INVENTAIRE-SOMMAIRE DES ARCHIVES DÉPARTEMENTALES INVENTAIRE-SOMMAIRE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "INVENTAIRE-SOMMAIRE DES ARCHIVES DÉPARTEMENTALES INVENTAIRE-SOMMAIRE"

Transcription

1 INVENTAIRE-SOMMAIRE DES ARCHIVES DÉPARTEMENTALES INVENTAIRE-SOMMAIRE DES ARCHIVES DÉPARTEMENTALES ANTÉRIEURES A 1790 RÉDIGÉ PAR MM. A. BELLÉE ET V. DUCHEMIN, ARCHIVISTES SARTHE ARCHIVES ECCLÉSIASTIQUES. SÉRIE II (I re PARTIE) N os TOME TROISIÈME LE MANS EDMOND MONNOYER, IMPRIMEUR DE LA PREFECTURE 1881 Département de la Sarthe INVENTAIRE SOMMAIRE DES ARCHIVES DÉPARTEMENTALES ANTÉRIEURES A SÉRIE H. (Clergé régulier. Ordres religieux d'hommes; Ordres religieux de femmes; Ordres militaires religieux; Hospices et Maladreries, etc.) ABBAYE DE SAINT-CALAIS. (ORDRE DE SAINT-BENOIT.) H. 1. (Liasse.) 31 pièces, parchemin; 18 pièces, papier Déclarations de divers héritages situés dans les paroisses d'écorpain, des Loges et de Montaillé, rendues aux abbés de Saint-Calais, seigneurs dudit lieu: à Hugues de Chandis (Champdieu), par Jean Retoré, pour une pièce de terre contenant 50 arpents, dépendant des bois et landes de Boisgaudin, en Écorpain, tenue sous le devoir de 4 sous 2 deniers de cens, et 12 livres 10 sous tournois et 5 chapons de rente annuelle et perpétuelle (1520); à Marin de Broc, par Gervais Jacquelin, pour une pièce de terre de 10 arpents sise au même lieu que la précédente (1527); par le même, à Nicolas Rainsé, conseiller du Roi, abbé commendataire (I er ), pour le même héritage (1539); à messire Nicolas Thibault, aussi abbé commendataire, par Jean Leconte (1542); au même, par Melchisédech Le Barillier, écuyer, pour 30 arpents de terre en deux pièces faisant partie des terres du lieu de Lessart, en Écorpain, autrefois baillées par les prédécesseurs dudit abbé à Guillaume Le Barillier, écuyer, sieur de La Hautebergère, à 15 livres tournois de rente inféodée (1550); au même abbé, par les héritiers Blanchard, pour le lieu du Tertre-Rouge, en Écorpain, contenant 22 arpents (1561); à messire Samuel de Caurienne, prêtre, abbé commendataire, par Julienne Auriau, pour La Vieille-Tuilerie, paroisse des Loges (1604); à Charles de Souvré, aumônier du Roi, abbé commendataire, par M e Julien Garnier, curé d'écorpain, René Le Roy, sieur de Cutesson, et autres (1640); à Michel Amelot, conseiller du Roi au Parlement de Paris, abbé des abbayes de Saint-Calais, Évron et du Gué-de-Launay, par Louis Pottier, maître chirurgien, et autres, pour la borde des Guillons, en Écorpain (1669); à messire Charles de Lyonne de Lesseins, conseiller du Roi en tous ses conseils et son aumônier ordinaire, abbé commendataire, par Renée de Nail, épouse de Guillaume Soyer, bourgeois de Paris, pour la métairie du Pavillon, en Écorpain (1680); au même, par Jean et Michel Hubert, marchands à Conflans, pour le lieu et métairie de La Crousserie, audit Écorpain (1691); à messire Jean-Charles Clément, abbé commendataire, par divers, pour le lieu de La Desoeuvrerie, aliàs Le Grand- Marchais, aussi à Écorpain (1714); à messire Nicolas de Vichy de Chamron, prêtre, conseiller du Roi en ses conseils, trésorier de la Sainte-Chapelle du Palais, à Paris, abbé commendataire, pour divers héritages ( ). H. 2. (Liasse.) 30 pièces, parchemin; 36 pièces, papier Domaines situés dans le département. Lieux du Plessis et de La Gautellerie, à Berfay: Baillée du lieu et métairie du Plessis pour 39 années, faite par frère Jacques de Guyot, chambrier de l'abbaye de Saint-Calais, à Françoise de Hamelot, veuve de Calais de Guyot, écuyer, demeurant au lieu seigneurial de Vilède, paroisse de Rahay, moyennant 25 livres, 4 chapons et un poids de beurre de fermage annuel (1565). Acte d'échange de certains héritages, en Berfay, conclu entre frère Robert de Saint-Pair, religieux profès et chambrier de ladite abbaye, et Marie de Guichard, épouse séparée quant aux biens de François de Guérin, écuyer, sieur de Villiers-Rosière (1645). Baux divers desdits lieux. Lieu du Bouquet, à Bouloire: Baillée à toujours dudit lieu contenant 30 arpents, consentie par Hugues de Chandis, abbé de Saint-Calais, à Jean Jacob, pour en payer annuellement 2 sous 6 deniers de cens, 7 livres 10 sous tournois et 3 chapons de rente (1518). Baux du même lieu faits par les religieux de Saint-Calais. Moulin Baron, à Saint-Calais: Enquête faite par Jacques Taron, lieutenant général en la Sénéchaussée du Maine, à la requête de la reine de Navarre, ayant le bail du prince de Navarre, son fils, sur la valeur annuelle de la justice haute et moyenne appartenant à ladite abbaye en la ville de Saint-Calais et autres paroisses, des métairies de Mortiers et de La Saucerie, en Marolles, de celle de Vauliger et du moulin Baron, situés audit Saint-Calais, et des fiefs et domaines de la vallée d'asnières, à Lunay, le tout dépendant de l'abbaye de Saint-Calais (1563). Autre enquête faite d'office par le même

2 Jacques Taron sur la commodité et incommodité du moulin Baron, alias Arault, et de la métairie de Vauliger, ce requérant noble Siméon Le Jeune, chevalier, sieur de Montoaulx, poursuivant la vente desdits biens, en conformité de l'édit du Roi sur l'aliénation des biens du clergé (1563). Procès-verbal de prise de possession dudit moulin par le sieur de Monteaulx, rédigé par M e Laurent de Renusson, notaire royal à Saint-Calais (1563). Procédures entre les six députés du clergé du diocèse et ledit Le Jeune, pour le réméré du même moulin au profit de l'abbaye ( ). Lieu et bordage de La Borde-aux-Renoux, à Saint-Calais: Baux et autres titres. H. 3. (Liasse.) 25 pièces, parchemin; 15 pièces, papier Domaines situés dans le département. Lieu du Chesne, à Saint-Gervais-de-Vic: Baux contenant, pour la plupart, la liste des dignitaires et religieux profès de ladite abbaye ( ). Lieu de La Chevrollière, même paroisse: Baux. Lieux de Bois-Gaudin, de La Baraudrie, des Litières-Fauchées et de Vaussonnière, paroisse des Loges: Baillée à toujours du lieu de L'Héridière-Fauchée (Litières-Fauchées) contenant 19 arpents en gast, sans logis manable ni terre en labour, et de 20 arpents de terre à prendre dans la coulée du bois de Vaussonnier, faite par messire François Rabeau, prêtre, abbé commendataire de ladite abbaye, à René Picouleau, pour en payer annuellement 3 écus un tiers et 2 chapons, à la charge, en outre, d'y faire construire une maison manable couverte en bardeau, dans l'espace de 10 ans (1592). Autre baillée faite par Samuel de Caurianne, prêtre, abbé commendataire, à René Vérité, chirurgien, demeurant au château de Montreuil-le-Henry, d'une portion de terre en gast et non-valeur, ci-devant en bois de haute futaie, contenant 23 arpents 6 chaînées ou environ, faisant partie du bois de Vaussonnier, pour en payer annuellement 7 sous 6 deniers de rente par chaque arpent (1608). Transaction entre messire Michel Amelot, conseiller au Parlement de Paris, abbé commendataire des abbayes de Saint-Calais, d'évron et du Gué-de-Launay, et dame Marie Le Clerc de Lesseville, veuve de feu messire François Le Gras, sieur du Luart et des Loges, conseiller du Roi en ses conseils, maître des requêtes ordinaires de son Hôtel, au sujet de la propriété des lieux précités (1659). «Mémoire sur le fait d'une contestation entre M me de La Tour-du-Pin et l'abbaye de Saint-Calais, relative à une lande sise au lieu de Vaussonnier et des Litières-Fauchées.» Déclaration du lieu et bordage de La Graffardière, paroisse des Loges, faite par Pierre Michelet, serger à Saint-Calais, à messire François-Guillaume Le Gras, conseiller au Parlement de Paris, tuteur honoraire de Jeanne-Hippolyte-Charlotte-Marine Leriget de La Faye, fille mineure de défunt messire Jean-François Leriget de La Faye, chevalier, seigneur de Condé, Les Loges et autres lieux, colonel du régiment Royal-Comtois, et de dame Marguerite-Charlotte de Pape de Saint-Auban (1753). Transaction entre ladite abbaye et messire Anne-Jean Le Gras, chevalier, marquis du Luart, ancien officier aux Gardes-Françaises, chevalier de Saint- Louis, curateur honoraire à l'interdiction de dame Françoise-Hippolyte Leriget de La Faye, sa petite nièce, épouse non commune en biens de messire Henri-Charles-François-Hector-Lucretius, comte de La Tour-du-Pin, marquis de La Chaux, Montauban, dame de la terre et seigneurie des Loges, représentée par M e Jean Beaussier, avocat en Parlement, bailli de Bouloire, touchant la possession de trois arpents de bois (1785). H. 4. (Liasse.) 56 pièces, parchemin; 35 pièces, papier Domaines situés dans le département. Lieux du Haut-Rossay, de Massuin, des Grandes-Brières, de La Petite-Mazurerie, de La Ferrière, et moulin de Rossay, à Marolles: Baux de ces divers biens. «Mémoire des bestiaux que nous avons fournis à Claude Venot en entrant dans la ferme des Brières, de Marolles, au jour de Toussaint 1721»: Deux boeufs estimés 54 livres; un taureau, 30 livres; 2 vaches, 24 livres; une cavale, 45 livres; plus 4 autres boeufs estimés 160 livres. Ce fermier a fourni pour sa part: 2 cavales estimées 75 livres; un bouc, 3 livres; une vache, un taureau d'un an et un veau de lait, le tout valant 42 livres 5 sous; en moutons et cochons, 69 livres 12 sous; etc. H. 5. (Liasse.) 60 pièces, parchemin; 38 pièces, papier Domaines situés dans le département. Lieux de La Lande, de La Benaisterie, des Grandes-Brières, des Biards, de Moquesouris, de La Michelière, à Montaillé, et de La Goretière, à Vallennes: Baillée à trois vies du lieu et métairie de La Lande, in parochia de Monte-Allerii, consentie par Hugues de Chandio, abbé de Saint-Calais, pour une rente annuelle de 7 livres tournois (1520). Pièce d'une procédure intentée devant le Grand-Conseil par Charles de Souvré, abbé de Saint-Calais, à Guillaume Maan, écuyer, sieur de La Perrigne, et consorts, pour obtenir la rescision de la baillée précédente (1639). Baux des autres héritages susnommés. Quérimonie décernée par l'official du Mans, sur la plainte des religieux de ladite abbaye, «contre les malfacteurs qui, depuis trois ans, se seroient transportez en la maison de défunt frère René de Launay, vivant religieux et enfermier de ladite abbaye, où ils auroient pris, dérobé et diverti grande quantité de bons et riches meubles, licts, draps, napes et ustancilles de mesnage, bled, orge, avoine, or et argent monnoyé...» (1548). H. 6. (Liasse.) 54 pièces, parchemin; 65 pièces, papier Domaines situés dans le département. Maison et jardin de La Roche, lieu de La Choubarderie et maison du sacristain, à Saint-Calais: Baux de ces divers biens. Lieu de La Grande-Maison, à Sainte-Gérotte: Bail emphytéotique de la métairie, fief et seigneurie de La Grande-Maison, avec ses maisons, terres, bois, prés, pâtures, cens, services, rentes, ventes, rachats et autres profits de fief, consenti par les religieux à noble M e Robert Tiercelin, licencié ès lois, curé de Sainte-Osmane, conseiller au Parlement de Paris, et à ses frères germains, Jean, Louis, Léon et Jacques Tiercelin, moyennant 15 livres tournois de rente annuelle (1519). Lieux de Rochesne, de La Chèze et de Chaloué, à Conflans: Bail du lieu de Rochesepme (Rochesne) fait par noble frère Geoffroy Du Locre, prêtre, religieux et chambrier de ladite abbaye, de l'office duquel dépend ledit lieu (1597). Nomination d'experts par René Dagues,

3 conseiller au Présidial et à la Sénéchaussée du Mans, à la requête de M e Philippe de Renusson, avocat au siège de Saint-Calais, procureur de frère Jean de Larche, religieux profès et sacristain de l'abbaye, pour terminer une contestation entre ledit sacristain et le curé de Conflans, M e Jacques Drugeon, au sujet des dîmes du lieu de La Chèze, qui dépend de l'office de la sacristie (1638). Autres pièces de procédure relatives à la même contestation. Déclarations faites par diverses personnes devant M e Madelon Fontaine, notaire royal à Berfay, «pour fuir et éviter les censures ecclésiastiques de certaine quérimonie» obtenue de l'official du Mans par frère François de L'Angrumière, prêtre, religieux et chambrier de ladite abbaye, au sujet de la propriété d'un chemin d'accès à certaines parties du lieu de Chaloué, dépendant de son bénéfice (1637). Baux du même lieu. Six hommées de pré, en la prairie de Baugé, à Connerré: Déclaration dudit bien rendue, au nom de l'abbaye, par dom Joseph Desormes, prieur claustral, à messire Pierre de Montmorency, chevalier, seigneur de Loresse, Brusson, Haute-Perche et autres lieux, à cause de la terre et seigneurie de Galandes (1664). Lieu de La Galisserie, à Écorpain: Baillée à toujours dudit lieu et bordage, contenant 9 arpents ou environ, faite à Marin Lemarié, moyennant 45 sous et 1 chapon de rente et 9 deniers de cens à l'abbaye, 4 livres 10 sous de rente, au chantre, 2 livres 10 sous et une poule aussi de rente, au prévôt de ladite abbaye (1691). H. 7. (Liasse.) 31 pièces, parchemin; 36 pièces, papier Domaines situés hors le département. Champ des Clos, lieu des Bordes ou des Petites-Minières, champ de Vaurousset ou de L'Aumônerie, lieu de La Grange, et trois quartiers de pré, à Saint-Martin-de-Sargé (Loir-et- Cher): Procès-verbal dressé par Nicolas Crestot, licencié ès droits, chanoine prébendé en l'église du Mans et vicaire général du cardinal de Rambouillet, évêque du Mans, Jacques Taron, conseiller du Roi, lieutenant général en la Sénéchaussée du Maine, et Jean de Vignoles, écuyer, conseiller du Roi, lieutenant particulier au même siège, subdélégués de NN. SS. les Cardinaux, pour l'aliénation de 1947 écus de rente du temporel du clergé de ce diocèse, constatant la vente du champ des Clos, dépendant de l'aumônerie de ladite abbaye, à Jeanne Tiercelin, dame de Monteaulx, pour le prix de 140 livres tournois payables en déduction de la taxe de 200 livres imposée à l'aumônier (1577). Baux du lieu des Bordes dépendant aussi de l'office de l'aumônier de l'abbaye. Déclarations du champ de Vaurousset rendues par ledit aumônier à René de Vancé (Vanssay), chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de sa Chambre, capitaine d'une compagnie de ses Ordonnances, seigneur de La Barre de Conflans et du fief de La Roche, en Saint-Calais, à cause de ce dernier fief (1628); à Marin de Vancé, chevalier, seigneur de La Barre de Conflans, La Roche, La Mourottière, La Bissaize et autres lieux (1644). Baux du lieu de La Grange. Déclarations de trois quartiers de pré dépendant du lieu des Grandes-Minières, faites au regard de la seigneurie de Conival, par l'aumônier de l'abbaye, à dame Françoise Le Jeune, veuve de feu messire Louis de Louviers, chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de sa Chambre, seigneur de Saint-Merry, première dame d'honneur de feu la tante du Roi, dame de Monteaulx, du Plessis, Conival et La Vallée (1620); à messire Gilbert de Louviers, chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de sa Chambre, seigneur de Saint-Merry, Conival, Lussaut, Le Fresne et autres lieux (1643); à messire Pierre-François Marin, chevalier, seigneur de Montmarin, Saint-Martin de Sargé, Conival, Conillon, La Poupelinière et autres lieux (1747); à messire Pierre-Palamède Marin, chevalier, seigneur des mêmes fiefs et de La Trousserie, Les Vaux, La Roche-Morotière, Les Touches et autres lieux, ancien capitaine au régiment de cavalerie de Chartres, chevalier de Saint-Louis (1780). Baux du lieu de La Vicelle, à Sougé (Loir-et-Cher). H. 8. (Liasse.) 46 pièces, parchemin; 39 pièces, papier Domaines situés hors le département. Lieu du Perray, à Saint-Avy-au-Perche (Loir-et-Cher): Description dudit lieu et métairie dépendant du bénéfice et office claustral de la Chambrerie de ladite abbaye. Contenance totale, 84 arpents, mesure du Maine, à 100 cordes d'arpent, chaque corde de 25 pieds, chaque pied de XIII pouces (sic) et chaque pouce de 12 lignes (1574). Baux du même lieu. Lieux de La Mérie, à Fortan, et de La Coutendière, à Masanger: Titres de propriété et baux, dont un consenti, en 1570, à Nicolas de Salmon, écuyer, sieur de Fonteneau, et à Jacquine de La Goupillière, son épouse. Pré de La Corvée, près le moulin de Montjoie, à Baillou (Loir-et-Cher): Baux. Métairie de La Vieille-Fontenelle, à Poillay: Sentence de l'official de l'archidiacre du Dunois, séant à Châteaudun, qui condamne le fermier de ladite métairie à payer les dîmes au curé de la paroisse de Poillay (1603). H. 9. (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 83 pièces, papier Rentes foncières. Rente de 25 livres d'argent et de 112 livres de beurre sur la cure de Saint-Aubin- Fosse-Louvain (Mayenne): Charte de l'official du Mans, par laquelle l'abbé et les religieux de Saint-Calais abandonnent à Jean Havet, dit Lanoë, curé de Saint-Aubin, moyennant le payement, par lui et ses successeurs, de la rente annuelle précitée, la partie des dîmes qu'ils avaient droit de percevoir dans ladite paroisse, savoir: la tierce partie des dîmes de tous blés, à l'exception des pailles que le curé conservait pour l'entretien de la grange commune, des novales de la même paroisse et de la quatrième géline décimale des produits d'un territoire nommé Le Parc, appartenant à l'évêque du Mans; plus les deux tiers des dîmes de tous les lanfez (lins) et des laines de la paroisse, les deux tiers des oblations aux cinq fêtes annuelles, les deux tiers des pains de l'autel et des prémices, et autres choses décimales tels que porcs, veaux, agneaux, poulets, oisons, etc. (1340. Copie, écriture de la fin du XVI e siècle). Autres pièces concernant la même redevance. Rente de 12 septiers de blé et de trois poinçons de vin blanc, sur la cure de Coutures (Loir-et-Cher): Acte par lequel Martin Philippes, sieur de L'Aistre, fermier général de l'abbaye de Saint-Calais, abandonne pendant sept ans ladite rente à M e Jacques Frédureau, grenelier au Grenier à sel de Montoire (1629). Pièces de diverses procédures soutenues au sujet de la même rente par les curés de Coutures contre ladite abbaye. Rente de 20 livres 8 sous 9

4 deniers, sur le lieu de La Grosserie, à Écorpain: Sentence du bailli de l'abbaye de Saint-Calais qui condamne Michel Le Conte et messire Jacques Des Loges, chevalier, seigneur des Loges, codétenteurs de La Grosserie, à payer quatre années d'arrérages de la rente précitée (1620). Procès-verbal d'une saisie opérée sur ledit Le Conte en vertu du jugement précédent. Bail du lieu de La Grosserie fait par honorable Pierre Hubert, sieur de La Hellerie, tanneur à Saint-Calais, à Fleury Bataille, laboureur à Écorpain, moyennant un loyer annuel de 60 livres et à la charge, en outre, de payer la rente dont il s'agit (1659). H.10. (Liasse.) 27 pièces, papier Contestations et concordats avec les abbés commendataires touchant la nourriture et l'entretien des religieux de ladite abbaye. Jugement du Présidial Mans qui condamne messire Julien Grassin, abbé commendataire de ladite abbaye, à payer annuellement une somme de 118 livres à frère Bertrand Godet, religieux de la même abbaye, pour sa nourriture et son entretien (1572). M e Barthélemy Gouyn, éconôme, de par le Roi, de ladite abbaye, requiert les religieux de lui faire connaître les quantités et qualités de vivres que doit leur fournir l'abbé pour leur nourriture et entretien. Réponse des religieux. Énumération des prestations auxquelles ils ont droit (23 juillet 1587). Concordat conclu entre lesdits religieux et le même économe, par lequel celui s'engage, tant en son nom qu'en celui du futur abbé, pour 6 années, à payer annuellement à chaque religieux une somme de 66 écus deux tiers, et 33 écus un tiers à chaque novice, pour leur nourriture et entretien (11 septembre 1587). Nouvelle convention entre les mêmes, qui stipule qu'au cas où lesdits religieux seraient contraints par leur futur abbé, leur évêque ou autre supérieur, de vivre selon leur règle, le concordat précédent demeurerait nul et de nul effet (11 septembre 1787). Note qui constate qu'il y a, en ladite abbaye, 8 religieux prêtres et 6 novices (vers 1588). Requête adressée par les religieux au bailli de l'abbaye, à l'effet de contraindre le sacristain à faire les frais du banquet qu'il leur doit le jour de Saint-Simon et Saint-Jude (1591). «Extrait de la nourriture deue chacun jour aux religieux de l'abbaye royalle de Saint-Callais, tant pour les prebtres que diacres novices» (1590). Détails curieux. «Extrait de l'ancienne forme de vivre des religieux de l'abbaye royalle de Saint-Callais,» Acte de saisie sur M e François Rabeau, abbé, du temporel de ladite abbaye, pour défaut de payement d'une somme de 250 écus due par lui aux religieux (1591). Autres concordats conclus entre lesdits religieux et les abbés Samuel de Caurianne (1602); Gilles de Souvré, abbé commendataire des abbayes de Saint-Calais et de Saint-Florent, évêque de Comminges et, plus tard, d'auxerre ( ). H. 11. (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 51 pièces, papier Lieux réguliers et bâtiments de ladite abbaye. Requête présentée au Grand Conseil du Roi par les religieux, à l'effet de faire augmenter la pension que leur servait l'abbé de Saint-Calais, Gilles de Souvré (1627). Procès-verbal de visite des lieux claustraux, maisons et église, ainsi que des bâtiments des domaines de ladite abbaye. Détail des réparations à y faire (1634). Sentence du bailli de l'abbaye qui condamne messire Jacques-Honoré Barentin, conseiller du Roi, abbé commendataire, à payer une somme de 22 livres pour le prix d'un plancher établi par les soins de frère Jean de L'Arche, prieur claustral et sacristain, au-dessous des cloches qui sont au petit clocher de l'église, afin de prévenir la chute des battants sur les sonneurs (1647). Procès-verbal de visite des lieux et métairies de La Sausserie et de La Dénonnière, à Marolles; de Vauléger, du Petit-Tiron et de La Vacherie, à Saint-Calais; des moulins Ars, de La Ville, Lizé et Foulleret de Jallais, audit Saint-Calais; des métairies de La Fressonnière, de Margerie, de La Guizardière, de Port-Gautier, de La Visselle, et de Romigny, à Bessé; de la métairie des Bouts, à Évaillé; de celle de La Nouavetière, à Écorpain; de celles de La Guimandière, des Fontenelles, situées à Bouloire; de la grange dîmeresse de la même paroisse; du bordage de l'épinay, à Montaillé; de la grange dîmeresse d'écorpain; de la métairie de La Grande-Jaulnaie, à Montaillé; de celles de Faye et de Vilcocq, à Saint-Calais; de celle de Montjoie et du moulin du même nom, à Rahay; des métairies de La Grange et des Jonchères, à Saint- Martin de Sargé (Loir-et-Cher); du moulin de Rossay, des métairies du Haut-Rossay, de Massuin, des Mortiers, de La Ferrière; de celles du Vau et de Monchamp, à Saint-Calais; des étangs du Pont-Hardier, Plat, du Bouquet, Picot, Vieil, Narais et du Croux, etc., tous biens dépendant de la mense abbatiale de ladite abbaye (1690). Devis des réfections à faire aux bâtiments de l'abbaye (1768). Adjudication des réfections et réparations à faire aux mêmes bâtiments, moyennant 69,500 livres (1770). Procédures de messire Nicolas de Vichy de Chamron, abbé commendataire, contre la succession de l'abbé Clément (mort civilement) et messire François Du Moustier de Mérainville, évêque de Chartres, précédents titulaires de ladite abbaye ( ). H. 12. (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 30 pièces, papier Procès concernant les bois de l'abbaye. «Plan figuré et description des bois appartenant à MM. les Religieux de ladite abbaye, par lequel l'on trouvera la continance de chaque carreau et les années des coupes, suivant l'ordonnance des Eaux et Forêts.» Dressé par Bordeau, notaire et arpenteur royal, à Savigny (1732). Autres plans des bois de L'Hermitière; de la chapelle des Saisses, des taillis de Montjoie, de La Visselle, de Romigny, des Fontenelles, de la fûtaie de La Jonchère, des bois de Vausonnier, de La Guimandière, de La Nouavetière, de La Fontaine du Bouc, etc. Vente de la coupe du taillis de Vausonnier, paroisse des Loges, faite par frère Charles-François Le Moyne de La Chaussée, cellerier, procureur de ladite abbaye, à Antoine Joullain et Antoine Commom, marchands tanneurs à Saint-Calais, pour le prix de 500 livres (1730). Procès-verbal de marque et de délivrance de 90 baliveaux, âgés de 40 à 250 ans, dans le bois de Romigny, à Bessé, faite par le garde-marteau de la maîtrise particulière de Vendôme, à messire de Vichy de Chamrond, abbé commendataire, en vertu d'un arrêt du Conseil du Roi (1731). Règlement des bois de la mense abbatiale. Plan d'une partie de ces bois (1751). Cahier

5 des charges pour l'adjudication des diverses coupes de bois dépendant de l'abbaye, dressé par la maîtrise particulière des Eaux et Forêts de Vendôme (1769). Procès-verbal de visite et règlement des bois de la mense conventuelle (1771). Procès-verbal d'expertise du bois du Bouquet, à Bouloire, contenant 34 arpents, dépendant de ladite mense conventuelle, afin de constater le dommage qu'y vient de causer un incendie (1785). H. 13. (Liasse.) 47 pièces, parchemin; 23 pièces, papier Chapelles desservies en l'église de ladite abbaye. Domaines et rentes foncières. Chapelle Saint-Yves du Bois: Bail emphytéotique fait par Jean, abbé de Saint-Calais, et tout le couvent dudit lieu, du consentement de René Meignée, chapelain de Saint-Yves, à Pierre Breteau, à sa femme et à leurs descendants, de certaines places de maisons et jardins situés à Rahay (in parochia de Rahayo), près le puits dudit lieu, dépendant de ladite chapelle, pour 7 sous 6 deniers tournois de rente annuelle (1481). Jugement qui condamne Pierre Balièvre, de Rahay, à abandonner à ladite chapelle du Bois la possession d'un estrage, avec ses appartenances et dépendances, sis au bourg de Rahay, usurpé par ledit Balièvre (1491). Autre sentence du bailliage de Saint-Calais, qui condamne Jean Ballièvre à payer à frère Jean Le Vacher, titulaire de ladite chapelle, trois années d'arrérages d'une rente de 10 sous tournois assise sur certains biens sis à Rahay (1557). Autre jugement des Grands-Jours du Vendômois, concernant la même rente (1566). Sentence rendue par François de Saint-Méloir, écuyer, licencié ès droits, lieutenant du bailli du Vendômois au siège de Saint- Calais, au profit de frères Jean de Bueil, prêtre, aumônier de ladite abbaye et titulaire de la chapelle Saint-Yves (1568). Baux du bordage de La Buroche, aliàs La Borde des Bois, situé près le bourg de Marolles; du lieu de La Rossignolerie, à Rahay, dépendant du temporel de ladite chapelle. Chapelle de Sainte-Catherine: Baux du lieu de La Houpelière, à Rahay; et de la métairie des Maisons-Neuves, à Baillou (Loir-et-Cher), faisant partie du temporel de ce bénéfice. H. 14. (Liasse.) 27 pièces, parchemin; 14 pièces, papier Chapelles desservies en ladite abbaye. Domaines et rentes foncières. Chapelle Saint-Jacques de Chauvigny: Baux du lieu de Biard, à Montaillé, faisant partie du temporel de ladite chapelle. Chapelle Notre-Damede-Putron: Bail à vie du lieu et métairie de La Cossardière, situé à Marolles et à Saint-Martin de Sargé, consenti par Marin (de Broc, dernier abbé régulier), humble abbé de Saint-Calais et archidiacre du même lieu, à Guillaume et Thibault Coudray (1524. Texte latin). Sentence de M e Marin Amellon, sieur de Villarceau, licencié ès droits, bailli de ladite abbaye, condamnant Étienne Coudray et autres héritiers des précédents à payer au titulaire de ladite chapelle 26 années d'arrérages d'une rente de 4 écus 10 sous assise sur La Cossardière. Baux dudit lieu de La Cossardière. ABBAYE DE LA COUTURE. (ORDRE DE SAINT-BENOIT.) H. 15. (Liasse.) 6 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) XII e siècle. Cyrographe original contenant un accord conclu entre Foulques, abbé du monastère de La Couture, et les religieux de Saint-Mesmin d'orléans (Sancti-Maximini-Aurelianensis), avec l'approbation de Guy (d'étampes), évêque du Mans, au sujet de l'établissement d'une chapelle, d'un cimetière et d'un bourg dans un lieu dépendant de la paroisse de Parigné [le-pôlin] (Sancti-Petri-de-Parin-niaco). Après de nombreux pourparlers, les religieux de Saint- Mesmin, de l'avis de leur abbé Hugues et du chapitre de leur abbaye, conviennent avec ceux de La Couture que le cimetière dont il s'agit aura une superficie de deux arpents; qu'il sera consacré; que les droits ecclésiastiques sur ce cimetière et sur ses habitants appartiendront aux moines de La Couture; et que ces mêmes habitants seront tenus de visiter trois fois par an l'église-mère de Parigné, savoir: le lendemain de Noël, le lendemain de Pâques et à la fête Saint- Pierre et Saint-Paul. Mais, aux moines de Saint-Mesmin appartiendront les droits ecclésiastiques sur les hommes qui demeureront en dehors dudit cimetière (de hominibus autem extra cimiterium manentibus), comme étant les paroissiens desdits moines. Enfin, les moines de La Couture paieront annuellement le jour Saint-Jean-Baptiste, à ceux de Saint- Mesmin, 11 deniers mansais, à Parigné. (Sans date. De 1126 à 1135). Charte de Guillaume (de Passavant), évêque du Mans, relatant une transaction intervenue à la suite d'un long procès poursuivi jusqu'en cour de Rome, entre les moines de La Couture et Brientius, curé de Saint-Aubin-du-Désert (Saneti-Albini-de-Deserto), au sujet des oblations, des prémices et des dîmes appartenant à l'église dudit lieu, qui appartient aux moines. Par cet accord, il est convenu que le curé aura le tiers de ces diverses redevances et les moines les deux autres tiers, excepté en ce qui concerne les oblations dont le curé profitera pendant toute l'année, sauf toutefois aux cinq fêtes solennelles de Noël, de la Purification, de la Saint-Aubin, en mars, de Pâques et de la Toussaint, où les oblations seront partagées comme les autres bénéfices; excepté aussi certaines dîmes dont les chanoines de Beaulieu (canonici de Bello-Loco) possèdent un tiers, les moines de La Couture un autre tiers, et le curé le troisième tiers; excepté encore certaines autres dîmes dont les moines d'évron (monachi Ebronences) ont les deux tiers, et le curé le troisième; à l'exception enfin d'autres dîmes usurpées par des laïques, lesquelles appartiendront pour les deux tiers auxdits moines de La Couture, s'ils parviennent à les retirer des mains laïques qui les détiennent. Témoins, les curés de Saint-Julien (personarum Beati Juliani), le doyen Philippe, le chantre Bulgericus, l'archidiacre Eustache, l'archiprêtre Symon, le scolastique Yves (Yvo, magister scole), le chapelain Esguaredus, Geoffroy, abbé de La Couture, Hélinand, prévôt, Guillelmus Chiquetus, magister Laurentius, magister Ernaudus et multi alli (1164). Charte de Guillaume (de Passavant), évêque du Mans, portant qu'un certain Boquerel de Conlie, chevalier (quidam Boquerellus de Conlia, miles), reconnaissant que les prémices appartenant à l'église de Conlie, que ses ancêtres et lui avaient longtemps possédées, ne devaient pas rester en mains laïques, les abandonna à l'évêque qui les conféra au fils dudit Boquerel, le clerc Geoffroy. Plus tard, une contestation s'éleva entre ce même Geoffroy, les moines de La Couture et Laurent, abbé, parce que ceux-ci, auxquels appartenait la juridiction de

6 l'église de Conlie, prétendaient que Geoffroy, par suite du don qu'ils lui avaient fait de l'église de Vallon (de Vaslon), avait résigné des prémices entre les mains de leur abbé Ursyon (Ursyanis abbatis), n'en conservant que la jouissance, à charge de leur payer une rente annuelle de 10 sous; ce qui était nié par ledit Geoffroy. A la fin, devant l'évêque choisi pour arbitre, les parties conviennent que Geoffroy aura, sa vie durant, la jouissance desdites prémices, en faisant annuellement aux moines une rente de 7 sous mansais et un septier de pois, et qu'à sa mort, lesdites prémices, ainsi que les pains qu'il avait coutume de recevoir en l'église de Conlie, reviendront de droit à l'abbaye. Témoins: Helinandus prepositus, Richardus prior, AEnussacrista, Matheusmagister scolarum, Esgauredus capellanus. (Sans date. Vers 1170). Charte de Guillaume (de Passavant), évêque du Mans, par laquelle, à la prière de Laurent, abbé de La Couture, il donne à cette abbaye une dîme dans la paroisse de Conlie (de Conlia) qu'il vient de retirer des mains laïques de Guillaume Pelli Lupi, plus une autre dîme en la paroisse de Cherré (de Cherre) qu'il a également retirée des mains de Joffrey Le Borde, et 2 sous qu'il a acquis du même Joffroy, qui avait droit de les prendre sur les oblations de ladite paroisse. Témoins: le doyen Philippe, le chantre Nicolas, l'archidiacre Maurice, le scolastique (magister scolarum) Yves, Esgaretus capellanus. Pour les moines: Richardus prior, Thebaudus prepositus, Gauterius bajulus, Gervasius cantor, Adelardus scriptor, et multi alii. (Sans date. Vers 1170). Accord entre les chanoines de Saint-Julien et Laurent, abbé, et les religieux de La Couture, au sujet de certaines dîmes et prémices de la paroisse d'avoise (de Avesia). Après de nombreuses contestations, on convient que les dîmes des lieux situés entre les deux chemins de Noyen et de Tacé (de Nohem et de Taceio), ainsi que quelques autres, appartiendront en commun aux églises de Saint- Julien et de La Couture; qu'il sera fait une grange commune entre ces deux chemins; que, quant aux prémices, elles appartiendront aux moines et au curé, sans que les chanoines puissent y rien prétendre. Les témoins sont les mêmes que ceux de la charte précédente, plus Herbertus Bauduin, et, comme laïques, Albericus mendor, Guarinus de Siliaco. (Charte de Guillaume de Passavant. 1170). Charte de H. (Hamelin), évêque du Mans, portant accord entre les moines de La Couture et le curé de Saint-Samson (Sancti-Sansonis), au sujet des dîmes et des prémices de l'église de cette paroisse (Mayenne). Il est convenu, entre autres choses, que les moines s'en rapporteront à la bonne foi du curé, lequel déclare, après avoir prêté serment, que sur 18 mesures provenant de la grande dîme, il lui en appartient 11, et aux moines 7. Toutes les dîmes seront rassemblées dans la grange du curé, et les prémices, à l'église; et les moines recevront ce qui leur revient de la main du curé (1194). H. 16. (Liasse.) 7 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'abbé de Saint-Melaine et de W., thesaurarius, et P., archidiaconus Redonensis, juges délégués par le pape Innocent III pour terminer une contestation entre l'abbé Guérin (Guarinus) et les moines de La Couture, et M e Julien, procureur de la Maison-Dieu, au sujet de cette maison dont les moines revendiquaient la propriété comme étant bâtie sur le fonds de leur monastère. Par les conseils d'hommes sages, les parties viennent à paix et il est convenu que le procureur et les frères de ladite Maison-Dieu abandonneront à perpétuité aux moines leur pré de La Fontaine-Saint-Martin (de Fonte-Sancti-Martini) et une rente de 5 sous mansais payable annuellement à la Toussaint, en compensation du lieu objet du litige, à la condition que ledit procureur, ou tout autre qui lui succèdera dans l'administration de la Maison-Dieu, s'engagera par le serment de son corps (juramento corporaliter prestito), dans le chapitre de La Couture, à faire le service de cette rente pendant tout le temps qu'il régira ladite Maison-Dieu. Quant à la cloche que les frères de la Maison-Dieu ont placée sur leur maison, il est convenu que s'ils n'ont pas obtenu du siège apostolique, à Pâques prochain, la permission de l'avoir et de la sonner publiquement, ils seront tenus de la descendre. De leur côté, es moines cèdent à perpétuité aux frères, pour en jouir paisiblement, le fonds sur lequel leur maison est bâtie. Acte passé dans la chambre (in camera) de l'évêque du Mans, le 4 des calendes de décembre, l'an Témoins: Petrus precentor, G. de Roize, magister Johannes de Roorta, magister Philippus de Balun, canonici; Hamelinus de Roorta, Simon Lancelini, milites, et plures alii.. Vidimus par l'official du Mans d'une charte de l'archidiacre C., official du Mans, constatant que, sur le point d'entreprendre, pour le salut de son âme, un pélerinage à Jérusalem, Guillaume Cressun, juif converti (conversus ex judeis), abandonne à Laurence, sa femme, tous les biens dont il est possesseur, pour en disposer à sa volonté et sans qu'il puisse, à son retour, révoquer aucune des dispositions qu'elle aura faites en son absence. Il proclame hautement que ce qu'il lui donne est loin de valoir les biens beaucoup plus précieux qu'elle lui a procurés ( ). Charte de C., archidiacre et official du Mans, par laquelle Guillaume Gressun, Laurence, sa femme, et Jean, frère de celle-ci, vendent à l'abbaye de La Couture, pour 40 livres mansaises, des vignes et la moitié d'un pressoir, sis au clos de Sainte-Croix (Sancte-Crucis), au fief des religieux de ladite abbaye, comme les tenait Cressun le Juif, père dudit Guillaume. Cette vente est faite en présence et du consentement de Pétronille, mère de ladite Laurence, et dudit Jean, qui possédaient sur ces biens 20 livres mansaises, en compensation desquelles et du douaire de Laurence, ainsi que des aumônes que les mêmes Laurence et Jean possédaient sur ledit bien, les moines cèdent à Pétronille la jouissance, pendant sa vie, de la moitié desdites vignes et pressoir, réversible après la mort de Pétronille sur la tête de Laurence (1212). Charte de G. (Guérin), abbé de La Couture, constatant la vente précédente et affectant le prieuré de Pontlieue avec ses biens (prioratum nostrum de Pontlieue, cum pertinenciis suis) à la garantie des stipulations faites en faveur de Pétronille et de Laurence (1212). Charte de Hugues, seigneur de Vernie (Hugo, dominus de Verneia), par laquelle il déclare consentir à détourner (amovere) un chemin situé sur les terres de l'abbaye de La Couture, et à faire remise aux moines de certaines botas (?) qu'il recevait d'eux chaque année. De leur côté et en échange de ces concessions, les religieux lui cèdent un pré situé au-dessous de ladite terre et dont il est séparé par des bornes en pierre, du côté de l'étang dudit seigneur (1214). Charte de P., chantre, M. de Montfort (de Monteforti) et

7 magister J. de Roorta de Troy, archiprêtres et chanoines du Mans, juges délégués par le Saint-Siège pour terminer une contestation entre les moines de La Couture et Gil.de Pratis, chevalier, au sujet du droit qu'avaient lesdits moines de prendre dans la forêt de Prez-en-Pail (de Pratis) du bois mort pour le chauffage de leur prieuré dudit lieu, et du bois vif pour la construction ou réparation de ses bâtiments. Les commissaires pontificaux confirment les religieux dans le droit par eux prétendu (1218). Charte de Maurice, évêque du Mans, portant accord entre les moines de La Couture et la veuve de Guy de Sablé (Guidonis de Sabolio) et ses enfants. Les moines réclamaient le tiers des meubles dudit Guy, qui leur avaient été donnés, et demandaient, en outre, à ladite veuve et à ses enfants, de faire construire une chapelle à Truflentain (apud Truflentein) convenablement décorée, d'y adjoindre une maison pour deux moines avec des revenus suffisants pour leur nourriture et entretien, toutes choses que lesdits religieux de La Couture disaient leur avoir été promises par ledit Guy de Sablé et sa veuve. Pour le bien de la paix et le salut de l'âme de son défunt mari, ladite veuve donne 100 livres tournois destinées à pourvoir aux besoins de la fabrique de l'église de Saint-Pierre de La Couture, et les moines se déclarant satisfaits, se désistent de leurs réclamations (1227). H. 17. (Liasse.) 8 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Contestation entre les religieux de La Couture et Guillaume de Coulans (de Colenz), chevalier, touchant le droit qu'avait le métayer desdits religieux de prendre du bois mort et mener paître ses bestiaux dans la forêt de Coulans, excepté dans le bois du Plessis, droit contesté par ledit chevalier qui avait fait saisir les bestiaux du fermier. L'official du Mans, devant lequel est porté ce différend, prononce en faveur des moines et les maintient dans la jouissance de leurs droits (1232). Dires des religieux de La Couture dans le débat qui vient d'être mentionné. Déposition des témoins produits par lesdits religieux dans le même procès. Ces témoins sont: Johannes de Espinau, Guillelmus de Esparnau, Johannes de Alneto, Johannes Borgois et Garinus Monterol. Charte de Geoffroy, évêque du Mans, relatant les diverses phases du procès précédent, les dépositions des témoins des religieux et les exceptions et oppositions faites par Guillaume de Coulans (1232. Parchemin très-détérioré). Sentence de M e André, official de Tours, qui déboute Guillaume de Coulans de l'appel qu'il avait formé du jugement prononcé contre lui par l'official du Mans. La décision définitive est renvoyée à ce dernier, et Guillaume est condamné aux frais de l'appel, taxés à 4 livres 6 sous tournois (Février 1233). Sentence définitive de l'official qui termine au profit des religieux le procès en question (1233). H. 18. (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'official du Mans portant que Hugues de Laval (Hugo de Valle) donne en pure et perpétuelle aumône à l'abbaye de La Couture le tiers de son tènement (tenamenti sui), affranchi de toute redevance féodale. Mais le prieur d'auvers-le-hamon (prior de Alversis) lui baille à ferme, sa vie durant, la métairie de Malo-Descensu pour 7 septiers de blé qui lui seront fournis chaque année, savoir 4 septiers de seigle, 3 mines de froment et 3 mines d'avoine. Le même prieur baille encore audit Hugues ses dîmes de vin et de blé au delà du Trullon (ultra Trullonem). Raoul Godefrey (Radulphus Godefrei) donne également en aumône à ladite abbaye une rente de 8 deniers mansais assise sur ledit lieu (1234). Charte de Stephanus de Arenis, chanoine de Saint-Julien du Mans, arbitre choisi pour terminer une contestation entre les religieux de La Couture et Guillaume Maschefer au sujet du don fait à l'abbaye par Robert, dictus Heremita, de tout ce qu'il possédait, tant en fief qu'en domaine, apud Lavolve, au fief de Gervais Quarrel, avec les prés qu'il tenait de Agnès de Tuscha. Ledit Guillaume, qui revendiquait ces biens pour raison de parenté (retrait lignager) prétendant qu'ils avaient été vendus et non donnés aux moines, et offrant d'en rembourser le prix suivant la coutume du pays, est condamné à laisser jouir les religieux du don qu'ils ont reçu (1234). Charte de l'official du Mans par laquelle Guillaume Maschefer confirme la donation de Robert dictus Heremita, et promet par serment de n'y jamais rien réclamer. Du jeudi après le dimanche où l'on chante Letare Jerusalem (22 mars 1235.) Charte de l'official du Mans par laquelle Guillaume de Buisseriis et Hersende, sa femme, vendent à Guillaume Garnier (Garnerii), un journal de terre, ou environ, à Sargé (de Cergeio) près la Fontaine-de-Rouzée (prope Fontem de Rouzée), au fief du vendeur et de Pierre Écorchevilain, pour le prix de 40 sous mansais payés comptant. Charte de G., doyen de Brûlon (de Brulonio), portant que André de Champies a fait remise à l'abbé et aux religieux de La Couture de 9 deniers sur 15 deniers de service qu'ils devaient lui faire chaque année à la Nativité de la Sainte Vierge, à la condition qu'ils continueront à lui payer les six deniers restants audit terme (1238). H. 19. (Liasse.) 7 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'official du Mans, par laquelle Mathieu de Crollen reconnaît avoir vendu à l'abbaye de La Couture une pièce de vigne, en la paroisse de Souligné-sous-Vallon (de Souligneio), située juxta campum Cenestos, moyennant 100 sous tournois payés comptant. Agathe, femme du vendeur, renonce à tous les droits qu'elle pouvait avoir sur cette vigne (1241). Autre charte du même official portant vente à l'abbaye de La Couture par Mathieu de Crollon, Agathe, sa femme, Raginaldus, son fils, et Jeanne, sa fille, d'un quartier de vigne, nouvellement planté, pour 30 sous mansais payés comptant, et à la condition que les vendeurs fourniront pendant 4 ans, au temps des vendanges, 5 sommes (summas) de vin pur à ladite abbaye, qui, à l'expiration de ces quatre années, entrera en jouissance de cette vigne et de tous les fruits qui en proviendront, en payant annuellement aux vendeurs un denier de cens aux vendanges (1242). Charte de l'official du Mans par laquelle Mathieu, prêtre et curé de Sainte-Croix, donne, pour le salut de son âme et celles de ses ancêtres, à l'abbaye de La Couture, une maison et dépendances qui appartenaient à feu Angevin Leurous et qu'il a acquis de ses propres deniers. Il donne, de plus, le tiers de son patrimoine; mais les moines de La Couture ne jouiront de ses libéralités qu'après sa mort (1244). Charte de l'official du Mans par laquelle Marie, veuve

8 de Mathieu Turnel, du consentement de Macée, sa fille, et de Jean de Colennes, mari de cette dernière, donne à l'office de l'aumônerie (ad opus elemosinarie) de l'abbaye de La Couture, un quartier de vigne sis au fief dudit monastère (1246). Charte de l'official du Mans par laquelle Jeanne de *** (Texte détruit), veuve Johannis de Andegavo, et Juliot, son fils, reconnaissent avoir vendu à l'abbaye de La Couture une pièce de terre sise en la paroisse de Sargé (de Cergeio), au fief dudit Juliot, près la terre que ladite abbaye a acquise de feu Guillaume Garnier, pour le prix de 15 sous mansais payés comptant. Jean, dit le Chevalier de Boissières (dictus miles de Boissieres), s'engage à payer aux moines un marc d'argent dans le cas où ledit Juliot, à raison de sa minorité, viendrait contester cette vente (1246). Charte de l'official du Mans par laquelle Robert Quarrel, curé de Saint-Mars-du-Désert (Sancti Medardi-de-Deserto), reconnaît qu'il est tenu de payer annuellement à l'abbaye de La Couture 22 sous mansais, moitié à Pâques et moitié à la Toussaint, pour la portion revenant à ladite abbaye dans toutes les dîmes de la paroisse (1249). H. 20. (Liasse.) 6 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de Pierre, doyen de Laval (de Lavalle-Guidonis), constatant que Guillaume Guichart a donné, en pure et perpétuelle aumône, à l'abbaye de La Couture, 3 sous moins 2 deniers mansais de cens qu'il avait coutume de percevoir chaque année, à la Nativité de saint Jean-Baptiste, sur divers fonds sis en la paroisse de Grenoux (de Grenoz), avec Raoul Perier, Gelin Le Bret, Thibault Ribaut et autres. Dans le cas où il viendrait à mourir avant Pétronille, sa femme, et où celle-ci réclamerait son douaire sur lesdits héritages, le donateur affecte sa métairie de Grenoux envers ladite abbaye pour que ladite Pétronille y prenne son douaire pendant sa vie (1250). Sentence arbitrale rendue par Robert de Roubyers, clerc, d'après l'avis de Geoffroy, archidiacre du Mans, par laquelle les moines de La Couture sont maintenus, contrairement aux prétentions du curé de Conlie (de Conlya), dans la propriété de la moitié des prémices des métairies de Bretignoles, de La Ragotinière, de Haute-Bruyère et de Vinay (de medietariis de Bretignoles, de La Ragotinere, de Alta Brueria et de Vinaio), situées dans ladite paroisse (1258). Charte de Jacques, abbé de La Couture, par laquelle, considérant la pauvreté de l'infirmerie de son monastère, il ordonne, du consentement de Geoffroy (IV, Freslon, évêque du Mans, que ladite infirmerie, à laquelle tous les religieux doivent un jour avoir recours, et le prieuré de Pontlieue (de Ponteleuge) seront augmentés de 15 livres tournois de rente qui seront perçues annuellement sur divers prieurés dépendant de son abbaye, savoir: 30 sous mansais sur le prieuré de Saint-Remy-de- Sillé (Sancti-Remigii de Silliaco); 20 sous mansais sur celui de Byards (de Byardis); 20 sous mansais sur celui de Fontenay (de Fonteneyo); 25 sous sur celui de Laval (de Lavalle-Guidonis); 25 sous sur celui de Cherré (de Cherreyo); 26 sous sur celui de Gennes (de Gennes); et, enfin, 10 sous mansais sur celui de Ruillé-en-Champagne (de Ruylleio), avec le manoir de Monte-Robusto. Du vendredi après la Circoncision 1259 (2 janvier 1260). Charte de l'official du Mans portant que Jean, chevalier de Boissières (Johannes, miles de Boisseriis), et Ameline, sa femme, vendent aux moines de La Couture, pour 12 sous mansais payés comptant, 16 deniers mansais sur les 18 deniers mansais et 1 denier tournois de cens qu'ils leur devaient chaque année, à cause de diverses terres et vignes sises au fief dudit chevalier, en la paroisse de Sargé (de Cergeio). Les 5 deniers tournois de cens non vendus continueront à être payés annuellement par les moines aux vendeurs. Du lundi avant Noël (21 décembre 1260). Autre charte de l'official du Mans par laquelle Geoffroy Roussel, prêtre, reconnaît tenir censivement de l'abbé de La Couture une maison construite en pierre et dépendances, qu'il a achetée de Robert Moltore, deux clos de vigne acquis, l'un de la veuve de Raoul de Saonois (de Sagonensi) et l'autre de Geoffroy Thebert, le tout situé en la paroisse de Mareil (de Marolio), au fief dudit abbé (1260). H. 21. (Liasse.) 6 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte du doyen de Vallon (de Vallonio) par laquelle Christian des Coudrais (Christianus de Coudretis), Marie, sa femme, Rigomer Brochart et Éremburge, sa femme, vendent à l'abbé et au couvent de La Couture, pour 20 sous mansais payés comptant, deux pièces de vigne contenant ensemble un quartier, situées apud Nerrie, au fief de Foulques Gilebert (Fulconis Gileberti), paroisse de Souligné-sous-Vallon (de Soligneio-juxta-Vallonium). Charte de l'official du Mans portant vente, par Gervais Chantel et Julienne, sa femme, à Guillaume de Rubesmonz, de deux pièces de pré nommées La Noë de la Planche d'éperneu (Espernau), situées en la paroisse de Coulans (Colenz), au fief de Herbert de Rousset, pour 35 sous mansais payés comptant (1261). Autre charte du même official par laquelle Guillaume de Rubesmonz revend à Jean Ridel et Odeline, sa femme, les deux pièces de pré mentionnées dans l'acte précédent, pour 45 sous mansais payés comptant (1262). Acte de vente devant l'official du Mans, par Laurent Scriptor et Sydile, sa femme, à Pierre d'yvré (de Ebriaco), citoyen du Mans de la tierce partie d'une certaine vigne, appelée Borrée, sise près le cimetière des Juifs, partie au fief du seigneur de Pirmil (Piremil), et partie au fief du seigneur de Tassé (de Thaceio), en la paroisse de Sainte-Croix, pour 20 livres tournois payées comptant (1262). Charte de Geoffroy (IV, Freslon), évêque du Mans, constatant un accord conclu entre les religieux de La Couture et le curé de Saint-Samson-du-Désert (Mayenne), qui s'engage à payer auxdits religieux une rente annuelle de 25 sous mansais pour les portions de dîmes, prémices et oblations qu'ils avaient droit de percevoir dans ladite paroisse (1263). Double de la charte précédente. H. 22. (Liasse.) 5 pièces, parchemin (Sceaux perdus.) Charte de Geoffroy, évêque du Mans, contenant une transaction entre les religieux de La Couture et leur prieur de Prez-en-Pail (de Pratis), d'une part, et le curé dudit Prez-en-Pail, d'autre part, au sujet des dîmes de cette paroisse. Ce dernier se fondant sur un usage local qui lui attribuait la dîme entière de toutes les terres cultivées aux dépens du seigneur de la paroisse, soit qu'elles fissent ou non partie du domaine seigneurial, réclamait la dîme de certaines terres appartenant à une jeune fille (puellule) nommée Alesia La Ronce, lesquelles se trouvaient dans ce cas. Il

9 est convenu qu'à l'avenir ledit curé percevra la totalité des dîmes de toutes les terres dépendant du domaine seigneurial. Cette charte contient, en outre, de nombreux détails topographiques sur ladite paroisse (1263). Autre charte du même évêque, par laquelle le curé de Saint-Mars-du-Désert (Sancti-Medardi-de-Deserto), s'engage à payer au prieur de Prez-en-Pail une rente annuelle de 15 sous mansais pour les portions de dîmes qui lui appartenaient dans ladite paroisse de Saint-Mars (1260). Baillée à vie et à moitié par les religieux de La Couture à Jean Ridel et Odeline, sa femme, de leur métairie d'éperneu (de Espernuz), avec ses appartenances, située en la paroisse de Coulans (de Colencio). Charte de l'official du Mans du samedi après la Toussaint (8 novembre) Autre charte du même official par laquelle Jean Ridel et Odeline, sa femme, donnent en pure et perpétuelle aumône à l'abbaye de La Couture, s'en réservant seulement l'usufruit pendant leur vie, deux pièces de pré qu'ils ont acquises de Guillaume de Rougemont (de Rubeo- Monte), au fief de Herbert de Rosset, en la paroisse de Coulans (de Colencio). Du samedi après la Toussaint (8 novembre) «Sachent tuit qui verunt ces presentes lettres que en noutre presence etabli monsor Hardoin de Bl..., et Agnès, sa femme, requenurent en drait pardevant nous que il avaient vendu et vendaient encore à labé et au covent de Saint-Père de La Couture dou Mans ou quartier de vigne asis en la paroisse de Ponvalen, ou fié ou dit abé et au covent, lequel quartier est asis joste le habergement de La Bernardière, et siet au lonc dun chemin qui vet de La Bernardière drait à La Coignardière, et entre celle vigne et le chemin a une haie qui clot la dite vigne d'un couté. Et fut fete cete vente por sis livres de tornais en monaie corant, desqueus ledit Hardoin et sa femme se tindrent par devant nous por paiez en deniers nunbrez, et ne puevent dire qui nen saient paiez epeciaument et epressement, et vuelent et otraient les diz Hardoin et sa femme que toutes les obligacions que le dit abé et le covente frère Durant, prior de La Cousture, e frère Pierre, jadis prior de Ponvalen, avaient sus toutes les chouses que celui chevalier e sa femme avaient en la paroisse de Ponvalen, remengent obligées par le tout, icel cartier vendu quite et delivre. Et vuellent et otraient le dit chevalier e sa femme que le dit cartier de vigne sait mesuré bo[r]né au dit de dous prodesonnes de Ponvalen, enprès lor serement, lesqueus le dit abé metra en son comandement. Et vendierent les diz chevalier et sa feme le devant dit quartier au dit abé et ou covent e à lor successors en pardurableté, à tozjorz mes, o toute jurisdicion, posession, segnorie et detrait; et sunt tenu garantir et defendre la dite vencion par la fai de lor cors au diz abé et au covent contre touz, tant come drait donra; aus et lor hers et touz lor biens muebles et inmuebles presenz et futurs obligent les dit chevalier et la dite denme quant à ce fere et enterignier qui est dit par devant. Et promet la femme au dit chevalier par sa fai que elle, en la devant dite vente, riens ne demandera par resson de doaere, ne por resson daumonne, ne dechange de mariage, ne por nulle autre resson, ne ne fera demander par autre. Et nous ajujon ces dites chouses à tenir, et feimes ces letres seeler à la requeste dou dit chevalier et de sa fenme ou sael de la cort mon segnor le conte danjou. Ce fut doné le vendredi prochain devant Letare Jherusalem en lan de graice mil et dous cenz et saisante sis.» (25 mars 1267). H. 23. (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte du doyen de Sillé par laquelle Guillaume Carnifex de Sancto-Remigio et Philippe, sa femme, échangent avec les religieux de La Couture, une portion de vigne et terre autrefois à Pierre Dariole, située en la paroisse de Saint-Remy de Sillé (de Sancto-Remigio juxta Silliacum), au clos des Plantes et dans le fief desdits religieux, contre un jardin et ses dépendances situé au lieu dit Pasticum (1266). Autre échange entre Guy, curé de La Trinité de Laval (ecclesie Sancte-Trinitatis de Lavalle-Guidonnis), et les maître et frères de Saint-Julien de la Maison-Dieu de Laval, d'une part, et les religieux de La Couture, à cause de leur prieuré de Prix, d'autre part, de certaines places et maisons situées en ladite ville, entre l'église de La Trinité et le mur du seigneur de Laval. Charte de Geoffroy, évêque du Mans, du lundi après Isti sunt dies 1267 (26 mars 1268). Vente par Robert, fils de Jean Morant, et sa femme, aux religieux de La Couture, pour le prix de 23 livres tournois, d'une rente de 22 sous et demi mansais et de tous les droits qu'ils pouvaient prétendre sur certains jardins, pressoir, vignes et terres au Mont-Greffier. Ledit Robert possédait les choses vendues par suite d'un accord conclu, en 1250, entre son père et Gaultier de Poillé (de Polleio), vidimé dans le même acte. Charte de l'official du Mans du lundi après Isti sunt dies 1269 (31 mars 1270). Don en pure et perpétuelle aumône fait, devant l'official du Mans, à l'abbaye de La Couture par Gervais de Pertico ou Partico, de la paroisse de La Couture, et Mabile, son épouse, d'un demi-quartier de vigne situé à Changé (in parochia de Changeio), au clos de Espinou, au fief de Pierre de Boeria. Du jeudi avant la Purification 1275 (30 janvier 1276). Charte de l'official du Mans portant bail, par les religieux de La Couture, à Pierre et Richard, fils de défunt Raoul de Saosnois (de Sagonensi), de la paroisse de Mareil (de Marolio), de tous les immeubles revenant à Jean, dit Raoul, dans la succession dudit Raoul de Saosnois, pour un septier de froment de fermage annuel. Du mardi avant la Saint-Thomas (15 décembre) H. 24. (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'official du Mans par laquelle les religieux de La Couture baillent à Jean Menant, curé du Genest (de Genesta), pour trois années consécutives, et moyennant 12 livres tournois de loyer annuel, toutes les portions de dîmes, prémices et oblations que lesdits religieux ont droit de percevoir en ladite paroisse, ainsi que tous les fruits et produits de leurs terres, prés et domaines, situés dans la même paroisse (1277). Autre charte du même official contenant bail à vie, par les religieux de La Couture, à Agathe, veuve de Jean de La Baillolière, de la métairie de La Baillolière et de ses dépendances, située paroisse de Changé, moyennant une rente annuelle de 18 septiers de seigle livrables à l'assomption (1278). Vidimus par le doyen de Ballon (de Baladone) d'une charte de Jacques, abbé de La Couture, datée de 1265, par laquelle, de concert avec tous ses religieux, il baille à ferme aux religieux de Marmoutiers et à leur prieur de Vivoin (de Vivonio) toutes les dîmes qu'ils ont droit de percevoir dans la paroisse d'assé-le-riboul (de Aceyo-le-Ribole), moyennant 22 septiers de seigle, mesure du Mans, payables chaque année à la

10 fête des apôtres saint Simon et saint Jude, à peine d'un septier de seigle par chaque semaine de retard (1281). «Sachent touz presenz et avenir qui verront et orront cestes presentes leitres, que en nostre presence en dreit establiz, Haquin le Juhef, Abraham le Juef et Joucet le Juef, dou Mans, requenurent en dreit que il ont tenu et tiennent de religious homes et honestes de labbé et dou couvent de Seint Père de la Costure dou Mans, la place et le fonz où est lor cemetière, que lon apele le cemetière au Juef, o les apartenances, en lor nom et aunom a toz les Juef dou Maine, à enfoir et enterrer les juef et les juèves de tot le Maine, por cinc souz de tornais ou de monnoie corant de cenz annel et perpetuel; les quex cinc souz de annel et perpetuel cenz lesditz Haquin, Abraham et Joucet gréent et promettent en dreit par devant nous rendre et paier, chascun dous por le tot, audiz abbé et au covent, ou à lor commandement, chascun an desor enavantz, en chascune feste de la toz seinz, ou à lendemain, au Mans; et de ce se establirent lesdiz Haquin, Abraham et Joucet envers ledit abbé et envers ledit covent, comme principaus recors et prometeors, et rendre et faire au clousier dou presoir dou cemetière, qui sera oudit pressoir, les reddevances et les obéisances comme il ont acostumé ça en arrière, por reison doudit cemetière et des apartenances. Et quant aus diz cinc sous de annel et perpetuel cenz rendre et paier en chascune feste de toz seinz, ou à lendemain, lesdiz Haquin, Abraham et Joucet ont obligié audit abbé et au covent et à lor commandement eus et chascun deus por le tot et lor heirs et toz lor biens meibles et inmeibles presenz et avenir, en quelque lou que il sont cituez, especiaument à prendre et à vendre quant à ce qui est dit par desus enterignier. Et ont renoncié, quant à cest fet, en dreit lesdiz Haquin, Abraham et Joucet à tote exception de fraude et de decevance... ont donné la fai de lour cors en nostre main. Et nous, totes les choses desus dites, avon ajugiés à tenir por le jugement de nostre cort. Ce fut fait et donné au Mans le jour de maicredi enprès la feste mon seignor seint Julien, en lan de graice mil dous cenz quatre vinz et un.» (28 janvier 1282.) H. 25. (Liasse.) 4 pièces parchemin. (Sceaux perdus.) «Sachent touz presenz et avenir qui cestes presentes lettres verront et orront, que en nostre presence en dreit establi Robert dit Sanguin, fuiz et heir feu Guillaume Sanguin, de la parroisse de Auvers-le-Hamon, requenut en dreit par devant nous que il aveit donné et onquores donne en pure et perpetuel aumoune à Dé et à nostre Demme, et à la priurté de Auvers-le-Hamon totes les choses queles que il soint, et en quel que lou que il soint, que icelui Robert aveit et poait aveir en ladite parroisse de Auvers-le-Hamon, ou fié à labbé de Seint-Père de la Couture dou Mans; lesqueles chouses sunt en une pièce de pré et en dous maisons et es apartenances à iceles maisons; et est sis ledit pré juste les vigne Jehan le Roier, de Auvers-le-Hamon, et lesdites maisons o les apartenances diceles sunt sisses, cest à savoir, lune diceles juste la maison Habert Barat, et lautre joignant à la maison Denis Chasniau, pour le salu de lame dicelui Fobert et de ses parenz, et de ses heirs, à aveir, à tenir et à poursoer dès orendreit dou priul de ladite priurté de Auvers-le-Hamon, qui ores est, et de ses successors en ladite priurté, perpetuelment et heritanment, sanz contredit doudit Robert et de ses heirs. Et treporta le dit Robert ou dit Priul qui ores est en ladite priurté de Auvers-le-Hamon, en non de ladite priurté, et bailla à icelui Priul tot le dreit, tote laution, tote la possession et tote la propriété réal et personel que icelui Robert aveit et poait aveir par quicunque cause ou par quicunque reison ès dites choses, sans i retenir riens ne à lui ne à ses heirs, fors tant solement la devine retribucion. Et les queles chouses ledit Robert requenut en dreit que il i estoint venues de la succession feu Guill. Sanguin, son père, et lesqueles choses ledit Robert tenoit dudit abbé à fay, si comme il disoit. Et voust et otroia en dreit par devant nous ledit Robert que la fay qui estoit entre lui et ledit abbé par reisons desdites choses, soit dépéciée, et que ledit priul puisse entrer en la fay en vers ledit abbé ausi comme le dit Robert estoit avant la date de ceste lettre. Et graa et promist en dreit par devant nous ledit Robert ladite donaison desdites choses et lesdites choses et chascunes diceles garanter, delivrer et deffendre audit priul, par non de ladite priurté, et aus successours dicelui priul en ladite priurté, et à lour conmandement, en vers touz et de toz, tant conme dreit donra. Et quant à ce faire, tenir et enterignier ledit Robert a obligié audit priul, qui ores est priul en ladite priurté, et à ses successors en ladite priurté, soi et ses heirs et touz ses biens meibles et inmeibles, presenz et avenir; et a renoincié, quant à cest fait, endreit par devant nous ledit Robert à tote exception de fraude, de lésion, de tricherie et de decevance, et à totes autres exceptions, resons et deffenses de fait et de dreit, escript et non escript, qui li porreint valair à venir contre ladite donaison, ou par lesqueles ladite donaison porreit estre retardée ou empeschée. Et de totes les choses desus dites et chascune par soi, si conme eles sunt dites par desus, faire, tenir, enterignier et aconplir sanz venir en contre, et que ladite donaison, si conme ele est dite par desus, aura ferme et estable, sanz la rapeler en nul tens, par lui ou par autre, en nulle manière, ne par reson de menour aage ou autrement, ledit Robert a donné la fay de son cors en nostre main. Et nous toutes les choses desus dites et chascune par soi, si conme eles sunt dites, avons ajugiés à tenir par le jugement de nostre cort, sauf le dreit nostre seignor le Rey de Secile en totes choses devant dites, perpetuelement et en toz tens, sanz... apposition dou seau de sa cort li puisse neire en nul tens; et à ce les parties desus dites se consentirent, et nul cours de tens ne li peust nuire ne aus parties aidier contre ledit Ray. En tesmoing de quel chose, nous avons cestes presentes lettres saelées dou seau de ladite cort. Ce fut fait et donné au Mans, presentes les parties, le jour de samedi enprès la feste de seint Martin desté en lan de grace mil dous cenz et quatre vinz et un.» (5 juillet 1281.) «Sachent touz presenz et avenir que en nostre presence en dreit establi Robert Sanguin, fuiz feu Guill. Sanguin, de Auvers-le-Hamon, sotroia et se consentit en dreit par devant nous, et oncore se otroie et se consent par non de mariage à Juliane La Gaudine, nièce frère Hue, priour de Auvers au tens, si comme ledit Robert disoit; et la prent desorendreit ledit Robert à fame et à espouse, se seinte Ygles se poet consentir. Et donne et otroie ledit Robert desorendreit à ladite Juliane, en pure et perpétuel aumosne, à fere haut et bas à ladite Juliane, toute sa plenière volenté, la tierce partie de toutes les chouses inmobles et heritaux que icelui Robert a et poet avoir en quexque fiez, en quexque leux et en

11 quexque parroisses que eles soient assises; de laquele tierce partie de toutes lesdites chouses ledit Robert baille desorendreit à ladite Juliane et à qui aura cause de le, par la tenor de cestes presentes letres, la sesine et la propriété o tout le dreit que il i avoit et poait avoir, et len establit desorendreit propriétaire. Et se il avenait que ceste dite donnaison ne peut valair et que ele ne peut pas demorer en sa fermeté et que ele fut anientée en tout ou en partie, et ledit Robert morait avant que ladite Juliane, sanz heir né et procréé de ous deus en mariage, ledit Robert donne desorendreit à ladite Juliane, en pure aumosne, dous cenz livres de tornois en monnaie corant à prendre et à apercevoir de ladite Juliane et de qui aura cause de le, sus touz les biens doudit Robert mobles et immobles, et veult et otroie ledit Robert, se il avenait que il morust avant ladite Juliane sanz heir procréé de ous dous en mariage, et ladite donnoison ne peust valair, si comme il est dit, que ladite Juliane, ou cil qui auront cause de le, tiengent et porsiaient totes les chouses immobles et heritaux doudit Robert, et prengent et aperceivent touz les fruiz et les essues diceles jusques à tant que satisfation lour soit fete enterigne de toutes lesdites dous cenz livres. Et de tenir et fermement garder ice qui est dit par devant, et que encontre ne vendra par soi ne par autre, par aucune reson, sestreint ledit Robert par la foy de son cors donnée en nostre main... Ce fut fet et donné ou jour de samedi après la meaoust, en lan de graice mil CC quatre vinz et quatre.» (19 août 1284.) Vente par le même Robert Sanguin à Jean Le Maréchal, pour le prix de 7 sous tournois, de 2 deniers mansais de cens et 3 deniers tournois de taille dûs audit Robert par Colin de La Bélinière et sa femme, sur une pièce de terre et vigne sise près La Bélinière (1290). «Sachent touz que en nostre court en dreit establi Guillaume dit Sanguin, de la paroisse d'auvers-le-hamon, requenut et confessa soi avoir rapelé et rapele oncores toute la pooté que il, avant la date de ceste letre, avoit donné et otroié à monsour Fouques Lenffant, chevalier, tant comme à son procurateur, et a desorendreit et tient pour vaines, pour nulles et de nulle valour toutes les chouses qui par ledit chevalier, en non procuratoire dicelui Guill., seront desores en avant faites et procurées. Et nous, à la requeste doudit Guill., toutes ces chouses signefion et testefion à toz à qui ce apartient et puet apartenir par cestes presentes letres saellées dou seau de nostre court dou Mans à la requeste et à la suplication doudit Guill. Ce fut donné ou jour de joedi après la feste mon saignor seint Julien en lan de graice mil CC quatre vinz et douze.» (29 janvier 1293.) H. 26. (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) «Sachent touz presenz et avenir que en nostre presence en dreit establi Gervese de Morences, de la paroisse de Esquemoé (Ecommoy), requenut que Estienne Seglain, o lassentement de labbé et dou covent de labbaye de La Cousture dou Mans, li a ballié et otroié et que il a prins et graantement receu à soi, por vint souz de mansois de annel ferme, jusques la revolution et lacomplissement de treze anz prochains avenir, unes certaines chouses inmobles qui furent feu Simon Seglain, jadis père doudit Estienne; lesqueles sunt en herbergement, en mesons, en terres, en prez, en vignes, en pastures, en bois et en autres chouses, assises en la parroisse desus dite, ou fié aus heirs de Chaorces (Chaourses), jouste le herbergement de Morences, lesqueles chouses estoient obligées à labbé et au couvent desus diz, si comme lesdiz Gervese et Estienne disoient; les quex vint souz de mansois de ferme le devant dit Gervese promet et est tenu rendre audit Estienne, ou à son commandement, au jour de Penthecoste chescun an durant ledit terme, commençant la première solucion de ladite ferme à Penthecoste segondement avenir. Et promet et est tenu le dit Gervese rendre et paier, por ladite ferme, à l'abbé et au covent desus diz sex setiers de froment de rente, à la mesure de Oustillié (Outillé), et VII moy de vin de rente, chescun an durant ledit terme, et toutes les autres redevances deues à quicunques personnes por reson desdites chouses, chescun an durant ledit terme, excepté le cheval de servige, se il i avenait durant le tens desus dit. Et porra ledit Gervese par ceste balliée couper et fere couper touz les bois desdites chouses et denviron durant ledit terme, exceptez les grous chesnes de la clous (?) doudit herbergement et denviron la praaiz (?) tant solement. Et à toutes ces chouses entérignier et acomplir oblige... Ce fut fet et donné ou jour de mardi après Oculi mei, en lan de graice mil CC quatre vinz et quatre.» (25 février 1285.) Vidimus par le doyen de Brûlon (de Brulonio), d'une charte de Jacques, abbé de la Couture, datée de 1270, par laquelle il baille à rente aux religieux de La Roë (Beate Marie de Rota), la moitié des terres, prés et pâtures appartenant à l'abbaye de La Couture en la paroisse d'avessé (de Avesseio), à cause du prieuré du même nom, pour 7 mines de seigle, mesure de Brûlon, rendables annuellement à la Nativité de la Sainte Vierge, au prieuré dudit Brûlon (1293). Vente devant le doyen de Brûlon (de Brullonio) par Guy Lebloay et Jeanne, sa femme, de la paroisse de Mareil (de Marolio), à Gillette La Haninne, pour 20 sous mansais payés comptant, de la moitié d'une maison et d'un jardin situés audit Mareil in villa de Marolio), au fief de l'abbaye de La Couture (1295). Charte de l'official du Mans, le siège vacant, par laquelle les religieux de La Couture baillent à rente à Gervais et Geoffroy, dicti Clavigeri, les terres, prés, vignes et un hébergement qui appartenaient à défunt Raoul de Saosnois, situés en la paroisse de Mareil (de Marolio), pour un septier de froment de fermage annuel. Du lundi après Letare Jerusalem 1298 (30 mars 1299). H. 27. (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de Robert (de Clinchamp), évêque du Mans, portant cession à perpétuité par Gervais, abbé de La Couture, à Geoffroy, curé de Saint-Aubin-du-Désert (Sancti-Albini-de-Deserto), de toute la portion que les moines de La Couture avaient droit de prélever sur les dîmes, prémices et oblations de ladite paroisse, moyennant 14 livres tournois de rente annuelle (1301). Autre charte du même Robert, évêque du Mans, par laquelle le procureur des religieux de La Couture et Gervais de Columbo, curé de Conlie, conviennent entre eux que toutes les dîmes de blés, vins et légumes, pailles et fourrages, après avoir été rassemblées en la grange des moines, située devant l'église, battues, triturées et nettoyées à frais communs, seront partagées en trois parts dont les moines prendront deux et le curé la troisième. Celui-ci abandonne auxdits religieux les deux tiers d'une dîme lui appartenant, nommée la petite dîme du

12 curé, et reçoit, en compensation, toutes les oblations faites en son église aux trois fêtes de la Toussaint, de Noël et de la Purification, ainsi que toutes les prémices à percevoir sur les veaux, agneaux, porcs et autres animaux, sur les laines, chanvres, lins, pois, fèves et autres légumes croissant dans sa paroisse. Cette charte est datée d'yvré (apud Ebriacum) du vendredi après la saint Jean (29 juin 1302). «Sachent touz que comme religious hommes labbé et le couvent de labbeie de la Cousture dou Mans tiengent de monssour Jehan de Dusager, chevallier, environ deus journex de terres sises en la parroisse de Savigné, les queles terres furent jadis feu Girart Le Lorenier, tenues doudit chevallier à oiet (huit) deniers tournais de cens rendables à la veille de la Touz Seinz chescun an, si comme len dit; en nostre court endreit establi ledit chevallier veult et otroie et se conssent expressement que lesdiz religioux et lors sucescours tiengent et poursiègent celles dites terres peziblement desores en avant à toz jourz mes, sanz ce que il ne ses heirs ne autres por reson diceux les puissent pourforcier de les mestre hors de lors mains en temps avenir. Et quant à ce tenir, garder, enterignier et acomplir fermement et leiaument, sanz violence, sanz rapeler et sanz venir encontre, oblige ledit chevallier audiz religious et à lors sucessours soy et ses heirs et touz ses biens... Ce fut donné ou jour de semadi après lascenssion en lan de graîce mil et treis cenz et treis (1303). Vente par H. de Pruillé et Marguerite, sa femme, de la paroisse de Saint-Nicolas du Mans, à Macé de Launay et Catherine, sa femme, pour neuf livres tournois payées comptant, d'une pièce de terre contenant environ un journal, située au fief de l'abbé de La Couture (1310). H. 28. (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Baillée à toujours faite par Gervais, abbé de La Couture, à Odon Mahet, clerc, et à Jeanne, sa femme, pour une rente annuelle de 50 sous tournois, d'une maison et de terre labourables ayant appartenu à Girard Le Lorenier, situées en la paroisse de Savigné-l'Évêque (de Savigneio Episcopi), entre la métairie de La Goellardière et le chemin de Joué (Joésum), partie au fief de M e Geoffroy Mahet, et partie aux fiefs de Boudan et des héritiers Rebacin. Charte latine datée du lundi après la Trinité Charte par laquelle Guillaume Le Geraut, paroissien de Saint-Ouen-sous-Ballon (Saint-Oain-des-Ponz de-balon), constitue au profit de frère Guillaume de Lucé, prieur d'auvers-le-hamon, une rente annuelle de 2 septiers de froment, «bon et convenable, sec et léal,» à la mesure de Ballon, pour s'acquitter d'une dette de 10 livres tournois qu'il avait contractée envers ledit prieur. Du jeudi avant Paques-Fleuries Charte du doyen de Brûlon (de Brullonio) contenant vente par Guérin Des Champs (de Champis), paroissien dudit Brulon, à frère Guérin de Conlie (de Conlia), prieur de Brûlon, d'une rente annuelle et perpétuelle de 12 sous tournois pour le prix de 6 livres tournois payées comptant (1315). Jean Baril, l'aîné (le plus veil), de la paroisse de Saint-Mars-sous-Ballon (Seint Mars de Balon), abandonne au prieur dudit lieu une pièce de vigne contenant environ un demi-arpent, pour demeurer quitte d'une rente annuelle d'une somme de vin et de deux deniers tournois de cens dûs audit prieur, qui lui paye, en outre, 4 livres tournois de soulte (1316). Baillée à rente consentie par Jean Doulayeul à Pierre Le Cordoennier, pour 25 sous tournois de rente annuelle et perpétuelle, d'une maison avec ses appartenances, située en la paroisse de N.-D. de la Couture, au fief à l'abbé de La Couture (1317). H. 29. (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Vente par Colin Belledent et Denise, sa femme, à frère Guillaume Roussel, prieur de Pontvallain (Ponvalein), d'une pièce de vigne sise en ladite paroisse, à la Coconnière (Cossonnière?) contenant la tierce partie d'un quartier, pour le prix de 70 sous de monnaie courante, payés comptant (1317). Baillée à toujours faite par Pierrot Le Cordoennier et Jeanne, sa femme, de la paroisse N.-D. de La Couture du Mans, à Guillaume Proudomme et à Juliote, sa femme, de deux maisons en un tenant, sises «ou bourc Danguy, près le cellier du prieur de Saint-Blaise, au fief de Geoffroy d'antenaise, pour 40 sous tournois de rente annuelle et perpétuelle (1320). Charte de l'official du Mans contenant baillée à trois faite par les religieux de La Couture à Guillot Rogier, de la paroisse de Sargé (Parrochia de Cergeio), à sa femme et à un de leurs fils, d'un quartier de vigne situé en ladite paroisse, au fief de Jean Le Cirier, citoyen du Mans, juxta cheminum per quod itur à La Broesse (1320). Charte de Guy (II, de Laval), évêque du Mans, portant que, quoique l'église de La Trinité de Laval ait toujours eu deux curés se partageant le soin des âmes, l'un à la présentation du chapitre de Saint-Julien du Mans, l'autre à la présentation de l'abbé de La Couture, ledit abbé présente pour l'une des cures vacante par le décès de Matthieu La Quille, M e Jean Lorgre, titulaire de l'autre cure, mais sans entendre par là, pas plus que l'évêque, opérer la réunion des deux cures. Il réserve, au contraire, son droit de patronage pour lui et ses successeurs, de sorte qu'après le décès ou la démission dudit Jean Lorgre, ledit abbé présentera, comme par le passé, un candidat de son choix. Il réserve, de plus, les droits que son abbaye peut avoir, à cause du prieuré de Prix, sur les dîmes et oblations de ladite paroisse. Du samedi veille de Toussaint (31 octobre) H. 30. (Liasse.) 7 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Vente par Jeanne, veuve de feu Oudin Le Tanneour, autrement dit Le Chandelier, de la paroisse de N.- D. de La Couture du Mans, à Guillaume de Lattache et à Pasquière, sa femme, d'une pièce de courtil sise en ladite paroisse, au fief de l'abbé de La Couture, pour le prix de 100 sous tournois payés comptant (1330). Vidimus par l'official du Mans d'une clause du testament de Juliot de Valle, de la paroisse N.-D. de La Couture du Mans, par laquelle il lègue aux religieux de La Couture une rente annuelle et perpétuelle de 5 sous tournois assise sur la maison où demeure Guillaume de Ponthibault (1342). Baillée à trois vies faite par lesdits religieux à Gervais Le Verrier et Margot, sa femme, paroissiens de N.-D. de la Couture, d'une maison dépendant de l'office de la pitancerie de ladite abbaye, pour une rente annuelle de 70 sous tournois payable au titulaire dudit office de la Pitancerie (1350). Vente par Moncé Hache et Maccé, sa femme, à l'abbé et au couvent de la Couture, pour l'office de la Pitancerie de ladite abbaye, d'une rente annuelle et perpétuelle de 40 sous tournois, pour le prix de 20 livres tournois payées comptant (11

13 novembre 1351). Baillée emphytéotique faite par les religieux de La Couture à Joucet Le Piquart, paroissien de Saint-Nicolas du Mans, d'une pièce de vigne sise en la paroisse de Sainte-Croez-près-le-Mans (Sainte-Croix-lez-le- Mans), au fief du seigneur de Tucé, pour 14 sous tournois de rente annuelle (1353, parchemin très-détérioré et à peine lisible). Autre baillée consentie par les mêmes religieux à Guillaume Bérenger, autrement dit Le Normand, et à Jeanne, sa femme, d'une place de terre «où il souliet avoir mesons qui furent feu Colin de Verneil,» sise en la paroisse de La Couture, au fief de ladite abbaye, pour une rente annuelle de 70 sous tournois (1357). Lettres de Jean, abbé de La Couture, autorisant Gervais de Boiscornu, prêtre, prieur du prieuré de Ballon (de Baladone), fait prisonnier par les ennemis du Roi et du Royaume, à aliéner une partie du temporel de son bénéfice pour payer la rançon considérable (maximam redemptionem) exigée par les ennemis. (1357. Texte à peu près effacé, presque indéchiffrable.) H. 31. (Liasse.) 6 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Baillée à rente par Matthieu (de Juillé), abbé de La Couture, à Jean Fevet, clerc, et à sa femme, pour une rente annuelle de 20 sous mansais payable à l'aumônerie de ladite abbaye, d'une place de maison située entre la maison de Claude Gillaut et la venelle par où l'on va de la rue Dorrée au moulin du Pont-Perrin (venellam per quam itur a vico de vico Deaurata apud molendinum de Ponte-Petrini). Du mercredi après la fête de Saint-Julien 1366 (3 février 1367). Charte de l'official du Mans reproduisant les mêmes conventions que la précédente. Même contrat rédigé en français daté du dimanche de la Passion 1366 (22 mars 1367). Baillée à rente faite par les religieux de La Couture à Colin Pilart et Jeanne, sa femme, paroissiens de Sargé (Cergé), d'une pièce de vigne nommée Les Cinaudières, sise en ladite paroisse, pour 12 sous tournois de rente annuelle (1368). Autre baillée faite par les mêmes religieux à Denis Barré et Jacquette, sa femme, de la paroisse de Saint-Benoît du Mans, pour 40 sous tournois de rente annuelle et perpétuelle, d'une place de terre où soulait être un hébergement, située en la paroisse N.-D. de La Couture, au fief desdits religieux, entre les maisons de Mathieu de Monte-Albo et d'andré Sacheterre (1371). Même acte rédigé en français. H. 32. (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Baillée à trois vies consentie par les religieux de La Couture à Pierre Le Sage et à sa femme, paroissiens de La Bazoge (de Basogia), d'une certaine pièce de vigne sise en la même paroisse, près le grand chemin du Mortier, pour une rente annuelle de 6 sous tournois (1372). Acte par lequel Jean Moreul, de Souligné-sous-Ballon (Soulignésoubz-Balon), abonne à deux deniers de franc devoir requérables, la foi et hommage et les deux deniers de service qu'il réclamait des moines pour raison d'un journal de terre, sis en ladite paroisse, aboutant au chemin du Mans à Ballon et à celui qui va de Souligné à La Roche-Papillon (Roche-Pappeillon), et nommé la terre du Cormier (1382). Jugements rendus à l'assise de Sablé, tenue par Thibault Levraut, qui reconnaissent au prieur de Solesmes (Soulesmes) le droit de haute justice et d'épave sur une partie du cours de la Sarthe (1378). Baillée à trois vies faite par lesdits religieux à Jean de Mondoucet, écuyer, de la paroisse de La Bazoge (La Basouge), et à Jeanne, sa femme, d'un quartier et demi de vigne, ou environ, sis en ladite paroisse, au fief du Mortier, aboutant aux terres de Guillaume de Surlestang (De Sus Lestanc), pour une rente annuelle de... (effacé). Du 15 mars V. S. H. 33. (Rouleau.) 1 pièce, parchemin Enquête relative aux droits de justice seigneuriale des religieux de La Couture en la paroisse de Volnay. Ce document est incomplet. Le préambule et les dépositions des cinq premiers témoins sont perdus. Toutes les dépositions qui subsistent, au nombre de quatorze, constatent que lesdits religieux avaient droit de haute justice dans ladite paroisse de Volnay, qu'ils emprisonnaient les malfaiteurs saisis sur cette paroisse et les amenaient de là au Mans pour y être jugés par les officiers de justice de l'abbaye; qu'ils avaient droit exclusif d'y établir des mesures à blé et à vin à leur «essief et merc», etc. Les principaux témoins entendus sont: Jean Moreau, religieux de La Couture, âgé de trente ans; Jean Barré, paroissien de Challes, âgé de cinquante ans; Jean Dugué, «demourant en la commune des parroisses de Vollenay et de Loquenay»; Perrin de Cesne, de Volnay, âgé de quatre-vingts ans; Guillaume Boulay, prêtre, à Volnay, âgé de vingt-cinq ans; Thomas Miraut, prêtre, curé de Mareil-en-Champagne, âgé de quarante ans; André De La Fons, demeurant avec le prieur de Torcé-en-Charnie, âgé de trente-deux ans; Jean Codeau, prieur de Pezé-le-Robert; et Raoul Du Boisfouchier, prêtre. Cette enquête mentionne incidemment les incursions faites par les Anglais dans le pays, et certaines redevances en grains dues aux religieuses d'étival par les détenteurs du moulin de Follet et de la métairie du Grusson. H. 34. (Registre.) In-folio; 234 feuillets, papier Registre des délibérations capitulaires. Nomination de frère André Le Maître, en qualité de scribe ou secrétaire du chapitre. Présentation de M e Michel Guilmer, prêtre, pour la chapelle Sainte-Barbe, desservie en l'église de Pontvallain, dépendant de l'office de chambrier, réuni à perpétuité à la mense conventuelle de ladite abbaye. Acceptation de fondations faites dans l'église abbatiale par M es Louis Mariotte, curé de Spay, et René Chevalier Le Boindre, curé de Fillé (1696). Acte de nomination de frère Louis Trochon, prêtre, par les président et définiteurs du chapitre général de la Congrégation de Saint-Maur, tenu à Saint-Martin de Tours, comme prieur claustral de La Couture (15 juin 1696). Il est décidé qu'on achètera aux meilleures conditions possibles la maison de M. le baron de La Chartre, située auprès des murs de l'abbaye, pour la mettre à la disposition de l'abbé de La Couture (1697). Le prieur, Louis Trochon, représente au chapitre que «M. l'évêque d'ossery, en Irlande, (Guillaume Dalton), qui en avait été chassé pour la foy catholique, estoit arrivé depuis quelques jours en cette ville pour y demeurer quelque temps, et qu'il estoit logé dans une maison, chez un bourgeois, où il y avoit un bureau des Aides, et très-mal pour sa qualité et son

14 caractère, Mgr du Mans ne pouvant le loger en son palais épiscopal, et quelques autres communautés de la ville s'estant excusées de lui donner un logement; et que ce seroit faire une action digne de religieux Bénédictins de donner un logis pour loger cet évêque exilé pour la foy.» La communauté met à la disposition dudit évêque le logis de la Prévôté, vacant depuis la mort du dernier prévôt de l'abbaye, M e Laigneau (11 mars 1699). Pouvoir donné à dom Anselme Drouet, procureur et cellerier, d'assister, au nom des religieux, à l'inventaire des papiers et titres qui doivent être déposés dans le chartrier commun de l'abbaye et renfermés sous trois clés, dont l'une appartiendra à l'abbé, une autre aux religieux, et la troisième sera placée entre les mains du procureur fiscal de ladite abbaye. Dom Maur Audren est nommé prieur claustral (14 juin 1699). Procuration donnée à dom Drouet pour choisir un des lots du partage des biens de l'abbaye fait entre les religieux et leur abbé, Louis Boutton de Chamilly. Bail du moulin à papier de Bouches-l'Huisne et du droit de pêche depuis le Gué-de-Maulny jusqu'à la Sarthe, pour 240 livres de loyer annuel (1700). Nomination de M e Noël Boulye, licencié en droit, notaire royal au Mans, comme procureur fiscal de l'abbaye. Liste des religieux au nombre de 21. Nomination de M e Jean Pillot, prêtre, en qualité de maître d'école à Bernay, en remplacement du sieur Pichon (1701). Opposition du chapitre à la demande de réunion du prieuré d'auvers-le-hamon au séminaire établi à Duneau, formée auprès de l'évêque du Mans par M e Jacques Cryé, prêtre, supérieur dudit établissement (1704). Dom Henri Fermelis est nommé prieur de La Couture (1705). Permission accordée à M. Le Gras, doyen des conseillers au Grand-Conseil, de chasser dans toute l'étendue de la terre et seigneurie de Lavaré (1706). Nomination de dom Joseph Miniac comme prieur claustral (1708). Nomination par le chapitre d'un des administrateurs de l'hôpital du Mans. Convention faite entre les religieux et leur abbé pour réédifier le pignon méridional de l'église abbatiale qui était tombé (1711); Dom Hervé Menard est nommé prieur claustral (1711). Les religieux refusent à la municipalité du Mans l'autorisation de loger des prisonniers de guerre dans une des tours de leur église (1 er décembre 1712). On décide qu'une somme de 800 livres sera empruntée pour acheter la maison et le champ où est la source de la fontaine de Saint-Bertrand (1713). Dom Jean Fourquemin nommé prieur (1714). Bail de la châtellenie de Joué-l'Abbé pour 3,500 livres. Dom François de Grandsaigne (1720) et dom Gilles Didon (1723) nommés prieurs de ladite abbaye. Lecture en chapitre d'une lettre du supérieur général de la Congrégation de Saint-Maur, adressée au prieur claustral, Étienne Des Champs, relativement à la bulle Unigenitus. «Les religieux soussignez ayant remarqué que ladite lettre tendoit directement à exhorter la Communauté à recevoir la constitution Unigenitus de N. S. P. le pape Clément XI, ont déclaré persister dans leurs sentiments; et qu'ils ne prétendent pas que leur présence à la lecture de ladite lettre puisse être prise en aucune manière pour une acceptation ou pour favoriser ladite constitution Unigenitus» (9 avril 1727). Dom Jacques Maumousseau (1729) et dom Joseph Le Gault (1733) nommés prieurs. Lettre de M. de Maurepas au Père Dupré, vicaire général de la Congrégation de Saint- Maur, levant les exclusions pour les diètes et chapitres généraux (14 mars 1736). Emprunt d'une somme de 3,000 livres pour être employée au soulagement des pauvres, la disette étant presque universelle cette année (1738) dans cette province. H. 35. (Liasse.) 38 pièces, parchemin; 25 pièces, papier. (Sceaux perdus.) Propriétés foncières. Champ de Sorbidas, à Sainte-Croix: Les prieur et religieux de La Couture assemblés ès personnes de Pierre-Jacques Prudhomme de La Boussinière, prieur, Guillaume Malherbe, sous-prieur, Jean-Baptiste Bellegarde, doyen et senieur, Maurice Arnault, Claude-Marie Hermance, Tanneguy Apvril, Julien Piteux, Pierre Choisy, Pierre Laceron, Pierre-René Duval, procureur-cellerier, Jacques-Vincent Arnault, dépositaire, Pierre Latour, zélateur, et Ambroise Provost, professeur de philosophie, baillent à rente perpétuelle et inamortissable ledit champ à M e Jean Bardou, procureur aux sièges royaux de cette ville (1786). Lieu de La Verrerie, à Joué-l'Abbé: Baillée à trois vies dudit lieu par lesdits religieux à Étienne Baudouin, pour une rente annuelle de 35 sous tournois, 4 boisseaux d'avoine et 4 corvées (1457). Autre baillée du même bordage faite par Adam Fumée, abbé de La Couture, à Pierre Beauclerc, pour en payer annuellement 70 sous tournois, 4 boisseaux d'avoine et 2 chapons (1540). Lieux de L'Escoublière, de La Fleurière, du Tertre et de La Gaumerie, à Joué-l'Abbé: Baillée à vie des trois premiers bordages par Guillaume (de Malestroit), archevèque de Thessalone, abbé-commendataire, à Jehan Pougeays, pour 4 livres tournois, 8 boisseaux de seigle, mesure de Joué, trois charrois de cette paroisse au Mans, 4 corvées et 2 chapons, le tout de rente annuelle (1469). Baillée du lieu de La Gaumerie, pour 4 livres 10 sous et diverses faisances de loyer annuel (1511). Métairie de La Morinière, audit Joué-l'Abbé: Bail à vie de ce lieu, qui contenait 63 journaux de terre et 17 hommées de pré, pour 25 livres tournois, payables annuellement à la recette de la Table abbatiale de Joué (1516). Clos Chesneau, ou de Videbourse, au Mans: Baillée emphytéotique faite par Gérard (de Lorière), abbé de La Couture, à Guillaume Goyet, boucher, et à sa femme Marion, fille d'étienne Champgarreau, pour une rente annuelle de 101 sous tournois et 4 sous de cens (1442). Ce même héritage, qui avait été baillé, en 1407, audit Etienne Champgarreau et à ses enfants, par Guillaume Patri, abbé de La Couture, pour 100 sous tournois, était revenu en la possession des moines, parce que tous les enfants dudit Étienne, à l'exception de Marion, avaient disparu du pays, «par les inconvéniens de la guerre.» Concession par ledit abbé Gérard à noble homme Guillaume Prieur, écuyer, seigneur de Sceaux (Seaulx) d'un droit de passage et de puisage, moyennant 10 sous de rente (1456). Maison sise au Mans, rue de La Batterie: Baillées diverses par les abbés Jean de Tucé (1472) et Michel Bureau, docteur-régent en la faculté de théologie de Paris (1505). Maison et jardin au Mans, rue Saint-Julien-le-Pauvre: Acensement par lesdits religieux à Nicolas-Charles Gasselin de Richebourg, écuyer, ancien valet de chambre du Roi, et dame Marie-Anne Le Romain, son épouse (1789). Maison située près La Poterne, au Mans: Pièces relatives à un procès entre messire Bernardin-François Fouquet,

15 ancien archevêque d'embrun, abbé-commendataire de La Couture, et Jacques-Michel Dagues, échevin de l'hôtel de ville de Mans, au sujet des gouttières de cette maison (1780). Lieu du Bourg-Belé, au Mans: vente par noble homme Gilles Le Fèvre, sieur de La Roche, à frère René Des Écotais, prieur claustral de La Couture, pour le prix de 300 livres tournois payées «en quarante-deux escuz soleil, ung escu Bretagne et quinze couronnes, ung lion, ung salut, six ducatz, deux royaulx, vallant six vingt-trois livres quinze solz six deniers tournois, et le residu en monnoye blanche.» (1508). Testament dudit Des Écotais léguant le domaine de Bourg-Belé à l'abbaye de La Couture (1512). Lieu et enclos du Greffier, au Mans: Baillée à toujours d'une portion de terre en dépendant, faite à messire Louis-Auguste Le Roy, chevalier, seigneur de Montaupin, Beaumont, La Roche et autres lieux, lieutenant-colonel du corps royal de l'artillerie, chevalier de Saint-Louis, demeurant au Mans (1782). Acensement par les religieux du lieu et enclos du Greffier à messire Alexandre-Pierre Le Riche de Vandy, chevalier, directeur général des fermes en cette ville, moyennant 2 sous de cens et un surcens de 800 boisseaux d'avoine, mesure de Prévôté, et à la condition que le preneur fera construire sur ledit lieu, dans l'espace de six ans, une maison valant au moins 24,000 livres (1789). Pièces concernant 12 hommées de pré sur les bords de l'huisne, près la métairie de Sablé, au Mans; trois pièces de terre situées sur l'ancien chemin de La Quinte au Mans; un jardin, rue de Quatre-Roues, au Mans; une portion de jardin, rue Coëfort, au Mans; la maison du Poids-du-Roi, place des Halles, et diverses autres maisons, au Mans; le moulin Coliger, le lieu de L'Infirmerie, le bordage de La Fosse, les métairies de Louvairond et du Grand-Prémigné, les lieux des Grands et des Petits-Riollets, tous biens situés à Lavaré. H. 36. (Liasse.) 45 pièces, parchemin; 15 pièces, papier. (Sceaux perdus.) Propriétés foncières. Lieu de Ferrant, à Cerans: Baillée à toujours faite par les religieux à Mathurin de La Roche, paroissien d'oizé, pour une rente annuelle de 100 sous tournois (1518). Métairie d'éperneu, à Coulans: Baux consentis par Michel Bureau, abbé de La Couture (1510); par frère René Des Écotais, prieur claustral, au nom de l'abbé Jean Calluaut, évêque de Senlis (1520); par frère Jehan Le Blanc, prieur claustral, au nom de l'abbé Adam Fumée (1530). Enquête faite au Mans, à la requête de messire Nicolas de Champagne, chevalier, seigneur de La Suze, de Coulans et de Louplande, par Paul de Villemor, conseiller du Roi, lieutenant général du grand-maître enquêteur et réformateur des Eaux et Forêts du royaume, au siége de la Table de marbre du Palais, à Paris, touchant le droit d'usage prétendu en la forêt de Coulans par les moines de La Couture, à cause de leur métairie d'éperneu (1561). Arpentage dudit lieu qui dépendait de l'office de l'armoirier de l'abbaye (1574). Portion de la lande des Cormiers, à Coulans: Lotissement fait de cette portion de lande auxdits religieux par Louis-Gabriel Négrier, chevalier, seigneur de La Vagotière, conseiller honoraire en la cour des Monnaies, Charles-Jacques-René Blondeau des Ardrillers, chevalier, seigneur de La Masserie, du Plessis-Fouques et autres lieux, M e François-Jean Léon, avocat du Roi au Présidial du Mans, et René Prudhomme de La Boussinière, seigneur de Brains, Saint-Christophe, Les Touches, Monceaux et autres lieux, syndics des copropriétaires triagers des landes et bois de la baronnie de Coulans, en exécution d'un arrêt du Parlement (1784). Lieu de Sainte-Croix, à Sainte-Croix-lez-Le Mans: Baillée perpétuelle d'un courtil contenant journée à six hommes bêcheurs, en Sainte-Croix, pour une rente annuelle de 7 sous tournois, faite par Macé et Pierrot Les Challes, paroissiens de Changé, à Guillaume Le Venier et à sa femme (1360). Charte latine de l'official du Mans, portant bail à vie au profit de frère Alain Le Doyen (Alanus Decani), prieur de Cherré (de Cherreyo), par les religieux de La Couture, de 6 quartiers de vigne, en Sainte-Croix, et d'un autre sis paroisse de Rouillon, pour une rente annuelle de 12 livres tournois (1400). Baillée à trois vies faite par les moines à Michel Allart et Édeline, sa femme, de «l'estre de La Croez du Chafaut,» paroisse Sainte-Croix, au fief de l'abbaye, pour une rente annuelle de 75 sous tournois (1414). Charte latine de Gérard de (Lorière), abbé de La Couture, par laquelle il baille à Yvon Le Maréchal, barbier, de la paroisse du Crucifix de Saint-Pierre-de-La-Cour du Mans, une pièce de vigne d'un quartier et demi environ, pour une rente annuelle de 15 sous tournois (1543). Michel (Bureau), humble abbé de La Couture, baille à Guillaume Doyère, prêtre, sa vie durant, le bordage de Sainte-Croix, pour en payer annuellement 6 livres tournois à l'office de la Pitancerie de ladite abbaye (1515). Autres baux du même lieu faits par les religieux à messire René Du Bellay, évêque du Mans, pour en payer 15 livres tournois de rente annuelle (1545); à frère Jean Bougler, docteur en théologie, prieur de Solesmes (1546). Procès-verbal dressé par Jacques Hennuyer et Jehan Bourmault, notaires au Mans, pour constater la construction d'une muraille entre les dépendances du presbytère de Sainte-Croix et le bordage du même nom, ladite muraille faite par les soins et aux dépens de frère Denis Danguy, prêtre, religieux de La Couture et curé dudit Sainte-Croix (1583). Lieu du Port-de-L'Épau, à Sainte-Croix: Acensement fait par lesdits religieux à messire André-François-Pierre Le Chat Deslandes, chevalier de Saint-Louis, ancien officier de la première compagnie des Mousquetaires, demeurant à Paris, et à messire François-Charles Pays Du Vau, écuyer, seigneur du Vau, Trélazé et autres lieux, époux de dame Marie-Anne-Françoise Le Chat Deslandes, demeurant ville d'angers, paroisse Saint- Maurille, représentés par M e Jean-René Mareau Du Genetay, conseiller du Roi au siége présidial de l'élection de cette ville, pour 6 deniers de cens et un surcens de 12 boisseaux de froment, mesure de la Prévôté de La Couture, payables annuellement au jour de L'Angevine (1785). Autres pièces concernant le lieu de La Cosne, à Bernay; trois quartiers de vigne au clos de Sainte-Croix; et un journal de terre au Bourg-Danguy, à Sainte-Croix. H. 37. (Liasse.) 25 pièces, parchemin; 54 pièces, papier Propriétés foncières. Moulin de La Lande, dépendant du fief de Semeur, à Pontvallain: Bail emphytéotique de 99 ans consenti par les prieur et religieux de La Couture à Alexandre-Augustin Drouet d'aubigny, conseiller du Roi et son procureur en la Sénéchaussée et siége royal de Château-du-Loir, et à dame Marie-Madeleine-

16 Adelaïde Le Roy, son épouse, pour une rente annuelle de 100 livres (1778). Terres dépendant de la châtellenie de Moulins, à Saint-Remy-du-Plain et Marolles: Baux divers. Lieu de La Neslerie, à Ruaudin: Transaction entre frère Guillaume Brahain, prêtre, prévôt de La Couture, et les détenteurs dudit lieu, au sujet de diverses dégradations commises par ces derniers sur cette propriété (1524). Baux. Métairie du Pressoir, aussi à Ruaudin: Baux divers. Lieu de La Turpinière, à Souligné-sous-Ballon: Bail à trois vies dudit lieu, sis au fief de La Bourdonnerie et composé d'environ cinq journaux, pour une rente annuelle de 27 sous 1 denier tournois (1405). Autres baux du même lieu. Lieu de La Pastorerie, à Teloché: Acte par lequel Guillaume (de Malestroit), archevêque de Thessalonique, commendataire et administrateur perpétuel de l'abbaye de La Couture, donne à bail à Julien Moreau et Bricette, sa femme, et au plus vivant de leurs enfants, le bordage de La Pastorerie, contenant 30 journaux de terre et deux hommées de pré, moyennant 4 livres tournois, un septier de seigle et un sac à blé de fermage annuel (1467). Bail du même lieu, en 1668, pour 105 livres de loyer. Métairie de La Bellangerie, aussi à Teloché: Bail dudit lieu consenti à Jean Joubert, laboureur, par frère Charles Aubert, prêtre, religieux de La Couture, pour un loyer annuel de 135 livres (1665). Métairie du bourg de Pontlieue: Procès-verbal de visite et montrée dudit héritage par M e Claude Bainville, notaire royal au Mans (1658). Acte par lequel messire Henri-Louis Chasteigner de La Rochepozay, évêque de Poitiers, abbé-commendataire de La Couture, cède à dom Michel Laigneau, prêtre, religieux et prévôt de ladite abbaye, le champ de La Perrigne, à Sainte-Croix, et un droit de pêche en la rivière d'huisne, en échange du bordage de La Petite-Chevalerie, à Pontlieue, qui dépendait de l'office de la Prévôté de La Couture (1644). Métairie du Grand-Noguibert, à Pontlieue: Baux et autres titres de propriété. Plan des landes de La Paillerie, des Hunaudières, du Gué-Gilet, des Noës-Guibert, du Fresne et du Mortier-Saule, à Pontlieue, Arnage et Mulsanne (XVIII e siècle). Manufacture et blanchisserie de toiles de MM. Berard, sur le lieu du Four-à-ban, à Pontlieue: Mémoire sommaire pour les prieur, religieux et couvent de l'abbaye de La Couture, contre Pierre Berard, et réponse de celui-ci. Ces deux pièces contiennent l'historique de l'établissement de la manufacture dont il s'agit, à partir de Arrêt du Conseil royal du commerce rendu sur la requête de Julien Bouteiller, Jacques Marchais, André Cheval, sieur de Jonchère, Philippe Hermé, Jacques Buttet et Pierre Berard, marchands en la ville du Mans, et sur le rapport de M. Voisin de La Noiraye, intendant de Tours, qui éteint et supprime la maîtrise et jurande des tisserands de la ville et faubourgs du Mans, sans que la communauté du corps d'icelle en puisse prétendre aucun dédommagement, et permet à toutes personnes de travailler aux toiles, bazins et futaines, ainsi que cela se pratique ès villes de Laval, Châteaugontier et Alençon (1667). Acte par lequel les religieux de La Couture ès personnes de Pierre-Jacques Prudhomme de La Boussinière, prieur, Guillaume Malherbe, sous-prieur, Jean-Baptiste Bellegarde, doyen et senieur, Maurice Arnault, Claude-Marie Hermans, Tanneguy Apvril, Julien Piteux, Pierre Choisy, Pierre Laceron, Pierre-René Duval, procureurcellerier, Jacques-Vincent Arnoult, dépositaire, Pierre La Tour, zélateur, et Ambroise Provost, professeur de philosophie, baillent à Pierre-Charles Berard, négociant, demeurant à Pontlieue, tant en son nom qu'en celui de tuteur de ses six neveux et nièces, enfants mineurs de René-Augustin Berard, négociant, et de dame Thérèze Bessirard de La Touche, son épouse, le terrain qui composait le lieu du Four-à-ban et le pré Boulard, à titre de cens et rente foncière inamortissable, moyennant une redevance annuelle de 536 livres (1786). H. 38. (Liasse.) 35 pièces, parchemin; 40 pièces, papier Propriétés foncières. Bordage de La Blayrie, à Mézières-sous-Ballon: Bail à trois vies pour un loyer annuel de 25 sous tournois, payables au titulaire de la chapelle Saint-Bertrand, desservie dans l'église abbatiale, et de laquelle dépend ledit bordage, à charge, en outre, d'y faire construire, dans l'espace de quatre ans, une maison bonne et compétente (1477). Lieu de La Cathelinière, à Moncé-en-Belin, dépendant de la chapelle Sainte-Catherine, fondée en ladite abbaye: Baux et autres titres de propriété. Métairie de Grippé et lieu du Petit-Brée, aussi à Moncé-en-Belin: Baux et procès-verbaux de visites et montrées. Bail à deux vies de deux quartiers de vigne situés à Montbizot, près le moulin des Ponts-d'Orne, pour 22 sous tournois de rente annuelle (1485). Plan d'une portion de la lande du Tertre ou de La Cathelinière, à Mulsanne, et d'un terrain vague, à Arnage (1767). Métairie du Plessis, à Notre-Dame-des- Champs, dépendant de la chapelle Saint-Mathurin, desservie en l'église abbatiale: Bail pour 160 livres, en 1596; pour 135 livres, en 1602; pour 144 livres, en 1624; et pour 220 livres, en Métairie de La Brûlerie, à Saint- Ouen-en-Belin, dépendant du temporel de la chapelle de Gaudusson, desservie en l'église abbatiale: Bail à vie dudit lieu consenti à Robert Bonde, serviteur domestique des religieux, par frère René Des Écotais, prieur de La Couture, vicaire général de Mgr Martin (de Beaune), archevêque de Tours, abbé-commendataire de ladite abbaye, moyennant une redevance annuelle de 50 sous tournois (1524). Autre bail du même bien fait par ledit René des Écotais, prieur de Chantenay, et vicaire général du même abbé-commendataire (1527). Droit de pêche dans la rivière de Sarthe, le long des terres du lieu de La Gesmerie, à Pontlieue: Monitoire lancé par l'official du Mans contre certains voleurs de poissons, déprédateurs de cette pêcherie (Texte latin. 1512). Accord entre Michel Bureau, docteur en théologie, abbé de La Couture, et Jean et Julien Belot, au sujet d'un procès intenté par ledit abbé devant la Sénéchaussée du Maine à ces derniers qui, non contents d'avoir tendu dans la Sarthe deux traîneaux garnis de liège, attachés aux haies de La Gesmerie, avaient encore jeté à l'eau et presque noyé le sergent de l'abbaye venu pour constater et faire cesser le délit (1512). Pièces d'un autre procès également pendant devant la Sénéchaussée du Maine, au sujet de la même pêcherie, entre lesdits Belot et les abbé et religieux de La Couture (1513). H. 39. (Registre.) In-folio, 370 feuillets, papier.

17 Registre de transcription des baux des propriétés foncières, dépendant de ladite abbaye. Table alphabétique. Baux: des dîmeries de Conlie et Verniette; de la métairie de La Grande-Chaussée, située à Volnay et autres paroisses voisines; d'un droit de pêche dans l'huisne, depuis les moulins de Pontlieue jusqu'à l'île de Préaux; du moulin de Pontlieue; du temporel du prieuré de Fillé, pour 500 livres en argent, 14 chapons, 200 livres de beurre salé et 12 poulets, de loyer annuel; de la dîme de Saint-Blaise, en Sainte-Croix-lez-le Mans; de la métairie de La Chevalerie, en Pontlieue; des métairies de La Bellangerie et de L'Anjoubardière, sises en Teloché; de certaines vignes, au clos de Champ-Garreau, près Le Mans; de la métairie de La Bougrais, en Changé; de la maison de La Croix-Blanche, à Lavaré; de la métairie de La Rivière, en Pontlieue; du prieuré ou chapelle de Saint-Sauveur, pour la somme de 900 livres de loyer annuel (1552); du temporel de l'aumônerie du prieuré de Soulesmes (Solesmes), consistant dans le lieu de La Guignerais, à Auvers-le-Hamon, et quelques autres biens; de la métairie de La Gaultrie, à Pontlieue; des lieux du Grand et Petit-Montmaçon, en la paroisse du Breil; de la métairie de La Brosse, à Surfonds; de celle de La Bélinière, au Breil; du bordage de Picaigné, à Savignél'Évêque; de celui de La Fougerassière, à Teloché; du lieu du Bourg, en Volnay; des oblations de la paroisse de La Couture; des dîmes de la paroisse de Saint-Benoît du Mans; de la dîmerie de Montbizot, pour 300 livres de fermage annuel; de la métairie du Grand-Courboulin, en Ruaudin; des lieux, fiefs et domaines du Verger et des Touches, situés à Auvers-le-Hamon; de la métairie du Tremblay, à Volnay; etc. H. 40. (Liasse.) 17 pièces, papier. XVIII e siècle. Plans de divers héritages situés à Chantenay et dans les environs, dépendant de l'abbaye de La Couture ou appartenant à des particuliers. H. 41. (Liasse.) 8 pièces, papier. XVIII e siècle. Plans de diverses portions de bois dépendant de ladite abbaye, comprenant celui des bois dépendant de la mense conventuelle; des bois du Truflentain, de La Tasse, de La Grande-Charpenterie et de la Gauterie, à Rouillon, Pontlieue et Joué-l'Abbé: celui des bois du Parc-à-l'Abbé, des Grands-Bois-de-Joué et autres. H. 42. (Liasse.) 49 pièces, parchemin; 38 pièces, papier Rentes foncières dues à ladite abbaye. Rente de 5 livres sur le lieu de La Dierge, à Évron: Acte par lequel Marguerite Le Maire, dame de Moulins-Vieux et de Dierge, vend cette rente à l'abbé, Adam Fumée, et aux religieux de La Couture (1531), pour le prix de 100 livres tournois. Pièces d'un procès pendant, au sujet de la même rente, devant la Prévôté entre l'abbé Nicolas Fumée, et les religieux de ladite abbaye, et Bonne de La Porte, veuve de M e Charles de Launay, en son vivant docteur régent en la faculté de médecine de l'université de Paris (1551). Rente de 4 livres sur le moulin du Bas-Breil, à Saint-Germain-de-la-Coudre: Acte de constitution de cette rente par M e Gervais Charpentier, avocat au Mans, et Roberde Brissart, sa femme (1524). Reconnaissances consenties par Charles Le Maire, écuyer, sieur de La Chaussée, demeurant à Beauvain, province de Normandie (1703); par messire François-Henri Delélée, chevalier, seigneur de Mimbré, Saint-Ouen-de-Mimbré, Maigné, La Motte et autres lieux, demeurant en son château de Mimbré, dite paroisse de Saint-Ouen (1766). Concession d'un hébergement avec ses appartenances, situé au-dessous du Puits-de-Quatre-Roues, au Mans, faite par les religieux de La Couture à Jean Matrot, moyennant une rente annuelle et perpétuelle de 40 sous tournois, et 20 deniers de cens (1403). Rente de 5 sous sur la maison du Porc-Épic, ou Jeu-de-Paume, au Mans: Déclaration de cette maison faite à messire Balthazar Poitevin, conseiller du Roi en ses conseils d'état et privé, abbé commendataire de La Couture, par noble Pierre Baudin, sieur de La Chesnays, demeurant au Mans (1630). Autres rentes: de 4 livres, sur une maison sise au Mans, rue de La Verrerie, près La Poterne; de 32 sous, sur le lieu du Meslier, au Mans; de 4 livres 5 sous, sur trois maisons sises au Mans, rue Coëfort (ou rue Basse), près le Puits-de-Quatre-Roues; de 20 sous, sur une maison située au Mans, carrefour Saint-Nicolas. Cession à ladite abbaye d'un petit terrain en gast fait par les guerres civiles naguères en ce pays, ledit terrain dépendant de l'office de l'aumônerie, pour demi-écu de rente payable chaque année audit office (1600). H. 43. (Liasse.) 29 pièces, parchemin; 29 pièces, papier Rentes dues à ladite abbaye. Rente de 8 sous et 2 chapons, sur le cloteau de La Galbrunière, à La Bazoge: Sentence du Présidial du Mans qui condamne dame Marguerite de La Baume, veuve de messire Henri de Beaumanoir, seigneur de Lavardin, tutrice naturelle de ses enfants mineurs, à payer ladite rente et ses arrérages à frère Mathurin Du Goutil, prêtre, religieux et aumônier de La Couture (1622). Rente de 20 sous, sur les lieux de La Rogère et de La Bodinière, à La Bazoge: Reconnaissances diverses. Rente de 16 livres 10 sous, sur le lieu de La Galipaudière, situé aussi à La Bazoge: Déclaration rendue par les religieux, prieur et couvent de La Couture à Henri- Charles, sire de Beaumanoir, chevalier, marquis de Lavardin, conseiller du Roi en ses conseils d'état et son lieutenant général au duché de Bretagne, seigneur des terres, fiefs et seigneuries de Neuvy, Bures, Le Mortier et autres lieux, à cause de cette dernière seigneurie (1682). Rente de 30 sous, sur le lieu du Petit-Saint-Chéreau, à Beaufay: Extrait du testament de Jacquine Cyrier, femme de Julien Bigot, écuyer, seigneur de Vaux, par lequel est constituée ladite rente. Témoins: Macé Le Moyne, prêtre, prieur-curé de Saint-Pavin-de-la-Cité, Jacquet Maridor et autres (1413). Reconnaissances diverses. Rente de 30 sous, sur le lieu de Mézières, à Beillé: Acte de constitution de cette rente au profit de l'abbaye par David Barbée, serrurier au Mans, paroisse de La Couture, pour 30 livres tournois de capital (1498). Autres titres. Rente de 36 sous, sur la terre de La Roche-Tabary, à Bernay: Sentence du juge du Maine qui condamne Thomas Prieur, seigneur de Seaulx et de La Roche-Tabary, à payer ladite rente, créée autrefois au profit

18 de l'abbaye par Jean et Yvon Tabary (1590). Bail, pour neuf années, de la terre et seigneurie de La Roche-Tabary, consenti par messire Sébastien de Broc, chevalier, vicomte de Foulletourte et des Perrais, demeurant au lieu seigneurial des Perrais, paroisse de Parigné-le-Pôlin, à Guillaume Compaing, demeurant au lieu seigneurial de Huchelou, paroisse d'amné, moyennant un loyer annuel de 480 livres tournois, plus la rente précitée (1650). Sentence du Présidial du Mans, condamnant messire Pierre de Broc à continuer le service de ladite rente (1677). Titre nouvel donné par Louis Crochard, marchand à Saint-Symphorien, acquéreur de ladite terre de La Roche-Tabary (1719). Rente de 5 livres, sur les Moulins-Neufs, à Cerans: Acte de vente dudit lieu aux religieux de La Couture, par Mathurin de La Roche, demeurant au bourg d'oizé, pour le prix de 100 livres tournois (1518). Baux du même lieu consentis par messire Sébastien de Broc, en 1659; par Marie-Madeleine de Broc, épouse de messire Charles de Maillé de La Tour-Landry (1701), dans lesquels mention est faite de la rente précitée. Nouveaux titres donnés par messire Michel-Armand, marquis de Broc, brigadier des armées du Roi, colonel du régiment de Bourbon-infanterie, commandant pour S. M. en Alsace (1761); par Charles-Éléonor, comte de Broc, seigneur des Perrais, La Chevalerie, Mondon, ancien lieutenantcolonel de cavalerie, frère du précédent (1786). Rente de 10 livres, sur le lieu de La Bécossière, à Chantenay: Bail dudit lieu de La Becquossière consenti par les religieux, abbé et couvent de La Couture, à noble Pierre de Poysiers et à Marguerite de La Motte, sa femme, pour neuf années, moyennant 11 livres tournois et 2 chapons de fermage annuel (1518). Autres titres concernant la même rente. Rente de 4 livres 10 sous sur maison, jardin, vigne et portion de terre, à Sainte-Croix: Sentence de la Sénéchaussée du Mans qui condamne Étienne Goyet, dit Le Saulnier, à payer à Nicolas Fumée, abbé de La Couture, deux années d'arrérages de la rente précitée (1550). H. 44. (Liasse.) 41 pièces, parchemin; 36 pièces, papier Rentes dues à ladite abbaye. Rente de 5 livres 10 sous, sur le lieu de l'ile-borde, à Saint-Mars-la- Brière: Transaction entre les religieux de La Couture et Jean Le Biardais, paroissien de Challes, héritier pour partie, à cause de sa femme, de Drouin de Saint-Omer, bourgeois du Mans, fils de Guillaume de Saint-Omer, seigneur de Challes, au sujet d'une rente de 6 livres tournois assise sur la terre de Challes (1403). Titre nouvel d'une rente de 110 sous tournois, assise sur la terre de Challes, consenti par Jean Le Biardais, écuyer, seigneur de Challes, qui déclare affecter ladite rente sur la métairie de La Roillerie (Roulerie), sise à Courdemanche (1455). Hervé de Chahannay, écuyer, sénéchal du Maine, seigneur de Charonne (Chéronne) et de Saint-Mars-la-Brière, accorde, en faveur de Pierre Brissard, bailli de la terre de Saint-Mars, l'indemnité d'une rente de 60 sous tournois assise sur certains héritages en son fief (1493). Acte par lequel Guillemine, veuve de Guillaume Desboys, reconnaît devoir à Pierre Brissart, actuellement seigneur de Challes, 6 livres 12 sous tournois, une charge de seigle, deux boisseaux d'oignons, un poids de chanvre et deux poules, de rente annuelle, et promet payer à l'avenir, à l'abbé et au couvent de La Couture, une rente de 5 livres 10 sous à eux due par ledit Brissard, et à la décharge de ce dernier (1493). Déclaration rendue par Olivier de Channay, seigneur de Saint-Mars, à l'abbé de La Couture, Michel (Bureau), au regard du fief de Saint-Mars, à cause et pour raison de la terre de même nom (1498). Rente de 56 livres sur la terre de Maulny, à Montbizot: Acte par lequelles religieux, prieur et couvent de La Couture échangent avec messire René Chouet, sieur de Maulny, conseiller du Roi en son Grand-Conseil, demeurant à Paris et logé temporairement en la maison de M lle de la La Gandye, sa mère, en la paroisse Saint-Nicolas du Mans, le fief du Bizot dépendant du temporel de ladite abbaye, contre un pré nommé le pré du Tertre, en Monbizot, et une rente annuelle et perpétuelle de 20 livres (1668). Homologation de l'échange précédent en la Sénéchaussée du Mans (1669). Le seigneur du fief du Tertre refusant de recevoir l'indemnité du pré mentionné dans ladite convention, M. de Maulny s'oblige à servir annuellement aux religieux une rente annuelle de 66 livres, y compris celle de 20 livres précédemment stipulée (1669). Reconnaissances de cette rente données par Jacques Chouet, seigneur de Montbizot, Maulny et autres lieux (1696); par Jacques-René Chouet, écuyer, fils du précédent (1730); par messire Charles-François de La Goupillière de Dollon, chevalier, seigneur de Brétigny-en- Dunois, Maulny, Villaines, Montbizot et autres lieux, capitaine de grenadiers du régiment du Roi, chevalier de Saint- Louis, et dame Françoise-Louise Chouet de Montbizot, son épouse, demeurant à leur château de Maulny, audit Montbizot (1760); par dame Marguerite-Françoise Chouet, épouse de M. Charles-Laurent de Chennevières, écuyer, ancien président au Présidial du Mans (1776). Rente de 12 sous, sur le champ de L'Ancelinière, à Souligné-sous- Ballon: Sentence du Présidial du Mans qui condamne messire Bernard de Chambes, chevalier, comte de Monsoreau, à payer ladite rente (1655). Rente de 5 sous, sur le champ de La Pelouse, dépendant du lieu de La Ferronnière, à Volnay: Titre nouvel donné par Jean Narrays, héritier de feu Macé Bélin, en son vivant seigneur de La Ferronnière, qui avait autrefois constitué cette rente (1453). Autres rentes: de 3 livres et 2 chapons, sur le lieu des Brosses, à Teloché; de 20 sous, sur quatre quartiers de vigne au clos de Pin-Rosée, à Sargé; de 8 sous et 2 poules, sur le champ de Champillard, à Rouillon; etc. H. 45. (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 11 pièces, papier Rentes foncières, dîmes et juridiction. Rente de 120 livres sur l'hôtel de Coulons, rue Saint-Jacques, à Paris: Vention d'une maison tenant audit hôtel, du 2 décembre 1450, par Simon de Hérie, frère et unique héritier de M e Guillaume de Hérie, licencié en droit, au profit de révérend père en Dieu Gérard de Lorière, abbé de Saint-Pierre de La Couture, pour et moyennant 33 écus d'or. Autres actes relatifs à la même rente. Dîmes de Changé: Bail de ces dîmes consenti par frère Allain Flotte, prévôt de La Couture, à M e Laurent Patry, prêtre, curé de Changé, pour un loyer annuel de 7 livres tournois (1555). Pièces d'un procès intenté par Louis-Henri de Bourbon, chevalier de Soissons, pair de France, comte de Noyers, abbé-commendataire de La Couture, aux fermiers des droits de terrage et de dîmes sur

19 les terres situées dans la mouvance de la châtellenie de Moulins, membre dépendant de ladite abbaye (1683). «État et dénombrement sommaire de la juridiction de l'abbaye de La Couture du Mans et des châtellenies y réunies.» (Imprimé. XVIII e siècle.) Acte de nomination d'un huissier de la juridiction ordinaire de ladite abbaye, par le prieur claustral, frère Maumusson, et les religieux (1729). Arrêt du Grand-Conseil autorisant la vente des bois de réserve de ladite abbaye pour la réparation de son église et la reconstruction de ses lieux claustraux (1757). Autres arrêts du Grand-Conseil portant règlement entre les religieux de La Couture et leur abbé-commendataire, messire Bouton de Chamilly ( ). Mémoire produit par messire François de Caillebot de La Salle, conseiller du Roi en ses conseils, ancien évêque de Tournay, abbé-commendataire de l'abbaye de La Couture, et les religieux, prieur et couvent de ladite abbaye, contre les prêtres de la Mission établis dans la Maison-Dieu de Coëfort, qui refusaient l'obéissance féodale due à La Couture à raison de ladite Maison-Dieu. Ce mémoire contient une réfutation de l'opinion qui donne pour fondateur à la collégiale de Coëfort Henri II, roi d'angleterre. (Sans date. XVIII e siècle. Imprimé.) H. 46. (Registre.) Petit in-folio, 142 feuillets, papier «Livre contenant les noms des biens, tant des prieurés que de la mense et des offices claustraux de l'abbaye de La Couture, par ordre alphabétique, pour servir à marquer les pots-de-vin qu'on a perçus à chaque renouvellement de bail, à commencer de l'an 1750.» Principaux biens mentionnés dans ce registre: La métairie d'arnage, dépendant de la mense conventuelle; le bordage de L'Aumônerie, en Rouillon; la métairie de L'Aumônerie, à Volnay; le prieuré d'avoise, dépendant de la Sacristie; celui d'auvers-le-hamon; celui de Bernay, dépendant de l'office claustral de la Sacristie; le bordage de La Botangerie, en Changé, dépendant de la Prévôté; la métairie de La Bougrais, aussi à Changé, dépendant de l'office de l'infirmerie; le bordage du Bourgd'Anguy; celui du Buisson, en Pontlieue, dépendant de la mense conventuelle; la métairie du Bur, à Fillé; le bordage de La Catelinière, à Moncé; les prieurés de Chantenay et de Cherré; les métairies de La Cochelinière et de Courboulin, en Ruaudin; le prieuré de Saint-Denis du Maine, dépendant de la Chambrerie; les dîmes d'amné, de Fillé, de Saint-Mars-sous-Ballon, de Montbizot, de Teloché; les métairies de L'Enfournerie, à Spay, et d'éperneu, à Coulans; le prieuré de Fontenay; la métairie de La Goderie, à Spay, dépendant de l'aumônerie; les châtellenies de Joué et de Lavaré dépendant de la mense conventuelle; le prieuré de Loué; la châtellenie de Mareil; le bordage des Morançais, à Écommoy; les moulins de Bouches-l'Huisne, du Fresne, à Volnay, et de Pontlieue; le bordage de La Néellerie, en Ruaudin, dépendant de la Prévôté; les prieurés de Neuvy, de Poillé, de Pontlieue, de Pontvallain, de Prez-en-Pail, de Saint-Remy-de-Sillé; le bordage de La Rangottière, à Yvré-le-Pôlin; celui de La Rivière, en Rouperroux; la métairie des Roinnerais, à Fyé; les prieurés de Sougé, de Tennie, de Teloché, de La Ville-au-Moine et de N.-D. de Ver; etc. H. 47. (Registre.) In-folio, 625 feuillets, papier «Inventaire de production, servant d'advertissement, que mettent et baillent par devant vous Nos Seigneurs de Grand-Conseil du Roy les religieux, prieur et couvent de La Couture du Mans, ordre de Saint-Benoît, congrégation de Saint-Maur, deffendeurs, contre messire Louis Bouton de Chamilly, abbé-commendataire de ladite abbaye.» Ce volumineux registre contient l'exposé des questions d'intérêt qui divisaient alors l'abbé de La Couture et ses religieux, et qui furent tranchées par les arrêts du Grand-Conseil relatés précédemment dans l'analyse de l'article coté H. 25. H. 48. (Registre.) In-4, 537 feuillets, papier Visite et montrée générale des bâtiments de toute nature dépendant de la mense abbatiale de ladite abbaye, faite par suite du décès de messire Charles-Louis de Freullay de Tessé, évêque du Mans et abbé de La Couture, à la requête de messire Louis-André de Grimaldi, des princes de Monaco, évêque du Mans, contradictoirement avec dame Renée-Caroline de Froullay, veuve de messire Louis-Marie de Créquy, chevalier, marquis d'hémont, seule héritière, sous bénéfice d'inventaire, dudit seigneur de Froullay. Sont visités et décrits: la maison abbatiale et diverses maisons situées au Mans; la maison du prieuré de Volnay; le choeur et chancel de l'église dudit lieu; les bâtiments de la métairie de Grusson, audit Volnay; de la métairie de La Mazure, à Saint-Mars-de-Locquenay; du moulin de Follet; de la métairie de La Roche; de celle de La Bruzonnière; du moulin Dalibran; de la métairie du Bourg; de celle de Beauvais; de celles des Bordages, de La Perche; du Tremblay, de La Guittonnière, de La Petite Chaussée, tous biens-fonds situés à Volnay et dépendant du prieuré et châtellenie du même nom; du lieu et bordage de La Fontaine, à Surfonds; de la métairie de Villeret, à Volnay; de la métairie de Montmaçon, au Breil; de celles de La Blinière et de Mortoeuvre, même paroisse; de celle du Grand-Pezé; des Fassotières; du bordage de La Guignardière; de celui de La Beumerie, biens situés à Yvré-le-Pôlin et dépendant de la seigneurie du Grand-Pezé; du bordage de La Brûlerie, à Saint-Ouen-en-Belin; de la métairie de La Grande-Bazolière, à Changé; de celle des Fermes, même paroisse; du bordage du Petit-Bray, à Moncé-en-Belin; de la métairie des Loges, même paroisse; de celles de La Sabaudière et de Sarmigné, à Laigné-en-Belin; du moulin de Saint-Père, même paroisse; etc. H. 49. (Registre.) In-folio, 230 feuillets, papier «Livre de recepte des revenus de la mense abbatiale de La Couture, divisé par châtellenies suivant les baux, à commencer de Toussaint 1695.» Châtellenie de Joué-l'Abbé: La métairie et domaine de La Cour, loués 400 livres; le moulin et bordage du Pensas, 145 livres; la métairie de La mercerie, 127 livres; celle du Chêne, 300 livres; celles de La Charmoise, 155 livres; de La Chevalerie, 165 livres; de La Foucaudière, 240 livres; de La Poissonnerie, 300 livres; de La Pézerie, 155 livres; de La Manchonnerie, 265 livres; de La Morinière, 370

20 livres; de La Lamerie, 260 livres; de La Hucherie, 210 livres; de La Hollanderie, 180 livres; de La Morlière, 200 livres; de La Gaumerie, 180 livres; de La Charpenterie, 110 livres; Des Grande et Petite- Fleurière, la dîme de Saint-Mars-sous-Bullon, 66 livres; celle de La Guierche, 130 livres; etc. Énumération des propriétés, rentes foncières, dîmes, cens et rentes féodales dépendant du corps de l'abbaye, des châtellenies de Moulins, de Pezé, de Lavaré, et de Volnay. Table. H. 50. (Registre.) In-folio, 564 feuillets, papier «Liève ou Papier de recepte de tout le revenu des religieux, prieur et couvent de l'abbaye de Saint-Pierre de La Couture, ordre de Saint-Benoist, congrégation de Saint-Maur, pour en faire la recepte sur iceluy à commencer le 1 er janvier 1669.» Indication, pour chacune des propriétés, de la date des baux et de leur durée, du prix du loyer et des faisances, du nom des fermiers et des sommes par eux versées, avec les dates des versements. Table réelle alphabétique. H. 51. (Registre.) Petit in-folio, 80 feuillets, papier «Liève ou Livre de recepte des rentes deües à la Pitancerie, aux Cottes etc., de l'abbaye de Saint-Pierre de La Coulture, ordre de Saint-Benoist, évesché du Mans, fait... sur les tiltres et registres de céans par moy cellerier, le 10 e avril mil six cens soixante-seize... Frère Anselme Dagues.» Doivent: le lieu de La Sorterie, à Avessé, 15 livres de rente, à Pâques; le prieuré d'auvers-le-hamon, 20 sous à la Toussaint, et 25 sous pour la charité de carême; le prieuré de Ballon, pour la même charité, 25 sous, et à la fête du Saint-Sacrement, 6 livres; le lieu et terre de Thouars, à Saint-Mars-sous-Ballon, une rente de 150 livres payable à la Toussaint; les lieux de La Rivière et de Mézières, à Beillé, 30 sous à la Toussaint; le lieu de La Roche-Tabary, à Bernay, 36 sous au même terme; le prieuré de Brûlon, 25 sous pour la charité de carême, et pour les pasts de la Saint-Bertrand, 40 sous; les Moulins-Neufs de la seigneurie de Foulletourte, à M me la marquise de Jalesme, 100 sous aux fêtes de Pâques et de la Toussaint; le seigneur de Monceaux, à Saint-Christophe-en-Champagne (M. de Vaulogé), 10 livres au jour de la Saint-Luc; le moulin à papier de Bouches-l'Huisne, 21 livres à Pâques et à la Toussaint, et une rame de papier; le lieu de La Bussonnière, à Fercé, à M e Claude Chapelain, conseiller au Mans, 11 livres 10 sous payables le 20 août; la seigneurie de La Planchette, à Lavaré, à M. Henri-Emmanuel Le Cirier, seigneur de Boisguinay, 60 sous aux fêtes de Pâques et de la Toussaint; M e Guillaume Rivière, conseiller du Roi, lieutenant particulier, 33 livres 6 sous 8 deniers, au 12 janvier; le sieur de La Chevalerie, à Noyen, 33 livres, au 12 août; le seigneur de Loudon, à Parignél'Évêque, 38 sous au terme de l'angevine; le lieu de La Roche-Dorieux, à Yvré-l'Évêque, à M. de Vaigreville, élu, 65 sous au 11 janvier; le prieur de Vivoin, quatre charges de seigle, mesure du Mans, aux jour et fête de Saint- Simon et Saint-Jude; etc. H. 52. (Registre.) In-folio, 232 feuillets, papier. XVII e siècle. Registre des rentes dues aux offices de la Pitancerie, de la Charité, de l'aumônerie, de la Chambrerie et des Chapelles. Classement sous chacun de ces divers titres, des rentes et redevances comprises en l'article précédent. Au folio 107 de ce registre est annexée la formule de quittance suivante: «Je, soubsigné, religieux soubcellerier de l'abbaye de La Cousture, confesse avoir receu de M. Jeudon, en l'acquit de Monseigneur du Mans, la somme de 30 livres, à laquelle nous avons amodié et fixé les choses suivantes qui nous sont deues chascun an pour nos assistances des Matines et grande Messe le jour de Saint-Jullian, 27 e de janvier, scavoir: pour la moitié de toutes les offrandes qui se font ledit jour à l'autel de Saint-Gervais, pour cent pintes du meilleur vin, soixante-dix pains de chapitre, deux cens de harens, une somme de charbon, une chartée de paille et cinq livres de cire; en ce non compris la chartée de boys, laquelle est relaissée pour chauffer nos religieux et officiers dans la chambre garnie de deux lits qui nous est fournye la nuit de ladite feste, avec aultres commodités; ladite somme de trente livres reçeue pour le jour de la Saint-Jullien dernière. Faict en ladite abbaye ce septiesme novembre dernier, mil six cent soixante et unze.» H. 53. (Registre.) In-folio, 203 feuillets, papier «Registre général des revenus de l'évesché du Mans et de l'abbaye royalle de La Couture, travaillé conformément au double qu'a en main Monseigneur l'evesque du Mans (Charles-Louis de Froullay), abbé commendataire de l'abbaye de La Couture... Le présent registre, fait et modelé sur celui de Monseigneur, sert également de journal sur lequel on inscrit les sommes qui sont remises par les fermiers et débiteurs desdits revenus, et les payements qui sont faits par ordre de Sa Grandeur.» 1 re partie. Revenus de l'évêché. 2 e partie. Revenus de l'abbaye de La Couture, provenant des lieux, bordages, métairies, dîmes, rentes et redevances énumérés dans les précédents articles, et de nombreuses maisons situées dans la ville et les faubourgs. Le 31 août 1756, l'huissier Mongendre, à la requête des maire et échevins de la ville du Mans, notifie à M e Bry, prêtre, sacristain de l'église Saint- Pavin-en-la-Cité, tant à lui qu'aux autres locataires de la maison qu'il occupe, que la municipalité retient ladite maison, sans réserve, pour servir de caserne à partie du régiment de La Tour-du-Pin, infanterie, et qu'ils aient à en déguerpir sous quatre jours pour tout délai, à peine de toutes pertes, dépens, dommages et intérêts. Table alphabétique. H. 54. (Registre.) In-folio, 280 feuillets, papier Registre général des revenus de l'évêché du Mans et de l'abbaye de La Couture. Mêmes disposition et détails qu'en l'article précédent. H. 55. (Registre.) In-folio, 387 feuillets, papier Liève du revenu des offices claustraux. Sont attribués: à l'aumônerie, les lieux de L'Aumônerie, en Rouillon, de La Goderie, l'enclos du Greffier, le lieu de l'aumônerie, en Volnay, L'Ouche-Bérard, la

21 maison de l'aumônier, les trois maisons de La Roche; des terres en Vau-Rouzé et en Yvré, et diverses rentes; à la Chambrerie, les prieurés de Saint-Denis-du-Maine et de Pontvallain, la maison du Chambrier, les lieux de Montbault, de La Moulière, et diverses rentes; à l'infirmerie, les lieux de La Blanchisserie, en Pontlieue, de La Bougraie, du Bourg-d'Anguy, la métairie de Courboulin, la dîme et le prieuré de Pontlieue, trois pièces de terre en Douce-Amie, et diverses rentes; à la Prévôté, le bordage de La Botangerie, les champs de L'Aulne, de La Perrigne, et de Sorbidas, la métairie de La Cochelinière, le bordage de La Fontaine-Saint-Martin, la maison du Prévôt, La Néellerie, le pré des Planches, la métairie du Tertre, et diverses rentes; à la Sacristie, les prieurés d'avoise et de Bernay, les dîmes d'amné, et de Courceboeufs, Les Goujetières, Le Greffier, et la maison du sacristain. H. 56. (Registre.) Petit in-folio, 142 feuillets, papier. XVIII e siècle. Registre des rentes en argent. S'y trouvent mentionnées: une rente de 28 livres 15 sous due par les Ursulines du Mans pour indemnité de divers biens-fonds, notamment du lieu de La Rousselinière, paroisse de Teloché; une rente de 20 sous sur les vignes situées au clos de Pin-Rozée, à Sargé, possédées par la veuve Haton et les enfants de M. Corbin, dont une fille est mariée à M. de Belle-Isle, maître de forges; 18 livres de rente due au corps de l'abbaye par les religieuses des Maillets pour l'indemnité de leur moulin de Bouches-l'Huisne; 4 livres de rente foncière assise sur la terre du Bas-Breil, paroisse de Saint-Germain-de-la-Coudre, possédée par M. Le Maire; une rente de 32 livres due par les Visitandines pour indemnité de la métairie de Courdoulin et d'autres biens; 15 livres et 6 chapons dus par les héritiers de M. le duc du Lude, ou par M. le duc de Roquelaure sur la terre de Vennevelles, maintenant sur la terre de Coulennes; une rente de 30 sous due par le prieur de Vignoles, en Neuvillalais; 12 sous de rente foncière due par M. de La Goupillière, chevalier, seigneur de Courgeon, paroisse de Bouer, hypothéquée sur le moulin de Frippeau, à Lavaré; une rente de 16 livres 10 sous, sur le lieu de La Galipaudière, à La Bazoge; etc. H. 57. (Registre.) Petit in-folio, 73 feuillets, papier Livre des charges et rentes constituées. Rentes tant viagères que rachetables: à M. Le Mercier, sieur de Vaucelles, 600 livres; à M. Barreau, novice, 200 livres; à M. Chevalier, chanoine de Saint-Pierre, 232 livres, 10 sous; à M lle Gareau, 50 livres; etc. Rentes constituées et à quel denier: à M. d'aubeterre, sieur de La Gollerie, ou Gaulerie, 75 livres, au capital de 1,500 livres; aux Ursulines du Mans, 181 livres 16 sous 4 deniers, au capital de 4,000 livres; à M. Le Prince, chanoine prébendé de la cathédrale, 72 livres 14 sous 7 deniers, au capital de 1,600 livres; à M. Roger, official de Saint-Julien, 140 livres, au capital de 3,300 livres; à M lle Boiscorbon, 83 livres 6 sous 8 deniers, au capital de 2,000 livres; à M. de Baigneux de Courcival, 200 livres, au capital de 2,400 livres; etc. Charges perpétuelles: aux huit sonneurs de l'abbaye, 112 livres 10 sous; pour la soufflerie d'orgues, 10 livres; au médecin, 30 livres de gages par an, pour voir et assister nos confrères malades (c'est à présent M. Le Vasseur); au chirurgien, 36 livres pour faire toutes les saignées et les couronnes (c'est à présent M. Coutard); à l'avocat, 60 livres, à présent M. Minier, du 15 décembre 1706, qui a succédé à M. Ronsard, mort ledit jour; au procureur fiscal, 50 livres; à MM. les curés de La Couture, Saint-Benoît, Saint-Nicolas et Sainte-Croix, assistant aux six processions des Rameaux, Saint-Marc, Rogations et Ascension, est payé, pour chaque assistance, à chacun 15 sous, ce qui fait 22 livres 10 sous; aux sacristains desdites paroisses, pour chaque assistance, 5 sous à chacun, et, en plus, le dimanche des Rameaux, à chacun une miche de dix à douze onces, trois chopines de vin et un hareng qui est remplacé par trois oeufs les jours de Saint-Marc, des Rogations et de l'ascension; à l'hôpital général du Mans, 61 charges 8 boisseaux de seigle, dont 6 charges et 8 boisseaux pour les enfants trouvés dans l'étendue du fief du corps de l'abbaye, en ce qui est dans la ville et faubourgs; à la blanchisseuse, pour blanchir le linge de la sacristie, 60 livres, et pour celui de la communauté 75 livres; à l'organiste, 100 livres; au cirier, pour fournir tout le luminaire nécessaire à l'église, 200 livres (c'est maintenant M. Le Romain); etc. H. 58. (Registre.) In-folio, 335 feuillets, papier Livre des charges perpétuelles et rachetables de ladite abbaye. Rentes constituées: Il est dû à M. Colbert, marquis de Torcy, pour le principal de 95,000 livres, au denier 50, la somme de 1,900 livres, payable sans diminution, nonobstant toutes choses à ce contraires. Le 19 avril 1752, la communauté a emprunté de M. Hermain, prêtre habitué à Ségrie, la somme de 11,250 livres, au denier 50, pour en payer 375 livres d'intérêts. Ledit Hermain a légué cette rente au collége de Ségrie, et elle se paye entre les mains du principal nommé et institué par l'évêque du Mans. Le 2 juillet 1757, la communauté a emprunté, par acte capitulaire, la somme de 2,000 livres, au denier 25, du sieur Lefebure, curé, et du procureur-syndic des habitants de la paroisse de Challes, pour en payer 80 livres de rente annuelle aux pauvres de ladite paroisse, au profit desquels la constitution a été faite par M lle Anne-Louise-Paule de Versé, donatrice. Autres constitutions de rentes au profit des pauvres des paroisses de Saint-Georges-le-Gaultier et d'épineu-le-chevreuil. Il est dû à M. le curé de Neuvy-en-Champagne, 50 livres de rente annuelle, payable au 1 er janvier, pour l'abandon qu'il a fait des novales de sa paroisse; au curé de Mareil-en-Champagne, un marc d'argent pour trois pipes de vin de dîme qu'il avait droit de prendre sur la dîme de cette paroisse, suivant une transaction du 17 août «Le fermier de Mareil n'était chargé de payer ledit marc qu'à 28 livres, suivant l'ancienne appréciation. Mais M. le curé ayant fait des remontrances à la communauté sur ce sujet, il a été conclu qu'on lui payerait le marc suivant ce qu'il vaudroit à la Toussaint, par transaction du 2 avril Ainsi, comme le marc d'argent vaut à présent 48 livres, nous devons lui donner pour supplément 20 livres.» Le feudiste, M. Olivier, entré le 1 er octobre 1783, gagne 200 livres par an et blanchi. Le 1 er octobre 1785, M. Tison est entré aux mêmes conditions. M. Bletteau entre aussi aux

22 mêmes conditions, le 1 er novembre Charles Tournery, dit Saint-Jean, a été gagé comme cuisinier, le 1 er janvier 1733, pour le prix de 75 livres par an et une paire de souliers. L'aide de cuisine reçoit 40 livres, et également une paire de souliers; etc. H. 59. (Registre.) In-folio, 30 feuillets, parchemin; 2 feuillets, papier «Sensuit la recepte ordinaire des cens, rentes, revenus et debvoirs deubs par chacuns ans au Provost de La Coulture, fait par moy, frère Michel Laigneau, religieux et provost d'icelle abbaye, en l'an 1625.» Le prévôt a droit: de prendre la moitié de tous les profits des ventes et contrats qui se font sur tout le corps de l'abbaye, ainsi que toutes les amendes, tous les aubenages, épaves, reliefs, aurillages et rachats qui se trouvent sur le même fief; de chasse, au même titre que l'abbé, sur toutes les terres de l'abbaye Il lui est dû par l'abbé, et pour chaque jour de l'année, quatre grandes miches et deux petites, tant pour lui que pour son serviteur et son clerc, et deux pots de vin. Le couvent lui doit une portion de pitance journalière, outre une demi-portion pour son clerc; plus une livre de chandelle par semaine. Le prévôt a droit de treize lances sur certaines maisons sises en la paroisse de La Couture, au fief de l'abbaye, que les détenteurs doivent tous les ans le jour de Pâques-Fleuries. Et se doivent trouver ceux qui portent lesdites lances à six heures du matin à la grande porte de l'abbaye, et tenir leurs lances en main pendant que passe la procession de ladite abbaye. De là, lesdits lanciers sont conduits par le prévôt avec son sergent à la Porte-Ferrée, au devant d'une maison dont les détenteurs fournissent trois chaises tapissées pour le prévôt, lequel, avec le procureur et le sergent de l'abbaye et ses lanciers, demeure en ce lieu jusqu'à ce que la procession de Saint-Julien soit sortie de l'église Saint-Pierre. Après quoi, ayant répondu en ce même lieu a l'appel des officiers du Roi, il s'en retourne accompagné de ses lanciers en son abbaye. Énumération des lieux, métairies, bordages, terres, vignes, dîmes, rentes en argent, en blé, chapons, etc., dépendant de l'office de la prévôté. Sentence donnée à l'assise du Mans, le 15 novembre 1459, par Jean Fournier, juge ordinaire du Maine, qui maintient les religieux de La Couture dans leur ancien droit de haute justice. Les criminels condamnés à mort ou à recevoir punition corporelle par leur juge ou bailli seront délivrés, dans les 24 heures qui suivront la condamnation, aux officiers du comte du Maine pour en être fait justice selon raison. Lettres patentes du roi Louis XIII, par lesquelles sont réunies au corps de la Prévôté de La Couture les justices seigneuriales de Volnay, Lavaré, Pezé, Joué-l'Abbé et Mareil, pour être désormais exercées conjointement avec celle de ladite Prévôté (octobre 1614). H. 60. (Registre.) In-4, 362 feuillets, papier Remembrance des assises du fief et châtellenie du corps et prévôté de l'abbaye de La Couture, tenues au logis prévôtal par Jacques Drugeon, licencié ès lois, bailli de ladite abbaye, en présence de vénérable frère Jacques de La Fosse, prêtre, religieux et prévôt de La Couture. Exhibent: noble Christophe Le Chat, sieur de Boiscorbon, un contrat d'acquisition de trois maisons sises sur le chemin qui va de La Couture au Bourg-d'Anguy; M e Thibault Doisseau, sieur du Mortier; Christophe Crépon, fondeur; honorable M e Guy Planchois, un acte de partage qui lui attribue le lieu et métairie de La Sauvagère, à Changé, chargé d'une rente de 16 boisseaux de seigle, 18 boisseaux d'avoine, un chapon et 10 deniers envers cette seigneurie; Claude Lair; Michel Augis, sieur de La Croix, sergent royal; François Chalumeau, papetier au Mans; Mathieu Lebatteux, messager d'orléans, demeurant au Mans; Robert de Lespine, drapier, au Mans; M e Charles Tateu, avocat au Mans; René Pondavy, huissier au siége présidial; etc. Table. H. 61. (Registre.) In-4, 173 feuillets, papier Remembrance des assises du fief et châtellenie du corps et prévôté de l'abbaye de La Couture. Exhibent: François de La Lande, maître-maréchal; Jacques Barrier, cordonnier; René Coutard, messager de Château-Gontier à Paris, demeurant au Mans; Macé Chanteau, au nom et comme procureur de fabrique d'arnage; Julien Lesassier, marchand à Ruaudin; M e Charles Le Roy, sieur de Marsillé, avocat en Parlement; M e Louis Pillet, greffier de la Prévôté du Mans; M e Pierre Girard, avocat au Présidial; noble René Trouillart, conseiller du Roi en la Sénéchaussée du Maine; messire René de Froullay, chevalier des ordres du Roi, comte de Tessé, et seigneur de la terre du Gué-Bernisson et fiefs en dépendant; demoiselle Marie Le Corvaisier, veuve de noble Antoine Portail, en son vivant procureur du Roi en la Sénéchaussée du Maine; etc. Table. H. 62. (Registre.) In-folio, 90 feuillets, papier Remembrance des assises de la châtellenie du corps de l'abbaye de La Couture, tenues par M e Julien Le Balleur, avocat au Parlement, bailli, juge ordinaire civil et criminel de ladite seigneurie. Provisions de l'office de procureur-fiscal de la juridiction de La Couture, au nom de M e René Hérisson, avocat en Parlement, données par Louis- Henri de Bourbon, chevalier de Soissons, pair de France, comte de Noyers, seigneur de Luzarche, abbé-commendataire de ladite abbaye (12 novembre 1676). Exhibent: Jean Trahan, maître-boulanger; M e François Loyseau, prêtre, curé de Teloché; Henri Desportes, bourgeois du Mans; Michel Barreau, aussi bourgeois; M e Christophe Legendre, prêtre, curé de la paroisse du Grand-Saint-Pierre; M e François Le Joyant, avocat au siége présidial et Sénéchaussée du Maine; Marin Guilpin, sergent royal au Mans; Jean Hubert, tailleur d'habits; etc. Table. H. 63. (Registre.) In-folio, 70 feuillets, papier Remembrance des assises de la châtellenie du corps de l'abbaye de La Couture, tenues par Ambroise Renaudin, avocat au Présidial, bailli. Exhibent: François Bouteiller, sieur du Pin, bourgeois du Mans; M e Joseph Fassot, sieur des Rues, conseiller du Roi, officier au Grenier à sel de cette ville; dame Louise-Charlotte Poullard, veuve de feu Pierre Godeau, conseiller du Roi, assesseur civil et criminel au siége royal de la Prévôté du Mans;

23 Joseph Fontaine de Mondoué, demeurant à La Flèche; M e Pierre Picault, greffier en chef de la Maréchaussée du Maine; M. Antoine Bondonnet, sieur de Parence, conseiller du Roi et son avocat au siège présidial et Sénéchaussée du Maine; M e Michel Trouillard, sieur de Monferré; M e Étienne Papin, prêtre, bachelier de Sorbonne, curé du Grand-Saint-Pierre; M e René Gouault de Villiers, prêtre, docteur de Sorbonne, curé de Fay; Pierre Hervé, sieur de L'Étang; M e Gabriel Négrier, sieur de La Guérinière, conseiller du Roi, élu en l'élection du Mans; M. Philippe-Mathurin Taffu, écuyer, sieur de Coudereau, demeurant ordinairement en sa terre de Coudereau, paroisse de Brette; M e Julien Cadou, prêtre, curé de La Quinte; M e Jean-Baptiste Quentin, prêtre, l'un des curés de la paroisse du Crucifix; Étienne Le Pelletier, écuyer, sieur de La Foucaudière; messire Jacques-Charles de Cadier, chevalier, seigneur de Courgains; dame Marie-Ignace de Brault, abbesse de l'abbaye royale des Filles-Dieu de cette ville; M e Louis Blin, conseiller du Roi, magistrat au Présidial et Sénéchaussée du Maine; dame Catherine-Thérèse Taffu, veuve de feu René Blondeau, écuyer, sieur des Ardrillers; M e Charles Loré, prêtre, chapelain de l'hôpital général du Mans; M e René Denisot, avocat au Parlement; etc. Table. H. 64. (Registre.) In-folio, 163 feuillets, papier Plaids et assises de la châtellenie, fief et seigneurie du corps de l'abbaye royale de Saint-Pierre de La Couture. Comparaissent: François Delouche, serrurier; D lle Jeanne-Renée Ouvrard, veuve de M e René Menon, avocat au Parlement; François Menard, bourgeois du Mans; Jean Girard, entrepreneur de bâtiments; Louis Massé, architecte au Mans; M. Jean Des Fourneaux, chevalier de Saint-Louis, capitaine réformé au régiment de Normandie, infanterie, ingénieur ordinaire du Roi; Denis Bonaceuil, directeur des Postes, au Mans; M e Joseph Godard, prêtre, chanoine de l'église du Mans; M e Joseph-Nicolas Lenoir, prêtre, docteur en théologie, curé de La Couture; messire René-Mathurin Blondeau des Ardrillers, écuyer, seigneur de La Mallerie; messire Emmanuel- Louis-Pierre Richer, écuyer, chevalier de Monthéard; dame Julienne-Thérèze de Foisy, veuve de M. Charles Jodon, conseiller du Roi, élu en l'élection du Mans; Louis Le Roy Des Guyonnières, bourgeois du Mans; M. René- André de La Fournerie, écuyer, seigneur de La Ferrière et autres lieux, chevau-léger de la garde du Roi, mari de dame Marie-Louise Le Breton, demeurant au Mans; le chapitre cathédral du Mans, par M e Joseph-René Vauguion, l'un de ses membres; etc. Table. H. 65. (Registre.) In-folio, 76 feuillets, papier Plaids et assises de la châtellenie, fief et seigneurie du corps de l'abbaye royale de La Couture, pour les sujets de la paroisse de Pontlieue. Comparaissent: Étienne Picouleau, marchand; Michel Plessis, maréchal; Mathurin Godefroy, laboureur, pour le lieu du Bordage, à Moncé-en-Belin; Anne Berard, veuve de Jean Pottier, sieur de Glatigné; Olivier Rouillard, marchand; René Bougard, charpentier; Pierre Berard, marchand; etc. Table. H. 66. (Registre.) In-folio, 96 feuillets, papier Plaids et assises du fief et seigneurie de Semur, en Pontvallain, uni à la mense conventuelle de ladite abbaye. Comparaissent: François Saumon, maître-perruquier; Nicolas Guichard, marchand-colporteur; Jean Cornilleau, marchand; Charles Chevalier, tonnelier; Pierre Hirbec, bordager; Charlotte-Françoise Moricet de Montlouis, fille majeure, demeurant au Mans, héritière du feu M e Julien Moricet, substitut au siége de l'élection du Mans; M e Charles-Robert Martin, prêtre, titulaire de la chapelle Sainte-Barbe, desservie en l'église de Pontvallain; D lle Marie Jamin, veuve Jean Guillier; Joseph Bellanger, marchand; D lle Françoise Jamin Des Manières; François Thion, garde-chasse de M. le comte de Mailly; M e René Huard, notaire royal à Pontvallain; D lle Marie Boudin Du Rocher, fille et héritière de feu M e Pierre Boudin Du Rocher, maître-chirurgien, et de Catherine Le Meunier, son épouse; Claude-François Du Hamel, marchand; Bertrand Ducré, hôtelier, audit Pontvallain; M. Médard Rivière, seigneur de Chantelou, bourgeois du Mans; M e Nicolas-François Salmon, notaire royal à Luché, procureur fiscal du marquisat de Gallerande et baronnie de Brouassin; Paul Orgeur, marchand à Requeil; etc. Tables des noms de personnes et des noms de lieux. H. 67. (Registre.) In-4, 120 feuillets, papier Plaids et assises du fief et seigneurie du Verger, à Auvers-le-Hamon. Copie de l'acte de donation de ce fief à l'abbé de La Couture, Hue (Hugues Gaudin), par Fouquet Du Breil (?), du mercredi avant la mi-août Comparaissent: Françoise Esnault, veuve de Thomas Mocquereau, dame de Maupertuis, à raison dudit lieu (1586); René Siette, prêtre; Jean Mocquereau, sieur de La Martelière, pour le lieu de La Martelière, à Auvers (1586); François Guérin, prêtre, curé de Gastines (1624); René Nail, marchand, demeurant à Miré; Pierre Bourgelay, marchand à Auvers; Pierre Gérard, huissier; Jean Vallays, meunier au moulin du Pont-Neuf, audit Auvers (1650); M e Hélie Drugeon, prêtre, curé d'auvers; etc. Table personnelle. H. 68. (Registre.) In-4, 71 feuillets, parchemin; 31 feuillets, papier Aveux et déclarations faits au fief du Verger par: Jacques Taillebois, prêtre; François de Cherbaye, chevalier, seigneur d'ardenne et de la terre de Pontigné, située à Auvers, demeurant en sa maison seigneuriale d'ardenne, paroisse de Corzé (Maine-et-Loire), à raison de certains héritages dépendant du lieu de La Fouraire (1679); Jean Thezé, sieur de La Rivière; Louis Fautrat, maréchal, pour une maison sise au lieu de La Martelière; René Peschard, marchand; Jean Vieille, métayer au lieu de La Grenochère, à Auvers; Marin Gaudin, chirurgien, même paroisse; M e Jacques Chevreil, prêtre; M e Hélie Drugeon, prêtre, curé dudit Auvers (1650); Françoise Esnault, veuve de M e Pierre Cousin, pour le lieu et closerie de Maupertuis (1624). Transaction entre les religieux de La

24 Couture, seigneurs du Verger, et Christophlette L'Enfant, dame de Varennes-L'Enfant, touchant la mouvance du lieu de La Genterie, et de laquelle appert qu'il a été fait partition des terres qui relèvent du fief du Verger et du fief de Varennes (1566). H. 69. (Cahiers.) In-folio, 66 feuillets, papier Remembrance des plaids et assises du fief du Verger. Comparaissent: Pierre Mocquereau, sieur de La Buisnardière, bourgeois d'angers: messire Claude de Thieslin, chevalier, seigneur de Montfrou; M e Gervais Moiré, docteur en médecine; Louis Péan, marchand; M e François Le Gras, avocat au siége du marquisat-pairie de Sablé; René Pioger, dresseur de chiens couchants pour le Roi; Urbain Foucault, huissier royal; François Fontaine, sieur du Plessis, bourgeois; M e Jacques Le Royer, prêtre, curé de Morannes (Maine-et-Loire); Urbain Briquet, notaire de la châtellenie d'auvers-le-hamon; etc. Tables. H. 70. (Registre.) In-folio, 236 feuillets, papier Prieuré de Solesmes. Fief de Bousse ou du Petit-Solesmes. Inventaire des titres de cette seigneurie, fait au XVIII e siècle et dans lequel se trouvent sommairement mentionnés: un arrentement fait à Gillet Fefon, par Guillaume de Brigne et Jamet, son fils, demeurant en la paroisse de Saint-Germain-du-Vau (du Val), d'une mine de seigle de rente annuelle, affectée sur le lieu de La Bonnamière (1298); un contrat d'acquêt fait par frère Jacques Blottin, prieur de Solesmes, d'une mine de seigle, mesure de La Flèche, de rente perpétuelle assise sur tous les héritages que le vendeur, Macé Hiret, possède dans le fief dudit prieur et dans celui d'amyot de Clermont (1317); un autre contrat d'acquêt par frère Jacques Boislin, prieur de Solesmes, d'une rente annuelle de trois mines de seigle, mesure de La Flèche (1325); un arrentement fait par Juliette Dessais, dame de La Brechuère, à Macé Du Coudray, du lieu et hébergement de La Boullière, paroisse de Bousse, tenu du prieur de Solesmes (1378); diverses baillées à rente faites par frère Guillaume Patry, prieur de Solesmes, d'un estrage nommé La Hamelinière; de l'hébergement de La Bellangeraye; de celui de La Belottière; des Roches-de-la-Girouardière; et de l'hébergement du Gué, tous biens situés à Bousse ( ); un jugement rendu à Baugé qui adjuge à la duchesse d'alençon, comtesse du Perche, dame de Fougères et de La Guierche, bail de Jean, duc et comte desdits lieux, vicomte de Beaumont, le temporel du prieuré de Solesmes en tant qu'il y en a de tenu du fief dudit vicomte, en sa châtellenie de La Flèche, lesquelles choses étaient saisies sur le prieur dudit prieuré (1416); diverses baillées à rente consenties par Jean Du Tremblay, prieur de Solesmes ( ); d'autres baillées à rente faites par les religieux, prieur et couvent de Solesmes, du lieu de La Hubinière, en Bousse, et de plusieurs autres héritages (1470); des lieux de La Marquerie (1486); de La Sablerie, de La Rainière et de La Dauphinière, par frère Jean Bougler, docteur en théologie, prieur de Solesmes ( ); un mandement du lieutenant général du Mans, donné en conséquence de lettres patentes du Roi à lui adressées sur la demande de Guillaume Le Duc, seigneur du Colombier et de La Roinière, qui a témoigné le désir d'acquérir le fief de Bousse et les métairies et closeries composant le domaine, ainsi que le principal manoir, pour la vérification de la juste valeur desdites choses, afin d'en venir à jour fixe à leur adjudication (1563); un bail à ferme de l'abbaye de Bousse (sic), consenti par le prieur de Solesmes, à Michel Coubard, marchand à Clermont, pour 150 livres et 100 boisseaux d'avoine, mesure du prévôt d'anjou (1611); etc. H. 71. (Registre.) In-4, 90 feuillets, papier Prieuré de Chantenay. Remembrance des plaids et assises du prieuré de Chantenay, pour le fief de Brûlon, tenus à La Maladrerie par Jean Moynart, sénéchal. Ont comparu: Gervais Redoué, pour deux journaux de terre sis aux Varannes; Macé Baudoin, pour raison d'un quartier de vigne au clos de Vauleau; Mathurin Mauxion, à cause d'un journal de terre sis à Hierré; la fabrique de Chantenay; noble homme Collas Le Clerc, écuyer, seigneur de Juigné et de Verdelles, pour divers héritages; M e Louis Daveneau, prêtre; noble Hardouin de Montaudon, écuyer, pour une vigne contenant trois quartiers, située près La Sansonnière; Jean Nevou, de Fontenay; Jean de Bellenger, écuyer, sieur du Breil; François Le Clerc, écuyer, sieur de Moyre; Guillaume Huchelou; etc. Tables. H. 72. (Registre.) In-folio, 88 feuillets, papier Prieuré de Fontenay. «Inventaire, par ordre de dates, des titres du fief du prieuré de Fontenay, commencé au mois de juin 1754 par nous, Pierre-Louis Geslot, feudiste.» Analyse succinte de deux registres et de 60 pièces contenant exclusivement des déclarations de petits biens fonds faites par des habitants de Fontenay, censitaires dudit fief. Aveu et dénombrement du même fief rendu à la seigneurie de Fontenay, devant M e Pierre Pelisson de Vernay, avocat au siége royal de Sainte-Suzanne, bailli de Loué et sénéchal de ladite seigneurie, par dom Prosper Blesné, religieux bénédictin, demeurant en l'abbaye royale de Saint-Médard de Soissons, prieur de Saint- Philbert de Fontenay (1738). Terrier dudit prieuré dressé sur la réquisition de dom Joseph Gondineu, religieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, prieur de Fontenay, en vertu de lettres patentes obtenues en la grande chancellerie, à Paris, le 5 mai 1755, par les Bénédictins de La Couture, pour la rénovation et confection des terriers de ladite abbaye. Comparaissent: Louis Bouvet, laboureur, pour un champ nommé La Groye, joignant la terre de La Chauvinière, appartenant au seigneur dudit Fontenay; Marie Cimier, veuve de Pierre Pichon; Christophe Trangé, cabaretier; René Gruau, bourgeois de Fontenay; Louis Martin, bordager; Pierre Pâris, fermier; Jacques Esnault, meunier au moulin de Fontenay; etc. H. 73. (Portefeuille.) 8 pièces, papier.

25 XVIII e siècle. Prieuré de Fontenay. Plans terriers des dépendances dudit prieuré, au nombre desquels on remarque un plan d'ensemble assez détaillé du bourg de Fontenay. H. 74. (Registre.) In-4, 75 feuillets, papier Prieuré de Pontvallain. Amendes et remembrances des plaids et assises dudit prieuré, tenus par Laurent Huet, bailli. Exhibent: Jean de Crepreul (?), prêtre curé de Pontvallain; Guillaume Richardeau, Julien Guaignart, prêtre; Laurent de La Porte, Simon Le Pelletier; M e Nicole Testard, prêtre; M e Jean Maulny, prêtre, maître de la Maison-Dieu de Pontvallain, membre dépendant de la Maison-Dieu de Coëfort, du Mans; Guillaume Boyvin, praticien en cour laie, créé notaire de la seigneurie de céans; Julien Naveau, prêtre; Innocent Esnault, aussi prêtre; etc. Tables. H. 75. (Registre.) Petit in-folio, 190 feuillets, papier Prieuré de Pontvallain. Remembrances des plaids et assises dudit prieuré. Exhibent: Jacques Baillou, le contrat d'acquêt d'une vigne au clos de Métivier; Vincent Villoteau, Michel Froger, le contrat d'acquisition d'une maison au bourg de Pontvallain; M e René Joubert, prêtre, chapelain de la chapelle Saint-Martin, desservie en l'église dudit Pontvallain; noble Jacques Lestellier, sieur du Busson; M e Jean Touchard, avocat; M e Innocent Fournier, prêtre, titulaire de la chapelle Sainte-Barbe, desservie en l'église de ladite paroisse; Georges de Marennes, sieur de Premigné; André Martin, boucher; M e Antoine Séglineau, notaire de la seigneurie de La Faigne; M e Catherin Adam, notaire royal; Martin Rustin, sieur de La Fontaine; les abbé, prieur et couvent de L'Épau; etc. Tables. H. 76. (Cahier.) In-folio, 22 feuillets, papier Prieuré de Pontvallain. Remembrances des plaids et assises du fief et seigneurie dudit prieuré, uni à la mense conventuelle de l'abbaye de La Couture par l'office de la Chambrerie, tenus en la maison priorale, au bourg dudit Pontvallain, par Noël Roulye, licencié en droit, bailli; Exhibent: Louis Nail, boucher, un contrat d'acquêt d'une maison et dépendances sise audit bourg, vendue pour la somme de 900 livres, par Pierre-Charles Rivière, François Fontaine, sieur de Biré, Guy Habert, sieur des Marais, René Rivière, sieur de Chantelou, et autres; Georges Clouet, maître de l'école de Ponvallain, comme successeur de M e Michel-François Le Long, prêtre; Jean Habert, sieur de La Patrière; Jean Dumont, garde de la Connétablie de France; M e Michel Fournier, prêtre, chanoine de l'église royale de Saint-Pierre-de-La Cour; M e Urbain Belin, ancien bailli de la châtellenie de La Faigne; etc. Table. H. 77. (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 70 pièces, papier Prieuré de Saint Symphorien, à Marolles-les-Braults. Déclarations du temporel rendues: par frère Jean Cousty, prieur, à messire Guillaume de Mauny, chevalier, seigneur de Saint-Aignan (1467); par Antoine de La Coustardière, écuyer, seigneur de La Cour d'effe, à messire François de Maulny, seigneur de Saint-Aignan (1512); par frère Jean Dampon, à messire Jacques de Hémard, chevalier, seigneur de Neuville et de la châtellenie de Saint- Aignan, à cause de dame Claude de Maulny, son épouse (1547); par M e François Dauphin, prêtre, docteur en théologie, grand pénitencier de Rennes, prieur, à messire Georges-Jacques, comte de Clermont d'amboise, inspecteurgénéral d'infanterie, mestre-de-camp du régiment d'auvergne, seigneur de Saint-Aignan, Marolles, Dissé, Ponthouin, Le Léard, Le Plessis, le Grand et Petit-Verdigné et autres lieux (1729); par René Guestier, prêtre, curé de Sougé et doyen de Troo, prieur, à dame Marie Clutin, dame de Saint-Aignan et de Ville-Parisis, veuve de messire Georges de Clermont, chevalier de l'ordre du Roi, conseiller en ses conseils d'état et privé, capitaine de 50 hommes d'armes des ordonnances de S. M., marquis de Gallerande, baron de Bohardy et de La Selle (1621). Baux de la métairie du Bois d'effe et de La Cour d'effe, à Marolles, consentis par messire Jean-Baptiste de Beaumanoir, évêque de Rennes (1690); messire Robert de Créquy, clerc du diocèse de Boulogne, demeurant au château de Versailles (1743); messire Élisabeth-Théodore Le Tonnelier-Breteuil, prêtre du diocèse de Paris, licencié en théologie de la maison royale de Navarre, grand vicaire de l'archevêque de Sens, abbé commendataire de Saint-Volusien de Foix, agent général du clergé de France ( ), titulaires dudit prieuré. Autres baux de biens dépendant du même bénéfice, notamment du bordage de La Gaudrée, de la métairie de La Vaidière, à Marolles, et du lieu de La Huetterie, à Peray. H. 78. (Registre.) In-folio, 36 feuillets, papier Prieuré de Tennie. Remembrance des plaids et assises tenus en la maison priorale et seigneuriale de Sainte-Corneille-Saint-Cyprien, de Tennie, des fiefs et seigneuries dudit prieuré, Mézières-sous-Lavardin et de L'Habit, y annexés, par Claude-Nicolas Bainville, licencié ès lois, bailli desdites seigneuries, Dom Jacques-Nicolas Maumousseau étant prieur titulaire. Principaux sujets: M e Julien Morteveille, clerc tonsuré, titulaire de la prestimonie de la première messe fondée par M e François Métivier, prêtre, en l'église de Tennie; Françoise Monternault, seule héritière de feue Marguerite Monternault, veuve de M e Jacques Mortier, sieur du Parc; la D lle Morin, propriétaire du fief de La Masserie, en Tennie; Michel Briolay, sieur de La Fosse, marchand horloger, à Conlie; M e Michel Pelard, prêtre, licencié en droit civil et canon de la faculté de Paris, curé de Tennie, à cause de sa maison presbytérale; M e Mathurin Beaunée, notaire royal à Tennie; Guillaume Langlois, marchand à Ruillé-en- Champagne, pour raison d'un pré sis aux environs du lieu de Fontaine-Saint-Jean, en Neuvy, appartenant au sieur Pleuvry, notaire royal au Mans; M e René-Jacques Véron, prêtre, curé de Mézières-sous-Lavardin; messire Philbert-Charles Richer de Monthéard, chevalier, seigneur de Monthéard, comme héritier de Louise Richer de Courteille; etc. Table.

26 H. 79. (Registre.) Petit in-folio, 69 feuillets, papier Prieuré de Vallon. Déclarations rendues au fief dudit prieuré par: Jamet Taron, pour le lieu des Hayes, en Chantenay, contenant quatre journaux de terre et deux hommées de pré; Nicolas de La Barre; Jean Taron, comme procureur de la confrérie de N. D. de Vallon; Isabelle, veuve de Guillaume Le Bourdais; Georges Veau, pour deux quartiers de vigne, au clos de La Bellangerie; Julien Aubry, pour un jardin sis en Girondeau; Jean Le Haigier, bourgeois du Mans, pour deux quartiers de gast sis en Bouvain; Michel Vauhuon, pour deux quartiers de vigne, au clos de La Sauvagère; Robin Mesnage, écuyer, seigneur de Vaux; Guillaume Renaudin; etc. Titulaires dudit prieuré: frère Robert Le Roux, 1408; frère Guillaume Jouet, 1450; frère Guillaume Le Moulnier, licencié en droit, 1457; frère Jean Roland, ; Mathurin de Richot, 1481; frère Roland Guérin, 1494; frère Pierre Morin, licencié en droit, H. 80. (Registre.) Petit in-folio, 82 feuillets, papier Prieuré de Vallon. «Amendes et remembrances du fief et seigneurie du prieuré de Saint-Pierre de Vaallon tenuz audit lieu, présent et ce requérant messire Jean Du Piau, sieur du Verger, abbé du Bourg-Dieu, en Berry, de Ferrières, en Gastinois, doyen de Saint-Martin d'angers, prieur de Saint-Martin-des-Champs, à Paris, de Saint- Gaultier, en Berry, et dudit prieuré de Vaallon, par nous Daniel Lefebvre, sieur de La Chevalerie, licencié en droit, avocat au Parlement, bailli dudit prieuré...» (1619). Comparaissent: messire Nicolas Prieur, chevalier, seigneur de Chantelou; noble René Renaudin, sieur de Launay; M e Louis Duclos, avocat au Mans; Guillaume Hamon, sieur de La Gaignonnière; les héritiers de défunt Jean Noche, sieur de Palais; noble Jacques Renaudin, sieur de Béru, maréchal des logis et armées du Roi; M e Nicolas Broustée, sieur de La Pointe; Mathurin Chéreau, notaire royal; Jean Sablé, marchand; M e François Lelong, prêtre, titulaire de la chapelle fondée par feu M e François Lelong, curé de Saint-Pierre-des-Bois; René d'andigné, écuyer; Jacques Maudet, écuyer, sieur du Verger, conseiller ordinaire du Roi, maréchal général des logis de ses armées, seigneur de Guyberne; Isaac Clément, sieur de Villepointe; Louis Regnauldin, sieur du Cormier; Michel de Vaux, sieur de La Haye; etc. H. 81. (Portefeuille.) In-folio, 22 pièces, papier Prieuré de La Ville-aux-Moines. Plans terriers des dépendances de ce prieuré. H. 82. (Liasse.) 25 pièces, parchemin; 23 pièces, papier Prieurés divers dépendant de l'abbaye de La Couture. Bail du temporel du prieuré d'auvers-le- Hamon consenti par Dom Julien Massey, prieur, à Louis Le Lasseux de La Fosse, marchand fermier, moyennant 8,000 livres de fermage annuel, à la charge, en outre, de faire chaque année la distribution du pain aux pauvres de la paroisse d'auvers; de payer le gros du curé tel qu'il lui est dû, etc. (1787). Aveu du temporel du prieuré de Brûlon rendu par le prieur commendataire, M e Pierre Le Bret, prêtre, licencié en droit, archidiacre de Montfort et chanoine prébendé en l'église du Mans, à messire Philippe-Emmanuel de Laval, chevalier de l'ordre du Roi, conseiller en ses conseils d'état et privé, capitaine de cinquante hommes d'armes de ses ordonnances, seigneur de Boisdauphin et marquis de Sablé, au regard du marquisat de Sablé (1631). Déclaration du temporel du prieuré de Saint-Nicolas du Grez, près Sillé, faite par le prieur, frère Émery Desboys, à messire Charles de Cossé, maréchal de France, seigneur de Brissac, et, à cause de dame Judith d'assigny, baron de Sillé, au regard de cette baronnie (1596). Sentence du Présidial du Mans qui condamne à des dommages-intérêts et aux dépens le propriétaire du pré des Noës-Chesneau pour s'être arrogé un prétendu droit de passage sur le pré du Refour, dans la prée de Joué, et dépendant du prieuré de Joué-en-Charnie (1602). Pièces relatives à une rente de 40 sous due au prieuré de Lavaré, par le cure du Luart, autrefois Le Pin. Lettres de messire Henri Clausse, chevalier, seigneur de Marchaimont, Fleucyeu, Bière et Orange, conseiller du Roi, gentilhomme ordinaire de sa Chambre, grand maître des Eaux et Forêts, par lesquelles il confirme au prieur de Notre- Dame-des-Bois, dit La Mariette, à La Suze, la possession des droits d'usage, pâturage et passage qu'il avait en la forêt de Longaulnay, et ordonne qu'il sera délivré chacun an audit prieur faisant résidence actuelle audit prieuré, et non autrement, dix charretées de bois mort et mort-bois pour son chauffage (1569). Vente devant René Pichot de La Graverie, juge civil ordinaire du comté-pairie de Laval et procureur du Roi au siège des Traites foraines de la même ville, de diverses maisons sur lesquelles se trouve assise une rente annuelle de 115 livres due au prieuré de N. D. des Périls, à Laval (1763). Échange de divers héritages entre Michel Béchet, prêtre, prieur de N. D. de Vair, ou de Convoise, et Jean de Montihier, écuyer, seigneur de Convoise (1457). Déclarations du temporel du prieuré de Convoise rendues, au regard de la seigneurie du même nom, par: Jean Du Mesnil, prêtre, prieur, à Michel de Montihier, écuyer (1468); Richard Vyvier, prêtre, prieur, à messire Charles de Coësmes, chevalier, seigneur de Lucé, Bonnétable et Convoise à cause de dame Jeanne de Harcourt, son épouse (1521); François Laigneau, prêtre, prieur, à sérénissime princesse Marie de Bourbon, veuve de haut et puissant prince François-Thomas de Savoie, prince de Carignan, généralissime des armées de S. M. en Italie, et à sérénissime princesse Marie d'orléans, veuve de haut et puissant prince Henri de Savoie, duc de Nemours, pair de France, dames par indivis desdites seigneuries (1686); M e René Leber, prêtre, chanoine prébendé en l'église du Mans, prieur, à dame Anne de Montafié, comtesse de Soissons, veuve de très-illustre prince Charles de Bourbon, grand maître de France, gouverneur et lieutenant général pour le Roi en ses provinces de Dauphiné et duché de Normandie, dame de Convoise (1632); René Clémenceau, prêtre, prieur, à sérénissime prince Amédée de Savoie, prince de Carignan, en Piémont, duc de Carignan, en Luxembourg, comte et pair de Soissons, baron de Lorme, Baugé, Château-Chinon, Bonnétable, seigneur de Convoise, Genay, Houssay, La Chétardière et autres lieux (1719). Transaction entre frère Étienne Goullet, prieur du prieuré de Roëzé, et Gervais

27 Pélisson, à cause de Mahaut de Lorière, sa femme, au sujet d'une rente de 60 sous due audit prieuré et assise sur les moulins de Thévalle, au bourg de Saint-Benoît-sur-Sarthe (1470). Baillée du lieu de La Poissonnière, à Chemiré-en- Charnie, dépendant du temporel du prieuré de Ruillé-en-Champagne, faite par frère Habert Robin, prêtre, titulaire dudit prieuré (1542). Baux du temporel du prieuré de Sauge, faits par Louis de La Vergne de Tressan, comte de Lyon (1698); Barthélemy Loubat-Charles, chevalier de justice de l'ordre de Saint-Lazare ( ), prieur dudit prieuré. Échange avec le sieur Jouye, sieur des Roches, élu en l'élection de La Flèche, et frère Jacques Labitte, religieux et infirmier du prieuré de Solesmes, du lieu de La Boulière, à Bousse, contre le lieu de La Petite-Bizillerie, à Solesmes (1617). Baux du prieuré de Chevré, de ceux d'auvers-le-hamon, de La Ville-aux-Moines, de Chantenay, de Sougé-le-Ganelon, de Teloché, de la censive du prieuré de l'abbayette, des prieurés de Saint-Remy-de-Sillé, de Poillé, de Vallon, etc. H. 83. (Liasse.) 23 pièces, parchemin Chapelle Saint-Bertrand, desservie en l'église abbatiale de La Couture. Titres d'une rente de 4 boisseaux de froment et 3 sous 6 deniers en argent due à ladite chapelle par les seigneurs de Maumusson. Déclaration du champ de La Guinebaudière, à Saint-Mars-sous-Ballon, rendue à messire Jean de Maridor, chevalier, seigneur de La Freslonnière (1512). Contrats d'acquêt, baux et autres titres de propriété concernant le pré de Saint- Bertrand, près la ville et château de Ballon; le lieu de La Moinerie, cinq quartiers de vigne, au clos des Sablons et d'aillères; trois quartiers de vigne, au clos de Courdeboeufs, biens dépendant du temporel de ladite chapelle et situés, les derniers, à Saint-Mars-sous-Ballon. ABBAYE DU GUÉ-DE-LAUNAY. (ORDRE DE SAINT-BENOIT.) H. 84. (Feuille.) 1 pièce, papier. XII e siècle Charte par laquelle Guillaume de Soray et Macée, sa mère (Guillelmus de Soraico et mater sua Mathea) donnent à Saint-Sauveur et aux moines de Tiron (Tironi) leur terre de l'île Gosselin (insule Goscilini) qui porte le nom de Gué-de-Launay (Vadum Alneti), et qui s'étend de la vallée où commencent les prés des Moines jusqu'à la terre d'albert de Saint-Michel, de cette dernière aux Fosses aux Renards (ad fossas vulpium), et de cette borne à une autre vallée. Ils ajoutent à ce don, celui de la dîme de toute leur terre (decimam totius terre), la glandée de leur forêt pour les porcs, le pacage pour les autres animaux et le bois pour chauffer les religieux et nécessaire à leurs autres besoins. Témoins: Goffredus, presbyter de Soraico, Droco Espechel, Constantinus, Amelinus Ligentil, Giraudus de Rivaria, et Gauterius de Coatron. Cette donation est confirmée par Rotrou et Lucie, sa femme, et Rotrou, leur fils, desquels ladite terre était tenue, et ils donnent eux-mêmes auxdits moines la pêche et le droit de bâtir un moulin sur leur rivière. Témoins: Droco Malamusca; Hugo Dennens et Amelinus Ligentil. Peu de jours après, ledit Guillaume de Soray donne encore aux moines de Tiron une charrue de terre (carrucatam terre), au même lieu (in illo loco), donation approuvée par lesdits Payen, frère, et Agathe, soeur du donateur. Témoins: Constantinus, cognatus ejus, Hugo de Barra et Hubertus Bisul. Lorsqu'il fit ces dons, Guillaume de Soray n'avait ni femme ni enfants. De l'autre côté de l'eau (ex altera vero parte aque), Rotrou donne aux mêmes moines, du consentement de Lucie, sa femme, et de Rotrou, son fils, une charrue de terre (unam carutam terre), une aunaie pour y faire des prés, et dans ses forêts, des droits de pessage, de pacage et de chauffage. Témoins: Guillelmus de Soraico, Guillelmus Espechel et Theobaudus de Riveira. (Sans date. XII e siècle.) Autre charte par laquelle Teobaudus Heremita donne en pure et perpétuelle aumône aux religieux du Gué de-launay, c'est-à-dire à leur église de Saint-Laurent, toute la terre que lui avait donnée à lui-même son frère, Hugo Amicus Bonus de Valeniis, laquelle relevait d'un certain seigneur Odon, de Lodopa cognominato, et était contiguë audit lieu de Lodopa. Hugo Amicus Bonus, Odon de Ludopa, Hugo, seigneur de Valennes, sa femme, et Garnerius, son fils, non-seulement confirment ce don, mais s'engagent, en outre, à en assurer aux moines la paisible jouissance. Témoins: Hugo Caradous, Ranulfus, Hurtadus, Ricardus Cocus, Engelbaudus, denique Guillelmus et ceteri. (Sans date. XII e siècle.) Note: «Ce que dessus est tiré du Cartulaire.» Charte par laquelle Renault de Danzeis (Danzay), seigneur d'alluye (Aloia), du consentement d'hervé, son frère, comes Niverniensis, et de ses deux soeurs Marguerite et Adelice, pour l'amour de Dieu et le remède de son âme, donne en perpétuelle aumône à l'abbaye du Gué-de-Launay, 7 livres angevines sur sa prévôté de Montmirail (de Monte-Mirabili), payables par son prévôt annuellement à la fête de Saint-Jean-Baptiste. Il abandonne, de plus, tous les droits qu'il peut avoir sur les terres de l'abbaye dépendant du fief de Rotrou de Montfort et dans le sien propre; et concède aux religieux, in valle de Braalent, un terrain suffisant pour construire une chapelle et des maisons et exempt de toute coutume ou exaction. Enfin, il déclare prendre en main la garde et la défense des possessions de l'abbaye, tam in pace quam in guerra. Témoins: Gaufridus de Bellomonte, Rag. Pagani, Gauterius de Gaudiivilla, Odo de Tuscha, Hugo de Marigny, Matheus Bobart. (Octobre 1200.) Charte par laquelle Geoffroy de Lavardin (de Lavardino), chevalier, seigneur de Savigny-sur-Braye (de Savigniaco super Braiam), confirme le don d'un arpent de pré, situé dans son fief, fait à l'abbaye du Gué-de-Launay par Pierre Set... (sic), autrefois maire dudit Savigny. (1247.) Charte de Rotrou, seigneur de Montfort (Montis Fortis), par laquelle il donne à ladite abbaye, du consentement de sa femme, Isabelle, cent sous de rente qu'il possède à Montigny (Montigniaco). Dans le cas où le seigneur de Montigny s'opposerait à cette donation, il serait délivré aux moines, à la mort du donateur, une somme de 100 livres tournois à prendre sur tous ses revenus de Monet. (1239.) Charte qui constate que Guillaume de Fatines (de Fostinis), étant au lit de mort, appela près de lui les moines du Guéde-Launay et, avec l'approbation de sa femme Éremburge, appelée vulgairement Eschilia, de ses deux fils Thibault et Foulques, de sa fille Héloïse, de Hersende, leur aïeule, et de tous leurs amis, donna à l'abbaye, pour le salut de son âme et celui de ses

28 parents, toute la dîme qu'il possédait dans son fief de Vibraye (Vibreie). A la mort du donateur arrivée quelques jours après, son corps fut inhumé dans le cloître de ladite abbaye et Rimbertus, prieur, fit confirmer la précédente donation par les parents et amis du défunt qui assistaient à ses funérailles. Témoins, de monachis: Rolando atque Herberto, scriptoribus; Gaufredo, Thironensi cantore et fratre prioris; Johanne, Huberto et ejus socio; Herberto de Juncheria, cum aliis nempe quorum nomina tacentur. De sacerdotibus: Guillelmus de Corinio, et Theobaudus: Guillelmus de Vibreia, capellanus. De militibus: Guillelmus de Alnia, Landricus de Vibreia, Garnerius de Corinio, Tesselinus Guerrer et Theobaudus, ejus filius. De inferiori gradu: David de Lhiri, Paganus, Garnerius Villici filius, Guillelmus carpentarius, Galo pelliparius, Herembertus monachorum famulus, cum aliis deversarum professionum quam plurimis. (Sans date. XII e siècle.) Acte par lequel les religieux de Tiron cèdent à Tescelin Guerrer la terre qu'ils possèdent près de Vibraye et reçoivent dudit Tescelin, en compensation, une autre terre qu'il a ad Montem Susnardum, qui est ad Vadum Petrosum (Gué-Perré?). Cet échange est confirmé par Rotrou de Montfort et approuvé par Hersende, femme dudit Tescelin, Thibault et Guillaume, ses fils, Girris et Richilde, ses filles, Renualdus, son frère, et Thibault, son neveu. Témoins: Fulcoius de Monteforti et Fulco frater ejus; Robertus capellanus, Philippus de Moteis, Hugo de Vallibus, Garnerius sacerdos, Reginaudus Aure, Ernulphus cementarius, Galterius filius Hodierne, David filius Ligardis, Halbertus Belot, Harduinus Tresminas, Guillaume étant abbé de Tiron. (Sans date. XII e siècle.) Suivent deux extraits du procès-verbal de visite faite le 9 novembre 1485 par Léonet, abbé de Tiron, chef d'ordre, dans l'abbaye du Gué-de-Launay, membre dépendant de Tiron; une requête à fin de compulsoire dans les archives de ladite abbaye de Tiron, adressée au sénéchal du Maine par messire Thomas Dandin, prêtre, abbé commendataire du Gué-de-Launay, aumônier de M gr le duc du Maine, à l'occasion d'un procès pendant entre lui et M e Jean-Baptiste Thiers, prêtre, docteur en théologie et curé de Vibraye; diverses assignations données à ce dernier, etc. H. 85. (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (1 Sceau, 2 perdus.) XII e siècle Dons et libéralités faits à ladite abbaye. Charte par laquelle Guillaume Goet (Goetus), du consentement d'isabelle, sa femme, de Mathilde et d'agnès, ses filles, ratifie la donation faite aux moines du Gué-de- Launay par Bodard de Saint-Michel, son fils Guillaume et ses deux filles Legarde et Sicilia, de six boves de terre (sex bovatas terre) et de la dîme de tout le fief tenu par ledit Bodard de Pierre Ahene, avec les deux parts des prémices, et, dans la paroisse de Saint-Michel, d'une demi-part de la dîme de la terre du clerc Hildecrius, et de la terre de Gervais Passavant, ainsi que de celle de Valle Menardi appartenant à Renault de Correnum, laquelle donation fut consentie par le prêtre Thibault, frère du donateur. Ledit Guillaume Goet confirme, en outre, à ladite abbaye la paisible possession de deux boves de terre dans le fief de Geoffroy de Mostereol, de deux autres données aux moines par Guillaume de Curia Morini, de la foire du Gué-de-Launay, d'une demi-part salis uniuscujusque fori de Monte-Mirabili, et enfin du péage ebdomade decime cujus dimidiam partem habent monachi Castineorum. Il ajoute qu'il a scellé cette charte en partant pour Jérusalem. Témoins: Nicholaüs de Bruieria, Guillaume Cointet, Robert de Basochia, Raginaldus de Foro, Pierre Cointet, Clarenbaudus, Goffredus Mollis Ventus, Buccardus, Henri de Châteaudun (de Castriduno) (sans date, XII e siècle). Charte de Rotrou de Montfort, fils de Burgonye de Sablulio, par laquelle, avec l'assentiment de Rotrou, son fils et héritier, pour le salut de son âme et de celles de ses ancêtres, il donne en perpétuelle aumône à ladite abbaye tous les droits qu'il possède sur les bois, vignes et terres du fief de Souday, et l'autorisation de prendre dans les bois de Vibraye (de Vibraia) tout le merrain nécessaire à l'arrangement des vignes des moines. Il affranchit (manumisi) les hommes desdits moines résidant dans le fief de Souday et les libère de toutes tailles, biennages, corvées et de toutes exactions; et, en outre, leur donne le droit de prendre dans sa forêt de Vibraye le bois nécessaire pour construire leurs maisons. Il affranchit encore les hommes des moines et les moines eux-mêmes pour tout ce qu'ils possèdent en terres et en prés dans le fief de Guillaume Descreati. Il permet, enfin, auxdits moines de prendre dans sa forêt de Vibraye tout le bois dont ils auront besoin pour construire des maisons au lieu nommé la Maison de Grant-Ruyht (domus de Grant- Ruyht), ainsi que le merrain pour arranger les vignes qu'ils y planteront (1208). Charte de Gervais de Soudai (de Soldaio) par laquelle, du consentement de Denise, sa femme, de Rotrou, son fils aîné, de Nicolas, de Hugues, de Geoffroy et de Flanderia, sa fille, pour le salut de son âme et de celles de ses parents et amis, il donne à ladite abbaye les deux parts de la dîme des novales de toute sa terre (decime exemplorum totius terre mee). A la requête du donateur qui n'avait pas de sceau, Galterus, abbé de Soudai, appose le sien à cet acte et déclare prendre en main la garde et la défense de cette donation (1221. Sceau de cire verte, assez bien conservé.) H. 86. (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (1 Sceau, 2 perdus.) Donations et aumônes faites à ladite abbaye. Charte de Guillaume de Soudai, par laquelle, du consentement de Philippe, sa femme, et de ses deux héritiers Étienne et Guillaume, il donne à l'église Saint-Laurent du Gué-de-Launay 2 septiers de froment et 2 de seigle, à prendre chaque année, le jour de Noël, sur son moulin de La Fosse (de Fossa), plus un septier du meilleur froment qu'on pourra trouver dans ledit moulin, pour faire du pain à chanter (ad faciendas eucaristias). Il confirme, enfin, le don de 2 sous à recevoir annuellement à la Saint-Pierre et Saint-Paul sur les cens de Glatigne, fait à la même abbaye par son père, Gautier de Soudai (1225. Sceau de cire verte, en partie détruit). Charte de P., doyen de Saint-Calais (de Sancto Karileffo), par laquelle Pierre Seteir, maire de Savigny (sur-braye, de Savigniaco), pour le remède de son âme et de celles de ses parents, donne à ladite abbaye une pièce de pré et 6 deniers mansais de cens que devait lui payer chaque année, le lendemain de Noël, Jean de La Forêt (de Foresta), pour raison d'une terre nommée La Geoneire. Témoins: Bartholomeus Forestarius, miles, Hugo et Matheus, monachi; Jean Borrel, Thomas Naudo Guillaume Lesclencheir, et plusieurs autres. (Du jeudi après l'octave de Pâques,

29 1232.) Charte de Geoffroy (de Loudun), de laquelle il résulte qu'un accord est conclu entre Geoffroy de Souday, chanoine de Tours et seigneur de La Chesnaye (de Chesnaya), d'une part, et les abbé et couvent du Gué-de-Launay, d'autre part, au sujet du moulin des Prés (de Pratis), de la pêche des anguilles dudit moulin, de l'écluse et du serment du meunier (juramento molendinarii ibidem manentis), de certaines vignes situées au fief de Souday, sur lesquels biens ledit Geoffroy de Souday prétendait prendre les moutures, verjus et raisins; au sujet encore de certains prés des moines également situés au fief de Souday, sur lesquels le même Geoffroy réclamait trussas herbarum et fenorum. Par le conseil d'hommes sages et du consentement de son frère Hugues, chevalier, de Denise, dame de La Chesnaye, sa mère, ledit Geoffroy se désiste de toutes ses prétentions en faveur de l'église de ladite abbaye (1244.) H. 87. (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Donations et aumônes faites à ladite abbaye. Charte de Geoffroy de Souday, chanoine de Tours et seigneur de La Chesnaye, confirmative de l'accord qui fait l'objet de l'acte dont il vient d'être parlé (1244). Charte de l'official du Mans contenant transaction entre les moines du Gué-de-Launay et Mathieu de Semur, au sujet de la métairie de Raoul du Tertre (Radulphi de Tertro), dont ledit Mathieu prétendait jouir à titre viager, tandis que les moines la réclamaient comme leur propriété. Par cette transaction, Mathieu de Semur renonce à tous ses droits sur ladite métairie, en faveur des moines, et ceux-ci, en compensation, s'engagent à lui servir une rente annuelle et viagère de 18 septiers de blé, dont 12 de seigle et 6 d'avoine (1256). Charte de l'official du Mans, constatant que Ameline, veuve de feu Hugues, dit Espervier, chevalier, pour le salut de son âme, donne à ladite abbaye une pièce de terre récemment plantée en vigne, acquise par ladite veuve après le décès de son mari, et qui est située près la grande vigne de La Gopillière appartenant à ladite Ameline (1263). H. 88. (Liasse.) 25 pièces, parchemin; 11 pièces, papier Domaines, dîmes et rentes foncières. Déclaration des lieux de La Bouasardière (Boisardière) et des Pellouasières, sis à Vibraye et Berfay, faite à messire Mathurin de Montallais, conseiller et aumônier du Roi, abbé commendataire de Saint-Mélaine et du Gué-de-Launay, par noble Jean de Marcé, écuyer, sieur de Marcé, frère Jean de La Chevrière, prieur de Saint-Sauveur, et autres détenteurs emphytéotiques desdits lieux (1578). Sentences d'étienne Moriceau, bailli de la châtellenie du Gué-de-Launay, au profit de messire Michel Amelot, conseiller du Roi au Parlement de Paris, abbé des abbayes de Saint-Calais et du Gué-de-Launay, contre Nicolas Roger condamné à se départir de la baillée à vie du lieu de La Moutonnière, à Vibraye, comme finie, et permettant audit abbé de rentrer en possession de ce bien (1653). Baillée à rente perpétuelle du lieu de La Thonneriée, à Vibraye, consentie par le même abbé Amelot à Louis Pontillon, marchand à Vibraye (1664). Arrêt du Parlement qui adjuge à l'abbé du Gué-de- Launay, messire Louis-Jacques de Chabannes, vicaire général du diocèse de Nevers, successeur de messire Charles- Pierre-Fabio Aunillon, malgré les prétentions contraires de messire Paul-Maximilien Hurault, chevalier, marquis de Vibraye, lieutenant général des armées du Roi, gouverneur de Belle-Isle, la propriété de sept arpents et un quart de bois nommés le Bois-Bouet, joignant de deux côtés et d'un bout à la forêt dudit marquis et contigu aux terres du lieu de La Boissardière (1764). Transactions au sujet des dîmes de la paroisse de Vibraye passées entre: Pierre Huré, prêtre, curé de Vibraye, et Jean Besne, abbé du Gué-de-Launay (1427); frère Pierre Du Moustier, abbé de ladite abbaye, et Patri Des Loges, clerc, curé de ladite paroisse (1477); Antoine Chapuiset, aussi abbé, et M e Jean Des Loges, prêtre, écuyer, curé dudit Vibraye (1486); et, enfin, entre messire Thomas Dandin, prêtre, aumônier du duc et de la duchesse du Maine, abbé, et M e Jean-Baptiste Thiers, prêtre, docteur en théologie, curé de Vibraye (1696). Reconnaissances d'une rente de 6 livres assise sur le lieu du Bordage, à Boëssé-le-Sec (1741), d'une rente de 40 livres, sur les lieux des Souches et des Croisettes, à Gréez; d'une rente de 18 livres 15 sous, sur le lieu de La Borde, à Vibraye, consentie à messire Pierre-Charles-Fabio Aunillon de La Barre, abbé commendataire (1749); d'une rente de 17 livres, sur le lieu des Forges, à Boëssé-le-Sec; d'une rente de 9 livres sur le lieu des Barbousières, à Vibraye, au profit dudit abbé Aunillon (1755). Pièces relatives à des poursuites exercées par ce même abbé contre Jean Beaussier, fermier général de la baronnie de Bouloire, à raison de certaines sommes qui lui étaient dues ( ). H. 89. (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 14 pièces, papier Bâtiments. Réparations des bâtiments de ladite abbaye, incendiés vers Devis et procèsverbaux de réception des travaux (1654). Lettres patentes obtenues du roi Louis XIV, autorisant des coupes de bois à l'effet de procurer les ressources nécessaires à l'entreprise et à l'achèvement desdits travaux (1648, signature autographe). Vue de ladite abbaye, prise du côté des jardins et des prés. (Sans date). Contestations entre messire Thomas Dandin, abbé, les religieux de ladite abbaye, d'une part, et les héritiers du dernier abbé, messire Michel Amelot, décédé archevêque de Tours, touchant les réparations à la charge de la succession dudit abbé, des bâtiments dépendant de ce monastère ( ). Inventaire des meubles et effets trouvés au château de Vandres, après le décès dudit archevêque (1686). Procès-verbal de visite et montrée de tous les bâtiments de ladite abbaye. Transaction entre messire Michel Amelot, chevalier, marquis de Gournay, conseiller d'état, héritier sous bénéfice d'inventaire de l'archevêque de Tours, et messire Thomas Dandin, susnommé, au sujet desdites réparations (1699). ABBAYE DE SAINT-VINCENT DU MANS. (ORDRE DE SAINT-BENOIT.) H. 90. (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) XII e siècle. Charte accordée par Girard, Engolismensis episcopus, légat du Saint-Siége, à Guillaume, abbé, et aux moines de Saint-Vincent, par laquelle il confirme le jugement rendu par Guy (d'étampes), évêque du Mans ( ), entre lesdits moines et les religieuses d'étival-en-charnie (moniales de Cherniaco), au sujet des dîmes de Juillé

30 et de Piacé (de Juliaco et de Piaciaco). Cette charte se termine par l'annonce de la signature et du sceau: Et ut hec confirmatio firmior et cercior permaneat, in hac carta, propria manu nostra subscripsimus et sigillo nostro muniri fecimus. Et plus bas: Ego Girardus, Engolismensis episcopus et sancte Romane Ecclesie legatus. Charte de P., chantre, W., archidiacre, M., archiprêtre de Montfort, chanoine du Mans, juges délégués par le pape Innocent, à l'effet de terminer un débat entre les moines de Saint-Vincent et Hugues de Juillé, chevalier (Hugonem de Julleio, militem), au sujet du droit de patronage de l'église de Juillé. Ledit Hugues, s'étant obstiné à refuser de comparaître devant les commissaires pontificaux, est frappé par eux d'excommunication; mais il finit par revenir à résipiscence, se présente devant ses juges et abjure entre leurs mains toutes ses prétentions sur ladite église, de même que R. et G., ses deux fils. Charte donné par Octavient, cardinal-diacre des titres des SS. Serge et Bacchus, légal du Saint-Siége, de laquelle il résulte que Hugues, seigneur de Juillé, plaidant devant le légat contre les moines de Saint-Vincent au sujet du droit de patronage de l'église dudit Juillé, et voyant ses adversaires sur le point de prouver la justice de leurs réclamations, en appela à l'archevêque de Tours. Le légat rejeta cet appel, et, après avoir entendu les témoins des religieux et interrogé l'évêque du Mans, Guillaume (de Passavant), confirma auxdits moines le droit de patronage en question. Charte adressée aux mêmes abbé et religieux par l'évêque du Mans, Guillaume (de Passavant), reproduisant les faits énoncés dans la précédente, et dans les mêmes termes. Autre charte du même Guillaume de Passavant, contenant que la cure de Juillé se trouvant vacante pendant qu'avait lieu la contestation sur le droit de patronage de cette église, entre Jean, abbé de Saint-Vincent (vers 1185), et Hugues de Juillé, et les parties ne pouvant s'entendre sur le choix d'un curé, ledit évêque, en vertu de son autorité apostolique, avait pourvu de ladite cure Héméri de Lézigné (Heimerico de Lezigniaco), en présence de divers témoins, notamment de Richard, chapelain de l'autel du Crucifix, et de Geoffroy de Cleers. Par suite de la décision du cardinal Octavien, qui attribuait aux religieux la propriété du droit de patronage, le nouveau curé se présenta au Chapitre de ladite abbaye, où sa nomination fut confirmée à l'unanimité. Témoins: Magistro P. Pictavensi, magistro Galerino, magistro Martino, Raginaldo de Savigneio (Savigné), Matheo, Henrico, Girardo, Luca, Geoffroy de Courgenard (de Curia-Genardi), Britone janitore, et beaucoup d'autres. H. 91. (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 1 pièce, papier. (Sceaux perdus.) XII e siècle. Charte de Guillaume (de Passavant), évêque du Mans, par laquelle il constate que, sur la présentation de Robert (de Guerveine), abbé de Saint-Vincent, d'heureuse mémoire, ayant pourvu Payen de Maresché (Pagano de Maresche) de l'église de Pirmil (Sancti Jovini de Pilimil), qui était vacante, Buchardus de Pilimil fit opposition à cette provision, se prétendant lui-même patron de ladite église. Mais, après de longs débats, Bouchard reconnut enfin que le patronage en litige appartenait à ladite abbaye, et y renonça à perpétuité, ainsi que son fils Hugues ( ). Témoins: Magister Ernaudus, Paganus de Maresche, Gaufridus de Alenceio, Gauterius de Luceio, Guibertus de Noento, et multi alii. Charte de Renaut, évêque du Mans, par laquelle il déclare qu'à la suite de longs débats entre les religieux de Saint-Vincent et Hugues de Juillé (de Julleio), celui-ci fut excommunié par le légat Octavien, à cause de son obstination à dénier auxdits religieux le droit de présentation de l'église de Juillé à eux adjugé par sentence du légat. Forcé enfin de se soumettre (tandem coactus), Hugues résigna tous ses droits sur ladite église entre les mains de l'évêque qui en investit Gervais (I er ), abbé de Saint-Vincent. Témoins: Petro, precentore Cenomanensi; magistro Petro, capellano; Matheo, clerico nostro, Herberto de Guirchia (de La Guierche), et multis aliis (1188). Charte de Herbert de La Guierche (de Guirchia) par laquelle il donne à ladite abbaye une rente annuelle de mille harengs saurs (alletii sori), assise sur son péage de La Guierche et de Montbizot (Montbuizot) et payable la première semaine de carême, pour la célébration de son anniversaire, et il investit de ce don l'abbé Gervais per quemdam pilleolum. Les témoins sont, outre Aaliz, femme du donateur, et Odon de Juillé, son neveu, qui approuvent cette libéralité, Hamelin de Milesse (de Miletia), Abéric, son frère, Johanne Caliga lata; Gauthier de Monthéard (de Montehard), Guidone de Cormerio, Radulfo, sacerdote fratre ejus; Guidone Estubus, Johanne Peurée, Herberto Marie, Laurent Rossel, Radulfo Blanctopet, Ha... (sic), famulo prescripti Herberti, Odone, cellerario Sancti Vincentii; Grinneio, monacho; Willelmo, monacho Sagiensi; Hugone, nepote abbatis; Gauterio de Noien, Willelmo Britone, Adam Anglico et aliis multis (1189. Copie sur papier. Écriture du XVII e siècle.) H. 92. (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) XII e siècle. Charte de G., archidiacre de Tours, P., sous-doyen de Saint-Martin, et du prieur de Saint-Côme, commissaires délégués par le souverain pontife pour connaître d'une contestation élevée entre l'abbé et les moines de Saint-Vincent, les chapelains de René, de L'Érablay, et de Pervenchères (de Reneio et Darableio et de Pervencheriis), d'une part, et Denise de Cormes (de Cormis), Richard, son fils, et Sequard, chevalier, tuteur de ce dernier, au sujet de certaines terres que lesdits abbé et chapelains prétendaient leur avoir été données par Ora..., épouse de feu Hugues Des Prés (de Pratellis), aïeul paternel dudit Richard de Cormes (attavi patris R.), ce qui était nié positivement par l'autre partie. Après une enquête faite par le doyen de Beaumont (de Bello-Monte) et le prieur de Vivoin (de Viven), les contestants entrent en arrangement et conviennent que l'abbé et le couvent de Saint-Vincent et le chapelain de René abandonneront à ladite Denise et à son fils les terres en litige; mais que, de leur côté, Denise et son fils feront remise absolue à l'abbaye de Saint-Vincent de deux sous mansais qu'elle était tenue de leur payer annuellement pour un arpent des vignes de La Croix; plus, de 3 deniers mansais de rente dus audit Richard et à Albericus doliator sur la vigne du couvent. Le même Richard donne encore, pour le curé de René, deux journaux de terre, à l'ouche du Verger (in osca viridarii); et, enfin, à la fabrique de Pervenchères et à la chapelle Saint-Georges, sa fillette (que filia ejus est), également deux journaux de terre dans la même ouche. Ce accord est conclu, du côté dudit Richard, par Sequard de

31 Montdragon (de Monte-Draconis) et Guillaume Corbin, chevaliers, et, d'autre part, par Robert, curé de René, tant pour lui que pour l'abbaye et les chapelains précités. (Sans date. Fin du XII e siècle). Charte de Patrice de Sourches (de Chaurciis) et de Payen, son fils, par laquelle, du consentement des autres fils dudit Patrice et de sa femme Agnès, ils cèdent à l'abbaye de Saint-Vincent tous leurs droits sur l'église de Beaufay (de Bellifagio). Cette donation est faite en présence de Hamelin, évêque du Mans et des témoins suivants: Robert, abbé de la Couture, et Pierre, abbé de Beaulieu (de Belloloco); de Nicolas, doyen du Mans; Foulques, doyen de Saint-Pierre-de-la-Cour; Hugues de Torcé (de Torceio), Raoul de Thorigné (de Thorigneio), Willelmo Albini, Nicolao Anglico, Renaut, prieur de Saint-Vincent; Gervais de Moire, cellérier, et Hardouin, aumônier de Saint-Vincent. Les donateurs résignent ensuite leurs droits entre les mains de Guillaume, abbé dudit Saint-Vincent, en présence de Renaut, prieur, Renaut de Beaumont, Hardouin, Herbert de Soone, Gervais de Saint-Ouen (de Sancto Audoeno), Gervais de Cort-Gueaig, Gervasiolus de Trechone, Guillaume de Malicorne (Malicorne), Ricardusus Cotinelli, moines; Robert de Aron, Mathieu Mengnem, Johannes Quocus, Olivarius, Johannes, nepos abbatis, Willelmus de Roschiis, et plures alii. (Sans date. Fin du XII e siècle.) Bref du pape Innocent qui commet l'évêque, l'archidiacre et un chanoine de Nantes (Naneten...) pour juger et terminer un débat relatif à la provision de la cure de Souligné-sous-Vallon (Sancti-Rigomeri de Soliniaco), lequel débat existait entre le diacre I. et le sous-diacre H. Le premier était présenté par le doyen et le Chapitre de Saint-Pierre-de-la-Cour, possesseurs de la moitié du droit de patronage de ladite église, malgré l'opposition de deux chanoines; et le second, par l'abbé et le couvent de Saint-Vincent, possesseurs de l'autre moitié dudit droit de patronage. (Du VI des Cal. de juillet de la 5 e année du pontificat. XII e siècle.) H. 93. (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) XII e siècle Vidimus par Guillaume, doyen, et G, chantre d'avranches (Abrincensis), d'une charte de L., évêque de Séez (Sagiensis episcopus), qui constate qu'après contestation, Enjorrand de Nocé (de Noceio) renonça, au profit de Fulcherius Quarrel, à tous les droits qu'il pouvait prétendre sur l'église de Vauvineux (de Vauvinous) et promit de ne rien réclamer dans ladite église aussi longtemps que vivront ledit Quarrel, Robert, son frère, ou Robert, leur oncle, et qu'elle sera possédée par l'un d'eux. (Fin du XII e siècle.) Charte de Silvester, évêque de Séez, de laquelle il résulte que Robert Quarre et Fulcherius, son fils, donnèrent à ladite abbaye de Saint-Vincent les trois quarts de la dîme de Pervenchères (Beate Marie de Pervencheriis), mais à la condition que l'abbé de Saint-Vincent enverrait audit Pervenchères un prêtre qui puisse célébrer l'office divin pour le repos de l'âme du donateur, pour ses enfants et pour ses descendants, au lieu d'y placer, comme c'était son droit, un moine clerc ou laïque (1208. Parchemin détérioré). Charte par laquelle Gaultier de Souday (Galterius de Soldiaco, donne à l'abbaye de Saint-Vincent la moitié des deux parts de sa dîme que est ultra Quortron. De plus, ladite abbaye aura la moitié des novales dans le fief du donateur, c'est-à-dire dans la paroisse de Souday Gaultier reçoit, pour ces concessions, 20 livres mansaises et jure devant l'évêque du Mans de les maintenir à perpétuité (1208). Cyrographe contenant transaction entre l'abbaye de Saint-Vincent et Hubert, curé de Piacé (Beate Marie de Piace), au sujet des dîmes de cette paroisse. Les parties conviennent, en présence de trois commissaires pontificaux, que la dîme, soit de blé, soit de vin, sera toujours amenée à la maison des moines, à l'exception, toutefois, de la dîme de Courtaugis (Curtaugis) qui appartient tout entière aux moines. Après le mesurage, ceux-ci feront amener auprès de Bécherel, ou au cimetière, où est la maison dudit Hubert et de ses successeurs, la tierce partie de la dîme des grains; mais s'il n'y a qu'une ou deux charretées de paille, ils la feront amener chaque jour. Cependant, si le jour du mesurage, la nuit arrivait, ou s'il survenait un orage, les moines ne seraient pas tenus de faire amener le lendemain, à sa demeure, la part de la dîme appartenant au curé. Quant aux moissonneurs, les moines en auront la moitié, et le curé, l'autre. Le moissonneur du curé et le conducteur (tractor) de la dîme auront la clef et la garde de la grange des moines, tant que la dîme y sera renfermée; et le moissonneur des moines et celui du curé coucheront dans cette grange. La dîme du Champ-du-Roi (Campi dou Re), dont les moines ont deux parts et le curé la troisième, sera transportée aussi dans la grange des moines. Au curé appartiendront toutes les prémices de Courtaugis, à l'exception de celles qui dépendent de l'autel (que veniunt ad altare), c'est-à-dire celles des agneaux, des veaux, des porcs et des laines, dont le curé a le tiers et les moines les deux autres (1208). H. 94. (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 1 pièce, papier. (Sceaux perdus.) Charte de Galterus, miles de Sodai (Souday), cognominatus Abbe, par laquelle il donne à Dieu et à l'abbaye de Saint-Vincent un pré avec le bois qui est dedans, appelé La Noë, situé près les champs Gaidon et les noës des moines, dans la parroisse de Souday (1209). Charte de C., archidiacre, official du Mans, relatant un accord conclu entre l'abbé de Saint-Vincent et Thibault de Meharo, au sujet d'une terre nommée L'Ouche de Grosso Doito, que Béatrix, femme de Thibault, possédait par droit de succession et avait donnée à ladite abbaye. Après enquête, ledit Thibault, du consentement de sa fille Agnès, héritière de la terre en litige, en abandonne la moitié aux moines; mais, plus tard, reconnaissant leur injustice, le père et la fille, pour le salut de leurs âmes, résignent entre les mains de l'official tous leurs droits sur la portion qu'ils avaient retenue, et jurent de ne jamais inquiéter, à cet égard, l'abbé ni les moines de Saint-Vincent. Ceux-ci, de leur côté, donnent charitablement à Thibault et à sa fille 4 livres mansaises. (Du lendemain de l'épiphanie, V. S.). Charte de Hubert, seigneur de La Guierche (de Guirchia), par laquelle il donne à ladite abbaye un millier de harengs saurs, payable chaque année après sa mort, sur son péage, le premier lundi de carême, et confirme, en même temps, le don d'un autre millier de harengs fait par son père à la même abbaye (1214. Copie sur papier. Écriture du XVII e siècle). Charte de R., abbé de Saint-Calais (Beati Karileffi), par laquelle il reconnaît, comme exécuteur testamentaire de Guillaume Ratoire, clerc, son neveu, que celui-ci a légué à l'abbaye de

32 Saint-Vincent 3 septiers de seigle sur la dîme de Courdemanche (de Cordemanches). (Vers 1220). Charte contenant baillée à vie consentie par Geoffroy, abbé de Saint-Vincent, à Jean Druet et Agnès, sa femme, pour 8 sous mansais payables annuellement à la Saint-Martin d'hiver, d'une vigne et d'un verger qui ont appartenu à Pierre Le Sacriste, et d'une place de maison, située proche la maison que les preneurs ont acquise de Philippe Véron. Témoins: Julien de Maresché, prieur; Michel, sous-prieur; Jean de Maresché (Maresche), aumônier; Gervais Borguel, sacrista, et multis aliis. (Février V. S.) H. 95. (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'official du Mans, constatant le don fait par Philippe de Moire (de Moire), chevalier, à l'abbaye de Saint-Vincent, pour le salut de son âme et de celles de ses ancêtres, de quatre sommes de vin qu'il avait droit de prendre dans les vignes de ladite abbaye, à Piacé (apud Piace), et de trois autres sommes qu'il pouvait également prendre dans la vigne Bafer, contiguë à celles du prieuré de Piacé. Charte de l'official du Mans contenant transaction passée entre les abbé et religieux de Saint-Vincent et Jean Gofier, clerc, à raison de la terre de Faiel, de la tierce partie du fief de Vivoin (de Vivonio), et du pré de Molaim, dont ledit Jean Gofier refusait de reconnaître le don fait par son père Raoul à ladite abbaye. Après une enquête et de longs débats, les parties conviennent que, pour le bien de la paix, ledit Jean ou quiconque sera possesseur des biens en question, payera chaque année, à la Madeleine, entre les mains du curé de Mosterol (Montreuil?), 15 sous mansais ad opus abbatie Sancti Vincentii. En cas de non-payement de cette rente, les moines entreront en possession desdits biens; et, si le détenteur de ces héritages diffère de quinze jours le service de la rente, il payera 12 deniers d'amende. (Du jeudi après la fête de Sainte-Scolastique, 1231.) Charte de Geoffroy, évêque du Mans, contenant partage, en raison des droits de chacun, entre les moines de Saint-Vincent et le curé de Piacé (Beate Marie de Piaceio), des dîmes, prémices et oblations à percevoir en l'église dudit Piacé, sur le territoire de Courtaugis (Cortaugis) et dans la chapelle de Saint-Léger de Piacé (Sancti Leodegarii de Piaceio). Il est convenu que les moines ne prendront plus les deux parts tant de la dîme du vin de la paroisse, que des prémices et oblations des quatre grandes fêtes de l'année et de la dîme du blé et du vin de Courtaugis, et qu'ils n'auront également rien à réclamer sur les terres plantées anciennement en vignes, si ces terres étaient remises en culture; ils auront tout le blé et le vin sur le territoire de Courtaugis et deux parts de blé sur la métairie de Corfrecen; la troisième part sera pour le curé. Les moines auront encore toutes les prémices de Courtaugis et de Corfrecen, ainsi que le vin des vignes actuellement plantées; et, si de nouvelles vignes venaient à être plantées sur ladite métairie, ils auront la dîme du vin qu'elles produiront en compensation de la portion du blé qu'ils auraient dû percevoir sur ces terres. Le curé n'aura à percevoir à Saint-Léger que 4 septiers de froment, 4 de méteil, 4 d'avoine et 3 d'orge, mesure de Piacé, qui lui seront délivrés chaque année dans l'aire des moines par le prieur dudit Piacé. Le curé ne prendra rien non plus sur les oblations de la chapelle de Saint-Léger, excepté sur celles qui seront faites par ses paroissiens depuis l'octave de Saint-Léger jusqu'à la veille de cette fête; toutes les oblations faites la veille, le jour de la fête et pendant l'octave seront pour le prieur. Il sera enjoint à celui-ci par l'abbé de Saint-Vincent de recueillir et de rendre au curé sa part de ces oblations. Si le curé vient à concevoir des doutes sur l'équité de la répartition faite par le prieur, celui-ci sera tenu de déclarer sur sa parole de prêtre (in verbo sacerdotis) qu'il conservera et rendra fidèlement ces oblations, et, après cela, le curé ne pourra plus porter plainte contre lui. Le prieur ne recevra rien des paroissiens de ce qui concerne les droits curiaux, et il ne sonnera sa cloche qu'à la Saint-Léger et pendant l'octave. Les moines ne feront plus transporter les blés du curé de son aire chez lui, comme ils faisaient auparavant; et le curé ne pourra réclamer la dîme sur les vignes des moines, quand bien même le sol en serait rendu à l'agriculture. La dîme des vignes nouvellement plantées, ainsi que de celles qui pourront l'être à l'avenir, appartiendra aux moines, attendu que si elles étaient en blé, la dîme de ce blé leur reviendrait tout entière (octobre 1331). H. 96. (Liasse.) 6 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'official du Mans par laquelle Robert de Teloché (Teloche), et Renaud Boteveille reconnaissent devoir à ladite abbaye une rente annuelle de 10 sous mansais, payable le jour de l'anniversaire Garini primi viri Regine et ipsius Regine, tant qu'ils posséderont la moitié de la vigne de La Couture; plus une autre rente de 5 sous mansais payable le jour de l'anniversaire de Garin Le Roi, secundi viri Regine, tant qu'ils posséderont la vigne de Banjan (de Bengen). Et, à l'avenir, les moines de Saint-Vincent ne pourront rien réclamer de plus pour la célébration des anniversaires précités. (Du lundi après Cantate, 1232). Charte de Geoffroy, évêque du Mans, constatant qu'aaliz de Moire (de Moire), donne à Dieu et à l'abbaye de Saint-Vincent, en pure et perpétuelle aumône, tout ce qu'elle possédait et pourrait posséder, par la suite, en terres, vignes, rentes et autres choses. (Du mercredi après Cantate 1232.) Charte de l'official du Mans par laquelle Béatrix, veuve de Benoît Moncet, du consentement d'étienne, Jean et Jeanne, ses enfants, vend à Robert de Redonis, pour le prix de 8 livres mansaises, deux journaux de terre et un demiarpent de vigne sis en la paroisse d'yvré, partie au fief de l'évêque, partie en celui de Hugues de..., chevalier (Mai 1236). Charte de l'official du Mans de laquelle il résulte que Guillaume, fils de défunt Gervais Le Pelletier (Pelliparii), du consentement de Herbert Le Fèvre (Fabri), son tuteur, et de Auberée, sa mère, donna à Guiterio de Aigremont, son hébergement de Corneion, consistant en maisons, prés, terres, bois, hommes et autres appartenances, sis à Piacé (de Piaceio), et, de plus, tout ce qui pourrait lui revenir par droit d'héritage. De son côté, ledit Des Aigremont donne à l'abbaye de Saint-Vincent tous les biens dont il vient d'être ainsi investi. (Du lundi après l'épiphanie, V.S.) Accord passé devant l'official du Mans entre l'abbé de Saint-Vincent et Matheus, curé de Neuville-sur-Sarthe (Nova Villa super Sartam), au sujet des dîmes perçues par ladite abbaye sur les paroissiens de Neuville (Du lundi après

33 la Saint-Mathieu, 1237). Charte de l'official du Mans contenant baillée à rente consentie par les religieux de Saint- Vincent à Gervais, dictus Claudus, pour une redevance annuelle de 7 sous mansais, d'une maison sise au Mans, dans la rue de La Fresnerie (in vico de Freneria), pour être tenue et possédée par lui et ses héritiers jusqu'au premier incendie (usque ad primum incendium). (Janvier V. S.) H. 97. (Liasse.) 6 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Vidimus par l'official de Séez d'une charte de S., évêque de Séez, constatant qu'en l'an 1209, Robert Karrel et Fulcherius, son fils, firent don à l'abbaye de Saint-Vincent de la dîme de Pervenchères (de Pervencheriis); d'une autre charte dudit Foucher Karrel, par laquelle il confirme les dons faits par son père, Robert, au prieur et aux frères de la chapelle de L'Érablay (capelle de Erableio), qu'il venait de fonder (quam de novo fundaverat), à savoir la terre qui est contiguë à ladite chapelle, un bois, la terre de La Pertuisière, le clos Ginart et la terre de La Godetière. Foucher Karrel, avec l'assentiment d'aaliz, sa femme, pour le repos de son âme et de celles de ses ancêtres, ajoute à ces dons 60 sous de rente en monnaie du Perche (monete Perticensis) sur ses cens de Vauvineux (de Valvinos), et six sommes de vin sur ses vignes de Cherencé (Charence), pour la célébration de l'anniversaire d'aaliz, sa fille aînée (mars 1218 V. S.); enfin, d'une charte d'odon Karel, chevalier, seigneur de Vauvineux (de Valle Vinosa), par laquelle il donne aux clercs de ladite chapelle, pour le repos de l'âme de Jeanne, sa femme, et la célébration annuelle de son anniversaire le lendemain de Noël, une rente de 5 sous tournois, monnaie courante (Février V. S.). Ce vidimus est daté du mois d'août Charte de l'official du Mans, de laquelle il résulte que l'abbaye de Saint-Vincent baille à rente à Frogerius Malice et à ses héritiers les terres, vignes et bois et généralement tout ce qu'acheta autrefois Guy, prieur de Palais, de Frogerius Paistor, et tous biens situés dans le fief dudit prieuré de Palais, pour une rente annuelle de 10 sous mansais, dont 8 payables à l'abbaye et 2 au prieuré (1243). Baillée à rente consentie devant l'official du Mans par les abbé et couvent de Saint-Vincent à Raoul Malice, d'une vigne située au fief du prieuré de Palais, pour 7 sous mansais payables annuellement à l'abbaye, et 10 deniers aussi mansais de cens payables au prieur de Palais (1213). Autre baillée à rente aussi devant l'official du Mans, faite par l'abbaye de Saint-Vincent à Isoba de Garirno et à Guillaume, son fils, pour 4 sous 2 deniers mansais de rente annuelle, d'une maison située au Mans, dans la rue Saint-Vincent (1244). Charte de l'official du Mans, par laquelle Macé, dit Le Sénéchal, citoyen du Mans, Agnès, sa femme, Agathe, Gillette et Bernuenta, filles de sa femme et héritières de Pierre Bérart, autrefois chapelain de Saint-Julien du Mans, ratifient le don fait par ledit Bérart à l'abbaye de Saint-Vincent, d'une rente de 30 sous mansais assise sur sa maison située au-devant de ladite abbaye, et sur une vigne à La Croix-de-Pierre (apud Crucem Lapideam) (1246). H. 98. (Liasse.) 2 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Homologation, par l'official du Mans, l'une sentence arbitrale rendue, après enquête faite devant la porte de l'église du Mans, par Garin, doyen de Ballon (de Baladone), sur une contestation qui s'était élevée entre Juhel, curé de Beaufay (de Bellofay), et Marc, chanoine de l'église du Mans, procureur de l'abbaye de Saint-Vincent, au sujet des dîmes grosses et menues, des prémices et des oblations que l'abbé et les moines avaient droit de prendre dans ladite paroisse. Juhel approuve cette sentence et, en outre, prend à ferme, pour 9 livres mansaises de rente annuelle, payables au chanoine Marc pendant sa vie et, après sa mort, aux moines, tous les droits de ceux-ci dans sa paroisse, tels qu'ils sont établis par ladite sentence (1246). Sentence arbitrale rendue par G., doyen de Saint-Pierre-de-la-Cour, Jean Caluet, chanoine de la même église, Pierre de Sillé (de Siliaco), aumônier de l'abbaye de Saint-Vincent, et Jean de Souligné (de Solligneio), religieux de la même abbaye, arbitres choisis pour terminer un différend élevé entre les confrères de Saint-Pierre-de-la-Cour et les moines de Saint-Vincent, au sujet d'une rente de 5 sous donnée à ladite abbaye par Héloyse, veuve de défunt Jean Bevin, pour le remède de l'âme de son mari, et que lesdits confrères refusaient de payer, bien qu'elle fût assise sur des biens possédés par eux. Les arbitres décident que les confrères devront, à l'avenir, faire le service de ladite rente, chaque année, mais qu'ils sont dispensés du payement des arrérages échus. (Texte latin, 1249.) H. 99. (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Transactions et acquêts. Aaliz de Moire s'était donnée, elle et tous ses biens, à l'abbaye de Saint- Vincent, y compris une partie du fief de Monguillon, dont était seigneur principal Guillaume de Cormes (de Cormis). Ce dernier, après avoir longtemps refusé de délivrer aux moines la portion du fief à eux donnée, finit par y consentir, à la charge par eux de lui payer annuellement 5 sous tournois de service opud Reneium (à René). (Charte latine de l'official du Mans, du mois de janvier V. S.) Contrat d'acquêt d'une pièce de terre et du pré y attenant, appelés la terre de Alnetis, sis en la paroisse de Saosnes (de Sagonia), au fief de Philippe de La Chouannière (de La Choanière), chevalier, pour le prix de 13 livres mansaises, fait par ladite abbaye de Guillot, dictus... et de Léiarde, sa femme. (Texte latin, août 1257.) Charte de Foulques, abbé de Saint-Vincent, contenant un accord entre Julien de La Coudre (de Corulo), chanoine du Mans, qui, à raison de sa prébende, était obligé de suppléer ses confrères pour dire la première messe des Trépassés, dans l'église du Mans, d'une part, et les moines de ladite abbaye, obligés, eux aussi, à cause de la prébende dont ils jouissaient en la cathédrale, de suppléer pour la célébration de ladite messe deux ou trois fois par semaine, lorsqu'ils en étaient requis, de sorte que s'ils ne répondaient pas à l'appel des chanoines, ceux-ci faisaient saisir les fruits de leur prébende, ce qui devenait une source de troubles et d'inconvénients, d'autre part. Voulant détruire tout germe de discorde entre eux et le Chapitre et cimenter de plus en plus leur confraternité, les religieux de Saint-Vincent accèdent aux nombreuses prières (preces copiosas) que leur a adressées ledit chanoine, et consentent à demeurer seuls entièrement chargés de suppléer pour ladite messe, moyennant, toutefois, 100 livres tournois que leur paye ledit Julien

34 de La Coudre, pour lui et ses successeurs. Un des moines, prêtre, se présentera donc tous les jours au revestiaire du Chapitre pour dire cette messe, si aucun des chanoines ne veut la dire, et les moines payeront 2 sous d'amende pour chaque jour où ledit moine aura fait défaut. Cette charte latine, du mois de décembre 1257, portait quatre sceaux, celui de l'évêque du Mans, Guillaume (Roland), en présence duquel elle est passée, ceux du chapitre cathédral, de Foulques, abbé de Saint-Vincent, et de Julien de La Coudre. Tous sont disparus. H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'official du Mans portant transaction entre les moines de Saint-Vincent et leur prieur de Souday (de Soudaio), d'une part, et Jean de Souday, d'autre part, au sujet de l'attribution de certains droits féodaux, notamment de celui de mairie (Villicaria) sur certaines maisons et jardins du bourg de Souday. (Texte latin. Du mercredi avant Noël, 1257.) Reconnaissance d'une rente annuelle de 4 sous mansais assise sur une pièce de vigne, à Crapaut, au fief du seigneur de Pilemil (Pirmil), consentie à l'abbaye de Saint-Vincent, par Joscelin Lohier, le mercredi après la Toussaint, Charte latine de l'official du Mans contenant baillée à vie faite par Hubert, Guillaume, Mathilde et Ameline Champaigne, et Aaliz, fille de leur soeur Ermengarde La Champaigne, à Denis Champaigne, leur frère, prêtre, d'une pièce de vigne et d'un jardin sis en la paroisse de Sargé (de Cergeio), au fief de l'église dudit lieu, dans l'hébergement de défunt Hubert Champaigne, leur père. Ledit Denis donne ensuite, du consentement de ses frères et soeurs, à Raoul, fils de feu Pierre de Maulny (de Malo Nido), leur neveu, le tiers de ladite vigne, pour en jouir après le décès du donateur (1258). Charte latine de l'official du Mans contenant accord entre les moines de Saint-Vincent et Payen de Cohardon, chevalier, au sujet d'une rente annuelle d'un marc d'argent réclamée audit Payen par les religieux comme leur ayant été assignée par défunt Hugues de Cohardon, père dudit chevalier, sur tous les revenus qu'il possédait au Lude (apud Ludium), et qui lui avaient été donnés par Richard, vicomte de Beaumont (Bellimontis). Après avoir longtemps contesté le don fait par son père, Payen finit par consentir, pour le bien de la paix, à payer à l'abbaye 12 sous et demi mansais de rente annuelle à prendre, le jour de l'octave de la Toussaint, sur sa maison de Saint-Victeur, près Fresnay (de Sancto Victurio juxta Fresneium) (1258). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'official du Mans qui constate que les moines de Saint-Vincent ont acquis, moyennant 20 sous mansais payés comptant, de Guillaume Froin, une redevance censive de 20 deniers mansais qu'ils devaient lui payer annuellement, savoir: 12 deniers, pour la métairie de Valencières, et 8 deniers pour les vignes et terre de La Grignonnière. (Texte latin. Du samedi après Reminiscere V. S.). Charte latine de l'official du Mans, par laquelle Marie, veuve de défunt Roger d'argenton (de Argentonio), reconnaît que ce dernier a légué à l'abbaye de Saint- Vincent la moitié de son hébergement de Crotay, consistant en terres, vignes, oseraies et autres choses, pour en jouir après le décès de ladite Marie, à condition que les moines feront célébrer, chaque année, son anniversaire (septembre 1271). Charte de l'official du Mans par laquelle Michel Bernier et Mabile, sa femme, de la paroisse d'yvré-l'évêque (de Ebriaco Episcopi), reconnaissent avoir vendu, pour 12 sous mansais, à Gervais de La Sele, quatre hommées de vignes situées auprès de La Saichardière, au fief des héritiers de Villars (1266). Acte par lequel Jean Michel, de Bourg-le-Roi (de Burgo-Regis), baille à toujours, pour une rente annuelle de 40 sous mansais, à Richard, Guillaume, Hugues et Colin, fils de Guillaume de Moire (de Moira), tous les immeubles qu'il possédait en la paroisse de Coulombiers et qu'il avait eus de Geoffroy Dalidan, au fief de Thibault Tragin, apud Moiram La Tragin. (Charte latine de l'official du Mans, du samedi après la Pentecôte, 1268.) H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte latine de Geoffroy (Freslon), évêque du Mans, par laquelle il règle et termine, comme arbitre, un procès entre les religieux de Saint-Vincent et leur prieur de Saint-Léonard-des-Bois (Sancti Leonardi de Nemore), d'une part, et les paroissiens dudit Saint-Léonard, représentés par leur procureur, Jean Gombaut, d'autre part, au sujet des oblations faites en l'église dudit lieu, en honneur et révérence des reliques du saint patron. En présence et du consentement du curé de la paroisse, il est décidé que les oblations seront partagées en trois parts, l'une pour le prieur, l'autre pour le curé, et la troisième, par la permission expresse de l'évêque plutôt qu'en vertu d'un droit quelconque, déposée dans le tronc pour être appliquée aux besoins de la fabrique. Les reliques seront exposées la veille de Saint- Léonard, comme de coutume, depuis le matin jusqu'au commencement des vigiles. Si les paroissiens inquiétaient encore le prieur au sujet de sa part desdites oblations, ils seraient eux-mêmes privés de celle qui leur est attribuée, laquelle serait alors partagée entre ledit prieur et le curé. Les paroissiens ne prendront rien des oblations faites le jour de la fête Saint-Léonard, et la dépense des vases qui serviront à l'exposition des reliques sera supportée par le curé et par le prieur, chacun pour une moitié. (Du lendemain du synode de la Toussaint, 1268.) Charte latine de l'official du Mans constatant le don fait à l'abbaye de Saint-Vincent par Robert Le Gras, clerc du diocèse de Séez, d'un pressoir et de la moitié des vignes en dépendant, le tout situé en la paroisse de Rouillon (de Ruillon), d'un cellier situé dans la rue Saint- Pavin-des-Champs (Sancti Padvini de Campis), au fief de défunt Hubert Ribolle, chevalier, et d'une maison, avec deux places de maison, près celle nommée Bouche-en-Tête, au fief du Roi de Sicile (Juin 1271). Autre charte du même official contenant baillée à vie consentie par l'abbé et les religieux de Saint-Vincent à Jean Quetier, clerc, de la paroisse de Notre-Dame-du-Pré (Beate Marie de Prato), d'un quartier de vigne sis à Crapaut, en la paroisse de Notre-Dame-de- Saint-Vincent (Beate Marie de Sancto Vincentio), au fief du seigneur de Pirmil (de Piremil), pour en payer annuellement 4 sous 6 deniers mansais à la Toussaint, plus 6 deniers mansais de cens au seigneur de fief. (Texte latin. Du lundi après Cantate, 1273.) Charte de Geoffroy (d'assé), évêque du Mans, portant transaction entre les abbé et

35 couvent de Saint-Vincent et leur prieur de Sceaux (Seaux), d'une part, et le curé de ladite paroisse, d'autre part, au sujet des dîmes dudit lieu, des prémices et oblations faites dans l'église de Sceaux et spécialement des novales, des dîmes de la métairie de Jarret (de Jarreto) et des terres de Thibault Des Roches (de Rupibus). Il est statué que le curé et ses successeurs prendront toutes les oblations faites en l'église, et toutes les prémices de la paroisse; que, quant aux dîmes, le curé recevra chaque année du prieur, au jour Saint-Remy, 10 septiers de blé et une airée de paille, qu'il prendra dans l'aire dudit prieur; lequel aura toutes les dîmes de la paroisse et en outre, une mine de seigle que le curé a coutume de recevoir chaque année du curé du Pin (de Pinu). A l'avenir, le prieur ne sera plus obligé de donner à dîner au curé aux fêtes annuelles, mais il payera, en son lieu et place, un septier de blé à l'abbaye du Gué-de-Launay (1274, copie sur parchemin faite en présence de Guillaume Messent, prieur de Sceaux, le 8 juin 1433). Baillée à toujours faite devant l'official du Mans par les abbé et couvent de Saint-Vincent à Constantin Gillaud, paroissien de Saint-Pavace (Sancti Pavatii), moyennant une redevance annuelle de 16 sous et 16 deniers mansais, d'un pré nommé Les Touches de Ségrie (de Segria) en Chêne-de-Coeur (de Querqu Cordis), situé audit Saint-Pavace, au fief de l'abbaye de Saint-Vincent. (Texte latin, 1276.) H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte latine de l'official du Mans contenant baillée à toujours faite par les religieux de Saint-Vincent à Pierre Charsaalée, de la paroisse d'yvré-l'évêque (de Ebriaco Episcopi), de la moitié d'un arpent de vigne, en la même paroisse, pour 9 sous mansais de rente annuelle (Janvier V. S.). Charte de Jean, évêque de Séez, donnant permission à Geoffroy de La Forêt (de Foresta), clerc, curé de Pervenchères (de Pervencheriis), d'échanger une noë appartenant à son église contre un terrain appartenant aux moines de Saint-Vincent, plus rapproché de ladite église et sur lequel il pourra bâtir sa demeure (edificare manerium) (1278). Baillée à toujours faite devant l'official du Mans par les religieux de Saint-Vincent à Marguerite de Valle, de la paroisse de Notre-Dame-de-Saint-Vincent, de certaines places de maisons situées derrière la demeure de ladite Marguerite et proche celle d'agnès de La Perrigne (de Petrina), pour 10 sous tournois de rente annuelle (1280). Autre baillée à toujours faite par lesdits religieux, devant l'official du Mans, à Robin Des Prés (de Pratis), pelletier, de la paroisse de Notre-Dame-de-Saint-Vincent, d'une maison sise dans la rue Saint-Vincent, pour 5 sous mansais de rente annuelle et perpétuelle (1281). Charte de Robert, humble prieur de Tuffé (de Tuffeio), par laquelle Gervais Quenion et Jeanne, sa femme, vendent à Guillaume Le Baudrayer 4 sous tournois de rente annuelle affectée sur un journal de terre sis à Foussart, devant le moulin de Gervais Le Fèvre (Fabri), paroisse de Tuffé, au fief dudit prieur, pour 48 sous tournois payés comptant (1284). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) «Sachent touz presenz et avenir que en notre presence endreit establi Herbert Le Chastelain, de la paroisse de Seint Oain en Belin, requenut que il avoit vendu et otroié et oncore vent et otroie à religious hommes à labbé et au couvent Saint Vincent dou Mans et à lor successors, cint souz de tornois de annel et perpetuel rente, lesquex Herbert... estoit tenu rendre au devant dit Herbert chescun an à la mequaresme sus une meson, o le fonz, o la vigne et o la terre assises au detriers de ladite meson, lesqueles chouses sunt assises en la parroisse de Seint Martin de Laignié, devant le prez Noel, ou fié au priour de Seint Gervaise en Belin; et lesqueles chouses il achata de Denis Legeté, si comme ils disoient. De laquele rente ledit vendoor se dessaisit en dreit par devant nous, transportant ès diz religious et en lor successors, par la tenor de cestes presentes letres, la sesine, la seignorie, la propriété et la possession, et lor cesse et delesse touz les dreiz et toutes les actions reaus et personeles que icelui vendoor avoit et pooit avoir tant en ladite rente comme sus lesdites chouses par reson de ladite rente, sans riens i retenir à soi ne à ses heirs. E fut fete ceste dite vencion pour dez et oict souz de mansois desquex ledit vendoor se tint por bien paié en dreit par devant nous en deniers nombrez; et promet et est tenu ledit vendoor garanter et deffendre ladite voncion ausdiz religious et à lors successors de touz empeschemens et de toutes obligations envers touz et contre touz segont dreit, et especiaument envers Johan, son fuiz. Et à toutes ces chouses entérigner et acomplir, oblige ledit vendoor ausdiz religions et à lors successors soi et ses heirs et especiaument tout qui que il a eu fié audit priour, et touz ses autres biens mobles et immobles presenz et avenir à prendre et à vendre; et est tenu par la foy de son cors que encontre ne vendra, renonciant à toute exception de fraude et de decevance, et des diz deniers non nombrez et non receuz, et à tout aide de droit escript et non escript, et à toutes autres resons qui li porroient valoir à venir contre la tenor de cestes presentes letres. Ce fut donné et ajugié à tenir et enterigner à la requeste doudit vendoor, par le jugement de notre court, ou jour de lundi après la Seint Romme, en lan de graice mil CC quatre vinz et quatre» (1284). «Sachent toz presenz et avenir que en notre presence establi en dreit Johan Buton, de la parroisse de Colungé (Coulongé), requenut sey avoir vendu et unquores vent à Michau Le Toisier et à Hélis, sa fame, de la ville dou Lude, un quartier et le quart de un quartier de vigne assis au desouz des vignes au seignor dou Vau, en la parroisse de Colungé, ou fié à labé de Seint Vincent dou Mans, si comme il disaint, à avoir, tenir et poursouer toutes les chouses desus dites dou dit Michau et de sa fame et de lor hers perpetuement et heritaument. Et fut faite ceste vencion por le pris de quatre livres de tornois, desquex deniers ledit Johan se tint por bien paié par devant nous, renonciant à toute excepcion de pecune non nombrée, non receue; laquele ledit Johan promet et est tenu por soy et por ses hers garanter, deffendre et delivrer audit Michau et à sa fame et à lors hers vers toz et contre toz tant comme dreit donra... Et renoncie en cet fait à toutes constitucions velles et novelles de cort laie et de cort diglesse», etc. (Du mardi après Invocavit me, V. S.) Acte par lequel Lizarde, femme de défunt Hubert Landeron, donne quittance à Osenne, jadis femme de Jean Tendonel, de la paroisse de Coulongé (Collunge), de 15 sous tournois pour la reconnaissance d'une rente d'un septier de froment, mesure de Mayet, et de 4 deniers tournois, assise sur divers fonds

36 de terre en ladite paroisse de Coulongé, au fief de l'abbé de Saint-Vincent. (1288. Texte français, en partie effacé.) Charte par laquelle les religieux de Saint-Vincent ratifient une transaction entre leur prieur de Tuffé (de Tuffeyo) et Guillaume Syrot, curé de la paroisse de Vouvray-sur-Huisne (de Vouvrayo), aux termes de laquelle ce dernier s'oblige à fournir annuellement audit prieur, à titre de ferme, une mine de froment et une mine d'avoine, pour la portion revenant au prieur dans les dîmes de cette paroisse. (1290. Texte latin). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) «Sachent touz ceux qui cestes presentes lestres verront et orront que en notre presence establi en dreit Julien Floier, de la parroisse de Collungé (Coulongé), requenut que il avoit vendu et ottraié et unqore vent et ottraie à frère Gefrey Boutevele, moine de Saint Vincent dou Mans, ou à cex qui auront cause de lui, unze mansais et un denier tornais de annuel et perpetuel rente asis sus une pièce de vigne au Val de Corge, juste la vigne Juliot Lemercier, en la parroisse de Sarcé, environ deme quartier contenant, si comme il disaient, à tenir, à avoir et à porsair les diz unze mansais et ledit denier tournois de annuel rente, o les apartenances de ladite rente dudit frère Gefrey ou de ceux qui auront de lui cause, heritaument et perdurablement. Et fut faite ceste vencion por le pris de douze souz de tornais des quex deniers ledit Julien se tint por bien paiez en dreit par devant nous... Renonciant ledit Julien à tout privilége de croiz pris ou à prendre, à toute constitution de prince ou de prélat faite ou à faire... Ce fut fait et donné le dimenche emprés la feste Saint Vincent, en lan de graice mil dous cens quatre vinz et douze.» «Sachent touz que en nostre cort en dreit establi André Augier, de la paroisse de Tuffé, requenut sei aveir vendu à Juliot Roussel la metié des fruiz et des cuilletes qui par treis anz prouchains avenir et continuelment ensevanz après la date de cestes leitres, creistront et seront en sa vigne de La Symonnière, si comme ele se porsiet, qui siet jouste La Cormerie et jouste la terre audit André; et en loche de terre qui est appelée louche dessus les prés, qui siet entre les pastiz au Baudraier, de une part, et la terre au prior de Tuffé, de lautre; et séent toutes ces choses en ladite parroisse, ou fié audit prior, si comme len dit, à prendre et a aveir doudit Juliot et de ses heirs icele metié diceus fruiz et cuilletes en metant metié des despens à cuillir iccus fruiz, chascun an ledit terme durant; ainssique ledit Juliot ne prendra riens ès pailles ne ès letières. Et fut fete ceste vencion por quatre livres de tornois des queux ledit André se tint por bien paié en deniers nombrez... Et fere et coitiver à ses propres couz et despens ladite vigne et ladite terre de toutes leaus façons et labors bien et léaument en temps et en sesons competenz chascun an, ledit terme durant. Et requenut ledit André sei devoir audit Juliot quatre sextiers de froment et quatre sextiers davoine, à la mesure de Tuffé, por cause de prest fet audit André en bon blé, ainssique il se tint por bien paié, si comme il disoit; lequel blé bon et bel et sec et compétent à ladite mesure, ledit André grée et promet à rendre audit Juliot, ou à son commandement, en lestre de La Cormerie, cest assavoir dous sextiers de froment et dous sextiers davoine à la Touz Sainz prouchain avenir, et dous sextiers de froment et dous sextiers davoine à lautre Touz Sainz prouchain après en sevant... Ce fut fet ou jour dou mercredi après la chandelor en lan de graice mil CC quatre vinz et douze (1292. V. S.). Charte latine du doyen de Montfort (Montis-Fortis) par laquelle André Augier, paroissien de Tuffé (de Tupheyo), vend au prieur dudit Tuffé, pour 11 livres 13 sous tournois payés comptant, une pièce de vigne sise même paroisse, au fief dudit prieur. De plus, comme la vigne vendue était affectée à la garantie d'une rente annuelle de 7 sous mansais due au prieur par le vendeur, celui-ci donne pour hypothèque son bois de La Cormerie (de Cormeria) (1292). Charte latine du doyen de Montfort par laquelle un accord est conclu entre le prieur de Tuffé (de Tupheyo), d'une part, et Mathieu Lefebvre et Agnès, sa femme, d'autre part, au sujet de la propriété d'une pièce de vigne, sise en ladite paroisse, dans le fief du prieur. Enfin, par le conseil d'hommes sages et pour avoir paix entre elles, les parties conviennent de partager cette vigne par moitié, et le prieur donne audit Lefebvre 6 livres 15 sous de monnaie courante qu'il lui paye comptant. H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Échanges, ventes et baillées. «Sachent touz que en nostre court en dreit establi André Augier, de la parroisse de Tuffé, requenut et confessa que feu monsour Simon Augier, prestre, donna et otroia, ou temps que il vivait, à Agnès, fille dou dit André, nièce dou dit prestre, en pure et perpetuel aumosne, unes chouses immobles qui sont en mesons, en terres, en vignes et en plusors autres chouses, assises en la paroisse de Tuffé, si comme len dit; pour lesqueles chouses en eschange et en recompensation d'iceles ledit André otroie et assigne à ladite Agnès et à Johan Lecochon, mari dicele, quatre setiers de seigle, bon et sec et léal, à la mesure de Tuffé, de poys, dous deniers manseis lasche de chescun setier, et vint et cint souz de torneis de annel et perpetuel rente à prendre et à percevoir de ladite Agnès et doudit Johan, son mari, et de lors heirs descendanz dicele par mariage, perpetuelment et heritaument, sus une ousche de terre qui est sise entre la meson Joufroy Cormier, d'une part, et le chemin de La Ferté, dautre partie, et sus une pièce de vigne qui est appelée la vigne de La Simonnière, et sus la moitié de sa vigne de Tuffé, assise jouste les vignes au prior de Tuffé; les queles chouses sont assises en la parroisse de Tuffé, ou fé au prior de Tuffé, si comme disoit ledit André; lequel blé et les quex deniers de rente et lesdites chouses, à la value desdites rentes, ledit André promet et est tenu garanter, délivrer et deffendre à ladite Agnès et audit Johan, son mari, et à lors heirs et à ceux qui auront cause de eux de touz empeschemenz... et lour rendre et restorer à lour plain dit, après lor serement, sanz autre proeve, touz dommages et touz depenz, se aucuns en soustenaient par deffaute doudit André... Et est assavoir que ledit André vieult et otroie que ladite Agnès puisse frareschier ès immobles doudit André, après le décès dicelui sanz contredit des autres enfants doudit André, et sanz ce que ele soit tenue à ramener nules desdites rentes...» (1292). «Sachent touz que, en nostre court endreit establiz André Augier et Agnès, sa fame, de la parroisse de Tuffé, vendent et otroient de lor commun assentement, à religious homme, au priour de Tuffé, une pièce de terre contenant environ dous

37 jornex, sis en la parroisse de Tuffé, ou fié audit priour, jouste le pastiz Johan Lemoine, et jouste lautre terre audit André, si comme ils disoient, à avoir, à tenir et à porsoer doudit achatoor et de ses heirs ladite pièce de terre perpetuelment et heritaument, desores en avant, à en fere toute lour plenière volenté par titre dachat, o tout dreit que lesdiz vendoors i avoient et poaient avoir, sanz ce que eus i retiengent riens à eus ne à lors heirs. Et fut faite ceste vencion pour onze livres de tornois des quex lesdiz vendoors se tindrent por bien paiez... dicele manière que de douz deniers mansois de cens que lesdiz vendoors fesoient audit priour chescun an par reson de ladite terre et dautres chouses immobles que il tiennent de lui, cherront, par reson de ceste vencion, quatre deniers mansois de cens à tozjorzmes... (1293). «Sachent touz que en nostre court endreit establiz Gervese dou Boullon et Johenne, sa fame, de la parroisse de Seint Oain (Saint-Ouen) dou Mans, requenurent et confessèrent que religious hommes labbé et le couvent de Seint Vincent dou Mans lor ont ballié et otroié et que il ont prins et graantement receu à eus et à lors heirs à tozjorzmes, pour quatre souz de mansois de annel et perpetuel rente, une meson o le fonz et o les autres apartenances dicele meson, assise en la Frennerie dou Mans, entre la meson qui fut Herbert Danjou, dune partie, et la meson Girard Letort, d'autre partie, ou fié de la Meson-Dé de Coufort dou Mans, si comme len dit... Ce fut donné... au jour de mardi après loictieve de Pasques, en lan de graice mil CC quatre-vinz et treize» (1293). «Sachent... que Jehanne, jadis famme feu Jouffroy Pinel, et Joennin, son filz ainzné, reconnurent et confessèrent eus avoir vendu et ottroié et encores vendent et ottroient de lour bonne volenté et de lour commun assentement, à touz jourzmes, à frère Guillaume Moetet, enfremier (infirmier) de labbaye de Saint Vincent, une pièce de terre contenant environ quatre jornex séant en la parroisse de Novile-sus-Sartre, ès fiez à labbé et au couvent de Saint-Vincent, près des bois d'illandres, entre les terres audit frère Guillaume Moetet, d'une partie, et les terres à la famme feu Jeffroy Le Villain, dautre partie, si comme len dit; à avoir, à tenir, à porsoer et à explectier doudit achatoors et de ses successeurs... pesiblement et empez, par titre dachat... Et fut faite ceste vencion pour le pris de deiz et oict (dix-huit) livres de tornois en monnoie corent des quex lesdiz vendoors se tindrent pour bien paiez... Donné en nostre court dou Mans ou jour de mardi après Reminiscere, en lan de graice mil deus cenz quatre vinz et quatorze.» (V. S.) H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) «Sachent tous... que Macé Gouhier, clerc, soi sormetant en nostre juridicion, requenut que il avoit vendu de sa bonne volenté, sans porforcement de nul, à religios homes, à labbé et au couvent de Saint Vincent dou Mans, et à cels qui aront ou porront avoer cause ou action dycels, quinze sous de mansois dannuel et perpetuel rente, chescun an, à la Tous Sains, lesquex Phelippe Coldazne fesoit audit clerc par la reson de son hebergement de Bray, entre la meson Mahout de Bray, d'une partie, et lève qui veit au molin de Bray, et sus une noee au Coudray de Bray, et sus cinc jornex de terre assis sus les prez feu Raul Mollé, et sus tous ses tenemenz de Bray. Et fut fete ladite vendicion pour dez livres de tornois, ou de monnaée corant, et par conte fet entre els, des quez ledit clerc se tiut pour bien paié par devant nous. A tenir et appercevoer les diz quinze sous desdiz religios et de cels qui aront ou porront avoer cause dels, bien et en pez à toz jorz, sanz reclamance doudit clerc, ne de ses hers des ores en avant à faere. Et est tenu ledit clerc et ses hers audiz religios et à cels qui aront ou porront avoer cause dels lesdiz quinze sous de rente quérir, garantir et deffendre vers touz... (1295). Vidimus par le bailli de Caen d'une sentence rendue au bailliage dudit lieu, en 1294, par laquelle les religieux de Saint-Vincent sont déboutés de leurs prétentions au droit de patronage de l'église du Mesnil-Patry, qu'ils affirmaient leur avoir été donné par Guillaume Patry et ses enfants, Guillaume, Robert et Raoul Patry, autrefois seigneurs dudit lieu. Ce droit est adjugé à la partie adverse, Raoul Martel, chevalier, dans le fief duquel est situé ladite église (1296. Texte français, dialecte normand.) Acte de Guillaume de Hangest, bailli de Caen, qui constate que Raoul Martel, chevalier, ayant vu et lu des lettres de Guillaume Patry, l'un de ses prédécesseurs, contenant plusieurs dons et aumônes faits à Odon, abbé de Saint-Vincent du Mans, en présence de Robertus de Spinosa, Henricus de Hueron, Robertus Gracilis, Robertus Pitot, Robertus de Larcampo, Radulphus de Landa, Guillelmus Becham, Emma, priorissa de Mosthun, confirma, loua et approuva tous ces dons et, spécialement, celui de patronage de l'église du Mesnil-Patry (1296. Texte français, dialecte normand.) H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) «Sachent... que... André Augier et Agnès, sa famme, de la paroisse de Tuffé, vendent et octroient de lour commun assentement, par nom de vencion à touzjourzmes, à religious homme frère Robert de Jullé, prior de Tuffé, une pièce de boys, o le fonz et o les apartenances, sis en la parroisse de Tuffé, ou fié à labbé de Saint Vincent, jouste le boys aus Cormiers, d'une partie, et jouste le boys dou noyer, d'autre partie, et jouste le chemin par lequel lon veit de Tuffé à Baillé (Beillé), et aboute dun costé jouste la terre Jouffroy de Lare..., si comme len dit; à avoir, à tenir et à poursier doudit religious et de ses successours cele dite pièce de boys o ses apartenances, perpetuelment et héritaument de sores en avant, à en fere toute leur plenière volenté par titre dachat, o tout dreit, o toute seignorie, propriété et possession que lesdiz vendours avoient et poaient avoir ès dites choses et ès apartenances sans riens i retenir à eux, ne à aucun de eux, ne à lour heirs. Et fut faite ceste vencion pour le pris de sept livres et dez sous de tournois en monnoie corant, des quez lesdiz vendours se tindrent pour bien paiez... Ce fut fait et donné en jour de dimenche davant la Saint- André, en lan de grace mil CC quatre vinz et seize» (1296). «Sachent touz... André Augier, de la paroisse de Tuffé, confessa soy avoir vendu et encore vent et otroie de sa bonne volenté, à touz jourz mes, à Gervese Hallopé dez souz de mansseys de annel et perpetuel rente sus touz les biens immobles doudit vendoor, quex que il saient, et en quelconque leu que il saient sis, et comment que il saient appelez et nommez; à avoir, à lever et à apercévoir doudit achateor et de ses heirs et de ceux qui auront cause de lui ladite rente chescun an, et à en fere toute lour volonté. Et fut faite ladite

38 vencion pour le pris de sis livres de tornois payez audit vendoor enterignement, et sen tint pour payé par devant nous... Fet et acordé expressement en contrant de la vencion, si comme ledit vendoor disoit, que si cellui vendeor rent et paye audit achateor, ou à son commandement, dedanz troys anz prouchain avenir, le pris desus dit et la rente dou terme prouchain onstrant, le payement et les arrerages, que la vencion ne sereit nulle; ainsi que se il ne les rendeit enterignement, si comme est dit, elle demorreit en sa force et en sa vertu à touz jourz mes...» «Sachent... que... André Augier et Agnès, sa fame, et Juliot Rousseau, de la paroisse de Tuffé, vendent et otroient, de lour commun assentement, à Guillaume Passegaut, trais setiers de blé, c'est assavoir, dous setiers de seigle et un setier dorge, bon, pur, sec et leal, à la mesure de Tuffé, lete de pais, dous deniers mansois lasche de chescun setier, de annel et perpetuel rente à prendre et à apercevoir doudit achateor et de ses heirs... Et fut faite ceste vencion pour le pris de oict livres de tornois, desquex deniers lesdiz vendeors se tindrent por bien paiez, si comme il requenurent en dreit par devant nous en deniers nombrez. Si que il prometent por eux et por lors heirs et sont tenuz chescun de eux por le tout ladite vencion garanter, delivrer et deffendre... H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) «Sachent touz que comme André Augier et Agnès, sa fame, paroissiens de Tuffé, fussent tenuz et obligiez chescun pour le tout à religious homme frère Robert, priour de Tuffé, en trente et nouf livres et dèz souz de tornois et à plusors autres craancies en grant quantité de deniers de certaine cause, si comme nous veimes estre contenu en letres de nostre court dou Mans annexées à cestes, e les diz craancies sen fussent venuz en... assise au Mans, e requissent nostre ballif Davi de Ses Mesous, baillif d'anjou et dou Maine au temps, que il lesdites letres et les jugiez contenuz en iceles, lour faist metre à exeqution sus les biens desdiz detors; e sus ce, eust commandé ledit ballif à Johan Chastelain dou Mans et à Gervese Chalumel le jeune, nostre serjant au temps, que il lesdites letres et les jugiez contenuz en iceles lour fait enterignier et metre à exeqution sus les biens desdiz detors, e que ledit Chastelain et ledit serjant ne peussent pas trover nul des biens mobles ausdiz detors par quoy il peussent fere satisfacion ausdiz craanciers des diz deniers en tout ne en partie; e que il eussent degasté et desgastassent et dessipassent chescun jour lors biens inmobles si que par la souffrance ausdiz craanciers poraient à eux e à lors heirs estre engendré peril et perte griève ou temps avenir. En nostre présence en dreit establiz ledit Chastelain et ledit serjant requenurent et confesserent que eux, à la complainte desdiz craancies et pour enterigner lesdites letres et les jugiez contenuz en iceles, avoient prins et sesi en nostre sesine des biens inmobles desdiz detors. C'est assavoir toutes les terres que il avoient à La Cormerie assises ou fé audit prioul, e mesons sises en la ville de Tuffé et à La Cormerie, et vignes et prez et pastoure et boys et autres chouses sises oudit fé et en la paroisse de Tuffé, et cens et rentes de deniers que plusors persones lour estoient tenu fere chescun an pour reson de chouses inmobles assises oudit fé et en ladite paroisse. E requenurent ledit Chastelain et ledit serjant que eux lesdites chouses einssi sesies et les apartenances diceles chouses avoient tenu en nostre sesine par lonctemps et fet banir à vendre leaux bans segont coustume de terre, et fet prisier à vendre par prodes homes jurez, c'est assavoir par Raoul Bouet et par Richart Barbe. Lesqueux presens endreit par devant nous confessanz eux estre tornez sus lesdites chouses et eux estre appenssez et avisez sus la valour diceles, prisierent et estimerent lesdites chouses o lors apartenances, par lour serment fait par devant nous en dreit sus seintes Evangiles, valair seixante livres de tornois, poy plus poy mains, à lour escient, tant pour la dete audit priour que pour quatre livres de tornois que il a paiez à Gervaise Halopé, et seis livres de tornois à Cochon, et quatre livres de tornois à Colin Marchaant, et dez souz de tornois à Macé Lerey, et seis livres de tornois à Juliot Roussel, et quatre livres de tornois à Juliot Passegaut, desqueix deniers led, religious a fet gré et satisfacion enterignement au persones desus nommées, si comme ledit Chastelain et ledit serjant requenurent et affirmèrent par devant nous endreit. E pour ce que après ceste estimacion einssi faite, lesdiz detors ne aucuns autres ne vindrent avant ne se parurent pour fere satisfaction ausdiz craancies desdiz deniers, ne pour achater lesdites chouses, ne pour contredire que eles ne fussent vendues et livrées auxdiz craancies, ne pour eux oppouser encontre, nous adecertes par le tesmoing doudit Chastelain et doudit serjant et desdiz jurez, et pour enterignier lesdites letres et les jugiez contenuz en iceles, livrâmes et assignâmes ausdit religious lesdites chouses o lors apartenances pour les deniers desus diz; e diceles dites chouses o lors appartenances nous ballames audit priour, par la tenor de cestes presentes letres, la sesine et la possession, à avoir et à porsoer à lui et à ses heirs, et à ceux qui auront cause de lui, perpetuelement et heritaument desores en avant, à en fere toute lour pleniere volenté par titre dachat. E pour ce soit ferm et estable à tozjorsmes, nous avon donné audit priour cestes presentes letres scellées dou seau de nostre court dou Mans en tesmoing de verité, ensemble o les seaux doudit Chastelain et doudit serjant que ils ont appousé à cestes presentes letres en tesmoing de lour fet et en confirmacion des chouses devant dites Ce fut donné ou jour de lundi après le dimenche que l'on chante Invocavit me, en lan de graice mil deux cent quatres vinz et dez et seipt.» Vente, devant l'official du Mans, par Jeanne La Pinelle, veuve de Geoffroy Pinel, aux religieux de Saint- Vincent, d'un quartier de vigne, au fief desdits religieux, près Aillaudes, en la paroisse de Saint-Pavace, pour 100 sous tournois, payés comptant (Charte latine, 1299). Autre vente, devant le même official, par Gilet Guédon et Jeanne, sa femme, de la paroisse de Ceton (de Cetonio), et Guillot Rocay, de la paroisse de Cherré (de Cherreio) au prieur de Tuffé (de Tufeio), de la métairie de L'Anerie (L'Arnerie), consistant en maisons, terres, prés, bois, haies et autres choses, le tout situé à Saint-Hilaire-le-Lierru (Sancti Hylarii juxta Tufeium), et d'une pièce de vigne nommée la vigne à La Rocaie, sise près celle du prieur appelée la vigne au Médecin, paroisse de Tuffé, au fief dudit prieur, moyennant 43 livres tournois (Texte latin. Du mardi avant Noël, 1299). Charte française reproduisant les conventions de la précédente (Même date).

39 H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte latine de frère André, humble abbé de Saint-Vincent, contenant que frère Robert de Juleio, prieur de Tuffé (de Tufeio), donne à ladite abbaye, pour la célébration, chaque année, de son anniversaire, une rente annuelle de 30 sous mansais, plus une autre rente de 4 sous mansais pour la célébration des anniversaires de son père Raoul et de sa mère Aalessia. Le donateur affecte au payement de ces deux rentes sa métairie de La Cormérie et les prés de La Touche (de Touscha), situés audit Tuffé (1302). «Sachent touz... que... Huet Escureul, de la parroisse de Seint-Jorge de Danjeul (Dangeul), requenut soy avoir donné et otroié, et unquores donne et otroie de sa bonne volenté à Dé et à labbé et au covent de labbaie de Seint-Vincent dou Mans, por lanniversaire audit Huet estre feit annelment en ladite abbaie, cest assavoir la tierce partie de cent soulz de tourneis en monnoie corant de annel et perpetuel rente, laquele rente Herbert de Villers li esteit tenu fere et rendre chescun an à la Touz Seinz, por reson de vignes sises ou fié de la Meson-Dé de Coefort, en deus pièces lune jouste les vignes audit Herbert, et l'autre jouste les vignes feu Thomas Le Henapier, et est appelée la vigne de Jouffrey, et por reson de terres contenantes environ deus journex et deme, en environ trois quartiers de bois joignanz ladite terre et ledit bois ensemble, sises toutes ces chouses en la parroisse d'yvré-levesque. Et vent et otroie, ensor que tout, ledit Huet audit abbé et audit covent les deuz parz des cent soulz de rente devant dite, et une pièce de pré contenant environ journée à deus fauchours, sis en la parroisse de Seint-Jorge de Dangeul, ou fié audiz achatours athenant au chemin par lequel len vet de Dangeul à Seint Romme dou Plein (Saint- Remy-du-Plain)... lequel pré ledit Huet retreist de Guillaume Le Pevrier, de Dangeul, qui laveil achaté de Macé Romaiet et de sa fame... Et fut feite ceste vencion desdites deus parz de ladite rente et doudit pré por cinquante livres de tourneis, desquex ledit vendour se tint por bien paié... Ce fut donné ou jour de samadi après la Trinité desté, en lan de graice mil et treis cenz et treis.» Vente faite à l'abbaye de Saint-Vincent, par Macé de Cué-Chaucié (Gué-Chaussée), écuyer, pour le prix de 100 livres tournois, de 10 livres tournois de rente à prendre sur tous ses biens. «Et est convenant et acordé entre ledit vendoor et lesdiz achatoors, on contrant de ceste presente vencion, que toutefoiz que lesdiz achatoors et lors sucessors, et ceux qui auront cause de eux, vondront sil vorront que bien sera, en la fin et lacomplissement de quatre anz prouchain avenir après la date de cestes présentes letres, puissent prendre et avoir à eux des chouses inmobles doudit vendoor desqueles que il vondront, assises toutevois au plus près des chouses inmobles desdiz religious, à la value et à l'estimacion de ladite rente principal et des arrerages qui deuz en seront dou temps passé, par pris et par estimation de prodes hommes jurés, dignes de foi... Ce fut fet et donné ou jour de mardi après la Magdelaine, en lan de graice mil treis cenz et treis.» Vidimus, par l'official du Mans, d'une charte latine, datée du mardi après les Rameaux 1294 (V. S.), contenant baillée à rente consentie par Richard de Lodonio, chevalier, à Aaliz, veuve de Richard le Chauve (Calvi), d'une maison sise dans la rue Saint-Vincent, au Mans, et d'un quartier de vigne derrière, pour une rente annuelle de 20 sous mansais, et à la charge, en outre, de payer trois sous mansais de cens à l'abbaye de Saint-Vincent (1303). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte française de Jean de Soudey (Souday), chevalier, seigneur de Glatigné et de La Fontaine-Millon, par laquelle il donne en pure et perpétuelle aumône, pour le remède de son âme et de celles de ses ancêtres, à Jean de Villiers, moine de Saint-Vincent, prieur de Souday et titulaire de la chapelle de Notre-Dame de Germencet, et à ses successeurs, toutes les dîmes grosses et petites qu'il a droit de prendre et percevoir au terroir dudit Glatigné. Il accorde, en outre, au même prieur et à ses successeurs, un terrain où pourra être construite une grange pour recevoir et garder lesdites dîmes (1304). Charte latine de l'official du Mans contenant vente par Macé Vienne et Gillette, sa femme, de la paroisse de Neuville-sur-Sarthe (de Novilla super Sartam), à l'abbé et au couvent de Saint-Vincent, pour le prix de 6 livres tournois, d'une rente annuelle et perpétuelle de 6 sous mansais, due par Herbert Morin et Colette, sa femme, et assise sur trois quartiers de vigne, en Saint-Pavace (Sancti Pavatii), au fief de ladite abbaye (1305). Charte latine du doyen de Vallon (de Vallo), constatant qu'étienne Corbin et Macée, sa femme, vendent à Gervais Basse, pour la somme de 50 sous tournois, la tierce partie d'une maison, sise à Noyen (de Noenno), au fief du prieur dudit lieu (1310). Charte latine de l'official du Mans, le siége vacant, qui homologue une sentence arbitrale rendue par Geoffroy de La Chapelle, clerc, avocat en la cour du Mans, sur une contestation élevée entre les moines de Saint-Vincent et les exécuteurs testamentaires de défunt Pierre Des Iles, pour certains héritages, au lieu de Crotay, sis en la paroisse de Sargé (de Cergeio), légués à ladite abbaye par Roger de Argentonio et sa femme Marie, pour la célébration de leur anniversaire (Février 1310, V. S.). Charte latine du doyen de Montfort (Montis Fortis), par laquelle Pierre Rousseau et Clémence, sa femme, fille de défunt Guillaume Augier, de la paroisse de Melerey (Melleray), ratifient la vente de certains biens faite à Jean, prieur de Tuffé (de Thuffeyo), et à ses successeurs, par ledit Guillaume Augier, et consentent à n'en jamais rien réclamer, en considération de ce que le prieur leur a versé spontanément une somme de 20 livres tournois (1311). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'official du Mans, le siége vacant, par laquelle Remondinus Ameil, citoyen du Mans, consent à ce que les abbé et couvent de Saint-Vincent jouissent paisiblement de certains immeubles consistant en terres, maisons et jardins, sis au lieu de Crotay, en la paroisse de Sargé, au fief dudit Remondinus, moyennant le payement annuel fait à lui et à ses successeurs, par les moines de ladite abbaye, de trois sous tournois de cens et l'obéissance féodale au temps où elle sera due (1311). Acte passé devant l'official du Mans, le siége vacant, par lequel Gilles Du Noyer, le jeune, de la paroisse de Saint-Aubin-des-Coudrais (Sancti-Albini de Coudretis), déclare décharger le prieur de

40 Tuffé (de Tuffeyo) de la foi et hommage que lui devait celui-ci à raison de récentes acquisitions de biens-fonds, au lieu de La Cormerie, au fief dudit Gilles Du Noyer, à condition que le prieur et ses successeurs lui payeront annuellement deux deniers tournois de franc devoir, requérables (1311). Charte latine de Jean, humble abbé de Saint-Vincent, par laquelle il ratifie l'exponce de la métairie de La Rétaudière, en Saint-Hilaire-Le-Lierru (Sancti-Hilarii de Tuffeio), au fief de l'abbaye, dépendant du temporel du prieuré du Tuffé, faite au profit de Guillot Morel et de Juliotte, sa femme, par Perrin Gautier, fils de défunt Jean Gaultier, auxquels ladite métairie avait été baillée à toujours par les religieux de Saint-Vincent, moyennant une rente annuelle de 15 sous mansais et de sept setiers de seigle, mesure de Tuffé, payable au prieur dudit lieu (1312). Acte par lequel Guillot Morel et Juliotte, sa femme, de la paroisse de Saint-Hilaire-Le- Lierru (Sancti-Hylarii prope Tuffeium), s'engagent devant l'official du Mans, le siége vacant, à payer au prieur de Tuffé la rente stipulée dans la charte précédente (1312). Vente par Macé Pohier, paroissien de Vernie, à Étienne Cochon, d'une rente annuelle et perpétuelle de 10 sous tournois, pour le prix de 4 livres tournois, payées comptant (1313. Texte français). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Vente par la veuve de Guillaume Huet, de la paroisse de Vernie, «à Mosor Estienne Coichon» d'une rente annuelle et perpétuelle d'une somme de vin, payable à la Saint-Denis, ou au temps des vendages, si elles ont lieu plus tôt, affectée «sus toute lespeciauté de tout son esritaige,» pour le prix de 20 sous mansais, payés comptant (1313. Texte français). Charte latine du doyen de Montfort (Montis Fortis), par laquelle Gervais Venot et Marion, sa femme, paroissiens de Tuffé (de Thuffeyo), reconnaissent devoir au prieur dudit lieu une rente annuelle de 4 sous tournois que lui a léguée Guillaume Le Baudraier, pour la célébration de son anniversaire (1314). Autre charte latine du même doyen de Montfort par laquelle Gilles Du Noyer (Egidius de Nuce), le jeune, vend au prieur de Tuffé un denier mansais de franc devoir que celui-ci était tenu de lui faire pour raison de certains héritages sis au lieu de La Cormerie, moyennant le prix de 3 sous tournois (1314). Jean Mauclerc, Jeanne, sa fille, et Étienne Richier, mari de Juliette, autre fille dudit Mauclerc, se dessaisissent entre les mains du prieur de Tuffé, devant l'official du Mans, moyennant une indemnité de 60 sous tournois, de tous les droits qu'ils pouvaient avoir sur une pièce de vigne sise à Tuffé, nommée La Ruchière (Rue-Chèvre?), autrefois baillée à toujours par l'un des prédécesseurs du prieur, au même Jean Mauclerc et à Agathe, sa femme (1315. Texte latin). Vente, devant le doyen de Montfort, à Jean, prieur de Tuffé, par Colin Choué et Alice, paroissiens de Sceaux (Ceaux), d'une rente de 6 deniers mansais, de deux pains blancs et d'un demi gallon de vin (dimidium galonni vini), qu'ils avaient droit de percevoir annuellement sur tous les biens du prieuré de Tuffé, pour le prix de 15 sous tournois (1315. Texte latin). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Vente à l'abbé et au monastère de Saint-Vincent, par Guillaume Berthelot et Julienne, sa femme, d'un quartier de vigne ou environ, pour le prix de 9 livres de monnaie courante «pour tornois» (1315. Texte français). Adelée, veuve de Guillaume Hardouyn et jadis femme de feu Guillaume Lesourc, de la paroisse de Vernie, vend à «monsour» Étienne Cochon, prieur du prieuré de Saint Kalès (Saint-Calais-du-Désert), membre dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent, deux quartiers de vigne situés audit Vernie, pour le prix de 30 sous mansais. Cette vigne était déjà chargée d'une rente d'un cotret de vin au profit de ladite abbaye (Texte français. 1316). Comme Étienne Cochon, prieur de Saint-Calais, avait autrefois prêté à Jean Huet, paroissien de Vernie, une somme de 30 livres tournois qui ne lui fut point rendue. Alix, veuve dudit Huet, Béatrix et Agnès, ses filles, abandonnent au prieur, pour acquitter cette dette, tous les biens que possédait Jean Huet dans le fief de l'abbaye de Saint-Vincent (1316. Texte français). Vente par Geoffroy Boutevent et Juliotte, sa femme, paroissiens de Ségrie, à Étienne Cochon, susnommé, d'un quartier de vigne, en la paroisse de Vernie, au fief de l'abbaye de Saint-Vincent, moyennant une somme de 8 livres tournois, payée comptant (Texte français. 1316). Autre vente faite au même Étienne Cochon, par Jean Poncin et Amelotte, sa femme, paroissiens de Vernie, de tout ce qu'ils pouvaient avoir dans une pièce de vigne sise en ladite paroisse, au fief du prieur, pour le prix de 30 sous mansais, payés comptant (Texte français. 1316). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Vente par Jean Poncin et Amelotte, sa femme, nommés ci-dessus, au prieur du prieuré de Saint-Calaisdu-Désert (Mayenne), pour le prix de 60 sous tournois, d'une pièce de vigne contenant environ demi-quartier, sise en la paroisse de Vernie «jouste les chouses au seignour de La Crochière» (1316). Acte par lequel Jean Vérel, de Vernie, reconnaît devoir à Pierre de Chevré une rente de 8 sous mansais, payable à l'angevine, affectée sur une pièce de pré «sise en la rivière de Syndiaus,» en ladite paroisse de Vernie (1317). Vente par Jeanne La Poncine, de Vernie, au prieur de Saint-Calais-du-Désert, Étienne Cochon, d'un demi-quartier de vigne, sis dite paroisse, au fief de l'abbé de Saint-Vincent, entre les pâtis du seigneur de La Crochère et les terres de Juliot Tuebeuf, pour le prix de 30 sous mansais. Macé de Nuillé (?) et Jehan, son fils, vendent, pour le prix de 13 livres de monnaye courante, une rente d'un septier de froment et de trois charretées de foin, assise sur tous leurs biens, à frère Étienne Buisson, aumônier de l'abbaye de Saint-Vincent. (Titre très-détérioré et à peine lisible). Jean Bonier et Jeanne, sa femme, de la paroisse de Saint-Ouen-en-Champagne (Seint-Oain-en-Champaigne), qui ont vendu autrefois à frère Étienne Buisson, susnommé, une rente de 4 septiers de froment, à la mesure de Loué (Loé), et se trouvant redevables envers lui de certains arrérages de ladite rente, évalués à 12 livres tournois, consentent que leur créancier et ses successeurs puissent prendre, quand il leur plaira, telle portion de leurs biens-fonds, à leur convenance, pour se payer tant du capital de ladite rente, que des arrérages qui sont ou seront dus (1317. Texte français).

41 H (Liasse.) 8 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Baillée à toujours faite par Guillaume Lesuer et Béatrix, sa femme, de tous les immeubles qu'ils possèdent dans les paroisses de Vernie et d'assé-le-riboul (Acé-le-Riboulle), à Jeannin Geslin et à Jean Bruyère, pour une rente annuelle de 6 sous mansais, 5 cotrets de vin et 2 sommes de marc (1319. Texte français). Vidimus de l'acte précédent par le bailli de Beaumont-le-Vicomte, datée du jeudi avant la Saint-Martin Guillaume Lefaiz, de la paroisse de Tassé (Tacé), vend pour 60 sous tournois, à Juliot Ledoux, un quartier de vigne et une noë, situés à Noyen, paroisse Saint-Germain (1319. Texte français). Bail emphytéotique consenti par les religieux de Saint-Vincent à Hémery Bernard et à Macée, sa femme, d'une maison avec jardin derrière, sis en la rue Saint-Vincent, au Mans, au fief du chapitre cathédral, pour 16 sous tournois de rente annuelle (1321. Texte latin). Vente faite aux religieux de Saint- Vincent par Jean Le Baudrayer, et Jeanne, sa femme, demeurant en la ville de Mortagne (Orne, Mortaigne), d'une rente annuelle et perpétuelle de 36 sous et 9 deniers tournois qu'étaient tenus servir aux vendeurs Guillot Le Changeour, et Jeanne, sa femme, de la paroisse de Tuffé (1323). Baillée à toujours faite par les abbé et religieux de Saint-Vincent, pour une rente annuelle de 23 sous tournois, à Guillaume Du Plessis (dou Plesseiz), alias Espaulart, et à Thomasse, sa femme, de la paroisse de Saint-Ouen du Mans (Sancti Audoeni Cenom.), de deux journaux de terre arable, situés en Saint-Vincent du Mans, au lieu de La Belinière, entre les terres d'escorchevilain, appartenant audit abbé, et les terres du chapitre de Saint-Julien (1323. Texte latin). Charte latine de Jean, abbé de Saint-Vincent, qui constate que frère Jean Morin, prieur du prieuré de Guerteau, diocèse de Chartres, membre dépendant de ladite abbaye, donne aux abbés et religieux une rente de 25 sous tournois assise sur le lieu de La Rublerie, paroisse de Choux (Loiret), pour la célébration de son anniversaire (1323). Acte par lequel Jean de Bonvoul et sa femme vendent à frère Jean Ducoudray, prieur de Pervenchères, tous les héritages qu'ils peuvent avoir et posséder en la paroisse de Saint-Georges-de-Dangeul (Saint- Jorje-de-Danjoul), au fief de l'abbaye de Saint-Vincent, pour le prix de 18 livres tournois et 3 mines de froment bon et convenable, à la mesure de Beaumont (1324. Texte français). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Acte par lequel Durant Henry et Jeanne, sa femme, vendent au prieur de Saint-Calais-du-Désert, pour la somme de 6 livres tournois, un quartier de vigne sis à Vernie, déjà chargé d'une rente d'une somme de vin envers ledit prieur (1317. Texte français). Charte de Hubert Riboule, chevalier, seigneur d'assé-le-riboul (de Aceyo-le-Riboule) et de Theophilia, sa femme, contenant accord entre eux et les chanoines de l'abbaye de Beaulieu, près Le Mans, au sujet du droit de patronage de la chapelle de l'érablay, en Pervenchères (Orne), que lesdits chanoines affirmaient leur avoir été abandonné par Geoffroy de Avertonio (d'averton) et Guillaume de Avertonio, parents de ladite Theophilia. Cet accord eut lieu en la cour de Philippe de Valois, devant le vicomte du Perche, à La Perrière. (1327. Texte latin). Charte de Guillaume, évêque de Séez, confirmative de la précédente (1328. Texte latin). Guessote, veuve de Renault Le Charpentier, de la paroisse de Brûlon, baille à toujours, pour une rente annuelle de 4 septiers de blé et 6 sous 2 deniers tournois, le lieu de L'Effrayère, avec ses appartenances et dépendances, à Gilet Hubert et Agnès, sa femme, aussi paroissiens de Brûlon (Texte français. 1328). Vente d'une rente annuelle de 5 mines de froment, à la mesure de Loué (Loé), faite par Colin Lebarbier et Jeanne, sa femme, de la ville de Loué, à frère Étienne Buisson, aumônier de Saint-Vincent (1330. Texte français. Parchemin endommagé, à peine lisible). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin. (6 Sceaux perdus.) Vente par Michel Ragaine et Jeanne, sa femme, à frère Étienne Buisson, aumônier de Saint-Vincent, d'une rente annuelle et perpétuelle d'un septier de froment, mesure de Mareil, «bon, léal et sofesant,» pour le prix de 100 sous de monnaie courante pour tournois (1330. Texte français). Autre vente faite au même Étienne Buisson, par Gervais Ostot, paroissien de Chevillé (Chevyllé), de 3 mines de froment, «bon, seyc et leyal,» à la mesure de Loué (Loé,) pour le prix de 6 livres tournois, payées comptant (1330. Texte français). Acte par lequel Martin Lebouchier et Macée, sa femme, de la ville de Vallon, vendent audit Étienne Buisson, aumônier de l'abbaye de Saint-Vincent, une rente annuelle et perpétuelle de 3 septiers de froment, mesure de Vallon, moyennant le prix de 12 livres tournois, payées comptant (1331. Texte français. Sceau de la cour de Loué, rond, portant de... à la croix de... cantonnée de 16 alérions de... Ce sont les armes des Laval-Loué, de la maison de Montmorency, mais les cinq coquilles qui chargeaient la croix et servaient de brisure, ne sont pas apparentes. Contre-sceau: de... à l'aigle de... au vol abaissé. Légende: Contre-sceau de Loé. Celle du sceau est détruite). Jeannin Siouel et Agnès, sa femme, cèdent à Macé de Lorailles et à Jeanne, sa femme, telle part et portion qu'ils pouvaient prétendre en une baillée faite autrefois par l'abbé de Saint-Vincent à Guillot Filloel, de certains héritages sis à Saint-Longis. Cette cession est faite moyennant une rente annuelle de 8 sous tournois et, en outre, le payement par les preneurs de toutes les redevances assises sur les biens cédés (1331. Texte français). Vente d'une mine de froment, mesure de Vallon, faite à frère Étienne Buisson, susnommé, par Guillaume Hervé et Jeanne, sa femme, paroissiens dudit Vallon, pour le prix de 40 sous tournois, payés comptant (1332. Texte français). Autre vente au même frère Étienne Buisson, d'une rente d'une mine de froment, mesure de Vallon, pour le prix de 40 sous tournois, faite par Huet de Maupertuis, aussi paroissien de Vallon (1332. Texte français). Charte latine de l'official du Mans par laquelle Stephanus Villici, paroissien de Saint-Martin-de- Dangeul (Sancti-Martini de Danjolio), vend, pour le prix de 6 livres tournois, aux religieux de Saint-Vincent, une pièce de pré sise à Dangeul, au fief de ladite abbaye (1333. Parchemin très-endommagé). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin. (6 Sceaux perdus.)

