TP A2.2 : Diversification par associations.

Documents pareils
JOURNÉE D ANIMATION TERMINALE S

TP N 3 La composition chimique du vivant

Indicateur d'unité Voyant Marche/Arrêt

La notion de croissance (végétale) en sixième et en première S.

Les sols, terreau fertile pour l EDD Fiche activité 3 Que contient un sol?

Correction TP 7 : L organisation de la plante et ses relations avec le milieu

AGRÉGATION DE SCIENCES DE LA VIE - SCIENCES DE LA TERRE ET DE L UNIVERS

EXERCICE 2 : SUIVI CINETIQUE D UNE TRANSFORMATION PAR SPECTROPHOTOMETRIE (6 points)

T4 Pourquoi éteindre les phares d une voiture quand le moteur est arrêté? Comment fabriquer une pile? un accumulateur?

Bleu comme un Schtroumpf Démarche d investigation

ne définition de l arbre.

DECLARATION DES PERFORMANCES N 1

Séquence 4. La nature du vivant. Sommaire. 1. L unité structurale et chimique du vivant. 2. L ADN, support de l information génétique

- Les êtres vivants dans leur environnement, rôle et place des êtres vivants - Lecture de textes documentaires

3: Clonage d un gène dans un plasmide

CHROMOPHARE Génération F : éclairage innovant à réflecteur avec LED. Un concept et un design d'éclairage qui réunissent fonctionnalité et esthétique

Activité 45 : La responsabilité de l Homme sur son environnement géologique

Chapitre 2 : Respiration, santé et environnement.

Essais de charge sur plaque

Le compost. Un petit écosystème au jardin

LA MESURE DE PRESSION PRINCIPE DE BASE

Végétaux Exemples d individus

La température du filament mesurée et mémorisée par ce thermomètre Infra-Rouge(IR) est de 285 C. EST-CE POSSIBLE?

Test d immunofluorescence (IF)

L E BILAN DES ACTIVITÉS

SKW. Les enzymes dans la technologie des détergents. Schweizerischer Kosmetikund Waschmittelverband

LA A RESPIRATION CELLULAIRE

la comparaison des ampoules

BALAIS Moteur (charbons)

BACCALAURÉAT TECHNOLOGIQUE STD ARTS APPLIQUÉS

Une production économique! Echangeur d ions TKA

MISE EN DÉCHARGE. Une entreprise de Bayer et LANXESS

THEME 2 : CORPS HUMAIN ET SANTE : L EXERCICE PHYSIQUE

Planches pour le Diagnostic microscopique du paludisme

Placettes vers de terre. Protocole Fiche «Description spécifique» Fiche «Observations»

Chapitre 1 : Qu est ce que l air qui nous entoure?

Un spectromètre à fibre plus précis, plus résistant, plus pratique Concept et logiciel innovants

DOMAİNES D USAGE DOMAINES D USAGE INDUSTRIEL

NOTICE DE RENSEIGNEMENTS CONCERNANT LES ETABLISSEMENTS RELEVANT DU CODE DU TRAVAIL

EPFL TP n 3 Essai oedomètrique. Moncef Radi Sehaqui Hamza - Nguyen Ha-Phong - Ilias Nafaï Weil Florian

Jean-Marc Schaffner Ateliers SCHAFFNER. Laure Delaporte ConstruirAcier. Jérémy Trouart Union des Métalliers

évaluation des risques professionnels

Sciences de la vie et de la Terre

FICHE TECHNIQUE SikaLatex

LAMPES FLUORESCENTES BASSE CONSOMMATION A CATHODE FROIDE CCFL

Le Plomb dans l eau AGENCE NATIONALE POUR L AMÉLIORATION DE L HABITAT

Construire en zone sismique - Conception et bonnes pratiques

CE QU IL FAUT SAVOIR PARTICIPATION À UN ESSAI CLINIQUE SUR UN MÉDICAMENT

Contrôle de l utilisation de l énergie électrique Maison 8 pièces, chauffage électrique

Les solutions. Chapitre 2 - Modèle. 1 Définitions sur les solutions. 2 Concentration massique d une solution. 3 Dilution d une solution

Mai Thanh LE - Pôle Hygiène

A.R.E. LIVRET DE L ETUDIANT ESCALADE PHYSIQUE ET SPORT CALLEN LAURENT ELIAS FLORENCE

Rayonnements dans l univers

Plateforme Transgenèse/Zootechnie/Exploration Fonctionnelle IBiSA. «Anexplo» Service Transgenèse. Catalogue des prestations

La gravure. *lagravureparvoiehumide *lagravuresèche

Ossature - Poteaux-poutres

Comment expliquer ce qu est la NANOTECHNOLOGIE

FICHE DE DONNEES DE SECURITE

Ventilation : Mesure et réglage des débits

La réglementation et les obligations qui en découlent

Moisture Analyzers. Dessicateur.

