SCHEMA REGIONAL DES FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES Région Midi-Pyrénées
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- Eliane St-Cyr
- il y a 10 ans
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1 DES FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES SCHEMA REGIONAL SCHEMA REGIONAL DES FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES Région Midi-Pyrénées Adopté en Assemblée plénière lors de la séance du 22 décembre 2011 Hôtel de Région 22 boulevard du Maréchal Juin TOULOUSE cedex 9
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3 SOMMAIRE Introduction Le champ couvert par le schéma des formations sanitaires et sociales Une démarche d élaboration fortement participative Un schéma des formations sanitaires et sociales dans un contexte complexifié Une démographie qui nécessite un développement des compétences La poursuite du vieillissement de la population Accompagnement des conséquences liées au vieillissement L urgence d un renforcement du lien entre le sanitaire et le social Un contexte national de réformes et d orientations impactant le secteur sanitaire et social La loi Hôpital Patients Santé et Territoires La réforme des formations sanitaires et sociales Des orientations nationales des formations sociales à traduire au niveau régional Une évolution de l organisation et des pratiques professionnelles La question des nouveaux métiers face aux évolutions structurelles du secteur sanitaire et social L avancée des techniques et de la recherche à prendre en compte L impact d un contexte économique en tension Une synergie indispensable avec le pôle de compétitivité Cancer-Bio-Santé Un diagnostic régional partagé Les évolutions démographiques de Midi-Pyrénées Une démographie contrastée L activité de la population La problématique de l attractivité dans le Sanitaire et Social L attractivité des territoires Attractivité des établissements employeurs Attractivité croisée des métiers selon les territoires et les établissements employeurs Le recours aux faisant fonction et le turn-over Une formation dans le secteur sanitaire et social insuffisamment adaptée Origine géographique des effectifs et mobilité L intérêt de l alternance dans les formations sanitaires et sociales L adaptation des contenus de formation aux besoins des employeurs La formation professionnelle continue P age
4 Évaluation du schéma : une première réponse aux enjeux des formations sanitaires et sociales Axe 1 : Développer la formation pour répondre aux besoins d emploi dans le secteur social, médico-social et sanitaire Des actions au service de la formation et des étudiants L enjeu d une meilleure appréhension de la réalité des métiers par des formations de qualité Axe 2 : Promouvoir la formation professionnelle tout au long de la vie Des actions pour une formation accessible tout au long de la vie L enjeu de la construction de parcours professionnels et de formation Axe 3 : Intégrer les formations sanitaires et sociales comme un élément d aménagement du territoire Des actions au service des territoires L enjeu d une réponse territoriale coordonnée aux tensions sur l emploi Axe 4 : Développer et renforcer les liens entre les formations sanitaires et sociales Des actions pour un rapprochement entre le secteur sanitaire et le secteur social L enjeu d un décloisonnement au service de l usager Axe 5 : Construire un système d observation permettant une meilleure analyse des besoins emploi-formation Des actions pour une appréhension juste des besoins emploi-formation L enjeu d un observatoire partagé et opérationnel Axe 6 : Mettre en place un système de pilotage régional des formations sanitaires et sociales Des actions pour un partenariat consolidé et un pilotage régional L enjeu d une amélioration et d une pérennisation de la concertation Les axes stratégiques du schéma des formations sanitaires et sociales : une prise en compte des enjeux en lien avec les evolutions des metiers Axe 1 : Affiner la réponse aux besoins d emploi et de compétences des territoires dans le secteur social, médico-social et de la santé Objectif 1.1 : Améliorer l information sur les métiers du sanitaire et du social en fonction des différents publics Objectif 1.2 : Ajuster les capacités d accueil en formation aux besoins en recrutement des deux secteurs Objectif 1.3 : Poursuivre la territorialisation de la carte des formations Objectif 1.4 : Attirer et fidéliser les professionnels dans une logique d aménagement du territoire Axe 2 : Poursuivre la promotion de la formation tout au long de la vie Objectif 2.1 : Favoriser la sécurisation des parcours de formation et les trajectoires professionnelles Objectif 2.2 : Adapter les formations au contenu des métiers en privilégiant le lien sanitaire-social Objectif 2.3 : Accompagner les secteurs d activité en lien avec les branches professionnelles P age
5 3. Axe 3 : Développer une offre de formation performante Objectif 3.1 : Articuler l ensemble des voies de formation de manière cohérente, de la voie scolaire à l enseignement supérieur Objectif 3.2 : Améliorer les conditions d enseignement et de la vie étudiante Objectif 3.3 : Accompagner la mise en place de démarches qualité avec les organismes de formation Axe 4 : Piloter le dispositif sur la base d une observation partagée des métiers Objectif 4.1 : Organiser l observation pour objectiver les besoins et ajuster les réponses Objectif 4.2 : Animer la fonction de pilotage en confortant le partenariat avec l ensemble des acteurs Annexes Glossaire des sigles Synthèse de l évaluation à mi-parcours du schéma Récapitulatif du plan d actions du schéma régional des formations sanitaires et sociales Présentation des formations sanitaires et sociales autorisées et agréées par la Région Midi- Pyrénées et Evaluation des besoins de recrutement a l horizon Présentation des formations sanitaires et sociales dispensées par la voie de l apprentissage Présentation des formations sanitaires et sociales dispensées par l Education Nationale et par l enseignement agricole Présentation des enjeux emploi-formation par départements Carte régionale des métiers en tension P age
6 INTRODUCTION La loi du 13 août 2004 a positionné les Conseils Régionaux comme les acteurs incontournables de la formation dans le secteur sanitaire et social, à travers l élaboration des schémas régionaux des formations sanitaires et sociales. Ces derniers offrent un cadre d intervention régional pour proposer des services accessibles, complémentaires et adaptés au territoire. L intérêt de cette régionalisation est multiple : pour les organismes de formation qui contribuent à la mise en place d un système de formation plus ajusté aux besoins des territoires ; pour les employeurs qui ont une responsabilité accrue dans l évaluation des besoins et des compétences ; et pour les salariés dont les besoins de qualification et de professionnalisation sont pris en compte dans les démarches de contractualisation avec les OPCA. Ainsi, le exprime la volonté d inscrire le schéma des formations sanitaires et sociales dans la continuité du schéma , et sur la base de l évaluation de ses actions réalisée en Cette évaluation confirme le degré de convergence des résultats avec les objectifs assignés à la construction du Schéma, ainsi que la pertinence du mode d élaboration mis en œuvre. Aujourd hui, alors que la Région a désormais une responsabilité certaine dans la politique de formation dans le secteur sanitaire et social, il s agit à la fois de répondre aux besoins immédiats et de construire l avenir. Pour y parvenir, la Région Midi-Pyrénées mise sur la concertation, le partenariat, la réactivité et l inventivité. Le schéma régional des formations sanitaires et sociales doit en particulier saisir l ensemble des enjeux emploi formation pour pouvoir répondre aux besoins d emploi et de compétences des usagers, salariés, des employeurs et des territoires dans un secteur d activité en pleine révolution. Au travers de la qualification des personnels, c'est bien le défi de la qualité des prestations qui se joue, dans un contexte marqué par un vieillissement de la population ainsi que par des évolutions fortes dans l'organisation, la répartition et la nature des prestations de soins. Les secteurs sanitaire et social sont également d'une importance stratégique pour l'emploi, la cohésion sociale et l'aménagement des territoires de la Région. Porteurs d emploi, ils constituent un levier important d aménagement pour développer l attractivité des territoires et participer à la vitalité du tissu économique local. 6 P age
7 Dans le cadre de l élaboration du schéma des formations sanitaires et sociales , la Région Midi-Pyrénées a souhaité renforcer la participation des acteurs concernés. Cinq groupes de travail ont été constitués et se sont réunis de mars à septembre. La qualité des échanges a permis d enrichir la réflexion et d affiner les objectifs et les axes stratégiques. Par ailleurs, afin d enrichir les réflexions dans le cadre du nouveau schéma, la Région a organisé : La Conférence Régionale des Formations Sociales, le 29 septembre 2011 ; La Conférence «Renforcer les liens entre le sanitaire et le social», le 6 octobre Consciente de l enjeu que représentent les secteurs d activité concernés par ce schéma régional, la Région a voté, pour 2011, un budget de 40 millions d euros alloué aux formations sanitaires et sociales, soit plus de 20 % du budget de la formation professionnelle et de l apprentissage (180 millions d euros). 7 P age
8 1. Le champ couvert par le schéma des formations sanitaires et sociales Le champ de compétences de la Région sur les formations sanitaires et sociales est global, concernant aussi bien le financement des établissements de formation, le versement d aides aux étudiants que le pilotage stratégique de ces deux domaines de formation. Ainsi, le Conseil Régional a plus précisément pour mission de : Répartir les «quotas régionaux» pour les formations soumises à quotas ; Déterminer et répartir les capacités d accueil dans les organismes de formation de la région ; Autoriser la création des instituts de formation sanitaire et agréer leur directeur ; Délivrer les agréments des formations en travail social ; Définir et mettre en œuvre la politique de formation des travailleurs sociaux ; Financer les établissements publics et privés de formations sociales, paramédicales et sanitaires par une subvention annuelle pour le fonctionnement et l équipement ; Attribuer des aides financières aux étudiants inscrits en formations sanitaires et sociales. Métiers du social La loi n énumère pas explicitement la liste des formations concernées par le champ de la décentralisation. Toutefois, une circulaire interministérielle du ministère de l Emploi, de la Cohésion Sociale et du Logement et du ministère de la Santé et des Solidarités parue le 25 juillet 2006 est venue préciser le champ des formations concernées par la loi du 13 août Ces formations sont celles issues du code de l action sociale et des familles. En Midi-Pyrénées, les étudiants présents dans les formations sociales permettant l accès à ces différents métiers sont au nombre de 1952 au 31 décembre Assistant de service social Conseiller en Économie sociale et familiale Médiateur familial Assistant familial Technicien de l'intervention sociale et familiale Auxiliaire de vie sociale Aide médico-psychologique Encadrement administratif secteur social Éducateur jeunes enfants Éducateur spécialisé Éducateur technique spécialisé Moniteur d'atelier Moniteur éducateur Animateur secteur social 8 P age
9 Métiers du sanitaire Il s agit des formations issues du Code de la Santé Publique, énumérées par la loi et dont le financement est assuré par la Région, l Éducation nationale ou l Université. Ce sont toutes des formations paramédicales à l exception de la formation de sage-femme rattachée aux formations médicales. En outre, sont incluses par extension, dans le périmètre du schéma, les formations d infirmier dites de spécialisation (anesthésiste, infirmier de bloc opératoire, puériculteur), ainsi que la formation de cadre de santé dont la prise en charge financière relève des employeurs. En Midi-Pyrénées, au 31 décembre 2010, étudiants sont recensés dans les formations sanitaires sous compétence du Conseil Régional. Aide-soignant Infirmier * Infirmier Anesthésiste Infirmier de Bloc Opératoire Cadre de Santé Sage-femme * Puériculteur Masseur-Kinésithérapeute * Psychomotricien * Orthophoniste Orthoptiste Manipulateur en Électroradiologie Médicale * formations soumises à quotas Auxiliaire de Puériculture Pédicure-Podologue Ergothérapeute * Orthoprothésiste Audioprothésiste Prothésiste dentaire Opticien lunetier Technicien en analyses biomédicales Préparateur en pharmacie Diététicien Ambulancier Auxiliaire Ambulancier Enfin, au-delà d une liste de diplômes, le champ des formations renvoie aux différentes voies d accès à ces diplômes : initiale dont l apprentissage, continue, en cours d emploi, par la validation des acquis de l expérience. Le schéma doit assurer l articulation entre ces différentes voies d accès et permettre la sécurisation des parcours de formation des différents publics. 9 P age
10 2. Une démarche d élaboration fortement participative L élaboration des orientations stratégiques du schéma des formations sanitaires et sociales résulte d une large concertation associant tous les acteurs concernés par la formation et l emploi des secteurs sanitaire et social en Midi-Pyrénées. La démarche participative s est caractérisée par la constitution de cinq groupes de travail thématiques : Groupe 1 : Attirer et fidéliser les professionnels ; Groupe 2 : Territorialiser l offre de formation en fonction de l évolution des métiers ; Groupe 3 : Favoriser l intra et l inter disciplinarité entre le sanitaire et le social ; Groupe 4 : Articuler l ensemble des voies de formation ; Groupe 5 : Consolider l observation des métiers du sanitaire et social. Chaque groupe de travail s est réuni à trois reprises au cours de l année 2011 pour élaborer et partager un diagnostic de ces filières, pour analyser les situations identifiées dans la phase d état des lieux des secteurs, pour échanger sur les évolutions et problématiques repérées et établir des propositions. Les groupes de travail ont rassemblé chacun entre 30 et 40 personnes, acteurs de l emploi et de la formation des secteurs sanitaire et social, et ont été animés par l un des partenaires et pilotés par des techniciens de la Région. Les travaux produits par les groupes de travail ont été présentés et validés au cours de deux groupes pléniers. Enfin, deux conférences thématiques ont permis d affiner les orientations du schéma régional des formations sanitaires et sociales : La conférence régionale des Formations Sociales ; La conférence «Renforcer les liens entre le sanitaire et le social». Ainsi, de mars à décembre 2011, ce sont 330 participants actifs qui ont été associés à ce travail de réflexion et de production : responsables de centres et d instituts du sanitaire et du social, formateurs, représentants des élèves, étudiants et parents d élèves, représentants des branches professionnelles, employeurs, administrateurs et techniciens des organismes paritaires collecteurs agréés des branches, cadres des administrations concernées (ARS, DRJSCS, DRAAF, Éducation nationale), techniciens et chargés de mission du Carif-Oref, de Pôle Emploi, représentants des usagers et des associations du secteur, 10 P age
11 UN SCHEMA DES FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES DANS UN CONTEXTE COMPLEXIFIE Les besoins de formation reposent sur l évaluation des besoins prévisionnels de recrutement et de création de nouveaux postes générée par les politiques publiques nationales et locales, mais également sur l évolution intrinsèque des métiers. Ainsi, depuis 2007, année de l élaboration du premier schéma, le contexte s est fortement complexifié. 1. Une démographie qui nécessite un développement des compétences 1.1. La poursuite du vieillissement de la population La région Midi-Pyrénées se caractérise par une proportion relativement importante de personnes âgées, elle est ainsi particulièrement concernée par la question du vieillissement et de la dépendance. La proportion de personnes âgées de 75 ans et plus est de 10,3 % en Midi-Pyrénées contre 8,9 % au niveau national. Cette tendance devrait s accentuer dans les prochaines années puisque entre 2005 et 2030, selon les projections de l INSEE, l augmentation du nombre de ménages âgés (+2 % par an) devrait être deux fois plus importante que celle de l ensemble des ménages. Par ailleurs, l'âge moyen en Midi-Pyrénées passerait de 41,0 ans en 2007 à 44,8 ans en 2040, contre de 39,3 ans à 43,7 ans en France. Toutefois, le vieillissement de la population de Midi-Pyrénées pourrait être contenu car la Région Midi-Pyrénées continue d attirer des jeunes, contrebalançant ainsi le phénomène. En effet, toujours selon le scénario de l INSEE, en 2040 : La part des moins de 20 ans ne baisserait dans la région que de 1,8 points (de 22,8 % en 2008 à 21 % en 2040), contre 2,4 points en France (de 24,8 % à 22,4 %) ; La part des 60 ans et plus progresserait dans la région de 24,1 % en 2008 à 32,7 % en 2040, soit un peu moins qu'en France ; Par contre, le nombre de personnes de 75 ans et plus doublerait et représenterait ainsi en 2040, 15,5 % de la population de Midi-Pyrénées contre 10,3 % en A l échelle nationale, la proportion passerait de 8,9 % en 2008 à 14,3 % en 2040 ; La part des ans baisserait de 53 % à 46 % en Midi-Pyrénées, dans une proportion identique à celle de la France. 11 P age
12 Ainsi, contrairement à la situation de 2007, la région Midi-Pyrénées compterait en 2040 davantage d'inactifs, moins de 20 ans et 60 ans ou plus, que de personnes d'âge «actif», entre 20 et 59 ans. Dès 2020, les projections de population de l INSEE indiquent que pour Midi-Pyrénées : Près d un habitant sur trois aurait 60 ans ou plus, contre un habitant sur quatre en 1999 ; Les plus de 65 ans seraient plus nombreux que les moins de 20 ans : 24 % contre 20 % ; Ainsi, le processus du vieillissement présente un double aspect : Quantitatif : le nombre de personnes âgées s accroît considérablement ; Qualitatif : la durée de vie des personnes âgées s allonge. Les impacts de cette double évolution façonnent différemment les besoins de santé. Le vieillissement se traduit par une croissance et une diversification des pathologies, un accroissement de la dépendance et, concomitamment, une diminution de la mobilité des patients. Le parcours de soins se complexifie, devant prendre en compte à la fois l hyper technicité, la nécessaire globalité et la continuité de la prise en charge des personnes Accompagnement des conséquences liées au vieillissement Du fait de l évolution démographique de la population française, l augmentation à prévoir du nombre de personnes âgées dépendantes constitue un véritable défi à relever. En effet, la démographie de la population, particulièrement celle des personnes âgées, représente le premier facteur impactant les métiers et les compétences des professionnels du secteur sanitaire et social. Les personnes âgées consomment plus de soins que les autres et de nouvelles pathologies liées au vieillissement apparaissent. Dans les 10 ans à venir, le nombre de personnes très âgées et nécessitant des soins lourds avec des pathologies multiples et une dépendance aggravée va continuer à augmenter. Par ailleurs, les nombreuses classes d âge des papy-boomers vont faire doubler la catégorie du 3 e âge et, après 2020, passeront dans la catégorie du 4 e âge. Les risques d hospitalisation sont considérablement accrus pour les personnes âgées ayant plus de 75 ans, dites du 4 e âge. L amélioration globale de la santé, qui se traduit par l allongement de la durée moyenne de vie, signifie que l on vit plus vieux et en meilleure santé plus longtemps. De plus, la nouvelle génération des retraités est plus exigeante vis-à-vis du système de santé, d autant plus que son revenu et sa couverture complémentaire de santé sont meilleurs. La demande en actes de diagnostic et de prévention va en augmentant, tout comme la prise en charge des maladies cardiaques qui ont une prévalence élevée dans les premières années de la retraite. 12 P age
13 Ainsi, cette évolution structurelle de nos démographies fait peser des enjeux conséquents sur le secteur sanitaire et social, notamment en termes de structuration et de compétences attendues : L émergence des pathologies liées au vieillissement, avec en corollaire celles inhérentes à la dépendance, le développement des maladies chroniques et les enjeux de santé publique actuels : le cancer et la santé mentale entre autres, réclament que se développent de nouvelles prises en charge plus graduées et mieux coordonnées ; L'augmentation continue du nombre de personnes très âgées, présentant des polypathologies, souvent en fin de vie, pose la question de la prise en charge gériatrique et particulièrement de l inadaptation des services de soins classiques à ce type de population (accueil aux urgences, hospitalisation en court séjour). Pour les soignants, la difficulté réside dans un changement d approche du soin, moins orienté sur la guérison mais plus sur l'accompagnement, voire la fin de vie ; La demande d'une information de qualité s accroit comme le besoin de coordonner les parcours de soins ; L'enjeu médico-social de l'organisation de la sortie d'hôpital et de l'éventuel retour au domicile devient crucial et implique une évolution de l'organisation des soins ; La prise en charge globale, intégrant les dimensions sociale et psychologique, est particulièrement mise en question du fait de l accroissement des maladies dégénératives et de la dégradation de l autonomie qui en découle. Cette question induit des évolutions des pratiques de soins ; L amélioration de la prise en charge de la personne âgée fragile, le développement d un vrai parcours de soin adapté et efficient et les modalités de financement de la prise en charge de la dépendance due à l âge s imposent aujourd hui à nos sociétés comme un enjeu très important. Face à ces enjeux, le secteur sanitaire et social est contraint d opérer un redéploiement de ses activités. D une part, les établissements sanitaires doivent se spécialiser et développer «le curatif» et le traitement des pathologies. D autre part, les établissements sociaux et médico-sociaux doivent renforcer la prise en charge de la dépendance. L évolution démographique altère aussi cette frontière entre hôpital et médico-social, avec une tendance à l accroissement du médico-social. Enfin, ces évolutions font augmenter les besoins futurs en personnel du secteur sanitaire et social, besoins qui n ont pas systématiquement été anticipés. Par contre, si l augmentation du nombre de personnes âgées est incontestable, elle ne crée pas systématiquement de nouveaux métiers, mais plutôt une adaptation des métiers existants. Aussi, l enjeu quantitatif et qualitatif de la formation des professionnels du sanitaire et social est majeur et doit accompagner les évolutions générales du secteur. 13 P age
14 1.3. L urgence d un renforcement du lien entre le sanitaire et le social Si de nombreuses améliorations ont été constatées au cours des trois dernières décennies, aujourd hui le système de prise en charge à la fois sanitaire et social connaît un réel essoufflement. L une des réponses au constat du besoin d accompagnement des malades serait l interconnexion entre le sanitaire et le social. Les acteurs concernés reconnaissent la nécessité de se rapprocher et de partager certaines compétences, en lien avec l évolution des besoins sanitaires et sociaux des publics. Le renforcement du lien entre le sanitaire et le social poursuit différents objectifs selon les points de vue : Pour les usagers, la continuité du service rendu à la personne est une priorité ; Pour les professionnels, l objectif est d aboutir à une possibilité de mobilité professionnelle par l acquisition de compétences permettant de travailler dans différents secteurs d activité ; Pour les employeurs, il s agit d avoir des salariés formés à la polycompétence. En effet, les employeurs font part de leurs besoins de personnes compétentes dans leur métier mais disposant également de compétences généralistes pour une plus grande adaptabilité à l usager. Les fonctionnements séparés des secteurs social et sanitaire, le cloisonnement entre leurs institutions et leurs professionnels ne favorisent pas la prise en charge globale des usagers et la continuité du service. Pourtant, même s ils n ont pas les mêmes formations et ne partagent pas les mêmes cultures, les professionnels du soin et les services sociaux sont contraints de partager de nombreuses situations communes dans la mesure où ils s adressent à un même public, souvent fragile, et où ils ont des actions complémentaires. L intérêt de la collaboration des acteurs des secteurs sanitaire et social s impose : le problème de santé relève du sanitaire soigner mais aussi du social prendre en compte les personnes dans leur environnement. Les exemples ne manquent pas, montrant que la qualité du parcours de soins dépend souvent de la bonne articulation entre ces différentes interventions et de l intégration de l ensemble des problématiques de l usager. Le vieillissement de la population amène les professionnels à exercer des compétences multiples qui relèvent à la fois du sanitaire et du social. Il apparaît alors essentiel de ne pas entretenir des cultures différentes mais au contraire de travailler dans un objectif de transversalité. L enjeu de l articulation entre le sanitaire et le social se situe également au niveau de l interdisciplinarité et de la connaissance des compétences des professionnels. L accompagnement des pratiques du travail en réseau, dans chacun des deux secteurs et entre les deux secteurs, conduit notamment au développement de nouvelles compétences liées à la conduite de projets, à l animation et à la coordination de projets et d équipes de travail pluridisciplinaires. Il apparaît nécessaire, au vu des changements liés à l évolution des politiques publiques et de la législation, de diffuser largement une culture intégrant la place de l usager et le besoin de compétences spécifiques, notamment liées à la prévention et à la 14 P age
15 gestion de la dépendance et du vieillissement. En effet, les personnes âgées peuvent être identifiées selon trois catégories : Les personnes en bonne santé qui représentent 60 % de la population âgée ; Les personnes fragiles qui constituent 30 % des personnes âgées. Elles sont globalement bien accompagnées socialement mais trop peu d un point de vue sanitaire. Or, c est à ce stade, par un accompagnement sanitaire de prévention, que ces personnes âgées fragiles peuvent être identifiées et afin de leur éviter de glisser prématurément vers la dépendance ; Les personnes dépendantes qui représentent 10 % de la population âgée. Ce public bénéficie généralement de soins adaptés mais se heurte à un accompagnement social insuffisant. L enjeu du rapprochement entre le sanitaire et le social, face au vieillissement de la population est bien de prévenir la dépendance. Aujourd hui, une personne fragile présente le risque de devenir dépendante, faute de prévention. C est donc au plus près du patient et de son entourage que la réflexion s amorce et que l organisation des soins «de santé primaire» pose le principe de la complémentarité et de la coopération entre l ensemble des acteurs du système de santé. Cette dynamique est largement soutenue par la Région à travers sa politique de formation des professionnels favorisant la convergence du sanitaire et du social. Ainsi, l appareil de formation doit être en mesure de répondre de façon transversale à ces enjeux de formation initiale et continue, nécessitant un rapprochement entre les nouveaux besoins de compétences et les contenus de formation. Le nouveau projet pédagogique des Ecoles du Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse répond à cet enjeu de rapprochement par l organisation dans la formation initiale, du «apprendre ensemble pour travailler ensemble» et par la création d espaces d échanges et de réflexion sur la pédagogie, le renforcement de la pluridisciplinarité, la recherche en soins, en lien avec l Université et les organismes de formation de la région. À l heure de l élaboration du schéma, , ce principe est d autant plus d actualité compte tenu des exigences issues de la loi Hôpital, patients, santé et territoires, en particulier celles liées au décloisonnement des différents acteurs de la santé et du champ médico-social au sein d un même territoire. Une bonne articulation entre les différents secteurs devrait aboutir à ce que, au-delà des conflits de compétences, de formation et des problèmes de financement, les institutions et les professionnels prennent conscience de leur interdépendance et organisent la complémentarité de leurs interventions. C est pour alimenter la réflexion autour de cette problématique, conscient de ces enjeux et en étroit partenariat avec le Canceropôle et l Université Paul Sabatier, que le Conseil Régional Midi-Pyrénées a organisé le 06 octobre 2011 une conférence intitulée «Renforcer les liens entre le sanitaire et le social». 15 P age
16 2. Un contexte national de réformes et d orientations impactant le secteur sanitaire et social 2.1. La loi Hôpital Patients Santé et Territoires La loi Hôpital Patients Santé et Territoires s inscrit dans un contexte de continuité par rapport à la réforme de l Hôpital de 2007 qui portait essentiellement sur le financement des hôpitaux, leurs investissements et l évolution de leur gouvernance. Elle est issue de différentes réflexions émanant : Du rapport Larcher préconisant certaines mesures pour réformer les hôpitaux, dont leur regroupement sous la forme de communautés hospitalières de territoire et le renforcement des pouvoirs des directeurs d établissement ; Du rapport allancien proposant l'impulsion d'une «nouvelle culture managériale» dans les hôpitaux fondée sur de nouvelles instances et un organigramme précis en vue d'améliorer de façon permanente les soins offerts aux malades. L objectif affiché par la loi Hôpital Patients Santé et Territoires (loi HPST) est d instituer une territorialisation des politiques de santé et de porter une réforme globale qui permette aux institutions et structures de s adapter aux nouveaux besoins de la population. Les enjeux de la loi HPST sont d améliorer l équité de l accès aux soins, d adapter la demande et l offre de soins et d augmenter l efficience des établissements de santé. Les principaux moyens qu elle propose sont la création des ARS (Agences Régionales de Santé), le renforcement des modes de pilotage du système de santé et la création des communautés hospitalières de territoire. La loi comporte quatre parties : «Modernisation des établissements de santé», qui traite du statut et de la gouvernance des établissements publics de santé, des missions et de la coopération entre établissements de santé ; «Accès pour tous à des soins de qualité», abordant la réorganisation du système de soins en mettant en place un parcours de soins coordonné ; «Prévention et santé publique», consacrée au renforcement des politiques de prévention et à l intégration du patient au sein d un parcours de soins cohérent et continu ; «Organisation territoriale du système de santé», qui porte sur la mise en place des ARS, dont la création a pour but de renforcer le pilotage territorial afin qu il soit au plus près des besoins de la population. Il s agit d assurer une répartition plus juste de 16 P age
17 l offre de soins pour lutter contre les déserts médicaux, notamment dans les banlieues et en milieu rural. La loi HPST repose sur le principe général de complémentarité, de décloisonnement et de coopération entre acteurs du système de santé. L inscription du secteur médico-social dans la loi constitue une opportunité pour dépasser les limites actuelles et faire évoluer l organisation des parcours de soin. Ainsi, la loi HPST impacte considérablement le système de santé, notamment en : Redistribuant les rôles des instances de l hôpital : le conseil de surveillance détermine les orientations stratégiques et le contrôle, le Directeur dispose d une pleine compétence pour définir et mettre en œuvre la politique générale de l'établissement, assisté d un Directoire restreint qu il préside ; Modifiant les relations avec les tutelles par la mise en place des ARS qui ont vocation à intervenir sur l ensemble des champs sanitaires, sociaux et médico-sociaux d une région, non seulement au niveau des établissements mais également des professionnels de ville et des filières ambulatoires ; Faisant évoluer les relations inter-établissements par le développement des coopérations sanitaires. Dans ce contexte de réforme du système de santé, les évolutions sont considérables et impliquent de la part de l ensemble des acteurs du secteur sanitaire et social une intégration et une appropriation de ces nouvelles instances, internes et externes aux établissements, de leurs rôles et de leurs modes de fonctionnement. La création des Agences Régionales de Santé par la loi HPST tend également, en rassemblant des interlocuteurs auparavant disséminés, à rationaliser l intervention de la puissance publique (État, assurance maladie) dans l organisation des soins et le champ d action des professionnels de santé. De plus, la loi comporte de nombreuses dispositions ayant une influence sur les professions de santé. En particulier, elle pose les bases de l éducation thérapeutique du patient et conduit donc à s interroger sur les moyens humains et les organisations nécessaires pour y répondre efficacement. Elle vise également à faire évoluer les modalités d exercice et de rémunération et rénove le cadre des coopérations entre les professionnels de santé. Pour la première fois, un texte de nature législative agit sur les missions des professionnels de santé, modifie le partage des rôles et les modalités d exercice. Dès lors que les tâches sont réparties autrement, les contours des métiers sont appelés à être confirmés ou à évoluer. Des métiers nouveaux, notamment à l interface des métiers médicaux et paramédicaux, vont apparaître à partir de compétences élargies. Les formations et qualifications doivent être revisitées en intégrant ces nouveaux paramètres. 17 P age
18 2.2. La réforme des formations sanitaires et sociales Les contenus des formations sanitaires et sociales ont évolué à travers des réformes d envergure impactant les référentiels de formation et les modalités d apprentissage. La loi de modernisation sociale de 2002 et celle de 2004 relative aux libertés et responsabilités locales ont amené les réformes des Diplômes d État de travail social et un partage des compétences entre l État et la Région sur ces formations. Par ailleurs, la notion de formation tout au long de la vie a été réaffirmée et étendue par la loi du 24 novembre 2009 sur la formation professionnelle et l orientation. Depuis 2004, l ensemble des diplômes du travail social a été réformé pour diversifier l accès à la certification, en particulier par la voie de la validation des acquis de l expérience. Les pratiques qui en ont découlé renversent la manière d appréhender la qualification avec une entrée par l emploi et la compétence plutôt que par l acquisition de connaissances. Pour les formations en travail social, les réformes successives ont permis de : Faire droit à une approche de la formation laissant une place importante aux contextes de l activité et aux compétences ; Favoriser une plus grande lisibilité de la formation et des acquisitions attendues pendant la formation ; Modifier profondément le processus de certification en organisant des épreuves par domaines de compétence. Dès lors, la valeur de la certification modulaire a un intérêt dans la mesure où des équivalences, des passerelles et des dispenses permettent d'accéder à d'autres dispositifs de formation pour obtenir d'autres diplômes ou enchaîner sur d'autres parcours. Actuellement, l évaluation des réformes est en cours avec une approche diplôme par diplôme. La réforme LMD, Licence-Master-Doctorat, vise à modifier globalement le système d enseignement supérieur français pour l adapter aux standards européens. En effet, l une des finalités de la réforme LMD est d organiser l harmonisation européenne des diplômes et de favoriser le rapprochement entre l Université, les grandes écoles et le monde professionnel. La réforme LMD permet d homogénéiser les maquettes pédagogiques selon un modèle unique et un découpage en modules avec l acquisition de crédits, les ECTS (European Credits Transfert System). La démarche de construction des modules et d attribution des crédits implique un travail de distinction des domaines à acquérir en lien avec la notion de compétences. Le dispositif LMD présente des avantages significatifs pour les formations, et en particulier pour les formations sanitaires et sociales, dans la mesure où il autorise : Les passerelles entre formations, donc la possibilité d une réorientation professionnelle pour ceux qui souhaitent ne pas être enfermés dans une profession ; 18 P age
19 La possibilité de reprendre des études et de se spécialiser après un certain temps d exercice et d évoluer ainsi dans sa carrière et son exercice professionnel ; La mobilité en cours de formation initiale ou ultérieure, soit sur le territoire national, soit dans l espace européen ; La garantie de qualité dans les connaissances transmises grâce au vivier de l Université, à son potentiel de recherche et aux échanges entre disciplines qu elle peut faciliter. Pour les formations paramédicales, l entrée dans ce dispositif a démarré en 2009, par le diplôme en soins infirmiers. L intégration des autres formations paramédicales dans le processus LMD est d ores et déjà en cours et sera achevée d ici Pour ces formations, il s agit de scinder l enseignement actuellement délivré en six semestres conduisant à la Licence et en quatre ou six semestres en vue du Master, en identifiant différentes Unités d Enseignement permettant de valider des Crédits Européens d Enseignement ou ECTS : 180 crédits pour la Licence et 120 crédits pour le Master. Par ailleurs, la réforme prévoit de nouveaux enseignements dispensés par des enseignantschercheurs habilités par l Université. Elle nécessite la mobilisation de nouveaux moyens humains, parmi lesquels des formateurs plus nombreux et plus diplômés, mais également de moyens matériels tels que la mise à disposition de locaux supplémentaires pour les travaux dirigés en groupes restreints et d outils de formation à distance. Enfin, l'universitarisation des études infirmières avec la reconnaissance pour la profession d'un niveau licence dans le cadre de la réforme LMD a imposé le regroupement des IFSI au sein de groupements de coopération sanitaire (GCS) en vue de signer des conventions avec les universités et les Conseils Régionaux. La Région Midi-Pyrénées a été la première région à signer une convention Région/ Université / GCS. Pour ce qui est des formations sociales, la démarche actuellement en cours, avant l universitarisation, est la mise en «crédits» des formations. Cela implique une réorganisation pédagogique avec un découpage des formations et des validations de compétences par semestre. Par ailleurs, dans une volonté d intégrer les mutations qui ont marqué l action sociale et les professions sociales, la mise en œuvre de la réingénierie des diplômes en travail social, décidée en 2003, est devenue effective en Cinq ans après, il convient de faire une analyse des premières promotions qui ont suivies ces nouvelles formations. Ainsi, les évaluations des réformes des formations en travail social vont se dérouler de 2011 à 2014, constituant un préalable à l entrée dans le dispositif LMD. Quoi qu il en soit, le processus de l universitarisation des formations en travail social pourrait être retardé par des éléments de complexité spécifiques à ce secteur. En effet, il est considéré dans les débats nationaux que le travail social n est pas une discipline universitaire et que l universitarisation ne garantit pas la pérennité du principe de l alternance, aussi sa place dans l université est-elle sujette à débat. 19 P age
20 Globalement, «l universitarisation» des formations et leur entrée dans le dispositif LMD amènent de nouveaux référentiels de formation et implique des changements inévitables et importants dans les modalités d apprentissage. Les impacts de la réforme restent à évaluer de manière précise afin d apporter des réponses adéquates Des orientations nationales des formations sociales à traduire au niveau régional Les orientations nationales des formations sociales constituent le troisième volet d une démarche continue d actualisation de l offre de certifications et de formations sociales. La première étape a été le schéma national des formations sociales, établi pour la première fois pour la période , qui dessinait les perspectives de formation des travailleurs sociaux, au plan quantitatif et qualitatif, en montrant que l évolution du contexte social induisait des missions et des compétences nouvelles. Il avait notamment préconisé la réingénierie de l ensemble des diplômes de travail social en affirmant leur caractère «générique». Depuis, l élaboration des référentiels a été réalisée et leur mise en œuvre est aujourd hui aboutie. La seconde étape a porté sur l élaboration des orientations nationales pour les formations sociales ( ), dans le contexte de la décentralisation des formations initiales sociales. Enfin, la démarche d actualisation des orientations nationales engagée fin 2009, a permis, grâce à un comité de pilotage composé de l ensemble des acteurs de la formation des travailleurs sociaux, d identifier les enjeux et les domaines dans lesquels les certifications et les formations doivent évoluer et d aboutir aux orientations nationales des formations sociales. Ainsi, le 26 Octobre 2010 s est tenue à Paris la conférence sur les orientations nationales en travail social, organisée par l ARF et la Direction de la cohésion sociale. Ces orientations visent à renforcer la qualité du travail social par l adaptation des qualifications à l évolution des problématiques sociales et notamment des mutations économiques et sociales, de la modernisation de l action publique, de l évolution des organisations de l action sociale, tout en consolidant l implication et le sens des valeurs qui caractérisent les travailleurs sociaux «acteurs des changements sociaux». Les orientations nationales des formations sociales abordent quatre thèmes structurants pour orienter les certifications et les formations Thème 1 : Évolution des emplois Évolution des compétences L exercice des activités des professionnels du travail social est fortement impacté par l évolution des besoins sociaux, des politiques sociales et de l organisation des interventions sociales. Inévitablement, ces modifications des conditions d exercice induisent des 20 P age
21 évolutions des emplois et des besoins de compétences. En conséquence, les formations et les certifications doivent s adapter et une réflexion est à amorcer sur les modalités d acquisition des compétences les plus attendues dans les différents domaines du travail social. Dans une démarche d identification et de précision de ces besoins, des observatoires ont vu le jour et doivent être mis en cohérence pour une objectivation efficace. Par ailleurs, afin d entrer dans une logique d évolution des compétences, il convient de donner toute sa place à la formation tout au long de la vie en l orientant sur les besoins en compétences liés aux évolutions des problématiques sociales. De même, l information sur les métiers constitue un préalable indispensable pour une bonne orientation des jeunes et des adultes. Elle doit être professionnalisée, récurrente et accessible pour atteindre un niveau de performance supérieur. Enfin, les formations sociales doivent être accessibles à une diversité de profils et de parcours. Ainsi, l accès aux certifications par les différentes voies reste une réelle priorité. Thème 2 : Cohérence et lisibilité de l offre de certification Les formations en travail social présentent deux caractéristiques majeures : diplômes nationaux délivrés par l État et diplômes professionnels avec un fort principe d alternance. Ces principes conduisent à opter pour un maintien de l ancrage de ces diplômes dans le registre professionnel et non dans la voie de «l universitarisation» de ces formations. Ce choix a pour ambition de viser un haut niveau de compétences en combinant étroitement savoirs professionnels et savoirs théoriques. Il impose un renforcement des coopérations avec les universités. Il implique également de procéder à l évaluation des réformes des diplômes, de travailler à la cohérence de l offre de certification et d inscrire les diplômes post bac dans l espace européen de l enseignement supérieur. Thème 3 : Consolidation et lisibilité de l organisation de l offre de formation L État et les Régions sont attentifs à la stabilité, à la couverture territoriale et à la qualité de l appareil de formation en lui imprimant un double mouvement de regroupement et de proximité, selon les niveaux de formation, et en organisant la mesure de la qualité. En effet, des évolutions se dessinent à la périphérie des certifications sociales qui doivent être intégrées dans les réflexions sur l organisation de l offre de formation. Les collaborations entre les établissements de formation eux-mêmes, dans un objectif de mutualisation des fonctions stratégiques et logistiques, et avec les universités sont des évolutions nécessaires de l appareil de formation qu il convient de soutenir. Par ailleurs, la qualité des formations doit aujourd hui être renforcée en s appuyant sur le développement de l évaluation interne, le développement de la recherche et l actualisation des compétences des formateurs. 21 P age
22 Enfin, le principe de l alternance, établit depuis toujours au sein des formations en travail social, doit s inscrire dans une dynamique d adaptation. En effet, la réingénierie des diplômes s est accompagnée d une évolution du rôle du lieu de stage induisant la nécessité d une collaboration étroite entre les organismes de formation, les lieux de stage et les étudiants. Thème 4 : Gouvernance et pilotage partagé La construction du pilotage partagé des formations sociales s inscrit dans la dynamique partenariale tissée progressivement dans le cadre de la formation professionnelle. Il est souhaitable d inscrire ces enjeux dans le cadre des contrats de plans régionaux de développement de la formation professionnelle. Un suivi annuel des orientations est d ores et déjà prévu afin de mesurer l avancée des différentes actions, les problématiques émergentes et les compléments nécessaires. Les orientations nationales ont mis en évidence la nécessité d une observation organisée et d une adéquation des certifications aux besoins sociaux, mais elles ont aussi confirmé l obligation d une actualisation permanente des compétences et une réelle lisibilité de l offre. Ces orientations nationales doivent être déclinées au niveau régional, notamment dans le schéma des formations sanitaires et sociales. Il convient de les considérer afin de les transcrire à l aune des spécificités régionales. La Région Midi-Pyrénées a ainsi organisé, dès la phase d élaboration du schéma , une conférence Régionale des Formations Sociales qui s est tenue le 29 septembre P age
23 3. Une évolution de l organisation et des pratiques professionnelles 3.1. La question des nouveaux métiers face aux évolutions structurelles du secteur sanitaire et social L environnement des professions et des professionnels du sanitaire et social est en mutation permanente et ces derniers s y adaptent du mieux possible. Les changements se sont accélérés dans la dernière décennie et les professionnels sont aujourd hui confrontés à des évolutions de fond d une nouvelle ampleur: L évolution démographique et le processus de vieillissement engendrent des besoins et des attentes nouveaux de la part de la population. La demande des usagers se situe de plus en plus au niveau d un accompagnement global et d une prévention de la maladie. Ainsi, les évolutions de la société agissent également sur l organisation des soins et l environnement des professions sanitaires et sociales ; Les réformes institutionnelles et les nombreuses politiques de santé publique ont toutes pour objectif d ajuster au mieux le système de santé aux besoins de la population et entraînent des évolutions dans l organisation et le fonctionnement du système de soins. Ainsi, la loi Hôpital Patients Santé et Territoires comporte de nombreuses dispositions ayant une influence sur les professions de santé ; Les avancées techniques et technologiques impactent l exercice des professions sanitaires et la relation professionnel/patient ; La réingénierie des formations amène des approches nouvelles de l apprentissage mais également des métiers et des pratiques professionnelles. Les professionnels de santé se situent à l épicentre de ces transformations. Les impacts sont conséquents sur les métiers du sanitaire et social, impliquant des évolutions dans les pratiques de soins et dans la répartition des rôles entre professionnels. Par ailleurs, les évolutions de l organisation des institutions et des pratiques de soins vont modifier considérablement la fonction managériale. Les lieux de décision et d organisation vont devoir à la fois se rapprocher des patients et des personnels mais aussi tenir compte d un environnement mouvant. La qualité de la réponse aux multiples évolutions présentes et futures semble de plus en plus dépendante de la capacité des équipes d encadrement à piloter et à donner du sens au changement. C est pourquoi l enjeu de la fonction managériale est véritable. Pour autant, la nécessité d une évolution et d un développement des compétences concerne l ensemble des professionnels du secteur sanitaire et social, avec des besoins concernant : 23 P age
