Diagnostic stratégique partagé du Limousin Octobre 2012

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1 Elaboration des programmes opérationnels Octobre

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3 Introduction L enjeu de ce document porte sur l élaboration des programmes opérationnels qui serviront à financer les actions jugées prioritaires au niveau régional, l attribution des fonds européens entraînant un effet levier indispensable pour le développement régional. Pour ce faire, l une des étapes consiste en l élaboration d un diagnostic partagé. Ce diagnostic, en faisant ressortir les principaux enjeux de la région, préfigure les orientations stratégiques de nos futurs programmes opérationnels européens. Une première étape, conduite au premier semestre 2012, a mobilisé simultanément : - les services de l Etat pour un travail préparatoire sur le diagnostic et l analyse AFOM des priorités thématiques, - les services de la Région pour élaborer un diagnostic et une «feuille de route» approuvée par le Conseil Régional en séance plénière le 28 juin 2012 et mettant en évidence quelques incertitudes non encore levées actuellement en cours de négociations à Bruxelles (Région en transition, concentration thématique, éligibilité des opérations, développement territorial ). Au-delà des concentrations thématiques, cette feuille de route choisit de mobiliser les fonds européens sur : - l aménagement numérique et la mise en œuvre du très haut débit, partant du principe que cette infrastructure concerne l ensemble du territoire limousin et qu elle est un préalable à l atteinte de tous les objectifs thématiques prioritaires européens, notamment pour ce qui concerne la recherche et l innovation, la compétitivité des PME, la croissance verte, la formation, l emploi, l inclusion sociale - la réalisation d une infrastructure de transport majeure de Grande Vitesse ferroviaire qui aura des retombées directes et indirectes importantes sur toute la région, - la formation tout au long de la vie et l accès à l emploi pour les demandeurs d emploi et la mobilité professionnelle. La Région a, par ailleurs, émis le souhait d intégrer, dans les futurs Programmes Opérationnels (PO), un axe finançant sa nouvelle politique territoriale adressée aux espaces de projet et d y maintenir un axe finançant les actions de coopération de niveaux national (programmes interrégionaux) et transnational (échanges de bonnes pratiques). Le travail partenarial entre les services de l Etat et de la Région a ensuite permis la rédaction de documents communs, complétés et partagés, avant d être soumis à la concertation élargie. Comment le Limousin a-t-il appliqué les instructions de la DATAR? En perspective de l élaboration du contrat de partenariat, qui sera signé entre la Commission et l Etat français et qui associera les partenaires régionaux, la DATAR élabore un diagnostic territorial partagé à partir de celui de l ensemble des Régions françaises. Selon les circulaires DATAR des 12 mars et 16 juillet 2012 : - Le diagnostic territorial stratégique est une production de connaissance actualisée, réalisée à l échelle d un territoire régional et rendant compte de la déclinaison territoriale des enjeux auxquels il s attache. - Il s agit, à partir d une analyse AFOM (mise en évidence des Atouts et Faiblesses internes au territoire ainsi que des Opportunités et Menaces externes), de définir des orientations stratégiques priorisées. - C est la première étape de la construction du futur programme, et donc une phase de partage et d échange essentielle. Dans chaque région, l analyse demandée par la DATAR doit être conduite au niveau des dix premiers objectifs thématiques communautaires (recherche & innovation, TIC, compétitivité des PME et de l agriculture, économie décarbonée, changement climatique, environnement, transports durables, emploi Introduction 3

4 & mobilité, inclusion sociale, éducation & formation), le 11 ème publique» étant géré au niveau national. objectif «Renforcer les capacités institutionnelles et l efficacité de l administration Concrètement, la DATAR attend : - une fiche par objectif thématique avec les enjeux hiérarchisés qui ressortent du diagnostic, les orientations stratégiques qui en découlent (=en quoi elles répondent aux enjeux), une déclinaison territoriale des enjeux de la thématique (urbain, rural, interrégional, ) et les enjeux de prise en compte des priorités transversales (développement durable, protection de l environnement, efficacité énergétique, lutte et adaptation au changement climatique, prévention et gestion des risques, égalité Homme/Femme, égalité des chances, lutte contre les discriminations), - des fiches «territoriales» (comprenant a minima un volet «urbain» et un volet «rural») et une fiche «interrégionale», - des fiches «filières» agriculture-industrie Agro Alimentaire-sylviculture, - une fiche «pluri-fonds» synthétisant les synergies recherchées entre les fonds. Au vu des spécificités régionales, la fiche «axe territorial» élaborée par le Limousin reprend les spécificités des territoires urbains, des territoires ruraux et décline les problématiques territoriales, c'est-à-dire les domaines ou actions relatifs à l objectif méritant une approche territorialisée. La fiche «coopération interrégionale» se veut plus complète que la fiche interrégionale attendue et décrit, outre les enjeux interrégionaux en France, les enjeux de coopération transnationale (faisant déjà l objet d un axe spécifique dans le PO FEDER actuel). En outre, toute la démarche a été conduite dans une logique pluri-fonds. A ce stade, les actions prioritaires n ont pas été identifiées. La fiche «plurifonds» sera établie ultérieurement quand les actions prioritaires seront précisées et les enveloppes des fonds connues. Enfin, il nous a semblé utile de rédiger un préambule présentant les grandes caractéristiques structurantes du territoire et la méthodologie adoptée. Comment le Limousin s est-il approprié l exercice de diagnostic partagé? La méthodologie imaginée par le Limousin repose sur un modèle de fiches «Diagnostic Enjeux Orientations Stratégiques», baptisées fiches DEOS. La fiche DEOS comprend trois grandes parties (description précise page suivante) : - Diagnostic AFOM - Enjeux Orientations Actions - Territorialisation et transversalité L architecture des fiches DEOS est librement inspirée de la démarche souhaitée par la DATAR mais elle est complétée de besoins identifiés sur le territoire du Limousin : fiche «axe territorial», fiche «coopération interrégionale» et rubriques complémentaires. Introduction 4

5 Objectif X : (une fiche par objectif + une fiche interrégionale + une fiche territoriale) Concentration thématique : xx% du fonds concerné Diagnostic Eléments chiffrés et d analyse présentant la situation du territoire Atouts Faiblesses Enjeux Il s agit de procéder à l inventaire des facteurs qui sont au moins en partie sous le contrôle des collectivités / des acteurs du territoire et qui peuvent constituer des moteurs ou des freins pour le territoire, pour les thématiques de l objectif : Analyse «interne» ou endogène Opportunités Menaces Eléments de l environnement qui pourrait impacter sur le territoire et sur les éléments constituant l objectif, sur lesquels les acteurs du territoire n ont pas prise : Analyse «externe» ou exogène Enjeux Orientations - Actions Ce à quoi doit faire face le territoire Ce que le territoire a à perdre ou à gagner Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région Cadre européen (CSC et Fonds concernés règlements) FEDER FEADER FSE CPER Identifiés à partir de l AFOM Identiques ci-dessus N si identique avec enjeux DATAR Hiérarchisation des enjeux régionaux de 1 à 3 Direction politique donnée : Ce vers quoi la région souhaite aller Dispositifs envisagés Susceptible d être financé au titre d un futur CPER Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale (pour nourrir l axe territorial) Urbain Rural Problématique territoriale Spécificités urbaines Spécificités rurales Domaines ou actions relatifs à l objectif méritant une approche territorialisée Interrégional National Domaines ou actions relatifs à l objectif susceptibles de faire l objet de coopération interrégionale Modalités de coopération interrégionale en France Transnational Domaines ou actions relatifs à l objectif susceptibles de faire l objet de coopération transnationale et Modalités de coopération à l international Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité Énergétique Adaptation Changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/femmes Égalité des chances Lutte contre les discriminations «++» si enjeux ou domaines liés directement à l objectif ; «+» si enjeux ou domaines impactant avec explicitation des spécificités «=» si sans objet Introduction 5

6 Le document finalisé comprend l ensemble des fiches suivantes : - Dix fiches thématiques - Une fiche territoriale comportant un volet urbain, un volet rural et la problématique territoriale propre au Limousin - Une fiche interrégionale comportant un volet coopération nationale et un volet coopération transnationale - Trois fiches filières Agriculture, Industrie/secteur agroalimentaire, Bois-sylviculture Certaines thématiques concernent plusieurs objectifs européens et sont abordées dans plusieurs fiches : le choix a été fait de faire apparaitre autant de fois que nécessaires les éléments de diagnostic voire d enjeux. Elles font l objet de renvois systématiques. Trois niveaux d enjeux hiérarchisés ont été identifiés pour chaque objectif thématique, ainsi que pour les volets territorial et interrégional. Chaque enjeu se décline en plusieurs orientations stratégiques. Comment le diagnostic a t-il été partagé? Dans un premier temps, les services de l Etat et de la Région ont travaillé séparément à identifier les éléments de diagnostic (Mars - Juillet 2012). Ensuite, les fiches DEOS ont été pré-remplies à partir de ces éléments et travaillées conjointement par les services de l Etat et de la Région (Juillet Septembre 2012). La concertation élargie a d abord concernée le partenariat technique régional : préfectures, départements, communautés d agglomérations, CESER, chambres consulaires, CRES, université, établissements publics, recherche privée, pôles de compétitivité, représentants des entreprises, partenaires sociaux, agences régionales, Pays, PRISME, PNR, CHU, Caisse des Dépôts, Agences de l eau, Ademe, Limousin Nature Environnement, CREN Elle s est déroulée de la façon suivante : - réunion plénière de lancement le 11 septembre réunion technique «Economie innovante» sur les objectifs 1, 3 et 4, le 13 septembre réunion technique «Infrastructures et usages» sur les objectifs 2 et 7, le 14 septembre réunion technique «Ressources humaines, compétences et savoir-faire» sur les objectifs 8, 9 et 10, le 18 septembre réunion technique «Patrimoines régionaux : naturel, environnemental et culturel» sur les objectifs 5 et 6, le 20 septembre réunion technique «Axe territorial» le 25 septembre réunion technique «Coopération interrégionale» le 25 septembre réunion plénière de restitution le 11 octobre L élaboration du diagnostic partagé a été présenté au partenariat régional comme la première étape significative de la construction des futurs programmes opérationnels européens, la concertation devant se prolonger jusqu en juin L ensemble des partenaires s est largement mobilisé dans ces différentes étapes (une quarantaine de participants par réunion) et pouvait apporter une contribution écrite complémentaire aux échanges avant le 30 septembre Une quinzaine de contributions ont été fournies et intégrées dans les fiches au même titre que tous les échanges des réunions techniques. Sur la base des fiches DEOS, les partenaires régionaux associés à la démarche ont pu formuler des avis et des propositions de corrections tant sur la partie diagnostic que sur les enjeux hiérarchisés et les orientations stratégiques, la liste des actions prioritaires devant intervenir plus tard. A la suite de ces échanges techniques, le diagnostic a été validé par le Conseil Régional le 16 octobre 2012 et présenté à la conférence des exécutifs. Introduction 6