PARTIE II : RISQUE INFECTIEUX ET PROTECTION DE L ORGANISME. Chapitre 1 : L Homme confronté aux microbes de son environnement

TP : Suivi d'une réaction par spectrophotométrie

BACCALAURÉAT GÉNÉRAL

PRESENTATION DE L ACTIVITE

Arrêté Royal du 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l incendie et l explosion : Notice explicative

Entreprise de charpente :

Résonance Magnétique Nucléaire : RMN

FICHE 1 Fiche à destination des enseignants

ÉPREUVE COMMUNE DE TIPE Partie D. TITRE : Comment s affranchir de la limite de la diffraction en microscopie optique?

Mario Geiger octobre 08 ÉVAPORATION SOUS VIDE

Il est bien établi que le réseau d eau hospitalier peut

ELECTRICITE. Introduction

Se protéger contre la contamination par les micro-organismes. Gazole, gazole non routier et fioul domestique Cuves de stockage et réservoirs

BIOPSIE de MOELLE OSSEUSE

Livret fiches méthodes SVT

Janvier 2011 CHIMIE. Camille de BATTISTI. Acquérir la démarche expérimentale en chimie. ACADEMIE DE MONTPELLIER

LE SPECTRE D ABSORPTION DES PIGMENTS CHLOROPHYLLIENS

Conception de bâtiments d habitation adaptés aux personnes âgées Aide-mémoire

2 C est quoi la chimie?

Biochimie I. Extraction et quantification de l hexokinase dans Saccharomyces cerevisiae 1. Assistants : Tatjana Schwabe Marcy Taylor Gisèle Dewhurst

16- Grand lac Shaw Portrait 2006

FICHE N 8 Photodiversité, d une banque d images à un portail d activités en ligne Anne-Marie Michaud, académie de Versailles

Les dimensions mentionnées sont pour la plupart reprises dans la réglementation (STS54, NBN EN 3509), RGPT, arrêté royal du 07/07/97)

MultiSense un nouveau concept de contrôle de niveau et de mousses. Même encrassé, ce capteur ne détecte que les vraies situations.

Les composites thermoplastiques

Chapitre 7: Énergie et puissance électrique. Lequel de vous deux est le plus puissant? L'énergie dépensée par les deux est-elle différente?

Interprétation de l'affleurement 3: a: argilites compactes, b: niveaux oxydés, a: argilites shistées, riches en charbon (bitumineuses)

L ÉNERGIE C EST QUOI?

L énergie sous toutes ses formes : définitions

Pourquoi isoler? Réduire l'usage d'énergie Economiser les frais de chauffage Protéger l'environnement Augmenter la valeur des bâtiments

Si on fabriquait une pile *?

Commune X. Quelles nouvelles exigences pour l accessibilité de la voirie? Les prescriptions techniques de l arrêté du 15 janvier 2007

«Cette action contribue au PNNS». À CHÂTEAU THIERRY

GUIDE TECHNIQUE PANNEAUX BOIS MASSIFS TOURILLONNES

Avec quel bois. se chauffer?

Un bâti en tuffeau pour aujourd hui

Puissant et écologique à la fois

1S9 Balances des blancs

Transcription:

TP A2.2 : Diversification par associations. Les lichens sont des structures qui ont longtemps étaient considérées comme des végétaux mais depuis on sait qu il s agit d une association entre deux êtres vivants. Ils se développent sur des supports nus comme les murs, les rochers et même les coulées de basalte. Objectif : montrer que le lichen est une association entre deux organismes lui permettant d occuper des milieux variés et même hostiles. Matériel : Echantillons de lichens, de champignons, d algues prélevées sur un tronc, mousse, microscope, lames, lamelles, pince fine, caméra, ordinateur, logiciel Word, ensemble documentaire. Activités et déroulement des activités Critères de réussite Barème Comprendre ou proposer une démarche de réussite Proposer une démarche d investigation permettant de déterminer la structure du lichen. Appeler le professeur pour vérifier votre proposition Stratégie réalisable en accord avec le problème Utiliser des techniques et gérer le poste de travail Réaliser une ou des préparations microscopiques. Réalisation d une préparation microscopique : Dépôt sur la lame d une préparation fine bien étalée Pas de bulles d air Appeler le professeur pour vérifier votre ou vos préparations Pas de liquide en excès ou insuffisant Réaliser une observation microscopique : Utilisation des objectifs par ordre croissant /2 Mise au point nette, éclairage correct (condenseur, diaphragme ) Préparation centrée sur l objet à observer Choix convenable de l objectif permettant de voir en détail l objet à observer Microscope rendu prêt à l emploi pour le suivant Communiquer à l aide de modes de représentation Exploiter les documents 1 et 2 pour interpréter vos observations. 1/ Présenter au choix par un dessin ou par une image numérique l observation microscopique du lichen 2/ Légender à partir des termes proposés dans les documents ou définitions fournis Appeler le professeur pour vérification Appliquer une démarche explicative Montrer par l étude des documents 3 et 4 que les caractéristiques structurales et fonctionnelles des lichens leur permettent d occuper des milieux que ni les algues ni les champignons ne peuvent coloniser Représenter sous forme d un schéma les échanges qui ont lieu dans le lichen et avec l environnement Communiquer à l aide de modes de représentation Présenter une observation par une image ou dessin Image : Qualité de la présentation de la production Exactitude des légendes Légendes complètes Titre adapté et grossissement indiqué Dessin : Représentation fidèle au modèle Netteté et finesse du tracé, mise en page Exactitude de la légende Titre adapté et indication du grossissement Utilisation pertinentes des informations tirées des observations et des documents pour répondre au problème posé /3 Représentation cohérente avec les données obtenues Légendes, titre Soins, clarté /2 /3

