jeunes orientés par la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) et la mission locale pour participer aux travaux de la Banque Alimentaire.

27 Des parrains très divers se sont engagés dans la Collecte Nationale 2013 : Jacqueline Tabarly auprès de la Banque Alimentaire du Finistère, Bernard Pivot auprès de la Banque Alimentaire du Rhône, Serge Papagalli auprès de la Banque Alimentaire de l Isère, Joël Dupuch auprès de la Banque Alimentaire de la Gironde, Claude Vanony auprès des Banques Alimentaires de Nancy et des Vosges, Yves Gonord auprès de la Banque Alimentaire de la Vendée Les tramways de Nice et de Grenoble ont circulé dans les 2 villes, habillés des affi ches de la Collecte, grâce à la générosité de GrDF et de M&C Saatchi GAD. Pour la 1 ère année, les magasins Carrefour, Casino, Auchan, Leclerc ont inclus les drives dans l opération Collecte, avec aménagement de leurs sites internet de commande. Une vingtaine de collaborateurs de l'agence Makheia se sont relayés dans un magasin Super U pour réaliser une Collecte exceptionnelle. Près de 5 000 collaborateurs de GrDF se sont engagés pour préparer la Collecte Nationale dans toutes les régions ; plus de 320 salariés étaient présents aux côtés des bénévoles des Banques Alimentaires pour collecter dans les supermarchés. L entreprise a également mis à disposition gratui tement 60 véhicules, dont 15 ont été offerts aux Banques Alimentaires. A Auchan Vélizy, la collecte a pu commencer dès le jeudi grâce aux salariés bénévoles. Grâce à l initiative de McCain dans le cadre de sa politique sociétale, les Banques Alimentaires de la région Nord ont participé à un chantier d insertion pour glaner des pommes de terre et les transformer en fl ocons de purée, vendus sans marge par 3 magasins E. Leclerc. Les revenus de cette vente ont servi à donner un revenu supplémentaire aux glaneurs. La réussite de cette opération pilote laisse la voie ouverte à de nouvelles opportunités à explorer. 4 Banques Alimentaires s approvisionnent au Panier de la mer, qui récupère une partie des invendus de poissons sous criées, les transforme dans ses ateliers de surgélation grâce à des chantiers d insertion professionnelle : 13 tonnes de poissons ont ainsi été offertes (10 tonnes en 2012). rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

LES ENTREPRISES Grâce à l opération «Les chasseurs ont du cœur», Interprochasse a offert 5 000 faisans plumés et prêts à cuire pour les repas de fêtes de fi n d année. Grâce à leur générosité, 20 000 repas festifs ont été distribués aux personnes bénéfi ciaires du réseau des Banques Alimentaires. Une Opération Partage avec Kellogg s dans les Hypermarchés et Supermarchés Casino a permis de récolter 80 000 portions de céréales. Un bol de 30 grammes a été donné aux Banques Alimentaires pour chaque produit vendu. Les Banques Alimentaires de Savoie et Haute-Savoie ont lancé l opération «Don du lait» avec la fi lière laitière savoyarde. Le magasin Leclerc au Havre a offert des centaines de palettes de cuisses de grenouilles aux Banques Alimentaires. À l occasion des 50 ans de Carrefour, l opération «Tout Carrefour se mobilise pour soutenir des actions locales de solidarité» a attribué plus de 50 000 aux projets de 27 Banques Alimentaires. 6 projets ont été plus spécialement favorisés. Pour la collecte de printemps, la forte mobilisation des Clubs Lions et Rotary a permis de collecter 67 tonnes de denrées dans 60 magasins au profi t de la Banque Alimentaire des Alpes-Maritimes. L opération «Chefs de Cœur» au profi t de la Banque Alimentaire de Savoie a eu lieu pour la 2 e année consécutive, sous le parrainage de Marc Veyrat. Lors de la semaine caritative, 6 chefs de prestige se sont succédé au restaurant Le Farçon pour imaginer des menus uniques : l'opportunité de faire une bonne action tout en se régalant puisque 25% des fonds récoltés étaient reversés à la Banque Alimentaire. Une course pour la Banque Alimentaire de Vendée : les participants se sont inscrits au moyen de boîtes de conserve (légumes, fruits, plats cuisinés, viandes, poissons), qui ont ensuite été offertes à la Banque Alimentaire. Une représentation théâtrale a été donnée par et pour la Banque Alimentaire des Alpes-du-Sud, dans le cadre des fêtes «Plus jaune et plus jeune ma ville» : une occasion de rire et d agir. La Banque Alimentaire d Auvergne a profi té de l opération «Skiez solidaires», le dernier week-end de novembre : 2 télésièges et 4 pistes de ski étaient accessibles gratuitement. En échange, le public pouvait déposer ses dons dans des urnes réparties dans la station pour aider la Banque Alimentaire à acheter un camion frigorifi que. La Banque Alimentaire de la Marne a participé à l événement «Football et Citoyenneté», organisé par le Stade de Reims et Radio Jeunes Reims : une initiative solidaire pour sensibiliser les 90 jeunes joueurs présents aux valeurs de tolérance, de bon comportement sur le terrain et de développement durable. 176 Kg de denrées ont été déposées sur le stand des Banques Alimentaires. Un Noël solidaire plutôt que solitaire : les Banques Alimentaires de Mulhouse et de Strasbourg ont organisé des repas de Noël pour les personnes démunies, grâce à des dons de traiteurs et restaurateurs locaux. Les représentants de 9 communes autour de Vannes ont participé au concours de boules bretonnes avec des équipes formées par les CCAS, au profi t de la Banque Alimentaire du Morbihan. Pour la 2 e année consécutive, des bénévoles de la Banque Alimentaire du Loiret ont assuré le ravitaillement des participants au vélo-tour, qui permet de découvrir les lieux insolites d Orléans ; les organisateurs leur ont offert en fi n de journée 200 Kg de denrées.

