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1 capital SEnIORS guide du MARché des SEnIORS En SAnté Etude encadrée par : Léa Deswarte Julien Guidez Nicolas Labadie Recherches et rédaction : Raphaël Maurel- Lucie Dansette 13/12/2011

2 SOMMAIRE Introduction...2 Définition des seniors...4 1) Définition générale d un senior...4 a) Hétérogénéité...4 b) Définition et profils senior couramment utilisés en marketing...4 c) Synthèse pour une définition des seniors appliquée à la santé...10 Le marché des seniors...18 a) Qu est-ce que le marché des seniors?...18 b) Etat des lieux & perspectives...19 c) Comment accéder au marché? Définition du besoin...27 Segmentation ) Schéma des secteurs principaux ) Segmentation par besoin a) TIC, télémédecine & domotique b) Matériel & aides techniques pour la vie quotidienne c) Matériel médical...39 d) Services e) Nutrition adaptée f) Pharmacie Bibliographie Annexes Aménager le logement avec la domotique Surveiller, alerter Consulter à distance et télésuivre Communiquer et stimuler les fonctions cognitives Se déplacer Effectuer les activités de la vie quotidienne Matériel médical Aider aux activités essentielles et soins à domicile Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne Nutrition Adaptée Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau Traiter la maladie

3 Introduction Le Guide du marché des seniors en santé est une étude bibliographique à destination des entreprises souhaitant mieux comprendre ce marché en expansion. Cet outil va vous permettre d avoir une vision d ensemble du marché grâce aux éléments suivants : La définition des seniors, Le marché des seniors, La segmentation du marché des seniors, L analyse de chaque segment identifié. Un annuaire des entreprises de la région Nord-Pas de Calais. Le marché des seniors est analysé par segment d activités, de sorte à avoir un aperçu pertinent de l état du marché des seniors en France, basé notamment sur une analyse des Forces, des Faiblesses, des Opportunités et des Menaces. Les principaux acteurs industriels et issus de la recherche en région Nord-Pas de Calais sont également décrits pour chaque segment d activités. Des recommandations pour chaque segment vous sont proposées afin de mieux appréhender le marché des seniors. 3

4 Définition des seniors 1) Définition générale d un senior a) Hétérogénéité Le terme «senior» englobe plusieurs générations. A l intérieur de chaque génération, il y a des différences liées d une part à l état de santé (condition physique, problèmes liés à l âge ), mais également à l image de chaque personne sur elle-même, son vécu, son caractère, sa catégorie sociale, sa catégorie socioprofessionnelle, son mode de pensée, son revenu, son mode de vie, sa façon de prendre soin d elle, De plus, ces générations sont en constante évolution avec l arrivée des nouvelles technologies, en particulier Internet. Certaines s y adaptent rapidement, tandis que d autres les laissent de côté. A l avenir, cette vision est amenée à changer avec le renouvellement des «anciennes générations» et l arrivée de «nouveaux seniors», beaucoup plus sensibilisés à l utilisation de ces technologies. Cet ensemble nous conduit à constater l hétérogénéité qui règne au sein des seniors. b) Définition et profils senior couramment utilisés en marketing i) Profils générations Développés au milieu des années 1990, les Profils Générations classent les seniors par tranche d âge et générations. Chaque génération est ainsi marquée par des faits économiques, sociaux, politiques et culturels, ayant marqué leur adolescence. 4

5 Profil génération Babyboomers Caractéristiques Vécu Argent / Consommation Génération de rupture qui se détache des valeurs et des préoccupations des parents, intégration des principes tels que l individualisme, la liberté, la libre-pensée, et l hédonisme Première partie de leur vie pendant les 30 Glorieuses, prospérité économique Nés avec la TV et la société de consommation Habitués à consommer, ils font partie intégrante de la société de consommation Sensibles aux nouveautés, services, qualité Leur objectif : réalisation de leurs aspirations et poursuite du bonheur personnel Crise économique des années 1970 avec les deux chocs pétroliers Optimistes, confiants en leur capacité de réussir leur vie Jeunes Seniors «Majorité silencieuse» Personnalité moins forte que leurs aînés Utilitarisme, ordre, statut social, bénévolat, innovation, vision globale Ils ont grandi pendant la période de reconstruction et n ont pas réellement profité des 30 Glorieuses Découverte des joies de la consommation à l âge de la retraite Vigilance quand ils consomment Recherche de la qualité Rassurés par les marques Seniors Valeurs : histoire, autorité, respect de la tradition Adolescence durant la seconde Guerre Mondiale Sensibles au confort Attentifs aux prix Envie d être respectés et compris des générations moins âgées Conscients qu il y a un décalage avec les générations plus jeunes Ils ont beaucoup épargné et font attention à leurs dépenses Grands Seniors Nés avant 1923 Génération majoritairement féminine «Génération de la crise» 2 guerres mondiales (écart démographique des sexes) Crise de 1929 Connaissance de la valeur des choses : ils consomment peu, sauf les produits réellement utiles pour la santé Vécu souvent en milieu rural Sensibles au confort et aux services qui simplifient la vie 5

6 ii) Profils valeurs Les profils valeurs classent les seniors par systèmes de valeurs, en découlent des traits de caractère, un comportement précis en décisions, vieillissement, et nutrition. Cette classification présente l avantage de ne pas changer avec l âge, et peut prédire les comportements. Les résultats présentés dans le tableau ci-dessous font la suite d une étude portée de 1999 à 2002 aux USA et en Europe sur plus de personnes. La segmentation a été développée par Senior Strategic. Profil type Valeurs principales Traits de caractère, mode de pensée Décisions d achat Vieillissement Nutrition Les Réfléchis 9% Savoir Réflexion Connaissance Erudition Fort potentiel d analyse Le plus souvent solitaires Discrets Achats raisonnés par rapport à leurs besoins, besoin de beaucoup d informations. Accepte le mieux le vieillissement d une façon générale Achats réfléchis, voient au-delà du produit Prise de décision avec recul, une fois la prise d information arrivée à son maximum Les Actifs 14% Réussite Reconnaissance Efficacité et compétence en termes de résultats Se sentent jeunes et dynamiques, veulent travailler le plus tard possible, carriéristes Statut social élevé Attachent de l importance à l apparence Informations rapides, achat qui est accepté par les autres... Ont peur de ne plus être reconnus, de ne servir à rien, risques cardiaques Rapidité, efficacité, nutrition = performance / santé... Les Inquiets 15% Loyauté Honnêteté Franchise Fidélité Soucieux de leur avenir, en particulier financier Besoin d être rassurés dans leurs prises de décisions Ont besoin d être rassurés, validation des informations. En ont peur mais l acceptent, leurs beaux jours sont derrière eux Attention à l alimentation, végétariens, peu confiance aux informations, lobbies Les Rigoureux 11% Rigueur Fidélité Intégrité Honnêteté Ils attachent plus d importance au travail qu aux loisirs. Importance de l information Achat réfléchi, savent ce qu ils veulent, beaucoup d informations... Ont peur de vieillir et font attention à leur santé, ligne... Font attention à l alimentation et à leur ligne, lisent les informations... Les Enthousiastes 11% Plaisir Joie Amusement Actifs, font un maximum de projets Adaptation facile Se sentent jeunes comme à 30 ans Convivialité, prennent «leurs» décisions Leurs beaux jours sont devant eux, ne pensent que très peu à la vieillesse Plaisir, rire, joie, convivialité, restaurants Bons vivants Ils attachent plus d importance aux loisirs qu au travail. Comptent profiter de leur retraite 6

7 Profil type Valeurs principales Traits de caractère, mode de pensée Décisions d achat Vieillissement Nutrition Les Leaders 9% Aident les autres spontanément Force Autoritaires Peu sensibles aux arguments Faculté d adaptation Refus de vieillesse Prennent «leurs» décisions, se moquent des commentaires... Se moque de la vieillesse, se croient toujours aussi fort jusqu à «l accident» Devoir, excès Estiment pouvoir se débrouiller seuls Les Sociables 13% Générosité Attachement à la famille Aide Emotifs Généreux Compatissants Font attention à la personnalité du vendeur, personnel, acteur (pub)... Vivent le temps présent, vieillesse = solitude Importance du côté humain, ont du mal à faire attention à leur santé Amour Les Originaux 16% Le beau et l apparence physique Originalité Reconnaissance Personnes en décalage qui veulent se démarquer Attentifs aux marques et aux dernières tendances Font le contraire de ce qui est proposé Ont peur d être abandonnés, veulent rester jeunes Alimentation «relevée», «décalée», aiment les marques de «niche» 7

8 iii) Profils stade de vie & potentiel de consommation Il a été remarqué que la consommation peut être liée à une segmentation qui part de l histoire personnelle des individus, marquée par des évènements appelés stades de vie et qui chez les seniors sont au nombre de quatre, affectant profondément des quinquagénaires mais aussi des gens plus âgés : départ du dernier enfant du foyer familial, venue de petits-enfants, départ en retraite et mort du conjoint. Ces quatre moments marquants ont permis de définir quatre types de consommateurs : Les Active DINK (Active Double Income No Kids : Actifs, deux sources de revenus, pas d enfants) : seniors actifs, pouvoir d achat généralement important. Les Free DINK (Free Double Income No Kids : Retraités, deux sources de revenus, pas d enfants) : seniors retraités, utilisent l importante épargne accumulée au fil du temps pour profiter de leur retraite. New Singles : souvent des divorcés ou des femmes veuves qui veulent profiter de la vie malgré la mort de leur conjoint. Les grands-parents. Potentiel consommateur Fort potentiel Catégorie Statut socioprofessionnel Couples d actifs. Situation financière Salariés et profitent de deux sources de revenus, pouvoir d achat important. Consommation Remarques Active DINK Socialement intégrés. Utilisent tous les circuits de consommation : biens de consommation, divertissement, voyage, secteur financier Loisirs, attention toute particulière à la médecine et ses produits dérivés. Free DINK Retraités. Plus enclins à l épargne que leurs cadets, ont accumulé un gros capital pendant leur vie active et n hésitent pas à le dépenser. Sont les anciens Active DINK. Potentiel à moyen terme New Singles Surtout des veuves ou des divorcés. Revenus confortables, peuvent maintenir leur train de vie. Pouvoir d achat pas très important, mais qui peut très fortement augmenter en fonction de la réussite de leur activité. New Senior Workers Particularité japonaise pour le moment, pourrait voir le jour en France. Anciens retraités victimes des restructurations des années 90 qui se remettent au travail par nécessité, par goût ou pour s assurer un train de vie confortable. Consommateurs raisonnables ne dépensant pas outrancièrement à cause du traumatisme de la crise, mais attentifs à toutes les innovations qui peuvent améliorer leur quotidien et leur faciliter la vie. 8

9 Potentiel consommateur Catégorie Situation financière Consommation Remarques Grandsparents Statut socioprofessionnel Retraités, groupe le plus important en nombre, donc en parts de marché Groupele plus ciblé par les entreprises. Consomment pour leurs propres besoins en suivant les tendances classiques de consommation tout en soutenant leurs enfants à la naissance du premier petitenfant, notamment pour l éducation. Hors du processus de consommation classique. Hypothèse d une baisse progressive de leur importance au profit des New Singles (et New Senior Workers au Japon). Consommateur réticent Lost Seniors Ont subi la même chose que les New Senior Workers mais n ont pas réussi à se relancer. Subissent leur vieillesse. Faible actif issu quasi-uniquement d une petite épargne. N arrivent pas à subvenir à leurs besoins. Un certain nombre de New Singles sont rentrés dans cette catégorie. La mort de leur conjoint les a privés d une importante source de revenu et ils consomment de fait comme les Lost Seniors. Au premier abord ne semblent pas intéressant mais c est faux : il est au contraire très important de bien les observer et d en tenir compte puisque que bon nombre d innovations, notamment médicales (mais pas seulement) leurs sont destinées. Consommateur dépendant Dépendent soit d une personne, soit d une famille, soit d une institution. Consommation effectuée par les personnes qui les prennent en charge. 9

10 c) Synthèse pour une définition des seniors appliquée à la santé La synthèse qui suit présente une proposition pour définir l hétérogénéité des seniors appliquée à la santé. Nous nous appuierons principalement sur des caractéristiques concernant l état physique, lié à l état psychologiques. i) A partir de quand est-on «senior»? Nous allons ici fixer un «stade» à partir duquel nous considèrerons qu une personne est senior. Ce stade n est en réalité que partiellement lié à l âge. En effet, une personne de 60 ans peut présenter une condition physique, physiologique et mentale beaucoup plus jeune, et à l inverse, une personne de 45 ans peut rencontrer des problèmes liés au vieillissement. De plus, les personnes âgées de plus de 50 ans se sentent souvent plus jeunes qu elles ne le sont réellement, tout en étant conscientes que leur jeunesse «réelle» est derrière elles. Nous pouvons aussi noter qu avec l augmentation de l âge, la consommation se fait en fonction des valeurs plus qu en fonction de la mode. Cette partie liste un certain nombre de critères. Ils expliquent à partir de quel moment il est possible de classifier une personne dans la catégorie senior. Notons que l ensemble des critères n est pas à prendre en compte. Etat psychologique (vécu, famille, finance, carrière, ) Changements Détails Familiaux Départ des enfants de la maison, Perte des parents, Prise en charge de la dépendance des parents, Prise en charge d enfants au chômage, Arrivée de petits enfants, Financiers Fin des dettes, Héritage, L état financier des jeunes seniors est souvent attractif et ils consomment, cependant cela n est pas une généralité. Professionnels Départ en retraite, Retraite qui approche, Question de l emploi (seniors au chômage). 10

11 Etat physique & physiologique (santé, forme, ) Changements Détails Biologiques Ménopause, Andropause. Physiques Evolution des facultés physiques et sportives (ressenti d un décalage par rapport à des individus plus jeunes). Pathologies Arthrite, arthrose, polyarthrite rhumatoïde*, ostéoporose, Cancers, Insuffisance rénale, Problèmes cardiaques, Baisse de la vue (presbytie...), Premiers symptôme de la maladie de Parkinson, Troubles musculo squelettiques, Poids Surpoids Obésité *Cette pathologie peut commencer dès l âge de 30 ans, mais entre tout de même en compte dans les critères, du fait qu un senior peut être senior avant l âge défini habituellement, c est-àdire environ 50 ans. 11

12 ii) Profils santé Nous proposons une segmentation des seniors appliquée en santé basée sur l état de santé (physique et mentale), et sur les grands évènements de la vie (en activité, temps libre..), qui influent sur ces états. Chaque catégorie est associée à un GIR, qui correspond aux niveaux de perte d autonomie définis pour bénéficier de l APA (Allocation aux Personnes Âgées). Catégorie Jeune Senior : Actif Activité, emploi, temps libre Condition physique & santé Argent Valeurs, aspirations, comportements Environnement familial Environnement social Habitat - En activité professionnelle pour la majorité. - Préparation du départ en retraite pour certains. - Question de l emploi pour certains. (chômage des seniors) - Peu de temps libre. - Bonne condition physique, avec cependant un corps «qui sent la différence» par rapport à des générations plus jeunes. - Ménopause & andropause. - TMS. - Surpoids ou obésité possibles. - Conditions financières attrayantes. - Fin des dettes. - Héritage. - Réflexion sur le cadre de vie à venir. - Consommateurs. - Sensibles à l avis de leurs enfants - Enfants en étude, qui quittent le foyer, qui débutent dans la vie active, éventuelle prise en charge d un enfant qui a des difficultés pour démarrer dans la vie active. - Pour certains, cette période marque le début de la vie à 2, sans enfants à la maison. - Relations au travail. - Relations familiales. - Maison familiale, qui a accueilli plusieurs enfants. - Parents à la retraite, ou premiers décès, prise en charge de la dépendance. 12

13 Catégorie Jeune Senior intermédiaire : départ à la retraite récent, forme encore présente, temps libre utilisé pour activités diverses GIR 6 Activité, emploi, temps libre - Fin de carrière professionnelle et départ en retraite. - Temps libre : loisirs, sport, culture, vie associative, bénévolat, voyages, plaisir de la table. Condition physique & santé - Santé correcte. - Premiers signes de vieillesse. - Premiers signes graves de maladie pour certains : cœur, Alzheimer - Une obligation de prudence s installe à partir de 70 ans. - Vulnérabilité accrue aux maladies. Argent - Le maximum de revenu disponible net de tout impôt et cotisations sociales. (???) Valeurs, aspirations, comportements - Aspiration à l indépendance et à un nouveau cadre de vie. - Partage entre générations, joie de vivre, dynamisme, besoin de contact humain. -Volonté d entreprendre des projets. Environnement familial - Les grandsparents s occupent des petits enfants. - Beaucoup de communication avec les enfants : visites, téléphone Environnement social - Vie sociale développée, notamment grâce aux associations (crainte de l isolement). - Redécouverte de la vie à deux. Habitat - Accélération des migrations liées à l âge de la retraite. - Changement de cadre de vie pour un environnement plus agréable (départ dans le sud ). - Mémoire moindre. - Surpoids ou obésité possibles. 13

14 Catégorie Senior avancé : problèmes d autonomie et de mobilité, vie sociale réduite GIR 4-5 Activité, emploi, temps libre - Temps libre, mais moins utilisé. - Grande présence à domicile. Condition physique & santé - Santé physique qui décroît. - Premiers problèmes d autonomie et de mobilité. - Besoins nouveaux : portage de repas, mobilité... - Capacité à faire du sport fortement diminuée. - Vulnérabilité accrue aux maladies. - Détérioration des systèmes corporels : cœur, muscles - Déficits de vision, d audition, de captation des odeurs et des saveurs. - Changements cognitifs : déficit d attention, changements en termes d intellect, déficit de la mémoire. - Obésité ou perte de poids. Argent - Baisse des revenus disponibles. - Diminution des achats pour l habillement, le transport, l alimentation, et l équipement du foyer. Valeurs, aspirations, comportements - Forte consommation en santé, et en sécurité physique, médicale, matérielle. - Moindre attachement à la mode, mais plutôt au confort personnel. - Diminution des capacités d adaptation à l environnement. - Rapport au temps modifié : lenteur, peu de projets à long terme. - Diminution de l estime de soi. Environnement familial - Petits enfants, arrières petits enfants pour certains. - Mort du conjoint. Environnement social - Premiers problèmes de solitude. - Plaisir à recevoir chez soi, sans avoir besoin de se déplacer. - Moins de vie sociale. Habitat - Besoin d un habitat adapté : chez soi ou en établissement spécialisé. - Besoin d un lieu qui favorise l autonomie (prévention des chutes, aménagement des pièces, soins à domicile, téléassistance ). - Malnutrition (protéinoénergétique), perte d appétit, dénutrition. - Syndrome dépressif possible. -Besoins nutritionnels particuliers : hydratation accrue, alimentation riche en protéines, apports conséquents en calcium et vitamine D. 14

15 Catégorie Senior confirmé : santé dégradée, fragilité et dépendance GIR Activité, emploi, temps libre - Temps libre sans activité. Condition physique & santé Argent Valeurs, aspirations, comportements - Grande réduction de la mobilité. - Incapacité à faire du sport. - Graves soucis de santé possibles. - Problèmes de dépendance. -Augmentation forte des dépenses de santé. - Repli sur soi. - Ressenti de la fin de vie proche. - Syndrome dépressif possible. Environnement familial - Petits enfants, arrières petitsenfants. - Mort du conjoint. - Prise en charge par la famille. Environnement social - Peu de vie sociale. - Solitude. - Environnement social réduit à la famille. Habitat - En établissement. - A domicile, réaménagé. - Détérioration des systèmes corporels : cœur, muscles - Déficits de vision, d audition, de captation des odeurs et des saveurs. - Prise de décisions immobilières par la famille. - Problèmes d incontinence, odeurs. - Faible endurance et énergie, fatigue, lenteur. - Malnutrition (protéinoénergétique), perte d appétit, dénutrition. -Besoins nutritionnels particuliers : hydratation accrue, alimentation riche en protéines, apports conséquents en calcium et vitamine D. 15

16 Catégorie Senior centenaire** : senior présentant un vieillissement réussi, avec une santé peu atteinte GIR Activité, emploi, temps libre - Temps libre, encore des projets. Condition physique & santé - Possibilité de se déplacer relativement facilement. - Prise de 3 à 4 médicaments maximum. - Insuffisance cardiaque, cérébrale chronique, HTA. Argent - Baisse des revenus disponibles, mais peu utilisés en santé. Valeurs, aspirations, comportements - Gai et heureux. Environnement familial -Famille, petits-enfants, arrières petitsenfants. Environnement social - Famille. -Vie associative et amis, même plus jeunes, du fait des possibilités de déplacement encore existantes. Habitat - En établissement. - A domicile (parfois avec les enfants), réaménagé. -Besoins nutritionnels particuliers : hydratation accrue, alimentation riche en protéines, apports conséquents en calcium et vitamine D. *L âge n est pas fixe. Ici est pris en compte l âge légal de départ à la retraite, cependant, si la personne est encore en activité et a plus de 62 ans, elle se situera dans la catégorie «jeune senior» **Les centenaires forment une catégorie à part. En effet, ces personnes présentent une condition physique et mentale supérieure à la moyenne. Aussi, nous pouvons considérer qu elles présentent les caractéristiques de chaque catégorie plus tardivement, notamment en ce qui concerne le physique et le mental. 16

17 Les 6 GIR Les six Groupes Iso-Ressources, ou niveaux de perte d autonomie, définis grâce au questionnaire de la grille AGGIR se déclinent ainsi : Le GIR 1 : correspond aux personnes âgées confinées au lit ayant perdu leur autonomie mentale, corporelle, locomotrice et sociale, et qui nécessitent une présence indispensable et continue d intervenants. Dans ce groupe se trouvent également les personnes en fin de vie. Le GIR 2 regroupe deux catégories : - les personnes confinées au lit ou au fauteuil dont les fonctions mentales ne sont pas totalement altérées et qui nécessitent une prise en charge pour la plupart des activités de la vie courante ; - celles dont les fonctions mentales sont altérées mais qui ont conservé leurs capacités motrices. Le déplacement à l intérieur est possible mais la toilette et l habillage ne sont pas faits ou partiellement. Le GIR 3 regroupe les personnes ayant leur autonomie mentale, partiellement leur autonomie locomotrice, mais qui nécessitent quotidiennement et plusieurs fois par jour des aides pour leur autonomie corporelle. Ainsi la toilette et l habillage ne sont pas faits ou partiellement. De plus, la majorité d entre elles n assument pas seules l hygiène de l élimination anale et urinaire. Le GIR 4 comprend deux catégories de personnes: - les personnes qui, une fois levées, peuvent se déplacer en intérieur. Elles doivent être aidées pour la toilette et l habillage. - celles n ayant pas de problèmes locomoteurs, mais devant être aidées pour les activités corporelles et pour les repas ; Le GIR 5 est composé des personnes autonomes dans leurs déplacements chez elles, s alimentant et s habillant seules. Elles peuvent avoir besoin d une aide ponctuelle pour la toilette, la préparation des repas et le ménage. Le GIR 6 regroupe les personnes qui n ont pas perdu leur autonomie pour les actes discriminants de la vie quotidienne. 17

18 Le marché des seniors a) Qu est-ce que le marché des seniors? Le marché des seniors représente l ensemble des secteurs dans lesquels, pour les profils présentés dans la partie précédente, la demande de solutions adaptées existe et va probablement augmenter du fait du vieillissement de la population. Les principaux secteurs concernés sont l hébergement, l alimentation, le bien-être, la santé, les transports, les services (à domicile en particulier, mais aussi banques et assurances), la beauté (cosmétiques, vêtements), les programmes de sport et de remise en forme, les télécoms, le tourisme, la robotique et la domotique. Les produits / services proposés doivent répondre à un besoin fort, être faciles à comprendre et à utiliser, apporter un réel gain en termes de qualité de vie et autant que possible avoir un prix abordable. De plus, les entreprises doivent garder à l esprit que la population des seniors est très hétérogène et que cette population éprouve un besoin constant d être valorisés. Réussir sur ce marché implique donc de bien s informer sur les besoins et les envies des seniors afin d offrir des produits / services personnalisés et de qualité. Les sociétés doivent s adapter aux besoins de leurs clients tout en respectant les réglementations qui régissent ce marché. En France, les deux marchés principaux sont ceux des baby-boomers et celui des personnes dépendantes. 18

19 G u i d e d u m a r Guide c h du é marché d des e s seniors sen esanté n i o r s e n s a n t é b) Etat des lieux & perspectives LE VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION B) ETAT DES LIEUX & PERSPECTIVES Selon LE VIEILLISSEMENT l étude de 2007 de l INSEE DE LA sur POPULATION «Les projections de la population », la France compterait entre 61 et 79 millions d habitants, dont près de 30% de la population aurait plus de 60 ans en 2050 (en 2005, 1 habitant sur 5 a plus de 60 ans). Ces données nous permettent d affirmer Selon l étude de 2007 de l INSEE sur «Les projections de la population », la France que compterait la proportion entre des 61 personnes et 79 millions âgées d habitants, de 60 ans ou dont plus près ne de cessera 30% d augmenter de la population dans aurait les années plus à venir. de 60 ans en 2050 (en 2005, 1 habitant sur 5 a plus de 60 ans). Ces données nous permettent d affirmer que la proportion des personnes âgées de 60 ans ou plus ne cessera d augmenter dans Ainsi les années en 2050, à venir. la France compterait 22,3 millions de personnes âgées de plus de 60 ans, soit près de deux Ainsi fois en plus 2050, qu en la France Cette compterait augmentation 22,3 millions serait d autant de personnes plus marquée âgées de chez plus les de personnes 60 ans, soit âgées de près 75 ans de et deux plus fois avec plus un qu en effectif de 4,9 Cette millions augmentation 2005 qui serait passerait d autant à 10,9 plus millions marquée en chez les De même personnes pour les âgées personnes de 75 ans âgées et plus de 85 avec ans un et effectif plus, dont de 4,9 le nombre millions en passerait 2005 qui de passerait 1,1 à 4,2 à millions 10,9 entre millions 2005 en et De même pour les personnes âgées de 85 ans et plus, dont le nombre passerait de 1,1 à 4,2 millions entre 2005 et Le Le nombre nombre de de personnes personnes âgées âgées de de ans ans et et plus plus a a augmenté depuis depuis avec avec l arrivée de de la génération la génération du baby-boom. du baby-boom. Le graphique Le graphique suivant suivant nous illustre nous l évolution illustre l évolution des effectifs des effectifs des personnes des âgées personnes respectivement âgées respectivement de 60, 75 et 80 de ou 60, plus. 75 et Ce 80 phénomène ou plus. Ce se phénomène retrouverait se décalé retrouverait dans le décalé temps : dans le temps : cette génération atteindrait les 75 ans ou plus en 2021 et 85 ans ou plus en cette génération Il faut également atteindrait noter les 75 que ans l allongement ou plus en 2021 de la durée et 85 ans de vie ou dans plus les en années Il à faut venir également ne fera noter qu accentuer que l allongement ces évolutions. de la durée de vie dans les années à venir ne fera qu accentuer ces évolutions Nombre de personnes âgées de respectivement 60, 75 et 85 ans ou plus selon les hypothèses de mortalité ans et plus ans et plus 085 ans et plus Hypothèse de vie basse Hypothèse centrale Hypothèse de vie haute Le marché des seniors au sein des autres pays européens 19

20 Guide du marché des seniors en santé Le vieillissement de la population française demeurerait moins marqué que dans la plupart des pays Le marché des seniors au sein des autres pays européens européens. L office statistique européen Eurostat a établi en 2005 une étude sur les projections de la proportion Le vieillissement de la population française demeurerait moins marqué que dans la plupart des des pays personnes européens. âgées de 60 ans ou plus en fonction des pays européens. 161,5 millions d habitants au sein des 25 pays membres de l Union Européenne auraient 60 ans ou plus (contre 99 millions en 2004). L office statistique européen Eurostat a établi en 2005 une étude sur les projections de la proportion des personnes âgées de 60 ans ou plus en fonction des pays européens. 161,5 millions d habitants au sein des 25 pays membres de l Union Européenne auraient 60 ans ou plus (contre 99 millions Ce en serait 2004). en Espagne et en Italie que le vieillissement serait le plus marqué, avec une estimation à plus de 40% de leur population de plus de 60 ans en Le Luxembourg représenterait par contre le pays Ce serait le plus en jeune Espagne avec et la en plus Italie faible que proportion le vieillissement des personnes serait le plus âgées marqué, de 60 ans avec ou une plus estimation (28%). En à plus de 40% de leur population de plus de 60 ans en Le Luxembourg représenterait par France, l effectif de personnes âgées de 60 ans ou plus passerait de 12,4 millions en 2004 à 22 contre le pays le plus jeune avec la plus faible proportion des personnes âgées de 60 ans ou plus millions (28%). à l horizon En France, l effectif de personnes âgées de 60 ans ou plus passerait de 12,4 millions en 2004 à 22 millions à l horizon Le tableau suivant nous résume l ensemble des projections de la proportion des personnes âgées de 60 Le ans tableau ou plus suivant en 2004 nous et 2050, résume pour l ensemble les 25 pays des membres projections de de l Union la proportion Européenne. des personnes âgées de 60 ans ou plus en 2004 et 2050, pour les 25 pays membres de l Union Européenne. Nombre d'habitants (en millions) Proportion des des ans ou plus (en (en%) Nombre de personnes de de ans ou plus pour personnes de de 20 à 60 ans Allemagne 82,5 74,6 24,6 38, Autriche 8,1 8,2 21,8 36, Belgique 10,4 10,9 21,8 33, Chypre 0,7 1,0 16,4 33, Danemark 5,4 5,4 20,5 29, Espagne 42,3 42,8 21,5 41, Estonie 1,4 1,1 1,1 21,7 33, Finlande 5,2 5,2 5,2 20,7 33, France 59,9 65,7 20,7 33, Grèce 11,0 10,6 22,9 38, Hongrie 10,1 8,9 8,9 21,0 34, Italie 57,9 52,7 25,0 41, Irlande 4,0 4,0 5,5 5,5 15,2 32, Lettonie 2,3 2,3 1,9 1,9 22,1 34, Lituanie 3,4 3,4 2,9 2,9 20,3 34, Luxembourg 0,5 0,5 0,6 0,6 18,7 27, Malte 0,4 0,4 0,5 0,5 17,4 31, Pays-Bas 16,3 17,4 18,7 29, Pologne 38,2 33,7 17,0 37, Portugal 10,5 10,0 21,9 38, République tchèque 10,2 8,9 8,9 19,3 38, Royaume-Uni 59,7 64,3 21,0 33, Slovaquie 5,4 5,4 4,7 4,7 15,8 37, Slovénie 2,0 2,0 1,9 1,9 20,4 38, Suède 9,0 9,0 10,2 22,8 30, UE à ,7 384,4 22,4 36, UE à ,8 444,8 21,7 36, Source : projection de de poulation variante centrale, centrale, Eurostat Eurostat Tableau 1 Proportion de personnes de 60 ans ou plus en 2004 et 2050 pour l UE 20

21 Guide du marché des seniors en santé G u i d e d u m a r c h é d e s s e n i o r s e n s a n t é Tableau 1 Proportion de personnes de 60 ans ou plus en 2004 et 2050 pour l UE Face à cette évolution, le débat sur le financement des retraites et de la dépendance existe dans l ensemble des pays européens. Le nombre croissant de personnes âgées dépendantes a entraîné le développement Face à cette des évolution, services le à débat la personne sur le financement au sein de tous des retraites ces pays. et Ceci de la s explique dépendance notamment existe dans par l évolution l ensemble des mentalités des pays européens. vers une réindividualisation Le nombre croissant des de comportements, personnes âgées le dépendantes souhait de vivre a entraîné seul et le développement des services à la personne au sein de tous ces pays. Ceci s explique notamment de rester par l évolution maître de des ses mentalités choix jusqu à vers la une prise réindividualisation en charge de ses soins des comportements, palliatifs, le souhait de vivre seul et de rester maître de ses choix jusqu à la prise en charge de ses soins palliatifs, Des disparités de la proportion des personnes âgées en France en fonction des régions : Cas de la région Nord-Pas Des de disparités Calais de la proportion des personnes âgées en France en fonction des régions : Cas de la région Nord-Pas de Calais La proportion La de personnes de personnes âgées âgées de 65 de ans 65 ou ans plus ou en plus France en France diffère diffère selon selon les régions. les régions. La carte La carte suivante suivante nous nous illustre illustre l indice l indice de vieillissement de vieillissement par par région région au au 1 er 1er janvier janvier La région Nord-Pas de Calais constitue 6,3% de la population nationale en se positionnant 3 ème région de province La région avec Nord-Pas de 000 Calais d habitants. constitue C est 6,3% une de région la population dense nationale mais aussi en jeune se positionnant avec ème de région de province avec d habitants. C est une région dense mais aussi jeune avec personnes de plus de 60 ans, soit 18% de la population, contre 21% en moyenne sur toute la France de personnes de plus de 60 ans, soit 18% de la population, contre 21% en moyenne sur L âge toute moyen la France. de la population L âge moyen région de la population Nord-Pas de en Calais région est Nord-Pas de 37,3 de ans Calais contre est 39,3 de 37,3 en France. ans contre 39,3 en France. Néanmoins, la population en région Nord-Pas de Calais vieillit. Plus de personnes sont âgées de plus Néanmoins, de 75 ans la avec population 92% des en personnes région Nord-Pas âgées vivant de Calais à domicile, vieillit. Plus contre de % 000 en France. personnes Dans sont les âgées de plus de 75 ans avec 92% des personnes âgées vivant à domicile, contre 90% en France. années Dans à les venir, années le vieillissement à venir, le vieillissement de la population de population sera plus marqué sera plus sur marqué le littoral sur le et littoral les grosses et les métropoles. grosses métropoles. Les deux cartes Les deux régionales cartes suivantes régionales nous suivantes illustrent nous le illustrent nombre le d habitants nombre d habitants de 60 ans de ou plus, 60 ainsi ans que ou plus, l indice ainsi de que vieillissement l indice de au vieillissement 1 er janvier au 1er janvier

22 Figure 1- Nombre d habitants de 60 ans et plus (source INSEE 2007) Figure 2- Indice de vieillissement au 1er janvier 2008 (source INSEE 2008) 22

23 A l horizon 2040, la population du Nord-Pas de Calais stagnerait avec une forte augmentation de la population de 80 ans ou plus. 10% des français auront plus de 80 ans contre 5% en 2007 (9% en région Nord-Pas de Calais avec plus de habitants de plus de 80 ans). L arrivée de la génération du baby-boom ainsi que l augmentation de l espérance de vie sont les deux raisons essentielles de l augmentation de la proportion de personnes âgées. Mais le vieillissement de la population en région Nord-Pas de Calais s accentuera avec un solde migratoire négatif actuel des trentenaires. Les plus de 60 ans (28%) supplanteront alors les moins de 20 ans (24%). 23

24 ANALYSE MACROECONOMIQUE DU MARCHE DES SENIORS Les seniors d aujourd hui sont non seulement plus nombreux que leurs homologues des générations précédentes mais également plus aisés financièrement, en meilleure santé et disposent de plus de temps libre. Une relative aisance financière des seniors qui s explique par un ensemble de contraintes qui s amoindrissent avec le temps. Ainsi, dans le cas d un couple par exemple, celui-ci bénéficie de deux retraites complètes, l emprunt principal est désormais payé et le dernier enfant à charge a déjà quitté le foyer familial. On peut ainsi mettre en évidence différentes étapes de la vie qui vont marquer et conditionner le niveau de vie de la personne senior. On remarque ainsi que la fin du remboursement de l emprunt immobilier vers l âge médian de 49 ans permet de dégager 30% de revenu disponible additionnel et ce comparativement à un jeune couple. S ensuit le départ du foyer du dernier enfant à charge et la perception d un héritage vers l âge moyen de 51 ans. On peut noter enfin que les personnes seniors d aujourd hui ont mieux gagné leur vie que leurs aînés grâce à une vie souvent plus linéaire (revenu en hausse et peu de périodes de chômage). Aussi, la population des seniors représente une cible économiquement intéressante et un marché au fort potentiel. Cette population concentre en effet l essentiel des revenus financiers et patrimoniaux en France. Les seniors disposeraient en effet en France de 43% des revenus nets, soit 122 milliards d euros. Une part qui pourrait même atteindre 55 à 60 % à l horizon 2020 selon le CREDOC, le centre de recherche pour l étude et l observation des conditions de vie. Le niveau de vie des 50 ans et plus dépasse ainsi de 30% en moyenne celui des plus jeunes. Leur revenu annuel moyen par tête est estimé à euros contre euros pour les moins de 50 ans. L importance grandissante des revenus du patrimoine ces dernières années a largement contribué à la richesse des seniors propriétaires. Ce sont ainsi les ans qui bénéficient du niveau de vie le plus élevé : ils sont majoritairement propriétaires et 74 % d entre eux détiennent aujourd hui 50 % du patrimoine net des ménages français. Les seniors représentent aujourd hui : 150 Milliards d euros de revenu annuel disponible ; 40% de consommation sur tous les marchés ; 80% des avoirs financiers ; 75% des revenus nets. 24

25 Consommation des seniors Les seniors n ont pas uniquement un fort pouvoir d achat. Ils sont également plus consommateurs que leurs aînés. Ainsi, l arrivée parmi les seniors des baby-boomers ( ) est un élément à prendre en compte car ils constituent une génération plus consommatrice que les précédentes. On estime ainsi que la demande des séniors devrait particulièrement augmenter dans des secteurs comme la santé, les télécommunications, les services domestiques et les loisirs. À l horizon de 2015, la part de la consommation des séniors devrait ainsi dépasser les 50 %, soit bien plus que leur poids démographique (39 %). Plus spécifiquement sur les marchés de l alimentation et de la santé, près des deux tiers des marchés de l alimentation à domicile et des marchés de la santé sont aujourd hui captés par des seniors. Les générations de seniors, qui ont toujours consacré plus de 18% de leur budget à leur alimentation, consacreront au cours des dix prochaines années des montants importants aux produits alimentaires non préparés et de qualité. Leur poids déjà important des les dépenses de santé le restera dans les années à venir. C est dans le domaine des assurances que leurs dépenses sont, et devraient rester, les plus importantes : 56 % des dépenses totales d assurance. Exemples de parts de consommation des seniors par type de marché comparativement au reste de la population : Consommer des produits sains : 43% des achats de yaourts au bifidus 35% des achats de plats cuisinés surgelés allégés 48% de la consommation d eau minérale S occuper de soi 50 % du marché des produits de beauté 40% de la consommation des crèmes pour les mains 38% de la consommation des crèmes pour le visage Se faire plaisir 50% des voitures neuves 45% des nuits en hôtel 3 et 4 étoiles 44% des achats de café pur arabica Si les seniors représentent une cible économique particulièrement intéressante, ils représentent aussi plusieurs marchés tant leurs besoins et leurs attentes sont différents et évoluent en fonction de leur âge et des «étapes de leur vie». 25

26 Entre 50 et 90 ans, les seniors n ont pas les mêmes attentes, ni les mêmes besoins. Le départ des enfants du domicile familial est prétexte à un nouvel aménagement de la maison ou à des projets de voyage. Le début de la retraite marque souvent un changement de vie, l investissement se porte alors sur les nouvelles technologies et les loisirs culturels et sportifs. L apparition des premiers problèmes de santé ou la perte d autonomie entraînent de nouvelles dépenses permettant le maintien à domicile. On notera également que l amélioration globale du niveau de vie de la personne senior par le départ du dernier enfant ou la fin de l emprunt principal pour l habitation principale par exemple, peut être vite atténué ou supprimé par la prise en charge d un parent devenu dépendant. Projection à 2015 Selon le CREDOC, 54% des dépenses de consommation seront le fait en 2015 des plus de 50 ans, contre 48% en Elles représenteront ainsi 584 Mds. La croissance des dépenses de consommation sera plus importante que la croissance démographique des seniors. En effet, sur la même période, la proportion de seniors dans la population ne sera passée que de 34% à 38% (+ 4 points). Par un effet mathématique lié à la croissance du nombre de personnes âgées de plus de 50 ans, le poids des dépenses des seniors aura accrût dans tous les secteurs. C est par ailleurs dans les secteurs dans lesquels les dépenses des seniors sont déjà surreprésentées que les croissances seront les plus fortes : santé (64%, +7points), alimentation (60%, +7 points), autres biens et services (58%, +8 points), équipement du foyer (58%, +8 points), loisirs (57%, +8 points). Une seule exception à cette règle, la part des dépenses de transport réalisée par les seniors augmentera plus que la moyenne (51%, +7 points), alors qu aujourd hui les seniors dépensent moins que la moyenne en transport. 26

27 c) Les attentes des seniors Il est difficile de se prononcer sur les attentes des seniors en institution sans en être un soi-même. Toutefois, la classification de Virginia Henderson 1 semble relativement exhaustive en la matière. Elle recense 14 besoins fondamentaux présentés ci-dessous 2 : 1. Respirer Normalement La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, de disposer d une oxygénation cellulaire satisfaisante. Les mécanismes pour l atteindre sont l apport gazeux, la ventilation, la diffusion et la circulation. 2. Manger et boire convenablement La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, d entretenir son métabolisme afin de produire de l énergie, de construire, maintenir et réparer les tissus. Les mécanismes pour l atteindre sont l ingestion, l absorption et l assimilation des nutriments. 3. Eliminer par toutes les voies d élimination La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, d éliminer les déchets qui résultent du fonctionnement de l organisme. Les mécanismes pour l atteindre sont la production et le rejet de sueur, de menstrues, d urines, de selles et l utilisation de matériel sanitaire. 4. Se mouvoir et maintenir une bonne posture (à la marche, assis, couché et dans le changement de position) La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, d entretenir l intégrité et l efficacité des systèmes biophysiologiques, de permettre la réalisation des activités sociales et de construire et maintenir l équilibre mental. Les mécanismes pour l atteindre sont la mobilisation des différentes parties du corps, la coordination des mouvements et le positionnement des différents segments corporels. 5. Dormir et se reposer La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, de prévenir et réparer la fatigue, diminuer les tensions, conserver et promouvoir l énergie. Les mécanismes pour l atteindre sont la résolution musculaire, la suspension de la vigilance, la périodicité des cycles du sommeil ainsi que l alternance activité/repos physique et mental. 6. Choisir les vêtements appropriés, s habiller et se déshabiller La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, de se protéger et d exprimer son identité physique, mentale et sociale. Les mécanismes pour l atteindre sont le port de vêtements et d accessoires, ainsi que la réalisation des mouvements adéquats. 1 D après «Les principes fondamentaux des soins infirmiers du CII», de Virginia Henderson, édité par le Conseil International des Infirmières (révisé en 2003), 59 pages ; et le «Guide d observation des 14 besoins de l être humain orientation diagnostique», de N. Delchambre, M.- R. Lefevre, A. Ligot, N. Mainjot, M. F. Marlière et M. Mathieu, éditions De Boeck (2ème édition), 2005, 71 pages

28 7. Maintenir à un niveau normal la température du corps par le port de vêtements appropriés ou la modification de la température ambiante La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, d assurer le rendement optimal des fonctions métaboliques, de maintenir les systèmes biophysiologiques et de maintenir une sensation de chaleur corporelle satisfaisante. Le mécanisme pour l atteindre est la thermorégulation. 8. Tenir son corps propre et sa mise soignée, protéger son épiderme La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, de maintenir l intégrité de la peau, des muqueuses et des phanères, d éliminer les germes et les souillures, et d avoir une sensation de propreté corporelle, élément de bien-être. Les mécanismes pour l atteindre sont les soins d hygiène corporelle et la réalisation des mouvements adéquats. 9. Se garder des dangers que peut représenter l environnement et éviter que le malade ne soit une source de danger pour les autres La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, de se protéger contre toute agression externe, réelle ou imaginaire et de promouvoir l intégrité physique, l équilibre mental et l identité sociale. Les mécanismes pour l atteindre sont la vigilance vis-à-vis des menaces réelles ou potentielles, les réactions biophysiologiques face aux agressions physiques, thermiques, chimiques, microbiennes, la réalisation de tâches développementales, la construction du concept de soi, les rapports sociaux et les stratégies d adaptation aux situations de crise. 10. Communiquer avec autrui et exprimer ses émotions, ses besoins, ses craintes et ses sentiments La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, de transmettre et de percevoir des messages cognitifs ou affectifs, conscients ou inconscients et d établir des relations avec autrui par la transmission ou la perception d attitudes, de croyances et d intentions. Les mécanismes pour l atteindre sont la mise en jeu des organes sensoriels, l échange d informations par l intermédiaire du système nerveux périphérique et central, l apprentissage et l utilisation des codes et des modes de la communication, la capacité à établir des contacts avec le monde. 11. Remplir ses devoirs religieux selon ses croyances La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, d être reconnu comme sujet humain, de faire des liens entre les événements passés, présents et à venir, et se réapproprier sa vie, de croire en la continuité de l homme, de chercher un sens à sa vie et s ouvrir à la transcendance. Les mécanismes pour l atteindre sont la prise de conscience de la finitude comme partie intégrante de l existence, le choix d un système de référence basé sur des valeurs, des croyances, une foi et l adoption d un mode de vie s y conformant, la réalisation d actes témoignant de l engagement spirituel et/ou religieux, la participation à des activités rituelles de manière individuelle ou collective. 12. S occuper à un travail qui lui donne l impression de faire quelque chose d utile La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, d exercer ses rôles, d assurer ses responsabilités, et de s actualiser par le développement de son potentiel. Les mécanismes pour l atteindre sont une conception claire de ses rôles, la réalisation de ses performances de rôle, et l adaptation aux changements tout en conservant la maitrise de ses choix. 28

29 13. Jouer ou participer à divers genres de récréations La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, de se détendre, de se divertir et de promouvoir l animation du corps et de l esprit. Les mécanismes pour l atteindre sont la réalisation d activités récréatives, individuelles ou collectives, adaptées à ses capacités et à ses aspirations personnelles. 14. Apprendre, découvrir, satisfaire une saine curiosité pouvant favoriser le développement normal de la santé. La finalité du besoin correspond à la nécessité, pour chaque individu, d évoluer, de s adapter, d interagir en vue de la restauration, du maintien et de la promotion de sa santé. Les mécanismes pour l atteindre sont la réceptivité à l apprentissage, l acquisition de de connaissances, le développement d habiletés et l adaptation des comportements. Les offres répondant aux besoins exprimés par les seniors devront prendre en compte certains aspects, dont : n Trouver un équilibre entre gestion du risque et liberté sachant que vouloir tout contrôler diminue la liberté tandis que laisser une personne livrée à elle-même augmente considérablement les risques. n Préserver la dignité, que la dépendance peut affecter. n Être conscient des différents modes de vie, attachés aux grands évènements de la vie des personnes : Vivre avec son conjoint, Vivre seul, Vivre avec de la famille, Vivre avec aidant à domicile, Avoir des visites régulièrement, Avoir peu de visites, Avoir des petits-enfants. n Dans le cas d un produit destiné aux personnes en perte d autonomie, construire des niveaux de handicap / dépendance pour bien définir son produit (qui peut l utiliser, et comment). 29

30 D) POINTS A RETENIR A) Les seniors dépendants souhaitent de plus en plus rester à domicile En effet, le cadre familier du domicile est plus rassurant et plus agréable à vivre pour les seniors, en particulier pour les personnes atteintes d Alzheimer qui sont facilement perturbés par des environnements, des objets et des personnes qu ils ne connaissent pas. D autre part, le gouvernement français (et ceux d autres pays) cherchent à réduire les dépenses de santé et encouragent fortement le maintien à domicile moins onéreux qu une hospitalisation, ou qu une prise en charge en établissement médico-social. C est certainement l un des motifs pour lesquels l accent est fortement mis sur le développement des services à la personne depuis le plan Borloo de B) Il existe encore des freins à lever n Canaux de distribution difficiles pour de nombreux marchés. Domotique adaptée pour les seniors : ce marché en est au stade d introduction, les canaux de distribution ne sont donc pas encore bien définis. Télémédecine : également en phase d introduction, ce marché ne possède pas encore de modèle économique qui permettrait de le pérenniser en France. n Désintérêt ou peur de la technologie de la part des seniors. La plupart n ont jamais vécu avec les nouvelles technologies et se portent bien sans. Les nouvelles générations seniors vont lever ce frein, car ce sont des générations qui ont travaillé avec ces technologies. n La communication envers les seniors n est pas toujours adaptée. Certains marchés (ex : domotique pour les seniors, télésuivi à distance) présentent une approche technologique du produit, il manque une approche commerciale qui rendrait les produits plus accessibles. Les seniors se sentent plus jeunes qu ils ne le sont réellement, les stigmatiser ne leur donne pas envie d acheter le produit. n Manque de confiance des seniors envers les prestataires dans le secteur des services. n Mauvaise image du secteur pharmaceutique. n Seuls certains produits ou services sont pris en charge financièrement par l Etat. Produits services non pris en charge : certaines aides techniques (remboursement inexistant ou seulement partiel), aménagement du logement avec la domotique, services pour les activités instrumentales de la vie quotidienne, communication avec les proches Le remboursement ne suit pas toujours l évolution de la technologie. n Les professionnels de santé ne sont pas toujours au fait des dernières technologies. n Les difficultés d émergence de certains marchés sont dues au retard de l engagement de l Etat. 30

31 C) Les marchés des seniors en santé présentent plusieurs niveaux de maturité Les marchés émergents sont : n La télémédecine (télésuivi à distance etc ). n La domotique pour les seniors. n La stimulation des fonctions cognitives avec les TIC. Les marchés en croissance sont : n La nutrition adaptée. n La lutte contre le vieillissement et les soins de la peau. n Les médicaments. n La téléassistance. n Les services de maintien à domicile et les services à la personne. n La communication pour les seniors. n Le matériel médical. Les marchés matures sont : n Les aides techniques. D) La recherche en France varie fortement d un segment à l autre n La recherche peut être détenue uniquement par les entreprises sur certains segments, notamment sur : Nutrition adaptée, Pharmacie. Matériel médical. TIC pour les seniors. n La recherche est parfois le fruit d une collaboration entre institutions et entreprises entre autres sur : Domotique, Télémédecine et télésuivi à distance. n La recherche peut être fortement impulsée par la recherche académique comme par exemple: Stimulation des fonctions cognitives. n La recherche reste faible en France sur : Aides techniques. 31

32 E) Certains pays ont déjà intégré le vieillissement de la population C est le cas des pays nordiques et du Japon. Le Japon est par exemple très avancé sur les technologies type robotique adaptée aux seniors. Ses laboratoires développent des robots d assistance à l autonomie. Les pays nordiques possèdent un système complètement différent du nôtre pour la prise en charge des personnes âgées. En Suède, l ensemble des services est coordonnée par la commune, ce qui permet d avoir une réelle gestion de proximité des personnes en perte d autonomie. Le Royaume-Uni est quant à lui très avancé en matière de téléassistance. C est le pays qui possède le plus grand nombre de personnes abonnées. F) Le volume de ventes va augmenter sur tous les marchés, mais le développement va s opérer différemment n Pour les segments présentant un niveau de développement en fin de croissance ou mature (matériel médical, aides techniques) : Ce sont principalement les entreprises déjà positionnées sur le secteur qui vont voir leurs ventes augmenter. Une nouvelle petite entreprise aura plus de difficultés à se positionner. n Pour les segments en début de croissance ou en émergence : Les PME ont toutes leurs chances, dans certains secteurs elles auront intérêt à se faire accompagner (par exemple en nutrition adaptée, elles devront s appuyer sur des experts en nutrition et en santé, mais aussi sur des experts en marketing afin de définir leur stratégie). G) La croissance du marché des seniors en santé sera plus ou moins rapide en fonction de l action de l Etat La prise en charge de la dépendance est un fait d actualité mais les mécanismes publics mis en place sont aujourd hui insuffisants pour faire face à la demande. De ce fait, les marchés se développent moins rapidement. En outre, l action de l Etat ne se résume pas uniquement au financement de la prise en charge de la dépendance. Elle concerne aussi la communication sur le thème. Par exemple, une campagne publique de communication concernant les nouvelles technologies permettrait d accélérer le processus d acceptation. 32

