PROGRAMME DE FORMATION



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Transcription:

PROGRAMME DE FORMATION AUX POLITIQUES DE LA FAO Programme de renforcement des capacités sur les politiques et les stratégies relatives à l'agriculture et au développement rural Ressources en ligne pour l élaboration des politiques ETUDES DE CAS ET RAPPORTS Module EASYPol 149

par Ron Kopicki, chargé des investissements, Banque mondiale, Washington DC, Etats Unis et Calvin Miller, fonctionnaire principal, Service de la gestion, de la commercialisation et des finances agricoles, Division des infrastructures rurales et des agro-industries, FAO, Rome, Italie pour le compte de ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE Le programme de formation aux politiques de la FAO a pour but de former les responsables de haut niveau de l'élaboration des politiques des pays membres en matière de politiques et de stratégies de développement agricole et rural. Pour ce faire, il leur fournit des connaissances avancées, facilite l'échange de savoir et présente des mécanismes pratiques d'application des changements apportés aux politiques. À propos d EASYPol EASYPol est un référentiel interactif multilingue en ligne qui propose des ressources téléchargeables visant à renforcer les capacités en matière d'élaboration de politiques alimentaires, agricoles et de développement rural. L'adresse de sa page d accueil est www.fao.org/tc/easypol. Les ressources d'easypol sont créées et mises à jour par le Service de soutien aux politiques agricoles de la FAO. Les termes employés et la présentation du contenu de ce document d information ne représentent en aucune manière l opinion de l Organisation des Nations Unies pour l alimentation et l agriculture quant au statut juridique d'un pays, d un territoire, d une ville ou d une région quelconque ou de ses autorités ou quant à la délimitation de ses frontières ou limites. FAO janvier 2008 : Tous droits réservés. La reproduction et la diffusion des documents accessibles sur le site Web de la FAO aux fins de formation ou autres fins non commerciales sont autorisées sans permission écrite préalable des détenteurs des droits d auteur, à condition que la source en soit clairement mentionnée. La reproduction de leur contenu aux fins de revente ou autres fins commerciales est interdite sans l autorisation écrite des détenteurs des droits d auteur. Il convient d adresser ces demandes d autorisation à : copyright@fao.org.

Programme de formation aux politiques de la FAO Sommaire 1. Contexte... 1 2. Questions... 3 3. Notes à l intention des lecteurs... 3 3.1 Liens EASYPol...3 Métadonnées du module...5

Programme de formation aux politiques de la FAO 1 1. CONTEXTE Plus de trois milliards de téléphones portables fonctionnent actuellement dans le monde et 70 % de la population totale des pays en développement sont couverts par des réseaux de téléphonie mobile. L Afrique est le marché mobile à la plus forte croissance au monde. La base d abonnés du continent a progressé de 66 % en 2005 (135 millions d utilisateurs) contre 11 % seulement en Europe occidentale pendant la même période. Les téléphones portables fonctionnent facilement, nécessitent un investissement et une formation minimes et peuvent remplir diverses fonctions. Le recours aux portables pour les services bancaires et les paiements, en particulier, est en train de décoller dans de nombreux pays en développement. Ces dispositifs sont particulièrement utiles dans les zones rurales où il n existe pas de succursales bancaires et où les autres canaux bancaires traditionnels, tels que les distributeurs automatiques de billets, les lignes de téléphone fixe et Internet ne sont pas disponibles. Dans les économies développées, la banque mobile n est qu un canal de plus parmi beaucoup d autres engagés dans une entreprise de séduction des consommateurs et des investisseurs. Mais, en Afrique et dans d autres économies en développement, elle constitue le moyen le plus rentable de fournir des services financiers et, surtout, le plus économique pour donner accès aux transferts de fonds. En Afrique et dans d autres économies en développement où «la nécessité est la mère de l invention», la banque mobile peut répondre très rapidement à des besoins fondamentaux, aider les technologies à faire un bond en avant et apporter des transformations majeures. La banque et les paiements mobiles commencent à prendre leur envol souvent tirés par les marchés émergents. «L avantage de la banque mobile, ce sont ses possibilités d évolution rapide», affirme M. Michael J. Redding, directeur du développement chez Accenture Technology Labs. «L atteinte d une masse critique de téléphones sur chaque marché permet une absorption plus rapide. Mais la plupart des habitants des pays développés peuvent déjà utiliser des succursales de banques de détail standard et des banques sur Internet. Autrement dit, ils n ont besoin des marchés de la banque mobile que pour couvrir la très petite partie de la journée où ils ne se trouvent pas à proximité d un ordinateur ou d une banque de centreville». Au Kenya, l opérateur de téléphonie mobile Vodafone a développé le système de banque mobile M-PESA, en partenariat avec le prestataire de réseau local, Safaricom, une banque commerciale africaine et Faula, une organisation de microfinance locale. Avec M-PESA, les clients peuvent emprunter de l argent, vérifier leurs comptes et virer des fonds à l aide de leur téléphone portable. M. Arun Sarin, le PDG de Vodafone remarque : «Bien géré, M- PESA pourra apporter des services bancaires à des millions de personnes qui sans lui n auraient pas accès à la banque de détail traditionnelle. Cette approche profite aussi au secteur bancaire, car elle constitue un mécanisme rentable d accès à un nouveau marché». Dans le monde développé, le conflit entre opérateurs de téléphonie mobile et banques a conduit à des échecs comme Simpay, mais les enseignements en ont été tirés et on assiste à une résurgence bienvenue de coopération fructueuse. Ceci dit, les paiements mobiles dans les pays développés ont eu une histoire chaotique dont il convient de tirer les leçons. Créée par un consortium d opérateurs de téléphonie mobile

