La place de l'afrique dans les échanges internationaux d'animaux et de produits d'origine animale



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Rev. sci. tech. Off. int. Epiz., 1989, 8 (3), 647-669. La place de l'afrique dans les échanges internationaux d'animaux et de produits d'origine animale M. MANNATHOKO * et L. BLAJAN ** Résumé : Les auteurs, s'appuyant sur les données statistiques provenant des Annuaires FAO du commerce et des pêches, font apparaître que la balance du commerce extérieur des pays d'afrique est, dans son ensemble, déficitaire pour les animaux, les produits animaux et les produits de la pêche. Ce bilan varie cependant selon les grandes régions d'afrique. Les pays africains exportateurs sont de plus en plus confrontés à la concurrence des autres continents. L'analyse des statistiques et des différentes contraintes du commerce africain des produits animaux conduit les auteurs à formuler un certain nombre de conclusions et de recommandations portant notamment sur l'amélioration du contrôle des maladies animales et des conditions d'hygiène ainsi que sur les réglementations vétérinaires applicables aux échanges internationaux. MOTS-CLÉS : Afrique - Balance commerciale - Echanges internationaux - Ovoproduits - Production animale - Produits carnés - Produits laitiers - Produits d'origine animale à usage industriel - Produits de la pêche - Réglementations sanitaires - Viandes. Avec un taux d'accroissement annuel d'environ 3 7o, l'afrique est, de tous les continents, celui qui connaît la croissance démographique la plus rapide. Le rythme d'augmentation de la production de denrées d'origine animale et de produits de la pêche n'est pas suffisant pour nourrir convenablement une population qui s'accroît de plus de 14 millions de consommateurs chaque année. L'exode rural ne fait qu'aggraver cette situation, un tiers des Africains vivant déjà en ville. Bien que la consommation des produits animaux n'y représente que 6,5 % de l'apport calorique, contre 31,7 % dans les pays industrialisés, l'afrique doit, pour faire face à une demande croissante, importer de plus en plus de denrées d'origine animale. Les données statistiques sur le volume et la valeur du commerce africain des différents animaux et produits présentés ci-après, proviennent pour l'essentiel des Annuaires FAO du Commerce et des Pêches, 1986. D'une manière générale, ces chiffres sont fournis par les gouvernements, en réponse aux questionnaires de la FAO. * Ministry of Agriculture, Private Bag 0032, Gaborone, Botswana. ** Directeur Général, Office International des Epizooties, 12, rue de Prony, 75017 Paris, France.

648 Dans certains cas, les quantités et les valeurs sont établies sur la base de renseignements fournis par les partenaires commerciaux des pays n'ayant pas répondu à temps ; dans d'autres cas, il s'agit d'estimations. LE COMMERCE DES ANIMAUX D'ÉLEVAGE ET DE BOUCHERIE Le commerce africain des bovins, ovins et caprins est important, tandis que celui des porcs est négligeable (Tableau I). La valeur des exportations est nettement inférieure à celle des importations. I Importations et exportations d'animaux (Nombre moyen annuel de têtes et valeur en dollars, 1984-1986) Importations Exportations Animaux Valeur Animaux Valeur % total Nbre 1 000 $ % total %o total Nbre 1 000 $ % total mondial mondial mondial mondial Bovins 1 139 880 16,8 414 432 15 1 087 448 15,7 290 019 10,8 Ovins/ caprins 3 062 040 15,8 189 067 16,6 3 474 020 18,1 186 008 21 Porcins 2 010 0,01 295 0,03 220 0,002 14 0,0014 Les pourcentages du nombre des bovins exportés et de leur valeur en dollars US, par rapport à ceux des bovins importés sont, en effet, respectivement de 92,4 % et 69,9 %. Ces pourcentages sont, pour les ovins/caprins, respectivement de 113,4 % et 98,3 % ; pour les porcs, ils sont de 6,9 % et 13,8 %. Trois groupes de pays se partagent l'essentiel des importations d'animaux. Ce sont : - les pays de l'afrique méditerranéenne, avec 15 % des bovins et 52,9 % des ovins/caprins ; - les pays côtiers de l'afrique occidentale et centrale, avec 50 % des bovins et 35,5 % des ovins/caprins ; - l'afrique du Sud, avec 15,3 % des bovins et 8,8 % des ovins/caprins. En 1986, parmi les pays de l'afrique méditerranéenne, la Libye et l'egypte sont les plus gros importateurs. L'Egypte et l'algérie ont accru leurs importations de façon sensible depuis 1980, tandis que la Libye les réduisait considérablement (Tableau II). Les fournisseurs les plus importants de l'afrique méditerranéenne sont, pour les bovins - destinés surtout à la production laitière -, les pays d'europe et, pour les ovins, ceux d'amérique latine.

649 II Importations de bovins, ovins et caprins en 1986. Evolution de la valeur des animaux importés, 1980-1986 Importations 1986 Valeur des animaux vivants Nbre de têtes importés (1 000 $) Bovins Ovins/caprins 1980 1986 Afrique méditerranéenne Algérie 20 000 450 3 910 22 200 Egypte 48 000 88 000 14 570 41 000 Libye 70 000 1 400 000 301 760 169 000 Maroc 17 500 10 929 15 000 Tunisie 22 859 17 790 10 984 Sous-total 178 359 1 488 450 348 959 258 184 Pays sahéliens Niger 60 000 30 000 12 800 Sous-total 60 000 30 000 12 800 Pays côtiers d'afrique occidentale et centrale Bénin 10 000 12 000 6 760 Burkina Faso 1 000 1 000 508 195 Cameroun 10 000 10 539 2 200 Centrafricaine (Rép.) 20 000 25 000 6 700 2 690 Congo 7 000 2 170 2 000 Côte-d'Ivoire 213 000 340 000 84 280 79 900 Gabon 2 000 570 600 Ghana 1 200 5 000 1 646 970 Guinée 16 100 776 Liberia 6 019 7 000 3 830 2 004 Nigeria 230 000 300 000 133 500 84 000 Sénégal 32 700 240 000 7 981 23 400 Sierra Leone 20 000 40 400 9 400 10 700 Togo 5 000 20 000 1 414 1 250 Zaïre 5 500 400 210 Sous-total 557 919 1 012 000 262 938 217 655 Afrique australe Afrique du Sud Botswana 175 000 1 500 250 000 370 62 520 44 700 733 Lesotho 10 000 42 000 8 800 Swaziland 9 000 20 000 2 500 Zimbabwe 100 26 Sous-total 195 500 312 470 62 520 56 759 Afrique de l'est/océan Indien Maurice 2 016 3 588 667 Ouganda 10 000 120 3 900 Réunion 800 1 530 511 Sous-total 12 816 5 238 5 078 Total 1 004 594 2 842 920 679 655 550 476... = données non disponibles.

