Juin Disclose. L actualité sur la présentation des comptes et l audit
|
|
|
- Clémence Lavoie
- il y a 10 ans
- Total affichages :
Transcription
1 Juin 2010 Disclose L actualité sur la présentation des comptes et l audit
2 Éditorial 3 Les estimations et hypothèses comptables: un défi pour les entreprises et les auditeurs 4 Évaluation du SCI par le conseil d administration 9 Nouveautés relatives au traitement des provisions selon les IFRS 14 Instruments financiers: l IFRS 9 apporte de nombreuses modifications 18 Les informations de gestion du data warehouse sont-elles fiables? 22 Optimiser l utilité de l audit interne 26 Service lecteurs 29 Éditeur: PricewaterhouseCoopers SA, division Audit, Birchstrasse 160, 8050 Zurich Sources Mixtes Groupe de produits issu de forêts bien gérées et d autres sources contrôlées. Cert. No. SQS-COC Forest Stewardship Council Concept, rédaction et mise en page: PricewaterhouseCoopers SA, Zurich Impression: Stämpfli Publications SA, Berne Disclose l actualité sur la présentation des comptes et l audit ( paraît deux fois par an en français et en allemand. Tirage: exemplaires Commandes d abonnements gratuits et changements d adresse: [email protected]
3 Éditorial La crise financière a sans nul doute révélé un dysfonctionnement du marché miné par une gestion des risques insuffisante et par une créativité non maîtrisée dans le secteur de l Investment Banking. Cependant, rares sont les phénomènes n ayant qu une seule cause. Ce dysfonctionnement ne suffit pas à justifier à lui seul le boom démesuré des hypothèques, véritable déclencheur de la crise. S y sont ajoutées une mauvaise conception des incitations de l État et des réglementations inadaptées, comme par exemple «Bâle II» et l assouplissement des directives sur l effet de levier pour les banques d investissement décidé par la SEC en Une régulation insuffisante ne signifie pas que les règles ne sont pas assez nombreuses mais plutôt que, dans de nombreux cas, elles sont mal aménagées ou trop limitatives pour couvrir les besoins liés aux développements futurs. Pourtant, la régulation a rarement remporté autant de suffrages qu aujourd hui. Deux sujets en particulier animent les débats publics: les nouvelles exigences réglementaires pour les banques et la limitation des rémunérations des managers. Les milieux spécialisés, les institutions nationales et internationales ainsi que les organes législatifs mettent l accent sur la surveillance des marchés financiers. Aux États-Unis, on envisage ainsi d interdire aux banques les opérations pour propre compte. L Allemagne et la France prônent toutes deux un durcissement de la réglementation bancaire. Le risque de faillite des banques importantes pour le système constitue un thème prioritaire aux niveaux supranational et national. Si le comportement déviant de certains acteurs du marché est à l origine des débats sur la régulation, les excès en matière de salaires et de primes des managers et banquiers d investissement ont mis le feu aux poudres. Mais comment doser la régulation des marchés? Pour chaque projet de réglementation, il est en effet difficile de savoir où se situe la bonne mesure. Il existe cependant quelques principes à respecter: tout d abord, l économie a besoin de liberté d action pour être source de croissance et de prospérité. Le pendant de cette liberté est la responsabilité individuelle. Par conséquent, les entreprises devraient prendre des mesures dans le cadre de leur gouvernement d entreprise afin d éviter les défaillances et les excès. Deuxièmement, la régulation doit se limiter à l essentiel. Le contenu et l esprit sont déterminants et non chaque règle prise séparément. Au contraire: un référentiel prévoyant une règle pour chaque cas de figure est contreproductif car il peut facilement faire oublier l intention globale. En outre, plus un référentiel est détaillé, plus il est aisé de tirer parti de ses inévitables lacunes. Une économie de marché a besoin d un cadre réglementaire. Mais il doit être suffisamment souple pour s adapter aux conditions du moment. Dès lors qu une réglementation ou une surveillance publique n est plus utilisée, elle est obsolète. Les politiques devraient alors avoir le courage de l adapter au nouveau contexte. Je vous souhaite une très agréable lecture. Peter Ochsner Associé, Zurich Membre du Directoire Responsable Audit Suisse [email protected] Disclose Juin
4 Les estimations et hypothèses comptables: un défi pour les entreprises et les auditeurs De nombreuses approches de comptabilisation reposent sur des estimations et des hypothèses. Des processus efficaces et une documentation claire et convaincante permettent à l entreprise, au conseil d administration et à l audit externe de mieux gérer les incertitudes. La complexité des modèles commerciaux et des activités de l entreprise augmente en parallèle à celle des normes comptables. Les estimations et hypothèses sur les évolutions futures doivent être formulées dans de plus en plus de domaines. Ces décisions discrétionnaires influencent dans une large mesure les comptes annuels, et donc la présentation du patrimoine et des résultats de l entreprise. David Mason Associé, Genève [email protected] Entreprise: définir et documenter les processus De telles décisions concernant l établissement du bilan comportent par nature des incertitudes. Les chiffres et les valeurs comptabilisés reposent en effet sur des scénarios pondérés par des probabilités de survenance. Il est donc d autant plus important de définir des processus qui permettent d en tirer des valeurs et des chiffres estimés garantissant un haut degré de fiabilité des décisions discrétionnaires. De plus, le fait que les décisions reposent sur des bases et des calculs plausibles et traçables doit être documenté, d où la nécessité de justificatifs. Le principe «pas de comptabilisation sans justificatif» s applique également aux comptabilisations résultant de décisions discrétionnaires. Ces décisions discrétionnaires doivent notamment être prises dans le cas des comptabilisations et évaluations suivantes: évaluation de la valeur intrinsèque d immobilisations corporelles et d actifs immatériels (p. ex. goodwill) comptabilisation de frais de développement comptabilisation de provisions inscription au bilan des engagements de pension évaluation des stocks et des travaux en cours (p. ex. contrats à long terme) allocations du prix d acquisition en rapport avec les valeurs d entreprise traitement des impôts différés sur le bénéfice 4 Disclose Juin 2010
5 Test de dépréciation du goodwill: trouver la bonne formule Le test de dépréciation du goodwill montre toute la complexité des estimations et des hypothèses. Si l entreprise a comptabilisé dans ses comptes annuels des postes de goodwill résultant d acquisitions antérieures, elle est, d après les IFRS, tenue de vérifier chaque année la valeur intrinsèque de cette valeur immatérielle. Cela signifie qu elle doit prouver que la valeur comptable des unités génératrices de trésorerie (UGT) auxquelles le goodwill est affecté est inférieure à la valeur recouvrable des UGT goodwill compris. Si la valeur comptable n est plus couverte, le goodwill doit être amorti. La valeur d utilité des UGT (une des mesures de la valeur recouvrable) est presque toujours évaluée selon la méthode du Discounted Cash Flow (méthode DCF). Le tableau suivant montre un calcul possible de la valeur d utilité. Test de dépréciation du goodwill (exemple simplifié) Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5 Valeur CHF CHF % 1 CHF % 1 CHF % 1 CHF % 1 résiduelle 2 Produit net Coûts de fabrication = Bénéfice brut Charges d exploitation = Résultat d exploitation EBIT Charges fiscales (25%) Amortissements Investissements / Variation de l actif circulant net = Flux de trésorerie disponibles (Free Cash Flow) Taux d actualisation (WACC) 8% 0,93 0,86 0,79 0,74 0,68 0,68 = Valeur actuelle Total valeur actuelle (valeur d utilité) Valeur comptable des UGT, goodwill compris 1 Variation annuelle Excédent/découvert 78 2 Sans croissance, capitalisée comme rente perpétuelle Ce calcul se basant sur des flux de trésorerie futurs et leur évolution, c est-à-dire sur des chiffres prévisionnels, il donne bien entendu lieu à de nombreuses estimations et hypothèses qui concernent surtout les chiffres du budget relatifs aux produits nets, aux taux de croissance, aux taux des coûts, au bénéfice brut et aux investissements. Un taux d intérêt approprié doit également être défini pour l actualisation des flux de trésorerie disponibles (free cash flow) des années futures. Les chiffres approuvés par le conseil d administration puis ventilés sur les UGT constituent la base des données prévisionnelles utilisées. Ils ne peuvent donc pas être établis séparément mais doivent être intégrés dans la grille de planification de l entreprise. Disclose Juin
6 La valeur actuelle ainsi calculée est très incertaine, puisqu elle repose en grande partie sur les estimations et hypothèses des grandeurs de calcul sous-jacentes. Elle constitue néanmoins la base de décisions comptables ayant un fort impact sur les comptes annuels ainsi que sur la situation financière et les résultats qui y sont présentés. On ne peut en assumer la responsabilité que si les paramètres et chiffres prévisionnels utilisés sont calculés avec le plus grand soin, et si leur plausibilité est vérifiée et prouvée. Pour cela, il est indispensable de comparer les chiffres prévisionnels aux hypothèses et scénarios sous-jacents et de les justifier. C est en effet la seule manière de comprendre comment ces valeurs ont été déterminées. La fiabilité des estimations et des hypothèses ne peut être prouvée qu après coup, par comparaison avec les chiffres effectifs. Un processus de définition des paramètres ne suffit donc pas: il convient également d établir des processus pour surveiller la fiabilité des estimations à l aide des chiffres effectifs. Ceci est particulièrement important lors du test de dépréciation du goodwill car celui-ci est effectué chaque année. Conseil d administration: les décisions discrétionnaires comme point fixe de l ordre du jour Le conseil d administration assume l entière responsabilité des comptes annuels et est dès lors également responsable du moins indirectement des décisions discrétionnaires. Les incertitudes liées aux approches comptables posent des exigences particulièrement élevées aux conseils d administration dans le cadre de leur fonction de surveillance. Pour autant, il n est pas nécessaire que tout le conseil d administration examine en détail les questions de comptabilisation comportant des estimations et des hypothèses. Il est plus judicieux de déléguer cette tâche au comité d audit (Audit Committee). Une telle délégation permet de procéder efficacement, sans pour autant que le conseil d administration ne se défausse de ses responsabilités. Par ailleurs, les décisions discrétionnaires et leurs conséquences devraient être traitées avant que ne soient discutés les états financiers. Pourtant, dans la pratique, les conseils d administration n interviennent souvent que très tard dans les processus décisionnels. Les estimations et hypothèses devraient figurer systématiquement à l ordre du jour des réunions régulières du comité d audit ou pour les plus petites entreprises du conseil d administration. Exemple: test de dépréciation du goodwill Le test de dépréciation du goodwill doit être effectué chaque année. Concrètement, cela signifie que le calcul de la valeur et le test peuvent être effectués au mois d octobre déjà. Le département des finances prépare tous les calculs nécessaires pour le test ainsi que la décision pour la réunion de décembre du conseil d administration. En plus des tableaux de calcul, l entreprise rédige un document expliquant et justifiant les hypothèses et paramètres sur lesquels reposent les calculs. Le conseil d administration dispose ainsi d une base de réflexion et d évaluation, qu il peut ensuite compléter par des questions complémentaires lors de la réunion. 6 Disclose Juin 2010
7 Les questions suivantes peuvent servir de fil conducteur lors d un test de dépréciation du goodwill: Quel est le processus de budgétisation? Quel est le degré de fiabilité du processus de budgétisation? Comment est-il contrôlé? Les chiffres sont-ils cohérents dans leur ensemble? La vue d ensemble est-elle conforme aux attentes pour l ensemble de l entreprise? Existe-il des justifications claires pour l ensemble des hypothèses et des paramètres? Les sensibilités ont-elles été calculées et leurs conséquences analysées? Existe-t-il des procès-verbaux des décisions? Comment l auditeur évalue-t-il les chiffres? Grâce à ces questions, le conseil d administration peut évaluer les conséquences du test de dépréciation du goodwill sur les comptes annuels avant leur établissement définitif et ainsi assumer pleinement ses responsabilités. Les procès-verbaux et les documents préparés permettent de documenter la décision de manière claire et convaincante. Organe de révision: le jugement professionnel nécessaire Les décisions discrétionnaires posent également des exigences très élevées à l audit externe, les éléments probants y relatifs n étant pas aisés à fournir. Lorsque la comptabilisation se base sur des estimations et des hypothèses, l auditeur doit inévitablement s appuyer sur ses propres estimations et évaluations. Il a besoin d éléments probants suffisants et appropriés en vue d établir le caractère raisonnable des estimations. Extrait de la norme ISA 540 / NAS 540 «Audit des estimations comptables» 8. L auditeur doit recueillir des éléments probants suffisants et appropriés sur le caractère raisonnable des estimations comptables au regard des circonstances et, lorsque ceci est requis, sur la pertinence des informations fournies dans les états financiers. Les éléments probants pour vérifier une estimation sont souvent plus difficiles à recueillir et moins convaincants que ceux disponibles pour étayer d autres éléments des états financiers. 10. L auditeur doit suivre une ou plusieurs des approches suivantes pour l audit des estimations comptables: (a) revue et test de la procédure suivie par la direction pour procéder à l estimation; (b) utilisation d une estimation indépendante pour la comparer avec celle faite par la direction; ou (c) revue des événements postérieurs à la date de clôture permettant de fournir des éléments probants sur l estimation. Disclose Juin
