Let s Swing! Stephen Beatson Trader sur les actions & ETF US et fondateur de www.themechanicaltrader.com Le terme swing signifie «balançoire» en anglais, ou encore «revirement». Le verbe peut se traduire par «osciller» ou «pivoter». Le swing-trading est une forme de spéculation financière qui vise à appréhender les oscillations du marché, et à générer des bénéfices sur une plage de temps assez courte. Chacun a sa définition d un swing-trade mais, pour faire simple, on dira qu il s agît d un aller/retour sur un instrument financier d une durée de 1 à 14 jours. Cette durée est dictée par la méthode utilisée, et peut varier considérablement d une stratégie à l autre. A priori tous les produits financiers (actions, futures, devises, etc.) peuvent être candidats au swing-trading. Mais, comme on le verra plus tard, certains y sont plus adaptés que d autres. Dans ce papier on se penchera surtout sur le marché boursier, en utilisant les actions US comme principal point de repère. Le swing-trading est sans doute la destination de choix pour l investisseur buy-and-hold (conservation de titre) souhaitant se lancer dans une forme de spéculation à plus court terme. En effet, le swing-trading a l avantage d être parfaitement compatible avec une autre activité professionnelle. Les entrées et les sorties d un swing-trade se font typiquement à l ouverture et/ou la clôture : le trader peut entre-temps vaquer à d autres occupations. Le swing-trading a aussi l avantage d être idéalement adapté à une approche systématique, beaucoup moins aléatoire que l approche discrétionnaire souvent utilisée en intra-day. Un grand nombre de swing-traders sont des rescapés du day-trading cherchant à fuir la nécessité d une présence quasi-constante devant leur station de travail. Les day-traders et les scalpers doivent aussi s accommoder avec un volume de transactions de plus en plus dominés par les systèmes de trading à haute-fréquence (TAF). Ces intervenants algorithmiques amènent certes beaucoup de liquidité dans le marché (une bonne chose), mais aussi énormément de volatilité. Ces mouvements chaotiques ont rendu le day-trading très difficile. De plus, les coûts fixes et variables associés au trade (commissions, slippage, spread) font la misère des stratégies intra-day les plus prometteuses. Cette activité, déjà très stressante et demandant une discipline sans faille, n est donc pas toujours récompensée par un gain, en tous cas pas un gain régulier. Le néophyte souhaitant se lancer dans l aventure du swing-trading avec de bonnes chances de réussite aura besoin de se munir d un certain nombre d atouts. Le plus important est sans doute l accès a une plateforme de trading puissante et entièrement 20 ACTION FUTURE N 50
La stratégie momentum de base appliquée à la Bourse consiste à acheter les actions qui ont surperformé le marché pendant une certaine période, et à vendre à découvert celles qui ont sous-performé le marché pendant la même période. programmable (ex. TradeStation, MetaTrader, etc.). En effet, les stratégies que l on trouve dans le domaine public sont rarement gagnantes. Mêmes celles publiées dans des livres savants ou vendues sur Internet par des «experts» ne fonctionnent souvent que sur papier. Appliquées dans la vraie vie, ces méthodes sont trop souvent perdantes. Le trader devra donc pouvoir développer ses propres stratégies, ou au minimum, tester lui-même les stratégies des autres. Le deuxième atout nécessaire est une connaissance, au moins basique, des lois des probabilités. Le trading est une activité entièrement basée sur les statistiques. L évaluation de la rentabilité et la stabilité d une stratégie, ainsi que la gestion du risque associé à chaque trade, demandent donc un regard très quantitatif et un bon esprit analytique. Il existe un grand nombre de méthodes de trading. Plusieurs d entre elles - telles que l arbitrage, le trend-following TF (analyse des tendances) ou l analyse fondamentale - ne sont pas adaptées à l horizon de temps qui nous intéresse. Restent les trois grandes familles d analyse sur lesquelles