29 LES JEUNES La Banque Alimentaire de l Ain a présenté son action au Conseil Municipal jeune de Saint- André sur Vieux Jonc ; puis les jeunes, accompagnés du représentant de la Banque Alimentaire, ont présenté eux-mêmes dans des classes le fonctionnement de la Banque Alimentaire. L animateur les a fait réfl échir sur les notions de pauvreté, de solidarité. L opération s est terminée par une collecte dans toute l école. La Banque Alimentaire de la Mayenne a remercié les classes de l école publique de Châlons-du-Maine qui avaient organisé une collecte de produits de première nécessité dans leur établissement. Après une visite de l entrepôt, les élèves ont pu découvrir le fonctionnement et les activités de la Banque Alimentaire. La Banque Alimentaire de l Hérault et le lycée de l hôtellerie et du tourisme de Montpellier ont préparé un repas gastronomique et solidaire, cuisiné à partir des produits de la Banque Alimentaire par les chefs traiteurs Cabiron. La recette a été offerte à la Banque Alimentaire. Des scouts solidaires : 100 jeunes de 14 à 17 ans ont construit une pyramide de conserves de viande ou de poisson qu ils ont offertes à la Banque Alimentaire de l'oise, puis ils ont assisté à une présentation sur le travail réalisé au quotidien par les bénévoles. 127 établissements scolaires ont participé à l'opération «Donnez à la Banque Alimentaire le petit déjeuner que votre enfant offrirait à un copain», lancée par la Banque Alimentaire de Savoie. 3,7 tonnes de produits ont pu être récoltés : céréales, confi tures, chocolat en poudre De nombreuses Banques Alimentaires accueillent des étudiants de l ESSEC en stage bénévole, dans le cadre d un partenariat mis en place depuis 4 ans. La Banque Alimentaire du Gers a lancé le projet Ratatouille : faire cultiver des légumes par une classe de collège de Masseube et en faire des conserves de ratatouille. La Banque Alimentaire des Pyrénées- Orientales a pu récolter 800 litres de lait grâce à une convention de partenariat avec le SYDETOM. La Banque Alimentaire des Bouchesdu-Rhône a développé ses ateliers enfants au sein des centre sociaux et des associations partenaires des quartiers Nord de Marseille : ils permettent la découverte des sens, des saveurs, des goûts. L aspect ludique du «faire soi-même» est privilégié et permet de faire passer les messages du PNNS : nutrition équilibrée, consommation de fruits, de légumes et de produits laitiers La Banque Alimentaire de Vendée a organisé 3 opérations de glanage de légumes au GAEC le Gapias à la Tranchesur-Mer : betteraves, tomates, poireaux, carottes ont permis de diversifi er l alimentation des personnes accueillies. La Banque Alimentaire du Cher participe aux activités périscolaires dans le cadre du réaménagement des horaires scolaires : une bonne idée pour faire redécouvrir les produits alimentaires et leurs qualités nutritionnelles. La Banque Alimentaire du Lot-et- Garonne a pris contact avec le MIN d Agen : les bénévoles des associations s approvisionnant à la Banque Alimentaire sont allés cueillir des pommes dans les établissements Solal au Duc, au profit de la Banque Alimentaire. La Banque Alimentaire de Loire-Atlantique a mis en place le programme «Santé vous vivre», soutenu par l ARS (Agence Régionale de Santé), la Préfecture de Loire-Atlantique et la Ville de Nantes : pendant 1 mois, une animatrice d atelier-cuisine et un animateur sportif ont combiné activités physiques et atelierscuisine et nutrition, pour faire prendre conscience aux participants de l importance de «bouger et bien manger». Un bon moyen de travailler sur l hygiène de vie et l estime de soi. rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