24 La coordination, la gestion de parcours et le partage de l information avec les autres professionnels ; L accompagnement, l éducation et la prévention ; La gériatrie, la maladie d Alzheimer et les soins palliatifs ; L utilisation de l informatique et des technologies : La communication et l information ; L accompagnement éducatif et social. Ainsi, les missions des professionnels vont changer mais restent encore aujourd hui peu lisibles pour ces derniers. Dans ce contexte, l organisation et les principales caractéristiques des ressources humaines sanitaires et sociales doivent évoluer pour s adapter à l environnement changeant du secteur et mieux répondre aux besoins de santé de la population, dans un contexte de finances publiques contraint. La création de nouveaux métiers est une réponse intéressante aux inadaptations constatées. Pour autant, elle doit être soumise à de fortes exigences et il s agit : D écarter le risque de prolifération des métiers et de complexification d un paysage qui l est déjà ; De ne pas multiplier outre mesure les intervenants auprès du patient, y compris à domicile, à un moment où la fluidité de la prise en charge est plus que jamais nécessaire ; De s inscrire dans une dynamique de complémentarité et non de concurrence entre les métiers. Il paraît primordial que toute réflexion et toute proposition sur le sujet des nouveaux métiers dans le sanitaire et social parte systématiquement de la réponse aux besoins de la population et intègre les liens étroits entre les dimensions sanitaire, sociale et médicosociale de la prise en charge, ainsi que les dimensions curatives et préventives des soins et actes. Par ailleurs, il semble important d intégrer la démarche métier qui consiste à penser le métier à partir du référentiel d activités et du besoin en compétences, lui-même assis sur les besoins de la population, puis à en déduire les référentiels de formation et les diplômes nécessaires. L adaptation des métiers aux besoins constitue la clé de voûte de la démarche métier. Enfin, la réflexion sur les nouveaux métiers va devoir préalablement résoudre la problématique d une conciliation entre le besoin de polyvalence et de spécialisation. En effet, apparaît très fortement et dans la plupart des secteurs d activité une contradiction entre les demandes de spécialisation (renforcer ses compétences dans un domaine) et de polyvalence ou polycompétence (élargir son périmètre d intervention). Les textes, et plus globalement l esprit des réformes engagées, orientent les professionnels vers une spécialisation accrue, notamment pour les techniques et les pratiques médicales. 24 P age
25 Parallèlement, ils demandent une certaine polyvalence du personnel. C est un paradoxe qu il va falloir résoudre pour l emploi, mais également et surtout pour la formation L avancée des techniques et de la recherche à prendre en compte L avancée des technologies et de la recherche touche plus particulièrement le secteur sanitaire et progresse de plus en plus rapidement. Elle concerne non seulement les équipements de soin proprement dits mais aussi le suivi du dossier médical du patient, celuici entraînant désormais une gestion de systèmes d information de plus en plus complexe. Les principaux domaines d'évolution des technologies sont notamment : La chirurgie assistée par ordinateur ; Le diagnostic in vivo ; L'imagerie médicale : radiographie curative, coloscopie virtuelle, numérisation des images, télécommunication et imagerie moléculaire ; La télémédecine : diagnostic à distance, suivi des patients à domicile, partage des données de santé entre professionnels de santé ; Les dispositifs médicaux implantables ; La biologie avec l arrivée de l automatisation et de la robotique qui permettent de traiter des volumes importants d analyses Ces évolutions impliquent que les activités soient exercées par un personnel qualifié, ayant acquis des compétences spécifiques et un grand professionnalisme. L appareil de formation ne saurait à terme rester à l écart de ces avancées. Former de bons professionnels nécessitera des matériels et des formations adaptés. De plus, la durée de vie des techniques diminue, moins de 5 ans en moyenne : il convient donc de former l'utilisateur à la technique mais aussi d améliorer sa capacité d'adaptation et sa mobilité. Par ailleurs, les nouvelles techniques créent des besoins de passerelles entre métiers, le décloisonnement devient un véritable enjeu. En effet, si les professionnels ont eu besoin de statuts détaillés délimitant des frontières très précises entre les métiers, il semble qu aujourd hui il existe plutôt un besoin d évoluer et de déplacer ces frontières. Ces déplacements de frontières permettraient de répondre aux évolutions des organisations et aux évolutions technologiques. Il faut souligner que cette mobilité professionnelle nécessitera un accompagnement important, notamment en matière de formation. Il convient de raisonner, dans le cadre de la réflexion prospective, en termes de parcours de formation, de parcours professionnel et/ou de portefeuille de compétences. 25 P age
26 3.3. L impact d un contexte économique en tension Dans un contexte économique en tension, le secteur sanitaire et social est soumis à un certain nombre de contraintes et d évolutions obligatoires : Modification des principes de tarification et des modes de financement pouvant impacter la prise en charge des besoins des usagers ; Accentuation de la problématique de solvabilité des employeurs face à une maind œuvre qualifiée ; Difficulté de sécurisation du financement des formations sanitaires et sociales. L évolution des principes de tarification et la convergence tarifaire ont conduit les établissements sanitaires et sociaux à une recherche continue d efficience et d optimisation des moyens. Il s agit de concilier les exigences de qualité et de sécurité des prises en charge et de moindre coût. L exigence d efficience dans le rapport qualité/prix va exercer une pression de plus en forte sur les établissements. Les risques que les nouveaux principes de tarification et de modes de financement peuvent générer sont les suivants : Un risque de sélection des patients (les plus solvables) et des pathologies (les plus rentables) ; Un risque inflationniste : gonflement artificiel de l activité, fractionnement des séjours ; Un risque de dégradation de la qualité des soins, du fait d une baisse des investissements et de stratégies de réduction excessive des coûts ; Un risque de morcellement des établissements avec des juxtapositions de pôles et donc des pertes de cohérence des projets d établissements pouvant également entraîner des ruptures dans les parcours de soins des usagers. Il s agit d accompagner et d anticiper les risques à travers la mise en place d un système de formation initiale et de formation professionnelle continue adapté. Les difficultés de solvabilisation des établissements employeurs pour répondre aux exigences d une main-d œuvre qualifiée sont nombreuses et concernent l ensemble du secteur. La pénurie de personnel qualifié sur certains métiers amène des situations de concurrence entre employeurs et crée un phénomène de surenchère. Les inégalités dans les ressources des établissements renforcent les difficultés de recrutement et favorisent le recours au personnel faisant fonction. Il existe aujourd hui un réel paradoxe entre des métiers demandant de plus en plus de technicité face à l augmentation de la dépendance et des financements et des niveaux de salaire qui évoluent peu. Dans le secteur spécifique de l aide à domicile, les contraintes financières sont particulièrement importantes. La diminution des transferts de fonds de l'état vers les Conseils Généraux dans le cadre de l APA et de la PCH et le désengagement de certains 26 P age
27 financeurs deviennent problématiques. En effet, la réduction de la participation des financeurs entraîne une augmentation du «reste à charge» pour les personnes aidées et constitue véritablement un obstacle à la professionnalisation des salariés. Le coût d une formation dans le domaine sanitaire et social dépend à la fois du diplôme présenté, du nombre d années de formation en école et du statut de l organisme de formation. Par ailleurs, les formations ont généralement un rythme soutenu, avec 30 à 35 heures hebdomadaires auxquelles s ajoutent les stages et les rédactions de mémoire. Elles sont donc peu compatibles avec l exercice en parallèle d un travail rémunérateur. La prise en charge des frais pédagogiques constitue ainsi un point central. Or, aujourd hui, la question du financement des formations se situe dans un contexte tendu Une synergie indispensable avec le pôle de compétitivité Cancer-Bio-Santé Successivement lancés en 2005, 2006 et 2007, 71 pôles de compétitivité existent aujourd hui en France, couvrant une variété de champs et secteurs de l économie. En Midi-Pyrénées, trois pôles de compétitivité sont présents dont le pôle Cancer-Bio-Santé impliqué dans la filière santé et biotechnologies, et plus particulièrement dans le domaine de la lutte contre le cancer. Le Pôle Cancer-Bio-Santé a deux objectifs essentiels : Contribuer au développement de produits et technologies innovants pour améliorer le soin du patient et la lutte contre le cancer ; Le soutien à l'innovation et à la création de valeur en bio-santé en jouant le rôle de catalyseur d'une bio-économie locale axée sur le développement de la filière biotech et santé. Chercheurs et entrepreneurs sont mobilisés, dans le cadre d une coopération des secteurs public et privé, sur des projets nouveaux, porteurs d innovation, de gain de compétitivité et d emplois. Quatre objectifs à la clef : Dynamiser l emploi, notamment industriel, par le développement de projets coopératifs innovants et par la promotion des secteurs technologiques à forte valeur ajoutée, et rassembler les talents dans un bassin d emploi à haute qualification ; Améliorer l attractivité des territoires en rassemblant les compétences et les partenaires sur un territoire donné et en favorisant l implantation d équipes de recherche de haut niveau et d entreprises extérieures ; Mutualiser les ressources scientifiques et technologiques en rapprochant les organismes de Recherche et Développement et les entreprises ; Drainer des financements, notamment publics, pour conduire des projets de recherche et développement dans les meilleures conditions. En parallèle, le développement d une culture du partenariat, de la coopération recherche-industrie et d une stratégie de filière à moyen terme constitue un objectif majeur. 27 P age
28 S ancrant sur un territoire d excellence scientifique et d industries high-tech, sur une tradition de la multidisciplinarité, du défi technologique et de l ouverture internationale, le Pôle Cancer-Bio-Santé s inscrit dans une dynamique globale axée sur l innovation, la compétitivité et le développement du secteur des sciences du vivant. Par ailleurs, projet structurant majeur du Pôle Cancer-Bio- Santé, l'oncopôle de Toulouse a vocation à faire de cette ville la capitale internationale de la lutte contre le cancer en proposant un ambitieux programme qui allie science, santé publique, développement économique et urbain. Sur le concept du «laboratoire de recherche au lit du patient», l'oncopôle de Toulouse est un campus d'un genre nouveau qui représente, sur une chaîne allant de l'amont à l'aval, à la fois une synergie des acteurs opérationnels, scientifiques, cliniques, médicaux, industriels et l'expression d'une volonté politique commune de la part des acteurs institutionnels, Europe, État et collectivités locales. La formation sanitaire et sociale en Midi-Pyrénées doit inévitablement intégrer la présence d un tel pôle de compétitivité sur son territoire afin de former les professionnels ayant les diplômes et les compétences adéquats. Ainsi, les objectifs poursuivis par la collaboration entre la Région et les partenaires œuvrant dans le cadre du Pôle Cancer-Bio-Santé sont : D analyser les besoins en matière de soins de support ; De confronter les besoins au référentiel des formations d ores et déjà existantes ; De proposer des modules complémentaires de formation dans le but de professionnaliser les salariés appelés à prendre en charge des patients atteints de cette pathologie, mais également les aidants familiaux, voire les personnels du secteur de l aide à domicile. 28 P age
29 UN DIAGNOSTIC REGIONAL PARTAGE 1 Les diagnostics de territoire réalisés dans le domaine du sanitaire et du social de 2008 à 2010 par le. En effet, l ensemble des départements de la Région Midi-Pyrénées a fait l objet d une analyse permettant une approche à la fois : Départementale, intégrant la spécificité de chaque territoire et mettant en évidence leurs problématiques dans l adéquation emploi/formation ; Régionale, amenant à une analyse globalisée et affinée pour permettre la proposition d une offre de formation cohérente à l échelle de la région. 1. Les évolutions démographiques de Midi-Pyrénées 1.1. Une démographie contrastée Une densité de population faible La densité de population de la Région Midi-Pyrénées est parmi les plus faibles du territoire français, 62,6 hab./km², contre 101,1 hab./km² au niveau national. De même, le taux d urbanisation (nombre d'habitants vivant dans une ville de plus de habitants pour 100 habitants), 64 %, est relativement faible par rapport aux autres régions françaises et au taux national, 76 %. Ces deux éléments démontrent la place de l espace rural de ce territoire. Cependant, la prégnance de Toulouse (4 e ville de France par sa population) et de son agglomération contrastent avec des départements majoritairement ruraux. Ainsi, la répartition de la population sur le territoire est très hétérogène. La ville de Toulouse ( habitants) et sa périphérie concentrent une grande partie de la population de la région ( habitants). L'espace rural, tel que défini par la DATAR, c est-à-dire correspondant aux communes de moins de habitants, représente 97 % du territoire midi-pyrénéen et regroupe près de 60 % de sa population. Mais si la part de l espace rural s'avère proche de la moyenne des régions françaises, les habitants de Midi-Pyrénées vivant en dehors des principales agglomérations sont proportionnellement beaucoup plus nombreux. La région Midi- Pyrénées se caractérise donc par le dynamisme démographique de son espace rural. 1 Issu du «Diagnostic régional de Midi-Pyrénées - Domaine du Sanitaire et du Social» réalisé en Octobre 2010 par le Cabinet STRATER 29 P age
30 Carte de répartition de la population au recensement de 2008 Source : INSEE 2008 Une croissance démographique élevée La région Midi-Pyrénées affiche une croissance démographique conséquente aussi bien dans les zones rurales qu urbaines, à un rythme qui s'accélère depuis les années 90. En 2008, la population de Midi-Pyrénées est de habitants, soit une augmentation de 1,2 % par an depuis Taux d augmentation de la population Source : INSEE 2008 L évolution démographique de Midi-Pyrénées au cours de la dernière décennie est nettement supérieure à celle de la France, les chiffres témoignant d une attractivité 30 P age
31 considérable du territoire aussi bien dans le rural que dans l urbain. Contrairement aux périodes antérieures, la croissance démographique ne se limite plus à l agglomération toulousaine : une majorité des territoires ruraux profitent du dynamisme démographique. Néanmoins, la croissance est toujours forte autour de Toulouse et le long des grands axes de communication, dessinant des couloirs d'urbanisation (axes Toulouse-Tarbes, Toulouse- Cahors ). Elle est plus modérée, voire nulle, dans les zones en périphérie de la région. Évolution annuelle moyenne de la population en Midi-Pyrénées entre 1999 et 2008 Source INSEE 2008 Malgré ces disparités, il n en demeure pas moins que l ensemble des départements de Midi- Pyrénées affichent maintenant des évolutions largement positives de leur population, contrairement à ce qui a pu être observé lors des décennies précédentes. Par ailleurs, les données de l INSEE indiquent que l augmentation globale de la population sur la région est due à un solde migratoire et à un solde naturel positifs. Évolution de la population de 1999 à 2008 Population Évolution annuelle Ensemble Population 1999 Due au solde naturel Due au solde migratoire Midi-Pyrénées ,2 0,1 1,1 France ,7 0,4 0,3 Source : INSEE P age
32 Un vieillissement qui se poursuit Le vieillissement de la population est un phénomène nationalement identifié. La Région Midi-Pyrénées n échappe pas à cette tendance, mais dans des proportions limitées en raison d une forte natalité et de l'arrivée de jeunes migrants qui freinent le vieillissement de la population. Répartition de la population par catégorie d'âge Source : INSEE 2008 La proportion des plus de 60 ans a très légèrement augmenté, +1,23 % % entre 1999 et Par contre, la population de plus de 75 ans a augmenté de 15,9 %, traduisant une poursuite du vieillissement. La population des ans reste globalement stable. Ils constituent certainement un gisement de main-d œuvre potentiel pour le secteur sanitaire et social. Par contre, l augmentation de la population des ans, + 11,4 %, évoque un nombre conséquent de futurs retraités à moyen terme. Ces départs nombreux seront à anticiper. Enfin, la proportion de ans a légèrement diminué, -5,8 % entre 1999 et Cela s explique par des départs des jeunes des départements ruraux pour suivre des études supérieures et rechercher un premier emploi dans les départements urbains les plus proches, parfois situés hors région. Ainsi, malgré l observation d une progression générale du taux d attractivité de Midi-Pyrénées, les mouvements migratoires à l entrée dans la vie active restent déficitaires. Pour la majorité des départements de Midi-Pyrénées, le dynamisme démographique repose essentiellement sur l arrivée de nouvelles populations et non sur le développement interne et le maintien des jeunes. 32 P age
33 1.2. L activité de la population Un taux de chômage équivalent au taux national La Région Midi-Pyrénées affiche un taux de chômage égal au taux national, avec 9,3 % de la population active du territoire au chômage au dernier trimestre Globalement, le taux de chômage de Midi-Pyrénées a évolué selon une tendance similaire au taux de chômage national, tout en restant généralement inférieur. L année 2009 est marquée au niveau national par une très forte augmentation du taux de chômage à laquelle Midi-Pyrénées n échappe pas. Par ailleurs, les personnes de plus de 50 ans sont particulièrement touchées avec une hausse de 25,9 % entre 2008 et 2009, contre une augmentation de 17,2 % toutes catégories confondues. Enfin, les départements de Midi-Pyrénées subissent de manière assez inégale le chômage. Ainsi, les départements du Gers, de l Aveyron et du Lot affichent des taux de chômage bien inférieurs aux taux nationaux et régionaux, alors que les départements de la Haute-Garonne, de l Ariège, du Tarn-et-Garonne, du Tarn et des Hautes-Pyrénées connaissent des taux de chômage supérieurs aux données régionales. Des retraités seuls et plus nombreux En Midi-Pyrénées, les retraités représentent plus de 75,4 % de la population des plus de 60 ans. Par ailleurs, ils constituent 15 % de la population régionale, avec une augmentation de 26 % depuis La population des retraités est inégalement répartie sur le territoire. La zone centrale constituée par Toulouse et sa périphérie fait apparaître un nombre de retraités conséquent. De même, les zones urbaines de l ensemble des départements de Midi-Pyrénées affichent des niveaux de population de retraités plus conséquents que les zones rurales, plus excentrées, plus isolées. Le taux de retraités seuls (célibataires, conjoint disparu, séparés, veufs ou divorcés) représente près de 39 %, sachant que la moyenne nationale est de 38 %. Enfin, d après l ARS de Midi-Pyrénées, les bénéficiaires de l APA au 31 décembre 2008 représentent 10 % des personnes âgées de 60 ans et plus. Dans 68 % des cas, les retraités bénéficiaires de l APA vivent à domicile. Ce pourcentage est supérieur à celui de la France, 60 %. 33 P age
34 Répartition des retraités par canton Source : CRAM Midi-Pyrénées 2008 Les projections de population de l INSEE sur Midi-Pyrénées montrent que dans les 20 prochaines années, si les tendances se maintiennent, les retraités représenteront environ 20 % de la population. Toutefois, l évolution de la population de retraités est très inégale sur l ensemble du territoire. Les zones situées aux extrémités de la région sont un peu moins concernées par l augmentation de la population de retraités que les zones situées au centre et notamment en périphérie de l agglomération toulousaine. Il convient d intégrer ce paramètre dans la prise en compte de besoins en termes de services sanitaires et sociaux, donc d emplois, dans les années à venir. 34 P age
35 2. La problématique de l attractivité dans le Sanitaire et Social 2.1. L attractivité des territoires Territoires ruraux/territoires urbains : une offre de services contrastée La Région Midi-Pyrénées se caractérise par un contraste fort entre : Une zone centrale très urbaine constituée par l agglomération toulousaine et sa couronne élargie ; Une zone périphérique à dominante nettement plus rurale. De cette structure géographique et démographique découlent des divergences importantes en termes d offre de services sanitaires et sociaux. En effet, l attraction exercée par la métropole toulousaine est considérable et crée une concurrence entre les territoires. Les établissements employeurs sanitaires et sociaux en Midi-Pyrénées 6% 8% 13% 18% 9% 9% 6% 32% Source : INSEE Clap Montage : STRATER L observation de la répartition des services montre une prépondérance de l implantation des établissements employeurs en Haute-Garonne. En effet, un tiers des établissements du sanitaire et social est situé dans ce département, et une majorité d entre eux dans et autour de la ville de Toulouse. L Aveyron et le Tarn disposent également d une offre de services sanitaires et sociaux relativement satisfaisante. Par contre, l offre dans les cinq autres départements de la région Midi-Pyrénées est plutôt limitée. 35 P age
36 Problématiques de recrutement selon les territoires Quel que soit le département, plus de la moitié des employeurs rencontrent des difficultés dans les recrutements. Cependant, les départements de l Ariège, du Comminges et du Tarnet-Garonne semblent particulièrement touchés avec plus de 70 % des employeurs indiquant rencontrer des difficultés de recrutement. L expression des difficultés de recrutement selon les départements Source : enquête établissements Service Formations Sanitaires et Sociales 2008/2010 Région Midi-Pyrénées Les raisons de ces problématiques varient selon les territoires. Quatre motifs d explication sont prépondérants à un niveau régional : Des filières de formation insuffisantes en nombre et/ou en effectifs ; Un niveau de salaire trop faible ; Un manque d attractivité de la zone géographique ; Un manque d attractivité de l activité. Motifs évoqués face aux difficultés de recrutement selon les départements Source : enquête établissements Service Formations Sanitaires et Sociales 2008/2010 Région Midi-Pyrénées 36 P age
37 Selon les départements, le motif prépondérant varie : Pour l Ariège, l Aveyron, le Gers et le Lot, le manque d attractivité géographique est majoritairement évoqué ; Pour la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne, les filières de formation insuffisantes en nombre ou en effectifs sont le motif principal ; Pour les Hautes-Pyrénées et le Comminges, le manque d attractivité de l activité constitue la raison prioritaire ; Pour le Tarn, le niveau de salaire constitue le paramètre déterminant. Il résulte de cette observation que le manque d attractivité géographique concerne les territoires considérés comme les plus ruraux. Les tensions d ordre national ou régional identifiées sur certains métiers du sanitaire et social sont accentuées dans les territoires ruraux par le manque d attractivité de la zone géographique. Métiers en tension en territoires ruraux/urbains Ariège Aveyron Gers Haute- Garonne hors Comminges Comminges Hautes- Pyrénées Lot Tarn Tarn-et- Garonne Infirmier X X X X X X X X X Aide-soignant X X X X X X X X X Spécialiste de la rééducation X X X X X X X Éducateur X X X X X Intervenant à domicile X X X X X Intervenant auprès d enfants X X X Manipulateur en électroradiologie X X X médicale Ambulancier et auxiliaire X X X X X ambulancier Encadrement X X 37 P age
38 2.2. Attractivité des établissements employeurs Types de structures et recrutements Le secteur sanitaire et social rassemble plusieurs types d établissements dont l importance est très inégale. Les types de structures du secteur sanitaire et social Effectif salarié Nombre de structures aleur % aleur % Structures de santé ,9 % ,2 % Activité hospitalière ,7 % 406 3,3 % Labo d'analyses ,5 % 247 2,0 % Soins de proximité 954 0,7 % ,8 % Établissements pour personnes âgées ,5 % 491 4,0 % Établissements pour personnes handicapées ,1 % 277 2,3 % Enfants et adolescents ,3 % 128 1,0 % Adultes ,8 % 149 1,2 % Établissements d action sociale ,5 % ,3 % Enfants et adolescents en difficulté ,9 % 93 0,8 % Centres d aide par le travail ,2 % 103 0,8 % Hébergements sociaux ,1 % 88 0,7 % Autres établissements d action sociale ,3 % 855 7,0 % Services d aide à domicile ,5 % 485 4,0 % Accueils et gardes d enfants ,5 % 370 3,0 % Transports sanitaires ,9 % 385 3,2 % Total Midi-Pyrénées % % Source : INSEE Clap 2006 Les employeurs du secteur sanitaire et social envisagent pour 59 % d entre eux des recrutements. Il s agit d un secteur globalement dynamique du point de vue de l emploi. Cependant, en fonction des types d établissements employeurs, les besoins de recrutement sont variables. 38 P age
39 Proportions d établissements employeurs ayant des projets de recrutement Source : enquête établissements Service Formations Sanitaires et Sociales 2008/2010 Région Midi-Pyrénées Ainsi, la très grande majorité des établissements hospitaliers et des structures d aide à domicile envisagent de recruter du personnel, contre moins de la moitié pour les établissements de transport et les structures d accueil et de garde d enfants. Les établissements hospitaliers rassemblant la grande majorité de l effectif salarié du secteur sanitaire et social, leurs besoins de recrutement sont nécessairement conséquents, à la fois pour assurer le renouvellement du personnel et pour s adapter aux évolutions du secteur. Par ailleurs, l observation des employeurs ayant des projets de recrutement met en évidence l importance des besoins en services sanitaires et sociaux à destination des personnes âgées, que ce soit en établissement ou à domicile. En termes de répartition du volume de projets de recrutement : 69 % des projets de recrutement sont recensés dans les établissements hospitaliers ; 12 % des projets de recrutement sont identifiés dans les établissements pour personnes âgées ; 9 % des projets de recrutement sont exprimés dans les structures d aide et de soins à domicile. Problématiques de recrutement selon les types d établissements employeurs Face à ces besoins de main-d œuvre particulièrement importants, 69 % des employeurs se heurtent à des difficultés de recrutement. Quel que soit le type de structure, plus de 40 % d entre eux rencontrent des difficultés. Cependant, les établissements hospitaliers, les structures pour personnes âgées et les structures d aide et de soins à domicile semblent particulièrement touchés avec plus de 70 % des employeurs indiquant rencontrer des difficultés de recrutement. 39 P age
40 Les employeurs et les difficultés de recrutement Source : enquête établissements Service Formations Sanitaires et Sociales 2008/2010 Région Midi-Pyrénées Selon les établissements employeurs, les raisons de ces problématiques de recrutement varient. Le manque d attractivité géographique est majoritairement évoqué dans deux types d établissements : les structures de soins à domicile et les établissements de psychiatrie et pour personnes handicapées. Les filières de formation insuffisantes en nombre et/ou en effectifs constituent le motif principal dans les établissements hospitaliers et les structures de transport sanitaire. Le manque d attractivité de l activité constitue la raison prioritaire dans les structures d aide à domicile et les établissements pour personnes âgées. Le niveau de salaire insuffisant est le motif majeur dans les structures d accueil et de garde d enfants. Motifs des difficultés de recrutement selon les établissements employeurs Source : enquête établissements Service Formations Sanitaires et Sociales 2008/2010 Région Midi-Pyrénées 40 P age
41 Métiers en tension selon les types d établissements employeurs Établissements hospitaliers Établissements pour personnes âgées Structures de maintien à domicile Établissements de psychiatrie et pour personnes handicapées Infirmier X X X X Aide-soignant X X X Spécialiste de la rééducation Éducateur Intervenant à domicile Intervenant auprès d enfants Manipulateur en électroradiologie médicale Ambulancier et auxiliaire ambulancier X X X X X Structures d accueil et de garde d enfants Encadrement X X X X X Structures de transport sanitaire X 2.3. Attractivité croisée des métiers selon les territoires et les établissements employeurs Les métiers d infirmier et d aide-soignant sont en tension quels que soient les territoires. Cependant, dans les départements peu attractifs d un point de vue géographique, les tensions sont accentuées. Le métier d infirmier est en tension chez de nombreux employeurs. L origine principale est un nombre de diplômés sortants insuffisant au niveau régional. Cette pénurie de personnel diplômé engendre inévitablement une forte concurrence inter-établissements. Le secteur hospitalier, perçu comme étant le plus attractif, absorbe la majorité des diplômés, laissant peu de main-d œuvre disponible pour les autres types d établissements confrontés à un manque d attractivité de leur activité, tels que les établissements pour personnes âgées ou les structures de maintien à domicile. La problématique de l attractivité des employeurs se retrouve également sur les postes d aide-soignant. Les établissements pour personnes âgées et de maintien à domicile expriment une réelle problématique d attractivité de leurs structures par rapport au secteur hospitalier sur ces postes. 41 P age
42 Les métiers de spécialistes de la rééducation 2 posent des problèmes de recrutement, majoritairement dans les territoires à dominante rurale. Par contre, il ne semble pas exister de discrimination entre les établissements. Les problématiques liées à ces métiers sont de trois ordres : L exercice libéral est financièrement plus attractif pour les diplômés. Ainsi, la concurrence se situe entre l exercice en établissement et l exercice dans un cadre libéral ; Les contrats de travail en établissement sont fréquemment à temps partiel ; Les formations à ces métiers ne sont proposées qu à Toulouse ou à l extérieur de la Région. Les diplômés n optant pas pour l exercice en libéral recherchent prioritairement un emploi à temps plein dans l agglomération toulousaine et sa périphérie élargie. La main-d œuvre diplômée disponible est alors extrêmement restreinte pour les autres départements de Midi-Pyrénées, et ceci d autant qu ils sont éloignés de la métropole régionale. De plus, en milieu rural, il est plus complexe pour un diplômé de partager son temps entre l activité libérale et l exercice dans un ou plusieurs établissements compte tenu de l éloignement des structures induisant des déplacements contraignants. Les tensions sur les métiers d éducateurs 3 semblent concerner essentiellement les territoires ruraux. De plus, les formations aux différents métiers de l éducation sont proposées uniquement sur trois départements : la Haute-Garonne, les Hautes-Pyrénées et le Tarn. La délocalisation de formations préparant à ces professions pourrait limiter les tensions identifiées. En effet, l éloignement des lieux de formation par rapport aux établissements employeurs constitue un frein au recrutement. C est à partir de ce constat que le Conseil Régional a ouvert une antenne délocalisée de la formation à l IFSI de Tarbes en septembre Le métier d intervenant à domicile 4 apparaît en tension à la fois dans les territoires les plus ruraux de Midi-Pyrénées, Ariège et Gers, et dans le territoire le plus urbain, Haute-Garonne hors Comminges. La discrimination selon les territoires est donc réelle mais avec des situations différentes : Dans les territoires ruraux, le manque d attractivité géographique est un facteur supplémentaire qui s ajoute au manque d attractivité de l activité et des conditions d emploi. Ainsi, les tensions s accentuent dans ces départements ; 2 Masseur-kinésithérapeute, Psychomotricien, Orthophoniste, Ergothérapeute. 3 Moniteur Éducateur, Éducateur Technique Spécialisé, Éducateur Spécialisé. 4 L intitulé «intervenant à domicile», utilisé par de nombreux partenaires fournisseurs de données, est complexe à analyser dans la mesure où il regroupe des métiers exigeant des compétences et des niveaux de qualifications extrêmement différents. 42 P age
43 Dans le département de Haute-Garonne, hors Comminges, territoire très urbain, la présence d une multitude de microstructures amène une forte concurrence entre les employeurs face à une pénurie de personnel qualifié sur le territoire. Il n existe pas de concurrence entre les différents types d employeurs, le motif principalement évoqué étant le manque d attractivité géographique. Néanmoins, l image de l activité est peu valorisée, entraînant le positionnement sur ces postes de personnes peu ou pas qualifiées et ayant effectué ce choix par défaut. Il en résulte une adéquation entre le poste et le profil des candidats qui n est pas toujours satisfaisante. Le travail de professionnalisation et de revalorisation de ce secteur d activité est un véritable enjeu. En ce qui concerne les métiers de la petite enfance 5, les territoires urbains sont les plus concernés par les problèmes de recrutement. La problématique ne vient pas là de l attractivité des territoires mais bien plus d une insuffisance de personnel diplômé et disponible. Les raisons évoquées face à ces difficultés sont de deux ordres : Des conditions d emploi très peu attractives, notamment en termes de niveau de rémunération ; Une offre de formation insuffisante dans certains territoires, en particulier urbains. La concurrence entre les établissements reste limitée. Par contre, une réflexion sur l attractivité des conditions d emploi dans les structures de la petite enfance apparaît importante. Les tensions sur le métier de manipulateur en électroradiologie médicale ont pour origine à la fois des effectifs formés insuffisants et un manque de territorialisation de la formation dans les départements offrant des plateformes techniques intéressantes pour les nouveaux diplômés. C est à partir de ce constat que le Conseil Régional a ouvert une antenne délocalisée de cette formation à l IFSI de Tarbes en septembre Les tensions sur les métiers d ambulancier et d auxiliaire ambulancier ne semblent pas avoir de lien avec la notion d attractivité géographique. Pour autant, selon les territoires, l offre de formation n est pas toujours en adéquation avec les besoins des employeurs. Enfin, ces derniers insistent sur les conditions de travail difficiles et le manque de valorisation auprès de la main-d œuvre disponible. Enfin, sur les postes d encadrement 6, les tensions sont propres aux territoires urbains. Cette situation peut s expliquer par des structures présentant des effectifs plus conséquents et pour lesquels l encadrement devient une réelle préoccupation. 5 Auxiliaire de puériculture, éducateur jeunes enfants, titulaire CAP Petite Enfance. 6 Cadre de santé, Cadre de la petite enfance, Responsable de secteur aide à domicile 43 P age
44 2.4. Le recours aux faisant fonction et le turn-over Le personnel faisant fonction La concurrence entre les types d établissements et les territoires, associée à des pénuries de personnel diplômé, amène inévitablement au recours à du personnel sans qualification pour occuper des postes qualifiés. L enquête menée par la Région Midi-Pyrénées a permis de mettre en évidence ce phénomène, avec 34 % des employeurs déclarant y avoir recours. Postes occupés par des faisant fonction Source : enquête établissements Service Formations Sanitaires et Sociales 2008/2010 Région Midi-Pyrénées Recours au personnel faisant fonction par type d établissement Source : enquête établissements Service Formations Sanitaires et Sociales 2008/2010 Région Midi-Pyrénées Les établissements pour personnes âgées sont les principales structures indiquant avoir recours à du personnel faisant fonction, majoritairement sur les postes d aide-soignant et de direction ou d encadrement. Cela confirme la forte concurrence à laquelle sont soumis ces établissements dans le recrutement du personnel diplômé. Les établissements hospitaliers sont également confrontés à ce phénomène sur les postes d encadrement. De la même façon, les établissements de maintien à domicile ont également 44 P age
45 recours au personnel faisant fonction de manière significative pour les postes d encadrement et plus particulièrement de responsable de secteur. Ce constat met en évidence un besoin de complément de formation en management. D un point de vue géographique, les départements les plus concernés par le recours au personnel faisant fonction sont les départements de l Ariège et de l Aveyron, soit des départements à dominante rurale, ainsi que le Tarn, territoire intermédiaire proche de la métropole régionale. Cette observation renforce la problématique de l attractivité géographique des territoires. Les départements les moins concernés sont le Tarn-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées, soit des territoires qualifiés d intermédiaires et ayant réussi à atteindre une certaine autonomie en termes d emploi. Le phénomène de turn-over Le manque d attractivité de l activité et des conditions d emploi, notamment du salaire, mis en évidence précédemment, constitue les causes principales du phénomène de turn-over auquel 31 % des employeurs déclarent être confrontés. Le turn-over n affecte pas uniformément l ensemble des métiers du secteur sanitaire et social. En effet, les métiers d aide-soignant, d aide à domicile et d infirmier sont les plus concernés et constituent une réelle préoccupation. Métiers concernés par le turn-over Source : enquête établissements Service Formations Sanitaires et Sociales 2008/2010 Région Midi-Pyrénées 45 P age
46 Motifs évoqués pour expliquer le turn-over Source : enquête établissements Service Formations Sanitaires et Sociales 2008/2010 Région Midi-Pyrénées Les établissements les plus confrontés au phénomène de turn-over sont : Les structures pour personnes âgées, qui indiquent que la pénibilité des emplois face à une pénurie de main-d œuvre amène les salariés à changer pour des établissements proposant des conditions d emploi plus attractives et des postes plus valorisants ; Les établissements de petite enfance, qui font état de la faible attractivité des niveaux de salaire avec un recours fréquent aux contrats aidés en raison de ressources financières limitées. Dans ces conditions, les établissements rencontrent des difficultés de pérennisation d emploi accentuant le phénomène de turn-over ; Les structures de maintien à domicile, qui mentionnent l isolement du personnel travaillant à domicile et l usure que cette situation engendre. Les salariés quittent le secteur de l aide à domicile pour rechercher un emploi en établissement. D un point de vue géographique, le département de la Haute-Garonne dans sa totalité semble plus affecté par le turn-over, contrairement aux départements des Hautes-Pyrénées et du Tarn-et-Garonne. 46 P age
47 3. Une formation dans le secteur sanitaire et social insuffisamment adaptée L insuffisance en nombre et en effectifs des formations constitue un motif fréquemment évoqué par les employeurs face aux difficultés de recrutement, au turn-over et au recours au personnel faisant fonction. Les organismes de formation du secteur sanitaire ic en Bigorre Tarbes Auch Lannemezan Saint Gaudens Cahors Montauban Saint Girons Toulouse Muret Pamiers Lavaur Albi Rodez Castres - Mazamet Millau En Midi-Pyrénées, les organismes de formation du secteur sanitaire sont au nombre de 35 dont 11 dans l agglomération toulousaine. Malgré cette prédominance d implantation dans la Haute-Garonne, l offre de formation est aujourd hui accessible sur tous les départements, du moins pour les formations d infirmier et d aide-soignant, identifiés comme étant particulièrement en tension. Les formations paramédicales et de sage-femme Aide-soignant Infirmier Sage-femme Orthophoniste Cadre de santé Puériculteur Prothésiste dentaire Auxiliaire de puériculture Psychomotricien Ambulancier et auxiliaire ambulancier Pédicure podologue Orthoprothésiste Infirmier anesthésiste Infirmier de bloc opératoire Opticien lunetier Orthoptiste Manipulateur en électroradiologie médicale Masseur Kinésithérapeute ic en Bigorre Tarbes Auch Lannemezan Saint Gaudens Cahors Montauban Saint Girons Toulouse Lavaur Muret Pamiers Albi Rodez Millau Castres - Mazamet 47 P age
48 Les organismes de formation du secteur social Tarbes Auch Mane Cahors Montauban Toulouse Muret Pamiers Brens illefranche de Rouergue Albi Le Séquestre Rodez Millau En Midi-Pyrénées, les organismes de formation du secteur social sont au nombre de 28 dont 10 dans l agglomération toulousaine. L offre de formation sociale est accessible dans la majorité des départements pour ce qui concerne les formations de niveau, telles que le DEAS ou le diplôme d assistant familial. Pour les niveaux I à I, l offre est essentiellement concentrée sur la ville de Toulouse. Les formations en travail social Auxiliaire de vie sociale Aide médico-psychologique Educateur technique spécialisé Technicien de l intervention sociale et familiale Moniteur éducateur Assistant familial Médiateur familial Conseiller en économique sociale et familiale CAFERUIS (Certificat d aptitude aux fonctions d encadrement et de responsable d unité de service d intervention sociale) Educateur spécialisé Assistant de service social Educateur jeunes enfants CAFDES (Certificat d aptitude aux fonctions de directeur d établissement ou de service d intervention sociale) Tarbes Auch Mane Cahors Montauban Toulouse Muret Pamiers Brens illefranche de Rouergue Albi Le Séquestre Rodez Millau 48 P age
49 Proportion d employeurs mentionnant des formations insuffisantes en nombre et/ou en effectifs comme motif aux difficultés de recrutement Source : enquête établissements Service Formations Sanitaires et Sociales 2008/2010 Région Midi-Pyrénées Néanmoins, si les augmentations d effectifs ou l ouverture de formations peuvent s avérer nécessaires sur certains métiers et certains territoires, elles ne sont pas suffisantes. En effet, les problématiques de l adéquation emploi/formation dans le secteur sanitaire et social sont nombreuses et plusieurs paramètres entrent en ligne de compte, tels que : L origine des effectifs et les problématiques de mobilité ; L intérêt de l alternance dans les parcours de formation initiale ; Les contenus et modalités de formation ; Les dispositifs de la formation continue Origine géographique des effectifs et mobilité Les informations sur l origine géographique des élèves ne sont pas aisées à obtenir de façon précise. Néanmoins, il ressort des tendances intéressantes apportant des éléments complémentaires pour la recherche de l adéquation emploi/formation. 49 P age
50 Répartition des effectifs en formation sanitaire et sociale en Midi-Pyrénées 7,4% 7% 19,4% 11,7% 6,6% 9,3% 3,6% 31,2% 3,8% Source : Organismes de formation Inspection d académie de Toulouse Carif-Oref Midi-Pyrénées Centres d Information et d Orientation Montage : STRATER La mobilité est un facteur important à prendre en compte dans l aménagement de l offre de formation. En formation initiale, la relation entre le niveau de formation et l origine des élèves met en évidence une mobilité croissante avec le niveau de formation. Ainsi, les effectifs en formation de niveau sont en majorité originaires du département de formation. La situation s inverse à partir des formations de niveau III, avec une plus grande proportion d élèves originaires d autres départements. Par exemple, la proportion d élèves provenant d autres départements est plus importante pour le BTS Services et Prestations des Secteurs Sanitaire et Social que pour le diplôme d aide-soignant. Par contre, pour les formations accessibles dans un nombre limité de départements, telles qu auxiliaire de puériculture, masseur-kinésithérapeute ou assistant de service social, plus de la moitié des effectifs sont originaires d autres départements malgré des niveaux de formation différents. Ces formations ont une résonance régionale, expliquant ainsi la répartition de l origine géographique. 50 P age
51 Origine géographique des élèves de niveau Source : Organismes de formation Inspection d académie de Toulouse Carif-Oref Midi-Pyrénées Centres d Information et d Orientation Origine géographique des élèves de niveau I et supérieur Source : Organismes de formation Inspection d académie de Toulouse DRASS Carif-Oref Midi-Pyrénées Centres d Information et d Orientation Enfin, sur les formations accessibles uniquement en formation continue, la mobilité est extrêmement faible en raison de contraintes familiales ou professionnelles. Ainsi, de manière quasiment systématique, la totalité des effectifs sont originaires du département où se déroule la formation. L échelle départementale est parfois déjà trop importante. La situation est accentuée dans les territoires à dominante rurale avec des transports en commun souvent limités. 51 P age
52 3.2. L intérêt de l alternance dans les formations sanitaires et sociales Les parcours de formation initiale Les diagnostics territoriaux ont mis en évidence une demande de formation globalement importante qui ne peut pas toujours être satisfaite, avec des taux de sélectivité variables selon les niveaux de formation. Ainsi, le public jeune apparaît intéressé par le secteur sanitaire et social. Les formations les plus sollicitées sont les formations de niveau, de type BEP ou CAP. La question se pose alors des capacités des candidats et des possibilités qui leurs sont offertes pour accéder aux qualifications ou diplômes recherchés par les employeurs. Globalement, la poursuite d études dans le secteur sanitaire et social est possible avec la construction d un parcours de formation cohérent au niveau de chaque département. Par ailleurs, de nombreux élèves issus des cursus scolaires du secteur sanitaire et social présentent les concours d entrée aux formations diplômantes sanitaires et sociales. Or, il apparaît que sur ces concours, la concurrence est forte entre des candidats de niveaux de qualification différents. De plus, l absence d expérience de terrain, notamment pour les élèves sortant d une formation de niveau, constitue un véritable handicap à la fois au moment du passage des concours d entrée mais également, s ils réussissent, en cours de formation. Enfin, les Centres d Information et d Orientation et les Missions Locales de plusieurs départements indiquent que les publics jeunes ont d une part une représentation erronée des métiers du sanitaire et social, et d autre part des difficultés d accès aux formations sur concours en raison de la forte concurrence avec des candidats ayant des niveaux de qualification plus élevés. Les terrains de stage Les terrains de stage sont un élément majeur pour une bonne appréhension des métiers du sanitaire et social par les élèves en formation initiale. Cependant, le manque de terrains de stage constitue une question récurrente évoquée par les organismes de formation et les employeurs. D une part, les organismes de formation font part de nombreuses difficultés, telles que : La pénurie de terrains de stage sur certains territoires et la difficulté à attirer des stagiaires sur d autres ; La qualité aléatoire des conditions d encadrement des stagiaires dans les établissements employeurs ; L éloignement géographique de certains lieux de stage impliquant des problèmes de déplacement et de logement. D autre part, les employeurs mettent en avant les difficultés rencontrées dans l accueil de stagiaires : 52 P age
53 La mobilisation en termes de temps, de moyens financiers et de compétences que cela entraîne au sein de l établissement ; La difficulté à former les tuteurs de stage pour un encadrement compétent ; La forte sollicitation subie pour l accueil de stagiaires, à laquelle ils ne peuvent pas toujours répondre. Il est évident qu en termes d organisation et de disponibilité dans les établissements, il existe une réelle difficulté pour encadrer les stagiaires, les tuteurs étant très peu disponibles. La transmission de compétences est extrêmement difficile et engendre des coûts supplémentaires pour l établissement accueillant. Pourtant, un encadrement efficace des stagiaires contribue à développer les compétences des futurs diplômés, il constitue donc un enjeu important pour les employeurs. Le principe de formation par alternance La formation en alternance associe un enseignement théorique dans un établissement d'enseignement à des périodes de stage pratique. De nombreuses formations du sanitaire et social pratiquent l alternance. Cependant, nombreux sont les employeurs qui indiquent se retrouver face à des nouveaux diplômés ayant une connaissance insuffisante de l exercice de terrain. La confrontation avec la réalité des métiers est alors difficile et ceci d autant plus que le public est jeune. De la même façon, les établissements jugés peu attractifs rencontrent de grandes difficultés à attirer les nouveaux diplômés en raison d un a priori négatif sur le métier. Si l information et la sensibilisation sont un premier pas pour lever ces deux problématiques, la mise en situation constitue une expérience idéale pour valider ou invalider un projet de carrière professionnelle, pour découvrir un cadre d exercice. Or, la formation par alternance répond à cela en proposant un système de formation qui intègre une expérience de travail simultanément à l enseignement technique. L expérience de l exercice du métier est alors réelle avant l entrée dans la vie active, assurant une amélioration de l adéquation entre les profils des candidats et les postes dans les établissements. L alternance existe déjà dans de nombreuses formations du secteur sanitaire et social, avec une grande place accordée aux stages L adaptation des contenus de formation aux besoins des employeurs La difficulté à trouver les profils recherchés, si elle n est pas le facteur majoritaire, est cependant exprimée de manière régulière par les employeurs en phase de recrutement. En effet, 14 % des établissements interrogés dans le cadre de l enquête menée par le Conseil régional indiquent trouver difficilement le profil de candidats correspondant au poste. Ce constat pose la question de l adaptation de l offre de formation aux évolutions des métiers. 53 P age