650 En Afrique occidentale et centrale, les deux plus gros marchés sont constitués par le Nigeria et la Côte-d'Ivoire qui, comme tous les pays côtiers, importent presque exclusivement des animaux de boucherie. Le volume de ces importations diminue cependant régulièrement depuis quelques années. On observe la même tendance en Afrique du Sud qui importe des animaux d'embouche, ainsi qu'à Maurice et à la Réunion. En ce qui concerne les exportations : - la part des pays du Sahel est de 70 % pour les bovins et de 40 % pour les ovins/caprins ; - celle des pays d'afrique de l'est est de 12,3 % pour les bovins et de 48,7 % pour les ovins/caprins ; - celle de la Namibie de 17 % pour les bovins et de 7,5 % pour les ovins/caprins. Parmi les pays sahéliens, le Mali apparaît comme le premier exportateur en 1986 (Tableau III). Son débouché le plus important est la Côte-d'Ivoire qui achète 85 % des bovins et 90 % des petits ruminants exportés. Le Liberia représente l'essentiel des autres destinations (4). Le Niger vient en deuxième position, suivi par le Tchad. Une étude effectuée récemment évalue à 50-58 % le pourcentage des exportations non contrôlées provenant de ce dernier pays (1). Les exportations nigériennes sont tournées essentiellement vers le Nigeria, comme celles du Tchad qui approvisionne également le Cameroun et la République centrafricaine, et, dans une mesure indéterminée, le Soudan (1). Au premier rang des pays exportateurs d'afrique de l'est figurent la Somalie et le Soudan, essentiellement exportateurs vers le Proche-Orient. En Afrique australe, la Namibie a pour marché exclusif l'afrique du Sud. Il est difficile d'évaluer les tendances des échanges d'animaux sur pied, du fait du pourcentage souvent important d'exportations non contrôlées. Parmi les gros exportateurs d'animaux sur pied, le Tchad est pratiquement le seul dont le chiffre ait augmenté dépuis 1980. Ceci est dû en partie à la quasi disparition, depuis une dizaine d'années, du circuit des viandes séchées et des viandes réfrigérées. En Afrique de l'ouest, la diminution des exportations du Nord vers le Sud peut s'expliquer par la baisse de l'offre à la suite des années de sécheresse, celle de la demande consécutive à la chute du pouvoir d'achat, et aussi la part grandissante des viandes foraines dans les importations des pays côtiers, notamment de la Côte-d'Ivoire. En ce qui concerne la Somalie, cette diminution est due à la fermeture de certains marchés du Proche-Orient pour des motifs sanitaires. Les statistiques de la FAO ne donnent aucune information sur le commerce des chameaux qui est, cependant, non négligeable entre certains pays, notamment du Mali et de la Tunisie vers la Libye, de la Mauritanie vers le Sénégal et le Maroc, du Tchad vers le Nigeria, du Soudan vers l'egypte, de l'ethiopie et de la Somalie vers le Proche- Orient.

651 Exportation de bovins, ovins et caprins en 1986. Evolution de la valeur des animaux exportés, 1980-1986 III Exportations 1986 Valeur des animaux Nbre de têtes exportés (1 000 $) Bovins Ovins/caprins 1980 1986 Afrique méditerranéenne Egypte 67 000 Tunisie 2 640 Sous-total 69 640 Pays sahéliens Burkina Faso 45 000 70 000 21 353 8 300 Mali 263 000 450 000 99 849 82 500 Mauritanie 80 000 450 000 75 000 Niger 210 000 215 900 65 400 Tchad 150 000 140 000 75 400 44 800 Sous-total 748 000 1 325 900 196 602 325 600 Afrique de l'est Ethiopie 10 500 155 000 5 277 11 000 Kenya 12 000 14 000 1 154 5 200 Somalie 10 000 1 120 000 101 681 64 800 Soudan 10 000 350 000 44 349 41 500 Tanzanie 3 000 250 1 000 Sous-total. 45 500 1 639 000 152 711 123 500 Afrique australe Afrique du Sud 5 000 1 855 1 400 Burundi 6 400 Lesotho 28 000... 5 500 Namibie 175 000 250 000... 44 000 Swaziland 1 200 20 000... 950 Zimbabwe 508 40 2 133 459_ Sous-total 209 708 276 440 3 988 52 000 Pays côtiers d'afrique occidentale et centrale Sénégal 10 Cameroun Centrafricaine (Rép.) 600 4 440 1 128 530 205 812 Guinée 20 000 35 000 8 087 Sous-total 25 000 35 010 1 658 9 104 Total 1 028 208 3 345 990 354 959 510 204... = données non disponibles. LE COMMERCE DES VIANDES La balance du commerce extérieur de F Afrique est, pour les produits carnés, fortement négative (Tableau IV). Le volume et la valeur des importations de ces denrées sont en augmentation constante.