42 Vente par Jean Lebarbier, de la paroisse de Vallon (Vaalon), d'une rente de 36 sous tournois et trois septiers de froment à frère Étienne Buisson, aumônier de Saint-Vincent, pour le prix de 30 livres tournois payées comptant (1333. Texte français. Sceau de la cour du Mans, rond: une couronne surmontée d'une grande fleur de lys accompagnée en chef de deux couronnelles et, en pointe, de deux étoiles. Légende détruite. Contresceau: Une grande fleur de lys accompagnée comme sur le sceau. Légende illisible). Jean Lepriant (?) et Marie, sa femme, de la paroisse de Mansigné Mancigné), vendent au même Étienne Buisson une rente annuelle et perpétuelle de 66 sous tournois et 3 septiers de froment, à la mesure de Vallon, pour le prix de 45 livres tournois, payées comptant (1335. Texte français). Autre vente d'une rente annuelle de 10 sous tournois faite audit Étienne Buisson, par Macé... de la paroisse de Mareil (Marel), moyennant le prix de 100 sous tournois, payés comptant (1335. Texte français. Parchemin en partie détruit). Lefray Chaulevet et Jeanne, sa femme, de la paroisse de Loué (Loé), vendent aussi audit aumônier de Saint-Vincent une rente annuelle de deux septiers de froment, mesure de Loué, pour 8 livres tournois (1336. Texte français). Acte de vente par Patry Bon-Ami, de la ville de Brûlon (Brullon), audit Étienne Buisson, d'une rente annuelle et perpétuelle de 40 sous tournois et 5 septiers de froment, à prendre sur tous ses biens, portable chez ledit acheteur «en son oustel, à La Chapelle, a pour le prix de 40 livres tournois, payées en florins réaulx, chascun seize solz trois deniers, mailles blanches, chascune quatre deniers.» (1336). Testament d'alice, femme de Jean Blondeau, de la paroisse de N.-D. de Gourdaine, du Mans (B.-M. de Gordana), par lequel elle lègue une rente de 40 sous à l'abbaye de Saint-Vincent, pour la fondation de son anniversaire dans ladite abbaye, une somme de 40 sous à donner aux pauvres le jour de son décès; une rente de 12 deniers tournois pour l'entretien du Pont-Issouard (ad sustentationem pontis Yssouardi Cenomanensis); et divers autres biens à des particuliers (1340). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; une pièce, papier. (Sceaux perdus.) Baillée à toujours consentie par Hamelin Dutertre, prieur de Connerré (Conerray), à Robin Maingui, d'un courtil sis en la paroisse de Saint-Longis (Saint-Laugis), au fief de l'abbé de Saint-Vincent, pour 2 sous 6 deniers tournois de rente annuelle (1340. Texte français). Contestation devant l'official de Séez, entre le seigneur de Vauvineux et les religieux de Beaulieu, au sujet du droit de présentation de la chapelle de L'Érablay (1343. Texte latin presque illisible). Commission du roi de France, Philippe (VI), adressée à Jean de Millon, maître en la Chambre des comptes de Paris, à Jean de Valauberon, procureur du roi en la sénéchaussée d'anjou et du Maine, et à Thomas de Béguin, lieutenant de la même sénéchaussée, pour connaître du procès pendant en l'officialité de Séez entre Geoffroy de Beaumont, seigneur du Lude et de Vauvineux (Vadvinoux), et les religieux de Beaulieu, au sujet du droit de présentation de la chapelle de L'Érablay, située au fief dudit seigneur de Vauvineux (1345. Texte français) Acte par lequel Macé Le Mareschal et Juliotte, sa femme, de la paroisse de Sables, baillent à toujours, pour une rente annuelle de 26 sous tournois, à Robin Sapience, tous les héritages qu'ils peuvent avoir et posséder dans les paroisses de Saosnes (Sonne) et Montregnault, aux fiefs de l'abbaye de Saint-Vincent et du chapitre de Saint-Julien du Mans (1347. Texte français). Charte latine de l'official du Mans, par laquelle les abbé et religieux de Saint-Vincent font baillée à trois vies à Jean Hardi, de la paroisse de Noyen (de Noennio), d'une pièce de vigne nommée La Bane, sise en ladite paroisse, contenant trois quartiers, ou environ, pour une rente annuelle de 7 sous tournois (1350. Copie sur papier. Écriture du XVI e siècle). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Acte par lequel les religieux de Saint-Vincent cèdent à Guillaume Juyon, paroissien de Vallon (Vaalon), une rente annuelle de 5 septiers de blé, 2 septiers de froment, 2 septiers de méteil, 1 septier d'avoine et 12 sous, moyennant une rente unique en argent de 40 sous tournois (1351. Texte français). Les mêmes religieux baillent à trois vies à Robert de La Grouas (de Groya), de la paroisse de Vallon (de Vallonio), pour une rente de 8 sous tournois, deux journaux de terre arable situés dans ladite paroisse (Charte latine de l'official du Mans. 1355). Acte de vente aux religieux de Saint-Vincent, par Jean Sorel, écuyer, seigneur de Huloup (Hulou), paroissien de Saint-Georges-de- Dangeul (Saint-George de Danjol), d'un chemin sis en la même paroisse, par lequel le vendeur soulait aller à ses vignes, pour le prix de 4 livres tournois, payées comptant (1361). Acte par lequel Honnour de La Bordière, veuve de Jean Chauveau et tutrice de son fils Jean Chauveau, afin d'avoir part aux prières des religieux de Saint-Vincent, abonne à 8 sous de devoir, à l'angevine, la foi et hommage et les 5 sous tournois de service que lui devaient lesdits religieux pour raison du lieu de L'Esquotière, en la paroisse de..., à eux donné par feu Esquot (1365). Autre acte par lequel Guillaume Chevalier abonne à un denier de franc-devoir requérable, la foi et hommage et certain service que lui devaient lesdits religieux de Saint-Vincent, à cause du lieu de La Quoterie, situé en la paroisse de Chevillé (1366). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte latine de l'official du Mans contenant baillée à trois vies faite par les religieux de Saint-Vincent à Geoffroy Leveau, de la paroisse de Vallon (de Vallonnio), d'une pièce de terre contenant un arpent et de deux quartiers de vigne, le tout situé en ladite paroisse, pour une rente annuelle de 4 sous tournois (1370). Acte par lequel Guillaume Lemestre, paroissien de Chevillé, vend à ladite abbaye une pièce de terre contenant... journaux, sise à Saint- Ouen-en-Champagne (Saint-Ouain), au fief de Guillaume Du Vau, pour le prix de 110 sous tournois (1371). Vidimus d'un titre par lequel Richard, écuyer, seigneur de Cormes, vend auxdits religieux de Saint-Vincent une rente de 100 sous tournois à prendre sur tous ses biens pour le prix de... livres tournois, payées comptant (Parchemin en partie détruit). Autre vidimus d'un titre par lequel Guillaume Du Val, chevalier, paroissien de Chevillé, vend à Guillaume Le Mestre, pour le prix de 25 sous, une foi et hommage que ledit Le Mestre était tenu faire au vendeur pour raison de...

43 journaux de terre sis à Saint-Ouen-en-Champagne, au lieu de L'Escotière (1372). Concordat passé devant l'official du Mans entre frère Gervais de La Roche (de Rocha), prieur du prieuré de Bazougers (Basogers, Mayenne), membre dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent, et frère Simon, abbé de ladite abbaye, d'une part, et Jean de Saint-Loup, prêtre, curé de ladite paroisse, au sujet des repas que le curé et prieur se devaient mutuellement chaque année. Pour terminer toute contestation à cet égard, il est convenu que le curé, accompagné de son chapelain et de son clerc, fera un repas bon, honnête et décent, dans la demeure et aux frais du prieur, la veille et le jour des fêtes de Pâques, de la Toussaint et de Noël, et le jour seulement de la fête de Saint-Victeur; que, de son côté, le curé donnera à dîner, chaque année, au prieur, à son compagnon et à son domestique, le jour de la Madeleine (1373. Texte latin). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Vidimus, en la cour de Mondoubleau, d'une charte de Jean, abbé de Saint-Vincent, datée du 14 avril 1355, autorisant le prieur de Souday à recevoir une somme de 30 livres tournois, une fois payée, à lui léguée par feu Étienne Theroust et Agnès, sa femme, pour la fondation d'une messe par semaine, à perpétuité, dans l'église du prieuré, pour le repos des âmes des testateurs (1381). Acte par lequel Guillaume... et Mabille, sa femme, paroissiens d'assé-le-riboul (Ascé-le-Riboule), vendent à Jamet Trochon, de la paroisse de Saint-Marceau, un aître appelé Moncheroul, situé en cette dernière paroisse, au fief du Coudray, pour le prix de 40 sous tournois (1388. Texte français). Baillée à trois vies faite par les religieux de Saint-Vincent à Jean Alain, paroissien de Vernie, d'un aître, avec la maison et ses appartenances, sis audit Vernie, pour une rente annuelle de 10 sous tournois (1395). Autre baillée à trois vies faite par les mêmes religieux à Jean Cretté, dit de La Crochère, de la paroisse de Vernie, d'un pâtis contenant environ une hommée, sis même paroisse, pour en payer 4 sous tournois de rente annuelle (1395). Enquête et information faite par Macé Francboucher, prévôt et enquêteur de Touvoie, relativement au droit qu'ont les religieux de Saint-Vincent de tenir les plaids et assises de leur fief de Maignennes, sis à Dangeul. Dépositions de divers témoins (1397). H (Liasse.) 30 pièces, parchemin; 33 pièces, papier Domaines, dîmes, mouvances féodales. Lieu du Tertre, à Changé: Déclaration de ce bordage faite par les religieux de Saint-Vincent à messire Pierre de Clinchamps, seigneur de La Buisardière et du Val, au regard du fief de La Buisardière (1550). Autres pièces concernant le même héritage. La Maison-Rouge, à Courcemont: Acte par lequel M e Pierre Moreau, prêtre, doyen de Ballon, demeurant à Courcemont, fait donation pure et simple de ladite maison à Louise Garnier, fille mineure (1627). Acquêt du même bien et de ses dépendances par les religieux de Saint-Vincent, pour le prix de 479 livres tournois (1658). Autres titres. Transaction entre lesdits religieux, représentés par frère Julien Montote, leur abbé, d'une part, et noble Barbe de Bures, seigneur de Sères et de Louvigny, et Louise de Poillé, son épouse, d'autre part, au sujet de la séparation et division des prés dépendant de la terre de Louvigny, d'avec ceux qui faisaient partie de la terre et fief de Neuffontaines, appartenant à ladite abbaye (1578). Autre transaction entre les religieux et Antoine Castain, marchand au Mans, au sujet du droit de passage sur la pièce de l'ouche des Croisettes, dépendant de Brosselande, pour l'exploitation des vignes d'aillandes et du champ du Gibet, au Mans, dehors de Saint-Vincent (1599). Lieu de La Boullaye, à Neuville-sur-Sarthe: Contrat d'acquisition dudit lieu par les religieux pour le prix de 270 livres tournois, de Pierre Foucher, marchand, et autres cohéritiers (1650). Bois du Breil, audit Neuville: «Plan des bois du Breil, des Hauts et Bas-Geniavres, de La Brosse et de La Maison-Dieu, levé en vertu des ordres de M. le grand-maître de ce département par nous, arpenteur général soussigné. Fait au Mans, ce 16 mars 1739.» Signé: Ergo. Métairie de La Guettée, à Parigné-L'Évêque: Arrêt du Grand-Conseil du Roi par lequel Guy Hubert, sieur de Marans, est déclaré déchu de tous les droits par lui prétendus à la possession et jouissance de ladite métairie, laquelle est déclarée réunie au temporel de l'abbaye de Saint-Vincent (1704). Vigne de Rouge- Goule, à Saint-Pavin-des-Champs: Bail emphytéotique de ladite vigne, contenant un quartier, pour une rente annuelle d'un cotret de vin (1400). Autre baillée de la même vigne faite par Robert, abbé de Saint-Vincent, pour une rente annuelle de 10 sous mansais (1447. Deux sceaux très-endommagés). Lieu de La Crère, à Ponthouin: Plan. Déclaration rendue par lesdits religieux à noble Christophe Pérot, seigneur de Pescoux, Vernie-Lamotte, Rouillon, et sénéchal du Maine, pour raison d'une hommée de pré située sur la rivière de Chaligné, au regard du fief de Vernie (1549). Titres d'une rente de 18 livres sur la cure de Beaufay, pour la part de ladite abbaye dans les dîmes et oblations de cette paroisse. Curés de Beaufay mentionnés dans ces pièces: Juhellus, 1427; Pierre Rippe, licencié ès lois, chanoine du Mans, 1470; René Garnier, prêtre, 1590; René Touschet, 1660; René Robin, 1665; Moriceau, doyen de Ballon, 1698; J. Desportes, 1732, Louis-Augustin de Lorgery, Procédures avec le curé de Contilly, M e Pierre Gouévrot, prêtre, (1530), relatives à la perception des dîmes de cette paroisse. Débats avec les religieux de Perseigne, dont l'abbé, Catherin de Chahannay, «combien quil n'eut nul droit ne titre èsdistes dismes (de la paroisse de Saosnes), part ne porcion d'icelles, s'est avecques quarante ou cinquante personnes, tant de pied que de cheval, en armes, garniz de hacquebuttes, arbalestes, rondelles et autres bastons de guerre, transpourté sur lesdits lieux, et illec pris et fait prendre violentement et par force tous et chacuns les fruictz relaissez pour ledit droit de disme ès dits lieux en l'année mil cinq cens vingt-neuf, en commettant port d'armes, force et violance publiques et spoliant lesdits religieux (de Saint-Vincent) de leurs droictz, possessions et saisines...» Poursuites en obéissance féodale exercées contre Michel-Jean et Marie-Anne Hardouineau, propriétaires successifs de la terre et fief de La Coustière, autrement de La Cheverie, à Saint-Vincent-du-Lorouer, relevant en nuesse du fief et seigneurie de la prévôté de ladite abbaye ( ). Transaction avec certains détenteurs de pièces de terre, au fief de Montguillon, pour le service des rentes et

44 obéissances féodales dues à ladite abbaye (1552). Lettre de la reine mère, Anne d'autriche, au maréchal de Toiras, gouverneur de la ville du Mans, en faveur des religieux de Saint-Vincent. Signature autographe (7 août 1652). Mémoires et détail des aumônes anciennement faites en ladite abbaye, avant l'établissement de l'hôpital général du Mans. Nominations de baillis signées des abbés de Saint-Vincent, François Chévrier (1669) et Maur Audren (1707). H (Liasse.) 40 pièces, parchemin; 43 pièces, papier Rentes foncières dues à ladite abbaye. Acte par lequel messire Dreux Riboule, chevalier, seigneur d'assé (Ascé), vend aux religieux de Saint-Vincent une rente annuelle et perpétuelle de 20 livres tournois, pour le prix de 200 livres tournois, payées en gros ayant cours pour 20 deniers la pièce (1431). Rente de 25 sous, sur une maison sise à Fresnay: Baillée à toujours de ladite maison faite par les religieux de Saint-Vincent à Jean Pillon, paroissien de Notre-Dame de Fresnay, pour en payer la rente susénoncée. Témoins: frères Jean de Monhoudou, prieur de Noyen, et Guillaume de Juigné, dit Gauget, prieur de Courgains (Courtgaing, 1451). Rente de 2,000 de harengs, abonnée à 6 livres par an, sur la baronnie de La Guierche: Reconnaissances consenties par messire Henri-Emmanuel Hurault, chevalier, marquis de Vibraye, comte de La Roche-des-Aubiers, baron de La Guierche (1699); et messire Paul- Maximilien Hurault, aux mêmes qualités (1720). Sentence de la Sénéchaussée du Mans qui condamne M e Jean Dugué, chanoine de Saint-Julien, à payer auxdits religieux une rente de 15 sous assise sur la maison des Trois-Maillets, au Mans, dont il est détenteur (1529). Rente de 23 sous et 12 deniers de cens, sur le champ de La Brétêche, dehors de Saint-Vincent, au Mans: Reconnaissances données par noble homme René de Broc, fourrier du Roi, propriétaire du lieu de La Brétêche (1551). Titres relatifs à une rente de 20 sous sur l'auberge de La Tête-Noire, rue Saint-Vincent, au Mans; à une autre rente de 20 sous sur une maison, carrefour de La Galère, au Mans; à une rente de 60 livres sur les moulins de Montilly (Orne), dépendant de la terre seigneuriale de Colligny; à une rente de 8 sous sur plusieurs pièces de terre, au lieu du Fresne, à Noyen; à une rente de 14 sous et 5 deniers de cens, sur 15 hommées de terre au clos de Puiselé, à Parigné-l'Évêque; à une rente de 4 livres, sur le champ des Landes, audit Parigné. Rente de 25 livres, sur le lieu de La Pelouserie, à Panon: Reconnaissances données par M. Fontenay de Masonmaugis (1728); par M. de Perrochel de Morainville, mari de Louise de Fontenay (1748); par messire Antoine-Marie Pineau, chevalier, marquis de Viennay, maréchal des camps et armées du Roi, capitaine au régiment des Gardes- Françaises, seigneur du Val-Pineau, Vezot et autres lieux (1771). Rente de 3 livres, sur la terre des Broises, à Sargé: Reconnaissances consenties par M e Michel Guillon, docteur en médecine, au Mans (1667); M e Jean Guillon, prêtre, fils du précédent (1685); par M e Simon Guillon, conseiller du Roi au Présidial du Mans (1726); par la dame veuve de Becdelièvre (1746); enfin, par M. Jacques-Michel Dagues, échevin de la ville du Mans, seigneur de La Touche, Saint-Marceau, Montreuil et autres lieux (1774), propriétaires successifs dudit lieu de La Broise. Rente de 1 livre, sur le lieu des Émées, à Sargé: Titres divers. H (Registre.) In-f, 353 feuillets, papier. XVI e et XVII e siècle. Anciennes baillées à ferme, à cens et à rentes, accords, transactions, etc. Procuration donnée par les religieux de Saint-Vincent à frère Jean Goyet, sous-prieur, pour prendre à ferme du cardinal Du Bellay, évêque du Mans, abbé commendataire de ladite abbaye, les revenus de la mense abbatiale (1543). Bail à vie du lieu et bordage de Banjan (Benjen), à M e Nicolas Duchemin, prêtre, docteur ès droits, chanoine et official du Mans, pour une rente de 12 livres par an, et 2 deniers de cens (1544). Bail du bordage de Châteaux, à Savigné-l'Évêque, consenti à M e Jean Denisot, conseiller du Roi, au Mans, pour 7 livres 10 sous de fermage annuel. Ratification, par le chapitre de l'abbaye, d'un accord conclu entre messire Félix de Choursses, chevalier, seigneur de Malicorne, et frère Regnault Morisson, prieur du prieuré de Noyen, dépendant de ladite abbaye, au sujet des droits d'usage appartenant audit prieuré dans les landes dudit seigneur, pour raison des métairies des Grands et Petits-Pains, dépendant du temporel du prieuré de Noyen (1544). Baillée à perpétuité de deux arpents de terre en landes, au fief des Aiguesbelles, près Les Maisons-Rouges, paroisse de Coulongé, pour 3 sous de rente et un denier de cens (1544). Échange de certains fonds de terre entre lesdits religieux et noble Jean Du Perroux, seigneur de Méfossé, en Dangeul (1545). Baillées du bordage de La Chapelle de La Blanchère, sis à Nogent-le-Bernard et à Rouperroux; du lieu de Bray, à Courgains (1545); de quatre journaux de terre sis près la métairie de La Boisselière, en Saint-Longis. Accord conclu entre l'évêque du Mans, René Du Bellay, et les religieux de Saint-Vincent, au sujet de la terre, fief et seigneurie de Bagnollais (Baignollays), dont la propriété était restée, de toute ancienneté, indivise entre lesdits évêque et religieux (1545). Baillée à trois vies du lieu du Colombier, en Duneau, composé de maisons, jardins, cour, 12 journaux de terre labourable et 6 hommées de pré, dépendant du prieuré de Connerré, faite par lesdits religieux, du consentement de frère Jean Ragaine, prieur dudit prieuré, à noble Jacques Des Loges, sieur de Toucheronde, à Rolande d'ardenay, son épouse, à François Des Loges, leur fils aîné, et au plus vivant d'eux trois, pour une rente annuelle de 20 livres tournois (1546). Don fait à la fabrique d'assé-le-boisne, par lesdits religieux, d'une maison sise au bourg dudit lieu, à condition qu'elle servira à tenir l'école, et non autrement (1547). Échange de terrains conclu entre les religieux de Saint-Vincent, représentés par frère Gervais Périer, prieur du prieuré de Champagné, membre de ladite abbaye, et noble et puissant René Du Fresne, seigneur de Vaux, en Yvré-l'Évêque (1548). Actes de profession religieuse de frères Mathurin Moré, de Lucé-sous-Ballon (de Luceyo subtus Balladonem); Pascal Chambelu, de Nouans (de Nouens); Christophe Grignant, de Pirmil (de Piremil); Benoît Bontemps, de Beaufay (1553). Transaction entre frère Clément Litteau, religieux de ladite abbaye, prieur de Tresson, et dame Renée de Corbeil, veuve de noble François Gohier, seigneur de La Raturerie, touchant la division du fief de La Raturerie et de La Brosse, dépendant du prieuré de

45 Tresson (1558). Baillée du lieu des Bournays, en Beaumont-Pied-de-Boeuf, dépendant du prieuré de Thoiré. Protestation faite, devant notaire, par l'abbé de Saint-Vincent, René Lelarge, contre l'inhumation, dans le chancel de l'église de Tuffé, de la feue dame de Chéronnes, mère de messire Jean de Chahannay, chevalier de l'ordre du Roi, seigneur dudit Chéronnes, au mépris des droits des abbés et religieux de Saint-Vincent, patrons-fondateurs de ladite église, «ce que ledit abbé n'oseroit contredire et reffuser pour l'authorité dudit sieur de Chéronnes, homme craint et doublé audit lieu de Tuffé, où y a prieuré conventuel dépendant de ladite abbaye Saint-Vincent, et plusieurs religieux d'icelle envoyez par obédience pour y desservir; aussy, à l'occasion des troubles et émotions de guerres qui ont esté et sont de présent, où il s'est veu et voit ordinairement plusieurs vindictes et oppressions exercées par les gens de guerre, au plat pays, à l'appétit et induction de ceux qui sont constituez en quelque authorité, à l'encontre de ceux qui leur ont contredit et n'ont obtempéré à leur volonté.» (1585.) Concordat entre lesdits religieux et les habitants, tant nobles que roturiers, de la paroisse d'avesnes (Avoynes), pour la translation et la réédification de l'église et du presbytère de cette paroisse dans un lieu choisi et désigné d'un commun accord (1580); etc. H (Registre.) In-f, 395 feuillets, papier «Le présent livre contient les affaires plus considérables concernans l'establissement des pères religieux de la Congrégation de Saint-Maur, ordre de Saint-Benoist, en l'abbaye de Saint-Vincent du Mans. Arrests, concordats, transactions et autres actes.» Articles arrêtés, sous le bon plaisir de M gr le Cardinal de Richelieu, pour l'union de la Congrégation de Chesal-Benoît à la Congrégation de Saint-Benoît réformée en France (28 mars 1636). Consentement dudit Cardinal. Procès-verbal d'introduction des religieux de la Congrégation de Saint-Benoît réformée, en ladite abbaye, par MM. de Verthamont, et Fouquet, commissaires députés par le Roi, pour faire ladite introduction (19 mai 1636). Arrêt du Conseil d'état prescrivant l'union des deux congrégations (2 mai 1636). Transaction entre les Bénéfictins de Saint-Maur et les anciens religieux de Saint-Vincent, au sujet du prieuré conventuel de N. D. de Tuffé (11 juillet 1636). Bail de la seigneurie des Aiguebelles et du prieuré de Sarcé aux Pères Bondonnet et Bommer, anciens religieux de ladite abbaye, pour leur vie durant (1636). Bail de la Seigneurie de Vernelles au Père Chambalu, ancien religieux, pour sa vie durant (1636). Concordat fait entre les nouveaux et les anciens religieux pour l'augmentation des pensions de ces derniers (1636). Autre transaction faite entre les nouveaux religieux et dame Charlotte de Clermont, veuve de messire Georges d'argençon, chevalier des ordres du Roi, seigneur d'ancinnes, touchant la dîme de son moulin et autres choses (1640). Arpentage des vignes possédées par l'abbaye autour de la ville du Mans. Transaction entre M e Jacques Ory, prêtre, curé de Saint-Vincent-du-Lorouer, et les habitants de cette paroisse, touchant les mêmes dîmes et prémices. Montrée et visitation du chancel de l'église de Saint-Vincent du Mans, faite par M. Le Vayer, lieutenant général en la Sénéchaussée du Mans (1642). Devis des réfections et réparations à faire audit chancel. Transaction entre lesdits religieux et M e Antoine de Loré, prêtre, bachelier en droit canon, curé de Courdemanche, au sujet de certain droit de dîme en ladite paroisse (1644). Procèsverbal contenant l'exposition des procédés mis en oeuvre par le lieutenant général de la Sénéchaussée et les échevins du Mans pour loger les Espagnols faits prisonniers à la bataille de Rocroy, en l'abbaye de Saint-Vincent (23 juillet 1643). Requête présentée par les religieux à M. d'alligny, trésorier de France à Tours et commissaire en cette partie, tendante à faire déloger de l'abbaye lesdits prisonniers. Procès-verbal dudit Trésorier de France contenant les incommodités qu'apportent les prisonniers Espagnols en ladite abbaye, ensemble les refus réitérés des échevins du Mans de les loger ailleurs (3 octobre 1643). Suites de cette affaire. Détails pleins d'intérêt. Marché fait avec Tobie de La Paix, maître fondeur, demeurant à Harcourt, près La Motte, en Lorraine, pour la fonte et confection de quatre cloches à mettre en la grosse tour de l'abbaye (1643). Concordat entre les religieux de Saint-Vincent et M e René Monceaulx, prêtre, curé ou vicaire perpétuel de Tresson, pour la perception des dîmes de ladite paroisse (1645). Concordats semblables faits entre les mêmes religieux et M es Hilaire Aucher, curé de René; François Coubard, curé de Saint-Gervais-en-Belin; Pierre Piau, curé de Saint-Longis; Georges Le Peintre, curé de Moulins; André Morin, curé de Béthon; François Geslain, docteur en théologie, doyen rural de Ballon, curé de Courcemont (1645). Arrêt du Conseil d'état portant homologation du concordat fait pour la séparation de l'ordre de Cluny d'avec la Congrégation de Saint-Maur (1645). Autre arrêt du Conseil d'état portant que les abbayes et monastères ci-devant agrégés à la Congrégation de Chezal-Benoît demeurent unis à la Congrégation de Saint-Maur. Procès-verbal de l'introduction des religieux de la Congrégation de Saint-Maur au prieuré conventuel de Tuffé (1646). Requête présentée aux religieux de Saint-Vincent par les habitants de Connerré pour l'agrandissement de l'église de leur paroisse. (1643). Transaction entre lesdits religieux et M e Yves Angoulvent, prêtre, curé de Mézières, touchant la perception des dîmes de cette paroisse. Réméré du bordage de La Fosse, en Fatines. Marché fait avec Laurent Lagouz, peintre, et Louis La Barre, sculpteur, pour la confection de tableaux et de statues en l'église de l'abbaye de Saint-Vincent. Table des matières. H (Registre.) Petit in-f, 400 feuillets, papier «Petit registre commun contenant divers accords faits avec les fermiers, comptes, marchez tant pour reffections, augmentations qu'autrement, acquits et traitez avec ouvriers, et autres actes.» Traité conclu avec Bertrand Pouget, notaire de la baronnie de Tuffé, pour classer et inventorier les titres du chartrier de l'abbaye. Il recevra, pour ce travail, une rémunération de 400 livres (1637). Règlement pour la juridiction de Tuffé (1648). Visite et montrée de la métairie des Ruches, en Saint-Pavace (1647). Le vendredi 18 mars 1644, aux halles du Mans, la charge de froment a été vendue 30 livres, celle de seigle, 26 livres; le boisseau d'orge, 30 sous; et celui d'avoine, 14

46 sous. Mêmes prix, le vendredi 1 er avril suivant. Réfections nécessaires sur les lieux dépendant du prieuré de Saint- Vincent-du-Lorouer, et des lieux de La Gorettière et de La Bretonnière (1637). Mémoire de ce qu'il est nécessaire de faire au même prieuré (1639). Compte fait avec Gilles Richer, fermier de la terre de Neuffontaines. Détail des réfections nécessaires au prieuré de Tresson, dont est fermier Jacques Pélisson, pour la somme de 900 livres et diverses autres charges (1647). Comptes faits avec les fermiers du Breil, en Saint-Pavace. Acte par lequel les religieux de Saint-Vincent, «estans constituez en grandes affaires de debtes à raison des pertes qu'ilz auroient souffertes par l'incursion des gens de guerre, tant en ladite abbaie, priorez et membres en deppendans, qu'en leurs lieux et métairies, dont ils sont recherchez et poursuivis, mesme par le receveur des décimes,» vendent à François Le Vavasseur, écuyer, sieur de René, pour la somme de 80 écus sol, un journal de terre et deux hommées de pré, le tout sis audit René (1591). Comptes faits avec René Busson, fermier du prieuré de Noyen (1645); Charles Maignée, fermier du prieuré d'assé-le-boisne; et Jean Malitourne, fermier du lieu de Taillepied, en Dangeul. Mémoire des réfections nécessaires au prieuré de Mézières-sons-Ballon et lieux en dépendant. Réparations à faire au lieu de La Boussardière, en Parigné. Permission accordée au maître des forges de Sceaux d'extraire du minerai de fer dans une pièce de terre, en La Chapelle-Saint-Rémy, nommée La Grande-Brosse (1637). Mémoires des réparations nécessaires au prieuré de Pirmil; à la métairie des Deux-Amants. Acte par lequel noble Gilles de Monstreul, sieur de La Ferronnière, et dame Marie Maan, son épouse, vendent à René Mauloré, marchand au Mans, le lieu et bordage des Sablons, en Saint-Pavace (1642). Transaction avec le sieur Fardonneil de Ravigné, fermier du prieuré de Saint- Léger, en Piacé (1642), etc. Table. H (Registre.) In-4, 195 feuillets, papier «Registre des baillées et expéditions du chapitre de céans.» Le dimanche, IV e jour de juin, l'an 1520, revérend Père en Dieu, Guillaume Rapail (Rapali, selon la liste de Cauvin), à présent abbé de cette abbaye, «par le deleegs que en a cy davant fait révérend frère Yves Morisson...» Les religieux de Saint-Vincent accordent à la paroisse de Courgains, 18 pieds de terre, du côté du prieuré, pour l'élargissement de l'église (1520). Procuration donnée par le chapitre pour faire la foi et hommage au seigneur de Vallon, à raison du bordage de La Hérissonnière, dépendant de la chapelle de L'Escotière. Baillée, pour 60 ans, du lieu et appartenances de Louseraye, en Sceaux, à Jean Olivier et autres, pour en payer 25 livres de rente annuelle (1520). Les habitants de Connerré demandent aux religieux de leur concéder le terrain nécessaire pour élargir leur église en y construisant une chapelle comme celle qui vient d'y être récemment édifiée, «parce que l'église est trop petite, tellement que aux bonnes fêtes, la pluspart du peuple ne peult entrer en icelle église.» Des commissaires sont nommés pour examiner cette requête et visiter les lieux (1521). Baillée à plusieurs vies du lieu et bordage de Lousier, en Saint-Georges de Dangeul, faite à Macé Chassevent, pour en payer annuellement 4 livres tournois de ferme, deux poules et 8 deniers tournois de cens à la recette de Maignennes (1522). Autres baillées à moitié de tous fruits, pour 29 années, de la métairie de La Troignerie, en Boëssé, dépendant du prieuré de Tuffé, consentie par les religieux à Étienne Vallée, pour en payer annuellement audit prieuré 40 livres de beurre, 12 fromages et 6 chapons; du lieu et bordage de Réveillon, en Neuville-sur-Sarthe, à M e Jean Coyvrot, docteur en médecine, médecin de haute et puissante dame, Madame la duchesse de Berry et d'alençon, pour 6 livres tournois de ferme annuelle (1523). Ratification d'un concordat passé entre frère Jean Davoyne, prêtre, cellerier de Tuffé, et M e Pasquier Plumail, curé de La Chapelle-Saint-Remy (1525). Baillée du lieu de La Charbonnellerie, en Coulongé, au fief d'aiguebelles (Esguebelles), pour 5 septiers de bon blé, moitié seigle et moitié froment, 35 sous tournois en argent et 2 sous 6 deniers, le tout payable annuellement à la recette d'aiguebelles, etc. H (Registre.) In-f, 398 feuillets, papier Registre des baux. Baux: du lieu de Martray, composé de maisons manables, granges, étables et 21 journaux de terre, sis en Neuville-sur-Sarthe, pour 30 livres tournois de loyer annuel, et à la charge d'y planter 10 quartiers de vigne (1577); de la métairie de Helloule-Cholet, en la paroisse de Nouans; d'un bordage, situé en René, fait à noble Liger de Bourchemin, seigneur dudit lieu et y demeurant, dite paroisse de René; du temporel du prieuré de Pervenchères (Orne), pour 106 écus deux tiers de loyer annuel (1579); du droit de dîme appartenant aux religieux dans la paroisse de Doucelles, à M e François Billard, prêtre, curé dudit lieu, pour 30 écus sol de fermage annuel (1579); du spirituel et du temporel du prieuré de Sceaux, à M e Marin Millet, prêtre, pour un loyer annuel de 46 écus deux tiers, et à la charge de faire et acquitter le service divin dû et accoutumé; d'acquitter les cens, rentes et devoirs dus par le prieur; d'acquitter les droits de visite et de procuration dus à l'évêque du Mans; de demeurer actuellement dans ledit prieuré et d'y faire, au nom du prieur, les aumônes prescrites; de n'y souffrir aucune personne de mauvaise vie; de recevoir le prieur et les autres religieux de Saint-Vincent, leurs gens et chevaux toutes et quantes fois qu'ils iront sur ledit lieu; etc.; du prieuré de Saint-Gervais-en-Belin, temporel et spirituel, à M e Lucas Bellenger, curé dudit Saint-Gervais, pour 25 écus deux tiers et autres charges; de la métairie de Bray, en Courgains, pour 23 écus un tiers, à André Hamelin, marchand tailleur au Mans (1580); de la dîmerie de Nouans, à Jean Chambalu, de la paroisse de Vivoin, pour 66 écus deux tiers; de la terre, fief et seigneurie de Saint-Longis, à M e Julien Péguyneau, avocat au siége de Saosnois, demeurant audit Saint-Longis, pour la somme de 500 écus d'or, réduite à 1,500 livres (1579); du temporel du prieuré de Saint-Léger, en Piacé, pour 340 livres de ferme annuelle; du prieuré d'assé-le-boisne, temporel et spirituel, à M e Jérôme Chotard, prêtre, pour en payer annuellement 200 écus de ferme; de la dîmerie de Courcemont, pour 43 écus; etc. Tables.

47 H (Registre.) In-f, 452 feuillets, papier Registre des baux. S'y trouvent relatés ceux: du lieu et bordage d'écorchevilain, à honorable homme Michel Vasse, sieur de La Pelerinière, avocat au Mans; du prieuré de Sarcé, à Maurice Chouet, de la paroisse de Mansigné, pour 450 livres de loyer annuel; de la métairie de La Corbinière, à Nouans, pour 15 écus, du prieuré de Saint-Léonard-des-Bois, à M e Mathurin Planchais, prêtre, pour 60 écus et à la charge, en outre, de distribuer, chaque année, 12 boisseaux de blé aux pauvres de ladite paroisse (1595); du lieu et bordage de L'Aistre-Blanche, en Doucelles, pour 8 écus deux tiers; du lieu, domaine et métairie de Maignennes, à Dangeul, pour 220 livres, 12 chapons gras, deux nappes d'autel, de belle et bonne toile, deux cochons gras ou 20 livres, et divers charrois; du lieu et bordage de La Richerie, à Doucelles; du prieuré de Saint-Marceau, pour un loyer annuel de 100 écus; du lieu et bordage de La Héraudière, en Courcemont; etc. H (Registre.) In-f, 616 feuillets, papier Registre des baux, accords, comptes avec les fermiers, marchés, reconnaissances de rentes et canons. Traité fait avec le père Viel, ancien religieux, pour l'administration de la terre de Maignennes pendant sa vie. Bail à vie d'une portion de jardin, en Coulaines, fait au père Jean Bondonnet, ancien religieux, pour 35 sous de rente annuelle. Cession à vie du lieu de L'Épinglerie, en Neuville-sur-Sarthe, faite au père Mathurin Fourault, ancien religieux. Bail des prieurés de Souday et de Guerteau, le premier pour 700 livres, le second pour 1,810 livres et autres charges, le tout de loyer annuel, et un pot-de-vin de 1,200 livres. État des réfections et réparations à faire sur ces deux prieurés. Bail du lieu et bordage de La Couverie, dépendant de l'office de la Pitancerie, sis en Savigné-l'Évêque, pour un loyer annuel de 40 livres, et autres charges, notamment celle de réparer les mauvais chemins; des métairies de La Brétinière et de La Gorettière, en Saint-Vincent-du-Lorouer (1643). Compte avec les pères religieux anciens demeurant au prieuré conventuel de Tuffé. Bail du prieuré de Thoiré, spirituel et temporel, pour 150 livres et à la condition de faire les aumônes, de réparer les mauvais chemins, de planter une pépinière, de faire établir un papier terrier, etc.; de la terre et seigneurie de Neuffontaines, sise en Thoiré et paroisses circonvoisines, à Gilles Richer, paroissien de Bourg-le-Roi, pour 550 livres de loyer; de la métairie de Courbeton, à Courgains, pour 142 livres, 20 boisseaux de seigle, 30 boisseaux d'orge, 80 boisseaux d'avoine, 12 chapons gras, 15 aunes de toile, le tout de loyer annuel. Cession à vie du prieuré de Saint-Laurent-de-Palais, à Montreuil-en-Champagne, faite au père Jean Le Mercier, religieux de l'abbaye de Sainte-Colombe-lez-Sens (1645); du prieuré de Pirmil à dom Mathurin Laumailler, ancien religieux de l'abbaye de Saint-Vincent, à sa vie, pour en payer annuellement 340 livres en argent, 6 chapons gras, 6 aunes de toile et 6 charges de froment, et à la charge, en outre, de payer le gros du curé, ou vicaire perpétuel, de Pirmil, de réparer les chemins, d'établir un papier terrier, etc. (1655); du prieuré de Saint-Vincent-du-Lorouer, pour 1,500 livres en argent, 5 charges de froment, une nappe de cinq aunes, de loyer annuel, et, en outre, à condition d'amender les chemins, de payer le gros du curé, de suivre les procès, de faire les aumônes, etc.; du prieuré de Connerré, à M e Julien Fournier, prêtre, pour 700 livres, 5 charges de froment, 6 chapons gras, de fermage annuel, etc. (1659). Tables. H (Registre.) In-f, 222 feuillets, papier Registre des baux. Baux: du bordage de Loches, sis au dehors de Saint-Vincent du Mans, pour neuf ans, à Pierre Blondeau, pour un loyer de 140 livres; de la métairie de Chastaigne, à Savigné-l'Évêque, pour 200 livres, 6 chapons gras, 8 toises de gros bois et autres charges; de la métairie de La Pinettière, dite paroisse de Savigné, pour 220 livres, 8 toises de gros bois et autres charges, notamment celle de réparer les chemins; du bordage du Pressoir, à Parigné-l'Évêque pour 70 livres et 4 chapons; du lieu de La Brétesche, situé au dehors de St-Vincent du Mans, pour 70 livres de ferme; de la métairie de Boisgard, en Savigné-l'Évêque, pour 150 livres; du prieuré de Pervenchères, pour 300 livres de ferme, la réparation des chemins et autres charges; de la dîmerie de Montreuil-le- Chétif, pour 50 livres, à M e Jean Chaussière, prêtre, curé dudit Montreuil (1706); de celle de Contilly, pour 210 livres, à Nicolas Drouin, sieur du Hamel, marchand à Saint-Longis; du bordage de La Pignolière, à Saint-Mars-sous- Ballon, pour 50 livres, etc. Tables. H (Registre.) In-f, 314 feuillets, papier Registre des baux. Baux: de la métairie de La Boussardière, à Savigné-l'Évêque, pour 280 livres: de la terre de Mézières-sous-Ballon, dépendant de l'office de la sacristie, pour 630 livres: du prieuré de Noyen, pour 688 livres, 12 charges de seigle, mesure du Mans, et à charge de payer les décimes ordinaires et extraordinaires et 200 livres de pot-de-vin; du bordage des Parcs, en Dangeul, pour 80 livres; de la métairie des Autels, à Mézièressous-Ballon, pour 200 livres; de la métairie de l'aumônerie, à Yvré-l'Évêque, pour 300 liv.; du prieuré de Saint- Longis, avec le fief de Rutin, pour 1,630 livres; de la métairie de La Fournerie, à Pizieux, pour 120 livres; de celle de La Fourmentinière, en Courgains, pour 140 livres; du prieuré de Champagné, pour 745 livres et autres charges; de celui de Bazougers (Mayenne), pour 1,500 livres, 48 aunes de toile de lin de Laval, et diverses autres charges annuelles; de la métairie des Deux-Amants, à Lucé-sous-Ballon, pour 620 livres et 30 boisseaux d'avoine, de loyer annuel, etc. Tables. H (Registre.) In-f, 318 feuillets, papier Registre des baux. Baux: du bordage des Ponts-de-Ballon, à St-Ouen-sous-Ballon, pour 150 livres de ferme; de la dîmerie de René, pour 1,000 livres, 35 boisseaux de seigle et 6 boisseaux d'avoine, de loyer annuel; de la métairie de Taillepied, en Dangeul, pour 250 livres; du prieuré d'assé-le-boisne, pour 1,500 livres de ferme et

48 autres charges; de la métairie de Saosnes et de la dîmerie de la paroisse de Saosnes, pour 330 livres; de la dîmerie de Ségrie, pour 120 livres; des Moulins-aux-Moines, en Saint-Pavace, avec les maisons, terres, îlots, sujets et mouteaux qui en dépendent, pour 320 livres d'argent, 10 charges de froment et autres redevances annuelles; de la métairie de La Morillonnière, en Savigné-l'Évêque, pour 180 livres; de la terre et métairie de l'érablay, à Pervenchères, pour 450 livres, etc. Tables. H (Registre.) In-f, 254 feuillets, papier Registre des baux. Baux: d'un cloteau de terre, situé à Laigné-en-Belin, à M e Jean-Michel Philippot, docteur en théologie, chantre en dignité et chanoine de l'église du Mans; d'un autre cloteau de terre, à M e Denis Baudron, prêtre, docteur en théologie, chanoine prébendé et scolastique de l'église du Mans, grand vicaire de l'évêque de ce diocèse; de la métairie de La Brosse, en Courgains, pour 170 livres de ferme et quelques autres redevances; de la dîmerie de Cures, à M e François Corbin, prêtre, curé de la paroisse de Lavardin, pour 20 livres de ferme; d'une maison et jardin situés près le carrefour du haut de la rue Saint-Vincent, à M e Claude-Nicolas Bainville, conseiller du Roi, contrôleur du Grenier à sel du Mans, notaire royal en ladite ville, pour 60 livres; de la dîmerie de Ségrie, pour 110 livres; du bordage des Perruches, à Mézières-sous-Ballon, pour 105 livres; du lieu et auberge de L'Étoile, à Coulaines, pour 75 livres; du lieu et bordage de Riolas, sis ès paroisses de Saint-Ouen-sur-les-Fossés, Saint-Pavace et Neuville-sur-Sarthe, pour 230 livres; du prieuré de Saint-Vincent-du-Lorouer, pour 1,950 livres en argent, 40 charges de seigle, 56 livres 5 sous de décimes, et le gros du curé, etc. Tables. H (Registre.) In-f, 246 feuillets, papier Registre des baux. Baux: du bordage de Maleffre, à Congé-sur-Orne; de celui de La Chapelled'Aillande, à Neuville-sur-Sarthe, pour 80 livres de ferme; de la métairie des Chaintres, à Saint-Pavace, pour 200 livres et à la condition de réparer les chemins; du lieu de Banjan, paroisse de Saint-Vincent du Mans, pour 70 livres et amender les chemins; du prieuré de Sarcé, à la réserve de la métairie de La Subiellerie, pour 500 livres de ferme, et autres charges; du gros que les religieux de Saint-Vincent ont droit de prendre annuellement sur les dîmes et sur le temporel de la cure de Pizieux, montant à 60 boisseaux d'orge, pour 55 livres de ferme, à M e Louis Tison, prêtre, curé de ladite paroisse de Pizieux (1753); du lieu et auberge de La Chouanne, à Yvré-le-Pôlin, pour un loyer de 200 livres; de la métairie de Courbeton, en Courgains, pour 270 livres; de la métairie de La Chicottière, à Parignél'Évêque, pour 100 livres, deux boisseaux de marrons et autres charges, etc. Tables. H (Registre.) Petit in-f, 150 feuillets, papier Registre des baux. Y sont contenus ceux de la métairie de Pressausous, en Courgains, dépendant du prieuré dudit lieu de Courgains, uni à la mense commune, pour 460 livres de ferme et réparer les chemins; du bordage du Puits-aux-Passes, à Neuville-sur-Sarthe, pour 150 livres en argent, 6 poulets et un poids de beurre de 13 livres, de loyer annuel; de la métairie de Hautreville, à Savigné-l'Évêque, pour 200 livres; du prieuré de Saint- Marceau, pour 720 livres de ferme annuelle, 3,000 de tuiles pendant la durée du bail qui est de neuf ans, et à la condition de réparer les chemins; de la métairie de Gué-Chaussée, ou Bas-Ballon, paroisse des Mées, pour 200 livres; du lieu, terre, fief et seigneurie de Bernusse, à Saint-Pierre-de-la-Cour (Mayenne), pour 1,200 livres de ferme, réparer les chemins et autres charges, etc. Tables. H (Registre.) In-f, 84 feuillets, papier «S'ensuit la déclaration des choses héritaulx que nous les religieux, abbé et couvent du monastère et abbaye de Saint-Vincent-lez-le-Mans, et frère Charles Lemaignen, l'un d'iceulx, prieur du prieuré conventuel de Nostre-Dame de Tuffé, Mathurin Moré, prieur du prieuré de Saint-Vincent-du-Lorouer, Mathieu Picquot, prieur de Soulday, et Guillaume Richer, prieur du prieuré de Piacé, membres deppendans et unis à ladite abbaye, vivans en commun sous les privilèges et statuts de la congrégation de Chesau-Benoist, tenons et advouons tenir en nuesse du Roy nostre souverain seigneur, à cause du chasteau et tour Ribendelle, de ceste ville du Mans, deppendant de vostre compté du Maine, c'est assavoir: «La terre, fief et seigneurie de Vesnelles (Vernelles), située ès confins des paroisses de Parigné-l'Évêque et Changé, ainsi qu'elle se poursuit et comporte, tant en maisons, pressoir, étangs, garennes, prés, terres labourables, vignes, cens et rentes en blé et argent, qu'autres appartenances de ladite seigneurie, dépendant de l'office des Cottes. Suit le détail: «Cy après ensuit nostre terre, fief et domaine d'esguebelles (Aiguebelles), située ès paroisses de Coulongé et de Sarcé, que nous tenons et advouons tenir en garde et ressort du Roy, nostre souverain seigneur, à cause de sa baronnie de Chasteau-du-Loir.» Composition de ladite terre. Autres déclarations du prieuré de Tuffé et de son temporel, et de celui de Piacé, avec les détails les plus étendus. H (Cahier.) In-4, 46 feuillets, papier Déclarations des divers prieurés dépendant de ladite abbaye faites à l'assemblée générale du clergé de France, et au bureau du diocèse du Mans par les abbé, prieur et religieux de Saint-Vincent, ainsi que des fruits et revenus de ces mêmes prieurés, pour satisfaire à la délibération du Clergé, du 12 décembre Prieuré d'ancinnes, sous le titre de Notre-Dame. L'abbé de Saint-Vincent, présentateur et collateur. Revenu, 652 livres 8 sous. Charges, 361 livres 10 sous. Reste net, 290 livres 18 sous; sur lequel il y a eu d'imposition, l'année dernière, tant en décimes, don gratuit qu'autres, 106 livres 3 sous 6 deniers. Prieuré de Palais, paroisse de Montreuil-en-Charnie, sous le titre de Saint- Laurent. L'abbé de Saint-Vincent, présentateur et collateur. Revenu, 1,251 livres 12 sous. Charges, 1,079 livres 3 sous. Reste de revenu net, 172 livres 9 sous, sur lequel a été imposée l'année dernière (1728) la somme de 110 livres 6 sous.

49 Prieuré de Saint-Gervais-en-Belin. Présentateur et collateur, l'abbé de Saint-Vincent. Revenu, 650 livres. Charges, 565 livres. Reste pour le revenu net, 85 livres, dont il faut déduire une imposition de 70 livres 15 sous 4 deniers levée l'année dernière. Prieuré de Champagné, sous le titre de Saint-Didier. L'abbé de Saint-Vincent présentateur et collateur. Revenu, 937 livres 9 sous 3 deniers. Charges, 557 livres. Revenu net, 380 livres 9 sous 3 deniers, sur lequel a été levée, l'an dernier, une imposition de 126 livres 8 sous. Prieuré de Noyen, sous le titre de Saint-Germain. Même présentateur et collateur. Revenu, 949 livres 6 sous. Charges, 494 livres 6 sous. Revenu net, 455 livres, ayant supporté, en 1728, une imposition de 265 livres 10 sous. Prieuré de Courgains, sous le titre de Saint-Pierre. Même présentateur et collateur. Revenu, 1,025 livres 8 sous 9 deniers. Charges, 357 livres 18 sous 9 deniers. Revenu net, 667 livres 10 sous, dont il faut déduire la dernière imposition, qui s'est montée à 229 livres 8 deniers. Prieuré de Connerré, sous le titre de Saint-Symphorien. Même présentateur et collateur. Revenu, 801 livres 6 sous 8 deniers. Charges, 407 livres 6 sous 8 deniers. Revenu net, 394 livres, supportant une taxe de 187 livres 14 sous 6 deniers. Prieuré de Saint-Marceau. Même présentateur et collateur, l'abbé de Saint-Vincent. Revenu, 863 livres. Charges, 375 livres. Revenu net, 488 livres, taxé en dernier lieu à 196 livres. Prieuré de Pirmil, sous le titre de Saint-Jouin. Même présentateur et collateur. Revenu, 649 livres 17 sous 9 deniers. Charges, 341 livres 18 sous 9 deniers. Reste, pour le revenu net, 307 livres 19 sous, taxé à 220 livres 17 sous 2 deniers. Prieuré de Bazougers, sous le titre de Saint- Victeur, à la présentation et collation de l'abbé de Saint-Vincent. Revenu, 1721 livres 10 sous 11 deniers. Charges, 750 livres. Revenu net, 971 livres. Taxes, 522 livres 5 sous 8 deniers, en Prieuré de Saint-Longis, aussi à la présentation et collation de l'abbé de Saint-Vincent. Revenu, 1,686 livres 18 sous 9 deniers. Charges à déduire, 810 livres 18 sous 9 deniers. Reste 876 livres de revenu net, taxé à 289 livres 10 sous 6 deniers. Prieuré de Sarcé, sous le titre de Saint-Martin. Revenu, 525 livres. Charges, 265 livres. Revenu net, 260 livres, taxé à 206 livres 19 sous 6 deniers. Prieuré de Tresson, sous le titre de Saint-Martin. Revenu, 1,048 livres 3 sous 9 deniers. Charges, 595 livres 18 sous 9 deniers. Revenu net, 452 livres 5 sous, taxé à 252 livres 18 sous 5 deniers. Prieuré de Saint-Vincent-du- Lorouer. Revenu, 2,435 livres 13 sous 9 deniers. Charges, 2,020 livres 18 sous 9 deniers. Revenu net, 414 livres 15 sous. Taxe, 328 livres, en Prieuré de Saint-Calais-du-Désert. Revenu, 881 livres 5 sous. Charges, 294 livres 10 sous. Reste, 489 livres 15 sous. Taxes, 255 livres 7 sous. Prieuré de Piacé, sous le titre de Saint-Léger. Revenu, 999 livres 7 sous 6 deniers. Charges, 608 livres. Reste, 391 livres 7 sous 6 deniers. Taxes, 237 livres 7 sous 4 deniers. Prieuré de Thoiré, sous le titre de Notre-Dame. Revenu, 517 livres. Charges, 305 livres. Revenu net, 212 livres, taxé à 79 livres 3 sous 2 deniers. Prieuré de Sceaux, du titre de Saint-Germain. Revenu, 750 livres 4 sous 3 deniers. Charges, 340 livres. Revenu net, 410 livres 4 sous 3 deniers. Impositions, 146 livres 8 sous 4 deniers. Prieuré de Saint-Blaise-des-Vignes, à la présentation de l'abbé de La Pélice. Revenu, 1,130 livres 16 sous 6 deniers. Charges, 700 livres. Revenu net, 430 livres 16 sous 6 deniers. Impositions, 250 livres 15 sous 2 deniers. Prieuré de Souday, du titre de Saint-Pierre. Revenu, 1,375 livres. Charges, 950 livres. Revenu net, 425 livres. Taxes, 295 livres 11 sous. Prieuré d'assé-le-boisne, sous le titre de Notre-Dame et de Saint-André. Revenu, 2,068 livres. Charges, 800 livres 18 sous 9 deniers. Revenu net, 1,267 livres 1 sou 3 deniers. Taxes, 422 livres 19 sous, en H (Registre.) In-f, 64 feuillets, papier. XVII e siècle. État des biens et fiefs appartenant à ladite abbaye. Chacun des articles de cette longue liste contient la description et la composition de chaque propriété, fief, métairie, bordage ou prieuré, le nom du fief dominant et celui du seigneur qui le possède, la date des diverses déclarations faites à raison de ces biens, et l'indication de la layette du chartrier où sont renfermés les documents y relatifs. H (Registre.) In-4, 136 feuillets, papier «Comptes faicts et renduz à vénérables religieux l'abbé et couvent du monastère et abbaye Monsieur Saint-Vincent, près Le Mans, des rentes deues à nosdicts seigneurs à cause de leur recepte de Pitancerie, par moy Jehan Chéron, bachelier ès loix, portant la recepte de pitancier de ladicte abbaye.» Reçu: des héritiers de la veuve feu Colinet Moreau, au lieu de Jean Savary, pour leur maison, jardins et autres appartenances, sises au bout du pont de la ville de Beaumont, en la paroisse de Maresché, une rente de 20 sous acquise par défunt frère Denis Le Vasseur, pitancier de ladite abbaye, de Jean de Mésenge, sieur de La Bussonnière; 22 sous 6 deniers des héritiers de feu Jehan Funet, pour une maison en la rue Saint-Vincent, où pend pour enseigne l'écu de France; du prieur de La Lande- Patry, 22 sous 6 deniers, qu'il doit sur les fruits de son prieuré; de M e Jean Dugué, chanoine en l'église du Mans, pour une maison, jardin, vignes et terres, le tout en un tenant, et joignant d'un bout une prébendelle que tient à présent M e Jean Tahureau, à cause de sa prébende, 15 sous; du prieur de Pirmil, pour son prieuré, 26 sous; de Jean Landin, à cause de la métairie de La Corbinière, à Tuffé, 15 sous; du curé de Souligné-sous-Ballon, pour la dîme de Chantepie, du fief de Lihoys et de Villemorin, et pour les oblations des cinq fêtes annuelles que les religieux avaient droit de prendre, 20 sous; du seigneur de Saint-Germain-de-la-Coudre, sur toute sa terre, 24 sous, etc. Somme totale de ladite recette, 159 livres 8 sous 4 deniers obole tournois. H (Registre.) In-f, 94 feuillets, papier «Recepte faite par moy frère René Le Large, religieux, cellérier de l'abbaye Saint-Vincent-lez-le-Mans, des deniers deuz pour raison des pièces dépendans la crosse d'icelle abbaye.» Reçu: pour la terre, fief et seigneurie de Saint-Longis-en-Saosnois, 1,500 livres, 4 douzaines de chapons et une livre de safran; pour le lieu de La Pelouzie, en Panon, 25 livres; pour le fief et seigneurie de Bernusse, 30 livres; pour la métairie et le moulin de même nom, 150 livres et 6 chapons; pour le moulin de Bray, 20 livres; pour la métairie des Deux-Amants, 335

50 livres, 12 chapons et 2 porcs; pour la métairie de La Boussardière, 60 livres, 6 chapons et 12 poulets; pour le gros de Noyen, que tient à ferme M e René Maceot, chanoine de Saint-Pierre-de-la-Cour et curé de Noyen, 70 livres et 2 chapons; pour un jeune cheval vendu au receveur des décimes, 264 livres; pour un autre cheval vendu à frère Jacques Badochau, 16 écus ou 48 livres; pour un jeune poulain vendu le jour Saint-André, 32 livres 5 sous; de Robert Métayer, tanneur, pour 13 peaux de boeuf et vache, et pour 44 peaux de veau, 67 livres 12 sous; etc. H (Registre.) In-f, 96 feuillets, papier «Recette ordinaire de la Prévosté dépendant de la table abbatiale de l'abbaye de Sainct-Vincent.» Doivent: M e Denis Trotté, chanoine de l'église du Mans, 12 deniers; le maître de la Maison-Dieu de Coulaines, 12 deniers; la prieure des Filles-Dieu, 4 sous 9 deniers de cens, par le fief de Blandans et des Escubières; les maître et frères des Ardens, 4 deniers, pour la même cause; Mathurin Jarossay, 28 sous pour les ventes d'un contrat montant à la somme de 28 livres; le receveur de la ville du Mans, à cause de ladite Prévôté, 43 sous 9 deniers, payables le 1 er juillet; le même, au 1 er juillet, 43 sous 9 deniers; M e Julien de La Croix, 37 livres 10 sous, pour la moitié des ventes d'un contrat montant à la somme de 300 écus; M e Denis Le Verrier, sieur des Sablons, avocat au Mans, pour deux pièces de terre, 4 deniers; les prieur et couvent des Jacobins du Mans, pour le lieu et appartenances de Laudinière, 4 deniers; noble Alexandre Gaultier, sieur de La Roche, foi et hommage et 2 sous 8 deniers de service; M e René Bruslé, sieur de Beauvoys (Beauvais), au lieu de feu Jacques Bruslé, son père, et de noble François de Bellanger, pour ledit lieu de Beauvoys, 10 deniers de cens; etc. Ces comptes sont approuvés par frères Jacques Badocheau, humble abbé de Saint-Vincent, Jacques Bretheau, prieur claustral, Mathieu Picquot, Mathurin Moré et Robert Ligot, tous senieurs de ladite abbaye, en présence de M e Marin Amellon, licencié ès droits, bailli de ladite Prévôté, le 20 juillet H (Registre.) In-f, 343 feuillets, papier. XVII e siècle. Livre des recettes de la Prévôté de ladite abbaye. Doivent: Balthazar de Cordes, chapelain en l'église du Mans, 3 deniers; Guill. Bouet, mari de Thiennette de Vézins, au lieu de feu M. Yvon de Vézins, pour le lieu et appartenances de La Chaintre, composé d'environ 30 journaux de terre, 9 sous 9 deniers obole; Jean Moreau, brodeur, pour le lieu et appartenances de La Mantelière, contenant 7 journaux de terre ou environ, 2 sous 9 deniers; le maître et administrateur du séminaire et cure de Saint-Ouen, au lieu de M e Anselme Taron, curé de Saint-Ouen... (sic); Anne Pousset, au lieu de noble Jacques de Saint-Rémy, pour quelques journaux de terre, 16 deniers; M es Pierre Bouvier, et Guillaume Besnard, curés du Crucifix, en l'église du Mans, pour 2 journaux de terre en l'ouche des Croisettes; le curé de Beaufay, 18 livres par an, pour le droit de patronage de son église, possédé par l'abbaye; Pierre Chevalier, pour l'aître et appartenances de Ponteaux, en Sargé, 12 deniers; M e Jean Guillon, sieur de Monthebert, au lieu de René de La Touche, sieur de Casrouget, pour le lieu de La Bellinière, anciennement appelé La Proudommière, 34 sous 7 deniers; M e Gervais de La Barre, «ymager,» pour sa maison située au haut de la rue Saint- Vincent, 8 deniers; M e Michel Vasse, lieutenant criminel, pour le bordage d'écorchevilain qu'il tient à loyer, 10 deniers; M e Michel Bourrée, pour le lieu de La Grande-Fosse, en Saint-Pavace, 25 livres; noble Pompée de Vignoles, pour trois journaux de terre, 2 sous 6 deniers; M. René Péan, pour son bordage de La Fissière, en Savignél'Évêque; etc. H (Registre.) In-f, 38 feuillets, papier «Recepte ordinaire de la Provosté dépendente de la table abbatiale de l'abbaye de Saint-Vincent, des cens, rentes, fermes muables et proficts de fief, faicte par moy, frère Zacharie Regnault, recepveur de ladite abbaye.» Reçu: de Vincent Pelletier gendre de Marin Valienne, pour raison de notre lieu de Crapault, 20 livres; de Julien Belin, pour raison de notre métairie des Ruches, 240 livres; 5 sous 6 deniers pour les services dus à la Pitancerie, à cause du fief de Chastigny; de M e Honoré Le Febvre, prêtre, curé de Montreuille-Chétif, 22 livres 10 sous, pour la moitié de la ferme de la dîmerie dudit lieu; 49 sous 9 deniers obole, pour les cens dus à la seigneurie de Vesnelles (Vernelles), en Parigné l'évêque et Changé; etc. Comptes approuvés par frère Ignace Philibert, humble abbé de Saint-Vincent, spécialement député et commis par les RR. PP. dom Grégoire Tarisse, supérieur général de la Congrégation de Saint-Benoît, dite de Cluny et de Saint-Maur, et dom Bède de Fiesque, visiteur de la même Congrégation en la province de Bretagne. H (Registre.) Petit in-f, 48 feuillets, papier «Recepte faicte par moy, Pasquier Chamballu, religieux profex de l'abbaye Saint-Vincent-lez-le-Mans, des deniers deubz pour raison des pièces dépendant de La Crosse, et partie de la Pitancerie deppendant de ladite abbaie.» Reçu: de M e Julien Péguyneau, avocat au siége de Mamers, pour la ferme de la terre et seigneurie de Saint- Longis, avec la dîmerie de Marolette, 772 livres 12 sous; d'édin Jousset, pour la ferme du fief et seigneurie de Neuffontaines, avec la fuie et garenne, 12 livres 5 sous et deux douzaines de pigeonneaux; de noble Guillaume de Favières, qui tient à ferme l'étang du Grand-Deux-Amans, 25 livres; du fermier du Grand-Breil, 5 veaux évalués à 12 livres, 1 boeuf valant 35 livres et 2 vaches évaluées à 21 livres; du fermier de la métairie de Boisgard, 3 veaux valant 6 livres 10 sous, 1 bouvart 11 livres, et 2 boeufs valant 48 livres, etc. Comptes approuvés par frères Renaud Gibon, abbé de Saint-Vincent, Geoffroy Le Gras, prieur claustral, Jean Pinguereau et Jacques Bauldouin, sénieurs, à ce commis et députés. H (Registre.) Petit in-f, 186 feuillets, papier.

51 «Livre contenant la recette et mise des deniers provenants chacun an des cens, rentes et revenus des mestairies de Blandens, Hauteville, Chastigny, Morillonnière, Pinetière et Boisgard, faict par moy, frère Jacques Mercier, religieux ancien de l'abbaye de Saint-Vincent, ayant la charge et administration de ladite recepte.» Détails des noms des fermiers, des à-compte qu'ils versent, etc. H (Registre.) Petit in-f, 32 feuillets, papier Comptes du grenetier. Recette: de René Moulin, qui tient à ferme la grange dîmeresse de Dangeul, pour en payer annuellement 80 boisseaux de froment, 80 de méteil et 120 d'avoine; de Pierre Pineau, qui tient à ferme la grange dîmeresse de Courgains, pour 300 boisseaux de froment et 200 boisseaux d'avoine, le tout mesure du Saosnois; du fermier du Petit-Deux-Amans, 64 boisseaux de froment, 32 de méteil, 18 d'orge et 50 d'avoine; de Jean Morice, fermier des Moulins-aux-Moines, 120 boisseaux de froment et 360 boisseaux de mouture; du cellérier du prieuré de Tuffé, 106 boisseaux d'avoine, mesure du Mans, etc. Mise: baillé au meunier pour faire moudre pour la dépense des religieux, en juin, 4 charges de froment à 12 boisseaux la charge et le 12 e comble, mesure du Mans; au même, pendant le mois de juillet, 5 charges de froment; au même, pendant le mois d'août, 11 charges de froment; pendant le mois de septembre, 9 charges; pendant le mois d'octobre, 12 charges, aussi de froment; au même meunier, en plusieurs fois pendant l'année, 10 boisseaux de froment pour faire le pain à chanter; à frère Guillaume Blanchet, 17 boisseaux et demi d'orge pour engraisser 2 porcs; etc. H (Registre.) Petit in-f, 36 feuillets, papier Comptes du grenetier. La recette de froment, mesure du Saosnois, se monte à 963 boisseaux et demi, lesquels, en réduisant les 8 boisseaux du Saosnois à 14 du Mans, valent 1,686 boisseaux du Mans. Recettes totales du froment, en mesure du Mans, 3,445 boisseaux; de méteil, seigle, orge et mouture, 3,383 boisseaux un tiers. La mise totale du froment, pour la dépense du couvent, monte à 1,532 boisseaux trois quarts; celle du méteil, seigle, orge et mouture, pour la dépense des ouvriers et pour les pauvres, à 2,327 boisseaux et demi. Dans la dépense du froment se trouve comprise une rente ou canon de 12 boisseaux, mesure du Saosnois, payé annuellement au maître d'école de Gourgains. Ces comptes sont approuvés par frères René Bellot, abbé, René Le Large, prieur claustral, Julien de Montote, Jean Barbier et Pasquier Chambalu, sénieurs. H (Registre.) Petit in-f, 24 feuillets, papier «Recepte tant ordinaire qu'extraordinaire des grains frument, mestail, orge, moulture, avoyne, poys, febves et aultres grains deuz de rentes viaigères et fermes muables, ou aultrement, revenanz aux greniers de l'abbaye de Saint-Vincent, faicte par nous, frère Julien Deforges, religieux de ladite abbaye en l'office de grenetier, rendue par compte à révérend père en Dieu, frère Jacques Bretheau, abbé, et frère Guillaume Richer, prieur claustral.» Suit le détail, à peu près semblable à celui des deux premiers comptes. H (Registre.) In-4, 106 feuillets, papier «Papier journal de la recepte de bleds, fait par frère Nicolas Boisseau.» Trouvé dans les greniers, au début de ce compte, c'est-à-dire le 23 juin 1633, froment criblé, 153 boisseaux; froment non criblé, 632 boisseaux; méteil, 256 boisseaux; seigle, 546 boisseaux; mouture, 108 boisseaux; orge, 31 boisseaux; avoine, 167 boisseaux; vesces blanches, 6 boisseaux; pois, 6 boisseaux et fèves, 50 boisseaux; le tout à la mesure du Mans. «Comparaison du boisseau de Sonnois à celuy du Mans faisant valoir le boisseau de Sonnois un boisseau trois quarts et deux douzièmes à la mesure du Mans.» H (Registre.) Grand in-f, 196 feuillets, papier État des charges de ladite abbaye. On paye de décimes: pour le prieuré d'assé-le-boisne, 460 livres; pour celui d'avesnes, 115 livres; pour celui de Bazougers, près Laval, 590 livres; pour celui de Champagne, 152 livres; pour celui de Saint-Calais-du-Désert, 300 livres; pour celui de Connerré, 221 livres; pour celui de Courgains, 253 livres; pour celui de Saint-Longis, 326 livres; pour celui de Saint-Marceau, 227 livres, etc.; pour la mense abbatiale et conventuelle, 2,675 livres; pour le droit d'oblat, 150 livres. On paye, en outre: pour la capitation des domestiques, 10 livres 16 sous; au curé de Saint-Gervais-en-Belin, pour sa portion congrue, 300 livres; pour le gros du curé de Saint-Germain-de-Noyen, 2 charges de froment, 4 charges de seigle et une pipe de vin; au vicaire de Tresson, pour ses honoraires, 100 livres; pour le gros du curé de Sceaux, 40 boisseaux de froment, 40 boisseaux de méteil, 40 boisseaux de seigle, 40 boisseaux d'orge et 80 boisseaux d'avoine, le tout mesure du Chapitre et criblé, plus 12 livres pour les repas des quatre fêtes annuelles; pour la caisse économique de la Congrégation, 1,344 livres; à l'hôpital du Mans, pour la taxe des enfants trouvés, 83 livres; au Chapitre de Saint- Julien, pour le déjeuner des Rogations, 20 livres; rente due à l'abbé de Saint-Vincent, suivant l'art. 3 des lettres patentes du 17 février 1762, 22,000 livres; pour une rente annuelle due à l'école des filles de Vallon, 80 livres, etc. Tables. H (Registre.) Grand in-f, 298 feuillets, papier. XVIII e siècle. Liève première de l'abbaye Saint-Vincent. Liste, par ordre alphabétique (de A. à M. exclusivement) de toutes les propriétés de ladite abbaye, avec l'indication des noms des fermiers, de la quotité des prix de location et du montant des sommes versées par les fermiers. Tables. H (Registre.) Grand in-f, 258 feuillets, papier.

52 XVIII e siècle. Liève seconde de l'abbaye Saint-Vincent. Liste, par ordre alphabétique (de M à Z inclusivement), de toutes les propriétés de ladite abbaye, contenant pour chacune d'elles, comme le précédent article, l'indication des noms des fermiers, des prix de location et du montant des sommes versées par lesdits fermiers. Tables. H (Liasse.) 35 pièces, parchemin; 92 pièces, papier Châtellenie des Aiguebelles dépendant de ladite abbaye. Domaines. Baux: de la métairie de La Hellerie, de celle de Courcelles, du moulin de Chenon, de la métairie de La Grastière, du bordage de La Fontaine, de la métairie des Aiguebelles, de celle de L'Épinay, du lieu du Bourg, de celui de La Cadorière, de la métairie de La Gillardière, d'une maison et jardin, sis au bourg de Coulongé, et du champ de La Pointe, tous biens situés paroisse de Coulongé. H (Registre.) In-4, 164 feuillets, papier Châtellenie des Aiguebelles. «Comptes renduz à révérend père en Dieu Monsieur Benoist Boullenger, humble abbé du monastère et abbaye de Saint-Vincent, et à frère Brémond Dupont, prieur claustral, des receptes ordinaires et mises par moy, Jacques Lusson, prebstre, receveur de la terre et seigneurie d'esguebelles.» S'ensuit la déclaration des droits seigneuriaux: Ledit fief et seigneurie est situé, tout en un tenant, au dedans des fins et metes des paroisses de Coulongé et limité par des bornes anciennes. A raison de quoi, lesdits abbé et couvent ont droit de justice haute, moyenne et basse, de sceaux et contrats, de mesures à blé et à vin, lesquelles ils prennent de la châtellenie de Mayet pour bailler à leurs sujets; d'établir ceps et colliers ès bourgs de Coulongé et de Sarcé, et gibet à deux piliers pour punir les malfaiteurs. Et si ua larron ou malfaiteur est appréhendé en ladite terre, ils le peuvent mettre au cep ou en prison, et l'y garder un jour et une nuit; ils le rendent ensuite aux officiers de Mayet qui le jugent et le renvoient ensuite aux officiers des Aiguebelles pour le faire exécuter aux fourches et gibet de ladite seigneurie. Item, ont droit d'avoir pal en ladite terre et seigneurie pour faire courir la quintaine par leurs sujets, etc. S'ensuivent les fois et hommages: noble homme François Beucher, seigneur de La Picquerie, doit foi et hommage et une quintaine à courir, pour raison de son lieu de La Picquerie. Le sieur de La Bouhourdière doit foi et hommage c. 12 deniers de service, à cause dudit lieu de La Bouhourdière. Jean Bezard, aussi foi et hommage et une quintaine, pour le lieu et appartenances de La Gillotière, etc. Dépense ou mise: pour la façon de 87 pipes neuves, à 3 sous 4 deniers l'une, 14 livres 10 sous; pour la moitié du prix d'une vache, prise au lieu de La Rétivière, et dépensé pendant les vendages, 55 sous; pour 126 journées d'hommes employées à faire lesdites vendages, à 12 deniers par jour, 6 livres 6 sous; pour 4 journées de Julien Bougard et de son cheval, à charroyer les vendanges, à 2 sous 6 deniers par jour, 10 sous; pour une journée de 400 coupeurs employés à vendanger, à 6 deniers chacun, 10 livres; pour 19 journées de charpentier, à 2 sous par jour, 38 sous; pour une paire de souliers baillée à Lucas Bellanger, des Aiguebelles, 8 sous; pour la façon de 1,800 fagots, à 18 deniers le cent, 27 sous; pour 9 journées de faucheurs, à 2 sous l'une, 18 sous; pour la journée de 20 faneurs, à 6 deniers par jour, 10 sous; pour la journée de 4 hommes employés à curer les fossés et ruisseaux de la fontaine Saint-Léobin pour faire venir l'eau en l'étang des Aiguebelles, à cause que le poisson souffrait par la grande sécheresse régnant pour lors, 4 sous; en sucre, lorsque l'abbé vint aux Aiguebelles, 3 sous 4 deniers; en viande achetée pour festoyer les personnages qui vinrent voir mondi sieur abbé, 7 sous 6 deniers; pour trois journées de couturière, 2 sous 6 deniers; pour les gages du receveur, 15 livres, etc. H (Registre.) In-4, 193 feuillets, papier Châtellenie des Aiguebelles. «Comptes renduz à révérend père en Dieu, Monsieur Benoist Boulangier, humble abbé du monastère et abbaye de Sainct-Vincent-lez-le-Mans, des receptes ordinaires et mises par moi faictes Jacques Lusson, prebstre, recepveur de la terre et seigneurie d'esguebelles.» Énumération des droits seigneuriaux, comme à l'article précédent. La recette de froment recueillie ès métairies et closeries, à moitié avec les fermiers, se monte à 189 boisseaux, les semences levées. La recette de seigle est de 501 boisseaux. Reçu 168 boisseaux de blé mouture pour la ferme du moulin de Chenon, qui valent 14 septiers à 12 boisseaux le septier, à la mesure des Aiguebelles; de M. Jean Le Franc, curé de Juillé, pour le lieu et appartenances de La Charnellerie, par acquêt qu'il en a fait des héritiers de feu Julien Rideau, 18 boisseaux d'avoine. Dépenses: 111 boisseaux de mouture, pour les gens employés à la maison des Aiguebelles, pendant l'année, et 7 boisseaux d'orge; 73 boisseaux d'avoine dépensés, tant par les harnois de l'abbaye que par les chevaux des gendarmes; 10 chapons et 6 poules, tant pour le receveur que pour les gens venus à la maison; 60 livres de beurre employées pendant l'année pour ledit receveur, les ouvriers et autres gens allant et venant à la maison; 4 pipes de vin ont été dépensées à la maison et 99 pipes transportées à Saint-Vincent, 1 pipe donnée à M. de Charbon, et une autre au sieur de La Grifferie, etc. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Terre et seigneurie de Bagnolays, à Savigné-l'Évêque, Saint-Corneille et Sillé-le-Philippe. Ajournement donné, à la requête des religieux de Saint-Vincent, à MM. Gervais Huet, Pierre Quartier et Guillaume Esnault, commissaires chargés de l'administration du temporel de l'évêché du Mans, saisi et mis en la main du Roi, après le décès du cardinal de Luxembourg, lesquels ont perçu indûment la totalité des fruits et revenus de la seigneurie de Bagnolays, dont la moitié par indivis appartient auxdits religieux de Saint-Vincent (1520). Procuration donnée par Jean, cardinal Du Bellay, évêque de Paris et du Mans, archevêque de Bordeaux et abbé-commendataire de l'abbaye de Saint-Vincent, à M e Jean Brouiller, chanoine du Mans et archidiacre du Passais, pour ratifier, en son nom, l'échange fait par feu messire René Du Bellay, en son vivant évêque du Mans, des métairies de La Boussardière, de Guette et de La Chicotière, paroisse de Parigné-l'Évêque, avec la moitié par indivis de la terre, fief et seigneurie de Bagnolays,

53 appartenant à l'abbaye de Saint-Vincent (1549). «C'est l'inventaire des lettres, titres et enseignemens de la terre, fief et seigneurie de Baignollays, que les religieux de l'abbaye de Saint-Vincent avoient par devers eulx, qu'ils ont baillez par les mains de frère Pierre Le Boucher, thésaurier et ayant la garde des lettres, tiltres et enseignemens de ladite abbaye, à révérend père en Dieu, Monseigneur René Du Bellay, évêque du Mans, suivant l'accord et appoinctement faict entre le révérendissime cardinal Du Bellay, archevêque de Bordeaux, évêque de Paris, abbé commendataire de ladite abbaye de Saint-Vincent, et les religieux, prieur et couvent d'icelle, d'une part, et ledit révérend évesque du Mans, d'autre part.» Signature autographe de René Du Bellay (1545). H (Registre.) In-f, 297 feuillets, papier Fief de Bernusse, à Connée (Mayenne) dépendant de ladite abbaye. Registre terrier. Comparaissent: M e Michel-René Froger de Mauny, notaire royal à Saint-Pierre-de-la-Cour (Mayenne), pour divers héritages acquis des sieurs Launay, René Blanchard et autres; René Lefrileux, fermier, paroisse de Courcité (Mayenne), pour le pré de La Coudraye et autres biens; Jean Gougeon, bordager, paroisse d'yzé; François Huet, charron, paroisse de Rouessé, pour une portion de jardin; François Duval, marchand à Sillé-le-Guillaume, pour une pièce de terre nommée La Hanigotière; Michel Lefeuvre, fermier, paroisse de Saint-Germain-de-Coulamer (Mayenne); M. Sébastien Anjubault, prêtre, curé de Saint-Nicolas-du-Grez, pour une portion de taillis; haute et puissante dame Louise- Jeanne-Marie de Courtarvel de Pezé, veuve de haut et puissant seigneur Joachim Dreux, marquis de Brézé, grand maître des cérémonies de France, lieutenant général des armées du Roi, gouverneur de Loudun et pays de Loudunois, représentée par M e René Bachelier, avocat au Parlement, bailli des marquisats de Courtarvel, Pezé et de Vassé, pour partie de la terre, fief et seigneurie de Roufrançois, en Saint-Pierre-de-la-Cour (Mayenne), etc. Table. H (Liasse.) 15 pièces, parchemin; 8 pièces, papier XVII e siècle. Fief et seigneurie de Bernusse. Déclaration rendue par les religieux de Saint-Vincent à haut et puissant seigneur Antoine de Beauvau, baron de Sillé, conseiller et chambellan du Roi, président de la Chambre des Comptes à Paris, au regard de la baronnie de Sillé, pour ledit fief de Bernusse et dépendances (1478). Aveux et déclarations rendus audit fief de Bernusse par: Colasse Chesnay, Jacques Coutelle et autres détenteurs du lieu de La Fontaine; Guillemine Hervé, veuve de Gervais Thibault, pour une hommée de pré, au lieu de La Pautonnerie, paroisse de Saint-Germain-de-Coulamer (Mayenne); Julien Guytet, marchand, seigneur des Bois, en Saint-Pierrede-la-Cour (1560); Jean Aubert, marchand, demeurant au lieu de La Garde, à Connée; Françoise de Roufrançois, dame de la terre, fief et seigneurie de Roufrançois; Guillaume Edon, le jeune, demeurant au lieu de La Basse-Vigne, à Connée; Jean Barillier, demeurant au lieu de La Vaussourde, dite paroisse de Connée (1554); Macé Coutelle, Renée Le Bouc, Macé Caillard, Michel Boudaire, etc. Remembrances des assises de ladite seigneurie. Inventaire des titres. Tables. H (Liasse.) 84 pièces, parchemin; 21 pièces, papier Seigneurie de Bernusse. Aveux et déclarations rendus à ladite seigneurie par: Guillaume Launay, marchand à Connée; Mathurin et Marin Blanchet; Marie Liberge, veuve de Julien Guillois, demeurant au lieu de La Picottière, à Saint-Pierre-de-la-Cour (Mayenne), pour la maison qu'elle habite; Claude Vannier, menuisier, pour la maison où il demeure, au lieu de La Brillaudière, à Connée; François Jardin, marchand à Mont-Saint-Jean; Jacques Crison, demeurant au bourg d'izé (Mayenne); Julien Pavard, marchand, même paroisse, pour le lieu et bordage de Vausourd, paroisse de Connée; Jean Desrues, affineur aux forges d'orthes, pour la frarache de La Garde; Ambroise Garnier, marchand au bourg de Vimarcé (Mayenne); Marie Gougeon, veuve de François Peltier, demeurant paroisse de Saint-Thomas-de-Courceriers (Mayenne); Jean Taillebois, demeurant à la métairie de Courtoux, paroisse de Saint-Pierre-de-la-Cour; Pierre d'assé, prêtre à Rouez-en-Champagne; etc. H (Registre.) Petit in-f, 46 feuillets, papier Fief et seigneurie de Bernusse. «S'ensuit la déclaration des choses héritaux, tant en fief qu'en domaine, que nous, les religieux, abbé et couvent de l'abbaye de Saint-Vincent-lez-la-ville-du-Mans, vivans en commun sous la reformation, priviléges et statuts de la Congrégation de Chesaubenoist, tenons et advouons tenir en nuesse de vous trèshaut et puissant seigneur... (sic. C'était alors Charles de Cossé, comte de Brissac, devenu baron de Sillé par son mariage avec Judith d'acigné), à cause de votre dite seigneurie de Sillé; c'est à sçavoir nostre terre, fief et seigneurie de Bernusse, située ès paroisses de Saint-Pierre-de-la-Cour, Saint-Martin-de-Connée et Saint-Germain-de-Coulamer.» Suivent le détail de la composition du fief et l'énumération des sujets et censitaires. H (Registre.) In-f, 36 feuillets, papier Fief et seigneurie de Bernusse. «S'ensuit la déclaration des choses héritaux, tant en fief qu'en domaine, que nous les religieux, abbé et couvent de l'abbaye de Saint-Vincent du Mans tenons et advouons tenir en nuesse de vous très-haut et puissant seigneur messire Charles de La Porte, duc de La Meilleraie, chevalier des ordres du Roy, conseiller en ses conseils, pair, maréchal et grand maître de l'artillerie de France, lieutenant général pour S. M. en ses pays et duché de Bretagne, gouverneur des villes et châteaux de Nantes et Pont-Louis, comte de Secondigny, baron de Parthenay, Saint-Maixent et Sillé-le-Guillaume, à cause de votre dite seigneurie de Sillé.» Détail de la composition du domaine de Bernusse et noms des sujets, parmi lesquels on remarque: messire Jacques de Cordouan, chevalier, seigneur de Mimbré, pour sa terre, fief et seigneurie de Roufrançois; les enfants de défunt messire Jean de Vassé, chevalier, seigneur de Classé, à cause du lieu et domaine des Vannières et le lieu de Courfoutain; M e Sébastien Sergent, notaire royal; René Launay, etc.

54 H (Registre.) In-f, 66 feuillets, papier Fiefs de Blandans, de Hauteville et des Châtaigniers. Remembrances des plaids et assises du fief et seigneurie de Blandans et des Escubiers dépendant de l'office de la Prévôté de l'abbaye de Saint-Vincent, tenus dans la maison seigneuriale de Blandans, paroisse de Neuville-sur-Sarthe. Comparaissent: messire François de Maridor, chevalier, officier des vaisseaux du Roi, seigneur propriétaire de la terre de Boudan, pour une pièce de terre nommée Le Champ-au-Noble, sise à Savigné-l'Évêque; dame Renée-Marie de Vahays, veuve de Jacques-Antoine Guitton, écuyer, sieur des Bois, fille et unique héritière de dame Renée Vasse, en son vivant épouse de M. René de Vahays, chevalier, seigneur de Vaulogé, et à cause de sadite mère, propriétaire de la métairie de Beauvais, paroisse de Neuville; M e Jacques Le Breton, sieur du Vivier, titulaire de la chapelle Sainte-Catherine des Bodineries, fils et héritier en partie de feu M e Jean Le Breton, sieur du Vivier, conseiller du Roi, et élu en l'élection du Mans, et de dame Anne Drouet, propriétaire du lieu des Postières, audit Neuville; les dames religieuses de Saint-Dominique du Mans, par discret M e Geoffroy Le Prince, prêtre, curé de Changé, leur procureur général et spécial, qu'elles ont nommé pour homme vivant et mourant, à raison de la terre, fief et seigneurie des Liberdières, située à Savigné-l'Évêque, et du fief, lieu, demeure et métairie du Rochay, paroisse de Neuville, appartenant auxdites religieuses; M e Georges Le Breton, avocat, au nom et comme procureur de révérende dame Marie-Ignace de Braule, abbesse de l'abbaye royale des Filles- Dieu du Mans, pour raison du lieu et métairie des Escubières, autrement La Mare, à Neuville; Jean-Jacques Aubin, écuyer, sieur de Pontosme, gentilhomme ordinaire de S.A.R. Madame la duchesse d'orléans, pour raison du lieu et bordage de La Chevalerie, audit Neuville. Table. Remembrances des plaids et assises du fief et seigneurie de Hauteville et Chastaigné, dépendant de ladite abbaye. Comparaissent: M. Rousseau, sieur de Paradis, conseiller du Roi et élu en l'élection de La Flèche, propriétaire de la terre de La Mahottière, lieu de Malessard et autres terres; demoiselle Catherine-Marie Thomas, épouse, non commune en biens, de Jacques Le Tessier, bourgeois, héritière bénéficiaire de feu Émery Thomas, écuyer, sieur de Beaumont, son père; M e Gabriel de Renusson, prêtre, docteur de Sorbonne, par M e Jacques Gaultier, licencié en droit, son neveu et son procureur spécial, pour raison du Petit- Malessard, sis audit Savigné; François Izambard, libraire au Mans, au nom et comme procureur de M e Philippe Caillon, prêtre, curé de Lavaré, pour le lieu et bordage de La Grande-Brière, à Savigné; M. Pierre-Denis de Renusson, écuyer, conseiller-magistrat au siége présidial du Mans, etc.; Table. H (Cahier.) In-f, 40 feuillets, papier. XIV e -XVII e siècles. Inventaire des titres concernant les fiefs de Blandans, Hauteville, Malessart, Chastigné (Les Châtaigniers) et La Poulainerie. S'y trouvent indiqués les documents suivants: Donation faite aux religieux de Saint- Vincent par Robert de Loudon, de la terre, fief et seigneurie de Blandans, sous le devoir de 6 deniers requérables annuellement (1370). Autre donation faite aux mêmes religieux par Hamelin de Aulessis de tous les droits qu'il pouvait avoir sur les bois de Blandans. (Sans date). Vendition faite par lesdits religieux à Jean Liger, sieur de Boislaurier, des lieux de Boisgard et de La Morillonnière, pour une somme de 1,500 livres destinée à racheter le lieu du Breil, vendu au temps des aliénations. Testament de Macée, veuve de feu Jean de Chastigné. Contrat d'acquêt fait par Jean Veluet de la terre, fief et seigneurie de Hauteville, en H (Registre.) In-4, 206 feuillets, papier Seigneurie de Maignenne, à Dangeul, dépendant de ladite abbaye. Livre terrier, aveux et déclarations. «Lesdicts de Saint-Vincent ont droict et sont fondez, à cause de leur dicte seigneurye de Maignennes, d'y avoir justice patibulaire à deulx pilliers, en une pièce deppendant de la mestayrie de Saumon, appartenant à MM. de Saint-Vincent, près et contigu le jardin du lieu nommé Le Gibet, appartenant à M e Guillaume Hélisant, presbtre.» S'ensuit le domaine, tant en dîmeries que terres labourables, prés, pâtures, bois et autres choses en dépendant, selon les paroisses où ils sont situés. Dangeul: la dîmerie et grange dîmeresse, la métairie, domaine et appartenances dudit Maignenne, comprenant chapelle, maisons manables, grange, greniers, étables, cour, issues et jardins avec la fuie à pigeons, garennes, clos et terres y adjacentes, en un tenant, contenant sept journaux et demi ou environ; le lieu et bordage des Parcs, anciennement appelé Beaulieu, composé d'une maison manable, grange, étables, cour, issues et jardins, de trois pièces de terre situées devant ladite maison, contenant le tout neuf journaux de terre; le lieu et métairie du Petit-Chevré, dépendant de l'office de l'aumônerie. Congé-sur-Orne: le lieu et métairie des Bouchères. Lucé-sous-Ballon: le lieu et bordage de La Mallevallerie, contenant, en maisons, jardins et terres labourables, 8 journaux de terre ou environ; la métairie de Piaseau, contenant 6 journaux. Courgains: la métairie du Vivier, le moulin et appartenances de Brail et les deux métairies du même nom. Dissé-sous-Ballon: le lieu et métairie de Laubraye, contenant 23 journaux de terre ou environ. Saint-Calez-en-Saosnois: M e Nicole Guyton, curé, doit annuellement au cellérier de l'abbaye, 66 écus 2/3 de ferme pour raison des granges de ladite paroisse, et, de plus, 40 boisseaux de froment et 15 d'orge. S'ensuivent les baillées à vie selon les paroisses où sont les biens. La métairie des Pastis, à Saint-Galez; le bordage de La Richerie, en Doucelles; le lieu de La Butte, à Dangeul; la métairie de La Brosse, celle de Courbeton, en Courgains. Aveux et déclarations rendus par François et Michel Périgault, prêtre, pour le lieu de Louvannerie, en Dangeul; Ambroise de La Porte, pour le lieu des Champs, même paroisse; Jacques Lefebvre, pour le lieu de Vaugermain; Georgette, veuve de Jacques Abot, pour le lieu de La Vallée; les héritiers de feu M e Pasquier Chassevent, prêtre, pour une maison et jardin situés proche la métairie de Taillepied, tous biens sis à Dangeul, etc.; Table. H (Registre.) Petit In-f, 93 feuillets, papier.

55 XVII e siècle. Seigneurie de Maignenne. Aveux et déclarations rendus à cette seigneurie par: M e Guillaume Pellerin, prêtre, curé de René, pour divers biens sis près la terre du Bois-d'Assé, à Dangeul; Pierre de Puigné; Georges Perroteau, prêtre, bachelier en théologie, curé de Saint-Georges de Dangeul; M e Mathieu Grison, prêtre, curé de Savigné-l'Évêque; M e Jean Bazoge, prêtre, curé de Doucelles, pour son presbytère et dépendances (1643); M es Jean Deforges (1554), Pierre Guiton (1619) et Pierre Aubert (1659), prêtres et curés dudit Doucelles; Jean Rouget, pour le lieu et bordage de La Petite-Godonne, à Nouans; M e Pierre Godet, prêtre, curé dudit Nouans (1678); Jean Richard, pour le lieu et bordage de La Turelière, même paroisse; M e René Houdayer, prêtre, curé de René (1659); Jean Le Pannetier, sieur de Préaux, mari de Charlotte Ropiquet, demeurant à Courgains; M es Pierre Roussey (1539) et François Pignot (1643), prêtres, curés de Saosnes; Jacques de La Frontinière, écuyer, sieur de La Cour-de-Saosnes, pour son domaine, etc. H (Liasse.) 32 pièces, parchemin; 25 pièces papier Seigneurie de Maignenne. Lieu et métairie des Pâtis, en Saint-Calez-en-Saosnois: Baux en 1555 et 1623, ce dernier pour un loyer annuel de 210 livres tournois. Dîmerie dudit Saint-Calez: bail pour 50 livres, en Pré de Maignenne, à Congé-sur-Orne: Baillée à toujours faite par lesdits religieux à messire Pierre de Thouars, chevalier, seigneur dudit lieu, en considération de ce que «durant les troubles naguères estans en ce royaulme, signamment en ce pays du Maine, mesme ès années mil V e soixante-deux et soixante-trois, et pendant que ceste ville du Mans fut tenue et occupée en forme de hostilité par aulcuns que l'on disoit estre de la nouvelle religion, ledit sieur de Thouars recent en garde desdits de Saint-Vincent plusieurs ornemens et joyaulx de leur église, comme chappes, chazubles, linges, reliquaires et aultres joyaulx, à son chasteau seigneurial de Thouars, quels ornements et joyaulx ont, par ce moien, esté conservez et renduz par le sieur de Thouars; et que, sans l'aide et protection dudit sieur de Thouars, lesdits ornemens et joyaulx eussent pu estre vollez et pillez, ainsi qu'il est advenu en auleunes églises de ceste ville du Mans, et aultres de ce royaulme; et des bienfaits, support, aide et subvention faietz par ledit sieur de Thouars ausditz abbé, religieux et couvent pendant lesdits troubles.» (1564.) Lieu de Maleffre, à Congé-sur-Orne: bail. Métairies de La Brosse, de La Fourmentinière, du Breil, de La Goupillère, des Grand et Petit Vivier, à Courgains: baux et autres titres de propriété. Lieux de Toucherleaume, de La Butte, de Louzier, du Petit-Moulay et métairie de Maignenne, à Dangeul: baillée du lieu de La Butte, consentie par les religieux à honorable homme Guillaume Doguet, «chevaulcheur ordinaire en le service du Roy.» (1571.) Autres baux et actes divers. Plan de diverses terres détachées, situées à Dangeul et Courgains. H (Liasse.) 38 pièces, parchemin; 51 pièces, papier Seigneurie de Maignenne. Trois quartiers de vigne, à Dangeul: baillée à toujours faite par les religieux à M e Guillaume Belin, prêtre, curé d'assé-le-boisne (1532). Dîmes de la paroisse de Saint-Martin de Danguel: sentence arbitrale rendue par M es Jacques Vasse, sieur de Courtoeuvre, et Louis Jousseaulme, avocats au Mans, entre les religieux de Saint-Vincent et Cabriel Marye, sieur de Courtimont, ci-devant fermier de la terre et seigneurie de Maignenne (1646). Transaction entre lesdits religieux et M e Nicolas Tiercelin, écolier en l'université de Paris, curé de Saint-Martin de Dangeul, au sujet des dîmes et novales de ladite paroisse (1672). Pièces relatives à un journal de terre en la plaine de La Louvannerie et au Champ-des-Arcis, à Dangeul. Lieu des Parcs et terres des Angevinières, métairies de Gammont et de Taillepied, aussi à Dangeul: baux de ces divers biens à différentes époques. Plan des lieux des Haumes, de La Vaujonnerie et de Taillepied. Métairie de Laubraye, à Dissé-sous-Ballon, lieux de L'Aître-Blanche et de La Richerie, à Doucelles: baux et autres titres de propriété. Autres documents concernant le lieu de La Poupetrie, à Doucelles; la terre des Deux-Amants, la métairie de Piaseau et le lieu de La Malvallerie, à Lucé-sous-Ballon; la métairie de Gué-Chaussée, aux Mées; trois hommées de pré sur la rivière de Meurcé; la terre de Mézières-sous-Ballon, la dîme en dépendant et le lieu de La Tremblais. H (Liasse.) 20 pièces, parchemin; 46 pièces, papier Seigneurie de Maignenne. Bordage de La Ferme, lieux des Voisins et de La Turelière, terre de Heulou et lieu de La Corbinière, à Nouans: baux, aveux et déclarations, pièces de procédure, visites et montrées et autres titres de propriété concernant chacun de ces divers biens. Lieu des Ponts-de-Ballon, à Saint-Ouen-sous- Ballon: Règlement de compte entre les religieux de ladite abbaye et frère Guillaume Viel, prêtre, ancien religieux de Saint-Vincent, administrateur de la terre et seigneurie de Maignenne (1664). Baux dudit lieu. Lieu de La Fournière, à Pizieux: bail consenti par révérend père dom Jean-François Maraut, abbé, et les prieur et religieux de Saint-Vincent, pour 150 livres de loyer annuel (1732). Pièces de procédure, accompagnées de plans, et transactions relatives à un droit de passage pour l'exploitation des prés de Mayenne, situés sur le rivière d'orne, près le bourg de Ponthouin. H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 63 pièces, papier Seigneurie de Maignenne. Procédure avec les seigneurs de René au sujet de la mouvance féodale d'une maison et jardin situés au bourg de René. Y sont cités comme seigneurs de ladite paroisse: demoiselle Bertranne Des Aubus (1554), messire François Levasseur, chevalier (1603); François Du Bourgchemin, écuyer, mort vers 1673, laissant une veuve, Madeleine Guitton, et une fille, Madeleine Du Bourgchemin, veuve de Laurent Du Lau, écuyer, sieur du Breuil. Baillée à vie faite par lesdits religieux à M e Jacques Hamelin, chanoine du Mans, aumônier et secrétaire du Roi, de diverses pièces de terre situées au bourg dudit René, pour une rente annuelle de 7 livres 10 sous, et 12 deniers de cens (1531). Reconnaissance de ladite rente donnée par Guillemine Hamelin, veuve de François

56 Ermenault (1565). Métairie de Valencières, à René: baux et autres actes. Dîmerie et domaine de René: bail pour 1,000 livres de fermage annuel, en 1745, consenti au sieur Jean-François Girard, notaire royal audit René. Métairie et dîmerie de Saosnes: Transaction et accord entre les religieux de Saint-Vincent et ceux de Perseigne au sujet des dîmes des métairies de Blanchelande et du Chartier (1530). Papier terrier, censif et déclaratif, de la terre et métairie de Saosnes, par chaque pièce en détail, son nom, consistance et confrontation, ensemble du droit de dîme, fins et limites de la paroisse de Saosnes, et à quelle quotité il est d'usage de les lever, fourni auxdits religieux par Pierre Chevalier, fermier desdites terre et dîme (1775). Renseignements topographiques très-nombreux. Écrou pour la tenue des assises de Maignenne (1691). Exhibent: François Charbonnier, pour certains héritages sis au lieu de La Louvannerie; M e Chassevent, curé de Notre-Dame-des-Champs, pour le lieu du Petit-Parc, en Dangeul; messire François de Pierrefitte, chevalier, seigneur des Cours, père et tuteur naturel de Charles de Pierrefitte, son fils mineur, légataire universel de feu messire Charles de Pierrefitte, seigneur d'angoville, à cause des lieux et métairies du Chapitre et du Grand-Poirier, acquis par ledit sieur d'angoville de Robert Cayet, écuyer, sieur de Mesnilfleury; René Belocier, écuyer, sieur de Mauny, fils et unique héritier de feu Paul Belocier, écuyer, sieur de Mauny, et de dame Marie Lair; Mathieu Grison, ci-devant curé de Dangeul et de Savigné; le marquis de Vassé, seigneur de Dangeul, à raison de l'acquêt fait par lui de la terre et seigneurie de Dangeul; Pierre Le Fèvre, sieur de La Rouche et Vaugermain; M. Jacques Le Vayer, écuyer, lieutenant général au Mans, mari de dame Marie Sevin, pour raison du domaine, fief et seigneurie de Boivent, à Congé-sur-Orne; M. de Fortias, maître des Requêtes et seigneur de Nouans, etc. H (Registre.) In-4, 280 feuillets, papier «Les marchez et baillées à certain temps, faictes par les célériers de l'abbaye de Saint-Vincent-lez-le- Mans, de la terre et seigneurie de Maignennes deppendant de ladite abbaye, située au dyocèse du Mans et au doyenné de Beaumont, et des choses deppendantes d'icelle.» Baillées: de la métairie de Neuffontaines faite par révérend père Jehan Des Bans, abbé de Saint-Vincent, à Gervais Bodin et Adam Ferrand, à moitié de tous fruits (1523); des métairies de Touchalleaume, de Taillepied, de La Fourmentinière, de Maignennes, du bordage de Laubraye, du moulin de Neuffontaines, en la paroisse de Thoiré (Toyré). Inventaire et appréciation des meules, roues, rouet et autres ustensiles dudit moulin. Autre inventaire et appréciation du bétail des lieux de Gaumont et de Louvannerie: 2 boeufs sous poil rouge, estimés à 16 livres; 2 vaches, dont une pleine, avec une génisse d'un an, le tout estimé 10 livres; une jument avec un poulain d'un an, 4 livres; un poulain de 3 ans, 6 livres; 4 brebis et 4 agneaux, 3 livres 14 sous; une truie et 4 petits cochons, 50 sous; etc. Autres baux. Tables. H (Registre.) In-4, 125 feuillets, papier Seigneurie de Neuffontaines. «Remembrances des assizes de la terre, fief et seigneurie de Neuffontaines, tenues en la maison seigneurial dudict lieu par nous Michel Vasse, licentié ès droits, lieutenant de M. le Bailly.» (1575.) Comparaissent: Edin Jousset, fermier de ladite seigneurie, pour 8 sillons de terre situés à La Fosse- Potier, paroisse de Thoiré; Gervais Hupier, fils et héritier de feu Guyon Hupier, des Mées; M e Pierre Brière, prêtre, prieur-curé de Thoiré (1590). André de Biars, écuyer, sieur du Plessis-Revel et de Montregnier; Guillaume Hodebourg, pour un lopin de terre sis au Val-au-Cerf; M e Étienne Royer, notaire royal au faubourg de Montsort, en la ville d'alençon; René de Portebize, écuyer, sieur du Brosset, pour le lieu et métairie du Pressoir, à Ancinnes, contenant 40 journaux de terre et 12 hommées de pré, par lui acquis de Nicolas Métayer, écuyer, pour le prix de 620 écus (1593); Guillaume Blessebois, sieur du Ronceray, d'alençon; M e Jean Thuaudet, prêtre, vicaire de Louvigné; demoiselle Claude de Boisnay, veuve de feu André de Biars, écuyer, sieur du Plessis (1608); noble Denis Boivin, élu au Mans; dame Jeanne de Tournemine, veuve de messire de Saint-Denis, chevalier; Pierre Provost, notaire royal à Ancinnes; M e Mathurin Brière, prêtre, curé de Thoiré (1646); Jacques Cayet, sieur de La Sérizais demeurant à Louvigny; etc. H (Registre.) In-f, 62 feuillets, papier. XVII e siècle. Écrou du fief et seigneurie de Neuffontaines. Vassaux et sujets: Nicolas Toutemps, de Saint- Rigomer-des-Bois; Charles Legendre, sacristain de René; Pierre Monguillon, cordonnier à Thoiré; René Troussard, sieur de La Rousselière, pour divers fonds de terre; M. Du Val, sieur du Coudray, conseiller du Roi au siège présidial d'alençon; Louis Lemée, demeurant à La Maisonneuve, en Louvigny; M e Nicolas Poquelin, prêtre, chanoine de l'église du Mans; Nicolas Ricordeau, demeurant au lieu d'ancinnette, paroisse de Louvigny; Thomas Clément, sieur de La Butte, de la paroisse de Neufchâtel; messire René Du Hardas, chevalier, sieur de Courtiolles, à cause de 5 journaux de terre au tertre Monguillon; M e Jean Gauvain, avocat à Beaumont, Thomas Bouvet, écuyer, seigneur de Louvigny, etc. Table. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 15 pièces, papier Fief de Saint-Pavace. Pré Veau et pré d'asnières, à Saint-Pavace: Accord entre lesdits religieux et M e Louis Dagues, élu de Sablé et bourgeois du Mans, au sujet d'un droit de passage pour l'exploitation de ces deux prés dont jouissait naguères, à titre viager, feu M e Martin Funet, chanoine du Mans (1556). Lieu du Petit-Breil et pré Guillon, audit Saint-Pavace: Titres de propriété. Transaction entre les religieux de Saint-Vincent et Jean Le Breton, sieur du Vivier, pour un droit de passage sur le pré Guillon (1606). Sentence du lieutenant particulier en la Sénéchaussée du Maine, Pompée de Vignolles, portant que le propriétaire de chaque hommée de pré, en la prée de Saint-Pavace, ne pourra mettre que 2 chevaux ou boeufs ou vaches pour herbager, à peine de 40 sous d'amende, à

57 commencer du jour de l'angevine jusqu'au 1 er mars de chaque année (1607). M e Pierre Le Moyne, prêtre, curé de Saint- Pavace. Règlement des eaux de la Sarthe entre le Moulin-aux-Moines et le moulin Daumet, établi de concert par lesdits religieux et noble Pierre Le Vayer, sieur de La Chevalerie, élu en l'élection du Maine, propriétaire du second moulin (1619). Lieu de Châteaux, à Neuville-sur-Sarthe: Adjudication par décret dudit lieu, saisi avec d'autres biens sur feu Julien de Vezins, à la requête de noble Jacques de Saint-Remy, faute de payement d'une somme de 500 écus (1592). Sentence de la Prévôté royale du Mans qui confirme au seigneur de Saint-Pavace, Jehan Le Vayer, la mouvance féodale d'une maison située en la rue de la Tannerie, au Mans, contrairement aux prétentions de noble Séraphin Du Tillet, abbé de Beaulieu et seigneur du fief d'averton (1592). Autres pièces de procédure concernant la même mouvance féodale. Maison sise au Mans, rue Bourgeoise: Acte de vente par Marguerite Regnault, veuve de Jacques Barreau, marchand cirier au Mans, à messire François de Gontaut, chevalier, seigneur de Bouron, conseiller et maître d'hôtel du Roi, gentilhomme ordinaire de la Chambre, capitaine des gardes du corps de la défunte Reine mère, et dame Renée Le Boucher, son épouse (1672). H (Liasse.) 73 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Fief de Saint-Pavace. Déclarations d'héritages rendus aux seigneurs dudit fief, savoir: Jehan de Vezins, prêtre, par Jeanne, veuve de Louis Gasteau, pour une maison et jardin, sis à Saint-Nicolas du Mans (1509); à noble Gilles Le Fèvre, seigneur de La Rochère, d'averton et de Saint-Pavace, par Jehan Le Moyne (1516); à Julien Le Vayer par Émery Lamoureux, pour une maison située au-dessus de la Vieille-Porte et près les Halles, au Mans (1525); au même, par Jacques Seigneur, prêtre, pour une maison, étable et jardin sis à Rouillon (1528); à André Godart, bourgeois du Mans, par Nicolas Dutertre, prêtre, curé de Coulaines, pour un pré dépendant de sa cure (1529); à Julien Le Vayer, marchand, déjà cité, par Pierre de Vauguyon, procureur de la fabrique de Saint-Benoît du Mans (1529); au même, par Melchior Galle, maître et administrateur de l'hôtel-dieu de Coulaines (1533); au même par Alexandre Bernard, apothicaire au Mans (1540); à Jehan Le Vayer par Radegonde Richer, veuve de feu Macé Nouet (1579); au même par Étienne Roboam, mari de Françoise Bellanger, pour le pré Joubert, en Saint-Pavace (1593): à Jehan Mesnage, par Guillaume Quentin, prêtre, sacristain de l'église Saint-Nicolas du Mans (1613); à André Godart susnommé, par Hélène Leprou (1628): au même par Simon Richer, sieur de La Blanchardière, conseiller du Roi et élu en l'élection du Mans (1629); à Louis Godart, bourgeois du Mans, par René Macé, sieur du Plessis, pour la maison oû il demeure, en la paroisse de Saint-Hilaire du Mans (1649); aux religieux de Saint-Vincent devenus seigneurs dudit fief, par René Malois, boulanger au Mans (1660), etc. H (Cahier.) In-f, 80 feuillets, papier Fief de Saint-Pavace. Remembrances des plaids et assises tenus en 1592 dans la maison de Julien Chardon appartenant au curé de Saint-Pierre-de-la-Cour, et en la maison des Frères Prêcheurs, situées en la rue Saint- Vincent, près la motte Mont-Barbet, par Jacques Savary, licencié ès droits, bailli; en 1699, en la maison des prêtres, chapelains et clercs de Saint-Michel sise proche Saint-Vincent, vis-à-vis les pressoirs de ladite abbaye, par Michel Boussard, licencié ès droits, bailli de la temporalité de l'abbaye de Saint-Vincent; en 1730, en la maison seigneuriale, au bourg de Saint-Pavace, par M e François Duval, avocat en Parlement, ancien avocat au Présidial du Mans, bailli de ladite temporalité. Comparaissent: M e Marin Gouin, prêtre, curé de Saint-Vincent (1592); M e Jehan Hibon, maître et administrateur des Ardents; Jacques Thomas, sieur de La Massière, élu du Maine; M e Jehan Taron, conseiller-magistrat au Mans, sieur de La Roche; Roland Maan, écuyer, prévôt provincial du Maine (1592); M e Jean Aubert, prêtre, curé de Saint-Pierre-de-la-Cour (1692); M e François Le Peltier, chanoine et scolastique en l'église du Mans; M e François Malloyer, prêtre, curé de Congé-des-Guérets (1692); M e Antoine Pillon, prêtre, chanoine trésorier de la chapelle royale du Gué-de-Maulny (1730), etc. H (Registre.) Petit in-f, 122 feuillets, papier Fief de Saint-Pavace. «Remembrances et registres des actes, contractz, exploictz et obéissances du fief et seigneurie de Saint-Pavace, appartenant à Jehan Le Vayer, licencié ès loix, mary de Catarine Lalleton, bourgeois du Mans, ledict filz et unique héritier de deffunctz Jehan Le Vayer, vivant docteur ès droictz et de Thienotte Savary; les pleds dudict Saint-Pavace tenuz en la grange dudit lieu par nous Jacques Doysseau, licencié ès droits, bailly.» Comparaissent: M e Louis Deschamps prêtre; M e Guy Forien, prêtre, syndic des chapelains et clercs de Saint-Pierrede-la-Cour du Mans; M e René de Rousty, prêtre, maître et administrateur de la Maison-Dieu de Coëfort (1579); messire Jehan de La Ferrière, seigneur de Thexé (Tessé), chevalier de l'ordre du Roi, et la plupart des sujets et censitaires mentionnés en l'article précédent. H (Cahier.) In-f, 42 feuillets, papier Fief de Saint-Pavace. Remembrances des plaids et assises dudit fief dépendant de l'abbaye de Saint- Vincent, tenus en 1660 par Jacques Gaultier, sieur de La Brunsle, licencié ès droits, bailli de la temporalité de ladite abbaye. Y comparaissent: M e René Bodreau, docteur en médecine; M e Thomas Hubert, curé de Saint-Pierre-dela-Cour du Mans; M e Jean Bouju, sieur de La Haye, mari de Renée Didier, fille et héritière de feu M e François Dodier, en son vivant sieur de La Picaudière, conseiller du Roi au siége de la Prévôté de cette ville; M e Louis Pescherard, prêtre, chanoine prébendé en l'église du Mans; Jean Lambert, maître pintier; noble Nicolas Carré, sieur du Grand-Parc, conseiller du Roi au siége de la Prévôté royale du Mans; M. Antoine Desaulnais, avocat au Présidial et à la Sénéchaussée du Mans, pour sa maison rue de la Tannerie; etc. Défaillants: la veuve et héritiers de feu noble Michel Le Normand, sieur de La Mouchetière; noble M. Jacques Aubert, sieur des Roziers; les héritiers

58 de feu Jacques Le Divin, écuyer, lieutenant particulier au Présidial et Sénéchaussée du Mans; les enfants et héritiers de M e Paul Le Joyant, avocat; le sieur Le Brun, curé du Pré; Jeanne Buffet, veuve de Jacques Bourrée, sieur de Réveillon; les héritiers de feu M e Jean Jarriay, sieur de La Roche-du-Gault, avocat du Roi au Grenier à sel du Mans; les héritiers de feu M e Gabriel de Renusson, sieur de La Borde, avocat; noble François Métivier, conseiller du Roi, lieutenant criminel au siége de la Prévôté; dame Madeleine de Colbert, veuve de messire Louis Bruslart, vivant conseiller du Roi en ses conseils, seigneur de Brouassin et du Rancher; etc. Écrou des plaids et assises du même fief. Principaux sujets (1686): dame Anne Le Bourdais, veuve de M. Daniel Nepveu, prévôt provincial du Maine; M e Jacques Drouard, sieur de La Caillère; Jean-Baptiste de Mondragon, sieur de Hires, père et tuteur des enfants issus de lui et de demoiselle Le Normand, fille de noble Michel Le Normand, sieur de La Mouchetière, vivant conseiller du Roi, président au siége de Château-du-Loir; M. Dorat, prêtre, chanoine de l'église du Mans; Jacques Menard, sieur de La Fuye; etc. Tables. H (Registre.) Petit in-f, 64 feuillets, papier Fief de la Prévôté de ladite abbaye. «Déclaration des choses, tant en seigneurye et féage, subjects, cens, rentes et debvoirs que en domaine, que nous les religieux, abbé et couvent de l'abbaye Saint-Vincent lez la ville du Mans, vivant en commun sous la réformation, priviléges et statuts de la congrégation de Chezeau-Benoist, confessons tenir en nuesse de vous monseigneur Claude d'angennes, très-révérend évesque du Mans, au regard de vostredict évesché et de vos fiefs, seigneuryes et prévostés de vostre baronnye de Thouvoye et de Coulaines en deppendans.» Principaux biens déclarés: l'abbaye et tout ce qui est enclos entre les murailles d'alentour; le bordage de Banjan; une maison manable sise au haut de la rue et faubourg de Saint-Vincent, où autrefois pendait l'enseigne du Plat-d'Étain; le petit bordage de Crapault; le lieu et bordage d'écorchevilain; une maison manable située au bas des pains (pans) de Gorron; le lieu, domaine et métairie du Grand-Breil; le bordage du Petit-Breil; celui des Ruches; le droit de pêche en la rivière de Sarthe depuis l'endroit appelé Pierre Proculde (?) jusqu'au droit des jardins du lieu de La Touche appartenant à Michel Guillon, sieur de La Martinière; à Neuville-sur-Sarthe; le bordage de La Mantelière; celui de La Petite-Fosse; l'aistre et féage de Verdun, en Coulaines. A été vendu et distrait du domaine et temporel de l'abbaye, suivant les édits du Roi et indults de N.S.P. le Pape, avec retention d'obéissance et de cens ou devoirs en la féodalité de ladite abbaye: le lieu et bordage d'aillandes, anciennement appelé les Cheminées; les bois et taillis d'aillandes contenant 40 arpents, ou environ; le bordage appelé La Chapelle d'aillandes; ceux du Grand et du Petit-Athée, tous biens situés en Neuville-sur-Sarthe; la métairie de Boisgard, celle de La Boussardière et le bordage de La Chicotière, en Savigné-l'Évêque, ainsi que plusieurs autres biens. Suit l'énumération des sujets et censitaires. H (Registre.) Petit in-f, 75 feuillets, papier Fief de la Prévôté. Déclaration rendue par les abbé, religieux et couvent de ladite abbaye à Charles de Beaumanoir, évêque du Mans, au regard de sa baronnie de Thouvoie. Reproduction de la partie domaniale de la déclaration précédente. Principaux sujets et censitaires dudit fief de La Prévôté: M e Paul Aubert, conseiller du Roi au siége présidial du Mans, à cause du lieu de La Thibaudière; la Confrérie de N.-D. de Saint-Vincent; le maître et administrateur de la Maison-Dieu des Ardents du Mans; Guillaume Le Bourdais, apothicaire; M. Simon Le Vayer, fils et héritier de défunts... (sic) Le Vayer et de Marie de Bargé, sieur et dame de La Timonnière; le maître et administrateur de la Maison-Dieu de Coulaines; Marie Aubert, veuve de M e Simon de Baugé; Jacques Carron, sieur de Champrond, mari de Marie Guillon; etc. H (Registre.) Petit in-f, 93 feuillets, papier Fief de La Prévôté. Déclaration rendue par les abbé, religieux et couvent de ladite abbaye à Charles de Beaumanoir, évêque du Mans, au regard de la baronnie de Touvoie. Copie textuelle de l'article précédent et qui se termine ainsi: «Et d'autant que durant les troubles qui ont cy-devant esté en ce Royaume et pays du Maine, plusieurs de nos tiltres et enseignemens ont esté perduz, rompuz et bruslez, protestons...» H (Registre.) Petit in-f, 78 feuillets, papier Fief de La Prévôté. Déclaration rendue par les abbé, religieux et couvent de ladite abbaye, à messire Philibert-Emmanuel de Beaumanoir de Lavardin, conseiller du Roi en ses conseils d'état et privé, commandeur de ses ordres, évêque du Mans, au regard de la baronnie de Touvoie. Sujets et censitaires: M e Jacques Le Vayer, sieur de Laubrière; M e Guy Le Pannetier, prêtre, curé du Mesnil-le-Lude; M e Daniel Pichon, avocat; l'un des curés du Crucifix de l'église du Mans; les doyen, chanoines et chapitre de ladite église du Mans; M e Jean Riboullé, avocat; M e Antoine Dorion, aussi avocat; M e Claude Blondeau, avocat; Ambroise Hourdel, apothicaire; M e Jacques Bourrée, sieur des Noës-Maries, lieutenant au siége de la Prévôté royale du Mans; la confrérie de Saint- Ouen-sur-les-Fossés; etc. H (Registre.) Petit in-f, 70 feuillets, papier Fief de la Prévôté. Déclaration rendue par les abbé, religieux et couvent de ladite abbaye à messire Pierre Roger du Crévy, évêque du Mans, conseiller du Roi en tous ses conseils d'état et privé, au regard de la baronnie de Touvoie et du féage, aistre et appartenances de Verdun, en Coulaines. Principaux sujets et censitaires dudit fief de la Prévôté: Renée Roblot, veuve de M. Étienne Jardin, en son vivant président au siége de la Prévôté royale du Mans; Louise Langlois, épouse de M. Jacques Le Boucher, écuyer; l'hôpital général du Mans, à cause de la Maison-Dieu de Coulaines; M e Lambert, curé du Petit-St-Georges; les chanoines réguliers de l'abbaye de Beaulieu du Mans;

59 les enfants de M. François Mauny et de feue Madeleine Godard, fille de feu Louis Godard, vivant seigneur de Saint- Pavace, pour raison d'une partie du lieu de Laudinière, donnée, avec divers autres héritages, audit Godard par les religieux de Saint-Vincent, en échange de la seigneurie de Saint-Pavace; la veuve de Thibault Goussault, messagère du Mans à Paris; les héritiers de feu M e René Hardouineau, sieur de Boisneuf, bailli de Lucé, pour raison du fief et domaine de Boisneuf, sis à Saint-Vincent-du-Lorouer; M e Urbain Richardeau, prêtre, curé d'yvré-le-polin; M e Simon Guillon, conseiller et élu pour le Roi, au Siége présidial du Mans, au lieu de M e Claude Le Gras, sieur de Villette, conseiller et élu pour le Roi, au Mans; «S'ensuit le dénombrement et déclaration des métairies de La Chicotière, de La Boussardière et de La Guiette, situées paroisse de Parigné-l'Évesque, lesquelles avoient esté alliénées lors des alliénations ecclésiastiques, ès quelles nous sommes rentrés en conséquence des déclarations de Sa Majesté et arrest rendus en conformité, qui nous ont mis en possession et jouissance.» H (Liasse.) 64 pièces, parchemin; 23 pièces, papier Fief de la Prévôté. Déclarations rendues audit fief: d'une maison autrefois nommée Le Four-à-ban, rue Saint-Vincent, au Mans, par Jacques Lecoffre, maître chirurgien (1580); par François Dodier, avocat (1621); Jacques Gaultier, juge du marquisat de Lavardin (1673); Madeleine Levasseur, veuve de feu M e Julien Gaultier, avocat au Présidial et à la Sénéchaussée du Mans; de la maison de L'Étoile et de celle de La Roche-à-l'Abbé, situées rue Saint-Vincent, par divers détenteurs; de la maison de La Corne, aussi rue Saint-Vincent, par Gervais de La Barre, maître sculpteur et peintre (1614); par le même, tant en son nom que comme père et tuteur des enfants issus de lui et de feue Marie de Launay, sa femme (1638), et autres; d'un jardin et d'un pavillon, près la porte du Château, par Marc Picault, prêtre, curé de Neuville-sur-Sarthe (1552); des maisons de La Croix-Blanche, de L'Écu de France, de La Fuye, sises rue Saint-Vincent; d'une maison et d'un pavillon, près le presbytère dudit Saint- Vincent: et, enfin, d'une maison et jardin sis au haut du Tertre Saint-Vincent. H (Liasse.) 54 pièces, parchemin; 27 pièces, papier Fief de la Prévôté. Déclarations rendues audit fief pour des héritages situés en Saint-Vincent, savoir: du lieu de Crapaud, par Guillaume Chaignon, archidiacre de Laval et chanoine du Mans (1466); du lieu et bordage d'écorchevilain, par Marie Drugeon, fille et héritière de Noel Drugeon, marchand au Mans (1745); du lieu du Petit- Perdereau, par Michel Chaignon, prêtre (1480); du lieu du Grand-Perdereau, par Jean Felot, docteur en médecine (1573); Jean-Baptiste Quetin, prêtre, l'un des curés de la paroisse du Crucifix (1687); Jacques Champion, sieur de La Livaudière, gentilhomme servant, écuyer de feu M me la duchesse de Berry (1726); et Pierre-René Champion, sieur de La Livaudière, fils du précédent (1746); du champ de La Bussotière, faisant autrefois partie du lieu de Pontceaux; de plusieurs pièces de terre, au lieu de Villaret, au Mans; d'une maison, jardin, vigne et trois journaux de terre, près l'abbaye et le domaine de la cure de Saint-Vincent; d'une maison et jardin, près les murs de l'enclos de ladite abbaye; d'une petite maison et jardin d'un demi-journal, sur le chemin de Coulaines à Saint-Vincent; du lieu de L'Aîre-Boutin, et du pré du Portail situé devant le lieu de La Pointe, par les détenteurs successifs de ces biens et, notamment, par Pierre Cochery, marchand libraire au Mans (1543); dame Renée-Françoise de Vasselot, veuve de messire Antoine de Baigneux, chevalier, seigneur de Courcival (1726); François Hérisson, sieur d'auvours, receveur des tailles de la ville et Élection du Mans (1746); etc. H (Liasse.) 55 pièces, parchemin; 15 pièces, papier Fief de la Prévôté. Déclarations rendues audit fief: du lieu de La Pointe, par Christophe de Broc, mari de Marguerite Taboué, héritier de défunt René de Broc, fourrier du Roi, son père, et de Roberde de Guybert, sa mère (1575); par Yves de Broc, marchand, demeurant audit lieu de La Pointe (1621); par M e Jean Le Bourgeois, prêtre, docteur en théologie, curé de Saint-Germain du Mans (1701); par M e Charles Lambert, prêtre, curé de Saint- Georges-du-Plain (1726); par M e François-Ovide Berault, prêtre, docteur en droit, curé de Coulaines (1745); du lieu du Verger, d'un demi-journal de terre près le lieu de l'aître; de divers quartiers de vigne au clos de Banjan, du Grand-Banjan et du Petit-Banjan, tous biens situés à Saint-Vincent du Mans, par Jacques des Chapelles, prieur de Chantenay et des Étrichés, titulaire de la chapelle Saint-Jean-de-la-Disserie, demeurant ordinairement au château des Chapelles, en la paroisse dudit lieu (1686), et autres détenteurs desdits héritages; des lieux de La Chaintre et de Champ-Marin, à Saint-Pavace; du lieu, domaine, fief et seigneurie de La Coustière, à Saint-Vincent-du-Lorouer, par Marie-Anne-Hardouineau (1745); et par René Legeay, marchand au bourg dudit Saint-Vincent (1752). H (Registre.) Petit in-f, 78 feuillets, papier Fief de la Prévôté. Remembrances des plaids et assises. Comparaissent: M e Pierre Bougler, un des chapelains de la chapelle Saint-Jacques, demeurant en l'église du Mans; M e Julien Racois, curé de Coulaines, pour raison de sadite cure; dame Catherine-Thérèse Taffu, veuve de René Blondeau, sieur des Ardrillers, chevalier de l'ordre de Saint-Lazare; Jacques Amellon, officier chez le Roi; François Mauger, employé dans les affaires de Sa Majesté; Julien Du Bois Des Cours, sieur de Saint-Côme, mari de dame Madeleine Brochetel, fille et unique héritière de feu Charles Brochetel, capitaine des gardes de M gr le maréchal de Tessé; les prêtres de l'oratoire du Collége et Séminaire du Mans, par M e Nicolas de Boissière, frère de ladite maison; M e Louis Poirier, curé de la paroisse du Crucifix; Ambroise Izambart, marchand libraire au Mans; M e Charles Le Vasseur, docteur en médecine, procureur de M e Arnould Le Vasseur, son fils, prêtre de l'oratoire; M e Simon Le Rouge, prêtre, curé de Sainte-Sabine et titulaire de la chapelle Saint-Jacques, desservie en l'église du Mans; Louise Trouillet, épouse de François Herbert de La Furetrie; révérend père Pierre Menard, prieur de l'abbaye de Beaulieu; M e Michel Blot,

60 prêtre, curé de Saint-Jean-d'Assé, chapelain de la chapelle matutinale de N.-D. du Chevet, en l'église du Mans; M e René Tierce, curé de Saint-Pavace; Michel Hervé, huissier de la Connétablie de France; M. Étienne-Ambroise Jardin, conseiller du Roi, président au siége de la Prévôté royale du Mans; dame Anne-Louise Langlois, épouse de Nicolas-Jacques Boucher, écuyer, conseiller du Roi, receveur des Tailles, pour raison de la métairie de Chêne-de- Coeur, acquise de Claude Maudet, écuyer, sieur de Noyau, et de dame Anne Richer de Monthéard, son épouse; etc. Table. H (Registre.) Petit in-f, 94 feuillets, papier Fief de la Prévôté. Remembrances des plaids et assises. Exhibent: Charles-Julien Loyson, greffier des présentations au siége présidial et sénéchaussée du Mans; Honorable Noël Drugeon, marchand tanneur; M e Urbain Richardeau, grand chapelain de l'église royale et collégiale de Saint-Pierre-de-la-Cour; M e Urbain Duluard, prêtre, curé de Saint-Vincent du Mans; Anne Testu de Beauregard, épouse d'honorable Guillaume Cabaret, sieur des Perrières; M e Charles Lambert, sieur de La Vennerie, curé de Saint-Georges-du-Plain, titulaire de la prestimonie Pillet, desservie en l'église Saint-Vincent du Mans; Mathurin Cureau, marchand en oeuvre blanche; M e Pierre- Philippe Goudet, prêtre, maître ès arts de la Faculté de théologie d'angers; Jacques Champion, sieur de La Livaudière; M e Charles Cureau, notaire royal; François-Bertrand Seru, sieur de Châteaux; M e René Dorion, conseiller du Roi, receveur en titre des traites foraines et des domaines de la ville de Laval; Marie-Renée Le Prince, veuve de M e Jacques Pellois, licenciés ès lois; Pierre Jeudon, écuyer, fils de Denis Jeudon, aussi écuyer, seigneur de Segrais; M e Jacques Bougard, avocat au Parlement et à la Sénéchaussée et siége présidial du Mans; Françoise Lambert, veuve de Charles Le Masson, sieur de La Corbière, écuyer, officier de S. A. R. Madame, etc. Table. H (Cahier.) Petit in-f, 44 feuillets, papier Fief de Vernelles, ou Vesnelles, à Parigné-l'Évêque. Déclarations de ladite seigneurie rendues par les religieux de Saint-Vincent au Roi, à cause de son comté du Maine. Composition de ce fief: le bordage de Vernelles, contenant 12 journaux de terre labourable, une demi-hommée de pré et 8 hommées de vigne, avec la maison manable, étables, et l'étang dudit lieu; 10 hommées de vigne, au clos de Longisière; le bordage des Courtilleries; les lieux des Cheminées; des Commeries; le bordage de Touchegast; une pièce de terre de 4 journaux, nommée Les Cormiers, située près le lieu de La Papinière, et diverses autres terres volantes; droit de justice moyenne et basse, même de prendre les malfaiteurs au-dedans de ladite terre, soit homme ou femme, forain ou sujet, pour quelque cas que ce soit, criminel ou civil; faire faire les procès par les officiers de la seigneurie jusqu'à sentence définitive inclusivement, et, ensuite, rendre le condamné devant la porte de ladite abbaye aux officiers royaux qui sont tenus de le venir ou envoyer quérir quand il en sont dûment requis, pour mettre le jugement à exécution selon le cas; droit de garenne défensable, sans que nul puisse chasser sans le congé et licence des religieux, etc. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Fief de Vernelles. Rentes en blés dues à la graineterie de ladite abbaye sur les baillées de l'aître de Vernelles, des Courtilleries, des Cheminées, de Champmaison et autres. Transactions entre les religieux et les détenteurs desdits biens au sujet du payement d'arrérages de ces rentes. H (Cahier.) Petit in-f, 87 feuillets, papier Fief de Vernelles. Écrous, amendes et remembrances des plaids et assises. Comparaissent: Marie Le Geay, veuve de Pierre Fournier; Michel Binet; Étienne Péan, mari d'anne Lebatteux; René Paulmier, de la paroisse de Ruaudin; M. de Courtoux, chevalier, baron de La Chartre, pour rendre par déclaration le pré Brault, qu'il possède en la mouvance de cette seigneurie; Jacques Jarry, demeurant au lieu du Mottay; Charles Lambert, sergent à Teloché, etc. H (Cahier.) Petit in-f, 98 feuillets, papier Fief de Vernelles. «Remembrance des plaids et assises du fief et seigneurie de Vernelles, dépendant de l'office des cottes de l'abbaye de Saint-Vincent du Mans, tenus en la maison seigneuriale de La Minerie, paroisse de Parigné-l'Évêque, à la requête de M e Jacques Letessier, procureur fiscal, par nous Claude-Nicolas Bainville, licentié ès loix, bailli de ladite seigneurie.» (1745.) Comparaissent: Mathurin Terpereau, bordager, pour une maison nommée Le Lieu-de-la-Queue-de-l'Étang; Denis Simon, marchand à Changé; Françoise Ferré, veuve du sieur Antoine Guet, de Changé, pour un petit champ proche la Croix de Bourdigné; Louis-François Fresneau, notaire royal et procureur fiscal du marquisat de La Chartre, au nom et comme procureur de dame Catherine de Courtoux, veuve de messire Anne-Nicolas-Robert de Courtoux, chevalier, marquis de La Chartre, conseiller du Roi, intendant des turcies et levées de France; Charles Picouleau, marchand à Changé; Mathurin Rouillard, laboureur; M e Jean Picot, notaire royal audit Parigné; M e Mathurin Dalibourg, notaire royal à Changé; etc. Table. H (Cahier.) Petit in-f, 38 feuillets, papier. XVII e siècle. Fief de Vernelles. Inventaire des titres de ladite seigneurie. Ces titres se trouvaient répartis en quinze liasses, et chacun d'eux est sommairement analysé. Les plus anciens sont: un acte d'acquisition par Gilles de l'eschasserie, de certaines choses sises au fief de Vernelles (1263); un acquêt fait par Pierre de Vernelles, d'une rente de 11 deniers (1300); une baillée perpétuelle faite par les religieux de Saint-Vincent à Macé Chanson, de deux journaux et demi de terre (1381); un acquêt fait par Gilles de Vernelles de 15 deniers de rente, sur l'aître et appartenances de Geoffroy de Vernelles (1316); autre acquêt par le même Gilles de Vernelles, d'une rente de 20 deniers sur les choses de Robin de Vernelles (1316); acquêt fait par lesdits religieux, de 15 sous de rente, de

61 Guillaume de La Coulte (?), à prendre sur l'hébergement de La Jouserie (Jousserie), situé en la paroisse de La Bazoge, au fief du seigneur des Noyers (1332); etc. Table. H (Liasse.) 52 pièces, parchemin Fief de Vernelles. Déclarations d'héritages rendues aux religieux de Saint-Vincent, seigneurs dudit fief, par: Michel Le Villain, Ambroise Pousse, demeurant à Challes (1514); Jehan Berruyer; Jehan Lussault; Jamet Tremyon, pour deux hommées de vigne, au clos du Pressoir; Guillaume Thoury, pour ce qu'il tient au clos de La Longisière; Michel Ragot; Jehan Frogier; André Beucher (1516); Marquet Pastoureau, pour trois hommées de vigne, au clos de La Lande; Guillaume Besnart et Jehan Beaucousin, pour quatre quartiers de vigne, au clos des Groys; André Mouchez, pour une journée et demie de vigne, au clos du Genetay; etc. H (Liasse.) 49 pièces, parchemin Fief de Vernelles. Déclarations d'héritages faites audit fief par: Catherine Doreau, veuve de feu Guyon Hugier; Étienne Jouseau, à cause de Guillemine Besnard, sa femme, pour une vigne, au clos des Grouas, paroisse de Parigné; Jacques Cormier, pour une portion de vigne, au même clos; Mathurin Couasnard, pour une autre portion de vigne, au clos de Languisière (Longisière); Jehanne Bruneau, veuve de feu André Jeudon; Jehan Lambert; Michel Brebion; etc. H (Liasse.) 48 pièces, parchemin Fief de Vernelles. Déclarations d'héritages rendues par: Mathurin Maupoil, de la paroisse de Challes; Mathieu Plessis, laboureur; Gervais Le Batteux, pour une maison et divers autres biens; Robert Le Batteux, pour une planche de vigne, au clos du Genetay, paroisse de Changé; Michel Maignen; Mathurin Coisnard, pour le bordage de Touchegast, en Changé; Front Gauthier; Guillaume Gorget, pour une hommée de vigne, au clos de Puisselle, paroisse de Changé; Jehan Bouju; etc. H (Liasse.) 29 pièces, papier Fief de Vernelles. Déclarations d'héritages rendues par: René Froger, pour une maison sise au bourg de Parigné, et divers fonds de terre; Noëlle Guyet, veuve de Michel Le Batteux, pour une maison à cheminée nouvellement construite au lieu de La Bidauderie, à la place d'une chambre où il y avait un chauffe-pied, laquelle a été démolie; Jacques Le Barbier, pour une pièce de terre nommée Le Champ-de-la-Ville; François Picouleau, pour une pièce de terre contenant trois journaux, appelée Le Champ-Cresnard et située au lieu de Touchegast; Noël Grassin, vigneron à Changé, pour une maison et dépendances appelée Les Maisons-Neuves; René Froger, de Saint- Mars-la-Brière, pour une portion de terre située au Petit-Clos de Vernelles; Médard Gaupuceau, de Parignél'Évêque, etc. H (Registre.) In-4, 118 feuillets, papier Fief de Vernelles. «Comptes de la recepte ordinaire des cens, rentes et autres debvoirs deubz à cause et par raison de la seigneurie de Vernelles deppendant de l'office des cottes de l'abbaye de M gr Saint-Vincent, faite par moy Jehan Chéron, prebstre, recepveur pour révérend Père en Dieu et Seigneur, M gr Jehan, humble abbé de ladite abbaye...» Reçu: de la veuve et héritiers feu Jacques Savary, pour certaines vignes sises au clos des Groys, 15 deniers de cens; des héritiers de feu Pierre Chevalier, pour un journal de terre, au même clos des Groys, 13 deniers; les héritiers de feu Michel Ragot, pour trois hommées de vigne, au clos de Puiz-Selle (Puisselle), 2 deniers; de la veuve de feu Antoine Bichon, pour deux hommées de vigne dépendant du lieu de L'Hommeau, 4 deniers; des héritiers de feu Jehan Couasnard, pour le bordage de La Papinière, 5 deniers; de Noël Rocquain, pour le lieu où il demeure, sis près l'étang de Vernelles, avec 15 journaux de terre ou environ, 5 sous 1 denier; de noble homme Blanc Deshayes, au lieu de feu Louis de La Chasserie, écuyer, à cause de sa femme, pour une vigne, au clos de Rougebec, 2 deniers; des détenteurs du bien et appartenances de Bourdigné, 20 deniers; de noble homme Jehan de La Chasserie, l'un des héritiers de feu Jehan de La Chasserie, en son vivant seigneur de Bérault, pour 8 hommées de vigne sises près le clos appelé Champmaison, 8 sous. Recette des blés dus au terme de l'angevine. Reçu: d'andré Jeudon et autres détenteurs du lieu de Touchegast, 66 boisseaux de seigle; des détenteurs du lieu de La Papinière, 12 boisseaux de seigle; de Guillaume Thoury et autres, pour le bordage de La Courtillerie, 32 boisseaux de seigle; de Thomas Morice, pour une pièce de terre labourable contenant 4 journaux ou environ, appelée Les Cormiers, située près ledit lieu de La Papinière, près Changé, 12 boisseaux de seigle; etc. Recette extraordinaire: de Jehan Paitreau, 7 sous 6 deniers pour les ventes d'un contrat d'acquêt de certaines vignes, au clos de Vernelles, moyennant le prix de 7 livres 10 sous; de Guillaume Thoury, 2 sous 6 derniers pour les ventes d'un contrat d'acquêt d'une demi-hommée de vigne pour la somme de 48 sous tournois; etc. Dépense ordinaire: payé pour deux années de gages du bailli de ladite seigneurie, qui a tenu la juridiction une fois chaque année, 60 sous tournois; au sergent, 20 sous, pour la même cause; pour 14 journées d'ouvriers employées à fossoyer les plesses et garennes de la seigneurie, 28 sous; etc. H (Registre.) In-4, 20 feuillets, papier Prieuré conventuel de N.-D. de Tuffé. Notabilia hujus monasterii, ou Recueil de notes rédigées par les prieurs claustraux. Concordat fait avec les religieux anciens résidant audit prieuré qui l'ont quitté et exponsé aux Pères de la congrégation de Saint-Maur pour y établir une communauté de religieux de ladite congrégation (1646). Translation des reliques de saint Gaud, données par le prieur du Mont-Saint-Michel, et de Saint-Domnole, données par l'abbé de Saint-Vincent (1666). Frère Michel Canast, prieur. Dom Charles Hérisse est nommé prieur claustral par le chapitre général (1678). Reconstruction du bâtiment des lieux réguliers du monastère commencée en 1685, dom

62 Georges Terriau étant prieur claustral. Description de ce bâtiment, provenance des pierres et autres matériaux employés, noms des entrepreneurs, des sculpteurs et de l'architecte. Ensemencement en gland du bois de Lalleu, près La Chesnebaudière, et de celui de La Gasserie (1690). De 1690 à 1696, dom Thomas Jouneaux étant prieur claustral, on a pavé les cours, refait à neuf la grande porte, établi la terrasse du jardin, fait creuser le canal revêtu de pierres qui est entre le jardin et le chemin de l'abreuvoir, fait faire une horloge, ainsi que le dôme où elle est placée. Dom Joseph Gouyn (1699), et dom Étienne Des Champs (1709), prieurs claustraux. «Le 5 e d'avril 1710, il fut dressé un gibet de bois en forme de triangle, au carrefour près la Croix-au-Duc, près le grand chemin par où l'on va à La Ferté, sur le fief de M. de Turbilly, dépendant de La Garenne, en cette paroisse. Mais il faut bien observer que ce gibet fut dressé par ordre du Présidial et du juge-provost du Mans pour y attacher deux criminels nommés Barré et Galmard, qui furent condamnez par la chambre du conseil du Présidial, où étoit le juge-provost, et furent exécutez à Montfort et mis audit gibet pour servir d'exemple à cause qu'ils avoient commis leurs crimes aux environs de Tuffé, comme à Prévelles, Saint-Denis et ailleurs. Ainsy, cedit gibet élevé ne peut favoriser les fiefs dudit sieur de Turbilly, qui n'a point de haute justice dans cette paroisse, ni droit d'y avoir gibet. Il n'y a que la baronnie du prieuré de Tuffé qui ait droit d'avoir haute, moyenne et basse justice, et, par conséquent, un gibet, comme elle l'a, en effet, à quatre piliers.» Prieurs claustraux: dom Louis Jacques (1711); dom Jacques Gaubert (1717); dom Joseph Fournier (1720); dom Jacques-Roland Legall (1723). Pose solennelle de la première pierre du cloître (1725). Arrestation par la maréchaussée et mise à la Bastille, par ordre du Roi, du comte de Turbilly, accusé d'empoisonnement (1723). Transféré successivement à l'abbaye de Bourgueil, au château de Saumur, à l'abbaye de Beaulieu-lez-le Mans, au château d'angers, au prieuré de Tuffé (1729), «qu'il fut obligé de quitter pour se rendre, par ordre du Roy, au château de Saumur par la continuation de sa mauvaise conduite, et surtout pour avoir fait falsifier une lettre qu'il demanda, les larmes aux yeux, à dom Pierre Allard, pour lors prieur claustral, qui la lui accorda par compassion, pour envoyer à M. le marquis de Turbilly, son frère, qui, ayant reçu cette lettre et ne connaissant pas l'écriture du père prieur, la fut présenter de bonne foy à M. le comte de Saint-Florentin, secrétaire d'état, qui aussitôt reconnut la fourberie du comte de Turbilly et, en conséquence, lui fit expédier un ordre de S. M. pour se rendre au château de Saumur, qu'il a pour prison, et où il est encore à présent.» Exécution, sur la place publique de Tuffé, d'une fille nommée Marie Le Roy, âgée d'environ 21 ans, condamnée par la justice seigneuriale à être pendue pour crime d'infanticie. «Le jugement portait que le corps mort de Marie Le Roy seroit exposé aux fourches patibulaires de cette baronnie jusqu'à consommation. Mais ayant demandé aux juges à être inhumée, ils le lui accordèrent du consentement du père prieur et de la communauté. Cette exécution a coûté à ce monastère, d'argent déboursé, 390 livres 3 sous (1730).» Achèvement du cloître (1732). Dom Julien De Bos élu prieur claustral (1743). «La maison étoit endettée de plus de 31,384 livres.» Rétablissement du marché de Tuffé, interrompu depuis plus de 25 ans (1749). Curage du petit et du grand étang; chûte du clocher renversé par un coup de vent. Renouvellement de tout le terrier. L'opération dure deux ans et coûte 2,000 livres. Discussion rédigée par dom Charles de Corvol, prieur claustral, pour établir que le titre de fondateurs de l'église paroissiale de Tuffé appartient au prieuré et non aux seigneurs de Chéronne (1757). Vente de bois pour la somme de 27,000 livres. Construction du grand canal, le long des prés. Sa largeur est de 68 pieds et sa longueur de 70 toises (1758). Achat de la nouvelle édition du dictionnaire de Moreri, pour 237 livres 5 sous (1759); etc. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 35 pièces, papier Prieuré, conventuel de Tuffé. Domaines. Métairie de La Troignerie, à Boissé-le-Sec: Baux, pour 220 livres en 1728 et Métairie de Sousbouez, à Saint-Célerin: Sentence de Guillaume Thomyn, lieutenant général du Juge du Maine, qui condamne Jacquet Robert «à soy desister et départir de la détempcion, jouissance et occupation» de ladite métairie, autrefois baillée par feu Jehan Ronssart, abbé de Saint-Calais et prieur-commendataire de Tuffé (1520). Baillée d'une pièce de terre d'un journal, à La Chapelle-Saint-Remy, faite par ledit Jean Ronsart, prieur commendataire (1497). Métairies de La Chênebaudière, de La Palasnerie, et lieu de La Coniterie, bien situés à La Chapelle-Saint-Remy: Baux et autres titres de propriété. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 37 pièces, papier Prieuré, conventuel de Tuffé. Domaines. Métairie de L'Asnerie, à Saint-Hilaire-le-Lierru: Confirmation d'un accord autrefois passé entre Jean (Ronsard), humble abbé de Saint-Calais et prieur commendataire dudit prieuré, et noble homme Jean de La Goupillière, écuyer, seigneur dudit lieu, au sujet d'une hommée et demie de pré, dépendant de L'Asnerie, située à la queue du grand étang de La Goupillière, qui avait été submergée par les eaux dudit étang (1518). Baux de ladite métairie. Sentence arbitrale rendue par Jean de Villarceau, écuyer, seigneur dudit lieu, et Jean Sarrazin, seigneur de La Salle, commis à cet effet, laquelle attribue au prieur de Tuffé une hommée de pré, sur le ruisseau de Boessé, dépendant du lieu des Bruyères, à Saint-Hilaire-le-Lierru (1491). Métairies de La Porcherie, et des Grandes-Brières, audit Saint-Hilaire: Baux, visites et montrées et autres titres de propriété. H (Liasse.) 13 pièces, parchemin; 40 pièces, papier Prieuré conventuel de Tuffé. Domaines. Testament de Jaquette, jadis femme de de Chanegneyo (de Chahanai?), paroissienne de Saint-Pierre de Tuffé, par lequel elle lègue audit prieuré diverses terres sises à La Ménardière et autres lieux (Texte latin. 1400). Lieu et bordage du Four-à-Ban, à Tuffé: Bail à deux vies dudit lieu fait par Robert, abbé de Saint-Vincent, du consentement du frère Austregésile Visien, prêtre, prieur de Tuffé, à Perrinet de Beaumont et Perrine, sa femme, pour 50 sous tournois de loyer annuel, et à la charge de construire une maison bonne et compétente, dans l'espace de 3 ans (Texte latin. 1452). Métairies de La Couairie et des Fossés, audit Tuffé:

63 Baux, visites et montrées, transactions et autres titres de propriété. Bertrand Loiseau, qui a passé dix-sept ans dans les pays de Biart (Bérn) et d'espagne, pour apprendre le métier de serrurier, revendique, à son retour à Tuffé, la jouissance de deux places de maison et de quatre planches de terre, autrefois baillées à plusieurs vies à son père et à sa mère par les religieux dudit prieuré. Transaction (1564). Bordage de Sainte-Catherine, à Tuffé: Baux et autres titres. Bordage de La Marre: Acte par lequel Jean de Villiers, écuyer, seigneur de La Ramée, en Tuffé, cède à révérend Père en Dieu Jean (Ronsard), abbé de Saint-Calais et prieur commendataire dudit prieuré, le bordage de La Marre, composé de 14 ou 15 journaux de terre, en échange d'autres héritages (1492). Lettres du Roi Charles VIII qui, en considération des services que lui a rendus, pendant la guerre, le sieur de La Ramée, accorde l'indemnité dudit bordage, comme étant dans la mouvance de son comté du Maine. Signature autographe (juillet 1493). Baux du même bordage. H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 6 pièces, papier Prieuré conventuel de Tuffé. Domaines. Échange entre les religieux dudit prieuré et Macé Pillon, d'une portion de pré située au-dessus de l'étang du Prieuré, pour deux hommées de pré à prendre dans la prée de La Touche (1528). Acte par lequel noble homme Hervé de Chahannay, seigneur de Chéronne, et dame Renée de Villebranche, sa femme, «de présent détenue prisonnière à Paris,» vendent aux religieux, abbé et couvent de Saint- Vincent la terre des Dommettes, avec La Giroudière, La Lignaudière et les terres d'ausserre, à Tuffé, pour le prix de 1,300 livres tournois payées en 13 nobles à la Rose, 6 nobles de Henry, 6 angelots, un double ducat, 5 ducats, un lion, 5 royaux, 180 écus, 12 écus couronne, 120 écus soleil, 15 écus à l'aigle, 10 mailles, le tout d'or, et le reste en monnaie de testons, douzains et carolus (1531). Sentence du Présidial du Mans concernant la possession de neuf sillons de terre, au lieu de Lambrye, audit Tuffé (1559, Sceau de cire jaune, bien conservé, avec contre-sceau). Pré Bouhier et métairie de La Foucherie, à Tuffé: Baux et autres titres de propriété. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 54 pièces, papier Prieuré conventuel de N.-D. de Tuffé. Domaines. Baux du bordage du Puits; de celui de La Buissonnerie; de la métairie de la Gasserie; des Moulins de Tuffé; d'une maison et jardin situés près les Halles; et de la métairie des Ouches, tous biens sis à Tuffé. H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 54 pièces, papier Prieuré conventuel de N.-D. de Tuffé. Domaines. Baux, visites et montrées et autres titres concernant les métairies du Greffier et de la Nouette, le bordage de La Butte, celui de La Beurerie, et la métairie du Voisin, biens situés à Tuffé. Plans des bois de L'Allen, contenant 35 arpents 55 perches; du Voisin, contenant 6 arpents 55 perches; de La Nouette, contenant 5 arpents 7 perches; de La Grande-Pascaudière, contenant 4 arpents 6 perches; de La Gasserie, contenant 2 arpents 49 perches; et de Sainte-Catherine, contenant 4 arpents une perche. Procès-verbal de l'arpentage desdits bois par Hervé Sanson, arpenteur général des eaux et forêts du département de Touraine, Anjou et Maine, commis à cet effet par M gr Le Boultz, grand maître-enquesteur et général réformateur des eaux et forêts dudit département (1704). Charte latine de Geoffroy, évêque du Mans, par laquelle il confirme un accord fait entre le prieur de Tuffé et Hamelin, curé dudit lieu, aux termes duquel celui-ci abandonne au prieur les dîmes des novales de la paroisse, moyennant une rente annuelle de 2 septiers de seigle payables annuellement au mois d'août (Texte latin. 1233). Autre transaction entre l'abbé de Saint-Calais, Jean, prieur commendataire dudit prieuré, représenté par frère Jean Boudier, prêtre, prieur d'avesnes, son procureur, et Guillaume Hamon, prêtre, curé de Tuffé, représenté par André Huré, aussi prêtre, fermier de ladite cure, au sujet des dîmes de cette paroisse (1509). Sentence de l'official de Tours rendue contre le curé de La Chapelle Saint-Remy, Pasquier Plumail, prêtre, au sujet de la dîme des veaux (1519). Sentence du Présidial du Mans rendue au profit dudit prieuré contre les propriétaires du lieu de La Ganotière, à La Chapelle-Saint-Remy, pour une rente de 24 sous assise sur ledit lieu (1566). Appointement entre les religieux de Saint-Vincent et le prieur de Tuffé pour raison de 10 livres de rente due à l'abbaye sur les revenus dudit prieuré (1469. Texte latin). Mémoire des réfections et réparations qui doivent être faites tant aux bâtiments du prieuré qu'aux divers lieux, bordages et métairies qui en dépendent (XVII e siècle). H (Registre.) In-4, 234 feuillets, parchemin; 35 feuillets, papier Prieuré conventuel de N.-D. de Tuffé. Domaines. Déclarations rendues à la seigneurie dudit prieuré par: Jacques Rocquain, marchand; Michel Maret, maréchal; Anne Lochon, veuve de Guillaume Bouvet; Julien Pouget, marchand; Marie Rocquain, veuve de M e Louis Chereau, avocat en parlement; Marie Le Proust, veuve de Marin Larsonneau; Georges Launay, cardeur; André Buron, maître chirurgien, à Tuffé; Renée Lambert, veuve de M e Louis Venot, maître apothicaire, audit Tuffé; Julien Ferrand, marchand à La Chapelle- Saint-Remy; Michel Habert, bordager, même paroisse; René Boisnard, bordager à Boessé; Regnault Gaudin, écuyer, seigneur de La Chesnardière, Courvallain, et autres lieux, demeurant audit lieu de Courvallain, en La Chapelle- Saint-Remy; René Denisot, licencié ès lois; Jacques Payen, sieur de La Minerie; André de Jonchères, prêtre, bachelier en théologie de la faculté de Paris, curé et doyen de Bonnétable; M e Simon Goussault, prêtre, curé de Saint-Hilaire-le-Lierru; Louis Plumard, marchand au Mans; Joseph de Malherbe, chevalier, seigneur de Poillé, Bouis et autres lieux, demeurant en son logis seigneurial de Bouis, paroisse de Saint-Célérin-le-Géré; Pierre- Gaspard de La Goupillière, chevalier, seigneur dudit lieu, Saint-Aubin-des-Coudrais, Boëssé-le-Sec, Dollon, Brétigny et autres lieux, chevalier de justice de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, de Saint-Lazare et de N.-D. du Mont-Carmel, demeurant en son château de La Goupillière, paroisse de Saint-Hilaire-de-Lierru, fils aîné et principal héritier de

64 messire Charles de La Goupillière, en son vivant chevalier, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, seigneur des mêmes fiefs, pour raison d'une hommée de pré située à la queue du grand étang de La Goupillière; Charles Durand, chirurgien à Tuffé; M e Jacques Godefroy, prêtre, chanoine de l'église du Mans, seigneur de Boisdoublet, héritier de défunt Guillaume Godefroy, prêtre, chanoine et archidiacre de ladite église, et seigneur du même fief, son oncle; M e Thomas de Séez, prêtre, curé de Saint-Pierre de Tuffé; etc. H (Registre.) In-f, 215 feuillets, papier Prieuré conventuel de N.-D. de Tuffé. Domaines. Rénovation des terriers des fiefs de la baronnie de Tuffé, en vertu de lettres patentes obtenues du Roi, le 7 janvier Copie desdites lettres patentes et de la sentence d'enregistrement. M e Pierre Geslot, notaire royal à la résidence de Ruaudin, commissaire à ferrier. Comparaissent: Martin Le Roux, marchand au bourg de La Chapelle-Saint-Remy; Jacques Morin, bordager au lieu du Gué-du-Bois, dite paroisse, au nom et comme procureur de la fabrique, pour le lieu de La Monnerelle, situé même paroisse; dame Catherine de Courtoux, veuve de messire Anne-Nicolas-Robert de Courtoux; chevalier, marquis de La Chartre, conseiller du Roi, intendant des turcies et levées de France, demeurant en son château de La Gidonnière, paroisse de L'Homme; François Galmard, bordager à Briosne, pour raison d'un petit bordage nommé La Bourgeonnière sis à La Chapelle-Saint-Remy; M e Julien-Michel Odillard, notaire royal, même paroisse; M e Julien-Michel Le Gault, prêtre, curé de Saint-Hilaire-le-Lierru, pour partie du temporel de sa cure; Charles Jeudon, fils de Charles Jeudon, bourgeois, demeurant à Champagné, pour raison du bordage de Boubier, à Tuffé; dame Marie-Madeleine de Saint-Simon, abbesse de N.-D. du Pré; Suzanne Corvasier, veuve de Jacques Cohin, de Thorigné, pour le bordage de La Haute-Cormerie, en Beillé; M e Michel-René Boisbouvin, avocat au siége du comté de Bresteau, demeurant à Tuffé; M e Jacques Blanchet, prêtre, curé de Beillé, pour raison des bordages des Landes et de La Basse-Connerie, sis audit Beillé; Thomas Gilbert, fermier général du prieuré de Sceaux, pour le bordage de Beauregard, à Tuffé; M e René-Pierre Pancher de Forges, curé de Boëssé-le-Sec, pour raison de sa cure; Jacques Garnier, conseiller du Roi, grenetier au grenier à sel de Bonnétable; M e Nicolas Pineau, avocat en parlement, bailli de Ceton, à cause du bordage des Mézières, à Beillé; demoiselle Rose-Élisabeth Gaudin de Courvallain de La Chesnardière, demeurant en l'abbaye de La Perrigne, paroisse de Saint-Corneille, fille et en partie héritière de feu messire Renaut Gaudin, écuyer, seigneur de Courvallain et de Fleuré, à cause du bordage de La Plouterie, à La Chapelle-Saint-Remy; messire Louis-Nicolas-Guillaume Morin, conseiller du Roi en sa cour des Aides de Paris, seigneur de Sillé-le-Philippe et autres lieux; René Lemarié, maître de poste à Cherré, à cause d'une maison nommée Le Château, située en la rue Frenet, au bourg de Tuffé; M e Étienne Hodebourg, chanoine prébendé en l'église du Mans; Thomas-Louis Tiger de Chantelou, échevin de l'hôtel de ville du Mans et bourgeois de la même ville, à cause du bordage de La Petite-Brière, à Tuffé; messire Hyacinthe-François-Georges, comte de Montécler, brigadier des armées du Roi, seigneur de La Rougère, Cheronne et autres lieux; René Métairie, bordager, pour raison du bordage des Grillons, à Tuffé; René-François-Gervais Le Vavasseur, écuyer, seigneur de Pontigny, avocat en parlement, bailli, juge ordinaire civil, criminel et de police de la baronnie de Bonnétable, fils de Gervais Le Vavasseur, écuyer, seigneur de Pontigny, gouverneur de la ville et château dudit Bonnétable; M e Louis Guédon, notaire royal à Lombron; messire Jacques-Guillaume Gayot, doyen des conseillers de la cour des Aides de Paris, seigneur de Sceaux et autres lieux; etc. H (Registre.) In-4, 138 feuillets, papier Prieuré conventuel de N.-D. de Tuffé. «Comptes du prieuré conventuel de N.-D. de Tuffé, faictz et renduz à vénérable et discret frère Jehan Combault, visiteur de la congrégation de Chesaubenoist, révérend Père en Dieu, Jehan de Montmajour, humble abbé de l'abbaye Saint-Vincent, frère André Le Moulnier, prieur dudit prieuré, David Brossard, Jehan Chaille, senieurs d'iceluy, et à frères Pierre Charlemaigne et Jehan Davoyne, prêtres, tous religieux de ladicte abbaye.» Jehan Symon, cellerier et receveur général. Reçu: de Mathurin Le Baulsier, et de Mory Crespin, sieur de Chères (Chaeres), 14 livres 10 sous, pour le lieu et appartenances du Voisin, à Tuffé; de M e Jean Ligeret, prêtre, et autres, pour le lieu de La Pascaudière (Passegaudière), 6 livres tournois, 2 chapons, 2 poules et un jour de harnois; pour le lieu de L'Alleu, alias La Chesnebaudière, 4 livres; de Jean Ledouet, de La Ferté, pour le bordage de La Buchonnière, à Tuffé, 30 sous tournois, 2 chapons et 2 fromages; de Charlot Fourmy, pour le bordage de La Fosse, en La Chapelle-Saint-Remy, 25 sous et 2 chapons; de Jean Richer, pour le lieu de La Porcherie, en Saint-Hilaire-le-Lierru, 60 sous tournois, 4 chapons et 4 fromages; de Macé Barbier, 4 livres, pour raison du moulin à draps qu'il tient à ferme; d'étienne Saulcereau, 40 sous, pour le moulin à tan qu'il tient à à ferme; pour les oblations faites en l'église de Tuffé, 23 sous 1 denier; pour les prémices de Tuffé, 34 sous 6 deniers; pour la dîme des laines, 38 livres; pour celles des chanvres, 70 livres; pour celle des lins, 70 livres; pour un porc gras, nourri audit prieuré, 60 sous; pour un autre porc gras, 72 sous 6 deniers; pour deux autres porcs gras, 6 livres 15 sous; pour un veau vendu, 22 sous 6 deniers; pour trois vaches vendues, 16 livres; pour une autre vache avec son petit veau, 8 livres; pour une busse de cidre, 17 sous 6 deniers; pour 2 douzaines et 4 chapons à 20 deniers l'un, 46 sous 8 deniers; pour 6 lapins, 18 sous; etc. Dépensé: «pour l'entretenement des frères et couvent d'iceluy prieuré,» pendant le mois d'août, en marée, poisson d'eau douce, oeufs et épiceries, 17 livres 9 sous 8 deniers; pendant le mois de septembre, 7 livres 8 sous; pendant le mois d'octobre, 7 livres 18 sous 11 deniers; pour les aumônes en argent, pendant l'année, 17 livres 13 sous 7 deniers. La recette totale des laines, tant de dîme que des métairies, se monte à 321 livres, qui ont servi en partie à faire 21 aunes de blanchet, lequel a été teint en noir

65 pour faire des habits aux frères; une pièce de drap bureau contenant deux aunes; une pièce de doublure contenant 9 aunes, et une pièce d'étamine contenant 22 aunes, dont on a fait des chemises pour les frères. H (Liasse.) 18 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Prieuré d'assé-le-boisne, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Débats et procédures entre le prieur d'assé et le curé et les paroissiens de Saint-Léonard-des-Bois, touchant la perception des dîmes et oblations de cette dernière paroisse. Jugements, enquêtes, accords, transactions entre lesdites parties. Ces documents contiennent des détails topographiques précis et nombreux sur la paroisse de Saint-Léonard. Prieurs d'assé: frère Jean Le Moyne ( ); frère Jean Marin (1497); frère Maurice Lahoreau (1725). Curés de Saint-Léonard-des-Bois: Jean Leconte, prêtre (1462); Jean Landry, prêtre (1471); Nicolas Cosnard, ( ); François Lesaige, prêtre ( ); René-Emmanuel Le Maire (1725). Provisions royales et lettres d'attache dudit prieuré données en faveur de frère Toussaint Louason, prêtre, religieux profès de l'ordre de Saint-Benoît, congrégation de Saint-Maur (1786. Signature autographe du roi Louis XVI.). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 4 pièces, papier Prieuré d'avesnes dépendant de l'abbaye Saint-Vincent. Domaine. Acte d'acquêt par frère Jean Boudier, prêtre, prieur-curé d'avoines (Avesnes), au nom de Guillaume Boudier, clerc, son frère, demeurant à Javron; d'une maison sise sur la Rue-Neuve du bourg de Tuffé, pour les prix principal de 45 livres tournois et 10 sous de vin de marché (1517). «Papier terrier et dénombrement du prieuré de N.-D. d'avennes, dont les fruits sont unis à la manse commune de l'abbaye de Saint-Vincent, tant en domaine, lieu de La Moynerie (en Moncé), que dixmerie et autres choses.» Composition du temporel de ce bénéfice. Indication des lignes de partage de la paroisse d'avesnes avec les paroisses limitrophes (1692). Procès-verbal de visite et montrée des biens composant le temporel dudit prieuré fait par Jacques Lemay, notaire royal au Maine et greffier des experts, résidant au bourg de Saint-Côme, paroisse de N.- D. de Vair (1760). Bail dudit prieuré fait par les religieux de Saint-Vincent à Michel Berthelot, laboureur, pour 853 livres 18 sous de loyer annuel (1785). H (Liasse.) 9 pièces, parchemin; 20 pièces, papier Prieurés de Bazougers et de Saint-Calais-du-Désert (Mayenne), dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Domaines. Baux du temporel, notamment en 1568, pour un loyer de 500 livres tournois. Visites et montrées des biens-fonds. Lieu et métairie de La Gibertière, à Bazougers: Acte de vente consenti par Robert d'argentré, au nom de son père Robert d'argentré et de son frère aîné Jean d'argentré, à frère Ambroise de La Roche, titulaire dudit prieuré, pour le prix de six-vingts royaux d'or (1437). Bail dudit bien fait en 1504 par frère Guillaume Chevalier, prêtre, prieur de Bazougers. Déclarations du temporel du prieuré de Saint-Calais, rendues au regard de la seigneurie de Rhesné à noble et puissant messire Louis de Rohan, chevalier, seigneur de Guéméné, de Montauban, de La Roche- Moissant, et de la châtellenie de Rhesné (1520); à noble et puissante dame Charlotte Chabot, dame de Tracy, Saint- Loup et Conflans, bail et garde-noble des enfants issus de son mariage avec défunt haut et puissant seigneur Jacques Le Veneur, chevalier des deux ordres du Roi, comte de Tillières, seigneur de Carouges, Rhesné, Linières et Saint-Calais (1602); à messire Henri Le Veneur, comte de Tillières et de Carouges, baron de Bourg, Échauffour et autres lieux (1680). Reconnaissance d'une rente de 25 livres consentie par messire Jacques-Tanneguy Le Veneur, colonel du régiment Royal-Cravates, seigneur desdits fiefs (Sans date). Sentence du Présidial du Mans qui condamne Jacques de Saint-Rémy, seigneur de La Motte-Fouquet, Saint-Patrice (Orne), à payer audit prieuré une rente annuelle de 12 livres (1704). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 23 pièces papier Prieuré de Champagné, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Domaines. Remembrances des plaids et assises du fief et seigneurie dudit prieuré. Exhibent: Guillaume Barré, pour 2 hommées de vigne, sises à La Chapelle; Jeanne Bellanger, pour la maison où elle demeure en «la ville de Champagné;» Guillaume Lesec, pour une pièce de terre, sise à Villiers (1458); Colas Trouvé, pour une maison sise au bourg de Champagné, dans laquelle se trouve un pressoir; M e Jean Pèzery, prêtre; Julien Mérisson, pour un journal de terre situé sur le chemin qui part de la Grande Rue dudit Champagné (1527); M e Gabriel Cormier, sénéchal de Saint-Denis-d'Anjou (Mayenne); François Bageau, maître-chirurgien à Champagné; M e Michel Bruneau, sieur du Coudray; les héritiers de feue dame Catherine Lair, veuve de Jean de La Fond, écuyer, seigneur d'auvours (1680); Gabrielle Cormier, femme de M e René Perrier, sieur de La Binetière, sénéchal de Pincé. États des bâtiments, terres, vignes, prés et pâtures dépendant dudit prieuré. Composition du bordage de La Fosse, annexé au même prieuré. Écrou des sujets du fief et seigneurie dudit prieuré, dressé en l'an Déclarations du lieu de Lhommeau de Loches, sis au Mans, dehors de Saint-Vincent, dépendant du temporel dudit bénéfice, à M e René Trouillet, chanoine prébendé en l'église du Mans, chapelain de l'une des chapelles de Sainte-Anne, desservies en ladite église, au regard du fief de Villaret, dépendant de ladite chapelle (1604); à M e Michel Béroust, prêtre, curé de Saint-Bandelle, titulaire de la même chapelle (1646); par dom François Musserotte, prêtre, religieux bénédictin, prieur de Champagné, à M e François Le Meusnier, prêtre, chanoine prébendé en l'église du Mans, possesseur dudit bénéfice (1661); par dom Jacques Goupil, prêtre, prieur dudit lieu, à Jacques Du Boismotté, prêtre, licencié en droit, chanoine prébendé et archidiacre en l'église du Mans, official et grand vicaire de l'évêque de ce diocèse (1690). Bail à vie de 2 journaux de terre sis à Yvré-l'Évêque, pour une rente annuelle de 25 sous tournois, consenti par frère Jean Marin, prêtre, licencié en décret, vicaire général, tant au spirituel qu'au temporel du cardinal Philippe de Luxembourg, abbé commendataire de Saint-Vincent du Mans, avec le

66 consentement de frère Jean Le Bariller, prêtre, titulaire du prieuré de Champagné (1494). Déclarations du pré de La Débitte, contenant 3 hommées, et de 2 journaux de terre, à Yvré, sur les bords de l'huisne, rendues au regard de la seigneurie de Vaux à noble René Du Fresne, seigneur du Fresne et de Vaux (1530); par frère Thomas Bordeau, prieur, à Jacques Du Fresne, seigneur du Fresne, Lampignelle et Brerobert, en Anjou, fils aîné et principal héritier de feu messire Urbain Du Fresne, seigneur desdits lieux, chevalier de l'ordre du Roi et lieutenant des gardes de S. M. (1594); par dom François Musserotte, prêtre, prieur, à messire Philippe de Girard, chevalier, seigneur de Charnacé, Ballée, Lignières, Le Plessis, La Blanchardière et autres lieux, père et gardenoble de messire Jacques-Philippe Du Fresne de Girard, issu de lui et de dame Jacqueline Du Fresne, son épouse, baron de Vaux, seigneur du Fresne, Villiersla-Selle, Isaac, Le Cormier, Boissières, Le Rayneau et autres lieux (1657); au même par frère Jacques Goupil susnommé (1680). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 28 pièces, papier Prieuré de Connerré, dépendant de ladite abbaye de Saint-Vincent. Domaines. Déclarations de la métairie de Combredier, à Thorigné, rendues au regard de la seigneurie de Thorigné, par frère Jean de L'Isle, prieur de Connerré (Connerray), à M e Jean Bellanger, prêtre, seigneur dudit Thorigné (1494); à François de Bellanger, écuyer, seigneur dudit fief, par frère Geoffroy Legras, prieur (1570); à dame Marguerite de Villiers, veuve de feu Adam de Bellanger, seigneur de Changé, bail et garde-noble de François et René Bellanger, ses fils (1622); à Renée de Bellanger, dame de Thorigné; à messire Samuel de La Saugère, chevalier de l'ordre du Roi, seigneur de La Boussardière (1622); à dame Madeleine Violle, veuve de messire Henri de Saveuse, chevalier, seigneur de Bougainville, dame dudit Thorigné (1678); à haute et puissante dame Jeanne de Saveuse, comtesse de La Mark, dame de Thorigné, La Guinebaudière et autres lieux, veuve de messire Henri-Robert, comte de La Mark, baron de Pontarcy et Sévignan, président-né des États du comtat Venaissin, lieutenant général des armées du Roi et colonel de son régiment de Picardie (1690); à messire Paul-Louis de Reneaulme, chevalier, marquis de Thorigné-le- Reneaulme, seigneur de Nuillé-le-Jalais, La Patrière, Haut et Bas-Villiers, Loisellerie, L'Imbaudière, Isambard, La Pierre et autres lieux, conseiller du Roi en tous ses conseils, maître des requêtes ordinaires de son Hôtel (1780). «Inventaire des chartres, lettres et autres enseignements du prieuré de Connerray.» On y remarque l'indication «d'un transcript signé Lofebure et Richard, daté du VI e jour de febvrier mil CCCCXLIX, contenant donaison du prieuré de Connerray et appartenances par ung nommé Avesgaudus, fils de Fulcaudus.» Déclaration d'une maison, jardin et grange rendue à frère Geoffroy Le Gras, prêtre, prieur dudit Conneré, à cause du fief du prieuré, par M e Mathurin Dubreil, prêtre (1553). Amendes et remembrances des plaids et assises dudit fief (1553). «S'ensuivent les noms et surnoms de ceulx et celles qui tiennent aulcunes terres à cens et rentes féodales de l'abbaye et couvent de Saint-Vincent, à Connerray, à cause du fief dudit Conneray.» Déclaration du revenu et confrontation des terres dépendant du temporel dudit prieuré, avec ses charges. Droits et prérogatives du prieur dans l'église paroissiale de Connerré (1641). Extrait des cens, rentes et devoirs dus audit prieuré. Plan du domaine du même prieuré. H (Liasse.) 35 pièces, parchemin Prieuré de Saint-Gervais-en-Belin, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Déclarations d'héritages rendues au fief dudit prieuré par Jean Huault à frère Michel Mauchien, prieur (1475); à frère Laurent Cryé, aussi prieur, par Simon Gaupuceau (1489); à frère Guillaume Cryson, prieur, par le même Simon Gaupuceau (1502); par Jean Bourge, à frère Julien Pillon (1549); par M e François Aubert, prêtre, curé de Saint-Gervais-en-Belin, à frère Julien de Forges, aussi prêtre, prieur (1622); par M e Jacques Chevalier, prêtre, curé de Laigné-en-Belin, au même prieur, Julien de Forges (1622); à frère Jean Le Royer, ancien religieux de Saint-Vincent, titulaire dudit prieuré, par Jean Tournesac (1659). Accord entre le prieur de Saint-Gervais et M e Philippe Belin, curé de Laigné, au sujet de la propriété d'une maison sise au bourg dudit Laigné (1494). H (Rouleau.) Parchemin; de 2 m 90 de longueur sur 0 m 22 de largeur Prieuré de Saint-Gervais-en-Belin. Dîmes. Procès-verbal d'enquête par l'official du Mans, sur un débat soulevé entre le prieur de Saint-Gervais, frère Guillaume Houdry, et le curé de cette paroisse, M e Colin Le Bouc, au sujet du droit de dîme sur la métairie de Toucheronde et le bordage du Prieuré. Les principaux témoins entendus sont: Jean Gaudin, cultivateur à Laigné-en-Belin; Julien Le Bouc, paroissien de Saint-Gervais, ancien avocat, âgé de 90 ans; Jean Lemercier, maréchal à Laigné, âgé de 70 ans; Barthélemy Le Bouc, cultivateur à Saint-Gervais; Pierre Pauloin, clerc, notaire à Tuffé; et M e Jean Fouqué, prêtre, curé de Malicorne (de Maricornia). Tous sont unanimes pour reconnaître la légitimité des droits revendiqués par le prieur. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 37 pièces, papier Prieuré de Saint-Gervais-en-Belin. Dîmes. Débats entre les prieurs et les curés dudit lieu de Saint- Gervais, au sujet du partage des dîmes. Concordat entre frère Jean Piau, prêtre, titulaire dudit prieuré, représenté par frère Michel Mauchien, prêtre, prieur de Souday, et M e Jacques de Cléraunay, prêtre, curé de Saint-Gervais (1491). Exposition de ses faits et moyens de défense faite par ledit Jacques de Cléraunay, prêtre, curé de Saint-Gervais, étudiant en l'université de Paris, au prévôt de Paris, conservateur des priviléges de ladite Université, contre frère Guillaume Crisson, prieur de Saint-Gervais. Accord conclu entre M e François Lechat, docteur en droit, chantre de l'église du Mans, et M e Pierre Lefèvre, prieur de Saint-Gervais, au sujet du droit de dîme sur une pièce de terre ensemencée en blé (1521). Ajournement donné à frère Julien Pillon, prêtre, religieux profès de Saint-Vincent, titulaire dudit prieuré, et à M e Gabriel Villotteau, aussi prêtre, vicaire perpétuel dudit Saint-Gervais (1550).

67 Jugements de la Sénéchaussée qui condamnent: les habitants de Saint-Biez à payer à M e Jean Princeteau, prêtre, leur curé, la dîme à la onzième gerbe (1647); les habitants de Moncé-en-Belin à payer à M e Noël Robidas, prêtre, curé, la dîme à la treizième gerbe (1659); et les habitants de Saint-Ouen-en-Belin aussi à payer à leur curé, M e Gabriel Le More, la dîme à la treizième gerbe (1661). Procès-verbal d'une enquête faite par Jacques Le Divin, écuyer, conseiller du Roi, lieutenant particulier en la Sénéchaussée du Maine, à la requête des religieux, abbé et couvent de Saint-Vincent, contre le général des habitants de Saint-Gervais, au sujet du droit de dîme (1665). Autres pièces du même procès. H (Registre.) Petit in-f, 14 feuillets, papier Prieuré de Saint-Gervais-en-Belin. Remembrance des plaids et assises du fief et seigneurie dudit prieuré, tenus en la maison prieurale par M e Antoine Pillon, bailli. Comparaissent: Jean Poyer, marchand à Laigné; René et Jean Trouvé, marchands, même paroisse; Mathurin Gourmy; Étienne Carré, mari de Françoise Perdereau; Mathurin Dalous; François Voisin, maréchal à Laigné; M e Nicolas Le Verrier, prêtre, curé de Laigné; M e Jacques Guérin, ci-devant procureur au siége de l'élection du Mans, etc. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Prieuré de Guerteau (Loir-et-Cher), dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Domaines et droits féodaux. Déclaration de divers héritages rendue par Gillet Houdebert à noble homme Gervais Du Hallay, écuyer, seigneur de Baillou (1459). Sentence du bailli du Vendômois, Michel Pérot, qui maintient le prieur de Guerteau, frère Ambroise Puissant, dans le droit de contraindre ses sujets à faire moudre leur blé au moulin de Bousseau, dépendant dudit prieuré (1466). Lettres du Conseil privé du Roi, données à Mantes, le 12 juin 1592, qui annulent, au profit des religieux de Saint-Vincent, le don fait à Guillaume Beaufils, sieur de Gommières, des fruits et revenus dudit prieuré. Autres titres et pièces de procédure contre la baronnie de Montdoubleau, touchant la mouvance féodale du même prieuré. Bail par adjudication du temporel du même prieuré, saisi judiciairement sur frère Pierre Bellot, prieur. Il est adjugé pour 800 livres de loyer annuel (1567). Arrêt du Parlement de Paris qui statue que la terre et baronnie de Montdoubleau, saisie à la requête des administrateurs de l'hôtel-dieu de Paris sur messire Henri d'escoubleau, comte de Monluc, ne sera vendue et adjugée qu'à la charge que les cours d'eau, écluses, chaussées et levées qui dépendent du moulin du Petit-Gravier appartenant aux religieux de Saint-Vincent, seront conservés en l'état qu'ils en ont toujours joui; comme aussi à la charge que les habitants de Montdoubleau et ceux de sa banlieue seront tenus de faire moudre leurs blés audit moulin, ou à ceux dont le seigneur de Montdoubleau est propriétaire, à peine de saisie de la farine ou pain en provenant, sans préjudice de toutes poursuites judiciaires (1719). H (Registre.) In-4, 112 feuillets, papier Prieuré de Guerteau. Domaines. Amendes et remembrances des plaids et assises dudit prieuré. Comparaissent: Pierre Dubois, demeurant à la métairie du Mans, autrement La Bouverie; Michau Ableton, demeurant à La Riberye; Julien Dahuron, demeurant au lieu de La Hérissonnière; Thomas Rogier, demeurant au Moulin-aux-Moines, tant pour lui que pour Simon Billebaut, demeurant au moulin du Gravier (1502): la veuve de feu Jean Rogier, de Choué, qui s'est abonnée à payer annuellement pendant trois ans, pour le droit de menues coutumes, une couple de poulets; Jean Rogier, de La Riblerie, qui confesse tenir dudit fief le bout de la chaussée et «escrillouer» de l'étang de Ponteron par baillée à lui faite par Jean de Vendômois, écuyer, seigneur d'aleré (Alleray), pour 3 sous tournois de rente ou devoir (1505); Girard Deshayes, détenteur, en partie, du lieu de La Hérissonnière; etc. Baillis: Jean de Courcillon ( ); Jean Bontemps ( ); René Bourgeois; etc. H (Registre.) Petit in-f, 4 feuillets, parchemin; 219 feuillets, papier Prieuré de Guerteau. Domaines. «Registre contenant les baulx généraux et à sous-ferme du prieuré de Guerteau, lieux, mettairies, moulins et autres choses en deppendans, ensemble plusieurs autres actes, traictez et procédures concernans lesdites choses.» Bail dudit prieuré consenti par les religieux de Saint-Vincent à Honorat Lebreton, sieur du Charme, fermier du prieuré de Souday, pour un loyer annuel de 1,810 livres et autres charges (1638). Mémoires des réfections les plus pressantes à faire sur les prieurés de Souday et de Guerteau et augmentations que M. Du Charme, fermier, a représentées être fort utiles. Baux à sous-ferme faits par ledit Du Charme: de la grande métairie de Guerteau, avec le bordage de La Friandise, pour 630 livres en argent, 2 poids de beurre, 6 chapons, 6 poulets, 1 gâteau, 3 livres de lin et 12 fromages; du lieu et métairie de La Gallocherie pour un loyer annuel de 360 livres, 4 chapons, 2 poids de beurre, une poule et 2 livres de lin; du lieu de La Fosse, pour 230 livres, 1 poids de beurre, 6 chapons, 4 poulets, 2 fromages et 2 livres de lin; de La Hérissonnière, pour 260 livres; de La Bourrelière, pour 290 livres, 6 chapons, 2 poulets, 12 fromages et 1 poids de beurré; du lieu du Petit-Mans, pour 180 livres, 1 poids de beurre et une charretée de foin ou 7 livres; du grand moulin du Gravier, pour 200 livres, 1 gâteau et 2 poules; du petit moulin du Gravier, pour 240 livres, 4 chapons et 1 gâteau (1644). Traité pour les réparations de Guerteau et lieux en dépendant, conclu avec le sieur Du Charme et ses sous-fermiers. Mémoire des ornements baillés au sieur Du Charme pour servir dans la chapelle dudit Guerteau. Mémoire des difficultés qu'il faut régler avec M. le marquis de Sourdis, seigneur de Montdoubleau, à cause du prieuré de Guerteau et des moulins du Gravier. Autre mémoire instructif pour sous tenir l'assignation donnée à M. le marquis de Sourdis, du 18 novembre Lettres de Committimus, obtenues du Roi par les religieux de Saint-Vincent (1646). Assignation devant les Requêtes du Palais donnée à la requête desdits religieux à messire Charles d'escoubleau, chevalier des ordres du Roi, baron de Montdoubleau (1646). Sentences des Requêtes du Palais contre ledit baron de Montdoubleau, portant permission de continuer le travail commencé pour le transport du petit moulin du Gravier (1647). Déclaration du temporel dudit

68 prieuré rendue par les religieux, abbé et couvent de Saint-Vincent, à messire Charles d'escoubleau, marquis de Sourdis et d'alluye, baron d'aumont et de Montdoubleau, seigneur de Jouy-en-Josas, Châteaufort, Magny, Lessart, La Tour d'argy, Chessay, Montrichard et autres lieux, chevalier des Ordres du Roi, son conseiller en ses conseils d'état et privé, gouverneur et lieutenant général pour S. M. des ville et duché d'orléans, ville et château d'amboise, pays Chartrain, Blésois et Vendômois, au regard de la seigneurie, terre et baronnie de Montdoubleau (1642). H (Registre.) In-f, 15 feuillets, papier Prieuré de Guerteau. «Papier de recepte des cens, rentes, charges et devoirs deuz par chacun an au prieuré de Guerteau aux jours de saint Jean-Baptiste et Toussains.» Reçu: de dame Denise de Vendômois, veuve de feu messire Jean d'amilly, chevalier, seigneur d'alleroy, La Besnardière et Souday, pour raison de la métairie de La Grange et La Gasté et du moulin de Bouffeau, sujets et mouteaux qui en dépendent, circonstances et dépendances desdits lieux et moulin, le tout contenant, tant en terres labourables que prés, 49 arpents ou environ, 5 sous de cens et 140 livres de rente; de Claude Dumans, mari d'anne Cheramy, pour raison du lieu et bordage de La Borde, situé près Ponteron, en la paroisse de Choux (Choué), 28 deniers de cens; d'éloi Chauvin, menuisier, et autres, pour le lieu et bordage de la Petite-Gallocherie, contenant 10 arpents de terre, ou environ, à la mesure du Maine, 10 deniers de cens, 4 livres 10 sous 8 deniers de rente, 2 chapons et 2 fromages; de M e Louis Vacquerel, élu, à Montdoubleau, mari de Cyprienne Le Clerc, pour une portion de pré, 4 deniers de cens; de M e Gabriel Rousseau, avocat et procureur fiscal de Montdoubleau, pour une pièce de terre dépendant du lieu de La Borde-des-Courcillons, 4 deniers de cens et 40 sous de rente; de dame Marie de Verdelay, épouse de messire François de Mangé, chevalier, seigneur de Préaux et autres lieux, pour raison du bordage du Vau-des-Rues, sis en la paroisse de Rahay, 6 deniers de cens et 18 sous de rente; de Jean de Courtarvel, sieur de Saint-Hilaire, père et garde-noble des enfants issus de lui et de Marie de Blanchecotte, fille de feu noble Paul de Blanchecotte, juge ordinaire du bas Vendômois, pour la métairie des Pierres, située à Choué. H (Registre.) In-f, 2 feuillets, parchemin; 48 feuillets, papier. XVII e siècle. Prieuré de Guerteau. Domaines. «Papier terrier, censif et déclaratif du prieuré de N.-D. de Guerteau, seitué en la paroisse de Chouz (Choué), diocèse de Chartres, membre dépendant de l'abbaie de Saint-Vincent du Mans, et dont les fruicts sont unis à la manse commune d'icelle, divisé en trois chapitres, le premier contenant le domaine, lieux et métairies; le second, les droits et prérogatives; et le troisième, le fief, hommes, sujets et vassaux dépendant dudit prieuré, que honorable femme Madeleine Berthelot, veuve de feu Honorat Le Breton, vivant sieur du Charme, fermière dudit prieuré, baille et fournit aux religieux, abbé et couvent de ladite abbaye.» H (Registre.) In-4, 46 feuillets, papier Prieuré de Saint-Liger-de-Piacé, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Domaines. «Sensuyt, le domaine estant et dépendant de la prieuré de Saint-Liger, en Piacé, avec la déclaration des debvoirs, hommes et subjects et des héritages estans et dépendans du fief et seigneurie dudit prieuré de Saint-Liger.» Note: «Ce papier est défectif pour avoir obmis beaucoup des droictz dudit prieuré.» Ce domaine comprend: la maison seigneurial composée d'une cuisine, d'une salle, de deux caves, trois chambres à cheminée, d'une chambre froide et de greniers; un pressoir, des écuries, des étables et divers appentis; une fuie à pigeons garnie de son échelle au-dedans; la grange dîmeresse; la chapelle de Saint-Liger, en laquelle se trouvent un coffre de bois de chêne de 5 pieds de long et 2 de haut, fermant à clé, un calice d'étain, un petit pupitre pour servir à l'autel, un livre noté couvert de cuir blanc, trois nappes, une aube, un amict, une ceinture de fil blanc, une chape d'ostade grise, avec étole et fanon, fort usée et rapiécée, un corporal garni, une patène ou paix, une boîte à mettre le pain à chanter, deux orseux (vases) d'étain, un pupitre de bois pour mettre le livre à chanter, un missel couvert de cuir noir à l'usage de l'abbaye de Saint-Vincent, un autre missel à l'usage du Mans, couvert de cuir blanc, deux chopines d'étain à servir à l'autel, et un petit banc à deux siéges. «Et est tout ce que dessus clos autour de murailles, et une belle grande cour au mitan en laquelle y a ung puiz garni de son tour, une corde au bout de laquelle y a une chaygne et ung seau relyé de trois cercles de fer, et une auge de pierre.» Font encore partie du temporel: de nombreuses pièces de terre détachées, et la métairie de Saint-Liger. Noms des sujets dudit fief. Inventaire des meubles qui se trouvent au logis seigneurial dudit prieuré. H (Liasse.) 12 pièces, papier Prieuré de Saint-Longis dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Remembrance des plaids et assises du fief et seigneurie dudit prieuré. Comparaissent: François-Nicolas Drouin, sieur des Aîtres, héritier de Nicolas Drouin, sieur du Hamel; Antoine-Toussaint Guyon, écuyer, demeurant à Mamers, mari de dame Marie Cuinière, fille de M e René Cuinière, notaire royal audit Mamers; Anselme Morin, marchand à Mamers; M. Jacques- François de Launay, prêtre, écuyer, curé de la paroisse de Telière (?), diocèse de Séez, frère de Charles de Launay, aussi écuyer, capitaine d'infanterie, présentement au service du Roi; Michel Ropiquet, sieur de La Bernarderie, mari de Marthe Melun; Alexandre-Pierre Regnoult, greffier au Grenier à sel de Mamers; Michel Brossard, officier chez le Roi; Pierre-Jacques Montéan, sieur de Prévelles, marchand, mari de Madeleine Le Balleur, héritière de M e Louis Triger; M e Louis Tizon, prêtre, curé de Pizieux; M e Jean-Jacques Bougis, avocat du Roi au siége royal de Mamers; François de Perrochel, chevalier, seigneur de Morainville, Granchamp, Vézot et autres lieux, pour raison de la place où est assis le bout du tourillon de l'arbre du grand moulin dudit seigneur à Saint-Longis; dame Catherine Jarry, veuve de M e Jean Quelquejeu, conseiller du Roi, lieutenant général en la maîtrise des Eaux et Forêts de Perseigne; Gabriel Triger, licencié ès lois, conseiller du Roi, contrôleur au Grenier à sel de Mamers; M e Jean

69 Gourdeau, prêtre, curé de Saint-Longis, pour son presbytère et dépendances, etc. Déclarations rendues au fief du Rutain, à Saint-Longis, dépendant du temporel dudit prieuré, par: M e Louis-Jacques Drouin, prêtre, curé de Marolette, pour le lieu et bordage du Rutain, à Saint-Longis; M e Jean Gourdeau, prêtre, curé de Saint-Longis; Abraham Caillard, écuyer, sieur de Beauvais, tant pour lui que pour ses autres frères, demeurant à Mamers; Marie Salomon, veuve de Jean Drouin, sieur du Hamel, fermière générale du prieuré de Saint-Longis, etc. Amendes et remembrances du fief et seigneurie du Rutain. Comparaissent: M e Jacques-Clément Le Vannier de La Caillère, prêtre, demeurant à Mamers; M e Jacques Cuinière de La Gobizière, conseiller du Roi, ancien receveur des amendes de la maîtrise de Perseigne; M e Jean-Baptiste Bezard, prêtre, curé de Saint-Longis, etc. Tables. H (Liasse.) 36 pièces, parchemin; 24 pièces, papier Prieuré de Saint-Marceau, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Fief de La Quinte, dépendant de ce prieuré. Déclarations d'héritages rendues aux prieurs, savoir: à frère Alexandre de Langlée, prêtre, par Michelle, veuve de Mathurin Payen (1513); à M e Thibault Bouju, prieur commendataire, par René Le Coffre, maître couturier au Mans (1550); à frère Guillaume Verdier, religieux de l'abbaye de Saint-Vincent, prieur dudit prieuré, par Macé Gaupuceau (1572); aux religieux dudit Saint-Vincent par Paul Le Joyant, demeurant au Mans (1615); par Jean Courtiller, pour une pièce de terre nommée Les Girouys, sise à La Quinte (1615); par M e Jacques-Jérôme Cabaret de Courteille, prêtre, à messire Louis-Sextius de Jarente, évêque d'orléans, abbé commendataire de l'abbaye de Saint- Vincent (1771); au même par Claude-François Le Bourdais, maître serger, au Mans, etc. Tables alphabétiques des noms de personnes et des noms de lieux. Inventaire des titres dudit fief (XVIII e siècle). Tables. Amendes et remembrances des assises du fief et seigneurie de La Quinte, dépendant du prieuré de Saint-Marceau dont est titulaire dom Ambroise Chevreux, prêtre, religieux de ladite abbaye de Saint-Vincent, tenues par M e Pierre Raison, avocat au Présidial et Sénéchaussée du Mans, bailli de la temporalité de ladite abbaye et fiefs en dépendant, dans un jardin, au bourg de La Quinte, appartenant à la veuve La Croix, lieu ordinaire de la tenue desdites assises (1771). Écrou général des sujets dépendant du fief et seigneurie de La Quinte, Déclaration du même fief rendue par les abbé, prieur et religieux de l'abbaye de Saint-Vincent, et dom Ambroise-Augustin Chevreux, titulaire dudit bénéfice, à messire Charles Du Foc, écuyer, seigneur de la châtellenie d'éporcé, paroisse de La Quinte, et y demeurant. H (Registre.) Petit in-f, 48 feuillets, papier Prieuré de Mézières-sous-Ballon, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Inventaire des titres dudit prieuré, ainsi que de la dîmerie de la paroisse de Saint-Vincent, et des autres droits et appartenances dépendant, comme le prieuré de Mézières, de l'office de sacristain de ladite abbaye (XVII e siècle). S'y trouvent mentionnés les titres suivants: Donation faite par Hugues de Foy de certains devoirs qu'il possédait dans les paroisses de Mézières et de Courcemont et métairie de La Crère (1238). Baillée à toujours faite au curé d'athenay du droit des oblations et prémices appartenant aux religieux de Saint-Vincent en ladite paroisse, pour 40 sous tournois de rente (1234). Reconnaissance donnée par Denis Drouet, sieur de La Barillerie, qu'il n'a aucun droit de chemin par-dessus la terre du prieuré de Mézières, nommée La Brosse, pour tirer et charroyer ses foins des prés qu'il tient de l'abbé de Tironneau, et qu'il doit aller par Congé (1491). Règlement fait par Maurice, évêque du Mans, entre le prieur et le curé dudit Mézières, pour les dîmes tant anciennes que novales (1230). Baillée à toujours faite par les religieux, abbé et couvent de Saint-Vincent à Patrice de Chambert, sieur de Saint-Aignan, du droit de dîme qui appartenait auxdits religieux sur son moulin de Ponthouin, et de journée de pré situé sur la rivière d'orne, appelé le pré du Travail, pour 22 sous de rente annuelle au jour de la Toussaint (1322). Déclarations diverses rendues au fief dudit prieuré, notamment par M e Charles-Joseph Hatton, prêtre, curé de Mézières-sous-Ballon (1687), pour sa maison presbytérale; par Élisabeth de Maillé, fille de défunt messire Frédéric de Maillé, chevalier, seigneur de Chedreux, et de défunte dame Marie Louis, pour 4 quartiers de vigne sis à Mézières (1687); par Madelon Rabinand, sieur de La Bersonnière, mari de demoiselle Marie Rottier (1688). Senence de la Sénéchaussée du Maine qui condamne les habitants de Mézières à dîmer à l'onzième gerbe. Acte par lequel le curé de Saint-Vincent et celui de Saint-Pierre-l'Enterré sont obligés de porter la châsse contenant le chef de Saint-Vincent aux processions des Rogations (1396). Jugement du Présidial du Mans qui condamne M e Michel Marest, sieur de La Thibaudière, à payer auxdits religieux la dîme des vignes qui lui appartiennent au clos d'écorchevilain (1595). Table des noms de personnes et des noms de lieux. H (Liasse.) 37 pièces, parchemin; 32 pièces, papier Prieuré de Mézières-sous-Ballon. Inventaire des titres dudit prieuré (XIV e siècle). Déclarations censives rendues à la seigneurie du même prieuré par: François Ragot, Georges Tronchet; Michel Rottier, notaire royal à Saint-Aignan (1643); Jean Péan, prêtre, à Saint-Aignan; Ambroise Sauleau, maître tailleur d'habits, à Mézières; Ambroise Bouvier, notaire royal au Mans; Madelon Rabinand, sieur de La Bersonnière, demeurant à Saint-Aignan; M e Louis Hardyau, sieur de La Gaudouère, conseiller du Roi au siége royal de Château-du-Loir (1689); Renée-Françoise Ducléray, veuve d'isaïe Brière, sieur de l'écluse, ancien secrétaire du Roi, officier de gardes du corps de feu la duchesse de Berry, dame de la châtellenie de Nouans, des fiefs et seigneuries du Plessis et autres lieux (1751); M e François Poilvilain, prêtre, curé de Mézières-sous-Ballon (1751). Papier terrier et déclaratif de la métairie de Heulou, du bordage de La Ferme, à Mézières, de La terre de la Chalottière, à Nouans, et de La dîmerie de Nouans (1700). «Ce sont les cens et rentes deues au secrétain de Saint-Vincent receues par moy, frère Michel Mauchien, secrétain, en l'an mil IIII e LXXIX.» Des héritiers feu Michel Jaroussay, 20 derniers pour trois quartiers de gâts, sis au clos de Chesne-de-Cueur (Chêne-de-Coeur); de Macé Taillart, pour deux quartiers de gâts,

70 au même clos, 2 sous; de Michel Cartier, pour un jardin situé devant la porte de l'abbaye, 7 sous; de Pierre Mauchien, pour le bordage des Autels, à Mézières, 110 sous 6 deniers; de Gervais Mauchien, pour le bordage de La Guinaudière, audit Mézières, 50 sous; d'andré Bouguereau, pour le bordage de L'Ouche, même paroisse, 20 sous et 20 derniers de cens; de Jean Lasne, pour le lieu et appartenances de La Creère (La Crère), dite paroisse, composé de 30 journaux de terre, 5 hommées de pré et 2 journaux de bois, 100 sous; de Michel Boullart, pour le bordage de La Ferme, en Nouans, contenant 18 journaux de terre labourable et 5 hommées de pré, 8 livres; etc. «C'est le compte des droicts, revenus et receptes de Nostre-Dame de Mézières-soubs-Ballon, tant du spirituel que du temporel, que baille M e Martin Damours, prebstre, au révérend Père Mathieu Picquot, abbé de l'abbaye de Saint-Vincent (1595).» H (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 19 pièces, papier Prieuré de Noyen, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Domaines. Baux dudit prieuré consentis par les religieux de Saint-Vincent: en 1622, pour un loyer annuel de 600 livres tournois et à la charge de faire célébrer le service divin dû et accoutumé, et de distribuer certaines aumônes; pour 860 livres tournois, en 1630, avec diverses autres charges, notamment celle de faire établir un papier censif et déclaratif du fief et domaine du prieuré par deux notaires, avec l'indication des droits et prérogatives y attachés; aux mêmes conditions pécuniaires, en 1635 et en 1640; moyennant 830 livres tournois, en 1647; pour 850 livres, en 1677, à M e François Thezé, sieur de La Conterie, demeurant à Noyen; pour 688 livres, en 1720; etc. La plupart de ces baux contiennent la liste complète des religieux de Saint-Vincent. Baux de la métairie de Courtmaison et des lieux des Brosses et des Crains, à Noyen. État de consistance de ladite métairie de Courtmaison, comme elle se poursuit et comporte, tant en fief qu'en domaine, contenant en maisons, jardins, terres, prés, landes, pâtures, bois, garennes et autres choses, 33 journaux et 5 hommées de pré. Acte de vente par Étienne Aveline, de Noyen, à Louis Moreau, d'une maison et appartenances sise près le grand cimetière dudit Noyen, pour le prix de 60 écus sol d'or, réduits à neuf vingts livres tournois (1597). Titres de plusieurs maisons situées au bourg de Noyen, et du lieu et bordage de La Moinardière, également situé audit Noyen. Acquêt de divers héritages fait par Guillaume Cheminart, prieur de Noyen, et quittance des ventes donnée par Ambroise Lecornu, fils du seigneur du fief de Saint-Benoît (1480). Remembrance des plaids et assises de la seigneurie du même prieuré. Y comparaissent: noble homme Pierre Chouynet, seigneur de Marcé; noble homme Gervais Le Roy, seigneur de La Barre, le seigneur du Plessis de Tacé; le curé de Saint-Pierre de Noyen (1559). H (Liasse.) 5 pièces, papier Prieuré de Noyen. Papiers de recette des cens, rentes, corvées et autres devoirs dus à la seigneurie dudit prieuré. Reçu: du seigneur de Noyen 20 sous tournois de rente annuelle qu'il est tenu faire au prieur pour la dîme de ses moulins de Noyen et du four-à-ban; du seigneur du Plessis de Vaige, aussi 20 sous tournois de rente pour la dîme de son droit sur lesdits moulins; de Pierre Rochereau, 15 deniers de cens pour ses terres de La Bouécellière; de Laurent Samoyau et Pierre Tuffière, pour deux quartiers de vigne sis au clos de Royau, 10 deniers; de Jean Pauvert, 4 deniers, pour un quartier de vigne sis aux Mallardières (1524); de Jean Bomer, Jean Boutelou et autres, pour leurs maisons, jardins et terres, appelés Belesbat, 2 sous 2 deniers; du sieur de Marcé, et autres, pour leurs maisons situées près le grand cimetière Saint-Germain, 2 sous 2 deniers; du curé de Saint-Pierre de Noyen, pour un journal et demi de terre appelé La Fosse-Tribouillard, 4 deniers; de M e François Maubert, sieur de La Boussardière, pour sa maison, 2 deniers (1575). «S'ensuit la teneur de votre domaine du prieuré de Noyen (1575).» Autres recettes: des héritiers de feu M e Jean Georges, en son vivant curé de Sainte-Suzanne, pour une pièce de terre en gast et une noë de pré sise à côté du chemin tendant du Châtelet à Beauchêne, 5 deniers. «Corvées deues audict prieur quant la prée est fauschée pour fenner.» Extrait des rentes dues au même fief. Débiteurs: M e François Tuffière, bailli de Noyen, au lieu de feu René Tuffières, sieur de La Madeleine, son frère, et, auparavant, de feu M e Noël Tuffières, médecin, leur père; Marie Tuffières, veuve de M e François de L'Estang, docteur en médecine, au lieu de M e Mahé Durand, en son vivant bailli dudit Noyen; Jean Desprez, maître chirurgien, au lieu de M e Jean Pescherard, décédé curé de Saint-Pierre de Noyen; Marguerite de Vaige; Martin Tezé, sieur de La Pasquerie; M e Jean Huchelou, prêtre, curé de Saint-Pierre de Noyen; etc.; (1683). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 4 pièce, papier XVIII e siècle. Prieurés de Noyen et de Pirmil, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Domaines. «Estat des vassaux et subjects qui relèvent du fief et seigneurye du prieuré de Noyan» (1671): Le seigneur de Noyen, pour son hôtel avec tous les bâtiments en dépendant; M e André Chapelain, prêtre, curé de Saint-Germain de Noyen; M e Georges Tezé, prêtre, curé de N.-D. et Saint-Pierre dudit Noyen; M e Michel Martin, sieur du Chesnay, bailli de Noyen, à cause de Marie-Angélique Tuffière, son épouse; Ambroise Hamel, maître chirurgien. Dénombrement des terres et autres tènements dont est composée la métairie du Bourg. Copie du papier terrier contenant le fief et domaine dudit prieuré (1699). Ce domaine comprend les maisons et dépendances, les métairies du Grand et du Petit-Gravier, réunies en une seule, et celle de Courtmaison. Description de la maison prieuriale. Droit de pêche dans la Sarthe, concurremment avec le seigneur de Noyen, à commencer au droit de «l'engouleure» du ruisseau de l'arche de Chevaigné jusqu'à la garenne dudit seigneur. Noms des sujets et censitaires. Autre papier terrier du même fief (XVIII e siècle). Sujets: Pierre Fronteault, à raison de 2 journaux de terre; les héritiers Michel Papillon, pour une pièce de terre appelée Le Genetay, contenant 4 journaux; les administrateurs de l'hôpital de Noyen; Anselme de Sallaynes, propriétaire de la terre de La Rillerie, pour 5 journaux de terre dépendant de la métairie des Folvacheries, et une hommée de pré située sur le ruisseau du Pavignon; Guy d'andigné et ses enfants,

71 héritiers de dame Marie de Sallaynes, pour maisons et dépendances; M e Sébastien Moreau, prêtre, titulaire de la chapelle Saint-Joseph; M e François Bellot, prêtre, curé de Saint-Pierre de Noyen; les dames religieuses dudit Noyen, pour divers héritages; M e François Guyet, prêtre, titulaire de la chapelle fondée par feu M e Chapelain, curé de Saint-Germain de Noyen; etc. État des terres dépendant du fief de Bréhermont: la métairie de Bréhermont se dîme entre l'abbé de Château-l'Hermitage et le prieur de Noyen, à cause du fief de Barbotin, appartenant audit Châteaul'Hermitage. Prieuré de Pirmil. Baillée à deux vies par les religieux de Saint-Vincent à Jean Le Roy, demeurant au lieu du Teillay, à Maigné, d'une place de maison, d'un quartier de vigne et de trois quartiers de terre en gast, pour 20 sous tournois de loyer annuel et à la charge d'y construire, dans l'espace de deux ans, une maison bonne et compétente, et de défricher immédiatement la portion de terre inculte (1520). H (Registre.) In-4, 232 feuillets, papier Prieurés de Noyen et de Pirmil. Livre-terrier des fiefs desdits prieurés. Copie des lettres à terrier, datées du 21 novembre Enregistrement des mêmes lettres par le Sénéchal du Maine. Comparaissent devant M e Nicolas-François Bisneau, conseiller du Roi et notaire au Mans, commissaire à terrier, et s'avouent sujets: François- Pierre Marchand, tanneur à La Flèche; Pierre Langlois, bourgeois de Noyen, pour le taillis Béchard; Hilarion de l'étang, bourgeois, demeurant à Noyen, à raison de La Petite-Boussardière; M e François Buisneau, prêtre, principal du collége de Noyen et y demeurant, titulaire de la prestimonie Rousseau; M e Fabien-Charles-Claude Bizière, prêtre, curé de Saint-Pierre de Noyen; Louis Pelard de La Brétèche, bourgeois dudit Noyen; René Blanche, marchand, à Noyen; M e Pierre-François-Vincent Du Portal, curé de Saint-Germain de Noyen, pour son presbytère et dépendances; Renée Rossignol, soeur de charité, maîtresse d'école de Noyen et y demeurant, faisant tant pour elle que pour les autres soeurs, à raison d'une pièce de terre et conformément à une déclaration rendue au même fief, en 1752, par Élisabeth Launay, l'une des maîtresses d'école; M e Nicolas-René Bellot, prêtre, curé de Ruaudin, titulaire de la prestimonie des Chapelains; messire Guillaume-Paul-Joseph d'andigné, chevalier, lieutenant au régiment des grenadiers royaux de La Touraine; Marie-Charlotte-Renée de Vahays, dame de la seigneurie de Verdelles; M e François Le Maréchal, prêtre, curé de la paroisse de Lombron; Claude Anjubault, fermier général du prieuré de Pirmil; M e Jacques-Julien Foulard, prêtre, curé de Pirmil, pour le vieux presbytère; Marie-Anne de Courtoux, demeurant au Mans, fille de feu messire Louis de Courtoux, seigneur de Noyen; messire Louis-Charles-René, vicomte d'andigné, chevalier de Saint-Louis, capitaine des vaisseaux du Roi, demeurant à Noyen; etc. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 25 pièces, papier Prieuré de Palais, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Temporel. Bail, pour trois ans, du lieu et bordage de Montreuil, fait par Jean Poivet, marchand, demeurant au bourg de Joué-en-Charnie, à François Le Roy, tisserand à Montreuil-en-Champagne, pour un loyer annuel de 13 écus sol (1586). Transaction entre M e Jean Le Mercier, prêtre, religieux de Saint-Vincent, titulaire du prieuré de Palais, et M e Julien Percheron, demeurant à Fresnay, au sujet d'une portion de terre sise à Mareil-en-Champagne (1659). Compte définitif entre ledit prieur et Jean Chereau, marchand, ci-devant colon à moitié du lieu de La Guillaumière, sis à Montreuil-en-Champagne (1661). Sentence rendue par M e Louis Maulny, licencié en droit, bailli et juge ordinaire de la châtellenie de Loué, à la requête dudit prieur, par laquelle Michel Conillau, colon du lieu de Haut-Palais, est condamné à vider, dans quinzaine, ledit lieu de corps et de biens (1665). Nomination d'experts faite à l'amiable par frère Anselme Druillon, religieux de Saint-Vincent, prieur de Palais, René Dugué, marchand, fermier dudit prieuré, et François Bouvet, meunier, sous-fermier du moulin de Palais, à l'effet de procéder à une visite et montrée dudit moulin (1669). Sentence de la Sénéchaussée du Mans obtenue par frère Marin Levrard, prieur de Palais, par laquelle Pierre Champion est condamné à bailler nouvelle reconnaissance d'une rente de 7 livres assise sur le bordage de Montreuil, qu'il tient à emphytéose dudit prieur (1688). Malversations commises dans les bois de haute futaie et dans les taillis et dépendances dudit prieuré (1724). Sentence de la Table de Marbre du Palais, à Paris, qui ordonne une enquête à l'effet de réprimer lesdites dégradations, vols et malversations. Déclarations rendues au fief du Plessis-en-l'Isle, paroisse de Mareil-en-Champagne, par Pierre Mabile, prêtre, fermier dudit prieuré, à Nicolas Chapelain, sieur de L'Isle et dudit fief (1628); à Louis Prieur, écuyer, sieur de Chantelou, mari de Renée Chapelain, seigneur des mêmes fiefs (1642); à cette dernière devenue veuve, par Jean Le Mercier, prieur (1672). Autres déclarations rendues au fief de La Crespinière, d'une pièce de terre et un pré dépendant du temporel dudit prieuré: à messire René Le Clerc, chevalier, seigneur de Coulennes, La Crespinière et Loué (1655); à dame Antoinette de Rabodanges, veuve de messire Jean-Baptiste-Théodore Le Clerc, chevalier, seigneur de Coulennes, Loué, La Crespinière, Baubigné et autres lieux, tutrice de sa fille (1698); à dame Marie- Antoinette Le Clerc de Coulennes, épouse non commune en biens de messire Guillaume de Fraigne, chevalier, seigneur de Fraigne, Chaloché, Bussière et autres lieux, dame de Coulennes, la châtellenie de Loué, La Roche, La Grande- Buchaille, La Crespinière, Viré, Baubigné et autres lieux (1720); à dame Élisabeth-Catherine-Antoinette de Fraigne, épouse non commune en biens de haut et puissant seigneur messire Gabriel Boucher, seigneur de L'Étang (1756). H (Liasse.) 27 pièces, parchemin; 8 pièces, papier Prieuré de Pervenchères et chapelle de L'Érablay, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Domaines. Échange fait entre Jean, abbé de Saint-Vincent, et Félix, abbé de N.-D. de Beaulieu, près Le Mans, du droit de patronage de la paroisse de Thoiré-en-Saosnois, pour la chapelle de L'Érablay (1421). Texte latin. Sceaux perdus). «Rentes deues à la chapelle de Sainct-Célérin de L'Arablay (1533).» Bail à plusieurs vies de la métairie

72 de L'Érablay, contenant 38 journaux de terre ou environ, consenti par les religieux de Saint-Vincent à Jean Béchet, paroissien de Pervenchères, pour 7 livres 16 sous tournois et 6 fromages de rente annuelle (1477). Baillée à toujours faite par Jean Gohery et Michel Du Moulin, procureurs et proviseurs de la maladrerie de Barville, du consentement de Guillaume de Barville, Charles Gallays, et Macé de L'Épinay, écuyers, et du général des habitants de la paroisse, d'une aîtrise nommée La Paisanterie, en Pervenchères, au fief de Barville, à frère Jean Le Coq, prieur de Marcilly et titulaire de ladite chapelle de L'Érablay, pour 10 sous de rente annuelle (1458). Autre baillée à toujours consentie par Michelle, veuve de Jehan Velu, à frère Jean Beaufils, prieur de Pervenchères, pour une rente annuelle de 45 sous tournois, d'une maison, cour, jardin et dépendances contenant 4 arpents, ou environ, avec 6 journaux de terre, le tout situé à Pervenchères, au fief de Vauvineux (1459). Acte d'amortissement de la rente précédente (1459). Baillée à vie par lesdits religieux à Jean Gauterel, du bordage de La Godelière, en Pervenchères, contenant 10 journaux de terre, pour une rente annuelle de 25 sous tournois et 4 fromages (1446). Autres titres concernant le temporel desdits bénéfices. Déclaration du domaine dudit prieuré rendue, au regard de la seigneurie de Vauvineux, à messire Charles de Rohan, prince de Guémené, duc de Montbazon, pair de France, comte de Vauvineux, baron de Mongaudry et autres lieux, à cause de haute et puissante princesse Charlotte-Élisabeth de Cochefilet, son épouse, dame dudit Vauvineux (1686). Lettres de provision de ladite chapelle de L'Érablay accordées par divers abbés de Saint-Vincent et par le Roi. H (Registre.) in-f, 48 feuillets, papier Prieuré de Sceaux dépendant de ladite abbaye. «Coppies de lettres et enseignemens du prieuré de Seaulx (Écriture du XVI e siècle).» Échange de divers héritages fait entre Jehan, abbé de Saint-Vincent, Guillaume de Bordigné, prieur claustral, et frère Jehan de Raderay, prieur de Sceaux, d'une part, et Geoffroy de Vallemer, seigneur de La Roche, paroissien de Villaines-La-Gonais (13 mars 1413, v. s.). Ratification de cet échange par Jehanne, femme dudit seigneur de La Roche. Exponce du bail à vie de la métairie de La Foucherie, sise paroisse du Pin (Le Luart), fait ès mains du prieur de Sceaux, frère Jean de Cardin, par Robin Fresneau, qui la tenait pour une rente annuelle de 105 sous tournois (1426). Baillée à vie de la même métairie faite par frère Jehan Cailleau, prêtre, prieur de Sceaux, du consentement de l'abbé de Saint-Vincent, Robert, à Jehan Legourt, pour en payer annuellement 60 sous tournois de rente. Témoins: Jehan Fay, alias du Bouillon, prieur de La Lande-Patry, et Jehan de Monhoudou, prieur de Noyen (1450). Autres baillées à vie faites par les religieux de Saint-Vincent et frère Guillaume Guillain, prieur de Saint- Germain de Sceaux, d'une pièce de terre contenant 5 journaux, sise au fief dudit prieuré, à Macé Héruyer, pour en payer 20 sous tournois de ferme annuelle (1460); par frère Guillaume Wughain, prêtre, prieur de Sceaux, de la métairie de L'Ouzeraye, sise audit Sceaux, à Fouquet Olivier, pour 100 sous tournois de ferme annuelle (1444). Témoins: frère Gervais Lebloy, prieur claustral de Saint-Vincent; Jehan de Monhoudou prieur de Noyen, et autres; du lieu de L'Asnerie et du bordage du Pont, par ledit frère Jehan Guillain (1465); de partie du lieu de L'Ouzeraye, à Jean Olivier, par M e Jehan Bidault, prêtre, promoteur de La Flèche, prieur commendataire de Sceaux, pour en payer 8 livres 10 sous tournois de rente et 5 deniers de cens (1320). «Sensuit la déclaration des choses temporelles que tient frère Guillaume, prieur du prieuré de Seaulx... à cause de sadicte prieuré, que ledict prieur baille par devers vous monsieur le bailly de Touraine et des ressors et exempcions d'anjou et du Maine, en obéissans au commandement et injuncions à luy faiz, par vertu de lettres royaulx du Roy, nostre sire (1464).» H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 6 pièces, papier Prieuré de Sceaux. Domaines. Lieu de Châteauroux, à Sceaux: Vendition faite par Hercule Fontaine, marchand à Sceaux, à Allain Chauveau, de 30 sous de rente sur le jardin dudit lieu de Châteauroux (1597). Acquêt fait par dom Zacharie Regnault, ancien religieux de l'abbaye de Saint-Vincent, prieur titulaire de Sceaux, d'une grange et d'un jardin à lui vendus par Radegonde Chauveau, pour le prix de 150 livres tournois (1650). Nota: Le titre d'ancien religieux donné alors à certains Bénédictins, comme ici à dom Regnault, signifie que ces religieux appartenaient à la congrégation de Chézal-Benoît récemment remplacée dans l'abbaye de Saint-Vincent par celle de Saint-Maur. Dîmes: Transactions entre M e Jean Olivier, prêtre, curé de Saint-Germain, de Sceaux, et Blaise Guérin, titulaire du prieuré du même lieu, par laquelle le premier renonce à toutes les dîmes de la paroisse, excepté à celles des veaux, cochons, agneaux et autre «bestial» à condition que ledit prieur payera annuellement au curé ou au fermier de la cure 10 charges de blé, savoir; 3 charges 4 boisseaux de froment, 3 charges 4 boisseaux de méteil et 3 charges 4 boisseaux de seigle, 40 boisseaux d'orge et 80 boisseaux d'avoine, le tout mesure de Montfort (1556). Autre transaction sur le même objet entre les religieux de Saint-Vincent et M e Toussaint Moullay, prêtre, curé de Sceaux (1624). «Consistance du temporel dépendant de la cure de Seaux, que fournist discret M e Michel Chevallier, prebstre, curé dudit lieu, pour satisfaire aux ordres de Messieurs les très-révérends religieux de l'abbaye de Saint-Vincent (1697).» H (Liasse.) 50 pièces, parchemin; 12 pièces, papier Prieuré de Sceaux. Déclarations rendues à la seigneurie dudit prieuré par: Thomas Bellanger à M e Denis de Mercolliano, prêtre, prieur de Sceaux (1541); Françoise de Lormaye, veuve de Rollet Brossard, à M e Blaise Guérin, jardinier du Roi, prieur (1560); René Rivière, marchand à Saint-Martin-des-Monts, mari de Françoise Vallée (1620); Maurille Desaulnay, maréchal à Sceaux, à dom Zacharie Regnault, déjà cité (1624); M e Gervais Le Roy, prêtre, curé de Sceaux (1664); Marie Vannier, veuve de René Larsonneau, maître chirurgien, pour la maison de La Croix-Blanche, audit lieu; Pierre Jouault, sieur du Colombier; M e Jean de Breban, sieur de Blincourt, receveur général du Gué-de-Launay, au nom et comme procureur de messire Michel Amelot, chevalier,

73 conseiller du Roi en tous ses conseils, archevêque de Tours et abbé commendataire dudit Gué-de-Launay (1681); M e Julien Fournier, prêtre, curé de Sceaux (1681); M e Joseph Le Cousturier, aussi prêtre et curé de ladite paroisse (1746); etc. H (Liasse.) 6 pièces, papier Prieuré de Sceaux. Remembrances des plaids et assises de la seigneurie dudit prieuré. Comparaissent: Marie Sarrazin, veuve de Jean Herbelot et fille de feu Jean Sarrazin, écuyer, seigneur de La Salle (1516); noble homme Michel Herbelot, sieur de L'Asnerie (1528); M e Guillaume Provost, curé de Sceaux (1540); noble homme Joachim Roussart, seigneur des Roches, mari de Marguerite Chabot, fille aînée et héritière de feu Marie Chabot, écuyer (1553); messire Olivier du Bouchet, seigneur de Sceaux et de Mondagron (1598) M e Jean Gouhier, notaire royal à Sceaux (1681); M e Michel Rouault, greffier au Grenier à sel de La Ferté-Bernard; M e Michel Royer, conseiller du Roi, commissaire aux saisies réelles du siége de La Ferté-Bernard, pour une pièce de terre dépendant de la métairie de Meboutton, en Sceaux, saisie à la requête de François-Antoine Haudry, sieur de La Rousselière, sur la succession de feu Michel Rouault (1711); M e Pierre Thebault, prêtre, vicaire, perpétuel de Sceaux; messire Louis-Denis Seguin, chevalier, seigneur de Sceaux (1711); etc. Tables. H (Liasse.) 20 pièces, papier Prieuré de Sceaux. Écrous des plaids et assises des fiefs et seigneuries dudit prieuré. Sujets: Les héritiers de feue Françoise Brossard; le sieur Chauveau, médecin au Mans; le sieur Le Gras, seigneur du Luart; le sieur des Mazis, seigneur de Sceaux; la fabrique de Sceaux; les religieux de l'abbaye de Beaulieu, du Mans, et autres, mentionnés dans les articles précédents. Plans terriers de divers héritages dépendant du temporel dudit prieuré ou mouvant de la seigneurie dudit lieu, notamment: des bâtiments et de l'enclos du prieuré; d'une partie du bourg de Sceaux; du lieu de L'Asnerie; de la métairie de La Foucherie; et de différentes pièces de terre éparses dans ladite paroisse (XVIII e siècle). H (Liasse.) 4 pièces, papier Prieuré de Sceaux. Inventaire des titres et papiers des fief et seigneurie dudit prieuré. Cette pièce n'est autre chose que l'inventaire des titres qui forment l'article coté H «Mémoires produits par les religieux de Saint-Vincent dans un procès contre Alexandre-Henri Desmazis, chevalier, seigneur de Sceaux, Roches et autres lieux, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, touchant la possession du fief dudit prieuré.» H (Registre.) In-f, 93 feuillets, papier Prieuré de Souday, dépendant de l'abbaye Saint-Vincent. Papier terrier, censif et déclaratif dudit prieuré dont les fruits sont unis à la mense commune de ladite abbaye, divisé en quatre chapitres. Le premier énumère les droits, prérogatives et prééminences qui appartiennent, à cause de ce prieuré, aux religieux de Saint-Vincent, dans l'église et dans la paroisse de Souday. Le deuxième chapitre contient le dénombrement du domaine du prieuré et des lieux qui en dépendent. Le troisième constate les droits de dîme que lesdits religieux possèdent en la paroisse de Souday, à cause du même prieuré. Le quatrième, enfin, indique les sujets, vassaux, cens, rentes et devoirs dépendant du fief du prieuré. L'une des rentes, montant à 10 livres, est due par messire Charles du Bellay, chevalier, seigneur de Glatigny, pour raison de l'érection de la cure de Sainte-Barbe de Glatigny, distraite de celle de Souday, par le consentement des abbés et religieux de Saint-Vincent et curé de Souday, en l'an Tables. H (Registre.) In-f, 59 feuillets, papier Prieuré de Souday. Papier terrier, censif et déclaratif dudit prieuré. Ce registre est la copie à peu près textuelle du précédent. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin, 2 pièces, papier Prieuré de Souday. «Papier censif, rentier et déclaratif des cens, rentes et devoirs deubz par chascun an à la recepte ordinaire du fief et seigneurye du prieuré de Soulday, spéciffiez et déclarez particulièrement, selon et ainsi qu'ils sont contenuz en certaine déclaration autrefoiz rendue et baillée par frère Jehan Barbier, pour lors et à présent prieur dudit prieuré, à noble homme Martin de Marescot, sieur de Soulday, fondateur dudit prieuré; ladicte déclaration en datte du dix-septième jour de may l'an 1566.» Déclarations du même prieuré rendues à la seigneurie de Souday en 1698 et Autre papier terrier dressé en H (Registre.) Petit in-f, 58 feuillets, papier XVIII e siècle. Prieuré de Thoiré, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Inventaire des titres dans lequel on peut remarquer les indications suivantes: Baillées à vie faites par les religieux de Saint-Vincent à Philippe Quérouille, d'un parrin, place et jardin près le cimetière de Saint-Vincent-du-Lorouer, pour en payer 18 sous au prieur de Thoiré, et 8 sous au prieur de Saint-Vincent (1374); par Guillaume Couette, sieur de La Couetterie, de l'aître de Blancpuy, pour lui en payer 8 sous et 2 chapons de rente (1445); par lesdits religieux du lieu de La Blinière, en Saint-Vincent-du-Lorouer, pour 12 sous de rente et 10 sous de cens; du bordage de Blancpuy, en Beaumont-Piedde-Boeuf, par les mêmes, pour 7 sous 6 deniers et 2 poules de rente, et 6 deniers de cens (1455); du lieu de La Goretière, audit Saint-Vincent, pour 2 sous 6 deniers et 2 poules de rente (1458); du bordage de La Maison-Neuve, en Thoiré, au fief du seigneur de La Ferrière, pour 15 sous de rente (1460); des aîtres du Perrin et des Héraudières, en Saint-Vincent-du-Lorouer, pour 16 sous de rente et 18 sous de cens (1465); du lieu des Bournais, en Beaumont- Pied-de-Boeuf, contenant 69 boisselées, pour 20 sous et 2 deniers de cens au prieur de Thoiré, et 30 sous à la Pitancerie de Saint-Vincent (1533); du lieu du Bois-aux-Moines, pour 100 sous de ferme (1394). Baux à ferme du lieu de

74 La Brétinière (1545); de celui de La Maladrerie (1578); du prieuré de Thoiré (1597). Transaction entre le curé et les habitants de Thoiré, du 24 juillet 1624, par laquelle ceux-ci s'obligent à payer la dîme des grains à raison de la quinzième gerbe, et celle des vins à raison de la vingtième pipe. Arrêt du Parlement qui fait défenses à tout possesseur de terres sujettes à la dîme, en ladite paroisse de Thoiré, de couper et enlever les fruits sans avertir, au préalable, le sieur curé ou ses fermiers pour prendre son droit, et ce à peine de confiscation des chevaux, charettes et fruits (1632). Déclarations rendues audit prieuré par: Adrien Vérité, du lieu de Belaulne; M e Pierre Aubert, avocat au Mans, de son lieu de La Roche-Bérault, en Saint-Vincent-du-Lorouer. Déclaration dudit prieuré rendue à Lucé par frère Jean Moreau (1484); par Antoine Petit (1532); par Guy d'avaines (1555), tous prieurs de Thoiré. «Extrait des déclarations du temporel de la chapelle de Saint-Pierre-de-Varencières, ou Saint-Célerin, rendues à la baronnie de Lucé, sur la communication donnée par M. Rottier, bailli de Lucé, au sieur de Rompillon, feudiste de l'abbaye de Saint-Vincent.» Tables. H (Registre.) In-f, 80 feuillets, papier Prieuré de Saint-Vincent-du-Lorouer, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Remembrances des plaids et assises du fief et seigneurie dudit prieuré, tenus en la maison prieuriale par Arnoul Pillon, licencié ès droits, bailli de la temporalité de ladite abbaye (1678). Comparaissent: Claude et Mathurin Vérité, marchands à Saint- Vincent-du-Lorouer; messire Henri de Soucelle, chevalier, seigneur d'oiré et de Vaux-le-Vicomte (ce dernier fief, en Courdemanche), mari de dame Catherine de Thory, héritière de défunte dame Jeanne de Leffe; M e Julien Guybert, prêtre, curé de Saint-Pierre-du-Lorouer; M e François Boutault, conseiller du Roi à la Sénéchaussée de Château-du-Loir; M e Louis Le Hault, prêtre, curé de Saint-Vincent-du-Lorouer (1678); Claude Vérité, sieur de La Gendrinière, marchand audit Saint-Vincent; Marie de Renard et Gabrielle de Renard, veuve d'antoine de Saint- Méloir, écuyer, sieur de La Chiffière, tant en leur nom qu'en celui de Léonor de Renard, écuyer, sieur des Granges, leur neveu; René Dumans, sieur de Crohalain, de Saint-Vincent (1688); Michelle Bron, veuve de feu M e François Dumans, sieur de La Rainière, conseiller du Roi, garde-marteau de la maîtrise particulière des Eaux et Forêts de Château-du-Loir; Jacques Dumans, sieur de La Cérizerais; Joachim Dumans, sieur de Crohalain; et Marie Dumans, veuve de noble Jean de Lorme, officier du Roi, tous héritiers de défunt Jacques Dumans, sieur de La Fresnais, et de dame Renée Pelisson, sa femme (1689); etc. Tables. H (Registre.) Petit in-f, 82 feuillets, papier Prieurés de Saint-Vincent-du-Lorouer et de Thoiré. Amendes et remembrances des fiefs et seigneuries dépendant desdits prieurés, tenus par Pierre Raison le Jeune, avocat en la Sénéchaussée et siège présidial du Maine, bailli de la temporalité de l'abbaye de Saint-Vincent, fiefs et seigneuries en dépendant. S'avouent sujets: M e Louis Guillard, licencié ès lois, procureur fiscal de la baronnie de Lucé, pour une portion de pré sise en Lucé, proche les métairies de La Rouellerie et de Coulomboeuf; M. François Lollier de Précarré, contrôleur général des Gabelles, aux Sables-d'Olonne, mari de dame Marguerite Moreau, veuve en premières noces de M e Pierre Fresneau, notaire royal à Villaines; Étienne Garnier, marchand de toiles, au bourg de Saint-Vincent; les chanoines de la collégiale de Saint-Julien de Pruillé, à raison d'un pré de trois hommées dépendant de leur lieu de La Bourguinière, en Saint-Vincent, joignant les terres de la métairie de Courtigault, et le ruisseau descendant du moulin de La Chesnaye à Maulne; M e Louis Vérité, conseiller du Roi, garde-marteau de la maîtrise particulière des Eaux et Forêts de Château-du-Loir; Mathurin Gautron, chirurgien au Lorouer; Marie Bouttier, veuve d'étienne Goullet, hôtesse à La Croix-Blanche, en Saint-Vincent; M e Pierre-Gabriel Pasquinot, prêtre, vicaire perpétuel dudit Saint-Vincent; M e Edme Piat, avocat au siège royal de Saint-Calais; dame Catherine de Courtoux, veuve de messire Anne-Nicolas-Robert de Courtoux, marquise de La Chartre, demeurant en son château de La Gidonnière, paroisse de L'Homme, comparant par Charles Hersant, sieur de Croholain, demeurant à Courdemanche, son procureur spécial; M e Jacques Percheron, avocat, notaire royal à Lucé; M e Pierre-Antoine Lelong, avocat à Château-du-Loir; le sieur François Vérité-Gauberdière, demeurant à Saint-Vincent; M. François Lechat, écuyer, demeurant au Mans; M e Louis Le Tessier, notaire royal, au bourg dudit Saint-Vincent; M e Guillaume Bouttier de Gémarcé, avocat en la Sénéchaussée et au Présidial du Mans, tant pour lui que comme mandataire de messire Paul-Ignace de Guéroust, chevalier, seigneur de Boisclaireau, major au régiment de Trenel, infanterie, chevalier de Saint-Louis, mari de dame Marie-Marguerite Bouttier de Gémarcé, fille du susnommé et de dame Renée-Marie Bougard, pour certains héritages au Gué-de-Garchannes; Pierre Serpin-Blinière, bourgeois de Château-du-Loir; demoiselle Anne Vérité de La Blanchardière, fille majeure, demeurant à Jupilles; etc. H (Liasse.) 22 pièces, parchemin; 14 pièces, papier Prieuré et chapelle de Valencière, au Grand-Lucé, et prieurés de Thoiré-sur-Dinan et de Saint-Vincentdu-Lorouer, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent. Accord conclu devant l'official du Mans entre frère Richard Dujardin, prêtre, prieur de Thoiré (de Thouere), et Jacques Du Temple, prêtre, curé de Flée (de Fleyo super Lidum), au sujet d'une rente de 3 livres 10 sous due par ce dernier pour concession de certains droits de dîmes (1452). Quittances et autres actes relatifs à la même rente et dans lesquels interviennent M e Christophe Dubreil (1534); Pierre Frédureau (1630); Pierre Farey (1688); Urbain Besnard ( ); François Porcherie (1770), prêtres, curés de Flée. Lieux de La Goretière et de La Bretinière, à Saint-Vincent-du-Lorouer, appartenant audit prieuré de Thoiré. Titres. Baux du bordage de La Grignonnière, à Lucé, dépendant du prieuré de Valencières consentis par Robert, humble abbé de Saint-Vincent (1466), et Jehan Le Royer, prêtre, prieur dudit prieuré (1493).

75 Bordage de Louellerie, aussi à Lucé, dépendant du même prieuré: Baux. Débats et concordat entre Jehan Deuezen, prêtre, curé de Lucé, et frère Jehan Le Royer, prieur susnommé, au sujet des dîmes de ladite paroisse de Lucé (1477). Déclaration du temporel de ce bénéfice rendue, au regard des châtellenies de Lucé et de Pruillé, par Ambroise de La Roche, prieur, à noble et puissante dame Marie d'eschelles, dame de Lucé (1410). Bail du bordage de La Grillonnière, à Lucé, dépendant de la chapelle de Valencières, consenti par les religieux de Saint-Vincent à René Le Texier, laboureur (1582). Provisions de ladite chapelle accordées par Benoît Boulengier (1525); Guillaume Pellaut (1572); Ignace Philibert (1646); Placide Chassinat (1672); Joachim Le Contat ( ), abbés de Saint-Vincent. Prieuré de Saint-Vincent-du-Lorouer: Titres relatifs à certains biens dépendant de ce bénéfice, tels que la métairie de La Goupillère, à Saint-Vincent-du-Lorouer; les lieux de La Gilberdière et de La Papillonnière, à Lucé; une maison, jardin et terres, audit Saint-Vincent; des dîmes sur le lieu de La Baronnie, même paroisse, et une rente de 10 septiers de mouture et 2 chapons sur le moulin de La Brûlardière, à Saint-Pierre-du-Lorouer. H (Liasse.) 30 pièces, parchemin, 10 pièces, papier Chapelles de Saint-Domnole ou Saint-Éloy, à Vernie, de La Fosse, à Joué-en-Charnie, dépendant de l'abbaye de Saint-Vincent, et de L'Escoterie, en ladite abbaye. Lettres de provision de la première de ces chapelles accordées par Mathieu Picot (1596) et Ignace Philibert (1646); abbés dudit Saint-Vincent. Baillées à rente, à vie et à toujours, de maisons, jardins, terres et prés sis à Ségrie et à Vernie, dépendant de ladite chapelle. Déclarations rendues au fief de la même chapelle par divers sujets et censitaires. Inventaire des titres de la chapelle de Saint- Domnole parmi lesquels on peut distinguer les suivants: Appointement fait entre les religieux de Saint-Vincent et le seigneur de Tragin, touchant un cheval de service que lesdits religieux devaient chacun an à ce seigneur (1199). Acte par lequel Geoffroy, abbé de Saint-Vincent, donne à la Pitancerie de son abbaye tous les revenus de la chapelle de Saint-Domnole et autres sis à Champigny (1221). Lettres contenant la donation faite par Gautier de Clermont de la moitié d'une ouche, nommée l'ouche-douré, en Ségrie, à la charge de lui payer 5 sous de cens au jour de Toussaint. Donation faite à ladite chapelle par Garin d'aigremont de 10 sous mansais de rente à prendre sur tous ses biens (1246). Autre donation faite par Jehan Crestier d'une rente de 12 sous et 5 cotrets de vin sur sa terre appelée La Gélinière, au fief de Chantemesle, paroisse d'assé-le-riboul (1362), etc. Chapelle de L'Escoterie: Titres concernant le lieu de L'Escoterie, une maison, un jardin et une portion de terre, tous biens sis à Vallon et dépendant de ladite chapelle. Inventaire des titres de ce bénéfice. Chapelle de La Fosse: Déclarations rendues par les religieux de Saint-Vincent à noble homme Christophe Le Clerc, seigneur de Coulaines, de quatre journaux de terre situés au-dessous de la maladrerie de Loué ( ); à vénérable et discret... (sic) Laigneau, prêtre, prieur de Joué-en-Charnie, au regard du fief de son prieuré (1629); à Michel Laigneau, prêtre, prieur du même prieuré (1629); à Michel Laigneau, prêtre, prieur du même prieuré (1635); à noble et puissant seigneur messire Jacques Le Clerc, chevalier, seigneur de Coulaines et de La Crespinière (1666); à frère Mathurin Laigneau (1679), et à dom Jean Héricart (1700), prêtres, prieurs dudit prieuré de Joué. H. 250<NOTE/1>L'entrée toute récente aux Archives départementales des chartes originales qui composent cet article et les 14 suivants, n'a pas permis d'en placer l'analyse en tête de celle du fonds de l'abbaye de Saint-Vincent, ainsi que l'exigeait l'ordre chronologique. (Avril 1877.)</NOTE>. (Liasse.) pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) 1190-XVIII e siècle. Charte contenant un accord conclu devant F., doyen de Saint-Pierre-de-La-Cour du Mans, P., abbé de Beaulieu, et P., chantre de l'église du Mans, commissaires délégués par le pape dans une contestation élevée entre les moines de Saint-Vincent et Hémery Carrel, à raison de la dîme de certaines novales de la paroisse de Pervenchères (de Pervencheriis), que lesdits religieux prétendaient leur appartenir puisqu'ils possédaient la dîme du pasnage des bois convertis en novales. Ledit Hamericus, par respect pour la croix qu'il a prise, abandonne aux moines la dîme en litige, et jure avec son frère, Geoffroy Carrel, de n'y jamais rien réclamer. De leur côté, les moines lui donnent 45 sous mansais pour l'aider dans le pèlerinage qu'il entreprend. Ce fut fait publiquement sous le portique d'une maison devant la porte de l'église de Saint-Pierre-de-la-Cour, en l'an 1190, en présence des témoins ci-après: Guido de Ebronio (d'évron), Hugo de Sancto-Marcello (de Saint-Marceau), prior de Pervancheriis, Grignon cellerarius, Guibertus de Tenu, Hugo nepos abbatis, W. burgensis, Rogerius clericus et Mangarinus et multi alii. Sentence de l'official du Mans sur un procès intervenu entre H., curé de Souligné-sous-Vallon (de Soligne), et Jean, son vicaire, d'une part, et les religieux de Saint-Vincent, d'autre part, au sujet des oblations et des pains de coutume, offerts le jour de la fête de Saint-Rigomer et aux quatre principales fêtes de l'année, dans l'église dudit Souligné, et dont les moines réclamaient la tierce partie. Comme ils ne pouvaient justifier par des titres écrits leur revendication, les moines provoquèrent une enquête solennelle dans ladite église, et, par les aveux mêmes du curé et du vicaire, il fut établi que, du temps de Torgis, autrefois curé de Souligné, lesdits moines percevaient la redevance précitée. Décision conforme. (Sans date. Commencement du XII e siècle.) Charte de H., évêque Laudanensis (Laon?), qui accorde aux abbés et religieux de Saint-Vincent le patronage des églises Sancti-Johannis de Berg... et Sancti-Cadoci de Karl... pour en disposer à leur volonté. Témoins: Nicholaus Laudanensis ecclesie tesaurizarius, Alanus serviens, Hugo monachus, Gervasius de Moire et plures alii. (Sans date. Commencement du XIII e siècle). H (Liasse.) 2 pièces parchemin. (Sceaux perdus.) XIII e siècle. Charte de Philippe d'yvré (de Ebriaco), official de l'évêque du Mans, constatant que Robert Gebert donna en aumône à l'abbaye de Saint-Vincent une terre située entre le chemin de Panon (de Panon) et la grange de Blanchelande (de Blanca Landa), et, de plus, une ouche sise entre le chemin de Saint-Remy [des-monts] et l'ouche

76 Poilane, biens achetés par ledit Robert pour le prix de 22 livres 9 sous mansais. Cette donation fut confirmée par Lucie, dame de Soon (Saone?), suzeraine du donateur, à la condition que l'abbaye lui payerait annuellement 12 deniers de service au jour de la Toussaint, et 12 deniers de taille aux seigneurs dominants (dominis principalibus), quand il arrivera que la taille doit être levée (quando talliam fieri contigerit). Témoins: Fulco Lepeleter, ex parte Roberti et Lucie; ex parte monachorum, Grinon, cellarius, Hardoin, elemosinarius, Johannes de Noens (Nouans), Gervasius Desessart, monachi Sancti-Vincentii, Johannes Hardoin, Robertus dou Rosei, Gauffridus de Pratis, Gervasius de Pistrino, Guillelmus de Rouchis, Radulfus Jornel et multi alii (Sans date. Commencement du XIII e siècle). Charte de Guillaume, archidiacre du Mans, de laquelle il résulte que Hubert de Piacé (de Piaceio), clerc, affirma par serment, devant ledit archidiacre, qu'il reconnaissait avoir été pourvu de l'église de Piacé par l'abbé et les moines de Saint- Vincent, et non par d'autres; qu'il conserverait et ferait conserver les droits et revenus de l'abbaye dans ladite église, comme les siens propres, et qu'il s'efforcerait de réparer toute atteinte aux droits des moines dans son église. Il s'engagea encore à ne recevoir le prieuré de Piacé, dépendant de ladite abbaye, que des mains des moines ou de leur consentement. Témoins: Hardoinus prior Sancti-Vincentii, Julianus Dasnebec monachus, Raginaldus Baritaudi, Odo capellanus Sancti-Audoeni, Raginaldus Salvagius. (Sans date. Commencement du XIII e siècle.) H. 252 (Liasse.) 2 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) XIII e siècle. Charte de C., archidiacre, official de l'évêque du Mans, par laquelle Herbert Pineit, Ermengarde, sa mère, et Odeline, sa fille, se donnèrent, eux et la troisième partie de leurs biens, vignes, prés, bois et terres, en perpétuelle aumône à l'abbaye de Saint-Vincent, et lui abandonnèrent, en même temps, les deux autres tiers pour 22 livres mansaises. En retour, l'abbé et les moines leur assurent une rente annuelle et viagère de 20 sous mansais et 15 septiers de blé, dont 7 de seigle et 8 d'orges, valant moins de 4 deniers, la jouissance d'un arpent de vigne en bon état, de la terre et du bois de Vado-Fruxini, pour tirer seulement le bois à leur usage. A la mort dudit Herbert, les moines seront déchargés de la moitié de la rente stipulée et reprendront la moitié de la vigne, de la terre et du bois précités; et chacun des deux autres quarts leur fera également retour à la mort d'ermengarde et d'odeline. (Sans date. Commencement du XIII e siècle.) Charte de Guillaume, archidiacre du Mans, par laquelle Raoul Rondel constitue, au profit de l'abbaye et des moines de Saint-Vincent, avec le consentement de ses deux fils, Guillaume, moine, et Fromond, laïc, une rente perpétuelle de 10 sous assise sur la vigne de Vaugirouard (de Valle-Giroardi), payable chaque année après le décès desdits Guillaume et Fromond qui doivent posséder cette vigne leur vie durant; et jusqu'alors ledit Raoul Rondel s'engage à faire déposer annuellement sur l'autel de Saint-Vincent, le jour de la fête de ce saint, deux deniers, comme témoignage de ce don. Témoins: Garinus Silvestris officialis noster, Johannes Berart, Willelmus Canis, Johannes Pinel, Raginaldus Sauvage, Johannes Doinel, presbiteri, Raginaldus Baritaut Cenomanensis canonicus, et plures alii. (Sans date. Commencement du XIII e siècle.) H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Lettres adressées à l'évêque du Mans par F., doyen, J., chantre, et Étienne, archidiacre d'orléans, pour lui mander, au nom du Saint-Siége, dont ils sont les commissaires délégués, de mettre le clerc Hubert en possession de certaines dîmes injustement détenues par Raoul de Rivelon, chevalier, dans les paroisses de Saint-Georges de Dangeul (de Dangolio) et de Saint-Hilaire d'ardenay (de Ardene). Dûment cité devant lesdits commissaires, ce chevalier comparut par procureur et obtint un sursis; mais, plus tard, ayant fait défaut au jour fixé, il fut excommunié et relevé seulement de cette sentence après avoir donné caution. Son procureur ne faisant valoir que des exceptions frivoles (exceptiones frivolas), il fut déclaré contumace et les juges envoyèrent ledit Hubert en possession des dîmes précitées (1205). Charte de C., archidiacre, official de l'évêque du Mans, de laquelle il résulte que Guillaume Cressun, juif converti, et Laurence, sa femme, donnèrent en pure et perpétuelle aumône à l'abbaye de Saint-Vincent la tierce partie d'une maison, des places, d'un verger et des censives en dépendant, située entre les rues de La Roérie et de La Saunerie (inter rugam que vocatur Roeria et rugam que vocatur Salneria), plus la moitié de deux places dont l'autre moitié appartenait à Petronille de Sablé (de Sabolio), en quelque fief que ces choses soient situées, telles que les possédait Cresson, le juif, et qu'elles étaient échues audit Guillaume, son fils. En outre, celui-ci et sa femme, Laurence, vendirent à ladite abbaye les deux autres tiers de la maison précitée et de ses dépendances pour 40 livres mansaises; et, en échange du douaire que ladite Laurence réclamait sur les biens ainsi aliénés, elle reçoit de son mari la moitié des vignes de Sainte-Croix avec le pressoir (1210). Charte du doyen du Saosnois par laquelle Petrus Villicus, prêtre, seigneur du fief de feu Jean Biart, reconnaît avoir déchargé, leur vie durant seulement, moyennant un denier mansais de service annuel payable à la Toussaint, Colin de Alneto et Ermengarde, sa femme, paroissiens de Saint-Longis (Sancti- Lenogesili), de tous les devoirs féodaux qu'ils lui devaient à raison des choses immeubles par eux acquises de Jean Mouchet, au temps passé, dans le temporel de la chapellenie de Saint-Calez (in capellaria saneti Carilephi). Du mardi avant la fête de Saint-Julien Y. S. (1212). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de Girard Cotinel, chevalier, par laquelle il donne en pure et perpétuelle aumône, pour le salut de son âme, du consentement de Jeanne, sa femme, et de Richard, son fils aîné, à l'abbaye de Saint-Vincent une rente annuelle de 10 sous mansais, assignée sur la terre de Formaneir prope Fulcas Guiterii (1212). G. Peschard reconnaît devant l'official du Mans qu'il n'a rien à réclamer, excepté 18 sous mansais de caution, sur une moitié du moulin de Fossart, revendiquée par les moines de Saint-Vincent; et qu'il tenait d'eux à ferme l'autre moitié du même moulin pour 4 septiers d'avoine de loyer annuel qu'il avait déjà payés, disait-il, pendant quatre ans. Mais, comme il ne pouvait faire

77 la preuve de ce payement et que les moines prouvaient que le loyer était de 6 septiers d'avoine, la somme précitée de 18 sous mansais fut adjugée comme compensation de l'avoine retenue pendant 4 ans par ledit Peschard aux moines, qui furent, en outre, envoyés en possession de la totalité du moulin. Du mardi après l'assomption de la sainte Vierge Charte de Nicolas, évêque du Mans, par laquelle Herbert Morin, de Tuffé (de Tuffeio), chevalier, reconnaît que c'est injustement qu'il a détenu et possédé pendant longtemps, les bois de La Lou, qui font partie du domaine de l'abbé et des moines de Saint-Vincent du Mans. Par suite, il résigne ces bois entre les mains de l'évêque qui en investit lesdits abbé et moines. Du lundi après l'assomption de la sainte Vierge Charte de Jean, archevêque de Tours, qui condamne en appel Garin Hodebert et Agnès, sa femme, à plaider devant l'abbé de Saint-Vincent, à raison de certains biens à eux autrefois baillés par l'abbé Robert, et qui interprète les termes liberam et quietam contenus dans la charte de baillée (1216). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'official du Mans constatant que Herbert Polen vendit et résigna, pour le prix de 100 sous mansais et 3 septiers de blé, à l'abbé et aux moines de Saint-Vincent, 4 septiers de seigle, 3 d'orge et 5 sommes de vin que lesdits moines étaient tenus lui fournir chaque année (1219). Autre charte de l'official du Mans qui relate les faits suivants: Hamelin de La Milesse (de Milecia), chevalier, jouissant, à titre héréditaire, dans les bois de Blandenz (Blandans), situés autour de la maison des moines de Saint-Vincent et entourés de fossés, dans les deux plesses defuncti Villani et dans les bois de La Pinetière (de Pineteria et de Boulaiz d'un droit tel que, si l'abbé et les moines susdits vendaient tout ou partie de ces bois, il devait en toucher la moitié du prix; que si les mêmes abbé et moines faisaient enlever une charretée de bois ou de merrain (merrenii), il pouvait, de son côté, en prendre une égale quantité, et sic deinceps. Mais Hamelin abandonna aux moines ses droits susénoncés et, d'accord avec sa femme, leur en garantit la perpétuelle et paisible possession. De leur côté, pour ne pas être taxés d'ingratitude, l'abbé et le couvent donnèrent à Hamelin et à sa femme 15 livres tournois (avril 1227). Charte de Juhel, archevêque de Tours, de laquelle il résulte qu'en faisant la visite du diocèse du Mans, ce prélat fut prié par Geoffroy, abbé, et les moines de Saint-Vincent de confirmer certaines donations et concessions faites au couvent de ladite abbaye et qui sont les suivantes: D'accord avec son chapitre, ledit abbé Geoffroy décide qu'à l'avenir du pain de froment serait fourni aux moines. Ensuite, eu égard à la pauvreté et aux faibles revenus du couvent, il affecte aux dépenses du réfectoire tous les revenus de ses maisons de Saint-Domnole, juxta Sigeiam (Sarcé?) et de Montreuil (de Mosterolio). La donation des revenus de Bordigné, à Champagné (juxta Campaniacum), faite au monastère par l'abbé Guillaume, de bonne mémoire, est confirmée par ledit abbé Geoffroy, de manière que, sur ces revenus, seront appliqués par jour à la Pitancerie 12 deniers qui ne pourront être dépensés qu'au réfectoire. Il confirme encore les donations faites au même monastère, en vue de leurs anniversaires, par ledit abbé Guillaume des revenus d'un maison située au Mans près la porte aux Bouchers; par Hamelin, évêque du Mans, et Jean, aussi abbé de Saint-Vincent, de tous leurs cens de Touvoie (Tolleviam), qu'ils percevaient au jour de la Nativité de saint Jean-Baptiste. Les acquisitions faites à Landom, près Vivoin (Vivonium), par Hugues Grignon, autrefois cellerier de Saint-Vincent, affectées aux malades dudit monastère, sont aussi confirmées. Ledit abbé Geoffroy ajoute à tous ces dons celui des prés, terres et bois acquis de Robert de Haume et de la femme de Robert Gohot, dans les paroisses de Courcemont (Corcemonz) et de Vivoin, à condition que les moines célébreront à son intention, dans leur monastère et après sa mort, un anniversaire solennel au jour de son décès. Après cette énumération, l'archevêque déclare confirmer toutes ces donations, concessions et affectations, en vertu de son autorité de métropolitain (1231). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'official du Mans contenant accord entre les religieux de Saint-Vincent et la veuve de feu Robert de Montloi, qui réclamait desdits religieux le payement de son douaire sur les terres et bois provenant de feu Gaultier de Montloi et qui avaient appartenu à son mari durant leur mariage. Pour le bien de la paix, l'abbé donna à ladite veuve 20 sous mansais, moyennant quoi elle se déclara satisfaite et renonça à toute réclamation ultérieure (1232). Charte de Geoffroy, vicomte de Châteaudun (Castri Duni), contenant ce qui suit: Comme le voisinage des bâtiments et de l'église du prieuré de Mondoubleau (Mondoublel) était préjudiciable aux fortifications du château, ledit vicomte fit raser entièrement ces bâtiments et l'église elle-même. Par la suite, un accord intervint entre ce seigneur et les moines de Saint-Vincent, auxquels appartenait le prieuré. Ceux-ci abandonnèrent à perpétuité au vicomte l'assiette et les dépendances, vignes, terres en friche, du prieuré détruit, et ils en reçurent en échange le moulin dou Graver, situé sur la rivière de Aigrene, près les moulins de Stermorel appartenant aux moines de Mondoubleau, avec la pêcherie des portes et toutes les dépendances dudit moulin, y compris les jardins qui en sont voisins, avec la liberté de moudre le grain des vassaux du vicomte, sans que ni lui ni ses héritiers puissent y contredire et l'empêcher. Le meunier sera tenu, à l'égard de l'abbé et des religieux, aux mêmes devoirs que ceux qu'il remplissait à l'égard du vicomte, son ancien seigneur; et il aura motagium et l'espace suffisant pour curer les bierz de son moulin. Si ce meunier découvre des tenanciers faisant moudre à d'autres moulins, excepté ceux du donateur et du sire Thibault de Mathefelon, il pourra saisir, sur le chemin, leurs chevaux chargés, et leur pain cuit au four, et leur imposer une amende au profit des moines, comme il faisait quand ledit moulin était la propriété du vicomte. Celui-ci donne et concède, de plus, aux moines sa métairie de La Borrelière, avec ses terres, prés, bois et autres appartenances, cum toto spineto jusqu'à l'eau de Aigrene, avec les bois et buissons situés entre la plesse de Thibault Fouquaut et Broche-Fouche, quittes de tout droit de dîme envers les moines de Grandmont. En échange des vignes du prieuré, il cède une partie des vignes de son propre clos qui est devant la léproserie de Mondoubleau, libre de toute redevance, excepté des droits de dîme. Si le meunier dudit moulin du Gravier

78 et le métayer de La Borrelière, leurs femmes, leurs enfants ou leurs domestiques commettent quelque crime ou délit qui doive être réprimé par la voie judiciaire, la justice en appartiendra aux moines, excepté dans les trois grands cas de meurtre, encis et rapt qui reviendront à la justice du vicomte; mais alors cette justice s'exercera sur le corps nu du délinquant, dont les biens appartiendront auxdits moines. Toutes ces donations et concessions sont confirmées par Clémence, femme dudit vicomte Geoffroy (1238). Vidimus de la charte précédente, du mercredi avant les Rameaux V. S. par A. évêque de Chartres, qui confirme la transaction y relatée, bien qu'elle ait eu lieu, dit-il, avant sa promotion. Il constate, en outre, que Geoffroy a promis, sur ses instances, de donner 100 livres tournois pour la réédification de l'église et la reconstruction des maisons du prieuré. H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de Geoffroy (III, de Loudou) contenant baillée à toujours par les abbé et couvent de Saint- Vincent, au curé d'athenay (de Attenaio) et à ses successeurs, des deux parts des oblations et des prémices que les bailleurs avaient coutume de prendre à certaines fêtes dans l'église d'athenay, moyennant 20 sous mansais de rente annuelle et perpétuelle (1238). Charte de l'official du Mans qui constate que Hugues de Fayel fit remise à l'abbé et au couvent de Saint-Vincent de 20 deniers mansais que le sacristain de ladite abbaye lui était tenu faire tous les ans sur la terre de Craeriis, située dans les paroisses de Saint-Mars-sous-Ballon, de Mézières (de Matheriis) et de Courcemont (de Courcemonz), et, en outre, de tout ce que ledit sacristain tenait de lui au nom de l'abbaye, le tout franc et quitte de taille et autre exaction, ce que le donateur garantit sous l'obligation de tous ses biens. De leur côté, pour ne pas être ingrats, l'abbé et le couvent de Saint-Vincent donnent audit Hugues 30 sous mansais et lui pardonnent les injures graves qu'il leur avait faites et les dommages considérables qu'il leur avait causés. (Février V. S.) Autre charte de l'official du Mans contenant vente par Jean, dit le Poëte (dictus Poeta), prêtre, curé de l'église du Breil (de Brolio), à l'abbé et au couvent de Saint-Vincent d'une vigne qu'il possédait au Breil, appelé Le Breil-l'Évêque (quod dicitur Brolium Episcopi), au fief de ladite abbaye, pour le prix de 9 livres mansaises payées comptant. (Mai 1243.) Charte de l'official du Mans par laquelle Guillaume Prud'homme (Probus Homo), Leiarde, sa femme, Hubert, Étienne et Alice, ses enfants, vendent à l'abbé de Saint-Vincent, pour 6 livres mansaises payées comptant, un pré et une oseraie situés au fief dudit abbé, à Cor, paroisse de Neuville-sur-Sarthe (de Novilla-super-Sartam). Le même Guillaume donne à sa femme Léiarde la moitié d'une vigne qu'il possédait audit lieu de Cor, en échange du douaire qu'elle avait droit de réclamer sur les héritages vendus. (Janvier V. S.) H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'official du Mans constatant que Aalesia dicta Ruffa de Leschacerie, veuve de feu Pierre Leschacier, Michel Bouscher et Agnès, sa femme, nièce de ladite Aalesia, vendirent à Gilet de Leschacerie et à Jeanne, sa femme, pour 12 livres tournois payées comptant, la moitié des immeubles possédés par Aalesia, aux Vernelles (apud Vernoles), paroisse de Parigne-l'Évêque (de Parrigneio-Episcopi), consistant en terres, vignes et cens acquis par elle et son défunt mari et qu'elle avait donnés en dot à ladite Agnès, pour en jouir après son décès. Cette vente est ratifiée par Robert de Villa, écuyer, à qui ladite Aalesia s'était donnée avec tous ses biens postérieurement à la donation précédente (1263). Charte de Yves, humble abbé du Lorouer (de Oratorio), de l'ordre de Cîteaux, contenant transaction sur procès entre l'abbé et les religieux du Lorouer, d'une part, et les abbé et religieux de Saint-Vincent, d'autre part, au sujet de 3 septiers de seigle, mesure de Sarcé (de Sarceio), et de 3 mines assignés à l'abbaye du Lorouer sur le bordage de La Graseterre (La Grastière), sis paroisse de Coulongé (de Colongieo), au fief des religieux de Saint-Vincent, par Jean Durand, du Lude (de Ludio), et qui avaient été retenus par ces derniers, en compensation de 6 deniers mansais de cens que lesdits religieux du Lorouer avaient fait défaut de payer pendant deux ans. Il est convenu que les 3 septiers de seigle et les trois mines seront perçus à l'avenir par les religieux de Saint-Vincent qui, en retour, déclarent libérer de toutes redevances les religieux du Lorouer et, notamment, de 2 septiers de blé, l'un de froment, l'autre de seigle, de rente assise sur leurs terres de Sarcé (1265). Charte de l'official du Mans contenant baillée à toujours consentie par les abbé et religieux de Saint-Vincent à Gervais Longis et Burgine, sa femme, de la métairie des Vernelles et du Luart (de Vernoles et dou Leart), paroisse de Parigné-l'Évêque, avec ses prés, pâtis et pâtures; de la métairie de La Longisière, que tenait autrefois feu Geoffroy Longis; de la terre appelée La Polardière, sise en Changé (de Changeio), excepté l'étang et les bois qui sont sur lesdites métairies et terres, pour 2 muids et 2 septiers de seigle de rente annuelle et perpétuelle payable en l'abbaye de Saint-Vincent le jour de la Nativité de la sainte Vierge. Ledit Gervais et sa femme reconnaissent, en outre, tenir desdits religieux un pressoir situé aux Vernelles, avec le droit de pressoirage (pressoragium) et ses autres dépendances à 5 sous mansais de cens annuel. (Février V. S.) H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'official du Mans par laquelle Juliot de Marolles (de Maerol...) et Marguerite, sa femme, vendent à Robin Hurtaut et à Burgine, sa femme, une pièce de terre sise en la paroisse de Saint-Georges-du-Plain (Sancti-Georgii-de-Plano), au fief du prieur de Saint-Victeur du Mans, près la terre dudit Robin et de sa femme. Cette vente est faite pour le prix de 100 sous tournois payés comptant, et sous le devoir de 15 deniers mansais de cens payables annuellement aux religieuses du Pré, et les vendeurs en garantissent toutes les clauses sous l'obligation de tous les immeubles qu'ils possèdent en la paroisse de Marolles (de Maerol...), au fief de Payen de Chaources (de Chaorchiis) et de Robert de Loya (1266. V. S.). Sentence arbitrale de G., scolastique du Mans, sur un procès entre l'abbé de Saint-Vincent et Geoffroy de Bauvou (de Bono Volatu), au sujet de certaines terres et d'une maison appelées les terres du Gast (de Gasto), et d'un jardin sis derrière la maison de Lambert Le Truant, héritages que ledit abbé

79 affirmait relever du fief de Saint-Vincent à foi et hommage, 6 deniers mansais pour un cheval de service, et 1 denier mansais de taille; au sujet encore de violences exercées par ledit Geoffroy sur l'abbé de Saint-Vincent, et pour lesquelles celui-ci réclamait 200 marcs d'argent à l'agresseur. L'arbitre déclare fondées les assertions de l'abbé de Saint- Vincent et lui donne gain de cause quant aux biens qui relèvent du fief de l'abbaye sous les devoirs spécifiés précédemment. Si, à l'avenir, Geoffroy s'avise de maltraiter (contigerit inferre violentem manum) l'abbé, un moine ou un serviteur de Saint-Vincent, il payera, dans le premier cas, 100 livres tournois d'amende, 50 pour un moine et 10 seulement dans le troisième cas. (Janvier V. S.) Charte de l'official du Mans par laquelle Étienne Sauque, paroissien de Saint-Longis (de Sancto-Lonegesilo), reconnaît avoir pris à bail perpétuel de frère Jean, abbé de Saint- Vincent et des religieux leur moulin de Fossart, avec ses appartenances, pour 4 deniers de cens et une rente annuelle d'un muid de bon blé, mesure de Saosnois, payable, savoir: 4 septiers à la fête de saint Rémy, 4 septiers à Noël, et le reste, c'est-à-dire 4 septiers, à la Saint-Jean-Baptiste. Le bailleur s'oblige, en outre, à tenir ledit moulin en bon état de réparation à ses dépens, et même à le reconstruire à ses frais dans le cas où il viendrait à être détruit par incendie ou inondation (1267). Charte de l'official du Mans, par laquelle Jeanne, veuve de Garnier Le Roiteux (Claudi), vend aux abbé et religieux de Saint-Vincent, pour le prix de 100 sous tournois payés comptant, une rente annuelle de 5 sous mansais assise sur ses vignes du Breil (apud Brotium), au fief desdits religieux, et sur la maison située dans la rue d'orée, au fief de la dame de Chastaigner (de Chasteneio), dans le cas où les vignes susdites ne seraient pas suffisantes pour assurer le service de ladite rente (1269). Copie de la charte précédente. H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte du doyen du Saosnois constatant que Robert Solart et Alice, sa femme, vendirent à Robert Hobe et Burgete, sa femme, pour une rente annuelle et perpétuelle de 7 sous tournois, une pièce de terre contenant environ 3 arpents, sise en la paroisse de Saint-Longis (de Sancto-Lenogesilo), au fief de ladite abbaye, sur le chemin par où l'on va de Saint-Longis à Villaines-la-Carelle (ad Villanam). Du lundi après la Saint-Remy Charte de l'official du Mans, de laquelle il résulte que Drogon de Bourgnouvel (Droco de Burgo-Novo), et Agathe, sa femme, de la paroisse de Moncé (de Monceio), vendirent aux abbé et religieux de Saint-Vincent, pour 100 sous tournois payés comptant, un hébergement avec ses vignes, jardins, arbres et toutes ses dépendances, qu'ils possédaient à Bourgnouvel, dans la paroisse de Laigné (de Laigneio), au fief de ladite abbaye (1272). Vente par Raoul Le Forestier (Forestarius) de la paroisse de Saint-Léonard-des-Bois (Sancti-Leonardi-de-Nemore), aux religieux de Saint-Vincent, pour le prix de 100 sous tournois, de 4 arpents de terre, une maison, un pressoir et de tout ce qu'il peut avoir au lieu de Nerbonne (Narbonne), au fief desdits religieux, près les vignes du prieur de Saint-Léonard; plus, d'une autre maison sise dans la rue Saint-Laurent, même paroisse. Le vendeur reconnaît ensuite qu'il a pris à bail desdits religieux les choses vendues pour 5 sous mansais de rente annuelle et perpétuelle et 2 sous tournois de cens, le tout payable au prieur de Saint- Léonard, le jour de l'assomption. (Charte de l'official du Mans ) Autre charte de l'official du Mans par laquelle Jean Du Bois (de Bosco) et Julienne, sa femme, paroissiens de Saint-Longis (de Sancto-Lonegesilo), reconnaissent avoir vendu, avec toutes les garanties de droit, pour le prix de 90 livres tournois, aux abbé et couvent de Saint-Vincent tout ce qu'ils possédaient apud Nemus Herberti, au fief desdits religieux, à Saint-Longis, à savoir: un hébergement avec ses dépendances, terres, prés, pâtures, rentes, cens, hommes et autres choses (1273). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de Guillaume, abbé de Saint-Vincent, qui constate que, par suite d'un accord intervenu entre les religieux de l'abbaye et Agnès, veuve de Jean Druet, celle-ci abandonna à ladite abbaye, avec réserve d'usufruit sa vie durant, tous les immeubles qu'elle avait acquis à Chêne-de-Coeur (apud Quercum de Corde), paroisse de Saint-Pavace (Sancti-Pavatii), au fief de l'abbaye, avec ledit Druet et feu Berchelot, sonneur, son premier mari, savoir: une vigne de 4 arpents, 4 arpents de terre, une rente de 2 sous mansais, une maison et un pressoir sis au même lieu, avec ses vases et autres ustensiles, une maison en pierre et un cellier, avec l'allée, situés dans la rue Saint-Vincent, au Mans, excepté les tonneaux grands et petits et les autres ustensiles. L'abbé et les religieux concédèrent, de leur côté, les mêmes héritages, avec leur maison de Belino, à Pierre Druet, moine de Saint-Vincent, fils de ladite Agnès, pour en jouir sa vie durant, en respectant toutefois l'usufruit de sa mère sur lesdits biens (1274). Baillée à toujours par les religieux de Saint- Vincent à Macillis, fille de défunt Gauthier Estubi, de Neuville-sur-Sarthe, d'une vigne sise en la même paroisse, au fief de Jean de Doucelles (de Doucellis), et ses dépendances, pour une rente annuelle et perpétuelle de 5 sous mansais 4 deniers de cens. Ladite Macillis affecte à la garantie du payement de cette rente deux arpents de terre qu'elle possède au fief de Robert de Loudon, chevalier. (Charte de l'official du Mans ) Vidimus par l'official du Mans d'une charte contenant donation à l'abbaye de Saint-Vincent, d'une vigne, maison et pressoir, sis en Saint-Pavace, et d'une maison située au Mans, rue Saint-Vincent, par Jean Druet, paroissien de Notre-Dame de Saint-Vincent. (1275. Parchemin très-détérioré.) Vente par Renault Anfray et Jeanne, sa femme, paroissiens de Saint-Pavace, à Jean Champenays de la moitié d'un quartier de vigne, à Chêne-de-Coeur (apud Quercum Cordis), au fief de Saint-Vincent, pour 6 livres tournois payées comptant. (Charte de l'official du Mans ) H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte de l'official du Mans, par laquelle Guillaume Rogier, paroissien de Coulongé (de Colongeio), donne en pure, libre et perpétuelle aumône à Dieu et à l'abbaye de Saint-Vincent tous ses biens meubles et immeubles, en quelques lieux et paroisses qu'ils soient situés, consistant en maisons, prés, terres, vignes et autres choses, pour en disposer à leur volonté, mais seulement après son décès. Du vendredi avant la fête de Saint-Julien V. S.