54 Les employeurs indiquent que les formations sont parfois en décalage avec les exigences du terrain, notamment en termes de problématiques urbaines/rurales et d attentes des usagers. À titre d exemple : Les métiers d assistant de service social ou d éducateur spécialisé ont connu d importantes évolutions liées aux évolutions de la société. Si les formations ont également évolué, elles apparaissent parfois encore en décalage avec la réalité d exercice de terrain et les exigences des employeurs ; Les fonctions d encadrement sont parfois exercées par des professionnels n ayant pas eu de formation particulière dans ce domaine, mettant en évidence le besoin en développement des compétences ; Pour le métier d ambulancier, la nécessité d une adaptation de l organisation de la formation permettant une meilleure appréhension des contraintes du métier et des conditions de travail par les diplômés est clairement exprimée. Cependant, de manière beaucoup plus large, ce manque de cohérence exprimé met en évidence la nécessité du rapprochement entre le secteur sanitaire et le secteur social afin de répondre globalement aux évolutions des besoins de la population La formation professionnelle continue Les effectifs en formation continue du secteur sanitaire et social représentent 11,8 % des effectifs tous secteurs de formation confondus au niveau régional. Un accès complexe aux qualifications L'accès aux diplômes et aux formations «en cours d'emploi» reste difficile dans les professions sanitaires et sociales en raison de la durée de la formation (de 1 à 3 ans), du coût lié au maintien du salaire pendant cette durée et, en fonction des formations, du coût pédagogique de l inscription. D après l enquête réalisée par le Service des Formations Sanitaires et Sociales du Conseil Régional Midi-Pyrénées, 61 % des employeurs indiquent l existence d un plan de formation en De plus, il convient de souligner que 63 % des formations dispensées sont des formations techniques d approfondissement ou de spécialisation, et non d obtention de qualification. L utilisation des plans de formation, et plus particulièrement pour l accès aux diplômes, peut encore se développer par un travail d information et d accompagnement des employeurs et des salariés dans leurs démarches. Dans le cadre de la formation continue, la problématique de l entrée limitée en formation diplômante n est pas uniquement le fait des employeurs. En effet, 65 % des salariés effectuent des demandes de formation de perfectionnement plutôt que de qualification. L entrée en formation diplômante implique une réelle motivation et un investissement 54 P age
55 personnel considérable pour le salarié, ce qui peut parfois constituer un frein auquel s ajoutent fréquemment des problématiques de mobilité. L accompagnement des salariés dans le choix d effectuer une formation qualifiante est ainsi une priorité. Dispositifs de formation mobilisés par les employeurs et les salariés Congé individuel de formation / Congé de formation professionnelle 11% Professionnalisation 17% alidation des acquis de l'expérience 28% Droit individuel à la formation 44% 0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50% Source : enquête établissements Service Formations Sanitaires et Sociales 2008/2010 Région Midi-Pyrénées La AE semble être particulièrement utilisée par les employeurs puisque 28 % d entre eux indiquent que leurs salariés y ont recours, mais ils sont également nombreux à faire état des difficultés rencontrées pour une validation totale. Ce dispositif peut pourtant apporter un certain nombre de solutions en offrant la possibilité d acquérir une qualification, en levant la problématique de la mobilité pour les salariés mais également de l attractivité géographique pour les employeurs. L orientation des demandeurs d emploi vers la formation La qualification est un problème réel rencontré par les employeurs. C est pourquoi l enjeu de la formation des demandeurs d emploi est important. Globalement, la majorité des demandeurs d emploi ont un niveau de qualification qui correspond au métier sur lequel ils sont positionnés, voire supérieur. Cependant, une proportion non négligeable de demandeurs d emploi positionnés sur des métiers du sanitaire et du social n a pas de qualification. Cette tendance est essentiellement vraie pour les métiers du secteur social. Proportion de demandeurs d emploi non qualifiés 2008 Métiers Demandeurs d emploi non qualifiés positionnés sur ces métiers Ensemble des métiers du sanitaire et social 16 % Intervenant à domicile 27 % Intervenant auprès d enfants 16 % Aide-soignant 4 % Éducateur intervenant éducatif 2 % Source : DRTEFP Midi-Pyrénées 55 P age
56 Les différents acteurs du recrutement dans les départements de Midi-Pyrénées font état des difficultés dans l adéquation entre le poste et le profil des candidats demandeurs d emploi sur les emplois n imposant pas de qualification d un point de vue réglementaire, tels qu intervenant à domicile ou intervenant auprès d enfants. 56 P age
57 ÉALUATION DU SCHEMA : UNE PREMIERE REPONSE AUX ENJEUX DES FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES Le schéma des formations sanitaires et sociales s est organisé en six axes stratégiques déclinés en objectifs et en actions qui visaient prioritairement à répondre aux enjeux et évolutions des secteurs social, médico-social et sanitaire. Le schéma s inscrit dans une logique de continuité par rapport au schéma précédent, aussi la prise en compte des actions menées et des conclusions de l évaluation à mi-parcours réalisée au cours des années est-elle primordiale. Trois enjeux essentiels ont été identifiés dans le cadre de cette évaluation pour le prochain schéma : Affiner la réponse aux besoins d emploi et de compétences des territoires, sur la base des données de l Observatoire des métiers du sanitaire et social mis en place, et sur la base des travaux initiés dans les diagnostics en les réactualisant régulièrement ; Poursuivre la diversification des voies d accès à la qualification (Formation Initiale, Apprentissage, Formation Continue, AE) ; Mettre en cohérence l offre de formation des différents certificateurs (Éducation nationale, Organismes de Formation, Université). L'évaluation montre que le premier schéma de la Région Midi-Pyrénées a permis de répondre aux enjeux tels qu'ils avaient été définis en Ceux-ci se révèlent toujours pertinents en 2010, sans nul doute grâce à la démarche participative qui a présidé à l'élaboration du schéma. 1. Axe 1 : Développer la formation pour répondre aux besoins d emploi dans le secteur social, médico-social et sanitaire 1.1. Des actions au service de la formation et des étudiants Un effort particulier a été réalisé pour améliorer la politique d accueil, d information et d orientation sur les métiers. Cet effort s est traduit notamment par : La réalisation d une plaquette de présentation des métiers et la participation régulière à différents salons destinés aux étudiants : Form Avenir et Infosup ; L organisation régulière d ateliers ou forums d information à destination du grand public et des prescripteurs, sur les territoires, en lien avec les Bureaux Territoriaux et les Maisons Communes Emploi Formation; 57 P age
58 La mise en place en 2011 d une journée spécifique d information sur le secteur sanitaire dans chaque département, à destination des prescripteurs. Une politique volontariste favorisant l accès des formations au plus grand nombre, en particulier pour les niveaux, a été initiée dès 2007, se traduisant par : La mobilisation des dispositifs d ores et déjà en place à la Région (préqualification, remise à niveau) ; La prise en charge des frais pédagogiques concernant les formations de niveau (aide-soignant, auxiliaire de puériculture, aide médico-psychologique, ambulancier). En 2010, 814 personnes ont bénéficié de la gratuité des formations de niveau, soit un financement de (dont financés par Pôle Emploi) ; La prise en charge des droits d inscription pour l ensemble des étudiants boursiers du secteur social à l identique de ce qui se pratiquait de manière réglementaire pour les étudiants du sanitaire : en 2009/2010, 543 étudiants du secteur social ont bénéficié de cette mesure, soit un financement de Ainsi, pour l année scolaire 2009/2010, en Midi-Pyrénées, près de étudiants (sur un total de 7 200) ont bénéficié d une bourse, soit un financement de Diverses mesures visant à l amélioration de la vie étudiante ont été mises en place : Création d un comité de parole des étudiants pour chaque secteur ; réuni deux fois par an, il est destiné à prendre en compte leurs préoccupations ; Rapprochement avec le CROUS pour la signature d une convention de partenariat afin que les étudiants du secteur sanitaire et social de niveau III et plus bénéficient des mêmes droits et avantages que l ensemble des étudiants ; Élargissement du dispositif d aide à la mobilité internationale pour les étudiants de ce secteur et inscription des établissements dans le cadre de la charte Erasmus. De nombreux investissements ont été réalisés afin d améliorer les conditions d accueil des étudiants : Mise aux normes, rénovation et extension de l'ifsi du Centre Hospitalier Intercommunal du al d'ariège : financement de la Région Midi-Pyrénées à hauteur de 50 %, soit 1 M (2009) ; Reconstruction de l'ifsi de Millau : financement de la Région Midi-Pyrénées à hauteur de 50 %, soit près de 2 M (2010) ; Agrandissement de l'ifsi de Castres : financement de la Région Midi-Pyrénées à hauteur de 50 %, soit 800 K (2010) ; Travaux de mise en sécurité des locaux des écoles du Centre Hospitalier Universitaire à Purpan : financement de la Région Midi-Pyrénées à hauteur de 80 %, soit 720 K (2011) ; 58 P age
59 Travaux d'adaptation de la capacité d'accueil de l'ifsi du Bon Sauveur d'alby : financement de la Région Midi-Pyrénées à hauteur de 80 %, soit 130 K (2011) ; Travaux de mise aux normes et rénovation de locaux municipaux pour mise à disposition de l'ifsi de Cahors (adaptation de la capacité d'accueil) : financement de la Région Midi-Pyrénées à hauteur de 50 %, soit 155 K prévus (2011) ; Agrandissement et rénovation de l'ifas de Lannemezan : financement de la Région Midi-Pyrénées à hauteur de 50 %, soit 240 K prévus (2011). Enfin, afin de mieux cerner les problématiques propres aux étudiants, deux études ont été menées : L une visant à connaître le taux d insertion des diplômés à l issue de leur cursus ; L autre destinée à appréhender les causes d interruption en cours de formation pour les étudiants infirmiers, sachant que le taux avoisinait les 20 % L enjeu d une meilleure appréhension de la réalité des métiers par des formations de qualité L'information sur les métiers et les formations a été jugée par tous comme nécessaire même si elle demeure insuffisante pour modifier les tropismes et les représentations des métiers pour les jeunes et leurs familles. La Région et ses partenaires ont mobilisé leurs forces pour développer l'accueil, l information et l orientation des publics et cela a produit des effets positifs. Par contre, le secteur de l'aide à la personne, en particulier à destination des personnes âgées, n'est pas un emploi facile à "vendre" auprès des jeunes, et les actions d information spécifiques à ce domaine ont fait défaut. Malgré les efforts d information réalisés, la représentation erronée des conditions d exercice des métiers persiste. De plus, le paysage complexe des différentes formations ne contribue pas à une bonne lisibilité de l offre. Une véritable politique d Accueil, Information, Orientation et Accompagnement (AIOA) pour les métiers du sanitaire et du social devient d autant plus essentielle. Or, la mobilisation des acteurs, dont les organismes de formation et les employeurs, sur l'information et l'orientation pour garantir un meilleur recrutement au niveau des établissements de formation et favoriser l intégration dans l emploi reste encore à améliorer. En effet, des ruptures sont constatées pendant la période de formation mais aussi durant les premières années d exercice professionnel, avec en conséquence pour les employeurs des difficultés de fidélisation des personnels. Ainsi, la concertation avec les employeurs mériterait d être développée, notamment sur la problématique de l accueil en stage afin d anticiper leurs besoins en emplois et d attirer les jeunes professionnels. Par ailleurs, dans un objectif d accès de tous à la formation, l actuel dispositif de paiement des frais de scolarité pour les formations de niveau ainsi que le système de bourse 59 P age
60 représentent la traduction concrète et efficace de la volonté exprimée par le Conseil Régional de la gratuité des formations sanitaires et sociales de niveau. Ces dispositifs sont à préserver dans la mesure du possible, car une part des abandons en cours de formation est encore constatée pour des raisons financières, des situations de précarité existent donc pour certains étudiants. Mais, les évolutions récentes affectant les critères d attribution des bourses et la réduction du cofinancement de Pôle Emploi pour les frais de scolarité ne favorisent pas ces dispositifs pourtant nécessaires. Enfin, le Conseil Régional a considérablement investit dans la rénovation et l adaptation des instituts de formation contribuant à un appareil de formation de qualité. Pourtant, dans un contexte de forte évolution des dispositifs de formation et des besoins de compétence, il convient d aller au-delà en intégrant le développement des compétences pédagogiques, l'incitation à l'innovation et la recherche, l'intégration des technologies de l information et de la communication. 60 P age
61 2. Axe 2 : Promouvoir la formation professionnelle tout au long de la vie 2.1. Des actions pour une formation accessible tout au long de la vie La Région, grâce à son implication dans les procédures de alidation des Acquis de l Expérience, a favorisé la diversification des voies d accès, permettant ainsi la construction de parcours de formation tout au long de la vie : 73 parcours partiels (passerelles, AE, revalidations) financés en 2010 pour un montant de ; 230 chèques AE financés dans le secteur sanitaire et social en 2010, sur un total de 500 chèques AE tous diplômes confondus. Par ailleurs, bien que ne relevant pas de sa compétence première, la Région s est également investie dans l accompagnement de la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences aux côtés des OPCA du secteur (Uniformation, UNIFAF, ANFH) en signant des accords de cofinancement visant à professionnaliser les salariés des secteurs de l aide à domicile et des établissements d accueil pour personnes âgées, ce qui a représenté un engagement financier régional de depuis L enjeu de la construction de parcours professionnels et de formation La formation professionnelle diplômante des secteurs social et sanitaire concerne les jeunes issus de la formation initiale scolaire mais aussi, et de plus en plus, les actifs, demandeurs d'emploi, salariés en promotion ou en reconversion. C est pourquoi les conventions établies entre le Conseil Régional et certains OPCA ainsi que le soutien apporté à la AE ont été perçus comme une véritable progression pour les salariés dans la construction de parcours professionnels et de formation. Cependant, l universitarisation des formations paramédicales et sociales va ouvrir des perspectives nouvelles aux étudiants et aux salariés en termes de carrière ou de reconversion professionnelle. L effort pour favoriser les passerelles interdisciplinaires a été réel mais est toujours minoritaire. De même, la Région n a pas toujours été en mesure de s'assurer que les organismes de formation ouvrent effectivement des places en parcours partiel de formation. Cela nécessite la prise en considération dans les projets pédagogiques de l'hétérogénéité éventuelle des publics étudiants. Les besoins subsistent en termes de formation tout au long de la vie et la recherche de solutions ne peut passer que par une collaboration accrue entre les financeurs des différents dispositifs, en vue d'une sécurisation effective des parcours. C est pourquoi les conventionnements pour une politique de qualification des actifs dans le cadre de la 61 P age
62 formation continue constituent une avancée importante. Par contre, les employeurs n ont pas été suffisamment sollicités autour de la recherche de solutions pour résoudre les difficultés de recrutement et mettre en œuvre leurs politiques emploi-formation. De plus, le développement d'outils d'e-formation est souhaitable pour faciliter l'accès des actifs moins disponibles ou plus isolés. Celui-ci n était pas explicitement cité dans le Schéma des formations sanitaires et sociales. Il était en revanche largement intégré dans le Plan Régional de Développement des Formations. La Région a d'ailleurs investi, depuis plus de 10 ans, dans les technologies de l information et de la communication. Enfin, un meilleur chaînage est à trouver entre les formations professionnelles sanitaires et sociales et la voie scolaire. Se pose la question de l'accompagnement et de la préparation aux concours d'accès aux formations professionnelles pour les jeunes diplômés des sections sanitaires et sociales de la voie scolaire. La lisibilité de ces formations est extrêmement partielle, ne permettant pas une évaluation de leur efficacité. Compte tenu des effectifs des sections relevant des secteurs sanitaire et social de la voie scolaire, il s agit d une carence importante dans la mission d observation du sanitaire et social. 62 P age
63 3. Axe 3 : Intégrer les formations sanitaires et sociales comme un élément d aménagement du territoire 3.1. Des actions au service des territoires La volonté de décloisonner l appareil de formation existant et d assurer une couverture territoriale pertinente de l offre, notamment pour les niveaux, s est traduite par la mise en place d une démarche originale d élaboration dans chaque département, d un diagnostic territorial dans le domaine sanitaire et social. Ces diagnostics ont permis de mettre en lumière les disparités locales et les besoins spécifiques de chaque territoire en termes de difficultés de recrutement. Ils ont permis également d avoir une réelle lisibilité de l offre de formation existante et des actions à conduire pour apporter des réponses appropriées aux besoins locaux. Un diagnostic régional a été réalisé in fine. La réponse aux besoins de formation y a été abordée sous différents angles et ces états des lieux ont largement contribué à faire évoluer l offre de proximité sur des métiers en tension : Augmentation des quotas en formation : 172 places d infirmiers réparties sur 2009/2010 ; 15 places de masseurs-kinésithérapeutes ; 14 places de psychomotriciens. Augmentation des capacités d accueil : 10 places de manipulateurs en électroradiologie ; 168 places d aides-soignants ; 110 places d aides médico-psychologiques ; Autorisations d ouverture de sections dans l Éducation nationale : 45 places d aidessoignants, 20 places d auxiliaires de puériculture, 14 places en Diplôme de Technicien Supérieur en Imagerie médicale ; Accompagnement d un nouveau centre de formation (120 places d ambulanciers et d auxiliaires ambulanciers). Délocalisation de formations : Auxiliaire de puériculture à Albi ; Moniteur éducateur à Pamiers ; Manipulateur en électroradiologie médicale à Tarbes ; Masseur-kinésithérapeute à Rodez en cours d étude. 63 P age
64 3.2. L enjeu d une réponse territoriale coordonnée aux tensions sur l emploi Les diagnostics territoriaux ont été une démarche appréciée par les acteurs du secteur sanitaire et social. Ils ont mis en évidence des déséquilibres selon les territoires et les types d établissements employeurs avec, en particulier, des difficultés de recrutement en zone rurale et dans les structures de services pour les personnes âgées. La Région a apporté, dans un premier temps, une solution quantitative par des augmentations d effectifs et de quotas. Cependant, la réponse aux difficultés de recrutement ne peut être seulement quantitative. En effet, il s'agit de répondre à des déficits de professionnels sur certains territoires et dans certains types d établissements en attirant les jeunes professionnels. C est pourquoi, le principe d'ouverture d'antennes ou de formations délocalisées proposé et mis en expérimentation par le Conseil Régional est certainement intéressant à cet égard. Pour autant, les effets constatés de ces dispositions ne suffisent pas compte tenu des tensions grandissantes sur le secteur sanitaire et social. De même, les employeurs ont une responsabilité et un rôle à jouer pour rendre plus attractifs les emplois. Ainsi, le stage est l'occasion d une meilleure connaissance des activités, des entreprises et des territoires. Les employeurs ont été impliqués mais trop peu mobilisés, ce qui est d autant plus dommageable que la caractéristique des formations sanitaires et sociales est précisément l'alternance. Enfin, les analyses sur la relation formation/emploi réalisées par la Région à l occasion des diagnostics territoriaux ont apporté une vision intéressante, à un instant donné. Le secteur sanitaire et social étant un secteur en constante évolution, les diagnostics ne peuvent se suffire à eux-mêmes et nécessitent une actualisation régulière. 64 P age
65 4. Axe 4 : Développer et renforcer les liens entre les formations sanitaires et sociales 4.1. Des actions pour un rapprochement entre le secteur sanitaire et le secteur social L évolution des emplois dans le secteur sanitaire et social, le développement des interventions pluri-professionnelles, les proximités de compétences, la pratique du partenariat et du travail en réseau dans l exercice professionnel sont autant d éléments qui ont conduit la Région à réfléchir à un renforcement des liens entre les formations sanitaires et sociales. Or, le constat actuel est celui d un paradoxe entre d une part la persistance d un cloisonnement fort des métiers entre secteur sanitaire et social et d autre part un besoin de plus en plus important de rapprochement et de partage des compétences en lien avec l évolution des besoins et des publics. Consciente de la nécessité de développer le lien entre le sanitaire et le social, la Région a fait le choix dès 2006 d élaborer un seul schéma pour les deux secteurs afin de contribuer à développer une véritable culture commune de travail en raison de l apparition de nouveaux modes d intervention et d organisation de l'activité. Depuis, des collaborations entre établissements du sanitaire et du social se sont concrétisées et des réflexions sur les problématiques liées au vieillissement de la population, à l augmentation des pathologies traitées à domicile et aux souffrances psychiques font l objet de travaux communs : L IFSI de l Hôpital Marchant et l Organisme de Formation ERASME organisent des colloques communs aux étudiants Éducateurs Spécialisés et Infirmiers ; L IUT de Blagnac a ouvert une formation de Technicien d Aide et d Assistance pour le Monitoring et le Maintien à domicile (2A2M) ; Le Cancéropôle et le Gérontopôle mènent une réflexion dans le cadre des pathologies induisant la nécessité d assortir l offre de soins d un accompagnement psychologique L enjeu d un décloisonnement au service de l usager L enjeu d une meilleure articulation entre les secteurs sanitaire et social s est d emblée traduit par la rédaction d un schéma unique des formations sanitaire et social. Lors de l'élaboration du schéma, la constitution d'un groupe de travail sur le thème de l'articulation entre le sanitaire et le social a confirmé tout l'intérêt de cette thématique développée dans l'axe 4. Les participants ont exprimé l'envie de prolonger le travail initié dans le groupe de 65 P age
66 travail «articulation sanitaire et sociale». La volonté de la Région a été saluée, d autant plus que toutes les Régions n'ont pas fait de même, mais les interlocuteurs soulignent que le chemin à parcourir reste considérable. Aussi, il convient de poursuivre ce décloisonnement et de favoriser les mobilités interprofessionnelles par l identification des compétences communes à ces deux secteurs d activité. Par ailleurs, le Conseil Régional a systématiquement encouragé les initiatives prises par les établissements pour décloisonner les formations entre les deux secteurs, en favorisant les stages et les formations mixtes permettant aux étudiants du soin de mieux comprendre les problématiques sociales, et aux futurs travailleurs sociaux d appréhender les enjeux sanitaires de leur activité. Par contre, chercher à répondre aux besoins de compétences conduit à interroger le contenu pédagogique des formations. Or, la Région n'a pas la compétence pour intervenir sur les référentiels ou sur la qualité pédagogique. Elle ne peut que s'assurer des conditions de mise en œuvre et surtout favoriser de meilleures pratiques. 66 P age
67 5. Axe 5 : Construire un système d observation permettant une meilleure analyse des besoins emploi-formation 5.1. Des actions pour une appréhension juste des besoins emploi-formation Au-delà des diagnostics départementaux réalisés entre 2008 et 2010, plusieurs études spécifiques ont été menées afin de mieux appréhender les problématiques du secteur : La complémentarité des titres et diplômes de niveau (2009) ; Les causes d interruption de formation chez les étudiants infirmiers (2010) ; L insertion des diplômés (2011). En complément de l ensemble de ces travaux, un Observatoire des métiers du sanitaire et du social a été initié, en association avec un comité scientifique composé des principaux fournisseurs de données et de professionnels. Des conventions de partage des données ont été signées avec les principaux OPCA du secteur ainsi qu avec le CNFPT, l ARS, la DRJSCS et l Éducation nationale. L accessibilité de l observatoire au grand public devrait être effective fin Il présente l ensemble des 38 métiers du secteur sanitaire et social sous les volets formation, présentation du métier, de ses enjeux, de ses problématiques et de ses perspectives d évolution. Outre les données quantitatives qui sont fournies sur la base des conventions, l analyse qualitative de la relation emploi/formation formalisée dans les diagnostics territoriaux enrichit considérablement le contenu de cet observatoire. Parallèlement, un groupe de professionnels travaille sur la présentation de chaque métier afin d apporter sa vision sur ses perspectives d évolution. Au niveau national et dans le cadre de l ARF, un groupe de travail prépare la mise en place d un socle commun de données visant à intégrer les évolutions des orientations nationales tant dans le domaine social que dans celui de la santé L enjeu d un observatoire partagé et opérationnel La Région et le CarifOref travaillent depuis novembre 2007 à la mise en place de cet observatoire des formations sanitaires et sociales. Il s est agi non pas de créer un observatoire supplémentaire mais de fédérer l ensemble des approches métiers. Un comité scientifique régional composé des structures productrices de données et d experts, a participé à la conception, suivi et validé les travaux de l observatoire. Les travaux ont démarré dès le début 2008 mais la collecte des données s'est révélée difficile. De plus, les 67 P age
68 données sur l'emploi des établissements publics sont lacunaires, dans le secteur de la santé comme dans le secteur social. Ainsi, l'exercice d'observation des métiers des secteurs sanitaire et social est difficile et il semble que les initiatives dans les autres régions rencontrent les mêmes difficultés qu'en Midi-Pyrénées. L usage des données et leur mise à jour doivent maintenant être éprouvés. Afin de donner sa pleine mesure à l'outil, et en adéquation avec une demande des employeurs comme des établissements de formation, la constitution des groupes de réflexion prospective pour analyser les données statistiques et compléter les fiches métiers est importante. En effet, une analyse des besoins affinée grâce à un système d'observation plus efficace est essentielle pour ajuster l'offre de formation et répondre aux difficultés de recrutement rencontrées par les employeurs. À la différence d'autres régions, les besoins, notamment pour les métiers paramédicaux, semblent encore globalement en augmentation en Midi-Pyrénées. Cela reste sous réserve d'un affinement de l'analyse, car les besoins globaux cachent une forte inégalité des tensions selon les métiers, les types d'établissements et les territoires. 68 P age
69 6. Axe 6 : Mettre en place un système de pilotage régional des formations sanitaires et sociales 6.1. Des actions pour un partenariat consolidé et un pilotage régional Depuis 2007, plusieurs comités consultatifs visant à conforter le partenariat engagé avec l ensemble des acteurs des deux secteurs ont été instaurés par le Conseil Régional : Groupe plénier du schéma ; Conférence des financeurs ; Comité consultatif des employeurs ; Comité scientifique de l observatoire ; Comité de parole des étudiants. La réalisation de l ensemble de ces actions a pris appui sur le pilotage de la Région poursuivant l objectif de s inscrire dans une dynamique participative dès l élaboration du schéma L enjeu d une amélioration et d une pérennisation de la concertation Le Schéma a été élaboré dans une démarche participative qui a permis le développement d un dialogue efficace entre les différents acteurs dans la phase de mise en œuvre. Le souhait des acteurs qui ont participé aux groupes de travail lors de l'élaboration du schéma, est de retrouver des occasions pour poursuivre la réflexion collective. Ainsi, cette participation est encore perfectible. La concertation avec les services de l'état existe et est particulièrement appréciée mais elle demande à être clarifiée, en particulier sur la question de l'habilitation des formations par les services de l'état, qui doit être faite en coordination avec la Région. La concertation avec l'ars n est également par suffisamment formalisée pour rechercher une meilleure cohérence entre la stratégie régionale de santé et le schéma régional des formations sanitaires et sociales. Toutefois, à la décharge du Conseil Régional, le contexte de réforme, notamment la création de l'ars et la perspective de la réforme des collectivités territoriales, n'encourage pas à figer les procédures. Les Conseils Généraux ont été peu présents pour l'élaboration du schéma De même, la concertation avec les employeurs a été largement insuffisante dans les premières années du schéma, elle a démarré depuis et est très certainement à pérenniser. Pour autant, à ce jour, il convient de souligner que le service des formations sanitaires et sociales assure un rôle moteur reconnu et grâce auquel le Conseil Régional conforte et améliore les bases de cette concertation dans un contexte réglementaire et institutionnel mouvant. 69 P age
70 Il est également important de rechercher une plus grande cohérence. La recherche de cohérence au sein des services de la Région et entre les différents services et programmes à l'œuvre est en cours mais reste toujours à renforcer. Elle touche de nombreux thèmes nécessitant une coordination entre le service des formations sanitaires et sociales, les autres services de la formation professionnelle et les directions de l'enseignement, de l'action économique et de l'aménagement des territoires. 70 P age
71 LES AXES STRATEGIQUES DU SCHEMA DES FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES : UNE PRISE EN COMPTE DES ENJEUX EN LIEN AEC LES EOLUTIONS DES METIERS Face aux défis qu il doit relever et à l évolution des besoins de la population, le secteur sanitaire et social voit s accroitre la nécessité d un personnel formé et qualifié. Pour atteindre cet objectif, les réponses à construire vont au-delà de la simple définition pour chaque diplôme du flux des apprenants. Elles doivent intégrer d autres paramètres qui participent également de la qualité des services rendus à la population sur le champ très vaste du sanitaire et du social. De plus, l interaction forte entre les différents facteurs d évolution rend difficile une analyse précise et globale des besoins en diplômés pour la période des cinq ans à venir. Ainsi, le schéma régional des formations sanitaires et sociales doit permettre de prendre en compte de façon permanente l ensemble des tensions qui peuvent avoir un effet sur les besoins en emploi et en qualification des professionnels du sanitaire et social. Les enjeux sont d autant plus importants en Midi-Pyrénées : Qu il s agit de la plus vaste région de France au plan de la superficie ; Que la croissance démographique est de 1,2 % par an depuis 1999, soit parmi les plus élevées de France ; Que de la structure géographique et démographique très contrastée découlent d importantes disparités entre les huit départements en termes d attractivité des territoires et d offre de services sanitaires et sociaux. En effet, Midi-Pyrénées dispose : D une part d une métropole toulousaine offrant des pôles de référence tels que le Gérontopôle, le Cancéropôle, et un maillage d hôpitaux publics et privés reconnus ; D autre part, de zones rurales qui souffrent d une inégale répartition de la démographie médicale et paramédicale dans un contexte où l hospitalisation et la prise en charge à domicile représentent des préoccupations majeures. La spécificité du Schéma de la Région Midi-Pyrénées est qu il s appuie sur des données issues de diagnostics territoriaux réalisés de 2008 à 2010 avec l ensemble des acteurs locaux et en particulier les Conseils Généraux. Trois enjeux essentiels ont ainsi été identifiés pour le schéma : Affiner la réponse aux besoins d emploi et de compétences des territoires ; Poursuivre la diversification des voies d accès à la qualification (formation initiale, continue, AE ) ; Mettre en cohérence l ensemble de l offre de formation. 71 P age
72 Le schéma régional des formations sanitaires et sociales de la Région Midi- Pyrénées propose quatre axes stratégiques autour de ces problématiques pour guider son action et celle de ses partenaires pour les années à venir : Axe1 : Affiner la réponse aux besoins d emploi et de compétences des territoires dans le secteur social, médico-social et de la santé ; Axe 2 : Poursuivre la promotion de la formation tout au long de la vie ; Axe 3 : Développer une offre de formation performante ; Axe 4 : Piloter le dispositif sur la base d une observation partagée des métiers. 72 P age
73 1. Axe 1 : Affiner la réponse aux besoins d emploi et de compétences des territoires dans le secteur social, médico-social et de la santé Face à des besoins croissants en termes d emploi et de formation, les acteurs du secteur sanitaire et social expriment des tensions importantes sur de nombreux métiers. De plus, les restructurations hospitalières et les contraintes financières laissent de moins en moins d espace à la relation humaine aux professionnels dans l exercice de leurs fonctions. Au regard de cette situation, dans le cadre du précédent schéma, les premières actions menées par le Conseil Régional ont consisté en : Une augmentation des quotas sur les formations d infirmiers, de masseurkinésithérapeute et de psychomotriciens ; Une augmentation des effectifs en formation de manipulateur en électroradiologie médicale et l ouverture d une formation DTS imagerie médicale à Rodez ; Une augmentation conséquente des effectifs d aide-soignant : 800 personnes formées en 2007 contre plus de aujourd hui, en raison à la fois des augmentations de places, de l ouverture de sections Lycée Reffye à Tarbes et Lycée Hélène Boucher à Toulouse et du large développement de la AE et des passerelles. Malgré ces augmentations, les employeurs restent confrontés à une pénurie de professionnels diplômés et à un important turn-over qui contribue peu à un fonctionnement harmonieux des établissements. Dans ce contexte, attirer et fidéliser les professionnels et les étudiants afin d ajuster la réponse aux besoins d emploi et de compétences est une nécessité qui suppose d activer plusieurs leviers. L information auprès des publics, notamment à travers des témoignages de professionnels, est reconnue par tous comme utile et essentielle afin de faire évoluer une représentation des métiers fréquemment éloignée de la réalité d exercice. L analyse de la relation emploi formation et des secteurs d activité apparaît comme déterminante pour être en mesure de proposer une réponse pertinente en termes de formation. La structuration de l'offre de formation doit être envisagée dans une double perspective d'adaptation aux besoins des territoires d'une part et d'amélioration de la qualité des formations d'autre part. 73 P age
74 L amélioration de l attractivité des secteurs en difficulté de recrutement tels que les personnes âgées, la psychiatrie, l aide à domicile, soumis au phénomène de turn-over doit constituer une préoccupation partagée par l ensemble des acteurs. Quatre objectifs opérationnels ont été identifiés au sein de cet axe : Objectif 1.1 : Améliorer l information sur les métiers du sanitaire et du social en fonction des différents publics ; Objectif 1.2 : Ajuster les capacités d accueil en formation aux besoins en recrutement des deux secteurs ; Objectif 1.3 : Poursuivre la territorialisation de la carte des formations ; Objectif 1.4 : Attirer et fidéliser les professionnels dans une logique d aménagement du territoire. 74 P age
75 Objectif 1.1 : Améliorer l information sur les métiers du sanitaire et du social en fonction des différents publics Pour une information accessible Un travail d information du grand public est réalisé au quotidien au niveau des territoires par les Bureaux Territoriaux et les Maisons Communes Emploi Formation. Ce travail vise à faire évoluer l image tronquée qu ont les publics et les prescripteurs de la réalité des métiers du sanitaire et social. La question de l information, de l orientation et de l accompagnement a été identifiée comme un enjeu central pour la mise en place de réels parcours de formation tout au long de la vie. En raison des évolutions importantes que connaît le secteur sanitaire et social, il est nécessaire que les relais d information et d orientation puissent disposer d une information actualisée et permanente sur les métiers et les formations du secteur, et ceci pour chaque territoire. Pour une plus grande mixité 85,6% des emplois du secteur sont occupés par des femmes et 84,6 % des étudiants des formations du sanitaire et social sont également de sexe féminin. Or, la pris en charge de personnes de plus en plus âgées et dépendantes nécessite une ouverture de ces métiers aux hommes. Des efforts de communication sont nécessaires pour attirer ce public masculin. Cette sensibilisation doit se situer le plus tôt possible dans le temps de la scolarité. L ouverture des nouveaux baccalauréats professionnels peut constituer une opportunité pour informer les jeunes et faire évoluer leurs représentations des métiers du sanitaire et social. Pour une meilleure adéquation profil-poste Les différents acteurs du recrutement font état de difficultés dans l adéquation entre le poste et le profil des candidats, en particulier chez les demandeurs d emploi, et dans les domaines n imposant pas d encadrement règlementaire des tâches. Ainsi, en 2008, 16 % des demandeurs d emploi positionnés sur des métiers du secteur sanitaire et social n avaient aucune qualification. Pourtant, ces publics, souvent plus âgés donc plus matures constituent un vivier important à informer et à accompagner vers les métiers du sanitaire et social. Trois types d actions préparatoires, en amont de l entrée en formation, sont proposés dans les formations financées par le Conseil Régional dans le secteur sanitaire et social : banc d essai, pré-qualification et appui à la préparation des concours. Ces différentes actions constituent des outils d information indéniables et permettent une approche graduée des métiers du sanitaire et social en fonction du degré d avancement du projet professionnel des candidats. 75 P age
76 Ainsi, le secteur de l aide à domicile souffre d une pénurie de professionnels alors que le profil de certains demandeurs d emploi pourrait les amener vers ces métiers en tension, s ils étaient accompagnés. Le secteur du particulier employeur est particulièrement concerné car il bénéficie de très peu d ouverture vers une meilleure professionnalisation, domaine qui relève des branches professionnelles. Pour un perfectionnement de l orientation des publics Enfin, les acteurs s accordent sur la nécessité de perfectionner l orientation des publics. En effet, les prescripteurs qui orientent les publics ont des difficultés à identifier précisément ce qui est attendu dans les formations, notamment en termes de capacités scolaires et de construction d un projet professionnel, entraînant parfois de mauvaises orientations. Dans le secteur de l aide à domicile, les erreurs d orientation sont d autant plus nombreuses qu il existe une multiplicité de diplômes et qu il s agit de l un des seuls secteurs dans lesquels il n est pas exigé de qualification pour exercer. De même, il existe un décalage entre le niveau théorique affiché pour l accès aux formations et le niveau réel nécessaire pour obtenir le concours puis le diplôme, d où l importance d une orientation performante et d une information sur les réelles exigences des formations en termes de niveau. Cet aspect est d autant plus essentiel que le niveau des candidats aux concours s élève face à un taux de chômage général en augmentation et à un fort taux d employabilité dans le secteur sanitaire et social induisant une forte attractivité pour les publics. C est pourquoi, le taux de sélectivité est particulièrement élevé : en moyenne 717 candidats pour 100 places en Ainsi, le rôle des prescripteurs est majeur, à la fois pour annihiler la perception erronée des métiers mais également pour apporter l information sur les pré requis nécessaires. C est pourquoi les actions engagées par le Conseil Régional auprès des prescripteurs se poursuivent. 76 P age
77 Objectif 1.2 : Ajuster les capacités d accueil en formation aux besoins en recrutement des deux secteurs Une connaissance affinée et actualisée des besoins La connaissance des besoins des territoires, des évolutions des métiers et de la demande de formation dans un objectif de gestion adaptée des quotas et des capacités d accueil nécessite une mobilisation des différentes sources de données. Les diagnostics réalisés entre 2008 et 2010 ont permis d appréhender les besoins des territoires en termes de formation et d emploi. Ils se poursuivent à travers la mise en place de plans d action menés en partenariat avec les Bureaux Territoriaux et coordonnés par un comité de suivi mis en place sur chaque territoire, garant de la qualité et de la cohérence des projets. Néanmoins, l actualisation et l approfondissement de ces diagnostics est nécessaire, en complémentarité et en étroite cohérence avec les nombreux travaux réalisés par les partenaires. Un certain nombre de réflexions sont en cours, il s agit de faire le lien pour partager les constats dans les territoires et aboutir à des actions cohérentes aux échelles locale et régionale. Les travaux des différents intervenants/partenaires sont à rapprocher pour renforcer la connaissance et la lisibilité des besoins. En favorisant une approche globale entre les différents partenaires, le repérage des besoins est d autant plus efficient et pertinent. À ce titre, l observatoire est un outil majeur sur lequel s appuyer afin de donner une cohérence aux différentes actions engagées en gardant une approche différenciée par métier et par territoire. Une concertation renforcée La concertation entre les partenaires peut être qualifiée d efficace au niveau de la Région Midi-Pyrénées. Néanmoins, dans le cadre d un ajustement adapté des quotas et capacités d accueil aux besoins en recrutement du secteur sanitaire et social, une accentuation de la concertation semble s imposer afin d aboutir à des propositions cohérentes. L enjeu est d autant plus important que le schéma détermine les conditions de réussite des étudiants de Midi-Pyrénées pour entrer dans des emplois qui d une part sont nécessaires en réponse aux besoins des usagers et d autre part correspondent à la volonté des personnes qui entrent en formation.enfin, une forte implication des employeurs, amorcée dans le cadre du schéma précédent mais encore insuffisante, est primordiale. Les employeurs, utilisateurs des dispositifs de formation et co-acteurs des parcours de formation, peuvent faire part du déficit d adéquation entre les besoins d un territoire et l offre de formation locale. De plus, ils détiennent la clé des recrutements futurs. Enfin, en fonction des territoires, notamment urbains et ruraux, pour des métiers identiques, les employeurs peuvent avoir des pratiques et des stratégies de recrutement qui diffèrent, influençant la demande de formation. Ces différents constats sont en faveur d une mobilisation des employeurs pour une meilleure connaissance des besoins en recrutement. 77 P age
78 Objectif 1.3 : Poursuivre la territorialisation de la carte des formations La répartition des professionnels et la présence d une offre de services sur l ensemble du territoire sont fondamentales pour répondre aux enjeux de demain, notamment en zone rurale. L offre de formation peut jouer un rôle décisif quant à l implantation de futurs professionnels. Cela constitue un élément de dynamique et d attractivité du territoire. Un territoire mal doté en sanitaire et social, que ce soit en termes de services ou d offre de formation, est un territoire en difficulté pour son avenir. Ainsi, la territorialisation de l offre de formation constitue un véritable enjeu comme outil d aménagement du territoire. En effet, la territorialisation des formations, au plus près des bassins d emploi et de vie, est une nécessité, du fait, à la fois d une moindre mobilité des personnes qui y accèdent, ainsi que d un développement historique en milieu rural, sur fond de développement local, des structures d accueil pour personnes dépendantes. Pour une répartition cohérente de l offre de formation La poursuite de la territorialisation de la carte des formations vise une répartition des quotas et des capacités d accueil en cohérence avec les besoins régionaux et de chaque territoire. En effet, le territoire régional présente des contrastes géographiques et socio-économiques suffisamment marqués pour qu ils soient pris en compte dans l appréciation de l évolution de l offre de formation. Pour autant, la territorialisation ne peut s appliquer de la même façon sur l ensemble de la région : Les diagnostics réalisés par le Conseil Régional ont mis en évidence des différences importantes dans les besoins et les problématiques selon les territoires, induisant des approches différentes en termes de territorialisation ; En fonction des niveaux de qualification, la notion de territoire varie : pour les formations de niveau, elle s entend généralement à l échelle du bassin de vie ; pour les formations de niveaux plus élevés, les échelles départementale, régionale et nationale sont à considérer ; Il est également important d intégrer les deux dimensions de la territorialisation des formations : permanente et temporaire. Ainsi, la notion de territorialisation dépend bien du niveau de formation, des besoins par territoire et sur l ensemble de la région. C est pourquoi toute nouvelle ouverture doit être faite en cohérence avec l offre de formation régionale existante. Ainsi, le schéma doit être le contrat cadre qui permet de réguler l offre de formation. Pour une territorialisation rationnalisée Dans la démarche de territorialisation, et dans un objectif d aménagement du territoire, tout doit être mis en œuvre pour une qualité des formations identique. Ainsi, la prise en compte des moyens de formation disponibles est un aspect majeur de la territorialisation en 78 P age
79 envisageant de mutualiser les moyens logistiques et pédagogiques. C est en instaurant ce type de réflexes coopératif entre les organismes de formation que la territorialisation pourra être efficiente. En effet, une certaine souplesse est nécessaire afin d offrir une formation sur un territoire en réponse à des besoins identifiés sur une période donnée. Le partenariat entre les organismes de formation présents sur un territoire et les organismes de formation extérieurs au territoire constitue un préalable important à l ouverture de formations. La démarche de territorialisation a été impulsée dans le schéma précédent et il convient d inscrire sa poursuite dans la continuité de ce qui a déjà été réalisé. L objectif est bien de proposer des actions ou des méthodes innovantes pour permettre aux zones rurales d accueillir des formations sanitaires et sociales. Depuis 2007, plusieurs expériences de délocalisations ont été engagées. Afin d instaurer une démarche rationnalisée, il sera nécessaire de les suivre et de les évaluer. Sur la base de ces évaluations, les délocalisations doivent se poursuivre selon une méthode similaire favorisant la réussite de la démarche. Enfin, dans la démarche de territorialisation, il est souhaitable d aller au-delà d une simple délocalisation et d un partage de locaux en instaurant de vrais échanges pédagogiques et culturels. Un exemple de territorialisation : formation de Moniteur-Educateur en Ariège Le diagnostic territorial réalisé en 2009 en Ariège a permis de mettre en évidence une offre de formation satisfaisante dans le domaine sanitaire mais inexistante dans le domaine social. C est pourquoi, la possibilité de l ouverture d une formation de Moniteur Educateur a été envisagée. La délocalisation d une antenne du CRFMS Erasme de TOULOUSE au sein de l IFSI de Pamiers a été mise en œuvre à travers une convention de partenariat pour une rentrée en septembre Cette expérimentation a pour vocation de répondre à des besoins départementaux de manière non pérenne pour une plus grande flexibilité en fonction des besoins des employeurs. Dix places ont été ouvertes avec un nombre conséquent de candidats au concours : 95 candidats. Sur les dix candidats retenus, 9 sont ariègeois avec un niveau supérieur à la moyenne régionale. Cette situation répond totalement aux objectifs de la territorialisation. De plus, les employeurs sont nombreux à vouloir accueillir des stagiaires compte tenu des besoins sur le territoire. Enfin, ce type d expérimentation contribue à l instauration d une culture professionnelle commune entre le sanitaire et le social par le partage des locaux, l échange de méthodes pédagogiques et la mutualisation de certains enseignements. 79 P age