8 Selon la norme d audit ISA 540/NAS 540 (voir encadré), l organe de révision a le choix entre trois approches, qu il peut aussi combiner, pour recueillir les éléments probants requis. Lorsqu il s agit de postes importants et/ou de comptabilisations reposant en grande partie sur des estimations, l auditeur choisira généralement de combiner les approches; cela lui permet de garantir le niveau d assurance d audit nécessaire. Ce faisant, il doit exercer un double jugement professionnel (professional judgement): d une part, dans son approche de l audit et, d autre part, dans l évaluation des données et des hypothèses à la base des estimations effectuées. De plus, l auditeur doit également se demander s il dispose de l expérience et du savoir-faire suffisants ou s il doit faire appel à un expert. Pour les tests de dépréciation du goodwill par exemple, il est fréquent de recourir à un spécialiste des questions d évaluation. Celui-ci peut prendre position sur les méthodes d évaluation, l évolution du marché (p. ex. benchmarks) et le taux d actualisation, et renseigner l équipe d audit sur le caractère raisonnable des estimations et hypothèses comptables. Pour procéder à son estimation, l auditeur doit pouvoir appuyer ses réflexions sur les bases décisionnelles du management. Il doit donc impérativement disposer de documents clairs et convaincants. La méthode décrite et l implication du conseil d administration permet de jeter les bases d un audit efficace et efficient. Autorité de surveillance: la documentation doit être convaincante L Autorité de surveillance en matière de révision veille à ce que l organe de révision applique les normes d audit relatives aux estimations et hypothèses. Pour l auditeur, le défi consiste à documenter ses opérations d audit de manière claire et convaincante. Les dossiers d audit doivent montrer que l auditeur a examiné sous un angle critique les estimations et hypothèses du management, et qu il en a vérifié la plausibilité sur la base de ses propres évaluations. Une documentation d audit claire et convaincante nécessite une bonne documentation des bases décisionnelles de l entreprise. Pour être en mesure de satisfaire sans coût supplémentaire aux exigences formelles de l Autorité de surveillance, l auditeur doit donc pouvoir accéder aux documents internes de l entreprise. Conclusion Les estimations et hypothèses ont une influence non négligeable sur les comptes annuels. Pour limiter les incertitudes liées aux décisions discrétionnaires, les entreprises devraient définir des processus de calcul et de vérification des valeurs estimées. En tant qu organe responsable des états financiers, le conseil d administration devrait traiter régulièrement les estimations et hypothèses ou déléguer cette tâche au comité d audit. Par une documentation claire et convaincante, l entreprise crée les bases décisionnelles permettant à la direction et au conseil d administration d évaluer le caractère raisonnable des décisions. Elle jette également les bases d un audit efficient et efficace. 8 Disclose Juin 2010
9 Évaluation du SCI par le conseil d administration La surveillance constante de la direction de l entreprise et l évaluation périodique du SCI font partie des attributions stratégiques du conseil d administration. À la fois coach et force motrice de la direction, son rôle consiste aussi à remettre en question les informations reçues et les mesures prises. Suite aux modifications du droit des sociétés entrées en vigueur en 2008, les entreprises ont, durant ces dernières années, élaboré, mis en place et documenté de manière plus ou moins poussée leurs systèmes d identification et de gestion des risques ainsi que leurs systèmes de contrôle interne (SCI). Pour ce faire, elles se sont appuyées sur les directives du conseil d administration. Les réviseurs externes ont, pour la première fois au 31 décembre 2008 puis au 31 décembre 2009, émis des opinions sur l existence d un SCI qui, pour la plupart, se sont révélées positives et sans réserves. Cela signifie-t-il pour autant que le conseil d administration doit maintenant se concentrer sur d autres thèmes, comme par exemple l adaptation des stratégies commerciales à la situation économique de l après-récession et à la reprise qui semble se dessiner? La crise économique et financière a plus que jamais rendu nécessaire de réorganiser plus efficacement tous les processus d entreprise et de renforcer les exigences concernant la fiabilité des estimations des risques et des informations de gestion. En outre, il s agit de prévenir les effets secondaires apparaissant après toute crise, telles l augmentation des actes délictueux commis par des collaborateurs et la manipulation des rapports financiers. Par conséquent, les conseils d administration devraient continuer de s intéresser aux systèmes d identification et de gestion des risques ainsi qu au SCI car c est à eux qu il incombe de poser des jalons stratégiques garants du bon développement de l entreprise et de la pérennité de ces systèmes. Corinne Pointet Chambettaz Associée, Genève [email protected] Attributions stratégiques du conseil d administration en matière de SCI Parmi les attributions intransmissibles et inaliénables du conseil d administration figurent la haute direction de l entreprise et la définition de contrôles financiers. Concernant le SCI, il en résulte les tâches stratégiques suivantes: Élaboration d une vision d ensemble du SCI: conception d un SCI tenant suffisamment compte des risques, de l organisation et des activités commerciales de l entreprise et se situant entre deux pôles: la «compliance minimale avec les dispositions légales» et un «SCI entièrement intégré pour tous les domaines stratégiques de l entreprise». Cette vision d ensemble devrait également inclure des indications sur le niveau à atteindre ainsi que sur le degré de maturité du SCI. Définition d un cadre pour le SCI: élaboration d un cadre conceptuel (souvent basé dans la pratique sur le référentiel COSO) et de directives permettant d établir de manière pragmatique les principes des éléments le composant (pour l essentiel Control Environment, Risk Assessment & Management, Control Activities, Information & Communication, Monitoring). Monitoring: surveillance continue de la direction de l entreprise et évaluation régulière du SCI avec pour objectif de toujours l optimiser en fonction des objectifs stratégiques de l entreprise. Barry Franck Director, Genève [email protected] Disclose Juin
10 Cependant, dans la pratique, de nombreuses difficultés viennent compliquer la tâche du conseil d administration. Il s agit surtout de question ayant trait à: la pérennité du SCI mis en place et son ajustement à l environnement de l entreprise en constante mutation; la nécessité de se focaliser sur l essentiel du fait des ressources financières restreintes mais aussi du temps limité dont disposent la direction et le conseil d administration; la dépendance vis-à-vis des informations que la direction prépare et met à la disposition du conseil d administration. Recommandations pratiques pour le monitoring par le conseil d administration Face à la complexité de ces difficultés, le conseil d administration n a d autre choix que de professionnaliser ses attributions stratégiques en matière de SCI. Dans les grandes entreprises, il est possible de les confier à un comité spécial du conseil d administration, le comité d audit («Audit Committee» ou plus précisément «Audit, Risk & Compliance Committee»). Les membres qualifiés de ce comité sont chargés d examiner sous un angle critique les activités de la direction et d accompagner cette dernière en tant que «coach» dans le développement continu du SCI, conformément aux directives stratégiques. Par ailleurs, le conseil d administration ou son comité spécial devrait prendre plusieurs voire toutes les mesures suivantes: Reporting formel et périodique Pour permettre un monitoring efficace, il est indispensable que la direction établisse régulièrement des rapports à l attention du conseil d administration. Selon les structures de direction spécifiques à l entreprise, ce reporting peut se limiter à quelques indicateurs-clés de performance (KPI) ou consister en un «Real-Time- Monitoring» (dashboards, cockpits) entièrement intégré et informatisé. Il devrait également contenir un rapport régulier sur le degré de maturité du SCI, qui compare la situation actuelle à celle souhaitée, ainsi qu un catalogue de mesures actualisé indiquant quand et comment combler les lacunes. Auto-évaluation Les différentes divisions de l entreprise devraient évaluer régulièrement la fiabilité et le degré de maturité des sous-domaines du SCI pertinents pour elles. Cette auto-évaluation permet de soulever les éventuelles difficultés rencontrées avec les systèmes et processus et de proposer des améliorations du SCI. Ce faisant, l accent doit être mis sur les domaines essentiels pour l entreprise, par exemple sur la problématique des estimations et hypothèses dans le reporting financier (voir article précédent). Vérification interne et échange de «bonnes pratiques» Une vérification indépendante et périodique du respect des exigences en matière de SCI permet d obtenir des informations sur sa pérennité et sur son degré de maturité. L audit interne ou une fonction de compliance autonome sont les mieux à même de procéder à ces vérifications, lesquelles contribuent à leur tour au transfert des expériences d une partie de l entreprise vers d autres domaines au sens d un «Best Practice Sharing». 10 Disclose Juin 2010
11 Mettre à profit les expériences de la révision externe La révision externe doit établir un rapport relatif à l existence du SCI à l attention de l assemblée générale. Elle est également tenue d informer de manière détaillée le conseil d administration sur les faiblesses des contrôles qu elle a constatées. Elle est par conséquent un interlocuteur privilégié indépendant du conseil d administration pour toutes les questions ayant trait à l identification et à la maîtrise des risques ainsi qu au SCI. Néanmoins, la révision externe se concentre principalement sur les risques et contrôles internes importants pour le reporting financier. Ceux des processus opérationnels et d autres domaines soumis à l obligation de compliance sont relégués au second plan dans le cadre de la vérification des comptes. Toutefois, la révision externe possédant bien souvent des connaissances approfondies sur les processus et les risques hors reporting financier, elle peut également dans le cadre d un mandat spécial effectuer des analyses précieuses dans ces domaines. Évaluation spécifique par des experts indépendants Le conseil d administration peut en outre mandater des experts indépendants afin d évaluer de manière ciblée le SCI pour certains domaines de l entreprise et de recueillir des propositions d amélioration. Il est conseillé de faire cette évaluation suffisamment tôt, c est-à-dire avant que certains incidents ne la rende nécessaire. On constate dans la pratique que les entreprises ne réagissent et n ont recours à des experts indépendants que lorsque de graves problèmes surviennent dans les processus de l entreprise (p. ex. en cas d erreurs dans le reporting financier, de pertes de production, de pertes sur créances ou de fraudes), problèmes que le SCI n a pas pu prévenir ni détecter à temps. Échange d expériences avec d autres conseils d administration et entreprises Par ailleurs, le conseil d administration ne devrait manquer aucune occasion de parler avec d autres conseils d administration et de profiter des expériences d autres entreprises et secteurs. En tant que coach et force motrice, il peut également utiliser ses nombreux contacts pour favoriser un échange d expériences informel au niveau de la direction. Remise en question du SCI par le conseil d administration Pour être en mesure de «coacher» et de surveiller convenablement la direction, le conseil d administration devrait toujours examiner périodiquement son évaluation du SCI sous un angle critique. Il en va de même pour toutes les informations sur le SCI dont la direction lui fait part. Il peut également s avérer utile d interroger directement les collaborateurs responsables de différents secteurs (p. ex. finances, droit, fiscalité et informatique) ou de filiales importantes (p. ex. responsables de la production, des achats ou des ventes). Le catalogue de questions ci-après a pour vocation de guider le conseil d administration dans cette tâche exigeante. Bien entendu, ces questions peuvent aussi servir lors de discussions avec l audit interne ou la révision externe. Elles peuvent également aider le conseil d administration à se préparer aux éventuelles questions des actionnaires. Disclose Juin