652 Importation et exportation de produits carnés (Tonnage moyen annuel et valeur en dollars, 1984-1986) IV Importations Exportations Quantité Valeur Quantité Valeur T % total -, ftaa. % total T % total. n n n a Vo total Tonnes m o n d i a, 1 000 $ m o n d i a, Tonnes m o n d i a, 1 000 $ m o n d a, Viandes et abats de bœuf, mouton, chèvre, porc, cheval, volailles 511 430 5,6 682 900 4,1 51 653 0,56 98 830 0,6 Viandes séchées, salées ou fumées 5 407 1,5 9 604 1,1 711 0,2 1 228 0,15 Viandes en conserve et préparations de viandes 50 167 4,1 113 340 3,9 13 434 1,08 28 850 1,08 Les importations annuelles de viande ont été, dans la période 1979-1981, de 359 000 tonnes en moyenne ; elles représentaient 6 % de la consommation totale. Ces importations se sont élevées à 511 000 tonnes en moyenne dans la période 1984-1986. Les produits carnés sont importés, comme le montre le Tableau V : - pour 55,6 % de leur valeur, par les pays de l'afrique méditerranéenne, qui s'approvisionnent surtout en Europe et en Amérique latine, l'egypte en absorbant à elle seule 46 % ; Importation de produits carnés en 1986. Evolution de la valeur des produits carnés importés, 1980-1986 Afrique méditerranéenne Algérie 37 000 Egypte 267 000 Libye 12 350 Maroc 5 020 Tunisie 11 570 Sous-total 332 940 V Importations 1986 Valeur des produits (tonnes) carnés (1 000 $) Viandes Viandes Conserves et fraîches, séchées, préparations 1980 1986 réfrigérées, salées, fumées de viandes congelées 100 43 480 71 200 11 040 203 670 357 120 33 200 27 200 6 529 8 530 2 7 966 17 374 11 142 294 845 481 424 Pays sahéliens Burkina Faso Tchad 5 40 219 100 15 180 Niger 370 835 Sous-total 415 319 1 030

653 V (suite) Importation de produits carnés en 1986. Evolution de la valeur des produits carnés importés, 1980-1986 Importations 1986 Valeur des produits (tonnes) carnés (1 000 $) Viandes Viandes Conserves et fraîches, séchées, préparations 1980 1986 réfrigérées, salées, fumées de viandes congelées Pays côtiers d'afrique occidentale et centrale Bénin 3 300 150 2 900 Cameroun 17 230 60 1 200 3 463 22 220 Cap Vert 10 300 604 Centrafr. (Rép.) 70 100 757 490 Congo 3 100 10 3 400 12 039 9 445 Côte-d'Ivoire 23 410 20 465 28 089 26 855 Guinée equatoriale 650 30 160 1 070 Gabon 25 570 50 1 730 26 077 33 850 Gambie 10 315 285 795 Ghana 140 660 110 8 020 1 545 Guinée 1 510 580 3 200 Guinée Bissau 133 287 Liberia 640 4 268 290 6 232 4 802 Nigeria 11 500 1 200 96 380 17 650 Sâo Tome & Principe 200 750 Sénégal 330 430 904 1 540 Sierra Leone 100 270 110 1 031 640 Togo 13 320 180 355 4 048 12 390 Zaïre 56 300 35 1 635 18 030 82 085 Sous-total 154 410 5 593 12 663 205 355 222 628 Afrique de l'est/océan Indien Comores 1 120 1 550 Djibouti 720 30 260 1 068 Ethiopie 41 300 25 536 Maurice 8 210 5 287 13 541 10 295 Réunion 13 690 447 3 284 41 967 50 613 Seychelles 370 12 230 1 935 1 405 Soudan 90 23 160 Tanzanie 225 104 470 Ouganda 250 450 500 Sous-total 24 110 535 4 926 58 045 66 597 Afrique australe Angola 19 800 560 11 500 58 240 Botswana 110 85 375 Burundi 1 134 432 Mozambique 1 000 140 2 340 Afrique du Sud 15 880 250 2 170 14 930 23 240 Sainte-Hélène 30 20 70 245 Swaziland 3 000 20 900 6 490 Zimbabwe 7 880 62 1 3 138 3 619 Sous-total 47 701 997 14 965 18 068 71 741 Total 562 120 7 125 45 223 576 632 871 493... = données non disponibles.

654 - pour 25,8?o, par les pays côtiers de l'afrique occidentale et centrale, dont 21 % par cinq pays (Zaïre, Gabon, Côte-d'Ivoire, Cameroun, Nigeria). Depuis plusieurs années, la CEE est devenue le principal fournisseur de cette zone ; - pour 11 %, par les pays d'afrique australe, dont 9,4 % par l'angola et l'afrique du Sud ; - pour 7,5 %, par les pays d'afrique de l'est et de l'océan Indien, dont presque 7 % par la Réunion et Maurice ; - pour 0,1 %, par les pays sahéliens. Les viandes fraîches, réfrigérées ou congelées représentent l'essentiel des importations de produits carnés (91,5 % en volume, 86,8 % en valeur), suivies par les conserves et préparations de viandes (7,4 % en volume, 12,1 % en valeur) et les viandes séchées, salées ou fumées (1,1 % en volume). Les principaux pays exportateurs sont ceux d'afrique australe (Botswana, Zimbabwe, Afrique du Sud, Swaziland) qui, en 1986, ont fourni environ 88 % des viandes exportées, ainsi que les pays d'afrique de l'est (Ethiopie, Soudan, Kenya et Madagascar), avec 6 % du tonnage exporté (Tableau VI). C'est la viande bovine qui, traditionnellement, constitue la plus grosse part des échanges africains de produits carnés. Elle représente presque 59 % du volume des viandes importées et 82 % du volume des viandes exportées. La viande de porc ne représente que 1,7 % des importations et 1,6 % des exportations de viandes africaines. La part de la volaille dans les importations est importante avec 25,2 % du total des viandes ; elle est, par contre, modeste dans les exportations, avec 3,4 % du total. L'Egypte importe, à elle seule, plus de 50 % du tonnage de volailles. Pour s'affranchir de ces importations, elle développe sa propre production avicole, comme de nombreux pays d'afrique. Cependant, il en résulte le plus souvent de nouvelles dépendances, les aliments du bétail nécessaires au développement de l'élevage avicole, en particulier le maïs, devant être importés de l'extérieur. Les viandes séchées, salées ou fumées : - sont importées, pour 78 %, par les pays côtiers d'afrique occidentale et centrale, 14,5 % par les pays d'afrique de l'est et de l'océan Indien et 7,5 % par ceux d'afrique australe ; - sont exportées pour 99 % par le Botswana, le Zimbabwe et le Kenya. Les préparations et conserves de viandes sont importées pour 25 % par l'afrique méditerranéenne, l'egypte en important à elle seule 24,4 % ; elles sont importées pour 33 % par les pays d'afrique australe, pour 28 % par les pays côtiers d'afrique occidentale et centrale et pour 11 7o par les pays d'afrique de l'est et de l'océan Indien. Elles sont exportées pour 86 % par le Zimbabwe, l'afrique du Sud et le Botswana, et pour 12 % par le Kenya, l'ethiopie et Madagascar. La progression des importations de produits carnés entre 1980 et 1986 est forte dans les pays d'afrique méditerranéenne : 63 % en valeur, malgré la diminution des importations libyennes. Elle est également importante au Cameroun, au Togo et