33 H) Nos recommandations pour une entreprise qui souhaiterait développer ou implanter une activité sur le marché des seniors n Prendre en compte les freins à l entrée. n Adopter la bonne stratégie de communication : Ne pas stigmatiser les seniors. Adopter une vision plutôt commerciale et moins technologique. Plusieurs stratégies possibles : communication générationnelle, non générationnelle Les seniors se sentent plus jeunes qu ils ne le sont réellement. n Suivre de près l implication de l Etat : plus l Etat s investit sur les marchés, plus ils ont de chances de se développer. n Assurer une veille réglementaire et bien intégrer les exigences réglementaires en amont de la conception des produits. Assurer une veille concurrentielle et technologique. n Surveiller les produits et mode de fonctionnement des «pays modèles» (Japon, pays nordiques ), plus équipés que la France avec les nouvelles technologies en santé. n Avoir une vision globale du marché, par exemple en ne développant pas un produit senior si la grande distribution refuse de le distribuer. I) Les marchés des seniors représentent de nouveaux relais de croissance économique Pour résumer tout ce qui a été dit ci-dessus, le vieillissement de la population et les opportunités de croissance dont témoignent les différents secteurs de la segmentation du marché (malgré quelques freins qui sont encore à lever) sont le gage d une possibilité de croissance économique. Nous pouvons ici aborder l exemple de la télémédecine, qui est actuellement peu développée en France. La télémédecine concerne les seniors mais également la population globale. D après les estimations, elle pourrait prendre quelques points du PIB d ici quelques années. 33

34 SEgMEntAtIOn 1/ schema Des secteurs principaux NUTRITION ADAPTEE PHARMACIE Jeunes seniors SERVICES A DOMICILE Seniors intermédiaires Seniors avancés Seniors confirmés EN ETABLISSEMENT TIC & DOMOTIQUE MATERIEL MEDICAL MATERIEL & AIDES TECHNIQUES POUR LA VIE QUOTIDIENNE 34

35 G u i d e d u m a r c h Segmentation é d e s s e n i o r s e n s a n t é segmentation 2 ) SEGMENTATION PAR BESOIN 2) segmentation par besoin Note importante : Note importante : La segmentation que vous trouverez ci-dessous est une segmentation par besoin. Néanmoins, il La existe segmentation deux marchés que vous principaux trouverez en ci-dessous fin chaîne est une de valeur segmentation : par besoin. Néanmoins, il existe deux marchés principaux en fin de chaîne de valeur: Les Les établissements : EhpAD, foyers logements, unités de soins longues durées. : EHPAD, logements, soins longues durées. Les particuliers avec le maintien à domicile. Les particuliers avec le maintien à domicile. Ces deux marchés ont un fonctionnement qui diffère complètement, mais les besoins des seniors Ces sont deux identiques marchés pour ont les un deux. fonctionnement Ainsi, l état du qui marché diffère et complètement, la chaîne de valeur mais les correspondante besoins des seniors à ces deux sont marchés identiques finaux pour sont les deux. expliqués Ainsi, dans l état chaque du marché fiche. et la chaîne de valeur correspondante à ces deux marchés finaux sont expliqués dans chaque fiche. Les besoins des seniors pour le maintien à domicile Matériel médical (dans le cas d'une HAD ou SSIAD) Ex : matériel pour la nutrition entérale. Aides techniques Ex : fauteuil roulant, lit médicalisé. Domotique, TIC & télémédecine Ex : télésuivi à distance. Services Nutrition adaptée Pharmacie Les besoins des seniors pour les établissements Matériel médical Ex : matériel pour la dialyse. Aides techniques Ex : lit médicalisé, lève-personne. Domotique, TIC & télémédecine Ex : bracelets de géolocalisation pour personnes atteintes de la maladie d'alzheimer. Nutrition adaptée Pharmacie Page 39 35

36 segmentation Du matériel médical pour Diagnostiquer et soigner Des aides techniques pour Se déplacer La vie quotidienne Aménager son logement De la domotique, des TIC et de la télémédecine pour Surveiller et alerter Consulter à distance et télésuivre Les besoins des seniors Communiquer et stimuler ses fonctions cognitives Les activités instrumentales de la vie quotidienne Des services pour Les activités essentielles de la vie quotidienne et les soins à domicile De la nutrition adaptée pour Boire et se nourrir La pharmacie pour Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau Traiter la maladie 36

37 segmentation a) tic, télémédecine & Domotique TIC, télémédecine & domotique Aménager le domicile avec la domotique Surveiller, alerter Consulter à distance et télésuivre Communiquer Simplification de la gestion du domicile : Automatisation (fermetures de portes, volets, fenêtres...), gestion centralisée, scénariis commandes à distance, éclairage adapté, connectique, réseau multimédia... Télassistance classique Survaillance du comportement : actimétrie, surveillance vidéo... Téléconsultation Télésurveillance médicale & télésuivi des paramètres physiologiques Téléphones : Téléphones adaptés, boitier mémoire de numérotation, mobiles, forfaits seniors... Visiophonie Sécurité : Sécurité extérieure (intrusions), intérieure (détecteurs de fumées, de fuite, de gaz, d'inondation...), contrôles d'accès (portier vidéo, carillon lumineux)... Prévention de l'errance et des fugues : géolocalisation, alarmes automatiques... Ordinateurs adaptés Solutions informatiques de stimulation des fonctions cognitives : Logiciels d'animation pour établissements, interfaces web... 37

38 SEGMENTATION b) Matériel & aides techniques pour la vie quotidienne Aides techniques Se déplacer Déplacements : Cannes, déambulateurs, fauteuils roulants, scooters... Chaussures Changement de niveau : Plateformes élévatrices, monte-escaliers, rampes d'accès... Adaptation du véhicule: Coussins de maintien, harnais de maintien, sièges adaptés, aides au volant Effectuer les activités de la vie quotidienne Hygiène : Elimination : réhausse WC, chaises garde-robe, urinoirs, lave-bassins... Sécurité : barres de maintien, tapis anti-dérapant... Douche & bain : baignoires adaptées, sièges et élévateurs de bain, chaises de douche, tabourets... Incontinence : couches, protections... Habillage: enfile-bas, enfile-boutons... Chambre, confort & mobilier : Sommeil : lits, literie... Repos : fauteuils coquilles, chaises remourrées... Transfert : lève-personne, verticalisateurs... Meubles : commodes, tables de nuit... Adaptation des transports en commun : Aides au déplacement dans les transports en commun, indicateurs sonores... Repas : ouvre-bocaux faciles, éplucheurs adaptés, robots, couverts ergonomiques, gobelets, assiettes à rebord... Prise des médicaments : piluliers, broyeurs de médicaments... Aides aux fonctions sensorielles: Loupes, téléagrandisseurs, réveils adaptés, casques amplificateurs, systèmes de rappel de tâches 38

39 SEGMENTATION c) Matériel médical Matériel médical Diagnostiquer Tensiomètre électrique, oxymètre de pouls, cardioscope, glucoscope Soigner & soulager Cardiovasculaire : Matériel de dépistage, stents, prothèses aortiques, valves, stimulateurs, défibrillateurs, sondes, mesure ambulatoire de pression artérielle, doppler vasculaire Neuropsychiatrique : Alzheimer, AVC, accompagne-ment Snoezelen, robothérapie... Bronchopulmonaire (assistance à la respiration) : ventilation assistée, aspiration trachéale, oxygénothérapie, aérosol-thérapie, gestion de l apnée du sommeil Ostéoarticulaire : tricycle orthopédique, orthèses et prothèses de membres supérieurs, inférieurs, de tronc... Gastroentérologique (assistance à la nutrition) : nutrition entérale et parentérale Endocrinienne : traitement du diabète Uronéphrologique : appareils de rééducation urogynécologique, traitement de l énurésie, sondes et poches urinaires Troubles sensoriels : cataracte, prothèses auditives Rééducation & remise en forme : rééducation à la marche, à l équilibre, exerciseur de main, myostimula-teur, analyseur d effort musculaire 39

40 SEGMENTATION d) Services Services Aider aux activités essentielles et soins à domicile Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne Aide aux activités essentielles de la vie quotidienne : Services à domicile de soins, de toilette& hygiène, d'habillage et de couché & levé... Aide aux démarches administratives, assistance technique, courses, ménage, repassage, livraison & préparation de repas, soins esthétiques à domicile, conduite de véhicule personnel, aide à la mobilité et au transport, accompagnement hors domicile, distraction, location de véhicules adaptés... Soins à domicile : Hospitalisation à domicile : oxygénothérapie, ventilothérapie, chimiothérapie, nutrition artificielle, traitement de la douleur... Aide-soignant, infirmière, aidant Aide aux aidants : Garde itinérante de nuit, séjours de vacances pour le couple aidant & aidé, répit à domicile, activités sociales & culturelles & de loisirs pour le couple aidant & aidé, aide au transport des aidants... 40

41 SEGMENTATION e) Nutrition adaptée Nutrition adaptée Se nourrir Boire Nutrition santé Aliments fonctionnels Boissons nutritives & énergétiques Eaux rares & médicinales Compléments alimentaires Réhydratation médicale de la personne âgée Nutrition clinique orale et entérale Nutrition clinique parentérale 41

42 SEGMENTATION f) Pharmacie Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau Traiter la maladie Crèmes, savons... Médicaments pour la lutte contre Alzheimer, médicaments diverses... 42

43 Bibliographie Note : la bibliographie des fiches se trouve à la fin de chaque fiche. Publications, ouvrages, rapports Mission au profit du président de la république relative à la prévention de la dépendance des personnes âgées rapport, André Trillard, sénateur Loire Atlantique, juin 2011 Ministère du travail, de la solidarité, et de la fonction publique Secrétariat d Etat chargé des aînés, Mission «Vivre chez soi» - rapport, Alain Franco, juin 2010 Développement construction, Le marché des seniors : nouvelle cible à privilégier par les promoteurs de logements collectifs et les constructeurs de maisons individuelles, Eurasim : institut européen de management asiatique, Etude comparative du marché des seniors japonais et français : opportunités croisées, David Barboni, 2007 Université Descartes, Paris 5, thèse «Technologie et Alzheimer, appréciation de la faisabilité de la mise en place de technologies innovantes pour assister les aidants familiaux et pallier les pathologies de type Alzheimer», Vincent Rialle, 2007 Ministère de la Santé et des Solidarités, rapport : Technologies nouvelles susceptibles d améliorer les pratiques gérontologiques et la vie quotidienne des malades âgés et de leur famille, Vincent Rialle, mai 2007 Office parlementaire d évaluation des choix scientifiques et technologiques, Rapport sur les apports de la science et de la technologie à la compensation du handicap, Bérengère Poletti, 2008 Alcimed Etude effectuée à la demande de l Agence Nationale de la Recherche et de la Caisse Nationale de Solidarité pour l Autonomie, Etude prospective sur les technologies pour la santé et l autonomie, Aude Poulain, Romain Piovan, Ariadne de Varax, Marc Letellier, octobre 2007 Credoc, Etude de l impact du vieillissement de la population sur l offre et la demande de biens et de services de consommation, Anne Dujin, Franck Lehuédé, Thierry Mathé, Nicolas Siounandan Sous la direction de Pascale Hébel, juin 2010 Société et vieillissement, rapport du groupe 1, tome II, annexes, Annick Morel, Olivier Verbe, juin 2011 Conseil de l Emploi des Revenus et de la Cohésion sociale, Les services à la personne, rapport n 8, janvier 2008 Profils seniors, «Le marché des seniors» enquête profils seniors, mars 2011 DREES (Direction de la recherche des études de l évaluation et des statistiques), Etudes et résultats, n 718, Une approche de l autonomie chez les adultes et les personnes âgées, février 2010 DREES (Direction de la recherche des études de l évaluation et des statistiques), Etudes et résultats, n 262, Aides techniques et aménagements du logement : usages et besoins des personnes âgées vivant à domicile, février 2010 Eurasanté, synthèse de conférence, Le marché des seniors : des opportunités de croissance pour les entreprises, mars Ministère de l économie, de l industrie et de l emploi, Les seniors, une cible délaissée, Pascal Hebel, Franck Lehuede, 2010 Senior Strategic, Les seniors et baby-boomers, segmentations. Age cognitive, réseau senior strategic 43

44 BILIOGRAPHIE Guiot, Cadre d analyse du processus de vieillissement et de son influence sur le comportement d achat du consommateur âgé, Mars 2006 Eurasanté, Géronto-technologies, opportunités et technologies au service des seniors, Juin Eurasanté, Le marché des services aux personnes dépendantes, quelles opportunités, quelles particularités, Décembre 2006 Eurasanté, Biosanté Infos, n 25, Perspectives du marché des TIC santé 2011, septembre 2011 Eurasanté, rapport d étude réalisée par TKM, Perspectives d utilisation des smart textiles pour le maintien à domicile, 2008 Alain Franco, Le rôle des PSAD dans les enjeux de la santé à domicile, Octobre 2010 Emploi avenir, Qu est-ce qu un senior?, 2010 ou 2011(?) Marketing News, Strike gold with silver surfers on the Web, 15 Septembre 1997 BusinessWeek, Elder Care by Remote, 16 Novembre 2009 Melanie Williams, SeniorMarketAdvisor.com, Senior Survey Health Care, Juillet 2011 ClubIndustry, Reaching Seniors, Décembre 2002 FunctionalIngredients, Marketing to SWELS, Septembre 2009 Restaurant Hospitality, Février 1999 Credoc, consommation et modes de vie, n 229, mai 2010, «Les seniors, une cible délaissée» Credoc, «Les comportements alimentaires des seniors», 25 janvier 2005, Pascal Hebel, Catherine Gaignier Web Gérontotechnologie.net, Jérôme Pignier, site commercial informationnel Visionnary marketiong & communication, page «Les seniors : une opportunité unique pour les entreprises», 2003, site commercial informationnel lemarchédesseniors.com, Senior Strategic, site commercial informationnel marketing-senior.net, site informationnel E-marketing, site d information Sensagent, encyclopédie en ligne Le marché des seniors, site d information Manager-go, site d information La Poste, page consultée : «Thème : le marché des seniors», site de l entreprise 20 Minutes, blog de veille et d information Senior Actu, article «Financement de la perte d autonomie rendez-vous en 2012», 19 septembre 2011, site d informations 44

45 BILIOGRAPHIE Senior Actu, site d informations, articles consultés : - «Marché des seniors, les entreprises doivent adapter leurs produits et leurs services», 8 septembre 2007, - «Etats-Unis, la chirurgie plastique, un marché en expansion en grande partie grâce aux seniors», mai «Japon, contraction du marché des boissons nutritives», juillet «Les nouveaux seniors japonais fer de lance de la consommation», mars «France, le marché des seniors dans la grande distribution reste encore peu exploité», octobre «Senior et nutrition» Eurasanté, site de l agence, article «Lancement du dispositif Nutriprev par le pôle santé longévité» LeMarchédesSeniors.com, site d informations Robot Buzz, site d information, articles consultés : - Trois japonais marchent dans Tokyo équipé d informations, 7 août Robot porteur de courses pour les seniors japonais, 24 décembre Lit médicalisé semi-robotique convertible en fauteuil roulant, 18 septembre I-Real, fauteuil roulant robotisé pour les voyageurs de Nagoya, 26 juin Madame est servie ou presque, 11 février Madame est servie, version robot, 25 janvier La télécommande ultime, cliquez le monde, 31 juillet 2009 Biomed Central, site d informations, articles consultés : - Reducing Depression in Older home care clients : design of a prospective study of a nurseled interprofessional mental health promotion intervention, 6 mai Evaluation design of a reactivation care program to prevent functional loss in hospitalised elderly: A cohort study including a randomised controlled trial, 12 juillet 2011 Senior.com, site d information Wikipédia, encyclopédie en ligne La Poste, : article Comment les marques s adaptent au marché des seniors, 11 février 2008, site de l entreprise Nouveau marketing.com, article Les seniors, leur consommation, 7 juillet 2007, site de l agence startl Quaker Oats, site de l entreprise Senior site.com, Nutrition Guideline for senior citizens, site d information Taisho Pharmaceutical, site de l entreprise Sato Pharmaceutical, site de l entreprise Global Aging, article Le Japon devient un laboratoire du marché des 45

46 BILIOGRAPHIE seniors, 7 février 2004, site d information Eurostaf, Les mutations du secteur des EHPAD, septembre 2010, site de l entreprise Easybourse, article Restauration collective : santé, seniors, armée, des pistes à suivre, 26 avril 2011, site courtier en ligne Agidom, site de l entreprise Maison de retraite.fr, article Dénutrition, site d information Entraînement sportif.fr, Complément alimentaire et nutrition sportive, site d information Mag nutrition.com, Les aliments fonctionnels, site d information Bastide le Confort Médical, site de l entreprise Usine Nouvelle, article Nestlé s invite sur le marché de la nutrition par sonde, 25 janvier 2001, site d information Capgeris, Téléassistance et santé mobile pour les seniors, 20 septembre 2011, site d information Les Echos, article Les seniors : un marché, pas un Eldorado, 27 juin 1997, site de l entreprise Slideshare, La génération senior Casino, site d information Site du gouvernement portail de l industrie, la_lettre_dgcis_n-056.pdf, Les seniors, un marché d avenir, avril 2010, site institutionnel Annuaire santé.org, site d information Medetic, Les seniors, un marché d avenir, site d information Site du gouvernement services à la personne, site institutionnel Mondial Assistance, CP%20Tandem_tcm pdf, Mondial Assistance aux côtés des aidants avec Tandem, site de l entreprise Aide aux personnes âgées en perte d autonomie, site d information ADHAP, site de l entreprise Aidant Attitude, site d information Aidotonomie, Les aidants, être aidant familial, soutien aux aidants, site d information MACIF Avec les aidants, site d information Lille Métropole, Les associations seniors, site de la communauté urbaine 46

47 BILIOGRAPHIE Générations et cultures, site de l association Télé-assistance.eu, site d information IC Nutrition, site de l entreprise Domotique Senior.com, html, site d information Le Figaro Santé, article Des chaussures GPS pour malades atteints d Alzheimer, 25 octobre 2011, site de l entreprise 47

48 ANNEXES Se reporter au guide de lecture des fiches pour une meilleure compréhension. Introduction SOMMAIRE Aménager le logement avec la domotique Surveiller, alerter Consulter à distance et télésuivre Communiquer et stimuler les fonctions cognitives Se déplacer Effectuer les activités de la vie quotidienne Matériel médical Aider aux activités essentielles et soins à domicile Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne Nutrition Adaptée Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau Traiter la maladie

49 Aménager le logement avec la domotique Ce segment concerne l ensemble des dispositifs mis en place pour répondre aux besoins de simplifier la gestion du logement (automatisation, gestion centralisée, connectique ) et de sécuriser le logement (détecteurs, portier vidéo ). TIC, télémédecine & domotique Aménager le logement avec la domotique Surveiller alerter Consulter à distance Communiquer Simplification de la gestion du domicile : Automatisation (fermetures de portes, volets, fenêtres...), gestion centralisée, scénariis commandes à distance, éclairage adapté, connectique, réseau multimédia... Sécurité : Sécurité extérieure (intrusions), intérieure (détecteurs de fumées, de fuite, de gaz, d'inondation...), contrôles d'accès (portier vidéo, carillon lumineux)... Maturité du marché Aperçu du marché Intensité de la concurrence Intensité de la demande Potentiel de développement Exhaustivité de l'offre 49

50 Annexe B : Aménager le logement avec la domotique Sommaire 1/ SWOT / Etat des lieux a/ Description du marché en France b/ Maturité du marché en France : introduction c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : forte d/ Description du marché dans d autres pays e/ Intensité de la concurrence f/ Acteurs du marché / Fonctionnement du marché a/ Type de marché b/ Chaîne de valeur / Enjeux & perspectives / Recommandations Bibliographie

51 Annexe B : Aménager le logement avec la domotique 1/ SWOT FORCES FAIBLESSES Forte capacité d innovation. Nombreuses technologiques. solutions Positionnement de grandes entreprises sur le marché des seniors : cela apporte une dynamique au secteur. Peu de stratégie commerciale : la communication sur les produits est orientée de façon encore trop technologique, ce qui ne facilite pas la compréhension par les utilisateurs. Le marché de la domotique existe mais l offre dédiée seniors est encore peu présente. Marché peu structuré : offre éparpillée, réseaux de distribution peu clairs. Equipement très cher. OPPORTUNITES MENACES Le maintien à domicile va se généraliser. Durcissement de la réglementation : thermique des bâtiments, détecteur de fumées obligatoire dans tous les lieux d habitation en Manque de politiques publiques : pas de prise en charge, peu de communication sur le maintien à domicile, professionnels de santé souvent peu informés des nouvelles technologies. Temps d acceptation long. Les structures publiques (régions, conseils généraux, universités ) participent à la lancée du secteur avec l élaboration de maisons intelligentes «test». Création récente du CENTICH 3 et du CENhabitat Centre d expertise national de technologies de l information et de la communication pour l autonomie : il travaillera spécifiquement sur les interfaces qui utilisent des technologies de la communication et de l information pour permettre aux personnes handicapées ou âgées en recherche d autonomie d interagir avec leur environnement physique ou numérique. 4 Centre d expertise national pour l habitat, pris en charge par le centre de référence de santé à domicile et autonomie 51

52 Annexe B : Aménager le logement avec la domotique 2/ Etat des lieux a/ Description du marché en France Maturité du marché en France Estimation de l intensité de la recherche en France Forte Moyenne Faible Chiffres clés Croissance du marché français de la domotique entre 2006 et 2010 : +6% par an 5. Chiffre d affaire du marché européen de la domotique en forte hausse : 232,6 millions de dollars en 2006 et 446,6 millions de dollars prévu en Produits entièrement nouveaux : le passé d utilisation est nul pour la plupart. Taux de logements adaptés en France très bas : 18%. 7 Les adaptations du logement sont peu anticipées : le taux progresse très fortement sur les tranches d âge : ans et plus de 80 ans. 4 Difficultés à clarifier le réseau de distribution Le réseau de distribution des produits domotique pour les seniors reste encore flou. D une part, des régions comme la Creuse prennent des initiatives pour équiper des logements tests, cependant les professionnels de santé n interviennent pas dans la distribution des produits. D autre part, certains installateurs proposent déjà une offre spéciale seniors. On trouve aussi des solutions domotique en magasin d électroménager. Domotique : une double demande 5 pro 6 D 7 D Les particuliers pour le maintien à domicile. 5 D après une étude menée par la société Xerfi Research : «Le marché de la domotique - Analyse et perspectives à l horizon 2013 Enjeux de la profession et paysage concurrentiel» 6 D après une étude menée par Frost & Sullivan, cabinet international de conseil en stratégie globale 7 D après l enquête européenne SHARE, (Survey of Health, Ageing and Retirement in Europe), conduite tous les deux ans depuis

53 Annexe B : Aménager le logement avec la domotique Les établissements d accueil qui améliorent ainsi leur prise en charge. Les besoins Piloter son logement de manière centralisée : gestion de l énergie, scenarii, automatisation des portes et des volets, télécommandes à distance,... Faciliter la manipulation des éléments constituant le logement : connectique adaptée, réseau multimédia, déverrouillage des portes à distance... Eclairer : automatismes, chemins lumineux pour prévenir les chutes... Détecter les fuites : gaz, eaux, fumées... Rassurer la personne en perte d autonomie : contrôle d accès, portier vidéo... Un frein important : des technologies jugées peu utiles, frein qui peut évoluer avec les nouvelles générations Les seniors les plus âgés ont des difficultés à comprendre leur intérêt, n ayant jamais vécu avec auparavant. Ils sont peu à l écoute des conseils de leurs enfants baby-boomers qui tentent d en faire la promotion auprès de leurs parents. Une étude 8 menée auprès d aidants Alzheimer montre que les technologies domotique sont plutôt jugées peu utiles (interphone à écran vidéo, volet électrique, verrouillage de la porte d entrée, éclairage automatique, détecteurs de gaz, de fumée, de température, d inondation). Mais l arrivée de la génération des baby-boomers peut faire évoluer cette image. b/ Maturité du marché en France : introduction Usage de la domotique par les personnes âgées non répandu. Prise de conscience du besoin ces dernières années. Expérimentations encore en cours pour valider les techniques. Nombre d acteurs et de produits proposés encore réduit, mais en augmentation. Les grandes entreprises commencent à se positionner sur le secteur. 8 Thèse de Vincent Rialle datant de décembre L étude a été menée sur 270 aidants à des personnes atteintes d Alzheimer. Attention, de ce fait, l interprétation des résultats pour notre étude n est pas complètement représentative puisqu elle ne couvre pas tous les seniors. 53

54 Annexe B : Aménager le logement avec la domotique c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : forte Les recherches académiques ou privées menées sont détenues par un nombre d acteurs réduits. Mais : recherches dynamiques grâce aux expérimentations d un leader : le groupe Legrand, en partenariat avec les structures publiques (régions, instituts de formation ) 9 : Projet MADONAH à Bourges (2009) : appartement prototype «habitat intelligent». Partenariat avec l institut de formation en ergothérapie à Nancy (2009) : simulation d un logement adapté aux personnes handicapées. Equipement de 2000 logements en Creuse avec un pack domotique (depuis 2006). Projet Géropass à Couzeix (depuis 2008) (évaluation de stratégies d aide à domicile). Recherches du groupe Legrand également portées sur le couplage entre domotique et téléassistance1 : Projet Esoppe en Corrèze (2009) : équipement de 100 logements avec un pack domotique couplé à de la téléassistance. Partenariat avec le Conseil Général de Corrèze (2011, en cours) : installation expérimentale chez 2200 personnes de solutions de vidéo-téléassistance et de domotique pour expérimentation, dans le but d un futur déploiement ultérieur au niveau national. Création récente du CENTICH et du CENhabitat qui montre des changements importants à venir au niveau de la recherche académique. D autres recherches : Equipement test de 5 appartements par la société H2AD à Grenoble : combinaison de domotique avec la télésanté, téléassistance, et surveillance à distance (2007). Maison intelligente conçue par l IUT de Blagnac (Haute-Garonne) (2011) : adaptée pour les personnes âgées et handicapées (salle de bain équipée d interrupteurs aimantés amovibles, sillon lumineux au sol, messages diffusés par synthèse vocale, lavabo à hauteur variable ) en lien avec l entreprise Domocenter. d/ Description du marché dans d autres pays Globalement, le marché de la domotique pour les seniors est en introduction dans de nombreux pays. 9 Source : Gérontotechnologies.net 54

55 annexe b : aménager le logement avec la domotique e/ intensité De la concurrence NOUVEAUX ENTRANTS : Nouveaux entrants de plus en plus nombreux car les fabricants prennent conscience de l'intérêt du marché. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES FOURNISSEURS : MOYEN - Les fournisseurs doivent pénétrer le marché. Intensité de la concurrence Un leader : groupe Legrand, qui a récemment racheté la société Intervox (solutions de téléassistance) : renforcement de sa puissance. L' autre gros acteur est Proteor. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES CLIENTS : FAIBLE - Offres éparpillées. - Concurrence non encore réellement mise en place. - Usage non répandu, ce qui ne contribue pas à diminuer les prix. PRODUITS DE SUBSTITUTION : Les produits présents actuellement sur le marché répondent à des besoins qui se recoupent entre eux, chacun constitue alors un produit de substitution. 55

56 Annexe B : Aménager le logement avec la domotique f/ Acteurs du marché Exemple d acteurs internationaux Legrand, leader en France : solutions domotiques (CA 2010 : 3,89 milliards d euros 10 ). Tunstall (Royaume-Uni) & Biotel : solutions télésanté (CA 2010 : 1,75 milliards d euros 11 ). Schneider Electric : solutions domotiques (CA 2010 : 19,6 milliards d euros 12 ). Exemple d acteurs français EDF : solutions énergétiques (partenariat avec la Communauté de Communes de l Atrébatie et le bailleur social Pas-de-Calais Habitat pour un habitat intelligent en réseau) (CA 2011 : 47,9 milliards d euros 13 ). Proteor : fabricant de matériel orthopédique, synthèses vocales, télécommandes et informatique à destination des personnes en perte d autonomie et handicapées (CA 2010 : 51 millions d euros 14 ). Medetic (association bénéficiant du statut JEI 15 et d entreprise solidaire) : solutions TIC et télémédecine pour le maintien à domicile en particulier. Habitat adapté : société de conseil en accessibilité D après 11 D après un document édité par e-sante.gouv : «Tunstall-présentation» 12 D après www2.schneider-electric.com 13 D après 14 D après societe.com 15 Jeune entreprise innovante 16 Chiffre d affaires non disponible 56

57 annexe b : aménager le logement avec la domotique 3/ fonctionnement Du marché a/ type De marché Les fabricants de matériel pour la domotique se situent sur un marché mondial ou national : Des projets d expérimentation se situent au niveau national en partenariat avec les régions, pour un futur déploiement national. Type de marché Mondial National Régional Des entreprises comme Legrand expérimentent leurs technologies en France mais représente un groupe mondial. Il existe aussi des projets de recherche au niveau européen. Les prestataires installateurs se situent sur un marché national ou régional : Electriciens indépendants ou réseaux d installateurs. b/ chaîne De valeur Fournisseurs & fabricants : Grands groupes 1/ Réseaux de distribution : - Grandes surfaces - Magasins spécialisés - Internet - Prestataires installateurs : électriciens, réseaux électriciens agréés pour chaque fabricant 2/ Structures intermédiaires : - Association Promotelec : liste de sociétés qui installent de la domotique par région, notamment les prestataires qui proposent une solution pour l aménagement du domicile pour les personnes en perte d autonomie Particuliers : La personne âgée ou son entourage prend en charge l'aménagement du domicile. Etablissements d'accueil 57

58 Annexe B : Aménager le logement avec la domotique 4/ Enjeux & perspectives Un enjeu important : changer l image de ces technologies innovantes et en généraliser l utilisation Face au scepticisme des seniors âgés, l image de telles technologies doit évoluer pour qu elles soient mieux acceptées. La rapidité du changement est fortement associée à l action des pouvoirs publics. Si ceux-ci prennent leurs dispositions (à l aide d une campagne de communication par exemple), le marché décollera certainement plus rapidement. En outre, généraliser l usage de la domotique permettra d en diminuer les coûts et la rendra ainsi plus accessible. Une perspective long terme intéressante : les baby-boomers Les baby-boomers ont travaillé avec les nouvelles technologies d information et de communication et sont donc beaucoup plus réceptifs. Il est certain que le confort proposé par ce type de technologies, couplé à une stratégie de communication non axée sur la vieillesse et la santé, peut réellement fonctionner auprès d un tel public. Les opportunités du maintien à domicile Avec le souhait de rester à domicile, le marché va certainement devenir très porteur. En fonction de la rapidité de la structuration du secteur, la courbe d évolution du marché sera plus ou moins rapide. Des technologies aussi opportunes pour les établissements Les établissements d accueil ont eux aussi besoin d aménager leurs structures, afin d améliorer le confort et la sécurité des personnes et de se différencier par des offres plus attractives. Un marché ciblé durant 5 ans puis extensible D après une étude 17 menée par Alcimed, le marché des applications domotiques pour les seniors resterait ciblé maintien à domicile et établissements pendant environ 5 ans. Puis, dans plus de 10 ans, l ensemble des nouvelles constructions seraient équipées de solutions domotiques appliquées aux personnes âgées et handicapées. 17 Etude prospective sur les technologies pour la santé et l autonomie datant de 2007, sur demande de l Agence Nationale de la Recherche et de la Caisse Nationale de Solidarité pour l Autonomie: «A horizon 5-10 ans, le marché ciblé est celui des habitats existants des seniors et des personnes handicapées. Selon le niveau de prise en charge accordé, ces technologies pourraient être soit réservées aux maisons spécialisées privées avec des habitants pouvant supporter le coût (budget personnel, mutuelles spécialisées, assurance vie, ) ou étendue à toutes les résidences spécialisées existantes. Dans plus de 10 ans, toutes les nouvelles constructions ciblant les personnes âgées et handicapées pourraient être équipées et l aménagement des habitats non spécialisés pourrait être envisagé pour certaines applications. Par ailleurs, ces aménagements devraient s étendre au contrôle universel de l environnement.» 58

59 Annexe B : Aménager le logement avec la domotique 5/ Recommandations Prendre en compte les freins à l entrée Les freins : désintérêt des seniors âgés vis-à-vis de la domotique, coût, technologies vus parfois comme menaçants. Trouver le bon réseau de distribution Qui cibler lors de la distribution du produit? L acheteur réel sera souvent l aidant ou la famille, qui est la plupart du temps lui aussi un senior. Cette composante est importante dans la stratégie commerciale à adopter, et ouvre peut-être des opportunités : un acheteur plus jeune aura peut-être tendance à s ouvrir plus vite aux nouvelles technologies. D après une étude menée par Altivis18, la famille a un réel rôle à jouer dans l intégration de la technologie dans la vie quotidienne de la personne âgée. Proposer une offre qui couvre des besoins multiples Les offres actuelles du marché sont éparpillées. Peu d entreprises proposent des packs qui couvrent plusieurs solutions technologiques à la fois. Proposer une offre qui couvre plusieurs besoins simplifie la compréhension du produit. Présenter son offre ou son produit en terme de réponse à un besoin et non comme une solution technologique Mettre en avant l aspect technologique d un produit ne facilite pas sa compréhension, et n explique pas au futur utilisateur pourquoi il a besoin de ce produit. Les produits existants sur le marché sont de nombreuses fois présentés en mettant en avant leur technologie. Ce sont en réalité les bénéfices pour le client qu il faut mettre en avant, en expliquant comment le produit répond à son besoin. Démédicaliser son produit Le senior âgé préfère acheter un produit démédicalisé, qui ne semble pas corrélé au premier abord à sa perte d autonomie. Présenter son produit sous la forme de réponse à un besoin qui n est pas vraiment «médicalisé» le valorise fortement auprès de l utilisateur, qui aura l impression d utiliser un produit non pas en rapport avec sa dépendance, mais plutôt comme un objet «banalisé». Site web intéressant à connaître : centre d expertise nationale pour les interfaces qui utilisent des technologies de la communication et de l information pour permettre aux personnes handicapées ou âgées en recherche d autonomie d interagir avec leur environnement physique ou numérique : centre national de référence santé à domicile et autonomie 18 Etude datant de 2006 menée sur 82 personnes : personnes âgées en établissement, à domicile, bénévoles, famille, professionnel, voisins. Altivis est une société de conseil auprès des collectivités territoriales et des entreprises de haute technologie dans les domaines de la prospective, de la stratégie, de l innovation, des nouvelles technologies de l information et de l aménagement du territoire 59

60 Annexe B : Aménager le logement avec la domotique Bibliographie Publications, ouvrages, rapports Office parlementaire d évaluation des choix scientifiques et technologiques, Rapport sur les apports de la science et de la technologie à la compensation du handicap, Bérengère Poletti, 2008 Alcimed, étude effectuée à la demande de l Agence Nationale de la Recherche et de la Caisse Nationale de Solidarité pour l Autonomie, Etude prospective sur les technologies pour la santé et l autonomie, Aude Poulain, Romain Piovan, Ariadne de Varax, Marc Letellier, octobre 2007 Université René Descartes Paris 5, Thèse : technologie et Alzheimer, Vincent Rialle, Septembre 2007 AXA, Présentation - Global forum for longevity Ouvrir les perspectives sur la longévité, Pascal Brosset, 28 mars 2011 Xerfi Research, Le marché de la domotique : analyse et perspectives du marché à l horizon 2013, Philippe Gattet, 2011 Xerfi Research, Le marché de la domotique : quelles stratégies pour tirer profit du dynamisme et du potentiel du marché?, Philippe Gattet, 2009 Inspection générale des affaires sociales, Société et vieillissement rapport du groupe 1 - Tome 2 annexes, Annick Morel, Olivier Veber, juin 2011 Rapport mission au profit du président de la république relative a la prévention de la dépendance des personnes âgées, André Trillard, Juin 2011 Altivis, Analyse des données de l étude Altivis e-senior 69, J. Gaucher & G. Ribes, 2006 e-sante.gouv, Tunstall présentation, 2010 Web Gérontechnologie.net, toute l actualité des technologies dédiées au grand âge, www. gerontechnologie.net, Jérôme Pigniez, site informationnel et commercial Association Promotolec Mieux vivre l électricité, site associatif et commercial Global Forum for Longevity, Axa, site commercial Erasme, site informationnel et associatif Xerfi, site commercial Service public, site institutionnel Legrand, site commercial Altivis, site commercial Le parisien, article «Il conçoit la maison du futur», Mallory Lalanne, 01/05/2011 Biotel, site commercial Chef d entreprise.com, site commercial et informationnel Le marché des seniors.com, article «Schneider Electric sur le marché du maintien à domicile», site commercial 60

61 Annexe B : Aménager le logement avec la domotique Medetic, site commercial Habitat adapté, site commercial EDF, article «Un habitat intelligent et durable en réseau : pour le maintien des personnes âgées ou handicappées à domicile», site commercial Schneider Electric, www2.schneider-electric.com, site commercial EDF, site commercial CENTICH, site institutionnel 61

62 Surveiller, alerter Ce segment concerne les solutions de téléassistance, de géolocalisation, et de surveillance du comportement. TIC, télémédecine & domotique Aménager le logement avec la domotique Surveiller, alerter Consulter à distance Communiquer Téléassistance classique Surveillance du comportement : actimétrie, surveillance vidéo... Prévention de l'errance et des fugues : géolocalisation, alarmes automatiques... Aperçu du marché Intensité de la concurrence Maturité du marché Intensité de la demande Potentiel de développement Exhaustivité de l'offre 62

63 Annexe B : Surveiller, alerter Sommaire 1/ SWOT / Etat des lieux a/ Description du marché en France b/ Maturité du marché en France : introduction c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : MOYENNE d/ Description du marché dans d autres pays e/ Intensité de la concurrence f/ Acteurs du marché / Fonctionnement du marché a/ Type de marché b/ Chaîne de valeur / Enjeux & perspectives / Recommandations Bibliographie

64 Annexe B : Surveiller, alerter 1/ SWOT FORCES FAIBLESSES Forte capacité d innovation. Peu de stratégie commerciale : la communication sur les produits est orientée de façon encore trop technologique, ce qui ne facilite pas la prise en main par les utilisateurs. Marché peu structuré : offre éparpillée (par région, par technologie etc ), réseaux de distribution pas toujours clairs, opérateurs multiples (associations, entreprises ). R&D : la recherche est présente mais freinée par le manque de PME de taille moyenne en France. OPPORTUNITES MENACES Demande croissante en maintien à domicile. Les établissements ont besoin de différencier leurs offres : matériel leur permettant d avoir une surveillance plus précise de leurs patients atteints d une forte dépendance (Alzheimer par exemple). Manque de politiques publiques : peu de communication sur le maintien à domicile, professionnels de santé souvent peu informés des nouvelles technologies. Temps d acceptation de la technologie long. Problèmes éthiques liés à la télésurveillance. La téléassistance est en partie subventionnée (notamment pour les bénéficiaires de l APA). 64

65 annexe b : surveiller, alerter 2/ etat Des lieux Maturité du marché en France Maturité du marché en France Estimation de l intensité de la recherche en France Estimation de l intensité de la Forte recherche en France Moyenne Forte Moyenne Faible Faible a/ Description Du marché en france Les chiffres de la téléassistance abonnés en France en % des personnes âgées de 85 ans et plus sont équipées d un dispositif de téléassistance 20. D après la thèse de Vincent Rialle, la télésurveillance est l une des technologies les plus appréciées 21 des aidants de personnes atteintes de la maladie d Alzheimer. Demande d'assistance à la vie Appel de contrôle Demande quotidienne 5% d'assistance à la vie Appel de contrôle 4% Chutes quotidienne 5% Besoin de 5% 4% Chutes communiquer Besoin de 5% (détresse communiquer psychologique) (détresse 5% psychologique) Appel à caractère 5% technique Appel à caractère 24% technique 24% Appel médical 2% Appel médical 2% Appel "involontaire" Appel 55% "involontaire" 55% Les appels de téléassistance en France Les appels de téléassistance en France 19 D après Eurostaf, pôle d expertise sectorielle et d études du Groupe Les Echos, étude réalisée sur le marché français de la téléassistance 20 D après les statistiques recueillies par l Afrata (Association Française de téléassistance), Thèse de Vincent Rialle datant de décembre L étude a été menée sur 270 aidants à des personnes atteintes d Alzheimer. Attention, de ce fait, l interprétation des résultats pour notre étude n est pas complètement représentative puisqu elle ne couvre pas tous les seniors. 65

66 Annexe B : Surveiller, alerter Evolution de la téléassistance classique vers des systèmes plus complexes 22 Les systèmes de téléassistance classiques sont développés : appels manuels sur un bracelet montre, etc... Les fournisseurs les couplent avec une offre de services de plus en plus fournie : Visio assistance (couplage de webcam à la télévision par exemple) (état d expérimentation) 23. Détection de l environnement (détecteurs de gaz, d inondation...). Détecteurs de chutes (systèmes basés sur l accéléromètre remplacés par des solutions basées sur l inertiomètre). Systèmes de maison intelligente intégrant la téléassistance. Exemple de produit : Montre Vivago : cette montre suit les paramètres physiologiques et déclenche une alarme automatique en cas de données anormales (qui peuvent refléter un coma, une chute...). Une alarme peut aussi être déclenchée manuellement. Opérateurs de téléassistance très diversifiés 24 Statuts différents : entreprises privées (52%), associations, secteur de l économie sociale (35%), opérateurs publics (ex : SAMU, SDIS, collectivités territoriales) (13%) 25. Stratégies différentes : logique de croissance (en nombre d abonnés), ou stabilité mais évolution sur d autres dimensions (meilleure insertion locale, suivi des évolutions technologiques...), Stratégies commerciales différentes : certaines entreprises fonctionnent par réponse aux appels d offres (pour une contractualisation avec les départements etc...), tandis que d autres favorisent la recherche de nouveaux clients directement à la source. Certaines n affichent pas de tarif national et s ajustent en fonction de la concurrence. Tailles différentes : entreprises régionales, nationales ou, mondiales.. Offres de services différentes : offre concernant uniquement la téléassistance, offre de services plus large comprenant d autres services à domicile. Développement de la téléassistance mobile La téléassistance mobile se développe de plus en plus, avec par exemple intégration de fonctions GPS dans les portables, ou une touche d appel d urgence. Exemples de produits : Témo mobile : application smartphone qui combine téléassistance et contact social (météo, demander des billets de train, être mis en relation avec ses amis...). Doro Phone Easy : téléassistance mobile couplée à une fonction GPS. L endroit où se trouve la personne peut être directement transmis au téléassisteur (centre d appel ou proche) en cas d activation de l alarme de téléassistance. 22 D après une étude menée par le cabinet BASIC sur les perspectives de marchés de la téléassistance pour personnes âgées en Europe, D après Gérontotechnologie.net 24 D après le rapport de recherches : La téléassistance pour le maintien à domicile : comment dépasser une logique d offre technologique et construire des usages pertinents?, Florence Charue-Duboc, Laure Amar, Nathalie Raulet-Croset (PREG-CRG, Ecole polytechnique-cnrs), Anne- France Kogan (Ecole des Mines de Nantes), janvier D après l Afrata (Association Française de téléassistance),

67 Annexe B : Surveiller, alerter Des systèmes nouveaux de surveillance préventive du comportement: actimétrie, surveillance vidéo Les fonctions d actimétrie permettent de surveiller que la personne se comporte de façon habituelle. Dans le cas d un comportement inhabituel, l actimétrie suppose alors que c est parce que la personne a un problème (chute...), et peut par exemple déclencher une alarme automatique. Ces fonctions commencent à être intégrées de façon expérimentale aux solutions existantes (de téléassistance par exemple), ou font l objet d innovations complètes. Ces systèmes sont encore peu répandus mais connaissent un développement fort. Les systèmes de surveillance vidéo sont également peu répandus. Exemples de produits : Senior Alerte : téléassistance active. Système qui enregistre l activité normale (ouvertures de porte, positionnement ) de la personne au domicile grâce à de multiples capteurs intégrés au logement. Lors d un comportement inhabituel, une alarme est déclenchée. Visuresp : vêtement enregistrant l activité de la personne et autonomisant sa surveillance. Edao : service de vidéo vigilance. Matelas actimétrique (solution expérimentale). Prévention de l errance et des fugues : pour les établissements et pour le particulier Plusieurs dispositifs de géolocalisation existent déjà sur le marché. Ces systèmes tendent à se complexifier de plus en plus. Exemples de produits : Balise Aloïse : ceinture de géolocalisation. Locator Plus : une étiquette radio présente sur la personne en perte d autonomie permet de la localiser et d émettre un signal lorsqu elle sort de la zone prédéfinie. Bracelet montre Vivago : il permet de localiser une personne et d alerter en cas de sortie d un périmètre sécurisé. Deux freins importants : l éthique, et les seniors français défavorables à la technologie L étude Basic a montré que les solutions de téléassistance sont peu utilisées en France par rapport à d autres pays comme le Royaume-Uni : les seniors français sont peu à l aise avec les nouvelles technologies. Le côté éthique pose également question : respect de l intimité, traçabilité... 67

68 annexe b : surveiller, alerter Différents profils type De seniors Dans chaque pays européen 26 Il existe différents types de seniors dans les pays européens, cette approche explique en partie l avancée différente de la téléassistance et des technologies associées : Les technophiles : ils acceptent facilement la technologie, dans la mesure où elle répond à une demande de sécurité pays scandinaves. Les défavorables à la technologie : ils ne sont pas à l aise avec la technologie France, Allemagne, Grèce. Cela explique le taux de pénétration bas de la téléassistance en France par rapport à certains de ses voisins. Les orientés confort TV : besoins de mobilité limités, attrait pour la téléassistance visuelle Suisse, Italie. b/ maturité Du marché en france : en croissance forte Croissance de 10 à 15 % par an ces dernières années 27 sur le marché de la téléassistance. Nombreux mouvements : rachat d entreprise (Intervox par Legrand), les entreprises cherchent à se différencier en étendant leur offre. Marché en évolution avec l arrivée de nouvelles technologies. Le secteur va continuer de se développer de façon très forte Prévision d évolution du marché européen d ici à 2015 (D après une étude menée par le cabinet BASIC sur les perspectives de marchés de la téléassistance pour personnes âgées en Europe, 2009) 26 Etude menée par le cabinet BASIC sur les perspectives de marchés de la téléassistance pour personnes âgées en Europe, D après Eurostaff, pôle d expertise sectorielle et d études du Groupe Les Echo 68

69 Annexe B : Surveiller, alerter c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : moyenne Il existe des projets de recherche et des innovations en France, mais de nombreuses innovations sont diffusées par d autres pays Européens. La recherche française dans le domaine n est pas aisée car le tissu industriel français est principalement constitué de grandes entreprises, ou de PME trop petites pour pouvoir la soutenir. Les recherches sont portées sur le couplage de la téléassistance avec la télémédecine et la domotique. Les recherches concernent aussi l amélioration de l offre actuelle grâce aux nouvelles technologies telles que GPS, actimétrie etc 28 Recherches portées par des grands groupes comme Legrand 29 : Projet Esoppe en Corrèze (2009) : équipement de 100 logements avec un pack domotique couplé à de la téléassistance. Partenariat avec le Conseil Général de Corrèze (2011, en cours) : installation expérimentale chez 2200 personnes de solutions de vidéo-téléassistance et de domotique pour expérimentation, dans le but d un futur déploiement ultérieur au niveau national. Rachat de la société Intervox Systèmes, PME qui développe et commercialise une gamme de téléassistance pour le maintien à domicile. Recherches portées par des PME, ou PME ayant effectué des recherches ou innové récemment: Equipement test de 5 appartements par la société H2AD à Grenoble (2007) : couplage de domotique, télémédecine et téléassistance. IGL France : balise anti-disparition Aloïse. Medialis : développement du système «Ageis online». Vigilio : détection automatisée de la chute au domicile ou en établissement d accueil. Aphycare technologies : commercialisation du bracelet sereo Z de détection de chute, choc, et errance. Les institutions (régions, pôles de compétitivité ) sont actrices dans la recherche également : Appel à projet du conseil Général de Haute-Vienne visant à réaliser une expérimentation pour l amélioration du maintien à domicile : services de proximité en complément d une téléassistance2 (2011 à 2013). Projet BEA des pôles Aerospace Valley et Cancer Bio Santé qui a pour objectif de développer un bracelet-montre innovant, apportant des services prolongeant l autonomie des personnes âgées dépendantes en téléassistance à domicile (2009). 28 Liste non exhaustive 29 Source : Gérontotechnologies.net 69

70 annexe b : surveiller, alerter D/ Description Du marché Dans D autres pays La maturité du marché dans chaque pays européen est différente1 : Pénétration forte : Royaume-Uni, Irlande, Scandinavie. Croissance lente : France et Allemagne. Rattrapage : Pays-Bas et Espagne. Marchés émergents : Portugal, Hongrie. Un des pays où le marché de la téléassistance est le plus développé est le Royaume-Uni, qui détient 43% du marché européen. e/ intensité De la concurrence NOUVEAUX ENTRANTS : Positionnement de grands groupes sur le marché (ex : Legrand, avec le rachat de la société Intervox). POUVOIR DE NÉGOCIATION DES FOURNISSEURS : FORT - Nombre de fabricants limité Intensité de la concurrence pour les distributeurs & prestataires - Concurrence géographique intense : prestataires nationaux et prestataires régionaux de proximité - Concurrence technologique forte - Besoin d'un renouvellement rapide : durée moyenne des abonnements de 3-4 ans - 75 % du marché de la téléassistance détenu par les 6 premiers téléassistateurs - Présence d'associations sur le marché qui augmentent la concurrence POUVOIR DE NÉGOCIATION DES CLIENTS : MOYEN - Offre variée, ce qui laisse beaucoup de choix au client. - Mais clients géographiqueme nt éparpillés. PRODUITS DE SUBSTITUTION : Les produits de substitution sont nombreux : - Les offres du marché ne couvrent jamais tous les besoins, mais toujours des besoins qui se recoupent entre eux. - Les offres sont très variées. 70

71 Annexe B : Surveiller, alerter f/ Acteurs du marché Exemple d acteurs internationaux Tunstall : société anglaise qui commercialise des solutions de télésanté et télésoins dans plus de 30 pays : systèmes de suivi des paramètres vitaux, avec alarme, etc (CA 2010 : 1,75 milliards d euros 30 ). Leader mondial de la téléassistance avec 2,5 millions d abonnés dans le monde 31. Europ assistance : services de prévention et d assistance personnalisée en Santé, Famille & Domicile et en Mobilité, partout dans le monde (CA 2010 : 1,39 milliards d euros 32 ). Mondial assistance : leader mondial de l assurance voyage, loisirs, assistance retraite. Mondial Assistance propose un service de téléassistance via bracelet ou pendentif (CA 2009 : 1,67 milliards d euros 33 ). Medical intelligence : société d origine québécoise fournissant des solutions de télésécurité médicales personnelles (commercialisation du bracelet anti-disparition Columba pour les personnes atteintes de la maladie d Alzheimer) 34. Exemple d acteurs français Sociétés Intervox systemes (appartient au groupe Legrand) : société proposant des terminaux de téléassistance sous la marque Quiatil 35 (CA 2010 : 12 millions d euros 36 ). Fil Bleu : solution de téléassistance téléphonique proposée par la société d assurances Axa, avec relais via bracelet ou pendentif. Assystel : PME prestataire de téléassistance (CA 2010 : 2,9 millions d euros 37 ). Fil assistance : société d assistance proposant des solutions de téléassistance, et services à domicile (CA 2010 : 10,6 millions d euros 38 ). Vitaris (membre du groupe Tunstall) : société proposant des solutions de téléassistance (CA 2010 : 5,96 millions d euros 39 ). Apiserv : PME qui commercialise des solutions de géolocalisation en temps réel sous la marque Geophone D après un document édité par e-sante.gouv : «Tunstall-présentation» 31 D après gérontotechnologie.net, chiffre datant de D après 33 D après 34 Chiffre d affaires non disponible. Medical Intelligence Technologies a été vendue à une société finlandais en 2009 pour pour déficit de 18,9 millions de dollars (source : article «Medical Intelligence Technologies vendue à des Finlandais», 28 août 2009) Quiatil vendus en France et dans le monde d après 36 D après 37 D après 38 D après une publication de Oracle : «Fil assistance optimise le traitement des dossiers d assistance et apporte un meilleur service client», mai D après 40 Chiffre d affaires non disponible 71