80 Objectif 1.4 : Attirer et fidéliser les professionnels dans une logique d aménagement du territoire Une qualité nécessaire de l accueil en stage De manière générale, la qualité de l accueil en stage reste un élément jugé comme essentiel pour l étudiant et comme une des opportunités de fidélisation des salariés. Les employeurs ont leur rôle à jouer dans l articulation emploi-formation en offrant des conditions de stage de qualité tant d un point de vue pédagogique que matériel. Or, les parcours d accueil et d intégration des stagiaires chez les employeurs accueillants sont encore trop peu fréquents. De même, le manque d encadrement durant les stages avec des tuteurs n ayant pas systématiquement la formation adéquate pour l accompagnement des stagiaires constitue un véritable handicap à la fidélisation. Certains organismes de formation ont établi des rapports privilégiés avec les établissements employeurs sur la base d un travail de construction pédagogique commun qui semble fonctionner. La valorisation des apports de l accueil d un stagiaire est d autant plus facile que l établissement employeur a une véritable politique de gestion des compétences. Cela impose une volonté de l établissement employeur de qualifier son personnel dans la fonction de tutorat et implique un changement dans le fonctionnement et les priorités des établissements. En effet, la pratique managériale répandue est la perception du stagiaire comme une surcharge et une contrainte, la formation des tuteurs n est alors pas une priorité. Un outil au service des employeurs et des stagiaires : les contrats de fidélisation De nombreux facteurs entrent en compte dans la notion d attractivité d un établissement employeur : les missions, la qualité de l accueil et l encadrement des stagiaires, le taux d encadrement, les démarches de qualification du personnel et la qualité managériale des cadres de premier niveau. Par ailleurs, s il n est pas le premier critère de choix, le niveau de rémunération reste un élément déterminant, quel que soit le métier. Or, dans le sanitaire et social, les niveaux de rémunération sont considérés comme insuffisants face à la nature des métiers et l usure engendrée par des conditions d emploi souvent difficiles. Si le Conseil Régional a une action limitée dans ce domaine, il souhaite néanmoins renforcer la collaboration avec les employeurs afin de les accompagner dans les réflexions sur l attractivité de leurs établissements et la fidélisation de leur personnel. La mise en place de contrats de fidélisation en partenariat avec les employeurs et les organismes de formation constitue un premier pas dans ce sens. Ces contrats concerneront des employeurs qui, sur la base du volontariat, souhaitent signer une convention tripartite avec un étudiant et le Conseil Régional. Les contrats de fidélisation porteront sur les formations préparant aux métiers les plus en tension selon le secteur d activité ou la zone géographique dans lesquels ils se situent. L étudiant recevra une 80 P age
81 allocation mensuelle versée à parité par le Conseil Régional et l employeur, contre une période d engagement à exercer dans l établissement signataire. Pour un développement de la formation à distance Attirer et fidéliser les professionnels, en particulier dans les territoires et les établissements jugés comme peu attractifs, implique inévitablement de pouvoir former et qualifier ces mêmes professionnels afin de leur offrir des possibilités d évolution de carrière. Ainsi, la formation à distance ou le e-learning constituent des solutions intéressantes dans une démarche d accès à la formation pour tous. Ce type de formation suppose la mise en place d équipements spécifiques et une préparation aussi bien des stagiaires, qui doivent apprendre la technique informatique et l autonomie, que des formateurs, qui doivent adapter leur façon d enseigner à cette technologie. 81 P age
82 FICHE ACTION n 1 Présentation de l action Intitulé Objectif(s) de l action Poursuivre la politique d information engagée sur les métiers du secteur sanitaire et du social Améliorer l image des métiers, en particulier son adéquation avec la réalité d exercice Assurer une information des jeunes en amont de leur choix pour une meilleure orientation Favoriser la mixité sur des métiers fortement féminisés Mise en œuvre d un plan métier en matière d Accueil Information Orientation (AIO) Descriptif En direction du grand public Présence sur les salons régionaux d information Publication de plaquettes et dépliants d information Information des publics en cours d emploi sur les différentes voies d accès aux formations En direction des prescripteurs Organisation de journées de présentation des métiers, décentralisées sur les territoires et incluant les témoignages de professionnels en exercice Bonne connaissance des métiers eille stratégique sur leurs évolutions Conditions préalable(s) Partenariat avec les Bureaux Territoriaux, relais de la région sur chaque territoire Calendrier de mise en œuvre Bureaux Territoriaux, Maisons Communes Emploi Formation Prescripteurs (CIO, Pôle Emploi, Missions locales ) Partenariat à établir Certificateurs (DRJSCS, EN, DAAF) Branches professionnelles Organismes de formation Autres commentaires Référence axe et objectifs : AXE 1 : Affiner la réponse aux besoins d emploi et de compétences des territoires Objectif 1 : Améliorer l information sur les métiers du sanitaire et du social en fonction des différents publics 82 P age
83 FICHE ACTION n 2 Présentation de l action : Intitulé Poursuivre la répartition territoriale des formations Offrir un égal accès aux formations pour tous les publics Objectif(s) de l action Apporter une réponse aux besoins d emploi de proximité Poursuivre la rationalisation de l offre de formation et structurer l appareil de formation Evaluation des délocalisations de formations d ores et déjà réalisées, sur la base d indicateurs Descriptif Suivi et réactualisation des diagnostics de territoire avec analyse de l offre de formation existante et, en parallèle, des besoins d emploi du territoire Création de nouvelles antennes délocalisées en réponse aux besoins Connaissance et analyse fines des besoins au niveau des territoires Conditions préalable(s) Repérage des possibilités de lieux de stage et d encadrement des étudiants sur le territoire Calendrier de mise en œuvre Bureaux Territoriaux Maisons Communes Emploi Formation Employeurs Partenariat pressenti Conseils Généraux Organismes de Formation Prescripteurs Autres commentaires Référence axe et objectifs : AXE 1 : Affiner la réponse aux besoins d emploi et de compétences des territoires Objectif 3 : Poursuivre la territorialisation de la carte des formations 83 P age
84 FICHE ACTION n 3 Présentation de l action Intitulé Objectif(s) de l action Développer l attractivité des emplois et la fidélisation des personnels Attirer de jeunes diplômés dans des secteurs d activités et des zones géographiques déficitaires Développer la coopération avec les employeurs en difficulté de recrutement Élargir les propositions de terrains de stages et améliorer la qualité de l accueil des stagiaires Descriptif Mise en place de contrats de fidélisation avec les employeurs, les organismes de formations et les étudiants Conditions préalable(s) Consolider la coopération avec les employeurs et les organismes de formation Implication des étudiants dans les projets Calendrier de mise en œuvre Employeurs Branches professionnelles Partenariat pressenti Organismes de formation ARS Autres commentaires Référence axe et objectifs : AXE 1 : Affiner la réponse aux besoins d emploi et de compétences des territoires Objectif 4 : Attirer et fidéliser les professionnels dans une logique d aménagement du territoire 84 P age
85 2. Axe 2 : Poursuivre la promotion de la formation tout au long de la vie L intégration de la formation comme moyen de sécurisation des parcours professionnels vise à anticiper les risques de rupture, mais aussi à répondre aux besoins de professionnalisation du personnel confronté à des évolutions en termes de compétences attendues. Aussi, face aux évolutions sociales, démographiques et économiques, la Région veut donner une traduction concrète à la formation tout au long de la vie : organiser des parcours sécurisés, proposer des formations adaptées aux métiers de demain et encourager l implication des employeurs. La réalisation des trajectoires professionnelles et l organisation de parcours de formation sécurisés est fortement conditionnée par l efficacité des dispositifs d information et d orientation. Ainsi, ces dernières constituent un premier niveau d action auprès des publics cibles. Néanmoins, il convient également d avoir une connaissance approfondie des causes d interruption en formation et des processus d insertion professionnelle des diplômés afin d agir rationnellement sur la sécurisation des parcours de formation et des trajectoires professionnelles. Le secteur sanitaire et social est soumis à un certain nombre d évolutions quant aux pratiques professionnelles, aux métiers et aux besoins de la population régionale. Ces changements ont un impact inévitable sur les compétences attendues de la part des professionnels et sur leurs besoins en formation. Au cœur de ces évolutions de métiers, le lien entre le secteur sanitaire et le secteur social devient fondamental. Néanmoins, il se heurte encore à un paradoxe avec : D une part, une persistance du cloisonnement fort des métiers entre secteurs sanitaire et social mais aussi au sein de ces secteurs ; D autre part, un besoin de plus en plus fort de rapprochement et de partage des compétences des secteurs et des métiers en lien avec l évolution des besoins et des publics et le développement des pratiques professionnelles. Lutter contre le cloisonnement apparaît comme une nécessité, en évitant toutefois le risque d une perte de lisibilité dans les rôles et fonctions des différents professionnels. Enfin, la mobilité professionnelle des salariés, souhaitable pour répondre aux besoins en compétences des employeurs et éviter l usure professionnelle, dépend fortement des pratiques des employeurs en matière de gestion des ressources humaines. Aussi, le renforcement ou le développement par les employeurs de démarches de gestion des emplois et des compétences semble donc nécessaire ; elles leur permettent notamment de mieux faire face aux phénomènes d usure professionnelle, d anticiper les départs à la 85 P age
86 retraite, et plus généralement d adapter les compétences des salariés à l évolution de l activité et de l organisation du travail. Cet axe comprend 3 objectifs opérationnels : Objectif 2.1 : Favoriser la sécurisation des parcours de formation et les trajectoires professionnelles ; Objectif 2.2 : Adapter les formations au contenu des métiers en privilégiant le lien sanitaire-social ; Objectif 2.3 : Accompagner les secteurs d activités en lien avec les branches professionnelles. 86 P age
87 Objectif 2.1 : Favoriser la sécurisation des parcours de formation et les trajectoires professionnelles Pour une limitation des abandons en formation En Midi-Pyrénées, le nombre de places en Institut de formation en soins infirmiers est de à la rentrée Les taux d abandon moyens se situent aujourd hui entre 11 % et 18 % selon les années. Si ce chiffre se situe en-deçà de la moyenne nationale (25 %), il n en est pas moins préoccupant compte tenu de l indéniable besoin de professionnels. En 2010, le besoin annuel était de infirmiers en région alors que seuls, 615 étudiants ont été diplômés et que 500 d entre eux ont été recrutés par le CHU de Toulouse. Si ce constat est à nuancer en raison des augmentations d effectifs mises en œuvre en 2009 et 2010, la perte reste conséquente et il est essentiel d analyser les processus d abandon afin de les limiter dans la mesure du possible. Le Conseil Régional a mené en 2010 une étude sur les sorties anticipées de formation en soins infirmiers. Celle-ci apporte un éclairage sur les causes liées aux départs en cours de formation. Deux types de facteurs entrent en considération : Des facteurs directs : Erreur d orientation ou mauvaise représentation des métiers ; Découverte de la réalité du terrain lors des stages ; Difficultés scolaires, échec aux évaluations ; Difficultés matérielles et financières ; Événement personnel ; Peur des responsabilités à l approche du diplôme ; Sentiment d un manque d encadrement sur le terrain de stage. Des facteurs indirects : L augmentation des quotas en formation ; La réforme de la formation en soins infirmiers. Cette étude a mis en lumière un certain nombre de problématiques et a avancé des préconisations, à savoir : Construire un outil d observation et de suivi des arrêts en cours de formation ; Améliorer l information sur le métier et la formation d infirmier ; Effectuer un bilan de la place et du rôle des classes préparatoires à la formation infirmier dans la région ; Réfléchir sur les modalités de sélection des étudiants à l entrée en formation ; Revoir les modalités d encadrement des étudiants ; Anticiper l évolution des conditions d octroi des bourses aux étudiants par la création d une allocation d étude. Néanmoins, afin de poursuivre l effort pour limiter les abandons, la vigilance doit être maintenue. 87 P age
88 Pour une meilleure insertion professionnelle des diplômés Le lien entre la formation et l emploi est essentiel afin de répondre au mieux aux besoins des entreprises en termes de compétences, au besoin des usagers en termes de qualité du service et au besoin des étudiants en termes de préparation à la vie professionnelle. L insertion professionnelle constitue un élément clé dans l appréciation de ce passage du domaine de la formation à celui de l emploi. La connaissance et l appréciation du taux d insertion des diplômés permettent d orienter les décisions afin d assurer une employabilité satisfaisante des jeunes diplômés. C est pourquoi le Conseil Régional de Midi- Pyrénées a lancé une enquête sur l insertion des diplômés du sanitaire et social. Cette dernière a été analysée par le Carif-Oref et a permis d aboutir à certain nombre de constats. Ainsi, parmi les sortants de formations sanitaires et sociales, 86 % de personnes sont en emploi, essentiellement sur des emplois stables (87 %) et correspondant à la formation suivie (93 %). Par ailleurs, 91 % des diplômés sont satisfaits ou très satisfaits de leur formation. Pour le développement des trajectoires professionnelles La sécurisation des parcours doit également être appréhendée en termes de trajectoires professionnelles. En effet, il s agit d envisager comment, à partir d un diplôme initial, évoluer pour acquérir les compétences complémentaires conformes aux attentes des usagers et des employeurs. Compte tenu des évolutions dans le secteur sanitaire et social, l enjeu est de permettre aux salariés de construire un parcours professionnel, y compris horizontal, permettant de changer de métier en interne ou en externe, et ceci d autant plus que, d après les enquêtes de la DARES (Direction de l'animation, de la Recherche, des Études et des Statistiques), la durée d exercice moyenne d un même métier est de 10 ans tous secteurs confondus. La formation ouvre la possibilité d évoluer vers d autres métiers, mais également au sein de son propre métier en allant vers d autres publics ou vers d autres types de structures. Cela implique de la part des employeurs d identifier précisément les attentes des salariés, notamment au cours d entretiens annuels, et d avoir une véritable gestion prévisionnelle des emplois et des compétences afin d être en mesure de leur proposer des perspectives d évolution. C est pourquoi l information des salariés mais également des employeurs afin de favoriser les trajectoires de carrière est nécessaire. Il convient de raisonner en termes de parcours professionnels et d évolution de carrières. Un double bénéfice en est attendu : une meilleure attractivité pour les filières et une fidélisation pour leurs métiers. Eu égard à l allongement de la durée de vie au travail et à l usure professionnelle que peuvent engendrer les métiers du sanitaire et social, l approche doit être fondée sur le déroulement de l ensemble d une vie professionnelle. 88 P age
89 Objectif 2.2 : Adapter les formations au contenu des métiers en privilégiant le lien sanitaire-social La question du renforcement des liens entre les deux secteurs a été le fil conducteur du précédent schéma. Aujourd hui le constat peu être fait d un défi complexe à relever au regard de la persistance d un cloisonnement fort dans la perception des métiers, et de l existence d une culture spécifique à chacun des deux domaines. Des exemples de complémentarité entre les deux secteurs ont été expérimentés en Midi- Pyrénées, notamment dans les secteurs de la dépendance et de la santé mentale en lien avec le métier d infirmier. Par ailleurs, depuis un an, les membres de l ARF ont travaillé sur les orientations nationales des formations sociales. Un comité de pilotage, constitué de l ARF, des OPCA concernés, notamment de la branche de l aide à domicile, du milieu universitaire et du ministère de l Éducation nationale, s est accordé sur l urgence de décloisonner les formations sanitaires et sociales. Ainsi, l importance des démarches expérimentales telles que la mise en place de troncs communs ou des référentiels communs a été inscrite dans les orientations nationales. Pour l expérimentation d un tronc commun de formation Si la complémentarité de certains diplômes est reconnue, les doubles compétences sont de plus en plus recherchées. Le système des passerelles procure une certaine mobilité professionnelle, appréciable dans ce secteur, et offre aux employeurs la possibilité d un personnel multi-compétent. Pour autant, dans la réalité, le passage d une filière à une autre reste complexe et l élaboration d un tronc commun de formation pourrait contribuer à une plus grande accessibilité. C est pourquoi la Région Midi-Pyrénées exprime la volonté d aller plus loin par la proposition d un référentiel de formation commun de niveau. Le contexte est favorable à ce type d expérimentation et permettrait aux professionnels, mais également aux organismes de formation, d apprendre à mieux travailler ensemble : Une multitude de diplômes de niveau existent dans le sanitaire et social, il convient de s interroger sur la pertinence d une telle offre en termes de lisibilité et de complémentarité. À titre d exemple, il existe 19 diplômes et qualifications dans le secteur de l aide à domicile, avec des certificateurs différents ; Les réformes des différentes formations du secteur sanitaire et social constituent une opportunité favorable à l expérimentation ; Le rapport national de George ASSERA, Président de la CNCP, intitulé «Pour une "simplification de l offre des certifications" dans le champ des services aux personnes fragiles» constitue un encouragement à l élaboration d un tronc commun. Ainsi, le rapprochement de ces diplômes répond totalement aux attentes des employeurs en termes de polyvalence. Les organismes de formation sont également ouverts à ce type d expérimentation. 89 P age
90 Par ailleurs, pour la réalisation d un tronc commun de formation, il convient de répondre aux deux aspects de la formation que sont la formation initiale et la formation professionnelle continue. Enfin, la réflexion sur un tronc commun pour les formations de niveau est l opportunité de s interroger sur la pertinence des contenus de formation. En effet, il existe aujourd hui un décalage entre les évolutions des compétences requises pour l exercice des professions et les référentiels de formation qui n ont pas encore intégré ces évolutions. Pour une anticipation des évolutions des métiers dans les formations De nombreuses évolutions dans les métiers ont d ores et déjà été repérées, impliquant des évolutions nécessaires des formations dans le sens d un renforcement du lien entre le sanitaire et le social : La montée en charge des responsabilités et le transfert de compétences entre professionnels ; L importance de la relation avec les usagers, et en particulier avec les aidants et les familles ; L évolution des missions dans le secteur spécifique de l aide à domicile, avec un éclatement des interventions et un personnel de plus en plus spécialisé. Pour une même famille, il peut y avoir jusqu à 15 intervenants différents ; L importance des fonctions d encadrement. Dans le secteur de l aide à domicile notamment, le rôle prépondérant de l'encadrement intermédiaire a été mis en évidence lors d une étude menée par la Commission Paritaire Régionale pour l Emploi, en partenariat avec Uniformation et le Conseil Régional, confortant le besoin de compétences face à l absence d un diplôme totalement adéquat. Face à ces exigences, les pratiques des professionnels de demain doivent amorcer une profonde mutation pour répondre aux besoins des patients et de leur famille à toutes les étapes de la prise en charge dans le parcours de soins. Les compétences évoluent, prennent en compte les problématiques sociales au sein même du secteur sanitaire et vice versa. La formation doit pouvoir évoluer également afin de favoriser la collaboration entre les professionnels et de mieux répondre aux attentes des usagers et des employeurs. Pour une valorisation des expériences pour le rapprochement du sanitaire et du social L instauration d une culture commune entre le domaine sanitaire et le domaine social constitue le socle préalable au renforcement du lien sanitaire-social. Il existe des domaines de compétences transversaux entre les diplômes et il apparaît judicieux de les faire émerger. Les organismes de formation de Midi-Pyrénées sont nombreux à avoir mené des expérimentations sur le rapprochement du sanitaire et du social dans les formations. La reconnaissance et la valorisation de ces actions expérimentales constituent un point de départ intéressant pour l élaboration d une culture commune. Ainsi, l encouragement des collaborations entre les organismes de formation pour des interventions croisées s avère une opportunité. En effet, ce type d action permet d apporter des regards différents, 90 P age
91 notamment au niveau du travail des équipes pédagogiques. Il s agit ainsi de faciliter une collaboration entre professionnels afin qu ils ne se positionnent plus en concurrence mais bien en complémentarité, avec une reconnaissance du travail de chacun. Néanmoins, ce type d expérience ne se réalise pas sans difficulté : la logique de planning est difficile à gérer et la volonté des équipes pédagogiques de favoriser cette transversalité n est pas toujours acquise. Ce constat interpelle la structuration de l appareil de formation. Il va falloir aller plus loin, notamment dans les établissements qui dispensent plusieurs types de formations ou dans les partenariats déjà existants, afin de formaliser ces échanges entre les formations sanitaires et les formations sociales. Rapprochement entre le sanitaire et le social : Mise en œuvre de la formation d Assistant de Soins en Gérontologie à Albi pour les aides-soignants et les aides médicopsychologiques : L Institut Saint Simon et l IFSI d Albi étant situés sur le même territoire, ils ont progressivement instauré des collaborations réciproques sur les différentes formations qu ils proposent au sein de leurs établissements. Lorsque la formation d Assistant de Soins en Gérontologie a été créée dans le cadre du plan Alzheimer , les organismes de formation ont saisi l opportunité de co-construire un dispositif de formation à l attention des aides médico-psychologiques et des aidessoignants qui permette de faire l articulation entre les deux champs, sanitaire et social. Une convention de partenariat a été signée par les 2 instituts, elle précise les modalités de la mise en œuvre de cette formation et les engagements de chacun. Les équipes de formateurs ont rapidement saisi le sens et l intérêt de cette collaboration. Pour les personnes en formation il s agit d une valeur ajoutée importante, ces professionnels peuvent ainsi, dès la formation, apprendre à se connaître, à reconnaître leurs spécificités professionnelles, et commencer à appréhender la notion d équipe pluri-professionnelle au service des usagers ou des patients. 91 P age
92 Objectif 2.3 : Accompagner les secteurs d activité en lien avec les branches professionnelles Pour le maintien d un dialogue systématique avec les employeurs Le choix d un métier est théoriquement l aboutissement d une réflexion et la fidélisation à ce métier est conditionnée par l atteinte d un accomplissement professionnel. Or, les établissements employeurs ne mettent pas suffisamment en avant leurs valeurs et leur projet de structure pour attirer le personnel. De même, aujourd hui, encore trop peu de mesures existent pour permettre aux salariés d échanger sur leurs métiers. Les employeurs font fréquemment état de leurs difficultés à appréhender ces différentes problématiques dans un contexte de temps contraint et d intensification des tâches. Par ailleurs, la réalité des métiers du sanitaire et social évolue à la fois en raison du contexte général mais également en raison de l évolution des besoins des usagers. Or, les employeurs sont nombreux à affirmer l inadéquation entre les professionnels formés et les besoins réels des usagers. En parallèle, les usagers s accordent pour signaler l insuffisance de formation des personnels de niveaux et I mais également le manque ou l insuffisance d encadrement, induisant une souffrance de ces professionnels. L articulation entre les organismes de formation et les employeurs, mais également les représentants des usagers, est essentielle face à cette montée en charge de besoins et de compétences différents, ceci afin d éviter le décalage observé entre les attentes des employeurs et des usagers et les compétences des diplômés. C est pourquoi le maintien d un dialogue constant, notamment avec les employeurs, est un enjeu majeur dans la recherche d une meilleure adéquation entre les métiers et les formations. La poursuite des comités consultatifs des employeurs et l association des établissements employeurs du sanitaire et social aux comités de suivi des diagnostics de territoire sont indispensables pour formaliser et consolider le lien. Pour une poursuite des conventions avec les OPCA La question de la valorisation et de l évolution des compétences du personnel par la formation constitue un véritable enjeu. Il convient de rappeler que les employeurs ont une responsabilité majeure sur la gestion de leurs ressources humaines et sur l anticipation de leurs besoins. Les OPCA sont mobilisés pour les actions de formation et d acquisition de compétences. Il s agit de mettre en place des dispositifs d accompagnement des établissements dans l optimisation de leurs ressources humaines avec la formation. Bien que la formation des salariés relève de la compétence des partenaires sociaux et des employeurs, le Conseil Régional s est associé à cette démarche par la signature de conventions visant à développer la formation des salariés face aux évolutions et aux réformes du secteur sanitaire et social. Il s agit de soutenir la formation professionnelle, notamment celle des aides soignants vers le métier d infirmier, et de rationaliser ainsi l augmentation des quotas d entrée en formation initiale. 92 P age
93 L enjeu de la formation des tuteurs de stage est un exemple de besoin d évolution de compétences qui mobilise les OPCA, les employeurs, les organismes de formation et le Conseil Régional. Les problématiques pour les terrains de stage sont de deux ordres : Quantitatif : la pénurie de terrains est une vraie problématique ; Qualitatif : les conditions d accueil et d encadrement des stagiaires doivent être vraiment améliorées Ainsi, dans un contexte tendu, il convient d encourager l utilisation des outils de formation existants en communiquant auprès des publics. De plus, le lien entre le tutorat d un étudiant et son éventuel recrutement est à valoriser. Pour une meilleure connaissance des spécificités des secteurs d activité La formation tout au long de la vie est particulièrement importante auprès de deux types d usagers sensibles que sont la petite enfance et la personne âgée. Sur la thématique de la petite enfance, l étude prévue par le Conseil Régional afin d identifier le niveau de qualification et le diplôme les plus adéquats aux besoins des employeurs doit être intégrée dans le futur schéma en privilégiant l interaction entre les différentes formations. Concernant les personnes âgées, la question se pose de la prise en charge de la dépendance par des professionnels compétents. Aujourd hui, cette problématique doit être abordée en termes de formation continue. Le Conseil Régional intervient dans la formation des salariés, en dehors de son champ de compétences, par la signature de conventions avec les OPCA. Il existe ainsi une réelle volonté d accompagner les salariés vers l acquisition de nouvelles compétences, en particulier dans les maisons de retraite et dans les services d aide à domicile. Néanmoins, il convient d être innovant en poursuivant et en approfondissant la réflexion sur le sujet. Enfin, il convient d avoir une réflexion globale sur les métiers de l encadrement intégrant les attentes des établissements employeurs et les différentes formations existantes sur l encadrement, en particulier les formations sociales CAFERUIS, DEIS, CAFDES et les nouveaux masters. 93 P age
94 FICHE ACTION n 4 Présentation de l action Intitulé Accompagner les trajectoires professionnelles Prévenir les ruptures professionnelles Objectif(s) de l action Répondre à court terme à la pénurie de professionnels Rationaliser les augmentations de quotas et capacités Anticiper l impact des poursuites d études liées au LMD Développer les voies d accès de manière cohérente et accompagner la modularisation des parcours de formation en lien avec les organismes de formation, les OPCA et les certificateurs Descriptif Favoriser les passerelles entre formation initiale et formation continue, et les formations promotionnelles pour mieux répondre aux besoins des usagers Conditions préalable(s) Poursuivre le partenariat avec les OPCA et les branches par le renouvellement des conventions en cours pour soutenir la promotion professionnelle, notamment celle des aides-soignants vers le métier d infirmier Connaissance fine des besoins : exploiter les résultats des études réalisées sur l insertion des diplômés ou sur les ruptures de formation et les actualiser Développer les liens avec l ARS, la DRJSCS, les employeurs Calendrier de mise en œuvre Branches professionnelles OPCA Organismes de formation Partenariat pressenti Universités Organisations syndicales de salariés Autres commentaires Référence axe et objectifs : AXE 2 : Poursuivre la promotion de la formation tout au long de la vie Objectif 1 : Favoriser la sécurisation des parcours de formation et les trajectoires professionnelles 94 P age
95 FICHE ACTION n 5 Présentation de l action Intitulé Objectif(s) de l action Poursuivre le décloisonnement entre le sanitaire et le social Favoriser une meilleure prise en charge globale des usagers Apporter une meilleure réponse aux besoins des employeurs Favoriser les troncs communs de formation Evaluation, valorisation et élargissement des expérimentations engagées jusqu alors par les organismes de formation en termes de rapprochement du sanitaire et du social Descriptif Mise en place d un groupe de travail chargé d élaborer un référentiel commun aux formations de niveau : Aide Soignant, Aide Médico-Psychologique et Auxiliaire de ie Sociale Expérimentation sur des territoires pilotes Conditions préalable(s) Favoriser les relations entre organismes de formation Calendrier de mise en œuvre ARS DRJSCS Organismes de formation Partenariat pressenti Branches professionnelles Organisations syndicales de salariés Autres commentaires Référence axe et objectifs : AXE 2 : Poursuivre la promotion de la formation tout au long de la vie Objectif 2 : Adapter les formations aux contenus des métiers en privilégiant le lien sanitaire/social 95 P age
96 FICHE ACTION n 6 Présentation de l action Intitulé Anticiper les besoins en qualifications Aboutir à une meilleure appréhension des qualifications requises par les employeurs Objectif(s) de l action Développer une approche métier pour une meilleure adéquation entre les exigences des métiers et les référentiels de formation Réalisation d une étude sur le secteur de la petite Descriptif enfance : besoins des employeurs en termes de niveau de formation et de diplômes Développer le partenariat avec les employeurs dont les Conditions préalable(s) Conseils Généraux Calendrier de mise en œuvre Conseil généraux Branches professionnelles Partenariat pressenti OPCA Employeurs Autres commentaires Référence axe et objectifs : AXE 2 : Poursuivre la promotion de la formation tout au long de la vie Objectif 3 : Accompagner les secteurs d activités en lien avec les branches professionnelles 96 P age
97 3. Axe 3 : Développer une offre de formation performante Dans un contexte de tension sur de nombreux métiers du secteur sanitaire et social, une offre de formation performante constitue un véritable enjeu dans la mesure où elle forme les professionnels de demain. Avec pour objectif la construction d un appareil de formation d excellence, la Région souhaite approfondir la réflexion afin de poursuivre et de consolider les efforts engagés. L articulation entre les formations de la voie scolaire et les formations universitaires de demain, mais également entre les différentes voies d accès, interpelle à la fois au niveau des formations sanitaires et des formations sociales. Il s agit de s interroger sur la manière : De préparer les jeunes de la voie scolaire pour qu ils soient bien orientés, bien informés et aboutissent à l obtention d un diplôme universitaire ; De permettre une valorisation et une mobilité professionnelle des salariés et demandeurs d emploi afin d assurer une plus grande professionnalisation des ressources humaines du secteur. Les conditions d enseignement et de vie des étudiants jouent un rôle déterminant dans la réussite de leur formation. Des situations de précarité et de détresse sont fréquemment rapportées par les organismes de formation, par les employeurs ou par les étudiants euxmêmes. Ainsi, il s agit de maintenir le dialogue et de proposer les conditions matérielles et pédagogiques d un enseignement de qualité afin de prévenir toute situation de mise en difficulté, voire de précarité, et d éviter les abandons en cours de formation. Enfin, les organismes de formation du sanitaire et social sont nombreux, avec chacun leurs propres pratiques d enseignement et leur fonctionnement interne. Or, les évolutions du secteur sanitaire et social imposent une harmonisation dans un objectif de plus grande performance. Ainsi, en créant avec les organismes concernés les conditions d un partenariat pérenne dans le cadre d une démarche en faveur de la qualité concertée, le Conseil Régional répond à ces exigences. Trois objectifs opérationnels ont été identifiés au sein de cet axe : Objectif 3.1 : Articuler l ensemble des voies de formation de manière cohérente, de la voie scolaire à l enseignement supérieur ; Objectif 3.2 : Améliorer les conditions d enseignement et de la vie étudiante ; Objectif 3.3 : Accompagner la mise en place de démarches qualité avec les organismes de formation. 97 P age
98 Objectif 3.1 : Articuler l ensemble des voies de formation de manière cohérente, de la voie scolaire à l enseignement supérieur Une évolution des formations de la voie scolaire L évolution des BEP Carrières Sanitaires et Sociales et des BEPA Services aux Personnes vers des baccalauréats professionnels illustre le besoin urgent d une articulation efficace. Les baccalauréats professionnels ont été mis en place à la rentrée 2011, avec des effectifs sensiblement similaires aux formations qu ils remplacent, à savoir : Baccalauréat professionnel «Accompagnement soins et services à la personne» de l Éducation nationale, qui remplace le BEP Carrières Sanitaires et Sociales : 766 places ouvertes en seconde dans 23 établissements, 12 publics et 11 privés, en Midi- Pyrénées. Deux établissements ont sollicité l ouverture des deux options : «en structure» et «à domicile». Seules 76 places ont été ouvertes pour l option «à domicile» dans 5 établissements de la région ; Baccalauréat professionnel «Services aux personnes et au territoire» du ministère de l Agriculture, qui se substitue au BEPA Services aux personnes et au Bac Services en milieu rural : 112 places ouvertes dans 6 lycées agricoles publics. Par ailleurs, la DRAAF a autorisé l ouverture de la formation dans 15 établissements privés. Il est évident que la multiplication de ces nouveaux diplômes interroge sur le devenir des formés. La question de leur intégration dans l emploi ou dans la poursuite d études au terme de ces trois ans de formation est centrale. Enfin, il convient de prendre en compte l'apport de la formation initiale en termes de préprofessionnalisation. Le baccalauréat professionnel constitue une charnière et la construction de partenariats entre les lycées et les organismes de formation est importante pour mettre en place des systèmes facilitant l articulation entre la formation initiale et l enseignement supérieur. Enfin, le bac professionnel est aussi une opportunité pour une meilleure connaissance des métiers du sanitaire et social. Pour des formations de préparation aux concours performantes Les préparations aux concours constituent une articulation entre la voie scolaire et l enseignement supérieur. Pour autant, telles qu elles se présentent aujourd hui, elles ne permettent pas une meilleure appréhension du métier et semblent ne pas empêcher les ruptures en cours de formation. En effet, les témoignages indiquant que les préparations n apportent pas véritablement de plus-value sont nombreux. De plus, la multitude d organismes proposant des préparations à divers concours, tous secteurs d activité confondus, à des tarifs extrêmement variables, contribue à l illisibilité de l offre. La question de la qualité de ces préparations est entière. La difficulté est que les préparations aux concours ne relèvent de la compétence d aucune autorité. Le Conseil Régional ne pourrait intervenir que sur les préparations aux concours 98 P age
99 proposées dans les organismes de formation ayant des conventions avec la Région. Pour autant, une vision plus précise de la situation s impose, un état des lieux est à envisager. Il s agit notamment d aboutir à une information plus lisible en termes de coûts mais également de réussite au concours, à la formation, au diplôme et à l insertion professionnelle. Pour une ouverture coordonnée des formations de l enseignement supérieur La mise en place et le développement des masters dans le domaine sanitaire et social vont faire l objet d un renforcement des compétences des professionnels compte tenu des exigences liées au Projet Régional de Santé. De plus, une vigilance doit être maintenue pour éviter la multiplication d un nombre important de masters ne permettant pas d aboutir à une véritable employabilité à la suite de ces formations. Le Conseil Régional souhaite soutenir les masters qui sont en cohérence avec les demandes du secteur sanitaire et social en région, tels que le master de «Coordinateur de parcours de soins». Pour articuler les différentes voies d accès L articulation s entend également au niveau des différentes voies d accès. Ainsi, pour chaque formation, il est important de déterminer le nombre de places accessibles par la AE, la formation initiale, les passerelles, etc., afin de permettre aux différents publics d y accéder. La Région Midi-Pyrénées a mené de nombreuses actions en direction de la AE, qui se sont traduites par des volumes conséquents de parcours. Si une régulation est aujourd hui clairement constatée dans les parcours AE, les diplômes du sanitaire et social constituent toujours la majorité des diplômes obtenus par cette voie en Midi-Pyrénées. À titre d information, en ce qui concerne le DEAS : Entre 2003 et 2010, diplômés par la voie de AE, soit un chiffre plus élevé que par la voie directe, diplômés. C est une exception : pour les autres diplômes, la voie directe reste majoritaire ; En termes d aboutissement, très peu de candidats ayant entrepris une démarche AE ont échoué. En 2008, un point d étape a été réalisé avec les premiers candidats à la AE pour le DEAS qui avaient démarré en 2003 : sur une centaine, moins d une dizaine n ont pas validé le diplôme. Pour la majorité, au bout de trois présentations, ils aboutissent à une validation totale. L expérience professionnelle est en train de prendre sa place dans les différents accès à la certification. Toutefois, l information sur la AE auprès des employeurs et des publics reste essentielle pour poursuivre le travail engagé. De plus, la AE est une démarche individuelle qui doit être fortement soutenue par les employeurs, tant au niveau financier qu en termes d organisation du travail. Les employeurs précisent que l accès en est difficile pour des publics ayant fréquemment un faible niveau de qualification et ayant quitté le système scolaire depuis de nombreuses années. Dans ces conditions, les dispositifs 99 P age
100 d accompagnement des candidats à la AE, adaptés aux besoins des publics, sont indispensables. En parallèle de la AE, les passerelles permettent d envisager des évolutions de carrière et de construire un vrai projet professionnel. Ces voies d accès constituent une opportunité tant pour le salarié que pour l employeur. Face aux évolutions des métiers, en particulier dans le secteur de l aide à domicile, se pose la question d une double qualification. Le statut de bi-diplômé constitue un plus pour l employabilité, les passerelles représentent alors un véritable atout à exploiter. Enfin, les voies de l apprentissage et du contrat de professionnalisation restent trop peu utilisées. Les effectifs en formation par apprentissage en Midi-Pyrénées ne concernent que 9 % des publics en formation. De même, seuls 13 diplômes sont accessibles par la voie de l apprentissage pour l ensemble de la région Midi-Pyrénées. Pourtant, l apprentissage comme le contrat de professionnalisation sont des modes de formation particulièrement intéressants pour le secteur sanitaire et social dans la mesure où ils peuvent contribuer à la fidélisation des publics et où ils assurent l acquisition d une maturité professionnelle par la pratique. Cependant, le poids pédagogique que représentent ces voies de formation les rend peu attrayantes pour les employeurs. Les différentes voies d accès sont autant d opportunités pour répondre aux besoins du secteur sanitaire et social. Ainsi, en adéquation étroite avec l expression de tensions pour certains métiers, tels que ceux de l aide à domicile, la mobilisation des différents dispositifs de formation permet une réponse globale et efficace à la qualification des publics. 100 P age
101 Objectif 3.2 : Améliorer les conditions d enseignement et de la vie étudiante Pour un maintien du dialogue avec les étudiants L amélioration des conditions d enseignement et de la vie étudiante s entend entre autres par l accompagnement des étudiants jusqu au diplôme, en leur assurant la possibilité de suivre la formation en termes d acquisition des savoirs et compétences. Or, c est bien par le dialogue que des solutions peuvent être envisagées sur la base d une appréciation juste de la situation. Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre du dispositif Licence-Master-Doctorat, les étudiants comme les enseignants se trouvent confrontés à des difficultés dans l adéquation entre le niveau des enseignements universitaires et la disparité dans les pré-requis et les niveaux des étudiants. L enjeu est d éviter de mettre en trop grande difficulté les étudiants et de limiter des abandons potentiels. La mise en place des comités de parole des étudiants par le Conseil Régional en 2009 a permis de pointer l émergence de ces difficultés pédagogiques, et des dispositifs d accompagnement des étudiants se sont progressivement mis en place dans les organismes de formation. C est pourquoi le maintien de ces comités de parole des étudiants est primordial afin d identifier les problématiques rencontrées ou ressenties et d envisager ainsi des propositions pertinentes. Pour favoriser la mobilité La question de la mobilité des élèves est centrale tant pour la formation que pour la réalisation des stages. Ainsi, dans les territoires ruraux, il est fréquent que les projets de formation n aboutissent pas en raison de l éloignement des lieux de formation. Les publics de bas niveaux de qualification ont un faible degré de mobilité, d autant plus dans le cadre de la formation continue. Pour suivre une formation, ils sont amenés à se déplacer et n en ont pas toujours la possibilité. La démarche engagée de délocalisation des formations contribue à lever le frein de la mobilité. Enfin, il convient également d intégrer la question de la mobilité à l échelle internationale. En effet, l entrée dans le dispositif LMD des formations sanitaires et sociales a notamment pour objectif de permettre des équivalences et d encourager la mobilité des étudiants, au moins à l échelle européenne. Le Conseil Régional contribue au développement de la mobilité par différents dispositifs, qui restent cependant peu utilisés dans le sanitaire et social : Les bourses de stage à l'étranger : pour 2010/2011, 23 bourses ont été attribuées à des étudiants du secteur sanitaire et social, dont 19 bourses et 4 chèques humanitaires, sur bourses versées au total, soit seulement 1,3 %. Les bourses à la mobilité sont gérées par la Direction des Affaires Européennes et de la Coopération Décentralisée de la Région ; 101 P age
102 Les bourses ERASMUS : Le dispositif est ouvert aux étudiants de la filière sanitaire et sociale de Midi-Pyrénées depuis la rentrée Il permet l attribution de bourses de stage à l étranger et de bénéficier du statut ERASMUS. Pour l année scolaire 2010/2011, alors que la subvention européenne permettait de financer un total de 37 bourses, seuls 5 étudiants ont bénéficié d une bourse ERASMUS. Il s agit cependant de la phase de démarrage, ce faible niveau est ainsi à nuancer. Pour un appareil de formation modernisé Si l augmentation des effectifs en formation semble être une nécessité comme l une des réponses aux besoins croissants de personnel qualifié, elle doit également s accompagner d efforts d ordre matériel pour des conditions d apprentissage optimales. En effet, les organismes de formation se doivent d assurer des formations de qualité équivalente et dans des conditions satisfaisantes, et ceci quel que soit le volume d étudiants en formation. Cela implique inévitablement des aménagements en termes de locaux, de moyens matériels et pédagogiques, mais également en termes de personnel enseignant et encadrant. Avec plus de 5 millions d euros engagés entre 2009 et 2011 pour l aménagement des locaux des organismes de formation, le Conseil Régional a montré sa volonté d investir pour des conditions d enseignement de qualité. Il s agit là d efforts conséquents que le Conseil Régional souhaite pérenniser en poursuivant les démarches engagées. Aussi, à ce jour, trois projets d investissement sont à l étude pour les années à venir : L adaptation de la capacité d'accueil de l'ifsi de Tarbes; Le regroupement des IFSI du Centre hospitalier d'albi et du Bon Sauveur d'alby sur le site de l'université Champollion ; Le regroupement des différentes écoles du Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse sur le site de la Cartoucherie De même, le Conseil Régional assure le financement du fonctionnement des organismes de formation. À travers ses dotations, le Conseil Régional vise à améliorer le taux d encadrement des élèves. Ainsi, il travaille actuellement à l homogénéisation des taux d'encadrement des IFSI afin de tendre vers un taux de 1 formateur permanent pour 18 étudiants. Pour limiter la précarité des étudiants La sécurisation des parcours de formation d un point de vue financier reste une problématique majeure dans le secteur sanitaire et social. En effet, la question du financement des formations se situe dans un contexte tendu : Le postulat voté par le Conseil Régional en 2007 sur la gratuité des formations de niveau est actuellement remis en question. Pôle Emploi, qui partageait les coûts de formation avec le Conseil Régional, se retire pour partie du dispositif, engendrant une diminution de de sa participation ; 102 P age
103 La modification des critères d attribution des bourses, mise en place en septembre 2011 conformément au décret d août 2008, posera des problèmes financiers à certains étudiants. Or, pour ces étudiants, le cumul d un emploi avec le suivi de leur formation qui représente un temps plein est très complexe. Cette situation peut contribuer à augmenter les causes d abandon pour des raisons financières. En parallèle, les formations du secteur sanitaire et social sont coûteuses et concernent des publics très divers, notamment des stagiaires en formation continue ayant une charge de famille. Aussi, l un des enjeux de la sécurisation des parcours réside dans la mise en œuvre de parcours de financement des formations, mobilisant différents dispositifs existants tels que les contrats de professionnalisation ou l apprentissage. Cependant, cela implique une démarche de valorisation de ces dispositifs auprès des étudiants, des salariés, des demandeurs d emploi et des employeurs. 103 P age
