Contacts Ipsos : Patrick KLEIN Tél : 01 41 98 97 20 e-mail : patrick.klein@ipsos.com Sonia BENCHIKER Tél : 01 41 98 95 08 e-mail : Etude «les Français et leur pharmacien» sonia.benchiker@ipsos.com Rapport d étude Contacts Ordre national des pharmaciens : Karine Lacour-Candiard Tél : 01 56 21 35 77 e-mail : klacour@ordre.pharmacien.fr Attachée de presse Anne-Laure Berthomieu Tél : 01 56 21 35 90 e-mail : aberthomieu@ordre.pharmacien.fr Janvier 2008
Sommaire Méthodologie p.3 Profil de l échantillon p.4 Synthèse p.5 Résultats détaillés p.9 2
Méthodologie Période d enquête : Le 18 et 19 janvier 2008 Echantillon : 934 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode : Interviews réalisées par téléphone (enquête Omnibus). La représentativité est assurée par la méthode des quotas de sexe, d âge, de profession du chef de famille après stratification par région et catégorie d habitat. 3
Profil de l échantillon % vertical % vertical % vertical Base Sexe Hommes Femmes Age 18-24 ans 25-34 ans 35-44 ans 45-59 ans 60-69 ans 70 ans et plus ST Moins de 35 ans ST 35 ans et plus Catégorie d agglomération Rural Moins de 20.000 habitants 20 000 à 100 000 hab 48 52 12 19 19 24 14 12 31 69 25 17 13 Base Profession du chef de famille Agriculteur Artisan, commerçant, chef d ent. Cadre supérieur Profession intermédiaire Employé Ouvrier Retraité Inactif Région Ile-de-France Nord-Ouest Nord-Est Sud-Ouest Sud-Est 1003 1 3 8 14 17 15 27 15 19 23 23 11 24 Base 1003 Revenu net mensuel du foyer Moins de 1.200 De 1.200 2000 19 26 De 2.000 3000 25 3.000 et plus 25 NRP 5 Niveau d études Pas de diplôme 8 BEPC/BEP/CAP/CEP 56 Baccalauréat 12 Bac + 2 10 Au moins Bac + 3 14 Plus de 100 000 hab 29 Agglomération de Paris 16 4
Synthèse
Synthèse (1) Dans l esprit des Français, le pharmacien est avant tout un professionnel de santé son rôle de conseil apparaît central Pour une très large majorité des personnes interrogées, avant d être un commerçant comme un autre (13%), le pharmacien est d abord et avant tout un professionnel de santé (87%). Cette perception s incarne dans l image de cette profession comme dans des comportements spécifiques de la part des Français ; une proportion non négligeable de la population déconnecte en certaines occasions ses demandes de conseil de ses comportements d achat, entrant dans l officine sans vouloir acheter de médicaments en l attente spécifique de conseils : pour 45%, afin de demander conseil au sujet d un problème de santé ; pour 33% afin d évoquer un médicament qu eux ou un proche sont en train de prendre. Ce rôle social de conseil va donc au-delà du strict domaine du produit pharmaceutique. On relève que les femmes y ont plus recours que les hommes (51% contre 37%), et que ce rôle est plus particulièrement attendu parmi les bas revenus et les personnes disposant d un faible niveau d instruction. Plus de 4 personnes sur 10 déclarent qu il leur arrive de ressortir de l officine sans avoir acheté de médicament les femmes (49%) étant également plus nombreuses ici que les hommes (33%). A l évidence, la population est très majoritairement attachée à cette fonction de conseil, à ce service proposé par les pharmaciens au moment de la délivrance : plus de 9 personnes sur 10 (92%) se disent ainsi très sensibles (41%) ou plutôt sensibles (51%) au fait que leur pharmacien soit en mesure de leur fournir des conseils quand il leur délivre des médicaments. 6
