Le golden globe En 1968, le Sunday Times, organise ce qui demeure la première course autour du monde en solitaire sans escale, l ancêtre du «Vendée globe». le règlement tient en une phrase: chacun partira entre le 1er juin et le 31 octobre du port anglais de son choix ; il suffira ensuite de boucler le tour du monde par les trois caps, sans toucher terre et sans assistance. Le navigateur français Bernard Moitessier, comme 8 autres concurrents, s engage dans l aventure La «longue route» de Bernard Moitessier. Moitessier appareille de Plymouth le 22 Aout 1968 à bord de Joshua, Ketch en acier de 12m dont les mats sont de simples poteaux télégraphiques. Alors que tout le monde l attend en vainqueur, il décide après avoir passé le cap Horn, de mettre cap à l est: «Je continue sans escale vers les îles du Pacifique, parce que je suis heureux en mer, et peut-être aussi pour sauver mon âme.». Le 31 juin 1969, après 303 jours de mer, Moitessier jette l ancre à Papeete, pulvérisant le record de la plus longue traversée en solitaire sans escale avec 37455 miles parcourus. De cette aventure exceptionnelle, il fera un livre: «La longue route», ouvrage quasi mythique qui inspirera et continue d inspirer des générations de navigateurs. La genèse
Le principe «A l occasion du cinquantième anniversaire du «globe challenge», le navigateur Guy bernardin met sur pied «la longue route 2018». Ce n est pas une course, il n y a pas de règlement, pas de contraintes, ni d obligations, pas de prix non plus Juste la récompense ultime d avoir concrétisé un rêve et de s être vaincu soimême. C est un retour vers les vraies valeurs, les responsabilités humaines et personnelles du marin et de l homme. La liberté, la sérénité d être en mer, seul face à l océan.» La longue route 2018 Réglement Chaque marin est libre de son choix de voilier, une unité de croisière, de course-croisière ou de voyage, de longueur inférieure à 52 pieds (15,80 mètres environ), apte à la navigation hauturière. Chacun est libre de communiquer comme il l'entend, d'arborer les couleurs des partenaires, mécènes ou sponsors qu'il peut trouver, et d'assurer la promotion de son aventure par tous les moyens à sa disposition. A lui de juger si, ce faisant, il respecte l'idée de Bernard Moitessier ou pas... En fonction de son voilier et de son équipement, chacun également est libre de son jour de départ entre le 18 juin et le 30 septembre 2018, d'un port au nord du 45 Nord de la côte européenne, ou du 41 Nord la côte Est américaine, avec retour dans un port français au nord du 45 Nord, désigné ultérieurement
Guy Marie Hohler Saliou Guy marie Hohler Saliou, est alsacien d origine, autant dire que son amour de la mer relève du coup de foudre. Dans ses racines il a puisé rigueur et obstination, avec ce soupçon de folie, ce zeste d idéalisme qui l amene à seize ans a quitter sans état d âme le giron familial pour un petit croiseur côtier et Mulhouse pour Ouistreham. A bord de son home sweet home de 5,50m, il a découvert les charmes de l émancipation, appris à naviguer, pris le temps de rêver à lire et à relire «la longue route» et posé les premières fondations du projet de toute une vie : «effectuer le tour du monde à la voile, en solitaire et sans escale.». Cornaqué, choyé, et formé, à la dure, par quelques-unes des grandes figures de la navigation hauturière des années 80, dont jean Michel Charpentier, il a très vite décidé de faire de la mer son métier, créant à vingt et un ans sa propre école de course croisière qu il animera contre vents et marées pendant plus d un quart de siècle. 250 jours de navigation par an, des milliers de stagiaires formés à bord d unités prestigieuses comme l ancien «Biotherm» de Florence Artaud, ou l imposant maxi Farr «Atlantic Privateer» concurrent de la whitbread, c est une autre forme de «longue route» que Guy marie s est évertué à parcourir tous les jours, à la recherche aussi de sponsors pour l emmener encore plus loin. il participe ainsi à l OSTAR 88 En 2000, il abandonne la navigation professionnelle pour se lancer d autres défis, sans pour autant abandonner la mer. Il rachète «relance» un vieux two tonner à l abandon et entreprend de lui redonner vie. Quatre années de labeur pour faire de cet ancien «racer» un voilier de voyage au long court, fiabilisé et confortable, celui qui l emménera sur la «Longue route» Le marin
Gréement «en tête», assagi - Deux enrouleurs Ajout d un roof et d une «casquette» avec timonerie intérieure Le bateau «Relance» 1976 - longueur: 13,25m - Largeur: 3,83m - Tirant d eau: 2,17m - Déplacement: 9,5 tonnes - Architecte: Guy Ribadeau- Dumas «Relance» 2017 Entiérement reconditionné par son skipper, il a été spécialement aménagé en vue du tour du monde. Il déplace maintenant 12 tonnes
budget Retour/partenaires partenariat
Didier Ragot: navigateur, second d O. de Kersauson: «Guy Marie est un copain et un super marin. Je l aiderai avec joie à préparer son bateau pour des mers que je connais très bien» Jean François réant: artiste «Guy Marie dans la longue route, c est une évidence. J ai décidé de lui confier une de mes œuvres qui fera le tour du monde en sa compagnie. A son retour elle sera mise aux enchères à son profit» Vincent Peron: écrivain «Comme toutes les belles histoires, celle-ci mérite d être relatée. C est avec grand plaisir que je mets (modestement) ma plume au service de ce projet» Ils se sont engagés Et vous?