72 Annexe B : Surveiller, alerter Alyzen : systèmes anti-égarement, anti-fugues et de télédétection 22. IGL France : PME commercialisant des solutions de géolocalisation 22. UbitQuiet : jeune start-up proposant une solution qui détecte les comportements anormaux, les chutes, et garde le contact avec les proches. TAM Télésanté : PME commercialisant des solutions de télésurveillance et télésanté (CA 2010 : euros 41 ). Domidom services : réseau d aide à la personne organisé en plusieurs agences et proposant un service de téléassistance (CA 2008 : 13,5 millions d euros 42 ). Associations Equinoxe : association proposant des services de téléassistance et de géolocalisation 22. Présence Verte : association de services à domicile proposant de la téléassistance (CA 2009 : 37,6 millions d euros 43 ). Filien : société appartenant au réseau ADMR de (services à la personne) proposant un service de téléassistance (CA 2010 : 8,4 millions d euros 44 ). 41 D après 42 D après 43 D après 44 D après 72

73 Annexe B : Surveiller, alerter 3/ Fonctionnement du marché a/ Type de marché Les fabricants distribuent leur matériel de manière nationale ou mondiale : Les solutions technologiques proposées viennent de toute l Europe (ex : Vivago) ou de la France (ex : balise Aloë). Type de marché Mondial National Régional Les installateurs et les prestataires de services se situent sur un marché national ou régional 45 : La téléassistance fonctionne particulièrement bien avec un réseau de proximité. b/ Chaîne de valeur Intermédiaires éventuels : Fabricants Prestataires & Installateurs - Conseils généraux (appels d'offre : contractualisation directe avec un opérateur de téléassistance pour certaines régions). - Réseaux locaux : associations, services départementaux, élus... 4 types de prescripteurs : - Médecin, - Services sociaux, - Entourage familial, - Le particulier luimême (cas rare) Particulier - CLIC. Etablissements de santé et d'accueil 45 Certains prestataires se situent sur un marché mondial (ex : Europ Assistance) 73

74 Annexe B : Surveiller, alerter 4/ Enjeux & perspectives Un enjeu important : dépasser les problèmes d éthique posés par les dernières innovations Traçabilité, intimité, impression d être surveillé en permanence etc Ces questions reviennent sans cesse dans le débat des nouvelles technologies et constituent un véritable frein à l utilisation des dernières innovations. Les systèmes de téléassistance se combineront de plus en plus avec les dernières technologies La part des activités «basiques» de la téléassistance diminuera, tandis que la part de services complémentaires utilisant les dernières innovations (actimétrie, mesure des paramètres vitaux, combinaison avec un habitat intelligent ) augmentera. Des services de plus en plus complexes devraient être proposés. Les stratégies de croissance à venir Renforcement et structuration du secteur : des regroupements stratégiques devraient intervenir afin de développer et rendre plus visibles les actions de communication, atténuer la concurrence et optimiser la distribution. Innovation : les entreprises devront pouvoir financer la R&D afin de suivre les évolutions constantes du secteur. Ce financement pourra être possible grâce à l intensification du capital via les regroupements. Les budgets marketing et le soutien de la distribution B to C devraient augmenter. 74

75 Annexe B : Surveiller, alerter 5/ Recommandations Prendre en compte les freins à l entrée Rappel des freins : désintérêt des seniors âgés vis-à-vis de la domotique, problèmes éthiques des nouvelles technologies. L entourage pourra accélérer le processus d insertion de la technologie dans la vie de la personne âgée en assurant un rôle de «médiation» entre les deux. S adapter aux changements importants du secteur D après Eurostaf 46, il y a 4 principaux défis à relever : «Développer de nouveaux services et proposer une offre globale d accompagnement à domicile de la personne âgée (ex. : Présence Verte, Europ Assistance, Axa Assistance, GTS Mondial Assistance, Filien-ADMR). Profiter de la désintermédiation de la distribution pour faire progresser le taux d équipement de la population française via des campagnes de communication grand public. Elargir la cible commerciale (seniors actifs, travailleurs isolés, personnes handicapées, femmes enceintes, etc.). Se positionner sur les segments porteurs via le développement de technologies innovantes de détection de chute, de géolocalisation, de visioassistance, etc.» Construire un réseau local pour les solutions de téléassistance 47 La construction d un réseau local permet de faire connaître son offre et sa spécificité. L offre peut ainsi être promue via le réseau médico-social habituel de la personne âgée. Les différents moyens de communication sont : Canaux traditionnels : journaux locaux, publications spécialisées (mutuelle, journaux internes ), salons spécialisés (Gérontotechnologies, manifestations du monde agricole ). Communication vers les réseaux locaux : Elus locaux, services départementaux chargés de la politique de la personne âgée, associations d aide à la personne, activités d animation mises en place par le CCAS (Caisse Centrale d Activités Sociales) à l adresse des personnes âgées. 46 Pôle d expertise sectorielle et d études du Groupe Les Echos, étude réalisée sur le marché français de la téléassistance 47 D après le rapport La téléassistance pour le maintien à domicile : comment dépasser une logique d offre technologique et construire des usages pertinents?, rapport de recherches, Florence Charue-Duboc, Laure Amar, Nathalie Raulet-Croset (PREG-CRG, Ecole polytechnique-cnrs), Anne- France Kogan (Ecole des Mines de Nantes), janvier

76 Annexe B : Surveiller, alerter L importance du contact de confiance avec le client dans le cas de la téléassistance à domicile Le premier contact se fait lors de l installation du matériel chez le client. Il est donc important d y accorder de l importance, dans le but de veiller à la bonne image de l entreprise qui fournit la prestation, ainsi que pour que la personne puisse s approprier correctement les appareils. Favoriser une approche commerciale, qui répond à un besoin, plutôt qu une approche technologique La logique d offre technologique ne fonctionne pas auprès des utilisateurs : elle peut faire peur, donner lieu à des incompréhensions et finalement au non achat. L offre doit d abord mettre en avant les bénéfices que le client tire de la solution technologique avant d expliquer en détails comment elle fonctionne. Sites intéressants à connaître : annuaire des sociétés des services de téléassistance et de téléalarme pour personnes âgées. : portail d informations sur les gérontotechnologies. 76

77 Annexe B : Surveiller, alerter Bibliographie Publications, ouvrages, rapports Etude prospective sur les technologies pour la santé et l autonomie, Aude Poulain, Romain Piovan, Ariadne de Varax, Marc Letellier, Alcimed, étude effectuée à la demande de l Agence Nationale de la Recherche et de la Caisse Nationale de Solidarité pour l Autonomie, octobre 2007 Thèse : technologie et Alzheimer, Vincent Rialle, Université René Descartes Paris 5, Septembre 2007 Rapport mission au profit du président de la république relative à la prévention de la dépendance des personnes âgées, André Trillard, Juin 2011 Étude multi-clients portant sur les perspectives de marchés de la téléassistance pour personnes âgées en Europe, Cabinet Basic, 2009 La téléassistance pour le maintien à domicile : comment dépasser une logique d offre technologique et construire des usages pertinents?, rapport de recherches, Florence Charue-Duboc, Laure Amar, Nathalie Raulet-Croset (PREG-CRG, Ecole polytechnique-cnrs), Anne-France Kogan (Ecole des Mines de Nantes), janvier 2010 Oracle, «Fil assistance optimise le traitement des dossiers d assistance et apporte un meilleur service client», mai 2010 Web Gérontechnologie.net, toute l actualité des technologies dédiées au grand âge, www. gerontechnologie.net, Jérôme Pigniez, site informationnel et commercial Vivago, site commercial Vivago à domicile, site commercial Senior Alerte, site commercial La TAM, téléassistance médicale, site commercial Afrata (Association française de téléassistance), Eurostaf, pôle d expertise sectorielle et d études du Groupe Les Echos, étude réalisée sur le marché français de la téléassistance Mondial assistance, site commercial Fil assistance, site commercial Equinoxe, site commercial Présence verte, site commercial Les pôles de compétitivité, site institutionnel Mondial assistance, site commercial Europ assistance, sites commercial Intervox système, site commercial Domidom, site commercial Présence Verte, site commercial associatif 77

78 Consulter à distance et télésuivre Ce segment concerne les applications directes de la télémédecine 48 et de la télésanté 49 aux seniors : la téléconsultation et la télésurveillance médicale. TIC, télémédecine & domotique Aménager le logement avec la domotique Surveiller, alerter Consulter à distance Télésuivre Communiquer Téléconsultation Télésurveillance médicale & télésuivi des paramètres physiologiques Maturité du marché Aperçu du marché Intensité de la concurrence Intensité de la demande Potentiel de développement Exhaustivité de l'offre 48 La télémédecine se définit en réalité par 4 entités : téléconsultation (consultation à distance), téléexpertise (échanges entre spécialistes pour demander un second avis), télésurveillance (transmission et interprétation à distance par un médecin d un indicateur clinique, radiologique ou biologique recueilli par le patient ou un professionnel de santé), téléassistance (assister un médecin à distance pendant un acte chirurgical, assister un autre professionnel de santé qui réalise un acte de soins ou d imagerie, assister à distance un secouriste etc ). La majeure partie du document prend en compte ces quatre entités. 49 «La télésanté est l utilisation des outils de production, de transmission, de gestion et de partage d informations numérisées aux bénéfices des pratiques tant médicales que médico-sociales.» (d après La télésanté, un nouvel atout au service de notre bien-être, un plan quiquennal éco-responsable pour le déploiement de la télésanté en France, rapport remis à Roselyne Bachelot, Monsieur Pierre Labordes, député de l Essonne) 78

79 Annexe B : Consulter à distance et télésuivre Sommaire 1/ SWOT / Etat des lieux a/ Description du marché en France b/ Maturité du marché en France : MARCHÉ EMERGEANT c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : MOYENNE d/ Description du marché dans d autres pays e/ Intensité de la concurrence f/ Acteurs du marché / Fonctionnement du marché a/ Type de marché b/ Chaîne de valeur / Enjeux & perspectives / Recommandations Bibliographie

80 Annexe B : Consulter à distance et télésuivre 1/ SWOT FORCES FAIBLESSES Forte capacité d innovation. Solutions technologiques déjà existantes. Secteur peu développé encore en phase d expérimentation. Acteurs variés et nombreux. La télémédecine réduit les dépenses de santé. OPPORTUNITES MENACES Parution (?) du décret «télémédecine» en octobre Temps d acceptation de la technologie long, pour les professionnels de santé comme pour les séniors. Demande croissante en maintien à domicile : les personnes isolées ont besoin d une prise en charge à distance. L état souhaite déployer la télémédecine en France. Problèmes éthiques : une technologie qui «surveille» et qui diminue les contacts humains. Envahissement du marché par les solutions technologiques développées par les pays plus avancé 80

81 Annexe B : Consulter à distance et télésuivre 2/ Etat des lieux Maturité du marché en France Estimation de l intensité de la recherche en France Forte Moyenne Faible a/ Description du marché en France Des besoins multiples pour les séniors Téléconsultations : pour les personnes âgées isolées, téléconsultations spécialisées à partir d un établissement de référence pour les maladies chroniques, téléconsultations programmées ou non. Télésurveillance à domicile : prise en charge des maladies chroniques, télé dialyse, télésurveillance de l hypertension artérielle, des maladies cardiaques, des maladies respiratoires, du diabète, des patients atteints de la maladie d Alzheimer Prise en charge au domicile (HAD, MAD) et dans les structures médico-sociales. Une télésanté opérationnelle en France, mais encore fortement expérimentale Nombreux projets expérimentaux menés : toutes les grandes pathologies ont été couvertes. Mais les dispositifs mis en place relèvent du niveau régional : il n y a pas réellement d évaluation mise en œuvre, de financement pérenne. Des freins encore existants Ethiques et sociologiques pour les professionnels de santé et pour les patients : rejet dû au manque de contact physique, manque de confiance dans les technologies etc Techniques : absence d un niveau de normalisation suffisant (technique, applicatif, sémantique et organisationnel : difficultés d harmonisation, interopérabilité des systèmes), DMP (dossier médical patient) informatisé non opérationnel, besoin de disposer de ligne de débit suffisant : dans les lieux reculés pour faciliter l accès à tous, ainsi que pour pouvoir transmettre des données lourdes (images radio etc ). mais qui diminuent : Harmonisation en cours : création de l ASIP santé (agence des systèmes d information partagés de santé) en 2009 : en charge de la normalisation, du déploiement du DMP, de la carte professionnelle de santé et de la télémédecine, de la certification des hébergeurs de données de santé, et de l accompagnement de la mise en place de programmes de santé. 81

82 Annexe B : Consulter à distance et télésuivre Interopérabilité en cours : regroupement des organismes réalisant les travaux d interopérabilité et élaboration d une charte de coopération des associations de standardisation des systèmes d information. Réussite et bon accueil des programmes expérimentaux de télésanté en région. L Etat, moteur dans l arrivée de la télémédecine en France 50 Volonté d action publique : nombreux rapports récents, plan de déploiement, mise en place de projets pilotes, investissement des pôles de compétitivité... Décret du 25 octobre 2010 sur la télémédecine. Mais il reste encore des obstacles : Financement imprécis : cadre de rémunération, coût à évaluer (ex : rémunération non clairement identifiée pour une téléconsultation ou de la téléexpertise). Difficultés d organisation : la télémédecine est parfois organisée à l échelle des établissements pour les filières de soins spécifiques ou à l échelle des régions. Absence d évaluations médico-économiques suffisantes. Cadre juridique encore imprécis. Les industriels investissent de plus en plus dans la télésanté Développement de la surveillance et du télésuivi des paramètres biologiques : il est effectué sur le lieu de vie du patient. Il permet de mesurer les paramètres vitaux à travers les objets de la vie quotidienne, et de les envoyer automatiquement à un professionnel de santé. La surveillance des paramètres biologiques peut aussi être combinée aux systèmes d assistance permettant le déclenchement automatique d une alarme en cas de valeur d un paramètre anormale. Exemples de produits : Birdy Box 100T : elle communique avec plusieurs capteurs (balance, thermomètre ), qui lui envoient les données lors des mesures. Elle peut alors transférer ces mêmes données aux professionnels de santé. Amber : couplage d une fonction de téléassistance à une fonction de télémédecine qui permet de transmettre des données telles que le rythme cardiaque, le taux de glucose, la pression artérielle... à une structure médicale. Développement de solutions pour effectuer des consultations à distance. Projet Télégeria. Système de visioconsultation entre EHPAD et hôpitaux. Guide Care Innovations : système de coordination de soins type télémédecine pour le MAD et la HAD sur interface tactile (échanges de données de santé, visioconférence, personnalisation des protocoles thérapeutiques ). Les sous-traitants s intéressent au marché. 50 D après la HAS (Haute Autorité de Santé), Efficience de la télémédecine : état des lieux de la littérature internationale et cadre d évaluation, juin

83 annexe b : consulter à distance et télésuivre un secteur encore peu structuré Absence de plateformes industrielles de services techniques pouvant s interfacer avec les plateformes médicalisées. Offre dispersée détenue par des acteurs multiples : PME, grandes entreprises... Déséquilibre entre l offre et la demande : maturité technologique mais demande encore faible par rapport aux solutions technologiques existantes. Des taux de croissance élevés 6 Edition de logiciels de télémédecine : 20 à 80% de croissance par an pour les PME françaises. Fourniture de dispositifs médicaux : 30 à 40 % de croissance annuelle. Marché européen et mondial : 15 à 35% de croissance en moyenne par an. La France représenterait 20% du marché européen de la télémédecine entreprises actrices du secteur en France entreprises qui appartiennent à 11 catégories (voir le diagramme ci-dessous). 40 acteurs principaux sur le marché impliqués dans les grands projets, dont 50% sont des entreprises internationales. Environ 20 PME françaises très actives dans la télésanté. Fournisseurs de services de télémédecine 3% Assureurs /assisteurs 3% Fournisseurs de services à la personne 4% Cabinets de conseil 7% Laboratoires pharmaceutiques 2% Opérateurs de télécommunications 2% Hébergeurs de données de santé 1% Editeurs de logiciels 39% Fabricants de dispositifs médicaux 9% Fabricants de matériel informatique 14% SSII 16% Place occupée par chaque catégorie d'acteur sur le marché 51 D après le cabinet Frost & Sullivan, Analyse stratégique (SAS) Analyse concurrentielle des fournisseurs européens de télémédecine D après Synthec numérique, Télémédecine 2020 : faire de la France un leader du secteur en plus forte croissance de la e-santé, synthèse, avril

84 annexe b : consulter à distance et télésuivre Marché français actuel : 140 à 200 millions d euros par an 6 Informatisation globale du système de santé SIH, PIH, Services d'archivage, services d'interopérabilité des SI Télésanté DMP, infrastructures des réseaux de santé, services d'hébergement, infrastructures de télécommunications, services d'intégration, de conseil informatique Télémédecine 2,2 à 3 milliards d'euros par an 200 à 300 millions d'euros par an 80 à 140 millions d'euros par an Logiciels de télémédecine, équipements de visioconférence, dispositifs médicaux communicants, services d'intégration, services de télémédecine b/ maturité Du marché en france : marché émergeant Fin de phase expérimentale Les technologies pour les consultations à distance et le télésuivi existent mais ne sont pas encore mises en place. De nombreux projets test ont lieu depuis plusieurs années au niveau local uniquement. Actuellement, l état s investit dans la télémédecine avec le déploiement de projets pilotes dans diverses régions. Les nombreux rapports, la proposition d un plan quinquennal de développement de télésanté en France à la ministre de la santé, et le décret de 2010 de télémédecine montrent la volonté de l Etat de passer à un déploiement à grande échelle. De plus en plus d offres sur le marché De plus en plus de prestataires de téléassistance proposent dans leurs produits du télésuivi des paramètres physiologiques. De nombreuses entreprises, PME comme grands groupes se positionnent sur le secteur. 84

85 Annexe B : Consulter à distance et télésuivre Les chiffres d affaires montrent que le secteur est en phase d introduction 30 entreprises (sur 200 acteurs du secteur) sont en mesure de donner leur chiffre d affaires en télémédecine. Certaines génèrent du chiffre d affaires en télémédecine, mais pas de façon continue. Edition de logiciels : 10 à 15 millions de CA par an pour les 15 acteurs principaux. Services de télémédecine : 2,5 millions d euros de CA par an. Entreprises peu visibles : à euros de CA par an. c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : moyenne La France est en retard en matière d équipement de télémédecine par rapport à d autres pays. Cependant, il y a de nombreuses expériences menées, mais d une maturité variable, et très hétérogènes. Ces expériences touchent à de multiples domaines d application. Le problème réside dans leur manque de structuration, la difficulté des financements (souvent non pérennes), l abandon fréquent d applications, et le manque d évaluation des projets. Exemples d expériences menées : Téléconsultations mises en place par la région Midi-Pyrénées au CHU de Toulouse depuis 2000 : la plus grande expérience en France en matière de téléconsultation 53. Autres expériences plus récentes en téléconsultations : téléconsultation spécialisée, téléconsultation pour faciliter l accès aux soins de régions isolées, amélioration de la prise en charge des personnes atteintes de maladie chronique Télésurveillance : hypertension artérielle, insuffisance rénale, maladies cardiaques, maladies respiratoires, diabète, maladie d Alzheimer, traitement de maladies chroniques, téléassistance pour le maintien à domicile des patients en perte d autonomie 53 Voir le rapport établi par le ministère de la santé et des sports et la direction de l hospitalisation et de l organisation des soins, La place de la télémédecine dans l organisation des soins, Pierre Simon, Dominique Acker, novembre Ces chiffres sont donnés à titre indicatifs : les estimations du marché varient fortement selon les études. 85

86 Annexe B : Consulter à distance et télésuivre d/ Description du marché dans d autres pays Les pays d Europe du Nord, le Canada et les Etats-Unis sont les premiers pays à s être appuyés sur la télémédecine. 54 Ils l ont utilisée tôt pour faire face au vieillissement de la population, trouver des solutions aux grandes distances et compenser une faible densité de population. Ces pays sont plus avancés que la France en termes d équipements et d usage de la télémédecine. Cela s explique par la culture impliquant une acceptabilité des acteurs du secteur, et des grandes entreprises qui se positionnent dessus. Les pays nordiques ont mis en place la télémédecine dès le début des années 1990 afin de rendre les soins accessibles à toutes les périodes de l année, ce qui peut s avérer difficile avec les conditions climatiques. Cependant, peu de dispositifs sont actuellement stabilisés, industriels et généralisés 55 Le dispositif le plus important existant aujourd hui est situé aux Pays-Bas et prend en charge patients atteints de diabète et/ou exposés au risque de thrombose veineuse (dispositif par contrôle biologique). Deux dispositifs allemands télé surveillent respectivement 7000 et 9000 patient en cardiologie. Télésurveillance médicale à domicile pour les maladies chroniques : 245 patients pris en charge entre 2008 et 2010 et 338 patients au Danemark depuis Recours à la télémédecine par les infrastructures publiques peu développé 6 Standardisation en cours pour certains pays : Danemark, Belgique, Royaume-Uni 6 La télésurveillance est une préoccupation forte des pays avancés en télémédecine mais il n y a pas toujours de modèle économique pour accompagner sa mise en place D après HAS (Haute Autorité de Santé), Efficience de la télémédecine : état des lieux de la littérature internationale et cadre d évaluation, juin D après FIEEC (Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication) et ASIP Santé (Agence des Systèmes d Information Partagés de Santé), Enseignements tirés de l étude FIEEC/ASIP Santé sur la télémédecine et la télésanté, mars

87 Annexe B : Consulter à distance et télésuivre e/ Intensité de la concurrence NOUVEAUX ENTRANTS : Ils vont être de plus en plus nombreux : -Care Innovation : entreprise récemment fondée par GE Healthcare et Intel (implantation sur le marché français en avril 2011). -Les grands groupes non positionnés sur le segment ne vont certainement pas tarder à le faire. -Parmi les 200 acteurs français, ceux qui se sont peu impliqués jusqu'à présent vont certainement se réintroduire sur le marché. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES FOURNISSEURS (FABRICANTS DE MATÉRIEL) : MOYEN -Les fournisseurs de matériel informatique sont facilement identifiables. La menace d'intégration vers l'aval existe mais est peu probable. -Les fournisseurs de dispositifs médicaux sont nombreux. Intensité de la concurrence pour les distributeurs & prestataires : Concurrence éparpillée entre groupes internationaux et une vingtaine de PME françaises POUVOIR DE NÉGOCIATION DES CLIENTS : MOYEN -Le fonctionnement des marchés publics permet de mettre en concurrence les distributeurs et prestataires. -Le coût des services de télésanté n'est pas encore descendu du fait que l'usage de la télémédecine ne soit pas encore répandu. PRODUITS DE SUBSTITUTION : -Produits de télémédecine développés dans des pays étrangers pouvant envahir le marché français. 87

88 Annexe B : Consulter à distance et télésuivre f/ Acteurs du marché Exemples d acteurs internationaux 56 Grands groupes internationaux nombreux à être positionnés sur le segment : Philips, General Electric Healthcare, Siemens, Intel, IBM, Microsoft, Alcatel, Panasonic, Tunstall, MedTronic, Biotronik, Thalès (dont la filiale Téléspazio France) General Electric Healthcare et Intel ont fondé Care innovations en janvier, une co-entreprise spécialisée en solutions de télémédecine. Exemples d acteurs français9 Grands groupes français : France Télécom, SFR Parsys : entreprise qui développe des solutions de télémédecine à domicile (CA 2009 : 15,2 millions d euros 57 ). Asica : PME spécialisée en électronique, 38 % de ses ventes sont effectuées en électronique médicale58 (CA 2010 : 11,2 millions d euros 59 ). Codemes Biosignal : entreprise qui développe des solutions à base d instruments communicants pour la télémédecine (CA 2010 < 1 millions d euros 60 ). ASTUS SA (Advanced System Technology and User Service) : société développant solutions de télémédecine pour les téléconsultations, le télésuivi, et transfert de données (CA 2010 < 1 millions d euros 61 ). Neolinks : entreprise commercialisant des solutions de visioconférence (CA 2010 < 1 millions d euros 62 ). Tam-Télésanté : société spécialisée en télésanté. 63 Alyacom : société spécialisée en télésanté. 15 Medetic (association bénéficiant du statut JEI 64 et d entreprise solidaire) : solutions TIC et télémédecine pour le maintien à domicile en particulier. 56 Liste non exhaustive. Liste d entreprises participant aux projets e-santé sur le site web e-sante.gouv 57 D après 58 D après Electroniques, dossier «Télésanté, un marché à construire», n 2, février D après societe.com 60 D après societe.com 61 D après societe.com 62 D après societe.com 63 Chiffre d affaires non disponible 64 Jeune entreprise innovante 88

89 Annexe B : Consulter à distance et télésuivre 3/ Fonctionnement du marché a/ Type de marché Même si jusqu à présent, les solutions de télémédecine étaient développées en région, la télémédecine va se généraliser, le marché est donc bien national. En outre, de nombreuses entreprises internationales se situent sur le segment. Les solutions de télémédecine développée en France pourront être proposées à l étranger. Type de marché Mondial National Régional b/ Chaîne de valeur Fabricants : -Matériel informatique -Dispositifs médicaux Distributeurs : -PME distributrice de produits fabriqués par une entreprise étrangère -Antenne nationale de grands groupes -Equipementiers français -Fournisseurs de services en télémédecine -Etc... Autres acteurs industriels et prestataires : -Opérateurs de télécommunication -Fournisseurs de services à la personne -Hébergeurs de données de santé -Cabinets de conseil -Editeurs de logiciels, SSII Institutions : Régions, HAS, ASIP Santé... Utilisateurs finaux : -Etablissements médicosociaux -Professionnels de santé -Particuliers -Réseaux de santé 89

90 Annexe B : Consulter à distance et télésuivre 4/ Enjeux & perspectives La télémédecine : une source d économie non négligeable Augmentation des dépenses de santé plus rapidement que l augmentation du PIB avec le vieillissement de la population. Un service de santé plus efficace : contacts plus fréquents avec le professionnel de santé mais moins coûteux. Une prise en charge à domicile coûterait 4000 dollars au lieu de dollars pour une hospitalisation. 65 Un relais de croissance certain Les services de télésanté pourront rapporter plusieurs centaines de millions aux entreprises, en diminuant les coûts pour l Etat. Un marché très prometteur : les projections de croissance sont élevées 66 20% de croissance par an prévu pour les grands groupes (SSII et composants informatiques appliqués à la télémédecine). Le taux de croissance du marché français se situera en moyenne entre 15 (croissance actuelle) et 30% (scénario le plus optimiste) par an. Le secteur triplerait, voire quadruplerait en 5 ans. Scénario prévu : continuité du schéma actuel pour peser de 160 à 300 millions d euros d ici à Pas de changement majeur dans la stratégie des pouvoirs publics : budgets dans la télémédecine non réévalués. Il existe néanmoins des investissements d avenir importants (Commissariat général à l investissement). Néanmoins : l évolution du marché est fortement dépendante de l investissement public et privé La croissance du secteur est certaine, mais elle sera plus ou moins élevée fonction de ces investissements. Perspective à long terme : quelques milliards d euros dans quelques années Même avec un rythme d évolution incertain, la télémédecine pourrait représenter quelques points de PIB. 65 D après Alcimed 66 Les chiffres de croissance indiqués viennent de l étude réalisée par la FIEEC (Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication) et ASIP Santé (Agence des Systèmes d Information Partagés de Santé), Enseignements tirés de l étude FIEEC/ASIP Santé sur la télémédecine et la télésanté, mars 2011 Ces chiffres sont donnés à titre indicatifs : les projections de croissance varient fortement selon les études. 90

91 Annexe B : Consulter à distance et télésuivre 5/ Recommandations Pour les fabricants 67 Suivre les recommandations concernant l harmonisation mondiale des normes et procédures réglementaires. Satisfaire aux exigences en matière d étiquetage et de conditionnement. Etayer les bienfaits du produit au moyen de tests et d essais cliniques. Pour les distributeurs 2 Veiller à ce que le produit soit conforme à la réglementation en vigueur. Tenir des registres concernant la distribution des dispositifs médicaux. Assurer un service d aide aux utilisateurs. S acquitter de toutes les obligations d après-vente. Suivre les travaux internationaux liés à l interopérabilité et à la normalisation des systèmes Il existe au niveau international des groupements d entreprises impliqués : «Continua Health Alliance» (200 entreprises adhérentes dont GE Healthcare, Philips, IBM, Intel, Nokia, Sharp, Cisco, Panasonic ) et IHE (Integrating the Healthcare Enterprise). Possibilité de suivre par l intermédiaire d organismes internationaux où il y a une présence française : UTE, Cenelec, ISO. Suivre l évolution de la concurrence de près Le marché est en plein boom, les recherches, innovations, nouveaux produits et nouveaux services sont fréquents. L envahissement du marché français de la télémédecine par des entreprises étrangères représente une réelle menace (exemple : Care Innovations, nouvel entrant sur le marché français à fort potentiel, puisque financé par Intel et GE Healthcare). Sites web intéressants à connaître : «Le programme commun AAD constitue le cadre juridique et organisationnel d un programme européen à grande échelle entre l Allemagne, l Autriche, la Belgique, Chypre, le Danemark, l Espagne, la Finlande, la France, la Hongrie, l Italie, les Pays-Bas, la Pologne et le Portugal et Israël, la Norvège et la Suisse sur la recherche appliquée et l innovation dans le domaine des TIC pour bien vieillir dans la société de l information.» (D après telecom.gouv.fr) 68 : portail d informations sur les gérontotechnologies : portail de la télésanté : site de l ASIP santé (agence des systèmes d informations partagés de santé) : réseau de compétences dans le domaine de la télésanté et des téléservices : centre national de référence santé à domicile et autonomie 67 La télésanté : un nouvel atout au service de notre bien être, 15 octobre 2009, 68 Voir pour plus d informations en français 91

92 Annexe B : Consulter à distance et télésuivre Bibliographie Publications, ouvrages, rapports HAS (Haute Autorité de Santé), Efficience de la télémédecine : état des lieux de la littérature internationale et cadre d évaluation, juin 2011 Ministère de la santé et des sports et la direction de l hospitalisation et de l organisation des soins, Rapport : La place de la télémédecine dans l organisation des soins, Pierre Simon, Dominique Acker, novembre 2008 FIEEC (Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication) et ASIP Santé (Agence des Systèmes d Information Partagés de Santé), Enseignements tirés de l étude FIEEC/ ASIP Santé sur la télémédecine et la télésanté, mars 2011 HEGP (Hôpital Européen Georges Pompidou) et Mines ParisTech, Evaluation d un dispositif de télémédecine, Télégéria : Les Nouvelles technologies au service des personnes âgées, Emeric Baracat et Félix de Carpentier, juillet 2007 Electroniques, dossier «Télésanté, un marché à construire», n 2, février 2010 Synthec numérique, Télémédecine 2020 : faire de la France un leader du secteur en plus forte croissance de la e-santé, synthèse, avril 2010 La télésanté, un nouvel atout au service de notre bien-être, un plan quinquennal éco-responsable pour le déploiement de la télésanté en France, rapport remis à Roselyne Bachelot, 2008, Monsieur Pierre Labordes, député de l Essonne OPIIEC (Observatoire Paritaire Informatique Ingénierie Etudes Conseil), Etude sur les nouvelles technologies de l information au service des nouvelles organisations de soins, M.Caterinat, M.Hayat, M.Guillorel,2010 OPIIEC, Synthèse de l étude sur les NTIC au service des nouvelles organisations de soins, 2010 Web Societe.com, site informationnel Codemes, site commercial Astus, site commercial Parsys, site commercial Gerontotechnologie.net, site informationnel Business et technologies, zdnet.fr, site informationnel TIC santé.com, article «Care Innovations, la coentreprise d Intel et GE Healthcare, arrive sur le marché français de la télésanté», 24 juin 2011, site informationnel et commercial L usine nouvelle, article «Des solutions high-tech pour soins à domicile», 26 juin 2008, site informationnel Le Figaro.fr santé, article «La télémédecine en France : un plan à 6,5 milliards d euros, le 12 novembre 2009, site informationnel article «Philips, Tunstall, et Medtronic en tête du segment Télésanté du marché européen de la surveillance des patients qui s élève à plus de 1 milliard d euros», 15 février 2011, site informationnel 92

93 Communiquer et stimuler les fonctions cognitives Ce segment concerne les solutions de téléassistance, de géolocalisation, et de surveillance des paramètres biologiques et du comportement. TIC, télémédecine & domotique Aménager le logement avec la domotique Surveiller, alerter Consulter à distance Télésuivre Communiquer et stimuler les fonctions cognitives Téléphones : Téléphones adaptés, boitier mémoire de numérotation, mobiles, forfaits seniors... Visiophonie Ordinateurs adaptés Solutions informatiques de stimulation des fonctions cognitives : Logiciels d'animation pour établissements, interfaces web... Maturité du marché Aperçu du marché Intensité de la concurrence Intensité de la demande Potentiel de développement Exhaustivité de l'offre 93

94 Annexe B : Communiquer et stimuler es fonctions cognitives Sommaire 1/ SWOT / Etat des lieux a/ Description du marché en France b/ Maturité du marché en France : DÉBUT DE CROISSANCE c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : FAIBLE d/ Description du marché dans d autres pays e/ Intensité de la concurrence f/ Acteurs du marché / Fonctionnement du marché a/ Type de marché b/ Chaîne de valeur / Enjeux & perspectives / Recommandations Bibliographie

95 Annexe B : Communiquer et stimuler es fonctions cognitives 1/ SWOT FORCES FAIBLESSES Forte capacité d innovation. Peu de stratégie commerciale : la communication sur les produits est orientée de façon encore trop technologique, ce qui ne facilite pas la compréhension par les utilisateurs. Marché peu structuré qui conduit à une méconnaissance des produits : offre éparpillée, réseaux de distribution pas toujours clairs. Ce sont souvent des petites PME qui proposent ces nouveaux outils, PME qui n ont pas grand poids face aux grandes entreprises de TIC. OPPORTUNITES MENACES Le maintien à domicile va se généraliser. La communication avec les proches constitue un élément important de la vie des seniors. Manque de politiques publiques : peu de communication sur le maintien à domicile, professionnels de santé souvent peu informés des nouvelles technologies. Temps d acceptation de la technologie long, non compréhension de leur intérêt. Prise de conscience de des institutions publiques de la nécessaire «fédération» du secteur de la stimulation cognitive : création en 2011 du CEN Stimco 69. Arrivée des nouvelles générations seniors qui savent bien manipuler les nouvelles technologies et qui n ont pas obligatoirement un intérêt à acheter des produits de communication «adaptés». Envahissement du marché par les solutions technologiques développées par les pays plus avancés sur le vieillissement de la population Centre d expertise nationale en stimulation cognitive 95

96 annexe b : communiquer et stimuler es fonctions cognitives 2/ etat Des lieux Maturité du marché en France Maturité du marché en France a/ Description Du marché en france Estimation de l intensité de la recherche en France Forte Estimation de l intensité Moyenne de la recherche en France Forte Faible Moyenne Faible Le contact avec les proches : un élément important de la vie des seniors Le graphique ci-dessous montre que l utilité des réseaux sociaux la plus importante chez les seniors est le contact avec la famille. D après la thèse de Vincent Rialle 70, la visiophonie arrive en seconde place pour les technologies les plus appréciées par les aidants d atteints de la maladie d Alzheimer. Seniors, Internet et réseaux sociaux 10% des personnes âgées de plus de 75 ans utilisent Internet 71. Jeux concours ou des promotions 10% Jeux concours ou des promotions Jouer à des jeux 10% en ligne 20% Jouer à des jeux en ligne 20% Utilité des réseaux sociaux chez les plus de 50 ans Utilité des réseaux sociaux chez les plus de 50 ans Partager des photos 30% Partager des photos 30% Rester en contact avec la famille 40% Rester en contact avec la famille 40% Source : Istrategylabs.com, décembre 2010 Source : Istrategylabs.com, décembre Thèse de Vincent Rialle datant de décembre L étude a été menée sur 270 aidants à des personnes atteintes d Alzheimer. Attention, de ce fait, l interprétation des résultats pour notre étude n est pas complètement représentative puisqu elle ne couvre pas tous les seniors. 71 D après le rapport de la mission au profit du président de la république relative à la prévention de la dépendance des personnes âgées, André Trillard, juin

97 Annexe B : Communiquer et stimuler es fonctions cognitives La téléphonie fixe adaptée : une offre bien fournie Solutions commercialisées nombreuses. Réseaux de distribution variés : distributeurs de matériel médical et aides techniques, Internet, grandes surfaces. Exemple de produits existants : ErgoVoice XL1 : téléphone fixe sans fil avec un menu clair à larges caractères, volume réglable en extra-fort, signalisation des appels entrants par LED bleue, mode de raccrochage automatique, fonction main-libre, répertoire. Ergophone S400 : grosses touches, émetteur d appel d urgence, signalisation par lampe flash, touche d appel d urgence, écran à gros caractères, combiné adapté aux appareils auditifs, 5 touches mémoires, répertoire. La téléphonie mobile adaptée : un marché en expansion 72 Des prestataires comme Orange et SFR proposent des offres forfaits seniors. 3 marques se partagent le marché : Le suédois Doro (constructeur leader de téléphones mobiles adaptés**), L autrichien Emporia Télécom, Le français Bazile Télécom. Un quatrième acteur est en phase de pénétration : Auro. Exemples de produits : les téléphones Auro. Les modèles sont équipés de : grosses touches rétro éclairées, larges écrans en couleur avec possibilité d ajuster la taille des caractères, touche SOS programmable, fonction GSM. Auro M101 : modèle classique. Possibilité d envoi de messages textes préenregistrés, possibilité de servir d aide-mémoire, compatible avec la plupart des prothèses auditives. Auro 1050 : adaptés aux malentendants ainsi qu aux personnes souffrant de déficience visuelle. Confort d écoute amélioré, dispositif d alerte en cas d urgence, avec une touche dédiée qui met en relation avec un centre de téléassistance. La téléphonie mobile se combine de plus en plus avec des offres de téléassistance, avec des applications mobiles proposées par les téléassisteurs comme : Saxxo Technologie, Birdy Technology, E-edicis, Géophone, Secufone Les besoins : Un téléphone équipé d une fonction essentielle : la téléphonie. Un téléphone adapté aux problèmes de préhension, de vision et auditifs. Un téléphone non stigmatisant. 72 D après Le blog de Seniosphère, cabinet européen de conseil en stratégie et marketing sur la cible des baby boomers et des seniors, marketing-seniors.com, article «Un marché prometteur : celui des portables pour seniors», 26 janvier

98 Annexe B : Communiquer et stimuler es fonctions cognitives Ordinateurs adaptés pour le particulier : un marché de niche unités vendues par an, contre 9 millions de foyers de plus de 65 ans non connectés à Internet 73. Exemples de produits commercialisés : Ordinemo : ordinateur tactile adapté pour les seniors (accès à l actualité, messagerie, photos, dictée vocale pour les messages, visiophonie ). E-sidor : ordinateur tactile adapté pour les seniors (messagerie, photos, visiophonie, internet, mails, DVD, jeux de mémoire ) Pack Hello de Orange : «pack internet Facile» composé d un ordinateur design équipé et préconfiguré, d un écran d accueil intuitif, d un accès internet performant et de logiciels intégrés. Etibox Life : écran tactile permettant de garder le contact, possibilité de le coupler à de la domotique, du télé-suivi, de la téléassistance... Stimulation cognitive avec les TIC : un marché à plusieurs profils Deux profils principaux identifiés : Seniors en bonne santé (but préventif) : Seniors en perte d autonomie Parmi les seniors en perte d autonomie, plusieurs «sous-profils» : Seniors présentant un déclin cognitif, mais non atteints de démence. Seniors atteints de démence : Alzheimer etc. Les logiciels destinés à ces profils sont parfois ajustés selon l avancée de la maladie. Plusieurs études montrent que «les sujets âgés, même atteints de troubles cognitifs tels que la maladie d Alzheimer, seraient capables d améliorer leurs performances après entrainement de leurs ressources cognitives résiduelles» 74. Stimulation cognitive : une offre d outils très large pour couvrir plusieurs marchés Logiciels d animation à destination des établissements médico-sociaux : ils combinent souvent des jeux cognitifs avec des outils de communication pour garder le contact avec les proches ou communiquer au sein de l établissement : ACTIVital : logiciel d animation proposant des jeux cognitifs, un journal de résidence et une messagerie. I-Pocarte : logiciel d animation incluant de la stimulation cognitive, de la musicothérapie, une communication avec les proches. Wizz-Box : borne interactive d animation pour maisons de retraite sous forme d écran tactile avec messagerie, album photo, jeux 73 D après Gérontotechnologies.net 74 D après Martha De Sant Anna, psychologue qui a participé à la mise au point du logiciel Primo avec une équipe de psychlogues 98

99 annexe b : communiquer et stimuler es fonctions cognitives Logiciels destinés aux professionnels de santé (orthophonistes, neuropsychologues ) pour accompagner les personnes atteintes de troubles cognitifs : Presco : logiciel destiné aux orthophonistes et neurologues pour les personnes présentant des troubles des fonctions cognitives. Primo : logiciel proposant exercices pour personnes atteintes de la maladie d Alzheimer débutantes ou modérées. Solutions informatiques d entraînement cérébral pour les seniors en bonne santé : MindFit : programme de stimulation intellectuel pour les seniors en bonne santé. Memo-technik : logiciel de stimulation cognitive pour les seniors en bonne santé, version accessible en ligne. Brain Age : logiciel édité par Nintendo proposant un programme d entraînement cérébral. Happy-Neuron : interface web proposant des un entraînement cérébral et des jeux de mémoire. Les solutions commercialisées sont souvent le fruit d un travail long avec des chercheurs scientifiques. b/ maturité Du marché en france : en Début De croissance L offre est de plus en plus fournie et la demande augmente aussi. Exemple : augmentation de l'équipement mobile chez les seniors 100% 80% 60% 40% 20% 0% Source : Crédoc ans ans 70 ans et plus juin-05 juin-06 juin-07 juin-08 Les grandes entreprises de télécommunications s intéressent au marché. 99

100 Annexe B : Communiquer et stimuler es fonctions cognitives c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : faible Téléphonie adaptée : de nombreuses solutions techniques sont importées. Quelques PME françaises développent des produits innovants 75 : Substantiel : société qui développe l ordissimo, ordinateur adapté. Isidor : développement d interfaces ergonomiques et intuitives à destination des seniors (maisons de retraite et particuliers). EBL : société qui développe le concept Etibox (écran tactile pour établissement et particuliers : visiophonie, domotique, services ). Certaines associations développent aussi des produits innovants1 : Association Visage : visiophonie par écran de communication par Internet ( Recherche académique : elle concerne uniquement la stimulation cognitive Les logiciels de stimulation cognitive à destination des personnes atteintes de troubles cérébrales sont développés avec des professionnels du secteur : neuropsychologues, chercheurs en neurosciences, orthophonistes d/ Description du marché dans d autres pays Au Japon, contrairement à la France où ce sont de petites entreprises qui développent des ordinateurs adaptés, c est une grande entreprise qui prend en charge leur développement. Les seniors japonais restent encore réfractaires aux nouvelles technologies dont l utilisation est énormément répandue chez les générations japonaises plus jeunes. Le géant informatique japonais Fujitsu a développé un ordinateur portable spécial senior : le Raku Raku Pasokon en En 2010, c est une gamme complète d ordinateurs simplifiés qu il propose. L entreprise avait également auparavant commercialisé un portable spécial senior : le Raku Raku phone. Ce téléphone a véritablement inondé le marché puisque la moitié des plus de 60 ans japonais qui possèdent un mobile utilisent le Raku Raku phone. L entreprise couple son offre mobile avec un service de téléassistance spécifique. 75 Liste non exhaustive 100

101 Annexe B : Communiquer et stimuler es fonctions cognitives e/ Intensité de la concurrence NOUVEAUX ENTRANTS : -Nouveaux entrants pour la téléphonie mobile : Auro, Emporia sur le marché NRG mobile, True Care (déploiement européen en cours). -Nouvel entrant pour les ordinateurs adaptés : Etibox Life. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES FOURNISSEURS : MOYEN -Fournisseur qui occupe un poids conséquent : Doro. -Coût de transfert faible : les distributeurs vendent en général plusieurs marques. Intensité de la concurrence pour les distributeurs & prestataires : Concurrence éparpillée entre grandes entreprises (Orange, SFR) et PME (Bazile télécom, Isidor, Technosens...) POUVOIR DE NÉGOCIATION DES CLIENTS : MOYEN -Coût de transfert moyen : l'équipement sollicite souvent un abonnement qui engage sur une certaine durée. -Les prestataires sont nombreux. PRODUITS DE SUBSTITUTION : -Produits de communication non spécifiques aux seniors. -Produits/services couplant une offre de téléphonie avec Internet. -Skype pour la visiophonie. 101

102 Annexe B : Communiquer et stimuler es fonctions cognitives f/ acteurs du marché Exemple d acteurs internationaux 76 Doro : constructeur suédois de téléphones simplifiés, (CA 2010 : 71 millions d euros, 28.5% de hausse par rapport à ). Geemarc : fabricant anglais de produits de télécommunications adaptés (téléphones, réveils, casques, TV ) 78. Cognifit : société proposant des programmes d entraînement cérébraux 9. Luminosity : société proposant des programmes d entraînement cérébraux 9. Exemple d acteurs français Orange : offres de téléphonie pour seniors. SFR : offres de téléphonie pour seniors. Isidor : PME commercialisant le produit e-sidor, ordinateur simplifié (CA 2010<1 millions d euros 79 ). Bazile Télécom : PME proposant solutions mobiles pour seniors (CA 2010<1 millions d euros 80 ). Substantiel : PME commercialisant le produit Ordissimo, ordinateur simplifié 81. EBL : PME commercialisant le produit Etibox Life, écran tactile pour le maintien à domicile ou les établissements 13. Webinage: PME éditrice du réseau social web de proximité webinage (visiophonie, messages, partage de photos) 10. SBT (Scientific Brain Training) : PME mettant au point des produits et services dans le domaine de la psychologie cognitive et de la neuropsychologie. Plusieurs filiales : Créasoft (éditeur de logiciels d orthophonie), HappyNeuron Inc (distributeur américain de produits d entraînement cognitif). (CA 2010 : 4,5 millions d euros) Liste non exhaustive 77 D après Gerontotechnologie.net 78 Chiffre d affaires non disponible 79 D après societe.com 80 D après societe.com 81 Chiffre d affaires non disponible 82 D après 102

103 Annexe B : Communiquer et stimuler es fonctions cognitives 3/ Fonctionnement du marché a/ Type de marché Le marché se situe au niveau international pour les fabricants, en particulier pour les téléphones adaptés. Les prestataires de services (en téléphonie ou Internet) se situent sur un marché national. Type de marché Mondial National Régional b/ Chaîne de valeur Prestataires de services : Orange, SFR... Fabricants Grandes surfaces Distributeurs de matériel médical : -Magasins appartenant à un réseau national ou régional. -Magasins situés sur un marché de proximité, n'appartenant à aucun réseau. Internet Particulier ou son entourage Etablissements et professionnels de santé Autres intermédiaires : -Conseil général. -Téléassisteurs. -Opérateurs de téléphonie. -Mutuelles. -Organismes de services à la personne. Distribution directe 103

104 Annexe B : Communiquer et stimuler es fonctions cognitives 4/ Enjeux & perspectives La téléphonie mobile adaptée : un marché large et prometteur 83 Aujourd hui, la plupart des personnes possèdent un mobile. Les personnes restantes à convaincre sont les «irréductibles» et les seniors. Le marché de la téléphonie mobile présente des nouveautés très fréquemment, qui ont des difficultés à les convaincre. Les seniors sont beaucoup moins équipés que les jeunes générations et représentent un réel potentiel, en adaptant la téléphonie à leurs besoins. L offre mobile pour les seniors est en plein boom et va connaître une demande croissante. La pénétration va être facilitée avec l arrivée de la génération des baby-boomers Ceux-ci ont travaillé avec les nouvelles technologies d information et de communication et sont donc plus réceptifs. Il est certain que le confort proposé par de telles technologies, couplé à une stratégie de communication non axée sur la vieillesse et la santé, peut réellement fonctionner auprès d un tel public. Le secteur va évoluer Certaines technologies développées aujourd hui ne seront plus forcément pertinentes d ici quelques années. En effet, le besoin de communiquer concerne toutes les générations. Le développement de concepts type «ordinateurs adaptés» uniquement appliqués aux seniors ne sera plus la bonne réponse dans quelques années, car l usage des TIC sera déjà généralisé aux ordinateurs «normaux» que l on trouve sur le marché. Ces ordinateurs «normaux» prennent d ailleurs de plus en plus en compte le concept de «design for all» avec une ergonomie de plus en plus accessible. 83 D après Le blog de Seniosphère, cabinet européen de conseil en stratégie et marketing sur la cible des baby boomers et des seniors, marketing-seniors.com, article «Un marché prometteur : celui des portables pour seniors», 26 janvier

105 Annexe B : Communiquer et stimuler es fonctions cognitives 5/ Recommandations Prendre en compte le principal frein à l entrée Les seniors ne voient pas toujours grand intérêt aux technologies de communication, puisqu ils ont toujours vécu sans. Attention à ne pas surestimer le marché Exemple de la téléphonie mobile : Un facteur d achat important : la presbytie. Potentiel du marché : plusieurs millions de presbytes en France. Nombre de mobiles vendus réellement : par an. 84 Proposer des produits adaptés aux difficultés auditives visuelles ou de préhension Segmenter les produits en fonction des besoins de la cible Exemple de la téléphonie mobile : Du mobile basique : fonction de téléphonie, s adressant aux personnes n ayant pas difficultés majeures. Au mobile le plus adapté : s adressant aux personnes atteintes de déficience visuelle, auditive, avec une fonction téléassistance. Trouver les circuits de distribution adaptés Démédicaliser son produit Les seniors n aiment être stigmatisés. Le fait de présenter le produit avec une approche démédicalisée le valorise fortement auprès de l utilisateur. Suivre les démarches engagées par le CEN Stimco pour les produits proposant de la stimulation cognitive Référencement et évaluation de la totalité des outils et méthodes de stimulation cognitive existants sur le marché en cours. Mise en place d une démarche de certification et de labellisation en cours. 84 D après Gerontotechnologie.net 105