104 Objectif 3.3 : Accompagner la mise en place de démarches qualité avec les organismes de formation L accompagnement des organismes de formation vers des démarches qualité peut s appuyer sur : Les différentes évaluations menées, en particulier dans le cadre des réformes des formations ; Les différents travaux engagés avec les organismes de formation sur les aspects budgétaires et comptables, mais également sur les conventions de financement. Pour un cadre budgétaire et comptable performant Le Conseil Régional, suite au transfert de compétences, a mis en place un cadre de présentation du budget qui a pour finalités : De permettre au Conseil Régional d appréhender de façon homogène les situations des instituts de formation qu il finance; D établir le cadre de demande de financement des instituts de formation délivrant des formations sanitaires et sociales auprès du Conseil Régional, puis le cadre de présentation des comptes de résultat des établissements dans un second temps. L objectif est de présenter les données afférentes aux formations transférées dans le cadre de la loi précitée tout en appréciant la situation financière globale de l établissement de formation. À cet effet, le Conseil Régional a souhaité, au travers du cadre comptable et budgétaire, disposer des capacités d apprécier les moyens financiers de chaque formation concernée par le transfert de compétences et d apprécier le périmètre des charges dont elle assure le financement. Aujourd hui, en s appuyant sur cet outil, il apparaît pertinent d instaurer un fléchage budgétaire afin d identifier l utilisation des subventions et les impacts engendrés dans un objectif d évaluation. Pour un conventionnement généralisé avec les organismes de formation Le Conseil Régional a amorcé la signature de conventions avec les organismes de formation dans le cadre de l attribution de financements. Ces conventions peuvent être de deux ordres : Conventions relatives à l attribution d une subvention de fonctionnement. Il s agit d une subvention forfaitaire dont le montant a été arrêté à l issue des discussions contradictoires entre le bénéficiaire et la Région sur présentation du budget prévisionnel; Conventions relatives à la prise en charge de frais de scolarité des formations sanitaires et sociales de niveau. Ainsi, la Région Midi-Pyrénées prend en charge les frais de scolarité des élèves non salariés en formation de niveau dans le cadre d un 104 P age
105 parcours complet ou partiel, dès lors qu ils ne bénéficient d aucune autre source de financement et répondent à tous les critères d éligibilité au dispositif. Ces conventions entraînent des exigences en termes de lisibilité qui incitent véritablement les établissements de formation à s orienter vers une démarche qualité. Les conventions sont signées annuellement avec les 20 établissements de formation définissant le montant de la subvention annuelle allouée pour le fonctionnement des instituts pour l'année. Ce montant est arrêté en fonction du besoin de financement de l'établissement pour l'année en cours et des mesures nouvelles que la Région est prête à financer. En 2010, les dotations de fonctionnement ont représenté 23,5 millions d euros pour le sanitaire et 7,6 millions d euros pour le social. Pour accompagner l universitarisation des formations supérieures L universitarisation vise à l intégration des diplômes dans le système d équivalence et de reconnaissance européen. Dans le cadre des formations sanitaires et sociales, l entrée dans le dispositif Licence-Master-Doctorat intègre le principe de l alternance, pilier et spécificité de ces formations professionnelles. Le principe de base est bien que le cœur de métier reste assuré par l organisme de formation et non par l Université afin de préserver le caractère professionnalisant. Pour autant, l universitarisation des formations paramédicales induit des exigences fortes en matière de référentiel, en sciences notamment. L approche pédagogique est modifiée par l introduction des enseignements universitaires et les organismes de formation constatent qu il est nécessaire de faire un lien entre l enseignement universitaire et la pratique afin d assurer une cohérence pédagogique. Par ailleurs, les effectifs qui entrent en formation doivent donc avoir un niveau élevé pour suivre la formation sans difficulté. La problématique de l accès à ces formations pour les jeunes issus de la voie scolaire était déjà prégnante. Or, le dispositif LMD pourrait contribuer à accentuer ces difficultés, une vigilance s impose donc pour assurer les conditions de réussite aux étudiants. En ce qui concerne les formations sociales, l entrée dans le dispositif LMD est conditionnée par les évaluations des réformes sur les formations en travail social menées par la DRJSCS et par la mise en «crédits» des formations. Par ailleurs, à l échelle nationale, face au développement d initiatives dans les régions, la DGCS a décidé de réaliser un état des lieux des partenariats déjà mis en place entre les organismes de formation en travail social et les universités afin qu il serve de base à la proposition de préconisations. Les organismes de formation en travail social doivent aujourd hui faire face à des évolutions et des défis en termes de réponses aux besoins des employeurs, de transversalité, d adaptation de la formation continue, de recherche et développement et de territorialisation. Or tout cela ne peut se faire qu à travers la coopération et la mutualisation. Ces coopérations se sont développées aux cours des années entre les différents organismes de formation et avec l université mais aujourd hui, il est nécessaire de passer à une autre échelle. La réflexion sur 105 P age
106 l hypothèse de constitution d une plate-forme Régionale des formations sociales est ainsi amorcée par les organismes de formation en Travail Social à l échelle régionale. La Région Midi-Pyrénées reste un acteur majeur du processus et se positionne dans une véritable démarche d accompagnement des organismes de formation dans un premier temps, puis des étudiants. 106 P age
107 FICHE ACTION n 7 Présentation de l action Intitulé Objectif(s) de l action Mettre en place une carte des formations concertée pour une régulation de l offre de formation Cohérence de l offre de formation au regard des besoins d emploi au niveau des territoires Développement concerté des différentes voies d accès aux formations pour favoriser un égal accès de tous les publics Organiser un groupe de concertation avec les instructeurs et certificateurs Elaborer une méthode d instruction concertée des demandes d ouverture de formations Descriptif eiller à l'articulation des différents Masters en lien avec «l universitarisation» des formations Réaliser un état des lieux des préparations aux concours afin de les faire évoluer vers des préparations aux métiers Conditions préalable(s) Calendrier de mise en œuvre Partenariat pressenti Favoriser les dispositifs de alidation des Acquis et de l Expérience, les contrats de professionnalisation et l Apprentissage Concertation avec les certificateurs et les services instructeurs de la Région Avoir une bonne lisibilité de l offre de formation dans sa globalité Région : Direction de l Education, Service Apprentissage Education Nationale, Ministère de l Agriculture, Universités ARS, DRJSCS Autres commentaires Référence axe et objectifs : AXE 3 : Développer une offre de formation performante Objectif 1 : Articuler l ensemble des voies de formation de manière cohérente de la voie scolaire à l enseignement supérieur AXE 1 : Affiner la réponse aux besoins d emploi et de compétences des territoires Objectif 2 : Ajuster les capacités d accueil en formation aux besoins en recrutement des deux secteurs 107 P age
108 FICHE ACTION n 8 Présentation de l action Intitulé Objectif(s) de l action Descriptif Améliorer les conditions de la vie étudiante Prévenir les ruptures de formation Favoriser la mobilité des étudiants Consolider : les comités de parole des étudiants les dispositifs de mobilité internationale dont Erasmus le partenariat avec le CROUS Accompagner les étudiants en situation de précarité (fonds social) Conditions préalable(s) Coopération avec les organismes de formation Calendrier de mise en œuvre Région : Direction de l Education, Direction des Affaires Européennes et de la Coopération décentralisée, CROUS Partenariat pressenti Organismes de Formation Prescripteurs Étudiants Autres commentaires Référence axe et objectifs : AXE 3 : Développer une offre de formation performante Objectif 2 : Améliorer les conditions de la vie étudiante 108 P age
109 Intitulé Objectif(s) de l action FICHE ACTION n 9 Présentation de l action Poursuivre la structuration de l appareil de formation en cohérence avec l intégration dans le LMD Accompagner les réformes en cours (LMD paramédical et plate forme collaborative des établissements en travail social) Adapter l appareil de formation aux exigences des contenus des formations Descriptif Offrir un égal accès de tous aux formations Évaluer les impacts des réformes pour les Organismes de Formation et la Région en termes financiers, organisationnel et d équipement Accompagner les réformes à l échelle des territoires (elearning) Conditions préalable(s) Consolider le partenariat avec les Organismes de Formation Calendrier de mise en œuvre Organismes de Formation Partenariat pressenti Universités DGCS, ARS Autres commentaires Référence axe et objectifs : AXE 3 : Développer une offre de formation performante Objectif 3 : Accompagner la mise en place de démarches qualité avec les organismes de formation 109 P age
110 4. Axe 4 : Piloter le dispositif sur la base d une observation partagée des métiers La multiplicité des acteurs dans le champ des formations sanitaires et sociales et la complexité des partenariats à nouer pour assurer la mise en œuvre opérationnelle des orientations du présent schéma invitent à renforcer le cadre de dialogue et d échange réunissant, autour de la Région Midi-Pyrénées, l ensemble des partenaires concernés. D une part, il convient de consolider les outils nécessaires à une observation et à une analyse partagées de la relation emploi-formation afin d être en mesure d anticiper les besoins de personnel. En effet, c est un élément primordial du pilotage futur de l appareil de formation que la Région a en charge. De plus, cette connaissance doit revêtir une dimension territoriale afin de croiser les enjeux emploi-formation territoire par territoire et métier par métier. L observatoire des métiers du sanitaire et social a été élaboré dans le cadre du schéma précédent La mission du Conseil Régional a été d assurer un pilotage et une mise en cohérence des observatoires existants pour avoir un système d observation des métiers complet et pertinent. Ainsi, le Conseil Régional a confié au Carif-Oref la mise en place d une base de données d informations et d appui à l analyse à l échelle de la région. Le développement et la consolidation de cet outil constituent un enjeu fort du schéma actuel. D autre part, en instaurant un cadre de concertation permanent entre les partenaires de la formation dans le sanitaire et le social, il s agit également de promouvoir la cohérence globale des politiques de formation des différents acteurs présents en région. La Région souligne l importance de la présence des partenaires à ses côtés car même si, du fait de la loi de 2004, l élaboration du schéma revient à la Région, les compétences sont partagées et la concertation est indispensable pour une carte des formations concertée et régulée. Deux objectifs opérationnels ont été identifiés pour cet axe : Objectif 4.1 : Organiser l observation pour objectiver les besoins et ajuster les réponses ; Objectif 4.2 : Animer la fonction de pilotage en confortant le partenariat avec l ensemble des acteurs. 110 P age
111 Objectif 4.1 : Organiser l observation pour objectiver les besoins et ajuster les réponses Pour la consolidation de l observatoire des métiers du sanitaire et social Le Conseil Régional ayant la charge de la définition des politiques de formation, il souhaite prendre des décisions en ayant à l esprit leurs impacts. Dans ces conditions, il est indispensable d observer et d analyser les secteurs mais également les métiers. C est pourquoi, dans le cadre de l élaboration de l observatoire, la Région a fait le choix d une entrée par métier. L observation doit permettre d apprécier le contexte environnemental mais également d appréhender l offre de formation et sa cohérence avec les compétences attendues par les professionnels. Aujourd hui, il s agit véritablement de consolider le travail engagé face à un secteur sanitaire et social dont le contexte économique, démographique et sociétal est en forte évolution. Pour chacun des métiers dont les formations ont été transférées au Conseil Régional, un certain nombre d informations sont rassemblées, compilées et organisées. Dans cette démarche de recueil de données, le Carif-Oref a signé des conventions avec les partenaires disposant d informations. Pour autant, l établissement de conventions n est pas finalisé et les rencontres avec les fournisseurs de données sont à poursuivre et à élargir afin de consolider l observatoire. De plus, au delà de la connaissance des métiers, il est nécessaire de progresser sur l appréhension des situations réelles de travail et des compétences requises pour les exercer afin d adapter le contenu des formations. Enfin, lorsque l outil sera totalement opérationnel, le Conseil Régional attend de la part de ses partenaires une forte interactivité. De cette manière, l observatoire devient l outil de référence pour obtenir des données et informations d actualité sur le secteur. Pour une observation intégrant les facteurs d évolution Dans la mesure où le paysage du secteur sanitaire et social est amené à se modifier, l identification et le suivi des différents éléments impactant l emploi, les métiers et la formation constituent un préalable important pour une observation ciblée et efficace. En effet, les besoins en emploi et en formation sont étroitement liés : À l évolution des attentes des usagers qui impliquent des évolutions des métiers. Ainsi, les fonctions de coordination deviennent essentielles dans l articulation des parcours de soins, avec des besoins de qualifications divers ; Aux politiques publiques nationales, en lien plus ou moins étroit avec la formation, qui ont des incidences aux échelles régionale et locale ; Aux réformes des formations qui agissent à plusieurs niveaux, notamment pédagogique et financier. Ainsi, la veille et l observation des incidences des réformes sont une question clé pour permettre une adaptation rapide et adéquate ; Aux restrictions budgétaires des établissements employeurs sociaux et médicosociaux, qui ont inévitablement des effets sur la gestion des emplois. Ces évolutions 111 P age
112 sont déjà perceptibles aujourd hui avec une nette augmentation des charges de structure, à budget constant, au détriment du niveau d encadrement et de la masse salariale. Ces modifications affectent également les organismes de formation avec des risques d effets négatifs sur la qualité des conditions d enseignement ; Aux stratégies de gestion des établissements et de recrutement du personnel qui entraînent des logiques de fonctionnement différentes. L actualisation des données doit ainsi s appuyer sur l évolution de ces paramètres et intégrer les impacts qu ils peuvent engendrer. De plus, en fonction des enjeux qui peuvent peser sur un ou plusieurs métiers, il conviendra de collecter prioritairement les données les concernant. Pour un outil au service de l information L observation peut également être un outil au service de l information et de l appréciation de son efficacité. À titre d exemples : Les métiers du sanitaire et social sont principalement choisis par un public féminin, or il serait souhaitable de développer une plus grande mixité. Aussi, des actions d information à destination d un public masculin sont à réaliser au plus tôt, dès le collège, pour orienter ces publics vers les métiers du sanitaire et social. Les données de l observatoire peuvent être mobilisées pour construire une information adaptée et orientée vers ce public. De plus, un focus particulier peut être effectué sur l impact de ces actions sur le développement effectif de la mixité ; Le changement des représentations sur les métiers du sanitaire et social, au niveau de la mixité mais également au niveau de la réalité des métiers, est essentiel pour attirer un public jeune. Cependant, les représentations des prescripteurs sont à modifier autant que celles des publics ; Le Conseil Régional, comme les différents acteurs du sanitaire et social, a besoin d avoir une vision en temps réel de la situation du secteur sanitaire et social. Un document de type newsletter reprenant les éléments statistiques de la formation et de l emploi serait un support utile dans l orientation et la mise en place des actions. 112 P age
113 Objectif 4.2 : Animer la fonction de pilotage en confortant le partenariat avec l ensemble des acteurs L élaboration d une carte des formations ayant une cohérence régionale tout en répondant aux besoins des territoires implique une fonction de pilotage performante, s appuyant sur un processus de régulation entre les partenaires et sur une analyse actualisée de l emploi et de la formation dans le secteur sanitaire et social. Pour une régulation de la carte des formations En Midi-Pyrénées, la collaboration entre les services de l État, ARS et DRJSCS, et le Conseil Régional est réelle et constitue un véritable atout. Les compétences sont partagées : la pédagogie des enseignements relève de la compétence de l État et le fonctionnement des établissements est à la charge de la Région. Ce fort partenariat régional tissé avec l État est exemplaire, il est souvent cité au niveau national. Il s agit de le consolider afin de le pérenniser. Ainsi, la concertation systématique est une étape majeure pour la construction d une carte des formations concertée, c est pourquoi il convient de la renforcer et de la formaliser. Les problématiques de collaboration et de concertation se posent davantage dès lors qu il s agit d organismes de formation privés. L exemple des formations de Conseiller en économie sociale et familiale proposées par des organismes privés peut être cité : ces formations sont ouvertes sans demande d autorisation au Conseil régional, et n apportent pas véritablement de réponse aux besoins régionaux et entrent en concurrence. Ainsi, l opposabilité du schéma des formations sanitaires et sociales demandée par les Régions est un véritable enjeu pour assurer une territorialisation cohérente. Enfin, la concertation avec les différents partenaires impose également une transversalité entre les directions de la Région. Ainsi, aujourd hui, l association des autres directions est incontournable afin d instaurer une concertation efficace avec les partenaires dans une logique d ajustement et d adaptation des formations sanitaires et sociales. Pour une méthode de veille et d analyse efficace La fonction de pilotage doit s appuyer sur une connaissance actualisée des métiers du sanitaire et social à travers l observatoire du sanitaire et social. Ainsi, l intégration permanente d éléments nouveaux pouvant compléter la connaissance du secteur sanitaire et social est essentielle : Le suivi puis l intégration des travaux menés par les partenaires. En effet, des études ou des collectes de données sont régulièrement effectuées par les partenaires sur diverses thématiques et peuvent venir compléter l observatoire ; L évolution des indicateurs actuellement observés mais également l intégration de nouveaux indicateurs à observer en fonction des évolutions du secteur. À titre 113 P age
114 d exemple, il est cité des indicateurs d ordre budgétaire sur les organismes de formation ainsi que des indicateurs sur les parcours de formation et les types de publics en amont de la formation. Par ailleurs, il convient de déterminer le type d instance qui paraît la plus pertinente pour lire et analyser les données et informations ainsi collectées. Les données restituées sont appréhendées de manières différentes selon les interlocuteurs et il convient de disposer des différentes visions. Ainsi, l intervention de professionnels est nécessaire pour la lecture et l analyse des données pour les métiers, l emploi et la formation. Ce regard est d autant plus important qu ils ont une approche au quotidien, actuelle, qui constitue une véritable richesse. Il est ainsi primordial de les associer à cet outil, en particulier pour recueillir leur regard sur les perspectives d évolution de leurs métiers. Enfin, en partant d un état des lieux de la formation, il apparaît essentiel d avoir des arrêts sur image par la réalisation d évaluations permettant de mesurer l évolution de la situation et les impacts des actions menées par le Conseil Régional en considérant les différentes phases de la formation. 114 P age
115 FICHE ACTION n 10 Présentation de l action Intitulé Objectif(s) de l action Aboutir à un observatoire régional partagé pour les métiers du secteur sanitaire et social Faire de l observatoire un outil d aide à la décision pour une offre de formation pertinente, en phase avec l évolution des emplois et des compétences Assurer la mise en ligne de l observatoire Descriptif de l action Mettre en place une fonction d analyse des données de l observatoire et de repérage de leurs tendances d évolution en s appuyant sur un groupe d experts Disposer de données actualisées Conditions préalable(s) olonté de collaboration des différents partenaires Calendrier de mise en œuvre 2012 Branches professionnelles et OPCA Partenariat pressenti Institutions fournisseuses de données Professionnels Autres commentaires Référence axe et objectifs : AXE 4 : Piloter le dispositif sur la base d une observation partagée des métiers Objectif 1 : Organiser l observation pour objectiver les besoins et ajuster les réponses Objectif 2 : Animer la fonction de pilotage en confortant le partenariat avec l ensemble des acteurs 115 P age
116 Annexes Schéma des formations sanitaires et sociales P age
117 SOMMAIRE DES ANNEXES Glossaire des sigles Synthèse de l évaluation à mi-parcours du schéma Recapitulatif du plan d actions du schéma régional des formations sanitaires et sociales Présentation des formations sanitaires et sociales autorisées et agréées par la Région Midi- Pyrénées et Evaluation des besoins de recrutement à l horizon Présentation des formations sanitaires et sociales dispensées par la voie de l apprentissage Présentation des formations sanitaires et sociales dispensées par l Education Nationale et par l enseignement agricole Présentation des enjeux emploi-formation par départements Carte régionale des métiers en tension P age
118 GLOSSAIRE DES SIGLES ANFH Association Nationale pour la Formation Permanente du Personnel Hospitalier APA Allocation Personnalisée d Autonomie ARF Association des Régions de France ARS Agence Régionale de Santé BEP Brevet d Etudes Professionnelles BEPA Brevet d Etudes Professionnelles Agricoles BMO Besoins de Main-d œuvre BTS Brevet de Technicien Supérieur CAP Certificat d Aptitude Professionnelle CAPA Certificat d Aptitude Professionnelle Agricole CHU Centre Hospitalier Universitaire CLAP Connaissance Locale de l Appareil Productif CNFPT Centre National de la Fonction Publique Territoriale CRAM Caisse Régionale d Assurance Maladie CROUS Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires DATAR Délégation interministérielle à l'aménagement du Territoire et à l'attractivité Régionale DRJSCS Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale DRTEFP Direction Régionale du Travail, de l Emploi et de la Formation Professionnelle DEAS Diplôme d État d Auxiliaire de vie Sociale DEAS Diplôme d État d Aide-soignant DIF Droit Individuel à la Formation DIRRECT Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail DRAAF Direction Régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la Forêt DRASS Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales DREES Direction de la Recherche, des Études, de l'évaluation et des Statistiques DRTEFP Direction Régionale du Travail, de l Emploi et de la Formation Professionnelle EHPAD Établissement d'hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes ECTS European Credits Transfer System FONGECIF FONds paritaire interprofessionnel régional agréé pour la GEstion du Congé Individuel de Formation GCS Groupement de Coopération Sanitaire GPEC Gestion Prévisionnelle d'emplois et Compétences HPST «Hôpital, Patients, Santé et Territoires» IFAS Institut de Formation d Aide-soignant IFSI Institut de Formation en Soins Infirmiers INSEE Institut National de la Statistique et des Études Économiques IUT Institut Universitaire de Technologie LMD Licence Master Doctorat OPCA Organisme Paritaire Collecteur Agréé PCH Prestation de compensation du handicap URCAM Union Régionale des Caisses d Assurance Maladie AE alidation des Acquis de l Expérience 118 P age
119 SYNTHESE DE L EALUATION A MI-PARCOURS DU SCHEMA Évaluation à mi-parcours du Schéma régional des formations sanitaires et sociales Synthèse du rapport final 20 avril La mission d'évaluation La Région Midi-Pyrénées a décidé de réaliser un bilan à mi-parcours du Schéma régional des formations sanitaires et sociales et d en faire son évaluation afin d estimer le degré de convergence des résultats avec les objectifs assignés à la construction du Schéma. Collecte et analyse des données chiffrées et entretiens avec les services de la Région ont permis une analyse de la logique d action et la construction du référentiel d évaluation Les entretiens auprès des acteurs de la mise en œuvre du Schéma ont révélé les premiers résultats en terme de pertinence, perception, effets constatés, modification des pratiques de formation, efficacité du pilotage de la Région, efficience au regard des coûts Une analyse documentaire et des entretiens auprès d autres Régions ont donné un point de vue comparatif. Enfin, les échanges au sein des groupes évaluatifs ont mis en lumière les enjeux, les problématiques des différents acteurs et les modes d action employés pour atteindre les objectifs du Schéma. L ensemble de ces éléments a donné matière à l élaboration de préconisations qui intègrent les évolutions en cours et serviront à l'élaboration du prochain Schéma dont l'élaboration commencera dès la fin Présentation du Schéma régional des formations sanitaires et sociales Cadre d'action du Schéma régional Le Schéma tel qu'il a été adopté par le Conseil régional en mars 2007 définit son cadre d'action. En conformité avec la loi du 13 août 2004, la Région est responsable de la mise en œuvre de la politique des formations en matière sanitaire et sociale. Cette compétence s'articule avec celle des 119 P age
120 Régions en matière de formation professionnelle et d'apprentissage qui se décline dans le Plan régional de développement des formations (PRDF). Le transfert de responsabilité sur les formations sanitaires et sociales est d'ailleurs plus global qu'il ne l'est dans les autres secteurs de la formation professionnelle puisqu'il concerne aussi bien le financement des établissements de formation, le versement des aides aux étudiants que le pilotage stratégique. Le Schéma est construit autour de six axes stratégiques déclinés en 18 objectifs opérationnels et 27 fiches-actions, qui visent à répondre aux enjeux et évolutions profondes des secteurs social, médico-social et sanitaire. Données financières Le budget affecté au secteur sanitaire et social correspond à environ 20% du budget de la formation professionnelle, avec une évolution budgétaire à la hausse. En cumulé, de 2005 à 2009, le soutien régional non compensé atteint 9,6 millions pour le secteur sanitaire et 1,3 million pour le secteur social. Notons que près de la moitié correspond à la prise en charge des frais de scolarité des niveaux 5. Le Schéma en effectifs étudiants et diplômés et l offre de formation Le panorama complet des formations en incluant les diplômes professionnels de la voie scolaire qui relèvent du secteur sanitaire et social approche les étudiants ou élèves. En ne prenant en compte que les formations dont le financement est assuré par la Région et qui correspondent le plus strictement au transfert (les diplômes relevant de la DRASS), l'effectif est d'environ étudiants, 69 % relevant du secteur sanitaire, 31 % du secteur social. Par ailleurs, l'apprentissage concerne près de 500 étudiants dans des filières paramédicales techniques. L évolution des effectifs de formation est en constante augmentation au cours des cinq dernières années. Elle est un peu plus soutenue pour le secteur sanitaire. L'effectif des formations de niveau 3 qui comporte la plus grande part (65 %) des effectifs de la formation professionnelle financée par la Région a augmenté de près de 12 %. Mais c'est celui des formations de niveau 5 qui représente 32 % du total des effectifs qui ont augmenté le plus (près de 20 %). Les effectifs ont augmenté dans tous les départements, avec une augmentation particulièrement marquée pour les départements du Tarn-et-Garonne et du Lot. Malgré ce correctif apporté par la Région, la concentration toulousaine des effectifs en formation est très nette et souligne la plus faible couverture de l'ensemble du territoire régional qui est vaste. L'offre de formation compte 68 établissements relevant de la voie professionnelle qui est sous convention avec la Région dans le cadre du Schéma. Si l'on ajoute les établissements de la voie scolaire, on compte alors plus de 181 lieux de formation. 3. Évaluation du Schéma régional L'évaluation permet de répondre aux questions évaluatives et qui concernent les points suivants, développés au chapitre 3 du rapport final : 1. Atteinte des objectifs du Schéma régional 2. Pertinence du Schéma dans un contexte évolutif 120 P age
121 3. Bonne perception de la mise en œuvre du Schéma par les parties prenantes 4. Principaux effets constatés 5. Modification des pratiques et amélioration de la qualité des formations offertes 6. Qualité et efficacité du pilotage de la Région 7. Efficience au regard des coûts engagés (moyens financiers et humains mobilisés) 8. Complémentarité entre le Schéma et les autres documents de planification régionale (PRDF...) 9. Enjeux qui se dégagent de l'évaluation En synthèse de l'évaluation développée dans le rapport, nous reprenons les points saillants présentés en conclusion (chapitre 5 du rapport). La phase correspond à une «prise en main» par la Région du dispositif de formation professionnelle des secteurs sanitaire et social. Elle s'est traduite par une mobilisation de moyens financiers au-delà des droits à compensation accordés par l'état et le développement d'une compétence au sein des services qui est appréciée par les partenaires. Cette phase a conduit à l'élaboration du Schéma régional des formations sanitaires et sociales. L'évaluation montre que celui-ci a permis de répondre aux enjeux tels qu'ils avaient été définis en Ceux-ci se révèlent, en 2010, particulièrement pertinents, sans nul doute grâce à la démarche participative qui a présidé à l'élaboration du Schéma. La réponse aux enjeux quantitatifs pour les métiers en tension a été une augmentation sensible des effectifs. Et, à la différence d'autres régions, les besoins notamment pour les métiers paramédicaux (aides-soignants, infirmiers, kinésithérapeutes) semblent encore en augmentation, globalement. Cela reste sous réserve d'un affinement de l'analyse des besoins, car les besoins globaux cachent une forte inégalité des tensions selon les métiers, les types d'établissements, les territoires. Aussi, la démarche originale de Midi-Pyrénées des diagnostics territoriaux permet de mettre en lumière les disparités territoriales et les besoins spécifiques des territoires qui correspondent aux difficultés de recrutement en zone rurale et dans les activités d'accueil ou de services aux personnes âgées. Il reste à poursuivre la construction du système d'observation des métiers au niveau régional pour fournir les éléments chiffrés nécessaires à une définition plus adéquate de la carte des formations. Si la région Midi-Pyrénées semble avoir été frileuse par le passé dans la gestion des quotas et dans la mise en cohérence de l'offre de formation au niveau des territoires, elle a pu effectuer un rattrapage avec la récente augmentation des effectifs et effectue, autant que faire se peut, une rationalisation de l'offre de formation, notamment à l'occasion du renouvellement des agréments. La réponse aux difficultés de recrutement ne peut être seulement quantitative. Les employeurs ont une responsabilité et un rôle à jouer pour rendre plus attractifs les emplois. En particulier, le stage est l'occasion pour mieux faire connaître les activités, entreprises et territoires, moyen à mobiliser d'autant plus que la caractéristique (et l'atout) des formations sanitaires et sociales est précisément d'être constituée pour plus de la moitié du temps de formation de stages. Plus qu'une formation en alternance, elle est véritablement une formation par l'alternance, rôle qui est réaffirmé dans la réforme des référentiels de formation construits avec une approche «compétence». Le Schéma actuel a peu pris en compte cette dimension et la concertation avec les employeurs, dont les Conseils généraux, a été tardive. Dans le prochain Schéma, l'implication des employeurs devra être plus effective pour viser à la meilleure adéquation emploi-formation. Soulignons que la question des stages est d'autant plus cruciale que des tensions dans la gestion des stages sont 121 P age
122 apparues pour certaines formations et certains territoires, suite à l'augmentation des effectifs. Cette tension est accentuée par le fait que les nouveaux référentiels de formation nécessitent un engagement plus important de la part des structures d'accueil (en temps, en compétences, mais aussi en coûts avec la gratification obligatoire pour certains stages) alors que le temps disponible pour l'accueil des stagiaires se fait plus rare dans le contexte de rigueur budgétaire auquel doivent faire face les établissements sanitaires et sociaux. iser à répondre aux besoins de compétences conduit à interroger le contenu pédagogique des formations. Or la Région n'a pas la compétence pour intervenir sur les référentiels ou sur la qualité pédagogique. Elle peut toutefois s'assurer des conditions de la mise en œuvre, et surtout favoriser les meilleures pratiques comme pour les stages abordés ci-dessus. Dans cet esprit, le Schéma met en avant une meilleure articulation entre les secteurs sanitaire et social. Cet enjeu demeure fort et pertinent et correspond à l'approche globale des personnes dans la prise en charge sociale ou sanitaire. On peut remarquer quelques initiatives, mais il reste encore à faire, sachant que le travail concerne tout autant la formation que la réalité de l'exercice des métiers qui sont fortement cloisonnés. La réforme des formations qui est décidée au niveau national, outre qu'elle affecte les pratiques de stage, a des impacts sur les pratiques de formation, sur leur organisation, et par voie de conséquence sur la mise en œuvre du Schéma. Ainsi, la Région a dû intégrer dans le coût de fonctionnement, l'adaptation des formations ainsi que le surcoût engendré par la mise en place des nouveaux référentiels. La réforme ayant évidemment l'incidence la plus forte, à l'heure actuelle, est celle de la formation infirmière, tout particulièrement par son intégration dans le système LMD. Elle correspond à un objectif du Schéma qui visait une plus grande collaboration avec l'université. De par l'anticipation des acteurs de Midi-Pyrénées de l'universitarisation des formations sanitaires et sociales, l'objectif a été largement atteint. L'évolution des formations, et en premier lieu la formation infirmière dans le cadre de l'université, souligne le besoin de couvrir le territoire en recourant aux technologies de l'information et de la communication TIC. Le développement de l'e-formation et l'intégration des TIC dans les formations montrent également l'intérêt de la mutualisation des moyens, de la recherche pédagogique ainsi que de la recherche dans les disciplines (soins, travail social ). Réforme des formations, déploiements des TIC, recherche pédagogique sont des éléments absents du Schéma actuel à prendre en compte dans l'élaboration du prochain Schéma. S'ajoute un élément également nouveau : le renouvellement des bâtiments et des équipements des établissements. L'incidence financière ne sera pas anodine pour la Région, qui rappelle la problématique analogue que la Région a déjà rencontrée lors du transfert de la compétence sur les lycées. Un des objectifs du Schéma est l'articulation entre formation professionnelle et voie scolaire. La question n'est pas réglée et la Région a opté sur un statu quo. Plusieurs sous-questions peuvent être posées : l'accompagnement et la préparation aux concours d'accès aux formations professionnelles pour les jeunes diplômés des sections sanitaires et sociales de la voie scolaire, l'ouverture de sections de formations professionnelles, ou encore le partage de locaux avec des établissements de formation professionnelle. L'importance des effectifs des sections relevant des secteurs sanitaire et social de la voie scolaire nécessiterait d'avoir un outil de suivi des parcours des élèves sortis à 6, 12, 36 mois. La question du parcours et des passerelles pour les jeunes issus de la voie scolaire, rejoint une autre problématique abordée dans le Schéma : l'accès aux formations qualifiantes pour les actifs via la AE ou la formation qualifiante (reconversion, formation promotionnelle, qualification des faisantsfonction). La formation professionnelle diplômante des secteurs social et sanitaire concerne les jeunes issus de la formation initiale scolaire, mais aussi, beaucoup et de plus en plus, les actifs, demandeurs d'emploi, salariés en promotion ou en reconversion. Le Schéma comportait plusieurs 122 P age
123 objectifs correspondant à cette problématique de la formation tout au long de la vie. La réponse la plus conséquente a été apportée par les actions visant la professionnalisation du secteur de l'aide à domicile. Pour les autres métiers, les résultats sont moins probants, mais ne sont pas inexistants. Les besoins subsistent et la recherche de solutions ne peut passer que par une collaboration accrue entre les financeurs des différents dispositifs, en vue d'une sécurisation effective des parcours. Ce besoin accru de collaboration conduit à rappeler le point fort du Schéma, indicateur de la réussite du transfert de compétence à la Région : la relation privilégiée qu'elle a su instaurer avec les établissements de formation. Cette bonne collaboration semble prendre sa source dans le fait d'avoir associé les établissements à l'élaboration du Schéma, mais aussi, dans les modalités du conventionnement avec la Région (procédure contradictoire). Cette procédure permet à la Région d'introduire des critères qualité et des exigences de résultats tout en respectant les contraintes et en favorisant les projets des établissements. En matière de collaboration, on doit également citer l'état. Si la relation avec la DRASS a été techniquement satisfaisante dans la mise en œuvre du transfert, en revanche il reste à clarifier et à coordonner les compétences respectives des services de l'état et la Région. Citons en particulier la question de l'agrément des formations. Cette question est d'ailleurs à étendre à l'ensemble de la problématique de la carte des formations. Dans la perspective de rendre cohérent et opposable le Schéma, la coordination doit être élargie avec les autres services de l'état concernés, l'éducation nationale, la DRAAF (les deux tutelles de la voie scolaire), et, au sein de la Région, avec la Direction de l'éducation et du sport et les différents services de la Direction de la formation professionnelle et de l'apprentissage. Pour nourrir davantage la réflexion, le pilotage des formations doit pouvoir s'articuler avec les politiques de la santé et de l'action sociale, sachant qu'en la matière, les multiples réformes réglementaires et législatives, en cours ou prévues, rendent le contexte évolutif et incertain : implication dans les travaux de l'ars, concertation avec les employeurs, concertation spécifique avec les Conseils généraux. Une des dimensions de la collaboration concerne les travaux de l'observatoire des métiers sanitaires et sociaux, tout comme ces différents acteurs ont pu être associés dans les diagnostics territoriaux. 4. Recommandations Pour une structure du Schéma plus claire Le Schéma 2007 est construit autour de six axes stratégiques déclinés en objectifs opérationnels et fiches-actions. L'évaluation ne remet pas en question la déclinaison du Schéma 2007, dans la mesure où les 6 axes permettent d'appréhender tous les enjeux. Néanmoins, pour gagner en clarté, nous proposons une réorganisation avec une décomposition en quatre axes et une réaffectation des objectifs du Schéma selon le domaine d'action de l'axe, et seulement 12 objectifs opérationnels, qui reprennent d'ailleurs pour l'essentiel le contenu des objectifs du Schéma Les fiches-actions de l'actuel Schéma sont redistribuées dans les différents axes et objectifs opérationnels, avec des recommandations d'adaptation. Deux nouvelles fiches-actions sont proposées pour les objectifs B3 et C P age
124 Axe A - Affiner la réponse aux besoins d'emploi et de compétences des territoires dans le secteur social, médico-social et santé Objectif A1 : Apporter une réponse quantitative aux besoins de compétences Le Schéma 2007 a pris en compte les besoins des secteurs et a pu, en particulier, augmenter les effectifs des filières présentant des signes de pénurie. Il s'agit à l'avenir de poursuivre cette démarche en affinant l'analyse des besoins grâce à un système d'observation encore plus efficace. Il convient d'ajuster l'offre de formation pour répondre aux difficultés de recrutement rencontrées par les employeurs sachant que la réponse quantitative ne peut -être suffisante. Objectif A2 : Apporter une réponse aux besoins des territoires La démarche des diagnostics territoriaux met en lumière les besoins particuliers des territoires et ouvre la perspective de solutions adaptées pour y répondre. En particulier des solutions de formation délocalisées peuvent être trouvées, mais aussi des réponses relevant des employeurs pour résoudre les éventuelles difficultés de recrutement (voir Axe B). Les établissements de formation doivent également s'adapter et apporter leur contribution dans les solutions (voir Axe C). Objectif A3 : Suivre l'évolution du contenu des métiers Déjà inscrit dans le Schéma 2007, l'objectif visant à une plus grande articulation du sanitaire et du social qui concerne tous les métiers, demeure un enjeu fort pour les années à venir. Et de façon plus globale, il s'agit pour les partenaires d'être vigilant à l'évolution des métiers bien que le Schéma n'intervienne pas sur le contenu des formations. Objectif A4 : Disposer d'un système d'observation régional partagé L'objectif d'observatoire des métiers doit demeurer. Il s'agit dorénavant de rendre opérationnel l'outil constitué en s'assurant de la pleine collaboration des partenaires fournisseurs des données pour compléter et mettre à jours ces dernières. Axe B - Promouvoir la formation tout au long de la vie Objectif B1 : Poursuivre la diversification des accès à la qualification sanitaire et sociale Le Schéma 2007 a mis l'accent sur le développement des différents accès (AE, apprentissage, formation des adultes ). Cet enjeu demeure. La AE qui s'est beaucoup développée couvre un champ croissant de formation. La coordination entre les partenaires est nécessaire (voir Axe D). Le développement de la qualification des adultes ainsi que l'apprentissage implique les employeurs et les organisations professionnelles (voir objectifs suivants de l'axe B). Les établissements de formation doivent poursuivre l'adaptation de leur offre pour accueillir la diversité des publics et des parcours de formation (voir Axe C). Objectif B2 : Améliorer la politique d accueil, d information et d orientation sur les métiers du sanitaire et du social L'information sur les métiers et l'orientation notamment des scolaires est primordiale pour garantir le meilleur recrutement au niveau des établissements de formation puis favoriser la meilleure intégration dans les emplois. Cela implique une mobilisation des acteurs, employeurs et établissements de formation au niveau des territoires et l'éducation nationale. 124 P age
125 Objectif B3 : Accompagner les démarches sectorielles Dans le Schéma 2007, il est prévu de conventionner avec les branches professionnelles. Des conventions sont en cours ou vont être initiées. Il s'agit de poursuivre ces conventionnements concernant principalement la professionnalisation des actifs en y ajoutant la recherche de solutions au niveau des employeurs pour résoudre les difficultés de recrutement et trouver la meilleure réponse aux besoins de compétences dans tous les territoires, de façon générale, les accompagner dans leurs politiques emploi-formation. Cet objectif se décline en 3 fiches-actions dont une proposition d'une nouvelle : «accompagner les établissements employeurs dans leur politique emploi-formation». Axe C - Développer une offre de formation performante Objectif C1 : Développer l ensemble des voies de formation de manière cohérente Il s'agit pour le Schéma de chercher à trouver un meilleur chaînage entre les formations professionnelles sanitaires et sociales et l'enseignement technique ou professionnel d'orientation sanitaire et sociale de la voie scolaire (CAP, BEP, Bac pro sanitaires et sociales, carrières sociales, service aux personnes ). Objectif C2 : Garantir les meilleures conditions de vie étudiante C'est un nouvel objectif qui regroupe les actions concernant directement les élèves-étudiants. Il vise à faciliter l'accès de tous à la formation, mais aussi la vie étudiante. L'actuel dispositif de paiement des frais de scolarité pour les formations de niveau 5 ainsi que le système de bourse, est à préserver. Des actions complémentaires sont à développer pour limiter les abandons en cours de formation, notamment en luttant contre la précarité de certains étudiants. Une nouvelle fiche-action est proposée pour cet objectif : «améliorer la vie étudiante». Objectif C3 : Accompagner la mise en place d une démarche qualité avec les organismes de formation Les dispositifs de formation sont en pleine évolution dans un contexte professionnel en mutation (nouveaux référentiels, universitarisation). Il s'agit d'inciter, d'accompagner les établissements et les enseignants dans leurs projets et tout particulièrement dans les démarches qualité inscrites dans les projets d'établissement. Cela concerne l'accompagnement du développement des compétences pédagogiques, l'incitation à l'innovation et la recherche, l'intégration des TIC. De plus, le Schéma devra à l'avenir prendre en compte les besoins d'investissement en bâtiments et équipements, liés à la rénovation et l'adaptation des établissements. Toutes les initiatives prévues ici constituent des éléments de dépenses supplémentaires aux dépenses usuelles de fonctionnement. Pour établir le conventionnement avec la Région, les établissements devraient définir leurs projets en réponse aux enjeux qu'ils perçoivent tout en respectant le cadre du Schéma. Axe D - Piloter le dispositif en concertation Objectif D1 : Piloter en concertation Le Schéma 2007 a été élaboré dans une démarche participative saluée comme particulièrement bénéfique par les partenaires et acteurs. Au bénéfice du Schéma régional, les orientations dégagées en partenariat ont été suivies d'effet. Cette participation qui se poursuit avec la démarche des Diagnostics territoriaux, peut encore être renforcée par une participation accrue des employeurs. Elle a démarré et il s'agit de la pérenniser pour pouvoir réponde aux objectifs des Axes A et B. 125 P age
126 Il s'agit aussi d'améliorer les bases de la concertation institutionnelle alors que le contexte réglementaire et institutionnel (RGPP et réforme des collectivités) est mouvant. La concertation avec l'état est stabilisée, dans la mesure du possible, notamment du fait de la mise en place de l'ars. Peu présents pour l'élaboration du Schéma 2007, les Conseils généraux semblent plus unanimes pour une plus grande concertation en ce qui concerne les formations du secteur social. Objectif D2 : Animer et coordonner le pilotage régional Pour réussir à atteindre les objectifs du Schéma, le Conseil régional doit se doter de moyens en interne, malgré la sous-estimation des coûts induits dans le transfert des compétences. Il est sans doute nécessaire de rechercher la plus grande cohérence interne entre les différents services et programmes à l'œuvre. Il est également nécessaire que le service des formations sanitaires et sociales ait les outils et les compétences pour mener à bien toutes les actions envisagées, dans le Schéma 2007 jusqu'en 2011 et pour le suivant. 126 P age
127 RECAPITULATIF DU PLAN D ACTIONS DU SCHEMA REGIONAL DES FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES Axe 1 Affiner la réponse aux besoins d emploi et de compétences des territoires 2 Poursuivre la promotion de la formation tout au long de la vie 3 Développer une offre de formation performante 4 Piloter le dispositif sur la base d une observation partagée des métiers Fiche Action N 1 Poursuivre la politique d information engagée sur les métiers du secteur sanitaire et du social N 2 Poursuivre la répartition territoriale des formations N 3 Développer l attractivité des emplois et la fidélisation des personnels N 4 Accompagner les trajectoires professionnelles N 5 Poursuivre le décloisonnement entre le sanitaire et le social N 6 Anticiper les besoins en qualifications N 7 Mettre en place une carte des formations concertée pour une régulation de l offre de formation N 8 Améliorer les conditions de la vie étudiante N 9 Poursuivre la structuration de l appareil de formation en cohérence avec l intégration dans le LMD N 10 Aboutir à un observatoire régional partagé pour les métiers du secteur sanitaire et social Calendrier prévisionnel P age
128 PRESENTATION DES FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES AUTORISEES ET AGREEES PAR LA REGION MIDI- PYRENEES ET EALUATION DES BESOINS DE RECRUTEMENT A L HORIZON 2013 FORMATIONS SANITAIRES autorisées par la Région NI Formations Nb Etb de formation Nb Ets de formation agréés par la Région Places ouvertes et Quotas Capacités en 2007 Places ouvertes et Quotas Capacités en 2010 Places ouvertes et Quotas Capacités en 2011 Effectifs réels par année de formation Rentrées 2010 (toutes voies de formation confondues) T Nb de diplômés pour 2010 (Source DRJSCS) dont AE totale Evolution des besoins d'emploi Besoins annuels de recrutement 2013 Places ouvertes et Quota / Capacité Rentrées 2013 Aide-soignant 1 an ou 18 mois % effectif global des salariés (17632) pour remplacements départs en retraite (soit 882) + 10% estimation de l'effort de qualification pour le remplacement des «faisantfonction» AS = total de 970 (sources diagnostics territoriaux régionaux = 44% FF.AS en Aveyron + enquêtes ARS en 2010 auprès des établissements sanitaires et médico-sociaux) (dont 10% FCP) Ambulancier 630 heures Maintien de la capacité Effort à réaliser pour attirer des candidats Auxiliaire ambulancier 2 2 pas de remontée d'information 470 Pas de tension signalée 128 P age