80 Charte du doyen de Sillé (de Silliaco) par laquelle Robertus Henrici, paroissien de Vernie (de Vernia), vend à l'abbé et au couvent de Saint-Vincent, pour le prix de 10 sous tournois, un canal pour donner issue à leur eau de La Roche, apud Sanctum Domnolum, même paroisse; avec faculté pour lesdits abbé et religieux de réparer le canal quand ils le jugeront utile (1277). Charte de l'official du Mans, le siége vacant, contenant baillée à toujours de trois pièces de terre, en vignes, situées: la première, en la paroisse d'yvré-l'évêque (de Ebriaco Episcopi), au fief de Feumusson (de Feumucon), et les deux autres à Savigné-l'Évêque (de Savigneio Episcopi), faite par l'abbé et le couvent de Saint- Vincent à Robert Chastel, de la paroisse de Saint-Mars-la-Brière (Sancti-Medardi de Brueria), pour une rente annuelle et perpétuelle de 8 sous mansais. Du vendredi après Loetare, Jerusalem V. S. Charte d'andré, abbé de Saint- Vincent, qui cède à Robert Solart un certain clos situé près les vignes du seigneur de Marolettes, plus une pièce de terre sise en la même paroisse, contre la remise d'une rente annuelle et perpétuelle de 2 sous due au même Robert par le prieur de Curtolut..., sur les choses de son prieuré, et de 8 deniers mansais de taille éventuelle due également audit Robert pour les biens possédés par les moines dans son fief du Hamel (de Hamello). Il est convenu, en outre, que Robert Solart et ses héritiers devront, à l'avenir, faire moudre leur blé aux moulins de l'abbaye désignés par la coutume du pays, et que ce grain devra être moulu immédiatement après celui qu'ils trouverent dans la trémie (in tremia), en arrivant auxdits moulins, à moins, toutefois, que les moines n'aient eux-mêmes du grain à moudre (1289). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Baillée à perpétuelle emphytéose consentie devant l'official du Mans par Jean Champenays et Mahaud, sa femme, à Guillaume Belin et Juliette sa femme, paroissiens de Neuville-sur-Sarthe, moyennant une rente annuelle et perpétuelle de 7 sous mansais, de certains immeubles nommés La Brua Vallière, consistant en vignes jardin, vergers, arbres, terres et autres choses, que les bailleurs possédaient en ladite paroisse par suite d'un échange fait avec Jean, gendre de Colin de Corionart. (Texte latin ) Vente devant l'official du Mans, par Jean de Escorche-Villain et Sédilie, sa femme, à Martin Prapon et Gilette, sa femme, d'un tènement avec ses dépendances, terres, prés, vignes, oseraies, arbres, hébergement et autres choses, appelé La Personnière et situé en la paroisse de Neuville-sur-Sarthe, qu'odon de Escorche-Villain et Geoffroy, son frère, avaient pris en perpétuelle emphytéose des religieux de Saint- Vincent, ladite vente faite pour le prix de 4 livres tournois payées comptant, et à la charge de servir auxdits religieux une rente annuelle et perpétuelle de 23 sous mansais. (Texte latin ) Charte du doyen du Saosnois contenant que Hubert Le Chandelier et Alesia, sa femme, de la paroisse de Pizieux (de Puisell...), vendirent à Colin de Alueto, clerc, et à Hermeniarde, sa femme, une pièce de terre sise en la paroisse de Saosnes (de Sagonia), pour une rente annuelle et perpétuelle de 3 sous tournois et un denier mansais de cens (1296). Vidimus par le doyen du Saosnois d'une charte d'andré, abbé de Saint-Vincent, datée du mardi après l'assomption de la sainte Vierge (1298), constatant le don fait à ladite abbaye par Jean Morel et Jeanne, sa femme, de leurs personnes et de tous leurs biens, à la condition d'être nourris, habillés, chaussés et pourvus de tout ce qui leur sera nécessaire leur vie durant, selon leurs facultés et leur état. (Texte latin.) Autre charte du doyen du Saosnois, par laquelle Regnault Gode et Isabelle, sa femme, de la paroisse de Montregnault (de Monte-Raginaldi), vendent à Colin de Alneto et à Ermeniarde, sa femme, pour le prix de 46 sous tournois, une rente annuelle et perpétuelle de 5 sous tournois, assise sur une pièce de terre située en la paroisse de Saosnes (de Sagonia), au fief de Geoffroy Espervier, chevalier, et joignant de deux côtés la terre de Robert de Courtremblay, écuyer, ladite rente payable chaque année par les vendeurs le jour de la fête Saint-Remy (1299). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte du doyen du Saosnois constatant que Jean Le Grand (dictus Magnus) et Macée, sa femme, de la paroisse de Marolettes (de Maroletis), vendirent à Colin de Alneto et à Ermeniarde, sa femme, pour le prix de 4 livres tournois, une rente annuelle et perpétuelle de 8 sous tournois assignée par les vendeurs sur une maison, avec le fonds, un jardin et une vigne, le tout sis audit Marolettes, au fief de l'abbaye de Saint-Vincent, sur le chemin qui conduit de Marolettes à Mamers (apud Mamertum), ladite rente payable à la Saint-Remy (1307). Reconnaissance d'une rente annuelle de 3 mines de froment et de 2 septiers d'orge, mesure du Saosnois, rendable à Saint-Longis, dans les greniers des moines de Saint-Vincent, le jour de la fête Saint-Remy, et de 8 chapons à Noël, assise sur deux pièces de terre contenant 16 arpents, faite devant le doyen du Saosnois par Jean Giroust et Odeline, sa femme, aux abbé et couvent de Saint-Vincent (1309). Baillée à toujours faite par les abbé et religieux de Saint-Vincent à Jean Guinemer, paroissien de Vernie, d'un hébergement avec ses appartenances, consistant en maisons, jardins, verger, haies et autres choses, le tout situé en ladite paroisse de Vernie, près le prieuré de Saint-Domnole (de Sancto-Domnolo), pour une rente annuelle et perpétuelle de 10 sous tournois (1322). Charte de Jean, humble abbé de Saint-Vincent, qui constate que frère Étienne Buisson, aumônier de ladite abbaye, après avoir obtenu l'autorisation dudit abbé, donne aux religieux de Saint- Vincent une rente annuelle de 100 sous tournois, pour la fondation de son anniversaire, affectée sur toutes les acquisitions de rentes et d'immeubles qu'il avait pu faire. (Texte latin.) Commission donnée par le chapitre cathédral du Mans à M e Denis Clarté, l'un de ses membres, de faire une enquête sur la légitimité des droits revendiqués contradictoirement par ledit chapitre et par le prieur de Souday sur les dîmes de la paroisse de Souday. (1368. Texte latin.) ABBAYE DE SAINT-AUBIN D'ANGERS. (ORDRE DE SAINT-BENOIT.) H (Registre.) In-f, 136 feuillets, papier Prieuré de Luché, dépendant de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers. Censif de Luché. Principaux censitaires: messire Louis-Paul d'espagne, chevalier, seigneur marquis de Vennevelles et d'aulnay, pour raison de sa

81 maison d'aulnay, tant en fief qu'en domaine, sise à Luché; messire Louis de Clermont, chevalier, marquis de Gallerande, à cause de sa métairie de Priaré, sise audit Luché; M e René Fuzil, prêtre, pour le lieu et appartenances de La Mansellerie, sis en ladite paroisse; Jean Gaultier, tailleur d'habits, à cause d'une maison sise près les halles de Luché; M e Pierre Rouillard, notaire royal audit lieu; M e René Grandhomme, prêtre, curé de Luché, doyen de Clermont; Jacques Denyau, écuyer, sieur des Pins, garde du corps; M e François Bertereau, sieur de Saint-Mars, conseiller du Roi, juge-magistrat en la Sénéchaussée et au Présidial de La Flèche; M e Charles Giroust, sieur de Beauchesne, procureur du Roi au Grenier à sel du Lude; M e Guillaume de La Porte, conseiller du Roi en la Sénéchaussée de La Flèche; M e Henri Gallet, prêtre, chapelain de la chapelle Notre-Dame, desservie en l'église de Luché; M e Charles Rochereau, prêtre, maître d'école au collége de Luché; Pierre de Crouillon, écuyer, sieur de Saint-Loup, et Charles de Crouillon, écuyer, sieur du Ronceray, conseiller du Roi et second président en l'élection de La Flèche; M e François Le Sourd, sieur de Saint-Jean, procureur en l'élection de La Flèche; Louis Bigot, chirurgien à Luché; noble Gabriel Le Gaigneur, sieur de La Morinais, premier président en l'élection de La Flèche; M e Michel Marsollier, sieur de Saint-Germain, grenetier au Grenier à sel du Lude; messire Henri-Jacques de La Heurlière, chevalier, seigneur de La Borde; M e Guillaume Fontaine, sieur de La Chevirais, conseiller du roi et son procureur en l'élection de La Flèche; etc. Table réelle. H (Registre.) In-f, 196 feuillets, papier. XVIII e siècle. Prieuré de Luché. «Terrier des héritages mouvants des fiefs du prieuré de Luché, dépendant du collége royal des très-révérends pères Jésuites de La Flèche, fait sur l'examen des anciens titres de féodalité et remembrance des assises desdits fiefs tenues en 1745 et 1755.» Chacune des descriptions d'héritages est accompagnée, dans ce terrier, du plan figuré de l'objet décrit, comme, par exemple, la métairie, domaine et appartenances de Priaray, appartenant à dame Louise-Diane de Clermont, duchesse de Brancas, unique héritière de messire Pierre-Gaspard de Clermont, marquis de Gallerande et de Brouassin; une pièce de terre sise aux Varennes, dont est détenteur M e Mathurin Dubé, curé de Luché; deux quartiers de vigne, au clos des Grands-Porcherons, dont jouit M e Ambroise Le Boul, prêtre, maître d'école de Luché; le pré Mahuet, sis à Luché, que possède messire Barrin, chevalier, marquis de La Galissonnière, à cause de la dame son épouse représentant messire Henri-Jacques, seigneur de La Borde, seigneur des château et terre de La Grefferie; des maisons et jardins, près le grand cimetière de Luché, appartenant à messire Henri Fontaine, chevalier, seigneur de Mervé; la pièce des Piliers à M e Charles Cador- Duplessis, contrôleur au Grenier à sel du Lude, représentant M e Guillaume Fontaine de La Cheviraye; etc. Tables des noms de personnes et des noms de lieux. H (Registre.) In-f, 64 feuillets, parchemin; 303 feuillets, papier Prieuré de Luché. Fiefs de Luché et du Barreau. Domaines. Charte par laquelle Raoul, vicomte, et son épouse Ameline vendent aux moines de Saint-Aubin une partie de l'église de Luché (de Luchiaco), pour 500 sous, et leur donnent l'autre partie pour le salut de leurs âmes, avec l'autel, les oblations, les droits de sépulture, une terre située près l'église, la dîme de 14 bordages et 3 de ces bordages, ceux de Stephani, de Vitalis et de Benedicti. Ils donnent encore aux moines l'eau de la rivière du Loir (aquam Ledoe), tout le long de la terre de Saint-Aubin (quantum terra Sancti-Albini durat), un pêcheur (unum piscatorem), un arpent de vignes et la dîme des vignes dudit vicomte, en confirmant d'avance toutes les acquisitions que les moines pourront faire dans l'étendue du domaine de celui-ci. Le même vicomte Raoul donne encore auxdits moines le droit de vicairie (villicaria) sur tous ces biens et sur tous ceux qu'ils pourront acquérir, plus un arpent de jardin, sis au au-delà du Loir (ultra Lidam), le droit de pacage et de chauffage dans sa forêt, et d'y prendre du bois vif autant qu'ils en auront besoin, le fief d'engebauld Baudin, celui du prévôt Adam et fevum Odelerii sicut apud Luchiacum est. De son côté, Foulques, sénéchal (Fulocicus siniscallus), donne, pour la dédicace de ladite église, mansuram terre apud Alnetum, le vinage et la dîme d'un demi-arpent de vigne, un quartier de pré et la dîme qu'il possède sur la terre de Gaultier, telonearii, ainsi que celle qu'il a sur la terre de Renault Des Vallées (Raginaldi de Vallibus), les droits de sépulture, les oblations et la dîme qu'il possède aussi sur la terre Letranni, plus la dîme, les oblations et les droits de sépulture qui lui appartiennent également sur la terre Engelmarii. En outre et à cause de son fils, qu'il fait religieux dans le monastère de Saint-Aubin, il ajoute à ces dons sa part de la dîme de Charnaum et de Montibus, avec le consentement de Bencelin, dans le fief duquel elle se trouve; et, recevant lui-même l'habit monastique avant de mourir dans ledit monastère, il donne encore la quatrième partie du moulin de Villena (de Villaines?). En outre, le sénéchal Girard donne sur sa terre, située à Luché, les droits de sépulture, toutes les oblations, excepté la chandelle, et la moitié de sa part de la sépulture de terra Boza et de terra Ledbaldi, toute la dîme avec les droits de sépulture qu'il possède sur la terre Harduini. Vivianus donne aussi tous les droits de sépulture qu'il possède à Luché, avec l'assentiment du prévôt Adam et d'arnoulf, dans le fief desquels ces droits sont compris. Engebauld Baudouin donne également la dîme et les droits de sépulture de alodo Sancti-Albini. Amelinus de Super Ledam donne la dîme de sa charrue et de ses moulins et celle de mansura Viviani; tandis que son petit-fils, Oidilerius, et sa femme donnent la dîme et les droits de sépulture sur toute leur terre. Enfin, Hubert de Tours (Hubertus Turonensis) donne unam mansuram terre avec toute la redevance. Cette donation dudit vicomte, confirmée par son fils et autorisée par le comte Geoffroy, est faite devant les témoins suivants: de parte vicecomitis, Girardus siniscallus, Vivianus Dives, qui se portèrent garants; Adam prepositus, Fulcoicus siniscallus, denique quamplures alii; de parte Sancti-Albini, Theobaldus de Nogareto, Walterius de Aquario, preterea pene tota clientela Sancti-Albini que advocata fuit, accipiente vicecomite beneficium sibi cum uxore sua in capitulo ejusdem Sancti, per manus domini

82 Theoderici abbatis, regnante Henrico rege, Gaufrido Fulconis filio comite Andecavi, Wlgrino episcopo supradicto eccelesie patrocinante. (Sans date. Vers Vidimus sur papier du 14 novembre 1582.) Charte constatant que les moines de Saint-Aubin donnèrent, par les mains de 0., leur abbé, et de Warnerii, leur prieur, 100 sous à Hubert fils de Raoul, vicomte de Luché (de Luchiaco), pour terminer le différend existant entre eux au sujet de l'église dudit Luché. Témoins: Radulfus, père dudit Hubert, qui avait donné et vendu cette église à Saint-Aubin; Foulques de Vendôme (Fulco de Viendocino), dans le fief (casamento) duquel elle était située, Raynaldus de Malo Levrario, Haymericus frater ejus, Waldinus de Malicornent, Paganus de Mondoubleau (de Monte Dublello), Raherius, Limeschius de Linacot, Radulfus filius Fulchradi de Ligniaco, Girardus senescallus, Rainaldus, Portarius, Girardus homo de alodo Sancti-Albini. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus sur papier du 13 novembre 1583.) Une noble dame, soeur de Geoffroy de Sablé (de Castro Sablulii), nommée Adelarde, avait fait don à Dieu et aux moines des Saint-Aubin, établis à Luché (apud Luchiacum, in Cenomanico pago), de l'aleu du champ d'acelin, en priant lesdits moines de vouloir bien, pour l'amour d'elle, bailler dans cet alleu un bordage à l'un de ses serviteurs nommé Bernerius, et au seul héritier qui lui survivrait, à la condition qu'après les décès du père et du fils, ce bien reviendrait aux moines. En conséquence de ces dispositions Jean, fils dudit Bernier, vient dans le chapitre de Saint-Aubin, les reconnaître devant témoins, ainsi que le droit des moines sur ladite terre. Il fait cette déclaration à l'abbé 0. et la place lui-même sur l'autel de Saint-Aubin. Témoins: Aldulfus prepositus, Bernerius cellerarius, Bernerius secretarius, Ranulfus Ruzellus, Robertus de Insula, Robertus clericus filius Ledaldi, Rainaldus de Insula. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus sur papier du 13 novembre 1582.) Charte qui constate que du temps de O., abbé de Saint-Aubin, Warnerius, prieur, et Guillaume, médecin, achetèrent de Foulques des Roches (de Rupibus) la moitié de la dîme de l'aleu de Aclino campo, moyennant un cheval du prix de trois livres, et en donnant, de plus, à la femme du vendeur pour son consentement, XII têtes de bétail, tant brebis que chèvres. En même temps, ledit Foulques donne aux moines la partie de l'autre moitié dudit aleu qui est en-deçà du ruisseau de Lone (infra rivum Cerone), se réservant pendant sa vie seulement celle qui est au-delà du même ruisseau, laquelle reviendra à sa mort auxdits moines, à la condition qu'ils se chargeront de sa sépulture, comme ils s'en sont acquittés pour son frère. Témoins: Adam prepositus, Girardus senescalcus. Oidelerius, Holduinus, Radulfus de Barvilla. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus sur papier du 13 novembre 1582.) Charte de laquelle il résulte que Bernard Sobrannus vendit à Warnerius et Guillaume, susnommés, la moitié d'un moulin situé sur le ruisseau de Lône (de Cerone) pour le prix de 15 sous; que le même Guillaume acquit ab Alelmo de Luchiaco, pour 40 sous, la dîme d'une terre située près l'église, acquisition dont furent témoins Raoul de Barville, et Engellendis uxor ejus, et Oilerius et Ho<ATTillisible>duinus; et, enfin, que Hubert de Forrien vendit audit Guillaume, pour 35 sous, la moitié d'une terre située à Pringé (ad Pringe), et donna pour caution de cette vente, au cas où elle serait contestée, ledit Raoul de Barville. Témoins: Oilerius, Walterius Marius, Walterius molinarius, Robertus de Fontana, Warnerius et Hubertus pater Guarnerii. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus sur papier du 13 novembre 1582.) Hato, en mourant, donna à Saint-Aubin, par le conseil et du consentement de Hubert de Porrien et de son épouse Holdeburge, la moitié de la dîme et de la sépulture de la terre Algerii, et, en récompense, Guillaume l'investit du bénéfice (des mérites) de Saint-Aubin. Témoin: Amelnius venator. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus sur papier du 13 novembre 1582.) Charte établissant que Guillaume acquit, par échange, d'une femme nommée Herlande l'assiette d'un moulin qu'il avait fait construire dans un lieu qui ne dépendait pas de Saint-Aubin; qu'il lui donna, en outre, un septier de seigle et deux sous et demi; qu'il bailla de plus, pour cet échange, à Archambaldus Mabonus, 10 sous à Rillé (apud Relliacum) le tout en présence de: Amardus Bellus, Warinus molinarius, Judicel carpentarius, Mainardus, Hugo de Vallibus, et Fulco de Rupibus. Par le même acte, Hamelin de Fay (quem cognominabant de Factum) donna à Saint-Aubin la dîme d'un moulin et demi qui dépendait du fief de Raoul fils Marcoardi, dont le consentement fut acheté 12 sous par ledit Guillaume. Mais, après la mort de Hamelin, Gislebertus, son gendre, revendiqua la dîme du demi-moulin précité et des vignes de Alneto et n'abandonna ses prétentions qu'après avoir reçu dudit Guillaume 10 sous en présence de Geoffroy de La Motte. Le même Guillaume acheta encore la quatrième partie d'un moulin, avec la dîme et l'écluse, moyennant 10 livres et 2 muids d'avoine, d'oilerius, qui promit à Jean de La Flèche (de Fecia) et jura sur les saintes reliques de ne jamais rien réclamer sur l'objet de cette vente et de libérer les moines de toute contestation ultérieure que cette vente pourrait faire surgir. A l'occasion de la dédicace de l'église, le prévôt Adam avait donné audit Saint-Aubin la moitié de la dîme de Vilata tenue en fief par un nommé Rusellus. Celui-ci contesta cette donation, et Guillaume fut obligé de lui donner 12 sous. Avant de mourir, le même Adam se fit moine de Saint-Aubin et donna à l'abbaye la quatrième partie de la place d'un moulin sur Le Loir (in fluvio Lede), et enjoignit à son fils Richard d'empêcher que ce bien fût contesté aux moines. Argerius de Vernezelles devint aussi moine de Saint-Aubin et donna la moitié d'un moulin sur Lone (in fluvio Cerone), avec le consentement d'adam de La Motte qui le fit payer 40 sous, que Guillaume versa aux mains d'urso de Mosterolo, du fief duquel dépendait ledit moulin. Témoins: Aldulfus et Holduinus. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus sur papier du 13 novembre 1582.) Charte par laquelle Warncrius prior et Willelmus monachus Sancti- Albini revendiquent, en la cour du comte Geoffroy, certaines vignes que Jean de Luché (de Luchiaco) avait vendues à Vivien du Lude (de Lusdio), sans l'autorisation de l'abbé et des moines de Saint-Aubin dans le fief desquels lesdites vignes étaient situées. Témoins: Robertus prepositus, Gausbertus Tira-Musca, Normannus de Castro, Haimericus prepositus de Balgiaco, Hiraldus Calvellus, Warinus Cellararius. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) Vivien du Lude (de castello Luxdi) et Aremburge, sa femme, donnent à Dieu et aux moines de Saint-Aubin, avec le consentement de leurs fils, des terres, prés et vignes qu'ils possèdent dans l'aleu (in alodio) de

83 Saint-Aubin, à Luché (apud Luchiacum), mais avec réserve de l'usufruit leur vie durant. Témoins: Adam fils dudit Vivien, Adam prévôt, Hubert prévôt, Seninus siniscallus, Hirardus siniscallus et Rudulfus nepos ejus, Lancelinus clericus, Radulfus sutor, Ingelladus et alii plures; de famulis Sancti-Albini, David et Hadamerus cognominatus Malus Parvus. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) Peu de temps après, par le conseil de son fils, moine de Saint-Aubin, Vivien abondonna à W. (Guillaume), alors prieur sous l'abbé O. (Olbrannus), l'usufruit qu'il s'était réservé dans l'acte précédent et, pour cet abandon, reçut dudit prieur 14 livres, somme qui, après sa mort, devra retourner à Saint-Aubin. Témoins: Hirardus siniscallus, Adam ipsius Viviani filius, Adam prepositus, Seninus gener ipsius Viviani et plures alii; de famulis Sancti-Albini, Walterius cognomento Bornium. Cette nouvelle transaction eut lieu au Lude (apud castellum Lusdi). (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) Dans le temps que le vicomte Hubert et Robert Burgundus s'efforçaient de détruire la tour de Jean du Lude (de Lusdo), un jugement fut rendu par eux, in camera petrina vicecomitis, en faveur de Fulchradus prior, Gaufridus bajulus et Willelmus medicus, moines de Saint-Aubin, contre Aremburge, épouse de Vivien diritis, Rigaldus son fils, et Seninus, son gendre, au sujet des vignes acquises autrefois par ledit Vivien de Jean, serviteur de Saint-Aubin, et ensuite données ou vendues par lui à ladite abbaye. Après avoir entendu Aremburge, Rigaldus et Seninus, dont les dires sont libellés tout au long dans cette pièce, ainsi que ceux de Vivien qui soutenait les droits des moines, les deux juges déboutent les trois réclamants de leurs prétentions. Témoins: Rotundellus, Hirardus filius Adam prepositi; de hominibus Sancti-Albini, Gaufridus frater Liseii, Hilarius Barets. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) Arnulfus Bofetz fait don à Saint-Aubin, pour le repos de son âme, des droits de sépulture de Bruil, de ceux de la terre Gausberti, de ceux du bordage Ficherii et, en outre, de deux deniers de cens sur la vigne Warnerii, et ce du consentement de sa femme Oda et de sa fille Richelde, en présence d'étienne, moine de Saint-Aubin, de Paulin prêtre, de Hugo Mainerius, Walterius Berta, et Warnerius de Thesvala. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) Autre don fait à ladite abbaye par Odeline, épouse de Hamelin de Locai et son fils Hubert, pour le salut de leurs âmes, de la dîme du moulin de Villana (Villaines?). (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) Acte par lequel Hugo Mainerius vend à l'abbé Girard et aux moines de Saint-Aubin une borderie de terre (unam mensuram terre), sise au lieu nommé Boral dans la châtellenie du Lude (Ludi castri super Ledam), plus la dîme de trois arpents de vigne situés entre Boral et Le Lude, juxta Rocham Bendatam. Hugues, fils de Girard, sénéchal, dans le fief duquel se trouvait cette borderie, et Richelde, sa mère, consentent à cette vente et reçoivent pour cela 5 deniers. Témoins: Robertus filius Marcoardi, Seninus, Fulco Chamallardus, Hubertus de Locai, Matfridus de Coro, Ingelbaldus forestarius, Walterius Berta, Gerardus presbiter, Gaufridus clericus, Odo clericulus, Richervis, Ciraldus. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) Hamelin d'antenaise (de Altanosia) fils de Collinus d'anthenaise, confirme, dans le chapitre de Saint-Aubin, aux moines de cette abbaye la jouissance de ce qu'ils possèdent dans son fief, à Luché, et reçoit, en retour, de l'abbé Girard et desdits moines le bienfait et la fraternité de ladite abbaye. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) Charte constatant qu'après de longues procédures, il est mis fin à une contestation élevée par Hugues, fils de Girard, sénéchal, contre les moines de Saint-Aubin, au sujet d'un moulin situé dans le fief dudit Hugues, par la renonciation de celui-ci à ses prétentions, moyennant 4 livres de deniers mansais que lui donnent les moines. Cette transaction eut lieu publiquement à Luché (apud Luchiacum), dans la maison des moines, en présence de: Girard, abbé; Girard, prieur; Berardus frusellus tuns obediendeillius prepositus; Curhannus, Helutannus, Algerius; de famulis, Andulfus, Haimarus Malpetit, Johannes peregrinus firmate, Hugo Mainerius, Adam Seguin, Fulco de Alneto et Burcardus de Alneto. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) Richelde, femme de Girard, sénéchal, pour le salut de son âme et de celle de son mari, et sur l'admonition du moine Auger, qui demeurait alors au Lude, donna à Dieu et à Saint-Aubin la moitié de la dîme de la borderie du Breil (de Brolio), dont l'autre moitié appartenait déjà aux moines. De son côté, Hugues, fils de la donatrice, approuva cet acte, qui fut passé dans le cimetière de l'église, à Luché, en présence des deux écuyers de ladite Richelde, de Robertus et Lurardus Rainardi filius Ingelbaldi, miles ejus, Algerus, Berardus, Ursio, ces trois derniers, moines, et de Walterius de Mosterolo famulus. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) Transaction entre les moines de Saint-Aubin, représentés par leur prévôt Widdo, et Bernardus Suberannus, au sujet d'un moulin que lesdits moines revendiquaient sur ce dernier. Après de longues contestations et par le conseil d'amis communs, les moines renoncent à leurs prétentions sur ce moulin, et, de son côté, Bernard leur abandonne la dîme de toute la terre qu'il possédait dans la paroisse de Luché, excepté celle de la terre de Yernecelles, plus un champ qu'il avait usurpé sur eux, et il leur fait, en outre, remise des 30 sous qu'il avait réclamés pour cette transaction. Ce fut fait à Luché et consenti par la femme dudit Bernard, en présence de: Hucbertus, filius Frotmundi; Hucbertus de Locai, Hugo Chamallartz, Girardus de Cleers, Girardus Unbertus; de monachis, Widdo prior, Berardus, Frotmundus de Viriaco (Viré), Algerius; de famulis monachorum, Gervasius famulus prioris, Gaufridus, Tetbaldus molinerius, Gaufridus de Malicornant, Walterius Buffet et Stephanus frater ejus, Belotus. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) La vicomtesse du Lude, Ermengarde, donne à l'abbaye de Saint-Aubin la dîme du bois de Logis, sans aucune réserve. Elle fait cette libéralité dans la tour du château de Mayenne (in turre de castro Meduane) devant Gurlannus, moine, et Albert, son chapelain. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) Hubert de Porrienna et sa femme Richelde donnèrent à Saint-Aubin, dans la personne de Girard, abbé, toute la dîme d'une borderie située à Pringé (Prungi), en présence de Guiddo prior, Gurhannus, Frotmundus de Viriaco, Helmannus, monachi, Lucas, Guiddo filius Bertranni et Samezellus, famuli eorum, témoins des moines; de Fulcoius de Alneto, Bernardus Suberannus et Warnerius de

84 Columbariis (Coulombiers), témoins du donateur. Celui-ci promet, en outre, de faire ratifier cette libéralité par son fils Rainaldus, si de via Dei rediret, et il reçoit du prieur Gurhannus 40 sous, ainsi que la promesse d'être transporté à Angers après sa mort, par les soins de l'abbé, et inhumé dans le monastère de Saint-Aubin. Ce don est approuvé par Hamelin, le plus jeune des fils dudit Hubert, qui reçoit 3 deniers, par Aremburge sa fille aînée, qui reçoit 3 sous, et par Aremburge, sa plus jeune fille qui reçoit également 3 deniers. Ce fut fait à Luché (apud Luchiacum), en présence de Garnerius de Columbariis (Culombiers), Fulcoius de Alneto, et Hamelin de Montbuizot (Montbizot). (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1572.) Vidimus d'une bulle du pape Pascal II, accordée à Archambault, abbé, et au monastère de Saint-Aubin d'angers, portant protection et confirmation des biens de ladite abbaye, savoir: les églises Sancti-Martinii de Leyrone, Sancti-Gervasii de Guilaro, Sancti-Martini de Campiniaco, Sancti-Avernerii de Fissia (La Flèche) seu Colomba (Sainte-Colombe), de Conchiis, Sancti-Johannis de Lusdio (Le Lude), situées dans le diocèse d'angers; et de celle de Saint-Martin de Luché (Sanctus Martinus de Luchiaco), dans le diocèse du Mans. Du 4 juin, indiction XV, année 1107, 8 e année du pontificat. Décret de Hildebert, évêque du Mans, accordé aux moines de Saint-Aubin, portant confirmation des biens et églises qu'ils possédaient dans l'étendue du diocèse du Mans, avec les dîmes, oblations et autres redevances. Ces églises sont les suivantes: Luché (Sanctus-Martinus de Luchiaco), Malicorne (Sanctus-Silvester de Malicornant), Ligron (Sanctus-Maria de Ligrone) Saint-Laumer (Sanctus Launomarus), Mézeray (Sanctus-Martinus de Miseriaco), Avezé (Sanctus-Petrus de Avesciaco), Saint-Pierre-des-Ormes (Sanctus-Petrus de Ulmis), Saint-Aubin-de-Locquenay (Sanctus-Albinus de Loconaco) cum membris suis, Saint-Aubin-de-Fresnay (Sanctus-Albinus de Fracteto), La Baroche-Gondouin (Sancta-Maria de Basilgia Gundini), La Cropte (Sanctus-Petrus de Cripta), La Bazouge (Sanctus-Gervasius de Basilgia juxta Criptam), Quetaines (Sanctus-Gervasius de Coloniis), Saint-Gault (Sanctus-Gallus), Saint-Pierre-l'Enterré (Sanctus-Petrus, Cenomani civitatis intra muros), Saint-Ouen (Sanctus-Adrenus, extra muros). De l'an 1111, XV e année de l'épiscopat, Louis VI régnant. (Vidimus sur papier du 13 novembre 1582.) Vidimus d'un autre décret de Hamelin, évêque du Mans, portant confirmation des mêmes biens à ladite abbaye. Bulle du pape Eugène III accordée à l'abbé Robert et au monastère de Saint-Aubin, portant protection et confirmation des biens appartenant à ladite abbaye dans les diocèses d'angers, du Mans, de Poitiers, de Rennes et de Nantes. Les églises du diocèse du Mans sont désignées par les mêmes appellations que précedemment, excepté les suivantes: Balgia (La Bazouge), Valsagiola (?) Ligrum (Ligron), Fraterniacus (Fresnay), Sanctus-Petrus-Interratus (Saint-Pierre-l'Enterré). L'original de cette bulle était scellé en plomb, et portait la signature: Ego Eugenius, catholice ecclesie eps, avec le monogramme Bene Valete, le tout figuré, y compris la bulle de plomb, dans le présent vidimus. (Du 16 des calendes de décembre, année 1152, VIII e année du pontificat.) Accord passé devant Guillaume (de Passavant), évêque du Mans, entre les moines de Saint-Aubin et le curé de Luché (de Lucheio), par lequel celui-ci consent que toutes les dîmes présentes et futures appartiennent en propre aux moines, à la condition que sa pension sera augmentée de 2 muids d'avoine, d'un muid et demi de vin, de 16 septiers de seigle, de 8 de froment, d'un demi-muid de vin blanc et d'un demi de vin rouge. Témoins: Philippe, doyen de Saint-Julien, Yves, scolastique, Esgaretus capellanus, André, chanoine, Hamelin, curé de Luché, Garin, doyen Cerans (de Cerencio), Guillaume, abbé de Saint-Aubin, Torpinus, prieur, Jean, prieur de Luché, Brunus, moine, Robert Jalon, Garin de Gallerande (de Galaranda), Paganus Cellum Narinum: Andreas Daulneto, ces quatre derniers paroissiens de Luché. (1173. Vidimus du 13 novembre 1582.) Décret de Guillaume (de Passavant), évêque du Mans, accordé aux moines de Saint-Aubin, par lequel il confirme, comme l'avait fait son prédécesseur Hildebert et à peu près dans les mêmes termes, la possession de certaines églises, dans son diocèse, avec les dîmes, les oblations et les autres redevances ecclésiastiques: Malicorne (Sanctus-Silvester de Malicornia), Saint-Aubin-de-Fresnay (Sanctus-Albinus de Frateto), La Baroche-Gondouin (Sancta-Maria de Basiligia- Gondoini), et autres. Quant à l'église de Ligron, ce document indique que ce fut à cette époque, sous le pontificate avec l'autorisation du pape Alexandre III, qu'elle fut partagée en deux églises paroissiales, dont l'une conserva le nom de Sancta-Maria de Ligrone, et l'autre prit celui de Sanctus-Johannes-Evangelista-de-Curcellis (Courcelles). (Sans date. Circa Vidimus sur papier du 13 novembre 1582.) Vidimus d'une bulle du pape Urbain II, accordée à l'abbé Gérard et au monastère de Saint-Aubin, portant protection et confirmation des biens possédés par ladite abbaye dans les diocèses d'angers, du Mans, de Rennes, de Poitiers et de Nantes. Cette bulle est datée du XV des calendes de mai, indiction IV, année 1207 de l'incarnation, IX e du pontificat. (Cette date est fausse. Urbain II mourut en 1099 et l'indiction IV ne peut correspondre à l'année Il faut vraisemblablement reporter la date à 1097.) Bulle du pape Urbain IV adressée à l'abbé et au couvent de Saint-Aubin, par laquelle le pontife confirme à ladite abbaye la possession des biens, dîmes maisons, vignes, prés, bois, granges, terres, etc., dont elle jouit. (Calendes de juillet, l'an premier du pontificat. Vidimus sur papier du 13 novembre 1582.) Bulle du pape Grégoire X, adressée à l'abbé et au couvent de Saint-Aubin, portant confirmation des droits, libertés, exemptions, terres, dîmes et possessions de ladite abbaye. Du 3 des nones de mai, première année du pontificat. (1268. Vidimus sur papier du 13 novembre 1582.) Charte qui constate que Girard, sénéchal, en se faisant moine de Saint-Aubin, affranchit de tout service, coutume ou redevance, les biens que l'abbaye possédait dans l'étendue de son fief, par suite de dons ou acquêts, et qu'en outre, pour le salut de son âme et de celles de sa femme, de son fils et de ses parents, il donna aux moines, en la paroisse de Luché, la moitié des droits de sépulture de toute sa terre, avec toutes les oblations, excepté la chandelle, plus la moitié des droits de sépulture de la terre de Boza, de la terre de Suavius et de celle de Letbaldus, et enfin toute la dîme et les droits de sépulture qu'il possédait sur la borderie de Harduinus. longtemps après avoir fait ces dons, Girard parvenu au terme de sa carrière et comprenant (intelligens) qu'il serait profitable à son âme de se dessaisir, en faveur du prieur, des réserves

85 qu'il avait faites sur ses précédentes libéralités, abandonna à Saint-Aubin la chandelle et la part des droits de sépulture qu'il avait retenues, plus la dîme de Hamelin de super Ledam et la dîme pasnagii de bosco Chanberano. Ces nouveaux dons, ainsi que les anciens, furent approuvés par Richilde, femme du donateur, Arnulfe, père de celui-ci, Hugues fils de Girard, et Hubert de Purriano, son neveu. Témoins: Fulcradus prior, Willelmus monachus, Robertus monachus, Hubertus monachus, Haimericus monachus, Aldulphus, Gaufridus, Lunellus, Radulphus, Hilarius, Barratus, Radulphus de Barullis, Odelerius. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) Le même Girard, sénéchal, donna à Dieu et à Saint-Aubin la dîme de la mouture (annona) et des poissons de la moitié d'un moulin sur le Loir, à Thévalle (qui est in fluvio Ledoe, apud Tesvalam). Hubert, filius Frotmundi, et Hugues, fils du sénéchal Girard, revendiquaient sur Girard, abbé de Saint-Aubin, et les moines, la moitié d'un moulin sis à Luché, et firent valoir leurs prétentions en justice, ce qui contraignait l'abbé à se transporter audit lieu. Là, Hubert et Hugues n'opposèrent que de mauvaises raisons aux dires de leurs adversaires, et, finalement, s'emparèrent par violence de ce qu'ils ne pouvaient obtenir par droit. Mais peu de temps après, ces deux chevaliers (milites), redoutant la colère céleste, reconnurent leur injustice et investirent du bien en litige l'abbé Girard, en lui mettant dans la main une branche de chêne, et reçurent, pour cela, une somme de 100 sous. Les témoins furent: Bernardus Soberani frater Huberti, Rainaldus de Malle-Vallis, Hamelinus de Alnet, Radulphus barullea, Fulco de Rochis, Warnerius de Columbers, Hugo de Vallis, Herbertus de Locai, Fulcoius Hilperith, Girardus de Morters, Walterius Borneth, Gaufridus pulsatus, Hilarius fruter Aldulfi, Robertus de Treviis, Constantinus cocus, Henricus presbyter. (Sans date. Fin du XI e siècle. Vidimus du 13 novembre 1582.) Homologation, par Jean, abbé de Saint-Aubin, dans le chapitre de l'abbaye, du bail emphytéotique consenti par Jacquelin de Chouzé et Philippe, son fils, paroissien de Luché (de Lucheio), à frère Simon Parent, prieur de Luché, des moulins à blé de Pontons, sis sur la rivière du Loir, avec les pêcheries, droits et émoluments qui en dépendent, pour 3 muids de mouture de rente perpétuelle, mesure du Lude, et à la charge, en outre, de supporter tous les frais d'entretien et d'amélioration desdits moulins. (1324. Original sur parchemin. Texte latin peu lisible.) Contrat de vente par Jehan Garmer et Jehanne, sa femme, paroissiens de Luché, à Jehan Lecerf, clerc de la même paroisse, de 3 muids de mouture de rente perpétuelle à eux due par le prieur de Luché sur les moulins de Pontons, pour 90 francs d'or, «de bon or, de bon compte, de juste et de loial pais, du coing du Roy, notre sire,» payés comptant, et à la charge, en outre, d'acquitter les devoirs seigneuriaux dus à raison desdites choses, et 4 septiers de mouture par an au seigneur de Marvoy (Mervé). (Original sur parchemin. Texte français. Du jeudi après le dimanche où l'on chante Oculi mei V. S. Sceau de la cour du Lude, assez bien conservé, semé de fleurs de lis.) Vidimus de ce contrat de vente par Guillaume, seigneur de Tignonville, chevalier, conseiller et chambellan du roi, garde de la prévôté de Paris, daté du 1 er septembre Autre vidimus de la même pièce par l'official d'angers, en présence de Guy, abbé de Saint-Aubin, Ambroise Lavole, prieur de Luché, et Jehan Lemoine, prieur de Trabe, qui en reconnaissent l'authenticité (2 mars 1427). Transaction entre Geoffroy de Chemens, écuyer, seigneur de Moulines, et Jehan Dubois, prieur de Luché, au sujet des arrérages de quatre années, demandés par ledit de Chemens, de la rente de 3 muids de mouture ci-dessus mentionnée et à lui due sur les moulins de Pontons. Après de longs débats, il est convenu que le prieur continuera le service de cette rente, et payera audit seigneur 60 septiers de mouture pour les arrérages échus. (10 octobre 1440.) Déclaration rendue par Lucas Coustereau, prieur de Luché, à noble Geoffroy de Chemens, écuyer, au regard du fief que celui-ci tient à foi et hommage du Lude, d'une rente de 3 muids valant 36 septiers de mouture, à cause des moulins de Pontons-sur-le-Loir, autrefois baillées pour cette rente à son prieuré; des dîmes de La Brosse, pour lesquelles il doit annuellement audit de Chemens 12 fouasses foulées de genêts et 18 pintes de vin payables à la recette du fief de La Brosse; des dîmes de Montcocu pour lesquelles il doit également audit écuyer 6 fouasses foulées de genêts et 6 pintes de vin chaque année, «par ainsy que celuy qui vous portera ledit devoir, doibt avoir et estre chaussé de souliers non carelez.» (30 novembre 1460.) Pièces d'un procès intenté au seigneur de Mervé, Louis de Tucé, par frère Lucas Cointereau, prieur de Luché, touchant la prise d'un challon ou sentine appartenant audit prieur faite par le seigneur de Mervé et ses gens (1456). Aveu et dénombrement du prieuré de Luché rendu par le même prieur, M e Lucas Cointereau, à messire Jehan de Daillon, chevalier, seigneur du Lude, au regard de la châtellenie du Lude. Détails nombreux et très-intéressants (1477). Baillée à rente de l'eau du Gué-de-Laune, faite par ledit Jehan de Daillon, au même prieur Lucas Cointereau, pour y édifier un moulin (1479). Acquêt du fief du Barreau, en Luché, fait par Baudouin de Tucé, chevalier, seigneur de Mervé, Villiers, baron de Milesse, et dame Françoise de Lespervier, son épouse, de Guillaume Drouet, pour la somme de 25 livres tournois payées «en douze escus sol et deux testons» (1527). Lettres de sauvegarde avec attribution de juridiction au sénéchal d'anjou, accordées par le roi de France, Henri II, à l'abbé et au couvent de Saint-Aubin. (1548. Texte latin.) Déclaration rendue à Jacques de Daillon, chevalier, seigneur du Lude, au regard de sa châtellenie dudit lieu du Lude, par Pierre de Fay, licencié en décret, étudiant en l'université d'angers, prieur du prieuré de Saint-Martin de Luché, des domaines, franchises, libertés, prérogatives et prééminences, fief, cour, juridiction et seigneurie temporelle dudit prieuré (1497). Bail consenti par Pierre Dufay, prieur de Luché, à Michel Cormier, prieur de La Bazoche-Gondouin, et autres, de son prieuré de Saint-Martin de Luché, avec ses revenus et dépendances, moyennant un loyer annuel de 300 livres tournois (1498). Autre bail du même prieuré fait par le titulaire, M e Titus Disque, à Michel Moreau, marchand à Saint-Jean-de-la-Motte, pour 700 livres tournois de ferme annuelle (1563). Adjudication par Jacques Taron, conseiller du Roi, lieutenant général en la Sénéchaussée du Maine, commissaire à l'aliénation des biens d'église, d'héritages et rentes à M e Étienne Roger, sur le prieuré de Luché, pour 595 livres tournois (1564). Sentence rendue au siége de Baugé au profit de Lazare d'espagne, seigneur de Vennevelles et de La Petite-

86 Brosse, contre Denis Artus, prieur de Luché, condamné à payer audit seigneur 2 septiers de froment et 10 septiers de mouture, restant de 36 septiers dus sur les moulins de Pontons (1587). Acte de cession du bail judiciaire du prieuré de Luché consenti par Denis Michel à M e Jacques Fouquet, titulaire dudit prieuré, représenté par son frère, noble Guillaume Fouquet, sieur de La Varenne, porte-manteau du Roi, gouverneur des ville et château de La Flèche (1591). Etc. H (Registre.) In-f, 152 feuillets, parchemin; 221 feuillets, papier Prieuré de Luché. Fiefs de Luché et du Barreau. Histoire dudit prieuré. Sa fondation par le vicomte Raoul et sa femme Ameline. Son annexion et union au collége de La Flèche, en Les charges dudit prieuré, au nombre desquelles on remarque une rente annuelle de 20 livres due au maître d'école de Luché. Les droits appartenant au même prieuré, savoir: le droit de haute, moyenne et basse justice; celui de créer des bouchers jusques au nombre de huit pour vendre et établir viande chaque jour de la semaine en la boucherie de Luché, etc. Consistance et dénombrement du domaine. Mémoire des contrats d'acquêt et d'échange concernant le domaine du prieuré de Luché, jusqu'en l'année Aveu rendu, pour le fief du prieuré, par les pères Jésuites du collége de La Flèche à messire Timoléon de Daillon, chevalier des ordres du Roi, conseiller en ses conseils d'état et privé, comte du Lude et de Pontgibault, marquis d'illiers, lieutenant général pour le Roi au pays d'auvergne, au regard du château et comté de Lude (1634). Principaux sujets: Henri d'espagne, seigneur de Vennevelles, pour sa maison et appartenances d'aunay; messire Henri de Clermont, chevalier, au lieu de dame Louise de Clermont, en son vivant dame de Mervé, pour raison de la métairie, appartenances et dépendances de Priaré; Pierre Busson, pour raison du lieu de La Mancellerie, en Luché; René de Minot, écuyer, sieur de La Minottière; Charles de Crouillon, écuyer, sieur de La Motte de Crouillon et de La Bauducière; M e Julien Tremblaye, maître d'école de Luché. Bail du prieuré de Luché, avec ses fruits, revenus, dîmes, fiefs, cens, rentes, profits et aventures de fief, sans y comprendre, toutefois, les moulins de Pontons, consenti par les pères Jésuites de La Flèche, à Florent Gaillard, de Luché, pour 1,460 livres de ferme annuelle (1635). Vente du fief de Barreau auxdits pères Jésuites par M e Paul Le Tendre, avocat au Présidial de La Flèche, pour le prix de 300 livres tournois (1637). Prix du froment et du seigle au marché du Lude, depuis le jour de Noël 1633 jusqu'au jour de Pâques Déclaration de divers héritages rendue par les Jésuites du collége de La Flèche à messire Gaspard de Champagne, chevalier, comte de La Suze, marquis de Normanville, baron de Brousassin, Coulaines, Louplande, au regard du fief de La Tourpinière, dépendant de la baronnie de Brouassin (1640). Ordonnance du sénéchal du prieuré de Luché, rendue sur la remontrance du procureur fiscal, portant que le banc de boucherie qu'un nommé Fiacre Deschamps avait fait placer sous les halles de Luché, serait ôté et mis hors desdites halles, avec défense audit Deschamps de vendre de la viande dans le bourg dudit Luché (1640). Transaction passée entre les pères Jésuites, prieurs de Luché, et M e Julien Tremblay, sur sa destitution de sa place de maître d'école à Luché. Celui-ci consent à abandonner le collége à son successeur désigné, M e Mathurin Charpentier (1642). Lettres de boucher accordées par les pères Jésuites à Claude Trouvé (1644), etc. Table alphabétique des héritages. H (Registre.) In-f, 152 feuillets, parchemin; 284 feuillets, papier Prieuré de Luché. Fiefs de Luché et du Barreau. Mémoire à consulter au sujet de la destitution de M e Mathurin Charpentier de la place de maître d'école de Luché (1650). Minute de la requête des habitants de la paroisse dudit Luché tendant à obtenir des pères Jésuites la destitution de M e Mathurin Charpentier, prêtre, de la place de maître d'école de Luché. Provisions de la place de maître d'école accordées par les pères Jésuites, prieurs de Luché, à M e Julien Tremblay, remplaçant ledit Charpentier (1651). Bail de la métairie de Laleu, dépendant dudit prieuré, consenti par les pères Jésuites à Marin Pierre, sieur du Perray, pour 750 livres et 6 chapons de fermage annuel (1655). Aveu du fief du Barreau rendu à messire Henri de Clermont, marquis de Guerlande (Gallerande), et seigneur de Mervé, au regard de ce dernier fief, par le P. Charles Lallement, recteur du collége de La Flèche, et Claude de Beauchesne, procureur du même collége, au nom de leur Compagnie (1656). Arrêt du Conseil privé qui maintient les pères Jésuites en possession et jouissance du prieuré de Luché contre frère Gui Macé qui s'était fait pourvoir dudit bénéfice (1656). Vente à réméré des terres et seigneuries de Vennevelles et d'huillé faite par messire Paul-Charles Le Vasseur, chevalier, seigneur de Fargot, demeurant paroisse de Neuvy, pays de Sologne, au nom de dame Suzanne Le Vasseur, veuve de messire Henri d'espagne, chevalier, marquis de Vennevelles, mère et garde-noble de ses enfants mineurs, à M. François Paris, sieur de Beauchesne, conseiller du Roi, pour le prix de 13,000 livres tournois (1658). Déclaration du prieuré et fief de Luché faite par les pères Jésuites à la seigneurie du Lude (1666). Lettres de boucher, pour Luché, accordées par le père François Macé, procureur des Jésuites du collége de La Flèche, à Paul Deschamps. Vente des closeries de La Gasnerie et de La Roussière, en Luché, faite par Étienne Bigot, ancien notaire, et Macée Pierrequin, sa femme, aux Jésuites dudit collége de La Flèche, pour le prix de 1,400 livres tournois (1670). Prix du seigle au marché du Lude, depuis 1639 jusqu'en Mémoire des meubles que les Jésuites avaient pour leur usage dans la portion qu'ils se réservaient de leur maison du prieuré du Luché (1674). Déclaration de La Gasnerie rendue à messire Henri-Jacques de La Hurlière, chevalier, seigneur de La Grifferie, de La Courante et Breil-la-Grue, au regard de ce dernier fief (1678). Provisions de maître d'école à Luché accordées par les pères Jésuites à M e Charles Rochereau, prêtre (1676). Contrat d'amortissement de la rente de 36 septiers de grain due sur les moulins de Pontons, fait par lesdits pères Jésuites à messire Louis-Paul d'espagne, chevalier, marquis de Vennevelles, pour la somme de 5,300 livres (1685). Mémoire pour messire Antoine-Gaston, duc de Roquelaure, pair de France, comte du Lude, contre messire Paul d'espagne, chevalier, marquis de Vennevelles, au sujet de la mouvance

87 de la rente de 36 septiers de blé, précitée (1693). Provisions de maître d'école à Luché accordées à M es Pierre Boivin, prêtre (1717); François-Bernard Harlay (1719); Pierre Boivin (1721); Ambroise Le Boul (1729). Table alphabétique des héritages. H (Registre.) In-f, 27 feuillets, parchemin; 436 feuillets, papier Prieuré de Luché. Dîmes et gros. Copie de la charte de donation de la moitié de l'église de Luché à Saint-Aubin et à ses moines par le vicomte Raoul et Ameline, sa femme, pour le remède de leurs âmes; et de la vente de l'autre moitié par les mêmes auxdits moines pour la somme de 500 sous (vers 1060). Don de la moitié de l'église de Saint-Christophe de Mareil (Marulio), terres, dîmes, etc., fait à l'église de N.-D. de la Charité par Bernard, qui vocatur Subranus, pour la dot de sa fille qui se faisait religieuse (1163). Charte de Maurice, évêque du Mans, par laquelle Jean de Fay, chevalier, engage pour 15 années au chapitre de l'église du Mans et au prieur et chanoines (canonicis) de Château-l'Hermitage (de Castellis) toute la dîme qu'il possédait en la paroisse de Mansigné (de Mancigneyo), moyennant la somme de 40 livres mansaises. Si ledit chevalier ou ses héritiers voulaient plus tard aliéner cette dîme, lesdits chapitres auraient la faculté de la conserver à perpétuité en leur payant 100 livres mansaises. (1225. Copie sur papier. Écriture du XVII e siècle.) Charte du même Jean de Fay confirmative de la précédente. (1225. Copie sur papier. Écriture du XVII e siècle.) Bref du pape Alexandre IV confirmant l'abbaye de Saint-Aubin d'angers dans le droit de percevoir les dîmes, tant anciennes que noyales, dans toutes les paroisses où elle a des prieurés. (Du 4 des ides d'octobre Vidimus sur papier. Écriture du XVI e siècle.) Charte latine par laquelle Foulques, dictus Ribole, chevalier, seigneur d'assé (de Asseyo), reconnaît que la dîme perçue par le chapitre de l'église du Mans en la paroisse de Mansigné, qu'il avait fait saisir comme étant dans son fief, appartient légitimement audit chapitre, et renonce pour lui et ses successeurs à jamais rien y prétendre, quod decime sunt a Deo institute. (1285. Copie sur papier.) Étienne Mézange, Geoffroy Darondeau et autres donnent en pure et perpétuelle aumône au curé de Luché, M e Jehan Rouelle, prêtre, et à ses successeurs la dîme de La Besnardière, audit Luché (1477). Aveu des fiefs, domaines et appartenances de La Turpinière et de Charbonnais, sis ès paroisses de Luché et Coulongé, rendu par Louis de Tucé, écuyer, seigneur de Mervé et de La Turpinière, à cause de Martine Cantino, son épouse, à noble et puissant Baudouin de Tucé, chevalier, seigneur de Tucé, de La Motte-Achard et de Brouassin, au regard de la seigneurie de La Motte- Achard. Principaux sujets: le seigneur de Clermont, pour son lieu de La Tripardière; le seigneur de Passau, pour son domaine de La Grifferie; et Janon Hamelot, seigneur de La Roche-de-Mayet, pour son fief de La Berardière (1457). Décret de Martin Berruyer, évêque du Mans, partageant entre Luché et Mansigné la tourne auparavant indivise entre ces deux paroisses. Indication des lieux attribués à chaque paroisse. (1454. Copie sur papier, collationnée.) Bulle du pape Pie II accordée à l'abbé et à l'abbaye, portant confirmation des droits de dîmes et novales que ladite abbaye possède en diverses paroisses. (6 des calendes d'avril Copie.) Déclaration rendue par Yvonne d'andigné, prieure de Mareil, à Louis, seigneur de Tucé, au regard de sa seigneurie de Mervé (Mervay), du droit de dîme qu'elle possède sur certaines terres situées dans l'étendue de ladite seigneurie, et pour lequel elle doit audit seigneur, chaque année, une longe d'un pourceau mâle avec la jambe et le vie dudit pourceau, et une havée de chandelle de cire avec les deux mains d'un homme et deux doigts en plus, ladite chandelle d'un pied et demi de long, le tout rendu au jour de la Saint-Christophe (1461). Autre aveu, pour les mêmes choses, rendu à messire Baudouin de Tucé de La Blanchardière de Mervé (Mervey), baron de La Milesse, par Renée de La Porte, aussi prieure de Mareil (1488). Vidimus d'un accord passé entre Arnulphe, prieur de Luché, et Robert, chapelain (curé) de cette paroisse, au sujet des prémices, oblations et célébration du service divin en l'église dudit lieu. (Sans date. Vidimus du 20 mai 1473.) Autre accord passé entre Jehan Champion, prêtre, curé de Luché, et frère Lucas Contereau, prieur dudit lieu de Luché, au sujet de certains débats qui s'étaient élevés entre les parties sur leurs droits respectifs en ladite paroisse. Cette transaction qui contient des détails nombreux et intéressants, eut lieu au presbytère de Luché en présence de frère Sébastien Cheminart, prieur de Malicorne, et de divers prêtres, le 23 juin 1475, et fut homologuée, le 2 mars suivant, par Guillaume de Torcé (de Torceio), prieur du prieuré conventuel de Allodiis, vicaire général de Pierre de Laval, archevêque et duc de Reims, pair de France, évêque de Saint-Brieuc et abbé commendataire des abbayes de Saint- Aubin et de Saint-Nicolas d'angers. Collation de la cure de Luché faite par le cardinal Philippe de Luxembourg, évêque du Mans, à M e Gilles Homedé, prêtre, curé dans le diocèse de Séez, qui permute avec M e François Le Masson (1481). Déclaration rendue par M e Jean Champion, curé de Luché, à noble Robin Malerbe, écuyer sieur de Launeau, au regard de la seigneurie de Launeau (1482). Transaction entre Pierre Dufay, licencié en décret, prieur de Luché, écolier étudiant en l'université d'angers, et messire Baudouin de Tucé, chevalier, au sujet des dîmes enlevées par ce seigneur sur certaines pièces de terres sises en son fief de La Turpinière, lesquelles dîmes étaient réclamées comme novales par ledit prieur. Il est convenu que ledit seigneur jouira de ces dîmes pendant sa vie et celle de sa femme seulement, à la charge de payer annuellement au prieur une pipe de vin et 2 septiers de blé, tiers froment, tiers seigle et tiers orge (1499). Copie d'une bulle du pape Jules II confirmant les possessions et priviléges de l'abbaye de Saint- Aubin d'angers, et spécialement les dîmes, novales, prémices, cens, rentes, etc. (14 des calendes de juin 1508). Transaction passée entre M e François Disque, conseiller du Roi au parlement de Paris, prieur-commendataire de Luché, et messire Charles de Beaumanoir, seigneur et baron de Lavardin, Tucé, Mervé (Mervay) et du fief de La Turpinière, en Luché, par laquelle ledit seigneur renonce à toute dîme novale dans l'étendue de son dit fief de La Turpinière, se réservant seulement les dîmes anciennes (1551). Aveu du fief de Pantigné, rendu par M e Jacques Gaignard, prêtre, curé de Sainte-Cécile, à messire Charles de Beaumanoir, susnommé, au regard du fief de La Turpinière (1556).

88 Transaction passée entre frère Titus Disque, prieur de Luché, et M e Jean Follenfant, curé dudit lieu, au sujet du gros dudit curé qui demeure fixé à 10 pipes de vin, 20 septiers de seigle, 10 septiers de froment, 2 charges d'orge et 2 charretées de paille de seigle (1557). Aveu de la seigneurie de Vennevelles rendu à messire Nicolas de Champagne, chevalier, comte de La Suze, La Chapelle-Rainsouin, Bazouges, Coulans, Louplande, Brouassin, La Mothe-Achar, La Butonnière et La Turpinière, par Catherine de Coussac, veuve de Geoffroy d'espagne, écuyer, seigneur dudit Vennevelles, La Broce, La Pautinière, au regard de la seigneurie de Brouassin par le moyen du fief de La Turpinière (1567). Déclaration rendue à messire Georges de Clermont, chevalier de l'ordre du Roi, capitaine de 50 hommes d'armes de ses ordonnances, seigneur de Clermont, Gallerande, La Celle, Saint-Cyr, vicomte du Grand-Montreveau, baron de Cohardy, par Agnès de Saint-Simon, prieure du prieuré de Mareil (1568). Sentence des Requêtes du Palais au profit de M e René Gaignard, maître ès arts et étudiant en l'université de Paris, curé de Luché, contre M e Denis Arthus, conseiller et aumônier ordinaire du Roi, prieur de la Primaudière et de Luché (1580). Table alphabétique des héritages. H (Registre.) In-f, 33 feuillets, parchemin; 397 feuillets, papier Prieuré de Luché. Dîmes et gros. Ordonnance du Présidial de La Flèche qui enjoint de tenir les vignes bien closes dans la paroisse de Luché, permet aux voisins de faire boucher les brèches aux dépens des propriétaires, fait défense d'entrer dans les vignes sous peine de 10 livres d'amende et permet à chacun de tuer les chiens et autres animaux qui seront trouvés ès dites vignes (1611). Bans de vendange mis par le lieutenant général de la Sénéchaussée de La Flèche, pour le territoire de La Flèche; et par le bailli du Lude pour la paroisse de Luché (1611). Pièces d'un procès entre les pères Jésuites du collége de La Flèche et M e François Le Cauf, curé de Luché, au sujet des dîmes de cette paroisse (1615). Mémoire des griefs de frère Louis Dupuis, religieux chambrier de l'abbaye de La Couture, prieur de Pontvallain, appelant d'une sentence du Présidial de La Flèche, contre les PP. Jésuites au sujet de la dîme de Charbonnais (1616). Autre mémoire du fermier des dîmes du comte de La Suze, seigneur de La Turpinière, contenant les plaintes qu'il fait contre les Jésuites du collège de La Flèche, prieurs de Luché, pour enlèvement de dîmes par eux dans la dîmerie de La Turpinière et de Brouassin (1616). Transaction sur procès entre lesdits pères Jésuites et dame Claude de La Roë, prieure du prieuré de La Fontaine-Saint-Martin, par laquelle ladite prieure abandonne aux Jésuites toutes les dîmes qu'elle prétend avoir droit de prendre dans la paroisse de Luché, moyennant 7 livres 10 sous de rente annuelle (1618). Extrait d'un aveu du fief de Loulays, sis en Mareil et Pringé, rendu à messire Guillaume de Mauny, chevalier, seigneur de Saint-Aignan et de Verron, par Louis de Tucé, écuyer, seigneur de Tucé, de Mervé (Mervey) et Loulays. (Sans date.) Saisie du temporel de la cure de Saint-Mars de Cré, à la requête desdits pères Jésuites, sur M e Pierre Fouqueré, curé dudit lieu, pour cause de non-payement (1623). Enquête sur la propriété des dîmes des tournes de Luché et de Mansigné (1627). Cette enquête établit que trois prieurs successifs de Luché, Titus Disque, les sieurs Du Brosset et de La Chaume, ont été de la religion reformée et ont désolé et ruiné ce bénéfice; que le premier brûla le crucifix et les livres de l'église, et faisait le prêche sous le porche de l'église et dans le presbytère; que la maison de Vennevelles, aussi protestante, encourageait ces désordres et en assurait l'impunité, etc. Factum pour les pères Jésuites du collége royal de La Flèche, auquel est annexé le prieuré de Luché, demandeurs en complainte contre les doyen, chanoines et chapitre de l'église du Mans, au sujet des mêmes dîmes. Déclaration rendue par lesdits pères Jésuites à M e Pascal Fontenay, sieur de Launeau, conseiller du Roi et contrôleur au Grenier à sel du Lude, au regard du fief de Launeau (1630). Table alphabétique des héritages. H (Registre.) In-f, 53 feuillets, parchemin, 403 feuillets, papier Prieuré de Luché. Dîmes et gros. Sentences des Requêtes du Palais rendue au profit des pères Jésuites, prieurs de Luché, contre dame Anne Le Voyer, prieuré de Mareil, et messire Henri de Clermont, chevalier, marquis de Gallerande et seigneur de Mervay, au sujet des dîmes de La Pautinière, dépendant du fief de Loulaye (1631.) Enquête faite par le juge du Lude, à la requête desdits Jésuites, pour constater l'usage de percevoir les dîmes au treizième dans la paroisse de Luché (1631). Sentence du même juge qui condamne les habitants de Luché à dîmer au seizième. Jugement de la Sénéchaussée de La Flèche, rendue sur appel de la sentence précédente, par lequel lesdits habitants de Luché sont condamnés à dîmer au treizième (1633). Arrêt du Parlement confirmatif du jugement de la Sénéchaussée de La Flèche (1635). Sentence du Présidial de La Flèche qui condamne messire Henri d'espagne, seigneur de Vennevelles, à donner par déclaration le nombre de sommes de vendange qu'il a recueillies en la paroisse de Luché sujette à la dîme du prieuré (1648). Ordonnance du lieutenant général de La Flèche, René de Moré, écuyer, sieur de Bresteau, pour le payement de la dîme au treizième dans ladite paroisse de Luché. (1648. Imprime.) Autre ordonnance du même magistrat donnant pouvoir à Nicolas Robinet, fermier du prieuré de Luché, de faire la visite des celliers pour connaître la quantité de vin recueillie dans l'année et obliger les détenteurs de vignes à payer la dîme de leur vendange à la treizième (1667). Procès-verbal de cette visite. Arrêt du Parlement rendu à la requête de messire Thomas, prince de Savoie, comte de Soissons, par lequel le sieur Laurent Briand est nommé pour recevoir les revenus de feue dame Marie de Bourbon, princesse du sang et de Carignan, aïeule du requérant (1692). Acte par lequel messire Jacques de Royers, chevalier, marquis de La Brisollière, comte de La Suze, baron de Sept- Forges, Chemiré, Boullay, Juigné et Brouassin, seigneur honoraire de la ville de Domfront et N.-D. de Sur-l'Eau, seigneur de Mervé et de Mansigné, conseiller du Roi, grand bailli commandant la noblesse du duché d'alençon, demeurant en son château de Brouassin, paroisse de Mansigné, comme ayant charge et se faisant fort de dame Renée- Gabrielle de Champagne de La Suze, son épouse, vend auxdits pères Jésuites la dîme inféodée de La Turpinière pour le

89 prix de 2,400 livres (1693). Déclaration du Roi en faveur des curés ou vicaires perpétuels donnée à Fontainebleau le 5 octobre (Imprimé.) Déclaration rendue par ledits Jésuites à M. Pierre-Michel Bertereau, sieur de Saint-Mars, ancien conseiller du Roi, président au Grenier à sel de La Flèche, seigneur de Launeau, au regard de ce fief, pour la dîme de La Deuronnière (1733). Table alphabétique des héritages. H (Registre.) In-f, 210 feuillets, parchemin; 114 feuillets, papier Prieuré de Luché. Fiefs de Luché et du Barreau. Aveux et déclarations rendus: à frère Lucas Contereau, prieur de Luché, au regard du fief de son prieuré, par Jehan Oger, pour une vigne au clos de La Garde (1425); au même, par Denis Davignon, pour une vigne au clos des Petits Porcherons (1551); à frère Lucas, abbé de Saint-Aubin d'angers, par Guillaume Le Baube, pour raison de son aître de La Mancellerie (1459); à frère Lucas Contereau, prieur, par Pierre Villays, pour la maison où il demeure au bourg de Luché (1471); au même par Henri Dour, pour deux quartiers et demi de vigne, en Haute-More (1475); à frère Jehan Legendre, prieur de Luché, par Pierre Rougeon, pour une maison au bourg de Luché (1489); au même, par Gilles de Vaumorin (1489); à l'archevêque et duc de Reims, premier pair de France, abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers, par Pierre Gallet, pour l'aître et appartenances de La Mancellerie (1490); à frère Pierre Dufay, licencié en droit canon, par Ambroise de Germaincourt, écuyer, sieur de Buffes et des Touches, pour quatre journaux de pré (1503); aux pères Jésuites du collége de La Flèche, par Charles Des Aubiers, écuyer, sieur des Hayes-le-Vicomte et y demeurant, paroisse de Luché, pour le pré Briand contenant quatre journaux de terre (1605); à Ponthus de Brye, doyen de Craon, recteur de Ruillé et prieur commendataire dudit prieuré, par Michel Maudet, pour une vigne au clos des Grands- Porcherons (1524); au même, devenu abbé de Saint-Main, par Pierre Filloleau (1543); par noble Jacques Du Buisson, écuyer, sieur dudit lieu, au nom et comme procureur de messire Georges de Clermont, chevalier, seigneur dudit lieu et de Gallerande, vicomte de Grandmont, panetier ordinaire du Dauphin, pour la métairie de Priaré (1544); à noble René de Saint-François, protonotaire du Saint-Siége, grand archidiacre et chanoine prébendé en l'église du Mans, prieur commendataire de Luché (1546); à M e François Disque, conseiller du Roi au Parlement de Paris, chancelier de la Reine douairière de France, archidiacre de Laval et prieur commendataire dudit prieuré (1550); à François Michel, sieur du Barreau, au regard du fief du Barreau; à M e Titus Disque, prieur de Luché (1559); à M e Denis, conseiller et aumônier du Roi, prieur des prieurés de La Primaudière et de Luché (1581); par Marie Allinant, veuve de noble Théophile de Mallateste, gentilhomme servant de M me la duchesse de Chevreuse, dame de La Gaudufière, pour divers héritages (1582); etc. Tables alphabétiques des noms de lieux et des noms de personnes. H (Registre.) In-f, 152 feuillets, parchemin; 35 feuillets, papier Prieuré de Luché. Fiefs de Luché et du Barreau. Aveux et déclarations rendus aux peres Jésuites du collége de La Flèche, prieurs de Luché, par: Roch Bidault, de Verron; Mathurin Charpentier, chirurgien à Luché; Ambroise Belon, demeurant à Sarcé; Jacques Letendre, marchand à Mausigné; René Le Royer, notaire à Luché; Suzanne Des Aubiers, veuve de noble homme Jean Le Vayer, sieur de La Foucaudière; Jean Du Vivier, marchand à Luché; Julien Tremblay, prêtre, demeurant à Luché; Paul Fontenay, receveur des aides de Beaumontle-Vicomte; René Deminot, écuyer, sieur de La Minotière et de La Tibaudière, pour une vigne sise au clos de La Garde, en Haute-More, à Luché; Charles de Crouillon, écuyer, sieur de La Motte; Marin Cureau, mari de Jeanne Filoleau, demeurant audit Luché; messire Henri de Clermont, chevalier, marquis de Gallerande, demeurant à Paris, rue des Tournelles, paroisse Saint-Paul, pour le fief, terre et seigneurie de Priaré (Prierray), à Luché, Daniel Le Vayer, sieur de La Foucaudière; Julien Le Monnier, notaire à Luché; etc. Tables alphabétiques réelle et personnelle. H (Registre.) In-f, 226 feuillets, parchemin; 53 feuillets, papier Prieuré de Luché. Fiefs de Luché et du Barreau. Aveux et déclarations rendus aux pères Jésuites du collége de La Flèche, prieurs de Luché, par Gervais Genay, pour une vigne au clos du Tertre, à Luché; Françoise Morançais, veuve de Jean Simon, en son vivant notaire à Pringé; Jean Gaignard, notaire royal à Luché; François Le Bouc, maître-chirurgien, à La Fontaine-Saint-Martin; noble Ambroise Cador, sieur des Hayes, demeurant à La Flèche; M e René Grandhomme, prêtre, curé de Luché et doyen de Clermont; M e Jean Maubert, sieur des Posselières, demeurant à Luché; René Bigot, prêtre, curé de Genetay; René Bihoreau, prêtre, principal du collége de Luché et y demeurant (1669); Marie, Charlotte et Judith Le Vayer, filles et héritières de feu noble Daniel Le Vayer, sieur de La Foucaudière; Samuel Houdayer, chirurgien au bourg de Luché; Julien de Chenon; Mathurin Thibault, chirurgien à Luché; Paul Gallet, prêtre, chapelain de la chapelle Notre-Dame, desservie en l'église de Luché; M e Jacques Deniau, sieur des Pins, conseiller du Roi, juge-magistrat en la Sénéchaussée et Siége présidial de La Flèche; François Bidault, sieur de La Barre, docteur en médecine au Lude; André Bigot, prêtre, curé de La Chapelle-aux-Choux (1684); M e Guillaume de La Porte, conseiller du Roi, juge-magistrat à la Sénéchaussée et Siége présidial de La Flèche; Ambroise Cador, sieur du Perré, curé de Sainte-Radegonde-lez-Tours; Urbain Belin, lieutenant au siége de Pontvallain, acquéreur des biens de feu François Pasquier, sieur du Chardon; Pierre Huberdeau, conseiller et avocat du Roi au Grenier à sel du Lude; Henri-Jacques de La Heurlière, chevalier, seigneur de La Borde, demeurant en sa maison seigneuriale de La Grifferie, à Luché; etc. Tables alphabétiques réelle et personnelle. H (Registre.) In-f, 150 feuillets, papier.

90 Prieuré de Luché. Fiefs de Luché et du Barreau. Écrou des assignations données aux sujets et vassaux desdits fiefs, qui sont: messire Charles-Léonor de Clermont d'amboise, chevalier, comte dudit lieu, marquis de Gallerande, y demeurant, paroisse de Pringé; messire Louis-Paul d'espagne, chevalier, marquis de Vennevelles, y demeurant, paroisse de Luché; Joachim Cureau, marchand, demeurant à la métairie de La Lande, en Luché; François Gallet, sieur des Aunays, à Luché; Gaspard Rousseau, sieur du Léard, demeurant au Lude; M e Michel- Pierre Bertereau, conseiller du Roi et son président au Grenier à sel de La Flèche; M e Charles Giroust, sieur de Beauchesne, chapelain de la Madeleine; M e Charles Belleuvre, conseiller du Roi, élu en l'élection de La Flèche; M e René Odillard, notaire royal à Chantenay; M e Urbain Bidault, prêtre, prieur de Saint-Nazaire, demeurant au Lude; M e Gabriel Le Breton, prêtre, curé de Verron; messire René-Madelon de Saint-Offange, abbé de Saint- Maur, curateur des enfants mineurs de feu M. de La Borde, en son vivant lieutenant du Roi en Anjou; Jean Charpentier, sieur de La Pilardière et y demeurant, paroisse dudit Luché; dame Marie Richer, veuve de Louis Parage, écuyer, en son vivant prévôt de La Flèche (1705). Comparaissent aux assises M e Julien Dervillé, conseiller du Roi en la Sénéchaussée de Château-du-Loir (1745); François Le Camus, lieutenant du premier chirurgien du Roi, demeurant au Lude; Julien Jamin, sieur du Morrier, chirurgien à Luché; M e Ambroise Le Boul, prêtre, principal du collége de Luché; M. Jean Hubert de La Patrière, conseiller du Roi et son président au Grenier à sel de Châteaudu-Loir; M e Joseph de La Roche, seigneur des Hayes-le-Vicomte, demeurant à Mansigné; M e Joseph-René Galloys, conseiller du Roi et son premier avocat en la Sénéchaussée et Siége présidial de La Flèche; dame Marie Galloys, veuve de M. Fontaine de Biré; Jérôme Gatien Cador, sieur du Plessis, conseiller du Roi et contrôleur au Grenier à sel du Lude; Henri-Louis Damien Fontaine, écuyer, seigneur de Mervé, ancien capitaine au régiment de la Couronne (1755). Tables alphabétiques réelle et personnelle. H (Registre.) In-4, 264 feuillets, papier Prieuré de Luché. Fiefs de Luché et du Barreau. Aveux et déclarations faits par: M e Jacques-Marie Babot, prêtre, curé de Luché, pour divers biens dépendant de sa cure; Charles-François Le Noir, directeur des Postes, à La Flèche; Pierre Bellin, sieur de La Chastaignère, bourgeois de La Flèche; M e Léonard-Gabriel- Charles Le Blaye, prêtre, curé de Créans; M e François-Mathurin Odillard de La Pommeraye, aumônier de la Miséricorde du Lude, au nom et comme procureur de demoiselle Anne Le Camus, dame de l'hôpital de la Miséricorde du Lude; messire Henri-Louis d'espagne, marquis de Vennevelles, ancien lieutenant-colonel, chevalier de Saint- Louis, demeurant au château de Vennevelles, audit Luché; René-Louis Rocher Des Perrais, avocat au Présidial de La Flèche; Jean François Le Flahec, prêtre, prieur du couvent des Carmes, de La Flèche; René Hubert de La Drouardière, bourgeois, demeurant aux Grandes-Maisons, paroisse de Luché; M e Jean Chevalier, prêtre, vicaire et principal du collége de Luché; dame Marguerite Chevalier, supérieure de la maison de charité de Luché; messire Jean-Benjamin de La Mothe d'aubigné, écuyer, ancien capitaine au corps royal d'artillerie, chevalier de Saint-Louis, demeurant à La Flèche, en qualité de garde noble des enfants issus de lui et de dame Suzanne Fontaine de Mervé, son épouse, seigneurs de Mervé; dame Françoise Belin, veuve de feu messire Jacques de La Cochetière, chevalier de Saint-Louis; Jean-Baptiste-Marie Pihery de Sivré, écuyer, seigneur de la terre de La Grifferie et y demeurant, paroisse de Luché, acquéreur de M. Barin de La Galissonnière; Joseph-Jacques Pousset de La Vove, avocat au Parlement, échevin de l'hôtel de ville du Mans; Anne-Élisabeth Wiestin, fille majeure, dame de La Piltière et y demeurant, paroisse de Mareil; messire Charles-Georges de Clermont, marquis de Gallerande, baron de Brouassin, maréchal des camps et armées du Roi, demeurant à Paris, pour la métairie de Priaré, en Luché; Charles-Jean Belleuvre de Cherbon, demeurant en sa terre de Cherbon, paroisse de Coulongé; Urbain-René Davy de Piltières, conseiller du Roi, et son avocat à la Sénéchaussée et Siége présidial de La Flèche; etc. Table alphabétique des noms de personnes. H (Registre.) In-f, 64 feuillets, papier Prieuré de Luché. Fief de Luché. Remembrance des plaids et assises. Exhibent: M e Guillaume Guignard, prêtre; Gabrielle de Boisy, veuve de Madelon de Bernay, sieur du Coudray; M e Julien Tremblay, prètre, curé de Luché; M e René Hardiau, sieur du Regord; Gilles Tremblay, frère et héritier de feu M e Julien Tremblay, curé de Luché (1614); noble homme Jean Le Vayer, sieur de La Foucaudière; René de Minot, écuyer, sieur de La Minottière (1635); etc. H (Portefeuille.) 9 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Prieuré de Saint-Thomas de La Flèche, dépendant de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers. Fondation, dotation, droits, priviléges, titres de propriété dudit prieuré. Charte notice originale contenant que noble Jean de La Flèche, chevalier distingué (quidam vir nobilis et miles egregius cui nomen est Johannes de Fissa), donna tout ce qu'il donna (donavit quicquid donavit) aux moines de Saint-Aubin, sans leur demander en retour ni or ni argent, mais dans l'espérance qu'une telle oeuvre pourrait lui mériter le pardon de ses péchés, et pour le salut de son âme, de celles de son père, de sa mère et de ses fils. Il donna d'abord l'église de Saint-Ouen (Sancti Audoeni) telle qu'il la possédait, et la chapelle construite dans son château (in chastello ejus) en l'honneur de la sainte Vierge. Il donna aussi une borderie du meilleur fonds (unam mansuram optime telluris), contenant autant de terre que quatre boeufs très-vigoureux peuvent en labourer en un jour, et il y ajouta un pré situé devant l'église Saint-Ouen, un jardin et un verger. Il assigna aux moines un lieu où ils pourraient établir un bourg (ut burgum facerent) et avoir leur four. Il décida que les bourgeois (burgenses) de ce nouveau bourg seraient au pouvoir des moines et ne devraient aucune coutume à d'autres qu'à eux, excepté qu'ils

91 seraient chargés de la garde du château quand ledit seigneur irait en guerre. En outre, il donna aux mêmes moines la dîme de ses moulins, tant en blé qu'en poisson; la dîme des pains cuits à son four et celle de ses vignes et de ses charrues. Son fils Hélie (Elias) assiste à cette donation et y donne son consentement. Les autres témoins sont: Hugues frère de Gauldin de Malicorne (Gualdini de Malicornant), Hirardus de Cleiers et Archembaldus fitius Ulrici; de monachis: Girardus abbas et Gaufridus bajulus ejus, et Hubertus prior, et Motbertus ostiarus et Frotmundus de Viriaco (Viré); de hominibus monachorum: Adulfus prepositus eorum, Haimarus Malpetith, Robertus de Treviis, Hilarius frater Adulfi, Gualterius bornus, Constantinus coqus, Ernaldus brionius, Rainaldus Gundrannus. Ce fut fait à La Flèche l'année de l'incarnation de N. S. mil quatre-vingt-sept, indict. I, cycle II, idus fabruarii qui terminus evenit sabbato, Philippe, roi de France, régnant, du temps du comte Foulques le jeune, anno nono decimo comitatus ejus, sedente Gaufrido presule in cathedra episcopali annis quinque. Petrus monachus indignus scripsit (1087). Quelque temps après, Jean de La Flèche étant malade à Château-Gontier (apud Castrum-Gunterii), reçut desdits moines l'habit monastique et leur bénédiction qu'il avait réclamés avec larmes (flebiliter). En retour de cette faveur, il donna encore à Saint-Aubin la dîme du péage de son château et de ses panages, et consentit à l'amortissement des biens que les moines se feraient donner ou acquerraient dans l'étendue de ses domaines, leur donna, de plus, toute la cure de l'église du Lude (de Lusdo), si les prètres y consentaient. Cette nouvelle donation fut faite en présence de: Herveus Mainguisus, Ingelfridus monachus, Robertus presbiter, Willelmus filius Guidulfi, Adelardus de Senoniis, Hugo Chotardus, Radulfus Chotardus. Jean de La Flèche mourut de cette maladie à Château-Gontier. Les moines préparèrent son corps avec beaucoup de soin, le transportèrent à Saint-Aubin et l'y inhumèrent. Son fils Hélie, assistant à ces funérailles, confirma tous les dons faits par son père audit Saint-Aubin et en investit l'abbé Girard en lui mettant un bâton dans la main; les moines, de leur côté, l'associèrent, ainsi que son frère Geoffroy, aux bienfaits de leur abbaye. Témoins: Simon de Ceton, Girard de Cleers, Payen de Chemiré (Schimiriaco), Maurice de Scharbot, Joscelin de La Verrerie (de Verreria), Herchembaldus Baldinus, Hugo de Tirnaio; de famulis monachorum: Adulfus, Warinus frater ejus, Haimarus Malspetith. A l'époque où se passaient ces choses, Gausbertus, fils aîné de Jean de La Flèche, demeurait au Mans. Violemment irrité contre les moines, il contesta toutes les donations à eux faites par son père. Après de longs débats, et voyant qu'il ne pouvait rien obtenir, il se montra disposé à entrer en arrangement. Alors l'abbé Girard chargea trois de ses moines Herbertus, Belsarus et Gurhannus d'aller au Mans s'entendre avec Gausbert et de réclamer, avant tout, les conseils du vénérable Hoël, évèque. L'accord eut lieu par l'entremise de celui-ci. Gausbert reçut 10 livres de deniers angevins et confirma tous les dons faits par son père pendant sa vie et à l'heure de sa mort. Témoins: Domnus Hoellus episcopus, Fulchradus cantor, Gosfridus archidiaconus, Gaudelbertus canonicus, Radulfus custos, Robert de Fresnay (de Fraterniaco), Gausbertus canonicus, Radulfus canonicus, Virentius filius Berengerii, Haimericus Ridellus famulus monachorum, Hamelinus filius Burchardi armiger Gausberti. Firmatus Repulsus donna aussi aux moines de Saint- Aubin établis à La Flèche (ad Feciam), la moitié d'un bordage de terre pour son anniversaire et, plus tard, leur vendit l'autre moitié pour 10 sous. Pour rendre stables cette donation et cette acquisition, le moine Gurhannus donna Archembaldo Baldino, frère aîné du donateur, un septier d'avoine et unam ocham (une ouche de terre?). Témoins: Gurhannus et Salomon monachi, Tetbaudus presbiter, Archembaudus Baudinus, Suppletz de Duristallo (Durtal), Rainarius de Treviis. Hélie, comte du Maine, étant venu à La Flèche (Fissam), augmenta le don fait par son père aux moines de Saint-Aubin, d'une portion de terre s'étendant de l'enclos des moines à la maison des Lépreux. Témoins: Girard, prieur, Godefroy de Brûlon (de Bruslone), Drogon, Warin, Guy, moine de Saint-Serge; de laïcis: Archembaudus filius Urrici, Girard de Cleers, Albericus Corbaspalla; de famulis monachorum: Robertus de Treviis, Giraldus Ircus, Gandelbertus. L'an 1110, le 12 des calendes de novembre, le même comte Hélie donna à Dieu et à Saint-Aubin, pour le remède de son âme et de celles de ses parents, la moitié de la foire qu'il avait lui-même établie auprès de son château de La Flèche (castrum Fisse), le jour de la fête de Saint-Thomas, en l'honneur duquel saint il venait de faire construire une nouvelle église; et il investit de ce don l'abbé Archambaud, le jour de ladite fête, dans la maison des moines auprès de son château. Témoins: de monachis: Hugo Mansellus, Raoul du Lude (de Lusdo), Hamelinus de Moleriis; de famulis eorum: Rotbertus prepositus, Gandelbertus; de hominibus comitis: Paganus Lunellus, Girard de Cleers, Hugues de Braitel (Braitel) Fromundus Chaliboth et plures alii. Wiardus, meunier du château de La Flèche (molnerius de castro Fisse), donna aussi à Dieu et aux moines de Saint-Aubin, la cinquième partie de la dîme des quatre moulins situés près le château, plus la dîme d'un bordage de terre et d'un arpent de vigne. Il vint confirmer ce don dans le chapitre de Saint-Aubin, le jour de la Nativité de la sainte Vierge, avec Gaultier, son frère. Après avoir été associés par les moines aux bienfaits de l'abbaye, les deux frères investirent de ce don l'abbé Archambaud, en plaçant une baguette sur l'autel de Saint-Aubin. Témoins: Adelardus Sorini, Rainaldus Vitalus, Morellus Quoquus, Gandelbertus de Fissa. Charte par laquelle Jean de La Flèche (de Fissa), se fondant sur ce que l'aumône est le meilleur remède indiqué aux pêcheurs par la Providence, qui veut que personne ne périsse, suivant ces paroles de l'évangile: Date elemosinam et omnia munda sunt vobis, pour la rédemption de son âme, de celles de son père, de sa mère, de ses fils, de ses ancêtres et de ses descendants, ajoute aux dons déjà faits par lui à Dieu et aux moines de Saint-Aubin établis à La Flèche (apud Fissam), le droit de prendre dans sa forêt, qui est près de son château, le bois nécessaire au chauffage de leur four. L'abbé Girard est investi de ce don avec un bâton que le donateur place sur l'autel, dans le chapitre de Saint-Aubin. Ce fut fait l'an de l'incarnation 1095, sous le règne de Philippe, roi des Français et du temps du comte Foulques. Témoins: Hugues, frère de Gaudin de Malicorne (de Malicornant), Girard de Cleers (de Cleeriis), Archambaudus filius Orrici, Simon de Ceton, Maurice d'escharbot; de monachis: Girard, abbé,

92 Frotmond, prieur, Ernulf, Landry, Constantin: de famulis: Samoellus, famulus prioris, Gundoinus infirmarius, Morellus cocus, Mauricius Pipini, Rubeschau, Menguisus ortolanus, Guiddo Maupetit, et plures alii. Au pied de cette charte se trouve le signe de Jean de La Flèche, figuré par une croix potencée au pied fiché, cantonnée de quatre points: Cyrographe par lequel Gaufridus de Molnat et Adelaïde, sa mère, donnent en aumône à ladite abbaye de Saint-Aubin 4 deniers de cens et 4 deniers de fromentage (frumentagii) que le prieur de La Flèche (de Fissa), leur devait chaque année sur une certaine vigne située ad Bochevrel, et abandonnent la même vigne libre de toute coutume et redevance. Les donateurs, associés aux bienfaits de l'abbaye, placent avec une baguette ce don sur l'autel dans le chapitre de Saint- Aubin. Témoins: de monachis: Hylaire, prieur de La Flèche, Herbert prieur, Gaurinus armarius, Étienne, chantre, Godefroy, aumônier, Laurent, Pierre, Godefroy et Robert, enfants; de laïcis, ex parte monachorum: Hubertus cementarius; ex parte donatorum: Hubertus de Roccha. Quelque temps après, Geoffroy de Molnat, se voyant sur le point de mourir, donna encore à l'abbaye de Saint-Aubin, pour le remède de son âme et de celles de ses parents, 4 septiers de froment et 4 deniers de cens, francs et quittes de toute coutume, exaction ou service. Le même Geoffroy étant mort et ayant été inhumé honorifice dans l'église de l'abbaye, un certain Harduinus Culfarin, neveu du défunt, contesta aux moines la donation à eux faite. L'affaire fut portée devant la cour de Henri, roi d'angleterre, et de la reine Aliénor, et, par un jugement rendu à Angers, les moines furent confirmés dans leurs droits. Alors Hardouin donna son consentement au don fait par son oncle. Témoins: Ysembardus prior, Hylarius prior de Fissa, Herbertus hospiciarius, monachi; Hugo de Cleriis, Rainaldus Rufus, Hugo de Turonis, Chalo prepositus Andegavis, Rainaldus de Vool et plures alii. (Sans date. XII e siècle.) Autre cyrographe de Ul... évêque d'angers, constatant que Sodius, curé de La Flèche, ayant fait construire, par le conseil dudit évêque, une maison près l'église de Saint-Thomas pour y loger les prêtres qui desserviraient ladite église et qui seraient chargés de prier pour lui, et que, ledit curé étant mort, Robert, abbé de Saint-Aubin, supplia l'évêque de donner cette maison à son abbaye, à charge d'y mettre des religieux pour desservir l'église de Saint-Thomas, et de faire chanter annuellement une messe, en la même église, pour le repos de l'âme dudit Sodius, et offrant en échange à l'évêque et à Buamundus, archidiacre d'angers, une maison sise à Angers, in Baltearia, habitée par Hardoinus faber, et dont les habitants devaient chaque année 15 deniers de cens. La prière de l'abbé Robert fut accueillie par l'évêque qui abandonna la maison de La Flèche, et reçut celle qui lui était offerte. Ce fut fait l'an 1145, indiction VIII, et confirmé devant l'évêque par le chapitre de Saint-Maurice et par celui de Saint-Aubin. Témoins: Robert, abbé, Guillelmus, Willelmus, Thomas, Gosbertus, Christianus, Moïses, Gaufridus et coeteri monachi; de clericis: Buamundus, Normannus, Radulfus, archidiaconi; Radulfus decanus Sancti-Martini, Vasletus magister scole; de famulis monachorum: Halopes, Paganus, Petrus. Autre cyrographe contenant que Fromundus Chalibot, désirant devenir moine (cupiens monachus fieri), donna aux religieux de Saint-Aubin établis à La Flèche (apud castrum Fixe), une vigne située proche la maison des Lépreux, laquelle vigne lui avait été donnée par Hélie, comte du Maine, seigneur de La Flèche, et certains bois situés auprès du château appelé Malicorne, dépendant du fief de Robert Fessart, Doda, épouse dudit Fromond, Hugues Chalibot, son fils, et Hermensendis, épouse de celui-ci, donnent leur consentement à ce don, qui a pour témoins: Hubertus vresbyter de Fixa et Hubertus presbyter de Sancta Columba, Gaufridus de Clahers, Paganus Lunel, Robertus Charruel, Aldumus burgensis, Gundobertus famulus monachorum. Peu de temps après, Doda étant venue dans le chapitre de Saint-Aubin avec quelques amis, réclama et obtint de l'abbé Hamelin conseil et protection et d'être associée aux bienfaits de l'église. Il fut convenu qu'elle jouirait pendant sa vie de la vigne précitée, qu'elle serait fournie d'habits et qu'elle aurait la nourriture des moines, si elle le voulait ou si la nécessité l'y contraignait; qu'elle serait considérée comme un membre du monastère et qu'à sa mort les moines feraient ses funérailles d'une manière honorable. De son côté, ladite dame (matrona) abandonna aux moines non-seulement ladite vigne, mais encore tous les autres biens qu'elle possédait ou pourrait acquérir. Ce fut fait dans le chapitre de Saint-Aubin, la veille des calendes de juillet, videntibus et audientibus: Roberto Paste, Rainaldo Cheve, Garino cambellano abbatis, Odone de Alodis, Guidone Charbonnel, Hastone Rufo, Morello coquo, Goffredo filio Aldulfi. (Sans date de 1119 à 1125.) Charte contenant plusieurs dons faits à Dieu et à Saint-Aubin, le premier, par un certain Pinczon, prêtre, fils de Guillaume de Hadeio, qui, dans la cour du comte, à La Flèche (ad Fissam), en présence du sénéchal Hugues de Cleers (de Cleariis), de Garnier, qui tunc pretor existebat, donne aux moines sa personne et tous ses biens, dont il investit Guillaume, prieur de Saint-Thomas, et Hermenaud, prieur de Sainte-Colombe, en présence de Fromond de Hadeio, Landricus Morellus, et Chalibot filius Audoeni. Puis, le don fait aux mêmes moines de Saint- Aubin par Fromond Peleporc, de la dîme de trois quartiers de vigne, in Montafem, ante domum Tadei militis, et ce du consentement de Aalet, femme du donateur, et de Gui, son fils, en présence de Garin du Lude (de Lusdo). Enfin, un troisième don fait à la même abbaye par Foulques Tebert, d'un galon de vin (unam garleiam vini), à la condition que Garin, curé de Saint-Thomas en jouira à sa vie curiale. Témoins: Josceline, épouse dudit Foulques, Tebaldus, leur fils, Hermenaud, prieur de Sainte-Colombe (Sancte Colombe), et Paganus Tortus. (Sans date, XII e siècle.) H (Portefeuille.) 8 pièces, parchemin; 1 pièce, papier. (Sceaux perdus.) Prieuré de Saint-Thomas de La Flèche. Titres de propriété. L'an de l'incarnation MCXLV, Geoffroy, fils de Foulques, roi de Jérusalem, étant duc de Normandie et consul d'angers, Ulgerius, occupant le siége épiscopal d'angers, et l'abbé Robert administrant le monastère de Saint-Aubin, les religieux de La Flèche (Fixe) voulurent faire construire près de Saint-Thomas de nouveaux bâtiments pour leur prieuré, suivant les ordres et les conseils du comte Geoffroy et du sénéchal Geoffroy de Cléers (de Cleeriis); mais, se trouvant génés par l'exiguïté, ils s'adressèrent aux confrères de Saint-Gilles et leur demandèrent le terrain qu'ils possédaient depuis leur maison jusqu'à

93 l'aumônerie. Dociles à l'avis du sénéchal, les confrères acquiescèrent à la demande des moines, et leur accordèrent, en outre, 12 deniers de cens qui leur étaient dus chaque année sur la maison construite par le prêtre Sodius. Pour cette cause, les moines devinrent membres de ladite confrérie et, en revanche, les confrères furent admis, usque ad consummationem seculi, à participer aux prières et aux bienfaits de l'abbaye de Saint-Aubin. Pour confirmer cette convention, les confrères envoyèrent, par ordre du sénéchal et d'arnulf, alors prévôt de La Flèche (Fixe), deux des leurs, Jean de Brée et Arnulf Fournier (Furnerium), dans le chapitre de Saint-Aubin. Ils y reçurent, pour eux et leurs confrères, le bienfait de l'abbaye (beneficium abbatie), et abandonnèrent les terrains et cens précités, en investirent l'abbé et portèrent cette investiture sur l'autel, en présence de Arraudus, Gaufridus, Wereinardus, famuli monachorum. L'abbé Robert donna son consentement à cet acte, en présence du sénéchal, à La Flèche. Il fut convenu encore que tout confrère, en mourant, donnerait, autant que possible, quelque chose aux moines. (Cyrographe original ) Autre cyrographe contenant que Geoffroy, abbé de Saint-Aubin, envoie au prieuré de Saint-Thomas de la Flèche (de Fixa), pour dix ans, un de ses religieux nommé Manassès, à condition qu'il acquittera les dettes dudit prieuré montant à 72 livres, qu'il y entretiendra honorablement trois religieux et payera les droits dus à l'abbaye, savoir: 100 sous à l'abbé et au chapitre; 50 sous pour la fête de l'assomption; 20 sous pour des pelisses et corvesium emendum; 12 deniers à l'armoirier (armario); un demi-muid de seigle au sacriste, et un septier à partager entre le domestique du prieur et l'infirmier. Ledit Manassès rendra, au bout des dix ans, le prieuré quitte de toutes dettes, avec ses bâtiments en bon état, et il donne pour cautions: Joscelinus Clemens, Johannes Alberti, Andreas Bernote et Johannes Bernote. Témoins: Odo, major... Johannes Armarius, Rainaldus Sacrista, magister Stephanus... de Scannis et plures alii. (1192. Parchemin en partie déchiré.) Charte de Michel, archidiacre d'outre-loir (Transligerentis), et Guillaume Lebascle, chanoine d'angers, de laquelle il résulte qu'une contestation s'étant élevée entre les religieux, abbé et couvent de Saint- Aubin d'angers et leur prieur de La Flèche, pour leur prieuré de Saint-Thomas de Fixa, d'une part, et le curé de Saint- Thomas de La Flèche, pour son église, d'autre part, à raison de ce que le curé demandait aux religieux certaines prémices qu'ils percevaient dans l'église de Saint-Thomas, et encore au sujet du trait de ces prémices, des dîners des cinq fêtes annuelles, de l'aumône du pain et du vin à trois fêtes annuelles, et, en outre, à raison de ce que ledit curé disait que le prieur et les moines ne célébraient point les divins offices dans l'église de Saint-Thomas, comme avaient coutume de le faire les précédents prieurs. De leur côté, l'abbé, les religieux et prieur demandaient au curé certaines oblations et prémices, une terre qu'il possédait apad Ulmum de Vernezellis, et les chandelles des purifications: ils réclamaient encore, au sujet de la garde et du partage des oblations faites en l'église précitée, de plus à raison de ce que le prieur disait que les chapelains qui célébraient les divins offices en ladite église ne devaient pas avoir pour leur chapelle un seul denier des oblations. Enfin, les parties, après avoir appelé comme arbitres lesdits Michel et Guillaume, font devant eux un compromis sous peine d'une amende de 10 livres que devra payer celui qui n'y tiendra pas. Les arbitres écoutent les raisons données de part et d'autre, et, après examen, prennent les résolutions suivantes: Les parties conserveront paisiblement la jouissance des prémices qu'elles percevaient chacune pour soi et séparément; mais les prémices communes seront partagées par un tiers qui sera nommé, chaque année, par lesdites parties, et de manière à ce que le prieur en aura deux parts et le curé la troisième; elles seront apportées à la demeure du prieur. En outre, le curé, avec deux chapelains et deux clercs seulement, s'il les a à demeurer avec lui, et s'ils sont préposés au service des églises de Saint-Thomas, de Notre-Dame et de Saint-Ouen de La Flèche, auront, eux et leurs successeurs, cinq repas par an, aux fêtes de Noël, du dimanche des Rameaux, de la Saint-Thomas d'été, de la Toussaint et de Pâques. Aux vigiles des fêtes de Noël, de Pâques et de Toussaint, le curé aura les deux tiers d'une bouteille de vin et quatre pains de 1 denier seulement, et ne pourra réclamer davantage. Au sujet de la célébration des messes et des offices en ladite église, ils ne pourront rien s'entre-réclamer, ni s'entre-appeler pour célébrer ces offices. Pour les oblations faites en l'église, le prieur en prendra deux parts seulement, excepté les oblations des Trépassés, auxquelles les moines n'auront aucun droit, à moins qu'aux messes de Requiem elles n'aient été faites par des personnes qui ne seront pas venues à l'intention du service des morts. Le curé aura ainsi toutes les oblations faites pour les morts; quant aux autres qui seront faites pendant ces mêmes offices, le prieur en aura deux parts et le curé la troisième, qu'elles aient été faites en la présence du corps du défunt ou que ce soit seulement à la célébration de son anniversaire et que l'office ait été célébré par les religieux ou par d'autres. A l'égard des oblations de chandelles faites par les femmes qui viennent se faire purifier, la première appartiendra au curé, ainsi que le pain et le denier; mais s'il lui en est donné plus d'une, alors le surplus sera partagé par moitié entre les parties. Pour les oblations des mariages, celles du mari et de la femme resteront au curé et die nuptiarum et die regardagiarum; et quant aux autres, le prieur en aura deux parts et le curé la troisième; il en sera de même in chevelicio. En ce qui concerne les cierges et les torches, s'il en reste deux dans l'église après la célébration des épousailles, le prieur en aura un et le curé l'autre; mais s'il arrive que la femme emporte les chandelles ad regardalias (pour le jour de...?), et que le curé ait eu le cierge de son mariage, lesdites chandelles seront partagées de manière à ce que le prieur en aura deux parts et le curé la troisième. Si au contraire, le curé n'a pas eu en entier le cierge ou la torche du mariage, alors lesdites chandelles devront lui rester. S'il arrive que de ces mariages les prieur et curé n'aient eu qu'un seul cierge ou une seule torche, alors le prieur en aura les deux tiers et le curé le troisième. Au sujet de l'entretien des lampes dans l'église de Saint-Ouen, le prieur ne sera pas tenu d'y contribuer. Quant aux chandelles qui seront offertes pendant l'année en dehors des purifications et des mariages (extra regardagias), le prieur en aura deux parts et le curé la troisième, excepté celles des Requiem, qui resteront au curé. En outre, le curé conservera paisiblement la jouissance de sa terre de l'orme de Vernezelles, en payant au prieur 5 sous de cens chaque année à la Nativité de la

94 sainte Vierge. De plus, les chapelains, tant séculiers que réguliers, qui, à raison de leur chapellenie, célébreront les divins offices en ladite église, ne percevront que 1 denier pour chaque messe; aux quatre fêtes annuelles, les deux chapelains du curé recevront chacun 8 deniers; les moines dudit prieur, qui pourront être jusqu'à trois prêtres, recevront également 8 deniers, et les autres moines qui ne seront pas prêtres, n'en recevront que 6, mais à la condition que ces moines, prêtres ou non, ne dépasseront pas le nombre de quatre. Des oblations précitées, les deux clercs de l'église recevront à ces quatre fêtes chacun 4 deniers. Au sujet du partage et de la garde de ces oblations, aux fêtes annuelles elles seront déposées en l'église, dans une armoire à deux clefs, dont le prieur aura l'une et le curé l'autre, et, le lendemain de chaque fête, ou le jour, si les parties y consentent, le partage en sera fait entre elles. Pour les autres jours, elles seront partagées, aussitôt après la messe, par la main du prêtre juré du prieur. Tous les chapelains de ladite église devront être jurati dicti prioris (jurés dudit prieur). Enfin, chacun des deux clercs des servants dans lesdites églises recevra chaque samedi, ou le dimanche, sur les oblations communes, 1 denier pour toute la semaine. (Texte latin, du lendemain de saint Symon et saint Jude, 1246.) Charte de Nicolas, évêque d'angers, contenant vente, par Gui de La Forêt (de Nemore), aux religieux, abbé et couvent de Saint-Aubin d'angers, pour le prix de 30 livres mansaises, d'une maison sise à La Flèche (apud Fixam), au fief du vicomte de Beaumont (de Bello-Monte), avec la place et les autres appartenances, et à charge de payer annuellement audit vicomte 4 deniers de cens (1269). Sentence de l'official d'angers qui absout frère Pierre-Thomas Regnault, prieur de Saint-Thomas de La Flèche (de Fixa), de l'excommunication que l'archiprêtre de La Flèche avait lancée contre lui pour l'avoir empêché de faire la visite audit prieuré de Saint-Thomas (1453). Ratification faite par le chapitre de Saint-Aubin et Guillaume de Torcé, prieur de Allediis (des Alleux?), vicaire de Pierre de Laval, archevêque de Reims, pair de France, légat-né du Saint-Siége, abbé de ladite abbaye, d'une transaction conclue entre René, duc d'alençon, vicomte de Beaumont et seigneur de La Flèche, et frère Pierre Le Gay, céllérier de Saint-Aubin, prieur de Saint-Thomas, par laquelle ledit duc d'alençon confirme audit prieur le droit de percevoir le dixième du profit des grands moulins nommés les moulins Le Roy, et des pêcheries qui en dépendent; le dixième des droits de prévôté dans la ville de La Flèche, et la totalité des droits des foires de la Saint-Barthélemy et de la Saint-Thomas; plus le droit de prendre dans la forêt de Mélinais son chauffage et du bois pour les réparations du prieuré, et de pouvoir nourrir 20 cochons dans ladite forêt. Pour dédommager le prieur du préjudice que causait à sa dîme la fondation d'un couvent de Franciscains dans l'étendue de ladite dîme, ledit prieur est exempté de payer au duc, chaque année, un septier de seigle et 4 sous de cens, ledit seigneur retenant seulement 6 deniers pour tout devoir (2 mars 1490). Enquête faite par le même frère Pierre Le Gay pour constater que «à cause de la fondacion de sondit prieuré de La Flèche, qui est de la fondacion de monsieur le vicomte de Beaumont, à cause de sa baronnye de La Flèche, il a droit, entre autres choses et luy appartient de donner les escolles dudit lieu de La Flèche et de y pourveoir de maistre yddine et suffisant toutes foys qu'il en est besoing, pour monstrer aux enfans de la ville, et banlieue de ladite Flèche, èsdites escolles, sans ce que nul autre que celuy à qui il a donné lesdites escolles y puisse ou doye tenir escolle, ni que les habitans de ladite ville et banlieue puissent ou doyent envoyer leurs enfans à autre escolle que à celle qui est tenue par ledit prieur.» Le premier témoin, Michel Richer, procureur de La Flèche, âgé de 50 ans, dit avoir fréquenté, à l'âge de 10 ans, l'école de La Flèche, tenue par M e Robert Avril, nommé à ce poste par frère Pierre Regnault, prieur; que ce maître fut remplacé au bout de quatre ans par Laurent Le Boucher, prêtre, natif de La Flèche, nommé par frère Le Leu (?), prieur, à la requête des bourgeois de ladite ville; qu'il y a 20 ans environ, ledit Le Boucher résigna entre les mains de frère André Le Normand, prieur, qui le remplaça par M e Jehan Royau; que ce dernier a tenu ces écoles paisiblement et sans conteste, excepté pourtant six mois qu'il y a été troublé par un nommé Jean Le Teilier, qui a voulu tenir une nouvelle école. Un autre témoin, âgé de 93 ans, dit qu'il a toujours vu tenir lesdites écoles à La Flèche (12 mars 1492). Sentence d'appointement pour écrire rendue aux Requêtes du Palais, à Paris, entre M e Bertrand Le Provost, prieur de Saint-Thomas de La Flèche, et messire Jacques Fouquet, sieur de La Varenne, qui avait fait des usurpations sur un pré nommé le Pré-aux-Moines, dépendant dudit prieuré (13 septembre 1610). H (Portefeuille.) 13 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Prieuré de Saint-Thomas de La Flèche. Titres de propriété. Baillées faites: à Jean Baudoyn, par l'abbé et le couvent de Saint-Aubin, d'une maison située à La Flèche, dans la rue de la Venelle-Peylle-Moyne, pour en payer annuellement 30 sous de cens au prieur (1308); par l'abbé Thibault et ledit couvent de Saint-Aubin à Simon de Biré et Richard Belin, de 8 quartiers de friche en une pièce, nommés les Plantes-au-Prieur, moyennant une rente annuelle de 25 sous payable audit prieur (1390); par les mêmes à Bertrand Du Vau, paroissien de Saint-Germain-du- Val (Saint-Germain du Vau), de deux quartiers et demi de vigne, en la même paroisse, pour en payer chaque année le tiers des fruits au temps des vendanges (1399); par les mêmes à Laurent Delorme, barbier, d'une pièce de terre en pâture, contenant un journal, pour 13 sous de rente annuelle (1399); à Laurent Le Bouchier, par lesdits abbé et couvent, du four à ban sis à La Flèche, dépendant du prieuré de Saint-Thomas, avec le droit d'usage qu'avait le prieur dans la forêt de Mélinais, pour le chauffage dudit four, à charge de bâtir une maison de quatre étages sur le même four, de payer audit prieur une rente annuelle de 5 sous à l'angevine, un septier de seigle au vicomte de Beaumont, et enfin de cuire le pain du prieur sans pouvoir exiger aucun droit de fournage (1404); par frère Hugues Grandesche, prieur de Saint-Thomas, à Jean Testard, marchand à La Flèche, du dixième du profit que ledit prieur a droit de percevoir sur les moulins de La Flèche, et la pêcherie de la porte qui en est voisine, «c'est assavoir le dixesme jour que le prieur prent de dix jours en dix jours ès grans moullins à blé dudit lieu de La Flèche és droiz, prouffiz, revenuz et esmollumens d'iceulx moullins, et avecques le droit que ledit prieur peut avoir ès portes et pescheries d'iceulx moullins,» moyennant

95 2 septiers de froment et 3 septiers de seigle de fermage annuel, et un quarteron d'anguilles ou 15 sous, le jour Saint- André (1485). Procès-verbal d'expertise dressé par les députés du chapitre de Saint-Aubin de divers biens donnés à rente par M e Bertrand Le Provost, prieur de Saint-Thomas, à M es Jacques Gaultier, président au Présidial de La Flèche, Léger Davoust, conseiller du Roi au même siége, et Denis Michel, moyennant diverses charges et, notamment, celle de construire une chapelle de 26 pieds en carré. Avis favorable des experts, surtout en ce qui concerne la chapelle «trèsnécessaire à cause de l'extraordinaire accroissement des habitans de ceste ville, à l'occasion des pères Jésuites, siége Présidial et Élection (31 octobre 1607), etc.» H (Portefeuille.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Prieuré de Saint-Thomas de La Flèche. Titres de propriété. Sentence de l'official d'angers qui ajourne M e Guillaume de Mareuc, curé de Saint-Germain-du-Val (Sancti-Germani-de-Valle), et frère Pierre de L'Epinette (de Espineto), successeur de frère Mathieu Masnerii, prieur de Saint-Thomas, à comparaître devant des arbitres pour régler le procès pendant entre eux au sujet de certaines dimes dans l'étendue de la paroisse dudit Saint- Germain (1447). Transaction entre frère Pierre Regnault, prieur de Saint-Thomas, et M e Guillaume de Mareuc précité, au sujet du même procès. Le curé renonce à perpétuité à la dîme du canton de Poulières, dans la paroisse de Saint-Thomas de La Flèche, et les dîmes de la paroisse de Saint-Germain sont partagées entre les deux contractants par cantons nominativement désignés dans l'acte (Texte latin, 1453.) Autre transaction sur procès entre M e Abel Cochet, prieur de Saint-Thomas, et M e René Morand, curé de Saint-Germain-du Val, au sujet de la dîme de 76 journaux de terre en la vallée de ladite paroisse. Le prieur abandonne ladite dîme au curé moyennant une rente de 20 livres payables annuellement à Noël (1587). Sentence des Requêtes du Palais rendue au profit de M e Bertrand Le Prévost, chanoine de l'église de Paris, abbé de l'abbaye du Mont-Saint-Martin (?), prieur de Saint-Thomas, qui juge M e René Morand, curé de Saint-Germain-du-Val, sur ses offres de payer, servir et continuer la rente de 20 livres audit prieur (1613). H (Portefeuille.) 3 pièces, parchemin; 11 pièces, papier Prieuré de Saint-Thomas de La Flèche. Transaction sur procès entre frère André Le Normand, prieur de Saint-Thomas, et M e Jehan Ruzé, chanoine de Tours, chevecier de Candé et curé de la paroisse de Saint-Thomas de La Flèche, par laquelle il est convenu, d'abord: que les curés de Saint-Thomas ne payeront plus à l'avenir aux prieurs la rente de 28 boisseaux de froment réclamés par ledit prieur, et continueront de recevoir chaque année des mêmes prieurs 11 septiers de blé, savoir, 7 de seigle et 4 de froment qu'ils seront tenus d'aller quérir et voir mesurer dans l'aire du prieur; qu'ils partageront avec les prieurs les prémices des bestiaux, pois, laines, chanvres et lins, de manière à ce que les prieurs en aient deux parts, et les curés la troisième; ensuite qu'en ce qui concerne les novales et les exemples, les curés en prendront les dîmes depuis l'hôtel du Barreau jusqu'au chemin du tertre d'yvorie, et depuis ce chemin en tirant droit aux Sars jusqu'au moulin d'yvorie en revenant à l'hôtel des Benoît, à La Massonnière et audit lieu du Barreau, et les dîmes des autres novales et exemples faites en ladite paroisse de Saint-Thomas seront pour les prieurs; que lorsqu'il y aura chanterie de mortuaille et messe à note, les prieurs diront ou feront dire l'une de ces messes et seront appelés à faire le service des décédés, mais les curés prendront toutes les oblations qui seront faites auxdits jours de mortuaille ou de chanterie sans que les prieurs y puissent rien prétendre, et toutes les autres oblations seront partagées en trois parts dont les prieurs auront deux et les curés la troisième; etc. (Texte français, 1472) Appointement entre frère André Le Normand, écolier étudiant en l'université d'angers, prieur de Saint-Thomas, et M e Jean Bourré, curé dudit Saint- Thomas, par lequel ils conviennent d'arbitres pour juger le procès pendant entre eux au sujet des offrandes et oblations dans l'église de Saint-Thomas, et la dîme du jardin de Beaumont. (Texte français, 1481) Il est convenu entre lesdits André Le Normand, prieur, et Jean Bourré, curé de Saint-Thomas, que la dîme des jardins de Beaumont restera au prieur, «et autant que touche le droit de porter le précieux corps Jhésus Christ, le jour du Sacre, à ladite paroisse, ledit prieur et curé le porteront sur le coul, en une châsse, ainsi que l'on fait en l'église d'angiers; et que ledit prieur aura et portera lequel bout de ladite châsse que bon luy semblera. Et ou cas qu'il n'y aurait point de châsse, et qu'il n'y en faillist que ung pour le porter, ainsi que l'on avait acoustumé ou temps passé, ledit prieur le portera sans ce que ledit curé le luy puisse empescher.» (1482.) Baux du temporel dudit prieuré consentis par M e Bertrand Le Provost, chanoine de l'église de Paris, prieur de Saint-Thomas, à M e Thomas Sohier, prêtre, demeurant à La Flèche, moyennant un loyer annuel de 300 livres, outre les aumônes et autres charges (1606); pour 350 livres, outre les mêmes charges, à M e Denis Michel, sieur du Barreau, demeurant aussi à La Flèche (1609). Quittances: d'une somme de 11 livres 13 sous 4 deniers due à l'évêque d'angers pour droits cathédratiques, par dom Pierre-Robert Malherbe, prêtre, de l'ordre de Saint-Benoît, titulaire du prieuré de Saint-Thomas (1771); de 36 sous 3 deniers de cens payés au duc de Praslin par dom Joubert, procureur de l'abbaye de Saint-Aubin, pour 29 années d'arrérages de la baillée nommée Le Verger relevant du fief des Sars (1770). H (Portefeuille.) 8 pièces, parchemin; 21 pièces, papier Prieuré de Saint-Thomas de La Flèche. Titres au soutien du revenu et des droits de ce bénéfice. Déclarations rendues aux barons de la Flèche, savoir: à haute et puissante dame Marguerite de Lorraine, duchesse d'alençon, comtesse du Perche, vicomtesse de Beaumont, ayant le bail et garde de très-haut et très-puissant prince Charles, duc d'alençon, comte du Perche et vicomte de Beaumont, par Simon du S... maître ès arts, prieur commendataire (1507); par frère Jean Royraud, prêtre, religieux bénédictin, prieur de Saint-Thomas, à très-haute et puissante princesse Françoise d'alençon, duchesse de Vermandois et de Beaumont, baronne de La Flèche (1547); par Henri d'arnoye de Poussan, prêtre, licencié de Sorbonne, prieur commendataire et curé primitif de Saint-Thomas de

96 La Flèche, à très-invincible monarque Louis XIV, Roi de France, baron de La Flèche (1690). Arrêt du Grand Conseil du Roi qui condamne M e Michel Hamelin, qui réclamait de Pierre de Grave, prêtre, abbé de Perignac, prieur commendataire de Saint-Thomas, une somme annuelle de 1,400 livres pour portion congrue, a se contenter du gros dont il a joui jusqu'à présent et à restituer les dîmes qu'il a mal à propos perçues (1678). Autre arrêt du Grand Conseil qui maintient Henri d'arnoye de Poussan, précité, dans sa qualité de curé primitif et de décimateur de la paroisse de Saint-Thomas de La Flèche (1689). Mémoire des héritages sur lesquels le curé de La Flèche a droit de percevoir la dîme (1691). Transaction entre ledit Darnoye, prieur de Saint-Thomas, et M e Charles Le Noir, conseiller au Présidial et curé dudit Saint-Thomas, représenté par M. Sébastien Davoust, sieur de La Masselière, conseiller du Roi, maire perpétuel de La Flèche (1693). Baux des dépendances dudit prieuré et des gros qui sont dus sur ce bénéfice tant à l'abbé de Saint-Aubin, qu'au sacristain de ladite abbaye, consentis: par noble Louis de Guyard, chanoine de l'église de Paris, prieur de Saint-Thomas, à Étienne Fay, couvreur en ardoise, à La Flèche (1633); par Jean Robert, sieur de La Hussaudaye, et Jean Bonneau, sieur du Pré, receveurs généraux de l'abbaye de Saint-Aubin, à noble Guillaume Marsollier, sieur de Saint-Germain, ci-devant élu en l'élection de La Flèche (1639); par Diane de Solas, marquise du même nom, veuve de messire Philippe de Grave, chevalier, marquis de Villefargeau, maître de la garde-robe de S. A. R. Monsieur frère unique du Roi, comme procuratrice de M e Henri d'arnoye, susnommé, à Thomas Le Roy, moyennant 560 livres de fermage annuel (1715); par M e François Aubry, prêtre, prieur-curé de Sainte- Colombe, au nom et comme procureur de messire Georges de Mathefelon, prêtre, docteur de Sorbonne, directeur du séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, titulaire dudit prieuré, à Jacques Chapelain, maître serger, à La Flèche (1730). H (Portefeuille.) 6 pièces, parchemin; 18 pièces, papier Prieuré de Saint-Thomas de La Flèche. Titres au soutien du revenu et des droits de ce bénéfice. Procès-verbal de compulsoire des archives de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers, fait en vertu d'une commission obtenue au Parlement de Paris par M e Henri Darnois, prêtre, docteur de Sorbonne, titulaire dudit prieuré, contradictoirement avec messire Charles Le Peltier, abbé de ladite abbaye, et dame Marie-Françoise-Philiberte de Froullay, veuve de feu messire Claude, marquis de La Varenne, mère et tutrice de messire Anonyme, marquis de La Varenne, son fils mineur, pour justifier qu'il est dû au prieuré une rente de blé et de poisson sur les grands moulins Le Roi, de La Flèche (1710). Arrêt du Parlement portant pouvoir au premier huissier requis de faire un nouveau compulsoire d'archives partout où besoin sera (1714). Bail à ferme desdits moulins Le Roi, consenti par Pierre de La Curée, chevalier, seigneur de La Curée, gouverneur et maître des Eaux et Forêts de la vicomté de Beaumont, pour un loyer annuel de 147 livres tournois, payables ès mains de M e Florimond Marsollier, châtelain et receveur de La Flèche (1535). Bail général de la seigneurie de La Varenne fait par messire René de La Varenne, conseiller du Roi en ses Conseils d'état et privé, gouverneur des ville et château de La Flèche, et y demeurant, à M e François Le Mercier, sieur des Landes, pour 12,160 livres de fermage annuel, et autres charges. Énumération des droits utiles et des biens-fonds composant ce domaine (1640). Titre nouvel de la rente de 2 septiers de froment, 3 septiers de seigle et un quarteron d'anguilles due au prieur de Saint-Thomas sur les moulins Le Roi, pour tenir lieu de la dixième partie des profits et revenus desdits moulins que le prieur percevait autrefois, consenti por César-Gabriel de Choiseul, comte de Choiseul, duc de Praslin, pair de France, chevalier des Ordres du Roi, seigneur de La Flèche, Saint-Roman et autres lieux, lieutenant-général des armées et de la province de Bretagne, ci-devant ambassadeur près LL. MM. II., ministre secrétaire d'état des Affaires étrangères, chef du Conseil des finances, et dame Marie de Champagne, duchesse de Praslin, son épouse (1767). H (Portefeuille.) 16 pièces, parchemin; 17 pièces, papier Prieuré de Saint-Thomas de La Flèche. Titres au soutien du revenu de ce bénéfice. Rente de 60 livres due par les religieuses hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche, pour raison de la maison priorale de Saint- Thomas à elles baillée à rente par M e Henry d'arnoye (ou d'arnoise), prieur, le 6 janvier Reconnaissance consentie par lesdites hospitalières à dom Joseph-François-Marie Malherbe, bénédictin de la Congrégation de Saint- Maur, docteur en théologie, prieur de l'abbaye de Saint-Aubin et titulaire du prieuré de Saint-Thomas (1772). Autres reconnaissances d'une rente de 40 livres, assise sur plusieurs maisons de La Flèche, sises sur la rue qui va du Pilori au port Luneau, arrentées pour cette somme par M e Urbain Le Proust, prieur de Saint-Thomas, en 1607, consenties par Pierre Le Varlet, avocat au Présidial de ladite ville, Georges Griveau, imprimeur du Roi, et consorts, à noble homme Louis de Guiard, docteur en théologie, grand vicaire de l'archevêque de Paris, prieur de Saint-Thomas (1629); par Jacques Le Loyer, notaire à La Flèche, Pierre de Crouillon, écuyer, sieur de Saint-Loup, exempt des Gardes du corps du Roi, et autres, à M e Pierre de Grave, prêtre, abbé de Perignac, chanoine de N.-D. de Paris, prieur de Saint-Thomas (1678); par M e René Sireuil, sieur de Montaudin, conseiller vétéran en la Sénéchaussée et Présidial de La Flèche, comme étant aux droits de feue dame Jacquine de Gorgias décédée veuve du seigneur marquis de Villaines, Jean Léger, écuyer, seigneur de Chemant, étant aux droits de François-Eustache de La Fosse, imprimeur, fils et héritier de Sébastienne Griveau, en son vivant femme d'eustache de La Fosse, et autres détenteurs desdites maisons (1743). Acte du consentement donné par le chapitre de Saint-Aubin d'angers à l'arrentement fait à noble homme Jacques Gaultier, sieur de Launay, conseiller du Roi et président au Présidial de La Flèche, de 28 chaînées de terre prises sur la métairie du Cimetière, par M e Bertrand Le Provost, prêtre, chanoine de N.-D. de Paris, pour une rente annuelle de 30 livres tournois (1608). Titre nouvel de la même rente, assise sur le lieu des Richottières, consenti par M e Charles- François Busson, procureur du Roi au Grenier à sel de La Flèche, et dame Perrine Aubert de La Richardière, son

97 épouse (1772). Copie d'une transaction sur procès intervenue entre M e Abel Cochet, prieur de Saint-Thomas, et M e René Morand, prêtre, curé de Saint-Germain-du-Val, par laquelle ledit prieur renonce, pour lui et ses successeurs, à la perception de la dîme des grains dans ladite paroisse de Saint-Germain, moyennant une rente annuelle de 20 livres qui lui sera payée par le curé et ses successeurs, et, en outre, que ledit prieur continuera de percevoir la dîme des vendanges dans les endroits de la paroisse où il avait coutume de la percevoir (1587). Autres titres concernant la même rente. Pièces concernant le gros de 4 septiers de froment et 8 septiers de seigle, le dernier boisseau de chaque septier comble, dû au curé de La Flèche par le prieur de Saint-Thomas. Aliénation d'un journal et demi de terre faisant partie de la pièce du Cimetière, par le prieur de Saint-Thomas pour subvenir aux taxes imposées sur le clergé en H (Cahier.) In-f, 48 feuillets, papier Prieuré d'arthezé, dépendant du prieuré de Malicorne. Inventaire général des titres dudit prieuré, situé paroisse d'arthezé, duquel dom Louis Hersaule, prêtre, religieux de l'étroite observance de l'ordre de Cluny, est titulaire (1769). S'y trouvent mentionnés les titres suivants: Déclarations rendues au fief dudit prieuré par Jean Barreau, pour un demi-quartier de vigne situé près les terres de la chapelle des Essarts; de différents biens-fonds sis près le lieu des Hommais, à Arthezé; par Julie-Anne de Montignac, demeurant audit Arthezé, pour une maison sise au bourg; par Urbain de La Fosse, prêtre, pour le lieu, appartenances et dépendances du Doussin, où il y a une rivière à mettre du poisson, le tout contenant environ 14 journaux (1669); par Louis Deschamps, pour le lieu et closerie de La Fosse, à Arthezé (1680); par M e Trochon, prêtre, curé d'arthezé (1680); par M e Gabriel Desroches, prêtre, aussi curé dudit Arthezé (1731); etc. H (Liasse.) 41 pièces, parchemin; 52 pièces, papier Prieuré de Raillon, au Lude, dépendant de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers. Déclarations rendues au fief dudit prieuré par: Guillaume Tendron, pour terre au clos de La Vaugetière (1448); par Jean Oyset, pour le même bien; par Guillaume Tendron à frère Jehan Joubert, prieur (1473); François Le Bocé, pour deux journaux de bois taillis, à Cuissé (1565); Jeanne Racault, veuve de feu Gilles Fouquet, à noble homme Jacques de Couette, doyen de l'église de Saint-Pierre de la ville du Mans, titulaire dudit prieuré (1565); Jean Grourieul, pour un quartier de terre près le moulin de Coupsac (1565); Mathurin Abrevard à M e Nicolas Duchemyn, prieur (1573); François Montel et autres, au même prieur, pour deux journaux et demi de bois, près Cuissé (1579); Jean Peschet, au même, pour une rente de 9 sous (1591); etc. H (Liasse.) 44 pièces, parchemin; 23 pièces, papier Prieuré de Raillon, dépendant de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers. Quittances données par M e Jehan Moriceau, prêtre, titulaire dudit prieuré ( ). Déclarations rendues par Jacques Frézeau, chevalier, sire de La Ganetière, Rochettes, Galernes et Lublé, demeurant à Dissé, à M e Mathurn Moriceau, prêtre, curé de Broc, prieur de Raillon, chapelain de la chapelle Saint-Roch, desservie en l'église d'aubigné (1633); ledit prieur Mathurin Moriceau à messire Timoléon de Daillon, chevalier des Ordres du Roi, comte du Lude, pour le temporel dudit prieuré (1640); Anne Delanée, veuve Pierre Maubert, au même Mathurin Moriceau, prieur (1649). Autres déclarations rendues à René Boursaut, prêtre, religieux de l'abbaye de Saint-Aubin; M e René-François Richer, clerc tonsuré, et à M e Gaspard Rousseau, prieurs successifs de Raillon ( ). H (Liasse.) 4 pièces, papier. XII e siècle. Prieuré d'avezé, dépendant de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers. Pancarte de laquelle il résulte qu'un certain chevalier nommé Guillaume Chesnels (nomine Willelmus cognominatus Chesuels) et Adelait, sa femme, donnèrent, pour le salut de leurs âmes, à Dieu et à Saint-Aubin, l'église sancti Petri-de-Avesiaco comme ils la possédaient, à savoir: la moitié de toute l'église avec son domaine, le presbytère avec ses dépendances, ses terres, prés, dîmes, oblations et droits de sépulture; la dîme de trois moulins et des poissons qui ibi capti fuerint, et enfin dimidium cimiterium ad burgum faciendum. Ils déclarèrent les hommes qui devaient habiter en ce lieu exempts de toutes coutumes, à l'exception du droit de pesage. Ils consentirent également à amortir tous les biens que les moines pourraient acquérir, et leur accordèrent des droits de pacage dans leurs bois. Adhérèrent à ce don les personnages suivants: Robertus Rupes, Haimericus clericus et Paganus fratres supradicti Willelmi et soror ejus nomine Agatha, cum marito suo qui dicebatur Hugo Desreez, Johannes qui tunc ipsius ecclesie erat presbiter et Robertus comes de Belelmo (Bellême). Les autres témoins de cette donation furent: de monachis sancti Albini: Wido prior, Stephanus monachus, Gurhannus monachus, Jarnogonius monachus, Fulcoius monachus et Beraldus presbiter atque Rainerius; et de famulis monachorum: Gervasius mariscollus, Samazollus, Ernaldus atque Andefridus; et de Militibus Roberti de Belelmo: Willelmus Faiellus, Hugo nepos ejus, Haimericus Gruellus; ex parte vero predicti Guillelmi: Bucardus Mala Musca, Herbrannus de Telliaco (Teillé), Landricus prepositus, Willelmus de Avesiaco, Ivo de Crovio, Sainfredus de Pino, Oilerius de Seglericiis, Gaufridus Rufus, Rainaldus Sutor, Wilelmus de Gemegia. Ce fut fait dans l'année de la mort de Guillaume II, roi d'angleterre, et recuperationis Helie comitis Cenomanorum, l'an 1100, indiction huitième, le jour des kalendes de novembre. La même année, ce don fut confirmé au profit des moines de Saint-Aubin, par l'évêque du Mans, Ildebert, dans l'église Sancti-Victoris, et en présence: Fulcrado cantore, Pagano archidiacono et Jarnogonio atque Johanne monachis Sancti-Albini. Guillaume, qui avait fait ces dons à Saint-Aubin, voyant approcher l'heure de sa mort, augmenta son premier bienfait en donnant encore aux moines de cette abbaye sa propre maison située près l'église, avec un verger y attenant, et leur bailla en outre 6 livres de deniers pour la reconstruction de l'église. Furent témoins de cet acte: Fulcoius Sancti-Albini monachus, et Beraldus presbiter, aliique plures. Après sa mort, Haimericus,

98 son frère, retira aux moines de Saint-Aubin tout ce que ledit Guillaume leur avait donné. Quelque temps après, reconnaissant son injustice, il vint à Angers dans le chapitre de Saint-Aubin, aux ides de mai, et là, en présence de l'abbé Erchembaldo et de tout le couvent dudit lieu, il rendit tout ce qu'il avait pris, concédant en aumône, à Saint- Aubin, le don que lui avait fait son frère; il promit son appui, autant que possible, dans le cas où ces dons donneraient encore lieu à quelque contestation; il fut ensuite admis, en qualité de frère, aux bienfaits de ladite abbaye, et il investit ledit abbé des dons précités, avec une baguette qu'il déposa sur l'autel de Saint-Aubin. Les témoins furent: Robertus canonicus Sancti-Petri Cenomarensis, Paganus Bouet, Haimericus de Toarcio, Adulphus, canonici Sancti-Martini; de famulis Sancti-Albini: Robertus prepositus, Rainaldus Artus, Willelmus cellararius, Hainricus sartor, Giraldus corvesarius, Landricus Baboo, Matheus filius Rainerii. Ce fut fait l'an de l'incarnation 1107, de l'indiction quinzième, aux jour et lieu précités. A peu près vers le même temps, l'abbé Archambault se rendant au concile de Trecis, vint à passer par Avezé. Là, ledit Émery Chesnel l'investit de nouveau des susdites choses, avec le consentement de Pagano, son frère, et Hugo Desreato, son beau-frère, et de sa soeur Agathe, à laquelle l'abbé donna charitablement 7 sous mansais, et encore de son neveu Burgardo filio Hugonis, lesquels, après avoir ainsi donné leur consentement, furent admis par l'abbé à participer aux bienfaits de ladite abbaye. Furent témoins: Fromondus de Viriaco et Aldulphus Alerius monachi; Robertus prepositus, Firmatus mariscallus, Gosbertus cocus... famuli nostri. De parte illius: Hubertus presbiter, Landricus prepositus, Odilerius de Siglerizis et alii multi. Quelque temps après, un certain chevalier, nommé Geroius, possédant des droits sur ladite église, vint à tomber malade et appela près de lui le moine Jarnogonium, pour donner à Saint-Aubin la part qu'il possédait dans cette église, et sur les prémices et oblations reçues par le curé, ce qu'il fit en présence et à l'instigation de son seigneur Burchardo Mala Musca, qui lui-même y donna son consentement. Ce fut encore consenti par Guitburge sorore Burchardo, supradicti Geroii uxore. Ce don, qui fut fait à Saint-Aubin pour le salut de son âme, fut approuvé et consenti par Willelmus de Avesiaco, son frère, et Robertus Dessart. Ivo de Crovio donna à Saint-Aubin sa part de la dîme de la terre Aurici, avec le consentement d'aremburge, sa femme, et de sa bellefille. Landrieus le prévôt donna aussi à Saint-Aubin et à ses moines un arpent de terre à Avezé. De son côté, Gaufridus Loripes donna également auxdits moines un arpent de terre. Tous trois ensemble, faisant ces dons à Saint-Aubin, en investirent le prieur d'avezé. Les témoins furent, parmi les serviteurs de l'abbaye: Gervasius mariscallus, Samozellus, Ernaudus et Audefredus, Willelmus Chesnels, Willelmus de Avesiace, Burchardus Mala Musca, Herbrandus de Telliaco et alii multi. Les moines de Saint-Aubin, à cause de leur pauvreté, étant venus à se retirer d'avezé pour quelque temps, Willelmus cognomento Musca filius Giroii, engagea, au profit de Gauterio, curé dudit lieu, la moitié de l'autel de Saint-Pierre pour un cheval de 16 sous mansais. Quelque temps après, Mainardus monacus étant revenu en ce lieu, et voulant jouir, comme de choses lui appartenant, de tous les droits de l'autel, rencontra pour obstacle l'engagement précité. Alors, comme il ne pouvait recouvrer, par voie de justice, ces droits ecclésiastiques, il donna charitablement audit Willelmo 10 sous et rendit au curé les 16 sous qu'il avait payés. Moyennant cela, Willelmus abandonna aux moines, à perpétuité, la part qu'il possédait dans l'église, et ledit curé renonça tout à fait à son engagement. Hoc viderunt et audierunt: Haimericus Chesnel, Guido miles ejus et Drogo frater ejus, Landricus quoque prepositus et alii multi. Il arriva que le moulin de Aploila, dont le prieur d'avezé possédait la dîme, vint à être incendié. Quelque temps après, Odo de Clincampo, en se mariant, se trouva, par sa femme, possesseur de ce moulin. Lorsqu'il l'eut fait rebâtir, le prieur réclama sa dîme et ledit de Clinchamp la rendit comme une aumône faite à l'abbaye de Saint- Aubin, après avoir reçu, à à monacho Mainardo, 2 sous de deniers mansais. Ce fut fait du consentement de sa femme, et en présence de Orricus Pes Hirci et Fuclradus nepos presbiteri. (Pièce sans date, de 1100 à 1107.) Charte par laquelle Dompnus Willelmus cognomine Chainellus, donna aux religieux de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers, l'église de Saint-Pierre de Avesiaco (Avezé) avec le domaine de la cure, une partie de la dîme, la moitié du cimetière, droit de pacage pour leurs porcs, les dîmes de trois moulins, des prés et des terres, et tous les droits ecclésiastiques qu'il possédait, à l'exception de la part Geroii. Consentirent à ce don les personnages dont les noms suivent: Uxor ipsius Wilelmi nomine Adelessis et Rotbertus Rufus atque Aimericus clericus, similiter Paganus, scilicet fratres predicti Willelmi, et Hugo Desreez et uxor ejus nomine Agaza, et Johannes qui tunc ipsius ecclesie erat presbiter; ensuite Ildebertus, évêque du Mans, Fulcradus cantor, Paganus archidiaconus et Rotbertus comes de Belesmeio (Bellême), de cujus fevo hec omnia erant. Furent présents à cette donation, du côté des moines: Stephanus monachus, Jarnogonius, Fulcoius et Beraldus presbiter atque Rainerius; de famulis monachorum: Ernaldus et Audefredus; de militibus predicti comitis: Willelmus Faiellus et Hugo nepos ejus, Aimericus Gruellus, Gauterius Malfredus, Paganus de Fontaneis et Paganus de Boeli, Rotbertus de Mero Olerii; exparte Willelmi: Burchardus Mala Musca, Herbrannus de Telliaco (Teillé), Ivo de Crovio, Sainfredus de Pino, Daniel Olerius de Seglerio, Hamelinus, Gauterius de Villers, Gaufridus Rufus, Harduinus, Rainaldus sutor, Guillelmus de Gemegia. Ce fut fait anno mortis Guillelmi secundi regis Anglorum et recuperationis Elie comitis Cenomanorum. (Pièce sans date. De l'année 1100, comme il résulte de la pièce précédente.) Charte de laquelle il résulte que Haimericus Chesnels dépouilla le prieuré d'avezé de tous les dons que son père avait faits à l'abbaye de Saint-Aubin apud Avesiacum (Avezé). Étant arrivé au terme de sa carrière, et reconnaissant qu'il avait mal agi envers les moines de cette abbaye, il fit venir près de lui le prieur nomine Stephanum, et lui restitua pour lui et ses successeurs, et autant qu'il put le faire, tout ce qu'il avait pris. Quelque temps après, sur l'invitation Hugonis Avesiaci domini supradicti Haimerici jam defuncti nepotis, Hugues, abbé de Saint-Aubin, vint à Avezé, et mit à la raison le curé dudit lieu, Gauterium nomine, au sujet des biens du prieuré dont il était injuste détenteur per manum Haimerici. Le curé, après avoir pris l'avis d'hommes sages, et sentant sa mort approcher, reconnut

99 son injustice, en demanda pardon et conclut avec les moines l'arrangement suivant: il remit entre les mains de l'abbé duas terre sextarias, quatre places de maisons et quatre arpents de pré dont il jouissait injustement depuis longtemps. De leur côté, l'abbé et les moines cédèrent audit Gautier et à ses deux fils, Rotberto et Fromundo, clericis, la jouissance, pendant leur vie, de deux arpents des susdits prés. En outre des quatre maisons précitées dont ils se réservèrent les cens et devoirs, ils lui abandonnèrent également, ainsi qu'à ses fils, leur vie durant, celle qu'il avait fait bâtir, mais à la condition que, pendant leur vie, ils payeraient annuellement le cens de ces biens, qui devraient rentrer intégralement au prieuré après leur mort. Les témoins furent, de parte monachorum: Guarinus prior de Luchiaco (Luché), Guillelmus dolensis, Ledetus machinator et Stephanus, monachi; de famulis: Robertus prefectus, Vivianus et Andrea Pintois; de parte clericorum: Paganus de Cortiel, Gaufridus miles, Fulcherius clericus, Hugo Dives, Garcifer, Fulcradus Goda, Ernaudus filius sacerdotis et plures alii. (Pièce sans date. Du commencement du XII e siècle.) Charte de Guillaume, évêque du Mans, par laquelle Robertus de Aveseto (Avezé), clericus, donne au monastère de Saint-Aubin d'angers, une terre et des prés qu'il possède apud Boisseium, s'en réservant seulement la jouissance pendant sa vie. Ce don est consenti par Puella, mère dudit Robert, et par Hugo Mochetus, frère de cette dernière, et seigneur féodal desdits biens. Robert et, après lui, les moines, payeront eidem Hugoni, à raison desdites terres, 12 écus pour tout service. De leur côté, l'abbé Guillaume et le chapitre dudit monastère donnent audit Robert la jouissance, pendant sa vie, de leur maison de Aveseio. Pendant que Robert jouira de cette maison, il aura avec lui un prêtre, moine de Saint-Aubin, auquel il fournira la vie et l'habit (cui in victu et in vestitu sufficienter providebit). L'évêque appose son sceau à cette charte. Les témoins sont: Robertus, prior Sancti-Audoeni, magister Bernardus capellanus, magister Hernaudus, Hugo Mochetus, Helias Giraudi et plures alii. (Pièce sans date. XII e siècle.) Charte de Raoul, abbé Sancte-Marie novi monasterii de Aleis, contenant accord entre ledit monastère et celui de Saint-Aubin d'angers, au sujet de diverses portions de dîmes que les moines Sancte-Marie-de-Aleis prenaient dans les paroisses Sancti-Petri-de-Ulmis et Sancti-Petri-de-Avesiaco (Saint- Pierre-des-Ormes et Saint-Pierre-d'Avezé), et que les moines de Saint-Aubin prétendaient leur appartenir. Ledit Raoul, du consentement de son chapitre, renonce à ces dîmes en faveur des religieux de Saint-Aubin, et, de son côté, Guillaume, abbé de ce dernier monastère, lui donne charitablement 10 livres de monnaie d'anjou. Il est cependant entendu que les moines Sancte-Marie-de-Aleis auront toujours la dîme et les prémices de la moisson et des bestiaux dans la grange qu'ils ont possédée en la paroisse de Sancti-Petri-de-Avesiaco jusqu'au jour de cet accord qui eut lieu l'an Incarnati Verbi Les témoins furent, du côté de Saint-Aubin: Bardo, prior Sancti-Albini; Lucas, prior Sancti- Remigii-de-Varana; Rogerins, sacrista Sancti-Albini; Robertus de Briun, tune temporis prior Sancti-Audoeni Cenomanensis, Robertus prepositus, Chaperon mareschaudus, David de Hospitio; et du côté Sancte-Marie-de-Aleis: Petrus sacrista, Odo famulas abbetis de Aleis. H (Liasse.) 2 pièces, papier. XII e siècle. Prieuré de Sainte-Colombe, dépendant de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers. Charte par laquelle Robert, fils de Marcheni, donne à Dieu et à l'abbaye de Saint-Aubin, du consentement de Pagane, sa femme, une portion de vigne apud montem Josmeri. Ladite Payenne avait apporté cette vigne en mariage, et, en échange, son mari lui donna sa vigne de Sancto-Germano et la terre qui en dépendait. Martin, frère de cette femme, accorda aussi son consentement, et, pour cela, Fulcoins monachus lui donna unas caligas. Drogo Gotheris, oncle de ladite femme, consentit également à ce don, et le moine Foulques, prieur de Sainte-Colombe, lui donna pour cela sa grange tout entière, telle qu'elle était bâtie. Ce fut fait à l'époque où le château de La Flèche fut incendié. (Hoc illo tempore que castrum Fisse horribiliter combustum est.) Furent témoins de cette donation: Joffredus de Cleers, Hugo, frater ejus, Paganus Lunellus, Joffredus de Bannis (de Bannes) et Fulchoius alque Sylvester, monachi. Les donateurs investirent de ce don le prieur Foulques, avec son couteau (cum cultello Fulchoii monachi), qu'ils déposèrent sur l'autel de Sainte- Colombe. Pour cela, Payenne eut sex denariatas de pipere; Sarracena, soeur de Payenne, donna elle-même son consentement, et elle reçut du moine Foulques 10 deniers. Robert confirma encore ce don et le renouvela en présence Herbertis de Pogliaco, son seigneur, du fief duquel dépendait ladite vigne, et qui, à son tour, accorda aussi son consentement, à titre d'aumône, aux moines de Saint-Aubin, ce qui eut lieu dans la maison des moines de Sainte- Colombe, le 17 des calendes de mai, feria secunda Pasche. De son côté, le moine Foulques donna audit Herbert 20 sous de caritate, mais à la condition qu'il obtiendrait le consentement de sa femme et de ses fils. Hugues de Torcé, gendre dudit Herbert, consentit également à cela, et les témoins furent: Johannes Josmeri, Hugo Crinnon, Walterius de Sancta-Columba, Hubertus, presbiter de Sancta-Columba, Warinus tornator. Irelde, la plus jeune soeur de Payenne, vint aussi consentir au don de la vigne précitée à Saint-Aubin, et pour cela le moine Foulques lui donna 12 deniers. Cette concession fut faite en présence des moines Foulques et Guillaume, et de laïcis: Frotmundus Chalibot, Hugo filius ejus, et Bonellus, gener Harduini, atque Joffredus de Scannis (Chahaignes). Accord passé in curia Stephani Regis Anglie siniscalli, à la suite d'une contestation qui s'était élevée entre les moines de Saint-Aubin et Bernard Chales, au sujet de la terre de Parigneio. Il est convenu que, chaque année, ledit Bernard recevra du prieur de Sainte- Colombe deux septiers de froment et deux septiers d'orge à l'octave de la Nativité de la sainte Vierge, et qu'il aura, à perpétuité, a Radulpho de Berges, la terre de Herois? comme elle a été bornée par Mathieu, prévôt de Balgeio, en présence de Martin et de Hamelin, alors prieurs de Sainte-Colombe. Les témoins de cet acte sont: Mauricius de Credone, Guillelmus de Hostilleio, Philippus de Sarigneio, Seninus lator, Gaufridus de Balgeio, Guillelmus Margner; ex perie monachorum: dominus Guillelmus abbas, Herbertus cellararius, Gaufridus censerius, Gaufridus camerarius et alii multi. Inventaire des titres du prieuré-cure de Sainte-Colombe, faisant connaître, entre autres documents, ceux

100 qui suivent: 1 Don et acquêt de l'église de Sainte-Colombe, in villa que vocatur Curtis Comarum, avec les oblations, les baptêmes, le cimetière, les sépultures et toute la cure, tout le presbytère, du consentement du curé Regnault, ledit don fait par un seigneur nommé Herbert, fils de Landuy de Pouillay (de Pogliaco). Il donne aussi la troisième partie de toute la dîme, la moitié du bourg, la moitié d'un four, le pasnage des porcs des moines, tout le bois nécessaire aux moines en sa forêt, droit de construire en la rivière un moulin et une écluse dont les moines auront la moitié de la moulure et du poisson, et tout ce qui sera donné aux moines de Saint-Aubin ou ce qu'ils pourront acquérir dans son fief, à la réserve du service qui lui est dû. Ce fut fait dans le chapitre de Saint-Aubin, aux calendes d'octobre, l'an 1096, du temps du pape Urbain, l'an 37 de Philippe, roi de France, Geoffroy, fils de Hugues, étant évêque d'angers. (Cartulaire, fol. 112.) 2 Don et acquêt de la troisième partie de la dîme de Ers Villeriis dans la paroisse de Sainte-Colombe, par Payen Lunel (per Puganum Lunellum), du consentement de Philippe, son gendre, lequel Philippe, après la mort de Payen, étant malade au prieuré de Notre-Dame-des-Champs, fut visité par Ulgere, évêque d'angers, où se trouva Geoffroy, trésorier, moine de Saint-Aubin, auquel fut donné, par ledit Philippe, un second tiers de ladite dîme de Villiers, par les mains de l'évêque, du consentement des enfants dudit Philippe, nommés Bernard, Étienne, Regnault et Simon, et l'autre tiers de ladite dîme que Anne, religieuse, fille dudit Payen, possédait durant sa vie, fut aussi remise aux moines de Saint-Aubin. (Cortulaire, fol. 112) 3 Don d'une ouche de terre, par Girard Cleers (Cleeris), en se faisant moine de Saint-Aubin. (Cortulaire, fol. 113.) 4 Don des prémices de tout le fief de Villiers, par Payen Lunel, à condition qu'on recevrait pour moine Gilbert Escherpit, son ami. (Cartulaire, fol. 113.) 5 Don et acquêt, par Fulchoius, prieur de Sainte-Colombe, d'un cens de 12 deniers sur une écluse de Chiné (de Chineiaco), dus chacun an au mois de mars, fait de Girard de Circiniaco. (Cartulaire, fol. 113.) 6 Don de la tierce partie de la terre de Girciniaco, par Martin Loispalt l'aîné, de Circiniaco, lorsqu'il se fit moine de Saint-Aubin, du consentement de Drogon, de Gother et de Foulques Loispalt, ses enfants, avec promesse de vendre ou donner les deux autres parties de ladite dîme, ce qu'ils firent vingt ans après. (Cartulaire, fol. 113 et 114.) 7 Don de toutes les dîmes de blé et de vin, prémices et autres, pour une tierce-partie de toute la terre de Regnault Gofer et de sa cousine, femme de Odon de Villiers (Cartulaire, fol. 114.) 8 Acte capitulaire du 2 mai 1289, par lequel on remet 50 sols par an que le prieur de Sainte-Colombe payait à l'abbé de Saint-Aubin, de ferme, pour la dîme de La Vallette, et on oblige le prieur de Chartrené de les payer à l'avenir sur la dîme de Sous-Guon, qu'on lui laisse. 9 Don de 6 deniers de service sur la dîme de Malmict, sise en la paroisse de Sainte-Colombe, par Pierre Morel et Adèle, sa femme, au fief dudit Morel, en H (Liasse.) 4 pièces, papier. XII e siècle. Prieuré de La Cropte, dépendant de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers. Charte par laquelle noble homme Fulco de Matefelon donne à Dieu et à Saint-Aubin, pour le salut de son âme et pour ses parents, in villa que vocatur Cripta, une église bâtie en l'honneur de saint Pierre, comme il la possédait, et sans y faire aucune réserve, avec tout le cimetière et la dîme des agneaux, des veaux, des porcs, omnisque lanificii et omnium leguminum. Il donna tout cela en aumône pure et simple, sans en demander de l'or ou de l'argent. De plus, pour permettre aux moines de vivre en ce lieu, il leur donna encore la moitié d'une dîme de pain et de vin qui appartenait à la même église, et fit aussi l'abandon de l'autre moitié de cette dîme lorsque serait mort son frère Samuel, qui en avait la jouissance pendant sa vie. En outre, il ajouta à ces dons la dîme de deux moulins, la moitié d'un four et la dîme de tous ses pacages. Il accorda aux moines droit de pacage pour leurs porcs et ceux des hommes dépendant de leur prieuré, leur donna aussi le droit de prendre du bois dans sa forêt pour tous leurs besoins. Il leur permit d'établir un bourg en ce lieu, et voulut que les bourgeois, qui seraient ainsi en leur pouvoir, fussent exempts de rendre aucune coutume à d'autres qu'à eux. Enfin, il amortit toutes les acquisitions qu'ils viendraient à faire dans l'étendue de sa terre. Pour toutes ces choses qu'il donna en sus de l'église afin d'augmenter les ressources des moines, il reçut d'eux 300 sous de deniers, et ils lui prêtèrent, en outre, deux marcs d'or qu'il devait rendre à Saint-Aubin, au terme qui lui fut fixé par l'abbé. En signe d'investiture de ces dons, ledit Foulques mit dans la main de l'abbé Girard un bâton, qu'il plaça ensuite sur l'autel de Saint-Aubin, en présence de: Fulcone de Frumentariis, Guarino cellarario, Alario fratre ejus, Haimerico cementario, Gervasio mariscallo, Barbotino fratre Pagani cellararii, Hattone filio Gervasii, Tetbaldo et Papino pistoribus, Josberto Aquila, Bernardo Vigili, Rotberto Granet. Samuel, frère dudit Foulques, donna son consentement à tous ces dons, dans le chapitre de Saint-Aubin, en présence et encore de celle des ci-après nommés: Hamelino de Altanosia, Hugone Trop en Prend, Matheo de Pratellis, Gurmundo, Herberto de Brolio Hermant, Audefredo Diabolo, Pagano cellerio, Roberto de Treviis, Constantino Carbonello, Firmato, Rainaldo Recordello, Hugone Trop Sesbat. Pour ce consentement, Samuel eut une mule de 10 livres. Charte portant que Hugues de Matefelon étant venu près de Samuel de Cripta (la Cropte), son oncle, qui était gravement malade, celui-ci lui demanda de donner son consentement aux dons que lui Samuel et son frère Foulques, père dudit Hugues, avaient faits à Dieu et à Saint-Aubin. Hugues s'empressa de le faire en versant un torrent de larmes (cum multis lacrymis). Il consentit donc aux aumônes faites par son père et son oncle et lui promit en l'embrassant, de maintenir ces aumônes pendant toute sa vie, et, s'il ne les augmentait pas, de ne souffrir nullement qu'elles fussent diminuées. Ce fut fait dans la maison dudit Samuel, et en présence des moines: Radulphus de Lusdo (Le Lude), Albericus de Camberliaco, Johannes Modicus, et des laïques: Hamo de Ruille, Robertus Bacum, Hildricus Maillard, Ballenus, Radulphus de Broit Hermant, Rainaldus servicus, Johannes Bonnet, Cotardus armiger, Guido nepos Hamelini, Wido clericus... le deuxième jour des calendes de septembre, l'an du Seigneur Charte par laquelle, après le préambule qui suit: Quoniam nostris temporibus adeo abundavit iniquitas ut parentum dona non erubescit violare fitiorum perversitus, on fait savoir que Paganus Boguerel, après avoir reçu l'habit monastique, apud

101 Criptam (la Cropte), de la main Roberti Cenomanensis tunc temporis obedientie prioris, donna en aumône, à l'abbaye de Saint-Aubin, les deux parts qu'il possédait dans la dîme Jarzearie, tant en pain qu'en vin, se réservant seulement la dîme d'une vigne quam, antequam monachus esset, in dominum tenuerat. Ce dont fut consenti par Hubert, son fils, et Osanna, femme de ce dernier, en présence de Thoma de Tilia, Gaufrido de Andegavia, Radulfo Bove, Fulcherio furnario et pluribus aliis. Dans la suite, ledit Payen fut amené à Angers à Roberto priore, pour y faire, suivant la coutume, sa profession de moine, et y recevoir la bénédiction. Là, le jour de Saint-Clair, ayant donc été introduit dans le chapitre où se trouvaient l'abbé Guillaume et les moines, ledit Payen, accompagné de son fils Hubert, renouvela le don qu'il avait fait apud Criptam, avec l'assentiment de son fils, et en investi ledit abbé avec une baguette que ledit Hubert alla ensuite placer sur l'autel de Saint-Aubin pour confirmer cette investiture: Furent témoins, les moines: Robertus le Bigot magister prior, Guarinus Yvonis subprior, Jaguelinus hospiciarius, Johannes Barre bajulus, Gaufeidus censarius, Gaufridus an marius, Rotbertus Cenomanensis, Johannes cantor, Johannes aculearius, Guillelmus Symia, Fulco de Coldrico, et les serviteurs: Aufredulus, Galterius de Turre, Petrus pulmentarius et plures alii. De 1157 à Charte constatant que Gervasius de Alneto voyant Rainaldum, son père, dans de grandes souffrances à l'heure de la mort, demanda pour lui l'habit monastique à Robert, prieur de la Cropte (Cropte), afin qu'il pût sortir plus facilement des misères de cette vie. Le prieur voulut bien accueillir sa demande et admit ledit Renault en qualité de moine. Alors Gervais, plein de sollicitude pour le salut de son père, et aussi à l'intention de Gervais, son aïeul, et de ses parents, donna en aumône, à Dieu et à Saint-Aubin la dîme taillable du clos de Alneto, et 6 deniers mansais de cens que paye le jour de Pâques, au prieur de la Cropte (Cripte), Gaufridus Chartenus, pour la terre Oberterie. Gervais investit de ce don ledit Robert, du consentement de sa mère Haduise, de sa soeur Pétronille, de Robert, son frère, et de Robert, son oncle, et en présence des témoins ci-après: Guillelmo Carrel, Guillelmo de Breullio, Fromundo Berenger, Johanne presbitero, Rotberto Sine Terra et multis aliis. Renault étant mort à son corps ayant été transporté à Angers et inhumé dans le cimetière des moines, ledit Gervais, accompagné de Robert, son oncle, vint au chapitre de Saint-Aubin, et là, en présence de tous les frères, renouvela et confirma le don qu'il avait fait apud Criptom, et il en investit Guerinum, prieur claustral, avec une baguette qu'il placa ensuite sur l'autel de Saint-Aubin, en présence des ci-après nommés, de monachis: Petro Billon cellarario, Roberto Gaudran panetario, Johanne cantore, Rotherto priore Cripte, Petro Britone subsacrista, Johanne aculeario, Guillelmo Symia et pluribus aliis; de famulis: Gullerio de Turre, Hugone Pince Miche, Joanne de Hospicio, Russello de Mariscancia et aliis multis. (Sans date. XII e siècle.) H (Liasse.) 2 pièces, papier. XII e siècle. Prieuré de Locquenay, à Saint-Aubin-de-Locquenay, et église de Saint-Pierre-l'Enterré, au Mans, dépendant de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers. Charte constatant qu'un certain Herveus Algort avait fait construire, malgré les moines, une chapelle dans la paroisse de Saint-Aubin-de-Locquenay (Sancti-Albini de Loconie), mais que revenant à résipiscence et reconnaissant le droit des moines, il leur abandonna ladite chapelle par les mains de Gui, évêque du Mans ( ). Témoins: Guillaume, prieur de Saint-Ouen, Arnulf, prieur de Fresnay (de Fraterniaco), Hubert, doyen d'alençon (de Alentho), Rainerius, doyen de Fresnay, et Lambert, prêtre. Charte de laquelle il résulte que Guillaume Riboul (cognominatus Ribola) donna, pour le remède de son âme, à Dieu, à Saint-Aubin et à l'abbé Girard la moitié de l'église de Saint-Pierre l'enterré, au Mans (Sanctus Petrus Interatus). De son côté, Garsendis, épouse de Hubert Riboul, se donna elle-même à ladite abbaye avec la moitié de la même église, et accorda aux moines tout ce qu'ils pouvaient avoir acquis dans son fief. Ces derniers dons furent approuvés par Geoffroy, fils de ladite Garsende, qui, dans le chapitre de Saint-Aubin, fut associé, avec sa mère, aux bienfaits de l'abbaye. Ce fut fait à Angers, dans le chapitre, le jour de la fête de Saint-Benoît, après les vêpres, en présence de Geoffroy Mulot, Pierre de Campo-Caprario, Rainaldus filius Rotberti mariscalli, et plusieurs autres. (Pièces transcrites, en 1848, par M. Bilard, archiviste de la Sarthe, sur les copies faites et communiquées par M. Marchegay, archiviste de Maine-et-Loire.) H (Liasse.) 3 pièces, papier Prieuré de Saint-Vincent du Lude, dépendant de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers. Charte constatant le don fait à l'abbaye de Saint-Aubin par quidam miles Ludesis cognomento Harpinus Enos pour la nourriture du religieux qui desservira le prieuré de N. D. du Lude, de la dîme de toute sa terre, avec la dîme de son moulin et... (sic) deniers de cens que lui devait vicarius de Ponfol, 4 deniers sur un arpent de la vigne Corhin, et 2 autres deniers que lui devait aussi Guillelmus unctarius pour une vigne et un pressoir situés près de la maison des religieux Sancti Jovini. A ces dons, ledit Harpin ajoute encore celui de la dîme de la terre Canfridi Fulvi que est apud Rochetus. Cette donation est faite du consentement de Geoffroy, fils aîné du donateur, auquel Gaufridus armarius, qui obedientiam Sancte- Marie-de-Lusdo in manu sua habebat, donna pour cela 5 sous angevins, et pareille somme à sa femme. Ledit Geoffroy investit de ce don Gaufridus armarium, in porticum monachorum Sancti-Jovini, cum quodum baculo quem super altare ejusdem Sancti posuit pro testimonio. Les témoins furent: Robertus Cenomanensis prior, Mathieu de la Flèche (de Fixa), Johannes... (sic), clerici; Rivallonius capellanus, Roscelinus Mainardus, Harduinus Laigerius, Gaufridus Lancelinus, Sagaritus de Monte Maigin, Johannes Verdin, Johannes Bocher, Petrus Verdin, Guillelmus uncturius, Benedictus unctarius, Guillelmus prior, Rainaldus Cormerel, Herveus Corduanazius, Cuillelmus Cenomanensis, Bruno de Ponfol, Marinus de Ponfol, Thebaudus Fortin, Johannes Amiota et frater ejus Lambertus, Watterius de... et alii multi. Quelques jours après cette donation, le même Herpin vint à Angers, accompagné de son fils Geoffroy et de Henri Mallet, et demanda à recevoir l'habit monastique. Là, en présence de l'abbé Guillaume, ledit Geoffroy, après avoir énuméré la série des dons faits par Herpin, son père, au Lude (apud Lusdum), accorda lui-même son consentement et en

102 investit l'abbé cum uno baculo, en présence des moines Roberto Lebigot, Rogerio sacrista... Huberto elemosinario, Gaufrido censario... Petro de Sancto Mauritio, Johane Bone, et des laïques, Guillelmo, infirmario, Rainaldo de Segreto, Henrico Mallet et multis aliis. Dans la même année, Étienne, le plus jeune fils de Harpin, étant tombé malade, reçut l'habit monastique in lectum egritudinis, de Mathieu de la Flèche (de Fixa), alors prieur de Notre-Dame. Il mourut et fut inhumé avec pompe près l'église, dans le cloître des moines. Son frère Geoffroy Harpin, pour le repos de son âme, donna à Dieu et au prieur de Notre-Dame 4 derniers de cens et la dîme d'une vigne que est ad Rochetas (les Rochettes). Geoffroy saisit de ce don l'autel de Notre-Dame cum ipso manipulo altaris, en présence de tous les paroissiens et de Cuiscellinus, curé de Dissé-sous-le-Lude (de Diceio), paroisse à laquelle appartenait ledit Étienne (XII e siècle). Autre charte par laquelle Burellus faber, à son entrée dans le monastère de Saint-Aubin, donne pour le salut de son âme, pour ses parents et pour son fils Geoffroy, la dîme de la portion qu'il possède sur les deux moulins de Riohi, laquelle il destine à la nourriture des moines qui desserviront le prieuré de Notre-Dame du Lude. (Sans date. XII e siècle.) Charte par laquelle un prêtre nommé Poelinus, desservant l'église Sancti Jovini de Ludio (du Lude), avant de partir pour Jérusalem, fait don à Dieu et à l'abbaye de Saint-Aubin d'angers, de divers droits de dîmes qu'il possédait en ladite paroisse, avec la moitié d'une terre que est ultra Rioi, et reçoit en retour de cette aumône, du moine Algerius, alors prieur du Lude, 9 livres et un cheval de service (palefredum) de 4 livres. Ce don est fait du consentement de Hubert de Champagne (de Campania), au fief duquel appartient ladite église et qui, pour cela, reçoit 20 sous. A son tour, Payen Binel, dans le fief duquel est située la terre comprise en la présente donation, y donne aussi son consentement, à la condition que Poelinus tiendra des moines la portion de terre qui lui reste, qu'il en payera le même devoir qu'auparavant, et que, de leur côté, les moines payeront, chaque année à Noël, 5 sous de cens audit Payen, et qu'ils lui fourniront annuellement deux hommes de guerre. Le même Payen, qui fait ces concessions pour l'amour de Dieu et le salut de son âme, reçoit cependant d'algerius 69 sous, et sa femme qui donne aussi son adhésion, reçoit également 4 sous. Les témoins sont: Bartholomeus presbiter, Bernardus presbiter, Henricus clericus, Alcho clericus, Algerius monachus, Hilduinus monachus, Hubertus de Campania, Gervasius frater ejus, Hubertus filius Fromundi, Gaufridus, Velserius..., Hamericus Latro, Guillelmus Babonius filius Poelini, Bernardus Manselli, Ulricus filius Fromundi, Robertus Marcoardi et multi alii. Actum est apud Ludium. (Sans date. XII e siècle.) Charte par laquelle il est mis fin à un débat élevé entre les doyen et chapitre de Saint-Martin de Tours, d'une part, et les religieux de Saint- Aubin d'angers, à cause de leur prieuré de Notre-Dame du Lude (de Ludio), d'autre part, au sujet de la dîme que réclamait le prieur sur certaines terres situées apud Cutilleum propre Ludium in feodo qui Babouin vulgariter appellatur, tandis que les doyen et chapitre prétendaient que ces terres étaient situées dans les limites de leur dîme de Genestolio. Les chanoines de Tours conservent la possession de cette dîme, mais, en échange, ils donnent audit prieur de Notre-Dame du Lude une rente d'un septier de seigle, à la mesure du Lude, laquelle ils ont achetée de Gervais Curcheernaust, à prendre chaque année sur tous les domaines dudit Gervais, en la paroisse du Lude (Mars 1240). Charte de l'official d'angers, portant que Gervais Curcheernaust avait vendu aux doyen et chapitre de Saint-Martin de Tours, un septier de seigle de rente à la mesure du Lude, à prendre chaque année, à la Nativité de la sainte Vierge, sur les domaines dudit Gervais, situés en la paroisse du Lude, dans le fief des doyen et chapitre précités, lesquels donnèrent ce septier de seigle à l'abbaye de Saint-Aubin d'angers, en échange de la dîme de certaines terres situées apad Cutile prope Ludium in feodo Babonio vulgariter appellato (1231). Copies faites sur les originaux, en 1777, par Marsillé, procureur-archiviste de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers. Acte par lequel MM. René Fourmont, curé de Chigné, et Jean Mauny, prieur du Lude, voulant éviter une contestation prête à s'élever entre eux au sujet de la dîme les lieux de la Loyère et des Bourdigales, sis audit Chigné et dépendant du prieuré du Lude, conviennent que le curé restreindra son droit de dîme sur lesdits lieux à la moitié de ce qu'il a coutume de percevoir dans sa paroisse (1777). Aveu rendu par M e Jean Mauny, prieur commendataire du prieuré du Lude et aumônier de S. A. S. Mgr le comte de la Marche, prince du sang, à frère Bernardin de Marboeuf, titulaire de la commanderie de Thorée, dépendant de l'ancien hôpital d'angers, pour raison de la quatrième partie de la grande dîme de la paroisse du Lude, qui appartenait à la commanderie et avait été concédée audit prieuré par transaction de l'année 1400 sous le devoir de 100 sous de rente inféodée, payables à l'angevine (1765). Autre accord conclu entre le même prieur du Lude, Jean Mauny, et Marc-Antoine Bernardeau, prieur de Longué, par lequel le premier s'engage à payer audit Bernardeau 60 livres de rente annuelle pour lui tenir lieu de la portion qu'il a droit de prendre annuellement au huit sur la grande dîme du prieuré du Lude, en sadite qualité de prieur de Longué (1774). Autre accord entre le même prieur du Lude et le titulaire de la chapelle de La Roche- Sévin, par lequel le premier s'engage à payer annuellement à celui-ci une somme de 120 livres, pour lui tenir lieu de la portion qu'il a droit de prendre, chaque année, sur la grande dîme du prieuré du Lude (1772). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 11 pièces, papier Prieuré de Saint-Vincent du Lude, dépendant de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers. Acte d'échange fait entre M e Jean Tremblay, prêtre, prieur du Lude et curé de Luché, et messire François de Daillon, comte du Lude et de Pontgibault, par lequel ledit prieur cède un vieux corps de logis et deux petites cours joignant les écuries du château du Lude, pour les pâtures de Miraudieu, en ladite paroisse du Lude (1606). Déclarations rendues par: Jean Corne à frère Pierre Belot, religieux en l'abbaye de Saint-Aubin, prieur du Lude, pour les terres de La Loyère, en Chigné, tenues sous le devoir de 6 septiers de froment, 6 douzaines d'avoine et un septier d'orge, le tout mesure de La Flèche (1542); Marie Le Mercier, veuve Louis Du Mesnil, écuyer, sieur de La Beausseraie, à M e Claude Clavel, prêtre, docteur de Sorbonne, chanoine et théologal de l'église d'angers, prieur du Lude, pour le lieu de Bourdigale, aussi en Chigné

103 (1698). Baux de la métairie du Raillon, au Lude, consentis par M e Jean Mauny, titulaire dudit prieuré ( ). Reconnaissances le diverses rentes en grains dépendant du temporel du même prieuré. Autres reconnaissances de deux rentes, l'une de 11 livres, l'autre de 11 livres 13 sous 4 deniers, dues par ledit prieuré, la première à l'abbé de Saint-Aubin, la seconde à l'évêque d'angers, consenties par messire César-Scipion de Villeneuve de Tourette, prêtre, doyen et chanoine de l'église d'angers, vicaire général de l'évêque, au nom et comme procureur de M e Jean Mauny, prêtre du diocèse d'angers, précité, à messire Jacques de Grasse, conseiller du Roi en ses Conseils, évêque d'angers, abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Aubin (1770). Transaction entre M e Thomas Vincent, prêtre, sociétaire de la ville de Condrieu, fondé de pouvoirs des recteur et administrateurs de l'hôpital dudit Condrieu, et M e Jean Mauny, susnommé, au sujet des réparations à faire aux bâtiments dudit prieuré, après le décès de M e Clavel, prieur du Lude (1774). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 30 pièces, papier Prieuré de La Chapelle-aux-Choux, dépendant de l'abbaye de Bourgueil. État du temporel dudit bénéfice. Acte notarié attestant que la métairie de La Guierche est affermée 162 livres. M e Nicolas-François Brullard, titulaire dudit prieuré (1637). Baux du temporel consistant en maisons seigneuriales, granges, étables, cours, jardin, four, fuie, pressoirs, métairies, domaines, cens, rentes, vignes, profits de fief, dîmes et autres choses, consentis par noble Charles Pousset, conseiller du Roi, prieur, moyennant 600 livres de loyer annuel, et autres charges (1643); par M e Michel Blanche, prêtre, prieur, pour 670 livres (1672); pour 550 livres, par le même (1685); par noble François Le Loyer, ancien chantre en dignité et chanoine de l'église Saint-Martin de Tours, prieur, pour 230 livres et 29 septiers de seigle (1692); par M e Jean-Nicolas de Langle, clerc, du diocèse de Paris, prieur, pour 500 livres (1713); par dom Marc-Jean Guillou, religieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, pour 550 livres (1744). Plan des bâtiments dépendant dudit prieuré. Modèle de supplique à adresser au nom des religieux de Bourgueil, seigneurs de La Chapelle-aux-Choux, et les habitants de la paroisse, à l'intendant de Tours pour lui représenter que le chemin du bourg de La Chapelle est devenu absolument impraticable depuis que les adjudicataires des bois et futaies du voisinage ont fait transporter par cette voie au port du Loir les pièces de bois par eux vendues à la marine; que, par suite de la ruine de ce chemin, les voitures passent sur les héritages des riverains, emblavés ou non, ce qui leur cause des dommages considérables; et le prier, en conséquence, d'ordonner que ce chemin sera incessamment rétabli, soit aux frais du Roi, soit à ceux des adjudicataires des bois en question (1750). La part contributive du prieur dans la réfection dudit chemin est de 116 toises sur 250. Concordat passé entre messire Gabriel de Beauvau, conseiller du Roi, abbé commendataire de l'abbaye de Turpenay, ordre de Saint-Benoit, diocèse de Tours, titulaire de la prévôté de l'église cathédrale de Nîmes, et messire Denis Cohon, prêtre du diocèse d'angers, conseiller et prédicateur du Roi, nommé par S. M. à l'évêché de Nîmes, par lequel il est convenu que M. de Beauvau résignera sa prévôté en faveur de Nicolas Hallay, prêtre, chanoine régulier de l'ordre de Saint-Augustin en l'abbaye de Beaulieu-lez-le-Mans, et deviendra titulaire du prieuré de La Chapelle aux-choux, que résignera en sa faveur noble Charles Pousset, clerc du diocèse de Paris (26 janvier 1634). Signature en cour de Rome, lettres royales de provision et autres concernant plusieurs titulaires du même prieuré. H (Charte.) 1 pièce, parchemin. (Scel perdu.) Prieuré de Mamers dépendant de l'abbaye de Saint-Laumer de Blois. Sentence arbitrale rendue par l'archevêque de Sens pour régler certains débats élevés entre les moines de Saint-Laumer de Blois, établis à Mamers, et l'église paroissiale du même lieu. Principales dispositions: L'abbé de Saint-Laumer consent à ce que l'institution des chanoines et la disposition des prébendes de l'église paroissiale de Mamers (de Mamerto) appartiennent au chapitre; mais, en sa qualité de patron de cette église, il conservera le choix et l'institution du doyen, à la condition, toutefois, de le prendre parmi les chanoines de ladite église, et le présentera à l'évêque pour lui faire conférer le soin des âmes; après quoi, le doyen sera tenu de se rendre dans le chapitre de Saint-Laumer de Blois pour y jurer fidélité à l'abbé, comme avait contume de le faire antérieurement le curé de la paroisse de Mamers. Les autres chanoines prêtres qui officieront aux autels dont le prieur et les moines doivent avoir une part des oblations, jureront dans leur chapitre, en présence du doyen et du prieur, de respecter le droit des moines et de leur rendre intégralement leur part dans ces oblations. Indépendamment du moissonneur que les chanoines placent dans la grange où se dépose la dîme commune, ils y mettront un autre gardien qui y restera de jour et de nuit, et qui, de même que le moissonneur, jurera fidélité aux moines. Les purifications se feront dans chaque église de Notre-Dame ou de Saint-Nicolas, in optione purificandarum, mais sous la réserve des droits du doyen et des chanoines, auxquels appartient cet office. Rien n'est changé à l'usage suivi pour les processions. Pour le sermon que les moines doivent prononcer le jour des Rameaux, il est convenu que le doyen invitera le prieur à venir lui-même ou à envoyer l'un de ses moines faire ce sermon, et qu'il l'avertira assez de temps à l'avance pour que celui qui devra venir puisse s'y préparer. S'il arrive que ce prédicateur prononce quelque parole outrageante contre le doyen ou les chanoines, il ne sera plus permis à aucun des moines de venir prêcher, jusqu'à ce qu'il ait été donné, par l'abbé ou par le prieur, pleine et entière satisfaction. Si le doyen ou l'un des chanoines sait faire un sermon (sciat sermonem facere), il pourra le faire au jour susdit, sans la permission des moines, mais seulement une fois dans l'espace de trois ans. Pour l'usage des cloches, les chanoines continueront à faire comme le précédent curé, et devront les sonner aux heures des offices. La cloche dite Saint-Nicolas restera où elle est. Quant à la chandelle de la Saint-Barthélemy, les moines en auront deux parts et les chanoines de Saint-Nicolas la troisième. Aux cinq grandes fêtes, c'est-à-dire à Noël, à la Purification, à Pâques, à l'assomption et à la Toussaint, les moines auront

104 deux parts des oblations dans chacune desdites églises, et les chanoines la troisième. Aux six autres fêtes, savoir Saint- Julien, Saint-Mamert, Sainte-Blaise, Saint-Nicolas, Saint-Gilles et Sainte-Marie-Madeleine, les moines auront aussi deux parts des oblations faites aux autels desdits saints, et les chanoines auront la troisième. En ce qui concerne les oblations de chandelles faites pendant toute l'année en l'église de Notre-Dame, en outre de ce qu'ils auront aux susdites fêtes, les moines profiteront de toutes ces chandelles, excepté de celles qui seront offertes à l'autel du Crucifix, pendant qu'on y célébrera la messe; celles-là appartiendront aux chanoines, qui seront tenus de desservir ledit autel suivant l'usage de la paroisse. Les chanoines officieront librement en l'église Saint-Nicolas et profiteront, sans partage avec les moines, de toutes les chandelles qui seront offertes pendant toute l'année. Quant aux dîmes de la paroisse, à l'exception de la dîme du sacriste, les moines en auront deux parts et les chanoines la troisième (Mai 1204). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 13 pièces, papier. XII e siècle Prieuré de Mamers dépendant de l'abbaye de Saint-Laumer de Blois. Charte de Guillaume (de Passavant, ), vidimée par Geoffroy (de Loudun), l'un de ses successeurs, à la requête des religieux de Perseigne, en l'an 1246, par laquelle un accord est conclu entre les moines de Blois et le comte Jean, d'abord au sujet des deux moulins que les moines avaient à Mamers (ab antiquo Mamerti), et qu'avait détruits ledit comte par suite du nouveau moulin qu'il venait lui-même de faire édifier en cet endroit. Après de longs débats, les parties, en présence dudit évèque, composent entre elles de la manière suivante: Il n'y aura dans cette ville que deux moulins, qui seront communs entre les moines et le comte Jean; les moines pourront y moudre le blé nécessaire à leur prieuré, sans en laisser aucune part audit comte; et de même celui-ci, s'il vient à habiter cette ville, pourra y faire moudre le blé nécessaire à sa table, sans que les moines puissent en exiger aucune partie. Il est encore convenu que les hommes dudit Mamers (custri illius) seront tenus, par droit de ban, de moudre leurs blés auxdits moulins, et que les émoluments en seront partagés par moitié entre les parties, sans aucune fraude. De plus, comme certains bourgeois nommés Lambertus, Gauterius, Garinus, possédaient une part de l'un des moulins des moines, il est décidé que ces bourgeois prendront, chaque année, sur la mouture commune, un septier de froment et deux septiers d'orge. Des dispositions semblables sont prises au sujet du pressoir des moines, que ceux-ci prétendaient aussi avoir été détruit par ledit comte. Il n'y aura plus dans cette ville que deux pressoirs, qui seront communs entre les parties. De plus, comme les moines avaient à Mamers une rue sur laquelle ils percévaient chaque année un muid d'avoine, 2 sous 8 deniers chole, et le père dudit comte, après avoir édifié un château dans cette rue ayant affranchi les habitants de ce château desdites redevances envers les moines, il est convenu que ledit comte fera revivre ces coutumes, si c'est possible, et que, s'il ne peut y parvenir, les moines les prélèveront sur sa part dans les revenus des moulins précités. De leur côté, les moines seront tenus de rebâtir le mieux qu'ils pourront une rue appelée Brétonnière (unum vicum qui vocatur Britonaria.) Enfin, à l'égard d'un septier d'avoine que les moines réclamaient de magno custro, l'affaire est laissée en suspens, et il est convenu que, si plus tard une contestation vient à s'élever au sujet des revenus que les moines prétendaient avoir in castro, vel extra???, on s'en rapportera, de part et d'autre, au témoignage des habitants légitimes du château, qui seront choisis par le comte, et qui seront tenus préalablement de faire serment de dire la vérité. Les témoins sont, avec l'évêque: Philippus decanus, Burgericus cantor, Eustachius archidiuconus, Ivo mugister scolarum, Esparatus capellanus, et multi alii. Du côté du comte: Hugo de Merlai, Herbertus de Gurchia, Odo de Clincampo, Ernaudus de Congeio (Congé), Elinandas de Pereio (Peray), Garinus de Contrallis, Gervasius Chanceleu, Burchardus electa, Robertus de Fontanis. Du côté des moines: Renerius prior, Guido de Alveriva, Guillelmus granetarius, Fulco de Cortulleio, Richericus prior Mamerti, Garnaudus succentor Aurelianensis, Henricus de Viana, Ernaudus presbiter de Viana, Johannes presbiter de Mamerto, Sanson causiducus. (Sans date, XII e siècle.) Autre vidimus de la même charte, fait en la cour de Saint-Remy-du- Plain, le 16 décembre 1416.) Sentence du bailli de Mamers qui condamne, à la requête de frère Louis Serclée, prieur dudit lieu, plusieurs sujets estagers dudit prieuré à faire moudre leurs grains au moulin à blé du prieur (1526). Autre sentence du siége du Mans, par laquelle M e Louis Boesseau, prêtre, prieur commendataire du prieuré de Mamers, est maintenu en possession de faire moudre les blés de ses sujets et vassaux au moulin dudit Mamers, malgré les prétentions contraires du meunier du moulin des Planches (1528). Contrat d'acquisition d'un terrain vague et non clos par Claude-Augustin Morot, prêtre, prieur commendataire du même prieuré, et les religieux de Perseigne, propriétaires pour chacun une moitié des moulins à blé de Mamers (1711). «Réponses que peuvent faire les prieur et religieux de l'abbaye de Perseigne, et Claude-Augustin Morot, prêtre, prieur de Mamers, propriétaires par indivis des moulins à blé de ladite ville, sis sur la rivière ou ruisseau de Bive, à l'assignation à eux donnée par M. François Luce, écuyer, sieur de Roquemont, correcteur en la Chambre des Comptes de Paris, qui demande que lesdits propriétaires soient condamnés d'ôter et faire enlever les terres provenantes du biennage et curage de ladite rivière, placées au pied des murailles de son enclos dans la longueur de plus de 20 toises.» Nombreux détails. Accord entre les mêmes (1731). Autre accord entre les procureurs des abbayes de Saint-Laumer et de Perseigne, et dame Jeanne-Renée Bougie, veuve de Pierre Thibault, officier chez le Roi, seule propriétaire des deux moulins à blé, nommés Barutel et situés à Mamers, portant que les palles du déchargeoir du moulin de la ville ne pourront avoir, à l'avenir, que 3 pieds un pouce de hauteur (1779). H (Liasse.) 14 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers, dépendant de l'abbaye de Saint-Laumer de Blois. Charte de G. abbé de Saint-Laumer, par laquelle Erard, prieur de Mamers (de Mamerto), baille à toujours la troisième partie qu'il possédait sur tous les revenus et émoluments du moulin de Contrelles (de Contrellis), au profit de Garin de

105 Grandchamp (de Grandi-Campo), qui devra en payer chaque année, le lendemain de la Toussaint, audit prieuré, 28 sous tournois de rente perpétuelle (1283). Sentence des Requêtes du Palais portant appointement à produire contre le curé de Mamers, au sujet des droits honorifiques du prieur dans l'église dudit Mamers (1618). Provisions et prises de possession de la sacristie dudit prieuré. Nomination de M e Guillaume Le Feuvre, licencié ès droits, sieur de La Hutte, comme bailli de la juridiction dudit prieuré, par Denis de Ryant, prêtre, prieur commendataire (1626). Aveu de foi et hommage rendu par Jehan Langlois, prieur de Mamers, au duc d'alençon, comte du Perche, vicomte de Beaumont, pair de France et seigneur du Saosnois, au regard de cette dernière seigneurie (1454). Jugement des Trésoriers généraux des finances et Grands Voyers de la Généralité de Tours, portant réception de foi et hommage lige dus au Roi par le prieur de Mamers, messire Claude Charles de Laval, chevalier, étudiant au collége des PP. de l'oratoire, du Mans, mineur procédant sous l'autorité de messire Charles marquis de Laval, son père (1687). Arrêt de la Chambre des Comptes de Paris portant mandement aux Trésoriers de France du Bureau de Tours de faire mettre ledit prieuré en pleine et entière délivrance, soit qu'il ait été saisi ou non saisi, faute de devoirs non faits au Roi. M e Claude- Auguste Morot, prieur (1699). Arrêt du Parlement de Paris, confirmatif d'une sentence du bailliage de Mamers au profit des religieux de Saint-Laumer de Blois, contre Jérôme Guau de Courteille, chevalier, gentilhomme servant et valet de chambre du Roi, mari de dame Marie-Jeanne de Planterose, dame des fiefs et seigneuries de Contres, le Grand- Courtremblay et autres lieux, au sujet de la mouvance féodale d'une maison sise en ladite ville de Mamers (1759). H (Cahiers.) In-f, 80 feuillets, papier. XVIII e siècle. Prieuré de Mamers. «Projet de déclaration à rendre à la baronnie de Sonnois et châtellenie de Pray (Peray), par les religieux de Saint-Laumer de Blois, à cause du prieuré de Mamers uni avec ses biens et revenus à leur mense conventuelle.» Description et assiette: des domaines utiles situés en la ville de Mamers, qui sont le corps de logis du prieuré, la moitié du moulin à blé, un jardin et diverses pièces de terre; des héritages mouvant censivement du fief et directe dudit prieuré, dans la même ville, etc. H (Liasse.) 50 pièces, parchemin; 4 pièces, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Donation faite au sacristain dudit prieuré, par M e Pierre Roullet, prêtre, d'un lotereau de vigne sis au clos de Paradis, paroisse de Mamers, à la charge de dire un anniversaire le dimanche de l'assomption (1529). Métairie des Champs, à Saint-Remy-des-Monts: Bail à plusieurs vies consenti par Jean, humble abbé de Saint-Laumer, à Laurent Beaulté, pour une rente annuelle de 4 septiers de froment, 4 septiers de méteil, 4 septiers d'orge, 4 septiers d'avoine et 4 boisseaux de pois, le tout payable au prieuré de Mamers (1453). Autres baux de la même métairie pour 130 livres, un boisseau de pois et un boisseau de fèves, en 1567; pour 140 livres, 20 boisseaux de blé, 20 boisseaux d'orge, 20 boisseaux d'avoine et autres menus suffrages, en Procèsverbal de visite des bâtiments dudit lieu (1640). Compte entre M e André Hureau, prêtre, bachelier en théologie, prieur commendataire dudit prieuré, et Pierre Petit, fermier de ladite métairie (1640). Requête adressée au vicomte du Perche, ou son lieutenant au siége de Bellême, par François Bougis, fermier des Champs, au sujet de l'incendie de cette métairie (1646). Acte par lequel M e Urbain Belhomme, prieur de Mamers, échange avec Pierre Bougis, laboureur, divers fonds de terre situés à Saint-Martin-des-Monts (1556). Bail à vie et 59 ans après, fait à M. Pierre Lemaignan, bourgeois de Mamers, par frère Jean de Clerens, prieur, de 14 journaux de terre, en deux pièces, situés à Saint-Vincent-des-Prés, moyennant 5 livres de ferme (1522). Autre bail pour 59 ans consenti à Jehan Houeau, paroissien de Saint-Père-des-Ulmes (Saint-Pierre-des-Ormes), par M e Louis Bresseau, prêtre, prieur commendataire dudit prieuré, de 3 journaux de terre, à Saint-Vincent-des-Prés, moyennant 40 sous et 2 chapons, de ferme (1531). Déclarations rendues à M e Jean Morot, prieur, au regard du fief de Saint-Vincent-des-Prés, dépendant du prieuré de Mamers ( ). H (Liasse.) 49 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Rentes foncières. Titres de diverses rentes foncières dues, soit à la sacristie, soit à la pitancerie dudit prieuré conventuel, et assises sur des héritages, maisons, jardins ou champs, sis audit lieu de Mamers. M e Antoine de Loubes, prieur en Autres titres ou reconnaissances: d'une rente de 10 sous assise sur diverses pièces de terre, au lieu de Cordoul, paroisse de Suré (Orne); d'une rente de 5 sous tournois, sur la métairie de La Corbinière, située même paroisse de Suré (1449), etc. Prieurs: frère Jehan Lenglays (1445); et frère Pierre Legrand (1451). H (Liasse.) 14 pièces, parchemin; 6 pièces, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Baux des fruits, profits et revenus de ce bénéfice, pour 3 ans, consenti à M e Guillaume Lescuyer, curé d'origni-le-roux (Orne), à la réserve des bâtiments, du fief de Saint-Vincent et autres choses, pour 100 livres de loyer, par frère Urbain Belhomme, prieur (1548); du temporel du même prieuré à Robert de Sées, marchand à Mamers, par frère René Bauldry, prieur, pour 700 livres en argent, 50 livres de beurre, 12 chapons gras de ferme (1591); par frère François Vaast, religieux bénédictin, résidant en l'abbaye Saint-Magloire, au faubourg Saint-Jacques de Paris, audit Robert de Sées, moyennant 700 livres et 3 poinçons de vin de fermage annuel (1398); au même par frère Jean Pélerin, prieur, pour 560 livres en argent, et 5 livres de sucre, de ferme (1604); pour 650 livres et 5 livres de sucre, en 1613; par André Hureau, prieur commendataire, à François Mercent, sieur de La Gobillonnière, pour 1,200 livres et diverses charges (1640); par Claude Morot, prêtre, conseiller et aumônier du Roi, prieur commendataire de Mamers, pour 2,000 livres de loyer annuel, en 1665; pour 1,900 livres en 1675; par le même prieur, Claude Morot, représenté par dame Marie-Charlotte Le Meusnier, épouse de messire Alexandre-Jean

106 Sévin, chevalier, châtelain de La Tournerie, seigneur de Roullée, Blèves, Louzes, Saosnes, Saint-Remy-sur-Plain, et autres lieux, conseiller du Roi au Parlement de Paris, demeurant en son château de La Tournerie, paroisse de Louzes, sa procuratrice, pour un loyer de 1,900 livres (1675). Procès-verbaux de visite générale du prieuré de Mamers et dépendances, en 1643 et en H (Cahiers.) In-f, 16 feuillets, parchemin; 10 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Bail pour 99 ans, des greneteries de Mamers, Suré, La Perrière, Méhaton et Saint-Vincent-des-Prés, ensemble des dîmes de Suré, La Perrière, terrage de Méhalon, etc., dépendant dudit prieuré, fait par les abbé et religieux de Saint-Laumer, moyennant une rente annuelle de 500 livres, et 800 livres à employer en réparations, à Bertrand de La Bonneville, seigneur dudit lieu, demeurant en la paroisse de Suré, pays du Perche, et Marquis Le Roy, seigneur du Jarrier (1564). «Mémoire envoyé par M e Alexandre Davoust (l'un des preneurs dans un précédent bail des mêmes biens), pour consulter contre Révérendissime Cardinal de Ferrare (abbé commendataire de Saint-Laumer) Gentian Thibault et Denys Dodin, ses fermiers et recepveurs généraux.» H (Registre.) Petit in-f, 28 feuillets, papier. XV e siècle. Prieuré de Notre-Dame de Mamers. «Registre contenant plusieurs extraits de baux des biens dépendant du prieuré de Mamers, etc., du XV e siècle.» Copie collationnée sur l'original, par Julien de Baugé et Jehan Bernard, clercs, tabellions-jurés à La Ferté-Bernard, le 3 juillet 1448, d'un traité passé, pendant une trêve, entre Osberne Mandeford, conservateur de ladite trève pour le Roi Henri VI, qualifié dans cet acte Roi de France et d'angleterre, et autres officiers de ce prince, d'une part, et Étienne Du Plessis, dit Cource..., capitaine de La Ferté- Bernard, conservateur de la même trêve pour le parti français, et autres officiers de Charles VII, désigné simplement sous le titre d'oncle de France du susdit Roi d'angleterre, d'autre part, par lequel sont réglés certains débats mus entre les deux partis touchant les pays d'anjou et du Maine, à l'exclusion toutefois de la châtellenie de Sainte-Suzanne et de ses dépendances. Principaux articles: Ledit Osberne Mundeford, et autres officiers du marquis comte de Sommerset, Cedorset, du Maine, de Mortain et de Harcourt, prétendant que la déclaration faite par le sire de Tucé, et autres commissaires de Charles VII et de Charles d'anjou, des apastis (contributions de guerre) qu'ils devaient avoir à prendre sur les pays d'anjou et du Maine, en l'obéissance du Roi d'angleterre, n'était pas véritable, et les officiers du parti français adressant le même reproche aux officiers anglais, des commissaires sont nommés de part et d'autre pour faire, le plus diligemment possible, une information qui sera rapportée aux conservateurs desdits pays, pour «y donner telle provision qu'il sera advisé estre affaire selon raison d'équité, et sans fraude ou dissimulation.» Ces commissaires sont, pour l'anglais: Étienne de Vaux, Nicolas Deshayes, Jean Bercestre, et Étienne Lambert; du côté des Français: Guillaume Le Pelletier, Guillaume Leballeur, Jean Bouchart et Julien Georget. Après cette information, les officiers de chaque parti seront tenus de venir s'entrebailler nouvelle déclaration vraie, bonne et loyale, de tous les apastis qu'ils avaient à prendre dans leurs obéissances respectives, suivant les traités précédemment passés à Rouen et au Mans. Touchant les doléances des nobles et autres du parti français, qui disaient être troublés dans la jouissance des revenus territoriaux qu'ils possédaient avant la trève, il est convenu que chacun, tant d'un parti que de l'autre, jouira de ses rentes et revenus des héritages situés en l'une et l'autre obéissance, comme avant et pendant la première trève conclue entre les deux princes, et suivant le contenu du traité de Rouen. A l'égard des paroisses «contemptieuses» dont les noms suivent, savoir: Saint-Mars-de-Locquenay, Souday, Saint-Mars-d'Outillé, Courdemanche, Pruillé-l'Éguillé, Brette (Brayette), Saint-Jean-de-la-Motte, Pontvallain, Verneil-le-Chétif, Sarcé, Coulongé, Mansigné, Teloché, Saint-Biez-en-Belin, Yvré-le-Pôlin, Oizé, Requeil, Écommoy, Luché, Pringé, Aubigné, Noyen-sur-Sarthe, Brûlon, Chevillé, Avessé, Jouéen-Charnie et Mareil-en-Champagne, lesquelles paroisses chacun, à cause de certaines châtellenies, seigneuries et ressorts, prétendait être de son obéissance, les partis s'en réfèrent aux termes d'un précédent traité conclu à ce sujet au Mans, suivant lequel il devait être assis dans lesdites paroisses une somme de deniers sous forme de taille commune, tant pour les tailles que pour les apastis que lesdits partis y avaient accoutumé lever, laquelle somme serait partagée par moitié entre eux, sans que ni l'un ni l'autre pût en lever davantage, sinon de leur commun assentiment, et sans que cette disposition pût préjudicier à l'une ou à l'autre seigneurie; n'étant pas entendu, toutefois, que chacun prendrait dans ces paroisses toutes coutumes, travers, juridictions, passages et revenus quelconques qu'il pouvait avoir avant lesdites trêves, ni que, par le moyen de ce traité, il pourrait prendre aucun titre ou droit plus considérable qu'avant. Dans le cas où l'une ou l'autre seigneurie viendrait à ne plus être comptante de tenir ce traité, elle devrait le faire savoir par lettres approuvées, un mois avant le plus prochain quartier, à l'autre seigneurie, aux villes d'angers et du Mans, et si quelques paroisses défaillaient au paiement, elles devraient y être contraintes par justice à l'ordonnance des conservateurs de chaque parti. Il sera donc fait et continué à l'égard desdites paroisses suivant les termes de ce traité, de point en point, et personne, de quelque parti qu'il soit, ne pourra faire en ces paroisses aucun logis, course ou exaction quelconque, ni rien y prendre ou demander qu'en le payant à juste et raisonnable prix, sous peine d'être puni à l'arbitration desdits conservateurs. Relativement aux gens d'église, qui se plaignent de ce qu'on les empêchait de jouir de leurs cures, prieurés et autres bénéfices, il est convenu qu'on les laissera jouir de tous leurs revenus comme avant les trêves, suivant les termes de la prorogation dernièrement conclue entre les commissaires des deux partis. Quant aux prétentions des officiers de Charles d'anjou sur la baronnie de Mayenne, il sera fait sur ce point information par lesdits commissaires, et une fois la vérité sue, il y sera pourvu comme il appartiendra par les conservateurs, sur la production de loyaux enseignements ou preuve suffisante pour ceux qui auront payé ou reçu les rentes, cens et autres revenus. Au sujet du remparement dont se plaignaient les officiers français, de la maison de Monthesson, ès parties de Mayenne-la-Juhel, il

107 est stipulé que cette maison sera visitée par les conservateurs ou leurs commis, et s'il se trouve que la réparation qui en a été faite soit préjudiciable à la trêve, il sera pourvu à son désemparement comme de toutes autres qui seraient dans ce cas ou l'un ou l'autre parti. Pour entendre les complaintes des habitants des deux partis et pourvoir aux controverses et maléfices qui ont pu ou pourraient advenir ou être perpétrés ès dits pays contre les effets de la trêve, les conservateurs de chaque parti s'assembleront de temps en temps, et nommeront des commissaires pour informer desdits attentats et leur en faire rapport, pour y être pourvu par eux, et il sera donné avis, par cris publics, à ceux qui auront à faire quelques doléances de cette nature, de venir bailler leur complainte auxdits conservateurs à leur prochaine réunion qui aura lieu au Mans, et dans le cas où les conservateurs ne pourra ont appointer lesdites controverses, questions et débats, les complaignants auront recours aux deux princes ou à leurs commissaires généraux. A l'égard des paroisses de Touraine et de Vendôme qui étaient apatisées au Mans, et desquelles était débat et question entre les deux partis, il est convenu que ces paroisses paieront le quartier de janvier, février et mars, ou ces restes qu'elles en peuvent devoir, et que, pour le prochain quartier d'avril, mai et juin, elles seront sursises de leur paiement jusqu'au 15 août suivant. Ainsi discuté et accordé entre les officiers et commissaires susdits, suivant la mission qu'ils en ont reçue des ambassadeurs du roi d'angleterre, et approuvé et rendu exécutoire par ceux-ci, qui sont: Adam, évêque de Chichester (Ciceserencis), et Jean, seigneur de Duddeley, à Rouen, le 28 mars avant Pâques 1446 (V. s.) «Mise faite par moy, frère Jehan Langloys, prieur de Mamers, pour le moullin de la ville.» Aux charpentiers qui firent la roue, le rouet et le tournant dudit moulin, pour la façon, 6 livres 6 sous tournois; pour la dépense desdits charpentiers, 30 sous tournois; pour les maçons qui maçonnèrent tous les dormants dudit moulin, pendant 4 jours, 10 sous; à Jean de Courboullain et deux de ses valets, qui firent la chaussée de l'étang du même moulin, pour 20 journées à 20 deniers l'une, 33 sous; pour leur dépense, 10 sous, etc. Extraits: du bail fait par Jean Langlois, prieur, à M e Jehan Girard, curé de Vezot, des deux tiers de la dîme des gros blés et des vins de cette paroisse, pour un loyer annuel de 6 écus (1433); du bail fait par le même prieur à M e Pierre Duboys, prêtre, curé de Saint-Vincent-des-Prés, de la tierce partie des prémices et des offrandes dudit lieu, moyennant un loyer de 60 sous tournois (1453); d'un marché conclu entre frère Pierre Legrand, prieur, et Philippot Leseur, d'une part, et Jean et Macé Robineau, charpentiers, d'autre part, pour refaire à neuf le moulin de la ville, en leur fournissant le bois rendu sur place et payant leur dépense, plus une somme de 22 livres tournois et 2 bonnets de 15 sous (1465). H (Registre.) Petit in-f, 22 feuillets, papier. XV e siècle. Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Registre d'exhibition de contrats. Exhibent: Gervais Legeart, un contrat d'acquêt d'une vigne nommée La Guimondière, sise à Mamers; Bertrand Guerrier, un acte par lequel il prend à rente perpétuelle une vieille vigne située à Suré, contenant journée à 12 hommes bêcheurs, ou environ; Guillot Roillet, un contrat par lequel Macé Le Rupt lui vend, en présence le Thomas Viel, châtelain du Saosnois, une pièce de vigne à Mamers, etc. H (Registre.) In-4, 26 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Censier de perception des droits et devoirs dus audit prieuré, à cause des fiefs et censives en dépendant. Consitaires: Martin Garnier, pour son bordage de La Cobisière; Guillot Brisart, de Montgaudry; Gervais Roussel, pour sa portion de la métairie de La Chassebonnière; Michel Thierry, pour sa portion de la même métairie; Jeanne Letard, pour sa terre de La Fontaine-de-Launay; Jean de Montulé, pour une pièce de terre; Gervais Guilleri, pour sa terre de Couffrangis; Jean Hoys, prêtre, pour la terre dessus le moulin d'ourne; Jean Martin, pour sa terre de La Chopelinière; les héritiers feu Guillot Hellier, pour les vignes de La Porte; Gervais Cotrel, pour la vigne de La Fosse; Robert Gouhier, pour le clos de vignes de La Corderie; le curé de Mamers, pour la tierce partie d'une vigne qui fut à Colin Abot; Gervais Lebret, pour les terres du Pissot, de La Corderie, du Gast et de Villefort; Jean Bouchage, pour la terre de Grossebourse; etc. Bail, pour neuf ans, de la métairie des Champs, avec toutes ses appartenances, consenti par frère Guillaume Le Poulardier, prieur de Mamers, à Michel et Hamel, pour 16 septiers de blé, froment, seigle, orge et avoine, rendables aux greniers dudit prieur. (Sans date.) H (Registre.) Petit in-f, 47 feuillets, papier. XV e siècle. Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Censier de perception des droits et devoirs dus audit prieuré à cause des fiefs et censives en dépendant. Censitaires: Jeanne, déguerpie (veuve) de feu Jean Morel, pour une planche de vigne; Pierre More, pour une planche d'oseraie, etc. «Le X e jour de juing, mil cccc et trente, je, Guy de Bonny, prieur, ay compté avec Janot Lecordier, à cause de la mestairie de La Chapelle, et de sa censive.» «Mémoire que le prieur doibt avoir toutes les tumbes qui sont levées ou cemetière de Mamers; et ne doibvent les paroissiens ouvrir les cemetière sans le congié du prieur.» Mémoire des bêtes de la métairie des Champs, lesquelles sont à moitié. H (Registre.) In-4, 94 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Compte des cens, rentes, avenages et autres devoirs dus à la Greneterie de Mamers, rendu aux abbé et religieux de ladite abbaye par Jeanne Lefèvre, veuve de Jean Mouschet, écuyer, fermier de ladite greneterie. Doivent: Guillemine Lecourt, pour une pièce de terre, 12 deniers; Jean Blavetie, pour un journal de terre, 2 deniers; Jean Petitbon, pour une pièce de terre joignant d'un côté à la vigne de Julien Bécu, 2 sous 6 deniers; Jean Letourneur, pour 12 journaux de vigne, 4 sous; Richard Petit, pour une pièce de vigne, 8 deniers; Jean Guillart, pour un clos sur le chemin tendant de Mamers à Clinchamp, 2 sous; Jacquet Letourneur, pour une

108 pièce de vigne de 5 journaux, touchant aux fossés Le Roi, 9 deniers; Michel Gomboust, pour deux pièces de vignes, à Mamers, 12 deniers; le curé de Mamers, pour ses vignes, sa maison et divers héritages, 5 sous, etc. H (Registre). In-4, 115 feuillets, papier. XV e siècle. Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Censier de détail des droits et devoirs dus audit prieuré sur les héritages y mentionnés situés dans les fiefs et censives en dépendant. Doivent: Jean Luce, pour un clos de vigne, en Saint-Remy-des-Monts, 2 sous; Michel Bressel, pour une pièce de vigne située sur le chemin qui va de Mamers au pont d'orne, 6 deniers; Denis Davoust, pour une autre pièce de vigne contenant 4 hommées, 12 deniers; la veuve Denis Duchesne, pour un clos de vigne borné par les terres de la Maison-Dieu de Mamers, 10 deniers; Macé Le Brèche, pour sa tannerie, 2 deniers; Jean Brède, aussi pour sa tannerie, 1 denier; Jean Fouque, pour sa terre de Villefort, 2 sous; Jean Garnier, pour une pièce de terre, près l'hôtel Houys et joignant d'un bout aux fossés Le Roi, 8 boisseaux d'avoine; Robin Cherouvrier, pour sa maison où il demeure, 4 boisseaux d'avoine; René Courbart, pour une pièce de terre qui joint d'un côté aux terres de Grossebourse, 2 boisseaux; les héritiers feu Guillemin Abot, pour la maison où ils demeurent et qui aboute au marché de Mamers, 20 deniers; la cure de Saint-Aignan, 7 livres tournois; la métairie du Bourdel, sise à Méhaton, 24 livres; celle de Grossebourse, 20 livres; celle de Courtaille, 18 livres; celle du Traiche, 8 livres, etc. Autres droits du prieur: il prend les deux parts des dîmes, grosses et menues, de tous les blés et autres grains croissant en la paroisse de Mamers, avec les deux parts des veaux, cochons, laines, agneaux, oisons, oignons et autres choses, le tout estimé 55 livres. Il lui appartient aussi de prendre les deux tiers des oblations et offrandes faites en l'église dudit Mamers, aux cinq grandes fêtes de l'année, en donnant à dîner au curé, à son clerc et au maître d'école, à chacune desdites fêtes. A droit d'avoir 7 deniers pour chaque corps inhumé dans le cimetière dudit Mamers, ou le drap qui recouvre le cadavre, etc. H (Registre.) In-4, 24 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Registre des plaids et assises du fief et seigneurie dudit prieuré. M e Jehan de Langlée, sénéchal. Comparaissent: M e Jehan Chipes, curé de Mamers; Jehan Suhart, fils de feu Macé Suhart; les religieux, abbé et couvent de Perseigne; Guillemot de Cuigny, pour le lieu de La Chapelle, qui lui appartient; Jehan de Bellessor, etc. H (Registre.) In-4, 28 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Registre des plaids et remembrances des fief et seigneurie dudit prieuré. Exhibent: Robin Saintlot, un contrat d'acquêt d'une place de maison, sur le chemin de Mamers à Contres; Thiennot Deschamps, pour deux hommées de vigne sises au Houperil (Hupry); les procureurs de la confrérie de Sainte-Barbe; Guillaume Lenostre, un contrat d'acquisition du lieu nommé Clos-Morin, à Saint-Vincent-des-Prés; Jean Hupier, pour deux boisselées de terre, sur le chemin de Mamers à Peray; Bouchard Luce, pour une pièce de terre joignant d'un côté la terre de La Malaisière, à Saint-Vincent-des-Prés; demoiselle Marie de Varenday, dame de ladite Malaisière, pour raison de la foi et hommage simple qu'elle doit à cause de sondit fief; Jehan Guéroust, seigneur de Bellenoë; Olivier Cochin, un contrat d'acquisition d'une pièce de terre contenant semence à sept boisseaux, joignant l'étang de La Graille (La Grille); Jehan Delahaye, une baillée à rente d'une pièce de terre sur le chemin de La Chapelle-Saint-Nicolas au gué Galerne; Jehan Doudieux, un contrat par lequel il échange avec Gilles Perrotin, une petite maison sise au bourg (sic) de Mamers, contre le fief d'olivet, avec les droits et prérogatives en dépendant; Robin Frébourg, le contrat d'acquêt d'une maison, avec cour et jardin, sur le chemin du moulin de Barutel; Étienne Delorme, une baillée à toujours de dix hommées de vigne, sur le chemin de Saint-Vincent, au moulin dudit lieu, etc. H (Registre.) In-4, 33 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Registre des plaids et remembrances des fief et seigneurie dudit prieuré. Exhibent: M e Jehan Bouessel, prêtre, un contrat d'acquêt d'une rente foncière de 17 sous 6 deniers tournois de rente foncière, pour le prix de 15 livres tournois; M e Guillaume Lechesne, bachelier ès lois, un contrat d'échange passé entre lui et M e François Lechesne, prêtre, curé de Dehault, d'une pièce de vigne, sise en la paroisse de Chemilli (Orne), près les vignes du seigneur de Clinchamps, contre une maison, avec grange, cour et jardin, située à Mamers, entre la place des Halles et celle des Groys (Grouas); Thiennot Aubert, divers contrats portant acquisition faite par lui du lieu et appartenances de Lourcière, en Saint-Vincent-des-Prés; Pierre Le Boulleur, seigneur de Mongaudry, etc. H (Registre.) In-4, 72 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Registre des plaids et remembrances des fief et seigneurie dudit prieuré, tenus en la grange du même prieuré et en l'auditoire des Halles, par M e Geoffroy Viel, bachelier ès lois, bailli. Exhibent: Mathurin Cuigné, le contrat d'acquêt d'un jardin, sis à Mamers, sur le grand chemin de Montregnault; M e Yves Loiseau, prêtre; Jehan Delorme, chapelier; Macé Grumas, qui est condamné à faire moudre son blé au moulin Blairé, appartenant audit prieuré; Étienne Guilloreaux, pour l'acquisition d'une maison, sise rue Châtelaine, à Mamers; M e Pasquier Ropiquet, prêtre; M e François Fourmentin, mari de Jeanne Le Vayer, veuve de feu Jean Doudieux, pour faire foi et hommage simple à raison du domaine, fief et seigneurie d'olivet, qui lui appartient, etc. H (Registre.) Petit in-f, 278 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. «Amendes et remembrances des plez tenuz eu la salle de la maison manable dudit prieuré, par nous Geffroy Vial, bachelier ès lois, bailli, duquel prieuré est de présent prieur noble

109 et religieux frère Jehan de Clérens.» Comparaissent: Guillaume de Loreillère, pour 3 hommées de vigne à La Corderie; Jean Lefèvre, serrurier; Philippot Prévost, pour 3 hommées de vigne, au clos de La Glotte; Simon Loiseau, pour une maison située près la chapelle Saint-Nicolas; Robin Le Normand, nommé détenteur judiciaire d'une maison et jardin près le moulin de Formanoir; Jean Piau, pour 4 arpents de terre proche les Fossés-le-Roi; Jean Legeart, chaussetier, Guillot Le Normand, boucher; Julien Le Perrotal, pour une place de maison, rue du Plat-d'Étain, au lit Mamers; Jean Quelquejeu, à cause d'une maison et jardin, rue du Mans; Jean Odillart, boucher; François Gomboust, pour la moitié d'une pièce de terre, rue de Marolette; Gervais Marais, pour 6 hommées de vigne, au lieu de Lalisier; Colas Potier, menuisier; M e Pierre Mercent, prêtre, pour une portion de maison et jardin tenant au cimetière et joignant la rue qui va du moulin de la ville à l'église; Jean Lefèvre, boulanger; Pierre Véry, pour un journal et demi de terre, sur le chemin de la Taillerie à la Croix-Gallart; Robert Aubert, à cause d'une hommée de vigne, au Colombier, etc. H (Registre.) Petit in-f, 277 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Amendes et remembrances des plaids et assises du fief dudit prieuré. Comparaissent: Jean Neaufile, pour une moitié de maison, grange, cour et jardin, près le moulin de la ville (Le Neauflerie); M e Macé Blavette, prêtre, pour une pièce de terre, au lieu du Pissot; Pierre Gohier, pour une pièce de terre, en Saint-Remy-des-Monts, sur le chemin de Mamers à Pontgirard; François Foussart, pour s'entendre condamner à 5 sous d'amende pour défaut d'avoir paré 4 deniers de cens, à raison d'une pièce de vigne sise au clos du Paradis, joignant la vigne de la Beauterie. M e Louis Boësseau, prieur dudit prieuré, fait remontrer au bailli que, de toute ancienneté, le seigneur du fief d'olivet est tenu de le servir de sergent, pour bailler les ajournements de sa juridiction, et assister aux plaids du prieuré, même de le servir à l'église en officiant; que, nonobstant, Alexandre Doudieux, possesseur actuel dudit fief, n'a pas rempli ces devoirs féodaux (1531). Comparaissent encore: Jean Frebourg, bourgeois de Mamers, pour raison d'un petit jardin, rue de Marolette; Jacques de Cleraunay, écuyer, pour un journal de vigne, près Rosette; Guillaume Boulay, pour une maison à La Taillerie, paroisse de Saint-Remy-des- Monts; Pierre Véry, pour un journal et demi de terre, près la fontaine d'aristote, sur le chemin de Mamers à Montregnault, et tenant aux terres du curé de Mamers, etc. H (Registre.) Petit in-f, 203 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Amendes et remembrances des plaids et assises dudit prieuré, tenus par M e Jean Hardy, bachelier ès lois, bailli. Comparaissent: M e Jean Mullot, prêtre, pour la moitié d'un jardin, à Mamers; Mahé Grenier, pour une maison avec cour, en la rue du Mans, audit Mamers; Berthelot Prunier, pour une maison servant de tannerie, qu'il a achetée moyennant une somme de 55 livres tournois; messire Louis Le Roy, chevalier, seigneur de Chauvigny, La Baussonnière, Clinchamp, Vauvineux, Saint-Père et du fief, terre et seigneurie de La Chapelle, à cause de dame Antoinette de Saint-Père, son épouse, pour faire foi et hommage simple à M gr Hippolyte d'est, cardinal de Ferrare, abbé de Saint-Laumer de Blois, en la personne de frère Raoul Des Moulins, prieur de ladite abbaye, à cause de son fief, terre et seigneurie de La Chapelle, en Saint-Remy-des-Monts; Jean Doudieux, fils aîné d'alexandre Doudieux, pour faire foi et hommage simple, à cause du fief d'olivet et de la sergenterie du prieuré de Mamers; Catherine de Montdargon, pour un fournil; Jean Couessedieu, tanneur, pour un jardin sur la rivière de Dive, au-dessous du moulin de la ville; André Bouvier, pour une maison, cour et jardin, sur le chemin de La Croix- Brosset à l'église de Mamers; Blaisot Bellay, pour une maison, rue de Marollette; Jean Rambourg, prêtre, et Julien Jehandier, boucher, pour une planche de vigne et un jardin sis audit Mamers, etc. H (Registre.) In-4, 254 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Amendes et remembrances des plaids et assises dudit prieuré, tenus par M e Gilles Brisart, licencié ès lois, bailli. Comparaissent: M e François Guichard, prêtre; Pierre Boyvinel, François Loiseau, pour une maison sise sur le «placistre» de Mamers; Pasquier Guespin, pour un lotereau de terre qu'il tient à rente de Pierre Lefeuvre, sieur de la Valette, et de Jacquine Hardy, sa femme; Pierre Desbonnes, pour les trois septièmes d'un quartier de terre ou environ, sur le chemin tendant de Mamers à Origni; M e Jacques Perier, receveur du Saosnois; Thomas Tabur, pour une rente foncière de 12 sous tournois; Jean Petitbon, pour exhiber le contrat d'acquêt d'un jardin sis à Mamers; Guillaume Desbois; Marin Pelart, pour la moitié d'un jardin nommé le clos de La Porte, audit Mamers; Louis Chefdhomme, pour achat d'une autre moitié de jardin; François Bisson, marchand à Mamers, pour une maison sise en la même ville, etc. H (Registre.) In 4, 207 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Amendes et remembrances des plaids et assises du fief et seigneurie dudit prieuré. Comparaissent: François Pommier, pour achat d'une pièce de terre contenant six boisselées, moyennant le prix principal de 120 livres; Roger Lemaître, pour une maison sur la rue tendant des Halles de Mamers au Douet (Gué) Galerne; Laumer Trouillart, pour une maison et jardin joignant M. Pierre Houys, bailli du Saosnois; Martin Billon, pour une pièce de vigne contenant 3 hommées, en Saint-Remy-des-Monts; Florent Foulard; Jean Palastre, pour exhiber plusieurs contrats d'acquêt passés en la cour de la châtellenie de La Perrière: Jean Hardouin, pour une maison, avec cour et jardin, à Mamers; Jean Bailli, Bastien Forest, Jean Seigneur, Édin Plantard, Hélène Arnoult, veuve de François Odillart, etc. H (Registre.) In-4, 124 feuillets, papier.

110 Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Amendes et remembrances des plaids et assises du fief dudit prieuré. Comparaissent: Pierre Desbonnes, à cause d'une vigne sise sur le chemin de Mamers à Origni-le-Roux; Jean Chapron, pour une pièce de terre en labour, au lieu de Vautubert, audit Mamers; Pierre Festu, pour la tierce partie d'une maison sise sur la rue allant des halles de Mamers à Montregnault; Hector Drouin, pour un journal de terre, sur le chemin de Mamers à Saint-Remy-des-Monts; François Guillotin, pour une place de forme de fumier; François Caigné, Jean Chévrier, François Collet, etc. H (Registre.) In-f, 24 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Amendes et remembrances des plaids et assises du fief dudit prieuré, tenus par Charles de Frébourg, écuyer, sieur de La Merveille (?), bailli. Comparaissent: Thomas Hay, pour une rente foncière de 7 livres assise sur une maison, au faubourg du Gué-Galerne, à Mamers; Pierre Geslain, Macé Abot, Julien Hation, François Richer, Macé Moulin, Charles Simon, Noël Triger, Jean Grémillon; M e Godefroy, prêtre, curé de Marolette; Pierre Quelquejeu, sieur de Vignollau; Jacques Rousseau, etc. H (Registre.) In-f, 114 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Amendes et remembrances des plaids et assises du fief dudit prieuré, tenus par M e Nicolas Amyot, sieur de La Bigotière, bailli, à la requête de M e Pierre de Sées, sieur du Pastis, procureur de ladite seigneurie. Comparaissent: André Beaufils, pour une maison sise à Mamers, sur la rue Saint- Jean, joignant M e Macé Quelquejeu, sieur de Villiers; François Robillard, aussi pour une maison, en la même ville; Nicolas Courtin, André Coural, Élisabeth Gaultier, veuve de Jean Leroux, Michel Moisy, Jacques Anfray, pour une maison, audit Mamers, joignant M e Guillaume Lefèvre, bailli de Saosnois; Thomas Testdhomme, Marin Garnier, Pierre Hubert, maréchal; René Biardeau, Gervais Amelotte, René Chévrier, sieur de Moulinneuf; Suzanne Cuigné, veuve de Pierre Guillotin, etc. H (Registre.) In-f, 87 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Amendes et remembrances des plaids et assises du fief dudit prieuré. Comparaissent: M e Jacques Gouttard, sieur de La Vallée, huissier pour le Roi; Jacques Rommet, Pierre Guiller, Jacques de Cleraunay, pour une maison acquise par lui de Louise Dupont, et située au haut des Grouas de la ville de Mamers; Jacques Courberon, Marin Hervé, Louis Huet, sieur de La Courbe; Philippe de Villers, noble Jacques de Frébourg, écuyer, sieur de Chauvigny; Pierre Brisard, sieur de Champlarge; Jacques Collet, sieur des Fontenelles; Abraham Blanchard, sieur de La Roche, Jacques Davoust, sieur de La Fontaine; Gervais Luce, sieur de Saussay; Jean Frébourg, sieur du Fay, etc. H (Registre.) Petit in-f, 20 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Registre des plaids du fief et seigneurie dudit prieuré, tenus par M e Jacques Mercier, sieur de Lauberdière, expédiant en l'absence du bailli. Comparaissent: Michel Hay, cordonnier; Florent Pelot, René Garnier, M e Jacques Brillard, sieur de La Huttelière, avocat au siége du Saosnos; noble Guillaume Du Douet, sieur des Fossés; noble Jacques Guestre, sieur de Courteilles; noble Jean Boulevilain, sieur de La Gilberdière, conseiller et avocat du Roi au bailliage du Saosnois, seigneur du fief d'olivet et de la sergenterie fieffée et héréditaire du prieuré de Mamers; Geoffroy Prodhomme, François Trouillart, sieur de L'Espinay; Catherine de Fourmont, veuve de Jacques Du Chesnay, écuyer, etc. H (Registre.) Petit in-f, 91 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Amendes et remembrances des plaids du fief et seigneurie dudit prieuré, tenus en la maison seigneuriale par M e Guillaume Lefeuvre, licencié ès droits, sieur de La Butte, bailli, à la requête de M e François Mercent, sieur de La Gobillonnière, fermier général et procureur fiscal desdits fief et seigneurie. Comparaissent: Pierre Mouton, pour un lotereau de terre joignant les jardins de La Juiverie; Julien Buglet, pour une rente foncière de 20 sous; Pierre Mercent, sieur de La Vallée; Remy Chevreau, pour une maison, sur la place des Crouas; Abel Quelquejeu, sieur de Villechartre; Jean Normand, sieur de La Ferté, pour une maison, sur la rue du Plat-d'Étain; Barthélemy Reynard, pour une maison, au faubourg de Hupry; Julien Vavasseur, René Carel, M e Protais Luce, sieur de La Costelle, avocat au siége du Saosnois; Louis Bereil, sieur de la Pigatière; Viventien Tessier, mégissier; Thomas Ropiquet, sieur de La Corne, etc. H (Registre.) In-f, 62 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Amendes et remembrances des plaids et assises du fief dudit prieuré. Comparaissent: Pierre Potier, charpentier; Alix Lemoux, Jean Sohier, François Dupont, marchand; Jean Bigot, Gabriel Abot, Julien Liger, notaire royal, afin de prendre possession du greffe de ladite seigneurie, sur la nomination de M e Claude Morot, aumônier du Roi, prieur commendataire; Pierre Monthulé, Jacques Fleurie, sieur de Langellerie; M e Jacques Levacher, docteur en médecine; Denis Dubois, sieur de Marolles, etc. Bailli, M e Jacques de Crougnaut, sieur de La Chicaudière, licencié ès lois. H (Registre.) Petit in-f, 13 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Amendes et remembrances des plaids et assises du fief dudit prieuré, tenus par M e Nicolas Le Maigneu, sieur de La Huardière, avocat au Parlement, bailli. Réquisitoire du procureur fiscal tendant à ce que, par suite des publications faites au prône des messes paroissiales de la ville de Mamers, par trois dimanches consécutifs, les sujets et vassaux aient à comparoir présentement, pour obéir en faisant foi et hommage, baillant par aveu et par déclaration, payant cens, rentes, ventes et amendes, etc. Comparaissent: Marie

111 Maignée, veuve de feu Gabriel Abot; dame Marie Bouquet, veuve de M e Jacques Martin; François Lescuyer, Marin Collet, marchand; Pierre Angeard, cordonnier, etc. H (Registre.) In-f, 34 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Remembrances des plaids du fief et seigneurie dudit prieuré, tenus par Jacques de Crougnault, écuyer, sieur de La Chicaudière, bailli. Comparaissent: Étienne Maçon, marchand; René Goutard, tisserand; Michel Cuillou, Anne Vacher, veuve de Jacques Roze, sieur de La Forêt; Jean Lepeintre, marchand; Michel Carel, serger; Étienne Quesnoi, maître chirurgien; Michel Martin, sieur du Boulay; Macé de Sées, sieur de La Pagerie, etc. H (Registre.) In-f, 140 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Remembrances des plaids du fief dudit prieuré, tenus à la requeste de M e Claude-Augustin Morot, prêtre, prieur commendataire, par M e Jacques Anfray, licencié ès lois, avocat au bailliage du Saosnois et Peray, bailli. Comparaissent: Gilles Fauvel, Nicolas Odillart, Germain Descommunes, Mathurin Corbin, marchand; M e Jérôme Guéau, sieur de Fontenay, contrôleur des Gabelles, à Chartres; Agnés Letourneur, veuve de M e Jacques Durand, conseiller-secrétaire du Roi; M e Noël Passe, prêtre de la Congrégation de la Mission, à Fontainebleau, fils et héritier de feue Anne de Cleraunay; les Frères de la confrérie de la Charité, érigée en l'église de Mamers; M e Louis Triger, conseiller du Roi, contrôleur au Grenier à sel de ladite ville; demoiselle Marie Gerbron, veuve de Jacques Leret; Charles Ignard, avocat au siége royal de Mamers, etc. H (Registre.) In-4, 139 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Remembrances des plaids et assises de la seigneurie dudit prieuré, tenus par M e Guillaume Bougis, avocat au Parlement, bailli, en présence de M e René Juchereau, procureur fiscal. Comparaissent: Jacques Clément, marchand; Denis Lesueur, aussi marchand; dame Marguerite Sévin, veuve de M. Jacques de Guéroust, écuyer, sieur de Boiscléreau; Jean Drouin, sieur des Vallées; M e Jacques Reynoust, conseiller du Roi, receveur particulier des Eaux et Forêts de Perseigne; M e René Plessis, prêtre; M e Pierre Le Magnen, seigneur de Lormont; M. Jacques de Portebize, écuyer, seigneur de Marolette; Jean Trihoire, étaminier; Pierre Triger, sieur du Hamel, marchand; Alexandre Ropiquet, sieur de La Besnarderie; Charles Saintlot, marchand; M e Alexandre-Pierre Regnoust, greffier en chef au Grenier à sel de Mamers; M e Guillaume Regnoust, conseiller du Roi, receveur des saisies réelles du bailliage royal de cette ville; les directeurs et administrateurs de l'hôpital royal de Mamers; M e Jacques Bezard, avocat aux siéges de Moulins et de Pescoux, etc. H (Registre.) In-f, 73 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Amendes et remembrances des plaids et assises du fief dudit prieuré, tenus par Guillaume Regnoust, sieur du Chesnay, conseiller du Roi, commissaire aux saisies réelles du baillage royal de cette ville, bailli dudit fief. Comparaissent: Pierre Chauvin, marchand; Jean Chefdhomme, cordonnier; Guillaume Parent, marchand; Julien Girard, laboureur; M e Julien Odillard, notaire audit Mamers; Jean- Nicolas Granger, chapelier; M e René Loynard, prêtre, ancien curé du Val; Jean Ropiquet, sieur de La Besnarderie; Jean Le Comte, maître d'école en ladite ville; Jean Chevereau, bonnetier; dame Anne Chénel, supérieure de la communauté de la Providence de Mamers; M e Louis Des Marais, prêtre, curé de Notre-Dame de cette ville, et Pierre Lunel, syndic des habitants, directeurs et administrateurs de l'école chrétienne de ladite ville, pour exhiber l'acte de donation portant fondation de cette école par M e Jean-Baptiste La Perdrix, prêtre de la Congrégation de la Mission, et par feu M e Louis Triger, conseiller du Roi, contrôleur au Grenier à sel de Mamers, du 2 septembre 1733; M e Jacques Carel, sieur de La Planche, prêtre, vicaire de cette ville; Julien Chartrain, conseiller du Roi et président au Grenier à sel; Messire Anne-Nicolas de Boisthierry, chevalier, seigneur de Chanay, demeurant audit Mamers; M e Louis Drouin, sieur de La Brisardière, procureur du Roi au baillage royal de cette ville; Messire Pierre-René-François-Anne de Tilly, chevalier de Saint-Louis, demeurant à Mamers; Guillaume Coulon, chamoiseur; M. Joseph-Louis de Frébourg, écuyer, chevalier de Saint-Louis, pensionnaire du Roi, etc. H (Liasse.) 72 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives au fief dudit prieuré, par: Guillaume Lefèvre, pour une maison en ladite ville, sur le chemin allant des Halles à l'église paroissiale; Roger Gaultier, pour une hommée de vigne, bornée par les terres de la Maison-Dieu; Jean Ridart; Jean Guillotin, à frère Jean Langlays, prieur, pour 10 sous tournois de rente (1460); Guillaume Affagart, écuyer, pour diverses rentes; Cardin-Lejeart, pour une maison, sur les Grouas, à Mamers; Jean Bellanger à frère Pierre Legrant, prieur, aussi pour une maison (1465); Jean Brissart, pour une maison bornée, d'un côté, par le lieu où se tient le marché de Mamers; Richard Petite, pour une maison joignant, d'un bout, aux fossés du fort de Mamers. Compromis entre l'abbé de Saint-Laumer, d'une part, et ledit Pierre Legrant, prieur de Mamers, d'autre part, sur la question de savoir à qui de l'un d'eux appartiennent les forfaitures ou confiscations que peuvent encourir ceux qui doivent le terrage à Mamers et au Perche, audit seigneur abbé, et le droit de relief des héritages tenus de lui à cens audit lieu de Mamers. Arbitres nommés: M es Michel Gaubert, Nicole Guy et Bertrand Des Feugerets (1465). Autres déclarations de: Jean Groislart au même prieur, Jean Langlais, pour une maison; Denis Suhard, pour divers héritages, etc. H (Liasse.) 72 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues au fief dudit prieuré, par: Edin Lequeu à frère Pierre Legrand, prieur, pour une pièce de terre de deux journaux et autres héritages; Jean Richier;

112 Michel Eugelier, pour une maison, sur le chemin allant de Mamers au Gué-Galerne; Jean Héron, prêtre; Jean Du Boislambert, à cause de sa femme, fille et héritière de feu Jean de Panon; Samson Le Prince; Michel Boessel, à frère Pierre Girard, prêtre, prieur (1490); André Jousset; Jean Petite, prêtre, au nom et comme maître et administrateur de la chapelle et maladrerie de Saint-Jean, près Mamers, et de la Maison-Dieu dudit lieu; les religieux, abbé et couvent de l'abbaye de Saint-Vincent du Mans, pour 20 sous de rente assise sur une maison au bourg de Mamers; Macé Champdavoine, Jean Dallier, Raoullet Fourmy, à M e Antoine de Lonbes, prieur (1497); Jean Delahaye, etc. H (Liasse.) 71 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives faites au fief dudit prieuré par: Philippot Houel à M e Antoine de Loubes, susnommé; Gervais Forest; Robin Aveline, Yves Dupont, prêtre, pour 3 hommées de vigne; Michel Duret, pour une maison sise au bourg de Mamers; Gervais Rousselet, dit Courboulain; Guillaume Massot, pour une maison, cour et jardin, sis en la ville de Mamers; Lucas Dubois, écuyer, à frère Jean de Clérens, prieur, pour une maison manable sise sur les Grouas (1511); Macé Luce, Jean de Gennes, Jean Percheron, prêtre; Jean Lebouvier, «cousturier;» Philippot Legroux, à M e Louis Bouesseau, prieur (1527); Michel Moulin, bourgeois de Mamers, etc. H (Liasse.) 91 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues au fief dudit prieuré, par: Eustache Ygnart, Thomas Dodier, Mathurin Richard, Gervais Couldray au prieur susnommé, Louis Bouesseau ou Boisseau; Jean Lefeuvre, par divers héritages; Jean Fagris, bourgeois de Mamers; Guillaume Tessier, à frère Urbain Belhomme, prieur (1547); Nicolas Delanoë, Pierre Aubry, mercier, etc. H (Liasse.) 72 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues au fief dudit prieuré par: Jean Girard, bourgeois de Mamers, à frère Urbain Belhomme, prieur susnommé; Jeanne, veuve de Jean Sohier; Roch Bellessor, Michel Blanchart, bourgeois de Mamers; Julien Grandin, pour une maison sise audit Mamers, sur la rue qui va de l'église à Montregnault; Pierre Hérisson, Pierre Hubert, Jean Loret, Michel Véron, Macé Bidon, Jean Henry, etc. H (Liasse.) 88 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues au fief dudit prieuré, par: Guillaume Gadoys, pour la maison où il demeure, à Mamers; Jean Moulin, pour une rente de 4 sous tournois; Martin Loride, Pierre Aubry, boulanger audit Mamers; Simon Boyvin, bourgeois de Mamers; Jean Fort; Robert Jahendier, pour une rente foncière de 45 sous; Bernard Letessier, Guillaume Moisy, René Trouillard, marchand audit Mamers; Perrine Boullay, veuve de Robin Chemin, pour une maison manable, située en ladite ville, sur le chemin qui conduit de la chapelle Saint-Nicolas au Gué-Galerne; Thomas Maubailly; Jean Petitbon, pour une maison et divers autres héritages, etc. H (Liasse.) 51 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues au fief dudit prieuré, par Morin Collin, marchand à Saint-Père, à frère François Vaast, religieux bénédictin, demeurant en l'abbaye Saint-Magloire, faubourg Saint-Jacques de Paris, prieur de Mamers (1603); Jacques Dupont, marchand, à M e André Hureau, prêtre, bachelier en théologie, prieur commendataire; Philippe de Villers, boulanger à Mamers; Isaac Chérisseau, marchand audit Mamers; Jacques de Cléraunay; Michel Bidault, etc., etc. H (Liasse.) 100 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues au fief dudit prieuré, par: Françoise Ravalle, veuve d'andré Bouteiller, au même prieur André Hureau; Isaac Bourdin, pour divers héritages; Abraham Boullay, marchand drapier, pour la maison où il demeure, à Mamers; Rose Guerrier, veuve de feu Olivier Leballeur; Jacques Aubry, sieur de Grandchamp, marchand en ladite ville; Gilles Turgeon, aussi marchand; Louise Hugot, veuve de M e Antoine Rousseau; M e François Regnier, prêtre habitué en l'église Notre-Dame de Mamers. Pierre Quelquejeu, serrurier; Pierre Mouton, tailleur d'habits, etc. H (Liasse.) 87 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues au fief dudit prieuré, par: Jean Londe, marchand audit Mamers; Ancelin Liberge, époux de Marie Fillion; Louise Frébourg, veuve de feu Jean Lesueur; Étienne Lescuyer, maréchal, même ville; Mathurin Lemouz, boucher; Jean Lengelier, prêtre; Marie de La Boussardière, veuve de feu M e Jacques Houys, en son vivant, notaire royal; Jean Gotier, tanneur à Mamers; Pierre Brizard, sieur de Chantarge, demeurant en ladite ville; Jacques Brillard, sieur de La Hutelaye, avocat au bailliage royal du Saosnois; François de Brière, époux de Marie Rousseau, pour la maison où il demeure; Guillaume Besnard, sergetier; Julien Béral, marchand, etc. H (Liasse.) 109 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues à M e Antoine Hureau, docteur en théologie, prieur commendataire dudit prieuré, par: François Trouillet, demeurant à Bonnétable; Martin Pillon, marchand à Mamers; Julien Perruchet, pour plusieurs maisons en ladite ville; Étienne Masson, pour une maison contiguë à celle où pend pour enseigne l'aigle d'or; Pierre Guillotin, notaire royal à Mamers; Étienne Chauveau,

113 marchand; Pierre Bellot, Catherine Tabur, veuve de feu François Véron; Thomas Ropiquet, sieur de La Corne, bourgeois de Mamers; Jean Truelle, le jeune; Pierre Loiseau, mari de Rolande Vacher, pour une maison sise proche la place des Grouas, audit Mamers, etc. H (Liasse.) 100 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues à M e Claude Morat, prieur commendataire dudit prieuré, par: Michel Hubelin, pour une maison sise sur la rue de Marollette, à Mamers; Perrine Richard, veuve de Mathurin Heulin; Michel Hay, cordonnier; Jacques Guestre, sieur du Parc, marchand audit Mamers; François Fournier, demeurant à Contilly; Jacques Casselin, maître chirurgien et apothicaire, même ville; Jacques Guerrier, marchand; Étienne Chesneau; Jean Chauvin, marchand; Jacques Bonnisseau, corroyeur; Pierre Bertrand, charpentier; Louis Bereil, sieur de La Pigasière, tous demeurant audit Mamers, etc. H (Liasse.) 93 pièces, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues à M e Claude Morat, prieur commendataire dudit prieuré, par: Noël Triger, marchand; Ambroise Thorin, pour la maison où pend pour enseigne Le Petit-Lion, sise audit Mamers; Jean Soyve, Marie Hay, veuve de Yves Poussin, sieur de Bonnegay, Jean Pérou, marchand; Louise Tessier, veuve de M e François Melin, sieur des Bouillons; François Le Templier; Catherine de Surmont, veuve de feu Jacques Du Chesnay, écuyer, sieur dudit lieu, demeurant, comme les précédents, à Mamers, etc. H (Liasse.) 101 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues au même prieur commendataire, M e Claude Morot, par Julien Hérouin, marchand; Charles Champieux, praticien; René Aubert; Denis Delaporte, cordonnier; Noël Renault, marchand; Jean Perruchet, François Martel, Louis Lemesle, tisserand; Julien Hugot, notaire royal; Jacques Vaux, aussi notaire royal; Jean de La Perdritière; Anne Le Balleur, veuve de Pierre de Grougnault, écuyer, sieur de La Chicaudière; Julien Bataille, sergetier; Jean Prulay, sieur de La Chevrie; François Buffier, marchand, etc., tous demeurant audit Mamers. H (Liasse.) 78 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues à M e Claude Morot, prieur commendataire dudit prieuré, par: Guillaume Hubert, maréchal; Jean Ridou, maître apothicaire, demeurant à Blèves; Jean Guerrier, prêtre habitué en l'église Notre-Dame dudit Mamers; Isaac Le Vacher, marchand; Robert Jardin, menuisier; Mahé Fouasnon, sieur de La Mare, marchand; Mathurin Bougie, sous-diacre; Pierre Fayel, aussi marchand; Guillaume Luce, notaire royal, tabellion et garde-notes héréditaire au duché de Beaumont et baronnie de Saosnois et Peray; Julien Gourdeau, marchand; Clément Brillard, sieur de La Hutellerie, marchand; Jean Sauvage, notaire royal; François Rabinard, écuyer, sieur de La Narachère, officier de la feue Reine, mère du Roi, demeurant à Ruaudin; Jean Lepaintre, marchand; Rémy Esnault, laboureur, etc. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 36 pièces, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues à M e Claude Morot, prêtre susnommé, et messire Charles-Claude de Laval, chevalier, prieurs successifs dudit prieuré, par: Soeur Jeanne-Agnès La Vie, supérieure, et soeur Marie-Augustine de Faudoas, assistante, au nom des autres religieuses de la Visitation, établie à Mamers, pour leur corps de logis comprenant plusieurs chambres, l'église, le cloître, jardin et enclos en dépendant, le tout en un seul tenant, contenant trois arpents et demi, dont un demi-arpent relève de Perseigne et une autre portion où est le bâtiment nouvellement édifié, relève du Roi (1684); Jean Girard, bourrelier; Jacques Aubert, aussi bourrelier; Gilles Beauvais, marchand drapier; Gaspard Boschet, vinaigrier; Ambroise Bouvier, laboureur; Pierre Gallais, tisserand; Michel Le Liepvre, marchand chapelier, tous demeurant à Mamers, etc. H (Liasse.) 83 pièces, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues à haut et puissant seigneur messire Claude-Charles de Laval, prieur dudit prieuré, par: Jean Plessis, tisserand; Jean Quillet, marchand; Nicodème Regnault, aussi marchand; Marie Caigné, veuve de Jean Romet, pour le lieu des Fossés-le-Roi, et divers autres héritages; Julienne Liberge, veuve de Louis Vaudron; Pierre Gourdeau, tisserand; Michel Raoult, charpentier; Louis Fleury, sieur de La Boullaye, tanneur; Mathurin Thierry, sieur de Launay, marchand; René Lucas, Étienne Quesnot, demeurant, comme les précédents, à Mamers, etc. H (Liasse.) 97 pièces, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues à M e Claude-Augustin Morat, écuyer, prêtre, prieur commendataire dudit prieuré, par: Jean Chartrain, marchand; Jean Euraud, marchand, et Charlotte- Jeanne Liger de La Brière, son épouse; Joseph Goutard, tisserand; M e Jean Mercent, prêtre habitué en cette ville, pour le lieu de Jaillé, sis audit Mamers; Jacques Dolibeau, torchiseur; Jacques Labbé, cordonnier; René Gevrouin, tailleur d'habits; Jean Maignen, bonnetier; Dame Marguerite Sévin, veuve de Jacques de Guéroust, écuyer, sieur de Boiscléreau; François Mulot, maître perruquier, tous demeurant en ladite ville de Mamers, etc. H (Liasse.) 80 pièces, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Déclarations censives rendues au même prieur commendataire, par: Michel Chrestien, marchand; Michel Coural, maître serrurier; Jean Lecoq, couvreur; M e Pierre Le Magnen, seigneur de Lormont et autres lieux, conseiller du Roi, lieutenant particulier au bailliage royal de Mamers,

114 mari de dame Louise Le Vannier; Jean Mondrel, marchand; Roland Thuaudet, sieur des Vallées; François Allain, sieur de La Motte, marchand, et Anne Boucher, sa femme; François Anfray, étaminier; Jacques Fournier, sieur des Marais; François Rigot, peigneur de laine; Jacques Delanoë, chaussumier; Charles Varet, marchand; Philippe Anfray, journalier, tous demeurant à Mamers, etc. H (Liasse.) 9 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Seigneurie de Suré (Orne), dépendant du temporel dudit prieuré. Moulin de La Roche, à Suré: Arrêt du Parlement de Paris, qui ordonne que Simon Lescuyer et Jean Davy seront assignés à comparaître pour être fait droit sur l'instance qu'ils ont avec le prieur de Mamers, frère Pierre Legrand, au sujet de la banalité du moulin à draps de La Roche (1465). Bail à plusieurs vies et jusqu'à dix ans après la dernière, fait par les religieux dudit prieuré à Michel Feillart, d'un moulin à blé et d'une place de moulin à draps (moulins de La Roche), sis à Suré, moyennant 12 livres tournois, 4 chapons et 2 poules de loyer annuel (1493). Transaction entre le prieur de Mamers, M e Louis Boesseau, prêtre, et M e René Esnault, aussi prêtre, par laquelle celui-ci s'oblige à payer audit prieur, la somme de 5 livres et 2 poules de rente annuelle, avec 3 sous 4 deniers de cens assignés sur ledit moulin (1536). Lettres royales de rescision obtenues par M e Denis de Rianty, écuyer, prieur commendataire de Mamers, pour rentrer en possession dudit moulin et d'autres biens ci-devant aliénés par les commissaires députés par S. M. (1625). Bail à toujours consenti par M e Claude Morat, prieur, à René de Ruffré, sieur de Guélaurent, dudit moulin de La Roche, moyennant une rente seigneuriale de 150 livres et 8 deniers parisis de cens «attendu que ledit moulin est subject à plusieurs grandes réparations et réfections qui consomment la meilleure partie d'iceluy» (1662). Sentence du bailliage de Bellême qui statue que, sur la saisie réelle des biens du sieur François de Ruffré, écuyer, sieur du Guélaurent, distraction sera faite dudit moulin de La Roche et de ses dépendances, au profit de messire Claude de Laval, prieur commendataire de Mamers (1688). H (Liasse.) 9 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Seigneurie de Suré, dépendant dudit prieuré. Domaine d'osne, audit Suré: Bail à plusieurs vies du lieu et des prés du Petit-Pont-d'Osne, fait par M e Louis Boisseau, prêtre, prieur commendataire, à Louis Pyau, pour 11 livres de ferme annuelle. Autre bail à plusieurs vies et 99 ans après la dernière, fait par M e Urbain Belhomme, prieur, du lieu et domaine d'osne, contenant 30 journaux de terre, des prés de Brétonnèche, pour un fermage annuel de 15 livres et 3 charretées de foin (1560). Domaine de Boisjouin, aussi à Suré: Sentence rendue au siége de La Perrière (Orne), par M e Jean Abot, lieutenant général en la vicomté du Perche, par laquelle la veuve Bérard et autres sont condamnés de rendre et restituer au prieur de Mamers, Urbain Belhomme, la possession et jouissance dudit domaine (1564). Bail du même héritage pour 6 livres de ferme (1568). Transaction entre ledit prieur et Adrien de La Croix, par laquelle celui-ci promet de ne point troubler à l'avenir le prieur dans la possession et jouissance du lieu de Boisjouin (1574). Bail emphytéotique de 99 ans du même domaine pour la somme de 5 écus d'or de rente foncière et 12 deniers de cens. M e Urbain Belhomme, prieur (1584). Métairie de Nourray, sise audit Suré: Bail pour 6 ans, consenti moyennant un loyer annuel de 300 livres, 60 boisseaux de blé, 50 boisseaux d'orge et 40 boisseaux d'avoine (1570). Procès-verbal de visite faite sur les terres de Nourray et de Mamers, pour constater l'étendue des dommages causés par «un grand orage de gresle arrivé tant audit Mamers qu'aux paroisses voisines,» le samedi 17 juillet H (Liasse.) 11 pièces, parchemin Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Seigneurie de Suré, dépendant dudit prieuré. Maison au lieu de La Brosse-Morayne, audit Suré: Vente de ladite maison, chargée d'un quart d'avoine de rente envers le prieuré de Mamers, par Jules de La Bonneville, écuyer, sieur de La Cerquerie (1594). Lieu du Petit-Pont-d'Orne, à Suré: Baux dudit lieu, pour 29 ans, consentis par Charles-Joseph Dumans, sieur du Ressort, bourgeois de Mamers, au nom et comme procureur de messire Claude-Charles de Laval, prieur, moyennant 40 livres de ferme annuelle (1692); par Claude-Augustin Morot, prieur, pour 70 livres (1722); et par les religieux de Saint-Laumer de Blois, pour 75 livres (1751). Héritages divers sis à Suré: Bail pour 9 ans et moyennant un loyer annuel de 15 sous tournois, d'une pièce de terre, consenti par frère Guillaume Le Poullardier, prieur dudit prieuré (1402). Autres titres de propriété. Dîmes de Suré et de Méhaton: Bail pour 6 ans fait par le prieur de Mamers, Louis Boesseau, à Pierre Thorin, des fiefs, seigneuries et dîmes de Suré, Méhaton et ressorts de Saint-Remy-des-Monts, moyennant la somme de 100 livres de ferme (1535). Autre bail des mêmes biens, fait par Denys de Riant, écuyer, prieur de Mamers, pour un loyer annuel de 150 livres (1626). H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Seigneurie de Suré. Aveu rendu par François de Ruffré, écuyer, seigneur de Guélaurent et du fief de Bourgneuf, pour raison de ce dernier fief, à messire Charles-François de La Vieuville, conseiller du Roi en ses conseils d'état et privé, évêque de Rennes, abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Laumer et au bailli de la seigneurie de Suré, pour composer du rachat, cheval de service et autres devoirs dus et non faits par la mutation dernière dudit fief, selon la coutume du pays et comté du Perche (1665). Autre aveu du même fief de Bourgneuf, rendu à l'abbé de ladite abbaye par Robin Theloppe, dit Bourgneuf, seigneur dudit lieu, au regard du fief de Suré (1468). Copie d'un autre aveu fait aussi à l'abbé de Saint-Laumer, par Macé Clopustre, «aisné du fief de Bourneuf» (1518). Aveux rendus audit fief du Bourgneuf par Mathurine Loride, veuve de feu M e Martin Boulenger, receveur pour le Roi en sa baronnie de Saosnois et Peray, pour le fief des Pastis (1603); par Clément

115 Loride, huissier audiencier au siége de Saosnois et Peray, pour ledit fief des Pastis, à Pierre de Ruffré, écuyer, sieur du Guélaurent et du Bourgneuf (1638). Aveux du fief de Bourse, relevant également de celui du Bourgneuf, rendu par Louise Tessier, veuve de François Mellin, sieur de Boullons, à cause de la mort et trépas de celui-ci, à Pierre de Ruffré, comme époux de Charlotte de La Bonneville (1648); du fief du Petit-Courdoust, rendu au même Pierre de Ruffré, par Côme Aubry, «aisné et homme de foy dudit fief» (1648). H (Liasse.) 18 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Seigneurie de Suré. Déclarations d'héritages relevant dudit fief, rendues: au cardinal de Ferrare, archevèque de Narbonne, abbé de Saint-Laumer, par Marguerite Bisot (1571); à M e Blaise Le Féron, prêtre, docteur en théologie (1654); à messire François d'escoubleau, conseiller du Roi ( ), abbés commendataires de la même abbaye. Aveu du domaine de Fado fait audit François d'escoubleau, par Pierre de Ruffré, sieur du Guélaurent, capitaine et maître des Eaux et Forêts du Perche et Bellème (1634). Aveux des fiefs et hommages des Grandes et Petites-Bonnes, à Suré, rendus par Pierre Romet, sieur de Courdoux, bourgeois de Mamers; Jean Vacher, marchand dans la même ville; et Toussaint Guyon, écuyer, demeurant aussi à Mamers. Acte portant règlement entre M e Georges Boumer, demeurant en la paroisse de Chemilli, au château de Clinchamps, fondé de procuration de messire François Le Roy, chevalier des ordres du Roi, conseiller en ses Conseils d'état et privé, capitaine de l'ancienne bande des cent gentilhommes de la Maison du Roi, seigneur de Chavigny, comte de Clinchamps, capitaine de la ville et château de Chinon, seigneur de Saint-Père et Robert de Sées, fermier et receveur du prieur de Mamers, des ventes et rachats dus audit prieur, pour raison de la vente de la métairie de La Chapelle, faite par ledit seigneur à Nicolas Bastard, avec réformation du contrat de vente quant à l'énoncé de la mouvance (1602). Lettres royales de Committimus accordées à M e Claude Morat, prieur de Mamers (1663). Lettres patentes portant appel d'une sentence rendue par le sieur de Pegneux, trésorier général de France, en la généralité d'alençon, à la requête du sieur de Polge, étant aux droits du Roi, contre le prieur de Mamers, au sujet des droits de relief et rachat prétendus être acquis audit de Polge sur le fief et seigneurie de Suré (1671). Déclaration rendue au Roi, à cause de son château de Bellème, par ledit Claude Morot, prieur de Mamers, des biens et droits de son prieuré, situé au comté du Perche, dans les paroisses de Suré et Saint-Remy-des-Monts (1679). Arrêt de la Chambre des Comptes de Normandie qui accorde audit Morot un délai de six mois pour faire le serment de fidélité au Roi et rendre par déclaration le fief de Suré (1680). Déclaration des biens possedés par le prieuré de Mamers, dans la paroisse de Suré, faite à l'assemblée générale du clergé de France (1729). H (Registre.) In-4, 85 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers Seigneurie de Suré. Inventaire des déclarations rendues à ladite seigneurie, par: Jean Dodier, pour divers héritages sis au lieu de La Gasconnière; Gervais Morel, en qualité de procureur de la confrérie et fabrique de Notre-Dame de Pervenchères (Orne), pour une pièce de vigne contenant 10 hommées; Julien et Noël Frebourg, pour le domaine de Champsor; Jacques Clopustre, pour une maison et dépendances, etc. Les vers suivants sont écrits sur la première page de ce registre: Vous qui voullez haultz sçavoir Et toute science comprendre; Vous qui voullez honneur avoir, A l'escripture vous fault tendre. Au commencement de l'escripture, Le nom de Dieu invocqueron, Car pour néant celluy labeure Qui n'a premier de luy le nom. Amour faict moult quand argent dure, Quant argent fault, amour n'est mitte. Faillir ne peult, qui sçait escripre, A bien avoir, j'en suis certain; L'on ne sçauroit y contredire Qu'il ne puisse gaigner son pain. H (Registre.) Petit in-f, 92 feuillets, papier Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Seigneurie de Suré. Registre des plaids et assises de ladite seigneurie, tenus par Marin Dufay, écuyer, bachelier ès lois, sénéchal dudit lieu. Comparaissent: Jean de Sées, le jeune; Julien Foussart, prêtre; Guillot Bougault, Colin Desbonnes, François Guillotin et Léonard Blavette; Jean Martin, prêtre; Jean Le Moigne, etc. H (Registre.) In-4, 102 feuillets, papier. XVI e siècle. Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Seigneurie de Suré. Registre des remembrances des plaids et assises de ladite seigneurie. Exhibent: Jean Gohory, un contrat d'acquêt de trois planches, au clos des Verdinières, pour le prix de 12 livres tournois et à la charge d'acquitter 3 deniers de cens; M e Gilles Batherel, prêtre; François Loyseau, laboureur; Marin Héron et Gillet Sauxey; Jeanne Cherouvrier, etc. H (Registre.) In-f, 96 feuillets, papier.

116 Prieuré de Notre-Dame de Mamers. Seigneurie de Suré. Registre des plaids de ladite seigneurie. Comparaissent: Macé Plantart; Jean Letourneur, Macé Ravalé, Gilbert Lebel, Jacques Véron, Michel Langlais, Guillaume Pavy, Michel Goupil, Thomas Lebouvier, Macé Cardin, Robin Pelevert, etc. ABBAYE DE MARMOUTIER DE TOURS. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. XI e siècle. Abbaye de Marmoutier de Tours. Charte constatant l'acquisition faite par Fulcodius, moine de ladite abbaye, pour le prix de 14 sous et 6 deniers de cens, payables dans l'octave de l'épiphanie, d'une terre suffisante pour recevoir un muid de semence. Cette vente est faite par Raoul, fils de Foucher de La Cropte (de Cripta), et par sa mère Richilde. Si l'acquéreur oublie de payer le cens, il ne sera pas mis à l'amende avant d'avoir été requis de payer. La terre achetée s'appelle Fractitium, et elle est située inter Broilum Radulfi et prata Morteriorum; elle est vendue franche et quitte de toutes coutumes, excepté vicaria et decima. Mais, toute vente ayant besoin, pour être valide, du consentement du seigneur dominant, le vendeur s'adresse à Dragon fils Viviani Mazelli, et obtient son autorisation moyennant 4 sous qu'il lui donne. Normannus Helias et sa femme Hodierna desquels, à son tour, ledit Dragon tenait ladite terre, consentent aussi à cette vente, moyennant 3 sous qu'ils reçoivent. Y consentent également Witernus, Ivo, Rainaldus et Ulricus hujus Helie filii, et Odelina et Beatrix due sorones eorum. La terre vendue est située in Cenomannico pago et joint, d'un côté, la terre de Saint-Martin, appelée Na<ATTillisible>bel, et de l'autre, la terre du vendeur. Témoins: Hubertus de Pratellis, Raherius de Castollonio, Radulfus filius Alberici vicarii de Valle, Johannes adversarius, Stabilis faber, Girardus filiiaster ejus, Burcardus serviens Normanni, Johannes filius Mainardi de Fleis (Sans date). Charte par laquelle Airard de Bannes (Airardus de Bona) s'étant fait associer, avec son fils Yves, aux bienfaits du monastère de Marmoutier, donne aux moines et à leur abbé Albert, la moitié de la sépulture et la tierce partie de tous les revenus d'une certaine église dédiée à saint Pierre, et cela, du consentement d'élisabeth, sa femme, et de ses autres enfants, Airard, Godefroy, Aremburge et Lisoie. Cette église est située in pago Cenomannico et dans un lieu quem Chivilei dicunt (Saint-Pierre de Chevillé?) Ce fut fait dans le chapitre de ladite abbaye, en présence dudit Yves et des témoins ci-après: Adelardus ejusdem ecclesie presbyter, Bernardus hospitalerius, Gaislinus forestarius, Giraldus pistor, Stephanus caprarius, Johannes conversus, Berlandus de Tristega (Sans date). Autre charte originale de laquelle il résulte que Renault, fils de Robert le Bourguignon (Rainaldus, filius Rotberti Burgundionis), en se rendant à Rome, vint dans le chapitre de Marmoutier et demanda à l'abbé Barthélemy et à tous les moines le secours de leurs prières. Cette faveur lui fut accordée, mais à la condition qu'il autoriserait la possession de tous les biens qu'ils avaient dans son fief et dans celui de son père, lequel devait lui revenir à la mort de ce dernier. Aussitôt Renault accorda cette autorisation, non-seulement pour les biens qu'ils possédaient déjà, mais pour tous ceux qui leur seraient donnés ou qu'ils pourraient acquérir plus tard. Témoin: Hamelin, fils de Suhard, qui accompagnait ledit Renault (Sans date.) Ces trois chartes, tracées à la pointe sèche et d'une magnifique écriture du XI e siècle, ne sont pas scellées. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) XII e siècle Abbaye de Marmoutier de Tours. Charte constatant que Gualterius, presbyter de Manciniaco (Mansigné), vint l'an 1111, Guillaume étant abbé, dans le chapitre de Marmoutier, accompagné de trois autres clercs, et demanda satis humiliter à participer aux bienfaits de ladite abbaye, ce qui lui fut accordé ainsi qu'aux trois clercs susdits, savoir: Gaultier, fils du maire de Mansigné, Geoffroy et Lambert. Aussitôt ledit Gualterius, en présence desdits clercs et de tout le chapitre, donna à Dieu et à saint Martin, pour en jouir après sa mort, une vigne qu'il avait plantée à Mansigné. Charte par laquelle Guillaume Martin de Gresso (du Grès), après être venu dans le chapitre de Marmoutier, demander satis humiliter ac devote de participer aux bienfaits de l'abbaye et à prendre l'habit monastique, au moins à la fin de sa carrière, donne à Dieu, à saint Martin et aux religieux de ladite abbaye, la terre du Coudray (mansuram terre que dicitur de Coldreio), à la condition que si les moines veulent lui adjoindre un de leurs frères, prêtre, il y fera bâtir une chapelle, la garnira de livres, ornements et autres objets nécessaires à la célébration de l'office divin; qu'il y fera, de plus, construire une habitation convenable pour les moines, où il demeurera avec ce religieux pendant toute sa vie, et pourvoira à tout ce qui sera nécessaire pour leur nourriture et leur vêtement. A sa mort, cette terre et toutes les constructions qui y auront été faites, appartiendront à l'abbaye de Marmoutier. A ce don il ajoute encore un arpent de vigne, trois arpents de pré, la dîme d'un four situé à Sablé (apud Sablotium), et la moitié de ce qu'il possédait sur la rivière de La Vaige (in fluvio Vigezia nuncupato), qui passe au milieu de la terre précitée. Les religieux reçoivent ce don aux conditions susénoncées, en considérant plutôt la dévotion et le zèle dudit Guillaume, que l'avantage temporel qu'ils pourront en retirer. Ils cèdent surtout à la demande et aux prières de Geoffroy, comte d'anjou (Andeccavorum comitis), leur protecteur. Ce don, fait d'abord dans le chapitre de Marmoutier, est confirmé plus tard en présence de Robert de Sablé (Roberti Sallotiensis) et des témoins ci-après: Foulques de Bouère (de Boeria), Auger de Saint-Brice (de Sancto-Bricio), Salomon son fils, Borel du Plessis (de Plaxicio), Hugues Versutus, Payen son frère, Richer, Geoffroy, Virdarius, Rainauld, curé de Bouère (Boerie); de fratribus: Raoul de Sablé, Raoul de Bouère, Étienne de Saint-Loup, prieurs, et beaucoup d'autres, tant moines que laïques, parmi lesquels Hildearde, épouse du donateur, son fils Barthélemy et sa fille Hameline. (Sans date.) Charte de Guillaume (de Passavant), évêque du Mans, par laquelle, en raison des rapports de confraternité qui unissent l'église du Mans et celle de l'abbaye de Marmoutier de Tours, il donne à ce monastère l'église de Saint-Hilaire-de-Houssay (Sancti-Hilarii de Huseio), avec deux parts des dîmes et prémices et les oblations aux cinq fêtes annuelles, sous la réserve des droits de l'église du Mans. Ce fut fait en présence de l'archidiacre Eustache (de Eustachio) et scellé du sceau de l'évêque. (Sans date, 1142 à 1186.)

117 Cyrographe original par lequel Émery de La Chartre (Haimericus de Carcere), chanoine de Saint-Julien du Mans, donne aux moines de Marmoutier, sur sa part dans la dîme de Chahaignes (de Chaannis), deux septiers de froment et un septier de seigle par chaque année. Ce don est fait de la main de Robert, alors abbé de Marmoutier; l'investiture en est donnée avec sa mitre qu'il ôte de sur sa tête (eum mittra sua quam traxii de proprio capite), et cet acte se passe entre le chapitre et la chambre (thalamum) de l'abbé, à l'endroit où est peinte la parabole du bon Samaritain (ea historia que sic dicitur: Homo quidam descendebat in Jericho et incidit in latrones). Témoins, de Monachis: Jungomarus quondam abbas Sancti-Fusciani, Laurentius senex, Guihomarus froter episcopi Evani, Gauterius Baro, Gislebertus cellerarius, Helius sacrista; et de clericis: Rivallonius capellanus de dormientibus. (Sans date.) Sentence rendue par R[obert de Domfront], doyen de l'église du Mans, Simon de Clicon, chanoine de Tours, et Geoffroy de Souligné (de Soligneio), chanoine du Mans, tous les trois arbitres choisis par les parties pour juger une contestation élevée entre Geoffroy (de Loudon), évêque du Mans, ledit doyen et le chapitre cathédral dudit lieu, d'une part, et les abbé et couvent de Marmoutier, d'autre part, au sujet du partage des dîmes des novales de blé et de vin de la paroisse de Mansigné (de Mancigneio). Ces dîmes seront, à l'avenir, partagées par moitié entre les deux parties (1241). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 4 pièces, papier. XI e siècle. Prieuré de Saint-Guingalois de Château-du-Loir, dépendant de l'abbaye de Marmoutier de Tours. Charte de fondation dudit prieuré par Gervais de Château-du-Loir, dans laquelle le fondateur exprime ses intentions de la manière suivante: La bonté divine voulant guérir les plaies que plusieurs sortes de péchés font à l'âme de ceux qui sont embarrassés dans les affaires du siècle, a ordonné l'aumône comme un remède, afin que les fautes qui se commettent par l'attachement qu'on a aux biens de la terre, pussent être effacées par les donations et les aumônes des mêmes biens, et qu'on pût trouver son pardon dans les mêmes choses par lesquelles on a commis quelque faute. Car l'aumône n'efface pas seulement les mauvaises actions, mais augmente aussi les bonnes; et la donation faite à dessein de racheter les péchés, sert aussi beaucoup à l'augmentation des vertus; de sorte qu'une personne charitable tire double profit de ses aumônes: elle couvertit son âme à Dieu, l'exempte des peines dues au péché et acquiert les récompenses promises à la vertu. Guidé par ces pensées, moi, Gervais, faisant profession des armes (homo militie seculari deditus), dans le dessein de travailler au salut de mon âme et reconnaissant que je ne puis arriver à Dieu par les jeûnes et les prières, j'ai résolu de me recommander aux suffrages de ces hommes qui sont attachés jour et nuit au service de Dieu, afin de pouvoir obtenir par leurs prières ce salut que je ne pourrais jamais acquérir par les miennes. Voulant donc, pour ce sujet, donner et fournir à ces mêmes hommes les choses nécessaires à la vie présente, et n'ayant pas assez de biens pour y pourvoir, j'ai cru que si je rétablissais et remettais en leur premier état tous les biens à eux donnés autrefois par mes ancêtres et qui, depuis, ont été pillés, ravagés, ruinés et comme transformés en désert, je pourrais, par la miséricorde de Dieu, obtenir le pardon de mes fautes et le salut de mon âme. Il y a donc à Château-du-Loir, dans le Maine, (in pago Cenomanensi in Castello-Ledi), une église fondée en l'honneur de saint Guingalois (Sancti Guingualoei), à laquelle mes ancêtres ont fait plusieurs donations pour l'usage et au profit des religieux qui y étaient établis pour servir Dieu. Mais une guerre s'étant élevée entre le comte Geoffroy et le seigneur de Château-du-Loir, le comte ruina par le fer et par le feu tout ce qui appartenait à son ennemi, ne craignant pas de dévaster et piller tout ce qui dépendait de ladite église; de sorte que plusieurs chanoines furent contraints, faute de ressources, d'abandonner cette même église qu'ils desservaient. Depuis ce temps, l'office divin commença à y être célébré avec négligence, et cela ne fit qu'aller en empirant par la suite. Réfléchissant à tous ces malheurs et plein d'affliction de voir que le service de Dieu ne se faisait pas avec la même décence et le respect qui lui sont dus, je commençai à méditer en moi-même et à songer si je ne pourrais pas trouver des personnes propres à rétablir tout ce qui était aboli dans cette église, par les oraisons et prières desquels Robert, mon père, Élisabeth, ma mère, Hildeburge, mon aïeule, et Gervais, archevêque de Reims, qui ont fondé ce lieu et moi, puissions obtenir la rémission de nos péchés et le salut éternel. C'est pourquoi, par le conseil de mes amis et du seigneur Arnauld, évêque du Mans, j'ai prié le seigneur Barthélemy, abbé de Marmoutier, de venir me trouver (rogavi venire ad me), et l'ai conjuré de recevoir de mes mains, in dominium Sancti-Martini, l'église dont il s'agit avec toutes ses dépendances, et d'y établir des moines qui y serviraient Dieu exactement jour et nuit. Ce qu'ayant obtenu, j'ai donné la susdite église avec tout ce qui lui appartient et ce que lui a enlevé la tyrannie des méchants, comme mes ancêtres l'ont eux-mêmes légitimement donné, exempte de toutes exactions de vicairie et autres tributs, pour que désormais les abbés de Marmoutier en puissent jouir paisiblement et à perpétuité, lesquels pourront y faire et ordonner à présent et à l'avenir tout ce qui leur plaira. Il dépendra aussi de la volonté des abbés de Marmoutier de mettre dans le lieu susdit tel nombre et telle quantité de religieux qu'ils jugeront à propos, et de les changer quand ils voudront. J'ai fait cette donation du consentement et de l'autorité de ma mère, de tous mes frères et des chanoines dudit lieu; et, pour qu'elle soit stable et n'ait à craindre aucune contestation à l'avenir, moi, Gervais, chacun des chanoines, ma mère et mes frères, ont reçu des moines de Saint-Martin: Moi, Gervais, 4,000 sous; Élisabeth, ma mère, 100 sous; Adam, 10 livres; Robert, 10 livres; Gervais, clerc, 100 sous, et les chanoines Ursus, 40 sous; Haimo; 30 sous; Rannulfus, 40 sous; Odricus, 30 sous; Guido, 40 sous; Fulcodius, 60 sous; Guallerius, 20 sous; Herbertus, 40 sous; Teduinus, 40 sous; Witernus, 23 sous; Guarnerius, 20 sous. Les noms des moines qui locum receperant: Bartholomeus abbas, Fulchardus, Gualterius, Ernaldus, Adraldus, Ansegisus, Guillelmus, et les clercs Girulfus de Relliaco (Rillé); Guarinus, Boselinus. Témoins de cette chose: Hilduinus Drudis, Drogo de Semuro (Semur); Suavis Calvus, Hamelinus Espinardus, Rotbertus de Acrasilva, Gilduinus miles, Drogo de Curtiran, Guillelmus de Maugiaco, Bencelinus senescalcus, Guarinus filius Ainerii, Hugo de Flaccio (Flacé), Girardus camerarius, Rotbertus Piellus, Girardus cellararius,

118 Rodulfus toetus, Belinus de Marson (Marçon), Hubaldus vicarius, Andreas telonearius, Goffredus Loupes, Gundrannus forestarius, Guarinus filius Huberti, Vinianus de Papia, Rodgericus cambiator, Gausfridus de Gunlardo, Gauffredus pellitarius, Frodelenus pellitarius, Tetbaldus Belsiovensis, Ulricus de Relliaco, Gualterius Battestam, Herbertus prepositus, Guarnerius major, Bernardus major, Ingelbaldus de Ponte, Tetbaldus coquas, Durandus mariscalcus, Petrus coquus, Obelinus filius Herveu, Olgerius famulus, Durandus calvus, Aremburgis uxor Gervasii, Bencelinus senescalcus, Hugo Frigida Coralia, Gualterius filius Arburgis, Guarnerius camerarius. (Sans date. De 1067 à La première ligne en écriture allongée de trois centimètres de hauteur, avec traduction en écriture ordinaire et de la même main que le corps de la charte. Sceau perdu). Copies collationnées de la charte précédente. H (Charte.) Parchemin. XI e siècle. Prieuré de Saint-Guingalois de Château-du-Loir. Cyrographe original contenant un accord entre les moines de ladite abbaye et Hubert de Mansigné (de Manciniaco). Les père et mère de celui-ci, après avoir été associés aux bienfaits des moines, donnèrent au prieuré de Saint-Guingalois de Château-du-Loir (Beato Wingaloen apud Castrum-Ledi), une part de tout ce qu'ils posséderaient au moment de leur décès, excepté certains édifices dévolus audit Hubert; et, plus tard, une vigne plantée aux frais particuliers de la mère fut revendiquée par le même Hubert, qui finit néanmoins par se désister de ses prétentions aux conditions suivantes: Il jouira de cette vigne pendant sa vie et, à sa mort, elle rentrera dans le domaine de Marmoutier, et, dès à présent, il reçoit une égale quantité de terrain dont il est libre de disposer à sa volonté, sans pouvoir, toutefois, la donner à un serf ou à un colibert (excepto duntaxat quod eam servus vel colibertus nulius habebit). De plus, les moines font dudit Hubert leur prévôt, et ses émoluments (proficium) consisteront dans le panage de ses porcs, dans trois sexterées de terre avec la coutume, à l'exception de la dîme; dans un pain, une chandelle et un denier d'offrande aux fêtes. Il sera toujours libre de tirer les dîmes des moines au même taux que celui qu'ils en ont chargé. S'il veut construire une maison, les moines qui donneront un emplacement dans le cimetière (aream in cimiterio). En retour, il donne aux moines une part de tous les meubles (de omni mobili suo) qu'il possédera à sa mort; enfin il est associé à tous les bienfaits du monastère. Cet accord avait d'abord été passé à Mansigné, en présence de Geoffroy de Baiocis, alors prieur de Château-du-Loir, et des témoins suivants: Normannus monachus, Hildegarius prepositus, Viventius miles domni Adam, Rainaldus frater Haimonis, Bodinus filius Aremburgis, Girardus filius Lamberti, Rotdulfus frater Hainrici presbyteri. Plus tard, le même accord fut renouvelé dans le chapitre de Marmoutier, le jour de l'invention de la Sainte-Croix, en présence des témoins dont les noms suivent: de monachis, Gauffredus, prior, Hugo Bocellus, Rotbertus Seriva, Haimo cellararius, Normannus de Amaniaco (Amné?), Bernardus nepos domni Archinaldi, Ludovicus, Garinus Luscus, Bernardus Longus, Gualterius; de laicis: Hildegarius prepositus, Herveus famulus, Albadus cementarius, Rodulfus carpentarius, Urso coquus, Almandus flobotomator, Hubertus sutor; enfin, du côté dudit Hubert, Airardus de Bona (Bannes), Stephanus Piellus, Rainaldus filius Johannis Torti (Sans date). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 8 pièces, papier. (Sceaux perdus.) XII e siècle. Prieuré de Saint-Guingalois de Château-du-Loir. Charte de Hugues, archevêque de Tours: Moi, Hugues, par la grâce de Dieu, archevêque de Tours, ai terminé, Dieu aidant, le différend qui existait entre les religieux de Marmoutier et Simon de La Chartre (de Curcere), au sujet de l'église de Saint-Jean de Chahaignes (de Kahannis). Comme les moines et ledit Simon s'en étaient rapportés à mon avis, j'ai tâché d'accommoder les choses de manière à ne faire tort à personne et à remettre le tout en son ancien droit. Ledit Simon, tout en gardant pour lui et pour son neveu Aimericus, fils de Hugues de Durtal (de Duro-Stallo), et de sa soeur Saracene, la possession de ladite église pendant la vie de chacun d'eux, reconnaît qu'elle appartient de droit aux religieux de Marmoutier, qui en auront la libre disposition après la mort des susnommés. Et afin que, dans la suite, les religieux ne puissent être inquiétés, il les a mis en possession par mes mains, et leur a donné l'investiture tant de l'église que de tout ce qui en dépend et de tout ce qu'il y avait bâti ou acquis pendant sa vie. Il leur laisse la jouissance de la moitié des oblations qu'il avait coutume de partager avec le curé aux cinq fêtes annuelles. Lorsque le curé viendra à mourir, ledit Simon ou son neveu en chercheront un autre que, de concert avec les moines, ils présenteront à l'évêque du Mans. Le curé rendra compte aux moines des revenus de ladite église, et audit Simon et à son neveu, pendant qu'ils vivront. Quant aux dîmes de froment, de seigle, d'orge ou d'avoine, s'il y a en suffisamment, les moines en auront un septier de chaque espèce. Pour le prix de la maison où se fait la recette du revenu annuel, les moines auront un septier de froment. Si cette maison vient à avoir besoin plus tard de quelques réparations, elles seront faites à frais communs. Les moines percevront la moitié du cens des maisons appartenant audit Simon et situées dans et hors le cimetière. Et afin que ces choses demeurent stables à l'avenir, etc. (Sans date. De 1135 à 1140.) Copies collationnées de la charte précédente. Vidimus, du 12 mai 1683, d'un cyrographe qui peut se traduire ainsi: Nous faisons connaître, par ce cyrographe, à tous présents et à venir, que l'église de Saint-Jean-de-Chahaignes (de Cahannis) nous avait été conférée par Gervais, seigneur de Château-du-Loir (Castri- Ledi) en même temps que l'église de Saint-Guingalois, et recommandée par les papes Alexandre et Paschal, avec tout ce qui en dépend. Nous en avions joui pendant plusieurs années, quand elle nous fut injustement ravie par Émeri fils de Hugues, chevalier, avec l'aide de son seigneur Geoffroy de Mayenne. Sur quoi ayant formé notre plainte auprès de Hildebert, évêque du Mans, ledit Émeri fut très-longtemps excommunié et même jusqu'à sa mort, selon quelques-uns, par l'ordre du pape Paschal. Après la mort dudit Émeri, Simon de La Chartre, son fils, ayant voulu aussi usurper cette église, nous avons souvent présenté nos justes plaintes au susdit évêque du Mans, à Gui, son successeur, et à Hugues,

119 sans pouvoir obtenir aucune justice. C'est ce qui nous a obligés de représenter aujourd'hui de nouvelles plaintes en présence du pape Innocent II, et nous avons fait connaître avec ordre et diligence la donation de ladite église, la confirmation apostolique, et l'injuste usurpation qui nous en a été faite. Connaissant ces choses, le pape nous a confirmés dans la possession de cette église et a daigné adresser des lettres à l'évêque Hugues et au chapitre du Mans, leur ordonnant de nous mettre en possession et de nous en donner l'investiture, sans aucun délai, et d'excommunier Simon, fils d'émeri, s'il voulait s'y opposer. Et nous, en présence de Hugues, archevêque de Tours, et de plusieurs autres personnes, avons présenté à l'évêque du Mans les lettres du pape, et, de plus, nous avons produit deux témoins irréprochables, Étienne Chosset et Geoffroy Pousset qui ont affirmé avoir vu longtemps nos religieux de Château-du- Loir jouir paisiblement de l'église de Chahaignes, du pain, du cierge et des dîmes, et ont offert de prouver leur assertion, si on le jugeait utile. Demandant ensuite l'investiture, nous ne la pûmes encore obtenir, malgré ces témoignages et le commandement du seigneur pape. Cependant, quelque temps après, ayant envoyé un de nos religieux, Jean de Vivoin (de Vivonis) et Ouen, prieur de Château-du-Loir, nous avons reçu l'investiture. Nous avons prouvé à diverses reprises, dans la cour épiscopale du Mans, que cette investiture était juste, et Simon lui-même ne voulut pas s'y opposer... L'affaire étant donc terminée, et après que nous avons été mis en possession de cette église avec le consentement de Simon, et par les mains de l'évêque, nous avons accordé par un principe d'amitié et de paix, par l'avis et à la requête du seigneur Hugues, évêque, à Simon et à son neveu, Émeri de Durtal, et à Saracène, soeur dudit Simon, etc. (Suit la reproduction des clauses de la charte précédente.) Copies informes du même vidimus. Cyrographe original contenant un autre accord passé devant Hugues, évêque du Mans, entre les moines de Marmoutier et le même Simon de la Chartre et reproduisant les dispositions énoncées dans les pièces précédentes. Les témoins sont: Guillelmus nostre ecclesie decanus, Philippus archidiaconus, Hugo archidiaconus, Ivo capellanus, Garnerius prepositus, Guillelmus de Juleio (Juillé), Matheus Berardus, Hubertus grecus. (Sans date. De 1135 à 1140.) H (Liasse.) 29 pièces, parchemin; 23 pièces, papier Prieuré de Saint-Guingalois de Château-du-Loir. Baux du temporel des prieuré et sacristie de Saint- Guingalois par dom Philippe Languer, religieux bénédictin, prieur, aux sieurs Joseph de La Roche de La Grange et Sébastien de L'Épine, marchands à Mansigné, pour 1,050 livres de loyer annuel, plus l'acquit de toutes les charges dudit bénéfice (1748); par le même et aux mêmes conditions, en Bail d'un petit jardin contenant trois chaînées, fait par messire Raoul de Cremeur, conseiller et aumônier du Roi, abbé du Breuil-Benoist, prieur commendataire dudit prieuré, à noble homme Jacques Guillot, conseiller du Roi, lieutenant général civil à Château-du-Loir (1629); du lieu de la Barillerie, à Écommoy, par M e Louis-Bernard Graslin, prêtre, curé de Saint-Guingalois, au nom de dom Jean Le Barbier, religieux bénédictin, titulaire dudit prieuré ( ). Acte par lequel messire Raoul Huraut, conseiller et aumônier ordinaire du Roi, prieur commendataire de Saint-Guingalois, augmente de diverses dépendances la métairie de Grenetemy, à Lavernat, servant de dotation à la sacristie dudit prieuré, érigée par lui en titre d'office et bénéfice (1621). Baux: de ladite métairie consentis par messire Pierre Du Laurens, évêque et seigneur de Belley, prieur commendataire dudit prieuré, représenté par M e Louis Barbin, seigneur de Beau regard, conseiller du Roi, lieutenant général en l'élection et Grenier à sel de Château-du-Loir ( ); par dom Pierre Le Vacher, prêtre, prieur claustral et sacristain du même prieuré ( ); de diverses portions de terre et landes, dépendant de la même métairie par frère René Boutaud, prêtre, grand prieur de l'abbaye de Marmoutier, et prieur de Saint-Guingalois (6 février 1664); par frère Léger Guillot, prieur claustral et sacriste dudit prieuré (9 mars 1664). Métairie de la Gaudrière, à Montabon: baux faits par messire Raoul de Cremeur, déjà nommé (1643); par l'abbé de La Briffe- Ponsan, prieur commendataire, représenté par M e Guillaume Villays, avocat au Parlement et au siége de la Sénéchaussée de Château-du-Loir (1696). H (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 30 pièces, papier Prieuré de Saint-Guingalois de Château-du-Loir. Dîmes de Montabon: Baux consentis par M e François de La Briffe-Ponsan, prêtre, docteur en théologie, prieur commendataire, demeurant à Paris, rue Barbette, à M e François Chauveau, prêtre, curé de Saint-Guingalois, moyennant 50 livres de ferme et que ledit prieur sera quitte envers le preneur du gros qui lui est dû annuellement montant à 17 septiers de seigle, 10 septiers de froment, deux pipes de vin blanc et 100 fagots de paille, fixé par transaction du 6 avril 1666 (1698); par le même prieur à Jacques de La Noue, marchand audit Montabon (1709). Rente de 200 livres sur la terre de la Michelière, à Sainte-Cécile: Transaction au sujet de cette terre entre messire Hyacinthe-Guillaume Foullé, chevalier, marquis de Martangis et de Pruneaux, seigneur de Doue, Escoué, Ournes, Sainte-Cécile et autres lieux, conseiller du Roi en ses Conseils, maître des Requêtes ordinaires de son Hôtel et ci-devant son ambassadeur extraordinaire en Danemarck, demeurant à Paris, tant en son nom qu'en celui de messire Étienne Foullé, son fils mineur, et de dame Antoinette-Marie Daurat, son épouse, d'une part, et messire Gabriel de Flesselles, prêtre, docteur en Sorbonne, comme procureur de dame Renée de Flesselles, veuve de messire Henri Hurault de L'Hôpital, chevalier, seigneur de Belesbat, Boutigny et autres lieux, demoiselle Charlotte de Flesselles, fille majeure, soeur dudit abbé, dame Marguerite de Flesselles, veuve de messire Isaac Cheré, conseiller du Roi, maître ordinaire en la Chambre des comptes de Paris, Philippe et Pierre de Louvencourt, bourgeois de Paris, et dame Geneviève de Louvencourt, veuve de M e Mathurin Durand, auditeur en la Chambre des comptes de Paris, d'autre part, tous héritiers de feue dame Marie de Flesselles, au jour de son décès veuve de messire Léonard Foullé, chevalier, seigneur de Coudray, garde des sceaux en la Cour des aides de Bordeaux (1694). Traité conclu entre ledit messire Guillaume Foullé et messire François de La Briffe-Ponsan, prieur de Saint-Guingalois, par

120 lequel celui-ci abandonne au premier tous les droits de son prieuré sur la terre de La Michelière, moyennant une rente annuelle et perpétuelle de 200 livres (1699). Autres prieurs cités dans le même acte: dom Paul Bavyn, docteur de Sorbonne (1684); Jean-Antoine Pelissier, prêtre (1692). Arrêt du Grand Conseil portant homologation de cette dernière transaction. Titre nouvel de ladite rente donné par messire Étienne-Hyacinthe-Antoine Foullé, chevalier, marquis de Martangis, conseiller du Roi en ses Conseils, maître des Requêtes ordinaires de son Hôtel et son procureur général en la Chambre de la noblesse (1704). «Mémoire pour le sieur de Trèves, seigneur d'oume, afin d'obtenir de MM. les Religieux de Marmoutier qu'ils veulent bien l'aider des titres originaux qui sont dans leur trésor concernant le fief du prieuré de Saint-Guingalois du Château-du-Loir, dont la partie dudit fief scituée dans la paroisse de Sainte- Cécille a autrefois été cédée aux anciens seigneurs d'ourne, ainsi que la terre et seigneurie de La Michelière, pour éviter et terminer les fréquentes contestations des anciens prieurs et des seigneurs de ladite terre.» (Vers 1764.) Rente de 8 livres 6 sous 8 deniers sur une maison sise au bourg de Flée: Titres de propriété. Prieuré de Saint-Blaisedu-Houx, à Jupilles, dépendant du prieuré de Saint-Guingalois: Extrait du registre des aliénations des biens du clergé, constatant que le fief du Houx, sis ès paroisses de Jupilles, Thoiré et Quincampoix, fut adjugé le 12 décembre 1563, à noble homme Jean Tibergeau, sieur de La Peltière, pour le prix de 207 livres 3 sous 4 deniers. Baux dudit prieuré faits par dom Jacques Mabit ( ). Prieuré de Mansigné, dépendant aussi de celui de Saint-Guingalois: Baux du temporel consentis: par dom Léger Guillot, prêtre, prieur claustral dudit prieuré de Saint-Guingalois, au nom et comme procureur de noble Mathurin Picard, conseiller du Roi en ses Conseils d'état et privé, juge-magistrat au bailliage et siége présidial de Blois, père et gardien de messire François Picard, prieur commendataire du même prieuré de Saint-Guingalois (1670), pour un loyer annuel de 600 livres; etc. H (Liasse.) 15 pièces, parchemin Prieuré de Saint-Guingalois de Château-du-Loir. Baillée à toujours d'une pièce de pré contenant environ trois quartiers faite par les prieur et couvent dudit prieuré à Geoffroy Martineau, paroissien de Luceau, pour une rente annuelle de 10 sous tournois (1462). Déclarations rendues: à M e Thibault Bourgouin, prêtre, prieur, par Robin Boullay, pour 3 journaux de vigne, sur le chemin d'ourne à La Corbinière (1587); à frère Guilaume de Veilhau, prieur du même prieuré, par Jean de La Roë et autres, pour divers héritages, en Sainte-Cécile (1514); à frère François Hubaille, aussi prieur (1525); à frère Catherin Pasquier, religieux bénédictin, prieur dudit prieuré, par Jean Richomme, de Sainte-Cécile, pour divers héritages (1526). Demande en entérinement de lettres royaux obtenues par M e Jean Dorison, prieur-curé de Luceau, Laurent Le Paige, curé de Vouvray, Paul Roussel, dit Graindorge, curé de Saint-Martin de Château-du-Loir, Jean Laboureau, curé de Bannes, Louis Duchoiseau, curé de Montabon, Florimond Moreau, curé de Thoiré, Pierre de Tusseau, curé de Saint-Guingalois de Château-du-Loir, Jacques Gaignart, curé de Sainte-Cécile, Guillaume Binet, curé de Chahaignes, Christophe Du Breil, curé de Flée, Martin Le Conte, curé de Saint-Pierre-de-Chevillé, et Florimond de Luro, curé de Nogent, contre noble homme Jean de Ronsart, prêtre, archidiacre de Laval en l'église du Mans, prieur commendataire de Saint-Guingalois, qui refusait de faire délivrer, suivant la coutume, à chacun des curés du doyenné de Château-du-Loir, 2 pintes de vin, 2 miches de pain et 2 flannetz, bons et raisonnables (1535). Déclarations rendues à noble homme Charles de Ronsart, aumônier de Monseigneur le Dauphin, archidiacre de Laval en l'église du Mans, prieur commendataire du même prieuré, au regard du fief dudit bénéfice (1528); au même, devenu abbé de l'abbaye de N. D. de La Bernusse (1544). H (Rouleau.) Parchemin. Longueur, 4 m 40; largeur, 0 m 34. XVI e siècle. Prieuré de Saint-Guingalois de Château-du-Loir. Aveu rendu à Guillaume de Veilhau, prieur dudit prieuré, par frères Barthélemy Sorrée, sacristain, René Breslay et Pierre Hucher, prêtres, religieux du couvent du même prieuré, pour raison de certaines rentes et legs à eux laissés et donnés, comme religieux dudit couvent, et assis sur des immeubles et héritages situés ès fiefs des prieurés de Saint-Guingalois et dé Mansigné. Suit l'énumération de ces divers biens, en 76 articles, avec les noms des détenteurs dont voici les principaux: M e Jean Scouet, prêtre, doit 6 sous tournois de rente pour raison de certaine maison, jardin et appartenances, appelés le Pont-Pierre, sis en cette ville de Château-du-Loir, près l'église Saint-Sauveur-des-Marais, contenant environ 4 boisselées; la veuve et héritiers de feu Jean Auger, 1 livre 5 sous de rente pour leurs maisons, jardins et appartenances de La Perrigne, sis devant ladite église Saint-Sauveur; M e René Pavy, prêtre, et Guillaume Boulin doivent 16 deniers tournois de rente pour un jardin sis au lieu de Saint-Sauveur; Martin Chollet, 10 sous de rente pour 2 boisselées de terre joignant d'un côté au chemin de la vallée de La Drouaudière à Riablay, et d'un bout au chemin de La Gasnerie à La Fontaine de La Drouaudière; les héritiers de feu Julien Le Fèvre, pour leur aître et appartenances du Gué-Gontier, contenant 2 journaux de terre, 25 sous tournois de rente; M e Mathurin Gault, prêtre, pour un arpent de pré sis devant le château de La Lizardière, joignant d'un bout à la rivière qui descend du moulin du Château au moulin du Temple; Michel Brochereul, cordier, 5 sous tournois de rente, qui sont moitié de 10 sous tournois de rente que noble homme Jean Percault, écuyer, sieur du Rablay, fils de Robert Percault, acquit en l'année 1512 de Jean de Cérizay pour en faire don à Liger de Veilhau, abbé de Sully, frère et prédécesseur du prieur actuel; Pierre Guard, meunier au moulin de Bacon, en Montabon, 5 sous de rente; etc. H (Registre.) In-f, 489 feuillets, papier Prieuré de Saint-Guingalois de Château-du-Loir. Registre terrier. Lettres patentes à terrier obtenues par Louis de Bourbon, comte de Clermont, prince du sang, abbé commendataire de Marmoutier Déclaration des droits et domaines dudit prieuré: l'église et les bâtiments du prieuré; droit de présentation aux cures de Saint-Guingalois, Mansigné, Lavernat, Montabon, Chahaignes, Sainte-Cécile, Jupilles, La Chapelle-du-Houx; une rente de 80 livres sur

121 le fief de Mansigné aliéné à messire Pierre de La Martelière, comte de Fay, en 1668; droit de haute, moyenne et basse justice sur partie des paroisses de Saint-Guingalois, Saint-Sauveur, Thoiré, Luceau, Flée, Vouvray, Montabon, Lavernat, Sainte-Cécile, Mansigné, Écommoy, Dissé et Bannes, avec pouvoir d'y instituer bailli, greffier, sergent et autres ministres de justice; droit de pêche dans la rivière du Loir depuis le moulin de La Volarie jusqu'au moulin du château, le jour de la mi-carême et autres jours, en mettant la rivière à sec; droit de chasse, la veille de la translation de la fête de Saint-Guingalois, qui est le 28 avril, en la garenne de la baronnie de Château-du-Loir; droit de prévôté sur la baronnie de Château-du-Loir depuis midi la veille de la fête de Saint-Guingalois (31 juillet) jusqu'au lendemain à la même heure; le domaine et seigneurie de La Barillerie, à Écommoy; droit de prendre 7 cordes et demie de bois de chauffage dans la forêt de Bercé; etc. Comparaissent devant le commissaire à terrier: M e Louis Boudet, notaire royal audit Château-du-Loir; Claude Picouleau, marchand tessier, aux Rochettes; Joseph Bellanger, «bottinier,» pour une maison située en la rue des Halles, au carrefour Berard; Marie-Anne Nézant, veuve de M e Pierre Chevalier, en son vivant docteur en médecine; Jacques Loyauté, maître perruquier, pour le lieu et bordage de La Turelière; M e Julien Dervillé, conseiller du Roi en la Sénéchaussée de Château-du-Loir, pour une maison sise à Voltard; M e Charles Moynerie, avocat au siége royal de cette ville, Joseph Le Vacher, contrôleur de la maison de feue S. A. R. Madame, Charles Basset, conseiller du Roi, élu en l'élection de cette ville et autres, pour divers héritages; René Dervillé, capitaine de bourgeoisie de ladite ville de Château-du-Loir, pour un corps de logis situé en la même ville, appelé Gaugué; M e François Hardouineau, sieur de Guineux, avocat au siége royal de cette ville; Marie Ferrand, veuve de M e Pierre Potier, sieur de La Burasserie, pour une pièce de terre située au lieu de La Triperie, paroisse de Luceau, et le lieu et dépendances des Mignons, autrement Les Chats, situé près la chapelle de Rahard, en ladite paroisse; M e Pierre Serpin, avocat en Parlement, pour un jardin situé à Voltard, paroisse de Vouvray-sur-Loir; Jean-François Guébrunet, cavalier de la maréchaussée de Château-du-Loir et y demeurant, pour une cave faisant partie de la baillée des Trois-Rois; demoiselle Françoise Moynerie, veuve du sieur Pottier Du Charme, pour divers biens; Pierre Barat, bourgeois, demeurant à Beaumont-la-Chartre, pour un jardin sis à Château-du-Loir sur le chemin de Portaveau aux Récollets; M e Jacques Prévost, greffier en chef de l'élection de cette ville; M e Jacques-Christophe Denyon, avocat du Roi en la Sénéchaussée de cette dite ville de Château-du-Loir; M e François Simon, conseiller du Roi en ladite Sénéchaussée, mari d'élisabeth Bertereau, auparavant veuve de M e Léger Bongars, sieur de Champeaux; M. Pierre Potier, capitaine au régiment de Guéret, père vitric? des enfants mineurs de défunt Pierre Béduet, sieur de La Perrine, pour la baillée des Sablonnières, en Luceau; M e Jean Chouteau, curé de la paroisse de Vouvray; M e Jacques Paissac, notaire royal à Thoiré; M e François de La Rue, prètre, licencié ès lois, curé commendataire de la paroisse de Saint-Martin de cette ville, pour 70 chaînées de pré, au lieu de La Borde-aux-Bouchers, paroisse de Vouvray; M e Jean Rocher, élu en l'élection de Château-du-Loir, dame Françoise Guillard, veuve de M e Charles Des Montis, écuyer, sieur de Montreuil, demeurant au faubourg de La Pitouillère, de cette ville, paroisse de Luceau, Anne L'Herbette, veuve du sieur Serpin, grenetier au Grenier à sel, demeurant aussi au faubourg de La Pitouillère, paroisse de Vouvray, et autres, pour plusieurs héritages; M e François Simon, conseiller en la Sénéchaussée, et François Basset, prêtre habitué en la paroisse de Saint-Guingalois, comme gouverneurs et administrateurs de l'hôtel-dieu de cette ville, pour une cave en roc située sous le roc de Gaugué, une maison sise aux Rochettes et divers autres biens; M e Charles Brébion, prêtre, bachelier en théologie, curé de Mézeray; M. Jean-Baptiste Le Masson de Trèves, écuyer, seigneur du Bois-Sain-Martin, demeurant en cette ville, pour un quartier de terre situé près l'église des Récollets; Étienne Bodin, bourgeois, demeurant à Montabon, pour 12 boisselées de terre labourable situées à La Fortaillière, même paroisse; M e Jacques Potier, prêtre, curé de ladite paroisse de Montabon; etc. Tables des noms de personnes. H (Registre.) In-f, 152 feuillets, papier. XVIII e siècle. Prieuré de Saint-Guingalois de Château-du-Loir. «Cueilleret des cens et rentes censuelles dues à la seigneurie dudit prieuré pour raison des biens scitués dans son enclave, payables au jour Saint-Brice et autres, sauf pour Montabon.» Censitaires: Joseph Derré, Pierre Desécots et autres, pour plusieurs maisons sises au bas de la ville, appelées les Trois-Rois, sur la grande rue tendant du ruisseau de Baudron au carrefour de La Pautonnerie, 1 sou 6 deniers de cens, 2 corvées et 8 sous 6 deniers de rente; le sieur Moreau et la veuve Chaudemanche, pour plusieurs maisons sur la rue qui descend des Halles au carrefour Bernard, 10 deniers de cens et 1 livre 15 sous de rente; M e Pierre Mellier, notaire royal, et Guillaume Bourgouin, boulanger, pour plusieurs maisons sises sur ledit ruisseau de Baudron, 12 deniers de cens et 2 corvées; Jacques Dauxerre, boulanger, pour une maison sise près le carrefour du Pilori, joignant d'un côté le jardin du prieuré, et d'autre, la rue qui conduit du bas des Halles au carrefour et au ruisseau de Baudron, 3 deniers de cens et 12 sous 3 deniers de rente; Nicolas Basty, maître chapelier, pour une cour et un petit appentis où il fait fouler ses chapeaux, 6 deniers de cens et 2 livres de rente; M e René Loyau, prêtre, à cause de l'aître et appartenances de La Vesquerie, consistant en maisons, grange, établie, toit à porcs, cours, jardins, terres labourables, contenant environ 6 arpents, situé sur le chemin qui conduit de La Croix-Bardet à La Motte-Dolbeau, 20 deniers de cens; Marguerite Brunet, veuve de M e Pierre Malenfant, pour La Grande-Motte-de-Gogné, contenant environ 3 quartiers de vigne, 10 deniers de cens; le sieur Jean Le Cointre, mari de demoiselle Marguerite Courbefosse; Louis Sarcé, maître chapelier; M e Pierre Chevalier, curé de Jupilles, fils et héritier du sieur Chevalier, médecin; Antoine Dubois, commis au sel, pour une maison, une cave en roc et autres biens sis aux Rochettes, 8 deniers de cens; M e Julien Potier, conseiller du Roi, receveur des Consignations à Château-du-Loir; le sieur Duchesne, curé de Courdemanche; dame Anne Barbin de Beauregard, veuve du sieur Jean Boussard de La

122 Doussinière, brigadier des Gardes du corps; M e François Brizebarre, notaire royal; etc. Table alphabétique des noms de personnes. H (Registre.) In-f, 248 feuillets, papier, XVIII e siècle. Prieuré de Saint-Guingalois de Château-du-Loir. Fief de Montabon. «Cueilleret des cens et rentes censuelles et féodalles dues à la seigneurie dudit prieuré» dans l'étendue du fief de Montabon. Censitaires: Marguerite Boudet, veuve du sieur François Delaunay, pour 10 hommées de vigne sises près la maison de Beaulieu, au clos des Perrins; dame Anne Macé, veuve de Pierre Bezard, sieur des Vaux, pour l'aître Huard, autrefois Les Maisons-Brûlées; M e Charles Prévost, curé de Sainte-Cécile, titulaire de la prestimonie de Montabon; Jean Rousseau et autres, pour le lieu et appartenances des Faberdières, joignant le chemin de Château-du-Loir à Vaas; Mathurin Benoît, pour l'aître et appartenances des Bruères, autrement Dorissonnière; Jean Poisson, à cause du lieu des Mottez, contenant 14 arpents; Julien Giraudeau, pour le lieu et appartenances de L'Izambardière, contenant 4 arpents, joignant le chemin de La Doltière à Boiscorbon; M e François de La Rue, curé de Saint-Martin de Châteaudu-Loir; Joseph Le Roy, bourgeois de Château-du-Loir, pour le lieu et appartenances de La Bigorerie, alias Les Genets, contenant 10 arpents; l'abbé de Beaulieu, pour l'aître et appartenances de L'Épau, contenant 4 arpents; Anne-Marie Macé, veuve de Pierre Bezard, sieur des Vaux, pour le lieu de La Fouchetière, contenant 2 sexterées; Étienne Bodin, pour le lieu de La Vigne-Rouge, contenant 7 boisselées; Joseph Bourgoin, pour l'aître et appartenances de Vaubaudoin; Guillaume Gandon et autres, pour l'aître et appartenances du Perray, alias Le Tertre- Rouge; Étienne Bodin, susnommé, pour l'aître et appartenances de La Fortaillière, à présent La Marquisière; M e Jacques Hunet, pour l'aître de La Falbardière; Louis Giraudeau, pour la métairie de La Maurousière; Marguerite Rocher, pour l'aître de La Chevalerie; etc. Tables alphabétiques réelle et personnelle. H (Feuille.) 1 pièce, parchemin. XII e siècle Prieuré de Bouère, dépendant de l'abbaye de Marmoutier de Tours. Vidimus de plusieurs lettres anciennes par le garde des sceaux des contrats d'angers. La première est une sentence de Étienne de Marchaio, sénéchal d'anjou pour le roi d'angleterre, Henri, déclarant qu'aux moines de Marmoutier établis à Bouère (Boerie) appartient exclusivement le droit de pressurage de toutes les vignes de cette localité et des environs, quel qu'en soit le propriétaire, chevalier, bourgeois, paysan, moine, templier ou hospitalier. Hamelin d'antenaise (de Antenosia) se confiant, dit le juge, dans sa force et non dans son droit, construisit à Bouère un pressoir, contrairement au droit des moines, qui, pour faire cesser cette usurpation, s'adressèrent au roi Henri d'angleterre. J'en reçus l'ordre de protéger les moines, de contraindre Hamelin à se désister de ses prétentions injustes et de terminer cette affaire selon les règles ordinaires de la justice. Plusieurs fois cité à comparaître devant moi, Hamelin fit toujours défaut et ne répondit pas même à mes citations. A cause de son haut rang (propter nobilitatem ejus), je dissimulai, ne rendant point aux moines la justice qu'ils réclamaient. Ils se plaignirent alors de ma conduite au Roi qui, irrité outre mesure contre moi, me fit les plus terribles menaces, de sorte que je le quittai plein de crainte et citai, de nouveau, Hamelin par deux prud'hommes et par mes lettres. Il fit encore défaut, tandis que les moines se présentèrent accompagnés de témoins et d'avocats et demandant aux juges qu'il fût passé outre. Mais Robert de Sablé (de Sabolio), qui était présent, me supplia de citer encore une fois ledit Hamelin, ce que je ne voulus faire sans le consentement des moines. L'ayant obtenu, j'ajournai de nouveau Hamelin au jour des vigiles de Saint-Jean-Baptiste pour tout délai, et il ne vint ni n'envoya personne à sa place. Mais les moines se présentèrent et réclamèrent une décision. Comme l'absence d'une des parties doit être suppléée par la présence de Dieu, toute la cour réclama des moines la preuve qu'ils possédaient ce droit de pressurage. Ils dirent qu'ils l'avaient reçu en perpétuelle aumône de ceux à qui il appartenait; ensuite leurs témoins déclarèrent sous la foi du serment, qu'ils voyaient, depuis plus de soixante ans, les moines en possession de ce droit et qu'ils avaient entendu dire à leurs pères la même chose. Les juges alors firent jurer à mes sergents qu'ils avaient bien cité Hamelin, et, sur ce serment, les barons décidèrent que ce que l'église avait possédé en droit et sans conteste pendant soixante ans, devait être sa propriété. Ces juges sont: Moi, Étienne, sénéchal, Geoffroy, évêque d'angers, Etienne, doyen d'angers, Barthélemy de Château-Contier (de Castro Gunterii), Robert de Sablé, Maurice de Craon (de Creonio), Payen de Vaiges (de Vegia), Briencius de Vareria, Raynaldus de Vo, et plusieurs abbés, chevaliers et bourgeois (burgenses). (Sans date. Fin du XII e siècle.) La deuxième est une charte du même Henri (II), roi d'angleterre, duc de Normandie et d'aquitaine, comte d'anjou, adressée aux archevêques, évêques, comtes, barons et à tous ses baillis, par laquelle, prenant sous sa protection tous les biens des moines de Marmoutier, et particulièrement leur maison de Bouère, il confirme, sur les prières de Robert, abbé de Marmoutier, de Richard, prieur de Bouère, et de Hamelin d'antenaise (de Altanosia), le jugement rendu en sa cour d'angers, qui attribue aux moines de ladite abbaye, seuls, le doit d'avoir un pressoir dans le bourg de Bouère ou dans les vignes voisines; et si quelqu'un s'avise d'en avoir un autre, il veut qu'il soit condamné à payer 10 marcs d'argent à son bailli de Châteauneuf (de Castronovo), qui devra aussitôt le faire détruire. Témoins: Cancellarius Gaufridus Ridel, Guillelmus Martini et magister Germanus, scriptores mei, Gaufridus Anglicus, magister Stephanus Fulgeriensis, capellani mei, Guillelmus episcopus Cenomanensis, Gaufredus Andegavensis, Rothodus Ebroicensis, Petrus filius Guidonis custos turris Cenomanensis et Guillelmus de Lanvalaio. (Sans date. Fin du XII e siècle.) La troisième est une charte de Guillaume (de Passavant), évêque du Mans, par laquelle il déclare que Hamelin d'antenaise (de Antenosia) étant venu le trouver à Solesmes (apud Solismas), lui a déclaré, avec une profonde humilité, qu'il reconnaissait le droit des moines de Marmoutier d'être les seuls à avoir un pressoir dans la paroisse de Bouère. A cette reconnaissance ledit Hamelin ajoute encore au profit des moines, le don de diverses libertés sur sa

123 terre; il confesse que c'est injustement qu'il avait fait lui-même établir un pressoir à Bouère; et enfin, sur sa demande, l'évêque Guillaume, acceptant et confirmant toutes ces déclarations, prononce l'excommunication contre ceux qui viendront à violer les droits constatés au présent acte. Ce fut fait à Solesmes en présence des témoins ci-après: Bulgericus cantor Cenomanensis, Eustachius archidiaconus, Guillelmus Chafin, Guillelmus notarius meus, Matheus nepos decani, Pautha et Boemus servientes mei, Elinandus prior Solismensis, Garinus Poher monachus ejusdem loci, Ricardus prior Boerie (Bouère), Hugo de Melleio (Meslay) et Savaricus, Majoris Monasterii monachi, Rainaldus Vindocensis prior Sabolii (Sablé), Matheus presbiter Sancti-Maclovii; de parte Hamelini: Lisiardus de Saugia (Sauges), Robertus de Castelereio (du Châtellier), Garinus et Robertus Borguel Normannus terri et multi alii. (Sans date. Fin du XII e siècle.) La quatrième est un vidimus par Hamelin d'antenaise (de Altanosia), d'une charte de Hamelin, évêque du Mans, et de Guillaume Des Roches, sénéchal d'anjou, qui constate que Savar d'antenaise (Altenaisia), après avoir contesté l'accord passé entre les moines de Marmoutier et Hamelin, son père, à raison de certains droits en la paroisse de Bouère, finit par le reconnaître. Aux termes de cet accord, ledit Hamelin avait consenti à faire détruire le pressoir qu'il avait établi contre le droit des moines, et à les indemniser du préjudice qu'il leur avait ainsi causé; de plus, il avait renoncé à jamais en faire construire ou laisser construire à d'autres dans l'étendue de son fief de Bouère; il avait aussi été décidé que les hommes des moines de Bouère n'iraient point à l'armée ni à la corvée, excepté en temps de guerre et seulement pour fortifier le bourg des moines (ad claudendum burgum monachorum); enfin, Hamelin avait encore concédé par cet acte certains autres droits et franchises aux religieux de Bouère, lesquelles concessions sont toutes confirmées par ledit Savari, en présence des témoins suivants: Symon frater ejus, uxor predicti Salvarici, Rolandus de Meral, Hugo de Altaripa, Symon de Sancto-Dionisio, Hamelinus de Laveissosere, et Petrus frater ejus clericus, Fulco de Lomeie, Philippus Borrel, Goffredus de Clahers, Johannes Rigol, Radulfus Normant, Ernulfus de Furno et Johannes filius ejus; ex parte monachorum: Guillelmus prior de Sabolio, Gervasius prior de Boeria, Goffredus prior Daumere, Goffredus prior de Vitre, Evanus tunc cellarius, Dionisius, monachi; Nicholaus clericus, Robertus Morel, Raginaldus Ruffus, Lambertus Lecorveiseir, Raginaldus de Balae (Ballée), Gervasius clericus nepos prioris, et multi alii. Après avoir ainsi rappelé la teneur de cette charte, Hamelin d'antenaise la confirme lui-même tout entière et la fait également confirmer par l'évêque du Mans qui, sur sa demande, y attache son sceau (1234). La cinquième pièce est une reproduction littérale de la précédente. La sixième est une charte des religieux de Marmoutier de Tours et de leur abbé Hugues, constatant que leur maison de Bouère ayant obtenu de Henri, roi d'angleterre, le droit exclusif d'avoir un pressoir dans l'étendue de ladite paroisse, et un certain noble nommé Simon, seigneur de Saint-Denis, ayant eu l'audace d'en faire construire un malgré leur défense, ils avaient dû, dans leur intérêt, le traduire devant la cour de Guillaume Des Roches, alors sénéchal d'anjou, qui l'avait condamné à détruire ce pressoir. Quelque temps après, ledit Simon vint supplier les religieux de Marmoutier de lui laisser reconstruire le pressoir qu'il avait été condamné à détruire, leur offrant en échange sa terre de Boxeria, située près leur terre de Chapinseria, franche et quitte de toute redevance, exaction et coutume, et les acquittant de 5 sous tournois de cens et de 5 sous de taille qu'ils lui devaient, chaque année, pour leur maison de Bouère, et généralement de toutes tailles communes et de toutes redevances. Les moines acceptèrent ces propositions, et Simon de Saint-Denis leur fit ces dons du consentement de Savary d'antenaise (de Altanosia), son seigneur féodal, et encore avec l'agrément de Denise, sa femme, et de Philippe, Simon et Foulques, ses fils. Et parce que ledit Simon n'avait pas de sceau à lui personnel, cette charte fut revêtue de ceux du chapitre et de l'abbé de Marmoutier, de Guillaume Des Roches, devant lequel fut passé cet acte, et encore de celui de Savari d'antenaise (1237). La septième est une charte du doyen de Beaumont (de Bello-Monte), contenant accord entre Philippe de Saint-Denis et le prieur de Bouère, à raison du préjudice que ce dernier prétendait lui avoir été causé par ledit Philippe, qui avait admis des étrangers à pressurer leur marc au pressoir que les moines de Marmoutier l'avaient autorisé à faire construire en la paroisse de Bouère, mais seulement pour son usage. Le prieur de Bouère lui réclamait à cet effet 100 sous d'indemnité. Les parties finissent par s'entendre; ledit Philippe renonce à admettre désormais des étrangers à son pressoir, et, pour chaque marc qu'il recevra, il payera au prieur de Bouère 10 sous tournois d'amende. Il est encore convenu que ledit Philippe délivrera bon et valable titre de cette reconnaissance, lequel titre devra être scellé du sceau de son fils aîné et de celui du doyen de Sablé. Cet acte daté du mois de mai 1247, était revêtu du sceau du doyen de Beaumont. La huitième est le titre délivré par Philippe de Saint-Denis au prieur de Bouère, en vertu des conventions précédentes (mai 1247). La neuvième est une charte d'étienne, sénéchal d'anjou, contenant accord entre les moines de Marmoutier et Jean Ricol, qui étaient depuis longtemps en contestation pour un pressoir que ledit Jean avait fait construire à Bouère sans la permission des moines de Marmoutier, qui avaient droit de l'en empêcher. Par suite de cet accord ledit Jean, reconnaissant les droits des moines, leur fait don d'une ouche de terre (hoscham terre Johannis de Camera) et de la dîme dudit pressoir, et de leur côté les moines lui concèdent le droit de conserver son pressoir à perpétuité. Témoins: Guillelmus Rolandi, Bertolomeus, frater ejus, Raginaldus Corbel ejus filius, Stephanus Bonus Amicus, Gaufridus vicarius, Radulfus Normandis et plures alii. (Sans date. Fin du XII e siècle.) Sentence rendue aux assises de Tours par Guillaume de La Tousche, juge ordinaire et lieutenant général du bailli de Touraine, qui maintient le prieur de Bouère (Boère), dans la possession exclusive du droit de pressurage, «des vins, vendenges et autres brevaiges» à l'encontre de Philippot Le Goulays, qui avait fait édifier un pressoir en «la ville» de Bouère. (1400. Texte français.) H (Registre.) In-4, 446 feuillets, papier.