12 Questions que les conseils d administration doivent (se) poser Questions générales en matière de SCI Une analyse et une évaluation complètes des risques ont-elles été effectuées pour l ensemble de l entreprise et sont-elles encore actuelles? En a-t-on déduit des mesures appropriées pour la maîtrise des risques et notamment l ajustement du SCI? Quel est le degré de mise en œuvre de ces mesures? Quelles sont les priorités de la direction concernant l amélioration continue du SCI pour les périodes à venir? Quelles autres automatisations systémiques des processus et des contrôles seraient indiquées, et quels sont les objectifs de la direction en termes de gains d efficacité pour ces domaines? La direction a-t-elle discuté des résultats de l audit interne et de la révision externe et, le cas échéant, d experts indépendants avec eux? A-t-elle tenu compte, dans son catalogue de mesures, des faiblesses constatées dans le SCI et des propositions d amélioration? Comment la direction évalue-t-elle la prise de conscience des collaborateurs en matière de contrôle? Comment la direction montre-t-elle l exemple pour ce qui est du respect des processus et des contrôles? Comment la direction évalue-t-elle la fiabilité et la qualité du SCI par rapport à d autres entreprises du secteur ou à des entreprises de taille et de complexité comparables? Y a-t-il eu un échange d expériences avec des collaborateurs de ces entreprises? Les contrôles en place suffisent-ils à empêcher les collaborateurs de commettre des actes délictueux ou, au moins, à détecter ces actes à temps? Questions particulières au SCI à prendre en compte dans le reporting financier Quels sont, selon la direction, les domaines critiques ou particulièrement sujets aux anomalies dans l optique du reporting financier? Dans quels domaines et de quelle manière les marges d appréciation ontelles été exploitées («Critical Accounting Policies», «Management Judgement»)? Comment les décisions prises et notamment les hypothèses critiques ontelles été justifiées et documentées dans ces domaines? Les décisions ont-elles été prises dans le sens d une «bonne pratique» ou, au moins, en conformité avec les pratiques du secteur et en concertation avec la révision externe? A-t-on eu recours le cas échéant à des experts internes ou externes? A-t-on analysé chaque anomalie décelée par la révision externe dans les comptes annuels, indépendamment de son importance, afin de déterminer son origine et comment l éviter à l avenir? Les faiblesses identifiées lors de périodes précédentes ont-elles été supprimées et les recommandations relatives aux processus et aux contrôles sont-elles appliquées? 12 Disclose Juin 2010
13 Questions que chaque membre d un conseil d administration devrait se poser Puis-je me fier au SCI de l entreprise et aux informations de la direction? Les informations obtenues sont-elles cohérentes avec mes connaissances de l entreprise, de son environnement et de son secteur d activité? Serais-je surpris si l on m informait demain d un cas de fraude au sein de l entreprise? Ai-je conscience que je ne sais pas forcément tout et qu il me manque peut-être des éléments pour pouvoir évaluer la fiabilité et la qualité du SCI? Que répondrais-je aux questions des actionnaires à ce sujet? Conclusion Les systèmes d identification et de gestion des risques ainsi que le SCI constituent des sujets que le conseil d administration se doit de traiter dans la durée. Dans le sens d un bon gouvernement d entreprise tout comme pour atteindre la «Business Excellence», le conseil d administration doit considérer son rôle de coach et de force motrice de la direction comme une attribution stratégique. Il peut ainsi soutenir efficacement le management chargé d ajuster durablement le SCI à l environnement de l entreprise en constante mutation et d exploiter les potentiels d optimisation conformément à la complexité et à la taille de cette dernière. Disclose Juin
14 Nouveautés relatives au traitement des provisions selon les IFRS L International Accounting Standards Board (IASB) a publié en janvier dernier des propositions concernant l évaluation des provisions. Une nouvelle norme devant remplacer l actuelle IAS 37 est attendue pour cette année. L IASB s intéresse depuis plusieurs années au traitement des provisions et avait publié, en 2005 déjà, un premier exposé-sondage. Un second, publié en janvier 2010, traite exclusivement de l évaluation des provisions. Une norme définitive, devant remplacer l actuelle IAS 37, est prévue pour le troisième trimestre de cette année. Les principales modifications concerneront non seulement l évaluation mais également le champ d application de la norme. Ainsi, la nouvelle norme s appliquera à tous les passifs non financiers qui ne sont soumis à aucune autre norme. Les passifs et créances éventuels sous leur forme actuelle ne seront pas repris dans la nouvelle norme. Frédéric Rast Senior Manager, Lausanne [email protected] Les obligations potentielles doivent être comptabilisées comme passifs Actuellement, conformément à l IAS 37, lorsqu une sortie de trésorerie résultant d une obligation est improbable, une entreprise n est pas tenue de constituer de provision; elle doit simplement l indiquer comme un passif éventuel. D après les propositions de l IASB, le critère d évaluation déterminant pour la comptabilisation d une obligation ne doit plus être la probabilité d une sortie de ressources, cette dernière devant plutôt être prise en compte dans l évaluation du passif. Avec cette modification, certains postes qui ne figuraient que dans l annexe en tant qu opérations hors bilan devront désormais être inscrits au bilan comme passifs. Une partie de ces postes échappera toutefois à cette nouvelle règle. Il s agit des postes ne constituant pas d obligation actuelle pour l entreprise, ce qui est notamment le cas des litiges juridiques pour lesquels l entreprise a bon espoir de sortir gagnante. Exemple 1 Une entreprise produit des motos avec un accord de licence en vertu duquel les plans de construction de ces motos ne doivent pas être rendus accessibles à des tiers. En cas d infraction constatée, le concédant est en droit d exiger le paiement d une amende de 5 millions de CHF. Sans mauvaise intention, l entreprise a permis à un tiers d accéder aux plans et n a donc pas respecté l accord de licence. En supposant que le concédant ne reconnaisse l infraction qu avec une probabilité de 30%, cet état de fait doit, selon l IAS 37, être traité au sens d une obligation potentielle. Il doit donc être indiqué dans l annexe, mais n entraîne aucune provision dans le bilan. En revanche, conformément aux nouvelles dispositions proposées en matière d évaluation, il faudra désormais en examinant les résultats potentiels comptabiliser des frais et une provision pour une valeur actuelle de CHF 1,5 million. 14 Disclose Juin 2010
15 Les nouvelles dispositions d évaluation la valeur attendue Conformément à l exposé-sondage, les provisions devront être comptabilisées à la valeur actuelle du montant que l entreprise devrait raisonnablement payer pour éteindre l obligation à la date de clôture. Ce faisant, l IASB est d avis que le prix à payer à un tiers constitue un indicateur des sorties de trésorerie futures plus objectif que les coûts estimés par l entreprise si elle éteignait l obligation en exécutant elle-même le service. Le montant que l entreprise devrait raisonnablement payer correspond à la plus basse des valeurs suivantes: valeur actuelle des ressources nécessaires pour exécuter l obligation; somme que l entreprise aurait eu à payer à la partie adverse pour annuler l obligation; somme que l entreprise aurait dû régler pour transférer l obligation à un tiers indépendant. Au cas où l entreprise se verrait incapable d annuler l obligation ou de la transférer à un tiers, les ressources nécessaires pour exécuter celle-ci devront être comptabilisées à la valeur actuelle. Il se peut que le montant ou l échéancier des sorties de ressources nécessaires pour l exécution d une obligation soient incertains. Afin de prendre en compte tout l éventail de scénarios, la sortie de trésorerie sera calculée en tant que moyenne pondérée de tous les résultats possibles. Ce montant ne correspondra que très rarement à la somme payée au bout du compte. Mais il reflétera les incertitudes contenues dans l évaluation. La valeur attendue ainsi calculée sera ensuite actualisée à la valeur réelle. Exemple 2 Une entreprise a l obligation de remettre en état une halle de production à l échéance du contrat de leasing dont elle fait l objet (dans 10 ou 15 ans). L entreprise identifie six scénarios possibles pour les coûts de remise en état: Scénario Échéance Valeur attendue Taux d escompte Valeur actuelle 1 10 ans CHF % CHF ans CHF % CHF ans CHF % CHF ans CHF ,5% CHF ans CHF ,5% CHF ans CHF ,5% CHF Disclose Juin
16 Dans une deuxième étape, la moyenne pondérée des résultats potentiels est calculée en fonction de la probabilité de survenance des différents scénarios: Scénario Probabilité Valeur actuelle Valeur actuelle pondérée 1 6% CHF CHF % CHF CHF % CHF CHF % CHF CHF % CHF CHF % CHF CHF Total 100% Valeur actuelle attendue CHF Enfin, la valeur actuelle attendue est apurée des risques qui n avaient pas été pris en compte dans le calcul. Sans fournir d autres explications sur la méthode de calcul, l exposé-sondage prévoit de comptabiliser un supplément pour risque de 5%. Dans l exemple susmentionné, cela conduirait à un supplément de CHF 6651 et donc à la constitution d une provision de CHF Pour la plupart des utilisateurs, ce montant devrait différer du montant de la provision comptabilisée selon l IAS 37. Les provisions se caractérisent par des incertitudes concernant l échéancier de l exécution et/ou leur montant. Les nouvelles propositions ne permettront pas de supprimer ces incertitudes, mais la clarification des dispositions concernant l évaluation des provisions devrait toutefois faciliter la comparaison des états financiers. Intégration de la marge bénéficiaire et du supplément pour risque L exposé-sondage contient également des directives détaillées quant aux éléments à prendre en considération dans le calcul de la valeur attendue. L un des points les plus controversés est l intégration d une marge bénéficiaire pour les obligations exécutées par l entreprise. Cela concernerait par exemple les provisions de garantie pour les produits que l entreprise répare elle-même, en tant que fabricant, dans le cadre de la garantie. En pareil cas, l entreprise devrait intégrer dans la provision la marge bénéficiaire attendue, en plus des coûts prévisionnels des réparations. L intégration d une marge bénéficiaire a fait l objet de vives discussions au sein de l IASB. L un des arguments avancés était que la marge bénéficiaire représente un montant hypothétique dont ne résulte aucune entrée ni aucune sortie de trésorerie. Autre objection: l effet résultant de la prise en compte d une marge bénéficiaire risquerait d entraîner un report de bénéfices non justifié entre les périodes de clôture. 16 Disclose Juin 2010
17 L exposé-sondage introduit aussi le concept d un supplément pour risque. Ce supplément correspondrait au montant que l entreprise paierait en plus de la valeur attendue actualisée afin d être dégagée du risque que les paiements effectifs soient supérieurs à la valeur attendue. L exposé-sondage ne donne aucune explication supplémentaire quant à la manière de calculer le supplément pour risque. Il indique simplement que celui-ci peut être calculé par un ajustement des flux de trésorerie attendus ou du taux d escompte, ou par une surévaluation du risque calculé. Ces imprécisions du concept sont aussi montrées du doigt par certains membres de l IASB. Pour ces deux raisons, six des quinze membres de l IASB n ont pas approuvé la publication de l exposé-sondage. Perspectives L IASB a annoncé pour cette année la publication de la norme définitive. Celle-ci s appliquerait dès lors au plus tôt pour les états financiers au 31 décembre Cela devrait laisser suffisamment de temps aux personnes chargées d établir les comptes annuels selon les IFRS pour évaluer les conséquences des modifications des directives sur leur entreprise. Les provisions constituant un poste dans la quasi totalité des états financiers établis conformément aux IFRS, les nouveautés concerneront donc la plupart des entreprises qui appliquent ce référentiel. Afin de permettre une transition en douceur vers la nouvelle norme, il convient d évaluer suffisamment tôt les conséquences des nouveautés pour son entreprise et, pour ce faire, de répondre à deux questions importantes: quels pourraient être les effets de provisions plus élevées sur les principaux chiffres-clés et, éventuellement, sur les accords avec des banques (Bank Covenants)? Les nouvelles directives relatives au calcul des provisions rendent-elles nécessaires des ajustements des systèmes ou du reporting interne, notamment au niveau des groupes? Disclose Juin