Synthèse (2) Proximité par le conseil et proximité géographique Si le conseil est fortement attendu, la proximité au sens géographique l est également, à des niveaux très élevés : pour la quasi-totalité des personnes interrogées, il est très important (61%) ou plutôt important (36%) d avoir une pharmacie près de chez eux contre 3% seulement qui jugent cela peu important. Ce sentiment est aujourd hui partagé dans tous les milieux sociaux et dans le tissu rural comme en milieu urbain. Pour une grande majorité, les médicaments constituent une catégorie de produits spécifiques Quand on parle de médicaments, on évoque bien pour le public une classe particulière de produits, loin des caractéristiques des produits de grande consommation. La sensibilité aux notions de risques et de bon usage, sont marquées, entraînant l intérêt évoqué pour un niveau adéquat de services et de conseil. 97% des Français sont tout à fait d accord (77%) ou plutôt d accord (20%) avec l idée selon laquelle les médicaments sont des produits actifs présentant certains risques. Au sujet des produits d automédication, 98% s accordent tout à fait (83%) ou plutôt (15%) à dire que même s il s agit de produits sans ordonnance, il est essentiel de connaître les précautions d usage. Enfin, s agissant du conseil du pharmacien, pour la quasi-totalité des personnes interrogées, il est toujours préférable pour éviter les risques liés au médicament. C est logiquement eu égard aux spécificités du médicament que s exprime l importance du rôle du pharmacien. Si celui-ci est dans tous les cas jugé très utile, il l est encore un peu plus s agissant d éviter les interactions médicamenteuses (58% le jugent alors très utile et 34% utile). Cependant, ce sentiment d utilité est à peine moins perçu lorsqu on évoque le fait d alerter les patients sur d éventuels effets secondaires (53% très utile et 37% utile) ou des conseils de bon usage. 7
Synthèse (3) La nature des médicaments et la sensibilité aux conseils ancrent la position essentielle du pharmacien dans le système de distribution De façon frappante, l idée d un libre accès de certains médicaments dans la pharmacie ne recueille qu une approbation minoritaire : 37% y sont tout à fait (15%) ou plutôt (22%) favorables ; A l inverse, 62% se disent plutôt pas (30%) ou pas du tout favorables (32%) à ce principe. Et si l on sort de l enceinte de l officine, les attitudes semblent être encore moins positives, attestant du lien marqué dans l esprit du public entre pharmacie et médicaments : dans l hypothèse de la vente autorisée de médicaments en grande surface, 92% des Français déclarent qu à prix équivalent ils préfèreraient acheter leurs médicaments en pharmacie. Pour une large majorité (76%), l achat de médicaments ailleurs que dans les pharmacies pourrait présenter ou faire peser plus de risques pour la santé : on peut voir ici une expression de la sensibilité au rôle de conseil permettant d éviter précisément certains risques. Mais au-delà de ces conseils, la distribution en pharmacie est également perçue par la quasi-totalité des personnes interrogées comme une forme de garantie contre les contrefaçons, notamment au regard de nouvelles formes de distribution tel qu internet. 8
Résultats détaillés
Les demandes de conseil au pharmacien déconnectées de l achat de médicament sont assez fréquentes Est-ce qu il vous arrive de vous rendre dans une pharmacie sans vouloir acheter de médicament, mais pour? Oui Non Nsp Demander conseil au sujet d un problème de santé pour vous-même ou pour un proche 45 55 Demander conseil au sujet d un médicament que vous-même ou un proche êtes en train de prendre 33 67 10
En pharmacie, l achat n est pas systématique Est-ce qu il vous arrive de ressortir de votre pharmacie sans avoir acheté de médicament? Ensemble 934 59 41 Oui Non Nsp Homme 446 Femme 488 67 33 51 49 11