106 Annexe B : Communiquer et stimuler es fonctions cognitives Sites web intéressants à connaître : «Le programme commun AAD constitue le cadre juridique et organisationnel d un programme européen à grande échelle entre l Allemagne, l Autriche, la Belgique, Chypre, le Danemark, l Espagne, la Finlande, la France, la Hongrie, l Italie, les Pays-Bas, la Pologne et le Portugal et Israël, la Norvège et la Suisse sur la recherche appliquée et l innovation dans le domaine des TIC pour bien vieillir dans la société de l information.» (D après telecom.gouv.fr) 85 : portail d informations sur les gérontotechnologies : site du centre d expertise national en stimulation cognitive 85 Voir pour plus d informations en français 106

107 Annexe B : Communiquer et stimuler es fonctions cognitives Bibliographie Publications, ouvrages, rapports Université René Descartes Paris 5, Thèse : technologie et Alzheimer, Vincent Rialle, Septembre 2007 Rapport mission au profit du président de la république relative à la prévention de la dépendance des personnes âgées, André Trillard, Juin 2011 TNS Sofres, Français et Internet, enquête Notre Temps, Guillaume Petit, Mathieu Gallard, 2011 Web Le blog de Seniosphère, cabinet européen de conseil en stratégie et marketing sur la cible des baby-boomers et des seniors, article «Un marché prometteur : celui des portables pour seniors», 26 janvier 2011, site informationnel SeniorActu.com, article «EmporiaLife : des téléphones mobiles adaptés aux seniors», 19 mai 2008, site informationnel SeniorActu.com, article «Visage : un écran de communication par Internet pour les seniors et pour leurs proches», 5 février 2007, site informationnel SeniorActu.com, article «Raku Raku Posokon, le pc portable de Fujitsu pour les seniors», 20 novembre 2008, site informationnel Orange, communiqué «orange lance «hello», le pack informatique multimédia adapté aux seniors néophytes», 29 avril 2009, site commercial Gérontotechnologie.net, site informationnel ITR news.com, article «Tiptel : 7 appareils téléphoniques adaptés aux seniors», site informationnel Ordimemo, site commercial Ordissimo, site commercial Bazile Télécoms, site commercial Geemarc, site commercial La presse.ca, article «Un nouveau PC simplifié pour les seniors au Japon», 27 juillet 2010, site informationnel Etibox Life, site commercial Societe.com, site informationnel Webinage, site commercial SBT, site d entreprise Age village pro, site commercial Senioractu.com, article «Mindfit, le logiciel de stimulation intellectuelle pour les seniors», 27 février 2006, site informationnel Scientific Brain pro, site commercial Gerontotechnologie.net, site informationnel commercial Happy neuron, Mondeo, dossier «Mémoriser plus», site informationnel 107

108 Se déplacer Ce segment concerne l ensemble des matériels existant permettant un déplacement, en établissement, à domicile, ou à l extérieur du domicile. Aides techniques Se déplacer Effectuer les activités de la vie quotidienne Déplacements : Cannes, déambulateurs, fauteuils roulants, scooters... Chaussures Changement de niveau : Plateformes élévatrices, monte-escaliers, rampes d'accès... Adaptation du véhicule : Coussins de maintien, harnais de maintien, sièges adaptés, aides au volant Adaptation des transports en commun : Aides au déplacement dans les transports en commun, indicateurs sonores... Maturité du marché Aperçu du marché Intensité de la concurrence Intensité de la demande Potentiel de développement Exhaustivité de l'offre 108

109 Annexe B : Se déplacer Sommaire 1/ SWOT / Etat des lieux a/ Description du marché en France b/ Maturité du marché en France : MATURE c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : FAIBLE d/ Description du marché dans d autres pays e/ Intensité de la concurrence f/ Acteurs du marché / Fonctionnement du marché a/ Type de marché b/ Chaîne de valeur / Enjeux & perspectives / Recommandations Bibliographie

110 Annexe B : Se déplacer 1/ SWOT FORCES FAIBLESSES Réseau de distribution fourni qui permet de couvrir la demande. Les innovations vont permettre aux demandeurs de bénéficier d un matériel de plus en plus adapté à leurs besoins. Equipements très chers. Peu de recherches menées en France par les industries, difficultés à reprendre les innovations des laboratoires de recherches français par des industries françaises. Beaucoup de produits sont importés. Industrie très spécialisée pour certaines aides techniques (ex : fauteuils roulants), marché de niche. Le réseau de distribution peut parfois être difficile à identifier pour le particulier. OPPORTUNITES MENACES Remboursement de certains matériels. Vieillissement de la population : le maintien à domicile est favorisé, le besoin en aides techniques augmente. La pénurie de main d œuvre qui va arriver dans le secteur des services à la personne devra être compensée en partie par les aides techniques. Budget restreint des établissements. Remboursements : ils sont inégaux d un produit à l autre, et ne prennent pas en compte les évolutions technologiques du secteur. Temps d acceptation long. Envahissement du marché par des entreprises venant de pays plus avancés en termes de vieillissement de population (Suède, Japon). Le progrès technique se heurte à la faible diffusion des aides techniques en France par rapport à d autres pays. Accès à l information pas toujours facilité par les structures publiques. 110

111 Annexe B : Se déplacer 2/ Etat des lieux Maturité du marché en Maturité du marché en France France Estimation de l intensité Estimation de l intensité de la recherche en France de la recherche en France Forte Forte Moyenne Moyenne Faible Faible a/ Description du marché en France Une offre bien fournie Le schéma ci-contre illustre la répartition des aides techniques à la mobilité selon le besoin. Il montre que l offre existante couvre la majorité des besoins existants. Abscisses : type de déplacement Ordonnées : niveau de dépendance 111

112 Annexe B : Se déplacer Caractérisation du besoin Evaluation de l autonomie par rapport au déplacement Bonne forme physique Type de déplacement Petits déplacements à l'intérieur Petits trajets debout possibles sans aide technique, grands trajets possibles avec appui, montage des escaliers possibles Petits et grands trajets debouts possibles avec appui, montage des escaliers impossible, conduite du véhicule impossible Petits déplacements, intérieurs et extérieurs, surfaces assez lisses Petits et grands trajets debouts possibles avec appui, montage des escaliers possible Levé et marche impossibles, force dans les bras encore présente Déplacements moyens, intérieurs et extérieurs, surfaces pouvant être plus difficiles Levé et marche impossibles, pas de force dans les bras Levé et marche impossibles, pas de force dans les bras, déficience mentale, troubles sensoriels qui empêchent un déplacement autonome Déplacements longs Perte complète de l'autonomie Grande diversité de distributeurs Pharmacies. Prestataires médico-techniques, magasins de matériel médical et orthopédique. Réseaux de distributeurs de matériel médical (organisés en points de vente, ils font souvent de la vente en ligne également). Vendeurs par correspondance (internet). Orthopédistes. Distributeurs spécialisés : fauteuils roulants... Chaussures adaptées : un marché très spécialisé Distributeurs de matériel orthopédique : offre large de chaussures orthopédiques. Certains distributeurs d aides techniques (vente en ligne ou en magasin) complètent leurs gammes par une gamme de chaussures adaptées. Cannes et déambulateurs : un marché largement mature, mais qui peut évoluer Distributeurs variés : distributeurs de matériel médical et aides techniques (magasins), vente en ligne, etc

113 Annexe B : Se déplacer Matériel soumis à des recherches en cours pour le développement de cannes intelligentes, déambulateurs intelligents 86. Les déambulateurs restent un matériel associé à la vieillesse, et non un matériel vu comme moderne comme dans les pays nordiques. Fauteuils roulants : un marché étroit en progression Un marché en croissance estimé à 133,8 millions d euros en Un fauteuil a besoin d être essayé, ce qui limite le nombre de canaux de distribution fauteuils sont vendus chaque année pour un stock réel de fauteuils. 88 La nécessité d adapter le fauteuil aux besoins de chacun multiplie le nombre de modèles : développement de produits innovants plus difficile. De nombreux fauteuils sont importés en France. Prix peu abordables : les fauteuils vendus en France sont généralement beaucoup plus chers qu aux USA (le prix de certaines aides techniques est fixé par les industriels en se basant sur les prix de remboursement, et non sur le prix de revient) 6. Ex : fauteuil roulant électrique Invacare Storm, prix en France : euros, prix aux USA: 4710 euros 89. Plusieurs types de fabricants : un leader (Invacare), des challengers (Dupont Medical par exemple), et des sociétés ultra-spécialisées (Lifestand par exemple : fauteuils roulants verticalisateurs). Fauteuils roulants : une demande forte mais qui rencontre des freins importants dûs aux remboursements Fauteuils manuels : prise en charge bien couverte dont les taux de remboursement vont de 65 à 100%. Fauteuils roulants électriques : prise en charge encore insuffisante. Le fauteuil roulant manuel n est pas adapté à tous les états de dépendance. Le nombre de ventes de fauteuils roulants électriques augmentera si les taux de remboursement sont mieux répartis. Matériel pour changer de niveau (plateformes élévatrices, monte-escalier... ) : plusieurs distributeurs Entreprises très spécialisées : France élévateurs (fabricants de solutions d élévation d escaliers), Thyssen-monolift, société internationale implantée en France et originaire des Pays-Bas (fabricant de monte-escaliers, mini ascenseurs et plateformes), Stannah, multinationale distributrice dans 35 pays (fabricant de monte-escaliers électriques). Les produits non motorisés comme les rampes d accès peuvent être distribués par les sociétés de distribution de matériel médical et aides techniques (magasins), ou sur Internet. Adaptation du véhicule : un marché de niche L offre est très spécialisée : aides au volant, harnais de maintien... Les distributeurs : sociétés de distribution de matériel médical et aides techniques. 86 Se reporter à la partie recherches pour plus de détails 87 Source : CNAMTS données de remboursement régime général hors SLM 88 D après l office parlementaire d évaluation des choix scientifiques et technologiques, Rapport sur les apports de la science et de la technologie à la compensation du handicap, Bérengère Poletti,, D après l office parlementaire d évaluation des choix scientifiques et technologiques, Rapport sur les apports de la science et de la technologie à la compensation du handicap, Bérengère Poletti,,

114 Annexe B : Se déplacer b/ Maturité du marché en France : mature L offre couvre la demande. Dans certains cas, comme le fauteuil roulant, il y a même plus d offres que de demandes ( fauteuils sont vendus chaque année pour un stock réel de fauteuils. En réalité, pour ce dernier exemple, le nombre de fauteuils en stock correspondrait bien au besoin existant. Cependant, avec le système de prise en charge actuel, il est parfois difficile de bénéficier d une telle aide technique, de par son coût. 90 ) Le marché de la mobilité, basé sur la déficience motrice, est bien implanté. Néanmoins, il est certain que ces offres actuellement peu informatisées ou robotisées connaîtront un certain nombre d améliorations à l avenir, pour adapter les aides techniques aux besoins de chacun et pour mieux communiquer. 90 D après le rapport des apports des sciences et technologies en compensation du handicap de Bérengère Poletti (2008), 114

115 Annexe B : Se déplacer c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : faible Il existe peu d acteurs économiques français sur le segment 91 : Dupont Medical : fauteuils roulants, France Elévateurs : monte-escaliers, Benoît Systèmes : fauteuils roulants, Vermeiren : fauteuils roulants. Le tissu industriel français est constitué principalement de petites PME et de grandes entreprises. Les premières ne disposent pas de moyens suffisants pour investir en R&D sur un tel marché de niche, les secondes ne s y intéressent pas. Au niveau de la recherche académique française, il existe quelques projets développés pour la mobilité 2 : Projet Monimad : déambulateur motorisé et intelligent, développé par le laboratoire de Robotique de Paris (Université Paris 6 CNRS). Projet franco-anglais SYSIASS (Système intelligent autonome d aide aux soins de santé) : développement d un dispositif d aide à la conduite pour fauteuils roulants électriques par une équipe de chercheurs de l ISEN (Institut Supérieur de l Electronique et du Numérique) dont les tests cliniques sont en cours. Projet ATA : mise au point d un fauteuil capable de s adapter à la conduite de son utilisateur, projet mené au laboratoire Liris (CNRS-université de Saint-Quentin-en-Yvelines) en Projet ROBik : développement d un clavier virtuel associé à un casque d acquisition muni de capteurs, capable de saisir au moins 500 lettres en vingt minutes, uniquement à partir de l activité cérébrale du patient. Les mots ainsi composés pourront ensuite notamment servir à guider un fauteuil. C est un projet développé par des chercheurs de l hôpital Raymond- Poincaré de Garches, soutenu par l AFM et l Agence nationale pour la recherche en d/ Description du marché dans d autres pays Le marché s organise de manière différente selon les pays. Prenons l exemple du fauteuil roulant : En Suède, 80 % des fauteuils utilisés sont en réalité issus de la réutilisation grâce à un système de location. Au Royaume-Uni, peu de fauteuils roulants motorisés sont vendus, à l image de la France. Les Pays-Bas seraient un modèle à suivre sur le développement de fauteuils ergonomes. La prise en compte de la qualité de vie des personnes en perte d autonomie reste une question particulièrement importante pour assurer leur bien-être. Par exemple, un fauteuil électrique rehaussé leur permettra de ne pas devoir lever la tête en parlant aux autres, ce qui améliore la perception du handicap. Aux Etats-Unis, l usage du scooter semble assez banalisé, alors qu on en voit peu en France. 91 Liste non exhaustive 115

116 Annexe B : Se déplacer e/ Intensité de la concurrence NOUVEAUX ENTRANTS : Au niveau des fabricants, on verra de nouveaux entrants sur du matériel concernant la combinaison de la robotique et des TIC avec les aides techniques pour la mobilité : déambulateur intelligent, fauteuil roulant capable de mesurer les paramètres vitaux. Au niveau des distributeurs, on verra de nouveaux acteurs sur le marché du maintien à domicile, en pleine expansion. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES FOURNISSEURS : MOYEN - Concentration moyenne des fournisseurs. - Concurrents parfois difficilement identifiables car présents à plusieurs échelles : régionale, nationale, mondiale. - Coût de transfert* élevé. Intensité de la concurrence forte - Offres de distributeurs positionnés sur le marché des aides techniques : l'offre couvre alors tous les besoins en aides techniques, même ceux qui ne concernent pas la mobilité, ou une partie. - Offres spécialisées sur une partie du marché : fauteuils roulants par exemple. - Offres ultra spécialisées : fauteuils roulants releveurs par exemple. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES CLIENTS : FORT POUR LES ÉTABLISSEMENTS - Les procédures d'achat public intensifient la concurrence (appels d'offres...). - Coût de transfert* faible et prévisible. FAIBLE POUR LES PARTICULIERS - Fournisseurs dipersés. - Poids du client seul faible. PRODUITS DE SUBSTITUTION : Peu de produits de substitution. *Le coût de transfert représente ce que doit supporter un client pour changer de fournisseur. 116

117 Annexe B : Se déplacer f/ acteurs du marché Exemple d acteurs internationaux Invacare : fabricant américain d aides techniques (leader mondial) dont les fauteuils roulants, monte-escaliers et lève-personne au niveau mondial (CA 2010 : 1.7 milliards de dollars 92 ). Stannah : multinationale présente dans 50 pays qui fabrique des monte-escaliers. Stannah équipe personnes dans le monde dont en France (CA 2010 France uniquement : 21 millions d euros 93 ). Otto Bock : société allemande fabricant des fauteuils roulants 94. Exemples d acteurs français Dupont Medical : fabricant de matériel médical et aides techniques (fauteuils, hygiène, transfert ), distributeur à partir d un réseau de revendeurs en France (2000 revendeurs) et à l étranger (50 revendeurs) (CA 2010 : 26,6 millions d euros 95 ). France élévateurs : société fabricant des monte-escaliers (CA 2011 : 6,1 millions d euros 96 ). 92 D après 93 Source : 94 Chiffre d affaires non disponible 95 D après 96 D après 117

118 Annexe B : Se déplacer 3/ Fonctionnement du marché a/ Type de marché Les fabricants de matériel pour la mobilité se situent sur un marché international. Les distributeurs se concentrent au niveau régional ou national. Type de marché Mondial National Régional b/ Chaîne de valeur Fabricants internationaux Antennes nationales Importateurs / centrales d'achat Distributeurs : - spécialisés, - de matériel médical et aides techniques, - officines, Etablissements Particuliers Fabricants nationaux - ambulanciers, -internet. 118

119 Annexe B : Se déplacer 4/ Enjeux & perspectives Une nouvelle génération d aides techniques pour la mobilité va arriver Avec les recherches effectuées actuellement, les fauteuils roulants, les déambulateurs et les cannes seront amenés à évoluer grâce au couplage des équipements avec la robotique et les systèmes de mesure des paramètres vitaux. Il existe par exemple des bras robotisés spéciaux pour fauteuils roulants qui aident à accomplir d autres tâches de la vie quotidienne : déambulateurs intelligents, cannes intelligentes Les améliorations attendues Selon une étude menée par Alcimed (Etude prospective des technologies pour la santé et l autonomie), il y a plusieurs axes à développer : Compenser la perte d autonomie par une aide plus adaptée et plus discrète, Personnaliser les aides techniques, notamment grâce à des éléments modulaires, Améliorer le confort de la personne, Permettre une gestion plus aisée des déplacements par les aidants. Quelques exemples de futurs aides techniques au déplacemen t97 : Description Technologie Limites Horizon de diffusion Fauteuil intelligent Fauteuil verticalisateur Cannes (pour déficients visuels) Fauteuil roulant électrique capable d éviter les obstacles, et d escalader les marches (Université de Tokyo, Japon). Technologie permettant de réagir à des signaux intégrés dans le marquage du circuit de déplacement. Fauteuil qui permet de se tenir debout grâce à des sangles, il évite la position allongée ou assise permanente. Canne blanche à ultrasons. «Laser Cane» : aides à la locomotion basées sur l utilisation du laser/infrarouge. Autonomie énergétique et poids Prix, fonctionnalités limitées et fiabilité à améliorer Prix, fonctionnalités limitées, et fiabilité à améliorer Phase de développement mais qui se heurte à un manque de transfert de technologie en raison du souséquipement du Royaume-Uni en fauteuils électriques En cours de commercialisation Commercialisée Commercialisée 97 D après l Office parlementaire d évaluation des choix scientifiques et technologiques, Rapport sur les apports de la science et de la technologie à la compensation du handicap, Bérengère Poletti,, 2008 (note : les chiffres d horizon de diffusion ont été remis à jour en 2011) 119

120 Annexe B : Se déplacer Déambulateur intelligent Déambulateur sur roues Aide au déplacement Aide au déplacement dans les transports en commun Technologie embarquée : centrale inertielle qui cartographie l environnement de la personne Technologie permettant de réagir à des signaux intégrés dans le marquage du circuit de déplacement. Déambulateur monté sur un plateau. Les roues sont actionnées par l utilisateur, il peut ainsi se déplacer beaucoup plus vite qu il ne le ferait en marchant seul. Il implique un effort physique. Caméra embarquée, traitement de l image par la caméra. Systèmes de balises : utilisation de la technologie Bluetooth (projet Blueeyes). Robot infirmière Fonctionnalités : porter la personne du lit au fauteuil/toilettes. Nécessité d équiper toutes les stations de balises et de rendre les systèmes inter opérables entre eux Prototype fonctionnel, commercialisation dans 2 à 7 ans Prototype fonctionnel Dans plus de 10 ans Déploiement en cours Commercialisation > 10 ans Véhicule uni place suffisamment étroit pour entrer dans un lieu public Exosquelette Lit médicalisé semi-robotisé capable de se transformer en fauteuil roulant Monté sur roulettes et muni de capteurs aux bras. Véhicule électrique intelligent et à commandes vocales. Hal : exosquelette japonais actionné par des capteurs qui enregistrent le signal électrique diffusé par le cerveau le long de la peau. Le mouvement est ainsi contrôlé par la pensée. Lit développé par Panasonic, à commande vocale, fauteuil roulant électrique. Projet financé à 10 ans par l état japonais Commercialisé et loué? 120

121 Annexe B : Se déplacer 5/ Recommandations Processus d acceptation Les aides techniques à la mobilité possèdent un processus «d acceptation» beaucoup plus réduit que d autres matériels, car les essais R&D en amont sont effectués en appui sur les associations représentatives de personnes handicapées. Ce processus d acceptation réside plus dans la capacité de la personne à accepter sa perte d autonomie que dans l acceptation en tant que telle de la technologie. Débouchés commerciaux Les technologies d aide à la mobilité étant axées sur un réel besoin des utilisateurs, finaux ou intermédiaires, les débouchés commerciaux sont garantis sous réserve de la prise en charge de l achat par l Etat, mais aussi du budget alloué pour la modernisation des établissements. Freins à l achat Les dispositifs d aide à la mobilité sont souvent coûteux et les aides au financement peu connues ou trop éparpillées. Ainsi, les conseils du vendeur et sa connaissance des mécanismes publics de financement seront certainement vecteurs de réussite. En outre, l accompagnement que nécessite l appropriation d une aide technique est peu effectué par les collectivités territoriales. En ce qui concerne les déambulateurs, l image qui y est associée constitue un véritable frein à l achat. Nous sommes loin des systèmes avec un design ergonome couplé aux multiples fonctions que l on peut trouver en Suède, encore peu utilisés en France. Site intéressant à connaître : base de données sur les fauteuils (tous les types de fauteuils et tous les fabricants). : base de données sur les aides techniques 121

122 Annexe B : Se déplacer Bibliographie Publications, ouvrages, rapports Office parlementaire d évaluation des choix scientifiques et technologiques, Rapport sur les apports de la science et de la technologie à la compensation du handicap, Bérengère Poletti,, 2008 Alcimed, Etude européenne sur le marché et les prix des aides techniques destinées aux personnes handicapées et âgées en perte d autonomie, Jessica Leygues, Valérie Bonnin, Marianne Morini, Marc Letellie, décembre 2009 Délégation ministérielle aux personnes handicapées, Le marché des aides techniques, Soraya Kompany, 2005 Alcimed, étude effectuée à la demande de l Agence Nationale de la Recherche et de la Caisse Nationale de Solidarité pour l Autonomie, Etude prospective sur les technologies pour la santé et l autonomie, Aude Poulain, Romain Piovan, Ariadne de Varax, Marc Letellier, octobre 2007 Ministère de la Santé et des Solidarités, Rapport : technologies nouvelles susceptibles d améliorer les pratiques gérontotechnologiques et la vie quotidienne des malades âgés et de leur famille, Vincent Rialle, mai 2007 Observatoire du marché et des prix des aides techniques, Extraits de l enquête INEUM (réalisée en pour la CNSA) sur le marché français des fauteuils roulants, Ineum consulting, Web ThyssenKrupp, site commercial Stannah, site commercial France élévateurs, site commercial Invacare, site commercial Locapharm, site commercial Dupont Medical, site commercial Cree, site commercial Ottobock, site commercial Société.com, site informationnel et commercial Verif.com, site commercial et informationnel Handicapinfos.com, site commercial et institutionnel, article «Le fauteuil roulant mis au point par les chercheurs de l ISEN, 18 octobre 2011 Les Echos, site informationnel, article «Les fauteuils roulants à l heure de l innovation», 25novembre

123 Effectuer les activités de la vie quotidienne Ce segment concerne l ensemble des matériels existants pour aider à la vie quotidienne. Mobilité Aides techniques Effectuer les activités de la vie quotidienne Hygiène : Elimination : réhausse WC, chaises garde-robe, urinoirs, lave-bassins... Sécurité : barres de maintien, tapis anti-dérapant... Douche & bain : baignoires adaptées, sièges et élévateurs de bain, chaises de douche, tabourets, élévateurs d'hygiène... Incontinence : couches, protections... Habillage : enfile-bas, enfile-boutons... Chambre, confort & mobilier : Sommeil : lits, matelas... Repos : fauteuils coquilles, chaises rembourrées... Transfert : lève-personne, verticalisateurs... Meubles : commodes, tables de nuit... Repas : ouvre-bocaux faciles, éplucheurs adaptés, robots, couverts ergonomiques, gobelets, assiettes à rebord... Prise des médicaments : piluliers, broyeurs de médicaments... Aides aux fonctions sensorielles : Loupes, téléagrandisseurs, réveils adaptés, casques amplificateurs Maturité du marché Aperçu du marché Intensité de la concurrence Intensité de la demande Potentiel de développement Exhaustivité de l'offre 123

124 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne Sommaire 1/ SWOT / Etat des lieux a/ Description du marché en France b/ Maturité du marché en France : MATURE c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : FAIBLE d/ Description du marché dans d autres pays e/ Intensité de la concurrence f/ Acteurs du marché / Fonctionnement du marché a/ Type de marché b/ Chaîne de valeur / Enjeux & perspectives / Recommandations Bibliographie

125 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne 1/ SWOT FORCES FAIBLESSES Réseau de distribution. Réseau de distribution prenant en compte les évolutions du marché (expansion de la HAD). Peu de recherches menées en France par les industries, difficultés à reprendre les innovations des laboratoires de recherches français par des industries françaises. Le réseau de distribution peut parfois être difficile à identifier par le particulier. Forte importation de produits innovants via le réseau de distribution. OPPORTUNITES MENACES Remboursement partiel ou total de certaines aides techniques. Vieillissement de la population : demande croissante en maintien à domicile, avec le besoin en aides techniques. La pénurie annoncée en personnel dans le secteur des services à la personne devra être compensée en partie par le déploiement d aides techniques. Budget restreint des établissements de santé. Envahissement du marché par des entreprises fortement implantées dans des pays ayant la maîtrise du marché des services à la personne (Suède). Accès à l information pas toujours facile par les structures publiques. 125

126 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne 2/ Etat des lieux Maturité du marché en France Estimation de l intensité de la recherche en France Forte Moyenne Faible a/ Description du marché en France Les chiffres Le marché représente 19 milliards d euros à l échelle mondiale, soit 12 % du marché médical références d aides techniques en Europe 2. 35,6 % de la population âgée de plus de 60 ans déclare recourir à une aide technique 99. Plus de 5.4 millions de personnes utilisent des aides techniques 100 : en institution. 5 millions à domicile. Deux marchés différents Les établissements d accueil et le maintien à domicile. Les produits ne sont pas obligatoirement les mêmes pour chaque marché (ex : un lit médicalisé n est pas le même pour le particulier que pour les établissements). 98 Toutes aides techniques confondues. 99 D après le rapport sur les apports de la science et de la technologie à la compensation du handicap de Bérengère Poletti. Le rapport parle également de l importance de la population concernée par les aides techniques : de personnes malvoyantes personnes aveugles personnes malentendantes atteintes de déficience auditive sévère ou profonde personnes souffrant d un handicap mental personnes souffrant d un handicap moteur isolé personnes atteintes d un handicap moteur associé à d autres déficiences. Le rapport Charzat estime à les personnes atteintes d un handicap psychique. 100 D après l enquête de l INSEE Handicap incapacités dépendances (1999). 126

127 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne L offre pour les particuliers et le maintien à domicile : globale et distributeurs très diversifiés Les distributeurs d aides techniques pour le maintien à domicile proposent une offre qui couvre tous les besoins de la vie quotidienne. Plusieurs types de distributeurs : pharmacies 101, prestataires médico-techniques, magasins de matériel médical et orthopédique, réseaux de distributeurs de matériel médical (organisés en points de vente, ils font souvent de la vente en ligne également), vendeurs par correspondance (internet), audioprothésistes (uniquement pour les aides techniques concernant l audition), orthopédistes. Certains distributeurs couvrent plusieurs marchés (notamment les réseaux distributeurs de matériel médical): maintien à domicile, matériel médical pour les professionnels, établissements. Certains distributeurs d aides techniques proposent aussi du matériel médical pour les services de soins à domicile et la HAD, et offrent des prestations en HAD, nutrition, perfusion etc... (ex : certains réseaux de distributeurs de matériel médical, prestataires médico-techniques). L image porté sur les distributeurs est fortement médicalisé, ce qui peut parfois empêcher les seniors de recourir à certaines aides techniques lorsqu ils n ont pas vraiment besoin d une intervention médicalisée. L offre pour les établissements de santé : beaucoup plus spécialisée De nombreux distributeurs et fabricants se sont spécialisés sur un segment de marché (ex: ArjoHuntleigh propose des lits, des solutions pour l hygiène ainsi que les transferts de patients). Les procédures d achat publics rendent le marché ultra-compétitif (ex : baignoires médicalisées). Certains réseaux de distribution de matériel médical se sont positionnés sur le marché des établissements de santé. Magasins de matériel médical : en forte croissance Croissance de 10% depuis quelques années. Les réseaux de distribution vont continuer à s étendre 102. Un magasin de matériel médical est plus petit qu une pharmacie moyenne. Une pharmacie de centre commercial «pèse» 3 à 4 magasins de matériel médical 103. Les magasins de matériel médical représentent plus sur le marché de l incontinence Au nombre de sur les existants d après Cap-vital-sante.com D après la présentation de l étude «Magasins de matériel médical, les nouveaux venus» réalisée par Median Conseil : 102 Bastide. «Nous visons 100 M de chiffre d affaires d ici 3 ans contre 70 M maintenant» Cap Vital Santé. «Notre objectif est de passer de 192 adhérents à 220 dans les 3 ans.» La Vitrine Médicale. «Nous allons continuer de nous développer. Dans notre plan à 7 ans, nous estimons que nous compterons 250 à 300 points de vente, contre 149 aujourd hui.» D après la présentation de l étude «Magasins de matériel médical, les nouveaux venus» réalisée par Median Conseil

128 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne Le prix de vente en France parfois plus élevé qu ailleurs 104 Le prix de certaines aides techniques est fixé par les industriels en se basant sur les prix de remboursement, et non sur le prix de revient. Cela conduit parfois à des prix exorbitants en France, en comparaison à d autres pays. Exemple* : Télé-agrandisseur Topaz 17 Prix en France : 3350 euros, Prix aux USA : 1400 euros. Présence de nombreuses PME fabricant des aides techniques (lits, fauteuils ) avec un CA < 25 millions d euros 105 Corona Médical, HMS, Sotec Medical, Praxis Medical Technologies etc b/ Maturité du marché en France : mature Un besoin présent depuis longtemps qui continue à augmenter Le marché des aides techniques n est pas nouveau. Il correspond à un besoin auquel la technique a commencé à répondre depuis longtemps. Il va encore s étendre avec le vieillissement de la population. Un marché en évolution structuré pour le maintien à domicile Le marché est structuré en grande partie grâce aux pharmacies et aux magasins de matériel médical. Ceux-ci tendent à étendre leurs parts de marché sur les pharmacies. Le marché est constitué d autant de structures exerçant une grande influence (réseaux de magasins de matériel médical par exemple), que de petites entités ayant une influence moindre (orthopédistes). Un marché également structuré, constitué de PME et de grandes entreprises pour les établissements de soins Le marché des aides techniques pour les établissements se constitue d entreprises internationales et de PME qui fabriquent ou distribuent du matériel. 104 D après le rapport sur les apports de la science et de la technologie à la compensation du handicap de Bérengère Poletti 105 D après societe.com, liste non exhaustive 128

129 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : faible Il existe peu de fabricants français exerçant une grande influence sur le segment 106 : Dupont Medical : matériel pour l hygiène, lits, fauteuils, repas, Des PME françaises fabricantes se positionnent sur le segment mais sont peu influentes (CA<25 millions d euros 107 ). Le marché pourrait intéresser des grosses PME, mais le tissu industriel français est constitué de petites PME, qui n ont pas les moyens d investir, ou de grandes entreprises pour lesquelles le marché est trop petit. Les chercheurs français issus de la recherche académique ont un fort potentiel d innovation mais ont des difficultés à trouver des financeurs français : La recherche académique est capable de réaliser des prototypes performants. Cependant, c est souvent un investisseur étranger qui en profitera, du fait du nombre réduit d acteurs économiques français. En outre, de nombreuses structures publiques possèdent des thématiques de recherche sur les robots d assistance, qui constitueront les futurs aides techniques : le CEA, Paris 5, CHU de Grenoble, Lille, Brest En robotique notamment, la France se situe au troisième rang mondial en termes de publications scientifiques, et inspire même les Japonais. La création du Centre National de Référence Santé à Domicile et Autonomie couplé aux pôles de compétitivité donnent néanmoins une certaine dynamique au secteur. d/ Description du marché dans d autres pays Le secteur est économiquement porteur, et les pays modèles utilisent chacun des stratégies différentes : Etats-Unis : la recherche académique encourage fortement l innovation, le tissu industriel réinvestit une partie de son CA en R&D. Certains pays se spécialisent sur des niches technologiques : robots thérapeutiques aux Pays-Bas, solutions d aide à la motricité et à l hygiène au Danemark La Corée et le Japon s appuient sur une vision plus globale du marché, avec une conception universelle : design for all. Les pays modèles (pays nordiques ) favorisent le maintien à domicile : Leur politique publique vise à clarifier et à simplifier l accès aux différentes aides possibles pour le maintien à domicile. Le système simplifie ainsi l organisation du processus de prise en charge. L accès aux informations est facilité. Ainsi, le Japon a développé une politique publique favorisant le maintien à domicile et permettant d aménager les espaces urbains, ce qui facilite la diffusion des aides techniques. En Suède, ce ne sont pas les médecins qui prescrivent les aides techniques, mais des professionnels de santé plus spécialisés (kinésithérapeutes, ergothérapeutes ), ce qui permet aux utilisateurs de bénéficier d aides en totale adéquation avec leurs besoins. En outre, la Suède favorise le maintien à domicile, sous la responsabilité des mairies. Selon les communes, un fournisseur sera référent du marché, ou plusieurs. 106 Liste non exhaustive 107 D après se reporter à la description du marché pour avoir une liste de ces PMEs 129

130 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne e/ Intensité de la concurrence NOUVEAUX ENTRANTS : Distributeurs de matériel médical (magasins, réseaux, web) qui font de plus en plus concurrence aux pharmacies. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES FOURNISSEURS : MOYEN -Fabricants dispersés (selon les segments) entre PME et grandes entreprises. Intensité de la concurrence pour les distributeurs : forte - Maintien à domicile : les réseaux de distributeurs ont un "poids" très puissant, montée en puissance des magasins de matériel médical. -Etablissements de soins : concurrence élevée entre les entreprises d'influence internationale et les PME. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES CLIENTS : FORT POUR LES ÉTABLISSEMENTS - Les procédures d'achats publics intensifient la concurrence (appels d'offre...). - Coût de transfert* faible et prévisible. FAIBLE POUR LES PARTICULIERS - Fournisseurs dispersés. - Poids du client seul faible. PRODUITS DE SUBSTITUTION : Peu de produits de substitution. *Le coût de transfert représente ce que doit supporter un client pour changer de fournisseur. 130

131 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne f/ Acteurs du marché Exemple d acteurs internationaux Fabricants Invacare : fabricant américain d aides (leader mondial) (CA 2010 : 1.7 milliards de dollars 108 ). ArjoHuntleigh, affilié au groupe Getinge : fabricant et distributeur suédois de matériel d aides techniques et de matériel médical à destination des établissements de soins (matériel pour la douche et le bain, lits, lave-bassins, aides au levage et transfert) (CA Getinge 2009 : 2,5 milliards d euros 109 ). Hill-Room : fabricant et distributeur de lits médicaux, matériel de transfert, mobilier divers (fauteuils, tables de lit, canapés ) (CA 2010 : 1,5 milliards de dollars 110 ). Réseaux distributeurs de matériel médical et aides techniques Reha team : réseau européen de distribution de matériel médicale d origine allemande, 180 points de vente en France (CA 2008 France : 180 millions d euros 111 ). Exemples d acteurs français Fabricants 112 Dupont Medical : fabricant de matériel médical et aides techniques pour la vie quotidienne (fauteuils, hygiène, transfert ), distribution à partir d un réseau de revendeurs en France (2000 revendeurs) et à l étranger (50 revendeurs) (CA 2010 : 26,6 millions d euros 113 ). Groupements de pharmacies Gipharmad : groupement de pharmaciens indépendants, 1300 pharmacies adhérentes (CA 2010 : 200,9 millions d euros 5 ). Evolupharm : activité de «centrale d achat» (CA 2010 : 107,8 millions d euros 114 ). Réseaux distributeurs de matériel médical et aides techniques Hexa Plus Santé La Vitrine Médicale : 149 points de vente, distribution à destination des établissements de soins, des professionnels de santé et des particuliers (CA 2010 : 200 millions d euros 115 ). 108 D après D après D après D après tous points de vente français confondus 112 Il existe d autres fabricants français, notamment pour les lits médicaux, ils ne sont pas cités ici car ce sont souvent des PME ayant moins d influence (CA<25 millions d euros). 113 D après D après D après article «La Vitrine médicale renforce son réseau», novembre

132 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne Bastide Le Confort Medical : réseau de franchisés, distribution aux établissements de soins, aux professionnels et au particulier (CA 2009 : 100 millions d euros 116 ). Cap Vital santé : vente en ligne et sur 240 points de vente en France (CA 2009 : 80 millions d euros) 117. Paramat : réseau de 100 magasins (intégrés et indépendants), distribution aux professionnels, au service de maintien à domicile et aux établissements (CA 2010 : 80 millions d euros) 118 Distri-Club médical : vente en ligne et réseau de franchisés répartis sur 50 points de vente en 2011, distribution aux professionnels de santé et aux particuliers (CA 2009 : 32 millions d euros 119 ). Medic-Alliance : réseau organisé en 35 points de vente, groupement d achat 120. Grossistes & prestaires médico-techniques (distribution par les pharmacies) Orkyn (filiale de Air Liquide) : prestataire médico-technique à domicile (CA 2007 : 160 millions d euros 121 ). Locapharm : prestataire médico-technique organisé en 52 agences (CA 2005 : 80 millions d euros 122 ). D medica : prestataire médico-technique organisé en 28 site (CA 2009 : 58 millions d euros 123 ). 116 D après le rapport d activité de Bastides Le Confort Médical de D après chiffre d affaires tous points de vente confondus 118 D après D après article «Distri Club Médical, santé de fer et volonté d acier», 1 er mai 2009, tous points de vente confondus 120 Chiffre d affaires non disponible 121 D après D après le chiffre d affaires 2010 concernant l activité soins à domicile du groupe Air Liquide rassemblant les marques VitalAire, Orkyn (France), Dinno Santé (France), ADEP Assistance(France), Medicasa (Italie) est de 863 millions d euros. 122 D après Pharmaceutiques n 54 avril 2007 «Distribution Alliance Healthcare : nouvelle marque européenne» 123 D après 132

133 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne 3/ Fonctionnement du marché a/ Type de marché Les fabricants de matériel pour la mobilité se situent sur un marché international. Les distributeurs se concentrent au niveau régional ou national. b/ Chaîne de valeur Type de marché Mondial National Régional Chaîne de valeur pour le marché du maintien à domicile Fabricants internationaux Antenne nationale Importateur -Groupements de pharmacies -Prestataires médicotechniques et grossistes répartiteurs Intermédiaires : -Associations. -CLIC. -CICAT. -Réseaux de santé. Fabricants nationaux Pharmacies -Réseaux nationaux de distributeurs de matériel médical (location/vente) -Magasins de matériel médical et orthopédique -Professionneles de santé : prescripteur (médecin), conseillers (ergothérapeute, kinésithérapeute, infirmière, assistante sociale...). -Structures qui interviennent : HAD, SAD, SSIAD. Vente par internet Particuliers Chaîne de valeur pour le marché des établissements de soins Fabricants internationaux Antenne nationale Distributeurs spécialisés Importateur Groupement d'achats (ex : UGAP) Etablissements Fabricants nationaux Réseaux nationaux de distributeurs de matériel médical 133

134 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne 4/ Enjeux & perspectives Le maintien à domicile : un marché qui ouvre de nombreuses opportunités Avec le souhait de rester à domicile, les ventes d aides techniques sur ce marché vont continuer d augmenter. Les réseaux déjà bien implantés devraient voir leur chiffre d affaires et leur nombre d agences augmenter. Les aides techniques du futur : robotique et TIC Le manque de main d œuvre pour prendre en charge la dépendance, qui va arriver avec le premier pic de vieillissement prévu en 2020, doit être comblé. La robotique est une réponse à ce besoin. La robotisation des aides techniques, avec les différents modèles développés au Japon notamment, se développe rapidement. De même, la main d œuvre coûte chère et le développement d aides techniques est une réponse qui est économiquement avantageuse. Les recherches japonaises en assistance robotique révolutionnent les aides techniques de demain : bras robotisés, robots autonomes d aide à la manipulation,... Il existe aussi au Royaume-Uni de telles recherches dans le domaine. Néanmoins, il est certain que la culture japonaise accepte le robot beaucoup plus facilement que la culture européenne, en l installant même dans une relation affective. De plus, les aides techniques de demain se combineront avec ce qui existe aujourd hui dans les TIC, incluant ainsi la possibilité de mesurer les paramètres vitaux et de les vérifier à distance, etc Les aides techniques seront plus «communicantes». Quelques exemples d aides techniques du futur 124 Description Technologie Limites Horizon de Robot assistant ménager Robot AR autonome capable de se déplacer, saisir des objets et de nettoyer (développé au Japon) Base mobile encombrante diffusion? Robot d aide à l alimentation Handy 1 (Royaume-Uni) : système lumineux pour le choix de la nourriture sur un plateau, couplé d un bras mécanique amenant la cuillère à la bouche Fonctionnalités limitées Acceptabilité : le repas est un moment de sociabilité Déjà commercialisé Chariots porteurs de repas Chariots entièrement automatisés pour apporter les repas à domicile Projet financé à 10 ans par l état japonais et 5 entreprises 124 D après l Office parlementaire d évaluation des choix scientifiques et technologiques, Rapport sur les apports de la science et de la technologie à la compensation du handicap, Bérengère Poletti,, 2008 (note : les chiffres d horizon de diffusion ont été remis à jour en 2011) 134

135 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne Concept de robot assistant* Concept de robot assistant* Robot Azimo (Japon), dont le comportement est entièrement anthropomorphe. Marche sur les 2 jambes et monte les escaliers. Projet ANSO, base mobile avec bras, articulé embarqué Navigation autonome Acceptabilité culturelle en UE des robots Coût ( euros) >10 ans Déjà industrialisable mais plutôt perçu aujourd hui comme une base («rajout d intelligence» prévu) Bras robotisé Jaco, fixé sur le fauteuil et démontable très rapidement, piloté par joystick Coût ( à euros) Commercialisé Robot porteur de courses Robovie II, robot autonome qui aide à faire les courses en supermarché, il oriente la personne dans les bons rayons en fonction de sa liste de courses, et lui porte son panier. Fin de période de test Robot autonome Projet Romeo français : robot capable d intervenir en cas de chute, manipuler des objets du quotidien Recherches en cours 135

136 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne 5/ Recommandations Pour les établissements de santé, être référencé dans les centrales d achat constitue un grand avantage. Pour le maintien à domicile, communiquer correctement et bien connaître son matériel. Ne jamais stigmatiser la personne âgée dans une publicité. Le revendeur est aussi acteur dans le choix du matériel, il pourra fournir de bons conseils à son client. Les professionnels de santé sont souvent peu au fait des dernières innovations sur les aides techniques et peuvent être parfois amenées à prescrire des produits pas assez adaptés aux besoins de la personne en perte d autonomie. Sites web intéressants à connaître : base de données aides techniques : base de données aides techniques : base de données aides techniques et fabricants : base de données aides techniques et carnet d adresses spécialisé de certains des acteurs de la réadaptation : fabricants et distributeurs qui ont validé les informations diffusées sur leurs produits mais aussi, centres d informations et de conseils sur les aides techniques et autres. : appels d offres : appels d offres : appels d offres 136

137 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne Bibliographie Publications, ouvrages, rapports Documentation nationale, Rapport - Aides techniques : situation actuelle, données économiques, propositions de classification et de prise en charge, professeur D.Lecomte, mars 2003 Median Conseil, Maintien à domicile : un marché partagé entre magasins de matériel médical et pharmacies, présentation de l étude multi-client, juin 2010 Median Conseil, Magasins de matériel médical : les nouveaux venus, présentation de l étude, 2006 Bastides le Confort Médical, rapport d activité, Pharmaceutiques n 54 «Distribution Alliance Healthcare : nouvelle marque européenne», avril 2007 Thèse, faculté de pharmacie Université Henri Pointcaré Nancy 1, Maintien à domicile des personnes âgées, Marion Houvain, 2010 Office parlementaire d évaluation des choix scientifiques et technologiques, Rapport sur les apports de la science et de la technologie à la compensation du handicap, Bérengère Poletti, 2008 Alcimed, Etude européenne sur le marché et les prix des aides techniques destinées aux personnes handicapées et âgées en perte d autonomie, Jessica Leygues, Valérie Bonnin, Marianne Morini, Marc Letellie, décembre 2009 Délégation ministérielle aux personnes handicapées, Le marché des aides techniques, Soraya Kompany, 2005 Alcimed, étude effectuée à la demande de l Agence Nationale de la Recherche et de la Caisse Nationale de Solidarité pour l Autonomie, Etude prospective sur les technologies pour la santé et l autonomie, Aude Poulain, Romain Piovan, Ariadne de Varax, Marc Letellier, octobre 2007 Ministère de la Santé et des Solidarités, Rapport : technologies nouvelles susceptibles d améliorer les pratiques gérontotechnologiques et la vie quotidienne des malades âgés et de leur famille, Vincent Rialle, mai 2007 Fondation pour la solidarité, AFM, CNSA, Rapport de la commission d audition : acquisition d une aide technique, quels acteurs, quel processus?, Mars 2007 Grand Lyon, La robotique d assistance : un véritable secteur d avenir?, Catherine Panassier, février 2011 Web HMS-Vilgo, site commercial Edena Medical, site commercial Sotec medical, site commercial Getinge, site commercial Daily Bourse, site informationnel Societe.com, site informationnel article «Le groupement Giphar (pharmaciens adhérents) agréé par la FCA», 29 mars 2011, site commercial 137

138 Annexe B : Effectuer les activités de la vie quotidienne Evolupharm, site commercial Giphar, site commercial Cap Vital Santé, site commercial article «Distri Club Médical, santé de fer et volonté d acier», 1 er mai 2009, site informationnel Distri Club Médical, site commercial Légipole conseil, article «La Vitrine médicale renforce son réseau», novembre 2010, site informationnel Euromedis, site commercial R2M, site commercial Air liquide, site commercial Orkyn, site commercial D medica, site commercial 138

139 Matériel médical Ce segment regroupe tous les types de matériels médicaux servant à traiter des pathologies diverses qui sont détaillées dans la segmentation. Matériel médical Diagnostiquer Tensiomètre électrique, oxymètre de pouls, cardioscope, glucoscope Soigner & soulager Cardiovasculaire : Matériel de dépistage, stents, prothèses aortiques, valves, stimulateurs, défibrillateurs, sondes, mesure ambulatoire de pression artérielle, doppler vasculaire Neuropsychiatrique : Alzheimer, AVC, accompagnement Snoezelen, robothérapie... Bronchopulmonaire (assistance à la respiration) : ventilation assistée, aspiration trachéale, oxygéno-thérapie, aérosolthérapie, gestion de l apnée du sommeil Ostéoarticulaire : tricycle orthopédique, orthèses et prothèses de membres supérieurs, inférieurs, de tronc... Gastroentérologique (assistance à la nutrition) : nutrition entérale et parentérale Endocrinienne : traitement du diabète Uronéphrologique : appareils de rééducation urogynécologique, traitement de l énurésie, sondes et poches urinaires Troubles sensoriels : cataracte, prothèses auditives Rééducation & remise en forme : rééducation à la marche, à l équilibre, exerciseur de main, myostimulateur, analyseur d effort musculaire Aperçu du marché Intensité de la concurrence Maturité du marché 2 1 Intensité de la demande 0 Potentiel de développement Exhaustivité de l'offre 139

140 Annexe B : Matériel médical Sommaire 1/ SWOT / Etat des lieux a/ Description du marché en France b/ Maturité du marché en France : CROISSANCE c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : forte d/ Description du marché dans d autres pays e/ Intensité de la concurrence f/ Acteurs du marché / Fonctionnement du marché a/ Type de marché b/ Chaîne de valeur / Enjeux & perspectives / Recommandations Bibliographie

141 Annexe B : Matériel médical 1/ SWOT FORCES Entreprises dynamiques de taille moyenne, très réactives. Main d œuvre qualifiée et forte proportion de cadres. R&D très dynamique. Grand nombre de laboratoires et d universités. FAIBLESSES Difficultés d adaptation des PME aux changements réglementaires. Les marchés de certains matériels dépendent beaucoup de leur taux de remboursement. De gros progrès à faire dans l intégration des exigences réglementaires en amont du développement des produits. Secteur qui regroupe près de la moitié des entreprises et 33 % des effectifs de la filière santé du Nord Pas de Calais. FAIBLESSES Difficultés d adaptation des PME aux changements réglementaires. Les marchés de certains matériels dépendent beaucoup de leur taux de remboursement. De gros progrès à faire dans l intégration des exigences réglementaires en amont du développement des produits. OPPORTUNITES Entreprises à la pointe en recherche sur les matériaux et les TIC, innovation permanente qui ouvre de nouvelles perspectives. Nombreuses opportunités d exportations. Développement du maintien et de l hospitalisation à domicile : demande croissante en équipements, pathologies lourdes à prendre en charge à domicile. Le plan hôpital 2012 se présente par certains aspects comme une opportunité. MENACES MENACES Risque de limitation des dépenses de santé entraînant un frein à l innovation. Réglementations très strictes : Premier effet : certaines entreprises ne vont pas se positionner sur le secteur, Second effet : possibilité de constituer un frein à l innovation. Le plan hôpital 2012 se présente par certains aspects comme une menace. Risque de limitation des dépenses de santé entraînant un frein à l innovation. Réglementations très strictes : Premier effet : certaines entreprises ne vont pas se positionner sur le secteur, Second effet : possibilité de constituer un frein à l innovation. Le plan hôpital 2012 se présente par certains aspects comme une menace. 141

142 Annexe B : Matériel médical 2/ Etat des lieux Maturité du marché en France Estimation de l intensité de la recherche en France Forte Moyenne Faible A/ Description du marché en France Ce dont les seniors ont besoin Les solutions que les seniors peuvent demander et acheter de manière relativement «directe» sont les dispositifs visant à compenser les déficiences visuelles et auditives, éventuellement dentaires. On trouve donc une demande en lunettes, audioprothèses et prothèses dentaires qui tendent à augmenter, du fait du vieillissement de la population. On retrouve aussi tous les types de matériels utilisés dans un cadre de soins médical, typiquement toutes les subdivisions du schéma du segment «Matériel médical» présenté en haut de la fiche, exception faite des troubles sensoriels. L offre actuelle Forte présence de déficiences visuelles et auditives : Les problèmes de vue sont bien gérés, de nombreuses chaînes d optique eistent en France audioprothésistes en France, mais il faut dépasser le frein esthétique posé par le port de ce type de prothèses. Cela a été fait en incluant ces dernières dans des branches de lunettes, les rendant ainsi moins visibles 125. Autres matériels médicaux : Les entreprises fabricants des matériels médicaux et chirurgicaux sont très représentées avec près de la moitié du secteur. Les entreprises d orthopédie générale et aides techniques sont moins représentées. Fabricants de matériel médical français : une majorité de PME % de PME 127 dont 45 % de TPE ETI 129 dédiées à plus de 50 % aux matériels médicaux. Un grand groupe de plus de 5000 salariés : Air Liquide. France : 5ème place mondiale Marché français de 6,2 milliards d euros en D après le Crédoc, D après la PIPAME (Pôle Interministériel de Prospective et d Anticipation des Mutations Economiques), Petites et moyennes Entreprises : moins de 250 salariés 128 Très Petites Entreprises : moins de 20 salariés 129 Entreprise de Taille Intermédiaire : 251 à 5000 salariés 130 Source Direccte Nord Pas-de-Calais 142