124 Prieuré de Bouère. Fief dudit prieuré. Déclarations rendues par: Maurice Périgeois, closier, demeurant à La Heltière-des-Bois, paroisse de Saint-Denis-d'Anjou (Mayenne), pour la moitié d'un verger contenant 12 cordes et demie, situé près le village de La Milardière, à Bouère; M e François-René Bêché, licencié ès lois de la Faculté de Paris, avocat au Parlement, procureur du Roi au siége du Grenier à sel et avocat aux autres siéges royaux de Château-Gontier et y demeurant, paroisse Saint-Remy; Anne Tessé des Ouzerais, demeurant à sa terre du Plessis, paroisse de Grez; M e René-Robert Bourdet, prêtre, curé de la paroisse de Bouère; messire Louis-François- Séraphin Du Boisjourdan, chevalier, seigneur des Courans, Chasnay et autres lieux, demeurant en son château des Courans, paroisse de Longuefuie (Mayenne); M e René Jouet, prêtre, corbellier de l'église d'angers, y demeurant paroisse de Saint-Aignan, titulaire de la chapelle Saint-Jean, aliàs La Madeleine, desservie en l'église dudit Bouère; Jacques Fouret Du Pineau, marchand, demeurant au Buret (Mayenne); M e Pierre-Claude-Geoffroy de Villeneuve, prêtre, curé de la paroisse de Préaux (Mayenne); Jean Daulaine, vitrier à Bouère; Jean Sesboué, sieur de La Roullière, marchand tanneur audit Bouère; Alexis Jamin, maître en chirurgie, même paroisse; Charles Sesboué de La Mathouraizerie, marchand fermier audit Bouère; François de Vernay de La Thélinière, bourgeois, dite paroisse; Timothée Lemercier, conseiller du Roi, élu et doyen au siége présidial de l'élection de La Flèche, comme propriétaire de la métairie du Petit-Digeon, paroisse de Buret; M e Joseph Renusson, prêtre, titulaire de la chapelle du château du Boisjourdan, à Bouère; M e Mathurin-Étienne Anjubault, notaire royal à La Cropte (Mayenne); Marie Duchemin de La Jarossais, veuve de Joseph-Nicolas Rousseau de Monfrand, écuyer, tant pour elle que pour les enfants mineurs issus du mariage de Marcelle Avril, écuyer, seigneur de Pignerolle, et de feue dame Anne-Jacquine Duchemin de La Jarossais; M e François-Jérôme Gautier de La Villaudray, prêtre, doyen de l'église collégiale de Saint-Thugal de Laval, titulaire de la chapelle de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, desservie au château de La Vaissousière; Louis Varin, écuyer, seigneur de Juigné, La Thébaudière et autres lieux, demeurant en son château de La Thébaudière, paroisse de Juigné; M e Louis-Joseph Bonneau, licencié ès lois, notaire royal apostolique à Château-Gontier, pour la métairie de La Goulivière, en Grez; Jean Bleslin, négociant à Sablé, comme administrateur de l'hôtel-dieu dudit Sablé, pour le lieu et appartenances du Portal, à Bouère, et le lieu et closerie de Lorière, même paroisse; Louis Leduc de La Pironnaye, bourgeois, demeurant à Bouère; Anselme-René Bûcher de Chauvigné, écuyer, seigneur de Saint-Brice et autres lieux, maire et capitaine général de la ville d'angers, y demeurant; Jacquine Beauplet, maîtresse d'école, demeurant au lieu de La Pifferie, à Bouère; M. Michel-Julien Dubois de Beauregard, seigneur de La Rochère, Villiers et autres lieux, écuyer, contrôleur ordinaire des guerres, demeurant à Laval, étant aux droits par acquêt de M. René-Louis-Pierre de La Barre, chevalier, seigneur de Préaux; messire Pierre-Victoire de Sarcé, chevalier, seigneur de Bossé, Dissé, La Sevaudière et autres lieux, chevalier de Saint-Louis, capitaine au régiment de Guienne, demeurant en son château de Bossé, paroisse d'aubigné; etc. Déclaration du temporel dudit prieuré faite à messire Daniel-Anne Gautier de La Villaudray, chevalier, seigneur de Bouère, La Vaissousière et autres lieux, au regard de la châtellenie de Bouère. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Prieuré de Saint-Nicolas de Sablé, dépendant de l'abbaye de Marmoutier de Tours. Déclarations rendues, au regard de la baronnie de Sablé, à Claude de Lorraine, comte de Guise et d'aumale, vicomte d'elbeuf, gouverneur et sénéchal héréditaire de Champagne, baron de Joinville, La Juhel, La Ferté-Bernard et Sablé, par Gaspard Foucher, chanoine de l'église d'angers, titulaire dudit prieuré (1527); par dom Jacques Le Clerc, religieux bénédictin en l'abbaye de Marmoutier de Tours, à messire Jean-Baptiste Colbert, chevalier, marquis de Torci, Croissy, Sablé, Boisdauphin et autres lieux, commandeur des ordres de S.M., ministre d'état (1728). Échange conclu entre noble M e Jacques d'espinelle, prieur de Saint-Nicolas de Sablé, et François Houssays, marchand audit Sablé (1608). Lettre du marquis de Torci à un religieux de Marmoutier pour lui demander communication du titre de fondation dudit bénéfice (1727). Procès-verbal des bois dépendant dudit prieuré, dressé par Hervé Samson, arpenteur général des Eaux et Forêts du département de Touraine, Anjou et Le Maine, demeurant au Mans, commis par M gr Le Boultz, conseiller du Roi en ses conseils, grand maître, enquêteur et général réformateur des Eaux et Forêts dudit département, à la requête de dom Jean Rousseau, religieux bénédictin, prieur commendataire de Saint-Nicolas de Sablé. Ces bois sont ceux de Saint-Blaise, contenant 20 arpents 96 perches; des Grandes-Basinières, contenant 10 arpents 41 perches; des Petites-Basinières, contenant 7 arpents 86 perches; le grand bois de Belnoë, contenant 5 arpents 30 perches; le bois de La Bruère, contenant 1 arpent 63 perches; le bois nommé la Forêt de Belnoë, contenant 49 arpents, tous situés à Sablé (1764). Plans desdits bois dressés par le même arpenteur. Adjudication devant M e Louis Blanchardon, conseiller du Roi, maître particulier des Eaux et Forêts de la maîtrise du Mans, pour la somme de 13,900 livres, de la superficie des bois de Bellenoë, afin de contribuer aux réparations des bâtiments de Marmoutier, ruinés par le tonnerre et le débordement de la Loire (1708). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Prieuré de Saint-Sulpice de Ballée (Mayenne), dépendant de l'abbaye de Marmoutier de Tours. Déclarations du temporel de ce prieuré rendues; à messire Robert Le Vayer, chevalier, seigneur de Ballée, par frère Jean Louau, prieur (1503); au même, par frère Laurent Bryant, prêtre, prieur (1520); par le même prieur à messire Étienne Le Vayer, écuyer, seigneur de Ballée. Bail pour 6 ans du temporel dudit prieuré, consenti par noble Charles de La Jaille, écolier au collège royal des Pères Jésuites de La Flèche, prieur, à M e Bertrand Juffe, prêtre, curé

125 de Saint-Pierre-de-la-Cour (Mayenne), et Pierre Juffe, marchand audit Ballée, moyennant un loyer annuel de 460 livres tournois (1621). H (Cartulaire.) In-f, 60 feuillets, papier. (Écriture du XVII e siècle.) XI e -XVI e siècles. Prieuré de Notre-Dame de Torcé, dépendant de l'abbaye de Marmoutier de Tours. Charte de Rotrou de Montfort, (de Monteforti), par laquelle Geoffroi Chapel et Julienne, sa femme, donnent aux religieux de Marmoutier 7 sous de cens à recevoir chaque année à Torcé (apud Torceyum), avec les droits de gants, de ventes et de justice (cum gantis et vendicionibus et omni justitia usque ad baculos Campirnum tradendos in feodo Guidonis de Lathoca et Gauterii Anglici). Rotrou, dans le fief duquel sont situés les objets de cette donation, consent, pour l'amour de Dieu et par dévotion à Saint-Martin, à la ratifier en présence des témoins suivants: Matheus de Buxo, Guillelmus Beslune, Odo de Buxo, Guillelmus Sodoer, Odoberius Sodoer, Gaufridus Peloin et plures alii. (1196.) Charte constatant que du temps de Guillaume, abbé de Marmoutier, Thomas, prieur, et les moines de Torcé (de Torciaco), achetèrent une terre sur les bords de la rivière de Durri (Doury), de Raoul Fulberti et de la femme Gaudeberti Fabri, pour le prix de 30 sous, et à la charge de 18 deniers de cens payables à la Saint-Jean de chaque année. Plus tard, il s'éleva une contestation au sujet de 2 sous de cens que les moines ne voulaient pas payer. Alors le fils dudit Raoul, sur le point de mourir, pria son père de faire remise aux moines de 6 écus (nummos) de cens, ce à quoi lesdits Raoul et Gaudebert voulurent bien consentir. Les autres personnages et témoins mentionnés dans cette charte sont: Radulfus filius Fulberti, Rotbertus proefectus ejus et uxor Radulphi. Haris, et Annetis uxor Gaudoberti et filii ejus Andreas et Guillelmus et gener Radulphi, Ingelvandus, Odorophus, Gaufredus de Torciaco (Torcé), Hulgotus de Tosce et uxor ejus et Guidon filius Christiseld, Guillelmus Dives, Albericus et soror ejus Hildeburgis, et mater eorum, Albertus filius Joscelini, Radulfus de Macinniaco, Richardus de Ponte, Exmenerius filius Benedicti, Johannes Oriolus, Christianus carpentarius, Otgerius filius ejus, Elno Durandus et Robertus frater ejus, Petrus Pintor, Blanchardus Both, Pelletarius adfirmatus in foro Male-Stabule (Bonnétable) ante filius Radulphi, Guido de Cortevallen, Guillelmus de Morlet, Loffredus de Corteparent, Odorinus, Herveus de Monte-Forti (Montfort), Girardus Boteferri, Vitalis presbiter prior Sancti-Cenerici (Saint-Célérin), Johannes et Aimericus. (Sans date. XII e siècle.) Charte de Hildebert, évêque du Mans ( ), par laquelle il confirme aux moines de Marmoutier le don de l'église de Torcé (de Torciaco), qu'ils tenaient de la dévotion de quelques fidèles. Daté au Mans (Cenomanis civitate), du 2 des calendes d'octobre. Sentence arbitrale rendue par Geoffroy (de Loudon), évêque du Mans, sur une contestation élevée entre le curé, d'une part, et le prieur et les moines de Torcé (de Torceio), d'autre part, au sujet de 38 septiers de blé que, chaque année, le curé devait prendre dans l'aire du prieuré, savoir: 24 septiers qu'il possédait depuis longtemps, et 14 autres septiers dont Maurice, évêque du Mans, avait augmenté la dotation de son église, et que les moines prétendaient ne pas devoir. L'évêque Geoffroy, pour mettre fin à ce débat et éviter plus tard toute contestation qui pourrait s'élever au sujet des oblations et des prémices de ladite église, dont le prieur et les moines avaient coutume de prendre deux parts, excepté du denier, de la chandelle et du pain bénit qui sont offerts chaque dimanche, des deniers et des cierges offerts par les nouveaux mariés, du pain, du denier et de la chandelle offerts par les femmes faisant leurs relevailles, décide que toutes les oblations et prémices de ladite église appartiendront au curé, qui, en outre, pour la quantité de blé à lui due, recevra annuellement, sur la dîme de Torcé, huit septiers de seigle seulement au temps de la moisson (1241). Transaction passée devant Guillaume (de Passavant), évêque du Mans ( ), entre les moines de Marmoutier et un certain chevalier, nommé Foulques de L'Ile (de Insula), au sujet de diverses places situées dans le fief du prieuré de Torcé (de Torceio), pour lesquelles une longue contestation avait surgi entre les parties. Les moines abandonnent ces places audit Foulques et celui-ci s'engage, de son côté, à leur en payer chaque année, à l'assomption, 2 sous 3 deniers mansais de cens, assis sur son moulin à foulon de Charruel (in molendino fulatorio), nouvellement construit, ou sur un moulin à blé, à leur volonté. Témoins: Regnaudus precentor, Petrus archidiaconus, Paganus Garot, Philippus frater precentoris, Hamericus frater eorum, Matheus de Sancto-Cherella. (Sans date.) Charte de l'official du Mans par laquelle Geoffroy de Torcé (de Torceio) et Marguerite, sa femme, pour le salut de leurs âmes et afin de participer aux bonnes oeuvres de l'église de Marmoutier, donnent aux moines de Notre-Dame de Torcé, près Bonnétable (Juxta Malum- Stabulum), le bois de Effarto, situé en ladite paroisse de Torcé, à la charge par les moines de célébrer chaque année leur anniversaire dans leur église (1235.) Charte par laquelle Guillaume de Blandeio, chevalier, confesse que, par suite d'un don fait au prieur de Torcé par ses ancètres, celui-ci avait droit de prendre annuellement 6 septiers de blé sur la portion que son aïeul et son père possédaient dans les dîmes de l'église de Bonnétable (de Mala-Stabula). Il reconnaît, en outre, que son père en vendant ces dîmes à noble homme Rotron de Montfort (de Monteforte), avait expressément déclaré lui-même que cette quantité de blé était due aux religieux dudit prieuré (1256). Accord passé devant Maurice, évêque du Mans, entre l'abbaye de Marmoutier et le prieur de Torcé, d'une part, et les curés de Notre-Damede-Vair, de Nogent-le-Bernard, de Bonnétable et de Rouperroux (Beate Marie de Vario, de Nogento-Bernardo, de Malo-Stabulo, de Ruperrous), d'autre part, au sujet des deux parts des dîmes des bois du seigneur de Montfort que les moines prétendaient leur appartenir comme leur provenant d'un don à eux fait par le seigneur de Montfort et confirmé par Guillaume, évêque du Mans. Il est convenu que le prieur de Torcé aura seulement la moitié des dîmes précitées, et que les curés susdits auront l'autre moitié. A défaut du prieur de Torcé, Étienne, doyen d'évron (de Ebronio), promet, sous peine de 10 livres mansaises, de faire ratifier cet accord par l'abbé et les moines de Marmoutier (1231). Sentence arbitrale rendue par Denis, chanoine de Saint-Julien du Mans, choisi par les parties pour terminer une contestation élevée entre le prieur de Vivoin (de Vivonis), auquel prieuré avait été récemment unie la maison des

126 moines le Torcé, et Egidium de Touque, au sujet de 3 septiers de seigle que le prieur susdit prétendait avoir droit de recevoir, chaque année, dans l'aire dudit Gilles. Il est décidé qu'une certaine maison en pierre, située devant la demeure des moines de Torcé, dans leur fief et leur censive, et qui appartient audit Gilles, restera auxdits moines pour 2 des septiers précités, et qu'ils prendront le troisième septier dans l'aire dudit Gilles, chaque année, au temps de la moisson (1241). Charte par laquelle Philippe, humble abbé du monastère de Saint-Calais (SanctiKarillefi), et tout le couvent dudit lieu baillent à emphytéose, moyennant une rente annuelle de 6 septiers de blé, savoir: 4 de seigle, 1 d'orge et 1 d'avoine, mesure de Montfort, payables le jour Saint-Rémy, à l'abbaye de Marmoutier et au prieur de Torcé (de Torceyo) tout et tel droit de dîme que le prieur du prieuré de Braitel ou de La Pelouse (de Braocello, de Bracello, de Braicello, aliter de Pellousa), dépendant de l'abbaye de Saint-Calais, avait et pouvait avoir dans la paroisse de Torcé, à l'exception de la dîme du moulin de Bello-Radio (Beauray), qui continuera d'appartenir audit prieur de Braitel (1342). Accord entre Pierre de Vendôme, chevalier, seigneur de Fleuré et de Torcé, et le prieur de Torcé, au sujet du droit de voirie sur le fief dudit prieur. Il est convenu que ledit Pierre de Vendôme ne conserve son droit que sur trois aîtrages dépendant du prieuré, moyennant 10 livres tournois payées par le prieur audit chevalier (1335). Charte d'ysabeau de Parthenay, comtesse de Harcourt, vicomtesse de Châtellerault et dame de Montfort-le-Rotrou, par laquelle elle abandonne à Dieu et aux religieux du prieuré de Torcé, tout droit de justice dépendant de sa châtellenie de Montfort, sur l'enclos dudit prieuré, «en tant comme monte le hebergement et la clouaison du vergier, laquelle clouaison, hebergement et tout contient 4 journaux,» moyennant que le prieur dudit lieu sera tenu de célébrer, pendant sa vie et après sa mort, 3 messes solennelles à son intention, chaque année, et que tout le reste du temporel dudit prieuré demeurera sujet en justice et ressort des châtellenies de Montfort et de Bonnétable (1352). Vidimus par l'official de Tours, en 1446, d'une charte de Rotrou de Montfort (de Monteforte), par laquelle il donne au prieur de Torcé la dîme du panage de ses bois (1219). Charte de l'official du Mans qui constate que Guillot, dit L'Évêque (Guillotus dictus Episcopus), vendit au prieur de Torcé six deniers mansais de cens pour le prix de 20 sous et 1 septier de seigle payés comptant (1251). Charte par laquelle Rotrou, seigneur de Montfort et de Bonnétable (dominus Montisfortis et Mali- Stabuli), après avoir longtemps contesté au moines de Marmoutier les droits de dîmes que ceux-ci prétendaient leur avoir été donnés par ses ancêtres sur le marché, le panage et le moulin situé in calciata de Bonnétable, finit par donner lui-même et par confirmer ces droits de dîme aux susdits moines pour en jouir de la manière suivante: en ce qui concerne le marché, ils en auront un sur dix, excepté les amendes de forfaitures de sang, et de vol, qui appartiendront au seigneur de Montfort, si le coupable est pris le même jour (excepto foris facto sanguinis et latrocinii si captus fuerit in die suo, quod meum erit et mihi remanebit). Si les foires viennent à tomber un jour de marché des moines, ils auront un autre marché avant ou après ces foires. Si ce marché vient à être vendu, les moines recevront chaque année le dixième du prix de vente de l'acquéreur, qui devra s'engager par serment à payer cette redevance au prieur de Torcé. Quant au panage, quiconque en usera devra faire serment d'en rendre le dixième au prieur. Si le moulin vient à être affermé, le fermier et le meunier jureront de même au prieur, par le serment de leur corps, de lui rendre la dîme. Si ledit seigneur de Montfort le fait valoir lui-même, chaque fois qu'il viendra partager avec les meuniers, le prieur sera appelé pour recevoir sa dîme. Rotrou investit de ce don Raoul, prieur de Saint-Célerin (Sancti-Serenici), et Geoffroy, prieur de Torcé (de Torceyo). Cette charte portait, outre le sceau de Rotrou, celui de Geoffroy, abbé de Marmoutier. Témoins: Maricius de Alenis (Aulaines), magister Robertus Picte (?), Bonellus, Renaudus de Malo-Stabulo, Philippus Mercator, presbiteri; Sequartus, Bernardus Tachel, Hugo Chappel, milites; Guillelmus stipendarius, Odo papa et multi alii. Ce fut fait l'an 1209, à Bonnétable. (Apud Malum-Stabulum.) Charte d'étienne, abbé, et des religieux de Marmoutier, contenant accord entre le prieur de Notre-Dame de Torcé, d'une part, et Payen de Panon (de Penone), d'autre part, au sujet de 9 deniers mansais que ce dernier prétendait lui être dus chaque année, à la Saint-Jean, par ledit prieur, sur le fief de La Bergerie, et encore au sujet de la moitié des ventes dudit fief, que ledit Payen disait aussi lui appartenir, le prieur soutenant le contraire. Il est convenu, par cet accord, que le prieur payera les 9 deniers mansais, chaque année, au terme susdit, audit Payen, qui de son côté renonce à réclamer aucune part dans les ventes dudit fief (1265). Bail emphytéotique consenti par Geraldus, abbé de Marmoutier, et les religieux de la même abbaye, à Thomas de Hyres, de la paroisse de Sillé-le-Philippe (de Silliaco-Philippo), d'une maison avec un verger derrière, située en la ville de Torcé et dépendant du prieuré dudit lieu, moyennant 50 sous de monnaie courante de rente payables chaque année à Pâques, au prieur de Torcé, et, en outre, à la charge d'en faire chaque année, à la Toussaint, 6 deniers de cens au fief dudit prieuré, et de fournir aussi, annuellement, audit prieur un faneur et un vendangeur. (Février V. S.) Perrot Ynart et Catherine, sa femme, reconnaissent devoir au prieur de Torcé une rente annuelle et perpétuelle de 10 sous tournois, pour raison d'une maison à eux baillée par ledit prieur, sise en la ville de Torcé. (Texte français, 1332.) Baillée à trois vies faite par frère Richard Rogier, prêtre, prieur de Torcé, à Jean Le Barbier et Gillette, sa femme, d'une pièce de terre contenant 2 journaux et demi, située audit Torcé, au fief du prieur, près les landes du Bois-Olivier et les terres de Fleuré, moyennant 20 sous tournois de rente et 6 deniers de cens (1483). Accord passé devant Guillaume (de Passavant), évêque du Mans ( ), entre les moines de Marmoutier et Rotrou de Montfort, à raison de ce que lesdits moines qui possédaient la dîme du panage dans toutes les forêts de Bonnétable (Mali-Stabuli), prétendaient aussi être en droit d'exiger la dîme des fruits provenant des parties de ces forêts qui étaient arrachées, ce que ne voulait pas admettre ledit seigneur de Montfort. Il résulte de cet accord que, au lieu de la totalité de cette dîme, les moines en auront seulement les deux tiers, excepté Brolio Sancti-Jovini, Tollerath, Maltellio, lieux dont ledit Rotrou avait donné les dîmes à Herbert d'orthe, son chevalier (Herberto de Ortheio, militi suo). Si ledit Herbert veut bien engager ces

127 dîmes au profit des moines, ledit Rotrou de Montfort n'y mettra pas d'empêchement. De plus, il est encore décidé que ledit Rotrou donnera, chaque année, à la Saint-Rémy, au moines susdits, de son grenier de Malestable (Mali-Stabuli, Bonnétable), une mine de seigle, en attendant qu'il se trouve assez de bois défrichés et mis en culture pour qu'ils puissent retirer cette mine de la dîme des fruits provenant de ces terres. Rotrou, fils dudit seigneur, consent à cette transaction passée en présence des témoins suivants: Esgaretus capellanus episcopi, Guillelmus archidiaconus, magister Hernaudus notarius, Gervasius bajulus Majoris Monasterii, Ulandus prior Bellisimi, Robertus prior de Tro, Guillelmus abbas prior Lavallensis (de Laval), Daniel prior Santi Celerini et plures alii. (Sans date.) Sentence arbitrale rendue par le sous-doyen, le cellerier et le grenetier de Saint-Martin de Tours, nommés par le Saint-Siége conservateurs des priviléges de Marmoutier, par laquelle Juhel, curé de Beaufay (Beaufay), est condamné à restituer aux moines de Marmoutier la tierce partie de la dîme de blé de Monz... (sic), dans ladite paroisse de Beaufay, dont il s'était injustement saisi, et à rester débiteur envers eux de 20 livres tournois pour les frais faits dans ce procès, mais à la condition que les moines ne pourront exiger le payement de cette somme tant que le curé ne cherchera pas à retenir de nouveau cette portion de dîme au prieur de Torcé (1245). Vente devant le doyen de Montfort (de Monteforti), par Guillaume Le Pelleto et Jeanne, sa femme, au prieur de Torcé (de Torceyo), de 2 sous mansais de rente à prendre chaque année sur une pièce de vigne sise au terroir de Montraut, moyennant 20 sous mansais payés comptant (1278.) Charte du doyen de Bonnétable (de Malo-Stabulo), par laquel Jean Tachel, seigneur de Alneris, de la paroisse de Torcé, fait remise au prieur dudit Torcé de 1 denier mansais de cens qu'il lui devait faire, chaque année, à Pâques- Fleuries (1279). Contrat d'échange conclu entre demoiselle Jeanne Dyerriau, veuve de feu Guillaume de Rochefort, écuyer, dame des Aulnoys, et frère Richard Rogier, prêtre, prieur de Torcé. Celui-ci reçoit une pièce de pré contenant deux hommées et demie, au haut de la prée dudit lieu des Aulnoys, et baille en échange à ladite demoiselle une autre pièce de pré close à haies vives, joignant d'un côté les prés de Touques et des trois autres côtés au domaine de ladite seigneurie des Aulnois. Témoins: noble homme Guillaume de Bouaisnay, seigneur de Courparent, M e Guillaume Bouet, prêtre, chapelain et vicaire de Notre-Dame de Torcé, Macé Hahier, clerc, et plusieurs autres (1502). Transaction passée en la cour de Fleuré entre Jean Le Mercier, paroissien de Torcé, et frère Thomas Cherière, prêtre, prieur dudit lieu, au sujet d'un journal de terre dont la propriété était revendiquée par chacune des deux parties. Ledit Le Mercier se désiste de toutes ses prétentions en faveur du prieur, qui lui donne 6 livres tournois (1478). Reconnaissance d'une rente emphytéotique de 20 sous tournois, assise sur le moulin de Charronneau, consentie à frère Thomas Bazin, prieur de Torcé, par Guyon Le Barbier et Denise, sa femme. (Sans date). Échange d'une rente de 5 sous tournois contre un journal de terre sis à Torcé, entre les moulins des Paillard et le «ruissel» qui en dépend, fait entre Jacques de Montécler, écuyer, et Jean de Montécler, seigneur de Neufmanoir son frère, d'une part, et ledit frère Thomas Bazin, prieur de Torcé, d'autre part (1458). Cession emphytéotique d'une portion de la cour dudit prieuré, pour l'agrandissement de l'église paroissiale, faite à la fabrique par frère Louis Cerclet, prieur, moyennant une rente annuelle de 20 sous tournois (1514). Pouvoir donné par le général des habitants de Torcé aux procureurs de fabrique, de conclure la transaction précédente. Parmi les habitants figurent: noble homme Guillaume de Boesnay, seigneur de Courparent, Hélie de Rochefor, écuyer, seigneur des Aulnois, etc. Reconnaissance au profit du prieur de Torcé, d'une rente annuelle et perpétuelle de 18 boisseaux de mouture assise sur les moulins, étangs et appartenances de Beauroy (Beauray), au fief de Courtailles, en Torcé, consentie par Regnault Jousseaulme, de Bonnétable, qui a pris du seigneur de Courtailles lesdits moulins, lors étant en grande ruine (1458). Procuration donnée par Hélie, abbé de Marmoutier de Tours, à Jean Michelin, prieur de Torcé, Mathieu d'andigné (Dandigneio), prieur de Saint-Célerin, Philippe Hamon, prêtre, et plusieurs autres, à l'effet de soutenir certains procès touchant le prieuré dudit lieu de Torcé, membre dépendant de Marmoutier. (1390. N. S.) Sentence rendue par Raoul Blanchet, lieutenant du juge ordinaire du Mans, qui condamne Thomas Houeau, fermier de la terre et seigneurie de Bonnétable, à payer annuellement au prieur de Torce, frère Richard Rogier, la dîme du panage de la forêt de Bonnétable, celle du moulin de la chaussée de Bonnétable, appelé le Moulin de la Ville, et enfin celle du marché du même lieu (1503). Acte par lequel Simon Biart, paroissien de Sillé-le-Philippe, et Jean de Soudon, paroissien de Torcé, cèdent et abandonnent à frère Jean Michelin, prieur de Torcé, deux journées de pré, sises au fief dudit prieur, entre l'eau qui court du moulin de l'étang à Parence, dite paroisse de Sillé-le-Philippe, pour être quittes et libérés d'une rente annuelle et perpétuelle d'un septier de seigle, assise sur ce pré (1385). Vente de certaines terres, au lieu de La Bellaudière, par Guyard Chauvet, de Torcé, à frère Jean Michelin, prieur dudit Torcé, pour le prix de 7 septiers de bon blé, mesure de Montfort, et 1 paire de chausses à la femme du vendeur (1376). Charte du doyen de Montfort, par laquelle André, dit Nanet, de Sillé-le-Philippe (de Silliaco-Philippo), consent à augmenter de 6 deniers la rente de 6 sous et demi mansais moyennant laquelle frère Georges, autrefois prieur de Torcé, lui avait baillé un hébergement nommé La Bericonnière, sous la réserve des prés dont le prieur devait avoir la première herbe, et ledit André le regain. Indépendamment de cette rente ainsi portée à 7 sous, ledit André devra fournir, chaque année, au prieur de Torcé, 1 faneur pour les susdits prés et 1 vendangeur pour ses vignes (1281). Charte par laquelle Guillaume de Nogent (de Nogento), chevalier, seigneur de Torcé, et Dalesia, sa femme, approuvent et confirment la remise faite au prieur de Torcé par Jean Tachel, seigneur de Alneris, de 1 denier mansais de cens dû annuellement par le prieur audit Tachel (1280). Baillée à toujours faite par frère Thomas Bazin, prieur de Torcé, à Jean Lehoux, de Sillé-le-Philippe, du bordage de La Hericonnière, pour 15 sous tournois et 1 chapon de rente et 1 denier de cens, payables chaque année, à la Toussaint (1457). Charte française de Gontier (de Baigneux), évêque du Mans, par laquelle il déclare que, bien qu'il ait fait vendre à sa mesure, au presbytère de Torcé, le

128 vin provenant de ses «garnizons», il n'entend préjudicier en rien aux droits du prieur de Torcé de mettre des mesures dans le fief de son prieuré (1378). Sentence arbitrale rendue par Hémery, archidiacre de Montfort, par laquelle le meunier de Charuel est condamné à restituer à frère Jean, prieur de Torcé, la part de dîme que ce dernier devait avoir sur les moulins de Charuel et de Pualliarc, et à l'appeler, lui et ses successeurs, toutes les fois qu'il aura du blé à partager (1284). Autre sentence arbitrale rendue par Geoffroy Cholart, prieur de Bellême, et autres arbitres, sur procès entre frère Jean de Beaufou, prieur de Torcé, et Jean Monchet, l'aîné, paroissien de Saint-Célerin, touchant la dîme que prétendait avoir ledit prieur sur le moulin Paillart, sis en Torcé, et appartenant audit Monchet. Il est convenu que ce dernier ou ses héritiers payeront chaque année, à la Toussaint, une rente perpétuelle de 20 sous tournois au prieur de Torcé (1406). Transaction entre Jean Philippeaux, prieur de Torcé, d'une part, et M e Jean L'Abbé, prêtre, curé de Rouperroux, d'autre part, touchant la dîme du panage de certains bois et forêts de la seigneurie de Bonnétable, donnée autrefois par un seigneur dudit lieu au prieuré de Torcé, et même de la dîme des terres desdits bois et forêts, qui depuis avaient été réduites à l'agriculture, lesquelles dîmes s'étendaient en diverses paroisses, notamment en celle de Rouperroux, et devaient, aux termes d'un précédent appointement décrété par Guillaume, évêque du Mans, être partagées par moitié entre le prieur et les curés desdites paroisses. Il est convenu entre les parties que le curé payera pendant sa vie audit prieur, pour la moitié de ladite dîme, 3 charges de blé, 2 de seigle et 1 de froment, à la mesure de Bonnétable, la veille de l'angevine. Et pour les deux années en litige du temps dudit prieur et de son prédécesseur, Louis Cerclet, il est convenu que les fruits en seront partagés par moitié entre lesdits prieurs et le curé de ladite paroisse, dépens compensés de part et d'autre (1500). H (Cartulaire.) Petit in-f, 75 feuillets, papier. XI e -XVI e siècles. Prieuré de Notre-Dame de Torcé. Copie récente du cartulaire de l'article précédent, donnée aux archives de la Sarthe, par M. l'abbé Lochet, vicaire de La Couture du Mans. H (Liasse.) 11 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Prieuré de Notre-Dame de Torcé. Acte d'échange de deux prés conclu entre M e Louis Pouget, titulaire dudit prieuré, et M e Charles Péan, sieur du Chesnay, docteur en médecine, demeurant au Mans, paroisse Saint- Pavin-de-la-Cité (1657). Bail à moitié de tous fruits de la métairie des Pâtis, à Torcé, consenti par frère Antoine Berthelot, prêtre, bachelier formé en théologie, prieur de Torcé, demeurant à Paris, à Mathurin Rapicault, pour 5 ans, à la charge que le preneur sera tenu faire, outre ladite moitié, une douzaine et demie de chapons, une douzaine de poulets, et 3 poids de beurre, le tout rendu à ses frais à Paris, plus divers charrois (1542). Transaction entre Richard Roger, prieur dudit prieuré, et les paroissiens de Torcé, par laquelle ces derniers se reconnaissent débiteurs envers ledit prieur d'une rente de 40 sous tournois sur la boîte et les biens de leur paroisse, moyennant que, de son côté, ledit prieur sera tenu de fournir, comme par le passé, le jour des grands Pâques de chaque année, du vin et pain à bénir à tous les paroissiens dudit lieu qui recevront ce jour le corps de Notre-Seigneur, «pour prendre et user d'iceulx pain et vin honnestement après qu'ilz auront esté accommuniez;» ledit prieur continuera encore à fournir de paille, aux jours de Toussaint et de Noël, pour tenir les paroissiens plus chaudement en ladite église, et donnera, en outre, à dîner au secrétain de la même église en même temps qu'au curé, aux quatre fêtes solennelles de l'année; mais il ne sera plus obligé à sonner tous les soirs les cloches de son église, de la Toussaint à Pâques, pour la salutation de la Vierge-Marie, et durant le Carême toutes les heures du jour, pour rappeler aux habitants de cette paroisse la passion de Jésus-Christ, et les inviter à prier Dieu et la Vierge-Marie, de les vouloir bien préserver du mal et leur donner son paradis (1487). Sentence rendue par M e Jehan Salles, licencié ès lois, bailli de Touvoie, au sujet d'une rente de 5 mines de seigle due chaque année au prieur de Torcé, sur le moulin de Rouzé, audit Torcé (1509). Autre sentence du siége de Montfort relative à la même rente (1596). Baux du temporel dudit prieuré consentis par messire Louis de Tressan, évêque de Nantes, nommé à l'archevêché de Rouen, prieur commendataire de Torcé, moyennant un loyer annuel de 1,600 livres (1724); par M e Guillaume Crozat, prêtre, aussi prieur commendataire, pour 4,000 livres de ferme ( ). Sentence des requêtes du Palais qui condamne l'évêque du Mans à absoudre et relever frère Thomas Cherrière, prieur de Torcé, des censures ecclésiastiques et excommunication dont il l'avait frappé pour n'avoir pas voulu, en vertu des anciens priviléges de l'abbaye de Marmoutier, se soumettre à la juridiction dudit évêque (1479). Contrat délivré à frère André Rapicault, prieur de Torcé, de la vente faite à Alexis Valleur, marchand à Tuffé, par messire Louis de Coësmes, baron de Lucé, seigneur des châtellenies de Bonnétable, Orthe, Chartenay, Armençay, vicomte de Saint- Nazaire, et des terres de Tilly, Hablonville, Guerville et autres lieux, des droits de posson et glandée dans la forêt du Clossay et le bois du Houssay, dépendant de ladite châtellenie de Bonnétable, pour la somme de 1,380 livres tournois (1551). ABBAYE DE SAINT-MÉMIN D'ORLÉANS. H (Registre.) In-f, 285 feuillets, papier. XVII e -XVIII e siècles. Prieuré de Saint-André de La Flèche, dépendant de l'abbaye de Saint-Mémin, d'orléans. Censif du fief et seigneurie dudit prieuré. Censitaires: Les Jésuites du collége de La Flèche, au lieu des prieur et religieux du prieuré de Saint-Jacques de La Maladrerie dudit La Flèche, à cause du lieu, domaines et appartenances de La Jalleste, sis en la paroisse de Saint-Thomas, et autres héritages; Françoise Hautreux, veuve de Jean Lefebvre, architecte; M e Jean Quinchard, notaire royal, pour raison du lieu, appartenances et dépendances de La Poupelinière, situé en ladite paroisse de Saint-Thomas; M e Jacques Morabin, conseiller honoraire au siége présidial de La Flèche, pour le lieu des Petites-Piltières, en Saint-Thomas; les Religieuses de Fontevraud dudit La Flèche, pour leur lieu de

129 Mallabry, situé près ledit prieuré de Saint-Aubin, et diverses rentes; André Baron, sieur du Plessis; les administrateurs de l'hôtel-dieu de Saint-Joseph de La Flèche; Louis Varisse, écuyer, sieur du Mesnil; Benjamin de Champ-chevrier, écuyer, sieur de Launay; M e Henri Belloeuvre, prêtre, au nom et comme procureur de la confrérie du Saint-Sacrement, érigée en l'église dudit Saint-Thomas; les héritiers de feu M e Guillaume de La Porte, sieur de La Guespillère; M e François Deschamps, conseiller du Roi, receveur des Tailles en l'élection de Baugé; René Le Groux, charcutier; M e Jacques Caillet, docteur en médecine; M e Charles Le Noir, sieur des Ourmeaux, prêtre, curé de Saint-Thomas, pour divers biens, au faubourg des Longuerayes; la veuve de François Le Verrier, écuyer, sieur de La Henrière, pour une rente foncière de 16 livres tournois; M e Michel Marsollier, sieur de Saint- Germain, pour divers héritages, en Rouzée; M e Louis Huger, sieur de La Morlière, conseiller et procureur du Roi en l'hôtel de ville de La Flèche, propriétaire du lieu de La Petite-Piltière, (1701); Pierre-René Etard, sieur de Bascardon; Michel Bouteville, maître orfévre à La Flèche; Urbain Guimonneau, procureur de la boîte et confrérie des Trépassés; Louis Lavolé, sieur des Auberts; les Pères Carmes de La Flèche, pour une rente foncière de 7 livres; M e Guillaume Fontaine, sieur de La Cheviraye, conseiller et procureur du Roi en l'élection de La Flèche; Pierre Bidault, sieur de Grandbois; Mathurin Turpin, sieur du Plessis-Allais; M e François Morin, prêtre, curé de Créans, pour plusieurs maisons sises rue des Avallois, à La Flèche; Julien Deshayes, marchand de chevaux, demeurant au faubourg du Parc; dame Marie Gallois, veuve de François Fontaine, écuyer, sieur de Biré, en son vivant conseiller du Roi, lieutenant de robe courte, assesseur en la maréchaussée de cette ville de La Flèche, héritier de feu M e Pierre Hamelin, curé dudit Saint-Thomas; M e Jean-François Belin, conseiller du Roi, lieutenant en l'élection de ladite ville; M e François Richer, sieur de Boiscles, avocat ladite ville; M e François Richer, sieur de Boiseles, avocat en la Sénéchaussée et siége présidial de La Flèche; etc. Table des noms de personnes. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 6 pièces, papier Prieuré de Saint-André de La Flèche. Bail du temporel dudit prieuré fait par dom Pierre Mulot, docteur en théologie de la Faculté de Paris, grand prieur de Saint-Lucien et titulaire du prieuré de Saint-André, à M e Anne Le Royer, sieur de La Roussière, et Paul Le Tendre, avocat au siége présidial de cette ville, pour 320 livres de ferme (1630). Aveu de foi et hommage rendu au Roi devant les trésoriers généraux et grands voyers de France, en la généralité de Tours, au regard du château de La Flèche, par M e Michel Blanche, prêtre, prieur (1680). Déclaration des rentes, domaines, dîmes et droits dépendant dudit prieuré faite par M e Pierre Cailleau, prêtre, prieur commendataire, en conformité de l'arrêt du Conseil d'état du Roi du 18 mars Monitoire décerné par l'évêque d'angers à l'effet d'obtenir la révélation des anciennes dîmes qui pourraient être dues audit prieuré dans les paroisses de Saint-Thomas de La Flèche et de Saint-Germain-du-Val (1669). Dénombrement des terres sur lesquelles le prieur de Saint-André possède des droits de dîme. Cession par M e Jacques-Thimothée Pescherard, évêque de Béryte, prieur de Saint-André, au sieur Le Court, son successeur audit prieuré, de tout ce qui lui est dû des droits seigneuriaux et féodaux du fief du même prieuré (1736). H (Liasse.) 7 pièces, papier XVIII e siècle. Prieuré de Saint-André de La Flèche Assises du fief et seigneurie dudit prieuré tenues par M e Jacques Aumont, sieur du Coudray, licencié ès lois, avocat en la Sénéchaussée et siége présidial de La Flèche, bailli, M e Michel Blanche, prêtre, étant prieur (1684). Comparaissent: Claude Aubert, sieur de La Richardière, comme procureur des Trépassés, en l'église Saint-Thomas; Geneviève Sesboy, veuve de feu noble Pierre Davoust, sieur de La Masselière; Renée Besnard, veuve de feu Pierre Pescherard, maître apothicaire à La Flèche; Angélique Lebloy, veuve de M e René Olivier, sieur de La Guestière, conseiller du Roi, élu en l'élection de cette ville; François Chouasnet, maître architecte, audit La Flèche; Thomas Effray, «gresleur;» demoiselle Louise Bidault du Buron; Jean Lefebvre, maître architecte à La Flèche; M e Pierre Nadreau, sieur de La Russonnière, avocat-procureur au siége présidial de cette ville; Marie Crué, veuve d'andré Bougler, concierge des prisons royaux de La Flèche; M e Michel Marsollier, sieur de Saint-Germain, conseiller du Roi, contrôleur au Grenier à sel du Lude; etc. Table réelle des héritages relevant censivement du fief et seigneurie dudit prieuré. H (Registre.) Petit in-f, 86 feuillets, papier Prieuré de Saint-Jean-de-la-Motte, dépendant de l'abbaye de Saint-Mesmin d'orléans. Remembrances des assises du fief et seigneurie dudit prieuré. Comparaissent: M e René Clottereau, prêtre, curé de Saint-Jean-de-la- Motte, successeur de M e René Le Cornu, aussi prêtre, pour sa maison presbytérale et dépendances, le bordage de La Poterie et autres héritages dépendant du temporel de sa cure; M e Joseph Lebled, prêtre, principal du collége de Saint-Jean-de-la-Motte, pour la maison dudit collége et dépendances; Michelle Leroy, veuve de Joseph Hamelin, sieur de Lantinière; M e René-Louis Chereau, prêtre, curé de Créans; Jean Lefranc, fermier, demeurant au lieu de La Grande-Goumardière, en Saint-Jean; Pierre Bruas, chirurgien, demeurant en ladite paroisse; M e Julien Dervillé, conseiller du Roi en la Sénéchaussée de Château-du-Loir; M e Pierre-René Sireuil de Montaudin, conseiller du Roi, juge-magistrat au siége présidial et Sénéchaussée de La Flèche, pour le lieu et bordage de La Braudière, dite paroisse; M e Jean Le Franc, notaire royal à Ligron; le sieur Jean Le Monnier des Perrais, bourgeois, demeurant à Mareil-sur-Loir; M e René-André Chaubry, conseiller et avocat du Roi au Présidial de La Flèche; Perrine Brier, veuve de M e Michel Jamin, sieur de La Davière, en son vivant notaire royal à Mareil-sur-Loir; M e René-Louis Chereau, prêtre, principal du collége de Mézeray; M e Jean Chouteau, prêtre, curé de Vouvray; M e Pierre Le Cireur, sieur de Montaudun, conseiller du Roi, juge-magistrat en la Sénéchaussée et Présidial de La Flèche; etc.

130 ABBAYE DE SAINT-SERGE D'ANGERS. H (Registre.) Petit in-f, 120 feuillets, papier. XII-XVI e siècles. Prieuré de Notre-Dame-des-Champs, dépendant de l'abbaye de Saint-Serge d'angers. «Papier pour le prieur du prieuré de Notre-Dame des Champs, cis près Bazouges-sur-le-Loir, contenant la composicion du temporel d'icelluy prieuré, cens, rentes, revenuz, prérogatives, dixmes, prémisses, oblacions et esmollumens qui en deppendent et qui appartiennent audit prieur.» Les bâtiments se composent d'une chapelle en laquelle il y a images et autels pour dire la messe; une maison appelée la Maison du prieur, adjacente à la chapelle, comprenant chambres basses et hautes, greniers, granges, étables, avec cour et jardin. Appartiennent au même prieuré: la closerie de La Grande-Maison-des-Champs, en Cré; les métairies des Champs, du Bois-au-Moine, aussi en Cré; une petite prée appelée l'ile-des-champs, contenant 4 hommées; 72 planches de terre en jardin; une «fillière» et boire par laquelle l'eau descend de Briguet aux Mortiers, et des Mortiers au Loir, avec pêcheries défensables. Le prieur est curé primitif de la paroisse de Cré, et possède tous les droits curiaux qu'il exerce quand il lui plaît; a la moitié des oblations de l'église à la Toussaint, Noël et Pâques; prend 15 boisseaux de seigle, mesure de La Flèche, sur le monceau de blé provenant du lieu et closerie des Léards et de la grande dîme de Cré; etc. «S'ensuyvent les cens, rentes et debvoirs deuz chacuns ans à la recepte du prieur.» Énumération. S'ensuivent les charges dudit prieuré: Est tenu, le prieur, de dire ou faire dire et célébrer deux messes basses en sa chapelle, par semaine; de donner à dîner au curé de Cré, aux chapelains, au procureur de fabrique et au sacristain, les jours de Toussaint, Noël et Pâques; de délivrer annuellement 16 septiers de seigle à l'abbaye de Saint-Serge, à la mesure de ladite abbaye, qui équivaut à la mesure ancienne d'angers; de payer au grand archidiacre d'angers 50 sous tournois pour la visite; au seigneur de Bazouges, 6 sous 6 deniers tournois, 2 «justes» de vin et 2 échaudés, le tout de rente annuelle, pour les terres du Carrefour-du-Pavé, audit Bazouges; au seigneur du Chesne, 23 sous tournois de rente, pour le pré du Bois-au- Moine; etc. Déclaration rendue à la seigneurie du Chesne par noble homme frère Jehan d'arquené, prieur de Notre- Dame-des-Champs (1549). Titre d'une rente de 60 sous tournois, assise sur le lieu et appartenances de La Bourgenière, en Bazouges, consenti par les détenteurs de cet héritage au prieur susnommé (1538). Sentence du juge de Baugé par laquelle M e Charles Faifeu, prieur, est maintenu dans le droit d'avoir et tenir, sur le bord de la rivière du Loir, plusieurs portinaux et pêcheries, près les pâtis de la métairie des Guérets (1561). Baillée à toujours d'une maison avec 5 journaux de terre, en Cré, faite par frère Jehan Du Val, prieur, à Jehan Couet et Macée, sa femme, pour une rente annuelle et perpétuelle de 30 sous tournois (1402). Acte de vente de 1 septier de froment, mesure de La Flèche, de rente annuelle, consenti par Colas Le Charpentier, paroissien de Crosmières, pour le prix de 3 francs d'or, «du coing de France de bon or et de juste pois,» à frère Étienne Garnier, prieur de Notre-Dame (1375). Titre nouvel d'une rente de 2 chapons et 12 deniers de cens délivré à M e Charles Faifeu, chanoine prébendé en l'église de Saint- Maurille d'angers, écolier étudiant en l'université dudit Angers, prieur, par Michel Le Loyer, de Cré (1549). Quittance d'une rente de 8 deniers tournois donnée par M e Charles Faifeu, sieur de Beauregard, aussi prieur de Notre- Dame-des-Champs, à M e René Richer, seigneur de la métairie des Mortiers, en Bazouges (1573). «Extrait d'un gros livre en parchemin, estant au thrésor de l'abbaye Sainct-Serge et Bach lez Angers:» Charte constatant que Guarinus cognonime Meschinus et sa femme donnèrent, pour le salut de leurs âmes, à Notre-Dame-des-Champs (Sancte Marie de Campis) et aux moines de Saint-Serge la terre de Tumba, en retenant seulement 4 deniers de cens payables à Noël, à la condition qu'à leur décès ils seraient ensevelis par lesdits moines, soit dans le cimetière de Notre-Dame-des-Champs, soit dans celui de Saint-Serge. Peu de temps après, le seigneur suzerain, Gilardus de Doxeio, contesta cette donation aux moines, qui eurent recours à leurs armes accoutumées. Le secours divin ne leur manqua pas, car Gilardus fut atteint d'une grave maladie, et craignant de mourir, il abandonna ses injustes prétentions et confirma la précédente donation aux moines dont il reçut 10 sous. Témoins: <ATTcroix> Gocelinus hoc signum fecit. <ATTcroix> Giraldus hoc signum fecit. <ATTcroix> Moricius de Laincyaco. <ATTcroix> Giraldus frater ejus, Frotmundus Jamba ad terram, Garinus de Igniaco, Rogerius armiger Giraldi, Mairaldus de Prata, Rainardus de Scortis et Morellus filius ejus. (Sans date. Commencement du XII e siècle.) L'année de l'incarnation de Notre-Seigneur, 1106, Bernard fils de Rainulphe, entraîné par les prédications du pape Urbain, voulant cum aliis innumerabilibus se rendre à Jérusalem, vendit aux moines de Saint-Serge la dîme de deux moulins appelés Navarances (?), celle des pècheries des mêmes moulins, et toute la terre de Beauchène (de Bello-Quercu), pour la somme de 25 sous. Témoins: Albericus de Laimiaco, Frotmundus Bodinus, Froimundus Faber, Herveius filius Osuldi, Amelinus Goxa, Aranibulgis soror Bernardi et Philippus filius ejus. Le même Bernard possédait encore une ouche (olchiam), située devant la porte du château d'albéric, que, dans une grave maladie, il avait donnée en aumône aux moines. Ceux-ci lui donnèrent 100 sous, moyennant quoi il confirma sa précédente donation, d'accord avec Amelin, son beau-frère, Aremburge, sa femme, et Philippe, son fils. Archambaldus Baldinus, étant très-malade, donna à Notre-Dame-des-Champs une terre à froment sise auprès de celle de Gaultier de Longchamps (de Longo-Campo), qui, plus tard, étant lui-même tombé malade, donna aussi sa terre aux moines. Si Archambauld mourait sur cette dite terre, ou aux environs, les moines devraient l'ensevelir à Angers et avoir la moitié de la terre des Iles (de Insulis) et des prés. Témoins: Bernardus filius Rennulphi, Frotmundus Baldinus frater ejus, Archambaldus Garinerella, Gaulinus Caput-Asini, Camelinus, Gausa mater Archambaldi et omnes fratres ejus; de domo Galterii, Odo de Liniaco. (Sans date. XII e siècle.) Albérie de Liniaco reçut, avant de mourir, l'habit monastique et donna aux moines de Notre-Dame-des-Champs la dîme d'un moulin de son château. Témoins: Robertus de Durtal (de Durostello), Nihardus, Hamelinus, Gaussa, Frotmundus Baldinus, Alinerus

131 presbiter, Goslenus Caput-Asini, Laudoicus Chera-Asini, Frotmundus Bodinus, Frotmundus faber et Gosberdus paragius. (Sans date. XII e siècle.) Élisabeth, mère de Nihard, pour le remède de son âme, de celle de son mari, Frotmundi Belvini, donna aux moines de Saint-Serge, pour le luminaire de Notre-Dame-des-Champs, sa part de la dîme des moulins de Cingeio; et le meunier Tetbaldus donna aussi la dîme de sa part desdits moulins, et tous les deux firent ce don sur l'autel de Notre-Dame-des-Champs. Témoins: Giraldus famulus monachorum, Durandus famulus et Frotgerius etiam famulus. (Sans date.) Albérie de Lainiaco étant mort à Notre-Dame-des-Champs, où il s'était foit moine, beaucoup d'hommes et de femmes se réunirent pour assister aux funérailles de cet homme si remarquable (tanti viri), et Archambauld Garinerella fit inhumer le corps de son seigneur dans l'une de ses terres, voisine de Notre-Damedes-Champs, qu'il donna en même temps aux moines de Saint-Serge pour le repos de l'âme dudit Albéric, avec le consentement du seigneur dominant Gaucelin Gaussa, présents: Hubert de Durtal (de Durostallo), Frotmundo Baldino, Gosleno Capite-Asini, Laudoico Chera-Asini, Frotmundo Bodino, Frotmundo fabro, Gosberto paragio. (Sans date. XII e siècle.) Charte qui constate que Gui de Cré (de Creio) et Alburgis, sa femme, pour le remède de leurs âmes et de celles de leurs parents, vivants et défunts, donnèrent aux saints martyrs Serge et Bach, et aux moines, perpétuellement, la dîme de trois moulins qu'ils avaient dans leur château, sur la rivière du Loir, et, pour le repos de l'âme de leur fils Gaultier, tout ce que ces mêmes moulins moudraient depuis le samedi, heure de vêpres, jusqu'au lendemain soir, plus la dîme de ses fours. De plus, lesdits Gui et Alburgis et leur fille confirmèrent aux moines la vente de l'église de Saint- Aubin de Bazouges (de Bazogiis) que leur avait faite Raoul de La Barbée (de Barbeia), et cette concession fut faite surtout en vue de l'âme dudit Gaultier, leur fils, qu'ils aimaient beaucoup. Le même Gui confirma encore auxdits moines la possession de l'église de Saint-Mélaine de Miriaco, qu'il leur avait autrefois donnée parce que son frère Raoul y avait pris l'habit de moine. Enfin, il leur donna la moitié du bourg de Miriaco, avec la moitié de toutes les coutumes et redevances. Témoins: Albericus de Lainiaco, Archambaldus filius Urrici, Paganus de Faveleriis, Radulphus de Barbeia, Rainaldus et Robertus fratres ejus, Tescardus prefectus Guidonis, Raphredus prefectus, Aimericus ospitalarius, Stephanus Fraciodus. (XII e siècle.) Mais, après la mort de Gui, arrivée du temps de l'abbé Gaultier, Rainerius, son gendre, et Ameline, sa fille, revendiquèrent injustement tout ce que ledit Gui avait donné aux moines, prétendant n'avoir jamais consenti cette donation. Bien que les moines eussent assez de titres écrits pour combattre cette prétention, ils aimèrent mieux, par amour de la paix, obtenir une amiable et volontaire confirmation. C'est pourquoi, Rainerius et sa femme Ameline furent associés aux bienfaits de l'abbaye et confirmèrent, en retour, toutes les donations faites par leur père et beau-père. Et, pour éviter tout prétexte à contestation ultérieure, ledit abbé donna à Rainerius 40 sous, à sa femme 10 sous, à sa fille 4 deniers et 4 deniers aussi à chacun de ses deux fils, et il les quitta après leur avoir donné et en avoir reçu le baiser de paix. Ce fut fait au château de Cré, le 3 e jour après l'octave de la fête des apôtres Pierre et Paul. Témoins: Rainaldus Grosinus, Gaufridus Parvus, Johannes de Vesnellis, Hilderius Faldarsus, Guillermus de Bierneio, Hugo de Baraceio, Almarus presbiter, Bodinus presbiter, Radphredus prefectus, Bernerus Bonellus, Gorantonus nepos abbatis, Garinus Baugerius, Guillermus Dalibard, Adelardus Vaslot. (Sans date. XII e siècle.) Raoul de La Barbée (de Barbeia), sentant s'aggraver la maladie dont il mourut, appela nos moines dont il reçut l'habit monastique, puis donna à notre église toutes les coutumes et exactions qu'il pouvait posséder et percevoir sur les terres, vignes et champs de son obéissance. Il fit ce don par le conseil et du consentement de ses frères Rainaldus et Robert et de sa soeur Albergia, et avec l'autorisation de son seigneur et parent Robert de Durtal. Ces choses accomplies, il mourut et fut enseveli honorablement dans notre église, de plus son nom fut inscrit au martyrologe parmi ceux de nos frères décédés. Son frère Rainaldus lui succéda selon la coutume (ut mos est), et se montra plutôt disposé à contester la donation précédente qu'à la confirmer. Mais, voyant les moines prêts à en établir la vérité par de nombreux témoins, il changea d'avis; et lesdits moines, qui aimaient mieux l'avoir pour ami que pour ennemi, accueillirent son désistement. Il vint donc avec son frère Robert au chapitre et y confirma la donation faite par son père. Témoins: Rainerinus, Rainardus, Robertus Malus Meschinus, Emerius hostellarius, Girauldus coquus, Sennius Faganus, Hugo de Baraciaco, Gorellinus Bracenarius. (Sans date. XII e siècle.) Un certain Formaudus, surnommé Le Jeune, étant malade et sentant sa fin approcher, appela auprès de lui un moine nommé Lambert, qui gouvernait alors l'église de Notre-Dame-des-Champs, et, par son intermédiaire, donna à Dieu, à Saint-Serge, à ladite église et aux moines qui y résidaient, 4 deniers de cens que lesdits moines étaient tenus de lui payer annuellement à la Saint-Aubin; et, en outre, 5 galledias de vin à lui dus sur une certaine vigne, le tout du consentement de sa femme Marie, qui plaça elle-même ces dons sur l'autel, de Huloicus, son fils, et de Philippe, frère de ladite Marie. Plus tard, celle-ci guidée par de méchants conseils, retira cette aumône; mais la crainte et les représentations d'un moine nommé Jocelin la ramenèrent à de meilleurs sentiments et à restituer aux moines ladite donation. Témoins: Odo maritus ejus, Johannes Aperians Oculum, Guillermus Guinguenault, Rainaldus Paufet, Hubertus Bigro, qui de eisdem denariis tres monachis reddidit. (Sans date. XII e siècle.) Bulle-pancarte du pape Alexandre IV qui confirme à l'abbaye et aux moines de Saint-Serge la possession de tous leurs prieurés, fiefs, terres, dîmes, rentes, etc., ainsi que la pleine et paisible jouissance de toutes les libertés et immunités qu'ils ont reçues tant des pontifes romains que des rois et princes de la terre. (Sans date ) «Déclaration de partie des terres, vignes, lieux et endroicts èsquels le prieur du prieuré de Notre-Dame-des-Champs, paroisse de Cré, près Bazouges-sur-le-Loir, a droict, à cause de son dict prieuré, d'avoir, prendre et lever chacuns ans les dixmes ès dictes paroisses de Cré et Bazouges.» Suit le détail. H (Liasse.) 19 pièces, parchemin; 6 pièces, papier.

132 Prieuré de Saint-Nicolas de La Chartre, dépendant de l'abbaye de La Trinité de Vendôme. Rente féodale de 14 septiers de froment et 18 boisseaux d'avoine, sur la baillée de La Borde-aux-Moines, et de 6 livres 10 sous sur celle de La Poulardière. Déclarations rendues par: Jacques Nail, Mathurin Lair, René Le Clair et autres à frère Gilles Pasquier, prêtre, prieur dudit prieuré (1581); à M e François Melot, prêtre, licencié en droit, archidiacre de Château-du-Loir, chanoine prébendé en l'église du Mans, aussi prieur ( ). Baillée à rente foncière annuelle et perpétuelle de certaines terres sises au lieu de La Borde-aux-Moines faite par Louis Legantier, écuyer, sieur de La Vallée, y demeurant, paroisse de Châtillon de La Chartre (1649). Plaids et assises du fief et seigneurie du prieuré de Saint-Nicolas, tenus par M e Jean Merillon, licencié ès droits, bailli, juge ordinaire, civil, criminel et de police du marquisat de La Chartre et dudit fief (1701). Comparaissent: René Pinguet et autres détenteurs de la baillée de La Borde-aux-Moines; Noël Fromont, étaminier, à La Chartre (1711); Jacques Morancé, tonnelier; M e René Lesourd, procureur en Parlement, à Paris, par M e Jacques Lesourd, prêtre, prieur-curé de La Madeleine de La Chartre; M e Jacques Vaidye, prêtre, prieur de Châtillon de La Chartre; M e François Rocheboust, notaire, demeurant à Marçon; M e Louis Le Hault, prêtre, curé de Saint-Vincent-du-Lorouer; Michelle Brossard, veuve de Jean Percheron, écuyer, sieur de Crouzilles, demeurant audit Marçon; M e Louis-François Fresneau, notaire royal et greffier au marquisat de La Chartre (1717); etc. Bail du temporel dudit prieuré consenti par messire Louis de Carbonnières, prieur commendataire, demeurant au château et paroisse de Jayac, sénéchaussée de Sarlat, en Périgord, à Pierre-Nicolas Fouquet, de La Chartre, pour un loyer annuel de 1,350 livres et autres charges (1787). ABBAYE DE BEAULIEU. (ORDRE DE SAINT-AUGUSTIN.) H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Abbaye de Notre-Dame de Beaulieu, ordre de Saint-Augustin. Charte de H. [amelin], évêque du Mans, constatant le don fait à l'abbaye de Beaulieu (Beate-Marie de Bello-Loco) à l'époque de l'incendie de la ville du Mans, sous le règne du roi Jean [sans Terre] (tempore incendii hujus civitatis, tempore videlicet regis Johannis), par Étienne Gondouin et Agathe, sa femme, d'une maison en pierre joignant l'église Saint-Pavin-de-la-Cité, avec une place située devant ladite maison et s'étendant jusqu'à la Grand'Rue (usque ad viam Magni-Vici), et de leurs personnes aux abbé et chanoines de Beaulieu, qui en sont investis au moyen d'un livre posé par les donateurs sur l'autel de la Sainte- Vierge. Toutefois, les chanoines ne jouiront desdits biens qu'après le décès des donateurs, et ils devront pourvoir aux besoins de ceux-ci comme à deux chanoines de ladite abbaye. (Vers 1200.) Charte de P., abbé de Beaulieu, et de Geoffroy Mauchien (Malus Canis) par laquelle celui-ci déclare fonder sur son héritage (in predio meo), à La Garrelière (apud Garreleriam), avec le consentement de l'évêque Hamelin et de Guillaume, archidiacre et archiprêtre du Mans, une chapelle pour l'abbaye de Beaulieu, dans les conditions suivantes: Je veux, dit-il, que le possesseur de mon bien, quel qu'il soit, paye à l'abbé de Beaulieu 60 sous mansais chaque année, moitié la veille de Noël et moitié la veille de Pâques, pour l'entretien d'un chanoine à La Garrelière. De plus, l'abbaye aura 3 quartiers de vigne sis au fief de Guillaume d'averton (de Avertonio) pour le vêtement dudit chanoine, 1 journal de terre pour son logement; et, pour le luminaire de cette chapelle, je donne une place située devant la maison de Lambert Lebotellier et la moitié stalli in porta. Dans la suite, ma femme Julienne et moi refléchissant qu'il vaut mieux être deux qu'un seul et que l'écriture dit: Malheur à celui qui est seul, car, s'il tombe, il n'a personne pour l'aider à se relever, nous avons donné à ladite abbaye 100 livres angevines destinées à l'achat de rentes pour l'entretien d'un second chanoine, afin qu'ils soient deux dans notre chapelle à perpétuité. Nous aurons, et nos successeurs comme nous, la faculté de les changer et d'en appeler d'autres n'ayant aucune charge ni fonction dans ladite abbaye. Ma femme Julienne donna, en outre, 10 livres mansaises afin d'acheter une rente pour le vêtement du second chapelain. Tout cela fut fait avec le consentement de madite femme, de Gasceline, ma fille, de Gilles, son mari, et de leurs enfants, en présence de l'évêque Hamelin, de Guillaume, archidiacre et archiprêtre du Mans, de Philippe d'yvré (de Hebriaco), chanoine de Saint-Julien, de Guérin Des Usages (Dusagiis), chanoine et official du seigneur évêque, de Herbert, pénitencier, de Thomas, de Gervais de Rozi, notaire dudit évêque, et des laïques: Philippe de Roseit, Mathieu Quinquenpeist, Hubert Leblanc, Regnauld Bréart, Thomas Pontoneir et plusieurs autres. Et moi, abbé de Beaulieu, et tout le couvent, acceptons cette fondation et nous engageons à observer à perpétuité les clauses du présent écrit. Mais il est entendu que les deux chapelains résideront dans notre abbaye, et seront tenus seulement de célébrer tous les jours l'office divin dans ladite chapelle, et qu'ils prendront pour eux les oblations qui y seront faites. Ces présentes lettres furent lues dans notre chapitre en présence de: Herbert de Villepail, alors prieur, Hamelin Morel, Guillaume Galop, Gilles de Voivres, Gervais de Colenz (Coulans), Guillaume de Rosseit, Léonard, Geoffroy de Vernie (de Verneia), Herbert de Sillé (de Siliaco), et plusieurs autres témoins pour l'abbaye; et de Guillaume, archidiacre, Guérin Des Usages, Philippe de Balon, Mathieu Gismer, Pierre Bréart, Regnault Bréart, Émery Mauchien, Robert de Mellai, Richard clerc, Foulques et plusieurs autres tous témoins de Geoffroy Mauchien. Quelques années après, moi, Geoffroy Mauchien, voulant rendre encore plus stable ma fondation, j'obtins de l'abbé et des moines que les deux chapelains susdits demeureraient à La Garrelière dans des maisons dévolues à leur usage, et j'augmentai la dotation de madite chapelle des boutiques de boulangers (staula pistorum) que mon père m'a laissées à la porte du Mans... (Sans date. Vers Cette charte était scellée de 4 sceaux, ceux de l'évêque Hamelin, de l'archidiacre Guillaume, de l'abbé de Beaulieu et de Geoffroy Mauchien.) Charte de C., archidiacre de l'église du Mans et official de l'évêque, portant transaction entre Lambert, Jean et Raoul, chanoines de Beaulieu, et Gervais de Courceriers (de Curia-Cesaris), au sujet de l'héritage de défunt Payen de La Corbière, sur lequel lesdits chanoines avaient des prétentions. Pour le bien de la paix, Gervais leur donne 100 sous mansais, moyennant quoi, les chanoines

133 jurent sur les saints Évangiles qu'ils ne réclameront désormais rien sur ledit héritage. (1212.) Charte de l'official du Mans constatant le don fait au profit de l'église et des chanoines de Beaulieu par Julienne, veuve de Gilles Bauquede, d'une rente de 5 sous mansais, pour la célébration, chaque année, de son anniversaire et de celui de son défunt mari, dans ladite église. Cette rente est assise sur certaines places de terre situées entré le mur de ville et petrinam Juliane predicte, près de La Vieille-Porte, et elle sera payable, chaque année, le jour dudit anniversaire. (Janvier V.S.) H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Abbaye de Beaulieu. Charte latine de frère Guillaume, humble abbé de Beaulieu, contenant baillée à rente perpétuelle faite par ledit abbé et tout le couvent à Michel Le Taillandier (Taillandario) d'une maison en pierre et d'un cellier situés près l'église de Saint-Pavin-de-la-Cité, et de toutes les places situées devant ledit cellier, en la ville du Mans, pour 8 livres tournois payables, chaque année, moitié à Noël et moitié à la Saint-Jean (1250). Baillée à rente faite devant l'official du Mans par frère Guillaume de La Chapelle (de Capella), procureur général de l'abbé et couvent de Beaulieu, à Jean Lebigot et Adèle, sa femme, d'un journal de terre appelé Lesrable (l'érable), situé en la paroisse de Neuvillalais (de Novilla-Aalesie), pour 5 sous tournois, payables, chaque année, au terme de Toussaint, à l'abbaye de Beaulieu (1257). «Sachent touz presenz et avenir que, en nostre presence en dreit establie, Borgine, fille jadis feu Robin Lagogué et de feu Richent, sa fame, jadis fille feu Herbert Coisnon et fame jadis Estienvre Laguillier, vendit et otria, en non de vencion, audit Estienvre Laguillier et à Richent, sa fame, jadis fille feu Jehan Berengier, et à lor heirs, tote la partie et le dreit et la reson que cele Borgine aveit et poait aveir et attendeit à aveir par reson de la succession de son père et de sa mère dessus diz, ou par quelconques autre reson, en une meson o le fonz, o le cortil d'arrières et o totes ses autres apartenances, assise en rue d'orée dou Mans, ou fié à l'abbé et au convent de Beauleu, davant lor celier, entre la meson Robin de Jugle, d'une partie, et la meson feu Garengier, de l'autre partie, et en toz les biens muebles qui estoient ou avoient esté en icele meson; lesqueles choses ledit Estienvre et ladite Richent, jadis mère à la Borgine, avaient acquisées et achatées ensemble durant le mariage entre eus, si comme disoit ladite Borgine. Et cessa et quita et otroia et delessa dou tout en tout icele Borgine audit Estienvre Laguillier et à ladite Richent, sa fame, et à lor heirs toz les dreiz et les actions et les demandes que ele aveit et poait et deveit aveir et attendeit à aveir en icele dite meson et en ses apartenances, et ès diz mobles et que ele lor peust demander por tot le tens passé jusques à la date de cestes presentes letres, tant par reson de la succession de son père et de sa mère, comme par quelconques autre reson; à aveir, à tenir, à porsoer, à espletier iceles dites choses totes et chescunes audit Estienvre et à ladite Richent, sa fame, et à lor heirs, et en fere tote lor planière volenté par titre de achat. Et est fete ladite vencion por le pris de sexante dis et sept souz de tornois en monnoie corant, des quex deniers ladite Borgine se tint por bien paée en deniers nonbrez. Des queles toutes choses vendues et quitées, si comme il est dit, ladite Borgine balle desorendreit ans diz achatoors la possession et la propriété par la ballée de cestes letres, sanz aucune chose retenir à soi en iceles choses. Et les queles choses contenues en ladite vencion ladite Borgine promet et est tenue garantir et delivrer et deffendre aus diz achatoors et à lor heirs de toz empeeschemenz vers toz et contre toz, tant comme dreit doura, sanz les dreiz an seignor dou fié. Et promet que ele contre lesdites choses ne vendra et que ele ès-dites choses aucune chose des ores en avant ne demandera ou reclamera par soi ou par autre. Et quant à ce fere et entérinier, sanz venir encontre par aucun bénéfice de droit, oblige ladite Borgine aus diz achatoors et à lor heirs et successors soi et ses heirs et toz ses biens mobles et immobles presenz et avenir à prendre et à vendre, et en est tenue par la foy de son cors, renonciant en cest fet à totes exceptions et deffenses... Ce fut fet et donné et ajugié à tenir et entérinier o jour de jocdi après l'olctiève de la Chandelor, en l'an de grâce mil douz cenz et quatre vinz (1280). Charte de l'official du Mans par laquelle Robert de Borgonio et Alice, sa femme, vendent à Guillaume des Prés (de Pratis), pour le prix de 50 livres tournois, tout ce qu'ils possédaient dans les fiefs de Regnault Godin, Lohier, Erard, Alestore et de La Girardière, tous situés dans la paroisse du Ham, dans la sénéchaussée de Raoul de Baseillis, avec les hommes, cens, rentes, services, redevances, seigneuries, propriété, possessions et dépendances desdits fiefs. (1260. Fragment de sceau de cire verte.) Autre charte de l'official du Mans contenant vente par Jean Du Front, paroissien de Villaines-la-Juhel, à Guillaume Du Boys, prieur dudit lieu, de 12 sous mansais de rente, assise sur tous les biens du vendeur, payable le jour de la fête de Saint-Georges, pour le prix de 12 livres (1267). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) A touz cey qui verront ces presentes lestres et orront, Geufrey de Vendome, sire de Lacay (Lassay), saluz en nostre segnor. Comme contenz fust meu entre mey, d'une part, et le prioul de Vilaines et ses homes et les autres feyez de Hardenge, de lautre, sur ce que ge diseye et voleie que il me respondisent des meffez de la forest de Hardenge, à mon chatel de Lacay, par devant mey, ou par devant mes aloez; et por ce que ladite forest est des apartenances dou chatel, et lesdiz feyez ne vosissient respondre, ainceys diseient quil ni esteient pas tenuz quar il naveient onques respondu fors à lermitaige de Hardenge. En la fin, nous sommes venuz à acort entre mey, d'une part, et ledit prioul, de lautre, en tele manière, que des ores mes ge ne puis porforcier lui ne ses homes de respondre à Lacay des meffez de la forest de Hardenge, ainceys vuet que il respongent là où il ont anciennement respondu; et por ceste chouse, ledit prioul ma doné seissante souz de torneis por lui et por ses homes. Et à ce tenir ge oblige mey et mes heirs et touz mes biens muebles et inmuebles, presenz et avenir; et que ce seit ferme et estable, ge en ay doné audit prioul et à ses homes ces presentes lestres saellées du mon sael. Ce fut doné en Ian de grace mil dous cenz quatre vinz et dous, le juedi devant lame-karasme (1282. V. S.). Sachent touz presenz et à venir que comme cuntenz fust meu entre Jehan de Vanjon, escuier, d'une partie, et Robert Brunoust et Herbert, son frère, de la paroisse de Villaene-la-Juhés (Villaines-

134 la-juhel), de lautre partie, sus la métaerie de Mont-Restif, si cumme ele porsiet, o les apartenances, cest assavair en terres, en preiz, en bois, en habergemenz et en autres chouses sises en ladite parroisse, ouffé de Cortalarru (Courtalierru), si cumme len dit. Sus ce est assavair que ledit Jehan de Vanjon demandot à avair ladite metaerie et domaene; et ledit Robert et Herbert lancontre disoient. A la parfin vindrent lesdites parties sus ledit contenz, dou conseil de prodes honmes à fin en ceiste menière: ainsi que ladite metaerie demeure ausdiz frères o totes lesdites apartenances et à lour heirs; et tendront desere en avant ous et lour heirs ladite metaerie o ses apartenances doudit Vanjou et de ses heirs féaument et heritaument por deiz setiers de blé de rente perpetuel rendable chascun an, desore en avant, audit Vanjou et à ses heirs en aoust, demorant quites à sa mein, et cint souz de torneis en deniers de rente à la Tousseinz en sevant chascun an, desore en avant, aus sengneurs dessusemins par la mein doudit Vanjou, ou de ses heirs; lesques deiz setiers de blé daevent estre maetié de seigle et maetié d'araone à la mesure de Villaene. Et est assavair que les cint setiers d'avaene seront maetié d'avaene grosse, et maetié de menue; et daevent rendre ladite rente de blé tout courrae en leire o la peile, se le tens ers covenable, ou o le van, covenablement audit Vanjon et à ses heirs chascun an, si cumme dessus est dit. Et daevent lesdiz Robert et Herbert et lour heirs feire assavair audit Vanjon et à ses heirs, à son osteil, quant le blé sera prest. Et ne porront lesdiz frères point vendre ne despendre doudit blé, fors à lour despens soffeisanz à quellir lor blé de ladite metaerie devant que ladite summe de blé de rente soit rendue audit Vanjon ou à ses heirs, se ce nestoit par deffaute doudit Vanjon, ou de ses heirs. Et daevent paier lesdiz frères et lour hers, chascun an desore en avant, un setier de seigle de rente, à ladite mesure, à l'abbaie de Beauleu, par ceiste dite paiz, sanz ce que ledit Vanjon ne ses heirs i seient tenuz en riens. Et daevent lesdiz frères et lors hers moudre lor bleiz au moulin audit Vanjon, tant cummeil les porra deffendre dou sengnor de Maienne, et tant cumme le molin sera en avenant leu. Et tendront lesdiz frères et lour heirs, par la rente dessus dite, ladite metaerie o ses apartenances doudit Vanjon et de ses heirs, sanz riens plus feire, fors pleige et gage et drait cumme por sengnor de fé tant solement. Et quant à feire et à rendre ladite rente et affeire les convenances dessus dites, si cumme il est devisé par devant... Ce fut donné et saelé au Bourt Novel, en saean de nostre dite court, ou jour dou vendredi après la feste saint Estienvre desté, en lan de graice mil dous cenz et quatre vinz et quatre (1284). Sachent touz qui ces presentes letres verront et orront, que en noustre presence establiz Guill [aume] de Prez et Guill [aume] de Cheniers, de la paroisse de Vill [aines], requenurent on dreit par devant nous que il sont tenuz fere et rendre chescun an, des ore en avant, de rente, au jour de la feste de tous seinz, douze deniers mensais pour fere l'anniversaire feu Guill [aume] de Prez, jadis père doudit Guill [aume] de Prez, à aveir, à prendre ou leveir dou governeor de liglise de Vill [aines], e de ses successors, chescun an, sus le fé feu Renault Lepetit, en ladite paroisse, ou fé audit Guill [aume] de Prez. E porra, chescun an desore en avant, le governeor deservant en ladite yglise, prendre, nantir e justicier oudit fé pour ladite rente neune rendue, e tenir les nans à la value dicele jusque à tant que ladite rente li seit fete plenière satisfacion, sanz contredit ne sanz empeschement desdiz Guill. de Prez e doudit Guill. de Cheniers... E en avon doné audit governeor ces présentes letres saelées ou sael de noustre cort en tesmoin de vérité. Ce fut fet e doné le jour dou josdi prochain devant Pasques flo [ries], en lan de grasce M CC-IIII xx e sis. (1286. V. S. Fragment de sceau de cire blanche.) H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte latine de l'official du Mans contenant nomination d'arbitres pour terminer un procès pendant entre Ranulphe, prieur de Villaines-la-Juhel (de Villana), et Gervais, prieur de Marcillé (de Marcilleyo), tous les deux chanoines de l'abbaye de Beaulieu (Beate Marie Belli-Loci), au sujet d'une rente annuelle de 12 livres tournois que ledit prieur de Villaines réclamait de son confrère de Marcillé pour les deux tiers des dîmes dudit Marcillé qui lui appartenaient à raison de son prieuré de Villaines; au sujet encore d'une autre rente de 45 sous tournois également revendiquée par le même prieur de Villaines, sur les oblations et les prémices de l'église du prieuré de Marcillé. Les arbitres choisis sont l'abbé de Beaulieu et le prieur de Rouessé-Fontaine (de Roisseyo), puis, comme tiers arbitre pour le cas où les deux premiers ne pourraient s'entendre, le prieur de Rouillon (de Roillon). Les parties s'engagent, en outre, à accepter comme définitive la sentence arbitrale à intervenir sous peine de 100 livres tournois d'amende (1288). Charte latine de Jean (de Tanlai), évêque du Mans, qui approuve et confirme les dispositions contenues dans la charte précédente. Datée de Touvoie (apud Thoveiam) du mardi après la Purification de la sainte Vierge (1288. V. S.) Sachent touz presenz et avenir que en nostre cours en dreit establi Guy de Prée, clerc, procuratour ensemble o mestre Giles de Dussé, de très-excellent prince Challes segont, roy de Jhérusalem et de Secile, establiz par letres saellées contenantes mot à mot la tenor ci-après escripte (Suit le texte de la procuration en latin). Requenut et confessa que il, en non doudit Roy et tant comme procuratour dicelui, avoit eu et receu de religions hommes de labbé et dou couvent de Beauleujouste Le Mans, trente livres de tornois en monnaie corant, ès quex deniers lesdiz religions estoient tenuz audit roy pour la finance et pour lamortissement de toutes les chouses inmobles que lesdiz religious, de puis le temps de vint et cinq anz par devant la date de cestes presentes letres, avoient acquis de Joufroy de Matefelon et de sa fame et de autres personnes, lesqueles choses sont assises en la paroisse de Montabon, ès fiez et ès rerefiez au seignour dou Cheteau-du-Lair, desqueles chouses lesdiz religious, segont lordrenance nostre seignour le Rey de France, avoient finé ausdites trente livres o le conseil et o les aloez doudit rey de Secile, ou temps que il estoit conte d'anjou et dou Maine, si comme ledit Guy a requenu et confessié... Et veult et otroie que lesdiz religious et lors successours tiengent et porsaient des ores en avant lesdites chouses o lors apartenances à toz jorzmes, sanz contredit et sanz empeschement doudit roy de Secile, ne de ses successours, ne dautres par reson de lui. Et nous, à la requeste doudit Guy, toutes lesdites chouses ajujon sentenciaument à tenir et entérigner, e les avon confermées dou seau de nostre court dou Mans,

135 ensemble o le sael doudit Guy en tesmoinz de vérité, sauf nostre droit. Ce fut fait et donné ou jour de mardi après le diemenche que l'on chante Invocavit me en lan de graice mil dous cenz quatre vinz et dez. (1290. V. S.) H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Sachent touz presenz et avenir que en dreit establiz devant nous Herbert Frochet e Luce, sa fame, e Pierre frère doudit Herbert, e Guillaume de La Bencerie e Byatriz sa fame, parroissiens de Villaines, requenurent elx avair vendu e onquore vendre dun commun assentement e dune bonne volenté à Bien Venue, jadis fame feu Guillaume Aurri, deus jorniex de terre e un cortil aboutant ausdiz deux jorniex, lesqueles chouses lesdiz vendeors avaient ou fé de Lorrière, en ladite parroisse, en la tenor au prioul de Villaine, si conme elx dissaient... Et si en ont lesdiz vendeors baillée la sessine de tout le dreit natural et civel de toute lauction real et personel que elx i avaient e povaient avair par quelconque resson sanz rien retenir; à tenir, à poursaier touz jorz mes féaument e heritament par titre dachat de ladite Bien Venue e de ses haiers sanz contredit e sanz inpechement desdiz vendeors ne de lors haiers, e sanz nulle reclamance dicelx dès ores en avant. Et fut fete ceste presente vencion pour quatre livres de tornays des quex deniers lesdiz vendeors se tindrent pour paiez, renoncianz à toute exception deu paement non eu e non receu, à toute exception de decevance... e especiaument lesdites fames renoncient à tout douaere et à tout autre benifice de dreit qui est otroyé aus fames... Et à tout ce tenir, garder, et aconplir et à garrantir, défendre et delivrer lesdiz deus jorniex et ledit cortil à ladite Bien Venue... e à lor eschangier value à value, si mestier en estoit, oblige lesdiz vendeors chescun pour le tout, elx et lors haiers... chescun par la fay de son cors donnée en noustre main, e quant à lor rendre touz lors donmages à lor serement sanz autre proeve, si auscuns en avaient, en defaute de garantiisse. Ce fut donné e ajugié à tenir par le jugement de noustre court de Villaines, sauf noustre dreit e tout autre, le jeusdi prochain devant la Chandelor, en lan de grace mil e deus cenz en quatre vinz e dez e sept. (1297. V. S.) Charte latine du doyen de Sillé (de Silliaco), par laquelle Denis Potron, Guillaume Lepas, Guillaume Coron et sa femme, donnent pour l'amour de Dieu et le salut de leurs âmes, et en vue de la célébration annuelle d'un anniversaire à leur intention, au prieur de Saint-Georges-de- Villaines toute la part qui pouvait leur revenir par héritage dans l'hébergement de feu Jean Potron, consistant en maisons, arbres, étables et environ trois arpents de terre. (Du lundi après Invocavit me V. S.) Charte latine de l'official du Mans par laquelle Mathieu Tragin, écuyer, de la paroisse de Coulombiers (de Columbariis), pour le salut de son âme et moyennant une rente annuelle et perpétuelle d'un denier mansais payable le jour de la Toussaint, permet aux religieux de Beaulieu de prendre dans un ruisseau appelé Mo-ayre (Moire) qui lui appartient, toute l'eau qui leur sera nécessaire pour arroser et irriguer leurs prés situés le long de ce ruisseau, dans ladite paroisse, et même de construire à cet effet un barrage (obstaculum) sur ledit cours d'eau. (Du vendredi après la Pentecôte, 1309.) H (Liasse.) 3 pièces, parchemin Sachent touz que en noustre presence en droyt par devant nous personelment establiz Berthe [lot] Le Metaeir et Johan de Souz Lomel, parroissiens de Villeyne, recognurent et confessèrent que elx et choscun por le tout, sanz faire devission lun de lautre, ont vendu d'un commun assentement et onquores vendent à touz jourz mes à monsor Guillaume Dou Boex, prior de Villeyne, ou à ceux qui cause auront de lui, seix boissiaux de selle (seigle), bon et covenable, qui ne ayt soon pour vendre ne pour achater, à la mesure de Villeyne, de rente annuel et perpetuel à avoir, prendre, lever et à percevoir chescuns anz à langevine des ores en avant doudit prior ou de coux qui cause auront de lui sus toutes les chousses inmobles ou héritaux audiz vendeours, en quex que loux, fez, parroisses, destroys ou sengnories que ilx saeint; et les queles toutes chousses e lours apartenances et choscunes diceeles, por le tout, les diz vendoours chargent et encombrent de ladite rente. Et fut foite ceste vencion por vint et dous souz de monssois ou de monaye courant dont les diz Berthelot et Johan se tindrent por blon paez en droit par devant nous; renoncianz à toutes excepcions de pecune non mie eue, non mie receue, et à toutes decevances et à toutes chousses qui jamès lour pourraient valoir à venir contre la tenor de ces presentes lestres, et à tout droit dissant: général revocation non mie valoir; prometanz enqores en sourque tout ladite rente délivrer et rendre audit prior ou à coux qui cause auront de lui choscuns anz, si comme desus dit, et la lour garanter et deffendre de touz et vers touz, et mesme... et enquores obligent lesdiz Berthelot et Jehan, por le tout, elx et lours heirs et touz lours blonds mobles et inmobles... Ce fut doné et adjugié à tenir par le jugement de noustre court de Villeynes, sauf noustre droit et tout autruy, ou jour dou joudi prochain après le dimenche que lon chante Reminiscere lan de grace mil treis cenz et noel (1309. V. S.) Sachent touz presenz et avenir qui verront et orront ces presentes lestres, que en noustre presence en droit par devant nous establiz Macé Tatin et Johenne, sa fame, de la ville de Villeine, ladite Johenne autorizée et licenciée doudit Macé, son mari, quant à tout cest fait qui ensioust, requenurent et confessèrent que elx d'une volenté, sanz nul pourforcement, avaient vendu et ostroyé et enquores vendent et quitent des orendroit, à touz jourz mes, féaument et héritaument à monsor Guillaume dou Boix, prior de Villeine en celui temps, et à ceux qui auront cause de lui, cinq journex de terre ou environ, sis à La Couperie, joingnanz dune partie et dautre à la terre Denis et Martin les Tatins, et sunt aboutanz dun des boouz au chemin par où lon vet de Villeine à Lacay, et de lautre boout aus terres aus diz Denis et Martin; et sis les devanz diz cinq journex de terre en la paroisse de Villeine, ès fez audit prior, sicomme len dit; à avoir, à tenir, à poursoer les devant diz cinq journex doudit prior, comme ses propres chouses féaux et héritaux, sanz contredit et sanz empeichement des diz Macé et Johenne et de lours hers; et en transportent audit prior tout le droyt, l'auction, possession, sessine, seignorie que ilx y avaeint et poeint avoir, sanz riens y retenir à elx ne à lours hers. Et fut feite ceste presente vencion pour quatre livres de tournés ou de monaye corante desquex deniers les diz Macé et Johenne se tindrent pour blen payez en droit par devant nous... Ce fut doné ou jour de joedi prochain après la feste Saint-Benaest

136 lan de grace mil troys cenz et onze (1311. V. S.) Fragment de sceau: de..., au chef de... Contresceau: de... aux trois écussons de... deux et un. Legende:... de Villan...) Charte latine du doyen de Javron (de Gabronio), par laquelle Geoffroy Arguengret (?) et Egidia, sa femme, Jean Richard et Jeanne, sa femme, Robert Richard et Macée, sa femme, paroissiens de Villaines-la-Juhée (de Villana La Juhes), vendent à Guillaume, curé de la même paroisse, une rente annuelle et perpétuelle de 13 sous tournois, assise sur tous leurs biens, pour le prix de 60 sous mansais (1313). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte latine de l'official du Mans constatant que Geoffroy Poegnant et Jeanne, sa femme, de la paroisse de Conlie (de Conlia), vendirent aux abbé et religieux de Notre-Dame de Beaulieu, pour le prix de 20 livres tournois, une rente annuelle et perpétuelle de 20 sous mansais, assise sur tous les biens qu'ils possèdent en ladite paroisse et qui consistent en hébergement, maisons, terres, vignes et autres choses, le tout situé apud pedem de Crenis (Crannes?). Du mercredi après la Quasimodo «Sachent touz presenz et avenir que Thomas de La Rivière et Johenne sa femme, de la paroisse de Saint Christofle dou Jambet, soumetanz eux et toutes leurs chousses à notre juridicion quant aux chousses qui senseuvent en ceste présente letre, requenurent en drait par devant nous que il avaint vendu et vendent unquores de lour commun assentement et chescun pour le tout, à monsour Guillaume de Bouys, priour de Vilaine, e à ceux qui arunt cause de Juy, seys sonmes de vin bon, et net et pur, sans esve, à la mesure dou terrouer, de annuel et perpetuel rente sus toutes lours chousses et sus touz lours héritages en quex conques chousses que ce saint, ne comment que elle saint nonmées, ne apellées, ne devissées, contenanz en terres, en prez, en herbergemenz, en mesons, en vignes, en boys, en rentes et en toutes autres chousses e especiaument sus lour vigne dou clos dou Molin, lesquelles toutes chousses e especiaument la dite vigne, les diz vendours chargent et encombrent des dites seys sonmes de vin de rente. E fut faiete ceste presente vencion pour quatorze livres de torneis des quex deniers les diz vendours se tindrent pour bien paiez par devant nous en bons deniers nombrez. Si que il gréent et prometent et sunt tenuz lesdites seys sonmes de vin de rente rendre et paier audit priour et à ses hers ou temps des vendenges, rendu à son celier, à Saint-Christofle, par chescuns ans des ores en avant, sanz ce que lesdiz vendours, ne lours hers puisent vendenger lesdites vignes que il ne le facent asavoir audit priour e à ceux qui arunt cause de luy dous jour devant. E volent et otroient lesdiz vendours que se eux ou lours hers estaint defallanz de fere ladite rente audit priour, ou à ceux qui arunt cause de lui, chescun an ou temps de vendenges, il se pouraint fere ballier de le héritage auxdiz vendours en un leu ou en plusours ou là où il mieuz aimeront jousque aus prés et à la value desdits seys sonmes de vin e des areraiges qui en seaint deuz dou temps passé, par prés et par estimacion de bonnes genz que nous ou naux serganz, ou autre justice elerion ou estabrion quant à ce fere entérignier. E sunt tenuz ensement les diz vendours ladite vencion guaranter, délivrer et défendre audit priour... Et en sunt jugiez par le jugement de notre court de Fresné. Ce fut donné le jeudy prochain après Pasques Flouries lan de grace mil troys cenz et sesze.» (1316. V.S.) «Sachent... que Robin Aubant et Coleste, sa femme, de la paroisse de Saint Christophe dou Jambet, requenurent... que il avaint vendu et vendent... à monsours Guillaume De Boys, prioul de Vilaines, les sept buces de vin de prinson, lesquelles ledit prioul estait tenu fere ausdiz vendours ou temps de vendenges annelment, par rason de certaines chousses qui estaint chaites en partie ausdiz vendours de le héritage feu Her-» bet Goujon, père de ladite Coleste. Et fut feste ceste présente vencion pour cinquante soulz de tornais des quex deniers lesdiz vendours se tindrent pour bien paiez... Et en sunt jugiez par le jugement de notre court de Fresné. Ce fut donné le semady prochain après la Saint Nicolas diver, l'an de grâce mil troys cenz et sesze (1316). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte française par laquelle Thomas de La Rivière, clerc, et Jeanne, sa femme, paroissiens de Saint- Christophe-du-Jambet, vendent à Guillaume Du Boys, prieur de Villaines-la-Juhel, un pré contenant 4 hommées, sis dite paroisse de Saint-Christophe, au fief du seigneur du Hasay, pour le prix de 12 livres tournois payées comptant, et à la charge, en outre, de faire annuellement aux vendeurs 2 sous 6 deniers mansais de devoir requérables. (Du dimanche avant la Saint-Vincent V. S.) Charte latine de l'official du Mans portant que Juliot de Montbaust et Jeanne, sa femme, paroissiens de Neuvillalais (de Novilla Aalesie), vendent aux abbé et couvent de Beaulieu une rente annuelle et perpétuelle de 6 sous tournois assise sur la part et portion qui pouvait revenir aux dits époux in quodam petrino, situé au-dessous d'une partie (infro sectam) de l'hébergement de Geoffroy Poegnant, père de ladite Jeanne, à Conlie, au fief de l'abbaye de Beaulieu, pour le prix de 60 sous tournois payés comptant (1322). Charte latine de l'official du Mans contenant transaction et accord entre frère Guillaume Du Bois (de Busso), prieur de Villaines, et Guillaume Drocon, prêtre, au sujet de la propriété d'un hébergement, nommé La Pagerie, consistant en maisons, terres, vergers, haies et arbres, situé à Moitron (de Moetronio), au fief du seigneur de Saint-Christophe, sur le chemin dudit Saint-Christophe (de Sancto-Christoforo) à Fresnay (apud Fresneyum), autrefois baillé à emphytéose à feu Guillaume Le Paige, par les abbé et couvent de Beaulieu, au nom dudit prieuré de Villaines, pour 18 deniers mansais de rente annuelle et perpétuelle. Il est convenu que ledit Guillaume Drocon conservera, sa vie durante, la jouissance de l'héritage en litige, à la charge de payer au prieur la rente ci-dessus stipulée, de maintenir ces biens en bon état et d'acquitter tous les devoirs dus au seigneur du fief; et qu'à la mort de l'usufruitier, cet hébergement rentrera, avec ses dépendances, dans le domaine du temporel du prieuré de Villaines (1323). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Charte par laquelle Pierre Chamaillart, paroissien de Saint-Christophe-du-Jambet (Saint Xristoufle-du- Jambete), vend à Guillaume Du Bois (dou Boex), prieur de Villaines (de Villeyne), pour le prix de 40 sous tournois de monnaie courante, une somme de vin «bon et pur et neit,» et un petit denier tournois, le tout de rente annuelle assise sur

137 une vigne appartenant au vendeur, appelée la vigne de La Palu, laquelle ne pourra désormais être vendangée par ledit Chamaillart, ou ses ayants cause, sans le consentement du prieur ou de ses successeurs. (Texte français ) Charte latine de Jean, humble abbé de Beaulieu, qui confirme la transaction relative à l'hébergement de La Pagerie faite entre le prieur de Villaines et Guillaume Drocon, curé de Moitron, et mentionnée en l'article précédent (1325). Charte latine de l'official du Mans, dans laquelle Guillaume de La Moenerie, paroissien de Jupilles (de Jupillis), se reconnaît possesseur de certaines vignes situées à La Pontonnerie, paroisse de Montabon (de Monte Abonis), chargées d'une rente ou prestation annuelle de 5 sommes de vendange envers les moines de Beaulieu, qu'il s'engage à acquitter régulièrement à l'avenir, aussi que les arrérages qui peuvent en être dus (1327). Charte par laquelle Jehan Venjon, de la paroisse de Courcité (Mayenne), fils de feu Jehan Venjon, se reconnaît débiteur envers Guillaume Du Bois, prieur de Villaines, d'une rente annuelle et perpétuelle de 4 sommes de vin «bon et pur, de goute sanz ève» assise sur les vignes qu'il possède en la paroisse d'assé-le-boisne (Ascé-le-Boaysne), au clos de Monbar..., pour demeurer quitte d'une rente de 15 sous mansais vendue par son père, en 1320, audit prieur de Villaines. (1318. Texte français.) Charte française de Guy Le Vavasseur, prêtre, garde des sceaux des contrats de la cour du Mans, qui constate que pardevant Guillaume Telaye, clerc, tabellion juré en ladite cour, Jehan Chabot, écuyer, vendit à l'abbé et au couvent de Beaulieu 16 sous tournois, 2 poules et 4 «pailles» de vin à la mesure de Château-du-Loir, le tout de rente annuelle et perpétuelle due par Gilet Niveau, paroissien de Montabon (Montaubon), Gilet Bernard et Étienne Guinart, pour le prix de 14 livres tournois (1379). Charte latine de l'official du Mans reproduisant les stipulations de l'acte précédent (1379). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 50 pièces, papier Domaines. Maison et jardin au bourg d'allonnes: Baux consentis par les procureurs de ladite abbaye de Beaulieu, notamment par R. P. Henri de Saint-Simon de Haudricourt, chanoine régulier (1685). Terres des Épingletteries, aussi à Allonnes: Baux. Bordage de La Rougeatelle, à La Bazoge: Acte par lequel les abbé et religieux de Beaulieu reconnaissent que 7 journaux de terre, sis à La Bazoge, au fief de Bure, qu'ils ont achetés de Jean Bouvet et de Guyonne, sa femme, pour le prix de 65 livres tournois, ont une valeur supérieure à cette somme, et s'engagent à payer aux vendeurs une plus-value de 15 livres pour éviter toute demande de rescision ou de retrait (1502). Vente de 5 journaux de terre, ou environ, avec maison et jardin, et la moitié d'un petit chemin qui tend du chemin du Mortier à l'aître de La Luardière, le tout situé à La Bazoge, faite par Guyon Leproust, de ladite paroisse, aux religieux et couvent de Beaulieu, pour la somme de 65 livres tournois (1513). Confrontation dudit lieu de Rougeatelle. Vente d'une hommée de pré faite à ladite abbaye par François Boyère, de la paroisse de La Bazoge, pour le prix de 10 livres tournois (1515). État et mémoire de ce qu'il en a coûté pour faire un puits aux lieux de Rougeatelle, sur le terrain appartenant à M e Julien Dubois, notaire royal au Mans, auquel dit puits MM. les chanoines réguliers de l'abbaye de Beaulieu, ou leurs fermiers, auront leur usage, au moyen de ce qu'ils doivent contribuer seulement de leur tiers et ledit sieur Dubois des deux tiers, pour tout ce qu'il en a coûté pour la construction dudit puits (1734). Baux dudit lieu. Déclaration censive du même lieu à la châtellenie du Mortier (1786). Plusieurs portions de pré situées à la Bazoge et à La Milesse, près La Poulardière: Baux consentis par les abbés de Beaulieu: Gui Du Parc, représenté par François de Bellers, prêtre, curé de La Bazoge ( ); Eléonor-Nicolas Bouton de Chamilly, représenté par Alexandre de Fougy, conseiller du Roi, vicomte de la ville de Conches, procureur et receveur dudit abbé (1692); Arnoul Boucher d'orsay ( ). Bordages du Houx et de La Galbrunière, à La Bazoge: Baux. Pré de Belair, près la métairie de La Courbe, à Beaumont-le-Vicomte: Baux. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 43 pièces, papier Domaines. Parc-aux-Boeufs et pré de Vauchaton, à Champagné, et pré de l'aître, à Yvré-l'Évêque: Bail emphyléotique à trois vies consenti par messire Charles de Ronsart, conseiller et aumônier du Roi, abbé de Beaulieu, à Michel Hourdel, marchand au Mans, Julien Renusson, aussi marchand à Champagné, et à leurs femmes, Marguerite Renusson et Louise Du Cleray (1578). Prolongation de la baillée précédente accordée par messire Philibert-Emmanuel de Beaumanoir, conseiller du Roi en ses conseils, abbé des abbayes de Beaulieu-lez-le-Mans et de Saint-Liguaire-lez-Niort, en Poitou, prieur de Saint-Célerin, à Christophe Philippes, écuyer, maître des Requêtes ordinaires de la Reine, lieutenant général au siége de Saint-Calais, tant en son nom privé que comme procureur de noble Nicolas Philippes, conseiller du Roi, maître particulier des Eaux et Forêts, à Château-du-Loir, et de Marie Jouault, veuve de feu noble Jacques Philippes, en son vivant élu en l'élection dudit Château-du-Loir, mère et tutrice naturelle des enfants mineurs issus d'elle et de son défunt mari, lesdits sieurs Philippes enfants et héritiers de feue Barbe de Renusson, qui était fille et héritière de défunts Julien de Renusson et de Barbe Du Cléray, sa femme, susnommés (1644). Arrêt du Grand Conseil du Roi qui envoie les religieux de Beaulieu en possession desdits biens faute par le sieur Philippes, lieutenant général au siége de Saint-Calais, d'avoir donné son état (1668). Baux. Métairie de Vauchaton, à Yvré-l'Évêque et Champagné: Baux. Lieu du Petit-Crennes, et terres détachées, à Conlie: Baux. Pièce de terre, pré et taillis, à Saint-Christophe-en-Champagne: Baillée à emphytéose faite par les religieux de Beaulieu à Étienne Mauclerc et Jeanne, sa femme, paroissiens de Loué, pour un loyer annuel de 20 sous tournois (1451). Déclaration des mêmes biens faite par Jacques Métivier, garde-chasse des religieux de Beaulieu et au nom de ceux-ci, à messire René Prudhomme de La Boussinière, seigneur de Saint-Christophe, Brains et autres lieux, au regard du fief de Monceaux, en Saint-Christophe (1784). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 59 pièces, papier.

138 Domaines. Vignes aux clos du Luart, de Landouillère, de Motte-Saunière et de Douce-Amie, à Sainte-Croix et Yvré-l'Évêque: Baux consentis par Pierre Ribault, fermier du temporel de ladite abbaye (1646); par messire Nicolas-Léonor Bouton de Chamilly, abbé commendataire (1674); par messire Philibert-Emmanuel de Beaumanoir, évêque du Mans, aussi abbé commendataire, à François de Guyton, sieur des Marais, capitaine d'un régiment de cavaliers (1654); etc. Lieu de Vaugourd, à Dissay-sous-Courcillon: Baux à partir de Visite et montrée (1659). Composition dudit lieu. Terres détachées, en la même paroisse de Dissay: Baux faits par messire Joseph de Fay de Maubourg, chanoine-comte de Lyon, abbé commendataire de Beaulieu ( ). Terres détachées situées à Cures et Domfront-en-Champagne: Baux. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 38 pièces, papier Domaines. Terres détachées situées à Domfront-en-Champagne: Baux. Bordage de La Geutte, à Fay: Baux consentis par les religieux-profès de ladite abbaye, qui sont, en 1788, Jean Bommier, prieur, Jean-Hubert de Crezé, Georges de Walfort, François Bardinet et Jacques-Lazare Amauri. Bordage de La Vesquerie, à Sainte- Jammes: Baux. Bordage des Petites-Ancinettes, à Louvigny, et terres détachées à Longnes et à Maigné: Baux. Plans de divers héritages situés à Domfront-en-Champagne, Tennie et Conlie, dans le fief de l'abbé de Beaulieu. (XVIII e siècle.) H (Liasse.) 9 pièces, parchemin; 49 pièces, papier Domaines. Maisons sises au Mans, rue Dorée: Offre réelle d'une somme de 22 livres, en louis d'argent, à présent ayant cours, faite par François Hoyau, maître cirier, du Mans, à M e Pierre Ribault, fermier général de l'abbé de Beaulieu, pour 11 années d'une rente de 40 sous assise sur la maison dans laquelle demeure ledit Hoyau, rue Dorée (1662). Baux desdites maisons. Maison du Croissant, rue de La Tannerie, au Mans: Procès-verbal d'estimation des dépenses nécessaires pour réédifier cette maison, en partie tombée par vétasté. Marché conclu pour cette reconstruction entre messire Edme de Saint-Germain, prêtre, chanoine prébendé en l'église du Mans, archidiacre de Laval, au nom et comme mandataire de messire Bouton de Chamilly, abbé commendataire de Beaulieu, révérend Nicolas Billoré, prêtre, chanoine régulier de ladite abbaye, supérieur en icelle, prieur-curé de La Madeleine, représentant ladite abbaye, et Jérôme Poirier, charpentier et entrepreneur, demeurant au Mans, pour la somme de 622 livres (1688). Baux de cette maison. H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 34 pièces, papier Domaines. Maison de l'arche-montoise, au Mans: Acte par lequel Perrot Le Marchant, «pour estre participant en touz les bienfaiz, prières et oraisons oudit moustier, et aussi pour luy administrez ses nécessaires de boyre, mengier et logiez oudit moustier, le cours de sa vie durant,» donne aux religieux la moitié d'une maison sise dans la rue Montoise, 4 quartiers de vigne, 48 écus d'or qui lui sont dus par Guillaume Le Forestier, de Brûlon, et 10 livres de rente annuelle que lui fait Jamet Le Rabinant, de Montbizot (1438). Vente par Michau Guyart, «cordouennier», aux religieux de Beaulieu, représentés par frère Jacques Vidot, prieur de ladite abbaye et de Saint- Aubin-des-Coudrais, d'un jardin d'une hommée environ, sis en la rue Montoise, pour le prix de 38 livres 10 sous tournois, payée «en 2 escuz d'or à la couronne, 8 mailles au trait d'or, 3 escuz d'or de Bretagne, 2 ducatz, ung noble de Henry, le tout vallant 29 livres tournois, et le sourplus en monnoye de douzains à présent ayant cours.» (1487.) Baillée de ladite maison, à deux vies, faite par lesdits religieux à Jean Ribot et Bertranne, sa femme, paroissiens de Saint-Jean-de-la-Chévrie, pour une rente annuelle de 22 sous tournois et 14 deniers tournois de cens au prieur de Saint- Victeur (1496). Visite et montrée de la même maison, où demeure M. Lorcet, sculpteur, faite à la requête desdits chanoines réguliers de Beaulieu par Nicolas Chaplin, entrepreneur de bâtiments et expert ordinaire, au Mans (1768). Transaction et accord entre les religieux de Beaulieu et les habitants de la paroisse Saint-Jean-de-la-Chévrie au sujet d'une place située devant ladite maison. Il est convenu qu'elle appartiendra aux religieux qui la feront clore de murs à chaux et à sable, de hauteur et épaisseur convenables, avec les matériaux fournis par lesdits habitants. «Au moyen de quoy lesdits parroissiens pourront, au temps qu'il y aura des troubles de guerre et qu'il y aura garde au forsbourg, se retirer audict enclos pour faire la garde ou sentinelle; à laquelle fin, lesdicts parroissiens feront faire des canonnières telles qu'ils adviseront raisonnables dans ladicte muraille. Et pour entrer dans ladicte place et enclos, sera faict faire ouverture par lesdicts religieux dans la muraille qui est proche ladicte maison... Et les troubles et gardes cessez, iceulx religieux jouiront sans aulcun trouble et contredict dudict enclos, lesquels pourront faire boucher lesdictes canonnières, et rouvrir au temps qu'il conviendra faire garde... Faict et passé au devant de l'église Saint-Jean» etc. (1649.) Moulin de Beaulieu, au Port-à-l'Abbesse, au Mans: Baux et visites et montrées. Maison sise au Mans, rue du Pré: Baux. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 88 pièces, papier Domaines. Baux de diverses maisons et jardins situés au Mans, paroisse Saint-Germain; du lieu des Ardrillers, au Mans, dehors de Saint-Jean-de-la-Chévrie; du lieu de Villaret, au Mans, dehors de Saint-Vincent; du bordage de La Buardière, dehors de Saint-Hilaire, au Mans; du champ de La Motte-Saunière, aussi au Mans, paroisse de La Madeleine; du bordage de Préfautier, dehors de Saint-Jean-de-la-Chévrie; du lieu de l'être, également au Mans, dehors de Saint-Ouen. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 56 pièces, papier Domaines. Baux de terres détachées, à Mézières-sous-Ballon; du pré des Rainelières ou des Ganches, à La Milesse; de plusieurs portions de terre détachées, à Neuville-sur-Sarthe; d'une hommée de pré, au pré de La Fuye, et droit de pêche en la rivière d'huisne, à Pontlieue; et de terres détachées, à René.

139 H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 57 pièces, papier Domaines. Procès pour un passage d'exploitation d'un journal de terre situé dans la plaine de Guernault, à René: Baux, plans, mémoires, nombreuses pièces de correspondance et sentence définitive rendue par Louis-Raoul Du Bois de Boisvallée, seigneur de Spay, conseiller du Roi, lieutenant général civil, criminel et de police, commissaire enquêteur et examinateur en la Sénéchaussée et siége royal du duché de Beaumont-le-Vicomte (1764). Bordage des Pavillonières, à Rouillon: Baux et autres titres de propriété constatant que cet héritage relevait du fief des Guillottières, aussi à Rouillon, dépendant du temporel de la chapelle Saint-Éloy desservie en l'église du Mans. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 62 pièces, papier Domaines. Baux de la métairie de La Mulottière, du bordage de La Piellerie ou du Boulay, des Grandes et Petites-Bourdonnières, biens tous situés à Rouillon; du pré de La Verdure, à Saint-Saturnin; de la métairie de La Galerne, à Sceaux; du bordage du Four, à Spay; de celui de La Fuye, à Sainte-Suzanne (Mayenne); du champ de Beaulieu, à Tassillé; du champ des Ardrillers, à Teillé; du bordage de La Jambière, à Tennie; d'une pièce de terre, à Vernie; et du bordage de La Chevillardière, à Yvré-l'Évêque. H (Registre.) In-4, 239 feuillets, papier Domaines. Registre des baux, contrats, procédures et autres actes. Deux commissaires sont nommés par le Chapitre pour remontrer au révérend abbé de céans (Gui Du Parc) la très-grande nécessité d'un maître d'école pour instruire les enfants, et de faire des réparations à l'église et aux cloîtres qui se ruinent par la pluie et le défaut de couverture (1558). Les chanoines font opposition à la saisie de leur terre de Ruisseaux, en Marçon, faite à la requête du procureur du Roi, à Tours, comme n'ayant pas acquitté les charges de l'arrière-ban. Bail du lieu de La Gaudinière, à La Chapelle-Saint-Fray, fait par lesdits chanoines à Gervais Cordelet, pour un loyer annuel de 37 livres tournois (1561). M e Louis Dagues, élu de Sablé, réclame aux religieux une somme de 80 livres tournois à lui due pour blé et vin fournis à feu Julien de Mellay, prieur de Saint-Pavin-de-la-Cité, pour le compte du couvent (1564). Bail, pour 29 années, du moulin de La Forge, 4 journaux de terre, un jardin et 2 hommées de pré, le tout sis en la paroisse de Tucé, pour un loyer annuel de 12 livres tournois, 6 chapons et 6 poulets; du bordage de Ranson, à Domfront-en-Champagne, fait à André Mabon, serviteur domestique de l'abbé de céans, pour un loyer annuel de 6 livres tournois et 6 poulets. Frère Jehan Symon est nommé maître d'école des enfants religieux de l'abbaye et, en cette qualité, il est admis au nombre des religieux. «A esté ordonné et enjoinct audit Symon vacquer à l'instruction desdits enfans, leur monstrer et enseigner leurs règles de grammaire, leur faire lectures et leur apprendre à parler latin congru, affin que cy-après ils puissent plus facilement parvenir aux aultres sciences. Et que si quelque jour, il n'y peult entendre pour sa charge de paneterye et recette des terres du Vau-du-Loir, il en parlera et advertira le prieur pour luy bailler homme à y entendre ou aultrement, comme verra bon estre.» (1669.) Chapitre général du 3 mai 1571, tenu le siége abbatial vacant par la mort de Gui du Parc, dernier abbé. Frère Jacques Le Pelletier, prieur de Brains et de Vernie, syndic de la communauté, remontre aux chanoines réguliers réunis en chapitre que leur maison, qui n'avait jamais été en commende, vient de recevoir pour abbé, d'après la volonté du Roi, le cardinal de Bourbon, prince du sang, «entre les mains duquel ilz ne peuvent mieulx tomber, dont ilz se sentent tenuz rendre grâces à Dieu;» que le nouvel abbé ne pouvant faire résidence, il est nécessaire que le chapitre avise aux moyens d'entretenir ses membres en union et amitié fraternelle, gardant les règles, statuts et priviléges de la maison; et, qu'à cet effet, il soumet à leur approbation les articles d'un accord passé entre ledit cardinal et leur syndic. Suit cet accord. Supplique adressée au chapitre par frère Geoffroy de La Corbière, expositive des charges qui lui incombent en qualité de secrétain. Quittance notariée d'une somme de 120 livres, restant de celle de 215 livres, échues au terme de Pâques dernier passé, et que ledit cardinal devait verser aux religieux de Beaulieu en vertu de concordats des 23 août 1572 et 18 janvier (29 août 1574). M e Anselme Danguy, avocat du Roi, au Mans, supplie le chapitre de recevoir son frère, Julien Danguy, religieux dans ladite abbaye, l'intention de ce dernier étant d'aller étudier dans une université (1575). Concordat conclu entre lesdits religieux, représentés par frère Jehan Symon, prieur claustral, Jacques Le Pelletier, prieur de Brains, et Marin Chevalier, d'une part, et noble Séraphin Du Tillet, abbé commendataire de ladite abbaye, «affin que ledit sieur abbé par cy-après ne reçoive plainctes de la nourriture, vestiaire et subvention desdits religieux, et que, selon leur règle, estat et qualité, ilz puissent honnestement estre entretenuz.» Détail des fournitures dues par l'abbé: 60 charges de méteil et 4 de mouture; 38 pipes de vin et 4 pipes de cidre; 20 toises de bois, un millier de fagots et 3 pipes de charbon; 50 livres tournois pour fourniture de sel, verjus, vinaigre, chandelle et balais; 45 livres pour l'infirmerie; 80 livres pour les gages d'un maître d'école en grammaire; 10 livres pour le maître de chant; etc. (1591.) H (Registre.) Petit in-f, 157 feuillets, papier Domaines. Registre des baux, dont les suivants, faits par messire Charles de Beaumanoir, abbé commendataire, pour: les métairies des Noës et de La Mulottière, en Rouillon; la métairie de Ruisseaux, à Marçon, avec les droits de fief et de dîme en dépendant; le lieu, domaine, fief et seigneurie d'ancinettes, à Ancines; le lieu, métairie, fief et moulin des Grandes-Maisons, à Congé-sur-Orne; le lieu et bordage de La Croix-Boissée, à Sceaux; le bordage du Petit-Beaulieu, à Yvré-l'Évêque; le moulin de Beaulieu, en la paroisse de Gourdaine; le lieu et métairie de La Roche, à Sceaux; les lieux, domaines et métairies de Mortray et du Petit-Beaulieu, à Verniette; la métairie de Bricé, à Neuvillalais; les lieux et métairies de La Raterye et de Jouvigné, à Allonnes; le bordage de La Brière, en Rouillon; la métairie de La Moinerie, à Domfront-en-Champagne; celle des Noyers, en la même paroisse; le four à ban de Maigné, etc.

140 H (Registre.) Petit in-f, 235 feuillets, papier Domaines. Registre des baux, parmi lesquels on peut distinguer ceux de La Turpinière, aliàs La Gabelle, bordage situé en dehors de Saint-Hilaire du Mans, pour un loyer annuel de 15 livres tournois et à la charge, pour le fermier, d'abattre et reconstruire entièrement tous les bâtiments; de terres volantes, à Rouillon, à dame Christophlette Vachereau, humble prieure du prieuré des Filles-Dieu du Mans (1628); du lieu de La Poulardière, en La Bazoge, par frère Claude Perrochel, prêtre, prieur de ladite abbaye (1644); du lieu de Goultru, en Chaufour; de la métairie de La Caudinière, à La Chapelle-Saint-Aubin; du bordage du Houx, en La Bazoge; d'une maison et jardin, sis en la paroisse Saint-Germain du Mans, à noble Louis le Meignen, sieur de La Primaudière, conseiller du Roi, élu et avocat de S. M. en l'élection du Mans; du lieu du Coudray-Riochel, paroisse de Domfront-en-Champagne; du lieu de la Pillerye, paroisse de Rouillon; de la métairie de La Galerne, à Sceaux; de celle de Clemencé, en Sainte-Jamme; de la métairie de La Poterie, à Aigné; etc. H (Registre.) Petit in-f, 116 feuillets, papier Domaines. Registres des baux, où sont relatés, entre autres, les suivants: Bail du lieu de La Pichonnière, à La Chapelle-Saint-Fray; du bordage de La Petite-Raterie, paroisse de Neuville-sur-Sarthe, à honorable Jacques Cureau, maître apothicaire au Mans; du bordage du Léart, à Spay; de la métairie du Bois-àl'Abbé, à Fay; de celle du Prunier, en Sainte-Jamme; de la métairie de Vauchaton, à Yvré-l'Évêque et Champagné; du lieu et bordage de Préfautier, en Saint-Jean-de-la-Chevrie; de la métairie de La Garrelière, paroisse et dehors de la Madeleine; du bordage de Logerie, à Sainte-Jamme; de celui de Pontiballe, à Brains; les bordages du Petit-Villart, paroisse et dehors de Saint-Vincent; etc. H (Liasse.) 11 pièces, parchemin; 42 pièces, papier Dîmes et rentes foncières. Rente de 20 sous sur le lieu de La Naillère, à La Chapelle-Saint-Fray: Acte de constitution de cette rente par Gillet Le Roy (1481). Affectation dudit lieu de La Naillère à la même rente (1492), par Jehan Le Roy, père du précédent. Sentence du Présidial établi au Mans pour le Roi, et «monseigneur filz de France, frère unique de Sa Majesté, comte du Mayne (1580),» qui condamne Blaise Leuzu, détenteur de La Naillère, à payer cinq années d'arrérages de la rente précitée. Reconnaissances de ladite rente données par Pierre Métairie, marchand à La Milesse; par Charles Bouteiller, sieur de Châteaufort, officier de feu le duc d'orléans, seigneur de la terre, fief et seigneurie de L'Essard (1718); Jacques-Charles-Ambroise Bouteiller de Châteaufort, écuyer, seigneur de L'Essard, La Bousselle et autres lieux (1778), propriétaires successifs de La Naillère. Dîmerie de Vimarcé: Baux consentis par les abbés de Beaulieu, Gui du Parc (1565); Bouton de Chamilly ( ); Fay de Maubourg ( ). Dîmes de Longnes et de Chaufour: Acte par lequel M e Noël Haton, curé de Longnes, reconnaît que l'abbé de Beaulieu est fondé à prendre annuellement, à la Toussaint, sur la dîmerie de ladite paroisse, un droit de dîme consistant en 12 boisseaux de froment, 12 boisseaux de méteil, 12 boisseaux d'orge et 24 boisseaux d'avoine, le tout mesure de Vallon (1709). Baux. Dîmes en Domfront-en-Champagne: Accords et transactions entre les abbés de Beaulieu et différents prieurs-curés de cette paroisse, savoir: frère Guillaume Cochereau (1468), frère Laurent Patry (1583); frère Charles Patry (1618), frère René Cabaret (1630), frère Michel Gomboust (1645), et M e François Rousseau (1680). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 26 pièces, papier Dîmes et rentes foncières. Droit de dîme en Degré, consistant en 32 boisseaux de seigle, 16 d'orge et 24 boisseaux d'avoine, à l'ancien boisseau de la ville du Mans: Baux, pour 50 livres en 1740; pour la même somme, en 1753; et pour 70 livres, en Rente de 50 sous, sur une portion de terre dépendant du lieu de Beauregard, et originairement de la métairie de Vauchaton, à Yvré-l'Évêque: Titre nouvel consenti par M e Georges Le Breton, avocat au siége présidial et Sénéchaussée du Maine, et dame Françoise Pasquier, son épouse (1754). Chapelle ou prestimonie du Foulay ou Fouillé, desservie dans l'église abbatiale de Beaulieu. Rente de 100 sous, sur les terres de La Renaudrie, à Villaines-la-Juhel: Reconnaissances et autres titres. Rente de 40 sous, sur la terre de Vaucelles et le fief des Landes, situés dans les paroisses de Villaines-la-Juhel et de Javron: Testament de Raoul de Baseilles, chevalier, qui lègue la rente précitée aux moines de Beaulieu pour la célébration de son anniversaire (1325). Sentence de Jacques Tahareau, lieutenant général en la Sénéchaussée du Maine, qui condamne Beaudouin et Christophe de Champagne, chevaliers, a payer 12 années d'arrérages de ladite rente (1541). Autre jugement du Présidial du Mans condamnant Beaudouin de Champagne, seigneur de Bazouges et de Brouassin, à payer 10 années d'arrérages de la même rente (1552). Titre nouvel consenti par messire Hubert de Champagne, chevalier, marquis de Villaines-la-Juhel (1653). Supplique adressée aux Requêtes du Palais par les chanoines réguliers et abbé de l'abbaye de Beaulieu tendant à sauvegarder leurs droits, quant à la rente précitée, dans la vente judiciaire des seigneuries et terres dépendant du marquisat de Villaines saisies réellement sur messire Brandelys de Champagne, chevalier, marquis de Villaines, à la requête de messires Gabriel Martel, chevalier, seigneur de Malconnière, et Gabriel Vallée, seigneur de Champfleur (1681). Reconnaissances de la même rente données auxdits chanoines par messire René-Brandelys de Champagne, marquis de Villaines, baron de Vaucelles, Le Teil et Le Ham, seigneur des châtellenies de Mareillé-la-Ville, Le Layeul, La Brisolière, Vaheilles et les Saulles, baron de Saint-Roman, demeurant en son château de La Chassegnière, paroisse de Hardange (1703); par messire César-Gabriel de Choiseul, duc de Praslin, chevalier des Ordres du Roi, ci-devant ambassadeur près S. M. I., ministre-secrétaire d'état, seigneur de Chassy, Giry, Toisy, La Rivière, La Flèche, La Varenne, Saint-Roman, Sainte-Suzanne, La Vallée et autres lieux, et dame Marie de Champagne, son épouse, fille de

141 messire René-Brandelys de Champagne, susnommé (1773). Rente de 30 sous sur le bordage des Meltons, situé paroisse de Sceaux: Reconnaissances. Pièces d'un procès entre messire Boucher d'orsay, abbé commendataire de Beaulieu, et M e Dominique Crouillebois, curé de Rouellé (Orne), au sujet d'une rente de 22 livres due par la cure de Rouellé à l'abbé de Beaulieu (1712). H (Liasse.) 14 pièces, parchemin; 35 pièces, papier Rentes foncières. Rente de 3 livres en argent et deux chapons, sur le lieu de Fouillay, en Roëzé, due à la chapelle du Fouillay, desservie en l'église abbatiale de Beaulieu: Reconnaissances et titres divers. Rente de 60 sous sur les terres de La Chevrollerie ou Chevallerie, en La Quinte: Reconnaissances. Rente de 12 livres en argent et 2 chapons, sur les lieux du Grand et du Petit-Pizieux, situés à Allonnes et Pruillé-le-Chétif: Constitution de ladite rente, sur le lieu de La Gourdaine, en Degré, par frère Laurent Patry, prieur claustral de ladite abbaye et prieur-curé de Marcillé et de Domfront-en-Champagne (1539), pour être, lui, ses défunts père et père, amis vivants et trépassés ès prières qui se font ordinairement en ladite abbaye par les religieux d'icelle. Gui du Parc, abbé. Procès-verbal d'insinuation et de signification de l'acte précédent faites, devant la grande porte de l'église de Degré, par frère Charles Jourdan, religieux et pitancier de ladite abbaye, à Julien Richomme, Jehan Desbois et Adam Pelet, détenteurs dudit lieu de La Gourdaine (1541). Sentence d'antoine Pousset, prévôt du Mans, qui condamne Mathurin Berard, à payer la rente précitée et à en fournir titre nouvel sous trois jours pour tout délai (1638). Extrait des partages de la succession de défunt Mathurin Renard, vivant notaire royal, et Marthe Patry, sa femme, qui affectent les lieux de Pizieux à la garantie de ladite rente (1666). Reconnaissance de la même rente donnée aux religieux par M. Julien Quinet de Pizieux, ancien directeur des domaines de Roi de la généralité de Bourges, demeurant dans ladite ville (1764). Rente de 2 lamproies et 2 aloses, ou 100 sous, sur trois journaux de terre, au lieu du Pin, situé au bas du clos de Gazonfier, paroisse de Sainte-Croix. Rente de 6 livres sur la terre de Champagné: Reconnaissance consentie par messire Louis de Bresseau, chevalier, marquis de Montfort, capitaine de carabiniers au régiment du duc du Maine, représenté par messire René de Bresseau, son fondé de pouvoirs (1694.) Extrait du partage des successions dudit messire Louis de Bresseau et de dame Jacqueline-Françoise de Courtarvel, son épouse, fait le 3 mars 1733, entre dame Madeleine- Henriette de Bresseau, épouse non commune en biens de M e Michel Procope Couto, docteur-régent de la faculté de médecine de Paris, et messire César, marquis de Murat, seigneur de La Buisardière, mestre de camp d'infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et dame Renée de Bresseau, son épouse. Lettres diverses du marquis de Murat concernant la même rente. Rente de 6 sous sur le lieu du Val de Gazonfier, à Sainte-Croix: Reconnaissance faite par François Boulard du Port, conseiller du Roi et aux siéges de la Sénéchaussée et Présidial du Maine, acquéreur dudit lieu et bordage (1750). H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 25 pièces, papier Rentes. Rente de 5 livres sur le champ des Gripponnières, au Mans, dehors de Gourdaine: Bail d'une maison sise au Mans, paroisse de Saint-Benoît, chargée primitivement de ladite rente, consenti par M e Louis Morin, sieur de La Masserie, conseiller du Roi, contrôleur au grenier à sel du Mans, à M e Pierre Moussaint, peintre et Marie Chaintron, sa femme (1649). Reconnaissances données par Mathieu Le Mercier, maître tauneur, et Marie Foureau, son épouse, fille et héritière de feu M e Antoine Foureau, notaire royal au Mans (1671); par René Menard, maître apothicaire, et Anne Le Mercier, sa femme (1707). Rente de 15 sous sur une maison, au bas de la rue Saint-Vincent: Baillée à toujours faite par les religieux de Beaulieu à Jehan Doulcet, pelletier, d'un jardin à la charge d'en payer 20 sous de rente annuelle et d'y faire construire une maison dans l'espace de 3 ans (1477). Reconnaissances consenties par honorable Robert Crié, maître chirurgien et Renée Cherbonnet, sa femme (1680); par Michel Girard, boulanger (1701); par M e Henri Mandroux, notaire royal, mari de Marie Girard (1714). Pièces d'un procès intenté au Grand Conseil du Roi, à Paris, par lesdits religieux, à demoiselle Marie Mandroux, fille majeure, pour la forcer à leur bailler titre nouvel de ladite rente de 15 sous (1756). H (Liasse.) 13 pièces, parchemin; 15 pièces, papier Rentes. Rente de 14 livres sur deux maisons et jardins, en Saint-Germain du Mans, près le Grenouillet: Baillée à trois vies faites par les religieux de Beaulieu à Robin Moreau, d'un jardin situé sur le chemin qui va de la ville du Mans à la Croix-Errault, pour en payer annuellement une rente de 7 sous tournois et 4 deniers de cens à l'abbesse du Pré (1485). Transaction passée devant M e Julien Bodreau, notaire au Mans, au sujet desdites maisons et jardins entre les religieux et M e Georges Guilloiseau, avocat, sieur des Rochettes, époux de Jeanne Rouillet, fille et héritière de feu M e Pierre Rouillet, aussi avocat, sieur de La Gagnerie (1618). Bail des mêmes biens fait à noble Louis Lemeignen, sieur de La Primaudière, conseiller et avocat du roi en l'élection du Mans, pour 10 livres tournois de ferme annuelle (1637). Baillée à toujours desdites maisons et jardins faite au même Lemeignen, pour une rente annuelle et perpétuelle de 14 livres tournois (1645). Reconnaissance de cette rente consentie par M. Jean Fréard, sieur de Chantelou, conseiller du Roi en l'élection du Mans, demeurant paroisse du Grand-Saint-Pierre (1671). Rente de 9 livres 2 sous 6 deniers, sur la maison du Lion d'or, à Saint-Germain du Mans: Acte par lequel Jehan Auger fait exponse de la moitié d'une maison et d'un jardin qu'il avait pris à bail perpétuel des religieux de Beaulieu pour une rente annuelle de 8 livres tournois (1497). Reconnaissances et autres titres de propriété. Enquête faite devant l'official du Mans, dans un différend entre Geoffroy Suet, abbé de Beaulieu, et Michel Périgois, ancien moine et pitancier de ladite abbaye, qui contient de nombreux détails sur les fonctions et les attributions du pitancier (1524). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 36 pièces, papier.

142 Rentes. Rente de 9 sous sur la maison de La Rochelle, au Mans, rue de La Tannerie: Baillée à toujours de 2 maisons contiguës, sises dans la rue de La Tannerie, paroisse de Gourdaine, au Mans, l'une au fief du chapitre cathédral, l'autre au fief d'averton, faite par M e Jacques Allote, prêtre, chanoine de Saint-Pierre-de-la-Cour du Mans, à Étienne Allinant et Thomine, sa femme, pour une rente annuelle de 60 sous tournois, amortissable en un seul payement, ou deux au plus, dans l'espace de 9 ans, d'une somme de 60 écus d'or valant chacun 27 sous 6 deniers tournois (1471). Reconnaissance de ladite rente donnée par Étiennette Malherbe, veuve de Julien Aubry, hôtellière à la Tête-Noire, et François Gaudart, «esguilletier,» son gendre (1595). Autres titres. Rente de 6 sous sur la maison du Chapeau-Rouge, en Saint-Germain, au Mans: Reconnaissances consenties par Marie Le Vayer, fille majeure, héritière en partie de feu Jean Moradé (1692); par Bernard Moradé, boulanger (1737); et par Louis Allaire, maître serger (1777). Rente de 3 livres 5 sous sur une maison au Mans, rue Danse-Renard, paroisse Saint-Hilaire: Reconnaissances par M e Jacques Hoyau, conseiller du Roi en la Sénéchaussée et Présidial du Mans (1724); par Louis-Honorat de La Motte-Hoyau, écuyer, président-trésorier de France au Bureau des finances de la Généralité de Tours, demeurant au Mans, paroisse de Saint-Nicolas (1757). Rente de 13 sous sur le lieu de La Petite-Garelière, au Mans, dehors de Saint-Hilaire: Vente dudit lieu par dame Marie-Jeanne-Françoise Le Maignan de La Thébaudière, épouse de messire Nicolas-Pierre Bailly, chevalier, seigneur de Saint-Mars-la-Brière et autres lieux (1762). Autres titres. Baillée à rente d'une petite portion de terre, au Mans, dehors de Saint-Vincent, route de Savigné-l'Évêque (1755). H (Registre.) Grand in-4, 41 feuillets, papier «Ce sont les cens et rentes deuz à l'abbé de Beaulieu près Le Mans, par chacuns ans au jour des festes cyaprès desclarées et receus par la main dudit abbé, l'an mil IIII e trente et troys.» Ont payé: le prieur de La Garrelière, 2 sous pour une pièce de terre de 2 journaux; Jehan Mariette, «notoyre,» 12 deniers pour un courtil, au Mans; Perrot Le Jars, pour l'aître et appartenances de La Mulotière, en Rouillon, 4 deniers; Vincent de La Bruyère, pour son aître de La Bruyère, même paroisse de Rouillon; M e Jehan Blanchemain, prêtre, 2 sous 6 deniers, pour ses choses de La Filleterie, dite paroisse; Jehan de Champgarreau, de Sainte-Croix, pour ses héritages sis au lieu de La Bourdonnière, audit Rouillon, 20 deniers; M e Yver Huet, prêtre, prieur de Saint-Pavin-de-la-Cité, 2 sous; la veuve feu Fouquet Tricart, 6 deniers, pour 2 journaux de terre, au lieu de La Bellengerie, en Fay; les héritiers de feu Grégoire Bellanger, pour l'aître et appartenances de La Bellangerie; Jehan Chapelin, de Saint-Pavace, 22 sous, pour 3 quartiers de vignes, sis près Chesne-de-Cues (Chêne-de-Coeur); Jehan de Mézerettes, pour la métairie de Vauchaton, en Yvré-l'Évêque, 60 sous; Perrot Grudé, de Saint-Benoît du Mans, 16 sous 8 deniers, pour un quartier et demi de vigne, au lieu des Ardrillers; Gervais Coustard, de Rouillon, 4 sous, pour deux quartiers de vigne, au lieu de La Hellouynière, sur le chemin allant de Rouillon au bois de Pennecières; Jehan Fromont, de Rouillon, pour l'aître et appartenances de La Giraudière, 16 sous et 2 septiers d'avoine; Jehan Bruneau, d'allonnes, pour un bordage appelé Jouvigné, 40 sous; Le sire de Roufrançois, pour le moulin du même nom, 20 sous; Guillaume Le Rouyer, de Rouillon, pour le lieu et appartenances de La Hérigaudière, 19 deniers obole, etc. H (Registre.) In-4, 200 feuillets, papier Livre d'arrêts, sentences et nouvelles reconnaissances de rente. Sentence de René Le Vayer, lieutenant général de la Sénéchaussée du Maine, contenant titre nouvel d'une rente de 106 sous due aux religieux par M e Jean Durand, prêtre, prieur-curé de Saint-Denis-des-Coudrais, sur les fruits et revenus de son prieuré (1633). Jugement rendu par Charles Richer, écuyer, conseiller du Roi, magistrat au siège présidial du Mans, qui condamne frère François de Bellée, prieur de La Baroche-sous-Lucé, à payer auxdits religieux une rente annuelle de 8 livres 3 sous assise sur le temporel de son prieuré (1633). Reconnaissances: d'une rente de 50 sous et 3 poules donnée par M e Pierre Le Tonnelier, sieur de Châteaufort, avocat, ladite rente assise sur les terres du Rolland, paroisse de Tucé (1619); de 44 sous de rente annuelle assise sur le pré Hubert, à La Milesse, consentie par noble Paul Aubert, sieur de Cleraunay, demeurant en la paroisse du Grand-Saint-Pierre, au Mans (1620); d'une rente de 60 sous sur le prieuré de Housseau, doyenné de Javron, par M e Guillaume Dutertre, titulaire dudit prieuré; d'une rente de 3 sous due au synode de Saint-Luc, par frère René Mezières, prêtre, prieur-curé de Belgeard; par frère Pierre Lambert, prêtre, prieur-curé de Chassillé, d'une rente de 31 sous 8 deniers sur son prieuré; par frère Charles Patry, prêtre, prieur de Domfront, d'une rente de 16 sous assise sur son prieuré; par frère Charles Bourigault, prieur-curé de Degré; Michel Chevalier, prieur-curé de Saint-Saturnin; Thomas Auger, prieur-curé de Villepail; par le même, prieurcuré de Brains, pour diverses rentes affectées sur leurs bénéfices respectifs (1621); par noble Jean Métairye, conseiller du Roi, intendant des deniers communs et d'octroi, en l'élection du Mans, d'une rente de 12 livres 5 sous (1646); par Jean Dieuxivois, marchand droguiste et épicier, et François Nourry, écuyer, sieur de Vauseillon, prévôt de Beaumont, pour une rente de 40 sous sur une maison au carrefour du Pont-Ysouard, au Mans (1650). Sentence rendue par Jean Philippe, conseiller du Roi, lieutenant des Eaux-et-Forêts du pays et comté du Maine, bailli, juge ordinaire civil et criminel de la baronnie royale de Lougaunay, portant permission d'abattre chaque année 30 toises de bois pour le chauffage de ladite abbaye (1650), etc. Table des noms de personnes, avec l'indication des rentes dues. H (Registre.) Grand in-f, 144 feuillets, papier. XVIII e siècle. Registre d'inscription des rentes foncières dues à ladite abbaye. On y trouve l'indication, pour chaque rente, de sa quotité, du lieu sur lequel elle est affectée, les noms des débiteurs, la date des diverses reconnaissances qui en ont été faites, etc.

143 H (Registre.) Petit in-f, 156 feuillets, papier «Compte second que frère Julian Vallée, religieux profex en l'abbaye de Nostre-Dame de Beaulieu, pitancier et procureur commis par le chappitre général tenu en ladite abbaye par les religieux d'icelle, tant de la recepte par luy faicte de fermes, fruictz, profictz et esmolumens deubs à l'office de la Pitancerie que de la mise, commenczant le premier jour de novembre mil cinq cent-quatre-vingt-douze et finissant au dernier jour d'octobre 1593.» Reçu: de M e René Levannier, chapelain et administrateur de la maladrerie de Saint-Aubin-des-Coudrais, 20 sous tournois de rente; des héritiers de Jacques Jouye, pour le lieu de La Foucaudière, en Sceaux, 30 sous; de noble René de Cordon, sieur de La Passetière, 5 sous; de frère Julien Danguy, prieur de La Madeleine, 13 sous 6 deniers; de noble Baudouin de Champagne, sieur de La Vaucelle, paroisse de Villaine-la-Juhel (Mayenne), 40 sous; de noble Antoine de Vassé, sieur de Foulletourte, paroisse de Saint-Georges-sur-Erve (Mayenne), 10 sous; de frère Charles de Bellée, prieur de Chaufour, 8 livres; de noble Louis Lamyre, sieur de La Haye-de-Monceaux, 50 sous; de M e Jehan Raguindel, principal de collège de Saint-Benoît, 10 sous; de M e Jehan Patry, sieur de Pizieux, 12 livres pour le lieu de La Gourdaine; de frère Mathurin Moreau, prieur de Vernie, 100 sous; de Jacques Chesnay, fils de M. de La Vove, capitaine au château de Sillé, comme maître et administrateur de la Maison-Dieu de Sillé, 4 sous; de noble Louis Du Tillet, conseiller du Roi au Parlement de Paris, héritier de feu Séraphin Du Tillet, son frère, en son vivant abbé de Beaulieu, 25 livres, pour les causes portées par la fondation faite par ledit abbé; etc. Dépenses: «Le dimanche, premier jour de novembre, feste de la Toussainctz, M. le fermier a faict la festaige pour M. l'abbé qu'il doibt tout ledict jour, dont n'a rien cousté;» le lundi, au dîner, 3 pièces de boeuf, à 6 sous l'une, avec un collet et une poitrine de mouton, à 8 sous, et au souper, 3 membres de mouton, à 8 sous pièce, 50 sous; le mardi, comme le jour précédent, 50 sous; le mercredi, des oeufs, ci-devant achetés; le jeudi, à dîner, 3 pièces et demie de boeuf, avec un collet et une poitrine de mouton, et au souper, 4 chapons provenant des fermages, 31 sous; le vendredi, pour 2 barbeaux, 35 sous, une douzaine et demie de harengs frais, 20 sous, 4 pièces de «moulue,» 15 sous, fromages, 12 sous, et une once d'épices, 2 sous, entamé une potée de beurre pesant 17 livres, à 4 sous la livre, 68 sous, et 12 douzaines d'oeufs, à 4 sous l'une, 48 sous; le samedi, dépensé le poisson et les oeufs; le dimanche, 8 dudit mois, trois pièces et demie de boeuf, avec un collet et une poitrine de mouton, et au souper, 3 membres et un pendant de mouton, 57 sous; le lundi et le mardi, de même que le dimanche, excepté 3 chapons pour 33 sous; le mercredi, à dîner, 2 pièces de boeuf, avec un collet de mouton, et au souper, 2 gigots de mouton, 33 sous; le vendredi, 4 brochets, 27 sous, 4 pièces de morue à 3 sous l'une, 12 sous, 9 douzaines d'oeufs à 4 sous et 4 douzaines à 3 sous 6 deniers, 50 sous, un boisseau de châtaignes, 18 sous; le samedi, etc. H (Registre.) Petit in-f, 126 feuillets, papier Comptes du procureur de ladite abbaye. Recettes. Pensions des enfants: De Mme de Tantigny, mère de Charles et Gabriel de Laval, 337 livres 10 sous pour trois quartiers de la pension de ses deux enfants; de M. Jodon, pour une année de la pension de Renault Jodon, son fils, 200 livres; de M. le procureur du Roi, pour une année de la pension de Michel et Pierre de Gennes, ses fils, 400 livres; de M. de Courcival, 400 livres pour celle de son fils, François de Baigneux; de M me de Rautilly, pour la pension de François et Dominique de Ligny, ses fils, 480 livres; de M me la lieutenante générale douairière, 180 livres, pour la pension de François Le Vayer, son fils; de M. de Villette, pour trois quartiers de la pension de ses deux fils, Claude et Nicolas Le Gras, 285 livres; de M. Quétin, grand-père de Jean Cohon, pour la pension de celui-ci, 75 livres; etc. Recette extraordinaire: de M. de Loyère, prévôt de Mayenne, 500 livres pour moitié de la vendition du lieu de La Poeterie-Malterre, en Marcilly-la-Ville (Mayenne), l'autre moitié appartenant à M gr l'évêque du Mans, abbé de Beaulieu; de M. Bouteiller, maître des forges d'antoigné, pour vendition de la coupe de bois de Mimbré, 2,000 livres; pour la vente de 800 livres de fer que M. Bouteiller, d'antoigné, nous avait données comme pot de vin du marché dudit bois de Mimbré, 120 livres; etc. «Ensuict les mestayeries et bordages relaissés aux religieux de Beaulieu par M. l'abbé, suivant le concordat faict avec luy.» Recette des fermages de la métairie de Vauchaton, en Champagné et Yvré; de celles du Grand-Vigneau, de la Grande-Chesnaye et du bordage du Four, en Spay; de la métairie de La Mulottière, à Rouillon; de celle de La Poulardière, à La Bazoge; de celle de La Poterie, à Aigné; etc. Cens et rentes du fief et seigneurie de Clémencé, en Sainte-Jammes, 6 livres du fief de Vallienne situé partie en Sainte-Jammes, et partie en N.-D.-des-Champs, 3 livres 10 sous; du fief du Grand-Vigneau, en Spay, 3 livres; etc. H (Registre.) Petit in-f, 182 feuillets, papier Comptes du procureur de ladite abbaye. Contenu semblable à celui de l'article précédent. Bordages appartenant au petit couvent, autrement Pitance: Les Grandes et Les Petites-Bourdonnières, à Rouillon; le bordage de Goultru, à Chaufour; du Couldray-Riochau, à Domfront-en-Champagne; celui de Pentiballe, aliàs Gutiballe, à Brains; de Logerie, à Sainte-Jammes; de La Galbrunière, à La Bazoge; de La Raterie, en Neuville-sur-Sarthe; de La Turpinière, situé au hameau de La Gabelle, dehors de Saint-Hilaire du Mans; de La Pillerie, en Rouillon; etc. H (Registre.) Petit in-f, 88 feuillets, papier Comptes du procureur de ladite abbaye. Mêmes disposition et renseignements qu'aux deux articles précédents. H (Registre.) In-f, 193 feuillets, papier.

144 Registre des mises ou dépenses de ladite abbaye. Table des noms des officiers, domestiques et ouvriers, à chacun desquels un compte est ouvert au présent registre. Crédencier: «François Mandroux, fils de feu M. Mandroux, notaire, est entré dans la maison le vendredi 20 septembre 1713, pour estre crédencier et avoir soin de tout en qualité d'économe. On est convenu qu'il mangeroit à la seconde table au réfectoire, après qu'il auroit desservi; qu'il ne mangeroit que du pain des domestiques et qu'il ne boiroit que de leur vin, et qu'il auroit 50 livres par an d'honoraires.» Suit son compte. Cuisinier: «Le cuisinier gagne ordinairement 50 ou 54 livres de gages par an.» Boucher: «Le sieur Pasteau fournit la viande, boeuf, veau et mouton à raison de 3 sous moins un liard pour livre; au pardessus, il donne deux entrées par semaine.» Du 17 octobre 1712 au 6 janvier, il se trouve avoir fourni 254 livres de viande, ce qui fait 35 livres 3 sous 6 deniers. Boulanger: «Legendre, boulanger au Mans, rend 234 livres de pain mollet de chaque charge de blé froment; c'est trop peu. Il en devroit rendre au moins 21 livres pour boisseau, et il y a 12 boisseaux à la charge.» Du 19 octobre 1712 au 4 janvier suivant, la quantité de pain fourni est de 444 livres, y compris 48 livres données aux Capucins. Organiste: M. Levillain touche 3 livres par mois (1712). Il est remplacé par M. Hany, qui gagne 36 livres (1715), et celui-ci par M. Dugast, prêtre, qui est payé 100 livres (1717). Chirurgienbarbier: «M. Charpentier, chirurgien au Mans, est convenu de faire les saignées ordinaires des cinq religieux de l'abbaye, d'arracher les dents, de venir deux fois par semaine pour razer et faire les tonsures, moiennant 30 livres par an. On ne diminuera rien quand même on ne seroit que quatre religieux (1712).» Médecin: «M. Levasseur a 12 livres par an.» Comptes du maçon, du charpentier, du menuisier, du serrurier, du cloutier et du couvreur. Cordonnier: «On lui donne 3 livres de chaque paire de souliers, et 40 sols de chaque paire de pantoufles. On fournit l'étoffe pour mettre dans les pantoufles. Vitrier: «Il a 4 sous 6 deniers du pied de verre mis en plomb, et 4 sous de chaque panneau relevé tant à l'église que dans la maison. Le pied de verre est de 8 poulces de Roy.» Peintre: «Le 8 décembre 1713, reçu du messager du Mans une caisse dans laquelle il y avoit deux tableaux à bordures dorées et fleurons, l'un plus grand représentant un Crucifix, tableau et bordure 18 livres; l'autre plus petit représentant une Vierge, tableau et bordure 12 livres. Le tout envoié par M. Guillemard et à lui payé par M. Menard, mon frère. Le 23 août 1714, reçu par le messager deux caisses de tableaux envoiez par M. Guillemard, savoir: un grand tableau pour le réfectoire représentant J.-G. et les pélerins d'emmaüs, de 8 pieds de long sur 6 pieds et demi de haut, de dehors en dehors, compris la bordure qui est dorée et sculptée à cartouche. Le tableau évalué à 70 livres et la bordure à 80 livres. Plus un autre tableau de 3 pieds de haut sur la largeur, non compris la bordure à la romaine, dorée, pour la procure. Le tout pour le prix de 24 livres. Plus un autre tableau représentant une Vierge qui tient le petit Jésus accompagné de saint Joseph, avec la bordure à la romaine, dorée, pour mettre dans le réfectoire, au-dessus de la porte. Pour le tout 20 livres. Plus un autre tableau, qui est le portrait de Monseigneur l'évêque du Mans, avec une bordure à la romaine, dorée. Pour le tout 20 livres. Le lundi 19 septembre 1714, reçu par le messager un tableau sans bordure ni chassis, représentant le sacrifice d'abraham, envoié par M. Guillemard, prix fait 30 livres. Le 24 mai 1715, reçu par le messager un tableau de R. P. Faure, pour la cheminée de la grande salle, envoié par M. Guillemard, peintre à Paris, prix fait avec lui à 20 livres. Le 27 août 1715, reçu de Paris le Baptême de J.-C. pour mettre sur la cheminée de la petite salle, envoié par M. Guillemard, pour lequel on lui a payé 30 livres. Le 11 octobre 1715, reçu deux tableaux de M. Guillemard, l'un représentant une Vierge pour l'autel de l'oratoire, avec un cadre à cartouche doré; le tableau, prix fait à 30 livres; et le cadre à 50 livres. Plus un autre tableau représentant J.-C. dans le désert servi par les Anges, pour mettre sur la porte du réfectoire, dans une bordure dorée à la romaine; le tableau, prix fait à 20 livres, et la bordure, 14 livres. Le 6 septembre, reçu de M. Guillemard un tableau pour la cheminée de l'appartement de M. du Mans, de 55 livres, prix fait, et deux petits tableaux, l'un pour le prie-dieu de la même chambre et l'autre pour le prie-dieu de la chambre au-dessus, prix fait à 15 livres chacun. Le 20 juin 1719, reçu une grande caisse par le messager contenant deux grands tableaux avec leurs bordures dorées; l'un qui représente une Descente de croix, d'après M. Lebrun, l'autre un Christ en croix avec une Madeleine au pied, pour les deux salles, envoiez par M. Guillemard; les deux tableaux, prix fait à 160 livres; et les deux bordures, prix fait avec M. Gaut, doreur, sur le pont Notre-Dame, à 120 livres.» Vendangeurs: «On a commencé les vendanges, au Boulai, le lundi 26 septembre On a envoié la veille la marmitte, le pain, la viande et les choux, avec deux grands bassins. Il y avait 4 porteurs et 24 coupeurs. Ils sont partis de la maison à 3 heures du matin. Étant arrivés, on leur a donné à déjeûner un morceau de pain avec environ demie livre de boeuf à la mode, du vin aux porteurs et du cidre aux coupeurs. A midi, on leur a donné de la souppe, avec demie livre de viande et du pain. Le soir, on leur a donné du pain et demie livre de viande rôtie, et du cidre et vin à disner et souper comme à déjeûner. Les vendanges ont duré plus de trois jours dans les deux clos du Boulai et des Pavillonnières, ce qui a causé beaucoup de dépense et perte de temps.» Marchand de bois à brûler: «On va au meilleur marché. Il faut, au plus, douze ou quinze cents de fagots par an.» Fondeur: «Le 22 septembre 1714, le sieur Asselin, fondeur de cloches, demeurant au Mans, rue Dorée, a fondu la cloche du dortoire poisante 25 livres.» Sculpteur: «Le 25 août 1723, payé à M. Chevalier, sculpteur, 150 livres pour les douze bustes qu'il a fait et posé dans la bibliothèque, suivant que l'on estoit convenu avec luy;» etc. H (Registre.) In-f, 385 feuillets, papier Registre des recettes et mises de ladite abbaye. «La recette, depuis le 7 juillet 1750 jusqu'à ce jour, 24 juillet 1751, y compris un reliquat de 600 livres 6 sous 3 deniers, monte à la somme de 10,092 livres 10 sous 2 deniers; la mise, depuis le même temps, à celle de 9,434 livres 11 sous 3 deniers.» Du 24 juillet 1751 au 5 juillet 1753, la recette est de 10,566 livres 2 sous 3 deniers, et la dépense s'élève à 15,347 livres 18 sous, etc. Dépenses: pour 6

145 tasses à café, 3 livres 12 sous; pour une grande cafetière de métal, 9 livres 10 sous; donné au père de Crezé, pour un voyage à Château-du-Loir, 6 livres; pour tabac, 14 livres 8 sous (mai 1750): pour tabac, 6 livres 8 sous (juin 1750); pour les pauvres pendant le mois de décembre, 10 livres 17 sous; donné en aumône à l'archevêque de Nicosie, 6 livres (janvier 1751); en décimes pour le terme de septembre dernier, 462 livres 13 sous 6 deniers; pour les gazettes, 10 livres 18 sous; pour les prisonniers, 3 livres; pour une paire de bas, 3 livres 10 sous; au prieur de Rouillon, pour ses pauvres, 18 livres; au curé de Spay, pour ses pauvres, 12 livres; pour l'honoraire du R. P. Visiteur, 30 livres; pour blé destiné aux pauvres de La Madeleine, 46 livres 8 sous; pour 6 pains de sucre donnés en étrennes au médecin, au procureur du Roi des Eaux et Forêts et autres, 18 livres 10 sous (janvier 1753); pour 2 livres de tabac, 6 livres; pour un moulin à café, 18 livres; pour le transport et l'entrée de deux pièces de vin de Blois dont on a fait présent à la maison, 47 livres 14 sous 6 deniers; pour une pièce d'étamine de Reims, pour faire des robes, 41 livres 13 sous; pour 2 rames et demie de papier, 8 livres 2 sous; etc. H (Registre.) Grand in-f, 231 feuillets, papier. XVIII e siècle. Compte des payements effectués par les fermiers et autres débiteurs de ladite abbaye. Parmi les comptes ouverts, on peut distinguer les suivants: Métairies de La Boutterie, à Voutré (Mayenne); des Noës, à Rouillon; de La Poterie, à Aigné; de Saint-Jean de L'Huillé, à Vaucé (Mayenne); de Galerne, à Sceaux; de Bois-l'Abbé, à Spay; de La Pichonnière et de La Gaudinière, à La Chapelle-Saint-Fray; des bordages de Guêtré, à Chauffour; de La Chevillardière, à Yvré-l'Évêque; de La Planche, des Grandes-Bourdonnières et de La Fontaine, réunis, tous situés à Rouillon; de La Petite-Jambière, à Tennie; du Verger, à Saint-Aubin-de- Locquenay; de La Fuye, à Sainte-Suzanne (Mayenne), etc. H (Registre.) In-f, 358 feuillets, papier. XVII e -XVIII e siècles. Registre des revenus et charges de ladite abbaye. Énonciation de tous les revenus rangés par ordre alphabétique de paroisses. «La sacristie étant un office claustral doit estre mis entre les revenus de la pitance ou couvent. Ledit revenu consiste en la recepte de la confrairie de Saint-Marcoulp, messes et autre casuel de l'église, et aux fiefs de Villaret et de Préfautier, et aux bordages de Villaret, Préfautier et de La Chevillardière: Le tout, pour les années 1663 et 1664, a esté employé aux despances ordinaires de l'églize, gages de l'organiste et en ornements. Le droit de présenter à la sacristie est ceddé aux religieux par le concordat du 14 novembre 1641.» Tableau des biens et revenus en argent et en nature de ladite abbaye, dressé sur les titres et sommiers, par Charles-Jean-Baptiste Sohier, prieur, le 1 er novembre Débiteurs: M. Richard de Fondville, les PP. de l'oratoire, M. le marquis de Murat, de Montfort, M. le duc de Praslin, M me de La Maignée du Perrou, demeurant au Mans, M. Cureau, négociant, M. Boulard du Port, conseiller honoraire au Présidial du Mans, etc. Récapitulation du revenu en argent: Cens, 24 livres, 10 sous 4 deniers; rentes foncières, 173 livres 7 sous; redevances, 123 livres 10 sous; rentes constituées, 106 livres 10 sous; loyers de maisons, 829 livres, loyers des métairies, 4,710 livres 5 sous 4 deniers; des bordages, 2,395 livres; des terres détachées, 284 livres; des dîmes affermées, 450 livres. Total de ce revenu, 9,096 livres 2 sous 8 deniers. Charges en argent: rentes foncières, 11 livres 2 sous; décimes 1,146 livres; rentes constituées, 119 livres; taxe de la Congrégation, honoraires du visiteur, capitation des domestiques, 834 livres 18 sous 8 deniers; plus 65 livres 18 sous. Total: 2,176 livres 18 sous 8 deniers. Détail des revenus et des charges en nature. Comparaison des mêmes revenus et charges. «Observations: Le journal contient les deux tiers d'un arpent; l'arpent est de 100 perches; la perche est de 25 pieds. L'hommée de pré est un journal. Mesure du Mans: le septier contient 12 boisseaux, le boisseau de froment pèse 30 livres; le boisseau de méteil pèse 29 livres; le boisseau de seigle, 28 livres; le boisseau d'orge, 20 livres, et le boisseau d'avoine comble, 25 livres.» Table alphabétique des paroisses où sont situés les articles des revenus. H (Registre.) In-f, 44 feuillets, papier Remembrance des plaids et assises du fief de Villaret, dépendant de la sacristie de ladite abbaye. Comparaissent: François Malloyer, boulanger au Mans, pour le lieu des Pourières; François de Laigre, veuve de Guillaume Quelquejeu, écuyer, sieur de Butte, l'un des chevau-légers de la garde du Roi, demeurant au Mans, paroisse de Saint-Pavin; M e François Le Joyant, avocat au Présidial du Mans, demeurant paroisse de La Couture; M e Jean Courcelles, exempt de la maréchaussée du Maine, au Mans; M e Jacques Bourée, docteur de Sorbonne, chanoine prébendé en l'église du Mans, au nom et comme curateur des enfants mineurs de feu M e Éloi Bourée, sieur de Reveillon; M e Pierre Besnard, chanoine et sous-chantre en l'église du Mans, titulaire de la chapelle de Châteauroux; M e Pierre Dehonnaire, conseiller du Roi, correcteur ordinaire en sa Chambre des Comptes, à Paris (1686); René Denizot, bourgeois de la ville du Mans, mari d'anne Bourée (1715); M e Jules-César Le Joyant, conseiller du roi, lieutenant de maire perpétuel de l'hôtel de ville du Mans; M. François Maulny, conseiller du Roi, assesseur audit Hôtel de ville (1715); révérend père François Le Sieur, prêtre, gardien des Cordeliers de la ville du Mans (1735); M. François-Charles Legros, écuyer, prévôt de la Connétablie et Maréchaussée de France, demeurant au Mans, etc. Tables alphabétiques des noms de personnes et des noms de lieux. H (Liasse.) 29 pièces, papier Fief d'averton, dépendant de ladite abbaye. Déclarations d'héritages situés au Mans, paroisse Saint- Germain, faites au regard dudit fief, à messire Arnoul Boucher d'orsay et Léon-Ange de Ghistelle, conseiller et aumônier du Roi, doyen de l'église de Saint-Pierre de Lille, abbés commendataires de ladite abbaye, par René Vannier, maître serger au Mans; M e Baptiste-Roland Guérin, avocat au Parlement, demeurant au Mans; Marianne

146 Chesneau de Vieuxmont, fille majeure, demeurant aussi au Mans; M e Jérôme-Olivier Richer, conseiller du roi, magistrat en la Sénéchaussée et Présidial du Mans (1721); Marie-Madeleine Brebion, fille de feu René Brebion, conseiller du Roi et président au Grenier à sel de Loué (1743); M e Jacques Mortier-Duparc, avocat au Présidial et à la Sénéchaussée du Maine (1744); etc. H (Liasse.) 23 pièces, papier Fief d'averton. Déclarations d'héritages situés au Mans, paroisse de Gourdaine, rendues au regard dudit fief, à messire Arnoul Boucher d'orsay, précité, par M e François Pousse, prêtre, vicaire de Saint-Vincent-du- Lorouer et y demeurant, titulaire de la chapelle Sainte-Marthe, desservie en l'église du Mans; M e Ambroise Ledru, avocat au Mans; M e Charles Girard, prêtre, titulaire de la chapelle Saint-Étienne de La Taille ou de La Teillais, desservie en l'église paroissiale de N.-D. du Pré, faubourg du Mans; Marie de Champlais, veuve de Jean Rousseau- Paradis; M e René Menard, prêtre, ancien curé de la paroisse de N.-D. du Pré; Pierre-Hervé de Lestang, ancien archer en la maréchaussée provinciale du Maine, au Mans, époux de feue Jeanne Isambart; M e Ambroise Renaudin, docteur en médecine, etc. H (Liasse.) 33 pièces, papier Fief d'averton. Déclarations d'héritages situés au Mans, paroisse Saint-Hilaire, rendues au regard dudit fief, à messires Boucher d'orsay et de Ghistelle, susnommés, par Nicolas Drugeon, marchand tanneur au Mans; Marie Picot, épouse séparée de biens de Michel Biardeau; Renée Godard, veuve de Pierre Oger, notaire, royal au Mans; René Pichonneau, sieur de La Butte, marchand tanneur au Mans; Noël Esnault, marchand, paroisse Saint- Nicolas; Suzanne Seigneuré, veuve de Jacques Garreau de La Fuye, écuyer, conseiller secrétaire du Roi; Catherine Delavaux, épouse de Jean Veron, sieur de La Croix, négociant au Mans; Madeleine-Françoise Le Maignan, veuve de messire François-Joseph Portail, chevalier, seigneur de Péloille et autres lieux, faisant tant pour elle que pour messire Pierre-Nicolas Bailly, chevalier, seigneur de Saint-Mars, mari de dame Marie Le Maignan (1744); M e Jacques Hoyau, conseiller du Roi, magistrat en la Sénéchaussée et Présidial du Mans; Suzanne Seigneuré, veuve de Gervais Drouet, receveur général des fermes, etc. H (Liasse.) 26 pièces, papier Fief d'averton. Déclarations d'héritages situés au Mans, paroisse de La Madeleine, rendues, au regard dudit fief, à messires Boucher d'orsay et de Ghistelle, abbés commendataires précités, par M e Gilles-Jacques Favry du Ponceau, prêtre, chanoine régulier de l'ordre de Saint-Augustin, prieur-curé de Saint-Pavin-de-la-Cité (1721); Julien Richard, conseiller du Roi, receveur des décimes du diocèse du Mans, y demeurant, paroisse du Crucifix; M e Menard, prêtre, l'un des curés de la paroisse de N.-D. du Pré (1721); Guillaume Bouttier, sieur de Germarcé, bourgeois de la ville du Mans; M e Julien Godard, prêtre, curé de la paroisse de Saint-Denis-de-Gatines, titulaire de la chapelle Saint-Christophe desservie en l'église du Mans; Ambroise Bouteiller, sieur de Châteaufort, fils unique et héritier de Marie-Charlotte-Angélique Ledru, laquelle était fille d'ambroise Ledru, avocat au Mans; Marie Mortier, veuve d'augustin Hodebourg du Ribay, bourgeois du Mans; Jacques-André Cerizay, prêtre, curé de Pruillé-l'Éguillé, titulaire de la chapelle Saint-Christophe (1744); etc. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 59 pièces, papier Fief d'averton. Déclarations d'héritages situés au Mans, paroisse du Pré, rendues, au regard dudit fief, à messires Philibert-Emmanuel de Beaumanoir, évêque du Mans, Boucher d'orsay et de Ghistelle, abbés commendataires de ladite abbaye, par: M e Nicolas Le Maignan, chapelain de la chapelle Saint-Christophe, précitée (1655); M e Olivier Chapelain, licencié ès droits, demeurant au Mans (1721); André Oger, licencié ès lois, bourgeois du Mans; Anne Maulny, veuve de Louis Guédon, bourgeois, sieur de Maule, demeurant au Mans, paroisse de Gourdaine; M e Noël Haton, avocat au Parlement; M e Jacques Abraham de La Framboisière, prêtre, recteur de la paroisse de Gaël, en Bretagne, grand vicaire de l'évêque de Saint-Malo et official du même diocèse (1723); M e Michel Minier, prêtre, curé de Mézières-sous-Lavardin (1743); etc. H (Liasse.) 43 pièces, papier Fief d'averton. Déclarations d'héritages situés à Beaumont-le-Vicomte, Saint-Pavace, Saint-Saturnin et à Saint-Pierre-le-Réitéré, et Saint-Nicolas, en la ville du Mans, faites au regard dudit fief, à messires Boucher d'orsay et de Ghistelle, abbés commendataires susnommés, par Henry-François Nepveu, écuyer, seigneur de Villeray, demeurant au Mans, paroisse de La Couture; M e Jacques Drouard, sieur de La Caillère, conseiller du Roi, magistrat en la Sénéchaussée et Présidial du Mans; M e Grégoire Billard, conseiller du Roi, lieutenant général civil, criminel et de police en la Sénéchaussée et siége royal de Beaumont-le-Vicomte (1722); Thomas-Louis Tiger de Chantelou, bourgeois du Mans (1744); M. Jacques-François Amellon, seigneur de Falines et de Sillé-le-Philippe, conseiller du Roi en la Sénéchaussée et Présidial du Mans, y demeurant, paroisse du Crucifix; M lle Anne-Françoise Tahureau; messire Pierre Tahureau, chevalier, seigneur de Courcemont, mari de dame Louise Chaplain, fille de M e Claude Chaplain, en son vivant conseiller du Roi au Présidial du Mans; etc. ABBAYE DE SAINTE-GENEVIÈVE DU MONT, A PARIS. (ORDRE DE SAINT-AUGUSTIN.) H (Liasse.) 18 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Abbaye de Sainte-Geneviève du Mont, à Paris. Domaines. Biens situés à Avesnes. Métairie des Hautes-Perrières: Baux: pour 160 livres par an, en 1755; pour 360 livres et diverses prestations, en 1775; et

147 pour 500 livres, en Métairie du château d'avesnes: Baux: pour 1,200 livres, en 1756; et pour 1,700 livres, en Bordage de la Grande-Maison de la Commune: Baux: pour 160 livres, en 1775; et pour 200 livres, en Métairie de Buchard: Vente de la terre, fief et seigneurie de Buschard faite par dame Christine Quelquejeu, épouse de M e François Aubert, sieur de Villeneuve, bailli de la châtellenie de Moulins, avec l'autorisation de celui-ci et l'assistance de Roland de Brossart, écuyer, sieur des Loges, et de M e Clément Quelquejeu, ses neveux, à messire Georges d'argençon, seigneur d'avesnes, Beauvais, Le Cormier et Terrchault, et dame Charlotte de Clermont, son épouse, demeurant au château d'avesnes, pour le prix principal de 5,500 livres et 60 livres de pot-de-vin, et à charge de relever ledit fief à foi et hommage de la seigneurie de Gratesac. La venderesse possédait cette terre comme fille et héritière de feu Jacques Quelquejeu, sieur de Villiers (1626). Baux de ladite métairie pour 320 livres et 2,000 de bardeau, en 1756; pour 400 livres et 70 livres de beurre, en 1764; pour 450 livres, en 1774; et pour 700 livres et diverses prestations, en Le grand moulin d'avesnes: Bail pour 900 livres, et à la charge, en outre, d'entretenir ledit moulin à point rond, bien tournant et virant, de moudre bien et convenablement les grains que les sujets et habitants de la banalité et autres particuliers apporteront, dans le temps prescrit par la coutume, et en percevant les droits de mouture avec l'écuelle moudrière ordinaire en fer, sans pouvoir prendre davantage; d'entretenir les levées et écluses qui conduisent l'eau audit moulin, ainsi que les chemins le long des héritages dépendant du même moulin; de veiller à ce qu'aucun justiciable et sujet de la banalité n'aille moudre à autre moulin étranger, excepté à celui de La Saussaye; etc. (1783). H (Liasse.) 19 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Domaines. Biens situés à Moncé-en-Saosnois. Moulin de La Saussaie et métairie de La Martinière: Bail dudit moulin, qui est garni d'un grand coffre pour mettre les moutures, d'une écuelle ou mesure moudrière en fer ou cuivre, d'une fusée de bois avec son maille, d'une huche, un gros fer, un cable pour lever les meules, d'une roue et de rouets servant au même usage, pour un loyer annuel de 800 livres en argent, 80 livres de bon beurre, frais et épuré, estimé à 10 sous la livre, 2 milliers de bon bardeau neuf, loyal et marchand, 9 toises d'épure et 3 bottes de latte (1783). Métairie de La Massuère: Baux: pour 720 livres, et 3,000 bardeaux, en 1757; pour 900 livres et 50 livres de beurre, en 1764; pour 1,150 livres et 150 livres de beurre frais, en Métairie de Beauvais: Bail pour 150 livres en argent, et 60 livres de beurre, en Métairie de La Pierre: Baux, pour 300 livres, en 1759; et pour 460 livres, en Bordage des Galesnières: Bail pour 170 livres, en Métairie du Plessis: Bail pour 460 livres en argent et 40 livres de beurre. H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Domaines. Métairie de Gratesac, à Nauvay: Bail pour 300 livres en argent, 45 livres de beurre frais, 2,500 de bardeau neuf de chêne, 4 bottes de latte, etc. Métairie de Beauval et de La Cour-de-Peray, à Peray: Bail de la seconde métairie, en 1783, pour 750 livres en argent et 80 livres de beurre, de loyer annuel, et à la charge, en outre, d'entretenir la chapelle. Métairie de La Rousselière ou Grosselière, à Rouperroux: Bail de 9 ans pour 100 livres de loyer pendant les 3 premières années; 120 livres pendant les trois suivantes, et pour 150 livres, 160 et 170 livres pendant les trois dernières (1756). Métairies des Grand et Petit-Bouis, à Rouperroux: Baux du Grand-Bouis, pour 700 livres en argent et 100 livres de beurre (1775). ABBAYE DE MÉLINAIS (ORDRE DE SAINT-AUGUSTIN). H (Cahier.) Petit in-f, 4 feuillets, papier. XII e siècle. Bulle du pape Lucius III adressée à Vincent, prieur de l'église de Saint-Jean-de-Mélinais (Sancti- Joannis-Melinensis), portant confirmation de la fondation de ladite abbaye de Mélinais, et, en outre, de tous les biens qu'elle possède justement et canoniquement, comme de ceux qu'elle pourra obtenir plus tard de la libéralité des pontifes, des rois, des princes et de la dévotion des fidèles. Entre autres possessions, cette bulle mentionne le lieu où est située l'église avec toutes ses dépendances, et, de plus, la métairie Percherii, celles Froterii, de Moteis, et Muloterie, les vigne et terre de l'aumône de Gervais de Geneteil, la terre et les cens de l'aumône de Garnier de Cree, (Cré), la dîme du moulin de Cree, la dîme du blé et du vin de Gervais Mallet, la dîme du pain de la maison de Hugues Galer, la dîme des poissons de l'étang du même Hugues, la maison, la terre, les prés et vignes de l'aumône de Liziard de Sauge, la terre et vigne de l'aumône de Lambert Longis, avec ses appartenances. Nul ne peut exiger de dîmes dans les novales cultivées par les moines. Tous clercs et laïques fuyant la corruption du siècle seront reçus et demeureront librement et sans nulle contradiction dans ladite abbaye. Défense aux religieux, leur profession faite, de sortir de l'abbaye sans la permission du prieur, etc. Anathème contre les transgresseurs de la présente bulle (de 1181 à 1185). (Copie. Écriture du XVIII e siècle.) H (Cahier.) Petit in-f, 6 feuillets, papier Lettres d'échange par lesquelles Pierre, comte d'alençon et du Perche, seigneur de Fougeray et vicomte de Beaumont, et Marie, comtesse, dame et vicomtesse desdits lieux, cèdent à Marguerite de Poitiers, leur cousine, vicomtesse de Beaumont (veuve de Jean, vicomte de Beaumont), pour la fondation d'une ou de deux chapelles en l'abbaye de Mélinais, où elle avait élu sa sépulture, certaines rentes et droits qu'ils possédaient en la paroisse de Crosmières, savoir: sur Guillaume Pilette, 25 sous; sur Perrot Thebion, 6 sous; sur les hoirs feu Philippot Richard, 6 sous; sur Jehan Bouchard et Jehan Rousselin, 45 sous; sur Simon Buret, 12 sous; sur Colin de Mareille et Jehan Fleury, 15 sous, et une dîme de blé et de vin, nommée la dîme de Beaumont, en la paroisse de Bazouges, et reçoivent, en contre-échange, de ladite dame de Poitiers, la terre et féage qu'elle possédait au lieu d'ambrée, en leur châtellenie de

148 Sainte-Suzanne (Mayenne), laquelle terre avait été acquise durant le mariage de Jehan, vicomte de Beaumont, prédécesseur desdits seigneurs, et de ladite Marguerite de Poitiers. Ladite terre étant reconnue insuffisante après une expertise contradictoire, Marguerite leur baille, en outre, une rente de 60 sous tournois qu'elle leur payera par sa main jusqu'à ce qu'elle leur en ait donné assiette. Donné à Argenthen (Argentan), le 13 octobre Lettres de Marguerite de Poitiers, vicomtesse de Beaumont et dame de Châteaugontier et de La Flèche, par lesquelles, «attendu le noble, solennel et dévot service qui par chacun jour est fait et célébré ou moustier de Saint-Jehan de Mellinays, en la diocèse d'angers, au salut et remède des âmes des augmenteurs et bienfaiteurs d'iceluy moustier; considérant aussi que oudit moustier et ez membres et appartenances d'iceluy, sont moult de pauvres et misérables personnes y affluans, charitablement receuz, recueilliz et des biens d'iceulx bénignement repeuz et soustenuz, toutes autres oeuvres de piété et de charité humainement et pitéablement accompliez; désirant de tout son cueur, o très-grand et parfaite dévotion et affection charitable, l'augmentation et accroissance du service divin et à ce que, oudit moustier, puissent estre de cy en avant lesdits pauvres et les frères du couvent mieux soustenuz et gouvernez oudit moustier, et lesdites oeuvres de charité plus parfaitement entérinéez et accomplies; désirant et voulant augmenter et accroistre à l'honneur et à la loenge de Nostre Seigneur Jhésus-Christ et de sa très-glorieuse Mère et de Monseigneur saint Jehan, apostre et évangéliste, et de toute la célestiel compegnie de Paradis, pour le salut et remède des âmes d'elle et de ses amis trépassez» et participer aux bienfaits et prières de ladite abbaye, fonde, ladite dame, en la même abbaye, une chapellenie perpétuelle de trois messes de Requiem par semaine, pour la dotation de laquelle elle donne certaines dîmes de blé et de vin situées dans les paroisses de Bazouges, Crosmières et Fougeré, plus la dîme de La Moysandière et deux rentes, l'une de 60 sous tournois, l'autre de 2 septiers de seigle, celle-ci due chaque année au fief de Semur, en la paroisse de Mareil-sur-Loir. Donné à La Flèche, le 27 octobre 1386, présents messire Michel Fanuel, prêtre, dame Thomase La Rabaude, nonnain du moutier de N.-D. d'angers, Jehan Le Février et plusieurs autres. Extrait du testament de Marguerite de Poitiers par lequel elle confirme la fondation précédente. (22 août Incomplet. Copie sur papier. Écriture du XVII e siècle.) H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 3 pièces, papier Acte par lequel Thomasse de Montallays, veuve de Pierre de La Haye (de Haya), chevalier, fonde une chapellenie perpétuelle de deux messes par semaine à l'autel qu'elle fera construire dans l'abbaye de Mélinais, sous l'invocation de sainte Catherine. Ces messes seront célébrées par Jehan Chaillou, choisi par la fondatrice pour premier titulaire de ladite chapellenie. Après le décès de celui-ci, l'abbé de Mélinais disposera de ce bénéfice en faveur d'un religieux prêtre de son abbaye. La maison des Trois-Croix, avec ses jardins et dépendances; un journal de terre près le Puits à La Guillope; une pièce de vigne appelé Labace, une autre pièce de vigne contenant 5 quartiers, nommée La Roche-Richard; une pièce de pré, nommé le pré Fouqué, et divers autres biens tous situés à Bazouges, une rente de 4 livres 2 sous constituent la dotation de ladite chapelle. Thomasse de Montallays termine sa fondation en priant l'abbé de Mélinais d'y donner son consentement, et l'évêque d'angers, Hardouin, de la décréter et de la confirmer de son autorité épiscopale (13 mars 1409). Bail d'une partie du temporel de ladite chapelle des Trois-Croix, consenti devant Jean Maugars, notaire à La Flèche, par frère Clair Fontaine, diacre, religieux profès de l'abbaye de Mélinais, titulaire dudit bénéfice, à noble Charles Davoust, conseiller du Roi, président en l'élection de La Flèche, maire de ladite ville et y demeurant, pour une rente annuelle et perpétuelle de 50 livres (1622). Autre bail de diverses pièces de vignes fait devant Pierre de La Fousse, notaire à La Flèche, par le même titulaire Clair Fontaine, à Jacques Juheau, vigneron à Bazouges, pour un loyer annuel de deux pipes de vin, une de blanc et l'autre de clairet, 10 livres de beurre, net, salé et bien empoté, et 2 chapons. (1654). Acte de fondation en l'église de N.-D. de Clefs (Maine-et-Loire), par Guillaume Cullerier, demeurant en ladite paroisse, d'une messe à dire le jour de la Thiéphaine par le segrétain de l'abbaye de Mélinais, qui percevra, à cet effet, une redevance annuelle de 3 sous 4 deniers tournois, assignée par le fondateur sur un journal et demi de terre, nommé l'ouche Falaize, sis même paroisse (1475). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 26 pièces, papier Reliques de saint Renaud, dans l'église abbatiale de Mélinais. Dame Jeanne de la Ronssier, épouse de messire René de La Varenne, conseiller du Roi en ses conseils d'état, gouverneur de la ville et château de La Flèche, marquis de Sainte-Suzanne, ayant été longtemps sans avoir lignée, fit plusieurs pèlerinages aux reliques de saint Renaud, et Dieu lui donna plusieurs enfants par l'intercession de ce saint. Même miracle en faveur de René Bordeaux, épouse de M e René de La Porte, avocat à La Flèche. Le tout est certifié véritable, en 1642, par P. Desboys. Le même frère Pierre Desboys, prêtre, profès en ladite abbaye, et y demeurant depuis plus de 43 ans, prieur de La Haye de Clefs, âgé de 60 ans environ, à la requête du père prieur claustral, André Freslon, prêtre, et des autres religieux, certifie qu'il a toujours vu les corps et reliques de saint Renaud reposer en une châsse ou capse de bois peint, en la muraille du côté droit du grand autel de l'église abbatiale. Il atteste, en outre, qu'il a été le témoin et l'objet de faveurs miraculeuses obtenues par l'intercession dudit saint (1642). Attestations semblables données par frères F. Bougler et Guillaume Coubart, chanoines réguliers en la même abbaye. Acte par lequel les religieux de Mélinais accordent au duc de Brissac quelques fragments et particules des ossements qui se trouvent pulvérisés dans la châsse où sont les reliques de saint Renaud, avec un petit morceau du bois de ladite châsse (1642). Supplique des religieux à l'évêque d'angers pour être autorisés à faire la translation des reliques après la restauration de leur église, et célébrer l'office du saint (1652). Ordonnance de l'évêque qui commet M e Pierre Syette, chantre et chanoine de l'église d'angers et vice-gérant de l'officialité, pour se transporter à Mélinais, voir et visiter les châsses, ossements et reliques, entendre les témoins,

149 experts et ouvriers qui en ont quelque connaissance, et du tout rapporter procès-verbal. Motifs particuliers de la translation desdites reliques. Procès-verbal de M e Pierre Syette. Ouverture de la châsse. Avis de deux médecins sur la nature des ossements. Enquête sur les miracles, etc. (1652). «Le triomphe de la solitude de saint Regnauld dont les reliques sont dans l'église de Mélinays, où il a vécu saintement; avec quelques remarques sur la fondation et priviléges d'icelle église; ensemble le procès-verbal de la translation desdites reliques et les indulgences concédées à ceux qui visiteront ladite église, par un ecclésiastique d'anjou.» Remarques touchant saint Renaud. Nouvelle supplique des religieux à l'évêque d'angers à l'effet de statuer sur la cérémonie de la translation desdites reliques et la fixation de l'anniversaire. Ordonnance de l'évêque. «Mémoires pour dresser le procès-verbal de la translation solennelle de saint Regnault faite par Illustrissime et Révérendissime Henry Arnauld, évêque d'angers, le 11 août 1653.» Procès-verbal de ladite translation, avec la liste des communautés et des personnes qui ont eu des reliques. Lettre de M e Michel Jamin, prêtre, au père prieur, contenant l'envoi d'une hymne latine en l'honneur de saint Renaud. Processionale ad honorem Dei et sancti Reginaldi, prosolemni translatione corporis sancti Reginaldi. Notes de plain-chant. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 11 pièces, papier Érection de la confrérie de saint Renaud en l'église de ladite abbaye. Relation très-détaillée de la translation des reliques de saint Renaud, le 11 août 1653, «très-célèbre à cause du grand concours de peuple, ensuite à raison des riches ornements de l'église, enfin à raison de l'office divin et cérémonies qu'on y a gardées.» Commencement d'incendie de l'abbaye. Réception de l'évêque d'angers, harangué en latin par le père prieur, «l'espace d'un bon quart d'heure, avec tant d'éloquence et de si bonne grâce qu'un chacun en estoit édifié.» Miracles opérés par l'intercession du saint. Requête adressée par les religieux de Mélinais à l'évêque d'angers, à l'effet d'obtenir l'érection de ladite confrérie dans leur église. Ordonnance conforme du prélat. Procès-verbal d'érection et liste des premiers membres. Bref du pape Alexandre VII accordant de nombreuses indulgences aux membres de la confrérie. (12 mai 1664; dixième année du pontificat. Scel détruit.) Statuts de la confrérie. H (Cahier.) Petit in-f, 4 feuillets, papier Lettres de Guillaume, évêque d'angers, adressées à son très-révérend frère Raoul, vicomte de Beaumont (Bellimontis), par lesquelles il le prie, s'il veut conserver, sans souillure, sa noblesse et son honneur, de ne pas contester le don fait à l'abbaye de Mélinais (de Mellineis) par Richard, roi d'angleterre, de 10 livres de rente annuelle, assise sur les moulins et la porte de La Flèche (de Fixa), et, en outre, d'un bourgeois, nommé Pierre de Poncei, quitte et libre de toute exaction, lequel dont ledit Raoul de Beaumont, par respect pour les bienfaits d'un si grand homme, avait lui-même confirmé et revêtu de son sceau, en présence de W. de Fougeré (de Fogere), chevalier, de P. Boin et de plusieurs autres, l'année (Sans date. XIII e siècle.) Charte dudit Raoul de Beaumont, seigneur de La Flèche, contenant don à Notre-Dame, à l'abbaye de Saint-Jean de Mélinais (de Mellineio), et aux religieux, de tous les droits qu'il possédait sur la rivière du Loir (Lidi), depuis le moulin de Polers jusqu'au port Chevache, don fait par ledit Raoul pour l'amour de Dieu, les âmes de ses père et mère et la rémission de ses péchés. Fait à Thorée (apud Toreiam), l'an Vidimus de la charte précédente par l'official d'angers, l'an Lettres de Pierre, comte d'alençon et du Perche, seigneur de Fougères, et vicomte de Beaumont, et de Marie, comtesse, dame et vicomtesse desdits lieux, par lesquelles, «oye l'umble supplication de nos très-chers et bien amez en Dieu les relligieux, abbé et couvent de Saint-Jehan de Mellineys, disant que comme par avant sept ans a, ou environ, ils ne eussent eu aucun logeis ou habitation en aucune forteresse, en quoy ils peussent sauver ne retraire eulx et leurs biens, et pour ce ayent perdu moult de leursd, biens. Et eux considérans que encore en pouvoient-ils plus perdre, fussent venuz vers notre très-chère et bien amée Cousine, Marguerite de Poitiers, vicomtesse de Beaumont, lui requerre logis en notre forteresse de La Fleiche, lequel est prouchain d'eulx et de leurd, abbaye; laquelle mene de pitié et de charité, leur eut quitié et delaissié, sa vie durant, un logis étant en notred forteresse, entre le logis Guillaume de Meron, d'une part, et le logis Guillaume Couveau, d'autre, pour eux rettraire avec leurs livres, vestemens et ournemens de leur église, et aussi leurs aultres biens, en nous requérant que, comme ils soient fondez de nos prédécesseurs, vicomtes de Beaumont, parquoy ils ont plus grant volenté de estre logiez et retraictz en une de nos forteresses que ailleurs, nous, iceluy logeis leur voulsissons bailler perpétuellement par la manière que nous verrions qu'il seroit à faire», sur le rapport de Jehan Le Verrier, capitaine et châtelain de La Flèche, concède ledit logis aux religieux à la charge de lui en faire et à ses successeurs une rente annuelle de 10 sous, et en réservant la justice et seigneurie de fief. Donné à Verneuil le 13 décembre (Copies. Écriture du XVII e siècle) H (Cahier.) Petit in-f, 6 feuillets, papier Charte de Guillaume, évèque d'angers, constatant le dont fait à l'abbaye de Mélinais (de Mellineyo) par Jean Tuelane, pour le remède de son âme, de celles de ses ancètres et de ses descendants, de ses vignes de La Bochardière, en Saint-Germain-du-Val, avec le pressoir qui en dépendait, sous la réserve d'usufruit pendant sa vie. Après sa mort, les religieux de Mélinais jouiront de la moitié desdites vignes; et sa femme, si elle lui survit, conservera l'autre moitié à titre de douaire. Après la mort de cette dernière, les religieux jouiront de la totalité desdits biens (1231). Acte par lequel Guillaume, humble abbé de Mélinais, baille, à titre perpétuel, à Jehan Greslepais, paroissien de Saint-Germain-du-Val, deux maisons, jardins et dépendances, avec un journal de terre, le tout nommé La Baraterie et sis dite paroisse, pour 10 sous tournois de cens, rente ou devoir, payables annuellement à la Toussaint (1470). Déclaration des choses de La Baraterie rendue aux assises des fiefs et seigneuries dépendant de Mélinais, tenues à La

150 Flèche, par emprunt de territoire, devant M e René Foureau, sénéchal desdites seigneuries, par Laurant Faifeu, tailleur d'habits, demeurant au lieu de La Girouardière, paroisse de Saint-Germain-du-Val, et autres cohéritiers. (1621. Copies. Écriture du XVII e siècle.) H (Cahier.) Petit in-f, 8 feuillets, papier Charte de Guillaume, évêque d'angers, par laquelle il déclare que Giraldus Moreau, de La Flèche (de Fissa), donna en sa présence à l'abbaye de Mélinais sa personne, son hébergement sis à La Flèche, derrière l'église, avec ses appartenances, qu'il avait acheté de Hugues de Corbon, la moitié d'un arpent de vigne, au fief de Robert Bordin, chevalier, en la paroisse de Saint-Germain-du-Val (Sancti-Germani de Valle), et ses vignes de Vaucorps, ou 40 livres tournois si son frère Pierre Moreau veut les payer pour posséder lesdites vignes. Le donateur se réserve, pendant sa vie, l'usufruit de la moitié de ces biens; il sera logé dans l'intérieur du cloître et pourvu, comme un des moines, de toutes les choses nécessaires à la vie, sans pouvoir être contraint, toutefois, à quitter l'habit séculier. L'original était scellé des sceaux de l'évêque et de Geoffroy de Cleers, sénéchal de La Flèche, qui assistait à cette donation (1235). Baillée à toujours de l'hébergement précité, avec toutes ses appartenances, places de maisons, courtils, arbres chargeants et autres choses, faite par les religieux de Mélinais à Jehan Guillon et Jehanne, sa femme, paroissiens de La Flèche, pour en payer annuellement 22 sous 6 deniers de rente perpétuelle, et 8 deniers de cens à Mgr d'alençon (1408). Charte de Renaud, archidiacre d'angers, constatant le don fait à l'abbaye de Mélinais (monasterio Mellinensi), avant son entrée audit monastère, par Jean, dit Petit-Ben, chanoine de ladite abbaye, de certains immeubles situés dans les paroisses du Nouveau et du Vieux-Baugé (de Novo et Veteri Baugeio), à savoir: une maison située ad Crucem-Adoratam, dans le fief de Pierre de Rocha, chevalier, une autre maison sise au bourg Tuean..., au fief de Renaud Meenet, et enfin la maison de défunt Sanson Le Burest, située dans le fief du seigneur comte (domini comitis). Ce don est fait en présence de Mathieu, dit Petit-Ben, frère du donateur, qui jure sur les saints Évangiles de ne jamais venir encontre, et qui renonce à toutes prétentions sur les objets donnés. (1248. Copies. Écriture du XVII e siècle.) H (Cahier.) Petit in-f, 10 feuillets, papier. XII e siècle Charte par laquelle Odon de Gart donne à l'église de l'abbaye de Mélinais (de Meslineio) tout ce qu'il possédait en la paroisse de Volandry (de Vallibus, Maine-et-Loire), dans le fief Ernaudi de Annueriis, lequel confirme cette donation moyennant que les chanoines de ladite église lui payeront 2 sous et demi de taille. De plus, en considération de ladite aumône, lesdits chanoines fondent une chapelle à perpétuité à l'intention du donateur et de Mabille, sa femme, et admettent aussi ledit Ernaud à y participer. Ce dernier fait sceller cette donation du sceau des chanoines et de celui de Girard de Clers (de Cleriis), en présence des témoins suivants: Philippus canonicus de Fougere, Johannes de Cre, Salomon de Comes, Gaufridus de Boi, Odo Coche, Gervasius de Fougere et plures alii. (Sans date. Fin du XII e siècle.) Autre charte par laquelle l'évêque d'angers confirme la fondation de la chapelle précitée, faite, comme il est dit, par l'abbé et les religieux de Mélinais, qui ont établi l'un d'entre eux pour desservir ladite chapelle dans leur église, lequel célébrera les divins offices à l'intention dudit Odon de Gart, chevalier, et de Mabille, sa femme, qui a fourni audit chapelain les ornements ecclésiastiques. L'évêque fait apposer son sceau à cette charte en présence des témoins ci-après: Girard de Clers, Drogon de Chemens, Geoffroy son frère et plusieurs autres. (Sans date. Fin du XII e siècle.) Acte par lequel Jehan de La Plesse, «pour la trèsgrant dévotion et affection charitable qu'il a à Dieu et à l'augmentation et accroissance du service divin, et pour la grant amour et affection qu'il a au moustier de monsieur sainet Jehan de Mellinays, et afin qu'il soit et puisse estre à touz temps mes participant et accompaigné ez bienfaiz, prières et oraisons qui sont faiz oud. moustier, et pour le sauvement, salu et remède de son âme, et pour avoir à touz temps mes dores en avant, par chacun an, anniversaire oud. moustier pour l'âme de luy après son déceps», donne à ladite abbaye un féage avec les cens, rentes, devoirs, justice et juridiction qui en dépendent, nommé le fief de L'Auberdière, sis en la paroisse de Vaulx Landry (Volandry), tenu du comte de La Marche à une foi et au devoir d'un denier de service (14 mars V. S.). Autre acte par lequel Perrine de Domaigné, du consentement de son mari, Guillaume de Vandel, chevalier, donne en pure et perpétuelle aumône à l'abbaye de Mélinais, pour la fondation de deux anniversaires, la moitié par indivis de tout ce qu'elle et sondit mari peuvent posséder en la paroisse de Vaulx-Landry, rentes, cens, services, fois, hommages, prés, pâtures, bois, hayes, arbres chargeants et non chargeants, terres, landes, pâtis, courtils, tant à cause du fief de Bouil qu'autrement. (3 juillet Copies. Écriture du XVII e siècle.) H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 4 pièces, papier Remise faite à l'abbé et aux religieux de Mélinais par Hardouin, évêque d'angers, en considération des pertes que la guerre leur a fait éprouver, de la procuration qui lui est due pour la dernière visite qu'il a faite en leur monastère, moyennant la somme de 6 livres payées à M e Jean Mulot, son porte-sceau (1437). Jean, duc d'alençon, comte du Perche et vicomte de Beaumont, lieutenant général pour le Roi, sur l'exposé qui lui est fait par l'abbé de Mélinais qu'à cause «des maudites guerres qui longuement ont eu et encor ont cours en ce royaume, et des pilleries et dommaiges qui ont esté faiz aux subgiez et rentiers dudict abbé, les rentes et revenuz de luy et de ses religieux sont tellement diminuez que bonnement ne peuvent fournir à leur substentation; et que pour plus seurement garder leurs biens, vivres et choses, il a fait commencer puis naguières à fortifier ledit lieu de Mellinays, à laquelle fortification il n'oze procéder en plus outre sans congié et licence, pour cause que ledit lieu est situé et assis en nostre terre et seigneurie», permet par grâce spéciale audit abbé de fortifier son abbaye le mieux qu'il pourra et verra être à faire, à condition toutefois de n'y introduire aucun plus puissant que lui, si ce n'est par le commandement du Duc ou de son capitaine de La Flèche. Donné à Mélinais le 30 août Lettres de René, roi de Jérusalem et de Sicile, duc

151 d'anjou, de Bar et de Lorraine, comte de Provence, de Forcalquier, du Maine et de Piémont, enjoignant au premier sergent ou autre de haute justice, son sujet, en la frontière des Anglais, de contraindre les débiteurs des rentes dues aux religieux de Mélinais à les payer par prise, vente ou exploitation de leurs biens, ou même détention de leurs corps, si besoin est, comme aussi de les faire jouir de leurs cens, rentes, ventes, rachats et autres droits seigneuriaux, nonobstant toutes oppositions. Donné à Angers, le 7 septembre Sentence rendue aux assises de La Flèche par Pierre D'Amours, licencié ès lois, sénéchal, au profit des religieux de Mélinais contre le procureur du Roi des Eaux et Forêts, par laquelle ils sont confirmés dans leur droit d'avoir un pigeonnier ou colombier dans leur abbaye, et de le faire réparer ou reconstruire toutes les fois que besoin sera, en prenant le bois nécessaire en la forêt de Mélinais (1494). Sur la remontrance faite par le procureur du Roi que, faute de faire la chasse et huée aux loups parce qu'il est défendu de tirer de l'arquebuse, il y a dans le pays un si grand nombre de loups qu'ils dévorent tout le bétail et s'attaquent même aux personnes qu'ils trouvent dans les champs, M e René Desboas, lieutenant particulier au siége de La Flèche, ordonne que les paroisses seront convoquées pour chasser et huer les loups, et permet à l'abbé de Mélinais, ses gens et serviteurs, de tirer et de faire tirer de l'arquebuse sur les loups, renards blaireaux, dans les forêts, taillis et terres de son fief. (20 novembre Ces quatre dernières pièces sont des copies sur papier. Écriture du XVII e siècle.) H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 5 pièces, papier Autorisation accordée par Michel, évêque d'angers, aux religieux de Mélinais de bâtir une chapelle au canton de Marigny, à Bazouges, où ils possèdent environ 40 quartiers de vigne et une maison servant de demeure aux religieux chargés de l'exploitation desdites vignes, lesquels sont fréquemment empêchés d'aller à l'église par la difficulté des chemins. Pour ne point détourner les habitants de l'église paroissiale, on ne sonnera point la cloche; on changera fréquemment l'heure de la messe et on n'administrera aucun sacrement. Procès-verbal de bénédiction de la nouvelle chapelle par M. Joseph Le Royer, prêtre, sieur de Boistaillé, curé de Bazouges, commis par l'évêque pour faire cette cérémonie (1696). «Transaction passée entre l'abbaye de Mélinais, d'une part, et haute et puissante dame Marie de Chahannay, veuve de messire Urbain de Menon, chevalier, seigneur de Turbilly, des fiefs et seigneuries de Boislanfray, Launay, Jommier et autres, au nom et comme ayant la garde noble des enfants issus d'elle et dudit défunt son mari, d'autre part, par laquelle transaction les parties sont convenus de ce qui suit»: Énumération des terres, fermes, bordages, etc., appartenant à la dame de Turbilly, qui doivent être dans la mouvance du fief de Mélinais, en tout ou en partie (31 juillet 1656). Autre transaction interprétative de la précédente, dont l'exécution était contestée sur plusieurs points, passée entre ladite abbaye et messire Urbain-François de Menon, chevalier, seigneur de Turbilly (31 décembre 1670). Aveux des moulin et étang de Liége rendus aux seigneurs de Gâtines, savoir: à Charles Cléreau, écuyer, par René, humble abbé de Mélinais (1495); à dame Marie Labbe de Champaigne, veuve de messire Jacques Davoynes, vivant chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de sa Chambre, conseiller du Roi en ses conseils d'état et privé, gouverneur de Montpellier, seigneur de La Jaille, Gâtines, des terres, fiefs et seigneuries de La Gaullerays, Saint-Quentin, La Dosdeferrière et autres lieux, par les religieux de Mélinais (1646); par lesdits religieux à Charles Cléreau, écuyer, seigneur dudit Gâtines (1726). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 3 pièces, papier Aveux rendus par: René, abbé de Mélinais, et tout le couvent dudit lieu, à noble demoiselle Ambroise de Cleers, dame de La Barbée, au regard de cette seigneurie, pour quatre métairies appelées La Fleurillère, La Domanchière, La Girardière et La Bréhannière, situées en la paroisse de Vaux-Landry, le tout en un tenant et contenant 300 journaux de terre ou environ; une autre métairie située dans la même paroisse, nommée La Houssaye, contenant environ 100 journaux de terre; la métairie de La Bidoisière, aussi à Volandry, contenant 30 journaux; une pièce de terre en lande, bois, hayes, pâtures et buissons, sise près ladite abbaye et nommée les landes de Mélinais, contenant environ 500 journaux de terre; le fief de Bueil, avec ses dépendances, sis et situé audit Vaulx-Landry; le fief de L'Auberdière, assis en la même paroisse, avec toutes ses dépendances; les landes de Belleville contenant 150 arpents ou environ, dépendant de la métairie de Belleville; les moulins appelés les Moulins-Neufs, assis au-dedans de la rivière du Loir, au-dessous de Bazouges en tirant vers Durtal (1487); à Nicolas de Coësmes, écuyer, seigneur de Lucé, de La Haye-Joullain et de Fougeré, au regard de ce dernier fief, pour l'hébergement de Gaultret, avec ses dépendances. (Sans date.) Aveu rendu à illustrissime prince Antoine, par la grâce de Dieu, roi de Navarre, seigneur souverain de Béarn, duc de Vendôme, Albert, Beaumont, Nemours, pair de France, comte de Foix et d'armagnac, vicomte de Limoges, seigneur d'oisy, Ham, Rohan, Enghien et autres lieux, par Geoffroy de Dureil, écuyer, seigneur de La Barbée, au regard de la baronnie de La Flèche, dépendant du duché de Beaumont, pour La Garde-Chamaillard, autrement les bois de Vaux, sise en la paroisse de Clers, «esquelles choses y avoit anciennement bois de haute futaye, qui auroient esté vendus par mes prédécesseurs, seigneurs dudit lieu de La Barbée, et à présent sont lesdites choses du tout denueez et dépopuleez de bois, comme elles ont toujours esté depuis cinquante ans et plus, contenant le tout 1,400 arpens ou environ.» Énumération des sujets relevant de La Barbée. (1558. Copie. Écriture du XVII e siècle.) Autre aveu rendu à messire René de La Varenne, chevalier des ordres du Roi, marquis de La Varenne, conseiller du Roi en ses conseils d'état et privé, baron de Sainte-Suzanne, gouverneur des ville et château de La Flèche, seigneur du fief de La Garde-Chamaillard, au nom des religieux de Mélinais, par frère Clair Fontaine, nommé pour homme vivant et mourant, au regard dudit fief de La Garde-Chamaillard (1635). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 12 pièces, papier.

152 Déclarations rendues par les religieux de Mélinais: à messire Guillaume Gilles (1691), et Morin Gilles (1727), chevaliers, seigneurs de La Bérardière et de la châtellenie de La Barbée, à cause des fiefs de La Grande- Bodraye et du Petit-Verrier, en dépendant, pour plusieurs rentes affectées sur des héritages situés en les paroisses de Gouis et de Bazouges; à la Prévôté du chapitre de Saint-Martin de Tours, pour divers héritages et rentes foncières (1449); à haute et puissante princesse Marguerite de Lorraine, duchesse d'alençon, comtesse du Perche et vicomtesse de Beaumont, comme bail et gardenoble de son fils, à cause de la baronnie de La Flèche, pour la maison et le domaine de Mélinais, René de La Barre, docteur ès lois, étant abbé commendataire (1502); à invincible monarque Louis le Grand, roi de France et de Navarre, baron de La Flèche, pour tout le domaine dépendant de ladite abbaye (1691). Foi et hommage et déclaration rendues par la même abbaye aux assises du fief Fauchart, dépendant de la terre du Grand-Bois-Lanfray, réunie au marquisat de Turbilly, pour le fief de La Parquerie, située près La Camellière, paroisse de Volandry (1788). Déclaration des biens et revenus de ladite abbaye, faite par les religieux pour se conformer aux Édits du Roi concernant les biens de mainmorte. En 1692, le revenu total est de 3,263 livres 17 sous 6 deniers, «dont il faut déduire 1,000 livres de rentes que les religieux sont obligés de payer à plusieurs particuliers pour plus de 20,000 livres qu'ils ont été obligés d'emprunter pour rétablir leur église et le monastère, qui étoient tout en ruines lorsqu'ils y ont été établis; plus 500 livres pour les taxes et décimes annuels; plus 150 livres au moins pour plusieurs rentes, tant féodales que foncières, dues à plusieurs seigneurs...» Toute déduction faite, il ne reste aux religieux que 750 livres pour leur entretien. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 15 pièces, papier Débats, procédures et transactions entre les religieux de Mélinais et les Jésuites du collége de La Flèche, jouissant de la mense abbatiale de ladite abbaye. Sentence du Bureau du clergé d'angers, qui modère à 800 livres la taxe de 1,170 livres imposée pour les décimes à l'abbaye de Mélinais, attendu que le revenu de cette abbaye ne s'élève qu'à 4,400 livres et que les charges, y compris la nourriture des religieux, montant à 3,233 livres (1647). Sentence arbitrale rendue par François Éveillard, conseiller du Roi, président au siège de la Prévôté, Philbert Coiscault et Laurent Gault, avocats à Angers, qui décide que la taxe de 1,000 livres imposée sur l'abbaye de Mélinais, et celle de 170 livres, sur les offices claustraux, seront payées moitié par moitié par les Jésuites et les religieux de ladite abbaye (1647). Mémoires adressés par lesdits religieux au Conseil privé, à l'effet d'obtenir de ne pas contribuer pour une moitié dans le payement des décimes et des taxes imposées sur l'abbaye (1658). Accord fait entre les Jésuites de La Flèche et les religieux de Mélinais au sujet du payement des décimes ordinaires et extraordinaires, taxes et impositions (1696). Factum pour lesdits religieux défendeurs, contre les Pères Jésuites de La Flèche, jouissant de la mense abbatiale, demandeurs. Contrat fait et passé entre le Roi et le Clergé de France, le 29 mars 1734, pour le payement de la somme de 12 millions de don gratuit accordé à S. M. par l'assemblée générale du clergé, tenue en l'année «Compte des Jésuites de La Flèche avec MM. les Chanoines réguliers de l'abbaye de Mélinais, pour leurs contributions réciproques au payement des décimes ordinaires et autres taxes extraordinaires imposés sur les offices claustraux de prieur, chantre et cellerier de ladite abbaye, depuis le terme d'avril 1730 jusqu'au terme d'avril 1719, inclusivement.» Emprunt d'une somme de 1,800 livres fait par les religieux au P. Tiphoche, procureur du collége de La Flèche (1748). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 5 pièces, papier «Plan et figure du triage faict par Henry IV, roy de Navarre, aux abbé et religieux de l'abbaye Saint-Jean l'évangéliste de Mélinais, pour les récompenser et indemniser de tous droits d'usage qu'ils avoient, par leur fondation ancienne, en la forêt dudit Mélinays, landes et frous en dépendant, consistant ledit triage en trois pièces... contenans en tout 134 arpens et demy», dressé par M e Jacques Le Loyer, géographe ordinaire du Roi (1684. Hauteur, 0 m 49; largeur, 0 m 74). Procès-verbal d'arpentage et de bornage qui a donné lieu au plan ci-dessus désigné. «Plan et description du terrain désigné par Henry IV pour la cession de 150 arpens faite en 1575 par ce prince, baron de La Flèche, à l'abbaye de Mélinais, pour son droit d'usage dans la forêt de Mélinais, avec le supplément que MM. de La Varanne, père et fils, ont cédé, en 1651, auxdits prieur et chanoines réguliers dans la forêt dudit Mélinais pour remplir lesdits 150 arpents; le tout dressé et arpenté par Michel Prieur-du-Perray, géomètre-arpenteur de la maîtrise de Baugé, en (Hauteur, 0 m 56; largeur, 0 m 84.) Baux de divers biens dépendant de ladite abbaye. Bail général des biens du temporel consenti à Guillaume Harmange moyennant 7,718 livres de loyer annuel (1768). Constitution par lesdits religieux d'une rente de 50 livres au profit d'anne Bureau, de La Flèche, moyennant un capital de 900 livres (1643). H (Registre.) In-f, 134 feuillets, parchemin; 315 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Domaines et rentes. Charte latine originale de Guillaume Des Roches, sénéchal d'anjou, qui constate que Mathieu Maignem et Barthélemy de Chemenz, après avoir été longtemps en procès au sujet de la moitié d'une maison, sise sur le pont d'angers, vendue audit Maignen par Menerio Jodun, oncle dudit de Chemenz, terminèrent leur différend par le compromis suivant: Barthelemy de Chemenz, qui réclamait 300 livres tournois sur la totalité de cette maison, en reçoit 60 de l'acquéreur, se déclare satisfait et renonce à toute réclamation ultérieure. (1215. Sceau perdu.) Autre charte originale de Raoul, vicomte de Beaumont (Bellimontis), par laquelle il déclare avoir appris, par le témoignage de gens de bien, que Richard, roi d'angleterre, donna en perpétuelle aumône à l'abbaye de Mélinais, pour l'amour de Dieu et le salut de son âme, une rente annuelle de 10 livres assise sur les moulins et la porte de La Flèche (de Fissa); que lui, Raoul, étant devenu seigneur de ladite ville, et voulant maintenir le bienfait de ce grand homme (tanti hominis), le confirme par cette charte à laquelle il fait apprendre son sceau. (1223. Sceau en

153 partie détruit.) Lettres de Jean, humble abbé de Mélinais, adressées à Mathieu, dit Tourbille, et Christophe de Saint- Denis, chanoines de ladite abbaye, pour leur ordonner, sous peine de suspense, de vérifier l'accusation portée contre Jean Deschamps (de Campis), prieur de Sarmesiis, d'avoir empêché les agents de l'abbé de recueillir les dîmes que l'abbaye possède de temps immémorial dans la paroisse de Jarzé, au fief de Guillot de La Perreraye, et de lui enjoindre de réparer le dommage qu'il a pu causer, sinon qu'il encourra la peine de la suspension a sacris pendant dix jours, et ensuite celle de l'excommunication. (1317. Original en latin.) Mandement de Pierre, comte d'alençon, seigneur de La Flèche, au châtelain dudit lieu d'avoir à payer aux religieux de Mélinais les arrérages d'une rente de 10 livres 12 sous due auxdits religieux sur la recette de La Flèche, et cela à partir du jour où ladite seigneurie est venue en la main du comte d'alençon. (1372. Texte français. Parchemin très-détérioré.) Baillée perpétuelle faite par frère Mathieu, abbé de Mélinais, et tout le couvent, à Guillaume, dit Pyau, tailleur de pierres, d'une maison sise sur le Vieux-Marché d'angers, près le puits de Léart, moyennant une rente annuelle de 25 sous de monnaie courante. (1386. Sceau perdu. Texte latin à peine lisible.) Autre baillée perpétuelle faite par frère Jehan, prieur de la Maison-Dieu ou aumônerie de Saint-Jean-l'Évangéliste d'angers, et tout le couvent, à frère Jehan Lasnier, prieur du prieuré de La Jaillette, membre dépendant de l'abbaye de Mélinais, d'une maison et dépendances sise en la ville d'angers, au vau de Mayenne, au fief de ladite aumônerie, «qui fait le coign de la rue Sanneresce et de la grant rue, comme l'en sait, de la poyssonnerie au carrefour de la port Gérard,» pour une rente annuelle de 40 sous (1399). Acte par lequel le chapitre de Saint- Maurille d'angers accorde à l'abbaye de Mélinais et à Jehan Lasnier, prieur de La Jaillette, remise de 20 sous sur les 45 sous de rente annuelle due audit chapitre de Saint-Maurille sur la maison qui fait l'objet de la baillée précédente, moyennant le payement d'une somme de 12 livres de monnaie courante. (1399. Sceau perdu.) Nouveau mandement de Pierre, comte d'alençon, vicomte de Beaumont, seigneur de Fougères et de La Flèche, au receveur de cette dernière seigneurie, de payer aux religieux de Mélinais la rente de 10 livres 12 sous qui leur est due sur la recette de La Flèche. Donné à Argentan le 13 avril (Sceau de cire rouge assez bien conservé.) Titre constatant que l'abbaye de Mélinais possédait une rente de 20 sous tournois assise sur une maison située à Angers, près la porte Chapelière. (Vidimus Sceau perdu.) Acte de fondation d'une chapellenie de quatre messes par semaine en l'abbaye de Mélinais, faite par Nicolas Sachespée, paroissien du Vieux-Baugé, pour se conformer aux dispositions testamentaires de son père et aux dernières recommandations de sa mère. Il affecte à la dotation du nouveau bénéfice le lieu et domaine de La Turpinière, situé au Vieux-Baugé, et diverses autres propriétés. Le tout est accepté par frère Jehan Le Royer, fondé de pouvoirs de l'abbé Guillaume et de tout le couvent de Mélinais. (1422. Sceau perdu.) Sentence arbitrale terminant un procès entre Guillaume, abbé de Mélinais, écolier-étudiant en l'université d'angers, et Guillaume de Livonnaye, prieur de La Jaillette, au sujet de la propriété d'une maison sise au Val-de-Maine, à Angers (1425). Dénombrement du domaine, rentes et appartenances de La Turpinière, fait par Guillaume Robert, abbé de Mélinais (1426). Mandement de Jean, duc d'anjou, comte du Perche et vicomte de Beaumont, à son châtelain de La Flèche de tenir compte aux abbé et religieux de Mélinais, sur les arrérages qu'ils doivent à sa châtellenie de La Flèche, des arrérages de la rente de 10 livres 12 sous due auxdits abbé et religieux sur la même châtellenie. (1437. Sceau du duc d'anjou, avec contre-sceau, assez bien conservé.) Lettres des grands vicaires de Jean, évêque élu d'angers, adressées à Guillaume, abbé de Mélinais, pour la consécration de la chapelle de La Turpinière (1450). Donation du lieu et domaine de La Houdichelière, faite à ladite abbaye par Guillemin Moron et Ambroise, sa femme, paroissiens du Vieux-Baugé, à la charge de recevoir Jehan de La Rue, fils de ladite Ambroise et de son second mari Michelet de La Rue, religieux de Mélinais, et de faire dire une messe par semaine dans la chapelle de La Turpinière. (1451. Sceau en partie détruit.) Vente d'une planche de terre faite par Jehan Houdoy, de la paroisse du Vieil-Baugé, à messire René de La Barre, abbé commendataire de Mélinais, représenté par M e Pierre Fallet, prêtre, prieur de La Grassinière, pour le prix de 50 sous tournois et une paire de chausses à usage de femme valant 5 sous tournois (1489). Déclarations rendues par les religieux de Mélinais: aux seigneurs et dame de Fontaine-Guérin, au regard des fiefs d'erval et de Leschigné, sis au Vieil-Baugé (1503); à noble homme René Duchesne, écuyer, seigneur de Pallays, à cause de la seigneurie de Pallays (1504); à noble et puissante Marguerite de Broc, au nom et comme bail de ses enfants mineurs issus d'elle et de feu Georges de Bueil, dame des terres et seigneuries de Fontaine-Guérin et d'erval, à cause des fiefs d'erval et de Leschigné (1516). Quittance du gros dû au curé de Jarzé par ladite abbaye sur les dîmes de La Prezaye, lequel est de 6 boisseaux de froment et 12 de seigle (1517). Quittance d'une somme de 8 livres tournois donnée par le chapitre de Saint-Maurille d'angers à révérend père Louis Chantereau, docteur en théologie, confesseur de la Reine, abbé de Mélinais, pour arrérages de rentes assises sur deux maisons situées à Angers, dont l'une appelée la Cave- Mellet, rue de La Roë, près le carrefour des Petitz-Pastez (1519). Bail de la métairie du Cormier consenti par M e Jehan Bouchard, fermier de l'abbaye de Mélinais, prieur-curé de Sermaizes, à Nicolas Fontaine, pour un loyer annuel de 28 livres (1563). Conclusion du chapitre de ladite abbaye, présidé par frère Jehan Bouchard, précité, vicaire de l'abbé Nicolas Brullard ou Bruslard, docteur en droit, chanoine de Notre-Dame de Paris, statuant de donner à rente les maisons du Val-de-Maine, à Angers, qui sont en mauvais état de réparation (1564). Aliénation par l'abbé de Mélinais, Nicolas Brullard, conseiller du Roi en son conseil d'état, maître des Requêtes ordinaires de son Hôtel, d'une rente de 25 livres sur une maison, ville d'angers (1587). Bail à ferme de la dîme de La Turpinière fait par ledit abbé Nicolas Bruslard, moyennant un loyer annuel de 20 livres (1565). Bail du lieu, domaine et seigneurie de La Turpinière, pour 180 livres tournois de loyer annuel (1572). Sentence de M e Julien Chalopin, conseiller du Roi, juge et garde de la prévôté et justice ordinaire royale de Baugé, qui condamne les fermiers de La Turpinière et du Cormier à

154 payer à M e Guillaume Maugars, prêtre, curé et fermier du prieuré de Montpollin, 96 pintes de vin et 40 sous dus sur lesdits lieux (1603). Papier décimal de la terre, fief et seigneurie de La Prézaye, paroisse de Jarzé, dépendant de l'hôpital Saint-Jean-l'Évangéliste d'angers. Énumération des dîmes appartenant sur ledit fief aux Pères Jésuites du collége royal de La Flèche, abbés de Mélinais (1611). Sentence du siége de Baugé qui règle les lieux où le curé de Jarzé et les Jésuites du collége de La Flèche doivent prendre la dîme sur ledit fief de La Prézaye (1613). Déclaration du lieu de La Turpinière faite par les Jésuites à dame Renée de Launay, veuve de François de La Chapelle, en son vivant chevalier, seigneur de La Troussière, dame de Chenesru, Loigné, Leschigné et fiefs des Milliers et Ribard, au regard de la seigneurie de Leschigné (1616). Acte de partage des biens et revenus de l'abbaye entre les Jésuites du collége de La Flèche et les religieux de ladite abbaye, en exécution des bulles pontificales qui ont décrété l'union de la mense abbatiale de Mélinais au collége royal de La Flèche. Énumération des biens, dîmes, rentes et droits seigneuriaux composant chacun des deux lots (15 janvier 1618). Ratifications du partage précédent par le général des Jésuites, Mutius Vitellescus, et par l'évêque d'angers. (1623. Sceau assez bien conservé.) Déclaration rendue par lesdits Jésuites à messire François de Broc, chevalier de l'ordre du Roi, seigneur de Broc et Chemiré et des fiefs et seigneuries d'erval et Leschigné, au regard de ces deux derniers fiefs, pour certains héritages (1632). Arrêt du Conseil privé qui déboute les chanoines réguliers de Mélinais de leur demande de faire un nouveau partage des menses conventuelle et abbatiale de ladite abbaye, et approuve celui du 15 janvier 1618 (1646). Sentence de Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière, conseiller du Roi, lieutenant général en la Sénéchaussée et siége présidial de La Flèche, au profit du collége dudit lieu, contre messire René Fouquet, chevalier, seigneur marquis de La Varenne, engagiste de la baronnie de La Flèche, conseiller du Roi en ses conseils d'état et privé et son lieutenant en Anjou, au sujet de la rente de 10 livres 12 sous due sur la recette de La Flèche à l'abbaye de Mélinais (1667). Jugement d'assises du fief de l'hôtel- Dieu d'angers, portant combat de fief avec le fief de Saint-Maurille d'angers pour les maisons situées au bas de la rue de La Roë et Val-de-Maine, en ladite ville (1781). Baux de La Turpinière et d'autres biens. Table réelle. H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 8 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Domaines. Vente, pour la somme de 100 livres, de la métairie de La Rortière, sise à Savigné-sous-le-Lude, faite par Jehan Cador de La Fontenelle, paroissien de Marigné, à M e Jehan Botereau, prêtre, demeurant à Luché (1410). Acte par lequel M e Jehan Boterel, prêtre, bachelier en décret, recteur de l'église de Notre-Dame de Pringé, seigneur du Pré, donne en pure et perpétuelle aumône aux religieux, abbé et couvent de Mélinais son domaine de La Rortière, à charge de célébrer à son intention et après son décès deux anniversaires par an (1430). Bail des lieux de La Rortière et de Champgasnerie, audit Savigné (1772). Macé Guillet et Thomasse, sa femme, vendent au sacristain de Mélinais le droit de fouler sa vendange à leur pressoir de Verron, pour les vignes possédées dans cette paroisse par ledit sacristain, moyennant une rente annuelle de 2 sous tournois (1408). Lieu de Luminier, à Sainte-Colombe: Retrait féodal du lieu de Lominier, exercé par frère Guillaume, abbé de Mélinais, sur Étienne Boullay et Macée, sa femme, paroissiens de Sainte-Colombe, qui possédaient ledit lieu comme l'ayant retrait de Jehan Lebloy qui l'avait lui-même acquis de Guillaume de Lominier (1443). Baillée à toujours du lieu, domaine et appartenances de Lomynier faite par les abbé, religieux et couvent de Mélinais à Jehan Pichot, paroissien de Saint- Thomas de La Flèche, pour le prix et somme de 50 sous tournois de cens rendable et payable chaque année à la Toussaint (1461). Déclarations rendues à messire René de La Barre, docteur ès lois, abbé de Mélinais, pour certains héritages dépendant du fief de ladite abbaye (1499). Sentence du siége de La Flèche qui condamne Étienne Allory, seigneur de Lauminier, à payer à noble Nicolas Bruslard, conseiller et maître des requêtes de l'hôtel du Roi, abbé commendataire de Mélinais, six années d'arrérages de 37 sous 6 deniers de cens et devoir féodal (1586). Déclarations dudit lieu faites aux religieux de ladite abbaye par Gabriel Le Gaigneur, sieur de La Morinaye, premier et ancien président en l'élection de La Flèche, à cause de dame Renée Richer, son épouse (1680); par Louis Parage, sieur des Aunays, prévôt provincial de La Flèche, mari de dame Marie Richer, fille de feu Roland Richer, écuyer, sieur du Breil, conseiller du Roi, lieutenant particulier au siége de ladite ville (1689). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 19 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Rente de 12 boisseaux de froment, 12 boisseaux de seigle, 12 boisseaux d'orge et 24 boisseaux d'avoine sur la fresche du Buron, à Savigné-sous-le-Lude et Saint-Mars-de-Cré: Déclaration rendue pour ladite rente à René, abbé commendataire de Mélinais, par Yvonet Buron et consorts (1481). Sentence rendue par Paul Desneau, conseiller du Roi, sénéchal de La Flèche, qui condamne les détenteurs du lieu et appartenances du Buron à payer la rente précitée au receveur de ladite abbaye (1599). Titre nouvel de la même rente (1681). Rente de 14 boisseaux de seigle sur la baillée de Tartifume, à Savigné-sous-le-Lude: Baillée à toujours faite par les abbé et couvent de Mélinais à Jehan Jousse et sa femme d'une maison avec 3 quartiers de vigne et 12 journaux de terre, le tout nommé Tartyfume, moyennant la rente précitée ( ). Autre baillée des mêmes choses et pour la même rente faite par lesdits religieux à Étienne Oliveau et Ysabeau, sa femme, paroissiens dudit Savigné (1453). Reconnaissances de ladite rente. Dîmes de Beaumont, en la paroisse de Bazouges: Transaction sur procès entre l'abbé de Mélinais, messire René de La Barre, docteur ès lois, d'une part, et M e Jean Richer, curé de Villaines, au nom et comme procureur spécial de M e Michel Gillain, prêtre, doyen de l'église collégiale de Toussaint de Mortagne, curé de Bazouges, d'autre part, au sujet desdites dîmes (1493). Quittance notariée d'une somme de 18 livres tournois pour deux années d'une rente de 9 livres à ladite abbaye, due en vertu de la transaction précédente, par noble Étienne Benault, prêtre, chanoine en l'église d'angers et curé de Bazouges (1642). Droit de dîme de La Granche-Jaquelin, en

155 la paroisse de Vernantes (Maine-et-Loire): Sentence rendue par le lieutenant d'angers qui condamne Guyon Botart, écuyer, seigneur de La Granche-Jacquelin, à payer à l'abbé de Mélinais, étudiant en l'université d'angers, divers arrérages d'une rente de 12 septiers de seigle sur ladite dîme (1430). Autre sentence du lieutenant général criminel et assesseur civil au siége de Baugé, qui liquide à la somme de 31 écus deux tiers 1 sou 4 deniers la rente susdite, attendu que la mesure de La Granche-Jaquelin est moindre d'un tiers que celle de Baugé (1591). Reconnaissance de cette rente consentie par dame Éléonore de Maillé-Brezé, veuve de messire Charles de Jalesnes, en son vivant conseiller du Roi en ses conseils d'état et privé, chevalier, marquis de Jalesnes, demeurant au château de Jalesnes, dite paroisse de Vernantes (1650). Déclaration rendue par les religieux, abbé et couvent de Mélinais, pour ladite rente, à dame Françoise Couette, dame de Benays, du Rouet et du Plessis-Botard, comme ayant le bail de Jacques de Couberc, son fils (Sans date). H (Registre.) In-f, 25 feuillets, parchemin; 283 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Titres de La Turpinière et des dîmes de La Prézaye et du Martroy. Cession par Jehan Le Roy et Guillette, sa femme, paroissiens du Neuf-Baugé, à M e Julien Defye, prêtre, de trois quartiers de vigne au clos de Vauvilliers, paroisse du Vieil-Baugé, à la charge seulement de servir au prieur de Vauboyer la rente de 6 sous à lui due sur ladite vigne (1397). Acte contenant la description et consistance du lieu de La Turpinière, du bois de Vaumoulin et d'une maison à Baugé (1426). Transaction sur procès entre Hervé, seigneur du Plantys et des Marchays-Ruvart, d'une part, et Jehan Turpin, chevalier, seigneur de La Turpinière et de Montengibert, d'autre part, portant règlement sur les droits d'herbage, panage et segréage, de hayer (chasser) et tésurer (tendre des filets) dans les bois d'alençon et de Montengibert, prétendus par ledit du Plantys contre ledit Turpin. Cet accord est fait par le conseil de nobles personnes Guillaume de La Jumelière, seigneur de Martigné; messire Lepart de La Jumelière, seigneur de La Guierche; Guy Du Puy du Fou, seigneur Du Puy du Fou et de La Barre, Robert Du Plantys, Guillaume Serpillon, seigneur des Noulis, Guyon Legay, seigneur de La Guinnonnière; Esnain de La Godière, écuyer; Jehan Lebigot et autres (1441). Quittances délivrées par Jean, abbé de Mélinais, des fermages des dîmes de La Prézaye ( ). Bail du lieu du Cormier, sis au Vieux-Baugé, pour 20 écus, 6 chapons et 6 poulets de fermage annuel (1580). Mémoire des terres sur lesquelles les Jésuites de La Flèche, abbés de Mélinais, ont droit de percevoir les dîmes audedans de la seigneurie de La Prézaye, paroisse de Jarzé, dressé en exécution d'une sentence de la Sénéchaussée de Baugé des juillet Pièces nombreuses concernant un procès au sujet de ces dîmes entre lesdits Jésuites et M e Pierre Michel, curé de Jarzé ( ). Nouveau procès entre les mêmes pour la même cause (1627). Déclaration rendue par lesdits Jésuites à messire François de Broc, seigneur de Broc et de Chemiré, et des fiefs d'erval et de Leschigné, au regard de ces derniers fiefs, pour divers biens dépendant de La Turpinière (1632). Consistance du lieu de La Turpinière (1632). Sentence des Requêtes du Palais rendue au profit des pères Jésuites de La Flèche, contre M e Pierre Michel, curé de Jarzé, au sujet des arrérages du gros dû audit curé sur la dîme de la Prézaye (1634). Baux des divers biens et revenus précités. Quittances données par les curés de Jarzé du gros qui leur est dû par les Jésuites, etc. Table alphabétique des héritages. H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Lieu du Verger, au Bailleul: Bail consenti par M e Gabriel-Marie-Mathieu Rouget, prêtre, prieur de ladite abbaye, à Michel Moreau, pour 120 livres de ferme (1783). Portion de terre au hameau de Marigné, à Bazouges: Baux. Prée de Créans, à Sainte-Colombe: Bail pour 140 livres, en Lieu de Villiers, à Savigné-sous-le-Lude: Baux en 1774 et 1789, faits par M es Abel-Antoine Goirand et Antoine-Pierre Chollet, prieurs de Mélinais. Métairie de Launay-Taron, à Vion: Bail consenti par ledit Chollet, prieur, pour un loyer annuel de 160 livres (1785). Lieu de La Barbotière, à Volandry: Décret d'adjudication dudit lieu, saisi judiciairement sur Jehan de Lorme, écuyer, à la requête de Jehan, abbé de Mélinais, écolier-étudiant en l'université d'angers, pour obtenir payement de huit années d'arrérages d'une rente de 20 sous tournois et un chapon (1508). H (Liasse.) 9 pièces, parchemin; 18 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Rentes en grains. Rente de 12 boisseaux de froment, sur le moulin du Breil, paroisse du même nom (Maine-et-Loire): Accord entre le prieur de l'abbaye de Mélinais et Étienne Guitton, fermier de la seigneurie de Lathan, audit Breil, au sujet de cinq années d'arrérages de la rente précitée (1648). Titre nouvel consenti par Anne de Frézeau, veuve de messire René de Roussellé, chevalier, comte de La Roche-Millay, dame de Valesne, Lathan, Taffonneau, Les Bordes-Gizeux, demeurant en son château, paroisse dudit Gizeux (1685). Autre reconnaissance donnée à ladite abbaye par M e Jean-Gabriel Choquet, feudiste à Angers, comme procureur de messire Jacques-Marie Pays, écuyer, seigneur de Lathan, Rillé et autres lieux, sous-lieutenant au régiment des Gardes- Françaises (1761). Rente de 6 boisseaux de seigle sur le lieu des Guyonnières, à La Chapelle-d'Aligné: Reconnaissance par Pierre-Anne Chauveau, menuisier, et Anne Maigreau, son épouse (1790). Rente de 1 livre, 5 septiers de seigle et 6 chapons sur le lieu des Huberdières, à Sainte-Colombe: Bail de cette rente fait à M e Robert Couaillier, notaire royal à La Flèche, par André Freslon, prieur de Mélinais, pour un loyer annuel de 50 livres tournois (1655). Autre bail de la même rente consenti par Jean Thieron, prieur, audit Robert Couaillier, en Titres nouveaux ( ). Rente de 6 boisseaux de froment et 21 boisseaux de seigle sur le Bois-du-Frou et le pré du Grezillon, près le lieu de Lizières, à Crosmières: Baillée à toujours faite par Jean de La Goille, prêtre, prieur de l'abbaye, et les autres religieux, des héritages susdits à Noël Chaperon et Jeanne Luzu, sa femme, pour ladite rente (1664). Rente de 18 boisseaux de seigle, sur le lieu de Paisnières, à Geneteil: Reconnaissance de cette rente par

156 Louis Auvé d'aubigny, ancien échevin de l'hôtel de ville de La Flèche, propriétaire du lieu et métairie des Paisnières à lui échu par succession de feu Louis Auvé, sieur d'aubigny, son père (1785). Rente de 8 boisseaux de froment sur le lieu de La Courbe, à La Flèche: Transaction sur procès entre M e Joseph Marsollier, procureur-syndic de l'abbaye, et noble Robert Corbin, sieur de La Courbe, au sujet de 30 années d'arrérages de ladite rente (1588). Reconnaissances de la même rente consenties par Françoise Corbin, dame du lieu et métairie de La Courbe (1618); par Étienne Massonneau, au même titre de propriétaire dudit lieu (1631). Actes de ventes dudit lieu par Marie Besnier, veuve Joseph Marchand, en son vivant maître menuisier, à M e Charles-René Micault de La Renouardière, docteur en médecine, à La Flèche (1772); par M e Antoine-François-Théodore Serrurier de La Fuye, seigneur d'étival et autres lieux, conseiller du Roi, président au siége présidial de l'élection de La Flèche, subdélégué de l'intendant de Tours au département de La Flèche, et dame Anne-Angélique-Jacquine-Renée Micault, son épouse (1789). Rente de 3 septiers de froment, 2 septiers de mouture et 2 chapons sur le moulin de Fay, à Volandry: Acte par lequel frère Jehan Thenault, docteur en théologie, abbé de Mélinais, et tout le couvent cèdent à René Richer, grenetier à La Flèche, une rente de 5 septiers 1 boisseau trois quarts de froment sur le lieu de La Grange, à Volandry, appartenant audit Richer, et reçoivent de celui-ci, en échange, la rente susdite augmentée de 7 boisseaux de froment de devoir féodal (1540). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 9 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Dîmes et rentes en grains. Rentes en blé et en argent assises sur les lieux de La Massonnière, de La Ferraudière, de La Tailleraye, de Lauberdière et de La Mézangère, à Volandry: Transaction sur procès, au sujet desdites rentes, intervenue entre André Freslon, prieur, et les autres religieux de Mélinais, d'une part, et dame Françoise Hubert de Bruslon, fille et unique héritière de feu Jean-Antoine Hubert, écuyer, sieur de Bruslon, conseiller et avocat du Roi au Présidial de La Flèche, veuve et légataire universelle de noble Christophe Le Noir, sieur de Chantelou, aussi conseiller du Roi, lieutenant de robe courte en la Maréchaussée de ladite ville, et à présent épouse de messire Lancelot de La Barre, chevalier, seigneur de Monchauvon, demeurant au lieu seigneurial de La Massonnière, dite paroisse de Volandry (1675). Dîmes de Mélinais à prendre en les paroisses d'oizé, Cerans et Yvré-le-Pôlin: Acte par lequel Élisabeth Brebion, veuve de M e Guillaume Trouillart, sieur des Touches, en son vivant avocat au Présidial du Mans et y demeurant, paroisse de La Couture, laquelle ne pouvant aller ni à pied ni à cheval, constitue pour son procureur M e Pierre Trouillard, son fils, licencié en droit, à l'effet de se transporter, au nom de la constituante, en ladite abbaye, et y faire la foi et hommage simple due aux religieux à raison desdites dîmes. Offre de foi et hommage par ledit Pierre Trouillart à M e André Freslon, prêtre, prieur de l'abbaye, qui répond que la foi et hommage se fait ordinairement en personne et que les aveux sont reçus par les officiers des seigneuries. Procès-verbal notarié (1651). Dîmes de La Morillonnière, à Oizé: Baillée à toujours faite par les religieux de Mélinais à Calais de Lommays, paroissien du Crucifix du Mans, de divers héritages sis à Oizé, dont l'un est borné par le ruisseau qui va de Moiré au moulin d'oizé, plus de toutes les rentes et des droits féodaux à eux appartenant dans ladite paroisse et en celle de Cerans, pour une rente annuelle et perpétuelle de 45 sous tournois (1513). Aveu de foi et hommage simple devant Jacques Olivier, feudiste à La Flèche, commis pour la confection du terrier de la seigneurie de Mélinais, rendu par Joseph Faribault, laboureur à Oizé, au nom et comme procureur de René Négrier, écuyer, sieur de La Crochardière, fourrier du corps de feu M. le duc d'orléans, propriétaire des lieu, domaine, métairie, fief, seigneurie et dîme inféodés de La Morillonnière (1769). Pétition adressée aux membres du Directoire du district de La Flèche par René- Anselme Négrier de La Crochardière, à l'effet d'obtenir, pour la dîme inféodée de La Morillonnière, l'indemnité fixée par les décrets de l'assemblée nationale à raison des dîmes abolies (1791). Papier terrier et confrontation des terres et vignes sur lesquelles les religieux de Mélinais ont droit de percevoir les dîmes en la paroisse de Juvardeil (Maine-et- Loire, 1651). Dîme de Rabaste, en la paroisse de Volandry: Titres de propriété. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 19 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Rentes en argent. Rente de 33 sous sur une maison et jardin, à Baugé: Reconnaissance de cette rente faite par Jehan Le Bourgeois et Gilette, sa femme (1454). Sentence rendue au siége de Baugé qui condamne Jacques Le Mercier, hôte de l'écu-de-france, à payer aux religieux de Mélinais quatre années d'arrérages de la rente précitée (1625). Autres titres. Rente de 8 livres, 1 cent d'anguilles, 1 cent de pimpeneaux et 1 plat de poisson sur les Moulins-Neufs, à Bazouges: Titre de ladite rente. (1484. Parchemin. Texte presque effacé et à peine lisible.) Bail desdits Moulins-Neufs, avec droit de contraindre tous les estagers demeurant au-dedans de La Grande-Barbée, autrement Garde-Chamaillard, et au-dedans des autres fiefs dépendant de la seigneurie de La Barbée, situés du côté de la rivière, vers Cré, et aussi avec droit de pêche et garenne à poisson, consenti par Alexandre Le Clerc, écuyer, sieur de Vaux, tuteur naturel des enfants issus de lui et de feue Françoise de Berthelot, demeurant au lieu seigneurial de La Renouardière, audit Bazouges, à René Boussin, meunier, pour en payer annuellement 168 livres de ferme, dont 100 livres au marquis de La Varenne, plus la rente susdite aux religieux de Mélinais (1670). Titre nouvel donné par Daniel Fisson, meunier, et Marie Anjubault, sa femme, propriétaires des Moulins-Neufs (1722). Aveu rendu pour la même rente par lesdits religieux à messire Marin Gilles, chevalier, seigneur de La Bérardière et de la terre et châtellenie de La Barbée (1727). Rente de 7 sous 6 deniers sur le lieu de La Petite-Barbée, audit Bazouges: Reconnaissances par Jean Le Jau jeune, docteur en médecine, à La Flèche (1749), et par dame Louise David, veuve du précédent (1763). Rentes de 12 sous sur le lieu de La Planche-au-Fournier, à Bossay (Maine-et- Loire); et de 7 sous 2 deniers sur le lieu de La Bigottière, à Chigné (Maine-et-Loire): Titres de propriété. Rente de 12 livres sur le lieu de La Jaupelinière, à Clefs (Maine-et-Loire): Baillée à toujours faite par les religieux de

157 Mélinais, à Jean Caille, paroissien de Clefs, de leur aître de La Renardière, situé dite paroisse, pour en payer annuellement 15 sous 6 deniers de rente (1394). Acte par lequel frère Pierre Bérault, procureur de ladite abbaye, baille à Urbain Le Loix, moyennant une rente annuelle de 12 livres tournois, le lieu, domaine, closerie, appartenances et dépendances de La Jaupelinière (1638). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 38 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Rentes en argent. Rentes de 11 sous sur le lieu de Paluz, et de 2 sous sur deux cloteaux de terre, au lieu de L'Ouche-Bois, à Clefs (Maine-et-Loire): Titres de propriété. Rente de 2 poules et de 3 sous sur un quartier de vigne, au clos de Créans, dite paroisse de Clefs: Acte par lequel Jehan de La Barre, paroissien de Clefs, confesse avoir pris à toujours de René de La Barre, docteur ès lois, abbé commendataire de Mélinais, et des autres religieux, un quartier de vigne pour en payer la rente précitée Autres titres. Rentes de 15 sous sur le lieu de La Mancelière, de 30 sous sur le lieu du Puits-Neuf, et de 10 sous sur la maison du Plat d'étain, tous biens situés à Clefs: Titres divers de propriété. Rente de 10 sous sur le prieuré de Clermont: Sentence rendue par Pierre Guiot, lieutenant du sénéchal d'anjou et du Maine, juge et conservateur des priviléges royaux de l'université d'angers, qui condamne frère Jean Deslandes, titulaire du prieuré de Clermont, dépendant de l'abbaye de La Couture, du Mans, à payer ladite rente à Guillaume, abbé de Mélinais, écolier-étudiant en ladite Université (1451). Saisie d'un clos de vigne contenant 7 quartiers, dépendant du temporel du prieuré de Clermont, à la requête de Jean de La Barre, abbé de Mélinais, aussi étudiant en l'université d'angers, à l'effet d'obtenir payement de 10 années d'arrérages de ladite rente (1505). Autres actes. Rente de 20 sous sur la baillée de La Beufferie, à Sainte-Colombe: Acte par lequel Jean Chalopin, Juliote, sa femme, et autres baillent à toujours à Colin Le Templier et à Jehanne, sa femme, paroissiens de Sainte-Colombe, «un perrin qui fut jadis feu Johan de Villiers, si comme il se poursiet en long et en lé, en haut et en bas, avec les murages et les places de devant celuy perrin, et avec le courtil de derrière contenant un journau de terre ou environ,» moyennant la rente précitée (1394). Autres titres. Rente de 7 sous 6 deniers sur le lieu de La Préverie, à Sainte-Colombe: Déclaration de la métairie de La Préverie faite par Macé Guillot à noble homme Jean de Boislanfray, seigneur dudit lieu de Boislanfray et du fief de Felle, au regard de ce dernier fief (1446). Quittance notariée de ladite rente donnée par M e Pierre Nadreau, greffier de la Prévôté d'anjou, receveur de ladite abbaye (1647). Rente de 27 sous sur le lieu de La Corvaiserie, à Sainte-Colombe: Sentence rendue au siége de La Flèche par Charles Foureau, conseiller du Roi, lieutenant général du duché de Beaumont, audit lieu de La Flèche, par laquelle Gervais Berault, détenteur dudit lieu, est condamné à payer au receveur de Mélinais 6 années d'arrérages de la rente susdite (1594). Quittances notariées de la même rente délivrées à M e René Houdayer (1620), à M e Guillaume Lebouc, sieur de Beauvais (1644), prêtres, titulaires de la chapelle Saint-Nicolas, desservie en l'église Saint-Thomas de La Flèche, du temporel de laquelle dépend ledit lieu de La Corvaiserie. Titre nouvel donné par messire Marie-Sébastien-François- Régis Fontaine de Biré, écuyer, prévôt de l'église de Saint-Géry de Cambray, vicaire général du diocèse dudit Cambray, y demeurant, titulaire de la chapelle Saint-Nicolas (1783). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 21 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Rentes en argent. Rente de 22 sous 6 deniers sur le lieu de L'Aunay- Goumois, à Sainte-Colombe: Transaction sur procès intervenue entre les religieux de ladite abbaye et Marie Jouye, au sujet de 36 années d'arrérages de la rente précitée autrefois donnée aux religieux par feu Macé Sigonneau, écuyer, sieur de Gastines (1628). Reconnaissance de ladite rente. Rente de 18 sous sur 2 quartiers de vigne, au clos de La Chambre, à Sainte-Colombe: Quittance de 16 années d'arrérages de cette rente délivrée à Catherine Estourneau, veuve de Jean Le Peslier, en son vivant sergent royal à La Flèche, par M e Pierre Nadreau, greffier de la Prévôté d'anjou, receveur de Mélinais (1644). Rente de 3 sous sur 5 quartiers de vigne au clos de Fil-de-Raize, à Sainte-Colombe: Titre nouvel consenti par dame Madeleine Richer, veuve de Robert-Élie Gouézault, ancien lieutenant au régiment de La Ferronnaye, cavalerie, fille et héritière de feu M e Mathurin Richer, sieur de Boisclos, et de dame Michelle Leduc, son épouse (1748). Rente de 12 deniers sur le lieu de La Gravière, à Courtillers: Reconnaissance et autres titres et propriété. Rente de 18 deniers sur le taillis de La Boistelière, à Cré: Acte par lequel René, docteur ès lois, abbé commendataire de Mélinais, baille à rente perpétuelle à Thomas Hermon, paroissien de Saint-Thomas de La Flèche, un quartier de terre ou environ pour en payer annuellement 18 deniers à la recette de l'abbaye (1493). Autres titres. Rentes de 4 sous sur une maison et jardin, au bourg de Cré, et de 20 sous sur le pré de La Bergière, même paroisse: Titres divers. Rentes de 23 sous tournois et 2 poules sur 4 journaux de terre, à Crosmières, et de 4 sous sur le champ de Marcilly, même paroisse: Titre nouvel de cette dernière rente consenti par Marie-Françoise-Jacquine Dupont d'aubevoye, veuve de messire Louis-Charles-Thibault Giroust de Marcilly, ancien garde du corps du Roi, capitaine d'infanterie à l'île Saint-Domingue, comme mère et tutrice de messire Louis-Marie-Michel Giroust de Marcilly, son fils mineur, demeurant à La Flèche (1778). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 20 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Rentes en argent. Rente de 22 sous 6 deniers sur deux maisons sises près l'église Saint-Thomas, à La Flèche: Baillée à toujours par les religieux de Mélinais à Jehan Guillon et Jehanne sa femme, d'un hébergement sis à La Flèche sur le chemin allant de Saint-Thomas à la Grande-Rue, pour en payer la rente susdite (1408). Reconnaissance de cette même rente par les religieuses de Fontevrault, de La Flèche, et messire François-Xavier-Ignace-Guillaume Fontaine, écuyer, seigneur de Biré, conseiller du Roi, juge-magistrat en la Sénéchaussée et Siége présidial de cette ville (1774). Rente de 4 sous sur une maison près les jardins de

158 l'aumônerie, à La Flèche: Sentence rendue par le lieutenant de La Flèche sur le fait de la justice, Alexandre Laurent, licencié ès lois, au profit de ladite abbaye, contre Jean Nyot, cordier, qui est condamné à payer 2 années d'arrérages de ladite rente (1544). Autre sentence du même siége condamnant noble Jérôme Le Royer, sieur de La Dauversière, receveur des Tailles en l'élection de La Flèche, au nom et comme administrateur de l'hôtel-dieu de cette ville, à payer auxdits religieux 15 années d'arrérages de la même rente (1645). Rente de 10 sous sur la maison de La Croix-Verte, rue Saint-François, à La Flèche: Quittance notariée. Rentes de 5 sous sur la vigne de La Contentinière; de 10 sous sur les vignes de La Bataille, au lieu de La Gouaudière; de 8 sous sur le champ Brossard et un petit pré, près de l'hommeau-salmon; de 2 sous sur un quartier de vigne au clos du Poirier-Martin; de 2 sous 6 deniers sur 3 quartiers de vigne, tous biens situés à Fougeré (Maine-et-Loire): Reconnaissances et autres titres. H (Liasse.) 26 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Rentes en argent assises sur des héritages situés en la susdite paroisse de Fougeré, savoir: rente de 5 sous sur une pièce de pré, près le pont Fouchard; de 10 sous sur la maison de La Gadoisière; de 10 sous sur le lieu de La Grandinière; de 4 sous sur 4 quartiers de vigne, au clos de Doude- Ferrière; de 3 sous et 12 boisseaux de noix, sur les lieux de La Guittière et de La Souchettière; de 5 sous sur une portion de vigne, au clos Bouteiller; de 3 sous 4 deniers sur un quartier et demi de vigne, au clos des Mariages; de 4 sous sur le lieu de L'Hommeau; de 8 sous sur les vignes de Longue-Planche, au clos de Gastines; de 6 sous sur le cloteau de La Belinière, près Gastines; de 13 sous 9 deniers sur les Champs-Souchard; de 8 sous sur le champ du Journeau, près le lieu de La Bournère; de 2 sous 6 deniers sur une maison sise au bourg; et de 6 sous sur 5 quartiers de vigne au clos du Tertre-de-Gastines. Pièces diverses concernant chacune de ces rentes. Dame Marie Labbé, veuve de feu messire Jacques d'avoynes, en son vivant chevalier, sieur de La Jaille, est condamnée, en 1647, à payer aux religieux 13 années d'arrérages de la dernière rente. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 22 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Rentes en argent. Rente de 7 sous 6 deniers sur le lieu de Parnay, à Genetay (Maine-et-Loire): Sentence rendue au siége de La Flèche qui condamne Julien Dosdefer, écuyer, sieur de La Vallette et de Parnay, à payer en deniers ou quittances à ladite abbaye 29 années d'arrérages de la rente précitée (1648). Rente de 40 sous sur le lieu des Galipottières, à Saint-Germain-du-Val: Titre nouvel. Rente de 2 livres sur le lieu de La Blanchardière, à Gouis (Maine-et-Loire): Reconnaissances et titres divers. Rente de 22 sous 6 deniers sur le champ des Fourmentaux, à Luché: Acte par lequel lesdits religieux cèdent et transportent à Macé Lanzeré, pour une moitié, à Jehan Raoul et Jehan Lebouc, pour l'autre moitié, le droit utile, retenant à eux le droit direct propriétaire, de 3 journaux de terre, ou environ, sis audit Luché, joignant d'un bout à la boire d'aubigné et d'autre bout au chantier du Loir, moyennant la rente précitée (1425). Autres titres. Rente de 3 livres 11 sous sur la terre de Vaugelé, à Mareil-sur- Loir: Reconnaissance consentie par M e Pierre Tessier, prieur-curé de Clermont, au nom et comme procureur de M. le vicomte de Clermont, héritier de haut et puissant seigneur Louis-Georges, comte de Clermont, maréchal des camps et armées du Roi, propriétaire de la terre et seigneurie de Vaugelé, l'ayant acquise de Joachim Testard, écuyer, seigneur du Puits, qui la tenait lui-même de Timoléon de Grugelin, écuyer (1769). Rente de 20 sous sur le pré Buron, ou des Roches, à Saint-Mars de Cré: Baillée à toujours dudit pré par les religieux à Yvonnet Buron pour en payer ladite rente (1467). Déclaration au fief de l'abbaye faite par Paul Fontenay, receveur des Aides du duché de Beaumont-le- Vicomte (1647). Rente de 62 sous sur portion de vigne et pré, à Saint-Martin-d'Arcé (Maine-et-Loire): «Saichent touz presenz e avenir que Guillaume de Dosse requenut en drait qu e il de sa bone volunté, sanz fraude, sanz decevance et sanz nul porforcement, avait vendu e otraié e onquores vent e otraie à religious home e à honeste à freire Macé de Baracé, abbé de Mellinois en icel tens, e au covent d'icelui lou, e à ceous qui ont ou auront cause e action d'ous, seixante e dous sols de monaie corant de cens, de rente sus touz ses cens que il aveit ou poait aveir en la paroisse de Saint-Martin d'arrecé, c'est assavoir au jour de la Saint-Martin d'iver vint e dous solz de monaie corant; eau jour de la Saint-Aubin vint solz; e au jour de l'angevine vint solz de monaie corant. E est tenuz ledit Guillaume à atorner e à livrer e à baillier les homes qui lesdiz cens deivent as festes desus dites audit abbé e audit covent e à ceous qui ont ou auront cause d'ous. E auront e receivront ledit abbé e ledit covent lesditz soixante e dous solz de rente par lor main as dites feites; e porront lever les amendes de ceous qui lesdiz cens devront s'il defailloient de les rendre as feites desus dites por lor main, aussi come ledit Guillaume feist. E est tenuz ledit Guillaume les lor parfeire sus touz ses autres biens, e les tendront ledit abbé e le covent doudit Guillaume e de ses heirs à douz solz de franc devoir tant solement, rendanz annaument au jour de la Saint-Martin d'iver. E fu fete ceste vencion por le pris de vint livres de monaie corant des ques ledit Guillaume se tint bien por paiez en nostre court en drait. E en a mis ledit abbé e ledit covent desorendreit en possession e en plenière sesine desdiz soixante et dous solz de rente monaie corant; e de la propriété e de la seignorie que il i avait ou poait avoir par reson desdiz soixante sols e desdiz dous solz par la bailliée de ceste presente leitre. E s'il aveneit que la feme audit Guillaume vosist demander en iceous sexante et dous sols ne doaire, ne aumône, ne par don de mariage, ne par nule autre reson, ledit Guillaume serait tenuz à le lor restorer sus touz sès biens, en quex que il fussent, au garant e au vaillant. E est tenuz ledit Guillaume garantir, deffendre, et délivrer audit abbé e audit covent e à ceous qui ont ou auront cause d'ous lesdiz soixante et dous solz de rente de touz empeschemenz e de toutes obligacions feites ou à feire contre toutes gens perdurablement, o lesdix dous sols de ferme devoir, rendant chascun an, au terme desus dit; et à ce oblige sei e ses heirs e touz ses biens mobles e non mobles, presenz e avenir, à prendre, à vendre à ceste vencion enterigner e as domages amender audit abbé, audit covent, si aucuns en i avoient par deffaute

159 doudit Guillaume ou de ses heirs. E renuncie quant à ce... à tout establissement dou Roy de France ou d'autre prince fet ou à feire, à tout escript dou sesar (?) Lapostoire ou d'autre prélat de sainte église empétrié on à empetrier, e à toute indulgence otraiée et à otraier, e à toutes autres resons, exceptions, deceptions, lésions e allégacions qui li porroient valoir... Ce fut fet à Baugé le lundi devant la Saint André l'apostre, l'an de grace mil dous cenz quatre vinz et trois. (1283. Sceau perdu.) Rentes de 16 sous 6 deniers sur le lieu de La Brunelière, et de 7 sous 8 deniers sur le lieu des Gâcheries, biens situés à Saint-Martin d'arcé: Reconnaissances et autres titres. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 33 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Rentes en argent. Rentes de 7 sous 6 deniers sur la baillée de La Hadesserie, et de 11 sous 4 deniers sur le champ des Brouillatz, biens situés à Saint-Martin-d'Arcé: Reconnaissances et autres titres. Rente de 45 sous sur la baillée de La Morillonnière, à Oizé: Baillée à toujours faite par les religieux, abbé et couvent de Mélinais à Calais de L'houmnaye, paroissien du Crucifix de Saint-Julien du Mans, de certains héritages sis à Oizé, pour en payer la rente précitée, faire la foi et hommage simple à muance d'abbé et de sujet et payer le rachat à muance de sujet seulement, ledit rachat abonné à 10 sous (1513). Jugement rendu aux assises du fief et seigneurie de Mélinais, sur le réquisitoire du procureur fiscal de ladite abbaye, par lequel M e Guillaume Trouillart, sieur des Touches et de La Morillonnière, avocat au Présidial du Mans, mari d'élisabeth Brebion, fille et héritière de feu M e Jean Brebion, en son vivant élu à Bellême, est condamné à fournir son aveu, dans quatre semaines, pour La Morillonnière (1646). Rente de 15 sous et 4 poules sur la terre de La Guyardière à Pontitigné (Maine-et-Loire): Baillée perpétuelle de ladite terre, contenant 12 journaux, faite par lesdits religieux à Jean Chalot, paroissien dudit Pontigné, pour en payer ladite rente (1455). Arrêt de Parlement de Paris qui condamne Pierre de Pincé, sieur de Parigné, propriétaire de La Guyardière, à servir la même rente aux religieux de Mélinais (1644). Rente de 3 sous sur le lieu de La Belotière, dite paroisse de Pontigné: Titres de propriété. Rente de 2 sous 6 deniers sur une pièce de terre, à Savigné-sous-le-Lude, au fief de La Mérye: Acte de constitution par André Dolebeau, paroissien dudit Savigné (1457). Reconnaissance de la même rente par Jean Croizé, seigneur de La Gigotière (1477). Rente de 4 livres sur le lieu de La Gâtellière, à Verron: Titre nouvel consenti par Anne Bodereau, veuve de noble Louis Foussard, sieur de Vaubarré, conseiller du Roi, juge-magistrat à La Flèche, François Berard, sieur de Boisgaillard, demeurant aussi à La Flèche, et autres détenteurs dudit lieu (1641). Rente de 20 sous sur La Bournays, à Verron: Titre nouvel consenti par demoiselle Françoise Guillot de La Poterie, demeurant à Château-du-Loir, fille majeure de Pierre Guillot de La Poterie, bachelier ès lois, et de feue Anne Denion (1769). Rente de 15 livres sur trois quartiers de vigne, au clos de Rougemont, dite paroisse de Verron: Reconnaissance de cette rente par Louis-Charles-Joseph Huger, bourgeois, et Madeleine Giroust, son épouse, Michel Giroust, étudiant au collége des Jésuites de La Flèche, émancipé, procédant sous l'autorité de M e Georges-Rémy Gilles de Chaligni, son curateur, Marie-Anne Giroust, aussi émancipée, procédant sous l'autorité de M e Jacques Duvivier, sieur de La Roullinière, avocat au siége présidial de La Flèche, héritiers conjointement avec Louis- Charles-Thibault Giroust, leur frère, capitaine de vaisseau, de feu Louis Giroust de Marsilly, leur père (1747); et par Michel Giroust de Marsilly, curé de Villaines (1778). Rente de 5 sous sur les prés et terres Morin, au lieu de La Fourmaigerie, à Villaines-sous-Malicorne: Titres divers. Rente de 4 sous sur 2 quartiers de vigne au clos de Courdemanche: Reconnaissance et autres titres. Rente de 25 sous sur divers héritages, au lieu de Molans: Transaction entre lesdits religieux et noble Philippon Fauchart, seigneur de La Fauchardière, dans laquelle se trouve mentionné un échange fait auparavant entre ledit Fauchart et feu Guillaume Helle, abbé de Mélinais (1416). Quittance notariée de trois années d'arrérages de ladite rente, délivrée à noble Julien Denyon, sieur du Pâtis, conseiller du Roy, élu en l'élection de La Flèche (1644). H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 38 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Domaines. Déclarations rendues à messire René de La Barre, docteur ès lois, abbé de Mélinais, par Jehan Gouze, de deux quartiers de vigne sis à Sainte-Colombe, au regard du fief de ladite abbaye (1499). Accord fait entre Jérôme Corbin, seigneur de Mynsse et du fief et seigneurie du Fief-au-Felle, conseiller du Roi en son Grand-Conseil, et M e Jean Bouchard, prêtre, fermier de ladite abbaye, par lequel ils conviennent de partager entre eux les ventes des deux contrats de vendition et d'acquit du lieu de Lominier, en Sainte-Colombe (1563). Sentence du siége de La Flèche qui condamne Étienne Allory, seigneur dudit lieu de Lominier, à payer à messire Nicolas Bruslard, conseiller et maître des Requêtes de l'hôtel du Roi, abbé commendataire de Mélinais, 6 années d'arrérages d'une rente de 37 sous 6 deniers, assise sur ledit lieu (1586). Baillée perpétuelle faite à Perrin Rabier, par les religieux de Mélinais, d'un pré appelé le Marais de Mélinais, sis à Fougeré, pour en payer trente sous de rente annuelle (1395). Déclarations rendues au fief de l'abbaye par les possesseurs successifs dudit héritage. Déclarations rendues par Jean Giraudeau à René, abbé dudit Mélinais, à cause d'une pièce de terre située entre les chemins de Chavaignes et de Baugé, à Lassé (Maine-et-Loire, 1477); au même, par Lucas le Rétif et Jehan Court, «frarascheurs,» pour les biens de La Monerie et de La Benucherie, à Saint-Martin-d'Arcé (Maine-et-Loire. 1478). Transaction sur procès intervenue entre les religieux de Mélinais et ceux de l'abbaye de La Boissière, au sujet du lieu et hébergement des Étangs, à Savigné-sous-le-Lude, près Geneteil, au fief de ladite abbaye de Mélinais (1378). Déclarations rendues pour le même lieu, à Jehan, abbé de Mélinais, par Jehan de La Barre, écuyer, licencié ès lois (1512); à Jehan Thenauld, docteur en théologie, aumônier du Roi, aussi abbé de Mélinais, par Samson de La Barre, écuyer (1535); aux Jésuites de La Flèche, abbés dudit Mélinais, par Jehan Nau, écuyer, sieur du Ruau, maréchal des logis du Roi, au nom et comme curateur des enfants mineurs de feu Abraham Nau, écuyer, sieur de Grasneteau, aussi

160 maréchal des logis du Roi, et de dame Françoise de La Barre, dame des Étangs (1609); aux mêmes, par François Nau, écuyer (1622). H (Liasse.) 46 pièces, parchemin; 53 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Aveux et déclarations concernant La Grande-Maison, au bourg de Turbilly; les lieux de Mortier-Blanche, de La Prévôté, de La Feutière ou Foustière et de La Grande-Besnerie, le marais de La Grassetière, la métairie de La Grange, celle de la Gasnerie et l'étang Cameau, le lieu de La Pasquerie, la baillée des Porcheries, le lieu de La Tufferie, et celui de La Hardière, biens situés tous paroisse de Volandry (Maine-et-Loire). H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 79 pièces, papier Abbaye de Mélinais. Aveux et déclarations concernant les lieux de La Hardouinière, de La Talbotière, de La Picaudière, la pêche de La Cafferie, le champ de La Frogerie, les baillées du Bois-des- Ouches et de La Rousselière, les vignes de La Gasnerie ou de L'Encloître, le pré du Léard, la pièce de terre et le pré du Grand-Cameau, la métairie de La Durandière, les lieux des Jouberdières, de La Mézangère, de La Pouillerie, et des Bidoisières, tous biens sis dite paroisse de Volandry. H (Registre.) In-4, 60 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Amendes et remembrances des plaids et assises de la terre, fief et seigneurie de Mélinais. Exhibent: M e Michel Desprivatz, prêtre, divers contrats concernant les biens de La Grassetière, de La Hayrie et de La Contentinière; Louis Janvier, un contrat d'acquêt de la quarte partie du lieu des Jouberdières. Foi et hommage simple faits à noble Félix Goëvrot, licencié ès lois, abbé commendataire de Mélinais, par noble René de Lescaze, seigneur de Mons, pour le lieu, fief et seigneurie de La Hardouinière et la terre de La Talbotière; Pierre Yvon, pour le lieu de La Felonnière; Simon Belesme, pour le lieu et appartenances de La Pasquerie; Jean Drouillet et autres, pour une pièce de terre contenant 5 journaux nommée La Guichardière (1544). Continuation desdits plaids et assises tenus au lieu de La Houssaye, pour noble Nicolas Bruslart, docteur en droit, abbé de Mélinais et chanoine en l'église de Paris (1561). Comparaissent: Pierre Le Breton, licencié ès lois, seigneur de La Morelière et de la terre, fief et seigneurie de la Cour de Volandry; noble homme Samson de La Barre, seigneur des Étangs; Pierre Jouye, de Savigné-sous-le-Lude, etc. H (Registre.) In-f, 24 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Plaids et assises des fief et seigneurie de ladite abbaye tenus par M e René Foureau, conseiller et avocat du Roi en la Sénéchaussée et Siége présidial de La Flèche. Y comparaissent: Urbaine Chenet, veuve de Pierre Lecoq, pour la closerie du Cosnilloux, en Savigné-sous-le-Lude; René Lesluau, à raison de certaines terres sises au lieu du Cloux, dite paroisse de Savigné; Jeanne Richer, veuve de Bertrand Blanchet, sieur de La Tremblaye; Anne Richer, épouse de Jean Cesneau, sieur de Saint-Jean; Pierre Gasnier, sieur de La Roche; Jean Fontenais, sieur de Vauloger, pour le pré Buron, en Saint-Mars-de-Cré; Laurent Micault, sieur de La Gasnerie; Nicolas Hubert, sieur de Bruslon; M e Jacques Le Peintre, prêtre, chanoine en l'église de Tours; Jacques Guichard, sieur du Verger; Françoise Micault, veuve de noble Pierre Guérin, en son vivant sieur de La Fontaine, pour le lieu de La Frogerie; dame Marie de Chahannay, veuve de messire Urbain de Menon, chevalier, seigneur de Turbilly et comte de Bresteau, comme tutrice de ses enfants mineurs (1653); Denis Moreau; Jean Fronteau; Noël Jouannaulx, vigneron à Volandry; Antoine Huberdeau; Antoine de Thiange, écuyer, sieur de Chemans (1661); Louis Le Roy, marchand à La Flèche; etc. H (Registre.) In-f, 32 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Remembrance et registre des contrats des fiefs et seigneuries dépendant de ladite abbaye, exhibés aux assises tenues par M e René Foureau, sénéchal desdites seigneuries, susnommé. Exhibent: Urbain Lefaulcheux, le contrat d'acquêt d'une maison située au lieu de La Foustière, paroisse de Volandry; Étienne Batailleau, le contrat d'acquêt du lieu de La Brosse, même paroisse de Volandry; Sébastien Carreau, pour le lieu et closerie de La Noiraye; Urbain Druillet, le contrat d'acquêt de divers bâtiments sis au lieu de La Durandière, aussi à Volandry; etc. H (Registre.) In-f, 56 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Remembrance des plaids et assises. Comparaissent: M e Jean-Adam Deschamps, ci-devant conseiller du Roi, commissaire en la maréchaussée de La Flèche, mari de dame Marie-Thérèze Havard de La Tremblais; Étienne Rabier, maréchal en oeuvres blanches; M e Joseph Le Camus, prêtre, sacriste de l'église collégiale de Saint-Julien d'angers; Charles de Guyon, écuyer, ancien capitaine de grenadiers, pensionnaire du Roi, mari de dame Renée de Cherbonnier de La Foucherie, paroissien de Pontigné; M e Charles Foucher, prêtre, vicaire de Savigné-sous-le-Lude, pour le lieu et closerie du Clos, audit Savigné; M e Florimond Havard, notaire royal à La Flèche; M e Louis Belet, sieur de La Chevalerie, procureur en l'élection de La Flèche; M. Joseph-Christophe Blondeau, sieur de La Vallée, conseiller du Roi, juge-magistrat en la Sénéchaussée et Siége présidial de La Flèche, et M e Jacques Caillet, docteur en médecine, même ville; les religieuses hospitalières de Baugé; messire Claude Letellier, chevalier, seigneur de Poizieux, demeurant à sa terre seigneuriale de même nom, paroisse de Lassé (Maine-et- Loire); Pierre Trouillard, capitaine au régiment de Pons-infanterie, demeurant au Mans, paroisse de La Couture, pour un droit de dîme appelé Mélinais, en Oizé; dame Marie Richer, veuve de M e Louis Parage, sieur des Aunays,

161 ancien prévôt provincial de La Flèche; messire Louis-Philippe de Menon, chevalier, seigneur de Turbilly, brigadier des armées du Roi; etc. H (Registre.) Petit in-4, 124 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Papier terrier des fiefs et seigneuries de ladite abbaye. Sujets et censitaires: Pierre Pioger de Pontigné, seigneur de Saint-Martin-d'Arcé, Marolles, Chemans et autres lieux, écuyer, officiel commensal de S. A. R. le duc d'orléans, demeurant hors son semestre en la ville de Baugé; Alexandre Salmon, conseiller et avocat du Roi au siège dudit Baugé; René Mahon du Cousteau, marchand à Baugé; Charles Rousteau, meunier au moulin de La Valette, à Volandry, et autres particuliers, presque tous domiciliés à Baugé ou à Volandry. H (Registre.) Petit in-4, 74 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Papier terrier des fiefs et seigneuries de ladite abbaye. Aveux de foi et hommage faits «en toute humilité et devoir de vassal requis par la Coutume d'anjou» par: René Epay, laboureur, demeurant à La Maison-Neuve, paroisse de Pontigné (Maine-et-Loire); Louis Clavier, marchand à Volandry; André Mongla, marchand à Baugé; M e René Normand, docteur en médecine, demeurant aussi à Baugé; M r René-Louis Maugin, prêtre, doyen d'écuillé et y demeurant; demoiselle Anne-Marie-Marguerite-Victoire-Françoise Nau, âgée de plus de dix-sept ans, demeurant à La Flèche, fille de défunt messire François Nau, chevalier, seigneur de L'Étang, Le Bois- Pincé, La Grillardière et autres lieux, et de dame Anne Trouillet, son épouse, procédant sous l'autorité de messire René Nau de L'Étang, chevalier de Saint-Louis, chef de brigade au corps royal d'artillerie, son oncle et curateur, demeurant aussi à La Flèche; etc. H (Cahier.) Petit in-f, 151 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Papier terrier des fiefs et seigneuries de ladite abbaye. Copie des lettres patentes obtenues en la chancellerie du Palais, à Paris, le 4 mars 1769, par MM. les chanoines réguliers de ladite abbaye pour la renovation de leurs terriers. Copie de la sentence du lieutenant général de La Flèche, du 21 mars 1769, qui enregistre les lettres patentes ci-dessus, et nomme pour commissaire à terrier M e Jacques Olivier, feudiste, demeurant paroisse et franchise de Mélinais. Reproduction textuelle des deux articles précédents. Tables réelle et personnelle. H (Registre.) Petit in-f, 62 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. «Estat et déclaration des terres novalles contenues au mémoire fourny par vénérable et discret M r Louis Beichu, presbtre, curé de Vollendry, y demeurant, a produit par inventaire au procès qu'il avoit contre les RR. PP. religieux, prieurs et couvents des abbayes et couvents de Saint-Jean-l'Évangéliste de Meslinais, proche La Flèche, et de Saint-Serges-lais-Angers.» Suit le détail. H (Registre.) Grand in-f, 178 feuillets, papier. XVIII e siècle. Abbaye de Mélinais. État des domaines et biens de ladite abbaye, à ferme ou réservés, classés suivant les paroisses où ils sont situés, commencé en Y sont compris les biens suivants, avec leur consistance, l'indication du nom des fermiers, le prix des fermages, les différents termes échus, payés ou non payés: Les métairies de La Basse-Cour et du Bourdin; la closerie du Percher; le lieu du Mortier-Plat; et l'arrentement des landes du Percher, paroisse de Mélinais; les métairies de La Rolletière et de Villiers; les closeries du Champ-Gasnerie et des Cottaux; le moulin du Choisellier, à Savigné-sous-le-Lude; la dîme de Sainte-Colombe, la closerie du Piau, les prés de Guérousein et de Créans, un droit de pêche dans la rivière du Loir, les prés Ragot, Riboul et des Grandes-Rivières, à Sainte-Colombe; la closerie de Marigné, à Bazouges; les vignes et terres de L'Arthuizière, à Saint-Germain-du-Val; la métairie de La Bruandière, à Crosmières; la closerie du Verger, au Bailleul; La Préverie, la métairie du Petit-Brée, à La Chapelle-d'Aligné; la métairie de Saint-Barthélemy, à Précigné; celle de Launay-Taron, à Vion; celle de La Jumellerie, à Sablé; et autres sis dans les paroisses de Clefs, Volandry, Fougeré, Baugé, faisant actuellement partie du département de Maine-et-Loire. «Nota. Lorsqu'on n'exige pas des fermiers les redevances en nature, on les fait payer ainsi: les poulets, 6 sous; le beurre, 10 sous; les canards, 10 sous; les poules, 12 sous; les chapons, 15 sous;... les poulardes et les oies, 40 et 50 sous; les journées de boeufs, 4 et 5 livres; les journées d'homme, 7 sous; de cheval, 1 livre; les agneaux, 50 sous; les cochons, 3 livres.» Table. H (Registre.) Grand in-f, 178 feuillets, papier. XVIII e siècle. Abbaye de Mélinais. «Registre où sont compris tous les héritages relevant de l'abbaye de Mélinais, soit en fief ou en nature, avec les devoirs dont ils sont chargés, les noms des propriétaires, les plans visuels d'iceux héritages, et un relevé desdits plans, le tout conforme au terrier de 1769, fait par Jacques Olivier, feudiste.» (Les plans visuels annoncés n'ont pas été faits.) Mêmes indications qu'aux articles H. 470, H. 471, et H H (Cahier.) Petit in-f, 62 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. «Tableau des biens et revenus en argent et en nature, des charges en argent et en nature de l'abbaye de Saint-Jean-l'Évangéliste de Mélinais, dressé sur les titres et sommiers de ladite abbaye par Abel- Antoine Goirand, prieur, l'an 1775.» Il résulte de ce travail: 1 que le revenu fixe en argent de ladite maison montait à 7,960 livres 18 sous 7 deniers, et les charges fixes en argent à 5,633 livres 11 sous 9 deniers; que, par suite, le revenu en argent excédait les charges de 2,327 livres 6 sous 10 deniers; 2 que le revenu fixe en nature montait à la quantité de 18 septiers 10 boisseaux et demi de froment, 41 septiers un quart de boisseau de seigle, 4 septiers 10 boisseaux d'orge,

162 20 septiers 4 boisseaux d'avoine, 16 poules, 108 poulets, 20 poulardes, 82 chapons, 22 canards, et 103 livres de beurre; et les charges fixes en nature à celle de 3 septiers de froment, 16 septiers 4 boisseaux de seigle, 4 septiers d'orge, 12 septiers 5 boisseaux d'avoine, et 12 poules trois quarts; que, par conséquent, le revenu fixe en nature excédait les charges de la quantité de 15 septiers 10 boisseaux et demi de froment, 24 septiers 8 boisseaux 1/4 de seigle, 10 boisseaux d'orge, 7 septiers 11 boisseaux d'avoine, 3 poules 1/4 108 poulets, 20 poulardes, 82 chapons, 22 canards et 103 livres de beurre. H (Registre.) In-f, 58 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. «Tableau des biens et revenus en argent et en nature, des charges en argent et en nature de l'abbaye de Saint-Jean-l'Évangéliste de Mélinais, dressé sur les titres et sommiers de ladite abbaye, par Gabriel-Marie-Mathieu Rouget, prieur pour l'année 1780.» Compte des recettes et dépenses de la même abbaye, pour ladite année 1780, rendu par ledit prieur. Le total de la recette en argent est de 20,853 livres 19 sous 1 denier, et celui de la dépense de 20,326 livres 1 sous 2 deniers. H (Registre.) In-f, 76 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Papier terrier et décimal du fief du Petit-Mélinais, alias Le Ruisseau-Doré. «La métairie, le fief, les rentes et la dîme du Petit-Mélinais sont situés sur la paroisse de Sainte-Gemme-sur-Loire et autres circonvoisines. La métairie et le fief relèvent à foy et hommage simple et droit de justice foncière du fief de Luigné dépendant de la sacristie de Saint-Aubin-d'Angers, à 2 sols 6 deniers de service, et 20 livres de rente pour abonnement du prix du rachapt, au terme de l'angevine.» Consistance de ladite métairie. Sujets: Les doyen, chanoines et chapitre de l'église d'angers, pour 4 journaux de terre nommés Les Brétonnières; M e Michel-Antoine Clavereul, prêtre, ancien curé de La Trinité d'angers, titulaire de la chapelle du Ruisseau-Doré, aliàs des Bourgeois, desservie dans l'église Saint-Laud; messire de Bautru, demeurant au faubourg Bressigny, d'angers, à cause d'un journal de terre; Jacques Beguyer, l'aîné, bourgeois, demeurant ville d'angers, près l'académie, paroisse de Saint-Laud; etc. Table des héritages et des noms de personnes. H (Registre.) In-f, 43 feuillets, parchemin; 122 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Fief du Petit-Mélinais. Arrentement de ce fief et de ses dépendances fait par messire Nicolas Bruslard, abbé commendataire de ladite abbaye, à Pierre Serizay, sieur du Houssay, marchand à Angers, pour une rente annuelle de 170 livres, à la charge d'acquitter l'abbé d'une rente de 11 écus d'or à laquelle il a été taxé pour sa quote-part de la rente de 50 mille écus d'or naguères accordée au Roi par le Pape sur le temporel de l'église de France; et, en outre, de nourrir l'abbé, le prieur et deux chevaux pendant deux jours par an, de faire pour 1,200 livres d'augmentations, et de faire cesser les poursuites du procureur du Roi (1577). Vente par ledit abbé, au même Pierre Serizay, de 40 livres de rente faisant partie de celle de 170 livres stipulée dans l'acte précédent, pour le prix de 160 écus sol 2 sous 6 deniers évalués à la somme de 480 livres 2 sous 6 deniers, que l'acquéreur s'engage à verser en l'acquit du vendeur à M e Jean Cupif, receveur des décimes d'anjou, pour la dernière subvention en laquelle ladite abbaye a été taxée par les subdélégués de Sa Sainteté (1589, 28 juillet). Réméré, par les Jésuites de La Flèche, de la rente précédente de 40 livres (1636). Autre acte de réméré, par lesdits Jésuites, du fief et dépendances du Petit-Mélinais sur Marc Sérizay, fils et héritier de Pierre Sérizay, susnommé, pour la somme de 3,484 livres 18 sous payée comptant (1637). Baux à ferme du même bien pour un loyer annuel de 300 livres (1637); pour 330 livres en 1643; etc. H (Registre.) In-f, 103 feuillets, parchemin; 293 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Fief du Petit-Mélinais. Acte de constitution, au profit des doyen et chapitre de Saint-Martin d'angers, d'une rente de 4 livres assise sur deux maisons, en ladite ville d'angers, par Guillemotte, jadis femme de Guillaume Cordon, et Regnault Lavie, prêtre, «comme privée personne,» paroissiens de Saint-Maurille, moyennant 40 francs d'or du coin du Roi, payés comptant. Témoins, Robert Robin et Jehan de Gennes (1396). Saisie du temporel du prieuré de Juigné-sur-Maine (Maine-et-Loire), sur M e Michel Mauny, prieur, à la requête de l'abbé de Mélinais, écolier étudiant en l'université d'angers, pour défaut de payement d'une rente de 5 septiers 3 boisseaux de seigle, assise sur ledit prieuré (1471). Amendes et remembrances des plaids et assises du fief et seigneurie du Ruisseau-Doré (1543). Sentence rendue au siége d'angers qui condamne M e Michel Belutteau, curé de Juigné-sur- Maine, à payer à Marc Serizay, sieur de Rouzerieux, propriétaire du fief du Ruisseau-Doré, la rente précitée de 5 septiers 3 boisseaux de seigle (1617). Autres sentences contre les curés de la même paroisse pour ladite rente. Déclarations diverses rendues au même fief du Petit-Mélinais. Table. H (Cahier.) Petit in-f, 30 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Nouvelles confrontations des articles du censif du Ruisseau-Doré. Censitaires: Le titulaire de la chapelle de La Brétonnerie desservie en l'église d'angers; le sieur Chotard, gendre de noble homme Claude Chevrollier, conseiller au siége de la Prévôté d'angers; les héritiers de feue Françoise Brossais, femme de noble homme Julien de Crespy, sieur de La Lande; etc. H (Registre.) In-f, 95 feuillets, papier Abbaye de Mélinais. Déclarations rendues au fief du Petit-Mélinais par: Pierre Torchon de l'isle, maître chirurgien, demeurant aux Ponts-de-Cé, paroisse Saint-Maurille, au nom et comme mari de dame Jeanne Savignat, héritière de feu M. Geslin de La Reynière, son oncle maternel; Augustin Pehu, concierge de la Grande- Société de la ville d'angers; M e Jean-Baptiste-Augustin Berée, chanoine régulier, prêtre, prieur-curé de Juigné-sur- Loire; M e Fidèle Bouchet, prêtre, aumônier de l'hôpital de Château-Gontier; M e Michel-Antoine Clavereul,

163 prêtre, ancien curé de la Trinité d'angers; M e George-Gabriel-Guillaume Louat, prêtre, maître-école, chanoine et procureur du chapitre de l'église d'angers; etc. H (Registre.) In-f, 29 feuillets, parchemin; 29 feuillets, papier Prieuré de La Jaillette dépendant de l'abbaye de Mélinais. Domaine. Lettres de Guillaume, évêque d'angers, contenant vidimus d'une charte de Geoffroy Ostorius, vir illustris et fidei religione devotus, par laquelle, suivant les conseils et les prières de R. évêque d'angers, et pour l'amour de Dieu, il établit dans la chapelle de La Jaillette (de Jailleta) six religieux de Mélinais, quatre prêtres et deux clercs, qu'il charge de prier pour lui, pour ses ancêtres et pour ses descendants, et il donne à ces religieux le lieu où sont bâties leur maison et leur chapelle. Il ajoute à cette donation les vignes situées au-dessus du bourg de La Jaillette, une terre divisée par le chemin qui va du moulin de La Jaillette ad Boeriam (sicut via que ducit a molendino Jaillete ad Boeriam dividit), avec tout ce qui en dépend tant en fief qu'en domaine, le moulin et l'étang de Rue-Suart, la dîme de la partie de la susdite terre dont il fait réserve, ainsi que celle de ses vignes et de ses hommes de La Jaillette, et encore les dîmes de ses métairies de Chamaz et de Rocha. En outre, il leur donne, de sa propre main, les reliques qu'il a apportées de Jérusalem, et plusieurs ornements précieux, nécessaires au service de leur église. De son côté, l'abbé de Mélinais, du consentement de son chapitre, vient contribuer à la fondation de ce prieuré en donnant tout ce que ladite abbaye possède en terres, vignes et dîmes, dans la paroisse de Saint-Lambert (Sancti Lamberti), mais à la condition que si les religieux dudit prieuré trouvent dans ces biens plus que leur nécessaire, l'excédant reviendra à l'abbaye de Mélinais; comme aussi, si leurs besoins s'accroissent, l'abbaye devra y pourvoir. Cette fondation est approuvée par les neveux et héritiers dudit Geoffroy, à savoir: Hamelinus et Raer et Philippus et Ermeniart, nepotes ejus, uxor Nichou de Moleriis. Le fondateur investit de cette donation G., abbé de Mélinais, le jour de la Toussaint, l'an 1194, lequel abbé se trouvait, ce même jour, à célébrer l'office divin en ladite chapelle, en présence des habitants de ce lieu et des témoins ci-après: Guillaume, doyen de Saint-Maurice d'angers, Gislebertus precentor, Raoul, trésorier, Guillaume, archidiacre, Ysaac, doyen de..., Nichou de Ferla, Fulco Villum, Joslenus de Alneto, Johannes de Alneto, A... de Cortum, Imbertus de Andigne, Guillelmus clericus, Baudoinus clericus, Gervasius de Roze et plures alii. (scel perdu). Baillée à toujours faite par l'abbé de Mélinais et le prieur de La Jaillette à Jehan de La Forge, paroissien de Léon, d'un lieu appelé La Rocelle (La Rosselle), situé sur le chemin qui va de ladite paroisse à La Jaillette, pour une rente annuelle et perpétuelle de 6 septiers de seigle et 24 sous de devoir (1383). Bulle du pape Martin (V), adressée au chantre de l'église d'angers et lui donnant pouvoir de prononcer l'union du prieuré de La Jaillette, avec ses fruits et revenus, à l'abbaye de Mélinais, dépouillée d'une partie de ses ressources par les guerres, troubles et calamités de toutes sortes qui ont été et sont encore en ce pays, ainsi que l'a exposé, dans sa demande au Saint-Siége, Guillaume, abbé dudit Mélinais. Datée, à Rome, des nones de mars, 11 e année du Pontificat (1428. Original. Bulle perdue). Fulmination de ladite bulle par Jacques Lévêque, chantre d'angers. Sentence d'union portée par ledit chantre, en vertu de la bulle précédente, le 12 mai Acte du concile oecuménique de Bâle, représentant l'église universelle (generalis Synodus universalem Ecclesiam representans), qui confirme définitivement la sentence d'union d'abord prononcée au nom du pape Martin V et révoquée plus tard par son successeur Eugène IV. (Du 5 des nones de décembre, année Sceau perdu.) Confrontation devant l'official d'angers, des dîmes données au prieuré de La Jaillette (1459). Bail à ferme, pour 5 années consécutives, de la moitié par indivis dudit prieuré, consenti par frère Jehan Thenault, docteur en théologie, aumônier du Roi, abbé de Mélinais, à M e Jehan Vaigre, prêtre, son neveu, pour un loyer annuel de 150 livres et à la charge, en outre, de célébrer une messe par jour pour les Trépassés (1535). Autres baux du même prieuré pour 300 livres et une messe des Trépassés par semaine, en 1541; et pour 800 livres, en Transaction entre les Pères Jésuites du collége de La Flèche, prieurs par annexe de La Jaillette, et divers particuliers, au sujet des droits appartenant audit prieuré. Table. H (Cahier.) In-f, 23 feuillets, papier Prieuré de La Jaillette. Déclaration dudit prieuré et de sa seigneurie rendue à haut et puissant seigneur Joseph-Charles-François de Helland, chevalier, seigneur de Vallière et de la châtellenie de La Roche d'yré, au regard de ladite châtellenie, par M e Gabriel Cloquet, feudiste à Angers, au nom et comme procureur des Pères de la Doctrine chrétienne du collége royal de La Flèche. Description des bâtiments et composition du domaine. Énumération des sujets ou censitaires, parmi lesquels se trouvent: Gabriel-François-Claude-Noël Maussion, écuyer, seigneur du Joncheray, Launay et autres lieux, demeurant à Angers; messire Jean-Gaspard de Montécler, chevalier, vicomte de Montécler, seigneur du Coudray; le sieur René Chotard, ancien juge-consul à Angers; messire Charles-François d'andigné de Mayneuf, chevalier, seigneur de l'isle-briand, capitaine au régiment de Champagne-cavalerie, et ses frères et beaux-frères; M e Jean-Baptiste-Auguste de Saincton, curé du Lion d'angers, prieur d'andigné; etc. H (Registre.) In-f, 164 feuillets, parchemin; 346 feuillets, papier Prieuré de La Jaillette. Déclarations, titres nouveaux et autres actes. Sujets et censitaires: Joseph Cady, le jeune, demeurant au bourg de Saint-Martin-du-Bois (Maine-et-Loire); Guillaume Potrin, pour une portion de maison sise au lieu de La Pigeonnerie, dite paroisse; M e Jehan Boullay, contrôleur au Grenier à sel de Cholet; Étienne Dubouist, prêtre, sieur des Sauldres, paroissien dudit Saint-Martin; Pierre Thebault, demeurant au bourg de La Jaillette; Étienne Landais, tailleur d'habits; Pierre Provost, à cause d'une maison sise au village de La Gaudine, paroisse de La Chapelle-sur-Oudon (Maine-et-Loire). Sentence de la Sénéchaussée d'angers qui condamne René de La Marqueraie, écuyer, sieur de Villegontier, à payer à M e Étienne Bienvenu, fermier du prieuré de La Jaillette, deux années d'arrérages d'une rente de 18 boisseaux de seigle due audit prieuré et assise sur le lieu de

164 Villegontier (1631). Transaction sur procès entre les Jésuites du collége de La Flèche et Jehan de Juigné, écuyer, sieur de La Brossinière, demeurant au château de La Brossinière, paroisse de Chemazé (Mayenne), au sujet d'une rente annuelle d'un septier de froment assise sur le lieu de La Sausseraie (1634). Autre transaction entre messire Guillaume Bautru, conseiller du Roi en ses conseils, baron de Segré, seigneur de Louvaines et du Perche, et lesdits Pères Jésuites portant acquiescement par ceux-ci à une sentence des Requêtes du Palais rendue contre eux au sujet d'une maison sise à Louvaines, qui est déclarée relever du fief dudit Louvaines et non de celui de La Jaillette, comme le prétendaient lesdits Jésuites (1636); etc. H (Registre.) In-f, 75 feuillets, parchemin; 453 feuillets, papier Prieuré de La Jaillette. Déclarations et titres nouveaux. Reconnaissance des rentes en blé et en argent consenties aux PP. Jésuites de La Flèche par messire René de Juigné, chevalier, seigneur de La Brossinière, demeurant en son château de La Brossinière, paroisse de Chemazé, près Châteaugontier (Mayenne). Plaids et assises des fiefs et seigneuries du prieuré de La Jaillette, tenus en la maison de Guillaume Hiret, au bourg de La Jaillette (1674). Sentence rendue par René Gallichon, sieur de Courchamps, conseiller du Roi, lieutenant général en la Sénéchaussée d'anjou et Siége présidial de Châteaugontier, contre M e François Denyau, seigneur de Chantelou, conseiller du Roi en sa cour de Parlement de Brétagne, seigneur du fief de Forges, pour une rente de 12 boisseaux de seigle due audit prieuré et assise sur la terre de Forges (1676). Vente dudit fief de Forges pour le prix de 8,800 livres, et à la charge de continuer le service de la rente précitée, par François Denyau, susnommé, à M e Pierre Trochon, conseiller et procureur du Roi au Présidial de Châteaugontier, et à dame Renée Sourdrille, son épouse (1678). Déclaration rendue aux Jésuites du collége de La Flèche par noble Pierre de Scepeaulx, seigneur du Coudray et y demeurant, paroisse de Saint-Martin-du-Bois (Maine-et-Loire), héritier de feu Michel de Scepeaulx, chevalier, seigneur de Challonge et du Coudray, pour raison du Petit-Coudray (1683). Écrou et noms des sujets du fief et seigneurie dudit prieuré, assignés à comparoir les 19 et 20 octobre Sentence des Requêtes du Palais qui ordonne la vente par décret de la terre de l'isle-baraton, à la charge d'une rente de 3 poêlées de vin, revenant à 3 busses, due au prieuré de La Jaillette (1700) Reconnaissance de diverses rentes par messire Louis d'andigné, chevalier, seigneur de Maineuf, fils et héritier de feu messire Louis d'andigné et de dame Renée Fontenelle (1701). Assises des fiefs et seigneuries de La Jaillette tenues dans la maison priorale et seigneuriale dudit lieu le 23 septembre 1721, et jours suivants. Autres assises des mêmes fiefs en 1745 et 1748, etc. Table alphabétique des héritages. H (Registre.) In-4, 217 feuillets, papier Prieuré de la Jaillette. Déclarations et titres nouveaux. Reconnaissances de rentes données par Charles-François-Camille Constantin, chevalier, seigneur de La Lorie, Marans, Daillon et autres lieux, demeurant à son château de La Lorie, paroisse de La Chapelle-sur-Oudon (Maine-et-Loire); par Charles-François d'andigné de Mayneuf, capitaine de cavalerie au régiment Royal-Champagne, fils et héritier de feu messire Charles-Gabriel-Auguste d'andigné de Mayneuf et de dame Élisabeth-Jeanne Poullain de Boujou; par M e Louis Bertrie, prêtre, curé de Louvaines (Maine-et-Loire); M e Jean-Baptiste-Auguste de Saincton, prêtre, curé du Lion d'angers et titulaire du prieuré d'andigné; par messire Jean-Gaspard de Montécler, vicomte de Montécler, seigneur du Coudray et autres lieux, demeurant à Châteaugontier, paroisse Saint-Remy; par messire Gui Poullain de La Forestrie, chevalier, seigneur de La Grande-Chesnaye, en Saint-Martin-du-Bois, demeurant à Chanteussé (Maine-et-Loire); par messire Charles-Louis de Grignon, chevalier, seigneur de l'éperonnière, y demeurant paroisse de Vézins (Maine-et-Loire), au nom et comme mari de dame Anne Pissonnet de Bellefonds, et messire Pierre-Louis Pissonnet de Bellefonds, chevalier, seigneur de La Roche-Clérembault, Les Touches, Vasleau et autres lieux, demeurant à son château de La Roche- Clérembault, paroisse de Villevêque (Maine-et-Loire); M e Jacques Blouin, prêtre, curé de Montreuil-sur-Maine (Maine-et-Loire); par Madeleine-Joséphine de Scepeaux, abbesse de Nioyseau, etc. Tables alphabétiques des noms de personnes et des héritages. H (Registre.) In-f, 162 feuillets, papier. XVIII e siècle. Prieuré de La Jaillette. Déclaration du domaine dudit prieuré comprenant le lieu et manoir du prieuré, église, cimetière, cloître, préau, maisons, pressoirs et autres bâtiments, cour, issues, jardins tant de maître que de colon; le lieu et closerie de La Vauvelle, en Saint-Martin-du-Bois; la métairie de La Jaillette; la métairie de La Chasseloire, aussi à Saint-Martin-du-Bois; celle du Grand-Pineau et de La Portière, même paroisse; la métairie de La Rosselle, à Montreuil-sur-Maine (Maine-et-Loire); et diverses rentes et maisons. Principaux sujets et censitaires: noble homme Pierre-Anne Pourdrille, ancien lieutenant au régiment de Périgord, demeurant paroisse Saint-Remy de Châteaugontier (Mayenne); Gabriel-François-Claude-Noël Maussion, écuyer, seigneur du Joncheray, Launay et autres lieux, demeurant à Angers; messire Jean-Gaspard de Montécler, chevalier, vicomte de Montécler, seigneur du Coudray, demeurant à Châteaugontier; Charles-Pierre Le Dru, bourgeois, demeurant à sa terre de Molancé, paroisse de Saint-Brice (Mayenne). Marc-Jean Foussier, écuyer, seigneur de La Cassinerie et de La Touche, conseiller du Roi, maître honoraire en la Chambre des Comptes de Bretagne, demeurant à Angers; M e Louis Bertrie, prêtre, curé de Louvaines (Maine-et-Loire); messire Gui Poullain de La Forestrie, chevalier, seigneur de La Grande-Chesnaye et autres lieux, demeurant paroisse de Chanteussé; messire Charles-Louis de Grignon, chevalier, seigneur de l'épronnière et autres lieux, à cause de dame Anne-Suzanne Pissonnet de Bellefonds, demeurant à son château de l'épronnière, paroisse de Vezins; Françoise de Champagné, veuve de messire Gabriel-Jules Sourdille, chevalier, seigneur de Chambrezais, demeurant au château de Chambrezais, paroisse d'azé (Mayenne), etc.