18 Instruments financiers: l IFRS 9 apporte de nombreuses modifications Les règles relatives à la comptabilisation des instruments financiers (IFRS 9) seront entièrement révisées. Les entreprises devraient influencer la suite de leur développement. Alex Astolfi Associé, Lausanne [email protected] Durant l été 2009, l International Accounting Standards Board (IASB) a initié le remplacement de l IAS 39 Instruments financiers: comptabilisation et évaluation par la nouvelle norme IFRS 9. L IASB a ainsi tiré les conséquences de la crise financière internationale tout en ayant à cœur de simplifier les règles existantes. Ce changement a des répercussions pour toutes les entreprises détenant des instruments financiers. Néanmoins, les plus concernées sont celles du secteur financier. L IASB a divisé le projet en trois phases: Phase 1: Classification et évaluation Phase 2: Méthodes de comptabilisation des dépréciations Phase 3: Comptabilité de couverture (hedge accounting) La nouvelle norme IFRS 9: Instruments financiers a été publiée le 12 novembre Alors que le projet en consultation (Exposure draft) prévoyait des règles pour la classification et l évaluation des actifs et des passifs financiers, la partie publiée de l IFRS 9 contient uniquement des règles pour les actifs financiers. La phase 1 n est donc pas encore achevée. L IASB entend traiter la classification et l évaluation des passifs financiers avec le Financial Accounting Standards Board (FASB) américain dans le courant de l année Phase 1: Classification et évaluation L IFRS 9 s appliquera obligatoirement à tous les exercices débutant le 1 er janvier 2013 ou ultérieurement, une application anticipée étant toutefois permise. Cette nouvelle norme ne reconnaît plus que deux catégories pour l évaluation des actifs financiers: l évaluation à la juste valeur (fair value) et celle au coût amorti (amortised cost). Le modèle économique de l entreprise (business model) détermine la manière de comptabiliser les obligations (titres de créance). Les actifs à taux fixe tels que les obligations ne peuvent être évalués au coût amorti que si les deux critères suivants sont remplis de manière cumulative: Le modèle économique est axé sur la détention d instruments financiers afin de percevoir des flux de trésorerie contractuels. Les termes contractuels de l instrument financier prévoient uniquement le remboursement du principal et des intérêts sur l encours du principal. En principe, les ventes isolées de titres à taux fixe ne sont pas contraires au modèle économique mentionné ci-dessus et ne requièrent donc pas de reclassement des positions évaluées selon le coût amorti vers la juste valeur. 18 Disclose Juin 2010
19 IFRS 9 Classification et évaluation: exemple des obligations Le fait de détenir l obligation et de percevoir les flux de trésorerie contractuels est-il conforme au modèle économique de l entreprise? Non Oui Les flux de trésorerie contractuels se composent-ils exclusivement de paiements du principal et des intérêts sur l encours du principal? Non Oui L entreprise a-t-elle choisi l option de la juste valeur pour l obligation? Oui Non Coût amorti Juste valeur Il est nécessaire de passer de la catégorie d évaluation au coût amorti à celle de la juste valeur uniquement lorsque le modèle économique de l entreprise relatif à la gestion des actifs financiers est modifié. Cela ne devrait être que très rarement le cas dans la pratique. La détermination du modèle économique ne se fait cependant pas obligatoirement au niveau de l entreprise: elle peut également être effectuée sur la base du portefeuille. Ainsi, certains portefeuilles peuvent satisfaire aux exigences de comptabilisation au coût amorti, alors que d autres servent exclusivement à des fins de négoce et doivent donc être évalués à la juste valeur. De plus, d après la nouvelle norme, il est possible d évaluer les obligations indexées sur l inflation au coût amorti, alors que les obligations convertibles et les obligations indexées sur les actions doivent impérativement être comptabilisées à la juste valeur. L option de la juste valeur donne toujours aux entreprises le droit irrévocable d évaluer des actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat lors de leur comptabilisation initiale, dans la mesure où certains critères sont remplis. Comptabilisation d actions et d autres instruments de capitaux propres D après l IFRS 9, les instruments de capitaux propres tels que les actions doivent être évalués à la juste valeur. La dérogation qui permettait de les évaluer au coût d acquisition sous certaines conditions est explicitement supprimée. La nouvelle norme permet toutefois, dans certains cas, de prendre le coût d acquisition comme estimation pour la juste valeur. Pour la comptabilisation initiale d actions et d autres instruments de capitaux propres, la norme offre l option irrévocable de ne pas comptabiliser les variations de juste valeur dans le compte de résultat mais dans les capitaux propres, sans incidence sur les résultats (Other Comprehensive Income, OCI). Cela vaut pour tous les instruments de capitaux propres qui ne sont pas détenus à des fins de négoce. Lorsqu une entreprise fait usage de l option OCI, les dividendes reçus sont comptabilisés dans le compte de résultat. Toutes les autres variations de juste valeur ainsi que les dépréciations et les gains ou pertes sur cessions ultérieures sont comptabilisés directement dans l OCI. Cela signifie également que l entreprise ne peut plus comptabiliser dans le compte de résultat la différence entre le coût d acquisition et le produit ultérieur de la vente. Les gains ou pertes réalisés restent dans les capitaux propres. La catégorie «disponible à la vente» (Available for Sale, AFS), très appréciée des utilisateurs des IFRS pour les actions, n existera donc plus dans sa forme actuelle. Disclose Juin
20 IFRS 9 Classification et évaluation: exemple des actions L action est-elle détenue à des fins de négoce? Oui Non L entreprise a-t-elle choisi l option des autres éléments du résultat global (OCI)? Non Oui Sans incidence sur le résultat, dans les autres éléments du résultat global, à la juste valeur Juste valeur Les dérivés incorporés ne sont généralement plus séparés Les dérivés incorporés qui, avec l IAS 39, étaient soumis à de nombreuses règles de séparation ne doivent plus être séparés des contrats de base financiers entrant dans le champ d application de l IFRS 9. Conformément aux nouveaux critères, un contrat est classifié dans son ensemble. De ce fait, pour les dérivés qui, conformément à l IAS 39, étaient jusqu à présent séparés, l instrument hybride devra être évalué dans sa totalité à sa juste valeur. En revanche, les contrats de base non financiers, tel par exemple un contrat d achat de marchandises avec un dérivé en devises incorporé, restent soumis aux règles de l actuelle IAS 39. Pas encore de règle pour les passifs financiers Pour le moment, l IFRS 9 règle uniquement la classification et l évaluation des actifs financiers. Les passifs financiers en ont été exclus afin de permettre une analyse plus précise des conséquences de la prise en compte du risque de crédit pour l évaluation. La question de savoir si la dégradation de sa propre solvabilité pourrait conduire à un gain dans le compte de résultat fait débat dans la pratique. Phase 2: méthodes de comptabilisation des dépréciations Dans le cadre de la deuxième phase du projet visant à remplacer l IAS 39, l IASB souhaite définir un modèle de dépréciation. Le 5 novembre 2009, l IASB a publié le projet «Instruments financiers: coût amorti et dépréciation», sur lequel il est possible de prendre position jusqu au 30 juin Pour les actifs comptabilisés au coût amorti, il prévoit un modèle de dépréciation basé sur les cash-flows attendus (modèle des pertes attendues ou Expected Loss Model). Le modèle d évaluation des dépréciations selon l IAS 39 actuellement en vigueur (modèle des pertes encourues ou Incurred Loss Model) interdit explicitement de prendre en compte les pertes non encore survenues ainsi que la variation de celles-ci. Actuellement, il doit exister des indications objectives de dépréciation à la date de l évaluation. Avec le modèle des pertes attendues, ces indications objectives ne sont plus nécessaires. L entreprise doit en revanche calculer régulièrement les cash-flows attendus résultant des actifs financiers qu elle détient. Elle peut ainsi ajuster ses attentes de pertes sur crédits avec la même régularité et tenir compte plus tôt des pertes de dépréciation supplémentaires qui en résultent. 20 Disclose Juin 2010
21 Pour pouvoir appliquer le modèle des pertes attendues, les entreprises ont besoin d autres informations que pour l actuel modèle de dépréciation. Conscient du fait que la mise en œuvre d un nouveau modèle engendrera de lourdes charges pour les utilisateurs et rendra nécessaires des modifications des systèmes d information, l IASB est conseillé par une équipe d experts en risques de crédit chargée d élaborer des propositions pour une mise en œuvre pratique du nouveau modèle. Phase 3: Opérations de couverture (Hedge Accounting) L IASB s est fixé pour objectif de simplifier les exigences actuelles en matière de comptabilité de couverture. Le projet devrait permettre de remplacer l approche de la juste valeur par un procédé basé sur la couverture des cash-flows. Analyse différenciée pour l application anticipée de l IFRS 9 À ce jour, certaines entreprises ont simplement pris acte de l existence de la nouvelle norme; d autres attendent sciemment que des propositions concrètes soient faites pour les points encore en suspens. C est notamment le cas des sociétés d assurance, pour lesquelles la comptabilisation des actifs est étroitement liée à celle des passifs. Toutefois, certaines entreprises ont déjà appliqué l IFRS 9 pour leurs comptes annuels au 31 décembre Cela n était possible que pour les sociétés hors espace européen car l UE n a pas encore adopté la nouvelle norme. Les entreprises détentrices d actifs nombreux et complexes ne comptent pas non plus parmi les premiers utilisateurs: elles analyseront d abord soigneusement les conséquences d une application anticipée ainsi que ses avantages et inconvénients. Les règles ne sont pas encore définitives On ne sait pas encore si le volet déjà publié de la nouvelle IFRS 9 sera définitif. D autres modifications sont probables dans le cadre du projet de l IASB sur les instruments financiers. La collaboration de l IASB avec le FASB visant à harmoniser les IFRS et les US GAAP laisse elle aussi présager de nouveaux ajustements. Par conséquent, il est nécessaire d effectuer une analyse approfondie et de se faire conseiller avant de décider d une application anticipée de l IFRS 9. Conclusion L IAS 39 distingue quatre catégories d instruments financiers devant être portés à l actif alors que la nouvelle IFRS 9 n en prévoit plus que deux. Cela représente une simplification dont on ne peut que se féliciter. Cependant, le même principe général continue de s appliquer: plus un instrument financier est complexe, plus la présentation des comptes l est également. La nouvelle norme ne permettra pas non plus de balayer tous les doutes quant à la classification des actifs financiers très complexes. Les entreprises qui établissent leurs comptes annuels d après les IFRS devraient suivre attentivement l évolution du projet de l IASB et analyser suffisamment tôt ses incidences sur leur présentation des comptes. Une application anticipée de la nouvelle IFRS 9 peut être ou non indiquée selon les instruments financiers que détient l entreprise et le modèle économique qu elle utilise pour les gérer. Tant que le projet de l IASB n est pas achevé, les entreprises peuvent en influencer le développement. Chaque utilisateur des IFRS devrait se familiariser rapidement avec les exigences détaillées de l IFRS 9, cette norme devant finalement s appliquer rétroactivement à tous les actifs financiers existants. Disclose Juin
22 Les informations de gestion du data warehouse sont-elles fiables? Les bonnes décisions reposent toujours sur des informations fiables. Un data warehouse intégré qui recueille, trie, regroupe et traite toutes les données importantes constitue l un des piliers du processus décisionnel. Une direction qui prend les bonnes décisions au bon moment contribue grandement au succès d une entreprise. Des informations fiables et traitées à temps sont un élément indispensable du processus décisionnel du management. Elles constituent en effet la base des décisions stratégiques en matière de suivi des marchés, de politique des produits ou d orientation de l activité opérationnelle. La direction de l entreprise ne peut identifier les opportunités et évaluer les risques que sur la base d informations fiables. Thorsten Bockisch Senior Manager, Zurich [email protected] Transparence des sources de données Pour prendre des décisions éclairées, l entreprise doit disposer de systèmes capables de traiter et de présenter toutes les informations importantes de manière homogène et exhaustive. Pour que la direction soit en mesure d évaluer correctement la qualité des informations, les sources des données devraient être visibles. Pourtant, dans la pratique, les décideurs reçoivent parfois des présentations d analyses de gestion ne livrant aucune information sur les sources des données ni sur la qualité de leur traitement. Il peut être également impossible de distinguer si des chiffres y ont été ajoutés à la main ou d identifier la manière dont les informations ont été regroupées à partir de systèmes et de pays différents. Plus les décisions de l entreprise sont de grande portée, plus le data warehouse intégré gagne en importance. Il a pour fonction de recueillir les données provenant de sources différentes, de les trier, de les regrouper et de les traiter. Certaines technologies intelligentes permettent d agréger au niveau du management les informations provenant de différents systèmes, à des fins d analyse de gestion. Elles constituent ainsi un élément central des processus décisionnels et de reporting. En outre, un data warehouse intégré permet d éviter les redondances au niveau de la saisie et du traitement des données, ce qui non seulement augmente la fiabilité des informations mais diminue aussi les coûts de gestion des données. Antoine Wüthrich Senior Manager, Lausanne [email protected] Data warehouse, «facilitateur» pour la gestion de l information Les utilisateurs et les prestataires de systèmes data warehouse les ont considérablement fait évoluer au cours de ces dernières années. De simple collecteur de données internes et externes à ses débuts, le data warehouse d aujourd hui permet à l entreprise d exploiter toutes les informations disponibles; il joue donc pour elle un rôle de «facilitateur». Et de nouvelles sources viennent sans cesse s ajouter. Actuellement, on s interroge pour savoir si le data warehousing peut et doit utiliser les réseaux sociaux d Internet tels que Facebook, LinkedIn ou Myspace comme sources de données externes (sources tierces). Cela ne soulève pas seulement la question de la qualité des données: il s agit aussi de savoir si les parties prenantes sont prêtes à mettre à disposition la technologie et le budget nécessaires à un data warehouse d une telle complexité et répondant au cadre légal en termes de confidentialité. 22 Disclose Juin 2010