129 NI Formations Nb Etb de formation Nb Ets de formation agréés par la Région Places ouvertes et Quotas Capacités en 2007 Places ouvertes et Quotas Capacités en 2010 Places ouvertes et Quotas Capacités en 2011 Effectifs réels par année de formation Rentrées 2010 (toutes voies de formation confondues) Nb de diplômés pour 2010 (Source DRJSCS) dont AE totale Evolution des besoins d'emploi Besoins annuels de recrutement 2013 Places ouvertes et Quota / Capacité Rentrées 2013 Auxiliaire de puériculture 1 an ou 18 mois Maintien de la capacité I Prothésiste Orthésiste 2 ANS 0 Prothésiste Dentaire 2 ANS 0 III Audio-prothésiste 3 ans Formation non proposée en Midi Pyrénées 0 Besoins avérés en regard du vieillissement de la population. III Diététicien 2 ans 1 0 III Ergothérapeute 3 ans Formation non proposée en Midi Pyrénées Besoins avérés en regard du vieillissement de la population P age
130 NI Formations Nb Etb de formation Nb Ets de formation agréés par la Région Places ouvertes et Quotas Capacités en 2007 Places ouvertes et Quotas Capacités en 2010 Places ouvertes et Quotas Capacités en 2011 Effectifs réels par année de formation Rentrées 2010 (toutes voies de formation confondues) III IADE III III IBODE 3 ANS Infirmier 3 ANS Nb de diplômés pour 2010 (Source DRJSCS) (mais 850 places réparties sur Midi-Pyrénées) dont AE totale Evolution des besoins d'emploi Tension constatée car difficulté à intégrer le flux de personnes à former dans le fonctionnement des services + perspectives d'accroissement du nombre de formation liées au développement des protocoles de coopération Tension constatée car difficulté à intégrer le flux de personnes à former dans le fonctionnement des services 1173 pour remplacement des départs en retraite + 80 pour suite médicalisation des EHPAD (sources : ADELI pour libéraux - calculs départ retraite de + de 55 ans) Besoins annuels de recrutement 2013 Places ouvertes et Quota / Capacité Rentrées III Manipulateur en électroradiologie médicale 3 ANS Métier en tension mais nécessité de valoriser la filière III III Opticien lunetier 2 ANS Orthophoniste 4 ANS 2 0 Pas d'information Evolution en cours vers une orientation maladie d'alzheimer qui pourrait majorer les besoins à court terme. Constat d'une répartition régionale très inégalitaire au détriment des départements ruraux P age
131 NI Formations Nb Etb de formation Nb Ets de formation agréés par la Région Places ouvertes et Quotas Capacités en 2007 Places ouvertes et Quotas Capacités en 2010 Places ouvertes et Quotas Capacités en 2011 Effectifs réels par année de formation Rentrées 2010 (toutes voies de formation confondues) Nb de diplômés pour 2010 (Source DRJSCS) dont AE totale Evolution des besoins d'emploi Besoins annuels de recrutement 2013 Places ouvertes et Quota / Capacité Rentrées 2013 III Orthoptiste 3 ANS III Pédicure podologue 3 ANS Maintien de la capacité III Préparateur en pharmac. hospit. 2 ANS - 42 semaines Formation non proposée en Midi Pyrénées 0 Pas d'information III Psychomotricien 3 ANS Maintien de la capacité III Puéricultrice 1 AN Maintien de la capacité III Technicien en analyses bio-méd 2 ANS 5 0 II Cadre de santé 42 semaines Nombre de faisant fonction de cadre en augmentation dans les établissements, mais réflexion en cours sur réforme des études (AE?) P age
132 NI II Formations Masseurkinésithérapeute 4 ANS Nb Etb de formation Nb Ets de formation agréés par la Région Places ouvertes et Quotas Capacités en 2007 Places ouvertes et Quotas Capacités en 2010 Places ouvertes et Quotas Capacités en 2011 Effectifs réels par année de formation Rentrées 2010 (toutes voies de formation confondues) Nb de diplômés pour 2010 (Source DRJSCS) dont AE totale Evolution des besoins d'emploi 62 pour remplacement des départs en retraite + 10% pour développement du maintien et/ou soins à domicile lié au vieillissement de la population mais flux relativement important des demandes d'équivalence des diplômes européens (sources ADELI et DREES) Besoins annuels de recrutement 2013 Places ouvertes et Quota / Capacité Rentrées I Sage-femme 5 ANS Maintien du quota P age
133 FORMATIONS SOCIALES agréées par la Région NI Formations Nb Ets de formation dont agréés par la Région Places ouvertes et Quotas Capacités en 2007 Places financées par la Région 2007 Places ouvertes et Quotas Capacités en 2010 Places financées par la Région 2010 Effectifs réels par année de formation Rentrée 2010 (toutes voies de formation confondues) Allégés T Nombre de Diplômés 2010 (Source DRJSCS) dont AE totale Evolution des besoins d'emploi Besoins annuels de recrutement 2013 Places ouvertes et Quota / Capacité Rentrée 2013 Auxiliaire ie Sociale 840 heures 16 dont La politique de la branche est de parvenir à un taux de 30% de personnel qualifié sur ce diplôme Aide-Médico Psychologique 5 dont Métier en évolution, mais offre suffisante Assistant Familial 4 dont Chute des candidats AE en 2011 Environ 140 diplômés en 2011 Assistant de ie aux Familles 1 dont Besoin identifié, mais offre suffisante Mention Complémentaire Aide à Domicile 0 Moniteur d'atelier (1ère et 2ème classe) 2 dont 0 50 Accès individuel 0 Offre suffisante P age
134 NI Formations Nb Ets de formation dont agréés par la Région Places ouvertes et Quotas Capacités en 2007 Places financées par la Région 2007 Places ouvertes et Quotas Capacités en 2010 Places financées par la Région 2010 Effectifs réels par année de formation Rentrée 2010 (toutes voies de formation confondues) Nombre de Diplômés 2010 (Source DRJSCS) dont AE totale Evolution des besoins d'emploi Besoins annuels de recrutement 2013 Places ouvertes et Quota / Capacité Rentrée 2013 I Moniteur Educateur 3 dont Intérêt marqué des employeurs, mais attention stock de demandeurs d'emplois et augmentation de la demande de AE I Technicien de l'intervention sociale et familiale 2 dont possibilité d'insertion III Assistant de service social 2 dont Evolution des besoins à surveiller au regard des départs en retraite et de la montée en charge des CESF III Conseiller en Economie sociale et familiale 5 dont Offre supérieure aux besoins (offre multipliée par 3 depuis 2007) olume non maitrisé des candidats du CNED au Diplôme d'etat III Educateur de Jeunes enfants 2 dont AE perspectives d'emploi (hors AE) III Educateur Spécialisé 3 dont allégés stock important de demandeurs d'emploi Maintien de la demande de AE III Educateur Technique Spécialisé 1 dont Observation nécessaire des besoins forte chute d'entrée en formation en P age
135 NI Formations Nb Ets de formation dont agréés par la Région Places ouvertes et Quotas Capacités en 2007 Places financées par la Région 2007 Places ouvertes et Quotas Capacités en 2010 Places financées par la Région 2010 Effectifs réels par année de formation Rentrée 2010 (toutes voies de formation confondues) Nombre de Diplômés 2010 (Source DRJSCS) dont AE totale Evolution des besoins d'emploi Besoins annuels de recrutement 2013 Places ouvertes et Quota / Capacité Rentrée 2013 II CAFERUIS 1 dont Forte demande d'entrée en formation Intérêt renforcé des employeurs pour ce diplôme III Médiateur familial 3 dont Pas d'augmentation de besoins Réelles difficultés d'insertion I CAFDES 1 dont Stabilité DSTS-DEIS 1 dont Stabilité P age
136 PRESENTATION DES FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES DISPENSEES PAR LA OIE DE L APPRENTISSAGE FORMATIONS SANITAIRES dispensées par la voie de l'apprentissage NI CFA Formations CFA Chambre de Métiers de la Haute-Garonne CFA Chambre de Métiers de la Haute-Garonne CAP Prothésiste Dentaire (réalisé en 3 ans) BP Prothésiste Dentaire (réalisé en 2ans) Localisation (ille) Muret (31) Muret (31) Places ouvertes Septembre /an 8/an Places ouvertes Septembre /an Transformation du CAP en Bac Pro 3 ans 8/an Fermeture du BP Places ouvertes Septembre 2011 Effectifs réels par année de formation Rentrée T pas d'entrée de nouvelle cohorte pas d'entrée de nouvelle cohorte Nb de diplômés pour Prévision places ouvertes Horizon 2013 Fermeture définitive de la formation à partir de juin 2012 CFA Chambre de Métiers de la Haute-Garonne BEP Optique Lunetterie (réalisé en 2ans) Muret (31) 16/an 16/an Transformation du BEP en Bac Pro 3 ans pas d'entrée de nouvelle cohorte 7 10 Fermeture définitive de la formation à partir de juin 2011 CFA Chambre de Métiers de la Haute-Garonne CAP Monteur en optique Lunetterie (réalisé en 2 ans) Muret (31) 8/an 8/an Transformation du CAP en Bac Pro 3 ans pas d'entrée de nouvelle cohorte 3 2 I CFA DES EMPLOYES DE PHARMACIE BP Préparateur en pharmacie (réalise en 3 ans) Toulouse (31) 160/an/1ère et 2ème années 32/an/3ème année 160/an/1ère et 2ème années 32/an/3ème année 160/an/1ère et 2ème années 32/an/3ème année A déterminer dans le cadre des renégociations des conventions quinquennales P age
137 NI CFA Formations Localisation (ille) Places ouvertes Septembre 2007 Places ouvertes Septembre 2010 Places ouvertes Septembre 2011 Effectifs réels par année de formation Rentrée T Nb de diplômés pour 2010 Prévision places ouvertes Horizon 2013 I CFA Chambre de Métiers de la Haute-Garonne BTM Prothésiste Dentaire réalisé en 2 ans jusqu'à juin 2010/ réalisé en 3 ans à partir de la rentrée 2010 Muret (31) 12/an 16/an 16/an 12 8 I CFA Chambre de Métiers de la Haute-Garonne Bac Pro Prothésiste Dentaire (réalisé en 3 ans) Muret (31) 24/an 24/an 8 6 I CFA Chambre de Métiers de la Haute-Garonne Bac Pro Optique Lunetterie (réalisé en 3 ans) Muret (31) 24/an 24/an III SA Croix Rouge DE Infirmière en apprentissage par promotion (les 2 et 3ème année uniquement) Toulouse (31) 16/an 16/an 16/an 8 8 A déterminer dans le cadre des renégociations des conventions quinquennales III CFA Education Nationale du Tarn BTS Prothésiste Orthésiste (réalisé en 3 ans) Castres (81) 24/an 24/an 24/an P age
138 NI CFA Formations Localisation (ille) Places ouvertes Septembre 2007 Places ouvertes Septembre 2010 Places ouvertes Septembre 2011 Effectifs réels par année de formation Rentrée T Nb de diplômés pour 2010 Prévision places ouvertes Horizon 2013 III CFA Education Nationale du Tarn BTS Opticien Lunetier (réalisé en 3 ans) Castres (81) 16/an 16/an 16/an III CFA Chambre de Métiers de la Haute-Garonne BTMS Prothésiste Dentaire (réalisé en 2ans) Muret (31) 16/an 16/an P age
139 FORMATIONS SOCIALES dispensées par la voie de l'apprentissage NI CFA Formations I I III III CFA MFR - Brens CFA MFR - Mane CFAA du Gers CFAA du Tarnet-Garonne CFA ASPECT - Toulouse CFA Education Nationale du Lot CFA MFR - Brens CFA ASPECT - Toulouse CFA Métiers du Travail Social Institut Saint Simon - Toulouse CFA MFR - Brens CAP Petite Enfance (réalisé en 2 ans) DE Auxiliaire de vie sociale (réalisé en 1 an) CAPA Services en Milieu Rural (réalisé en 2 ans) CAPA Services en Milieu Rural (réalisé en 2 ans) CAP Assitant Technique en Milieu Familial et Collectif (réalisé en 2 ans) MC Aide à domicile (réalisé en 1 an) BP JEPS (Jeunesse Education Populaire Sports - option Animation sociale (réalisé en 18 mois) Bac Pro Services en Milieu Rural (réalisé en 2 ans) DE Educateur Spécialisé (réalisé en 3 ans) BTS Economie Sociale et Familiale (réalisé en 2 ans) Localisation (ille) Places ouvertes Septembre 2007 Places ouvertes Septembre 2010 Places ouvertes Septembre 2011 Effectifs réels par année de formation Rentrée T Brens (81) 16/an 16/an Mane (31) Lavacant (32) Effectif maxi conventionné depuis 2002 = 24 apprentis en regroupement avec d'autres CAPA Montauban (82) 16/an 16/an 10 Lycée Myriam Toulouse (31) Nb de diplômés pour /an 16/an 16/an Cahors (46) Brens (81) 16/an 16/an 15 La Cadène Labège (31) 16/an 16/an Toulouse (31) 40/an 40/an 40/an Brens (81) 16/an 16/an 16/an Prévision places ouvertes Horizon 2013 A déterminer dans le cadre des renégociations des conventions quinquennales P age
140 PRESENTATION DES FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES DISPENSEES PAR L EDUCATION NATIONALE ET PAR L ENSEIGNEMENT AGRICOLE FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES dispensées par l'education Nationale NI Formations Nb Etb de formation Localisation (ille) Places ouvertes Septembre 2007 Places ouvertes Septembre 2010 Places ouvertes Septembre 2011 Effectifs réels par année de formation Rentrée T Nb de diplômés pour 2010 Prévision places ouvertes Horizon 2013 CAP ATMFC - Assistant Technique en milieu familial et collectif - réalisé en 2 ans CAP Petite Enfance - réalisé en 1 an CAP Prothesiste dentaire - réalisé en 2 ans CAP ortho-prothésiste - réalisé en 2 ans 7 Bagnères-de-Bigorre, Cahors, Figeac, Lectoure, Mazamet, Saint-Girons, Tarbes 2 Albi - Tarbes 30 places dans le public - données du privé non disponibles 15 places dans le public - données du privé non disponibles 1 ic-en-bigorre places dans le public - données du privé non disponibles 18 places dans le public - données du privé non disponibles 114 places - 72 dans le public et 42 dans le privé fermé au recrutement Rentrée remplacé par Bac Pro A déterminer dans le cadre du plan triennal A déterminer dans le cadre du plan triennal Castres A déterminer dans le cadre du plan triennal BEP Optique-lunetterie - réalisé en 2 ans 1 Castres 15 fermé au recrutement Rentrée remplacé par Bac Pro P age
141 NI Formations Nb Etb de formation Localisation (ille) Places ouvertes Septembre 2007 Places ouvertes Septembre 2010 Places ouvertes Septembre 2011 Effectifs réels par année de formation Rentrée T Nb de diplômés pour 2010 Prévision places ouvertes Horizon 2013 BEP Carrières Sanitaires et Sociale - réalisé en 2 ans 15 Albi, Auch, Bagnères-de-Bigorre, Cahors, Carmaux, Castres, Decazeville, Figeac, Millau, Montauban, Rodez, Saint-Gaudens, Saint-Girons, Tarbes, Toulouse 354 places dans le public - données du privé non disponibles 482 places dans le public - données du privé non disponibles fermé au recrutement Rentrée remplacé par Bac Pro A2SP I Bac ST2S - Sciences et Technologies de la Santé et du Social - réalisé en 2 ans 15 Albi, Auch, Cahors, Decazeville, Figeac, Montauban, Muret, Rodez, Saint-Affrique, Saint-Girons, Tarbes, Toulouse A déterminer dans le cadre du plan triennal I Bac pro A2SP - Assistance Soin et Service aux Personnes (ouverture 2011) - réalisé en 3 ans 15 Saint-Girons, Decazeville, Rodez, Millau, Saint- Gaudens, Toulouse, Auch, Cahors, Figeac, Bagnères de Bigorre, Tarbes, Carmaux, Castres, Albi, Montauban ère session juin 2014 A déterminer dans le cadre du plan triennal I Bac Pro Prothésiste Dentaire (ouvert en 2010)- réalisé en 3 ans 1 ic-en-bigorre ère session juin 2013 A déterminer dans le cadre du plan triennal I DT prothésiste orthésiste - réalisé en 2 ans 1 Castres donnée non disponible A déterminer dans le cadre du plan triennal I Bac pro Optiquelunetterie (ouvert en 2010) - réalisé en 3 ans 1 Castres ère session juin 2013 A déterminer dans le cadre du plan triennal I Bac pro Services de Proximité et vie locale - réalisé en 3 ans 1 Saint-Girons Toulouse A déterminer dans le cadre du plan triennal P age
142 NI Formations Nb Etb de formation Localisation (ille) Places ouvertes Septembre 2007 Places ouvertes Septembre 2010 Places ouvertes Septembre 2011 Effectifs réels par année de formation Rentrée T Nb de diplômés pour 2010 Prévision places ouvertes Horizon 2013 III BTS Analyses de Biologie Médicale - réalisé en 2 ans 1 Toulouse A déterminer dans le cadre du plan triennal III BTS Opticien Lunetier - réalisé en 2 ans 1 Castres A déterminer dans le cadre du plan triennal III BTS Diététique - réalisé en 2 ans 1 Toulouse A déterminer dans le cadre du plan triennal III BTS Economie Sociale et Familiale - réalisé en 2 ans 2 Tarbes, Toulouse places dans le public - données du privé non disponibles 35 dans le public - données du privé non disponibles A déterminer dans le cadre du plan triennal III BTS SP3S - Services et prestations des secteurs sanitaire et social - réalisé en 2 ans 2 Albi, Montauban A déterminer dans le cadre du plan triennal P age
143 FORMATIONS SANITAIRES ET SOCIALES dispensées par l'enseignement Agricole NI Formations Nb Etb de formation Localisation (ille) Places ouvertes Septembre 2007 Places ouvertes Septembre 2010 Places ouvertes Septembre 2011 Effectifs réels par année de formation Rentrée T Nb de diplômés juin 2011 Prévision places ouvertes Horizon 2013 CAPA Service en milieu rural (réalisé en 2 ans) 8 Cologne, Le Montat, Mane, Moissac, Naucelle, Rieumes, Saint-Gaudens, Terrou, Prayssac 24 places dans le public - données du privé non disponibles 40 places dans le public et 86 places dans le privé 154 places A déterminer dans le cadre du plan triennal BEPA Services aux Personnes (réalisé en 2 ans) 21 Auch, Beaumont-de-Lomagne, Caussade, Prayssac, Cologne, Donneville, Gaillac, Lautrec, Le Montat, Mane, Masseube, Montastruc-la-Conseillère, Montauban, Monteils, Pamiers, Rieumes, Rignac, Saint- Affrique, Saint-Gaudens, Terrou, erdalle, illefranche de Rouergue 120 places dans le public - données du privé non disponibles 176 places dans le public places dans le privé fermé au recrutement Rentrée I Bac pro Service en Milieu Rural (réalisé en 2 ans) 11 Beaumont-de-Lomagne, Brens, Caussade, Le Montat, Masseube, Montastruc-la- Conseillère, Montauban, Rignac, Saint- Gaudens, Toulouse, erdalle, Rieumes, Monteils, Saint-Affrique Données non disponibles 88 places dans le public ; 272 places dans le privé fermé au recrutement Rentrée I Bac Pro SAPAT - Services aux Personnes et aux Terriroites (ouverture réalisé en 3ans) 21 Pamiers, illefranche de Rouergue, Monteils, Rignac, Sainte Affrique, Saint Gaudens, Rieumes, Montastruc, Donneville, Mane, Auch, Cologne, Masseube, Le Montat, Brens, Gaillac, Lautrec, erdalle, Montauban, Beaumont de Lomagne, Caussade 610 places 1ère session juin 2013 A déterminer dans le cadre du plan triennal P age
144 PRESENTATION DES ENJEUX EMPLOI-FORMATION PAR DEPARTEMENTS Ces monographies n ont pas la prétention de l exhaustivité. Elles constituent un rappel de données de contexte propres à chaque département. Elles sont une synthèse des diagnostics emploi formation départementaux réalisés dans le cadre du schéma précédent, et permettent une approche des enjeux portant sur l adéquation emploi-formation en Midi- Pyrénées. La région Midi-Pyrénées se caractérise par un fort contraste géographique, économique et démographique qui se retrouve inévitablement dans le secteur sanitaire et social. L opposition entre territoires urbains et territoires ruraux est un déterminant important dans l organisation du système de soins. Ainsi, la prégnance de Toulouse (4 e ville de France par sa population) et de son agglomération contraste avec des départements majoritairement ruraux. Pour autant, les zones urbaines comme les zones rurales rencontrent des difficultés dans l adéquation emploi-formation dans le secteur sanitaire et social, même si les origines en sont différentes. Compte tenu de cette diversité, il apparait important de restituer les principaux éléments permettant d apprécier les besoins au plus près des territoires afin de mieux contextualiser l offre de formation. 144 P age
145 LA SITUATION EN ARIEGE Une démographie rurale en forte croissance, dans un contexte de forte précarité Source INSEE La population de l Ariège se caractérise par trois grandes particularités : Une faible densité de population, 30 hab/km², et un taux d urbanisation de 48%, bien plus faible qu au niveau régional, 64%. Ces deux éléments démontrent la ruralité du territoire. Une croissance remarquable de la population au cours de la dernière décennie après plusieurs dizaines d années de stagnation. En 2008, l Ariège atteint habitants. La croissance de la population s'accélère très nettement. Entre 1999 et 2008, l'ariège gagne ainsi habitants par an, contre seulement 100 dans les années 90. Son rythme de croissance démographique, de 1 % par an, est supérieur à la moyenne nationale (0,7 %) et légèrement inférieur à la moyenne régionale (1,2 %). Le département connaît un dynamisme démographique important bien qu encore inégalement réparti selon les zones du territoire. Une stabilisation du vieillissement de la population avec une diminution de 6 % de la proportion des plus de 60 ans dans la population globale. Cette situation est due en grande partie aux aménagements routiers qui ont permis un rapprochement avec l agglomération Toulousaine. L Ariège est devenu un département attractif pour une population active de plus 45 ans : la population de 45 à 59 ans a augmenté de 16,8 % en 10 ans. L Ariège est le département de Midi-Pyrénées où le taux de chômage est le plus élevé avec 10,8 % de la population active au chômage au cours du dernier trimestre 2010, contre 9,2% pour la région Midi-Pyrénées et la France. Le pourcentage de foyers fiscaux non imposables en 2008 s élève à 55,7%, soit également le pourcentage le plus élevé de la région Midi-Pyrénées, et une proportion de 16,9% de la population vivant avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté contre 13,6 % en Midi- Pyrénées. Ainsi, l Ariège fait partie des 20 départements français pour lesquels le taux de pauvreté est le plus élevé. Les revenus déclarés y sont les plus faibles de la région. L Ariège se caractérise également par une intensité de la pauvreté plus forte que dans les autres départements de la région. Les personnes en situation de pauvreté en Ariège ont donc un niveau de vie plus bas que ceux vivant dans le reste de la région. 145 P age
146 Principaux minima sociaux et dispositifs d intervention au 01/01/2008 Prestations Midi-Pyrénées Ariège France Revenu Minimum d Insertion Nombre d'allocataires Nombre d allocataires du RMI pour 1000 personnes de 20 à 59 ans 30,4 49,4 30,9 Allocation supplémentaire du minimum vieillesse Nombre d'allocataires Allocataires/100 pers 65 ans ou plus 6,8 7,3 5,1 Allocation aux adultes handicapés Nombre d'allocataires personnes de 20 ans et plus 19,4 21,6 16,9 Allocation de Solidarité Spécifique Nombre d'allocataires % population active 1,11 1,43 1,08 Allocation de parent isolé (API) Nombre d'allocataires femmes de 15 à 49 ans 10, ,2 Maladie Universelle % couverture de la population 5,8 8,1 6,1 Allocation de logement à caractère social (ALS) Nombre d'allocataires Source : Statiss Une offre de services sanitaires et sociaux orientée vers le domicile En accord avec la stabilisation du vieillissement de la population, l offre de services sanitaires et sociaux de l Ariège à destination des personnes âgées se maintien alors qu elle augmente au niveau régional et national : Le taux d équipement en structures d hébergement pour personnes âgées a diminué de 2005 à 2008 (103 en 2005 contre 101 en 2008) ; Le taux d équipement en services de soins à domicile a également diminué, passant de 21 en 2005 à 20,5 en Par contre, le taux d équipement en lits médicalisés continue d augmenter : 52 places pour 1000 habitants de 75 ans et plus en 1996, 78 en 2005 et 97 en Par ailleurs, l Ariège se caractérise également par une proportion de bénéficiaires de l APA à domicile importante : 94 % des bénéficiaires sollicitent l APA à domicile. Le recours à l emploi direct représente 50 % de bénéficiaires. 146 P age
147 Le choix du maintien à domicile reste la solution privilégiée par la majorité des personnes âgées ou dépendantes. Cette situation a notamment pour origine une orientation des prestations et actions du Conseil Général dans un souci de service aux familles et d encouragement aux solidarités de proximité. Le maintien à domicile est une orientation prioritaire. Taux d équipements sanitaires et sociaux en Ariège au 01/01/2008 Midi-Pyrénées Ariège France Court séjour hospitalier Médecine 1,97 1,91 2,12 Taux d équipement en lits et places Chirurgie 1,57 1,07 1,58 pour 1000 habitants Gynécologie obstétrique 1,40 1,23 1,57 Psychiatrie Lits hospitalisation complète 1,40 0,82 1,13 Taux d équipement pour 1000 habitants Personnes âgées Taux d'équipement pour habitants de 75 ans et plus Handicapés Lits ou places pour adultes de 20 à 59 ans Enfance et jeunesse handicapées Taux d'équipement global pour 1000 jeunes de moins de 20 ans Aide sociale à l enfance Lits pour jeunes de moins de 20 ans Hébergement et réadaptation sociale Nombre de places pour adultes de 20 à 59 ans Accueil du jeune enfant Taux d équipement pour 1000 enfants nés au cours des 3 dernières années Source : Statiss 2008 Equipement global 1,84 1,31 1,5 Structures d hébergement pour personnes âgées 111,25 101, Places de services de soins à domicile 19,25 20,55 17,40 Lits médicalisés 96,32 96,81 97,7 Bénéficiaires de l APA Bénéf. Pour 1000 personnes de 75 ans et + 239,95 265,44 203,2 Maison d Accueil spécialisée 1,10 1,34 0,60 Foyer d'accueil médicalisé 0,71 1,18 0,42 Foyer de vie 1,62 0,54 1,17 Etablissement et Service d'aide par le Travail (ESAT) 3,42 4,32 3,26 Entreprise adaptée 0,53 0,93 0,56 Lits-places d'enfants handicapés Lits des établissements de l'aide sociale à l'enfance Centre d hébergement et de réadaptation sociale 11,28 11,09 8,9 4,65 6,68 4,38 0,71 0,70 1,04 Accueil collectif 128,40 77, P age
148 3. Etablissements et professionnels du secteur sanitaire et social Sur le territoire de l Ariège, plus de 600 établissements du secteur sanitaire et social sont recensés. Ce chiffre inclut les professions libérales et les différents sites géographiques d un même établissement. Globalement, le nombre d établissements du secteur sanitaire et social a diminué de 6 % entre 2004 et 2007, alors qu il a augmenté de 3 % sur l ensemble de la région Midi-Pyrénées. Cette baisse est suffisamment significative pour être remarquée. Par ailleurs, 63 % ont entre 1 et 4 salariés, et représentent seulement 11 % des emplois du secteur sanitaire et social. Ainsi, un grand nombre d établissements ont un effectif limité, ce qui les rend plus vulnérables et peut expliquer en partie cette diminution progressive. Statut des établissements sanitaires et sociaux en Ariège Privé lucratif Privé non lucratif Public Total ,8% 44,3% 28,9% 100% Source : FINESS L offre de services sanitaire et sociaux du département est principalement rendue par des établissements privés non lucratifs Etablissements sanitaires et sociaux en Ariège Type d établissement Nombre d établissements % Effectifs % Etablissements de santé ,0 % ,1 % Laboratoires d'analyses médicales 6 0,9% 74 1,1 % Services de soins de proximité ,4 % 42 0,6 % Activités hospitalières 31 4,7 % ,3 % Etablissements d action sociale 82 12,4 % ,9 % Etablissements pour personnes âgées 34 5,2 % ,7 % Etablissements pour personnes handicapées 20 3,0 % ,7 % Transports sanitaires 20 3,0 % 535 8,3 % Accueils et gardes d enfants 18 2,7 % 145 2,2 % Services d aide à domicile 17 2,6 % 134 2,1 % TOTAL % % Source : INSEE Clap 2006 Les établissements sont majoritairement implantés dans la zone d emploi de Foix-Pamiers qui rassemble 61% d entre eux. Ainsi, les zones rurales, excentrées, semblent être encore assez mal desservies. Les structures majoritaires sont les établissements de santé, 71 %, et les établissements d action sociale, 12,4%. 148 P age
149 Par contre, les structures d aide à domicile sont peu nombreuses sur le territoire et ne constituent que 2,6 % des établissements. Cette situation s explique par la présence d une importante association couvrant une grande partie des besoins. Les services d accueils et de gardes d enfants sont également peu représentés, 2,7 % des établissements. Sans être catastrophique, cette situation indique non seulement un faible potentiel d emplois sur les métiers de la petite enfance mais également une offre de service limitée, jouant négativement sur l attractivité des territoires pour des populations jeunes. Professionnels de santé exerçant en libéral au 01/01/08 en Ariège Professions Midi-Pyrénées Ariège Sages femmes Nombre Infirmiers diplômés d'etat Nombre Densité Masseurs kinésithérapeutes Nombre Densité Orthophonistes Nombre Orthoptistes Nombre Source : DRASS Midi-Pyrénées - DREES Les densités de professionnels de santé sont honorables par rapport aux densités régionales. Cependant il persiste des zones dans lesquelles l offre est insuffisante et les besoins en professionnels qualifiés réels, notamment en ce qui concerne les médecins, les masseurskinésithérapeutes et les infirmiers. Il existe de grandes disparités géographiques : les zones urbaines et proches des axes principaux sont bien dotées au détriment des zones rurales et de montagne. 4. Des besoins d emploi réels Les besoins de main d œuvre et les offres d emploi du sanitaire et social ne sont pas tous transmis à Pôle Emploi et sont ainsi difficilement identifiables de manière exhaustive. Ils permettent néanmoins d identifier les tendances sur le marché du travail et de percevoir les tensions majeures. 149 P age
150 Besoin de main d œuvre en Ariège pour l année 2011 Métiers Ariège Projets de recrutement Difficultés à recruter Midi-Pyrénées Projets de recrutement Difficultés à recruter 98 56,7% ,1% Autres professionnels paramédicaux (masseurs kinésithérapeutes, diététicien, ) 5 100% ,2% Assistantes maternelles 4 100% ,9% Infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices 63 73% ,9% Aides-soignants (dont aides médicopsychologiques, auxiliaires de puériculture) Educateurs spécialisés 46 50,9% ,9% Aides à domicile et travailleuses familiales 36 45,3% ,9% Professionnels de l animation socioculturelle (animateurs et directeurs Professionnels de l action sociale (assistants sociaux, conseillers en économie sociale et familiale) 86 34,4% ,9% 22 0% ,7% Spécialistes de l appareillage médical 66 43,9% Sages-femmes 15 59,9% Total ,96% % Source : Pôle emploi Les besoins de main d œuvre de l Ariège représentent seulement 3% des besoins de main d œuvre régionaux. Pour autant, les tensions sont nettement exprimées sur les professions paramédicales, les assistantes maternelles, les infirmiers, les aides-soignants et les éducateurs spécialisés. Marché de l emploi par métier en 2009 Ariège Midi-Pyrénées Tx de Tx de Offre Demande tension 7 Offre Demande tension Infirmier généraliste , ,11 Masseur Kinésithérapeute 13 - > ,72 Psychomotricien 7 - > ,27 Aide-soignant , ,76 Ambulancier , ,84 Intervenant action sociale , ,47 Educateur intervenant éducatif , ,52 Intervenant à domicile , ,63 Intervenant auprès d'enfants , ,28 Technicien en Imagerie médicale ,58 Ergothérapeute ,42 Cadre de services médicaux ou paramédicaux ,95 Total Source : Pôle Emploi 7 Rapport entre l offre d emploi et la demande d emploi 150 P age
151 Les offres d emploi de l Ariège dans le secteur sanitaire et social représentent 3,9% du volume régional, la demande d emploi représentant 6,9%. Par ailleurs, les taux de tension sont élevés sur plusieurs métiers, dont infirmier, masseurkinésithérapeute, psychomotricien et aide-soignant, confortant le besoin de main d œuvre dans le secteur et les difficultés de recrutement exprimées dans l enquête besoin de main d œuvre. 5. L offre de formation sanitaire et sociale L offre de formation en Ariège est principalement concentrée sur les niveaux et I qui représentent plus de 70 % des effectifs en formations sanitaire et social. La répartition géographique de l offre de formation est également tranchée avec : une offre de formation continue quasi exclusivement proposée à Foix maintenant inévitablement à l écart une grande partie des candidats potentiels, une offre de formation initiale située à St Girons, une offre de formation accessible sur concours en formation initiale ou continue basée à Pamiers. Il existe cependant une délocalisation à St Girons pour la formation d aide-soignant. ille FOIX PAMIERS SAINT- GIRONS Offre de formation dans le secteur sanitaire et social en Ariège Niveau de formation Intitulé de la Formation Organisme de formation Mention complémentaire Aide à Domicile Titre professionnel agent d accompagnement GRETA de l Ariège auprès des personnes âgées et dépendantes Titre d assistant de vie aux familles AFPA de l Ariège à III Banc d essai Sanitaire et Social Employé Familial Polyvalent IRFA Sud Haute- Garonne III à III - III I Préqualification aux métiers de la santé et du social Infirmier Aide-soignant Préparation aux Concours d Aide-soignant et d Infirmier Formation d adaptation à l emploi Prépas concours Paramédical Bac technologique Sciences et Technologies de la santé et du social Institut de formation en soins infirmiers Institut de formation d Aide-soignant Lycée général du Couserans 151 P age
152 ille SAINT- GIRONS Niveau de formation I Intitulé de la Formation Aide-soignant Bac Pro Service de proximité et vie locale CAP Assistant technique en milieux familial et collectif Mention complémentaire Aide à Domicile BEP Carrières sanitaires et sociales Organisme de formation Institut de formation d Aide-soignant de Pamiers Lycée professionnel François Camel Source : Bureau territorial Organismes de formation Inspection d académie de Toulouse DRASS DRAF Carif Oref Midi-Pyrénées Centre d Information et d Orientation 6. Une adéquation emploi-formation à renforcer Extrait du diagnostic territorial de l Ariège dans le domaine sanitaire et social septembre 2009 Une adéquation emploi/formation insuffisante pour les métiers : D infirmier et d aide-soignant imposant un travail sur l attractivité des postes et une vigilance sur les effectifs afin de répondre aux besoins de main-d œuvre salariée considérables ; D auxiliaire de vie sociale pour lequel les difficultés de recrutement semblent apparaître progressivement amenant la question de l accès aux dispositifs permettant la qualification des salariés déjà implantés sur le territoire, afin de limiter l impact du manque d attractivité géographique sur certaines zones ; De masseur-kinésithérapeute incitant d une part à une réflexion pour limiter la fuite vers l exercice libéral et d autre part à envisager une réflexion sur l attractivité des conditions d emploi pour offrir des contrats moins précaires (nombreux postes à temps non complet) ; D aide médico-psychologique et d éducateur incitant à l ouverture de formations délocalisées et adaptées à l évolution des besoins de main-d œuvre en partenariat avec les organismes de formation de la région. 152 P age
153 1. Une mutation démographique lente Source INSEE LA SITUATION EN AEYRON - 12 La population de l Aveyron se caractérise par trois grandes particularités : Une densité de population faible et homogène, 31 hab/km², et un taux d urbanisation de 56%, plus faible qu au niveau régional, 64%. Ces deux éléments démontrent la ruralité du territoire. Une croissance limitée de la population au cours de la dernière décennie après plusieurs dizaines d années de diminution. En 2008, l Aveyron compte habitants. Depuis une 10aine d années, le département connait une reprise de la croissance démographique, bien que modérée, après plus décennie de baisse de population. Entre 1999 et 2008, son rythme de croissance démographique, de 0,5% par an, reste inférieur à la moyenne nationale (0,7 %) et à la moyenne régionale (1,2 %), mais est bien supérieur au rythme moyen de la décennie précédente qui était de -0,4%. Une poursuite du vieillissement de la population avec une augmentation de 14 % de la proportion des plus de 60 ans dans la population globale tandis que celle des moins de 30 ans a diminué de 2 %. L indice de vieillissement du département est d ailleurs de 113,7 % contre 82,9 % en Midi-Pyrénées et 66,8 % en France. L Aveyron est le département de Midi-Pyrénées où le taux de chômage est le plus faible avec 6,4% de la population active au chômage en moyenne au dernier trimestre 2010, contre 9,2% pour la région Midi-Pyrénées. Par contre, le pourcentage de foyers fiscaux non imposables en 2008 s élève à 53,9%, soit un pourcentage supérieur à la proportion régionale, 48,9 %, et une proportion de 15% de la population vivant avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté contre 13,6 % en Midi- Pyrénées. Pour autant, le nombre de bénéficiaires des minima sociaux est globalement plus faible qu à l échelle régionale et nationale. Principaux minima sociaux et dispositifs d intervention au 01/01/2008 Prestations Midi-Pyrénées Aveyron France Revenu Minimum d Insertion Nombre d'allocataires Nombre d allocataires du RMI pour 1000 personnes de 20 à 59 ans 30,4 16,7 30,9 153 P age
154 Prestations Midi-Pyrénées Aveyron France Allocation supplémentaire du minimum vieillesse Nombre d'allocataires Allocataires/100 pers 65 ans ou plus 6,8 7,8 5,1 Allocation aux adultes handicapés Nombre d'allocataires personnes de 20 ans et plus 19,4 21,8 16,9 Allocation de Solidarité Spécifique Nombre d'allocataires % population active 1,11 0,67 1,08 Allocation de parent isolé (API) Nombre d'allocataires femmes de 15 à 49 ans 10,7 6,5 12,2 Maladie Universelle % couverture de la population 5,8 3,6 6,1 Allocation de logement à caractère social (ALS) Nombre d'allocataires Source : Statiss Une offre de services sanitaires et sociaux conséquente L offre de services sanitaires et sociaux de l Aveyron présente des taux d équipement qui sont globalement supérieurs à la moyenne régionale. L offre à destination des personnes âgées intègre ainsi la prise en compte du vieillissement de la population : Le taux d équipement en structures d hébergement pour personnes âgées, 133,70 en 2008, et le plus important de la région et est nettement supérieur au taux régional qui est de 111,25 en 2008 ; Le taux d équipement en services de soins à domicile, 22,19 en 2008, est également très supérieur au taux régional, 19,25 ; Le taux d équipement en lits médicalisés a très fortement augmenté atteignant le niveau de 115,72 places pour 1000 habitants de 75 ans et plus en 2008, et dépassant largement le taux régional, 96,32 places. Par ailleurs, l Aveyron se caractérise également par une proportion de bénéficiaire de l APA à domicile la plus faible de la région : 57 % des allocataires bénéficient de l APA à domicile contre 72 % à l échelle régionale. Ainsi, une partie considérable des bénéficiaires de l APA est en établissement pour personnes âgées, ce qui démontre l importance de ces structures et du besoin en personnel qualifié. 154 P age
155 Il est important de souligner une réelle dynamique départementale dans l aménagement de l offre de services sanitaires et sociaux, et en particulier avec la création de maisons médicales et l ouverture de services spécialisés dans l accueil des malades atteints d Alzheimer. Taux d équipements sanitaires et sociaux en Aveyron au 01/01/2008 Midi-Pyrénées Aveyron France Court séjour hospitalier Médecine 1,97 1,84 2,12 Taux d équipement en lits et places Chirurgie 1,57 1,61 1,58 pour 1000 habitants Gynécologie obstétrique 1,40 1,95 1,57 Psychiatrie Lits hospitalisation complète 1,40 1,21 1,13 Taux d équipement pour 1000 habitants Personnes âgées Taux d'équipement pour habitants de 75 ans et plus Handicapés Lits ou places pour adultes de 20 à 59 ans Enfance et jeunesse handicapées Taux d'équipement global pour 1000 jeunes de moins de 20 ans Aide sociale à l enfance Lits pour jeunes de moins de 20 ans Hébergement et réadaptation sociale Nombre de places pour adultes de 20 à 59 ans Accueil du jeune enfant Taux d équipement pour 1000 enfants nés au cours des 3 dernières années Source : Statiss 2008 Equipement global 1,84 2,05 1,5 Structures d hébergement pour personnes âgées 111,25 133, Places de services de soins à domicile 19,25 22,19 17,40 Lits médicalisés 96,32 115,72 97,7 Bénéficiaires de l APA Bénéf. Pour 1000 personnes de 75 ans et + 239,95 238,98 203,2 Maison d Accueil spécialisée 1,10 1,70 0,60 Foyer d'accueil médicalisé 0,71 0,29 0,42 Foyer de vie 1,62 1,311 1,17 Etablissement et Service d'aide par le Travail (ESAT) 3,42 4,03 3,26 Entreprise adaptée 0,53 0,79 0,56 Lits-places d'enfants handicapés Lits des établissements de l'aide sociale à l'enfance Centre d hébergement et de réadaptation sociale 11,28 11,44 8,9 4,65 3,48 4,38 0,71 0,38 1,04 Accueil collectif 128,40 81, P age
156 3. Etablissements et professionnels du secteur sanitaire et social Sur le territoire de l Aveyron, plus de 1200 établissements du secteur sanitaire et social sont recensés. Ce chiffre inclus les professions libérales et les différents sites géographiques d un même établissement. Globalement, le nombre d établissements du secteur sanitaire et social en Aveyron est resté stationnaire entre 2004 et 2007, alors qu il a augmenté de 3 % sur l ensemble de la région Midi-Pyrénées. Par ailleurs, 64 % des établissements ont entre 1 et 4 salariés et représentent seulement 10 % des emplois du secteur sanitaire et social. Ainsi, un grand nombre d établissements ont un effectif limité, ce qui les rend très certainement plus vulnérables, en particulier face au contexte de recrutement complexe. Statut des établissements sanitaires et sociaux en Aveyron Privé lucratif Privé non lucratif Public Total ,4% 56,3% 19,3% 100% Source : FINESS L offre de services sanitaire et sociaux du département est très largement prise en charge par les établissements privés non lucratifs. Etablissements sanitaires et sociaux en Aveyron Type d établissement Nombre d établissements % Effectifs % Etablissements de santé ,2 % ,2% Laboratoires d'analyses médicales 21 1,6 % 157 1,1% Services de soins de proximité ,4 % 390 2,8% Activités hospitalières 41 3,2 % ,2% Etablissements d action sociale ,8 % ,6% Etablissements pour personnes âgées 87 6,7 % ,3% Services d aide à domicile 85 6,6 % ,2% Transports sanitaires 75 5,8 % 321 2,3% Etablissements pour personnes handicapées 31 2,4 % ,1% Accueils et gardes d enfants 19 1,5 % 40 0,3% TOTAL % % Source : INSEE Clap 2006 Les établissements sont majoritairement implantés dans la zone d emploi de Rodez qui rassemble 46 % d entre eux. Ainsi, malgré une offre de services sanitaires et sociaux élevée, les zones rurales, excentrées, sont encore assez mal desservies. Les structures majoritaires sont les établissements de santé, 66,2%. Cette situation est due principalement à un nombre considérable de services de soins de proximité, 61,4 % des établissements. En effet, il s agit 156 P age
157 du chiffre le plus élevé de toute la région Midi-Pyrénées, devant le département de la Haute- Garonne. Par contre, les services d accueils et de gardes d enfants sont extrêmement peu présents et ne constituent que 1,5% des établissements. Cette dernière constatation indique un faible potentiel d emplois sur les métiers de la petite enfance mais également une offre de service limitée, jouant négativement sur l attractivité des territoires pour des populations jeunes. Professionnels de santé exerçant en libéral au 01/01/08 en Aveyron Professions Midi-Pyrénées Aveyron Sages femmes Nombre Infirmiers diplômés d'etat Nombre Densité Masseurs kinésithérapeutes Nombre Densité Orthophonistes Nombre Orthoptistes Nombre Source : DRASS Midi-Pyrénées - DREES Comme le démontre le nombre important de services de soins de proximité, le département de l Aveyron est bien pourvu en professionnels de santé, notamment en masseurskinésithérapeutes et en infirmiers libéraux. Toutefois, il subsiste des insuffisances notables dans les zones rurales isolées plus difficilement accessibles. Ainsi, il existe de grandes disparités géographiques : les zones urbaines sont bien dotées au détriment des zones rurales. 4. Des besoins d emploi en tension Les besoins de main d œuvre et les offres d emploi du sanitaire et social ne sont pas tous transmis à Pôle Emploi et sont ainsi difficilement identifiable de manière exhaustive. Ils permettent néanmoins d identifier les tendances sur le marché du travail et de percevoir les tensions majeures. 157 P age
158 Besoin de main d œuvre en Aveyron pour l année 2011 Aveyron Midi-Pyrénées Métiers Projets de recrutement Difficultés à recruter Projets de recrutement Difficultés à recruter Assistantes maternelles % ,9% Sages-femmes % 15 59,9% Infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices ,3 % ,9% Aides à domicile et travailleuses familiales 84 80,4 % ,9% Autres professionnels paramédicaux (masseurs kinésithérapeutes, diététicien, ) 40 74,6% ,2% Professionnels de l animation socioculturelle (animateurs et directeurs % ,9% Spécialistes de l appareillage médical 29 47,6 % 66 43,9% Aides-soignants (dont aides médicopsychologiques, auxiliaires de puériculture) ,4 % ,1% Educateurs spécialisés 28 3,6 % ,9% Professionnels de l action sociale (assistants sociaux, conseillers en économie sociale et 10 0 % ,7% familiale) Total ,6 % % Source : Pôle emploi Les besoins de main d œuvre de l Aveyron dans le secteur sanitaire et social représentent près de 9% des besoins de main d œuvre régionaux. Or, les tensions sont nettement exprimées sur les métiers d infirmiers et d aides à domiciles ainsi que sur les professions paramédicales Marché de l emploi par métier en 2009 Aveyron Midi-Pyrénées Tx de Tx de Offre Demande tension 8 Offre Demande tension Infirmiers généralistes , ,11 Aide-soignant , ,76 Masseur Kinésithérapeute 9 0 > ,72 Psychomotricien 8 0 > ,27 Cadre de services médicaux ou paramédicaux 7 0 > ,95 Intervenant action sociale , ,47 Educateur intervenant éducatif , ,52 Ambulancier , ,84 Intervenant à domicile , ,63 Intervenant auprès d'enfants , ,28 Ergothérapeute ,42 Technicien en Imagerie médicale ,58 Total Source : Pôle Emploi 8 Rapport entre l offre d emploi et la demande d emploi 158 P age
159 Les offres d emploi de l Aveyron dans le secteur sanitaire et social représentent 5,2% du volume régional, la demande d emploi représentant 7,1%. Par ailleurs, les taux de tension sont élevés sur de nombreux métiers et plus particulièrement sur les infirmiers, les aides-soignants, les professionnels de la rééducation et les cadres. Le besoin de main d œuvre dans le secteur est ainsi réel face à des difficultés de recrutement largement exprimées dans l enquête besoin de main d œuvre. 5. L offre de formation sanitaire et sociale En Aveyron, 66% des effectifs préparent une formation de niveau, proportion supérieure à la valeur départementale tous secteurs de formation confondus, 53%. Cette situation est accentuée en ce qui concerne la formation continue avec 89% de l offre proposant un titre ou un diplôme de niveau. La très grande majorité de l offre est localisée à Rodez. Il en résulte potentiellement un frein à l accès aux formations selon le lieu d habitation ou de travail des candidats potentiels. Néanmoins, une offre de formation, bien que nécessairement plus limitée, est proposée dans d autres communes offrant ainsi une meilleure couverture du territoire, tant en formation initiale que continue. Offre de formation dans le secteur sanitaire et social en Aveyron ille Niveau de formation Intitulé de la formation Organisme de Formation MILLAU SAINT- AFFRIQUE III Préparation au concours d Infirmier Institut de formation en III Infirmier soins infirmiers du Sud Aide-soignant Aveyron Préparation aux concours du secteur sanitaire et à III social GRETA Sud Aveyron Auxiliaire de vie sociale CAP Petite Enfance Préqualification aux métiers du sanitaire et du social Actions formations BEP Carrières Sanitaires et Sociales Lycée Professionnel Jeanne d Arc I ST2S Sciences et Technologie de la Santé et du Social BEPA Services aux personnes Lycée Général et technologique St Gabriel Lycée Professionnel Agricole axergues Charles Paliès 159 P age
160 ille RODEZ Niveau de formation III III Intitulé de la formation Infirmier Préparation au concours d Infirmier Aide-soignant Auxiliaire de puériculture Organisme de Formation Institut de formation en soins infirmiers de Rodez Aides-soignants Institut de Formation des Aides-soignants de la Ambulancier Croix Rouge à III Préparation aux concours du sanitaire et social CAP Petite Enfance Mention Complémentaire Aide à Domicile Assistants maternels Aide Médico-psychologique GRETA Quercy Rouergue Institut St Simon / GRETA Quercy Rouergue Auxiliaire de ie Sociale UDSMA Assistant de ie aux Familles AFPA Appui Préparations aux concours du secteur sanitaire et social III III à III I Banc d essais sanitaire et social Préqualification aux métiers du sanitaire et du social BTS Services et prestations du secteur sanitaire et social BTS Economie Sociale et Familiale BEP Carrières Sanitaires et Sociales Préparation concours du sanitaire et social ST2S Sciences et Technologie de la Santé et du Social Mention Complémentaire Aide à Domicile BEP Carrières Sanitaires et Sociales CAP Petite Enfance Option préparation Auxiliaire de Puériculture Atout Formations Lycée Centre de formation Charles Carnus Lycée Professionnel Ferdinand Foch Lycée Technologique Louis Querbes NAUCELLE CAPA Services en Milieu Rural MFR de Naucelle RIGNAC ILLEFRANCHE- DE-ROUERGUE I Bac Pro Services en Milieu Rural Lycée Agricole Horticole BEPA Services aux Personnes de Rignac Auxiliaire de ie Sociale Lycée Professionnel Agricole - Centre de BEPA Services aux personnes formation François Marty Source : Bureau territorial Organismes de formation Inspection d académie de Toulouse DRASS DRAF Carif Oref Midi-Pyrénées Centre d Information et d Orientation 160 P age
161 6. Une adéquation emploi-formation à renforcer Extrait du diagnostic territorial de l Aveyron dans le domaine sanitaire et social juin 2009 Une adéquation emploi/formation insuffisante pour les métiers : D infirmier et d aide-soignant imposant un travail sur l attractivité des postes et une vigilance sur les effectifs afin de répondre aux besoins de main-d œuvre salariée considérables ; De masseur-kinésithérapeute incitant d une part à une réflexion pour limiter la fuite vers l exercice libéral et d autre part à envisager une réflexion sur l attractivité des conditions d emploi pour offrir des contrats moins précaires (nombreux postes à temps non complet) ; D éducateur incitant à l ouverture de formations délocalisées et adaptées à l évolution des besoins de main-d œuvre en partenariat avec les organismes de formation de la région ; De manipulateur en électroradiologie médicale au niveau régional encourageant l ouverture d une nouvelle formation à Rodez disposant du matériel technique adéquat. 161 P age