7 Quelles sont les principales caractéristiques transversales du Limousin? Pour introduire l analyse thématique qui va suivre dans les fiches DEOS, il semble indispensable de présenter une analyse globale du territoire du Limousin et des défis auxquels la région doit faire face, qui peuvent couvrir simultanément plusieurs objectifs thématiques. Avec habitants au 1er janvier 2012, le Limousin représente 1,2% de la population métropolitaine. Région rurale de faible densité, c est une petite région (à l échelle européenne comme française) qui a cependant «tout d une grande». Tous les indicateurs et analyses synthétiques le montrent, le Limousin est plus performant socialement qu économiquement. Alors que le Limousin est peu performant pour les indicateurs classiques de mesure de la richesse (ce qui le place dans la catégorie des régions en transition), il obtient de meilleurs scores quand il s agit de mesurer le bien être, la qualité de vie ou le lien social (1er rang de l indicateur de santé social, 8ème rang de l indicateur de développement humain mais 19ème rang pour le PIB par habitant). Le Limousin connaît depuis quelques années un regain démographique, ce qui constitue une véritable rupture pour la région. À la fin des années 1990, le Limousin perdait des habitants, mais la tendance s est inversée depuis le début du siècle. La population limousine augmente désormais régulièrement, les phénomènes migratoires compensant largement le solde naturel défavorable. Les nouvelles populations ne se répartissent pourtant pas de façon à combler les déséquilibres territoriaux. Deux grands ensembles se distinguent : - la moitié «ouest» où la densité de population et le solde migratoire sont les plus élevés et comprenant les deux agglomérations principales de Limoges et de Brive; - la moitié «est» qui affiche des densités faibles et une augmentation bien moins marquée, voire une diminution de sa population, notamment hors des espaces urbains et des grands axes de communication, mais avec l émergence d une structuration autour des nouvelles agglomérations de Tulle et Guéret. Même si les mouvements migratoires rajeunissent la population, le Limousin reste la région la plus âgée de France, partageant cependant ce profil démographique avec plusieurs régions européennes. Les personnes âgées vivent plus souvent seules et en milieu rural. L évolution démographique est fragile pour certains territoires ruraux (vieillissement de la population et isolement, perte de population) déjà plus sensibles à la précarité. Le Limousin enregistre un niveau de revenu inférieur à la moyenne nationale et un taux de pauvreté supérieur (qui touche notamment les plus jeunes mais aussi les plus âgés ainsi que certaines catégories de travailleurs). La situation semble peu propice à une amélioration, notamment dans le contexte de crise actuelle. Les phénomènes d exclusions (isolement, incompréhension, ) risquent de s accentuer pour le déséquilibre grandissant entre territoires dynamiques démographiquement ou non, jeunes et âgés, riches et pauvres. Le risque de tensions intergénérationnelles existe également. Les inégalités plus sociétales amènent à prendre conscience de l importance des solidarités entre les territoires mais aussi entre les générations et les sexes. La recherche de la parité, notamment dans l emploi ou dans la vie politique, est à la fois une tendance lourde sur les cinquante dernières années et un réel enjeu pour le Limousin. Outre un droit, elle constitue un facteur potentiel d attractivité pour la région. De nouveaux équilibres entre vie professionnelle et vie familiale sont recherchés pour une meilleure qualité de vie. Les formes de la citoyenneté et de la participation évoluent et s appuient notamment sur les nouvelles technologies de l information et de la communication. Important critère de qualité de vie et d attractivité, l offre de services limousine présente un maillage territorial pertinent mais fragile. Du fait d une évolution démographique défavorable dans certaines zones rurales, la couverture en services risque de se dégrader. Quant aux services eux-mêmes, ils sont globalement plutôt performants et en cohérence avec les besoins des Limousins, mais ils devront évoluer pour faire face aux attentes de demain. Malgré une densité médicale plutôt forte, le renouvellement du personnel pose problème, et des «zones blanches» d accès aux soins existent et risquent d augmenter. Le parc de logement limousin ne répond pas entièrement aux attentes d aujourd hui (habitat indigne, inconfort) et de nouvelles Introduction 7

8 exigences apparaissent. L appareil de formation limousin présente une certaine qualité et un bon maillage, mais il doit faire face à la transformation des métiers, au départ de ses jeunes diplômés, à une certaine sous-utilisation et aux aléas démographiques. L offre de formation s adresse à un public cible hétérogène et est étroitement liée à d autres objectifs comme l accès à l emploi et l inclusion sociale. L accessibilité a connu d importants progrès avec la construction d infrastructures de transports et de télécommunications qui restent à poursuivre et nécessitent de constantes adaptations. Sur un territoire «rural» comme le Limousin, les infrastructures en matière de TIC sont encore, plus qu ailleurs, l une des conditions essentielles à la fois de l attractivité du territoire et de son développement (recherche, compétitivité des entreprises, ). Dès 2003, les collectivités territoriales ont rassemblé leurs efforts en un Réseau d Initiative Publique (DORSAL) pour l aménagement numérique du territoire qui a été en France le premier réseau reconnu SIEG (Service d Intérêt Economique Général) en matière de haut débit. Les équipements actuels, bien que performants, doivent être constamment adaptés aux nouvelles exigences techniques (fibre, très haut débit) et aux usages de demain (télémédecine, télésanté, téléformation, télétravail, e-culture, e-inclusion, e-éducation ) pour éviter la fracture numérique du territoire. Au croisement de deux grands axes routiers de communication (l autoroute A20 dans le sens nord-sud et l autoroute A89 dans le sens est-ouest), c est le raccordement prévu en 2017 au réseau des trains à Grande Vitesse qui confirmera l intégration du Limousin dans un large sud-ouest pluriel. En effet, le Limousin a fait de l amélioration de la desserte ferroviaire et du projet de LGV l une de ses toutes premières priorités pour tourner la région vers l extérieur et la rendre plus attractive. Du fait du caractère rural de la région, la voiture individuelle reste cependant le mode de transport prépondérant. De même, les voies routières sont privilégiées pour le transport de marchandises. Les efforts entrepris pour favoriser les transports en commun, l intermodalité et le covoiturage sont à poursuivre. Le Limousin contribue à 1% du produit intérieur brut (PIB) national et rassemble 1,1% des emplois nationaux. Les performances modestes de l économie limousine s explique notamment par la forte représentation d activités à faible valeur ajoutée (production agricole insuffisamment valorisée, industrie manufacturière et emploi public). La diversité de l économie régionale combine insertion dans une économie mondialisée et ancrage local. L économie présentielle, qui répond aux besoins des populations locales, fournit plus de six emplois salariés sur dix, comme au niveau national. L industrie régionale, de tradition manufacturière, repose en grande partie sur un tissu de petites et moyennes entreprises. Les composants électriques, le papier carton, l agroalimentaire et la mécanique constituent les secteurs majeurs, tirés par quelques grands établissements leaders dans leur domaine. Quel que soit le secteur d activités, de nombreuses entreprises n ont pas une taille suffisante pour atteindre seules des marchés nationaux (veille, lisibilité ) et internationaux. Les éléments structurels (vieillissement, entreprises de petite taille limitant les capacités d innovation et d accès aux marchés, faible encadrement, insuffisante desserte ferroviaire externe) amplifiés par les effets de la crise fragilisent le développement des entreprises sur le territoire limousin. Le Limousin compte 3% des exploitations agricoles métropolitaines. Le secteur agricole se caractérise par une baisse du nombre d exploitations, moins forte qu au niveau national, et une augmentation de leur taille. La part de l agriculture dans l emploi régional est encore deux fois plus élevée en Limousin qu en France (6% contre 3%). L agriculture demeure un secteur important (4,5% du PIB Limousin) et montre des évolutions sur le plan économique comme environnemental. Les produits agricoles et sylvicoles (4 ème rang des exportations) représentent 10,1% des exportations régionales en Du fait de la forte présence agricole, le devenir des territoires ruraux est dépendant de la Politique Agricole Commune, du renouvellement de générations, des risques liés à la monoproduction et à la seule fonction productive des agricultures. L agriculture limousine doit développer une production qui capte davantage de valeur ajoutée et améliore le revenu des agriculteurs, en répondant également aux attentes des consommateurs de produits de qualité et de proximité à des prix accessibles. La filière bois représente un potentiel pour la Région Limousin en termes de ressources (près Introduction 8