655 VI Exportation de produits carnés en 1986. Evolution de la valeur des produits carnés exportés, 1980-1986 Exportations 1986 Valeur (1 000 $) (tonnes) Viandes Viandes Conserves et fraîches, séchées, préparations 1980 1986 réfrigérées, salées, de viandes congelées fumées Afrique méditerranéenne Egypte 40 240 120 Tunisie 10 97 287 70 Sous-total 50 97 527 190 Pays sahéliens Burkina Faso 200 659 200 Sous-total 200 659 200 Pays côtiers d'afrique occidentale et centrale Centrafr. (Rép.) 2 200 2 400 Sénégal 170 674 443 Sous-total 2 200 170 674 2 843 Afrique de l'est/océan Indien Ethiopie 550 Kenya 200 Madagascar 1 520 Maurice 120 Réunion 90 7 440 696 400 4 2 939 4 334 2 040 2 665 2 940 190 41 Sous-total 2 390 97 1 540 7 273 7 876 Afrique australe Afrique du Sud 5 490 2 580 101 190 17 210 Botswana 23 780 540 2 500 66 850 Swaziland 2 500 6 000 Zimbabwe 4 710 62 5 984 28 908 26 645 Sous-total 36 480 602 11 064 137 371 116 705 Total 41 320 699 12 872 147 163 127 814 surtout au Zaïre. Par contre, la tendance inverse est observée dans un certain nombre de pays, notamment au Nigeria. LE COMMERCE DES GRAISSES D'ORIGINE ANIMALE Le Tableau VII montre que l'afrique doit également importer des graisses animales pour satisfaire une demande pourtant faible.

656 VII Importations et exportations de graisses animales (Tonnage moyen annuel, 1984-1986) Importations Exportations Quantité Valeur Quantité Valeur rr % total n n n e, % total % total, n n n * % total Tonnes.., 1 000 $... Tonnes. 1 000 $.. mondial mondial mondial mondial 437 989 14,2 228 031 18,6 10 957 0,3 7 364 0,6 Les flux coïncident à peu près avec ceux des viandes. Les pays d'afrique méditerranéenne sont les plus gros importateurs avec 50 %o du total, suivis par ceux d'afrique australe avec 25 %, ceux d'afrique de l'est/océan Indien avec 14 %, et par les pays côtiers d'afrique de l'ouest et du Centre avec 11 %. Le Botswana et l'afrique du Sud couvrent, à eux seuls, presque 99 % du total des exportations. LE COMMERCE DES PRODUITS LAITIERS L'autosuffisance de l'afrique en produits laitiers est encore moins grande que pour les produits carnés. Les importations de produits laitiers atteignent en effet 50 % d'une production totale estimée à environ l'équivalent de 8 millions de tonnes de lait frais. Ces importations ont lieu essentiellement sous forme de lait sec, évaporé ou condensé, comme le montre le Tableau VIII. VIII Importation et exportation de produits laitiers (Tonnage moyen annuel, 1984-1986) Importations Exportations Quantité Valeur Quantité Valeur np % total, n «7o total T 7o total ^ nftft ^ % total Tonnes,.. 1 000 $... Tonnes.., 1 000 $. mondial mondial mondial mondial Lait et crème frais, évaporés, condensés ou secs Beurre Fromage 888 184 156 989 74 278 11,7 12,1 4,2 855 212 274 879 15,5 11,3 7 798 1 680 635 0,1 0,1 0,03 8 399 0,17 2 372 0,1 0,01

657 Les importations de produits laitiers ont progressé de 8 7o par an entre 1961 et 1970 et de 12 % par an entre 1970 et 1980. L'Afrique méditerranéenne reçoit, à elle seule, 47 % des importations de lait, 83 % des importations de beurre et 80 % des importations de fromage. Pour ces mêmes produits, la part des pays côtiers d'afrique occidentale et centrale est, respectivement, de 24 %, 7,5 % et 7,4 % ; celle des pays d'afrique de l'est et de l'océan Indien, de 14 7o, 5,6 % et 6,4 % ; celle de l'afrique australe, de 9 %, 1,3 % et 5,8 % environ ; et celle de l'afrique sahélienne, de 6 %, 2,5 % et 0,5 % environ. Le Tableau IX montre la part importante de la consommation couverte par les importations de lait, qui atteint jusqu'à 81,1 % en Afrique occidentale. IX Production, consommation et importation de lait Production Importation Consommation Importations Consommation de lait de lait de lait en % de la urbaine en % de consommation la consommation Taux de croissance annuel kg/per capita totale totale 1970-80 1976-84 Afrique au nord du Sahara 1,4 8,9 49,0 39,6 58,6 Soudan/Sahel -4,7 13,4 59,8 15,5 23,5 Afrique occidentale 1,7 2,5 10,8 81,1 23,2 Afrique centrale -7,0 2,8 4,5 68,6 34,8 Afrique de l'est -2,2 19,1 32,9 13,2 14,4 Afrique australe -7,1 10,2 19,4 22,3 14,8 Total Afrique -3,0 7,9 28,7 33,1 35,0 Source : FAO. - L'agriculture africaine : les 25 prochaines années. Annexe V, Document ARC/86/3. Le seul pays d'afrique dont le solde à l'exportation des produits laitiers soit positif est l'afrique du Sud. LE COMMERCE DES OVOPRODUITS L'Afrique reste aussi tributaire des importations pour satisfaire la demande d'œufs en coquille et en poudre (Tableau X). Les importations d'oeufs en coquille qui, en 1986, ont diminué environ de moitié par rapport aux années précédentes, sont réalisées pour 88 % par l'afrique méditerranéenne, pour 6 % par l'afrique australe, les 6 % restants se partageant entre les pays côtiers d'afrique occidentale et centrale, ainsi que les pays d'afrique de l'est et de l'océan Indien. Les œufs liquides ou congelés ont été importés pour l'essentiel en 1986 par le Lesotho et exportés par l'afrique du Sud.