Les Banques Alimentaires nouent des partenariats avec des entreprises socialement responsables, qui s engagent auprès des populations vulnérables et contribuent ainsi aux enjeux économiques et sociaux des territoires où elles exercent leurs activités. 13 entreprises ont obtenu le label «Entreprise Solidaire des Banques Alimentaires». Elles ont accepté de s engager sur une durée de 3 ans minimum avec une aide financière significative. Nous retrouvons dans la démarche des Banques Alimentaires un des 7 principes directeurs de Cargill : agir en citoyen du monde responsable. Nous entretenons cette valeur de solidarité auprès de tous nos salariés en les incitant à s'impliquer dans des actions individuelles ou collectives. C. Lambert, Directeur Financier de Cargill France et Président du Care Council France. ces entreprises solidaires enrichissent la réflexion autour des principales problématiques sociétales. elles soutiennent les initiatives de leurs structures déconcentrées impliquées dans la mise en œuvre de projets de proximité et contribuent à développer une dynamique locale. elles créent des synergies dans la lutte contre l exclusion et le gaspillage alimentaire. elles s engagent souvent dans le mécénat de compétence, essentiel pour le réseau des banques Alimentaires qui fonctionne sur le bénévolat à plus de 90%. Notre engagement permet de créer un lien fort entre les Banques Alimentaires, les agriculteurs et les produits alimentaires. Depuis 2012, un maillon essentiel a complété notre démarche : l'engagement d'environ 300 de nos collabo rateurs qui ont participé à la Collecte Nationale partout en France. C. Bureau, Responsable des partenariats Groupe Sofiprotéol. Pour augmenter et diversifier les denrées collectées et distribuées : achats de camions et de groupes frigorifi ques, modernisation des entrepôts, création de salles de tri, d outils informatiques, d antennes Pour privilégier de nouveaux modèles d aide alimentaire favorisant l inclusion sociale : développement de 5 épiceries sociales et mise à disposition de 4 nouvelles cuisinettes mobiles.

31 Les projets financés en 2013 doivent permettre de sauver et redistribuer quelques 420 tonnes de denrées supplémentaires, l équivalent de 840 000 repas. Leurs équipes se sont encore mobilisées dans toute la france pour la collecte Nationale et pour d autres opérations. Leur but est de lever des fonds essentiellement auprès des entreprises locales : sept banques Alimentaires ont déjà leurs fonds de dotation, cinq autres fonds sont en cours de réalisation. Avec la création du fonds de dotation, notre objectif est double : associer le monde économique à la vie de la Banque Alimentaire en créant des liens avec les entreprises et leurs collaborateurs sur une durée d au moins 3 ans ; dégager de nouveaux moyens pour faire face à l augmentation nécessaire de la ramasse et de la réglementation de la sécurité alimentaire. G. Ribeyron, Président de la Banque Alimentaire de la Loire. fonreal est une fondation privée créée en avril 2013, sous l'égide de la fondation de france. elle contribue à augmenter la capacité d intervention des associations qui luttent à la fois contre le gaspillage alimentaire et la précarité alimentaire. Fonreal a déjà choisi de financer 4 projets de Banques Alimentaires pour un montant global de 262 K (investissement et fonctionnement pendant 3 ans) : Une antenne à Vesoul pour pouvoir 1 couvrir tout le territoire de la Hautesaône en complément du siège de besançon ; Une antenne à Bergerac pour couvrir la dordogne en complément de 2 périgueux ; Une chambre froide négative pour 3 permettre à la banque Alimentaire de la Somme de collecter enfin les produits surgelés ; Un camion réfrigéré pour que 4 la banque Alimentaire des Alpes- Maritimes puisse approvisionner les personnes isolées de l arrière-pays niçois. Pour mieux accompagner les associations et les bénéficiaires : modules de formation, création d outils de référence, guide pour créer une épicerie sociale, film d animation à destination des jeunes, communication Le double thème de la lutte combinée contre la précarité alimentaire et le gaspillage alimentaire nécessite un engagement au-delà du simple don monétaire, qui correspond bien à la philosophie des fondateurs et des donateurs de FONREAL, personnes physiques engagées dans une philan thropie active : c est-à-dire une philan thropie soucieuse de voir aboutir concrètement les projets qu elle soutient. H. Moulard, Président de FONREAL. rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