2 Module EASYPol 149 Etudes de cas et rapports européens en 2003, la société de paiements mobiles Simpay a fermé ses portes en 2005. «En dépit du succès ponctuel et limité de diverses initiatives de paiement mobile de ces dernières années, le portable conserve un potentiel significatif en tant que canal de livraison des paiements et des services bancaires», affirme M. Francesco Burelli, consultant principal au cabinet londonien Capco. «Le manque d interopérabilité entre les opérateurs de téléphonie mobile et l absence de masse critique au-delà de petits marchés géographiquement définis ou de propositions de valeur spécifiques ont limité le développement des paiements mobiles jusqu à aujourd hui». M. Burelli est optimiste pour l avenir. «Les développements récents des programmes de paiement internationaux, la migration vers EMV [acronyme créé à partir des initiales de Europay, MasterCard et Visa ; il s agit d une norme d interopérabilité des cartes à puce permettant d authentifier les paiements par cartes de crédit et de débit], le développement du prépayé, les développements précoces des paiements de proximité constituent autant de facteurs qui permettront une adoption plus large et une croissance de cette approche au cours des années à venir. L avenir des paiements mobiles reste à définir, mais les changements récents du marché devraient suffire à pousser ce canal au-delà du point de bascule du développement, avec un potentiel et un intérêt pour le grand public». Plusieurs modes opératoires de déploiement de la banque mobile sont en train d émerger sous l effet de différentes pressions réglementaires et concurrentielles dans le monde. Les banques, qui encouragent avec force les transactions de paiement sans argent à l aide de technologies telles que les téléphones portables, ne sont pas les seules à en voir les avantages. «Un système de paiement basé sur les téléphones portables, s il est bien mis en œuvre, donne aux sociétés de cartes de crédit et aux opérateurs de télécommunications une autre source de revenu possible qui pourrait s avérer très lucrative», souligne M. Ghassan Hashani, principal chez Booz Allen Hamilton. Aux Philippines, les deux groupes d opérateurs de téléphonie mobile, Smart Telecom et Globe, proposent la banque mobile. «Entre la formule Money de Smart et GCash de Globe, environ cinq millions d utilisateurs enregistrés se sont abonnés et peuvent effectuer des virements et des paiements. Une partie d entre eux sont des personnes à faibles revenus», précise M. Marck Pickens, analyste microfinance au Consultative Group to Assist the Poor (CGAP) de la Banque mondiale. «Ici, le marché a profité du fait que les consommateurs sont très pointus techniquement. Un pourcentage élevé de Philippins possède un téléphone portable, même chez les clients à faibles revenus, et les SMS sont populaires. Les Philippins envoient davantage de texte par jour et par utilisateur que les citoyens de n importe quel autre pays. Nous avons reçu des estimations qui allaient jusqu à 15 par jour. Les Philippins sont donc très familiers avec la manipulation des combinés et l interface avec la banque par téléphone portable s appuie sur cette familiarité». En Afrique du Sud, seules les banques sont autorisées à recevoir des dépôts. Par conséquent, les opérateurs de téléphonie qui veulent se lancer dans la banque mobile doivent participer à des joint ventures. L une d entre elles, MTN Banking, est dirigée par l opérateur de téléphonie mobile MTN et la Standard Bank. Les banques peuvent aussi se lancer seules, comme la First National Bank (FNB) avec «FNB Cellphone Banking» en mars 2005. FNB affirme avoir dépassé les 160 000 utilisateurs enregistrés et atteint le seuil de rentabilité en 10 mois. Depuis la création de ce service, la banque affirme avoir comptabilisé 1,8 million