Protocole de préparation des algues : Monter entre lame et lamelle une ou deux gouttes de la solution de chlorelles ou d algues grattées sur un support. Protocole de préparation du champignon : Faire, avec une lame de rasoir neuve, une coupe (très fine) dans un fragment de champignon. Monter entre lame et lamelle dans une goutte d'eau. Protocole de préparation de la mousse : Prélever un minuscule fragment ver de la mousse et le monter entre lame et lamelle dans une goutte d'eau. Protocole de préparation d une lame de lichen Faire, avec une lame de rasoir neuve, une coupe (très fine) dans un thalle lichénique foliacé. Pour s'aider on peut placer le fragment de thalle entre deux morceaux de carotte ou sureau. Monter les coupes entre lame et lamelle dans une goutte d'eau. Rechercher vers la périphérie des coupes, des zones plus minces où il est possible d'observer les algues vertes et les fins filaments correspondant aux hyphes du champignon.

Document de référence : Les milieux colonisés par les lichens, les algues terrestres et les champignons Lichens sur un rocher Lichen sur coulée de lave Islande Lichens sur des marches d escalier Champignon sur souche de bois Algues sur tronc d arbre Mousses sur un mu Les champignons se développent sur du bois mort, cadavres, matière et autre matière organique en décomposition ; Ils sont constitués de filaments de mycélium Les algues terrestres se développent sur les troncs d arbre exposés au nord ou à l ouest Les mousses sont des petits végétaux terrestres, de quelques centimètres de long, chlorophylliens, et vivant généralement dans des lieux humides et ombragés.

Document 1. Caractéristiques chimiques des parois cellulaires dans les 3 groupes étudiés Présence de macromolécules dans les parois cellulaires Mousses Algues Champignons Lichens Cellulose Cellulose Chitine Cellulose dans les parois des éléments verts Chitine dans les parois des éléments incolores Document 2. Electronographie d un lichen Coupe de lichen au M.E.T A. Structures filamenteuses incolores B. Structures vertes Coupe dans les structures précédentes. M.E.T 1 µm

radioactivité des molécules Document 3 : Résistance des lichens Les lichens ont la capacité de résister à de très fortes dessiccations. Certains lichens peuvent vivre avec une teneur en eau de 2 %. Ils sont aussi capables de se réhydrater jusqu à contenir beaucoup d'eau (100 à 300 % par rapport à la matière sèche du lichen).la rétention d eau est principalement assurée par les filaments incolores. Ceux-ci produisent des pigments qui assure une protection par rapport à une lumière solaire trop intense et des composés toxiques ce qui les empêchent d être consommés par la plupart des herbivores. Document 4 : Comparaison des besoins des algues et des champignons dans différentes conditions milieux A et B : algues / milieux C, D et E : champignons Milieux Composition du milieu de culture Conditions d éclairement Evolution de la culture A Eau + sels minéraux Lumière Accroissement de la population d algues B Eau + sels minéraux Obscurité Diminution de la population et mort des algues C Eau + sels minéraux Lumière Diminution de la population et mort des champignons D Eau + sels minéraux+ Glucose Obscurité Accroissement de la population de champignons E Eau + sels minéraux+ Glucose Lumière Accroissement de la population de champignons Document 5 : Expérimentation sur un lichen Peltigera polydactila 30 25 20 15 10 5 0 Evolution de la radioactivité des molécules organiques Radioactivité algues Radioactivité champignons Radioactivité totale 0 20 40 60 80 100 120 temps (minutes) Des disques de lichen de 7 mm de diamètre sont mis à incuber dans une solution de NaHCO3 (source de carbone minéral) dont le carbone est radioactif. Le dispositif est éclairé à des intervalles réguliers de temps variés, on prélève alors des disques, on arrête toutes réactions chimiques puis on dissèque afin de séparer les cellules algales des filaments de champignons. On détermine la teneur en molécules organiques radioactives totale et des deux parties. Les résultats sont consignés dans le graphique ci-contre.