Le réseau se compose de 79 Banques Alimentaires et 19 antennes, regroupées en 10 OTR (Organisation Territoriale du Réseau), avec chacune un Président. NORD EST 02-Aisne : F. CHEMERY 08-Ardennes : G. OLETTE 10-Aube : J.C. SOUVERAIN 10 80 59 51-Marne : G. SIGNORET 08 62 52-Champagne Sud : M. BONCOUR 59-Nord : A. MYATOVIC 60-Oise : D. LELONG 51 52 60 62-Pas-de-Calais : C. CONDETTE 80-Somme : C. BECUWE - Président 02 EST 54 25-Doubs : C. KOESLER 39-Jura : C. BOTTIN 67 54-Nancy/Région : G. PUPIL 39 88 57-Moselle : E. DIDION 67-Bas-Rhin : F. SARG - Président 57 68-Haut-Rhin : F. CLAUSS 68 88-Vosges : C. PERRIN 25 NORMANDIE 14-Calvados : J.L. BOILEAU 27 27-Eure : P. ZACHARIE 50-Manche : J. LEROY 14 76 50 61-Orne : L. SONNET 76-Rouen/Région : D. RENAULT 61 766 766-Région havraise : J. LANGLOIS - Président OUEST 22-Côtes d Armor : J.P. GALLIOU 352 29 53 29-Finistère : Y. TIRILLY 35-St Malo : M. HEINRY 22 44 352-Rennes : E. DE LONGEAUX - Président 44-Loire-Atlantique : G. GUEGLIO 49-Maine-et-Loire : P. JAFFRES 53-Mayenne : M. MASSON 35 56 49 72 85 56-Morbihan : D. TANGUY 72-Sarthe : G. SOCHARD 85-Vendée : A. RETAILLEAU CENTRE 18-Cher : J. LAFFITTE - Président 28 18 41 36 45 37 28-Eure-et-Loir : R. LOUBRY 36-Indre : H. GAIGNAULT 37-Touraine : D. DOYER 41-Loir-et-Cher : F. POISSON 45-Loiret : M. FANTIN

33 CENTRE EST 01-Ain : G. BOLLARD 21-Bourgogne : G. LABORIER 38 42 26-Ardèche-Drôme : O. DUBOIS 26 69 38-Isère : B. PERRY 42-Loire : G. RIBEYRON - Président 63-Auvergne : C. TSCHANN 01 21 63 73 74 69-Rhône : P. VALON 73-Savoie : G. BURLEREAUX 74-Haute-Savoie : G. FRITSCH CENTRE OUEST 16-Charente : J. THIBAUD - Présidente 16 23 79 17-Charente-Maritime : G. JOUINOT 19-Corrèze : J.P. THIRIET 23-Creuse : A. GRAVILLON 17 86 79-Deux-Sèvres : M. POUET 86-Vienne : F. BROQUEREAU 87-Haute-Vienne : P. BRU 19 87 SUD OUEST 12-Aveyron-Lozère : C. PLENECASSAGNE 31 24 32 47 33 24-Dordogne : R. LE GOFF 31-Toulouse/Région : A.F. LOOSES - Présidente 32-Gers : C. FIEUX-GRATIAN 33-Bordeaux/Gironde : A. APOSTOLO 641 40-Landes : J.P. PRUGNAUD 46-Lot : F. NADAL 46 65 81 47-Lot-et-Garonne : J.P. DUPRAT 64-Béarn/De La Soule : J.M. GREMAUX 40 64 12 641-Bayonne : M. VILROBE 65-Hautes-Pyrénées : M. BROUSSET 81-Tarn : B. CABROL MéDITERRANéE 04-Alpes-du-Sud : P. AUTIER 83 06 11 06-Alpes-Maritimes : C. SUCOSKY 11-Aude : J. RENAUD 04 84 13-Bouches-du-Rhône : J. ANSQUER 30-Gard : J.L. BENOIT 34-Hérault : A. BEREZIAT 66 34 66-Pyrénées-Orientales : J. VIDAL 83-Var : B. KRAFT DETOLLE - Présidente 13 30 84-Vaucluse : M. GREGOIRE-BRUCHET PARIS/ILE-DE-FRANCE 94-P. RUBAN 94 971 972 974 OUTRE-MER 971-Guadeloupe : H. PEROU 972-Martinique : S. POGNON 974-Les Mascareignes : D. GAZE rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

ANNEXE FINANCIÈRE J.m. pivin, trésorier de la ffba Les chiffres ci-après ont été établis sur la base des états comptables réalisés par 77 (1) des 79 banques Alimentaires du réseau, auxquelles a été ajoutée la fédération française des banques Alimentaires. ce sont donc des chiffres combinés, dont l objet est de donner une vision globale du réseau des banques Alimentaires. Néanmoins, à la différence de ceux des banques Alimentaires et de la fédération française des banques Alimentaires, ils n ont pas été visés par un commissaire aux comptes ou un expert comptable. il s agit donc d une agrégation pro-forma, non certifiée. elle donne cependant une image économiquement significative du réseau des banques Alimentaires. (1) représentant 99,1 % de la totalité de l activité des banques Alimentaires. MéTHODOLOGIE Le compte de résultat a été établi en cumulant les comptes de résultat de chacune des 77 banques, ainsi que celui de la fédération française des banques Alimentaires. Les flux internes (remboursements de frais de transport et de gestion reçus de l union européenne et de l état, cotisations payées par les banques à la fédération française des banques Alimentaires, divers matériels fournis par la fédération française des banques Alimentaires aux banques Alimentaires, aide à l achat de véhicules, frais de plateformes ) ont été neutralisés. INTITULé EXERCICE NET 2013 PRODUITS SUBVENTIONS DE L état ET DE L EUROPE 3 659 598 SUBVENTIONS DE COLLECTIVITéS LOCALES 5 097 668 AIDES A L EMPLOI / ASP (ex : CNASEA) 2 008 891 DONS REÇUS (PARTICULIERS ET ENTREPRISES) 2 577 394 PARTICIPATIONS DE SOLIDARITé 10 797 311 AUTRES 3 366 218 TOTAL PRODUITS 27 507 080 EMPLOIS / CHARGES FRAIS DE FONCTIONNEMENT 8 505 933 LOYERS ET CHARGES LOCATIVES 2 414 671 SALAIRES ET CHARGES SOCIALES 9 522 635 DOTATION AUX AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS 3 800 199 AUTRES 2 217 468 TOTAL CHARGES 26 460 906 EXCÉDENT 1 046 174