9 de 4% des effectifs salariés, soit la part régionale la plus importante de France). La forêt limousine arrive à maturité, mais son exploitation est freinée (grand nombre de propriétaires, petites surfaces ) et, du fait du changement climatique, va évoluer. Le Limousin est la région de France la plus âgée et les seniors ont des besoins et attentes spécifiques : le vieillissement doit devenir un véritable levier de développement économique. Les besoins régionaux en services sont grandissants, la prise en compte d aspects sociaux et environnementaux dans les activités économiques est à la fois une exigence de plus en plus forte et un gage de qualité de vie. L économie sociale et solidaire en particulier est capable de répondre à ces enjeux, et elle est un secteur non négligeable et en essor en Limousin. En termes d économie de la connaissance, le Limousin possède de vrais atouts et des secteurs de pointe, prioritaires et prometteurs (santé, économie du vieillissement, valorisation des co-produits, exploitations des ressources naturelles, économies d énergie, gestion des risques, écoconstruction) qui demeurent à conforter dans la compétition internationale. La recherche, à quasi parité publique et privée, doit mobiliser de nouvelles ressources pour affronter les enjeux de l innovation et de la compétition économique. Dans certaines filières plus traditionnelles (Industrie Agro Alimentaire, bois, mécanique) ou dans le secteur des services (aux entreprises ou aux particuliers) qui ont un poids économique considérable sur le territoire, les sources d innovation sont moins d ordre technologique qu organisationnelle et constituent donc majoritairement des innovations sociales (notamment par les usages). L économie du Limousin a fait les frais de la crise : le chômage a fortement progressé (notamment le chômage de longue durée). La population active occupée du Limousin est vieillissante, l économie limousine rencontre des difficultés d insertion des jeunes, diplômés ou non, et conserve un taux d encadrement inférieur à la moyenne nationale. Cependant, le taux d emploi des ans (69,9%) est supérieur au taux français (68,8%) et à la moyenne européenne (68,5%). Le taux d emploi des seniors y est encore faible alors que le taux d emploi des femmes dépasse l objectif de Lisbonne. Face à la demande d emploi grandissante, la mobilisation des pouvoirs publics dans l accompagnement et la formation notamment est plus encore nécessaire. Dans l'ensemble, le niveau de formation des actifs est assez semblable en Limousin et en France. Dans la région, cependant, plus d'un actif sur deux a un niveau de formation inférieur au bac, soit légèrement plus qu'en métropole. L accès à la formation des salariés présente de fortes disparités principalement selon la qualification, l âge, le sexe mais également selon la taille de l entreprise. Malgré une politique d accueil reconnue à l échelle nationale voire internationale (coopération transnationale), le taux de création et de reprise d entreprise est faible en Limousin alors que de nombreux chefs de TPE et PME arrivent à l âge de la retraite. Misant sur ses ressources humaines, sur l économie sociale et solidaire et sur l entreprenariat social et responsable, le tissu économique régional favorise une économie plaçant l homme au centre. Les disparités persistantes entre hommes et femmes restent à améliorer. Outre un droit, la recherche de la parité constitue un facteur potentiel d attractivité pour la région au même titre que la recherche de la qualité de vie au travail. L évolution future du climat (évolutions des températures, évolutions des précipitations, évènements climatiques extrêmes) est liée à de nombreux paramètres, le principal étant la concentration en Gaz à Effet de Serre (GES) de l atmosphère. Le changement climatique risque d avoir des coûts et dommages environnementaux, matériels, financiers mais aussi humains (inégalités devant les risques, santé, modifications des comportements ). Au regard de ces changements annoncés, agriculture et forêt seront les principaux secteurs touchés par le changement climatique en Limousin. La ressource en eau, la biodiversité et la santé des populations sont également identifiés comme étant des vulnérabilités en Limousin. Le Limousin présente un profil spécifique des émissions de gaz à effet de serre qui nécessite des réponses particulières. Le Limousin produit 1,5% des émissions nationales de gaz à effet de serre. Introduction 9

10 Le Limousin représente 1,1 % de la consommation d énergie de la France. La recherche de l efficacité et de la sobriété énergétique permet tout à la fois de réduire les consommations énergétiques et de réduire les émissions de GES et de polluants. Il s agit donc d une porte d entrée intéressante. Le bâtiment et les transports sont les deux principaux consommateurs d énergie de la région, mais aussi les principales sources de pollution atmosphérique. En termes de consommation d énergie, le secteur des transports, équivalent au résidentiel en volumes, connaît, au contraire des autres secteurs, une augmentation constante. Les secteurs des transports, du résidentiel-tertiaire et de l industrie consomment à eux seuls 96% des énergies fossiles utilisées en Limousin alors que ces énergies se raréfient et émettent des GES, d où l enjeu de développer des transports plus durables. La région est en outre bien dotée en sources d énergie renouvelable. Certes, elles représentent déjà 28 % de l énergie consommée, mais cela résulte d un développement assez ancien du bois et de l hydroélectricité. Leur développement permettrait de valoriser les richesses du territoire, de dynamiser l économie locale, de renforcer l indépendance face aux énergies fossiles. Les objectifs en matière de climat, d air et d énergie en Limousin, doivent s élaborer dans le respect et la prise en compte des autres enjeux, environnementaux notamment, mais aussi sociaux et économiques. Un des principaux atouts du Limousin est son environnement. L attractivité et la qualité de vie exigent le maintien d une haute qualité environnementale. Les Parcs Naturels Régionaux (PNR), gages de qualité des paysages, occupent près du quart du territoire limousin. Le Limousin comporte de nombreux milieux/biotopes spécifiques, notamment sur le plateau de Millevaches. Outre des paysages encore préservés, le territoire conserve une riche biodiversité. La perte de biodiversité (notamment des zones humides) reste modérée, mais risque de s accentuer. Malgré des atouts spécifiques, la région est vulnérable, en matière de qualité et de quantité d eau. L occupation de l espace limousin connaît de nombreux changements, dont le premier et le plus irréversible est l artificialisation. Les surfaces artificielles couvrent en 2009 près de 7% du territoire limousin. Bien que ce chiffre puisse paraître faible, il n est pas si éloigné de la valeur nationale de 8,8%, et surtout il affiche une croissance rapide. L artificialisation des sols est continue, les problèmes d étalement urbain et de mitage s aggravent et les conflits pour l usage du sol risquent d augmenter. La préservation et la valorisation du patrimoine naturel et des ressources du territoire, notamment en eau, exigent notamment une maîtrise de l espace. Le Limousin présente également un patrimoine et des équipements culturels qui s'inscrivent dans la continuité des ressources traditionnelles liées notamment à des savoir-faire ancestraux (architecture rurale, tapisserie, céramique), à des sites naturels (Vallée de la Creuse, Lac de Vassivière ) ou à des manifestations de type festivals, et comportent une identité plus récente (création et diffusion artistique, notamment dans les arts visuels et les arts du cirque). Cette ressource culturelle, qui contribue à l attractivité du territoire, mérite d être valorisée. Le Limousin ne se prête pas facilement à une analyse uniquement fondée sur la distinction urbain-rural. Une présentation des problématiques territoriales est nécessaire. Une approche trop strictement fondée sur le modèle urbain-rural placerait le Limousin dans la position de «région zone récréative» et ne tiendrait compte ni de son potentiel de développement, ni de la réalité du territoire, ni de la volonté des décideurs publics locaux. En effet, à l échelle européenne, voire nationale, le Limousin pourrait être considéré comme une «grande zone rurale». A part les agglomérations de Limoges et Brive, le tissu urbain du Limousin est constitué de deux agglomérations en devenir et d une vingtaine de pôles urbains de à habitants qui irriguent le territoire rural. Vu de Bruxelles, ces communes pourraient être facilement assimilables à leur campagne environnante. Pourtant, ce sont des pôles structurants ayant des fonctions urbaines supérieures à leur strate de population (commerciales, d emploi, de services, résidentielles, ou sociales). A l échelle du Limousin, l atteinte des objectifs de la cohésion économique, sociale et territoriale ne peut s appuyer uniquement sur un système métropolitain mais au contraire se construire selon une approche intégrée rural/urbain favorisant la coopération afin que notre territoire «rurbain» (zones rurales, petites villes durables et agglomérations) contribuent activement aux nouveaux objectifs de croissance «intelligente, durable et inclusive» de l Union européenne. Introduction 10

11 Par ailleurs, c est le caractère rural du territoire limousin qui a fait se développer de nouvelles formes d innovation (par les usages, innovation de gouvernance ) et le rend porteur d une «nouvelle ruralité». En effet, alors que le Limousin est peu performant pour les indicateurs classiques de mesure de la richesse (ce qui le place dans la catégorie des régions en transition), il arrive en tête des classements lorsque les indicateurs prennent en compte le bien-être, la qualité de l environnement et du lien social. Ces atouts, caractéristiques de la ruralité, attirent de plus en plus de populations porteuses de projets qui recomposent la réalité socio-économique des campagnes et participent au développement de la région. Les régions rurales se distinguent par les solutions originales qu elles déploient, elles constituent un potentiel d innovation qui ne demande qu à se concrétiser. Les avantages comparatifs des territoires ruraux au regard des zones denses représentent de nouvelles opportunités porteuses d innovation en matière économique, sociale, écologique et environnementale. Dans une région comme le Limousin, et sous la condition de répondre aux enjeux d accessibilité (notamment numérique), cette «nouvelle ruralité» (c'est-à-dire la mise en relation des acteurs pour inventer une démarche de développement durable originale «sui generis») doit aboutir à la mise en œuvre d un concept innovant : la «haute qualité territoriale». Sur la période , le Limousin s intègre dans deux programmes opérationnels (PO) interrégionaux : le PO Massif Central et le PO Loire. Au vu des faibles bénéfices retirés par le Limousin, la question se pose, pour la période ultérieure, d identifier des thématiques communes aux partenaires historiques et à d autres régions françaises qui pourraient faire l objet de conventions interrégionales, mais qui seraient financées sur un axe propre au PO régional. Ceci permettrait de ne pas s enfermer dans des périmètres de coopération interrégionale prédéfinie (de massif ou de bassin) et de s ouvrir à d autres types de coopération nationale portant notamment sur la recherche, l innovation, la formation, la protection de l environnement et des paysages, la culture En effet, des projets de ce type émergent déjà : Pôle de Recherche et d Enseignement Supérieur (PRES) interrégional Limousin Poitou-Charentes ; Réseau des Universités de l'ouest Atlantique (RUOA) ; PNR Périgord-Limousin ; pôles d excellence ; médecine, santé ; «Rencontres à l ouest» Dans le programme actuel, le Limousin a utilisé un article spécifique du règlement européen lui permettant d inscrire dans son PO FEDER un axe pour financer les opérations de coopération transnationale en matière d échanges de bonnes pratiques et d animation de réseau (Ruract, RobinWood, Eliare Network Sudoe ). Au vu du bilan positif des actions qui ont pu être engagées, le Limousin souhaite poursuivre la mise en place d un tel outil et même l élargir au FSE pour permettre de financer des actions de coopération transnationale dans les domaines de la formation et de l insertion. Quelle est la situation du Limousin au regard de l Union Européenne et des objectifs 2020? Le Limousin se place parmi les régions âgées mais attractives de l Europe. Même si le Limousin se situe dans des performances économiques moyennes, seules deux régions européennes sur dix ont un revenu disponible par habitant plus élevé qu en Limousin. En 2009, le PIB Limousin par habitant (en Standard de Pouvoir d Achat - SPA) s établit à 83,7% de la moyenne européenne, ce qui place le Limousin dans les potentielles régions de transition. A l horizon 2020, l Union européenne a fixé plusieurs objectifs : - Le taux d emploi des ans devra atteindre 75%. En Limousin, cet objectif n est pas atteint (69,9%) mais il est supérieur au taux français (68,8%) et à la moyenne européenne (68,5%). - Avec 0,8 % de son PIB consacré aux dépenses de R&D, le Limousin est éloigné de l objectif européen de 3% et présente un taux inférieur à la situation française (2,3%) et à la moyenne européenne (2%). - Trois indicateurs sont liés au profil énergétique et des émissions de gaz à effet de serre du Limousin. Le Limousin présente un profil énergétique proche de celui de la France, l objectif européen est d augmenter de 20% l efficacité énergétique. Du fait d un développement assez ancien du bois et de l hydroélectricité en Limousin, la part d énergies renouvelables dans la consommation énergétique régionale (28,9%) dépasse les objectifs de l Union européenne (20%) et du Grenelle (23%). Enfin, le profil des émissions de gaz à effet de serre du Limousin est particulier du fait de la place importante de l agriculture. Les objectifs fixés par l Union européenne sont de diminuer de 20% les émissions de CO2 par rapport à Introduction 11