23 Indépendamment de ces questions de politique d entreprise, les avantages des data warehouses actuels sont évidents: ils sont les garants d une normalisation homogène et d une qualité suffisante des informations. Ils permettent de prendre des décisions ciblées dans divers domaines (planification des capacités et du budget, marketing) et garantissent un haut niveau de qualité des décisions. Les données disponibles dans l entreprise sont utilisées de manière centralisée et mises à la disposition du management pour les décisions stratégiques et opérationnelles. Toutefois, cela signifie aussi que les silos de données décentralisés, c est-à-dire les compilations de données des différents départements, sont susceptibles de ne plus avoir d avenir. Ces silos de données sont non seulement onéreux, mais soulèvent aussi des problèmes sur le plan de l assurance qualité. Il n est en effet pas rare que dans les secteurs techniques s établissent des «colonies de données locales» ne pouvant pas être suffisamment identifiées ou sécurisées par les mesures générales de l environnement informatique. Le danger existe que ces données parallèles soient utilisées dans les comptes annuels ou le rapport prescrit par la loi, sans que les responsables aient conscience des risques qui en découlent. Exactitude et horodatage, composantes de la fiabilité des données La qualité d un data warehouse dépend de la fiabilité de ses données, elle-même déterminée par deux facteurs: l exactitude et l horodatage. Pourtant, dans la pratique, il est bien souvent difficile de classer les données à la fois sous l angle de l exactitude et de l aspect temporel. Problématique du manque de grandeurs de référence Comment peut-on par exemple évaluer si des données sont exactes lorsqu il n existe aucune base de référence? Contrairement à ce qui se passe dans le domaine de la présentation des comptes, dans lequel les normes servent de référence pour la comptabilisation et l évaluation correctes. De plus, dans la comptabilité en partie double, le principe «actif = passif» permet de vérifier rapidement l exactitude des écritures. En dehors des chiffres relatifs à la comptabilité, rares sont les domaines où il existe des normes de référence. Il arrive donc fréquemment que des rapports importants issus de systèmes data warehouse ne puissent pas ou pas suffisamment être validés avec des méthodes traditionnelles. L exemple suivant de question-type posée au data warehouse illustre cette problématique: «Combien de contacts clients m a-t-il fallu pour vendre les articles de Pâques dans la région transfrontalière de Bâle et quel est le produit de ces ventes?» Le montant du produit peut être comparé à l aide d une norme tirée de la comptabilité. Ce n est en revanche pas le cas des autres éléments de la question. La «région transfrontalière de Bâle» concerne trois législations (allemande, française et suisse) et l activité de Pâques correspond à une période s étalant sur plusieurs mois, pour laquelle il n existe pas de standard général. De plus, les articles vendus peuvent avoir des tailles d emballage différentes, de sorte qu une normalisation par pays n est pas possible. Disclose Juin
24 Agrégation de données de périodicités différentes Outre l exactitude, l aspect temporel joue un rôle déterminant dans la fiabilité des données. Au quotidien, les difficultés surgissent déjà lorsqu il faut délimiter les données se rapportant au passé, comme le montre l exemple de l activité de Pâques. Certaines données ne sont pas regroupées à une date de référence clairement définie (telles les clôtures journalières ou mensuelles), mais sont agrégées en fonction des jours civils voire même de la date du jour. Cela signifie que des données de périodicités ou de dates de référence différentes sont regroupées. Par exemple, si un chef des ventes souhaite savoir, immédiatement après un salon et sans avoir à attendre les comptes mensuels, quelles marchandises il a vendues et quel produit il a réalisé, il ne s inscrit pas dans le schéma temporel classique des périodes comptables. Bien qu en pareil cas il n existe pas de délimitation à une date critère, les données pourraient être regroupées à des fins d analyse avec un horodatage différent. Cela signifierait par exemple que la validation des données serait hebdomadaire dans le système CRM et quotidienne dans le système de transaction ERP (au lieu d une validation formelle dans la clôture mensuelle), alors que le département Marketing enregistrerait ses campagnes à un rythme mensuel. C est pourquoi les données provenant de différents systèmes ont presque obligatoirement des horodatages différents. Le problème est d autant plus grand lorsqu il s agit d évaluer la fiabilité de chiffres prévisionnels générés à partir du data warehouse. Dans ce cas, aux risques résultant de la qualité des systèmes viennent s ajouter les incertitudes des prévisions. Évaluation de la maturité des systèmes et de l environnement de contrôle Lorsqu une entreprise utilise les systèmes data warehouse pour la préparation de rapports ou la facturation, elle doit accorder une attention particulière aux processus et aux contrôles. En effet, dans ce cas, les environnements des systèmes doivent satisfaire aux exigences imposées au système de contrôle interne (SCI) et être surveillés en conséquence. Cela exige un haut niveau de maturité à la fois des systèmes et de l environnement de contrôle. Une analyse de la maturité des systèmes existants permet d émettre une opinion sur la qualité des rapports qui reposent sur les informations fournies. Pour une évaluation de maturité complète, il convient de tenir compte de la dynamique de l environnement de contrôle qui résulte par exemple de restructurations, de nouvelles gammes de produits ou de nouvelles analyses. L expérience le prouve: la disponibilité de collaborateurs qualifiés qui comprennent leur entreprise, un environnement informatique adapté à la situation actuelle de cette dernière et un bon gouvernement d entreprise sont déterminants pour la qualité de ces évaluations. Problèmes de qualité lors de modifications structurelles Certaines situations exceptionnelles confrontent le data warehouse à des défis particuliers. Si, par exemple, la structure de l entreprise change suite à des transactions, cela entraîne de multiples répercussions sur l environnement du data warehouse. Lors de fusions et d acquisitions d entreprises, il s agit de regrouper les données des différentes entités. Les structures et les modèles de données doivent être traités pour obtenir les informations de gestion nécessaires et pour établir les rapports financiers. Le reporting des sociétés (restructurées) d un groupe repose ainsi souvent sur des processus qui incluent des informations provenant du data warehouse. La fiabilité de ces processus est aussi très importante pour l audit externe. Pour des raisons techniques ou économiques, il n est cependant pas toujours possible d ajuster immédiatement les systèmes et les structures des données. Il est alors important que les utilisateurs des données aient conscience du fait qu ils traversent une phase d incertitudes. 24 Disclose Juin 2010
25 La direction de l entreprise devrait se poser les questions suivantes pour vérifier la fiabilité des données: Avons-nous suffisamment validé les données? La standardisation appliquée au sein de notre entreprise est-elle correcte? Nos modèles de prévision fondés sur des données passées sont-ils rigoureux et éprouvés? Exploitons-nous réellement toutes les sources de données internes et externes pertinentes? Les responsables des départements Comptabilité, Controlling, Compliance, Marketing et Ventes sont-ils tous impliqués? Les décideurs ont-ils tous abandonné leurs silos de données? Conclusion Si, par le passé, la gestion et l actualisation d importants volumes de données posaient problème, les ordinateurs plus performants d aujourd hui et de nouvelles technologies telles que la mémoire flash ou la répartition du stockage permettent une utilisation optimale des ressources. Le défi actuel consiste à reconsidérer dans quelle technologie l entreprise doit investir pour gérer d importants volumes de données. Cette décision doit s appuyer sur une budgétisation transparente des investissements, qui ne doit pas seulement inclure les coûts des systèmes data warehouse centraux mais aussi ceux des silos de données. Il est possible de réduire sensiblement les investissements consentis pour implémenter de manière fiable un système data warehouse intégré en supprimant tous les stocks de données parallèles. Les coûts d opportunité sont difficilement quantifiables mais ne doivent pas pour autant être sous-estimés: si la direction ne dispose pas d informations fiables, son processus décisionnel ne repose sur aucune base solide. Le risque qu elle prenne de mauvaises décisions n en est alors que plus élevé. Disclose Juin
26 Optimiser l utilité de l audit interne L audit interne joue un rôle clé dans l identification des risques. PwC a identifié dix axes permettant d accroître son efficacité et son utilité. Dominique Perron Director, Genève [email protected] L audit interne a une importance stratégique. En tant qu instance de contrôle et de conseil indépendante et objective, il contribue à améliorer les processus opérationnels au sein de l entreprise. Pour ce faire, l audit interne doit de plus en plus adopter une approche orientée risques: il doit planifier et exécuter ses opérations d audit de manière à pouvoir évaluer les risques, les mesures et les contrôles définis dans les processus de gestion des risques. La crise économique et financière a montré que certaines entreprises n ont pas su reconnaître les risques ou les ont sous-évalués. Cette expérience amère et coûteuse a incité bon nombre de conseils d administration et de directions à réfléchir à l efficacité de leur audit interne. On cherche désormais de nouveaux moyens permettant d optimiser les activités qui contribuent à la protection des actifs de l entreprise et à la réalisation de ses objectifs stratégiques. L audit interne, la gestion des risques et le système de contrôle interne sont à cet égard principalement concernés. Bien qu établis depuis des années dans de nombreuses entreprises, ces outils ne sont souvent pas suffisamment développés et pas toujours axés sur les principaux risques. C est notamment le cas de l audit interne. Une étude menée par PwC en 2009 montre que la majorité des services d audit interne continue de mettre l accent sur les risques de compliance, les risques financiers et parfois les risques opérationnels. En revanche, les risques stratégiques apparaissent peu dans les plans d audit. Or, on sait aujourd hui que ce sont eux qui ont la plus grande influence sur la valeur de l entreprise. L audit interne devra à l avenir englober tous les secteurs à risque. Cet article montre comment une entreprise peut traiter de manière plus ciblée les secteurs à risque et donc accroître la valeur ajoutée de l audit interne, et ce pour un coût raisonnable. Selon l expérience de PwC, l utilité de l audit interne augmente dès lors que: les prestations de l audit interne sont centrées sur les attentes des parties prenantes; l accent est mis sur les risques et les aspects critiques; les relations avec les parties prenantes sont gérées dans la durée; les compétences des collaborateurs sont orientées sur les activités génératrices de plus-value; l approche clientèle est axée sur le service; les améliorations de la qualité et les innovations sont encouragées et les technologies sont utilisées de manière efficace. En pratique, dix axes sont déterminants pour atteindre ces objectifs et optimiser ainsi l utilité de l audit interne. 26 Disclose Juin 2010