143 Annexe B : Matériel médical B/ Maturité du marché en France : en croissance Secteur en croissance qui s est néanmoins réduit avec les politiques de réduction des dépenses de santé La croissance du chiffre d affaire est passée de 5,07 % entre 2006 et 2007 à 1,79 % entre 2007 et Un schéma d évolution du marché atypique avec un cycle de vie du produit court Ce secteur ne rentrera pas dans le schéma classique «Introduction Croissance Maturité Déclin». En effet, tout comme le secteur des composants informatiques par exemple, le matériel médical évolue en permanence. Des produits naissent, deviennent obsolètes, sont remplacés par d autres et ainsi de suite. C/ Estimation de l intensité de la recherche en France : forte Le cycle de vie des produits très court donne une grande impulsion à la recherche Le secteur voit de fortes avancées technologiques couplées à une obsolescence rapide, ce qui met les entreprises sous pression. Ce facteur explique en grande partie pourquoi la R&D en matériel médical soit si intense. Nombreux projets R&D collaboratifs rendus possibles grâce à un grand nombre de structures accueillant la recherche académique Grand nombre de laboratoires dans les CHU (Centres Hospitaliers Universitaires). Grand nombre d organismes de recherche : CNRS (Conseil National de la Recherche Scientifique), INSERM (Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale), CEA (Commissariat à l Energie Atomique), INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique) 690 projets de R&D collaboratifs pour l année Naissance de l AVIESAN (Alliance pour les Sciences de la Vie et de la Santé) en avril 2009 Elle allie des principaux acteurs de recherche biomédicale et en santé. Elle a vu le jour suite à la volonté d augmenter les performances de la R&D française en favorisant sa cohérence, sa créativité, son excellence et sa visibilité. 131 D après étude Direccte, 132 D après le Ministère de l économie, des finances et de l industrie / PIPAME (Pôle Interministériel de Prospective et d Anticipation des Mutations Economiques), Dispositifs médicaux : diagnostic et potentialités de développement de la filière française dans la concurrence internationale,

144 Annexe B : Matériel médical 144

145 Annexe B : Matériel médical 145

146 Annexe B : Matériel médical D/ Description du marché dans d autres pays Leaders mondiaux du marché du matériel médical 133 USA : marché de 68,5 milliards d euros en Japon : marché de 13,5 milliards d euros en L Allemagne : marché de 9,9 milliards d euros en Le Royaume Uni : marché de 7,8 milliards d euros en Exemple du Japon 138 Production locale en équipement médical : 14,3 milliards de dollars américains en 2007 et un peu plus de 50 % du marché local. Elle n a pas rapidement progressé, beaucoup de firmes japonaises ayant fait le choix de délocaliser leur production vers des pays leur offrant des coûts plus faibles. Ces firmes sont spécialisées dans le matériel de pointe, coûteux et de grande qualité. Principales catégories de produits d équipement médical japonais Imagerie diagnostique. Matériel thérapeutique et chirurgical. Systèmes de mesure et de contrôle des fonctions vitales (monitoring). Matériel thérapeutique à domicile. Dialyseurs et endoscopes. Tendances La demande va augmenter en vue du vieillissement de la population. 50 % du total des dépenses de santé sera consacré aux 65 ans ou plus, dès 2011 et cela induira une forte augmentation de la consommation du matériel médical. Freins du marché Réglementation : le processus d approbation réglementaire est décrit comme le plus lent au monde. Le gouvernement japonais en est conscient et a lancé un plan pour y remédier vers Politiques de prix et de remboursement : elles visent actuellement à réduire les dépenses de santé dont le contrôle est rendu difficile par le vieillissement rapide de la population. Les tentatives de pénétration du marché japonais devront proposer des produits de qualité à bas coût tout en devant affronter un processus de certification lent et cher. 133 France : 5 ème place avec un marché de 6,2 milliards d euros. 134 D après la PIPAME, D après le site du gouvernement canadien sur le marché du matériel médical au Japon 136 D après Direccte Nord Pas-de-Calais, D après Direccte Nord Pas-de-Calais, Source : Site du gouvernement canadien sur le marché du matériel médical au Japon. 146

147 Annexe B : Matériel médical Principaux acteurs du marché Fournisseurs de matériaux : souvent de grandes tailles parce que l obligation de diminuer les coûts impose une production à grande échelle. Ces matériaux dépendent des variations des prix des matières premières, qui peuvent impacter la rentabilité des entreprises. Fabricants de matériel médical : marché dominé par de grosses sociétés internationales, ce qui rend la concurrence très intense. Ils dépendent des fournisseurs de matériaux qui peuvent avoir une influence sur les prix. La R&D des fabricants est très poussée, les clients ne voulant pas acheter des produits ne présentant que peu d innovation par rapport aux anciens. La rapidité d évolution des technologies à laquelle il faut s adapter constitue une barrière aux nouveaux entrants. Acheteurs potentiels : Il y a beaucoup de cliniques et d hôpitaux au Japon, mais il ne faut pas perdre de vue que ce marché est saturé, que les hôpitaux sont déjà équipés de technologies adéquates pour la majorité d entre eux et qu ils doivent gérer la situation créée par un gouvernement qui rembourse de moins en moins les dispositifs. Obstacles du marché japonais : Concurrence très forte. Dominé par des multinationales, aussi bien locales qu étrangères. Très réglementé, processus d approbation très lent. Politique gouvernementale de réduction des dépenses de santé accompagnée d une baisse des remboursements. 147

148 Annexe B : Matériel médical E/ Intensité de la concurrence NOUVEAUX ENTRANTS : Le marché du matériel médical est en pleine expansion et très attractif, ce qui crée une forte probabilité de nouveaux entrants. Ils devront cependant très vite s'adapter au rythme d'évolution du marché et avoir une R&D solide, l'obsolescence des produits étant assez rapide dans ce secteur. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES FOURNISSEURS : FAIBLE/ MOYEN Les fournisseurs sont nombreux et la concurrence entre eux est forte, ce qui affaiblit leur pouvoir de négociation. La proposition de produits innovants et peu disponibles d'autre part peut augmenter ce pouvoir. Intensité de la concurrence pour les distributeurs Les entreprises de distribution de matériel médical étant particulièrement nombreuses, la concurrence est forte. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES CLIENTS : MOYEN/ FORT Les fournisseurs sont nombreux et les clients très attentifs aux gains apportés par les innovations technologiques. Cela étant, les innovations les plus poussées n'étant pas forcément proposées par un grand nombre de fournisseurs, cela peut réduire le pouvoir de négociation des clients. PRODUITS DE SUBSTITUTION : Les produits de substitutions sont nombreux étant donné le grand nombre d'acteurs de ce marché. On peut probablement faire une exception à ceci pour les produits technologiquement plus avancés, donc les moins répandus. 148

149 Annexe B : Matériel médical F/ Acteurs du marché Exemple d acteurs internationaux 139 Johnson & Johnson : entreprise leader dans les domaines de la santé et du bien-être. 40ème position du Fortune 500 (classement des 500 premières entreprises américaines par chiffre d affaire, 2011). Chiffre d affaire 2011 : 61,5 milliards de dollars (45,6 milliards d euros), résultat net : 13,3 milliards de dollars (9,86 milliards d euros). 250 filiales dans plus de 57 pays, produits vendus dans près de 175 pays. Parmi ses produits de matériel médical on trouve : matériel orthopédique, matériel pour les maladies cardiovasculaires, matériel pour les maladies neurologiques, matériel de traitement de l arythmie General Electric : 6ème position du Fortune 500. Chiffre d affaire : 151,6 milliards de dollars (112,4 milliards d euros), un résultat net : 11,6 milliards de dollars (8,6 milliards d euros). 32 filiales dans plus de 140 pays. GE Healthcare propose différents types de produits, particulièrement dans le domaine de l imagerie : cardiologie, orthopédie, domaine vasculaire, santé de la femme, oncologie. Exemple d acteurs français 15 Cousin Biotech : Osyris : Lauréate 2007 du trophée INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) en reconnaissance de sa stratégie d innovation. Produits : chirurgie viscérale, chirurgie bariatrique, chirurgie oncologique et gynécologique, chirurgie rachidienne, ligaments orthopédiques, chirurgie esthétique. Ouverture en 2010 d une filiale aux USA. Collaboration avec l université Lille 1 et ses équipes de physiciens et d ingénieurs visant à apporter des solutions thérapeutiques et esthétiques innovantes aux médecins. Produits : traitement des varices, traitement externe des varicosités et télangiectasies, lipolyse laser et la rétractation tissulaire, traitement de la cellulite. Osyris possède une société de conseil, Osyris R&D, spécialisée dans le domaine de l innovation par la lumière. Présente sur le marché américain. 139 Liste non exhaustive, fournie à titre d exemple 149

150 Annexe B : Matériel médical 3/ Fonctionnement du marché a/ Type de marché Ce marché est un marché mondial, avec de grosses multinationales implantées dans bon nombre de pays. C est aussi un marché national puisqu il est constitué en grande majorité de PME qui opèrent d abord au niveau de leur pays. Type de marché Mondial National Régional b/ Chaîne de valeur Chaîne de valeur pour le marché du maintien à domicile Fabricants internationaux Antenne nationale Importateur -Groupements de pharmacies -Prestataires médicotechniques et grossistes répartiteurs Intermédiaires : -Associations. -CLIC. -Réseaux de santé. Fabricants nationaux Pharmacies -Réseaux nationaux de distributeurs de matériel médical (location/vente) & services à domicile -Magasins de matériel médical et orthopédique, centres auditifs, opticiens -Professionnels de santé : prescripteur (médecin, ophtalmologiste...), conseillers (ergothérapeute, kinésithérapeute, infirmière, assistante sociale...). -Structures qui interviennent : HAD, SAD, SSIAD. Vente par internet Particuliers Chaîne de valeur pour le marché des établissements de santé Fabricants internationaux Antenne nationale Distributeurs spécialisés Importateur Groupement d'achats (ex : UGAP) Etablissements de santé Fabricants nationaux Réseaux nationaux de distributeurs de matériel médical 150

151 Annexe B : Matériel médical 4/ Enjeux & perspectives Le vieillissement de la population va engendrer une augmentation des besoins en matériel médical Le marché mondial des technologies médicales est en forte expansion avec une croissance de 5 à 6 % par an, notamment avec la montée en puissance du marché chinois 140 La loi Hôpital 2012, à la fois une opportunité et une menace Ce plan implique une concentration des achats des hôpitaux, qui se regroupent et passent par des centrales d achats pour réduire les coûts. Pour les fabricants de matériels médicaux, les conséquences sont les suivantes : Durcissement de la concurrence. Obligation d être apte à répondre en volume et en prix aux demandes, posant le risque d être écarté de certains marchés pour des structures trop petites, notamment à cause de la nécessité d augmenter le besoin en fonds de roulement (parfois fortement). Opportunité de toucher de nouveaux clients. Il devient de ce fait incontournable d optimiser l outil de production et l organisation de l entreprise ainsi que de pousser l effort en R&D sur les produits pour pouvoir répondre aux appels d offres. Si l attention venait à ne se focaliser que sur les prix, ces évolutions pourraient impacter négativement les produits innovants. En effet malgré les fonctionnalités qu ils proposent, ils doivent encore prouver leur fiabilité face à des produits plus anciens qui ont fait leurs preuves et qui sont moins chers. Une croissance plus faible qu avant La croissance du chiffre d affaire est passée de 5,07 % entre 2006 et 2007 à 1,79 % entre 2007 et Cela est en grande partie la conséquence des mesures de réduction des dépenses de santé et de rationalisation de l offre de soins (tous les examens ne sont plus disponibles partout) lancées ces dernières années. Un marché régulé par les réglementations Le marché du matériel médical dépend énormément des obligations réglementaires, qui peuvent évoluer très vite et très régulièrement. Aujourd hui, les tendances réglementaires vont de plus en plus vers la production de preuves d efficacité au lieu de se cantonner simplement à l évaluation de la nocivité des équipements. Les deux conséquences principales sont les suivantes : Nécessité de fabriquer des dispositifs conformes aux réglementations. Le lancement de produits innovants risque d être freiné par l obligation de prouver leur conformité avec les règlements. 140 D après étude Direccte 141 D après étude Direccte 151

152 Annexe B : Matériel médical Il faut préciser que le champ des technologies réglementées s étend de plus en plus. Par exemple, le dernier élargissement est l ordonnance de mars 2010 qui a transposé la directive européenne 2007/47/CE de septembre 2007, permettant de réglementer les logiciels utilisés en médecine. On peut aussi remarquer que la loi HPST (Hôpital-Patient-Santé-Territoire) de 2009 ouvre la possibilité de limitations d accès aux nouvelles technologies, à deux niveaux : Limitation de l émergence de nouvelles technologies achetées en moindres quantités tant que les preuves de conformité réglementaire et d efficacité n auront pas été démontrées. Au contraire, avec la prise en compte de spécificités régionales, favorisation de l accès à des équipements très chers qu un hôpital ne pourrait s équiper seul. Cela se ferait grâce à des enveloppes financières de la HAS (Haute Autorité de Santé), mais induirait des délais d instruction probablement plus longs. Un besoin ininterrompu d innovation Le cycle de vie moyen d un dispositif médical se situe aux alentours de 18 mois en moyenne. Par exemple, un nouveau fauteuil roulant aura une durée de vie plus longue sur le marché, comparé à un système d imagerie qui peut être dépassé en quelques semaines par le développement de nouveaux systèmes. Cela impose une dynamique de recherche et d innovation constante, importante d un point de vue financier, nécessaire pour l amélioration du confort des patients, mais aussi permettant la réduction des durées de traitement et la recherche de solutions les moins invasives possibles. 152

153 Annexe B : Matériel médical 5/ Recommandations Suivre les réglementations et leurs évolutions de manière précise C est particulièrement le cas pour les PME qui peuvent avoir plus de difficultés à s adapter aux évolutions réglementaires. Intégrer les exigences réglementaires en amont du développement des produits Cela permet d une part d accélérer la mise sur le marché des produits et d autre part de diminuer le coût des évaluations cliniques. S adapter à la rapidité d évolution des technologies Ce facteur peut constituer une barrière pour de nouveaux entrants et nécessite d avoir une bonne R&D. Prendre le principal frein à l entrée : le marché de certains matériels est dépendant de leur taux de remboursement Avoir une stratégie de propriété intellectuelle agressive Cela est imposé par l internationalisation et la concentration du secteur. Le but est d avoir une stratégie de propriété intellectuelle forte afin d établir des partenariats avec de grands groupes pour obtenir des financements. Or ce type de grands groupes manque en France dans ce secteur, ce qui fait que les entreprises innovantes françaises cherchent souvent à licencier leurs produits chez de grands groupes étrangers. Développer des produits répondant à un besoin médical et sociétal Proposer une offre complète aux établissements de santé C est un critère de création de valeur qui concerne en particulier les entreprises qui proposent du matériel d équipements. Les établissements de santé veulent en effet avoir un fournisseur unique pour une demande précise. 153

154 Annexe B : Matériel médical Bibliographie Publications, ouvrages, rapports Crédoc, Etude de l impact du vieillissement de la population sur l offre et la demande de biens et de services de consommation, Juin 2010 Direccte Nord Pas-de-Calais, Enjeux pour l industrie du Nord Pas-de-Calais, La Filière Santé Régionale, un facteur de développement pour l industrie du Nord Pas-de-Calais, 2010 Eurasanté, La filière biologie-santé-nutrition en Nord-Pas-de-Calais Panorama économique 2010, 2010 Ministère de l économie, des finances et de l industrie / PIPAME (Pôle Interministériel de Prospective et d Anticipation des Mutations Economiques), Dispositifs médicaux : diagnostic et potentialités de développement de la filière française dans la concurrence internationale, 2011 Sites Web Gouvernement canadien, article «Etude sur le marché du matériel médical japonais», 2007, site institutionnel CNN Money, money.cnn.com, page Fortune 500, our annual ranking of Americe largest corporation, 2011, site informationnel Johnson and Jonhson, site d entreprise Osyris medical, site d entreprise Cousin Biotech, site d entreprise General Electric, site d entreprise Wikipedia, site informationnel, pages visitées : Johnson & Johnson General Electric Fortune 500 Forbes Global

155 Aider aux activités essentielles et soins à domicile Les services de soins à domicile concernent tous les services spécifiquement dédiés à des soins ou des aides permettant de soulager les aidants. Services Aider aux activités essentielles et soins à domicile Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne Aide aux activités essentielles de la vie quotidienne : Services à domicile de toilette & hygiène, d'habillage et de couché & levé... Location de matériel pour soins à domicile : Hospitalisation à domicile : oxygénothérapie, ventilothérapie, chimiothérapie, nutrition artificielle, traitement de la douleur... Aide aux aidants : Garde itinérante de nuit, séjours de vacances pour le couple aidant & aidé, activités sociales & culturelles & de loisirs pour le couple aidant & aidé, aide au transport des aidants... Maturité du marché Aperçu du marché Intensité de la concurrence Intensité de la demande Potentiel de développement Exhaustivité de l'offre 155

156 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile Sommaire 1/ SWOT / Etat des lieux a/ Description du marché en France b/ Maturité du marché en France : EN CROISSANCE c/ Description du marché dans d autres pays D/ Intensité de la concurrence E/ Acteurs du marché / Fonctionnement du marché a/ Type de marché b/ Chaîne de valeur / Enjeux & perspectives / Recommandations Bibliographie

157 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile 1/ SWOT FORCES Les entreprises sont reconnues pour leurs compétences, leur offre de conseils, et les garanties qu elles offrent. Part croissante des entreprises dans le secteur des services. Capacités à communiquer, plus que les associations (pour le moment). FAIBLESSES Les entreprises manquent encore de souplesse, de disponibilité, de simplicité et de relationnel dans leur offre, les prix sont encore élevés par rapport aux associations. La forte présence des associations pourrait indiquer que les entreprises ont encore des progrès à faire en termes d image, de notoriété, de qualité et de sécurité des prestations. OPPORTUNITES Politique du gouvernement en faveur des services depuis 2005 qui a entrainé une forte croissance du secteur. Marché au départ très associatif qui est en train de s ouvrir au privé et voit de plus en plus d entreprises privées arriver Cadre réglementaire globalement favorable. Augmentation de la demande pour des services à domicile. MENACES Forte présence associative qui constitue un frein à l entrée du privé particulièrement en ce qui concerne le prix des prestations. Problèmes de recrutement, de professionnalisation et de stabilité du personnel. Revenus de la clientèle qui peuvent être insuffisants pour pouvoir s offrir des services à domicile. Réduction des durées d hospitalisation, pathologies plus lourdes à soigner à domicile. 157

158 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile 2/ Etat des lieux Maturité du marché en France a/ Description du marché en France 142 La demande Il n a pas été possible de trouver des informations spécifiques et chiffrées sur la demande dans ce secteur, la plupart des études accessibles traitent uniquement de l offre. Néanmoins, on peut dire que ce secteur a de l avenir et concerne en tout premier lieu les personnes âgées et en particulier celles qui sont dépendantes. Cette tendance ne va faire que s accentuer avec le vieillissement de la population. On peut ajouter à cela que le gouvernement, cherchant à réduire les dépenses de santé, incite fortement le développement de l hospitalisation à domicile bien moins onéreuse qu une prise en charge à l hôpital, et ce particulièrement dans un contexte économique difficile. On dénombre trois grandes zones en région Nord-Pas de Calais où la demande se répartit comme suit : Dunkerque, qui de par son passé industriel et ses activités économiques industrialoportuaires expose ses habitants à la pollution et une situation sanitaire jugée préoccupante par l Observatoire Régional de la Santé du Nord-Pas de Calais. Lens, par son passé minier et une forte prévalence des maladies respiratoires qui sont souvent longues et gérées à domicile. Lille et sa métropole qui englobe 30 % de la population de la région et de fait, de nombreux patients. 142 Les chiffres de cette partie proviennent de l étude d Eurasanté Le marché français de la santé à domicile de

159 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile 63% 143 de l aide aux personnes vieillissantes, handicapées et malades est apportée par des aidants non professionnels (aussi appelés aidants familiaux, naturels, de proximité). Ce chiffre non exhaustif ne prend pas en compte les aidants familiaux apportant leur aide aux personnes résidant au sein des établissements d accueil. Ils n ont pour l instant ni la reconnaissance ni l aide méritée. HAD Secteur majoritairement composé de structures non lucratives publiques ou privées, seules 8 % des structures sont à but lucratif et elles gèrent 6 % des places. Certaines structures appartiennent à des groupes leaders européens comme HAD Yvelines Sud et Générale de Santé à Istres qui dépendent de MEDIPEP et GENERALE DE SANTE. Pour des structures hospitalières ou mutualistes privées à but lucratif, la mise sur pied d une branche HAD est un bon moyen d accéder au marché de la santé à domicile pour proposer ensuite des services connexes permettant de se différencier d autres prestataires. Dialyse hors centre Secteur géré à 70 % par des associations, le reste par des cliniques et des centres hospitaliers. Depuis les deux décrets de 2002 obligeant les établissements à proposer aux patients les trois modes de prise en charge (hémodialyse au centre, auto dialyse ou dialyse à domicile), les établissements de santé privés (lucratifs ou non) en mono-activité (en dialyse) sont très sollicités. Cela a abouti à une restructuration du marché de la dialyse. Les établissements demandent beaucoup à travailler en coopération. Au bout du compte, les décrets ont relancé le besoin en solutions de dialyse hors centre et ont eu pour effet qu un secteur qui était à la base une place forte du non lucratif ne l est plus. Maintien à domicile et SSIAD Ce marché reste le terrain des associations qui le dominent en quasi-totalité. L UNA (Union Nationale de l Aide, des Soins et des Services Aux Domiciles, anciennement UNASSAD) et l ADMR (Aide à Domicile en Milieu Rural) sont les deux fédérations d associations les plus grosses et possèdent plus de 5000 structures sur la quasi-totalité des départements. L ADMR emploie bénévoles et salariés tandis que l UNA fait indirectement travailler salariés et sert plus d un demi-million de personnes partout en France. Prestations médico-techniques à domicile Avant la loi du 29 janvier 1996 (Loi 96/63 du 29/01/1996 en faveur du développement des emplois de services aux particuliers) ce secteur était quasiment exclusivement le terrain des associations. Des entreprises ont alors parié sur la croissance du besoin en matière de santé à domicile et 300 d entre elles sont venues se positionner dès 1996 sur le segment des prestations médico-techniques à domicile. Le secteur s est depuis accommodé et converti aux pratiques marchandes tant en termes de raisonnement que d organisation et l usager est devenu un client. 143 D après Weka 159

160 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile Les sociétés fournissent, maintiennent et surveillent le matériel médical livré, forment et informent le patient et ses proches. Des services d assistance téléphonique sont disponibles en 24/7 pour les éventuels besoins des patients ou des professionnels. La complexité administrative, financière et logistique (pour la mise en place des prestations) n a aucunement empêché les opérateurs privés de se faire une place sur le secteur des prestations médico-techniques au domicile. Aide aux aidants Actuellement, l aide aux aidants se résume surtout à l action des associations qui travaillent sur les deux principaux besoins des aidants : soutien psychologique et périodes de répit. En effet, ces premiers aidants réalisent surtout des tâches ménagères et des courses.les conséquences du rôle d aidant sont multiples et peuvent se ressentir tant sur la vie quotidienne que professionnelle, mais aussi sur la santé. Le risque principal et ultime est l isolement, qui peut être source de maltraitance sur les aidés si l aidant arrive à bout de nerfs. Ces associations prodiguent aussi des conseils sur des sites Internet. On trouve également certaines structures comme Korian, groupe européen leader français des maisons de retraites et cliniques spécialisées, qui proposent des services d aide aux aidants dans leurs prestations. 160

161 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile b/ Maturité du marché en France : en croissance Elargissement des prises en charge pour les SSIAD, qui concernent néanmoins une majorité de personnes âgées de 75 ans ou plus Une enquête réalisée en 2008 par la DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l Evaluation et des Statistiques), a montré que l élargissement des prises en charge des SSIAD (Services de Soins Infirmiers A Domicile) aux personnes de moins de 60 ans n empêche pas que 80 % des bénéficiaires des SSIAD ont 75 ans ou plus, contre 5 % de moins de 60 ans. Santé à domicile : un secteur en train de s ouvrir Le secteur privé fait maintenant partie intégrante de la santé à domicile. Les entreprises assurant des services commerciaux d assistance médico-technique et administrative se sont appropriées le marché devant les pharmacies d officine. Elles fournissent du matériel médicalement prescrit (oxygénothérapie, respiration assistée) et assurent maintenance, assistance 24 heures sur 24, formation des utilisateurs et des proches à l utilisation du matériel. A côté de ces prestations de support à la production de soins, des structures privées s introduisent de plus en plus en SSIAD et HAD. Aides aux aidants : peu développée Si quelques actions et services innovants d aide aux aidants sont présents et existent depuis plusieurs années pour certains, ils ne sont pas du tout généralisés et restent exceptionnels. c/ Description du marché dans d autres pays Selon l étude d Eurasanté Le marché français de la santé à domicile de 2005, la santé à domicile est plus développée dans la plupart des autres pays industrialisés qu en France. Un exemple provenant de l étude montre que les structures d HAD françaises ne traitaient en 2005 qu 1 % des patients, alors qu aux Etats-Unis l HAD représentait 20 % des hospitalisations. 161

162 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile d/ Intensité de la concurrence NOUVEAUX ENTRANTS : La politique du gouvernement en faveur du développement du secteur des services a pour conséquence l'arrivée d'un grand nombre de nouveaux entrants. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES FOURNISSEURS : MOYEN Le développement du secteur et l'intensification de la concurrence vont affaiblir leur pouvoir de négociation. Pour l'instant, le secteur étant relativement dispersé, ils conservent un certain pouvoir. Intensité de la concurrence pour les distributeurs Le vieillissement de la population, l'augmentation de la demande, la politique gouvernementale en faveur des services à la personne et une forte présence associative induisent une concurrence risquant d'aller en augmentant fortement. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES CLIENTS : FORT L'augmentation du nombre de seniors va intensifier le développement de services plus adaptés et de plus d'offres de substitution et ainsi, leur pouvoir de négociation se confortera. PRODUITS DE SUBSTITUTION : Il faut tenir compte d'un secteur quasi inexistant en France à l'heure actuelle mais qui est en train d'émerger et pouvant constituer un nouveau produit de substitution : la télémédecine. 162

163 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile e/ acteurs du marché Exemple d acteurs français Air Liquide : entreprise française multinationale, leader mondial des gaz industriels. Elle est signataire du Pacte PME. Elle est très présente en France dans le secteur des prestations médico-techniques à domicile via deux de ses filiales que sont Orkyn et Vitalaire, respectivement leader et numéro deux du secteur en France. Au Royaume-Uni, la société est numéro deux du secteur depuis le rachat en 2007 de l entreprise Allied Healthcare avec un chiffre d affaire qui se situe aux environs de 34 millions d euros. Orkyn propose par exemple des prestations en matière de : Antibiothérapie parentérale ambulatoire Diabète Nutrition entérale et parentérale Oxygénothérapie, ventilation non invasive, apnée du sommeil Maladie de Parkinson Téléassistance médicalisée Quant à Vitalaire, voici quelques prestations : Oxygénothérapie, apnée du sommeil, ventilation assistée Insulinothérapie par pompe Perfusion à domicile Nutrition entérale LVL Médical : entreprise dont l activité initiale a été l assistance à domicile en matière de soins respiratoires. Elle s est ensuite diversifiée avec la nutrition entérale, la perfusion et l insulinothérapie. C est le numéro trois du marché en France. Bastide le confort médical : société qui dispense les mêmes prestations que ses trois principaux concurrents cités ci-dessus : assistance respiratoire, nutrition, perfusion, insulinothérapie et matériel de maintien à domicile. Locapharm : société répartie en 52 agences proposant 5000 références de matériel médical, ainsi que des services de proximité pour le maintien et les soins à domicile. 163

164 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile 3/ Fonctionnement du marché a/ Type de marché Pour l instant, la plupart des entreprises de ce secteur sont nationales. Cela étant, il existe de très grosses entreprises comme Air Liquide qui possèdent des filiales de soins à domicile à l étranger, dont des opportunités mondiales pourraient émerger. Type de marché Mondial National Régional b/ Chaîne de valeur Intermédiaires de santé HAD, SSIAD, structures et professionnels de santé (hôpitaux, laboratoires, pharmacies...) Prescripteurs Les soins à domicile sont faits sur prescription médicale Associations et entreprises Location et vente de matériel, prestations à domicile (dont aide aux activités essentielles de la vie quotidienne), aide aux aidants. Clients seniors Aidants Intermédiaires Conseil Général, Centre Local d'information et de Coordination (CLIC), Collectivités locales et territoriales 164

165 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile 4/ Enjeux & perspectives 144 D un point de vue macroscopique, les facteurs de développement du secteur «Santé à domicile», particulièrement chez les seniors sont présentés ci-dessous : Le vieillissement de la population 12 millions de gens avaient plus de 60 ans en 2005, il y en aura 17 millions en 2020 et 21 millions en Par conséquent, le nombre de personnes en perte d autonomie augmente et en 2020 il y aura environ 12 millions de personnes lourdement dépendantes. Les maladies chroniques rendent inévitablement l expansion des services de santé à domicile, d autant plus que le maintien à domicile est encouragé par le gouvernement à cause du caractère très coûteux de l hospitalisation. La réduction des durées d hospitalisation L évolution des pratiques sanitaires françaises, comme la croissance de la chirurgie ambulatoire pour maîtriser les coûts hospitaliers, ont entraîné une forte diminution du nombre de lits d hospitalisation. La durée moyenne d hospitalisation a fortement diminué en France (et dans tous les pays de l OCDE). Cela crée un besoin grandissant de prise en charge par des structures en aval de l hôpital. Des patients ayant des pathologies plus «lourdes» à soigner à domicile Une autre conséquence de la réduction des séjours en hôpitaux entrainerait à court terme un manque de structures pouvant accueillir des patients nécessitant une prise en charge permanente comme ceux atteints de pathologies chroniques lourdes de type Alzheimer, Parkinson. Il ne faut pas omettre les patients qui ont besoin d une prise en charge temporaire à domicile comme les convalescents, ceux atteints de maladies chroniques, D un point de vue plus microscopique : HAD : La fin des années 1990 et le début des années 2000 ont vu les principaux prestataires privés engager beaucoup d opérations de croissance externe. Il est pour le moment difficile de savoir quelles seront les ambitions et objectifs des leaders du marché de la dépendance permanente dans le secteur sanitaire, surtout en HAD. Leurs rapports financiers font surtout ressortir une volonté de croissance interne et l ouverture d autres établissements à l échelle européenne. Prestations médico-techniques à domicile : Les perspectives sont attractives et selon une étude du groupe GENERALE DE SANTE, les taux de croissance prévus se situent aux alentours de 15 % annuels. MAD/SSIAD : Les freins liés au développement de ces structures sont les suivants : peu d enthousiasme des décideurs sociaux pour agrémenter des entreprises privées, hésitation des entreprises à aller sur un marché dont elles n ont pas toutes les clés, recours à une entreprise privée pouvant entraîner la perte d avantages fiscaux pour le consommateur. Des groupes privés se sont lancés sur ce marché, comme MEDIPEP en Mais en 2003, MEDIPEP a cédé son Pôle Domicile pour cause de «dégradation sensible et constante de la rentabilité de ses activités». De plus, malgré sa solvabilité, ce secteur MAD / SSIAD n étant pas réputé comme très rémunérateur, il attire encore peu les entreprises privées. 144 Les chiffres de cette partie proviennent de l étude d Eurasanté Le marché français de la santé à domicile de

166 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile 5/ Recommandations En ce qui concerne la partie HAD et dialyse hors centre : La coopération Il est impossible d envisager la réalisation d un projet d HAD ou de dialyse hors centre sans collaboration des partenaires locaux et/ou nationaux de la future structure. Les contacts sont à lancer dès le début des projets avec les prescripteurs (établissements et professionnels de santé) et les autres acteurs du secteur des soins à domicile (SSIAD ou réseaux de soins). Le but est de mettre sur pied un projet répondant à une demande et d instaurer les préliminaires à l aide de conventions de collaboration avec lesdits acteurs. Tout projet qui ne répondrait pas à une demande et ne s insérerait pas dans une organisation sanitaire déjà établie est voué à l échec. Financeurs et tutelles doivent donc être consultés en amont du projet pour bien positionner la structure envisagée dans le système de soins. Cette coopération à mettre en place est aussi valable avec les organismes fédérateurs du secteur, comme la FNEHAD par exemple. Cela permet de bénéficier des campagnes collectives de promotion, d accompagnement et de représentation auprès des pouvoirs publics. Des capacités financières solides Le statut d établissement de soins conféré par la prestation d HAD et de dialyse hors centre implique de lourdes activités de soins et d une prise en charge technique, nécessitant des moyens humains et matériels importants. Les équipes sont pluridisciplinaires et le service doit continuellement fonctionner pour être à même de gérer les urgences. Ces établissements sont de plus sous le coup de l évolution des réglementations sanitaires et des procédures d accréditation. Cela peut nécessiter de gros remaniements réguliers qui rendent les investissements indispensables. La nature d activités de type HAD / dialyse hors centre nécessite une base financière conséquente, et les sociétés privées doivent être en mesure d apporter les capitaux requis pour se positionner sur ce marché. Proposer des prises en charge spécialisées Même généraliste, une structure d HAD doit pouvoir envisager d être reconnue comme experte dans certaines prises en charge, parce que tout un territoire ne présente pas uniformément les mêmes spécificités. Les particularités d une région ou alors un manque à combler dans une offre de soins peuvent aider un projet d HAD à trouver sa place et à se démarquer, voire à s octroyer un avantage stratégique. 166

167 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile En ce qui concerne la partie MAD/SSIAD et prestation médico-technique à domicile : La polyvalence Ce sera l un des gros enjeux de la période à venir pour tous les acteurs du secteur. Les structures à activité unique, c est-à-dire proposant soit des soins médicaux soit des prestations d aide sociale à domicile sont à terme, condamnées à disparaître. Pour la simple et bonne raison qu il apparaît que les structures proposant des prestations médico-sociales sont déjà privilégiées. De fait, on constate que les sociétés mettent en avant non seulement leurs compétences techniques, mais aussi l accompagnement du patient, notamment dans les démarches administratives. Les prestataires sont soucieux de communiquer sur un accompagnement global des personnes à leur domicile. Polyvalence signifie aussi la mise en place d une offre de services toujours plus large, soit en les développant soi-même, soit en passant par des conventions avec des structures complémentaires. Ce système est d ailleurs de plus en plus courant parce qu il évite les problèmes rencontrés par les structures trop petites (manque de disponibilité). Cette évolution amène la plupart des acteurs à devenir des plates-formes de soins à domicile offrant des prises en charge globales, par un décloisonnement des acteurs. La qualité de service La concurrence très forte dans le secteur fait que la qualité de service doit devenir un véritable point fort des entreprises pour leur permettre de se démarquer. Il est par ailleurs très probable que les sociétés proposant une «simple» location/vente de matériel médical, même de manière très qualifiée, ne pourront s imposer face à des leaders dont les services vont bien au-delà des exigences minimales de la LPPR (Liste de Produits et Prestations Remboursables). Même les associations ne pourront plus compter sur leur histoire «assistantielle» et le dévouement qui leur est propre pour convaincre de la qualité de leurs prestations. Des labels qualité et autres marqueurs de reconnaissance sont désormais incontournables. La mise en place d une démarche qualité devient pour ainsi dire une condition sine qua non pour se voir considéré comme un professionnel qualifié. Il est très fortement recommandé à toute société de ce secteur de se conformer aux normes ISO 9000, notamment la norme ISO 9001 plus spécifique. Notons que la qualité de service est aussi jugée par rapport à la vigilance face aux différents risques rencontrés : sanitaires, techniques et humains. La gestion de ces risques induit des investissements. Pour le risque technique : le renouvellement régulier des outils informatique et de communication (téléphones, laptops, systèmes de télégestion, ) voire l évolution vers de nouvelles solutions (outils informatiques de traçabilité et de coordination du personnel, télésurveillance, télémonitoring, ). Pour le risque humain : la mise en œuvre de plans de formation pour garantir le niveau des personnels soignants. Cela sera le signe d un prestataire innovant et en accord avec les évolutions du secteur. 167

168 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile Communiquer Parce qu évidemment, l augmentation de la concurrence rend obligatoire la communication pour donner plus de visibilité à son offre et être connu auprès des prescripteurs et des patients. C est une règle à laquelle même les associations, d ordinaire peu communicantes, ne peuvent plus déroger. La création de maisons de services dans les grandes villes par l ADMR va dans ce sens. Les moyens les plus courants sont la mise en œuvre de sites internet et de brochures/fascicules d information. Signalons que certaines sociétés n appliquent pas cette règle, profitant du flou pesant sur le secteur pour faire de la publicité avec des mentions souvent abusives types «matériel/ spécialiste d HAD», quand leurs activités ne sont que de la location ou vente de matériel, mentions qui ne sont associées à aucune activité reconnue. Ces pratiques ont le fâcheux résultat de coller aux sociétés de la profession, l étiquette d une éthique douteuse. Les revendications de nature marchandes sont mal vues par les professionnels du secteur parce que les professionnels médicaux libéraux et les établissements de soins ont l interdiction stricte de faire de la publicité. Les prestataires qui travaillent avec eux et voulant être reconnus comme tels doivent donc se conformer aux mêmes règles, par assimilation. La Commission d Evaluation des Produits et des Prestations (CEPP) a d ailleurs mis à l étude de nouvelles règles de publicité évitant les confusions entre «appareilleurs» et «prestataires», mais aussi permettant de reconnaître les sociétés n ayant pas de scrupules à employer des pratiques irrégulières pouvant porter préjudice aux autres. 168

169 Annexe B : Aider aux activités essentielles et soins à domicile Bibliographie Publications, ouvrages, rapports Eurasanté, Le marché français de la santé à domicile, étude de 2005 (lien internet ci-dessous). Périodiques: DREES, Les services de soins infirmiers à domicile en 2008, Etudes et résultats n 739, septembre Web Guide des démarches, site informationnel Weka, site informationnel, pages consultées : Article «Un manifeste pour défendre les aidants familiaux», 6 octobre 2011 Page «L aide aux aidants» Infirmiers.com, site communautaire infirmier 169

170 aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne Les services d aide aux activités de la vie quotidienne comprennent tous les services qui ne sont pas des soins. Services Aider aux activités essentielles et soins à domicile Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne Aide aux démarches administratives, assistance technique, courses, ménage, repassage, livraison & préparation de repas, soins esthétiques à domicile, conduite de véhicule personnel, aide à la mobilité et au transport, accompagnement hors domicile, distraction, location de véhicules adaptés... Maturité du marché Aperçu du marché Intensité de la concurrence Intensité de la demande Potentiel de développement Exhaustivité de l'offre 170

171 Annexe B : Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne Sommaire 1/ SWOT / Etat des lieux a/ Description du marché en France b/ Maturité du marché en France : CROISSANCE c/ Description du marché dans d autres pays D/ Intensité de la concurrence E/ Acteurs du marché / Fonctionnement du marché a/ Type de marché b/ Chaîne de valeur / Enjeux & perspectives / Recommandations Bibliographie

172 Annexe B : Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne 1/ SWOT FORCES Les entreprises sont reconnues pour leurs compétences, leurs bons conseils, et les garanties qu elles offrent. Part croissante des entreprises dans le secteur des services par rapport aux associations. La présence de grandes entreprises comme l ADHAP services prouve qu il est possible de réussir dans ce secteur. FAIBLESSES Les entreprises ont des défauts en matière de souplesse, disponibilité, simplicité, relationnel et prix. La forte part des associations pourrait indiquer que les entreprises ne font pas encore la différence en termes d image, de qualité et de sécurité des prestations et de notoriété. OPPORTUNITES Offre de services encore insuffisante, notamment en matière d aides à la mobilité. Politique du gouvernement en faveur des services depuis 2005 qui a entraîné une forte croissance du secteur. La croissance du secteur a eu lieu malgré de nombreux freins pour le privé, le potentiel de croissance peut augmenter si elles arrivent à faire sauter ces freins. Augmentation de la demande pour des services à la personne. MENACES Forte présence associative qui constitue un frein à l entrée du privé à cause de ses coûts plus faibles. Augmentation des parts de marché des associations. Problèmes de recrutement, de professionnalisation et de stabilité du personnel. Revenus des personnes âgées, qui peuvent être insuffisants pour pouvoir s offrir des services. Problème de confiance des personnes âgées envers des organismes extérieurs. 172

173 Annexe B : Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne 2/ Etat des lieux Maturité du marché en France a/ Description du marché en France Utilisation des services par les seniors On peut remarquer que si les services traditionnels sont très utilisés, ce n est pas le cas des nouveaux services comme la surveillance de domicile, de la résidence secondaire ou des animaux familiers. L aide aux personnes âgées ou handicapées ne concerne que 6 % 145 des français malgré les conséquences financières et humaines du vieillissement de la population. Mais les dépenses de services sont supérieures à la moyenne pour les seniors, ce qui confirme une demande de nécessité plus que de confort. Les revenus peuvent être un frein à l utilisation de ce type de services et la qualité du service est une clé d accès qui est à peu de choses près aussi importante que la question des revenus. Acteurs du secteur Associations et aidants naturels (familles et proches). Entreprises de services à la personne. Particuliers employeurs : en France, les particuliers employant des personnels payés de gré à gré représentent 70 % des heures travaillées du secteur 146. L offre est principalement divisée entre associations et entreprises La concurrence des associations sur le marché des services aux personnes âgées est forte. La forte proportion des parts de marché des associations (même si les parts de marché des entreprises sont appelées à croître) est à mettre en rapport avec la volonté de recours aux services d aides aux personnes âgées, secteur sur lesquels les associations ont une légitimité très forte. Toutefois, cela pourrait aussi indiquer que des entreprises de services à la personne n arrivent pas encore à faire la différence par rapport aux associations en matière d image, de qualité et de sécurité des prestations et de notoriété. Les points forts des associations seraient le prix, la simplicité, l honnêteté, la confiance, la disponibilité et la souplesse. Pour les personnes qui ont recours à une association, celles qui ont une personne de plus de 80 ans à domicile sont surreprésentés. 145 D après l IFOP 146 Source Note d information de la Direction Générale des Entreprises 173

174 Annexe B : Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne Les points forts des entreprises seraient les garanties, la compétence et le conseil. En revanche, elles enregistrent de mauvais scores en matière de recommandations, disponibilité et souplesse, relationnel, simplicité et prix. Cela montre des défauts attribués tant aux petites entreprises (absence de disponibilité) qu aux grosses entreprises (manque de proximité, de simplicité et prix trop élevés) intervenants à domicile en France D après la DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l Evaluation et des Statistiques, faisant partie des ministères sanitaires et sociaux), les services aux personnes dépendantes rassembleraient environ intervenants à domicile, soit dans un cadre de gré à gré, soit d un service mandataire qui n a pas d agrément qualité nécessaire pour l intervention auprès de personnes âgées. A cela on peut ajouter personnes travaillant dans des structures de service disposant de l agrément qualité en question. b/ Maturité du marché en France : en croissance En 2003, l assistance aux personnes âgées représentait 51 % du secteur des services à la personne, et le ménage 23 %. 148 Le poids des entreprises privées, même minoritaire, se renforce. Si l offre en matière de service aux personnes dépendantes existe, elle est sans doute insuffisante compte tenu du nombre de personnes dépendantes qui restent à domicile. Les manques à combler se retrouveraient aujourd hui surtout au niveau des services d aide à la mobilité. Politique du gouvernement en faveur des services depuis 2005 a entraîné une forte croissance du secteur. 147 Source étude Crédoc pour les nombres et D après Mercer Management Consulting 174

175 Annexe B : Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne c/ Description du marché dans d autres pays Au Japon Un grand nombre de services à la personne sont assurés au sein des familles car leur développement n est pas une priorité du gouvernement. Le système public d assurance dépendance lancé au début des années 2000 a particulièrement poussé le développement du marché de l aide aux personnes âgées. Ce secteur devrait continuer sa croissance dans les prochaines années à cause du vieillissement marqué de la population japonaise et de la politique du gouvernement pour créer de la croissance et des emplois. Pour finir, il existe dans certaines collectivités territoriales un système de volontariat à points pour aider à la prise en charge de la dépendance. Ce système permet aux volontaires de contribuer à leur communauté et d être rémunérés en fonction du nombre de points qu ils accumulent. Aux USA Si les données démographiques des USA, notamment l arrivée de la génération des babyboomers parmi les seniors, laissent au premier abord penser qu il va y avoir un développement important des services à la personne, il convient de préciser que deux autres facteurs pourraient infirmer cette pensée et obliger américains à sacrifier des services dit «de confort» : Le désengagement du Gouvernement Fédéral conduit les Etats à augmenter leurs impôts. La crise économique a entraîné une hausse des taux d intérêts et dans une certaine mesure le pouvoir d achat des ménages s est fortement détérioré. Par ailleurs, il n y a pas de «modèle» américain des services à la personne. Le marché, fait de petites entreprises n ayant qu une seule activité, est avant tout local. On peut néanmoins distinguer deux axes principaux : Les soins et aides à domicile, les «caregivers», qui sont une catégorie socioprofessionnelle aux USA. Les services de la vie quotidienne, dont une certaine partie est prise en charge par les employeurs, ce qui rend ce marché bien plus difficile à estimer. Si les USA n ont aucune politique publique en matière de services à la personne, un type de service (les back up care) sont un enjeu pour les employés américains et certaines entreprises en proposent à leurs employés, qu ils considèrent comme un avantage payé par l entreprise. Pour finir, il n existe pas d agrément aux USA et la satisfaction du client reste un pilier des services à la personne dans ce pays. 175

176 Annexe B : Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne d/ Intensité de la concurrence NOUVEAUX ENTRANTS : La politique du gouvernement en faveur du développement du secteur des services a pour conséquence l'arrivée d'un grand nombre de nouveaux entrants, particulièrement dans un secteur non médicalisé qui est moins réglementé. Toutefois, les agréments existent et peuvent permettre de se différencier de la concurrence qui ne s'y soumettrait pas. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES FOURNISSEURS : MOYEN/FAIBLE Le développement du secteur et l'intensification de la concurrence vont affaiblir leur pouvoir de négociation, même s'il est pour l'instant plus présent du fait de l'émiettement du secteur. Intensité de la concurrence pour les distributeurs Le vieillissement de la population, l'augmentation de la demande, la politique gouvernementale en faveur des services à la personne et une forte présence associative induisent une concurrence marquée qui risque d'aller en augmentant fortement. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES CLIENTS : FORT/ MOYEN L'augmentation du nombre de seniors va augmenter. Leur concentration, et le développement des services va leur offrir un grand nombre d'offres de substitution, sous réserve qu'ils disposent des revenus adéquats. Pour l'instant, un secteur assez émietté manquant de structures de services diminue un peu leur pouvoir de négociation. PRODUITS DE SUBSTITUTION : Les produits de substitution à ce type d'offre sont soit les aidants naturels, soit l'emploi gré à gré entre particuliers. 176

177 Annexe B : Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne e/ acteurs du marché Exemple d acteurs français ADHAP Services : entreprise leader en matière de service de maintien à domicile en France. Sa croissance est très forte : + 32,8 % en 2009 et un chiffre d affaire de 52 millions d euros, contre 39 millions en En 2010, elle employait plus de salariés dont 80 % de personnel de terrain et 20 % de personnel administratif et encadrant. Elle prend chaque jour patients en charge. Sa clientèle est composée à 80 % de personnes de plus de 65 ans. Parmi les services de l ADHAP qui intéressent les seniors, on trouve : L assistance à l hygiène : aide à la toilette, au lever/coucher et aux changes. L aide à la prise de repas : aide à la prise de repas et assistance diététique. Gardes personnalisées : de jour, de nuit, aides au coucher tardif et au lever matinal. Aides aux gens atteints de maladies évolutives et d Alzheimer. La réalisation des travaux ménagers. Compagnie et déplacements : compagnie et promenade, transport. L aide administrative. L aide aux personnes accidentées et aux retours d hospitalisations. Des conseils sur le site Web. Âge d Or Services : seconde entreprise de services à domicile en France. Elle effectue près d un million et de demi de prestations par an pour des seniors, institutionnels (CCAS, tutelles ), mais aussi des ménages actifs en recherche de confort. En 2011, elle s est occupée de plus de clients. Dans les services d Âge d Or Services intéressant les seniors, on retrouve : L aide ménagère : ménage, lavage de vitre, entretien du linge, rangement d armoires Le bricolage sur de petits travaux. Le jardinage. Livraison de courses et préparation de repas. Livraison de repas. L accompagnement, à pied ou en véhicule. Aides : à la toilette, à l habillage, au lever/coucher, à la préparation et à la prise des repas. L aide administrative. La téléassistance. 149 D après SBScom 177

178 Annexe B : Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne 3/ Fonctionnement du marché a/ Type de marché Pour l instant, les entreprises de ce secteur sont surtout nationales ou régionales mais pas mondiales. Cela est dû aux grandes différences existantes entre les secteurs des services des différents pays, notamment à cause des facteurs culturels. Des exemples de ces différences peuvent être trouvés dans la partie «Description du marché dans d autres pays». Type de marché Mondial National Régional b/ Chaîne de valeur Associations Entreprises de services à la personne Clients seniors Centre Local d'information et de Coordination (CLIC) Collectivités locales et territoriales 178

179 Annexe B : Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne 4/ Enjeux & perspectives Un loi a été votée en France en juillet 2005 : le plan de développement des services à la personne dont l objectif est de doubler la croissance spontanée du secteur en agissant selon trois axes 150 Le développement de la professionnalisation du secteur : pour homogénéiser un secteur émietté victime d un manque de reconnaissance et de confiance de la part du public (frein majeur au développement et source d inefficacité). Or, les clés du succès dans ce secteur sont la qualité et la professionnalisation des intervenants, la confiance qu ils inspirent aux gens. Et pour améliorer la qualité des services, il faut améliorer les conditions de travail, de rémunération et de formation des salariés du secteur. La stimulation de la demande : le coût trop élevé des services à la personne cassait leur accessibilité à la majorité des français dont seulement 20 % y avaient recours contre 30 % des américains et 50 % des canadiens par exemple 151. En conséquence, des mesures d allègement fiscaux et sociaux et de simplification des démarches et des procédures ont été introduites. Notons également que l allègement fiscal a porté un violent coup au travail au noir. La simplification des procédures et la facilitation de l accès aux services : au lieu des 18 ministères auxquels étaient rattachés des services à la personne il y a maintenant l Agence nationale des services à la personne. Elle a pour tâche la coordination de l action publique à l échelle nationale et la création et l entretien d un réseau de délégués territoriaux appuyant les préfets dans les départements. Une vingtaine d enseignes nationales ont aussi été introduites dont les garanties de professionnalisme et de qualité facilitent l accès aux services, servant également d intermédiaires entre les producteurs de services et les consommateurs. Ce plan a entraîné une forte hausse du nombre d organisme agréés, passant de fin 2005 à en septembre Les signes de cette croissance sont apparus dès le lancement du plan : Forte poussée des entreprises et structuration de réseaux d entreprises à l échelle nationale, certains soutenus par des acteurs économiques majeurs. Développement continu d associations couplé à une mouvance de regroupement. Diversification de l offre, l offre traditionnelle aux personnes âgées (et handicapées) proposée par les associations et les CCAS se voyant renforcée par une offre d entreprises plutôt axée activités de la vie quotidienne, à savoir : bricolage, entretien de la maison, jardinage Investissement de la part de grands acteurs économiques par le biais de filiales spécialisées ou d offre de services spécifiques. 150 Les chiffres cités dans les paragraphes ci-dessus proviennent de l étude de l Agence Nationale des Services à la Personne. 151 Source Agence Nationale des Services à la personne 179