12 - Le taux de décrochage scolaire est plus proche en Limousin (11%) qu en France (12%) de l objectif européen (10%). L objectif de 40% de diplômés du supérieur chez les ans est déjà atteint en région (42%) comme en France (43%). - Enfin, l objectif européen de faire diminuer de 25% les personnes confrontées au risque de pauvreté et d exclusion s applique à un taux de pauvreté limousin légèrement supérieur à la moyenne française. Quelle est l ambition partagée du territoire? Analysant les éléments de diagnostic et leurs enjeux, les acteurs de la région Limousin partagent l ambition commune et reconnue de mobiliser toutes les forces du territoire pour assurer un développement équilibré et réaffirment leur volonté de relever les trois défis identifiés pour le territoire : le défi démographique : Accueillir davantage et s en donner les moyens en conservant un territoire attractif, solidaire où la qualité de vie, la grande qualité environnementale et le dynamisme d une économie à haute valeur humaine ajoutée sont facteurs d attractivité. Le Limousin doit tout d abord être capable d offrir à tous ses habitants les conditions de leur épanouissement, ce qui se traduit aussi localement par des territoires dynamiques et bien équipés. Le second pilier du regain démographique est l emploi. Tout ce qui nourrit le développement d une économie dynamique, durable et innovante doit être renforcé : créer un contexte favorable pour attirer et maintenir l activité économique ; valoriser les ressources régionales et dynamiser l économie de proximité mais aussi soutenir l innovation et les mutations économiques. L organisation équilibrée du territoire est un autre gage d attractivité (maillage optimisé des équipements, aménagement maîtrisé des territoires, patrimoines préservés ), le défi climatique : Au-delà de la contribution du territoire limousin à la nécessaire réduction des gaz à effet de serre, réduire la dépendance aux énergies fossiles et s adapter au changement climatique ne peuvent que contribuer au «mieux vivre» de chacun et conforter l image d excellence environnementale de la région. La lutte contre le changement climatique et la préservation de l environnement peuvent aussi être des atouts pour le développement économique régional, le défi de l ouverture et de la mondialisation : S inscrire résolument dans la société globalisée et en être acteur, essayer d en tirer profit plutôt que la subir, faciliter l accès des acteurs économiques limousins aux différents marchés ; achever les liaisons externes et se connecter aux réseaux européens (notamment accueillir la grande vitesse), renforcer le rayonnement métropolitain des agglomérations ; s ouvrir et intégrer les réseaux européens sont des pistes pour un Limousin ouvert, connu et reconnu. Exister dans la compétition territoriale demande aux acteurs locaux de recourir à des stratégies ouvertes, de valoriser et densifier leur organisation en réseaux dans une logique de projet et de solidarité. Les infrastructures numériques et de transport restent l enjeu transversal fondamental à la réussite des défis démographiques, climatiques et d ouverture et à l atteinte des dix objectifs fixés par la stratégie Europe Les actions phares dans ce domaine répondent aux principes de valorisation des forces du territoire (LGV, couverture très haut débit par exemple) et de recherche d équilibre (diffusion de la grande vitesse par un réseau moderne de TER, services TIC pour renforcer le lien intergénérationnel par exemple). Introduction 12

13 DEOS 1 Objectif 1: Renforcer la recherche, le développement technologique et l innovation GT1 Concentration thématique 80% FEDER Diagnostic Un système régional d innovation à renforcer, une recherche majoritairement assurée par le secteur public Avec 0,8% de son PIB consacré aux dépenses de R&D, le Limousin n atteint pas l objectif européen de 3%. Le potentiel de R&D est concentré en Ile-de-France et dans quelques régions. Cependant, les universités présentes sur tout le territoire contribuent à une moindre concentration de la recherche. Le Pôle de Recherche et d Enseignement Supérieur (PRES) interrégional Limousin Poitou-Charentes rassemble les universités de Limoges, Poitiers et la Rochelle, l'ecole Nationale Supérieure de Céramiques Industrielle (ENSCI) et l'isae-enscma (Institut Supérieur de l Aéronautique et de l Espace-Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et d Aéronautique). Aux deux écoles d ingénieurs internes aux universités de Limoges et de Poitiers (respectivement l École nationale supérieure d ingénieurs de Limoges - ENSIL et l Ecole Supérieure d Ingénieurs de Poitiers - ESIP s ajoutent l Institut d ingénierie informatique de Limoges (3IL), l Ecole Nationale Supérieure d'ingénieurs de Poitiers, l École supérieure de commerce et de management de Tours-Poitiers (ESCEM) ainsi que l Ecole Nationale Supérieure d Art de Limoges (ENSA). Le Limousin pâtit d un tissu économique constitué de nombreuses TPE/PME ne pouvant mobiliser des moyens pour la R/D et de l absence d implantation de grandes unités de recherche. La région se situe à l avant dernier rang des régions françaises en nombre absolu de chercheurs, mais on peut noter un rattrapage vis-à-vis des autres régions françaises par une augmentation du poids des secteurs innovants dans l économie régionale et une dynamique entrepreneuriale soutenue. Le Limousin montre une dépense intérieure de R&D en 2008 de 212 euros / habitants en Limousin contre 418 en moyenne nationale) et fait partie des régions où le secteur public est plus important en nombre de chercheurs (540 contre 470 dans le secteur privé pour un total de effectifs R&D en 2009). Si l on rapporte le nombre de chercheurs à l emploi total, la moyenne en France métropolitaine est de 85 chercheurs pour emplois et de 35 en Limousin (le rapport à la moyenne nationale reste stable depuis 2001). Cependant, avec 8,07 brevets pour 100 chercheurs, les chercheurs limousins sont parmi les plus productifs de France. 37% de femmes parmi les enseignants-chercheurs. Le Limousin a été classé 1 er par l ANR sur le nombre de projets innovants par chercheur. Au niveau européen, le Limousin se classe au 112 ème rang (sur 203) du classement européen en matière de recherche et innovation (en 2006). Le dispositif régional de recherche repose sur 4 instituts de recherche universitaires (XLIM, IPAM, GEIST, SHS). Création de la Fondation partenariale de l Université. 4 instituts de recherche participent à la recherche universitaire Enseignantschercheurs Chercheurs Doctorants XLIM : Recherche en informatique, mathématiques, optique, électromagnétisme, électronique IPAM : Institut des procédés Appliqués aux Matériaux GEIST : Institut Génomique, Environnement, Immunité, Santé et Thérapeutiques SHS : Institut des Sciences de l'homme et de la Société Total Des secteurs en pointe et des pôles de compétences qui participent au rayonnement régional - Les pôles de compétences ou d expertise : 2 Pôles de compétitivité implantés en Limousin : Pôle Elopsys (700 chercheurs, employés, étudiants, 55 entreprises adhérentes); Pôle Européen de la Céramique (500 chercheurs, employés, 900 étudiants, 60 entreprises adhérentes) Trois pôles de compétitivité auxquels participent les acteurs du Limousin (Science et Systèmes de l Energie Electrique, ViaMeca, Cancer Bio Santé) et d autres pôles de compétitivité avec lesquels les acteurs du Limousin sont en relation (Systématic, Aerospace Valley, Dream, Xylofutur). Existence de Pôles d excellence rurale (domotique, tapisserie d Aubusson, thermalisme, ) Des «Grappes d entreprises» labellisées : Pôle Environnement Limousin et Mecanic Valley au niveau du Massif central - Plusieurs centres de ressources technologiques et scientifiques et d appui à l innovation sont présents : Plusieurs Centres de Régionaux d Innovation et de Transfert de Technologies (CRITT): le CTTC (Centre de Transfert de Technologies Céramiques), le CITRA (Centre Ingénierie en Traitements et Revêtement de surface Avancés), CISTEME (Centre d'ingénierie des Systèmes des Télécommunication en électronique et électromagnétisme), labellisés CRT, et deux en émergence (Centre de Valorisation Agro-ressources-CVA), ODESSOL (traitement et valorisation en matière d eau, de déchets et de sols) 3 Plateformes Technologiques (PFT) : Bâtiment/réhabilitation à Felletin, Travaux publics et Bois-construction à Egletons Un Réseau de Diffusion Technologique (RDT) s adressant plus particulièrement aux petites entreprises Autonom'lab : Pôle régional d'innovation en Santé et living-lab sur l Autonomie des personnes (adaptabilité de l habitat, développement des compétences R&D) CNISAM (Centre National d Innovation Santé, Autonomie et Métiers) Deux centres techniques industriels, le CTMNC (Centre Technique des Matériaux Naturels de Construction) et le FCBA Objectif 1: Renforcer la recherche, le développement technologique et l innovation 13