162 LA SITUATION EN HAUTE-GARONNE Une démographie en forte croissance face à un vieillissement modéré Source : INSEE La population de la Haute-Garonne se caractérise par trois grandes particularités : Une forte densité de population, 188 hab./km², et un taux d urbanisation de 82,1 %. Ces données sont non seulement les plus élevées de toute la région Midi-Pyrénées, mais également supérieures aux moyennes nationales. Cela démontre l impact urbain de ce territoire très contrasté. En effet, le poids de la métropole régionale est très important dans l'un des départements les plus déséquilibrés de France du point de vue de la répartition de la population : l'aire urbaine rassemble 90 % de la population du département sur 57 % de son territoire, soit une densité de population de 300 hab./km² contre 35 hab./km² dans le Comminges ; Une croissance démographique exceptionnelle, la plus forte des départements français, à un rythme qui atteint 1,8 % par an et s'accélère depuis les années 90. En 2008, le département de la Haute-Garonne compte habitants, contre en Ces chiffres témoignent d une attractivité considérable du territoire et plus particulièrement de l aire urbaine de Toulouse. Par ailleurs, les données de l INSEE indiquent que l augmentation globale de la population sur le territoire est due à la fois à un solde migratoire et à un solde naturel positifs ; Un vieillissement modéré de la population en raison d une forte natalité et de l'arrivée de jeunes migrants qui freinent le vieillissement de la population. L indice de vieillissement du département est de 58,1, contre 82,9 au niveau régional et 66,8 au niveau national. Cependant, la part des personnes de 15 à 44 ans diminue, -3 %, tandis que celle des personnes de plus de 45 ans augmente, +4 %. Le département de la Haute-Garonne, hors Comminges, affiche un taux de chômage équivalent au taux régional, avec 9,5 % de la population active du territoire au chômage au cours du dernier trimestre 2010, contre 9,2 % pour la région Midi-Pyrénées. Le pourcentage de foyers fiscaux non imposables en 2008 s élève à 41,9%, soit le pourcentage le plus faible de la région Midi-Pyrénées, et une proportion de 11,6% de la population vivant avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté contre 13,6 % en Midi- Pyrénées. Pour autant, la Haute-Garonne est également de département de Midi-Pyrénées qui affiche les écarts de revenus les plus importants au sein de la population. 162 P age
163 Principaux minima sociaux et dispositifs d intervention au 01/01/2008 Prestations Revenu Minimum d Insertion Midi-Pyrénées Haute- Garonne France Nombre d'allocataires Nombre d allocataires du RMI pour 1000 personnes de 20 à 59 ans 30,4 31,5 30,9 Allocation supplémentaire du minimum vieillesse Nombre d'allocataires Allocataires/100 pers 65 ans ou plus 6,8 6,2 5,1 Allocation aux adultes handicapés Nombre d'allocataires personnes de 20 ans et plus 19,4 14,4 16,9 Allocation de Solidarité Spécifique Nombre d'allocataires % population active 1,11 0,94 1,08 Allocation de parent isolé (API) Nombre d'allocataires femmes de 15 à 49 ans 10,7 10,2 12,2 Maladie Universelle % couverture de la population 5,8 6 6,1 Allocation de logement à caractère social (ALS) Nombre d'allocataires Source : Statiss Une offre de services sanitaires et sociaux orientée vers la jeunesse En accord avec la structure et l évolution de la population, l offre de services sanitaires et sociaux de la Haute-Garonne se caractérise par une offre conséquente dans le secteur hospitalier et dans le secteur de l enfance : Le taux d équipement en court séjour hospitalier est de 2,05 en Haute-Garonne contre 1,97 en Midi-Pyrénées ; Le taux d équipement en accueil collectif du jeune enfant est 170,93 en Haute- Garonne contre 128,40 en Midi-Pyrénées. Par contre, les équipements à destination des personnes âgées se situent plutôt en deça des niveaux régionaux. Enfin, il existe toujours une très grande hétérogénéité à l échelle du département entre zones urbaines et zones rurales. 163 P age
164 Par ailleurs, en Haute-Garonne, les bénéficiaires de l APA au 31 décembre 2008 représentent 10 % des personnes âgées de 60 ans et plus. Dans 70 % des cas, les retraités sont bénéficiaires de l APA à domicile. Ce pourcentage est à peine supérieur à celui de la région Midi-Pyrénées, 67,7 %, et de la France, 60 %. Taux d équipements sanitaires et sociaux en Haute-Garonne au 01/01/2008 Midi-Pyrénées Haute- Garonne France Court séjour hospitalier Médecine 1,97 2,05 2,12 Taux d équipement en lits et places Chirurgie 1,57 1,86 1,58 pour 1000 habitants Gynécologie obstétrique 1,40 1,41 1,57 Psychiatrie Lits hospitalisation complète 1,40 1,54 1,13 Taux d équipement pour 1000 habitants Personnes âgées Taux d'équipement pour habitants de 75 ans et plus Handicapés Lits ou places pour adultes de 20 à 59 ans Enfance et jeunesse handicapées Taux d'équipement global pour 1000 jeunes de moins de 20 ans Aide sociale à l enfance Lits pour jeunes de moins de 20 ans Hébergement et réadaptation sociale Nombre de places pour adultes de 20 à 59 ans Accueil du jeune enfant Taux d équipement pour 1000 enfants nés au cours des 3 dernières années Source : Statiss 2008 Equipement global 1,84 1,75 1,5 Structures d hébergement pour personnes âgées 111,25 106, Places de services de soins à domicile 19,25 17,64 17,40 Lits médicalisés 96,32 82,39 97,7 Bénéficiaires de l APA Bénéf. pour 1000 personnes de 75 ans et + 239,95 224,62 203,2 Maison d Accueil spécialisée 1,10 0,77 0,60 Foyer d'accueil médicalisé 0,71 0,48 0,42 Foyer de vie 1,62 1,15 1,17 Etablissement et Service d'aide par le Travail (ESAT) 3,42 2,52 3,26 Entreprise adaptée 0,53 0,54 0,56 Lits-places d'enfants handicapés Lits des établissements de l'aide sociale à l'enfance Centre d hébergement et de réadaptation sociale 11,28 10,73 8,9 4,65 4,17 4,38 0,71 0,94 1,04 Accueil collectif 128,40 170, P age
165 3. Etablissements et professionnels du secteur sanitaire et social Sur le territoire de la Haute-Garonne, plus de établissements du secteur sanitaire et social sont recensés. Ce chiffre inclut les professions libérales et les différents sites géographiques d un même établissement. Globalement, le nombre d établissements du secteur sanitaire et social a augmenté de plus de 6 % entre 2004 et 2007, alors qu il a augmenté de 3 % sur l ensemble de la région Midi-Pyrénées. Statut des établissements sanitaires et sociaux en Haute-Garonne Privé lucratif Privé non lucratif Public Total ,7% 37,4% 23,7% 100% Source : FINESS L offre de services sanitaire et sociaux du département est principalement rendue par des établissements privés qu ils soient lucratifs ou non lucratifs. Etablissements sanitaires et sociaux en Haute-Garonne Type d établissement Nombre d établissements % Effectifs % Établissements de santé ,9% ,2% Activités hospitalières 145 2,7% ,9% Laboratoires d'analyses 143 2,6% ,9% Soins de proximité ,6% 208 0,4% Établissements d'action sociale 352 6,5% ,7% Transports sanitaires 128 2,3% 940 1,7% Services d'aide à domicile 151 2,8% ,2% Établissements pour personnes âgées 157 2,9% ,8% Établissements pour personnes handicapées 143 2,6% ,6% Accueils et gardes d enfants 222 4,1% ,7% TOTAL % % Source : INSEE Clap 2006 Les établissements sont majoritairement implantés sur la commune de Toulouse qui rassemble 48 % d entre eux. Les établissements du secteur sanitaire et social se caractérisent par : Une majorité d établissements de santé, 78,9 %, et notamment de soins de proximité. Cette proportion est la plus élevée de toute la Région Midi- Pyrénées, témoignant d une forte présence des professionnels libéraux ; Une très forte représentation des structures d accueil et de garde d enfants, 4,1 %, soit le taux le plus élevé de la région ; 165 P age
166 Des structures d aide à domicile peu nombreuses, 2,8 % des établissements, contre 4 % pour l ensemble de la région ; Un nombre limité d établissements pour personnes handicapées, 2,6 %, et d établissements pour personnes âgées, 2,9 %. Ces deux proportions sont les plus faibles de la région Midi-Pyrénées. Ainsi, il apparaît que les services à destination des personnes âgées et des personnes handicapées sont moins nombreux que dans les autres départements de Midi-Pyrénées. Par contre, les structures de petite enfance qui proposent un service nécessaire à l accueil de jeunes actifs sur le territoire sont extrêmement nombreuses, appuyant la forte attractivité du territoire pour une population jeune. Professionnels de santé exerçant en libéral au 01/01/08 en Haute-Garonne Professions Midi-Pyrénées Haute- Garonne Sages femmes Nombre Infirmiers diplômés d'etat Nombre Densité Masseurs kinésithérapeutes Nombre Densité Orthophonistes Nombre Orthoptistes Nombre Source : DRASS Midi-Pyrénées - DREES Le département de la Haute-Garonne est globalement bien pourvu en professionnels de santé libéraux. Par contre, il existe les disparités sont notables entre la zone de Toulouse et sa périphérie plutôt sur-dotée et le reste du territoire présentant parfois des carences en termes de professionnels de santé libéraux. 4. Des besoins d emploi volumineux Les besoins de main d œuvre et les offres d emploi du sanitaire et social ne sont pas tous transmis à Pôle Emploi et sont ainsi difficilement identifiable de manière exhaustive. Ils permettent néanmoins d identifier les tendances sur le marché du travail et de percevoir les tensions majeures. 166 P age
167 Besoin de main d œuvre en Haute-Garonne pour l année 2011 Haute-Garonne Midi-Pyrénées Métiers Projets de recrutement Difficultés à recruter Projets de recrutement Difficultés à recruter Aides à domicile et travailleuses familiales ,1% ,9% Assistantes maternelles ,7% ,9% Spécialistes de l appareillage médical 24 64,4% 66 43,9% Professionnels de l action sociale (assistants sociaux, conseillers en économie sociale et ,7% ,7% familiale) Professionnels de l animation socioculturelle (animateurs et directeurs ,1% ,9% Aides-soignants (dont aides médico - psychologiques, auxiliaires de puériculture) ,8% ,1% Sages-femmes 13 55,6% 15 59,9% Autres professionnels paramédicaux (masseurs kinésithérapeutes, diététicien, ) 81 44,1% ,2% Infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices ,1% ,9% Educateurs spécialisés ,4% ,9% Total ,91% % Source : Pôle emploi Les besoins de main d œuvre de la Haute-Garonne représentent 56% des besoins de main d œuvre régionaux. De plus, les tensions sont nettement exprimées sur de très nombreux métiers : aide à domicile, assistante maternelle, spécialiste de l appareillage médical, professionnel de l action sociale, aide-soignant et sage-femme. L enjeu de la réponse aux besoins d emploi est très fort sur ce département. Marché de l emploi par métier en 2009 Haute-Garonne Midi-Pyrénées Tx de Tx de Offre Demande tension 9 Offre Demande tension Infirmier généraliste , ,11 Cadre de services médicaux ou paramédicaux , ,95 Aide-soignant , ,76 Intervenant à domicile , ,63 Ambulancier , ,84 Masseur Kinésithérapeute , ,72 Technicien en Imagerie médicale , ,58 Psychomotricien , ,27 Intervenant action sociale , ,47 Intervenant auprès d'enfants , ,28 Educateur intervenant éducatif , ,52 Ergothérapeute ,42 Total Source : Pôle Emploi 9 Rapport entre l offre d emploi et la demande d emploi 167 P age
168 Les offres d emploi de la Haute-Garonne dans le secteur sanitaire et social représentent 58% du volume régional, la demande d emploi représente également un volume conséquent du volume régional, 43,5%. Par ailleurs, les taux de tension sont élevés sur plusieurs métiers, dont infirmier, cadre des services paramédicaux, aide-soignant, intervenant à domicile et ambulancier, confortant le besoin de main d œuvre dans le secteur et les difficultés de recrutement exprimées dans l enquête besoin de main d œuvre. 5. L offre de formation sanitaire et sociale Les effectifs en formation sanitaire et social sont pour 42 % d entre eux sur des formations de niveau, proportion supérieure à la valeur départementale tous secteurs de formation confondus, 37 %, mais qui reste nettement plus faible que ce qui est observé dans tous les autres départements de Midi-Pyrénées. Cette situation est accentuée pour la formation continue, avec 71 % de l offre proposant un titre ou un diplôme de niveau. La très grande majorité de l offre est localisée à Toulouse, qui rassemble 76 % des effectifs. Il en résulte potentiellement un frein à l accès aux formations selon le lieu d habitation ou de travail des candidats potentiels. Néanmoins, une offre de formation, bien que nécessairement plus limitée, est proposée dans d autres communes, offrant ainsi une meilleure couverture du territoire, tant en formation initiale que continue. ille Offre de formation dans le secteur sanitaire et social en Haute-Garonne Niveau de formation Intitulé de la formation COLOMIERS à III Appui prépas concours sanitaires et sociaux Organisme de formation Centre pédagogique polyvalent de L'Union DONNEILLE BEPA Services aux personnes MFR Donneville L'UNION à III Appui prépas concours sanitaires et sociaux Centre pédagogique polyvalent de L'Union MONTASTRUC BEPA Services aux personnes LA CONSEILLERE I Bac Pro Services en milieu rural Lycée privé l'oustal BEPA Services aux Personnes Banc d essai sanitaire et social MANE à III Préqualification aux métiers du sanitaire et du social Préparation aux concours du sanitaire et social Auxiliaire de ie Sociale Accompagnement AE DEAS/AF Accompagnement AE DEAMP Maison Familiale et Rurale de Mane 168 P age
169 ille Niveau de formation Intitulé de la formation Organisme de formation I Bac Sciences et technologies de la santé et du social Lycée Pierre d'aragon BEP Carrières sanitaires et sociales III III Diplôme de conseiller en économie sociale et familiale BTS Économie sociale et familiale École privée la Pradette III BTS Services et prestations des secteurs sanitaire et social CAP Monteur en optique lunetterie MURET I I CAP Prothésiste dentaire BEP Optique lunetterie BP Prothésiste dentaire BTM Prothésiste dentaire CFA de la Chambre de métiers de la Haute- Garonne III BTMS Prothésiste dentaire III BTS Opticien lunettier Diplôme d'aide médico-psychologique III BTS Services et prestations des secteurs sanitaire et social GRETA Garonne Préqualification aux métiers du secteur sanitaire et social LA Conseils Diplôme d'auxiliaire de vie sociale Banc d'essai sanitaire et social RAMONILLE Préqualification aux métiers du secteur sanitaire et social Certificat d'employé familial - Garde d'enfants ADRAR Certificat d'employé familial à III Appui prépas concours sanitaires et sociaux Centre pédagogique polyvalent de L'Union RIEUMES CAPA Services en milieu rural BEPA Services aux personnes Lycée privé le Saves I Bac Sciences et technologies de la santé et du social Lycée Ozenne I Bac Sciences et technologies de la santé et du social Lycée Jolimont TOULOUSE I BEP Carrières sanitaires et sociales Bac Sciences et technologies de la santé et du social Lycée privé Ste Marie de Nevers I Bac Sciences et technologies de la santé et du social Lycée privé Ste Marie des Champs 169 P age
170 ille TOULOUSE Niveau de formation I III III III Intitulé de la formation BEP Carrières sanitaires et sociales BEP Carrières sanitaires et sociales Diplôme d'aide-soignant Diplôme d'auxiliaire de puériculture Bac Sciences et technologies de la santé et du social Diplôme de conseiller en économie sociale et familiale BTS Économie sociale et familiale BTS Diététique Organisme de formation Lycée privé Emilie de Rodat Lycée Hélène Boucher Lycée privé Institut Limayrac Diplôme d'auxiliaire de vie sociale Centre de formation I Diplôme de technicien de l'intervention sociale et familiale permanente Institut Limayrac I BP Préparateur en pharmacie CFA de la Pharmacie CAP Prothésiste dentaire École dentaire I BP Prothésiste dentaire française privée à III à III III III III II I III CAP Petite Enfance Diplôme d'auxiliaire de vie sociale Diplôme d'aide-soignant parcours partiel Certificat Professionnel d'agent d'accompagnement auprès des personnes âgées dépendantes Assistant maternel Appui prépas concours sanitaires et sociaux Titre professionnel Assistant de vie aux familles Certificat de moniteur d'atelier Appui prépas concours sanitaires et sociaux Diplôme d'aide médico-psychologique Diplôme d'assistant familial Certificat de moniteur d'atelier Diplôme d'éducateur spécialisé Diplôme d'éducateur technique spécialisé Diplôme d'éducateur de jeunes enfants Diplôme de médiateur familial Diplôme de moniteur éducateur Diplôme d'éducateur spécialisé GRETA Garonne AFPA Association Lieu Ressource Formation Institut Saint Simon Erasme - CRFMS 170 P age
171 ille TOULOUSE Niveau de formation III Intitulé de la formation Diplôme d'infirmier Organisme de formation IFSI Toulouse Marchant I Diplôme de sage-femme Hôpital La Grave Diplôme d'aide-soignant IFSI Toulouse CHU III Diplôme d'infirmier Rangueil II II II II I III III II I III III III III II II II II Diplôme de manipulateur en électroradiologie médicale Certificat de capacité d'orthophoniste Certificat de capacité d'orthoptiste Diplôme de psychomotricien Diplôme d'aide-soignant Diplôme d'ambulancier Diplôme d'auxiliaire ambulancier Diplôme de technicien de l'intervention sociale et familiale Diplôme d'assistant de service social Diplôme d'infirmier Diplôme de médiateur familial Diplôme d'aide-soignant Diplôme d'auxiliaire de puériculture Diplôme d'aide médico-psychologique Diplôme de moniteur éducateur Diplôme de puériculteur Diplôme d'éducateur de jeunes enfants Diplôme d'éducateur spécialisé Diplôme d'assistant de service social Diplôme d'infirmier anesthésiste Diplôme d'infirmier de bloc opératoire Diplôme de masseur-kinésithérapeute Diplôme de pédicure podologue - Diplôme de cadre de santé II I Certificat d'aptitude aux fonctions d'encadrement et de responsable d'unité d'intervention sociale Certificat d'aptitude aux fonctions de directeur d'établissement ou de service d'intervention sociale CHU Rangueil Faculté de médecine de Rangueil Croix-Rouge Française IFRASS CHU Purpan Institut régional de formation des cadres de santé Centre régional pour la formation et le perfectionnement aux fonctions de direction 171 P age
172 ille Niveau de formation Intitulé de la formation Organisme de formation Aide-soignant Institut de Formation des Aides-soignants de St Gaudens à III Préparation aux concours du secteur sanitaire et social Module obligatoire AE DEAS Assistante maternelle Accompagnement AE DEAP / DEAMP / CAP Petite Enfance Employé familial Titre FEPEM GRETA Comminges Luchonnais MC Aide à domicile SAINT GAUDENS CAP Assistant Technique en Milieu Familial et Collectif I Accompagnement à la AE EJE / Moniteur éducateur Employé Familial Polyvalent (FOAD) CQP assistant de ie (FOAD) ADRAR I CAPA Services en Milieu Rural BEPA Services aux Personnes Bac Pro Services en Milieu Rural Lycée professionnel Agricole du Comminges BEP Carrières Sanitaires et Sociales Lycée d'enseignement Professionnel Casteret Source : Bureau territorial Organismes de formation Inspection d académie de Toulouse DRASS DRAF Carif Oref Midi-Pyrénées Centre d Information et d Orientation 6. Une adéquation emploi-formation à renforcer Extrait du diagnostic territorial de la Haute-Garonne hors Comminges dans le domaine sanitaire et social juin 2010 et du diagnostic territorial de la Haute-Garonne hors Comminges dans le domaine sanitaire et social octobre 2009 Une adéquation emploi/formation insuffisante pour les métiers : D infirmier, imposant un travail sur l attractivité des postes et une vigilance sur les effectifs afin de répondre aux besoins de main-d œuvre salariée conséquents ; De la petite enfance, incitant à réfléchir à une revalorisation des conditions de travail et à un approfondissement dans la connaissance des besoins réels des employeurs en fonction des diplômes existants, avant d envisager véritablement un aménagement de l offre de formation ; 172 P age
173 D aide-soignant et d aide à domicile, amenant la question de l attrait puis de la fidélisation des salariés dans les établissements et les territoires ruraux. Cela nécessite une réflexion sur l attractivité des conditions d emploi, sur la valorisation des métiers et sur le développement de l accompagnement pour l accès aux formations ; De l encadrement (cadre de santé, cadre de la petite enfance, responsable de secteur aide à domicile ), indiquant un besoin de développement des compétences en management et mettant en avant l intérêt de la réalisation d une étude approfondie sur les formations de l encadrement et de direction ; D ambulancier et d auxiliaire ambulancier, plus particulièrement dans le Comminges, incitant à un approfondissement de la connaissance des besoins afin de les quantifier véritablement et de mesurer la nécessité de formation délocalisée ; De masseur-kinésithérapeute spécifiquement dans le Comminges incitant d une part à une réflexion pour limiter la fuite vers l exercice libéral et d autre part à envisager une réflexion sur l attractivité des conditions d emploi pour offrir des contrats moins précaires. 173 P age
174 LA SITUATION DANS LE GERS Un département rural et un vieillissement continu Source : INSEE La population du Gers se caractérise par trois grandes particularités : Une densité de population la plus faible de la région, 29 hab./km², et un taux d urbanisation également très faible de 36,5 %, loin du niveau régional, 64 %. Ces deux éléments démontrent la très forte ruralité de ce territoire, pourtant proche de l agglomération toulousaine. Une reprise de croissance de la population au cours de la dernière décennie après une dizaine d années de baisse. En 2008, le Gers compte habitants avec un rythme de croissance entre 1999 et 2008 de 0,8 % par an. Si l évolution démographique du Gers reste inférieure à celle de la région Midi-Pyrénées, 1,2%/an, son dynamisme démographique est néanmoins remarquable compte tenu des situations antérieures de décroissance. Ces chiffres témoignent d une certaine attractivité du territoire, notamment à l extrémité Est du département, proche de l agglomération Toulousaine, qui connaît un dynamisme conséquent avec une croissance démographique qui irrigue de plus en plus largement le territoire. Une poursuite du vieillissement de la population avec une augmentation de 17 % de la proportion des plus de 75 ans dans la population globale. En parallèle, la proportion des moins de 30 ans continue de diminuer progressivement, avec une baisse de 5 %. Le département présente ainsi un indice de vieillissement parmi les plus élevés de la région Midi-Pyrénées, 115,8. Le département du Gers affiche un taux de chômage très inférieur au taux régional avec 6,8 % de la population active départementale au chômage au cours du dernier trimestre 2010, contre 9,2% pour la région Midi-Pyrénées. Par ailleurs, le pourcentage de foyers fiscaux non imposables en 2008 s élève à 54,4%, avec une légère diminution depuis 1999, et une proportion de 14,9% de la population vivant avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté soit une proportion médiane par rapport aux autres départements de la région. L intensité de la pauvreté y est ainsi plus faible qu en moyenne régionale ou nationale. Par contre, le Gers se caractérise par une pauvreté particulièrement marquée chez les personnes âgées de plus de 65 ans, ce qui s observe aisément avec une proportion d allocataires minimum vieillesse supérieure aux niveaux régional et national. 174 P age
175 Principaux minima sociaux et dispositifs d intervention au 01/01/2008 Prestations Midi-Pyrénées Gers France Revenu Minimum d Insertion Nombre d'allocataires Nombre d allocataires du RMI pour 1000 personnes de 20 à 59 ans 30,4 22,2 30,9 Allocation supplémentaire du minimum vieillesse Nombre d'allocataires Allocataires/100 pers 65 ans ou plus 6,8 8,4 5,1 Allocation aux adultes handicapés Nombre d'allocataires personnes de 20 ans et plus 19,4 22,7 16,9 Allocation de Solidarité Spécifique Nombre d'allocataires % population active 1,11 1,03 1,08 Allocation de parent isolé (API) Nombre d'allocataires femmes de 15 à 49 ans 10,7 8,1 12,2 Maladie Universelle % couverture de la population 5,8 4,6 6,1 Allocation de logement à caractère social (ALS) Nombre d'allocataires Source : Statiss Une offre de services sanitaires et sociaux faible L offre de services sanitaires et sociaux dans le département du Gers présente des taux d équipement très souvent inférieurs aux niveaux régionaux et nationaux : Le taux d équipement en structures d hébergement pour personnes âgées est de 95,83 dans le Gers, contre un taux de 111,25 en région Midi-Pyrénées, malgré un vieillissement continu de la population. Par contre, le taux d équipement à domicile est légèrement supérieur dans le Gers (21,63) qu au niveau régional (19,25) traduisant l importance d une facilitation de l accès au soin dans un département rural ; Le taux d équipement pour l accueil du jeune enfant est très faible et a diminué entre 2005 et 2008 (57 en 2005 et 46,39 en 2008) malgré un taux de natalité en légère augmentation. 175 P age
176 Enfin, les bénéficiaires de l APA au 31 décembre 2008 représentent 11,6 % des personnes âgées de 60 ans et plus. Dans 69 % des cas, les retraités sont bénéficiaires de l APA à domicile. Ce pourcentage est à peine supérieur à celui de la région Midi-Pyrénées, 67,7 %, et de la France, 60 %. Taux d équipements sanitaires et sociaux dans le Gers au 01/01/2008 Midi-Pyrénées Gers France Court séjour hospitalier Médecine 1,97 1,96 2,12 Taux d équipement en lits et places Chirurgie 1,57 0,82 1,58 pour 1000 habitants Gynécologie obstétrique 1,40 1,05 1,57 Psychiatrie Lits hospitalisation complète 1,40 1,31 1,13 Taux d équipement pour 1000 habitants Personnes âgées Taux d'équipement pour habitants de 75 ans et plus Handicapés Lits ou places pour adultes de 20 à 59 ans Enfance et jeunesse handicapées Taux d'équipement global pour 1000 jeunes de moins de 20 ans Aide sociale à l enfance Lits pour jeunes de moins de 20 ans Hébergement et réadaptation sociale Nombre de places pour adultes de 20 à 59 ans Accueil du jeune enfant Taux d équipement pour 1000 enfants nés au cours des 3 dernières années Source : Statiss 2008 Equipement global 1,84 1,73 1,5 Structures d hébergement pour personnes âgées 111,25 95, Places de services de soins à domicile 19,25 21,63 17,40 Lits médicalisés 96,32 95,04 97,7 Bénéficiaires de l APA Bénéf. Pour 1000 personnes de 75 ans et + 239,95 266,30 203,2 Maison d Accueil spécialisée 1,10 1,83 0,60 Foyer d'accueil médicalisé 0,71 1,63 0,42 Foyer de vie 1,62 1,51 1,17 Etablissement et Service d'aide par le Travail (ESAT) 3,42 3,90 3,26 Entreprise adaptée 0,53 0 0,56 Lits-places d'enfants handicapés Lits des établissements de l'aide sociale à l'enfance Centre d hébergement et de réadaptation sociale 11,28 16,28 8,9 4,65 4,26 4,38 0,71 0,28 1,04 Accueil collectif 128,40 46, P age
177 3. Etablissements et professionnels du secteur sanitaire et social Sur le territoire du Gers, plus de 800 établissements du secteur sanitaire et social sont recensés. Ce chiffre inclut les professions libérales et les différents sites géographiques d un même établissement. Globalement, le nombre d établissements du secteur sanitaire et social est resté stable entre 2004 et 2007, alors qu il a augmenté de 3 % sur l ensemble de la région Midi-Pyrénées. Statut des établissements sanitaires et sociaux dans le Gers Privé lucratif Privé non lucratif Public Total ,7% 30,2% 40,1% 100 % Source : FINESS Les établissements privés lucratifs et non lucratifs constituent la majorité des établissements du secteur sanitaire et social du département. Néanmoins, la proportion d établissements publics est la plus élevée de la région Midi-Pyrénées. Etablissements sanitaires et sociaux dans le Gers Type d établissement Nombre d établissements % Effectifs % Établissements de santé ,3 % % Activités hospitalières 43 5,2 % % Laboratoires d'analyses 21 2,5 % 96 1,1 % Soins de proximité ,5 % 84 1,0 % Établissements d'action sociale ,6 % % Établissements pour personnes handicapées 33 4,0 % % Établissements pour personnes âgées 40 4,8 % % Services d'aide à domicile 64 7,7 % % Transports sanitaires 32 3,9 % % Accueils et gardes d'enfants 22 2,7 % 45 0, 5% TOTAL % % Source : INSEE Clap 2006 Les établissements sont globalement bien répartis sur le territoire. En effet, la commune d Auch ne rassemble que 15 % des établissements et huit chefs lieux de canton, dispersés de manière homogène sur le territoire, rassemblent entre 3 et 6 % des établissements. Ainsi, malgré la ruralité du territoire, les services sanitaires et sociaux occupent le secteur de façon homogène. 177 P age
178 Les établissements du secteur sanitaire et social se caractérisent par : Une majorité d établissements de santé, 62,3 %, avec d un côté une proportion particulièrement élevée d établissements hospitaliers et de l autre côté la plus faible proportion de structures de soins de proximité ; Une représentation particulièrement élevée d établissements d action sociale, 14,6 % dans le Gers contre 8,5 % au niveau régional ; Des structures d aide à domicile nombreuses, 7,7 % des établissements, soit la proportion la plus importante de toute la région. Le Gers se caractérise par une forte implication des centres communaux et intercommunaux d action sociale dans les services à domicile. En effet, ils représentent la moitié des établissements de ce secteur. Professionnels de santé exerçant en libéral au 01/01/08 dans le Gers Professions Midi-Pyrénées Gers Sages femmes Nombre Infirmiers diplômés d'etat Nombre Densité Masseurs kinésithérapeutes Nombre Densité Orthophonistes Nombre Orthoptistes Nombre Source : DRASS Midi-Pyrénées - DREES Le territoire du Gers est globalement mal doté en offre de services de proximité de la part des professionnels libéraux. Cette constatation rejoint l observation préalable d une faible proportion d établissements de soins de proximité. Il existe des disparités géographiques importantes avec les zones périphériques situées au nord et au sud-ouest du territoire, peu ou sous-dotées, contre des zones centrales et à l est plutôt bien dotées. 4. Des besoins d emploi réels Les besoins de main d œuvre et les offres d emploi du sanitaire et social ne sont pas tous transmis à Pôle Emploi et sont ainsi difficilement identifiable de manière exhaustive. Ils permettent néanmoins d identifier les tendances sur le marché du travail et de percevoir les tensions majeures. 178 P age
179 Besoin de main d œuvre dans le Gers pour l année 2011 Métiers Gers Projets de recrutement Difficultés à recruter Midi-Pyrénées Projets de recrutement Difficultés à recruter Autres professionnels paramédicaux (masseurs kinésithérapeutes, diététicien, ) 9 82,3% ,2% Aides à domicile et travailleuses familiales 55 69,9% ,9% Infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices 81 68,5% ,9% Educateurs spécialisés 25 51,1% ,9% Professionnels de l animation socioculturelle (animateurs et directeurs Aides-soignants (dont aides médicopsychologiques, auxiliaires de puériculture) Professionnels de l action sociale (assistants sociaux, conseillers en économie sociale et familiale) % ,9% 72 25,3% ,1% 2 0% ,7% Assistantes maternelles ,9% Spécialistes de l appareillage médical 66 43,9% Sages-femmes 15 59,9% Total ,57% % Source : Pôle emploi Les besoins de main d œuvre du Gers représentent seulement 3% des besoins de main d œuvre régionaux. Pour autant, les tensions sont nettement exprimées sur les professions paramédicales, les aides à domicile, les infirmiers et les éducateurs spécialisés. Marché de l emploi par métier en 2009 Gers Midi-Pyrénées Tx de Tx de Offre Demande tension 10 Offre Demande tension Infirmier généraliste , ,11 Aide-soignant , ,76 Masseur Kinésithérapeute 9 0 > ,72 Ambulancier , ,84 Educateur intervenant éducatif , ,52 Intervenant action sociale , ,47 Intervenant à domicile , ,63 Intervenant auprès d'enfants , ,28 Psychomotricien ,27 Technicien en Imagerie médicale ,58 Ergothérapeute ,42 Cadre de services médicaux ou paramédicaux ,95 Total Source : Pôle Emploi 10 Rapport entre l offre d emploi et la demande d emploi 179 P age
180 Les offres d emploi du Gers dans le secteur sanitaire et social représentent 4% du volume régional, la demande d emploi ne représentant que 5,5%. Par ailleurs, les taux de tension sont élevés sur plusieurs métiers, dont infirmier, aidesoignant, masseur-kinésithérapeute, et ambulancier, confortant le besoin de main d œuvre dans le secteur et les difficultés de recrutement exprimées dans l enquête besoin de main d œuvre. 5. L offre de formation sanitaire et sociale L offre de formation dans le Gers est principalement concentrée sur les niveaux qui représentent plus de 67 % des effectifs en formations sanitaire et social, proportion très supérieure à la valeur départementale tous secteurs de formation confondus, 46 %. Cette situation est accentuée pour la formation continue professionnelle, avec 78 % de l offre proposant un titre ou un diplôme de niveau. La très grande majorité de l offre est localisée à Auch. Il en résulte potentiellement un frein à l accès aux formations selon le lieu d habitation ou de travail des candidats potentiels. Néanmoins, une offre de formation, bien que nécessairement plus limitée, est proposée dans d autres communes, permettant ainsi une meilleure couverture du territoire tant en formation initiale que continue. ille AUCH Offre de formation dans le secteur sanitaire et social dans le Gers Niveau de formation Intitulé de la Formation Organisme de formation III BEPA Services aux personnes BTSA Services en espace rural Lycée général et technologique Agricole Beaulieu Lavacant CAPA Services en milieu rural CFAA du Gers Lavacant BEP Carrières sanitaires et sociales Lycée privé oratoire BAC Sciences et technologies de la santé et du I Sainte Marie social Mention complémentaire Aide à Domicile Lycée professionnel BEP Carrières sanitaires et sociales Pardailhan Titre Assistant de vie aux familles AFPA Diplôme d'assistant familial Diplôme d'auxiliaire de vie sociale Préqualification aux métiers du sanitaire et social L'Essor Banc d'essai sanitaire et social à III Préparation aux concours paramédicaux et sociaux 180 P age
181 ille AUCH COLOGNE LECTOURE MASSEUBE Niveau de formation III III I Intitulé de la Formation Diplôme d'aide-soignant Diplôme d'infirmier Préparation au concours d'infirmier CAP Petite Enfance Employé Familial CAP Petite Enfance CAPA Services en milieu rural BEPA Services aux personnes CAP Assistant technique en milieu familial et collectif BEPA Services aux personnes CAP Petite Enfance BAC Services en milieu rural Organisme de formation IFSI du Gers GRETA Gascogne MFR de Cologne Lycée polyvalent Maréchal Lannes Lycée agricole privé Institut St Christophe Source : Bureau territorial Organismes de formation Inspection d académie de Toulouse DRASS DRAF Carif Oref Midi-Pyrénées Centre d Information et d Orientation 6. Une adéquation emploi-formation à renforcer Extrait du diagnostic territorial du Gers dans le domaine sanitaire et social mai 2010 Une adéquation emploi/formation insuffisante pour les métiers : D infirmier, imposant un travail sur l attractivité des postes et une vigilance sur les effectifs, afin de répondre à des besoins de main-d œuvre salariée conséquents ; De masseur-kinésithérapeute, d orthophoniste et d ergothérapeute, incitant d une part à une réflexion pour limiter la fuite vers l exercice libéral et d autre part à maintenir une vigilance sur ces métiers afin d envisager des formations délocalisées temporaires ; D ambulancier et d auxiliaire ambulancier, nécessitant une collaboration renforcée entre les différents partenaires du secteur, notamment les organismes de formation et les employeurs, pour une adaptation de l offre de la formation permettant une meilleure appréhension des contraintes du métier et des conditions de travail par les diplômés ; D aide-soignant et d aide à domicile, amenant la question de l accès aux dispositifs permettant la qualification des salariés déjà implantés sur le territoire, afin de limiter l impact du manque d attractivité géographique sur certaines zones. Par ailleurs, l une des particularités du Gers est la forte proportion d emploi public territorial sur ces deux métiers, exprimant des besoins importants en terme de formation continue et qualifiante ; D éducateur de jeunes enfants, incitant à une réflexion sur l attractivité des postes dont nombre d entre eux sont à temps non complet. 181 P age
182 LA SITUATION DANS LE LOT Une croissance démographique issue d un solde migratoire élevé Source : INSEE La population du Lot se caractérise par trois grandes particularités : Une faible densité de population, 32,5 hab/km², et un taux d urbanisation de 36,2 %, le plus faible de toute la région Midi-Pyrénées. Ces deux éléments démontrent la forte ruralité de ce territoire. Une accélération de la croissance démographique qui a commencé progressivement il y a une trentaine d années. L évolution démographique du Lot tend à rejoindre graduellement la croissance de la région Midi-Pyrénées. Ces chiffres témoignent d une attractivité croissante du territoire qui, de plus, est relativement homogène sur l ensemble du département. En effet, les zones urbaines autant que les zones rurales bénéficient de ces évolutions de population positive. Par ailleurs, les données de l Insee indiquent que l augmentation globale de la population sur le territoire est due exclusivement à un solde migratoire positif particulièrement élevé permettant de pallier le solde naturel négatif. Un vieillissement lent mais continu de la population avec une augmentation de seulement 1 % de la proportion des plus de 60 ans dans la population globale. Par contre, la proportion des plus de 75 ans a augmenté de 17 % depuis Le Lot est, avec le département du Gers, le département de Midi-Pyrénées présentant la plus forte proportion d habitants âgés de plus de 60 ans. En parallèle, la proportion des moins de 30 ans a diminué de plus de 6 %. Le département du Lot affiche un taux de chômage inférieur au taux régional avec 8,4 % de la population active départementale au chômage au dernier trimestre 2010, contre 9,2% pour la région Midi-Pyrénées. Par contre, le pourcentage de foyers fiscaux non imposables en 2008 s élève à 53,3%, soit un pourcentage supérieur à la proportion régionale, 48,9%, et une proportion de 15,3% de la population vivant avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté contre 13,6 % en Midi- Pyrénées. Le Lot fait partie des départements de Midi-Pyrénées pour lesquels le taux de pauvreté est le plus élevé. De même, le nombre de bénéficiaires des minima sociaux est globalement plus élevé qu à l échelle régionale et nationale. 182 P age
183 Principaux minima sociaux et dispositifs d intervention au 01/01/2008 Prestations Midi-Pyrénées Lot France Revenu Minimum d Insertion Nombre d'allocataires Nombre d allocataires du RMI pour 1000 personnes de 20 à 59 ans 30,4 25,4 30,9 Allocation supplémentaire du minimum vieillesse Nombre d'allocataires Allocataires/100 pers 65 ans ou plus 6,8 6,2 5,1 Allocation aux adultes handicapés Nombre d'allocataires personnes de 20 ans et plus 19,4 23,3 16,9 Allocation de Solidarité Spécifique Nombre d'allocataires % population active 1,11 1,43 1,08 Allocation de parent isolé (API) Nombre d'allocataires femmes de 15 à 49 ans 10,7 10,8 12,2 Maladie Universelle % couverture de la population 5,8 4,9 6,1 Allocation de logement à caractère social (ALS) Nombre d'allocataires Source : Statiss Une offre de services sanitaires et sociaux faible et orientée vers les services aux personnes âgées Dans le Lot, l offre de services sanitaires et sociaux est plutôt limitée par rapport à l offre régionale et à celle des autres départements de la région. Par contre, l offre à destination des personnes âgées intègre la prise en compte du vieillissement de la population : Le taux d équipement en structures d hébergement pour personnes âgées, 129,49 en 2008, fait partie des plus élevés de la région et est nettement supérieur au taux régional, 111,25 en 2008 ; Le taux d équipement en services de soins à domicile, 20,19 en 2008, est également légèrement supérieur au taux régional, 19,25 ; Le taux d équipement en lits médicalisés a très fortement augmenté atteignant le niveau de 115,72 places pour 1000 habitants de 75 ans et plus en 2008, contre 84,2 en P age
184 Enfin, les bénéficiaires de l APA au 31 décembre 2008 représentent 7,5 % des personnes âgées de 60 ans et plus, soit un taux parmi les plus faibles de la région. Dans 65,5 % des cas, les bénéficiaires ont l APA à domicile. Ce pourcentage est à peine inférieur à celui de la région Midi-Pyrénées, 67,7 %, mais supérieur à celui de la France, 60 %. Taux d équipements sanitaires et sociaux dans le Lot au 01/01/2008 Midi-Pyrénées Lot France Court séjour hospitalier Médecine 1,97 1,96 2,12 Taux d équipement en lits et places Chirurgie 1,57 1,28 1,58 pour 1000 habitants Gynécologie obstétrique 1,40 1,08 1,57 Psychiatrie Lits hospitalisation complète 1,40 1,17 1,13 Taux d équipement pour 1000 habitants Personnes âgées Taux d'équipement pour habitants de 75 ans et plus Handicapés Lits ou places pour adultes de 20 à 59 ans Enfance et jeunesse handicapées Taux d'équipement global pour 1000 jeunes de moins de 20 ans Aide sociale à l enfance Lits pour jeunes de moins de 20 ans Hébergement et réadaptation sociale Nombre de places pour adultes de 20 à 59 ans Accueil du jeune enfant Taux d équipement pour 1000 enfants nés au cours des 3 dernières années Source : Statiss 2008 Equipement global 1,84 1,62 1,5 Structures d hébergement pour personnes âgées 111,25 129, Places de services de soins à domicile 19,25 20,19 17,40 Lits médicalisés 96,32 98,06 97,7 Bénéficiaires de l APA Bénéf. Pour 1000 personnes de 75 ans et + 239,95 238,66 203,2 Maison d Accueil spécialisée 1,10 0,80 0,60 Foyer d'accueil médicalisé 0,71 0,10 0,42 Foyer de vie 1,62 2,37 1,17 Etablissement et Service d'aide par le Travail (ESAT) 3,42 3,90 3,26 Entreprise adaptée 0,53 1,36 0,56 Lits-places d'enfants handicapés Lits des établissements de l'aide sociale à l'enfance Centre d hébergement et de réadaptation sociale 11,28 10,82 8,9 4,65 4,33 4,38 0,71 0,66 1,04 Accueil collectif 128,40 108, P age
185 3. Etablissements et professionnels du secteur sanitaire et social Sur le territoire du Lot, un peu plus de 700 établissements du secteur sanitaire et social sont recensés. Ce chiffre inclut les professions libérales et les différents sites géographiques d un même établissement. Globalement, le nombre d établissements du secteur sanitaire et social est resté stable entre 2004 et 2007, alors qu il a augmenté de 3 % sur l ensemble de la région Midi-Pyrénées. Par ailleurs, 57 % ont entre 1 et 4 salariés, et représentent seulement 6 % des emplois du secteur sanitaire et social. Ainsi, un grand nombre d établissements ont un effectif limité, ce qui les rend plus vulnérables. Statut des établissements sanitaires et sociaux dans le Lot Privé lucratif Privé non lucratif Public Total ,2% 56,5% 21,3% 100% Source : FINESS L offre de services sanitaire et sociaux du département est très largement prise en charge par les établissements privés non lucratifs. Etablissements sanitaires et sociaux dans le Lot Type d établissement Nombre d établissements % Effectifs % Etablissements de santé ,8 % % Activités hospitalières 16 2,2% % Laboratoires d'analyse 7 1,0% 98 1,1% Soins de proximité ,6% 30 0,3% Établissements d action sociale 77 10,6 % % Établissements pour personnes âgées 50 6,9 % % Services d'aide à domicile 44 6 % % Transports sanitaires 31 4,3 % 183 2% Accueils et gardes d'enfants 26 3,6 % 161 1,9% Établissements pour personnes handicapées 21 2,9 % % TOTAL % % Source : INSEE Clap 2006 Les établissements sont majoritairement implantés dans la zone d emploi de Cahors, qui rassemble 53 % d entre eux. Les établissements du secteur sanitaire et social se caractérisent par : Une majorité d établissements de santé, 65,8 %, et notamment de soins de proximité. Cependant, cette proportion est parmi les plus faibles de toute la région Midi-Pyrénées ; 185 P age
186 Une forte représentation des établissements pour personnes âgées, 6,9 %, soit le taux le plus élevé de la région ; Une présence conséquente des structures d aide à domicile, 6 % par rapport aux autres départements de Midi-Pyrénées et à la moyenne régionale, 4 % ; Des structures de transports sanitaires nombreuses, 4,3 % des établissements, contre 3,2 % pour l ensemble de la région ; Un nombre limité d établissements pour personnes handicapées, 2,9 %, par rapport aux autres départements de Midi-Pyrénées. Ainsi, il apparaît que les services à destination des personnes âgées ou utilisés fréquemment par ces dernières sont particulièrement bien représentés dans le département du Lot. Professionnels de santé exerçant en libéral au 01/01/08 dans le Lot Professions Midi-Pyrénées Lot Sages femmes Nombre Infirmiers diplômés d'etat Nombre Densité Masseurs kinésithérapeutes Nombre Densité Orthophonistes Nombre Orthoptistes Nombre Source : DRASS Midi-Pyrénées - DREES Globalement, les densités de professionnels de santé sont faibles par rapport aux densités régionales. De plus, il existe des inégalités territoriales conséquentes. Ainsi, les zones situées aux extrémités nord et sud sont globalement déficitaires en médecins libéraux et en soins infirmiers, contrairement à la ville de Cahors et sa périphérie. 4. Des besoins d emploi largement exprimés Les besoins de main d œuvre et les offres d emploi du sanitaire et social ne sont pas tous transmis à Pôle Emploi et sont ainsi difficilement identifiable de manière exhaustive. Ils permettent néanmoins d identifier les tendances sur le marché du travail et de percevoir les tensions majeures. 186 P age
187 Besoin de main d œuvre dans le Lot pour l année 2011 Lot Midi-Pyrénées Métiers Projets de recrutement Difficultés à recruter Projets de recrutement Difficultés à recruter Infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices 60 86,3 % ,9% Aides-soignants (dont aides médicopsychologiques, auxiliaires de puériculture) 91 58,4 % ,1% Professionnels de l animation socioculturelle (animateurs et directeurs ,7 % ,9% Autres professionnels paramédicaux (masseurs kinésithérapeutes, diététicien, ) 13 34,4 % ,2% Educateurs spécialisés 41 10,7 % ,9% Aides à domicile et travailleuses familiales 41 0 % ,9% Professionnels de l action sociale (assistants sociaux, conseillers en économie sociale et 4 0 % ,7% familiale) Assistantes maternelles 30 0 % ,9% Spécialistes de l appareillage médical 66 43,9% Sages-femmes 15 59,9% Total ,9 % % Source : Pôle emploi Les besoins de main d œuvre dans le Lot dans le secteur sanitaire et social représentent près de 3,5% des besoins de main d œuvre régionaux. Par ailleurs, les tensions sont exprimées avec plus de modération que dans les autres départements. Néanmoins, elles existent malgré tout sur les métiers d infirmier et d aide-soignant. Marché de l emploi par métier en 2009 Lot Midi-Pyrénées Tx de Tx de Offre Demande tension 11 Offre Demande tension Infirmiers généralistes , ,11 Ergothérapeute 4 1 4, ,42 Aide-soignant , ,76 Ambulancier , ,84 Psychomotricien 7 0 > ,27 Cadre de services médicaux ou paramédicaux 11 0 > ,95 Intervenant action sociale , ,47 Educateur intervenant éducatif , ,52 Intervenant à domicile , ,63 Intervenant auprès d'enfants , ,28 Masseur Kinésithérapeute ,72 Technicien en Imagerie médicale ,58 Total Source : Pôle Emploi 11 Rapport entre l offre d emploi et la demande d emploi 187 P age
188 Les offres d emploi du Lot dans le secteur sanitaire et social représentent 4,6% du volume régional, la demande d emploi représentant 5,4%. Par ailleurs, les taux de tension sont élevés sur plusieurs métiers, notamment infirmier, aidesoignant, ambulancier, professionnel de la rééducation et cadre. Le besoin de main d œuvre dans le secteur est ainsi réel face à des difficultés de recrutement largement exprimées dans l enquête besoin de main d œuvre. 5. L offre de formation sanitaire et sociale Dans le Lot, 57 % des effectifs sont sur des formations de niveau, proportion supérieure à la valeur départementale tous secteurs de formation confondus, 44 %. Cette situation est accentuée pour la formation continue, avec 79 % de l offre proposant un titre ou un diplôme de niveau. La très grande majorité de l offre est localisée sur le pôle de formation Cahors Le Montat. Il en résulte potentiellement un frein à l accès aux formations selon le lieu d habitation ou de travail des candidats potentiels. Néanmoins, une offre de formation, bien que nécessairement plus limitée, est proposée dans d autres communes, offrant ainsi une meilleure couverture du territoire, tant en formation initiale que continue. ille CAHORS LACAPELLE MARIAL Offre de formation dans le secteur sanitaire et social dans le Lot Niveau de Organisme de Intitulé de la formation formation Formation BEP Carrières sanitaires et sociales CAP Assistant technique en milieu familial et collectif Lycée Clément Marot Bac Sciences et technologie de la santé et du I social Diplôme d aide-soignant Préparation au concours d aide-soignant IFSI de Cahors III Préparation au concours d infirmier III Diplôme d infirmier CAP Petite enfance Assistant de vie aux familles Greta Quercy Assistant familial Rouergue Employé familial polyvalent Ambulancier AFT IFTIM Auxiliaire ambulancier BEPA Services aux personnes CAPA Services en milieu rural CAP Petite enfance MFR Terrou 188 P age
189 ille FIGEAC Niveau de formation I à III à III III Intitulé de la formation CAP Assistant technique en milieu familial et collectif BEP Carrières sanitaires et sociales Préparation aux concours d aide-soignant et d auxiliaire de puériculture BAC Sciences et technologie de la santé et du social Préqualification aux métiers du sanitaire et social Banc d essai sanitaire et social Préparation aux concours paramédicaux et sociaux Préparation aux concours paramédicaux et sociaux Employé familial polyvalent Préparation au concours d infirmier Organisme de Formation Lycée Jeanne d Arc Centre de formation Arc en Ciel GRETA Quercy Rouergue GRAMAT III BTSA Services en espace rural CFPPA du Lot LE MONTAT à III I CAPA Services en milieu rural BEPA Services aux personnes DEAS Banc d essai sanitaire et social Préparation aux concours paramédicaux et sociaux BAC Services en milieu rural Lycée professionnel agricole Le Montat SOUILLAC Employé familial polyvalent IRFA Sud Tarn Source : Bureau territorial Organismes de formation Inspection d académie de Toulouse DRASS DRAF Carif Oref Midi-Pyrénées Centre d Information et d Orientation 6. Une adéquation emploi-formation à renforcer Extrait du diagnostic territorial du Lot dans le domaine sanitaire et social mai 2010 Une adéquation emploi/formation insuffisante pour les métiers : D infirmier imposant un travail sur l attractivité des postes et une vigilance sur les effectifs afin de répondre à des besoins de main-d œuvre salariée conséquents ; D aide-soignant, amenant la question de l accès aux dispositifs permettant la qualification des salariés déjà implantés sur le territoire, afin de limiter l impact du manque d attractivité géographique pour certaines zones ; De masseur kinésithérapeute, d orthophoniste, de psychomotricien et d ergothérapeute incitant d une part à une réflexion pour limiter la fuite vers l exercice libéral et d autre part à envisager une réflexion sur l attractivité des 189 P age