658 Oeufs en X Importation et exportation d'œufs (Tonnage moyen annuel, 1984-1986) Importations Exportations Quantité Valeur Quantité Valeur _ % total, 1000 % total _ % total -. 1000 % total Tonnes 000 $ Tonnes 1 000 $ mondial mondial mondial mondial coquille 45 361 5,7 73 850 17 1 387 0,2 1 416 0,2 Ceufs liquides ou en poudre 269 0,2 1 270 1 2 404 2,4 3 214 3,1 LE COMMERCE DU MIEL Le commerce mondial du miel a connu une progression importante au cours de la dernière décennie (5). En effet, le total mondial des importations est passé de 150 000 tonnes (133 millions de dollars US) en 1975 à 284 000 tonnes (296 millions de dollars US) en 1984. Cependant, la place de l'afrique parmi les fournisseurs mondiaux n'a fait que reculer sous l'effet d'une concurrence de plus en plus vive. Le tonnage exporté est tombé de 650 tonnes environ en moyenne pendant la période 1975-1977 à 180 pendant la période 1984-1986. Le Tableau XI montre la part insignifiante de l'afrique sur le marché mondial de ce produit. XI Importation et exportation de miel (Tonnage moyen annuel, 1984-1986) Importations Exportations Quantité Valeur Quantité Valeur -, % import. 1000 _ % import. T % export. 1000 % export. Tonnes. 1 000 $. Tonnes, 1 000 $, mondiales mondiales mondiales mondiales 150 0,09 316 0,1 181 0,06 282 0,1 Les principaux pays importateurs en 1986 sont la Réunion, Maurice et le Maroc. Les principaux exportateurs sont la Tanzanie, l'egypte et l'afrique du Sud (Tableau XII).

659 XII Importation et exportation de miel, 1986 Tonnes Importations Valeur (1 000 $) Tonnes Exportations Valeur (1 000 $) Afrique méditerranéenne Egypte 50 150 Maroc 40 60 Tunisie 8 30 Sous-total 40 60 58 180 Pays côtiers d'afrique occidentale et centrale Cameroun Cap Vert Congo Côte-d'Ivoire Gabon 8 2 6 10 15 Sous-total 41 127 Afrique de l'est/océan Indien Djibouti Kenya Maurice Réunion Tanzanie 6 43 77 80 48 Sous-total 126 265 88 56 Afrique australe Afrique du Sud 35 55 Botswana 1 3 Sous-total 1 3 35 55 30 4 13 30 50 15 64 186 Total 208 455 181 291 8 8 LE COMMERCE DES PRODUITS DE LA PÊCHE La part de la consommation couverte par les importations de produits de la pêche était en 1980 de 39 % en Afrique au sud du Sahara. La production des pêcheries maritimes africaines a baissé au cours de la décennie écoulée, ce qui explique la progression des importations, malgré l'augmentation de production de la pêche continentale qui représentait 44 % des captures totales en 1984. La valeur des importations et des exportations de l'ensemble des produits de la pêche (poissons, crustacés et mollusques sous toutes leurs formes, huiles et graisses

660 provenant d'animaux aquatiques et farines pour animaux provenant d'animaux aquatiques) était en 1986 respectivement d'environ 660 millions de dollars US et 1 100 millions de dollars (Tableau XIII). XIII Importation et exportation de produits de la pêche Importations Exportations Valeur % import. Valeur % export. (1 000 $) mondiales (1 000 $) mondiales 660 470 2,7 1 099 788 4,9 Neuf pays d'afrique figurent parmi les cinquante principaux importateurs de produits de la pêche (Tableau XIV). Leur part du marché mondial est de 2,2 %. XIV Importation de produits de la pêche par les principaux pays importateurs africains en 1986 Pays Valeur en 1 000 $ Nigeria 90 309 Egypte 82 881 Côte-d'Ivoire 79 370 Afrique du Sud 71 600 Zaïre 58 724 Angola 41 570 Cameroun 38 265 Algérie 31 600 Congo 30 200 Sous-total 524 519 Total mondial 24 120 246 Total des 50 pays 23 600 365 Source : Annuaire FAO Statistiques des pêches, 1986. Quatre pays d'afrique figurent parmi les cinquante principaux exportateurs (Tableau XV). Leur part du marché mondial est de 3,7 7o. La croissance des importations, au cours de la décennie écoulée, est très différente d'une région à l'autre. Dans les pays de l'afrique méditerranéenne, elles ont plus que doublé ; en Algérie, elles ont été multipliées par huit. En Afrique soudanosahélienne, elles ont presque doublé, tandis qu'elles augmentaient de moitié dans les pays côtiers d'afrique de l'ouest. Dans les autres parties de l'afrique, elles ont stagné ou parfois même baissé.