165 H (Registre.) In-4, 34 feuillets, papier Prieuré de la Jaillette. «Papier des cens, rentes et debvoirs, dixmes et autres droicts deubz au temporel du prieuré de La Jaillette, dressé par dame Renée Chardon, veuve de deffunct noble homme Charles Bazourdy, mère et héritière de deffunct M e Michel Bazourdy, vivant prêtre, sieur des Rues, fermier dudit prieuré, qu'elle fournist aux révérends pères Jésuites...» Doivent: Le seigneur de Pruillé, en la paroisse de Challain, nommé François de Juigné, écuyer, sieur de L'Aubinaye, 12 septiers de seigle; le seigneur du Teilleul, en Saint-Sauveur de Flée, nommé Louis Legay, écuyer, 12 boisseaux de seigle; Jean d'anthenaise, écuyer, sieur de La Bigne et de la terre et seigneurie du Port-Joullain, en la paroisse de Marigné (Mayenne), 18 boisseaux de seigle; René de Rougé, écuyer, sieur des Rues, en la paroisse de Chenillé-Changé (Maine-et-Loire), 3 boisseaux de seigle; Palamède de La Grandière, écuyer, sieur dudit lieu et de la métairie de La Basse-Aillée, en la paroisse de Chambellay (Maine-et-Loire), 6 septiers de seigle; René de La Marqueraye, écuyer, seigneur de Villegontier, près Candé, 18 boisseaux de seigle; etc. H (Registre.) In-4, 136 feuillets, papier. XVII e siècle. Prieuré de La Jaillette. Papier censif dudit prieuré. Censitaires: René de Scepeaux, écuyer, sieur du Coudray; M e Jacques Bazourdy, greffier en l'élection d'angers; René Billard, sieur de Lauberderye; Catherine d'andigné, veuve de Mathurin Le Maçon, écuyer, sieur de Launay; le titulaire du prieuré d'andigné; Jean Le Royer, sieur de La Roche, marchand; Louis Le Guy, écuyer, sieur de Taillent; messire Anne de Franquetot, chevalier, baron de Saint-Thénis; noble René Le Pelletier, conseiller du Roi, secrétaire ordinaire de la Reine-mère, seigneur de La Lorie; René Jarry, écuyer, sieur de La Touche, conseiller du Roi, prévôt de Saumur; etc. H (Liasse.) 9 pièces, parchemin; 8 pièces, papier Prieurés de La Préverie ou d'aligné, de Lué (Maine-et-Loire), et de Saint-Barthélemy de Précigné, dépendant de l'abbaye de Mélinais. Rente d'un boisseau de seigle sur le lieu de La Gaudronnière, à La Chapelle d'aligné: Reconnaissances et autres titres. Prieuré de Saint-Barthélemy de Précigué: Donation au prieur de la maison de Launay. «Sachent touz présenz et avenir que par devant nous, à Sablé, en nostre court en droit establi, Yvon de Braye confessa par devant nous que il vielt et octroye dès maintenant que l'iglese de Saint-Barthelemy de Mélinays et le priour dou devant dit leu, qui est ou temps de maintenant, et successeours ayent et tiengent dès maintenant à touz jouz mes à héritage, la meson de Launay, si come elle pourssiet, o toutes ses appartenances, coment que ils soient dites, nomées ou appelées, sise ouffié de Brail et ou rèreffié, sanz ce que ledit Yvon, ne ceux qui aront cause de luy, puissent pourfforcer ledit priour, ne ceux qui aront cause de luy, à metre hors de lour main les devanz dites chouses en ratiffiant et conffermant la volonté et l'asentemant de monssour Macé de Braye, jadis son père, lequel devant dit monssour Macé voust et octroya que ledit priour ou ses successeours tenyssent les devant dites choses come chouses amorties, sauf au devant dit Yvon, ou à ceux qui aront cause de luy, lour... (illisible), come à seignour douffié, ainxi (?) toutevoys se il plest à monssour de Craon. E pour ceste recognoissance et asentemant que ledit Yvon a fait et octroyé de son gré et de sa bonne et pure volanté, sanz nul pourfforcement, ensour que tout confessa par devant nous que il a eyu et receyu de ffrere Mich[el], priour dou devant dit leu en celuy temps, cent soulz de monnaie courant dont il se tint par devant nous pour bien paié. E à tout ce qui par-dessus est dit tenir, garder, parffeire et acomplir, en la manière come dessus est dit, oblige ledit Yvon audit priour et à ceux qui aront cause de luy, say et ses hers et touz ses biens mobles et ymobles, où que ils soient et coment que ils soient nomez ou appelez, présenz et avenir, aux devanz dites chouses garenter, deffendre et délivrer quites et delivres de tous ympédimenz et obligacions cont[rai]res, especialement et expressement des hers feu Macé de Brail, son frère, et généraument envers touz et contre touz et toutes, segont coustume de terre et segont droit. E nous ledit Yvon, en nostre dite court... renunciant à tout droit qui li pourroit valair e à toute excepcion de ffraude, de barat, de lésion, de circonvencion... et au droit qui dit que melz valt ce qui a est fait en espert, que ce qui est faint estre fait, et à toutes autres excepcions, privillèges, resons et alégacions qui deffait, de droit ou de coustume, pourront estre dites, nomées ou opposées contre la tenour, la forme et la substance de cestes présentes lestres; jugeon et condampnon à ce tenir, garantir, fermement acomplir; e donne ledit Yvon la foy de son cors en nostre main de non venir encontre par luy, ne pas autre, par auqune reson. En tesmoign de vérité, nous avons donné audit priour cestes présentes lestres sacellées dou seau des contraz de Sablé, à la requeste dou devant dit Yvon. Ce ffut donné à Sablé le lundi emprès l'ang[evine], l'an de grâce mil trois cenz et douze.» (Sceau perdu). Acte par lequel Jehan Lepelletier et Gervaise, sa femme, paroissiens de Parecé (Parcé), baillent décharge à frère Simon Lebonier, prieur de Saint- Barthélemy, et à ses successeurs, d'une rente d'une géline vers Jehan de Champagne et ses héritiers (1385). Rente de 3 boisseaux de froment sur le champ des Poudrières, près le lieu de Marquet, à Saint-Germain, près Daumeray (Maineet-Loire): Titres divers où se trouvent mentionnés, comme titulaires de ce bénéfice, M e Jacques Thomas ( ), frère François Benoist (1693), et M e Gabriel Sourice (1733). Rente de 10 sous, sur une maison et jardin, au bourg de Précigné: Reconnaissance consentie par Guillaume Chevalier, boucher, à Nicolas Chaillou, prêtre, titulaire dudit prieuré (1692). Prieuré de Lué: Transaction relative au payement de la ferme (1656), et bail du domaine de ce bénéfice, pour 240 livres, en H (Liasse.) 15 pièces, parchemin 50 pièces, papier Prieuré de La Bournée, à Louresse (Maine-et-Loire), dépendant de l'abbaye de Mélinais. Déclaration rendue par dame Catherine Baraton, prieure des Lochereaux, au seigneur de La Genevraye, rappelant une rente de 4 boisseaux de froment due sur les biens déclarés au prieur de La Bournée (1387). Acte d'acquisition par Jehan Bernier, prieur, d'une pièce de terre contenant 5 boisselées ou environ, sise au lieu de La Bournée, moyennant le prix de

166 4 livres tournois payées comptant, et à la charge de relever ladite pièce de terre de la seigneurie de La Genevraye à 2 boisseaux de froment de rente et 3 mailles de cens payables annuellement au jour de l'angevine, pour tout devoir (1444). Arrentement de 12 boisselées de terre sises à Maupertuis, fait à Colin Aubert par frère Guillaume Bernard, prieur de La Bournée, pour une rente de 6 boisseaux de froment, mesure de Brissac, et 12 deniers de cens (1473). «Cy sont les coppies des tiltres, lettres et enseignemens du prieuré de La Bournée, dont les originaulx sont au trésor de l'abbaye de Monseigneur Saint Jehan de Mellinays, ou diocèse d'anjou, de laquelle abbaye iceluy prieuré deppend.» (XVI e siècle.) «S'ensuyt le mémoire des lettres obligatoires et autres enseignemens que frère Guillaume Bernard, prieur du prieuré de La Bournée, a mys au trésor de Mellinays, le VI e jour de may l'an mil cinq cens et dix-sept.» Reconnaissance d'une rente de 9 boisseaux de froment, sur la recette de la seigneurie de La Genevraye, consentie à frère Guillaume Renard, par Antoine Turpin, seigneur de ladite terre (1520). Vente par Jean Gabillard et sa femme de 7 boisselées de terre situées au Meige, à noble homme Louis Thibert, seigneur de Sablé, et à Françoise de Bellée, sa femme, pour le prix de 7 livres 10 sous tournois, et à la charge d'acquitter et servir une rente d'un tiers de boisseau de froment due au prieur de La Bournée (1546), etc. Tables alphabétiques des noms de personnes et de lieux. ABBAYE DE VAAS. (ORDRE DE SAINT-AUGUSTIN.) H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 14 pièces, papier Abbaye de N.-D. de Vaas. Domaines. Pré de 3 quartiers, au fief de Varennes, sur la rivière du Loir: Acte de vente dudit pré par Étienne Péan à Louis Le Secrétain, pour le prix de 5 écus d'or du coin du Roi, à présent ayant cours (1458). Autre acte de vente du même pré et d'une rente de 25 sous tournois par ledit Louis Le Secrétain, paroissien d'aubigné, à Jehan, humble abbé de Vaas, pour le prix de 43 livres tournois payées comptant en 3 écus à l'étoile, valant la pièce 36 sous 6 deniers tournois, 4 florins valant chacun 17 sous 6 deniers tournois, 2 florins d'aragon valant 26 sous 3 deniers tournois l'un, et le surplus en monnaie courante (1485). Lieu de Guillaumery, à Lavernat: Bail pour 70 livres de ferme en Contrat de constitution de 25 livres de rente, affectée sur ledit lieu, au capital de 500 livres, par M e Jacques Hautier, bourgeois, et Anne Guy, son épouse, demeurant à Vaas, au profit d'anne Fouésil, fille majeure, demeurant aussi à Vaas (1727). Abandon du même lieu aux prieur, couvent et communauté de ladite abbaye, fait par M e Joseph de Goulard, prêtre, ancien curé de Luceau, pour une rente annuelle et viagère de 40 livres (1748). Prée de La Pointe, à Nogent-sur-Loir, au fief de Vaux: Vente de trois quartiers de pré, en deux pièces, dans ladite prée, l'une bornée d'un côté par le ruisseau qui descend du moulin de La Motte à la rivière du Loir, faite par Perrot..., paroissien de Vaas, à Jehan, abbé de ladite abbaye, pour le prix de 20 livres 10 sous tournois, payées en 7 écus d'or à la couronne valant 35 sous la pièce, 2 saluts valant 37 sous 6 deniers la pièce, et le surplus en monnaie courante (1488). Lieu du Grand-Pesle, à Nogent-sur-Loir: Lettres du roi François I er accordées aux religieux de Vaas pour contraindre Julien Nadereau à laisser aux impétrants la libre jouissance et disposition du lieu du Pesle, qu'il détient indûment et par force (1541). Baillée à plusieurs vies du même lieu faite par François Carreau, évêque de Salonne, abbé de ladite abbaye, pour une rente annuelle de 45 sous tournois (1545). Le chapitre général de la même abbaye, présidé par Jules de Lestang, prêtre, prieur claustral, en l'absence de messire Dominique Séguier, conseiller du Roi au Parlement de Paris, grand-doyen de l'église de la même ville, et abbé de Vaas, charge ledit prieur de se transporter sur le lieu du Peste pour s'informer aux voisins et anciens du pays si la baillée précédente est expirée, et quelle peut être la valeur locative du lieu dont il s'agit (1628). H (Liasse.) 11 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Abbaye de Vaas. Domaines. Les grands moulins de Vaas: Sentence de Jacques-Hercule-François Massue, conseiller du Roi, président, lieutenant général, commissaire enquêteur et examinateur en la Sénéchaussée et siége royal de Château-du-Loir, qui déclare résilié le bail desdits moulins consenti par messire Paul Chauchon, prêtre, docteur en théologie, commandeur des ordres militaires et hospitaliers de N.-D. du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem, aumônier du duc d'orléans, abbé commendataire, au sieur Laurent Fuzil, attendu que ces moulins ont été toujours hors d'état de tourner et de travailler (1764). Sentence du siége de l'élection qui statue que messire Joseph- Marie-Charles de Siochan, prêtre, licencié en théologie, chanoine, vice-gérant et vicaire général de Soissons, abbé commendataire de Vaas, seigneur dudit Vaas, et le Plessis-Garnier, demeurant ci-devant ville de Soissons et actuellement en sa maison abbatiale de Vaas, sera payé par privilége de la somme de 600 livres, pour une année de ferme desdits moulins, sur les deniers de la vente des meubles et effets saisis sur Jean Rottereau et Anne Loizeau, sa femme, ci-devant fermiers des grands moulins bannaux de Vaas (1780). Acte d'acquisition d'une «gaignerie» appelée La Lande, avec ses maisons, terres, bois et autres appartenances, pour le prix de 160 écus d'or du coin du Roi. (1357. Texte en grande partie effacé.) Bail du temporel de ladite abbaye consenti par haut et puissant seigneur messire Louis de Bueil, chevalier de l'ordre du Roi et son conseiller et chambellan, lieutenant de sa compagnie de gens d'armes, gouverneur des île, ville et château de Creusil, seigneur de Racan et de La Roche-au-Maieur, demeurant audit lieu de La Roche, paroisse de Saint-Pater, pays de Touraine, au nom et comme procureur de frère Michel Guyton, abbé de Vaas, à Gervais Massé, licencié ès droits, avocat au Siége présidial du Maine, et Jehan Fergeau, marchand, demeurant à La Bruère, pour un loyer annuel de 1,400 écus d'or et autres charges (1581). Bail judiciaire en la Sénéchaussée du Maine, des fruits, profits et revenus de ladite abbaye, saisis à la requête du procureur du Roi sur l'abbé de Vaas pour non-payement d'une somme de 580 écus pour sa part contributive de la somme de 27,453 écus imposée sur le clergé de ce diocèse. L'abbé fait opposition audit bail, se fondant sur «ce qu'à raison des troubles et guerres civilles où nous sommes de présent» il n'a pu parvenir à vendre certains héritages pour payer sa contribution (1591).

167 Sumptum par adjudication à titre de ferme des biens de l'abbaye, à la requête de messire Joseph-Marie-Charles de Siochan, abbé commendataire, sous la réserve de l'approbation d'un prétendu partage du temporel de l'abbaye fait en 1667 entre les religieux et leur abbé, M. de L'Aubépin. Nomenclature des biens (1778). Bail général de la mense abbatiale consenti par messire René-Charles Venier, abbé commendataire, pour un loyer annuel de 3,800 livres et autres charges (1724). H (Liasse.) 13 pièces, parchemin; 11 pièces, papier Abbaye de Vaas. Domaines. Exponce d'une pièce de terre sise sur le bord de la rivière du Loir, par M e Pierre Demarnes, prêtre, demeurant à Vaas, pour demeurer quitte envers l'abbaye d'une rente de 7 livres tournois assise sur ledit héritage (1529). Une note peu lisible inscrite, à la même date, au dos de ce document, porte la signature: Philippe, abbé de Vaas. Rente de 25 sous, sur le lieu de La Cailletière, à Aubigné: Acte par lequel Madelon Lebêchu se reconnaît débiteur envers l'abbaye d'une somme de 6 livres 5 sous pour les arrérages de cinq années de ladite rente. La Cailletière est située sur le chemin tendant du moulin de Guébrunet à Aubigné (1548). Autres reconnaissances de la même rente. Rente de 24 sous 6 deniers et de 30 boisseaux de seigle sur l'aître des Dutertre: Sentence rendue par M e Julien Gaucher, licencié ès droits, lieutenant du sénéchal du Maine au siège de Château-du-Loir, qui condamne les détenteurs de ladite baillée à payer aux religieux de Vaas la rente précitée (1559. Parchemin. Sceau plaqué portant un massacre de cerf entre les bois duquel se trouve un croissant surmonté d'une étoile. Légende: M. JVLIAN GAVCHER.) Rente de 47 sous et 2 chapons, sur le lieu du Grand-Vaumusson, à Nogent-sur-Loir: Titres nouveaux, quittances et autres titres. Rente de 8 livres 15 sous sur le lieu de La Bedasnerie, à Vaas: Contrat d'acquêt de cette rente par messire Charles Barentin, abbé commendataire de Vaas, pour le prix de 160 livres (1685). Reconnaissance de la même rente et autres titres. Rente féodale de 65 sous sur la maison de l'image Saint-Pierre, à Vaas: Sentence du siège de Château-du-Loir qui condamne Jacques Busson, détenteur de cette maison, à continuer le service de ladite rente (1688). H (Cahiers.) Petit in-f, 19 feuillets, parchemin; 46 feuillets, papier Abbaye de Vaas. Domaines. Aveu rendu au roi François I er, au regard de sa baronnie de Châteaudu-Loir, par Philippe, humble abbé de Vaas, et tout le couvent, des choses et droits formant l'ancienne fondation, dotation et augmentation de ladite abbaye, savoir: «l'houstel, l'herbergement et forteresse fermant à pont-levis dudit lieu de Vaas, courtilz, jardrins et pourpris, avec un colombier à pigeons, et l'enfermerye dudit lieu; le moulin à blé et à draps assis en la rivière du Loir, avec les pescheries, portes, escluses, et droit de contraindre les hommes et subjects à tourner auxdits moulins; une garenne défensable à poisson, en la rivière du Loir, qui dure depuis l'embouchure du ruisseau descendant du moulin de Porrion en ladite rivière, jusqu'au port Liberge; le four à ban de Vaas avec droit de contraindre les hommes et subjects de y venir cuyre leur pain; la place où anciennement ouvlsit aooir halle, avec nostre foyre au jour Sainct-George, avec les coustumes et estallaiges des denrées vendues et estallées, et droit d'avoir la pugnicion, la correction et congnoissance des excès et délictz qui pourroient estre faitz à ladite foyre, et commectre garde de nos subgects à garder la foyre et les marchans et denrées par jour et par nuyct, lesquelles gardes sont commises de par nous, et font le serment de bien garder ladite foyre et marchans dès l'heure de vespres de la vigille Sainct-Georges jusques à ce que ladite foyre soit départie, avec droit de faire chevaucher par ladite foyre le jour Saint- George par notre bailly, procureur ou sergent, et droit de faire bannyes et cryées en ladite foyre de par vous, nostre sire, baron dudit lieu; etc.» (1527.) Autre aveu rendu, pour les mêmes choses, au roi Louis XIV par François de L'Aubespin, abbé commendataire de l'abbaye de Vaas et de celle de La Boissière, ordre de Cîteaux (1666). H (Registre.) In-f, 209 feuillets, papier Abbaye de Vaas. Domaines. Plaids et assises des fiefs et seigneuries de ladite abbaye. Comparaissent: Mathurin Beron, charpentier; Louis Lairot, hôte, pour l'auberge du Boeuf-Couronné, à Vaas; Joseph Bûcheron, salpétrier, à Vaas; Guillaume Maucourt, mégissier à Vaas; M. Mathieu de Thory, écuyer, seigneur de La Roche, et M. Pierre de Thory, son fils, demeurant audit Vaas; Jacques Massé, maître chirurgien à Vaas; Noël Battas, architece au Lude; Jean Maffré, maître arquebusier à Château-du-Loir; Guillaume Lherbette, bourgeois de Vaas; M e Charles Prévost, ci-devant notaire royal à Montabon; etc. H (Registre.) Grand in-f, 191 feuillets, papier. XVIII e siècle. Abbaye de Vaas. Domaines. Registre de recette des cens, rentes et faîtage sur les maisons de la ville de Vaas. Débiteurs: Aignan Moisy, Louis Madrelle, Jeanne Malvaut, veuve du sieur Jean Baratte, à cause de la baillée du Chêne-Vert; Pierre Serpin, bourgeois, fils de feu Pierre Serpin, demeurant à Château-du-Loir; M e Jacques Le Breton, notaire royal à Vaas; Guillaume Chevalier, marchand tanneur; M. Guillaume Papin, notaire royal à Vaas; Joseph Mandroux, praticien à La Flèche, etc. H (Registre.) Petit in-f, 621 feuillets, papier Abbaye de Vaas. Procès-verbal de visite des biens dépendant de la mense abbatiale, et de constatation des réparations dont ils ont besoin, dressé par Guillaume-René-Charles Guynier, prêtre habitué en l'église Saint-Martin de Château-du-Loir, Jacques Boulard, fils aîné, et Urbain Trosseau, entrepreneurs de bâtiments, demeurant aussi à Château-du-Loir, experts nommés à la requête de messire Joseph-Marie-Charles de Siochan, abbé commendataire succédant à messire Paul Chauchon, décédé. Description détaillée de la maison conventuelle, de l'église, de la maison abbatiale, des grands moulins de Vaas, etc. Dires et protestations touchant les partages et transactions antérieurement arrêtés entre les religieux et les abbés commendataires.

168 H (Liasse.) 36 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Abbaye de Vaas. Fiefs des Barres, à Luceau, et de La Forge, à Verneil-le-Chétif. Déclarations rendues, au regard du premier de ces fiefs, à frère Robert, humble abbé de Vaas, par Jehan Marais et Bastien Le Royer, pour divers héritages sis au lieu de Ballon, paroisse de Beaumont-Pied-de-Boeuf (1603); par François Barbin, pour une maison et dépendances, au lieu de Beauregard, en Luceau (1609); au regard du fief de La Forge, à François, humble abbé de Vaas, par Denis Millet, Denis Gaullart et Guillaume Coudray, pour le lieu des Bordeaux, autrement La Fontaine-aux-Millets, en Verneil, situé sur le chemin allant de la Croix-Ségleneau au moulin de Verneil (1535); à révérend père en Dieu François de La Carrière, évêque de Sallonnes, aussi abbé de Vaas, par Marin Millet, pour le même bien (1561); et à frère Robert, au même titre, par Julien Champion (1603). «Conférance et arpentaige faiet par nous Etienne Guilguet, notaire royal et arpenteur juré au Château-du-Loir, du lieu et baillée de Vauperroux-le- Grand, en la paroisse de Vernoil-le-Chétif, estant de la seigneurye de Mangé par le fief de La Chalopinyère, et subject vers la seigneurye dudit Mangé de 8 souz 6 deniers de cens et rente, et vers le sieur abbé de Vaas au devoir de 3 septiers de froment, à la mesure de Mayet, et de 2 chapons de rente foncière» (1614). Déclarations rendues par les religieux de Vaas, au regard de la seigneurie de La Feigne, de certaines dépendances dudit fief de La Forge, à dame Marie Dubussu (?), veuve de haut et puissant seigneur Jehan de Laval, en son vivant seigneur de La Feigne, au nom et comme bail naturel et garde noble de messire Louis de Laval, son fils aîné (1539); à messire Jehan de Laval, chevalier, seigneur de Tartigny, Gourné, Montigny, La Rouzière et de la châtellenie de La Feigne (1606); à messire Gabriel de Laval, chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, seigneur desdites seigneuries (1626). Liste des déclarations faites au fief de La Forge en 1563, 1603, 1604, 1624 et H (Liasse.) 68 pièces, parchemin; 5 pièces, papier Abbaye de Vaas. Fief de Tissue. Lieu de La Baussonnière, à Aubigné: Baillée faite par Guillaume Gazeau à Colas Le Taixier, paroissien de Vaas, à foi et hommage et à 2 sous 6 deniers d'annuel et perpétuel service, de divers héritages dépendant du fief de Tessuée (Tissue), en Aveux dudit lieu de La Baussonnière, sis à proximité du chemin par où l'on va d'aubigné au moulin de Varennes, rendus par Jean Guerriau à Guillaume, abbé de Vaas, seigneur de Champeaux et de Thessue (1405); par Martin de Martigné, à Jehan, aussi abbé de Vaas (1466); à Gilles de Comers, dit de Langlade, docteur ès droits, abbé commendataire, par Jacques Moreau (1521); à François, humble évêque de Sallonnes et abbé de Vaas, par Urbain-Simon-Jehan Fortier le Jeune ( ); à Robert, aussi abbé, par Michel Boussard et autres (1604). Acte par lequel Habert Vendomois, écuyer, seigneur de Granne et d'aubigné, constitue au profit des abbés et religieux de Vaas une rente annuelle et perpétuelle de 26 sous 6 deniers tournois assise sur tous ses biens, pour le prix de 13 livres tournois (1409). Vialmus d'un acte passé en la cour de Château-du-Loir par lequel Macé de La Porte demeurant en la ville de La Fourterive (?), diocèse de Limoges, donne, pour l'amour de Dieu, à l'abbaye de Vaas une rente de trois septiers de seigle, mesure d'aubigné, et 20 sous qui lui est due sur le lieu de La Baussonnière; plus une autre rente de 3 sous tournois à lui due par Jehan de Marne sur sa tannerie sise sur le Loir, à Vaas (1484). Lettres du Roi François I er données à la requête de François Carreau, abbé de Vaas, portant relief d'appel d'un procès intenté aux détenteurs de La Baussonnière par Philippe Hamelet, prédécesseur dudit Carreau, décédé, au sujet d'une rente d'un septier de froment, mesure de Mayet (1540. Parchemin très-détérioré). Baillée à toujours faite par les religieux de Vaas à Geoffroy Boullet, paroissien d'aubigné, de «une pièce de aulnay à faire pré,» sise à Champeaux, dite paroisse d'aubigné, pour la somme de trois deniers et 5 sous tournois de rente annuelle (1490). Déclarations rendues à Jehan, humble abbé de Vaas, par Jehan, Picault (1490); par Pierre Beucher, écuyer, seigneur de La Picquerie (1498), et autres détenteurs d'héritages, audit lieu de Champeaux. Autres déclarations de biens censivement tenus dudit fief de Tissue faites à Philippe Hamelet (1540), et à François de La Carrelière (1550), abbés de Vaas. H (Liasse.) 36 pièces, parchemin; 6 pièces, papier Abbaye de Vaas. Lettres du sire de Châteaufromont, chambellan du Roi et du duc de Calabre, d'anjou et de Touraine et comte du Maine, lieutenant général dudit seigneur et de Madame la Duchesse ès dits duchés et comtés, adressées au sénéchal de ces pays ou à ses lieutenants aux siéges de Tours, Baugé et Château-du-Loir, contenant «que comme le procureur de Monseigneur se soit efforcé de faire contraindre et pourforcer les religieux, abbé et couvent du moustier de Vaaz de reffaire les pons audit lieu de Vaaz pour passer la rivière du Loir, lesquels ont esté et sont de long temps derompuz et démoliz, et de ce les ait mis en cause, tenuz long temps en procès et donné plusieurs paines et travailz, lesquels religieux disoient que piéça yceulx pons, estanz en bon estat et essence, avoient esté tant par les enemis du Roy et de Monseigneur, comme par les gens du païs, pour l'utilité publique, affin que lesdits ennemis ne peussent (passer), rompuz et abatuz et du tout démolis, requérans que comme leurs rentes et revenues soient si diminuées et amoindries par les guerres que à paines puet avoir de quoy vivre en faisant le service divin, et aussi ne soient tenuz à la reffection d'yceulx pons, considéré qu'ilz furent rompuz et abatuz par lesdits anemis et autres pour le prouffit commun, comme dit est, il nous pleust eslargir sur ce la grâce de Monseigneur.» Par suite, ledit lieutenant général autorise la levée, à Vaas et dans les paroisses voisines, d'une aide consentie par les habitants pour la réfection et restauration des ponts de Vaas, et dont le montant sera recueilli et employé par Laurent Boyvin, commis à cet effet. En date à Tours, du 30 novembre Baillée de Luaigne, à Vaas: Aveux et déclarations rendus aux abbés et aux religieux de ladite abbaye, au regard du fief de Vaas. H (Liasse.) 28 pièces, parchemin; 2 pièces, papier.

169 Abbaye de Vaas. Lieux de La Bifferie, de La Belhôtellerie, de Langlecherie et de La Lavandrie, à Vaas: Baillée à trois vies du lieu et appartenances de La Lavandrie, contenant 5 arpents de terre ou environ, faite par les abbé et religieux de Vaas à Laurent Hérillart et Gesseline, sa femme, paroissiens dudit Vaas, pour en payer 2 septiers de seigle, mesure de Vaas, et 20 sous tournois, le tout de rente annuelle (1451). Autre baillée des lieux de La Lavandrie et de La Belhôtellerie, au dedans desquels il y a deux étangs et un moulin, consentie par lesdits abbé et religieux à Jehan Heurillart, paroissien de Vaas, pour une rente annuelle de 6 livres 17 sous, 2 chapons et 6 septiers de mouture valant seigle, mesure de Château-du-Loir, le tout payable à l'angevine (1486). Déclaration du lieu de La Bifferie faite par Pierre Hérillart à Robert, docteur en théologie, abbé de Vaas (1602). Autres aveux et déclarations. Conférence et arpentage des lieux de La Bifferie, de La Belhôtellerie, de Langlecherie de La Lavandrie faits par M e Louis Boudet, notaire, arpenteur royal juré de terres, prés, vignes, bois, eaux et forêts dans l'étendue du ressort de la maîtrise particulière de Château-du-Loir et y demeurant (1735). H (Liasse.) 33 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Abbaye de Vaas. Lieu de La Tassoupière, à Vaas. Baillée du lieu de La Tâtesoupière, sis sur le ruisseau qui descend du Moulin-Neuf au moulin de Porion, contenant environ 2 arpents, faite par les abbé et religieux à Simon Peslier, pour une rente annuelle et perpétuelle de 10 sous tournois et une mine de seigle, mesure de Château-du- Loir (1464). Déclarations dudit lieu faites à François Careau (1541), à Robert (1602), à François de Laubespin, conseiller du Roi, seigneur de la terre de Bossé, abbé de La Boissière ( ), abbés de ladite abbaye de Vaas. Arpentage et conférence des terres de la baillée de La Tassoupière (1620). H (Liasse.) 15 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Abbaye de Vaas. Moulin de Possac, à Vaas: Baillée à vie par Jean, abbé, et les religieux, à Laurent Desgoutières, prêtre, l'un desdits religieux, d'une place pour construire un moulin et d'une pâture d'environ un quartier, le tout situé sur l'étang de Poursac, sur le chemin de Vaas à Verneil (camino per quod graditur de Vadacio apud Vernolium), pour une rente annuelle de 10 sous tournois. (1460. Texte latin. Sceaux perdus.) Même acte en français passé devant la cour de Mayet. Même date. Autre baillée à toujours du même moulin à André Guillemeaux pour 4 livres 10 sous et une poule de rente annuelle, 6 deniers de cens, plus les droits de faitage et la garde de la foire Saint- Georges, et deux corvées, l'une à faner et l'autre à vendanger (1475). Déclarations dudit héritage faites aux abbé et religieux de Vaas par les détenteurs successifs. H (Liasse.) 19 pièces, parchemin; 5 pièces, papier Abbaye de Vaas. Baillée du Rochereau, à Vaas: Baillée perpétuelle faite par Jean, abbé, et les religieux à Guillaume Le Pelletier, paroissien dudit Vaas, pour une rente annuelle de 60 sous tournois et 2 poules, payable en l'abbaye au profit et usage de la chapelle qu'y fonda feu l'abbé Philippe de L'Espinay, et à la charge, en outre, de construire, dans l'espace de deux ans, sur ledit lieu, une maison bonne et compétente, et de mettre et d'entretenir les terres en culture (1471). Déclarations rendues par les divers possesseurs de ladite baillée aux abbés et religieux de Vaas. Extrait des titres, déclarations, exhibitions et enseignements relatifs au même bien. S'y trouve mentionné un aveu rendu, en 1527, par Philippe, abbé, et les religieux, à la baronnie de Château-du-Loir. Lieu de La Guerrelière, aussi à Vaas: Aveux et déclarations. H (Liasse.) 50 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Abbaye de Vaas. Baillées du Tertre et du Vivier, à Vaas: Acte par lequel les abbé et religieux baillent à Philippon Davy et à ses descendants en ligne directe, deux pièces de terre sises près le bois du Tertre, à la charge d'y construire une maison sur six «ataches» bonne et compétente, dans l'espace de six ans, et d'en payer annuellement 15 sous tournois et 2 poules (1475). Déclarations rendues pour lesdits lieux à Jehan Leproust (1484), à Philippe (1527), à François Careau, alias de La Carrelière, évêque de Salone (1558); à frère Michel Guyton, prêtre (1589); à Robert, et autres abbés de ladite abbaye de Vaas. H (Liasse.) 27 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Abbaye de Vaas. Baillée de Montvignes, à Vaas: Délibération capitulaire prise par Jehan (Leproust), abbé, et les religieux, par laquelle ils consentent baillée perpétuelle à Règne Lefebvre, paroissien de Lavernat, d'une pièce de terre en gast, qui autrefois fut en vigne, moyennant 12 deniers de cens, et une rente annuelle de 20 sous 6 deniers (1487). Autre acte capitulaire par lequel les mêmes abbé et religieux baillent à titre perpétuel à Julien Picher, Jehan Picher, son fils, et Michau Chastellier, son gendre, une autre pièce de gast d'un arpent et demi, adjacente à la précédente et aux terres de la métairie du Pin, pour 12 deniers de cens et 22 sous 6 deniers de rente annuelle (1489). Vente par Jehan Regnault à Philippe Potier, clerc, demeurant à Vaas, d'une pièce de vigne sise près Le Grand-Pin, contenant un quartier et demi, ou environ, pour le prix de 10 livres tournois payées comptant (1497). Vente par Jehan Picher, à Jehan, humble abbé de Vaas, de la moitié par indivis d'un lopin de vigne contenant demi-arpent ou environ, pour 8 livres tournois payées comptant (1499). Déclarations de ladite baillée faites par les détenteurs successifs aux abbé et religieux de Vaas. H (Liasse.) 13 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Abbaye de Vaas. Bordage de La Bretonnière, à Vaas: Déclaration rendue pour ledit bien, contenant 30 arpents, ou environ, par Perrot Blanchart et autres à révérend père en Dieu, Philippe, abbé de Vaas (1523). Acte de vente par Jehan Blanchart à Jehan, humble abbé de Vaas, d'une rente annuelle et perpétuelle de 10 sous tournois, assise sur la sixième partie par indivis des choses de La Bretonnière, pour le prix de 9 livres tournois payées comptant.

170 (Sans date. XVI e siècle.) Autres déclarations faites aux abbés et religieux, notamment à messire François de L'Aubespin, seigneur de la terre de Bossé et La Persillière, conseiller du Roi, titulaire des abbayes de Ménat et de N.-D. de Vaas (1657). Sentence de la Sénéchaussée de Château-du-Loir qui condamne René Bardet, détenteur de la baillée de La Bretonnière, à payer à messire Charles Barantin, abbé de Vaas, 30 années d'arrérages d'une rente de 2 poules, faisant partie de plus grande rente assise sur ledit héritage (1685). H (Liasse.) 20 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Abbaye de Vaas. Lieu de La Cartillerie, à Vaas: Déclarations rendues aux prieurs et religieux de ladite abbaye par Robine, veuve de Jehan Davy (1526); par Robin Lefèvre, pour la maison où il demeure sise près la forêt de Boiscorbon (1526); par Jehan Lemoyne (1591); etc. Arpentage et conférence de la baillée de La Cartillerie faits par M e Sylvestre Boudet, notaire royal à Château-du-Loir, et portant reconnaissance par les détenteurs d'une rente de 44 sous due à la chapelle Sainte-Catherine de Vaas, desservie dans l'église dudit lieu, 3 boisseaux de blé seigle, mesure de Château-du-Loir, et 8 sous de cens dus à l'abbaye (1751). Titre nouvel de la même rente (1772). H (Liasse.) 56 pièces, parchemin; 4 pièces, papier Abbaye de Vaas. Baillée de La Guifferie, à Vaas: Déclarations rendues aux prieurs et religieux par: Étienne Bourgoing, pour une pièce de terre contenant 9 boisselées, ou environ; Jehan Heullard, Jehan Le Febvre, pour une pièce de terre nommée la Mine des Sablons (1535); Michel Pelletier, pour une maison située sur le chemin qui va des ponts de Vaas à l'abbaye (1560); etc. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 31 pièces, papier Chapelle de Meaux, desservie en l'église de l'abbaye de Vaas. Baillée à toujours faite par les abbé et religieux à Jehan La Miche, d'une métairie appelée La Prieuré, à Vaas, pour en payer annuellement au titulaire de ladite chapelle 5 septiers de seigle, 18 boisseaux d'avoine, 5 sous tournois et 2 poules (1449). Transaction sur procès au sujet de ladite rente, entre M e René Guillemeaux, prêtre, chapelain de la chapelle de Meaux, et Martin de Boissard, écuyer, sieur de Villegraton, et autres codétenteurs de La Prieuré (1612). «S'ensuict le nombre des choses héritaulx appartenans aux personnes cy-après déclarées, ensemble les confrontations par le menu desdictes choses assises et situées au lieu de La Prieuré, paroisse de Vaas» (1612). Arpentage des terres de La Priollé, laquelle est trouvée contenir 18 arpents 67 chaînées et demie (1660). Sentence d'adam Deschamps, lieutenant général de Baugé, par laquelle Louis Rondeau, détenteur de la tenue de La Priollé, est condamné à payer la rente précitée à frère Jacques Martin, prêtre, religieux de ladite abbaye, curé de Saint-Vaas et titulaire de la chapelle de Meaux (1662). «Arpentage et conférence fait par nous, Victor Chevallier, notaire du duché de La Vallière, demeurant ville de Vaas, de la baillée, tenue et fresche de La Prieuré, située paroisse dudit Vaas, relevant censifvement de la seigneurie et fief du Ruau, membre dépendant du Petit-Perray, sous le debvoir, vers ladite seigneurye, de six deniers, et de don et legz fait par le seigneur dudit Ruau au chaplain de la chapelle de Meaux.» (1727). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Chapelle de Meaux, desservie en l'église de l'abbaye de Vaas. Rente de 2 septiers de froment, 2 septiers de seigle et 2 septiers d'orge, sur la métairie de La Guerrière, à Saint-Germain d'arcé: Baillée à toujours consentie à Guill. de Lespinay par les abbé et religieux de Vaas de ladite métairie contenant 24 arpents, ou environ, en terre à blé, prés, pâtures, bois, hayes, buissons, landes et bruyères, sise au fief et seigneurie de Chambon, pour en payer annuellement la rente précitée au profit du titulaire de la chapelle de Meaux, que fonda feu messire Jean Le Royer, jadis évêque de Meaux. (1445. Scel perdu.) Déclaration rendue, pour ladite rente, au seigneur de Chambon par frère René Pinard, religieux de Vaas et chapelain de Meaux (1550). Pièces de procédure relatives à la même rente. Titre nouvel donné par Martine Bayon, veuve de Julien Massé, en son vivant chirurgien-major, demeurant à Vaas, et M e François-Vincent Le Camus, notaire royal au Lude (1774). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin Chapelle de La Besnerie, desservie en l'abbaye de Vaas. Acte par lequel Macé Richardeau et Juliotte, sa femme, paroissiens d'aubigné, prennent à bail perpétuel, des abbé et religieux de Vaas, deux quartiers «que pré que buissons», sis au-dessous de Champeaux, sur la rivière du Loir, pour une rente annuelle de 5 sous tournois. (1430. Sceau de la cour du Lude perdu.) Sentence rendue par M e Pierre Bodineau, licencié ès droits, conseiller du Roi et de Monseigneur frère unique du Roi, maître des requêtes ordinaires de son Hôtel, lieutenant civil et criminel du Sénéchal du Maine à Château-du-Loir, qui condamne Pierre Blanchard à payer au chapelain de La Besnerie, frère René Guillemeaux, six années d'arrérages d'une rente de 7 sous 6 deniers tournois assise sur une portion de vigne, au lieu de Valette, à Vaas (1580). Baillée à toujours par les abbé et religieux à Jehan Dureau de la métairie de La Besnerie, à Vaas, pour en payer annuellement 4 livres tournois de rente. (1458. Scel perdu.) Déclaration rendue à Jehan, humble abbé de Vaas, au regard du fief de Tissue, par Macé et Jehan Dureau pour la métairie de La Besnerie (1470). Sentence de Jehan Gaucher, licencié ès lois, conseiller du Roi et son lieutenant à Château-du-Loir pour M. le Sénéchal du Maine, qui condamne Jehan Dureau à payer la rente précitée à frère Adrien de Gonneville, religieux de ladite abbaye et titulaire de la chapelle de La Besnerie (1535). H (Liasse.) 33 pièces, parchemin; 6 pièces, papier Chapelle de Tartifume, desservie en l'abbaye de Vaas. Baillée perpétuelle du bordage de Tartifume, à Vaas, contenant en maisons, caves, terres, vignes, prés, pâtures, bois, haies et buissons de 16 à 17 arpents, faite par les abbé et religieux à Matelin Bardet, pour une rente annuelle de 4 livres tournois, 1 septier de seigle et 2 sous 6 deniers

171 de cens. (1464. Scel perdu.) Déclaration rendue par Joachim Bardet et autres, au regard du fief de Courberault, aux religieux de Vaas, pour ledit bordage de Tartifume (1589). Sentence rendue au siége de Château-du-Loir par M e Louis Desboys, conseiller du Roi, lieutenant général civil audit lieu, par laquelle François Ripeneau et autres sont condamnés à payer, dans 8 jours, aux religieux de Vaas, trois années d'arrérages de la rente susdite (1617). Déclarations rendues auxdits religieux pour le même lieu. Rentes de 3 boisseaux de seigle, sur le lieu de La Cartellerie; de 35 sous, sur les prés Marchal et de La Mare; et de 6 boisseaux de seigle, sur le lieu de La Tassoupière, tous biens situés à Vaas: Titres de propriété. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 27 pièces, papier Chapelle de Vauvert, desservie en l'abbaye de Vaas. Deux pièces de pré, au pré Hardi, à Marçon: Déclaration rendue, pour cet héritage, par frère Jehan Drouart, titulaire de ladite chapelle, jadis fondée par Jehanne, veuve de feu Pierre Poussin, à noble homme Jehan Malleherbe (Malherbe), écuyer, seigneur de Poillé et de La Roche, au regard de cette dernière seigneurie (1461). 6 boisselées de terre, au fief des Hayes, à Marçon: Déclaration rendue par Pierre Du Vau, prêtre, religieux de Vaas, chapelain de Vauvert, à honorable homme Pierre Gaudin, seigneur des Hayes (1470). Baillée à toujours dudit bien faite par les abbé et religieux de Vaas à Jehan Lemaistre, paroissien de Marçon, pour 5 sous tournois de rente annuelle, et 2 deniers tournois de cens au seigneur des Hayes (1482). Pré de Maucoueil, à Marçon: Baillée perpétuelle dudit pré faite par les religieux à Jehan Fermé, paroissien de Chahaignes, pour en payer annuellement 45 sous tournois de rente, plus le cens dû au seigneur de Poillé (1489). Transaction sur procès, au sujet de ce pré, entre frère Jules de Lestang, religieux de Vaas, chapelain de Vauvert, René Rotier, demeurant à Chahaignes, et M e Urbain Guillemeaux, prêtre, prieur de La Madeleine de La Chartre (1608). Pré de Mocquerolle, aussi à Marçon: Pièces d'un procès devant la Sénéchaussée de Château-du-Loir, entre ledit Jules de Lestang et Étienne Buignon, pour la possession d'une partie de ce pré (1617). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 12 pièces, papier Chapelle de Vauvert, desservie en l'église de ladite abbaye. Lieu du Vivier, à Montabon: Baillée à trois vies faite à Pierre Ruallen, par Jehan, abbé, et les religieux, pour une rente annuelle de 40 sous tournois, payable à la Toussaint (1492). Autre baillée, aussi à trois vies, consentie par Jacques Buat, titulaire dudit bénéfice, à Mathieu Ruellon et René Hémon, pour une rente annuelle de 100 sous tournois (1567). Transaction sur procès entre Jules de Lestang, chapelain de Vauvert, déjà nommé, et les détenteurs du lieu du Vivier, par laquelle ceux-ci s'obligent, sur le conseil de M e Michel Ruellon, prêtre, curé de Saint-Guingalois, à payer audit de Lestang, une somme de 52 livres pour être déchargés de toute obligation de restaurer les bâtiments dudit lieu, ruinés par vétusté ou par le malheur des guerres (1615). Exponce du lieu du Vivier faite par Pierre Mignot, marchand à Château-du-Loir, à frère Simon Bellanger, chapelain de Vauvert, qui s'engage en retour à payer audit Mignot une rente annuelle et viagère de 15 livres (1660). Bail dudit lieu fait par le même Simon Bellanger pour 70 livres tournois, 2 poids de chanvre teillé, bon et marchand, 4 chapons et une fouasse d'un demi-boisseau de fleur de froment pétrie au lait et au beurre (1665). Déclarations rendues pour le même bien aux religieux de Vaas. H (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 14 pièces, papier Chapelle de Vauvert, desservie en l'église de ladite abbaye. Lieu de La Carrelière, à Montabon: Commission donnée par Jehan Gaucher, licencié ès lois, conseiller du Roi, lieutenant du Sénéchal du Maine au siége de Château-du-Loir, au premier sergent sur ce requis d'assigner, par-devant ledit siége, à la requête de frère Julien Plainchesne, titulaire de ladite chapelle, frère René Pinart, se prétendant aussi chapelain de Vauvert et qui, à ce titre, a perçu indûment une rente de 45 sous tournois assise sur le lieu de La Carrelière (1535). Sentence du siége de Château-du-Loir, qui condamne M e Christophe Beduel, enquêteur pour le Roi audit siége, et autres possesseurs de La Carrelière, à payer aux religieux 9 années d'arrérages de la rente précitée (1593), etc. 38 chaînées de terre, au clos des Fontaines, à Montabon: Acte d'acquisition par frère Simon Bellanger d'une «raize» de vigne au clos des Fontaines, à raison de 6 livres par chaînée, suivant l'arpentage qui en sera fait (1647). Rente de 6 boisseaux de seigle, sur une pièce de terre, près le lieu de Vauvert, à Vaas: Acte par lequel Étienne Tiberge, paroissien de Vaas, abandonne à Jehan Quetin, religieux de ladite abbaye et titulaire de la chapelle de Vauvert que fonda feu Henri Le Barillier, un quartier de vigne pour demeurer quitte d'une rente annuelle de 7 sous 6 deniers tournois et un «demi provendier» de seigle. (1396. Scel perdu.) Pièces de procédure et autres titres relatifs à la rente susdite. Rente de 15 sous sur la baillée de La Crousille, à Marçon: Baillée à toujours du lieu de Crouzilles par les abbé et religieux de Vaas à Jacquet Cléret, paroissien de Chahaignes, pour en payer la rente précitée (1471). Procédures, au sujet de la même rente, devant le bailli de la haute justice de Marçon. Titre nouvel consenti par M e Pierre Percheron, sieur de Crouzille, officier de feu M. le duc d'orléans, demeurant à Marçon, fils et héritier en partie de Jehan Percheron, vivant ancien maréchal des logis de Monsieur, frère unique du Roi (1753). Rente de 22 sous 6 deniers, sur une pièce de terre, au clos de Valon, en Saint-Germain d'arcé: Baillée à toujours faite par lesdits abbé et religieux à Jehan Valloust, paroissien de Vaas, de ladite pièce de terre sise au fief de Chambon, pour en payer annuellement la rente susdite (1476). Cession et transport faits par Marie Carreau, veuve de feu Énéas Gaullard, demeurant à Vaas, à M e Pierre Voysin, prêtre, procureur et receveur de ladite abbaye, et Denis Leber, paroissien de Mayet, de 14 sous 3 deniers de rente faisant partie de celle de 22 sous 6 deniers, acquis par ladite Carreau, suivant l'édit du Roi, sur le temporel de la chapelle de Vauvert, laquelle cession est faite pour le prix de 14 livres 5 sous tournois (1567), etc. PRIEURÉ CONVENTUEL DE CHATEAU-L'HERMITAGE.

172 (ORDRE DE SAINT-AUGUSTIN.) H (Cahier.) Grand in-f, 21 feuillets, papier «Sommier contenant l'extrait des titres des domaines, tant de la mense conventuelle du prieuré royal de Château-l'Hermitage, que des chapelles claustrales et bénéfices simples qui en dépendent. L'inventaire des titres concernant les cens et rentes est dans un autre registre.» Classement par ordre alphabétique de toutes les propriétés composant le temporel du prieuré, avec indication, pour chacun d'eux, du n du dossier qui contient les titres y relatifs. D'après ce relevé, les archives de cette maison comprenaient 91 articles, liasses ou registres. Tableau des subsides dus par les fermiers: 134 poulardes; 15 chapons; 60 poulets; 274 livres de beurre; 6 boisseaux 2/3 de marrons, etc. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 5 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Charte de Guillaume (de Passavant), évêque du Mans, par laquelle il confirme la fondation du prieuré de Châteaux (de Castellis), lieu que Gilbert, de bonne mémoire, quadraginta annis et amplius excoluit, et heremeticam vitam ducens sanctitatis ibi norma floruit, lequel avait été donné par le comte Hélie, concédé ensuite par Foulques, qui fut plus tard roi de Jérusalem, dans lequel, enfin, les fils de ce dernier avaient, sous Geoffroy, comte d'anjou et due de Normandie, bâti une église qui avait été consacrée par ledit Guillaume. L'Évêque confirme, en outre, diverses possessions dudit prieuré, entre autres, la terre donnée par Patrice de La Faigne (de Fannia), juxta Olivellum, celle donnée par Hamelin de Chaources (de Chaurciis), le cens baillé par Odon, du consentement de son fils et de Jeanne de Brecio, sa femme, une autre terre aussi donnée par le même Hamelin, le cens donné par son neveu Girard, un pré donné par Robert, écuyer de La Faigne (armiger de Fannia), et enfin, un septier de froment et un cens de 2 écus. Les témoins sont Hardouin, doyen; Bulgericus precentor (chantre), Philippe, archidiacre, Hugues de Lavardin (de Lavarzino), Albericus, archidiacre, Payen de Challes (de Chala), Renaud d'asnières (de Asneriis), Yves, chapelain, Pierre, sacristain, Bigot, pénitencier, Alain, abbé de Gâtineau (de Gastineta), Geoffroy, doyen, Poolinus de Jurco, Hardouin de Vaas. (8 des calendes d'août Copie sur papier exécutée en 1850 par feu M. Bilard, archiviste de la Sarthe, sur une autre copie faite par M. de Létang sur l'original déposé aux Archives nationales.) Le pré Liot, à Saint-Biez-en-Belin: Baillée à plusieurs vies dudit pré, contenant 3 journaux et demi, touchant d'un bout à la prée de l'étang de Chardonnoulx (Chardonneux), et au ruisseau du moulin du Bois, faite par les religieux dudit prieuré à Jehan Jacques, paroissien de Saint-Biez, pour en payer une rente annuelle de 22 sous 6 deniers et 2 chapons (1525). Déclaration rendue, pour ledit pré, par les religieux à François de Pitart, écuyer, seigneur de Chardonneux, au regard de cette seigneurie (1583). Bail du même, fait pour six ans, par M e François Feudé, chanoine régulier, prieur et procureur du prieuré de Château-l'Hermitage, relevant immédiatement du Saint-Siège, à Urbain Chevallier, marchand au bourg d'écommoy, pour un loyer annuel de 13 livres (1726). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 21 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Lieu du Pressoir, à Saint-Biez-en-Belin: Baillée à plusieurs vies dudit lieu par les religieux à Guillaume Hureau, maître barbier et chirurgien au Mans, pour en payer annuellement une rente de 110 sous tournois à la recette du Bâton pastoral, et une autre de 10 sous tournois au couvent (1536). Cession d'une partie de la baillée du Pressoir faite par Marie Hureau, veuve de Jacques Robert, à Guillaume Challigne, marchand, demeurant à Saint-Biez (1587). Copie de lettres obtenues du Roi Henri IV, par les religieux, portant rescision de la baillée précédente (1599). Mémoire sur le même sujet présenté par messire René de Daillon, conseiller d'état, baron de Briançon en Anjou, seigneur des Châtelliers, évêque de Bayeux et prieur commendataire de Château-l'Hermitage (1599). Transaction sur procès entre père Nicolas de l'espervier, religieux profès dudit prieuré, et Antoine Le Comte, chef d'office «du sepmelier» du seigneur évêque comte d'agen, prieur commendataire (1631), pour raison d'une pièce de terre contenant 2 journaux, sise audit Saint-Biez. Bail à vie du Pressoir, consenti au même Antoine Le Comte par messire Gaspard de Daillon du Lude, conseiller du Roi en ses conseils d'état et privé, évêque d'alby, abbé commendataire de N.-D. des Châtelliers et prieur dudit prieuré (1640). Exponce des lieux du Pressoir, en Saint-Biez, et de La Jeuzaizière, en Mayet, faite par Marie Brochard, veuve de feu M e Antoine Hardouin, sieur de La Couperie, demeurant au Lude, à messire Louis de Montlezun, chevalier, seigneur de Buscat, prieur commendataire (1676). Bail du lieu et bordage du Pressoir fait par M e François Souard, sieur du Boullay, demeurant à Tours, économe du revenu dudit prieuré par lettres patentes données à Versailles, le 24 août 1776, à Jean Maillet, pour un loyer annuel de 84 livres (Janvier 1677). Autres baux du même lieu consentis par M e Jacques Baudeau, bourgeois de Paris, économe nommé par S. M. à la régie du temporel dudit prieuré, à Jean Maillet, déjà nommé, pour 80 livres de loyer annuel (25 février 1684); par messire Louis de Montlezun de Busea, susnommé (1690); messire René, abbé de Boufflers ( ); messire Adrien Des Champs de Morel de Crécy, abbé commendataire de Saint-Ferme ( ); messire Jean-Benoît d'hélyot ( ), prieurs commendataires successifs dudit prieuré. Consistance dudit bordage. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 15 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Métairie des Brosses, à Saint-Biez-en-Belin: Vente des fruits, profits et revenus de cette métairie, faite par Jehan de Laval, écuyer, seigneur de Hugueleau (?) et de Glain, au nom et comme procureur de messire Guillaume Le Preulx, titulaire du prieuré (1573). Baux du même bien consentis par: messire René de Daillon, docteur en droit, déjà cité, pour 280 livres tournois, plus 8 chapons gras à la Toussaint, 12 poulets à la Pentecôte, et 2 moutons à choisir, le tout de fermage annuel ( ); messire Jacques de La Taillaye, docteur

173 en théologie (1666); Louis Autin, sieur de La Boullaye, bourgeois de Paris, comme procureur et receveur de messire Louis de Montlezun de Busca (1690), et par les autres prieurs commendataires nommés dans l'article précédent. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 25 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Lieu de La Hochetière, à Saint-Biez-en-Belin: Bail à vie fait par messire Gaspard de Daillon, conseiller et aumônier du Roi, abbé des Châtelliers et prieur commendataire dudit prieuré, à M e François Aleblay, maître d'hôtel de M me de Malicorne, demeurant au château de Mangé, paroisse de Vernoil-le- Chestif, pour 3 livres de rente annuelle (1615). Autres baux du même bien faits par divers prieurs commendataires et par M e Henri Volleige de Verdigny, prêtre, prieur claustral ( ). Composition dudit bordage de La Hochetière. Métairie et moulin du Bois, à Saint-Biez-en-Belin: Baux. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 4 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Métairie de La Boullaye, à Challes: Bail consenti par M e Jacques- Raymond Joubert, prieur claustral, à Jean Deneu, closier, pour 100 livres de loyer annuel (1783). Métairie de La Boucquetière, à Château-l'Hermitage: Baux: pour 148 livres, en 1704; pour 140 livres, en 1761; pour 170 livres et 6 poulardes, en 1768; pour 200 livres et diverses prestations, en Pré de Châteaux, à Saint-Côme-de-Vair: Charte de l'official du Mans contenant baillée à ferme, par le prieur de Châteaux (de Castellis), à Salomon de Terre- Sèche (de Sicca Terra), de certains prés et terres situées en la paroisse de Saint-Côme-de-Vair (Sancti-Cosmi-de-Ver), lesquels Guy de Terre-Sèche, chanoine dudit lieu de Châteaux, avait donnés audit prieuré, ladite baillée faite pour 12 sous mansais de ferme annuelle, dont 11 sous devront être payés chaque année, le lendemain de la Toussaint, au prieur de Nauvay (de Nauveio), et 12 deniers au curé de Saint-Côme. Il est convenu que si ledit Salomon ou ses hoirs venaient à ne vouloir ou ne pouvoir payer ladite ferme, l'acquisition qu'il a faite de la veuve de Robert Guengart, demeurerait en la possession des religieux de Châteaux, avec les susdits biens. (Février Scel perdu.) Accord passé devant l'official du Mans entre les religieux de Château-l'Hermitage (de Castellis in Heremo) et Guillaume de Tallia, écuyer, au sujet d'un pré que lesdits religieux réclamaient audit Guillaume, lequel pré, situé dans la paroisse de Saint-Côme-de- Vair (Sancti Cosme de Vario), in ripparia de Noa Moraine, dans le fief dudit Guillaume, ce dernier prétendait avoir acheté ab Oidino de Terre-Sèche, tandis que, de leur côté, les religieux de Château disaient qu'il leur avait été donné par Guy de Terre-Sèche. Il résulte de cet accord que ledit Guillaume tiendra le susdit pré litigieux du prieuré de Château, à 3 sous 3 deniers mansais de rente annuelle et perpétuelle et payables chaque année, le jour de la Toussaint, au prieuré de Nauvay, dépendant de celui de Château. Il est, en outre, convenu que, pour ce pré et leurs autres biens situés dans son fief, les religieux de Château feront audit Guillaume 3 deniers mansais de cens, chaque année, aussi à la Toussaint. (1261. Scel perdu.) Charte de Denis, humble prieur de Castellis in Heremo, par laquelle il fait baillée, à titre perpétuel, à Guillaume Le Saacer, et à Marguerite, sa femme, paroissiens de Nogent-le-Bernard (de Nogenno Bernardi), d'une pièce de pré contenant 3 hommées, ou environ, située à Saint-Côme-de-Vair (Sancti Gosme de Verio), au fief du seigneur de La Taille, pour en payer annuellement 12 sous tournois au prieuré de Nauvay. (Du jour de la fête de Saint-Julien Scel perdu.) Autre baillée du même pré faite, pour trois vies, par lesdits religieux à Colinet Le Sacier, de Nogen-le-Bernart, pour en payer une rente annuelle de 15 sous tournois, rendable en la maison desdits religieux, au Mans, au jour de la Toussaint (1474). Adam, prieur de Château. Nouvelle baillée, aussi à trois vies, faite à Jehan Grémil, pour en payer annuellement 30 sous tournois en argent, et 2 douzaines de fromages, valant chacun 2 sous 6 deniers tournois (1529). H (Liasse.) 9 pièces, parchemin; 27 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Lieu du Petit-Château, à Sainte-Croix: Baillée à trois vies, faite par les religieux à Jehan Jousse, paroissien de N.-D. de la Couture du Mans, de 6 quartiers de vigne sis au lieu de Vaugautier, à Sainte-Croix, près des vignes que tient des mêmes religieux Thomas de Hires, pour en payer annuellement 25 sous tournois de rente et 4 deniers de cens (1406). Quittance délivrée à Adam, prieur de Châteaul'Hermitage, par Jehan Végeays, curé de la Couture du Mans, des arrérages d'une rente de 4 sous sur un journal de terre sis près Châteaux, au Mans, et une somme de vin due annuellement sur les voliers du même lieu (1457). Baillée emphytéotique consentie par noble Charles Guillotteau, prieur commendataire, à Jehan de Rambourg, valet de chambre du Roi, pour une rente annuelle de 16 livres et à la charge de refaire et rebâtir les maisons ruinées et démolies, et de replanter les vignes laissées en friche par le précédent fermier, Mathurin Le Boindre (1608). Autre baillée faite dans les mêmes conditions que la précédente, par messire Gaspard de Daillon, prieur commendataire, à honorable Antoine Danguy, sieur de Doucelles, demeurant au Mans, paroisse Saint-Nicolas (1614). Instruction sur les formes à observer pour parvenir aux réparations d'églises et de presbytères, et à la répartition des impositions ordonnées par le Conseil en cette matière. (Imprimé ) Lettres patentes du Roi autorisant Jean-Benoît d'héliot, prieur commendataire, d'acenser divers biens de son prieuré, et, notamment, le bordage du Petit-Château. (1760. Signature autographe. Grand sceau de cire perdu.) Arrêt du Parlement, nomination de commissaire, procès-verbal d'information de commodo et incommodo et autres pièces de procédures relatives à cet acensement. Plusieurs pièces de terre, aux environs du bourg d'écommoy: Bail de ces biens par les religieux, en 1345, pour 12 sous 3 deniers tournois de loyer annuel. Autres baux des mêmes biens ( ). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 33 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Terre et fief de la Boëssière, à Écommoy: Procuration donnée par Abel Le Coustelier, écuyer, demeurant paroisse de Valframbert, près Alençon, à Guillaume Petiot, pour faire en son

174 nom, aux plaids et assises de Château-l'Hermitage, la foi et hommage par lui dus pour raison du lieu, fief et seigneurie de la Boissière, dont il est seigneur (1605). Procès-verbal dressé par M e Sédilleau, notaire royal au Mans, constatant que Jehanne Le Chesne, veuve d'abel Le Coustelier, s'est transportée devant la porte et principale entrée de la maison abbatiale de Château-l'Hermitage, où elle a appelé par trois diverses fois le prieur, et a crié à haute voix: «Monsieur, je suis venue vous offrir et vous offre faire et payer la foi et hommage que je vous dois à cause de ma terre et seigneurie de La Boissière, en tout et pour tant qu'il en est tenu de votre seigneurie, et faire les serments de fidélité en tel cas requis, et montrer encore que je vous ai fait faire l'offre de ladite foi et hommage depuis le décès de mon mari...» (1626). Pièces d'un procès, au sujet dudit lieu, intenté par messire Gaspard de Daillon susnommé, à messire Louis de Gilloin, chevalier, seigneur de Saint-Mars, et dame Jehanne Le Chesne, son épouse (1635). Extrait des remembrances du fief de La Rouzière, dépendant de Château-l'Hermitage: Aveux de La Boissière rendus: à Deuis, prieur, par Jean, seigneur de Vezins et de La Boissière (1401); à frère Adam Moré, prieur, par Jacques Dubaillé, qui compose avec ledit prieur à la somme de 4 écus d'or pour les ventes du contrat que fit M e Jean de Breil de la terre de La Boissière avec feu Julien de Vezins, et pour un déport ou rachat de sa minorité, et aussi pour un cheval de service qu'il était tenu faire (1450); par honorable M e Pierre Garnier, secrétaire du Roi, au même prieur Adam Moré, en présence de noble Jean d'averton, écuyer, sieur de Belin (1456); par Guillaume Des Liées, sieur de L'Étang-Belleau, mari de dame Marthe Le Coustellier, et à cause d'elle, seigneur de La Boissière, demeurant paroisse de N.-D. de Courson, province de Normandie (1635); etc. «Mémoire pour justifier que la terre, fief et seigneurie de La Boissière relève à foi et hommage du prieuré de Château-l'Hermitage.» Inventaire des pièces concernant ladite terre. Moulin de Morançais, à Écommoy: Baux ( ). Métairie de Cruchet, aussi à Écommoy: Baux consentis par M. Jean- Baptiste Cornu, prêtre, prieur claustral, pour 150 livres de ferme, en 1765; et pour 300 livres, en H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 16 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Métairie de La Chenollière, à Lavernat: Baillée des aîtres de La Chenollière et de La Monnerie, sis l'un et l'autre à Lavernaz, faite par lesdits religieux, prieur et couvent à Jehan Ernoul, pour une rente annuelle de 4 septiers de seigle et 25 sous tournois (1407). Déclaration rendue par lesdits religieux à noble François Boucher, seigneur du Ponceau, pour la métairie de La Gagnerie, une pièce de terre de 10 à 12 journaux dépendant de la Chenollière, et l'étang de Bellechaire (1534). Arrêt du Grand Conseil du Roi, qui entérine les lettres de rescision obtenues pour les baux de La Chenollière et de La Monnerie, en Lavernat, des lieux de Meublard et de La Borde-Gautron, en Luceau, et du lieu et appartenances de Landouillerie, à Coulaines, près Le Mans (1580). Transaction, au sujet de La Chenollière, entre messire René de Daillon, prieur commendataire, et Patrice Goulard, sieur de Launay (1580), paroissien de Luceau, par laquelle celui-ci abandonne au prieur la propriété de ladite métairie. Baux du même bien. H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 37 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Moulin et métairie de La Gaignerie, étangs de La Gaignerie et de Bellechaire: Bail à plusieurs vies consenti par Louis Taillaie, prieur, à Mathurin Le Baudrier, de ladite métairie et des étang et moulin du même nom, pour un loyer annuel de 4 septiers de seigle, 2 septiers de froment, un septier d'orge et un septier d'avoine, mesure de Château-du-Loir, et 50 sous tournois, 2 chapons et 2 poulets, plus 12 carpes, chaque fois que ledit étang sera pêché (1542). Vente des bâtiments de La Gaignerie et constatation des réparations urgentes à y effectuer (1591). Sentence du siége de Château-du-Loir qui condamne François Robert, mari de Marguerite Le Baudrier, à faire certaines réparations aux bâtiments de ladite métairie (1595). Déclaration rendue par lesdits religieux à noble François Boucher, seigneur de Ponceau, pour raison de la métairie, moulin et étang de La Gaignerie, contenant le tout ensemble de 80 à 90 journaux de terre en un seul tenant, tenu de la seigneurie de Ponceau à un denier de franc-devoir requérable (1534). Procès-verbal notarié constatant offre réelle des fermages de La Gaignerie faite par André Perdriau, fermier, à frère François Quanette, sous-prieur, prieur-curé de N.-D. de Nauvay et de Saint-Jean- Baptiste de La Touche, membres dudit prieuré de Château-l'Hermitage, qui refuse de les recevoir, attendu que les religieux sont devenus seigneurs utiles et propriétaires de ladite métairie et moulin par le décès de Marguerite Le Baudrier, susnommée (1600). Bail pour 9 années de la métairie et du moulin précités consenti par les religieux à frère Jehan Durand, prêtre, l'un d'eux, bachelier formé en théologie de la Faculté de Paris, titulaire de la chapelle claustrale des Trois-Maries de Bossé, dépendant dudit prieuré, pour un loyer annuel de 120 livres tournois, dont le preneur payera seulement 90 livres pendant chacune des 7 premières années de son bail, à la charge de faire exécuter à ses frais toutes les réparations nécessaires sur lesdits biens (1602). Sous-bail des mêmes choses fait par ledit Jehan Durand à André Perdriau, pour 90 livres de ferme et à la condition, de plus, que le preneur sera tenu à aller étrenner ledit Durand, à Château-l'Hermitage, environ les Rois, garni d'un gâteau, d'un boisseau de froment et d'une couple de chapons, et de faire deux journées de charroi à aller de Luceau audit Château-l'Hermitage (1602). Commission donnée par Liger Bodineau, conseiller du Roi, lieutenant général civil et criminel à Château-du-Loir, à la requête de frère Jehan Durand, pour faire assigner les religieux dudit prieuré à rembourser les augmentations de réparations faites au moulin de La Gaignerie (1603). Baux desdits biens. Plan de la métairie de La Gaignerie (XVIII e siècle). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 4 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Bordage de Meublard, à Luceau: Bail de ce bordage consenti par M e Jacques-Raymond Joubert, prieur claustral, et les religieux à Urbain Morançais, pour 115 livres de ferme annuelle et autres charges (1784). Lieu de L'Englécherie, à Luché: Baux, pour 45 livres, en 1680; et pour 55 livres, en 1709.

175 Closerie du Bas-Pin, à Mansigné: Bail pour 60 livres et autres charges, en 1690, fait par messire de Montlezun de Busca, prieur commendataire. Métairie de Landevy, à Mansigné: Baux pour 340 livres, en 1754 et en 1764; pour 500 livres et autres charges, en Pré Bignon et champs des Prâles, aussi à Mansigné: Baux. Arrêt du Parlement de Paris qui envoie en possession du pré Bignon les religieux dudit prieuré. Lieu de La Meluère, à Mansigné: Bail en H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 18 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Lieu d'écosse, à Mansigné: Baux pour 160 livres, en 1786; et pour 180 livres en Consistance et composition dudit lieu et bordage. Métairie de La Cochardière, à Mayet: Acte de vente par noble Robert Vendosmoys, écuyer, seigneur de Chources, paroissien de Mayet, aux prieur et religieux d'une foi et hommage simple avec 3 sous tournois de service dus audit écuyer sur La Cochardière, plus d'une rente annuelle et perpétuelle de 30 sous tournois assise sur toutes les choses du domaine de Chources, le tout pour le prix de 30 livres tournois payées comptant (1420). «Enqueste faicte d'office, par nous, Jacques Taron, conseiller du Roy, lieutenant général en la Séneschaussée du Maine, sur la vériffication de la valleur annuelle des lieu et mestayrie de La Cochardière desquelles l'aliénation est poursuivye par noble Françoys de Hodon, sieur du château de Mayet, suyvant les lettres patentes du Roy expédiées sur l'aliénation de la quarte partye du temporel des bénéfices de ce pays.» (1563). Acte de renvoi devant les Requêtes du Palais, en vertu de lettres de committimus, d'un procès pendant entre lesdits religieux et les fermiers de La Cochardière devant M e Jehan Bernard, lieutenant général du bailli de Touraine, des ressorts et exemptions d'anjou et du Maine (1464). Abonnement par Jehan Carreau, écuyer, seigneur de La Carrelière, à Mayet, à Jean Simon, sieur de Vaumorin, de mener paître et pâturer ses bestiaux de La Cochardière sur les landes du lieu de La Carrelière, à charge de lui payer chacun an 6 boisseaux d'avoine et 2 gros poulets (1490). Bail à moitié de tous fruits de ladite métairie consenti par les religieux à Jehan Simon, paroissien de Mayet, pour sa vie, celle de sa femme et d'un de leurs enfants (1498). Acte par lequel les religieux échangent avec Gessilote, veuve de Jehan Simon, plusieurs pièces de terre et un cours d'eau descendant du moulin de Salvert au moulin à tan de ladite veuve, contre un tiers de journal de terre et une rente inféodée de 30 sous et 2 chapons, avec réserve de pouvoir construire un nouveau moulin et d'y retirer les eaux (1527). Bail à moitié de La Cochardière fait par Jacques de La Taillaye, prieur, à Étienne Benoît et Mathurin Chalebert, paroissiens de Mayet (1564), qui devront, en outre, payer annuellement au bailleur 12 chapons, 16 poulets, 2 poids de beurre salé, des oeufs frais, et de 5 ans en 5 ans, 5 aunes de toile de brin, une livre et demie de duvet, 2 livres de plume et une livre de cire pour l'église. Procès-verbal notarié constatant que M e Jacques Baudeau, bourgeois de Paris, nommé économe par le Roi pour la régie et administration du prieuré de Château-l'Hermitage, par lettres patentes données au camp devant Combourg le 3 avril 1667, s'est transporté au lieu seigneurial de Sourches, paroisse de Mayet, afin d'y offrir à la marquise de Beaumanoir, dame dudit lieu de Sourches, la foi et hommage dus pour raison de ladite métairie (1677). En marge est écrit: «C'est mal à propos que cette foy et hommage a été rendue: elle n'est pas due, ce lieu relevant à cens requérable.» Autre offre de foi et hommage par messire de Monlezun de Busca, prieur, à dame Marie de Neuchèze, veuve en premières noces de messire Claude de Beaumanoir, lieutenant pour le Roi ès provinces du Maine, Perche et Laval, à présent épouse de messire Charles Du Laurens, chevalier, comte de Beauregard, et non commune en biens avec lui, dame du château de Mayet et de la seigneurie de Sourches (1693). Déclaration censive rendue par MM. de Château-l'Hermitage à messire Claude- Philippe-Anne de Thibaut, marquis de La Roche-Tulon, seigneur de la châtellenie de La Tour-de-Beaumont, Baudiment, château du Fort-des-Salles de Mayet et autres lieux, ancien colonel d'infanterie, chevalier de Saint-Louis à cause de son fief de Sourches, dépendant du château de Mayet, demeurant en son château de Baudiment, paroisse de Moussais et La Madeleine, son annexe, province de Poitou (1781). Baux divers du même lieu de La Cochardière. H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 31 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Lieu de La Jugesière, à Mayet: Intimation pour faire montrée dudit lieu à la requête de frère Guillaume de Germanicourt, religieux dudit prieuré, titulaire de la chapelle de Bocé, membre en dépendant, lequel lieu est affermé pour un loyer annuel de 5 septiers de seigle, mesure de Château-du-Loir, et 50 sous en argent (1514). Sentence du siége de Château-du-Loir qui condamne les détenteurs dudit lieu de La Jugesière, des prés et terres des Ricoulières en Pontvallain, des vignes du clos du Châtelet, même paroisse, à en exhiber les contrats d'acquisition et en payer les arrérages de cens et rentes (1594). Déclaration dudit lieu et bordage rendue à la seigneurie de Sarceau, par messire René de Daillon, prieur commendataire (1596). Procès-verbal de visite et montrée du même bien (1772). Plan visuel de La Jugesière levé en Note. «M. le comte de Mailly prétend que cette métairie relève de La Faigne et nous en a fait payer le rachat sur le pied de 25 arpents, quoiqu'elle n'en contienne qu'environ 17 en 1758; cependant cette métairie n'est pas employée dans son aveu rendu au Roy en 1679, et M. le marquis de Giroye, seigneur de Sarceau, la réclame en censif, suivant une déclaration qui lui fut rendue en 1596.» Déclaration rendue pour ledit bien par MM. de Château-l'Hermitage à messire Pierre-François-Denis-Gabriel-Henri, marquis de Giroye, chevalier, seigneur de la châtellenie et paroisse de Mayet, La Roche-Mayet, Bonneval, La Carrelière, Vauloger, Haute-Perche, Brillaudin et autres lieux, capitaine de cavalerie au régiment de Bourgogne (1781). Baux nombreux dudit héritage. Bordage de Launay, aussi à Mayet: procès-verbal de visite et estimation des lieux de Launay, de Mégnennerie et de La Proustière, situés paroisse de Mayet. Messire Jacques de La Taillade, docteur en théologie, prieur (1560). Sous-bail de Launay à moitié des fruits consenti par M e Urbain Bougard, chapelain du

176 prieur, à Guillaume Rocher, à la charge par celui-ci de payer au preneur un demi-poids de beurre salé, 2 chapons et 6 poulets (1565). Autres baux du même bordage ( ). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 12 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Lieu de La Bourgerie, à Mayet: Bail à plusieurs vies dudit lieu fait par messire Gaspard de Daillon, conseiller du Roi en ses conseils d'etat et privé, évêque-comte d'agen, abbé des Châtelliers et prieur commendataire de Château-l'Hermitage, à Pierre Fontenay (1632). Autres titres. Lieu des Petites-Boules, à Mayet: Baillée à toujours faite par les religieux à René Dupuy, pour une rente annuelle et perpétuelle de 12 livres payable à la recette de la seigneurie d'aubeterre dont relève ledit héritage (1712). Métairie d'aubeterre, à Mayet: Bail pour 9 ans de ladite métairie et de celles de La Binquinière et de La Rouzerie consenti par MM. de Château-l'Hermitage, à Pierre Dupuy, pour 300 livres en argent, 212 boisseaux de froment ras le bois, mesure du Mans, 60 boisseaux d'avoine combles, même mesure, 6 poulardes, 4 boisseaux de marrons de 6 boisseaux de noix, le tout de ferme annuelle (1781). Métairie de Beauvais, à Saint-Ouen-en-Champagne: Bail fait par M e Nicolas-Louis Rivard, prêtre, chanoine régulier, titulaire du prieuré simple de Saint-Germain-de-l'Isle, situé paroisse de Mareil-en- Champagne, dépendant du prieuré de Château-l'Hermitage, pour un loyer annuel de 400 livres et diverses autres charges (1774). Autre bail par le même pour 600 livres, en Lieu de La Mahottière, à Parigné-l'Evêque: Bail fait par messire Jean-Bertrand de Saint-Pern, prêtre chanoine régulier, procureur de l'abbaye de Château-l'Hermitage, notaire à Parigné-l'Evêque, des métairies de La Bélinière et du Châtaigner et du bordage de La Boullaye, de la Dîmerie de Courtée, en Challes, et de la rente de 64 boisseaux de seigle et 64 boisseaux d'avoine, à la mesure de Lucé, due par le curé de Courdemanche, pour en payer annuellement 432 livres de ferme en deux termes (1721). Autre bail de La Mahottière, de la Dîmerie de Courtée et de la rente de Courdemanche, pour 200 livres (1774). H (Liasse.) 9 pièces, parchemin; 5 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Maison sise au bourg de Pontvallain: Bail à rente de cette maison et d'un champ, fait par Guillaume Guillon à Gillet Lemercier, pour en payer annuellement 20 sous tournois (1365). Autre bail de la même maison, consenti par les religieux à Jehan Piédru, pour une rente annuelle de 10 sous 8 deniers, plus 16 deniers de cens au seigneur de La Faigne et 3 sous à la fabrique de l'église de Pont-vallain. (1409. Sceau de la cour d'oizé, en partie détruit). Exponce de ladite maison faite par Jehan Potaire à frère Adam Moré, prieur (1454). Autres baillées du même héritage. Métairie de Ségrie, à Pontvallain: Bail pour 220 livres et 6 poulardes, en Lieu de Fontaineté, à Requeil: Baux pour 200 livres en argent et 12 livres de beurre, de ferme, en 1776; pour 230 livres, 1 septier d'avoine et 12 livres de beurre, en Lieu des Roches, aussi à Requeil: Baux consentis par M e Jean-Baptiste Cornu, prêtre, chanoine régulier, prieur claustral, au nom et comme procureur de messire Jean-Benoît d'hélyot, aussi prêtre, abbé de Maures et prieur commendataire de Château-l'Hermitage, pour 120 livres et 6 poulardes, en 1778; et 144 livres et 6 poulardes, en H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 14 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Lieu de La Bourgonnière, à Vaas: Acte d'acquisition de 12 deniers de cens que le prieur devait à la dame de La Gasnerie, en Lavernat. (1389. Parchemin presque illisible. Scel perdu.) Bail du lieu de La Soucherie, en Vaas pour 8 sous tournois de rente annuelle payable à la recette de Courberault (1411). Bail du lieu, domaine et appar-jenances de Courberault, autrement dit La Bourgaignerie (Bourgonnière), contenant de 18 à 20 arpents environ, fait par MM. de Château-l'Hermitage à Jehanne, veuve de feu Saincton Voisin, et au plus vivant de ses enfants, pour une rente annuelle de 75 sous tournois (1486). Autre bail à plusieurs vies du même lieu de La Bourgognerie, pour 7 livres tournois et 4 chapons de rente annuelle, par Adam prieur (1511). Arpentage de trois pièces en pré dépendant dudit lieu (1585). Visite et montrée du même lieu. Estimation des réfections et réparations à y effectuer. Prix des matériaux, des journées de maçon, de couvreur et de charpentier (1609). Baux. H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Lieu de La Séquartière, à Verneil-le-Chétif: Charte de l'official du Mans, le siége épiscopal vacant, contenant vente pour Guillaume de La Motte (de Mota), écuyer, de la paroisse de Verneil-le-Chétif (de Vernolio), au religieux de Château-l'Hermitage (de Castellis in Heremo), d'un septier de froment, à la mesure de Verneil, et de 5 sous tournois, le tout de rente annuelle, qu'était tenu lui faire Jean Picart, sur le fief de La Picardière, savoir: le septier de froment, le dimanche après la Nativité de la sainte Vierge, et les 5 sous, à la fête de saint Pierre ès liens; ladite vente faite pour 100 sous tournois, dont le vendeur se tient pour bien payé; le tout vendu franc et quitte de foi et hommage, sans autre réserve que 4 deniers mansais de service annuel (Du vendredi après la Saint-Remy Scel perdu.) Acte par lequel Geoffroy et Laurent Ridereau, paroissiens de Mayet, reconnaissent avoir vendu à Jehan Le Moulnier, de Verneil, tout ce qu'ils pouvaient avoir et posséder au lieu de La Séquardière, pour le prix de 42 sous tournois payés comptant (1402). Baillée de l'aître de La Séquardière, faite par Macé Arquongne et Denise, sa femme, à Jehan Le Moulnier, pour une rente annuelle et perpétuelle de 10 sous tournois (1404). Acte par lequel Jehan de Launay, paroissien d'aubigné, cède à Guillaume Le Moulnier, de Verneil, tout et tel droit qu'il pouvait avoir sur l'aître de La Séquardière, sis au fief de Colas de Mongé, pour une rente annuelle et perpétuelle d'une mine de froment, mesure de Mayet, et 6 deniers tournois (1404). Contrat de vendition par Jehan Ligeon, de Mayet, à Jehan Le Moulnier, de Verneil, d'une rente d'une mine de froment assise sur ledit lieu, pour le prix de 64 sous tournois (1407). Cession faite par Laurent Ridereau, Jehan Léon et Macée, sa femme, à Denis Véron de tout droit qui leur pouvait appartenir dans l'aître et appartenances de La Séquardière, à la charge seulement d'acquitter les cens et devoirs dus aux

177 seigneurs de fief (1442). Baillée à vie faite par les religieux à Denis Véron paroissien de Verneil-le-Chétif, du même lieu de La Séquardière, pour en faire 16 sous 1 denier et 2 poules de rente, payables auxdits religieux «en leur houstel de La Thorinière» (1445). Copie ou mémoire d'écriture de production touchant un procès entre les religieux et Antoine de Baïf, chevalier, pour raison dudit lieu de La Séquardière. (Sans date. Ecriture du XVI e siècle). Lieu de La Dodinière, aussi à Verneil-le-Chétif: Baillée à plusieurs vies faite par les religieux Martin Durant, paroissien de Verneil, pour une rente annuelle de 20 sous et 2 deniers de cens (1475). «S'ensuyvent les confrontations du lieu et bordaige de La Dodinière, lequel est composé de maison manable, grange, issues, jardins, de quatre journaulx de terre labourable fromental, d'ung arpent et demy de vigne, avecques ung journau de terre en boys et buissons le tout que dessus est tout en ung tenant.» (Sans date. XV e siècle.) Bail à rente fait par les religieux à M e Jehan Ernoulx, curé de Verneil-le-Chétif, de la tierce partie que le prieur de Château-l'Hermitage avait droit de prendre dans la dîme de La Thorinière, même paroisse, moyennant 100 sous tournois payables annuellement à la recette de La Thorinière, et une charretée de paille, aussi chargée que possible, prise au presbytère (1482). Baux du même lieu ( ). H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 17 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Rente de 6 livres sur la métairie du Plessis-Barthélemy, à Saint- Biez-en-Belin: Accord et transaction sur procès pendant au siége de Sablé au sujet de ladite rente, faits entre frère Adam Moré, prieur, et dame Roberde de Moire, veuve de feu messire Pierre Chouenneau, chevalier, dame du Plessays- Berthelemer, qui s'engage à continuer à l'avenir le service de la rente en question. Ce fut fait en présence de Jehan de Savigné et autres (1446). Sentence rendue par Georges Louet, licencié ès lois, lieutenant à Baugé, qui condamne noble homme Julien de Broc, seigneur du Plessis-Barthélemy, à payer aux religieux deux années d'arrérages de ladite rente et à en continuer le service à l'avenir (1536). Aveu de foi et hommage, important reconnaissance de ladite rente, rendu aux plaids dudit prieuré par Ambroise des Escottais (Escottays), écuyer, sieur de La Chevalerie, en Parigné-le-Pôlin, de Fay, en Saint-Ouen, et du Plessis-Barthélemy, pour ces domaines et seigneuries (1598). Acte par lequel Pierre de La Planche, écuyer, seigneur de Bezonnais, conseiller du Roi et maître ancien des Eaux et Forêts de Paris, propriétaire des deux tiers moins un dix-huitième dans les fiefs, terres et métairies du Plessis-Barthélemy, des Bois et de Fay, et de la moitié du bordage de La Tuaudière, abandonne à Louise Boutry, épouse de M e Jacques Lehogne, ci-devant commissaire au Châtelet de Paris, propriétaire d'un tiers plus un dix-huitième des mêmes bien, la totalité de la terre noble, fief et métairie de Fay, en échange du délaissement que lui fait ladite Boutry de la part et portion qui lui appartenait en la terre, seigneurie et métairie du Plessis (1682). Titre nouvel de la même rente consenti par François de Mourobin, seigneur propriétaire de la terre de Bezonnais, Le Plessis-Barthélemy et autres lieux, demeurant à Bordeaux, à messire Adrien des Champs de Moret de Crécy, abbé commendataire de Sainte-Ferme, chanoine de la cathédrale de Beauvais et y demeurant, prieur commendataire de Château-l'Hermitage (1744). Pièces de correspondance et autres titres. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Rente de 3 boisseaux de seigle, sur le lieu de La Mazure, à Bouillé- Ménard (Maine-et-Loire): Sentence de la Sénéchaussée d'angers qui condamne messire Walsh, comte de Serrant, seigneur de Bouillé-Ménard et autres lieux, à passer reconnaissance de la rente précitée à M e Pierre-Louis Charlery de l'épinay, chanoine régulier, titulaire du prieuré simple de La Gravoyère (1786.) Rente de 24 boisseaux de froment sur la métairie des Grands-Rosiers à Cérans: Lettres de jussion adressées par le Roi au sénéchal du Maine, pour terminer un procès pendant depuis longtemps au sujet de ladite vente, entre les religieux et Jehan Leballeur, propriétaire du lieu des Rosiers (1533). Transaction et accord sur le même procès faits entre les susnommés et par lesquels ledit Jehan Le Balleur reconnait devoir la rente en question, et demeure quitte des arrérages moyennant le payement d'une somme de 60 écus sol (1547). Quittance de ladite rente délivrée à... (sic) Le Corvasier, veuve de M e Jacques Aubert, sieur des Rosiers (1690). Titre nouvel donné par messire Michel Armand, marquis de Broc, seigneur des Perroys, La Chevalerie, Cérans et autres lieux, vicomte de Foulletourte, maréchal des camps et armées du Roi, commandeur de l'ordre de Saint-Louis, et commandant pour S. M. en Alsace (1770). Rente de 15 sur le lieu de La Soullettière à Cérans: Titre nouvel (1781). Rente de 22 sous 6 deniers sur le lieu de La Termalière, à Cérans: Titre nouvel consenti par Henri de La Barberie, sieur de Malville, mari de dame Marie Le Cornu, demeurant en leur maison seigneuriale de Malville, paroisse du Bailleul, et Michel Davoust, sieur du Gassean, marchand, demeurant au Mans (1682). Autres titres. Rente de 7 livres 5 sous sur le champ du Fourneau, à Écommoy: Extraits de titres remontant à Rente de 40 sur la baillée de La Gandollière, à Écommoy: Titre nouvel donné par les quinze détenteurs dudit lieu à M e Nicolas-Maxime Milcent, prêtre, chanoine régulier, au nom et comme titulaire du prieuré simple de La Madeleine-de-Montoigne, membre dépendant de Château-l'Hermitage (1683). H (Liasse.) 97 pièces, parchemin; 14 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Rente de 120 livres sur la métairie de La Guittonnière, à Écommoy: Baillée à rente de ladite métairie faite par les religieux à messire Henri-Louis de Gouin, seigneur de Chapiseaux, capitaine et exempt des gardes du Roi et capitaine des carabiniers des gardes, demeurant à son château de Fontenailles, à Écommoy, pour en payer annuellement la rente précitée (1698). Titres nouveaux consentis par messire Louis de Gouin, marquis de Fontenailles, capitaine au régiment du Roi, chevalier de Saint-Louis, gouverneur de la ville et Château-du-Loir, demeurant au château de Fontenailles, héritier de messire Henri-Louis de Gouin, son père ( ). Rente de 50 livres sur le lieu des Jeuneries ou de La Davière, à Écommoy: Titre nouvel (1787). Rente de

178 25 sous sur le lieu de La Chevallerie, à Saint-Jean-de-la-Motte: Titre nouvel (1755). Rente de 8 livres sur la terre du Ponceau, à Lavernat: Acte de constitution de ladite rente par noble Guillaume Bouchier, écuyer, seigneur du Ponceau, paroissien de Lavernaz, au profit des religieux, pour le prix de 100 livres tournois payées comptant (1417). Testament de dame Jeanne Bouchière (Boucher), dame de Bocé, paroissienne d'aubigné, reçu par M e Guillaume Maschart, prêtre, curé dudit Aubigné, par lequel elle donne et lègue aux prieur et religieux tous les frais et intérêts résultant de l'instance entre eux au sujet de ladite rente de 8 livres. Legs nombreux à son mari, à l'église d'aubigné, à ses domestiques etc. (1445. Texte latin.) Transaction sur procès entre Adam, prieur, et Guillaume Boucher, écuyer, par laquelle celui-ci reconnaît devoir la rente susdite. Témoins: Maurice de Montjacob et Jehan de Saint-François, écuyers (1450). Nouvelle transaction sur procès, au même sujet entre ledit prieur, Adam Moré, et Jehan Boucher, écolier étudiant en l'université d'angers, par laquelle celui-ci s'engage aussi à payer ladite rente. Fait à Angers en présence de Jehan Breslay, licencié ès lois, Jacquet Dugué et autres (1451). Rente de 7 livres 10 sous sur 6 arpents de pré et pâture, en la paroisse de Linière (Maine-et-Loire): Reconnaissance de cette rente donnée par messire Jean- Abel de Petitjean, chevalier, seigneur des Ormeaux et de Linière, fils unique de feu Antoine de Petitjean, seigneur des Ormeaux et de l'eschigné (1693); Jean-Louis-Abel de Petitjean, chevalier, seigneur de Linière (1768); Jacques- Henri d'écuillé, chevalier, seigneur de La Carrelière, La Baudinière et autres lieux, demeurant en son château de La Carrelière, paroisse de Mouliherne (1782). H (Liasse.) 14 pièces, parchemin; 14 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Rente de 5 sous sur le lieu du Haut-Pin, à Mansigné: Baillée à rente de 20 chaînées de terre au lieu du Haut-Pin, faite par les religieux à Morin Bouchenoir, pour en payer annuellement lesdits 5 sous (1742). Déclaration rendue au fief de Petit Château, à Mansigné, dépendant du prieuré de Châteaul'Hermitage, par Jean Loiseau, «maître de manufacture de feuillance» (fayence), en Rente de 30 sous sur les champs de l'epron et des Loges à Mansigné: Sentence de la Sénéchaussée de Château-du-Loir qui comdamne dame Françoise Blin, veuve de M e Jacques Lenoir de La Cochetière, chevalier de Saint-Louis, demeurant à La Flèche, à exhiber les titres de la pièce des Loges (1784). Titre nouvel donné par ladite dame de La Cochetière (1784). Rente de 20 sous et 20 boisseaux de froment, sur le lieu de La Martinière à Mansigné: Acte de constitution d'une rente annuelle d'un septier de froment par Pierrot Palloys et Gilete, sa femme, paroissiens de Pontvallain au profit de Macé Trepin, de la même paroisse, pour le prix de «deux escuz et de un mouton, le tout du coing de notre sire le roy Jehan» (1360). Transaction sur procès entre les prieur et religieux et Colas Le Fevre, chevalier, au sujet d'une rente de 20 sous 1 septier de seigle et 3 boisseaux de froment, assise sur La Martinière, et que ledit Le Fèvre reconnaît devoir (1372). Assignation donnée à Jehan de Saint-François, à la requête des religieux, pour le payement de 24 années d'arrérages de ladite rente (1450). Vidimus par Jehan Le Royer garde des sceaux des contrats de la cour du Mans (1450), de l'acte de constitution de la même rente, en date du mardi avant la Saint-Georges 1328, par Jehan Papin, l'aîné, paroissien de Mayet, au profit des prieur et religieux de Château-l'Hermitage, sur ledit lieu de La Martinière, au fief du prieur des Salles, en Marigné. Reconnaissance donnée par noble Jehan de Saint-François, écuyer, seigneur, à cause de Jaquette de Créaux, sa femme, fille de Jehan de Créaux, dit Renaudin, du Plessays (Plessis) et du Ronceray, en Marigné (1450). Lettre de M. Le Boultz, maître des requêtes, seigneur du Ronceray à MM. de Châteaul'Hermitage, pour leur demander communication des titres de ladite vente (1780). Autres lettres de M. Douglas (sans date) et de Madame Morand des Arsis (1780), seigneur et dame du Ronceray, au sujet de la même rente. Reconnaissances et autres titres. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 16 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Rente de 65 livres sur la métairie du Boulay, à Marigné: Procèsverbal de prise de possession du lieu du Boulay, au nom des religieux, lequel lieu, dépendant du bâton pastoral dudit prieuré, avait été baillé à titre viager à René et Michel Pinçon (1589). Baillée à plusieurs vies du même lieu, contenant environ 50 journaux, borné par les landes de Bersay, la métairie de Vaucoulombeau, et les prés de La Braulardière, faite par frère François Quanette, sous-prieur, prieur-curé de Nauvay et de Saint-Jean-Baptiste de La Touche, membre dépendant dudit prieuré, grand vicaire de messire René de Daillon, conseiller du Roi en ses conseils d'etat et privé, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit, baron de Briançon, évêque de Bayeux, abbé commendataire de N.- D. des Châtelliers, diocèse de Poitiers, et prieur commendataire de Château-l'Hermitage, et M e Christophe Jacquart, contrôleur ordinaire de la maison du prince de Conti (1590), pour en payer une rente annuelle de 20 livres en argent, une livre de cire et 8 chapons, et de 10 ans en 10 ans, 5 aunes de toile de brin. Baux de la même métairie et autres titres. Rente de 8 boisseaux de froment sur le lieu de L'Etournellière, à Mayet: Jehan Gobille, paroissien de Maiet, reconnaît devoir un septier de froment à frère Adam Moré, prieur, pour la moitié des arrérages de la rente précitée (1455). Jugement rendu aux assises du Mans tenues par Jehan Le Fournier, lieutenant du juge ordinaire du Maine, qui renvoie devant le juge de Château-du-Loir, la cause d'entre ledit Gobille et les religieux, au sujet de ladite rente (1553) Jugement des assises de Château-du-Loir, tenues par Etienne Segleneau, pour le bailli, condamnant ledit Gobille à payer divers arrérages de la rente susdite (1464). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 11 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Procédure relative au service d'une rente de 30 boisseaux de blé sur le champ du Tappon, à Mayet: Transaction sur procès entre noble dame Françoise de Villiers, au nom et comme bail et tutrice naturelle de noble Geoffroy de Bayf (Baïf), seigneur de Mangé, et de ses autres enfants issus d'elle et de messire

179 François Baïf, chevalier, en son vivant seigneur dudit lieu, et les religieux, prieur et couvent de Château-l'Hermitage pour raison de l'obéissance de certaines terres, au nombre desquelles se trouve le champ du Tappon (1522). Autres pièces de procédure. Rente de 8 livres 8 sous sur le lieu de La Patorrie, à Moncé-en-Belin: Liste analytique des pièces et documents relatifs à cette rente, qui se trouvaient classés dans le tiroir 19 de la mense conventuelle du chartrier dudit prieuré et dont le plus ancien portait la date du 28 août Tous sont perdus, à l'exception des trois plus récents qui sont: un titre nouvel donné par M e Pierre Niepceron, notaire royal à Chemiré-le-Gaudin (1761); une déclaration rendue par les religieux à M e René-Anselme Négrier de La Crochardière, conseiller du Roi et de Monsieur en la Sénéchaussée et siége présidial du Mans, seigneur des fiefs du Bignon, Le Verger et Mollans situés à Moncé (1778); une reconnaissance donnée par Jacques-Augustin Lachèse, orfèvre au Mans, et Marie-Jérôme Niepceron, son épouse (1780). Rente de 12 sous 6 deniers sur le pré du Gué-aux-Oies, à Moncé-en-Belin: Baillée à toujours dudit pré faite par les religieux à Jehan Housseau, marchand, demeurant au bourg de Ponthibault, pour en payer la rente précitée (1510). Reconnaissances de ladite rente. Rente de 5 livres sur le champ du Château à Nauvay: Baillée perpétuelle dudit champ faite par messire Henri Voleigé, de Verdigny, prêtre, chanoine régulier, prieur, à Julien Bouttier, de Nauvay, pour en payer annuellement la rente précitée (1744). Titre nouvel (1784). Rente de 22 livres sur la Maison-aux-Moines, au bourg de Parigné-le-Pôlin: Cession de la baillée de ladite maison faite par Etienne Bellenger, marchand, à messire Michel-Armand, marquis de Broc, chevalier, vicomte de Foulletourte, seigneur des Perrais, Pescheré et autres lieux, colonel du régiment de Bourbon-infanterie, demeurant en son château des Perrais, paroisse dudit Parigné, à la charge de payer la rente précitée aux religieux de Château-l'Hermitage. Ratification par ceux-ci de l'acte précédent, moyennant une hypothèque donnée par ledit marquis sur sa métairie de Sion, en Cérans ( ). Reconnaissance donnée par messire Charles-Eléonor, comte de Broc, seigneur des Perrais, La Chevalerie, vicomte de Foulletourte, chevalier de Saint-Louis, ancien lieutenant-colonel de cavalerie, frère et unique héritier du précédent seigneur de Broc (1786). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 11 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Rente de 6 sous vers le Bâton pastoral, et de 14 sous à la recette du couvent, sur deux arpents de pré, sis près le moulin de Tironnet, à Pontvallain: Déclarations dudit héritage rendues par Jehan Follenfant, paroissien de Mansigné, à messire Péan, humble prieur de Château-l'Hermitage (1486); à messire Louis, aussi prieur (1526); à messire Charles Guilloteau, prieur commendataire (1610) et à messire Gaspard de Daillon, précédemment nommé (1646). Rente de 3 livres 10 sous sur le lieu de La Guérinière, à Pontvallain: Titre nouvel consenti par messire Jacques-Erasme du Hardas d'hauteville, abbé commendataire de L'Epau, dont dépend ledit lieu de La Guérinière (1780). Rente de 24 boisseaux de seigle sur le prieuré de Pontvallain: Titre nouvel donné à messire Jean-Benoît d'hélyot, prieur commendataire, par dom Pierre-René Duval, prêtre, religieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, procureur-cellerier de l'abbaye de La Couture du Mans, dont dépend ledit prieuré de Pontvallain (1783). Rente de 3 livres sur le champ du Saule, à Pringé: Titre nouvel donné par M e Julien Dervillé, conseiller du Roi en la Sénéchaussée de Château-du-Loir, et dame Louise Maubert, son épouse, fille de M e Philippe Maubert, sieur de La Chabottière (1730.) Rente de 16 sous 6 deniers, sur le lieu de La Contrie, à Requeil: Reconnaissance de ladite rente par M. Antoine Hardouin, seigneur du Ravoir et de La Couperie, conseiller du Roi, élu et grenetier en l'élection et grenier à sel de La Flèche (1687). Autre titres. Rente de 13 sous sur le clos des Herbussonnières, à Requeil: Reconnaissances. Rente de 18 septiers de seigle, 5 de froment, 4 d'orge et 3 d'avoine, sur les dîmes de Teloché: Reconnaissances données: par M e Joseph Guittet, prêtre, curé de Teloché, à messire Adrien des Champs de Morel de Crécy (1740); et par M e Jean Guillomeau, prêtre, aussi curé dudit Teloché, à messire d'hélyot (1780). H (Liasse.) 93 pièces, parchemin; 17 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Rente de 50 livres sur le lieu de La Renardière, à Verneille-Chétif: Baillée à vie du bordage de La Regnardière, contenant de 14 à 15 journaux de terre, faite par les religieux à Julien L'Enfant et à Marion, sa femme, pour en payer 15 sous tournois de rente annuelle et 2 deniers de cens (1439). Nouveau bail à vie du même lieu fait à Jehan Belenfant, de Verneil, pour en payer aussi 15 sous de rente et 2 deniers de cens (1456). Délibération capitulaire des religieux approuvant la baillée précédente. Adam prieur (1456. Texte latin. Scel perdu). Défaut prononcé en l'assise de Château-du-Loir, contre Jehan de Baïf, seigneur de Mangé, au profit desdits religieux (1473). Procédures entre les mêmes religieux et Jehan de Beif, seigneur de Mangé, au sujet de 2 deniers de cens que celui-ci avait droit de prendre sur La Renardière (1476). Transaction sur procès entre ledits religieux, demandeurs en rescision de baillée, et Jehanne, veuve de Jehan Bellenfant, par laquelle celle-ci s'engage à augmenter de 5 sous et 2 poules la rente de 15 sous précitée (1478). Baillée à plusieurs vies du même lieu faite par les prieur, religieux et couvent à Jehan Richardeau, praticien en cour laie, demeurant à Vernoil-le-Chestif, pour une rente annuelle de 41 sous tournois et 2 chapons, plus 2 deniers de cens (1510). Bail de La Renardière fait à frère Pierre Bauldry, l'un des religieux, titulaire de la chapelle claustrale de Saint-Michel de La Rondelière, pour 40 livres tournois de loyer annuel (1593). Autres baux pour 85 livres en 1654; pour 92 livres en 1668, etc. H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 18 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Rente de 25 sous sur le lieu de Parfon-Mortier, à Yvré-le-Pôlin: «Extrait des titres» concernant ladite rente. Le plus ancien, qui remontait à 1403, est perdu ainsi que la plupart des autres. Reconnaissance donnée par les détenteurs successifs dudit lieu. Rente de 30 sous sur le Clos-au-Moine, à

180 Pontvallain: Acte par lequel Colas et Alain Buisneau reconnaissent devoir auxdits religieux la somme de 12 livres tournois, pour arrérages de la rente précitée (1547). Rente de 35 sous, 1 septier de seigle et 2 poules sur la terre de Chantelou, à Requeil: Acte de vente par Louis d'alexandre, écuyer, sieur de Chantelou, et y demeurant, à honorable René Hubert, sieur de Corlevé, demeurant à Pontvallain, de la métairie, domaine fief et seigneurie de La Rogerie, à Pontvallain, relevant de la châtellenie de La Faigne, pour le prix de 2820 livres, et à la charge de 35 sous et 2 poules aux religieux de Château-l'Hermitage (1624). Reconnaissances données par Pierre-Charles Rivière, bourgeois de Paris et y demeurant (1712) par Médard Rivière, de Chantelou, bourgeois du Mans (1761), propriétaires successifs de ladite terre de Chantelou. Rente de 193 livres 15 sous sur la ville de Paris: Modèle d'un acte d'acceptation par lesdits religieux de la donation à eux faite par messire Jean-Benoît d'hélyot, prieur commendataire, le 8 février 1781, de ladite rente, à charge d'un anniversaire au jour de son décès. Correspondance relative à cette donation. Rente de 350 livres constituée sur le Roi, à l'occasion d'un emprunt pour la construction de l'église Sainte-Geneviève de Paris: «Lettres patentes du Roi qui ordonnent l'ouverture d'un emprunt de 4 millions, au nom de Sa Majesté, pour être employés à achever la construction de l'église Sainte-Géneviève, à Paris (6 juin Imprimé). Délibération capitulaire par laquelle les religieux décident de participer à cet emprunt pour la somme de 6,800 livres (1784. Sceau plaqué). H (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 4 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Fief de Barbotin, à Noyen: Déclaration rendue audit fief par M e André Le Paige, chanoine de l'église du Mans et y demeurant, pour les bordages des Grandes et Petites-Touches, réunie en une seule ferme et sis à La Suze, tenus dudit fief à 40 sous de rente (1780). Fief de La Bougerie, à Mayet. Lieu de L'Aubépin, aussi à Mayet, en dépendant: Baillée à vie faite par lesdits religieux de Château à Julien de Vézins et Macée, sa femme, d'une portion de vigne et un journal de terre nommé Les Guittonnières, à Mayet, pour une rente d'un septier de seigle, et 12 deniers de cens (1350). Baillées du lieu et bordage de L'Aubépin pour une rente annuelle de 3 septiers de seigle, 20 sous tournois et 2 poules ( ). Déclaration rendue par les maître, frères et chapelains de l'église collégiale de Saint-Julien de Pruillé-l'Eguillé, pour 20 deniers de rente perpétuelle assise sur 2 journaux de terre au lieu de L'Aubépin, à Mayet (1454). Baillée du lieu et bordage de L'Aubépin, faite par les religieux à Jehan de La Porte, à Marguerite, sa femme, et au plus vivant de leurs enfants nés et à naître, pour une rente annuelle de 3 septiers de seigle, mesure de Mayet, 15 sous tournois en argent et 4 poules bonnes et compétentes (1482). Déclarations rendues à Jacques de La Taillaye (1560); René de Daillon (1580); Gaspard de Daillon (1675); et Louis de Monlezun de Busca (1677), prieurs dudit prieuré. Fiefs de La Bougerie et d'aubeterre: Déclarations rendues à messire Gaspard de Daillon, susnommé, par Louis Guillot, écuyer, sieur de Launay, à cause de Marguerite de Houdon, son épouse, seigneur de la terre, fief et seigneurie des Bûchetières, à Mayet, et par différents autres censitaires, pour des héritages sis dans ladite paroisse ( ). H (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 14 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Fief de La Grande-Couperye et de Landevy, à Requeil: Déclarations rendues à messire Péan de Brie, prieur, pour le bordage de La Contrie (1483); à frère Adam Moré (1509); à René de Daillon (1582); à Gaspard de Daillon (1658), prieurs de Châteaux, pour le même bordage pour divers autres héritages, à messire Louis de Montlezun (1682) et à messire Jean-Benoît d'hélyot, prêtre, chapelain ordinaire de Madame la Dauphine (1750), aussi prieurs dudit Châteaux. Fief d'aubeterre, à Mayet: Tran saction sur procès entre messire Loys, humble prieur de Château-l'Hermitage, et M e Martin Fermé, prêtre, par laquelle celui-ci abandonne la saisine et possession d'une pièce de terre et bois nommée anciennement les terre et bois de La Marchaudière, et à présent, les Planches et bois de Jaye, à Mayet, en échange de certaines vignes sises à Pantlou (1530). Déclarations de divers biens-fonds relevant censivement dudit fief, faites à messires René et Gaspard de Daillon, prieurs. H (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 8 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Fief d'ourne, à Yvré-le-Pôlin: Déclarations des champs de Lancherais, ou Locherie, faites à messire Louis de Montlezun de Busca (1682), et à messire Adrien des Champs, dit Morel de Crécy (1731), prieurs commendataires. Titre nouvel d'une rente de 3 livres assise sur le moulin Grimault ou des Hongrois, à Saint-Jean-de-la-Motte, consenti par M e Jean-François Lézeret, prêtre de la Congrégation de la Doctrine chrétienne et procureur du collège royal de La Flèche, au nom dudit collège (1781). Extrait des titres concernant la même rente et ledit moulin qui dépendait de l'abbaye de Bellebranche, réunie au collège de La Flèche. Le plus ancien titre mentionné porte la date du 26 mai Fief de Pontvallain: Aveux de la métairie de La Fouquairie, ou Bernerie, dite paroisse, rendus à messire Gaspard de Daillon, évêque d'albi (1635); et à messire d'hélyot (1782), prieurs commendataires, celui-ci par messire René Le Féron, écuyer, seigneur des Touches et autres lieux, demeurant à sa terre des Touches, audit Pontvallain. Fief de La Rouzière, à Saint-Ouen-en-Belin: Déclarations des champs de La Porte ou de Fromenteau, à Saint-Biez-en-Belin, faites à frère Payen de Brée ( ), à René et Gaspard de Daillon ( ), à Louis de Montlezun, et autres titulaires dudit prieuré. Aveu du lieu de La Coësnerie, sis aussi à Saint-Biez, rendu à M e Charles Guillotteau, prieur commendataire (1608). Déclaration rendue par M e Jehan Princetheau, curé de Saint-Biez, pour 8 journaux, tant terre arable que pré, dépendant du temporel de la cure (1622). Déclaration d'une métairie, sise à Saint-Ouen-en-Belin, rendue aux prieur et couvent de Châteaul'Hermitage par M e Pierre Peschart, bachelier, en décret, titulaire d'une chapelle fondée en l'église Saint-Pierre-de-la- Cour du Maine par les héritiers de feu M e Michel de Teillay, recteur de l'église de Torchamps (1520).

181 H (Liasse.) 19 pièces, parchemin; 11 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Fief de La Rouzière, à Saint-Ouen-en-Belin: Déclaration des Grands-Champs, à Saint-Ouen-en-Belin, faites à M e Jacques de La Taillaye, docteur en théologie (1552), et à ses successeurs, prieurs de Château-l'Hermitage. Plan visuel des Grands-Champs, près le lieu de Grimaud, levé le 7 mai Déclarations: du Champ de La Croix, dite paroisse de Saint-Ouen, à messires René de Daillon (1579), et d'hélyot (1750), prieurs commendataires; de la terre fief et seigneurie de La Bondonnière, même paroisse, à messire Gaspard de Daillon, aussi prieur commendataire, par M es André Henry, prêtre (1629), Guillaume Godefroy, prêtre, chanoine prébendé en l'église du Mans (1665), et Etienne Denis, aussi prêtre et chanoine prébendé en la même église (1675), comme titulaires de la chapelle de La Bondonnière, desservie en l'église Saint-Pierre-de-La Cour du Mans, fondée autrefois par les exécuteurs testamentaires de M e Michel de Teillay, curé de Torchamps; d'une hommée de pré sise audit Saint-Ouen, par Michel Ronsard, avocat en la sénéchaussée et siége présidial du Mans (1677); du lieu et baillée de Chambron, à Saint-Ouen, rendue à messire d'hélyot, par François Dumans, marchand filottier, dite paroisse, et autres détenteurs de cet héritage (1782); du lieu et bordage du Grand-Moiné, en Pontvallain, dépendant du temporel de la chapelle de Sainte-Catherine-de-La-Faigne, desservie en l'église dudit Pontvallain, que fondèrent jadis messire Baudouin Des Roches, chevalier, et dame Marguerite de Courcillon, sa femme, rendues à Jacques, humble prieur de Châteaux, par Macé Brocet, prêtre, titulaire dudit bénéfice (1439); à Adam, aussi prieur, par Guillaume de Courtandon, au même titre (1472); etc. H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Fiefs du Corps et de La Rouzière: Aveux de la terre et seigneurie de Chantelou, en Requeil, rendus à messire d'hélyot, par M. Médard Rivière de Chantelou, seigneur dudit Chantelou, La Preuverie, La Primaudière, Parfondmortier, La Foulonnière et autres lieux, bourgeois de la ville du Mans et y demeurant, paroisse de Saint-Pavin-de-La Cité (1781); de la terre et seigneurie d'yvré-le-pôlin, rendus à messire Gaspard de Daillon, par Jacques Tahureau, écuyer, seigneur de Chauvigné, Maraische et La Roussière (1617); à messire d'hélyot par dame Sophie-Julie-Adelaïde de Ghaisne de Classé, veuve en premières noces de messire Charles Cailleau, écuyer, capitaine au régiment de Saint-Chaumont, infanterie, chevalier de saint Louis, et épouse en secondes noces de messire François-Jean Maulny, écuyer, garde du corps du Roi, d'avec lui séparée de biens, et par Jacques, Pierre-Henri Cailleau, écuyer, ancien officier aux chevau-légers de S. M., son fils majeur de 25 ans, dame et seigneur dudit Yvré (1783). Déclarations: de 6 quartiers de vigne, au clos Rubert, dite paroisse d'yvré, par René de Froullay, chevalier, comte de Tessé, baron d'ambrières et de Vernie, seigneur du domaine et seigneurie du Rubert, en Yvré (1635); du lieu du Patis, aussi à Yvré, par Gervais Clottereau, notaire royal à Saint-Ouen-en-Belin (1682), et autres possesseurs successifs dudit héritage, du domaine de Richemont, audit Yvré, par M e Médard Rivière, conseiller du Roi, juge-magistrat au Siège présidial du Mans, y demeurant, au nom et comme époux de dame Marie-Françoise Fournier (1738); et par Louis-Marie Daniel de Beauvais, écuyer, capitaine de cavalerie, fils aîné et principal héritier de François Daniel de Beauvais, qui était fils et héritier de dame Marie Nantial, veuve de Joseph Daniel de Beauvais (1782). Aveu de la terre, fief et seigneurie de La Bouchardière, sis également à Yvré-le-Pôlin, rendu par M. Jean Paris, prêtre, curé de Requeil, au nom et comme procureur de messire Jacques-Nicolas Nepveu, chevalier, seigneur de Bellefille, Neuvillette et autres lieux, ancien lieutenant de vaisseau, chevalier de saint Louis, demeurant à la terre de Bellefille, paroisse de Chemiré-le-Gaudin (1781). Déclarations de 8 quartiers de vigne, à La Reucherais, en Yvré-le- Pôlin, et du champ de La Galuchère, à Saint-Ouen-en-Belin, rendues par les curés dudit Saint-Ouen, savoir: Mathurin Richer (1486), Jehan Moré (1579), François Harangot (1635), Jean Lemarchand (1646), Gabriel Lemore (1658), Urbain Le Roy (1749), et Guillaume-François-Robert Marchand (1781). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Prieuré de Château-l'Hermitage. Rentes et dîmes. Reconnaissance d'une rente annuelle de 2 septiers de seigle, mesure d'oizé, consentie, au profit du prieur et du couvent de Château-l'Hermitage, par frère Philippe Toreau, prêtre, prieur du prieuré de Pontvallain (1378. Texte latin.) Autre reconnaissance de la même rente donnée en la cour du doyen d'oizé par frère Gui de Domaigné, titulaire dudit prieuré de Pontvallain (1432). Enquête faite devant l'official du Mans, au sujet de ladite rente. Les témoins entendus sont: M e Michel Pigneau, prêtre, curé de Saint- Guingalois de Château-du-Loir; M e Denis de Pauver, prêtre, maître et administrateur de la Maison-Dieu de Pontvallain; Guillaume Touschart, cultivateur, paroissien dudit Pontvallain; Jean Prunier, Jean Bouhourt, prêtre, religieux de Château-l'Hermitage; Jean Touschard de Sautereau, clerc, vivant de son bien à Pontvallain; et Michel Bobet, prêtre, sous-prieur claustral de Château-l'Hermitage. Cette enquête est faite à la requête de frère Jacques Du Verger (de Virgulto), prieur de Château, contre frère Gui de Domaigné, prieur de Pontvallain (1438). On y trouve cités les noms de Denis Belier, prédécesseur de Jacques du Verger, de Philippe Thoreau, du cardinal de Saint-Marc, prieur de Pontvallain, de Jean de Villethibault, curé de Pontvallain. Le cardinal de Saint-Marc y est dit avoir possédé concurremment avec celui de Pontvallain, les prieurés de Bellême, de Sarcé, de Luché et plusieurs autres. Les témoins racontent qu'à cause des guerres et lors de l'arrivée des Anglais, quelques années auparavant, les prieur et curé de Pontvallain se mirent à couvert plusieurs fois, avec leurs biens, dans la forteresse de La Faigne. (Rouleau de 2 m. 68 de long sur 0 m. 20 de large. Texte latin. Incomplet.) Sentence de l'official du Mans, rendue à la suite de l'enquête précédente, qui condamne ledit prieur de Pontvallain à payer la rente précitée de 2 septiers de seigle, aux prieur et religieux de Château-l'Hermitage (1438). Autre sentence de Jehan Pellien, licencié ès lois, conseiller du Roi en sa

182 Cour de Parlement, commis à exercer l'office de lieutenant général du bailli de Touraine, des ressorts et exemptions d'anjou et du Maine, rendue à l'encontre de M e Jehan Margery, prêtre, curé de Saint-Biez-en-Belin, par laquelle les religieux de Château-l'Hermitage sont maintenus en possession et saisine de la tierce partie de la grande dîme dudit Saint-Biez, excepté la dîme des vraies novales, celle des terres dépendant du temporel de la cure et celle du lieu et appartenances de Chardonneux (1476). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 8 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Arpentages et plans des bois dudit prieuré. «Plans géométrals et arpentages des bois de haute futaye et taillis despendant de la mance conventuelle, par Samson, maître vitrier au Mans et architec des ouvrages ordinaires de ladite ville du Mans, au mois de juin 1693.» Ce sont: le bois de La Gagnerie, dépendant de la ferme du même nom, paroisse de Lavernat, contenant 6 arpents 7 chaînées; le Petit-Bois, même paroisse, 2 arpents 72 chaînées; le bois de La Salvasière, dépendant en partie du moulin et en partie de la métairie du même nom, à Écommoy, 8 arpents 38 chaînées; les bois d'en-haut et d'en-bas, dépendant de la métairie de La Bélinière, à Parigné-l'Évêque, 4 arpents 32 chaînées; la garenne de Fessard, 10 arpents 59 chaînées, le Grand-Bois, dépendant de la métairie de Fessard, 19 arpents 43 chaînées, et le bois des Fresches, 13 arpents 53 chaînées, tous les trois situés à Yvré-le-Pôlin et dépendant du prieuré de Fessard, audit Yvré; le bois de La Paragère, à Requeil, 3 arpents 41 chaînées; le bois de La Gravelle, 2 arpents 88 chaînées, celui du Raffeu, 11 arpents 16 chaînées, aussi à Yvré-le-Pôlin et dépendant du même bénéfice; les bois de La Guillotière, 6 arpents 48 chaînées, et de La Touche, 2 arpents 10 chaînées, situés aussi à Yvré-le-Pôlin et dépendant de la chapelle de La Touche, dite paroisse; le taillis de La Justelière, 12 arpents 70 chaînées; celui des Gasts, 6 arpents 38 chaînées; et le bois de La Lortière, 4 arpents 42 chaînées, biens sis à Parcé et dépendant du bénéfice et chapelle de La Lortière, même paroisse, etc. Note constatant que dans l'évaluation des superficies, l'arpenteur s'est servi de la perche de 22 pieds, dont le carré est une chaînée de 100 à l'arpent. Plans de ces divers bois, y compris le bois des Guillardières, à Écommoy. Bois dépendant dudit prieuré situés dans la maîtrise de Château-du-Loir. Suit la liste. Procès-verbal de division de coupes desdits bois dressé par Jacques Ergo, géomètre et arpenteur général des Eaux et Forêts du département de Touraine, Anjou et Maine, demeurant à Angers, paroisse Saint-Michel-de-La-Palud (1741). Procès-verbal de visite et montrée des mêmes bois fait par Charles de Longueval d'haraucourt, chevalier, seigneur de Brette et Haultbois, conseiller du Roi, maître particulier des Eaux et Forêts de la maîtrise de Château-du-Loir, assistée de M es Louis-François Massue, conseiller du Roi et son procureur au Siége de ladite maîtrise, Louis-Mathurin Vérité, aussi conseiller du Roi, gardemarteau, et Brice Vérité, greffier ordinaire (1729). H (Cahier.) In-f, 74 feuillets, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Procès-verbal de visite sur les métairies, bordages, moulins et autres bâtiments dépendant de ce prieuré, dressé par Alexandre Cailleau, entrepreneur, demeurant paroisse de Fontevraud, diocèse de Poitiers, René Roux, maçon et entrepreneur à Yvré-le-Pôlin, et Jean Millet, aussi entrepreneur, demeurant à Saint-Jean-de-La-Motte, experts nommés par ordonnance de M gr Eynard de Ravanne, grand maître des Eaux et Forêts de France au département de Touraine, Anjou et Maine, à l'effet de constater les réfections et réparations à faire sur lesdits biens. État et description de la maison abbatiale, des métairies des Clairets, de La Pièce, de La Bouquetière, du Pont, des Guillardières, du moulin du Pin, biens situés à Château-l'Hermitage; du lieu de Lengleschère, à Luché; des métairies de La Mulottière, à Cérans; de La Bourgonnerie, à Vaas; de La Chenollerie, à Lavernat; de L'Hermitière, à Louplande; de L'Hermitière, de La Corbinière et de Barbotin, sises à Noyen; du lieu de La Fleurière, à Yvré-le-Pôlin; de la métairie de La Rozière, des lieux de Reuchoux et de Monguion, à Saint-Ouen-en-Belin; du lieu des Brosses, à Saint-Biez-en-Belin; de la métairie de Launay, à Requeil; de celle de Ségrie, à Pontvallain; etc. Le prix total des réparations à effectuer est de 23,346 livres 10 sous. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Baux des biens dépendant de ce prieuré. «Proclamat, charges, clauses et conditions auxquelles il sera, en vertu de l'arrêt de nos Seigneurs du Grand-Conseil du 15 juin 1786, et à la requête, poursuite et diligence de messire René-Henry de Carbonnières de Saint-Brice, chanoine-comte de Saint- Claude, vicaire général d'auxerre, aumônier de Monsieur, frère du Roy, abbé de Saint-Vincent-au-Bois, et prieur commendataire de Château-l'Hermitage, demeurant ordinairement ville de Saint-Claude, procédé par devant M. le lieutenant général de la Sénéchaussée du Maine, au bail des biens dudit prieuré, dont le détail suit.» (1787). Autre cahier de charges pour le bail judiciaire d'une autre partie des biens du même bénéfice (1788). Bail consenti par ledit René-Henri de Carbonnières des deux tiers lui appartenant, comme prieur commendataire, dans les métairies, closeries, bordages, moulins, prés, bois, vignes, taillis et autres héritages, dans les fiefs, cens, rentes seigneuriales, foncières et autres, dans les dîmes, inféodées, novales et autres de toute nature, et généralement dans tous les biens et revenus, tant fixes que casuels dépendant dudit prieuré, pour un loyer annuel de 18,200 livres, et autres charges (3 juillet 1789). H Liasse. In-f, 214 feuillets, papier. XVIII e siècle. Prieuré de Château-l'Hermitage. «Sommier et journal des fermes et bordages, baillées à rente, rentes de la manse conventuelle et bénéfices simples possédés par les chanoines réguliers de la Congrégation de France, avec les noms des fermes et bordages, le tout suivant l'ordre alphabétique de paroisse où lesdits biens sont situés, les noms des notaires qui ont passé les baux, le prix de chaque lieu et les subsides dus par ceux qui en sont les possesseurs,

183 commencé le 4 mars 1768.» Le fief de La Bussonnière, à Beaumont-Pied-de-Boeuf, affermé 40 livres; la métairie de Loret, à Saint-Biez-en-Belin, affermée 150 livres, 6 poulardes, 10 livres de beurre et 12 boisseaux d'avoine; la métairie de Linière, à Cérans, affermée 180 livres et 12 livres de beurre; le prieuré de Jageolet, à Chahaignes, affermé 600 livres; la métairie des Saulniêres, à Chantenay, affermée 500 livres; le prieuré de Varennes-l'Enfant, à Épineu-le-Séguin (Mayenne), affermé 500 livres; le bordage de Meublart, à Luceau, affermé 100 livres; le bordage du Petit-Poillé, même paroisse, affermé 150 livres; celui du Baspin, à Mansigné, affermé 150 livres, 12 livres de beurre et 6 poulardes; la métairie de Château-Sallage, même paroisse, affermée 150 livres, 4 chapons, 4 boisseaux de marrons et 12 livres de beurre, etc. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 1 pièce, papier, (Sceaux perdus.) Prieuré de Château-l'Hermitage. Fief de La Thorinière. Rente de 18 boisseaux de seigle et 6 boisseaux de froment, sur le lieu de Chaudé, à Verneil. Vente devant André de Vaige (de Vegia), délégué de l'official du Mans, par Simon Thorin, clerc, et Isabelle, sa femme, aux prieur et chanoines de Château-l'Hermitage (de Castellis in Heremo) de diverses rentes s'élevant ensemble à 7 septiers et unum rasum de blé, dont trois septiers et unum prebendarium de froment, et 4 septiers de seigle, mesure de Mayet (de Maeto), et de plus de 10 sous 4 deniers mansais, le tout dû aux vendeurs par Jean de Pinchon, Herbert Berole, Jean Bomer, Jean Le Bigot et divers autres particuliers, et assis sur divers immeubles situés dans les paroisses de Verneil-le-Chétif (de Vernolio) et de Lavernat (de Lavernez). Cette vente, y compris celle de la vigne de Cul-de-Lou, contenant 3 arpents, est consentie pour 50 livres tournois dont les vendeurs donnent quittance. (1267. Texte latin.) «Sachent touz presenz et avenir que comme Simon de Masvet, escuier de la paroisse de Vernuel, fust tenu pour soi et pour ses... (déchiré) par chescun an, héritaument, à religious homes le priour et le covent de Chasteaux en Hermitage quatre septiers de froment, à la mesure de Maiet, et diz souz de tornoys de annuel et perpetuel rente sus toutes les terres, prez, pasiures et les appartenances d'icelles chouses, lesquelles chouses sunt assises entre les terres de L'Erraudière et les terres qui furent jadis feu Robin Drugon et les terres au monnier de Vernuel et les terres Pierre Pilet, d'une partie et d'autre, lesquelles terres contiennent en tout sis arpenz, et les prez et les pastures environ dous arpenz, et lesquelles chouses desus dites ledit Simon et Ph[ilpp]e, son fiz et son heir, avoient vendu de lonc temps à passé aus diz religions, si comme nous le veimes estre contenu en une letre saellée dou seiau de la court au daien d'oysé; et fussent tenuz en sorquetout ledit Simon et ledit Philippe, son fiz, rendre et paier d'autre partie ausdiz religious treis septiers de froment, à ladite mesure, de annuel et perpétuel rente, héritaument, par chescun au, sus toutes les terres et les noiers que les diz Simon et Philippe avoient ou terroer de La Quochelerie (Cochetterie?), jouste les terres aus diz religious, des icelles terres jusques au noier qui est appelé le Noier Anglous, si comme nous???e veismes estre contenu en une autre letre saellée dou seiau de la court au daien desus dite; et lesquelles toutes chouses desus dites sunt tenues de Guillaume de Mangé, si comme ledit Simon disoit. Et fust tenu, d'autre partie, ledit Simon envers lesdiz religious en douze livres de monnaie courant pour tornays des arrérages des rentes desus dites que il devoit aus diz religious de temps passé, si comme ledit Simon le quenut estre voir, par devant nous estably en droit par devant nous en nostre court, à Maiet, ledit Simon requenut et confessa que de sa bonne volonté, sanz por forcement, en solucion et en aquitement des treis septiers de froment et diz sous de tornoys de rente, et des douze livres de tornoys d'arrérages desus dit, si comme desus est dit, il avoit ballié... et delessié de tout en tout, et onqores balle, cesse, quite et delesse de tout en tout ausdiz religious les oict arpenz de terre, prez et pastures o lor apartenances, si comme il est desus dit et devisé, et ensement une pièce de terre contenant treis arpenz de terre. poi plus ou poi mains, que ledit Simon avoit, assise entre les terres ausdiz religious, d'une part, et les pastures Guillaume de Mangé, escuier, et ou fié audit Guillaume, si comme l'en dit, sans et excepté audit Simon des chouses desus dites quitées les pastures et la terre qui sunt joignant à la terre à la dame de Mangé, si comme elles sunt bornées au-desus des bornes qui sunt en vers, la petite chauciée, et les pastures et la terre joignanz à la terre de l'estanc aus diz religions, d'une part; et de l'autre, dès les bornes de la haie Pierre Pilet en avau demorent, quitaient o les autres chouses desus dites aus diz religious, à avoir, à tenir, à porsoair et à esploiter toutes les chouses et chescunes desus dites, balliées, quitées, cessiées et delessiés (sic) en solucion et en acquitement des seipt septiers de froment et diz souz de tornoys de rente et des douze livres de tornoys deuz d'arréage, si comme il est dit par desus, desdiz religious et de lors successors et de ceux qui cause auront d'iceus, héritaument descienavant et perdurablement, o tout le droit, le destroit, l'auction rael et personnel, la segnorie, la possession et la propriété, lesquex et les quelles ledit Simon i avoit et poueit avoir et devoit par queconque resson et cause que ce fust, nulle chouse de droit, de fait ne de ceustume retenant à soi ne à ses heirs, et desquelles chouses desus dites il se dessessit en nestre main, et nous, à sa requeste ensessissimes lesdiz religious par la balliée de cestes presentes letres. Et requenut en sorquetout ledit Simon que il doit et est tenu, tant pour soi comme pour ses heirs, rendre et paier ausdiz religious, d'autre partie, treis septiers de froment, à la mesure desus dite, de annuel et perpétuel rente, héritaument, par chescun an, sus lesdites terres de Quothelerie, c'est assavoir, ledit froment au dimenche prochain après l'angevine, et les deniers à ces termes, c'est assavoir, diz souz à la Chandelor, et diz souz à la seint Denis, si comme ledit Simon disoit, et si comme nous le veisme estre contenu en une autre letre saellée dou seiau de la court au daien desus dite, à laquelle letre lesdiz religious ne renoncient pas, et lesquelles chouses desus dites balliées ledit Simon promet et est tenu, tant pour soi comme pour ses heirs, guarir, guarantir, deffendre et délivrer ausdiz religions et à ceus qui cause auront d'iceus et à lors successors, de touz enpeschemenz et de toutes obliguacions vers touz et contre touz, tant comme droit donra. Et quant à toutes les chouses et chescunes desus dites tenir guarder et entérigner fermement et loiaument, par touz articles sanz venir à l'encontre par nulle resson ne cause

184 quelle qu'elle soit, ou temps avenir, et à touz domages et dépenz amender et restorer aus diz religious et à lors successors, à lor plein dit, après lor serment, sanz autre proeve, si aucuns en soustenoient par deffaust de guarantie et par queconque autre menière apartenant à cest present fait, obliga ledit Simon pour soi et pour ses heirs aus diz religious soi et ses heirs et touz ses biens moubles et immoubles presenz et avenir où queque il soient, à prendre et à vendre, renonciant le dit Simon à toute excepcion de decevance quelle que elle soit, à toute aide de droit escript et non escript, à tout privillège de croez donné et à donner, d'apoustoille, de Roi, de quel que prince, à toute coustume et establissement de terre et de pais, et à toutes autres excepcions, ressons, deffensses et alleguacions, tant de droit, de fait comme de coustume, par les quelles il pourroit venir et obicer encontre les chouses desus dites ou encontre aucunes d'icelles ou temps avenir, et en est tenu ledit Simon par la foi de son cors sus ce donnée en nostre main de non venir encontre. Après ce, establye en nostre court desus dite, en droit par devant nous, Perronelle, fame doudit Simon, requenut et confessa que elle a fermes et estables toutes les chouses et chescunes desus dites en la menière et en la condicion que elles sunt desus dites et devisées, promettant par la foi de son cors ladite Perronelle sus ce donnée en nostre main que elle encontre les chouses desus dites ne encontre aucune d'icelles n'ira ne ne fera aler, ne nulle chouse es chouses desus dites quitiées, balliées, cessiées et delessiées en solucion et en aquittement des seipt septiers de froment et diz souz de tornoys de rente, et des douze livres desus dites, si comme desus est dit, nulle chouse ne reclamera ni ne fera reclamer par resson de douaire, de don pour noces, d'aumosnement, d'aquèrement, ne par nulle autre resson ne cause quelle que elle soit, ou temps avenir. Et nous, toutes les chouses desus dites ajugons à tenir et à entérigner et les avo confermées don sciau de nostre court desus dite, pesenz le dit Simon et la dite Perronelle... à ce, sauf nostre droit. Ce fut donné le semadi après la feste Saint Jehan Bauptiste, en l'an de grâce mil dous cenz quatre vinz quinze» (1295). Vidimus d'un acte par lequel Jehan Bourdays, «de la ville de Vernoil» (Verneil-le-Chétif), baille à vie à Jehan Mygnot et à Collette, sa femme, aussi paroissiens dudit Verneil, un bordage appelé La Formandière, avec ses maisons, «roche,» courtils, terres, prés, pâlures, bruyères, bois, hayes et autres appartenances, pour un septier de froment et 10 sous, le tout de rente annuelle, et à la charge, en outre, de payer 6 sous 10 deniers de cens au seigneur de Crannes, 20 deniers de cens à la seigneurie du Petit-Mangé, une mine de froment et une mine de seigle au prieuré de Château-l'Hermitage et 8 sous de rente aux religieux de Vaas (1418). Reconnaissance diverses de la rente précitée de 18 boisseaux de seigle et 6 boisseaux de froment sur le lieu de Cheudé. ( ). H (Liasse.) 9 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Prieuré de Château-l'Hermitage. Fief de La Thorinière. Charte de l'official du Mans, par laquelle Simon Thorin et Isabelle, sa femme, vendent à Jean Les Sacer et à ses hoirs 30 sous tournois de rente annuelle et perpétuelle, payable le dimanche après la Saint-Denis, à prendre sur leur domaine, situé dans le fief de Mathieu Boucheit, chevalier, en la paroisse de Verneil-le-Chétif (de Vernolio), moyennant 16 livres et demie tournois payées comptant. (Du mercredi après la Saint-Gervais d'hiver, Texte latin.) Autre vente devant l'official du Mans, par les mêmes Simon Thorin, clerc, et Isabelle, sa femme, au religieux de Château-l'Hermitage (de Castellis in Heremo), de trois maisons, une roche (unam rocham) et une vigne, le tout situé dans la paroisse de Verneil, au fief de Mathieu Bouschet, pour 17 livres tournois payées comptant. (Du jeudi avant Letare Jerusalem Texte latin.) Charte du doyen d'oizé (de Oeseio) par laquelle Lucas Estorneau, et Ausenna, sa femme, paroissiens de Verneil, vendent aux religieux de Château un quartier de vigne sis même paroisse de Verneil, au fief d'étienne Escouart et de son fils Jean, pour le prix de 11 sous mansais, et à la charge de 3 deniers tournois de cens annuel au seigneur féodal. (1277. Texte latin.) Autre vente devant le même doyen d'oizé, par lesdits Lucas Estornel et Ousenne, aux prieur et religieux de Château, de tous les immeubles, bâtiments, roches, vignes, terres, prés, jardins, arbres, noyers et autres choses qu'ils possédaient en la paroisse de Verneil-le-Chétif, au fief dudit Étienne Escouart, pour le prix de 49 sous mansais payés comptant. (1277. Texte latin.) Baillée à rente devant le doyen d'oizé, par les mêmes prieur et religieux auxdits Lucas Estornel et sa femme, des divers immeubles situés dans le fief dudit Escouart, à Verneil, qui ont fait l'objet des ventes précédentes (ladite baillée faite pour 3 mines de froment, mesure de Verneil, livrables chaque année, à La Thorinière, au jour de la Nativité de la sainte Vierge; de plus, 9 sous tournois payables aussi annuellement à la Saint- Denis, et, en outre, deux jalletas de vin, au temps des vendanges. (Texte latin, 1277.) Vente devant le doyen d'oizé par Simon de Sabulis (Sables), écuyer, et Philippe son fils aîné et héritier, de la paroisse de Verneil-le-Chétif, de 6 arpents de terre labourable et de deux arpents de prés et pâtures, situés audit Verneil, entre les terres de Lerraudière et celles multricis de Vernolio, pour 60 livres tournois payées comptant. (1286. Texte latin.) «Sachent touz que en nostre court en dreit establi Symon de Sables, de la parroisse... (détruit), requenut et confessa que il pieça jà vendit et octroia a religious hommes au priour et... (détruit) de Chasteaux-l'Ermitage dous setiers de froment et dous setiers de seigle, à la mesure de Maiet... (détruit) pais, dous deniers mansois lasche de chescun setier, et douze souz de tornois de annel et perpetuel rente à prendre et à apercevoir des diz religious et de lors successours perpetuelment et heritaument sus la terre audit Symon dou quarrefour et sus sa vigne, et sus ses prez, contenanz environ quatre arpenz et deme, séanz en ladite parroisse de Verneil, ou fié audit Symon, jouste le chemin par lequel l'en vet de Verneil au Cheteau dou Lair, sicomme il disoit; et confesse que il fist ladite vencion pour le pris de douze livres dont satisfacion li fut pieça faite enterignement, sicomme il requenut par devant nous en dreit: e promet et gréc le dit Symon et est tenu rendre et paier aus diz religious et à lors successors, ou à lor commandement, en lor herbergement de La Torinière, ledit blé et lesdiz deniers de rentes quites et délivrés, à la Magd(elaine), chescun an desores en avant; e lour garant(ir), délivrer et deffendre ladite vencion de toz empeschemenz et de toutes obligacions envers touz et contre touz, segont dreit, e

185 espéciaument envers touz seignors féaux et suzerains de ventes et de ganz, et de toutes servitutes, ensemble o autre chouses que il tiennent de lui, et au devoir que il li en font; sanz devoir taistre. E se ledit vendoor ou ses heirs estoient deffaillanz en la solucion de la dite rente en aucun terme avenir, en tout ou en partie, lesdiz religious et lors successours, de lour propre auctorité, sanz autre justice appeler, porront prendre, justicier et nommer par eus ou par lor alloez ès dites chouses juques à la value de ladite rente dont le terme seroit passé, et des dommages et dépenz que lesditz religious ou lors successours soustendroient ou encoroient par deffaut de garantir ladite vencion, ou de rendre ladite rente, sicomme desus est dit, desquex dommages et dépenz le procuratour desdiz religious seroit creu par son plain dit, après son serment, sanz autre prouve. E à toutes ces chouses et chescunes devant dites tenir et fermement garder et acomplir, oblige ledit Symon ausdiz religious et à lors successours soi et ses heirs et especiaument lesdites chouses et toz ses autres biens mobles inmobles, présenz et avenir, à prendre et à vendre; renoncie à toute excepcion de fraude et de decevance, et à tout aide et bénéfice de dreit escript et non escript, et à toutes autres resons et allégacions qui li porraient valair à venir contre la tenor de cestes presentes lettres; e de tout ice tenir et fermement garder et acomplir, et que encontre ne vendra par soi ne par autre, s'estreint ledit Symon par la foy de son cors donnée en nostre main. Ce fut donné et ajugié à tenir et à entérignier à la requeste d'icelui par le jugement de nostre court dou Mans ou jour de semadi avant la Magdelaine, en l'an de graice mille CC quatrevinz et douze» (1292). «Sachent touz présenz et avenir que en noustre cort establi en drait Symon Thorin, client; de la parroisse de Verneil, requenut en drait par devant nous que il, de son gré e de sa pure volenté, avait vendu e otraié, e oncores par non de venciun otraie à homes religious e honestes au prioul e au couvent de Nostre-Dame de Chasteaux-l'Ermitage dous souz de tornais en nonae corant de annau e de pardurable à avair e à recevoir as diz religious e à lor successors, à tozjorz mes, pardurablement chascun an, au prochain diemaene après la Nativité Nostre Dame, doudit Symon e de ceous qui cause aront de lui, sus une pièce de vigne contenant jornée à trais homes de bechier, poi plus, poi mains, bordelesche e negrière, asise en la parroisse desus dite, ou fé à la fame feu Herbert de Champaigne, jouste les vignes à La Bodie e jouste les vignes de l'église de Verneil. E fut feite ceste vencion par seize souz de tornais, des ques deniers ledit Symon se tint por paié en drait par devant nous en pécune nonbrée, renoinçant à tote excepcion de pécune non nonbrée e non receue, à toz privilèges de croiz prise e à prendre, e à tote aide de fet e de drait escrit et non escrit, et à totes escepcions e allegacions par qui la tenor de cestes leitres porrait estre quassée ou rapelée; e est tenu ledit Symon garanter e deffendre as diz religious e à lor successors ladite vencium contre toz, tant comme drait donra, e restorer les domages que lesdiz religious soustendront par defaute de garanter ladite vencion. E quant à tenir e entérignier les chouses desus dites, ledit Symon se lia par la fai de son cors donée en nostre main, e en fut condampné à sa requeste par le jugement de la cort mademme la Contesse de Droes. Ce fut fet e saellé à Maiet, sauve le drait mademme, le lundi après l'exaltaciun sainte Croiz, ou mais de seiptenbre en l'an de graice mil e dous cenz quatre vinz e doze» (1292). Reconnaissance donnée devant le doyen d'oizé, par Pierre Lesclenchier, tant en son nom que pour Jean son frère, à Sanctio de Nogent-le- Rotrou (de Nogento Rectrodi), clerc, d'une rente d'une mine de froment, à la mesure de Mayet (de Maieto), qu'ils devaient annuellement à la Nativité de la sainte Vierge, sur une pièce de vigne sise à Larable, au fief de saint Martin de Tours, près la vigne de Martin Gautereau. (1296. Texte latin.) H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (3 Sceaux perdus.) Prieuré de Château-l'Hermitage. «Sachent touz presenz et avenir que par devant nous endroit en nostre presence establys Macé Dodin et Juliote, sa fame, de la paroisse de Vernel (Verneil), requenurent que il ont vendu et enqores vendent par non de vencion à Pierre Joubin et à Juliote, sa fame, trais souz et dous deniers tornais de monaie corant por tornais, de annuel et perpétuel rente à avoir et à percevoir ladite rente desores en avant doudit Pierre et de sadite fame et de lors heirs héritaument par chescun an et perdurablement, au jour de la Sainte-Croez de septenbre sur l'estre ausdiz vendoors, o les apartenances qui sunt en mesons, en cortilz, en arbres, en terres et en autres chouses, sis en ladite parroisse, ou fié au priour et au couvent de Châteaux-l'Ermitage, si comme il diseint. Et fut ladite vente fete por trente et cinq souz de monaie corant por tornais, des quex lesdiz vendeors se tindrent bien por paiez en droit par devant nous en deniers nonbrez. Et la quele rente desus dite lesdiz vendeors promestent por eus et por lors heirs, et chescun por le tout, rendre et paier, dis ci en avant, ausdiz achateors et à lors heirs, par chescun an, au terme desus dit. Et la quele vente desus dite lesdiz vendeors promestent, por eus et por lors heirs et chescun por le tout, garenter, délivrer et défendre franche et quite ausdiz achateors et à lors heirs de touz, vers touz et contre touz, tant comme droit donra, en rendent ladite rente, sicomme desus est dit, et en rendent en outre ladite rente dous deniers tornais ausdiz priour et couvent par chescun an, au dimanche après l'angevine, et abatuz dou devoir ausdiz vendeors, senz nul autre devoir. Et quant aus chouses desus dites faire et entérignier, sicomme desus est dit, obligent lesdiz vendeors ausdiz achateors et à lors heirs eus et lors heirs et touz lors biens mobles, inmobles, presenz et avenir, à prendre et à vendre; et renoncièrent, en ce fet, lesdiz vendeors à l'excepcion de fraude, de lésion et de toute decevance, et à toutes autres excepcions, ressons et allegacions qui lour porreint valoir à venir contre la tenor de cestes lestres; et en furent tenuz lesdiz vendeors par la foy de lors cors sus ce donnée en nostre mein de non venir encontre, et condanpnez à lour requeste par le jugement de nostre court de Maiet, sauf nostre droit. Ce fut donné le dimanche après la Saint-Martin d'iver en l'an de grâce mil trais cenz et noef» (1309). «Sachent touz presenz et avenir que par devant nous en droit, en nostre court d'oessé establys André Rogier et Agnace, sa fame, et Estienvre Vaneau et sa fame requenurent eus avoir donné de lour bonne volunté et onqores donnent et ostroient par non et par titre de donnoison à Dé et à nostre Damme et à religious hommes le priour et le covent de nostre Damme de Chasteaux, en pure et perpétuel aumosne,

186 pour le salu de lors ames et des ames de lors antecessors, un septier de seigle, à la mesure de Mayet, de perpetuel rente; la quelle rente desus dite Pierre Froté, autrement appelé Pant..., devoit et estoit tenu rendre et paier aus diz donneors par chescuns anz, au jour de l'angevine, sus terres, sus prez et sus noes, si comme lesdites chouses se poursient, sises en la parroisse de Laverneiz, partie ou fié qui fut jadis feu Guillaume de Nogent, chevalier, et partie ou fié qui fut jadis feu Guillaume Anaby, si comme il disoint. Et donnent onqores o tout ce lesdiz donneors ausdiz religious, et pour la cause desus dite, touz les arrérages qui estoient deuz aus diz donneors dou temps passé, de la dite rente, et vint souz de monaie corant, les quex ausdiz donneors, par reson de deppens fez d'iceus contre ledit Pierre en la court au déen d'oesé, furent jadis adjugiez contre ledit Pierre ausdiz donneors par Gervese Brulé, arbitre et amiable compositor jadis éleu desdiz donneors et doudit Pierre par reson des contenz qui avoint esté meuz entre eus en ladite court doudit déen par reson de ladite rente et des arrérages qui en estoint deuz et desdiz deppens, si comme les diz donneors disoint. Et des quelles chouses desus dites einsi données, si comme desus est dit, lesdiz donneors transportent dès orendroit, par la tenor de cestes presentes lestres as diz religions et a lors successors la sessine, la seignorie, la possession et la propriété, et lor cessent, quitent et delessent touz les droiz, toutes les auctions réaux et personelx lesquex et lesquelles lesdiz donneors i avoint et poveint avoir par queconque reson ou cause que ce fust, promestanz lesdiz donneors, par la foy de lors cors sus ce donnée en nostre mein, et sus l'obligacion de eus et de lors heirs et de touz lor biens mobles et inmobles, présenz et avenir, ou que que il soint, lesquex il sometent à la juridicion de nostre court desus dite, quant à cest fet que eus ne l'un d'iceus ès dites chouses données ne demanderont jamès riens, ne ne feront demander par eus ne par autre ou temps avenir. En tesmoign de laquelle chouse, nous, à la requeste desdiz donneors, avons donné ausdiz religious cestes présentes lestres saellées dousael de nostre court desus dite saufnostre droit. Ce fut donné le mardi avant la Saint-Denis, l'an de grâce mil trays cenz et vint et un» (1321). Baillée à toujours faite par Pierre Bouvier, paroissien de Verneil-le-Chétif, à Thomas Bonsart, de la même paroisse, d'un aître, avec ses maisons, terres, courtils, bruyères, arbres chargeants et non chargeants, et autres appartenances, situé audit Verneil, sur le chemin allant de Verneil à Beaumont-de-Pié-de-Buef (Beaumont-Pied-de-Boeuf), pour une rente annuelle de 7 sous tournois et à la charge de payer, annuellement aussi, au prieur de Château 4 boisseaux de seigle et 4 deniers de cens (Texte français, 1350). Autre baillée à trois vies consentie par les prieur et religieux dudit prieuré à Jehan Héraux, de Verneil, d'une pièce de terre contenant 4 jours, située dite paroisse, sur le chemin qui conduit de Verneil à Mayet, pour une rente annuelle de 20 deniers tournois et 2 septiers de bon froment. (1353. Texte français, sceau assez bien conservé.) H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Prieuré de Château-l'Hermitage. Baillée à toujours faite par Étienne Belenfant à Jehan Lemonnier de l'aître de La Piquardière (La Picardière), consistant en maisons, roche, terres, vignes et bois, sis à Verneil-le-Chétif, au fief de La Motte, pour une rente annuelle de 11 boisseaux deux tiers de froment, payable le dimanche avant l'angevine. (1363. Texte français.) Autre baillée à trois vies faite devant Jehan de Belin, clerc, garde des sceaux des contrats de la court de la châtellenie d'oesé (d'oizé), par les prieur et couvent de Château-l'Hermitage à Laurent Le Mercier, paroissien de Vaas, de deux pièces de vigne contenant trois quartiers, et d'un bois contenant un quartier, pour 16 sous tournois de rente annuelle, payable le lendemain de la Saint-Denis (1380). Autre baillée à trois vies faite par lesdits religieux à Jehan Rucaz, de Verneil, d'une pièce de vigne contenant quatre hommées sise au lieu de La Heisse, à Verneil, pour en payer 5 sous tournois de rente annuelle (1382). Vente par Gillet Sauvageau, paroissien de Verneil, à Jehan Lefèvre, de La Cormière, même paroisse de Verneil, d'une rente annuelle et perpétuelle de trois provendiers(<note/1>un provendier valait 3 boisseaux. (DUCANGE.)</NOTE>) de froment, mesure de Mayet, assise sur un quartier de vigne, au fief de Bocé, dite paroisse, pour 60 sous tournois payés comptant. (1391. Ces trois derniers actes sont en français, comme le premier.) H (Liasse.) 7 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Prieuré de Château-l'Hermitage. Reconnaissance d'une rente de 8 sous tournois assise sur une pièce de terre appelée Le Vieux-Four, à Verneil-le-Chétif, et payable aux religieux dudit prieuré en leur hôtel de La Thorinière, consentie par noble homme Nicolas Mangé, écuyer, seigneur de La Pinardière et du Petit-Mangé (1402). Baillée à trois vies faite par lesdits religieux à Macé Coulléard, à sa femme et à son fils, et au plus vivant d'eux trois, de 2 arpents de terres, ou environ, étant en bois, en vignes et en bruyères, sis à Vas (Vaas), près La Gahérie, pour 5 tournois de rente annuelle (1407). Autres baillées, aussi à trois vies, faites par lesdits religieux à Guillaume Leigneau, à Jeanne, sa femme, et à l'un de leurs enfants, paroissiens de Vaas, d'un aître appelé La Fouscherie, consistant en courtils, terres arables et non arables, pâtures, bruyères, fresches, bois, hayes et buissons, sis dite paroisse, pour en payer 8 sous de rente annuelle, et à la charge d'y faire construire, avant 4 ans révolus, une maison bonne et compétente (1410); à Gervais Pinsson, de Verneil, d'une pièce de terre contenant environ un journal, sise même paroisse, pour une rente de 15 deniers tournois (1411); à Michel Laye, demeurant à Mayet, d'une pièce de vigne sise audit Verneil, près les vignes de Mangé, pour 2 sous 6 deniers de devoir (1434); au même, d'une autre vigne contenant 3 quartiers, pour 8 sous tournois de rente annuelle (1434). Acte par lequel Guillemette, veuve de Jehan Lucas, demeurant à Verneil, fait donation de tous ses biens, meubles et immeubles, à Denis Véron et Jeanne, sa femme, de la même paroisse, sous certaines conditions (1442). H (Liasse.) 8 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Prieuré de Château-l'Hermitage. Acte par lequel Jehan Testard, paroissien de Verneil-le-Chétif, vend à noble homme Guillaume d'avaugour, écuyer, seigneur de Courtallain et de Boysreffin, une pièce de vigne et de

187 fresche, contenant 2 quartiers, à la charge de payer au prieur de Château, à la décharge du vendeur, une rente annuelle inféodée de 4 sous tournois. Témoins: noble Jehan de Bayf (Baïf), seigneur de Mangé, Ambroise Pleneteaut (?), écuyer, seigneur de Brilaudin, et autres (1469). Baillée à plusieurs vies faite par Adam, prieur de Château, à Michel Dutertre, d'une pièce de terre contenant 3 quartiers, sise près La Bodinière, à Vaas, pour 7 sous 6 deniers de devoir (1508). Autre baillée faite en la cour du prieuré d'oisé (Oizé), par les prieur et couvent précités à M e Jehan Richardeau, praticien en cour laie, d'une pièce de terre nommée le Clos-Gerbe, sise à Verneil-le-Chétif, près les vignes au seigneur du Rocher, pour 7 sous 6 deniers de rente inféodée (1512). Acte par lequel Jamin Hariquet et Perrine, sa femme, vendent à noble homme Jehan de Vendousmoys, écuyer, seigneur du Rochier, demeurant à Verneil, une pièce de pré contenant journée à 8 hommes faucheurs, pour le prix de 80 livres tournois (1517). Déclarations de divers héritages vendues à Adam (1539), et à Gaspard de Daillon (1646), prieurs de Château-l'Hermitage. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 16 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Fief de La Thorinière. Bail à vie du lieu et bordage des Vieux- Moulins, contenant 10 arpents de terre, sis à Luceau, fait par Péan, humble prieur de Château-l'Hermitage, à Jacque Lemaçon, à Marie, sa femme, et au plus vivant de leurs enfants nés ou à naître, pour 40 sous tournois de rente inféodée (1404). Quittance délivrée à frère Jacque du Verger, prieur, par Jehan Morin, receveur ordinaire de la baronnie de Château-du-Loir, au nom de la Reine de Jérusalem et de Sicile, duchesse d'anjou et dame de ladite baronnie, d'une somme de 30 livres tournois à laquelle ledit prieur a fixé et composé pour le rachat des terres qu'il tient à foi et hommage de ladite dame en icelle baronnie (1437). Déclaration du même receveur Jehan Morin constatant que frère Adam Moré, prieur, lui a exhibé une lettre patente du comte du Maine lui accordant remise des sommes de deniers dont il pouvait être tenu envers ledit seigneur pour les rachats de ses terres des Vieux-Moulins et autres (1452). Pièces d'un procès intenté devant M e Jehan Gaucher, lieutenant du sénéchal du Maine, au siège de Château-du-Loir, par les religieux dudit prieuré à noble homme Louis de Vendosmoys, écuyer, seigneur de la Prousterie, au sujet de la propriété de deux pièces faisant partie du bordage des Vieux-Moulins, à Luceau, dont l'une contient 5 journaux et est située sur le ruisseau qui descend du moulin du Guyschet au moulin du Pré (1542). Reconnaissance d'une rente de 45 sous et 2 poules assise sur ledit bordage, donnée à messire Gaspard de Daillon du Lude, prieur commendataire, pour M e Jacques Huberson, prêtre, demeurant au bourg de Pontvallain (1665). Requête adressée au Parlement de Paris par les religieux de Château à l'effet de faire assigner devant cette cour leur prieur messire Gaspard de Daillon, évêque d'alby précité (1674). Titre nouvel d'une rente de 3 livres à laquelle a été évaluée la rente susdite de 45 sous et 2 poules, consentie par Jacques Ménager, marchand à Château-du-Loir, et autres détenteurs du lieu des Vieux-Moulins (1758). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 13 pièces, papier Prieuré de Château-l'Hermitage. Fief de La Thorinière. Rente de 5 boisseaux de froment sur lieu d'essigné, à Verneil-le-Chétif: Acte de vente, en la cour de Maiet, par Simon de Vezins, Jeanne, sa femme, et autres, aux prieur et couvent de Château-l'Hermitage d'une rente de 3 septiers et une mine de seigle, assise sur l'aître et appartenances à La Monnerie, à Lavernez (Lavernat), pour le prix de 8 livres 11 sous tournois (1344. Sceau perdu). Sentence des assises du fief de Sarceau qui réduit, du consentement d'adam Moré, prieur de Château, la rente du lieu d'essigné, qui était trop chargé, à 5 boisseaux de froment, mesure de Mayet (1454). Déclaration rendue par ledit prieur Adam Moré à noble homme Alain Haussart, écuyer, seigneur de la terre de Sarceau, en Sarcé, à cause de demoiselle Jeanne Maréchalle, son épouse, et mentionnant ladite rente. (Note ) Acte par lequel ladite demoiselle Jehanne Mareschale, veuve de feu Allain Haussart, écuyer, dame de Sarceau et «gouverneresse» de M er de Berry, fils du feu roi Charles, cède au prieur Adam Moré 5 boisseaux de froment de rente que lui doivent faire Pierre Vaillant et sa femme, sur divers héritages sis à Mayet, et ce pour se libérer envers ledit prieur de la rente précitée assise sur le lieu d'essigné (1464). Transaction sur procès intervenue en la cour du Roi et de M gr fils de France, frère unique de S. M., comte du Maine, au Mans, entre les religieux de Château et haut et puissant seigneur Jean de Hamelet, chevalier de l'ordre Saint-Michel, seigneur de La Roche-de-Mayet et du lieu et métaire de Lésigné, en Saint-Martin de Mayet, portant reconnaissance de ladite rente. Témoins: Joachim de Sarasin, écuyer, sieur de Vézins, Jacques d'argy, écuyer, sieur de Baigneux, en Mayet, et M e René Gaultier, prêtre, curé dudit Saint-Martin de Mayet (1580. Copie). Rente de 12 sous et 2 poules, sur le Petit-Clos-Moiré, à Verneil: Titres nouveaux consentis par Elisabeth Besnard, veuve de Erasme Chanty, comme mère et tutrice naturelle de René Chanty, son fils mineur (1665); par René Chanty, marchand, curateur du susdit René Chanty, mineur (1677); et enfin par ce dernier en Déclarations du lieu de La Barre ou des Loges, à Vaas, rendues au fief de La Thorinière ( ). H (Registre.) In-f, 158 feuillets, parchemin; 135 feuillets, papier Prieuré de Saint-Blaise-de-la-Gravoyère, paroisse de Noyant-la-Gravoyère (Maine-et-Loire), dépendant du prieuré conventuel de Château-l'Hermitage. «Ce volume est composé de différens titres au soutien de la propriété du temporel du prieuré simple de Saint-Blaise-la-Gravoyère, à commencer depuis le 1 er dimanche après la mi-août 1364, jusqu'en l'année 1609; duquel prieuré dépend, outre le domaine, les rentes foncières et les dixmages, deux petits fiefs censifs, l'un nommé le fief de Fosse, et l'autre, le fief de La Gingraudais. Lesquels titres sont des baux à rentes et à cens, des remembrances et tenues d'assises, livres de recettes ou censifs, déclarations, exhibitions et jugements, sentences, titres nouveaux, acquêts, échanges et autres titres qui justifient les droits dudit prieuré. Nota. Il y a un répertoire général de tous ces titres, relié avec le 3 e volume.» (Ce dernier article est perdu.) H (Registre.) In-f, 21 feuillets, parchemin; 249 feuillets, papier.

188 Prieuré Saint-Blaise-de-la-Gravoyère. Baillée de la métairie de La Moynité, faite par les prieur et religieux de Château-l'Hermitage à Jehan Briant, dit Château, paroissien de Saint-Aubin-du-Pavoil, pour 4 septiers et 1 mine de seigle et 5 poulailles, bonnes et compétentes, le tout de rente annuelle (1375). Transaction sur procès entre lesdits prieur et religieux et Guillaume Bergier, au sujet de la métairie précitée. Celui-ci abandonne toute prétention à la propriété de cet héritage (1396). Acte par lequel frère Denis, humble prieur du monastère de Château-l'Hermitage, soliti per priorem gubernari, abandonne à Jehan Jobart, prieur de Saint-Blaise, pour en jouir à sa vie priorale, une vigne contenant 6 hommées, située paroisse de Nyoiseau (de Nido avis.) (1396). Accord entre Guillaume de Champagne, paroissien de Châtelais (Maine-et-Loire), seigneur de La Rivière et de La Corbière, et les prieurs de Château et de La Gravoyère, concernant l'écoulement de l'eau de l'étang dudit de Champagne (1399). Échange de 6 sillons de terre entre frère Adam Moré, prieur de La Gravoyère, et M e Jehan Thenault, bachelier ès lois, mari de Mathurine de Juigné, seigneur de La Tesserie (1416). Déclaration du temporel dudit prieuré rendue par Nicolas Lecomte, prieur, à noble et puissant seigneur M. de La Roche-Baraton, seigneur de la châtellenie, fief et seigneurie de La Gravoyère. Détails (1455). Autres déclarations rendues par le même prieur aux seigneurs de Bouillé-Menart (1486), et de La Roche d'iré (1492). Échange entre ledit prieur et noble Olivier Baraton, seigneur de La Gravoyère, de l'étang du prieuré contre une hommée et demie de pré appartenant audit Baraton (1497). Sentence rendue par Pierre de Pincé, licencié ès lois, lieutenant du juge ordinaire d'anjou, laquelle faisant droit sur le déclinatoire proposé par frère Adam, ancien prieur de La Gravoyère et actuellement prieur de Château-l'Hermitage, pour une chaussée par lui faite près l'étang de La Gravoyère, décide qu'il ne devait être traduit par le seigneur de La Gravoyère, pour les dommages et intérêts que celui-ci réclame à cause de ladite chaussée, que devant le juge ecclésiastique (1508). Déclaration du domaine, terre et seigneurie de La Fosse rendue par M e Pierre Maillot, prêtre, prieur commendataire, à haut et puissant seigneur François de La Trémoille, chevalier, prince de Talmont, seigneur de La Roche-d'Iré, au regard de cette dernière seigneurie (1509). Bail du temporel dudit prieuré fait par M. Pierre Syette, chanoine de l'église d'angers, prieur commendataire, à noble François Du Tertre, prêtre, demeurant en la paroisse de Châtelais, pour un loyer annuel de 530 livres et autres charges (1627). Déclaration du temporel dudit prieuré rendue au Roi, par messire Pierre Garande, docteur en théologie en l'université d'angers, grand archidiacre et chanoine théologal en l'église dudit Angers, prieur commendataire de La Gravoyère. Nombreux détails (1640), etc. H (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 30 pièces, papier Prieuré de Saint-Blaise-du-Jajolay, à Chahaignes, dépendant du prieuré de Château-l'Hermitage. Lieu de La Varenne, à L'Homme: cession par Jehan de La Pointe, chevalier, à M e Guillaume Pihoreau, prieur dou Jagloulay, de 24 hommées de vigne, en une pièce située paroisse de Lhommes (L'Homme), au lieu appelé La Varenne, au fief du sire de Moulinet pour demeurer quitte envers ledit prieur d'une rente d'un muid de vin à vinaigrer qu'il était tenu lui faire chacun an au jour de Toussaint (1377). Baillée à trois vies d'un pièce de terre qui fut jadis en vigne, sise entre Les Tuffières et La Janière, en la paroisse de L'Homme, contenant un arpent et demi, faite ladite baillée par les prieur et couvent de Château à Guillaume de La Touche, paroissien de L'Homme, pour une rente annuelle de 20 sous tournois (1401). Donation d'une rente annuelle de 2 sous 6 deniers tournois pour la célébration d'une messe par an en la chapelle dudit prieuré, faite par Perrin Mesgnée, qui affecte à la garantie de ladite rente un pré contenant 3 quartiers situé sur la rivière qui va au moulin de Rochart (1404). Baillée à plusieurs vies dudit lieu de La Varenne, contenant en maisons, terres labourables et vignes environ 6 sexterées, plus une vigne contenant 7 hommées, pour une rente annuelle de 3 septiers 6 boisseaux de seigle, un septier d'orge, 6 boisseaux de noix, 2 chapons, une livre de cire et 2 sous 6 deniers de cens (1525). Déclaration dudit lieu rendue à messire Marc-Antoine-François Lepellerin, marquis de Gauville et de La Chartre, au regard de la seigneurie de Créans.. Autre déclaration du même bordage de La Varenne rendue par le titulaire dudit prieuré à messire Hyacinthe Lorgier de Saint-Sulpice, chevalier de l'ordre de Malte et de Saint-Jean de Jérusalem, et commandeur de la commanderie d'artins, au regard du fief en dépendant (1781). Moulin de saint Blaise, à Chahaignes: Délibération capitulaire des religieux de Château-l'Hermitage qui accorde à Louis Foucher, meunier dudit moulin, droit de passage, à charettes et à boeufs, sur certaines terres dépendant du prieuré de Jajolay (1461). Mémoire qui conteste l'authenticité du titre précédent et en fournit les raisons (1607). Assignation donnée à la requête du procureur fiscal dudit Saint-Blaise-du-Jajolay à noble René Le Tourneux, lieutenant de la Prévôté royale, pour exhiber les titres en vertu desquels il détient certains prés qui furent autrefois du domaine de Jajolay (1611). Sentence de la Sénéchaussée du Mans qui condamne messire Jacques de Courtoux, chevalier, seigneur du Plessis, propriétaire du moulin de Saint-Blaise, à payer au prieuré de Jajolay 3 années d'arrérages d'une rente de 45 boisseaux de mouture, moitié seigle et moitié froment, mesure de Saint-Christophe (1695), etc. Tenue des Massotières, à Chahaignes: Déclaration diverses rendues aux titulaires successifs du prieuré par les détenteurs dudit lieu des Massotières ( ). Rente de 6 livres 6 deniers, sur une pièce de terre près le Bas-Jajolay, à Chahaignes; Bail à rente par M e Louis Lefèvre, prieur de Jajolay, à Michel Delaunay, sieur du Pâtis Gibault, d'un arpent de pâture pour 6 livres de rente et 6 deniers de cens, et du droit de faire et creuser une cave en roc, au lieu du Haut- Jajolay, pour 3 sous de rente et 6 deniers de cens, le tout payable à Noël (1687). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 17 pièces, papier Prieuré de Saint-Blaise-du-Jajolay. Permutation dudit bénéfice faite entre les mains d'adam, prieur de Château-l'Hermitage, par frère Gervais Joubault, prieur, et frère Jean Jardrin, sacristain dudit Château-l'Hermitage. (1470. Texte latin. Sceau perdu.) Présentations du même bénéfice à frère Gautier Hamelet, diacre, par frère Péan,

189 abbé de Saint Georges-sur-Loire et prieur de Château (1504); par Louis, aussi prieur de Château, à frère Jean Delahaye (1518). Provisions en cour de Rome dudit prieuré de Saint-Blaise, et sentence de l'officialité de Tours en faveur de M e Léonard Couperie, successeur de M e Jean Du Vivier (1525). Provisions dudit prieuré accordées à frère Claude Sarazin, prêtre, par Louis de La Taillaye, humble prieur du prieuré de Château-l'Hermitage, nullum in ordine sancti Augustini superiorem sed sedem apostolicam immediate recognoscentis (1526); à frère Jean Du Vivier, prêtre (1532); à Gilles Baudoin, clerc du diocèse de Chartres, par suite de la résignation faite par noble homme André d'averton (1541) entre les mains du même collateur Louis de La Taillaye. Procès-verbal de prise de possession du prieuré de Saint-Blaise par frère François Quanette (1553). Provisions accordées audit Quanette par Jacques de La Taillaye, prieur de Châteaux. Signature apostolique contenant provisions dudit prieuré en faveur d'yves Goussart, sous la réserve d'une pension de 80 livres pour François Quanette. (Original ) Nomination, prise de possession et démission d'ambroise de Mellay ( ), etc. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 23 pièces, papier Prieuré de Saint-Blaise-du-Jajolay. Exponce et accord faits entre frère François Quanette, prêtre, religieux profès et sous-prieur de Château-l'Hermitage, prieur de Nauvay et de N.-D. de La Touche, membres dépendant dudit prieuré de Château, et Julien Alloyau, notaire à Yvré-le-Pôlin (1580). Provisions du prieuré de Jajolay accordées par ledit Quanette, comme vicaire général de René de Daillon du Lude, évêque de Bayeux, et prieur commendataire de Château, à Jean Belon, prêtre, chanoine régulier audit Château. (1 er septembre 1593.) Lettre de la princesse de Conti (Jeanne de Coësmes, dame de Bonnétable et de Lucé, fille de Louis de Coësmes, seigneur de Lucé et d'anne de Pisseleu, et veuve en premières noces de Louis, comte de Montafié, en Piémont) au sous-prieur de Château pour lui enjoindre, en son nom et en celui de son mari, de donner la moitié du prieuré du Jajolay au fils du sieur de La Noue et l'autre moitié au secrétaire Le Roy. Les provisions devront être délivrées au nom de ce dernier. (5 septembre Signature autographe.) Collation dudit bénéfice, vacant par la résignation de frère Jean Belon, à M e Mathurin Bourdin, prêtre (1595). Autres provisions dudit prieuré pour le même Mathurin Bourdin, délivrées par Michel Dionneau, prêtre, aumônier du prince de Conti et prieur commendataire de Château-l'Hermitage (1595). M e Cyr Lambert, prêtre, curé de Chahaignes. Signature apostolique conférant à M e François Durand, clerc, le prieuré de saint Blaise, vacant par la résignation de Mathurin Bourdin (1596). Arrêt du Grand-Conseil du Roi qui maintient ledit Durand dans la possession et jouissance du Jajolay, malgré les prétentions de M e Pierre de Berneuil, avocat au Parlement de Paris, soi-disant résignataire de feu Jehan de Berneuil (1598). Mémoire touchant la contestation mue entre le prieur de Jajolay, M e François Durand, et le curé de Chahaignes, M e Cyr Lambert, au sujet des offrandes faites le jour Saint-Blaise dans la chapelle dudit prieuré par les diverses processions qui s'y rendent, lesquelles oblations consistent en «eschines, jambons et autres pièces de porcs,» dont le curé réclamait le tiers. Consultation qui juge que le tout doit appartenir au prieur (1600). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 28 pièces, papier Prieuré de Saint-Blaise-du-Jajolay. Procès-verbal de prise de possession dudit prieuré par M e René Durand, clerc tonsuré (1603). Sentence de Nicolas de Longueil, écuyer, conseiller du Roi, lieutenant particulier et assesseur civil et criminel en la sénéchaussée et siége présidial du Mans, commissaire député en cette partie par S. M. et Nosseigneurs de la Chambre de la générale réformation des hôpitaux et maladreries de France, qui constate que le prieuré de Saint-Blaise n'a aucun caractère hospitalier et est à la collation du prieur de Château-l'Hermitage (1624). Provisions dudit bénéfice vacant par le décès de René Desbois, accordées à frère François Desbois par messire Gaspard de Daillon du Lude, évêque d'agen et prieur commendataire de Château. (1633. Sceau, Ecartelé; au 1 er et au 4 e de... à la croix engrêlée de... au 2 e et 3 e de... au lion de... D'après l'armorial du Maine, les Daillon portaient: d'azur à la croix engrêlée d'argent.) Procuration collective donnée par frère François Jacques de La Borde, prieur de Jajolay, et M e Louis Lefebvre, clerc tonsuré, à l'effet de se faire représenter en cour de Rome pour la résignation que le premier entend faire de son bénéfice en faveur du second, avec réserve d'une pension annuelle et viagère de 100 livres sur tous les fruits et revenus du prieuré (1657). Arrêt du Grand Conseil du Roi qui maintient et garde ledit Lefebvre dans la possession du prieuré et prononce main-levée de la saisie du temporel (1660). Autres collations, provisions, signatures apostoliques concernant le même bénéfice. H (Registre.) Petit in-f, 41 feuillets, papier Prieuré de Saint-Blaise-du-Jajolay. Procès des plaids et assises dudit prieuré tenus en la maison priorale, au bourg de Chahaignes. Comparaissent: Jehan Tesson, le jeune; Michel Carré et Guillaume Gillebert, appelés par la veuve de feu Michel Tournesac, pour dommages de bêtes; Michel Tournesac, pour exhiber les contrats en vertu desquels il s'est ensaisiné de la métairie du Jajolay, et pour avoir tendu, tésuré et pris poisson en la rivière et ès ruisseaux du prieur; Louis Souchet, pour exhiber les contrats en vertu desquels il s'est ensaisiné du moulin du Jajolay, et aussi pour avoir tendu, tésuré et pris poisson en la rivière, portes et pêcherie dudit moulin; les héritiers feu Jehan Alcaume, pour déclarer où ils ont pris leur essief des mesures à blé et à vin; Guillaume Martin et Brisegault Jouseau, pour leurs devoirs non payés; etc. Ce registre est recouvert d'un parchemin mutilé et détérioré contenant une déclaration du temporel dudit prieuré rendue par Gervais Joubart, prieur, à noble et puissant seigneur Jehan, sire de Bueil et de Saint-Christophe en Touraine, amiral de France, en date du 12 octobre H (Registre). Petit in-f, 32 feuillets, papier.

190 Prieuré de Saint-Blaise-du-Jajolay. Amendes et remembrances des plaids et assises dudit prieuré. Exhibent: Guillaume Saullais, Étienne Haston, Jehan Langevin, un contrat d'acquêt d'une pièce de vigne sise au lieu du Sentier, au fief dudit prieur, contenant journée à deux bêcheurs pour la somme de 50 sous tournois; Guillaume Mauprofit, Louis Garengier, le contrat d'acquêt d'une pièce de terre contenant 11 boisselées, sise en la paroisse de L'Homme, près la métairie de Malitourne, pour le prix de 4 livres 16 sous tournois; etc. H (Registre.) Petit in-4, 66 feuillets, papier Prieuré de Saint-Blaise-du-Jajolay. Registre ou papier du greffe des plaids du fief et seigneurie dudit prieuré, tenus en la maison seigneuriale par Pierre Huet, écuyer, licencié ès droits, bailli. Y comparaissent: François Hubert, Guillaume Saullays, Jacques Cartier, René Pichard, pour exhiber le contrat d'acquêt d'une grange sise près le grand cimetière de Chahaignes (1609); Jacques Le Magnen, etc. H (Cahier.) Petit in-f, 23 feuillets, papier Prieuré de Saint-Blaise-du-Jajolay. Remembrance des plaids du fief et seigneurie dudit prieuré. Exhibent: Pierre Mineau plusieurs actes d'acquisition d'héritages; M e Pasquier Le Comte, prêtre, chanoine et chancelier de l'église Saint-Quentin en Vermandois; René Martin et Urbaine Chauffour, sa femme; Pierre Morineau; Macé Henry, etc. H (Cahier.) In-8, 48 feuillets, papier Prieuré de Saint-Blaise-du-Jajolay. Papier du greffe des plaids du fief et seigneurie dudit prieuré, tenus au lieu et métairie de Jajolay, paroisse de Chahaignes, par M e Guillaume Corbin, aîné, bailli, M e René Durand étant prieur. Comparaissent: Richard Sacher, pour se désister du procès par lui intenté à Pierre Morineau; M e Pierre Péan, prêtre, pour exhiber un contrat d'acquisition; noble René Letourneux, lieutenant de la Prévôté royale du Mans; Julien Cartier, M e Philippe Letourneux, conseiller-magistrat au siège présidial du Mans, représenté par M e Louis Mauduit, avocat au siège de La Chartre (1630), etc. H (Cahier.) In-4, 55 feuillets, papier Prieuré de Saint-Blaise-du-Jajolay. «Amendes et remembrances des plectz et procès et extraictz des contractz du fief, terre et seigneurye du prieuré Monsieur Saint-Blaize du Jajollay» (1600). Papier des assises des cens et rentes des fiefs dudit prieuré, tenus au bourg de Chahaignes en la maison de M e Jacques Hardiau, sieur de La Vallée, en présence de M e Louis Lefebvre, prieur commendataire, par Nicolas Boulanger, avocat en Parlement, bailli (1685). Comparaissent: René Bourguion, écuyer, sieur de La Boulassière; Jean Brossard, écuyer, fourrier de M er le duc d'orléans; René Duplessis, procureur en Parlement, etc. Déclarations rendues au fief du Jajolay (1786) par: Louis Nail, marchand meunier, demeurant au moulin de Bénehard, paroisse de Chahaignes, et autres détenteurs de la tenue de Launay; les héritiers de feu René Housseau, pour la tenue du cimetière; Marguerite Crouillebois, veuve de François Tabourdeau, pour la tenue des Viages; Gervais Soussi, pour la tenue des Massotières; etc. H (Liasse.) 8 pièces, papier Prieuré de Saint-Blaise-du-Jajolay. Déclarations rendues au fief dudit prieuré par: Jacques Chauveau, marchand à Chahaignes, pour la baillée de La Quattière; par Nicolas Lanier, sieur des Cormiers, pour la baillée des Viages; par François Bertin, marchand, pour une vigne sise au lieu des Massotières et divers autres biens (1685). «Tenue des assises du fief et seigneurie de Saint-Blaise-du-Jajollay, prieuré dont est titulaire messire François Le Maçon des Rabines, prêtre, docteur en théologie, conseiller du Roy, abbé de Saint-Jean de Chartres, aumônier ordinaire de Son Altesse Royalle Monseigneur, petit-fils de France, duc d'orléans et régent du royaume» (1721). Aveux du temporel dudit bénéfice rendus au regard de la baronnie de Saint-Christophe, à haute et sérénissime princesse... (sic), par M e Louis Lefebvre, prieur (1696); à très haut et très puissant seigneur Louis-César de La Beaume Le Blanc de La Vallière, duc de La Vallière, pair de France, gouverneur et grand sénéchal du Bourbonnais, brigadier des armées du Roy, colonel du régiment de La Vallière-infanterie, par Henri Voleige de Verdigny, prêtre, chanoine régulier, prieur de Château-l'Hermitage, comme procureur-né de frère Philippe Rouyer, aussi chanoine régulier, prieur de Saint-Blaise (1741). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Prieuré de Fessard, à Yvré-le-Pôlin, dépendant du prieuré conventuel de Château-l'Hermitage. Aveux du lieu de La Morillonnière, à Oizé, rendus au fief dudit prieuré par Élisabeth Brebion, veuve de Guillaume Trouillard, sieur des Touches, avocat en la Sénéchaussée et Présidial du Mans (1687); par Renée Trouillard, fille et héritière en partie dudit défunt Guillaume Trouillard (1700). Déclarations rendues au même fief pour la baillée des Doubries, à Oizé, tenue à 18 boisseaux de seigle, mesure dudit Oizé, une poule et 14 deniers de cens (1782); du lieu de La Rattière, à Requeil, contenant 6 journaux, par François Voisin, bordager, demeurant à La Bilonnière, paroisse de Saint- Gervais-en-Belin, et autres (1782); du clos de Chanteleu, à Yvré-le-Pôlin, près La Besnardière, contenant environ 7 quartiers, dont 4 quartiers en vignes et briolages et les 3 autres quartiers en pré, tenu à 2 deniers de cens (1782); de 5 quartiers de vigne, audit lieu de La Besnardière, par Jean-Jacques-Noël Du Moulinet, ancien capitaine d'infanterie, mari de dame Madeleine Seru, fille et héritière de feu M e François Seru, bourgeois et échevin de la ville du Mans (1782). Baux du bordage de La Paragère, à Requeil, pour 90 livres, 6 poulardes et 12 livres de beurre par an, en 1778; pour 120 livres, 6 poulardes, 12 livres de beurre et autres charges, notamment d'entretenir les chemins, en Composition dudit bordage. H (Liasse.) 13 pièces, parchemin; 12 pièces, papier.

191 Prieuré de Fessard. Pré du Bourray, à Yvré-le-Pôlin: Acte de la cour du prieuré d'oizé par lequel Jehan Houdayer et Robine, sa femme, paroissiens dudit Yvré, baillent à toujours à Jehan de Ronne, l'aîné, et Laurence, sa femme, paroissiens de Serans, 6 hommées de pré situées sur le ruisseau qui descend de La Chouenne à Guésallart (Guécélard), et joignant, d'autre côté, le freu du Bourray, pour une rente annuelle de 16 sous tournois et 2 chapons (1462). Acte passé en la cour de Vaux-en-Belin, par lequel Guillaume Guiguart, écuyer, et Thomas Ligier, seigneurs de Longuellande, à Saint-Ouen-en-Belin, vendent la rente précitée de 16 sous à frère Jehan Dugné, prêtre, prieur de Fessart, pour le prix de 17 livres tournois payées comptant «en monnoye blanche à present aiant cours» (1483). Vente audit Jehan Dugué, prieur, par Jehan Boyvin, paroissien d'yvré-le-pôlin, de 6 randes de pré ou environ, sises ès prés de la filière du Bourray, de 4 sous tournois de rente annuelle et perpétuelle et d'un quartier de vigne pour le prix de 9 livres 10 sous tournois (1504). Sentence du siège de Château-du-Loir qui condamne Marquet Renault à payer dans huitaine, à M e Jehan Dugué, chanoine du Mans et prieur de Fessart, 12 années d'arrérages de ladite rente de 16 sous tournois (1558). Métairie de La Martinière, à Yvré-le-Pôlin: Déclarations rendues: à messire Adam, prieur de Châteaux, par Jehan-Lemercier, d'yvré-le-pôlin, pour une pièce de terre labourable, pré, pâture et bruyère, contenant 30 journaux de terre ou environ, dépendant de la métairie de La Martinière (1466); à frère Jehan Dugué, prieur de Fessart, par Macé Gaignon et autres, pour une rente de 20 sous tournois, 4 septiers de seigle, un septier de froment et un septier d'orge, mesure de Dreux, assise sur ladite métairie de La Martinière (1487); au même par Jehan Deschamps, pour deux pièces de terre, nommées Thévalle, dépendant de ladite métairie, joignant d'un bout aux terres de La Gaignonnière, et d'autre côté au ruisseau tendant de La Gravelle à Chastigné (1487); à M e Jehan Dugué, prêtre, chanoine prébendé en l'église Saint-Julien du Mans, prieur de Fessard, pour la rente précitée (1579); à M e Jehan de L'Espervier, titulaire du même bénéfice, par Marie Busson, pour la même cause (1603); etc. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 10 pièces, papier Prieuré de Fessard. Lieu de Rafeu, à Yvré-le-Pôlin: Baux dudit lieu et bordage consentis à Jacques Douaire, marchand, et Marie Mersenne, sa femme, pour 100 livres et 6 bonnes poulardes de loyer annuel (1737); à Michel Douaire, pour 120 livres en argent, 12 livres de beurre, 6 poulardes et autres charges (1772); au même, pour 170 livres de ferme, 12 livres de beurre et 6 poulardes (1780); au même, pour 195 livres en Bordage de La Torrilière, aussi à Yvré-le-Pôlin: «Plan visuel de la baillée de La Torrelière, mouvente du fief de Fessart,» et prétendue relever, pour partie, du fief de La Bataillière. Déclaration rendue à messire Joseph Nicod, prêtre, chanoine régulier de la congrégation de France, titulaire du prieuré de Fessart, par M e Nicolas Fouqueré, prêtre, principal du collège de Serans, y demeurant, et autres détenteurs dudit bordage (1782). H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 31 pièces, papier Prieuré de Fessard. Rente de 4 livres 10 sous sur les baillés de La Règlenière, de la Brunellière, de La Mulottière, etc., à Yvré-le-Pôlin: Baillée à toujours du lieu de La Brunellière, consistant en maisons, terres, vignes, prés, pâtures, bois, buissons, landes et autres appartenances, faite par Geoffroy de Sarcé, écuyer, seigneur d'yvré-le- Pôlin, à Jehan Reglen, paroissien d'oizé, pour une rente annuelle d'un septier de froment, 3 septiers de seigle, un septier d'orge, mesure de la châtellenie d'oizé, 2 chapons et un porc (1424). Aveu du lieu et domaine de La Réglennière rendu par Philippot Alloyau à noble homme Thomas de Sarcé, écuyer, seigneur de Sarcé, Nuillé, Yvré-le-Pôlin et du Grand-Moiré, au regard de ce dernier fief (1464). Acte par lequel ledit Thomas de Sarcé cède à son fils Charles de Sarcé, pour demeurer quitte envers lui d'une rente de 20 livres tournois, le lieu, fief, juridiction, domaine et seigneurie de Moiré, sis ès paroisses d'yvré et d'oizé (1497). Vente des trois héritages susnommés par Charles de Sarcé, seigneur de La Porcherie, à frère Jehan Dugué, pour le prix de 200 livres tournois, payées en «escuz au soullail 39 solz troys deniers tournois la pièce, en escuz d'or à la couronne vallant trente-cinq solz tournois la pièce, en escuz d'or à la couronne pesanz chacun deux deniers seze grains et tous floctans à iceluy pays, et en escuz d'or audit merc de la couronne pesant chacun deux deniers quatorze grains et tous floctans à iceluy pays» (1499). Jehan Lebouc, Pierre Bourges et leurs femmes, paroissiens de Requeil, vendent à Jehan Dugué, prieur de Fessard, toute la part qui peut leur revenir dans les lieux des Réglennières, de La Brunellière et de La Mulottière, pour une rente annuelle de 30 sous tournois, amortissable à la volonté de l'acheteur, au capital de 44 livres tournois (1500). Désistement donné par Jehan de Sarcé, écuyer, seigneur de Sarcé et d'yvré, à frère Jehan Dugué, prieur, de l'action en retrait lignager qu'il lui avait intentée aux assises du Mans, pour raison de l'acquêt fait par ledit Dugué, de Charles de Sarcé, des rentes et choses de La Réglennière, La Brunellière et La Mulottière (1502). Signé: J. de Sarcé. Transaction entre noble homme Charles de Sarcé, écuyer, sieur de La Porcherie, et frère Jehan Dugué, précité. Il est convenu que le procès en retrait lignager intenté à celui-ci par ledit de Sarcé aux assises d'alençon, «pour l'admenée de Pontvallain, est et demeure éteint moyennant le payement, par le prieur, audit de Sarcé, de la somme de 119 livres tournois, payée et solue en écus à la couronne, valant chacun 35 sous tournois (1503). Mémoire sur Les Réglennières. «Descendans de Jeanne Reglen, dame des Réglennières, femme de Philippot Alloyau et mère de la femme de Pierre Fougerat refusant de rendre hommage au prieur en 1503.» Cette descendance comprend 9 enfants et 39 petits-enfants. Aveux rendus à messire Pierre de Champagne, écuyer, seigneur de La Motte-Achard et de Brouassin, au regard de la seigneurie de La Motte-Achard, par Thomas de Sarcé, écuyer, pour raison du Grand et du Petit-Moiré (sans date); à messire Baudouin de Champagne, chevalier, seigneur de Basouges, Brouassin et La Motte-Achard, par Charles de Sarcé, écuyer, pour le même bien (1513). Acte par lequel Françoise de Sarcé, veuve de noble homme André de Cissé, en son vivant seigneur des Ponts, se désiste de toute prétention sur la mouvance de certains héritages (1545). Arpentage

192 des héritages susmentionnés, par Jehan Morin, notaire en la cour du prieuré conventuel de La Fontaine-Saint-Martin (1598). Sentence de la sénéchaussée du Mans, rendue à la requête d'élisabeth Le Boindre, tutrice naturelle de ses enfants mineurs, seigneurs du Grand-Moiré, par laquelle sentence noble Jehan de Lespervier, prieur de Fessard, est condamné à rendre par déclaration certains héritages au fief du Grand-Moiré (1603). Contrat d'échange de certains biens sis à Yvré-le-Pôlin, entre François de Guitton, écuyer, sieur des Marais, mestre-de-camp d'un régiment de cavalerie pour le service du Roi, demeurant au Mans, et Michel Bizot, vigneron, paroissien dudit Yvré (1654), etc. H (Registre.) Petit in-f, 147 feuillets, papier Prieuré de Fessard. Amendes et remembrances des plaids et assises de la seigneurie de Fessard. Y comparaissent: Pierre Fougerat, pour rendre aveu de trois pièces de terre labourable et d'une maison, le tout sis au lieu de La Réglennière; Mathieu Pourriat, demeurant au lieu de Chatigné; Jehan Tanchot, pour exhiber divers contrats d'acquêt; Martin Guébrunet, marchand, à Saint-Biez-en-Belin; Martin Jamin; Pierre Alloyau, pour exhiber le contrat d'acquêt de la huitième partie du lieu et appartenances des Réglennières, à lui vendues par Guillaume Gaultier, vigneron à Parigné-l'Évêque, pour le prix de 16 livres tournois (1513); Gervais de Ronne, prêtre, comme acquéreur du lieu des Gaignonnières; Geoffroy Maudoux; Calais de Loumoye, à cause de Françoise Lebouc, sa femme, pour rendre par aveu le domaine, fief et seigneurie de La Morillonnière, relevant du fief de La Gravelle (1548); Guillaume Alloyau, marchand à Yvré; Thomas Bigot, etc. H (Registre.) Petit in-f, 135 feuillets, papier Prieuré de Varennes-l'Enfant, à Épineu-le-Séguin (Mayenne), dépendant du prieuré conventuel de Château-l'Hermitage. «Registre où sont plusieurs coppies collationnées d'obligations et autres actes concernant Chasteaux.» Transaction entre Séguin L'Enfant, écuyer, seigneur de Varennes et de La Roche-de-Mayet, et les religieux dudit Château-l'Hermitage, par laquelle le premier, en échange de 17 livres 2 sous 7 deniers maille tournois de rente qu'il devait au prieur de Varennes, lui donne 4 livres de rente sur la métairie du Chêne, plus 7 livres 9 sous 3 deniers un quart, cens et rentes, sur divers héritages; plus le décharge de 19 sous 1 denier de rente sur la métairie d'épinoyau, etc. (1403). Acte par lequel Jehan Dubois et Michelle de Glatigné, sa femme, reconnaissent devoir à Jehan Levennier et à sa femme la somme de 150 livres tournois ou 100 royaux d'or, versée à leur acquit à Olivier de Feschal, chevalier, capitaine de Laval (1440). Constitution de 100 sous de rente au profit dudit Jehan Levennier, par les époux Dubois susnommés, au capital de 44 royaux d'or restant dus sur la somme susdite de 100 royaux (1448). Cession et transport de la rente ci-dessus spécifiée par Guillaume Tieslin, seigneur de Monfraoul, et Jacquette de Mézenge, sa femme, paroissiens d'auvers-le-hamon, au profit de noble homme Hardouin L'Enfant, écuyer, seigneur de Varennes-l'Enfant (1460), pour le prix de 100 livres tournois, que l'acheteur s'engage à payer à sa mère, dame Collette de Ronne, à qui elle avait été adjugée sur le vendeur par sentence du juge de Touraine, dans un procès pendant entre eux au sujet du meurtre de feu Guy Le Vaier, en son vivant sieur de Ballée. Déclaration du temporel dudit prieuré rendue à Séguin L'Enfant, écuyer, seigneur de Varennes, par frère Julien des Arcis, titulaire de ce bénéfice (1409). Charte de Robert (II, de Clinchamp), évêque du Mans, contenant accord entre l'archidiacre de Sablé, Pierre des Vallées (de Vallibus), et les prieurs des prieurés de Varennes, Bastin, L'Ile et Saint-Léger (de Varenys, de Bastein, de Insula, et Sancti-Leodegarii), dépendant du prieuré de Châteaux, par lequel l'archidiacre renonce à son droit de visite et de procuration sur lesdits prieurés, moyennant le payement à lui fait par leurs titulaires d'une somme de 30 livres tournois (1305). Bail à rente consenti tant par Hardouin L'Enfant, seigneur de Varennes, que par frère Robert Salmon, prieur dudit prieuré, à Hamelin Haurès, d'un mazeril, jardin et terre, situés au bourg d'épineu-le-séguin, à la charge d'un denier de devoir et trois corvées envers ledit Hardouin, et de 15 sous de rente envers le prieur (1502). Baillée à toujours de 6 quartiers de vigne, une place de maison et un appentis, faite par Fouques L'Enfant, chevalier, seigneur de Varennes, à Colas Hardouin, pour en payer annuellement 20 sous tournois de rente, 2 deniers de «reconnaissance», et trois corvées, à la charge, en outre, d'y bâtir, dans l'espace d'un an, une maison bonne et suffisante (1377). Charte de Hamelin, évêque du Mans, contenant fondation et dotation dudit prieuré par Foulques L'Enfant, avec le consentement de Hugues Machefer, curé d'épineu (1207). Bail à vie du bordage de Laurière, contenant en maisons, vergers, vignes, bois et hayes, 30 journaux ou environ, sis à Auvers-le-Hamon, consenti par les religieux de Châteaux et le prieur de Varennes à Jehan Le Mareschal et à sa femme, pour une rente annuelle de 70 sous et 2 chapons (1482). Relation adressée à son «très-honoré et doublé seigneur,» le bailli de Touraine, des ressorts et exemptions d'anjou et du Maine, par Jehan Reneaulme, sergent à cheval au Châtelet de Paris, des divers incidents d'un ajournement par lui signifié, à la requête de Jehan Dugué, prieur-curé de Varennes, à messire Hardouin L'Enfant, seigneur dudit lieu, qui s'était emparé d'une touche de bois appartenant audit prieur. Menaces proférées et voies de fait commises par Hardouin envers le sergent (1470). Déclaration rendue à la seigneurie de Touvoie, par le moyen de celle de Varennes, du temporel dudit prieuré, par M e Pierre Blanchard, titulaire (1524). Autre déclaration rendue par le même prieur à noble Jehan de La Chapelle, seigneur de Varennes-l'Enfant et de La Marche (1524). Transaction sur procès entre noble homme Jehan de Beaumanoir, seigneur de Pantigné et du Bois, et frère Pierre Blanchard, prieur précité (1524). Titres constatant le droit du prieur de Varennes de prendre les dîmes de blé et de vin dans certains cantons des paroisses d'asnières et de Chantenay (1524). Charte latine de Hamelin, évêque du Mans, qui constate que Aucher, prieur de Château-l'Hermitage, consentit bail à vie de tout ce que son prieuré possédait en la paroisse d'épineu (in parrochia Despino), à Robert d'épineu, chevalier, pour en payer une rente annuelle de 27 sous, moitié à la Toussaint et moitié à Noël. Testibus: Petro, precentore Cenom., Willelmo archidiacono, Garino de Dusagio, magistro Philippo de

193 Baladone, Auchero priore, Matheo celerario, Garino de Sancto Leodegario, Hugone de Belino et Guidone fratre suo et aliis multis. Du 10 des calendes d'avril V.S. «Nota que les vénérables religieux, prieur et couvent du moustier de N.-D. de Chasteaulx-en-l'Hermitage ont droit d'avoir et prendre de tout temps immémorial, par chacun an, au jour et feste de saint Martin d'ivert, sur les deniers de la recepte ordinaire de la baronnie du Chasteau-du-Loir, la somme de 40 escuz sol, faisant la somme de six vingts livres tournois, pour raison du divin service qui est dit et célébré, par chacun jour de l'an, en l'églize dudit moustier, par lesdits religieulx et couvent; et y a arrest donné en la court de Parlement de Paris, en date du quatrième jour du moys de mars l'an mil cinq cens soixante.» «Nota que le privilaige concédé par nostre sainct père le Pappe, Clément cinquiesme, le cinquiesme an de son pontificat, en dabte du neufiesme jour du moys de mars, l'an de grâce mil troys cens neuf, aux religieux, prieur et couvent du moustier de N. Dame de Châteaulxen-l'Hermitaige, a esté insinué au greffe des insinuations ecclésiastiques du Mans, le troisiesme jour du moys de janvier, l'an mil cinq cens soixante et dix-huict, et regestré au sezième livre dudict greffe.» Actes divers intitulés des noms de Péan de Brye, abbé de Saint-Georges-sur-Loire (1486), Louis de La Taillaye (1532), Jacques de La Taillaye ( ), Guillaume Le Preux (1597), prieurs de Château-l'Hermitage. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Prieuré de Varennes-l'Enfant. Écrou du fief de Pinoyeau, dépendant dudit prieuré. Principaux sujets: les héritiers Launay, pour la baillée de La Réjardière; la veuve Enjubault de La Roche, pour son pré du pont de Rimert; André Aucerne, notaire à Cossé, pour la baillée du Prieuré; M. Trouillard, du Mans, pour la baillée de L'Aubepinay, qui fait partie du lieu de La Tanière, à Auvers-le-Hamon; les moines de La Couture, pour leur lieu de La Petite-Auvière, aussi à Auvers; M. de Monfranc, M. du Vaugouin, du Mans, pour la baillée de la Quatelinière, située paroisse de Fontenay, et dépendant du lieu de La Frogerie; le sieur Chouanet de Ronde, pour la baillée de La Touche; l'école militaire de La Flèche, pour le champ de La Touche-Lichet, contenant 18 journaux. Table des noms des sujets (1779). Déclaration du lieu et closerie de La Grande-Auvière, à Auvers-le-Hamon, rendue au regard de la baronnie de Champagne, par M e Jean-Baptiste Cornu, chanoine régulier, prieur de Château-l'Hermitage et dudit prieuré de Varennes, à haut et puissant seigneur Jacques-Gabriel-Louis Le Clerc, chevalier, marquis de Juigné et de Montaigu, baron de Champagne, seigneur de La Hamonnière et autres lieux, maréchal des camps et armées du Roi, et ci-devant son ministre plénipotentiaire près l'impératrice de Russie (1780). Baux du même lieu. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 9 pièces, papier Prieuré de Saint-Blaise-de-la-Gravoyère, à Noyant-la-Gravoyère (Maine-et-Loire), dépendant du prieuré de Château-l'Hermitage. Déclaration, en 295 articles, du temporel dudit prieuré, rendue à la châtellenie de La Gravoyère, par M e Jacques-Raymond Joubert, prêtre, chanoine régulier et prieur de Châteaux, au nom et comme procureur de M e Louis-Pierre Charlery, de Lespinay, titulaire du prieuré de La Gravoyère (1784). Sentence rendue par Louis Boylesve, seigneur de La Gillière, conseiller du Roi, lieutenant-général en la sénéchaussée et siège présidial d'angers, qui autorise messire Michel de Scepeaux, châtelain de La Roche-Noyant et de La Gravoyère, à démolir l'ancienne chapelle de Saint-Blaise et à la faire rebâtir auprès de son château de La Roche-Noyant (1707). Déclarations de la métairie de La Touche-Misangrin, à Combrée, rendues à la seigneurie de Bouzailles, même paroisse, par messire Joseph Frin de La Vrillière, docteur de Sorbonne, doyen et chanoine de l'église d'angers (1742); et par Louis-Pierre Charlery, précité, (1776), titulaires dudit prieuré. Autres déclarations rendues par ledit Charlery à haute et puissante dame Françoise Ferron de La Ferronnais, veuve de messire Louis-François Jaillard, chevalier, seigneur de La Maronnière et autres lieux, dame de la terre, fief et seigneurie de La Villeprouvée, pour le lieu et closerie de La Ménité, paroisse de Saint-Aubin-du-Pavoil (1784); à haut et puissant seigneur Bieusie-Louis de Dieusie, chevalier, seigneur de Dieusie, Bugnon, La Roche-Noyant, La Gravoyère, Villemorge et autres lieux, pour la métairie de Fosse, paroisse de Noyant, au regard de la châtellenie de La Roche-Noyant (1785). Titre nouvel d'une rente de 2 boisseaux de seigle, mesure de Candé, assise sur le temporel de la chapelle de La Pelouzière, desservie en l'église abbatiale de Nyoiseau consenti au profit du prieuré de La Gravoyère, par M e Pierre Le Bouvier, titulaire de ladite chapelle (1784). H (Cahier.) In-f, 10 feuillets, papier Prieuré de L'Isle, à Mareil-en-Champagne, dépendant du prieuré de Château-l'Hermitage. Déclaration du lieu et métairie du Grand-Beauvais, à Saint-Ouen-en-Champagne, rendue à messire Louis-François de Caux, écuyer, seigneur des Londes, conseiller-secrétaire du Roi, maison et couronne de France et de ses finances, seigneur de Saint- Ouen, Villedieu, la châtellenie de L'Isle, La Girardière et autres lieux, au regard de ladite châtellenie de L'Isle, par M e Nicolas-Louis Rivard, chanoine régulier, prieur-curé de Dissay-sous-Courcillon, et titulaire dudit prieuré de L'Isle (1786). Plan visuel de ladite métairie du Grand-Beauvais et autres objets, dépendant du prieuré simple de Saint- Germain-de-l'Isle, situés paroisse de Saint-Ouen et Mareil-en-Champagne, levé par Baussan le Jeune (1786). (Hauteur, 0 m 78; largeur, 0 m 54.) H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 11 pièces, papier Prieurés de Saint-Léger, à Mézeray, et de La Loretière, à Parcé, membres dépendant du prieuré de Château-l'Hermitage. Bail à ferme du moulin de Foulletourte, consenti par Andrée de Bocé, dame de Foulletourte, qui constate que ledit moulin est chargé d'une rente annuelle de 6 boisseaux de mouture au profit du prieur de Saint- Léger (1560). Reconnaissance de la même rente par le haut et puissant seigneur Michel-Armand, marquis de Broc, seigneur des Perrais, Le Breil, Pescheseul et autres lieux, maréchal des camps et armées du Roi, commandant pour S. M. en Bretagne, demeurant ordinairement à son château des Perrais, à Parigné-le-Pôlin (1764). Titres de propriété

194 d'une rente de 23 livres, sur le lieu du Four-à-Pol, à Mézeray ( ). Déclaration du temporel du prieuré de La Loretière, rendue par frère Guillaume Moré, bachelier en droit, titulaire dudit bénéfice, à M e Niolle d'argouges, prévôt d'anjou, en l'église Saint-Martin, de Tours, au regard de la seigneurie de Parcé (1470). PRIEURÉ DE SAINT-JACQUES DE LA FLÊCHE. (ORDRE DE SAINT-AUGUSTIN.) H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 3 pièces, papier. (Sceaux perdus.) XII e siècle. Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Bref du pape Lucius (III) adressé aux lépreux de La Flèche (de Fixa), communem vitam ducentibus, par lequel ledit pontife, considérant que la maladie incurable (incurabili morbo) dont ils sont atteints les rend d'autant plus dignes de sa protection qu'ils sont incapables de se défendre contre les attaques des méchants (a pravorum incursu), leur accorde exemption de dîmes pour leurs jardins et pour la nourriture de leurs bestiaux. En date, à Velletri, du XI des calendes d'avril. De 1181 à Charte par laquelle Guillaume de Sainte-Maure (de Sancta Maura), confirme le don de 6 septiers de froment et de 6 septiers de fèves, à prendre annuellement en sa dîme de Pontigné (Pontigneii), fait par Hugues de Sainte-Maure, son père, aux lépreux de Saint-Jacques de La Flèche (de Fixa) et aux chanoines qui devaient y faire le service divin. Témoins: Mauricius, prior de Sancta Maura, Hugo ejusdem ecclesie sacerdos, Robertus Cornutus, monachus, Poinellus, clericus, Pontius C. solidos, Andreas de Calumniaco, Petrus Ballo, et ejusdem ecclesie leprosorum Aimericus prior (Sans date, Fin du XII e siècle). Charte de Henri (II), roi d'angleterre, duc de Normandie et d'aquitaine, comte d'anjou, par laquelle il confirme aux lépreux de La Flèche (de Fixa), dont la maison a été fondée par son père et par Geoffroy de Clers (de Claris), son sénéchal (dapifer ejus), tous les dons qui leur ont été faits, tant en terres qu'en dîmes et rentes, et, en outre, à l'intention de son père, de ses ancêtres, pour son salut, celui de la reine et pour ses enfants, il donne à ladite maison des lépreux son four de La Flèche, droit de pêche depuis ses moulins de La Flèche jusqu'à celui de Pincé (de Pinceyo), avec réserve de ce droit de pêche seulement pour lui, lorsqu'il viendra à La Flèche; de plus, droit de prendre du bois mort dans ses bois de Busceyo et de Donerato, droit de panage dans toutes ses forêts; et, enfin, pour le luminaire de leur église, la foire de Saint-Simon et Saint-Jude, qui dure un jour seulement. Témoins: Fulcone, abbate de Verron, Gaufrido, decano Andegavis, Frogero, archidiacono, Hugone de Claris, Girardo et Richardo, capellanis, Richardo, scriba. En date, au château de La Flèche, du mois de mars 1202 (Cette date est inexacte, puisque Henri II est mort en 1189). Autres copies de la même charte et traduction en français. Écriture des XVI e et XVII e siècles. H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) XII e siècle Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Cyrographe original, sans date ( ), par lequel Guillaume, abbé de Saint-Aubin d'angers, et tout le couvent dudit lieu, sur la demande de Hugues Le Sénéchal, consent à ce qu'il soit établi des chapelains dans la chapelle bâtie en l'honneur de saint Jacques, auprès du château de La Flèche (juxta Fissam Castrum), de l'assentiment de Foulques et Hugues, prêtres de ladite abbaye, mais sous la réserve du droit paroissial, et à la condition que ces chapelains devront rendre aux susdits prêtres, et à leurs successeurs, toutes les oblations qui seront faites par les fidèles en ladite chapelle aux sept principales fêtes de l'année, c'est-à-dire à Noël, Pâques, l'ascension, la Pentecôte, l'assomption et la fête de saint Ouen, et qu'ils ne profiteront que de celles qui seront faites pendant le reste de l'année. En vue de conserver la paix et la concorde, il est stipulé que lesdits chapelains devront faire acte de fidélité dans le chapître de ladite abbaye; s'ils reçoivent quelques-unes des oblations réservées, comme dit est, à Saint-Aubin, ils devront les remettre fidèlement, dans la quinzaine, au prieur de La Flèche. En récompense du dommage qui pourra résulter, pour ladite abbaye, de la présente concession, ledit Hugues Le Sénéchal lui donne, pour le repos de l'âme de Geoffroy, son frère, le pré de Pierre Morel, situé ad Chinceium, et, en outre, aux prêtres dudit Saint-Aubin, la moitié du moulin de Cré-sur-Loir (Cre), et un quartier de pré. Témoins: Guillelmus, abbas Sancti Albini, Fulco, prior, Christianus, Herbertus, sacrista, Rotbertus, elemosinarius, Mamerius, cellararius, Gaufridus, hostiarius, Fulcherius, panetarius, Rogerius, camerarius, Bernardus, censarius, Herbertus de Castrogunterii, Peregrinus, Johannes Mamerii, Stephanus de Sancto Mauricio, Robertus Folechat, Rainaldus de Malicornia (Malicorne), Clemens de Castrogunterii, Gaufridus de Prunariis, Rainerius filius Arraudi, Johannes puer, monachi; de laicis, Hugo de Cleeriis, Fulco de Cleeriis, frater ejus, Matheus de Baugeio, Gaufridus de Corleum, Rainaldus de Boeria, Girardus et Richardus, presbiteri. Charte latine d'étienne, archiprêtre de La Flèche (de Fixa), par laquelle Guillaume Roncenau abonne à la somme de 12 deniers de reconnaissance (recognitionis), payables annuellement à la Saint-Aubin, en mars, par les prieur et frères de la léproserie de La Flèche, tous les héritages qu'ils possédaient dans le fief dudit Guillaume, en la paroisse de Bazouges (de Basoges). Du jeudi après l'exaltation de la Sainte Croix (1276). Bulle du pape NIcolas (III), en faveur des prieur et frères de la maison des lépreux de La Flèche (de Fixa), qui leur permet de succéder à leurs parents et de retenir les biens qui leur seront échus, à quelque titre que ce soit, tant meubles qu'immeubles, à l'exception des biens féodaux. Du 5 des ides de mai, deuxième année du pontificat (1279). «En l'an mil et II cenz IIII vinz et doze (1292). En icelui an entra Jamet des Chans en la fay vers leu vicomte de Biaumont (Beaumont). A ce fut mosor Johan des Bans, chevalier, et Johan, son fiz enné, et Gaufrai, son autre fiz, et Robert de Genne. En icelui an meimes, peia ledit Jamet V s[ouz] t[ornays] à Marcin de Ruinne, aloé mon sainnor le viconte de Biaumont, le quel a ceu recevair en il celui tens. Les quiex V souz devant diz sont recaut par la main au forestiers por le fié dou Boyais, lequel ledit Jamet tient en sa fay et en sa ligence doudit viconte, o ses autres chouses. Et à icos V s[ouz] paier, furent Guillaume Millet, Johan... (effacé), Garin Le Tort, mareschau, Johan Belle Oure.» H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.)

195 Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. «Sachent touz présenz et avenir que en nostre court personement establi Guion des Molins congnut et confessa que il avoit baillé, quitté, donné, cessé et delessé, de tot en tot, au prior et as frères de la maladrie de Saint-Jaque de La Flièche et à lor suscessors, et à cis qui ont ou aront cause de eux, à tous jamès, héritaument et perdurablement, une ylle qui a non l'ille feu Martin, et trois ylles qui sunt environ, séanz au dessoz des molins le Roy, en l'eyve de la maladerie desus dite, tenues de Colin des Haies à doze deniers de rente rendant par an à la Saint-Aubin de marz. Et fut fete ceste cession et ceste donoison et ceste quitance por cinq solz de rente que ledit Guion lor solet devoir sus La Bruière, si comme il disoient, dont il demore quite et absouls à mes touz jorz, et por son anniverssaire estre fet chescun an en ladite yglise. Et à tot ce tenir ferme et estable, et à ladite quitance et ceste cession garanter et deffendre héritaument et perdurablement de touz et contre touz, oblige ledit Guion sei et ses hers e touz ses biens mobles et inmobles, presenz et avenir, e en est tenu par la fay de son cors donnée en nostre men, et condampné à sa requeste par jugement de nostre court; et a renoncié, en cest fet et quant à ce, à toute exception de lésion, de fraude, de decevance et à totes les excepcions et reissons qui porroient estre oppousées contre la tenor de cestes lestres. Ce fut donné le lundi devant la Saint-André l'apostre, l'an mil trais cenz et oict» (1308.) Charte latine de l'official d'angers, par laquelle Thomas Le Bourrelier, clerc, donne aux prieur et frères de la léproserie de La Flèche tous les droits et actions qu'il a dans les biens meubles et immeubles référés dans les lettres auxquelles les présentes sont annexées (1309). «Sachent touz presenz et avenir que en nostre court en droit personement establiz Johen de La Verne et Martine, sa fame, auctorizée de lui souffisanment quant en cest fet, recognurent et confessèrent eux avoir donné et otroé, et onqores donoient et otroient de lor bone volenté et commun assentement et sanz nul porforcement, à Johennin, lor filz, clierc émancipé, doudit Johen, son père, par devant nous en droit, tot le herbergement de La Chapeillonnière, o totes ses apartenances, si comme il se porsient, tant terres, vignes, mesons, boys, haies, cens, rentes, comme totes autres chouses quelles elles soient, et comment que elles soient nommées ou apelées, exceptez les fruiz des terres qui estoient semées, e une pièce de bois, si comme il se porsiet, qui a non le bois Robert, jouste les boys au seignor de Verrieres tenu de Joufroy Rebouffi à oict solz de rente et vint et seipt solz de rente que Perrot Enguiet, de la parroisse de Verron, lor devet sur la moitié de son herbergement et sus la moitié des terres et des vignes qui sont dejouste, e sex sols de rente sus La Fouberdière, jouste les bois Girart de Lubin tenuz dou seignor dou Doucey, et totes les autres chouses que il avoient entre Le Baillou (Bailleul) et Verron, excepté la vigne de L'Enfermerie dont il retiennent les fruiz lor vie ou à celui de eux qui plus vivra, e exceptées les vignes de Tessé et les vignes des Molens, et la meson qui est devant la meson feu Johen Rolant, desquelles vignes de Tessé, des Molens et de ladite meson lesdiz Johen et Martine feront et porront fere tote lor volonté, haut et bas; derechief il li donnent desorendroit la propriété et le fonz de la terre de L'Aube Espin et des vignes de La Bougueraie, ès quelles vignes et terres il ne retiennent que les fruiz lor vie tant solement, ou à celui de eux dous qui plus vivra; e volent et otroient que, si il vit après eux, que lui ou cis qui cause aront de lui ayent touz les héritages et toutes les chouses qui héritage sont, quelles chouses que ce soient et comment que elles soient nonmées et apelées, exceptées les vignes de Tessé et les vignes des Molens et la meson desus dite qui est devant la meson feu Johen Rolant, et exceptées les conquestes, si aucunes en fesoient en temps avenir, et les biens Mellot dont ils porront fere haut et bas lor volenté. E si il avenet que ledit clierc morust avant son père et sa mère, toutes les chouses que il avoient... à tenir lor vie, il en feroient ou porroient fere lor volenté haut et bas, exceptées la vigne de La Bougueraye, e la terre de L'Aube Espin, et La Chapeillonnière et les apartenances, et le bois Robert o ses apartenances et les deniers de rente desus diz, des quelles chouses de La Chapeillonnière et doudit bois Robert et de lor apartenances et des deniers de rente desus nonmez, et de la propriété de La Bougueraie, et de la terre de L'Aube Espin il ont baillé desorendroit plaine possession et seisine audit clierc, ou a cis qui cause ont ou aront de lui, à fere haut et bas tote lor volenté. E iceux donoors, eux et lor hers et touz lor biens mobles et inmobles, présenz et avenir, etc. Ce fut donné à La Flièche la veille de la Saint-Vincent, en l'an de grâce mil trais cenz et onze» (1311). Charte latine de l'official d'angers, par laquelle Jean de Verna, clerc, désirant entrer au monastère de Saint-Jacques de La Flèche, y prendre l'habit et faire profession de l'ordre, donne tous ses biens à Dieu et aux prieur et frères dudit monastère. Mais si la règle ne lui plait pas et qu'il retourne dans le monde avant sa profession, il donne auxdits prieur et couvent une rente de 27 sous à lui due par Pierre Rigaut, de Verron (de Verronio), et assise sur son hébergement; plus une autre rente de 6 sous aussi à lui due sur La Fouberdière, en la paroisse de Crosmières (de Cromeriis), et, enfin, la coutume de tous ses bois de La Chapillonnière, ainsi que celle du Bois-Robert (1311. V.S.). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. «Sachent touz présenz et avenir que en nostre court en droit personement establi Johen Bureau, seignor de La Burellerie, recognut et confessa que, de sa bone volonté et sanz nul porforcement, il avet mis et aburné au prior de la maladrie de La Flèche dous foiz que ledit priour li devoit par reison des chos que feu Regnaut Buignon solet tenir doudit Jouhen et de ses devanciers à un chevau de servige; e l'autre foy si estoit des chouses que feu Guillaume Chapeillon solet tenir des ancessors de La Renauderie à onze deniers de servige, les quelles dous foiz il a mis et aburné audit priour à une foy et à un homenage; et ne porront ledit Joheo ne ses hers, que il establit en cest fet, ne autres qui de lui aront cause, demander au dit priour, ne à ses successors ne à cis qui de lui aront cause, par raison des fiez desus diz, tailles ne aides ne serviges ne amendes, tant par reison de devoir trepassé, ne par raison de seisines brisées, ne por defautes, ne por desobéissances, que tant solement une peire de esperons dorez renduz au plesseir (?) de La Renaudere, à Noël par chescun an, et por reison de amendes ou de forfeitures, si aucunes en fesoient, ledit prior ou cis qui de lui aront cause, ledit Johen ne ses hers, ne cis qui de lui aront cause, n'en porront

196 avoir ne lever que cinq solz de amende tant solement. E promist et graa ledit Jouhen ceste franchise garanter, deffendre et délivrer audit priour ou à os qui de lui ont ou aront cause héritaument à touz jormés et perdurablement e en a obligé soy et ses hers et touz ses biens mobles et immobles présenz et avenir. E fut fere ceste franchise pour le bon servige que ledit priour li avet fet, dou quel servige ledit Johen se tint à bien paié, en nostre court en droit, et a renoncié en cest fet et quant à ce tote excepcion de lescion, de fraude, de decevance et à tote aide de fet et de droit escript et non escript, et à totes les reisons qui porroient estre dites et obicées contre la tenor de cestes lestres, et en est tenu ledit Jouhen par la foy de son cors et condampné à sa requeste par jugement de nostre court. Ce fut donné à La Flèche le lundi après Misericordia Domini, ouquel jour il fut acordé doudit Jouhen que pour rachat, quel que il puisse avenir, en temps avenir, ne por reson de autre sorte, que ledit Johen ne ses hers ne autres qui cause aront de lui, en puissent riens avoir ne lever que les dous esperons desus diz et les cinq solz por reson d'amende, si comme il est dit et devisé par desus. Ce fet le jour desus dit en l'an de grâce mil trois cenz et treize» (1313). Guillaume Berte, paroissien de Villaines, abandonne et exponce à frère Thomas Petit, prieur, et aux frères de la maladrerie de La Flèche, un journal de terre pour demeurer quitte à l'avenir des devoirs qu'il en faisait auxdits prieur et frères. «E ara ledit Guillaume ceste année presente la moitié de la coillete qui est ès dites terres quitées, e d'ilec en avant il ni porra jamès riens demander. Et fut fete ceste quitance pour les devoirs que il en devet audit priour par ce que il ne les volet plus tenir de lui» (A La Flèche, le dimanche avant la Mi-Carême, V. S. Texte en grande partie effacé). «Sachent touz presenz et avenir que en noustre court en dreit personement establiz Habert Bergère, autrement... (effacé) et Coleste, sa fame, autorizée doudit Habert, son mari, par devant nous souffisament quant en cest fet, requenurent et confessièrent que d'un commun assentement et d'une meisme volenté, sanz fraude, sanz decevance, sanz tricherie et sanz nul porforcement, de lour bonne et pure volenté à ce amenez, requenurent et confessièrent que avaient baillié et otroié, et onquores baillent et otroient à rente par héritage à touz jorsmès à frère Thomas Petit, prestre, priou de la maladerie de La Flèche, et à cilz qui doudit priour ont ou aront cause ou aministration, telle partie, telle porcion et telle resson comme il puet et... venir et descendre, et comme il puet estre venu et descendu à ladite Coleste de la succession... de feu Pierre Rigault, jadis son père, tant en mesons, en terres, en vignes... que en pastures, en cens et en rentes, comme en toutes autres chouses, comment que elz... nomées et apellées, en ques que leus, fiez, seignouries, parroisses que lesdites chouses soient assises, et li en baillièrent lesdiz Habert et Coleste plenière sessine et possession pour la bailliée de cestes presentes lestres dès ores en dreit. Et fut feite ceste bailliée por le pris de dez solz de monaie corant de rente rendanz par chescun an à mes touz jors doudit priou et de cilz qui ont ou qui aront cause et administracion doudit priouré ausdiz bailleors et à lours hers et à cilz qui ont ou qui aront cause de eors, au jour de l'angevine. Et sont tenuz les diz bailleors ceste baillée guérir, garantir, défendre et délivrer audit priou et à qui ara cause et administracion doudit priouré vers touz et contre touz à mes touz jors et perdurablement segont coustume et segont dreit; et de ce feire et acomplir ont obligé lesdiz bailleors eors et lours hers et touz lours biens en quelque leu que ilz saient, et ledit priou, lui et les biens doudit priouré; et en sunt tenuz par la fey de lours cors et condampnez, à lour requeste, par jugement de noustre court. Ce fut donné à La Flèche le mardi enprès la décolation saint Johan-Bautiste, en l'an de grâce mil trais cenz et vingt et cinq» (1325. Parchemin en mauvais état. Ecriture illisible sur divers points). «Sachent touz presenz et avenir que en nostre court en dreit personement establiz Thomas Petitgars, prioul de la malladerie de La Flèche por le temps, sometant soy et touz les biens doudit priouré en nostre juridicion quant à ce qui s'en suit, de une partie; et Juliote La Rigaude, de autre partie, requenurent et confessièrent que ilz avaient fet et font onquores eschanges et permutacion de aucuns de lours biens immoubles et héritaus, en la menière que il s'en suit. C'est à saveir que ledit prioul baille et otroie à ladite Juliote et à ses hers, par héritage, à touz joursmès, trais quartiers de vignes ou environ, apellez Les Clousseaus joinanz aus vignes aus Breefers et aus frèches audit prioul; et en servira ladite Juliote le et ses hers, dès si en avant, par chescun an à mes touz jours, audit prioul et à cilz qui aront cause et administracion doudit priouré cinq soulz de monaie corant de rente rendanz au jour de la feste aus mors, por touz deveirs et por toutes rentes; et ladite Juliotte baille et otroie par héritage, à touz jours mes audit prioul et à cilz qui aront administracion et cause doudit priouré, en eschange et en récompensacion des diz trais quartiers de vignes desus diz, toutes les chouses immoubles et héritaus que elle avet et povet avoir en l'estre feu Pierre Rigaust, tant en mesons, terres, vignes, prez, pastures et courtiz, comme toutes autres chouses inmoubles et héritaus, quelles que elles saient et comment que elles saient nomées et apellées, et les quelles chouses ladite Juliote tenet doudit prioul à douze deniers de rente rendanz au jour de ladite feste aus Mors; et quite et delesse ladite Juliote ledit prioul de toutes deptes, de toutes demandes et de toutes auctions réaus et personnelles que elle povet aveir envers ledit prioul de tout le temps passé jousques au jour de la dapte de cestes présentes lestres. Et à ce qui dit est feire, tenir et entériner, et aus diz eschanges guérir, garantir, deffendre et délivrer l'une partie à l'autre vers touz et contre touz à mes touz jours et perdurablement, segont coustume et segont dreit, ont obligié ledit prioul et ladite Juliete l'un à l'autre, curx et à lours hers et touz lours biens moubles et inmoubles, présenz et avenir, en quelque leu que ilz saient, et espéciaument ledit prioul les biens doudit priouré, et en sunt tenuz par la fey de lours cors et condamnez à lour requeste par jugement de nostre court. Ce fut donné à La Flèche le dimance avant la Saint-Lorenz, et sellé dou seau monseignor Joben, vicomte de Beaumont, seignor de Pouencé, en l'an de grâce mil trais cent et vins et noef» (1329). Acte par lequel Pierre Berte et Thomasse, sa femme, abandonnent aux prieur et frères de la maladrerie de La Flèche un hébergement appelé La Berteraye avec ses appartenances et dépendances tenu desdits prieur et frères à foi et hommage, et ce pour demeurer quittes et déchargés de tous les devoirs et redevances dus, pour tout le temps passé, à ladite maladrerie (Texte français. Du dimanche après la Saint-Nicolas d'hiver 1351). Vente par Jehan Rigaut aux prieur et

197 frères de la même maladrerie, de trois journaux de terre pour le prix de 9 ecus d'or «à l'escu, c'est assavoir seix dou roy Philippe, et trois du roy Johan» dont les vendeurs se tiennent pour bien payés (Du mercredi avant la Saint-Gilles 1353). H (Liasse.) 8 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Lettres patentes de Louis (I er ), fils du Roi, duc d'anjou, comte du Maine et seigneur de Guise, portant amortissement d'un hébergement et 12 quartiers de vigne, sis en la paroisse de Verron, donnés à la sacristie ou secrétainerie de la maladrerie de La Flèche, par Maurice Pasquier, dans son testament et acte de dernière volonté. Donné à Villeneuve-lès-Avignon en 1365, au mois de juillet (Cette pièce était scellée sur lacs de soie rouge et verte qui, seuls, sont conservés). Contrat d'échange d'une rente de 5 sous fait entre Raoul Le Masçon, frère, procureur et secrétain de ladite maladrerie, d'une part; et Guillaume Guoupil, paroissien de Saint- Barthélemy, qui donne en contre-échange un quartier de vigne appelé Puot (1368). Donation par Perronnelle La Gallière, bourgeoise de la Flèche, aux prieur et couvent de Saint-Jacques de La maladrerie de cette ville, d'une maison appelée La Fourerie, 10 journaux de terre et 3 quartiers de pré et pâture, le tout sis paroisse de Saint-Germain-du-Val, à la charge d'acquitter les devoirs dus aux seigneurs de fief, à la charge d'une messe de Requiem par semaine, à perpétuité, pour le salut et remède de l'âme de la donatrice, et afin que celle-ci soit associée aux prières et bonnes oeuvres de la communauté (1374). Acte par lequel Thévenot Neveu, seigneur de Lure, abandonne auxdits prieur et couvent ses droits de rachat sur une closerie appelée Laurière, à La Flèche, donnée à la maladrerie par Jacques Bouju et ses cohéritiers (1375). Raoul Lemaçon, prêtre, procureur des prieur et frères de ladite Maladrerie, donne par échange à honorable et sage M e Jacques Bouju, demeurant à Paris, 14 sous de rente perpétuelle à eux due sur l'aître qui fut à Pierre Vaucorpt, en Saint-Germain-du-Vau, et ledit Bouju leur cède un demi-journal de terre sis à La Flèche, entre les domaines desdits prieur et frères et ceux de l'abbaye de Saint-Aubin d'angers (1376). Autre échange entre Girard Piémeule, demeurant à Angers, et les mêmes prieur et frères. Ceux-ci reçoivent un journal et demi de terre, sis au terroir du Léart, près La Patrière, près le chemin qui va de La Templerie au Mans, et reçoivent, en contre-échange, un journal et demi de terre, sis au même lieu, au fief de défunt Geoffroy de Clées (1377). Autre acte par lequel le même Girard Piémeule cède auxdits prieur et frères la moitié par indivis d'un journal et demi de terre, au lieu du Léard, pour demeurer quitte d'une rente annuelle de 2 sous 7 deniers qu'ils devaient à la maladrerie (1377). Quittance délivrée par Jean Bouju, de La Flèche, Thébaut Chevalier et Gervais Trillet, fermiers du comte de La Marche, de 3 francs d'or à eux payés par lesdits prieur et frères pour l'indemnité d'une vigne, située à La Fosse-Fouque, donnée à la maladrerie par Jehanne, veuve de Thibault Bouju (1377). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin. (Sceaux perdus.) Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Vidimus par Étienne Des Plantes, prieur de Champgéneteux, et Julien Darne, prêtres commissaires pour le roi en Anjou, Maine et Touraine, sur le fait des finances des francs-fiefs, amortissements d'église et indemnités, de lettres patentes du roi de France Charles V, en date du 9 juillet 1375, par lequel ledit roi accorde à son frère le duc d'anjou toutes les finances, amortissements et indemnités qui pouvaient être dûs de tout le temps passé jusqu'au 6 mai 1371, «pour ce que nostre dit frère nous a fait signiffier et monstrer qu'il luy convenait faire moult de grans mises pour les euvres et reparacions qu'il fait faire en ses chasteaulx et forteresses, pour la seurté et deffens d'iceulx dont plusours sont en frontières des noz ennemiz.» Acte par lequel M e Raoul Le Maczon, prêtre, frère et procureur de la maladrerie de La Flèche, baille par échange à Guillaume Béraut, paroissien de ladite ville, 7 journaux de terre, sis au terroir de La Courbe-Vaalin, joignant aux terres du prieur de Verron et tenus du prieur des Champs; et ledit Béraut, en contre-échange, donne à la maladrerie deux quartiers de prés situés en la paroisse de Sainte-Colombe, joignant à la filière des Pierres et au pré de Jaquet Maridort (1384). Laurent Pineau, paroissien de Bousse, abandonne aux prieur et frère de ladite maladrerie toutes les choses qu'il tenait d'eux, au fief de La Faussilete, en la paroisse de Saint-Germain-du-Vau, pour demeurer quitte et déchargé de la foi et hommage et des devoirs auxquels il était tenu envers lesdits religieux (1386). Frère Raoul Lemaçon, précité, donne par échange à Guillaume Arquarie une rente annuelle et perpétuelle de 6 sous due à la maladrerie par Guillaume de Maleville sur une pièce de terre sise au Bailleul, et, de son côté, ledit Arquarie donne aux religieux 4 quartiers de fresche, en la paroisse de Verron, au lieu appelé La Foussé-Gourmier, et joignant d'un côté aux terres de La Rivière (1389). Quittance de 10 livres tournois délivrée, en vertu des lettres patentes ci-dessus analysées, à frère Jehan Des Champs, prieur de Saint- Jacques de La Flèche, par Jehan Bourdon, clerc, receveur général de par le Roi des deniers et finances des francs-fiefs au profit du duc d'anjou, comte du Maine (1378). Acte par lequel la veuve d'étienne Bidaut, demeurant à Verron, «pour la grant dileccion que elle a à l'église et meson de la maladerie de Saint-Jacque de La Flèche, et afin que elle soit suer d'icelle meson, participant et accompeignée en touz les biens espirituels et temporels de ladite meson,» se donne, elle et tous ses biens aux prieur et frères de ladite maladrerie (1389. Parchemin presque détruit et en grande partie illisible). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 1 pièce, papier. (Sceaux perdus.) Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Fondation de la chapelle du Jaunay, en ladite maladrerie: Catherine, veuve de Jehan Lesillé, dame d'auvert, «considérant le noble solempnel et dévot service qui, par chescun jour, est fait et célébré en la maladerie de Saint-Jacque de La Fleiche, au salut et remède des âmes des augmenteurs et bienffaicteurs d'icelle; considérant en sous que tout que, en ladite maladerie, sont moult de povres et misérables personnes y affluans charitablement receuz et recueilliz, et des biens d'icelle bénignement repeuz et soustenuz, et toutes autres oeuvres de charité et de pitié humainement et bien pitéablement adcomplies, désirant de tout son cuer que, en

198 ladite maladerie puissent estre de ci en avant lesdiz povres, le priour et les frères d'icelle mieulz soutenuz et gouvernez,» fonde une chapellenie de deux messes par semaine et la dote de l'hébergement du Jaunay, en Arthezé, au fief de La Roche-Simon, avec toutes ses appartenances et dépendances, et de divers autres biens sis dans les paroisses de Villaines et de Malicorne, qui ont appartenu à Perronelle La Gallière, mère de ladite Catherine (1391). Copie sur papier de l'acte précédent (Écriture du XVII e siècle). Acte par lequel Jean et Jean Becdoaye abandonnent aux religieux de Saint-Jacques 2 quartiers de fresche, appelées Les Perroys de Ruigné, en la paroisse de Clermont, joignant aux perrais Maridort, pour demeurer quittes et déchargés du principal et des arrérages de la rente de 6 sous qu'ils devaient auxdits prieur et frères (1396). Jeanne Buignon et Jacquin Buignon, son fils, donnent par échange à la maladrerie un quartier de vigne à La Challouzaye, et reçoivent en contre-échange un quartier et demi de vigne, au lieu du Couteau, au fief desdits Buignon (1402). Perrot Regnaut, paroissien de Saint-Germain-du-Val, abandonne auxdits prieur et frères un quartier de bois et buisson, sis à La Listre, sur le chemin de La Béraudière, pour demeurer quitte de toutes les redevances dont était chargé cet héritage (1402). Acquit de Jean Bouju, seigneur de Logivière, bourgeois de La Flèche, des ventes à lui payées par frère Michel Ysembart, prieur de Saint-Jacques, pour un quartier de vigne, au clos de La Challouzaye, acquis par ledit prieur de Jeanne Buignon et de Jacquet, son fils (1402). Appointement donné à l'assise de La Flèche portant main levée de la saisie des porcs pris en pesson et posson dans la forêt de Mélinais sur les religieux dudit Saint-Jacques de La Flèche, dont les droits sur ce point sont dûment prouvés et admis (1403). Jacquet Dupont, demeurant à La Corbinière, cède auxdits prieur et frères une pièce de terre sise entre l'église de la maladrerie et l'église Saint-Barthélemy, avec un courtil situé entre les églises Saint-Thomas et de la maladrerie, et reçoit, en échange, des religieux, deux quartiers de fresche, jadis en vignes, à Saint-Germain-du-Val, au lieu appelé le Bois-du-Vau (1405). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 3 pièces, papier. (Sceaux perdus.) Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Acte par lequel Guillaume Fresneau, cordier à La Flèche, donne en pure et perpétuelle aumône aux prieur et frères de la Maladrerie une pièce de terre sise sur le «grant chemin manczois,» et cela pour estre particippant et adcompaigné ès bienffaits, prières et oroisons dudit moustier» (1407). Titre nouvel d'une rente de 2 sous assise sur la pièce de terre qui fait l'objet de la donation précédente, consenti par frère Michel Ysembart, prieur, au profit de Gillet Février et Marguerite, sa femme (1407). Colas de La Motte, paroissien d'arthezé (Artezé), baille aux prieur et frères 3 journaux de terre qui furent à Jehan Bouju, et 5 journaux qui furent à Jehan de Villiers, à la charge d'acquitter les rentes, devoirs et charges dus au seigneur de fief (1407). Gillet Février et Marguerite, sa femme, déjà cités, donnent aux prieur et frères 2 sous de rente que ceux-ci leur devaient sur une pièce de terre sise près le lieu de La Fourerie (1407). Colas de La Motte cède et transporte aux mêmes prieur et frères une maison sise devant l'aumônerie de La Flèche et où ledit Colas soulait demeurer par aucun temps, pour être déchargé de la rente de 40 sous et des arrérages qu'il devait à ladite maladrerie sur cette maison (1407). Nobles Jehan de Bouesnay et Marguerite de Tessé, sa femme, donnent en pure et perpétuelle aumône à la maladrerie de La Flèche une hommée de pré sise en la rivière de Verron, sur le chemin de La Flèche à Sablé, au fief du seigneur de Mené, à 1 denier de devoir (1407). Déclaration d'une vigne située au clos des «Roches de La Bazouge,» rendue par Marion, veuve de M e Gervais Ysambart, à dame Colette de Lacé, veuve de Foulques de Villiers, seigneur de Villiers, bail et tutrice de ses enfants mineurs (1408). Procès-verbal de visite de l'église de Chigné (Maine-et-Loire) par Guillaume, archiprêtre du Lude, qui constate que Michel Du Bois, seigneur des Tuiles, a présenté à ce dignitaire ecclésiastique un acte contenant baillée à toujours consentie par les prieur et frères de la maladrerie à Jean Regnard et Jeanne, sa femme, de la métairie des Tuiles, dite paroisse de Chigné, pour une rente annuelle de 12 septiers de blé, dont 6 de froment, 2 de seigle, 2 d'orge et 2 d'avoine, et à la charge de servir une lampe en l'église de Chigné, ainsi que lesdits religieux avaient coutume de le faire (1408). Geoffroy Bureau et sa femme, de La Flèche, cèdent et transportent à frère Michel Ysembart, précité, et à ses successeurs, tout et tel droit qu'ils avaient et pouvaient avoir en trois septiers de blé de ferme ou pension à eux dus leur vie durant par Étienne Courant et sa femme, sur certains maisons, terres et prés baillés par ledit Bureau audit Courant pour ladite ferme ou pension. Cette cession est faite à la charge par le prieur de payer auxdits Bruneau et femme, et au plus vivant d'eux deux, un septier de seigle de pension annuelle, et 8 livres en argent, une fois payées, en deux termes (1409). Aveu du fief de La Bresselière, en Crosmières, rendu par frère Michel Ysembart, prieur, à messire Adam de Cré (Crez), chevalier, seigneur de Bonnefontaine, au regard de ce dernier fief (1409). Extraits d'aveux rendus pour le même fief à noble Guyon de Cré, écuyer d'écurie du Roi (1460), et à messire Gui de Cré, chevalier, par M e Jean Vallue (1463), prieur-commendataire du prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. H (Liasse.) 11 pièces, parchemin; 6 pièces, papier. (Sceaux perdus.) Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Quittance de 12 écus d'or, valant chacun 22 sous 6 deniers, consentie par messire Hervé de Maulny, le jeune, chevalier, seigneur de Verron, auxdits prieur et frères du Saint- Jacques de La Flèche, pour l'indemnité des héritages par eux acquis dans son fief de Verron, qui sont le moulin de Verron, avec toutes ses appartenances et dépendances, 2 quartiers et demi de vigne, au clos de La Roche, une petite maison et 3 journaux de terre, et un pré contenant 2 hommées (1410). Michel Garnier et sa femme abandonnent auxdits prieur et frères toute la part et portion qu'ils pouvaient réclamer en une pièce de fresche sise à La Noillière, pour demeurer quittes de leur part contributive de la rente de 25 sous due auxdits religieux sur cette pièce de terre, tant du principal que des arrérages (1411). Cession par Thiennote, veuve d'étienne Courant, de La Flèche, à Michel

199 Ysembart, prieur, et à ses successeurs, d'un hôtel sis en la paroisse de Verron, au carrefour des Molans, avec le courtil et les terres en dépendant, à la seule condition de payer aux seigneurs de fief les redevances dont est chargé ledit bien (1412). Dépri des porcs mis en pesson dans la forêt de Mélinals, pendant l'année 1412, par les religieux de Saint- Jacques, fourni à la vicomtesse de Beaumont, mère et tutrice du comte d'alençon et du Perche, seigneur de La Guierche, par frère Raoullin Buignon, procureur desdits religieux. Macé Guillot et Jacquine Cuerdebusche, sa femme, paroissiens de La Flèche, abandonnent à frère Raoul Buignon, prieur, et aux religieux dudit Saint-Jacques une maison et ses dépendances, sise à La Flèche, en la rue de La Juiverie, pour demeurer quittes et déchargés de tous devoirs et rentes qu'ils devaient sur cette maison auxdits religieux (1431). Macée La Turgise, veuve de Geoffroy Pillon, de la paroisse de Mézeré, vend aux mêmes prieurs et frères, un quartier de vigne, à Verron, un demi-journal de terre, au lieu des Plantes, un courtil, terre et place de maison, en la rue de la Maladrerie, pour le prix de 8 réaux d'or (1434). Macé Chevreru abandonne et exponce auxdits prieur et frères une maison, sise à Verron, 3 quartiers de vigne et un journal et demi de terre pour demeurer quitte et déchargé de la rente de 30 sous due, sur lesdites choses, à la maladrerie (1437). Conclusion capitulaire du couvent ou prieuré ou léproserie de Saint-Jacques de La Flèche, existant par lui-même et ne dépendant d'aucun autre (Conventus, prioratus seu leprosarie Sancti Jacobi de Fixa, per se stantis et a nullo alio dependentis), par laquelle le chapitre consent que frère Raoul Buignon, ci-devant prieur, jouisse, pendant sa vie, de 3 quartiers de vigne, paroisse de Verron, qu'il avait acquis en grande partie de ses propres deniers. Jean Seguin, prieur (1442). Déclaration des héritages sur lesquels le prieur de Saint-Jacques a droit de lever la dîme, en la paroisse de Saint-Germain-du-Val, en vertu du don à lui fait par feu Richard Bresset, pour fondation de service. Papier décimal de la dîme de Saint-Jacques en la paroisse de Saint-Germain-du-Val, en vertu du don à lui fait par feu Richard Bresset, pour fondation de service. Papier décimal de la dîme de Saint-Jacques en la paroisse de Saint- Germain-du-Val et en celle de Saint-Thomas de La Flèche, attesté par Colas Fauveau, Jehan Pauvert et autres, «eulz disans et affirmant avoir cuillié et levé lesdites dixmes ès lieux cy-après déclarés.» (1442). Tables. H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Lettres du roi Charles VII, données à la requête du prieur Jehan Séguin, et défendant, sous «certaines et grosses peines,» aux curés de Saint-Pierre-de-Verron, de Saint-Germaindu-Val et autres paroisses voisines, de poursuivre, comme ils l'en menaçaient, ledit prieur en cour de Rome ou devant toute autre juridiction étrangère, au sujet des dîmes qu'il se croyait fondé à lever dans ces paroisses; le roi déclare qu'il agit ainsi dans l'intérêt de l'église, dont il est le protecteur et le gardien, et, conformément aux dispositions de sa Pragmatique-Sanction (Angers, 8 février V. S.). Lettres de sauvegarde accordées par le même souverain au prieuré de Saint-Jacques (Angers, 10 février V. S.). Signification par le sergent Étienne Galier à Bertrand Chicherie, curé de Verron, des lettres royaux portant la défense ci-dessus mentionnée (1444). Quittance par Guion de Crez, seigneur de Bonnefontaine et de Launay, aux prieur et frères de la maladrerie de La Flèche, d'un royal d'or, montant du rachat qu'ils lui devaient à cause de leurs fief et terres de La Brécelière (1444). Lettres du roi Charles VII, ordonnant que le procès poursuivi devant l'official d'angers par Bertrand Chichevie, curé de Verron, contre les religieux du prieuré ou Maison-Dieu de La Flèche, au sujet de «certaines dismes inféodées et tenues à foy et hommaige de personnes layes» soit déféré à la justice séculière: aucune cour d'église, est-il dit dans le préambule de ces lettres, ne peut ni ne doit connaître de chose réelle ni qui sente réalité; si elle s'efforce d'en connaître, elle doit être contrainte à cesser par justice séculière, et il est de principe que l'une des justices séculière ou ecclésiastique ne doit entreprendre sur l'autre (Paris, 20 mars V. S.). Accord par devant l'official d'angers sur procès pendant devant lui et sur celui qui était prêt à mouvoir au bailliage des ressorts et exemptions d'anjou et du Maine, entre Bertrand Chicherie, curé de Verron, et Jean Séguin, prieur de Saint-Jacques: les dîmes faisant l'objet du litige resteront au curé sa vie durant et appartiendront ensuite à perpétuité au prieuré (jeudi après Cantate 1445). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 2 pièces papier. (2 sceaux.) Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Mandement de Jacques de Lespine, juge ordinaire et lieutenant-général de M gr le bailli de Touraine et des ressorts et exemptions d'anjou et du Maine, pour la mise à exécution des lettres royaux du 20 mars 1445, analysées à l'article précédent (1445). Procès-verbal du sergent Étienne Gallier, constatant: le refus de Bertrand Chicherie d'obtempérer aux lettres royaux qui lui interdisaient de plaider devant l'official d'angers au sujet des dîmes inféodées; la saisie du temporel de la cure de Verron; l'acquiescement de Regnault Cornilleau, official d'angers, auxdites lettres royaux (1445). Déclarations fournies à frère Jehan Séguin, prieur, et Pierre Estourneau, procureur de Saint-Jacques, par Jean Pauvert, Jean Richer, Berthelot Guiton et Étienne Le Barbier, concernant diverses pièces de terre sises au clos des Merdelles, en Crosmières, et sur lesquelles le prieuré avait droit de dîme (1446). Commission donnée par Guillaume d'avaugour, seigneur de La Roche-Mabille, conseiller et chambellan du roi, bailli de Touraine et des ressorts et exemptions d'anjou et du Maine, à Jean Eussault, enquesteur du roi audit bailliage, pour procéder à l'audition de plusieurs témoins dans le procès pendant entre le prieur de Saint-Jacques et le curé de Verron (1446). Sentence de Bertrand de Beauveau, chevalier, seigneur de Précigné, bailli de Touraine, donnant force exécutoire à l'accord intervenu entre le prieur de Saint-Jacques et le curé de Verron; les clauses de cet accord reproduites dans la sentence déterminent les terres et vignes sur lesquelles chacune des parties devra percevoir la dîme (1446). Indemnité accordée par Macé Lefebvre, prieur de Verron, aux religieux du prieuré de Saint-Jacques pour deux quartiers de vigne appelée Pinot (1449). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 2 pièces, papier.

200 Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Ratification par Jean, abbé de Saint-Serge d'angers et le chapitre de ladite abbaye, d'une transaction entre les religieux de Saint-Jacques et le prieur de Verron, au sujet des acquêts de ce dernier (1450). Ajournement à comparoir devant le bailli de Touraine et des ressorts et exemptions d'anjou et du Maine, donné à la requête de frère Jacques Ritouet, procureur des prieur et frères de Saint-Jacques, aux prieur et curé de Saint-Thomas de La Flèche, pour enlèvement de deux agneaux de prémices sur la métairie de La Juiverie (1451). Sentence de Baudet Berthelot, lieutenant-général du bailli de Touraine, homologuant un accord entre les religieux de Saint-Jacques, d'une part, et Pierre Rouault, prieur, et Pierre Micault, curé de Saint-Thomas de La Flèche, d'autre, concernant les prémices de la métairie de La Juiverie, appartenant à Saint-Jacques (1452). Dépris pour les années 1452, 1454, 1457, 1460, 1466, 1468, 1502, 1548, 1549, 1556, fournis aux seigneurs de La Flèche par les religieux du prieuré, contenant l'état des porcs appartenant audit prieuré, mis «en posson et herbaige» dans les forêts de Mélinais et des Deffais. Transaction entre Jacques Dausic, religieux du prieuré de Saint-Jacques et chapelain de la chapelle des Boujus, desservie audit lieu, et le prieur Jehan Séguin: Jacque Dausic cède au prieur toutes les dîmes qui pouvaient appartenir à la chapelle des Boujus dans la paroisse de Verron; par compensation, le prieur abandonne à Jacques Dausic 5 quartiers de vigne, appelés les Juhaisières, sis en Crosmières, avec les dîmes d'iceux, plus un quartier de vigne à La Henrière, en Saint-Thomas de La Flèche, et une rente de 12 sols sur une maison sise à La Flèche (1453). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 1 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Copie d'après un registre de la chambre des comptes de Paris, d'un aveu rendu en 1453 par Jean, duc d'alençon, au duc d'anjou, pour la baronnie de La Flèche; cette copie fut faite en 1680, à la requête de François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois, grand-vicaire de l'ordre du Mont-Carmel et de Saint-Lazare, et des commandeurs et chevaliers dudit ordre, pour justifier de l'état et qualité de la maladrerie de La Flèche. Déclaration rendue par les prieur et frères de la maladrerie de Saint-Jacques de La Flèche à messire Guillaume de Mauny, seigneur de Verron, des choses héritaux, rentes, dîmes et devoirs qu'ils avouent tenir de la seigneurie de Verron (1453). Autre déclaration du même genre par les mêmes au même (1454). Sentence du juge de La Flèche relative à une contestation pendante entre les religieux de Saint-Jacques et Charles de Bouesnay (1456). Dépris des porcs mis en «posson» dans la forêt de Mélinais; ces dépris sont fournis au duc d'alençon, seigneur de La Flèche, ou à ses procureur et châtelain de La Flèche et ségraïer de ladite forêt par Jean Le Moulnier et Martin Bariller, seigneur de La Planche de Landelles; Jeanne de Villiers, dame de Lure; Jean Fresneau, chevalier, seigneur de Créant, de Sémur et des Touches; Jean de Boislanfray, écuyer, sieur dudit lieu et du fief au Felle; Jeanne de Verme, dame de Poulliers; frère Étienne Pelliczon, procureur de l'abbaye de Mélinais. Bail par le prieur Jehan Séguin et les religieux de Saint-Jacques à Jean et Guillaume Regnart, frères, paroissiens de Chigné, et aux hoirs et descendants desdits preneurs «jusques à troys testes» du «lieu, estre, domaine, mestairie, appartenances et deppendances des Tielles (Tuiles)» sises en la paroisse de Chigné, moyennant une rente annuelle de 6 setiers de froment, 2 de seigle, 2 d'orge, 2 d'avoine et d'une certaine quantité d'huile pour la lampe qui est devant l'image de Notre-Dame dans l'église de Chigné (1457). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Aveu rendu à Guion de Crez, écuyer, seigneur de Bonnefontaine et des fiefs de Lubin, par le prieur Jehan Séguin pour le fief de La Brécellière, sis en la paroisse de Crosmières (1458). Quittance par ledit Guion de Crez d'un écu d'or que lui a payé Jehan Séguin pour un rachat dû sur le fief de La Brécellière (1458). Acte de l'hommage fait par le prieur de Saint-Jacques au seigneur de Saint- Germain pour le fief de Lavrillière ou Laurillière (1459). Déclaration rendue à Guillaume de Maulny, seigneur de Saint-Aignan et de Verron, par Guillemette, veuve de Jamin Hardi, pour les héritages qu'elle tient dudit seigneur au regard de la terre de Verron, déclaration par laquelle il conste que sur ces héritages une rente de 35 sols est due au prieuré de Saint-Jacques (1465). Ordonnance pour faire montrée à la requête de René Chabot, prieur commendataire de Saint-Jacques et à l'encontre de Jean Hardi des Moullans sur 6 quartiers de vigne aux Chalousais (1471). Transaction sur procès entre Gui de Crez, chevalier, sieur de Bonnefontaine, d'une part, et René Chabot, prieur commendataire et les religieux de Saint-Jacques, d'autre; par cette transaction le sieur de Bonnefontaine abandonne au prieuré la propriété du bois Robert, situé près du lieu des Verrières (1472). Vente par Jehannin Regnart et Thibaude, sa femme, paroissiens de Chigné, à Perrin Gillard et Mathelin Regnart, de la même paroisse, de tous les droits que lesdits époux avaient au lieu des Tielles, tenu du prieuré de Saint-Jacques (1472). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Enquête faite à la requête du prieur René Chabot contre Jean Hardi des Moullans au sujet des vignes des Chalouzais (1474. N. S.). Sentence de Pierre Guiot licencié ès-lois, lieutenant de Mgr le conservateur des privilèges royaux de l'université d'angers, rendue au profit de René Chabot, prieur commendataire de Saint-Jacques, écolier étudiant en ladite université, contre Jean Hardi des Moullans, au sujet de la propriété de certaines vignes aux Chalouzais (1476). Accord entre le prieur René Chabot et Perrin Gillart au sujet des dîmes du lieu des Tuiles (1476). Requête au duc d'alençon, baron de La Flèche par ses «humbles orateurs» les religieux de Saint-Jacques, contre Étienne Chaillou qui avait construit sur le Loir des pêcheries au préjudice des droits du prieuré (1478). Ratification, par le prieur commendataire René Chabot et les frères de Saint-Jacques, d'une transaction passée entre frère René Bidault, leur procureur, et Jean Hardy de La Tribouillardière, qui continuera de payer auxdits religieux la rente de 6 sols 8 deniers qui leur était due (1482). Transaction par laquelle les religieux de

201 Saint-Jacques s'obligent à faire hommage à messire Jehan d'aunoise, chevalier, seigneur de Bonnefontaine et à dame Jehanne de Crez, sa femme, et à leur payer 5 sols de service pour le fief de La Brécelière (1482). Résignation, par frère Jacques Ritouet, en faveur du frère Jean Le Pelé, de la chapelle de Jaunay desservie en l'église du prieuré de Saint- Jacques (1486). Hommage rendu par Honoré d'alençon, prieur commendataire de Saint-Jacques, à Jacques Dosdefer, écuyer, seigneur de Saint-Germain, pour le fief de La Vrillière (1488). Tables. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Vente par Mathurin Lefèvre, bachelier ès-lois, «praticien en cour laye,» à Pierre Le Royer, avocat du roi à Baugé, et à Jeanne Eliant, sa femme, d'une rente de 5 sols, partie d'une de 15 sols due sur une maison sise à La Flèche, rue Notre-Dame; cette vente est faite moyennant le prix et somme de 100 sols tournois (1509). Surséance de foi et hommage accordée par le sénéchal de Bonnefontaine à M e Antoine de Champagne, prieur de Saint-Jacques et sieur de La Roche-Simon (1507). Bail à rente par Antoine de Champagne, protonotaire apostolique, chanoine de l'église d'angers, prieur commendataire de Saint-Jacques, à Jean Moreau, marchand à La Flèche, d'un clôteau de terre situé près le prieuré, et borné d'un côté par le pré de noble homme Guillaume Nepveu, seigneur de Lure (1509). Quittance donnée par le receveur de l'abbé de Mélinais aux religieux de Saint-Jacques, d'une somme de 40 sols qu'ils devaient pour le rachat d'une rente de même somme perçue par eux sur le lieu de la Mézangère, en Volandry (1509). Mémoire touchant l'entreprise de Jean Gautier, curé de Verron, contre le prieur de Saint-Jacques, au sujet de la dîme d'une pièce de terre dépendant de la métairie de La Rivière, laquelle métairie appartenait au prieuré (1510). «Inventaire des pièces de terre esquelles d'anxienneté le prieur de Saint- Jacques de la Malladrerye leez La Flèche a droict de prendre les dismes en la paroisse de Saint-Pierre-de-Verron et ès environs dudict lieu; iceluy inventaire fait à l'original d'une sentence donnée de monsieur l'official de Tours, pour lesquelles dismes fut procès entre [le] prieur dudit lieu de La Malladrerye et maistre Berthran Chicherye, curé dudit lieu de Verron; ouquel inventaire sont denommez ceulx qui de present tiennent lesdites terres. Fait en l'an mil cinq cens et doze.» Autre inventaire énumérant les vignes sises en ladite paroisse de Verron, sur lesquelles le prieuré prélève également la dîme (1512). Déclaration faite au nom du prieur commendataire Antoine de Champagne devant «les commissaires pour le Roy sur le fait des francs fiefs et nouveaux acquests ès viconté de Beaumont, baronnie de Sonnoys, fiefs et anciens ressorts enclavez en «icelles» de tous les biens appartenant au prieuré (1515). Conclusion du chapitre des frères mineurs de la province de Touraine portant participation aux prières et bonnes oeuvres des frères et soeurs de l'ordre, au profit d'antoine de Champagne, prieur commendataire de Saint-Jacques, et des religieux dudit prieuré, qui sont au nombre de cinq, quatre prêtres et un novice; et ce, en reconnaissance de ce que lesdits prieur et religieux avaient accordé aux frères mineurs du couvent de La Flèche, situé près de Saint-Jacques, la permission de détourner et d'éloigner certaines eaux dont ils étaient incommodés: concessitis ut aqua que nobis erat nociva aliquantulum elongaretur ad consolationem et recreationem fratrum ibidem commorantium. Datum in nostro Argentonii conventu provincie Turonie... anno Domini H (Liasse.) 11 pièces, parchemin; 13 pièces, papier. (1 sceau.) Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Mainlevée de saisie donnée par le sénéchal de Créans à Louis Chantereau, confesseur de la Reine, prieur de Saint-Jacques, moyennant le payement des arrérages du cens que le prieuré devait à la seigneurie de Créans (1519). Hommage par Louis Chantereau, abbé de Mélinais, prieur de Saint- Jacques, à Simon Dosdefer, écuyer, seigneur de Saint-Germain et de La Gaulleraye, pour le fief de Lavrillère (1521). Vente par Jean Dumans et Gervaisette, sa femme, paroissiens de Saint-Thomas de La Flèche, à Laurent Rouault, religieux segrétain de Saint-Jacques, pour lui et ses successeurs, de la quatre partie par indivis de maisons, jardins, étrages et issues en dépendant, sis audit Saint-Thomas (1529). Désistement d'instance consenti par Christophe Le Royer, collecteur de la dîme de Bazouge, avec reconnaissance que la réclamation qu'il avait faite de la dîme d'une pièce de terre près La Maladrerie en Crosmières, était mal fondée et que cette dîme devait être levée par Guillaume Doujac, prieur de Saint-Jacques (1535). Bail à ferme par René Millet, prieur de Saint-Jacques, à Michel Tourain et à Robin Lemercier, de la rivière, garenne et pêche dudit prieuré, depuis les portes des moulins de La Flèche jusqu'aux moulins des Pins, moyennant une redevance annuelle de 35 livres et de 4 plats de poisson (1536). Autre bail à ferme, par le même, au nommé Greffier, de la pêche de l'île de Nerbonne, y compris la pêche de La Fillière, près de ladite île, moyennant une redevance annuelle de 100 sols et d'un plat de poisson «bon et compétant» (1537). Papier décimal du prieuré de Saint-Jacques pour la paroisse de Saint-Germain-du-Val (1542). Obligation de 20 écus souscrite par Jean Ruby à René Millet, prieur de Saint-Jacques, pour la vente faite audit Millet de la glandée totale du Bois-aux-Malades appartenant au prieuré; dans l'acte de vente le prieur avait réservé le «possonnage des grands porqs de la mestairye du Boys-aux-Mallades, qui pourront estre appossonnez pendant que ladicte glandée durera, et la posson des nouritureaux après que lesdictes grands porqs seront hors desdicts boys» (1543). Hommage du prieur René Millet au seigneur de La Barbée, pour les vignes des Chalouzais et de Fosse-Foucquet (1544). Échange entre noble et puissant seigneur Guillaume de Maridort, seigneur de La Freslonnière et de Lertuzière, demeurant audit lieu de La Freslonnière, au pays du Maine, et René Millet, prieur de Saint-Jacques: G. de Maridort donne au prieuré une boisselée et demie de terre à prendre en une pièce dépendant du lieu de la Baraterie, en Saint-Germain-du-Val, et reçoit du prieur une boisselée et demie de terre sur la métairie de La Fourerie (1545). Baillée par Françoise d'alençon, duchesse de Vendôme, dame de La Flèche, aux religieux de Saint- Jacques, en récompense de l'abandon de leur droit d'usage à mort bois et bois mort dans la forêt de Mélinais, d'une

202 portion de terre et bois dépendant de ladite forêt et située près de la butte du Pont-Perrin, à la charge par lesdits religieux de payer à la recette de La Flèche 12 deniers de cens chaque année et une maille d'or valant 12 sols 6 deniers à chaque mutation de prieur; ils devront, en outre, continuer de prier comme par le passé, pour les prédécesseurs de la duchesse de Vendôme dans la seigneurie de La Flèche, et chaque jour, à leur grand' messe, dire, au moment de l'élévation, à l'intention de ladite dame: «Suscipe me, Domine, secundum eloquium tuum et vivan, et non confundas me, Domine, ab expectatione mea (1550). Bail à ferme par le prieur René Millet à Jean Bidault et Martin Saullevé, de la métairie du Bois-aux-Malades, moyennant une somme annuelle de 75 livres tournois (1551). Rétrocession par les religieux de Saint-Jacques à Antoine, duc de Vendôme, et à Jeanne, sa femme, de 56 arpents de bois, dépendant de la forêt de Mélinais, que Françoise d'alençon «pour les grands affaires qui lui estoient survenuz,» leur avait autrefois aliénés; les religieux reçoivent pour compensation 66 arpents de terre au lieu de La Gravelle; ce nouvel échange avait été provoqué par des lettres d'antoine de Bourbon et de sa femme, insérées dans l'acte et datées de «Pau en Braan,» 12 janvier Ratification de l'acte précédent par la duchesse de Vendôme: La Flèche, 16 mai 1555; signature autographe de Jeanne d'albert. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 12 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Échange entre les religieux de Saint-Jacques et Étienne Le Page, sieur de La Pagerie: les religieux donnent 12 arpents de terre pris sur les 66 qu'ils avaient à la Gravelle, et reçoivent 12 autres arpents, sis à la Noë-Chapeau, près ledit lieu de La Gravelle (1555). Transaction passée entre le prieur René Millet et les religieux de Saint-Jacques, d'une part, et Jean et Guillaume Regnard, Gervais Fouqueré, mari de Thiennette Regnard, René Ledru, veuf de Marie Regnard et ses enfants, Mathurin Apvril, mari de Macée Regnard, et Guillaume Drouillet, curateur de Guillaume Regnard le Jeune, d'autre part, portant bail à rente perpétuelle fait auxdits Regnard de la métairie des Tuiles en Chigné (1556). Déclaration rendue par les religieux de Saint-Jacques à Jean Bérault, seigneur de Loginière, pour leurs possessions relevant de ce dernier fief (1558). Extrait d'aveu rendu à la baronnie de La Flèche par Geoffroi de Dureil, écuyer, seigneur de Moulines et de La Barbée; il est fait mention dans cet extrait des choses que le prieuré tient dudit seigneur de La Barbée (1558). Jugement des plaids de la seigneurie du Chesne, attestant que le prieur René Millet avait fourni sa déclaration de ce qu'il tenait en ladite seigneurie (1559). Sentence du bailli de La Flèche rendue à la requête de François de Champaigne, seigneur de Bonnefontaine, contre le prieur René Millet et les religieux de Saint-Jacques, et relative au payement de la rente de 5 sols due par le prieuré à la seigneurie de Bonnefontaine, à cause du fief de la Bresselière (1563). Adjudication par les commissaires du clergé pour l'aliénation des biens ecclésiastiques à Jean Deshayes, Jean Cry, Louis Pineau, Jacques Faifeu, Roch Boisricher, François Lefebvre, sieur des Plantes, de 3 livres 16 sols de rente, 3 journaux de terre et 6 deniers de cens appartenant au prieuré (1564). Acte décerné en jugement à frère Jean Faifeu, chapelain des Boujus, de ce qu'il a fourni déclaration aux plaids de Bourg-Chevreau des choses tenues par lui de ladite seigneurie (1566). Foi et hommage rendus par Jacques Renart, prieur de Saint-Jacques, à François de Champagne, sieur de Bonnefontaine, pour le fief de La Bresselière (1567). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Collation, par le prieur Jacques Renart, à frère Pierre Bouchart, de la chapelle des Jaunais desservie audit prieuré (1567). Dépri fourni au prince de Navarre, duc de Vendôme et de Beaumont, des porcs du prieuré mis en posson dans les Deffais de Mozé et Donnereau (1567). Papier décimal du prieuré de Saint-Jacques pour la paroisse de Saint-Germain-du-Val (1568). Transaction entre les religieux de Saint-Jacques et Guillaume Guillot, seigneur de La Maczonnière, représenté par son neveu René Guillot, seigneur du Doulsay, en Sainte-Colombe, propriétaire, par Julienne de Villaines, sa femme, du moulin de Charuau, au sujet des boues provenant du curage du bief dudit moulin (1568). Vente par les religieux de Saint-Jacques, qui avaient été taxés à deux cents livres par l'édit du roi sur l'aliénation des biens ecclésiastiques, aux époux Jean Arsangle, de la closerie de La Berteraie, en Villaines, moyennant 200 livres et avec réserve de la faculté de réméré (1568). Collation de la chapelle des Boujus par le prieur Jacques Renart à frère Charles Hautin (1668). Réméré de la closerie de La Berteraie, par frère Louis Gautier, au profit du prieuré sur Jean Arsangle (1569). Déclaration de frère Louis Gautier, secrétain du prieuré, aux assises du fief de Verron (1570). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 29 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Saisie des revenus du prieuré, à la requête du procureur général du roi et des commissaires préposés à la générale réformation des hôpitaux et maladreries du royaume (1571). Opposition des religieux qui soutiennent que le prieuré est un couvent et non une maladrerie (1571). Enquête à ce sujet (1571). Mainlevée de la saisie accordée par les commissaires royaux qui reconnaissent que ladite saisie a eu lieu par surprise et à l'instigation de malveillants et que de tout temps et ancienneté, il est notoire que Saint-Jacques est un prieuré conventuel de l'ordre de Saint-Augustin fondé par les barons de La Flèche, sans que rien indique qu'il y eût eu maladrerie ni revenu affecté aux malades (1571). Ratification par Jeanne, reine de Navarre, dame souveraine de Béarn, duchesse de Beaumont, d'un bail à cens fait par ses officiers à Pierre Daburon, médecin, d'un chemin allant du gué de la Gravelle à la fontaine du Perrichet (1573). Hommage par le prieur Jacques Regnart à Marguerite Le Cirier, veuve de noble homme François Dosdefer, garde noble de François Dosdefer, son fils aîné, seigneur de La Gaulteraye et Saint-Germain-du-Val, pour le fief de Lavrillière en Saint-Germain (1571). Vente à Jérôme Boisricher à la requête des commissaires pour l'aliénation des biens ecclésiastiques de diverses pièces de terre et rentes appartenant au

203 prieuré; le prix total de ces aliénations s'élève à 300 livres (1575). Bail à ferme par René Cérisay, économe du prieuré, à Thomas Dupin, marchand, des vignes du prieuré de la métairie du Perruchet et d'une rente de 4 septiers de blé, sur les moulins de La Flèche, moyennant une somme annuelle de 100 écus (1578). Autre bail à ferme par le même, à Louis Samoyau, meunier, de la métairie de la Chapillonnière, en Villaines, moyennant une somme annuelle de 65 livres; dans cette pièce René Cérisay est qualifié de seigneur du Houssay et d'économe pour le roi aux fruits et revenus du prieuré de Saint-Jacques (1578). Autre bail à ferme par le même, à Louis Joufray, de la métairie des Tuiles, moyennant une somme annuelle de 190 livres (1580). Commandement et assignation à la requête de frère Pierre Pillochet, prieur de Saint-Jacques à Thomas Dupin, pour le contraindre au payement de 50 écus pour une demiannée de la ferme que ledit Dupin tenait du prieuré (1581). Collation, par le prieur Pierre Pillochet, à frère Maurice Bodin, de la chapelle des Boujus (1585). Procédures entre François de Champagne, seigneur de Bonnefontaine, et le prieur Pierre Pillochet, au sujet d'une rente due sur le lieu de La Chapillonnière à la seigneurie de Villaines (1588). Copie de lettres patentes de Henri IV, portant confirmation des droits et privilèges accordés par les rois François I er et Charles IX, aux arquebusiers et arbalétriers du papegault de la ville de Nantes (Nantes, avril 1598). Acquit par Jacques de Dureil, écuyer, sieur de La Barbée, au profit de M. de La Varenne, des droits de rachat qui étaient dus audit sieur de La Barbée, par suite de la mort de Nicoles Brullart, abbé de Mélinais, et de celle de Pierre Pillochet, prieur de Saint-Jacques (1598). Cession par Guillaume Fouquet de La Varenne, gouverneur des villes et châteaux d'angers et La Flèche, au collège de La Flèche, de la précédente quittance pour s'en servir, au moyen d'un recours que ledit sieur de La Varenne s'y était réservé contre les abbés de Mélinais et les prieurs de Saint-Jacques (1608). Opposition des religieux de Saint-Jacques à la vente du bois de Mozay, où ils prétendaient avoir, de temps immémorial, droit de panage pour leurs porcs (1599). Tables. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 9 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Extrait d'aveu rendu par damoiselle Françoise de Dureil, dame de La Roche-Girard, à noble et puissant seigneur François de Champagne, chevalier, seigneur baron de Villaine et de La Roche-Simon, aveu d'où il appert que les religieux de Saint-Jacques doivent à ladite dame foi et hommage simple pour les rentes et devoirs qu'ils ont accoutumé de prendre sur les lieux de La Brosse, La Cappinière et le Grand et le Petit Jaulnay (1600). Bail à moitié par frères René Dufour et Gervais Faiffeu, religieux et fermiers du prieuré, à Étienne Allory, métayer, de la métairie de La Jeufverie, sise paroisse de La Flèche (1601). Procuration et consentement des religieux de Mélinais, pour que le Pape soit supplié «avoir agréable que frères Morice Bodin, René Dufour et Gervais Faiffeu, religieulx du prieuré de Monsieur saint Jacques, ordre de Saint-Augustin lez La Flèche, du mesme ordre desdicts religieulx de Meslinays, entrent et soient receuz en ladicte abbaye de Meslinays, pour leur aider à faire et continuer le service divin deu et nécessaire en icelle abbaye... et que les troys religieulx soient receuz en ladicte abbaye pour remplir le nombre qui leur manque... et demeurer par eulx enfans d'icelle maison, subjects aux règles dudict ordre et d'icelle abbaye» (1603). Requête au Pape par Pierre Pillochet, prieur de Saint-Jacques, tendant à ce que ledit prieuré soit supprimé afin que ses bâtiments servent à l'établissement d'un collège de Jésuites et que les trois religieux qui sont encore au prieuré soient transférés dans l'abbaye de Mélinais (1604). Bulle de Clément VIII fulminée à la sollicitation de Henri IV et portant suppression du prieuré de Saint-Jacques de La Flèche et affectation des bâtiments et du temporel à un collège qui sera régi et gouverné par la société de Jésus (Datum Rome apud S. Marcum anno incarnationis Dominice MDCIV, id. Julii). Prise de possession par le P. Jean Chastellier, recteur du collège des Jésuites de La Flèche, de l'église et des lieux claustraux du prieuré de Saint-Jacques supprimé (22 août 1604). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 8 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Offre faite à M e Florimond Havard, receveur des domaines de La Flèche, par Samuel Isembert, marchand, d'une somme de 17 livres pour une année de la rente due audit domaine à cause du deffais de Mozay, contenant 340 arpents, que ledit Isembert avait acquis de la demoiselle de la Marcillière (1604). Bail à moitié de la métairie de La Fourerie, par frère Jacques Fornyer, procureur du collège des Jésuites, à Alain Cesvin (1604). Procédures entre les Jésuites, et René Manchon, curé de Crosmières, au sujet de droits de dîme sur plusieurs terres et vignes sises ès paroisses de La Flèche, Verron, Villaines, Crosmières et autres circonvoisines (1605). Bail à ferme par le recteur Jean Chastellier et le procureur Jacques Fournier à François Coudret du droit de pêche appartenant à Saint-Jacques dans la rivière du Loir, moyennant un prix annuel de 76 livres et 6 plats de poisson (1605). Bail à moitié de la métairie des Tuiles par le procureur Jacques Fournier, aux époux François Tendron: outre la moitié des fruits et revenus de la métairie, les preneurs devront chaque année aux PP. Jésuites: «dix chappons et le nombre de vingt livres de bon beurre nect, sallé et empothé, scavoyr ledict beurre aux jours de Toussaincts et lesdicts chappons ausdicts jours de Toussaincts et Nouel, par moytié... et bailleront les quatre quarrreaulx de beurre frayes aux quatre grandes festes de l'année et feront les estraines, comme l'on a de bonne coustume, d'une fouase, d'un boiseau de fleur de frément accompaignée d'une ouaye grasse» (1605). Arrêt du Grand Conseil portant mainlevée de plusieurs oppositions formées contre la vente des bois de Mozay et maintenant les Jésuites, comme propriétaires du temporel de Saint-Jacques, dans les droits de panage qu'ils avaient ès dits bois; ces bois avaient été vendus par Jeanne Caillart, veuve de Jérôme Berliou, écuyer, sieur de La Marsilière, à Samuel Isembert et à Louise Sillé, sa femme (1605). Vente, moyennant 900 livres, par Jeanne Fourmy, veuve de Charles Treton, dame du Ruau, Charles Treton, son fils, juge au présidial de La Flèche, et Jacques Faifeu, conseiller en l'élection de La Flèche, à Guillaume Fouquet de La

204 Varenne, baron de Sainte-Suzanne, gouverneur d'angers et de La Flèche, du moulin et dépendances de Charruau, en Saint-Germain du Val, que ladite dame Treton avait acquis de damoiselle Julienne de Villaines (1605). Baux à rente de diverses pièces de terre, par le recteur Jean Chastellier et le procureur Jacques Fornier, à Blaise Mabrault, à Jean Salmon et à René Guignon, sieur de L'Hommeau (1606). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 19 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Arrêt du parlement de Rennes portant vérification et enregistrement des lettres patentes du roi Henri IV qui attribuaient au collège des Jésuites de Rennes 3,000 livres de revenu annuel sur les deniers à provenir de la suppression des papegaults de l'arc et de l'arbalète en la province de Bretagne (1606). Copie des lettres patentes de Henri IV fondant le collège de La Flèche (mai 1607). Bail à ferme par le P. Ignace Armand, provincial des Jésuites en la province de France, à Gilles Ruallan, sieur du Rocher, demeurant à Tiersan, en Bretagne, des droits de papegault de ladite province que le roi avait donnés à la société de Jésus; le prix annuel de la ferme est de 9,000 livres dont 3,000 pour le collège de Rennes et 6,000 pour celui de La Flèche (1607). Arrêt du parlement de Rennes condamnant Pierre Henri, sieur de La Chesnais, Claude Verger, sieur de Gaillon, et consorts, fermiers des impôts et billots du pays de Bretagne, à payer aux collèges de Rennes et de La Flèche les devoirs de papegaults de l'arc et de l'arbalète depuis le jour de la vérification de l'édit de suppression de ces papegaults, ainsi qu'ils avaient coutume de les payer à ceux qui abattaient lesdits papegaults (1607). Bail à ferme par les recteur et procureur du collège de La Flèche à M e Pierre Jouye, sieur des Roches, moyennant un prix annuel de 165 livres, de la métairie de La Fourerie, en Saint-Germain-du-Val (1607). Autre bail à ferme consenti par les mêmes à M e Pierre Genest, notaire, des closeries de La Berteraie et de La Chapillonnière, moyennant 85 livres par an (1608). Déclaration des biens du prieuré rendue au roi par le P. Étienne Charlet, recteur du collège de La Flèche (1610). Bail à ferme par frère Maurice Bodin, religieux profès du prieuré de Saint-Jacques, demeurant à présent à l'abbaye de Mélinais, chapelain de la chapelle des Boujus, à Marin et Mathurin Bidault, de plusieurs portions de vigne pré dépendant de son temporel (1610). Provisions (copie) accordées par le pape Paul V à Liger Faifeu, pour la chapelle des Boujus, que Maurice Bodin avait résignée audit Faifeu, avec réserve de pension (1613). Procès-verbal de prise de possession de ladite chapelle par le nouveau titulaire (1613). Obligation par M e Jacques Faifeu, conseiller en l'élection de La Flèche, envers les religieux de Mélinais, de pourvoir à la nourriture et à l'instruction au collège de La Flèche de M e Liger Faifeu, son fils, pendant trois années qui finiront à l'époque où ledit Liger devra prononcer ses voeux en l'abbaye de Mélinais (1613). Collation par Charles Miron, évêques d'angers, à Charles Le Mounier, de la chapelle des Boujus, pour laquelle Liger Faifeu avait indûment obtenu des provisions (1613). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 12 pièces, papier; 3 sceaux Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Vente par Marie de Riant, veuve de Claude de Champagne, vicomte de Neuvillette, tutrice de ses enfants, à Louis Mauboussin, du bois de La Reboussière, dépendant de la terre de La Chevallerie, en Villaines, moyennant 7,000 livres (1614). Contre-lettre consentie par Louis Mauboussin, adjudicataire du bois de La Reboussière, par laquelle il reconnaît n'avoir été que le prête-nom de demoiselle Anne de Champagne, demeurant en la maison seigneuriale de Bonnefontaine, en Villaines, qu'il reconnaît comme véritable propriétaire dudit bois (1614). Arrêt du parlement homolognant une transaction entre les Jésuites de La Flèche et Jean Artus, curé de Verron, au sujet des dîmes de cette dernière paroisse (1614). Enquête ordonnée par l'évêque d'angers, pour l'homologation de la précédente transaction par l'autorité ecclésiastique (1615). Décret d'homologation de ladite transaction rendu par Ambroise Forveille, vicaire général d'angers (1615). Bail à ferme, moyennant 200 livres, de la métairie de la Fourerie, par les PP. Étienne Charlet, recteur, et Jean Fouassy, procureur du collège de La Flèche, à Jacques Nadreau, greffier au présidial dudit lieu (1615). Toisé des bâtiments du collège de La Flèche (1615). Abandon par Ambroise Cotreau, veuve Jean Salmon, aux Jésuites de La Flèche, d'une place de terre dépendant du prieuré de Saint-Jacques, à la condition d'être déchargée d'une rente de 13 livres 10 sols et 2 deniers de cens qu'elle devait au collège sur ladite place (1616). État de 22 contrats d'acquêts faits par les Jésuites, dressé pour fixer la somme à laquelle se montent les droits de lods et ventes payables à messire Guillaume de La Varenne, seigneur de La Flèche (1616). Transaction entre Jean Nadreau, d'une part, et les PP. Jean Filleau, recteur, et Jean Foissy, procureur du collège de La Flèche, d'autre, qui étaient en contestation au sujet de l'exponse que Jean Nadreau voulait faire audit collège de la quarte partie d'une pièce de terre sur laquelle il devait une rente au prieuré de Saint- Jacques (1616). Consistance de la métairie de La Fourerie et reconnaissance de la prisée de bestiaux appartenant sur ladite métairie aux PP. Jésuites de La Flèche (1616). Bail à ferme de la pêche du prieuré de Saint-Jacques, dans le Loir, par le procureur Jean Foissy, à François et Jean Coudret, moyennant un prix annuel de 80 livres (1616). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 16 pièces, papier; 2 sceaux, dont 1 de plomb Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Montrée des réparations à faire sur la métairie des Tuiles (1616). Abandons par exponse aux Jésuites, par Jean Nadreau et Blaise Mabrault, de plusieurs baillées de terre, moyennant décharge de cens et rentes qu'ils devaient au collège de La Flèche (1620). Bail à ferme par Gilles Besier, procureur du collège de La Flèche; à Jean Rouvereau, notaire royal, de la métairie de la Jeufverie, moyennant un prix annuel de 150 livres (1621). Acte par lequel frère César Guillaume, prieur de Saint-André de La Flèche déclare qu'il ne prétend aucun droit en la dîme de vendange sur certains particuliers au clos des Rottes et offre de rendre la valeur de la vendange qu'il en avait perçue (1621). Bulle de Grégoire XV portant union au collège des Jésuites de La Flèche

205 de la sacristie du prieuré de Saint-Jacques. (Datum Romoe, apud S. Petrum, anno incarnationis MDCXXII, Idus Januarii.) Pièces relatives à la résignation de frère René Dufour, religieux profès de l'abbaye de Mélinais, de son office de sacristain du prieuré de Saint-Jacques, en faveur du collège de La Flèche, représenté par le recteur Claude Chambon et le procureur Gilles Bézier (1622). Tables. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 15 pièces, papier; 1 sceau Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Vente par les époux Jacques Davy et André Davy, aux époux Pierre Garnier, d'une petite maison avec cour et jardin sis au faubourg Saint-Jacques à La Flèche et sur lesquels il était dû cens et rente aux Jésuites. Procès-verbal de prise de possession desdits biens par Pierre Garnier qui, pour marquer son droit de propriétaire, monte en la chambre haute de son nouveau logis, en ouvre et ferme les fenêtres, jette de l'eau sur le feu, puis va dans le jardin et casse une branche de vigne. Procédures entre César Guillaume, prieur de Saint- André, d'une part, et les Jésuites de La Flèche, et Florimond Pezé, curé de Verron, d'autre, au sujet de la dîme du clos des Rottes et d'un journal de terre dans la pièce des Grands-Champs. Récépissé, par le procureur des Jésuites Gilles Besier, des titres de la sacristie de Saint-Jacques à lui remis par frère René Dufour. État du temporel de ladite sacristie. Prise de possession de ladite sacristie par le recteur Claude Chambon. Bail à ferme, par le procureur Gilles Besier à Pierre Morand et Nicolas Goguelet, de deux pièces de terre sises en Verron, nommées les Landes de La Pilletière et contenant ensemble 8 journaux, moyennant un prix annuel de 18 livres. Autre bail à ferme, par le même à René Boullefray, de la closerie du Perrichet, en la paroisse de Clers, moyennant un prix annuel de 75 livres. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 22 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Copie de bulle d'urbain VIII confirmant sous la formule d'un perinde valere l'union du prieuré de Saint-Jacques au collège des Jésuites (1623). Inventaire des titres de l'office de sacristain du prieuré de Saint-Jacques remis aux Jésuites par frère René Dufour ci-devant sacristain (1623). Déclaration rendue à noble homme maître François Triban, sieur de Verrières et de Loginière, par les PP. Jésuites pour des rentes qu'ils perçoivent sur des terres relevant de Loginière (1623). Bail à ferme de la pêche de Saint-Jacques dans le Loir, par le recteur Jean Bouvet et le procureur Gilles Besier à Jean Coudret, moyennant un prix annuel de 92 livres (1626). Consultation de trois avocats de Paris, Garnier, Montholon et de Montereul déclarant que les Jésuites sont mal fondés dans leur prétention de lever la dîme sur le lieu des Rottes et que cette dîme appartient au prieur de Saint-André (1628). Bail de la métairie des Tuiles, en Chigné, par le P. Christophe Sinadon, procureur des Jésuites, à André Landais et Guillaume Marguet, son gendre, marchands audit Chigné, moyennant un prix annuel de 150 livres, 4 chapons, 6 poulets et 4 livres de cire (1630). Prisée de bestiaux et montrée des réparations de ladite métairie (1630). Consultation donnée à Paris par les avocats de Montholon et de Cornoaillé, déclarant que, contrairement aux prétentions de Gabriel de La Primaudais, les Jésuites ont droit de posson dans la forêt de Mozé pour les porcs d'une métairie du prieuré de Saint-Jacques (1631). Copie de sentence de la chambre des requêtes du Parlement de Paris maintenant les Jésuites dans la possession du droit susdit; du texte de cette sentence il appert que la partie adverse, Gabriel de La Primaudais, chevalier, sieur de La Barrée, était époux de Marie Ysembert, fille unique de feu Samuel Isembert, écuyer, sieur de Mozé et de Launay, qui avait acquis les bois de Mozé de Jeanne Caillard, fille de Pierre Caillard et de Louise Tassin (1632). Papier décimal de Saint-Jacques, pour la paroisse de Saint-Germain-du-Val (1632). Reconnaissance du P. procureur Sinadon, portant que le collège de La Flèche ne prétend aucun droit de passage sur la terre de La Durandière appartenant à M. des Roches pour le transport du foin récolté dans le pré Crassoux (1633). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 34 pièces, papier; 1 plan Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Procuration de Louis de Guyard, chanoine de l'église de Paris, prieur de Saint-Thomas de La Flèche, à Pierre Péron, chapelain de la chapelle du Roy, pour passer bail en son nom des fruits et revenus dudit prieuré, moyennant 500 livres tournois par an (1533). Transaction entre le P. procureur Christophe Sinadon et Louis de Guyard, prieur de Saint-Thomas, au sujet de la dîme du lieu des Courbes (1633). Contre-lettre par laquelle François Le Normand, fermier de la dîme de Saint-Jacques, en la paroisse de Saint-Germaindu-Val, s'engage vis-à-vis des Jésuites à ne prétendre aucun rabais pour raison des articles du papier décimal de ladite paroisse dont il ne pourrait être payé (1634). Bail à rente par Anne de Champagne, veuve d'olivier Le Bigot, écuyer, sieur de Linières, à Claude Noirel, recteur des Jésuites, d'une pièce de bois de futaie, contenant 12 journaux, nommée le bois de La Reboussière, en Villaines, moyennant une redevance annuelle de 90 livres; plan dudit bois (1635). Déclaration faite à la requête du recteur Claude Noirel, par frères Gervais Faifeu et René Dufour, chanoines réguliers, portant qu'eux et défunt frère Maurice Bodin, en exécution des intentions du roi et du pape, sont sortis volontairement du prieuré de Saint-Jacques et se sont réunis aux religieux de leur ordre dans l'abbaye de Mélinais (1635). Baux à ferme, à divers, des métairies, maisons et droit de pêche appartenant au prieuré. Procès-verbal de plant de bornes dans un pré nommé la prée des Sarts, pour diviser une portion dudit pré dépendant du domaine de La Flèche et une autre appartenant aux Jésuites (1636). Sentence du présidial de La Flèche rendue à la requête des Jésuites et défendant à M e Denis Couailler, prêtre, et à Jacques Arnoul, de pêcher à l'avenir dans les eaux de Saint-Jacques, c'est-àdire dans le Loir, depuis les Grands-Moulins jusqu'aux moulins des Pins (1536). Ratification par les PP. Jean- Baptiste Gaultier, supérieur de la maison de l'oratoire d'angers, à laquelle avait été unie le prieuré de Verron, et

206 Nicolas Bonnier et Adrien Laubigeois, ses assistants, d'une transaction passée entre le P. Charles Treton du Ruau, prêtre dudit Oratoire, et la maison des Jésuites de La Flèche (1637). Tables. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 13 pièces, papier; 1 plan Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Bail à ferme, par le P. recteur Étienne Noël, aux époux Jean Hérissé, de la closerie de La Rivière, en Verron, de la dîme du prieuré en la même paroisse, des lieux de La Chapillonnière et de La Bertrais, en Villaines, de la glandée du Bois-aux-Malades et de la dîme de la sacristie de Saint- Jacques, moyennant un prix annuel de 400 livres (1640). Arpentage d'un lopin de terre en lande, situé au lieu des Pichardières, en Villaines, à la requête du P. procureur Sinadon (1640). Transaction sur procès entre les Jésuites de La Flèche et les Oratoriens d'angers, prieurs de Verron et représentés par les PP. François Bonichon, leur supérieur, et Thomas Marmeduc, au sujet du droit de pêche dans une filière traversant la prée des Sars (1640). Quittance par le fermier de la baronnie de La Flèche, d'une miche de pain et d'une chopine de vin dues à ladite baronnie par le prieuré de Saint-Jacques (1642). Arpentage d'un pré nommé Les Quatre Grands Hommées; plan de ce pré (1642). Aveu rendu pour le fief de L'Apvrillière par les Jésuites de La Flèche, à haute et puissante dame Marguerite de Chambes, dame de la Broce et de la Blandinière, et des fiefs et seigneuries de Verron et Saint-Germain (1643). Autre aveu des mêmes à la même pour d'autres biens dépendant du prieuré et de la sacristie de Saint-Jacques (1643). Procès-verbal de plant de bornes entre le pré Morand, appartenant à René Daveau, Pierre Daveau et Jeanne Moreau, et la pièce de La Fosse-Cormier, appartenant aux Jésuites et dépendant du lieu de La Rivière, en Verron (1645). Vente, par Charlotte François, veuve Jean Le Cocq, aux Jésuites représentés par le P. Nicolas Carpeau, leur procureur, d'un demi-journal de terre près le prieuré de Saint-André, moyennant 200 livres (1645). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 38 pièces, papier; 1 plan, 2 sceaux Prieuré de Saint-Jacques de La Flêche. État du temporel de la chapelle des Boujous (1645). Inventaire des titres de la même chapelle (1645). Union, par Claude de Rueil, évêque d'angers, de ladite chapelle au collège de La Flèche. (Datum Eventardi, die III octobris anno Domini MDCXLV.) Aveu rendu par les PP. Jacques Grandamy, recteur, et Christophe Sinadon, procureur du collège de La Flèche, au fief de La Garde-Chamaillard, dépendant du marquisat de La Varenne, pour la dîme des Mollans, le clos des Chalousais, la vigne de La Fosse-Fouqué, etc. (1645). Procédures entre les Jésuites et Yves Mullot, prieur de Saint-André, au sujet d'une rente de 1 livre 10 sols sur le lieu de La Jaillette et de 10 sols sur une pâture située proche le pré de Saint-André ( ). Bail, par le P. recteur Louis Milquin, à Jacques Nadreau, sieur de La Russonnière, greffier de la prévôté d'anjou, demeurant à La Flèche, d'une maison avec jardin au faubourg des Ongrais (1647). Procédures entre les Jésuites et le sieur Samoyan, curé de Saint-Germain-du-Val, au sujet de la dîme de cette paroisse (1647). Mémoires des Jésuites au soutien de leur droit de pêche dans le Loir contre le sieur des Roches, seigneur du fief des Pins (1648). Extrait du partage des biens de la succession de feu Olivier Le Bigot, écuyer, sieur de Linières, et d'anne de Champagne, sa femme, entre Charles Le Bigot, chevalier, seigneur de Linières et Urbaine Le Bigot, leurs enfants; cette pièce porte que la demoiselle Le Bigot a eu dans son lot une rente de 90 livres due par les Jésuites de La Flèche (1651). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 36 pièces, papier; 4 plans; 3 sceaux Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Bail à ferme par le P. procureur Claude de Beauchesne, à Pierre Godefroy, de la dîme des grains, lins et chanvres en la paroisse de Saint-Germain-du-Val, moyennant un prix annuel de 70 livres (1652). Mémoires au sujet de l'indemnité réclamée aux Jésuites par le marquis de La Varenne pour les acquisitions d'immeubles nécessitées par l'établissement du collège (1655). Pièces relatives à l'aliénation de la métairie de La Fourerie, par les Jésuites, à René, marquis de La Varenne, seigneur de La Flèche; cette métairie avait déjà été engagée à Guillaume de La Varenne, père de René, jusqu'au parfait paiement d'une somme de 7,500 livres que les Jésuites lui devaient (1655). Transaction entre les Jésuites et messire Pierre Jouye, sieur des Roches, propriétaire des moulins des Pins, au sujet du droit de pêche que le prieuré de Saint-Jacques possédait dans le Loir, par suite d'une concession de Henri II, roi d'angleterre, seigneur de La Flèche (1656). Bail, par le P. procureur Claude de Beauchesne, à René Richard, du droit de foire le jour Saint-Simon et Saint-Jude en la ville et faubourg de La Flèche, moyennant une somme annuelle de 10 sols (1656). Don aux Jésuites, par Charles et Anne-Urbaine Le Bigot de Linières, des droits de lods et ventes que les Jésuites leur devaient à cause de l'amortissement fait par ceux-ci de la rente de 90 livres appartenant à ladite demoiselle de Linières (1657). Procédures entre les Jésuites et André L'Hommeau, archer en la maréchaussée de La Flèche, au sujet d'une levée de terre ou chaussée que le sieur L'Hommeau, d'après le factum des Jésuites, aurait faite, de son autorité privée et sans aucun ordre de justice, au travers du grand chemin qui mène du faubourg des Ongrais de La Flèche à Verron, en un endroit dit le Gué de Saint-André, entreprise par laquelle il aurait détourné le cours ordinaire des eaux qui venaient du moulin de Charruau, couler par ledit chemin, pour se rendre à une arche qui est au bout du Gué dudit Saint-André, où elles se distribuaient partie au prieuré de Saint-Jacques et partie au prieuré de Saint-André par deux anciennes filières qui recevaient ces eaux à la sortie de ladite arche; plans des lieux contentieux; arrêt du parlement de Paris donnant gain de cause à André L'Hommeau; quittance de celui-ci pour une somme de 511 livres 9 sols qui lui ont été adjugés comme dépends de ce procès ( ). Aveu des Jésuites à Brandelis de Morel, chevalier, seigneur d'aubigné et de Bonnefontaine, pour le fief de La Bresselière, en Cromières (1661). Tables. H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 35 pièces, papier.