27 1. Prise en compte de l évolution des attentes des parties prenantes Les attentes du conseil d administration, de la direction mais aussi des instances normalisatrices ont changé. Quelles sont aujourd hui les attentes de ces parties prenantes? Il convient de clarifier dans quelle mesure l audit interne doit effectuer des vérifications visant à préserver la valeur (compliance, reporting financier) ou à l accroître (risques opérationnels et stratégiques). 3. Intégration d autres activités liées aux risques et aux contrôles Il existe dans chaque entreprise nombre d activités de contrôle et de vérification exécutées par différentes divisions ou applications. Étant donné la multitude de ces activités, le management saitil précisément comment les valeurs sont créées et protégées? Comment l audit interne soutient-il d autres activités de contrôle et de vérification (gestion des risques, système de contrôle interne, révision externe mais aussi gestion de la qualité, controlling ou sécurité de l information) pour améliorer l efficience et l efficacité? 5. Mise en place d un plan d audit flexible Auparavant, un plan d audit était souvent valable pour plusieurs années et les plans annuels étaient systématiquement appliqués après avoir été adoptés. Les plans d audit ont dorénavant des horizons de planification plus courts afin d augmenter leur flexibilité face aux risques actuels. Le plan d audit devrait offrir suffisamment de marge pour évaluer et intégrer les projets et les objectifs stratégiques. 7. Élaboration d une «feuille de route» pour l infrastructure Outre la focalisation sur les risques principaux, l utilisation adéquate des technologies est un facteur déterminant pour améliorer l utilité de l audit interne. L évolution technologique de ces dernières années offre de nombreuses possibilités d optimisation du processus d audit interne (p. ex. en ce qui concerne la documentation d audit, l évaluation des risques, la planification des ressources ou la gestion du savoir). Elle permet aussi d exécuter plus efficacement les opérations d audit (p. ex. à l aide de data warehouse, de tableaux de bord et de plates-formes ERP intégrées). 2. Élaboration d un plan stratégique Chaque audit interne devrait élaborer un plan à long terme stipulant la manière dont les prestations doivent être fournies. Il convient pour cela d effectuer une analyse SWOT, qui montre les forces et les faiblesses de l audit interne. Un tel plan devrait principalement donner des informations sur les risques et les opportunités de développer des activités génératrices de plus-value sans porter atteinte à l indépendance de l audit interne. 4. Évaluation des risques stratégiques Pour augmenter son efficacité, l audit interne doit concentrer ses activités sur les risques à éviter pour que l entreprise puisse protéger ses actifs et atteindre ses objectifs stratégiques. Il doit comprendre les priorités stratégiques et les intégrer dans son plan d audit. L ajustement du processus d évaluation des risques constitue un aspect important car l audit interne doit se focaliser sur les domaines ayant le plus de conséquences sur la réussite de l entreprise. 6. Détermination des ressources nécessaires L utilité de l audit interne ne peut être améliorée que si les collaborateurs disposent des compétences nécessaires. Un transfert des activités de l audit interne vers des domaines opérationnels et stratégiques entraîne de nouvelles exigences quant à la stratégie de sourcing devant garantir l expertise et la flexibilité des collaborateurs. 8. Approbation des projets d investissement La réorientation ou l amélioration de l utilité de l audit interne implique également d adapter les investissements liés à ces nouveaux objectifs. Ces investissements peuvent par exemple avoir trait au recrutement et à la formation de collaborateurs, au recours à des spécialistes ou à l acquisition d outils. L ajustement du plan d audit entraîne généralement une modification des exigences en matière de compétences. Les coûts de l audit interne devraient aussi être considérés sous des aspects organisationnels et comporter des calculs sur la façon dont une organisation centralisée ou décentralisée influe sur les coûts totaux. Disclose Juin
28 9. Élaboration d un plan de gestion des relations clientèle La focalisation sur les risques stratégiques et opérationnels ainsi que la flexibilité de la planification nécessitent en outre un autre modèle de communication avec les parties prenantes. L audit interne doit être en mesure de communiquer de manière précise et efficace avec toutes les parties prenantes. Il est utile d établir un plan de communication comportant des priorités et tenant compte des différences d importance des parties prenantes. 10. Élaboration d une fiche d évaluation («Scorecard») pour les prestations fournies À l instar d autres activités de l entreprise, l utilité de l audit interne doit elle aussi être mesurée sur le plan qualitatif et quantitatif. Bien qu il soit souvent difficile de la quantifier, il convient cependant de définir des objectifs mesurables d amélioration de la qualité. Les valeurs de mesure doivent dès lors se rapporter aux «nouveaux» objectifs et à la «nouvelle» orientation de l audit interne. Ces dix axes ne sont certes pas nouveaux pour l audit interne, mais leur mise en œuvre est devenue plus difficile. En effet, les exigences relatives aux ressources et compétences de l audit interne, au processus de révision, à la flexibilité de chacun et à la communication avec les parties prenantes ont sensiblement augmenté. Dans certains pays, on assiste à des développements qui, à moyen terme, seront certainement discutés en Suisse également: il est question d institutionnaliser l audit interne en tant qu instance indépendante ou fonction accréditée de l entreprise; en outre, certaines parties prenantes demandent que l audit interne émette un avis (Opinion). S il convient de ne pas perdre de vue ces développements, l optimisation de l organisation de l audit interne doit cependant être traitée indépendamment de ces questions. Les entreprises qui adoptent systématiquement les dix axes susmentionnés augmentent l utilité de l audit interne pour la direction ainsi que l efficience des processus, ce qui leur permet de mieux maîtriser leurs coûts. Conclusion C est non seulement au conseil d administration et à la direction qu il incombe d accroître l utilité de l audit interne, mais aussi à l audit interne lui-même. Son optimisation devrait être un processus continu, mais les enseignements tirés ces dix-huit derniers mois de la crise économique montrent qu il faut revoir ses activités et son efficacité en profondeur. 28 Disclose Juin 2010
29 Service lecteurs A practical guide to new IFRSs for 2010 Illustrative IFRS corporate consolidated financial statements for 2009 year ends Making sense of internal control: How to align vision, organisation and technology to lower your compliance costs and improve business efficiency. L International Accounting Standards Board a adopté toute une série de modifications importantes qui entreront en vigueur courant Ce guide propose sous forme de questions et réponses une synthèse des principales exigences de ces nouvelles normes et de leur interprétation. Cette publication décrit le reporting financier consolidé d un groupe fictif de production, de commerce de gros et de commerce de détail. Elle s appuie sur les prescriptions et les interprétations des IFRS et contient des interprétations applicables à tous les exercices débutant le 1 er janvier 2009 ou ultérieurement. Ce «white paper» reprend les principaux thèmes abordés lors de la manifestation «Reliable systems and processes: Secure enough to succeed?» organisée par PricewaterhouseCoopers en septembre 2009, dont l objectif était de mieux appréhender la future génération des systèmes de contrôle en Suisse. Maximizing internal audit A 10-step imperative for thriving in a challenging economy World Watch Governance and Corporate Reporting IFRS for SMEs IFRS Swiss GAAP FER Similarities and differences, 2009 Edition Cette publication montre comment l audit interne peut optimiser l exploitation de ses ressources en vue d identifier les faiblesses. Bien utilisé, l audit interne peut constituer une fonction-clé qui couvre un large spectre de questions ayant trait au gouvernement d entreprise, à la stratégie, aux risques financiers et opérationnels ainsi qu à la compliance. Ce magazine de PwC est consacré à l actualité en matière de gouvernement d entreprise et de reporting d entreprise. Il donne un aperçu des sujets s y rapportant et présente les nouveautés mondiales. Cette publication s adresse à tous ceux qui désirent comprendre les points communs et les principales différences des trois référentiels que sont les IFRS pour PME, les IFRS et les Swiss GAAP RPC. Le comparatif est orienté sur la pratique. Sa présentation par tableaux permet au lecteur une comparaison instantanée de ces normes. Disclose Juin
30 Bulletin de commande Service lecteurs Je commande (gratuitement): A practical guide to new IFRSs for 2010 (en anglais) Illustrative IFRS corporate consolidated financial statements for 2009 year ends (en anglais) Making sense of internal control: How to align vision, organisation and technology to lower your compliance costs and improve business efficiency. (en anglais) Maximizing internal audit A 10-step imperative for thriving in a challenging economy (en anglais) World Watch Governance and Corporate Reporting (abonnement, en anglais) IFRS for SMEs IFRS Swiss GAAP FER: Similarities and differences, 2009 Edition (version électronique uniquement) en anglais en allemand Mes coordonnées (veuillez compléter ou joindre votre carte de visite): Nom: Prénom: Entreprise: Fonction: Adresse: NPA/localité: Téléphone: Veuillez copier le bulletin et l envoyer à: PricewaterhouseCoopers SA, Sonja Jau, Birchstrasse 160, 8050 Zurich, fax , ou par [email protected] 30 Disclose Juin 2010
31
32 Aarau Bleichemattstrasse 43, 5000 Aarau Tél , Fax Basel St. Jakobs-Strasse 25, Postfach, 4002 Basel Tél , Fax Bern Bahnhofplatz 10, Postfach, 3001 Bern Tél , Fax Chur Gartenstrasse 3, Postfach, 7001 Chur Tél , Fax Genève avenue Giuseppe-Motta 50, Case postale, 1211 Genève 2 Tél , Fax Lausanne avenue C.-F.-Ramuz 45, Case postale, 1001 Lausanne Tél , Fax Lugano Via della Posta 7, Casella postale, 6901 Lugano Tél , Fax Neuchâtel place Pury 13, Case postale, 2001 Neuchâtel 1 Tél , Fax Sion place du Midi 40, Case postale, 1951 Sion Tél , Fax St. Gallen Neumarkt 4/Kornhausstrasse 26, Postfach, 9001 St. Gallen Tél , Fax Thun Bälliz 64, Postfach, 3601 Thun Tél , Fax Winterthur Zürcherstrasse 46, Postfach, 8401 Winterthur Tél , Fax Zug Grafenauweg 8, Postfach, 6304 Zug Tél , Fax Zürich Birchstrasse 160, Postfach, 8050 Zürich Tél , Fax Luzern Werftestrasse 3, Postfach, 6005 Luzern Tél , Fax PricewaterhouseCoopers ( offre des services spécifiques d audit, de conseil juridique et fiscal et de conseil économique aux branches économiques afin d instaurer la confiance et de générer de la valeur pour ses clients et leurs partenaires. Le savoir-faire et l expérience du réseau de nos entreprises membres regroupant plus de collaborateurs dans 151 pays nous permettent de développer des perspectives nouvelles et de prodiguer des conseils pratiques.
Norme internationale d information financière 1 Première application des Normes internationales d information financière
IFRS 1 Norme internationale d information financière 1 Première application des Normes internationales d information financière Objectif 1 L objectif de la présente Norme est d assurer que les premiers
Norme internationale d information financière 5 Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées
Norme internationale d information financière 5 Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées Objectif 1 L objectif de la présente norme est de spécifier la comptabilisation d
Norme comptable internationale 7 Tableau des flux de trésorerie
Norme comptable internationale 7 Tableau des flux de trésorerie Objectif Les informations concernant les flux de trésorerie d une entité sont utiles aux utilisateurs des états financiers car elles leur
OPÉRATIONS DE CESSION
OPÉRATIONS DE CESSION Anticipation des difficultés de mise en œuvre de la norme IFRS 5 «Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées» Paris le 23/09/2014 Sandra Dujardin Antoine
NORME IAS 32/39 INSTRUMENTS FINANCIERS
NORME IAS 32/39 INSTRUMENTS FINANCIERS UNIVERSITE NANCY2 Marc GAIGA - 2009 Table des matières NORMES IAS 32/39 : INSTRUMENTS FINANCIERS...3 1.1. LA PRÉSENTATION SUCCINCTE DE LA NORME...3 1.1.1. L esprit
Norme internationale d information financière 9 Instruments financiers
Norme internationale d information financière 9 Instruments financiers IFRS 9 Chapitre 1 : Objectif 1.1 L objectif de la présente norme est d établir des principes d information financière en matière d
METHODES D EVALUATION
METHODES D EVALUATION C.R.A. PANSARD & ASSOCIES Présentation du 27 septembre 2004 G. Lévy 1 METHODES D EVALUATION SOMMAIRE 1 Définition et approche de la «valeur» 2 - Les principales méthodes d évaluation
ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS DE PAGES JAUNES LIMITÉE (auparavant «Yellow Média Limitée»)
ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS DE PAGES JAUNES LIMITÉE (auparavant «Yellow Média Limitée») 31 décembre 2014 Table des matières Rapport de l auditeur indépendant... 2 États consolidés de la situation financière...