14 Recherches professionnelles et techniques agricoles (GROCEP : création variétale et expérimentation plants de pomme de terre ; Pôle de Lanaud : amélioration de la race bovine limousine ; Centre Interrégional d Information et de Recherche en Production Ovine ; Réseaux de stations d expérimentations (3 stations existantes dont petits fruits : pomme, châtaigne, framboise, fraise et truffes) Le CRAFT et la Fondation La Borie Ces structures alimentent de manière privilégiée : - Deux axes de recherche fortement reconnus en STIC (Sciences et Techniques de l'information et de la Communication) et Céramiques industrielles, qui s'appuient sur 2 pôles de compétitivité implantés en Limousin et qui sont partiellement regroupés dans un LABEX : SIGMALIM labellisé dans le cadre des Investissements d'avenir. - Une recherche en "Santé» performante et en forte phase de reconnaissance. Une recherche en santé performante, fruit d'une étroite collaboration entre les équipes hospitalo-universitaires de l'institut GEIST (équipes reconnues dans des domaines d expertise variés : biologie cellulaire, génétique, physiologie et physiopathologie, thérapeutique, environnement et risques induits) et le CHU, centre de recherche publique clé sur le territoire : o Les équipes hospitalo-universitaires ont vu leur expertise particulièrement reconnue à travers une labellisation Inserm ou CNRS dans 5 domaines : Infectiologie ; Neuroépidémiologie ; Pharmacologie ; Immuno hématologie ; Investigation clinique. Sur les trois dernières années ( ) : 8 projets retenus au Programme Hospitalier de Recherche Clinique (PHRC) national et interrégional ; 317 publications dont 61% en cotation A/B. o Structure d aide à la recherche clinique pour les équipes non labellisées (ARCH), sélectionnées au niveau national suite à un appel à projet pour bénéficier d un financement pendant 5 ans. o Développement sur «la recherche en santé innovante» (évaluation AERES - agence d évaluation de la recherche et de l enseignement supérieur) dans les secteurs Cancérologie, Neuropathies périphériques, Autonomie et vieillissement ; thématiques validées par le Corebiosp, le comité de la recherche biomédicale et en santé publique, qui réunit le CHU, l Université et les EPST o l activité de centres de références au CHU de Limoges, qui conjuguent les missions de soins et de recherche (labellisation de 3 centres de référence maladies rares ; participation comme centre associé aux centres de référence maladies rares ; reconnaissance d activités hautement spécialisées) Le secteur des Sciences humaines et sociales a connu une forte progression dans la reconnaissance de ses équipes lors de la dernière évaluation AERES. Il progresse dans sa structuration et développe des travaux en partenariat avec des entreprises ou organismes extérieurs (la gestion des conflits dans le domaine du droit international, capital environnemental et gestion durable des cours d eau dans le cadre de deux chaires créées au sein de la Fondation Partenariale de l Université de Limoges) ce qui a un effet entrainant sur les équipes de recherches. La création d entreprises innovantes a atteint un niveau satisfaisant, portée d une part par les filières électronique-micro-ondes-photoniques (XLIM) et céramiques (IPAM), et d autre part par l action de l Agence de Valorisation de la Recherche Universitaire du Limousin (AVRUL), avec 75 projets incubés depuis 2001 et 38 entreprises créées représentant 107 emplois directs (prévision de 141 fin 2012). Cependant rares sont les projets qui atteignent le stade de la production industrielle. Les thèmes émergents d application dans les enjeux d innovation au niveau régional sont en cours de structuration et concernent les domaines suivants: santé, vieillissement de la population, valorisation des coproduits, exploitations des ressources naturelles, génomique animale, économies d énergie, gestion des risques, éco-construction. Enfin, le système régional d'innovation peut compter sur le cadre de référence recherche et innovation par lequel les principaux acteurs de la recherche et de l innovation ont défini, sous l égide de la Région Limousin, la stratégie régionale et des actions portées en large partenariat pour répondre aux enjeux sociétaux par l innovation dans les entreprises. Cette nouvelle approche vise à compléter une vision relativement traditionnelle soutenant avant tout l innovation technologique relayée par les 2 pôles de compétitivité. Les besoins en innovation des entreprises ne sont pas toujours bien identifiés. De surcroît, l'offre technologique des centres de transfert ne correspond pas totalement à la demande régionale. Les besoins en innovation des entreprises régionales ne sont donc pas couverts de façon homogène. Certaines filières plus traditionnelles (IAA, bois, mécanique) ou les services aux entreprises ou aux particuliers ont un poids économique considérable sur le territoire, mais manquent d'accompagnement et de soutien financier pour les aider à la maturation de leurs besoins en innovation, qui le plus souvent ne sont pas d ordre technologique mais correspondent plutôt à des besoins en «savoir-faire» (organisation, services). Des réseaux ou des acteurs qui s inscrivent dans des réseaux européens (ELIARE) Développement de projets de communauté collaborative notamment depuis l initiative pionnière d AutonomLab (living-lab) Création d une Société d'accélération du Transfert de Technologie (SATT) : La SATT et ses dotations doivent permettre à l Université de Limoges le développement de projets à fort potentiel en région que les dispositifs actuels ne lui permettent pas de développer. Cela devrait permettre à l Université de Limoges de renforcer sa valorisation à l échelle nationale et internationale. Objectif 1: Renforcer la recherche, le développement technologique et l innovation 14

15 Atouts Faiblesses Enjeux Des secteurs de pointe - 2 secteurs reconnus : électronique-micro-onde-photonique et céramique industrielle au travers de 2 pôles de compétitivité (ELOPSYS ; Pôle Européen de la Céramique), de laboratoires de pointe (XLIM et IPAM ; SPCTS), d un tissu d entreprises régionales et de domaines d application variés (design, santé ) - une recherche technique agricole de qualité (GROCEP, Pôle de Lanaud, Centre Interrégional d Information et de Recherche en Production Ovine ; Réseaux de stations d expérimentations pour les petits fruits ) - Design : Projet URBACER piloté par le PEC et des PME régionales, reconnu sur le plan national ; Pôle AutonomLab sensibilisé au co-design ; festival Webdesign - liés à des savoir-faire : la tapisserie Université et recherche publique dynamiques - Système performant : reconnaissances Agence d Evaluation de la Recherche et de l Enseignement Supérieur (AERES) et labellisation par les Etablissements Publics à caractère Scientifique et Technologique (EPST) ; publications et brevets en augmentation - Hausse de la recherche partenariale entre l université et les entreprises parfois via les pôles de compétitivité et les CRT - Efficacité de l AVRUL - Recherche en santé reconnue (performance de la recherche clinique du CHU, structure CIC/ARCH, labellisations Inserm/CNRS) - PRES : des coopérations engagées entre les universités de Limoges, Poitiers et La Rochelle - Equipes associées à des grands organismes (CNRS, INSERM, INRA ) - Fondation Partenariale : chaires en développement - Axe fort de recherche Brive-Toulouse-Gramat-Pau-Tarbes Pampelune - Volonté de l Université de s organiser pour répondre aux appels d offre intégrés - Des résultats encourageants au Programme d investissements d Avenir structurants compte-tenu de la taille de l Université de Limoges et des appels d offres: - Un LABEX ; SIGMA-LIM regroupe les deux plus gros laboratoires associés au CNRS - 2 projets retenus dans le cadre des IDEFI (en tant que partenaire) : Finmina et Innovent-E - Projet IC@RE (retenu dans l appel Biologie Santé 2) - Infrastructures nationales en biologies santé (Biobanques et F-Crin (partenaires) : Construction d un bâtiment Biologie Santé réunissant dans les mêmes locaux la partie clinique et la partie recherche, du CHU et de l Université permet de renforcer la synergie entre clinique, biologie et recherche fondamentale et appliquée (15 350m2) pour 2014 Des dispositifs d appui de qualité - CRRI : approche partagée et partenariale - Développement de l'ingénierie des projets collaboratifs - Outils de financement adaptés, sauf post-amorçage - Qualité des structures : centres de Transfert de Technologies : 3 centres de ressources technologiques labellisées ; structures de référence dans les secteurs agroalimentaires et sylvicoles en cohérence avec le maillage territorial ; RDT/ petites PME et TPE, Pôle éco-construction ; CNISAM Taille humaine de la région : possibilité de créer des réseaux, tradition de dialogue et de coopération entre les acteurs Ancrage différencié de la R&D dans le tissu économique - Forte fragmentation des activités de recherche des thématiques (génomique animale, environnement) malgré nb de chercheurs - Tissu économique de TPE/PME sans moyens pour la R&D - Absence d implantation d unités propres de grands organismes - Faible culture de l innovation dans des filières traditionnelles - Les filières traditionnelles (IAA, bois, mécanique) et les filières de services aux entreprises ou aux particuliers voient leurs besoins en innovation peu traités par les dispositifs régionaux - Les financements européens sont encore peu utilisés en dehors d'un cercle d initiés (XLIM, IPAM) malgré le dispositif ELIARE - Bas niveau du financement privé et dispersion des aides publiques des activités innovantes - Masse critique du système de soutien - Insuffisance des moyens d intelligence économique, notamment dans le secteur agricole - Manque de bureaux d étude et de services aux entreprises - Développement industriel et commercial limité des projets incubés - Design : peu d entreprises sensibilisées ; peu d acteurs de la recherche et de l enseignement (ENSA, Licence prowebdesign) - Faible territorialisation de la recherche, du transfert et dans une moindre mesure des organismes d aide à l innovation Une recherche publique sous-dimensionnée par rapport aux enjeux nationaux et internationaux - Faible densité-attractivité de la recherche : manque de diversification dans le recrutement des chercheurs, peu de chercheurs ou de scientifiques extérieurs à l'université de Limoges - Baisse des effectifs (master/doctorants), manque d attractivité dans les filières scientifiques - Faiblesse des activités de recherche et de formation d'enseignement supérieur long (Master, Doctorat) dans des domaines intéressants fortement la région : bois-forêt, agroalimentaire, environnement - Carence en équipements lourds liés aux échecs de projets IA: en particulier plateforme d innovation et IA «Equipex» - Faiblesse de structuration de certaines filières en région - Difficultés à financer les gros équipements - Masse critique trop faible de chercheurs en Limousin Un dispositif de transfert de technologie limité - Stagnation des activités des PFT (causes structurelles) - Faible demande et couverture des besoins des filières régionales et offre pas toujours adaptée aux besoins régionaux Un continuum d actions de la recherche à l entreprise, concernant les innovations sous toutes leurs formes L attractivité de l Université, des écoles supérieures et des acteurs publics de la recherche (CHU, ) Une coopération interrégionale (nationale et transnationale) renforcée Un portage partenarial de la stratégie et de la mise en œuvre du système de recherche et d innovation (CRRI) Un territoire novateur en matière d innovations sociales et d innovations par les usages (Autonom Lab, ) Objectif 1: Renforcer la recherche, le développement technologique et l innovation 15