661 XV Exportation de produits de la pêche par les principaux pays exportateurs en Afrique Pays Valeur en 1 000 $ Maroc 306 724 Sénégal 259 110 Mauritanie 177 256 Afrique du Sud 91 282 Sous-total 834 372 Total mondial 22 486 128 Total des 50 pays 21 618 202 Les exportations ont presque triplé depuis 1976, cette forte croissance étant due surtout à l'afrique de l'ouest, en particulier à sa zone soudano-sahélienne. La Mauritanie a décuplé ses exportations, le Ghana a sextuplé les siennes et réduit ses importations, devenant ainsi exportateur net. LE COMMERCE DES PRODUITS D'ORIGINE ANIMALE À USAGE INDUSTRIEL Alors qu'il est négatif pour l'ensemble des denrées d'origine animale à l'exception des produits de la pêche, le solde à l'exportation des produits animaux à usage industriel est positif. Ceci est surtout vrai pour les matières premières n'ayant subi aucun traitement industriel, comme le montre le Tableau XVI. Cependant, l'afrique du Sud est le pays bénéficiaire presque exclusif des exportations. En 1986, il assure à 89 % l'exportation des laines en suint, les 11 % restants étant exportés par le Lesotho, le Kenya et l'ethiopie. Sa part des exportations de laines dégraissées dépasse 99 %, le Kenya fournit le reste (Tableaux XVII et XVIII). XVI Importation et exportation de la laine (moyenne annuelle, 1984-1986) Importations Quantité Valeur % import, % import, Tonnes 1 000 mondiales mondiales Exportations Quantité Valeur % export, % export, Tonnes 1 000 $ mondiales mondiales Laine en suint Laine dégraissée 2 538 15 159 0,3 4,4 7 785 46 190 0,3 4 47 724 10 231 5,2 2,6 128 449 28 516 5,6 2,5

662 XVII Importation et exportation de laine en suint, 1986 Importations Valeur Tonnes (1 000 $) Exportations Valeur Tonnes (1 000 $) Afrique méditerranéenne Algérie Egypte Maroc Tunisie 1 100 990 400 34 3 500 2 700 1 200 103 Sous-total 2 524 7 503 Afrique de l'est Ethiopie Kenya 45 1 300 30 1 700 Sous-total 1 345 1 730 Afrique australe Lesotho Afrique du Sud 170 450 3 000 35 000 5 170 85 000 Sous-total 170 450 38 000 90 170 Total 2 694 7 953 39 345 91 900 XVIII Importation et exportation de laine dégraissée, 1986 Importations Valeur Tonnes (1 000 $) Exportations Valeur Tonnes (1 000 $) Afrique méditerranéenne Algérie Egypte Maroc Tunisie 200 5 200 4 900 123 750 15 000 12 950 459 Sous-total 10 423 29 159 Afrique de l'est/océan Indien Kenya 40 125 Maurice 3 126 12 502 Sous-total 3 126 12 502 40 125 Afrique australe Afrique du Sud 1 500 4 200 7 000 21 000 Zimbabwe 2 13 Sous-total 1 502 4 213 7 000 21 000 Total 15 051 45 874 7 040 21 125

663 Les importations sont réalisées : - pour les laines en suint : par l'algérie, l'egypte, le Maroc, l'afrique du Sud et la Tunisie ; - pour les laines dégraissées : par ces mêmes pays, ainsi que par Maurice et le Zimbabwe. Les cuirs et peaux occupent une place importante dans le commerce international des produits agricoles et constituent une matière première essentielle à l'industrialisation de l'afrique. La valeur, en prix courants, des exportations mondiales de l'ensemble de ce secteur - y compris les cuirs finis et les chaussures en cuir - a plus que décuplé entre 1961-1965 et 1983-1985, passant de 1,5 à près de 16 milliards de dollars US. L'Afrique a participé à cette expansion du commerce des cuirs, comme le montre le Tableau XIX ; ses exportations sont passées de 54,4 millions à 177,6 millions de dollars. Mais sa part dans la valeur totale des échanges a diminué, passant de 3 % à 1,6 %. XIX Valeur en millions de dollars US du commerce des cuirs et peaux bruts et des cuirs préparés (Moyennes 1961-65 et 1983-85) 1961-1965 Cuirs et peaux bruts % total 1983- % total Croissance mondial 1985 mondial en % 1961-1965 Cuirs grossièrement tannés et cuirs finis de tous types % total 1983- % total Croissance mondial 1985 mondial en % Monde 666 100 3 062,5 100 359,8 369,6 100 3 669,1 100 892,7 Afrique 45,4 6,8 84,2 2,8 85,5 7,1 1,9 57,2 1,6 705,6 Source : FAO. - Groupe intergouvernemental sur la viande : Sous-groupe des cuirs et peaux, première Session. Document CCP : ME/HS 87/2. Le volume du commerce net des cuirs et peaux bruts de l'afrique a également diminué, du fait de la croissance de la demande intérieure d'articles en cuir. La valeur des cuirs et peaux bruts exportés par les pays d'afrique australe et d'afrique de l'est en 1985 atteint presque 90 % de la valeur totale des cuirs exportés par l'afrique (108 millions de dollars US). BILAN DU COMMERCE EXTÉRIEUR DES GRANDES RÉGIONS D'AFRIQUE POUR LES ANIMAUX ET PRODUITS ANIMAUX Le Tableau XX, bien qu'incomplet pour certains produits, permet d'apprécier la situation du commerce extérieur des grandes régions d'afrique en ce qui concerne les produits animaux.

664 Total Cuirs et peaux (1985) 1 559 040 254 926 66 213 332 140 677 945 249 582 276 025 249 956 12 624 294 992 329 713 * o o r~ i/~t * r- * 37 78 518 * 244 18 283 1986 Produits poissonniers (1985) 8 709 254 304 * 1 403 590 ** 207 069 16 167 * 23 260 36 959 * 8 516 9 228 male en Graisses 76 914 55 21 220 221 356 <N i VO r- (N (N XX Com merce africain des animaux et produits d\ (Valeur en 1 000 $) Animaux Pro- Ovo- Viandes duits pro- Miel laitiers duits Afrique méditerranéenne Imp. 257 964 Exp. 481 424 190 645 835 38 848 60 60 137 180 39 019 7 711 Pays sahéliens Imp. Exp. 12 800 325 600 Afrique occidentale et centrale Imp. 210 244 Exp. 9 104 850 200 222 514 2 843 51 140 214 256 2 098 127 32 80 Afrique de l'est/ océan Indien Imp. 5 078 Exp. 123 500 64 961 145 854 1 306 265 7 876 1 007 184 56 Afrique australe Imp. Exp. 72 059 52 000 94 736 73 098 2 655 3 116 705 10 761 3 800 55 Informations disponibles pour seulement : * 2 pays. ** 13 pays. *** 10 pays. **** 4 pays. origine am Laine 36 662 12 502 1 855 4 663 111 170