on peut se pencher : le momentum, le retour à la moyenne et l analyse technique. Le momentum Commençons par le momentum. La stratégie momentum de base appliquée à la Bourse consiste à acheter les actions qui ont surperformé le marché pendant une certaine période, et à vendre à découvert celles qui ont sous-performé le marché pendant la même période. Ces stratégies sont très répandues, et marchent généralement très bien sur des horizons de 3 mois à 12 mois. Par exemple, la stratégie momentum dite «3-3-3» qui consiste à acheter chaque trimestre les titres du S&P500 qui ont surperformé l index d au moins 3% chaque mois pendant les 3 derniers mois (et de faire l inverse avec les titres qui ont sous-performé), offre entre 1998 et 2013 un rendement théorique moyen de 15% par an. Not bad! De plus un portefeuille momentum diversifié et équilibré, avec un placement cumulatif long équivalent au placement cumulatif short, produit un hedge qui protège l investisseur d un éventuel changement brutal de tendance du marché. Pour comprendre les raisons de l efficacité du momentum il faut se pencher sur les vraies raisons de la continuation de ces sur/sous-performances. On aimerait s imaginer que derrière une action qui surperforme se trouve un produit ou service extraordinaire, ou un dream-team de managers qui vont continuer à nous surprendre. Ou peut-être que les fondamentaux de chaque société ne sont que progressivement compris par les investisseurs qui achètent ou vendent en consé- ACTION FUTURE N 50 21
Position Long Short % Chute -1 % -2 % -3 % -4 % -5 % -6 % -7 % -8 % -9 % -10 % quence. Mais la réalité est beaucoup plus simple : une fois qu un titre commence à régulièrement surperformer le marché, tout le monde veut l acheter et personne ne veut le vendre, ce qui fait monter son prix. De même, un titre qui reste à la traîne longtemps sera inexorablement vendu, souvent en dépit de fondamentaux solides, résultant en une baisse encore plus importante. Bref, le momentum fonctionne sur le moyen-long terme parce que tout le monde, consciemment ou pas, «fait du momentum». Nombre de Trades 2777 3024 # Trades 310 259 188 148 112 87 64 54 43 30 % Gagnant 52% 43% Ces cycles durent typiquement 1 a 3 ans, le temps que la réalité (résultats trimestriels décevants, multiples EPS exorbitants, etc.) ne rattrape l euphorie collective et que ce jeu des chaises Tableau 1 Facteur Bénéfice (1) % Profitable 57.10 % 57.14 % 54.79 % 58.11 % 58.93 % 59.77 % 60.94 % 66.67 % 67.44 % 67.44 % 0.98 0.70 musicales s arrête. C est à ce moment que les titres avec un fort momentum positif commencent à être vendus par les gestionnaires de fonds, et que les titres avec un fort momentum négatif commencent à être achetés. Mais quid de l application du concept du momentum au swing-trading? Une récente surperformance peut-elle présager une surperformance à venir, et une récente sous-performance est-elle indicatrice d une imminente sous-performance? Pour tenter de répondre à ces questions, on utilisera une stratégie très simple, comme suit : Instrument : toutes les valeurs du S&P100 (au 06/2013) ; Période : Jan 2000 à Déc. 2012 (13 ans) ; Gagnant /Perdant 1.39 1.41 1.54 1.49 1.55 1.58 1.49 1.68 1.59 1.64 % Gains +3.13% +3.52% 1- Facteur bénéfice (Profit Factor PF) = total gains / total pertes. Tableau 2 QQQ - Stratégie 3JXL - Long % Pertes -3.42% -3.85% Facteur Bénéfice 1.87 1.89 1.89 2.10 2.28 2.35 2.32 3.36 3.30 3.27 Entrée long: acheter à la clôture si le titre a surperformé le S&P500 pendant 5 jours de suite ; Sortie long : vendre le titre à la clôture après exactement 5 jours ; Entrée short : vendre à découvert à la clôture si le titre a sous-performé le S&P500 pendant 5 jours de suite ; Sortie short : couvrir à la clôture après exactement 5 jours ; Résultats sans commissions ou slippage. Avec cette stratégie on utilise donc une période d évaluation de 5 jours pendant laquelle on détermine la présence d un momentum positif ou négatif, et une période de trade identique pour voir si ce momentum persiste. Le Tableau 1 résume les résultats. On voit que