207 Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Baux à ferme des métairies de La Grange et des Tuiles, de la closerie du Perrichet, du pré de l'épinay, etc. Nomination de Pierre Pineau comme homme vivant et mourant des Jésuites vis-à-vis du seigneur de La Varenne (1663). Mémoire pour les Jésuites tendant à ce qu'il leur soit restitué une somme de 325 livres que leur procureur avait payée par erreur au receveur de La Flèche pour droits de vente de deux maisons acquises par lesdits religieux; les Jésuites prétendaient avoir été exemptés de payer ces droits par les seigneurs de La Flèche eux-mêmes (1665). Papier décimal de Saint-Jacques pour la paroisse de Saint-Germain-du- Val (1669). Procédures entre les Jésuites et Laurent Piron, curé de Verron, au sujet des réparations à faire à la grange dîmeresse de Verron et au sujet de droits de dîme dans ladite paroisse ( ). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 11 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Bail à ferme, par le P. procureur François Macé, à René Cocu, serger, d'une maison sise près la chapelle Saint-Jacques (1670). Transaction entre les Jésuites et Jean Freslon, maçon, au sujet du plant d'un «paly broché» que lesdits Jésuites avaient fait faire pour clore un de leurs jardins au faubourg des Longuerais (1671). Bail à ferme du droit de pêche de Saint-Jacques, dans le Loir, à Louis et Michel Coudret, moyennant 140 livres par an (1671). Transaction entre les Jésuites, représentés par leur recteur Jean Mouret et leur procureur François Macé, et M e Jean Androuin, curé de Verron, au sujet de la grange dîmeresse de ce dernier lieu (1672). Papier décimal de Saint-Jacques pour les paroisses de Verron, Saint-Germain-du-Val et La Flèche et pour la sacristie du prieuré (1672). Bail par le P. procureur Jacques de Gouvets à Pierre Duchesne, marchand, de la closerie de la Rivière et des dîmes du prieuré (1674). Montrée de la métairie des Tuiles, en Chigné (1674). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 39 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Bail à ferme, moyennant 800 livres par an, par René d'espagne, régisseur du marquis de La Varenne, à Étienne Louvard et à Marthe Lefebvre «son accordée» des Grands- Moulins-le-Roi de La Flèche ainsi que du jardin et du droit de pêche en dépendant; outre la ferme, les preneurs devront acquitter les rentes en grains dues aux prieurés de Saint-Jacques et de Saint-Thomas sur lesdits moulins (1676). Ordonnance de Charles Thuboeuf, intendant de la Généralité de Tours, enjoignant, à la requête des Jésuites, au sieur Bisson, fermier général des domaines du roi à La Flèche, de rendre aux fermiers de la pêche de Saint-Jacques 4 livres 10 sols qu'il leur avait indûment fait payer (1676). Procédures entre les Jésuites et René du Grenier, marquis d'oléron, seigneur de Poildreux, mari d'anne de Maillé-Bénehart, au sujet du droit de pêche dans le Loir depuis les Grands-Moulins jusqu'aux moulins des Pins (1681). H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 62 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Transaction entre les Jésuites et le marquis René de La Varenne par laquelle les Jésuites abandonnent au marquis une somme de 389 livres 8 sols, qu'il leur devait, et reçoivent de lui, en compensation, 3 hommées dans la prée des Sars (1682). Baux à ferme à divers des maisons et terres du temporel du prieuré. Intervention des Jésuites dans la cause pendante au présidial de La Flèche entre Bierre Hamelin, curé de La Flèche, et leur fermier Pierre Duchesne au sujet de dîmes levées par celui-ci en ladite paroisse (1685). Déclaration par le P. recteur Pierre Ango et le P. procureur Guillaume Le Maistre à Madeleine Ribot, veuve de Benjamin Gaignard, tutrice de ses enfants mineurs, propriétaires du fief et seigneurie du Grand-Bourg-Chevreau, pour un quartier et demi de vigne au clos des Roussetières, en Saint-Thomas de La Flèche (1686). Requête de Jean Androuin, curé de Verron, au lieutenant général du présidial de La Flèche, tendant à ce que le revenu de la cure de Verron qui est insuffisant soit abandonné aux décimateurs et qu'il soit alloué par qui de droit 300 livres pour la portion congrue du curé et 150 livres pour l'entretien de son vicaire; sentence conforme du présidial (1686). Cession de droits féodaux dus à la terre de Bonnefontaine, consentie par Marc-Antoine de Morel, comte d'aubigny, seigneur de Bonnefontaine, à Charles Micault, notaire à La Flèche (1692). Tables. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 36 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Reconnaissance de la prisée de bestiaux de la métairie des Tuiles consentie par Vigor Violette, sieur de Boisroger, à Nicolas Maugour (1700). Sentence du présidial de La Flèche maintenant les Jésuites en la propriété de la douve joignant le jardin de leur prieuré de Saint-Jacques et du chemin régnant le long de ladite douve (1701). Baux à ferme des divers biens du prieuré. Sentence du présidial de La Flèche rendue sur une contestation entre Marguerite Péan, veuve de Joseph-Hiérôme Le Royer, ancien lieutenant général audit présidial, et Pierre Samoyau, marchand, d'une part, et les Jésuites, d'autre, au sujet de chemins cotoyant le Bois-aux-Malades (1722). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 36 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Procès-verbal d'arpentage du Bois-aux-Malades, en Villaines, avec plan de ce bois (1725). Procès-verbal du refus fait par M. de Villiers, maître particulier des eaux et forêts de Baugé, à Rolland d'anguetel, sieur d'orival, procureur du roi, de la clef du coffre où était renfermé le marteau nécessaire pour marquer 9 arpents de futaye dans le Bois-aux-Malades, pour le chauffage des Jésuites de La Flèche, pendant les années 1727 et 1728 (1726). Arrêt du Conseil d'état portant règlement des coupes des bois des Jésuites de La Flèche (1726). Ordonnance de l'intendant de Tours déchargeant les Jésuites des demandes à eux faites pour droits de confirmation, par suite de l'avènement de Louis XV (1730). Procès-verbal d'arpentage des bois de la Boivinnière, en Bazouges, et du Bois-aux-Malades (1731). Vente par Anne Aguesse, veuve d'urbain Davy, et par

208 Jacques Besnard, aux Jésuites, d'un terrain pour servir de chemin sur la lisière occidentale du Bois-aux-Malades (1731). Mémoire et acquit des devoirs féodaux dus par les Jésuites au fief de Verron (1732). Baux à ferme des biens du prieuré. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 74 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Sentence du présidial de La Flèche maintenant les Jésuites, comme seigneurs de fief, en la possession et propriété d'une maison située au faubourg Saint-Jacques, à eux échue par déshérence de Roch Garnier (1735). Nomination de Pierre Auvé, écolier du collège de La Flèche, comme homme vivant et mourant des Jésuites pour porter la foi et l'hommage du fief de Lavrillière à Michel-Louis Chamillart, chevalier, seigneur, comte de La Suze, grand maréchal-de-logis de la maison du roi, mestre-de-camp d'un régiment de dragons de son nom, seigneur du Château-Sénéchal, Saint-Germain, Verron et autres lieux (1739). Déclaration rendue par les Jésuites audit comte de La Suze de ce qui du prieuré de Saint-Jacques relève du fief de Verron (1747). Requête des administrateurs du collège de La Flèche à l'intendant de Tours, tendant à ce que le collège soit envoyé en possession d'un terrain vacant sis à l'entrée du grand chemin de La Flèche à Sablé, près d'une pièce de terre nommée La Pièce-aux-Pauvres, dépendant de la métairie de La Grange (1768). Papier décimal du collège de La Flèche et de la cure de Verron pour les paroisses de Verron, Saint-Thomas de La Flèche, Crosmières et Villaines (1769). Procédures entre le principal du collège de La Flèche et la demoiselle Anne Gaultier de Launay, au sujet d'un chemin passant le long des terres du lieu de Vaubernier (1770). Bail à rente par César-Gabriel de Choiseul, duc de Praslin, seigneur de La Flèche, et Marie de Champagne, sa femme, au collège de La Flèche, représenté par Jean-François-Marie Léger, chevalier, seigneur du Haulthyeray et Stanislas-Honoré-Pierre du Pont de La Motte, de l'emplacement du moulin de Charruau et des dépendances qui composaient la ferme dudit moulin (1770). Tables. H (Liasse.) 10 pièces, parchemin Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Baillée à rente, par les prieur et religieux de Saint-Jacques, à Jehan Pasquier, d'une maison sise à La Flèche, moyennant 25 sous payables chaque année, par moitié, aux termes de Pâques et de la Toussaint (1372). Donation par Thénart Bouju, fils de Pierre, au prieuré, d'une rente de 12 sols 6 deniers que lui devait Sainton Toutain; les religieux de Saint-Jacques devront, en récompense, célébrer à perpétuité chaque année une messe des Trépassés pour ledit Thénart (1376). Étienne Bidault, paroissien de Verron, baille à Jehan Guillet, paroissien de Villaines, le clos de La Gaumerie, à la charge par l'acquéreur de servir une rente de 15 sols due à Jehan de Verrières, chevalier, tant sur ledit clos que sur d'autres biens d'étienne Bidault, sis à Fosse-Moreau (1378). Guillaume Dubrueil, paroissien de Crosmières, donne à Laurent Estourneau, de la même paroisse, 3 quartiers de pâture appelés le Fresche-Gastart, sis en Crosmières, plus un demi-quartier, également de pâture, ayant appartenu à Jehanne La Beillonne, sis à La Bourdonnière, et reçoit en échange une pièce de bois ayant appartenu à Jean Hubelin et une rente de 5 sols (1380). Les religieux de Saint-Jacques baillent aux époux Jehan Chebron le lieu de La Bertheraye, en Villaines, moyennant 40 sols de rente et 6 deniers de cens (1382). Monseigneur Johan Rebouffi, chevalier, seigneur de La Rebouffière, baille à Jamet Auberi, paroissien de Crosmières, toutes les terres qu'il avait au clos de la Brécelière, entre le chemin allant des Bois-aux-Malades à La Brécelière, et le chemin allant dudit bois à Monceaux, moyennant 3 sols de rente, payables au seigneur de La Rebouffière, et 2 sols 6 deniers de devoir au prieuré de Saint-Jacques (1381). Les religieux de Saint-Jacques baillent à Grégoire Ysambart, paroissien de Mareil, un hébergement appelé La Barbottière, moyennant une rente de 40 sols d'or du coin du roi, de bon et juste poids (1383). «Monssour Raoul Lemaçon,» prêtre segretain et procureur de Saint-Jacques, baille aux époux Johan Bidault, de Verron, une pièce «que vignes que terres» nommée La Bazillière, en Verron, sur le chemin de Verron à Bazouges, moyennant 42 sols 6 deniers tournois de rente (1387). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Les religieux baillent à Jamet Furet, paroissien de «Saint- Germain du Vau», et à Guillaume Coerart trois quartiers de fresche, appelés La Foucaudière, moyennant 10 sols de rente et 3 deniers de cens (1384). Les mêmes échangent avec Simon Bire et Collette, sa femme, deux quartiers de vigne ayant appartenu à Pierre Bouju, du Mans, contre une autre vigne appelée du Clos-Greffier, au terroir de Bouche- Moreau (1384). Les mêmes baillent à Guillaume Le Bannier, pelletier à La Flèche, un quartier et demi de vigne appelé la vigne de Launay, moyennant 12 sols de rente et 1 denier de cens; à Collin Tuffière, une pièce de gatz contenant six journaux et demi, joignant le grand chemin de La Flèche à La Piltière, moyennant 12 sols 6 deniers de rente (1391); à Jean Le Retourné, la maison de La Bougueraie, sise à La Flèche, et deux quartiers de vigne près du chemin qui va de La Motte de Lubin à La Flèche, moyennant 15 sols tournois de rente (1393). Noble dame Johanne de Villeprouvée, dame de Verrière, et Johan, son fils, transigent avec les religieux de Saint-Jacques au sujet de rentes que ceux-ci devaient au fief de Verrières sur les lieux de La Tardouillère, de La Cronerie et de La Gannerie (1394). Les religieux de Saint-Jacques baillent à Étienne Brunet 4 quartiers de fresche, de bruyères et de bois, à La Bougueraye moyennant 5 sols de rente (1395); à Gilles Richer, une pièce de fresche qui fut jadis en vigne, appelée Rille, moyennant 18 sols tournois de rente et 7 deniers de cens au jour de la «marcesche» (Annonciation) (1405); à Laurent Bidault, une maison et dépendances sises «en la ville de Verron», moyennant 5 sols de rente (1399). H (Liasse.) 11 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Les religieux baillent: à Simon Baudouin un «estre» nommé La Renardière et 12 journaux de terre en dépendant, moyennant 40 sols tournois de rente (1405); à Jean Chauveau,

209 une vigne à L'Avrillière, en Saint-Germain, moyennant 48 sols de rente et 16 deniers de cens (1408). Frère Michel, prieur de Saint-Jacques, échange avec Jean Chollet, bourgeois de La Flèche, un pré sur le Loir, contre deux rentes de 1 livre 10 sols et de 1 livre (1410). Jehanne Duchesne, dame de La Potardière, donne au prieuré 3 sols et 2 poules de rente dus par les héritiers Richard Duhoux; en récompense, les religieux la feront participer à leurs prières et lui donnent 100 sols tournois (1413). Lesdits religieux baillent à Jehan Viau et à Margo, sa femme, la fresche de La Gaumerie, en Crosmières, moyennant 50 sols et 2 chapons de rente et 2 deniers de cens (1429). Jehanne La Coterelle abandonne aux religieux 7 quartiers tant en vignes, fresches que bruyères, sis en la paroisse de Bazouges, près des possessions de messire Guy de Cré, à la condition d'être déchargée de 15 sols tournois de rente qu'elle devait au prieuré (1434). Les religieux baillent à Jean Chauvellier le lieu de Lavrillière, en Saint-Germain, et 8 quartiers de vigne sis au terroir dudit lieu, moyennant 3 livres 18 sols de rente et 1 denier de cens (1440). Noble dame Thomasse de Montalais, veuve de Pierre de La Haye, seigneur d'anvers, donne aux religieux 30 sols de rente sur ses vignes, closeries et appartenances d'amberières en La Bazoge-sur-le-Loir (1445). H (Liasse.) 12 pièces, parchemin Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Les religieux de Saint-Jacques baillent: à Jamin Leboucher, une place de maison, rue de la Juiverie, à La Flèche, moyennant 5 sols de rente (1450); à Sainton Pencoul, 2 quartiers de vigne près Bourg-Chevreau, moyennant 12 sols de rente (1451); à Jean Testard, une place près le «moullin foullerez à draps en la grant bassecour» de leur château de La Flèche, moyennant 20 sols de rente et 2 deniers de cens (1452); à André Chevé, 2 quartiers de fresche, bois ou bruyère, jadis en vigne, en une pièce nommée Raguine, en Bazouges, moyennant 12 sols de rente (1452); à Jehan Le Varlet, une maison et jardin, rue de La Malladrerie, à La Flèche, moyennant 25 sols de rente (1453). Transaction entre les religieux et Jehan Amellon, au sujet du lieu du Grand-Jaunay, en Arthezé, que les religieux baillent audit Amellon, moyennant 6 livres de rente (1456). Les mêmes baillent: à Perrin Maudet 12 sillons de terre près le marcheis de La Flèche, moyennant 7 sols 6 deniers de rente (1457); à Guillaume Chevé, 5 quartiers de gasts, bois et bruyères, en Verron, moyennant 10 sols de rente (1457). Déclaration par Macé Goguelet à noble et puissant seigneur Guillaume de Maulny, chevalier, seigneur de Saint-Aignan et de Verron, de divers biens relevant de la seigneurie de Verren, sur lesquels il était dû une rente de 8 sols au prieuré (1460). H (Liasse.) 18 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Les religieux de Saint-Jacques baillent: à Jean Berault 2 quartiers de pré et de broussailles «en la rivière de la Courbe», à La Flèche, moyennant 10 sols de rente (1460); à Jean Berault et à Jean Hardi, 2 quartiers de vigne au clos des Chalouzais, moyennant 30 sols de rente (1463). Déclaration par Laurent Bidault à René Chabot, prieur de Saint-Jacques, de deux quartiers de vigne au clos de Lavrillière (1472). René, duc d'alençon, seigneur de La Flèche, remet les religieux en possession d'une rente de 5 livres qu'ils avaient sur la maison de l'écu de France, à La Flèche, et qui avait été saisie au nom dudit seigneur (1473). Déclaration par Guillaume Brun, Etienne Gallois et Jamin Brun, au sieur de La Tranchaudière, de plusieurs héritages relevant de ce fief, sur lesquels il était dû à Saint-Jacques une rente de 15 sols, de 500 troches d'oignons et de 500 d'ail (1377). Transaction entre les religieux et Pierre Le Royer, avocat, par laquelle celui-ci s'oblige à payer la moitié d'une rente de 30 sols due à la chapelle des Boujus sur le lieu de La Pàtrière, en Saint-Germain-du-Val (1491). Déclaration, par Jean-Julien Renoul, à Antoine de Champagne, prieur commendataire de Saint-Jacques, de deux quartiers de vigne au clos de Lavrillière, tenus du prieuré (1510). H (Liasse.) 21 pièces, parchemin; 20 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Déclarations rendues au prieuré: par René Davy et Guillaume Morin, pour le pré de Vaubruneau et une vigne à Pert sa painne (1511); par Gervaise Viau, pour le lieu de La Gaumerie et 2 quartiers de vigne au clos du Pressoir-aux-Moreaux (1511); par Vincent Homaiger et Jean Gauthier, pour la fresche de La Terre-Rouge (1511). Acte de fondation de la chapelle de Saint-Jean-du-Vau, en l'église de Saint-Germain, par Jehan Bertran, prêtre audit lieu (1516). Déclaration rendue à Charles du Plessis, écuyer, sieur de La Tranchaudière et de Parnay, par Jean Cothereau, pour les courtils de la Noé-au-Brun, en Cré, chargés vers le prieuré d'une rente en argent, en oignon et en ail (1527). Titre nouvel consenti par honnête homme Jehan Cousin, sieur de La Pilletière, au prieuré, d'une rente de 12 sols 6 deniers due par lui audit prieuré, sur le lieu de La Pilletière (1536). Sentence du sénéchal de La Flèche condamnant Jean Péan à payer les 15 sols de rente qu'il devait au prieuré sur une maison et jardin sis à La Flèche, rue de La Maladrerie (1538). Les religieux baillent: à Jean Poupier la fresche de La Lande-Poupier, moyennant 32 sols de rente et 2 deniers de cens (1538); à Michel Botteau, un journal de terre sis à La Flèche, moyennant 25 sols de rente et 2 sols de cens (1539). Déclaration rendue à la duchesse de Vendôme, dame de La Flèche, par les religieux, pour une rente de 22 sols et 6 deniers de cens qu'ils percevaient sur des maisons et jardins sis en La Basse-Cour où soulait être le four à ban (1543). Christophe de Maumechin, écuyer, sieur de La Pilletière, La Sansonnière et Le Bourg-Chevreau, baille à ferme à Jean Treton, marchand à La Flèche, ledit lieu du Bourg-Chevreau, sur lequel une rente de 10 sols était due à Saint-Jacques (1542). H (Liasse.) 26 pièces, parchemin; 20 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Déclarations rendues aux religieux de Saint-Jacques: par Jean Pineau, pour deux quartiers de vigne au clos de Lavrillière (1545); par Jean Richer, pour un quartier de vigne près Lavrillière (1545); par Jean Treton, pour 3 quartiers de vigne au clos de Montafin (1545). Sentences du sénéchal

210 de La Flèche condamnant honnête personne Laurent Le Boyer, de La Flèche, à payer la rente de 10 sols qu'il devait au prieuré sur le lieu du Vau (1545); Yolande Guillet, veuve de René Bertron, à payer à Jean Millet, curé de Pontigné et segrétain de Saint-Jacques, une rente de 6 sols qui était due à la segrétainerie du prieuré, sur les prés des Fardouillères, près le bourg de Verron (1546). Déclarations par René Millet, prieur de Saint-Jacques, à noble et puissant René de Fay, seigneur du Chesne, pour raison de 3 quartiers de vigne nommés Les Renouardières, en Bazouges, relevant de la seigneurie du Chesne (1548); à noble homme Pierre de Gennes, mari de damoiselle Loyse Bourel, seigneur de Bonnefontaine, pour raison du fief de La Bresselière (1550). Titre nouveau consenti par Mathurin Héron, d'une rente de 10 sols due au prieuré, sur des vignes près le clos des Rottes, en Verron (1564). Sentences du juge de La Flèche condamnant: Guillaume Bertron à payer une rente de 25 sols due au prieuré sur la fresche du Vau (1583); Isaac Levayer et consorts à payer 25 sols de rente due au prieuré sur le lieu de La Marossière (1584); Augustin Quetin, garant de Perrine Devetrix, veuve Charles Esnault, à payer au chapelain de la chapelle du Jaulnay, desservie en l'église du prieuré, une rente de 25 sols et 2 poules, due sur le lieu de La Pivardière, en Arthezé (1596). H (Liasse.) 49 pièces, parchemin; 8 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Sentence du présidial de La Flèche, condamnant Étienne Massonneau, sieur de La Grande-Courbe, à payer 10 sols de rente, dus au prieuré sur le pré Bérault dudit lieu de La Grande-Courbe, qui avait été vendu à Étienne Massonneau par Françoise Corbin (1644). Déclarations rendues au prieuré: par Jean Guillier, pour une maison sise au faubourg Saint-Jacques de La Flèche (1644); par René Maurabin, chirurgien, pour une maison rue Saint-François, dans la même ville (1643); par Simon Mézange, pour le lieu des Petits-Bois, près Le Bois-aux-Malade (1645); par François Marquis, pour 2 quartiers de vigne au lieu des Pichardières, aliàs des Rondellières, en Villaines (1645); par Blaise Mabrault, pour la maison du Lion-d'Or, rue Saint-Jacques, à La Flèche (1645); par Michel Pays, pour des possessions sises ès lieux de L'Armendière et des Gaumeries (1650). Quittance donnée par le P. Claude de Beauchesne, procureur du collège de La Flèche, à Jacques Bodin, Jacques Fronteau et André Delatouche, demeurant tous les trois au lieu de la Mézangère, en Volandry, d'une somme de 12 livres montant des arrérages d'une rente de 40 sols due au prieuré sur le lieu de La Mézangère (1654). H (Liasse.) 47 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Déclarations au prieuré: par Pierre Pescherard, pour une maison rue Saint-François à La Flèche (1655); par Jeanne Pottier, veuve Pierre Martin, pour divers biens aux lieux de L'Armandière et des Pironnières (1655); par Mathurine Boullefray, veuve d'urbain Bertron, pour un lopin de terre au Petit-Bois, en Villaines (1655); par François et Jean les Bidault, pour une pièce de terre appelée La Tribouillardière, en Verron (1655); par René Grasail, pour une maison à L'Armandière, en Cromières (1655); par Marguerite Thomin, veuve de noble homme René Ernoil, ancien receveur des tailles en l'élection de La Flèche, pour une maison à La Flèche (1655). Sentence du présidial de La Flèche, condamnant les religieuses du Tiers-Ordre de Saint-François de cette ville à payer la rente de 15 sols due au prieuré sur une maison située près la porte Saint-Jacques, à La Flèche (1656). Quittance par le P. procureur Claude de Beauchesne, à demoiselle Renée Bordereau, veuve de noble René de La Porte, sieur de Courtigné, et à ses enfants René de La Porte, diacre, Ignace et Anne de La Porte, d'une somme de 50 sols, pour arrérages d'une rente de 5 sols due au prieuré sur une hommée de pré au lieu de Maupas, en Saint-Germain-du-Val (1656). Titre nouvel consenti par Louis Martin et plusieurs autres, aux Jésuites, d'une rente de 19 solz 3 deniers, sur les pièces des Plantes et de Chervendue, en Verron (1657). H (Liasse.) 36 pièces, parchemin; 46 pièces, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Déclarations au prieuré: par Thomas Poirier, pour une maison, rue Basse, à La Flèche (1663); par Geneviève Sebois, veuve de Pierre Davoust, ancien président au grenier à sel de La Flèche, pour une maison, rue du Collège, ibid. (1663); par Renée Androuin, veuve Jean Fleury et son fils, pour une maison au faubourg Saint-Jacques, ibid. (1663); par Adrien Chapelet, pour un jardin près la porte du pont du Collège, ibid. (1663); par Florimond Le Beuvier, pour un lopin de vigne au clos des Guichouzières (1663); par Florent Opperon, notaire, demeurant au lieu seigneurial de Soudé, en Vion, pour une maison au faubourg Saint- Jacques, à La Flèche (1664). Transaction entre les Jésuites et Germaine Pallicier, veuve de Jacques Lenerdeux, sousfermière des Grands-Moulins-le-Roi de La Flèche, au sujet des arrérages de la rente de 2 septiers de froment et 2 septiers de seigle due au prieuré sur lesdits moulins (1665). Quittances données par le procureur des Jésuites à Claude Aubert, sieur de La Richardière, des arrérages d'une rente de 30 sols due au prieuré sur les vignes du Puitsd'Auvers ou d'ambrières, en Bazouges (1672); à Étienne Toutain, marchand à Verron, et à Guillaume Toulain, marchand à La Bruardière, en Cromières, des arrérages d'une rente de 20 sols due au prieuré sur les terres des Moreries (1673). Transaction entre les Jésuites et Jacques Lebouc, sieur des Renaudières, au sujet du payement d'une rente due au prieuré sur des immeubles sis faubourg Saint-Jacques, à La Flèche (1673). H (Registre.) In-f, 141 feuillets, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Remembrances des assises du fief dudit prieuré. Assignations à comparoir données aux vassaux. Ajournements. Déclarations par: Nicolas Richer, sieur de Boisclos; René Cocu; Jacques Havard, sieur de La Tremblaye; Marie Davoust, veuve de René Richardeau, sieur de Préaux; Louis Robin, sieur de Marigné; Pierre Gentil, sieur des Rochettes; Antoine Hardouin, sieur du Ravoir; Françoise Hubert, femme de Lancelot de La Barre, écuyer, sieur de Monchauvon; Guillaume de La Porte; Gaspard

211 Rousseville; Anne Chantelou; Marie de La Planche; Madeleine Robinet; Marie-Marthe Briand, veuve du sieur de La Voilée, lieutenant de la bourgeoisie de La Flèche; René Estard, écuyer, sieur de Bascardon, mari de Catherine Baron, fille et unique héritière de feu André Baron, sieur du Plessis, etc. H (Registre.) In-4, 226 feuillets, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Remembrances des assises du fief dudit prieuré. Assignations à comparoir données aux vassaux. Déclarations par: Urbain Bergault; Claude - Dominique Bineteau, vicaire de Saint-Thomas; Nicolas Chaubry; Charles Busson, avocat au présidial de La Flèche; Charles-François Deniau, chevalier, seigneur de Betelle, demeurant à La Flèche; Urbaine Leproust de Boissé, femme de Michel Lebon; François- Sébastien Léger, écuyer, seigneur du Hautierray; Jeanne Briand, veuve Gilles Belloeuvre et Pierre Belloeuvre; Guillaume Richer, seigneur du Port, conseiller au présidial de La Flèche; René Jouye, chapelain de la chapelle du Vau, demeurant au château de La Barbée, en Bazouges, etc. H (Registre.) In-f, 107 feuillets, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Remembrances des assises du fief dudit prieuré. Déclarations par: Charles-François Denyau, chevalier, seigneur de Bettelle, fils et principal héritier de feu Jacques- Pierre Denyau, seigneur des Pins; Charles Busson, avocat au présidial de La Flèche; Charles Richard, hôtelier au Liond'Or, à La Flèche; Urbaine Cocu, veuve de Jacques Le Houx; Gaspard Le Boucher; Jean Cohuau; Jacquine Baugard, veuve de François Livache; Renée Genetay; Jacques Moussard, sieur du Brossay; Suzanne Quinchard, veuve de François Gallois; Françoise Arondeau; Antoine Bidault, sieur de Ruigny; Pierre Touzé de Langevinière, etc. H (Registre.) In-4, 458 feuillets, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Remembrance des assises du fief dudit prieuré. Déclarations par: Pierre Allelay de La Vinoisière, procureur du roi en l'élection de La Flèche; Michel Lallouette; François-Ignace Averti; Jacques-Joseph Auvay de La Noiraye, bourgeois d'angers; Louis-Jérôme Auvay d'aubigny, conseiller au présidial de La Flèche; Joseph Berthelot, écuyer, seigneur de La Durandière, conseiller au présidial d'angers, fils de René Berthelot, écuyer, seigneur du Plessis, et de Marie Dupin; Pierre Bizery; Antoine Couchot; Augustin Farcy, maître en chirurgie à La Flèche; les dames du monastère de La Madeleine de La Flèche; Catherine- Anne-Suzanne Gallois, veuve de Louis-René-François de Sacré, chevalier, lieutenant de vaisseau et fille de François Gallois, médecin du roi; Joseph Massé, notaire à La Flèche; André-Gabriel Le Royer de La Motte, écuyer, secrétaire du roi près le parlement de Meiz; Denis Coquiny-Desprez, négociant à La Flèche; Prosper-Pierre-François de Colasseau, chevalier, seigneur de Martigné, Alencé et autres lieux; Jeanne-Anne de La Salainne, veuve de messire André Le Leu, docteur en médecine; René-Louis Rocher des Perrais, avocat au présidial de La Flèche; Vincente-Félicité Barrin de La Jaille, dame de Crannes, demeurant à Angers; Marie Lemotheux, veuve de René Toutain-Mauberdière, demeurant à Sablé; Jeanne Lenoir, veuve de Louis de La Sallainne, bourgeois de La Flèche; Etienne Lebret, chevalier, seigneur de La Bruère et du Douçay, veuf de Françoise-Renée Richer des Vaux et père de Victor-René Lebret, chevalier, seigneur de La Potardière, capitaine commandant au régiment royal de Normandie, etc. H (Registre.) In-f, 169 feuillets, papier. XVII e -XVIII e siècles. Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Censif. Doivent: Pré proche les prées du lieu des Plantes, 3 sols de cens et devoir féodal; vignes au clos des Guichouzières en Saint-Germain-du-Val, 25 sols de rente et 2 deniers de cens et devoir féodal; la pièce de La Tribouillardière, 6 sols de rente et 3 deniers de cens; La Haute et La Basse-Armandière, en Crosmières, 55 sols et 2 deniers de rente; La Gaumerie, en Verron et Crosmières, 50 sols et 2 chapons de rente et 2 deniers de cens et devoir féodal; Les Landes-Pouppier et La Perrière, 32 sols de rente et 2 deniers de cens et devoir féodal; le lieu de La Terre-Rouge, 6 deniers de cens; La Petite-Bertrais, en Villaines, 13 sols de rente et 4 deniers de cens et devoir féodal; le clos de Laubépin, contenant un journal et demi, 1 denier de cens et devoir féodal; le pré Gallois, en Verron, 20 sols de rente, etc. Tables. H (Registre.) In-f, 248 feuillets, papier Prieuré de Saint-Jacques de La Flèche. Papier de recette des cens et rentes dues au prieuré. «Il est dû audit fief (du prieuré) tant en cens, rentes foncières que dons et legs, savoir: en froment, 4 septiers et demi; en seigle, 8 septiers 2 boisseaux; en avoine, 7 boisseaux et demi; en chapons, 4 chapons; en oignons, 2 boisseaux; en argent, 173 livres 10 sols 7 deniers.» Doivent: la friche du clos de L'Avrillière, 12 sols de rente et 4 deniers de cens; le clos de Montafin, 6 sols 9 deniers de rente et 2 deniers de cens; divers biens sis à La Bresselière, en Crosmières, 2 sols 6 deniers; pièces de terre nommées Les Farineuses, dépendant de la métairie des Mocquereaux, en Crosmières, 5 sols de service; le pré Sionnière, sis près le prieuré du Creux, en Bazouges, 9 sols 8 deniers de rente; un quartier et demi de vigne au clos des Coutensières, à l'endroit nommé Les Mauboussins, en Mareil, 20 sols de rentes, etc. Tables. ABBAYE DE GASTINES, EN TOURAINE. (ORDRE DE SAINT-AUGUSTIN.) H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 11 pièces, papier; 1 plan Prieuré de Montsureau, dépendant de l'abbaye de Gastines. Aveux rendus par les prieurs Fabien Jeunier, Léonard de La Borde, André Dolbeau et Charles Lenée, aux seigneurs du Port d'annet ou de Net; Claude Pinard, vicomte de Comblezy, conseiller du roi en son conseil privé, secrétaire d'état et capitaine de 50 hommes d'armes des ordonnances de S. M., veuf de N... de La Marche (1603); Antoine Ruzé, marquis d'effiat (1697); Pierre de

212 Mazis, chevalier, seigneur de Fontenailles, Vouvray, Étival, Les Roches d'aron, etc. (1746); Antoine-François- Théodore Serrurier de La Fuye, seigneur d'étival (1788), pour: 1 la chapelle du prieuré avec les logis, pressoirs et feurnils que Fabien Jeunier avait fait rebâtir; 2 les jardins, cours et issues dudit prieuré, des garennes et plesses à connils défendables, un colombier à pigeons, des vignes, terres labourables, prés, pâtis, bois, haies, buissons, le tout d'une contenance approximative de 25 arpents; 3 une métairie nommée la métairie de Montsureau; 4 des cens et rentes sur divers; par les prieurs Achille-Louis-Thomas du Gast, Pierre Bazouge, Charles Lenée, aux seigneurs de La Roche-Cul-de-Boeuf: Catherine du Luainbray, veuve de Henri Le Vacher, seigneur de La Chaise et de La Guérinière (1676); Timoléon Le Vacher, lieutenant des maréchaux de France (1712); Louis-François Le Vacher de La Chaise et Henri de Charbon de La Morellerie, époux de Marie-Victoire-Félicité Le Vacher de La Chaise (1755); Louis- François Le Vacher de la Chaise (1784), pour: 1 une pièce de terre qui avait fait partie de l'ancienne métairie de la Lande; 2 une autre pièce de terre appelée le champ de Baradigue, sur les bords de l'étang et du ruisseau de Baradigan; 3 diverses rentes. Plan du temporel du prieuré tenu à foi et à hommage du fief de Saint-Germain (sans date). Formulaire du bail à ferme du temporel du prieuré (1761). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 9 pièces, papier Prieuré de Montsureau. Métairie de La Vieillerie, à Vaas. L'abbé et les religieux de Gastines baillent à André Viau et Guerite sa femme, paroissiens de Vaas, la moitié de l'estre de La Vieillerie, moyennant 40 sols tournois de rente (1396). Poton, abbé de Gastines, baille à trois vies à Jehan Goupilleau, de Vaas, un bordage appelé La Vieillerie, autrement La Martraye, contenant 10 arpents, sis sur le bord du chemin des halles de Vaas à Chenuz, moyennant 18 sols de rente ou ferme, 8 sols 4 deniers de cens et 3 boisseaux de seigle, livrables à la Saint-Nicolas d'hiver, à Montsureau (1485). Alexandre, abbé commendataire de Gastines, baille à Pierre Sécard, paroissien de Vaas, le lieu et métairie de La Vieillerie, contenant 12 arpents, moyennant 35 sols, 6 boisseaux de blé et 2 chapons de rente et 1 denier de cens (1518). Au dos de la pièce est écrit: «La présente baillée a esté faict casser par M e Guillaume Rancher, prieur de Montsureau, par jugement donné au siège de Baugé en l'année 1562.» Martin Goupilleau, de Vaas, vend à Pierre Séquard une pièce de terre contenant 6 boisselées, sise au fief de Montsureau, moyennant 7 livres tournois (1527). Pierre Séquart, le Jeune, vend à Michel Perroux, prêtre à Vaas, moyennant 60 sols tournois, le domaine de La Vieillerie que le père du vendeur avait acquis jadis des religieux de Gastines (1557). Baux à moitié et à ferme du lieu de La Vieillerie, consentis par les prieurs de Montsureau à divers ( ). Bail à rente par Pierre de Bageau, écuyer, sieur de La Fontaine et du Ruau, demeurant au lieu seigneurial de La Fontaine, en Aubigné, au prieur Fabien Jeunier, d'un morceau de terre en labour, sis en la pièce de L'Épinay, près le lieu de La Vieillerie (1615). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 6 pièces, papier Prieuré de Montsureau. Baillées du Bois-Breteuil et du pré des Lisses ou Pré-Punais, à Vaas. Alexandre, abbé de Gastines, baille à Mathurin Bretail et à la veuve Colas Mezière, soeur dudit Mathurin: une maison et 3 arpents de terre près du lieu de La Peschouère; 7 arpents de terre sur le bord du chemin de Vaas à Saint-Jean-de- Beauvais; un arpent de pré, sur la rivière de Fare, moyennant 20 sols tournois et 18 boisseaux de seigle de rente pendant la vie des preneurs; après leur décès leurs héritiers seront tenus de payer chaque année une rente de 2 septiers de seigle, de 30 sols tournois et de 2 chapons, sans compter les dîmes auxquelles lesdits biens sont sujets (1521). Déclarations aux prieurs Léonord de La Borde, André Dolbeau, Charles Lenée, par divers détenteurs d'héritages dépendant des fresches du Bois-Bretay et du pré des Lisses. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Prieuré de Montsureau. Fresche du Bois-d'Étival, à Vaas. Les religieux de Gastines baillent à Martin Melacourt, paroissien de Saint-Germain-d'Arcé, une pièce de terre partie en bois, partie en bruyères, contenant un arpent ou environ, sise à Vaas, moyennant 7 sols et 2 poules de rente et 6 deniers de cens (1518). Déclarations aux prieurs Fabien Jeunier, Fabien Guillemeaux, Pierre-André Dolbeau et Charles Lenée, par Martin Menant, Jean Brossier, Jacques Groussin et ses frères, Christophe Boishourdi et Marie Gallais, sa femme, Charles Gallais, président au grenier à sel du Lude, pour des héritages dépendant de la fresche du Bois-d'Étival. H (Liasse.) 13 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Prieuré de Montsureau. Baillée du Bas-Gravier, à Vaas. Sentence de Pierre Bodineau, lieutenant civil et criminel de Château-du-Loir, condamnant Pierre Chesneau à payer à Julien Robineau, fermier du prieuré, des droits de vente pour un contrat que le défendeur avait passé avec Michel Perroux et les arrérages d'une rente de 30 sols et 2 chapons due sur un arpent de vigne sis au clos de Montsureau (1570). Déclarations aux prieurs Fabien Junier, Fabien Guillemeaux, René Corbin, Léonord-Jacques de La Borde, Pierre-André Dolbeau, par Mathurine Dorisse, veuve de Julien Truillard, René Emas, Urbain Doussard, Élisabeth Groussin, veuve de René Besnard, Michel Delacourt, Jehan Loiseau, Jacques Hormain et autres, pour des héritages dépendant de la baillée du Bas-Gravier. H (Liasse.) 9 pièces, parchemin; 4 pièces, papier Prieuré de Montsureau. Baillée du Haut-Gravier, en Vaas. Déclarations aux prieurs Pierre de... (le reste du nom a disparu), Fabien Junier, Fabien Guillemeaut, René Corbin, Louis Duplex, Léonord de La Borde, André Dolbeau, Charles Lenée, par Jehan Dureau, Jean Besnard, Jean Lespinay, Urbain Balsac, Jacques Heurson, Pierre Foucault et autres, pour des héritages dépendant de la baillée du Haut-Gravier. H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 3 pièces, papier.

213 Prieuré de Montsureau. Tenue du Grésillon, en Saint-Germain-d'Arcé. Acte de partage des biens de la succession d'andré Peschouère, de Vaas, et autres pièces servant de titres pour le chemin de la métairie de La Lande ( ). Déclarations aux prieurs Pierre de Chartres, Fabien Guillemeaux, René Corbin, Louis Dupley, Léonord-Jacques de La Borde, Pierre Dolbeau, par Pierre Huguet, Mathurin Busquay, René Frette, François Cauchays, Guillaume Cauchas, Martin Menant, Jacques Boudet, Jehan Cauchas, Hercule Nail, Pierre Cartereau, Charles-Louis de Vilsan, chevalier, seigneur d'etival, Les Roches-d'Aron, La Girardière et autres lieux, pour des héritages sis près de l'étang de Baradigan et dépendant de la baillée ou tenue de Grésillon. H (Liasse.) 10 pièces parchemin; 7 pièces, papier Prieuré de Montsureau. Baillée de La Hamardière, à Vaas. Frère Olivier Ferrant baille à Jehan Rolon, de Vaas, un estre de 2 arpents et demi, nommé La Hamardière, plus une maison et un arpent de gast ou bois qui souloit être en vigne, le tout sis à Vaas, moyennant 29 sols 6 deniers et 2 chapons de rente et 2 deniers de cens (1447). Procès-verbaux d'arpentage dudit lieu de la Hamardière ( ). Sentence du sénéchal d'anjou condamnant Jean Cureau à payer à Jean Duchesne les arrérages de 2 sols 2 deniers de rente due sur une pièce de terre de La Hamardière (1617). Déclarations faites à frère Fabian Jeunier, religieux profès en l'abbaye de Vaas, prieur de Montsureau, par Florimond Robert, pour un morceau de pré sis en Vaas (1627); par André Cheverieu pour une chênaie, ibid. (1627); au prieur Fabian Guillemeaux, par Urban Doussard, «homme de bratz,» pour un morceau de vigne au clos des Bourdinières, en Saint-Germain-d'Arcé (1632); par Marin Cureau, le jeune, pour une chênaie au lieu de la Titonnière, en Vaas (1634); par Mathurine Dousse, veuve de Julien Truillard, pour un morceau de pré au Pré-Punaist, en Vaas (1645); au prieur René Corbin, par la veuve Jacques Groussin, pour un morceau de pré, pâture et chênaie sis au lieu de La Mahardière près La Titonnière (1663); au prieur commendataire Léonord-Jacques de La Borde, curé de Vallenne, par François Guilmeaux, pour un morceau de pré ès prés Pusnetz (1682); au prieur commendataire Pierre Dolbeau, clerc tonsuré du diocèse d'angers, par la veuve Jean Lepingleux et consorts, pour la tenue et fresche de La Hamardière (1751); au prieur commendataire Charles Lenée, chanoine-curé de Sainte-Croix de Montsoreau au diocèse d'angers, par les mêmes pour les mêmes biens (1774). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 5 pièces, papier Prieuré de Montsureau. Baillée des Parcs de Chambou a Vaas. Alexandre, abbé commendataire de Gastines, baille aux enfants de feu Jehan Pinard deux pièces de terre, attenant à la métairie de Chambon, l'une en labour contenant 12 boisselées, l'autre en bois contenant 2 arpents, le tout moyennant 6 boisseaux de seigle et une poule de rente (1521). Déclarations à Élisabeth Aubert, veuve de Louis Maridor, ancien conseiller à la cour des aides, dame propriétaire de la terre et seigneurie de La Morinette, par Charles Poteloinne, Louise Ameslon, veuve Urbain Poteloinne, Marie Maucourt, veuve Jean Poteloinne, demeurant pour la plupart à Saint-Germain-d'Arcé, pour des héritages qu'ils possèdent dans la mouvance de la seigneurie de Chambon (1682); à Louis Lepelletier, chevalier, trésorier général des domaines et bois de la généralité de Paris, seigneur de La Morinette, Chambon et autres lieux, par le prieur Pierre Bazouge, pour un arpent et demi de vigne au clos de Chambon et la rente de 6 boisseaux de seigle appartenant au prieuré sur la fresche des Pinards, autrement dit de Chambon (1737). Sentence du juge du duchépairie de La Vallière, condamnant René Guillemeaux et ses cofrescheurs à payer à Pierre Touchard, fermier-général de la terre et seigneurie de Montsureau, 13 années d'arrérages de la rente susdite (1738). H (Liasse.) 22 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Prieuré de Montsureau. Baillée du Pré-Turpin, à Vaas. Les religieux de Notre-Dame de Gastines baillent à Michau Cullier et à Jehan Bourdilleau, de Vaas, une pièce de terre contenant 3 arpents, tant en labour que pâture et buissons, moyennant 25 sols et 2 chapons de rente (1511). Transactions entre les religieux de Gastines et le prieur commendataire de Montsureau, Guillaume Chalopin, doyen de l'église collégiale de Saint-Innocent de Bueil, successeur audit prieuré de Jean Pellien, d'une part, et d'autre part les possesseurs d'un pré de 4 arpents sis à Vaas, sur le bord du Loir, qui avait jadis appartenu au prieuré et dont l'aliénation, au dire des religieux et du prieur, n'avait pas été accompagnée des formalités requises et était par là même entachée de nullité (1519 et 1532). Déclarations aux prieurs Fabien Junier, Fabien Guillemeaux, René Corbin, Pierre Bazouges, Charles Le Née, par Samson Morier, Michelle Lespinay, veuve Urbain Menant, Roch Boisricher, Jehan Lefeuvre, Jacques Hervé, Jean Morinet, Martin Menant, Marie-Jeanne Péan du Chesnay, Françoise Gallais, Charles Gallais, pour des héritages dépendant de la baillée du Pré-Turpin. H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Prieuré de Montsureau. Fresche de La Rainière, en Vaas. Déclarations aux prieurs Fabian Junier, Fabian Guillemeaux, René Corbin, Louis Duplex, Léonord de La Borde, André Dolbeau et Charles Lenée, par Guillaume Perronneau, Adrian Perronneau, René Bannier, René Pillet, René Guillemeaux, Pierre Duloir, René Guillemeau, Honoré Lequeu, Jean Dorize, pour des héritages dépendant de la fresche de La Rainière. H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Prieuré de Montsureau. Rente sur le lieu du Morier à Chenu. Vidimus par Jehan La Begace, tabellion à Maillé, d'un extrait du registre des assises du fief de Bareille du 27 juin 1404, constatant que Gillet Pinson et sa faresche devaient 10 sols de rente au prieuré (1451). Transaction sur contestation entre frère Michel Decdacier, prieur de Montsureau, et les détenteurs du lieu et appartenances du Morier, au sujet d'une rente de 3 boisseaux de froment que le prieuré avait droit de prendre chaque année à la Saint-Michel sur ledit lieu (1513). Sentence du

214 lieutenant général civil de Baugé condamnant Philippe Millet à payer au prieur Pierre de Chairtres la rente de 3 boisseaux susdite (1573). Déclarations et titres nouveaux de ladite rente donnés aux prieurs par Jean Brunet, René Morillon, Marie Plainchesne, veuve Jacques Baudan, Henri de Cherbon, écuyer, seigneur de La Morellerie, Chérigné et autres biens, demeurant en son château de Chérigné, en Chenu, et d'autres détenteurs d'héritages au lieu du Morier. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 5 pièces, papier Prieuré de Montsureau. Rente sur le lieu de La Nouillère à Verneil. Extraits sur papier, en écriture de la fin du XV e siècle: «Sciant presentes et posteri quod facta hominum, nisi testimonio scripture affirmentur, oblivioni sepe traduntur; idcirco tam futuris quam presentibus notum volumus fieri quod Guillelmus Burellus dedit ecclesie Montiscirelli in perpetuam elemosinam tres provendarios frumenti, ad mensuram de Mayeto, quos reddet annuatim in autumpno Raginaldus Gosmund, super atrium des Nurriettes, in parrochia de Vernolio. Hoc actum fuit anno gracie m cc xx, in mense januarii. (Extrait d'un livre ancian escript en grosse lettre de forme, ou quel livre sont plusieurs autres legs appartenans au priouré de Montsureau). Item, est contenu en une quaterne du date de l'an mil iiij e et cinq, lors estant frère Jacques Formier prieur de Monsoreau: Pierre Huet sus l'estre et appartenances des Nourriettes, froment iij provendiers, lesquelx troys provendiers ont esté remis à six boesseaulx mesure de Mayet par appointement fait entre feu messire Olivier Ferrant, lors prieur de Montsureau, et noble homme Jehan Vandosmays, escuier, lors seigneur de Champmarin et de Crasne, et depuis ledit appointement fait, xxxij [ans] a, ou environ, a esté chascun an ainsin possédé jusques au jour d'huy.» Accord sur une contestation entre Emery Chalopin, prieur de Montsureau et Julien La Miche, au sujet de la rente de 6 boisseaux de froment due au prieuré sur «le lieu de La Norriette» (1546). Sentence du lieutenant général en la Sénéchaussée et Siège royal de Château-du-Loir condamnant René Le Boischu, demeurant au lieu de La Nouillère, en Verneil, détenteur en tout ou partie de la baillée de ladite Nouillère, à payer à André Maudroux, fermier du prieuré de Montsureau, la rente de 6 boisseaux de froment dont il est question ci-dessus (1685). Reconnaissance de cette même rente consentie par demoiselle Renée Moriceau, du Mans, au prieur André Dolbeau (1751). ABBAYE DE BELLEBRANCHE (ORDRE DE CITEAUX)(<NOTE/1>La mense abbatiale et la mense conventuelle de Bellebranche furent réunies au collège de La Flèche, la première en 1607, la seconde en 1684.</NOTE>). H (Cahier.) Petit in-f, 31 feuillets, parchemin. XVI e siècle. Projet de déclaration au sénéchal du Maine par Jean, abbé de Bellebranche, et ses religieux, pour les choses héritaulx qu'ils tiennent à cause de ladite abbaye dans le ressort de la sénéchaussée du Maine. Les possessions comprises dans cette déclaration sont: en Saint-Brice: le monastère de Bellebranche, consistant en église, logis, cloîtres, celliers, pressoirs, étables, cours, jardins en un tenant; une touche de bois marmental de 15 journaux, sise autour dudit monastère et désignée sous le nom de Bois du Fourneau; une autre pièce de bois marmental nommée Les Grands-Bois, contenant 52 journaux; une pièce de bois taillis contigué aux Grands-Bois, nommée les Nortrons, contenant 18 journaux; 53 quartiers de vigne en 3 clos, savoir: Le Grand-Clos, La Porte et Le Fourneau; les 7 étangs de Pouail, de La Manchetière, des Nortrons, de La Manchenillière, de Tannerie, d'orques et de Saulou; le moulin de Pouail; la métairie du Rocher; la closerie de La Thuillerie; la métairie de La Coulefroquière; celle de La Vesquière; les closeries d'olivet, du Houx, du Rosne, de La Charpenterie, des Gasnerayes, de Pouail, l'hommage de la terre et seigneurie de Saint-Brice «que nous donna le feu roy Loys, que Dieu absolve, pour estre ès prières de nostre maison»; en Saint-Loup: les métairies de La Theuraissière, du Plessis-Branchu, du Bignon, des Cormiers, de La Bouchardière, de Laulnay, des Landes; la courtillerie de La Morlière; la closerie du Chesne; la métairie de La Maisonneuve; le clos de vigne de Moysié; les hommages de La Fouperaye, du pré aux Brulez et de la pièce des Royselières; en Bouessay: la métairie du Busson; la dîme des blés et vins en la tierce partie de la paroisse; en Gastines-sous-l'Orme: le moulin du Pontd'Hierré; celles de Fercé et de La Grange; en Bouère: les métairies de La Maillère, de La Rivière, de La Nouillère, de La Bonnière; les closeries de La Ruallonnière et des Foullais; la métairie de La Jousselinière; la closerie de La Brelandière; diverses rentes féodales; en Beaumont-Pied-de-Boeuf: les métairies de La Herrouère, du Boislibert; les moulin et closerie de Vausouillet; les métairies de La Courbe, de La Motte-Allain; la closerie de La Déannière; la métairie de La Rouesrie; la closerie des Champs-Rouges; en Notre-Dame et Saint-Martin de Sablé: la métairie de La Bosse; la closerie près le pavé de Sablé, porte de Bouère; le petit moulin et la closerie de Molancé sur le ruisseau de Taude; une maison avec jardin sis en la ville de Sablé près l'église Saint-Martin, servant au logement des moines en temps de guerre; en Ballée: la métairie du Grand-Roussoy; en Avoise: des rentes; en Souvigné: la closerie de La Porte; en Joué-en-Charnie: un fief de 50 sols; en Juigné-sur-Sarthe: la métairie de La Mercerie; en Auversle-Hamon: les métairies du Haut-Escuré, de La Piétinière, de la Goupillière; deux moulins, l'un à seigle et l'autre à drap sis sur l'erve et appelés Le Bas-Escuré dont dépend une petite closerie; un autre petit moulin sur la même rivière, nommé la Vieille-Panne et une petite closerie exploitée avec ledit moulin; divers hommages et rentes; en Poillé: 8 sols tournois en devoirs; en Chevillé: 10 sols tournois de rente; en Avessé: 50 sols de rente sur les moulins de Courcelles; en Fontenay: des rentes; en Chantenay: la métairie de La Morinière; en Épineu-le-Séguin: des rentes; en Vallon: id.; en Sillé-le-Guillaume: id.; en Villedé (Villedieu-en-Champagne): id.; en la ville du Mans: id.; en Rouillon: id.; en Saint-Jean-de-la-Motte: la métairie de La Haugrie et des rentes. A la suite de cette énumération on lit: «Item nous a baillé et lessé le defunt roy nostre sire derrennement décédé, que Dieu absolve, les huitiesmes des vins de Bouesre, Auvers-le-Hamon et Sainct-Loup, jusques ad ce que fussions payez de la somme de deux cens escuz d'or qu'il avoit prins par prest de nous et jusques au bon voulloir de nostre dict sire son successeur.»

215 Les moines de Bellebranche se déclarent chargés: d'une rente de 6 boisseaux de froment et de 12 boisseaux de seigle vers le curé de Saint-Brice, qui doit, en retour, administrer les sacrements à leurs serviteurs quand il en est besoin; d'une aumône annuelle, le mardi de Carême entrant, à tous ceux qui la voudront recevoir «scavoir est à chacune personne une meche (miche) de la forme et ordonnance de nostre doit couvent;» d'un dîner annuel le Jeudi absolu «à toutes personnes qui viendront et en vouldront avoir, autant comme ung des religieux de nostre dicte abbaye;» outre ce dîner, chaque pauvre recevra une aumône honnête, etc. Ils terminent en protestant que si, dans la présente déclaration ils ont commis des erreurs, ce n'est point par cautèle ou malice «mais par non sçavance, et par ce que avons perdu plusieurs de nos lettres et enseignemens consernans noz droictz, previllaiges, garde et manutention de nos héritaiges, par les guerres qui ont esté par les fois ès païs du duché d'anjou et conté du Maine, par les Angloys qui auroyent contrainct nos prédécesseurs laisser la maison et aller faire le service divin au chastel de Sablé, lesdicts Angloys tenans le fort en ung lieu dict le fort Sainct Brice qui est prouche de nostre dicte maison et en une mesme parroisse, mesmes et en telle manière que plusieurs de nos droitz nous sont contredictz et empeschez... Les choses dessus déclarées... ne sont trop suffisantes à l'entretenement de nostre dicte abbaye et couvent, tant au fournissement et manutention de nostre dicte esglise, alliement et vestement de nous qui suismes en nombre trente et cinq religieux tant prêtres que novisses, et pour réparer et entretenir l'édiffice de nostre dicte abbaye et couvent et faire les aulmosnes aux pouvres qui si trouvent en grand nombre, de jour en jour, mesmes quand est temps de stérilité, et nourir, gaiger et entretenir un grand «nombre de serviteurs pour nous, et souvenir aux procès qui nous sont solicitez de jour en jour; et aussi que suismes chargés de la pention d'ung aultre religieux de nostre ordre du païs de Boulonnoys à nous envoyé de par nostre dict sire par ce que son abbaye et couvent ont esté destruictz des Angloys,» etc. H (Cahier.) In-4, 20 feuillets, parchemin. XVI e siècle. Projet de déclaration au juge des exempts et cas royaux du comté de Laval par Jean, abbé de Bellebranche, et ses religieux, pour les choses héritaulx qu'ils tiennent à cause de ladite abbaye dans le ressort du siège royal de Laval. Les possessions comprises dans cette déclaration sont: en Beaumont-Pied-de-Boeuf: une closerie au bourg dudit lieu; les métairies de Guinefolle et de Laubinière; l'étang de Rochaton; les fiefs de La Mothe-Allain et de Beaumont: des rentes; en Le Buharet (Le Buret): la métairie de La Gemierye; la petite closerie de La Touseraye; 30 sols de rente sur le lieu de Digeon, et 6 sols 11 deniers de devoir sur le lieu de La Chesnaye; en Préaulx: des rentes sur le fief de Vaucené, sur les lieux des Prez et de La Chardonnière; en Saint-Denis-du-Maine: des rentes sur le lieu de Vaigette et sur la maladrerie de Saint-Denis; les deux parts de la dîme des grains du lieu des Noës; en Meslay: diverses rentes; en Arquenay: id.; en La Cropte: id.; en Bazougers: les métairies de Poché, de La Rue, des Agez, de Landouerye, des rentes sur le lieu de Champagnette, sur la métairie du Clos et sur le lieu de L'Escorchebonnière; en Louvigné: une rente; en Nuillé-sur-Ouette: id.; en Soulgé-le-Bruant: id.; en Argentré: id.; en Bonchamps: id.; en La Bazouge-de-Chémeré: plusieurs rentes; en Chémeré-le-Roi: les closeries de La Moynerie et de Boisnart; les métairies des Saulleaux et de Verrier; la closerie de Malabry; une rente sur la closerie du Petit-Bois; le fief de Chémeré s'étendant ès paroisses de Chémeré, Saulges, La Bazouge et Saint-Georgesde-Feschal, lequel fief se monte en devoirs, cens et fermes à 9 livres, 3 sols, 4 deniers, et donne droit aux hommages des lieux de La Girardière, en Chémeré, de Fontenay, en Saulges, de La Nouerie, en Saint-Georges, de La Hersanerie et des Saullais, en Saint-Georges. Ils confessent en outre avoir plusieurs autres rentes ès paroisses de Chémeré et de Villiers-Charlemagne, ainsi que des dîmes en celles de Chémeré et de La Bazouge. H (Cahier.) Petit in-f, 62 pages, papier. XVIII e siècle. État des propriétés de Belle-branche dont les noms suivent: le domaine de Bellebranche; les métairies de La Manchetière, de La Grande-Vesquière, de La Grande-Mestairie, du Roché; des closeries du Houx, d'olivet, des Ganerais, de Rhones, de La Mesnagerie; du moulin de Pouail, en Saint-Brice; de la métairie de La Bosse, en Notre- Dame de Sablé; de la métairie de La Haute-Porte et du moulin de Molancé, en Souvigné; des lieux de La Piétinière, du Haut-Écuray, de La Goupilière, de La Hastière; des moulins de La Vieille-Panne et du Bas-Écuray, en Auvers-le-Hanson; de la closerie du Pré, en Notre-Dame de Sablé. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 8 pièces, papier Domaine. Métairie de Vesnée, en Chémeré-le-Roi. Déclaration de l'abbé et des religieux de Bellebranche à noble et puissant seigneur M gr (le nom est resté en blanc), seigneur de Fouilloux et de Saint-Denis-du- Maine, à cause de sa terre et seigneurie dudit Saint-Denis, pour le lieu et appartenances de Vernée, en Chémeré, pour 2 sols tournois de devoir qu'ils ont droit d'avoir chacun an, jour d'angevine, sur la maladrerie de Saint-Denis, et pour 3 sols tournois de rente que leur souloit faire le seigneur du Couldray (1478). Autre déclaration par les mêmes à Lancelot de Brayes (Brée), seigneur de Fouilloux et de Saint-Denis-du-Maine, pour les mêmes possesions (1561). Autre déclaration par François de Donnadieu, évêque d'auxerre, abbé commendataire de Bellebrance, à la châtellenie de Saint-Denis du Maine, pour les mêmes possessions (1606). Autre déclaration par les Jésuites de La Flèche à Lancelot de Quatrebarbes, écuyer, sieur de La Rongère et de Saint-Denis-du-Maine, pour les mêmes possessions (1631). Baux à ferme de ladite métairie de Vesnée, par les Jésuites de La Flèche, à François Beauplet et à Michel Paigne, moyennant 180 livres tournois, 4 livres de cire, 6 chapons et 6 poulets par an (1625 et 1637); à François Allard, moyennant 140 livres tournois par an (1644). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 7 pièces, papier.

216 Domaine. Métairie des Sauleaux, en Chémeré-le-Roi. Guillaume de Saint-Mesme et Louise, sa femme, baillent aux religieux de Bellebranche: un lieu appelé Les Saulleaux, en Chémeré-le-Roi, contenant 4 journaux de terre labourable et 2 hommées de pré; 3 journaux de terre à La Libertière et un demi-journal au clos de La Vigneaux-Chams, le tout moyennant 15 sols tournois de rentes amortissables, quand les religieux le voudront, par la somme de 27 saluts d'or du poids de Florence (1438). Guillaume de Saint-Nesme et sa femme prétendant que dans la précédente baillée ils avaient été «deceuz d'oultre moitié de juste pris» consentent à ne pas réclamer la rescision du contrat, à la condition que les religieux, qui avaient déjà amorti la rente de 15 sols, leur donneront en supplément des 27 saluts d'or, 10 écus d'or au coin du roi, ayant cours et de bon poids avec un millier de tuiles à prendre à la tuilerie des Ageuz (des Agets) (1458). Bail à ferme, par les Jésuites de La Flèche, à Jacques et René Guischard, de Chémeré, des closeries de La Moynerie et de La Pitancerie et de la métairie des Saulleaux, moyennant 380 livres tournois, 10 livres de cire, 14 chapons et 14 poulets par an (1625). Bail à ferme, par le P. procureur des Jésuites, Christophe Sinadon, à Jean Le Bigot, de la métairie des Saulleaux, moyennant 120 livres tournois, 4 livres de cire, 8 chapons et 8 poulets (1631). Assignation aux Jésuites, pour comparoir en la maison de La Pilletière, en Meslay, devant le sénéchal des châtellenie, fiefs et seigneurie des Arsis, Clavière et Ropitau, de La Cropte, La Rochère, La Tranchée, La Mastière, Lannay-Raslin et La Touche-Baillard, et rendre les aveu et déclaration dus auxdits fiefs, à cause du lieu des Saulleaux (1683). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Domaine. Closerie de Malabry, en Chéméré-le-Roi. Procédure entre Jean, abbé de Belle-branche, bachelier en théologie, écolier à l'université d'angers et Hamelin Hallegrin, au sujet d'une hommée de pré sise en Ballée et dépendant de la closerie de Malabry (1455). Baux à ferme de ladite closerie par les Jésuites de La Flèche à Michel Peigne, moyennant 100 livres par an (1625); au même, moyennant 120 livres (1636); à René Peigne, fils du précédent, moyennant 110 livres et 3 livres de cire (1643); à François Allard, aux mêmes conditions (1652). H (Liasse.) 9 pièces, parchemin. XII e siècle Domaine. Possessions diverses en Chémeré-le-Roi. Cyrographe: «Notum sit tam presentibus quam futuris quod contentio que inter abbatem Bellebranche et R. Castrigunterii dominum versabatur, pro vinea quam Theobaldus presbiter monachis Belle-branche dederat, hoc modo finita est. Predictus abbas G. suorum assensu monachorum jam dicto R. vineam concessit in perpetuum: R. vero dedit monachis unum arpennum prati apud Chimireium et libertatem acquirendi in feodo suo quicquid amodo possent, salvo tamen suo legitimo servitie. Pro qua libertate quam ibi R. contulerat, fecerunt eum, sicut postulaverat, abbas et monachi participem in vita et in morte omnium beneficiorum que fient in abbatia Bellebranche amodo et usque in perpetuum (XII e siècle).» Acte passé en la cour de Bourgnouvel, par lequel Étienne Nolleir, de Chémeré-le-Roy, reconnaît «que il s'estoit donné et ostrayé et de peiça si comme il disoit, et donne et ostraye unquores à religious, à l'abé et au couvent de Nostre-Demme de Belle Branche o touz ses biens imoybles et heritages,» sis en Chémeré (1302). Accord entre Hues Sedoin, moine de Bellebranche, agissant au nom de la communauté, et Macé de La Roche, de Chémeré, qui contestait la donation qu'estienne Noillier avait faite de ses biens à l'abbaye (1305). Vente, par les héritiers d'étienne Ropitel aux religieux de Bellebranche, de la vigne du Gage, moyennant 70 sols tournois (1328). Baillée, par Guillaume et Jehan Girard auxdits religieux, de 4 quartiers de vigne, moyennant 55 sols de rente (1335). Transaction entre Guillaume de Coesmes (Couaymes), chevalier, sire de Montjean et de Chéméré, et les religieux de Bellebranche, au sujet de leurs droits respectifs dans la paroisse de Chémeré; d'après cet accord, les religieux devront posséder en toute franchise leur hébergement de Chémeré et conservent «la simple vaerie» dudit lieu «c'est à savoir l'espave et la mesure dou blé et dou vin et ce qui dépent de ladite simple vaerie sur lours hommes estagiers qui ci après sont nomez, qui demourent ou demourront ou temps à venir es leoux qui s'en sévent.» (1346). Vente, par Jean Ragot à frère Pierre de Corci, moine de Bellebranche, d'une pièce de terre au Bois Tielin, d'une contenance de 5 journaux, pour une somme de 5 francs d'or «dou coing du Roy nostre sire de bon or et de bon pays» (1367). Accord entre Guillaume Le Saulnier, l'aîné, et Guillaume Le Saulnier, le jeune, d'une part, et les religieux de Bellebranche, d'autre, pour le rabais d'une rente que lesdits Le Saulnier devaient à l'abbaye (1399). H (Liasse.) 18 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Domaine. Possessions diverses et Chémeré-le-Roi. Échange de vignes entre les époux Jamet Taillel, de Chémeré, et les religieux de Bellebranche (1402). Vente, par Guillaume d'orenges, chevalier, de la paroisse d'arquenay, et Catherine, sa femme, aux religieux de Bellebranche, d'une pièce de terre de 6 journaux, nommée La Giraudière, moyennant 40 livres et une pipe de vin du prix de 4 livres (1402). Échange d'un pré sis en Ballée (Balaye), contre un champ sis en Chémeré, consenti par les religieux de Bellebranche à Jehan Brétignolles, de Chémeré (1406). Sentence rendue aux plaids de Chémeré, reconnaissant que les religieux de Bellebranche ont droit de prendre sur le fournage du four à ban de Chémeré 8 denrées de pain blanc par chacun an «ou temps de vendenges, quand l'en trait le vin de la grant cuve du pressouer desdicts religioux, ou est la vendenge de la grant disme, qui est commune entreulx et le prieur et curé de Chemeré» (1407). Donation, par Jehan, seigneur de La Saugère (Saugière), et Alain, son fils aîné aux religieux de Bellebranche, de deux journaux de terre au lieu du Clos (1413). Vente, par Blaisot Chétellier auxdits religieux, d'une hommée de pré à La Chétellerie, moyennant 5 saluts d'or (1432). Vente, par Jehan Gaultier aux mêmes, d'une pièce de terre nommée La Vigne-aux-Chiens, contenant 6 boisselées, moyennant 6 saluts d'or du poids de Florence dont il a été payé comptant 3 réaux d'or du poids de France (1437). Vente, par

217 Jean Garnier aux mêmes, de 3 journaux de taillis, moyennant 4 réaux d'or du poids de France et 4 saluts d'or du poids de Florence (1438). Vente, par noble homme Jehan de Villiers, écuyer, sieur de Villiers, de la paroisse de Vaiges (Voiges), aux mêmes, du fèage de Villiers, sis en Chémeré, La Bazouge-de-Chémeré et Saint-Georges-de-Fleschal, contenant en deniers inféodés 42 sols, moyennant 40 réaulx d'or du poids de France et un septier de seigle mesure de Chémeré, valant marc d'or soixante-quatre écus d'or et valant marc d'argent 7 livres 10 sols (1440). Quittance donnée par Lancelot de Feschal, chevalier, seigneur de Chémeré-le-Roi, aux religieux de Bellebranche pour les ventes et indemnités des contrats qu'ils avaient passés avec Jean de Villiers à cause des fiefs que souloit tenir ledit de Villiers et Fouquet son père ès paroisses de Chémeré, La Bazouge et autres lieux; cette quittance est délivrée en présence de Louis de la Palu, écuyer, et de Jehan de Fransières, et porte la signature autographe de Lancelot de Feschal (1441). Vente, par Guillaume Jodelays, de Ballée, auxdits religieux, de deux journaux de terre, près La Foletière, moyennant 4 livres 10 sols (1444). Convention entre Lancelot de Feschal, chevalier, seigneur de Chémeré et les religieux de Bellebranche: le seigneur de Chémeré devait auxdits religieux 35 livres tournois et 2 septiers de seigle de rente; de ces 35 livres, 10 livres provenaient d'une rente établie d'ancienneté, 10 autres livres d'un don fait par feu noble dame Marguerite de Machefer, pour lors dame et héritière de Chémeré, enfin les 15 livres provenaient d'un emprunt fait par ledit Lancelot auxdits religieux. Le seigneur de Chémeré donne divers biens pour assiette des deux premières rentes; quant à celle de 15 livres, elle devra être amortie dans un délai de 3 ans, au capital de 200 réaux d'or ou 300 livres en monnaie, valant 7 livres 10 sols le marc d'argent; si ces 3 ans s'écoulent avant que ledit seigneur soit libéré, il perdra son droit d'amortissement et les religieux pourront faire asseoir et assigner la rente sur tels héritages dudit seigneur qu'il leur conviendra (1445). H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Domaine. Possessions diverses en Chémeré-le-Roi. Vente, par Agnès, veuve de Juliot Gahin, aux religieux de Bellebranche d'un clos de terre anciennement en vigne, nommé Jochepie, sis près le bourg de Chémeré, et contenant 5 boisselées, moyennant 4 écus d'or et 1 septier de froment (1454). Échange entre les religieux et Jean Richier des Molens: les religieux cèdent un demi-quartier de fresche qui fut autrefois en vigne contre une pièce de terre d'égale contenance (1473). Accord entre les religieux et le seigneur de Chémeré au sujet des devoirs dus par eux à ladite seigneurie (1482). Déclarations rendues par les religieux à la seigneurie de Chémeré en 1497 et 1511; à cette dernière date, damoiselle Jehanne de Feschal est mentionnée comme dame de Chémeré, de La Gahardière et de Chellé. Bail à ferme, par Jean, abbé de Bellebranche, à Étienne Leliepvre, de la terre que l'abbaye possède en Chémeré et des dîmes, cens et rentes qui en dépendent, moyennant un prix annuel de 120 livres (1499). Vente par Jean Ducloux, de Chémeré, à Jean Soynesme, de La Bazouge, d'une noë de pré, dans le voisinage du lieu des Saulleaux (1521). H (Liasse.) 9 pièces, parchemin; 12 pièces, papier Domaine. Possessions diverses en Chémeré-le-Roi. Échange de pièces de terre entre Mathurin Ducloux et les religieux de Bellebranche représentés par frère Ambroise Lepeletier, prieur claustral, et Gervais Gaudin, profès, et autorisés par Jean, leur abbé (1537.) Mandement de Jacques Taron, lieutenant général de la sénéchaussée du Maine, ordonnant à l'abbé de Bellebranche d'exhiber au greffe de ladite sénéchaussée les titres propres à établir la valeur des biens de l'abbaye désignés pour être aliénés à Chémeré, à La Bazouge et aux environs, et que Robert des Rotrous ou des Rotours, seigneur du Couldray, avait déclaré vouloir acquérir (1563). Sentence des assises de la seigneurie de Thévalles, condamnant François de Donnadieu (du Douin à Dieu), évêque d'auxerre, abbé commendataire de Bellebranche, à bailler déclaration des choses héritaux qu'il tient de ladite seigneurie (1602). Bail à sous-ferme, par Jean Bruneau, sieur du Boismorin, demeurant au château de la Vaizouzière, en Bouère, et Louis Gaultier, sieur des Noës, demeurant à Sablé, fermiers-généraux du temporel et des revenus de Notre-Dame de Bellebranche, à Jean Masline, sieur de la Jouassière, marchand, demeurant au moulin Herbelin, en La Bazouge, du lieu de La Moinerie et dîmes en dépendant, de la dîme de La Bazouge, des closeries de La Pitancerie, de Bouesnart, de Malabry, des métairies des Saulleaux, de Vesnée et du Grand-Rousson, cette dernière en Ballée, moyennant un prix annuel de 800 livres tournois (1607). Vente, par Jean Dallibon et Jean Feurtré et Marie Dallibon, sa femme, à Geoffroy Cosnyau, d'un jardin clos de murailles situé près de La Moinerie, contenant de deux à trois hommées de jardin, moyennant 36 livres (1622). Déclaration rendue par les Jésuites de La Flèche à haute et puissante dame Radegonde des Rotours (Rotrous), veuve de Charles du Bellay de La Feillée, dame des terres du Couldray, Vauberger et de la châtellenie de Chémeré, pour la terre et fief de La Moinerie (1623). Baux à ferme par les Jésuites à Julien Langlois, de la closerie de Bouesnard, moyennant 55 livres par an (1625); à Jacques et René Guischard, des closeries de La Moinerie et de La Pitancerie, moyennant 380 livres tournois, 10 livres de cire, 14 chapons et 14 poulets par an (1625). Procès-verbal de montrée desdites closeries de La Moinerie et de La Pitancerie (1626). Retrait féodal, par les Jésuites du jardin sis près La Moinerie, que Geoffroy Cosnyau avait acquis de Jean Dallibon et des époux Jean Feurtré (1627). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 12 pièces, papier Domaine. Possessions diverses en Chémeré-le-Roi. Baux de La Moinerie. Vente, par les époux François Lamoureux aux Jésuites, d'un verger ou jardin situé près de La Moinerie, dans lequel il y avait une petite maison manable dont reste un mazeril, ledit jardin contenant une boisselée et demie; cette vente est faite au prix de 80 livres tournois (1641). Provisions du prieuré-cure de Chémeré, dépendant de l'abbaye d'evron, en faveur de D. Hilarion, aliàs Augustin Chérier, religieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur (1641). Lettres de collation

218 dudit bénéfice délivrées au même par Émeric-Marc de La Ferté, évêque du Mans, au château de Montécler, le 31 octobre Déclaration rendue par les Jésuites à Renaud de Sévigné, seigneur de Montmoron, Luremont, Le Pontlivaut, conseiller au Parlement de Bretagne, époux de Gabrielle du Bellay, et, à ce titre, seigneur du Coudray, Vauberger, Les Touches, La Bazouge et de la châtellenie de Chémeré, pour toutes les choses héritaulx que lesdits Jésuites tiennent, à cause de Bellebranche, de la châtellenie de Chémeré (1641). Autre déclaration rendue par les mêmes à la châtellenie de Saint-Denis-du-Maine, pour la métairie de Vesnée, pour partie de celle des Saulleaux, et pour les droits féodaux, qu'ils ont sur la maladrerie de Saint-Denis, sur certains héritages appartenant au seigneur du Couldray, et sur la terre de Vaigette (1719). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Domaine. Métairie de la Rousselière en La Bazouge-de-Chémeré. Vente, par Pierre et Christophe Angot, de La Bazouge, au P. procureur des Jésuites de La Flèche, Christophe Sinadon, de la moitié de la grange du lieu de la Rousselière, et de trois pièces de terre, moyennant 120 livres (1641). Assignation à comparoir aux assises de la seigneurie du prieuré de la Ville-au-Moine, en Nuillé-sur-Ouette, donnée aux propriétaires de la métairie de La Rousselière (1655). Vente, par les époux François Lebreton et les époux Étienne Fourré, aux Jésuites d'une portion de pré de 2 hommées à prendre dans le pré de La Rousselière, moyennant 60 livres tournois (1669). Échange entre les Jésuites et Jacques Mousset, de La Bazouge, du closeau des Lisses, contre une portion du pré de La Rousselière. Vente, par Pierre et Geoffroy Tessé, de Meslay, aux Jésuites, d'une hommée de pré au pré de La Rousselière, moyennant 60 livres tournois (1674). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 7 pièces, papier. XII e siècle Domaine. Possessions en Bazougers. Cyrographe du doyen de Sablé, portant ratification par Robert de la Rivière (de Riveria) du don que Martin Le Sec (Martinus Siccus) avait fait aux moines de Bellebranche, d'une terre, et d'un pré à la charge de payer chaque année 8 deniers tournois et les tailles des seigneurs (tallias dominorum). Lesdits religieux donnent audit Robert 15 sols angevins de caritate et s'engagent, en outre, à lui servir les tailles auxquelles il a droit, savoir: pour sa chevalerie, pour le mariage de sa fille aînée et pour sa délivrance de captivité. Témoins: Johanne Brochart, N. priore, M. suppriore, R. de Bazogiis, G. Marcheant, Albino Guiliet, Ph. Borrel, G. de Sancto Johanne et pluribus aliis (sans date, fin du XII e siècle). Charte-notice constatant que Gui VI de Laval (Guido sextus de Lavalle) a accordé toutes franchises aux possessions que les moines de Bellebranche avaient dans l'étendue de son fief. Cette exemption fut donné à La Gravelle (in Gravella), en l'an 1186(<NOTE\1>Il faut lire 1186 et non 1176, comme l'a fait M. Bilard: Analyses des documents historiques conservés dans les archives de la Sarthe, tome I er, p. 72, 2 e col. Cette date de 1176 avait déjà été, du reste, considérée comme erronée par M. Hauréau: Gallia Christiana, t. XIV, note de la col. 442.</NOTE>), en présence de Maurice, évêque élu de Nantes, de Juhel, abbé de la Boissière, de Geoffroy, abbé de Bellebranche, de Robert de Sablé, de Raoul de Fougères, de Hervé de Vitré et de Ranulf moines, de Hamelin Le Franc (Francus) et de Hugues, son frère, de Hamelin Lonfant (Infans) et de plusieurs autres. Charte de Savari d'antenaise (de Altanosia), attestant que Alard de la Plaine (Alardus de Plana) et Jean son fils, ont donne à l'abbaye de Bellebranche la tierce partie totius masure et tenementi sui de Plana, et lui ont vendu le reste, moyennant 45 livres mançaises. Cette donation et cette vente sont ratifiées: par Légarde, femme dudit Alard, et par Geoffroy, son plus jeune fils, qui s'engagent à ne rien réclamer sur ladite masure, si ce n'est 2 septiers de seigle qu'ils ont droit d'y percevoir chaque année, leur vie durant; par Geoffroy du Clos (de Clauso), seigneur féodal, qui ne se réserve sur lesdits biens qu'une redevance annuelle de 4 sols mançais in summunsa, ainsi que la coutume de homine extraneo, et reçoit, en retour, de caritate, de l'abbaye 100 sols mançais et feodum Radulfi Silvestri in perpetuum; par Hamelin de Troo (de Troea), in ipso feodo ante ipsum Gaufridum de Clauso principalis dominus, qui, possédant une taille de 5 sols, en donne la moitié aux religieux pour le repos de l'âme de sa femme; par Savari d'antenaise lui-même, qui, sous réserve de ses tailles et droits, appose son sceau au bas de l'acte avec celui dudit Hamelin. Ces deux sceaux sont aujourd'hui perdus (1219). Mainlevée, prononcée par Pierre Marest, juge royal de Laval, de la saisie qui avait été faite du lieu de La Petite-Plaine, sur les Jésuites de La Flèche, pour défaut d'obéissance au ban et arrière-ban (1639). Procédure entre les Jésuites et Laurent Limozin, chargé du recouvrement des taxes imposées sur les biens du clergé, et qui avait fait saisir les métairies de La Plaine et de La Douerie, pour défaut de payement d'une taxe de 233 livres 18 sols (1644); entre le procureur fiscal de Bazougers et les Jésuites au sujet des devoirs féodaux dus à la châtellenie dudit lieu (1655). Renonciation des Jésuites à un droit de passage qu'ils avaient prétendu avoir sur les terres du lieu des Échelles, en Bazougers, dépendant de la chapelle du même nom, qui avait alors pour titulaire M e Sébastien Lilavois (1671). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin Domaine. Moulin du Pont, en Bazougers. Charte du doyen de Sablé, portant vente, par Geoffroi du Clos (de Clauso), de la paroisse d'arquenay (de Erquene), à l'abbaye de Bellebranche, de la tierce partie du moulin du Pont (de Ponte), situé sur l'ouette (in riparia de Oiste), en Bazougers (in parrochia de Bazogeriis), au fief de ladite abbaye; cette vente est faite au prix de 7 livres tournois (1277). Bail, par Guillot du Pont et Colette, sa femme, à Guillaume de La Lardière, bâtard, moyennant 5 sols de rente, de la tierce partie du Pont en Bazogiers; l'acquéreur sera tenu en outre de servir chaque année 4 sols de cens aux moines de Bellebranche et 3 sols de devoir au seigneur des Étoubles (1366). Vente, par les mêmes au même, d'une hommée de pré, sise en Bazougers, sur le bord de l'ouette, au-dessous du moulin du Pont, moyennant la somme de 9 livres 5 sols (1366). Cession, par Jeannette, veuve Gervais

219 de Parreneau, et la veuve de Jean Eschard, toutes les deux filles de feu Guillot du Pont, aux moines de Bellebranche, des droits qu'elles pouvaient avoir sur une courtillerie nommée Le Pont, en «Bazougiers» (1384). H (Liasse.) 17 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Domaine. Lieux des Grand et Petit-Pocher, en Bazougers. Vente, par Guillaume de Langotière et Jeanne, sa femme, d'argentré, à Simon Martel, de Bazougers, de la quatre partie de la courtillerie du Petit-Poché, en Bazougers, au fief de l'abbaye de Bellebranche, moyennant une somme de 22 livres tournois payée partie en 12 écus d'or du coin du roi, l'écu valant 22 sols 6 deniers tournois, et le surplus en monnaie courante «de dizain denier» dudit coin (1413). Bail, par Simon Boucher, de Maisoncelles (Messoncelles), à Ambroise Bourneuf, de la 10 e partie par indivis du lieu du Petit-Poché, moyennant 22 deniers de rente (1460). Vente, par Fouquet Martel et Thiennotte, sa femme, de Louvigné, à Ambroise Bourneuf, d'une pièce de terre de 3 journaux, sise à Montsûrs (Montseur), près la terre de la Béhardière, moyennant 13 écus d'or (1460). Vente, par Marie La Tirelle, de Parné, à Ambroise Bourneuf, de la tierce partie par indivis d'une minée de terre et de tout le droit qu'elle pouvait avoir au lieu du Petit-Poché, moyennant 3 écus d'or et 5 sols (1465). Vente par Jehan Vergier, demeurant au Breil, en Bazougers, à Ambroise Bourneuf et à Jamine, sa femme, de la tierce partie par indivis d'une minée de terre, de portion de pré, jardins et estrages, sis à Petit-Poché, moyennant 5 écus d'or (1469). Échange entre les époux Ambroise Bourneuf et l'abbaye de Bellebranche, de la courtillerie du Petit-Poché, contenant 8 journaux de terre et une hommée de pré, contre d'autres pièces de terre en Bazougers (1469). Arrêt du Parlement de Paris, relatif aux dîmes des métairies du Poché et de la Rue, en Bazougers (1580). Aveux et déclarations rendus pour les possessions de l'abbaye, relevant de la châtellenie de Bazougers, par les abbés de Bellebranche, Jean Rocher et Jean Lecomte, et par les Jésuites de La Flèche, aux seigneurs de Laval et de Bazougers, notamment à Anne, femme de Gui XIII, à Gui XVII, représenté par ses tuteurs Jean de Laval, sire de Châteaubriant et Anne de Montmorency, grand maître de France, et à Henri de La Trémoille ( ). H (Liasse.) 8 pièces, parchemin Domaine. Métairie et fief de Serné ou Cernée en Écouflant. Vente, par Perrot de Maillé et Olive, sa femme, paroissiens de Saint-Maurice d'angers, à Guillaume Michon, aussi d'angers, d'un quartier de vigne, en Saint-Silvin (Saint-Souvin), au clos de Tenierge, moyennant la somme de 5 francs d'or (1373). Vente, par Lucas Thoriau, clerc, paroissien de Cherré, à Aliénor Amberch, orfèvre, et à Guillemette, sa femme, de 4 quartiers de pré, au lieu de Liée, sur le Loir, au fief de l'abbesse du Perray, moyennant 12 francs d'or du coin du Roi (1377). Vente, par Guillaume Bourdin, autrement dit de la Heuse, et Raoullette, sa femme, à Jamet de la Crouez, bourgeois d'angers, de la moitié par indivis d'une maison couverte de chaume, avec les courtils et 10 journaux de terre, en Écouflans (Éscoflant), au lieu appelé La Barbottière, au fief du prieur de Cernée, moyennant 6 livres tournois (1387). Accord entre Jeanne, abbesse du Perray, et les religieux de Bellebranche, au sujet de la possession du Pré-Jacquemin et de la métairie de La Charonnière. Cet accord a été conclu, de l'avis et en présence «de plusieurs gens de bien, c'est assavoir de monsieur d'esclides, doctour es lais; monsieur Girart de Palmes, prieur de Boiere (Bouère) et frère Guillaume Belet, procurours de Meiremoustier» (1393). Bail, par Marguerite, abbesse de Bonlieu, aux religieux de Bellebranche, de toutes les possessions de ladite abbaye de Bonlieu ès paroisses d'écouflant et Saint-Silvin, et ès Quintes d'angers, moyennant une rente de 5 septiers de seigle, payables par lesdits religieux sur leurs moulins de Hongrie, ou une rente de 4 livres et demie, assise sur des biens situés dans le ressort de la châtellenie de Château-du-Loir; l'une et l'autre de ces rentes seront amortissables au capital de 70 livres tournois. L'abbesse et son couvent supplient humblement «à beau père du Loreux (Loroux), que a plus grant confirmacion ad cestes presentes illi plase apouser son seial» (1399). Vente, par Collas Heullin, de Saint-Silvin, à Étienne Ballain, clerc, de Notre-Dame de Séronnes (Châteauneuf-sur-Sarthe), de 10 sols de rente, payables par les religieux de Bellebranche sur une pièce de terre appelée Beaudaoust, en Saint-Silvin; cette vente est faite au prix de 15 francs d'or au coin du Roi (1399). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin Domaine. Métairie et fief de Serné. Bail, par les moines de Bellebranche, à Guillaume Jullien, d'une maison couverte en chaume et de 3 journaux de terre, en Saint-Silvin, au lieu de La Moussarderie, d'un journal au lieu de Beaudaoust, et d'un quartier de vigne au lieu de Tenierge, près le bois de messire Robert d'anjou, moyennant 29 sols tournois et 2 chapons de cens et rente (1400). Bail par Guillaume, abbé de Belle-branche, à Jehan Jehennier, de Saint-Laud d'angers, d'une maison appelée La Moussarderie, en Saint-Silvin, de deux journaux de terre en dépendant et d'un journal et demi de terre et de bois au lieu de Beaudaoust, en la même paroisse, moyennant 14 sols et 2 chapons de rente inféodée (1402). Bail, par le même, à la veuve de Thomin de La Halourde et à Alain de La Halourde, son fils, d'angers, du lieu de La Roche, en Écouflant, près des lieux de La Halourde et de La Cheverie, moyennant 60 sols tournois de rente inféodée, dont les preneurs pourront amortir 20 sols au prix de 20 francs d'or (1402). Bail, par Etienne, abbé de Bellebranche, aux époux Maurice Denis, d'écouflant, du lieu de La Moussarderie, tenu autrefois par Guillaume Julien, de 25 sillons de terre en «Blandaoust» d'un arpent de pré appelé le Pré-Pau, de deux quartiers de vigne, l'un à La Morinière, l'autre à Tenierge, près le bois du seigneur de La Grulière, le tout moyennant une rente de 35 sols tournois en monnaie blanche, valant le marc d'icelle 7 livres, de deux chapons et d'une livre de cire (1428). Vente, par Guillaume de La Croix, d'angers, aux religieux de Bellebranche, représentés par frère Jehan Chardon, leur procureur, du lieu de La Barbotinière, en Écouflant, moyennant 20 écus d'or (1456). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 10 pièces, papier.

220 Domaine. Métairie et fief de Serné. Déclarations rendues par les religieux de Bellebranche à noble et puissant seigneur René, sire de Rays et de Briollay, au regard de sa baronnie de Briollay, pour les maisons, chapelle, cours et courtils de la Gaullerie, et pour la terre, fief et seigneurie de Cernée (1470); par les mêmes à l'abbaye du Perray-aux-Nonains, pour partie du bien de La Charonnière, en Écouflant (1496); par les mêmes, à la seigneurie de La Grulière, pour plusieurs quartiers de vigne au clos de Tenierge, en Saint-Silvin, et pour le lieu de La Pinterie, en Écouflant (1570); par Gilles Herbert et par Jacques Duret, aux religieux de Bellebranche, pour diverses pièces de terre qu'ils tiennent du fief de Cernée (1582). Transaction entre Nicolas Davoine, curé d'écouflant, et les religieux de Bellebranche, au sujet des dîmes prémices du domaine de Cernée; cette transaction est faite d'après l'arbitrage de messire Louis Le Cornu, docteur en droit civil et canon, et de maître Hélie Poiroux, licencié ès lois (1483). Échange consenti par Jehanne, abbesse du Perray, à Jehan, abbé de Bellebranche, de 3 journaux de lande près le grand chemin de Cernée, au pont d'escoullon, contre 1 journal et demi de terre labourable, près la vigne de Cernée (1495). Transaction entre lesdits religieux et les héritiers ou représentants des époux Maurice Denis, au sujet du lieu de La Moussardière (1503). Vente, par Jean Fourier et Jean Gaulthier, de Brains-sur-l'Authion, à René Renaudin, sergent royal à La Haie-Joullain, en Saint-Silvin, de la moitié par indivis de la closerie de La Petite-Moussardière, près Cernée, moyennant 60 livres tournois, dont 40 en or ou monnaie, et le reste en 2 pipes de vin blanc du cru de l'année (1523). Bail à ferme, par Francisque-Marie de Novelle ou Nouelle, capitaine et gouverneur de la ville et château de Bayeux, fondé de pouvoir de Jules Alnarote, abbé de Bellebranche, ambassadeur du duc de Ferrare près le roi de France, à M e Pierre Bontemps, sieur de Préaulx, d'angers, des domaine, terre, fief et seigneurie de Cernée, en Écouflant, Saint-Silvin et aux environs, à la réserve de la métairie de La Pinterie, de la prée de Salice, des pècheries et saulais étant à l'entour d'icelle, de la maison dudit lieu appelée La Maison de Bellebranche, en ladite paroisse d'écouflant, de la closerie de Bellebranche, en Frémur; le prix annuel de la ferme est convenu à 395 livres tournois (1557). H (Liasse.) 15 pièces, parchemin; 14 pièces, papier Domaine. Métairie et fief de Serné. Déclarations, par les religieux de Bellebranche et les Jésuites de La Flèche, à l'abbaye du Perray et à la baronnie de Briollay (1615 et 1623); par Pierre Soreau et Jacques Delaunay, au fief et seigneurie de Cernée (1624). Baux à ferme, par les Jésuites, à René Le Commandeux, Thomas et Jacques Galliot et Mathurin Lebreton, d'écouflant, du pré de La Petite-Rouvraye et de deux lopins de pré appelés, l'un l'arpent-de-craon, et l'autre Les Rondes, en Écouflant et au fief de Cernée, moyennant 126 livres par an (1625); à Macé d'anjou, de Saint-Silvin, de la prée de Gaschot, avec les rondes et rottes qui en dépendent au fief de Cernée, moyennant 60 livres par an (1625); à Pierre Lemesle, Julien Doreau et Michel Letessier d'écouflant, des prés du Grand-Barré, du Petit-Barré et du Coutant, en Écouflant, moyennant 97 livres par an (1625); à René Le Commandeux et à Thomas Galliot, du pré appelé Le Mortier-Piette, sis près la Pinterie, en Écouflant, moyennant 40 livres par an (1631); à Jean Bardène et Gervais Menon, des lieu, métairie et domaine de Cernée, en Ecouflant, moyennant 170 livres par an (1636). Transaction entre les Jésuites et Catherine de Vassé, abbesse du Perray-aux- Nonains, au sujet des pêcheries des Rouverais, en Écouflant (1640). Vente par Antoine du Piau, écuyer, sieur de La Roche, et Jean du Serreau, écuyer, sieur du Bizot, demeurant en sa maison du Bizot, en Boissy-le-Sec, au Perche, époux d'angélique du Piau, lesdits sieurs de La Roche et du Bizot agissant tant en leur nom qu'au nom de Jean du Piau, sieur du Verger, comte et prieur des prieurés de Saint-Jean-de-Genève et de Notre-Dame de Baillon, de Louis Turgot, écuyer, sieur et baron de Sollières ou des Olières, et de Françoise du Piau, sa femme, de Gabriel Le Cousturier, écuyer, sieur de La Motte-le-Roy, et de René du Piau, sa femme, lesdits sieurs et dames du Piau, héritiers de feu Jean du Piau, sieur de L'Hommeau, conseiller du roi en ses conseils d'état et privé, intendant des maison et affaires du prince de Condé, et de feu Françoise Aubin, leurs père et mère, à Mathurin Boylesve, écuyer, sieur de La Maurousière, conseiller au présidial d'angers, de la maison et closerie du Verger, de la métairie de La Chesnerie, de la closerie de La Petite- Roche, de laquelle dépend une pêcherie, de la closerie du Tallut, le tout sis en Écouflant, moyennant la somme de 8,000 livres (1641). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 29 pièces, papier Domaine. Métairie et fief de Serné. Déclaration par Marie Leclerc, veuve de Mathurin Boylesve de La Morouzière, aux Jésuites de La Flèche, pour la closerie de La Roche-sur-Maine et diverses pièces de terre tenues de Cernée (1651). Consistances des métairies de Cernée et de La Charonière (1653). Déclaration, par les Jésuites à l'abbaye du Perray-aux-Nonains, pour diverses pièces de terre (1656). Bail à ferme, par les mêmes aux époux Pierre Lestourneau, des domaines et métairies de Cernée et de La Charonnière, moyennant 410 livres par an (1659). Vente, par François Grimaudet, seigneur de La Rochebouet, conseiller au Parlement de Bretagne, et Françoise Boylesve, sa femme, demeurant rue du Cornet, à Angers, à Pierre de Landévy, écuyer, sieur de Vaux, en Chaumont, avocat au présidial d'angers, et à Madeleine Boysard, sa femme, de la maison et terre du Verger, avec les lieux de La Chiennerie, l'étang de La Petite-Roche et de Launay, à Écouflant et aux environs, moyennant la somme de 10,000 livres (1669). Déclaration, par Charles Toublanc, sieur de La Richellière, mari de damoiselle Nicole Rabeau, d'angers, au fief de Cernée, pour le lieu de La Barbotinière, en Écouflant, et diverses pièces de terre (1670). Transactions entre Marie de Courtavel, abbesse du Perray, et les Jésuites de La Flèche, au sujet d'arbres situés sur une haie mitoyenne entre les lieux de Cernée et de La Françoiserie (1675); entre Perrine Michau, veuve de Louis Bouclier, avocat à Angers, et les mêmes, au sujet d'un cens dû sur le lieu de La Jouberdrie, aliàs La Moussardrie, en Saint-Silvin, à la seigneurie de Cernée (1684). Acte de François-Hyacinthe Le Jeune, seigneur de La Grullière, reconnaissant que les

221 Jésuites lui ont fourni une déclaration pour les biens qu'ils possèdent en St-Silvin (1725). Déclarations au fief de Cernée: par Pierre-Guillaume Pissonnet, écuyer, seigneur de Bellefonds, mari d'anne-renée Chotard, pour son lieu et closerie de La Roche, en Écouflant (1754); par Louis-Edouard Pissonnet de Bellefonds, chevalier, seigneur de Gravelle, capitaine au régiment de Penthièvre-Infanterie, fils des précédents, pour ledit lieu de La Roche, dépendant de sa terre du Verger (1734); par Louis-Pierre Choudieux du Plessis, avocat au présidial d'angers, agissant au nom et comme curateur de François-Benoît-Augustin Avril, pour la clôture de La Denaiserie, en Saint-Silvain (1784). H (Registre.) In-f, 318 feuillets, papier et 3 feuillets, parchemin Remembrance des plaids et assises de Bellebranche. Comparaissent: Renaud de Saint-Michel, curé de Saint-Loup (1418); Jean des Challeux (1437); Guillaume de Chaligné, héritier pour la quarte part de Jamet de Chaligné (1423); la dame de La Vaizouzière (1431); Colas de Chaligné (1457); la Confrérie de Sainte- Catherine de Saint-Loup (1457); Jean d'astillé, propriétaire de La Grant-Maison, au bourg de Saint-Georges-de- Feschal (1460); Jean Tardivel, curé de Gastines (1460); Guillaume Roussigneul, sieur de Changé (1460); Mathurin de Moullins, écuyer, sieur de La Maillière (1461); Jean de Chantepie, propriétaire d'une partie du lieu de Chantepie (1464); Jean de Bellengin, écuyer, sieur du Breil (1464); Jean, sieur de Moulins (1467); Jean Turpin, curé de Beaumont-Pied-de-Boeuf (1467); Jean de Chantelou, époux de Marie, fille de feu Jean Carte, et propriétaire du fief et seigneurie de Vaux (1467); Thibault de Chaligné (1468); Le seigneur d'ingrandes, seigneur du fief de Tucé (1470); Jean Thieslin, écuyer, seigneur de Villeneuve (1470); Jean Le Frère, seigneur de Vaujuas, en Auvers-le-Hamon (1473); Louis Le Cornu, docteur in utroque jure, curé de Beaumont-Pied-de-Boeuf (1474); Guillaume de La Genoillerie, seigneur dudit lieu (1474). Jean du Mas, écuyer, seigneur de La Vaizouzière (1474); Jean de Moulins, seigneur des Angevinières (1477); Jean Chevrier, sieur du Rochay de Vion (1477); Pierre de Beaumenoir, écuyer, sieur Du Bois, lequel fief avait appartenu jadis à Jean de Chauvigné (1478); Jean de Beaumenoir, fils de Pierre (1478); Pierre de Pennart, seigneur de Vaucené (1478); Guillaume de Champhuon, propriétaire du lieu de La Briottière (1478); Jean Saullay, seigneur de La Saullaye (1416); Hugues de Montellays, sieur de La Canterie (1452); Guillaume Bodien, écuyer, sieur des Courans (1460); Olivier de Feschal (1461); Guillaume Landry, sieur des Mauvinais (1461); Jean Bourreau, de Bierné (1466); Hervé Pinart, curé d'asnières (1461); Guillaume de Ruillé, d'avoise (1462); Louis de Ruillé, fils de feu Philippot de Ruillé (1462); Raoullet Segusson, écuyer, seigneur de Longlée (1473); Geoffroy Le Frère, sieur de Vaujuas (1437); Guillaume de La Haie, mari de la dame de La Guibourgère (1440); Guillaume de Chantepie, héritier principal de Jean de Chantepie (1442); Le fils de Jean de La Saugère, détenteur des choses ayant appartenu à Pierre des Challieux (1442); Jean de Bourbon, curé de Saint-Loup (1456); Gilles d'alençon, curé de Gastines (1449); Macé de La Rualonnière (1418); Jean de Montgreffier (1418); Macé de Pincé (1418); Jean Georgette, curé de Saint-Loup (1459); Jean Bourreau, chevalier (1473); Jean, seigneur de Boisjourdan (1462); Jean Bourreau, chevalier, seigneur Des Rues-Bourreau (1467); René du Mas, écuyer, seigneur de La Vaizouzière et de l'ardillay (1479); Pierre, seigneur de La Saugère (1480); Étienne de Moulins, écuyer, sieur des Angevinières (1481); Michel de La Forge, curé de Saint-Loup (1481); Geoffroi Le Frère, écuyer, seigneur de Cutesson, et Bertranne, sa femme (1469); Thomas de Chantepie (1512); Guillaume de Dureil, seigneur de Lucé, mari de Jeanne de Beaumenoir, propriétaire du moulin de Merefontaine (1512); Jean Crespin, seigneur de La Crespinière (1512); Jean d'écuillé, seigneur des Monceaux (1512); René de Feschal, chevalier, seigneur de Marboué et de la chatellenie de Bouère (1512); Guillaume de Tessé, seigneur de Saint-Loup (1512); Guyon de Beaumenoir, seigneur du Bois (1512); Guyon de Fontenailles, écuyer, sieur de Moulins, à cause de Michelle de Saczé (1513); René de La Jaille, seigneur dudit lieu et de La Roche-Talbot, et de la seigneurie de Meignannes, en Bouère (1513); Noble homme N... de Seillons, sieur de Ruillé, propriétaire des fiefs de La Croix-Boullain et Escuré (1514); Guillaume de Dureil et Jean du Pré, écuyers, époux d'ysabeau et de Charlotte de Beaumenoir (1514); Jean d'escuillé, écuyer, seigneur de Monceaux et de Saint-Brice, pour la moitié, à cause de Jeanne de Poncé, sa femme (1515); Jeanne Hérisson, veuve de René de La Jaille, seigneur de La Roche-Talbot (1516); René de Cordon, mari de Catherine de Beaumenoir, fille de feu Guyon de Beaumenoir, et Jean de Beaumenoir, fils aîné du même Guyon (1523); Jeanne de Champagne, veuve de Charles de Tessé, sieur de Mené, propriétaire des terres de Fresnay, en Auvers-le-Hamon, et de Chantemesle, en Beaumont-Pied-de-Boeuf, lequel Charles de Tessé était fils de Guillaume de Tessé, seigneur de Saint-Loup (1525); Jean Bodin, seigneur de La Jugaisière, propriétaire du lieu de Vaige, en Saint-Denis-du-Maine: l'hommage de ce seigneur est rendu à Jean du Mesnil, abbé de Bellebranche dont le nom ne figure pas au Gallia Christiana (1525); Etienne de La Ruelle, mari d'olive Crespin (1575) etc. Déclaration par les religieux de Bellebranche au roi de Sicile et de Jérusalem, baron de Sablé, pour des biens qu'ils tiennent de ladite baronnie de Sablé: les courtilleries des Landes et du Chêne, le Bois- Bougler, la courtillerie de Poueil, les Moulins et l'étang Neuf, les domaines de La Manchetière, du Bois-Lébert, de La Harouyère et de La Vesquerie, les moulins de Vausouillet, etc., le tout en Saint-Brice et Saint-Loup, (sans date, XV e siècle). Contrat de vente par Pierre de Dieuxaye, écuyer, demeurant à Sainte-James, près Segré, à Pierre de Pennard, seigneur de Préaux, d'un certain nombre d'hommages et devoirs féodaux qu'il possédait dans les paroisses de Préaux, Ballée, La Cropte, Chémeré, Beaumont et autres (sans date, XV e siècle). Etat des rentes en blé dues chacun an à l'abbaye (1458). Contrat d'échange entre nobles personnes Robert Amyot, seigneur de La Nouvayère, et Guillemine Le Camus, sa femme, d'une part, et honorable homme Jean Doublard, sieur d'olivet, châtelain de Château-Gontier, d'autre: le sieur et dame Amyot donnent au sieur Doublard une maison, sise à Château-Gontier, sur laquelle il était dû

222 une rente à Bellebranche et reçoivent une rente de 26 sols tournois à prendre sur un clos ayant appartenu à messire Jean Jarret, et une autre rente de 10 sols tournois due par Jean de Gouesse (1506). H (Registre.) In-f, 325 feuillets, papier Remembrance des plaids et assises de Bellebranche. Comparaissent: Etienne de Moulins, seigneur des Angevinières et de Molancé, fils aîné de feu Jean de Moulins, écuyer, seigneur desdites terres (1482); Jean de Chaligné, propriétaire de la quarte partie en la moitié par indivis du lieu de La Grandinière (1482); noble homme René de Vachereau, sieur de Chevillé et du Grez (1482); Pierre Vachereau écuyer, fils aîné du précédent (1482); Jean Lelou, bachelier en lois, fils de feu honorable homme Jean Lelou, en son vivant conseiller en cour laye, seigneur de la terre de Saint-Brice (1482); Claude du Tronchay, ou du Troussay, mari de damoiselle Antoinette Lemaire, propriétaire du lieu de Ruillé, en Auvers-le-Hamon (1482); Guillaume Percault, écuyer, sieur de La Fontaine et des Fleux (1483); René du Maz, écuyer, seigneur de La Vaizouzière (1483); Jean de Mareil, écuyer, seigneur de Changé, en Beaumont-Pied-de-Boeuf; l'hommage de ce seigneur, rendu en 1485, est reçu par l'abbé de Bellebranche Pierre Lohéac, dont le nom ne figure pas au Gallia Christiana; la suite du registre montre que Pierre Lohéac était encore abbé en 1491; Jean Bodien, écuyer, seigneur des Courans et de Laubier (1487); Jean Crespin, écuyer, seigneur de La Crespinière (1486); Jean Bonvoisin, conseiller en cour d'église, seigneur de La Morinière (1487); Jeanne des Arglantiers, veuve de Pierre de Pennard, seigneur de Préaux, tutrice de son fils Guillaume de Pennard, propriétaire des fiefs de Vaucené et de Gillé (1488); Guillaume de Tessé, écuyer, seigneur de Saint-Loup et de Chantemelle (1488); Guillaume de Champhuon, propriétaire du fief de Chantepie (1488); Jean de Pennard, écuyer, tuteur de Michelle de Sacé, sa nièce, à laquelle appartenait le lieu de Moulins (1488); Guillaume Percault, seigneur de Combrée et de La Fontaine (1488); Mathurin de Montallais, chevalier, seigneur de Chambellé et de la Canterie, propriétaire des domaines de La Bretrochière et du Bueharay, et des bois et fiefs de Tronnée (Tronée en Ruillé-Froidfond?) (1488); Guillaume de La Lande, demeurant au lieu de La Ruallennière (1488); François Foucquereau, écuyer, seigneur de La Ferme, en Epineu-le-Séguin (1488); Jean d'ingrande, écuyer, propriétaire du domaine de La Chaffinière et de partie de l'étang d'ingrande, en Coudray (1488); noble homme Pierre de La Haie, sieur dudit lieu (1488); noble homme Guillaume Champenays, écuyer, sieur de Cuffeu (1489); Guyon de Fontenailles, écuyer, seigneur de Moulins, à cause de Michelle de Sacé, sa femme (1491); Michel Blouin, curé de Saint-Loup (1491); Jean de Beaumenoir, écuyer, tuteur des enfants issus de son mariage avec feu Perrette Espéron (1491); maître Pierre Jarry, sieur de Douesnard, propriétaire du lieu de la Bourelière, en Juigné-sur-Sarthe (1491); Lancelot de Chantepie, propriétaire du lieu de Chantepie (1491); Blaise Chauvin, écuyer, sieur de La Mote, propriétaire du lieu de La Havardière (1493); Guillaume de Pennard, écuyer, sieur de Préaulx; sa déclaration est rendue à l'abbé Jean (1494); Guillaume de Bodien, écuyer, seigneur des Courans et de Laubier (1494); Jean Bodien, écuyer, sieur de la Grande-Touchaye, en Grez-en-Bouère (1496); La dame de Préaulx, veuve de Pierre de Pennard (1499); Jean Crespin, écuyer, seigneur de La Crespinière, propriétaire du lieu de La Motte-Crespin (1500); Louis des Vaux, écuyer, seigneur de Moullins, stipulant pour demoiselle Jeanne de Martigné, veuve de N... Roussigneul, laquelle était propriétaire de la terre de Changé, en Beaumont (1500); Jean de Montallais, écuyer, seigneur de Chambellay, Vernée, Forges et La Canterie (15<ATTillisible>3); René de Speaux, seigneur de Vieilleville, mari de Marguerite de La Jaille, auparavant femme de noble homme René du Mas, seigneur de la Vaizouzière qui avait laissé des enfants mineurs; du mariage de René de Scepeaux et de Marguerite de La Jaille, naquit en 1509, François de Scepeaux, maréchal de Vieilleville (1505); Guillaume Périer, curé de Gastines (1505); Jean Possard, écuyer, seigneur de la Sionnière; son aveu est rendu à l'abbé Jean du Mesnil (1507); Jacques de Seillons, sieur de Ruillé et de Beauvais (1568); Mathurin Chevallier, curé de Gastines (1510); Jean d'escuillé, seigneur des Monceaux, en Loigné, et de la moitié par indivis de la terre de Saint-Brice; son aveu est rendu en présence de Jean Vachereau, écuyer, sieur de Chastillon, de Thibault de Chaligné, de Jean de Grutes, de Jean Morton, de Jean de Chazé (1511); Mathurin de la Genoillerie, sieur dudit lieu, Mathurin de Vrigné, écuyer, sieur de Moiré, mari de René de Poncé, dame d'une moitié de la terre de Saint-Brice (1514); Jean Riboulle, curé de Beaumont (1516); Guyon de Tessé (1524); Lancelot de Bourges (1525); Marie de La Morinière (1525); Jean Allain prêtre, fils aîné de feu René Allain, seigneur de la moitié du lieu et domaine de La Ferme, en Epineu-le-Séguin (1533); Claude de La Rouvraey, seigneur de Bressault, mari d'urbaine de Beaumenoir, dame de Pantigné et du Bois; son hommage est rendu à l'abbé Jean Leconte (1535); Louis Liger, sieur de Vaujuas; son hommage est rendu à Jean Leconte, abbé de Bellebranche et de Clermont (1538), etc. H (Registre.) In-f, 244 feuillets, papier Remembrance des plaids et assises de Bellebranche. Comparaissent: Louis Théart, sieur du Pressoner; Robert de Moullins, sieur des Angevinières; Guillemine du Bois, veuve de Jean de Moullins, fils dudit Robert, garde-noble de Marie de Moullins, fille dudit Jean et d'elle; René de La Jaille, chevalier, propriétaire du fief de Malabry; Gabriel d'achon, mari de Françoise de La Jaille; Anne de Fontenailles, veuve de François Guérin, chevalier, seigneur de Poysieux et de Changé; Urbaine de Beaumanoir, veuve de noble Anne (?) Guérin, gardenoble de Bernard Guérin, son fils, propriétaire de la terre de Changé; le seigneur de Tammeysin, propriétaire des moulins de Mere-Fontaine, à cause de N... de Dureil sa femme; René du Mas, seigneur de Bouère et de La Vaizouzière, propriétaire des domaine et fief de Lardrillay, de Chantelou et de La Martinière; Louis de Feschal, seigneur de Sourches, en Bouère; Guillaume de Chantepie, curé de Beaumont; Pierre Chantepie, curé de Ballée;

223 Louis de Chanhuon, de Saint-Denis-du-Maine; Raymond Chastel, autrement dit de Velac, curé de Bouère; René de La Perrière, mari de damoiselle Bertranne Bouret; Mathurin d'escuillé, curé de Beaumont (1569); Ysabeau de Bignard, veuve de René de Laubier, seigneur des Aubiers, garde-noble de Jean de Laubier, son fils aîné, propriétaire du lieu de La Grande-Vivencière (1548); Louise de Montfaucon, dame de La Guenaudière, propriétaire du lieu des Bouhourdières (1542); Guillaume Lorieul, de Laval, qui avait acquis le fief de Vaucené de damoiselle Roberde de Pennard (1540); Pierre de Chantepie, sieur de Préaulx et du fief de Vaucené (1569); Guy de Servon ou Cervon, seigneur des Arcis (1542); Gaspard de Mirebeau, docteur en médecine, à Angers, propriétaire du lieu de La Rouveraie (1569); Jean de Tessé, seigneur de Saint-Loup, de Fresnay et de La Forge et des fiefs de Champagne, en Auvers-le-Hamon (1548); Jeanne de Tessé, dame de Saint-Loup et de Fresnay (1572); François Boullard, bailli de Sablé, sieur du domaine, fief et seigneurie de Ruillé (1560); Renée d'antenaise, dame de Vaujuas (1572); messire Robert Jarry, sieur de La Penne (1572); Renée d'availlolles, veuve de noble homme René de La Roussardière, seigneur de Gaulteret, garde-noble de ses enfants mineurs; Jean de Moullins, sieur de Gallion, demeurant en la maison seigneuriale des Angevinières (1571), etc. H (Registre.) In-f, 202 feuillets, papier Remembrance des plaids et assises de Bellebranche. Comparaissent: noble homme François du Breil, et Marguerite du Parc, propriétaires du lieu de La Chaffinière (1590); François du Boisbellanger, sieur de La Censie (1578); Nicolas de La Rouvraye, propriétaire du lieu du Bois, aliàs de La Grange, en Epineu-le-Séguin (1580); Louis Ragaigne, écuyer, sieur des Touches (1580); noble homme Olivier Lenfant (1580); noble Pierre Thieslin, sieur de Montfrou; la veuve de défunt noble Jean de Vrigné, tutrice de son fils Christophe de Vrigné, seigneur pour partie de la terre de Saint-Brice (1581); René de Ponthoise, héritier de feu messire François Plessis, seigneur pour partie de la terre de Saint-Brice (1580); Urbain de La Bouvrie, sieur de Joubert (1582); Christophe de Vrigné, fils d'hélène de Maulivet (1581); Denis Mestaier, curé de Saint-Loup (1580); Guillemine du Bois, veuve de Jean de Moulins garde noble de Marie de Moullins, sa fille; Jeanne de Tessé, propriétaire de la terre et seigneurie de Chantemelle (1588); Charles d'apehon, sieur de La Roche-Talbot; Julian Grimoust, prêtre, sieur de Chantepie (1580); Julian de Fontenailles, sieur de Moullins (1582); Tristan de Fontenailles, sieur de Moulins (1582); Jean des Vaux, propriétaire du lieu de Changé (1582); maître Gervais Gaultier, propriétaire des domaine, fief et seigneurie de Meignannes à Grez-en-Bouère, qui fut au seigneur de La Roche-Talbot (1580); Jean, sire d'epinay, seigneur de Bouère et de La Vaizouzière, propriétaire des fiefs de Lardrillay, Chanteloup et La Martinière (1580); Marie Duchesnay, veuve de Denis Champhuon, sieur de La Sourchinière (1580); Gervais Gaultier, qui avait acquis du sieur de Bois-jourdan, le lieu de Sourches, en Bouère (1580); Louis du Boisjourdan, curé de Bouère (1582); noble Vincent du Pré, propriétaire des moulins de Mere-Fontaine (1580); Pierre Jarry, écuyer, seigneur de Vrigné et de La Bourrelière (1588); Jacques de La Roche, héritier, par sa femme, de défunts Michel des Bois et Renée Boullart, propriétaire de la terre de Ruillé, en Auvers-le-Hamon (1580); Nicolas de La Rouveraye, écuyer, sieur de Pentigné (1588); Jean des Vaux, écuyer, mari de Renée Guérin (1580); Tristan de Fontenailles, seigneur de Marigné et de Moulins (1582); Jean Cousin, sieur du Saullay (1588); etc. H (Registre.) In-f, 420 feuillets, papier Remembrance des plaids et assises de Bellebranche. Comparaissent: Eustache de Langevinière, propriétaire du lieu de La Martinière, au Buret (1601); René de La Haye, écuyer, sieur de La Sévaudière, en Bouère (1601); Robert Danjou (1601); Roland Godron, curé de Saint-Brice (1607); Julien Jourdan, curé de Chémeré (1611); Jacques Marest, sieur d'abattans, de Laval (1611); Jacques du Bois-jourdan, écuyer, seigneur de Sourches (1613); Pierre de Chambalan, écuyer, mari de Madeleine de La Rouvraye, fille et héritière de feu Nicolas de La Rouvraye, écuyer, seigneur de Bressault et de La Cour-du-Bois, aliàs La Grange (1613); François de Champhuon, fils de noble Pierre de Champhuon et propriétaire, pour partie, de La Sourcinière, en Bouère (1613); Henri de Schomberg, chevalier, comte de Nanteuil, gouverneur des provinces de La Marche et du Limousin, tuteur de Charles de Schomberg, marquis d'espinay et de Durtal, baron de Barbezieux et seigneur de La Vaizouzière (1613); Guillaume Leduc, sieur de La Croynière (1613); Jeanne Charlot, veuve de noble Pierre Champhuon, dame du lieu de La Hersanenière (1516); Marquis de Ponthoyse, écuyer, sieur de La Romanerie (1616); Jean Rivault, sieur en partie de La Paynière (1611); Louis de La Noë, mari de Perrine de Fontenailles (1607); Jacques de Launay, écuyer, seigneur des Saullais, en La Bazouge (1611); Émery de La Chapelle, écuyer, seigneur de la terre de Vaugeais (Vaujuas, en Auvers-le-Hamon) (1611); Jean et Radegonde Griffaton (1611); noble homme Jacques Nepveu, lieutenant général à Laval, seigneur de la métairie des Prés, en Préaux (1611); Christophe Leclerc, écuyer, sieur de La Crespinière (1611); Jean Leduc, sieur de La Durairye (1611); Louis du Vau, mari de Jeanne Gillier, seigneur à cause d'elle de partie du lieu de Vaigette (1612); Pierre Fourmond, curé de Gastines (1612); Pierre de Baubigné, écuyer, sieur de Chasnay (1607); René Le Roy, sieur de Changé, et Jean Le Roy, tous les deux enfants et héritiers de Jean Le Roy, seigneur de La Chaffinière (1613); Marin Garot, seigneur du Verger; Jean Cousin, seigneur de Ruillé (1613); Marguerite du Parc, dame de la baronnie d'ingrandes (1607); Charles de Maillé, mari de Jacqueline de Thévalles, seigneur de la métairie du Flux (1607); Claude Jarry, écuyer, sieur de Saint-Loup et de Chantemesle, propriétaire en partie de la terre de Fresnay (1607); Renée Jarry, femme de François de Bégeon, écuyer, dame en partie de la terre de Fresnay (1607); Pierre de Coussy, seigneur de Chantepie (1607); Ancelot et Jean Bourray, seigneurs en partie du lieu des Royelières (1607); Julien Molland, seigneur de La Grande-Pilannière,

224 en La Razouge (1607); Jacques de Chantepie, receveur des aides en l'élection de Laval, sieur des fiefs et seigneurie de Vaucené (1613); Pierre du Bellay, chevalier, seigneur de La Courbe, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi et capitaine de ses gardes, propriétaire de la métairie de Fontenay, en Saulges (1613); Louis de La Haye, écuyer, sieur de La Vieille-Sévaudière, fils de Pierre de La Haye (1613); René de La Haye, écuyer, sieur de La Jeune- Sévaudière (1613); François des Guez, époux de Marie de La Chapelle (1613); Julien Daudefert, chevalier, sieur de La Gaulleraie (1616); Noble René Mocquereau, sieur de La Cochinière, tuteur des enfants issus de son mariage avec défunte Anne Esnault (1616); Pierre de Baubigné, écuyer, seigneur de La Roullée, à Grez-en-Bouère (1616); Abdon de Champagne, écuyer, sieur de La Havardière (1616); Simon de Vaux, curé de Beaumont-Pied-de-Boeuf (1616); René Gaultier, écuyer, sieur de Meignannes (1617); Louis de Champagne, écuyer, Marquis de Pontoyse, écuyer, Claude Legrand et Jean Gilloust, seigneurs par indivis de la terre de Saint-Brice (1617); Louise de Laubier, veuve de René de Rabestan, écuyer, dame de La Grande-Touchaye (1617); Madeleine de La Rouvraye, à présent femme de Jean de Gouion, sieur de La Ville-aux-Oyseaulx, dame de La Cour-du-Bois (1617); Jacques Beauplet, curé de Bouère (1617); François Guérin, curé de Gastines (1617); frère Louis Grudé, prieur d'auvers (1617); Renée de La Dufferie, dame en partie de la terre de Moullins (1617); Perrine de Fontenailles dame de Lenfesnerie et de La Parantière (1617); Hélie de La Cour, seigneur en partie du lieu de La Reneraye (1617); Benoit Eudes, écuyer, sieur de Kerpiquet, mari de Simonne de Ségusson, fille de feu Raoullet de Ségusson (1619); Gilles de Champhuon, conseiller et avocat du roi aux Requêtes de l'hôtel, héritier de Jeanne Champhuon, avocat en parlement (1619); François Duchesnay, curé de Gennes (1619), etc. H (Registre.) In-f, 234 feuillets, papier; 9 feuillets, parchemin. (Les sept premiers feuillets papier manquant.) Remembrance des plaids et assises de Bellebranche. Comparaissent: Noble Jean de La Porte (1671); Jacques de Chantepie, sieur de Préaux (1671); Noble Jean Jourdan, sieur de Moullins et de Lenfénere (1671); le sieur de Posset, propriétaire de Chantemese (1671); Louis de Dommagné, chevalier, sieur de La Rochère, mari de N... d'urban (1671); René de Chartepie, sieur du But, de Préaux et de Vaucené (1672); François de Grugelin, écuyer, sieur de La Guittière (1672); Thomas du Hardas, chevalier, seigneur de Fresnay, Saint-Loup et Houssemaine (1672); Félix Legras, curé d'auvers-le-hamon (1713); La comtesse de Dommagné, dame de la terre de Changé, en Beaumont-Pied-de-Boeuf (1713); Marie-Anne Raoul, veuve d'antoine-hyacinthe de Longueuil, dame des Chesnais, en Bouessay, et de la terre et seigneurie de Fresnay (1713); François de Lespine, curé de Saint-Brice (1713); Pierre Chevraye de Marthebize, avocat en parlement, conseiller en l'hôtel de ville de Château-Gontier; mari de Catherine-Marie Théard, et la soeur de celle-ci, Claude-Diane Théare, veuve de Jean-Martin de Logé, écuyer, seigneur d'assigné, lesdites damoiselles Théard propriétaires du lieu du Plessis-Moreau (1713); Claude-Jacques- Séraphin de Boisjourdan, chevalier, seigneur de Chasnay, Meignannes, La Jeune-Sévaudière et Launay-Guignard, fils aîné et principal héritier de feu René-Marc de Boisjourdan, propriétaire du lieu de La Grande-Roullée, à Crez-en- Fouère (1713); Jacob Guitau, lieutenant général au présidial de Château-Gontier, mari de Jeanne Dublineau, Elle et unique héritière de feu François Dublineau, président et l'élection de Château-Gontier, ladite dame propriétaire des fiefs et seigneuries de Fromentières, La Canterie et Le Buharay, qui avaient été adjugés par arrêt du parlement de l'année 1698 au défunt sieur Dublineau contre la dame veuve de Martineau (1714); Jacques Chevreau, prieur d'auvers-le- Hamon (1714); Daniel Martin, écuyer, seigneur de Léraudière, curateur des enfants mineurs de feu René d'héliand, chevalier, seigneur d'ampoigné, propriétaires de La Chaffinière, en Coudray (1714); Le sieur de Pentheize, seigneur de Saint-Brice, fils aîné de César de Ponthoise, chevalier, seigneur de Comer (1714); Charles Hérisson, curé de Beaumont-Pied-de-Boeuf (1756); Guillaume Sizé, demeurant à Château-Gontier, seigneur propriétaire de la terre, fief et seigneurie de Saint-Brice et Gomer qu'il avait acquise le 28 novembre 1750 de Madeleine de Petit-Jean, veuve de Louis-Constantin de Pontoise et autres, moyennant 29,000 livres (1756); Henri-Gaston des Hayes de Cry, chevalier, seigneur de Saint-Loup, Les Chenets, Fresnay, La Perrine, Vaugeois et autres lieux, demeurant à son château des Chenets en Bouessay (1756); Joseph Le Cocq, écuyer, veuf de Jeanne-Marie-Louise-Marguerite d'héliand, gardenoble de ses enfants mineurs, Jean-Baptiste-Pierre et Joseph-Marie Le Cocq, propriétaires de la terre et seigneurie de La Chaffinière (1756); Pierre Champion, docteur en médecine au Mans, propriétaire, du chef de dame Anne- Élisabeth Riffaut, sa femme, de la terre et seigneurie de Chantemesle, en Beaumont-Pied-de-Boeuf (1756); noble homme Mathurin de Sumeraine, possesseur de fiefs en Chemiré et La Bazouge; son aveu est rendu à l'abbé Jean du Mesnil (1498), etc. Déclaration rendue par Jean, abbé de Bellebranche, au greffe de la sénéchaussée d'anjou, pour les possessions de l'abbaye dans le diocèse d'angers: une chambre d'abbé, chapelle ou oratoire nommée La Gaullerie, en Chemiré-sur-Sarthe, et la terre en dépendant; les métairies de Laulnay, en Chemiré, et de La Durantière en Brissarthe; une autre maison abbatiale nommée Cernée, en Ecouflant, avec la chapelle et la terre en dépendant; les métairies de Cernée, de La Moussarderie, de La Charronnière, des Landes; une petite chambre d'abbé nommée Thinoualle et la terre en dépendant, sises à Châteauneuf-sur-Sarthe; les métairies de La Grangerie ibid.; de L'Olivraye, en Pierné; de La Rigaudière, en Châtelain; de Parecé, en Fromentières; de Sisé, en Azé; une maison pour servir de refuge aux moines en temps de guerre ou de peste, sise à Angers paroisse de La Trinité, près le chevet de Notre-Dame, avec des étables; une closerie à Frémur et des cens et rentes en divers lieux (1547). Baillée par Charles-Sébastien, maréchal de Lucé, et procureur du roi au présidial de La Flèche, et Stanislas-Honoré-Pierre du Pont de La Motte, inspecteur du collège royal de La Flèche, à Louis-Charles-François Hesse de La Mandinière, lieutenant au bailliage de

225 Sablé, et à Éléonore-Anne-Françoise-Charlotte Rocquain, sa femme, d'une maison nommée Bellebranche, sise à Sablé, rue Saint-Martin, et de ses dépendances, moyennant une rente foncière de 80 livres (1775), etc. H (Registre.) In-f, 391 feuillets, papier Recette des cens, rentes et devoirs dus annuellement à l'abbaye. Doivent: Jehanne, veuve de Mathurin Bellair, sur une pièce de terre appelée Le Bernardeau, 7 deniers; Jehan Montaubon, sur une planche de vigne au clos de Pitelou, 1 denier; Jehan Périgois, sur un quartier de vigne au clos de La Cochonnière, 6 deniers; Geoffroi Caillou, écuyer, sur 4 journaux de terre près La Béraudière, 6 deniers; Guillaume de Tessé, écuyer, seigneur de Saint-Loup, sur son bien de Chantemesle et autres terres, 30 sols; Marie de La Genoullerie et Michelle de Sacé, sa fille, sur leur lieu de La Parentière et pour leurs maisons, vergers, estrages et issues de Moulins, 2 sols; Hector de Cervon, écuyer, seigneur des Arcis, sur des biens sis à La Jaunerie et à La Badouerie, 10 deniers; Robert Le Vayer, chevalier, seigneur de Ballée et des moulins de Gandouyn, en ladite paroisse, 15 sols; Louis Roussigneul, sieur de La Bernerie, sur une maison sise à Épineu-le-Séguin, 1 denier; Guillaume Champenays, sieur de Cuffeu, sur deux journaux de terre près Le Gleyvon, 30 sols; Gervaise de Poisiers, pour une vigne au clos des Oulmeaux, 2 deniers; le seigneur de La Roussardière, seigneur de la métairie du Tertre, en Chantenay, pour le pré des Estres sis près de la chapelle Notre-Dame, en Chantenay, 3 deniers; Marie de La Morignière, veuve de Louis des Vaux, écuyer, seigneur de Moulins, sur les biens qu'elle possède à Mariette en Beaumont, 50 sols; Jean de Feschal, chevalier, seigneur de La Guenaudière, à Grez-en-Bouère, pour divers biens, 9 sols 10 deniers (1505), etc. Note (f 150, r ) rappelant que le 8 janvier , les moines de Bellebranche ont baillé à toujours à Jean de Daillon, seigneur du Lude et de La Cropte, la somme de 40 sols tournois qui leur était due chacun an sur la terre de l'isle, sous Brûlon, une foi et hommage qu'ils avaient sur le lieu de Vaucené, avec 22 sols de service, 10 sols tournois de rente dus par Guillaume Granceau sur le lieu des Guéraudières et divers cens sur des biens situés dans la mouvance de la seigneurie de La Cropte; en récompense le seigneur du Lude leur a donné 200 écus d'or, leur a fait avoir lettres du roi pour pouvoir acquérir 100 livres tournois de rente en héritages ou autrement sans en payer l'amortissement et les a exemptés de toutes ventes et indemnités pour toutes les choses qu'ils tiennent de ses seigneuries. A la suite est une autre note constatant la vente, par lesdits religieux, le 7 décembre 1495, à Pierre de La Saugère, écuyer, seigneur de La Saugère et de Gauteret, de 5 sols et 3 chapons de rente à percevoir dans la paroisse de Gastines, moyennant 8 écus au soleil; «et fut ce fait pour ce que le prieur de Solesme ne vouloit souffrir que lenzissons ladite rente en son fyé.» H (Registre.) In-f, 384 feuillets, papier Recette des cens, rentes et devoirs dus annuellement à l'abbaye. Doivent: noble homme Jean Possard, seigneur de La Sionnière, sur des biens dépendant de Changé, en Beaumont, 12 deniers; noble homme Mathurin de Vrigné, seigneur de Moyré, mari de Renée de Ponczé, et, à cause d'elle, seigneur de la moitié de la terre de Saint-Brice, une somme non indiquée; noble homme Jean d'escuillé, seigneur des Monteaulx, mari de Jeanne de Ponczé et, à cause d'elle, seigneur de la moitié de la terre de Saint-Brice, une somme non indiquée; le seigneur de Vrigné, nommé Doesnard, sur le lieu de La Bourrelière et autres biens sis en Juigné, 3 sols 6 deniers; Jean Lanceleur, Pierre Boutelier, Jean et Jacquine Tabouer, sur le lieu de Montsoreau, 18 sols 3 deniers; Guillaume Ligier, sieur de Vaujuas, sur le lieu et appartenances de Vaujuas, 11 sols 6 deniers; Le chapelain de la chapelle de Brocin, en Rouillon, sur la métairie de La Bonneterie, 18 deniers; monsieur de La Rochère, pour la métairie de La Rouvraye et la courtillerie de La Guichardière, en Arquenay, 10 sols; Le sieur de Gaillon, sur le lieu de La Hachetière, en Auvers-le-Hamon, 22 sols, 2 chapons et 2 livres de cire; la damoiselle de Pantigné, sur son lieu du Bois, aliàs La Grange, en Épineu, que soulait tenir Jean de Beaumenoir, 10 sols; Louis de Beauveau et Jean Tocier, sur un appentis, une place de maison et un jardin à Sillé-le-Guillaume, 6 sols; Jean de Feschal, chevalier, seigneur du Grippon, sur les lieux de Chources et de La Sourchinière et autres biens, sis à Bouère, 9 sols 10 deniers; René de Montfort, sur un clos de vigne, appelé Malaumosne, en Bazouges-sur-le-Loir, 28 sols, 6 deniers; Louis de Feschal, sieur de Poligné et le sieur de Fouilloux, sur les lieux de Sourches et de La Sourchinière; le seigneur de Champagne- Frezeau, qui est monsieur de Miré, sur sa terre de La Frezelière, en Loigné, 20 sols; damoiselle Anne de Nogen, sur deux quartiers de vigne en Couis; qui furent à René Le Maréchal, écuyer, 5 sols; le seigneur de Chourses qui est le seigneur de La Guénaudière, en Bouère, sur ledit lieu de Chourses, 3 septiers de seigle, etc. H. 681.(Registre.) In-f, 537 feuillets, papier Recette des cens, rentes et devoirs dus annuellement à l'abbaye. Doivent: Pierre Vachereau, seigneur des Chesnais, sur les moulins, courtillerie et appartenances de Lourcelles, en Avessé, 50 sols; noble Pierre Thieslin, seigneur de Montfroul, sur un jardin à Poillé, 12 derniers; noble Louis du Pré, sieur des Courbes, au lieu du seigneur de Thaumaysin, et auparavant de noble homme Jehan du Pré, mari de Charlotte de Beaumenoir, et noble Jehan de Durel, mari d'ysabeau de Beaumenoir, sur les moulins de Merefontaine, 5 sols; damoiselle Renée d'antenaise, dame de Vaujouays (Vaujuas), sur ledit lieu de Vaujuas, en Auvers-le-Hamon, 11 sols; 6 deniers; noble René de Ponthoize, héritier de defunts messire François Plissis et de M e Jean Le Pelletier, pour deux journaux de terre, au lieu de La Fousse, en Saint-Brice; noble François, du Boisbellanger, seigneur de La Sensye, sur 6 quartiers de vigne, en Beaumont-Pied-de-Boeuf, 2 derniers; le sieur de La Beaudière, pour le lieu de La Beaudière, en Bonchamps, 11 sols; le seigneur de Remefort, sur son lieu de Remefort, en Châtelain, 4 livres; le seigneur de Morteleur, sur sa terre de Morteleur, en Souvigné, 30 sols; le sieur de Criteaux, sur sa métairie de Monterouze, en Châtelain, 9

226 boisseaux de seigle; Louis des Vaux, mari de Jeanne de Coulonges dame de La Forge, sur partie des choses de La Foliardière en Saulge, 3 sols, 4 derniers, etc. H (Registre.) Petit in-f, 356 pages, papier. XVII e siècle. 1 Remembrance des pluies et assies de Bellebranche. Comparaissent: Marie Le Vayer, veuve de Nicolas Lepitard, écuyer, sieur du Chesne; Urbain de La Chapelle, chevalier, seigneur de Vaujouas; noble Ambroise Lecomte, sieur des Courbes, propriétaire du moulin de Merefontaine; Pierre de La Dufferie, chevalier, seigneur de Bouère et de La Vaizeuzière; Gilbert de La Haie, écuyer, sieur de Mongazon; Gilles de La Haie, chevalier, seigneur du Moulineuf; noble Jean Jourdan, sieur de Moulins, propriétaire d'une grande salle basse faisant partie d'un grand logis sis au bourg de Beaumont-Pied-de-Boeuf; noble Jean de La Porte, sieur du Manoir, propriétaire du lieu de La Parantière; Louis de Dommagné, chevalier, seigneur de La Roche-Hue et de Changé; Alexandre d'aché, chevalier, seigneur de La Roche-Talbot et du fief de La Petite-Allain; Claude de Breslay, écuyer, sieur de Posset et de Chantemelle; Louis-César de Pontoise, chevalier, seigneur de Saint-Brice, Pierre et Hiérome de Pontoise, écuyers, damoiselles Augustine et Patiente-Monique de Pontoise; René Trochon, sieur de Luigné et François Déan, propriétaires des lieux des Mottes-Crépins, aliàs les Mottes-Péan, en Coudray; René du Breuil, chevalier, seigneur du lieu de La Chaffinière, en Coudray; Renée Nepveu, veuve de Gabriel du Glequin (du Guesclin), etc. 2 Recette des cens, rentes et devoirs dus annuellement à l'abbaye. Doivent: le fief de Chambourdon, en Avoise, 2 sols; le lieu et moulin de Mondout, en Auvers-le-Hamon, 4 livres et 2 boisseaux de blé; Le Petit- Mauvinet, en Bouère, 6 deniers; le collège de Beaumont-Pied-de-Boeuf, 7 deniers de cens; La Brétuchère, en Fromentières, 1 denier, etc. 3 Répertoire du censif de Bellebranche. H (Registre.) In-f, 190 feuillets, papier. (Les 8 premiers feuillets manquent.) Recette des fermes de Bellebranche et des autres domaines du collège de La Flèche. Sont affermés: la closerie de La Hachetière, en Auvers-le-Hamon, pour 36 livres en 1754, pour 60 livres en 1761; la métairie de Cizepitaut, avec un petit taillis, en Azé, pour 400 livres en 1753 et en 1762; la métairie du Grand-Rousson, en Ballée, pour 400 livres en 1755, plus 300 livres de pot-de-vin, payables pendant la durée du bail qui est de neuf ans; la métairie de La Rue, en Bazougers, avec les métairies de L'Audoirie, des Agets, des Grands-Pochez, des Petits- Pochez, de la Petite-Plaine, et le moulin du Pont, pour 1,800 livres plus 200 livres de pot-de-vin, en 1751; la métairie de la Grande-Olivraie, en Bierné, avec la dîme qui en dépend tant en Bierné qu'en Saint-Denis-d'Anjou, pour 350 livres en 1754; le moulin du Pont-Guéré, en Bouessay, pour 70 livres en 1755; la métairie de La Morinière, en Chantenay, pour 265 livres en 1757; la métairie de La Mointerie et la dîme de Montsoreau, en Parcé, pour 150 livres en 1753; la métairie de La Grange, au faubourg Saint-Jacques de La Flèche, pour 300 livres, en 1760; la métairie de La Ruellerie, en Bazouges, pour 240 livres de ferme et 140 livres de pot-de-vin, pendant un bail de 9 ans, en 1752; la closerie de La Gauterie, en Luché, pour 90 livres et 12 poulardes grasses, en 1754; la closerie de La Bouteillerie, en Cromières, pour 50 livres en 1754; la grande dîme de Cizay, en Asnières, pour 825 livres, en 1755, etc. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 7 pièces, papier, fragment de sceau Fief d'épineu-le-séguin. Échange entre Guillaume, seigneur de Ballée (de Balae) et Guion des Goutils, d'espinou-le-séguin: le seigneur de Ballée donne un héritage nommé La Ferme, sis en Épineu et tenu du fief des religieux de Bellebranche, et reçoit un autre héritage appelé les Goutils, plus une rente foncière de 40 sols, à la charge toutefois de payer en l'acquit dudit Guion une rente de pareille somme due à Bellebranche sur le lieu de La Ferme (1333). Bail, par les époux Gervais Jugelin à Robin Pellier, d'une pièce de terre sise en Épineu, sur le chemin tendant dudit lieu à La Vauclardais, moyennant 3 sols de rente aux bailleurs, et 2 sols de cens au fief dominant (1372). Aveu à Jean, abbé de Bellebranche, et, en cette qualité, seigneur du fief d'épineu, par Guillaume Fouquereau, écuyer, pour le lieu et métairie de La Ferme (1459). Sentence du lieutenant du sénéchal d'anjou, conservateur des privilèges de l'université d'angers, sur un procès pendant entre Jean, abbé de Bellebranche, bachelier en théologie et étudiant en ladite université, d'une part, et Guillemette de Villiers et Pierre de Beaumenoir, d'autre, au sujet d'un service de 10 sols dû à l'abbaye, sur le lieu de La Grange-des-Bois (1460). Bail, par l'abbé Jean et les religieux de Bellebranche, aux époux René Allain, de 3 journaux de terre et d'une hommée de pré, au lieu de La Raingeardière, en Auvers-le-Hamon, moyennant 30 sols de rente inféodée (1511). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 47 pièces, papier Fief d'épineu-le-séguin. Vente, par Guyon de Beaumenoir, écuyer, sieur du Bois, mari de damoiselle Jeanne Gastevin, à Michel Juffé et Jeanne, sa femme, des domaine, justice, fief et seigneurie du Bois, sis en Épineu et paroisses voisines, moyennant 400 livres tournois qui ont été payées au vendeur en 140 écus au soleil valant 38 sols la pièce; 20 écus à la couronne valant chacun 36 sols, le tout d'or et de poids, et le surplus en monnaie de douzains; le sieur de Beaumenoir se réserve la faculté de réméré dans un délai de 18 mois (1514). Exhibition par Guillaume Couldrin, prêtre, d'un contrat par lequel Marie Esnault, veuve Jean Gaultret, lui a vendu un quartier de vigne en deux pièces, nommées l'une Le Manage et l'autre Le Tru, en Épineu (1527). Déclaration, par les religieux de Bellebranche à Jean de La Chapelle, seigneur de Varannes, pour raison de leur seigneurie et fief d'épineu (1533). Offre de foi et hommage simple, faite au fief d'épineu par damoiselle Urbaine de Beaumenoir, dame de Pentigné et de la seigneurie du Bois, épouse de noble homme Anne Guérin, seigneur de Chantepie, pour raison dudit lieu du Bois, pour tant qu'il y en a de tenu du fief d'épineu (1557). Aveu rendu au fief d'épineu, par Jean Cornuelle, mari d'émérance Gaulteret, pour

227 le lieu et métairie de La Ferme (1561). Offre de foi et hommage au même fief pour la même métairie, par Louis Couldrin, héritier de ladite Émérance (1572). Partage des biens de la succession de ladite Émérance, entre Louis Couldrin et Jean Branchu, mari de Catherine Cornuelle (1572). Offre de foi et hommage au fief d'épineu par Nicolas de La Rouvraye, écuyer, seigneur de Bressault, La Suhardière, Penthigné et La Cour du Bois, en Épineu, demeurant en la paroisse de la Selle-Craonnaise, pour ledit lieu du Bois, en tant et pour tant qu'il en relève d'épineu (1580). Aveu au fief d'épineu, par Raoul Le Roy, mari de Barbe Couldrin, pour les lieu et fief de La Ferme (1581). Déclaration, pour le fief d'épineu, par les religieux de Bellebranche à François de La Chapelle, chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme de sa chambre, baron de Varannes-l'Enfant, seigneur de La Troussière, Buisnes, Chevesru et Lechigné (1583). Sentence du sénéchal d'anjou, Pierre de Donadieu, sieur de Puichairie, sur un procès entre les religieux de Bellebranche, et Nicolas de La Rouvraye, seigneur du Bois, au sujet d'une rente de 10 sols due par ce dernier à ladite abbaye (1601). Acte par lequel Barbe Couldrin, veuve Raoul Leroy, donne à Richard Leroy, son fils, écolier étudiant à Paris, pour lui servir de titre sacerdotal, les lieux de La Ferme et du Bois des Touches (1610). Offres de foi et hommage au fief d'épineu: par Madeleine de La Rouvraye, femme de Pierre de Chamballant, écuyer, sieur de La Ricordaye, pour le lieu de La Cour-du-Bois aliàs La Grange (1612); par la même, veuve dudit sieur de Chamballant, garde noble de ses enfants mineurs, pour le même lieu (1615). Procuration par la même, femme de Jean Gouyon, seigneur de La Ville-aux-Oiseaux, à Louis Le Devin, pour comparoir en son nom aux assises de Bellebranche et fournir aveu du lieu de La Cour-du-Bois (1619). État des sujets et des héritages relevant du fief d'épineu (1619). H (Liasse.) 39 pièces, parchemin; 66 pièces, papier Fief d'épineu-le-séguin. Vente, par Madeleine de La Rouvraye, femme de Jean Guyon, chevalier de l'ordre du Roi, seigneur de La Ville-aux-Oiseaux, à honorable homme Jean Mocquereau, de la métairie de La Cour-du- Bois, avec le fief qui en dépend; ces biens avaient été précédemment engagés par le sieur de Chamballan, premier mari de Madeleine de La Rouvraye à René des Vaux, écuyer, sieur du Bois-du-Pin (1620). Sentence du lieutenant du bailli de Varannes condamnant René d'urban, écuyer, sieur d'aubigné, mari d'esther des Vaux, à exhiber aux assises d'épineu le contrat d'acquêt du lieu de La Cour-du-Bois, fait par Jean Mocquereau, sieur de La Havardière, ainsi que le jugement de réméré et retrait dudit lieu exercés par ledit d'urban sur ledit Mocquereau (1622). Déclaration rendue au fief d'épineu par Christophette Raganne, femme de François Thion, tant en son nom qu'en celui de Marin Raganne, son frère, pour une maison et un jardin, sis au bourg dudit lieu (1622). Transaction entre les Jésuites de La Flèche, et les moines de Bellebranche, au sujet d'une rente de 30 sols à prendre sur le lieu de La Raingeardière, en Auvers-le- Hamon (1623). Offre de foi et hommage au fief d'épineu, par Jean Le Roi, fils aîné et principal héritier de feu Raoul Le Roy, et de Barbe Coudrin, tant en son nom qu'en celui de ses puînés, pour le lieu et dépendances de La Ferme (1623). Déclarations au fief d'épineu: par André Deshayes, Jean Fourmond et Pierre Deshayes, pour une pièce de terre nommée Châtillon; par François Launay, pour une maison au bourg d'épineu; par François Plessis, mari d'anne Jouallet, pour un clôteau de terre nommé Les Ragottières, etc. H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 66 pièces, papier Fief d'épineu-le-séguin. Aveu au fief d'épineu par René d'urban, seigneur d'aubigné, pour le lieu et métairie de La Cour-du-Bois (1640). Déclarations au même fief par Mathurine Héard, femme d'antoine Ernoul, pour un clôteau de terre nommé La Targère (1640); par Jacques Vanier, pour un clôteau nommé Les Ragottières (1640); par Pierre Bouhourd, pour une portion de terre au clôteau de La Fuie (1640); par François Launay, pour la moitié d'un clôteau nommé Les Tous (1640), etc. Offre de foi et hommage au même fief par Louis Le Roy, fils aîné et principal héritier de Jean Le Roy, tant en son nom qu'au nom de son frère et de ses soeurs, pour leur lieu, fief et seigneurie de La Ferme (1640). Vente, par René d'urban et Esther des Vaux, sa femme, à François Laigneau, sieur de Vauclardays, des métairie et fief de La Cour-du-Bois, sis ès paroisses d'épineu et d'auvers-le-hamon, moyennant 3,300 livres tournois payées comptant en pistoles d'espagne, écus d'or, francs-testons et autre monnaie ayant cours (1643). Déclaration au fief d'épineu par Nicolas Martin, prieur de Varannes, pour un clôteau de terre ayant appartenu à Marie La Liguelle et à Jean Bruneau (1643). Retrait lignager de La Cour-du-Bois exercé par René d'urban, agissant au nom de Renée d'urban, sa fille mineure, et d'anne-esther des Vaux, sa femme (1644). Contrat de mariage entre noble homme René Thion, sieur de Marigné, avocat en parlement, et Marie Rivière, fille mineure, par lequel noble homme Pierre Thion, sieur de La Verrouillère, père du futur, donne à celui-ci, par avancement d'hoirie, entre autres choses, le lieu et métairie de La Cour-du-Bois (1662). Transaction entre François Allard, prêtre, agissant au nom de François Allard, son père, fermier de la terre et seigneurie de La Moinerie et du fief d'épineu, et Pierre Thion, sieur de La Verrouillère, ci-devant propriétaire de la terre et fief de La Cour-du-Bois, au sujet du payement des arrérages de 10 sols de service dus au fief d'épineu, sur La Cour-du-Bois (1666). Ordonnance sur requête du bailli de Touvoie par laquelle il est permis aux Jésuites de La Flèche de faire assigner Pierre de La Jaille, mari de Renée d'urban, pour être condamné solidairement avec Pierre Thion à payer le rachat de La Cour-du-Bois, et, en outre, ledit sieur Thion être condamné à payer les ventes du transport qui lui a été fait dudit lieu de La Cour-du-Bois par les sieur et dame de La Jaille (1667). H (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 96 pièces, papier Fief d'épineu-le-séguin. Procédures entre les Jésuites et Pierre Thion de La Verrouillère au sujet du payement des ventes de la métairie de La Cour-du-Bois ( ). Déclarations rendues au fief d'épineu: par

228 Louis Leroy pour le lieu de La Ferme (1671); par Julien Coignard, mari d'anne Laigneau, pour un journal de terre nommé Les Châtillons, près le bourg d'épineu (1671); par Perrine Perdrix, veuve de Pierre Dugué, pour une petite pièce autrefois en vigne nommée La Perdrillé, près de la terre dépendant de la chapelle de La Barlière, et pour 2 planches de jardin (1671); par Michel Leroy, pour une pièce de terre nommée La Petite-Ragottière (1671), etc. Offre de foi et hommage audit fief par René Davy pour le lieu et métairie de La Cour-du-Bois, aliäs La Grange, dont il est propriétaire (1685). Déclaration audit fief par Marie-Anne Raoul, veuve d'antoine-hyacinthe de Longueil, garde-noble de ses enfants mineurs, demeurant à sa terre des Chesnays, pour un pré nommé Le Pré-de-Devant, dépendant de la terre de Chantepie (1690). Aveu audit fief par Nicolas Nail, fils de Nicolas Nail et de Jacquine Paillard, pour les lieu et fief de La Ferme (1719). Déclaration à la baronnie de Varannes par les Jésuites pour le fief d'épineu (1754). Tables. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 15 pièces, papier Fief d'épineu-le-séguin. Déclarations rendues par les religieux de Bellebranche, pour le fief d'épineu, aux seigneurs de Varannes-Lenfant: Jean de La Chapelle (1519); François de La Chapelle (1583); Claude de Beaumanoir, vicomte de Lavardin, baron de Varannes, seigneur de La Troussière, Cheverut et autres lieux (1623); Charles-Louis, marquis de La Châtre, comte de Nansay, baron de Varennes, La Roche-Simon et autres lieux (1754). Papiers censifs et remembrances d'assises dudit fief d'épineu ( ). H (Liasse.) 31 pièces, papier Fief d'épineu-le-séguin. Déclarations au fief d'épineu par Julien Le Duc, sieur de Coudray, de Chémeré-le-Roi, pour 3 pièces de terre au Clos-Châtillon (1782); par Jean Marsais, pour un clôteau nommé La Noë des Vignes (1782); par Julien-Paul Dugué, de Cossé-en-Champagne, pour une maison et dépendances au village de La Cormerie (1782); par Pierre-Jean Chapron, vicaire d'épineu, procureur de Jean-Chrysostome Chapron, prêtre à Amnay, pour 2 pièces de terre dépendant du temporel de La Chapelle de Saint-Louis (1782): par Pierre-Jean- François Daburon de Mantelon, doyen de la collégiale de Saint-Pierre d'angers, fils et héritier de Françoise-Claude Davy de La Havardière, décédée veuve en premières noces de Jean-Augustin Daburon de Mantelon, conseiller au présidial d'angers, et, en secondes, d'alexis Delaroche de Gravé, écuyer, ancien capitaine au régiment de la Couronne, ledit sieur Pierre Daburon comparant par Louis-René Davy, contrôleur ordinaire des guerres, seigneur des Courbes, La Régalle, Champagne et autres lieux, pour le lieu et métairie de La Cour-du-Bois, en Épineu (1783); par Denis- Charles-Louis de Bastard, chevalier, seigneur de Fontenay, ancien capitaine de dragons, demeurant au Mans, paroisse de La Couture, pour 2 pièces de terre nommées Les Grandes-Ouches (1783). Déclaration à Claude-Louis, comte de La Châtre, premier gentilhomme de la chambre de Monsieur, baron de Varannes-Lenfant, par Jean-François Lezeret, prêtre de la Doctrine chrétienne, procureur général du collège de La Flèche, pour le fief d'épineu (1782). Tables. H (Registre.) In-f, 88 feuillets, papier Fief d'épineu-le-séguin. Censif. Doivent: Pierre-Jean-François Daburon de Mantelon et Denis- Charles de Bastard de Fontenay, pour le lieu et fresche de La Cour-du-Bois, 10 sols de service, solidairement; Anne Vigrous, veuve de Julien Dugué, pour le lieu et fief de La Ferme, 40 sols de service; Marie Foucault, veuve de Charles-René Lelièvre, demeurant aux Petites-Barres, en Poillé, pour 3 boisselées de terre dépendant du lieu de La Motte, 3 deniers de cens; Alain-Louis, comte Dauvet, maréchal de camp, mari de Marie-Marguerite des Hayes, fille et unique héritière de Henri-Gaston des Hayes, et René Fripier, de Saint-Germain-de-Lhommel, pour la fresche des Prés-de-Devant, en Épineu, 2 deniers de cens, solidairement; demoiselle Louise Crié, veuve du sieur Pierre Chapron, pour une maison avec jardin, au bourg d'épineu, 6 deniers de cens; André-François Aucerne, époux de Marie-Julienne Desprez, et René Deshayes, tisserand, pour deux clôteaux nommés La Petite-Targère, etc. H (Liasse.) pièces, parchemin; 8 pièces, papier Fief de Gastines. Charte du doyen de Sablé portant abandon par Michel de Escacheboton aux religieux de Bellebranche: d'une rente de 13 boisseaux de seigle à la mesure de Jugeio, que Raginaldus Borrelli, de la paroisse de Juge (Juigné), lui devait sur une pièce de terre appelée La Mercerie; d'une pièce de terre appelée La Moagère dans le fief du seigneur de Gauteret en Gastines (Gastinis), et d'une autre appelée terra des Poumeirs, également en Gastines. Moyennant cette cession, les religieux déchargent ledit Michel de 22 sols de rente sur 25 que leur avait donnés feu Etienne Escacheboton son père. Quant aux 3 sols de rente qui restent, Michel sera tenu de les payer aux religieux; et, pour se libérer envers eux de 34 sols tournois qu'il leur devait pour arrérages, il leur assigne une rente de 2 sols sur un pré quod vocatur Insuli qui avait appartenu à feu Simon de Escacheboton et qu<attillisible> était situé à Sablé au fief des héritiers Fouqueranni de Torigné, chevalier (1275). Bail, par les religieux de Bellebranche à Raoul Le Mercier et Jeanne, sa femme, d'une pièce de vigne «sise aus Pavemenz... ou fié au seignor de Gauteret», moyennant 10 sols et 1 denier de rente (1295). Bail, par Guillaume de La Penne, chevalier, à Gervais Gaudon, de la moitié d'une maison, de 3 quartiers de vigne et de 7 boisselées de terre, le tout en Gastines, au lieu nommé La Folie, moyennant 12 sols de rente (1362). Échange entre Guillaume de La Penne, chevalier, de la paroisse d'auvers-le-hamon, et les religieux de Bellebranche: Guillaume de La Penne donne aux religieux les 12 sols de rente que lui devait Gervais Gaudon et ceux-ci le déchargent de 12 sols de cens annuel auxquels il était tenu envers eux (1367). Bail, par les religieux à Macé Fayneau, d'un mazeril, de 4 hommées de jardin et de 4 boisselées de terre en Gastines, moyennant 7 sols, 10 deniers et 3 chapons de rente (1407). Vente, par Jean Chotart, de Sablé, aux

229 religieux de Bellebranche, d'une rente de 20 sols, moyennant 10 livres tournois (1411). Bail, par Étienne, abbé de Bellebranche, à Pierre Hates, d'une maison sise à Sablé, moyennant 2 deniers de cens et 10 sols de rente (1415). H (Liasse.) 9 pièces, parchemin; 10 pièces, papier Fief de Gastines. Bail, par les religieux de Bellebranche à Marquet Gaudon, de deux quartiers de gast, qui furent en vigne, avec un courtil y joignant, sis au clos de La Fosse, en Gastines, moyennant 3 sols 9 deniers de rente (1442). Mandement du lieutenant du sénéchal d'anjou donné à la requête de Jean, abbé de Bellebranche, écolier en l'université d'angers et portant assignation à comparoir à Blaise Chantenay, pour s'entendre condamner à payer les arrérages d'une rente de 10 sols qu'il devait à l'abbaye sur une maison qu'il possédait à Sablé (1495). Sentence de la sénéchaussée du Mans rendue sur une contestation entre les religieux de Bellebranche et noble homme René de La Roussardière, seigneur de Gaulteret, au sujet de rentes en grains perçues par les religieux sur le moulin de Gauteret et la courtillerie de La Gaulterie (1534). Signification de la précédente sentence par René Hates, sergent à cheval, audit sieur de La Roussardière, en sa résidence de Parreneau (1535). Déclarations au fief de Gastines par Jean Pochard, Jeanne Pochard, veuve de François Le Devin, Pierre Fourmont et autres, pour divers héritages sis en ladite paroisse (1560). H (Liasse.) 26 pièces, parchemin; 64 pièces, papier Fief de Gastines. Déclarations au fief de Gastines pour divers héritages par: Jean Cormeray, Julien Fournier (1601); Abdon de Champagné, écuyer, sieur de Mossé, demeurant en la paroisse de Saint-Georges-du- Bois, mari de damoiselle Françoise Thierry, fille de feu Pierre Thierry, écuyer, et d'anne Chauvin ou Chavin, laquelle damoiselle avait hérité de sa mère du lieu de La Havardière (1616); M e Pierre Delorme, mari de Françoise Aché (1617); Urbain Pochard (1622); Guillaume Hodouin (1622), etc. Remembrances d'assises du même fief. Comparaissent: Lancelot de Baraton, écuyer, sieur de La Freslonnière et de La Havardière, propriétaire d'une hommée de pré sise sur le refoul du pont d'hierré et par lui acquise de Françoise Thierry, veuve d'abdon de Champigné (1622); François Guérin, curé de Gastines (1622); François Landeau (1622); François de Torchard, écuyer, sieur de La Panne (1622), etc. Procédure entre les Jésuites de La Flèche et François Gohory, avocat fiscal de Sablé, au sujet du payement de cens et rentes dus par ledit Gohory à la seigneurie de Gastines ( ). Bail, par les religieux de Bellebranche réunis en chapitre ès personnes de Nicolas Cousin, docteur en théologie, vicaire général de son ordre ès provinces de Touraine, Blaisois et Anjou, prieur, de Lazare Thoullier, Denis Le Corvaisier, Jacques Lechesne, Jean Daubert, Denis Fleuriot, René Poullain, Charles Le Tessier, Urban Bastonnat, René Le Jeune, Antoine Chauveau, Nicolas Mondières, Pierre Babin, François Bignon, sous-prieur, Jacques Guillotteau, Jean Burges, Bernardin Angoulvent, Roland Denisot, Bernard de La Jaille et François Pellerin, à Gabriel du Glesquin (du Guesclin), écuyer, sieur de Beaucé, demeurant à Sablé, d'un carreau de jardin de 4 cordes et demie, sis à Sablé, faubourg de Bouère, moyennant 40 sols de rente (1639). H (Liasse.) 11 pièces, parchemin; 56 pièces, papier Fief de Gastines. Procédure entre les Jésuites et François Gohory prêtre, au sujet du payement des arrérages d'une rente due par lui au fief de Gastines (1654). Remembrances des assises dudit fief. Comparaissent: René de Montaubon, sieur de Gauteret (1655); Jean Baraton, écuyer, sieur de La Freslonnière (1655); Eustache Dolbeau, avocat à Sablé (1655); Nicolas Gaussuron ou Gausseuron, chanoine de La Rochelle, et Gabriel Gaussuron, sieur de Grandchamps (1685); Jean Baraton, prêtre, écuyer, sieur de La Freslonnière, fils aîné de feu Jean Baraton, décédé le 18 mai 1685 (1685); François du Boul, écuyer, chapelain de la chapelle Saint-Jean, desservie en l'église de Gastines (1685); René Viel, curé de Gastines (1685); René Vérité, veuf de Renée Gandon, de Sablé (1754); Charlotte Dallée, veuve de Henri Villars (1754), etc. Déclarations audit fief pour divers héritages par: François Radiguet, prêtre (1655); Jacquine Paigery, veuve de Julien Guiet (1655); noble Guillaume Montauban, bailli de Sillé-le-Guillaume (1634), etc. Acte par lequel les habitants de Sablé reconnaissent que les religieux de Bellebranche leur ont fourni du bois pour les réparations nécessaires à l'église Saint-Martin dudit Sablé et leur accordent, en considération de cette libéralité, le droit de faire leur service dans ladite église dans le cas où ils seraient forcés de se retirer à Sablé, soit par guerre, soit par toute autre incommodité; les habitants de Sablé reconnaissent en outre que la fabrique de Saint-Martin doit chaque année à Bellebranche 5 sols de rente sur le petit cimetière de la paroisse (1660). Extrait du bail de la métairie de Gaultret, en Gastines, par Charlotte Bernard, femme de René de Montaubon, conseiller au présidial d'angers (1669). Procuration donnée par Renée Neveu, veuve de Gabriel du Guesclin, seigneur de Beaucé, pour se faire représenter aux assises de Bellebranche (1672). Sentence du présidial de La Flèche condamnant Charles de Montaubon, écuyer, sieur de Gautret, à payer les arrérages de la rente de 12 boisseaux de seigle qu'il devait au fief de Gastines (1712). Titre nouveau de ladite rente de 12 boisseaux de seigle consenti par Madeleine Bernard, femme non commune en biens d'alexandre-pierre de Marguerit, chevalier, seigneur de Saint-Mars, laquelle dame avait hérité de la terre de Gautret de feu Marin de Montaubon, chevalier, seigneur du Gautret (1737). Tables. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 7 pièce, papier Fief de La Gaullerie. Charte de Guillaume, évêque d'angers, portant que Geoffroi Gallet, homme des moines de Bellebranche, leur a aumôné un quartier de vigne de Alba Spineria, au fief de Grate Quesse, près l'hébergement desdits religieux; ceux-ci à leur tour ont baillé à toujours le susdit quartier à Jean, fils dudit Geoffroi, moyennant une rente annuelle de 5 sols tournois (1212). Sentence de l'official d'angers, maintenant les religieux de

230 Bellebranche en possession d'une dîme sita circa La Gaulerie, in parrochia de Contigneio (Contigné), qui leur avait été aumônée par défunt Geoffroi Gaulier et qui leur était disputée par Foulques de Bahif, chevalier, seigneur du fief dans lequel cette dîme était perçue (1228). Charte de Guillaume, évêque d'angers, portant que Etienne Marquis a donné à l'abbaye de Bellebranche tout ce qu'il possédait de dîmes dans les paroisses de Chemere et de Sancto Dionisio de Anjou (1233). Charte de Julien, doyen de Sablé, attestant que Hamelin de Baïf, chevalier, a reconnu avoir donné en perpétuelle aumône à l'abbaye de Bellebranche la liberté d'acquérir et de posséder tout ce qu'ils pourront dans son fief, sauf toutefois les services et redevances auxquels il a droit (1233). Charte de Guillaume, doyen d'entre Sarthe et Mayenne, attestant que le chapitre de Saint-Omer Sancti Audomari) doit chaque année aux moines de Bellebranche 4 sols laicaliter censuales, pour un demi-arpent de vigne au clos de La Sauvagère, dans le fief desdits religieux et 2 sols pour une pièce de terre sise apud Briance; le doyen appose son sceau au bas de cette charte à la requête de Jean de Sancto Sulpicio, abbé de Bellebranche et de R. chapelain de la chapelle de Saint-Omer (1237). H (Liasse.) 9 pièces, parchemin; 9 pièces, papier Fief de La Gaullerie. Vente, par Pierre Bienvenu aux religieux de Bellebranche d'une rente de 12 sols, constituée sur les biens dudit Bienvenu au lieu de La Gaullerie; cette vente est faite moyennant 6 livres (1330). Vente, par Jean Briot aux mêmes, d'une rente de 7 sols et 1 denier sur le lieu de La Fouquaudière, moyennant 4 livres (1330). Cession, par Geoffroi Grelle aux mêmes, de 5 quartiers de vigne en la paroisse de Miré, pour être déchargé d'une rente de 6 livres qu'il leur devait (1333). Baillée, par les religieux à Charles et Simon Guiard, de ce que l'abbaye pouvait avoir au lieu des Béraudries, plus une vigne au lieu de Grenisset, le tout moyennaut 55 sols de rente (1353). Autre baillée, par Macé, abbé de Bellebranche, à Renaud Dabatant, de Chemiré-sur-Sarthe, d'un quartier et demi de vigne aux Chenais et de 21 boisselées de terre à La Fousse, le tout moyennant 20 sols de rente (1350). H (Liasse.) 13 pièces, parchemin; 13 pièces, papier Fief de La Gaullerie. Vente, par Jean Gourmond, de Souvigné, aux religieux de Bellebranche d'une rente de 15 sols sur Guillaume de la Mine, de Chemiré-sur-Sarthe, moyennant 7 livres et demie (1365). Baillée, par les religieux à Jean Lepage, d'un quartier de vigne à La Rallière, et d'un quartier à La Denilière, moyennant 15 sols de cens (1366). Abandon, par Raoullet du Plessis (du Pleissiez), écuyer, aux religieux, de 3 quartiers de vigne aux lieux de La Bruyère et des Bourdières, et de 12 sols de rente sur une courtillerie appelée La Noirie, en Chemiré, à la condition d'être déchargé d'une rente de 5 mines de seigle qu'il devait à l'abbaye sur une courtillerie appelée La Motte- Huraie (1371). Vente, par Jean Oudel, aux mêmes de 15 sols de rente sur tous ses biens, et de 20 autres sols de rente sur Fouquet de Grandfontaine, propriétaire des terres de Joubert et de La Martinière (1371). Sentence du siège de Sablé condamnant Jean de La Haie, fils et héritier de Guillaume de La Haie, sieur de Joubert, à payer les 20 sols de rente dus sur ledit lieu à l'abbaye de Bellebranche (1434). Baillées par les religieux: à Pierre Gorju, de cinq quartiers de vigne au clos de La Denillière, en Brissarthe, moyennant 20 sols de rente (1372); à Denis Rainfroy, d'une pièce de terre près La Rainfrairie, moyennant 3 sols de rente (1374); à Jean Buchon, de deux quartiers de vigne au clos du Moulin à Vent (1379). H (Liasse.) 23 pièces, parchemin; 10 pièces, papier Fief de La Gaullerie. Baillée, par les religieux de Bellebranche à Thomas Le Sellier, de Contigné, de deux quartiers de pré sur la rivière de Breau, moyennant 10 sols de rente (1393). Aveux rendus auxdits religieux par Jean des Champs, seigneur de La Beauceraye, pour son hébergement de La Quinpenère, en Cherré et Champigné (1395 et 1407). Vente, par Guillaume Janvier, de Contigné, auxdits religieux, de 30 sols de rente sur tous ses biens, moyennant 15 livres tournois, franc d'or du coin du Roi pour 20 sols tournois (1399). Titre nouveau consenti par Jeanne, veuve de Michel Raynouart, de Brissarthe, auxdits religieux, d'une rente de 2 sols sur une vigne sise à La Guéretière, en Contigné (1401). Vente par André Forget à Guillaume Toutgras, moine de Bellebranche, contractant pour lui, ses hoirs et ayant-cause, d'une rente de 60 sols sur les biens dudit Forget, moyennant 30 francs d'or payables en écus d'or de 22 sols 6 deniers (1403). Aveu aux religieux, par Guyon Gommont, pour le lieu et fief de la Gommondière, près Villechien (1409). Baillée, par les religieux à Jean Le Frère, de Brissarthe, d'un journal de terre à Beaucé, moyennant 5 sols de devoir (1423). Transaction entre l'abbé de Bellebranche frère Etienne Jacgays et ses religieux d'une part, et Bertrand de Tessé, chevalier, seigneur de Tessé et de Mergot, d'autre part, au sujet d'un étang que ledit seigneur voulait établir au lieu de Boisvendreau; pour indemniser les religieux du préjudice que leur causerait cet étang, Bertrand de Tessé leur donne diverses pièces de terre en Miré et en Chemiré-sur-Sarthe, plus une rente de 30 sols (1436). Aveu auxdits religieux par Laurent Tressus, seigneur de La Gourmondière, pour ledit lieu, sis en Brissarthe (La Gourmondière paraît être la même chose que La Gommondière ci-dessus mentionnée) (1437). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 16 pièces, papier Fief de La Gaullerie. Abandon, par Pierre Duchesne, chevalier, seigneur de Miré et de La Raudière, aux religieux de Bellebranche, de la mouvance de La Seuve (La Sceuve) et les droits de mesure et de justice qui en dépendent, à la condition d'être déchargé de rentes qu'il devait à l'abbaye sur les lieux de La Malebouchère et Chandemanche (1441). Aveux auxdits religieux: par Jean de Mergot, le jeune, pour l'hébergement de La Haute- Épronnière (1444); par Jeanne, veuve de Jean Prullerie, pour le lieu de La Seuve (1446); par Laurent Tressus pour le fief de La Gourmandière (1447); par Guillaume Rouaudière, seigneur de Champlivré et de La Rouaudière, pour ledit lieu de La Rouaudière (1459). Échange entre Etienne, abbé de Bellebranche, et Bertrand de Tessé, chevalier, seigneur de Tessé et de Mergot, relatif à des héritages situés près des étangs de La Rochette et du

231 Boisvendreau, aux clos du Buternay, des Godelinières, de La Vache, et au Bois-des-Moulins (1444). Baillée, par les religieux, à Macé Piau, de Contigné, de 7 quartiers de gast au lieu de Quatheline, en Contigné, moyennant 13 sols de rente (1445). Déclaration, par Jean de Bréon, seigneur dudit lieu, aux religieux, pour une vigne au clos de La Folletière (1459). Remembrances des assises de Bellebranche pour les fiefs de Miré et de La Gaullerie. Comparaissent: François de Villiers, chevalier (1444); Guillaume Le Vayer (1445); les enfants de Robert Rouaudière et de demoiselle Jeanne de Montaigue; leur hommage est rendu à l'abbé de Bellebranche Gervais (1447); Guillaume Doublart, propriétaire du lieu de La Guimplerie (1447); Macé de Tessé (1449); Guillaume Costart, écuyer, sieur de La Costardière, propriétaire du clos de La Rocherie (1449); Jean Bourreau, chevalier (1453), etc. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Fief de La Gaullerie. Aveu aux religieux de Bellebranche par Laurent Tressus pour le lieu La Gourmandière (1460). Baillée, par lesdits religieux à Pierre Bouttier, d'un quartier de vigne et d'une planche de gast, au lieu des Béraulderies, en Chemiré-sur-Sarthe, moyennant 3 sols 4 deniers et 2 chapons de rente (1463). Aveu à Jean abbé de Bellebranche par Guillaume Coustard, écuyer, sieur de La Coustardière, pour 16 quartiers de bois à La Coustardière (1464). Déclaration des religieux à René, sire de Rays et de Briolay, pour toutes les choses qu'ils tiennent mouvantes de la baronnie de Briolay (1470). Remembrances d'assises et censif de Miré et de La Gaullerie. Comparants et débiteurs: Guillaume de Molles, propriétaire d'héritages aux Pineaux et à La Bérauderie (1460); Henri de La Chesnaie, écuyer (1460); Gervais Bugnon, chapelain de la chapelle Notre-Dame, desservie en l'église de Miré; quittance à lui donnée par Jean, abbé de Bellebranche (1459); Jean de Mergot, écuyer, seigneur de L'Espronnière (1460); Jean Lemaczon, sieur de Launay (1461); Robinet de La Fontaine, écuyer, propriétaire d'une vigne au clos de La Fontaine, aliàs du Veau (1464); Guillaume Benoist, écuyer (1468); Guillaume de Champdemarche, écuyer, sieur de Champdemanche et de La Groussinière (1470); Regnault Saulay, écuyer (1470); Jean de Champeaux, écuyer, sieur dudit lieu (1473); Jean de La Saussaye, écuyer, seigneur des Briotières, héritier, à cause de damoiselle Jeanne de Mergot, sa femme, de la feue fille de Michel de Mergot, en son vivant seigneur de L'Espronnière, en Miré (1473); Thibault Doublart (1475); Louis de La Paluz, seigneur de Champdemenche, à cause de sa femme (1476); l'évêque d'angers, seigneur de la seigneurie de Gratecuisse (1476); Sanson Bourreau, seigneur des Rues-Bourreau, propriétaire de la métairie de la Vieille-Souve, qui appartint à Jehan Pierres (1476), etc. Tables. H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 6 pièces, papier Fief de La Gaullerie. Baillée à trois têtes, par les religieux à Jean Ruau, d'un quartier et demi de vigne en gast, au clos des Corbellières, en Contigné, moyennant 7 sols 6 deniers de rente (1481). Aveux rendus aux abbé et religieux de Bellebranche: par Jean Coustard, écuyer, seigneur de La Coustardière, pour héritages sis à La Coustardière (1483); par Pierre Boutier, pour maisons et jardins sis à La Vieille-Gaullerie (1483); par Michau Provoust, pour le lieu de La Vieille-Gaullerie (1499); par Thomas de Launay, sieur de La Gourmondière, pour ledit lieu de La Gourmondière (1499). Procédure entre Pierre, abbé de Bellebranche, docteur en théologie, régent en l'université d'angers, et la veuve de Jean Defaye, au sujet de payement de droits de vente et d'arrérages de rente dus à l'abbaye sur des héritages sis à La Cailletière, en Cherré (1488). Remembrances des assises de Miré et de La Gaullerie. Comparaissent: Jean Cocquereau (1485); Jean de La Rouaudière, écuyer, seigneur de La Rouaudière et de Champlivré (1490); Pierre de La Sausaye, écuyer, seigneur des Barolières et de L'Esperonnière (1490); Jean de La Chesnaie, écuyer, seigneur de La Gresleraye et de La Rallerie (1490), etc. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 12 pièce, papier Fief de La Gaullerie. Aveu rendu à Jean, abbé de Bellebranche, par Sanson Bourrel, écuyer, seigneur des Rues-Bourreau, pour le lieu de La Seuve (1500). Transactions: entre les religieux de Bellebranche et Jean Bestoré, seigneur des Loges et de l'ospitau, au sujet d'une rente due à l'abbaye sur le lieu de l'ospitau (1503); entre les mêmes religieux et Jean de La Roche, écuyer, sieur dudit lieu, garant de Guillaume de Pennart, seigneur de Préaux, au sujet des fiefs des Expossières et du Bois-Ysabeau (1507). Aveu à Jean, abbé de Bellebranche, par Julien Petiot, seigneur de La Gourmandière, pour ledit lieu de La Gourmandière (1524). Remembrances d'assises et censif de Miré et de La Gaullerie. Comparants et débiteurs: René de Champeaux, écuyer, seigneur dudit lieu (1503). Jacquine de Pruillé, dame de La Rouaudière et de Champlivré, garde-noble de Jean de La Rouauldière, son fils (1503); Antoine de la Coustardière, écuyer, sieur dudit lieu (1512); N... Delaunay, seigneur de La Gourmandière; sa déclaration est rendue à l'abbé de Bellebranche «Jehan Le Conte» (1512); Pierre de La Sausaye, écuyer, seigneur de L'Esperonnière (1512); noble homme Foulques du Chesne, seigneur de La Ragotière et de La Rallerie (1514); Gilles Frézeau, écuyer, seigneur de Miré; noble homme Thibault Boivin, écuyer, seigneur du Plessis de Marans, près Segré, curateur des enfants mineurs de Lucas de Servon et de Jeanne de Limelle, en son vivant dame de La Demyaye et de La Salmonnière, à cause de Marguerite de La Chesnaye, sa mère (1513); noble homme René d'anthenays, seigneur d'anthenays et des Pineaux (1521); Jean de Mondot, écuyer, fils aîné de Jean de Mondot (1523); Pierre d'andigné, sieur de La Rallerie (1524); noble homme Jean des Aubes, fils de défunte damoiselle Françoise Fresneau, dame de Colombiers et de Lommaye, laquelle avait acquis en 1506 le lien de Lommaye de noble homme François de La Chesnaye, sieur de La Gresleraye (1524); Jacques Boucher, écuyer, procureur spécial de noble homme Robert Bourrel, sieur de La Grillardière et de La Souve (1535), etc. Inventaire de procédures entre les

232 religieux de Bellebranche et François de La Jonchère, seigneur de Martigné-Briant et de Pommerieux, au sujet de rente due à Bellebranche (1504). Tables. H (Liasse.) 4 pièces. papier Fief de La Gaullerie. Censifs et remembrances d'assises des fiefs de La Gaullerie et de Miré. Débiteurs et comparants: Noble homme Antoine Hocquedé, sieur de La Fresnaye, en Miré (1530); noble homme Jean Salles, mari de Marguerite de Bréon (1535). Jacques Boucher, écuyer, procureur spécial de noble homme Robert Bourrel, seigneur de La Grillardière et de La Souve (1535); honnête homme Abel Beydé, propriétaire de La Gourmandière (1535); Marguerite de Bréon, veuve de noble homme Jean Salles, sieur de Beaumont (1540); René de La Coustardière, sieur dudit lieu (1540); honnête homme Jean Gilbert, qui avait acquis, par contrat du 21août 1540, le lieu du L'Hommaye, en Brissarthe, de nobles personnes Jean des Aubes, écuyer, sieur de Juigné, et de Jacqueline d'enthenay (d'anthenaise), son épouse (1541); noble homme René de Baïf, sieur des Briotières, de Cré, de La Gilleberdière, et de Loustinière, propriétaire du lieu de L'Esperonnière, acquis par son père René de Baïf, chevalier (1541); noble homme Jehan de La Rouaudière, sieur de Champlivré (1541); noble damoiselle Marie de La Quille, dame de La Millasserie et de La Gauldinière, garde-noble d'antoine Aubery et des autres enfant mineurs issus de son mariage avec feu Jean Aubery (1541); Jean Aubry, châtelain de Châteauneuf (1542); noble homme Guyon Briend, sieur de Brez, capitaine de Pontorson, mari de Jeanne de Charnacé, en Contigné, propriétaire du lieu de La Gifferaye Brissarthe (1550); Roche Boudé (Bedé), propriétaire de La Gourmandière (1581), etc. H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 6 pièces, papier Fief de La Gaullerie. Aveu et déclaration aux religieux de Bellebranche, par noble homme Robert de Blavon, mari de Catherine Belin, fille aînée et principale héritière de feu Hardouin Belin, pour le lieu de La Guimpelière, en Cherré (1553). Aveux et déclarations aux mêmes, pour divers héritages par: Macé Trioche; Jean Aubry; Marin Trioche, etc. Remembrances des assises de La Gaullerie et de Miré. Comparaissent: damoiselle Julienne de La Chesnest (1560); noble homme Raoul de La Coustardière, sieur dudit lieu (1560); Antoine Aubery, sieur de La Millasserie (1560); Charles d'anthenaise, sieur dudit lieu (1560); Julienne de La Chesnaye, veuve de noble homme François de Tessé (1560); noble homme Pierre de Baïf, sieur de L'Esperonnière; sa déclaration est rendue à noble homme frère Robert de La Corbière, procureur des moines de Bellebranche (1560); Anne de Gargue-salle, veuve de noble homme Louis de Bourray, garde-noble de ses enfants mineurs, propriétaires de la métairie de La Vieille-Souve (1560); noble homme Raoul de La Coustardière, seigneur dudit lieu (1569), etc. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 9 pièces, papier Fief de La Gaullerie. Vente, par Renée Mousteul, veuve de Pierre Cocu, demeurant aux Moulinsd'Yvré, en Estriché, à Jean-Michel, Guillaume et Christophe Les Mousteuls, de la closerie de La Croix-Channe, en Brissarthe, et de divers autres biens relevant de La Gaullerie (1580); Baillée à trois têtes par les religieux de Bellebranche à Jean Verron, sieur de La Motte, du lieu de Vauvelles en «Nostre-Dame de Seronnes de Chasteauneuf» moyennant un écu 2/3 et un chapon de rente. Les religieux qui prennent part à cet acte sont: François Pondavy, docteur en théologie, prieur, Jean Clément, Robert de La Corbière, Simon de Lacourant, Charles Pyau, sous-prieur, Jean de Rabestain, Louis Dautrives, Denis Sore, Fleurant Pintart, Ambroise Locré, Olivier Le Moc, Gervais Gaultier, Michel Bourdin, Hélie Mouteul, Olivier Ory, Lucas Dorvart et Jean du Bailleu, tous profès en ladite abbaye et constituant la plus grande et saine partie du couvent (1585). Offre de foi et hommage à l'abbaye par Gaspard Vallin, sieur de La Touche, mari de Françoise de La Ruelle, et Jean Guillet, mari de Mathurine de La Ruelle, pour le lieu de La Rallerie, en Brissarthe, qu'ils tenaient de feu honorable homme François de La Ruelle, sieur du Moulin-Rallyer (1596). Remembrances d'assises et censif de La Gaullerie. Comparants et débiteurs: noble homme Marquis Meslet, sieur de Darbresec et de La Gifferaye et curé de Contigné (1577); honnête homme Guillaume de Chartres, propriétaire d'une maison, au bourg de Miré (1577); Guyonne Bouchart, également propriétaire d'une maison au bourg de Miré (1577); Françoise Bourrel, fille de feu Louis Bourrel, dame de La Souve, par le partage que lui avait baillé noble homme Antoine de Salles, mari de Jeanne Bourrel, sa soeur aînée (1577); damoiselle Marie Gillebert, dame de Beaumont, en Brissarthe, femme de noble homme Anseau Lemalle, sieur du Haraz, veuve en premières noces de Jean Hiret, sieur dudit Beaumont, ladite damoiselle propriétaire du lieu de L'Hommaye, en Brissarthe (1581); les héritiers de feu noble homme François Duchesne, sieur de La Rallerie (1595), etc. H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 28 pièces, papier Fief de La Gaullerie. Procurations données: par Gilles de La Dufferie, écuyer, seigneur de La Dufferie, en Oisseau, de Champlivré et de La Rouaudière, mari de damoiselle Anne du Boys, à André Lemotheux pour le représenter aux assises de La Gaullerie (1607); par Louis de Champaigné, écuyer, seigneur de La Motte- Ferchault, de La Lizairie, de L'Épronnière et de Cramaillé, demeurant au lieu de La Motte, paroisse du Lion-d'Angers, à Jean Desnoës pour le représenter aux assises de La Gaullerie (1612); par Jean Bedé, écuyer, sieur de La Gourmandière, avocat au parlement de Paris, à Antoine Benoît, sergent royal, pour le représenter aux assises de La Gaullerie (1618). Aveux rendus à Bellebranche: par Gilles de La Dufferie, pour le fief de La Rouaudière (1612); par Michel et Etienne Daulumier, pour partie du lieu de la Vieille-Gaullerie (1615); par René de Blavon, écuyer, sieur des Cheminées et de La Guimplerie, pour partie de ce dernier lieu (1615); par Charles Lorilleu, chapelain de la chapelle de La Coutardière, desservie en la maison seigneuriale du même nom, en Brissarthe, pour 16 bregeons et 8 planches de vigne, au clos de La Roche-au-Ralle, aliàs La Rallerie (1618). Reconnaissance par damoiselle Cécile

233 Doisneau, veuve de noble Liger Davoust, sieur de La Marignerie, conseiller au présidial de La Flèche, dame de La Galbuschère, d'une rente de une livre due par elle sur ledit lieu de La Galbuschère, au fief de La Gaullerie (1618). Remembrances d'assises et censif de La Gaullerie. Comparants et débiteurs: Benjamin de Champfleury, écuyer, et Antoinette de Lestoré, sa femme, fille et principale héritière de feu noble homme Jean de Lestoré, seigneur des Loges et de L'Hospitau (1607); Renée de Chivré, veuve de noble homme Prudent de Marneil, propriétaire de vignes à La Croix-Billard, en Miré (1607); Pierre Salles, écuyer, sieur de La Coulée (1607); Pierre de Girard, sieur de Montercier, mari de Françoise Salles, représenté par Marquis de Ponthoise, écuyer, sieur de La Rommainerie, son beaufils (1607); Guillaume Meslet, écuyer, seigneur de Selaines et, en partie, de la terre de Charnacé (1607); René Meslet, écuyer, seigneur de La Besnière et de La Gifferaye, frère du précédent (1607); honorable homme René Quentin, sieur de La Tarancherie (1607); René de Blavon, écuyer, tant en son nom qu'au nom de Florestan de Blavon, fils aîné de Robert de Blavon et de Catherine de Belin (1612); Charles du Boul, écuyer, mari de Renée de Possart, fille de feu François de Possart, écuyer, sieur des Meslières, et Paul du Tertre, écuyer, mari de Catherine de Possart, soeur de Renée (1614); Jean de Saint-Aubin, écuyer, sieur de La Picaudière (1614); le fils aîné de feu Mathurin Sybille, écuyer, seigneur de La Buronnière (1614); Jean de Tessé, écuyer, sieur de Mergot et de La Haute- Espronnière (1615); Louis de Champaigné, chevalier de l'ordre du roi, seigneur de La Motte-Ferchault, mari de Perrine du Buart (1615); noble homme Pierre Barbaudin, sieur de La Forge, commissaire ordinaire de l'artillerie de France (1618); noble Jean Dalliboust, mari de damoiselle Marie Conseil, héritière de feu noble Roch Bedé, seigneur de La Rallerie (1618); Antoine du Quellenec, écuyer, mari d'élisabeth Le Roy, et, à cause d'elle, seigneur du lieu de La Groussinière, en Contigné (1618); René de Ponthoyse, écuyer, mari d'anne Le Roy, et, à cause d'elle, seigneur de La Marotterie, en Contigné (1618); noble Jean Bedé, avocat en Parlement, seigneur de La Gourmandière (1618); René Cibel ou Cybel, écuyer, sieur de La Millacerie (1618); damoiselle Jeanne Hiret, femme de noble Zacharie Baron, propriétaire du lieu de La Grange (1618); noble Louis Meslet, curé de Contigné, seigneur du lieu de La Giffraye, en Brissarthe (1618); Charles Gaudicher, écuyer, sieur d'aversé (Avessé), de La Coutardière et des Pineaux (1618); Zacharie Le Malle, écuyer, sieur de La Chesnaye et de L'Hommaye (1622); Jean du Mortier, propriétaire d'héritages au lieu de Touvoye (1622), etc. H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 38 pièces, papier Fief de La Gaullerie. Aveux rendus: par Georges Lemotheux, sieur du Fresne, maître ès arts en l'université d'angers, pour partie du lieu de La Rouardière (1670); par Jean Roiné, mari de Perrine Bertroi, pour le lieu de La Vieille-Gaullerie (1670); par Jacques Gaignard, pour le lieu de La Guimplerie (1675); par François Le Jan, maître boulanger à Angers, pour le lieu de La Rallerie, qu'il avait pris à rente de Pierre de Seriziers, écuyer, sieur de La Roche-Vernaise, tuteur de Marguerite, Suzanne et Charlotte de Seriziers, nées de son mariage avec défunte Charlotte Dalliboux (1677); par Claude de Champagné, femme de David de Sorhouette, chevalier, seigneur de Pommerieux, pour le lieu de La Haute-Esproinière (1679). Remembrances d'assises dudit fief. Comparaissent: noble homme Anselme Quentin, héritier de feu noble homme Anselme Quentin, sénéchal de Châteauneuf, son père (1670); noble homme François Lemeusnier; seigneur de Cramaillé et de Charnacé, conseiller au présidial de Château- Gontier (1670); Jean du Quellene; écuyer, sieur de La Marotterie, et damoiselle Antoinette du Quellence, enfants et héritiers de défunts Toussaint du Quellenec et Antoinette de La Planche, seigneur et dame de La Groussinière (1670); Guy Lasnier, écuyer, sieur du Margat et de Contigné (1670); René du Goullet, écuyer, sieur des Pastis, tuteur des enfants issus de son mariage avec Marie Baron, sa première femme (1670); noble homme Pierre Maunoir, sieur de Charnassé, mari de Marguerite Gallizçon, acquéreur des lieux de la Giffraye et au Grippail, en Brissarthe (1670); maître René Auber, sieur de Vendon et de La Mortonnière, en Miré (1670); noble homme Jean Gandon, contrôleur au grenier à sel de Château-Gontier, propriétaire de la métairie de Malicorne, en Miré (1671); Urbain Gaudicher, écuyer, sieur d'aversé et de La Coutardière (1670); René du Coullet, chevalier, seigneur de La Chevrière, demeurant en la maison seigneuriale dudit lieu de La Chevrière (c'est le même que celui qui est qualifié ci-dessus sieur des Pastis (1672); Benjamin de Champchevrier, écuyer, sieur de Launay (1672); Charles de Villiers, écuyer, sieur de La Ménquière, demeurant à Saint-Martin du Bois (1672); Honoré de Martigné, prieur de Notre-Dame-de-Châteauneuf (1672); Mathurin de Pennard, chevalier, seigneur de La Guédonnière (1672); Charles Bedé, chevalier, conseiller du Roi, maréchal de bataille en ses armées, gouverneur des ville et citadelle de Saverne, seigneur des Fougerais de La Haute-Cuve et de La Gourmandière (1675); honorable homme François Doublard, sieur de La Bommerie, demeurant en la paroisse des Roziers-en-Vallée (1675); Georges Hullin, chevalier, seigneur de La Selle-Craonnaise, qui avait pris à rente la terre et seigneurie de Margat de Guy Lasnier, seigneur de Contigné, lequel avait hérité, ainsi que Anne Lasnier, femme dudit sieur de La Selle, de feu Jacques Lasnier, seigneur de Saint-Lambert, président au présidial d'angers (1675); Honorat du Mortier, écuyer, sieur de La Ruschenière (1675); noble Guy Théard, sieur du Plessis, procureur au grenier à sel de Château-Gontier, qui avait acquis divers héritages d'alexandre de La Saugère, écuyer, sieur de Fougerais et de Renée du Mortier, sa femme (1675); damoiselle Louise Godron, veuve de Benjamin de Champchévrier, écuyer, sieur de Launay (1676); noble homme Nicolas Rallier, sieur de La Bossivière, tuteur des enfants issus de son mariage avec feu damoiselle Charlotte Gault (1676); noble homme Zacharie Baron, sieur du Puy (1676); noble homme Pierre Jamet, sieur de Laubrières, demeurant à Brissarthe (1676); Georges Hullin, chevalier, seigneur de La Selle et du Margat, propriétaire du lieu de L'Hommaye, au Châteauneuf, que feu Jacques Lasnier, seigneur de Saint-Lambert, son beau-père, avait acquis de damoiselle Marie Loyant, femme de Louis du

234 Mortier, écuyer, sieur de La Ruschenière (1677); damoiselle Marguerite Guéniveau, veuve de M e Pierre Bruneau, avocat au présidial d'angers (1677); Charles-François de Salles de Miré, chevalier, demeurant en sa maison seigneuriale de Beaumont, en Saint-Laurent des Mortiers, propriétaire du lieu de La Seuve, en Miré (1679); noble Simon Doublard, sieur du Vigneau, et Charles Ernault, écuyer, sieur du Charron (1681); Simon Gravé, écuyer, sieur de La Mainière (1681); François Jallet, écuyer de la Grande-Écurie du Roi, seigneur de La Verrouillère, qu'il avait acquise de noble homme Pierre Thion, le 13 avril 1675 (1681); Pierre de Quentin-Bouju, écuyer, sieur de Gaujac (1681); Anselme Buscher, marchand à Champagné (1681); noble homme Anselme Quentin, sieur de La Roche, sénéchal de Châteauneuf (1681); Suzanne de Thory, femme de Gabriel de Bonestat, écuyer, sieur de La Hachonnière (1683), etc. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 22 pièces, papier Fief de La Gaullerie. Aveux rendus: par Charles Bedé, chevalier, seigneur de La Gourmandière, gouverneur de Saverne, fils aîné de feu Élie Bedé, écuyer, seigneur des Fougerais, qui était fils aîné de feu Jehan Bedé, écuyer, seigneur de La Gourmandière, pour ledit lieu de La Gourmandière (1686); par Jeanne Guillemin, veuve de noble homme Nicolas Joubert, pour le pré Dolbeau (1691); par honnête homme Urbain Lemotheux, sieur de La Lézinière, et ses frères et soeurs, pour le fief et métairie de La Rouaudière (1704); par Charles-Étienne Bedé, chevalier, seigneur des Fougerais, capitaine au régiment des Gardes-Françaises, chevalier de Saint-Louis, pour le lieu de La Gourmandière (1726); Procuration donnée par les religieuses de la Visitation d'angers, propriétaires de la terre et seigneurie de La Coutardière, pour être représentées aux assises de La Gaullerie. Cette pièce porte les noms des soeurs: Marie-Anne-Rosalie du Guesclin, supérieure, Marie-Agnès des Hayes de Cry, assistante, Anne-Charlotte Allanneau, Michelle-Angélique Érondelle, Marie-Constance du Tertre, conseillères (1724). Autre procuration donnée, pour le même motif, par les Ursulines d'angers, qui possédaient également divers héritages dépendant de La Gaullerie; l'acte est passé ès noms de soeurs: Marie-Lucrèce de La Falluère, prieure, Jeanne Lefebvre de La Ferronnière, sous-prieure, Françoise de Montreul-Gohin, Marie-Charlotte du Hardas de Hauteville, Géneviève Harouard, Jeanne-Françoise Maunoir, conseillères et discrètes, et Lézine Bachelot, procuratrice (1728). Remembrances des assises dudit fief. Comparaissent: Pierre Trochon, président au présidial de Château-Gontier, propriétaire de la métairie de la Seuve-des-Rues, en Miré (1688); noble homme Simon Doublart, sieur du Vigneau, en Contigné (1688); damoiselle Renée Maumousseau, veuve de noble homme René Aubry, sieur de Vandon (1688); Claude de Sorhoette, chevalier, seigneur de Pommerieux, propriétaire de la Haute-Espronnière, que Claude de Champagné, sa mère, lui avait donnée à l'occasion de son mariage avec Marie Frain (1688); Urbain de La Lande, chevalier, seigneur des Pelains et de Mergot (1688); Louis de Rohan, prince de Guémené, seigneur de La Morlière, en Brissarthe (1688); Charles de Chandieu, chevalier, seigneur de Vilars, capitaine d'une compagnie de Suisses de la garde du Roi, mari de Catherine Gaudicher, fille aînée de feu Urbain Gaudicher, chevalier, seigneur d'avessé, propriétaire de La Coutardière et des Pineaux (1688); Renée de la Poëze, veuve d'honorat du Mortier, écuyer, sieur de la Ruchesnière, demeurant en la maison dudit lieu (1690); damoiselles Guyonne, Anne et Renée Rallier, soeurs (1691); damoiselle Catherine Questin, veuve de M e Jacques Cohon, mère de Jean Cohon, curé de Saint-Denisd'Anjou (1691); Catherine Gandon, veuve de Pierre de Scépeaux, chevalier, seigneur du Houssay, en Saint-Sauveurde-Flée, ladite dame fille et unique héritière de noble Jean Gandon, et, en cette qualité, propriétaire de la métairie de Malicorne, en Miré (1691); Eustache César Le Roy, chevalier, seigneur de Cramaillé, demeurant au Haut-Tronchay, en Saint-Denis-d'Anjou, veuf de dame Jeanne Joubert et propriétaire de partie du pré Dolbeau (1724); maître François-Pascal Gaudicher, président en l'élection d'angers, fils de Martin Gaudicher, notaire royal, propriétaire du lieu de la Rallerie (1724); Simon Doublard, sieur du Vignau, bourgeois d'angers, fils et héritier de noble Simon Doublard, sieur du Vignau (1724); noble homme Louis Lemasson, sieur du Haras, en Brissarthe (1724); honorable homme Jean Pilastre, sieur de la Guillottais, à qui Olivier et Jacques Gaignard et Henri Lepage avaient cédé leurs droits sur le lieu de la Guimpelière, en Cherré (1724); Jean Bedé, officier de la maison du Roi (1724), etc. H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 13 pièces, papier Fief de La Gaullerie. Aveux rendus: par François-Pascal Gaudicher, écuyer, ancien président en l'élection d'angers, pour le lieu de La Rallerie (1742); par les religieuses de la Visitation d'angers pour la terre de La Coutardière (1742); par Urbain Lemotheux, sieur de La Lézinière, et ses neveux Pierre Anjubault, conseiller au présidial de Château-Gontier et René Anjabault, avocat au Siège royal de Laval, fils de défunte Renée Lemotheux, pour le lieu de La Rouaudière, en Cherré (1745). Procurations: de Marie de La Roque, veuve de Guy-Martin de Logé, chevalier, seigneur de Gigné, Montcorbeau et Champ, tutrice de ses enfants mineurs, à Louis Le Tessier, sieur des Brosses, pour la représenter aux assises de La Gaullerie et remontrer aux officiers de ce fief que le lieu de La Peltrie, en Miré, ne relève point de La Gaullerie, mais du fief de Gastines annexé à la terre de La Fosse (1745); de Catherine- Pélagie-Jacques de La Borde, supérieure de la Visitation d'angers, d'anne-louise Subleau de Mauvoisinière, assistante, de Marie-Anne-Rosalie Du Guesclin, de Marie-Augustin Rabut, de Jeanne-Françoise Prezeau de Rougé, conseillères, agissant pour toute la communauté, à leur soeur tourière Perrine-Augustine Hamon, pour représenter ladite communauté aux assises de La Gaullerie et rendre les foi et hommage dus à cause des fiefs de la Coutardière et de la Bourdaizerie (1742). Remembrances des assises de La Gaullerie. Comparaissent: René de Roye, écuyer, seigneur de Cha-rost, capitaine au régiment de Poitou, demeurant en sa terre de Charost, en Contigné (1742); James du Tremblier, curé de Miré (1742); Jean-Baptiste du Tertre, chevalier, seigneur de Sancé, curateur de dame Renée-

235 Gabrielle Trochon, douairière de feu Louis de Gencian, marquis d'érigné, ladite dame Trochon, dame de la châtellenie de Miré et de la métairie de La Seuve, dont elle avait hérite de Pierre Trochon, son père (1742); Charlotte Piau, veuve de Louis de Champagné, seigneur de La Pireterie représentée par Louise de Champagné, sa fille (1742); les Carmélites d'angers, représentées par leur fourière Marie de Mezé, propriétaires de la métairie de Touvais, en Séronnede-Châteauneuf, qu'elles avaient acquise en 1740, moyennant 7,500 livres, de Louis-Urbain Aubert, chevalier, marquis de Tourny, intendant de Limoges et de Jeanne-Claude Cherouvrier des Grassières, sa femme (1742); Louis-Anne Roger de Campagnolle, chevalier, seigneur de La Réauté et de Pommerieux (1742); Jean Cohon, seigneur du Parc, demeurant à Angers (1742); damoiselle Marie Le Roy, demeurant à sa terre de Cramaillé, en Miré, fille d'eustache- César Le Roy, chevalier, seigneur de Cramaillé, et de Jeanne Joubert (1745); Charles-Guillaume Bruneau de La Mérousière, curé de Noyant, petit-fils de noble homme Pierre Bruneau, sieur de La Mérousière, et de damoiselle Marguerite Guénivau (1745); Hyacinthe de Quatrebarbes, chevalier, seigneur d'argenton et de la Sionnière, mari d'anne Lemasson (1745); noble homme Nicolas Gaultier, sieur du Porage (1745); Bonaventure-Jean Avril, écuyer, seigneur de Montligon, en Beauce, et de Charnacé, en Anjou, lequel avait acquis cette dernière terre, moyennant 30,600 livres, de Charles-Étienne Maunoir, sieur du Port, par acte du 19 novembre 1733 (1745); Simon Doublard, écuyer, sieur du Vignau, correcteur en la chambre des comptes de Bretagne (1745); noble homme Urbain Pilastre, sieur de la Brardière, fils et unique héritier de feu Jean Pilastre de la Guillotais, propriétaire de partie du lieu de La Guimpelière (1745); Pierre-Clovis Brillet, chevalier, seigneur de Loiré, mari de Marie-Anne-Charlotte de Monplacé, héritière en partie de François de Monplacé et de N... de Sorhoette, propriétaire du lieu et métairie de la Haute-Esperonnière, en Miré (1745), etc. Papier de recette des rentes de La Gaullerie. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 23 pièces, papier Fief de la Gaullerie. Procurations données pour prestation de foi et hommage aux assises dudit fief: par René Anjubault de La Roche, juge du comté de Laval, propriétaire du lieu de La Rouaudière (1760); par damoiselle Françoise Le Roy du Haut-Tronchay (1760); par Charles Gaudicher, écuyer, conseiller au présidial d'angers, et son beau-frère le sieur Berault, écuyer, mari de Marie-Anne Gaudicher, lesdits sieurs et damoiselle Gaudicher enfants de Charles Gaudicher, qui était fils de François-Pascal Gaudicher, écuyer (1760); par Jeanne-Polixène du Bois de La Ferté, supérieure de la Visitation d'angers, Anne-Louise Subleau de La Mauvoisinière, assistante, Marie-Anne-Thérèze Normant, Catherine-Henriette de Crespy et Perrine-Euphrasie Ayrault, conseillères, agissant au nom de toute la communauté (1760); par Michel-Denis Amelot, chevalier, marquis de Chaillou et de Châteauneuf (1760); procédures entre le collège de La Flèche, d'une part, et Joseph Dubois de Vaujoye, lieutenant des Eaux et Forêts à Angers, et Jean-Baptiste du Tertre, seigneur de Sancé, d'autre, au sujet de droits de vente prétendus par le seigneur de Sancé ( ); aveu rendu par François Patry de Laubinière, négociant, ancien échevin de l'hôtel commun de Château-Gontier, pour le lieu et domaine de La Seuve, duquel domaine relevait le bois de La Seuve, qui appartenait à Jean-Baptiste du Tertre, seigneur de Sancé, et à Renée-Gabrielle Trochon, sa femme, par suite du partage des biens de la succession de feu Gabrielle Trochon, femme en premières noces de René Trochon, seigneur de La Chapelle, et en secondes, de Louis de Gencian, seigneur d'érigné, entre les sieur et dame de Sancé, d'une part, et Eustache-Émili de Gencian, femme séparée de biens de Jean-Jacques de Sainte-Marie, chevalier, seigneur d'agneaux, d'autre part (1760); éventilation fournie par Jean-Marie Gaudicher, écuyer, seigneur de Pincé, agissant pour dame Michelle Perrine Ollivier, veuve de Charles Gaudicher, écuyer, conseiller au présidial d'angers, du lieu closerie et fief de la Gourmandière en Brissarthe, acquis par ladite dame veuve Gaudicher du sieur Dubois en 1776 (1786). Remembrances des assises de La Gaullerie. Comparaissent: le sieur Hullin du Margat, propriétaire du lieu de Touvais, en Séronnes (1760); le sieur Lemercier du Tremblay, négociant, mari de demoiselle N... Pilastre, héritière d'urbain Pilastre de La Brardière, propriétaire du lieu de La Guimpelière (1760); demoiselle Renée Sanson, veuve dudit sieur Pilastre de La Brardière, demeurant en la maison seigneuriale de Soudon, en Cheffes (1760); Perrine Bouchard, fille majeure, héritière de M e Pierre Bouchard, notaire royal, et de damoiselle Marie de La Barre (1760); François-René Bescher, avocat au présidial de Château-Gonthier, fils et unique héritier de François-René Bescher, maître chirurgien et d'anne Geslin (1760); Joseph Joubert des Vaux, négociant à Château-Gontier, mari de Marie Seguin, héritière de feu Ambroise Seguin de la Chavinière (1760); Pierre Bruneau, sieur de La Mérouzière, lieutenant d'invalides, demeurant au bourg de Brissarthe <NOTE/1>C'était probablement le père de Jacques Bruneau de La Mérouzière, le célèbre et mystérieux chef de Chouans connu sous le nom de Monsieur Jacques<NOTE>, fils et héritier de Pierre Bruneau de La Mérouzière, propriétaire de la pièce de Champmaron en Brissarthe (1772); Augustin-Joseph-René Boucanlt, écuyer, seigneur de Melliant, mari de Marie-Anne de Quatrebarbes (1772), etc. H (Registre.) In-f, 140 feuillets, papier Fief de la Gaullerie. Livre terrier contenant les aveux et déclarations: de Marie-Thérèze-Françoise Anjubault de La Roche, veuve de messire Urbain-François Lefebvre d'argencé, dame de la terre et seigneurie de la Rouaudière (1786); de messire Marie Gaudicher, écuyer, seigneur de Princé, demeurant à la terre des Roches, en Morannes, procureur de Michelle-Perrine Ollivier, veuve de Charles Gaudicher (1786); de dame Barbe Hostier, veuve du sieur Pierre Bruneau de la Mérousière, en son vivant officier au régiment d'orléans, ladite dame demeurant au bourg de Brissarthe et tutrice de ses enfants mineurs (1786); d'aimée-antoinette de Roye de Charost, veuve de François-Alexandre Poisson, chevalier, seigneur de La Fautrière, fille et principale héritière de René de Roye, chevalier, seigneur de Charost, propriétaire d'héritages en Miré (1786); de demoiselle Renée Desnoes, veuve de

236 Pierre Aubry, demeurant au Bois-Germont, en Contigné, procuratrice de messire Bonaventure-Jean Gautier, écuyer, secrétaire du Roi, propriétaire du lieu de La Giffraye, en Brissarthe, qui lui avait été légué par messire Bonaventure- Jean Avril (1787); du couvent de la Visitation d'angers, dont les dignitaires étaient: Marie-Hyacinthe de Montécler, supérieure, Anne-(Modeste Ménage, assistante, Marie-Suzanne du Bois de La Ferté, Jeanne-Polixène du Bois de La Ferté, Marie-Éléonore de Penevert, conseillères (1786), etc. H (Registre.) In-f, 105 feuillets, papier Fief de la Gaullerie. Censif. Doivent: les héritiers de feu Jean Dalliboust, écuyer, sieur de la Rallerie, mari de damoiselle Marie Conseil, pour le lieu de la Rallerie, 4 sols; Jean Crosnier, curé de Brissarthe, pour une planche de vigne au clos de La Roche, 12 deniers; Urbain Gaudicher, écuyer, sieur d'aversé et de La Coutardière, pour 16 quartiers de taillis et une pièce de terre près La Coutardière, 1 sol 1 denier; le seigneur de Charnacé et de La Grifferaye, pour ledit lieu de La Grifferaye, 2 sols; le seigneur du Port-Bouju, demeurant à Juvardeil, et Geoffroi Courairye, pour leurs vignes de La Pillette, et les héritiers François Bertrand, pour un lopin de vigne au même lieu, 13 sols 1 denier; noble homme Gilles Bariller, sieur de la Jaille, mari de demoiselle Renée Genoil, demeurant à Angers, pour deux quartiers de pré à La Butte du Pré du champ du Fresne, en Châteauneuf, 6 sols 6 deniers; Guy Lasnier, seigneur de Contigné, pour son lieu et appartenances de Touvas, en Séronnes, 28 sols 8 deniers, etc. H (Registre.) In-f, 317 feuillets, papier Fief de la Gaullerie. Censif. Doivent: pour la Gourmandière: Charles Bedé (1691), 10 sols de service; pour le fief de La Guillerie en Brissarthe: le sieur marquis de Villars, capitaine au régiment des Gardes-Suisses, mari de N... Gaudicher, fille de feu Charles-Urbain Gaudicher (1691); les dames de la Visitation d'angers (1724), 18 sols de service; pour le lieu de la Gautellerie: Madeleine Lepreul, veuve Jacques Caillet, de Brissarthe (1691); les enfants mineurs de Nicolas Touplin qui avait acquis ce lieu des héritiers de René Avril de Pignerolles (1745), 7 sols 4 deniers de cens; pour les Champs-Marrons, en Brissarthe: noble homme N... Bruneau sieur de la Morousière, fils et héritier de Marguerite Guéniveau, veuve de noble homme Pierre Bruneau (1691); Pierre Bruneau (1742); Guillaume Bruneau (1745); Gilles Bruneau (1760), 5 sols de cens; pour vigne et taillis au clos de la Coisnerie en Contigné: Yves Bernard, sieur du Rocher de la Fosse, au lieu de Pierre de Girard, écuyer, sieur de Montortier et de Pierre Piau (1691); N... Bernard, sieur de La Fousse (1745), 12 sols 5 deniers de rente; pour une vigne au clos des Godelinières, en Miré: Pierre Balby, chapelain de la chapelle Sainte-Anne de Miré (1691); Jean du Tremblier, id. (1742); Marin-Jacques Jallet de la Vérouillère, curé de Miré, id. (1760), 18 deniers de cens; pour la pièce de terre de Pierre-Blanche, sise près Trouvoye, en Châteauneuf: François Doublard, sieur de la Bommerie (1691), 4 sols 4 deniers de cens; pour un champ au lieu des Cailletières, en Cherré: Charles de Villiers, écuyer, sieur de la Meninquière (1691), 20 deniers de cens, etc. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Fief de la Mainterie, en Parcé. Baillée, par Jean Escorce à Jean de la Maintrie, de Parc..., de 2 journaux de terre, en Parcé, au lieu appelé Montsoreau, au fief de l'abbé de Bellebranche, moyennant 5 sols de rente (1410). Déclarations rendues: par Guy Chaillon, prêtre, pour l'aistre du lieu de la Houssaye, dépendant de la chapelle Sainte-Catherine de Malicorne dont il était titulaire (1494 et 1513); par Guion Gauguelin et Jacquet Quetin, pour diverses pièces de terre (1521). Remembrances d'assises de la Mainterie. Comparaissent: Jean Châteauguer, de la Chapelle-d'Aligné (1408); Julien Lanceleur (1496); Charles Davoust, prêtre (1526); Gervais Coutellier (1526); Jean Védier (1527); Jean Haullin (1527), etc. Dans une de ces remembrances est transcrite une baillée à rente par Étienne, abbé de Bellebranche à Jean Nouel, de Parcé, d'une courtillerie nommée La Fousse, sise en ladite paroisse (1433). H (Liasse.) 13 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Fief de la Mainterie. Déclarations rendues pour divers héritages par: Jean Panchèvre (1562), Étienne Besnier (1562); Marie Daulnay, veuve de Jacques Chaillou (1562); Guillaume Panchèvre (1564); Jean et François Les Guinonds (1564); Pierre Caillerie (1609), etc. Remembrances d'assises de la Maintric Comparaissent: Mathurin Pintard (1528); Thomas Farcy, héritier de René Farcy (1562); Mahé Pleault (1533); Michel Fautras (1540); Madelon de Chémeré, maître ès arts, licencié ès droits, chapelain de Sainte-Catherine de Malicorne (1542), etc. Dans une de ces remembrances est transcrite une baillée à rente par Jean, abbé de Bellebranche, à Macé Robineau, Léonard Gauguelin et autres paroissiens de Parcé, de la closerie de La Fousse, en ladite paroisse (1542). H (Liasse.) 35 pièces, parchemin; 73 pièces, papier Fief de la Mainterie. Aveux et déclarations rendus pour divers héritages par: René Davoust (1616); Christophe Bourgeray (1616): la veuve Olivier Gausseuron (1616); Jean Bérard (1616); René Bertron (1616); Jean Bérard (1622); Charles Boudet (1628); Jean Allasseur (1628); Daniel Chevallier (1636); Louis Vidamour (1636); Augustin Paré, premier archer-huissier en la maréchaussée de La Flèche, époux de Marie Morabin, héritière en partie de M e Guillaume Morabin et de damoiselle Françoise Aveline (1675); Marguerit Chapillon, marchand à Malicorne (1675); Claude Leblanc, écuyer, sieur du Fresne, chapelain de Sainte-Catherine de Malicorne (1675); Jacques Faifeu, sieur de la Courbe, demeurant à La Flèche (1675); Marin Loppé, prêtre, recteur de Plédé en Bretagne (1680); Jacques Le Royer, écuyer, seigneur d'artezé, conseiller-secrétaire du Roi, demeurant en sa maison seigneuriale d'artezé (1709), etc. Baillée, par François Guion à Marguerit Chapillon, de

237 deux quartiers et demi de vigne, au clos du Chastelet, en Parcé, et de trois quartiers trois quarts aussi de vigne, au clos des Villières, en Artezé, le tout moyennant 18 livres de rente (1643). Remembrances des assises de la Mainterie. Comparaissent: Charles Guéhery, homme de labeur au lieu de la Gaulterie, en Parcé (1616); Jacquine Chauvellier, veuve Nicolas Busson (1616); Pierre Lenormand (1628); Brandelis de Morel, seigneur d'aubigny, principal héritier de René de Champagne, chevalier, seigneur baron de Bonnefontaine, La Roche-Simon, La Gilletière et Neuvillette (1655); Hiérôme du Fossay, écuyer, sieur de la Martinière, chapelain de Sainte-Catherine de Malicorne (1655); Jeanne d'anjou, veuve de feu Julien Moreau (1655), etc. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 10 pièces, papier Fief de la Mainterie. Charte de A. doyen, G. chantre, N. écolâtre, M. sous-doyen et G. cellerier du chapitre de Saint-Martin de Tours portant transaction entre ledit chapitre et les religieux de Bellebranche au sujet de masura de Monte Sorelli (Montsoreau) et de la justice qui en dépendait. Le chapitre prétendait avoir des droits sur cette masure, les religieux au contraire soutenaient qu'elle leur appartenait et qu'ils la tenaient de temps immémorial (a tempore a que non extat memoria) d'un don de Robert de Thorigné, chevalier, confirmé par son petit-fils, aussi nommé Robert de Thorigné. Pour couper court au débat, il est convenu entre les parties: que les religieux paieront chaque année au chapitre apud Parreceium (Parcé) une redevance de 5 sols pour ladite masure et 6 deniers pour la basse justice (parva justicia) qui leur restera; que le prévôt du chapitre aura la haute justice ainsi que mensuras bladi et vini et alia ad magnam villicationem pertinencia in masura supradicta; que les religieux auront omnes census sibi libere et quiete, et vendas, metarum positiones, et perticam ad terras mensurandas, et alia ad parvam justiciam pertinencia, usque ad decem solidos cenomanenses, et usque ad septem solidos et sex denarios ejusdem monete (1245). Baillée par Étienne, abbé de Bellebranche, à Jean Nail, d'une courtillerie nommée La Fousse, sise en Parce, moyennant 12 sols six deniers tournois du rente (1433). Vidimus par Jean Turgis et Gervais Pointeau, tabellions à Sablé, du testament d'olivette de Nocé, dame de Roussey, fait le 6 décembre 1442 et dont suivent les principales dispositions: «Et veil mon corps estre baillé à la sépulture de Sainte Église, laquelle je eslis en l'église de Saint-Martin de Sablé, près de feu mon sieur mari; et pour icelle cause, je donne et lesse à ladite église cinquante soulz tournois une fois paiez au curé et à la fabrice par moitié... Item, je donne et lesse aux églises de Monsieur Saint-Michel du Mont de la Tumbe, de Monsieur Saint-Julien du Mans, à Maison-Dieu de Couefort, à chacune d'icelles, 20 deniers tournois une foiz payez. Item aux églises de Nostre-Dame et Saint-Martin de Sablé, à Nostre-Dame de Coulombiers, à chacune cinq soulz tournois une foiz paiez, moitié aux curez et moitié aux fabrices. Item, je donne et lesse à Saint-Martin du Vueil Bellesme cinq soulz tournoiz une fois paiez. Item, je donne et lesse aux Maisons-Dieu de Couefort et des Ardans du Mans, à chacune une paire de draps, chacune de deux toilles. Item, je donne et lesse à la Maison-Dieu de Sablé une touaille neufve. Item, je donne et lesse à la fille de la femme Perrot Le Peletier, une paire de draps dougez de deux toilles et demie avecques le plus bel de mes tablers et une longière. Item, je donne et lesse à ma chamberière qui demeure à présent avecques moy ma cote simple. Item, je donne et lesse à la Corbeillone ma robe noyre qui est fourrée de blanc. Item, je donne et lesse à Guillaume Le Barbier une paire de draps de troys toilles. Item, je donne et lesse à ma filleule, la fille Tollemer, vingt soulz tournois de rente... Item, je veil et ordonne estre dit et célebré à touz jours mes par chacune sepmaine à tel jour comme je decederé de ceste vie, en l'église de Saint-Martin de Sablé, par le curé dudit lieu et ses successours, une messe pour le salut et remede de mon âme et de mes amys trespassez; et, pour ce faire, je donne et lesse audit curé de Saint-Martin et à ses successeurs perpetuellement à touz jours mes cent soulz tournois de rente perpetuel assis et assignez sur le lieu et appartenances de la Mainterie en la paroisse de Paressé... Item, je donne et lesse à Collette, femme de Guillaume Chanteau, une charge de froment et ung de mes chappeaulx de perles à sa fille. Item, je donne et lesse à la fabrice de l'église de Nostre-Dame de Coulombiers deux soulz tournois de rente... assignez sur ma terre de Courtailles. Item, je donne et lesse à la dame d'asnières ma robe de gris fourrée d'aigneaux. Item, je donne et lesse de la toille dougée que j'ay à l'église de Nostre-Dame de Sablé et de Saint Martin dudit lieu pour faire à chacune une paire de corporaulx. Item, je donne et lesse à Thomine qui demeure avecques moy cent soulz tournoiz une foiz paiez, avecques une paire de draps, une fouaille, une longière et ung oreiller, et veil qu'il lui soit fait faire une robe et un chapperon pour elle. Item, je donne et lesse à ma filleulle de Tesvalle mes matines. Item, à ma filleulle de Tesvalle mes matines. Item, à ma filleulle la fille de Jehan Bouchet, la plus grand de mes bources...» L'acte se termine par la désignation de Jehan Bouchet, Jehan Toilemer, Jehan de Tesvalles, chevalier, et Guillaume Le Barbier comme exécuteurs testamentaires (1431). Procédures entre les religieux de Bellebranche et les curés de Saint-Martin de Sablé, Jean Lebas et Guillaume Nepveu au sujet de la rente de 100 sols susdite léguée par la dame de Nocé (1477 et 1482). Baillée, par Jean, abbé de Bellebranche à Guy Herrouys, prêtre, Guyon Gauguelin et autres, de la closerie de La Fousse (1517). Accord entre noble homme Philippe de Foucques, prévôt de la prévôté d'anjou, membre dépendant des chapitre et abbaye de Saint-Martin de Tours, et les Jésuites de La Flèche, représentés par leur recteur Jacques de Saint-Rémy et leur procureur Jehan Foessy, au sujet des droits féodaux appartenant à ladite prévôté d'anjou sur le lieu de la Mainterie (1619). Remembrance des assises de la Mainterie pour l'année Comparaissent: Gabriel Desroches, curé d'artezé; Pierre Papillon, d'artezé; René Perard, bourgeois, mari de damoiselle Thérèse Turbillon, fille de feu François Turbillon et de Marie-Thérese Gorteau, de Noyon, etc. Terrier du même fief dressé en H (Liasse.) 8 pièces, parchemin Fief du Puy, à Joué-en-Charnie. Baillées: par les religieux de Bellebranche à Jehan du Puiz et à Agnès, sa femme, de la courtillerie de La Restière, en Joué, moyennant 12 sols 9 deniers de cens (1369); par Jean

238 Rouillé clerc, demeurant à Loué, à Jean Gillet et à Jean Le Roy, de Joué, des landes de La Raitière en Joué, contenant 10 journaux, moyennant 4 livres de rente (1493). Déclarations rendues au fief du Puy pour divers héritages: par Léger Roullié, prêtre (1400); Jean Brachu (1459); Jean Meslier (1460); cette déclaration est rendue à Jean, abbé de Bellebranche; Guillaume Jarry (1461), etc. H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 6 pièces, papier Fief du Puy. Déclarations rendues pour divers héritages par: Jean Dabart (1543); Catherine Vaigreville (1545); cette déclaration est rendue à Jean, abbé de Bellebranche; Pierre et Jeanne Les Mesliers (1545); Catherine et Jeanne Les Vidues (1588), etc. Remembrances des assises et papier censif du Puy. Comparants et débiteurs: Jean Ruillé (1510); Jean Montaubon (1520); Michel et Jean Houdry (1523); Jean Compaing (1540); Étienne Morchain (1547); Valérien Chevallier (1622); Jean Le Gros (1634), etc. H (Liasse.) 26 pièces, parchemin; 9 pièces, papier Fief du Puy. Déclarations rendues pour divers héritages par: François Lefebvre (1588); Suzanne Croyère (1588); Mathurin Meslier (1622); Laurent Challery (1622); Charles Leffray (1622); Jean Crié (1622); Jean Griffaton (1622); Marguerite Mussard (1628); René d'assé, chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, seigneur de Montfaucon (1634); Antoine Laigneau (1634), etc. Remembrances des assises du Puy. Comparaissen: Jean Coyer (1622); Henri Besnard, procureur de René d'urban, sieur d'aubigné et de La Cour-du-Bois (1640); noble René Mocquereau, sieur du Noyer, élu en l'élection du Mans (1634); noble René de La Reullière, sieur de La Guérinière, héritier principal de feu Michel Moriceau, sieur de La Patrie (1655), etc. H (Liasse.) 23 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Fief du Puy. Déclarations rendues pour divers héritages par: Michel Moriceau (1634); Julien Bouvier et Cécile Morchain, veuve de Jean Griffaton (1634); Michel de Rouez (1634); Christophe Fleuriau (1647); Jean Plessis, époux de Marie Griffaton (1647); Abel Servien, marquis de Sablé, seigneur du Bois- Dauphin (1654), etc. Remembrance d'assise, terrier et censif du Puy. Comparants et débiteurs: Mathurine Blondeau (1743); Alexandre Chenon, sieur du Boullay (1743); Louis-Eustache Chignard, de Brûlon (1787); demoiselle Mathurine Lefebvre, veuve de Jean Berthelot, d'izé (1787); Félix-Jean Lepelletier, curé d'asnières (1787); Marie Frezier, veuve de René Brossard, de Saint-Ouen (1787), etc. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Fief du Haut-Ecuré, aliàs Champagne, en Auvers-le-Hamon. Charte de Robert d'auvers (de Auvers) miles, par laquelle il donne à l'abbaye de Bellebranche une rente de 3 septiers de seigle pour son salut et pour le repos de l'âme de M., sa défunte femme, et une autre de 2 septiers, également de seigle, pour le repos de l'âme de Liziard, son frère, le tout à prendre sur ses moulins de Cutesson et de Mont Doon (1223); Charte de Maurice de Craon, seigneur de Sablé, sénéchal d'anjou, portant transaction entre les moines de Bellebranche et Robert d'auvers, au sujet du moulin de La Roche-sur-Erve (Rocha super Arvam), en Auvers, que Robert de Brolio, miles, avait donné à ladite abbaye. Les moines cèdent le moulin dont il s'agit au seigneur d'auvers, qui leur donne en échange 6 livres et demi tournois à prendre chaque année sur sa censive de Ove. Si Hamelin de Altanosia (Antenaise), nobilis vir, veut garantir ledit moulin audit Robert et échanger aux religieux les 6 livres et demie de cens, ce cens restera audit Robert et à ses héritiers (1246). Charte de Geoffroi, évêque du Mans et de Michel, évêque d'angers, portant transaction entre l'abbé de Bellebranche et Guillaume, abbé de La Roë, au sujet du coeur de Maurice de Craon que l'abbé de la Roë réclamait pour l'inhumer dans son monastère, suivant la volonté du défunt. L'abbé de Bellebranche, conseillé par ses moines, par Hamelin d'anthenaise et d'autres nobles personnages des environs de Sablé (de circa Sabolium), et l'abbé de La Roë, conseillé par le seigneur de Château-Gontier et plusieurs membres de la maison de Craon, s'en rapportent aux deux évêques, qui décident que le corps du sire de Craon après avoir reposé pendant un an dans l'abbaye de Bellebranche sera exhumé, afin que le coeur en soit extrait et remis, s'il existe encore intact, à l'abbé de la Roë; que si le coeur n'était plus intact, l'abbé de la Roë emporterait la tête du défunt vel ea que tunc de capite poterunt inveniri (1250); copie faite en 1851, par M. Bilard, archiviste de la Sarthe, d'après l'original existant alors à la bibliothèque de Château-Gontier, maintenant aux archives de la Mayenne (série H, fonds de la Roë). Don, par Jacquet de Ravigné, clerc de Poillé, à l'abbaye da Bellebranche, d'une maison sise audit lieu de Poillé (1351). Baillées par les moines de Bellebranche: à Jean Jodelais, de deux quartiers de gast qui soulaient être en vigne, sis en Auvers-le-Hamon, moyennant 4 sols de rente (1390); à Nicolas Dupont, de deux places de maisons, avec les mazerils et autres appartenances d'icelles, situées devant l'église d'auvers, moyennant 16 sols 4 deniers de rente (1396). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 34 pièces, papier Fief du Haut-Écuré. Quittance, par Jean Dermaille, châtelain et receveur de la châtellenie de Champagne, pour Jeanne de Beaumont, dame du Hommet, aux religieux de Bellebranche, d'une somme de 25 sols, pour droits de vente du contrat que firent lesdits religieux avec Thibault de Montrenon, d'une foi et hommage simple et 4 sols de service par an sur les hébergements, domaine et appartenances de Ruillé en Auvers, que possède Jean Lemaire, de Précigné (1408); Accord entre les religieux de Bellebranche et Jean Fontaine au sujet d'une rente de 2 boisseaux de seigle due à l'abbaye sur le lieu du Buisson, en Auvers, appartenant audit Fontaine (1457). Baillée, par les religieux de Bellebranche à Gervais Breteau, d'une place de moulin, chaussée et refoul, pré et terres labourables, le tout en un tenant, vulgairement nommé le moulin de Mondan, sis sur la rivière d'erve, en Auvers, à la charge par les

239 preneurs de payer chaque année une rente de 4 livres à l'abbaye et de faire édifier moulin, chaussée, portes et portineau en ladite place de moulin, dans un délai de 3 ans, et d'entretenir ces constructions de sorte que «ladite rente ne se puisse dépérir» (1488). Aveu rendu à Jean, abbé de Bellebranche, par Guillaume de Tessé, écuyer, seigneur de Saint-Loup, pour la terre et fief de Fresnay, en Auvers: il déclare ne devoir à raison de cette terre que la foi et hommage simples, et la bouche et les mains seulement (1505). Vente, par honorable homme et sage maître François Boullart, avocat à Sablé, et honnête femme Renée de La Fousse, sa femme, à noble homme Germain Thieslin, sieur de Monfroul, et à demoiselle Marie de Courtoux, sa femme, demeurant à Auvers, des lieux, domaines et seigneuries de Ruillé et des Hardières, en Auvers, moyennant 1,800 livres, et à la charge de les tenir des fiefs de l'abbaye de Bellebranche (1551). Offre de foi et hommage faite à l'abbaye de Bellebranche, à cause du fief de Champagne qui en dépend, par Renée Boullart, veuve d'honorable homme Michel Desbois, pour la terre et fief de Ruillé, en Auvers (1569). Vente, par honorable homme Eustache Guérin, de Poillé, à noble homme Pierre Thiellin, sieur de la Douse, demeurant au lieu seigneurial de Monfroul, en Auvers, et à noble damoiselle Françoise d'arganson, sa femme, d'un quartier de vigne appelé Richebourg, sis en Poillé, moyennant 45 livres (1571). Procédures entre les religieux de Bellebranche, d'une part, et les héritiers de Michel Veille et Jacques Le Clerc, seigneur marquis de Juigné, d'autre, au sujet d'un cens de 3 sols 1 denier sur un lieu sis au village de La Croix-Boullay, en Auvers ( ). Procuration de Jacques de La Roche, avocat à La Flèche, époux de Marie Desbois, à Étienne Bidault, pour le représenter aux assises de Bellebranche et prêter les foi et hommage dus pour le lieu de Ruillé, appartenant audit de La Roche (1582). Signification faite à la requête de Jean Bruneau, fermier général de Bellebranche, à Marin Chevreuil, demeurant à la métairie de La Forge, par laquelle il déclare qu'il veut percevoir le droit de rachat dû sur ledit lieu à cause du décès de damoiselle Jeanne de Tessé (1598). Sentence du présidial d'angers condamnant Charles Esnault, sieur d'aceline, conseiller au présidial du Mans, à payer la rente de 4 livres due à Bellebranche sur le moulin de Mondoul, en Auvers (1602). Aveux rendus: par damoiselle Renée Jarry, femme de François Begeon, écuyer, sieur de La Roche-Froissart, pour la terre et fief de Fresnay (1613); par Claude Jarry, écuyer, seigneur de Saint-Loup, pour le même fief de Fresnay (1613); par Françoise Esnault, veuve de Pierre Cousin, tutrice de ses enfants Jean et Jacques Cousin, pour le lieu de Ruillé (1619). Vente, par Jean de Saint-Remy, écuyer, sieur du Ronceray, demeurant en sa maison seigneuriale du Ronceray, en Auvers, à Michel Vielle, de la closerie de La Croix-Boullay, en Auvers, moyennant 400 livres (1621). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 41 pièces, papier Fief du Haut-Écuré. Offre de foi et hommage à Bellebranche par M. Jacques Cousin, pour le lieu de Ruillé dont il avait hérité de Jean Cousin, sieur de Ruillé, son aïeul (1624). Foi et hommage simples à frères Madelon Tullié, prieur, Jean Dauber, sous-prieur, Charles Le Tessier, procureur, et Antoine Chauveau, cellérier de Bellebranche, par Thomas du Hardas, chevalier, seigneur de Houssemaine, Coges, Richeforière, Fresnay et Saint-Loup, pour la seigneurie de Fresnay (1633). Sentence rendue par défaut aux assises des fiefs de Bellebranche contre René de Baraton, écuyer, seigneur de La Touche-Haramboué, et le condamnant à bailler déclaration des choses qu'il tient à La Touche-Marie (1637). Déclaration rendue à haute et puissante dame Marie Compain, veuve de René Le Clerc, chevalier, seigneur de Juigné, dame de la châtellenie de Champagne, par les religieux de Bellebranche, pour leur lieu du Haut-Escuré et les autres biens qu'ils possèdent relevant de ladite châtellenie (1638). Procédures entre Georges Le Clerc, chevalier, seigneur de Juigné et les religieux de Bellebranche, au sujet d'un droit de féodalité sur une pièce de terre appartenant à Denis Montauban (1639). Aveu rendu par Jacques Cousin, sieur de Ruillé, pour ledit lieu et seigneurie de Ruillé (1657). Autre aveu pour le même lieu par Pierre Cousin, héritier en partie du précédent (1666). Procuration par François de Greugelin, écuyer, sieur de La Guytière, propriétaire du lieu de La Bretoissière, demeurant au bourg d'auvers, à Pierre Le Couz, pour le représenter aux assises des fiefs de Bellebranche et le désavouer sujet desdits fiefs (1672). Rapport d'assignation donnée à Jean de Baraton, seigneur de La Touche- Aremboy, pour comparoir aux assises de Bellebranche (1672). H (Liasse.) 77 pièces, papier Fief du Haut-Écuré. Déclaration rendue par dom François Davazé, prieur de Bellebranche, à Jacques- Philippe de Girard, marquis de Charnacé, baron de Vaux et de La Blanchardière, seigneur du Plessis d'auvers, capitaine-lieutenant de la première et plus ancienne compagnie française des gardes du corps du Roi, pour 4 livres tournois de rente, auxquelles l'abbaye avait droit sur le moulin de Montdout, en Auvers (1673). Offre de foi et hommage à l'abbaye de Bellebranche par Jacques Sourdilles, écuyer, seigneur de Chambrezais, pour sa terre et fief de Fresnay, en Auvers (1699). Déclarations à la même abbaye: par Jacques Chevreau, prieur d'auvers, pour le moulin de La Roche (1714); par Jacques Le Royer, curé de Morannes, pour une maison, sise à La Croix-Boulay (1714). Procurations, pour se faire représenter aux assises de Bellebranche, données: par Marie Pinsonnet de Bellefonds, veuve de René-Pierre de La Planche, chevalier, seigneur de Ruillé, tutrice de ses enfants mineurs, à Guillaume de Champagné, chevalier, seigneur de Moiré (1747); par Jean Fronteau, curé d'auvers, à Jean Pioger, notaire audit lieu (1747); par Madeleine Métairie, veuve de Pierre Thoumin, sieur de La Motte, contrôleur au grenier à sel de Château-Gontier, propriétaire de la métairie de Ruillé, à Louis Chérouvrier, prêtre (1747). Remembrances d'assises et terrier du Haut-Écuré. Comparaissent: Guillaume Landeau, fermier du lieu de Vautorte, en Auvers (1747); Françoise Tripier, veuve de Guillaume Moyré, maître chirurgien (1747); Dom Jacques de Launay, prieur d'auvers (1747); Dom Louis-Remy Sarasin, religieux de La Couture, au Mans, procureur de Dom René-Julien Massey, prieur titulaire de Notre-Dame d'auvers-le-hamon (1777); François Vallot, sieur du Meny, bourgeois à Auvers, veuf de

240 Renée Jamin, qui était fille et héritière de feu René Jamin, notaire, ledit sieur Vallot, tuteur de ses enfants mineurs, propriétaires du fief et seigneurie de Ruillé, en Auvers (1777); Nicolas Pioger, praticien à Auvers, héritier en partie de feu Urbain Jamin, femme de Jean Pioger, notaire royal à Auvers (1787); Louis Jamin, curé d'auvers (1787), etc. H (Registre.) In-f, 493 feuillets, papier. XVIII e siècle. Censif des fiefs de La Mainterie, Le Puy, La Sansonnière, Beaumont et Le Haut-Écuré. Énumérations des titres au soutien de chaque mouvance. Les titres ainsi mentionnés sont: déclaration de Jean de La Coueffe, pour terre près de La Fosse Rabineau (1418); bail à cens consenti par les religieux de Bellebranche à Jean du Puy, de la closerie de La Raitière (1369); déclarations, pour le lieu de La Raitière, par: René d'assé (1634); Charles d'assé (1646); Félix-Jean Lepeltier (1787); donation par Liziard de Saulge aux religieux de Bellebranche, du lieu nommé Ecuré (vers 1175); donation par Yves Le Franc aux mêmes, de la métairie d'écuré (1219); donation par Robert d'auvers aux mêmes, de partie de la terre d'écuré (1222); ratification par Hamelin d'antenaise des dons faits à Bellebranche par ses prédécesseurs (1253); donation aux religieux de Bellebranche par Hamelin d'antenaise, de 30 sols tournois de rente (1271); donations aux mêmes, par Jean de Cutesson ou du Pont, de sa personne et de tous ses biens (1381); fondation, dans l'église de Bellebranche, d'une chapellenie pour laquelle Gazin Lesalle (Garin Lérable?) donne sa métairie de La Bigaudière (1294); transaction entre Henri de Bais et les religieux de Bellebranche (1337); transaction entre Jean de Boistesson et les mêmes (1387); acquêt fait par les religieux de Bellebranche de Maurille, seigneur de Saint-Loup, écuyer, de 4 livres tournois de rente sur l'ensemble de ses biens (1419), etc. H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 18 pièces, papier Fief de La Mercerie, en Juigné. Aveux rendus pour le lieu de La Bourelière, en Juigné, par: Guillaume de Vrigné (1400); Amaury de Vrigné (1417); noble homme Madelon Jarry, sieur de Vrigné et de La Panne: cet aveu est rendu en la maison abbatiale de Bellebranche, à l'abbé dudit lieu, Julio Alnarotto, ambassadeur du duc de Ferrare, près le roi de France, en présence de nobles hommes Jean Russon, sieur de La Ticoullaye et Jean Cassard, sieur de La Houssaye (1560); Pierre Jarry, écuyer, sieur de Vrigné, qui possédait en outre du chef d'anne Dupré, sa femme, le moulin de Merefontaine (1607); aveux rendus par les abbés et religieux de Bellebranche, pour La Mercerie et leurs autres possessions relevant de la châtellenie de Champagne, aux seigneurs de ladite châtellenie: Guillaume de Villiers (1436); damoiselle Anne de Villiers (1460); Jeanne Lebrionez, veuve de René de Maillé, seigneur de Brenart (1509). H (Liasse.) 15 pièces, parchemin; 17 pièces, papier Fief de La Mercerie. Aveux rendus, pour divers héritages par: Jacques Ballon (1622); Jean Chaudemanche (1622); François Douet, curé de Juigné (1622); Gilles Girard, marchand à Fontenay (1628), etc. Aveu rendu par les Jésuites de La Flèche, pour le lieu de La Mercerie, à Marie Compin, veuve de René Le Clerc, chevalier, seigneur de Juigné, dame de la châtellenie de Champagne (1635). Remembrances des assises de La Mercerie. Comparaissent: Renée Ory, veuve de Jean Jamin, sieur de La Patorie, demeurant à Sablé (1655); Jean Thieslin, seigneur de Villeneuve (1625); Simon Burelle (1625), etc. H (Liasse.) 15 pièces, parchemin; 36 pièces, papier Fief de La Mercerie. Assignation donnée, à la requête des Jésuites de La Flèche, à Pierre Jarry, écuyer, seigneur de Vrigné, pour comparaître au présidial de La Flèche, afin de s'entendre condamner à prêter les foi et hommage qu'il doit au fief de La Mercerie, à raison du lieu et fief de La Bourrelière (1637). Offre de foi et hommage par Gabriel Varenne, mari de damoiselle Philippe Cormeray, héritière en partie, par bénéfice d'inventaire, de feu Anne du Pré, dame de Vrigné, pour le lieu de La Bourrelière, dépendant de la terre de Vrigné (1646). Lettre missive de M. Amys, assesseur civil et criminel au présidial de Château-Contier, au procureur du collège de La Flèche, pour l'engager à différer de se faire payer le rachat dudit collège par le fief de La Mercerie, à raison du lieu de La Bourrelière, qui, après avoir appartenu à feu Pierre Jarry de Vrigné, était devenu la propriété d'anne Dupré, sa veuve, par suite d'un arrangement intervenu entre celle-ci et les MM. de Milon, héritiers de son mari; Anne Dupré était décédée elle-même, laissant pour principale héritière damoiselle Marie de La Renardière, qui devait prendre le voile chez les Ursulines de Château-Gontier (1647). Acquèt, par Georges Le Clerc, chevalier, seigneur de Juigné, Verdelle, Champagne, etc., de Gabriel Amys, lieutenant particulier criminel au présidial de Château-Gontier, ayant les droits de Noël de Masseilles, écuyer, sieur de La Gautrais, et de damoiselle Anne Dupré, sa femme, héritière, pour un tiers, aux deux parts de la succession paternelle de feu Anne Dupré, veuve de Pierre Jarry, sieur de Vrigné, de tous les droits que ledit Amys avait et pouvait avoir sur la terre de Vrigné, moyennant la somme de 2,481 livres 13 sols 1 denier (1650). Foi et hommage par noble homme Pierre Thion, conseiller maître des requêtes de la Reine, sieur de La Verrouillère, au nom et comme ayant charge de Renée Ory, veuve de noble Jean Jamin, sieur de La Patrie, laquelle avait acquis le lieu de La Bourelière d'antoine du Bellay, seigneur de La Courbe, par contrat du 2 mai 1652 (1652). Offre de foi et hommage, pour le même lieu de La Bourelière, par damoiselle Françoise Choisnet, veuve de noble René Jarry, écuyer, sieur de La Cessière et de Pelletrée, tutrice de ses enfants mineurs (1673). Remembrances des assises de La Mercerie. Comparaissent: Jacques Le Clerc, chevalier, seigneur marquis de Juigné (1685); Jacques Gourreau, écuyer, sieur de La Blanchardière, conseiller au présidial d'angers, propriétaire du lieu de La Bourelière (1685); Pierre Cornuel, curé d'avoise (1685); Nicolas François Trotté, avocat au présidial du Mans, propriétaire du lieu de

241 La Bourelière (1754); Pierre Trotté de Maisonneuve, capitaine d'infanterie, demeurant au bourg de Juigné, idem (1787), etc. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Fief de La Moinerie, en Épineu-le-Séguin, Ballée, Chémeré et paroisses circonvoisines. Charte d'yves Le Franc, chevalier (Yvo Francus, miles), par laquelle il confirme: 1 le don que Hamelin Le Franc avait fait à l'abbaye de Bellebranche, où il avait élu sa sépulture, d'une rente de 10 livres tournois sur ses moulins des Prés (de Pratis), en Saulage (in Saline), pour la célébration de son anniversaire; 2 un autre don de 60 sols tournois que Savari d'antenaise leur avait octroyé sur le moulin de Ballée (de Balac) (1265). Charte de l'official du Mans, homologuant la précédente (1265). Ventes aux moines de Bellebranche: par Denise La Gautière, de Ballée (Balaye), de 2 sols de rente sur tous ses biens, moyennant 20 sols (1304); par Guillaume Boutin, de Chémeré, de 10 sols de rente sur ses biens, moyennant 100 sols (1331); par Gervais Ermé, de 10 sols et un septier de froment de rente, moyennant 11 livres (1332), etc. H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Fief de La Moinerie. Don aux religieux de Bellebranche par Jamet Descrées, de Saulges, de sa personne et de tous ses biens, pour être participant aux bienfaits de l'abbaye et ensépulturé en icelle (1344). Ventes aux mêmes: par Colin Blin, de Saulge, de 8 sols tournois de rente sur ses biens, moyennant 4 flourins d'or «dou coing dou roy Jehan» (1359); par Colin Gaumoussu, de la ville de Chémeré-le-Roi, de 12 sols tournois de rente sur ses biens, moyennant 6 livres tournois «monnaye courant, flourin d'or à l'escu dou coing dou Roy Jehan» (1360). Baillée, par lesdits religieux, Regnault Challes, de Chémeré, d'un quartier de vigne, en Chémeré, moyennant 5 sols de rente (1365). Abandon aux mêmes, par Jeanne La Galerne, veuve de Gervais Tholemer «de Saint Syphorien en Champaigne» d'une pièce de terre de «saiz» journaux sise à L'Ommel de Mont-Feillou, en Épineu-le-Chevreuil, et de 3 hommées de pré sur la rivière de Vaiges, à la condition de demeurer quitte et déchargée d'une rente de 40 sols qu'elle devait à l'abbaye (1369). Aveux rendus: à Bellebranche par Jean de La Rivière, pour le lieu de La Girardière (1375); à noble homme Fouquet de Villers, seigneur de Villiers de Vaiges, par Colin Broucier, pour un journal de terre en l'ouche Pigualle (1380). Baillée, par Jean, sire de Landevy, de Montjean et de Chémeré-le-Roi, et Marguerite de La Macheferrière, sa femme, à Geoffrey Brétignolles, de Saulge, de l'hébergement de Prez, des moulins à blé et à tan du même nom, sis sur la rivière d'erve, en Saulge, et du droit de passage sur ladite rivière, entre les moulins de Prez et celui du Rousson, le tout moyennant 10 livres 19 sols de rente (1395). H (Liasse.) 15 pièces, parchemin; 8 pièces, papier Fief de La Moinerie. Remembrance des assises de La Moinerie, contenant des aveux rendus: à madame Colette de Locé, veuve de Fouquet de Villiers (Vilers), garde noble de ses enfants mineurs, par Jean Pinel, pour une rente de 3 septiers de seigle dont il jouissait sur une pièce de terre, sise en Chémeré, nommée l'ouche du Noyer; pour la pièce de terre du Chesne-Creux, et l'hébergement de La Painière ou de La Peynière (1407); à la même, par Perrot Frotard, pour le lieu de La Follevayrie (1408); à Jean Rocher, abbé de Bellebranche, par Jean Le Bigot, pour une vigne au clos des Rochers (1434); à Jean, abbé de Bellebranche, par Collin Le Roi, pour le lieu de La Follevayrie et de La Sensie (1461); à Jean, abbé de Bellebranche, par Mathurin de Sumeraine, écuyer, pour le lieu de La Piasserie (Placerie) (1461); à Gervais, abbé de Bellebranche, par Ambroise de La Ligerie, pour la courtillerie de La Petite-Foliardière (1449); au même, par Hamon Chetelier, pour 6 journaux de terre, nommés La Girardière (1448); à l'abbé et aux religieux de Bellebranche, par Jehan de Thévalles, chevalier, pour une hommée de pré longeant le chemin de Rousson et la rivière d'erve (1458), etc. Autres aveux, rendus à noble homme Jean de La Rivière, seigneur de La Rivière, par Guillaume Juliot, prieur de Chémeré, pour la courtillerie de La Rideraye, en Saulge (1405); à Colette de Locé, dame de Villiers, par Jean de La Ligerie, pour La Petite-Foliardière (1410); à l'abbé et aux religieux de Bellebranche, par Jean de La Chételerie, pour le lieu de La Chételerie (1411); à Guy de Laval, seigneur de Chémeré, à cause de sa femme, par Colette de Locé, pour le fief de Villiers (1413). Acquêts par les religieux de Bellebranche: de Jean Garnier, écuyer, seigneur de La Peulouère, et de Jeanne de La Rivière, sa femme, de 7 sols de cens sur la courtillerie du Rideray, en Saulge, moyennant 17 saluts d'or (1432); de Guillaume Roussigneul, seigneur de Changé, et Louis Roussigneul, son frère, d'une rente inféodée de 4 livres 2 sols 6 deniers, due par le seigneur de Vaucené, et qui avait appartenu précédemment à Hamelin Roussigneul, père des vendeurs (1436); de Jean Sibel, écuyer, seigneur de Launoy, des foi et hommage du lieu de La Cruchette, en Saulge, moyennant 2 septiers de seigle estimés à 8 réaux d'or (1438). Transaction entre Lancelot de Feschal, seigneur de Chémeré et les religieux de Bellebranche, au sujet de la rente de 35 livres et de 2 septiers de seigle due à l'abbaye par les seigneurs de Chémeré (1445). H (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Fief de La Moinerie. Aveux rendus: à Gervais, abbé de Bellebranche, par Colin Le Roi, pour le lieu de la Petite Folleverye (1451); à Jean, abbé de Bellebranche, par Hamon Chetelier, pour 3 journaux de terre situés entre le chemin Renais et le chemin de Chémeré à La Bazouge (1453); à Jean Rochier, abbé de Bellebranche, par Jean Le Bigot, pour 7 hommées de vigne au clos des Roches (1454); à l'abbé de Bellebranche, par Pierre de Surmeraine, seigneur de Surmeraine, pour le lieu de la Piacerie (1457); à Jean, abbé de Bellebranche, par Guillaume de Saimesmes, écuyer, pour le lieu de La Pironnais (1459); à Jean, abbé de Bellebranche, par Jean Pinel, écuyer, seigneur de Francières, pour des biens au clos du Noyer (1460); à Jean, abbé de Bellebranche, par Mathurin de

242 Sumeraine, écuyer, pour le lieu de la Piacerie (1461); à René de Feschal, écuyer, seigneur de Lespinay et de Chémeré, par Jean Hubert, pour le lieu du Bois-Robert (1461); à Jean, abbé de Bellebranche, par Marguerite de la Rivière, veuve de Maître Jean Juliot, pour le lieu de la Girardière (1462); à Jean, abbé de Bellebranche, par Jean Le Bigot, pour le fief Fortin (1463). Transaction entre Jean, abbé de Bellebranche, bachelier en théologie et étudiant en l'université d'angers, et Jean Lescuier, au sujet d'un cens de 12 sols 11 deniers sur le lieu du Gast, en Saulge (1458). Sentence de Jehan Fournier, seigneur de La Guérinière, juge ordinaire du Mans, rendue sur une contestation entre Pierre de Beaumenoir, qui avait repris l'instance de feu Guillemette de Villiers, et les religieux de Bellebranche, au sujet de droits féodaux réclamés par ceux-ci sur une pièce de terre, en Saulge (1466). Remembrances des assises de la Moinerie et des fiefs de Chémere appartenant à Bellebranche. Comparaissent: Jean Tardivel, curé de Gastines (1460); les frères de la confrérie de Notre-Dame-de-Chémeré (1461); Jean Bouvier, propriétaire du lieu du Verger, en Chémeré (1462); noble homme maître Étienne de Thévalles, licencié ès lois sieur de Boullié, curateur de Jean et Emar de Thévalles, écuyers, enfants mineurs de feu Emar de Thévalles, chevalier, seigneur dudit lieu (sans date); noble homme Jean de Thévalles, sieur dudit lieu, représenté par René de Malleville, écuyer, son curateur (1521); Pierre de Beaumenoir, héritier de Guillemette de Villiers, et père de Jean de Beaumenoir (1468), etc. H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 14 pièces, papier Fief de La Moinerie. Aveux rendus: à l'abbé et au couvent de Bellebranche par Guillaume de Rezeau à cause de Jeanne de Pincé, sa femme, pour la métairie des Saullais, en La Bazouge-de-Chémeré (1475); à Jean- Baptiste de Banseny, abbé de Bellebranche, par Gilles du Tertre, fils aîné et principal héritier de feu Étienne du Tertre, pour le lieu de Fontenay, en Saulge (1578); à Jean, abbé de Bellebranche, par Marie Girays, veuve de Guillaume Arondeau pour le lieu de la Paynière, en la Bazouge (1481); à l'abbé de Bellebranche, par René de la Ligerie, pour le lieu de La Petite-Foliardière (1481); à Jean, abbé de Bellebranche, par Marie Pinel, veuve de Louis de Montécler, en son vivant seigneur de Franières, pour une rente de 3 septiers de seigle due par Jean, seigneur d'aubigné, sur des héritages sis au-dessous de la chaussée de l'étang de la Hersavenière (1484); au fief d'avoiselles, par les religieux de Bellebranche, pour une rente de 60 sols qu'ils possédaient sur le lieu de La Guischardière (1485); à Jean, abbé de Bellebranche, par Étienne Frotard, pour les terres, prés et fief de Cesnières, en Chémeré (1496); à la châtellenie de Chémeré, par Macé et Geoffroi Lescuier, Guillaume Busson, mari de Cécile Lescuier et autres, pour le moulin des Prés (1496; copie faite en 1622, d'après l'original alors existant au trésor de la châtellenie de Chémeré, lequel trésor était au château du Coudray, en Saint-Denis du Maine); à Jean, abbé de Bellebranche, par Mathurin de Sumeraine pour le lieu de la Piacerie (1496); à Jean, abbé de Bellebranche, par Jean Guérin, pour un journal de terre à l'ouche Pigale (1498). Procuration de Mahée de Lorière, veuve de Gervais Peliczon, demeurant au bourg de Mareil, à Macé Cyreu et à Gervais Nepvou, pour prêter foi et hommage en son nom à Jean, abbé de Bellebranche, à cause du lieu de la Patenoe, sis en la Bazouge et en Saint-Georges-le-Feschal (1481). Remembrances des assises de La Moinerie et des fiefs de Chémeré appartenant à Bellebranche. Comparaissent: Jean de La Roche, écuyer, sieur dudit lieu (1471); Jean Lescuyer, propriétaire du lieu du Cast (1478); Jean Lévesque, curé de Chémeré (1481); Hector de Servon, seigneur des Arcis (1481); Bernard de La Roche, chapelain de la chapelle Saint-Célerin de La Bazouge (1483); Guyon de Saymesmes (1483); Jean d'aubigné, écuyer, seigneur dudit lieu et de La Hersavenière (1491); Raoullet Le Marouiller, propriétaire du lieu de La Painière (1492); Jean Juliot, écuyer, sieur de La Rivière, propriétaire du lieu de La Girardière (1497), etc. Papier censif des mêmes fiefs. H (Liasse.) 19 pièces, parchemin; 27 pièces, papier Fief de La Moincrie. Aveux rendus: à Jean, abbé de Bellebranche, par Jeanne Cyreu, pour partie du lieu de La Nouerie, en Saint-Georges-le-Feschal (1511); à Jean, abbé de Bellebranche, par Thomas Frotard, pour le fief des Cesnières (1520); à Jean, abbé de Bellebranche, par Georges Le Bigot, pour le fief Fortin (1524); à Jean, abbé de Bellebranche, par Jeanne Cyreu, pour partie du lieu de La Nouerye (1529); à Félix de Choursses, seigneur de Malicorne, Chémeré-le-Roi, Saulge et La Bazouge, par Jehan de Crespy, écuyer, mari de Jehanne du Moullinet, fille de maître Jacques du Moullinet, pour le lieu de Boisrobert et le moulin de Dorin (1531); à Jean, abbé de Bellebranche, par Jean Guyerin, pour l'ouche-pigalle (1532); à Madelon de Choursses, chevalier, seigneur de Chémeré, Saulge et La Bazouge par Mathurin Fardeau, pour partie du lieu de La Girardière (1535). Procurations: de noble femme Anne de Launay, veuve de Jean Juliot, seigneur de La Rivière, garde noble de ses enfants mineurs, à Jean Guérin et autres, pour prêter foi et hommage en son nom à Jean du Mesnil, abbé de Bellebranche, pour le lieu de La Girardière (1504); de Guillaume de Sumeraine, écuyer, à Denis Girard, pour prêter foi et hommage en son nom à l'abbé de Bellebranche, pour le lieu et domaine de la Piacerie (1513). Sentence du sénéchal des fiefs de Bellebranche en Chémeré maintenant, contre les prétentions de frère Christophe de Brosse, prieur de Chémeré, ladite abbaye de Bellebranche en possession de ses droits féodaux sur la terre des Riderayes (1504). Sentence de Jehan de Boesseel, juge ordinaire de Laval, sur contestation entre les religieux de Bellebranche, d'une part, et Jean Dandeau, Jean Daulaines, métayer, et Aymard d'aubigné, écuyer, sieur de La Hersavenière et de La Métairie, au sujet d'une rente de 3 septiers de seigle, 36 boisseaux d'avoine et 36 sols tournois due à Bellebranche sur lesdits lieux (1530). Remembrances des assises et censifs de La Moinerie et des autres fiefs appartenant à Bellebranche, en Chémeré. Comparants et débiteurs: noble homme Jean d'aubigné, écuyer, seigneur dudit lieu, se faisant fort de son fils François d'aubigné (1500); Jehan Rousseau, de Laval, propriétaire du lieu de la Pillavenière, en La Bazouge (1501); noble homme Jehan de La Lande, sieur de Beauvais (?) (1505); Émar de Thévalles, chevalier, propriétaire du lieu du

243 Verger (1506); Guillaume de Montalembert, à cause de Marie sa femme, propriétaire du lieu de la Paynière (1511); Mathurin de La Ligerie, sieur dudit lieu et de La Petite-Foliardière (1513); Guyon Le Melle, écuyer, sieur de La Girardière (1513); Étienne de Thévalles, licencié ès lois, seigneur de Bouillé, curateur de Jean et Émar de Thévalles, enfants de feu Émar de Thévalles, chevalier (1513); noble homme Jean de Cordon, sieur de Montguyon (1525); Bertrand de Gillié, mari d'yvonne, fille de feu Pierre Ragaigne, propriétaire de biens à La Pironnais (1528); noble homme Émar d'aubigné (1528); Étienne Piné, curé de Chémeré (1529); damoiselle Françoise de La Barre, propriétaire de biens près La Folvayrie (1529); noble homme Jean de La Ligerie (1529); honnête homme Pierre de Montalembert, marchand à Laval, fils de feu Guillaume de Montalembert et de Marie de Marouiller, propriétaire du lieu de La Paynière (1530); messire Jean de Lespine, propriétaire de La Lande (1533); noble homme Léonard de Sumeraine, seigneur de La Piacerie (1537); noble homme Julien d'abatant, sieur des Pins (1538) etc. Tables. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 27 pièces, papier Fief de La Moinerie. Aveux rendus aux religieux de Bellebranche par Julien Tulleau, mari de Jeanne Hardouin, et, à cause d'elle, seigneur en partie du lieu de La Raineraye (1618); aux mêmes, par Guyonne Le Faucheux, veuve de Claude Perret, et les autres enfants et héritiers de feu Pierre Le Faucheux, pour le lieu de La Girardière (1618); aux mêmes, par François Guérin, curé de Saint-Martin de Gastines, pour la métairie de La Cruchette (1622); aux Jésuites de La Flèche, par Blaise Gillié, pour le lieu de La Chétellerie (1622). Offre de foi et hommage par Michel Le Roi, comme procureur spécial de Guy du Bellay, chevalier, sieur des Courbes (1618). Foi et hommage simples par Hélie de La Cour, fils et unique héritier de feu Hardouine Fournier, fille de feu Antoine Fournier et de Catherine Pittard, pour partie du lieu de La Reneraye (1620). Remembrances d'assises et censif de La Moinerie. Comparants et débiteurs: Jeanne Charlot, veuve de noble Pierre de Champhuon, en son vivant juge royal à Laval, propriétaire du lieu de La Hersavenière (1622); Julien Jourdan, curé de Chémeré (1622); Rolland de Bouessel, seigneur du lieu de La Petite-Foliardière (1611); François Le Clerc, sieur du Flécheray, propriétaire du lieu de La Placerie (1617); Jacques de Launay, écuyer, demeurant à Laval, seigneur des Saulais, en La Bazouge (1616); Denis Le Blanc, seigneur de la Petite Folvairie (1612), etc. H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 23 pièces, papier Fief de La Moinerie. Sentences de la justice de Chémeré et du présidial du Mans confirmant les droits féodaux de Bellebranche sur le lieu de la Hersavenière et sur partie du lieu de La Cheulottière, appartenant, par suite d'acquêt, à Jeanne Charlot, veuve de noble maître Pierre de Champhuon (1624 et 1626). Procès-verbal de réquisition faite par Pierre Gombert, curé de La Bazouge-de-Chémeré, fermier des rentes de La Moinerie, de 3 boisseaux de seigle dus par le lieu de La Loizillière, appartenant à Andrée Triboueil, veuve de François Pelerin (1626). Remembrances des assises de La Moinerie. Comparaissent: damoiselle Charlotte de Chivré, veuve de Pierre du Coudray, Mathieu Forget et Jean Le Roy, propriétaires du lieu de la Grande-Folvairie (1622); noble homme Michel Molland, conseiller en l'élection de Laval, héritier de feu Julien Molland, sieur de La Lande, son père (1628); honorable homme François Cerneau, sieur de La Guettelière, docteur en médecine, mari de Marguerite Moraine, et Mathurin Janin, sieur de La Fontenelle, mari d'anne Moraine (1628); honorable homme Pierre Rivault, sieur de Fleurance, fils aîné et principal héritier de feu Jean Rivault, sieur de La Clémencerie, propriétaire de biens au lieu de La Paynière (1628), etc. H (Liasse.) 28 pièces, parchemin; 46 pièces, papier Fief de La Moinerie. Aveux rendus aux Jésuites de La Flèche: par Jacques Marest, sieur d'abatant, pour 3 pièces de terre nommées Les Orideaux (1628); par Christophe Perdrix, curé de Gastines, pôur le Pré-Rond, dépendant du lieu de La Cruchette (1628); par Pierre Martin, mari de Catherine Jourdan, pour partie du lieu et métairie de Château-Chapon, en Chémeré (1628); par Jean Heaumé, pour la métairie de La Girardière (1628); par François Le Roy, pour partie du lieu de La Painière (1628); par Marin Garot, pour le lieu du Verger (1628); par Julienne Le Nain, veuve de Roland de Boessel, sieur de La Gallesnière, propriétaire du lieu seigneurial de La Forge, pour la closerie de La Foliardière (1629); par Anselme Ernault, sieur de la terre et seigneurie de Montguion, pour une maison au lieu de Fontenay, en Saulge (1635); par Germain Boisard, pour le Pré Grenoille ou des Grenouilles, près le bourg de La Bazouge (1635). Copie du bail à ferme consenti par Radegonde des Rotours, dame de La Feillée et de Chémeré, demeurant en son château du Couldray en Saint-Denis-du-Maine, à Jean Chasseray, du moulin de La Bazouge-de-Chémeré, moyennant 260 livres par an (1627). Acquêt fait par Jean Heaulmé, sieur de La Chaboulière, demeurant au lieu de La Girardière, en Chémeré, d'ambroise Gillié, fils aîné et principal héritier de feu Blaise Gillié, du fief et seigneurie de La Chétellerie (1628). Sentence des Requêtes du Palais adjugeant par dévolution et dépied de fief, le fief de La Chétellerie aux Jésuites de La Flèche, à cause de leur seigneurie de La Moinerie (1630). Titre nouveau consenti par Urbain de Maillé-Brézé, marquis de Brézé, seigneur de Milly, Thévalles, etc., maréchal de France, de la rente de 11 livres 10 sols, autrefois léguée à Bellebranche par les seigneurs de Thévalles sur le moulin des Prez, en Saulge (1636). Remembrances des assises de La Moinerie. Comparaissent: Mathurin Pointel, écuyer, sieur du Boullay (1628); Pierre Breuneau, prêtre (1628); René Jourdan, propriétaire de la Haie-Richard (1628), etc. Tables. H (Liasse.) 20 pièces, parchemin; 39 pièces, papier Fief de La Moinerie. Aveux rendus aux Jésuites de La Flèche: par Guillaume Prillié, pour un lieu au village de La Pironnais (1644); par M e Simon Boudaire, chirurgien, pour le lieu du Cast, en Saulge (1644); par

244 Joachin Le Blanc et Louis Benoist, mari de Renée Le Blanc, pour le lieu de La Petite-Folvairie; par Mathurin Bellair, mari de Guyonne Heaulmé, René Roullin, mari de Gabrielle Heaulmé et René Prillé, mari de Jacquine Heaulmé, pour la métairie de La Girardière (1644); par M e Martin Raison, sénéchal de Chémeré, pour le lieu de La Painière (1644); par Olivier Guichard, sieur du Poirier-Rousset, marchand, pour le lieu de La Pironnais (1644); par François Gouesse, écuyer, sieur des Prez, pour les deux tiers du lieu de La Hersavenière (1644). Offres de foi et hommage pour le lieu de La Placerie, par Pierre Rahier, sieur du Chesnay, prêtre à Laval, fils et héritier portionnaire de Gervais Rahier, sieur du Garoulay et de Renée Le Clerc, par représentation desquels ledit Pierre Rahier et ses frères et soeurs sont héritiers pour un sixième de François Le Clerc, sieur du Flécheray (1646); pour partie du lieu de La Grande-Pilavenière, par noble homme M e Jacques Cazet, président au grenier à sel de Laval, mari de damoiselle Françoise Mollant, tant en son nom qu'au nom de ses cohéritiers, enfants de noble Maître Michel Mollant et de damoiselle Françoise Rebuffé, sieur et dame de la Chauvière (1649). Vente, par noble Jacques Marest, sieur d'abattant, à Guillaume Cornuau, sieur des Planches, demeurant à Laval, de la métairie du Pré, en Saint-Georges le Feschal, que ledit sieur d'abattant tenait de la succession de Jacques Marest et de damoiselle Mathurine Cazet, ses père et mère (1637). Transaction entre les Jésuites et Jean Heaumé, sieur de La Chabullière, par laquelle ledit Heaumé consent au dépied du fief de La Chétellerie et à sa réunion au fief de La Moinerie (1637). Vente par René Bienvenu, sieur du Bois-Chauvin, notaire à La Bazouge-de-Chémeré à Jeanne Le Duc, veuve d'antoine Aveneau, sieur de La Gransière, de la closerie de Bois-Chauvin, en Chémeré, et d'une rente de 40 sols sur une pièce de terre nommée La Maladrie, le tout moyennant 1,300 livres (1660). Sentence du siège de Chémeré, condamnant noble homme Jean de La Porte à payer les arrérages de 10 sols de devoir qu'il devait sur son lieu de Fontenay, en Saulge, au fief de La Moinerie (1661). Remembrances des assises dudit fief. Comparaissent: Valentin de La Porte, président en l'élection de Laval, propriétaire du lieu de La Pironnais (1635); François Le Maistre, mari de damoiselle Louise de Boissel et, à cause d'elle, héritier en partie de feu Julienne Le Nain, veuve de Rolland de Boissel, sieur de La Gallainière, propriétaire de biens sis au lieu de La Fueillardière, en Saulge (1644); François Gouesse, écuyer, sieur des Prez (1644), etc. H (Liasse.) 28 pièces, parchemin; 27 pièces, papier Fief de La Moinerie. Aveux rendus aux Jésuites de La Flèche: par Guillaume Le Duc, sieur de La Pironnais, pour 32 livres 12 sols de rente qu'il a droit de prendre sur la métairie de La Pironnais (1671); par Pierre Quéruau, prêtre habitué à Laval, pour biens sis au lieu de La Maisonneuve, en Saulge (1671); par Jeanne Le Duc, veuve d'antoine Aveneau, sieur de La Gransière, pour la métairie des Riderais, en Saulge (1671); par Mathurin Coignard, prêtre chapelain de la chapelle autrefois fondée en l'église de Chémeré par Jean Prudhomme, pour un jardin nommé la Petite-Vigne (1671); par Valentin de La Porte, président en l'élection de Laval, mari de damoiselle Renée de Maignan, pour des biens sis au lieu de La Pironnais (1671); par Pierre Le Maignan, sieur de la Thébaudière, fils et héritier de feu Pierre Le Maignan sieur de La Paumardière, demeurant au bourg de Bazougers, pour le pré de la Noë de Marpallu et 3 journaux de la pièce des Sablonnières, en La Bazouge de Chémeré (1673). Baillée par Jean Le Duc, sieur de La Grandmaison, à René Lebreton, du lieu de La Pironnais, moyennant 44 livres de rente (1670). Titre nouveau, consenti par Pierre Guédon et Jean Oger, de la rente foncière de 3 boisseaux de seigle due à La Moinerie, sur les lieux de La Grande-Godeliniére, de Lécrosnerie et de La Chaillotière (1672). H (Liasse.) 13 pièces, parchemin; 37 pièces, papier Fief de La Moinerie. Aveux rendus aux Jésuites de La Flèche: par François Viel, sieur de Rochebert, marchand à Laval, pour la métairie des Saulais en La Bazouge de Chéméré (1674); par René Simon et Jacquine Heaulmé, sa femme, pour partie du lieu de La Girardière (1674); par Mathurin Bellair, fils et héritier de Guyonne Heaulmé, pour une autre partie du même lieu (1674); par Étienne Bodère, marchand à Épineu-le-Chevreuil, pour le lieu du Cast, en Saulge (1674); par René Viel, curé de Saint-Martin de Gastines, pour partie du lieu de La Cruchette (1674). Offres de foi et hommage, pour les lieux de Fontenay et de La Foliardière, par Louis de La Porte, sieur de Soulgé, clerc tonsuré, fils et héritier de feu Jean de La Porte, sieur du Manoir, et de dame Marie Cazet (1677); pour le lieu du Verger, par Christophe Garot, marchand, demeurant au lieu de Fontenelle en La Bazouge-de-Chémeré (1682). Remembrances des assises de La Moinerie. Comparaissent: M e François Cazet, sieur du Grandpont, propriétaire de La Grande-Pilavenière, en La Bazouge (1674); Christophe-Jacques de Sévigné, chevalier, seigneur de Monmoron et de la châtellenie de Chémeré, propriétaire des moulin et étang de La Chaussée, en La Bazouge (1690); Pierre Le Clerc, sieur d'herbelin, demeurant à La Bazouge, propriétaire du domaine, fief et seigneurie du Fief-Fortin (1696); Henri de Bourbon, premier prince du sang, seigneur de Thévalles, dont dépendait le moulin des Prez, en Saulge, ledit prince représenté par Jean Coignard, fermier de la terre de Thévalles (1690); Marin Mulot, prieur de Varannes-Lenfant (1690); Pierre Rivault, sieur de Florence, demeurant à Courtentré, en Vaiges (1690); Jacques Charlot, écuyer, sieur des Botteslaurières et des Loges, demeurant à Angers, propriétaire d'une rente de 411 livres sur le lieu de La Hersavenière, dont il avait fait baillée aux époux Gaudin (1690); François Courte, sieur de Beauvais, mari de damoiselle N... Le Blanc, propriétaire du lieu de La Noirie, en Saint-Georges (1690); Martin Duval, marchand à La Cropte, propriétaire du lieu de La Painière en La Bazouge (1690), etc. Tables. H (Liasse.) 11 pièces, parchemin; 27 pièces, papier Fief de La Moinerie. Aveux rendus aux Jésuites de La Flèche: par François Le Chauve, chirurgien à Laval, pour les lieux des Saullais et de La Hersavenière, en La Bazouge (1719); par Guy Chasseray, marchand, et