35 ANALYSE DU COMPTE DE RéSULTAT Ressources Elles augmentent légèrement par rapport à 2012 passant de 26 697 K à 27 507 K (+810 K soit +3,0 %). Cette progression est due aux dons (particuliers et entreprises) qui progressent de 544 K (+26,8%) et à la participation de solidarité, qui augmente de 219 K (+2,1%). Analyse plus détaillée : Les subventions de l état et de l Europe (13,3% du total) : alors que les montants reçus de la DGCS sont en baisse (non-reconduction de la subvention destinée à couvrir les frais informatiques, qui avait été planifi ée à 180 K et réduction unilatérale de 10 K du montant versé dans le cadre de la convention triennale 2012-2014), les montants reçus des services déconcentrés de l état sont en progression (+94 K soit +6,9%), contrairement aux années précédentes. Pour leur part, les montants reçus de l Europe diminuent de 244 K (987,2 K contre 1 231,0 K ). Les subventions accordées par les collectivités locales (18,5% du total) : les collectivités locales soutiennent les Banques Alimentaires installées dans les départements de leur ressort de façons très diverses et avec un niveau d engagement très variable. Ce soutien essentiel augmente de 3,9% par rapport à 2012. L aide à l emploi (7,3% du total) : le réseau des Banques Alimentaires emploie 446 personnes, dont 214 sont des contrats aidés. Les dons (9,4% du total, contre 7,6% en 2012) : ce poste refl ète le soutien reçu par de nombreuses entreprises (Brake, Bolloré, Fondation Carrefour, Casino, GRDF, Cargill, Sita, Fédération et Caisses régionales du Crédit Agricole, Fédération Française de Football, Fondation Fonreal, Fondation Stavros Niarchos, Compagnie Nationale du Rhône, Bolloré, Monoprix, Malakoff Médéric, Sofi protéol, Cora, Suez Environnement ), qui subventionnent l achat de matériel ou fi nancent des actions spécifi ques (formation, communication ) ainsi que les dons reçus de particuliers. Depuis 2008, ce poste a quadruplé. La participation de solidarité (39,9% du total) : de façon à couvrir en partie leurs frais de fonctionnement, les Banques Alimentaires demandent un soutien fi nancier aux associations partenaires auxquelles elles fournissent des denrées. Il représente la principale ressource du réseau. 700 600 500 400 300 200 100 0 DONS (hors exceptionnels) 2008 2009 2010 2011 2012 2013 entreprises particuliers Emplois Les principaux postes, dont l importance relative est stable, sont les suivants : Les frais de fonctionnement (32,1% du total). Les principales composantes sont le carburant, qu utilise la fl otte de 371 camions nécessaires à la collecte journalière des denrées auprès de l industrie agroalimentaire et de la grande distribution, les primes d assurance demandées pour les denrées données par l Union Européenne et l état et les coûts générés par les outils informatiques de gestion des denrées. Les locations (9,1% du total). Quoique les Banques Alimentaires s efforcent d obtenir des locaux gratuits, mis à disposition dans la plupart des cas par les collectivités locales, ce n est pas toujours possible, d où ce poste de dépenses. De plus, l irrégularité des livraisons du PEAD oblige à louer des stockages extérieurs. Les salaires et charges sociales (36,0% du total). Ce poste refl ète l emploi par les Banques Alimentaires de 446 salariés (290 équivalents temps plein). Les amortissements et provisions (14,4% du total). Après plusieurs années de hausse consécutive à l adoption de logiciels professionnels de gestion de denrées, ce poste se stabilise depuis 2012. Le résultat : comme en 2012, l importance des sommes reçues au titre de la gestion du PEAD, dont les coûts avaient été en partie exposés dans les exercices antérieurs, la maîtrise des frais de fonctionnement et de la masse salariale expliquent l excédent signifi catif de cette année. rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