Pleins feux sur les IFRS
Bureau mondial des IFRS Août 2010 Pleins feux sur les IFRS L IASB publie un exposé-sondage sur la comptabilisation des contrats de location Table des matières La proposition Champ d application Comptabilisation
International Financial Reporting Standards (IFRS) Mise en place et Impacts. 2 février 2005
International Financial Reporting Standards (IFRS) Mise en place et Impacts 2 février 2005 QUE SONT LES IFRS? Les IFRS ont été élaborées par l International Accounting Standards Board (IASB) en vue de
Synthèse de la réunion de l IASB du mois de Décembre 2013
Synthèse de la réunion de l IASB du mois de Décembre 2013 Sommaire 1. Revue post-application de la norme IFRS 3 sur les regroupements d entreprises... 2 2. Mise en équivalence : part dans les variations
IFRS 11 : Coentreprises Passage de la méthode de la consolidation proportionnelle à la méthode de la mise en équivalence
IFRS 11 : Coentreprises Passage de la méthode de la consolidation proportionnelle à la méthode de la mise en équivalence Extrait, Groupe de discussion sur les IFRS Compte rendu de la réunion du 18 octobre
FAIRFAX INDIA HOLDINGS CORPORATION
États financiers consolidés Pour la période close le 31 décembre 2014 1 Le 25 mars 2015 Rapport de l auditeur indépendant Au conseil d administration de Fairfax India Holdings Corporation Nous avons effectué
VEOLIA ENVIRONNEMENT - Etats financiers consolidés au 31 décembre 2013 Etats financiers consolidés Au 31 décembre 2013
Etats financiers consolidés 31 décembre 2013 Sommaire ETATS FINANCIERS CONSOLIDES... 1 COMPTES CONSOLIDES... 4 1.1 État de la situation financière consolidée... 4 1.2 Compte de résultat consolidé... 6
Projet du 5 octobre 2006. du [date] 2006. (Adaptation des fonds propres de base) Sommaire
Circ.-CFB 06/_ Adaptation des fonds propres de base Page 1 Circulaire de la Commission fédérale des banques : Détermination du capital réglementaire en cas d utilisation d un standard comptable international
Information financière pro forma 2012 consolidée Icade-Silic
COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le 27 mars 2013 Information financière pro forma 2012 consolidée Icade-Silic Conformément à ce qui avait été annoncé lors de la publication des comptes annuels, Icade publie
Norme comptable internationale 20 Comptabilisation des subventions publiques et informations à fournir sur l aide publique 1
Norme comptable internationale 20 Comptabilisation des subventions publiques et informations à fournir sur l aide publique 1 Champ d application 1 La présente norme doit être appliquée à la comptabilisation
Norme comptable internationale 21 Effets des variations des cours des monnaies étrangères
Norme comptable internationale 21 Effets des variations des cours des monnaies étrangères Objectif 1 Une entité peut exercer des activités à l international de deux manières. Elle peut conclure des transactions
États financiers consolidés du GROUPE CGI INC. Pour les exercices clos les 30 septembre 2013 et 2012
États financiers consolidés du GROUPE CGI INC. Rapports de la direction et des auditeurs DÉCLARATION CONCERNANT LA RESPONSABILITÉ DE LA DIRECTION À L ÉGARD DE LA COMMUNICATION D INFORMATION FINANCIÈRE
AUTORITE DES NORMES COMPTABLES NOTE DE PRESENTATION DU REGLEMENT DE l ANC n 2010-01 DU 3 JUIN 2010
AUTORITE DES NORMES COMPTABLES NOTE DE PRESENTATION DU REGLEMENT DE l ANC n 2010-01 DU 3 JUIN 2010 Relatif aux modalités de première application du règlement du CRC n 99-02 par les sociétés dont les instruments
Mise en œuvre des IFRS dans la banque
Mise en œuvre des IFRS dans la banque Responsables financiers et comptables des institutions financières Experts Comptables Commissaires aux Comptes Comprendre les fondements des normes IFRS Savoir traiter
en juste valeur par résultat Placements détenus jusqu à échéance
Normes IAS 32 / Instruments financiers : Présentation Normes IAS 39 / Instruments financiers : Comptabilisation et Evaluation Normes IFRS 7 / Instruments financiers : Informations à fournir Introduction
États financiers de INSTITUT CANADIEN POUR LA SÉCURITÉ DES PATIENTS
États financiers de INSTITUT CANADIEN POUR LA SÉCURITÉ DES PATIENTS Au 31 mars 2014 Deloitte S.E.N.C.R.L./s.r.l. 2000 Manulife Place 10180 101 Street Edmonton (Alberta) T5J 4E4 Canada Tél. : 780-421-3611
Une nouvelle norme mondiale sur la comptabilisation des produits
Une nouvelle norme mondiale sur la comptabilisation des produits Les répercussions pour le secteur des logiciels et des services infonuagiques Novembre 2014 L International Accounting Standards Board (IASB)
GROUPE D ALIMENTATION MTY INC.
États financiers consolidés de GROUPE D ALIMENTATION MTY INC. Exercices clos les 30 novembre 2013 et 2012 États consolidés des résultats Exercices clos les 30 novembre 2013 et 2012 2013 2012 $ $ Produits
Rapport financier du premier trimestre de 2013-2014
Rapport financier du premier trimestre de -2014 Pour la période terminée le Financement agricole Canada Financement agricole Canada (FAC), dont le siège social se trouve à Regina, en Saskatchewan, est
Circulaire 2015/1 «Comptabilité banques»
Foire aux questions (FAQ) Circulaire 2015/1 «Comptabilité banques» (Dernière modification : 22 juillet 2015) 1. Comment faut-il traiter les provisions, constituées initialement pour des limites de crédit
ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS AU 31 DÉCEMBRE 2013 CAISSE CENTRALE DESJARDINS
ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS AU 31 DÉCEMBRE 2013 CAISSE CENTRALE DESJARDINS TABLE DES MATIÈRES Rapport annuel de la commission de vérification... 57 Responsabilité de la direction à l égard de l information
Info-assurance Séance d information de l IASB du 19 mars 2015
www.pwc.com/ca/insurance Info-assurance Séance d information de l IASB du 19 mars 2015 Puisque divers points de vue sont analysés lors des réunions de l IASB, et qu il est souvent difficile de décrire
La consolidation à une date ultérieure à la date d acquisition
RÉSUMÉ DU MODULE 4 La consolidation à une date ultérieure à la date d acquisition Le module 4 porte sur l utilisation de la méthode de l acquisition pour comptabiliser et présenter les filiales entièrement
Norme internationale d information financière 32 (IAS 32), Instruments financiers : Présentation
Norme internationale d information financière 32 (IAS 32), Instruments financiers : Présentation Par STEPHEN SPECTOR, M.A., FCGA Cet article s inscrit dans une série d articles de Brian et Laura Friedrich
Veolia Environnement - Etats financiers consolidés au 31 décembre 2011 Projet En cours d audit. Etats financiers consolidés Au 31 décembre 2011
Veolia Environnement - Etats financiers consolidés au 2011 Projet En cours d audit Etats financiers consolidés 2011 Veolia Environnement - Etats financiers consolidés au 2011 Projet En cours d audit Sommaire
Nouvelles exigences en matière de présentation des comptes et de révision
www.pwc.ch Nouvelles exigences en matière de présentation des comptes et de révision Aperçu des modifications du Code des obligations suisse Décembre 2011 Un document PwC destiné aux responsables de la
Informations financières concernant le patrimoine, la situation financière et les résultats de l émetteur
COMPTES CONSOLIDÉS 2013 Informations financières concernant le patrimoine, la situation financière et les résultats de l émetteur 1 Informations financières historiques 3 Comptes de résultat consolidés
FINANCIERS CONSOLIDÉS
ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES ANNEXES RESPONSABILITÉ À L ÉGARD DE LA PRÉSENTATION DE L INFORMATION FINANCIÈRE 102 ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS 103 Comptes consolidés de résultat 103 États consolidés
Comptes statutaires résumés Groupe Delhaize SA
Comptes statutaires résumés Groupe Delhaize SA Le résumé des comptes annuels de la société Groupe Delhaize SA est présenté ci-dessous. Conformément au Code des Sociétés, les comptes annuels complets, le
Comptes consolidés Au 31 décembre 2014
Comptes consolidés Au 31 décembre 2014 SCHNEIDER ELECTRIC - 2014 1 SOMMAIRE Comptes consolidés au 31 décembre 2014... 3 Compte de résultat consolidé... 3 Tableau des flux de trésorerie consolidés... 5
Le Conseil canadien des consultants en immigration du Canada États financiers Pour la période du 18 février 2011 (date de création) au 30 juin 2011
Le Conseil canadien des consultants États financiers Pour la période du 18 février 2011 (date de création) au 30 juin 2011 Contenu Rapport d un vérificateur indépendant 2 États financiers Bilan 3 État
Interprétation IFRIC 12 Accords de concession de services
Interprétation IFRIC 12 Accords de concession de services Références Cadre de préparation et de présentation des états financiers 1 IFRS 1 Première application des Normes internationales d information
FIBROSE KYSTIQUE CANADA
États financiers de FIBROSE KYSTIQUE CANADA KPMG s.r.l./s.e.n.c.r.l. Téléphone (416) 228-7000 Yonge Corporate Centre Télécopieur (416) 228-7123 4100, rue Yonge, Bureau 200 Internet www.kpmg.ca Toronto
Exposé-sondage. Conseil des normes actuarielles. Avril 2013. Document 213018
Exposé-sondage Révisions aux Normes de pratique applicables aux régimes de retraite Hypothèses pour les évaluations de liquidation hypothétique et de solvabilité Conseil des normes actuarielles Avril 2013
Norme comptable internationale 33 Résultat par action
Norme comptable internationale 33 Résultat par action Objectif 1 L objectif de la présente norme est de prescrire les principes de détermination et de présentation du résultat par action de manière à améliorer
La mesure et la gestion des risques bancaires : Bâle II et les nouvelles normes comptables
La mesure et la gestion des risques bancaires : Bâle II et les nouvelles normes comptables Cycle de Conférence à la Cour de Cassation 21 février 2005 Alain Duchâteau Directeur de la Surveillance Générale
FAIR VALUE. FAS 157 et FAS 159, modalités de mise en oeuvre, état de l'art en normes IFRS et projet en cours (IASB). ****
FAIR VALUE FAS 157 et FAS 159, modalités de mise en oeuvre, état de l'art en normes IFRS et projet en cours (IASB). **** Vendredi 12 octobre 2007 Xavier Paper 1 Sommaire 1. Quelques constats sur la Juste
Norme internationale d information financière 4 Contrats d assurance
Norme internationale d information financière 4 Contrats d assurance Objectif 1 L objectif de la présente norme est de spécifier l information financière pour les contrats d assurance devant être établie
Comptabilisation IFRS des engagements d assurance
Comptabilisation IFRS des engagements d assurance Formation ERM de l Institut des Actuaires Paris, vendredi 25 septembre 2009 Pierre Thérond [email protected] http://www.galea-associes.eu Introduction
BANQUE LAURENTIENNE DU CANADA ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS
BANQUE LAURENTIENNE DU CANADA ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS AUX 31 OCTOBRE 2012 ET 2011 ET AU 1 ER NOVEMBRE 2010 Les présents états financiers consolidés présentent des données financières récentes se rapportant
L ANALYSE COUT-EFFICACITE
L ANALYSE COUT-EFFICACITE 1 Pourquoi utiliser cet outil en évaluation? L analyse coût-efficacité est un outil d aide à la décision. Il a pour but d identifier la voie la plus efficace, du point de vue
entreprises. Ensuite, la plupart des options d achat d actions émises par Corporation
28RE_chap_EP4.qx:quark de base 7/16/09 7:37 PM Page 858 Troisième partie : Le financement des ressources Les principales caractéristiques des travaux suggérés Questions de révision (N os 1 à 25) Exercices
ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS
ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ÉNONCÉ DE RESPONSABILITÉ DE LA DIRECTION RELATIVEMENT À L INFORMATION FINANCIÈRE La direction est responsable de la préparation et de la présentation des états financiers consolidés
Présentation de la consolidation
Chapitre I Présentation de la consolidation Établir les comptes consolidés d un groupe consiste à présenter son patrimoine, sa situation financière et les résultats de l ensemble des entités qui le constituent
Opérations entre apparentés
exposé-sondage CONSEIL SUR LA COMPTABILITÉ DANS LE SECTEUR PUBLIC PROJET DE NORMES COMPTABLES Opérations entre apparentés Septembre 2012 DATE LIMITE DE RÉCEPTION DES COMMENTAIRES : LE 21 NOVEMBRE 2012
COMPTES CONSOLIDÉS2014
COMPTES CONSOLIDÉS 2014 Informations financières concernant le patrimoine, la situation financière et les résultats de l émetteur 1 Informations financières historiques 3 Comptes de résultat consolidés
COMPTES CONSOLIDÉS 2014
COMPTES CONSOLIDÉS 2014 COMPTES CONSOLIDÉS 2014 2 1 Compte de résultat consolidé 2 2 État du résultat global consolidé 3 3 État de la situation financière consolidée 4 4 Tableau des flux de trésorerie
Comptes consolidés Au 31 décembre 2012
Comptes consolidés Au 31 décembre 2012 Sommaire COMPTES CONSOLIDES AU 31 DECEMBRE 2012... 3 Compte de résultat consolidé... 3 Tableau des flux de trésorerie consolidés... 5 Bilan consolidé... 6 État de
ANNEXE A LA CIRCULAIRE SUR LE CONTROLE INTERNE ET L AUDIT INTERNE TABLE DES MATIERES
PPB-2006-8-1-CPA ANNEXE A LA CIRCULAIRE SUR LE CONTROLE INTERNE ET L AUDIT INTERNE TABLE DES MATIERES Introduction 0. Base légale 1. Le contrôle interne 1.1. Définition et éléments constitutifs 1.2. Mesures
RÉSULTATS FINANCIERS États financiers consolidés
RÉSULTATS FINANCIERS États financiers consolidés RESPONSABILITÉ DE LA DIRECTION À L ÉGARD DE L INFORMATION FINANCIÈRE La direction de La Banque Toronto-Dominion (la Banque) et de ses filiales est responsable
CONSOLIDATION : IFRS 10, IFRS 11, IFRS 12, IAS 27, IAS 28
1 SYNTHÈSE ET PRINCIPAUX CHANGEMENTS CONTEXTE Le dispositif actuel présente plusieurs faiblesses. Applications variées du concept de contrôle lorsqu une entité ne détient pas la majorité de droits de vote
LE BILAN D UNE BANQUE
Il est composé de 14 chapitres : Organisation des états financiers IFRS Trésorerie et opérations interbancaires Crédits à la clientèle Dépôts de la clientèle Activités sur titres Dettes représentées par
RECOMMANDATION. Note de présentation
AUTORITE DES NORMES COMPTABLES RECOMMANDATION n 2013-02 du 7 novembre 2013 Relative aux règles d évaluation et de comptabilisation des engagements de retraite et avantages similaires pour les comptes annuels
REGLEMENTS FINANCIERS DE L AGIRC ET DE L ARRCO. (avril 2014)
REGLEMENTS FINANCIERS DE L AGIRC ET DE L ARRCO (avril 2014) PREAMBULE REGLEMENT FINANCIER DE L AGIRC L Association générale des institutions de retraite des cadres (Agirc) a pour objet la mise en œuvre
Nouvelles exigences pour les entreprises et les réviseurs
Nouvelles exigences pour les entreprises et les réviseurs Modifications du droit des sociétés et introduction d une surveillance de la révision Décembre 2005 Modifications du droit des sociétés En décembre
Le WACC est-il le coût du capital?