16 Opportunités Menaces - Ligne LGV : collaboration universitaire avec Poitiers, Tours, accueil d entreprises innovantes - Des dynamiques sectorielles sur le marché mondial favorables aux compétences régionales (électro-photonique, sécurité des systèmes et des personnes, nouveaux matériaux, valorisation des sous-produits, vieillissement/santé ) - Emergence d un pôle éco-construction - Adaptation des activités et métiers liés à la «croissance verte» (affectant directement plus d 1/3 des effectifs) - Collaboration avec d autres pôles de compétitivité (Xylofutur, Systématic, Aerospace Valley, Dream) - Programme d investissements d avenir - Avenir des pôles de compétitivité - Perspectives offertes par le LMD sanitaire et social - SATT «Grand centre» - Développement d un Centre de ressources biologiques avec des collections biologiques regroupées - Fort potentiel archéologique - Emergence d un lien entre céramique et XLIM (Labex) et création de chaires qui vont structurer le lien - Implantation des référents d universcience en région qui doit permettre la structuration de la culture scientifique technique et industrielle (CSTI) autour de Recreasciences - Innovation et virages technologiques inhibés par l insuffisance d actifs (infrastructures, compétences), ou de l accès à ces actifs, dans des domaines clés : TIC, Biotechnologies, design - Affaiblissement/ dispersion d atouts concurrentiels par une structuration mal maitrisée des «compétences» régionales (absence de stratégie) - Développement de l innovation des PME innovantes obéré par leur fragilité financière - Vieillissement des acteurs économiques (chefs d entreprise, salariés) peu favorable à l investissement dans l innovation, au changement et à la culture de l innovation - «Rationalisation» des moyens de la recherche publique et de soutien à l innovation (crédits diminués, ciblage/pôles prioritaires, baisse des modes de financement traditionnels ) - Perte de l avance stratégique régionale sur la composante sociale/communauté collaborative (déficit gouvernance, moyens) - Perte de substance économique de certains territoires (territorialisation insuffisante des transferts de technologies ; insuffisant portage de l innovation par des territoires) - La plupart des grands pôles de compétitivité ont intégré la question du design et aspirent les projets les plus prometteurs - Absence de visibilité sur les financements des équipements de demain - Fortes consommations énergétiques du patrimoine immobilier - Marginalisation du site de Limoges par rapport aux grands sites - Faiblesse des communications avec les régions limitrophes Poitou-Charentes, Auvergne (peu de collaboration) (=> lien Obj7) - Risque de non exécution du CPER touchant le pôle Biologie Santé, Egletons et les équipements structurants de divers instituts. Objectif 1: Renforcer la recherche, le développement technologique et l innovation 16

17 Enjeux - Orientations - Actions Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région 1 Initier et conforter le triptyque Recherche- Transfert de technologie Entreprises Un continuum d actions de la recherche à l entreprise, concernant les innovations sous toutes leurs formes N - Initier et conforter le triptyque Recherche- Transfert de technologie Entreprises dans de nouveaux domaines : biotechnologies, aide à la personne, énergie, bois - Soutenir le transfert de technologie - Créer une plate-forme mutualisée d innovation selon un schéma à définir, en connexion avec les centres de transfert et en connexion avec un "maturateur" de projets - Renforcer la coopération entre l enseignement technique et les entreprises (notamment les exploitations agricoles) Soutenir les pôles régionaux d excellence - Soutenir les pôles régionaux d excellence et les pôles de compétitivité en lien avec le territoire (Développer le pôle autonomie santé qui associe notamment les compétences du pôle domotique et du CNISAM) Accompagner l innovation sous toutes ses formes - Accompagner et développer les compétences pour innover dans les TPE/PME (=> lien Obj 3) - Favoriser l'élaboration et la commercialisation de produits et services innovants, notamment en partant des besoins des marchés - Répondre aux besoins d innovation des TPE/PME régionales, notamment dans les secteurs de l IAA, du bois - Développer le système d appui sur l innovation sociale et sur l innovation par les usages (innovation à finalité sociale et innovation non technologique) - Adapter/ créer des instruments d ingénierie financière et des outils de soutien à l innovation sous toutes ses formes - Favoriser l appropriation du design par les entreprises - Soutenir la création d entreprises et d activités innovantes sur les plans technique, financier et organisationnel - Détecter et accompagner les créateurs d entreprises ou d activités innovantes - Faire émerger des projets collaboratifs, notamment à travers le lancement d appels à projets - Favoriser le développement des partenariats public-privé Cadre européen Fonds concernés (Règlements et CSC) FEDER FEADER FSE CPER L attractivité de l Université, des écoles supérieures et des acteurs publics de la recherche (CHU, ) N 1 Mettre aux standards internationaux les équipements - Mettre aux standards internationaux les équipements Objectif 1: Renforcer la recherche, le développement technologique et l innovation 17

18 Une coopération interrégionale (nationale et transnationale) renforcée Un portage partenarial de la stratégie et de la mise en œuvre du système de recherche et d innovation (CRRI) N N Développer des réseaux universitaires - Elaborer des contrats d objectifs avec des organismes de recherche (CNRS, INRA, INSERM) - Renforcer la coopération entre l enseignement technique et l université au regard des plateaux techniques - Faciliter la collaboration du CHU avec les universitaires - Développer la recherche en santé Valoriser la recherche - Faire connaître les filières d excellence du Limousin - Valoriser les résultats de la recherche - Augmenter la visibilité des activités de recherche : Savoir faire mais aussi faire savoir - Augmenter les effectifs étudiants et de chercheurs (=> lien Obj 10) 2 Soutenir des réseaux d échanges et de partage - Soutenir des réseaux d échanges et de partage de la connaissance dans les domaines d excellence du Limousin - Mutualiser des infrastructures techniques et scientifiques Favoriser l ouverture de l enseignement supérieur et de la recherche - Favoriser l ouverture internationale ou interrégionale de l enseignement supérieur et de la recherche - Faciliter l accès pour les chercheurs et les entreprises du Limousin aux financements européens de la recherche 3 - Associer les acteurs à l élaboration de la stratégie pour une vision commune des orientations en matière de recherche et d innovation - Instaurer un processus de prospective, de veille stratégique et de suivi pour une amélioration continue du système en fonction des évolutions des besoins et des résultats atteints Objectif 1: Renforcer la recherche, le développement technologique et l innovation 18

19 Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale Urbain Rural Problématique territoriale - Structuration et renforcement - Une innovation au service des territoires - Développer la culture de l innovation de réseaux de villes infra et extra ruraux (santé, mobilité, services, agriculture, - Projets expérimentaux territoires/ entreprises/ organismes de formation régionaux culture, sport ) ; usages TIC, innovation sociale - Rapprocher le transfert de technologie au plus près du tissu d entreprises Interrégional Mutualisation des moyens PRES Limousin Poitou-Charentes SATT «Grand centre» National Transnational Réseaux d échanges / programmes européens (ELIARE, ) et internationaux Priorités Transversales Développement durable + Innovation sociale Innovation environnementale/ croissance verte / ENR RSE/ TIC Protection environnement + Innovation environnementale/ croissance verte / ENR RSE/TIC Efficacité Énergétique + Innovation environnementale/ croissance verte / ENR RSE TIC Adaptation Changements climatiques + Innovation environnementale/ croissance verte / ENR RSE TIC Prévention gestion des risques = Égalité hommes/femmes + Egalité H/F dans la recherche Égalité des chances + Accès du rural à l innovation, la recherche Lutte contre les discriminations = Objectif 1: Renforcer la recherche, le développement technologique et l innovation 19

20 Objectif 1: Renforcer la recherche, le développement technologique et l innovation 20

21 DEOS 2 Objectif 2 : Améliorer l accès aux technologies de l information et de la communication, leur utilisation et leur qualité Diagnostic GT2 Concentration thématique 80% FEDER La couverture haut-débit : un outil régional exemplaire Le réseau DORSAL (syndicat mixte qui fédère les grandes collectivités territoriales de la région) est le premier réseau d initiative publique reconnu SIEG (Service d Intérêt Economique Général) en matière de haut débit. Il associe 1 200km de fibre optique en constante progression, de l'adsl avec 104 centraux téléphoniques dégroupés, un accès radio sans-fil avec 72 stations Wimax et offre à chaque limousin une solution d accès avec débit plancher de 2Mbits/s. Le réseau RELIEF est un réseau à très haut débit reliant les 45 lycées et sites de formation. Ce projet, abouti dans le cadre de DORSAL, est le support à la mise en place d'un environnement numérique de travail (ENT). L Université de Limoges est le point de raccordement Limousin à Renater, le RÉseau NAtional de télécommunications pour la Technologie, l Enseignement et la Recherche qui donne accès aux grands réseaux internationaux de la recherche ( Géant2, Internet2 ) et au réseau Internet traditionnel. Ce dernier assure également la mise en œuvre et l exploitation de la desserte régionale au niveau du Limousin et de la desserte métropolitaine sur la Ville de Limoges, grâce à des fibres "privées" sur le réseau RELIER (REseau de LImoges pour l Enseignement et la Recherche) qui relie les différents sites universitaires. Les collectivités publiques ont également consenti des efforts importants pour améliorer la couverture de téléphonie mobile. Les TIC, un secteur à encourager pour le développement économique régional Le Pôle ELOPSYS recense près de 160 acteurs TIC tandis qu ALIPTIC (Association Limousine des Professionnels des TIC) fédère 40 acteurs publics ou privés Plusieurs événements liés au numérique ont lieu en Limousin : Festival International de Webdesign (Le WIF en 2012 : 30 équipes participantes, 10 nationalités représentées) ; Numéritec, salon consacré aux usages et solutions numériques Des bonnes pratiques et nouveaux usages ont vu le jour en Limousin : - Des DSP de services de téléassistance pour le maintien à domicile des personnes âgées ou handicapées - Géoculture : un service numérique culturel et touristique innovant présentant le Limousin vu par les artistes à l'aide d'un smartphone ou d'une tablette - Développement d outils domotiques (notamment liés au vieillissement de la population) : pôle Domotique en Creuse - Création de centres de ressources numériques pour les entreprises dans les 3 départements et autres cyber-centres tous publics Des projets structurants dans les services publics - Portail internet sécurisé, fiable et accessible à l'ensemble des membres de la communauté scolaire : Espace Numérique de Travail ; élèves sur 63 établissements bénéficient de services de communication, d'outils collaboratifs, de services pour l'enseignement et de services de vie scolaire - Planet Limousin : dématérialisation des procédures - Développement de télé-procédures (par exemple pour les agriculteurs) - Numérisation de fonds d'archives et de collections muséographiques (COJITE) Un accès à l'information de plus en plus performant Plusieurs exemples d'outils et d'initiatives numériques facilitent l'accès du plus grand nombre à une information de qualité: - Mobilimousin, centrale de mobilité régionale, vise à mettre en cohérence les offres de déplacements (services de toutes les autorités organisatrices de transports) et à fournir aux usagers toute l information nécessaire à leurs déplacements (transports aériens, taxis, etc.) - GéoLimousin, portail géomatique régional, constitue une porte d'entrée vers tous les contenus liés à l'information géographique pour les professionnels mais aussi le grand public - Portail LISE (Limousin Information Service Entreprise) centre de ressources regroupant et diffusant toutes les informations utiles à la création, au développement, à la transmission et à toutes les étapes de la vie de l'entreprise - Portail culturel Objectif 2 : Améliorer l accès aux technologies de l information et de la communication, leur utilisation et leur qualité 21