Le pharmacien est d abord perçu comme un professionnel de santé Avec laquelle de ces deux opinions êtres-vous le plus d accord? En % Base Ensemble n= 934 Le pharmacien est un commerçant comme un autre 13 Le pharmacien n est pas seulement commerçant, c est d abord un professionnel de santé 87 Nsp 0 12
La population est massivement sensible à la possibilité de disposer d un conseil du pharmacien Diriez-vous que vous êtes très sensible, plutôt sensible, plutôt peu sensible ou pas du tout sensible au fait que votre pharmacien puisse vous fournir des conseils quand il vous délivre des médicaments? 8 51 4 4 41 92 Très sensible Plutôt sensible Plutôt peu sensible Pas du tout sensible 13
La proximité géographique de l officine est plébiscitée Est-ce pour vous très important, plutôt important, plutôt peu important ou pas important du tout d avoir une pharmacie près de chez vous? 97 36 3 2 1 61 Très important Plutôt important Plutôt peu important Pas du tout important 14
L hypothèse de la vente des médicaments en grande distribution Aujourd hui, les médicaments ne peuvent être vendus que dans les pharmacies. Si demain on autorisait leur vente dans les grandes surfaces, à prix équivalent, préfèreriez-vous acheter vos médicaments dans une pharmacie ou dans une grande surface? En % Base Ensemble n=934 Dans une pharmacie 92 Dans une grande surface 5 Les deux (item non suggéré) 2 Nsp 1 15
La perception du médicament comme produit spécifique, explique largement l importance accordée au rôle du pharmacien Etes-vous d accord ou pas d accord avec les opinions suivantes concernant les médicaments? Tout à fait d'accord Plutôt d'accord Plutôt pas d'accord Pas du tout d'accord Les médicaments, sont des produits actifs qui présentent certains risques 77 97 3 20 21 Même s il s agit de médicaments vendus sans ordonnance, il est essentiel de connaître les précautions d usage 83 98 15 2 1 Le conseil d un pharmacien est toujours préférable pour éviter les risques liés au médicament 78 97 19 3 21 16
Le rôle du pharmacien est perçu comme très utile pour guider le patient en terme de bonnes pratiques Dans chacun des domaines suivants, diriez-vous que votre pharmacien a pour vous un rôle très utile, plutôt utile, plutôt peu utile ou pas du tout utile? Très utile Plutôt utile Plutôt peu utile Pas du tout utile Pour vous donner des conseils sur la façon de bien prendre vos médicaments : combien de fois par jour, à quel moment 53 92 8 39 6 2 Pour vous éviter de prendre en même temps des médicaments qui peuvent présenter des risques lorsqu ils sont associés 58 92 34 5 8 3 Pour vous alerter sur d éventuels effets secondaires 53 90 37 10 7 3 17
Le libre accès des médicaments en pharmacie ne recueille qu une approbation minoritaire Seriez-vous favorable au fait de pouvoir acheter certains médicaments «en libre accès» dans la pharmacie, sans avoir à les demander à un pharmacien? 32 1 15 22 37 62 30 Oui, tout à fait Oui, plutôt Non, plutôt pas Non, pas du tout Nsp 18
La distribution des médicaments en dehors des pharmacies est perçue comme présentant des risques pour la santé Et selon vous, est-ce que le fait d acheter certains médicaments ailleurs que dans les pharmacies en libre service (grande distribution ), ferait peser plus de risques sur votre santé, par rapport à la situation actuelle où c est le pharmacien qui délivre les médicaments? 23 14 9 1 27 49 76 Oui, tout à fait Oui, plutôt Non, plutôt pas Non, pas du tout Nsp 19
Enfin, l officine est perçue comme une garantie vis à vis des contrefaçons D après vous, est-ce que les pharmacies sont une meilleure garantie de la lutte contre les faux médicaments (contrefaçons), par rapport à d autres formes de commerce (Internet ou la grande distribution)? 4 95 16 3 1 1 79 Oui, tout à fait Oui, plutôt Non, plutôt pas Non, pas du tout Nsp 20