la stratégie long qui mise à court terme sur les titres «forts» ne montre qu une réussite de 52%. Les pertes sont un peu plus grandes que les gains, ce qui nous donne un facteur bénéfice de moins de 1 (1 étant le seuil de la rentabilité). Il semblerait donc qu une surperformance récente ne soit pas synonyme de gains à court terme à venir : c est au mieux du 50/50. Par contre, la stratégie short montre des résultats beaucoup plus intéressants. Le taux de réussite est de seulement 43%, et avec une perte moyenne un peu plus grande que le gain moyen, le facteur bénéfice est de seulement 0,7. C est-à-dire que pour chaque $100 gagné, la méthode en a perdu $143. Cette étude, ainsi qu une multitude d autres, montrent que la récente surperformance (ou sous-performance) d une action n est pas indicatrice d une imminente surperformance (ou sousperformance), en tout cas pas sur des périodes de moins d un mois. Il semblerait que ce fameux momentum, qui marche si bien sur le long terme, ne soit pas un bon agent prédicteur sur le court terme. Mais pourquoi donc? La réponse : la mystérieuse et souvent mal aimée théorie du retour à la moyenne. Le retour à la moyenne (mean reversion 22 ACTION FUTURE N 50
MR) est un concept statistique qui suggère que si le prix actuel d une valeur est en dessous de son prix moyen, la valeur aura tendance à monter. De même, une valeur dont le prix est supérieur à sa moyenne aura tendance à baisser. Plus le prix d une valeur se trouve éloigné de sa moyenne, plus il y a de chances que le prix revienne vers cette moyenne. Le mean reversion est contre-intuitif pour la plus part des traders novices, et en particulier pour ceux qui viennent du monde de l investissement a long terme. De plus, certaines prises de position préconisées par les stratégies MR les plus performantes peuvent être franchement effrayantes comme rouler à contresens sur l autoroute - et seulement le trader averti aura l expérience et la confiance pour les prendre. Le cycle d un trade MR est stimulé par des forces à la fois économiques et psychologiques, brèves mais puissantes. Les facteurs qui tendent à faire remonter les prix après une forte baisse sont 1) les achats faits par les traders en position short pour les couvrir et prendre leurs bénéfices et 2) les achats faits par les spéculateurs qui cherchent à acheter «au rabais». Et plus forte a été la baisse, plus vigoureux sont ces facteurs. À l inverse, les forces qui tirent les prix vers le bas après une forte montée sont 1) la prise de bénéfice par les traders en position long et 2) la fin d une euphorie passagère ou d un short-squeeze. On notera qu en règle générale les stratégies MR ont tendance à mieux fonctionner en long qu en short. Pour illustrer ces effets, on utilisera un indice actions très diversifié (le NASDAQ100) et la stratégie suivante, que l on appellera «3JX», présentée ici à des fins purement pédagogiques. Voici ses règles : Instrument : QQQ (ETF de l indice NASDAQ100) Période : Jan 2000 a Déc. 2012 (13 ans) Entrée long : acheter aujourd hui à la clôture si le titre a baissé 3 jours de suite et a perdu au moins X% Sortie long : vendre le titre à la clôture après 1 jour Entrée short : vendre à découvert aujourd hui si le titre est monté 3 jours de suite et a gagné au moins X% Sortie short : couvrir à la clôture après 1 jour Résultats sans commissions ou slippage % Gain -1 % -2 % -3 % -4 % -5 % -6 % -7 % -8 % -9 % -10 % # Trades 443 306 187 111 84 57 38 31 22 12 D abord les résultats des entrées long, ici dans le Tableau 2. La première colonne indique le pourcentage minimum de chute de l index sur 3 jours pour actionner la stratégie. On peut voir dès -1% que cette stratégie a l air prometteuse. Il y a 57% de trades gagnants et le trade gagnant moyen est 39% plus grand que le trade perdant moyen. Le résultat est un facteur bénéfice de 1,87, indiquant que la stratégie a produit $187 de gain pour chaque Tableau 3 QQQ - Stratégie 3JXS Short % Profitable 44.70 % 45.10 % 46.52 % 48.65 % 48.81 % 49.12 % 44.74 % 45.16 % 45.45 % 41.67 % $100 de perte. On