22 Le Limousin n échappe pas aux inégalités d'accès des particuliers aux TIC Même si l équipement progresse, l accès demeure inégal selon l âge (population vieillissante de surcroît en Limousin) et les milieux sociaux (facteur d exclusion et d isolement renforcé en milieu rural). En l absence d initiative publique, le caractère rural de la région intensifierait le risque de fracture numérique. Sur un territoire «rural» comme le Limousin, les infrastructures en matière de TIC sont encore plus qu ailleurs l une des conditions essentielles à la fois de l attractivité du territoire et de son développement (recherche, compétitivité des entreprises, ). Les équipements actuels, bien que performants, doivent être constamment adaptés aux nouvelles exigences techniques (fibre, très haut débit) et aux usages de demain (télémédecine, télésanté, téléformation, télétravail, e-culture, e-inclusion, e-éducation ) pour éviter la fracture numérique du territoire. En Limousin comme ailleurs, les usages TIC progressent dans les entreprises et le secteur associatif L économie limousine étant constituée surtout de TPE ou PME, il n est pas improbable, qu en Limousin, la part de sociétés s affichant sur le Web soit plus faible. L usage de l Internet progresse rapidement chez les créateurs d entreprises du Limousin : un créateur sur trois a ouvert un site pour présenter son entreprise en 2010, contre un sur cinq en De même, la vente via un site Internet a doublé, mais ne concerne que 8 % des nouvelles entreprises. Si le télétravail a fait son entrée en 2012 dans le code du travail (Loi ), il reste une réalité mouvante (uniquement les salariés qui passent quelques demies-journées par mois à travailler à domicile, ceux qui travaillent de façon nomade en déplacement, ceux pour qui domicile et travail se confondent) et difficile à quantifier. A la traine du mouvement, la France semble combler son retard ces dernières années avec 17% de télétravailleurs (contre 20% dans l UE). Aux origines rurales, vient s ajouter une pratique de plus en plus urbaine en périphérie des grandes villes. Le Limousin, qui a mené quelques expériences pilotes, semble aujourd hui en difficulté sur ce nouveau mode de travail : disparition en 2008 de la pépinière du Dorat créée en 99 autour du télétravail, un centre à Cussac déserté, 20 télétravailleurs recensés en Creuse. Objectif 2 : Améliorer l accès aux technologies de l information et de la communication, leur utilisation et leur qualité 22

23 Atouts Faiblesses Enjeux - Le Limousin dispose d un outil exemplaire en matière d aménagement numérique et de cohésion territoriale : le syndicat mixte DORSAL - Le réseau RELIEF, un réseau à très haut débit reliant 45 lycées et d autres sites de formation est un levier de développement d usages pédagogiques innovants - RELIER et RENATER, réseaux liés à l université - L ENT «Elie», l Environnement Numérique de travail issu d une solution «Open source» est un outil évolutif, mutualisé avec de nombreuses régions pour leurs établissements de formation - La plateforme Web «LISE» propose des informations utiles à la création, au développement, à la transmission et à toutes les étapes de la vie de l entreprise - Réseaux Cyber qui offrent des services aux entreprises - Espaces publics numériques - Festival international de webdesign participe au rayonnement du Limousin - Le Limousin dispose de spécialistes universitaires de haut niveau dans le domaine des télécoms, des réseaux, de la sécurité des domaines, mais aussi d entreprises innovantes spécialisées. - Persistance de zones blanches haut débit - Un plan fibre régional ambitieux mais très onéreux: 100% de FTTH (fibre au domicile) coûtera 800 M d'euros - Exclusion provisoire de l'accès à la fibre optique, pour les territoires les plus éloignés, dans le cadre du déploiement des futurs réseaux Très Haut Débit - Accroissement du fossé numérique générationnel. Accès à la société de l'information privilégié pour les «Digital Native» et les catégories sociales favorisées - Manque d informations statistiques sur les usages TIC en Limousin - Faiblesse des usages TIC dans les TPE/PME - Faiblesse et hétérogénéité du tissu d entreprises TIC (masse critique insuffisante) - Faiblesse de la politique d aménagement numérique des ZA - Manque de moyens humains de la structure de pilotage DORSAL - Manque d un observatoire pour analyser, mesurer et évaluer la situation du numérique sur le territoire - Déficit de dialogue avec les opérateurs notamment de la mobilité - Le caractère rural de la région complique le déploiement des infrastructures L accessibilité au numérique pour tous les Limousins Une diffusion des usages des TIC dans des secteurs et domaines ciblés (santé, formation-éducation, travail, culture) La transition vers une économie numérique => mutation numérique des entreprises (voir Obj 3) et formation aux métiers du numérique et de la fibre (voir Obj. 10) Opportunités Menaces - Développement de nouveaux usages- télétravail, e-santé - Préoccupations environnementales et contraintes énergétiques - Valoriser l'impact positif de l'utilisation des TIC sur la consommation énergétique des autres secteurs de l'industrie: => la logistique et le transport (ex: l'optimisation des trajets et des distances par la géolocalisation, l'éco conduite assistée, les modèles de location ou de partage de véhicules,...) => les systèmes électriques (ex: le «smart grid» ou la gestion intelligente des réseaux de production et de distribution électrique) => le bâtiment (ex: la domotique, les centres d'informations) - Soutenir prioritairement les projets intégrant une démarche environnementale («It for Green et/ou Green IT») - Développement des infrastructures et des usages TIC, potentiel économique et accès à des nouveaux marchés pour les entreprises limousines => Sur le volet «infrastructures», suivi de la mise en œuvre du déploiement du SDAN et du déploiement du réseau THD => Sur le volet «usages», développement de l'économie numérique, des services d'e-santé, d'e-éducation, d'e-administration, plan climat (télétravail) et de vie numérique - Avancées technologiques - Opportunité de créer une vraie filière TIC (=> Obj. 3) - Formation sur les métiers du numérique et de la fibre (=> Obj. 10) - Perspectives de coopération avec la Pologne dans le cadre du WIF - Projet COJITE : numérisation de fonds d archives et de collections muséographies des tribunaux internationaux - Non respect des engagements de déploiement du FTTH par les opérateurs privés => frein au développement économique et perte d attractivité pour le territoire - Manque de leviers financiers pour le Très Haut Débit : le FANT (Fonds d Aménagement Numérique des Territoires) toujours pas approvisionné - Risque d enclavement du territoire lié à un manque d initiative privée et/ou manque d ambition côté collectivité pour le développement du numérique - Risque de fracture numérique : exclusion de certaines catégories de population et de certains territoires (décalage des zones rurales), risque d «être en retard d un débit» ; délais et conditions d aboutissement du plan national ; manque d implication des opérateurs privés dans les zones non couvertes - Risque d être en dehors des réseaux d affaires qui se créent autour des TIC et risque de perte de compétitivité des entreprises - Délocalisation de l activité économique et dépeuplement des régions moins développées - Fragilisation du secteur de la librairie et de l édition Objectif 2 : Améliorer l accès aux technologies de l information et de la communication, leur utilisation et leur qualité 23

24 Enjeux Orientations - Actions Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région L accessibilité au numérique pour tous les Limousins N 1 - Poursuivre l aménagement numérique vers le très haut débit pour tous les Limousins par le réseau d initiative publique - Accompagner la mutation numérique des entreprises (=> lien avec Obj3) - Développer la téléphonie mobile en faveur de la 4G et en lien avec le mix technologiques du SDAN (1 er jalon) Cadre européen Fonds concernés (Règlements et CSC) FEDER FEADER FSE CPER Une diffusion des usages des TIC dans des secteurs et domaines ciblés (santé, formation-éducation, travail, culture) N 2 - Faciliter l'accès à la société de l'information pour tous les Limousins (notamment les scolaires, universitaires, salariés, personnes éloignées de l emploi ) (=> lien Obj 9 et 10) - Favoriser le développement des réseaux de télésanté et de télémédecine - Lutter contre les inégalités des citoyens face à l'offre de formation - Promouvoir et rendre accessible l offre culturelle par l usage des TIC, favoriser l intégration de ces usages dans le processus de création artistique - Favoriser les usages numériques pour un développement durable (centres de ressources avec bouquet de services : télétravail, téléformation ) - Favoriser la réduction des déplacements (à préciser : télétravail, covoiturage, systèmes de transports intelligents ) - Favoriser l'e-inclusion (notamment pour les publics les plus éloignés du travail ) - Favoriser l'accès aux services numériques des personnes fragiles (personnes handicapées et âgées) tant en les formant à l utilisation qu en équipant leur habitation pour le maintien à domicile Objectif 2 : Améliorer l accès aux technologies de l information et de la communication, leur utilisation et leur qualité 24

25 Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale Urbain Rural Problématique territoriale - Les territoires urbains seront desservis par les opérateurs privés préemptés dans le PNTHD - Défendre la mise en œuvre de réseaux THD en milieu rural / Intervention de la puissance publique d abord en direction des zones rurales non concernées par l intervention des opérateurs privés au titre du PNTHD - Renforcement de l attractivité - Accès aux services - usages et contenus numériques à apporter aux ruraux (ex : accès à la formation ; Solutions TIC face à l isolement et aux difficultés de mobilité ) - Volet TIC des contrats de territoires en référence au SDAN : infrastructures locales et offres de services - Centres de ressources (télétravail) - Espaces publics numériques Interrégional National - Echanges de bonnes pratiques sur les usages TIC - Mutualisation avec les régions limitrophes des investissements matériels et immatériels (infrastructures, équipements, matériels, services, événements) - Raccordement entre réseaux d initiative publique, ressources concernant le traitement de données (hébergement, calcul, routage, infogérance ) par région spécialisée pour le compte de leurs voisines - Expérimentations sur le télétravail dans le Massif (Cantal) Transnational - Echanges de bonnes pratiques sur les usages TIC - Mise en place de plateformes physiques pour développer les usages urbains/ruraux Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité énergétique Adaptation changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/femmes Égalité des chances Lutte contre les discriminations + Accès de tous / socialisation Nouvelles formes de participation de la société civile Sobriété énergétique (ex : le télétravail limite les transports) Dématérialisation + Sobriété énergétique Dématérialisation + Sobriété énergétique Dématérialisation Un secteur qui doit apprendre à maîtriser sa dépense énergétique => Obj 4 + Sobriété énergétique Dématérialisation + Circulation rapide de l information Meilleure couverture du territoire + Accès à l information facilitée + Accès de tous Solutions adaptées Accès à l information facilitée + Accès de tous Objectif 2 : Améliorer l accès aux technologies de l information et de la communication, leur utilisation et leur qualité 25