245 ses frères et soeur, pour le lieu de La Placerie (1719); par Louis Leclerc, sieur d'herbelin, pour le Fief-Fortin (1719); par Joseph Guyard, tuteur des enfants nés de son mariage avec feu Renée Le Blanc, pour le lieu de La Petite- Folvairie (1719); par Françoise Brillet, veuve de Jean Nail, notaire royal, pour partie du lieu de La Censie (1719); par Thomas Roussier, curé de Saint-Martin de Gastines, pour partie du lieu de La Cruchette (1743); par Jean- Charles-René de La Porte, seigneur de Soulgé, pour le lieu de Fontenay, en Saulge (1749). Procuration de demoiselle Catherine-Élisabeth Drouard à Michel Coignard, sénéchal de Chémeré, pour la représenter aux assises de La Moinerie et prêter foi et hommage en son nom pour le lieu de La Girardière, en Chémeré, qu'elle tenait de la succession de défunts Mathieu Drouard, seigneur du Tertre, premier avocat du roi et doyen des conseillers au présidial de Château- Gontier et dame Marie Rivault, ses père et mère (1718). Remembrances d'assises de La Moinerie. Comparaissent: François Moland, sieur de La Chauvière, seigneur propriétaire de La Grande-Pilavenière (1718); Pierre Hodion, marchand au Buret, héritier en partie de Julienne Foucher, veuve de René Chanteau, propriétaire en partie du lieu de La Pironnaie (1718); François Coutard, écuyer, sieur de Souvré, maître des eaux et forêts et capitaine des chasses du comté de Laval, seigneur de la châtellenie de Chémeré et de La Bazouge, propriétaire du moulin de La Chaussée, en La Bazouge (1718); Jean Angoulvent, veuf de Marie Bodaire, propriétaire du lieu du Gast (1718); René Folliot, propriétaire d'héritages à La Petite-Folvairie (1718); François Garot, marchand à Chémeré, propriétaire pour partie du lieu du Verger (1718); René de la Bigottière, chevalier, seigneur de Perchambault, doyen du Parlement de Bretagne, propriétaire d'une rente de 411 I. due sur les lieux de La Hersavenière et de La Chalortière possédés par le sieur Le Chauve (1719); Joseph Rousseau de Montfranc, président en l'élection de Laval, mari de dame Hélène de La Porte, propriétaire de deux pièces de terre nommées Les Guyottries, en Saulge (1741); François-Martin Bruneau de Richebourg, prêtre, propriétaire du lieu de La Paignière, en La Bazouge (1741); Joseph Godefroy, avocat, procureur fiscal du bailliage de Sablé, mari de demoiselle Marie Chauveau, propriétaire du lieu de La Placerie (1741); Jean-Charles-René de La Porte, mari de Jeanne Marais, légataire universelle de Jean de La Porte, seigneur de Sougé, propriétaire de la métairie de Fontenay (1741); demoiselle Marie Gaudin, propriétaire du lieu des Saullais et de partie de la métairie de La Hersavenière (1741); Jean Couaunier de la Vivancière, mari de damoiselle Marguerite de La Porte, héritière en partie de Raymond de La Porte, sieur de Monrenoul, qui était fils de Valentin de La Porte, conseiller en l'élection de Laval, et de Renée Le Maignan, propriétaire de La Pironnais (1741); Emmanuel Le Roux, curé de Saint-Jean-sur-Erve, procureur des Filles de la Charité établies à Sillé-le-Guillaume, La Chapelle-au-Riboul, Saint-Jean-sur-Erve et autres paroisses, lesdites soeurs propriétaires du lieu de La Foliardière, en Saulge, qui leur avait été donné par acte du 7 juin 1738, passé devant Joseph Bazoin, notaire à Sainte-Suzanne, par Chrysanthe Le Clerc, seigneur baron de Sautray et Françoise de La Porte, sa femme, pour l'établissement, à Saint-Jean-sur-Erve, de deux soeurs chargées de soigner les malades et instruire les jeunes filles de la paroisse (1741), etc. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 5 pièces, papier Fief de La Moinerie. Opposition, par les principal et collège de La Flèche à la vente de la, terre de Thévalles poursuivie par Claude-François Crelté, procureur au Parlement de Paris, à l'encontre de Laurent-François, comte de La Roche-Lambert et de Michelle-Anne Drouard de Fleurance, sa femme; cette opposition est faite afin que ladite terre ne soit vendue qu'à la charge par l'adjudicataire de continuer au collège de La Flèche la rente de 11 livres 10 sols due sur ladite terre au fief de La Moinerie (1765). Remembrances des assises des fiefs de La Moinerie, Villiers et Épineu-le-Séguin. Comparaissent: Anne Aveneau, veuve de Gilles-Simon Le Duc de La Pillière (1773); Émery- Jean Hardy, sieur de La Charbonnerie, lieutenant général au Siége royal de Laval, mari de Françoise-Mathurine Pulcherie Devernay, fille et héritière de Jean Devernay, sieur de Langellerie, propriétaire de 30 livres de rente inamortissable sur le lieu de La Maisonneuve, en Saulge (1773); François Pagis, bourgeois de Château-Gontier, propriétaire du lieu et closerie de La Pironnais (1773); Charles-René de La Porte, bourgeois de Laval, fils de Charles-François de La Porte, seigneur de Véloché, et, en cette qualité, représentant damoiselle Marguerite de La Porte, en son vivant épouse de Jean Gonannier de La Vivancière, héritière en partie de François-Raymond de La Porte, sieur de Montrenoul, propriétaire du lieu et métairie de La Pironnais (1773); Michel Thomas du Taillis, propriétaire en partie du lieu de La Placerie (1773); Nicolas Martin, sieur de Beaucé, clerc lonsuré, fils de feu Jeanne Coignaré, femme de Nicolas Martin, sieur de Beaucé, laquelle était héritière de feu Marie Pavy, sa mère, propriétaire de partie d'un clôteau appelé Le Cormier, dépendant du lieu de Ropitau, en Chémeré (1773); Françoise-Marie Thieslin, veuve de Martin Raison, notaire à La Bazouge, propriétaire de lieu de La Petite-Folvairie (1773); René-Charles-Jacques de La Porte de Forges, avocat au Siége de Laval, Marie-Charlotte de La Porte, Chrysanthe-Jean-Félix de La Porte-Méral, mineur émancipé, Charlotte-Madeleine-Louise de La Porte-Méral, aussi mineure émancipé, et tous propriétaires par indivis du Bois-Audouys, en Chémeré (1773); Joseph-Nicolas Rousseau de Monfrane, écuyer, seigneur de Sougé, Fontenay et autres lieux, trésorier au bureau des finances de Metz, propriétaire du lieu de Fontenay, en Saulge, qui lui était venu par héritage de René-Charles-François de La Porte, seigneur de Songé, son oncle maternel (1773); Urbain-François Comte de La Nouerie, avocat, Marguerite-Françoise Courte, Marie-Thérèse Courte de La Ménardière frère et soeurs, propriétaires par indivis du lieu de La Nouerie qui leur venait de la succession de François-Courte de Beauvais, leur cousin (1773); Françoise-Claude Davy, femme de Pierre-Alexis de Gravé, chevalier, seigneur de La Roche, fille et héritière de feu Louis Davy, sieur de La Havardière, conseiller au grenier à sel de Sablé, propriétaire du lieu et métairie de La Cour du Bois aliàs La Grange du Bois; ladite dame de Gravé est représentée par son frère Louis Davy, écuyer, contrôleur des guerres, seigneur des Courbes (1776); Pierre Martin de Beaucé, marchand fermier,

246 demeurant à Ropitau, en Chémeré, propriétaire d'une pièce de terre nommée La Petite Guyonnebelle (1787); René- Jean-Baptiste-Serveau, licencié ès-lois, bailli d'evron, mari de Julienne-Jeanne-Perrine Le Duc de La Pilière, propriétaire d'une maison nommée La Blancherie, au bourg de Chameré (1787); François-René-Pierre Besongnard de La Plante, conseiller-procureur du roi au Siège des Traites foraines de Laval, mari de dame Marie-Renée Laporte de Veloché, propriétaire de la métairie de La Pironnaie (1787); Nicolas Rousseau de Monfranc, écuyer, seigneur de Sougé, La Forge et autres lieux, fils et héritier principal de Nicolas Rousseau de Monfranc, et François Le Clerc de La Provostrie, écuyer, capitaine au régiment de Provence-infanterie, mari de Marie-Eugénie Rousseau de Monfranc, propriétaires du lieu et métairie de Fontenay (1787); Pierre Gougeon de Lucé, marchand fermier à Beaumont-Piedde-Boeuf, procureur de maître Ambroise-Charles Rousseau, grenetier au grenier à sel de Fresnay-le-Vicomte, mari de demoiselle Julie-Renée-Marguerite Thibault de Monhaison, propriétaire d'une pièce de terre nommée Le Petit-Bois- Chauvin (1787), etc. H (Registre.) In-f, 30 feuillets, papier Fief de La Moinerie. Écrou dudit fief. H (Registre.) In-f, 61 feuillets, papier. XVIII e siècle. Fief du Plessis-Branchu, en Saint-Loup. Censif. Doivent: l'église de Saint-Loup, pour une maison nommée Le Cadran, sise au bourg de Saint-Loup, 2 sols 2 deniers de cens; Pierre Bouju, pour le pré des Grands- Jardins, au bourg de Saint-Loup, 6 deniers de cens; Jean Pioger, pour le pré des Hayes ou des Aises, une obole de cens; le sieur Davy de La Havardière, pour 2 pièces de terre nommées La Grande-Pièce et La Petite-Royselière, 15 deniers de service et frapper une quintaine à mutation; Jacques Genet, sieur de La Mathouraiserie, pour une hommée du Pré-Rousson, 20 deniers de service, etc. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Fief de Sillé-le-Guillaume. Charle de M..., abbé de Bellebranche, par laquelle il vend, moyennant 300 livres tournois, à Foulques de Convenant, tout ce que l'abbaye possédait apud Le Tremblei et apud La Haugotière, et apud Ingrande et apud L'Espinardiau, tant en vignes que prés, bois et autres biens, à la réserve des dîmes de grain et de vin que l'abbaye continuera de faire percevoir pour son compte, et à la réserve aussi des droits qui peuvent appartenir aux chanoines de Saint-Pierre-la-Cour. Ledit seigneur Foulques s'engage pour lui, ses héritiers et ayant cause à ne jamais bailler ni céder aucune des choses susdites, par aumône ou autrement, à nulle église et à nul autre monastère qu'à Bellebranche; il sera tenu en outre de prêter foi et hommage à l'abbaye et de lui payer chaque année 5 sols de service. Lui et ses héritiers auront droit de se faire enterrer à Bellebranche, s'ils décèdent dans la province. Il est dû sur les biens qui font l'objet de la présente vente, certains services à l'abbaye de Champagne et majori de Parennis (Parennes). L'acte est passé in capitulo Bellebranche, presente domino R. abbate de Oratorio (Le Loroux), et a été scellé des sceaux des abbés de Bellebranche et du Loroux, et de celui de A... abbé de Perseigne (de Persennia). Ont souscrit comme témoins: M..., abbé de Champagne (de Campania), P..., prieur de Bellebranche, H..., prieur de Champagne, frère T..., moine de Perseigne (1214, d'après un vidimus de l'official du Mans de 1409; à côté est une traduction française de 1629). Sentence de l'official du Mans, maintenant les religieux de Bellebranche en possession d'une maison que André persona (curé) Sancti Stephani de Siliaco prétendait appartenir à son église, donnant pour raison que Gaufridus presbiter antecessor suus possidebat eamdem domum eo tempore in quo ecclesiam Sancti Stephani possidebat et quod adquisita fuerat de bonis ecclesie supradicte (1224). Charte du doyen de Sillé (de Siliaco), portant que Guillelmus dictus Homo Dei clericus et Basilia uxor ejus reconnaissent avoir donné, pour le salut de leurs âmes, à l'abbaye de Bellebranche, 12 sols tournois de rente que leur devait Guillelmus dictus Rame, sur une maison sise au fief de Bellebranche, in villa de Siliaco, in vico de Valvert (1270). Charte de l'official du Mans portant que Guillelmus dictus Homo Dei, de Siliaco Guillelmi, abandonne aux religieux de Bellebranche un hébergement qu'il tenait d'eux, in villa de Siliaco, in vico de Valle Viridi, et qu'en retour, lesdits religieux le déchargent non seulement de la rente de 24 sols qu'il leur devait à cause de cet hébergement et du service d'hospitalité auquel il était astreint lorsqu'ils venaient à Sillé, mais encore de diverses sommes dont ils étaient créanciers vis-à-vis de lui (1280). Charte du doyen de Sillé attestant que Béatrix, veuve de Jean Biset, paroissienne de Notre-Dame de Sillé, a fait don à l'abbaye de Bellebranche de sa personne et de ses biens (1287). Cession, par Jean Hommedé et Jeanne, sa femme, fille de feu Guillaume Gaudin, à l'abbaye de Bellebranche d'une place de maison au lieu de Valvert (1365). Acte par lequel Mathieu, abbé de la Couture, et les moines dudit lieu déclarent que, vu la ruine per aggresiones inimicorum regis et regni Francie, de la maison que leur prieuré de Saint-Remi de Sillé tenait de l'abbaye de Bellebranche, in villa de Silliaco Guillelmi, subtus ecclesiam Beate Marie de Silliaco, ils se sont fait concéder de nouveau l'emplacement de cette maison pour la rebâtir, en s'engageant à payer à Bellebranche une rente annuelle de 6 sols tournois, sur ledit prieuré de Saint-Remi (1371). H (Liasse.) 13 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Fief de Sillé-le-Guillaume. Baillée, par noble homme Guillaume de Sillé, chevalier, sire de Sillé-le- Guillaume, à Guillaume Creste et à Guillemette, sa femme, d'une place de maison, avec un courtil derrière, situés à Sillé, au fief de Bellebranche, entre la maison de Michel Noël et la Cohue aux bouchers pour le dimanche, abutant d'un bout à la Grande Rue de Sillé et de l'autre au chemin allant de ladite Cohue à Ruban; cette baillée est faite moyennant 20 sols tournois de rente (1376). Acte par lequel Guillaume, seigneur de Broucin, chevalier, qui avait fondé une chapelle en son manoir et «hebergement» de Broucin et l'avait dotée d'une métairie appelée La Louvetière, sise en

247 Rouillon, au fief des religieux de Bellebranche, reconnaît les droits de l'abbaye sur cette métairie, droits dont seront chargés les titulaires du nouveau bénéfice (1397). Baillée, par l'abbé et les religieux de Bellebranche à Guillaume Pichart et à Marguerite, sa femme, d'un «estraige» appelé les Gaudinières, sis en Vauvert, en la paroisse Saint-Étienne de Sillé, au fief desdits religieux, sur le bord du ruisseau de Ruben, moyennant 5 sols de cens (1404). Aveux et déclarations rendus à Bellebranche: par Jean Busart, chapelain de la chapelle du manoir de Broucin, en Rouillon, pour la métairie de La Louvetière (1431); par Jean et Léger Les Mettons, pour le lieu de Saint-Paoul, en la paroisse du Grès et en celle de Saint-Étienne de Sillé (1470); par Julien Clouet et la veuve de Jean Le Breton, pour la quarte partie d'un journal de terre au lieu de La Fouscherye (1500); par le même, pour un hommée de pré, au Douet-Marie (1500); par Richard Pyron, chapelain de la chapelle de Brossin, pour la métairie de La Louvetière (1505), etc. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 13 pièces, papier Fief de Sillé-le-Guillaume. Aveux et déclarations rendus à Bellebranche: par Mathurin Coquillart, pour une maison à Sillé (1522); par Yvon Buon, pour le lieu et domaine de Saint-Paoul, en la paroisse du Grés (1525); par Louis Nouet, prêtre, pour un jardin sis à Sillé, sur le ruisseau de Ruban (1647); par René Angevin, demeurant au lieu de Lenjubert, paroisse de Saint-Remy-de-Sillé, pour divers héritages à Sillé (1569), etc. Procuration donnée par Charles Brullart, conseiller au parlement de Paris, chapelain de la chapelle du Thébert, desservie au château de Broussin, et la paroisse de Fay, pour se faire représenter aux assises du fief de Bellebranche, à Sillé, à cause de la métairie de La Louvetière, en Rouillon (1597). Remembrances des assises dudit fief. Comparaissent: honnête homme Aubin Couppé (1564); Jehan Fay, arbalestier, mari de Jehanne Bouvet (1564); Julienne Trottier, veuve de René Du Puis (1598); Ambroise Champion, veuve de Jean Montaubon (1621), etc. H (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 30 pièces, papier Fief de Sillé-le-Guillaume. Aveux et déclarations rendus à Bellebranche: par Jeanne Rouet, veuve de François Chesnay, pour des maisons à Sille (1613); par Bernardin Guebrunel, diacre, chapelain de la chapelle de Thébert, desservie en la maison seigneuriale de Broussin, en Fay, pour la métairie de La Louvetière (1617); par Mathurin Tournieulle, pour une maison à Sillé (1621); par Paul Dubreil, sieur de Roche, pour maisons et jardins à Sillé (1622); par Pierre Maulny, notaire à Sillé, pour la métairie de Saint-Paul, en Saint-Nicolas du Grez (1623), etc. Procédures entre les Jésuites de La Flèche et divers détenteurs d'héritages au fief de Bellebranche, en Sillé. Remembrances des assises dudit fief ( ). H (Liasse.) 25 pièces, parchemin; 14 pièces, papier Fief de Sillé-le-Guillaume. Aveux et déclarations rendus à Bellebranche par Thomas Grouard, demeurant à La Maladrye, en Saint-Remi-de-Sillé, pour une maison et dépendances sises audit lieu (1639); par Guy Flotté, pour une place de maison et un jardin à Sillé (1639); par Julienne, Anne et Perrine Chesnay, filles et héritières de défunts maîtres Julien Chesnay et Renée Gaudry, pour un clôteau nommé Le Barbeton, sis à Sillé (1639); par Marin Mauny, prêtre, bachelier-licencié en théologie de l'université de Paris, curé de Saint-Pierre de Monsort d'alençon, pour le lieu et métairie de Saint-Paul (1647); par Adam Guébrunet, curé de Saint-Julien du Terroux, chapelain de la chapelle de Thébert, pour la métairie de La Louvetière (1661); par Jean Deletan, curé de Saint- Calais, chapelain de la même chapelle de Thébert, pour la même métairie (1735), etc. Remembrances des assises du fief de Sillé. Comparaissent: Gervais Cornu, notaire (1637); Bernarde Gillebert, veuve Mathieu Huet (1637); Bernardin Guébrune, chapelain de la chapelle de Thébert (1637); noble Antoine de La Rivière, sieur des Roches, élu en l'élection du Mans, curateur de l'enfant mineur de feu noble homme Marin Favry, sieur du Ponceau, avocat en Parlement, et de damoiselle Renée Le Roux (1639); etc. Procédures entre Olivier de Feschal, chevalier, baron du Hommet, seigneur de Poligné et de la châtellenie de Villiers, Jean Fay et les religieux de Bellebranche, au sujet de droits de vente réclamés par ledit seigneur de Villiers sur des maisons dont ledit Fay s'était rendu acquéreur à Sillé (1578). H (Liasse.) 5 pièces, papier Fief de Sillé-le-Guillaume. Censif et remembrances des assises et terrier. Y figurent: M e François Lebreton, propriétaire d'une maison à Sillé (1636); noble Louis de Beauveau (1636); Marie Péan, veuve de Jean Dassé, de Saint-Martin de Connée (1735); Michel Maulny, bourgeois du Mans, et ses frères et soeurs, enfants et héritiers de Jacques Maulny, propriétaires de la métairie de Saint-Paul (1735); Étienne Besson, supérieur du couvent des Minimes de Sillé (1741); Anne Le Peintre, veuve de François Fontenelle, tutrice de François Fontenelle, son fils, demeurant à La Trinité, en l'île de La Martinique, et de Renée Fontenelle, sa fille mineure, et Michel Babin, mari d'anne Fontenelle (1741); Grégoire Billard, lieutenant-général en la sénéchaussée et siège du duché de Beaumont, mari de dame Renée-Henriette Brochard (1741); François-Prosper Mahoux du Couteau, supérieur des Minimes de Sillé (1778); Jacques-Nicolas Meslier, bailli de Sillé, propriétaire de la métairie de Saint-Paul, en Saint-Nicolas du Grez (1778), etc. H (Liasse.) 6 pièces, parchemin. XII e siècle Fief de Sillé-le-Guillaume. Accord entre André, abbé de La Couture (A. Abbas Beati Petri de Cultura), et G..., abbé de Bellebranche, au sujet de la dîme du vin à Sillé (apud Siliacum). Par le conseil de leurs arbitres, Auberti scilicet et Teodini, il est convenu entre les deux abbés que les moines de Bellebranche donneront chaque année aux moines de La Couture unam somam vini, par chaque arpent des vignes qu'ils ont acquises ou qu'ils acquerront à Sillé (sans date, vers 1175). Charte par laquelle Stephanus de Cursu donne à l'abbaye de Bellebranche

248 (de Bella Branca), une vigne que dicitur vinca de Pocei, et est juxta vineam Roberti Hellois. Etienne accorde en outre aux religieux de ladite abbaye plenam libertatem ut ad ejus torcular vel ad quodlibet aliud marcum suum sive accina sua libere et quiete exprimenda portarentur. De leur côté, les religieux lui font présent, caritative, de 15 livres mançaises. Ad hoc fuit Willelmus de Siliaco, et hoc donum se servaturum et quia dominus defensurum plegiavit. Hoc concessit A. uxor predicti Stephani et Willelmus clericus frater ejus. Actum in conspectu et audientia subscriptorum J. senescalli de Siliaco, R. de Curtarevel, G. Decani, Willelmi Ptolomei, G. Andibot, H. Lenart, J. de Sancto Georgio, H. Toneler, F. Costentin, R. Ebrardi, R. Lois, R. de Sancto Georgio, G. Male Terre et L. filius ejus et alii. (Sans date, fin du XII e siècle ou commencement du XIII e.) Charte de H... (Hamelin), évêque du Mans, ratifiant la précédente donation. Cet acte a pour témoins tous les personnages ci-devant mentionnés et, en outre, Garin (Garinus), abbé de Bellebranche, R. de Crisse, monacus, Garinus Langre, Petrus decanus de Sabolio, Gervasius de Roize, clerici (sans date; de la même époque que la charte d'étienne de Cursu.) Charte de Guillaume de Sillé, par laquelle il donne à Bellebranche 100 sols de rente ad vestitum monacorum, exigible, ad festum fidelium. Le prévôt de Sillé sera tenu de payer cette somme au terme fixé, à peine pour lui d'une amende d'un marc par jour de retard sans compter les dépens que pourront lui réclamer les moines. Témoins: Goffridus de Corletris (Courlettres), Willelmus de Corletris, Joannes de Orta (Orthe), Fulcho de Roez (Rouez), Jordanus de Cortarevel (Courtarevel), Herbertus Corneis, Hamelinus Fullo, Radulfus Sorel, Richardus de Sancto Georgio et plures alii. A la suite est écrit: Monachi vero pro beneficio isto eis collato, duos monachos ad celebrandum missas pro anima mea et ancessorum meorum singulis diebus habere debent. Preterea donavi et concessi predicte abbatie burgensem apud Siliacum habendum inmunem et quietum omnibus serviciis (sans date; fin du XII e siècle, ou commencement du XIII e ). Charte notice portant que Bernard de La Ferté (Bernardus de Feritate) a donné à l'abbaye de Bellebranche 5 sols angevins de rente, à la charge de célébrer chaque année l'anniversaire de B. (Bernard) son père et de prier pour l'âme de Guillaume de Sillé (Guillelmi de Sileio) (sans date; fin du XII e siècle ou commencement du XIII e ). Charte de Guillaume, seigneur de Sillé (dominus de Siliaco), attestant que les moines de Bellebranche ont cédé à Geoffroi Le Prieur (Gaufrido Priori), la vigne de Chastener, que leur avait donnée le père dudit seigneur de Sillé, et qu'ils ont reçu en échange dudit Geoffroi une vigne qu'il tenait du seigneur de Pocé (de Poceio), propè Cursum. Sont garants de cet échange: Rolandus Tannaror, Julianus de Posse, Foque Costentin, Herbertus Le Benner (1219). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin Fief de Sillé-le-Guillaume. Charte de Guillaume, seigneur de Sillé (Siliaci), accordant aux religieux de Bellebranche la liberté (libertatem) de leurs hommes de Sillé, de Valle et des autres terres que ses ancêtres leur ont données (1215). Charte de noble homme Guillaume de Sillé (de Siliaco), accordant en pleine et entière franchise aux mêmes religieux herberguamentum quod fuit defuncti Stephani Pelliparii (1216). Charle de Guillaume de Sillé, donnant aux mêmes, Eudes Homedé (Odonem Homede), pour estagier (stagiarium) de l'hébergement ayant appartenu audit défunt Etienne Le Pelletier et exemptant cet homme, sa vie durant, de toute redevance dans l'étendue de la terre de Sillé (sans date; même époque que la précédente). Vidimus, par le doyen de Sablé des deux premières chartes analysées au présent article (sans date; XIII e siècle). Charte de Jourdain de Courtavel (de Cortarevel), sénéchal de Sillé (de Silliaco), donnant aux moines de Bellebranche 2 sommes de vin (duas summas vini), sur la part qui lui était due chaque année sur le pressoir du Fossé (in pressorio Fossati). Témoins: Willelmus Bosel, loco decani, Herbertus monachus de Campania, Guillelmus cellerarius de Bellabranca, Villelmus de Curs et plures alii (1221). Charte de A..., doyen de Sillé, attestant que Guillaume de Pocé (de Pocea) a confirmé aux moines de Bellebranche la possession du demi-argent de vigne que Geoffroi Le Prieur leur avait donné en échange de la vigne de Chastener, et que les religieux lui ont payé un marc d'argent pour cette ratification (1222). Charte de Guillaume de Benalde, chevalier, reconnaissant qu'il est tenu, ainsi que ses héritiers, de servir chaque année, à la Saint-Michel, aux religieux de Bellebranche, une rente de 20 sols tournois que son père et son frère leur avaient aumônée (1224). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Fief de Sillé-le-Guillaume. Charte du doyen de Sillé, attestant que Guillaume Hommedé (Guillelmus dictus Homo Dei), clerc, donne aux religieux de Bellebranche, dans le cas où il décéderait sans postérité légitime, la moitié de tous les conquêts (conquestarum) qu'avaient faits durant leur mariage défunts Eudes dictus Homo Dei et Bona Nata sa femme, plus la sixième partie des héritages qui doivent lui revenir desdits Eudes et Bona Nata (1232). Sentence rendue en la cour du roi de Sielle, comte d'anjou, sur un différend entre les religieux de Beile Branche et Monsour Robert de Sillé, seignor de Sillé au sujet d'«injures que ledit seignor aveit feites en «prenant chevaus qui estaient aus dit religions»; d'«une chambre de la cohue audit seignor, laqueile les dit religious disaient que eile esteit lor»; d'«une place qui fut feu Gervause le fuit Huon, chevalier, assise en la ville de Sillé»; de «la franchise et la liberté de <ATTillisible> hommes si cumme el est contenue es leitres aus anccisors a celui seignor»; de «dous sommes de vin de rente anueil les queiles feu Jordan de Cort Arreve aveit données aus dit religious, si cumme il appareisseit par les leitres doudit Jordan,» et de «plusors autres chouses propousés d'une partie et d'autre». La cour décide que la liberté des hommes de Bellebranche restera telle qu'elle a été accordée par les ancêtres dudit Robert de Sillé et que les religieux conserveront la place qui appartint à Gervais fils Huon, ainsi que la rente de deux sommes de vin que leur avait donné Jourdain de Courtavel sur le pressoir du Fossé (dou Foussé). Elle attribue au seigneur de Sillé la chambre de la <ATTillisible> sur laquelle les religieux ne pourront prétendre qu'au cens de 6 deniers. Si le seigneur de Sillé ne payait pas cette redevance ou s'il causait quelque autre préjudice aux moines, ceux-ci pourront, la chose prouvée, lever sur lui

249 une somme de 60 livres tournois (1273). Sentence arbitrale du doyen de Brûlon (de Brullonio), rendue sur une contestation entre les moines de Bellebranche et Robert, seigneur de Sillé (de Siliaco). Les religieux disaient que Jean Byset, Geoffroi Le Bourrelier, Robin Le Tricheor et Guillaume Gondet étaient leurs hommes et estagiers (estagiarii), savoir: Jean Byset, pour une maison sise in vico Cingule de Siliaco; Geoffroi Le Bourrelier, pour une maison sise à Vauvert (in vico de Valle viridi); Robert Le Tricheor, pour une maison sise au Bourgneuf (in Burgo Novo); Guillaume Gondet, pour une maison sise in Magno Vico. Ils prétendaient en conséquence que les possesseurs des maisons susdites devaient, comme tous les hommes de Bellebranche à Sillé, jouir d'une complète liberté et franchise, principalement en ce qui concernait les droits de vinage et les autres coutumes. Le seigneur de Sillé soutenait le contraire. Les deux parties s'en étant enfin rapportées à la décision du doyen de Brûlon, celui-ci juge ainsi le différend. Les possesseurs des quatre maisons susdites sont hommes et estagiers de Bellebranche, et comme tels, eux et ceux qui leur succéderont dans lesdites maisons jouiront de l'exemption de toutes exactions, vinages, coutumes, tributs, tailles et autres redevances que le seigneur de Sillé pourrait établir. De leur côté, les religieux seront tenus de fournir chaque année au seigneur de Sillé, au temps des vendanges, 6 sommes de vin, à la mesure de Sillé, ou 30 sols tournois à leur choix, et le déchargeront de la rente de deux sommes de vin qu'il leur devait sur le pressoir des Fossés (de Fossatis). En outre, le doyen prend acte de l'obligation que s'imposent les possesseurs des 4 maisons susdites à donner chaque année au temps des vendanges auxdits religieux 8 sommes de vin bon et pur, en récompense de la protection que les religieux leur ont accordée pour sauvegarder leurs libertés et franchises menacées par le seigneur de Sillé. Chacune des parties s'engage à l'exécution de la présente sentence; les moines de Bellebranche donnent pour garantie spéciale une valeur de 15 sols mançais affectés sur la rente de 10 livres tournois à eux due par le seigneur Robert sur sa prévôté de Sillé. Toutes ces clauses sont approuvées et ratifiées par frère André, abbé du Louroux (de Oratorio), pater abbas monasterii de Bella Brancha et par le seigneur de Sillé, qui déclarent apposer leurs sceaux au bas de l'acte à côté de ceux du doyen de Brûlon et de l'abbé et couvent de Bellebranche (1280). Bail emphytéotique, par les religieux de Bellebranche à Jean Métayer (Mietaer), de Saint-Étienne de Sillé-le-Guillaume (de Silliaco Cuillelmi), d'une maison sise à Sillé, au fief desdits religieux, moyennant 8 sols tournois par an (1308). Acte de Guillaume de Sillé «seignour dudit lieu» par lequel il déclare que les moines de Bellebranche lui ayant fait remise pendant plusieurs années de partie des arrérages de la rente de 10 livres qu'il leur devait sur la prévôté de Sillé, pour lui aider à refaire et réparer les cohues de la ville, il ne veut pas que cette générosité puisse tourner à leur préjudice et qu'il s'engage, à partir de 1379, à leur servir cette rente comme autrefois (1378). H (Liasse.) 8 pièces, papier Fief de Sillé-le-Guillaume. Aveux et déclarations rendus, pour ledit fief, par les religieux de Bellebranche et les Jésuites de La Flèche, leurs successeurs: à Anne de Sillé, dame de Sillé et de La Suze (1457); à Charles de La Porte, duc de La Meilleraye, baron de Sillé (1657); à Marie-Anne de Bourbon, princesse douairière de Conti, duchesse de La Vallière et de Penthièvre, baronne de Sillé (1688). Procédures entre Bellebranche et la baronnie de Sillé pour le paiement de la rente de 10 livres due à l'abbaye sur la prévôté dudit lieu de Sillé ( ). H (Registre.) In-f, 46 feuillets, papier. XVIII e siècle. Fief de Sillé-le-Guillaume. Fragment de censif dudit fief. Énumérations des titres au soutien de chaque mouvance. Les titres ainsi mentionnés sont: partage des biens de la succession de Guillaume Corbin (1621); concession, par les religieux de Bellebranche, à Guillaume Pichard, de la maison des Gaudinières, sise au lieu de Vauvert (1404); déclaration de Jacques Le Tessier pour la maison de La Sangle, en Sillé (1647); déclaration des religieux de Bellebranche au seigneur de Sillé, dans laquelle ils reportent M e Mathurin Escuries, chapelain de Saint- Paul pour sa métairie de Saint-Paul (1457); déclaration de Jean Fontenelle, prêtre, chapelain de la chapelle Saint- Paul, pour 4 livres 15 sols qu'il prend sur la métairie de Saint-Paul (1612); déclaration faite aux religieux de Bellebranche par Pierre Maulny, qui a donné la métairie de Saint-Paul à Marin Maulny, son fils, pour son titre sacerdotal (1639), etc. H (Liasse.) 9 pièces, parchemin; 9 pièces, papier Fief de Tinouale en Châteauneuf-sur-Sarthe. Charte de l'abbé et des moines de La Roë, portant échange de deux censives de 4 sols et demi chacune entre l'abbaye de La Roë et celle de Bellebranche; la censive cédée par Bellebranche est située près de Châteauneuf-sur-Sarthe (propè Castrum Novum super Saltam) (1236). Vente, par Annette La Gereberde et Michel Gerebert, son fils, aux religieux de Bellebranche, de 3 sols de rente sur certains héritages sis en Brissarte, moyennant la somme de 36 sols (1315). Don, par Jehan Gopil, clerc, et Jehanne, sa femme, aux religieux de Bellebranche, de 7 sols de rente que Jehan de Sertabon, autrement dit Guanguen, et Agnès, sa femme, devaient audits époux (1315). Vente, par Thomas Halley, de la paroisse de Jevardeil (Juvardeil) aux religieux de Bellebranche, de 3 sols sur son bien, moyennant la somme de 30 sols (1316). Vidimus, par Jean Guettier et Pierre Arnault, notaires à Angers, de 4 titres dont le 1 er, de 1316, est un acquêt fait par les religieux de Bellebranche de Phelipon Le Vigroux, de 5 sols de rente sur les Plantes feu Robert Ricoul et sur un quartier de vigne à La Daguenetière; le 2 e, de 1316, un autre acquêt, par les mêmes, de Jean des Briotières, de Champigné, de 11 et de 12 deniers de rente sur deux pièces de vigne au bois des Monts, en Serennes de Châteauneuf; le 3 e, de 1368, un échange entre Jehan Le Moyne, varlet, seigneur du Margat et lesdits religieux, de 8 hommées de pré sises près de Boutigné, au fief de La Macheferrière, contre 5 journaux de terre au lieu de Loisellerie (Loyselerie), et une minée de terre nommée Laubepinaye, au fief dudit Le Moyne; le 4 e, de 1400, une transaction entre lesdits religieux et Geoffroi Papin, seigneur

250 de La Macheferrière, au sujet de redevances féodales réclamées par ce dernier; dans cette transaction est inséré le texte d'un acte de l'an 1372 par lequel Marguerite de Couesmes (de Coymes), dame de La Macheferrière, décharge les religieux de Bellebranche de 8 sols de rente sur les biens que les religieux tenaient d'elle «envireu Chasteauneuf» (1483). H (Liasse.) 18 pièces, parchemin; 16 pièces, papier Fief de Tinouale. Vente, par Michel Bertant à Jehan de Mousteroux, maçon, et Jehanne, sa femme, d'une pièce de terre sise à La Halebrenière, moyennant 15 sols de rente (1330). Don, par Jehan Guanier aux religieux de Bellebranche, de 10 sols de rente sur une pièce de terre en Nôtre-Dame de Seronnes dou Chasteau Noef (1331). Baillée, par les religieux de Bellebranche à Jean Ricoul, d'une hommée de pré et d'une pièce de 8 sillons, moyennant 7 sols de rente (1335). Vente, par Guillaume de Chambille et Jeanne, sa femme, paroissiens de Contigné, aux religieux de Bellebranche, de 5 sols de rente sur un aistre au bourg de Séronnes, moyennant 49 sols (1336). Vente, par Macé Dupré (dou Prey), à Guillaume Le Sellier, clerc, d'une pièce de terre, sise à La Foucherie, au fief de Guillaume Boisseau, moyennant paiement par l'acquéreur en l'acquit du vendeur d'une somme de 4 livres que celui-ci devait à Jehanne La Sellière, plus 30 sols payables au vendeur lui-même en monnaie courante «c'est assavoir mailles blanches à la flour de lys, chascune pour le pris de troys petiz tournays» (1343). Don par Geoffroi du Pont à l'abbaye de Bellebranche de 5 sols de rente, sur un appentis au bourg de Séronnes (1344). H (Liasse.) 18 pièces, parchemin; 18 pièces, papier Fief de Tinouale. Vente, par les époux Jean Avrein, paroissiens de Saint-André de Chasteau Nuef, à Hamelin Gaubert, de 5 sols de rente sur tous leurs biens, moyennant la somme de 50 sols (1345). Titre nouveau, consenti par Guillaume Le Gagier, paroissien de Notre-Dame de Séronnes, aux religieux de Bellebranche, d'une rente de 24 sols qu'il leur devait (1346). Don, par Denis d'espaigne, clerc, aux religieux de Bellebranche, d'une «paelle de vin» de rente, à la mesure angevine, sur un quartier de vigne sis entre la vigne du prieur de Séronnes et celle de Hamelin de La Réauté (1346). Vente, par Agnès, veuve de Macé Rienffroy, Johennin, son fils, et autres, auxdits religieux, de 25 sols de rente dus par Étienne Foucher, moyennant 12 livres 10 sols (1347). Vente, par Macé de Trécé à Juhel Ogier, de 3 sols 6 deniers de rente dus par les héritiers Jean Lemanceau, sur leur terre de Botigné (Boutigné) (1352). Baillée à deux vies, par les religieux de Bellebranche aux époux Jean Couete, d'une hommée de pré, nommée l'ile-aux-moines de Bellebranche, ayant pour abornements le pré du prieur de Séronnes, le pré du prieur de l'aumônerie de Saint-Jean-d'Angers, la rivière de Sarte et le marais de Séronnes; cette baillée est faite au prix de 16 sols de rente et 2 sols de cens (1353). Amortissement, par lesdits religieux à Michel Cloet et à Odeart, sa femme, de 4 sols de rente qu'ils leur devaient sur maison et jardin à l'arche de Chantelou; cet amortissement a lieu au prix de 40 sols, «eseu pour seze soulz oitt deniers» (1356.) H (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 13 pièces, papier Fief de Tinouale. Baillée, par les religieux de Bellebranche à Guillaume Richart, de maison, jardin et saulaie au lieu appelé Le Pont des Boyres, moyennant 20 sols de rente (1364). Baillée, par Jean Hubert à Jean Ripier, de 4 quartiers de vigne, près de Bon Oysean, moyennant 8 sols de rente (1368). Amortissement, par les religieux de Bellebranche à Perrot de Champeaux, paroissien de Brissarthe, de 5 sols de rente qu'ils lui devaient sur leurs vignes de Bouc en Destre (1369). Vente, par Macé Bertrand auxdits religieux, de 3 sols de rente sur des héritages à La Cornillerie, moyennant 40 sols (1374). Baillée, par Guillaume Brient à Jean Tardif, de neuf sillons de terre, moyennant 5 sols de rente (1380). Vente, par Jean de Bon Oaeseau et Guyotte, sa femme, aux religieux de Bellebranche, de 2 sols 6 deniers de rente, moyennant 35 sols (1383). Baillée, par lesdits religieux à Laurent Janvier et à Jeanne, sa femme, paroissiens de Notre-Dame de Séronnes, d'un courtil au bourg de Séronnes, moyennant 6 sols de rente et le paiement, en l'acquit des religieux, de douze deniers de taille aux collecteurs de la taille de Châteauneuf (1384). H (Liasse.) 15 pièces, parchemin; 17 pièces, papier Fief detinouale. Vente, par Colin Pichart, de Séronnes, à Sainton, abbé de Bellebranche, et aux religieux dudit couvent, de 50 sols de rente que lui devaient Foucquet Doublard et Marion, sa femme, moyennant 25 francs d'or (1385). Baillée, par les religieux de Bellebranche à Guillaume de Vauzelles, de Notre-Dame de Séronne, d'un quartier de vigne, au clos de La Courairie, moyennant 5 sols de rente (1387). Accord sur contestation entre les religieux de Bellebranche, d'une part, et Macé Courairie, Mathurin Courairie et Macé Hubert, d'autre, au sujet du paiement de cette rente (1491). Baillée, par Guillaume, abbé de Bellebranche à Johan Loeodigan, paroissien de Gevardeil (Juvardeil), d'une pièce de gast qui fut jadis en vigne, sise au Molyneau, au fief du seigneur de Veaugeoux (Vaujour), moyennant 18 sols de rente (1388). Aveu à l'abbé de Bellebranche, par Jean Moine, pour la métairie des Esraudières (1392). Baillées, par les religieux de Bellebranche à Macé Dougibelle, Guilleme, sa femme, et Benoît Dougibelle, paroissien de Notre-Dame de Séronnes, d'une pièce de gast jadis en vigne, sise au bois des Monts et appelée La Fosse aux Nonains, moyennant 30 sols de rente (1399). Transaction entre lesdits religieux et Geoffroi Papin, seigneur de La Macheferrière, au sujet du paiement des devoirs dus par les religieux au seigneur de La Macheferrière, pour les biens qu'ils possèdent dans son fief (1400). Vente, par Olivier Axigné, vallet, seigneur du Margat, de 12 sols de rente sur tous ses biens, moyennant 6 livres tournois (1400). H (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 26 pièces, papier.

251 Fief de Tinouale. Baillée, par les religieux de Bellebranche à Guillaume Le Sellier, d'une place de maison à Châteauneuf, moyennant 6 deniers de cens (1406). Vente, par Jehan Oudet à Jehan Bougeri, convers de Bellebranche, de 18 sols tournois de rente sur ses biens, moyennant 9 livres 8 sols tournois (1409). Transaction entre Robert Le Roy, écuyer, sieur de La Verroulière et les religieux de Bellebranche au sujet de diverses possessions que les deux parties tenaient l'une de l'autre à cause de leurs fiefs de La Verrdulière et de Tynoualle (1491). Baillée, par lesdits religieux à Maurice Douestron, clerc, paroissien de Seronnes du Chasteauneuf-sur-Sarthe, d'un hébergement avec ses dépendances près le porteau de Séronnes, moyennant 30 sols de rente que le preneur pourra réduire à 20, en donnant assiette pour 10, sur des héritages sis à Châteauneuf et relevant de Bellebranche (1420). Baillée, par Étienne, abbé de Bellebranche, à Jean Joubert, de Châteauneuf, d'une place de maison audit lieu, à la charge d'en payer 5 sols de rente inféodée, partie à l'abbaye et partie au seigneur de Châteauneuf (1432). Échange de rentes entre noble homme Thomas Le Moigne, écuyer, seigneur du Margat, et les religieux de Bellebranche (1444). Remembrances des assises de Tinouale et de Touvois. Comparaissent: Colas Bréhier, propriétaire de partie du lieu de Touvois (1449); Guillaume du Vergier, propriétaire de deux quartiers de vigne, au clos des Plantes (1450); Thomas Le Moyne, écuyer, sieur du Margat, propriétaire du lieu des Erraudières (1452); Jean Eschalart, propriétaire du lieu de La Ricoullière (1452); Olivier Daudier, propriétaire de divers héritages à Touvois (1454); Jean Doublart, aussi propriétaire d'héritages au même lieu (1452); Amaury Thoreau, écuyer, sieur de Sourphin (Surfin, en Soeurdres), (1456), etc. Sentence du lieutenant du sénéchal d'anjou, conservateur des privilèges de l'université d'angers, donnant acte de l'aveu rendu par frère Olivier de Pennart, procureur de l'abbé de La Roë, à l'abbé de Bellebranche, écolier en l'université susdite, pour 18 quartiers de vigne au clos du Latay, que l'abbaye de La Roë tenait de l'abbaye de Bellebranche. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 14 pièces, papier Fief de Tinouale. Baillée, par les religieux de Bellebranche à Jean Tardif, d'une courtillerie appelée Boutigné avec une place de mazeril, sise près les pavés dudit lieu de Boutigné, en Notre-Dame de Séronnes, moyennant 35 sols de rente (1454). Déclaration, par les mêmes aux assises de Châteauneuf, pour le fief de Thynouale (1454). Baillée, par les mêmes, à René du Moussoy et à Perronne, sa femme, paroissiens de Séronnes, du lieu de l'arche- Cornille, en Séronnes, contenant 4 boisselées de semence, et de vignes aux Pichonnières, le tout moyennant 22 sols de rente et 14 sols de cens (1460). Procuration de Roberde Doublart, veuve de Jean Mouete, à Macé Mouete, son fils, pour prêter foi et hommage en son nom à Jean, abbé de Bellebranche, pour le lieu de La Guimpolière, en Cherré, qui relevait de la seigneurie de Touvois (Touvaye), dépendance de celle de Tinouale (1465). Remembrances des assises et censifs de Tinouale et de Touvois. Comparants et débiteurs: Jean Sebille, écuyer, sieur de La Buronnière (1459); Pierre de La Barre, demeurant en la maison de La Calletière (1469); Jacques Rouault, chevalier, détenteur des biens de feu M e Jean Rabateau (1469); Jean Le Moyne, écuyer, sieur du Margat, propriétaire du lieu des Erraudières (1469); Pierre Mouete, sieur de La Guimpelière (1476); messire Lépart de La Jumelière, chevalier, seigneur de Martigné-Briant et de La Roche de Pommerieux (1476); Pierre Le Moyne, écuyer, sieur du Saucongné, propriétaire du lieu des Éraudières (1489); Charles de Chivré, écuyer, sieur du Plessays (Plessis) de Chivré (1456); Mathurin Buscher, propriétaire de terre et vigne à La Cailletière (1461), etc. Dans l'une de ces remembrances sont transcrites deux baillées à rente consenties par Guillaume, abbé de Bellebranche, la première, de 1385, à Jamet Bréhault, d'une pièce de pré, et la seconde, de 1402, à Étienne Balain, clerc, à Guillemette La Terrière, sa chambrière, et à Guillemette, leur fille bâtarde, d'une maison et dépendances, près de Séronnes. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 26 pièces, papier Fief de Tinouale. Acte par lequel Jean Le Moyne, écuyer, paroissien de Saint-Quentin, sieur du Margat, cède et délaisse à son frère puîné, Pierre Le Moyne, pour sa part dans la succession de feu Thomas Le Moyne, leur père, le lieu des Erraudières et une pièce de bois taillis nommée Les Doussaiz (1477). Acte par lequel Jean, abbé de Bellebranche, déclare que lui et son couvent sont prêts à céder au prix de 40 écus d'or, à Jean de La Rivière, seigneur de La Raguenière, 20 sols tournois de rente qui leur étaient dûs par Jean Nepveu, seigneur du Tay, sur ledit lieu du Tay, en Juvardeil, et 5 sols de service qui leur étaient dûs par Jacques Eschallart, sur son lieu de La Ricoullière, plus les arrérages de ces deux redevances (1477). Extraits d'aveux rendus à Liépart de La Jumelière, seigneur de Pommérieux, par Jean Le Moyne, écuyer, seigneur du Margat (1478); à René de La Jumelière, seigneur de La Roche de Pommerieux, par Jean Percault, écuyer, sieur du Margat (1513). Procuration de Jean, abbé de Bellebranche, à frère Jean Hautère, pour recevoir les émoluments du fief de Tinouale. Signée: Bellebranche (1479). Reconnaissance de Jean du Moussay, clerc sergent de Monsieur de Craon, par laquelle il avoue n'avoir aucun droit aux haies qui sont entre les terres des Roches et de Tinouale sur le chemin de Châteauneuf au lieu des Roches (1479). Sentence de la sénéchaussée d'angers, condamnant Guillaume du Vau, sieur de La Trousselière, à payer les 5 sols de cens et les 8 sols de rente qu'il doit à Bellebranche sur six sexterées de terre sises en Séronnes, au lieu nommé Longueraye (1481). Baillée à trois vies, en ligne directe, par les religieux de Bellebranche à Michel Loriau, du lieu de La Gentillerie, en Brissarthe, moyennant 40 sols de rente (1480). Remembrances des assises de Tinouale, Touvois, Le Grès et Bonlieu. Comparaissent: noble homme Jean Bodier, écuyer, seigneur des Courans et de Laubier, propriétaire du lieu de La Grande Touchaye, en Grez-en-Bouère (1482); Jean Ouvrard (1484); Gatien Dubois (1484), etc. Dans une de ces remembrances est transcrite une baillée à cens, que frater Sanctonius dictus abbas de Bella Brancha avait faite à Robin Isembart, de deux quartiers de pré aux Ysleaux (1366).

252 H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 28 pièces, papier Fief de Tinouale. Ratification, par Jean, abbé de Bellebranche, d'une transaction entre Jean Haultrée, son procureur, et Jean Huigan, au sujet d'une rente sur 3 quartiers de vigne à La Fosse-aux-Nonains (1481). Vente, par honorable homme Jean de La Rivière et Renée Allif, sa femme, aux religieux de Bellebranche, de 5 quartiers de pré et 4 quartiers de saulaie, sur la Sarthe, au fief du seigneur de Juvardeil, de la foi et hommage du lieu de La Ricoullière, et de 20 sols de rente, sur le lieu du Tay, en Juvardeil, le tout moyennant 100 écus à la couronne payés en 70 écus d'or au soleil, et le surplus en monnaie (1481). Déclaration rendue par les religieux de Bellebranche, pour le fief de Tinouale, à Louis de La Trémoille, sire de Craon, comte de Benon, seigneur de Mauléon, de Rochefort, de La Possonnière et de Châteauneuf-sur-Sarthe (1482). Transaction entre les religieux de Bellebranche et Robert Le Roy, écuyer, sieur de La Verrouillère, par laquelle ils abandonnent audit seigneur 4 sols 6 deniers de cens et tous leurs autres droits féodaux sur une maison et dépendances, en Boutigné, et reçoivent en échange 7 sols tournois de rente sur le lieu de La Messerie, plus 2 sols 6 deniers sur une pièce de terre nommée Les Souldées, sise audit lieu de La Messerie (1484). Remembrances des assises de Tinouale. Comparaissent: Jean de Champeaux, l'aîné (1481); Macé Perrier (1481); Jeanne La Guillotelle (1481); Macé Moullevert (1482); noble homme Pierre de La Haye, écuyer, seigneur dudit lieu (1483), etc. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 22 pièces, papier Fief de Tinouale. Baillée, par les religieux de Bellebranche, à Robert Vincent, d'une place de maison et de 3 boisselées de jardin devant les maisons de l'aumônerie de Châteauneuf, moyennant 4 sols de rente et 2 deniers de cens (1484). Transaction entre les religieux de Bellebranche, d'une part, et Jean Grugé et Perrine Doublart, sa femme, propriétaires d'héritages au lieu des Briottières, sur une contestation relative à des redevances dues par lesdits époux au fief de Tinouale (1484). Aveu rendu à Jean, abbé de Bellebranche, par Jean Le Moyne, écuyer, seigneur du Margat, pour le lieu et fief des Erraudières (1485). Baillée, par les religieux de Bellebranche, à Laurent Rochier, de 8 boisselées de terre en la ville de Châteauneuf, «près le portau de Juvardeil», moyennant 2 sols 6 deniers de rente (1487). Remembrances des assises de Tinouale, de Touvois, du Grez et de Bonlieu. Comparaissent: Simon Balain (1484); Jean Vissaut (1485); Mathurin Alleneau (1485); Collas Pivoys (1486); Jean Soson (1486); Jean Fautrart, curé de Saint-André-de-Châteauneuf (1510), etc. Extraits des remembrances du fief du Margat, contenant des déclarations rendues par Bellebranche à cette seigneurie ( ); ces extraits ont été faits en 1764 sur les originaux appartenant à Jacques Honoré Hullin, chevalier, seigneur du Margat et de Contigné, demeurant en son château du Margat. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 15 pièces, papier Fief de Tinouale. Aveu rendu par Pierre Le Moyne, écuyer, à «Monsieur Pierres, docteur en théologie, régent en l'université d'angers, abbé des abbayes de Bellebranche et de Pontotron (Pontron)» pour le lieu des Herraudières, en Brissarthe (1490). Extrait d'une déclaration rendue par les religieux de Bellebranche à noble homme Robert Le Roy, seigneur de La Verrouillère, pour le fief de Tinouale (1491). Sentence de la sénéchaussée d'angers maintenant Pierre, abbé de Bellebranche, régent en la faculté de théologie de l'université d'angers et les religieux de ladite abbaye, comme seigneurs de Tynoualle, en la possession d'une pièce de pré sise «ès Illeaux de Bonlieu», près de l'île de la Verrouillère et des marais communs de Châteauneuf (1492). Transaction entre noble personne Fouques Sébille, écuyer, seigneur de La Buronnière, de Vaujoux et de Tucé, et les religieux de Bellebranche, sur une contestation qui s'était élevée entre eux au sujet des droits féodaux auxquels était assujetti un îlot de la Sarthe, sis près de l'île de La Verrouillère (1494). Baillée par Jean, abbé de Bellebranche, à Jean Thouin, d'une place de maison et appartenance sise à Châteauneuf, à la charge d'y édifier une maison bonne et suffisante et de payer chaque année à l'abbaye une rente de 9 sols 6 deniers tournois (1495). Remembrance des assises de Tinouale, Touvois, Le Grez et Bonlieu, comparaissent: Pierre Mouete, sieur de La Guimpelière (1489); Jean Doublart de Saint-André, propriétaire de terre et vigne à Touvois (1490); Gervais Soulibelle, propriétaire de terre à Pierre-Blanche, de vigne à Touvois et de jardin à la Vieille-Estre (1496); noble homme Mathurin de Charnacé, écuyer, sieur de Gastines, propriétaire de 15 sols de rente sur héritage au lieu de La Messerie (1494); noble homme René de La Jumelière (1494), etc. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 12 pièces, papier Fief de Tinouale. Transaction entre Jean, abbé de Bellebranche, écolier en l'université d'angers, et Jacques Boullay, qui avaient eu contestation au sujet de la possession et saisine d'une pièce de terre sise au lieu dit Le Moulin Macé, en Juvardeil (1500). Sentence relative à une contestation entre les religieux de Bellebranche, seigneurs des fief et seigneurie du Grées, en Châteauneuf, et René de La Jumelière, seigneur de La Roche de Pommerieux, au sujet des droits féodaux sur un quartier de vigne au clos de La Pillecte, en Saint-André-de- Châteauneuf (1506). Remembrances des assises de Tinouale, Le Grez, Bonlieu et Touvois. Comparaissent: Jean Godebille, propriétaire de 2 planches de vigne au clos Dessus Sarte (1503); Jean Piron, chapelain de Sainte Catherine de Séronnes (1507); Simon Le Roy, écuyer, seigneur de La Verroullière (1505); Jean Possart, écuyer, seigneur de La Sionnière (1506); Louis Olivier, curé de Séronnes (1508), etc. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 14 pièces, papier. XII e siècle Fief de Tinouale. Quittance par laquelle Simon Le Roy, seigneur de la Verrouillère, reconnaît avoir reçu de frère Jean Haultrée, religieux de Bellebranche, la somme de 112 sols 6 deniers, qui lui étaient dus pour

253 droits féodaux (1507). Jugement des assises de Briolay, portant que les religieux de Bellebranche ont exhibé 6 contrats du lieu de La Pinterie et les exponses à eux faites dudit lieu par différents particuliers; que lesdits religieux avouent tenir de Briolay leur lieu de La Charounière, et qu'ils sont maintenus dans le droit de passer, sans rien payer, par le port de Briolay. Ce droit leur est reconnu sur la représentation qu'ils ont faite «d'une lectre bien fort anxienne scellée de deux sçaulx, l'an bien grant, ouquel a impression et figure d'un evesque et en l'autre impression d'un aigle, dont la teneur s'ensuit. Ego Radulphus, Dei gratia Andegavorum episcopus, presentibus et futuris notum fieri volo quod Robertus de Sabolio dedit et concessit monarchis de Bellabrancha ad portum Brioleii, ut quocies prefati monachi vel conversi sive famuli corum cum rebus suis quibuslibeil ducendis ad prioratum suum et ad quemlibet alium portum in terra sua devenirent, sine alicujus precii exactione liberum et absolutum omni tempore habeant transitum. Preterea omnes census quos prefati monachi ei debebant in perpetuum relaxavit et ab omni consuetudine et exactione in terra sua libere absolvit. Et ut ratum et inviolabile in posterum permaneret ejusdem viri nobilissimi monitum sigilli mei atestatione feci premuniri.» (Sans date, fin du XII e siècle, l'évêque Raoul I er de Beaumont, dont il est question ici, ayant gouverné l'église d'angers de 1178 à La pièce où cette charte est transcrite est de 1507.) Renonciation de Fouque Sibille, écuyer, sieur de La Buronnière, à la féodalité de 3 quartiers de pré aux îlots de Bonlieu (1509). Déclaration des religieux de Bellebranche à noble homme Jehan Meslet, sieur de la Besnerie et de la Vigrousière, pour les choses qu'ils tiennent de lui (1510). Procuration de noble et puissant seigneur René de La Jumelière, seigneur de Martigné, de La Guerche et de Pommerieux, à Pierre Tanpin et à Louis de Chambellé, pour déclarer en son nom devant le juge ordinaire d'anjou qu'il acquiesce à l'appointement ou sentence dudit juge entre les religieux de Bellebranche et lui, seigneur de Martigné, touchant le débat de fief d'un quartier de vigne au clos de La Pillette, près Châteauneuf (1510). Remembrances des assises de Tinouale et des autres fiefs de Bellebranche en Châteauneuf. Comparaissent: Jean Vaslin, chanoine et pénitencier de l'église d'angers, prieur commendataire de Châteauneuf (1507); Robine, veuve de Pierre de France et Olivier de France, son fils, propriétaires de la moitié d'un appenti adjacent au mur de la ville de Châteauneuf, près le portail Tranchepie (1510); Mathurin Achallard; son aveu est rendu à Jean Du Mesnil, abbé de Bellebranche (1511); Alain Le Roy, écuyer, seigneur de La Verroulière (1512); noble homme Jean Lepoucre, sieur de La Benaistaye, des Briotières et des Erraudières, époux de Marie Percault; le comparant est accompagné de nobles hommes Jean Percault, seigneur du Margat, Olivier Percault, seigneur de La Fontaine, François Le Moyne, seigneur de Chandenier (1514), etc. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 25 pièces, papier Fief de Tinouale. Baillée, par les religieux de Bellebranche à Jean Périgois, d'une maison ancienne couverte de chaume et d'un petit jardin, au carrefour du Puits-de-Sérones, moyennant 7 sols 6 deniers de cens ou rente inféodée (1517). Déclarations rendues par les mêmes à la dame de Juvardeil (1517), et à François de La Trémoille, chevalier de l'ordre du Roi, comte de Benon, vicomte de Thouars, prince de Talmont, seigneur de Craon, de Briolay et de Châteauneuf-sur-Sarthe (1526). Baillée à trois vies en ligne directe, par Jean, abbé de Bellebranche, à Jean Amiot et à Geoffroi Houssé, de plusieurs héritages sis au fief de Tinouale, moyennant 13 sols de rente (1529). Vente, par Toble Cormeray, vigneron, et Marie Gaudin, sa femme, à noble homme Jean Possard, écuyer, seigneur d'argenton et de La Sionnière, de 5 planches de vigne, au clos des Roches, en Séronnes, contenant 30 cordes ou environ, moyennant 101 livres équivalant à 33 écus 40 sols tournois (1586). Bail à ferme, pour 29 années, par M e Antoine Fioramenti, prêtre, chanoine en l'église de Saint-Maur-des-Fossés, près Paris, et noble M e François Marette, avocat au parlement de Paris, procureurs de messire Jean-Baptiste de Bencivenny, conseiller et premier aumônier de la défunte Reine mère des Rois (Catherine de Médicis), et abbé de Bellebranche, à la veuve André Daguin, d'une pièce «de guast, vigne et broullars, où autreffois y eut vigne, cy devant baillée à testes moiennant vingt soulz de rante et debvoir aus predecesseurs parans dudict defunct Daguin, lequel faisoit la dernière teste d'icelluy bail, lesquelz l'avoient mis en nature de vigne, touteffois à cause des guerres est de présent en grand ruisne, lesdicts cinq cartiers, vulgairement appelés Tindé, assis sur le terrouer de Seronnes d'icelluy Chasteauneuf, au lieu dict le Haut du Bois des Mons.» Ce bail est consenti au prix de 30 sols tournois de ferme annuelle (1594). Remembrances des assises de Tinouale et des autres fiefs de Bellebranche à Châteauneuf. Comparaissent: René Rouil, curé de Séronnes (1516); Jean Nouel, curé de Saint-André de Châteauneuf (1516); Jean Baillain, propriétaire d'une île en Tuaison, près le moulin des Boys (1516); noble homme René du Mortier seigneur de La Ruchesnière (1575); Pierre Possard, sieur de La Sionnière, représenté par Jean Possard, son fils (1581); damoiselle Catherine Bellin, dame du Buron et de La Guimpelière, représentée par Pierre Sollier, son gendre (1581); noble homme Mathurin Sibille, seigneur de La Buronnière et du lieu de La Ricoullière, en Juvareil (1595); noble homme Guy Dupont, sieur des Briotières et des Erraudières (1595); noble homme Charles Le Roy, sieur de La Verrouillière (1595); noble homme Pierre de La Haye, sieur dudit lieu (1595); noble homme François Possard, l'aîné, sieur de La Sionnière, en Argenton (1612); François Possard, le jeune, écuyer, sieur de La Masure, frère du précédent (1611); damoiselle Charlotte Percault, dame du Margat, femme séparée de René de Montesson, chevalier de l'ordre du roi (1595). Simonne Doublard, veuve d'anceau Defail (1642); honnête homme Jean Doublard, sieur de la Simonnais (1595), etc. H (Liasse.) 15 pièces, papier Fief de Tinouale. Procuration de François Possard, écuyer, seigneur de La Sionnière, en Argenton, et des Mellières, en Châteauneuf, demeurant en sa maison seigneuriale de La Sionnière, à Pierre Deffay, pour le représenter aux assises de Tinouale (1604). Vente, par René Huchelou, sieur des Roches, maître boucher, à Angers,

254 à honnête homme François Daudier, marchand serger, à Angers, de deux planches de vignes au clos des Groyes, en Séronnes de Châteauneuf, moyennant 30 livres (1609). Baillée à vie, par Jean de Saint-Aubin, écuyer, sieur de la Picauldière, fils aîné de feu noble homme Simon de Saint-Aubin, écuyer, sieur de Chambilles, agissant tant en son nom qu'en celui de Jean de Champaignes, sieur de Ruillé et de damoiselle Françoise de Saint-Aubin, femme dudit sieur de Ruillé et soeur dudit sieur de La Picauldière, à François Heurpin, prêtre, de la closerie de Malabrie en Séronnes, et d'un quartier de vigne au Grand-Clos de ladite paroisse, à charge de paiement de certaines rentes et redevances annuelles à l'église de Séronnes et de célébration de messes pour le repos de l'âme du feu sieur de Chambilles et de ses amis (1609). Remembrances des assises et censif de Tinouale. Comparants et débiteurs: Pierre de La Haye, écuyer, gentilhomme de la chambre du Roi, seigneur du lieu de La Haye (1604); damoiselle Françoise Le Roy, veuve de Jean du Mortier, écuyer, sieur de Saint-Suplice, propriétaire d'un jardin «où naguères y eut maison ruinée par les gens de guerre «qui naguères ont eu cours»(1604); Jean de la Corbière, écuyer, sieur de La Rainfrayrie, mari de damoiselle Elisabeth du Mortier (1614); Pierre Gourreau, sieur du Pastis (1614); Jean Quentain, sieur de La Tarancherie (1614); Pierre Quentin, sieur du Cloux (1614); Jean Lejeune, seigneur de Langelière (1614), etc. H (Liasse.) 35 pièces, parchemin; 13 pièces, papier Fief de Tinouale. Procuration de Mathurin Sibille, écuyer, sieur de La Buronnière, à César Guilloteau, pour le représenter aux assises de Tinouale; cette procuration est donnée en présence de Marc de Blains ou de Bellin, écuyer, sieur des Pins, demeurant au château du Bois de Monbourcier et de Charles Sibille, écuyer, sieur de La Loge, (1621). Déclarations rendues par Noël Cointereau, pour un bregeon de vigne au clos du Bois des Monts (1624); par Abraham Chalopin, prieur de Séronnes, pour une sexterée de terre nommée La Balandrière (1624); par François Aubry, pour un prénommé Les Lileaux (1624); par M e Gaspar Trioche, sieur de Planteroze, pour une pièce de terre nommée L'Arche (1624); par Jeanne Bigaillon, veuve de Lazare Lemercier, pour un clos de vigne appelé La Plante (1624); par Jacques Hamon, sieur de La Jouvencelerie, pour héritages aux Lileaux, en Étriché (1624); par noble homme Maurice Gourreau, sieur du Pastis, tant pour lui que pour Philippe et Louise Gourreau, ses frère et soeur, pour une maison et dépendances à Séronnes (1624), etc. Remembrance des assises de Tinouale. Comparaissent: honnête homme Pierre Souvestre, marchand tanneur, à Châteauneuf (1621); noble homme Anceau Quentin, sieur de La Roche-Fouquerie (1621); François Possard, écuyer, curateur de damoiselle Anne Possard, fille de feu François Possard, écuyer, sieur de La Sionnière et de damoiselle Renée de La Boissière (1621); Charles de L'Hospital, marquis de Vitry, maréchal de France, mari de dame Lucrèce Bouhier, dame des Briotières, en Châteauneuf, représenté par Jean Ménard, procureur fiscal de Châteauneuf (1621); René de Barat, baron de Brunelles, sieur du Margat (1621); Charles du Boul, écuyer, sieur de Cintré, de La Sionnière et des Meslières, mari de damoiselle Renée Possard, héritière de feu François Possard (1624); Isaac de Larthigue, abbé de La Roë et, en cette qualité, seigneur du Port-à-l'Abbé (1624); Judith Deniau, veuve d'honorable homme Jean Doublart, sieur de La Simonnaye, représentée par noble homme François Doublart, sieur de La Simonnaye, son fils (1624); Louis de La Trémoille, marquis de Noirmoutier, baron de Châteauneuf, seigneur des Briottières (1628), etc. H (Liasse.) 23 pièces, parchemin; 13 pièces, papier Fief de Tinouale. Déclarations rendues: par Charles Arnoul, mari de Marthe Godebille, pour le tiers de l'île et saulaie nommée Tuaison, en la rivière de Sarthe (1628); par Nicolas Bretonneau, maître arquebusier, à Angers, pour 18 boisselées de terre sur la Sarthe (1628); par Jean Allard, pour une boisselée de terre à La Foulterie, en Brissarthe, etc.: Acte par lequel François Genoil et Renée Roberdeau, sa femme, s'obligent à payer chacun à la recette du fief de Tinouale 35 sols de rente foncière, à raison du lieu de Boutigné (1645). Censif et remembrance des assises de Tinouale. Comparants et débiteurs: François Daudier, propriétaire d'une pièce de terre appelée La Richefaverie (1629); Jean Lejeune, libraire juré à Angers, propriétaire d'un pré nommé La Doublardière (1629); noble homme Anceau Quentin, sénéchal de la baronnie de Châteauneuf (1637); Charles de Sorohette, écuyer, sieur de Pommerieux et de Contigné (1637); honorable homme Jean Sourdrille, sieur de la Collinetterie, procureur de Charles du Boul, sieur de Cintré et de La Sionnière (1637), etc. H (Liasse.) 18 pièces, parchemin; 12 pièces, papier Fief de Tinouale. Déclarations rendues par Pierre Loyant, curé de Saint-André-de-Châteauneuf, pour 8 boisselées de terre près le bois de La Réaulté (1645); par Mathurin Sibille, écuyer, sieur de La Buronnière et de La Ricoullière, pour un pré appelé La Perche, sur la Sarthe: (1645); par Michel Gohory, prêtre, chapelain de Sainte- Catherine-de-Séronnes, pour une pièce de terre nommée Lorbelière (1645); par Charles Gandon, sieur de La Vallée, et ses cohéritiers en la succession de Julienne Gandon, pour le pré des Ysleaux de Bonlieu (1645); par Abraham Chalopin, écuyer, sieur de La Hautebergère, pour des jardins au bourg de Brissarthe (1645); par Louis de La Trémoille, baron de Châteauneuf, pour le lieu des Erraudières (1645); par Renée Lasnier, veuve de noble maître Pierre Ayrault, président au présidial d'angers, pour une pièce de terre appelée l'ousche-aux-moines, sise près le lieu de La Goupillère (1646), etc. Copie de baillée à rente par Anceau Quentin, sieur de La Roche, sénéchal de Châteauneuf, à Mathieu Allard, métayer, d'un clos de vigne appelé Les Brodières, contenant 2 quartiers, moyennant 22 sols de redevance annuelle (1649). Remembrances des assises de Tinouale. Comparaissent: René Chaloppin, prieur de Notre-Dame de Séronnes (1645); noble homme René de Crespy, représenté par Renée Rubion, sa femme (1645); Charles Le Roy, écuyer, sieur de La Verroullière (1645); noble homme Philippe Gourreau, sieur du Pont (1645); David de Sorhoette, écuyer, sieur de Pommerieux, et damoiselle Claude Champaigny, héritière en partie de défunte

255 damoiselle Catherine de Quentin, veuve de Jean de Tessé, écuyer, sieur de Mergot (1645); Louis de Galliczon, conseiller au parlement de Bretagne, époux de dame Marie de Saint-Aubin, fille et héritière de Jean de Saint-Aubin, écuyer, sieur de La Picauldière (1645), etc. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 42 pièces, papier Fief de Tinouale. Transaction entre Pierre Lechat, lieutenant général criminel en la sénéchaussée d'anjou, et Anne Ayrault, sa femme, fille de feu Pierre Ayrault, président au présidial d'angers, et d'anne Boylesve, sa première femme, d'une part, et Pierre Ayrault, conseiller au parlement de Bretagne, fils aîné et principal héritier noble dudit défunt président et de défunte Renée Lasnier, sa deuxième femme, d'autre part. Les sieurs et dame Lechat abandonnent tous leurs droits ès successions de Guillaume Ayrault, jésuite, d'angélique Ayrault, religieuse au Buron, près Château-Gontier, de Françoise et Perrine Ayrault, religieuses à Nyoiseau, de Renée Ayrault, religieuse à la Trinité de Poitiers, de Marie et Jeanne Ayrault, religieuses aux Ursulines d'angers, de Madeleine Ayrault, religieuse à la Visitation de la même ville, qui ont tous fait profession depuis le décès dudit président Ayrault, et en la succession de Jean-Jacques Ayrault, mort après ledit sieur président, tous les susdits issus également du mariage de ce dernier avec la demoiselle Lasnier. Cette renonciation s'applique aussi aux droits que le sieur et dame Lechat pouvaient prétendre en la succession de feu Jacquine Ayrault, dame de Mué. De son côté, Pierre Ayrault donne en toute propriété à son beaufrère et à sa soeur la terre et seigneurie de La Haye, en Brissarthe, à la condition néanmoins que les sieur et dame Lechat lui paieront comme retour de partage une somme de 17,500 livres. Les sieur et dame Lechat s'engagent à ne rien réclamer non plus des successions sus-mentionnées à Pierre Ayrault, écuyer, sieur de Belligan, et à Jacquine Ayrault, femme de Joseph de Ménardeau, chevalier, seigneur du Perré, autres enfants du président Ayrault et de la demoiselle Lasnier (1632). Vente, par honorable femme Marie Landevy, veuve d'honorable homme Gaspard Trioche, sieur de Planterose, demeurant en la maison seigneuriale de Charnacé, en Champigné, à honnête homme René Aubert, marchand voiturier par eau, demeurant à Notre-Dame-de-Séronnes de Châteauneuf, de 4 boisselées de terre labourable, près le Grand-Cimetière de Séronnes, moyennant 150 livres (1653). Sous-seing par lequel Marguerite de Crespy, femme non commune en biens de Jacques Gaultier, écuyer, sieur des Places, s'engage, en conséquence d'un contrat de vente qui lui a été fait conditionnellement par damoiselle Renée Rubion, veuve de noble homme René de Crespy, père de ladite Marguerite, et par les enfants dudit sieur de Crespy et de ladite damoiselle Rubion, à faire passer un décret volontaire sur les héritages à elle vendus, à s'en rendre adjudicataire et à nommer pour ami dans l'an Philippe Gourreau, sieur de Launay, qui paiera la somme de 5,000 livres pour les biens dont il s'agit, lesquels sont: les closeries du Grand- Cimetière et du Cable, et certains prés, le tout sis en Châteauneuf (1678). Procuration de Louis-Marie-Armand de Simiane de Gordes, évêque de Langres, abbé de La Roë, à Simon Thébault, pour le représenter aux assises de Thinouale (1678). Vente, par Jean Doublard, sieur de la Courairie, François Doublard, sieur de La Bouvrie et René Monsallier et Suzanne Doublard, sa femme, à Pierre Loyand, sieur de La Challouère, avocat au présidial d'angers, de la closerie de la Pierre, en Brissarthe, moyennant 1,600 livres (1678). Aveu au fief de Tinouale pour le lieu de la Ricoulière, par Charles Sibille, chevalier, seigneur de La Buronnière, Vaujours, La Ricoullière et autres lieux (1678). Remembrance des assises de Tinouale. Comparaissent: Tugal Heullin, écuyer, sieur de La Guittière, garde-noble des enfants mineurs issus de son mariage avec défunte damoiselle Renée Gandon (1653); Charles Sibille, écuyer, sieur de La Buronnière, héritier de Mathurin Sibille, en son vivant sieur dudit lieu (1653); Guillaume de Sorhoette, écuyer, sieur du Bois, garde-noble des enfants issus de son mariage avec défunte damoiselle Perrine de Champagné (1653); noble René Challopin, prieur de Séronnes (1653); damoiselle Emée-Philippe de Villeneuve, tutrice des enfants issus de son mariage avec défunt Abraham Challopin, écuyer, sieur de Vauberger (1653); Michel du Boul, écuyer, sieur de La Sionnière et des Meslières, fils de Renée de Possard (1653); Jacques Lanier, écuyer, sieur de Saint-Lambert, président au présidial d'angers (1653); damoiselle Marie Hullin, veuve de Pierre du Quelnée, écuyer, sieur de La Bourdaiserie (1678); D. Charles Turpin, prieur de Séronnes (1678); damoiselle Charlotte Gandon, veuve de noble homme Jean Jarry, comparant par Simon Jarry, son fils (1678); Pierre de Quentin, sieur de La Tarencherie (1678); Charles Bellot, écuyer, sieur de La Chaussée, mari de damoiselle Françoise Trioche, fille et héritière de feu Gaspard Trioche (1678); noble homme Anselme Quentin, sieur de La Roche (1678); noble homme François Le Peltier, sieur de La Tremblais (1678); noble homme Jean Chérouvrier, sieur des Gracières, représenté par Pierre Chérouvrier, son fils (1678), etc. Déclaration rendue par les Jésuites de La Flèche, pour le fief de Tinouaille, à messire Pierre Séguier, chevalier, duc de Saint-Liébaut, comte de Gien, seigneur d'autry, Brignon, et autres lieux, commandeur des ordres du Roi, chancelier de France, et à messire François Fraguier, seigneur de Longpérier, conseiller au parlement de Paris, tuteurs honoraires de Messieurs les enfants et héritiers de feu Abel Servien, marquis de Sablé et de Boisdauphin, baron de Meudon et de Châteauneuf. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 33 pièces, papier Fief de Tinouale. Déclarations rendues: par noble homme Alain Le Roy, sieur de La Verroullière, pour une pièce de terre de la métairie de Longueraye (1680); par Jean du Boul, chevalier, seigneur de Cintré et des Meslières, pour un clos de vigne nommé le Port Guisteau (1689); par Louis Amand de Sorhoette, prêtre, prieur de Bréon-Subert, pour divers héritages à Châteauneuf (1690), etc. Transaction entre les Jésuites de La Flèche et Charles Genoil, sieur de La Torillais, au sujet d'une rente de 35 sols due au fief de Tinouale, sur le lieu et closerie de Boutigné (1685)). Offres et défenses de François Possard, l'aîné, sieur de La Sionnière, au fermier du fief de Tinouale (1596). Écrous et remembrances dudit Tinouale et des fiefs de Grées et de Bonlieu. Y figurent: Georges Hullin, chevalier,

256 seigneur de La Selle-Craonnaise et du Margat (1680); Jacques du Roz, sieur de Sainte-Foy, mari de Charlotte Quentin, et Renée Quentin, soeur de celle-ci (1680); noble et discret M e Jean Cohon, seigneur du Parc, curé de Saint-Denis-d'Anjou (1680); Pierre Cheheré, sieur de La Chapitière, héritier en partie de Pierre Cheheré, sénéchal de Châteauneuf (1680); noble homme Henri Margueriteau, sieur de La Morinière, mari de damoiselle Madeleine Gandon (1690); Madeleine Aubin, veuve de Philippe Gourreau, sieur de Launay (1690); Anselme Buscher, sieur de Lattay, demeurant à Champigné (1690); Henry Le Cornu, sieur du Plessis de Cosmes, demeurant à Brissarthe (1690); Joseph Jallet, écuyer, seigneur de La Verrouillère (1690); François Le Sueur, représentant de Charles- Antoine, duc de Grammont, pair de France, habile à succéder à haute et puissante dame Françoise-Marguerite de Chivré, sa mère, dame du Plessis de Chivré (1690); noble Michel Bruneau, sieur de La Gilletrie, qui avait acquis divers héritages de François Joubert, chevalier, seigneur du Puits-Rocher, lequel agissait comme procureur de Madeleine de Chalopin (1690); noble homme Hélie Minée, sieur du Brossé, demeurant à Angers (1691); René Jallet, écuyer, sieur de La Verroullière (1691), etc. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 20 pièces, papier Fief de Tinouale. Aveu par messire Pierre Dubois, chevalier, seigneur de La Buronnière, Vaujoux et La Ricoullière, à cause de Madeleine-Charlotte Sibille, sa femme, pour le lieu de La Ricoullière, en Juvardeil (1733). Remembrances des assises de Tinouale. Comparaissent: noble homme Charles Quentin, sieur de La Tarancherie (1724); Madeleine Quentin, veuve de Guillaume de Sorohette, écuyer (1724); Louise-Françoise Lechat, veuve de François Lefebvre de Laubrière, conseiller au parlement de Bretagne, propriétaire de la terre de La Haye, en Brissarthe (1721); mademoiselle de Laubrière, propriétaire de la terre seigneuriale de La Haye (1733); René Folenfant, mari de Madeleine Jubin, Claude Bellanger, mari de Charlotte Jubin, René Jubin et demoiselle Marie Jubin, veuve Pierre Voisin, propriétaires du lieu des Meslières, que feu Pierre Jubin, père et beau-père des comparants, avait acquis en 1713 de François du Boul, chevalier, seigneur de Cintré, moyennant 4,000 livres, plus 200 livres de pot-de-vin (1733); damoiselle Philippe Gourreau, fille de noble homme Philippe Gourreau et de Madeleine Aubin (1733); damoiselle Françoise Leduc, veuve de noble homme Michel Bruneau, sieur de La Gillettrie, demeurant au bourg de Brissarthe (1733); Guillaume Darche, chanoine de Bordeaux, abbé commendataire de La Roë, représenté par frère Thomas Nepveu de La Hamardière, prieur curé d'étriché (1733); noble homme Jean Pottier, veuf de Marie Genoueil, tuteur de ses enfants mineurs (1733); noble homme Pierre Bruneau, sieur de La Mérousière, neveu de la demoiselle de La Gillettrie (1735); damoiselle Françoise Brasdasne, fille de noble homme François Brasdasne (1737); Jean Cocquereau, chevalier, seigneur du Bois-Bernier, mari d'anne Ménage, neveu de damoiselle Philippe Gourreau (1737); les Carmélites d'angers, représentées par soeur Marie de Mizé, dite Christine, propriétaires de la métairie de Touvois, en Châteauneuf, qu'elles avaient acquise en 1750 de Louis-Urbain Aubert, seigneur de Tourny et de Jeanne- Claude Chérouvrier des Grassières, sa femme, pour la somme de 7,600 livres (1741); noble homme Pierre Maby, bourgeois de la ville d'angers, mari de Marguerite Margariteau (1741); Antoine-César du Bois, chevalier, seigneur de Vaujou, représentant Charlotte-Madeleine Sibille, douairière de Pierre du Bois, chevalier, seigneur de Maquillé (1742), etc. H (Liasse.) 16 pièces, papier Fief de Tinouale. Déclarations rendues, pour les fiefs de Tinouale, de La Moinerie et autres possessions en Châteauneuf et Juvardeil, par le principal du collége royal de La Flèche, auquel est réunie l'abbaye de Bellebranche, à haut et puissant messire Michel-Denis Amelot, chevalier, marquis de Chaillou, seigneur baron de Châteauneuf, Juvardeil, Vauvelles et autres lieux (1772). Noms des sujets desdits fiefs contenus dans ces déclarations: le sieur Deschères de Champigné, mari de la demoiselle de La Torrillais; messire Sébastien-Michel Amelot, grand-vicaire d'aix, titulaire de l'aumônerie de Châteauneuf; demoiselle Charlotte Monsallier, propriétaire du lieu de La Corairie; messire Anne Roger de Campagnolle, propriétaire du lieu de l'ogerie, en Brissarthe; noble homme Charles Quentin de Vassé, sieur de La Tarancherie; Charles-Louis de Canonville, marquis de Raffetot, seigneur du Plessis- Chivray et d'igné, etc. Remembrances des assises de Tinouale, Le Grès, Bonlieu et Touvois. Comparaissent: Marin Jallet de La Verroullière (1754); noble homme Joachim Proust, sieur de La Quanterie, bourgeois de la ville d'angers (1772); Pierre Bruneau, sieur de La Mérouzière, lieutenant des Invalides (1772); Élie-Paul Duroz de La Domerais, bourgeois d'angers, représentant Jacques Duroz, son fils (1772); Marguerite Heulin, veuve de François Meltier Helland, écuyer, seigneur de Vallières, demeurant à Juvardeil (1772); Marin-Jacques Jallet, écuyer, seigneur de La Verroullière, prêtre, curé de Miré, agissant tant en son nom qu'au nom de ses frères et soeurs, propriétaires par indivis de la terre et seigneurie de La Verroullière (1772); Jean-François Guillemot, chevalier, seigneur de La Villebiot, mari de Hiéronime Alaneau, fille et héritière de feu Jérôme Alaneau et de demoiselle Louise Desnoës, demeurant au bourg de Saint-André de Châteauneuf (1773); haut et puissant seigneur Toussaint-Henri Le Jumeau, chevalier, comte et seigneur de Viaunay, La Haye et autres lieux, mari d'elisabeth-jeanne-henriette Lefebvre de Laubrière, demeurant au château des Perriers, paroisse de Blou (1773), etc. Papier terrier de Tinouale. H (Registre.) In-f, 292 feuillets, papier. XVIII e siècle. Fief de Tinouale. Censif. Énumération des titres au soutien de chaque mouvance. Les titres ainsi mentionnés sont: don fait par Pierre de Beauchêne aux religieux de Bellebranche, de 2 ouches de terre, nommées Les Couleuvres, et d'une maison à Châteauneuf, le tout franc et quitte de tous devoirs (1190); don, par Guillaume des Roches et sa femme aux dits religieux, de 3 livres 13 sols de cens, à charge d'une redevance annuelle d'un cheval de

257 service (1200); don, par Robert Corbel aux mêmes, de vigne et terre, près l'eau de Tinouale (1213); don, par la veuve de Jean Corbel aux mêmes, de 2 ouches de terre nommées Maucallié et le Pré Sorin (1214); don, par Héremberge La Morchée aux mêmes, de ses vignes au Bois des Monts (1225); acte par lequel Guillaume de Sivré libère et décharge de tous services et redevances l'hébergement de Tinouale appartenant aux religieux de Bellebranche, moyennant 5 sols de cens assignés sur les vignes des Corbelières (1240); charte par laquelle Foulques Loceota confirme aux dits religieux les dons à eux faits de 8 quartiers et demi de vigne en son fief, au clos des Moulineaux (1244); acquisition faite par lesdits religieux, de Robert Corbel, de 4 livres 8 sols de cens qu'ils lui devaient sur certaines terres et vignes près le cimetière de Châteauneuf, moyennant 100 livres (1280); aveux pour le lieu des Erraudières rendus par: Jean Le Moine (1392); Thomas Le Moine (1449); Jean Lemoine (1469); Pierre Le Moine (1489); Élie Percault (1495); Denis-Jean Amelot (1786); transaction entre Jean Le Moine, écuyer, sieur du Margat, et Pierre Le Moine, écuyer, son frère puîné, au sujet de la succession de Thomas Le Moine, leur père (1477); foi et hommage par Jean Le Roy, bail des enfants de Robert Rouaudière, pour partie du lieu de La Rouaudière (1447); aveu, par Guillaume de La Rouaudière, seigneur de Champlivré et de La Rouaudière (1459); autres aveux pour ledit lieu de La Rouaudière par: Jean de La Rouaudière (1482); Jacquine de Pruillé, dame de La Rouaudière et de Champlivré, bail de Jean de La Rouaudière, son fils (1503); Gilles de La Dufferie (1612); Jacques Le Motheux, sieur du Plessis de Cherré et de Champlivré (1637); Urbain Le Motheux (1745); Pierre Enjubault de La Roche (1746); Marie-Thérèse-Françoise Enjubault, veuve d'urbain-françois Lefebvre d'argencé (1786); aveux pour le lieu de La Guimpelière, par N... Deschamps (1395); par Jean Deschamps (1407); par Guillaume Doublard (1447); par Robert Doublard, veuve Jean Mouette (1465); par Pierre Mouette (1476); par Robert de Blavon (1553); par Catherine Bellin (1581); par René et Florestan de Blavon (1612); par Anceau Sailler (1637); par Jean Linier (1663); par Jacques Gaignard (1675); par Jean Pilastre, sieur de La Guillotais (1742); par Urbain Pilastre de La Brardière (1745); transaction par laquelle François Possard reconnaît relever des religieux de Bellebranche pour deux boisselées de jardin à Châteauneuf (1485); délai accordé à noble homme Pierre Possard, sieur de La Sionnière, pour rendre sa déclaration d'un clôteau, sis à Châteauneuf (1581); déclaration de Charles de Chivré pour 4 quartiers de pré, sis au lieu appelé La Jupillère (1456), etc. H (Registre.) In-f, 280 feuillets, papier. XVIII e siècle. Fief de Tinouale. Censif (suite). Ce second volume se rapporte aux annexes du fief de Tinouale qui sont: Touvois, La Ricoullière (autrefois Bonlieu), Le Grez, La Chaussée et la partie de Tinouale tenue de La Vigrousière. Énumération des titres au soutien de chaque mouvance. Parmi les titres ainsi mentionnés figurent: déclaration d'olivier Daudier, pour terre, vigne et pré à Touvois (1454); déclaration rendue par Jean du Mortier, sieur de Châtellière pour son lieu, domaine et appartenances de Touvois (1622); rapport d'assignation donnée à Guy Lasnier, pour faire ses obéissances à raison de son lieu de Touvois (1670); exhibition, faite par Georges Hullin, du contrat d'acquêt du lieu de Touvois (1675); exhibition, par Mathurin Piron, du contrat par lequel il a acquis le lieu de Touvois de messire Jacques-Honoré Hullin (1772); déclaration pour le même lieu par Anne Bourgerie, veuve dudit sieur Piron, tutrice de ses enfants (1786); déclaration de Jean Doublart, pour terre à Pierre-Blanche et vigne à Touvois (1455); déclaration de messire Jean Touchaleaume, pour une maison à Cherré, et vigne à Sainte-Catherine (1469); jugement rendu contre les héritiers de Charles de Villiers, propriétaire du lieu de La Petite-Roche, en Cherré (1690); déclaration rendue par Jean Sibille, pour une pièce de terre près de La Ricoullière (1461); déclarations rendues pour des vignes au Gros-Cep: par Pierre Touchaleaume, curé de Saint-André de Châteauneuf (1459); par Jean Fautrat, curé de Châteauneuf (1490); par Louis Ollivier, curé de Séronnes (1508); par René Rouil, curé de Séronnes (1513); par Jean Noël, curé de Saint-André (1514); don aux religieux de Bellebranche par Macé de Veauvelles, de Séronnes, de tous ses biens meubles et immeubles (1352); don aux mêmes par Jean de La Mazure, de la rente de 6 sols qu'ils lui payaient sur 3 quartiers de gast à Veauvelles (1394); franchise, accordée par Hamelin de Pomerieux aux mêmes pourtoutes les choses qu'ils possèdent dans son fief (1249), etc. H (Registre.) In-f, 23 feuillets, papier. XVIII e siècle. Fief de La Planche de Veaux, en Avoise. Censif. Énumération des titres au soutien de chaque mouvance. Parmi les titres ainsi mentionnés figurent: don aux religieux de Bellebranche par maître Guérif et Marguerite, sa femme, de tout ce qu'ils possédaient en la paroisse d'avoise (1350); vidimus d'une charte «bien ancienne»par laquelle Hamelin d'antenaise, venant à conversion en l'abbaye de Bellebranche, donne sa terre de Veaux à ladite abbaye (1477); baillée à 3 têtes, consentie par les religieux de Bellebranche à Pierre Ysembart, de La Courtillerie de Veaux, en Avoise, et d'une hommée de pré en Juigné, moyennant 4 livres de rente et 14 deniers de devoir (1481); acceptation par Nicolas Rabeau, barbier des religieux de Bellebranche, d'une baillée à deux têtes qu'ils lui avaient consentie en 1541, du lieu de Vaux, en Avoise, avec la dîme de blé et de vin telle qu'elle leur est due en ladite paroisse, à la charge de servir ou faire servir lesdits religieux du métier de barbier pendant le cours dudit bail ou de payer 10 livres de rente (1547); prolongation consentie par les religieux à Jacques Cherbonneau et à Jeanne Rabeau, sa femme, fille de Nicolas Rabeau susdit, de la baillée faite à celui-ci en 1541, du lieu de La Planche de Veaux, à la charge de servir lesdits religieux de l'état de barbier et chirurgien, et de payer en outre 40 sols de rente (1589); aveu rendu auxdits religieux par messire Phélipot de Voisines, pour le fief et domaine de Champbourdon (1417); autre aveu aux mêmes, pour le même domaine, par messire Geoffroi de Chanteloup (1512); offre de foi et hommage aux mêmes, au regard de leur fief des Veaux, par Anne Ollivier, veuve d'isaac Le Vayer, dame de la terre de Beaucé,

258 en Avoise (1631); foi et hommage simples par Marie Le Vayer, veuve de Nicolas Lepitard, écuyer, sieur du Chesne (1675); déclaration de Martin Morillon, pour son lieu de Veaux, où il y a un moulin, sis en Avoise (1418); déclaration de Jean Bugeot et Gille Ollivier pour le moulin de Veaux (1477); jugement condamnant Nicolas Branchu, mari de Renée Bugeot à faire ses obéissances féodales pour le moulin de Veaux (1619); contrat d'acquêt, par Pierre Chaudemanche, de François Branchu et autres, des moulin et closerie de Veaux (1643); déclarations de Pierre Peau, pour le lieu du Grand-Veau, en Avoise (1747); de Jean Cousin, pour les moulin, terre et prés de Veaux (1747). Transaction par laquelle Raoullet Ségusson, seigneur de Longlé, reconnaît tenir du fief de Veaux 4 hommées de pré et 3 journaux de terre de son lieu de Beaulieu (1465); déclaration par Benoît Heudes, sieur de Gué-Piquet mari de Guyonne de Ségusson, fille et héritière de feu Raoullet de Ségusson (1619), etc. ABBAYE DE CHAMPAGNE. (ORDRE DE CÎTEAUX.) H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 1 pièce, papier, 1 sceau Chartes. Hamelin évêque du Mans, atteste que Herveus de Pratis, miles, cum assensu Egidii primogeniti fratris sui, a donné en perpétuelle aumône à l'abbaye de Champagne, la dîme qu'il possédait in parrochia de Cortene (Courcité, Mayenne) (1205). Accord entre Lambert, abbé de Beaulieu, et Raoul, abbé de Champagne, au sujet des dîmes des terres que cette dernière abbaye avait acquises ou pourrait acquérir dans la paroisse de Villaine-la- Juhel (in parrochia Villane Juheili); avec l'assentiment de leurs chapitres respectifs, les deux abbés conviennent que les chanoines de Beaulieu percevront la moitié de la dîme sur celles des terres susdites que les religieux de Champagne exploiteront eux-mêmes et la dîme complète sur celles qui seront affermées (cyrographe non daté, mais qui doit remonter aux environs de l'année 1205). Juhel de Mayenne, seigneur de Dinan (J. de Meduana, Dignani dominus), cède, du consentement d'isabelle de Mayenne, sa mère, aux moines de Champagne, 60 sols mançais à prendre chaque année sur la prévôté de Villaine (in prepositura Villane) et reçoit d'eux en échange une autre redevance annuelle de pareille somme qu'ils percevaient sur les moulins de Pontestable (actum apud Lehonium, 1210). Philippe de Chasteters donne, pour le salut de son âme, pour celui de l'âme de sa femme et de ses ancêtres, à l'abbaye de Champagne, 7 sols tournois à percevoir chaque année à la Nativité de Notre-Dame, sur le fief de la Boscherie. Cette donation, munie du sceau dudit Philippe, est ratifiée par Marguerite, sa femme, et Juhel, son fils aîné (1213). Copie de la précédente charte faite en 1847 par M. Bilard, alors archiviste de la Sarthe. Nicolas évêque du Mans, atteste que Gervais Tabarie, prêtre, avant de prendre l'habit religieux en l'abbaye de Champagne, avait donné aux moines dudit lieu la tierce partie de son héritage et ce, en présence du seigneur Hamelin, alors évêque du Mans; qu'ensuite Guillaume Tabarie, frère dudit Gervais, et Gervais, son fils, à qui étaient revenues les deux autres parties dudit héritage ont, pour recouvrer les biens donnés par leur frère et oncle, cédé aux moines un bien appelé Fossa de Boella, situé apud Vadum Gauche... in feodo Odonis de Rootello (1214). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. Vers Chartes. Gervais de Corceseirs (Courcériers) donne à l'abbaye de Champagne, du consentement de Marguerite, sa femme, et de ses enfants, André, Hamelin et Béatrix, sa métairie de Borfestu, avec toutes ses dépendances, et une rente annuelle de 2 sols mançais à percevoir sur le moulin Chorin. Témoins: Gaufrido de Averton, Andrea de Averton, Hamelino fratre meo (c'est-à-dire Gervasii), Matheo clerico, Johanne de Boisneio (sans date, vers 1216). Maurice, évêque du Mans, atteste que Gervais de Courcériers (Gervasius de Curcesiers) a aumôné pardevant lui aux religieux de Champagne une certaine dîme appelée la dîme de la Corbière (de Corberia), qu'il avait acquise des héritiers de Payen de la Corbière (Pagani de Corberia), et que ledit Gervais a imposé à ses héritiers l'obligation de maintenir envers et contre tous, les religieux en possession de cette dîme. Le fils et l'héritier de Gervais, André, présent à ladite donation, la ratifie de tout son pouvoir (sans date, vers 1218). André de Courcériers (de Corcesiers) obtient de l'abbé et des moines de Champagne, moyennant paiement d'une rente annuelle et perpétuelle de 20 sols mançais, la rétrocession de la dîme que son père leur avait donnée apud Corberiam, in parrochia de Corcesiers (1219). L'official du Mans certifie un accord intervenu à la suite d'une contestation qui s'était élevée entre les moines de Champagne et Jean Chardun au sujet d'une terre située entre Cures et Novium (Cures et Neuvy). Jean Chardon prétendait que cette terre relevait de son fief et réclamait en conséquence le paiement de certaines redevances; il se contente de 12 deniers de cens que les moines s'engagent à lui servir chaque année à la Saint-Jean (1219). Maurice, évêque du Mans, atteste que Simon Jueti ou Iveti et Martine, sa femme, ayant donné à l'abbaye de Champagne deux maisons sises à Coulaines (apud Colonias), au fief de l'abbé de Saint-Vincent, et un demi-arpent de vigne apud vineam Boterii au fief de Rotrou de Montfort (Rotrodi de Monteforti), les moines de Champagne avaient affermé ces mêmes biens audit Simon, à sa femme et à Gervais leur fils, la vie durant de ceux-ci et moyennant 10 sols mançais par an; qu'après la mort de Simon et de Gervais, Martine avait fait abandon complet aux moines du demi-arpent de vigne, et, qu'en compensation, ils lui avaient payé 7 livres mançaises et de plus cédé les deux maisons pour en faire ce qu'elle voudrait (1223). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. Adam Pantin vend, pardevant l'official du Mans, à l'abbé et aux moines de Champagne, 6 journaux (jugera) de terre, francs et quittes de tous cens et services, sis dans la paroisse de Neuvy-en-Champagne (de Novico in Campania) juxta Cheminel, ad capud elemosine Sancti Laurentii, moyennant la somme de 30 sols mançais. Cette vente est ratifiée par Guillaume de La Porte (de Porta), seigneur du fief (1223; l'acte est en double exemplaire). Maurice, évêque du Mans, atteste que, ayant donné commission à André, doyen de Sillé, de se rendre près d'adam

259 Jarri, lépreux, qui avait l'intention de faire un don à l'abbaye de Champagne, il a reçu dudit doyen des lettres dont il reproduit la teneur et d'après lesquelles Adam Jarri et sa mère ont aumôné à l'abbaye susdite un demi-arpent de vigne situé apud Fresneium, juxta prata de Tozentino, et appelé la vigne de Beausvalet, et une rente de 6 sols 9 deniers mançais sur deux places de maisons à Fresnay, propre et ante domum lapideam Gaufridi de Gratuel, militis, quarum unam tenet Marescallus et Willelmus Le Taillandier aliam. Jeanne, femme dudit Adam, a ratifié cette donation et s'est engagée sous serment à ne jamais y contrevenir (1223). Maurice, évêque du Mans, considérant qu'il est de son devoir de veiller aux besoins spirituels de son troupeau et de remédier à tout ce qui peut compromettre le salut des âmes, avait jugé à propos de diviser en deux la paroisse de Montenay (de Monteneio), dont l'étendue était excessive au point de vue de l'exercice du saint ministère; la gravité de cet état de choses était telle que les habitants des hameaux les plus éloignés du bourg mouraient la plupart du temps sans sacrements et que leurs corps restaient 3 jours et plus dans leurs maisons à attendre la sépulture ecclésiastique. L'évêque veut qu'il y ait désormais deux paroisses et que chacune ait son prêtre et son église. Mais deux des prédécesseurs de Maurice, R. (Renaud) et H. (Hamelin), avaient donné à l'abbaye de Champagne le patronage de Montenay et 10 livres de rente à percevoir sur l'église du même lieu. L'érection et le service d'une nouvelle église sur le territoire de la paroisse allaient entraîner des dépenses qui rendraient par trop onéreuse la rente dont il s'agit. Maurice décide que cette rente sera assignée à ladite abbaye sur les deux églises de Segrie (de Segria) et de Saint-Christophe-du-Jambet (Sancti Xristofori de Jambeto). L'église de Segrie, qui a plus de ressources (que magis abundat), aura à payer chaque année 6 livres; celle de Saint-Christophe, 4 livres seulement. Les paiements se feront en deux termes, le premier au synode de la Pentecôte, le second au synode de la Toussaint. Ces charges toutefois ne commenceront à incomber aux églises de Saint-Christophe et de Segrie qu'au changement de leurs curés actuels. En attendant, Montenay et la paroisse formée de son démembrement supporteront le paiement des 10 livres de rente. De leur côté, les moines de Champagne résignent entre les mains de l'évêque le patronage de Montenay qu'ils ne pouvaient exercer librement, et dont ils ne retiraient que des avantages insignifiants (1225). Vidimus et ratification de la précédente charte par J. (Juhel), doyen, et le chapitre de l'église du Mans (1225). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. Guillaume de la Porte (de Porta) donne, par-devant l'official du Mans, aux moines de Champagne, 3 journaux (jugera) de terre, sis dans la paroisse de Neuvy (de Novico), au lieu appelé Jugera Guidonis, et leur vend 4 autres journaux au même lieu pour la somme de 40 sols mançais (1228). Jean de Sovre (Souvré), chevalier, atteste que Robert Burel et sa femme ont vendu par-devant lui aux moines de Champagne, moyennant 60 sols mançais, 2 journaux (jugera) de terre situés sur le chemin de la Boele, à côté du bien donné à ladite abbaye par Gervais Tabarie, prêtre. En sa qualité de seigneur du fief, Jean de Souvré ratifie cette vente et accorde la franchise de ces deux journaux, à la réserve cependant de 2 deniers de service qui lui seront payés chaque année à la Nativité de Notre-Dame (1229). Guillaume Dalidan et Héremburge, sa femme, donnent, par-devant l'official du Mans, aux moines de Champagne, 4 journaux de terre en Neuvy, apud Vallem Profundam, juxta viam qua itur e Vernieta (Verniette) ad Novicum (Neuvy), et nommés oscha de Buisson, et oscha de Pomeret, et oscha de Brejons, et leur vendent 10 journaux contigus aux premiers, sauf un, qui est situé juxta Novicum, in loto ubi nundine ad festum Sancti Laurentii congregantur, lequel est appelé La Cencive (Censiva). Cette vente est faite pour le prix de 6 livres; elle est, ainsi que la donation, ratifiée et garantie par Guillaume de Bures, seigneur féodal, qui accorde la franchise de tous ces biens et ne se réserve que 18 deniers de service annuel (1229). Étienne Cervele et Sufficia, sa femme, vendent pardevant l'official du Mans, aux moines de Champagne, pour 15 sols mançais, une pièce de terre appelée hoscha Pilart sise en Neuvy (Novico), au fief de Guillaume de La Porte. Ladite Sufficia s'engage à ne rien réclamer sur cette pièce de terre, nomine dotalitii, vel elemosine, vel aliquo alio titulo. Ladite vente est ratifiée et garantie par Mathieu, Herbert, Agnès et Marguerite, enfants desdits Étienne et Sufficia, et par Guillaume de La Porte, seigneur féodal (1230). Guillaume de Guengneio et Julienne, sa femme, vendent, par-devant l'official du Mans, aux moines de Champagne, pour 4 livres mançaises, une terre située en Neuvy (in Novico) et tenue du fief de Guillaume de La Porte à 6 deniers de cens annuel. Cette vente est ratifiée et garantie par Éremburge, Ameline et Goiburge, soeurs dudit Guillaume de Guengneio, et par Guillaume de La Porte (1230). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. L'official du Mans atteste les ventes suivantes faites à l'abbaye de Champagne: par Guillaume de La Porte, moyennant 3 sols 4 deniers mançais, de 4 deniers de cens, sur 6 que les religieux lui devaient à cause d'une terre qu'ils avaient acquise de Guillaume de Guengneio; par le même, moyennant 40 sols tournois, de 2 journaux de terre qu'il avait achetés des frères de la confrérie de Sainte-Croix de Neuvy (confratarie Sancte Crucis de Novico, et dont il avait payé le prix comme le prouvaient les lettres d'anselme, alors curé de Neuvi, (Anselmi tune temporis persone de Novico); par le même, de 8 deniers de cens que les religieux lui devaient sur les terres que leur avaient vendues Guillaume de Gueigneio et Étienne Cervele, et de 13 sillons de terre apud Novicum, juxta terram que dicitur Juger Guidonis; cette vente est faite pour le prix total de 8 sols 4 deniers mançais: par Gervais Fulguere et Chrétienne (Xristiana), sa femme, de 5 journaux de terre in Valie Profunda, pour 50 sols; par Berthelot de Neuvy, (Berthelotus de Novico) et Marie, sa femme, de 4 journaux de terre, in parrochia de Novico in Campania, in loco qui dicitur Les Espinères, in feodo Guilletmi de Buris, moyennant 30 sols mançais. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin.

260 Chartes. Guillaume Seignoreth et Marguerite, sa femme, vendent, par-devant l'official du Mans, aux religieux de Champagne, pour 35 sols mançais, 4 journaux de terre contigua terre que dicitur Jugera Guidonis.. in parrochia de Novico, qu'ils avaient acquis de Guillaume de La Porte. Celui-ci, comme principal seigneur du fief, accorde aux moines la libre et pacifique jouissance de ce bien, à la condition qu'ils lui paieront chaque année 2 deniers de service (1230). Mathieu de Orceio, miles, donne, par devant l'official du Mans, aux moines de Champagne, 15 sols tournois de rente à prendre chaque année à la Toussaint, super decima sua sita in parrochia Sancti Petri de Sancto Herrando (Terrehaut) (1231). Bulle de Grégoire IX, par laquelle il prend sous sa protection les religieux de Champagne, et leur confirme la rente de 10 livres à laquelle ils avaient droit sur l'église de Montenay (de Montaneio). Datum Laterani XVII kal. maii, pontificatus nostri anno quinto (15 avril 1231). Richard Guiton reconnaît, pardevant l'official du Mans, avoir donné aux moines de Champagne 4 journaux et demi de terre, en la paroisse de Neuvy (de Novico), dont 3 journaux et demi touchent aux terres de Raoul Aubin, chevalier, prope ulmum de Sovre, a sinistra parte chemini tendentibus (pour tendentis) a Novico ad Sovre, et le quatrième situé apud Petrarias, juxta terram que vocatur jugera Guidonis. Ce don est fait quitte et libre de tous service, taille et exaction séculière, excepté de 3 deniers de cens qui devront être payés chaque année, apud Novicum, à Guillaume de Bures (de Buris), chevalier, et d'une taille d'égale valeur quando recte tallie contigerint (1232). Guillaume de Bures, chevalier, atteste que Richard Guiton a vendu pour 50 sols mançais, aux moines de Champagne, 4 journaux et demi de terre, en la paroisse de Neuvi (de Novico), dont 3 et demi sont situés intra terras Radulfi Aubin, militis, juxta ulmum de Sovre, a sinistra parte chemini tendentibus (sic) a Novico a (sic) Sovre, et quartum situm est apud Petrarias, juxta terram que vocatur Jugera Guidonis. Cette vente est ratifiée par Héremburge, femme dudit Richard, et par Hubert, son fils, en présence de plusieurs témoins entre autres du curé de Verniette (presbitero de Vernieta) et de messire Thibault de Verniette, prêtre (domino Theobaldo de Vernieta, presbitero). Guillaume de Bures donne aussi son assentiment, comme seigneur féodal, et concède l'immunité desdits 4 arpents et demi, à la réserve seulement pour lui et ses hoirs de 3 deniers de cens annuel (1232). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. Guillaume de Bures, chevalier, atteste, ratifie et garantit la vente que Jean Basle et Béatrix, veuve de Jean Guiton, ont faite à l'abbaye de Champagne, moyennant 25 sols mançais, de... (le nombre est oublié dans l'original) arpents et demi de terre situés en Neuvi, in Profundo Vallis de Curis (Cures), à côté de la terre Beati Nicholai. Guillaume accorde la franchise de ces biens, qui dépendent de son fief, et ne se réserve sur eux qu'un cens annuel de 2 deniers, et une taille d'égale valeur quand il y aura lieu (1232). Geoffroi, fils de Pierre (Gaufridus Petri), vend, par devant l'official du Mans, à l'abbé et aux moines de Champagne, pour 10 livres tournois, 8 journaux de terre qu'il avait achetés de Guillaume de La Porte, en Neuvi-en-Champagne, desquels 8 journaux, 4 sont situés près de Neuvi, le long du chemin per quod itur directe de Novico ad civitatem Cenomanensem in loco qui dicitur La Baate, et les autres, versus pratum de Fonteneto et vocantur Campus Aujart. Guillaume de La Porte susdit, principalis dominus illius feodi, accorde l'immunité des biens vendus, ne se réservant seulement que 2 deniers mançais de service annuel (1232). Guillaume de Bures (de Buris), chevalier, vend, par-devant l'official du Mans, aux religieux de Champagne, moyennant 13 livres mançaises, 12 journaux de terre en Neuvi, savoir: 10 au lieu appelé Les Espinères, inter Le Cheminel et censivam defuncti Gervasii Percelaie, et inter terras medietarie de Campo Wignol, ex una parte, et terras Roberti de Nantuil et Guillelmi dicsi Malet, ex altera; et deux autres connus sous le nom de terra defunctorum Guillelmi Coqui et Hemmeline quondam uxoris ejusdem (1233). Jean Geoffroi et Jean de Saint-Martin (de Sancto Martino), vendent, par-devant l'official du Mans, aux religieux de Champagne, pour 8 livres 10 sols tournois, 4 journaux de terre, en Neuvi, in feodo Johannis de Sovreio, in loco qui dicitur Campus Porcherii, propè terram abbatis et monachorum de Cultura. Cette vente est ratifiée par Béatrix, mère dudit Geoffroi; Jean de Souvre (de Sovreio), principal seigneur féodal, accorde l'immunité desdits biens (1233). Richard Guiton, de Verniette, vend par-devant l'official du Mans, aux religieux de Champagne, pour 50 sols mançais, 4 journaux et demi de terre, dont 3 sont situés inter terras Radulfi Aubin, militis, juxta ulmum de Sovreio, a sinistra parte chemini tendentibus (sic) a Novico ad Sovreium; et le quatrième, apud Petrarias, juxta terram illam qui dicitur Jugera Guidonis. Cette vente est ratifiée par Héremburge, femme dudit Richard, et Hubert, son fils; Guillaume de Bures, principal seigneur féodal, accorde l'immunité des biens vendus et ne se réserve que 2 deniers de cens annuel et 2 deniers de taille, quand il y aura lieu. Suivant le même acte, Béatrix, veuve de Jean Guiton, frère de Richard, vend auxdits religieux, moyennant 9 livres tournois, l'usufruit qu'elle avait ou pouvait avoir sur les biens susmentionnés (1233). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. Agnès, veuve de Guillaume de La Porte, chevalier, réclamait des moines de Champagne la jouissance de ses droits dotaux sur tous les biens qu'ils avaient acquis dans le fief de son mari; elle se désiste de ses prétentions devant l'official du Mans, moyennant le paiement que lui font lesdits religieux d'une somme de 12 sols tournois (1234). Jean Courusche et Leiardis, sa femme, vendent par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de Champagne, pour 21 sols tournois, 15 sillons de terre en Neuvi, inter terram quam habuerunt idem abbas et monachi (de Campania) à Guillelmo de Buris, milite, et terram Pagani Leodegarii, lesquels sillons étaient tenus du fief de Guillaume de Bures à un denier de cens (1235). Foulques Arguel et Hamelin, son gendre, et Léiarde et Alix (Aales), leurs femmes, vendent, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de Champagne, pour 60 sols tournois, 2 journaux de terre en Neuvi, propre crucem defuncti Anselmi, inter terras Johannis Galterii et Marie La Gauchière, juxta le

261 Cheminel, et tenus de Guillaume de Bures à 4 deniers de cens (1235). Nicolas Charron et Lucie, sa femme, vendent, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de Champagne, pour 100 sols mançais, 8 journaux de terre, in Novico in Campania, in loco qui dicitur Vallis Longinquus, juxta le Cheminel, per quem itur directe de grangia de Asnerüs ad crucem defuncti Anselmi. Ces 8 journaux devront être tenus dudit Nicolas et de ses hoirs à 6 deniers de redevance à la fête de l'exaltation de la Sainte-Croix (1235). Geoffrei, évêque du Mans, faisant droit à une plainte des moines de Champagne, mande aux doyens d'ernée (de Erneia), d'évron (de Ebronio) et de Sillé (de Siliaco), d'inviter et, au besoin, de contraindre, par les censures ecclésiastiques, les curés de Montenay (de Monteneio), de Vautorte (de Valle Torte) d'hambers et de Saint-Pierre-la-Cour (Sancti-Petri-de-Curia), à payer ce qu'ils devaient chaque année aux-dits religieux, savoir: les curés de Montenay et de Vautorte, 6 livres mançais de rente sur leurs églises: le curé d'hambers, 60 sols, tant en rente sur son église qu'en dîme; le curé de Saint-Pierre-la-Cour, 7 livres de rente sur son église (1235). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. Robin de Nantuil prend par-devant l'official du Mans, à ferme perpétuelle (ad firmam perpetuam), des moines de Champagne, moyennant 10 sols mançais par an, 3 journaux de terre et une noë que lesdits religieux avaient achetés de défunt Gervais de Anilleio (Anillé), plus 3 autres journaux contigus aux premiers, qu'ils avaient eus de Robert, fils dudit Gervais; Robert d'anillé ratifie cette baillée et ne se réserve sur lesdits biens que 3 deniers tournois de cens et 3 deniers de taille, chaque année. De plus, avec l'assentiment de Léburge, sa mère, ledit Robert d'anillé vend auxdits religieux, pour 7 sols tournois, un cens de 15 deniers mançais qu'ils lui devaient sur les terres qu'ils avaient acquises de son père, de Geoffroi Letur et du frère de celui-ci (1239). Robert de Nanteuil (de Nantolio), Geoffroi Le Métayer (Medietarius), maître Guillaume Le Charpentier (Carpentarius) et Girard de La Postee, paroissiens de Neuvi-en-Champagne (de Novico in Campania), vendent, par-devant l'official du Mans, à l'abbé et aux religieux de Champagne pro fabrica et emendatione ecclesie sue, et moyennant 18 sols mançais, un journal de terre sis en Neuvi, apud Espinières, in feodo Johannis de Vante, lequel journal avait été aumôné ad fabricam dicte ecclesie, par défunte Julienne, mère de Nicolas de La Charonnière (1244; cette charte est en double exemplaire). Vidimus, par l'official d'angers, d'une charte datée de Châteauneuf, février 1206 (v. s.), par laquelle Guillaume des Roches, sénéchal d'anjou, donne aux religieux de Champagne, pour le repos de son âme et des âmes de sa femme Marguerite, et des ses ancêtres, 60 sols tournois à prendre chaque année sur ses cens de Cherré, pour être employés aux frais du luminaire nécessaire à la célébration des messes dans l'église de l'abbaye (1244). Maurice, seigneur de Sablé (Sablosii) et de Craon (Credonis), sénéchal d'anjou, mande à son prévôt de Châteauneuf et de Cherré (de Castro Novo et de Chirreio) de lever toutes les difficultés suscitées aux moines de Champagne au sujet de la rente de 60 sols qui leur avait été donnée par Guillaume des Roches pour leur luminaire, et de la leur payer exactement chaque année, au jour de la Nativité de Notre-Dame (1249). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. Herbert Berart, chanoine et official de Tours et Foulques de Virgulto, chevalier, exécuteurs testamentaires de feu Gervais Bérart, chevalier, attestent que ledit Gervais a légué à l'abbaye de Champagne, où il a été enterré, et pour la célébration de son anniversaire, 3 journaux de terre, apud Montem Falconis, in firma dictorum abbatis et conventus (Campanie), et 3 autres journaux avec un jardin, apud Credunum, in feodo Durandi Garnerii. Cette donation a été faite du consentement de Jeanne, femme dudit Gervais, et de Raoul de Basochis, chevalier, et de Gervaise, sa femme (1250). Gervais Lopin prend, par-devant l'official du Mans, à bail emphytéotique des religieux de Champagne, moyennant 5 sols mançais par an, 3 journaux de terre et un jardin, situés en la paroisse de Sainte- Gemme-le-Robert (Sancte Gemme) in feodo Odeline La Guarinière, apud Creun (Crun) (1252). L'official du Mans condamne Hamon Tornegousse, clerc, comme procureur de Gilles, fils de Girard (Egidius Girandi), à payer aux moines de Champagne la rente de 8 deniers mançais que ledit Gilles leur devait et refusait de leur servir, sur un lieu sis apud Dumum Rotundum, in parrochia de Crisseio (1254); cette charte est en double exemplaire). Hamelin Booul vend, par-devant l'official du Mans, et pour 20 livres tournois, aux religieux de Champagne, 15 sols mançais de rente, à prendre sur son ténement de La Loherengière, quod consistit in terris, pratis, nemore et hebergamento cum pertinenciis, et est situé dans la paroisse d'hardanges, (in parrochia Sancti Petri de Hardengia). Comme garantie de l'exécution des clauses de la vente, Hamelin engage tous ses biens et spécialement ceux qu'il possède à La Loherengière et à Rubeium (1255). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin Chartes. Guillaume Fromentin, de Courcité (de Curia Civitatis), atteste que défunt Lucas Chenier à légué aux religieux de Champagne, pour la célébration de son anniversaire, une rente de 12 deniers mançais à percevoir sur son ténement de Celle, en Courcité (1273). Robin Brinant ou Bruiant de Cures, prend à rente, par-devant l'official du Mans, des moines de Champagne, moyennant 2 septiers d'avoine de bonne qualité, livrables chaque année aux dits religieux à la Saint-Rémi, une pièce de terre de 13 journaux qu'ils possédaient en vertu d'une donation de Jourdain, autrefois sénéchal de Sillé, et qui était située en la paroisse de Neuvi (de Novico), in Vallibus de Curis (1274). Aimery de Sougé (Haimericus de Sougeio) et Biatrix, sa femme, de la paroisse de Conlie (Conlia), vendent, pardevant l'official du Mans, à Colin Le Miroerier, pour 13 livres tournois, 2 septiers de froment et 2 de méteil (miptalii), de rente à prendre sur 6 journaux de terre que les vendeurs possèdent apud La Meserolle, en Conlie, au fief d'assé-le-riboul (in feodo de Aceio le Ribolle) (1276). Le doyen de Javron (de Gaunrenio), atteste que Michel de Chaumondel (Chaumonteau) et Jeanne, sa femme, paroissiens de Crenis (Crennes-sur-Fraubée), se sont donnés, eux et

262 tous leurs biens, à l'abbaye de Champagne (1289). Le doyen de Sillé atteste que Roesia domina de Cortalarru (Courtaliéru), paroissienne de Saint-Jean de Vimarcé (Sancti Joannis de Vimarcie), a légué aux moines de Champagne, pour la célébration de son anniversaire et pour le repos des âmes de ses parents, amis et bienfaiteurs, sa part de tous les biens acquis par le seigneur de Courtaliéru et par elle durant leur mariage, tant dans la paroisse de Pollie, que dans celle de Saint-Jean de Vimarcé (1290; cette charte est en double exemplaire). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin Chartes. Les moines de Champagne baillent à rente, par-devant le doyen de Fresnay (de Fresneio), à Marguerite La Gandoyne, de Fresnay, deux places de maisons en ladite ville, moyennant 7 sols de rente (1291). Colin Le Chandelier prend à rente, par-devant le doyen de Fresnay, des religieux de Champagne, moyennant 9 sols tournois par an, une place de maison, sise en la ville de Fresnay, juxta domum à la Gandoenne, ex uno latere, et juxta vicum per quem itur apud Sallam. Les religieux ont fait cette baillée au dit Colin, usque ad primum incendium casu fortuito venturum (1299). Guillaume Ade, de Neuvi (de Novico), prend à rente, par-devant l'official du Mans, des religieux de Champagne, pour 13 sols mançais par an, deux pièces de terre sises apud Les Perriéres, en Neuvy (1299). Les religieux de Champagne baillent, par-devant l'official du Mans, et moyennant 7 sols de rente inféodée, à Juliot Illuminator et à Agnès, sa femme, paroissiens de Saint-Ouen du Mans, une pièce de terre de 5 journaux, sise en Neuvi, aux fief desdits religieux. Comme garantie de l'exécution des clauses de cette baillée, les preneurs engagent tous leurs biens et spécialement les vignes et terres qu'ils possèdent au fief du prieur de Saint-Pavin des Champs (Sancti Paduini de Campis) (1300). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 1 fragment de sceau Chartes. L'official du Mans atteste: 1 que Geoffroi Sauvin, Jean Sauvin, son fils, et Juliote, femme de celui-ci, paroissiens de Novilla Aalesie (Neuvillalais), ont vendu aux religieux de Champagne, moyennant 9 livres tournois, 4 journaux de terre et une pâture, sis en ladite paroisse, au fief de Guillaume de Villiers (de Villaribus), près de la métairie et de la fontaine de Susseio et du Moulin de Vaux; 2 e que les religieux leur ont ensuite consenti baillée de ces biens, pour 9 sols tournois de rente annuelle (1301). Guillaume Coinnon donne, par-devant le doyen de Sillé, aux religieux de Champagne, dans l'église desquels il a élu sa sépulture, 12 deniers mançais de rente à prendre chaque année sur une pièce de terre appelée Campus Barbitonsoris, sise au doyenné de Fresnay et en la paroisse de Saint- Victeur (Sancti Victurii) (1306). Les époux Jean Poncin, de Saint-Marc ou Désert (Saint-Mars-du-Désert), donnent par-devant la cour de Sillé, aux religieux de Champagne, 12 deniers mançais de rente sur un lieu en Saint-Mars-du- Désert (1310). Guillaume Le Barbier, de Neufuy en Champeingne, prend à rente, par-devant la cour de Sillé, des religieux de Champagne, moyennant 4 sols tournois par an, 5 journaux de terre en deux pièces; l'une sise au Van Saint- Nicolas, et l'autre auprès des terres Moncort, en Neuvi (1318). Thomas Charron et Jeliote, sa femme, de Neuvi, vendent par-devant la cour de Sillé, aux religieux de Champagne, un journal de terre à Neuvi, pour le prix de 52 sols tournois (1323). Richard dou Grenoillier et Sedille, sa femme, de la paroisse de Clermont, vendent, par-devant la cour de Sillé, à Geoffroi Guillot, clerc, moyennant 60 livres tournois, 15 journaux de terre sis en Xeuvi, au lieu de La Charronnière, divisés en deux pièces, l'une appelée Le Champ au Melle, jouste les terres feu Peliçon, ou fié Chamaillard, l'autre sise sus Fonteine Saint-Johain, jouste les terres Ceuffroy Tholomer et jouste les terres au templier de Berne, ou fié Macé de Bordigné (1327). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin Chartes. Gillet de La Barre, de Chevillé, vend par-devant la cour de Sillé, aux religieux de Champagne, moyennant 10 livres tournois, 10 sols mançais de rente sur tous ses biens et spécialement sur sa métairie de La Touche (1328). Sentence de la cour du Mans, sur contestation entre Jean de Souvré, écuyer, seigneur de Souvré, de la paroisse de Nevi en Champaigne et les religieux de l'abbaye de Champagne au sujet d'obéissances et rentes féodales réclamées par ledit seigneur à ladite abbaye (1337). Richart de Vannoyse reconnaît, par-devant la cour de Sillé, devoir à l'abbaye de Champagne 10 sols de rente sur les terres qu'il a acquises, en la métairie de La Touche, de Gillot de La Barre (1341). Les religieux de Champagne baillent, par-devant la cour de Sillé, aux époux Guillaume Le Barbier, 4 journaux de terre, nommés Le Champ au Jart, sis près le Val de Saint-Nicolas et près des terres aux dommaiselles de Tescé, moyennant une rente de 6 sols tournois (1342). Les religieux de Champagne baillent, par-devant la cour de Sillé, à... (nom illisible) 20 journaux de terre en deux pièces, nommées Les Perrières, en la paroisse de Neuvi (Nefvi), moyennant 26 sols de rente (1346). Jean Lemonnier vend à Jean Lebreton, par-devant la cour du Bourgnouvel, une maison et courtil, sis en la ville de Nevi, moyennant 115 sols tournois (1375). H (Liasse.) 15 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Champ des Hayettes ou des Hyettes, en Verniette. Déclarations dudit champ rendues aux abbés et religieux de Champagne: par Jean Blanchet (1450); par Colas Drouet (1558); par Jeanne de Villebresme, veuve de noble Louis d'orvaulx, tutrice de ses enfants mineurs (1577); par René Gasté; sa déclaration est rendue à l'abbé commendataire, maître Nicolas Quentin (1587; par Jean Drouet (1601); par Jacques de Biars, écuyer, sieur de La Motte, mari d'hélène d'orvaulx (1610); par les religieuses du prieuré royal des Filles-Dieu du Mans (1698); leur déclaration porte les signatures des soeurs Françoise Olier de Nointel, prieure, Marie Rousseau, sous-prieure, Françoise Drouet, Rivault, Renée Housset, Bansu (?), Anne Deschamps, M. Seigneur, M. Chesnart, A. Le Normand, Caillau, Barbe Menard, Louise Denizot, Marie Denizot, Marie Caillau, Sonnet (1698); par Anne Courcelle, veuve de Jacques Leroux, notaire royal au Mans (1700); par les Filles-Dieu du Mans (1703); leur déclaration est signée par les soeurs

263 Marie-Ignace de Braulle, abbesse, M. Seigneur, prieure, Françoise Drouet, M. Rousseau, Rivault, Deschamps et Menard, etc. H (Liasse.) 42 pièces, parchemin Fief du Repail à Saint-Aubin-du-Désert: Lieux de La Bilotière, de La Coyaudière, de La Boulaie, de La Caillardière, de La Moriniére et de La Marche-le-Bouillon, en dépendant et situés ès paroisses de Bais, Hambers et Saint-Aubin-du-Désert. Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: pour La Bilotière, par Jehan Talbot (1452); Jehan Herbelin de La Moysière (1516); René Chevallier (1620); René Beucher (1634); Jean Laigneau (1684), etc.; pour La Coyaudière, par Jean et Ambroise Les Cohiaux (1455); Guillemette Lapelarde (1455); Jean et Ambroise Les Vallées (1455); Gervais Foullard (1497); Jehan Barbesore (1554); Jacques Aubert (1620); Sébastien Ribot (1629), etc.; pour La Boulaie, par Jean et Michel les Bélaillées (1690); pour La Caillardière, par Étienne Herbelin, René Rousseau, Thomas Filoche, etc. (1690); pour La Morinière, par René Mille, Jean Chauveau, la veuve Julien Bunache, etc. (1690); pour Marche-le-Bouillon, par noble Valérien Fillaux, sieur de La Béselière (1612); Michel Le Roy (1630); François Le Pontelier et François Herbelin (1658); etc. H (Liasse.) 40 pièces, parchemin Fief du Repail: Lieu de Choan (aujourd'hui Chon), en dépendant et sis à Crennes-sur-Fraubée. Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne, pour héritages audit lieu par: Guillaume Boisguyon (1558); Julienne Lorens, veuve de Charles Chélot (1619); Gervais, Jean et Guillaume Gripperais (1619); Claude Le Vayer, mari d'esther Vassé (1620); Mathurin et Louise Baissin (1628); René Gillot (1652); Robert Buat (1669); Michel Touschard (1687), etc. H (Registre.) Petit in-4, 23 pages, papier Fief du Repail: Lieu de Choan ou Chon. Remembrance des assises de la fresche de Chon. Y figurent: René Touchard; André Métivier; Guillaume Bessin; Michel Desrochers; Marie Moussay, veuve de François Le Moyne; François Louvard, etc. H (Liasse.) 6 pièces, parchemin Lieu des Cheminées, en Loupfougères. Déclarations dudit lieu rendues aux abbés de Champagne: Jean, par Jean Lemarchant (1471); Lancelot, par Gilles Guilleu, prêtre, Jean Bouteloup et Jamet Jary (1514); François, par Mathurine Guilleu, veuve de Maurice Pierre, et Nicolas Couronneau (1544); à l'abbé et aux religieux de Champagne, par Martin Lemarchant et Jacquine Lemarchant, veuve de Jacques de La Vigne (1613). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Dîme d'assé, en Saint-Pavin-des-Champs. Accord, par-devant la cour de Bourgnouvel, entre les religieux de Champagne et noble et puissant seigneur Guy de Beaumanoir, seigneur de Landemons et de Lavardin, qui étaient en contestation au sujet de la dîme, dite d'assé, sise en Saint-Pavin-des-Champs. Cette dîme, dépendant autrefois de la terre de Lavardin, avait été saisie sur la succession de feu messire Dreux Riboulle, seigneur d'assé et de Lavardin, et achetée par Jean Lefebvre, conseiller en la Chambre des comptes du Mans, lequel l'avait revendue aux moines de Champagne. Guy de Beaumanoir prétendait que ces deux ventes devaient être considérées comme nulles: 1 parce que la dette du défunt seigneur de Lavardin qui avait motivé l'aliénation était prescrite au moment où cette aliénation avait été ordonnée; 2 parce que un édit du Roi daté de Compiègne avait déclaré que «les demourans en l'obéissance du roy,» comme l'avaient été Dreux Riboulle et ses successeurs, étaient affranchis de leurs dettes «en remunéracion des services qu'ils avoient fait en fesoient au roy, en la guerre contre les Angloys;» 3 parce que les père et mère dudit Guy et luimême, ayant été en procès avec feu messire Jehan Gauvin, chevalier, pour la possession de la terre de Lavardin et des autres seigneuries de Dreux Riboul depuis l'année 1436 jusqu'à 1467, époque à laquelle lesdits biens furent adjugés au seigneur de Beaumanoir, il avait été fait défense de par le Roi, à quiconque, d'acquérir dudit Gauvin aucune des choses en litige tant que ce litige serait pendant; or la dîme n'avait pu être acquise par Jean Lefebvre que dans cet intervalle; 4 parce que la vente, même valable en principe, tombait sous le coup de la rescision, pour cause de déception «d'oultre moitié du juste pris:» on avait payé 60 livres une dîme qui en rapportait au moins 20 par an. Les religieux de leur côté s'attachaient à réfuter chacune de ces allégations. Enfin, pour terminer le différend, les frères Jean Viel et Raoul Lebreton, agissant de l'assentiment de leur abbé Jean et des autres religieux de Champagne, conviennent de ce qui suit avec Guy de Beaumanoir. Le seigneur de Lavardin cède aux religieux la dîme d'assé, mais à la condition de pouvoir la recouvrer dans l'espace de 6 ans, en leur payant une somme de 100 livres. Passé ce délai, les religieux demeureront paisibles propriétaires de ladite dîme, mais verseront 40 écus au seigneur de Lavardin «pour la rescision et supploiement de leur contract d'acquest de ladite dixme et pour le juste pris que ladicte dixme vault ou peut mieulx valloir qu'ils n'en paièrent aux prédécesseurs dudit seigneur de Lavardin (1472).» H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Terre et seigneurie de Saint-Chéron. Décret de Jean Lefournier, bailli de Lavardin, adjugeant aux religieux de Champagne, la terre et seigneurie de Saint-Chéron, saisie à leur requête sur damoiselles Roberde de Saint-Berthevin, veuve de Jean de Corbon, seigneur dudit lieu, et Jeanne de Corbon, sa fille aînée, pour paiement d'une rente de 14 sols et d'une somme de 22 écus d'or, valant chacun 27 sols 6 deniers tournois pièce, que leur devait le sieur de Corbon. Cette adjudication est faite aux dits religieux à la condition qu'elle leur vaudra paiement des capitaux et intérêts dont ils sont créanciers, et qu'ils acquitteront, outre les frais de vente montant à 4 écus, une dette de 12 écus contractée par le sieur de Corbon envers M e Michel Deschamps.

264 H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Legs de Guy de Beaumanoir et de Jeanne d'estouleville, sa femme. Appointement par-devant le juge de Bourgnouvel entre noble homme et puissant Jehan de Beaumanoir, écuyer, seigneur de Lavardin, et noble et puissante Catherine de La Rochefoucault, sa femme, d'une part, et Jean, abbé de Champagne, d'autre, au sujet du paiement d'une somme de 120 livres, que Guy de Beaumanoir et Jeanne de Touteville (d'estouteville) sa femme, père et mère dudit Guy, avaient légués à l'abbaye de Champagne où ils avaient été ensépulturés l'un et l'autre. H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 6 pièces, papier Champ du Coudray, en Conlie. Baillée, par les religieux de Champagne, à Jean Lemoes demeurant à Ribaron, en Conlie, de 3 journaux de terre sis au Coudray, en Conlie, moyennant 15 sols tournois de rente inféodée (1491). Déclarations dudit champ rendues aux abbés commendataires: Lancelot de Vassé, aumônier du Roi et protonotaire apostolique, par Noël Dolbeau et Guillaume Trudelle (1553); Anne d'escars; cardinal de Givry, par Marin Martin et Jean Delhommeau (1598); Henri de Gondi, évêque de Paris, cardinal de Retz, par la veuve Thierry Nouet, Jean Nouet et François Bonamy (1620); Jean-François de Gondi, archevêque de Paris, par Mathurin Baron (1630); Henri d'estampes de Valençay, bailli-grand'croix de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, ex-ambassadeur du Roi près de S. S. et abbé de Bourgueil, par Mathurine Baron, femme de Michel Martin et Mathurine Létourneau (1655), etc. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin Lieux de La Boulinière, en Saint-Pierre-de-La-Bruyère; de La Giraumière, en Courcité; de La Gaugainière, à Rouez-en-Champagne; des Bouelles; en Neuvi. Baillées à viage de La Boulinière consenties par les abbés de Champagne: Lancelot, à noble homme Christophe de Beaumanoir, seigneur de La Corbinière, à damoiselle Henrie de Beaumont, sa femme, et à leurs enfants, moyennant 40 sols tournois de rente (1522); Lancelot de Vassé, à René du Bouschet, écuyer, sieur du Duict et de La Flesche, et à Michel du Bouschet, écuyer, son frère, moyennant 15 livres tournois de rente (1553). Sentence de Christophe Pérot, écuyer, sénéchal du Maine, sur contestation entre les religieux de Champagne et Vincende, veuve de Jean Leloup, au sujet d'une rente de 6 sols tournois due à Champagne, sur le lieu de La Giraumière (1523). Autre sentence du même, sur contestation entre les moines de Champagne, d'une part, et Guillaume Drouet, prêtre, et Gervais Sergent, d'autre, au sujet d'une rente de 13 sols, due à l'abbaye sur des héritages sis à La Gaugainière (1542). Déclarations de biens, sis au lieu des Bouelles, rendues à l'abbaye de Champagne, par Louise Leblanc, veuve de Thomas Nouet, François Dubois, François Saudubreil, Nicolas Bachelot, Pierre Brindeau, époux de Marie Letrippier et autres (1615); par Marin Rippier, curé de Mézières-sous-Lavardin, René Launay, Jean Lepescheux, René Biboreau et autres (1637). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Fief Augenard, en Tennie, relevant de la seigneurie du Nouray. Déclarations dudit fief rendues par les abbés commendataires Jean-François de Gondi, archevêque de Paris, Joseph-Antoine de Fienne, Étienne de Ravel de Montmirail, conseiller-clerc au parlement de Dauphiné, aux seigneurs du Nouray: Jean de Bouschet, marquis de Sourches; Louis de Bouschet, marquis de Sourches, comte de Montsoreau et Grand-Prévôt de France; Louis de Bouschet, marquis de Sourches et du Bellay, lieutenant général des armées du Roi (1643, 17<ATTillisible>6 et 1786). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 1 pièce, papier Lieu de La Fontaine, en Tennie. Déclaration rendue à l'abbé et aux religieux de Champagne, par Mathurin Lemeulnier, marchand à Rouez, et Guillemine Duval, veuve de Nicolas Peschard, de Domfront, pour héritages sis audit lieu (1686). Sentence de Guillaume Chauveau, juge du marquisat de Lavardin à Conlie et bailli des fiefs de l'abbaye de Champagne, condamnant Jean Peschard, marchand à Pezéle-Robert, à payer la rente féodale de 15 sols due à ladite abbaye sur une maison, sise au lieu de La Fontaine (1699). H (Liasse.) 2 pièces, papier Lieux de Bozé et de Chamblanchet, en Tennie et Verniette. Sentences du bailli des fiefs de l'abbaye de Champagne, condamnant Mathurin Lemeulnier, Mathurin Drouet, Marie Lemeulnier, veuve Guillaume Roy, et René Bouvet, sieur de Bozé, conseiller au présidial du Mans, à payer à ladite abbaye les rentes qu'ils lui doivent sur des héritages situés èsdits lieux. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin Terre de La Panlouère en Tennie. Procédures entre les moines de Champagne et Jean-Baptiste Mary, seigneur de La Panlouère, au sujet d'une rente de 4 livres 14 sols qu'il leur devait sur ladite terre. H (Liasse.) 29 pièces, papier Fief de Thiars en Neuvillalais. Sentence du juge de Lavardin, condamnant le prieur de Vignolle à payer la rente de 24 boisseaux d'avoine due sur ledit prieuré aux moines de Champagne, à cause de leur fief de Thiars (1738). Déclarations rendues audit fief, pour divers héritages: par Pierre Lefebvre, bourgeois à Neuvillalais, fils de Marin Lefebvre et de Jeanne Bougler, lequel Marin était fils de Jean Lefebvre (1769); par René Chauvin, sieur d'oigny, écuyer, conseiller-secrétaire du Roi, maison et couronne de France, demeurant au Mans, paroisse de Saint- Pierre-le-Réitéré, mari de dame N... Pivard, fille de Gervais Pivard, médecin (1769); par Jean-René Prévost, officier invalide, demeurant en sa terre du Pont-de-Monnet, paroisse de Neuvillalais, époux de Marie-Renée de Loubat de Carle, fille de François Loubat de Carle et de Marie de Sirard de Grillemont (1769); par Henri-Marie Dubois, notaire au Mans, mari de Marguerite-Gabrielle Lebrun (1769); par les Ursulines du Mans que représente Joseph

265 Gouet, bourgeois du Mans, en vertu d'une procuration signée des soeurs Marie-Anne Le Silleur de Sougé, supérieure, Louise Desportes, Marguerite Bérard, Marie-Anne Boulard, Louise-Catherine Denisot et Jeanne Castel (1770), etc. H (Registre.) Petit in-f, 127 feuillets, papier Remembrance des plaids de l'abbaye de Champagne. Comparaissent: honnête homme François Denyau, seigneur de Végron (1564); François Le Bigot, sieur de La Goupillière (1564); honnête homme René Taron (1566); noble François d'andigné, curé de Rouez (1573); noble Jamet Davot, sieur de La Brissollière (1573); Robert Simon, propriétaire du bordage de La Croix, en Tennie (1577); noble Jean Lemere, sieur de Millière et de La Goupillière, et damoiselle Marguerite Richer, sa femme (1577); damoiselle Jeanne de Villebresme, veuve de noble Louis d'orvaux (1577); damoiselle Anne de Bordigné, veuve de Philippe Bosquet, sieur de Beauregard (1577), etc. H (Registre.) Petit in-f, 79 feuillets, papier Remembrance des plaids de l'abbaye de Champagne. Comparaissent: Pierre Croissant, curé de Neufvillalé (Neuvillalais) (1669); Olivier Larcher, docteur en médecine, mari de damoiselle Susanne Leboucher (1669); Anne Amellon, veuve d'urbain de Meaute, chevalier, seigneur de Rouessé (1669); René de Cordouan, chevalier, seigneur marquis de Langé (1669); François Noury, écuyer, sieur de Vauseillon (1669); Urbain Dugenetay, curé de Rouez (1669); Charles-François d'augigné, marquis de Vézins, seigneur de Rouez (1669); Noël de Torchard, clerc tonsuré, titulaire de la chapelle de la Ménagerie, en Rouez (1669); dame Marguerite Sevin, femme de Marin Sevin, écuyer, sieur de La Rivière (1669); Jean de La Fonteinne, écuyer, sieur de Sévillé (?) (1573); Jacquine Cuyart, veuve de Pierre de La Haye, écuyer, sieur de Raiseux (1673); Jean Guillon, prêtre, sieur de Coullières, propriétaire du lieu de La Chappellerie (1673), etc. H (Registre.) Petit in-f, 182 pages, papier Remembrance des plaids de l'abbaye de Champagne. Comparaissent: Jean Paulouin, marchand à Conlie (1698); Jacques Champion, sieur de La Rivière, marchand au Mans (1698); Vincent Tessier, apothicaire à Sillé, mari de Jacquine Mauny (1698); François de Girard, écuyer, sieur de La Chaume, capitaine-exempt des gardes du corps du Roi, demeurant en sa maison seigneuriale de Geslin, paroisse de Neau (1698); Jacques Duprat, curé de Rouez, au nom de Joseph Le Caquieux, curé de Marcadis, au diocèse de Condom, chapelain de la chapelle de La Mesnagerie, en la paroisse de Rouez (1699); René Pancher, sieur des Forges, et damoiselle Anne Courcelles, sa femme (1699); Jean Farouelle, sieur de La Fleuriays, demeurant à Conlie (1700); Jacques Maulny, bourgeois de Sillé (1703), etc. H (Registre.) Petit in-f, 229 feuillets, papier «Ce livre a été faict en 1700, non pour faire la recepte, mais pour connoître ce qu'un chacun doibt, et pourquoy il doibt, et pour y avoir recours à «changement de sujets, lesquels on mettra en marge vis à vis des héritages.» Doivent: Charles Beaume, notaire royal, sur le pré de La Vaidière et le clôteau du Gué, en Rouez, 8 deniers de service; le seigneur de Rouez, pour le domaine et appartenances de Cohardy, 52 sols de rente; François de Girard, écuyer, sieur de La Chaume, sur le pré Martin, sis sous la chaussée de l'étang de Rouez, 2 sols de rente; Georges Beaucler, sur des biens sis à La Croix-Boissée, en Conlie, 15 deniers de cens; Gilles de Bercher, mari de dame Madeleine de La Haye, fille de Pierre de La Haye et de Jacquine Guyard, sur divers héritages près le Pont-de-Monné, en Neuvillalès; Pierre Chaudet, sur le fief et domaine de Boulay, alias Majerolles, en Saint-Jean-d'Assé, 30 sols 6 deniers de service; Louis de Hodon, sieur de Monceaux, sur le moulin de Vauhuon, en Épineu, 50 sols de rente inféodée, etc. Délimitation du territoire du Champagne. Liste des seigneurs de fief desquels l'abbaye relève, tant en censif qu'en hommage; ces seigneurs sont au nombre de 54. H (Registre.) In-f, 446 pages, papier «C'est le papier ordinaire des cervices, scens, rentes deux par checuns ans à plusieurs festes aux religieux, abbé et couvent de Nostre-Dame de Champaigne, de l'ordre de Cisteaux, fait et renouvellé par moy Estienne Lechat, religieux, procureurs et recepveurs dudit lieu, au contenu des papiers et caternes dudit moustier, en l'an mil cccc cinquante huit.» Doivent Jehan Mauchien, l'aîné, pour le moulin et appartenances de Vauhuon, en Épineu, 50 sols de rente: le seigneur de Végron, sur les domaines et appartenances de la Perceere et de Végron, 28 sols de rente; Jean de l'isle, sur un journal de terre à la Vaidière, 4 deniers de rente; Gervaise Drouet, sur le moulin Foullerez et dépendances, sis près du lieu de Courville, une redevance en cuir; le seigneur de Courlaictres sur son féage de Vinay, 10 sols de rente; Denis de Conlie sur deux journaux de terre près de Tucé, 7 deniers de cens; Jean de Bellefille, sur 3 quartiers de vigne à Chemiré-le-Gaudin, 13 sols de rente; le seigneur de Courbon, sur le domaine de Courbon (Corbon) à Doullet (Douillet), 14 sols de rente; le seigneur de Sougé, sur les moulins du Guesrinet et du Four de Sougé et sur la terre de Sougé, 50 sols de rente; Jacquet de Serezay, sur 3 maisons en la ville de Fresnay, 10 sols 8 deniers; le sieur de la Malindrière, sur le lieu du même nom, en la paroisse du Horps, 2 sols de rente; les hoirs feu Mainfroi du Baille, sur le domaine de La Plante, en Javron, 4 sols, 2 deniers de rente; le seigneur de Longchamps, sur le domaine de La Cour de Bouschères, en Saint-Médart (Saint-Mars-du-Désert), 12 deniers de rente; Jehan de Montrouesson sur le lieu de La Duranderie, 2 sols de rente, etc. Devoirs dus par l'abbaye à diverses seigneuries. Aveux et déclarations rendus à Jean, abbé de Champagne et aux religieux dudit lieu: par Jean de Saint- Denis, écuyer, pour une partie de son hébergement des Vallées (1456); par Guillaume Lechat, de Rouez, pour le lieu de La Chambellonnière (1454); par Jehan Goupil, pour le lieu de La Brisardière (1454); par Jean de Montrousson

266 alias Montrouesson, écuyer, pour les lieux de La Villaite et de La Duranderie, en Saint-Aubin-du-Désert (1457); par Marie du Cormier, dame de La Divaire, pour les terres de La Divaire et de La Marsollière, en Saint-Aubin-du-Désert (1457). Procuration donnée par Jean, abbé de Champagne, et les religieux dudit lieu, à frères Jean Viel, prieur, et Raoul Lebreton, pour représenter l'abbaye à l'assemblée convoquée par le roi à Orléans (1472). H (Registre.) Petit in-f, 175 feuillets, papier «C'est le papier ordinaire de la recepte faicte par frère Marc Le Maignen, religieux et procureur de l'abbaïe de Champaigne, au diocèse du Mans, pour Révérend Père en Dieu Monsieur Françoys, humble abbé de ladicte abbaïe, des cens, rentes et debvoirs venans par chacun an à mondict seigneur.» Reçu: de M e Fouques Crestien, pour le lieu de l'erpent, 14 sols 8 deniers de rente, et 2 sols 4 deniers de service; de messire Jacques Enjubault, pour une maison sise «en la ville de Rouez», 10 sols de rente; du sieur de Cohardy, 26 sols de rente; du sieur de Rouessé, pour toute la terre de Rouessé, et pour un bordage nommé Lantranière, 40 sols de rente; le seigneur de Valaulbin, pour le moulin de Vauhuon et appartenances, 50 sols de rente, etc. H (Registre.) In-f, 274 pages, papier Livre de recettes et de dépenses de la mense conventuelle de l'abbaye de Champagne. État, en 1724, du revenu temporel et actuel de ladite mense, lequel revenu monte à la somme de 1,717 livres 10 sols, non comprise la jouissance de 35 arpents de bois, de 12 quartiers de vigne, de 8 journaux de terre en pâture, de 4 prés autour de la maison et de l'étang Pilante, desséché par les religieux, d'un trait dîme sur les fermiers de l'abbaye, du fief appelé le fief de Champagne et de rentes en grains, savoir: 23 boisseaux et deux tiers de froment, 16 boisseaux d'orge et 60 boisseaux d'avoine. Total de la recette pour le mois de janvier 1724: 16 livres 10 sols. Détail de la dépense pendant le même mois: Bouche: un minot de sel, 50 livres 3 sols; 6 livres 6 onces d'huile d'olives, 8 livres 6 sols; 3 pains de sucre, 13 livres 19 sols; une bouteille de moutarde, 12 sols; un frommage, 8 sols; poisson, 36 livres 15 sols; 12 douzaines d'œufs, 3 livres 19 sols; Infirmerie: viande, 22 livres 12 sols 6 deniers; Vestiaire: 2 aunes de finette de Saint-Lô, 20 livres; un chapeau, 4 livres; 19 journées de tailleur, 5 livres 14 sols; lessive et nettoyage, 32 sols; Lettres: 4 livres 7 sols; Voyages: 7 livres 8 sols; Sacristie: 400 de pain à chant, 32 sols; Écurie: 4 porte-étriers, 4 livres; Diversa: étrennes des serviteurs, 3 livres 9 sols; 50 livres de chandelles, 32 livres 10 sols; plusieurs pièces de «feuillance,» 12 livres 15 sols; un porte-mouchettes de cuivre, 45 sols; fil de fer pour accommoder la fontaine, 12 livres 10 sols; total de la dépense: 249 livres 1 sol 6 deniers. Les comptes sont ainsi établis pour tous les mois et sont à la fin de chaque année approuvés et signés par les religieux. H (Recueil.) In-f, 292 pièces, parchemin; 141 pièces, papier, 1 sceau Titres de Conlie. Pièces Baillées, par les religieux de Champagne: à Thomas Pouignant, de Conlie, de deux journaux de terre sis près les «bussons de Chevaigné,» moyennant 4 sols tournois de rente (1459); à Jehan Guichoux, d'un aistre de maison et ses dépendances, nommés le Vau de Bouillé, au bourg de Conlie, d'un demijournal de terre à La Fontaine de Gaucher, d'un demi-journal de pâtis près La Croix-Guillot, d'un demi-journal de terre sur le chemin de Conlie à Neuvy, d'un autre pâtis de deux journaux à La Croix-Guillot, le tout moyennant 20 sols tournois de rente (1486); à Guillaume Blandin, de Conlie, d'un quart de journal de terre nommé le clos de Courseriés, sis au bourg de Conlie, moyennant 7 sols 6 deniers de rente et à la condition que le preneur bâtira sur ce terrain une maison qui sera sujette du moulin de l'abbaye (1506). Aveux et déclarations rendus auxdits religieux par Jean Buyon, pour 2 journaux de terre, joignant d'un côté les terres de Denis de Conlie et de l'autre le grand chemin de Sillé au Mans (1449); par Étienne Boutelou et Gillet Poullain, pour un journal de terre au Van Hervé (1454); par Gervais Picheon, pour 3 journaux de terre sur le chemin tendant de l'abit à Verniete (1455); par Denis de Conlie, pour 2 journaux sis sous le Tertre de Crenues, 2 sillons sur le chemin de Conlie à Chevaigné, deux hommées de pré au Gué-Guillery, un journal au Boulay, un quartier de vigne et une hommée de pré près de Besenne (1456), etc. Pièces Baillées, par les religieux, à honnête homme Jehan Blaudin, d'un quart d'hommée de pré sis près du bourg de Conlie, sur le ruisseau tendant de La Fontaine-Gaucher au moulin de Ribaron, moyennant 2 sols 6 deniers tournois de rente (1525); à Guillaume Blandin, d'un droit de passage avec chevaux et charettes sur la pièce de terre du clos de Courseriés, moyennant 2 sols 6 deniers tournois de rente; dans cet acte figure François, abbé de Champagne (1532); à Guillaume Lechat, d'un jardin au bourg de Conlie contenant 3 quarts de journal, moyennant 15 sols de rente inféodée et un denier de service (1534). Aveux et déclarations rendus auxdits religieux par Jehan Béliard, pour un héritage sis au hamel de Crennes (1510); par Michel Lechat, pour un autre bien sis au hameau de Querennes; cet aveu est rendu à Lancelot, abbé de Champagne (1523); par Johan Béliard, pour son héritage du hameau de Crennes; cet aveu est rendu à François, abbé de Champagne (1528); par Jean Blanchet, pour une hommée et demie de pré, et un demiquartier de vigne à Bezeane, en Neuvillalais, et une pièce de terre au Val-de-Cures, en Conlie (1537), etc. Pièces Baillée, par les religieux à Pasquière, Guillaume, Robert et Marguerite Les Boutiers de 5 journaux de terre près des lieux de La Rahairie et de La Pichonnière, moyennant 35 sols de rente (1540). Aveux et déclarations aux dits religieux: par Aubin Debray, pour la pièce de terre du Clos-Buon (1539); par Guillaume Béccu, prêtre, archidiacre de Château-du-Loir et seigneur de La Guarenne, pour un demi-journal de terre sis au Vau Hervé (1540); par Robert Le Balleur, pour le champ du Pommier (1542); par Jean Bossart, pour une maison et dépendances au hameau de Crennes; son aveu est rendu à l'abbé François Ladvocat (1542); par Julian Vallars, pour 3 boisselées de terre au Val Hervé; son aveu est rendu à l'abbé commendataire Lancelot de Yassé (1553), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbé de Champagne Lancelot de Yassé: par Mathurin Morice pour un journal de terre nommé

267 Les Davières (1555); par Étienne Bellangier, pour une pièce de terre près de la métairie de La Jaunnelière (1560); par Mathurin Lechat, pour une maison appelée La Maison-Levée (1564); par François Leplat, pour un jardin près de La Rossignolerie (1573); à Jean de Vassé, abbé commendataire de Champagne et de Cormeilles, aumônier ordinaire du Roi, prieur de Trans et seigneur d'alligné: par Michel Bellenger, pour la Grande-Maison (1573); par Michel Dodeau, pour maisons et jardins au bourg de Conlie (1575); par Robert Penchier pour un journal de terre au lieu de Lente (1575), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus aux abbés de Champagne: Jean de Vassé: par Marin Lechapt, pour un bouge de maison au hameau de Grennes (1577); Nicolas Quentin: par Michel Bellenger, pour la Grande-Maison (1582); par la veuve Jean Defay, pour un petit clôteau près les halles de Conlie (1587); Anne d'ecars, cardinal de Givry: par Robert Pencher, pour un journal de terre à l'escot de Lente (1598); par Robert Pichard, pour un clôteau à Crennes (1598); par Jean Primault, pour un quart d'hommée au pré Jaulneau (1605), etc. Pièces Aveux et déclarations rendues aux abbés de Champagne: Anne d'escars: par Jeanne Daverton, veuve de Jean Blandin, pour un bouge de maison situé sur le chemin de Conlie à Vinay (1603); Henri de Gondi, évêque de Paris: par Georges Beauclers, pour héritages à La Croix-Boissée (1614); par René Vincent, pour La Maison-Levée (1615); par Louis Georges, pour la maison et dépendances de Gaucher (1615); par Pierre Bouvet, sieur de La Brière, pour une grande maison sise en la ville de Conlie, sur la rue tendant de Sillé au Mans (1617); par Jeanne Le Balleur, pour le pré Jaulneau (1620); Jean-François de Gondi, archevêque de Paris et abbé de l'épau, de Saint-Aubin d'angers et de La Chaume en Bretagne: par Robert Pencher, pour une pièce de terre sise sur le chemin de Conlie à Mézières; par les filles d'adrien Blandin, pour maisons sur le chemin de Conlie à Vinay, Le Champ-Gandon, La Maison-Levée et la prés des Places, au Gué Guillery (1630), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbé de Champagne Jean- François de Gondi: par Marie Renaudin, veuve de Gilles Béliard, pour un bouge de maison sur le chemin allant du Grand-Carrefour de Conlie à Vinay (1630); par Nicolas Charlet, pour le Champ-Rousselet (1630); par Pierre Nail, pour une maison avec boutique près La Croix-Verte (1634); par Noël Beauclerc, pour maisons à La Croix-Boissée (1634); par Jean Coustard, pour maisons au hameau de Crennes, près de la terre de la damoiselle de Bresteau (1644), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus aux abbés de Champagne: Jean-François de Gondi: par Jeanne Primault et Nicolas Pommier, pour une pièce de terre et des maisons au bourg de Conlie (1644); par François Duvau, pour maison et jardin sis près La Croix-Verte (1644); par Philippe Monternault, pour une maison sise au bourg de Conlie et appelée le Val de Boullé (1644); Henri d'estampes de Valençay, bailli-grand-croix de l'ordre de saint Jean de Jérusalem: par les héritiers de René Tricquet, pour un lot de jardin au bourg de Conlie (1651); par Mathurin Rouzay, pour maisons sur le chemin de Conlie à Mézières (1655); par Cringouaire Gandon, pour un jardin au bourg de Conlie (1655), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbé de Champagne, Henri d'estampes de Valençay: par Pierre Le Balleur, pour une pièce de terre près la métairie de La Chicaudière (1655); par André Deslandes, pour maisons devant les halles de Conlie (1655); par Noël Cravier, notaire au marquisat de Lavardin, pour une maison «en la ville de Conlie» (1656); par Martin Marchand, pour la maison de La Croix-Verte, sise «au bourg de Conlie» (1669); par Nicolas Boyère, pour la maison et jardin du Petit-Gaucher (1669); par Louis Foulard, avocat au marquisat de Lavardin, veuf de Jacquine Cravier, pour maison à Conlie; dans cet aveu Henri d'estampes est qualifié de conseiller du Roi en ses conseils d'état et privé, grand-prieur de Champagne, commandeur de Villedieu et du Petit Saint-Jean de Metz, abbé des abbayes royales de Saint Pierre de Bourgeuil et de Notre-Dame de Champagne (1669), etc. Pièces 226 à 250. Aveux et déclarations à l'abbaye de Champagne: par Guillemine Jupin, veuve de François Bellenger, pour une grange sise à Crennes (1669); par Léonard Le Lardeux, pour 3 lots de terre près le lieu de Crennes (1669); par Grégoire Candon, pour un lot de jardin au bourg de Conlie (1669); par Mathurin Dutertre, pour deux journaux de terre au champ de l'écot de Lente (1672); par René Bouvet, sieur de La Brière, demeurant au château seigneurial de Bouillé, à Torcé-en-Charnie, pour une grande maison en la ville de Conlie (1672); par André Cottereul, époux de Marie Georget, pour le pré de Bezanne (1673), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Noël et Michel Lechat, pour une portion de jardin à Crennes (1673); par René Le Peletier, pour un bouge de maison à La Croix-Boissée (1673); par Mathurin Dutertre, pour le pré de La Tramblais (1678), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Julien Charlot, pour une maison près les halles de Conlie (1686); par Pierre Mallet, notaire royal, Jeanne Rousseau, sa femme, et François-Rousseau, pour une maison sise au même lieu (1686); par Françoise Martin, femme de Louis Dezeres, pour une pièce de terre nommée Le Champ-Buon (1698), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Gille Abot, pour partie de la pièce de terre du Vau de Cures (1698); par René Bouvet, sieur de Bozé, conseiller au présidial du Mans, fils de feu René Bouvet, sieur de La Brière, pour une maison dans la Grande Rue du bourg de Conlie (1698); par Marie Rivière, veuve de René Portail, écuyer, sieur de Vinay, pour le pré de La Tremblais (1699); par Jean Paulouin, pour un bouge de maison, nommé La Boulangerie du Lion d'or, au bourg de Conlie (1700), etc. Baillée, par les religieux de Champagne capitulairement assemblés ès personnes de D. Joseph Dumont, prieur, D. Henri de Questin, sous-prieur, D. René Pasquier, D. Louis Bouttier et D. René Peschard, prêtres, composant la communauté de ladite abbaye, à honorable Damian Le Balleur, marchand à Conlie, d'une pièce de terre nommée Le Champ des Halles, contenant 4 journaux, moyennant 25 livres de rente (1699). Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Pierre Chevallier, sieur de La Chicaudière, conseiller au présidial du Mans, pour des pièces de terre à La Maison-Levée et au Val-Hervé (1700); par Georges Beaucler, curé de Saint- Bertrand de Lavardin, procureur de ses frères René et Noël Beaucler, étudiants en l'université d'angers, pour La

268 Grande-Maison de La Croix-Boissée, au bourg de Conlie (1701); par Pierre Lebrun, notaire royal à Conlie, pour la maison du Petit-Gaucher (1704), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne, par Marie Primault, veuve de Jean Champion, pour maison au hameau de Crannes (1710); par Pierre Coisnon, marchand à Neuvillalais et Marie Daboust, sa femme, pour maison au bourg de Conlie (1710); par Gabriel Duhamel, notaire à Vion, en Anjou, curateur de Pierre Oger, enfant mineur de défunts Pierre Oger et Jeanne Pélisson, pour un bouge de maison au haut du Vau-de-Bouillé, dans le bourg de Conlie (1710); par Claude Gudon, architecte, demeurant à Segrie, pour une pièce de terre nommée Épinevinette, autrement le Champ-Rousselet (1715), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Madeleine Cadieu, veuve de Michel Lepeltier, pour un bouge de maison et dépendances, près les halles de Conlie (1725); par Guillaume Le Balleur, pour une portion de terre près Le Vau-de-Cures (1725); par Marie Renard, veuve de Léonard Le Balleur, pour un bouge de maison au hameau de Crannes (1725); par Marie Le Balleur, veuve de Toussaint Viel, bailli d'anvers-sous-montfaucon, pour une maison nommée La Boulardière, au bourg de Conlie (1726), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Mathurin Mortier, sieur du Parc, bailli de la châtellenie du Mortier, à La Bazoge, et lieutenant au siège du marquisat de Lavardin, pour un jardin au bourg de Conlie (1735); par Françoise Bounamy, veuve de Pierre Cosson, maître chirurgien à Conlie, pour une maison sise sur la place des halles dudit lieu (1740); par Antoine Couppard, pour une pièce de terre nommée La Groye, alias Le Champ-Rousselet (1740); par Michel Briollay, pour le petit pré de Gaucher (1743), etc. Concession par D. Antoine Dubouchet, prieur de Champagne et D. Joseph Lehault, religieux, à Madeleine Cadieu, veuve de René Le Peltier et à Julien Moulin, du droit de passage sur la pièce de terre des Mongois, alias le champ des Routtes, pour l'exploitation des champs Rousselet et de La Potaine; cette concession est faite moyennant 30 sols de rente inféodée (1752). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Titres de Mézangers, de Neuvillalais et de Neuvy. Quittance autographe donnée par Foucques Lemaire, seigneur du Rocher, d'une somme de 12 saluts d'or pour les ventes de la métairie de La Gondonnière sise paroisse de Mézangers, au fief dudit seigneur, et que les religieux de Champagne avaient acquise de Juliotte du Boisyvon, dame de La Goupillière (1440). Baillée, par les religieux de Champagne, à Guillaume Croyard et à Marie, sa femme, paroissiens de Conlie, de 3 journaux de terre arable sis à Lente en Nefeilles Lates, moyennant 7 sols tournois de rente (1452). Accord entre les religieux et André Briollay, qui étaient en contestation au sujet de 4 journaux de terre nommés Le Brullay et La Bonamyère, sis près de Chauffour et de Bonnefontaine, en Neufvilles Alles, que ledit Briollay prétendait tenir de l'abbaye à titre de baillée pour une rente annuelle de 15 sols tournois et 2 chapons. André Briollay se désiste de cette baillée entre les mains des religieux, qui lui afferment Le Brullay et La Bonamyère, pour une durée de 9 ans et moyennant 3 livres 10 sols par an (1544). Ratification, par Jehan Giroays (Giroie), seigneur de Neuvy, et par Julienne, sa femme, d'un acte par lequel ils avaient abandonné une rente à l'abbaye de Champagne pour être déchargés d'une dette qu'ils avaient contractée vis-à-vis d'elle (1442). Baillée, par les religieux de Champagne, à Gervais Le Trippier, de Tennie, de 4 journaux de terre au Val de Gallemaise, en Neuvy, moyennant 7 sols 6 deniers de rente (1460). H (Recueil.) In-f, 113 pièces, parchemin; 31 pièces, papier Titres de Sillé-le-Guillaume. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Gervais Le Bigot, pour un journal de terre au clos de La Baudrayerie; abbé figurant dans cette déclaration: Jacques Bouet (1408); par Jouenne, veuve de Gervais du Plesseys, pour une maison et dépendances, rue du Long-Boyau, en la paroisse de Saint-Rémi; abbé figurant dans cette déclaration: Jehan (1448); par Jehan Débonnaire, pour un maisonnais près la Grand-Rue de Sillé (1458); par Jehan Baudry, pour 3 journaux de terre au clos de La Morille (1458); par Jehan Courbréon, prêtre, pour une maison en la ville de Sillé; abbé figurant dans cette déclaration: Jehan (1486); par le même, pour le même lieu; abbé figurant dans cette déclaration: Lancelot (1493), etc. Baillée, par les religieux de Champagne, à Richard Desprez, du bordage de La Thébaudière près de Sillé, moyennant 22 sols de rente inféodée et 6 deniers de cens (1456). Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Pierre Ravault, mari de Jeanne Desprez, pour une maison sur le chemin de Sillé à Mayenne (1530); par François de Bures, pour une maison en la ville de Sillé (1532); par Nicolas Clouet et ses frères et soeurs, pour une maison à Sillé (1542); par Simonne Mercyer, veuve d'ambroise Bérault, pour 3 journaux de terre aux Fousses, près Sillé (1553), etc. Accord entre François Ladvocat, abbé de Champagne, d'une part, et Jehan Fousselenon et Simon Sergent, d'autre, au sujet d'une rente due à l'abbaye sur 4 journaux de terre nommés La Galaisière, en Saint-Remi-de- Sillé (1542). Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Pierre Guéault, pour une maison en Saint-Étienne-de-Sillé (1571); par Pierre Fanoil, pour une pièce de terre nommée le champ du Ponceau, sise sur le chemin de Sillé à la Croix de La Robinière (1573); par Jean Chesnay, avocat à Sillé, pour le champ des Fosses (1598); par Gabriel Buon, docteur ès droits, bailli de Sillé, pour une maison sur le chemin de Sillé à l'abbaye (1603), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Marin Laduré, demeurant au lieu de l'hôtel-aux-vérons en Notre-Dame de Sillé, pour une hommée de pré au lieu du Ponceau (1630); par Pierre Maulny, l'aîné, mari de Madeleine Ruault, pour maison à Sillé (1655); par Noël Gallodé, pour un bouge de maison en la rue de Long-Boyan, au bas de la ville de Sillé (1655); par Louis Coustelle, notaire royal à Mézières-sous- Lavardin, pour une pièce de terre nommée Les Ruelles, à Sillé (1673), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne, par René Rivault, écuyer, sieur de Beauvais, ancien garde du corps du roi, demeurant

269 au Mans, pour une maison appelée Le Petit-Val des Prez (1678); par Pierre Maulny, huissier audiencier au présidial du Mans, pour une maison à Sillé, laquelle lui était échue de la succession de feu Marin Maulny, curé de Saint- Symphorien (1680); par Gabriel Chrestien, pour la pièce des Fosses (1687); par Madelon Rabineau, sieur de La Bersonnerie, receveur au grenier à sel de Sillé, pour le champ des Ruelles (1698); par Nicolas Gaisne, sieur du Cenettay, conseiller au présidial du Mans et Marie Galodé, sa femme, pour un bouge de maison rue de Lomboyau (1699), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus par Élisabeth Billard, veuve de Guillaume Coulombu, pour divers héritages en la «frarache de Godard» (1703); par Michel Tarot, pour les pièces de terre des Galaisières (1713); par damoiselle Marie Gallery, fille et unique héritière de François Gallery et de Marie Beusnèche, pour une maison appelée le Val-des-Prez (1749); par le chapitre de Sillé, composé de François Le Féron, chevecier, de René Gaignard de Vildé, de Brice Chesnay, de Joachim Bellenger, de Jean Mauny et de Louis Gourmont, pour maison dans la Grande-Rue de Sillé (1700), etc. H (Recueil.) In-f, 391 pièces, parchemin; 179 pièces, papier Titres de Tennie. Pièces Charte de l'official du Mans portant reconnaissance, par Guillaume de Vallibus, du don de 12 deniers de rente que Guillaume, son père, avait fait aux religieux de Champagne sur son tenement de Vallibus (1219). Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Jehan Saulay, pour un «estre» appelé La Champsorière (1399); par le même pour «l'habergement» de La Chaussorière; abbé figurant dans cette déclaration: Jean (1402); par le même pour «l'estre» de La Chansorière; abbé figurant dans cette déclaration: Jacques Bouvet (1407); par Michel Macé, pour un journal et demi de terre aux Bussons Aulniez (1451); par Jehan Oury, pour un pré sis en Rouez, près le bois de Courville et l'étang de Pilleut: abbé figurant dans cette déclaration: Jehan (1456), etc. Baillées, par l'abbaye: à Guillaume Dalivoust, de 5 journaux de terre près le bois de Courville, pour 22 sols 6 deniers de rente (1416); à Jehan Lechat, d'un journal de terre et de deux courtils sur le chemin tendant d'escharbot à l'étang du Grenoullet, pour 12 sols 6 deniers de rente (1448); à Denis Dodeau et à Allez, sa femme, de 6 journaux de terre nommés les Aurillouzières ou Avrillouzières, près la lande de Montaffroy, pour 12 sols tournois de rente et 6 deniers de cens (1458). Aveu rendu à noble et puissant seigneur Guillaume Le Bigot, seigneur de La Gouppillière, par Jacques Symon, pour des héritages relevant du fief Engenard, lequel appartenait alors audit seigneur de La Gouppillière (1455). Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Michel Macé, pour les Bussons Ausgniers sis près la rivière des Plasses (1471); par Michel Moreau et Michel Hervé, pour 5 journaux de terre sur le chemin de l'arche de Tennie aux Communes (1460); par Jehan Sayvet, pour un journal de terre sis près l'ommeau de La Huardière et relevant du fief et seigneurie de Homedé, appartenant à l'abbaye (1469); par Gilles Sayvet, pour un journal et demi de terre nommé Les Brégeois: abbé figurant dans cette déclaration: Lancelot de Beaumenair (1493), etc. Aveu rendu pour le tenement de La Briolcachiere et divers autres héritages, par Jehan Briolay, à noble homme Jehan de Vaigron, seigneur de Vaigron et de La Percehaière (1409). Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Julien Cailleau, pour un journal de terre aux Apvrillousières (1503); par Christophe Lambert, mari de Marguerite Montaubon, pour une pièce de terre nommée le Champ Drouet et une portion de jardin à Château-Gaillard (1615); par Jean Le Tripier, l'aîné, pour 2 journaux de terre sis «ès Groixd'Asnières» (1524), etc. Baillée, par les religieux à damoiselle N... Fortin, veuve de noble homme Pierre du Puy, de Tennie, du lieu et appartenances de La Croix, sis près le château de Tennie, pour 50 sols tournois de rente (1520). Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Michel Lestoré, pour une pièce de terre près La Servuère (1533); par Raoullet Chabrun, pour un journal de terre à La Moysière (1533); par Jacquet Coustart, pour une hommée de pré près le Petit-Courville (1537); par Pasquière Crié, veuve de Pierre Lechat, pour un jardin à La Fontaine de Chauveau (1540), etc. Accord entre les religieux de Champagne et Robert Boutier, qui avaient eu contestation au sujet de la baillée du lieu de La Jollyvière (1539). Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Pierre Pichart et Guillaume Véron, pour la maison et dépendances de L'Enjoubauldière (1542); par Robert et Guillaume Boutier, pour la maison de Touchallant (1542); par Philippe Monternault, pour une portion de pré sur la rivière de Vègre (1553); par la veuve de Guillaume Nouart, pour 3 hommées de pré au lieu des Bougronnières (1551), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Louis Trudelle, pour un journal de terre au carrefour de La Huardière (1558); par Rolande Harrouard, veuve de Gilles Georget, pour les pièces de terre dites Les Bussons Aunyées (1558); par Antoine Bouthier, pour une pièce de terre dite les Miaillaiz, sise près les Gesmereaux (1561), etc. Reconnaissance consentie par Jacques de Beaumanoir, curé d'hambers, seigneur du Cléray et de La Rouillerie, principal héritier d'antoine de Beaumanoir, son frère, à François, abbé de Champagne, de deux rentes dues à l'abbaye sur des pièces de terre appartenant audit Jacques de Beaumanoir (1537). Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne, par Denis Griffaton, notaire royal au Mans, mari de Marguerite Le Paige, pour une pièce de terre appelée le Champ-Garnier (1578); par Robert Morin, pour une boisselée de terre aux Apprilousières: abbé figurant dans cette déclaration: Jean de Vassé (1575); par Michel Nouart, pour le champ de La Huardière: abbé figurant dans cette déclaration: Nicolas Quentin (1582), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Pierre Dalivoust, mari de Perrine Briolay, pour le champ du Bois (1587); par Marin Lestoré, demeurant au lieu de Champ-Blanchet, pour le champ Pasquier (1597); par Robert Orry, pour le pré du Petit-Courville (1598); par Joseph Baron, curé de Tennie, pour une pièce de terre nommée La Garye (1598), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Pierre Simon, pour le champ de La Croix (1605); par Jean Morin, marchand apothicaire au Mans, pour un petit

270 clôteau de terre près La Fontaine-Chauveau (1605); par René Dodeau, pour portion d'un pré-nommé les Noës du Moulin-Moyen (1614); par Mathurin Le Trippier, pour le champ de La Perruche (1614), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne par Pierre de Charmes, curé de Tennie, pour le lieu de La Carie (1615); par Léonard Rousseau, armurier à Tennie, pour portion de la prairie des Plasses (1615); par René Griffaton, sieur de La Hauterie, fils et unique héritier de dame Marguerite Le Paige, pour le Champ-Garnier (1617), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Claude Droin, pour 3 journaux de terre nommés Les Épinaubes (1620); par Étienne Geslin, notaire à Tennie, pour La Groye de Vaupelé (1630); par damoiselle Jeanne Danguy, veuve de Marin Sévin, lieutenant général au siège royal de Beaumont, dame du fief de Launay, fille de Christophe Danguy, sieur de Goidres, pour portion des prés de La Roussière et Jamin (1630), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Thomas Guébrunet, curé de Tennie, pour La Carrye (1634); par Léonard Huet, pour un bouge de maison appelé La Fourretière, à Rouez (1634); par Étienne Chéreau, pour une pièce de terre appelée La Fosse-Bottreau (1634), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Jean Pichard, pour une demi-hommée de pré au Moulin-Moyen (1644); par les enfants de feu François Le Goué, sieur de La Faverie, avocat au Mans et de damoiselle Claude Griffeton, pour le Champ-Garnier (1655); par Jacques Lechapt, pour maison et dépendances au lieu de Château Gueillard (1655); par Gervais Lamballe, pour la pièce des Places (1655), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Marin Pommier, pour une maison et dépendances au lieu de Vaupré (1669); par Sainte Lambert, veuve de Charles Lameulnier, pour une noë de pré au lieu de La Potironnière (1669); par Étienne Esnault, curé de Tennie, pour La Carrye (1639); par Marguerite Sévin, femme de Marin Sévin, écuyer, sieur de La Rivière, demeurant en sa maison seigneuriale du Grand-Monceaux en Vivoin, pour le pré Briollet ou pré Jamin (1672), etc. Acte notarié attestant que, le 3 juin 1658, honnête Antoine Dubray, marchand, s'est transporté audevant de la maison abbatiale de Champagne; que là il a dit par trois diverses fois: «Monseigneur, monseigneur, monseigneur, estes-vous en vostre maison abbatialle? Je suis venu exprès affin de vous faire et jurer foy et hommaige simple, pour raison d'une portion de pré à prendre dans le pré Vouard, etc.»; que le prieur frère Pierre Dubray s'étant présenté et ayant déclaré que l'abbé et ses officiers étaient absents, ledit Antoine Dubray s'est retiré. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Charlotte Charlot, veuve de François Courcelle, notaire royal, pour le pré des Saulais (1673); par Marin Harouard, pour un jardin à Château-Gaillard (1674); par Michel Cadieu, pour une pièce de terre appelée Le Noyer-Pendu (1676); par Bruno Le Mayre, chevalier, seigneur de Millières, La Goupillère et Coulettres, demeurant en sa maison seigneuriale de La Goupillère, en Rouez, pour le bordage de La Champsorière (1677); par Jacques de Courtoux, écuyer, pour le lieu domaine et fief des Vallées (1682), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par François Froger et Marguerite de Vilac, veuve de Jean Théronde, sieur de La Cailletière, pour des héritages sis sur le chemin de l'abbaye au bois des Gémereaux (1686); par Jean Esturmy, pour portion du pré des Places (1686); par René Le Poislier, pour une pièce de terre appelée La Saulerie (1693), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Pierre Bouère, pour portion du champ des Grandes-Épinaubes (1695); par Pierre Launay, pour portion de La Grande-Noë du Moulin-Méan (1695); par Jeanne Pancher, veuve de François Rouillard, notaire royal, pour le Champ-du-Bois (1696), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Jean Fougeray, Marin Dufour et Julien Cornu, pour les pièces de terre du Champ-Galand, des Terriers-Blancs et du Champ-Ligron (1697); par Henri de Meaulne, chevalier, chef de nom et d'armes, seigneur de Lancheneil, curateur de Julien, René et Françoise-Agnès de Meaulne, ses frères et soeur, pour un journal de terre proche La Serruère (1697); par Jean Jarry, mari de Renée Lebrun, pour le pré de l'estang (1698); par Martin Beaury, sieur du Jouvin, pour une maison à La Briolachère et une pièce de terre nommée l'écotay (1698), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Étienne Tricot, pour le pré du Bouillonnay, appelé autrefois le champ de La Croix (1698); par Étiennette Harmange, veuve de René Lamballe, pour une pièce de terre nommée le Champ-Moreau (1698); par Pierre Champion, curé de Tennie, pour La Carrie; abbé figurant dans cette déclaration: Joseph Antoine de Fiennes (1698), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne, par Charles Beauner, notaire royal à Tennie, pour le bordage de La Laicterie (1700); par René Bouvet, sieur de Bozé, conseiller au présidial du Mans, pour un pré appelé anciennement le pré Mauchien, à présent le pré de La Mare, près Les Mauchienneries ou Bas-Souvigné (1700); par René Ribault, bailli de Rouessé-Vassé, pour le pré de Malabord ou champ des Gémereaux (1703); par Henri Le Ton-nellier, receveur général des gabelles de la ville d'orléans, représenté par Nicolas Le Tonnellier, son fils, pour le bordage de l'anjubaudière (1706), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne: par Jacques Le Goué, conseiller au présidial du Mans, unique héritier de feu damoiselle Françoise Le Goué, pour la pièce du Champ-Garnier (1711); par Louis Renard, sieur de La Brenière, officier de Madame, demeurant au Mans, paroisse Saint-Nicolas, pour son domaine des Vallées (1714); par Jean Robasnier, pour la maison et dépendances de La Croix (1717); par René Minier, avocat au Mans, mari de Charlotte Courcelles, fille de défunts François Courcelles, notaire royal et Charlotte Charlot, pour divers héritages (1718); par Jean-Charles Renard, sieur de l'épinay, pour la terre, fief et seigneurie des Vallées (1737), etc. Pièces Aveux et déclarations rendus à l'abbaye de Champagne, par Nicolas Brière, pour le champ des Avrillouzières (1737); par Jean Coutard, sieur de Maupertuy, marchand, pour portion du pré des Places (1740); par François

271 Duplessis, chevalier, seigneur de Mongenard, pour un journal et demi de terre dépendant de son lieu de La Serruère (1737); par Marie Lepeltier, veuve de Vincent Lego, pour un pré appelé La Petite-Fresnays (1740), etc. H (Liasse.) 6 pièces, parchemin Titres de Tennie. Lieu de La Perseyère. Sentence rendue aux assises de Vaigron et reconnaissant le droit qu'ont les religieux de Champagne d'acquérir au fief de La Perseyère, sans être astreints à payer de ventes (1500). Procédures entre lesdits religieux et honnête femme Guillemine, veuve de Jean Millault, au sujet d'une rente de 28 sols à eux due sur le lieu de La Persayère, que noble homme René Baucher, sieur de Vaigron, avait vendu audit Millault (1536). Vente, par Antoine et Robert les Besnards, à Gilles Briollay, moyennant 5 écus au soleil, d'une hommée de pré tenue à foi et hommage de La Persayère (1588). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Titres de Tennie. Taillis près le Bois-Gaudry et pré de La Martinière. Vente, par noble homme René Baucher, seigneur de Vaigron et du fief de La Persayère, aux religieux de Champagne, de 3 journaux de taillis, près Le Boys Gauldry, et d'un journal de terre en la champagne de Montaffray, le tout moyennant 60 livres tournois payées en un cheval, du prix de 30 écus d'or valant 50 livres 10 sols tournois, et le surplus en numéraire. Par le même acte, le sieur de Vaigron abandonne aux religieux une rente de 5 sols tournois qu'ils devaient sur leur métairie de La Roussière, et eux, en retour, s'engagent à prier pour lui (1511). Copie, en forme authentique, d'un acte de 1480, par lequel Michel Poyvet vend à Guillaume Nouart, moyennant 11 livres 12 sols 6 deniers, une rente de 7 sols 6 deniers qui lui était due sur le pré de La Martinière (1536). Accord entre les religieux de Champagne et honorable homme Denis Heullant, conseiller en la sénéchaussée du Maine, sieur du Ravaire et du fief et seigneurie de Possay, à cause de Marguerite Ferrault (?) sa femme, au sujet de la féodalité du pré Nouard ou de La Martinière (1546). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin Titres de Tennie. Lieu de La Régoussière. Baillée par Guyonne, fille de feu Geoffroi Gautier, aux religieux de Champagne, des deux tiers de ce qu'elle possedait tant en patrimoignequematrimoigne, ou acquêt, au lieu de La Regousinière, moyennant 7 sols 6 deniers tournois de rente (1524). Don, par la même aux mêmes, de l'autre tiers desdits biens, à la condition qu'elle sera participante aux prières et bonnes oeuvres des religieux, que ceux-ci la nourriront et entretiendront sa vie durant, lui accorderont la sépulture dans leur abbaye et célébreront un service pour le repos de son âme (1524). Appointement entre les religieux de Champagne et Christophe Ceslin, héritier de Guyonne Gaultier, au sujet de sommes dues par l'abbaye à la succession de celle-ci, à cause du lieu de La Regoucinière (1543). H (Liasse.) 17 pièces, parchemin Titres de Tennie. Lieu de La Briolachère. Partage du lieu de La Briolachère entre les religieux de Champagne, acquéreurs des droits de plusieurs membres de la famille Briolay, et les autres représentants de cette famille (1630). Vente, par Pasquière Allain à l'abbaye de Champagne, de tout ce qui pouvait lui appartenir au lieu de La Briolachère et au bois de Rame (1530). Vente, par Louis Briolay, prêtre, et Marin Briolay, son frère, à François Ladvocat, abbé de Champagne, de 16 sillons de terre, sis aux grand champ d'au-dessus de la grange du lieu de La Brioleschère et contenant 3 boisselées de terre, moyennant 12 livres tournois (1538). Vente par Gervais Aucher à Grégoire Amyot, d'un journal de terre de 30 sillons sur le chemin de l'étang de Pillent à Tennie et d'une portion du pré de La Noë Gorju, au lieu de La Briolachère (1533). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Titres de Tennie. Lieux de Vauplé, de La Guiberdière ou de La Potironnière, et de La Jolivière. Accord entre Jean Dalivoust et les religieux de Champagne, qui étaient en contestation au sujet de la baillée du lieu de Vauplé, consentie par ledit Dalivoust auxdits religieux (1536). Reconnaissance donnée par Jean Dalivoust, clerc, aux religieux de Champagne, d'une rente de 20 sols tournois qui leur est due sur des héritages sis au lieu de La Guyberdière, autrement dit la Potironnerye (1536). Échange entre les religieux de Champagne et honnête homme René Négrier, sieur de La Crochardière, agissant au nom et comme procureur de noble homme Vincent Chevalier, sieur du Busson; les religieux cèdent audit sieur Chevalier et à damoiselle Ysabeau Delaunay, sa femme, 13 sols de rente qu'ils ont sur une pièce de terre appartenant auxdits époux en la paroisse de Sainte-Croix, près Le Mans, et reçoivent la moitié par indivis de 2 journaux de terre près les Noës Jolivet (1543). Dans cette acte sont mentionnés les religieux de Champagne dont les noms suivent: François Ladvocat, abbé, Jean Lemercier, prieur, Nicolas Guillemin, Macé Lemaignen, Jean Évrard, Christophe Le Bigot, Thomas Veau, Guillaume Boutier, Robert de Courtrou, Ambroise Lamier, Mathurin Lemercier, Antoine Drouet et Pierre Vandour (1543). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin Titres de Tennie. Rentes sur le prieuré de Tennie. Sentences du juge du marquis de Lavardin condamnant: Marie Primault, veuve de Jean Champion, à payer Guillaume Le Balleur, fermier de l'abbaye de Champagne, une année de la rente de froment due à ladite abbaye sur le prieuré de Tennie, dont la veuve Champion était sans doute fermière (1718); le prieur de Tennie, à consentir titre nouveau de la rente de 16 boisseaux de froment, 16 boisseaux d'orge et 32 boisseaux d'avoine due à la même abbaye sur le même prieuré (1725). H (Liasse.) 17 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Titres de Tennie. Possessions diverses de l'abbaye de Champagne. Baillée, par les religieux à Robin Ducloux, de 6 journaux et demi de terre près Braisteau, moyennant 11 boisseaux de froment et 2 chapons de rente inféodée et 12 deniers de cens (1501). Foi et hommage rendus par François, abbé de Champagne à Baudouin

272 de Baugé, seigneur du Plessis (Plesseys) de Baugé et de Courmenant, pour le fief d'hommedé et les prés de Berdil (1530). Procédures entre les religieux et Jean Martin, seigneur du Crotay, au sujet d'une rente sur le lieu des Périers (1533). Baux à ferme: par Jacques Bordeaux, négociant à Fresnay, fermier général de la mense abbatiale de Champagne, à Julien Liger et à Marie Lego, sa femme, de Conlie, du champ de La Jaunelière, contenant 9 journaux, au prix de 50 livres par an (1784); par les religieux, à Jacques Renard, d'une maison et jardin moyennant 48 livres par an; les religieux figurant dans cet acte sont: Claude Beauvillain, prieur, Joseph Le Haut, sous-prieur, Athanase de Pille, procureur, Pierre Noyel, sacristain, Nicolas Dromeau, Julien Bachelier, dépensier (1782); par les religieux à Nicolas Bougler, de la métairie de L'Étachelière et du moulin de Champagne, moyennant 1,300 livres, 30 livres de beurre de regain, 6 poulardes grasses, 6 poulets, 6 oies grasses, un bon mouton gras, 4 pintes d'huile de noix, une demi-livre de bon fil à coudre et 8 livres de bon et beau fil de brin blanc, le tout par an; les religieux figurant dans cet acte sont: Claude Beauvillain, prieur, Henri Blaisebois, sous-prieur, Pierre Noyel, Dominique Ricatte, Pierre Letourneur, dépensier, et Julien Bachellier, procureur (1789). H (Registre.) In-f, 104 feuillets, papier. XVIII e siècle. Inventaire des titres de l'abbaye de Champagne se rapportant à Tennie. Les principaux documents analysés dans ce registre sont: Titre latin, sur parchemin, contenant échange entre l'abbaye de Champagne et Savari d'antenaise autorisé par Sibille, sa femme. Les religieux cèdent audit Savari le bois Sexile, qu'ils tenaient de lui, partie par donation, partie par acquisition, et reçoivent en compensation la métairie d'asnières, exempte de tout droit séculier et exaction, plus le droit de pacage pour leurs bestiaux dans le bois de Breteil de Sourches, le bois vert nécessaire pour les réparations de ladite métairie d'asnières et le bois mort pour leur chauffage, plus 13 sols mançais à prendre tous les ans sur le Moulin Méant avec le droit d'acquérir au fief dudit Savari en payant seulement les devoirs, plus 10 sommes de vin à prendre au Mans, savoir 6 sommes en la vigne de Guidon Boguier, près le cimetière des Juifs, 3 sommes dans la vigne de Dodon de Hirebel, au Val Galeur, et dans celle de Hirebel, cousin dudit Savari, et une somme dans la vigne de Thomas Potoger, au Champ Garel (sans date). Titre latin, sur parchemin, contenant donation pure et simple aux religieux de Champagne par Savari d'antenaise, du consentement de Sibille, sa femme, fille du seigneur de Sourches et d'ofrasie, sa soeur, de la métairie d'asnières, avec toutes ses dépendances, et tout ce qu'ils y avaient acheté, consistant en 16 journaux de terre, plus 4 septiers de froment à prendre sur les fermes d'aulnay, de Souches, du Moulin Juneau, du Moulin Méan, et sur la métairie de Morin Pélican, avec droit de chauffage en sa forêt, puis de tous les prés qu'il possède en Ségrie (sans date). Titre latin, sur parchemin, contenant donation pure et simple aux religieux de Champagne par Gautier Le Boine, du consentement de Constance, sa femme, du droit de prendre en sa forêt de Pail tout le bois nécessaire pour la construction de leurs maisons, plus le droit de pacage en ladite forêt pour tous leurs porcs. Il leur donne encore, du consentement de Sibille, fille de Hamelin, seigneur de Sourches et de Savari d'antenaise, son mari, la métairie d'asnières, avec ses appartenances, telle qu'elle avait été donnée en mariage à sa mère (sans date). Titre latin, sur parchemin, contenant une donation pure et simple aux religieux de Champagne par Patrice de Sourches et Agnès, sa femme, d'une charretée à deux chevaux de bois mort tombé par terre, à prendre tous les jours dans la forêt de Sourches, en l'endroit qui leur sera le plus avantageux, excepté dans la partie nommée Le Clarei, et à la condition que lesdits religieux ne pourront vendre ni donner de ce bois à qui que ce soit (sans date). Titre latin, sur parchemin, contenant accord entre les religieux de Champagne et ceux de La Couture. Les premiers abandonnent aux seconds la dîme de la moitié des quatre gros grains, froment, seigle, orge et avoine, et sont tenus lesdits religieux de Champagne faire savoir une fois seulement aux religieux de La Couture le jour où ils enlèveront leur dîme, après quoi, si elle vient à être perdue, ils n'en seront plus responsables. Les religieux de La Couture accordent à ceux de Champagne la liberté d'acquérir ou planter jusqu'à concurrence de 3 arpents de vigne, sur lesquels ils ne dîmeront point, et, s'il y en a plus de 3, ils prendront la moitié de la dîme du surplus (sans date). Titre latin, sur parchemin, par lequel Savari d'antenaise confirme la donation faite aux religieux de Champagne par Mathilde, soeur de Hamelin, seigneur de Sourches, des terres et prés de Conerez, qu'elle avait eus par acquisition (sans date). Titre latin, sur parchemin, contenant donation pure et simple aux religieux de Champagne par Hugues de Bures, du consentement de Béatrix, sa femme, de son pré de La Fontaine Saint-Jean (sans date). Titre latin, sur parchemin, contenant donation pure et simple aux religieux de Champagne par Guillaume Riboulle, étant à l'extrémité, de la dîme de la métairie des Aunais (sans date). Titre latin, sur parchemin, contenant un échange entre les religieux de Champagne et Thibault de Tennie. Celui-ci donne aux religieux son bois et sa terre de La Belletière, et reçoit d'eux un emplacement situé à Sillé, sur lequel ledit Thibault comptait faire édifier une maison; il se réserve, dans le bois ci-dessus donné par lui, le bois nécessaire pour ladite bâtisse (sans date). Titre latin, sur parchemin, contenant transaction entre les religieux de Champagne et Jean Coinon, seigneur de fief: ledit Coinon cède et quitte aux religieux la foi et hommage qui lui étaient dus sur toutes les choses qui avaient été données auxdits religieux par Guillaume Tholemer, savoir 7 journaux de terre et un journal de pré à l'étang de Lande; de leur côté, les religieux devront payer audit Coinon 3 sols de cens rendables en sa maison du Mesnil et autant de taille quand le cas y écherra (samedi après la Purification 1203). Titre latin, sur parchemin, contenant un accord entre les religieux de Champagne et les frères et enfants de Richard Liger: ceux-ci ratifient la donation faite aux religieux par ledit Richard, du lieu et hébergement de La Potardière, par lui acquis de Guillaume Potard, pour 10 livres mançaises, que lesdits religieux leur payeront. Cet acte est passé en présence de Savari d'antenaise, seigneur de Sourches (1214). Titre latin, sur parchemin, contenant une transaction entre les religieux de Champagne et Hamelin Gombaut, par laquelle ledit Gombault ratifie une donation faite auxdits

273 religieux de certains prés, par Richard Liger. Hamelin Gombault leur confirme aussi la propriété des terres et prés qui furent à Richard Buisson et de tous les autres biens qu'ils possèdent en son fief; les religieux s'engagent à payer chacun an, audit Hamelin, 16 deniers de cens et autant de taille, quand le cas y écherra, et lui versent comptant une somme de 25 sols mançais. Savari d'antenaise, seigneur de Sourches, est témoin de cet acte (1214). Titre latin, sur parchemin, contenant un legs fait aux religieux de Champagne par Guillaume et Jean de Charte et Agnès de Vauplé, de 6 deniers mançais de rente annuelle à prendre sur l'hébergement de Guillaume Jolivet de La Persayère, et ce, pour célébrer chacun an l'anniversaire des donateurs en l'église de l'abbaye (1219). Titre latin, sur parchemin, contenant donation aux religieux de Champagne, par Guillaume Texier, d'un journal de terre près la Grange d'asnières, et vente par le même aux mêmes, pour 30 sols mançais, d'un autre journal au même lieu (1220). Titre latin, sur parchemin, contenant donation pure et simple aux religieux de Champagne par Hubert Riboulle, étant près de mourir, de 14 journaux de terre sis entre sa métairie de Chevaigné et les terres des religieux; ledit Hubert ratifie dans le même acte les donations que son père avait faites à l'abbaye (1220). Titre latin, sur parchemin, contenant une reconnaissance de Guillaume de Montigné, de la famille d'assé-le-riboul, du don que Hugues de Montigné, son frère, avait fait aux religieux de Champagne, d'une dîme à prendre sur sa métairie de Tennie, à condition qu'ils n'en pourraient jouir qu'après la mort dudit Guillaume de Montigné, qui serait tenu de leur donner chacun an, jusqu'à ce temps, 3 rais de blé, savoir un de seigle, un de froment et l'autre d'orge ou d'avoine, plus une bouteille de vin (1220). Titre latin, sur parchemin, par lequel Odon Guegnard et Bloide, sa femme, donnent aux religieux de Champagne un journal de terre près la grange d'asnières, vis-à-vis le ruisseau appelé Gironde, leur vendent pour 100 sols mançais, du consentement de Guillaume Talbot, un pré proche ladite terre, au fief dudit Talbot, et leur confirment la propriété de 15 journaux de terre qui leur avaient été donnés auparavant (fête des SS. Apôtres Pierre et Paul 1221). Titre latin, sur parchemin, par lequel Maurice, évêque du Mans, du consentement de Foulques de Tucé, confirme la donation ci-devant faite aux religieux de Champagne, par Guillaume Riboulle, de la dîme de la métairie de Launay, en Tennie (1221). Titre latin, sur parchemin, par lequel Richard de Villiers confirme une donation faite aux religieux de Champagne par André, fils de Gibois de Tennie, d'un pré proche le pont de Bezil, et relevant du fief dudit de Villiers (1221). Titre latin, sur parchemin, par lequel Foulques de Tussé, ratifie la donation faite aux religieux de Champagne par André, fils de Gibois de Tennie, d'un pré sis proche le moulin, sous les jardins de Tennie, au fief dudit de Tucé (fête de Saint-Rémy 1221). Titre latin, sur parchemin, contenant donation aux religieux de Champagne par André de Torcé, de certains prés qu'il avait en Tennie, que Jean Angis, son frère, avait vendus à Geoffroi Colican, sur qui il en avait fait le retrait pour 25 livres mançaises (février 1222). Titre latin, sur parchemin, contenant donation aux religieux de Champagne par Foulques, seigneur de Tucé, de 10 sols mançais de rente à prendre chacun an au jour de la Nativité de Notre-Dame, sur la métairie d'aulnay, pour être employés à la pitance desdits religieux le jour de Noël (1222). Titre latin, sur parchemin, contenant donation aux religieux de Champagne, par Jean de La Belletière, de tout son hébergement de la Belletière. Par le même acte, Garin de Percehaye remet aux religieux la féodalité dudit lieu de La Belletière et celle des terres de Chasdoney et de Charnier, moyennant 8 deniers mançais de service (jeudi après Isti sunt dies (1223). Titre latin, sur parchemin, contenant rente aux religieux de Champagne par Michel Gaudemer et Burgine, sa femme, pour 60 sols mançais, de deux journaux de terre sis entre Asnières et La Penlouère, et donation d'un autre journal de terre, au même lieu, par les mêmes aux mêmes (1224). Titre latin, sur parchemin, contenant donation par Gilbert Gibon, fils aîné de Jean de Anege, de 5 journaux de terre au Val de Bozé, au fief de Guidon d'auvour, proche le chemin qui conduit de Tennie à Conlie, et de deux prés en Tennie, au fief de Richard de Villiers et au fief de Tucé, lesquels près avaient déjà été donnés auxdits religieux par André de Torcé, qui en avait fait le retrait sur un étranger (1224). Titre latin, sur parchemin, contenant rente aux religieux de Champagne par Guillaume Charrier, Éléarde, sa femme, et Jean, leur fils, de deux journaux de terre en Tennie, au fief de Guillaume de Roche, près le chemin de Verniette au moulin Jumeau, moyennant 33 sols mançais (1225). Titre latin, sur parchemin, contenant donation pure et simple aux religieux de Champagne par Payen Golette, forestier des bois de Riboulle, de toutes les métives qu'il avait ès métairies de Crée, d'asnières, du Tertre, de La Potardière, et dans toutes ses terres proche celles de ladite abbaye de Champagne, se réservant seulement un minot rendable tous les ans en la métairie d'asnières et un pain, valant au moins un denier tournois, au jour de Noël de chaque année (1225). Titre latin, sur parchemin, contenant vente aux religieux de Champagne par Léarde, veuve de Guérin Rébuffé, de tout ce qu'elle possédait ès prés et pâturages, proche le pont de Bézil, au fief de Richard de Villiers, moyennant 26 sols mançais, et ce, du consentement de ses fils et filles, qui, conjointement avec elle, confirment tout ce que André de Torcé avait donné auxdits religieux près le pont de Brizil (1225). Titre latin, sur parchemin, par lequel Geoffroi Gombaut et Mathilde, sa femme, vendent aux religieux de Champagne 2 parties de pré en Tennie, et leur donnent l'autre tiers (1225). Titre latin, sur parchemin, contenant vente aux religieux de Champagne, par Mathieu de Souvré, de 3 prés en Tennie, au fief de Richard de Villiers, moyennant 4 livres mançaises. Par le même acte, Mathieu de Souvré confirme la donation faite auxdits religieux par Godefroy Piaudeloup, savoir du champ Maugis, du champ du Chartier, du Champ Pion et des Grenoux, au fief dudit Mathieu; sous le devoir de 6 deniers par an (octobre 1226). Titre latin, sur parchemin, par lequel Mathieu de Souvré promet de payer aux religieux de Champagne, tous les ans, à la Nativité de Notre-Dame, 7 sols et demi mançais, jusqu'à ce qu'il ait mis lesdits religieux en possession du don que leur a fait Geoffroy Piaudeloup, et, faute de payement, il les autorise à prélever eux-mêmes leur dû sur les bois de Guillot Amiot, de Gervais Cerbenard et de Jean Besnard, ses censiers. Il s'engage en outre à leur faire 7 sols de rente jusqu'à ce qu'il leur ait délivré 3 pièces de pré qu'il leur avait

274 vendues; ces 7 sols de rente sont assis sur Gaindouce (sic), sur Guillaume de Lépinay, Guillaume Perdriel, Robert Desuslebois, Jean Coupery et Étienne Foucqué (octobre 1226). Titre latin, sur parchemin, contenant vente aux religieux de Champagne, par Robin Garel, Alis, sa femme, et Michel leur fils, d'un pré et d'un journal de terre proche Asnières, au fief de Raginard Grouard et de Pierre dit Lemperie (septembre 1230). Titre latin, sur parchemin, par lequel Guillaume de Saint-Loup donne aux religieux de Champagne: 1 5 sols mançais à prendre tous les ans sur le moulin des Loges, au jour de Noël, avec permission auxdits religieux d'enlever le fer dudit moulin s'ils n'étaient point payés avant la Circoncision; 2 4 journaux de terre les plus proches de leurs; 3 le droit de pâture pour tous leurs bestiaux dans la forêt des Loges (1232). Titre latin, sur parchemin, contenant une donation pure et simple aux religieux de Champagne, par Jean de Bretel, de 5 journaux de terre près la fontaine d'aunay sur le chemin de Champagne à Conlie (devant Geoffroy, évêque du Mans, le mercredi avant la Saint-Denis 1232). Titre latin, sur parchemin, par lequel Hamelin d'antenaise, fils de défunt Savari d'antenaise, transporte la donation testamentaire faite par son père aux religieux de Champagne, de 10 sols mançais à prendre sur le moulin Jumeau, près Tennie, sur une censive que tient dudit Hamelin Hubert de Beaudré (avril 1232). Titre latin, sur parchemin, contenant vente aux religieux de Champagne, par Regnard Gravier et Pierre dit L'Empereur, de 7 deniers mançais et un denier tournois de cens (samedi avant Reminiscere 1234). Titre latin, sur parchemin, contenant vente aux religieux de Champagne, par Robert dit Chief de Bord et Emburge, sa femme, d'un jardin sis à Tennie, devant la maison d'étienne du Chemin, pour le prix de 50 sols tournois, avec indemnité de Guillaume de Burge, seigneur de fief, sous la réserve de 4 deniers mançais de cens payables chaque année à la saint Jean-Baptiste, et autant de taille au jour de l'ascension (juin 1234). Titre latin, sur parchemin, contenant vente aux religieux de Champagne, par Payen, dit Goleret, et Jean, son fils, d'un minot de froment et d'un pain du prix d'un denier, que les religieux devaient audit Payen pour l'abonnement de certaine métive qu'il avait droit de prendre en la grange d'asnières. Cette vente est faite moyennant 10 sols et demi mançais (jeudi en l'octave de Pâques (1234). Titre latin, sur parchemin, contenant un visa de Geoffroy, évêque du Mans, de la transaction intervenue entre les religieux de Champagne et ceux de La Couture, au sujet des dîmes, et mentionnée ci-devant, p re col. (mercredi dans l'octave de l'assomption, 1234). Titre latin, sur parchemin, contenant vente aux religieux de Champagne, par Guillaume de Roche, d'un journal de terre près la métairie d'asnières, sur le chemin de Sourches à Verniette, moyennant 4 livres tournois (jeudi après la Toussaint, 1237). Titre latin, sur parchemin, par lequel Payen Liger, du consentement de Julienne, sa femme, et de Richard, son fils aîné, vend aux religieux de Champagne deux portions de prés sur le ruisseau de Gironde, moyennant 6 livres mançaises (février 1238). Titre latin, sur parchemin, par lequel Pierre d'épineu, fils de défunt Radulphe Le Regracée, de Tennie, et Borgine, sa femme, vendent aux religieux de Champagne un journal de terre et une noë en Tennie, près la grange d'asnières, au fief de défunt Albert Talbot, moyennant 15 sols tournois (lundi dans l'octave de la Toussaint, 1238). Titre latin, sur parchemin, contenant transaction entre les religieux de Champagne et Guillaume de Roche: Guillaume consent à ce que les religieux jouissent sans aucun trouble du journal de terre et de la noë dont il est question au titre précédent et ne se réserve sur ces biens qu'un denier mançais par an (janvier 1243). Titre latin, sur parchemin, par lequel Foulques de Vassé, écuyer, et Marguerite, sa femme, donnent et lèguent aux religieux de Champagne, pour que ceux-ci célèbrent l'anniversaire desdits époux, 5 sols mançais qu'ils avaient à Tennie sur des fiefs tenus de Radot Moysy, et exemptent de tout droit, devoir et che-val de service, tout ce que les religieux pouvaient posséder esdits fiefs (1245). Titre latin, sur parchemin, contenant une transaction entre les religieux de Champagne et Hamelin Gombaut, par laquelle ledit Hamelin cède, quitte et abandonne auxdits religieux, pour 15 sols mançais, tout ce que défunt Hamelin Gombant, son grand-père, avait donné auxdits religieux, savoir: un pré qu'il avait de Béranger Gombaut; la terre et les prés de Richard Buisson, situés à La Potardière: Hamelin leur accorde en outre l'indemnité de tout ce qu'ils possédaient dans son fief (lendemain de la Saint-Jean-Baptiste 1247). Titre latin, sur parchemin, contenant un échange entre les religieux de Champagne et Gervais de La Chapelle, curé de Tennie. Les religieux cèdent au curé une pièce de pré sise en Tennie au fief de Tucé et reçoivent une autre pièce de terre près de la grange d'asnières (devant Godefroy, évêque du Mans, mai 1247). Titre latin, sur parchemin, par lequel Foulques de Roez consent à ce que les religieux de Champagne jouissent de 12 deniers mançais à prendre annuellement sur le moulin Aubri que Guinburge de Roez, son aïeul, leur avait donnés (juillet 1256). Titre latin, sur parchemin, contenant une sentence de l'official du Mans, qui adjuge aux religieux de Champagne, sur Garin Galobe et sa femme, deux journaux de terre et une pièce de pré et de bois en Tennie, au fief de Jean de Bretel et de Foulques de Roée. Ces biens avaient été donnés aux religieux par défunt Jean Le Bogueron (1233). Titre latin, sur parchemin, contenant une transaction entre les religieux de Champagne et Jean du Ravoir, clerc. Les religieux abandonnent audit Jean deux journaux de terre en Tennie, au fief de Moyre et 12 deniers de cens qu'ils avaient droit de percevoir sur certaines personnes de Domfront-en-Champagne; Jean du Ravoir les décharge en retour de 6 sols mançais de rente qu'ils lui faisaient à cause du fief Enjoubert (mars 1256). Titre latin, sur parchemin, contenant vente, par Geoffroi Pacora et Isabelle, sa femme, à Guillaume Jolivet, d'un arpent de terre et d'une noë à Toucheland en Tennie, au fief de Jean du Ravoir (1237). Titre latin, sur parchemin, par lequel Aalèse de Toucheland, Godefroy, son frère, et Isabelle, sa femme, vendent à Guillaume Jolivet tous les héritages qu'ils ont à Touchelan au fief de Gervais Persehaière et de Jean du Ravoir moyennant 27 sols mançais (décembre 1258). Titre latin, sur parchemin, contenant donation par Jean Chamaillard aux religieux de Champagne, d'un tiers de tout ce qu'il possédait au fief desdits religieux, et vente des deux autres tiers pour 7 livres mançais. Guillaume Pavillon et sa femme, fille dudit Chamaillard, ayant prétendu qu'il ne pouvait aliéner lesdits héritages parce qu'il les avait donnés en dot à sa

275 fille, ledit Chamaillard, pour éviter toute contestation, s'assure, moyennant 60 sols, l'acquiescement des deux opposants (mars 1259). Titre latin, sur parchemin, par lequel Jean du Ravoir et Pucelot, sa femme, donnent aux religieux de Champagne tout ce qu'ils pouvaient prétendre, tant en féodalité qu'autrement, sur une terre à eux donnée par Guillaume Suhart et sise en Tennie, proche la métairie du sieur de Molan (juillet 1259). Titre latin, sur parchemin, contenant vente, par Guillaume Russel et Théophane, sa femme, à Guillaume Jolis, d'un journal de terre près le bois de Rennes, au fief de Gervais Tholemer (1261). Titre latin, sur parchemin, contenant donation aux religieux de Champagne, par Anceline La Porchesse et Jeanne La Brèce, sa fille, de 8 deniers mançais de rente sur un jardin, sis à Tennie, au fief de Guillaume Moisy, et qu'elles avaient acquis de Jean de Vauplé (mars 1262). Titre latin, sur parchemin, contenant un visa de l'official du Mans, confirmant la donation que Habert Levier, chanoine du Mans, avait faite par son testament aux religieux de Champagne, pour la célébration de son anniversaire, de 10 sols tournois de rente annuelle sur sa terre des Forges, qu'il avait acquise de Guillaume Chauvel (samedi après la Nativité de N.-D., 1262). Titre latin, sur parchemin, par lequel Guillaume Jolivet vend aux religieux de Champagne, pour 100 sols tournois, 5 sols mançais de rente sur la terre de Guillaume du Buisson et sur le pré du Coudré, situé au fief de Jean du Ravoir (juillet, 1264). Titre français, sur parchemin, contenant vente, par Pierre de Bretel à maître Guérin de Loé, clerc, pour 70 sols tournois, de 5 sols mançais de rente sur les biens que ledit Pierre possédait en Tennie, au fief de Macé de Sourches ou en autre fief (décembre 1265). Titre latin, sur parchemin, par lequel Guillaume Jolivet reconnaît tenir féodalement des religieux de Champagne une pièce de terre située à La Buletière, en Tennie, et qui fut à feu Geoffroi Bruiant. De plus, ledit Guillaume se donne avec tous ses biens présents et à venir à ladite abbaye dans laquelle il a choisi sa sépulture, se réservant seulement l'usufruit desdites choses (janvier 1256). Titre latin, sur parchemin, par lequel Herbert Hommede-Dieu, clerc, reconnaît devoir aux religieux de Champagne 16 sols mançais et une livre de cire de rente annuelle, sur plusieurs terres et prés, proche le pont de Brésil et le pré de Foulques de Courmenant (mai 1267). Titre latin, sur parchemin, par lequel Geoffroi Tyondet reconnaît que Jean Giodon, mari de défunte Adélède de Remes, sa mère, a donné aux religieux de Champagne la tierce partie de ce qu'il possédait à Raemes, en Tennie, au fief desdits religieux; Geoffroi confirme cette donation et vend à l'abbaye le reste desdits biens moyennant 4 livres tournois (août 1268). Titre latin, sur parchemin, par lequel Guillaume des Groyes et Agnès, sa femme, vendent à Guérin de Charsé et à Jeanne, sa femme, pour 40 sols mançais, les deux tiers de 8 sols mançais de rente qu'ils avaient à prendre sur les biens de Guillaume Jolivet, dans le fief de Gervais Tholemer, à La Bélocière (mardi après la Saint-Martin d'hiver 1271). Titre latin, sur parchemin, contenant partage entre Gérard Jolivet et Guillaume Jolivet, du lieu de La Beletière (1275). Titre latin, sur parchemin, contenant vente aux religieux de Champagne, par Philippe de Roche, veuve de Berthé Langlois, pour 5 sols tournois, de terres qu'elle possédait à Tennie près de celles desdits religieux (mardi après la Saint- Martin d'hiver 1275). Titre français, sur parchemin, par lequel Gervais Jolivet reconnaît devoir à Gervais du Mellé, 3 sols mançais de rente sur trois journaux de terre sis au fief de Bretel (devant Guillaume, seigneur de Sillé, mardi avant la Saint-André 1282). Titre français, sur parchemin, par lequel Gervais de Melay, baille à Gervais Jolivet, de Tennie, 3 journaux de terre au fief de Bretel, pour 3 sols mançais de rente (devant Guillaume, seigneur de Sillé, mardi avant la Saint-André 1282). Titre français, sur parchemin, contenant vente par Guillaume Regouin et Gervais Jolie, son frère, et Agnès, leur mère, pour 8 sols mançais, d'un journal de terre en Tennie, au fief de Bretel, proche la terre de Nicolas de Milans (1283). Titre français, sur parchemin, par lequel Rochés, femme de feu Guillot Lemons, reconnaît avoir vendu à Michel Gombaut, pour 4 livres tournois, une pièce de terre de 2 journaux appelée Roche-Lanfroid, sise près la terre de Gervais Tolemer, au fief d'antenaise (devant Simon Chamaillard, seigneur d'antenaise, samedi après la Saint- Jean apôtre 1284). Titre français, sur parchemin, contenant vente par la même Rohés, de tous les héritages qu'elle a dans la paroisse de Tennie, au fief d'antenaise, à Michel Gombaut, pour 2 sols mançais (samedi avant la mi-août 1285). Titre latin, sur parchemin, par lequel Agnès, femme de Jean de Moisy, ratifie la vente faite aux religieux de Champagne, par ledit Moisy, de deux journaux de terre et de deux journaux de bois sis près Les Gémereaux, au fief desdits religieux (mardi avant la Saint-Mathieu 1285). Titre français, sur parchemin, contenant vente aux religieux de Champagne, par Jean Moisy, d'une pièce de terre labourable de deux journaux, et d'une pièce de bois, sises l'une et l'autre près le bois des Gémereaux, moyennant 12 livres tournois lundi après la Chandeleur 1285). Titre latin, sur parchemin, par lequel Jean Bougier vend aux religieux de Champagne deux tiers de journal de terre à La Jordinière, pour 12 sols mançais (dimanche avant la Saint-Luc 1286). Titre français, sur parchemin, contenant vente, moyennant 16 sols mançais, aux religieux de Champagne, par Guérin de Courville et Béatrix, sa femme, de 2 sols mançais de rente sur les hébergement, maison, près, courtils et appartenances dudit lieu de Courville, en Tennie, au fief du Ravoir (janvier 1288). Titre latin, sur parchemin, par lequel Gervais Jolivet et ses frères donnent aux religieux de Champagne 6 deniers mançais de rente sur leur hébergement de La Beletière, en Tennie, au fief de Tuclon, plus 10 sols tournois chacun, payables au jour de leur décès, et ce, afin d'avoir part aux prières de l'abbaye (samedi avant la Chaire de Saint-Pierre 1288). Titre français, sur parchemin, contenant accord entre Guillaume Tolemée et les religieux de Champagne. Guillaume consent à ce que les religieux jouissent du pré Empart, situé dans son fief, lequel pré leur avait donné anciennement par Belot pour faire l'anniversaire de Denise, sa femme, et sous l'obligation, par les religieux, de lui payer chaque année, à la métairie de la Persayère, un denier mançais de cens (devant Foulques Riboul, seigneur d'acé, jeudi après la Sainte-Croix de mai 1289). Titre français, sur parchemin, par lequel Gervais Briolet vend à Christophe Launay 3 sols tournois de rente sur 2 journaux de terre en Tennie, au fief de Guillaume Tholemer, près le bois de Rennes et la terre de Guillaume de la Roussière, moyennant 20 sols mançais (devant Guillaume, seigneur de

276 Sillé, mardi avant la Saint-Remi 1290). Titre latin, sur parchemin, par lequel Guillaume de Champguyon vend à Gervais Geolivet une pièce de terre au fief Tholemer pour 40 sols mançais (lundi après la Saint-Denis 1291). Titre latin, sur parchemin, par lequel Girard Jolivet et Jeanne, sa femme, donnent aux religieux de Champagne 12 sols tournois de rente sur le pré de Courville, pour faire tous les ans leur anniversaire en ladite abbaye et leur donner, également chaques année, un pain conventuel et 3 autres pains (lundi après Oculi mei 1291). Titre français, sur parchemin, par lequel Guillaume de Tholemer, Clémence, sa femme, et Benoît, leur fils, de la paroisse de Saint- Symphorien, donnent aux religieux de Champagne, pour célébrer leur anniversaire, tous les héritages qu'ils avaient acquis de feu Maurice Le Saunier, savoir 7 journaux de terre et une journée de cé pré à 7 faucheurs, le tout sis le long de l'étang des Landes, près Bresteau, entre le moulin de Rennes et la vieille abbaye et feu Jean Coinon et feu monsieur d'acé, avec toute la seigneurie desdites choses (devant Foulque Riboulle, seigneur d'acé, samedi après la Purification 1291). Titre français, sur parchemin, par lequel Lucète, veuve d'andré Malhebe, Godefroi Malhebe et Juliote, sa femme, vendent, pour 20 sols mançais, à Jean Picher, 2 sols mançais de rente dus par Guillaume Seule (mardi après la Saint-Martin d'été 1291). Titre français, sur parchemin, par lequel Richard Le Galais et Jeanne, sa femme, de Tennie, donnent aux religieux de Champagne 6 deniers mançais de rente sur le champ du Chalange et une somme de 20 sols tournois, pour avoir leur sépulture en l'abbaye (devant Guillaume, seigneur de Sillé, mardi avant la Saint-Martin d'été 1291). Titre français, sur parchemin, contenant vente, moyennant 18 sols mançais, aux religieux de Champagne, par Guillaume de Fossé, clerc, d'une journée à un homme faucheur de pré, située entre le pré aux Hospitaliers et le pré auxdits religieux, et d'un journal de terre sis entre les terres de la Vieille-Abbaye (devant Foulques Ribot le seigneur d'acé, mardi après Invocavit me 1291). Titre français, sur parchemin, par lequel Geoffrei Le Monnier vend aux religieux de Champagne, pour 40 livres tournois qu'il leur devait, 13 journaux de terre en Tennie, au fief de Guillaume Tholemer (jeudi avant Pâques-Fleuries 1292). Titre français, sur parchemin, par lequel Gervais Goupil et Jeanne, sa femme, de Rouez, vendent pour 16 sols mançais, à Étienne du Désert, un minot de froment de rente, à prendre sur des héritages qu'ils possédaient en Tennie (mardi après l'angevine 1292). Titre français, sur parchemin, par lequel Jean de Montloyer reconnaît devoir aux religieux de Champagne une rente de 5 sols mançais que leur avait léguée feu Guillaume de Montloyer, son père, pour la célébration de son anniversaire en l'église de Champagne (vendredi aprés la Sainte-Croix de septembre 1292). Titre latin, sur parchemin, contenant une indemnité de Gilles, seigneur de Ponçay, pour tout ce que Guillaume Tholemer, Clémence, sa femme, et Gervais, son fils, avaient donné aux religieux de Champagne dans ses fiefs (samedi avant la Saint-Barnabé 1293). Titre français, sur parchemin, contenant indemnité de Joly Loinon, écuyer, pour tout ce que Guillaume Tholemer avait donné aux religieux de Champagne dans la dépendance du fief dudit Joly (en la cour de Neuvillalais, samedi après la Purification 1292). Titre français, sur parchemin, contenant vente aux religieux de Champagne par Guillaume du Fossé et Aalis, sa femme, de la paroisse de Saint-Symphorien, moyennant 108 sols tournois, de 3 rais de froment sur deux journaux de terre sis sur le bord du chemin de Tennie à Montafray (en la cour d'assé, mardi avant la fête de Saint-Jean devant la Porte-Latine 1293). Titre latin, sur parchemin, par lequel Himène, fille de feu Guillaume Briolay, vend à Guillaume Briolay, son frère, pour 9 sols mançais, un journal de terre sis à la place du Gémereau, au fief de la veuve de Guillaume Chotin (mardi après la Saint-André, 1295). Titre latin, sur parchemin, par lequel les religieux de Champagne acquièrent d'étienne Toutin et de Jeanne, sa femme, une pièce de terre de 2 journaux sur l'étang des Landes, au fief desdits religieux, pour 70 sols tournois (vendredi après l'ascension 1296). Titre latin, sur parchemin, contenant vente par Guillaume Richard et Théophane, sa femme, à Jeanne, fille de feu N... Briolet, de la moitié d'une maison et de jardins à La Briolachère, au fief de Gervais Tholemer, moyennant 16 sols mançais (jour de l'épiphanie 1298). Titre français, sur parchemin, contenant baillée par Lucas Béhuet à Guillaume Belon, de 4 journaux de terre près Montafray, au fief de Guillaume d'auvour, pour 20 boisseaux de froment de rente, mesure de Tennie (1302). Titre latin, sur parchemin, par lequel les religieux de Champagne baillent aux époux Jean Yvon divers héritages au clos des Morinières, proche La Fontaine, et une portion de maison à Vaupelé, dans le bourg de Tennie. Les religieux tenaient ces biens de feu Geoffroi du Grenouiller, qui les leur avait donnés pour célébrer son anniversaire (1303). Accord entre les religieux de Champagne et Jean Marchant, au sujet d'une rente que feu André de Libois avait donnée auxdits religieux (1308). Vidimus, par l'official du Mans, du testament de Gérard Jolivet qui contenait des donations en faveur de Champagne (1308). Vente, par Guillaume Moisi, aux religieux de Champagne, pour 100 sols tournois, de 8 sols tournois de rente à prendre sur Jean Neveu, Guillaume de Vaigron, Étienne de Montafray, Hubert Homme-de- Dieu, Lalote de Forges et autres (1310). Transaction entre les religieux de Champagne et Béatrix, dame de Breteau, veuve d'hubert Baiart et Jean de Bresteau, son fils aîné et son héritier, au sujet d'une donation faite à l'abbaye par ledit défunt Hubert Baiart (1311). Vente par Guillaume Le Joli et Thiéphane, sa femme, à Jean de La Briolachère de ce qu'ils possédaient audit lieu de La Briolachère (1311). Vente, par Johannin de Vaugoust et Andrée, sa femme, à Geoffroi Guillot, de 20 boisseaux de froment de rente, dus par Guillaume Belon sur 4 journaux de terre près de Montafray (1312). Reconnaissance, par Guillaume, seigneur d'auvour, écuyer, d'une rente de 3 livres 10 sols due à l'abbaye sur l'héber-gement et la terre de Bresteau en Tennie (1315). Vidimus, par l'official du Mans, du testament de feu Guarin de Loé, contenant une donation à l'abbaye de 5 sols mançais de rente sur les biens de feu Pierre de Bretel, en Tennie (1317). Cession, par Gervais Penlou, seigneur de la Penlouère, aux religieux de Champagne, contre d'autres immeubles, de deux hommées de pré, proche le moulin Moyen ou Méan, au fief de Jean de Moisi, et en l'arrière-fief de Jean Le Vayer, seigneur de Sourches (1320). Vente, par Jérôme de Clerc et Marion, sa femme, de la

277 paroisse de Saint-Remi, aux religieux de Champagne, de 12 sols de rente sur des héritages sis près La Galezière (1327). Baillée, par Gervais Jolivet, de Tennie, à Geoffroi de Blanctaile et à Jeanne, sa femme, de l'aître de Touchelant, en Tennie, au fief Tholemer (1327). Accord entre les religieux de Champagne et Pierre de La Ryelle, de Tennie, au sujet du bois de Rennes (1335). Vente, par Robin de Chazé, du consentement de Jeanne, sa femme, aux religieux de Champagne, d'une rente de 3 sols que lesdits religieux étaient tenus de leur faire (1337). Renonciation, par Rodolphe Reyne, à certaine féodalité qu'il prétendait lui appartenir sur le bois de Reine, possession de l'abbaye de Champagne (1338). Acte par lequel Geoffroi Tholemer, tuteur de Philippe, et d'isabelle, enfants de feu Geoffroi Tholemer, décharge les religieux de Champagne d'un rais de froment de rente et de la foi et hommage dus auxdits mineurs pour des héritages que les religieux avaient acquis en leur fief (1339). Reconnaissance, par Gervais de Bretel, écuyer, d'une rente de 10 sols dus à Champagne sur le lieu de Bresteau, situé au fief de ladite abbaye et ès fiefs d'assé-le- Riboul et d'antenaise (1345). Vente par Guillaume de Penlou et Julienne, sa femme, aux religieux de Champagne de 7 journaux de terre en Tennie, au fief d'antenaise (1345). Vente, par Geoffroi Tholemer, écuyer, seigneur de La Celle, aux religieux de Champagne des foi et hommage que lesdits religieux étaient tenus de lui faire sur des héritages sis en Tennie (1347). Indemnité accordée par Geoffroi Tholemer, seigneur de La Persayère, aux religieux de Champagne, pour certains héritage sis en Tennie et relevant de son fief de La Persayère (1347). Indemnité accordée aux religieux de Champagne par Guillaume Le Vayer, seigneur de Sourches pour tout ce qu'ils possèdent ou pourront posséder dans l'étendue de son fief (1355). Échange entre les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem et les religieux de Champagne. Les chevaliers abandonnent aux religieux 4 hommées de pré et 4 journaux de terre, le tout sis proche le lieu de Mont-Jouvin, en Tennie, et connu sous le nom de L'Étachelière, et ils reçoivent en retour le lieu de La Barbotière, en Saint-Remi-de-Sillé (1359). Acte par lequel Guillaume seigneur de Caigne, pour se libérer de 4 sols tournois de rente qu'il devait aux religieux de Champagne, leur abandonne 9 sols tournois de rente qui lui étaient dus par Michel Robin (1362). Vidimus par le doyen de Sillé du testament de Guillaume de Tré, contenant des donations à l'abbaye de Champagne (1363). Reconnaissance, par Guillaume de Courtalvert, d'une rente de 36 sols qu'il devait à Champagne sur tous ses biens (1364). Acte par lequel Jean, seigneur de Courtalvert, voulant amortir la rente de 36 sols dont il vient d'être question, abandonne aux religieux de Champagne, trois fois et hommages que Jean Huart, écuyer, lui devait sur les Vallées, sur Les Bringnoles et sur la métairie de Hume (1365). Indemnité accordée par Patrice Le Vayer, frère de feu Guillaume Le Vayer, aux religieux de Champagne, pour tout ce qu'ils ont acquis ou acquerront, tant au fief qu'arrière-fief, dudit feu Guillaume Le Vayer (1371). Transaction entre Guillaume, seigneur de Tucé, et les religieux de Champagne. Le seigneur de Tucé abandonne aux religieux 4 livres tournois de rente sur la métairie des Grouas, en Tennie, et 10 journaux de terre près la métairie de Bresse, en Neuvillalais, à la condition d'être déchargé de plusieurs rente qu'il était tenu de leur faire et qui leur avaient été données par Alis d'antenaise, par un seigneur de Tucé, par Isabelle de Neuvillette, dame de Courmenant, et par Foulques de Courmenant (1382). Vidimus, par l'official du Mans, d'une indemnité féodale accordée aux religieux de Champagne par Jean, seigneur de Bresteau et du Ravoir (1391). Aveu rendu à Jean Fortin, seigneur du Ravoir, par Étienne Briolay, pour héritages près le Bois-Gandon (1402). Transaction entre Jean de Vaigron, père et fils, et les religieux de Champagne au sujet d'une rente de 4 livres 8 sols que lesdits de Vaigron devaient à l'abbaye (1406). Vente, par la veuve de Jean Foncquet, aux religieux de Champagne, d'un péage sis en Tennie et ayant appartenu à feu Hommedé (1429). Vente, par damoiselle Julienne de Boisyvon, dame de La Goupillère, à Gervaisotte, veuve de Gilet Huart, de 12 sols de rente dus par les héritiers de Guillaume d'alivour, sur Le Petit-Courville (1436). Quittance donnée par Jean Guillard, seigneur de Leuchemerel, aux religieux de Champagne, d'une somme de 62 livres tournois qu'ils lui avaient payée pour l'indemnité du lieu de La Broce (1433). Vente, par Jean de Boisyvon, seigneur de Saint-Aubin, et Ambroise, sa femme, aux religieux de Champagne, de la métairie de La Brosse, en Tennie, pour le prix de 100 saluts d'or du poids de Florence (1434). Vente, par Jean Evelade et autres, aux religieux de Champagne, de deux hommées de pré en Tennie, au fief de monseigneur d'alençon (1438). Quittance donnée par Jacques de Mondouin, écuyer, sieur des Guiberdières, aux religieux de Champagne, des droits payés par ceux-ci pour des acquêts qu'ils avaient faits audit fief des Guiberdières (1439). Foi et hommage rendus à Jean, seigneur de Thévalles et de Nouray, par Jean de Marière(<NOTE/1>Il est appelé Jean de Mayenne, par M. Hauréau, Gallia Christiana, t. XIV, col. 531.</NOTE>, abbé de Champagne, pour le Bois-Angenard (1448). Quittance donnée par Jean de Saint-Denis, écuyer, seigneur des Vallées, aux religieux de Champagne, pour payement de diverses sommes qu'ils lui devaient (1456). Vente aux religieux par Jean Gaudin, chevalier, seigneur de Martigné-Ferchaut, d'assé-le-riboul et de Lavardin, de 15 livres tournois de rente sur la métairie de Launay, pour le prix de 100 écus d'or, valant chacun 30 sols (1456). Appointement entre Jean de Gangné seigneur des Vallées, et les religieux de Champagne, au sujet des foi et hommage de la partie du lieu des Vallées qui relève du fief des religieux (1456). Vente aux religieux de Champagne par Guille (sic) Fortin, écuyer, seigneur de L'Étang, d'un petit bordage nommé La Fraynière, en Tennie, pour le prix de 26 écus de 30 sols (1456). Baillée, par Gui Turpin, chevalier, seigneur de Tennie, à Jean Briolay, de 4 journaux de bois ès Gémereaux, pour 10 sols tournois de rente et 4 deniers de cens (1456). Acte par lequel Jean de Vassé représenté par Jean de Vassé, seigneur de Saint-Georges, son curateur, cède aux religieux de Champagne une rente de 20 sols, à lui due sur la métairie de La Rimbaudière, pour être déchargé d'une rente d'égale valeur qu'il leur devait lui-même (1460). Baillée aux religieux de Champagne par noble homme Joyeux Turpin, seigneur de Tennie, de 17 journaux de terre aux Gémereaux, moyennant 60 sols tournois de rente (1474). Acte par lequel Jacquine de Boisnay, veuve de Jean Le

278 Bigot, pour être déchargée d'une rente de 30 sols qu'elle devait aux religieux, leur abandonne un petit fief nommé le fief Angenard dit Gauléa, avec une pièce de bois nommée le Bois Engesnard, contenant 8 journaux (1475). Transaction entre les religieux de Champagne et Jacques Girois, seigneur de Neuvi, au sujet de foi et hommage réclamés par le seigneur de Neuvi (1478). Vente par Jean de Gaigné, écuyer, seigneur des Vallées, aux religieux de Champagne, de 2 hommées de pré à La Gripe, près le Moulin-Aubry (1479). Transaction entre Jean Turpin, seigneur de Tennie, et les religieux de Champagne, au sujet des acquisitions de ceux-ci ès bois des Gémereaux (1485). Transaction entre Esnard de Thévalles, chevalier, seigneur de Nouray, et les religieux de Champagne, au sujet des ventes et indemnité réclamés par ledit seigneur de Nouray, pour raison du fief Angenard et du Bois-Gaudri, que les religieux avaient acquis de Jacquine de Boisnay (1489). Vente aux religieux de Champagne, par René Baucher ou Beucher, seigneur de Vaigron et de La Persayère, de 3 journaux de bois près Le Bois-Gaudri (1511). Vente, par Jean Julien à Robert Bouttier, seigneur de la Jolivière, de 10 sols de rente sur deux journaux de terre au fief du Ravoire (1522). Transaction entre les religieux de Champagne et damoiselle Renée de Gaigné, dame des Vallées, au sujet d'une rente de 57 sols due à l'abbaye sur ledit lieu des Vallées (1537). Échange entre les religieux de Champagne et René Négrier, sieur de La Crochardière, de 12 sols de rente sur une pièce de terre en la paroisse de Sainte-Croix, contre 2 journaux de terre en Tennie (1543). Offre de foi et hommage au seigneur de Tucé par les religieux de Champagne, représentés par noble frère Jean de Vassé, leur prieur, et frère Marin Simon, leur procureur, pour le domaine et métairie de La Broce (1581). Procédures entre les religieux de Champagne et René Allote, sieur des Vallées, au sujet de droits féodaux réclamés par lesdits religieux sur ledit lieu des Vallées (1618). Procès-verbal par lequel Pierre de Fouchaud, commandeur de Saint-Jean-de-Jérusalem, prétend la mouvance du lieu de La Croix, en Tennie, qui lui était contestée par les religieux de Champagne (1623). Bail, par damoiselle Claude de Chermais, veuve de François de Moré, à Marin Besnard, du bien et métairie de Bresteau, de la métairie de Crennes, et du bordage du Boulay (1632). Vente, par Simon de Beaucler à messire François de Contaut, de la terre, fief et seigneurie des Vallées, en Tennie, moyennant 2,500 livres (1637). Aveu rendu à la seigneurie de Vaigron par Étienne Briolay pour maison et jardin à La Briolachère (1646). Convention entre René Lefebvre, seigneur de La Penlouère, et Renée Bellanger, veuve de Marin Le Cour, au sujet du payement d'une rente de 4 livres 14 sols, due à l'abbaye de Champagne sur ledit lieu de La Penlouère (1665). Sentence du siège de Conlie sur contestation entre les religieux de Champagne et Jacques Boulmer, écuyer, seigneur propriétaire de la terre de Bresteau, au sujet de rentes dues à l'abbaye sur cette terre (1675). Titre nouveau d'une rente de 26 sols 6 deniers et deux chapons, due aux religieux de Champagne par M. Bruneau, seigneur de Millières et plusieurs autres, sur des biens sis à Courville (1677). Copie d'appointement donné aux pieds de Fourtenan entre les religieux de Champagne et Guillaume de Vehel, écuyer, sieur de Courvezier, lequel contestait auxdits religieux la seigneurie d'une pièce de terre appartenant à Gervaise Drouet (1480). Procédures entre les religieux de Champagne et M e Daniel Mari, propriétaire et seigneur de la terre de La Penlouère, au sujet du payement d'une rente de 4 livres 10 sols due à l'abbaye sur La Penlouère (1683). Abandon aux religieux de Champagne par Pierre Duprat, écuyer, et Dorothée Le Maire, sa femme, moyennant une somme de 1,000 livres, du lieu et bordage de La Chansorière, que lesdits religieux avaient autrefois aliénée (1696). Vente aux religieux de Champagne, par lesdits sieur et dame Duprat, moyennant 900 livres, du lieu et bordage de Touchaland (1696). Foi et hommage à la seigneurie de Courmenant par Antoine-Joseph de Fiennes, abbé commendataire de Champagne, pour 15 journaux de terre ci-devant en haute futaie appelés les Bois de Ribouin, dépendant de la métairie de La Poulardière, et divers autres biens (1697). Procédures entre les religieux de Champagne et René Pencher ou Pancher, sieur de Forges, mari d'anne Courcelles, au sujet de rente due à l'abbaye sur le lieu de La Persayère (1698). Sentence du présidial de La Flèche condamnant Jean-Baptiste Mari, seigneur de La Penlouère, à payer aux religieux de Champagne la rente qu'il leur devait sur la terre de La Penlouère (1714). Assignation donnée aux religieux de Champagne, à la requête de noble homme Jacques Abraham de La Framboisière, seigneur de Tennie, à comparoir devant le juge de Tennie pour se voir condamner à payer les arrérages de la rente qu'ils doivent audit seigneur pour 50 journaux de bois nommés Les Gémereaux (1724). Retrait féodal du bordage du Bois de Remes exécuté par les religieux de Champagne sur Anne Courcelles, veuve de René Pencher, sieur de Forges (1733). Procédures entre les religieux de Champagne, d'une part, et Joseph Métivier et Jean Renard de la Brainière, seigneur de Bresteau, d'autre, au sujet des obéissances féodales de certains héritages sis au lieu de La Croix, en Tennie (1743). Accords entre les religieux de Champagne et Jean- Baptiste Mary, conseiller au présidial du Mans, propriétaire du Moulin-Moyen, au sujet de l'usage des eaux du ruisseau et du bief dudit moulin (1726 et 1727); etc. H (Registre.) In-f, 6 feuillets, papier. XVIII e siècle. Inventaire des titres de l'abbaye de Champagne se rapportant à la ville du Mans. Les principaux documents analysés dans ce registre sont: Titre latin, sur parchemin, contenant donation aux religieux de Champagne par Garin Renulphe et Hodeburge, sa femme, de tout leur hébergement situé à La Tannerie, vis-à-vis l'église de Saint- Hilaire, y compris les tonnes et cellier dépendant dudit hébergement (1218). Titre latin, sur parchemin, par lequel Radulphe, abbé du Mont-Saint-Michel, ratifie la baillée, par les religieux de Champagne, au prieur du prieuré de Saint- Victeur, membre dépendant de l'abbaye du Mont-Saint-Michel, d'un moulin donné à Champagne par le vicomte de Beaumont et sis sur la Sarthe, entre le pont Perrin et les moulins de Richedoig, au derrière d'une maison située à l'entrée des écluses, ladite baillée faite par 50 sols mançais de rente (1219). Titre français, sur parchemin, contenant transaction entre les religieux de Champagne et les héritiers de défunt Fromond Coide et de Léburge, sa femme, au

279 sujet d'une maison située en la rue de La Tannerie et que ledit Fromond avait jadis aumônée auxdits religieux (1219). Titre latin, sur parchemin, par lequel Maurice, évêque du Mans, confirme la baillée ci-dessus faite par les religieux de Champagne au prieur de Saint-Victeur (1219). Titre latin, sur parchemin, contenant confirmation par Hubert Riboulle aux religieux de Champagne, de la donation qui leur avait été faite par Hodeburge, femme de Garin Ranulphe, d'une maison sise rue de La Tannerie, au fief dudit Hubert, à qui les religieux devront payer chaque année un denier de cens (1220). Titre latin, sur parchemin, par lequel les religieux de Champagne, pour dédommager le prieur de Saint- Victeur du préjudice que lui avait causé une inondation, lui remettent 25 sols sur la rente de 50 sols due à cause du moulin qu'ils lui avaient baillé (1224). Titre latin, sur parchemin, par lequel Pierre Le Vereel et Mathieu de Oley reconnaissent devoir chacun an aux religieux de Champagne 12 deniers de cens sur une maison sise au nouveau marché du Mans, laquelle fut autrefois à Guillaume dit Le Chien (1229). Acte par lequel les religieux de Champagne font remise au chapitre de Saint-Julien du Mans du droit d'indemnité qu'il leur devait, à cause de la métairie de La Villette, sise en Saint-Aubin-du-Désert, et dépendant en partie du fief du Repail qui appartenait à Champagne. Cette remise est accordée en reconnaissance de l'indemnité que les chanoines avaient donnée aux religieux pour raison de certaine maison que ces derniers avaient eue de Jean Payen, en la ville du Mans, entre la rue de La Tannerie et les maisons de La Fosse et La Fontaine-Pèlerin (1468). Déclaration rendue par les religieux de Champagne à l'abbé de Beaulieu pour le lieu de La Motte-Saunière sis près Le Mans (1531). Titre nouveau d'une rente de 60 sols due à l'abbaye de Champagne sur une maison sise rue de La Tannerie, par Thomas Hubert, notaire royal, mari de demoiselle Anne Tourteau, fille et héritière portionnaire d'olivier Tourteau (1711), etc. H (Registre.) In-f, 12 feuillets, papier. XVIII e siècle.. Inventaire des titres de l'abbaye de Champagne se rapportant à Sougé-le-Ganelon. Les principaux documents analysés dans ce registre sont: Titre latin sur parchemin par lequel il appert que Guillaume de Sougé, se voyant dangereusement malade, résolut de fonder une chapelle et chargea de la réalisation de ce dessein son exécuteur testamentaire Herbert, fils d'ansé de Bretel. La chapelle construite, Herbert la donna à l'abbaye de Champagne et assigna au chapelain, pour temporel: l'euche Nicoere, alias Gallet, contenant 3 journaux de terre à prendre du côté de la maison d'herbert, seigneur de Soulgé, écuyer; une place de maison à Soulgé, un quartier de vigne au lieu de Plantes, 25 sols mançais de rente sur le moulin du Gué-Aury et 5 sols mançais également de rente sur la succession dudit Guillaume, au lieu de Sougé, le tout franc et quitte de tous cens, services et exactions séculières (fait devant Maurice évêque du Mans, 1223). Titre latin, sur parchemin, contenant baillée par les religieux à Nicolas Le Bigot, moyennant 8 sols mançais de rente, de la place de maison et de l'euche Nicoere ci-devant données à l'abbaye par Guillaume de Sougé (7 octobre 1237). Titre latin, sur parchemin, contenant baillée, par les religieux de Champagne à Hugues, dit Sans-Terre, du quartier de vigne sis à Plantes que leur avait donné Guillaume de Sougé. Par le même acte, ledit Hugues donne auxdits religieux 6 deniers mançais de rente (octobre 1237). Baillée, par les religieux de Champagne à Jean Toublet, moyennant 5 sols de rente, de 4 lotereaux de terre en Sougé (1397). Quittance aux religieux de Champagne par Huet de Fontenay, écuyer, seigneur de Fontenay et de Sougé, d'une somme qu'ils lui devaient pour droits de mutation des biens que leur avait donnés Michelle La Torinne (1456). Copie d'aveu rendu à la baronnie de Beaumont par Jean Gaudin, chevalier, sieur d'assé-le-riboulle, pour raison de la châtellenie d'assé, aveu dans lequel on lit ces mots: «Item les religieux, abbé et couvent de Champagne tiennent de moy en garde et en ressort le fief de la Salmondière...» (1461). Écrit sous seing privé par lequel Mathurin Chesnay confesse, pour obéir au décret obtenu de l'official du Mans, avoir connaissance d'avoir serré et reçu pendant plus de 25 ans, à la prière de Claude Ménage, quelques rentes dues aux religieux de Champagne, pour raison des lieux de La Salmondière, Loisillière, La Pannetière et du Four à ban, le tout sis en Soulgé (1619), etc. ABBAYE DE L'ÉPAU. (ORDRE DE CÎTEAUX.) H (Liasse.) 3 pièces, parchemin Chartes. Transaction entre Bérengère, reine d'angleterre, et les frères de la Maison-Dieu de Coëffort (de Cauda Forti). Bérengère ayant voulu fonder une abbaye de l'ordre de Cîteaux in loco qui Lespal vulgariter appellatur, juxta Cenomanum, les frères de Coëffort avaient réclamé ce bien comme leur appartenant par suite d'une donation que leur en avait faite le comte Arthur. La reine niait cette donation et soutenait que, même eût-elle existé, elle serait sans valeur, attendu qu'arthur n'avait jamais été comte du Maine et n'avait jamais eu L'Épau dans son domaine. Enfin, grâce à l'entremise de maître Josse (Jocius), chanoine du Mans, chargé par son évêque Maurice et par Bérengère elle-même d'arranger le différend, les frères de Coëffort, qui reconnaissent d'ailleurs que leur droit pouvait être douteux, et que la reine avait été en mainte circonstance leur bienfaitrice, se désistent en sa faveur de leurs prétentions sur L'Epau et lui remettent les lettres de donation d'arthur. De son côté, la veuve de Richard Coeur-de-Lion donne à Coëffort une somme de 100 livres mançaises, destinée à l'achat de 10 livres de rente pour la maison. De plus, lesdits frères cèdent au nouveau monastère, moyennant 20 livres tournois, toute la tenure (teneuram) qu'ils avaient de Richard de Noers, savoir: les choses dont jouissait Thibault le Sourd (Theobaldus Surdus); un coin de terre (angulum terre), sis inter Spallum et viam communem, in quo quidam heremita quondam habitavit; 8 deniers mançais de cens dus par Jean Le Fournier (Furnarius); 2 autres sols mançais de cens que les religieux de L'Épau ou de La Pitié-Dieu (de Pietate Dei), devaient à Coëffort sur la terre qu'ils avaient achetée de Guillaume Rivellon, chevalier. Les religieux de L'Épau tiendront tout cela de Richard de Noers, aux mêmes conditions que les frères de Coëffort, c'est-à-dire en payant chaque année 16 deniers mançais de cens (mai 1230). Le seigneur Hugues Haanne et Herbert, son fils, vendent, moyennant

280 45 sols mançais, à la reine Bérengère, ad opus novelle plantationis Cisterciensis ordinis quam ipsa modo edificat apud Spallum, les deux tiers de la grande dîme de la paroisse de Saint-Jean-des-Échelles (Sancti Johannis de Scalis) in blado, et tractu, et messore, et paleis, et les deux tiers de la dîme des vignes plantées dans le ressort de ladite grande dîme. Hugues et Herbert concèdent en outre quandam plateam cum area competenti ad eandem decimam reponendam et excutiendam. Sont garants de cette vente: Geoffroi de Monce, curé (persona) de Saint-Jean-des-Échelles, Hugues de la Forêt (de Foresta), gendre militis supradicti, c'est-à-dire de Hugues Haanne, et Guillaume, bourgeois (civis) du Mans (1230). Bérengère, reine d'angleterre, donne en perpétuelle aumône à l'abbé et au couvent de La Pitié-Dieu (de Pietate Dei), ou de L'Épau: 50 sols mançais de cens annuel qu'elle a achetés de Raoul de Seville, avec le consentement d'isabelle, sa femme, et de leurs enfants et celui de Gilles de Losmont, chevalier, seigneur féodal; une métairie sise près de L'Épau (Espallum), qu'elle a achetée pour 100 livres tournois, de Julienne, veuve de Lambert Le Taillandier (Taillandarii), d'hugues son second mari, et des enfants nés desdits Lambert et Julienne; un tènement près de L'Épau qu'elle a acheté pour 40 livres tournois de Benvenua Le Espallune; les terres qu'elle avait achetées pour 50 sols mançais d'un certain Perret (de quodam Perreto); le tènement appelé La Vaslinere, un autre situé inter aquam Brezan, et Porriam, et les redevances dues par Thibault Le Sourd et Jean Le Fournier, qu'elle avait achetées de Guillaume de Rivellon, chevalier, pour 50 livres tournois; des vignes sises près Le Mans, au lieu appelé La Fontaine Saint-Martin (Fons Sancti-Martini); 11 sommes de vin pur et unum costerectum de prisione à prendre juxta Petrinam de Monnet, et qu'elle avait acheté de l'abbaye de Fontevrault, pour 60 livres tournois; les deux tiers de la grande dîme de Saint-Jeandes-Échelles (Sancti Johannis de Scalis) et les deux tiers de la dîme du vin du même lieu, qu'elle avait achetés de Hugues Haanne et d'herbert son fils; tous les droits que les frères de Coëffort pouvaient avoir à L'Épau (in loco de L'Espal) et qu'elle avait achetés pour 100 livres mançaises (1230). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin Chartes. Robert du Breil (de Brolio) et Agnès, sa femme, vendent par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pictatis Dei), du consentement de Guillaume, leur fils aîné, de Geoffroy Le Prêtre et d'herbert, leurs autres enfants, leur droit sur la dîme de Mézières (Maceriarum), c'est-à-dire la sixième partie du blé provenant de ladite dîme, plus tous les autres droits qu'ils peuvent avoir in parrochin ville Maceriarum et dans la dépendance du fief de Foulques Riboule. Cette vente est faite pour le prix de 55 livres mançaises (juin 1230). Vidimus et homologation de l'acte précédent par Maurice, évêque du Mans (1230). André Pelet et Isabelle, sa femme, vendent, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau, moyennant 48 livres mançaises, leur droit sur la dîme de Mézières (Maceriarum), c'est-àdire la sixième partie du blé et les tiers du vin provenant de ladite dîme, plus les droits féodaux qu'ils avaient sur les biens que tenait d'eux Robert du Breil, au fief de Foulques Riboul (juin 1230; cette pièce est en double exemplaire). Vidimus et homologation de l'acte précédent par Maurice, évêque du Mans (juin 1230). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. Durannus Villicus et Guido Berardi, cives Cenomanenses, consentent par-devant l'official du Mans, à ce que l'abbaye de Notre-Dame du Loroux (de Oratorio) tienne et possède paisiblement les biens que Obert de Chartres (Carnotensis) et Marie, sa femme, lui avaient aumônés en la paroisse de Sargé (de Cergeio), ainsi qu'il appert d'une charte de Hamelin, évêque du Mans; mais les religieux du Loroux devront payer chaque année, à la Saint- Jean, audit Durand, 6 deniers mançais, et audit Gui, 18 deniers mançais et un denier tournois de cens (1230). Yves, abbé du Loroux, et ses religieux, baillent à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei) tout ce qu'ils possédaient dans la paroisse de Sargé (Cirge), c'est-à-dire une maison avec les terres, noyers et haies en dépendant et le pré de Lavoer, le tout moyennant 4 livres tournois de ferme annuelle et perpétuelle, payables en leurs maisons de Cultura, juxta Pontvalein (Pontvallain) (juin 1263). Les religieux de L'Épau (Pietatis Dei) acquièrent des chanoines du Mans et de Hernulfe, leur chapelain, la métairie de Bernuceio (du Gué-Bernisson), sitam super fluvium Ydonee (l'huisne), avec toutes ses dépendances, moyennant une rente annuelle de 4 livres 3 sols mançais, affectée sur la dîme de blé et de vin que lesdits religieux possédaient en la paroisse de Mézières (de Maceriis) (novembre 1230). Vidimus et homologation de l'acte précédent par Maurice, évêque du Mans (mars ). Isabelle, dame de La Ferté-Bernard (Yssabel domina Feritatis Bernardi), ratifie la donation que Hugues de La Ferté, son mari, avait faite aux religieux de L'Épau (Pietatis Dei) de la métairie appelée medietaria Monachorum et la vente consentie aux mêmes par Raginaldus Trebi, clericus, d'une pièce de terre sise près le moulinde Bocheto (du Bouchet) (octobre 1231). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. Philippe Senchar et sa femme vendent, par-devant Maurice, évêque du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei) leurs droits de dîme en la paroisse de Beaufay (Beaufail), savoir: le tiers de la dîme de la terre de Geoffroy de Turceio (Torcé), la sixième partie de la grande dîme de Beaufai et de Eliere, et la sixième partie de la dîme de Montibus, le tout moyennant 60 livres tournois. Mais, comme les vendeurs avaient affermé ces dîmes, sa vie durant, à Jean Maurat, curé (persona) de Beaufay, pour 20 sols mançais de redevance annuelle, il est stipulé que ledit Maurat continuera sa jouissance jusqu'à sa mort, en payant les 20 sols de ferme aux moines de L'Épau. Guillaume de Forgetis, seigneur féodal, ratifie cette vente et donne en outre à la maison de L'Épau 6 deniers de services que Philippe Senchar lui devait à cause de ladite dîme. Pour reconnaître sa générosité, les religieux lui font présent de 60 sols tournois (mars 1231). Les religieux de L'Épau et Jahel, curé de Beaufay (de Bello Fay), après avoir été en contestation au sujet des dîmes dont il est question en l'acte précédent, concluent, par-devant Geoffroi, évêque du Mans, un accord au terme duquel le curé de Beaufay sera tenu de payer chaque année aux religieux, pour lesdites dîmes, 9 septiers de grain

281 (bladi), savoir, 3 de seigle, 3 d'avoine, et 3 d'orge, et ce, sous peine de 12 deniers d'amende par jour de retard (juin 1247). Robert Bursart et Agnès, sa femme, vendent, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau(Pietatis Dei), moyennant 7 livres tournois, une rente de 5 sols mançais sur une pièce de vigne sise en la paroisse de Saint- Saturnin (Sancti Saturnini), entre la terre de Gilles de Châtenai, chevalier, et une vigne que les vendeurs tenaient de ce dernier (mai 1233). Herbert Lancelin, chevalier, exécuteur testamentaire (gagiarius) de Gervais de Roillon (Rouillon), chevalier, son beau-père, délivre, avec le consentement de Béatrix sa femme, héritière de la terre de Rouillon, et de Simon, leur fils aîné, les 5 sols mançais de rente légués par ledit Gervais à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei) sur certains cens qu'il possédait en la ville du Mans. De plus, Herbert Lancelin ratifie une donation de deux journaux (jugera) de terre en Rouillon, faite à la même abbaye par maître Jean de Biars (?) (septembre 1233). Jean Pruchet et Éremberge, sa femme, de la paroisse de Resquil (Requeil), vendent, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei), moyennant 4 livres et demie tournois, 10 sols tournois de cens à prendre sur deux pièces de vigne sises à La Roche (apud Rocham), au fief de Pierre Foucher (Petri Fulcherii). Celui-ci ratifie cette vente, ainsi qu'une autre faite à ladite abbaye, par Benoist de Pisselou (octobre 1234). H (Liasse.) 5 pièces, papier Chartes. Foulques de Castenay (Châtenay), chevalier, abandonne, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau, le pré de Chastun, en la paroisse de Ruaudayn (Ruaudin), à la condition d'être déchargé d'une rente de 2 septiers de seigle et de 10 sols mançais qu'il devait à l'abbaye sur la métairie du Tertre et sur ledit pré (novembre 1236). Ynguetus de Pontleva (Pontlieue) cède, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei) toutes les vignes qu'il possédait en la paroisse de Change (Changé), au fief de Guillaume Hélye, clerc, et reçoit en échange les vignes que l'abbaye avait elle-même ès fiefs de la dame de Loudon (domine de Lodun) et de l'aumônier de Saint-Vincent (elemosinarii Sancti Vincentii). Par le même acte, ledit Ynguetus vend à ladite abbaye, pour le prix de 30 livres tournois, tout ce qui lui appartenait au fief de Changé, en terres, rentes étagers, cens, vignes, prés, bois, etc. (décembre 1237). Guillaume Hélye ratifie, par-devant l'official du Mans, l'échange et la vente consentis par Ynguetus de Ponte Leuge (Pontlieue) à l'abbaye de L'Épau, des biens situés dans le fief dudit Guillaume. Cette ratification est donnée moyennant payement, par les religieux, d'une somme de 55 sols mançais et à la condition qu'ils serviront chaque année audit Guillaume 12 deniers mançais de cens, et s'acquitteront des diverses tailles dues aux seigneurs principaux (1237). Michel de Buisse (Boessé) vend, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis-Dei), moyennant 15 livres mançaises, tout ce qui lui appartenait sur la métairie de Sancto Audueno (Saint- Ouen), sur les prés de Mota (de La Motte) et de La Rosche, et sur un arpent de bois situé aux Haies de Boutry (in Hayis de Boteri), au fief de Thibault de Buisse (Boëssé) et de la dame de La Ferté-Bernard (1237). Jean de La Jarrie, Aceline, sa femme, et Goacelina, leur fille, vendent, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei), moyennant 14 livres 5 sols tournois, un arpent de vigne à Changé, au fief de ladite abbaye (novembre 1238). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. Thibault et Pierre de Boisse (Boessé), frères, vendent, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei), moyennant 30 sols mançais, une pièce de terre sise juxta Sepes de Boteri (les Haies de Boutri) (février ). Aalesia, femme de Jean Nobleit, de Changé (de Changeio), donne, par-devant l'official du Mans, et avec le consentement de son mari, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei), une maison et 2 planches de jardin, sis au fief de ladite abbaye, en la paroisse de Changé (de Chancheio). Elle manifeste en outre l'intention que les religieux reçoivent, au jour de son décès, 20 sols mançais à prendre sur ses biens meubles, et que son corps soit inhumé à L'Épau (juin 1241). Jean Forget, de Dunel (Duneau), vend, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei), moyennant 10 livres tournois, toute la terre qui lui appartenait ad Hayas de Boteri (octobre 1241). Les religieux de L'Épau (Pietatis Dei) et dame Julienne de Mautallie ayant eu contestation au sujet d'une métairie appelée La Guiberdière, s'accordent par-devant l'official du Mans. La dame de Mautallie, n'ayant pu mettre les religieux en jouissance de la métairie susdite qu'elle leur avait louée pour 12 ans, leur devait une indemnité de 8 livres; les religieux la déchargent du payement de cette somme et elle leur assigne 8 sols tournois à prendre chaque année sur ses cens de Charbonieres (vendredi avant Letare Jerusalem ). Gui, dit Malemuche, chevalier, vend, pardevant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei), du consentement de Lucie, sa femme, et de Huet, son fils aîné, les prés qu'il possède au fief de Geoffroi de l'ile (de Insula), chevalier. Cette vente est faite moyennant 30 livres tournois et sous la réserve de 3 deniers mançais de cens, payables chaque année audit Gui et à ses successeurs. Pour son consentement à cette vente, dame Lucie reçoit des religieux un marc d'argent (octave de la Pentecôte 1242). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. Frère Guy, procureur de l'abbaye de L'Épau, baille à ferme, par-devant l'official du Mans, à Guérin Le Teleir et à Julienne, sa femme, moyennant 4 sols tournois de redevance annuelle, 3 journaux de terre en la paroisse de Saint-Saturnin (mardi après la Saint-Étienne d'été 1242). Martin Blanchard et Jeanne sa femme, vendent, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei), moyennant 100 sols tournois, un pré sis en la paroisse de Ruauden, au fief de Foulques de La Forêt (de Foresta), chevalier (mai 1244). L'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei) réclamait à la veuve de Foulques de Châtenay (de Chasteneio), chevalier, 20 sols tournois de rente que celui-ci avait vendus aux religieux sur sa métairie de Chaston; de son côté, la dame de Châtenay voulait que lesdits religieux lui rendissent le pré de Chaston que son mari leur avait aussi vendu, mais illégalement, disait-elle, puisqu'il le lui avait donné en douaire auparavant. Pour mettre fin à ce débat, les parties concluent, par-devant l'official du Mans,

282 un accord stipulant que les religieux conserveront le pré de Chaston; que la dame de Châtenay et ses héritiers seront déchargés pour toujours du payement de la rente susdite, mais que les 12 livres tournois payées par les religieux pour l'achat de cette rente leur seront remboursées (samedi après les Cendres ; cette charte est en double exemplaire). Beneventa, veuve de Lambert Le Tessier (Textoris), de Changé (Changeio), vend, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei), moyennant 25 sols mançais, un jardin sis près la léproserie de Changé et un quartier de bois sis en la même paroisse (mars 1250). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Guido Guidonis, de la paroisse de Ruauden (Ruaudin), vend, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei), moyennant 15 deniers mançais, 3 deniers tournois de cens sur 4 que l'abbaye lui devait chaque année pour un pré situé en Ruaudin à côté du bois dudit Gui (vendredi avant la Saint-Mathieu 1252; cet acte est en double exemplaire). Jean Hubert donne, par-devant l'official du Mans, à Benoîte, sa soeur, ad ipsam maritandam, tous les biens immeubles provenant de la succession de leurs père et mère, sis en la paroisse de Changé (de Changeio), ès fiefs du seigneur de Pruillé (de Pruilleio), de Robert d'aubigné (de Albigneio) et de Simon de Bouères (de Boeriis), et consistant en terres labourables, vignes, prés, bois, maison et dépendances, (lundi avant la Saint-Julien ). Herbert Torre vend, par-devant l'official du Mans, à Philippe Ferrecoc et à Hodéarde, sa femme, moyennant 18 sols mançais, un pré en Ruauden, au fief de Saint-Pierre-la-Cour (mars ). Philippe dictus de Parisius (sic), prêtre, Barthélemi de Julleio (Juillé), son frère, et Thiphaine (Theophania), leur soeur, femme de maître Jean de Fesquan, clerc, vendent, par-devant l'official d'angers, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei), moyennant 20 livres de monnaie angevine, une pièce de vigne avec saulaie et oseraie sise juxte Oscham Episcopi, in parrochia Beate Marie de Sancto-Vincentio, au fief du seigneur de La Milece, lesquelles vignes avaient appartenu à défunt Jean de Juillé (de Julleio), père desdits Barthélemi et Thiphaine, et à Agnès de Parisius, sa femme, mère dudit Philippe (vendredi après les Cendres ). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin (la fin de la date a disparu). Chartes. Philippe Percheren, seigneur de Boscheto (du Bouchet, en Mansigné), reconnaît, par-devant l'official du Mans, comme l'avaient fait ses prédécesseurs Michel de Boscheto et Thiphaine, sa femme, que les moines de L'Épau (Pietatis Dei) avaient droit de percevoir chaque année 14 sols tournois sur les cens du Bouchet, par suite d'une donation de Jean Calvet (?), clerc, et d'hersende, sa femme, soeur de la susdite Thiphaine. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. Laurent Consoart, Marguerite, sa femme, Pierre Consoart et Julienne, sa femme, vendent, par-devant l'official du Mans, à Roger Lombart, bourgeois du Mans, 5 journaux de terre en la paroisse de Sargé (de Cergeio), partie au fief militis de Boisseriis, partie au fief d'herbert du Vivier (de Vivario). Cette vente est faite moyennant 24 livres tournois, et à la charge de payer chaque année 18 deniers mançais de cens audit Herbert du Vivier et 4 deniers audit chevalier des Boissières (lundi après Cantate 1267). Les chanoines du Mans et le curé de Sargé (de Cergeio) réclamaient aux moines de L'Épau (Pietatis Dei) le payement de dîmes auxquelles ils prétendaient avoir droit sur environ 16 journaux de terre appelés La Poterie, sis en Sargé, près les possessions du prieuré de Château- L'Hermitage (de Castello in Heremo) et la maison desdits religieux; ceux-ci soutenaient qu'ils n'étaient nullement tenus à acquitter ces dîmes, attendu que les religieux de Citeaux avaient été dispensés par le Saint-Siège de payer la dîme des terres qu'ils auraient acquises avant le concile général et qu'ils cultiveraient de leurs propres mains, et que le lieu de La Poterie rentrait dans cette catégorie de biens. Le chapitre de Saint-Julien et le curé de Sargé répondaient à cela que les religieux, ayant négligé d'invoquer leur privilège en temps opportun, devaient en perdre le bénéfice. Enfin, par esprit de conciliation, les parties s'en remettent à l'arbitrage souverain de Geoffroi, évêque du Mans, qui décide que les religieux seront déchargés des dîmes susdites, mais serviront chaque année au chapitre une rente de 3 septiers de froment, mesure du Mans (Saint-Blaise-lez-le-Mans (apud Sanctum Blasium justa Cenomanum), juillet 1267). Robert de Villa, armiger, vend, par-devant l'official du Mans, à Roger Lombart, bourgeois dudit lieu, moyennant 30 sols mançais, 12 deniers mançais de service annuel qui lui étaient dus par Gilet Guaugain (?) sur le tenement du Champ-Morin (de Campo Morin), en Parigné-l'Évêque (Parrigneium Episcopi) (mercredi des Cendres ). Bernard, seigneur de La Ferté-Bernard, chevalier, donne, par-devant l'official du Mans, du consentement de noble dame Jeanne, sa femme, et de Hugues, son fils aîné, à Simon de Perrohot, clerc, dont il veut reconnaître les bons services, la métairie de La Guiberdere avec les bruyères contiguës aux possessions de l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei), le tout sis en la paroisse de Boca (La Bosse), au fief dudit seigneur. Sur ces biens, Bernard de La Ferté se réserve tria forefacta et chemina paaians; il veut en outre que Simon de Perrohot et ses hoirs les tiennent de lui à foi et à hommage et lui en rendent chaque année une paire d'éperons dorés (jeudi après la Pentecôte 1269). Roger Lombart, bourgeois du Mans, donne, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei) les 5 journaux qu'il avait acquis de Laurent et Pierre Consoart et de leurs femmes, en la paroisse de Sargé (vendredi avant la Saint-Clément 1270). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. Bernard, seigneur de La Ferté-Bernard, vend, par-devant l'official du Mans, à Simon Perrehot, clerc, et à Philippe, sa femme, la métairie de La Richardière, sise en La Bosse (Boscha), un manoir (manerium, appelé La Chace Folie, avec les terres en dépendant sis en Cherré (in parrochia de Cherreio), et diverses redevances sur les biens de La Rembaudière, de La Troigne- tière, de L'Oriotière, des Haies de Boutry (de Haiis de Botery), et de Mont Malart. Cette vente est faite du consentement de Jeanne, femme du sire de La Ferté, et de Huet, son

283 fils aîné, encore mineur, et au prix de 200 livres tournois (août 1270). Vidimus de lettres de Charles, roi de Sicile, duc de Pouille, prince de Capoue, sénateur de Rome (alme urbis), comte d'anjou, de Provence et de Folcarquier, vicaire général de l'empire en Toscane; lesdites lettres, datées de Rome du 25 mai 1272, la septième année de son règne, et adressées à Guillaume, doyen de Saint-Martin d'angers et au bailli d'angers, sont relatives à une réclamation adressée au Roi par les moines de L'Épau (Pietatis Dei). Les religieux avaient remontré au roi de Sicile qu'ils tenaient de la libéralité du feu roi Louis in villa Cenomannica... unum burgensem liberum abomnibus datiis, talliis et collectis exentum (sic): qu'à la prière nobilis viri Gilleberti de Marconvilla, autrefois bailli d'angers et du Mans, ils avaient renoncé à leurs droits sur ce bourgeois, sous la condition qu'il leur serait fourni un autre homme equebonum, ditiorem aut meliorem ad ipsorum obsequia sub eisdem servitiis, mais que ledit Gilbert avait manqué à sa promesse, ce qui leur causait un grave préjudice. Le roi Charles mande au doyen de Saint-Martin et au bailli d'angers d'examiner cette affaire et de rendre justice aux religieux, si leur plainte est fondée (mardi avant la Saint-Simon et Saint-Jude 1272). Pierre Grandin et Burgine, sa femme, baillent, par-devant Hugues, seigneur de La Ferté-Bernard, à Guillaume Bigault et à Mathilde, sa femme, moyennant une rente de 4 livres tournois assise sur un pré situé au fief Johannis de Bordoil, un hébergement et ses dépendances apud Monmalart in parrochia de Bocha (La Bosse) (lundi après l'octave de la Purification ). Jean Castellanus Cenomanensis accorde, du consentement de Jeanne, sa femme, aux religieux, de L'Épau (Pietatis Dei) la faculté de posséder pacifice et quiete des biens immeubles dans son fief, à la condition de lui payer, ainsi qu'à ses hoirs, les cens auxquels ces biens seront assujettis (mercredi après Invocavit me ). Phelipe de Cheveigné, chevalier, et madame Aliennor, sa femme, vendent à l'abbé et au couvent de la Pité Dey dou Mans, moyennant 8 livres tournois, une pièce de vigne contenant environ un quartier, sise au fief des vendeurs, entre Cheveigné et Corhies. En sus du prix de vente, les religieux seront tenus d'acquitter sur ladite pièce de vigne une rente annuelle d'un septier de froment due à Guillaume Lecleirt (mercredi de la Cendre ). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin Chartes. Geoffroi dit Ferre et Haoys, sa femme, de la paroisse de Sillé, vendent, par-devant la cour de Montfort, à Simon Lecutrerier, clerc, et à Gilette, sa femme, un journal de terre en la paroisse de Torcé, au fief dudit Geoffroi, moyennant 4 livres et demie tournois (semadi enprès l'ascension 1285). Guillaume Haeron, de la paroisse de Ceaux (Sceaux) donne, par-devant le doyen de La Ferté-Bernard, à l'abbaye de L'Épau (de Pietate Del), le tiers d'un pré situé juxta Centigneium; le tiers d'un autre pré situé juxta molendinum de Jumeaux; une terre près de la maison de Jean Nocé, au fief de Jean Le Poterel, et enfin le tiers des meubles qu'il aura au moment de son décès (lundi après la Saint-Denis 1285). Gervais Le Troin, de Boëssé (de Boixeio), donne, par-devant le doyen de La Ferté-Bernard, aux moines de L'Épau (Beate Marie de Pietate Dei) le quart d'une veille de foin (eujusdam velle feni), qu'il possédait dans un pré appelé le pré des Quartiers, situé audit Boëssé, au fief Domini Sancti Albini, apud Motam (vendredi après la Purification ). Geoffroi Lebrun et Alessia, sa femme, de Changé (de Changeio), vendent, par-devant l'official curie decani Cenomanensis, à Guillaume Pelée et à Agnès, sa femme, moyennant 24 sols mançais, 5 sols tournois de rente annuelle dus par Geoffroi de Mesisson sur une aunaie (super quodam alneto), sise audit Changé, au fief Fulconis de Aubigne (mardi après la Nativité de Saint-Jean-Baptiste 1286). Laurent Le Portier, de la paroisse de Nostre-Dame de Seint Vincent dou Mans, et Jeanne sa femme, vendent, par-devant la cour laie du Mans, à Étienne Solebele, moyennant 60 sols tournois, une pièce de vigne contenant un quartier, sise au Chaufaut, en la paroisse Seinte Croiz juste Le Mans, ou fié à l'abbé de La Custure, entre les vignes de La Couture, les vignes aux Taboez et les vignes aux moines de Saint-Blaise (mercredi après Quasimodo 1288). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 1 pièce, papier. Vers Chartes. Sentence du juge de La Ferté-Bernard, adjugeant à Simon de Perrehout, moyennant 60 livres tournois: tout ce que feu mestre Gilles de Varendai possédait au moment de sa mort, c'est assaveir terres et prez assis triers le chasteau de La Ferté-Bernart, en la paroisse de Cherré; d'autres terres et prés en la même paroisse, provenant de la succession de feu Jehan de Varendai et sunt appelées toutes lesdites chouses Le Boeis et joignent à La Chace Folie près dou herbergement Simon de Perrehout; treis sextiers et plaine mine de blé de rente annel et perdurable, dont dous sextiers de seigle et treis mines d'avaene à la mesure de La Ferté, dus par Estienne Haron. Ces biens avaient été saisis à la requête de Hernoul de Pontgoong et plusieurs autres créanciers sur Jeuffrei de Varendai, fils dudit Jehan et neveu dudit Gilles (sans date, vers 1290). Hugues, seigneur de La Ferté-Bernard, vidime et homologue, pardevant la cour laie du Mans, la vente que Bernard, son père, avait faite au mois d'août 1270, à Simon de Perrehot, clerc, et à Philippe, sa femme, de la métairie de La Richardière, du manoir de La Chace Folie et autres biens (v. l'art. H. 843). Par le même acte, ledit Hugues reconnaît que Simon de Perrehot, étant sur le point de mourir, avait légué à l'abbaye de l'épau (Pietatis Dei) tous les biens qu'il avait ainsi acquis de Bernard de La Ferté, sauf le lieu de La Chassefolie et ses dépendances, et que l'abbaye a été mise en possession du legs par les exécuteurs testamentaires dudit Simon. Hugues confirme cette donation aux religieux de L'Épau, à la condition qu'ils lui en rendront foi et hommage et lui donneront une paire d'éperons dorés de service à toute mutation de leur homme vivant et mourant. Les religieux, pro premissis complendis et inviolabiliter observandis, lui versent une somme de 120 livres tournois. Témoins: maître Jean et Martin Pinel, Jean de Ardeneio (Ardenay), clercs, Guillaume Aytrope, prêtre, Geoffroi de La Garrelière, chevalier, Thomas de Insulis, clerc, et plusieurs autres (vendredi avant la Saint-Julien , copie du XIV e siècle). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin.