remarque aussi que, plus le pourcentage minimum de chute nécessaire pour lancer la stratégie devient important, plus la stratégie devient profitable. À -8% par exemple, il ya 2 trades gagnants pour 1 perdant, et grâce à un ratio gagnant/perdant de 1,68 le facteur bénéfice monte à 3,36. Wow! Gagnant /Perdant 1.19 1.26 1.22 1.18 1.17 1.09 1.46 1.70 1.94 2.84 Facteur Bénéfice 0.99 1.05 1.07 1.14 1.14 1.09 1.24 1.48 1.62 2.03 Le retour à la moyenne (mean reversion MR) est un concept statistique qui suggère que si le prix actuel d une valeur est en dessous de son prix moyen, la valeur aura tendance à monter. Les résultats de cet exemple viennent démontrer la puissance du retour à la moyenne, et en particulier de son effet «rebond» après une forte baisse. Le Tableau 3 montre les résultats des positions short, prises après un gain d au moins X% sur 3 jours. À +1% on voit que, avec son facteur bénéfice de seulement 0,99, la méthode n est ni gagnante ni perdante. La stratégie reste au point mort jusqu à +6%, et c est seulement au delà que le facteur bénéfice commence à gagner du terrain. Sur toute la plage on remarque qu il y a plus de trades perdants que de Analyse technique ACTION FUTURE N 50 23
Graphique 1 : Stratégie 3JXL sur Apple (2000-2012) Graphique 2 : Stratégie 3JXL sur SPY (2000-2012) trades gagnants, et que le trade gagnant moyen a tendance à être plus grand que le trade perdant moyen. Cet exemple montre donc que les forces qui fond rebondir un titre après une forte chute sont bien plus flagrantes que celles qui tirent un titre vers le bas après une forte appréciation. Ces dernières existent bien, mais nécessitent l utilisation de stratégies assez sophistiquées qui ne marchent souvent bien que dans des conditions de marché assez extrêmes. La stratégie en pratique Voyons maintenant l applicabilité de notre exemple au monde «réel». Le Graphique 1, montre la courbe des bénéfices de la stratégie 3JX utilisée en long sur le titre Apple (AAPL) de 2000 à 2012 (minimum de 5 % de chute sur 3 jours pour activer un trade). D abord on remarque que la stratégie a fonctionné assez bien tout le long de cette période. Elle aurait déclenché 155 trades, dont 60% gagnants. Avec un investissement par trade de $100.000 et des commissions $0,02/action aller/retour, le trade gagnant moyen aurait été de $3.072 et le trade perdant moyen de -$2.207. Le facteur bénéfice net s élève à 2,09, ce qui signifie qu on aurait gagné 2 fois plus qu on aurait perdu. Le Graphique 2 montre la même stratégie utilisée cette fois ci sur le SPY, le exchange-traded fund (ETF) traquant le S&P500 et sans doute un des instruments financiers les plus tradés actuellement aux États Unis. Ici on fixe à seulement 1% la chute de 3 jours minimum pour déclencher un trade. On voit qu à part quelques grosses pertes en 2008 et une période récente plutôt calme, la stratégie a marché assez bien sur toute la période. Sur 277 trades, 59% étaient gagnants et pour chaque $100 perdus, on en aurait gagné $162. Il existe deux types de stratégies basées sur le retour à la moyenne : celles dites exhaustion strategies (MR- ES) et celles appelées continuation strategies (MR-CS). Les premières cherchent à prédire la fin, ou «l épuisement», d un important mouvement du marché, à la hausse comme à la baisse. Lors d une chute significative des prix sur plusieurs jours, ces stratégies actionnent une position long en s appuyant sur la forte probabilité d un rebond des prix. De même, après une forte montée des prix, une stratégie MR-ES cherchera à vendre à découvert en prédisant un retour vers la moyenne. Les variables utilisées dans les systèmes MR-ES sont, entre autres : la durée du mouvement (ex. les jours de hausses/baisses consécutives), l intensité et ou/ l accélération du mouvement, et le positionnement du prix relatif à une récente moyenne (ex. moyenne des 5, 10 ou 20 jours, bandes de Bollinger, etc.). Les sorties sont dictées par un retour à la moyenne : par exemple un prix de clôture audessus de la moyenne à 10 jours pour une position long et l inverse pour une position short. À noter que ces stratégies ont typiquement des cycles d une durée de 3 à 14 jours. Le système 3JX, que l on a pu voir plus haut, bien que très basique, est un exemple d une stratégie MR-ES. Le Graphique 3 montre un exemple de deux trades MR-ES. Les stratégies MR-CS Les stratégies MR-CS utilisent une approche différente. Elles fonctionnent sur les marchés très porteurs (ou baissiers) en prenant position de façon opportuniste lors de petites corrections. Ces systèmes ne cherchent donc pas à prédire le plancher/plafond d un grand mouvement baissier/ 24 ACTION FUTURE N 50