Echanges d'expériences Comptabilité et communication financière Dans une évaluation fondée sur la méthode DCF, l objectif premier du WACC est d intégrer l impact positif de la dette sur la valeur des actifs.
IPSAS 2 TABLEAUX DES FLUX DE TRÉSORERIE
IPSAS 2 TABLEAUX DES FLUX DE TRÉSORERIE Remerciements La présente Norme comptable internationale du secteur public s inspire essentiellement de la Norme comptable internationale IAS 7 Tableaux des flux
INFORMATIONS FINANCIÈRES CONSOLIDÉES
www.legrand.com INFORMATIONS FINANCIÈRES CONSOLIDÉES AU 31 DÉCEMBRE LEGRAND COMPTES CONSOLIDES Sommaire Compte de résultat consolidé 2 Bilan consolidé 3 Tableau des flux de trésorerie consolidés 5 Tableau
IFRS - Principes clés. Le 6 janvier 2005
IFRS - Principes clés Le 6 janvier 2005 Avertissement La présentation ci-après donne une vue d ensemble des normes IFRS en l état actuel des informations disponibles. Un certain degré d incertitude demeure
ÉTATS FINANCIERS 2013
ÉTATS FINANCIERS 2013 ÉTATS FINANCIERS 2013 2 AIRBUS GROUP ÉTATS FINANCIERS 2013 1 2 3 4 5 Q ÉTATS FINANCIERS 2013 1 2 3 4 5 EADS N.V. États fi nanciers consolidés (IFRS) 5 Notes annexes aux États fi
Norme comptable internationale 19 Avantages du personnel
Norme comptable internationale 19 Avantages du personnel Objectif 1 L objectif de la présente norme est de prescrire le traitement comptable des avantages du personnel et les informations à fournir à leur
IFRS 11 Retours d expérience. Laurence Rivat Jean-Pierre Mounier Eric Dard
IFRS 11 Retours d expérience Laurence Rivat Jean-Pierre Mounier Eric Dard 19 Décembre 2013 Agenda Introduction : Application du package consolidation par les groupes français et européens Implémentation
Compagnie Générale de Géophysique Verïtas SA (CGGVeritas SA)
Compagnie Générale de Géophysique Verïtas SA (CGGVeritas SA) Société anonyme au capital de 70 581 503 Siège social :Tour Maine Montparnasse, 33 avenue du Maine 75015 Paris RCS :Paris 969 202 241 Rapport
LE GROUPE COLRUYT : PASSAGE AUX NORMES COMPTABLES IFRS - INFORMATIONS FINANCIERES PRELIMINAIRES
LE GROUPE COLRUYT : PASSAGE AUX NORMES COMPTABLES IFRS - INFORMATIONS FINANCIERES PRELIMINAIRES Informations relatives au passage aux normes IFRS pour l'établissement des états financiers Introduction
COMPTES DE GROUPE Consolidation et présentation de participations
La nouvelle Swiss GAAP RPC 30 regroupe toutes les règles applicables aux comptes. Ce qui implique que toutes les autres Swiss GAAP RPC font référence aux comptes individuels. Quelles sont les questions
relatif aux opérations d assurance réalisées dans le cadre d un «patrimoine d affectation»
COMITE DE LA REGLEMENTATION COMPTABLE Règlement n 2004-11 du 23 novembre 2004 relatif aux opérations d assurance réalisées dans le cadre d un «patrimoine d affectation» Le Comité de la réglementation comptable,
IFRS 10 États financiers consolidés
IFRS 10 États financiers consolidés PLAN DE LA PRÉSENTATION Aperçu Application Dispositions transitoires Prochaines étapes Ressources PRÉSENTATEURS Alex Fisher, CPA, CA Directeur de projets, Orientation
Communiqué de presse FY 2014-2015
Communiqué de presse du 29 mai 2015 Huizingen, Belgique Confidentiel jusqu au 29 mai 2015 Communiqué de presse FY 2014-2015 (Résultats pour l exercice clôturé le 31 mars 2015) 1,8 de croissance du chiffre
Les fondamentaux d IAS 19 à travers l actualité
Les fondamentaux d IAS 19 à travers l actualité Conférence IMA 28 mars 2013 Emmanuelle Levard-Guilbault Sommaire Définitions et catégories d avantages du personnel Régimes à prestations définies : détermination
Préparation à Solvabilité II
Préparation à Solvabilité II Traduction partielle des spécifications techniques EIOPA du 30 avril 2014 : valorisation du bilan prudentiel 16 mai 2014 version 1.0 Avertissement L Autorité européenne des
Annexe A de la norme 110
Annexe A de la norme 110 RAPPORTS D ÉVALUATION PRÉPARÉS AUX FINS DES TEXTES LÉGAUX OU RÉGLEMENTAIRES OU DES INSTRUCTIONS GÉNÉRALES CONCERNANT LES VALEURS MOBILIÈRES Introduction 1. L'annexe A a pour objet
NORME INTERNATIONALE D AUDIT 330 REPONSES DE L AUDITEUR AUX RISQUES EVALUES
NORME INTERNATIONALE D AUDIT 330 REPONSES DE L AUDITEUR AUX RISQUES EVALUES Introduction (Applicable aux audits d états financiers pour les périodes ouvertes à compter du 15 décembre 2009) SOMMAIRE Paragraphe
L activité financière des sociétes d assurances
L activité financière des sociétes d assurances L année 2002 est de nouveau marquée par une forte baisse des marchés financiers. Celle-ci entraîne une diminution des plus-values latentes et des produits
Aspects fiscaux des placements en société
Aspects fiscaux des placements en société Sommaire 1. Généralités 2. Exploiter d abord l épargne fiscale 2.1. L engagement individuel de pension via une assurance externe (EIP) 2.2. Une pension libre complémentaire
LEGRAND INFORMATIONS FINANCIERES CONSOLIDEES NON AUDITEES 30 SEPTEMBRE 2014. Sommaire. Compte de résultat consolidé 2.
LEGRAND INFORMATIONS FINANCIERES CONSOLIDEES NON AUDITEES 30 SEPTEMBRE 2014 Sommaire Compte de résultat consolidé 2 Bilan consolidé 3 Tableau des flux de trésorerie consolidés 5 Notes annexes 6 Compte
Bulletin de nouvelles sur les IFRS
uméro spécial Produits Bulletin de nouvelles sur les IFRS Juin 2014 «Après plus de cinq ans consacrés à son élaboration, l IASB et le FASB ont finalement publié leur nouvelle norme convergente sur la comptabilisation
1 Compte de résultat consolidé... 1. 2 Etat du résultat global consolidé... 2. 3 Etat de la situation financière consolidée... 3
COMPTES CONSOLIDÉS SOMMAIRE 1 Compte de résultat consolidé... 1 2 Etat du résultat global consolidé... 2 3 Etat de la situation financière consolidée... 3 4 Tableau des flux de trésorerie consolidés...
relatif aux règles comptables applicables aux fonds communs de créances
COMITE DE LA REGLEMENTATION COMPTABLE Règlement n 2003-03 du 2 octobre 2003 relatif aux règles comptables applicables aux fonds communs de créances (Avis n 2003-09 du 24 juin 2003 du compte rendu CNC)
Banque Zag. Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation. 31 décembre 2013
Banque Zag Troisième pilier de Bâle II et III Exigences de divulgation 31 décembre 2013 Le présent document présente les informations au titre du troisième pilier que la Banque Zag (la «Banque») doit communiquer
Évolution du processus de normalisation en ce qui a trait à la présentation de l information financière Vivons-nous un changement d environnement?
Évolution du processus de normalisation en ce qui a trait à la présentation de l information financière Vivons-nous un changement d environnement? Le processus de normalisation de l IASB auparavant Proposition
IFRS 15 Produits des contrats avec les clients. Impacts, défis et actions à entreprendre. Olivia Larmaraud Eric Dard
IFRS 15 Produits des contrats avec les clients Impacts, défis et actions à entreprendre Olivia Larmaraud Eric Dard 10 juin 2014 Agenda Aperçu des principales dispositions d IFRS 15 Contexte Les 5 étapes
Finance pour non financiers
Finance pour non financiers Managers non financiers Responsables opérationnels ayant à dialoguer avec les comptables et les financiers Savoir communiquer avec les financiers dans l entreprise : comptabilité,
La Banque Nationale divulgue des résultats record au premier trimestre de 2014
COMMUNIQUÉ PREMIER TRIMESTRE 2014 La Banque Nationale divulgue des résultats record au premier trimestre de 2014 L information financière contenue dans le présent document est basée sur les états financiers
États financiers consolidés du GROUPE CGI INC.
États financiers consolidés du Pour les exercices clos les 30 septembre 2011 et 2010 Rapport de la direction et des auditeurs DÉCLARATION CONCERNANT LA RESPONSABILITÉ DE LA DIRECTION À L ÉGARD DE LA COMMUNICATION
L AUDIT INTERNE DES COMPAGNIES D ASSURANCES. TRANSVERS CONSULTING L'audit des compagnies d'assurances 2005 1
L AUDIT INTERNE DES COMPAGNIES D ASSURANCES 2005 1 Séminaire - Atelier L audit interne dans l assurance 1 ère communication : Généralités sur l audit interne 2 ème communication : L audit interne des compagnies
Comptes Consolidés 2014
Comptes Consolidés 2014 Page 1 4.2 Comptes consolidés 4.2.1 Compte de résultat consolidé... 3 4.2.2 Résultat global consolidé... 4 4.2.3 Situation financière consolidée... 5 4.2.4 Variation des capitaux
Instruments financiers et comptabilité de couverture : de nouveaux principes français en préparation
Instruments financiers et comptabilité de couverture : de nouveaux principes français en préparation Conférence IMA du 05 avril 2012 Isabelle SAPET, Associée Programme 1. Introduction 2. Classification
ÉTATS FINANCIERS 2011
4 4.1 COMPTES CONSOLIDÉS RFA 98 4.1.1 Bilan consolidé 98 4.1.2 Compte de résultat consolidé 100 4.1.3 Tableau de variation des capitaux propres consolidés 101 4.1.4 Tableau des fl ux de trésorerie consolidés
Nouvelle norme de révision: Contrôle du rapport de gestion sur les comptes annuels (ou consolidés)
Nouvelle norme de révision: Contrôle du rapport de gestion sur les comptes annuels (ou consolidés) INTRODUCTION Historique 1. Le 6 octobre 1989, le Conseil de l IRE a approuvé une recommandation de révision
GROUPE EDF RAPPORT ANNUEL 2005 ÉTATS FINANCIERS
GROUPE EDF RAPPORT ANNUEL 2005 ÉTATS FINANCIERS 3 États financiers Comptes consolidés au 31 décembre 2005 5 Rapport des Commissaires aux comptes 111 Comptes individuels d Électricité de France résumés
G&R Europe Distribution 5
G&R Europe Distribution 5 Instrument financier émis par Natixis, véhicule d émission de droit français, détenu et garanti par Natixis (Moody s : A2 ; Standard & Poor s : A au 6 mai 2014) dont l investisseur