ANNEXE FINANCIÈRE MÉTHODOLOGIE 69 Banques (2) ont rempli ce document. De façon à disposer d une documentation homogène avec le périmètre couvert par le compte de résultat et le bilan, les opérations suivantes ont été effectuées. Les ressources financières sont identiques au compte de résultat consolidé. Les contributions volontaires en nature : ces ressources, qui constituent, de loin, l essentiel des ressources totales du réseau des Banques Alimentaires (93% cf. paragraphe suivant), sont valorisées suivant des règles strictes. Les denrées : le tonnage par famille de produits est valorisé selon une mercuriale calculée à partir de données fournies par l Institut IRI France. Le bénévolat : le temps passé est valorisé en multiples du SMIC, différents suivant qu il s agit de collaborateurs, de cadres ou de dirigeants et est augmenté des charges sociales. Les prestations en nature sont valorisées suivant les attestations fi scales délivrées aux partenaires ou selon le prix du marché. L impact des Banques Alimentaires manquantes a été pris en compte en corrigeant les montants indiqués par les Banques Alimentaires ayant rempli le CER soit au prorata des tonnages (pour les denrées et les dons en nature), soit au prorata des effectifs (en équivalents temps plein) pour ce qui concerne les bénévoles. Ces données sont en effet connues pour la totalité des Banques Alimentaires. L affectation des ressources entre les types d activité : il a été considéré que les 69 Banques Alimentaires qui ont rempli leur Compte d Emploi des Ressources étaient représentatives de la totalité du réseau. Les ressources ont donc été réparties conformément à ce qu indiquait le CER cumulé des 69 Banques Alimentaires. Pour la partie fi nancière, les éliminations entre la Fédération Française des Banques Alimentaires et les Banques Alimentaires sont identiques à celles du compte de résultat. S y ajoute, pour les contributions en nature, l élimination des denrées prises en compte au niveau de la Fédération Française des Banques Alimentaires, qui ont été bien entendu transférées au réseau des Banques Alimentaires. (2) Représentant 93,1 % de la totalité de l activité des Banques Alimentaires. ANALYSE DU COMPTE D EMPLOI DES RESSOURCES Ressources : Les ressources totales (389 948 K ) augmentent de 23 % par rapport à 2012. Cette progression est due aux contributions volontaires en nature, et principalement aux denrées, dont le tonnage collecté passe de 87 563 tonnes en 2012 à 100 031 tonnes en 2013. Les ressources sont principalement non financières (93,0% du total). Les principales composantes en sont : Les denrées, collectées au titre du PEAD / PNAA (31,3 % du total collecté), de l industrie agroalimentaire et de la grande distribution (55,5% du total collecté) ou du grand public lors des différentes collectes (13,2% du total collecté) forment l essentiel des ressources (75,2% du total). Le travail accompli gratuitement par les 4930 bénévoles (1 463 équivalents temps plein) est la deuxième ressource : 11,8% du total. Les prestations en nature (élaboration et confection de matériel publicitaire pour la Collecte Nationale, mise à disposition de moyens de stockage ) atteignent 6,0% du total. Denrées (75,2%) Bénévolat (11,8%) Prestations en nature (6%) Cotisations et participations (2,8%) Collectivités (1,3%) Divers (0,9%) état et Europe (0,4%) Mécénat (0,4%) Particuliers (0,2%) Les ressources fi nancières sont principalement issues de la contribution de solidarité versée par les associations partenaires et des subventions reçues de l état et des collectivités locales (cf. compte de résultat). Emplois : L essentiel, et de loin : 92,1% du total, (93,0% en 2012, 90,8% en 2011), va à la mission sociale que s est donnée le réseau des Banques Alimentaires, la fourniture de denrées aux plus démunis. Les frais d appel à la générosité du public se montent à 0,8% (0,6% en 2012). Cette très faible proportion est la conséquence du fait qu en dehors de la Collecte Nationale, qui ne collecte que des denrées et qui est menée avec le concours d environ 125 000 bénévoles, le réseau des Banques Alimentaires ne sollicite pas le grand public. Mission Sociale (92,1%) Frais généraux (6,5%) Frais d appel à la générosité (0,8%) Divers (0,6%) Les frais de fonctionnement sont limités à 6,5% des ressources totales, (5,0% en 2012, 7,2% en 2011).