180 Annexe B : Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne L essor du secteur des services à la personne est une réalité et a très fortement augmenté ces dernières années tant à cause de l augmentation des besoins des français qu à cause de la volonté du gouvernement de pousser un secteur qui crée des emplois. Plus d un tiers des emplois créés dans l économie en 2007 l ont été dans le secteur des services à la personne, des emplois peu délocalisables, ce qui est un avantage à l époque de la mondialisation. Il semblerait par ailleurs que cette croissance ait eu lieu malgré de nombreux freins, ce qui augure d un fort potentiel en particulier si les acteurs du marché parviennent à faire sauter ces verrous. Les services les plus utilisés aujourd hui le resteront dans l avenir, voici les cinq plus représentatifs d après l étude IFOP : Bricolage et menues réparation (passerait de 30 % à 38 % d utilisateurs). Repassage et couture (de 18 à 24 %). Ménage (de 13 à 24 %). Livraison de courses (de 13 à 22 %). Livraison de repas (de 13 à 21 %). De ces cinq services, les trois qui enregistreraient la plus forte croissance sont donc le ménage, la livraison de courses et la livraison de repas. L évolution de ces services a un lien direct avec l évolution du rapport vie familiale / vie professionnelle, en particulier la généralisation du travail féminin. 180

181 Annexe B : Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne L aide aux personnes âgées ou handicapées qui n est utilisée que par 6 % des français aujourd hui verrait son pourcentage d utilisateur passer à 20 % dans les prochaines années selon l étude IFOP Au final, les enjeux du secteur des services à la personne sont les suivants : Augmentation de la demande et vieillissement de la population Fort potentiel de création d emplois. Secteur poussé au développement par les pouvoirs publics. Aides au financement via de Chèques Emplois Services Universels (CESU) et les allègements fiscaux. C est un secteur qui promet donc d être porteur. 181

182 Annexe B : Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne 5/ Recommandations Prendre en compte les freins du marché Les services privés rencontrent d importants freins au développement. En effet, ce secteur est largement trusté par les associations dont les coûts de fonctionnement plus faibles ont érigé une réelle barrière à l entrée de structures privées. Le financement des prestations de services, dont les Conseils Généraux cherchent à abaisser des coûts, posera problème. En effet, familles n ont pas forcément les moyens de payer ces prestations. Le développement plus lent de ce type de services en milieu rural alors qu une grosse part de la population senior s y trouve. A cela on peut énoncer les raisons suivantes : faible densité de population, faibles revenus des agriculteurs retraités, manque d offre, freins culturels plus importants qu en zones urbaines. Problèmes de recrutement, de professionnalisation et de stabilité du personnel. Créer des réseaux Pour les entreprises voulant entrer dans le secteur la qualité est un atout à ne pas négliger et est une incitation à envisager la création de réseaux d entreprises regroupant des prestataires avec des engagements communs. Le rayon moyen des intervenants étant de l ordre de la trentaine de kilomètres, une entreprise nationale devra donc s appuyer sur un réseau local performant et solide. Importance de communiquer. Il est également très important de communiquer, à plus forte raison si ces entreprises veulent offrir des services de types «confort» plutôt que de type «nécessité» pour lesquels les consommateurs font eux mêmes spontanément des recherches. Si les informations des associations spécialisées en services à la personne sont cités par 26 % des français, les publicités des entreprises ne sont citées que par 16 % des français, ce qui montre une réelle carence en terme de communication (source IFOP). Importance du contact client. Le contact client est essentiel : physiquement (représentants ou agences) ou par téléphone (avec des règles de comportement et de questionnement très strictes). Importance de la qualité et de la diversification des services. Qualité et diversification des services sont deux points essentiels pour assurer la pérennité des entreprises dans ce secteur. 182

183 Annexe B : Aider aux activités instrumentales de la vie quotidienne Bibliographie Publications, ouvrages, rapports Agence Nationale des Services à la Personne, Le développement des services à la personne en France, 2007(?). Direction Générale des Entreprises, Services des Industries Manufacturières et des Activités Postales, Note d information, ayant pour objet la synthèse de l étude comparative menée au premier semestre 2008 sur plusieurs pays en matière de services à la personne, 23 juillet Note de synthèse de la DGCIS, Les services susceptibles d émerger dans le secteur des services à la personne, juillet Crédoc, Etude de l impact du vieillissement de la population sur l offre et la demande de biens et de services de consommation, Juin Etude IFOP réalisée avant le plan Borloo de 2005 en partenariat avec l APCE et Réseau +, Les services à la personne : nouveaux marchés pour de nouveaux entrepreneurs. Mercer Management Consulting, déjeuner de presse du 18/10/2005 à Paris, Services domestiques à l horizon 2010 : futur Eldorado ou «miroir aux alouettes»? Publications périodiques : Crédit Agricole, revue Horizons Bancaires n 330, Les services à la personne, septembre Web Sénat, rapport «Services à la personne: bilan et prospectives», pages consultées : USA et Japon, site institutionnel ADHAP Services, site commercial Agence de Relations Presse SBS.com, article «La Franchise Adhap Services s attaque aux secteurs ruraux», 11 mars 2010, site informationnel Age d Or Services, site d entreprise 183

184 Nutrition Adaptée La nutrition adaptée recouvre tous les produits susceptibles d apporter des apports nutritionnels adéquats aux seniors par le biais d une alimentation correcte, sachant qu une bonne alimentation permet de prévenir et de diminuer le risque d apparition de certaines maladies. Nutrition adaptée Se nourrir Boire Nutrition santé Aliments fonctionnels Boissons nutritives & énergétiques Eaux rares & médicinales Compléments alimentaires Réhydratation médicale de la personne âgée Nutrition clinique orale et entérale Nutrition clinique parentérale Maturité du marché Aperçu du marché Intensité de la concurrence Intensité de la demande Potentiel de développement Exhaustivité de l'offre 184

185 Annexe B : Nutrition adpatée Sommaire 1/ SWOT / Etat des lieux a/ Description du marché en France b/ Maturité du marché en France : EN CROISSANCE c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : forte d/ Description du marché dans d autres pays e/ Intensité de la concurrence f/ Acteurs du marché / Fonctionnement du marché a/ Type de marché b/ Chaîne de valeur / Enjeux & perspectives / Recommandations Bibliographie

186 Annexe B : Nutrition adpatée 1/ SWOT FORCES Le secteur agroalimentaire est le premier secteur industriel en France et l exportation y est forte 152. Présence de groupes leaders mondiaux sur leurs secteurs comme Danone, Nestlé, Lesaffre ou Roquette. FAIBLESSES PME et TPE peu attirées par l innovation nutritionnelle. Seulement 14 % des industriels du secteur agroalimentaire se trouvent à l international et ce sont surtout les grands groupes, qui ont les moyens nécessaires pour s exporter 153. Présence de nombreux centres de r&d en région, que ce soit ceux de grands groupes ou des centres indépendants comme l isa, l institut pasteur ou l AFSSA (agence nationale de sécurité sanitaire). OPPORTUNITES Marché de la nutrition santé en expansion contre la dénutrition et pour l amélioration du quotidien des consommateurs Les seniors sont un marché à saisir et recherchent notamment des produits de prévention ou de confort contre les maladies cardiovasculaires, l ostéoporose et les soins de la peau. Potentiel de croissance de 23 % du secteur de l alimentation senior en France entre 2005 et 2015 (sans prise en compte de l adaptation des produits et des services aux conséquences du vieillissement physique et cognitif). Lien entre alimentation et santé de mieux en mieux perçu par le consommateur. MENACES Augmentation de la pression concurrentielle sur le segment de la nutrition médicale/ santé, la notion d alimentaire «naturel» revient en force et entre en compétition avec l alimentaire strictement santé. Difficulté d obtenir l allégation de nutrition santé, très onéreuse. Ignorance des seniors eux-mêmes des moyens de prévenir les risques qu ils vont rencontrer. Perte d entreprises dans le secteur alimentaire, particulièrement des PME/TPE. Risque que les seniors français se tournent vers l offre d entreprises étrangères ayant mieux intégré le phénomène de vieillissement, notamment en matière de design universel. Les baby-boomers sont un groupe très critique qui vérifie tout Source site Source site 186

187 Annexe B : Nutrition adpatée 2/ Etat des lieux Maturité du marché en France Estimation de l intensité de la recherche en France Forte Moyenne Faible A/ Description du marché en France Les besoins nutritionnels des seniors Besoins nutritionnels accrus du fait de la baisse du rendement du transfert des nutriments des aliments vers l organisme au niveau de l intestin grêle. Produits procurant de solides apports en calcium, princiapal besoin nutritionnel des plus de 50 ans pour renforcer les os et lutter contre l ostéoporose par exemple. Produits permettant de lutter contre les maladies cardiovasculaires ou contre les pertes de mémoire (comme Alzheimer par exemple). Produits permettant de prendre soin de la peau, produits anti-âge. Ce besoin est engendré par une tendance à vouloir refuser le vieillissement, ce qui est le cas de 15 % des seniors (source étude Eurasiam). Produits pour lutter contre la dégradation de la vue. Besoins accrus en hydratation. Produits au goût rehaussé et à la texture adaptée pour faciliter la mastication : le plaisir de manger est un élément pilier de l alimentation des seniors. Ce plaisir peut être altéré par une perte du sens du goût et une mauvaise dentition par exemple. Une offre croissante en nutrition santé et alicaments visant à satisfaire les besoins des seniors qui sont demandeurs en matière de santé 154, marché fortement monopolisé par les grandes industries agroalimentaires Produits enrichis en calcium : Eau minérale Taliance de Danone. Lait Calcium Plus de Candia. Produits enrichis en Omégas 3 ou en antioxydants pour lutter contre les maladies cardiovasculaires ou pour la dégradation de la vue : Gamme Cœur de Vie de Fruit d Or. Lait Candia aux Omégas Liste d exemples non exhaustive 187

188 Annexe B : Nutrition adpatée Produits enrichis en antioxydants et/ou en vitamines qui permettent d agir sur le vieillissement de la peau, la dégradation de la vue ou les maladies cardiovasculaires : Yaourt Essensis de Danone. Huile d olive de Lesieur à teneur contrôlée en antioxydants. Produits anti-cholestérol : Danacol de Danone. Sauce Actisérol de Lesieur. Boissons santé : Eau minérale de Vichy Célestins qui affirme augmenter l hydratation de l épiderme de 7 %. Jus Tropicana (raisin-pomme-mûre-cassis-cranberry) aux antioxydants pour lutter contre le vieillissement cellulaire. Les entreprises du secteur alimentaire pourraient offrir plus de produits à destination des plus de 50 ans : des produits de prévention ou de confort à but non curatif dans les domaines de l ostéoporose, des maladies cardiovasculaires et des soins de la peau. Les deux principaux obstacles sont d ordre réglementaire puisqu il faut que les pouvoirs publics l autorisent, et d ordre informationnel puisque les seniors eux-mêmes ignorent les moyens de se protéger contre les risques qu ils vont rencontrer. La nutrition clinique couvre 3 marchés Nutrition orale : marché détenu par des industries agroalimentaires et pharmaceutiques. Nutrition entérale 155 : marché détenu par des industries agroalimentaires et pharmaceutiques. Nutrition parentérale 156 : marché détenu par l industrie pharmaceutique uniquement. La nutrition clinique est un marché qui pèse 8 milliards de dollards 157 sur lequel s affrontent des multinatinationales issues de l industrie de la santé et de l industrie agroalimentaire Entreprises agroalimentaires qui se sont diversifiées en nutrition clinique : Nestlé, Danone, Lactalis Industrie pharmaceutique : Fresenius Kabi, Abbott, Baxter, B Braun Certaines entreprises pharmaceutiques sont positionnées sur la nutrition parentérale uniquement (ex : Baxter, B Braun). Certaines entreprises sont positionnées sur la nutrition orale et entérale uniquement (ex : Lactalis). Certaines entreprises couvrent les trois segments de marché (ex : Fresenius Kabi). Suppléments nutritionnels oraux : une offre qui couvre plusieurs besoins, offre qui va 155 Nutrition par sonde qui permet d apporter les nutriments nécessaires directement dans le tube digestif (d après Fresenius Kabi) : isocaloriques, normoprotidiques éventuellement enrichies en fibres, hypercaloriques, hyperprotidiques, hypocaloriques, semi-élémentaires, spécifiques (d après lactalis.fr). 156 Administration intraveineuse de macronutriments (glucose, lipides, protéines) et de micronutriments (eau, électrolytes, vitamines). La nutrition parentérale n est pas dédiée uniquement aux seniors. La nutrition parentérale est indiquée lorsque l alimentation orale ou entérale est impossible, insuffisante ou contre-indiquée (d après baxter.fr). Elle n est pas dédiée uniquement aux seniors. 157 D après Le Figaro 188

189 Annexe B : Nutrition adpatée s étendre 158 Des produits pour les troubles de la déglutition : Nutilis : épaississant. Eau gélifiée Gelodiet. Des produits mixés pour les difficultés de mastication : Nutra mix : plat mixé. Des produits pour les personnes atteintes de cancer : Forticare : complément alimentaire riche en protéines, enrichi en EPA, anti-oxydants, vitamines, minéraux et fibres. Des suppléments nutritionnels pour lutter plus généralement contre la dénutrition ou les troubles de la fonction gastrique : Fortimel : complément alimentaire riche en protéines, minéraux, vitamines et oligoéléments. Fortisip : boisson de style milk-shake pour les personnes qui ne peuvent pas consommer assez de produits solides pour maintenir une alimentation équilibrée. Il contient des protéines et tous les minéraux, vitamines et traces d éléments nécessaires à une alimentation complète en nutriments Nutridrink : complément alimentaire ou repas, boisson au goût de lait contenant la quantité recommandée de protéines, lipides, glucides, vitamines et minéraux ainsi que du lactose, du gluten et des fibres alimentaires. Nutren : préparation liquide à haute densité calorique, nutrition orale ou entérale. Peptamen : préparation nutritive pour personnes dont la fonction gastrique est altérée, nutrition orale ou parentérale. Compléments alimentaires : léger redressement en fin d année 2010 Après une croissance très forte, ce marché a connu une baisse à partir de 2008 et s est un peu redressé à partir de la fin de l année On peut relativiser en précisant que cette baisse est en partie due à une forte baisse des produits minceurs, qui ne concernent pas tellement les seniors mais plutôt les individus plus jeunes. 158 Liste non exhaustive fournie à titre d exemple 189

190 Annexe B : Nutrition adpatée B/ Maturité du marché en France : en croissance La nutrition est l un des deux domaines du marché des seniors les plus développés en France, avec celui de la santé. Les acteurs du marché se développent sur le marché de la nutrition adaptée Danone : Extension de sa division santé sur des nouveaux pays, notamment le Mexique en Rachat de la société américaine Medical Nutrition en Division nutrition médicale de Danone : croissance de 9% du chiffre d affaire entre 2009 et Nestlé : Acquisition du groupe anglais Vitaflo en Création d une nouvelle filiale en 2011 pour couvrir les activités de nutrition santé du groupe : Nestlé Health Science. Ces acteurs ont perçu l intérêt et les opportunités offertes par le vieillissement de la population et la demande croissante de produits nutritionnels de santé. C/ Estimation de l intensité de la recherche en France : forte R&D très active dans les centres de recherche des grands groupes. R&D quasi inexistante chez les PME & TPE. Les PME sont peu attirées par l innovation nutritionnelle, qui nécessite de gros investissements. L allégation santé est difficile à obtenir et elle coûte cher : à euros. C est un coût difficile à supporter pour des PME qui veulent se lancer plus profondément en nutrition santé, et qui pourrait conduire les plus performantes des PME à intéresser le secteur pharmaceutique qui pourrait les racheter, ce dernier étant mieux équipé financièrement et structurellement pour monter des dossiers d allégation santé. (Les PME/TPE représentent pourtant 99 % des entreprises agroalimentaires et 65 % des effectifs en ce qui concerne le cas particulier de la région Nord-Pas de Calais 160 ). 159 D après D après Etude Direccte 190

191 Annexe B : Nutrition adpatée d/ Description du marché dans d autres pays Les aliments fonctionnels sont très plébiscités par les seniors dans les autres pays développés. Exemple du Japon. Le Ministère de la Santé japonais a créé un label «Foshu» pour les produits contenant des ingrédients censés améliorer la santé et le gouvernement subventionne les entreprises créant des aliments bénéfiques pour la condition physique des seniors. Les marchés français et japonais des produits antioxydants se développent indépendamment l un de l autre mais suivent le même chemin. L un des domaines qui est lié à la nutrition sans pour autant être spécialisé dans ce secteur est la distribution. Il y a au Japon de grands magasins comme Mitsukoshi et Keio qui ont mené de véritables réflexions et projets autour des seniors, ce qui leur a permis d imaginer de nouveaux agencement, produits, concepts et services pour satisfaire les besoins des seniors. Ils ont par ailleurs été jusqu à réserver des rayons voire des étages entiers de leurs grandes surfaces pour les seniors. 191

192 Annexe B : Nutrition adpatée e/ Intensité de la concurrence NOUVEAUX ENTRANTS : Actuellement, l'innovation nutritionnelle est principalement portée par les grands groupes qui ont de gros moyens financiers, et les PME ne sont pour le moment pas très attirées par l'innovation nutritionnelle qui coûte cher. Toutefois ces dernières ont un rôle à jouer en matière de nutrition senior en étant plus flexibles que les grands groupes. Il n'est donc pas inenvisageable que de nouveaux entrants principalement de type PME pourraient arriver en nombre dans les années qui viennent, mais il est également possible que d'autres grands groupes qui ne sontpas encore positionnés sur la nutrition adaptée arrivent sur cemarché. Il y a néanmoins des possibilités de rachat des PME les plus performantes par des grands groupes disposant de meilleures capacités pour des dossiers d'allégations santé. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES FOURNISSEURS : FAIBLE Les fournisseurs sont nombreux, possibilité d intégration vers l aval de gros groupes sur des PME plus petites n ayant pas d aussi gros moyens, le coût de transfert est faible. Intensité de la concurrence pour les distributeurs Pas nécessairement très marquée pour le moment, mais va s intensifier à mesure que l intérêt du marché des seniors va augmenter. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES CLIENTS : FORT La population des seniors augmente, les fournisseurs de produits nutritifs sont nombreux, les produits de substitution existent et le coût de transfert est faible et prévisible. PRODUITS DE SUBSTITUTION : Il existe de nombreux produits offrant les mêmes bénéfices pour les seniors, que ce soit des produits naturels ou des produits spécifiquement conçus pour apporter des "plus" nutritionnels (à priori aucun n'étant spécialement ciblé seniors). La différence pourrait se faire sur l adaptation du goût et de la texture pour les seniors perdant le sens du goût et ayant une moins bonne dentition. 192

193 Annexe B : Nutrition adpatée f/ Acteurs du marché Exemple d acteurs internationaux Nestlé : multinationale présente sur les marchés d alimentation santé à destination du grand public et sur la nutrition clinique. (CA 2010 : 90 milliards d euros, CA 2010 Nestlé division médicale : 1,22 milliards d euros 161 ) Fresenius Kabi : laboratoire pharmaceutique allemand présent sur les marchés de la nutrition clinique. (CA 2010 : 3,7 milliards d euros 162 ) Abbott : multinationale américaine présente sur plusieurs marchés de la santé, dont la nutrition clinique. (CA 2010 : 35,2 milliards de dollards 163 ) Exemple d acteurs français Danone : multinationale présente sur le marché des produits laitiers frais (n 1 mondial), eaux (n 2 mondial en volume), nutrition infantile, nutrition médicale (Nutricia) (CA 2010 : 17,01 milliards d euros, CA 2009 Danone nutrition médicale : 925 millions d euros 164 ). Lactalis Nutrition Santé : société proposant des produits de nutrition clinique. (CA 2010 : 117,8 millions d euros 165 ) 161 D après l Usine Nouvelle 162 D après D après chiffre d affaires de l ensemble du groupe. 164 D après Easy bourse 165 D après societe.com 193

194 annexe b : nutrition adpatée 3/ fonctionnement Du marché a/ type De marché On retrouve sur le marché de la nutrition adaptée aussi bien des multinationales que des entreprises nationales, ce qui veut dire que le marché est à la fois mondial, et national. On peut affiner cette appréciation en précisant que les entreprises mondiales sont surtout de grandsgroupes disposant de capacités plus puissantes à s exporter et à avoir une visibilité sur le marché international. Typiquement, Danone et Nestlé se retrouvent dans cette catégorie. Type de marché Mondial National Régional b/ chaîne De valeur Fabricants Distributeurs -Grossites répartiteurs -Prestataires de services -Pharmacies & parapharmacies -Grandes surfaces -Vente par Internet Etablissements médicosociaux Circuit hospitalier Intermédiaires éventuels -Associations -CLIC -Réseaux de santé -Professionnels de santé : prescripteurs (médecin), professionnels de santé (infirmière, assistante sociale...) -Structures qui interviennent : HAD, SAD, SSIAD. Senior Canaux de distribution des compléments alimentaires Grandes et moyennes surfaces 9% Autres 13% Parapharmacies 8% Magasins spécialisés 12% Pharmacies 58% Source : étude Eurasanté, Le marché européen et français des compléments alimentaires,

195 Annexe B : Nutrition adpatée 4/ Enjeux & perspectives Perspective globale : augmentation de 23 % des dépenses des séniors en alimentation jusqu à 2015 En partant de l hypothèse d une croissance molle (1.6 % par an) sans prise en compte de la part des entreprises des adaptations de produits et de services en fonction du vieillissement physique et cognitif : les dépenses des seniors entre 2005 et 2015 en matière d alimentation devraient potentiellement augmenter de 23 %. 166 Le secteur alimentaire peut imaginer encore plus d offres pour les besoins de santé des plus de 50 ans Ces offres potentielles concernent notamment les produits de prévention et de confort à but non curatif pour combattre l ostéoporose et les maladies cardiovasculaires et pour les soins de la peau. L offre concernant les produits de nutrition adaptée pour la personne âgée peut encore largement augmenter Nestlé et Danone misent sur le marché de la nutrition santé et comptent étendre encore leurs parts de marché. Danone Research développe le produit Souvenaid, «boisson enrichie en nutriments élaborée dans le but d améliorer les fonctions cognitives» D après le Crédoc, D après Danone.fr 195

196 Annexe B : Nutrition adpatée 5/ Recommandations Bien identifier sa stratégie de communication : Chaque produit doit être étudié attentivement. Il peut y avoir aussi bien des produits générationnels comme de la nutrition adaptée pour le quatrième âge (aliments spécifiquement adaptés au goût rehaussé ou plus faciles à mâcher par exemple) que des produits générationnels comme la viande, les légumes On peut communiquer de manière générationnelle sur un produit générationnel, de manière intergénérationnelle pour un produit intergénérationnel. Un produit générationnel peut aussi relever le défi d avoir une communication intergénérationnelle qui lui permette de ne pas de focaliser d une manière négative sur l âge senior, ce qui est important puisque les baby-boomers refusent de vieillir et se voient en règle générale 10 à 15 ans plus jeunes qu ils ne le sont. On peut lister trois types de communications sur des produits seniors : La première est la plus risquée et donc la moins recommandée : l étiqueter clairement senior, sans détour. Communiquer sur un avantage, un bénéfice qu apporte le produit. Par exemple : efficace contre le cholestérol, bon pour la santé Cibler de manière implicite sur les valeurs. Quelques éléments à ne pas oublier pour communiquer sur le marché des seniors : les baby-boomers veulent avoir le choix. Donner des chiffres et des éléments scientifiques sans en abuser. Présenter le baby-boomer comme une personne active. Bien choisir sa communication. Avoir une publicité adaptée avec un produit adapté. Si le produit est adapté mais pas la publicité, le risque d échec est grand. Avoir une vision globale des choses : ne pas développer un produit senior si la grande distribution refuse de le distribuer. Les seniors sont une catégorie de population qui refuse d exprimer ses besoins plus que les autres, les suivre dans leur quotidien et les observer est donc nécessaire pour comprendre leurs pratiques. 196

197 Annexe B : Nutrition adpatée D un point de vue entreprises : les PME ont un grand rôle à jouer sur le marché des seniors, malgré leur peu d intérêt actuel pour l innovation nutritionnelle. Les grandes entreprises ont intérêt à abandonner une vision strictement marketing du marché et s appuyer sur des chercheurs et des experts pour promouvoir l innovation. Les PME doivent aussi être appuyées par des experts en nutrition et en santé, mais aussi par des spécialistes du marketing pour définir leur stratégie. Les équipes marketing, R&D et design doivent travailler ensemble. D un point de vue produits : Produits adaptés aux évolutions physiques et sensorielles, par exemple la perte de goût et la détérioration de la dentition Allégation santé Les stratégies de R&D prennent trop rarement en compte cet aspect en amont de la conception des produits. L allégation santé est explicitée par le règlement 1924/2006/CE qui stipule la possibilité de porter une ou des allégations santé à partir de janvier Les demandes doivent être faites auprès du seul organisme européen reconnu pour pouvoir délivrer les allégations qui est l EFSA (European Food Safety Authority). En dehors du coût de la demande 168, il faut aussi envisager le coût d un refus d allégation qui peut se monter de à euros hors études cliniques. L impact d un refus peut être encore plus lourd puisqu il peut se ressentir négativement non seulement sur les ventes du produit incriminé, mais en plus sur tous les produits de la même marque. Site intéressant à connaître : besoins nutritionnels théoriques des seniors ( à euros 197

198 Annexe B : Nutrition adpatée Bibliographie Publications, ouvrages, rapports Crédoc, Etude de l impact du vieillissement de la population sur l offre et la demande de biens et de services de consommation, Juin CAD 22 (Côtes d Armor Développement), L alimentation des seniors : un marché pour demain?, Avril Eurasiam (Institut Européen du Management Asiatique), Etude comparative du marché des seniors japonais et français : opportunités croisées, par David Barboni, Direccte Nord Pas-de-Calais, Enjeux pour l industrie du Nord Pas-de-Calais, La Filière Santé Régionale, un facteur de développement pour l industrie du Nord Pas-de-Calais, Eurasanté, Le marché européen et français des compléments alimentaires, EasyBourse.com, article «Agroalimentaire : la nutrition médicale, un marché de niche prometteur?», 3 septembre 2010, site informationnel L Usine Nouvelle, article «La santé, encore plus stratégique pour Nestlé», 27 septembre 2010, site infomationnel Web Baxter France, site d entreprise Lactalis Nutrition Santé, site d entreprise Fresenius Kabi, site d entreprise Danone, site d entreprise Nestlé, site d entreprise Nestlé nutrition, site informationnel sur les produits nutritifs de Nestlé Nutricia, site d entreprise Nutilis, site d entreprise Wikipedia, site informationnel, pages consultées : groupe Danone, groupe Nestlé Agroalimentaire.fr, blog consacré aux industries agroalimentaires Nutrisenior, site associatif WK Pharma, dossier «Compléments alimentaires», mars 2009, site informationnel pour les professionnels de la pharmacie Strategies.fr, article «L alimentation se découvre des vertus», 18 janvier 2007, site informationnel Societe.com, site informationnel 198

199 Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau Cette fiche concerne les marchés permettant de lutter contre le vieillissement et de prendre soin de la peau : cosmétiques etc Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau Traiter la maladie Crèmes, savons... Maturité du marché Aperçu du marché Intensité de la concurrence Intensité de la demande Potentiel de développement Exhaustivité de l'offre 199

200 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau Sommaire 1/ SWOT / Etat des lieux a/ Description du marché en France b/ Maturité du marché en France : EN CROISSANCE c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : forte d/ Description du marché dans d autres pays e/ Intensité de la concurrence f/ Acteurs du marché / Fonctionnement du marché a/ Type de marché b/ Chaîne de valeur / Enjeux & perspectives / Recommandations Bibliographie

201 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau 1/ SWOT FORCES La France est le leader mondial des cosmétiques avec une notoriété affirmée dans ce secteur. Secteur très actif sur lequel la R&D et l innovation sont très présentes. Secteur qui a su mettre en place un marketing adapté pour attirer de nouveaux clients. FAIBLESSES Entreprises à la pointe en recherche sur les matériaux et les TIC, innovation permanente qui ouvre de nouvelles perspectives. Nombreuses opportunités d exportations. Développement du maintien et de l hospitalisation à domicile : demande croissante en équipements, pathologies lourdes à prendre en charge à domicile. Malgré un léger ralentissement, le secteur des cosmétiques a très bien résisté à la crise. OPPORTUNITES Marché mondial en forte croissance et de plus en plus vaste. Augmentation de la consommation de cosmétiques chez les hommes. MENACES Marché très concurrentiel : beaucoup de nouveaux entrants étrangers, notamment sur les produits naturels et bios. Arrivée de la génération des seniors babyboomers qui sont très portés sur le concept du «rester jeune». Un nombre significatif de marchés porteurs et émergents à considérer. 201

202 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau 2/ Etat des lieux Maturité du marché en France Maturité du marché en France Estimation de l intensité de la recherche en France Forte Moyenne Estimation de l intensité Faible de la recherche en France Forte Moyenne Faible a/ Description du marché en France Le marché des cosmétiques se décompose en cinq grandes catégories, dont les soins de la peau représentant la plus grosse part avec 32 %, qui ne cesse d augmenter. Source : étude l Oréal, Un marché cosmétique résistant, 2008 Attentes des seniors Avec le vieillissement de plus en plus marqué de la population des pays développés, arrive la génération des baby-boomers, génération de seniors très attentive à la qualité et aux conseils. Ils représentent une clientèle très exigeante avec une forte préférence pour les soins à forte valeur ajoutée technologique. Les européennes de 60 ans et plus représentent 34 % du marché des soins du visage ; elles achètent en moyenne deux fois plus de produits que les femmes de moins de 25 ans. 202

203 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau Source : étude l Oréal, Un marché cosmétique résistant, 2008 Les baby-boomers sont des seniors qui se voient souvent 10 à 15 ans plus jeunes qu ils ne le sont, ce qui est probablement l une des conséquences d un monde où le concept de «rester jeune» prend une importance croissante (et pas seulement chez les seniors). A l heure actuelle, les solutions anti-âge de type Botox ou la chirurgie esthétique sont encore mal perçues. La population a plus tendance à se tourner vers la «méthode douce» des cosmétiques, utilisant des crèmes, lotions toniques Beaucoup de personnes utilisent donc des crèmes anti-rides ou d autres produits de beauté anti-âge. Les Femmes On peut également signaler que les femmes atteintes de ménopause recherchent des soins capillaires ou des produits de coloration, permettant de redonner une nouvelle jeunesse à leur cheveux. Les hommes Du côté des hommes, la consommation de cosmétiques est en forte croissance. Ce phénomène peut s expliquer par : l apparition d hommes très soucieux de leur apparence et aimant prendre soin d eux Le rôle de la presse qui publie un nombre croissant d articles, de conseils et d informations de santé pour les hommes. La logique est poussée à son paroxysme avec par exemple le magazine GQ, entièrement dédié aux hommes. L influence de la femme, qui va souvent pousser l homme à acheter des produits cosmétiques, voire les lui offrir. En matière de cosmétiques, contrairement aux femmes, les hommes veulent de la simplicité et de la rapidité, et non de longues explications complexes. Cela implique d adapter l étiquetage des produits. Offre très complète Du côté de l offre, on trouve déjà à priori tout ce que l on peut désirer en produits cosmétiques anti-vieillissement, mais cela n empêche pas que l innovation est rendue essentielle par des évolutions technologiques repoussant toujours plus loin les limites des produits et leur efficacité. 203

204 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau b/ Maturité du marché en France : en croissance La France est le leader mondial du secteur des cosmétiques et détient à elle seule près d un cinquième du marché mondial (18 %). Elle figure au premier rang des exportateurs (17,9 %) devant l Allemagne (11,7 %) et les USA (11 %). Le secteur cosmétique est le quatrième secteur de l économie française, de par son solde commercial et il réalise chaque année un chiffre d affaire global de 16 milliards d euros 169. Le secteur cosmétique a connu sur les quinze dernières années une croissance annuelle avec des taux de +3 % à + 5,5 % environ, selon les années 170. Des chiffres spécifiques au marché des cosmétiques pour les hommes font état d une croissance de 60 % en 2003 et d une croissance du chiffre d affaires de 140 % entre 1997 et D après lesechosdelafranchise.com 170 D après une étude effectuée par l Oréal, Un marché cosmétique résistant,

205 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : forte La recherche est très forte dans ce secteur, avec des évolutions et des innovations permanentes. Les investissements sont importants. On recense en France, 450 sites de recherche ou de fabrication dans 74 départements différents. Les exemples suivants 171 nous illustrent les investissements réalisés (les différences entre les chiffres sont à mettre en rapport avec les différentes tailles des groupes cités) : Le cumul d investissements en R&D du seul groupe leader mondial L Oréal sur dix ans se monte à plus de 3,2 milliards d euros. Le groupe dépose en moyenne 525 brevets par an depuis Ces chiffres sont à mettre en rapport avec la volonté du groupe de renouveler chaque année la totalité de sa gamme. Le groupe Nivea a mobilisé 127 millions d euros en R&D en 2007, soit 2,3 % de son chiffre d affaire. Yves Rocher a investi 10 millions d euros en R&D en 2005 et lance en moyenne 500 nouveaux produits chaque année dans le monde. d/ Description du marché dans d autres pays Le marché mondial des cosmétiques était de 71,9 milliards de dollars (53,4 milliards d euros) en Les Etats-Unis représentent le premier marché des cosmétiques au monde et le premier pays importateur de produits cosmétiques avec 9 % de parts de marché 4. La France, leader mondial des cosmétiques, bénéficie d une très bonne image auprès des américains et elle en est le premier fournisseur. Le second marché est celui du Japon, estimé à 18,7 milliards d euros en La France en est le premier fournisseur. Les femmes japonaises ont un fort pouvoir d achat et elles sont soucieuses de leur apparence, pouvant consacrer un budget conséquent. Très bien informées et attirées par les nouveautés, elles ont une forte propension à essayer les nouveaux produits. 90 % des femmes consomment déjà des cosmétiques dans ce pays, mais les nouvelles cibles que sont les hommes et les seniors vont probablement encore tirer le marché vers le haut. Les japonaises portent une attention extrême à leur peau, plaçant les produits de soins pour la peau à 46,1 % des parts de marché en 2009, suivis des produits de maquillage à 22,5 % et des soins capillaires à 18,5% D après Etude Marketing Etudiant, Le marché des cosmétiques en France 172 D après Ubifrance, Fiche secteur Cosmétiques

206 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau e/ Intensité de la concurrence NOUVEAUX ENTRANTS : Les opportunités offertes par le secteur des cosmétiques attire un grand nombre de nouveaux entrants (notamment sur la filière des cosmétiques naturels et bio), arrivant souvent avec des produits milieu de gamme à des prix abordables. Toutefois, face aux grands groupes leaders qui ont de gros moyens pour conquérir des parts de marché (que ce soit en croissance interne ou externe), les nouveaux doivent faire face à de gros enjeux : capitaliser sur la légitimité de leur positionnement et se poser en alternative aux leaders, augmenter la visibilité et la notoriété, développer leur offre et entrer rapidement en particulier sur des segments émergents, élargir leur distribution et se mettre sur des canaux alternatifs. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES FOURNISSEURS : MOYEN/ FAIBLE Le grand nombre de fournisseurs et de produits de substitution diminue fortement leur pouvoir de négociation. Néanmoins, certains fournisseurs que sont les grands groupes présentent des menaces de rachat sur des entreprises plus petites. Le pouvoir de négociation de ces grands groupes est plus élevé que celui des entreprises plus petites. Intensité de la concurrence Ce marché est extrêment concurrentiel du fait de la demande très forte et croissante, puisque le secteur cosmétique est exactement en phase avec les besoins de bien-être et de jeunesse des populations actuelles. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES CLIENTS : FORT/ MOYEN Les clients sont très concentrés et très nombreux. De plus, il existe un grand nombre de fournisseurs. Il y a beaucoup de produits de substitution, qui peuvent toutefois être commercialisés par le même groupe. les coûts de transfert sont prévisibles et relativement faibles en fonction des différentes gammes de produit (bas/milieu/haut de gamme). PRODUITS DE SUBSTITUTION : Il existe des produits d'alimentation pouvant présenter des caractéristiques nutritionnelles bénéfiques pour les soins de la peau, certains sont conçus spécifiquement dans ce but. 206

207 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau f/ Acteurs du marché Avant toute chose, il faut préciser que le n 1 mondial des cosmétiques est le Groupe français l Oréal, dont ses activités sont exclusivement réservées à ce secteur. Si d autres entreprises citées ici ont un chiffre d affaires supérieur à celui de l Oréal, c est parce qu elles sont aussi positionnées sur d autres secteurs tels que la pharmacie, les produits d entretien, les produits d hygiène voire même des cafés et snacks (Procter and Gamble par exemple). Exemple d acteurs internationaux Procter and Gamble : entreprise américaine. Sa filière cosmétique représente 33,8 % de son activité 173. On y trouve principalement des soins pour les cheveux. Parmi ses marques, on peut trouver Head & Shoulders (seconde marque de shampooing la plus vendue au monde selon un rapport annuel de l entreprise), Pantene (un autre shampooing) et Wella (firme cosmétique filiale de P&G, à la pointe dans son domaine). (CA 2010 : 56 milliards d euros 174 ) Kao Corporation : entreprise japonaise du secteur des cosmétiques. On peut citer parmi ses marques Sofina (soins de la peau), Kanebo (soins du visage) ou encore Asience (soins capillaires). (CA 2010 (arrêté au 31 mars 2011) : 8,12 milliards d euros 175 ) Exemple d acteurs français L Oréal : entreprise française n 1 mondial du secteur (CA 2010 : 19,5 milliards d euros 176 ). Elle se divise en plusieurs branches : Produits grands publics, dont les marques Garnier, Maybelline New York Produits professionnels, dont les marques Redken, Matrix, Mizani Produits de luxe, dont les marques Lancôme, Biotherm, Cacharel Cosmétique active, dont les marques Vichy, SkinCeuticals, Innéov LVMH : entreprise française dont le chiffre d affaire 2010 se monte à 20,3 milliards d euros dont 3,7 en cosmétiques, principalement en parfums 177. On y trouve les marques Christian Dior, Guerlain, Kenzo Parfums 173 D après Wikipédia 174 D après Ubifrance, Fiche secteur Cosmétiques D après Ubifrance, Fiche secteur Cosmétiques D après Ubifrance, Fiche secteur Cosmétiques D après Ubifrance, Fiche secteur Cosmétiques

208 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau 3/ Fonctionnement du marché a/ Type de marché Ce marché est un marché entièrement mondial, c est un secteur qui touche tous les pays et dont toutes les plus grosses entreprises sont des multinationales. Type de marché Mondial National Régional b/ Chaîne de valeur Distributeurs Distribution sélective (sélection des points de vente par le fournisseur) Grande distribution Fabricants Fournisseurs Vente sur conseil pharmaceutique (parapharmacie, pharmacie) Clients seniors Vente directe (notamment essor d'internet) Chaîne de distribution dont la marque est propriétaire (Yves Rocher possède ses propres magasins) 208

209 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau 4/ Enjeux & perspectives Les marchés majeurs sur lesquels il faut rester présent et maintenir les parts de marché françaises sont 178 : Les USA : 5 ème partenaire de la France qui détient 7 % de parts de marché. L Allemagne : premier partenaire de la France qui détient 14 % de parts de marché. Le Royaume-Uni, 3 ème partenaire de la France qui y détient 9,6 % de parts de marché. Les marchés porteurs et les marchés émergents 179 Les marchés porteurs suivants sont à prendre en compte afin d y augmenter les parts de marché : La Russie: 6 ème partenaire de la France qui détient 5 % de parts de marché. Demande en forte progression (+ 24 %). Le Canada : 19 ème partenaire de la France qui détient 1,3 % de parts de marché. Demande en forte progression (+ 10,3 %). Hong Kong, 15 ème partenaire de la France qui détient 1,7 % de parts de marché. Demande en forte progression (+ 27 %). Singapour : 8 ème partenaire de la France qui détient 3,4 % de parts de marché. Demande en forte progression (+ 28 %). La Corée du Sud : 14 ème partenaire de la France qui détient 1,8 % de parts de marché. Demande en forte progression (+ 21 %). Les marchés émergents suivants ne font pas partie des principaux clients français, mais constituent des marchés à fort potentiel : La Turquie: 21ème partenaire de la France qui détient 1,05 % de parts de marché. Le Brésil : 27ème partenaire de la France qui détient 0,76 % de parts de marché. Le Chili, 46ème partenaire de la France qui détient 0,2 % de parts de marché. Un marché de plus en plus vaste La consommation de produits cosmétiques augmente dans les pays émergents, grâce à l augmentation des revenus et l amélioration progressive des conditions de vie. Dans les pays asiatiques, une mise en relation entre la consommation de cosmétiques au sein des pays et leur Indicateur de Développement Humain (IDH) semble suggérer que certains facteurs dont dépendent les conditions de vie (espérance de vie, urbanisation, accès à l instruction, mobilité) pourraient participer au développement du marché des cosmétiques D après Ubifrance, Fiche secteur Cosmétiques D après Ubifrance, Fiche secteur Cosmétiques D après l étude l Oréal, Un marché cosmétique résistant,

210 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau Indice IDH et marché cosmétique par personne : exemple de l Asie Le Brésil et la Chine sont devenus respectivement les troisième et quatrième marchés mondiaux en 2008, la Chine n était qu en huitième position en 1998, une huitième position occupée en 2008 par le marché en croissance de la Russie 181. Une très forte augmentation du nombre de seniors. En 2020, la planète comptera environ un milliard de jeunes seniors, dont près d un tiers en Chine (source Etude l Oréal, Un marché cosmétique résistant, 2008). Le marché de l homme en croissance. Le marché des cosmétiques dédiés aux hommes a fortement augmenté ces dix dernières années. Si une part importante d hommes consommant des cosmétiques n est pas encore considérée comme des seniors, cela n empêche pas qu ils conserveront, voire amplifieront, leur habitude de consommation de ces produits. 181 D après l étude l Oréal, Un marché cosmétique résistant,

211 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau 5/ Recommandations Prendre en compte les réglementations Les réglementations en matière de cosmétiques ne sont pas les mêmes dans tous les pays bien que la mondialisation ait induit une harmonisation globale des lois locales en fonction des lois internationales. Il faut porter une grande attention à ces réglementations qui régissent le marché des produits cosmétiques. En France, l organisme chargé de contrôler et de sécuriser le secteur est l ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé). Les normes communautaires européennes imposent des indications devant figurer sur les produits et/ou leurs emballages pour informer correctement le consommateur. Les marques peuvent rajouter d autres indications si elles le souhaitent, mais ces suppléments doivent être exacts, non mensongers et le produit n a pas le droit de revendiquer des propriétés thérapeutiques. Points importants pour l exportation Dans certains pays, peut se poser le problème des contrefaçons (Chine/Hong Kong par exemple). Dans d autres pays, les formalités de douanes peuvent être une question sensible (Russie par exemple). Prendre en compte les particularités des différents pays, par exemple en Allemagne où l écologie est quelque chose de très ancré, les produits naturels / éco-responsables / bios ont de fortes chances d avoir particulièrement leur place. Avoir une stratégie marketing adaptée Sur un marché aussi concurrentiel que celui des cosmétiques, le marketing de masse usuel visant à répondre aux attentes du client moyen n est plus suffisant et nécessite de nouvelles approches stratégiques. Pour garantir leur pérennité, les entreprises ont dû revoir leurs stratégies et situer beaucoup plus finement les besoins de leurs clients en utilisant la segmentation. Elles se sont aussi mises à offrir bon nombre de nouveaux services souvent personnalisés. A titre illustratif, le site internet de Nivea permet la création d un profil dans lequel le client peut donner les caractéristiques de sa peau, ses attentes et besoins, et il peut ainsi recevoir des conseils personnalisés. Contrairement au marketing traditionnel, le but ici recherché n est pas de chercher à provoquer l achat immédiat mais avant tout de consolider durablement les liens entre le client et la marque. C est pourquoi la personnalisation de services est poussée à son paroxysme afin de renforcer la fidélité des clients, pour garantir un grand nombre d achats sur des périodes de temps considérables. La très forte montée en puissance d Internet et sa démocratisation, en plus de constituer un réseau de distribution supplémentaire et de créer un lien plus facile avec le client, ont fait énormément progresser ces stratégies de marketing direct one-to-one qui n ont pas remplacé le marketing de masse mais sont venues l appuyer. En effet, le marketing de masse subsiste : spots à la télévision, affichage dans les villes, publicités dans la presse écrite (notamment féminine), et également une communication plus personnalisée via s voire des messages sur les téléphones portables. Ces stratégies de marketing doivent évoluer en coordination pour tenir la clientèle informée et pour attirer de nouveaux clients. Pour ce faire, le client sera incité à s abonner à une newsletter et à s inscrire à des communautés en ligne pour bénéficier d échanges, de conseils 211

212 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau Pour créer une bonne relation client, il suffit d avoir son nom, son adresse, son profil de consommation complet afin de se constituer des bases de données solides. L enseigne Yves Rocher a l avantage d avoir son propre réseau de magasins, ce qui lui permet d obtenir facilement les informations et d analyser la fréquence d achat de ses clients, de leur offrir une carte de fidélité, Pour inciter des clients à s inscrire à une newsletter, on peut par exemple leur proposer des avantages, des réductions personnalisées en fonction de leurs profils. On peut aussi citer l exemple de L Oréal Paris qui diffuse ses innovations dans la presse féminine au travers de «Fiches beauté» en ligne attribuant des notes aux produits pour conseiller les visiteurs (cela se fait sur le site internet du magazine ELLE). En adhérant à la communauté, les clientes ont la possibilité de participer à la construction des fiches en donnant leur avis, ce qui est une manière de faire la promotion du produit tout en proposant des conseils personnalisés. L avantage est double : Cela attire de nouveaux clients, leur donne de l information et les fidélise, le client est ainsi mis au centre de la communication et peut répandre lui-même l information de manière très utile et efficace pour la marque. Cela procure aux marques une meilleure connaissance des clients, ce qui est très utile pour répondre à leurs besoins sur un marché où les profils et les attentes varient énormément en fonction des gens. 212

213 Annexe B : Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau Bibliographie Publications, ouvrages, rapports L Oréal, Un marché cosmétique résistant, 2008 Marketing-étudiant, Le marché des cosmétiques en France, 2008 Ubifrance : Fiche secteur Cosmétiques, 2011 Cosmétiques à Taiwan, 2011 Cosmétiques au Japon, 2011 Web Wikipédia, site informationnel, pages visitées : Procter and Gamble Kao Corporation L Oréal LVMH Groupe Les Echos, site informationnel, dossier cosmétiqueparfumerie, 27 février 2009, deux articles consultés : Cosmétiques et parfumerie : un marché qui sent bon la croissance Cosmétiques et parfumerie : la concurrence passe à l attaque Cosmetic Valley, article «Marché cosmétique et parfums, les chiffres», 15 février 2010, site du pôle de compétitivité situé à Chartres Eurostaf (filiale du groupe Les Echos), page concernant l étude de marché «Le marché français des cosmétiques bio et naturels», site informationnel Observatoire de la franchise, article «Le marché des parfums et cosmétiques», 20 avril 2009, site informationnel Senior Actu, site informationnel, articles consultés : «Techniques anti-âge : une pratique encore tabou pour un bon nombre de personnes», 30 août 2011 «Ménopause, pour une chevelure pleine de vitalité et d éclat malgrè les changements hormonaux», 1 er août 2011 «Salon des seniors, la beauté n a pas d âge», 17 décembre 2010 «La beauté de demain : le diktat du «vieillir moins «s effacera devant celui du «vieillir bien»», 8 novembre 2010 Kao Corporation, site d entreprise Procter & Gamble, site d entreprise L Oréal, site d entreprise LVMH, site d entreprise 213

214 Traiter la maladie Cette fiche reprend l étude du marché des traitements permettant de lutter contre les maladies (le marché des médicaments). Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de sa peau Traiter la maladie Médicaments pour la lutte contre Alzheimer, médicaments diverses... Maturité du marché Aperçu du marché Intensité de la concurrence Intensité de la demande Potentiel de développement Exhaustivité de l'offre 214

215 Annexe B : Traiter la maladie Sommaire 1/ SWOT / Etat des lieux a/ Description du marché en France b/ Maturité du marché en France : CROISSANCE c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : forte d/ Description du marché dans d autres pays e/ Intensité de la concurrence f/ Acteurs du marché / Fonctionnement du marché a/ Type de marché b/ Chaîne de valeur / Enjeux & perspectives / Recommandations Bibliographie

216 Annexe B : Traiter la maladie 1/ SWOT FORCES Recherche clinique de grande qualité et d envergure internationale en France. Forte production de médicaments. FAIBLESSES Chute de l innovation et faible productivité de la R&D qui engage bien plus de dépenses qu il y a 20 ans pour produire beaucoup moins de nouvelles molécules. Processus R&D du secteur pharmaceutique sont devenus tellement complexes qu ils ont entrainés une baisse de la productivité en R&D. Réputation ternie parce que le secteur est actuellement plus porté sur la vente et le marketing que sur la recherche. Développement de produits d après les potentiels de vente plutôt qu en se basant sur des besoins médicaux. OPPORTUNITES Marché mondial en forte croissance. Besoins en produits pharmaceutiques importants du fait du vieillissement de la population. Plus large accès aux services de santé dans un grand nombre de pays. Poids des maladies chroniques des pays en voie de développement qui tend vers celui des pays développés. Accent de plus en plus mis sur la prévention : nouvelle opportunité commerciale. MENACES Vigilance grandissante des autorités de santé sur les apports thérapeutiques et les effets secondaires des nouveaux produits, entrainant une baisse du nombre d autorisations de mise sur le marché. Niveau d exigence important des essais cliniques. Secteur fortement dépendant du niveau de remboursement des produits. Autorités qui cherchent à freiner la consommation des médicaments en volume et en valeur ainsi qu à réduire les dépenses de santé, ce qui entraîne des déremboursements. Concurrence de plus en plus forte des produits génériques, qui est due aux politiques de réduction des coûts de santé. 216

217 Annexe B : Traiter la maladie 2/ Etat des lieux Maturité du marché en France Estimation de l intensité de la recherche en France Forte Moyenne Faible a/ Description du marché en France Des utilisateurs de mieux en mieux informés Les utilisateurs disposent depuis le début des années 1990 d un volume d informations toujours plus important et plus précis. Ceci s explique par le fait que les patients sont bien mieux informés, beaucoup plus actifs et beaucoup plus impliqués dans leurs choix thérapeutiques. Cela est particulièrement vrai avec l arrivée d une nouvelle génération de seniors, les baby-boomers, qui sont beaucoup plus familiarisés avec les technologies de l information, ayant tendance à vouloir tout vérifier. L information permet aux patients de mieux comprendre les maladies, le système de santé et cela modifie leur comportement face aux prescripteurs. Caractéristiques de l offre : 3 grands segments Actuellement, l offre pharmaceutique est composée de trois segments qui se répartissent comme suit : le segment le plus gros et le plus rentable est celui des médicaments brevetés (ou princeps) qui représente 78 % du marché, suivi par les OTC (Over-The-Counter, des produits d automédication en vente libre et non remboursables) et enfin celui des génériques avec 10 %, segment amené à croître 182. L offre a dû s adapter à un renforcement de législation sur les brevets et à une révolution technologique qui a fortement transformé les méthodes de recherche des industries pharmaceutiques et biotechnologiques. Les brevets La partie régissant les brevets date de 1994 avec les accords ADPIC (Aspects des Droits de Propriété Intellectuelle qui touchent au Commerce) de l OMC (Organisation Mondiale du Commerce). La législation sur les brevets fixant la durée pendant laquelle un médicament ne peut être décliné sous forme générique, a eu ses premiers effets au début des années Les premières expirations de brevets ont commencé à priver les firmes de rentes de monopole qu elles avaient alors. En 2006, selon IMS Health, 18 milliards de dollars de chiffre d affaires des entreprises pharmaceutiques sont tombés dans le domaine public. Compte tenu de l importance grandissante des génériques et de l esprit critique des baby-boomers qui pourraient être tentés d acheter des génériques moins chers que des médicaments brevetés, les entreprises du secteur vont devoir innover et convaincre les seniors des bénéfices de leurs produits pour continuer à se développer. Certains laboratoires décident même de baisser les tarifs de leurs produits brevetés. 182 D après Cairn.info 217