Programme de formation aux politiques de la FAO 3 de transactions évaluées à 200 millions de R (28 millions de dollars). Les virements constituent la transaction dominante en valeur (46 %), suivis des achats prépayés (28 %) et des paiements (26 %). La banque mobile ouvre également des opportunités aux entrepreneurs. WIZZIT est un service de banque mobile qui cible le marché des clients à faibles revenus sans compte bancaire. Conçu par un groupe d hommes d affaires, il constitue maintenant une division de la South African Bank of Athens. Selon une enquête récente du CGAP, 9 clients de WIZZIT sur 10 affirment que le service proposé est bon marché et les trois quarts déclarent que la banque mobile est la méthode la plus proche de l idéal pour se servir d une banque parce qu elle coûte moins cher et est plus rapide et plus sûre que les succursales ou les distributeurs automatiques. L étude a également confirmé que le service bancaire transactionnel de WIZZIT est en moyenne trois fois moins cher qu un compte comparable proposé par une des quatre grandes banques sud-africaines. En République démocratique du Congo, le service sur téléphone portable «CelPay» enregistre 500 000 transactions par mois. «On nous a dit que les sommes déposées dans les comptes CelPay représentent un montant plus élevés que tous les dépôts de l ensemble du secteur bancaire. Cela n est peut-être pas aussi surprenant : il n y a que 30 000 comptes bancaires dans tout le pays, mais plus de trois millions d abonnements au téléphone portable. La banque mobile paraît très prometteuse dans des pays comme le Congo, dont le secteur bancaire est fortement sous-développé», conclut M. Pickens. 2. QUESTIONS Quels sont les opportunités et risques principaux de la banque mobile comme canal principal de fourniture de services financiers aux clients ruraux? Quelles sont les principales contraintes susceptibles d inhiber le rapide développement de la banque mobile dans le pays où vous travaillez? Quelles autres opportunités existe-t-il de lier la fourniture de services financiers à d autres systèmes de prestation de services déjà en place dans l économie rurale où vous travaillez? 3. NOTES A L INTENTION DES LECTEURS 3.1 Liens EASYPol Cette présentation fait partie d un ensemble de modules qui appartient au parcours de formation EASYPol: Programme de formation aux politiques, Module 3 : Investissement et mobilisation des ressources, Session 4: Stratégies d augmentation des ressources de financement des exploitations agricoles

4 Module EASYPol 149 Etudes de cas et rapports Module 3 : Investissement et mobilisation des ressources Session 1 : Investissement dans l agriculture et le développement rural Session 2 : Environnement favorable à l investissement privé dans l agriculture et le développement rural Session 3 : Sources et emplois des ressources financières Session 4 : Stratégies d augmentation des ressources de financement des exploitations agricoles Session 5 : Réduction des risques de l investissement agricole Session 6 : Approches sectorielles Session 7 : Analyse socio-économique et des moyens d existence

Programme de formation aux politiques de la FAO 5 METADONNEES DU MODULE 1. Module EASYPol 149 2. Titre dans la langue d origine Anglais FAO Policy Learning Programme Français Programme de formation aux politiques de la FAO Espagnol Programa de aprendizaje sobre políticas de la FAO Autre langue 3. Sous-titre dans la langue d origine Anglais Mobile Banking Français Espagnol Banca móvil Autre langue 4. Résumé Plus de trois milliards de téléphones portables fonctionnent actuellement dans le monde et 70 % de la population totale des pays en développement sont couverts par des réseaux de téléphonie mobile. L Afrique est le marché mobile à la plus forte croissance au monde. La base d abonnés du continent a progressé de 66 % en 2005 (135 millions d utilisateurs) contre 11 % seulement en Europe occidentale pendant la même période. Les téléphones portables fonctionnent facilement, nécessitent un investissement et une formation minimes et peuvent remplir diverses fonctions. Le recours aux portables pour les services bancaires et les paiements, en particulier, est en train de décoller dans de nombreux pays en développement. Ces dispositifs sont particulièrement utiles dans les zones rurales où il n existe pas de succursales bancaires et où les autres canaux bancaires traditionnels, tels que les distributeurs automatiques de billets, les lignes de téléphone fixe et Internet ne sont pas disponibles... 5. Date Janvier 2008 6. Auteur(s) Ron Kopicki, chargé des investissements, Banque mondiale, Washington DC, Etats Unis Calvin Miller, fonctionnaire principal, Service de la gestion, de la commercialisation et des finances agricoles, Division des infrastructures rurales et des agro-industries, FAO, Rome, Italie 7. Type de module Présentation thématique générale Matériels conceptuels et techniques Outils analytiques Études de cas et rapports Ressources complémentaires 8. Sujets principaux abordés par ce module L agriculture dans le contexte macroéconomique Politiques agricoles et sous-sectorielles Politiques agro-alimentaires et chaîne alimentaire Environnement et durabilité Développement institutionnel et organisationnel Planification des investissements et politiques apparentées

6 Module EASYPol 149 Etudes de cas et rapports Pauvreté et sécurité alimentaire Intégration régionale et commerce international Développement rura 9. Sujets secondaires abordés dans ce module 10. Parcours de formation Programme de formation aux politiques de la FAO 11. Keywords économie rurale, banque mobile, services financiers