37 Compte d emploi annuel des ressources (exercice 2013) EXERCICE 2013 TOTAL RéSEAU+FFBA CONSO EMPLOIS Ensemble des Emplois Emplois des ressources collectées auprès du public RESSOURCES Ensemble des Ressources Ressources collectées auprès du public MISSION SOCIALE 17 627 591 582 332 RESSOURCES COLLECTéES AUPRÈS DU PUBLIC 928 892 928 892 AUTRES FONDS PRIVéS 1 648 502 SUBVENTIONS & AUTRES CONCOURS PUBLICS 10 766 156 FRAIS D APPEL À LA GéNéROSITé DU PUBLIC 792 195 43 019 état (y compris aide à l emploi) 5 668 488 Collectivités territoriales 5 097 668 AUTRES PRODUITS 11 890 387 Cotisations 257 246 FRAIS DE FONCTIONNEMENT 6 558 137 305 267 Participation de solidarité 10 540 065 Autres ressources 992 292 TOTAL DES EMPLOIS DE L EXERCICE INSCRITS AU COMPTE DE RéSULTAT 24 977 923 TOTAL DES RESSOURCES DE L EXERCICE INSCRITES AU COMPTE DE RéSULTAT 25 133 153 DOTATIONS AUX PROVISIONS 688 035 REPRISES SUR EXERCICES ANTéRIEURS 2 073 569 ENGAGEMENTS À RéALISER SUR RESSOURCES AFFECTéES 794 948 REPORT DES RESSOURCES AFFECTéES NON UTILISéES DES EXERCICES ANTéRIEURS 300 268 EXCéDENT DE RESSOURCES DE L EXERCICE 1 046 174 INSUFFISANCE DE RESSOURCES DE L EXERCICE TOTAL GÉNÉRAL 27 507 080 TOTAL GÉNÉRAL 27 507 080 928 892 TOTAL DES EMPLOIS FINANCéS par les ressources collectées auprès du public 928 892 TOTAL DES EMPLOIS FINANCéS par les ressources collectées auprès du public 928 892 ÉVALUATIONS DES CONTRIBUTIONS VOLONTAIRES EN NATURE MISSIONS SOCIALES 341 385 517 13 667 872 BéNéVOLAT 46 006 190 FRAIS D APPEL À LA GéNéROSITé DU PUBLIC 2 340 825 PRESTATIONS EN NATURE 23 273 130 FRAIS DE FONCTIONNEMENT 18 599 801 DONS EN NATURE : DENRéES 293 046 822 13 667 872 TOTAL 362 326 142 13 667 872 TOTAL 362 326 142 13 667 872 rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

ANNEXE FINANCIÈRE MÉTHODOLOGIE Le bilan consolidé a été établi par simple addition du bilan des Banques Alimentaires et de la Fédération Française des Banques Alimentaires. En effet, les créances et dettes inter-banques ou celles entre les Banques Alimentaires et la Fédération Française des Banques Alimentaires sont négligeables. BILAN (exercice 2013) INTITULé NET ACTIF IMMOBILISÉ BRUT AMORTISSEMENTS ET PROVISIONS (à déduire) CONSTRUCTIONS et BÂTIMENTS 10 061 108 2 636 496 7 424 612 LOGICIELS, DROITS ET VALEURS SIMILAIRES 2 993 562 1 531 260 1 462 302 MATéRIEL ET OUTILLAGE 16 728 387 10 300 321 6 428 066 MATéRIEL DE TRANSPORT 11 089 573 7 557 151 3 532 421 AUTRES 1 910 177 1 107 361 802 816 TOTAL 1 42 782 806 23 132 589 19 650 217 ACTIF CIRCULANT DISPONIBILITéS, PLACEMENTS ET DIVERS 19 644 484 0 19 644 484 TOTAL 2 19 644 484 0 19 644 484 TOTAL ACTIF 1 + 2 62 427 290 23 132 589 39 294 701 PASSIF FONDS ASSOCIATIFS 4 551 093 RéSERVES POUR PROJET ASSOCIATIF 5 629 002 REPORT A NOUVEAU 5 211 954 RéSULTAT DE L EXERCICE : EXCéDENT, (DéFICIT) (1 046 175) SUBVENTIONS D INVESTISSEMENT 11 785 662 TOTAL 1 28 223 886 PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES 588 134 TOTAL 2 588 134 DETTES EMPRUNTS, DETTES ET DIVERS 10 482 682 TOTAL 3 10 482 682 TOTAL PASSIF (1 + 2 + 3) 39 294 702 ANALYSE DU BILAN Les principaux postes sont les suivants : Actif immobilisé : ce poste continue d augmenter (2012 : 18 007 K ; 2013 : 19 650 K soit +9,1%). Il refl ète la poursuite de