190 conditions d emploi pour offrir des contrats moins précaires (nombreux postes à temps non complet ; D éducateur, incitant à un approfondissement par la réalisation d une enquête spécifique afin de quantifier véritablement les besoins en fonction des diplômes (Moniteur Educateur, Educateur Technique Spécialisé, Educateur Spécialisé) et de mesurer la nécessité d ouvrir une formation délocalisée sur ce territoire ; D ambulancier et d auxiliaire ambulancier nécessitant une collaboration renforcée entre les différents partenaires du secteur, notamment les organismes de formation et les employeurs, pour une adaptation de l organisation de la formation permettant une meilleure appréhension des contraintes du métier et des conditions de travail par les diplômés. 190 P age
191 LA SITUATION DANS LES HAUTES-PYRENEES Une reprise de la croissance démographique Source : INSEE La population des Hautes-Pyrénées se caractérise par trois grandes particularités : Une densité de population moyenne, 51 hab/km², et un taux d urbanisation de 59,4%, proche du niveau régional, 64%. Ces deux éléments démontrent la situation intermédiaire de ce territoire, entre ruralité et urbanité. Une reprise de croissance de la population au cours de la dernière décennie après plusieurs dizaines d années de baisse. Si l évolution démographique des Hautes- Pyrénées reste très inférieure à celle de la région Midi-Pyrénées, son dynamisme démographique, bien que relatif, est remarquable compte tenu de la situation antérieure. Ces chiffres témoignent d une certaine attractivité du territoire qui n est cependant pas homogène sur l ensemble du département. En effet, la zone de Tarbes, plus urbaine, connaît des évolutions plus importantes que les zones de Lourdes et Lannemezan. De même, les communes situées à proximité de l axe autoroutier font état d augmentations plus conséquentes que les communes plus isolées. Une stabilisation du vieillissement de la population avec une augmentation de seulement 1 % de la proportion des plus de 60 ans dans la population globale. Par contre, la proportion des plus de 75 ans a augmenté de 10 % depuis En parallèle, la proportion des moins de 30 ans a diminué de 3 %. Le département des Hautes-Pyrénées affiche un taux de chômage légèrement supérieur au taux régional avec 9,8 % de la population active départementale au chômage au dernier trimestre 2010, contre 9,2% pour la région Midi-Pyrénées. De même, le pourcentage de foyers fiscaux non imposables en 2008 s élève à 51,6%, soit un pourcentage très légèrement supérieur à la proportion régionale, 48,9%, et une proportion de 13,5% de la population vivant avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté contre 13,6 % en Midi-Pyrénées. Les Hautes-Pyrénées font partie des départements de Midi- Pyrénées pour lesquels le taux de pauvreté est le plus faible. De même, le nombre de bénéficiaires des minima sociaux est globalement plus faible qu à l échelle régionale. 191 P age
192 Principaux minima sociaux et dispositifs d intervention au 01/01/2008 Prestations Revenu Minimum d Insertion Midi-Pyrénées Hautes- Pyrénées France Nombre d'allocataires Nombre d allocataires du RMI pour 1000 personnes de 20 à 59 ans 30,4 30,4 30,9 Allocation supplémentaire du minimum vieillesse Nombre d'allocataires Allocataires/100 pers 65 ans ou plus 6,8 6,5 5,1 Allocation aux adultes handicapés Nombre d'allocataires personnes de 20 ans et plus 19,4 26,1 16,9 Allocation de Solidarité Spécifique Nombre d'allocataires % population active 1,11 1,5 1,08 Allocation de parent isolé (API) Nombre d'allocataires femmes de 15 à 49 ans 10,7 12,2 12,2 Maladie Universelle % couverture de la population 5,8 5,6 6,1 Allocation de logement à caractère social (ALS) Nombre d'allocataires Source : Statiss Une offre de services important dans le domaine du handicap et de l action sociale Dans les Hautes-Pyrénées, l offre de services sanitaires et sociaux est globalement importante par rapport à l offre régionale et à celle des autres départements de la région, en particulier dans les domaines du handicap et de l aide sociale : Le taux d équipement en maisons d accueil spécialisées est passé de 1,58 en 2005 à 2,47 en 2008 et est nettement supérieur au taux régional, 1,10 en La situation est identique pour le taux d équipement en ESAT, passé de 5,48 en 2005 à 5,65 en 2008, contre un taux d équipement régional de 3,42 en 2008 ; Le taux d équipement de l aide sociale à l enfance est de 7,27 en 2008, contre 4,65 en Midi-Pyrénées. 192 P age
193 Enfin, les bénéficiaires de l APA au 31 décembre 2008 représentent 13,9 % des personnes âgées de 60 ans et plus, soit un taux parmi les plus élevés de la région. Dans 69 % des cas, les retraités sont bénéficiaires de l APA à domicile. Ce pourcentage est à peine supérieur à celui de la région Midi-Pyrénées, 67,7 %, et de la France, 60 %. Taux d équipements sanitaires et sociaux dans les Hautes-Pyrénées au 01/01/2008 Midi-Pyrénées Hautes- Pyrénées France Court séjour hospitalier Médecine 1,97 1,89 2,12 Taux d équipement en lits et places Chirurgie 1,57 1,56 1,58 pour 1000 habitants Gynécologie obstétrique 1,40 1,76 1,57 Psychiatrie Lits hospitalisation complète 1,40 1,95 1,13 Taux d équipement pour 1000 habitants Personnes âgées Taux d'équipement pour habitants de 75 ans et plus Handicapés Lits ou places pour adultes de 20 à 59 ans Enfance et jeunesse handicapées Taux d'équipement global pour 1000 jeunes de moins de 20 ans Aide sociale à l enfance Lits pour jeunes de moins de 20 ans Hébergement et réadaptation sociale Nombre de places pour adultes de 20 à 59 ans Accueil du jeune enfant Taux d équipement pour 1000 enfants nés au cours des 3 dernières années Source : Statiss 2008 Equipement global 1,84 2,48 1,5 Structures d hébergement pour personnes âgées 111,25 105, Places de services de soins à domicile 19,25 19,97 17,40 Lits médicalisés 96,32 103,98 97,7 Bénéficiaires de l APA Bénéf. Pour 1000 personnes de 75 ans et + 239,95 243,54 203,2 Maison d Accueil spécialisée 1,10 2,47 0,60 Foyer d'accueil médicalisé 0,71 2,18 0,42 Foyer de vie 1,62 0,79 1,17 Etablissement et Service d'aide par le Travail (ESAT) 3,42 5,65 3,26 Entreprise adaptée 0,53 0,29 0,56 Lits-places d'enfants handicapés Lits des établissements de l'aide sociale à l'enfance Centre d hébergement et de réadaptation sociale 11,28 17,15 8,9 4,65 7,27 4,38 0,71 1,04 1,04 Accueil collectif 128,40 99, P age
194 3. Etablissements et professionnels du secteur sanitaire et social Sur le territoire des Hautes-Pyrénées, plus de 1000 établissements du secteur sanitaire et social sont recensés. Ce chiffre inclut les professions libérales et les différents sites géographiques d un même établissement. Globalement, le nombre d établissements du secteur sanitaire et social est stable entre 2004 et 2007, alors qu il a augmenté de 3 % sur l ensemble de la région Midi-Pyrénées. Par ailleurs, 58 % ont entre 1 et 4 salariés, et représentent seulement 6 % des emplois du secteur sanitaire et social. Statut des établissements sanitaires et sociaux dans les Hautes-Pyrénées Privé lucratif Privé non lucratif Public Total ,7% 37,5% 28,8% 100% Source : FINESS L offre de services sanitaire et sociaux du département est très largement prise en charge par les établissements privés, qu ils soient lucratifs ou non lucratifs. Etablissements sanitaires et sociaux dans les Hautes-Pyrénées Type d établissement Nombre d établissements % Effectifs % Etablissements de santé ,1% % Activités hospitalières 47 4,5% % Laboratoires d'analyse 19 1,8% 206 1,5% Soins de proximité ,8% 62 0,4% Etablissements d'action sociale ,5% % Transports sanitaires 40 3,8% 251 2% Services d'aide à domicile 46 4,4% % Etablissements pour personnes âgées 37 3,5% % Etablissements de santé ,1% % Etablissements d'action sociale ,5% 89 1% TOTAL % % Source : INSEE Clap 2006 Les établissements sont majoritairement implantés dans la zone d emploi de Tarbes qui rassemble 68% d entre eux. De plus, dans les zones d emploi de Lourdes et Lannemezan, les établissements sont principalement concentrés au nord. Ainsi, les zones de montagne, excentrées, semblent être encore assez mal desservies. Les établissements du secteur sanitaire et social se caractérisent par : Une majorité d établissements de santé, 71,1 % et notamment de soins de proximité ; 194 P age
195 Une forte représentation des structures pour personnes handicapées, 4,4 % ; Un nombre limité d établissements pour personnes âgées (3,5 %) par rapport aux autres départements de Midi-Pyrénées. Par contre, les structures d aide à domicile sont plutôt bien présentes sur le territoire et complètent certainement l offre de services sanitaires et sociaux à destination des personnes âgées. Les Hautes-Pyrénées se caractérisent d ailleurs par une prépondérance nette des services prestataires qui représentent 70 % des services de l aide à domicile pour les personnes âgées. Professionnels de santé exerçant en libéral au 01/01/08 dans les Hautes-Pyrénées Professions Midi-Pyrénées Hautes- Pyrénées Sages femmes Nombre Infirmiers diplômés d'etat Nombre Densité Masseurs kinésithérapeutes Nombre Densité Orthophonistes Nombre Orthoptistes Nombre Source : DRASS Midi-Pyrénées - DREES Le territoire des Hautes-Pyrénées est globalement bien doté en offre de services de proximité de la part des professionnels libéraux. Il existe des disparités géographiques mais qui sont au profit des zones rurales présentant fréquemment des densités de professionnels libéraux importantes. 4. Des besoins d emploi importants dans un contexte de tension Les besoins de main d œuvre et les offres d emploi du sanitaire et social ne sont pas tous transmis à Pôle Emploi et sont ainsi difficilement identifiable de manière exhaustive. Ils permettent néanmoins d identifier les tendances sur le marché du travail et de percevoir les tensions majeures. 195 P age
196 Besoin de main d œuvre dans les Hautes-Pyrénées pour l année 2011 Hautes-Pyrénées Midi-Pyrénées Métiers Projets de recrutement Difficultés à recruter Projets de recrutement Difficultés à recruter Assistantes maternelles % ,9% Autres professionnels paramédicaux (masseurs kinésithérapeutes, diététicien, ) 48 69,3% ,2% Infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices ,2% ,9% Professionnels de l animation socioculturelle (animateurs et directeurs ,2% ,9% Educateurs spécialisés 55 47,7% ,9% Aides-soignants (dont aides médicopsychologiques, auxiliaires de puériculture) ,2% ,1% Aides à domicile et travailleuses familiales 48 40,4% ,9% Professionnels de l action sociale (assistants sociaux, conseillers en économie sociale et 5 0% ,7% familiale) Spécialistes de l appareillage médical 1 0% 66 43,9% Sages-femmes 15 59,9% Total ,7% % Source : Pôle emploi Les besoins de main d œuvre dans les Hautes-Pyrénées dans le secteur sanitaire et social représentent près de 6,6% des besoins de main d œuvre régionaux. Par ailleurs, face à ces besoins importants, les tensions sont exprimées en particulier sur les métiers d assistante maternelle, de professionnel paramédical et d infirmier. Marché de l emploi par métier en 2009 Hautes-Pyrénées Midi-Pyrénées Tx de Tx de Offre Demande tension 12 Offre Demande tension Infirmiers généralistes , ,11 Masseur Kinésithérapeute , ,72 Aide-soignant , ,76 Ambulancier , ,84 Psychomotricien 7 5 1, ,27 Ergothérapeute 4 0 > ,42 Intervenant action sociale , ,47 Educateur intervenant éducatif , ,52 Intervenant à domicile , ,63 Intervenant auprès d'enfants , ,28 Cadre de services médicaux ou paramédicaux ,95 Technicien en Imagerie médicale ,58 Total Source : Pôle Emploi 12 Rapport entre l offre d emploi et la demande d emploi 196 P age
197 Les offres d emploi des Hautes-Pyrénées dans le secteur sanitaire et social représentent 7,5% du volume régional, la demande d emploi représentant 7,9%. Par ailleurs, les taux de tension sont élevés sur plusieurs métiers, notamment infirmier, aidesoignant, ambulancier et professionnel de la rééducation. Le besoin de main d œuvre dans le secteur est ainsi réel face à des difficultés de recrutement largement exprimées dans l enquête besoin de main d œuvre. 5. L offre de formation sanitaire et sociale Dans les Hautes-Pyrénées, 68 % des effectifs sont sur des formations de niveau, proportion supérieure à la valeur départementale tous secteurs de formation confondus, 42 %. Cette situation est accentuée pour la formation continue avec 82% de l offre proposant un titre ou un diplôme de niveau. La très grande majorité de l offre est localisée à Tarbes. Il en résulte potentiellement un frein à l accès aux formations selon le lieu d habitation ou de travail des candidats potentiels. Par ailleurs, si une offre de formation, bien que nécessairement plus limitée, est proposée dans d autres communes offrant ainsi une meilleure couverture du territoire, elle demeure dans la partie nord du territoire. Offre de formation dans le secteur sanitaire et social dans les Hautes-Pyrénées ille BAGNERES DE BIGORRE Niveau de formation Intitulé de la formation BEP Carrières sanitaires et sociales CAP Assistant Technique en Milieu Familial et Collectif LANNEMEZAN Diplôme d'aide-soignant LOURDES TARBES I III III III I I Bac Sciences et technologies de laboratoire - Chimie BEP Carrières sanitaires et sociales CAP Petite Enfance Diplôme d'aide-soignant Préparation concours du para-médical IFSI BTS Economie sociale et familiale Diplôme de Conseiller en Economie sociale et familiale BAC Sciences et technologies de laboratoire - Biochimie BAC Sciences et techniques de la santé et du social Organisme de formation Lycée Professionnel ictor Duruy Institut de formation des Aides-soignants de Lannemezan Lycée la Serre de Sarsan Lycée Professionnel Reffye Lycée Marie Curie 197 P age
198 ille TARBES IC EN BIGORRE Niveau de formation III à III à III à III III III Intitulé de la formation Préparation concours para-médical IFSI CAP Petite Enfance Préparation concours sanitaire et social Préparation concours sanitaire et social Banc d essai sanitaire et social Préqualification aux métiers du sanitaire et social Préparation concours para-médical IFSI Préparation concours sanitaire et social Mention complémentaire Aide à Domicile Employé Familial Polyvalent Agent d accompagnement auprès des Personnes Agées et Dépendantes Préparation au CAP Petite Enfance Diplôme d'infirmier Diplôme d'auxiliaire de puériculture Diplôme d'auxiliaire de vie sociale Diplôme d'aide-soignant Organisme de formation Lycée Pradeau La Sède Institut de formation aux professions paramédical INFA GRETA Institut en Soins Infirmier de Tarbes Titre professionnel assistant de vie AFPA à III Préparation concours sanitaire et social Diplôme d'aide médico-psychologique Diplôme d'assistant familial Institut Saint-Simon DE Ambulancier (formation en discontinue) Croix Rouge CAP Prothésiste dentaire Employé Familial Polyvalent (FOAD) CQP Assistant de ie (FOAD) LP Pierre Mendès France ADRAR Source : Bureau territorial Organismes de formation Inspection d académie de Toulouse DRASS DRAF Carif Oref Midi-Pyrénées Centre d Information et d Orientation 6. Une adéquation emploi-formation à renforcer Extrait du diagnostic territorial des Hautes-Pyrénées dans le domaine sanitaire et social décembre 2009 Une adéquation emploi/formation insuffisante pour les métiers : D aide-soignant et d infirmier imposant un travail sur l attractivité des postes et une vigilance sur les effectifs afin de répondre aux besoins de main-d œuvre salariée conséquents ; 198 P age
199 De masseur kinésithérapeute, d orthophoniste, de psychomotricien et d ergothérapeute incitant d une part à une réflexion pour limiter la fuite vers l exercice libéral et d autre part à envisager une réflexion sur l attractivité des conditions d emploi pour offrir des contrats moins précaires ; D ambulancier et d auxiliaire ambulancier nécessitant une collaboration renforcée entre les différents partenaires du secteur, notamment les organismes de formation et les employeurs, pour une meilleure appréhension des contraintes du métier et des conditions de travail par les diplômés ; De manipulateur en électroradiologie médicale, en tension au niveau régional, incitant à un approfondissement par la réalisation d une enquête spécifique afin de quantifier véritablement les besoins et de mesurer la nécessité d ouvrir une formation délocalisée sur ce territoire. Cette démarche est amorcée. 199 P age
200 1. Une croissance démographique qui s accélère Source : INSEE LA SITUATION DANS LE TARN - 81 La population du Tarn se caractérise par trois grandes particularités : Une densité de population dans la moyenne régionale, 64 hab./km², et un taux d urbanisation de 67,1 % équivalent au taux régional, 64 %. Ces deux éléments démontrent la situation intermédiaire de ce territoire, entre ruralité et urbanité. Une forte accélération de la croissance démographique au cours des dix dernières années, après plusieurs décennies de stagnation. En 2008, le Tarn compte habitants et entre 1999 et 2008, son rythme de croissance démographique atteint 0,9% par an. Ces chiffres témoignent d une attractivité du territoire en augmentation. L afflux de nouveaux habitants, lié au desserrement de l aire urbaine de Toulouse, irrigue particulièrement l ouest du département et les zones situées le long des grands axes. L agglomération d Albi, dont l aire d influence augmente, et les alentours de Castres bénéficient aussi d'un fort dynamisme. Mais des villes encore marquées par les crises industrielles passées restent à l écart de cette croissance. Une poursuite du vieillissement de la population avec une proportion des plus de 75 ans qui a augmenté de 18 % entre 1999 et De plus, la population âgée de plus de 60 ans en 2008 est plus importante dans le Tarn, 27,5 %, qu en Midi-Pyrénées, 24 %. Le département du Tarn affiche un taux de chômage supérieur au taux régional avec 10,6 % de la population active départementale au chômage au dernier trimestre 2010, contre 9,2% pour la région Midi-Pyrénées. Par contre, le pourcentage de foyers fiscaux non imposables en 2008 s élève à 53,8%, soit un pourcentage supérieur à la proportion régionale, 48,9 %, et une proportion de 14,6% de la population vivant avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté contre 13,6 % en Midi- Pyrénées. Les populations les plus concernées sont les 18 à 29 ans avec 16,4 % de jeunes vivant sous le seuil de pauvreté. Enfin, le nombre de bénéficiaires des minima sociaux est globalement plus élevé qu à l échelle régionale et nationale. 200 P age
201 Principaux minima sociaux et dispositifs d intervention au 01/01/2008 Prestations Midi-Pyrénées Tarn France Revenu Minimum d Insertion Nombre d'allocataires Nombre d allocataires du RMI pour 1000 personnes de 20 à 59 ans 30,4 30,8 30,9 Allocation supplémentaire du minimum vieillesse Nombre d'allocataires Allocataires/100 pers 65 ans ou plus 6,8 5,8 5,1 Allocation aux adultes handicapés Nombre d'allocataires personnes de 20 ans et plus 19,4 21,9 16,9 Allocation de Solidarité Spécifique Nombre d'allocataires % population active 1,11 1,55 1,08 Allocation de parent isolé (API) Nombre d'allocataires femmes de 15 à 49 ans 10,7 12,2 12,2 Maladie Universelle % couverture de la population 5,8 6,2 6,1 Allocation de logement à caractère social (ALS) Nombre d'allocataires Source : Statiss Une offre de services sanitaires et sociaux inégale L offre de services sanitaires et sociaux du Tarn est très inégale selon les différentes catégories des services, même auprès d un même public : Le taux d équipement en structures d hébergement pour personnes âgées, 121,69 en 2008, est nettement supérieur au taux régional qui est de 111,25 en 2008, alors qu à domicile, le taux d équipement du Tarn (18,31) est inférieur au niveau régional (19,25) ; Le taux d équipement en ESAT, 3,98 en 2008, est nettement supérieur au taux régional qui est de 3,42 en 2008, alors qu en entreprise adaptée, le taux d équipement du Tarn (0,35) est inférieur au niveau régional (0,53) ; Par ailleurs, les bénéficiaires de l APA au 31 décembre 2008 représentent 10 % des personnes âgées de 60 ans et plus. Dans 67 % des cas, les retraités sont bénéficiaires de 201 P age
202 l APA à domicile. Ce pourcentage est équivalent à celui de la région Midi-Pyrénées, 67,7 %, et légèrement supérieur à celui de la France, 60 %. Court séjour hospitalier Taux d équipement en lits et places pour 1000 habitants Psychiatrie Taux d équipement pour 1000 habitants Personnes âgées Taux d'équipement pour habitants de 75 ans et plus Handicapés Lits ou places pour adultes de 20 à 59 ans Enfance et jeunesse handicapées Taux d équipements sanitaires et sociaux dans le Tarn au 01/01/2008 Taux d'équipement global pour 1000 jeunes de moins de 20 ans Aide sociale à l enfance Lits pour jeunes de moins de 20 ans Hébergement et réadaptation sociale Nombre de places pour adultes de 20 à 59 ans Accueil du jeune enfant Taux d équipement pour 1000 enfants nés au cours des 3 dernières années Source : Statiss 2008 Midi-Pyrénées Tarn France Médecine 1,97 2,06 2,12 Chirurgie 1,57 1,38 1,58 Gynécologie obstétrique 1,40 1,22 1,57 Lits hospitalisation complète 1,40 1,37 1,13 Equipement global 1,84 2,22 1,5 Structures d hébergement pour personnes âgées Places de services de soins à domicile 111,25 121, ,25 18,31 17,40 Lits médicalisés 96,32 116,84 97,7 Bénéficiaires de l APA Bénéf. Pour 1000 personnes de 75 ans et + 239,95 228,82 203,2 Maison d Accueil spécialisée 1,10 1,02 0,60 Foyer d'accueil médicalisé 0,71 0,56 0,42 Foyer de vie 1,62 2,57 1,17 Etablissement et Service d'aide par le Travail (ESAT) 3,42 3,98 3,26 Entreprise adaptée 0,53 0,35 0,56 Lits-places d'enfants handicapés Lits des établissements de l'aide sociale à l'enfance Centre d hébergement et de réadaptation sociale 11,28 10,78 8,9 4,65 5,04 4,38 0,71 0,37 1,04 Accueil collectif 128,40 123, P age
203 3. Etablissements et professionnels du secteur sanitaire et social Sur le territoire du Tarn, plus de 1700 établissements du secteur sanitaire et social sont recensés. Ce chiffre inclus les professions libérales et les différents sites géographiques d un même établissement. Globalement, le nombre d établissements du secteur sanitaire et social est stable entre 2004 et 2007, alors qu il a augmenté de 3 % sur l ensemble de la région Midi-Pyrénées. Statut des établissements sanitaires et sociaux dans le Tarn Privé lucratif Privé non lucratif Public Total ,5% 54,5% 17% 100% Source : FINESS L offre de services sanitaire et sociaux du département est très largement prise en charge par les établissements privés non lucratifs. Etablissements sanitaires et sociaux dans le Tarn Type d établissement Nombre d établissements % Effectifs % Etablissements de santé ,3% % Activités hospitalières 54 3,2% % Laboratoires d'analyse 24 1,4% 211 1,1% Soins de proximité ,7% 75 0,4% Etablissements d'action sociale 137 8,0% % Transports sanitaires 54 3,2% 387 2% Services d'aide à domicile 101 5,9% % Etablissements pour personnes âgées 76 4,5% % Etablissements pour personnes handicapées 48 2,8% % Accueils et gardes d'enfants 56 3,3% 606 3,2% TOTAL % % Source : INSEE Clap 2006 Les établissements sont majoritairement implantés sur la zone d emploi d Albi-Carmaux qui rassemble 62 % d entre eux, dont une grande partie est située sur l agglomération albigeoise. Ainsi, l accessibilité aux services est potentiellement problématique pour une part de la population située aux franges du département. Les établissements du secteur sanitaire et social se caractérisent par : Une majorité d établissements de santé, 72,3 %, et notamment de soins de proximité; 203 P age
204 Une forte représentation des structures d accueil et de garde d enfants, 3,3 %, soit un taux parmi les plus élevés de la région ; Des structures d aide à domicile, 5,9 % des établissements, et pour personnes âgées, 14,3 % des établissements, nombreuses, contre respectivement 4 % et 11,5 % pour l ensemble de la région. Professionnels de santé exerçant en libéral au 01/01/08 dans le Tarn Professions Midi-Pyrénées Tarn Sages femmes Nombre Infirmiers diplômés d'etat Nombre Densité Nombre Masseurs kinésithérapeutes Densité Orthophonistes Nombre Orthoptistes Nombre Source : DRASS Midi-Pyrénées - DREES Les densités en professionnels libéraux du département du Tarn sont toutes inférieures à la densité régionale, renforçant la constatation d une couverture du territoire en soins de proximité extrêmement inégale entre les franges rurales du département et les zones urbaines et proches des grands axes de circulation. 4. Des besoins d emploi très forts Les besoins de main d œuvre et les offres d emploi du sanitaire et social ne sont pas tous transmis à Pôle Emploi et sont ainsi difficilement identifiable de manière exhaustive. Ils permettent néanmoins d identifier les tendances sur le marché du travail et de percevoir les tensions majeures. 204 P age
205 Besoin de main d œuvre dans le Tarn pour l année 2011 Métiers Tarn Projets de recrutement Difficultés à recruter Midi-Pyrénées Projets de recrutement Difficultés à recruter Autres professionnels paramédicaux (masseurs kinésithérapeutes, diététicien, ) 44 73,2% ,2% Assistantes maternelles 51 71,3% ,9% Infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices ,3% ,9% Aides à domicile et travailleuses familiales ,2% ,9% Aides-soignants (dont aides médicopsychologiques, auxiliaires de puériculture) Professionnels de l action sociale (assistants sociaux, conseillers en économie sociale et familiale) ,9% ,1% 18 52,2% ,7% Professionnels de l animation socioculturelle (animateurs et directeurs ,7% ,9% Educateurs spécialisés 46 12,2% ,9% Spécialistes de l appareillage médical 4 0% 66 43,9% Sages-femmes 15 59,9% Total ,8% % Source : Pôle emploi Les besoins de main d œuvre du Tarn dans le secteur sanitaire et social représentent 11,2% des besoins de main d œuvre régionaux. Or, les tensions sont nettement exprimées sur les professions paramédicales, les assistantes maternelles, les infirmiers et les aides à domiciles. Marché de l emploi par métier en 2009 Tarn Midi-Pyrénées Tx de Tx de Offre Demande tension 13 Offre Demande tension Infirmiers généralistes , ,11 Ergothérapeute 5 2 2, ,42 Aide-soignant , ,76 Psychomotricien 5 0 > ,27 Cadre de services médicaux ou paramédicaux 11 0 > ,95 Ambulancier , ,84 Educateur intervenant éducatif , ,52 Intervenant à domicile , ,63 Intervenant action sociale , ,47 Intervenant auprès d'enfants , ,28 Masseur Kinésithérapeute ,72 Technicien en Imagerie médicale ,58 Total Source : Pôle Emploi 13 Rapport entre l offre d emploi et la demande d emploi 205 P age
206 Les offres d emploi du Tarn dans le secteur sanitaire et social représentent 8,5% du volume régional, la demande d emploi représentant 14,6%. Par ailleurs, les taux de tension sont élevés sur de nombreux métiers et plus particulièrement sur les infirmiers, les aides-soignants, les professionnels de la rééducation et les cadres. Le besoin de main d œuvre dans le secteur est ainsi réel face à des difficultés de recrutement largement exprimées dans l enquête besoin de main d œuvre. 5. L offre de formation sanitaire et sociale Dans le Tarn, 53 % des effectifs sont sur des formations de niveau, proportion supérieure à la valeur départementale tous secteurs de formation confondus, 36%. Cette situation est accentuée pour la formation continue, avec 68 % de l offre proposant un titre ou un diplôme de niveau. L offre de formation du Tarn présente la particularité d être répartie sur l ensemble du territoire, contrairement à la situation la plus répandue dans laquelle l offre est concentrée dans la préfecture départementale. ille ALBI Offre de formation dans le secteur sanitaire et social dans le Tarn Niveau de formation I III III à III Intitulé de la formation BEP Carrières sanitaires et sociales CAP Petite enfance Bac Sciences et technologies de la santé et du social BTS Services et prestations des secteurs sanitaire et social Préparation au concours d'infirmier Préparation aux concours du sanitaire et social CAP Assistant technique en milieu familial et collectif Diplôme d'auxiliaire de vie sociale Diplôme d assistant de service social Diplôme d infirmier Préparation au concours d'infirmier Titre Professionnel Employé(e) Familial(e) Préparation aux concours du sanitaire et social Organisme de formation Lycée Professionnel Sainte Cécile Centre de Formation Lycée Ste Cécile Lycée Professionnel Toulouse Lautrec III Croix Rouge Française III III IFSI Bonsauveur à III GRETA du Tarn DE Auxiliaire de Puériculture IFRASS 206 P age
207 ille ALBI Niveau de formation Intitulé de la formation Organisme de formation Titre Professionnel Assistant(e) de ie aux Familles AFPA du Tarn III Diplôme d aide-soignant Diplôme d infirmier IFSI d Albi AUSSILLON Titre Professionnel Assistant de ie aux Familles AFPA du Tarn BRENS I I III III Bac Pro Services en milieu rural BP JEPS Animation sociale et familiale BTS Conseiller en économie sociale et familiale Diplôme de conseiller en économie sociale et familiale CARMAUX BEP Carrières sanitaires et sociales CASTRES GAILLAC LAAUR III III I I III III II à III à III à III Diplôme d aide-soignant Diplôme d infirmier Préparation au concours d'infirmier BEP Carrières sanitaires et sociales Bac Pro Optique CAP Ortho- prothésiste Diplôme de Technicien Prothésiste orthésiste BTS Ortho-Prothésiste BTS Opticien lunetier Licence Professionnelle Sciences Technologies Santé spécialité isiteur Médical CAP Petite enfance Titre Professionnel Employé(e) Familial(e) Préparation aux concours d'aide-soignant et d'infirmier BEPA Services aux personnes CAP Petite Enfance BP JEPS Animation Sociale Titre professionnel d employé familial polyvalent Préqualification aux métiers du secteur sanitaire et social Banc d'essai sanitaire et social Appui prépas concours sanitaires et sociaux Préparation aux concours sanitaires et sociaux Diplôme d aide-soignant INEOPOLE Formation MFR Midi-Pyrénées Lycée Professionnel Aucouturier IFSI de Castres- Mazamet Lycée Professionnel Anne eaute IUT Paul Sabatier GRETA du Tarn MFR Bel-Aspect Institut de Formation des Aides-soignants Titre professionnel Employé(e) Familial(e) IRFA tarn 207 P age
208 ille Niveau de formation Intitulé de la formation Organisme de formation LE SEQUESTRE III Diplôme d aide médico-psychologique Diplôme d éducateur spécialisé Institut Saint Simon MAZAMET III CAP Assistant technique en milieu familial et collectif Technicien supérieur orthopédiste orthésiste Lycée Professionnel Jeanne d Arc EFIP CCI Castres- Mazamet BEPA Services aux personnes Banc d'essai sanitaire et social PEYREGOUX à III Appui prépas concours sanitaires et sociaux Diplôme d'auxiliaire de vie sociale CAP Petite enfance MFR Peyregoux DE Moniteur Educateur Préqualification aux métiers du secteur sanitaire et social MFR Bel-Aspect ERDALLE BEPA Services aux personnes Lycée Technique I Bac Pro Services en milieu rural Agricole Touscayrats Source : Bureau territorial Organismes de formation Inspection d académie de Toulouse DRASS DRAF Carif Oref Midi-Pyrénées Centre d Information et d Orientation 6. Une adéquation emploi-formation à renforcer Extrait du diagnostic territorial du Tarn dans le domaine sanitaire et social octobre 2010 Une adéquation emploi/formation insuffisante pour les métiers : D infirmier, imposant un travail sur l attractivité des postes et une vigilance sur les effectifs afin de répondre aux besoins de main-d œuvre salariée conséquents ; D aide-soignant et d aide à domicile, amenant la question de l attrait puis de la fidélisation des salariés dans les établissements. Cela nécessite une réflexion sur l attractivité des conditions d emploi, sur la valorisation des métiers et sur le développement de l accompagnement pour l accès aux formations ; de masseur-kinésithérapeute, d orthophoniste, de psychomotricien et d ergothérapeute, incitant d une part à une réflexion pour limiter la fuite vers l exercice libéral, et d autre part à envisager une réflexion sur l attractivité des conditions d emploi pour offrir des contrats moins précaires (nombreux postes à temps non complet) ; De l encadrement (cadre de santé, cadre de la petite enfance, responsable de secteur aide à domicile ), indiquant un besoin de développement des compétences en management et mettant en avant l intérêt de la réalisation d une étude approfondie à l échelle régionale sur les formations de l encadrement et de direction. 208 P age
209 LA SITUATION DANS LE TARN ET GARONNE Une dynamique démographique forte et une stabilisation du vieillissement Source : INSEE La population du Tarn-et-Garonne se caractérise par trois grandes particularités : Une densité de population conséquente, 61 hab./km², soit la deuxième de toute la région Midi-Pyrénées, et un taux d urbanisation de 56,2 %, proche du niveau régional, 64 %. Ces deux éléments démontrent l influence de la proximité de l agglomération toulousaine sur ce territoire. Une accélération de la croissance de la population au cours de la dernière décennie, qui dépasse la croissance régionale. Le dynamisme démographique du Tarn-et- Garonne se confirme : la croissance s'accélère entre 1999 et 2006, particulièrement entre Montauban et Toulouse. L'espace rural bénéficie aussi de cet essor dès lors qu'il est proche des grands axes routiers. Seules quelques franges au nord et à l'ouest restent à l'écart. La proximité de la capitale régionale n'est pas étrangère à l'arrivée de jeunes actifs, de cadres et de ménages avec enfants, plus nombreux à s'installer qu'à partir. Une stabilisation du vieillissement de la population avec une augmentation de seulement 2 % de la proportion des plus de 60 ans dans la population globale. Par contre, la proportion des plus de 75 ans a augmenté de 11 % depuis En parallèle, la proportion des moins de 30 ans a diminué de 3 %. Le département du Tarn-et-Garonne affiche un taux de chômage supérieur au taux régional avec 11% de la population active départementale au chômage au dernier trimestre 2010, contre 9,2% pour la région Midi-Pyrénées. De plus, le pourcentage de foyers fiscaux non imposables en 2008 s élève à 55,4%, soit le deuxième pourcentage le plus élevé de la région et très supérieur à la proportion régionale, 48,9 %. La proportion de la population vivant avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté de 16,1%, contre 13,6 % en Midi-Pyrénées, est également la seconde plus élevée de la région après le département de l Ariège. Le Tarn et Garonne fait partie des 20 départements français pour lesquels le taux de pauvreté est le plus élevé. Les revenus déclarés y sont parmi les plus faibles de la région. Ce phénomène, perceptible sur les revenus médians, est accentué pour les revenus les plus faibles. Ce département est aussi l un de ceux dans lesquels la part de population allocataire des minima sociaux revenu est la plus importante en Midi-Pyrénées. 209 P age
210 Principaux minima sociaux et dispositifs d intervention au 01/01/2008 Prestations Revenu Minimum d Insertion Midi-Pyrénées Tarn et Garonne France Nombre d'allocataires Nombre d allocataires du RMI pour 1000 personnes de 20 à 59 ans 30,4 35,1 30,9 Allocation supplémentaire du minimum vieillesse Nombre d'allocataires Allocataires/100 pers 65 ans ou plus 6,8 8,1 5,1 Allocation aux adultes handicapés Nombre d'allocataires personnes de 20 ans et plus 19,4 24,5 16,9 Allocation de Solidarité Spécifique Nombre d'allocataires % population active 1,11 1,27 1,08 Allocation de parent isolé (API) Nombre d'allocataires femmes de 15 à 49 ans 10, ,2 Maladie Universelle % couverture de la population 5,8 7,5 6,1 Allocation de logement à caractère social (ALS) Nombre d'allocataires Source : Statiss Une offre de services sanitaires et sociaux restreinte L offre de services sanitaires et sociaux du Tarn et Garonne présente des taux d équipements qui sont globalement inférieurs au niveau régional et affichent plutôt une tendance à la diminution : Le taux d équipement en structures d hébergement pour personnes âgées est passé de 103,59 en 2005 à 86,39 en 2008 et est nettement supérieur au taux régional, 111,25 en 2008 ; Le taux d équipement en structures pour enfants handicapés est passé de 7,23 en 2005 à 6,65 en 2008 et est nettement supérieur au taux régional, 11,28 en Cependant, de nombreux projets d extension ou d ouverture d établissements pour personnes âgées sont en cours sur le département, avec une capacité programmée de 394 places supplémentaires dans les établissements. Cela témoigne d un besoin en forte évolution sur le territoire 210 P age
211 Par ailleurs, les bénéficiaires de l APA au 31 décembre 2008 représentent 11,3 % des personnes âgées de 60 ans et plus, soit un taux parmi les plus élevés sachant que le taux régional est de 9,9 %. Dans 70,4 % des cas, les bénéficiaires ont l APA à domicile. Ce pourcentage est supérieur à celui de la région Midi-Pyrénées, 67,7 %, et à celui de la France, 60 %. Taux d équipements sanitaires et sociaux dans le Tarn et Garonne au 01/01/2008 Midi-Pyrénées Tarn et Garonne France Court séjour hospitalier Médecine 1,97 1,66 2,12 Taux d équipement en lits et places Chirurgie 1,57 1,46 1,58 pour 1000 habitants Gynécologie obstétrique 1,40 1,21 1,57 Psychiatrie Lits hospitalisation complète 1,40 1,03 1,13 Taux d équipement pour 1000 habitants Personnes âgées Taux d'équipement pour habitants de 75 ans et plus Handicapés Lits ou places pour adultes de 20 à 59 ans Enfance et jeunesse handicapées Taux d'équipement global pour 1000 jeunes de moins de 20 ans Aide sociale à l enfance Lits pour jeunes de moins de 20 ans Hébergement et réadaptation sociale Nombre de places pour adultes de 20 à 59 ans Accueil du jeune enfant Taux d équipement pour 1000 enfants nés au cours des 3 dernières années Source : Statiss 2008 Equipement global 1,84 1,38 1,5 Structures d hébergement pour personnes âgées 111,25 86, Places de services de soins à domicile 19,25 17,54 17,40 Lits médicalisés 96,32 71,36 97,7 Bénéficiaires de l APA Bénéf. Pour 1000 personnes de 75 ans et + 239,95 270,50 203,2 Maison d Accueil spécialisée 1,10 0,59 0,60 Foyer d'accueil médicalisé 0,71 0,76 0,42 Foyer de vie 1,62 4,26 1,17 Etablissement et Service d'aide par le Travail (ESAT) 3,42 3,55 3,26 Entreprise adaptée 0,53 0,22 0,56 Lits-places d'enfants handicapés Lits des établissements de l'aide sociale à l'enfance Centre d hébergement et de réadaptation sociale 11,28 6,65 8,9 4,65 4,88 4,38 0,71 0,35 1,04 Accueil collectif 128,40 66, P age
212 3. Etablissements et professionnels du secteur sanitaire et social Sur le territoire du Tarn-et-Garonne, plus de 950 établissements du secteur sanitaire et social sont recensés. Ce chiffre inclut les professions libérales et les différents sites géographiques d un même établissement. Globalement, le nombre d établissements du secteur sanitaire et social est resté stable entre 2004 et 2007, alors qu il a augmenté de 3,6 % sur l ensemble de la région. Statut des établissements sanitaires et sociaux dans le Tarn et Garonne Privé lucratif Privé non lucratif Public Total ,2% 44,3% 25,5% 100% Source : FINESS L offre de services sanitaire et sociaux du département est très largement prise en charge par les établissements privés non lucratifs. Etablissements sanitaires et sociaux dans le Tarn et Garonne Type d établissement Nombre d établissements % Effectifs % Etablissements de santé ,7% % Activités hospitalières 44 4,6% % Laboratoires d'analyse 17 1,8% 144 1,5% Soins de proximité ,3% 79 0,8% Etablissements d'action sociale 88 9,2% % Transports sanitaires 30 3,1% 183 2% Services d'aide à domicile 32 3,4% 820 8% Etablissements pour personnes âgées 38 4,0% % Etablissements pour personnes handicapées 31 3,3% % Accueils et gardes d'enfants 13 1,4% 321 3,3% TOTAL % % Source : INSEE Clap 2006 Près de la moitié des établissements sont implantés dans la zone centrale du département délimitée par les communes de Montauban, Castelsarrasin et Moissac. Les zones périphériques, et plus particulièrement celles situées au nord du département, sont relativement excentrées par rapport à l offre de services sanitaires et sociaux. Les établissements du secteur sanitaire et social se caractérisent par : Une majorité d établissements de santé, 75,7 %, et notamment de soins de proximité ; 212 P age
213 Une forte représentation des activités hospitalières, 4,6 % contre 3,3 % au niveau régional. Il s agit d ailleurs de la plus forte proportion de la région Midi-Pyrénées ; Un nombre limité de structures d intervention à domicile (3,4 %) et d établissements pour personnes âgées (4 %) par rapport aux autres départements de Midi-Pyrénées ; Une faible représentation des structures d accueil et de garde d enfants (1,4 %), parmi les plus faibles de la région, avec l Aveyron. Cette situation indique une offre de service limitée pouvant jouer négativement sur l attractivité des territoires pour des populations jeunes. Professionnels de santé exerçant en libéral au 01/01/08 dans le Tarn et Garonne Professions Midi-Pyrénées Tarn et Garonne Sages femmes Nombre Infirmiers diplômés d'etat Nombre Densité Masseurs kinésithérapeutes Nombre Densité Orthophonistes Nombre Orthoptistes Nombre Source : DRASS Midi-Pyrénées - DREES Le territoire du Tarn-et-Garonne est doté très inégalement en offre de services de proximité de la part des professionnels libéraux. En effet, il existe de grandes disparités géographiques avec les zones centrales et urbaines présentant des densités de professionnels libéraux importantes, alors que les zones périphériques et rurales affichent des déficits. 4. Des besoins d emploi subissant de fortes tensions Les besoins de main d œuvre et les offres d emploi du sanitaire et social ne sont pas tous transmis à Pôle Emploi et sont ainsi difficilement identifiable de manière exhaustive. Ils permettent néanmoins d identifier les tendances sur le marché du travail et de percevoir les tensions majeures. 213 P age
214 Besoin de main d œuvre dans le Tarn et Garonne pour l année 2011 Tarn et Garonne Midi-Pyrénées Métiers Projets de recrutement Difficultés à recruter Projets de recrutement Difficultés à recruter Aides à domicile et travailleuses familiales ,4% ,9% Infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices 80 77,9% ,9% Assistantes maternelles 29 65,4% ,9% Aides-soignants (dont aides médicopsychologiques, auxiliaires de puériculture) ,2% ,1% Autres professionnels paramédicaux (masseurs kinésithérapeutes, diététicien, ) 34 41,6% ,2% Educateurs spécialisés 77 33,4% ,9% Professionnels de l animation socioculturelle (animateurs et directeurs ,3% ,9% Professionnels de l action sociale (assistants sociaux, conseillers en économie sociale et 4 0% ,7% familiale) Spécialistes de l appareillage médical 8 0% 66 43,9% Sages-femmes 15 59,9% Total % % Source : Pôle emploi Les besoins de main d œuvre du Tarn et Garonne dans le secteur sanitaire et social représentent 6,1% des besoins de main d œuvre régionaux. Or, les tensions sont nettement exprimées sur les métiers d aide à domicile, d infirmier, d assistante maternelle et d aidesoignant. Marché de l emploi par métier en 2009 Tarn et Garonne Midi-Pyrénées Tx de Tx de Offre Demande tension 14 Offre Demande tension Infirmiers généralistes , ,11 Aide-soignant , ,76 Educateur intervenant éducatif , ,52 Ergothérapeute 4 0 > ,42 Psychomotricien 8 0 > ,27 Cadre de services médicaux ou paramédicaux 7 0 > ,95 Intervenant action sociale 26 0 > ,47 Ambulancier , ,84 Intervenant à domicile , ,63 Intervenant auprès d'enfants , ,28 Masseur Kinésithérapeute ,72 Technicien en Imagerie médicale ,58 Total Source : Pôle Emploi 14 Rapport entre l offre d emploi et la demande d emploi 214 P age
215 Les offres d emploi du Tarn et Garonne dans le secteur sanitaire et social représentent 7,7% du volume régional, la demande d emploi représentant 9%. Par ailleurs, les taux de tension sont élevés sur de nombreux métiers et plus particulièrement sur les infirmiers, les aides-soignants, les éducateurs intervenants éducatifs, les professionnels de la rééducation, les cadres et les intervenants d action sociale. Le besoin de main d œuvre dans le secteur est ainsi réel face à des difficultés de recrutement largement exprimées dans l enquête besoin de main d œuvre. 5. L offre de formation sanitaire et sociale Dans le Tarn et Garonne, 63 % des effectifs sont sur des formations de niveau, proportion supérieure à la valeur départementale tous secteurs de formation confondus, 55 %. Cette situation est accentuée pour la formation continue, avec 79 % de l offre proposant un titre ou un diplôme de niveau. La très grande majorité de l offre est localisée à Montauban. Il en résulte potentiellement un frein à l accès aux formations selon le lieu d habitation ou de travail des candidats potentiels. Néanmoins, une offre de formation, bien que nécessairement plus limitée, est proposée dans d autres communes, offrant ainsi une meilleure couverture du territoire tant en formation initiale que continue. ille BEAUMONT DE LOMAGNE Offre de formation dans le secteur sanitaire et social dans le Tarn et Garonne Niveau de formation Intitulé de la formation BEPA Services aux personnes CASTELSARRASIN Préqualification aux métiers du sanitaire et social CAUSSADE I à III BEPA Services aux personnes CAP Petite Enfance BAC Services en milieu rural Préparation aux concours paramédicaux et sociaux Organisme de formation Lycée Agricole Privé Institut Lestonnac IRFA Sud Tarn-et- Garonne Lycée Professionnel Privé Clair Foyer Préqualification aux métiers du sanitaire et social IRFA Sud Tarn-et- Garonne MOISSAC CAPA Services en milieu rural MFR de Moissac BEPA Services aux personnes Lycée Général et Agricole Capou MONTAUBAN BEP Carrières sanitaires et sociales Lycée général et I BAC Sciences et technologies de la santé et du social Technologique Antoine Bourdelle 215 P age
216 ille MONTAUBAN Niveau de formation III à III III à III Intitulé de la formation BTS Services et Prestations des secteurs sanitaire et social Préparation aux concours paramédicaux et sociaux Diplôme d'aide-soignant Diplôme d'infirmier CAP Petite Enfance Employé Familial Assistant de vie aux familles Mention Complémentaire Aide à Domicile Préparation aux concours paramédicaux et sociaux Organisme de formation Lycée général et Technologique Antoine Bourdelle IFSI de Montauban GRETA Tarn-et-Garonne Diplôme d'auxiliaire de vie sociale CRES Midi-Pyrénées Banc d'essai sanitaire et social Préqualification aux métiers du sanitaire et social Employé Familial IRFA Sud Tarn-et- Garonne Assistant de vie aux familles AFPA Montauban Source : Bureau territorial Organismes de formation Inspection d académie de Toulouse DRASS DRAF Carif Oref Midi-Pyrénées Centre d Information et d Orientation 6. Une adéquation emploi-formation à renforcer Extrait du diagnostic territorial du Tarn et Garonne dans le domaine sanitaire et social juin 2010 Une adéquation emploi/formation insuffisante pour les métiers : D infirmier imposant un travail sur l attractivité des postes et une vigilance sur les effectifs afin de répondre à des besoins de main-d œuvre salariée conséquents ; D aide-soignant amenant la question de l accès aux dispositifs permettant la qualification des salariés déjà implantés sur le territoire, afin de limiter l impact du manque d attractivité géographique pour certaines zones ; D éducateur jeunes enfants et d auxiliaire de puériculture incitant d une part à une réflexion sur l attractivité, notamment géographique des établissements employeurs, et d autre part à envisager une adaptation de l offre de formation sur le territoire ; D ambulancier et d auxiliaire ambulancier nécessitant une collaboration renforcée entre les différents partenaires du secteur, notamment les organismes de formation et les employeurs, pour une adaptation de l organisation de la formation permettant une meilleure appréhension des contraintes du métier et des conditions de travail par les diplômés. 216 P age
217 CARTE REGIONALE DES METIERS EN TENSION g Infirmiers & Aides-soignants Imposant un travail sur l attractivité des postes et une vigilance sur les effectifs afin de répondre à des besoins de main-d œuvre salariée conséquents sur ces deux métiers Spécialistes de la rééducation Incitant d une part à une réflexion pour limiter la fuite vers l exercice libéral, et d autre part à envisager une réflexion sur l attractivité des conditions d emploi pour offrir des contrats moins précaires Ambulanciers et auxiliaires ambulanciers Nécessitant une collaboration renforcée entre les différents partenaires du secteur, notamment les organismes de formation et les employeurs, pour une adaptation de l organisation de la formation permettant une meilleure appréhension des contraintes du métier et des conditions de travail par les diplômés Educateurs Incitant à l ouverture de formations temporairement délocalisées et adaptées à l évolution des besoins de main-d œuvre en partenariat avec les organismes de formation de la région Manipulateurs en électroradiologie médicale En tension au niveau régional, incitant à un approfondissement par la réalisation d une enquête spécifique afin de quantifier les besoins et de mesurer la nécessité d ouvrir une formation délocalisée. W Intervenants à domicile Amenant la question de l accès aux dispositifs permettant la qualification des salariés déjà implantés sur les territoires, afin de limiter l impact du manque d attractivité géographique pour certaines zones Intervenants auprès d enfants Incitant à réfléchir à une revalorisation des conditions de travail, à l attractivité géographique et à un approfondissement dans la connaissance des besoins réels des employeurs en fonction des diplômes existants, avant d envisager véritablement un aménagement de l offre de formation Encadrement Indiquant un besoin de développement des compétences en management et mettant en avant l intérêt de la réalisation d une étude approfondie à l échelle régionale sur les formations de l encadrement et de direction g g W g g W g W g g W g g W 217 P age
218
219 Schéma Régional des Formations Sanitaires et Sociales adopté en Assemblée plénière lors de la séance du 22 décembre 2011 Hôtel de Région 22 boulevard du Maréchal Juin TOULOUSE cedex 9
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