Graphique 3 : Exemple de trade MR-ES. Entrée lors d une importante baisse et sortie au-dessus de la moyenne mobile de 5 jours. haussier, mais plutôt à surfer sur la «continuation» de la tendance originale. Il existe plusieurs indicateurs autour desquels on peut construire une stratégie MR-CS. En comparant le RSI (relative strength index) à court terme au RSI à très court terme, par exemple, on peut créer un indicateur objectif pour déclencher les entrées et les sorties de position. Le Graphique 4 montre un trade typique de cette approche. On notera que les cycles de ces stratégies sont très courts, autour de 1 à 4 jours. Les stratégies pour le swing-trading basées sur le retour à la moyenne s appliquent mieux sur certaines classes d instrument financiers que d autres. Ces systèmes ont tendance à très bien fonctionner sur le marché actions et sur certains produits dérivés : futures actions et ETFs en particulier. De plus, ils marchent souvent le mieux sur les actions à grand volume et de préférence peu volatiles. Par contre, les stratégies MR-ES sont généralement mal adaptées au marché des devises. Les stratégies MR-CS, par contre, marchent assez bien sur la majorité des paires Forex. Bref, chaque instrument financier a ses propres spécificités et il y va de chaque futur swing trader de bien tester ses stratégies sur papier et sur simulateur - avant de les mettre en pratique en live. Finalement un mot sur l analyse technique, et sur son utilité dans le monde du swing-trading. L analyse technique et le chartisme...le swing trading devient une activité peu stressante... nous donnent des outils pour représenter sur un graphique l évolution d un instrument financier : les hauts, bas, points de résistance, points pivot, moyennes mobiles et j en passe. Tout cela est très utile pour comprendre le présent et expliquer le passé, mais beaucoup moins pour prédire l avenir. Seule l analyse quantitative, c est-àdire l analyse statistique des séries, peut prétendre offrir au trader un regard purement objectif sur la validité de telle ou telle hypothèse. On pourra bien sûr utiliser des éléments d analyse technique pour construire une stratégie, mais on aura inévitablement besoin d un regard quantitatif pour vérifier son efficacité. Graphique 4 : Exemple de trade MR-CS. Entrée après une petite baisse en pleine tendance haussière et sortie après reprise. Conclusion En résumé, le swing-trading est une forme de spéculation qui offre un grand nombre d avantages. Comme on a pu le constater, le swing-trading est particulièrement bien adapté au marché actions, facile d accès au plus grand nombre via une multitude de brokers français et internationaux. Les non-initiés et les boursicoteurs, idéalement un peu «matheux», peuvent donc se lancer dans le swingtrading relativement facilement. De plus, une fois l inéluctable phase de recherche et développement terminée, le swing trading devient une activité peu stressante, qui demande beaucoup moins de temps que le daytrading, et qui peut donc être entreprise à temps partiel. On a aussi vu que la durée d un trade swing moyen offre assez de bénéfices pour rendre surmontables les coûts fixes associés au trading. Mais de loin, le plus grand avantage du swing-trading réside dans sa plage de temps, souvent négligée par les traders professionnels ou amateurs, qui regorge d anomalies statistiques assez faciles à repérer et parfaitement exploitables avec les stratégies adaptées. So, let s swing! n ACTION FUTURE N 50 25