284 Chartes. Jean de Vernia, chevalier, et Agnès, sa femme, auparavant veuve de Simon de Perrehot, étaient en contestation avec l'abbaye de L'Épau au sujet du legs dudit Simon (v. l'art. précédent). Ils prétendaient que Simon, au moment de la célébration de son mariage avec Agnès, lui avait assigné in jure dotis seu dotalitii, pour le cas où elle lui survivrait, un revenu annuel de 50 livres tournois sur les biens immeubles et héréditaires qu'il possédait in castellania Feritatis Bernardi, et dont il avait disposé plus tard en faveur de l'abbaye. Lesdits époux affirmaient encore que les religieux s'étaient emparés d'autres immeubles que ledit défunt, in sua ultima voluntate, avait donnés à sa femme, partie en usufruit, partie en pleine propriété. Les religieux soutenaient le contraire. Tout ce qu'ils tenaient de Simon de Perrehot, disaient-ils, leur avait été donné a dicto defuncto in suo testamento seu in sua ultima voluntate. Enfin, de bonorum hominum consilio, les parties s'accordent par-devant l'official du Mans. L'abbaye payera à Jean de Vernia et à sa femme, une rente perpétuelle de 22 livres tournois, moyennant quoi lesdits époux la laisseront jouir en paix des biens qu'elle tient de la succession de Simon de Perrehot et lui consentent cession de tous leurs droits et actions sur les immeubles que Simon avait légués fratribus de Cauda Forti Cenomanensibus, abbatie de Cultura Cenomanensi et abbatie de Pellicia, ainsi que sur les vignes de La Chapelle Saint-Aubin (de Capella Sancti Albini) appelées vinee de Chie Vache et Clous Fretart (jeudi avant la Décollation de Saint-Jean-Baptiste 1292). Mace, Gervese, Jahan, Juliane, Mabile et Ales, enfants de Simon Bouquet et de feu Marion, sa femme, vendent, par-devant la cour laie du Mans, à mestre Guillaume Hommede, citeien dou Mans: 1 une pièce de vigne contenant 7 quartiers, sise en la paroisse de Notre-Dame de Saint-Vincent du Mans, au lieu de Charbonnières, au fief du seigneur du Coudray, jouste le pressoer audit seigneur et jouste les vignes aux moines de Seint Blaise; 2 une cuve et une foloere qu'ils avaient dans le pressoir susdit. Cette vente est faite moyennant amortissement de 30 sols sur 4 livres de rente constituées jadis par les époux Simon Bouquet au profit de Guillaume Hommedé, pour certain pris de deniers a eus paiez (lundi après Reminiscere ). Pierre Charruel et Jehenne, sa femme, de la paroisse de Torcé, baillent, par-devant la cour de Montfort, à Michel Repuceau, moyennant 9 sols tournois de rente, un journal et demi de terre en la paroisse de Sillé le Felippe, entre le chemin d'ou l'en vet de Sillé au molin de Laleire et les vignes de La Croiz, au fief Mace de Penbout (samedi après la Saint-Martin d'été 1293). Guillaume Hayron, de la paroisse de Boëssé (de Boesseio) vend, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (de Pietate Dei), moyennant 36 sols tournois, deux hommées de pré sises en ladite paroisse, in riparia de Yonia (L'Huisne), juxta Centigneum et juxta prata dictorum Les Pichardeaux, in feodo Pagani de Cadulciis (Chaources), militis (jeudi post quindenam Annunciacionis B. M. V. 1296). Jeanne La Brune, de la paroisse de Changé (de Changeio) vend, par-devant l'official du Mans, à Philippe Ferrequoc et à Houdéarde, sa femme, moyennant 60 sols tournois, un pré juxta pratum Johannis de Boheriis et deux journaux de terre labourable, in oscha de Dumo, juxta terram Stephani Paisant, le tout en Changé, au fief Fouquaudi de Aubigneio (mardi avant la Madeleine H (Liasse.) 4 pièces, parchemin Chartes. Les époux Perrinus Noce et les époux Guillaume Haeron, font abandon, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (Pietatis Dei), moyennant 4 livres et demie tournois, de l'usufruit qu'ils s'étaient réservé sur 2 hommées de pré antérieurement vendues par eux à ladite abbaye. Ce pré est situé in parrochia de Boesseio, in feodo domini Pagani de Chaorciis (Chaources), militis, juxta prata domini de La Rousiere ex una parte, et prata aus Pichardeaus ex altera (samedi avant la Saint-Simon et Saint-Jude 1297). Étienne Le Bignot et Thiphaine, sa femme, de la paroisse Beate Marie de Cultura Cenomanensis, vendent, par-devant l'official du Mans, à Philippe Ferrecoq et à Hodéarde sa femme, moyennant 28 sols mançais, tous leurs droits sur un quartier de vigne in feodo dou Leyart, in parrochia Sancte Crucis (jeudi après la Circoncision ). Jeanne La Pilonne, veuve de Gervais Pilon, de parrochia de Changeio, vend, par-devant l'official du Mans, à Philippe Ferrecoq et à Hodéarde, sa femme, moyennant 13 sols mançais: 1 une pièce de terre labourable, contenant un journal, sise audit Changé, au fief Fulconis de Albigneio, pour partie, et, pour le reste, au fief Johannis Sonitoris; 2 une planche de vigne située au même endroit (mercredi après la Saint-Hilaire ). Guillaume de La Bruyère et Hodéart, sa mère, de la paroisse de Crissé, vendent, par-devant la cour d'assé (Ace) à Monsor Gilles Belocier, prêtre, moyennant 58 sols mançais, une pièce de terre contenant 26 sillons faisant à peu près un journal, sise en la paroisse de Messieres (Mezières), près Chanprouge, ou fé Jehan Bruière (lundi avant la Saint-Simon et Saint-Jude 1299). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin Chartes. Eudes de Loriotière, paroissien de La Bosse (de Boca), vend, par-devant l'official du Mans, aux religieux de L'Épau (Pietatis Dei), 10 sols tournois de rente sur ses biens, moyennant la somme de 100 sols tournois (samedi après Oculi mei ). Magistri et fratres domus Dei de Cauda Forti (Coëffort), baillent, par-devant l'official du Mans, à Gervais Guilles, moyennant une rente de 6 deniers mançais, un pré sis à Changé, au fief de l'abbaye de L'Épau (vendredi après la Toussaint 1301). Renaud de Vannoyse, écuyer, de la paroisse de Boessé (de Boisseio) donne, par-devant l'official du Mans, aux religieux de L'Épau (de Pietate Dei), pro remedio anime sue et antecessorum ejus et pro anniversario suo et ejus predecessorum de cetero celebrando in monasterio, tous les biens immeubles qu'il possède in feodis domini de Brayteau, in parrochia de Lombronio (Lombron) (lundi après Letare Jerusalem ). Geoffroi du Coudray (de Coudreto), écuyer, et les religieux de L'Épau, après avoir été en contestation au sujet des vignes sises apud Charbonnerias, au fief dudit Geoffroi, et données à l'abbaye par Guillaume Hommede, clerc, finissent par conclure un accord. Il est convenu, par-devant l'official du Mans, entre ledit écuyer d'une part, et frère Guillaume, abbé, et frère Pierre de Burgo donni Guidonis (du Bourg-d'Auguy), procureur du monastère de

285 L'Épau, d'autre part, que Geoffroi du Coudray n'inquiétera plus les religieux dans la jouissance des vignes de Charbonnières, mais que ceux-ci lui fourniront un homme vivant et mourant pour la prestation des devoirs féodaux auxquels il avait droit <NOTE/1>... «Dicti religiosi tenebuntur tradere de cetero in perpetuum, quoties expedierit, et assignare cidem Gaufrido unum hominem laïcum, qui pro rebus quas racione dicti Guillelmi Hommede tenent in ejus feodo, deserviet ipsi Gaufrido et ejus successoribus laïcaliter et solvet pro ipsis religiosis, et in nomine corumdem, dicto armigero et ejus heredibus, census, reddevancîas, obediencias et servicia assueta pro eisdem rebus; et quem hominem idem armiger et ejus successores poterunt pro eisdem rebus in jus vocare et justiciare tanquam alium laïcum, contradictione dictorum religiosorum aliquatenus non obstante.»</note>. Les religieux versent à Geoffroi une somme de 12 livres tournois et sont tenus quittes de toutes redevances arriérées (jeudi avant la Saint-Denis 1304; cet acte est en double exemplaire). Thomas Thomin, de La Bosse (La Boce), vend à l'abbaye de La Pitié jouste Le Mans, moyennant 32 livres tournois, plusieurs pièces de terre sises à La Bosse au fief de ladite abbaye et au fief de Monssour Paien de Chaorces. Ces biens avaient été saisis à la requête de frère Pierre dou Bourc Donguy (du Bourg d'anguy), procureur de l'abbaye, laquelle était créancière dudit Thomin pour une somme égale au prix de la vente (samedi après la Saint-Fabien et la Saint-Sébastien ). Robin Champiun et Agnès, sa femme, de la paroisse de Sémur (?), vendent, par-devant Jean de Flore, chevalier, seigneur de Sémur (?), à Olivier Gouhier et à sa femme, moyennant 9 livres 3 sols 9 deniers tournois, une rente de 3 septiers et un minot de seigle (lundi emprès la Sant Croez de may 1306). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin Chartes. Robert, dictus de Jublenz, curé de Saint-Nicolas du Mans, fait son testament par-devant l'official du Mans. Il lègue: à son église et à celle de Saint-Pierre-l'Enterré (Sancti Petri Interrati), pour la célébration de son anniversaire, 10 sols tournois de rente à partager par moitié, dus sur une pièce de terre sise apud Vaurousée; à Odeline, sa servante (pedissece), 100 sols tournois, un lit garni et un logement sa vie durant dans une des maisons qu'il possède au Mans, près de l'église Saint-Benoît, à l'endroit ubi esse consuevit stabulum seu marchaucia ad equos; aux confrères de la confrérie des chapelains et des clercs de Saint-Pierre-la-Cour, pour la célébration de son anniversaire, toutes ses maisons susdites près de Saint-Benoît, à la réserve du logement viager de sa servante Odeline; à l'abbé et au couvent de Beaulieu-lez-Le-Mans, pour son anniversaire, 5 sols mançais de rente sur des biens sis en Rouillon (in parrochia de Roillonio); à la maison des Ardents du Mans, aussi pour son anniversaire, 5 autres sols mançais de rente sur les mêmes biens de Rouillon et 20 sols une fois payés; à chacune des abbayes de la Couture, de Saint-Vincent, de Fontaine-Daniel, de Bellebranche, de Lonlay, de Saint-Georges-du-Bois, de Vaas, de Tyronneau, de Bonlieu, de La Perrigne, de Champagne et de La Pelice, et à la Chartreuse du Parc, 10 sols mançais une fois payés, pour la pitance des religieux; à la fabrique de Saint-Pierre-la-Cour du Mans, 10 sols mançais; aux Filles-Dieu, 5 sols mançais; à la Maison- Dieu de Coëffort, 20 sols mançais ad pitancias; aux frères mineurs, 10 sols mançais; aux frères prêcheurs, 20 sols mançais; aux pauvres du Saint-Sépulcre, 5 sols tournois; à la fabrique de l'église Saint-Julien, 50 sols tournois: à chaque prêtre des paroisses de la ville et des faubourgs du Mans, 12 deniers tournois, à la charge pour eux de célébrer chacun une messe pour le repos de son âme et de l'âme de ceux qui lui sont chers; au monastère de Pietate Dei (L'Épau) 10 sols mançais ad pitancias et 100 sols tournois ad fabricam ecclesie dicti loci; au curé de Saint-Pierre-L'Enterré, 30 sols mançais pour l'augmentation des émoluments de l'anniversaire de Durand Pineau; à son successeur dans la cure de Saint-Nicolas, 20 sols mançais pour l'augmentation des émoluments de l'anniversaire de Guillaume Sirop, presbiteri senioris in dicta ecclesia; à tout pauvre qui assistera à son convoi, un petit denier tournois; à chacun des 6 prêtres qui, revêtus de leurs habits sacerdotaux, sauf la chasuble, transporteront son corps en l'église Saint-Nicolas, lieu de sa sépulture, 12 deniers mançais; à chaque chanoine de Saint-Pierre-la-Cour, 12 deniers mançais; à chaque chapelain de ladite collégiale, 12 deniers tournois, et à chaque clerc du même lieu, 6 deniers tournois, à la condition pour tous d'assister à ses obsèques, et, pour ceux qui sont prêtres, de dire une messe à son intention; à Jeanne, sa soeur, 100 sols tournois; aux enfants de sa nièce, qui avait épousé M e Guillaume Nomme (?), 100 sols tournois à partager entre eux; à Jeanne, sa soeur, outre les 100 sols susdits, son supertunicale et ses meilleures tunicas; aux pauvres de la ville du Mans, ses autres vêtements; à Gervais, son neveu, prêtre, la jouissance, sa vie durant, de 2 arpents de vigne, situés ès fiefs de La Lancelinière et de l'abbaye de Beaulieu, en Rouillon (Roillon), plus 100 sols tournois et un lit garni; à chacun de ses exécuteurs testamentaires, par chaque jour consacré aux affaires de sa succession, 2 sols tournois. Si, tous ces legs acquittés, il reste quelques deniers, ils devront être employés au soulagement de familles indigentes et à la dotation de pauvres filles à marier des paroisses de la ville et des faubourgs du Mans (jeudi après la Saint-Barnabé 1306). Robert de Jublenz modifie dans un codicille quelques-unes des dispositions ci-dessus, et, notamment, révoque le legs fait à son neveu Gervais, de 100 sols et d'un lit garni, mais lui donne en pure propriété ses vignes de Rouillon ainsi qu'une maison et son ménage (mesnagium meum) consistant in culcitris punctis, plumeis, traversoriis, cooperteriis, archis, potis, patellis, tablis, formis, cathedris et rebus aliis minutis. Ce codicille est fait en présence de maîtres Robert de Ranis, Gilles Sarrazin, Michel de Blineyo et autres (1308). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin Chartes. Jean Olivier de la paroisse de Prévelle (de Prevella), exempte, par-devant l'official du Mans, les religieux de L'Épau des foi et hommage qu'ils lui devaient pour certaines possessions sises en Prévelle (lundi après la Saint-Martin d'hiver 1307). Michel Augis, de Pontlieue (de Ponte Leuge), baille à ferme, par-devant l'official du Mans, à Sancton de Monte Taupin et à Agnès, sa femme, de Changé, pour 15 boisseaux de seigle et une oie par an, 4 journaux de terre labourable et 2 journaux de pâture en Changé, ès fiefs Robini de Albigneio et Haberti Danielis, plus

286 une maison, un jardin et une hommée de pré en la même paroisse, au fief de Geoffroi Riboule (lundi après Judica me ). Petrus de Sancto Medardo, armiger, de la paroisse de Saint-Mars-la-Bruière (Sancti Medardi de Brueria), accorde, par-devant l'official du Mans, aux religieux de L'Épau (de Pietate Dei), la faculté de posséder layce la pièce de vigne sise près de Charbonnières, au fief dudit écuyer, qui leur avait été donnée par défunt Guillaume Hommedé (Homo Dei) (lundi après la Saint-Hilaire 1309). Gervais Lebert et Agnès, sa femme, et Jean, leur fils, de Sargé (de Cergeio), vendent, par-devant l'official du Mans, à Guillaume de La Forêt (de Foresta) et à Agnès, sa femme, moyennant 24 livres tournois, 4 journaux de terre en Sargé, au fief de l'abbaye de La Pelice (lundi après la Saint-Hilaire 1311). Robin et Herbert de Beauregard, frères, après avoir été en contestation au sujet du partage de la succession de madame Phelipe de Conce, jadis leur mère, s'accordent par-devant l'official du Mans. Herbert abandonne tous ses droits sur un estraige que lui avait donné sa mère et reçoit de Robin, en compensation, la terre de La Bastarderye, contenant 5 journaux, et la terre qui est entre la maison Jehan de Vilenestre et le chemin par où l'on va de Peray à Saint Remy dou Plein. Herbert ne jouira de ces biens qu'à titre viager, à moins qu'il ne se marie; dans ce cas il aura la pleine propriété de La Bastarderye, qu'il tiendra de son frère, à 24 sols tournois de rente, et sur laquelle il devra payer 12 sols mançais d'anniversaire chescun an a l'yglise de Mayeroles les Berauz (Marolles-les-Braults) (samedi après la Saint- Martin d'été 1312). Jeanne, veuve de Guillaume Le Paige, tutrice de Guillaume et Pierre, ses enfants, vend, pardevant l'official du Mans, à Guillaume Megret, chanoine du Mans, moyennant 12 livres tournois, une vigne contenant 3 quartiers appelée Les Vaujonnières, sise en la paroisse de Sargé (de Cergeio), au fief de maître Geoffroi d'assé (de Asceio) (jeudi après Reminiscere ). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin Chartes. Les époux Guillaume Helye et Guillot Morin échangent, par-devant l'official du Mans, divers héritages sis en Changé (lundi après la Saint-Christophe 1309). Guillaume Morin et Gervaise, sa femme, de Changé, vendent, par-devant l'official du Mans, à Guérin Harlet, moyennant 7 livres tournois, une maison sise in villa de Changeio, près la vigne et le jardin de la confrérie de Saint-Martin (mercredi après l'assomption 1313). Guillaume Elys et Agnès, sa femme, de Changé, donnent, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épau (de Pietate Dei), tous leurs biens, meubles et immeubles (lundi après les Cendres ). Pierre de Chantemelle décharge, moyennant payement d'une somme de 30 sols tournois, les religieux de L'Épau, des ventes et amendes à lui dues pour raison des biens qu'ils avaient acquis, dans son fief, de Guillaume Elis, et déclare se contenter d'un devoir annuel de 6 deniers sur lesdits biens (mercredi après la Saint-Hilaire 1317). H (Liasse.) 12 pièces, parchemin Chartes. Jeanne Langevine, femme de Bertrand de Tullo, clerc, de la paroisse Saint-Ouen du Mans, considérant que ses biens dotaux courent risque d'être dissipés par son mari, et ayant l'intention, si elle devenait veuve, de ne jamais se remarier, donne, par-devant l'official du Mans, tout ce qu'elle possède à l'abbaye de L'Épau, à la condition pour les religieux de pourvoir, sa vie durant, à sa nourriture et à son entretien (3 novembre 1314). Mathieu Doucet vend, par-devant l'official du Mans, à Thomas de Brocia et à Agnès, sa femme, moyennant 4 livres tournois, 3 sols tournois de cens que lui devaient les religieux de L'Épau, et 3 sols et 1 denier tournois, aussi de cens, que lui devaient lesdits époux eux-mêmes, sur des biens sis en Changé (dimanche après Cantate 1315). Thomas de La Broce (de Brocia) cède aux religieux de L'Épau, à prix coûtant, les 8 sols 1 denier de cens dont il est question en l'acte précédent (lundi après la Décollation de Saint-Jean-Baptiste 1315). Jean Le Royer, de la paroisse de Neville Hallees (Neuvillalais), donne à l'abbaye de La Pitié, jouste Le Mans, une pièce de terre, appelée Le Pommier Sauvage, sise en Mesières (lundi après l'octave de la Chandeleur ). Mathieu Goupil et Robert Chantel, d'une part, et les religieux de L'Épau, d'autre, après avoir été en contestation au sujet des successions de Philippe Ferrecot, de Jeanne, sa soeur, et d'hodéarde, sa femme, concluent, par-devant l'official du Mans, un accord aux termes duquel lesdits religieux sont mis en possession de l'hébergement dudit Philippe, situé juxta domum Symonis Buisson, in porta in qua solebat vendi bladum, in Burgo donni Guidonis (Le Bourg d'anguy) (jeudi après la Saint-Aubin ). Honorable homme monsour Fouques de Boesnai, mestre escole en l'eglise dou Mans, donne à l'abbaye de La Pitié Dé, les hommes, droits féodaux et rentes appartenant à l'hébergement de La Ferrière, au dehors de la paroisse de Braieste (Brette), et ce, à la condition de dire chaque jour une messe à son intention et à celle de feu monsour Jehan de Boesnai, son frère (jeudi après Oculi mei ). Jeanne La Grichiere et Jorget, son frère, vendent à l'abbaye de La Pitié Dé, moyennant 20 livres tournois, l'estre de La Crochardière, sis en Ruaudin, ès fiefs Jouffrei de Bonennes et Guyon de La Chauvière (samedi après la Saint-Barnabé 1219). Lucas Cropet, prêtre, et Richard Cropet, son père, de villa Sancti-Michaelis de Chavaignes, vendent, par-devant l'official du Mans, à Geoffroi Britom, du Mans, moyennant 60 livres tournois, 6 livres tournois de rente sur des biens sis en Saint-Michel-de-Chavaignes, au fief du seigneur de Lacaio (Lassay), (jeudi après Misericordie Domini 1299). Agathe, veuve de Geoffroi Breton (Britonis), et ses filles, Jeanne, veuve de Jean de Rougemont (de Rubeo Monte), et Alice, femme de Gervais de Coulenz, donnent, par-devant l'official du Mans, à l'abbaye de L'Épan (de Pietate Dei), la rente de 6 livres dont il est question en l'acte précédent, à la charge de célébrer l'anniversaire de ladite Agathe (vendredi avant la Saint-Martin d'hiver 1319). H (Liasse.) 12 pièces, parchemin Chartes. Agnès, veuve de Simon Buisson, ratifie, par-devant l'official du Mans, le legs que son mari avait fait aux religieux de L'Épau, d'une rente de 60 sols tournois, et de 2/3 d'arpent de vigne au clos de La Fennière et leur donne elle-même une seconde rente de 60 sols tournois; en retour de ces avantages, les religieux devront chaque

287 année célébrer les anniversaires dudit Simon Buisson, de Jeanne de Sagio, mère de ladite Agnès, de Gervais de Troo, autrefois chanoines du Mans (vendredi après la Saint-Martin d'hiver 1320). Gervais Gesnier, de la paroisse de Savigné l'evesque, donne à l'abbaye de La Pitié Dieu Johennot, son fils, et tous les biens qui peuvent avenir à celui-ci, tant de la succession de défunte Catherine, sa mère, que de celle de son père (lundi après la Saint-Symphorien Colas de La Corillière ou Torillière et Margueron, sa femme, du Mans, échangent avec les moines de La Pitié De 7 quartiers de vigne au Leiart, contre un journal de terre ayant appartenu jadis à Philippe Ferrecoq et à Houdéart, sa femme, en la paroisse de Seinte Croez lez Le Mans (mardi après la Saint-Nicolas d'hiver 1321). Guillaume Hamel vend, pour 6 livres tournois, à François de Bene, les cens appelés le fief de Boullié (vendredi après Oculi mei ). L'abbaye de L'Épau baille à vie, par-devant l'official du Mans, à Guillaume de Quoceyo (de Cossé), clerc, et à Agnès, sa femme, fille de feu Simon Buisson, de la paroisse de La Couture du Mans, moyennant 7 livres tournois de rente, l'hébergement qui avait appartenu aux époux Philippe Ferrecoq, in Burgo dompni Guidonis (le Bourg-d'Anguy) (lundi après Misericordia Domini 1323). Gervais de Lacey (Lassay) écuyer, pour avoir part aux prières des moines de la Pitié Dieu, leur accorde la franchise des biens qu'ils ont acquis en son fief, en la paroisse de Saint Michiel de Chaveignes, d'agathe, veuve de Geoffroi Le Breton (lundi avant la première fête de Saint-Michel 1323). Les religieux de L'Espal baillent aux époux Macé Chacevent, de la paroisse de Ponthouin (Pontouyn), pour 10 sols tournois de rente annuelle et perpétuelle, un demi-journal de terre labourable au fief du seigneur de Courtalart et une portion de pré en l'ile aux Corbeaux, au fief de Guillaume Aubin, dite paroisse de Ponthouin (dimanche après la Saint-Nicolas d'hiver 1323). Vidimus, par la cour laie du Mans, d'une charte datée du dimanche après Oculi mei , aux termes de laquelle Michel Vannau et Jean, son fils, consentent, moyennant un don de 15 livres tournois, à ce que l'abbaye de La Pitié Dé tienne d'eux en franchise les biens que feu monsieur Jehan dou Boys, jadis evesque de Dueil (Dol) lui avait donnés au lieu de Paycieux (en Rouillon) (lundi après la Saint-Julien ). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin Chartes. Geoffroi Espechel, écuyer, seigneur de Saint-Hilaire, accorde à l'abbaye de la Pitié Dieu, moyennant 11 livres tournois, qu'elle tienne de lui et de ses hoirs layement, à une foi et à un hommage, à 5 sols de service annuel pour cheval et à 15 sols de taille quand il y aura lieu, les biens que ladite abbaye avait acquis en Saint- Michel-de-Chavaignes d'agathe, veuve de Geoffroi Le Breton et de Philippot Boucher (samedi après Jubilate 1325). Vidimus, par la cour laie du Mans, d'une donation que Geoffroi Guigneleue, écuyer, seigneur d'avesé, avait faite en 1326 à l'abbaye de L'Épau (Pitié Dieu) de sa personne et de tous ses biens meubles et immeubles (samedi après la Saint-Étienne d'août 1328). Jehan des Alloez vend à l'abbaye de la Pitié De plusieurs pièces de terre et rentes qu'il avait en la paroisse de Requeil (mardi après Oculi mei ). Jean de Rubesmonz cède à Collas et à Guillaume, ses frères, 20 sols tournois de rente sur des vignes qu'il avait acquises de Thiephaine La Lohiere à Changé, ès fiefs de l'abbé de L'Espal et de Thomas de La Gremiere, près des vignes de Thiéphaine de Rubesmonz, sa mère; il reçoit en échange, de ses deux frères, une autre rente de 20 sols tournois due par Jean Le Malle sur une maison sise en la cité dou Mans, au fief de l'évêque dudit lieu, près la maison de Perrot de Jullé et la maison de Durand de Monnet (mercredi après la Saint-Martin d'hiver 1310). Sentence de la cour laie du Mans adjugeant à Collas et à Guillaume de Rubesmonz une vigne, sise en Changé, au fief de l'abbé de L'Espal, appartenant à la succession de feu Jean de Rubesmonz, pour payement des arrérages de la rente de 20 sols tournois due par ledit Jean à ses frères (lundi après l'an neuf ). Guillotus Benedicti, clerc, de la paroisse de Saint-Hilaire du Mans, vend, par-devant l'official du Mans, à Guillaume de Rubeis Montibus, clerc, moyennant 8 livres tournois, 8 hommées de vigne en Changé, in feodo abbatis de Pietate Dei (mercredi après Misericordia Domini 1319). H (Liasse.) 11 pièces, parchemin Chartes. Richard de Fer, clerc, vend, par-devant le garde de la prévôté de Thouvoaye (Touvoie), à Jean Blanchart, prêtre, le feaige ou fé de Boillié, sis ès paroisses de Cergé (Sargé) et de Coulenz, et ayant appartenu à François de Benne. Cette vente est faite moyennant 60 livres tournois (mercredi après la Saint-Barthélemy 1327). Jean Le Bigot vend à Jean Blanchart, prêtre, pour 9 livres tournois, tout ce qu'il pouvait avoir au fief de Bouelley (veille de l'ascension 1330). Richard Croupet, Jeanne, sa femme, et leurs enfants, paroissiens de Saint-Michel de Chevaignes, vendent: à Geoffroi Lebreton, moyennant 12 livres, 6 septiers de seigle de rente à prendre sur leurs biens (vendredi après la Saint-Martin d'hiver 1290); à Guillaume Bigorel et à Mahot, sa femme, moyennant 6 livres 12 sols tournois, une hommée de pré, en Saint-Michel, au fief de Henri de Moustereul, jouste le pré à la femme feu Guy de Praiaux, et non loin du doet de Tiraut et du gué de Merderel (1290); à Geoffroi Lebreton, moyennant 10 livres tournois, 4 septiers de froment de rente sur leurs biens (1291). Lucas Cropet, prêtre, fils desdits Richard et Jeanne, opère le retrait lignager, par-devant l'official du Mans, des pré et rente vendus par ses parents aux époux Guillaume Bigorel et aux chanoines de Saint-Pierre-la-Cour (vendredi post annum novum ). André de Mont Cucu et Basile, sa femme, de Saint Michiel de Chevaignes, vendent à Lucas Croupet, prêtre, moyennant 6 livres tournois, tout ce qu'ils possédaient au lieu de La Champardière, au fief de Guillaume d'aillières: ces biens consistent principalement en 12 journaux de terre et en bois sis près des choses Richart Croupet et près des choses Huet de Mousterol (jeudi après la Pentecôte 1296). Phelipot Le Prevoust, de Saint Michel de Chavagnes, baille à l'abbaye de La Pitié Dieu, pour 30 sols de rente, tout ce qu'il possédait au fief de ladite abbaye et en celui de la dame de Saint-Hilaire (mardi après la Saint-Martin d'hiver 1321). Jean d'harcourt, chevalier, seigneur d'harcourt et vicomte de Chasteleraut, et Ysabeau, sa chière compaigne, accordent à l'abbaye de La Pitié Dieu, moyennant 50 livres tournois, l'indemnité des

288 biens acquis par elle dans le ressort de leur châtellenie de Montfort, notamment ceux qui avaient été acquis des époux Jean Croupet et de Philippot Le Prevost (vendredi après Reminiscere133...) (la fin de la date a disparu). H (Liasse.) 8 pièces, parchemin Chartes. Philippe VI, roi de France, accorde aux religieux de La Pitié, autrement de L'Espal, de emprés Le Mans, l'amortissement des biens acquis par eux en Saint-Michiel de Chavegnes et dont le revenu total est d'environ 25 livres (donné au Louvre de-lez Paris, au mois de décembre 1331). Les chanoines de Saint-Pierre-la- Cour, du Mans, déclarent n'avoir aucun droit sur les moulins que les religieux de L'Épau (de Pietate Dei), possèdent près de leur monastère (1331). Guy Malemousche, écuyer, et Isabeau, sa femme, vendent par-devant le doyen de La Ferté-Bernard, à l'abbaye de L'Épau (de Pietate Dei), moyennant 20 livres tournois, tous les droits qu'ils avaient in molendino de Sancto Dyonisio de Codretis (Saint-Denis-des-Coudrais), sis en la paroisse de Saint-Denis, au fief du seigneur de La Ferté-Bernard (lundi après la Saint-Barthélemi 1332). Isabeau, dame d'ardenain (Ardenay) et Jean d'ardenain, son fils, accordent à l'abbaye de La Pitié-Dieu, moyennant 16 livres tournois et un tonnel de vin contenant quatre sommes, l'indemnité de tous les biens qu'elle avait acquis dans leur fief (vendrei après la Saint-Barthélemi 1334). Les époux Jean Élys vendent aux époux Jean Chastenay, moyennant 26 sols, 2 portions de pré en la paroisse de Changé (de Changeio), au fief de Robert de Albigneyo, près des biens de Jean de Mirebeau et de Gervais Pastoureau (lundi après la Saint-Matthieu 1334). Richard de Biaumont, chevalier, seigneur dou Bois, accorde à l'abbaye de La Pitié-Dieu, l'indemnité des biens qu'elle a acquis dans les arrière-fiefs dudit chevalier en Saint-Michel-de-Chevaygnes; en retour de cette générosité, les religieux célébreront chaque année à son intention une messe du Saint-Esprit pendant sa vie et un anniversaire après sa mort (dimanche avant l'ascension 1335). Guiot Moular, paroissien de Saint-Denisdes-Coudrais, vend à l'abbaye de La Pitié-Dieu, moyennant 110 sols tournois, le moulin à blé dudit lieu de Saint-Denis (jour de la fête de l'exaltation de la Sainte-Croix 1339). Amelot (Hamellotus) de La Rivière, de Changé, baille pardevant l'official du Mans, à Thomas de Couheboust, aussi de Changé, moyennant 19 sols tournois de rente, 2 hommées de vigne au clos de La Ranellière en Changé (lundi après Letare Jerusalem ). H (Liasse.) 6 pièces, papier; 1 pièce, parchemin Chartes. Fouques Riboule, chevalier, sire d'ascé le Riboule, et Agnès de Beaumont, sa mère, veuve de Fouques Riboule, vendent à l'abbaye de La Pitié Dieu, moyennant 710 francs d'or, du coin du Roi, les deux tiers par indivis de la terre de Moustereul sur Sarthe et de ses dépendances (vers l'ascension 1365, copie du XV e siècle). Les religieux de L'Espal ou de La Pitié Dieu baillent à vie: aux époux Jean Chakin, de Prévelles, le lieu de La Joudière, en ladite paroisse, moyennant 50 sols tournois de rente (1373); aux époux Lorens de La Vallée, moyennant 12 sols tournois de rente et à la charge d'y bâtir une maison bonne et compétente, une pièce de terre appelée Jublans, en Rouillon (1375); aux époux Jean de Corbel, moyennant 7 sols tournois le rente, une pièce de terre appelée Le Cloux des Champs, sise au-dessous de la fontaine à Sillé-le-Philippe (1376); aux époux Jean Furet, moyennant 18 sols tournois de rente, le lieu de Villaret, sis sur le chemin du Mans à Yvré (1377). Regnaut de Souligné, écuyer, seigneur de la Roche, donne à l'abbaye de La Pitié-Dieu un clos de vigne appelé Les Berdez, contenant 30 hommées et sis au fief au sire d'auvour; cette donation est faite à la condition que les religieux accorderont audit Regnaut la sépulture dans leur église, célébreront son anniversaire et prieront pour ses parents et amis défunts (1377). H (Liasse.) 8 pièces, parchemin Chartes. Guillaume de Craon, vicomte de Châteaudun, seigneur de La Ferté-Bernard, et Marguerite de Flandre, sa femme, cèdent aux religieux de La Pitié-Dieu: 9 livres tournois de rente dus par les hoirs Simon Le Roy, sur certains immeubles en Cherré; les fois et hommages due par les mêmes à cause de leur métairie sise sur Biou; 100 sols tournois de rente dus par Colin des Orges, sur la métairie de La Ruflardière, sise également sur Biou; une redevance annuelle d'une charretée de paille due par lesdits héritiers Simon Le Roy et une autre due par ledit Colin des Orges. Le seigneur et la dame de La Ferté reçoivent en échange «toutes les choses immoibles et héritaux qu'il (les religieux de l'épau) avoient et povaint avoir et demender au desoubz du chemin qui vait du Pont d'yaigne par dessus les arches au Pont de Mesme envers le lieu où Mesme chiet en Yaigne, entre le fil d'yaigne et le fil de Mesme, sises darriere le chastel de La Ferté Bernart, tant prez, pastures, chaintres, noës, terres arables et non arables, oserayes, bois, haies, buissons comme autres chouses quelconques quell soient» (jeudi après Quasimodo 1378). Les religieux de La Pitié-Dieu cèdent aux époux Robin Piche, paroissiens de Cergé (Sargé), tous les biens qu'ils avaient au fief de Bouessières, au lieu appelé Les Vaujouennières et au clos de La Fontaine, et reçoivent en échange 3 quartiers de vigne sis au clos des Pilouères, en la paroisse de Champaigné, au fief du seigneur d'auvour et appelés Les Beaux Besiers (lundi après la Saint-Martin d'été 1380). Marie, reine de Jérusalem et de Sicile, duchesse d'anjou, comtesse de Provence, de Folcarquier, du Maine, de Piémont et de Roucy, tutrice de ses enfants mineurs Louis et Charles, mande au sénéchal et au juge ordinaire d'anjou et du Maine ou à leurs lieutenants de faire les diligences nécessaires pour que la terre de Monstereul sur Sarte, soit délivrée aux religieux de La Pitié près Le Blans, qui l'avaient acquise de messire Fouques Riboulle, chevalier, sire d'ascé, mais qui n'avaient pu encore en prendre possession, par suite d'une opposition de feu Perronelle du Pin et de Drouin de Saint-Omer son héritier, créanciers du sire d'assé (Angers, 18 octobre 1388). Damoiselle...<NOTE\1>Ce blanc existe sur l'original.</note> Lespinière, veuve d'olivier Sillart, dame de L'Estang et de Mesneray, accorde aux moines de La Pitié-Dieu, moyennant 30 sols tournois, l'indemnité d'une maison et dépendances sises en la ville de S. Michiel de Chavaignes, au fief de Mesneray, et données auxdits religieux par les époux Gervais Travers, pour avoir en l'abbaye de L'Épau, lour pain et autres vivres nécessaires (24 juillet 1399).

289 Baillées à vie, par les religieux de L'Éspau ou de La Pitié: à Macé de Vanneel et à Margot, sa femme, de Sillé-le- Philippe, moyennant 20 sols tournois de rente, d'un estre et de ses dépendances à Sillé-le-Philippe (mardi après Vocem jocunditatis 1379); aux époux Jehan Le Monnier, de Sillé-le-Philippe, moyennant 3 sols de rente, 8 eschemeaux de vigne, au clos de Trépines, ès fiefs d'hemery Bonnin et du seigneur de Boisrier, près des biens de monsour Pierres Renel, chevalier (1382); aux époux Juliot Sachier, de Sillé-le-Philippe, moyennant 12 sols de rente, un estre et ses dépendances en ladite paroisse, et dont avait joui autrefois feu Gervais Langloys (1382). H (Cahier.) Petit in-folio, 10 feuillets parchemin Traité passé par-devant André Caillère et Martin Drouet, notaires royaux au Mans, entre haut et puissant seigneur messire Nicolas-François Bruslard de Sillery, conseiller du Roi en ses conseils, abbé commendataire de L'Épau et de La Pelice, demeurant ordinairement au Mans, faubourg de La Couture, d'une part, et Dom René Nouet, prieur claustral, et Dom Guillaume Belot, procureur cellerier de L'Épau, agissant au nom de la communauté dudit lieu, d'autre part. Les principales clauses de cet acte sont les suivantes. On divisera en trois lots égaux les domaines et revenus de l'abbaye de L'Épau; le premier sera pour l'abbé, à son choix; le deuxième pour les religieux; le troisième sera réservé pour subvenir aux charges communes. Il y aura sur cette dernière portion 900 livres affectées à l'entretien des immeubles de la mense abbatiale; 900 autres livres seront consacrées aux charges régulières de maison, telles que: entretien de la lampe du sanctuaire; éclairage des dortoirs pendant la nuit, selon les prescriptions de la règle de Saint- Benoît; achats de cierges pour les messes, offices solennels et processions, de chandelles pour les matines, d'encens et de parfums; gages d'un serviteur d'église; entretien des lampes, des chopinettes, des cordes à cloches et à lampes, des ornements, du linge de sacristie, des livres de choeur, d'église, de chapitre et de réfectoire; service annuel de la Reine Bérengère, fondatrice du monastère; frais des messes abbatiales, entretien des meubles de la chambre et de l'infirmerie; gages des médecin chirurgien et apothicaire; achat de médicaments; réception des hôtes; aumônes tant générales que quotidiennes; droit des visiteurs et syndic de l'ordre de Cîteaux; gages du portier. Ce qui restera servira au payement des décimes ordinaires et extraordinaires, des taxes du clergé, des dons gratuits, des pensions de moines lais, des réparations des bâtiments de l'église et lieux réguliers. Les religieux jouiront de tous les lieux réguliers et de l'enclos de l'abbaye. Le sieur abbé aura la maison abbatiale et le jardin en dépendant, ainsi que la maison dont feu frère René Ménard avait fait commencer la construction et qui avait été terminée par ledit abbé, avec le jardin de devant qui a une porte sur le grand chemin du Mans. Il aura aussi la grande écurie et le chenil ordinaire. Il devra faire boucher les ouvertures et vues de ses chambres donnant sur le réfectoire et laisser aux religieux la jouissance d'une chambre en son logis abbatial, laquelle a ouverture sur le dortoir; mais les religieux seront tenus de faire clore et murer la porte d'icelle, qui est sur le degré dudit logis abbatial. Ils auront droit de passer par la cour de ce logis, mais seulement pour aller à leur grenier et en revenir. La grande cour et la grande allée que le sieur abbé a fait planter demeureront communes entre lui et les religieux. L'abbé pourra faire cuire son pain au four de l'abbaye et faire pressurer son vin au pressoir d'icelle, et même remiser son carrosse dans le bâtiment où ce pressoir est établi. Les vignes dites du Petit-Couvent sises ès lieux de Vaultgautier, de Châteaux, de Douce-Amie, de L'Espine, du Léart, de Marpalu, etc., appartiendront aux religieux. L'abbé pourra nommer des officiers (bailli, procureur, greffier et sergent), pour tenir les plaids et assises des sièges qui seront en son lot; les religieux auront la même faculté, pour les fiefs qui leur seront dévolus dans le partage. L'abbé ne devra prendre aucune chose ès cottes mortes desdits religieux ni disposer des places de novices. Si un religieux est docteur en théologie, il jouira de la pension de 200 livres ordonnée par les arrêts du Grand-Conseil, et cette pension sera prélevée sur le tiers lot affecté aux charges, etc. (4 avril 1668). Ratification des conventions qui précèdent par les religieux de L'Épau réunis capitulairement ès personnes de DD. Laurent Ménard, sous-prieur, Nicolas Le Chat, chantre, Louis Le Maignen, Pierre Fontainne et Pierre Bellot (5 avril 1668). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 23 pièces, papier Domaine. Paroisse de Boëssé-le-Sec. Métairie du Grand-Boutry. Baux à ferme de la métairie du Grand-Boutry: par frère Étienne Duboys, prieur de L'Épau, agissant au nom de l'abbé commendataire Pierre de Gondi, évêque de Paris, a Denis Bouesseau, de Boëssé, moyennant 40 écus revenant à la somme de 120 livres tournois par an (1579); par Julian Bonhommet, fermier général de L'Épau, à André Ferrant, de La Bosse, moyennant 150 livres (1642); par frère Guillaume, procureur cellerier de L'Épau, à Hubert Viroux, marchand à Tuffé, moyennant 110 livres et 20 boisseaux d'avoine (1673); par Hilaire Esnault, fermier général de L'Épau, à Jacques Adet, moyennant 84 livres (1710); par Marin Guyet, fermier général de L'Épau, à la veuve Charles Hubert et à Lazare Hubert, son fils, de Boëssé, moyennant 100 livres et 2 poids de bon chanvre broyé (1730); par Louise Jauneau, veuve de Marie Guyet, fermière générale de la terre de La Pitié-Dieu, en La Bosse, à Louis Fourmy, de Saint-Denisdes-Coudrais, moyennant 110 livres et 2 jours de harnois (1754). Procès-verbaux de montrée de ladite métairie (1637 et 1644). H (Liasse.) 12 pièces, parchemin; 17 pièces, papier Domaine. Paroisse de Boëssé-le-Sec. Bordage du Petit-Boutry. Baux à ferme de la métairie du Petit-Boutry: par Henri, abbé de L'Épau (de Pietate Dei), à Jean Peloye et à Thomine, sa femme, de Boëssé, moyennant 60 sols tournois et 6 poulets par an; les preneurs jouiront, à ces conditions, non seulement du Petit-Boutry, mais encore de 12 journaux de terre labourable, et cela pendant leur vie; après eux un de leurs enfants aura le même droit sa vie durant également, mais ils seront tenus d'édifier à leurs propres frais sur ledit bordage, et dans un délai de 3 ans, une bonne maison de tribus firmis, convenablement close et couverte (1451); par Jean, abbé de La Pitié-Dieu, autrement

290 dit L'Espau, aux époux Calixte Dreux, de Boëssé. Comme le précédent, ce bail est à trois vies; il est convenu que, tant qu'il vivra, Calixte Dreux payera 12 livres et 2 chapons de ferme annuelle; lui mort, cette redevance sera, pour sa veuve et pour le plus vivant de ses enfants, de 10 livres tournois, 6 chapons, 2 livres de cire et 60 boisseaux d'avoine (1510); par frère Étienne Duboys, prieur de L'Épau, grand vicaire du cardinal de Gondi, abbé commendataire de ladite abbaye, à Jacques Hatton, de Boëssé, moyennant 19 écus sol (1595); par honorable homme Pierre Plaisance, sieur du Guynays, fermier général de L'Épau, à Hilaire Vallée, moyennant 57 livres (1610); par Guillaume Belot, fermier général de L'Épau, à André Ferrand, de Boëssé, moyennant 100 livres en argent, une couple de chapons, une livre de cire et 3 douzaines de fromages de bique (1635); par Guillaume Blot, procureur cellerier de L'Épau, à Marin Brette, moyennant 90 livres et 20 boisseaux d'avoine (1674); par Marin Guyet, fermier général de La Pitié-Dieu, aux époux Jean Legeret, moyennant 55 livres (1728); par Mathurin Couronne, fermier général de La Pitié-Dieu, à Marin Brée, moyennant 60 livres et 2 journées de harnois (1764). Montrée dudit bordage (1533). Procédures entre les moines de L'Épau, d'une part, et Michel Dreux, Étienne Vallée et Jean Rousseau, d'autre, au sujet de la possession du Petit- Boutry (1535). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Domaine. Paroisse de Boëssé-le-Sec. Lieu de Fontaine-Pourrie. Baillée à 3 vies du champ de La Fontaine-Pourrie, contenant un journal de terre, par Jean, abbé de L'Espau, aux époux Colin Vallée, de Boëssé, moyennant 7 sols 6 deniers par an, et à la charge de bâtir sur ledit champ une maison manable, dans un délai de 4 ans (1489). Autre baillée à 3 vies du lieu de La Fontaine, contenant en terre, maison et jardin un journal, par Jehan Cheval, bachelier en théologie, abbé de Nostre-Dame de La Pitié-Dieu, aux époux Jean Mondeguerre, de la Bosse, moyennant 10 sols par an (1532). Baux à ferme dudit lieu: par frère Guillaume Belot, procureur cellerier de L'Épau, aux époux Guillaume Navet, de Boëssé, moyennant 15 livres par an (1682); par Marin Guyet, fermier général de la terre de La Pitié-Dieu, à André Poustoire, moyennant 15 livres et 2 poids de chanvre (1728); par Mathurin Couronne, fermier général de La Pitié-Dieu, à Marin Cornel, de Boëssé, moyennant 18 livres (1764). Sentence du présidial du Mans ordonnant que les religieux de L'Épau rentreront en la possession du lieu de La Fontaine-Pourrie qu'ils avaient aliéné et dont ils n'avaient pu être payés (1682). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Domaine. Paroisse de Boëssé-le-Sec. Lieu des Gagneries. Déclaration rendue par les religieux de L'Épau aux assises de Saint-Aubin-des-Coudrais, pour une pièce de terre nommée La Gangnerie (1472). Baillée à 3 vies, par frère Louis Menu, procureur de l'abbé commendataire Jean-François de Gondi, aux époux François Le Teil ou Le Tail, de 4 pièces de terre en bruyères et buissons, nommées Les Gaigneriz, et contenant ensemble de 12 à 16 journaux, moyennant 26 livres par an (1639). Ratification de la précédente baillée par frère René Ménard, procureur de l'abbé commendataire Léonor d'estampes de Valençay (1650). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Domaine. Paroisse de Champagné. Vignes au clos des Pilouères ou des Piloyères. Réméré, par les religieux de L'Épau, de 4 quartiers de vigne au clos des Pilouères, aliénés pour 268 livres tournois, en vertu de l'édit du Roi du mois de janvier (1563). Baux à ferme desdits quartiers: par l'abbé commendataire Louis de La Vergne de Tressan, comte de Lyon, à François Jeudon, moyennant 31 livres par an (1700); par Michel Martigné, notaire au Mans, procureur de l'abbé commendataire Louis de Tressan, nommé à l'évêché de Nantes, à Louis Hammelin, moyennant 25 livres (1717); par l'abbé commendataire Jacques-Érasme du Hardas d'hauteville, à Jean Garnier, moyennant 27 livres (1754). H (Liasse.) 1 pièce, papier Domaine. Paroisse de Changé. Bordage de La Cointise. Aveu rendu à haut et puissant seigneur Charles de Clinchamp, chevalier, seigneur de La Buisardière, La Rousselière, Le Val, La Quentinière, La Buffardière et Aubigné, par les religieux de L'Épau, pour le bordage de La Cointise, contenant 8 journaux de terre. H (Liasse.) 3 pièces, papier Domaine. Paroisse de Changé. Grands-Champs, Grands-Jardins et champ de La Coudre. Baux à ferme de portion des Grands-Champs et des Grands-Jardins, par les religieux de L'Épau: à Jacques Chambrier, moyennant 21 livres par an (1762); à Louis Godeau, moyennant 33 livres et 6 boisseaux de seigle (1770). Bail à ferme du champ de La Coudre, par les mêmes, à la veuve Michel Ferré, moyennant 11 livres, une pelle à bêcher, et 3 boisseaux de seigle (1770). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse de Changé. Métairie de L'Essart. Aveu rendu au chapitre du Mans, seigneur de Sainte-James, en Changé, par les religieux de L'Épau, pour partie de la métairie de L'Essart et diverses pièces de terre y attenant. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 33 pièces, papier Domaine. Paroisse de Changé. Maisons. Baux à ferme de maisons au bourg de Changé, par les religieux de L'Épau, à Étienne Maloyseau, à la veuve Marin Plessis, à Marin Gager, aux demoiselles Claude et Anne Rabinard, à Jacques Pinot, à Michel Garanger, à Michel Pressoir, à François Létoré, à Charles Legoué, à Michel Tournet, à Joseph Bourmault, etc. H (Liasse.) 3 pièces, papier; 1 plan.

291 Domaine. Paroisses de Changé et d'yvré-l'évêque. Bois de La Laudrière, de La Grande-Grange et de Bordebure. Arpentage, avec plan à l'appui, par Pierre Samson, arpenteur de la maîtrise particulière des Eaux et Forêts du Mans, des bois de La Laudrière et de La Grande-Grange, en Changé, et de Bordebure, en Yvré, appartenant à l'abbaye de L'Épau (1704). Circulaires imprimées du conseiller d'état Fagon, ayant le département des Eaux et Forêts, à M. de Blanchardon, maître particulier de la maîtrise du Mans, relatives à la déclaration des bois appartenant aux communautés laïques et ecclésiastiques et aux bénéficiers ( ). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse de Changé. Dîmes. Bail à ferme, par Étienne Duboys, prieur de L'Épau et grand vicaire de l'abbé commendataire le cardinal de Gondi, à René Pottier et Pierre Davy, moyennant 15 livres tournois, revenant à 51 écus 2/3, du droit de dîmes que l'abbaye de L'Épau est fondée d'avoir en la paroisse de Changé. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 4 pièces, papier Domaine. Paroisse de Connerré. Prée de Baugé. Baillées à 3 vies, par les religieux de L'Épau, aux époux Julien Girart, moyennant 5 sols tournois de rente annuelle, de 2 hommées en la prée de Baugé, au fief de Garlande, sur le bord de la rivière d'iaigne (d'huisne) (1456); par Jean, abbé de L'Épau, à Jean Girard, de la même portion de pré longeant la rivière de Ouaigne, moyennant 30 sols tournois de rente (1510). Baux à ferme de 3 hommées en la prée de Baugé: par Pierre Nourry, sieur de Vosseillon, procureur de l'abbé commendataire François de Gondi, à Claude Bonsergent, marchand à Pont-de-Gennes, moyennant 20 livres par an (1620); par D. Guillaume Blot, procureur cellerier de L'Épau, à Jacques Froger, moyennant 27 livres (1670); par les religieux de L'Épau, à Guillaume Corvasier, moyennant 35 livres (1724); par les mêmes, à Jean Jarier, moyennant 42 livres (1758). Déclaration rendue par les mêmes, pour ladite portion de pré, à haut et puissant seigneur Jacques Pineau, chevalier, baron de Lucé, seigneur de Saint-Pater, Loresse, Garlande et autres lieux, intendant de la généralité du Hainault, héritier principal noble de feu Jacques Lecoutelier, chevalier, marquis de Saint-Pater, lieutenant général des armées du Roi et gouverneur de Schelestadt (1747). H (Liasse.) 14 pièces, parchemin; 13 pièces, papier Domaine. Paroisse de Cherré. Métairie de La Verrerie. Abandon, par les époux Guillaume Lesgret, aux religieux de La Pitié-Dieu, des métairies de Quinedort et de La Chaufferdière, sises sur l'étang de Bieu (Biou), à la condition d'être déchargés du payement d'une rente de 9 livres et des arrérages de cette rente montant à 90 livres, le tout dû à ladite abbaye (1390). Baillées à 3 vies, par lesdits religieux, auxdits époux Lesgret, des deux métairies susdites, moyennant 10 livres tournois de rente annuelle (1390); par les mêmes, aux époux Michau Bruneau, de Villaines-La-Gonais, des métairie, domaine et appartenances de La Champfardière et Quinedort, qui anciennement soulait être en deux métairies et est de présent en une appelée La Verrerie, moyennant 10 livres par an et à la charge de construire (aux frais des preneurs), sur ladite métairie, dans un délai de 6 ans, une grange bonne et suffisante, de trois fermes, avec une croupe au bout d'icelle (1444). Autre baillée à 3 vies de la métairie de La Verrerie, par les religieux de L'Épau, aux époux Jehan Bruneau, de Cherré, moyennant 15 livres tournois et une douzaine de fromages par an (1476). Mandement de Louise, mère du Roi, duchesse d'anjou et d'angoumois, comtesse du Maine, enjoignant à tous huissiers et sergents de faire sommation aux nommés Husson, Dubé et Royer, de rendre à l'abbaye de L'Épau la jouissance de la métairie de La Verrerie, qu'ils détenaient contre tout droit, et, en cas de refus, de les assigner à comparoir devant le sénéchal du Maine (1523). Baux à ferme de ladite métairie: par Jean, abbé de L'Épau, à Abraham Charron et Louis Husson, moyennant 80 livres en argent, 100 boisseaux d'avoine, 100 livres de beurre, 4 douzaines de fromages, une douzaine de chapons, une douzaine de poulets et 2 livres de cire neuve, par an (1524); par les religieux de L'Épau à Oudin Dreux, moyennant 100 livres tournois, 12 boisseaux de froment, 12 boisseaux de pois blancs, 100 boisseaux d'avoine, 100 livres de beurre fait en septembre, 12 chapons et 2 livres de cire neuve (1548); par Pierre Plaisance, fermier général de L'Épau, à Étienne Aubourg, moyennant 270 livres tournois, 30 livres de beurre et 40 boisseaux d'avoine (1612); par Julian Bonhommet, fermier général de l'épau, à Jacques Morin, d'avezé, moyennant 350 livres tournois, 50 livres de beurre, 2 douzaines de bons fromages et 2 livres de cire (1642); par frère René Ménard, procureur de l'abbé commendataire Léonor d'estampes de Valençay, à Jacques Morin, moyennant 400 livres tournois, 50 livres de beurre et 2 douzaines de fromages (1648); par Jean de Mamizan, maître d'hôtel de l'abbé commendataire François Bruslard de Sillery et fermier général de L'Épau, à Guillaume Larsonneau, moyennant 320 livres tournois, 60 livres de beurre, 24 fromages et 2 livres de cire (1662); par D. Guillaume Blot, procureur cellérier de L'Épau, à Mathurin Pinnot, moyennant 260 livres (1682); par le procureur cellérier D. François Péquineau, à la veuve Louis Beaudoux, et à Jean Beaudoux, son fils, moyennant 250 livres et 2 douzaines de fromages (1690); par Marin Guyet, fermier général de La Pitié-Dieu, à Pierre Avenant, de Cherré, moyennant 250 livres en argent et 12 livres de beurre (1718); par les religieux de L'Épau, à Pierre Avenant, moyennant 400 livres (1730); par les mêmes, à Pierre Fourmy, moyennant 400 livres (1747); par les mêmes, à Pierre Fourmy, moyennant 425 livres (1757); par les mêmes, à Pierre Fourmy, moyennant 425 livres (1765). Montrées de ladite métairie (1682, 1730). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Cherré. Possessions diverses. Vente, par Jacquette, veuve de Guillaume Dinant, du Mans, à Julien Pouriau et à Jeannette, sa femme, demeurant au Mans, paroisse Saint-Benoît, moyennant 3 saluts d'or valant chacun 29 sols 2 deniers tournois, d'une hommée et demie de terre, partie en pré, partie en buissons,

292 sise au-dessus de l'étang de Biou, sur le bord du ruisseau qui descend audit étang (1432). Vente, par Catherine, veuve de Cardin Mestayer, en son vivant conseiller en cour séculière et seigneur de La Fontenelle, à Jean Aubinière, abbé de La Pitié-Dieu, moyen-nant 22 livres 10 sols tournois, payés comptant en 7 écus d'or au signe du soleil et le reste en monnaie de douxains, de la pièce de pré et de buissons mentionnée en l'acte précédent (1510). Baillée à 3 vies, par les religieux de L'Épau, aux époux Maurice Orriau, de La Ferté-Bernard, moyennant 20 sols de rente annuelle: 1 d'une pièce de terre de 2 journaux sise près la bastille appartenant à Jehan Dilliers, et bornée par le courtil de Jean de Saint-Martin, les terres de La Fuye et le chemin de La Ferté à Cherreau; 2 d'un lopin de pré sis près de La Maignennerie (1444). Déclaration rendue par les religieux de La Pitié-Dieu (L'Épau), au fief de Glée, pour une pièce de terre nommée Le Clos de Banert, sise au-dessus de la porte de La Ferté-Bernard, en Cherré (1482). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 16 pièces, papier Domaine. Paroisse de La Bosse. Métairie de La Grandinière. Baillée à 3 vies, de la métairie de La Grandinière, par les religieux de L'Épau, à noble homme Jean de Villarceau et à Perrette de Maridort, sa femme, de Saint-Martin-des-Monts, moyennant 10 livres tournois par an (1490). Sentence du sénéchal du Mans, remettant les religieux de L'Épau en possession de ladite métairie, après la mort de Madeleine de Villarceau, fille desdits Jean et Perrette, également décédés (1547). Montrée de ladite métairie (1580). Baux à ferme: par frère Étienne Duboys, procureur de l'abbé commendataire Pierre de Gondi, à Jacques Fillette, moyennant 32 écus 2/3 revenant à 98 livres tournois, 20 livres de beurre salé, et 2 chapons, par an (1581); par Claude Le Gras, sieur de Villette, fermier général de L'Épau, à Mathurin Ferrand, moyennant 130 livres en argent et une livre de cire (1644); par frère René Ménard, procureur de Nicolas-François Bruslard de Sillery, abbé commendataire des abbayes du Jart, Saint-Boil, La Pelice et L'Épau, à honnête homme Julian Couronne, marchand laboureur, moyennant 100 livres tournois (1654); par le procureur cellérier, D. Guillaume Belot, à la veuve Julian Couronne, moyennant 100 livres (1669); par le procureur cellérier D. François Péguineau, à Blaise Beaubin, moyennant 60 livres (1698); par Marin Guyet, fermier général de la terre de La Pitié-Dieu, à Michel Loriol, moyennant 70 livres (1727); par la veuve Marin Guyet, fermière générale de La Pitié-Dieu, à René Blot, moyennant 90 livres (1746); par Mathurin Couronne, fermier général de La Pitié- Dieu, à René Blot, moyennant 93 livres (1766). Déclarations rendues, pour ladite métairie, aux seigneurs de Bordeuil ou Bourdeuil: haut et puissant messire Jean Le Morhier, chevalier, premier capitaine et maire du régiment de dragons de la reine (1699); Étienne Le Morhier, marquis de Villiers, cadet au régiment des gardes de S. M. (1719); Marie-Jean Le Morhier de Villiers, chevalier (1777). H (Liasse.) 11 pièces, parchemin; 11 pièces, papier Domaine. Paroisse de La Bosse. Terre de la Pitié-Dieu. Baux à ferme de la terre de La Pitié- Dieu par Jean Cheval, bachelier formé en théologie, abbé de L'Épau, à Pierre et Jean Mondeguerres, de La Bosse, moyennant 50 livres tournois, 100 boisseaux d'avoine, 120 livres de beurre salé et une douzaine de fromages par an (1527); par frére Étienne Duboys, procureur de l'abbé commendataire Pierre de Gondi, à Jacques Vallée, moyennant 100 écus sol, revenant à 300 livres tournois, 40 boisseaux d'avoine, mesure de Montfort, 60 livres de beurre salé, et 6 chapons gras (1579); par Louis Doisseau, sieur de La Perraudière, procureur de l'abbé commendataire Pierre de Gondi à Jean Dreux et François Coronne, de La Chapelle-du-Bois, moyennant 80 écus 2/3 faisant 242 livres, 40 boisseaux d'avoine, 50 livres de beurre et 6 bons chapons paillers (1598); par Hiérosme de Sainctonge, secrétaire de l'abbé commendataire Jean-François de Gondi, à honorable homme François Fricotte, sieur de La Traverserie, moyennant 450 livres tournois (1614); par frère François de Lanoere, prieur de L'Épau, procureur de l'abbé commendataire Jean-François de Gondi, à Suzanne Herrye, veuve de M e Pierre Nourry, sieur de Vauseillon, moyennant 320 livres en argent, et 50 livres de beurre salé (1631); par l'abbé commendataire Nicolas-François Bruslard de Sillery, à honnête homme Jacques Nepveu, marchand laboureur, moyennant 400 livres tournois (1656); par Jean de Mamizan, fermier général de L'Épau, au même, moyennant le même prix (1665); par le procureur cellérier Guillaume Belot, au même, moyennant 300 livres (1684); par les religieux de L'Épau assemblés capitulairement ès personnes de DD. François Bourdin, supérieur commissaire, Nicolas Payen et Pierre Caze, procureur cellérier, à Marin Guyet, marchand fermier, moyennant 1,000 livres; dans ce bail sont compris avec la métairie de La Pitié-Dieu, celles de La Gilberdière et de La Richardière; les lieux des Bouleaux, de L'Oriotière, de La Touche, du Grand et Petit Boutry, de La Gran-dimère, du Val, du Moulin de la Forge, de La Jeudière, de La Fontaine-Pourrie, du Guéazon; la métairie de La Verrerie; le lieu de La Vernottière; le pré de L'Arpent et généralement tout ce qui appartient à l'abbaye de L'Épau en la paroisse de La Bosse (1718); par les religieux de L'Épau, à la veuve Marin Guyet, moyennant 1,000 livres; dans ce bail sont compris les biens énumérés au bail de 1718 (1744); par les religieux de L'Épau réunis capitulairement ès personnes de DD. Pierre Joly, prieur, François Nouet, sous-prieur, Gabriel Lohéac de La Bachellerie, N... Prudhomme, Pierre Guillemin et Gabriel Lacenaire, à Mathurin Couronne, moyennant 1,110 livres et 8 canards gras ou 4 livres en argent au choix des bailleurs; dans ce bail sont compris les biens énumérés au bail de 1718 (1763). H (Liasse.) 13 pièces, parchemin; 17 pièces, papier Domaine. Paroisse de La Bosse. Métairie de La Richardière. Baillées à 3 vies de la métairie de La Richardière, par les religieux de L'Épau: aux époux Julien Jourden, de La Bosse, moyennant 40 sols tournois par an (1445); aux époux Jean Jourdan, moyennant 60 sols tournois, 6 fromages et 2 chapons (1476). Bail à moitié de ladite métairie, par lesdits religieux, à Gervais Le Liepvre et à Jacques Vallée, de La Bosse (1547). Vente, par Martin Le Valleur, curé de La Bosse, à Jehan Chevau, abbé de L'Épau, pour 45 sols tournois, de ce qui pouvait lui

293 appartenir au lieu de La Richardière (1548). Baux à ferme de ladite métairie: par frère Étienne Duboys, procureur de Pierre de Gondi, évêque de Paris, abbé commendataire de L'Épau, à Michel Regnault, de La Bosse, moyennant 130 livres, 3 poids de beurre, 2 fromages et 4 chapons, par an (1579); par Jacques Bérault de Beauchamp, procureur du cardinal de Gondi, abbé commendataire de L'Épau, à Pierre Savare, de Saint-Denis-des-Coudrais, moyennant 24 écus sol et une couple de bons chapons de poulailler (1597); par Hilaire de Sainctonge, secrétaire de l'abbé commendataire Jean-François de Gondi, à Christophe Guérin, de Saint-Georges du Rouzay (du Rosai), moyennant 150 livres et 2 chapons de pailler (1614); par frère René Ménard, procureur de l'abbé commendataire Léonor d'estampes de Valençay, archevêque de Reims, à Jean Vallée, de La Bosse, moyennant 140 livres tournois et une douzaine de fromages de chèvre (1650); par Jean de Mamizant, fermier général de L'Épau, à Pierre Bovary et à Marie de Nogen, sa femme, de la paroisse de Chalanges en Normandie, moyennant 135 livres et 2 chapons paillers (1662); par François Perquineau, procureur cellérier de L'Épau, à Julien Fillette, moyennant 90 livres (1691); par Marin Guyet fermier général de la terre de La Pitié-Dieu, à Jean Dodier, moyennant 80 livres (1719); par le même, à Jean Foulard, moyennant 100 livres (1726); par Louise Jauneau, veuve dudit Guyet, fermière générale de La Pitié-Dieu, à la veuve Jean Foulard, moyennant 100 livres et 2 jours de harnois (1745); par Mathurin Couronne, fermier général de La Pitié-Dieu, à Julien Palault, moyennant 110 livres et 2 jours de harnois (1764). Déclaration rendue pour le lieu de La Richardière à la châtellenie de La Bosse, appartenant au chapitre du Mans (1764). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 16 pièces, papier Domaine. Paroisse de La Guierche Lieu de La Fosse. Baillée à 3 vies du lieu de La Fosse (La Fousse), contenant 16 arpents de terre labourable, 4 quartiers de vigne et 3 hommées de pré, par les religieux de L'Épau aux époux Michel Marie, moyennant 4 livres, 10 sols tournois et 6 poules par an, et à la charge de construire sur ledit lieu, dans un délai de 6 ans, une maison manable (1487). Sentence de la sénéchaussée du Maine, condamnant Simon Lagogué à abandonner la jouissance dudit lieu (1537). Baux à ferme de La Fosse, par l'abbé Jean Cheval, à Jean Brimault, moyennant 10 écus sol valant 22 livres 10 sols tournois, 12 poulets, 6 chapons, un poids de beurre, 2 livres de cire neuve et 50 boisseaux d'avoine, par an (1549); par le fermier général Julian Bonhommet, à Gabriel Pottier, moyennant 100 livres (1642); par le fermier général Jean Le Moynne, à Guillaume Vegey, moyennant 80 livres tournois, 2 chapons paillers, 2 gélines et un gâteau d'un demi-boisseau de froment (1667); par le procureur cellérier Guillaume Belot, à François Pichon, moyennant 100 livres (1675); par les religieux de L'Épau à Jacques Rossignol, moyennant 125 livres (1703); par les mêmes, à Louis Tricot, moyennant 120 livres (1728); par les mêmes, à Joseph Vannier, moyennant 120 livres (1751); par les mêmes au même, moyennant 120 livres (1762). Montrées du lieu de La Fosse (1638 et 1668). H (Liasse.) 7 pièces, papier Domaine. Paroisse de Montreuil-sur-Sarthe. Terres des Garoufières. Baux à ferme des terres des Garoufières par les religieux de L'Épau: à Louis Boutelou, curé de Montreuil, moyennant 20 livres par an (1703); à Louis Boutelou, curé de Saint-Baudelle, moyennant 20 livres (1729); à Jacques Allain, maréchal à Montreuil, moyennant 25 livres (1736); à Jean Honoré, curé de Montreuil, moyennant 25 livres (1743). Montrée desdites terres (1743). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 4 pièces, papier Domaine. Paroisse de Montreuil-sur-Sarthe. Métairie et moulins de Montreuil. Bail à moitié du lieu de Monstereul, par Jean, abbé de L'Épau, aux époux Silvestre Poulain (1512). Procédures entre les religieux de L'Épau et les époux Denis Goupilleau, meuniers au moulin de Montreuil, au sujet de réparations à faire audit moulin (1522). Baux à ferme: des moulins de Montreuil, par Denis Le Blanc, secrétaire et procureur de l'abbé commendataire le cardinal de Gondi, à René Aubry et René Guybert, moyennant 180 livres tournois par an (1606); de la métairie de Montreuil, par le fermier général Pierre Plaisance, sieur des Guynais, à René Bazoge, moyennant 260 livres tournois, 2 douzaines de pigeonneaux, un poids de beurre salé et 4 chapons paillers, par an (1631). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 1 pièces, papier Domaine. Paroisse de Montreuil-sur-Sarthe. Possessions diverses. Baillée à 3 vies, par les religieux de L'Épau aux époux Michel Vincent, de Montreuil, d'un estrayge, maison et dépendances, en la ville de Monstereul-sur-Sarte, moyennant 15 sols tournois de rente, 2 deniers de cens et 2 poulailles par an (1410). Donation, par Robin Gouault, de Montreuil, aux religieux de L'Épau, de tous ses biens meubles et immeubles, à la condition qu'il participera «ès bienfaits, oraisons et recommandacions du moustier, et qu'il sera par lesdits religieux soutenu et gouverne de boyre, menger, vestir et chaucer et ses aultres nécessaires, bien suffisamment selon son estat» (1414). Baillée à vie, par Gervais Goupilleau, curé de l'une des paroisses du Crucifix, au Mans, aux époux Richard Grandin, de 11 journaux de terre en 3 pièces, appelées Les Vieilles-Vignes, La Broce et Le Champ-Vincent et sises en Montreuil, moyennant 4 livres de rente annuelle (1512). Retrait féodal, par les religieux de l'épau, des choses héritaux sises en Montreuil, que Macé Le Houx avait acquises des héritiers de Marguerite Nocereau, femme de Jehennin Poullain (1521). Ratification, par frère Joly, prieur de L'Épau, agissant au nom de la communauté de ladite abbaye, propriétaire de la ferme du Carreau en Montreuil, et par Marie-Madeleine Simon, veuve de Jean-Joseph Pérou, maître en chirurgie au Mans, d'un échange fait entre leurs fermiers respectifs, depuis environ 30 ans, de deux champs de deux journaux et de même valeur, dont l'un nommé l'ouche des Léards, appartenait à L'Épau et l'autre appelé le Champ de Nerprun était la propriété de ladite veuve Pérou (1790).

294 H (Liasse.) 6 pièces, papier Domaine. Paroisse de Neuvillalais. Métairie de La Bonde. Déclarations rendues pour la métairie de La Bonde, par les abbés et religieux de L'Épau aux seigneurs de La Penlouère; Jean de Beaumanoir, maréchal de France, marquis de Lavardin (1593 et 1596); Henri-Charles, sire de Beaumanoir, marquis de Lavardin, baron de Malicorne (1681); René-Mans, sire de Froullay, comte de Tessé, marquis de Lavardin (1727). H (Liasse.) 3 pièces, papier Domaine. Paroisse de Neuvillalais et de Mezières-sous-Lavardin. Pièces de terre dépendant du fief de Monbault, autrement L'Épau, en Neuvillalais et Mezières. Extrait de déclaration rendue pour lesdits biens à la seigneurie du Vieux-Lavardin, par les religieux de L'Épau (1685). État de plusieurs desdites pièces de terre, que les religieux de L'Épau avaient omis de comprendre dans leur déclaration au seigneur de Lavardin (sans date, de la même époque que la pièce précédente). Mémoire des pièces de terre affermées par les religieux à Simon Le Tessier, en Mezières et Neuvillalais (1727). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse de Neuville-sur-Sarthe. Landes de Blandans. Arrêt du Parlement, maintenant les religieux de L'Épau dans la propriété des landes de Blandans, qui leur était contestée par Tristan de Rostaing, chevalier de l'ordre du Roi, seigneur de la châtellenie de La Guierche. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 18 pièces, papier Domaine. Paroisse de Neuville-sur-Sarthe. Métairie des Morterons ou des Mortrons. Baillée à 3 vies du lieu des Morterons, par Jean, abbé de L'Épau, aux époux Jean Petit, moyennant 45 sols et 2 chapons par an (1474). Procédure entre les religieux de L'Épau et les héritiers de Jean Petit au sujet de dégradations commises sur ledit lieu ( ). Bail à moitié de la métairie des Mortrons, par les religieux aux époux Pierre Chaisnart (1586). Baux à ferme: par Jean Lemoine, fermier général du Carreau et de ses dépendances, à Julien Chesnais et Étiennette Ferrecheval, sa femme, moyennant 50 livres tournois, 6 chapons paillers, 2 poules et 2 livres de cire, par an (1657); par les religieux, à Julien Hersé, moyennant 86 livres; dans ce bail sont comprises les landes de Blandans (1700); par les mêmes, à Jacques Moitet, moyennant 60 livres (1719); par les mêmes, à Jean Desprez, moyennant 38 livres; dans ce bail n'est pas compris le taillis qui dépendait ci-devant de la métairie (1740); par les mêmes à André Després, moyennant 66 livres (1758). Montrées des Mortrons (1676, 1729, 1734). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse de Notre-Dame-des-Champs. Lieu de La Denisière. Baillée à 3 vies du lieu et métairie de La Denyssière, par Jean, abbé de L'Épau, aux époux Jacques Berger, moyennant 100 sols tournois, 2 chapons et 12 boisseaux d'avoine par an (copie notariée de 1513). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 4 pièces, papier Domaine. Paroisse de Pontlieue. Landes de Funay. Pièces relatives à un échange fait en 1766, entre Pierre-Denis-Claude Richard de Fondville, écuyer, receveur des tailles et autres impositions de la ville et élection du Mans, Louise-Marie Bailly de Saint-Mars sa femme, et Jean-Nicolas Waitelet de Valogny, maréchal des camps et armées du Roi, d'une part, et Jacques-Érasme du Hardas d'hauteville, abbé commendataire de L'Épau, d'autre: l'abbaye de L'Épau cède son droit de propriété sur 41 arpents de landes, au canton de Funay, et reçoit une rente de 50 livres sur l'ancien Clergé, qui avait été liquidée en 1720, au profit de Claude-Catherine de Beuville ou de Béville, femme d'oger Peintret, et qui était passée ensuite aux mains des sieurs de Fondville et de Valogny. Titres de propriété de ladite rente. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisses de Pontlieue et de Changé. Lieu de La Faverie. Baillée à vie par les religieux de L'Épau aux époux Michel Launay, du lieu de La Faverie, sis ès paroisses de Saint-Martin de Pontleve et de Changé, moyennant une redevance annuelle de 6 livres de beurre pendant les 10 premières années de la jouissance, et de 15 livres pour le temps qui suivra. H (Liasse.) 9 pièces, parchemin; 11 pièces, papier Domaine. Paroisse de Prévelles. Lieu de La Jeudière. Bail à ferme du bordage de La Juedière, par les religieux de L'Épau, à Macé Chahai et Guillot Ménart, moyennant 40 sols tournois par an (1404). Baillées à 3 vies, par les religieux de L'Espal, aux époux Simon Boullart, moyennant 25 sols tournois par an, et à la charge pour les preneurs de faire construire à leurs frais, dans un délai de 8 ans, sur ledit lieu, «une bonne et compétente maison de six estaches» (1451); par Macé, abbé de L'Épau, à Jehan Leroux, écuyer, et à sa future épouse, moyennant 30 sols tournois et une livre de cire (1498). Sentence de la sénéchaussée du Maine, homologuant un accord intervenu entre les religieux de L'Épau, d'une part, et Marguerite de Chavennes, veuve de noble homme Jean du Boutement, et auparavant de noble homme Jean Le Roux, damoiselle Madeleine Le Roux et noble homme Jean de Baigneux, mari de damoiselle Jeanne Le Roux, d'autre part. Les religieux de L'Épau consentent à se désister de leur demande en résiliation de la baillée faite en 1498 à Jean Le Roux, et à laisser jouir ses susdites filles, Madeleine et Jeanne, du lieu de La Jeudière, tant qu'elles vivront, mais celles-ci devront payer chaque année, au lieu de la rente de 30 sols et une livre de cire primitivement convenue, 40 sols tournois, une livre de cire neuve, et 2 bons chapons (1538). Baux à ferme dudit lieu par Étienne Duboys, grand vicaire du cardinal de Gondi, abbé commendataire, à Mathurin Le Gras, moyennant 6 écus sol et 2 chapons par an (1595); par Jérôme de Sainctonge, secrétaire de l'abbé commendataire Jean-François de

295 Gondi, à honorable homme François Fricotte sieur de La Traverserie, de La Ferté, moyennant 21 livres (1614); par le fermier général Jean de Mamizan, à Mathieu Richard, moyennant 40 livres (1662); par les religieux de L'Épau, à René Rouillard, moyennant 40 livres (1677); par le fermier général Marin Guyet, à François Taillard, moyennant 42 livres (1718); par la veuve Marin Guyet, à Pierre Hattereau, moyennant 44 livres (1754); par le fermier général Mathurin Couronne, à la veuve Pierre Hattereau, moyennant 48 livres (1764). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 10 pièces, papier Domaine. Paroisse de Rouillon. Lieu du Haut-Pécieux. Déclarations de la closerie ou bordage de Pécieux, rendues par les religieux de L'Épau aux seigneurs de Rouillon: noble homme Charles Perrot, seigneur de Verrière (1538); haute et puissante dame Jeanne de La Ferrière, veuve de Jacques de La Haultonnière, chevalier des ordres du Roi, dame de Rouillon et de La Grande et Petite Ancelinière (1620). Transaction par laquelle les religieux de L'Épau laissent à François Caillart la jouissance, sa vie durant, de la closerie de Pécieux, à la condition de leur payer, chaque année, une rente de 6 livres tournois et 4 chapons (1543). Bail à ferme de Pécieux, par le procureur de l'abbé commendataire Léonor d'estampes de Valençay, archevêque de Reims, à Mathieu Le Batteux, marchand messager du Mans à Orléans, moyennant 60 livres par an (1651). Cession à titre perpétuel du lieu du Haut-Paicieux, par l'abbé commendataire Nicolas-François Bruslard de Sillery, résidant à l'abbaye de L'Épau, à Louis Delaunay, sieur du Rois, avocat en la sénéchaussée du Mans et lieutenant au siège de Montfort, à la charge pour celui-ci de donner en échange à l'abbaye, dans un délai de 6 ans, des héritages valant 120 livres de revenu situés à proximité des terres qu'elle possède dans la paroisse de La Bosse, et, en attendant de lui servir une rente du même chiffre. Cette aliénation est faite en considération de ce que le lieu de Haut-Pécieux est peu utile à ladite abbaye, tant à cause de la nature des terres que pour le mauvais état des bâtiments, de ce qu'il se trouve désert et abandonné des fermiers et colons et de ce qu'il y avait procès pour certains droits de passage avec ledit sieur Delaunay, propriétaire du Bas-Pécieux (1660). Transaction entre les religieux de L'Épau et les créanciers du feu sieur Delaunay, par laquelle lesdits religieux rentrent en possession du Haut-Pécieux (1686). Baillée à titre perpétuel dudit lieu par les religieux à Ambroise Regnaudin, procureur au Mans, moyennant 30 livres de rente (1698). Titre nouvel de ladite rente donné par Élisabeth Renaudin, veuve de Nicolas Duchesne de la Blanchardière, fille dudit Ambroise (1758). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 27 pièces, papier Domaine. Paroisse de Sargé. Lieu de La Poterie. Baillées à vie du lieu de La Poterie, par les religieux de L'Épau: aux époux Saincton Peillart, moyennant 4 livres 5 sols tournois et 2 chapons, par an (1503); aux époux Habert Choppelin, moyennant 10 livres tournois, 2 livres de cire et 2 couples de chapons (1519). Baux à ferme dudit lieu par lesdits religieux: à Jacques Daulnay, moyennant 120 livres et 4 chapons «de paille» (1622); à Guillaume Moreau, procureur en l'élection du Mans, moyennant 204 livres (1656); à Jacques Poisson, moyennant 120 livres (1667); à Martin Charlot, moyennant 100 livres (1685); à Jacques Aubry, moyennant 94 livres (1700); à Julien Jarossay, moyennant 90 livres (1710); à Pierre Lebreton, moyennant 120 livres (1725); au même, moyennant 150 livres (1739); à Denis Bretton, moyennant 180 livres (1765). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse de Sargé. Pièce de Montfriloux. Sentence du sénéchal du Mans, remettant les religieux de L'Épau en possession d'une pièce de terre appelée Montfruilioux, contenant 4 journaux, qu'ils avaient autrefois baillée à rente aux époux Jehan Hade et au plus vivant de leurs enfants. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisses de Cherreau et de Saint-Antoine de Rochefort. Réméré, par les religieux de L'Épau, de deux journaux de terre en Cherreau, près la Bastille, et d'une pièce de pré gaignable, en Saint-Antoine de Rochefort, qui avaient été mis en vente en vertu de l'édit du Roi de janvier 1563, et qui avaient été achetés, pour la somme de 240 livres tournois, par M e Ambroise Cocquin. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 18 pièces, papier Domaine. Paroisse de Saint-Aubin-des-Coudrais. Lieu de Guéhaison. Baux à ferme du lieu de Guéhaison: par honnête homme Jacques Bérault, sieur de Beauchamps, marchand au Mans, procureur et receveur général des domaines de L'Épau, sous le nom de M gr le cardinal de Gondi, abbé de ladite abbaye, à Louis Guyon de Saint-Aubin, moyennant 20 écus sol par an (1595); par Jérôme de Sainctonge, secrétaire de Jean-François de Gondi, abbé commendataire de Saint-Aubin d'angers et de L'Épau, doyen et chanoine de l'église de Paris, à Louis Guyon et à son fils, moyennant 75 livres et 2 chapons par an (1614); par noble Claude Legras, sieur de Villette, élu en l'élection du Mans, procureur de Julian Bonhommet, fermier général de L'Épau, aux époux Marin Touret, de Saint-Aubin, moyennant 60 livres tournois par an (1642); par Guillaume Belot, cellérier et procureur de l'abbaye de L'Épau, aux époux Gervais Fillette, moyennant 68 livres et une douzaine de bons fromages de vache par an (1673); par les moines de L'Épau, présents ès personnes de D.D. Émery de Fourcroix, prieur, Nicolas Le Chat, chantre, Louis Le Maignen, sacriste, Pierre Belot, sous-prieur, François Péguineau, procureur cellérier et de frère Pierre Nouet, profès, à Toussaint Savary de Saint-Aubin, moyennant 60 livres (1685); par Mathurin Couronne, fermier général de la terre de La Pitié-Dieu, dépendant de l'abbaye de L'Épau, à la veuve Jean Chartier et à ses enfants, moyennant 75 livres (1734); par Louise Jauneau, veuve Marin Guiet, fermière de La Pitié-Dieu, demeurant au logis seigneurial de ladite Pitié, en La Bosse, à la veuve Jean Chartier, moyennant 75 livres (1755). Procès-verbaux de montrée dudit lieu (1658 et 1672).

296 H (Liasse.) 16 pièces, parchemin; 23 pièces, papier Domaine. Paroisse de Saint-Denis-des-Coudrais. Moulin de La Forge. Bail pour neuf ans du moulin de La Forge, par frère Pierre Baion, abbé de La Pitié-Dieu, à Geoffroi Lemoigne, de Saint-Denis, moyennant 60 sols tournois par an (1400). Baux à vie dudit moulin par les religieux de l'épau, aux époux Jean Jousse, moyennant 30 sols tournois et 2 chapons par an (1480); par l'abbé commendataire Thomas des Capitaines, docteur en théologie, aux époux Jean Jousse, moyennant 30 sols et 2 chapons (1488). Baux à ferme dudit moulin: par le prieur Étienne Duboys, à Julian Tuandière, moyennant 31 écus par an (1579); par le fermier général de L'Épau Jacques Bérault de Beauchamps, à Pierre Geslain, moyennant 26 écus 2/3 (1596); par Pierre Plaisance, sieur de Guynais, fermier général de L'Épau, à Hilaire Charron, moyennant 82 livres (1610); par Jérôme de Sainctonge, secrétaire de l'abbé commendataire Jean-François de Gondi, à Hilaire Charron, moyennant 90 livres (1624); par le fermier général Jean de Mamizan, à Jacques Charron, moyennant 133 livres en argent et 6 chapons gras (1664); par le procureur cellérier Guillaume Belot, à Jacques et Jean Charron, moyennant 133 livres (1679); par le fermier général Jean Vivier à Julien Cabaret, moyennant 120 livres et 6 canards (1702); par le fermier général Marin Guyet à Julien Bonnet, moyennant 110 livres (1718); par le fermier général Mathurin Couronne, à Mathurin Déan, moyennant 165 livres et 8 canards (1764). Retrait féodal, par Jean Cheval, abbé de L'Épau, de 2 journaux de terre sis près le lieu de La Forge, et que Berthelot Moreau avait acquis de Pierre Jousse (1535). Prisages et estimation des tournants, virants et autres ustensiles du moulin de La Forge (1664). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 16 pièces, papier Domaine. Paroisse de Saint-Denis-des-Coudrais. Lieu du Val. Vente, par Simon Jousse, prêtre, de Saint-Denis-des-Coudrais, à Jean abbé de L'Épau, moyennant 400 livres, du fief et domaine du Val et de la tierce partie d'une maison et d'une pièce de terre sises près le moulin de La Forge (1526). Vente, par ledit Simon Jousse, seigneur du Val, à Guillemin Poury, d'une demi-hommée de pré sise au bout du grand pré du Val, moyennant 20 livres (1529). Résolution de la vente du lieu, domaine, fief et seigneurie du Val, faite par Simon Jousse à Jean, abbé de L'Épau (1529). Baillée gratuite et viagère du lieu et appartenances du Val, consentie par les religieux de L'Épau, à maître Étienne Langloys, de La Bosse, en reconnaissance et rémunération des services que celui-ci leur a rendus dans leurs affaires et procès (1553). Baux à ferme du lieu du Val: par frère Étienne Duboys, procureur de l'abbé commendataire Pierre de Gondi, à Guillaume Le Delyé, moyennant 20 écus sol (1577); par le même au même, moyennant 15 écus sol faisant 45 livres (1592); par le fermier général Pierre Plaisance, à Denis Bigot, moyennant 40 livres en argent, 16 livres de beurre et 4 chapons de pailler (1608); par frère René Ménard, procureur de l'abbé commendataire Nicolas-François Bruslard de Sillery, à Jacques Violette, moyennant 100 livres (1654); par le procureur cellérier François Péquineau, à Hilaire Esnault, moyennant 70 livres (1698); par le fermier général Marin Guyet à Jean Foullard, moyennant 80 livres (1719); par la fermière générale Louise Jauneau, veuve de Marin Guyet, à François Beauvais, moyennant 80 livres en argent et un poids de chanvre broyé (1746); par le fermier général Mathurin Couronne, à Marin Foulard, moyennant 100 livres (1764). Montrées dudit lieu (1654 et 1667). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 12 pièces, papier Domaine. Paroisse de Sainte-Croix lez Le Mans. Vignes de Champ-Garreau. Don, par les religieux de La Pitié-Dieu à Yvonnet de Montblant, avocat en cour laie, de la jouissance viagère d'une vigne de 4 quartiers sise à Champgarreau, et de la dîme d'une autre vigne de 4 quartiers, contiguë à la première; ce don est fait en reconnaissance des bons et agréables services que ledit Yvonnet a rendus aux religieux et avec l'espoir qu'il leur en rendra d'autres encore en son office d'avocat et de conseiller en leurs causes et «besoignes» (1404). Baux à ferme des vignes de Champ-Garreau, contenant 12 quartiers, par les religieux de L'Épau: à André Guittet, moyennant 60 livres par an (1719); au même, moyennant 100 livres (1726); à Louis Boivin, moyennant 120 livres (1735); à Julien Denis, moyennant 100 livres (1744). Procédures entre les abbayes de L'Épau et de Saint-Vincent au sujet de dîme prétendue par cette dernière sur les vignes de Champ-Garreau ( ). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 27 pièces, papier Domaine. Paroisse de Sainte-Croix lez Le Mans. Vignes aux clos de Douce-Amie, de Saint Blaise, de Vaugaultier, de Marpalu, de Marion et de Roxan. Baillée à vie, par les religieux de L'Épau, à Guillaume Lamuenays, prêtre, du Mans, de 2 quartiers de vignes en Douce-Amie, moyennant 12 sols 6 deniers de rente annuelle (1489). Baux à ferme de vignes, sises ès clos susdits, par lesdits religieux à Jacques de Liscourt, à Jean de Mamizan, bourgeois du Mans, à Michel et François Ducré, à Ambroise Hervé, à Mathurin Charron et Joseph Corberon, à Nicolas Bordier, à Joseph Pinot, à Sébastien Turpin, etc. H (Liasse.) 8 pièces, papier Domaine. Paroisse de Sainte-Croix-lez-le-Mans. Vignes au clos du Léard. Baux à moitié de 10 quartiers de vignes au clos du Léard, par les religieux de L'Épau: à Michel Gouault (1659); au même (1666); à Mathurin Garceau et autres (1689); Baux à ferme: de 10 quartiers, audit clos, par lesdits religieux à Mathurin Thoury, moyennant 30 livres par an (1698); de 4 quartiers, audit clos, par les mêmes à Joseph Asseline, moyennant 21 livres (1708); de 6 quartiers, audit clos, dont il n'y a plus qu'un quartier de planté, par les mêmes, à François Tessier et Charles Thoury, moyennant 42 livres (1770). H (Liasse.) 10 pièces, papier.

297 Domaine. Paroisse de Saint-Mars-sous-Ballon. Bordage du Verger. Sentence du lieutenant du bailli de Ballon, donnant acte à Georges et à Louis Les Reffaiz de ce qu'ils ont déclaré devant lui du bordage du Verger, dont ils jouissent en vertu d'un bail emphytéotique consenti par les religieux de L'Épau (1574). Montrées dudit lieu (1622, 1629, 1651, 1663). Baux à ferme dudit lieu et des dîmes en dépendant: par l'abbé commendataire Adam- Léonor Bruslard de Puisieux, à dame Anne Le More, veuve de Jacques Aubert, lieutenant criminel au présidial du Mans, moyennant le prix porté au bail précédent, lequel n'existe plus (1691); par l'abbé commendataire Louis de La Vergne de Tressan, à la même, moyennant 120 livres par an (1700). Bail à ferme dudit lieu seulement, par l'abbé commendataire Jacques-Érasme du Hardas d'hauteville, à Charles Tison, moyennant 70 livres, 10 chapons paillers, 12 poulets et 2 poids de beurre frais (1748). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin; 30 pièces, papier Domaine. Paroisse de Saint-Ouen du Mans. Lieu du Plessis. Baillées à vie du lieu et bordage du Plessis, sis en ladite paroisse, au fief du seigneur de Monsnet (Monnet), et contenant 10 journaux de terre: par les religieux de L'Épau aux époux Christophe Dupuyz, moyennant 55 sols par an (1446); par les mêmes, aux époux Jehan Millier, moyennant 7 livres tournois, 2 chapons, 2 poules et 2 livres de cire neuve (1530). Bail à moitié dudit lieu, par le fermier général Pierre Nourry du Vauseillon aux époux Richard Coueffé (1621). Baux à ferme dudit lieu, par le fermier général Julian Bonhommet à Jean Pouriau, moyennant 70 livres par an (1642); par frère René Ménard, procureur de l'abbé commendataire Léonor d'estampes de Valençay, à Jean Pouriau, moyennant 70 livres tournois et 6 livres de bougie jaune, ou 100 sols en argent, au choix du preneur (1648); par le fermier général Jean de Mamizan, au même, moyennant 90 livres (1661); par les religieux de L'Épau, à Lazare Labbé, moyennant 80 livres (1687); par les mêmes, à Mathurin Fournier, moyennant 90 livres (1701); par les mêmes, à René Fournier, moyennant 105 livres (1739); par les mêmes, à Pierre Hervé, moyennant 118 livres (1766). Déclarations rendues par l'abbaye de L'Épau, pour le lieu du Plessis: aux seigneurs de Monnet, Julian Girard, seigneur de Fontan et des Croisettes (1619); Henri-Charles de Beaumanoir, marquis de Lavardin, comte d'antoigné, seigneur des Croisettes (1683); René-Mans de Froullay, comte de Tessé, marquis de Lavardin, seigneur des Croisettes (1733). Montrées dudit lieu (1620, 1696, 1748). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Sillé-le-Philippe. Lieu de La Hérissonnière. Acte de prise de possession du lieu de La Hérissonnière par frère Guillaume du Boisberrenger, procureur de l'abbé et couvent de L'Épau (1504). Sentence de Pierre de Courthardy, juge ordinaire du Mans, confirmant une autre sentence par laquelle le bailli de Touvoie maintenait les religieux de L'Épau en jouissance de La Hérissonnière, qu'ils avaient autrefois baillée à rente à feu Mathurin Le Houx (1511). Signification de cette sentence à Michel Bernard, mari de la veuve dudit Le Houx et partie adverse des religieux (1511). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin; 15 pièces, papier Domaine. Paroisses de Sillé-le-Philippe et de Torcé. Possessions diverses. Baillées à vie, par les religieux de L'Épau: à Robin Doré, de 8 journaux de vigne en gast pour le présent, in clauso de Mesengeau, moyennant trois sols tournois de rente (1451); aux époux Jean Duhoux, d'un pré en gast, contenant 2 hommées, et d'un demi-journal de terre labourable, situés partie en Sillé, partie en Torcé, près des biens de défunt Thomas de Marcé et sur le bord du ruisseau tendant du moulin Teroust en Parence, moyennant 3 sols tournois de rente (1451); aux époux Julien Le Provost, de tous les courtils que l'abbaye possédait «ès grans courtilz de Sillé-le-Phelipe» et de 2 journaux de terre labourable en Frecul, moyennant 7 sols 6 deniers tournois de rente (1455). Transaction entre Michel Pillet et les religieux au sujet de vignes au clos de Trépines (1504). Baillée perpétuelle, par l'abbé Jean Cheval, à Pierre Ducloux, d'un journal et demi de terre, près le chemin tendant de La Heuzerie à Sillé, moyennant 12 sols de rente (1525). Baux à ferme: par les religieux à Guillaume Richard, du champ aux Moines, en Torcé, moyennant 7 livres par an (1684); par l'abbé commendataire Louis de La Vergne de Tressan, à Denis Quelin et à Christophe Langevin, des champs des Bodinières, de La Vieille-Vigne, de La Croix-Boissée, des Mezangeaux, des Moines, et de toutes les planches de terre sises dans les courtils de Sillé, avec un petit champ nommé La Pannetière, moyennant 52 livres (1700); par l'abbé commendataire Jacques-Érasme du Hardas d'hauteville, à Michel Dutertre, des champs des Bodinières et des Vieilles-Vignes, moyennant 50 livres (1761). H (Liasse.) 3 pièces, papier XVII e siècle. Domaine. Paroisse de Sillé-le-Philippe. Possessions diverses. Inventaires des titres des héritages appartenant à l'abbaye de L'Épau, dans la paroisse de Sillé-le-Philippe. Les principales pièces mentionnées dans lesdits inventaires sont: vente, par Jean Frérot, à Michel Repucel, d'une pièce de vigne à Trépines (1282); vente, par Jean Frérot à Michel Repucel, de 7 journaux de terre pour 10 livres (1292); baillée, par Pierre Charuel à Michel Repucel, d'un journal de terre au fief de Penboul pour 9 sols de rente (1298); vente, par Guillaume Bonvoisin à Michel Repucel d'une maison à Sillé-le-Philippe (1294); baillée, par Michel Repucel à Guillot Bonvoisin, d'un estrage qui fut autrefois à Hugues Pélerin (1298); don, par Michel Repucel et sa femme de leurs biens à l'abbaye de L'Épau (1323); baillée à vie, par les religieux de L'Épau, d'un aistre et de terres dans Sillé, à Macé de Vannouel, pour 20 sols de rente (1379); vente, par Gervais Bigot à Robert Gesnier, d'un jardin, à Sillé, au fief de Torcé (1213); vente, par Ermengarde, veuve de Jean Joubert, et Pétronille, veuve de Garin Joubert, à Michel Taillandier, de leurs terres appelées La Jouberdière (1256); vente, par Gui de Lihère à Garin Le Bigot, d'une pièce de terre, au lieu de

298 Trépines, au fief de Vilchenor, pour 4 livres (1260); vente par Hugues Pélerin à Louis Le Bigot, de 4 sols de rente sur son hébergement de Sillé (1261); vente, par Philippe Le Patier à Michel Couturier, des terres et prés qu'il avait en Sillé (1265); acquêt, par Michel Le Couturier, d'une portion de moulin à Sillé (1269); acte constatant que Garin Le Bigot est tenu de payer à Guillaume de Mésaglant un denier de cens, pour certains héritages sis à Sillé (1276); vente, par Guillaume de Vilchenor, d'une portion de pré et d'un jardin à Sillé (1278); vente, par la veuve Le Bigot, à Juliot de Retaude, des terres et prés qu'elle avait au fief de Courparent (1279); vente, par Guillaume de Vilchenor, à Simon Le Couturier, d'une pièce de vigne à Sillé (1283); vente, par Gilles Boureau à Étienne Chantelou, d'une pièce de vigne à Mauquartier (1285); baillée perpétuelle, par Hébert de Savigné à Michel de Cardan, d'une maison avec jardin à Sillé, pour 12 sols et 2 chapons de rente (1321); indemnité accordée par Pierre de Vendôme, chevalier, seigneur de Fleure, aux religieux de L'Épau, pour tous les héritages qu'ils possédaient dans ses fiefs (1324); vente, par Thomas de Hires, de la paroisse de Sillé, aux religieux de L'Épau, de tous les devoirs et redevances auxquels lesdits religieux étaient tenus envers lui (1378); baillée à vie, par lesdits religieux, à Jehan de Torbet et à Gervaise, sa femme, du clos des Champs, sis au-dessous de la fontaine de Sillé-le-Philippe, pour 7 sols tournois de rente annuelle (1375); accord entre les religieux et Thomas de Hires, propriétaire du fief de Panlene, au sujet d'une rente de 9 sols, qui avait appartenu à Jean de Saint-Ouen, écuyer (1386). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Domaine. Paroisse d'yvré-l'évêque. Étangs d'auvour, de Bordebure, Pourie, des Estanchots et du Verger. Bail à moitié de l'étang d'auvour, par Jean, abbé de L'Épau, à Guillaume de Souligné, écuyer, seigneur d'auvour, et à Jeanne de Maillé, sa femme; ce bail est fait en considération des grands biens et profits, agréables et utiles services que l'abbaye doit auxdites nobles personnes (1405). Transaction entre Jean Cheval, abbé de L'Épau, et Pierre Plesseys, notaire en cour laye, lesquels étaient en contestation au sujet des escoullouers et dosves de l'étang d'auvour (1532). Délibération capitulaire des religieux de L'Épau, concluant à ce que les étangs de Bordebure, Pourye, des Estanchots et du Verger soient affermés à René Turpin, pour 50 livres par an, outre 120 livres que ledit Turpin devra payer la première année pour la grande pêche de l'étang de Bordebure (1666). H (Liasse.) 2 pièces, papier Domaine. Paroisse d'yvré-l'évêque. Métairie d'auvour et closerie de La Vallée. Baux à ferme: de la métairie d'auvour, par frère Étienne Duboys, procureur de l'abbé commendataire Pierre de Gondi, à Jacques Vielle, pour 48 écus 2/3, revenant à 146 livres tournois (1579); de la closerie de La Vallée, par le même, à René Montarou, pour 4 écus 2/3 (1580). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 13 pièces, papier Domaine. Paroisse d'yvré-l'évêque. Métairie de Bordebure ou Bordebeure. Baillées perpétuelles: par Guillaume Cambray, paroissien de Courcemont, aux époux Ambroise Davy et Jehan Jourdan, de 15 journaux de terre arable au lieu de Bordebure et au fief des religieux de L'Épau, d'un journal de terre, borné par le chemin tendant de la rue de Bediers à la chaussée Bougent, de 3 autres journaux, sur le bord de la rue de Bediers, et confinant à la chaussée de l'étang du seigneur d'auvour, le tout pour 55 sols tournois de rente annuelle (1470); par Gervais Le Troing et Jeanne, sa femme, veuve en premières noces d'ambroise Davy, aux époux Jean Lefèvre, des mêmes biens, pour 60 sols de rente (1476); par les époux Michau Payen, à Jean Vallier, de la moitié par indivis du lieu et appartenances de Bordebure, pour 4 sols de rente (1477). Vente, par les époux Jean Lefeuvre aux religieux de L'Épau, du bordage de Bordebure, pour 17 livres tournois, une charge de blé-seigle, et un cousteret de vin (1485). Baux à ferme de la métairie de Bordebure: par le procureur de l'abbé commendataire Pierre de Gondi, à Michel Hervé, pour 20 écus sol et 4 gélino <ATTillisible>es grasses par an; dans ce bail sont compris, avec ladite métairie, 3 arpents de landes, sis ès landes de Champagné, sur l'étang d'auvour, plus un journal de terre et un quartier de vigne non désignés (1579); par les religieux, à Michel Papin, pour 66 livres tournois, 4 bons chapons paillers et un lièvre (1708); par les mêmes, à Julien Guiet, pour 90 livres, 4 chapons paillers et 2 poulets (1728); par les mêmes, à Antoine Le Vray, pour 65 livres pendant chacune des 3 premières années du bail, et 75 pendant les 6 autres (1742). Montrée dudit lieu (1742). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 8 pièces, papier Domaine. Paroisse d'yvré-l'évêque. Métairies de Bordebure et de La Moinerie, vignes et terres des Verdais. Baux à ferme collectifs: de Bordebure et de La Moinerie, par Henri de Gondi, abbé de Buzay et de Quimperlé, procureur de l'abbé commendataire de L'Épau, le cardinal de Gondi, à Henri Degennes, moyennant 157 livres et 4 chapons par an (1597); par Jérôme de Sainctonge, procureur de l'abbé commendataire Jean-François de Gondi, à René Ménard, maître chirurgien, moyennant 160 livres tournois et 4 chapons (1614); par l'abbé commendataire Nicolas-François Bruslard de Sillery, à Marie Ménard, veuve d'andré Davoise et autres, moyennant 164 livres (1662); de Bordebure, La Moinerie et les vignes et terres des Verdais, par les religieux de L'Épau, à Julien Jeudon, moyennant 340 livres (1752). H (Liasse.) 18 pièces, papier Domaine. Paroisse d'yvré-l'évêque. Métairie de La Moinerie. Baux à ferme de La Moinerie par les religieux de L'Épau: à Pierre Pouliot, moyennant 24 livres en argent, 2 poids de beurre, 4 coings, de chacun 1 livre, 8 chapons paillers, 6 poulets, un gâteau et un boisseau de froment par an (1653); à Jacques Tricot, moyennant 210 livres et 6 chapons paillers (1705); à Jacques Grigné, moyennant 210 livres et 6 chapons paillers, une charge de

299 blé-seigle et une de blé noir (1720); à René Pissot, moyennant 160 livres par chacune des 3 premières années du bail, et 180 pour les 6 autres, plus 6 chapons paillers à Noël, et 4 charrois aux vendanges (1735); à la veuve Julien Jeudon, moyennant 200 livres (1767). H (Liasse.) 15 pièces, parchemin; 30 pièces, papier Domaine. Paroisse d'yvré-l'évêque. Métairie de La Bonde. Cession, par Henri, abbé, et frère Gilles Pouppart, procureur de L'Épau, aux époux Pierre Guillart, de Pontvallain, de 3 places de maison, d'un jardin et d'une portion de terre au bourg de Pontvallain, en échange des droits que lesdits époux pouvaient avoir sur une métairie nommée La Bonde, sise près le Gué-Perré, en la paroisse d'yvré-l'évesque (1451). Cession, par frère Guillaume Pouppart, agissant au nom de l'abbé Henri et des religieux de L'Épau, aux époux Guillaume Le Saic, de 2 quartiers de vigne, au clos de La Chapelle, en la paroisse de Champaigné, au fief du seigneur d'auvour, près des vignes de Simon de Coustance, de 2 journaux de terre, près le cimetière de Champagné, et de 2 planches de courtils ès grands courtils de La Chesnaye, en échange d'une pièce de terre, partie en vigne, partie en terre arable, gast, pâtis et aunaie, sise en Yvré, près «l'ostel de La Bonde,» avec partie d'une chaussée d'un étang ancien, de 2 portions de pâtis au même endroit, et de 3 deniers maille de cens sur une pièce de terre du voisinage (1452). Indemnité accordée par Jeanne de Maillé, dame d'auvour et de Moustiers, à Henri, abbé de L'Épau, pour tout ce que ladite abbaye a acquis ou acquerra dans la seigneurie d'auvour (1452). Cession, par les époux Jean Delafosse, aux religieux de L'Épau, de la septième partie de la métairie de La Bonde, en échange du bordage de La Chalotière, en Yvré (1453). Baillée perpétuelle, par la veuve de Colin Baglen, de Changé, de la quarte partie par indivis de la métairie de La Bonde, moyennant 35 sols tournois de rente annuelle (1457). Abandon, par ladite veuve, auxdits religieux, de ladite rente de 35 sols, en échange d'une autre de pareille somme, appartenant à l'abbaye (1460). Sentence du bailli d'auvour, homologuant un accord entre Jean de Brys, seigneur d'auvour, et Jean, abbé de L'Épau, qui étaient en contestation au sujet de droits de rachat et de mutation réclamés par le seigneur d'auvour à l'abbaye de L'Épau, pour raison du bordage de La Bonde, composé de 26 hommées de terre labourable, de 2 journaux de bois, de 3 hommées de pré, de 3 hommées de pâtis et de maisons, courtils et estrages (1508). Extrait d'aveu rendu pour la métairie de La Bonde et autres biens, par l'abbé commendataire François de Gondi, archevêque de Paris, à haut et puissant seigneur François de Sçavary, sieur de Brèves, Artes, Maulévrier, Les Forges, Hardy et Auvour, ancien ambassadeur de S. M. à Rome, et gouverneur de Monsieur, frère unique du Roi (sans date, vers 1620). Baux à ferme de La Bonde: par frère Étienne Dubois, procureur de l'abbé commendataire Pierre de Gondi, à Mathurin Parme, moyennant 28 écus 1/3, revenant à 85 livres tournois par an (1581); par le fermier général Jean de Mamizan, à Louis Poulliot, moyennant 130 livres, 6 gelinottes et une livre de cire (1662); par les religieux, à Mathurin Marteau, moyennant 140 livres (1691); par les mêmes, à Jean Pitard, moyennant 140 livres (1707); par les mêmes, à Léonard Bigot, moyennant 100 livres en argent, 4 livres de cire jaune, 4 bons chapons pailliers, 6 poulets et une poule (1730); par les mêmes, à Mathurin Choplin, moyennant 115 livres (1747); par les mêmes, à Louis Foucqué, moyennant 120 livres (1767). Aveu et déclaration rendus par les religieux, pour les biens de La Bonde et de la Moynerie, à dame Renée-Françoise-Marguerite Gendrot, veuve de monsieur maître Charles de Caillau, écuyer, conseiller au présidial du Mans, dame d'auvour, Montbellain, Montallon et autres lieux (1766). H (Liasse.) 6 pièces, papier Domaine. Paroisse d'yvré-l'évêque. Pré de Vaux. Baux à ferme du pré de Vaux ou du Petit- Aulnay, par les religieux: à René Lepron, moyennant 40 livres par an (1724); à Mathurin Bonhommet, moyennant 42 livres (1730); au même, moyennant 36 livres (1742); à Julien Guiet, moyennant 42 livres (1758). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 15 pièces, papier Domaine. Paroisse d'yvré-l'évêque, de Sainte-Croix et de Saint-Vincent du Mans. Vignes aux clos de La Favière, du Luard, de L'Épine, du Chasteignier, de La Vallée et de Charbonnières. Donation, par frère Jean Rouceau ou Rousseau, religieux de L'Épau, à ladite abbaye, pour la célébration de son anniversaire et de celui de ses père et mère, de 4 quartiers de vigne ès clos de La Favière, de L'Espine et du Chastignier (1452); Baux à ferme par les religieux de L'Épau: à Michel Hervé, d'une planche de terre autrefois en vigne à prendre dans l'enclos du Pavé de La Vallée d'yvré, pour 20 sols par an (1666); à Guillaume Pangonay, de 4 quartiers de vigne au clos de La Vallée, d'un quartier au clos de La Vallée, et d'un autre autre au clos de Charbonnières, pour 18 livres (1685); à Pierre Le Breton, de 2 quartiers de vigne, au clos du Luart, en Yvré, pour 10 livres (1730); à Jacques Le Prou, de 2 quartiers 1/2 de vigne ès clos de Charbonnières, en Saint-Vincent et de L'Épine, en Sainte-Croix, moyennant 15 livres (1736). H (Registre.) 216 feuillets, papier Domaine et rentes foncières. «Recueil des baulx, tant à ferme muable que à rente perpétuelle ou longues années, des terres, fiefs et domaines de l'abbaye de L'Épau... selon que le tout estoit affermé ou à rente au temps du présent recueil faict et dressé en l'année mil six cens vingt cinq, par M e Pierre Nourry, procureur fiscal des fiefs et seigneuries, et receveur général du revenu temporel de ladite abbaye, lequel avoit passé, comme notaire royal, partie desdicts baulx; après lesquels sont recueillies et transcriptes plusieurs autres pièces concernans ledict revenu temporel pour la conservation des droictz d'icelle abbaye.» Baux à ferme des lieux du Grand-Boutery, du Val, de La Veurtière, des Bouleaux, de Guéhaizon, de La Verrière, de Lessard, des Petites-Granges, de La Pitié, etc. Bail à rente perpétuelle des lieux des Gaignières, de La Fontaine, alias La Fuye, des moulins de Montreuil, etc. Mémoire

300 des rentes dues à l'abbaye, tant au Mans, Changé, que autres lieux. Autre mémoire pour les terres du Temple et Villérable, près Vendôme. Autre mémoire des fiefs non affermés et tenus en recette par le receveur général. Autre mémoire des lieux, rentes et autres choses dont les religieux, prieur et couvent jouissent, etc. H (Registre.) In-f, 97 feuillets, papier. XVIII e siècle. Domaine. Comptes ouverts avec les fermiers. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 9 pièces, papier Rentes foncières. Paroisse de Montreuil-sur-Sarthe. Vente, par Anne Bouvier, femme de Louis Courtin, sieur de La Courtillère, à Éloy Belin, prêtre au Mans, de la métairie des Bas-Bois, pour la somme de 2,250 livres, et à la charge de payer une rente de 6 livres 6 sols, due sur ledit lieu, à l'abbaye de L'Épau (1626). Titre nouvel de ladite rente, consenti aux religieux par Michel et Pierre Girard, propriétaires du lieu des Bas-Bois, chacun pour moitié (1672). Sentence du siége de la prévôté régale du chapitre de l'église du Mans, condamnant Henri Mandroux, notaire royal, et Marie Girard, sa femme, et leurs cohéritiers en la succession de feu Michel Girard, maître boulanger, à payer aux religieux de L'Épau la rente de 6 livres 6 sols, due sur le lieu des Bas-Bois (1712). Reconnaissances de ladite rente: par Pierre Bodier, commissaire de police et marchand bourgeois du Mans (1729); par Louis-Thomas des Chênes, curé de Neuville, qui avait acquis les Bas-Bois de Jean-Baptiste Bodier, doyen du chapitre de Troo, fils et héritier de Pierre Bodier, susdit (1758). H (Liasse.) 3 pièces parchemin; 4 pièces, papier Rentes foncières. Paroisse de Montreuil-sur-Sarthe. Déclaration rendue par Jacques de Jouye, bourgeois du Mans, à la baronnie de La Guierche, pour les métairie et moulins de Montreuil, sur lesquels il était dû 258 livres de rente à l'abbaye de L'Épau; il résulte de cet acte que Jacques de Jouye avait acquis cette métairie et ces moulins ainsi que la seigneurie de Montreuil, le fief de La Touche, autrement Saint-Marceau, le fief de L'Aunay, autrement Le Petit-Aunay, le fief du Vivierie et les moulins de Neuville, le tout faisant partie de la composition de la terre et seigneurie de Monthéard et de la succession de Philbert-Emmanuel Richer, écuyer, président au présidial du Mans (1729). Procédures entre l'abbé commendataire Jacques-Érasme du Hardas et les héritiers du sieur de Jouye, au sujet du payement de ladite rente de 258 livres ( ). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Rentes foncières. Paroisse de Pontlieue. Baillées à vie par les religieux de L'Épau aux époux Jean Thébaut, d'un estre et de ses dépendances, sis entre les chemins de Pontlieue (Pontleve) à Murcenne (Mulsanne) et à Ernaige (Arnage), au fief du prévost de La Coûture, à la charge de payer à l'abbaye 40 sols tournois de rente annuelle et de faire bâtir sur ledit lieu une maison bonne et compétente (1408); aux époux Raoulle, Hamelin, d'un aistre ou bordage appelé La Fontaine-de-La-Pitié, sis près le pont de Pontlieue, entre les chemins de Pontlieue à Moncé et à Arnage, et tel qu'il avait été baillé à feu Jean Thébaut; les preneurs devront payer à l'abbaye 40 sols de rente et faire construire, à leurs frais, dans un délai de deux ans, une maison bonne et compétente, sur six estaiches, au lieu où était anciennement l'habergement dudit bordage (1446). Extrait de l'acte de vente du lieu et bordage de La Fuye, par Marin-Nicolas Herbinot des Touches et Marie-Marguerite Ménard des Rolandières, sa femme, à Louis Baugé, marchand, et à Marie Charpentier, sa femme, extrait constatant qu'il est dû sur ledit bordage une rente de 36 livres à l'abbaye de L'Épau (1758). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin; 3 pièces, papier; Rentes foncières. Paroisse de Rouillon. Baillée à vie, par les religieux de L'Épau aux époux Gervais Bouteiller, du Mans, du lieu de Jublens, en Rouillon, pour 25 sols tournois de rente (1437). Baillée perpétuelle par Jean-François de Gondi, archevêque de Paris, abbé commendataire de L'Épau, résidant pour lors en ladite abbaye, à Léonard Laisne, sieur de Jublains, demeurant au Mans, de deux portions de terre, près le lieu de Jublains, en Rouillon, pour 40 sols de rente (1634). Titres nouveaux de ladite rente, consentis à l'abbaye de L'Épau par les propriétaires du lieu de Jublans ou Jublains: Jean Tiger, licencié ès droits, demeurant au Mans, paroisse du Grand-Saint-Pierre (1721); Jean Tiger, licencié ès droits, demeurant au Mans, paroisse du Crucifix (1758); Pierre Dubut, bourgeois du Mans, étant aux droits de M e Jean Tiger (1787). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 4 pièces, papier Rentes foncières. Paroisse de Pontlieue. Bail à ferme, par frère Étienne Duboys, prieur de L'Épau, à la veuve Yves Tachau, pour 7 livres par an, de 28 arpents de landes et bruyères ès landes de Morteheuvre (1574). Baillée perpétuelle, par les religieux de L'Épau aux époux Thibault-Goussault, de 30 arpents à prendre dans les landes de L'Épau ou de La Paillerie, en Pontlieue, près le grand chemin d'angers à Paris, et près d'une pièce de terre du lieu de Mortes-OEuvres, moyennant une rente de 30 livres de chandelle de suif bonne et marchande; les preneurs devront en outre payer à la décharge de l'abbaye 30 sols de rente au domaine du Roi, en la ville du Mans (1650). Titres nouveaux de ladite rente de chandelle donnés à l'abbé commendataire Jacques-Érasme du Hardas, par les propriétaires du lieu du Houx, auxquels avaient été annexés les 30 arpents de lande ci-dessus mentionnés: Julien Moricet de Montlouis, substitut du procureur du Roi en l'élection du Mans, seigneur de la baronnie du Breil et autres lieux (1741); demoiselle Julienne-Françoise Moricet de Montlouis, demeurant à l'abbaye de La Perrigne (1770). H (Liasse.) 2 pièces, papier Rentes foncières. Paroisse de Rouillon. Vente, par Jean Javary, procureur du Roi au siège de Saint-Calais, mari de dame Françoise Le Meunier, à Pierre Pottier, négociant, et à Catherine-Françoise Mollé, sa

301 femme, du Mans, du lieu et bordage de La Fromandière, pour la somme de 5,700 livres, et à la charge de payer une rente de 30 livres, due sur certaines terres dudit lieu, à l'abbaye de L'Épau (1749). Titre nouvel de ladite rente donné aux religieux de L'Épau, par Pierre Pottier, négociant, demeurant au Mans, paroisse de Saint-Jean-de-La-Chevrie, propriétaire de La Fromandière (1786). H (Liasse.) 1 pièce, papier Rentes foncières. Paroisse de Sainte-Croix-lez-le-Mans. Titre nouvel donné par maître François du Port, conseiller au présidial du Mans, à Jacques-Érasme du Hardas, abbé commendataire de L'Épau, d'une rente de 100 livres, affectée sur le lieu du Port de L'Épau. H (Liasse.) 4 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Rentes foncières. Paroisse de Saint-Georges-du-Bois. Baillées à vie par Jean, abbé de L'Épau, aux époux Gervais Bourgault, d'un bordage appelé L'Épau, en Saint-Georges-du-Bois, moyennant 4 livres tournois de rente (1505); par François, abbé de L'Épau, aux époux Denis Bourgault, du même bordage, moyennant la même rente (1563). Titre nouvel donné par Antoine Roussel, notaire royal à Pontlieue, à l'abbé commendataire Érasme du Hardas d'hauteville, d'une rente de 22 livres due à l'abbaye sur le bordage de L'Épau (1737). Vente du lieu et bordage de L'Épau, par François Landry et Marie-Renée Pouilpré, sa femme, aux époux Jean Hullot, à la charge de payer 22 livres de rente à l'abbaye de L'Épau (1772). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 2 pièces, papier Rentes foncières. Paroisse Saint-Hilaire du Mans. Titres nouveaux d'une rente de 45 sols sur une pièce de terre nommée le Champ-du-Moulin, près l'abbaye de Beaulieu, donnés à l'abbaye de L'Épau par: damoiselle Renée-Caillau, veuve de maître Jacques Ragot, bourgeois du Mans (1729); Claude Perrier, procureur en l'élection du Mans, et Marie-Renée Ragot, sa femme, fille de Renée Caillau, veuve de Jacques Ragot, laquelle était héritière de Jeanne Hatton, femme de Pierre Caillau (1758); ladite Marie-Renée Ragot, veuve dudit Claude Perrier (1787). H (Liasse.) 1 pièce, papier Rentes foncières. Paroisses de Saint-Mars-la-Brière et de Changé. Déclaration rendue par les religieux de L'Épau à très haut et très puissant seigneur Claude-François, comte de Murat, marquis de Montfort, etc., d'une rente de 40 sols et une poule, qui leur est due sur le lieu des Petites-Tuffètes, et autres héritages relevant du fief de Mirçon et Rossay, et d'une autre rente de 5 sols, 2 livres de cire jaune et 2 chapons, due sur différentes vignes aux clos de Rossay. H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Rentes foncières. Paroisse de Saint-Michel-de-Chavaignes. Obéissance rendue par Macé Pétiot, abbé de L'Épau, à noble homme Monsieur Allain Le Vasseur, écuyer, seigneur d'ardenay, pour le fief et domaine du Gué, en Saint-Michel de Chavaignes, appartenant à l'abbaye de L'Épau, et payement audit seigneur par ledit abbé, de 15 sols tournois, dus pour le rachat du Gué, par suite du décès de l'abbé Jean Tafforeau, prédécesseur de Macé Pétiot (1494). Déclarations rendues à haut et puissant seigneur Charles-François Huguet de Sémonville, chevalier, conseiller au parlement de Paris, seigneur des hautes justices d'ardenay et Soulitré, à cause de son fief d'ardenay: par dame Agnès-Marguerite Benoist, veuve d'andré-clément Rouillet de Beauchamps, mère et tutrice d'andré-guilbert Rouillet de Beauchamps, pour le lieu et domaine du Gué-de-Saint-Michel, sur lequel est affectée une rente de 160 livres, due à l'abbaye de L'Épau (1742); par Jacques-Érasme du Hardas de Hauteville, licencié en théologie de la Faculté de Paris, de la société de Navarre, abbé commendataire de L'Épau, pour ladite rente de 160 livres, due à l'abbaye, sur le lieu du Gué, par André-Gilbert Rouillet de Beauchamps, seigneur de Lassay et de Saint-Michel de Chavaignes (1743). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 7 pièces, papier Rentes foncières. Paroisse de Saint-Vincent du Mans. Baillée à vie du lieu de Villaret, en Saint- Vincent, par les religieux de L'Épau aux époux Nicolas Dutertre, pour 25 sols, 2 chapons et 2 poules de rente annuelle (1477). Reconnaissance de cette baillée par Bertran Cordeau et Renée Dutertre, sa femme, fille et unique héritière de feu Nicolas (1544). Baux à ferme dudit lieu de Villaret à maître Jehan Houllet, sieur du Bourg, pour 6 écus par an (1580); à Jacques Berault, sieur de Beauchamp, pour 7 écus (1597); Baillée perpétuelle dudit lieu à François Ménard, sieur de La Fuye, chirurgien au Mans, pour 25 livres de rente (1636). Titre nouvel de cette rente donné par Henri de La Maignée, bourgeois du Mans, et Marie-Anne-Françoise Menard de La Fuye, sa femme (1760). Extrait de l'acte de vente du lieu de Villaret par le sieur Menard de La Grouas (La Groie), conseiller au présidial du Mans, et ses cohéritiers en la succession de la feue dame La Maignée du Perou, aux époux Jean Pineau, constatant qu'il est du 25 livres de rente à l'abbaye de L'Épau sur ledit lieu (1777). Déclaration rendue pour le lieu de Villaret par les religieux de L'Épau au chapelain de la chapelle Saint-Avice, desservie en l'église Saint-Julien du Mans (1660). H (Volume.) Petit in-f, 234 feuillets, papier. XVII e siècle. «Inventaire général et sommaire des titres et choses les plus remarquables de Perseigne.» Principales matières de ce manuscrit: Histoire de la fondation et des commencements de l'abbaye. Droits, privilèges et exemptions accordés par le fondateur; armoiries et sceaux de l'abbaye. Listes des fondateurs et bienfaiteurs. Listes-notices des abbés réguliers et commendataires jusques et y compris l'abbé Charles Turpin. Id. des religieux les plus illustres en piété, doctrine et intelligence aux affaires, qui ont exercé les charges de prieurs et procureurs depuis la fondation, et de plusieurs autres. Personnages ensevelis dans l'église, le chapitre et le cloître du monastère, avec indication de l'emplacement de chaque tombeau et reproduction d'un grand nombre d'épitaphes. État des affaires de

302 la communauté avec l'abbé commendataire. Choses dont jouissaient les religieux quand le sieur Turpin fut pourvu de l'abbaye. Des terres reverties à la diligence des religieux et les dépenses qu'ils y firent. Pièces et productions des procès avec M. l'abbé Turpin. Arrêt du Grand Conseil donné le dernier mars Lots et partages du temporel de l'abbaye ensuite dudit arrêt. Des réparations, réfections et augmentations. Transactions, concordats et autres traités passés entre l'abbé Turpin et les religieux ensuite dudit arrêt de partition. Possessions de l'abbaye en la paroisse de Neufchâtel: chaque bien a son article spécial dans lequel sont énumérés les baux, déclarations et autres actes qui s'y rapportent. A l'article Belleplace, f 56, v, se trouve la remarque suivante: «En l'an 1422, Cervaise Julienne, fils dudit Jean, fut pris par les Anglois et emmené prisonnier à Clinchamps, et pour payer sa rançon, Jeanne, sa mère, vendit pour 15 livres d'or 40 sols tournois de rente sur ledit lieu (de Belleplace), à JeanTressart du Morel, de la paroisse du Val, et avoit este pris ledit Gervaise Julienne comme sujet de l'abbaye de Perseigne, à cause que les religieux tenoient le party du Roy de France et du duc d'alençon.» Traité des domaines, terres, rentes et féodalités de l'abbaye dans la paroisse de Saint-Pater près Alençon. A l'article De la terre et domaine de Malaifre de ce chapitre, il est rapporté que Olivier d'ozé et Rodolphe Viar, seigneurs d'ozé, laissèrent pour héritière Éremburge, leur nièce, qui plus tard épousa Robert Sanson; que celui-ci, pendant que le comte d'alençon était à la croisade, voulut usurper sur la terre de Malèfre plusieurs droits qui ne lui appartenaient nullement; que l'affaire ayant été portée au conseil de la reine d'angleterre, au Mans, ne fut jugée qu'au retour du comte d'alençon; que Robert Sanson eut deux fils, Philippe et Jean, qui firent plusieurs donations aux religieux. A l'article Legs, donations et aumônes en la paroisse de Saint-Pater, f 196 v, il est fait mention d'une rente de 105 sols mançais à prendre sur le fief d'ozé, aumônée à Perseigne par Éremburge, dame d'ozé ou de Saint-Pater, pour la célébration de son anniversaire et de celui de Guillaume, son fils. A l'article Des Bordes de Malèfre ou communes de Saint-Pater, f 198, v et suiv.: «Le désordre des temps et de notre ordre, le malheur des guerres et tant de changements arrivés depuis notre fondation font qu'il ne nous reste qu'une moindre partie de nos titres et surtout de ceux qui nous seroient nécessaires pour la féodalité des terres de cette paroisse (de Saint- Pater) et entr'autres des Bordes dont il nous reste assez peu de choses pour en justifier la possession... Les troubles du siècle dernier ayant mis la religion aussi bien que l'état dans un désordre général, plusieurs ne laissèrent pas d'en profiter. Entr'autres Maître Thomas Le Coutellier, ayeul du sieur de Saint-Pater d'à présent, qui, engagé dans l'hérésie, suivoit le party du Roy de Navarre et, pour son assiduité à son service, acquit assez de part aux bonnes grâces de ce prince pour lui demander en qualité de seigneur baron de Sonnois, la donation des Bordes de Malaifre, ou communes de Saint-Pater, ce qu'il obtint avec assez de facilité... Mais la difficulté fut de s'en mettre en possession; l'abbé de Perseigne nommé Caterin de Chahanay avec ses religieux, surpris des entreprises du sieur de Saint-Pater, sur leurs domaines, s'opposèrent à cette possession et s'en vont eux-mêmes abattre des fossez que ledit sieur de Saint-Pater y faisoit faire. A l'exemple des religieux, les habitants de Saint-Pater, de Champfleur, etc., l'entreprennent ouvertement, s'opposent, plaident, transigent et pendant que l'abbaye de Perseigne est en désordre par l'établissement nouveau d'un commandataire qui ne se met pas en peine de la conservation de ses droits.» Dans la suite du récit sont rappelées les vicissitudes du procès intenté au sieur de Saint-Pater et les clauses de la transaction qui intervint en 1659 entre les religieux, d'une part, et Henry et Louis Le Coutellier, seigneurs d'ozé et de Rivière, d'autre. De la dîme de Montigny. Parmi les titres de cette dîme sont cités: d'abord l'acte de donation, par Guillaume, seigneur de Montigny, et Robert et Guillaume ses fils, en 1205; puis une charte d'hamelin, évêque du Mans; une transaction passée entre Guillaume, curé de Montigny, et les religieux de Perseigne, par-devant Maurice, évêque du Mans, en 1217; une autre transaction entre le curé de Montigny et les religieux par-devant Geoffroi, évêque du Mans, en 1250; un vidimus donné par Martin, évêque du Mans, le 10 septembre 1456, d'une charte de son prédécesseur Maurice de l'an 1224; des baux de ladite dîme par les abbés Pierre (15 avril 1460) et Roland (dernier jour de février 1478); plusieurs pièces relatives à des procès entre Perseigne et les curés de Montigny Pierre Pillois, fils de Jacques Pillois, seigneur de Montigny (1538), et Pierre Girard (1649), etc. H (Liasse.) 4 pièces, parchemin Chartes. Guillaume, comte de Ponthieu (Pontivorum comes) déclare que, ayant du consentement de Gui et de Jean, ses fils, fondé une abbaye de l'ordre de Cîteaux, il a fait bâtir, à l'usage de cette abbaye, une église dédiée à la Mère de Dieu et qu'il a donné, pour la subsistance des religieux, les biens ci-après désignés: d'abord l'emplacement du monastère cum nemoribus, edificiis et aliis pertinenciis suis, sicut rivulus qui dicitur Vecteri (La Vieille) dividit, qui quidem rivulus descendit a foresta mea per vallem de Guitonnet subtus Leurchium (Lurson), usquequo recipitur in aquam venientem de abbatia et de stanno de Bristhesca (La Bretèche), subtus Vetus Leurcium, et sicut semita signis et crucibus signata dividit, et lacior via inter nemoru abbatie et forestam meam, et descendens venit ad aquam venientem ad abbatiam, et sicut cheminum dividit per quod itur de Sancto Paulo (Saint-Paul-le-Vicomte ou Saint-Paul-sur-Sarthe) apud Sanctum Rigomerum de Plano (Saint-Rigomer-du-Plain, maintenant Saint-Remi-du-Plain), per aquam supradictam, ad rivulum dictum Richoer usque ad Noas et ultra; le lieu appelé Sanctus Jacobus (Saint- James); le lieu appelé Buignon (Le Bignon), juxta Novum Castellum (Neufchâtel); le moulin de Brithesca (La Bretèche) et son étang; les terres des Landes (Lande); la grange et les terres de Altanosia (d'antenaise); les terres de Ragoneria; une vigne à Neufchâtel; la grange et les terres de Monte Populano (Mont-Poupelain); la grange et les terres de Tuscha (La Touche); les vignes de Pireto (Peray). Guillaume dit aussi avoir ratifié les donations faites à l'abbaye par Philippe Hay, d'héritages sis près le lieu des Landes susdit: par Gervais, seigneur de Cortremblay (Courtremblay) et Guarin, son fils aîné, de la grange et des terres de Cortremblayo; par les moines de Séez (de Sagio) de la grange et des

303 terres de Claro Fonte (Claire-Fontaine). Après toutes ces libéralités et concessions, le comte aumône encore aux religieux de Perseigne, à l'occasion de la dédicace de leur église: les prés qu'il avait apud Rolers (Roullée), au confluent du cours d'eau appelé Rugemmar (Rougemare) et de la Sarthe; son droit de pêche dans cette dernière rivière, le long desdits prés, et 3 sexterées de terres près le bourg (villum) de Roullée, avec les habitants de ce bourg; les terres, prés et bois de Malafia (Maléfre) compris entre le ruisseau de Sorel, le chemin de Petris, celui de Saint-Paterne à Larré (Larreium) et les bois de Larré; le droit d'établir un ou plusieurs moulins à foulon sur leur domaine, desquels moulins seront étagers non seulement les hommes de l'abbaye, mais encore ceux de la terre du Sonnois (de Sagonio) appartenant audit comte; un bourgeois à Alençon (in villa Alenconis) nommé Guillaume, pro suis (monachorum) negociis agendis, et heredem ejus, eum scilicet qui domum ejus possidebit; un grand nombre de privilèges et immunités, tels que: droit de chasse et de justice temporelle sur toutes les terres données; droits d'usage dans les forêts du fondateur, qui, à cause de cela, ne pourront jamais être aliénées ni défrichées; exemption de theloneo, passagio, pontagio, pedagio, costumis, talleis, corveis, halagio, havagio, bosselagio, reparacione viarum, poncium, villarum atque castrorum, etc., etc. Il leur confirme enfin la possession de la terre qu'ils tenaient de la générosité d'olivier de Oseio et de Raoul Le Voyer (Viarius), apud Malafiam. Cette charte dont toutes les clauses sont agréées par Jean, fils aîné dudit Guillaume, est octroyée en présence de Guillaume, évêque du Mans; de Girard, évêque de Séez; de Richard, abbé de Savigny; de Raoul, abbé de Saint-André (de Gouffern) de G... (Gui), abbé de Saint-Vincent du Mans; de R..., vicomte de Beaumont (Bellimontis); de Payen de Clinchamp (de Clincampo); de Hugues de Mellay (de Mellayo); de Robert de Nuillé (de Nulleio), et de beaucoup d'autres (sans autre date que celle de la consécration de l'église de Perseigne qui eut lieu en 1145). Guillaume, comte de Ponthieu et d'alençon, atteste et approuve la donation faite par Guillaume, Jean et Robert Cohorde et Denise, leur soeur, aux moines de Perseigne, d'un hébergement sis à Alençon ainsi que de tous les droits de juridiction qui en dépendent, et, en même temps, ratifie toutes ses précédentes libéralités en faveur de l'abbaye. Il dépose la présente charte sur l'autel du monastère et ensaisine formellement de tous les biens donnés par lui son vénérable ami frère Hérard, premier abbé de Perseigne (venerabilem amicum meum fratrem Herardum primum abbatem abbacie). Témoins: Raoul, abbé de Saint-André (de Gouffern), Raoul Samson, Robert Corel, Guillaume Pag.. et Jean, son frère, Mathieu et Bernard, chapelains dudit comte, et beaucoup d'autres (sans date, milieu du XII e siècle). Vidimus d'une charte non datée, par laquelle Henri II, roi d'angleterre, étant à Argentan (apud Argentonium); confirme à l'église et aux moines Sancte Marie de Persenia la possession de tout ce qui leur avait été donné par Guillaume, comte de Ponthieu, et ses fils (1424). Rotrou, comte du Perche (Perticensium comes), accorde aux religieux de Perseigne la faculté de circuler, d'acheter et de vendre dans toute l'étendue de sa terre, liberi et quieti ab omni theloneo, et pontagio et passagio et venali et exituali requisitione. Si quelqu'un trouble lesdits religieux où leurs frères convers dans la jouissance de ce droit, il sera passible d'une amende de 10 sols au profit du comte ou de ses successeurs (sans date, vers 1190; Rotrou III, comte du Perche, partit cette année-là pour la croisade et mourut au siège de Saint-Jean d'acre en 1191). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Chartes. Hamelin, évêque du Mans, atteste, sur le témoignage d'adam, abbé de Perseigne, et de Gervais de Toigneio, pelletier (pelliparius), que ce dernier et Richilde, sa femme, se sont donnés à ladite abbaye, avec tous leurs biens, meubles et immeubles, excepté ceux qui doivent revenir à leurs héritiers hereditario jure (apud Sanctum Langisium (Saint-Longis) in domo prioris (1191). Robert, filius Johannis comitis, qui anno profectionis regum Gallioe et Anglioe Jerosolimis profectus est, donne à l'abbaye de Perseigne, pour le bien de son âme et pour le repos de celles de Jean, son frère aîné, et de ses ancêtres, avec l'assentiment de Guillaume, son autre frère: d'abord un revenu de 10 livres mançaises sur les moulins et la prévôté de Mamers (Mamerti); puis un bourgeois de la même ville nommé Foucault (Fulcaudum) Perier ou Perer et son héritier ou celui qui habitera sa maison, ledit bourgeois franc et exempt de tous services, coutumes et exactions séculiers, pro agendis abbatioe negotiis. Mû par sa grande affection pour Perseigne, il déclare vouloir y être inhumé près de son frère et recommande à ses hommes d'avoir soin, s'il venait à mourir outre-mer, de rapporter son corps en ladite abbaye. Il confirme aux religieux la possession du droit de mouture de Neufchâtel (molturam de Novo Castello), lequel droit dépendait du moulin de La Bretesche (Bristescha), que leur avait aumôné le comte Guillaume, son aïeul. Son frère Jean avait assigné, sur des revenus apud Bernaium et Vinatium (Vignats), 10 livres angevines de rente perpétuelle à 6 chevaliers qui avaient été à son service et qui s'appelaient: Eudes Cotinel, Pochard, frère de celui-ci, Garin de Nulleio, Herbert de Berneriis, Hélinand de Congeio et Herbrannus de Sancto Petro. Ces chevaliers, voulant faire prier pour eux et pour l'âme de leur défunt maître, abandonnent aux religieux, savoir: Pochard, Garin, Herbert, Hélinand et Herbrand chacun 20 sols angevins de rente sur les 10 livres susdites, et Eudes Cotinel 20 sols mançais également de rente sur le cens qui lui était dû chaque année à Blèves (de censibus Blevioe). De plus, il est accordé aux dits religieux en perpétuelle aumône, pour les mêmes motifs, par Jean de Sancta Scholastica, 6 deniers mançais; par Robert de Saint-Pierre, sa vigne de Pitreio, alias de Pireio (Peray); par Robert de Logis (des Loges), sur sa terre de Louvigné, ce qu'il en fallait pour constituer un revenu de 5 sols angevins; par Garin de Celini (?) Campo (Clinchamp) un journal de terre; par Mathieu de Poilleio, le désistement de ses réclamations super piscatione et aqua quoe Sarta dicitur apud Roolers (Roullée); par Thomas Le Boucher (Carnifex), un herbage et terram ad tres minas seminis, qu'il avait achetés de Mathieu Tironel et de Haois, sa femme, Robert ratifie toutes ces donations, qui, ainsi que les siennes, furent faites à Perseigne entre les mains de Lisiard, évêque de Séez, et de l'abbé Adam, le jour des funérailles de son frère Jean, aux nones de mai 1191, en présence de [Henri] abbé de Saint-

304 Martin de Séez; de Gervais, abbé de Saint-Vincent du Mans; de Garin, abbé de Tyronneau; de Jean Baritaut; de Jean, doyen de Mamers; de Guillaume de Livet, clerc; de Robert et de Gervais, chapelains du comte; de Roger de Cherel; de Richard, vicomte de Beaumont; de Robert de Nuillé; de Robert de Varennis (Garennes); de Robert Carrel, sénéchal; de Raoul de Convise; d'eudes Loréel; d'hubert de Vallo; de Guillaume, sénéchal de Beaumont, et de beaucoup d'autres (copie défectueuse du XVII e siècle.). Lisiard, évêque de Séez, atteste les diverses donations contenues en la précédente charte de Robert, fils du comte Jean de Ponthieu (comitis Johannis de Pontivo) (même date et à peu près mêmes témoins que ci-dessus). Robert, fils du comte Jean, atteste de nouveau le don qu'il a fait à l'abbaye de Perseigne, d'un revenu perpétuel et annuel de 10 livres mançaises, dont 8 livres ont été assignées sur les moulins de Mamers et 40 sols sur la prévôté du même lieu. Mais, pour ce qui est de cette dernière somme, il décide, pour le plus grand avantage des religieux, qu'ils la percevront sur les droits d'étalage (in stallagiis) dudit Mamers, ainsi que 10 autres sols qu'il leur aumône encore à l'intention spéciale du repos de l'âme de Béatrix, sa mère (sans date, du même temps que les deux chartes précédentes. Copie du XVII e siècle.). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin Chartes. Vidimus, par Geoffroi, évêque du Mans, d'une charte de Richard, roi d'angleterre, duc de Normandie et d'aquitaine, comte d'anjou, donnée apud Lions le 4 e jour de mai de la 9 e année de son règne (1198), par la main de Guillaume, évêque d'ély, tunc agentis vices cancellaru..., testibus Ph. Dunelmensi episcopo, G. Wintoniensi, Andrea de Chauvigneio, Hugone de Gornai, Bertrando de Verdun, Henrico de Longo Campo, magistro Maugerio, archidiacono Ebroïcensi, magistro Rogero de Sancto Edmundo et pluribus aliis. Dans cette charte, Richard avait confirmé à l'abbaye de Perseigne la possession des biens ci-après énumérés: le lieu où est situé le monastère, cum omnibus pertinentiis suis; les grandes de Clarofonte (Claire-Fontaine), de Thusca (La Touche), de Haiis (Les Hayes), de Sancto Jacobo (Saint-James), de Altanosia (Antenaise) et de Monte Populano (Mont-Poupelain), avec leurs dépendances; toutes les donations faites aux religieux en terres, en hommes et en maisons, in burgo et extra; les aumônes qu'ils ont reçues tant in decimis quam in rebus et possessionibus mundanis, et spécialement quicquid habent in Castello et in tota castellaria de Alencione, savoir: la grange et les bois de Malèfre; les champs et les prés de La Leire; le bourgeois d'alençon appelé Guillaume, fils de Hamon, et sa maison, donnés par le comte Guillaume; des cens en la même ville; la maison de Jean Barate, sur laquelle lesdits religieux devaient chaque année au Roi un demi-muid (dimidium modium) d'avoine dont il leur avait fait remise; ce qui leur avait été donné par Geoffroi Pilot, c'est-à-dire la tierce partie de sa terre cum omnibus cotallis suis; le droit d'usage dans toutes les forêts du comte Guillaume, principalement dans la forêt d'écouves (in foresta de Escouvis). Le roi Richard avait ensuite accordé à Perseigne divers privilèges, immunités et franchises (date du vidimus: 1234.) Artur, duc de Bretagne, comte d'anjou et de Richemont, donne à l'abbaye de Perseigne 15 livres mançaises à prendre chaque année sur le boisselage du Mans et 10 livres angevines à prendre, également chaque année, sur la voirie de la même ville. Témoins: Constance, mère d'artur; Guillaume des Roches, sénéchal d'anjou; Robert de Vitreio (de Vitré) chantre de l'église de Paris (cantor Parisiensis); Alanus Gemellus, Alemannus de Aubigneio et plures alii (juin 1199). Guillaume des Roches (de Rupibus), sénéchal d'anjou, donne à l'abbaye de Perseigne, pour le salut de son âme et des âmes de Marguerite, sa femme, et de ses ancêtres et successeurs, une rente annuelle de 40 sols angevins sur son cens de Château-du-Loir (de Castro Lidi), laquelle rente devra être employée à l'entretien du luminaire des messes chantées dans l'abbaye. Fait à Perseigne, l'an 1200, en présence d'un grand nombre de moines et de personnes séculières, notamment d'adam, abbé dudit lieu; de Nicolas, prieur; de Gondoin, cellérier; de Raoul, sous-cellérier; du comte Robert (comite Roberto); de Juhel de Mayenne (de Meduana); d'eudes Cotinel et autres. H (Liasse.) 4 pièces, parchemin. Fin du XII e siècle. Commencement du XIII e. Chartes. Robertus comes, filius Johannis comitis, atteste que Guiterius de Oberta a donné en perpétuelle aumône à l'abbaye de Perseigne tout ce qu'il possédait in prato quod dicitur Roberti, ainsi que deux sexterées de terre joignant ce pré, et que les religieux, en retour, ont accordé audit Guitier 7 livres angevines de karitate. Cette donation est faite libre et franche de tout service terrien et de toute exaction séculière; afin de la rendre plus formelle, Guittier et Mathieu, son fils, ont déposé l'acte qui la contient avec un livre, sur le maître-autel de Notre-Dame de Perseigne et ont juré de la maintenir à jamais. Elle est en outre ratifiée par Annes, femme de Guitier, et leurs autres enfants, tant fils que filles. Enfin Robert, frère dudit Guitier, Jean et Raoul de Oberta et Philippe de Braitel se portent garants de l'engagement pris par lui et son fils vis-à-vis de l'abbaye (sans date, fin du XII e siècle). Geoffroi, comte du Perche (comes Perticensis) et Mathilde, sa femme, donnent en perpétuelle aumône à l'abbaye de Perseigne 10 sols Perticensis monete de revenu annuel à recevoir apud Perreriam, de la main de leur prévôt, le premier dimanche après la Saint-Remi. Si le prévôt dudit château (prefati castri) néglige de payer cette rente au terme fixé, il sera frappé d'une amende de 10 sols au profit du comte ou de ses héritiers (sans date, fin du XII e siècle ou commencement du XIII e ). Mathilde, comtesse du Perche (comitissa Pertici), atteste que Geoffroi son mari, avait aumôné à l'abbaye de Perseigne un bourgeois à Nogent, nommé Baudouin Bovet, et l'héritier de ce bourgeois ou celui qui habitera sa maison, avec exemption, pour chacun d'eux, de tout service terrien et de toute exaction séculière. Le comte Geoffroi, surpris par la mort (morte preventus), n'avait pu confirmer cette donation par l'apposition de son sceau; Mathilde a tenu à la rendre authentique et à la ratifier (sans date, commencement du XIII e siècle; le comte du Perche, Geoffroi III, était mort en 1202). Robert, comte d'alençon (comes Alenconii) donne, pour le salut de son âme et de l'âme de Jeanne, sa femme (dilecte uxoris), à l'abbaye de Perseigne, en laquelle ladite Jeanne a élu sa sépulture, le droit

305 de pêche dans l'étant de Guechaucie pendant un jour et une nuit chaque année, à l'époque de l'anniversaire de ladite comtesse (sans date, commencement du XIII e siècle). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin Chartes. Raoul Paienel (Painel), chevalier, agissant du consentement de sa femme, de son frère Guillaume et de tous ses héritiers, accorde aux religieux de Perseigne la libre et paisible possession de tout ce qu'ils avaient acquis ou pourraient acquérir dans son fief, soit à prix d'argent, soit par suite de donation, sauf toutefois le droit de ses seigneurs féodaux (1221). Gilbert, seigneur de Laigle (Aquile), accorde aux religieux de Perseigne, pour le salut de son âme et des âmes de sa femme Isabelle, de ses enfants, de ses ancêtres et descendants, le droit de circuler dans toute l'étendue de sa terre, d'y acheter tout ce qu'ils voudront pour leur usage et d'y vendre une fois par an jusqu'à 3 charretées de... (le mot a disparu) (1229). Aimery (Haimericus), vicomte de Châtellerault (de Castro Heraudi), ayant appris que les officiers de sa terre du Sonnois (de Sagonio), avaient molesté indûment le prévôt des moines de Perseigne et plusieurs de leurs hommes, parce que ceux-ci avaient justicié certain larron nommé Hertaut, pris en flagrant délit de vol sur les terres de l'abbaye, mande et ordonne à son sénéchal de Saint-Remi-du-Plain (de Sancto Remigio de Plano), à tous ses sergents et à leurs recors (allocatis) de ne plus inquiéter désormais les religieux ni leurs hommes à cause de l'exécution dudit larron. Il entend aussi que lesdits religieux et leurs successeurs jouissent librement et paisiblement de tout ce qui leur avait été donné jadis par Guillaume, comte de Ponthieu (Pontivi), et par Robert, comte d'alençon (Alenchonis) et seigneur du Sonnois, son bien-aimé prédécesseur et oncle, dont le corps repose à Perseigne et qui lui avait légué à titre héréditaire la terre du Sonnois et d'autres biens (qui michi dictam terram Sagonensem et alia jure hereditario possidenda contulit et legavit) (mai 1235). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin Chartes. Vidimus, en la cour de Saint-Remi-du-Plain, de lettres datées du mois de mars 1291, v. s. par lesquelles Jean, seigneur d'harcourt, et Jeanne, sa femme, fille et héritière de Jean, jadis vicomte de Chatelheraut (Châtellerault) et seigneur de Soonnais (du Sonnois), reconnaissent toutes les immunités et privilèges accordés à l'abbaye de Persaigne par son fondateur, notamment le droit d'acquérir en toute franchise dans le ressort des seigneuries du comte Guillaume, et, de plus, s'engagent à payer pour les moines les redevances qui pourraient être réclamées soit par le Roi, soit par les comtes du Maine ou d'alençon, à cause des acquisitions desdits religieux dans les fiefs ou arrière-fiefs desdits seigneur et dame d'harcourt. De leur côté, les religieux avaient consenti aux seigneurs et dame d'harcourt un prêt de 300 livres tournois (date du vidimus: vendredi avant la Saint-Martin d'hiver 1325). Charles V, Roi de France, accorde aux moines de Perseigne (de Persaignia) l'amortissement de ce qu'ils lui devaient pour des terres et héritages d'un revenu total de 37 livres tournois que défunts Geoffroi Grossi, chevalier, Jean Paisson et autres dévotes personnes avaient donnés à l'abbaye, mus par le désir de lui venir en aide dans la situation malheureuse où la guerre l'avait plongée: abbacia beate Marie de Persaignia... ac domus et grangie dicte abbacie guerris invalescentibus per hostes et emulos regni nostri ac eis adherentes ignis incendio et aliter adeo sunt destructe et deserte quod vix possunt religiosi, abbas et conventus dicte abbacie reperire locum eis congruum in quo habitare valeant et morari... Cette exemption répond à la requête que les religieux avaient adressée au Roi, et dans laquelle ils lui avaient remontré qu'il leur était impossible, vu leur détresse, d'acquitter les droits de mutation des biens susdits: dicti religiosi nobis fecerunt humiliter supplicari ut cum quidam commissarii ex parte nostra super facto financiarum in dicta dyocesi (Cenomanensi) deputati, nittantur ipsos religiosos compellere ad solvendum nobis pro dictis terris, hereditagiis et redditibus financiam quam prefati religiosi mole dampnorum et gravaminum predictorum quam plurimum oppressi, nequirent nobis solvere ullo modo, cum ipsi ex dampnis predictis adeo pauperes et miserabiles, proth (sic) dolor! sint effecti quod vix possunt habere tenuem victum suum nec possunt sua hereditagia colere, nec habere ad hoc necessaria eorumdem, presertim propter inimicos nostros nunc plura fortalicia de prope dictam abbaciam occupantes... (Donné en l'hôtel de Saint-Pol (in hospicio nostro sancti Pauli prope Parisius), au mois de janvier 1364 v. s.). Sentence du vicomte d'alençon, rendue aux plaids dudit lieu, sur une contestation entre Jean de Courmargon et Richard Jousse, fermiers, pour l'année 1380, de l'aide des boires (boissons) vendus au détail en la ville et paroisse d'alençon, d'une part, et dam (dom) Robert Guillouart, moine de l'abbaye de N.-D. de Persaigne, d'autre part, au sujet de la réclamation par lesdits fermiers audit religieux d'une somme de 4 livres tournois qu'ils prétendaient leur être due à titre de droits sur les boires qu'il avait débités au cours de ladite année, dans le ressort de leur ferme (26 novembre 1381). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin Chartes. Vidimus, en la cour de Sonnays (Sonnois), d'une charte donnée à Alençon le 6 juillet 1378, par laquelle Pierre, comte d'alençon et du Perche, seigneur de Fougères et vicomte de Beaumont, et Marie, sa femme, donnent à l'abbaye de Persaine, pour la fondation d'une messe qui sera dite et célébrée chaque jour en la chapelle de Saint-Jean-Baptiste de ladite abbaye, à l'intention desdits seigneur et dame et de leurs prédécesseurs et successeurs, 50 livres de rente assises sur les revenus de la terre du Sonnois, qui, dit le comte Pierre, nous a été donnée par «nostre très chier et feal compaignon le sire d'anthenoise en faisant le mariaige de nous et de la dite contesse, dame et vicontesse, sa fille» (3 mars 1443, v. s.). Déclaration, par les religieux de Perseigne, de ce qu'ils tiennent et possèdent en la noble comté d'alençon et ès mettes d'icelle appartenant à très noble et puissant prince monsieur Pierre, comte dudit lieu d'alençon et du Perche. Possessions sises ès mettes de la châtellenie d'alençon. A Alençon: le fief de Chaufour, sur la Sarthe, près le fief de Visques: le fief Barthélemi, qui s'étend jusqu'en la paroisse de Monsor; l'habergement, maisons et

306 courtils que tenait feu Denis Gastel en la rue as Lambers; le four sis en ladite rue as Lambers; le four et cellier derrière, sis entre la Grand-Rue et la rue allant du moulin du Guichet au moulin de Satte (Sarthe); partie du manoir et habergement que tiennent Jehan de Courmargon et Richard Duhamel près de la rivière de Sarthe; les habergement, maison et manoir que tiennent lesdits religieux devant le chastel d'alençon; les maison, manoir et courtil tenus par le curé d'alençon; les maison et courtil occupés par Michel Houdin devant Notre-Dame. En Monsor: une place de maison qu'avait occupée feu Jean Bouliche; une maison et courtil que tient Jean Roussel. En Saint-Germain de Corbeiz: une métairie et ses appartenances appelée La Moignerie, située sur le chemin allant d'alençon à Hellou (Héloup). En Coulombiers: la grange, le manoir croisé et ses appartenances que tient Gervais Sauve, près de l'église dudit lieu, entre le bien appartenant au chapitre de Séez et le chemin allant de ladite église aux Pierres du Gué de Moire. En Semallé: les maisons, habergements et terres que tient Julien Manet, joignant le chemin d'alençon à Essai et le pont de La Piquetière; une ousche de terre vers le pont de Saint-Vast; des héritages sur le bord du chemin de La Roche-Mabille audit pont de Saint-Vast; un arpent et demi de pré entre la Vielle-Salte et Huet des Loges. Possessions sises ès mettes de la châtellenie d'essai. En Essai: les biens que tient Guillaume Pichon, sis devant La Fontaine; la maison que tient Perrin Héron et une place vide que tenait feu M e Jean Jouet sises près le chemin des Fossez Monsieur le conte; des maisons et courtils près la Maison-Dieu d'essai et la Grand-Rue allant à La Fontaine; des habergements, maisons et courtils sis emprès le Pont-Hamon; les fiefs et tenements ayant appartenu à Hervey, jadis seigneur d'essai, et les fiefs et tènements qui furent feu Raoul Labbé, Girart Troussenael, Jean Le Bigot, d'essai, Guillaume Livrarot et Regnault Lavache, lesquels biens sont tenus en ce moment par les héritiers de feu Guillaume Davez, chevalier, par Guillaume Roy, Perrot du Chesne, Guillaume Guiton, messire Jean Davay, prêtre, Jehan de France et plusieurs autres. En Buressart (Bursard): les fiefs et tenements qui furent feu messire Jean Prestre, seigneur de Buressart, contenant environ 16 acres de terre; l'ousche à L'Ainsnée, contenant 4 sillons de terre, et une maison; une pièce de terre près le doit de Baude ou de Bande; l'habergement, les 3 pièces de terre et le quartier de pré tenus par les Chesnoz; 3 pièces de terre contenant 2 acres et demi et un arpent de pré tenus par Jehan Fretay et Jehan Grumier. Au Serqueu (Le Cercueil): les habergements, maisons et terres sis au hamel de la Meignerie, près des communes Louvel. Au Plantays (Le Plantis): les habergements et métairie sis emprés l'eue de Grue. En Saint-Georges-des-Ventes: 55 acres de terre donnés par saint Louis, roi de France et comte d'alençon, avec droit de justice et autres droits seigneuriaux, ladite terre sise entre la forêt de Bourse et la terre de l'abbesse du Trésor Notre-Dame. L'acte rap-pelle ensuite les droits d'usage ès forêts de Bourse et d'écouves et les divers privilèges et exemptions conférés à l'abbaye de Perseigne par les comtes d'alençon. Il se termine par l'énumération des rentes que les religieux possèdent à Alençon et ès paroisses de Monsor, de Saint-Germain de Corbeiz, de Condé (sur Sarthe), de Coulombiers, de Valframbert, de Serezay (Cerisé), de Congé (sur Sarthe), de Lonray, de Feugerez (Les Fougerêts), de Forges, de Radon, du Perron, de Miexé (Mieuxcé), de La Ferrière, de Saint- Denis, de Bérus, de Damigney (Damigny), de Haulterive, de Semallé, de Larré, de Mesnilberoust (Menil-Broust), de Nuillyé, d'eschuflé (Échufflé), du Mesnilerroux (Mesnil-Erreux), d'essai, d'aunon, de Saint-Pierre de Sées, de Neaufe, de Tenville (Tanville), du Mesle-sur-Sarthe, de Saint-Ligier (Saint-Léger-sur-Sarthe), de Saint-Lénart jouxte Gaprée (Saint-Léonard-des-Parcs), de Betron (Boitron), de Saint-Germain-le-Vieil, de Vandé, du Plantaiz (Le Plantis), et sur les moulins de Haulterive, de Guerne, de Girouart et de La Roche emprès Sées (11 juin 1389). Acte du dépôt de la précédente déclaration entre les mains de Jean Le Conte, bailli d'alençon par Simon Quetou, attorné et procureur de l'abbaye de Perseigne (2 juillet 1389). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin Chartes. Sentence par laquelle Gervais Audiren, bailli de Beaumont, ordonne la délivrance pure et simple de deux pipes de vin que les officiers de la châtellenie de Beaumont, appartenant au comte d'alençon, avaient indûment saisies sur les religieux de Perseigne, sous le prétexte que lesdits religieux étaient tenus de payer des droits de coutume pour ce vin qu'ils avaient fait venir de leurs possessions de Ballon (1390). Macé, seigneur du Val, donne, par-devant la cour du Mans, au moustier de Notre Dame de Persaigne, pour la célébration de messes à son intention, les prés des Marais sis en la paroisse du Val, au fief dudit Macé, sous le bois de Leurson, entre le domaine des religieux, la vieille chaussée qui traverse la rivière et le ruisseau coulant de La Bretesche à Coupepie (14 janvier 1398, v. s.). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin Chartes. Jean duc d'alençon, vicomte de Beaumont, seigneur de La Guierche, mande à son vicomte d'alençon, de faire jouir sans délai les religieux de Perseigne des droits, franchises, libertés et exemptions portés aux chartes de leur fondation (donné au château d'alençon le 22 décembre 1453). Sentence dudit vicomte rendue conformément aux lettres précédentes et confirmant aux religieux de Perseigne tous les droits, privilèges et exemptions qui leur ont été accordés par les comtes d'alençon, Robert et Pierre et par le roi saint Louis (2 mars 1453, v. s.). Sentence rendue aux assises d'alençon, par Jehan Mallet, lieutenant général de noble homme Macé de Houllefort, écuyer, seigneur de Hamart et bailli d'alençon, maintenant les abbés et religieux de Perseigne, dans les franchises et immunités auxquelles ils ont droit dans l'étendue du duché d'alençon (26 février 1461, v. s.). Jean duc d'alençon, pair de France, comte du Perche et vicomte de Beaumont, mande à ses conseillers les gens qui tiendront son prochain échiquier d'alençon, qu'ils aient à examiner à qui de lui ou des religieux de Perseigne appartient la forfaiture des biens meubles de Guillot Pérou, bourgeois d'alençon qui s'était occis et noyé dans la rivière de Sartre. Les religieux de Perseigne soutenaient que cette forfaiture devait leur revenir, attendu que la maison dudit Perou et le pré d'où il s'était

307 jeté dans la Sarthe ressortissaient à leur haute justice et relevaient d'eux à foi et à hommage; le procureur du duc prétendait au contraire que la forfaiture appartenait à son maître, et en conséquence il avait consenti à une transaction avec la veuve du suicidé qui avait offert 200 écus d'or pour rester en possession des biens saisis. Ces lettres sont données à Argentan, le 12 janvier 1471, v. s., en conseil du duc, auquel assistaient le sire de Saint-Quentin, bailli d'alençon, messire Gui Le Per, docteur ès lois, Jean de Saint-Denis, Jean Mallet, Romain Pigache, Guillaume de La Pallu et autres. H (Liasse.) 3 pièces, parchemin Chartes. François, fils aîné du comte de Laval, comte de Montfort, sire de Gavre, de La Guierche, du Sonnois et d'acquigny, et Catherine, fille unique du duc d'alençon, mandent à leurs bailli, capitaine, châtelain, procureur et receveurs du Sonnois et de Peray, à leurs maître des Eaux et Forêts, ségrier, verdier, gardes d'icelles forêts et à tous leurs autres justiciers et officiers, de tenir la main à ce que les religieux de Perseigne jouissent paisiblement de tous les droits, libertés, franchises et exemptions à eux octroyés par les prédécesseurs desdits comte et comtesse dans la terre de Sonnois. Donné à Laval, le 5 juillet Signé: Françoys et Katrine. Sur le repli est écrit: «Par messeigneur et dame les conte et contesse, l'abbé de «Clermont, le sire de La Chapelle, et autres présents.»signé: P. Le Baud<NOTE/1>Sans doute l'auteur de l'histoire de Bretagne et des Chroniques de Laval et de Vitré.</NOTE>. Lettres de Louis XI, roi de France, adressées au bailli d'alençon, au sujet d'une requête dans laquelle les religieux de Perseigne s'étaient plains au Roi d'une saisie que le procureur du bailliage d'alençon avait ordonnée de leur biens et revenus pour les contraindre à certaines obligations féodales dont ils se prétendaient exempts par les chartes de plusieurs anciens comtes d'alençon et de plusieurs Rois de France. Louis XI mande au bailli d'examiner attentivement cette affaire et de la juger conformément au bon droit (Paris, 12 juillet 1475). Mandement de Louis XIV accordé à la requête des religieux de Perseigne et ordonnant à tous huissiers et sergents d'assigner à son conseil les procureurssyndics, collecteurs et habitants des paroisses qui avaient porté indûment lesdits religieux et leurs gens aux rôles des tailles et autres impositions pour les biens que l'abbaye possédait dans lesdites paroisses (Paris, 4 mai 1661). H (Rouleau.) Parchemin, de O m. 90 de longueur, sur O m 16 de largeur. XVIII e siècle. Copie de titres: 1 Charte de Guillaume, comte de Ponthieu, de l'année 1145, déjà analysée, à l'art. H Charte de Robert, comte d'alençon, fils du comte Jean, qui était fils de Guillaume, comte de Ponthieur et d'alençon. Une contestation s'était élevée entre les moines de Perseigne, d'une part, et Philippe de Randonnay et Guillaume Cotinel, gardes des forêts d'écouves (de Escobis), de Bource (de Bursa), de Blavon (de Blavone) et de Perseigne (de Persenia), d'autre part, au sujet du droit que les religieux prétendaient avoir de prendre dans lesdites forêts des cercles et des merrains pour leurs pressoirs de Beaumont (de Bellomonte), de Eresnay (de Freneio), et de Ballon (de Baladone), situés hors de la terre du comte. Celui-ci, voulant mettre fin à ce différent, et, en même temps, témoigner de son grand amour pour Perseigne, où il désire être enterré, donne aux religieux, le droit d'usage dans ses susdites forêts, sans aucune restriction, avec les droits de panage et d'herbage pour leurs porcs et autres bestiaux, et défend à tous ses officiers et gardes desdites forêts de troubles en quoi que ce soit l'exercice de ces droits (sans date, fin du XII e siècle ou commencement du XII e ). 3 Charte du même, règlant, dans un sens analogue, une autre contestation entre les religieux de Perseigne et Philippe de Randonnay (de Randonnago), garde des forêts de Perseigne et de Blavon, qui refusait de reconnaître à l'abbaye le droit d'usage in haiis, sive parchis, in defensis sive defaiis desdites forêts (sans date, fin du XII e siècle ou commencement du XIII e ). 4 Charte de Louis IX, roi de France. Saint Louis ratifie la concession de 55 acres de terre labourable que Guillaume de Verbreia, son bailli, avait faite aux moines de Perseigne dans la forêt de Bourse, pour les indemniser de la perte du droit d'usage dans les essarts de ladite forêt donnés aux religieux du Trésor (de Thesauro Nostre Domine). Il veut que les hommes qui habiteront cette terre soient à jamais libres et francs de toutes coutumes et exactions séculières et il autorise les religieux à prende dans la forêt de Bourse le bois nécessaire aux constructions qu'ils jugeront à propos d'entreprendre sur leur nouvelle possession. Il confirme en outre les donations faites à Perseigne, par Hervé, autrefois seigneur d'essei (Essai), par Raoul Labbe, par Girard Trousenael, par Jean Bigot, d'essai (de Esseio), par Guillaume Livrarot ou Livarot, par Renaud le seigneur de Buresart, par Robert d'essai (de Esseio), autrefois chanoine de Rouen, et reconnaît à ladite abbaye le droit de posséder, ce qu'elle tenait de libéralité d'hugues de Beaumont (de Bellomonte), apud Osseium (Ozé); les biens qu'elle avait à Alençon; les herbergements de Coulombiers (Columbariis), de Approlle et de Plantaiz (Le Plantis); la dîme de Forge, et, en général, tout ce qui appartenait à l'abbaye dans le comté d'alençon; la dîme de la paroisse de Goduchon (Godisson) et le tierçage (tercionariam) de Menillo Rudulfi, ainsi qu'il est dit dans les chartes de feu Jourdan, évêque de Lizieux, de R.Q. et G. de Cohardon, seigneurs de Goduchon. Le Roi déclare encore que les moines et leurs successeurs seront exempts de toutes coutumes pour tout ce qu'ils auront à vendre, acheter ou transporter dans sa terre et qu'ils auront droit d'usage dans ses forêts de Bursa et Excobis (Bourse et Écouves), conformément aux chartes de Guillaume comte de Ponthieu, et de Jean et de Robert comtes d'alençon (Actum apud Perseniam anno incarnati Verbi MCCXLVIII, menses maio). 5 Lettres de Jean de Harecourt, chevalier, seigneur de Sonnays, vicomte de «Chetel Herant» (Châtelleraut), par lesquelles il enjoint à ses baillis, prévôts et autres qu'il appartiendra de ne porter désormais aucune atteinte au droit de justice que les religieux de Perseigne avaient sur les terres de l'abbaye. Cette défense avait été motivée par une procédure que les officiers dudit seigneur avaient entreprises au sujet d'un homme qui s'était noyé dans un des étangs de Perseigne (4 mai 1313). 6 Charte de Robert, comte d'alençon, fils du comte Jean, par laquelle il règle un conflit, qui avait éclaté en son absence au sujet des droits d'usage dans les forêts de Perseigne et de

308 Blavon, entre les religieux de Perseigne, d'une part, et Robert, son sénéchal du Sonnois (terre nostre Sagonensis), et Eudes Cotinel, garde des deux forêts susdites, d'autre, et qui avait été longtemps pendant devant la cour du Mans. Robert décide, du consentement des parties, que si les religieux ou leurs convers, gens de corvée (operarii), sergents, hommes donnés (donati homines) ou mercenaires abusent de leur droit d'usage dans lesdites forêts, soit en vendant ou donnant des bois qui ne doivent être employés que pour l'usage de l'abbaye, soit en faisant paître leurs bestiaux dans des endroits défendus, ou autrement, ils seront justiciables, savoir: les religieux et les convers, de leur abbé, qui les punira selon la rigueur de leur ordre; et les autres, des officiers du comte qui leur infligeront les amendes ordinaires; les mêmes dispositions sont applicables aux délits qui pourraient être commis dans les autres forêts du comte. Témoins: Richard, vicomte de Beaumont (Bellimontis), Eudes de Clinchamp (de Clincampo), Alain de Saint-Berthevin (de Sancto Berthevino), Richard de Millon, P. de Cortremblay, Eudes Lovel, G. de Nuillé (de Nulleio), G. de Corteilloles, Jean de Monthoudoul et plusieurs autres (Alençon 1211). 7 Charte de Richard, roi d'angleterre, duc de Normandie, comte d'anjou et du Maine, confirmant, à l'abbaye de Perseigne, les possessions suivantes: le lieu où est bâti le monastère; les granges de Saint-James et des Haies (de Sancto Jacobo et de Haiis; les terres de Landis; la grange de Ragoneria; les terres et les hommes de Lepochelerie; le lieu appelé Buignon, juxta Novum Castrum (Neufchâtel) et tout ce que les moines avaient eu à Neufchâtel; les granges de Altera et de Alba Landa (Blanchelande); les maisons et terres de Groiria et demenrienne (?); la grange de Thusca; les maisons et terres situées juxta stannum de Vado... (le reste du mot a disparu); les granges de Monte Populano, de Viridi monte, de Cortremblay, de Sicca Noa, de Claro Fonte, de Thoigneio de Vileta; les hébergements, maisons, pressoirs, terres et vignes de Fresneio, de Bellomonte, de Villa Picta, de Silleio Guillelmi (Fresnay, Beaumont, Villepinte, Sillé-le-Guillaume); les maisons et hommes de Montsor (de Montesoro); le moulin de La Bretesche et son étang et la mouture de Neufchâtel; les moulins et la mouture de Mamers, indivis avec les moines de Blois; le moulin de Forti Manerio; les maisons, vignes, pressoirs et revenus de Pireto (Peray), de Carboneriis (Charbonnières), de Sancto Blasio (Saint-Blaise), et de Coloniis (Coulaines) juxta Cenomannum; la grange de Roolers (Roullée), avec les prés, pâturages et pêcherie qui en dépendent; la grange de Malafia (Malèfre), cum nemoribus sicut extenduntur usque ad aquam que dicitur Sorel; la grange de Calceia: les champs et les prés de La Larre; les terres de La Boitle (?). De plus, le Roi concède aux religieux: le droit de chasse à toutes bêtes et le droit de justice haute et basse sur tous les biens qui précèdent; un bourgeois à Alençon; la maison de Jean Barate, située devant le château d'alençon, avec les jardins, dîmes et chenevières de Barra; le fief Barth... (Bartholemei); les deux tiers d'une dîme en la paroisse de Damigny (de Damigneio); des cens en la ville d'alençon; les maisons, terres et dîme de Coulombiers (de Columbariis), près d'alençon; les maisons, terres et hommes du Cercueil (de Sarcofago); les maisons, terres et dîme du Plantis (dou Plantaiz); le fief de Chaufour et ses dépendances; la dîme de Forges. Pour tous ces biens et autres possédés par l'abbaye, il accorde toutes sortes d'immunités et de franchises et assure aux moines leurs droits d'usage dans les forêts qui avaient appartenu à Guillaume comte de Ponthieu (sans date, fin du XII e siècle). 8 Charte d'arthur, duc de Bretagne, comte d'anjou, du Maine et de Richemond, par laquelle il confirme aux religieux de Perseigne les possessions suivantes: les maisons, vignes et pressoirs de Clarofonte (Clairefontaine), près Le Mans; de Carbonariis et de Coloniis (de Charbonnières et de Coulaines); les terres, prés, pâturages, hébergements et bois de Ruaudein (Ruaudin), les pressoirs, vignes et hébergements de Baladone (Ballon); les hommes et les choses des Goneschieres, en la paroisse Sancti Germani de Corulo (Saint-Germain-de-La-Coudre); tout ce qu'ils avaient in castellaniis de Freneioetde Bellomonte; le moulin de Forti Manerio et ses dépendances; le tènement de Barutel, avec le fief et moulin en dépendant; les moulins de Mamers, indivis avec les moines de Blois; la métairie de Noerio près de Vendôme, qui leur avait été donnée par Jeanne, comtesse d'alençon et dame de Bocheto; une maison in vico Sancti Beati (Saint-Bié), en la châtellenie de Vendôme; tout ce qu'ils avaient ès paroisses de Novo Castro (Neufchâtel), de Uncinis (Ancinnes), de Soonna (Sonne), de Liveto (Livet), de Maerollis (Marolles), de Pusellis (Pizieux), de Blaiva (Blève), de Pireto (Peray), de Ligneriis (Lignières), de Chaceyo (Chassé), de Montigneio (Montigny), et généralement tout ce qui leur avait été donné par les prédécesseurs d'artur ou par tous autres fidèles du Christ. Il leur accorde en outre exemption de tous ton-lieux, passages, pontages, péages, havages, halages, réparations de villes et châteaux, coutumes, corvées, etc., et les prend eux et leurs biens sous sa spéciale protection. Il leur renouvelle aussi la donation qu'il leur avait faite de 40 livres angevines de rente sur le boisselage du Mans (sans date)(<note/1>la fin de la charte n'a pas été transcrite sur le rouleau. En comparant la présente copie avec celle qui se trouve dans le manuscrit 5474, fonds Gaignières, Bibl. nat., on voit qu'en d'autres points encore elle ne reproduit pas intégralement le texte primitif, aujourd'hui perdu. La copie de Gaignières, après avoir énuméré les témoins de l'acte parmi lesquels figurent Constance, mère d'artur, Guillaume des Roches, sénéchal d'anjou, et Robert de Vitré, chantre de l'église de Paris, donne la date suivante: Actum est hoc anno Verbi incarnati millesimo ducentesimo vigesimo primo, mense decembris. Il y a là une grosse erreur au sujet de laquelle D. d'hérouville, religieux de Perseigne et auteur de la copie de Gaignières, écrivait à celui-ci (lettre du 21 septembre 1695, insérée au manuscrit précité): «Je crois que la deuxième chartre d'artur est fausse, puisqu'elle le fait vivre après Jehan-sans-Terre, Roy d'angleterre qui le fit mourir ce Roy étant mort, selon l'histoire en 1216 et ladite chartre étant datée de J'ay consulté l'original et il est cotté de même. Peut-être que l'écrivain se sera trompé en mettant 21 pour 1201, ou pour 1211.» Nous nous bornerons à faire observer que les deux dates de décembre 1201 et décembre 1211 sont aussi inadmissibles que celle de 1221, puisque Arthur de Bretagne mourut en 1203, et Constance, à la fin d'août ou au commencement de septembre 1201.</NOTE>). 9 Charte de Robert, comte d'alençon. Philippe de Randoneio (Randonnay) et Eudes Cotinel, gardes des forêts

309 d'écouves, de Bourse, de Perseigne et de Blavon, refusaient aux moines de Perseigne, le droit de prendre dans lesdites forêts le bois nécessaire à leurs maisons, hébergements et pressoirs de Clarofonte, juxta Cenomanum, de Carbonariis, de Coloniis, de Baladone, de Freneio, de Bellomonte, de Viridimonte, de Silliaco Guillelmi, de Braetel et de Columbariis: le comte tranche le différent tout à l'avantage de l'abbaye et lui accorde le droit d'usage dans lesdites forêts, non seulement pour les possessions ci-dessus énumérées, mais encore pour toutes celles qu'elle a dans les paroisses de Montigneio, de Encinis, de Goduchon, et de Plantaiz (Montigny, Ancinnes, Godisson et Le Plantis), et pour ses hébergements et métairies de Alba Spina, de Apprella, et de Sarcofago. Témoins: Lisiard évêque de Séez, Henri abbé de Saint-Martin de Séez, R. de Nulleio, R. de Garennis et plusieurs autres (sans date, fin du XII e siècle ou commencement du XIII e ). 10 Charte du même, relative aux abus et contraventions que pourraient commettre les religieux de Perseigne du leurs gens dans l'exercice de leur droit d'usage ès forêts dudit comte. C'est la reproduction de la pièce inventoriée ci-dessus sous la cote 6 ; il n'y a de changé que la date qui, ici, est de 1215 (apud Alenchonem), au lieu de Lettres de Jean, seigneur d'harcourt, et de Jeanne, sa femme, du mois de mars 1291, v. s., analysées ci-devant à l'art. H H (Liasse.) 5 pièces, parchemin. XVII e siècle. Inventaires des titres produits par les religieux, prieur et couvent de l'abbaye de Perseigne, de l'étroite Observance de Citeaux, pour justifier les droits d'usage, qu'ils ont dans les forêts de Perseigne, province du Maine, de Bourse, d'écouves et d'essai, province de Normandie, et dans toutes leurs appartenances et dépendances. Les documents cités dans ces inventaires sont d'abord les chartes ci-dessus analysées des comtes de Ponthieu et d'alençon, de Richard, roi d'angleterre, de Saint Louis, roi de France, puis: une charte de Robert, comte d'alençon, donnée à son retour de la Terre sainte, d'où il avait rapporté plusieurs belles reliques, entre autres une de la vraie croix (sans date); une charte de Jean, roi d'angleterre (sans date); une charte d'émery, vicomte de Châtellerault, seigneur du Sonnois (1240); une charte de Jean, fils et successeur du précédent (1274); un jugement rendu aux Grands Jours de la forêt de Bourse (1393); des lettres de Pierre, comte d'alençon (8 mai 1398 et 10 octobre 1402); des lettres de Jean, duc d'alençon (18 janvier 1454, v. s.); un acte confirmatif des droits et privilèges de Perseigne par les commissaires du Roi au fait et gouvernement de la justice et conseil des terres et seigneuries du duc Jean d'alençon, alors prisonnier pour crimes d'état (26 janvier 1457, v. s.); des lettres de Jean, duc d'alençon (12 décembre 1466); de Marguerite de Lorraine, duchesse d'alençon (24 février 1497, v. s.); de Louis XII, roi de France (7 octobre 1514); un arrêt du conseil de François I er, roi de France, défendant tous mauvais ménages et dégâts dans les forêts du duché d'alençon au préjudice des droits de l'abbaye (1523); des lettres de Charles, duc d'alençon et baron du Sonnois (17 septembre 1524); un extrait du règlement général de la forêt de Perseigne rendu entre le procureur général de l'ancien domaine de Navarre et les usagers de ladite forêt (4 septembre 1607); des lettres patentes de Louis XIV (mars 1660); un jugement en dernier ressort rendu par MM. Voisin et Le Féron, commissaires pour la réformation des Eaux et Forêts d'anjou, Touraine et Maine, entre le procureur du Roi de ladite réformation et les religieux de Perseigne (1668); un mandement de M. Hurault de Saint-Denis, grand maître des Eaux et Forêts de France, dans les provinces de Touraine, Anjou, Maine et Poitou, à Charles Biard, marchand adjudicataire de ventes en la forêt de Perseigne de délivrer à l'abbaye dudit lieu 80 cordes de bois de 8 pieds de couche, 4 de hauteur et 3 1/2 de longueur (1669), etc. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 4 pièces, papier Domaine. Paroisse d'ancinnes. Grande Baillée d'ancinnette et métairie de Pouplain. Baux à ferme de la Grande-Baillée d'ancinnette, contenant 40 journaux de terre labourable, par les religieux de Perseigne, à Jean Judel, moyennant 40 livres en argent et 12 livres de beurre par an (1725); par les mêmes à René Blavette, aux mêmes conditions (1737 et 1747); par les mêmes au même, moyennant 55 livres en argent et 12 livres de beurre (1755); par les mêmes, à Jean Bansard, moyennant 60 livres en argent et 18 livres de beurre (1774). Bail à ferme de la métairie de Pouplain et de la Grande Baillée d'ancinnette par lesdits religieux à Jacques Richer, moyennant 2,100 livres par an (1783). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Domaine. Paroisse d'ancinnes. Terres de La Haise-Groumy et Baillée des Mohains. Bail à ferme de La Haise-Groumy et de la Baillée des Mohains par les religieux de Perseigne à la veuve César Gougeon, moyennant une redevance annuelle de 24 livres en argent pour La Haise-Groumy et de 10 boisseaux de froment pour la Baillée des Mohains (1747). Bail à ferme de La Haise-Groumy, par les mêmes à Jacques Richer, moyennant 72 livres en argent et 12 livres de beurre par an (1787). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin Domaine. Paroisse d'ancinnes. Champs des Hannotières. Baux à ferme des Champs des Hannotières par les religieux de Perseigne: à Pierre Ricordeau, moyennant 8 boisseaux et demi de froment et 2 chapons par an (1753); à Julien Ruel, aux mêmes conditions (1762); à Louis Boisseau, moyennant 12 boisseaux par an (1771). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin Domaine. Paroisse d'ancinnes. Possessions diverses. Baux à ferme: par l'abbé commendataire Léonard Péricaud, prêtre, chapelain de Monsieur et de Madame, à René Bazoches, d'un tènement de terres éparses appelé Les Bureaux, moyennant 72 livres par an et 27 livres de pot-de-vin (1783); par les religieux à François, Louis

310 et Julien Cabaret frères, des terres de la Baillée des Chesnots, celles du Clos aux Moines, des Baillées de Vaumulons et des Ardrillers, moyennant 20 boisseaux de froment et 6 livres en argent par an (1784). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse de Béthon. Bordage de Vermont. Bail à ferme du bordage de Vermont, par les religieux de Perseigne à Jean Burin, moyennant 180 livres par an. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Contilly. Métairie de Clairefontaine. Baux à ferme de la métairie de Clairefontaine: par Claude Boullenger, trésorier de France en Guyenne, agissant au nom et comme procureur de l'abbé commendataire Charles Turpin, à Jean Bugleau, moyennant 550 livres tournois, 4 boisseaux de pois, 40 livres de beurre salé, 12 chapons et 2 journées de charroi à Ballon pour transporter le vin des religieux, le tout par chaque année (1636); par l'abbé commendataire Léonard Péricaud, à Julien Cabaret, moyennant 1,600 livres par an (1783). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Coulombiers. Dîme. Baux à ferme de la dîme de Coulombiers par les religieux de Perseigne: à Renée Godfroy, veuve de Pierre Fromentin, de Fresnay, moyennant 1,200 livres par an (1780); à M e Guillaume-Joseph Thébault, curé de Coulombiers, moyennant 1,400 livres (1788). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse de La Poôté. Métairies du Plein-Poirier et du Noyer. Bail à ferme du Plein-Poirier et du Noyer par les religieux de Perseigne, à Jean Gaucher, moyennant un loyer total de 750 livres, 4 canards, 8 poulets, 12 livres de sucre et deux poids de chanvre, par an. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Domaine. Paroisse des Aulneaux. Herbage du Parc-aux-Moines. Baux à ferme du Parc-aux- Moines, par les religieux de Perseigne: à Jean Bugleau, moyennant 6 livres par an (1753); au même, moyennant 10 livres (1762); au même, moyennant 12 livres (1780). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse du Plantis. Dîme. Bail à ferme de la dîme du Plantis par les religieux de Perseigne, à Michel Lamy, moyennant 250 livres par an. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse de Lignières-la-Carelle. Champ de L'Ouche Sechenos. Bail à ferme de L'Ouche Séchenos par les religieux de Perseigne aux époux Jacques Frenet, de Chassé, moyennant 100 livres en argent, 13 livres de beurre frais au mois de mai, autant à l'époque des regains, un bon agneau gras à Pâques, le tout par chaque année de jouissance. H (Liasse.) 2 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Louvigny. Métairie de L'Aubespine ou de La Petite-Moinerie. Baux à ferme de la métairie de L'Aubespine, autrement La Petite-Moinerie: par Jean Guestre, sieur de Champeaux, demeurant à Mamers, agissant au nom de Philippe-Jean Guestre de Préval, abbé de Perseigne, à Cathérine Jary, veuve de Sébastien Lorin, de Saint-Rémi-du-Plain, moyennant 95 livres et 4 chapons par an (1674); par les religieux à François Cabaret, moyennant 120 livres (1768). H (Liasse.) 3 pièces, papier Domaine. Paroisse de Louzes. Pièces de terre. Baux à ferme par les religieux de Perseigne à François Forton, de 3 lottereaux de terre, près le lieu du Hameau, l'un appelé le Champ Houis, l'autre le Champ Marest et le 3 e le Champ Fleury, moyennant un loyer annuel: de 24 livres, 2 poulets et 1 boisseau d'avoine (1781); de 30 livres (1789). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Ville de Mamers. Moulins. Bail à ferme des moulins de Mamers, par les religieux de Perseigne et demoiselle Marie-Michel Georget, fermière générale du prieuré de Mamers dépendant de l'abbaye de Saint-Laumer de Blois, à Marin Demande, moyennant 1,400 livres par an. H (Liasse.) 4 pièces, papier Domaine. Paroisse de Marolles-les-Braults. Lieu de Pré-Robert et pièces de terre diverses. Baux à ferme du Pré-Robert: par l'abbé commendataire, Paul d'aldebert de Commelles à Michel Gasnier, moyennant 180 livres par an (1746); par Jean-André Hayer Le Camus, vicomte et lieutenant général de police de Sées, agissant au nom de l'abbé commendataire Léonard Péricaud, à René Tizon, moyennant 700 livres par an. Bail à ferme de 6 journaux et demi de terre labourable, en 3 pièces, par les religieux à Alexandre-Louis Tison, moyennant 36 livres et 6 poulets par an (1785). H (Liasse.) 8 pièces, parchemin Domaine. Paroisses de Marolles-les-Braults et de Monthoudou. Lieux de La Moinerie et de La Brière, terres de La Croix et dîme de Manone. Baux à ferme de la métairie de La Moinerie: par M e Jacques Guestre, sieur de La Motte, receveur au grenier à sel de Mamers, agissant au nom de Philippe-Jean Guestre de Préval, abbé commendataire de Perseigne, à René Rousseau, moyennant 300 livres et 12 chapons par an (1701); par les religieux de Perseigne à Michel Violette, moyennant 300 livres (1709); par l'abbé commendataire Paul d'aldebert de Commelle à François Boulay, moyennant 360 livres (1746). Baux à ferme de La Moinerie et des terres de La Croix:

311 par les religieux de Perseigne, à François Boulay, moyennant 300 livres en argent, 2 chapons et 20 livres de beurre (1732); par les mêmes au même, moyennant 320 livres en argent, 2 chapons et 2 livres de beurre (1745). Baux à ferme: de La Moinerie et de La Brière, par les religieux à François Boulay, moyennant 410 livres et 2 chapons (1758); de La Moinerie, de La Brière et de la dîme de Manone, par l'abbé commendataire Léonard Péricaud à François Boulay, moyennant 1,350 livres (1783). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse de Monthoudou. Lieu de L'Enfer. Bail à ferme du lieu de L'Enfer, par les religieux de Perseigne, à Jean Renard, moyennant 200 livres, 4 poulets et 2 boisseaux de bons pois haricots. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin; 5 pièces, papier Domaine. Paroisse de Neufchâtel. Lieux du Vieil-Aistre, de La Grande Grouas, des Petites Landes, de La Fontaine, de La Feuvrie, et des Baillées. Baux à ferme: du Vieil-Aistre, par les religieux à Étienne Jobin, moyennant 450 livres en argent, 12 jours de harnois, 12 poulets, un agneau, 3 poids de chanvre, et 50 livres de beurre par an, plus 350 livres de pot-de-vin (1780); de La Grande Grouas, par les mêmes à la veuve François Ruel, moyennant 72 livres en argent et 16 livres de beurre (1781); des Petites-Landes, par les mêmes à Jacques Bretton, moyennant 72 livres en argent et 36 livres de beurre (1781); de La Fontaine, par les mêmes, à Sébastien Gosnet, moyennant 24 livres (1785); de La Feuvrie, par les mêmes à Julien Gommas, moyennant 60 livres en argent et 20 livres de beurre (1785); des Baillées, par les mêmes, à Pierre Tessier, moyennant 100 livres (1787). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Domaine. Paroisse de Neufchâtel. Lieux du Grand-Étang, du Pavement, de Sainte-Maurille, de L'Épinay, d'antenaise, de l'apothicairerie et des Maisons-Neuves. Baux à ferme: du Grand-Étang, par l'abbé commendataire Léonard Péricaud, à Louis Métayer, moyennant 90 livres par an (1783); des Pavements et de Sainte- Maurille, par le même, à Michel Besnard, moyennant 150 livres (1783); de L'Épinay, par le même, à François Bourgetteau, moyennant 250 livres (1783); d'antenaise, par le même, à Martin Jousselin, moyennant 660 livres (1783); de L'Apothicairerie, par les religieux à Jean Colin, moyennant 380 livres, 4 poulets et 20 livres de beurre (1785); des Maisons-Neuves, par les mêmes au même, moyennant 280 livres (1789). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 3 pièces, papier Domaine. Paroisse de Neufchâtel. Prés des Marais et lieux de La Petite-Foucaudière et de La Perdrillière. Baux à ferme: des prés des Marais, dépendant du moulin de La Bretesche, par les religieux de Perseigne à Michel Auger, moyennant 30 livres par an (1674); de La Perdrillière, par les mêmes à François Dubois, moyennant 300 livres en argent, 50 livres de beurre, 12 poulets, un poids de chanvre et 6 jours de harnois par an (1783); de La Petite-Foucaudière, par les mêmes à Claude Hatton, moyennant 60 livres en argent et 8 livres de beurre (1789). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse de Nourray, en Vendômois. Métairie du Petit-Perseigne. Bail à ferme du Petit- Perseigne, par les religieux à Jean-Baptiste Fouchard, moyennant 450 livres par an. H (Liasse.) 8 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Pizieux. Métairie de La Malvoisinière. Baillée à vie de la métairie de La Mauvaisinière, par Catherin, abbé de Perseigne, et après enchère publique, à noble homme Jacques de Vaugirault, seigneur de La Moncelière, moyennant 20 livres par an (1540). Mandement donné par Jean, abbé de Cîteaux, au diocèse de Chalon-sur-Saône, et général de l'ordre, à l'abbé de L'Épau (Beate Marie de Pietate), pour que celui-ci ait à procéder à une enquête de commodo et incommodo au sujet du contrat passé entre l'abbaye de Perseigne et Jacques de Vaugirault (Cîteaux, 17 juillet 1550). Procès-verbal dans lequel Jean Cheval, abbé de Nostre-Dame de La Pitié- Dieu, autrement dict L'Espau, expose à l'abbé de Cîteaux que la maladie l'empêchant de terminer l'enquête ordonnée sur la commodité et l'incommodité de la baillée faite par l'abbaye de Perseigne à Jacques de Vaugirault, sieur de La Guérinière, du lieu de La Mauvaisinière, il délègue à sa place frère Jean Langloys, religieux de L'Épau (20 août 1551). Délégation dudit abbé de L'Épau audit Jean Langloys (3 septembre 1551). Procès-verbal de frère Jean Langlois relatant qu'il s'est transporté à Pizieux en compagnie de M e Jacques Dorenge, licencié ès lois, secrétaire ordinaire de l'abbaye de L'Épau; qu'ils sont descendus en la maison de damoiselle Rose Danes, dame de Bonvoisin; qu'ils sont allés de là à La Malvoisinière, où demeure noble homme Jacques de Vaugirault, sieur de La Moncelière et sa femme, et où ils ont entendu des témoins sur les valeur, état, essence, composition et commodité de La Malvoi sinière et qu'enfin ils ont fait visite et montrée dudit lieu (5 septembre 1551). Ratification, par l'abbé de Citeaux, du contrat de baillée de La Malvoisinière qu'il a reconnu avantageux à l'abbaye de Perseigne (Datum in domo nostra de Vogeolo prope Cistercium, 17 novembre 1551). Transaction entre François de Rye, haut doyen de Besançon, abbé de Perseigne, et Denis Boyvin, sieur des Douastières. L'abbaye de Perseigne renonce, moyennant 900 livres, au droit de réméré qu'elle prétendait exercer sur La Malvoisinière, laquelle avait été vendue à Fouques de Biars et était passée de la possession de celui-ci en celle de Jacques de Vaugirault, puis de Marin de Vaugirault, son fils, et enfin dudit Boivin (1603). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Roullée. Pré des Livrées. Arrêt du Grand Conseil maintenant, contre Jean Vasse, lieutenant criminel au Mans, l'abbaye de Perseigne, représentée par son abbé commendataire Charles Turpin, en possession de 36 arpents de pré appelés Les Livrées (1642). Bail à ferme des Petites-Livrées, par les

312 religieux de Perseigne à dame Anne Leprince, veuve du sieur François Bredin, marchand, moyennant 200 livres par an (1788). H (Liasse.) 9 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Saint-Germain-de-La-Coudre. Bordage des Gonachères. Baux à ferme des Gonachères: par Denis Boyvin, sieur des Douastières, fermier général de Perseigne, à Robert Moire, moyennant 16 écus deux tiers par an (1588); par D. Jean Le Conte, docteur en théologie, ancien abbé de La Charité-sur-Lezine, supérieur de Perseigne, et la communauté dudit lieu, à Charles Laumaillé, moyennant 65 livres (1677); par les religieux, à Mathurin Nerrier, moyennant 60 livres (1713); par les mêmes, à Nicolas Le Boul, moyennant 70 livres (1728); par les mêmes, à Marie Le Boul, veuve de Pierre Desprez, moyennant 80 livres en argent et 13 livres de beurre (1748); par les mêmes, à Guillaume Besnier, moyennant 120 livres en argent, 20 livres de beurre et 2 poulets (1785). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin Domaine. Paroisses de Saint-Paul-le-Vicomte et de Roullée. Possessions diverses. Baillée, par les religieux de Perseigne à Guillaume Béguin, moyennant 28 sols tournois de rente annuelle, d'un hébergement et de ses dépendances, sis en Saint-Paul, et d'un pré au lieu de Roncherolles, en Roullers (1339). Cession, par Jean Marie à Michel Marie, des Champs de l'abbaye et d'un lottereau de terre à prendre dans le champ du Cosnier, en Saint-Polle-Vicompte; cette cession est faité à la condition que ledit Michel payera, au lieu et place dudit Jean, la rente de 60 sols moyennant laquelle les biens dont il s'agit avaient été baillés à ce dernier par les religieux de Perseigne (1633). Bail à ferme, par les religieux à François Marie, de 2 journaux de terre labourable, appelés le Parc Cosniart, en Saint-Paulle-Vicomte, près les biens de François de Beauvais, écuyer, sieur de La Rivière, moyennant 8 livres par an (1672). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Saint-Vincent-des-Prés. Terres de Bon-Valet. Baux à ferme de 4 loties de terres appelées les terres de Bon-Valet, par l'abbé commendataire Paul d'aldebert de Commelles, à Pierre Regnault, moyennant 33 livres par an (1746); par D. Yves Le Saulnier, prieur de Perseigne et tenant la ferme générale des biens de la mense abbatiale de ladite abbaye, à Pierre Renaud, moyennant 33 livres (1754). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Domaine. Paroisse de Saosne. Métairie de Blanche-Lande et champ des Roineries. Baux à ferme: de Blanche-Lande, par les religieux de Perseigne, à Michel Lunel, moyennant 100 boisseaux de blé froment et 100 boisseaux d'orge par an (1668), et à Joseph Lunel, moyennant 1,466 livres en argent, 2 moutons gras et 20 livres de beurre de regain, par an (1786); de La Roinerie, par l'abbé commendataire Léonard Péricaud, à François Tison, moyennant 30 livres par an (1783). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Saosnes. Métairie de La Porte et de La Cour et Baillée au Chartier. Baux à ferme: de La Porte et de La Cour, par les religieux à Jean Guihou, moyennant 225 livres en argent, 25 boisseaux de blé et 4 chapons (1746); de la Baillée au Chartier, par les mêmes au même, moyennant 25 boisseaux de froment, 12 boisseaux d'orge et le payement des rentes seigneuriales (1747). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin Domaine. Paroisses de Sacsnes et des Mées. Lieu du Pruillier. Baux à ferme du Pruillier, sis à Guéchaussé, ès paroisses de Saosnes et des Mées, par les religieux de Perseigne: à Balthazar Caultier, moyennant 30 livres par an (1655); à Louis Monguillon, moyennant 60 livres en argent, 1 agneau et 30 livres de beurre par an, plus 500 livres de pot-de-vin (1784). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse de Thoigné. Lieu de La Planchette. Bail à ferme du lieu de La Planchette, par les religieux de Perseigne, à Jean La Croix, moyennant 400 livres en argent, 1 agneau, 40 livres de beurre, 6 chapons, 1 boisseau et demi de lentilles et 1 boisseau d'orge, par an. H (Registre.) Petit in-f, 271 et 109 pages, papier Comptes des recettes et dépenses générales de la mense conventuelle, tenus par le cellérier ( ). Janvier Reçu pour poisson vendu à M. de L'Isle 20 livres. Donné au bonhomme Prophète 10 sols qu'il avait prêtés à D. prieur. Donné à des pauvres passants d'hybernie 5 sols. Février Donné à un pauvre d'hybernie 2 sols. Mars Pour du clou de girofle, poivre et muscade achetés, de deux marchands passants, 71 sols; pour une rame de papier, 40 sols. Donné au sieur de Saint-Michel, envoyé à Bellesme «pour voir nostre grand autel,» 30 sols. Avril Donné à un pauvre honteux par aumône dans le saint temps de Jubilé, 60 sols. Donné aux pauvres du Mandatum, le jeudi absolu, 12 sols. Mai Pour une petite paire d'heures, pour Julian Davoust, 3 sols. A Rivière, qui a ouvert le chien Bataille «que nous croyons estre empoisonné,» 10 sols. Au Petit Pierre, de René, pour avoir de quoi lui faire un haut-de-chausse et pourpoint de droguet, 40 sols. Juin Pour un chapeau, acheté à Mamers pour la communauté, 4 livres 10 sols A D. prieur allant en voyage à La Délivrande (lieu de pèlerinage près Caen), pour la communauté, 6 livres, Août Donné par D. prieur, estant à Bellesme, aux ouvriers de l'autel, 62 sols, 6 deniers. Pour une douzaine de cuillères et fourchettes d'acier, 6 livres. Pour une croix d'argent, achetée à D. Bernard, 42 sols. Pour un calice d'argent, 60 livres. Pour deux pains de sucre, clou de girofle, gingembre, poivre et canelle 15 livres 10 sols. Septembre A D. prieur allant à Paris à l'assemblée de

313 nos pères, pour sa dépense, 17 livres. Février A M. de La Croix Chauvel, pour reste de ce qui lui était dû pour avoir refait nos cloches, 38 livres 4 sols. Mars Pour 6 douzaines de cuillères de buis, 6 livres. Pour le droit de visite, donné au R. P. abbé de Foucarmont, 15 livres. A un garçon qui a reconduit le R. P. abbé de Foucarmont, pour sa dépense, 6 livres. Septembre Donné aux maçons qui ont travaillé au grand autel, un écu. Octobre Pour du pain à cause de quelques hôtes de qualité, 30 sols. A un maçon, pour payer et accommoder le haut du grand autel, 15 sols. A un homme qui a apporté les vitres du grand autel, 15 sols. Novembre Aux Monteans, pour avoir fait et placé le grand autel de céans, 280 livres qui restaient à payer. Donné à des voyageurs de Saint-Jacques, 2 sols. Décembre Pour de la chair à des infirmes, 16 sols. Juin Baillé à un novice s'en retournant au siècle 15 livres. Baillé au révérend abbé de L'Estoille, pour la pension de M. Guiton qu'il nous avoit mis entre les mains 100 livres. Août Baillé à Mallet, m e sculpteur, qui a fait une porte au grand tabernacle et pour avoir fait un dessin pour achever ledit autel, 6 livres 10 sols. Pour une grande lampe de cuivre façonnée pour l'église, 24 livres. Payé au meunier d'ive (de Dives, en Marollette), pour permettre que l'on prît de l'eau minérale en son jardin, 15 sols. Baillé à deux hommes qui sont allés quérir des figures au Mans, 6 livres. Payé pour une douzaine de cuillers et fourchettes d'argent, 128 livres 11 sols. Septembre Pour des petits clous et de la dentelle d'argent à mettre au tabernacle, 4 livres. Octobre Payé pour des instruments à nos confrères qui tournent, 3 livres. Février A des pauvres Hybernois, 5 sols. Avril A un pauvre ecclésiastique Hybernois, 30 sols. Juin A M. de La Vallée, imprimeur d'alençon, pour registres de papier blanc, livres de cérémonie et de philosophie et autres fournitures, 36 livres. Juillet 1660, A un gentilhomme breton revenant de l'armée, 15 sols. Janvier Pour 2 volumes du Chrestien intérieur, achetés au Mans, 30 sols. A Mallet, pour avoir achevé le grand autel suivant le marché fait avec lui, baillé 228 livres, y compris des grappes de fer qu'il a fournies. Pour craie et colle pour peindre les côtés du grand autel, 42 sols. Juin Pour des paëllettes pour servir quand on se fait tirer du sang, 14 sols. Juillet A Tisonnier, pour avoir tiré de la pierre chaude à faire le fourneau, 4 livres. Septembre Pour la signification des arrêts du Conseil et Parlement pour la réforme à Fontaine-Daniel et Champagne, 50 livres. Décembre A trois petits écoliers qui vinrent du Mans ici et n'ayant de quoi s'en retourner, donné 3 sols. Janvier Pour un millier d'huîtres, à 6 sols le cent, 3 livres. Octobre A Briant, allant à Courtomer quérir le fontainier pour achever notre fontaine, 10 sols. Mars Pour deux peaux de blaireau pour mettre sur la tête de nos boeufs, 35 sols. Septembre Pour avoir fait ferrer 17 porcs et la cavale de Thironneau 23 sols, etc. Dans le même registre, mais sous une pagination différente, sont transcrits: l'arrêt de partition du temporel de Perseigne, rendu entre l'abbé commendataire Charles Turpin et les religieux, le 31 mars 1640; diverses pièces relatives à la même affaire; des baux de plusieurs terres de l'abbaye, des années ; des notes relatives aux métairies du Petit-Perseigne et de Noré ou Nourray, dans le Vendômois. H (Registre.) In-f, 63 feuillets, papier Comptes des recettes et dépenses générales de la mense conventuelle tenus par le cellérier pour l'année Avril. Payé un écu pour 12 livres de riz et 21 sols pour 12 livres de mil. Payé 4 livres 10 sols pour 21 livres de beurre frais. Mai. Payé à diverses fois pendant ce mois, 9 livres 6 deniers pour 90 douzaines d'oeufs. Août. Payé à la foire de Guibray (de la Guibrée), 48 livres pour 128 livres d'huile d'olive nette, à raison de 7 sols 6 deniers la livre. Juin. Payé 4 livres 12 sols 6 deniers pour 9 livres et un quart de sucre à 10 sols la livre, pour faire des confitures pour les malades. Juillet. Donné 10 sols pour une petite fiole d'eau de la Reine de Hongrie. Donné à Lucas 5 sols pour aller quérir de l'eau minérale à Bellesme pour un infirme. Payé 11 sols pour des pigeonneaux pour M. le grand maître des Eaux et Forêts, malade céans. Avril. Payé 15 sols pour 2 livres de savon et 14 sols pour 3 journées et demie de femmes à faire la lessive. Alloué 10 sols au fermier du moulin de La Bretesche pour la teinture de deux robes en brun pour nos frères convers. Juillet. Payé 36 sols à Momerel, tailleur, pour 6 journées. Août. Payé à la foire de Guibray: 129 livres pour une finette de Saint-Lô, contenant 35 aunes et demie; plus 54 livres pour une demi-pièce de raze de Saint-Lô, contenant 22 aunes; plus 28 livres 15 sols pour 10 aunes de serge de Londres noire. Mars. Payé 4 livres 10 sols pour deux exemplaires de la traduction des oeuvres de Dorothée faite par le R. P. abbé de La Trappe. Payé 9 livres pour une douzaine et demie de boîtes de gelée de Renette envoyée à Paris et 45 sols pour le port. Avril. Payé 40 sols pour deux exemplaires d'un livre intitulé Poésies chrétiennes. Payé 15 sols pour l'impression des billets de mort de feu D. Jean de Fontaine-Marie. Payé 5 sols pour avoir fait raccommoder une aiguière et un pot de chambre d'étain. Payé 9 sols pour la dépense de deux personnes qui sont allées à Alençon porter et faire présent de quelques pièces de sanglier. Août. Payé 8 sols pour deux journées à fourbir la vaisselle. Payé au voiturier, 4 livres 13 sols pour avoir voituré jusqu'à La Fresnaye toutes les marchandises par nous achetées à Guibray, à raison de 20 sols pour cent, y compris 8 sols par lui payés à ladite foire pour certains droits dus au poids du Roi. Août. Payé à la foire de Guibray 173 livres pour un ornement complet de brocatelle rouge avec les parements de satin blanc en broderie de soie et passement d'espagne d'or et d'argent faux, savoir la chasuble, les deux dalmatiques et un grand parement d'autel. Octobre. Envoyé une lettre de change de 70 livres au sieur Flavigny, maître brodeur à Rouen, pour fourniture d'une chappe assortie à l'ornement ci-dessus. Payé 146 livres à M e Masson, marchand à Paris, suivant l'ordre dudit Flavigny, brodeur, pour un ornement de damas vert garni de point d'espagne d'or faux, avec dentelle, galon et frange aussi d'or faux; ledit ornement contenant une chasuble et un voile, deux dalmatiques et un devant d'autel, pour quoi il est entré 17 aunes de damas. Avril. Donné 10 sols à deux pauvres de la paroisse allant à Saint-Meen. Octobre. Donné 8 sols à un pauvre malade, plus 7 sols à deux pauvres allant à Saint-Meen.

314 Décembre. Payé 9 livres pour 10 aunes de serge sur fil à habiller les pauvres. Juillet. Payé 15 livres 15 sols pour 3 aunes et demie de serge de Saint-Lô à 4 livres 10 sols l'aune pour habiller frère Étienne Gruel, étudiant au collège des Bernardins. Plus 4 livres 10 sols pour 3 aunes de serge d'aumale noire à faire un scapulaire et chaperon noir audit frère Étienne. Donné deux louis d'or au R. P. visiteur pour ses droits de visite. Août. «Le 16 e d'aoûst, je suis party d'icy avec le frère Isac (c'est le cellérier qui parle), pour aller faire nos emplettes à la foire de Guibrée et sommes revenus ici le 21 et ay payé pour nostre dépense pendant ledit voyage, s. 6 d.,» etc. H (Registre.) In-f, 73 et 370 pages, papier Comptes des recettes et dépenses générales de la mense conventuelle. Recettes: Pour le mois de janvier 1784: total, 3,955 livres 17 sols; pour le mois de décembre, id. 279 livres 15 sols 7 deniers; pour le mois de janvier 1790: 450 livres; pour le mois de mai, id. 692 livres 4 sols 6 deniers. Dépenses: 6 janvier pains à chanter: 15 sols. 24 janvier 1784, pour 4 chapons de Mamers: 3 livres 6 sols. 26 février 1785: 48 tourtes de pain pour les pauvres, à 21 sols: 50 livres 8 sols. 18 septembre 1785: pour 12 canards et 2 poules: 12 livres. Aumônes de 1786: 337 livres 18 sols. Mars Donné pour le lavement des pieds aux Apôtres: 2 livres 11 sols. Donné aux confrères, pour étrennes: 168 livres. Gages payés par la communauté en 1788: à l'aide de cuisine, 36 livres; au boulanger, 72 livres; au 1 er bouvier, 72 livres; au 2 e bouvier, 40 livres; au chaudronnier, 24 livres; au feudiste, 600 livres; au 1 er garde, 100 livres; au 2 e garde, 100 livres; au garçon deshôtes, 100 livres; au jardinier, 100 livres; à la lingère, 60 livres; à la ménagère, 45 livres et un mouchoir; à la vachère, 24 livres et un mouchoir; au cuisinier, 186 livres. Mars Payé pour deux carottes de tabac à Alençon, 22 livres 5 sols 9 deniers; dépensé à l'assemblée d'alençon pour déjeuners entre confrères, 24 livres. Mai Payé un veau distribué aux pauvres de Neufchâtel: 24 livres etc. H (Registre.) In-4, 44 feuillets, papier Registre des entrées de novices, des professions et décès des religieux avec des notes sur un grand nombre d'entre eux. 2 juillet 1645: admission au noviciat de Joseph Bourée, d'aillères. 20 août 1651: id. d'albérie de Vienne, d'alençon. 27 décembre 1654: id. de Jacques du Pontolivier, de Saint-Baumer. 4 février 1657: id. d'alain Morony, natif d'hybernie, diocèse de Mommonie. 24 février 1657: id. de David Blac, aussi natif d'hybernie. «Il a esté renvoyé à La Colombe, où il a laissé l'habit le 29 e juin 1658, pour quelques imperfections préjudiciables à la religion.» 15 août 1657: id. de Bernard du Telley, natif de Nantes. «il est mort abbé de L'Étoille, dans son abbaye.» 13 novembre 1657: id. de Jean Lamoureux, natif de Guérande. «A receu l'habit de novice de choeur des mains de monsieur le suffragant de Sées, évesque de Darda, en Hybernie, religieux de nostre ordre.» 5 mai 1658: id. d'urbain Pannetier, natif d'ernée et âgé de 17 ans. «Il est mort saintement prieur à La Trappe en 1675, après avoir quitté volontairement, contre le gré des supérieurs et religieux de céans, la charge de prieur qu'il y exerçoit dignement.» 14 juin 1658: id. de Philippe de Reux, natif de Chinon, âgé de 19 ans. «Le 28 du mesme mois monsieur son frère et madame sa mère le firent quitter le saint habit par un arrest de la Cour surpris sur un faux énoncé, promettant de ne rester que 3 mois dans le siècle et puis revenir revestir le saint habit de religion, qu'il n'a quitté que par force avec tous les regrets de sa part qui se puissent imaginer; il répandit plusieurs larmes et en tira des yeux de plusieurs personnes de considération.» 3 août 1658: id. de Philippe de Frébourg, de Memers (Mamers). 28 juin 1659: id. de Guillaume O'Brohy, de la ville de Kilduli, en Hybernie, âgé de 35 ans. «A quitté l'habit de novice le 16 août 1659 par inconstance et marque de ferveur.» 20 août 1659: id. de Guillaume du Chaussin natif du Louroux, diocèse de Nantes. «A quitté le saint habit le 21 octobre 1659 par inconstance et manque de zèle et affection à l'estat religieux.» 21 oct. 1660: id. de Jean-Baptiste de Semalé, de Sainte-Sabine, diocèse du Mans. 15 mai 1661: id. de François de Semalé, frère du précédent. Quitta ensuite l'habit. 13 juin 1663: id. de l'abbé de Rancé, le célèbre réformateur de La Trappe. «Dom Armand-Jean de Rancé, abbé commendataire de Nostre-Dame de la Maison-Dieu de La Trappe, de Paris, aagé de 37 ans, a reçu l'habit de novice le treiziesme jour de juin 1663, dans le chapitre, après midi, des mains du Révérend Père Prieur de la maison Dom Michel Guiton.» Même date: id. d'antoine Gelanne, du bourg de Gelanne en Champagne, âgé d'environ 25 ans. Dom Joseph Bernier, religieux, ancien profés du monastère de Nostre Dame de La Trappe, aagé d'environ 44 ans, commence son novitiat dans nostre estroitte observance le premier jour de septembre 1663.» «Frère Jean-François Cornuty, ancien profez du monastère de Nostre-Dame d'estamié, de l'ordre de Cisteaux, dans la province de Savoye, du diocèse de Tharantaise, reçeu l'habit dudict ordre le 10 may 1661, et le 14 e dudict moys de l'année suivante fit profession pour le susdict monastère, commença son noviciat dans nostre estroitte observance le 28 e septembre de l'année 1664, aagé d'environ 23 ans.» «Frère Claude Brachet de La Miltière receut ledit habit de novice des mains du R. abbé de La Trappe en la Maison-Dieu de La Trappe le 18 septembre, aagé de 27 ans, natif de la paroisse de Saint-Eustache dans la ville et archevêché de Paris.» 9 septembre 1727: sépulture dans l'église de Perseigne, vis-à-vis la chapelle Saint-Pierre, au-dessous du degré, de D. Charles Dergny, natif de la ville d'eu, profès de l'abbaye de Barbeau. 6 janvier 1730: sépulture, au coin de ladite chapelle Saint-Pierre, immédiatement au-dessous du degré qui règne depuis le choeur au pilier de cette chapelle, de D. Étienne Gruel, profès de Perseigne, docteur en Sorbonne, et qui avait été pendant ses 50 années de réligion régent de théologie au collège Saint-Bernard à Paris, prieur de Vauluisant et de Perseigne, et, en dernier lieu, proviseur pendant 3 ans dudit collège Saint-Bernard, d'où il était revenu depuis 1720 à Perseigne, à cause de ses infirmités. Il était mort à l'âge de 67 ans. 11 novembre 1753: inhumation dans l'église de Perseigne de D. Charles Rafflin, profès de l'abbaye de La Charmoye et prieur de Perseigne, âgé de 61 ans. 12 janvier 1767: décès de D. Bernard-Antoine de Villaucourt,

315 prieur de Perseigne, profès de l'abbaye de La Trappe, âgé de 75 ans. «Le 2 e novembre 1658, D. René Masnier, religieux de ce monastère de Perseigne, est décédé, demeurant pour lors au monastère des Clairets, diocèze de Chartres, aagé de 45 ans, dont il en avoit vescu 30 en religion; ça esté un de ceux qui a mis la réforme céans, ayant à cet effet généreusement souffert beaucoup de travaux et honoré l'ordre et sa maison dans les offices de souprieur et cellérier, Anima ejus requiescat in pace.» 2 janvier 1660: décès de D. André de Caignou, religieux de Perseigne, docteur de la faculté de Paris, âgé de 64 ans. «Le 30 décembre 1682, le R.P.D. Jean Le Conte, docteur en théologie de Paris et abbé de La Charité, profés de céans en 1625, après avoir travaillé à y faire mettre la réforme en 1637 et exercé plusieurs charges dans l'ordre, aiant résigné son abbaïe en 1670, et s'estant démis de la charge de supérieur de Perseigne en 1678, y est mort dans une heureuse vieillesse.» Catalogue des religieux de Perseigne de l'étroite observance depuis que la réforme a été introduite en ladite abbaye, en 1637, jusque vers Professions: de Michel Guiton (3 mars 1647); d'albéric de Vienne (22 septembre 1652); de Jacques du Pontolivier (9 janvier 1656); de Joseph Monthulé (25 juin 1659); de Jean-Étienne Romaigné, d'ambrières (21 septembre 1677); de Jacques de Lanchal, clerc logicien, fils de M. de Lanchal, trésorier de France en la généralité d'alençon et de M me Claude des Moulins, sa femme (31 juillet 1681); de Jean-Philippe Guestre de Champeaux, natif de Mamers, où son père était grenetier au grenier à sel (14 septembre 1681); «Le 3 e de mars de l'année 1708, messire Philippe-Jean Guêtre de Préval, abbé commendataire de cette maison est mort âgé de 56 ans, après avoir été abbé 36 ans. Il a laissé par son testament sa bibliothèque et sa chapelle, tant en argenterie qu'en ornemens, à condition qu'on lui diroit un an durant une messe tous les jours, et quatre services par an à perpétuité,» etc. H (Registre.) In-4, 4 feuillets, papier Registre des sépultures faites à Perseigne. Il ne contient que l'acte d'inhumation, dans l'église de l'abbaye, de Louise Guitton, femme de Sébastien Huden. H (Registre.) In-4, 2 feuillets, papier Registre des sépultures faites à Perseigne. Il ne contient qu'un commencement d'acte biffé, relatant l'inhumation, à l'abbaye, de Marguerite Grudé, femme de François Dubois, fermier de la Basse-Cour de Perseigne. H (Liasse.) 21 pièces, papier Minutes du notariat de la châtellenie de l'abbaye de Perseigne. Notaire: Jacques-Louis-Robert Michel. Contrat de mariage de Nicolas Thuaudel et de Marguerite Priel. Bail à ferme du moulin de Guibert, par les religieux de Perseigne à Joseph Demende, moyennant 345 livres par an. Projet de partage des biens de la succession des époux François Louvel, etc. H (Liasse.) 37 pièces, papier Minutes du notariat de la châtellenie de l'abbaye de Perseigne. Notaire: Jacques-Louis-Robert Michel. Contrats de mariage de Marin Laporte et de Françoise Tricot; de Jean Perrotel et de Françoise Noyer; de Louis Crétois et de Françoise Julienne; de François Graffin et de Julienne Lunel, etc. Bail à ferme, par Jean Odillard, sieur du Chesne, tuteur des enfants mineurs de feu Pierre Bourrelier et de Marie Odillard à François Lemoine, du bordage du Petit-Chaillou, moyennant 53 livres par an. Compte de tutelle rendu par François Brunet, de La Fresnaye, à Marie, Julienne et Marguerite Brunet, ses soeurs. Projet de partage des biens de la succession de Barthélemi Guibert, etc. ABBAYE DE TIRONNEAU. (ORDRE DE CÎTEAUX.) H (Liasse.) 2 pièces, papier. XII e siècle. Chartes. N... (le nom de l'auteur de la charte a disparu, c'est probablement un évêque du Mans), atteste: que Thomas de Pontoin (Ponthouin) avait donné à l'abbaye de Tironnel sa métairie de Campo Ros (Champroux); que les religieux avaient payé à Guiburge de Cadurcis (Chaourses) 25 sols, et à Massile, son fils aîné, 5 sols, pour que l'un et l'autre ratifiassent cette donation comme seigneurs suzerains, et à Guarino de... (ce nom a aussi disparu), une somme de 45 livres mançaises, pour la libération de ladite métairie qui lui avait été engagée; que Thomas avait accordé auxdits religieux le droit d'établir un moulin sur le cours d'eau traversant ledit lieu, bien qu'il eût déjà luimême un autre moulin en amont de cette rivière; que plus tard Renaud de Brolio et Robert de Pontenellis, qui avaient épousé les nièces de Thomas de Ponthouin, et pouvaient être un jour ses héritiers, s'il mourait sans postérité, contestèrent aux religieux la donation susdite; qu'en l'absence du roi Henri, qui était alors dans ses états d'outre-mer, le différend fut porté au tribunal de la Reine; que, là, les religieux demandèrent à leurs adversaires, ou de les laisser jouir en paix des choses qui leur avaient été aumônées, ou de les leur reprendre en remboursant l'abbaye des dépenses que la libéralité de Thomas de Ponthouin lui avait occasionnées; que, reconnaissant la bonne foi des religieux, la Reine et ses officiers, au nombre desquels était Hugues de Claeis, décidèrent que les moines donneraient 10 sols à chacun desdits Renaud et Robert, 5 sols à chacune de leurs familles et autant à Thomas de Ponthouin, à Guiburge de Chaourses et à son fils, moyennant quoi ils seraient confirmés, en tant que de besoin, dans la possession desbiens susdits; que cet accord fut consenti non seulement par les parties, mais encore par les fils aînés de Robert de Fontenelles et de Renaud du Breil, Mathieu et Thomas, qui eurent pour cela des moines, le premier 12 deniers et le second 2 sols, et par les autres enfants desdits Robert et Renaud, lesquels autres enfants reçurent 10 sols à partager entre eux; qu'enfin les moines s'engagèrent à servir chaque année à Thomas de Ponthouin et à ses héritiers une redevance de 5 sols angevins, pour être déchargés par eux de tous services envers les seigneurs suzerains. Témoins: abbas de Persenia, Mauricius archidiaconus, Yvo magister scolarum, Esguaretus capellanus, magister Thomas, magister Ernaudus, magister

316 Andreas, Hubertus, sacerdos de Sancto Aniano (Saint-Aignan), Gislebertus sacerdos, nepos ejus, Guiburgis de Cadurcis, Guido de Cadurcis, Guido de Curtvalain, Matheus Tescart, Raginaudus de Curteem, Hugo de Villa, Moysant, Guarinus Marescalus, Guillelmus de Diceio, Robertus filius ejus, Radulfus de Russineio, Matheus filius ejus, Guillelmus de Russineio, Albinus de Sancto Aniano. La même charte porte encore que les moines de Tironneau, ayant donné à Thomas de Ponthouin 6 septiers de froment, celui-ci les décharge de la moitié de la rente de 5 sols mançais qu'ils lui devaient antérieurement sur ladite terre de Champroux, et qu'il a déposé cette nouvelle aumône sur l'autel de l'église de Tironnel, avec l'assentiment de Denise, sa femme, et de Philippe, son fils. Témoins: Robert, abbé de Saint- Vincent (du Mans); Philippe Boamont, doyen du Mans; Guillelmus archidiaconus, Esguaretus capellanus, magister Ernaudus, Simon sacerdos de Ponthoin, Hamelinus Biardensis, Hamelinus de Curlei, Odinus de Barla, Frogerius filius Engebaudi. (sans date, seconde moitié du XII e S.; les premières lignes de cette pièce ont été en grande partie détruites par l'humidité). Guillaume, évêque du Mans, atteste que: Guillaume de Conoliis, autrefois abbé de Tironneau, ayant été appelé au gouvernement du monastère de Saint-André (de Gouffern), d'où il était venu, et ayant eu pour successeur à Tironneau Geoffroi, Thomas de Ponthoin, de qui l'abbaye avait eu les terres et prés de Champroux (Campi Rufi), en partie par achat, en partie par donation, avait profité de ce changement pour extorquer quelque chose au nouvel abbé et l'avait cité en justice, malgré le serment que lui, Thomas, avait fait, après la mort de l'abbé Haraud, à l'abbé Guillaume, de laisser l'abbaye jouir en paix des biens susdits; que l'abbé Geoffroi et Thomas ont fini par se mettre d'accord; que ce dernier renonce à son instance contre les religieux et s'engage même à défendre leurs droits, moyennant une somme de 20 sols angevins qui lui est payée. Témoins: magister Hernaudus, Leseardus canonicus, Helias Rigaudus, Guillelmus Malusfeus et duo monachi Tironelli, Odo de Diceio... (sans date, seconde moitié du XII e S.; une partie de cette charte a été détruite par l'humidité). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. XII e siècle-commencement du XIII e (?). Chartes. Guillaume, évêque du Mans, atteste: que Garin Charruel et ses deux frères Odo et Drogo, avaient aumôné, du consentement de leurs femmes, fils et filles, à Guillaume, abbé de Tironello, et au couvent dudit lieu, une terre sise apud Conahart; que les religieux, pour reconnaître ce bienfait, firent présent aux trois donateurs de 25 sols mançais; que la donation fut ensuite ratifiée devant ledit évêque par Renaud de Sancto Egidio, seigneur suzerain, à la condition que les moines lui continueraient la rente de 4 deniers mançais qui lui était due sur ladite terre. Témoins de la donation: N... (le nom est resté en blanc dans l'original), abbas, et Garinus prior de Bella Branchia et Reginaldus precentor Cenomanensis, et Hugo de Torceio, et Guido de Rongeria, et multi alii. Témoins de la ratification: magister Bernardus cappellanus noster (Willelmi episcopi), et Gaufridus Tonellarius, et multi alii (sans date, deuxième moitié du XIII e s.). Renaud, évêque du Mans, atteste que Renaud de Saint-Gilles, du consentement de Guarin, de Guillaume, de Thibault et d'herbert, ses fils, a donné à Guillaume abbé de Tironel et à ses religieux toute la terre qu'il tenait de Guillaume de Talla, apud Conehart, juxta Montem Trentein. Ce don est ratifié par ledit Guillaume de Tella à qui les moines devront payer sur ladite terre un cens annuel de 18 deniers, lequel sera doublé en cas de rançon dudit Guillaume, de chevalerie de son fils aîné ou de mariage de sa fille. Témoins: Petro precentore nostro (Raginaldi episcopi), Fulcone decano Sancti Petri de Curia, Girardo archidiacono, Philipo de Ebriaco et Philipo fratre nostro (Raginaldi episcopi), canonicis, Roberto granario de Malo Stabulo (Malétable, aujourd'hui Bonnétable), et Roberto filio ejus (sans date, de 1186 à 1189). N... (le nom a disparu) atteste que Willelmus de Tallia a donné en perpétuelle aumône aux moines de Tyronel 3 sols mançais de cens et tous les droits féodaux qu'il avait apud Conehart, in terra Gaufridi Manantis et Johannis fratris sui, à posséder librement et franchement, sauf le service dû à Rotrou, seigneur de Montfort. Pour cette donation, Guillaume de Tallia reçoit de substancia monachorum caritative 32 sols mançais. Il investit des biens susdits, per annulum, l'auteur de la charte (sans doute l'évêque du Mans) et celui-ci en investit à son tour, également per annulum, Garin, abbé de Tironneau. Témoins: magister Haimericus de Partenai, magister Johannes... (le nom a disparu), magister Giraudus notarius, Symon decanus Segonensis (du Saosnois), Herbertus Lanfrei et Durandus frater ejus, Herbertus de Baviers ou Baivers, Willelmus de Rosigneio (sans date, fin du XII e siècle ou commencement du XIII e ). H (Liasse.) 3 pièces, parchemin. Fin du XII e siècle ou commencement du XIII e. Chartes. Robertus de Danjolio (de Dangeul) atteste que Robertus Granerius, de Malo Stabulo, a donné en perpétuelle aumône à l'abbaye de Tironel, pour le salut de l'âme de Mathieu, son fils, et du consentement de Geoffroi et de Robert, ses autres fils, la tierce partie de la terre qu'il avait au fief dudit Robert de Dangeul, apud Sanctum Errechaudum (Terrehaut), et en outre tractum et trituratorem et stramen illius tercie partis. Cette donation est confirmée par Robert de Dangeul, en présence d'eudes Louvel, de Guillaume Eschivart et de Geoffroi Tuschart de Maieroles (Marolles). Le même seigneur confirme aussi aux religieux le don qu'il leur avait fait d'un pré et de la dîme de son moulin de Sancto Errahaudo, ainsi que la possession de la terre de Leineio et du pré y attenant, qu'ils devaient à la générosité d'hugues de Quigneio et d'héremburge, sa femme. Témoins de cette seconde ratification: Robert de Longo Ponte, Herbert Pisar et Robert, son frère (sans date, fin du XII e siècle ou commencement du XIII e siècle). P..., grand chantre (precentor) du Mans, représentant H... (Hamelin), son évêque, atteste que Geoffroi Thomas et Agnès, sa mère, donnèrent aux moines de Tyronel en perpétuelle aumône toute la terre qu'ils avaient subtus Sabulam (Sables), avec un herbage et un verger. En reconnaissance de cette libéralité, les moines font présent audit Geoffroi et à sa mère de 6 livres mançaises. La donation est ratifiée par Hugues de Mauree, seigneur suzerain, à la seule réserve de 12 deniers de cens qui lui étaient dus sur ces biens. Témoins: Magister Herbertus,

317 penitencialis, Robertus presbiter de Occinis, Willelmus de Jaze (Jauzé?), presbiter de Corcivart (Courcival), Johannes de La Coere presbiter (sans date, fin du XII e siècle ou commencement du XIII e ). Hamelin, évêque du Mans, atteste que Mathieu de Buxo, avec l'assentiment de ses fils, Gui et Guillaume, a confirmé aux moines de Tyronel le don que leur avait fait Girard Perer d'une vigne et d'une pièce de terre pour lesquels lesdits religieux devront payer seulement audit Mathieu un cens annuel de 2 deniers. Témoins: magister Haimericus; magister Philippus; Willelmus Botet, capellanus; magister Matheus, notarius, et plures alii (sans date, fin du XII e siècle ou commencement du XIII e ). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin Chartes. Hamelin, évêque du Mans, atteste que Robert des Coudreiz, du consentement de sa femme et de Jean, son fils aîné, a donné en perpétuelle aumône aux moines de Tyronel la terre qu'il avait près de celle desdits religieux et un pré sis subtus Sabulam (Sables), à la seule charge pour l'abbaye de lui payer chaque année, ainsi qu'à ses héritiers, un denier de service. En retour de cette donation, il reçoit de substancia monachorum, caritative, 35 sols mançais. Ladite donation est faite entre les mains dudit évêque et à Tironneau. Témoins: P..., precentor Cenomanensis, magister Ernaldus, Gaufridus clericus noster (Hamelini), Johannes le Mareschal, Radulfus portarius noster (Hamelini), Hebertus de Baivers, Willelmus Burnel, Petrus Lecosturer, de Sancto Aniano, et plures alii (1199). Hamelin, évêque du Mans, se trouvant à Tironneau dans le cours de ses visites pastorales, atteste que Girard de Corbollein avait donné à l'abbé et aux religieux de Tironnello une terre que sa mère avait achetée juxta censivam Defensoris. De plus, en sa qualité de seigneur suzerain, Girard confirme à l'abbaye la possession de ladite censive et celle d'un pré que le monastère tenait de la libéralité d'un certain Hardouin (Hardoinus); il ne se réserve sur ces biens que 3 deniers de justa tallia et 9 deniers de service (kalendes de novembre 1212). Hamelin, évêque du Mans, atteste que G. de Cortboulen, chevalier, a donné, pour le salut de son âme et de celle de ses héritiers, à Dieu et beate Marie de Tironel 5 sexterées de terre dans son domaine de Cortboulen, videlicet duas oscas, et pratum juxta camdem terram (de Cortboulen), et nemus quod est juxta predictam terram. Il accorde aussi aux moines la franchise pour tout ce qu'ils possédaient déjà dans son fief, à la seule charge de lui payer 9 deniers de cens. Tout cela est fait du consentement de G..., fils aîné dudit seigneur de Cortboulen. Témoins: Laurencio, abbate de Harsderia (ancien nom de l'abbaye de Fontaine-Daniel), W. Espechel, et W. Revel et multis aliis (sans date, commencement du XIII e siècle). M..., doyen de Malo Stabulo, atteste que les moines de Tyronnello et Guérin de Corbollain, ayant eu contestation au sujet de la propriété d'un terrain inculte (brocia), situé apud Montem Guion et super quodam prato quod est juxta domum predicti G... (Guérin), se sont mis d'accord de la manière suivante: Guérin abandonne aux moines toute la terre qu'il possédait autour dudit terrain; les moines lui cèdent en échange ce terrain ainsi que le pré, y compris un droit de passage avec charrette (quadriga) (août 1224). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin, fragment de sceau Chartes. Maurice, évêque du Mans, atteste que Patricius de Rivellon, chevalier, a concédé aux religieux beate Marie de Tyronel le droit de posséder franchement et librement, en lui payant un cens annuel de 15 sols mançais, les biens sis dans son fief qui leur avaient été légué par Guillaume de Maurea. De plus, les moines devront chaque année à l'église de Corcemons (Courcemont) unum jalonnum olei et la portion de dîme que ladite église avait coutume de prélever sur lesdits biens. Pour reconnaître cette concession, l'abbaye donne audit chevalier 100 sols mançais comptant et le décharge de 3 sols tournois de cens qu'il était tenu de lui faire (septembre 1229). Raoul de Sevilleio, miles, dominus de Sable (Sables), déclare que, du consentement de Payen son fils aîné, il a vendu aux moines de Tyronnel, moyennant 6 livres tournois, un pré sis à Sables et appelé pratum Bertini, mais qu'il s'est réservé la faculté, sa vie durant, de rentrer en possession de ce pré en remboursant la somme susdite. Témoins: Roberto, abbate dicte domus (de Tironnello), et fratre Michael, cellerario dicte domus, et fratre Thoma de Sancto Paulo, monacho dicte abbacie, et dicto Radulpho, milite (le vendeur), et ejus filio Pagano primogenito, et dicta Agnete uxore dicti Radulfi militis, et Philippo Cocto, et Hugone de Fayel, et Egidio de Chaumont cognato Agnetis predicte (Actum apud Corcivart (Courcival), (février ). L'official du Mans atteste que Raoul de Sevilleio, seigneur de Sables, après avoir prétendu que les moines de Tyronnello lui devaient fenatorem, vindemiatorem et estagium pour les biens qu'ils avaient dans son fief, se désiste purement et simplement de sa réclamation et les décharge en outre de tous les cens et services qu'il pouvait exiger d'eux (février ; cette pièce conserve un fragment de l'un des deux sceaux dont elle était munie). Guido de Vivario, miles, déclare qu'il a accordé aux moines de Tyronnello la franchise des immeubles possédés par eux dans son fief et qu'ils lui ont donné pour cela 25 sols tournois (lundi avant la Saint-Nicolas d'hiver 1251). H (Liasse.) 4 pièces, parchemin Chartes. L'official du Mans atteste que Guillaume de Riveillon, chevalier, fils de feu Patrice, a vendu à l'abbaye de Tyronello, moyennant 6 livres tournois, 5 sols mançais de cens que ladite abbaye devait audit Guillaume sur un tènement apud Mauree, en la paroisse Sancti Medardi de Baladone (Saint-Mars-sous-Ballon, juin 1258). Le doyen de Malo Stabulo (Bonnétable) atteste que Pierre Chaennon et Ales, sa femme, ont vendu à l'abbaye de Tyronnello, moyennant 4 livres mançaises, une pièce de terre contenant 4 journaux, une pâture y attenant, et tout ce qu'ils possédaient in quodam prato quod vocatur pratum Hodierne, le tout in parochia de Sabla (Sables), in feodo magistri Johannis de Belleto clerici (mardi après l'épiphanie ). Radulfus, dominus de Sable (Sables), chevalier, atteste qu'étienne Jarry et Aceline, sa femme, Robert de Tertre et Borgina, sa femme, ont vendu à l'abbaye de Tyronello, moyennant 20 sols mançais, tout ce qu'ils possédaient in illo prato quod fuit quondam Guidonis dicti

318 Renerii, en la paroisse de Sables et au fief dudit Raoul, à qui les religieux devront payer chaque année 7 deniers tournois et unam goislam ad festum Omnium Sanctorum, ainsi que la taille quand elle écherra (samedi avant la Saint Vincent ). Le même Raoul de Sables atteste une autre vente faite à l'abbaye de Tironneau, par Robert de Cort, Julienne, femme de celui-ci, Robin Lambert, Michel et Jean Noël, moyennant 7 sols mançais, d'un journal de terre, en Sables, au fief dudit Raoul, entre la maison de Robert de Tertre et les vignes de maître Jean de Belou (lundi après la Saint Vincent martyr ). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Chartes. Le doyen du Saosnois atteste que Gaufridus dictus Forestarius, de parrochia de Pireto (Peray) a vendu à l'abbaye de Tyronnello, moyennant 34 sols mançais, une pièce de terre et une pâture apud Coanon, in parrochia de Corcivart (avril 1272). Gilet, seigneur de Pocay, par suite d'une obligation de ses ancêtres, était tenu de payer en l'acquit des religieux de Tyronnel à monsor Payen de Chaorces 8 deniers de cens à cause du pré Bertin, que lesdits religieux possédaient en la paroisse de Sable. Il obtient de l'abbaye qu'elle servira désormais elle-même ces 8 deniers au seigneur de Chaources, et lui donne en dédommagement une pareille somme à percevoir chaque année sur les cens qu'il avait en Saint-Mars-de-Balon (jeudi après la Saint Georges 1294). Les religieux de Tyronello donnent à bail emphythéotique, par-devant l'official du Mans, à Habert Bomer, de Sables (Sabla), moyennant 12 sols tournois et une géline de ferme annuelle et l'acquit de 4 sols de cens envers le seigneur de Sables, deux pièces de terre labourable, sises en ladite paroisse et contenant ensemble 2 journaux et demi (mercredi après la Saint Hilaire 1310). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Courceboeufs. Métairie de La Moinerie et bordage de Brosse-Rousse. Ventes, par les époux Pierre Cloutier, de Courceboeufs, à Pierre, abbé de Tironneau: de 10 sols tournois de rente sur le lieu de La Moinerie, moyennant 100 sols tournois «monnoie courant de douzains» (1497); de 25 autres sols de rente sur des terres près de La Moinerie, moyennant 17 livres tournois (1498). Acte de prise de possession de La Moinerie et de Brosse-Rousse, par l'abbaye de Tironneau, représentée par son procureur, frère Étienne Conilloy (1523). Résiliation, par honnête homme Julien Langloys, entre les mains d'étienne, abbé de Tironneau, de la baillée à 3 vies que celui-ci avait faite du bordage de Brosse-Rousse et du Champ-Boussard, lequel dépendait de la métairie de La Moinerie (1529). H (Liasse.) 6 pièces, parchemin, 1 pièce, papier Domaine. Paroisses de Courcemont et de Saint-Mars-sous-Ballon. Lieu de Maurée ou de La Saunerie. Baillées à 3 vies, par Jean, abbé de Tironnel, à Jean Celaie, de Courcemont, moyennant 30 sols par an (1406); par l'abbé et les religieux de Tironneau, aux époux Robin Buignon, moyennant 15 sols tournois par an (1464); par Raoul, abbé de Nostre-Dame de Tironnel, aux époux Pierre Damene, moyennant 25 sols par an (1483). Déclaration rendue par l'abbaye de Thironneau au seigneur de Riveillon, pour la Petite-Saunerie (1481). H (Liasse.) 8 pièces, parchemin; 4 pièces, papier Domaine. Paroisse de Courcival. Lieu de La Pichinière ou de La Véronnière. Baux à ferme: par Étienne, abbé de Tironneau, à Pierre Macelin, moyennant 100 livres par an (1540); par les religieux, à Guillaume Daveau, moyennant 190 livres et 4 chapons par chacune des 3 premières années du bail et 310 livres et 8 chapons par chacune des 6 autres années (1655); par les mêmes, à Michel Bommer, moyennant 310 livres en argent, 5 poids de beurre et 5 douzaines d'oeufs par an (1678); par les mêmes, à François Boullard, moyennant 400 livres (1739); par les mêmes, à François Dreux, moyennant 300 livres, 6 boisseaux de froment, 50 livres de beurre, un charroi de 4 poinçons de vin ou d'autres provisions de 2 lieues de distance, et un jour de harnois à labourer ou à voiturer du foin ou du blé, le tout par an (1757). H (Liasse.) 10 pièces, parchemin Domaine. Paroisses de Lombron, de Saint-Célerin et de Torcé. Lieux de Conehart, de L'Étang, du Gué-aux-Loups de La Chaussée et de Montrentain. Baillées à trois vies: de Conehart, de L'Étang, du Gué-aux-Loups et de Montrentain, par l'abbaye aux époux Macé de La Mannière, moyennant 13 livres tournois de rente annuelle et 5 sols de devoir (1445); de Conehart, de Montrentain, de La Chaussée et du Gué-aux-Loups, par l'abbaye aux époux Louis Collet, moyennant 16 livres tournois par an (1481). Transaction, en la cour de la vicomté de Braisteau, entre Étienne, abbé de Tironneau, d'une part, et Jean Piédalu et Michelle Collet, sa femme, d'autre, qui étaient en contestation au sujet desdits lieux (1528). Autre accord, relatif aux réparations de Montrentain, entre Jean de Lignières, receveur et procureur de Guillaume de Tiersault, abbé commendataire de Tironneau et le fermier Jacques Leloup (1653). Baux à ferme: de Conehard, par l'abbé commendataire Gabriel-Florent de Choiseul de Beaupré à Jean Bergeot, moyennant 320 livres en argent, 10 boisseaux de blé noir, 10 chapons paillers et 6 poulets par an (1707); de La Chaussée, par le receveur procureur Jean de Lignières, représentant l'abbé commendataire Guillaume de Tiersault, conseiller et aumônier ordinaire du Roi, aux époux Rémi Guédon, moyennant 240 livres par an (1634); par Bernard Dureau, sieur du Buisson, procureur de l'abbé commendataire Érard de La Magdelaine de Ragny, aux époux Louis Ragot, moyennant 200 livres et 6 chapons paillers estimés ensemble à 60 sols (1674). H (Liasse.) 5 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Domaine. Paroisse de Mézières-sous-Ballon. Métairies du Chesne et de La Charbonnerie ou Champroux. Baillées à 3 vies: de la métairie du Chesne, par l'abbaye de Tironneau aux époux Jean Maurée, moyennant 4 livres tournois, 2 poules et 2 chapons par an (1450); de la métairie de Champroux, par Thomas, abbé

319 de Tironneau, aux époux André Lecherbonnier et Michau Belin, moyennant 10 livres 8 sols tournois, 2 poules, 3 chapons et 12 fromages par an (1474). Sentence du sénéchal du Maine, maintenant l'abbaye de Tironneau, qui avait alors pour abbé commendataire René de Bouillé, en possession de Champroux, ou La Charbonnerie, contre les prétentions de Mathurin Gimbreteau, qui était aux droits des époux André Lecharbonnier et Michau Belin susdits (1605). Baux à ferme: de La Charbonnerie par Jean de Lignières, serviteur de la chambre et procureur de Guillaume de Thiersault, aumônier ordinaire du Roi, abbé commendataire de Tironneau, à Jean Genvresse, moyennant 460 livres tournois, 30 livres de beurre salé et 6 chapons par an (1634); de La Charbonnerie et du Chesne, par Érard-Anne de La Madelaine de Ragny, abbé commendataire de Tironneau, à Yves Graffin, moyennant 700 livres en argent, 2 poids de beurre et 12 chapons paillers (1687); de La Charbonnerie, par Charles-Nicolas Durand, fermier général de la mense abbatiale de Tironneau, à Pierre Renard, moyennant 1,900 livres en argent, 20 livres de beurre frais et deux chapons par an, et, à titre de pot-de-vin, une charretée de bon foin de deux mille pesant (1784). H (Liasse.) 7 pièces, parchemin; 1 pièce, papier Domaine. Paroisse de Sables. Métairie de Bourchelin. Baillée à 3 vies, par l'abbaye aux époux Macé Cabaret, moyennant 14 livres tournois, une livre de cire et deux chapons par an (1494). Baux à ferme: par les religieux à Julien Deshayes, moyennant 230 livres en argent et 2 poids de beurre frais par an (1697); par les mêmes, à Jean Huon moyennant 200 livres en argent et non en billets, de quelque nature qu'ils soient, un bon poids de beurre frais, sec et net, pesant 13 livres, 6 bons poulets et un charroi (1738); par les mêmes, à Pierre Burin, mêmes conditions qu'en 1738 (1741). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin, fragment de sceau Domaine. Paroisse de Sables. Lieu du Tertre. Vente, en la cour de Thouvoye, par Jean Cartier et Vincende, sa femme, à l'abbaye de Tironneau, pour 12 écus d'or et 40 sols tournois en monnaie courante, d'un bordage appelé Le Tertre, sis en la paroisse de Saint-Denis de Sablé. (1) Le Gallia Christiana l'appelle Pierre. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse de Saint-Aignan. Pièces de terre près de La Criblerie. Baillée à 3 vies, par l'abbaye aux époux Guillaume Lenostre, moyennant 6 sols tournois et une poule de rente annuelle, de deux pièces de terre, l'une de 4 boisseaux de semence et l'autre de 2 boisseaux, sises près de La Criblerie. H (Liasse.) 12 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Saint-Aignan. Lieu de la Petite Cherbonnerie. Baillée, par l'abbaye à Jean de Rousigné, moyennant 66 sols tournois de rente annuelle (1371). Ratification, par l'abbé commendataire Antoine du Sugiet, évêque de Montpellier, et les religieux, du bail à ferme que l'abbé commendataire défunt, noble Yves Le Cirier, avait consenti, en 1574, de la Petite Cherbonnerie, à frère Jean de La Louppe, procureur syndic et religieux de Tironneau, lequel bail avait déjà été confirmé en 1577 par l'abbé Laurent de Fizes, prédécesseur d'antoine du Sugiet (1578). Baux à ferme, par les religieux à Michel Verraquin, moyennant 160 livres en argent, deux poids de beurre frais en coin, deux chapons courants, et deux journées de harnois par an (1685); par les mêmes au même, moyennant 180 livres, un poids de beurre et 4 jours de boeufs à charroyer du bois (1701); par les mêmes aux époux Simon Hatton, moyennant 200 livres et 2 poids de beurre (1739); par les mêmes aux époux Étienne Mézangeau, moyennant 209 livres, 4 jours de harnois et 2 poids de beurre (1748). H (Liasse.) 15 pièces, parchemin; 2 pièces, papier Domaine. Paroisse de Saint-Aignan. Moulin de L'Enclos de Tironneau. Baux à ferme, par les religieux, aux époux François Croysé, moyennant deux boisseaux 3/4 de blé par semaine (1666); à Michel Montehard, moyennant 3 boisseaux de blé par semaine, 15 douzaines d'oeufs, un poids de beurre frais et un gâteau d'un boisseau de froment, par an (1681); aux époux Louis Boullard, moyennant 300 livres par an (1702); à Julien Foullard, moyennant 3 boisseaux de blé par semaine, un pain bénit à Noël et sous la réserve de la franche mouture du grain de l'abbaye et de la moitié des anguilles qui seront prises aux portes dudit moulin (1739). Procédure au sujet dudit moulin entre les religieux, François Chardon, marchand, et l'abbé commendataire Léon-Armand Desmier d'archiac de Saint-Simon, grand vicaire de Narbonne (1772). H (Liasse.) 2 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Saint-Aignan. Métairie des Granges. Baux à ferme, par Mathieu Rousseau, sieur de La Pertuisière, procureur de messire Érard-Anne de La Magdelaine de Ragny, abbé commendataire de Tironneau et grand doyen de l'église cathédrale d'autun: à Charles Chouanard, moyennant 220 livres et 6 bons chapons paillers par an (1677); à François de Puyné, de Dangeul, aux mêmes conditions (1679). H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Domaine. Paroisse de Saint-Célerin. Possessions diverses. Baillée à 3 vies, par l'abbaye à Simon de Vannael et à Laurence, sa femme, de La Chapelle Saint-Rome (La Chapelle-Saint-Rémi), moyennant 50 sols tournois, 2 chapons et 2 gelines par an, d'héritages situés en Saint-Célerin, au fief de Tironneau, jouste les chouses de la métaerie de Coneshart. H (Liasse.) 5 pièces, parchemin Domaine. Paroisse de Saint-Mars-sous-Ballon. Lieu de La Raudière. Sentence du sénéchal du Maine, rendue entre noble Grégoire de La Goupillière, économe aux fruits de l'abbaye de Tironneau, d'une part, et les

320 époux Louis Hardouin et Blaise Verraquin, détenteurs de La Raudière, d'autre part, et relative aux réparations à faire audit lieu (1597). Baux à ferme: par Jean de Lignières, procureur de l'abbé de Tironneau, à David Foullard, moyennant 165 livres et 2 chapons par an (1638); par l'abbé commendataire Augustin Tersault, conseiller et aumônier de la Reine, aux époux Louis Sénéchal, moyennant 200 livres et 4 chapons courants (1665). H (Liasse.) 1 feuille, parchemin. XVII e siècle. Domaine. Paroisses de Saint-Aignan, Courceboeufs et Marolles. Plans des bois taillis des Brières, en Saint-Aignan, de La Boulais, en Courceboeufs, et de la haute futaie de La Garenne de Harière, en Marolles. H (Liasse.) 1 pièce, parchemin Dîme de Terrehaut. Sentence de l'official du Mans, portant que, après une contestation, où avait figuré comme juge, Richard, abbé Sancti Johannis in Valleya Carnotensi, Jean Baudry, curé Sancti Errehaudi (Terrehaut), reconnaît les droits de l'abbaye de Tironneau sur la dîme dudit Terrehault et que, pour ce qui concerne le réglement des arrérages de cette dîme et des frais du procès, il s'en remet à la décision de Jean, abbé de Tironneau, de Félix, abbé de Beaulieu-lez-Le-Mans, du seigneur Geoffroi Souge de Doucellis (Doucelles), de Jeanne, dame de Capella-Moche (La Chapelle-Moche) et de plusieurs curés, ses confrères (15 octobre 1411, l'an 2 e du pontificat du pape Jean XXIII). H (Registre.) Grand in-8, 8 feuillets, papier «Livre des morts inhumés dans l'église de l'abbaye de Tyronneau depuis l'introduction de la réforme dans ladite abbaye du troisième de mars mil six cens soixante-trois. (Pour les religieux.)» 3 septembre 1671: décès de D. de Varville ou Devarville, religieux de la commune observance, profès de La Trappe, demeurant à l'abbaye de Tironneau. 30 mai 1675: décès de D. Pierre Guibert, profès de Tironneau, âgé de 42 ans. 12 septembre 1690: décès, au monastère des religieuses de N.-D du Sauvoir, de l'étroite observance de Cîteaux, au diocèse de Laon, de D. François Guiton, confesseur audit monastère, profès de Tironneau. 26 mars 1694: décès de D. Guillaume Caigné, âgé de 53 ans, lequel a «travaillé beaucoup au rétablissement de cette maison les quatre dernières années de sa vie, qu'il a finie avec beaucoup d'édification; c'est un témoignage que je doit à ses soins et une marque de la satisfaction que j'en ay reçeu. Priés pour luy, et si mon nom n'est pas ici escrit après ma mort, souvenés-vous au moins que j'en ay esté compagnon de ses travaux. Fr. Courtois, prieur de Tyronneau.» 7 novembre 1731: décès de Renée Vaultier, femme de Michel Pichereau, meunier du moulin de L'Enclos. Inhumée dans l'église de céans. 24 janvier 1753: inhumation dans le cimetière de l'abbaye, de Jean Vin, garçon meunier. 4 décembre 1764: décès de D. Louis Le Sueur, sousprieur de l'abbaye, âgé de 61 ans. Inhumé dans la nef de l'église, du côté du cloître, etc. H (Liasse.) 21 feuilles, papier Registres des sépultures faites en l'abbaye de Tironneau. 28 février 1739: inhumation de D. Robert Frémont, profès de céans, décédé la veille. 29 mars 1772: décès de D. Pierre Véron, profès de céans. 16 mai 1777: décès de Louis Debraye, garde de pêche et de chasse de l'abbaye. Inhumé dans le cimetière de Tironneau. 29 janvier 1784: décès de D. François Bernardoni, religieux de céans, âgé de 72 ans, inhumé dans le cimetière. 31 décembre 1784: décès, au moulin de L'Enclos, de Marie Desprez, veuve de René Hervé. 11 décembre 1788: inhumation de Jean Lanoë, ou Lanau, garde de l'abbaye, etc. TABLE DES MATIÈRES. Ordre de Saint-Benoît. (HOMMES.) Pages. ABBAYE DE SAINT-CALAIS 1 ABBAYE DE LA COUTURE 6 Prieuré de Solesmes 31 de Chantenay 31 de Fontenay 31 de Pontvallain 32 de Saint-Symphorien 32 de Tennie 33 de Vallon 33 de La Ville-aux-Moines 34 Prieurés divers dépendant de ladite abbaye 34 Chapelle Saint-Bertrand, au Mans 35 ABBAYE DU GUÉ-DE-LAUNAY, À VIBRAYE 35 ABBAYE DE SAINT-VINCENT DU MANS 38 Prieuré de Tuffé 80 d'assé-le-boisne 84 d'avesnes 84 de Bazougers et de St-Calais-du-Désert (Mayenne) 84 de Champagné 85 de Connerré 85 de Saint-Gervais-en-Belin 86

321 de Guerteau et de Souday (Loir-et-Cher) 87 de Saint-Liger de Piacé 88 de Saint-Longis 89 de Saint-Marceau 89 de Mézières-sous-Ballon 90 de Noyen et de Pirmil 91 de Palais, à Joué-en-Charnie 92 de Pervenchères (Orne) et Chapelle de L'Érablay 93 de Sceaux 93 de Souday (Loir-et-Cher) 95 de Thoiré 95 de Saint-Vincent-du-Lorouer 96 de Valencières, au Grand-Lucé 97 Chapelles de Saint-Domnole, à Vernie, de La Fosse, à Joué-en-Charnie, et de l'escoterie, en l'abbaye de Saint-Vincent 97 Analyse des chartes de Saint-Vincent entres aux Archives en Pages. ABBAYE DE SAINT-AUBIN D'ANGERS. Prieuré de Luché 105 de Saint Thomas de La Flèche 118 d'arthezé 126 de Raillon, au Lude 126 d'avezé 127 de Sainte-Colombe 129 de La Cropte (Mayenne) 130 de Locquenay, à Saint-Aubin-de-Locquenay 132 de Saint-Vincent-du-Lude 132 de La Chapelle-aux-Choux 134 ABBAYE DE SAINT-LAUMER DE BLOIS. Prieuré de Mamers 134 ABBAYE DE MARMOUTIER DE TOURS 151 Prieuré de Saint-Guingalois de Château-du-Loir 152 de Bouère (Mayenne) 159 de Saint-Nicolas de Sablé 162 de Saint-Sulpice de Ballée (Mayenne) 162 de Notre-Dame de Torcé 162 ABBAYE DE SAINT-MESMIN D'ORLÉANS. Prieuré de Saint-André de La Flèche 167 de Saint-Jean-de-La-Motte 169 ABBAYE DE SAINT-SERGE D'ANGERS. Prieuré de Notre-Dame-des-Champs, à Bazouges 169 ABBAYE DE LA TRINITÉ DE VENDÔME. Prieuré de Saint-Nicolas de La Chartre 172 Ordre de Saint-Augustin. (HOMMES.) ABBAYE DE BEAULIEU 172 ABBAYE DE SAINTE-GÉNEVIÈVE DE PARIS 191 ABBAYE DE MÉLINAIS, À CLEFS (MAINE-ET-LOIRE) 192 Prieuré de La Jaillette, à Louvaines (Maine-et-Loire) 212 Prieuré de La Préverie ou d'aligné, de Lué (Maine-et-Loire) et de Saint-Barthélemi de Précigné 215 Prieuré de La Bournée, à Louresse-Rocheménier (Maine-et-Loire) 216 ABBAYE DE VAAS 217 PRIEURÉ CONVENTUEL DE CHÂTEAU-L'HERMITAGE 224 Prieuré de Saint-Blaise de La Gravoyère, à Noyant (Maine-et-Loire) 245 et 252 de Saint-Blaise du Jajolay, à Chahaignes 246 de Fessard, à Yvré-le-Pôlin 249 de Varennes-Lenfant, à Épineu-le-Séguin (Mayenne) 251 de L'Isle, à Mareil-en-Champagne 253 de Saint-Léger, à Mézeray 253 de La Loretière, à Parcé 253 PRIEURÉ DE SAINT-JACQUES DE LA FLÉCHE 253

322 ABBAYE DE GASTINES EN TOURAINE. Prieuré de Montsureau, à Vaas 277 Ordre de Cîteaux. (HOMMES..) ABBAYE DE BELLEHRANCHE, À SAINT-BRICE (MAYENNE) 280 ABBAYE DE CHAMPAGNE, À ROUEZ-EN-CHAMPAGNE 338 ABBAYE DE L'ÉPAU, PRÈS LE MANS 366 ABBAYE DE PERSEIGNE, À NEUFCHÂTEL 396 ABBAYE DE TIRONNEAU, À SAINT-AIGNAN 414

Pierre TREMBLAY et Ozanne ACHON

Pierre TREMBLAY et Ozanne ACHON Pierre TREMBLAY et Ozanne ACHON Pierre et Ozanne sont à l origine de tous les Tremblay d Amérique du Nord. Il est percheron, elle est aunisienne : ils sont le symbole de ces deux petites provinces françaises

Plus en détail

Ursulines de Québec, 1/N,3,11,1,2. Ursulines de Québec, 1/N,3,11,1,1.

Ursulines de Québec, 1/N,3,11,1,2. Ursulines de Québec, 1/N,3,11,1,1. a série Propriétés terriennes du Service des Archives du Monastère des Ursulines de Québec regorge de documents précieux et instructifs. Le premier article de l année établissait les fondements de la colonisation

Plus en détail

Archives départementales de l Isère

Archives départementales de l Isère Solaise Intitulé : Commune de Solaise Dates extrêmes : an IV-1963 Importance matérielle : 0,40 ml, 8 articles Niveau de description : dossier Notice historique : La commune a été rattachée au département

Plus en détail

INVENTAIRE SOMMAIRE DES ARCHIVES DEPARTEMENTALES ANTERIEURES A 1790 REDIGE PAR MM. BARBERAUD ET BOYER.

INVENTAIRE SOMMAIRE DES ARCHIVES DEPARTEMENTALES ANTERIEURES A 1790 REDIGE PAR MM. BARBERAUD ET BOYER. DIRECTION DES ARCHIVES DEPARTEMENTALES ET DU PATRIMOINE INVENTAIRE SOMMAIRE DES ARCHIVES DEPARTEMENTALES ANTERIEURES A 1790 REDIGE PAR MM. BARBERAUD ET BOYER. SERIE B Cours et juridictions Parlements,

Plus en détail

CONVENTION ENTRE ACTIONNAIRES

CONVENTION ENTRE ACTIONNAIRES CONVENTION ENTRE ACTIONNAIRES La convention entre actionnaires est un contrat écrit, conclu entre tous les actionnaires d une entreprise incorporée et régissant les droits, pouvoirs et obligations de ceux-ci

Plus en détail

Etablir la dévolution successorale

Etablir la dévolution successorale Le recours à un notaire n est pas obligatoire mais il est souvent recommandé. Le recours devient obligatoire dans le cas d une donation, du partage d'une succession dont dépendent des immeubles, de l existence

Plus en détail

1738 2013 275 e ANNIVERSAIRE DE LA PAROISSE DE LA-VISITATION-DE-LA-SAINTE-VIERGE DE POINTE-DU-LAC

1738 2013 275 e ANNIVERSAIRE DE LA PAROISSE DE LA-VISITATION-DE-LA-SAINTE-VIERGE DE POINTE-DU-LAC 1738 2013 275 e ANNIVERSAIRE DE LA PAROISSE DE LA-VISITATION-DE-LA-SAINTE-VIERGE DE POINTE-DU-LAC HOMMAGE AU COUPLE BOLDUC-ROUETTE Mariette Bolduc Rouette. Mariette est aussi issue d une vieille famille

Plus en détail

Séminaire Histoire de la construction - Inventaire des pièces de la Controverse de Bédoin 22/02/2010

Séminaire Histoire de la construction - Inventaire des pièces de la Controverse de Bédoin 22/02/2010 24 février 1708 Pierre Thibault et Mignard sont signataires des articles pour la construction de l église de Bédoin Bédoin, 24 avril 1708 Prix-fait de la nouvelle église de Bédoin, passé entre Maître Joseph

Plus en détail

Ordonnance du Tribunal fédéral 281.41 concernant la saisie et la réalisation de parts de communautés

Ordonnance du Tribunal fédéral 281.41 concernant la saisie et la réalisation de parts de communautés Ordonnance du Tribunal fédéral 281.41 concernant la saisie et la réalisation de parts de communautés (OPC 1) ) du 17 janvier 1923 (Etat le 1 er janvier 1997) Le Tribunal fédéral suisse, en application

Plus en détail

Marie-Anne Barbel ou l exemple d une femme d affaires du XVIIIe siècle Samantha ROMPILLON

Marie-Anne Barbel ou l exemple d une femme d affaires du XVIIIe siècle Samantha ROMPILLON Marie-Anne Barbel ou l exemple d une femme d affaires du XVIIIe siècle Samantha ROMPILLON Quand on pense aux femmes de la Nouvelle-France, on songe à Marie de l incarnation, à Marguerite Bourgeoys, aux

Plus en détail

Le bail commercial : les aspects importants à vérifier

Le bail commercial : les aspects importants à vérifier Le bail commercial : les aspects importants à vérifier Le choix d un local commercial est une étape cruciale dans le développement d une entreprise. L endroit choisi peut sembler prometteur mais il faut

Plus en détail

Les dispositions à prendre lors de la prise de fonction du tuteur

Les dispositions à prendre lors de la prise de fonction du tuteur TRIBUNAL D INSTANCE D AMIENS Les dispositions à prendre lors de la prise de fonction du tuteur Ces dispositions ne concernent pas les renouvellements à l identique des mesures de tutelle. Par contre, si

Plus en détail

Chapeau 131 III 652. Regeste

Chapeau 131 III 652. Regeste Chapeau 131 III 652 85. Extrait de l'arrêt de la Chambre des poursuites et des faillites dans la cause Confédération Suisse contre X. (recours LP) 7B.20/2005 du 14 septembre 2005 Regeste Blocage d'avoirs

Plus en détail

G uide M éthodologique

G uide M éthodologique MESURES DE PROTECTION DES MINEURS Suivez le guide!!! AVRIL 2015 G uide M éthodologique Document actualisé le 07 avril 2015 par Le Service en charge des Mesures de Protection des Mineurs de l UDAF de la

Plus en détail

Guide pratique genevois. Guide sur les successions

Guide pratique genevois. Guide sur les successions Guide pratique genevois Guide sur les successions Edition janvier 2011 Sommaire Sommaire Préambule 3 Compétence de la Justice de paix 4 Qui sont les héritiers? 5 Comment s acquiert la successions? 6 Quels

Plus en détail

Rôle n 2004-6775-A - Exercices d imposition 2001 et 2002. Intérêts sur un compte courant créditeur et requalification en dividendes

Rôle n 2004-6775-A - Exercices d imposition 2001 et 2002. Intérêts sur un compte courant créditeur et requalification en dividendes Tribunal de première instance de Bruxelles Jugement du 8 juin 2005 Rôle n 2004-6775-A - Exercices d imposition 2001 et 2002 Intérêts sur un compte courant créditeur et requalification en dividendes Arrêt

Plus en détail

Service pénal Fiche contrevenant

Service pénal Fiche contrevenant Service pénal Fiche contrevenant SOMMAIRE : 1 Vous avez été verbalisé(e), vous recevez une amende forfaitaire : concernant le paiement concernant la contestation 2 Vous êtes poursuivi devant la juridiction

Plus en détail

Loi organique relative à la Haute Cour

Loi organique relative à la Haute Cour Loi organique relative à la Haute Cour Dahir portant loi organique n 1-77-278 du 24 chaoual 1397 (8 octobre 1977) relative à la Haute Cour (1) Louange à Dieu Seul! (Grand Sceau de Sa Majesté Hassan II)

Plus en détail

TRIBUNAL D INSTANCE D AMIENS. Les dispositions à prendre lors de la prise de fonction du tuteur

TRIBUNAL D INSTANCE D AMIENS. Les dispositions à prendre lors de la prise de fonction du tuteur TRIBUNAL D INSTANCE D AMIENS Les dispositions à prendre lors de la prise de fonction du tuteur Ces dispositions ne concernent pas les renouvellements à l identique des mesures de tutelle. Par contre, si

Plus en détail

Les dispositions à prendre en cours de fonction

Les dispositions à prendre en cours de fonction TRIBUNAL D INSTANCE D AMIENS Les dispositions à prendre lors de la prise de fonction de Curateur dans le cadre d une curatelle dite renforcée (article 472 du code civil) Ces dispositions ne concernent

Plus en détail

L Eglise dans ses dimensions religieuse, économique, sociale et intellectuelle

L Eglise dans ses dimensions religieuse, économique, sociale et intellectuelle L Eglise dans ses dimensions religieuse, économique, sociale et intellectuelle Iconographie du template Le jugement dernier, cathédrale de Bourges Ange au sourire, cathédrale de Reims Identifie l enfer

Plus en détail

La vie de cour au château de Versailles avant la Révolution Française (1789)

La vie de cour au château de Versailles avant la Révolution Française (1789) La vie de cour au château de Versailles avant la Révolution Française (1789) Avant la Révolution*, la France est une monarchie avec à sa tête un monarque, le Roi de France. Lorsque Louis XIII décède en

Plus en détail

Horaire des célébrations

Horaire des célébrations Samedi 2 mars 17h SAINT-LOUIS Rosa Mathieu Mme et M. Gaëtan Lavallée Dimanche 3 mars 9h30 SAINT-SÉBASTIEN 10h30 SAINT-LOUIS 11h15 SAINTE-FAMILLE Lundi 4 mars 8h30 SAINT-LOUIS Mardi 5 mars 8h30 SAINT-SÉBASTIEN

Plus en détail

I ) ENTRE : appelant aux termes d'un exploit de l'huissier de justice Georges NICKTS de Luxembourg en date du 30 octobre 2000,

I ) ENTRE : appelant aux termes d'un exploit de l'huissier de justice Georges NICKTS de Luxembourg en date du 30 octobre 2000, Exempt - appel en matière de travail Audience publique du jeudi seize mai deux mille deux. Numéros 25136 + 25142 du rôle. Composition: Marie-Jeanne HAVE, président de chambre ; Romain LUDOVICY, premier

Plus en détail

COMMUNICATION N D. 134

COMMUNICATION N D. 134 71.074/PERM.FIN/CV. Bruxelles, le 18 avril 1995. COMMUNICATION N D. 134 Objet : Utilisation des "créances sur réassureurs" comme valeurs représentatives. Application de l'article 10 3-8 de l'arrêté royal

Plus en détail

Histoire Le Moyen-âge La société féodale

Histoire Le Moyen-âge La société féodale Histoire Le Moyen-âge Objectif(s) : - Connaître les 3 ordres de la société médiévale - Découvrir le cadre et le mode de vie des seigneurs au Moyen Age : Seigneurs / vassaux / chevaliers Histoire racontée

Plus en détail

LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DANS UN PROCES PENAL.

LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DANS UN PROCES PENAL. LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DANS UN PROCES PENAL. 1/ Le rôle de l'avocat. 2/ Le roulage /police d'assurance en protection juridique ou défense en Justice. 3/ La constitution de partie civile devant

Plus en détail

M. Lacabarats (président), président SCP Lyon-Caen et Thiriez, SCP Masse-Dessen, Thouvenin et Coudray, avocat(s)

M. Lacabarats (président), président SCP Lyon-Caen et Thiriez, SCP Masse-Dessen, Thouvenin et Coudray, avocat(s) Références Cour de cassation chambre sociale Audience publique du mercredi 9 juillet 2014 N de pourvoi: 13-17470 Publié au bulletin Cassation partielle M. Lacabarats (président), président SCP Lyon-Caen

Plus en détail

Succession à la cure d Allègre (1777)

Succession à la cure d Allègre (1777) Succession à la cure d Allègre (1777) La succession à la cure de la paroisse d Allègre comporte une série d actions officielles, conduites par les officiers du marquisat, habituelles, au décès (cas le

Plus en détail

CODE CIVIL FRANÇAIS (ANTERIEUR A 1960)

CODE CIVIL FRANÇAIS (ANTERIEUR A 1960) CODE CIVIL FRANÇAIS (ANTERIEUR A 1960) ARTICLES 1874 À 1914 DU PRÊT Téléchargé sur Le premier portail consacré au droit des affaires à Madagascar TITRE DIXIEME Du prêt Art. 1874 - Il y a deux sortes de

Plus en détail

CAUTIONNEMENT ET SUBORDINATION DE CRÉANCES. (Prêts aux particuliers)

CAUTIONNEMENT ET SUBORDINATION DE CRÉANCES. (Prêts aux particuliers) CAUTIONNEMENT ET SUBORDINATION DE CRÉANCES DEST. : BANQUE ROYALE DU CANADA DÉFINITIONS (Prêts aux particuliers) Les mots dont les définitions apparaissent ci-dessous sont utilisés tout au long de ce document.

Plus en détail

MEMO A L USAGE DES LOCATAIRES

MEMO A L USAGE DES LOCATAIRES MEMO A L USAGE DES LOCATAIRES Association Villeurbannaise pour le Droit au Logement 277, rue du 4 août 69 100 Villeurbanne Téléphone : 04 72 65 35 90 Télécopie : 04 78 85 40 53 [email protected] www.avdl.fr

Plus en détail

PROTOCOLE RELATIF A LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO

PROTOCOLE RELATIF A LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO PROTOCOLE RELATIF A LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO LES HAUTES PARTIES CONTRACTANTES; vu l'article 5 du Traité de la Communauté Economique des Etats de l'afrique de l'ouest portant création de la Conférence

Plus en détail

Lors de l assemblée générale de l ULR CFDT, du secteur de Fontenay-le-Comte

Lors de l assemblée générale de l ULR CFDT, du secteur de Fontenay-le-Comte Exposé sur les successions du 26 février 2015 Lors de l assemblée générale de l ULR CFDT, du secteur de Fontenay-le-Comte «Les formalités bancaires formalités diverses et déclaration fiscale de succession»

Plus en détail

Monsieur l Adjoint délégué à la Culture et à la Tauromachie,

Monsieur l Adjoint délégué à la Culture et à la Tauromachie, Prise de Parole de Monsieur Jean-Paul FOURNIER Sénateur du Gard - Maire de Nîmes - Président de Nîmes Métropole Inauguration d une plaque dans le cadre du 450 ème anniversaire de la création de l Eglise

Plus en détail

Vous souhaitez obtenir de l aide en cas de deuil

Vous souhaitez obtenir de l aide en cas de deuil Vous souhaitez obtenir de l aide en cas de deuil Vous souhaitez obtenir de l aide en cas de deuil La perte d un proche est douloureuse et pas facile à surmonter. C est volontiers que nous vous aidons à

Plus en détail

Très chers amis, Merci de nous aider, vous êtes toujours bien présents dans nos prières quotidiennes. Dans le Cœur de Jésus,

Très chers amis, Merci de nous aider, vous êtes toujours bien présents dans nos prières quotidiennes. Dans le Cœur de Jésus, nous avons, depuis peu, quelque espoir. Pour cela, il nous faut impérativement faire des travaux afin que notre maison soit juridiquement accessible. Très chers amis, Nous sommes très heureuses de vous

Plus en détail

Décès et succession LE DECES

Décès et succession LE DECES Décès et succession Des Services ou organismes accompagnent les personnes et familles à vivre leur deuil. Ci-dessous, nous nous limiterons à présenter quelques conseils et informations pratiques concernant

Plus en détail

le futur centre des congrès de Rennes Métropole Illustrations Labtop / Jean Guervilly Couvent des Jacobins

le futur centre des congrès de Rennes Métropole Illustrations Labtop / Jean Guervilly Couvent des Jacobins le futur Illustrations Labtop / Jean Guervilly e x p o s i t i o n Couvent des Jacobins du 16 novembre au 18 décembre 2010 Illustrations Labtop / Jean Guervilly 1. histoire Le couvent des Jacobins dans

Plus en détail

INFORMATIONS SUR LE DROIT DE LA FAMILLE

INFORMATIONS SUR LE DROIT DE LA FAMILLE DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS SERVICE POPULATION ET CITOYENNETE SECTEUR ETAT CIVIL INFORMATIONS SUR LE DROIT DE LA FAMILLE Annexe du décret n 2002 1556 du 23 décembre 2002 Ce document est destiné

Plus en détail

PROTOCOLE RELATIF À L ARRANGEMENT DE MADRID CONCERNANT L ENREGISTREMENT INTERNATIONAL DES MARQUES

PROTOCOLE RELATIF À L ARRANGEMENT DE MADRID CONCERNANT L ENREGISTREMENT INTERNATIONAL DES MARQUES PROTOCOLE RELATIF À L ARRANGEMENT DE MADRID CONCERNANT L ENREGISTREMENT INTERNATIONAL DES MARQUES adopté à Madrid le 27 juin 1989, modifié le 3 octobre 2006 et le 12 novembre 2007 Liste des articles du

Plus en détail

LA DISPARITION PROGRAMMÉE DE LA CONVENTION FRANCO-SUISSE DU 31 DÉCEMBRE 1953 EN MATIÈRE D IMPÔTS SUR LES SUCCESSIONS ET SON REMPLACEMENT PAR

LA DISPARITION PROGRAMMÉE DE LA CONVENTION FRANCO-SUISSE DU 31 DÉCEMBRE 1953 EN MATIÈRE D IMPÔTS SUR LES SUCCESSIONS ET SON REMPLACEMENT PAR DROIT INTERNATIONAL PRIVÉ 65/2012 LA DISPARITION PROGRAMMÉE DE LA CONVENTION FRANCO-SUISSE DU 31 DÉCEMBRE 1953 EN MATIÈRE D IMPÔTS SUR LES SUCCESSIONS ET SON REMPLACEMENT PAR Dès 2011, la France avait

Plus en détail

DÉCLARATION DE TRANSMISSION PAR DÉCÈS

DÉCLARATION DE TRANSMISSION PAR DÉCÈS DÉCLARATION DE TRANSMISSION PAR DÉCÈS Pour usage exclusif des successions traitées par les intermédiaires Nom de l'employé RÉPONDRE À TOUTES LES QUESTIONS DEMANDÉES EN MARGE JOINDRE LE PROFIL DU CLIENT

Plus en détail

La Justice et vous. Les acteurs de la Justice. Les institutions. S informer. Justice pratique. Le juge de paix : le juge le plus proche du citoyen

La Justice et vous. Les acteurs de la Justice. Les institutions. S informer. Justice pratique. Le juge de paix : le juge le plus proche du citoyen La Justice et vous Les acteurs de la Justice Les institutions S informer Justice pratique Le juge de paix : le juge le plus proche du citoyen Cette brochure vous explique quelles sont les tâches et les

Plus en détail

Table des matières TABLE DES MATIÈRES. Introduction... 9 1- L historique... 9 2- Les lois fédérales... 9

Table des matières TABLE DES MATIÈRES. Introduction... 9 1- L historique... 9 2- Les lois fédérales... 9 Table des matières 1 TABLE DES MATIÈRES Introduction... 9 1- L historique... 9 2- Les lois fédérales... 9 A- La Loi sur la faillite et l insolvabilité... 10 B- La Loi sur les arrangements avec les créanciers...

Plus en détail

CONSERVATION DES PAPIERS Combien de temps faut-il les conserver?

CONSERVATION DES PAPIERS Combien de temps faut-il les conserver? CONSERVATION DES PAPIERS Combien de temps faut-il les conserver? Un droit qui n'est pas prouvé n'est pas protégé. Ce précepte simple en apparence révèle toute sa complexité dans les actes courants de la

Plus en détail

Campagne DENIER 2015. Campagne Denier 2015 Diocèse de Fréjus-Toulon Page 1

Campagne DENIER 2015. Campagne Denier 2015 Diocèse de Fréjus-Toulon Page 1 Campagne DENIER 2015 Campagne Denier 2015 Diocèse de Fréjus-Toulon Page 1 Edition janvier 2015 Sommaire Page 3 - Denier de l Eglise Bilan 2014/Campagne 2015 Page 4 - Evolutions de la collecte du Denier

Plus en détail

CONTRAT DE SYNDIC n Conforme à l'avis du Conseil National de la Consommation du 27 septembre 2007 et arrêté NOVELLI du 19 mars 2010

CONTRAT DE SYNDIC n Conforme à l'avis du Conseil National de la Consommation du 27 septembre 2007 et arrêté NOVELLI du 19 mars 2010 DIRECTION COPROPRIETE 51 rue Louis Blanc 92917 PARIS LA DEFENSE Cedex 01 46 91 25 25 ENTRE LES SOUSSIGNES : CONTRAT DE SYNDIC n Conforme à l'avis du Conseil National de la Consommation du 27 septembre

Plus en détail

«DROIT DE LA FAMILLE, DROIT DES BIENS ET DROIT DES SUCCESSIONS DANS UN CONTEXTE FRANCO-JAPONAIS ET INTERNATIONAL»

«DROIT DE LA FAMILLE, DROIT DES BIENS ET DROIT DES SUCCESSIONS DANS UN CONTEXTE FRANCO-JAPONAIS ET INTERNATIONAL» UFE-Japon COMPTE RENDU DES CONFERENCES DU 20 MARS 2014 «DROIT DE LA FAMILLE, DROIT DES BIENS ET DROIT DES SUCCESSIONS DANS UN CONTEXTE FRANCO-JAPONAIS ET INTERNATIONAL» Avec la participation de : Maître

Plus en détail

[Contractant] [Agence spatiale européenne] Licence de propriété intellectuelle de l'esa pour les besoins propres de l'agence

[Contractant] [Agence spatiale européenne] Licence de propriété intellectuelle de l'esa pour les besoins propres de l'agence BESOINS PROPRES DE L'AGENCE LICENCE TYPE DE l'esa 4 [Contractant] et [Agence spatiale européenne] Licence de propriété intellectuelle de l'esa pour les besoins propres de l'agence Contrat partiellement

Plus en détail

Chapitre 1 Droit judiciaire

Chapitre 1 Droit judiciaire Formulaire de Procédure - Edition 2006 5 TABLE DES MATIERES Chapitre 1 Droit judiciaire 1. Procédure Exequatur....................................................................... 15 Requête en exequatur

Plus en détail

REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS Le : 04/03/2009 Cour d appel de Paris ct0151 Audience publique du 7 décembre 2007 N de RG: 07/06272 Publié par le service de documentation de la Cour de cassation REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE

Plus en détail

CLAIMS RESOLUTION TRIBUNAL

CLAIMS RESOLUTION TRIBUNAL CLAIMS RESOLUTION TRIBUNAL [Seule la version originale en langue anglaise fait foi] dans le cadre du Holocaust Victim Assets Litigation Affaire Numéro CV96-4849 Décision d attribution certifiée en faveur

Plus en détail

STATUTS D'UNE SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE. Nom de la Société AU CAPITAL DE 10 000 DINARS

STATUTS D'UNE SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE. Nom de la Société AU CAPITAL DE 10 000 DINARS STATUTS D'UNE SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE Nom de la Société AU CAPITAL DE 10 000 DINARS Entre les soussignés 1) Monsieur xxxxxxxxxx, marié demeurant au xxxxxx de nationalité TUNISIENNE CIN n xxxxxx

Plus en détail

L'an deux mil quatorze Et le vingt un octobre

L'an deux mil quatorze Et le vingt un octobre KF/TOE REPUBLIQUE DE CÔTE D'IVOIRE COUR D'APPEL D'ABIDJAN TRIBUNAL DE COMMERCE D'ABIDJAN ORDONNANCE DE REFERE Du 21/10/2014 RG N 2848/14 Affaire : LE CREDIT IMMOBILIER DE FRANCE RHONE ALPES AUVERGNE, (C.LF.R.Â.Â.)

Plus en détail

Loi d'introduction du code de procédure civile (LI-CPC)

Loi d'introduction du code de procédure civile (LI-CPC) 27 janvier 2010 Loi d'introduction du code de procédure civile (LI- Etat au 1 er avril 2015 Le Grand Conseil de la République et Canton de Neuchâtel, vu le code de procédure civile (, du 19 décembre 2008

Plus en détail

L ÉGLISE AU MOYEN ÂGE

L ÉGLISE AU MOYEN ÂGE L ÉGLISE AU MOYEN ÂGE Compétence Comprendre l importance de l Église dans la vie des hommes au Moyen Âge. Quelle impression te donne l église dans cette photographie, par rapport aux autres constructions?

Plus en détail

INVENTAIRE SOMMAIRE DES ARCHIVES DEPARTEMENTALES ANTERIEURES A 1790 REDIGE PAR M. BOYER, ARCHIVISTE ET M. DAUVOIS, ARCHIVISTE-ADJOINT.

INVENTAIRE SOMMAIRE DES ARCHIVES DEPARTEMENTALES ANTERIEURES A 1790 REDIGE PAR M. BOYER, ARCHIVISTE ET M. DAUVOIS, ARCHIVISTE-ADJOINT. DIRECTION DES ARCHIVES DEPARTEMENTALES ET DU PATRIMOINE INVENTAIRE SOMMAIRE DES ARCHIVES DEPARTEMENTALES ANTERIEURES A 1790 REDIGE PAR M. BOYER, ARCHIVISTE ET M. DAUVOIS, ARCHIVISTE-ADJOINT. SERIE D Instruction

Plus en détail

Un de vos proches devient inapte

Un de vos proches devient inapte Un de vos proches devient inapte Comment le protéger? Le Curateur public du Québec À la rencontre de la personne Table des matières Qu est-ce que l inaptitude?... 4 Qu est-ce que le besoin de protection?....

Plus en détail

REPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS. LA COUR DES COMPTES a rendu l arrêt suivant :

REPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS. LA COUR DES COMPTES a rendu l arrêt suivant : COUR DES COMPTES QUATRIEME CHAMBRE PREMIERE SECTION Arrêt n 67631 CENTRE HOSPITALIER DE MONTLUÇON (ALLIER) Appel d un jugement de la chambre régionale des comptes d Auvergne, Rhône-Alpes Rapport n 2013-470-0

Plus en détail

L essentiel de la succession en 30 minutes

L essentiel de la succession en 30 minutes L essentiel de la succession en 30 minutes Francine Robin Responsable du service des tutelles, curatelles et successions Le plan de vol BCGE L ordre de succession légal Les réserves héréditaires et la

Plus en détail

Community Legal Information Association of PEI, Inc. Prince Edward Island, Inc. Vivre à deux

Community Legal Information Association of PEI, Inc. Prince Edward Island, Inc. Vivre à deux Community Legal Information Association of Prince Edward Island, Inc. Vivre à deux Introduction À l Île-du-Prince-Édouard, la définition d un conjoint comprend les conjoints de même sexe, les conjoints

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES POUR L'ÉTABLISSEMENT D'UNE ENTENTE SUR LA COPROPRIÉTÉ D'UNE ASSURANCE-VIE

LIGNES DIRECTRICES POUR L'ÉTABLISSEMENT D'UNE ENTENTE SUR LA COPROPRIÉTÉ D'UNE ASSURANCE-VIE LIGNES DIRECTRICES POUR L'ÉTABLISSEMENT D'UNE ENTENTE SUR LA COPROPRIÉTÉ D'UNE ASSURANCE-VIE Les présentes lignes directrices sont fournies par la SUN LIFE DU CANADA, COMPAGNIE D'ASSURANCE-VIE, pour les

Plus en détail

Me ANGELE KOUASSI, Notaire, Past-Présidente AFJCI 2013 FORMATION SUR LES SUCCESSIONS

Me ANGELE KOUASSI, Notaire, Past-Présidente AFJCI 2013 FORMATION SUR LES SUCCESSIONS FORMATION SUR LES SUCCESSIONS 1 SUCCESSIONS, Loi N 64-379 du 07 Octobre 1964. Chers séminaristes, Mesdames et Messieurs, le sujet qui nous réunis ce jour a toujours été d actualité et le demeure encore

Plus en détail

Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture Conseil exécutif ex

Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture Conseil exécutif ex Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture Conseil exécutif ex Cent vinet-sixième session 126 EX/33 PARIS, le ler avril 1987 Original anglais/français Point 8.2 de l'ordre

Plus en détail

Référence du texte : AD 06 7B897 Sénéchaussée. Procédure criminelle, meurtre sur grand chemin : procès-verbal d'accord et exposition des faits.

Référence du texte : AD 06 7B897 Sénéchaussée. Procédure criminelle, meurtre sur grand chemin : procès-verbal d'accord et exposition des faits. Référence du texte : AD 06 7B897 Sénéchaussée. Procédure criminelle, meurtre sur grand chemin : procès-verbal d'accord et exposition des faits. 1737 5 10 15 20 25 exposition des faits. 1737 p 1 / 6 30

Plus en détail

FISCALITE DES MUTATIONS A TITRE GRATUIT Régime particulier : amendement Monichon

FISCALITE DES MUTATIONS A TITRE GRATUIT Régime particulier : amendement Monichon FISCALITE DES MUTATIONS A TITRE GRATUIT Régime particulier : amendement Monichon Texte : Philippe Dubeau (Notaire honoraire) Mise en page : CRPF Limousin Mise à jour : janvier 2013 Historique Au départ,

Plus en détail

Politique de résolution des litiges relatifs aux noms de domaine Point ML

Politique de résolution des litiges relatifs aux noms de domaine Point ML Politique de résolution des litiges relatifs aux noms de domaine Point ML 1. Objet Les principes directeurs pour ce règlement uniforme des litiges relatifs aux noms de domaine (les «principes directeurs»)

Plus en détail

Convention de partage des dépenses Le Contentieux de la FMOQ

Convention de partage des dépenses Le Contentieux de la FMOQ Convention de partage des dépenses Le Contentieux de la FMOQ EN GUISE DE SUITE à l encadré paru dans la dernière livraison du Médecin du Québec (vol. 34, n o 9, septembre 1999, page 20), la convention

Plus en détail

I - Effets de la mesure de protection :

I - Effets de la mesure de protection : NOTICE à L USAGE du TUTEUR d un parent ou d un proche sous tutelle Vous venez d être nommé en qualité de tuteur d un parent proche. La tutelle est une mesure destinée à protéger sa personne et ses biens.

Plus en détail

De l Abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains à la Préfecture de l Aube

De l Abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains à la Préfecture de l Aube De l Abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains à la Préfecture de l Aube La place de la Libération occupe l emplacement de l ancienne abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains, des églises Saint-Jacques (dite Saint-Jacques-au-

Plus en détail

QUI PEUT SE LIVRER, CONTRE RÉMUNÉRATION, À UNE OPÉRATION DE COURTAGE IMMOBILIER?

QUI PEUT SE LIVRER, CONTRE RÉMUNÉRATION, À UNE OPÉRATION DE COURTAGE IMMOBILIER? QUI PEUT SE LIVRER, CONTRE RÉMUNÉRATION, À UNE OPÉRATION DE COURTAGE IMMOBILIER? Par : Paul Mayer du cabinet d avocats Fasken Martineau La Loi sur le courtage immobilier (la «Loi») confère aux courtiers

Plus en détail

Donner, léguer... pour la vie et les projets de l Église Réformée à Lyon. Parlons-en!

Donner, léguer... pour la vie et les projets de l Église Réformée à Lyon. Parlons-en! Donner, léguer... pour la vie et les projets de l Église Réformée à Lyon Parlons-en! 2 Les dons dons classiques dons «ISF» L unique ressource financière de l Église, c est le don. Dans un monde qui a tendance

Plus en détail

Information DES CURATEURS (Curatelle Renforcée)

Information DES CURATEURS (Curatelle Renforcée) Commentaire [1]: 308entetead.wp d Entête de lettre avec destinataire (intégrant charte graphique) Tribunal d instance de RAMBOUILLET Service de la Protection des majeurs Information DES CURATEURS (Curatelle

Plus en détail

La Succession et la donation

La Succession et la donation La Succession et la donation Le droit des successions Lors d un décès dans une famille, la question de la succession semble tout d abord secondaire mais peut être la source de problèmes administratifs,

Plus en détail

LOI N 98-750 DU 23 DECEMBRE 1998 RELATIVE AU DOMAINE FONCIER RURAL Modifiée par la loi n 2004-412 du 14 août 2004

LOI N 98-750 DU 23 DECEMBRE 1998 RELATIVE AU DOMAINE FONCIER RURAL Modifiée par la loi n 2004-412 du 14 août 2004 LOI N 98-750 DU 23 DECEMBRE 1998 RELATIVE AU DOMAINE FONCIER RURAL Modifiée par la loi n 2004-412 du 14 août 2004 CHAPITRE PREMIER - DEFINITION ET COMPOSITION DU DOMAINE FONCIER RURAL Section première

Plus en détail

Avant-projet de loi. Loi modifiant le Code civil et d autres dispositions législatives en matière d adoption et d autorité parentale

Avant-projet de loi. Loi modifiant le Code civil et d autres dispositions législatives en matière d adoption et d autorité parentale PREMIÈRE SESSION TRENTE-NEUVIÈME LÉGISLATURE Avant-projet de loi Loi modifiant le Code civil et d autres dispositions législatives en matière d adoption et d autorité parentale Déposé par Madame Kathleen

Plus en détail

CLAIMS RESOLUTION TRIBUNAL

CLAIMS RESOLUTION TRIBUNAL CLAIMS RESOLUTION TRIBUNAL [Seule la version originale en langue anglaise fait foi] dans le cadre du Holocaust Victim Assets Litigation Affaire Numéro CV96-4849 Décision d attribution certifiée en faveur

Plus en détail

STATUTS GRAND PARIS SEINE OUEST ENERGIE, AGENCE LOCALE DE L ENERGIE

STATUTS GRAND PARIS SEINE OUEST ENERGIE, AGENCE LOCALE DE L ENERGIE STATUTS GRAND PARIS SEINE OUEST ENERGIE, AGENCE LOCALE DE L ENERGIE Article 1 - Constitution La présente association est une association régie par la loi du 1 er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901.

Plus en détail

X X. Demandeurs. Entreprise DÉCISION DEMANDE D EXAMEN DE MÉSENTENTE EN MATIÈRE D ACCÈS.

X X. Demandeurs. Entreprise DÉCISION DEMANDE D EXAMEN DE MÉSENTENTE EN MATIÈRE D ACCÈS. Commission d accès à l information du Québec Dossier : 05 10 23 Date : 31 juillet 2006 Commissaire : M e Hélène Grenier X X Demandeurs c. MELOCHE MONNEX INC. (SÉCURITÉ NATIONALE CIE D ASSURANCE) Entreprise

Plus en détail

Nouvelles versions des formulaires d assurance automobile entrée en vigueur le 1 er février 2010

Nouvelles versions des formulaires d assurance automobile entrée en vigueur le 1 er février 2010 Nouvelles versions des formulaires d assurance automobile entrée en vigueur le 1 er février 2010 Depuis 2005, le Groupement des assureurs automobiles (GAA) a procédé à la révision des formulaires d assurance

Plus en détail

Statuts : Etoile Saint Amandoise.

Statuts : Etoile Saint Amandoise. Statuts : Etoile Saint Amandoise. Sommaire : Présentation But et composition Affiliation Ressources Administration et fonctionnement o Comité de direction o Le bureau o Assemblée générale Ordinaire o Assemblée

Plus en détail

LOI N 61-10 DU 7 MARS 1961 déterminant la nationalité sénégalaise, modifiée

LOI N 61-10 DU 7 MARS 1961 déterminant la nationalité sénégalaise, modifiée LOI N 61-10 DU 7 MARS 1961 déterminant la nationalité sénégalaise, modifiée (JO n 4984 p. 13) L assemblée nationale à délibéré et adopté, Le président de la république promulgue la loi dont la teneur suit

Plus en détail

Tribunal Supérieur d'appel de Saint-Pierre-et-Miquelon

Tribunal Supérieur d'appel de Saint-Pierre-et-Miquelon Ritcomett FIL,NpUlt Tribunal Supérieur d'appel de SaintPierreetMiquelon REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS EXPEDITION.. Arrêt du 17 septembre 2014 du tribunal supérieur d'appel de SaintPierreetMiquelon

Plus en détail

PROTOCOLE DE LA COUR DE JUSTICE DE L UNION AFRICAINE

PROTOCOLE DE LA COUR DE JUSTICE DE L UNION AFRICAINE PROTOCOLE DE LA COUR DE JUSTICE DE L UNION AFRICAINE 1 PROTOCOLE DE LA COUR DE JUSTICE DE L UNION AFRICAINE Les Etats membres de l Union africaine : Considérant que l Acte constitutif a créé la Cour de

Plus en détail

L inventaire de patrimoine et les comptes rendus de gestion

L inventaire de patrimoine et les comptes rendus de gestion L inventaire de patrimoine et les comptes rendus de gestion 1/ L inventaire de patrimoine : L inventaire est une pièce d une réelle importance qui sert de référence pour apprécier l évolution du patrimoine

Plus en détail

- 170 - DE VERVINS. par E. CREVEAUX

- 170 - DE VERVINS. par E. CREVEAUX - 170 - SOCIETÉ ARCHÉOLOGIQUE DE VERVINS ET DE LA THIÉRACHE K Inventaire des Archives des seigneurs de Vervins saisies en 1793 et déposées aux Archives Nationales >> par E. CREVEAUX Monsieur Eugène Creveaux

Plus en détail

Docteur François KOMOIN, Président du Tribunal ;

Docteur François KOMOIN, Président du Tribunal ; KB/KF/AE REPUBLIQUE DE CÔTE D IVOIRE ------------------- COUR D APPEL D ABIDJAN --------------- TRIBUNAL DE COMMERCE D ABIDJAN --------------- RG N 3829/14 ------------- JUGEMENT CONTRADICTOIRE du 05/03/2015

Plus en détail

Manuscrits du Moyen Age

Manuscrits du Moyen Age Manuscrits du Moyen Age (Dossier pédagogique réalisé par le service éducatif de la MGT) 1. Qu est-ce qu un manuscrit? Voici deux ouvrages conservés à la MGT. Histoire des quatre fils Aymons, XVIIe siècle

Plus en détail

église paroissiale ; cimetière Saint-Pierre de Poulainville, devenus cimetière communal (détruit)

église paroissiale ; cimetière Saint-Pierre de Poulainville, devenus cimetière communal (détruit) Ancienne église paroissiale et cimetière Saint-Pierre de Poulainville, devenus cimetière communal (détruit) place de l' Eglise Poulainville Dossier IA80003711 réalisé en 2002 Copyrights Copyrights Auteurs

Plus en détail

LOI GENERALE SUR L'INSTRUCTION PUBLIQUE

LOI GENERALE SUR L'INSTRUCTION PUBLIQUE LOI GENERALE SUR L'INSTRUCTION PUBLIQUE 1 ER MAI 1802 (FLOREAL AN X) TITRE I DIVISION DE L'INSTRUCTION Art.1. L'instruction sera donnée : 1 Dans les Écoles primaires établies par les commu nes ; 2 Dans

Plus en détail

DEPENSE ET CHARGES PUR LE LOCATAIRE ET LE PROPRIÉTAIRE

DEPENSE ET CHARGES PUR LE LOCATAIRE ET LE PROPRIÉTAIRE DEPENSE ET CHARGES PUR LE LOCATAIRE ET LE PROPRIÉTAIRE http://droit-finances.commentcamarche.net/immobilier-location/l100-charges-et-reparationsqui-paie-quoi.php3 Ils ont Les contentieux sont fréquents

Plus en détail

Convention sur la réduction des cas d apatridie

Convention sur la réduction des cas d apatridie Convention sur la réduction des cas d apatridie 1961 Faite à New York le 30 août 1961. Entrée en vigueur le 13 décembre 1975. Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 989, p. 175. Copyright Nations Unies

Plus en détail

Juillet 2013 Recommandations de l ASB et de la COPMA relatives à la gestion du patrimoine conformément au droit de la protection des mineurs et des

Juillet 2013 Recommandations de l ASB et de la COPMA relatives à la gestion du patrimoine conformément au droit de la protection des mineurs et des Juillet 2013 Recommandations de l ASB et de la COPMA relatives à la gestion du patrimoine conformément au droit de la protection des mineurs et des adultes I. Préambule... 2 II. Gestion du patrimoine dans

Plus en détail

LA DÉCISION D'URGENCE PROPOS INTRODUCTIFS

LA DÉCISION D'URGENCE PROPOS INTRODUCTIFS LA DÉCISION D'URGENCE PROPOS INTRODUCTIFS L exécution d un chantier ou d une prestation de service sur une période relativement longue conduit quasi-inévitablement à des divergences de points de vue entre

Plus en détail

DIRECTION GÉNÉRALE DES FINANCES PUBLIQUES INSTRUCTION DU 9 MARS 2012 5 B-13-12

DIRECTION GÉNÉRALE DES FINANCES PUBLIQUES INSTRUCTION DU 9 MARS 2012 5 B-13-12 DIRECTION GÉNÉRALE DES FINANCES PUBLIQUES INSTRUCTION DU 9 MARS 2012 5 B-13-12 IMPOT SUR LE REVENU. IMPOT DE SOLIDARITE SUR LA FORTUNE. ALLEGEMENT DES OBLIGATIONS DECLARATIVES DES AYANTS DROIT DU DEFUNT

Plus en détail

1/6. André Bouteiller

1/6. André Bouteiller 1/6 André Bouteiller André Bouteiller est originaire de Saint-André-Treize-Voies. Il est le fils d André Bouteiller & Jeanne Chobelet et serait né vers 1650. Malheureusement les archives de Saint-André-Treize-Voies

Plus en détail