l aménagement et de l agrandissement des entrepôts, l augmentation du nombre de camions, de chambres froides, de chariots de manutention, et les améliorations de logiciels. Actif circulant : fi n 2013, il est de 19 644 K contre 18 773 K fi n 2012 (+4,6%), principalement des disponibilités. Les fonds associatifs : ils atteignent 28224 K fi n 2013 (72% du passif du bilan) contre 27175 K (74% du passif du bilan) fi n 2012. Les dettes : elles se limitent à 10483 K fi n 2013 (8 971 K fi n 2012). Ces montants sont à rapprocher des disponibilités et assimilés en fi n d exercice (19 645 K fi n 2013 ; 18 773 K fi n 2012)

39 L analyse des données fait ressortir les points suivants : comme en 2012, et pour la même raison (remboursement des frais de gestion pead/pnaa non prévu), le réseau des banques Alimentaires affiche un excédent significatif. Hors cet apport, le résultat serait de l ordre de 400 K. cette situation, due également à la prudence de gestion des banques Alimentaires, permettra de faire face plus sereinement aux incertitudes générées par les nouvelles règles voulues par la communauté européenne concernant la distribution des denrées qu elle met à disposition (obligation de gratuité totale, sans possibilité de faire appel à une contribution financière des associations distributrices). Le réseau des banques Alimentaires reste fidèle à sa volonté de s appuyer sur des ressources gratuites. elles représentent 93% du total des ressources. L efficience du modèle économique des banques Alimentaires est une fois encore confirmée : les frais de fonctionnement représentent seulement 6,5% des emplois, les frais d appel à la générosité du public 0,8%, alors que 92,1% vont à la distribution de denrées aux plus démunis. Président d honneur : Bernard Dandrel Conseil d administration* : Jean-Louis BOILEAU : BA du Calvados François CHEMERY : BA de l Aisne Daniel DOYER : BA de Touraine Claudie FIEUX-GRATIAN : BA du Gers Maïté GRéGOIRE-BRUCHET : BA du Vaucluse Brigitte KRAFT DETOLLE : BA du Var Jacques LAFFITTE : BA du Cher Dominique LAMBERT : FFBA Annie-France LOOSES : BA de Toulouse et sa Région Bernard PERRY : BA de l Isère Jean-Michel PIVIN : FFBA Geneviève PUPIL : BA de Nancy et sa Région André RETAILLEAU : BA de la Vendée Gérard RIBEYRON : BA de la Loire Alain SEUGé : FFBA Gérard SIGNORET : BA de la Marne Didier PIARD : Croix-Rouge Française Jean VANDENHAUTE : Société Saint-Vincent-de-Paul Bureau du Conseil d administration* : Président : Alain SEUGé 1 er Vice-Président : Annie-France LOOSES Secrétaire du Conseil : Jacques LAFFITTE Trésorier : Jean-Michel PIVIN Administrateur : Jean-Louis BOILEAU Administrateur : Bernard PERRY Directeur Fédéral : Maurice LONY *A l issue du Conseil d administration du 6 Juin 2013. rapport annuel du réseau des banques Alimentaires - Année 2013

Les Banques Alimentaires et leurs antennes en france banque Alimentaire Antenne Guadeloupe Martinique Réunion Fédération Française des Banques Alimentaires - 15, rue du Val-de-Marne - 94257 Gentilly Cedex Tél. : 01 49 08 04 70 - Fax : 01 49 08 04 71 - courriel : ffba@banquealimentaire.org www.facebook.com/banquealimentaire - www.twitter.com/banquesalim - www.youtube.com/banquesalimentaires Également téléchargeable sur www.banquealimentaire.org