218 Annexe B : Traiter la maladie Les biotechnologies L industrie pharmaceutique a dû faire face ces dernières années à l arrivée massive des biotechnologies, qui ont radicalement changé les méthodes de recherche et de développement des médicaments, au départ basées sur la chimie. Les biotechnologies ont augmenté les besoins de connaissances, de savoir faire et de maîtrise technologique pour développer de nouvelles molécules. L intensification de la technologique est tellement forte qu aucune firme ne peut plus maîtriser complètement une technologie de recherche si elle est seule. L innovation est très liée aux activités scientifiques des firmes et aux relations qu elles ont entre elles et avec des structures scientifiques. Cette poussée biotechnologique fait forte concurrence au développement chimique sur lequel l industrie pharmaceutique reposait à la base. b/ Maturité du marché en France : en croissance 183 En 2009, le chiffre d affaires de l industrie pharmaceutique française se montait à 50 milliards d euros (croissance de 5,6 % par rapport à 2008). Toutefois, près de la moitié du chiffre d affaires est généré par les exportations (23 milliards), avec une hausse de 9,2 %. En France, le marché a connu en 2009 une croissance de 2,7 % par rapport à Néanmoins, les dépenses en produits remboursables chutent (+2,2 %), tandis que la vente de produits génériques décolle (+12,4 % en valeur). Le marché d officines représente 21 milliards d euros en France sur un chiffre d affaires global de 26,9 milliards. Le marché y évolue fortement avec les déremboursements. Un quart des ventes aux officines sont des produits génériques. C est un secteur en croissance mais saturé par de grands groupes. Le secteur évolue en permanence et la croissance des génériques, provoquée par les expirations de brevets, va obliger les firmes pharmaceutiques à innover constamment et à renouveler leur offre. 183 D après le site Supergélule 218

219 Annexe B : Traiter la maladie c/ Estimation de l intensité de la recherche en France : forte Avec 12,4 % du chiffre d affaires réinvesti en R&D, l industrie pharmaceutique est le premier secteur français en termes d investissements R&D. Néanmoins, le gros problème de l industrie pharmaceutique (et pas uniquement en France) est le manque de productivité de ses laboratoires. Elle dépense beaucoup plus qu il y a 20 ans en R&D tout en produisant beaucoup moins de nouvelles molécules. Ce fait peut être imputé par un double constat : L essouflement des découvertes provenant de la R&D chimique traditionnelle ainsi que les retards en innovations issues des biotechnologies (qui ont très fortement augmenté les coûts de R&D) ont causé une forte baisse de la productivité de la R&D. Cette productivité est mesurée par la quantité et la qualité des nouveaux produits en fonction du temps et de l argent investis pour leur développement Lorsque le développement d un nouveau médicament commence, l entreprise ne sait pas encore s il sera remboursé (sauf s il soigne une maladie jusque-là sans traitement ou qu il apparaît clairement plus efficace que les autres thérapies déjà présentes sur le marché). Les entreprises misent alors sur la prudence dans le développement de nouveaux produits. En 2004, le Center for Medecines Research International a fait le constat suivant : plus de 20 % des dépenses en R&D des dix plus grosses firmes visaient plutôt à étendre les indications de médicaments déjà existants plutôt qu à développer de nouveaux projets innovants. Pour les laboratoires plus petits, cette part pouvait dépasser 40 %. 184 Les entreprises ont tendance à développer des produits selon les potentiels de vente, plutôt qu en se basant sur des besoins médicaux. En résumé, les coûts investis en R&D sont forts, mais cela est à relativiser par une productivité qui tend à baisser. 184 D après l étude PWC, Pharma 2020 La Vision 219

220 Annexe B : Traiter la maladie d/ Description du marché dans d autres pays Le premier marché mondial est celui des Etats-Unis, suivis par le Japon. La Chine, qui était en neuvième position en 2003, est passée quatrième en 2008 et devrait être troisième en 2013, avant de probablement doubler les Etats-Unis. 185 Exemple des Etats-Unis Aux USA comme dans le reste du monde, le secteur pharmaceutique dépend beaucoup des politiques de dépenses de santé du gouvernement et du remboursement des produits. Le système de santé américain est en crise, les frais administratifs constituent 20 à 30 % des dépenses, l hospitalisation 33 % et les prescriptions de produits pharmaceutiques environ 10 % 186. Les médicaments sont pourtant montrés du doigt par le gouvernement, dans un contexte où la réputation des industries pharmaceutiques est remise en question. Le plan Medicare lancé par les démocrates pourrait apporter de nouvelles contraintes sur le secteur. Ce plan est constitué de quatre parties (le détail de leur contenu ne sera pas abordé ici, se référer à la page Wikipédia anglaise sur Medicare) : Partie A : Hospital Insurance (assurance sur les séjours hospitaliers). Partie B : Medical Insurance (assurance sur les aspects non couvertes par la partie A). Partie C : Medicare Advantage Plans (alternative aux parties A et B, regroupant leurs bénéfices et en ajoutant les prescriptions médicamenteuses). Partie D : Medicare Drug Plans (plan pour les personnes âgées prenant en charge les médicaments choisis par Medicare. Tous les produits de la partie A ou B sont éligibles à la partie D). Le point qui nous intéresse se situe sur la Partie D. Une mesure pourrait être introduite, qui permettrait au gouvernement fédéral des Etats de négocier le prix des médicaments de la Partie D, ce qui pourrait avoir un impact sur le secteur et ses entreprises. 185 D après Etudes IMS France et Afrique 186 D après Etude PWC, Pharma 2020 La Vision 220

221 Annexe B : Traiter la maladie e/ Intensité de la concurrence NOUVEAUX ENTRANTS : La possibilité de nouveaux entrants existe. En effet, c'est un secteur très technique qui demande de forts capitaux pour se développer. Cela étant, la dynamique des grosses firmes les pousse à dédier une forte part des dépenses en R&D à la déclinaison de médicaments déjà existants, au lieu d'innover. Cela pourrait laisser des portes ouvertes à des entreprises très pointues, principalement en biotechnologies qui prennent une forte part dans le développement actuel des produits pharmaceutiques.. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES FOURNISSEURS : FAIBLE La réduction des dépenses de santé entraînant des déremboursements, la forte poussée des génériques et la défiance des clients vis-àvis de l'industrie pharmaceutique affecte fortement leur marge de négociation. Intensité de la concurrence Elle est très forte, même si l'arrivée des biotechnologies oblige les firmes à travailler en collaboration. La concurrence entre les entreprises reste très forte, les médicaments n'étant pas protégés par quelques brevets mais par des centaines. Elles ont également à faire face à la pénétration massive des génériques. POUVOIR DE NÉGOCIATION DES CLIENTS : FORT Les clients se plaignent des prix élevés des produits des firmes pharmaceutiques qui souffrent d'une mauvaise réputation à l'heure actuelle, tandis que les génériques moins chers se vendent de plus en plus. L'arrivée de générations de seniors plus informés et critiques va augmenter le pouvoir de négociation. PRODUITS DE SUBSTITUTION : Les produits de substitution sont les médicaments génériques, dont la croissance ne cesse d'augmenter et qui représentent une menace non négligeable face aux produits brevetés. 221

222 Annexe B : Traiter la maladie f/ Acteurs du marché Exemple d acteurs internationaux Pfizer-Wyeth : entreprise américaine, leader mondial du secteur. Ses trois secteurs d activités sont la santé humaine, la santé familiale et la santé animale. Parmi ses produits on peut trouver Amlor (soins de l hypertension), Campto (soins du cancer colo-rectal), Lipitor (contre le cholestérol), Nardil (soins de la dépression) (CA 2009 : 56,7 milliards de d euros) Merck & Co. Inc. : entreprise américaine n 2 du secteur. Parmi ses produits phares, on peut trouver Ezetrol (contre l hypercholestérolémie, RotaTeq contre le rotavirus ou Gardasil contre les infections sexuellement transmissibles. (CA 2009 : 35,5 milliards d euros) Exemple d acteurs français Sanofi-Aventis : la plus grosse entreprise pharmaceutique française, numéro 5 mondiale en 2011 avec un résultat net de 9,21 milliards de dollars (6,96 milliards d euros). Ses sept principaux secteurs d activités sont le cardiovasculaire, l oncologie, les thromboses, les maladies métaboliques, le système nerveux central, les vaccins et la médecine interne. (CA 2010 : 30,384 milliards d euros) Laboratoires Pierre Fabre : un des trois plus gros groupes pharmaceutiques français. Ses quatre grands secteurs d activités sont la dermo-cosmétique, l automédication, les médicaments et la santé familiale. (CA 2010 : 1,86 milliards d euros dont 53 % réalisés à l international) 222

223 Annexe B : Traiter la maladie 3/ Fonctionnement du marché a/ Type de marché Ce marché est mondial, et ce à plus forte raison quand on constate que la part des exportations de produits pharmaceutiques prend presque la moitié du chiffre d affaires du secteur pharmaceutique français. Type de marché Mondial National Régional b/ Chaîne de valeur Prestataires de soins Distributeurs Clients seniors - Etat, centrales d'achats, grossistes Fabricants - grossistesrépartiteurs - Pharmacies - Grande distribution - Internet -Vendeurs spécialisés Etat ou organismes professionnels Règlementations à destination des prestataires et des payeurs Paiement des prestataires de soins Payeurs (Etats, assureurs) 223

224 Annexe B : Traiter la maladie 4/ Enjeux & perspectives L augmentation du nombre de seniors va générer une demande croissante en produits pharmaceutiques et une augmentation des dépenses de santé, et pas uniquement en France Les dépenses de santé dont il est question ici sont celles des personnes, et non celles des états qui cherchent au contraire à diminuer les dépenses de santé qu ils supportent. L augmentation des dépenses dans les années à venir est réelle, mais les dépenses seront moins supportées par les états et plus par leurs habitants. La demande en produits pharmaceutiques Page 241 augmente très fortement dans les pays en Page 241 voie de développement En effet, le poids des maladies et des maladies chroniques dans les pays en voie de développement tend vers celui des pays développés. Les maladies chroniques que l on retrouve beaucoup chez les seniors apparaissant plus tôt dans les pays en voie de développement du fait de leur qualité de vie plus faible. Les sept principaux pays émergents (Chine, Brésil, Inde, Mexique, Russie, Indonésie, Turquie) pourraient aller jusqu à tripler leur PIB dans les années à venir, et ainsi représenter un cinquième des ventes de produits pharmaceutiques en Il y a donc une réelle opportunité à l international, ce que confirme probablement la part des exportations dans le chiffre d affaires du secteur pharmaceutique français. 187 D après l Etude PWC, Pharma La Vision 224

225 Annexe B : Traiter la maladie 5/ Recommandations Modifier la façon de gérer la R&D A l heure actuelle, beaucoup d entreprises font des recherches sur de nouvelles molécules avant d avoir élaboré une image suffisamment précise de la pathologie de la maladie ciblée et de la réponse physiologique induite. C est une vision trop étroite lors de l initiation du développement de la recherche, qui peut expliquer pourquoi les taux d échecs de développement sont très élevés. Il est probable que les laboratoires qui auront les meilleurs résultats seront ceux qui se focaliseront sur l objectif de mieux comprendre les facettes pathologiques et physiologiques de la maladie. Cela implique d étudier les mécanismes de la maladie, les effets à portée d une intervention thérapeutique et les marqueurs qui peuvent être utilisés pour différencier des patients avec les mêmes symptômes mais ayant des maladies différentes. Modifier les processus de développement Il faudra, tout comme le processus de recherche, que le processus de développement fasse l objet de changements importants visant à réduire aussi bien le temps que les coûts induits par la mise sur le marché de nouveaux produits. Avoir une chaîne d approvisionnement sûre La mondialisation aura pour conséquence l obligation de gérer des ressources plus éparpillées. L émergence des marchés de pays en voie de développement (qui s enrichissent, ce qui augmente l accessibilité des soins à leurs habitants) et l évolution de la mobilité des personnes (qui accroît le risque de pandémie) obligeront les entreprises à construire des canaux d approvisionnement plus globalisés, évolutifs et sûrs. Vente et marketing Les enjeux de l industrie pharmaceutique font que les succès futurs dépendront de la capacité à différencier ses produits de ceux de la concurrence, à démontrer la justesse de leur rapport qualité/prix et, par-dessus tout, contribuer à la santé humaine. 225

226 Annexe B : Traiter la maladie Bibliographie Publications, ouvrages, rapports PWC, Pharma 2020 : la vision. Quelle voie prendrez-vous?, Direccte Nord Pas-de-Calais, Enjeux pour l industrie du Nord Pas-de-Calais, La Filière Santé Régionale, un facteur de développement pour l industrie du Nord Pas-de-Calais, IMS Afrique, Le marché pharmaceutique dans le Monde et en France : bilan et perspective , IMS France, Le marché pharmaceutique mondial, Web Wikipédia, site informationnel, pages consultées : Industrie pharmaceutique. Sanofi-Aventis Laboratoires Pierre Fabre Pfizer Merck Medicare (page anglaise) Medcost, page «Industrie pharmaceutique, les produits et leur marché», Etude du marché pharmaceutique datant de 2003, site informationnel OMS, étude sur le domaine pharmaceutique «Rôles des secteurs public et privé dans le domaine pharmaceutique - Incidences sur l équité en matière d accès et sur l usage rationnel des médicaments - Série Economie de la santé et médicaments, No. 005», site institutionnel Pharmactu, site informationnel, articles consultés : «La France deuxième marché pharmaceutique européen avec 296 milliards de dollars derriere lallemagne avec 342 milliards en 2009 affiche une croissance des ventes en pharmacie de 1%», 2009 Le-marché pharmaceutique mondial a évolué de 11% en 2008 la France reste le premier marché européen, 2009 Supergélule, article «l industrie pharmaceutique en 2010 et en cinq questions», site informationnel Cairn.info (plateforme d aide à la publication de document), article «Caractéristiques du marché des médicaments et stratégies des firmes pharmaceutiques», 2008, site informationnel Laboratoires Pierre Fabre, site d entreprise 226

227 Liste des entreprises A Acoustique médicale du littoral 7 place des Capucins Boulogne sur mer Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical TIC et domotique Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager / Communiquer Adomsys Immeuble Métroport, 10 place Salvador Allende Villeneuve d Ascq TIC et domotique Communiquer AFI (Audition France Innovation) 1 rue du 29 juillet Arras TIC et domotique Communiquer Agence Vitalys 117 rue Achille Pinteaux Wavrin Services Aides aux activités instrumentales de la vie quotidienne / Aides aux activités essentielles et soins à domicile Aide et Partage Convivial SARL 288 rue du Vert Bois Locon Services Aides aux activités instrumentales de la vie quotidienne Aid Medica 47 rue Saint Louis Fourmies Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager Ajinomoto Sweeteners Europe SAS Route de la Grande Hernesse ZIP des Huttes Gravelines Nutrition adaptée Se nourrir Aleo Industrie Design Corporel ZA de Salomé, rue de la République Salome Matériel médical Soigner et soulager Algofit 2 bis rue de Thionville Lille Nutrition adaptée Se nourrir Alpha Medical Service 81 rue des Fontinettes Calais Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Diagnostiquer / Soigner et soulager Alzprotect Parc Eurasanté, 70 rue du Docteur Yersin Loos Pharmacie Traiter la maladie Amedica 152 bis route du Chapeau Rouge Teteghem Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Diagnostiquer / Soigner et soulager Anna du Maz 31 rue Auber Lille Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne Anno Santé 2 allée de Saint Eloi, PA de la Becquerelle Wambrechies Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Diagnostiquer / Soigner et soulager APO/ rue du faubourg de Douai Lille Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Soigner et soulager Arjohuntleigh 2 avenue Alcide de Gasperi, BP Roncq cedex Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Art Dental 22 rue Augustin Delots Lens Matériel médical Soigner et soulager Arthrex 5 avenue Pierre et Marie Curie Lezennes Matériel médical Soigner et soulager Ascenseurs Coopman PA du Moulin, zone A 135, allée Hélène Boucher Wambrechies Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer Assistance Médicale Service 12 rue Richard Lenoir Roubaix Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Atout Multiservices 8 rue Vieil Âtre Santes Services Aides aux activités instrumentales de la vie quotidienne Auby Medical Service 26 rue Edouard Plachez Carvin Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Audi France 64 rue des Goélands Bray- Dunes Pharmacie Audiologie SA 50 rue Nationale Lille Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical TIC et domotique Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager / communiquer Audio Prothèse Auditif LCA 10, rue Berthelot Lens Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical TIC et domotique Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager / communiquer Autonomie SARL ZA La Fontinelle, rue Lavoisier Annoeullin Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Axa 64 bis, boulevard Jean-Baptiste Lebas Lille TIC et domotique Surveiller, alerter Axone PSP Avenue Henri Becquerel Bondues Nutrition adaptée Se nourrir AZ Santé 690 avenue de Rosendaël Dunkerque Services Aides aux activités essentielles et soins à domicile ANNUAIRES

228 Liste des entreprises B Bastide le Confort Médical 407 rue Salvador Allende Loos Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Nutrition adaptée Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Diagnostiquer / Soigner et soulager / Se nourrir Bayer Schering Pharma Parc Eurasanté, 220 avenue de la Recherche Loos Pharmacie Traiter la maladie Bexen Oiarso France Parc Eurasanté, 310 avenue Eugène Avinée Loos Matériel médical Soigner et soulager Beghin Meiji Rue du petit Versailles, BP Thumeries Nutrition adaptée Se nourrir Biodis Parc Eurasanté, 310 rue Julles Valles Loos Matériel médical Soigner et soulager BioRad France Holding Route Cassel Steenvoorde Matériel médical Diagnostiquer Biovitaver France 8 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny Lille Nutrition adaptée Pharmacie Se nourrir / Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau BJR France 220 rue de l Eglise Rang du Fliers Matériel médical Soigner et soulager Blondeau rue de la Maladrerie Bersée Nutrition adaptée Se nourrir Boiron Laboratoires Village d entreprises du Triolo, 50 rue Trémière Villeneuve d Ascq Nutrition adaptée Se nourrir Bridoux Santé 7-9 rue Roger Salengro Bully Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Diagnostiquer / Soigner et soulager Bureau d étude en hygiène alimentaire 622 avenue de la République Lille Nutrition adaptée Se nourrir / Boire Buseine SARL (Audition Santé) 143 rue de Solférino Lille Matériel médical Soigner et soulager C C.A Diffusion Rue de la Rouge Porte Halluin Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne Caducee Partner 38 Rue Camelinat Marly Matériel médical Calyce Nutrition 30 rue Gustave Charpentier Tourcoing Nutrition Adaptée Se nourrir / Boire Cardio Course 10 allée du Prévent Templemars Matériel médical Soigner et soulager Centraco 2 bis rue de Cannes Lille Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne Centre acoustique du Hainaut 104 rue de Paris Douai Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical TIC et domotique Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager / communiquer Centre acoustique Seclin 24 place Paul Eluard Seclin Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical TIC et domotique Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager / communiquer Centre d aide auditive 17 rue du Docteur Paul Jean Maubeuge Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical TIC et domotique Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager / communiquer Centre médical de prothèse 1 Place Alexandre Morel Béthune Matériel médical Soigner et soulager Centre orthopédique Bontemps 41 rue des Rôtisseurs Cambrai Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager Centre orthopédique de l Audomarois 49 avenue Charles de Gaulle Boulogne sur mer Matériel médical Soigner et soulager Charlotte Noel Audition 39 rue Leon Gambetta Arras Matériel médical Soigner et soulager Confort Santé Expansion Route de Vendeville, CC Auchan Faches Thumesnil Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Conta Distri Nord 53 rue Faidherbe Lille Matériel médical Soigner et soulager Copalis 220 rue du Petit Port Le Portel Nutrition adaptée Se nourrir / Boire Corfu Radiocommunications 264 rue Marcel Sembat Raimbeaucourt TIC et domotique Surveiller, alerter / Consulter à distance et télésuivre / Communiquer Cormed ZA du Precatelan, 8 rue Delesalle La Madeleine Matériel médical Soigner et soulager ANNUAIRES

229 Liste des entreprises Cousin Biotech 8 rue de l abbé Bonpain Wervicq-sud Matériel médical Soigner et soulager D Dample 301 rue de Lille Roncq Nutrition adaptée Pharmacie Se nourrir / Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Dayvia 12 prv de Rotterdam, 2400 Tour Lille Europe Lille Matériel médical Soigner et soulager DB Innovation (EvoLife) 278 chaussée Fernand Forest Tourcoing Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Dentaflow Facial-Flex 8 rue Maréchal de Lattre de Tassigny Lille Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Dental Associés 1 rue de la Gare Hardelot Matériel médical Soigner et soulager Dewaee Medical 9 avenue Charles de Gaulle, BP Saint Omer Cedex Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Deyna 26 rue de Mulhouse Wasquehal Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne Distri Club Medical SA ZA la Petite Dimerie Fruges Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical TIC et domotique Nutrition adaptée Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Diagnostiquer / Soigner et soulager / Communiquer / Se nourrir DLM Handi System ZI de la Pilaterie, 18 rue des Chateaux Marcq en Baroeul Services Aides aux activités instrumentales de la vie quotidienne Dom Medical 43 avenue du Général de Gaulle Croix Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Domosens 31 rue du Chemin de Fer Roubaix TIC et domotique Surveiller, alerter / Consulter à distance et télésuivre / Communiquer Domotix 48 bis rue Roger Salengro Outreau TIC et domotique Aménager le domicile avec la domotique / Surveiller, alerter / Consulter à distance et télésuivre / Communiquer DPHV (Access Cible) 302 rue Marcel Sembat Sainghin en Weppes Services Aides aux activités instrumentales de la vie quotidienne DSM Food Specialties 15 rue des Comtesses de Flandres Seclin Nutrition adaptée Se nourrir DU Ortho 293 ter rue Jean Jaurès Saint- Saulve Matériel médical Soigner et soulager Durisotti 13 avenue Fosse, BP Sallaumines Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer E EBL (EtiBox Life) 20 rue Etienne Dolet Carvin TIC et domotique Surveiller, alerter / Consulter à distance et télésuivre / Communiquer Eco Medical 95 rue Marcel Bodelot Haillicourt Matériel médical Soigner et soulager Ela Médical 18 avenue de Flandre Croix Matériel médical Soigner et soulager Equinoxe téléassistance 8 rue Gustave Nadaud Lille TIC et domotique Surveiller, alerter Esium Parc scientifique de la Haute Borne, 5 rue Hergé Villeneuve d Ascq Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne Etablissement Boubet 1750 route de Berck - Square Ditton Rang du Fliers Matériel médical Soigner et soulager Etablissement Cellier 60 Avenue de Valenciennes Cambrai Matériel médical Soigner et soulager Etablissement Simon 12 rue de l Ancien Calvaire Berck sur Mer Matériel médical Soigner et soulager Eur Embout 418 rue Carnot Lambres lez Douai Matériel médical Soigner et soulager Eur Equipe 722 Faubourg d Arras Lambres lez Douai Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne Eurl Profil Orthopédie Prothèse 60 route de Bucquoy Beaurains Matériel médical Soigner et soulager Euromove France Parc des Moulins, 10 avenue de la Créativité Villeneuve d Ascq Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer Evorapharma 40 rue des Poilus Dunkerque Pharmacie ANNUAIRES

230 Liste des entreprises F Fabritex 110 rue Saint Antoine, BP Roubaix Cedex Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne Facon Jean-Paul Rue de Maing Famars Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Flandre Médical Place Saint Piat Seclin Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager Fluair 20 résidence Orée du Parc Roubaix Matériel médical Diagnostiquer / Soigner et soulager Formaction Santé ZA du Bois, rue de Pietralunga Perenchies Services Aides aux activités essentielles et soins à domicile France-Medica Exactech Rue de la Zamin Capinghem Matériel médical Soigner et soulager France Oxygène Région Nord 7 route d Ennevelin Avelin Services Aides aux activités essentielles et soins à domicile G Galimed 42 rue d Ypres Marquettes lez Lille Nutrition adaptée Se nourrir G&C Clinibed Parc du Beck, 1 rue Leuridan Noclain Wattrelos Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne Geemarc Telecom SA Parc de L Etoile, 2 rue Galilée Grande-Synthe Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne TIC et domotique Effectuer les activités de la vie quotidienne / Communiquer Generimed Parc des Prés, 35 avenue Denis Papin Villeneuve d Ascq Services Aides aux activités essentielles et soins à domicile Gipharmad Lille ZA des Marlières, 8 rue des Marlières Avelin Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Nutrition adaptée Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Diagnostiquer / Soigner et soulager / Se nourrir Glatignies Medical 5 rue des Glatignies Bavay Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Nutrition adaptée Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Diagnostiquer / Soigner et soulager / Se nourrir GOJO France 90 rue de Paris Lille Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Guery Surdité 67 boulevard Jacquard Calais Matériel médical Soigner et soulager H Hainaut Prothèse 25 rue Alphonse Terroir Marly Matériel médical Soigner et soulager Handi Auto Services ZI de La Gohelle, avenue Floha Méricourt Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer Handimat (Vitrine médical nord) 14 ter rue Goeulzin Cantin (Férin) Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Nutrition adaptée Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Diagnostiquer / Soigner et soulager / Se nourrir Handynamic Hameau de Martinsart, 1 rue Jean- Baptiste Mulier Seclin Services Aides aux activités instrumentales de la vie quotidienne Health & Cosmetics International 17 rue Jean-Baptiste Ducrocq Marcq en Baroeul Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau / Traiter la maladie Henno Medical Rue de Dechy Cantin (Férin) Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Nutrition adaptée Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager / Se nourrir Herbes et traditions / AEL Créations 42 bis rue d Armentières Comines Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Home Medical Service (HMS) 243 rue Salvador Allende Loos Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Homeperf Lille Rue des Famards Lesquin Services Aides aux activités essentielles et soins à domicile Huyder Pharma BP Bavay Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau / Traiter la maladie I Ingredia avenue Fernand Lobbedez, BP Arras Cedex Nutrition adaptée Se nourrir Institut de l Audition du Pas de Calais 694 boulevard Poincaré Béthune Matériel médical Soigner et soulager ANNUAIRES

231 Liste des entreprises J Jacquart & Haese Literie 64 rue des Carliers Tourcoing Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne Jetform-Ema SAS PA de la Chênaie, 1664 avenue Pablo Picasso Rouvroy Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne K KJMedical Ecoparc le Bord des Eaux, 4 immeuble Hippocampe Espace Neptune Hénin-Beaumont Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Diagnostiquer / Soigner et soulager L Laboratoires Bem 41 avenue Carnot Valenciennes Matériel médical Soigner et soulager Laboratoire Bonte 156 avenue Liem Dunkerque Matériel médical Soigner et soulager Laboratoire Chanflor ZI de Grande Synthe, rue Charles Fourier Grande Synthe Nutrition adaptée Se nourrir / Boire Laboratoires Cospharm 122 rue Nationale Pont A Marcq Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Laboratoire Dalle Desaulty 3 chemin des Prières Orchies Beuvry la Forêt Matériel médical Soigner et soulager Laboratoire de prothèse dentaire Vandooren 42 rue de Saint Omer Aire sur la Lys Matériel médical Soigner et soulager Laboratoire Gabet SARL 33 rue du Point Central Tourcoing Matériel médical Soigner et soulager Laboratoire Jourdain 1 rue Bernard Palissy Lomme Matériel médical Soigner et soulager Laboratoires Kisby 145 rue du haut vinage Wasquehal Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Laboratoire Millecamps 42 place Saint Vaast Armentières Matériel médical Soigner et soulager Laboratoire Olbinski Warusfel 64 rue du Molinel, BP Cantin (Férin) Matériel médical Soigner et soulager Laboratoire Quilin 19 boulevard Eurvin Boulogne sur Mer Matériel médical Soigner et soulager Laboratoire Thiebeau 3 rue de l Eglise Avesnes Matériel médical Soigner et soulager Laboratoires Tradiphar 176 rue de l arbrisseau Lille Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Laboratoire Vie et Santé BP Denain Cedex Nutrition adaptée Se nourrir / Boire La boutique du matériel médical 102 rue Cyprien Quinet Libercourt Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Diagnostiquer / Soigner et soulager Lenfant Jean Paul 985 route Nationale Ebblinghem Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer Lecante Ortho Nord 14 rue Four a Chaux Lille Matériel médical Soigner et soulager Lesaffre 137 rue Gabriel Péri Marcq en Baroeul Nutrition adaptée Se nourrir Lille Healthcare 18 rue de Croix Wasquehal Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne Limagrain Céréales Ingrédients 39 rue Loucheur Arques Nutrition adaptée Se nourrir Locapharm 27 avenue Jean-Baptiste Lebas La Bassée Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Services Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager / Aides aux activités essentielles et soins à domicile Loos Medical Service 143 rue du Maréchal Foch Loos Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Nutrition adaptée Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Diagnostiquer / Soigner et soulager / Se nourrir Luxomed Parc Eurasanté, 280 rue Salvador Allende Loos Matériel médical Pharmacie Soigner et soulager / Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau LVL Médical 16 rue Jacques Messager Templemars Services Aides aux activités essentielles et soins à domicile M Maco Pharma 200 chaussée Fernand Forest Tourcoing Matériel médical Pharmacie Soigner et soulager / Diagnostiquer / Traiter la maladie ANNUAIRES

232 Liste des entreprises Marigold Médical France Centre commercial Euralille Lille Matériel médical Pharmacie Diagnostiquer / Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Mat Med 5 rue du Général Leclerc Loos Cedex Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Mat Médical 27 rue Victor Hugo Abscon Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager M.C.N (Mécanique sur Commande Numérique) avenue de l Europe Rinxent Matériel médical Soigner et soulager MDM (Monnier Distribution Marketing) 112 rue Gustave Dubled Croix Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne M.E.C. France 310 rue Jules Valles Loos Matériel médical Soigner et soulager Médicalis 12 avenue Alfred Van Pelt Lens Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Médicalis Saint Pol 10 rue d Hesdin Saint Pol sur Ternoise Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Medical Loca Services ZI A, 542 rue Franklin Delano Roosevelt Béthune Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer Médical Pévèle 1 place du Général de Gaulle Beuvry La Forêt Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager Médical Plus 141 rue de Lille Halluin Matériel médical Soigner et soulager / Diagnostiquer Medical Santé Grand Nord (Charles Bastien Santé) 37 rue Faidherbe Mons en Baroeul Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Nutrition adaptée Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager / Se nourrir Medical Service (Parapharm) 57 rue Salvador Allende Loos Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager / Diagnostiquer Médicopale SARL Le Valinglin, 36 rue de l Eglise Desvres Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager Medisoft France 8 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny Lille Matériel médical Soigner et soulager / Diagnostiquer Medi Fav 7 place de la Gare Roubaix Matériel médical Soigner et soulager Medikortho 19 rue Jules Ferry Frévent Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager Médistore rue de la Croix Valeskal Fretin Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager / Diagnostiquer Medtronic Fabrications Route d Anor Fourmies Matériel médical Soigner et soulager Mignard SARL Orthopédie Prothèse 11 avenue du Général de Gaulle Berck Matériel médical Soigner et soulager MJ Distribution 1 ter Drève des Portes de Flandre Nieppe Matériel médical Soigner et soulager Moments Fournitures (Braekevelt) 8 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny Lille Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne M.V.D (Mieux Vivre à Domicile) 447 rue des Bourreliers Halennes lez Haubourdin Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager M2CT 93 rue du Général de Gaulle Templemars Matériel médical Soigner et soulager N Naturalpha Parc Eurasanté, 885 avenue Eugène Avinée Loos Nutrition adaptée Se nourrir / Boire NatureStream 74 rue Pearson Calais Nutrition adaptée Se nourrir Nenko 128 rue du Faubourg de Douai Lille Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager Nicolas Folcke Orthopédie 33 rue Villas Tourcoing Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager ANNUAIRES

233 Liste des entreprises Nord Implant ZAL Paul Bert, rue Hélène Boucher Lens Matériel médical Soigner et soulager Nord Med 155 rue de Rotterdam Tourcoing Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager Nord Médical Diffusion (Société Sonomed) 29 rue Barbusse Aniche Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager Nord Orthopédie Parc Eurasanté, avenue Eugène Avinée Loos Matériel médical Soigner et soulager Nord plantes 54 rue Nationale Gondecourt Nutrition adaptée Se nourrir Nordthermal 104 rue du Riez Genech Nutrition adaptée Boire Nouvel Horizon 7, rue de l Haut Blé Neuf Berquin Services Aides aux activités instrumentales de la vie quotidienne O Odontech ZI Prouvy Valpark rue Louis Duvant Denain Matériel médical Soigner et soulager Oligosanté 21 rue des Arts Lille Nutrition adaptée Se nourrir Ontex Healthcare France ZA Artoipole, allée du Benelux Monchy le Preux Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne Opale Medical 215 boulevard de l Europe Dunkerque Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Orkyn (Pharma Dom) rue Paul Langevin Lezennes Services Aides aux activités essentielles et soins à domicile Orthesia 94 bis rue Gustave Delory Lesquin Matériel médical Soigner et soulager Ortho Med 249 place du Maréchal Joffre Béthune Matériel médical Soigner et soulager Orthonat France 8 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny Lille Nutrition adaptée Se nourrir Orthopédia Nord 94 rue du Luxembourg Roubaix Matériel médical Soigner et soulager Orthopédie Benedetti 192 boulevard Victor Hugo Calais Matériel médical Soigner et soulager Orthopédie Regnier SAS chemin de la Fernaye Groffliers Matériel médical Soigner et soulager P Paramed 137 rue du Moulin Tourcoing Services Aides aux activités essentielles et soins à domicile Pharma Medical 37 résidence François Billoux Billy Montigny Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Pharmimport Distribution 176 rue de l arbrisseau Lille Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Phoenix Pharma 391 avenue Clément Ader Wambrechies Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Presthome Parc Eurasanté, 310 avenue Eugène Avinée Loos Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Prestige SARL 13 route d Abbeville Auxi le Château Matériel médical Soigner et soulager Prestilife 69 rue Gambetta Cysoing Services Aides aux activités instrumentales de la vie quotidienne / Aides aux activités essentielles et soins à domicile Proteor 270 rue Salvador Allende Loos Matériel médical TIC et domotique Soigner et soulager / Aménager le domicile avec la domotique / Communiquer / Stimuler les fonction cognitives PWL 286 rue Kléber Vieux Condé Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer Q Qualyservices 58 rue Fabre d Eglantine Lille Services Aides aux activités instrumentales de la vie quotidienne / Aides aux activités essentielles et soins à domicile R Roquette Frères rue Haute Loge Lestrem Nutrition adaptée Se nourrir Rosario & Fils rue Leon Gambetta Lille Matériel médical Soigner et soulager Ruban Bleu Association ZA les Marlières Avelin Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer ANNUAIRES

234 Liste des entreprises S SABED rue d Artois, Champ de la Nation Aniche Services Aides aux activités instrumentales de la vie quotidienne / Aides aux activités essentielles et soins à domicile Santélys Parc Eurasanté, 351 rue Ambroise Paré Loos Services Aides aux activités essentielles et soins à domicile SAPA 20 bis rue Marceau Martin Flers-en-Escrebieux Services Aides aux activités instrumentales de la vie quotidienne / Aides aux activités essentielles et soins à domicile Save rue Emile Zola Bruay sur Escaut Matériel médical Soigner et soulager SCA Hygiène Products SA 59 rue de la Vignette Linselles Matériel médical Soigner et soulager Scarpe 78 rue Saint André Lille Matériel médical Soigner et soulager Sclessin Productions ZI de la Rouge Porte, 49 avenue de Machelen, BP Halluin Cedex Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne Scora SA route de l Usine Caffiers Nutrition adaptée Se nourrir Self Confort (Tous Ergo) ZAC Ravennes les Francs, 93 rue d Amsterdam Bondues Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne TIC et domotique Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Communiquer / Stimuler les fonction cognitives Serasem 60 rue Leon Beauchamp, BP La Chapelle d Armentières cedex Nutrition adaptée Se nourrir Sicos avenue Henry Lefebvre Caudry Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Silhouette et orthopédie 69 boulevard de la République Loos Matériel médical Soigner et soulager Sneg SA 113 avenue Jean-Baptiste Lebas Roubaix TIC et domotique Aménager le domicile avec la domotique Société de Ressources et de Développement pour les Entreprises et les Particuliers (SRDEP) Résidence Orsay Bât 2 Appt 89, 630 avenue de la République Lille Services Aides aux activités essentielles et soins à domicile Société Lilloise d aide à domicile (ADHAP) 7 bis boulevard Louis XIV Lille Services Aides aux activités instrumentales de la vie quotidienne / Aides aux activités essentielles et soins à domicile Sofamed 60 rue Rothschild, BP Berck sur Mer Cedex Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager / Diagnostiquer Solumed 34 bus rue de Tourcoing Neuville en Ferrain Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager SOS Oxygène Nord Joly Medical ZAL Bât A, rue Louis Blériot - Eleu dit Leauwette Lens Cedex Services Aides aux activités essentielles et soins à domicile Sprofit ZI 2 Valenciennes Aéroport Prouvy Matériel médical Soigner et soulager Spronken Orthopédie 16 avenue Julien Renard Douchy les Mines Matériel médical Soigner et soulager Stella 41 ter avenue de la Marne Tourcoing Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau Super Diet Productions rue Victor Hugo, BP Wavrechain sous Denain Denain Nutrition adaptée Se nourrir / Boire Sweet Home 2 rue Marc Leclerc Leers Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Effectuer les activités de la vie quotidienne Sysmed Assistance ZI Verte, rue Jacques Mesager, BP Templemars Services Aides aux activités essentielles et soins à domicile T Tate & Lyle 2 rue Archimède Villeneuve d Ascq Nutrition adaptée Se nourrir Thesca (Elyos) Immeuble le Caducee, 157 rue Salvador Allende Loos Matériel médical Soigner et soulager Thouveny Orthopédie 69 rue Gustave Delory Lesquin Matériel médical Soigner et soulager Transporter La Vie (TLV) Rue de la Paix Salomé Services Aides aux activités instrumentales de la vie quotidienne Tritium Parc Eurasanté, 310 rue Julles Valles Loos Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Effectuer les activités de la vie quotidienne / Soigner et soulager ANNUAIRES

235 Liste des entreprises U Urbilog 14 rue du Coq Français Roubaix TIC et domotique Communiquer V V.D. Med 57 rue Henri Durre Saint Amand les Eaux Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Matériel médical Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Diagnostiquer Van OS Medical France Parc Eurasanté, 70 rue du Docteur Yersin Loos Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Vermeiren France 5 rue d Ennevelin Avelin Matériel et aides techniques pour la vie quotidienne Se déplacer / Effectuer les activités de la vie quotidienne / Vitablend 253 boulevard de Leeds Euralille Nutrition adaptée Se nourrir / Boire Vitalaire Carvin Libercourt ZI des Botiaux Libercourt Services Aides aux activités essentielles et soins à domicile W Webinage 13 avenue Edouard VII Neufchatel Hardelot TIC et domotique Communiquer Winco SAS 125 rue du Chemin Vert Boulogne sur Mer Pharmacie Lutter contre le vieillissement, prendre soin de la peau ANNUAIRES

236 Liste EHPAD ABLAIN ST NAZAIRE EHPAD DE LA VIEILLE EGLISE 105 R LANCINO Tél. : Fax : [email protected] ACHICOURT EHPAD LES JARDINS DU CRINCHON R MARCEL DELIS Tél. : Fax : [email protected] AIRE SUR LA LYS EHPAD DE L HOPITAL AIRE SUR LA LYS BD DE GAULLE Tél. : Fax : [email protected] AIRE SUR LA LYS EHPAD REQUALIFIÉ DU HL AIRE SUR LA LYS QUAI DES BATELIERS BP 149 Tél. : Fax : AIX NOULETTE EHPAD THEMIS LES JARDINS D AUTOMNE 31 GRANDE RUELLE Tél. : Fax : [email protected] AMETTES EHPAD SAINT BENOIT 12 R DE L EGLISE Tél. : Fax : [email protected] ANNOEULLIN EHPAD Résidence Les jardins Argentés (ex Desreux) 486 Chemin Desnoullet Tél. : Fax : [email protected] ANZIN EHPAD LES TULIPIERS R PIERRE MATHIEU Tél. : Fax : [email protected] ANZIN EHPAD RESIDENCE DOUX SEJOUR 2 R DE ROUBAIX Tél. : Fax : [email protected] ARDRES EHPAD RÉSIDENCE ARNOUL 65 R MONTLUC Tél. : Fax : [email protected] ARLEUX EHPAD RESIDENCES VAL DE LA SENSEE 47 B ALL PIERRE WAUTRICHE Tél. : Fax : [email protected] ARMENTIERES EHPAD RES FRANCOISE LUXEMBOURG du CH ARMENTIERES 23 R DELATTRE DE TASSIGNY Tél. : Fax : [email protected] ARNEKE EHPAD RESIDENCE VAN KEMPEN 26 R DE CASSEL Tél. : Fax : [email protected] ARQUES EHPAD LES FONTINETTES D ARQUES 15 R VAILLANT COUTURIER Tél. : Fax : [email protected] ARRAS EHPAD DES BLANCS MONTS DU CH D ARRAS R VAN GOGH Tél. : Fax : [email protected] ARRAS EHPAD DU CH D ARRAS R L ABBE LEMIRE Tél. : Fax : ARRAS EHPAD LA BELLE EPOQUE 2 R ERNEST DE LANNOY Tél. : Fax : [email protected] ARRAS EHPAD PIERRE BOLLE DU CH D ARRAS R DU 11 NOVEMBRE Tél. : Fax : [email protected] ARRAS EHPAD ST CAMILLE 17 R DU MARCHE AU FILE Tél. : Fax : [email protected] ARRAS EHPAD ST FRANCOIS ARRAS 1 R DE JERUSALEM Tél. : Fax : [email protected] AUBIGNY EN ARTOIS EHPAD D AUBIGNY 191 R DE MINGOVAL Tél. : Fax : [email protected] AUCHEL EHPAD LA MANAIE AVENUE JULES FRÉVILLE BP 65 Tél. : Fax : [email protected] AUCHY LES HESDIN EHPAD SAINT ALBERT 26 R DU 8 MAI 1945 Tél. : Fax : [email protected] AUDRUICQ EHPAD D AUDRUICQ 66 IMP BOUTILLIER Tél. : Fax : [email protected] AULNOY LEZ VALENCIENNES EHPAD HARMONIE R PIERRE BROSSOLETTE Tél. : Fax : [email protected] AULNOYE AYMERIES EHPAD DIDIER ELOY 79 RUE SADI CARNOT Tél. : Fax : [email protected] AUXI LE CHATEAU EHPAD LES VARENNES PL DE VERDUN BP 27 Tél. : Fax : [email protected] AVESNES LES AUBERT EHPAD LE BOIS D AVESNES 11 T R DU 19 MARS 1962 Tél. : Fax : [email protected] AVESNES SUR HELPE EHPAD RES SIMONE JACQUES du CH AVESNES R D HAUT LIEU BP 209 Tél. : Fax : [email protected] ANNUAIRES

237 Liste EHPAD AVION EHPAD D AVION 37 R ERNEST LETOMBE Tél. : Fax : maison.de.retraite.d.lampin@ wanadoo.fr BAILLEUL EHPAD LES DENTELLIERES du CH BAILLEUL 40 R DE LILLE Tél. : Fax : [email protected] BAILLEUL EHPAD Les Monts de Flandres de l EPSM 49 bis rue de Neuve Eglise Tél. : Fax : florence.bieder@epsm-des-flandres. com BAPAUME EHPAD du CH BAPAUME 55 R DE LA REPUBLIQUE Tél. : Fax : [email protected] BAVAY EHPAD VILLA SENECTA R DES REMPARTS Tél. : Fax : [email protected] BELLE ET HOULLEFORT EHPAD LA DOMANIALE 503 RTE DE WIERRE EFFROY Tél. : Fax : [email protected] BERCK EHPAD VILLA SYLVIA DE BERCK 35 R DES RAISINS Tél. : Fax : [email protected] BERCK CEDEX EHPAD LES OYATS DE BERCK 16 R DU DR FOUCHET Tél. : Fax : [email protected] BERGUES EHPAD SAINT AUGUSTIN 27 R DE LA GARE B. P 38 Tél. : Fax : [email protected] BERGUES EHPAD SAINT JEAN 41 AV FELIX BAERT Tél. : Fax : [email protected] BETHUNE EHPAD FREDERIC DEGEORGE 176 R DU BANQUET REFORMISTE Tél. : Fax : [email protected] BETHUNE EHPAD LE CLOS DES DEUX RIVIERES 52 PL DE CATORIVE Tél. : Fax : [email protected] BEUVRY EHPAD DU CH DE BETHUNE (issu USLD) RUE Delbecque BP 809 Tél. : Fax : [email protected] BEUVRY EHPAD MARIE CURIE R JULES WEPPE Tél. : Fax : [email protected] BEUVRY EHPAD RESIDENCE DE France 673 R DU GENERAL LECLERCQ Tél. : Fax : [email protected] BEUVRY LA FORET EHPAD LES TILLEULS 115 R DE L ABBE BOUQUEREL Tél. : Fax : [email protected] BILLY BERCLAU EHPAD LES HELIANTINES BILLY BERCLAU R DU 1ER MAI Tél. : Fax : [email protected] BOESCHEPE EHPAD LES 3 MONTS 153 R POPERINGHE Tél. : Fax : BOLLEZEELE EHPAD RESIDENCE SAINT LOUIS 703 RTE DE MERCKEGHEM Tél. : Fax : [email protected] BONDUES EHPAD ALBERT DU BOSQUIEL R NORBERT SEGARD Tél. : Fax : [email protected] BONDUES EHPAD RES LES FOUGERES du CH TOURCOING 62 R DES RAVENNES Tél. : Fax : [email protected] BOUCHAIN EHPAD DRONSART 60 R ANTHENOR CAUCHY Tél. : Fax : [email protected] BOULOGNE SUR MER EHPAD GASTON HOUZEL 24 R DE LA COLONNE Tél. : Fax : [email protected] BOULOGNE SUR MER EHPAD L OCEANE du CH BOULOGNE 36 R BEAUREPAIRE Tél. : Fax : [email protected] BOULOGNE SUR MER EHPAD LA CARAVELLE du CH BOULOGNE 87 R DE LA PAIX Tél. : Fax : [email protected] BOULOGNE SUR MER EHPAD LA CORVETTE du CH BOULOGNE 87 R DE LA PAIX Tél. : Fax : [email protected] BOULOGNE SUR MER EHPAD RESIDENCE LA FREGATE du CH BOULOGNE 87 R DE LA PAIX Tél. : Fax : [email protected] BOULOGNE SUR MER CEDEX EHPAD Jean François Souquet de l USLD du CH BOULOGNE Allée Jacques Monod BP 609 Tél. : Fax : [email protected] ANNUAIRES

238 Liste EHPAD BOURBOURG EHPAD FONDATION SHADET VERCOUSTRE 11 R SCHADET VERCOUSTRE Tél. : Fax : [email protected] BOURBOURG EHPAD OLIVIER VARLET 17 R VERTE Tél. : Fax : [email protected] BOUSBECQUE EHPAD INTERCOMMUNALE LA CERISERAIE 19 R DE LINSELLES Tél. : Fax : [email protected] BOUVIGNY BOYEFFLES EHPAD DU BON ACCUEIL 1 R CURIE Tél. : Fax : [email protected] BRAY DUNES EHPAD RESIDENCE AIGUE MARINE CHE DE LA PETITE MARE Tél. : Fax : [email protected] BRUAY LA BUISSIERE EHPAD EDITH PIAF DE BRUAY LA BUISSIERE 69 R ABRAHAM LINCOLN Tél. : Fax : [email protected] BRUAY SUR L ESCAUT RESIDENCE D AUTOMNE DE BRUAY S ESCAUT R DU DOCTEUR SCHULTZ Tél. : Fax : [email protected] BRUILLE SAINT AMAND EHPAD Résidence Les Quatre Vents (ouverture 09/2009) 30 route d Hergnies Tél. : Fax : [email protected] BULLY LES MINES EHPAD L AQUARELLE BD LAMENDIN Tél. : Fax : [email protected] BULLY LES MINES EHPAD RESIDENCE JOSEPH POREBSKI R DES HIRONDELLES B.P. 50 Tél. : Fax : [email protected] CAFFIERS EHPAD NOTRE DAME DES CAMPAGNES 172 R DU PÈRE DUCHENNE Tél. : Fax : [email protected] CALAIS EHPAD CHATEAU DES DUNES du CH CALAIS R DU PONT TROUILLE Tél. : Fax : [email protected] CALAIS CEDEX EHPAD LA ROSELIÈRE du CH CALAIS ZONE DU VIRVAL Tél. : Fax : [email protected] CALONNE RICOUART EHPAD ELSA TRIOLET 9 R DU PARC Tél. : Fax : [email protected] CAMBRAI EHPAD LES AIRELLES 129 ALL ST ROCH Tél. : Fax : [email protected] CAMBRAI EHPAD RESIDENCE LES AMANDINES 51 R DE SOLESMES Tél. : Fax : [email protected] CAMBRAI EHPAD SAINT JEAN-MARIE VIANNEY 11 R DE ROUBAIX Tél. : Fax : [email protected] CAMBRAI CEDEX EHPAD GODELIEZ BOLVIN CH CAMBRAI 2 GRAND RUE FENELON BP389 Tél. : Fax : [email protected] CAMBRAI CEDEX EHPAD LOUIS PASTEUR du CH CAMBRAI R JOSEPH CARLIER Tél. : Fax : [email protected] CAMBRAI CEDEX EHPAD RES VANDERBURCH du CH CAMBRAI 6 GRANDE RUE VANDERBURCH B. P 389 Tél. : Fax : [email protected] CAMBRIN EHPAD LES HELIANTINES CAMBRIN R DE NOYELLES Tél. : Fax : [email protected] CAMIERS EHPAD DE CAMIERS RTE DE WIDEHEM Tél. : Fax : [email protected] CAMPAGNE LES HESDIN EHPAD LES MYOSOTIS du CHAM AV DU DOCTEUR LANGLET Tél. : Fax : [email protected] CAMPAGNE LES HESDIN EHPAD LES PLÉIADES S du CHAM AV DU DOCTEUR LENGLET Tél. : Fax : CARVIN EHPAD LES ORCHIDEES du CH CARVIN 76 R S. ALLENDE Tél. : Fax : [email protected] CASSEL EHPAD RESIDENCE DES HAUTS DE FLANDRE 633 AV ALBERT MAHIEU Tél. : Fax : [email protected] CAUDRY EHPAD LA DENTELLIERE (ouverture 04/2011) RUE AMBROISE-PARÉ Tél. : Fax : [email protected] ANNUAIRES