665 L'Afrique méditerranéenne est fortement déficitaire dans tous les domaines, sauf celui des produits de la pêche. Il en est de même des pays côtiers d'afrique occidentale et centrale dont le solde est également positif pour les cuirs et peaux. La balance du commerce extérieur du groupe Afrique de l'est/océan Indien est presque équilibrée, grâce aux exportations d'animaux, de cuirs et peaux et de produits de la pêche d'afrique de l'est, les pays de l'océan Indien étant, quant à eux, parmi les gros importateurs. Le solde du commerce extérieur est nettement positif pour l'afrique sahélienne, grâce à ses exportations d'animaux et de cuirs et peaux. Il est également positif pour l'afrique australe, du fait notamment de la laine dont l'afrique du Sud est le quatrième exportateur mondial. LES PROBLÈMES DU COMMERCE AFRICAIN DES PRODUITS ANIMAUX 1. Dans la plupart des pays, la contrainte majeure est constituée par l'insuffisance ou le coût des infrastructures de base : - équipement des itinéraires de déplacement des troupeaux ; - stations de quarantaine ; - réseaux routiers ou ferroviaires ; - abattoirs et installations de transformation ; - réfrigération et transport sous régime du froid. En ce qui concerne les abattoirs, le facteur limitant est moins leur capacité que le coût de leur fonctionnement. L'exportation de bétail vivant reste la pratique la plus répandue pour satisfaire la demande des pays importateurs, dans le cadre du commerce interafricain des viandes. Les déplacements se font le plus souvent à pied, en suivant des «routes du bétail» que les Services de l'élevage ont généralement amélioré en créant des points d'eau et d'affourragement ainsi que des postes sanitaires. Une partie du transport se fait également par camion et par train. Malgré les pertes subies du fait des longs parcours à accomplir et les inconvénients pour les agriculteurs des régions traversées, les systèmes de commercialisation traditionnels sont confortés par les expériences tentées pour mettre en place des circuits modernes, qui se sont généralement soldées par des échecs (3). Les produits de la pêche souffrent particulièrement des conditions de transport et de conservation. Faute d'approvisionnement suffisant en glace, le poisson est conservé dans des sacs humides, ou par fumage, séchage au soleil, salaison et fermentation. Ces méthodes de conservation entraînent généralement des pertes importantes, dues en particulier aux insectes (3). La qualité hygiénique du lait en poudre importé souffre souvent des mauvaises conditions de stockage et de transformation (2). En ce qui concerne le traitement des produits animaux à usage industriel, il n'est pas possible dans certains cas, en raison de l'absence d'installations adéquates. Ainsi,

666 parmi les pays membres de l'udeac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Tchad), seul le Cameroun possède une tannerie industrielle à N'Gaoundere (1). Cependant, la capacité de tannage dans les pays disposant d'unités de traitement des cuirs et peaux est souvent sous-utilisée ; c'est le cas notamment du Nigeria et du Soudan (1). 2. Les politiques en matière d'importation et d'exportation ne sont pas toujours clairement définies. Les taxes prélevées sur les produits importés ou exportés apparaissent davantage comme destinées à générer des fonds qu'un moyen au service de ces politiques. Ceci est particulièrement vrai pour les produits laitiers frappés de taxes qui n'ont pas pour effet de protéger la production nationale et sa transformation (2, 6, 7). Les taxes prélevées à l'exportation pour encourager l'abattage ou le traitement des sous-produits sur place, alors que les installations à cet effet n'existent pas, ne sont pas justifiées. La pénalisation qui en résulte pour les exportations entraîne la fraude qui peut atteindre dans certains cas 70 % (1). L'exportation du bétail sur pied donne lieu, dans un pays au moins, à la perception de onze taxes différentes prélevées par six administrations distinctes (1). Le produit des taxes vétérinaires, dont la finalité devrait être le financement des activités de contrôle ou l'amélioration de la qualité des produits taxés, est rarement affecté dans son intégralité à cette destination (1, 2). 3. La concurrence des viandes congelées d'amérique du Sud et surtout de la CEE pèse sur les marchés de certains pays exportateurs, notamment ceux du Sahel, exportateurs traditionnels vers les pays côtiers. 4. La présence de la peste bovine, de la péripneumonie contagieuse bovine ou de la fièvre aphteuse, dans la majorité des pays d'élevage de l'afrique subsaharienne, est un obstacle au développement du commerce international du bétail et des viandes. Rares sont les pays qui, étant indemnes de ces maladies ou les maîtrisant bien, ont accès au marché européen ; c'est le cas du Botswana, de Madagascar, du Swaziland et du Zimbabwe. Depuis quelques années, l'arabie Saoudite, qui était un marché important pour les pays d'afrique de l'est, a interdit les importations de bétail sur pied en provenance de ces pays. Le commerce interafricain lui-même est perturbé pour ces mêmes raisons ; ainsi en est-il des restrictions à l'importation en Algérie de la viande du Mali, ou de celles concernant la viande du Soudan en Egypte. 5. Huit pays seulement ont communiqué à l'oie leur réglementation sanitaire relative au commerce international des animaux et produits animaux. L'Algérie, le Botswana, le Maroc, le Swaziland et la Zambie disposent d'une législation pour le contrôle des importations et des exportations d'animaux et de produits animaux. Les Services vétérinaires y sont responsables de l'application de cette réglementation et, notamment, de la signature des certificats sanitaires à l'exportation. Le Tchad a mis en place une réglementation des importations, et les exportations y sont soumises aux conditions prévues par des accords frontaliers passés avec les pays voisins.