239 Liste EHPAD CAUDRY CEDEX EHPAD LEONCE BAJART du CH LE QUESNOY 1 BD DU 8 MAI 1945 BP 194 Tél. : Fax : [email protected] COLLERET EHPAD RESIDENCE LE VERLAINE 2 RUE VICTOR HUGO Tél. : Fax : [email protected] COMINES EHPAD DE L HOPITAL de COMINES 72 R DE QUESNOY Tél. : Fax : CONDE SUR L ESCAUT EHPAD DU PAYS DE CONDE 13 R DU MARECHAL CROY Tél. : Fax : maisonderetraitedupaysdeconde@ orange.fr CONDE SUR L ESCAUT EHPAD RESIDENCE DOMAINE DU LAC 24 RTE DE BONSECOURS Tél. : Fax : [email protected] CORBEHEM EHPAD LA QUIETUDE 293 R DE GOUY Tél. : Fax : [email protected] COUDEKERQUE BRANCHE RESIDENCE YVON DUVAL 139 R DU BOERNHOL Tél. : Fax : [email protected] COURCELLES LES LENS EHPAD LES JARDINS DE CYBÈLE 6 R PEUGNIEZ RESID LA CHAUMIÈR DE LA GRANDE TURELLE Tél. : Fax : [email protected] COURRIERES EHPAD LES VIOLETTES R DES CAPUCINES Tél. : Fax : [email protected] COUSOLRE EHPAD LA MAISON DU PAYS DE COUSOLRE 49 R LANDELIES Tél. : Fax : [email protected] CROISILLES EHPAD DE CROISILLES 4 R PONT BP 25 Tél. : Fax : [email protected] CROIX EHPAD LES ORCHIDEES 39 R JEAN-BAPTISTE LEBAS Tél. : Fax : [email protected] CROIX EHPAD RESIDENCE LES OGIERS 177 R DES OGIERS Tél. : Fax : [email protected] CUCQ EHPAD FONTAINE MEDICIS 360 AV DE L EUROPE Tél. : Fax : [email protected] CUINCHY EHPAD DU CHATEAU DE CUINCHY 58 R ANATOLE FRANCE Tél. : Fax : [email protected] CYSOING EHPAD SAINT-CAMILLE 192 R GUSTAVE DELORY Tél. : Fax : [email protected] DAINVILLE ARRAS EHPAD PIERRE BRUNET du CH D ARRAS AV DE L HIPPODROME Tél. : Fax : [email protected] DENAIN EHPAD HENRI BARBUSSE du CH DENAIN 25 R HENRI BARBUSSE Tél. : Fax : [email protected] DENAIN CEDEX EHPAD ARC EN CIEL du CH DENAIN 25 B R JEAN JAURES B. P 225 Tél. : Fax : [email protected] DESVRES EHPAD ST ANTOINE 2 R DE PILBOIS Tél. : Fax : [email protected] DOUAI EHPAD RESIDENCE JARDIN DES AUGUSTINS 68 QU DU PETIT BAIL Tél. : Fax : [email protected] DOUAI EHPAD RESIDENCE JEAN MENU 371 R DU KIOSQUE Tél. : Fax : [email protected] DOUAI EHPAD SAINTE MARIE 50 R VICTOR HUGO Tél. : Fax : [email protected] DOUAI EHPAD LES LOGIS DOUAISIENS 57 AV GOUNOD Tél. : Fax : [email protected] DOUAI - DORIGNIES EHPAD LE NOUVEL HORIZON R DE L ESPERANCE Tél. : Fax : [email protected] DOUAI CEDEX EHPAD LES CHARMILLES DU CH DOUAI 329 R DU CANTELEU B. P 740 Tél. : Fax : [email protected] DOUCHY LES MINES EHPAD RESIDENCE LOUIS ARAGON 41 R PAUL ELUARD Tél. : Fax : [email protected] ANNUAIRES

240 Liste EHPAD DOUVRIN EHPAD LES HELIANTINES DOUVRIN R DU QUEVALON Tél. : Fax : [email protected] DUNKERQUE EHPAD MA MAISON 192 R JEANNE JUGAN Tél. : Fax : [email protected] DUNKERQUE CEDEX EHPAD LES CHARMILLES du CH DUNKERQUE 130 AV LOUIS HERBEAUX BP 6367 Tél. : Fax : [email protected] DUNKERQUE CEDEX EHPAD RESIDENCE VAN EEGHEM 10 RUE DE LA MAURIENNE B.P Tél. : Fax : [email protected] ECAILLON EHPAD RESIDENCE LE CHATEAU 8 B R DU CHATEAU Tél. : Fax : [email protected] ECQUES EHPAD STE MARIE D ECQUES 415 R DE CLARQUES Tél. : Fax : [email protected] ERQUINGHEM LYS EHPAD RESIDENCE DELIOT 21 R D ARMENTIERES Tél. : Fax : [email protected] ESCAUDOEUVRES EHPAD MA MAISON 1 R JEAN JAURES Tél. : Fax : [email protected] ESQUELBECQ EHPAD RESIDENCE DU VAL D YSER 65 R DE BERGUES Tél. : Fax : [email protected] ESTAIRES EHPAD LES CHARMILLES 10 R ST VINCENT DE PAUL Tél. : Fax : [email protected] Etb.Pub.Commun.Hosp. CH SECLIN WATTIGNIES Tél. : Fax : FACHES THUMESNIL EHPAD ARTHUR FRANCOIS R HENRI DILLIES Tél. : Fax : [email protected] FACHES THUMESNIL EHPAD LES HAUTS D AMANDI 63 R D ARRAS Tél. : Fax : [email protected] FECHAIN EHPAD RESIDENCES LA ROSE DES VENTS 76 R PIERRE BOCHU Tél. : Fax : [email protected] FERRIERE LA GRANDE EHPAD RESIDENCE LA PIERRE BLEUE 145 CHE DE LA BARRIERE Tél. : Fax : [email protected] FLERS EN ESCREBIEUX EHPAD RESIDENCE LE PARC FLEURI 87 R MARCEAU MARTIN Tél. : Fax : [email protected] FLINES LES MORTAGNE EHPAD LES HORTENSIAS 14 R GEORGES FOURNIER Tél. : Fax : [email protected] FONTAINE AU PIRE EHPAD RESIDENCE ARIANE 1 R DES TILLEULS Tél. : Fax : [email protected] FOURMIES EHPAD VICTOR DELLOUE du CH FOURMIES 36 R VICTOR DELLOUE Tél. : Fax : [email protected] FOURNES EN WEPPES EHPAD DES WEPPES 700 R FAIDHERBE Tél. : Fax : [email protected] FREVENT EHPAD ALLART DE FOURMENT du CH FREVENT R DE LA CHARITE BP 23 Tél. : Fax : [email protected] FREVENT EHPAD LES POMMIERS du CH FREVENT 22 CHE DES AYRES BP 23 Tél. : Fax : [email protected] FRUGES EHPAD DE FRUGES LES EPRIAUX 49 R DU SAINT ESPRIT Tél. : Fax : [email protected] GAUCHIN VERLOINGT EHPAD DE L USLD DU HL DE ST-POL R D HESDIN Tél. : Fax : [email protected] GODEWAERSVELDE RESIDENCE NICOLAS RUYSSEN R LA FERE Tél. : Fax : [email protected] GONNEHEM EHPAD RES DU PARC DU MANOIR R GODEFROY BAR RÉSIDENCE DU PARC DU MANOIR Tél. : Fax : [email protected] GRANDE SYNTHE RESIDENCE ZELIE QUENTON 7 R JEAN-PHILIPPE RAMEAU Tél. : Fax : [email protected] GRAVELINES EHPAD RESIDENCE DE L AA 5 R GEORGE SAND BP 21 Tél. : Fax : GRAVELINES EHPAD LES OYATS 18 R DE LA REPUBLIQUE Tél. : Fax : [email protected] ANNUAIRES

241 Liste EHPAD GUINES EHPAD RESIDENCE DE LA HAUTE PORTE 59 R GUIZELIN Tél. : Fax : [email protected] HAISNES EHPAD LES HELIANTINES HAISNES CHEMIN DU BLOCUS Tél. : Fax : [email protected] HALLUIN CEDEX EHPAD L OREE DU MONT 70 R ABBE COULON BP 92 Tél. : Fax : [email protected] HARDINGHEN EHPAD MAISON DOMINICAINE HARDINGHEN 1 R DE LA VERRERIE Tél. : Fax : [email protected] HASNON EHPAD RESIDENCE NOEL LEDUC 11 R PIERRE LAUWERS Tél. : Fax : [email protected] HAUBOURDIN EHPAD LA VERDERIE LES MAISONS BLEUES 40 R PASTEUR Tél. : Fax : sylvana.cippitelli@ugecam-nord. cnamts.fr HAUBOURDIN EHPAD RESIDENCE LE BOSQUET 3 R ARISTIDE BRIAND Tél. : Fax : [email protected] HAUBOURDIN EHPAD TH VADEVANNET 2 ALL DE LA PAIX Tél. : Fax : HAUBOURDIN CEDEX EHPAD JEHANNE DE LUXEMBOURG du CH HAUBOURDIN 29 R HENRI BARBUSSE BP Tél. : Fax : [email protected] HAUTMONT EHPAD DU CH HAUTMONT 136 R GAMBETTA BP90115 Tél. : Fax : HAVERSKERQUE EHPAD LA BARONNIE DU VAL DE LYS PL AUGUSTIN VANDAELE Tél. : Fax : [email protected] HAZEBROUCK EHPAD LE CLOS DES TILLEULS du CH HAZEBROUCK 1 R DE L HOPITAL B. P 209 Tél. : Fax : [email protected] HAZEBROUCK CEDEX EHPAD CLAIRE FONTAINE 48 R DU ML DE LATTRE DE TASSIGNY BP 09 Tél. : Fax : [email protected] HELLEMMES LILLE EHPAD LA SABOTIERE 105 R JEANNE D ARC Tél. : Fax : [email protected] HEM EHPAD RESIDENCE LES AULNES 417 R JULES GUESDE Tél. : Fax : [email protected] HENIN BEAUMONT EHPAD LES 5 SAISONS du CH HENIN BEAUMONT R JEAN CHARCOT Tél. : Fax : [email protected] HERLIES EHPAD AMITIES D AUTOMNE 6 R DE L EGALITE Tél. : Fax : [email protected] HESDIN EHPAD DE L USLD DE HL D HESDIN 13 BD RICHELIEU Tél. : Fax : [email protected] HESDIN EHPAD RESIDENCE MAHAUT D ARTOIS de HL D HESDIN 3 R PREVOST Tél. : Fax : [email protected] HESDIN L ABBE EHPAD LA CATALANE 6 ALL MIMOSAS Tél. : Fax : [email protected] HONDSCHOOTE EHPAD FLEUR DE LIN - LES 3 ROIS 6 R DU MARECHAL FOCH Tél. : Fax : [email protected] HONNECOURT SUR ESCAUT EHPAD LA JONQUIERE 1 R DE GOUZEAUCOURT Tél. : Fax : [email protected] HOUPLINES EHPAD FONDATION H. DELERUE 3 R THIERS Tél. : Fax : [email protected] HUBY ST LEU EHPAD GABRIELLE HIELLE R DU GAL LECLERCQ BP 59 Tél. : Fax : [email protected] HULLUCH EHPAD LES HÉLIANTINES HULLUCH R DU GÉNÉRAL LECLERC Tél. : Fax : [email protected] JEUMONT CEDEX EHPAD RESIDENCE DU CARRE D OR du CH JEUMONT 871 AV DU GENERAL DE GAULLE B. P 139 Tél. : Fax : [email protected] LA BASSEE EHPAD ARC EN CIEL de l EPS LES ERABLES 32 R DES FOSSES B.P 60 Tél. : Fax : ANNUAIRES

242 Liste EHPAD LA CHAPELLE D ARMENTIERES EHPAD RESIDENCE HENRY BOUCHERY 33 R VICTOR VIGNERON BP 36 Tél. : Fax : [email protected] LA CHAPELLE D ARMENTIERES EHPAD RESIDENCE PONT BERTIN 36 R LEON BLUM Tél. : Fax : [email protected] LA COUTURE EHPAD LES HÉLIANTINES LA COUTURE R TOURET DE LA CLINCHE Tél. : Fax : [email protected] LA GORGUE EHPAD RESIDENCE DE BEAUPRE 1 R DE L ABBAYE DE BEAUPRE B. P 11 Tél. : Fax : [email protected] LA MADELEINE EHPAD MA MAISON 188 R DU PRESID. POMPIDOU Tél. : Fax : [email protected] LA MADELEINE EHPAD TIERS TEMPS SAINT MAUR 15 AV SAINT-MAUR Tél. : Fax : [email protected] LABOURSE EHPAD LES HÉLIANTINES LABOURSE R ACHILLE LARUE Tél. : Fax : [email protected] LALLAING EHPAD La Plaine de Scarpe (USLD requalifiée) rue Jehanne de Lalain Tél. : Fax : [email protected] LAMBERSART EHPAD SOLEIL D AUTOMNE 3 PL DU NOUVEAU CANTELEU Tél. : Fax : [email protected] LAMBRES LEZ DOUAI EHPAD LES FONTINETTES 250 R CLEMENCEAU Tél. : Fax : direction.residence-lesfontinettes@ fces.fr LANDRECIES EHPAD DU PAYS DE MORMAL 11 AV DU MARECHAL FOCH BP 32 Tél. : Fax : [email protected] LANNOY EHPAD LES ORCHIDEES 15 R SAINT JACQUES Tél. : Fax : [email protected] LANNOY EHPAD SAINT HENRY 28 R DES TROIS FRERES REMY Tél. : Fax : LAVENTIE EHPAD ST JEAN TEMPS DE VIE 16 R DU 11 NOVEMBRE Tél. : Fax : [email protected] LE CATEAU CAMBRESIS EHPAD RESIDENCE D AUTOMNE du CH LE CATEAU CAMBRESIS 28 BD PATURLE Tél. : Fax : [email protected] LE QUESNOY EHPAD RESIDENCE HARMONIE R DU FG. FAUROEULX Tél. : Fax : [email protected] LE QUESNOY EHPAD Les chênes du CH LE QUESNOY (partition USLD) 90 rue du 8 mai - BP Tél. : Fax : [email protected] LE QUESNOY EHPAD RESIDENCE VAUBAN du CH LE QUESNOY 25 R JEAN JAURES Tél. : Fax : [email protected] LE QUESNOY EHPAD ST JOSEPH 33 R NOUVELLE ZELANDE Tél. : Fax : ehpad.preux.lequesnoy@tempsdevie. fr LEERS EHPAD RESIDENCE LES CYGNES / CCAS LEERS 9 R DEPRAT Tél. : Fax : [email protected] LENS EHPAD DESIRE DELATTRE 21 B R CHARCOT Tél. : Fax : [email protected] LENS CEDEX EHPAD du CH LENS - CENTRE MONGRE R DES DÉPORTÉS Tél. : Fax : [email protected] LESQUIN EHPAD STE CAMILLE DE LESQUIN 72 R JEAN JAURES Tél. : Fax : [email protected] LESTREM EHPAD SAINT JOSEPH 698 RTE DE BETHUNE Tél. : Fax : [email protected] LIEVIN EHPAD DENISE DELABY 43 R VICTOR HUGO Tél. : Fax : [email protected] LIEVIN EHPAD LES JARDINS DE LIEVIN Résidence Gisèle Hernu (ouverture JUIN 2011) 15 RUE GEORGES CHARPACK Tél. : Fax : [email protected] LIEVIN CEDEX EHPAD DE LA POLYCLINIQUE DE LIEVIN R ENTRE DEUX MONTS BP 29 Tél. : Fax : [email protected] ANNUAIRES

243 Liste EHPAD LILLE EHPAD DE QUARTIER MARIE LAURENCIN - PSAPA 1 PL DES POETES Tél. : Fax : [email protected] LILLE EHPAD L ARCHE 8 AV EMILE ZOLA Tél. : Fax : [email protected] LILLE EHPAD LES BATELIERS DU CHRU 2 avenue Oscar Lambert Tél. : Fax : [email protected] LILLE EHPAD LES BUISSONNETS 130 R DE LA LOUVIERE Tél. : Fax : [email protected] LILLE EHPAD LES MOULINS DE DAUDET - PSAPA 108 R DES MEUNIERS Tél. : Fax : [email protected] LILLE EHPAD NOTRE DAME DES ANGES 56 FACADE DE L ESPLANADE Tél. : Fax : [email protected] LILLE EHPAD PORTE DE GAND 61 R DE GAND Tél. : Fax : pas de fax [email protected] LILLE EHPAD RESIDENCE AU VERT FEUILLAGE - PSAPA 25 R DU FG DE BETHUNE Tél. : Fax : [email protected] LILLE EHPAD RESIDENCE CAMILLE COROT - PSAPA 1 B BD DU DR CALMETTE Tél. : Fax : [email protected] LILLE EHPAD RESIDENCE EDILYS 37 RUE MEUREIN Tél. : Fax : [email protected] LILLE EHPAD RESIDENCE LA GOELETTE - PSAPA 25 R DU COMMANDANT BAYARD QUARTIER DES BOIS BLANCS Tél. : Fax : [email protected] LILLE EHPAD RESIDENCE LES CAMANETTES - PSAPA 52 R DU LONG POT FIVES Tél. : Fax : [email protected] LILLE EHPAD SAINT JEAN 73 R DES STATIONS Tél. : Fax : [email protected] LILLE RESIDENCE D AUTOMNE 99 R DU MARCHE Tél. : Fax : [email protected] LILLE RESIDENCE RACHEL MERESSE - PSAPA 11 T R DE TOUL Tél. : Fax : [email protected] LILLE CEDEX EHPAD L ACCUEIL 11 R DE LA BRIQUETTERIE Tél. : Fax : [email protected] LILLE CEDEX EHPAD NOTRE DAME D ESPERANCE 291 BD VICTOR HUGO BP 255 Tél. : Fax : direction LILLE CEDEX EHPAD RESIDENCE MARGUERITE YOURCENAR 117 R DE CONDE B. P 255 Tél. : Fax : direction LILLERS EHPAD LES REMPARTS du CH LILLERS 14 R DE LA GARE Tél. : Fax : [email protected] LINSELLES EHPAD INTERCOM ROSE D AUTOMNE 19 R DE BOUSBECQUE Tél. : Fax : [email protected] LOMME EHPAD GILBERT FORESTIER 952 AV DE DUNKERQUE Tél. : Fax : [email protected] LOMME-LILLE EHPAD LES ROSES 2 R ELIE PETITPREZ Tél. : Fax : [email protected] LONGUENESSE CEDEX EHPAD RAYMOND DUFAY PL DE L HÔTEL DE VILLE 37 Tél. : Fax : [email protected] LOOS CEDEX EHPAD LES MAGNOLIAS du CH LOOS 20 R HENRI BARBUSSE BP 57 Tél. : Fax : [email protected] LOURCHES EHPAD LES BOULEAUX 160 R MARCEL PAUL Tél. : Fax : [email protected] MAING EHPAD JEANNE DE VALOIS R HENRI BANTEGNIE Tél. : Fax : [email protected] MAISNIL LES RUITZ EHPAD LES MYOSOTIS 40 R D HOUDAIN Tél. : Fax : [email protected] MARCHIENNES EHPAD EMILE DUBOIS 2 RTE D ORCHIES Tél. : Fax : [email protected] ANNUAIRES

244 Liste EHPAD MARCQ EN BAROEUL EHPAD KORIAN LES MARQUISES (ex Hotelia) 68 R NATIONALE Tél. : Fax : [email protected] MARCQ EN BAROEUL EHPAD LA ROSE MAY 14 R JULES BOET Tél. : Fax : [email protected] MARCQ EN BAROEUL EHPAD RESIDENCE LES MARRONNIERS 45 AV DE LA MARNE Tél. : Fax : [email protected] MARCQ EN BAROEUL EHPAD RESIDENCE PAUL CORDONNIER 4 R MAURICE GENEVOIX Tél. : Fax : [email protected] MARCQ EN BAROEUL CEDEX EHPAD LES PROVINCES DU NORD 44 R DU LAZARO B. P 21 Tél. : Fax : s.buchenet-provincesdunord@orange. fr MARLY LES VALENCIENNES EHPAD LES MAGNOLIAS AV DE LA PAIX Tél. : Fax : [email protected] MAROILLES EHPAD LA COLOMBIERE PL VERTE Tél. : Fax : ehpad.preux.lequesnoy@tempsdevie. fr MARQUETTE EN OSTREVANT EHPAD LE CHAMP D OR Impasse NICOLAS GALLIEZ Tél. : Fax : [email protected] MARQUETTE LEZ LILLE EHPAD DOMAINE DE LA RIVIÈRE 2 R DE WAMBRECHIES Tél. : Fax : [email protected] MARQUETTE LEZ LILLE EHPAD RESIDENCE GEORGES DELFOSSE 22 R DE CASSEL Tél. : Fax : [email protected] MARQUILLIES EHPAD SAINTE GENEVIEVE 24 R DE VERDUN Tél. : Fax : [email protected] MARQUISE EHPAD RESIDENCE DES 2 CAPS 146 AV FERBER B.P. 10 Tél. : Fax : [email protected] MASNIERES EHPAD DOUX SEJOUR 46 R DE MARCOING Tél. : Fax : [email protected] MAUBEUGE EHPAD LES TILLEULS 69 R HAUTMONT Tél. : Fax : [email protected] MAUBEUGE EHPAD SAINTE EMILIE 53 R DE DOUZIES Tél. : Fax : [email protected] MAUBEUGE CEDEX EHPAD du CH HAUTMONT 136 R GAMBETTA BP Tél. : Fax : [email protected] MAUBEUGE CEDEX EHPAD Maison du Moulin du CH MAUBEUGE 13 BD PASTEUR B. P 249 Tél. : Fax : [email protected] MAZINGARBE EHPAD HENRI DELDEM DE MAZINGARBE 10 BD BASLY Tél. : Fax : [email protected] MERVILLE EHPAD LEON DUHAMEL 64 R FERDINAND CAPPELLE B. P 25 Tél. : Fax : [email protected] METEREN EHPAD RESIDENCE L AUBEPINE 6 R DE L OSERAIE Tél. : Fax : [email protected] MONS EN BAROEUL EHPAD LES BRUYERES 1 R GEORGES RONAULT Tél. : Fax : accueil.ehpad@ville-mons-en-baroeul. fr MONTIGNY EN GOHELLE EHPAD LES LYS DE MONTIGNY EN GOHELLE 160 R HENRI BARBUSSE Tél. : Fax : [email protected] MONTIGNY EN OSTREVENT EHPAD L OSTREVENT 68 R CAVALIERE Tél. : Fax : [email protected] MONTIGNY EN OSTREVENT EHPAD RESIDENCE VALERIE PL DU SANA Tél. : Fax : [email protected] MONTREUIL SUR MER EHPAD LES OPALINES (issu USLD) du CHAM PL SAINTE AUSTREBERTHE Tél. : Fax : [email protected] MONTREUIL SUR MER EHPAD SAINT WALLOY DU CHAM 16 PL SAINT WALLOY Tél. : Fax : [email protected] MORBECQUE EHPAD LIEVIN PETITPREZ 12 R DU 8 MAI 1945 Tél. : Fax : [email protected] ANNUAIRES

245 Liste EHPAD MORTAGNE DU NORD EHPAD RESIDENCE DEWEZ du CH ST AMAND 78 R PIERRE BOEYNAEMS Tél. : Fax : [email protected] MOUVAUX EHPAD RESIDENCE LA BELLE EPOQUE 29 R DES ECOLES BP 31 Tél. : Fax : [email protected] NEDONCHEL EHPAD DE NEDONCHEL 17 R PRINCIPALE Tél. : Fax : maison-de-retraite-nedonchel@ wanadoo.fr NEUFCHATEL HARDELOT EHPAD BELLE FONTAINE 35 R ST EXUPERY Tél. : Fax : [email protected] NEUVILLE EN FERRAIN EHPAD RESIDENCE LA FLEUR DE L AGE 20 B ALL DES SPORTS Tél. : Fax : [email protected] NEUVILLE ST REMY EHPAD RESIDENCE AUTOMNE 95 R DU COMTE D ARTOIS Tél. : Fax : [email protected] NEUVILLE ST REMY EHPAD RESIDENCE LES EDELWEISS 185 R DE LILLE Tél. : Fax : [email protected] NIEPPE EHPAD RESIDENCE MARGUERITE DE FLANDRE 322 R DOCTEUR VANUXEEM Tél. : Fax : [email protected] NOEUX LES MINES EHPAD RESIDENCE LOUISE WEISS R CONSTANT HATTE Tél. : Fax : [email protected] NOYELLES GODAULT EHPAD LA RIVE D OR 52 R VICTOR HUGO Tél. : Fax : [email protected] NOYELLES LES VERMELLES EHPAD LES HELIANTINES NOYELLES LES VERMELLES 245 R DES RESISTANTS Tél. : Fax : [email protected] NOYELLES SOUS LENS EHPAD FERNAND CUVELLIER R DU PUITS Tél. : Fax : [email protected] OISY LE VERGER EHPAD DE OISY LE VERGER 10 R LOUIS GILLERON Tél. : Fax : [email protected] ORCHIES CEDEX EHPAD MARGUERITE DE FLANDRE 2 R DE LA POTERNE B. P 48 Tél. : Fax : maison-de-retraite-orchies@wanadoo. fr OUTREAU EHPAD LES MOUETTES 3 R MAURICE CHEVALIER Tél. : Fax : maisonderetraitelesmouettes@ wanadoo.fr PERENCHIES EHPAD LE DOMAINE DES TUILERIES 7 PL DES ANCIENS COMBATTANTS Tél. : Fax : [email protected] PERNES EHPAD LES VERRIERES 101 R DE BLARINGHEM BP 45 Tél. : Fax : [email protected] PHALEMPIN EHPAD SAINT-JOSEPH 8 ALL DE LA BEUVRIERE Tél. : Fax : [email protected] PHALEMPIN EHPAD SAINTE CAMILLE RUE VICTOR HUGO Tél. : Fax : [email protected] PREUX AU BOIS EHPAD LA BOISSELIERE 7 R DU BOIS Tél. : Fax : ehpad.preux.lequesnoy@tempsdevie. fr QUAROUBLE EHPAD GRAND MERE PARIS 4 ALL DE L ABBE DESILVE Tél. : Fax : [email protected] QUESNOY SUR DEULE EHPAD LES LYS BLANCS 55 R SAINT VINCENT BP 28 Tél. : Fax : [email protected] QUIEVRECHAIN EHPAD LES FEUILLANTINES R DU LONG Tél. : Fax : [email protected] RAIMBEAUCOURT EHPAD LES MYOSOTIS 160 R AUGUSTIN TIRMONT Tél. : Fax : [email protected] RIEULAY EHPAD RESIDENCE DES ONZE VILLES R DE LARENTIS Tél. : Fax : [email protected] RIEUX EN CAMBRESIS EHPAD LES JARDINS BRUNEHAUT 7 R J. DOLLET Tél. : Fax : [email protected] ROEULX FONDATION LEMETTE EHPAD DE ADGV 1 R ELSA TRIOLET Tél. : Fax : [email protected] RONCQ EHPAD LA COLOMBE 1 R DES FRERES BONDUEL Tél. : Fax : [email protected] ANNUAIRES

246 Liste EHPAD ROUBAIX EHPAD CLOS SAINT JEAN 34 R SAINT JEAN Tél. : Fax : [email protected] ROUBAIX EHPAD KORIAN L AGE BLEU 7 GRAND RUE Tél. : Fax : [email protected] ROUBAIX EHPAD LES MAISONS BLEUES 10 R DAMPIERRE Tél. : Fax : sylvana.cippitelli@ugecam-nord. cnamts.fr ROUBAIX EHPAD LES ORCHIDEES 5 R HENRI BOSSUT Tél. : Fax : [email protected] ROUBAIX EHPAD RESIDENCE DU NOUVEAU MONDE 153 rue de l hommelet Tél. : Fax : [email protected] ROUBAIX CEDEX EHPAD ISABEAU DE ROUBAIX du CH ROUBAIX 53 RUE ST ANTOINE Tél. : Fax : [email protected] ROUBAIX CEDEX EHPAD LA FRATERNITE du CH ROUBAIX 20 AVENUE LAGACHE BP 359 Tél. : Fax : [email protected] ROUBAIX CEDEX EHPAD LAGACHE du CH ROUBAIX 35 R BARBIEUX BP 359 Tél. : Fax : [email protected] ROUBAIX CEDEX EHPAD RESIDENCE VERT PRE du CH ROUBAIX RUE P.DE COUBERTIN Tél. : Fax : [email protected] RUITZ EHPAD SAINT JEAN 13 R DE MAISNIL Tél. : Fax : [email protected] SAILLY LABOURSE EHPAD LES HELIANTINES SAILLY LABOURSE R DE BELENVILLE Tél. : Fax : [email protected] SAILLY SUR LA LYS EHPAD LES PRES DE LYS 22 R JEAN MONNET Tél. : Fax : [email protected] SAINGHIN EN WEPPES EHPAD RESIDENCE DE LA VIGNE PL DU GAL DE GAULLE Tél. : Fax : [email protected] SAINS DU NORD EHPAD RESIDENCE LA ROSERAIE ESPLANADE DES CHARMILLES B. P 8 Tél. : Fax : [email protected] SAMEON EHPAD LE PEVELE 184 R DE L EGLISE Tél. : Fax : [email protected] SEBOURG EHPAD Maison communautaire Pierre CACHEUX de SEBOURG R DE LA BERGERE Tél. : Fax : [email protected] SECLIN CEDEX EHPAD DU CH SECLIN AV DES MARRONNIERS BP 109 Tél. : Fax : [email protected] SIN LE NOBLE EHPAD PIERRE WAUTRICHE 74 AV ROGER SALENGRO Tél. : Fax : [email protected] SOLESMES EHPAD DE L ABBAYE 82 R DE L ABBAYE Tél. : Fax : contact-residence-abbaye@wanadoo. fr SOLESMES EHPAD RESIDENCE SOLEIL D AUTOMNE R DE LA CAVEE Tél. : Fax : [email protected] SOMAIN EHPAD du CH SOMAIN (PARTITION usld) 61 rue L Bouliez Tél. : Fax : [email protected] ST AMAND LES EAUX EHPAD RESIDENCE DU BRUILLE du CH ST AMAND LES EAUX 42 R DU BRUILLE Tél. : Fax : [email protected] ST AMAND LES EAUX EHPAD RESIDENCE ESTREELLE du CH ST AMAND LES EAUX 43 PL DU 11 NOVEMBRE Tél. : Fax : [email protected] ST AMAND LES EAUX CEDEX EHPAD BETHANIE 877 RTE DE ROUBAIX BP 183 Tél. : Fax : maison-de-retraite.bethanie@ wanadoo.fr ST AMAND LES EAUX CEDEX EHPAD RESIDENCE DU PARC 135 R A. LAMBERT B.P193 Tél. : Fax : [email protected] ST ANDRE LEZ LILLE EHPAD LE CLOS FLEURI 50 R GEORGES MAERTENS Tél. : Fax : [email protected] ANNUAIRES

247 Liste EHPAD ST HILAIRE LEZ CAMBRAI EHPAD NOTRE MAISON 1 R DU 19 MARS 1962 Tél. : Fax : [email protected] ST LAURENT BLANGY EHPAD SOLEIL D AUTOMNE 2 R BARBUSSE Tél. : Fax : [email protected] ST LEONARD EHPAD GEORGES HONORE 4 R BERTRAND CROUY Tél. : Fax : [email protected] ST MARTIN BOULOGNE EHPAD LES JARDINS D ARCADIE DE ST MARTIN BOULOGNE 18 BOIS MONT LAMBERT Tél. : Fax : [email protected] ST MARTIN BOULOGNE EHPAD RESIDENCE LES HAUTS DE FRANCE 70 RTE DE DESVRES Tél. : Fax : [email protected] ST NICOLAS LES ARRAS EHPAD SAINT NICOLAS 38 R ARISTIDE BRIAND Tél. : Fax : [email protected] ST OMER EHPAD ARPAGE STENHUIS 1 R CLAUDINE DARRAS Tél. : Fax : [email protected] ST OMER CEDEX EHPAD REQUALIFIÉ du CH de ST OMER R DE BLENDECQUES BP 357 Tél. : Fax : [email protected] ST POL SUR TERNOISE EHPAD du CH ST POL SUR TERNOISE R DES PROCUREURS Tél. : Fax : [email protected] ST SAULVE EHPAD FONDATION LOUIS SERBAT du CH VALENCIENNES 2 R CHARLES GIRAUD Tél. : Fax : [email protected] ST SAULVE EHPAD LES CHARMILLES 225 R JEAN JAURES Tél. : Fax : [email protected] ST SAULVE EHPAD MERICI 2 PL DU 8 MAI 1945 Tél. : Fax : [email protected] ST VENANT EHPAD SAINT AUGUSTIN 64 R DE GUARBECQUE Tél. : Fax : [email protected] ST VENANT EHPAD 4 SAISONS 145 R D AIRE Tél. : Fax : [email protected] STEENBECQUE EHPAD DE STEENBECQUE R DE L EGLISE Tél. : Fax : [email protected] STEENVOORDE EHPAD RESIDENCE LES SEPT FONTAINES 3 R POPERINGHE Tél. : Fax : maisonderetraite.steenvoorde@ wanadoo.fr STEENWERCK EHPAD RESIDENCE ABBE LEFRANCOIS 24 R DU STADE Tél. : Fax : maison-retraite.steenwerck@ wanadoo.fr TEMPLEUVE EHPAD LOGIS DE LA PEVELE 19 R DEMESNAY BP 35 Tél. : Fax : maison-de-retraite-de-templeuve@ wanadoo.fr THIANT EHPAD RESIDENCE DES SOURCES R ROGER SALENGRO Tél. : Fax : [email protected] TOURCOING EHPAD LE DOMAINE SERVILOGE 2 R NEUVE Tél. : Fax : [email protected] TOURCOING EHPAD LES ORCHIDEES 75 R DE LA CLOCHE Tél. : Fax : [email protected] TOURCOING EHPAD MAHAUT DE GUINES du CH TOURCOING (ISSU USLD) 155 RUE DU PRESIDENT COTY Tél. : Fax : [email protected] TOURCOING EHPAD RES ISABEAU DU BOSQUEL du CH TOURCOING 89 R NATIONALE Tél. : Fax : [email protected] TOURCOING EHPAD RESIDENCE LES BOISERIES 135 R DE ROUBAIX Tél. : Fax : [email protected] TOURCOING EHPAD RESIDENCE SERVICE LES ACACIAS 2 R DES CARLIERS Tél. : Fax : [email protected] TRELON EHPAD CHATEAU DES CARMES 4 R ROGER SALENGRO BP 16 Tél. : Fax : [email protected] TRITH SAINT LEGER EHPAD LES GODINETTES 1 r LOUIS LEMOINE Tél. : Fax : [email protected] ANNUAIRES

248 Liste EHPAD VALENCIENNES EHPAD LA RHONELLE du CH VALENCIENNES 6 R DAVAINE Tél. : Fax : [email protected] VALENCIENNES EHPAD NOTRE DAME DE LA TREILLE 78 R DE PARIS Tél. : Fax : [email protected] VALENCIENNES EHPAD RESIDENCE DU VAL D ESCAUT du CH VALENCIENNES (issu USLD) Place de la concorde - Cité des cheminots Tél. : Fax : [email protected] VALENCIENNES CEDEX EHPAD MA MAISON 104 AV DUCHESNOIS Tél. : Fax : [email protected] VAULX VRAUCOURT EHPAD ST LANDELIN 43 R DE BAPAUME Tél. : Fax : [email protected] VENDIN LE VIEIL EHPAD LES ORCHIDÉES RTE DE WINGLES BP 25 Tél. : Fax : [email protected] VERQUIN EHPAD RESIDENCE ST CAMILLE 1 R DESMAZIERES - BP 5 Tél. : Fax : [email protected] VIEUX BERQUIN EHPAD RESIDENCE DU PLESSY R DE L ABBE LEMIRE Tél. : Fax : [email protected] VILLENEUVE D ASCQ EHPAD JB CLEMENT 3 RUE DE COPPENHAGUE Tél. : Fax : [email protected] VILLENEUVE D ASCQ EHPAD RESIDENCE DU MOULIN D ASCQ 53 R MOULIN D ASCQ Tél. : Fax : VILLENEUVE D ASCQ EHPAD RESIDENCE LES ORCHIDEES ANNAPPES 145 R DE LILLE Tél. : Fax : xavier.delarochelambert@lesorchidees. fr VILLEREAU EHPAD LES ERABLES CHEMIN DE LA FORRIERE SAINT SEPULCRE Tél. : Fax : [email protected] VIMY EHPAD JACQUES CARTIER 23 CHE SAINT NAZAIRE BP 55 Tél. : Fax : [email protected] VIOLAINES EHPAD LES HELIANTINES VIOLAINES R DES CEDRES Tél. : Fax : [email protected] VITRY EN ARTOIS EHPAD ST JOSEPH 26 R DE L EGLISE Tél. : Fax : saint-joseph.maison-de-retraite@ wanadoo.fr WALLERS EHPAD RESIDENCE EPIS D OR 12 AV CHARLES DE GAULLE Tél. : Fax : [email protected] WAMBRECHIES EHPAD RESIDENCE OBERT 2 R DES ECOLES Tél. : Fax : Residence.Obert.Wambrechies@ wanadoo.fr WASQUEHAL EHPAD RESIDENCE LE GOLF du CH WASQUEHAL 36 AV DE FLANDRES Tél. : Fax : [email protected] WATTEN EHPAD ST HILAIRE 6 R DE L ERMITAGE Tél. : Fax : [email protected] WATTRELOS CEDEX EHPAD du CH WATTRELOS 30 R ALEXANDER FLEMING BP105 Tél. : Fax : [email protected] WIGNEHIES EHPAD LES VERTES ANNEES 11 R DU GENERAL LECLERC Tél. : Fax : [email protected] WIMEREUX EHPAD RESIDENCE GUYNEMER 100 AV FRANCOIS MITTERRAND Tél. : Fax : [email protected] WORMHOUT EHPAD Le Clocher R DE L ANCIENNE ABBAYE Tél. : Fax : [email protected]. com EHPAD du CH SECLIN L ARBRE DE VIE Tél. : Fax : Etb.Pub.Commun.Hosp [email protected] ANNUAIRES

249 Liste SSIAD AIRE SUR LA LYS CEDEX SSIAD AIRE /LYS ISBERGUES R JEAN MONNET BP 11 Tél. : [email protected] ANNOEULLIN SSIAD D ANNOEULLIN 5 R GEORGES BIZET BP Tél. : [email protected] ARDRES SSIAD D ARDRES 430 AV DE CALAIS B.P. 53 Tél. : [email protected] ARLEUX SSIAD D ARLEUX 13 R DU CENTRE Le Beguinage Les Nymphéas APPT 101 Tél. : [email protected] ARMENTIERES SSIAD DU CCAS D ARMENTIERES 33 R DU PRESIDENT KENNEDY BP 5 Tél. : [email protected] ARRAS SSIAD ARTOIS TERNOIS ARRAS 16 BD CARNOT Tél. : ARRAS SSIAD CROIX ROUGE D ARRAS 19 R DU GENERAL BARBOT Tél. : [email protected] ARRAS CEDEX SSIAD AIDAVIE-AIDAFA D ARRAS 1 BIS RUE ABEL BERGAIGNE BP 65 Tél. : [email protected] AUBIGNY EN ARTOIS SSIAD D AUBIGNY EN ARTOIS 120 R GEORGES LAMIOT Tél. : [email protected] AUDRUICQ SSIAD D AUDRUICQ 273 R CARNOT Tél. : [email protected] AULNOY LEZ VALENCIENNES SSIAD D AULNOY LEZ VALENCIENNES R PIERRE BROSSOLETTE - Centre de gériatrie Tél. : [email protected] AULNOYE AYMERIES SSIAD DU CCAS D AULNOYE AYMERIES Centre administratif - Place du Dr Guersant Tél. : [email protected] AVESNES SUR HELPE CEDEX SSIAD DU CH D AVESNES SUR HELPE RTE DU HAUT-LIEU BP 209 Tél. : [email protected];sylvie. [email protected] BAILLEUL SIR BERTHOULT SSIAD DE VIMY ET ENVIRONS 6 R D HENIN Tél. : [email protected] BAVAY SSIAD DE BAVAY 14 PL DU 11 NOVEMBRE B.P 53 Tél. : [email protected] BOIRY ST MARTIN SSIAD DE BOIRY ST MARTIN 7 R DE LA MAIRIE Tél. : [email protected] BOULOGNE SUR MER CEDEX SSIAD DU CCAS DE BOULOGNE/MER 25 BD DAUNOU BP 753 Tél. : [email protected] BRIASTRE SSIAD DE BRIASTRE 11 R FOCH Tél. : [email protected] BULLY LES MINES SSIAD DE BULLY CARMI 2 BD DE LA CITE DEUX Tél. : [email protected] CALAIS CEDEX SSIAD DE CALAIS 208 AV ROGER SALENGRO BP 171 Tél. : [email protected] CALAIS CEDEX SSIAD DE CALAIS CROIX ROUGE 49 R MAGENTA B.P.05 Tél. : [email protected] CALONNE RICOUART SSIAD DE CALONNE RICOUART SIVOM BRUAY 9 R DU PARC Tél. : [email protected] CAMBRAI CEDEX SSIAD DU CCAS DE CAMBRAI 5/7 R ACHILLE DURIEUX BP 382 Tél. : [email protected] CARNIERES SSIAD ADMR DE CAMBRAI EST 1 R DE RIEUX Tél. : [email protected] CARVIN SSIAD DU CCAS DE CARVIN 23 R THIBAULT Tél. : [email protected] CAUDRY CEDEX ANTENNE SSIAD DU NORD LOUISE MARILLAC DE CAUDRY 60 AV JULES GUESDE BP Tél. : [email protected] COMINES CEDEX SSIAD DU CH DE COMINES 72 R DE QUESNOY BP 79 Tél. : [email protected] COQUELLES SSIAD ADAR DES PAYS DU CALAISIS 530 BD DU PARC D AFFAIRES EUROTUNNEL Tél. : [email protected] CROIX SSIAD DU CCAS DE CROIX 2 R LEON DEJARDIN Tél. : [email protected] DENAIN SSIAD AVAD DE DENAIN 9/11 R LAZARE BERNARD Tél. : [email protected];p.perus@ avad2.net ANNUAIRES

250 Liste SSIAD DESVRES SSIAD DE DESVRES ASSAD DEVRES/ SAMER 5 R DU CYGNE Tél. : [email protected] DOUAI SSIAD DU CCAS DE DOUAI 148 R DES FOULONS Tél. : [email protected] DUNKERQUE CEDEX SSIAD ASSAD DE DUNKERQUE 6,8,10 R DE FURNES BP 4198 Tél. : assaddunkerque@wanadoo. fr;christine.allentin@assad-dunkerque. org ECOUST ST MEIN SSIAD D ECOUST ST MEIN 8 GRAND RUE Tél. : [email protected]. org ESCAUDAIN SSIAD D ESCAUDAIN PA 13 B R JEAN JAURES Tél. : [email protected] ESCAUDAIN SSIAD PERSONNES HANDICAPEES D ESCAUDAIN 1 bis R P. DEGEYTER Tél. : [email protected] ETAPLES SSIAD D ETAPLES R DU BOIS Tél. : [email protected] FACHES THUMESNIL SSIAD DE FACHES THUMESNIL 18 R ANATOLE FRANCE Tél. : [email protected] FLERS EN ESCREBIEUX SSIAD DE FLERS EN ESCREBIEUX ZONE PARC DES PRES LORIBES Tél. : dominique.cuvelier@mutualité-nord. fr;[email protected] FOURMIES SSIAD ADAR DE FOURMIES 54 R BERTHELOT Tél. : [email protected] FOURNES EN WEPPES SSIAD CROIX ROUGE DU NORD DE FOURNES-EN-WEPPES 700 R FAIDHERBE B.P 31 Tél. : [email protected] FREVENT SSIAD FREVENT AUXI LE PARC 34 B AV PHILIPPE LEBAS Tél. : [email protected]. admr.org FRUGES SSIAD DE FRUGES 2 R BLONDEL Tél. : [email protected] GONDECOURT SSIAD DE GONDECOURT 16 R DESIRE RINGOT Tél. : [email protected] GRAVELINES SSIAD DU CCAS DE GRAVELINES R DU COLLEGE BP Tél. : [email protected] HALLUIN SSIAD DU CCAS D HALLUIN 40 R MARTHE NOLLET Tél. : [email protected] HAUBOURDIN SSIAD SIVU D HAUBOURDIN 11 R SADI CARNOT Tél. : [email protected] HAUTMONT SSIAD DU CH D HAUMONT 136 RUE GAMBETTA BP Tél. : [email protected] HAZEBROUCK SSIAD D HAZEBROUCK 77 R DU RIVAGE Tél. : [email protected];mndeheele@ yahoo.fr HEM SSIAD D HEM 22 AV LAENNEC Tél. : [email protected] HENIN BEAUMONT SSIAD DU CCAS D HENIN-BEAUMONT R DE CONCHALI Tél. : [email protected] HONDSCHOOTE SSIAD D HONDSCHOOTE 4 AV DU QUAI - Hôtel de ville Tél. : [email protected];[email protected] HUCQUELIERS SSIAD D HUCQUELIERS 38 R GEORGES BRASSENS Tél. : [email protected]. org LA MADELEINE SSIAD DE LA MADELEINE 72 R GAMBETTA Tél. : ccas.amsdlamadeleine@orange. fr;[email protected];lombard. [email protected] LALLAING SSIAD DE LALLAING R JEHANNE DE LALAIN B. P 9 Tél. : [email protected] LANDRECIES SSIAD DU CCAS DE LANDRECIES 44 BD ANDRE BONNAIRE BP115 Tél. : [email protected] LE CATEAU CAMBRESIS SSIAD LA VISITATION DE LE CATEAU CAMBRESIS 2 B R FESMY Tél. : [email protected] LE PORTEL SPASAD DE LE PORTEL 26 AV DU 8 SEPTEMBRE Tél. : [email protected] LE PORTEL SSIAD DE LE-PORTEL 26 AV DU 8 SEPTEMBRE Tél. : [email protected] LE QUESNOY SSIAD DU CH DE LE QUESNOY 88 R DU 8 MAI 1945 Tél. : [email protected];f.petit@ ch-lequesnoy.fr LEERS SSIAD SIDPA DE LEERS 9 B R DU GENERAL DE GAULLE Tél. : [email protected] ANNUAIRES

251 Liste SSIAD LENS CEDEX SSIAD DE LENS 41 CHEMIN CHEVALIER Tél. : [email protected] LEWARDE SSIAD DE LEWARDE 75 R DE L EGALITE Tél. : [email protected];carole.hellberg@ orange.fr LIEVIN SOINS A DOMICILE DE LIEVIN 1 SQUARE DU GRAND CONDE Tél. : [email protected] LILLE SSIAD DELTA DE LILLE 5 PL LEONARD DE VINCI Tél. : [email protected] LILLERS SSIAD DU CCAS DE LILLERS 119 RUE DE VERDUN BP137 Tél. : [email protected] LINSELLES SSIAD DE LINSELLES 6 R DES FRERES VANRULLEN Tél. : [email protected] LOCON SSIAD DE LOCON 84 R DE L EGALITÉ Tél. : [email protected] LOMME SSIAD DU CCAS DE LOMME 2 R ELIE PETITPREZ Tél. : [email protected] LOOS SSIAD DU CCAS DE LOOS 106 R ARAGO Tél. : [email protected] LOOS SSIAD SANTELYS DE LOOS 106 rue Arago - Epi de Soil Tél. : [email protected] LOUVROIL SSIAD DE LOUVROIL 13 PLACE DU GENERAL DE GAULLE Tél. : [email protected] MARCONNE SSIAD D HESDIN MARCONNE 23 RTE D ARRAS Tél. : [email protected] MARLY SSIAD AVAD DE MARLY-LES- VALENCIENNES 115 AV HENRI BARBUSSE Tél. : [email protected] MARQUETTE LEZ LILLE SSIAD DE MARQUETTE-LEZ-LILLE 24 R DE CASSEL Tél. : [email protected] MARQUISE SSIAD DE WISSANT / MARQUISE 11 R PASTEUR Tél. : [email protected] MAUBEUGE SSIAD DE MAUBEUGE 7 AV DE LA GARE Tél. : [email protected];veronique. [email protected] MONS EN BAROEUL SSIAD DU CCAS DE MONS EN BAROEUL 54 AV LEON BLUM Tél. : [email protected] MONTREUIL SSIAD DE MONTREUIL 19 R CARNOT Tél. : [email protected] RAISMES SSIAD DE RAISMES 21B R HENRI DURRE Tél. : [email protected] RELY SOINS A DOMICILE DES 3 CANTONS DE RELY 19 B CHS BRUNEHAUT Tél. : [email protected] RELY SPASAD DES TROIS CANTONS DE RELY 19 B CHS BRUNEHAUT Tél. : [email protected] RONCHIN SSIAD DU CCAS DE RONCHIN 652 AV JEAN JAURES Tél. : [email protected] ROUBAIX SSIAD DU CCAS DE ROUBAIX 46 BD DE METZ Tél. : [email protected] SECLIN SSIAD DU CCAS DE SECLIN AV DES MARRONNIERS Tél. : [email protected] SOMAIN SSIAD DE SOMAIN 61 B R JOSEPH BOULIEZ BP 19 Tél. : [email protected] ST AMAND LES EAUX SSIAD DE SAINT-AMAND-LES-EAUX 877 R DE ROUBAIX Tél. : [email protected] ST OMER CEDEX SSIAD DE SAINT OMER 1 R DE LA GAIETÉ BP 223 Tél. : [email protected] ST POL SUR TERNOISE SSIAD DU TERNOIS DE ST POL SUR TERNOISE 88 R DE WATHIEUMETZ Tél. : [email protected] ST SAULVE SSIAD DU CCAS DE ST SAULVE 140 R JEAN JAURES Tél. : [email protected] TEMPLEUVE SSIAD DE TEMPLEUVE 20 R DE ROUBAIX Tél. : centre-soins-sante-templeuve@ wanadoo.fr THUMERIES SSAID DU CCAS DE THUMERIES 7BIS RUE JOSEPH BEGHIN Tél. : [email protected] TOURCOING ANTENNE SSIAD DU NORD CROIX ROUGE 2 R DE LA VIGNE Tél. : [email protected];ruth. [email protected] ANNUAIRES

252 Liste SSIAD TOURCOING CEDEX SSIAD DU CCAS DE TOURCOING 7 R GABRIEL PERI BP 567 Tél. : / annemarie.bodart@ccas-tourcoing. fr;[email protected] VALENCIENNES SSIAD DU CCAS DE VALENCIENNES 7 RUE LUCIEN JONAS Tél. : cdeflandre552@ orange.fr VIEUX CONDE SSIAD DU CCAS DE VIEUX-CONDE 55 rue André Michel Tél. : [email protected] VILLENEUVE D ASCQ SSIAD DU CCAS DE VILLENEUVE D ASCQ 2 R PASTEUR Tél. : [email protected] VITRY EN ARTOIS SSIAD DE VITRY-EN-ARTOIS CC OSARTIS R JEAN MONNET BP 57 Tél. : [email protected] WASQUEHAL SSIAD DU CH DE WASQUEHAL / MARCQ EN BAROEUL 2 rue Salvador Allende Tél. : [email protected] WATTRELOS SSIAD DE WATTRELOS 20 R PIERRE CATTEAU Tél. : [email protected] WATTRELOS SSIAD DU CCAS DE WATTRELOS 23 R M.VAN DER MEERSCH Tél. : [email protected] WILLEMS SSIAD ADAR DE WILLEMS / MERVILLE 8 PL DU 8 MAI 1945 Tél. : shechelski@adar-flandre-metropole. org;[email protected] WORMHOUT CEDEX SSIAD ADMR DE WORMHOUT 15 R DE L EGLISE BP Tél. : [email protected] ANNUAIRES

253 235

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