667 Le Burkina Faso prévoit, dans sa réglementation pour l'importation des denrées d'origine animale, des garanties relatives notamment à l'absence de radioactivité et de résidus d'hormones, de pesticides, de médicaments vétérinaires. L'Ethiopie n'a pas de réglementation sanitaire spécifique pour le contrôle des importations et des exportations, mais s'inspire des recommandations du Code zoosanitaire international de l'oie. Le Ministère de l'agriculture est responsable pour les importations des questions concernant la santé animale, tandis que les aspects relatifs à la santé publique relèvent du Ministère de la Santé. Bien que de nombreux pays d'afrique disposent d'une législation sanitaire concernant l'importation et l'exportation des animaux et produits animaux, ils manquent le plus souvent des infrastructures, des moyens et du personnel nécessaires pour un contrôle efficace. C'est ainsi que certains pays exigent à l'importation des tests dont ils ne sont pas en mesure de vérifier qu'ils sont effectués. Dans certains pays, il existe une réglementation détaillée pour les importations, mais aucune disposition n'est prévue pour les exportations. Il convient de noter que les pays d'afrique de l'ouest, notamment, importent des viandes d'amérique du Sud et courent ainsi le risque d'introduire de nouvelles souches de virus de la fièvre aphteuse. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS 1. Les statistiques qui figurent dans le présent rapport montrent, mieux que n'importe quelle explication, que le commerce interafricain ne peut pas satisfaire intégralement la demande des pays importateurs. L'analyse de ces statistiques met également en évidence la diversité des situations selon les zones et les pays. Un petit nombre de pays sont exportateurs, mais la plupart sont importateurs. Il n'existe donc pas de solution globale pour le continent. C'est la raison pour laquelle se sont créées des organisations subrégionales dont l'objet est d'apporter des solutions, au problème des échanges notamment, dans le cadre de la coopération économique. Ainsi ont été mises en place, en Afrique de l'ouest, la Communauté économique de l'afrique de l'ouest (CEAO) et la Communauté économique bétail et viande (CEBV), en Afrique centrale, l'union douanière et économique de l'afrique centrale (UDEAC). Ces organisations s'efforcent, avec les pays de la sous-région pour laquelle elles sont compétentes, de résoudre les problèmes qu'ils ont en commun. 2. Toutes les mesures facilitant le développement du commerce interafricain doivent être encouragées. Elles ne peuvent évidemment pas, à elles seules, résoudre le problème de l'autosuffisance du continent africain, mais elles y contribueront car l'un des moyens les plus efficaces pour accroître la production et la consommation de produits africains est d'améliorer leur commercialisation. Ces mesures doivent tendre à atténuer les contraintes signalées précédemment dans ce rapport. Il s'agit en premier lieu de l'amélioration des infrastructures de base pour laquelle l'aide extérieure est nécessaire.

668 Les mesures fiscales sont également importantes. Elles doivent être inspirées par une politique clairement définie des échanges et du développement des productions nationales et non constituer un simple moyen d'augmenter les ressources budgétaires. 3. Les mesures vétérinaires doivent viser l'amélioration du contrôle des maladies animales, la diminution des pertes dues, non seulement à ces maladies, mais aussi aux mauvaises conditions d'hygiène et aux pratiques défectueuses. Ces mesures sont particulièrement importantes pour les pays exportateurs. C'est ainsi que ceux, nombreux en Afrique, qui exportent des cuirs et peaux, vers l'europe notamment, doivent prendre toutes les précautions utiles en matière de fièvre charbonneuse, compte tenu du danger que représente cette maladie pour la santé publique et la santé animale. 4. Les réglementations sanitaires des échanges internationaux d'animaux et de produits animaux doivent s'inspirer de deux grands principes : - éviter l'introduction d'agents pathogènes absents dans la région ou le pays considéré ; - éviter les entraves inutiles au commerce, en procédant à l'harmonisation des exigences sanitaires, afin de favoriser les échanges interafricains. Ces réglementations doivent être simples et réalistes, et tenir compte des ressources économiques et humaines disponibles dans le pays. 5. Les Administrations vétérinaires doivent être conscientes des risques de transmission des maladies animales liés aux transports aériens. Dans la mesure du possible, les échanges entre pays voisins doivent être encouragés, afin d'éviter l'introduction dans la région concernée de maladies qui en sont absentes. 6. Afin de prévenir l'introduction sur leur territoire de maladies animales qui n'y existent pas, les pays africains ne devraient importer qu'en provenance de régions indemnes de ces maladies, ou qui sont en mesure de certifier que les animaux ou les produits animaux exportés sont indemnes. 7. Les Services vétérinaires doivent disposer des moyens suffisants pour éviter l'introduction de maladies animales à l'occasion du commerce international des animaux et produits animaux. Ils doivent bénéficier d'une coopération étroite avec les autres services officiels chargés du contrôle aux frontières, notamment fonctionnaires des douanes et de l'immigration. 8. Les exigences sanitaires pour les échanges d'animaux et de produits animaux doivent être définies d'un commun accord entre pays exportateur et importateur, selon les principes figurant dans le Code zoo-sanitaire international de l'oie. * * * BIBLIOGRAPHIE 1. ANON. (1988). - Etude des perspectives de la commercialisation du bétail et des produits de l'élevage. Ministère du Plan et de la Coopération, République du Tchad.

669 2.DI0UF S. (1984). - Contribution à l'étude du lait et des produits laitiers importés au Sénégal. Etude économique et qualité hygiénique. Thèse de Doctorat vétérinaire, Université de Dakar. 3. FAO (1986). - L'agriculture africaine : les 25 prochaines années. Annexe V. Les politiques d'incitation et d'approvisionnement en facteurs de production. Doc. ARC/86/3, Rome, 142 p. 4. GUILLERMAIN B. (1987). - Etude de l'élevage dans le développement des zones cotonnières au Mali, au Burkina Faso et en Côte-d'voire. SCET AGRI-BDPA. Paris. 5. INTERNATIONAL TRADE CENTRE UNCTAD/GATT (1986). - Honey: a study of major markets. ITC, Genève, 167 p. 6. NIVOKO S.G. (1986). - The development of dairy imports in Nigeria. LPU Working Paper No. 10. CIPEA, Addis Abeba. 7.VON MASSOW V.H. (1986). - Importation de produits laitiers et politique d'importation du Mali : effets sur le secteur laitier dans la région de Bamako. Doc. de travail LPU N 8. CIPEA, Addis Abeba.