26 Objectif 2 : Améliorer l accès aux technologies de l information et de la communication, leur utilisation et leur qualité 26

27 DEOS 3 Objectif 3 : Renforcer la compétitivité des PME (FEDER) et du secteur agricole (FEADER) et du secteur de la pêche (FEAMP) GT1 Concentration thématique 80% FEDER Diagnostic Une économie limousine en retrait sur la création de richesses Avec un PIB de plus de 17,5 milliards d euros en 2009, le Limousin crée 1 % de la richesse nationale. Avant la crise, la croissance moyenne de la région limousine était de 1,3 % contre 1,9 % pour la France métropolitaine et depuis 2007, l écart de 0,6 point s est maintenu. La valeur du PIB par habitant qui n excède pas euros par tête, est inférieure à la moyenne nationale ( euros en 2009), ce qui met le Limousin à la 19 ème position devant le Languedoc-Roussillon, la Corse et la Picardie. (PIB Départementaux) Le PIB par emploi de la Région Limousin représente plus de 83 % du ratio de la France et le contenu des emplois reste moins riche en valeur ajoutée (VA). Plus que la structure par âge de la population ou les taux d activité, c est l orientation sectorielle de l économie régionale sur des secteurs plutôt traditionnels qui explique ce constat, avec notamment un poids de l agriculture (et d un élevage actuellement moins créateur de valeur que les cultures céréalières ou industrielles) correspondant à 3 % de la VA régionale en 2009 contre 1,7 % en métropole. Un appareil productif aux performances modestes, mais un tissu économique diversifié L industrie limousine, à l exception du secteur agroalimentaire, affiche des performances modestes (11 % de la valeur ajoutée régionale contre 13 % en France) et se caractérise par la prévalence des biens intermédiaires, aux processus de transformation de faible ampleur, tandis que les activités de pointe ou de haute technologie, à forte valeur ajoutée, restent encore marginales. Elle regroupe environ un sixième de l emploi régional total (16,3%), proportion légèrement supérieure à celle du niveau national (15,6%), mais avec des investissements qui demeurent inférieurs de 30% à la moyenne française. Dans le cadre d une progression modérée de l emploi salarié global, l industrie limousine enregistre une perte d emplois salariés dans l industrie supérieure, sur dix ans, de un point au niveau national (20,3% contre 19%), avec de fortes variations départementales (perte supérieure de 10 points dans le département de la Haute-Vienne et largement inférieure dans celui de la Corrèze). L agroalimentaire (6 600 salariés) est le 1er secteur industriel régional (emplois et chiffre d affaire) et est dominé par les productions carnées qui bénéficient de l implantation de grands groupes (IAA secteur qui mériterait un centre de ressources). Il est suivi des secteurs du bois, papier, imprimerie (6 000 salariés), de la filière «Electricité-électronique» (4 300 salariés), de la «Métallurgie mécanique» (4 000 salariés) (dont la mécanique industrielle représente 1/3 des effectifs) et du secteur «Produits minéraux (dont la céramique porcelaine) caoutchouc plastique» (3 300 salariés) qui comprend notamment les arts de la table et la céramique ornementale qui demeurent l emblème du Limousin. C est parmi ces secteurs que viennent s adosser les 2 pôles de compétitivité (Elopsys sur les micro-ondes, photonique, réseaux sécurisés, images et interfaces numériques et le Pôle européen de la céramique sur les céramiques industrielles). La construction, bien qu en repli, a une part dans la valeur ajoutée de 8,1 % contre 6,4 % en France. Le secteur tertiaire contribue à la production de la richesse régionale en représentant 77 % de la valeur ajoutée de la Région Limousin en D ailleurs, la part des services administrés est supérieure à la moyenne nationale. De même, l action sociale et la santé emploient un salarié des services sur trois dans la Région, contre moins d un sur quatre en France. En revanche, sont sous-représentés, les services marchands, et plus particulièrement, les services aux entreprises. Le poids du commerce dans le système productif régional s avère comparable à celui de la France entière, aussi bien en termes d établissements (un sur cinq) que de salariés (un sur huit). L emploi lié au tourisme représente 4 % de l emploi salarié marchand, valeur proche de la moyenne nationale. L association Luxe&Excellence Made in Limousin a été créée pour structurer la filière limousine et promouvoir les produits et savoir-faire. Elle réunit 13 entreprises. L artisanat, secteur qui regroupe établissements de l alimentation, de la petite industrie, du bâtiment et des services occupe plus de salariés soit 20% de l emploi salarié marchand régional. Il génère 26% de la valeur ajoutée de l ensemble du champ ICS régional ce qui lui donne un poids économique deux fois supérieur en Limousin comparé à la moyenne nationale. La Corrèze enregistre l une des plus fortes densités de France avec 246 entreprises artisanales pour habitants (contre 192 en Limousin et 154 au niveau national). Au 31 décembre 2010, l'économie sociale et solidaire compte près de établissements employeurs qui emploient plus de salariés. L'économie sociale et solidaire est ainsi une vraie force économique pour le Limousin puisqu'elle représente 12% de l'emploi en Limousin ce qui la positionne au 6e rang national. Avec 9 salariés en moyenne par structure, l'ess a un nombre de salariés par établissement nettement supérieur au privé hors ESS (6 salariés par structure). Les activités des entreprises de l'économie sociale et solidaire se ventilent sur l'ensemble des secteurs. L'ESS est une économie de services. Les structures de l'ess sont de fortes contributrices d'emplois dans certains territoires Au-delà du maillage du milieu rural par les filières traditionnelles que sont l agriculture, l agroalimentaire, la filière bois et l artisanat, le tissu économique limousin est globalement composé de TPE/PME sur des secteurs traditionnels. En effet, 82 % des entreprises disposent de moins de 10 salariés et la proportion d établissements comptant 100 salariés ou plus ne dépasse pas 1,4 % de l ensemble contre 1,7 % au plan national. Avec 1 établissement sur 5 appartenant à une entreprise majoritairement détenue par des capitaux étrangers, l internationalisation de l industrie régionale se situe dans la moyenne nationale. Si les entreprises limousines exportent relativement moins que la moyenne des entreprises françaises (moindre présence de groupes internationaux et de grandes firmes), depuis 2009 les exportations régionales sont plus dynamiques que la moyenne française (les équipements pour l automobile sont le premier poste d exportation devant le matériel électrique) et le commerce international est intra européen à 80 %. Les entreprises limousines montrent un engagement fort par rapport à l environnement (alors que la région héberge 0,9% des établissements français, elle compte 12% des entreprises certifiées ISO 14001). Objectif 3 : Renforcer la compétitivité des PME (FEDER) et du secteur agricole (FEADER) et du secteur de la pêche (FEAMP) 27

28 Des secteurs agricole et sylvicole fortement représentés En 2010, le Limousin comptait exploitations agricoles, soit 3 % de l effectif métropolitain. Le secteur agricole se caractérise par une baisse du nombre d exploitations agricoles et une augmentation de leur taille. Toutefois, la diminution du nombre d exploitations ralentit (-22 % entre 2000 et 2010 contre -36 % sur la décennie précédente) et est moins importante qu au niveau national (-26 %). La filière agricole connaît également un vieillissement de sa main d œuvre. Néanmoins, l agriculture demeure un secteur important et montre des évolutions sur le plan économique comme environnemental : - 36 % des exploitations ont au moins une production sous signe de qualité (contre un quart au niveau national) : Label rouge et marque «Blason Prestige» pour les viandes bovines (1 exploitation sur 2 est spécialisée dans la production de bovin viande). Mais seulement 3% des exploitations sont certifiées «agriculture biologique» ; - La spécialisation en élevage se traduit par 70 % de la surface agricole utilisée consacrés aux surfaces en herbe qui contribuent à la qualité écologique et paysagère des territoires ; - 10 % des exploitants commercialisent en circuit court (vente directe ou un seul intermédiaire) une partie des produits de la ferme ; - 7 % des exploitations complètent leurs production agricole par une activité de diversification (transformation des produits, hébergement ). La filière bois représente un potentiel pour la Région Limousin en termes de ressources ( hectares de surface forestière, soit un peu plus de 33 % du territoire limousin, avec une propriété morcelée entre propriétaires, dont la moitié a moins d 1 ha). Elle correspond à 3,9 % de l emploi salarié en Limousin soit la part régionale la plus importante en France. Ses activités sont variées mais ne constituent pas véritablement une filière économique, avec de nombreuses petites entreprises, des entreprises de la seconde transformation sous représentées et une faible synergie entre entreprises et entre l amont et l aval. Le potentiel de valorisation peut être estimé à m3 pour un marché en croissance sur des secteurs phares que sont la construction et l énergie. Toutefois, les PME mobilisent peu l innovation et le système de formation, pourtant de qualité, pâtit d un manque de formations spécialisées de niveau supérieur. Ses capacités d exportation son insuffisantes (9,5 % du chiffre d affaires à l exportation contre 15,9 % en moyenne nationale). Les produits agricoles et sylvicoles (4 ème rang des exportations) représentent 10,1% des exportations régionales en 2011 (dont une majeure partie est liée à la culture et l élevage). Les principaux clients pour les produits de la culture et de l élevage sont l Italie (67%), l Espagne (16%) et la Russie (3,5%). Les produits de la culture et de l élevage, bien que figurant dans le trio de tête des produits présentant une balance commerciale positive ne représentent que 1,29% des échanges de la France. Le Limousin peine pour assurer un renouvellement de son tissu économique Le Limousin figure parmi les régions à faible taux de création d entreprises : avec 15 % de nouvelles entreprises, il se situe à 3 points en dessous du taux national. Toutefois, les chances de pérennité des entreprises créées sont meilleures dans la région qui se place au premier rang au niveau national pour le taux de survie à 5 ans ; et les reprises d entreprises sont nombreuses : 31 % de l ensemble des créations contre 23 % au niveau national. Le secteur du commerce et de la réparation est celui qui attire le plus les nouveaux entrepreneurs, suivi de la construction, puis de l hébergement, de la restauration et des activités scientifiques et techniques à parts égales. L économie limousine est marquée par un vieillissement démographique, qui concerne notamment les chefs d entreprises ou d exploitations agricoles. L offre de biens et de services devrait aussi à l avenir s adapter aux changements démographiques (modes de vie, pertes de capacités physiques). L économie du territoire limousin reposera dans quelques années autant sur l économie productive que l économie résidentielle. La crise économique de 2008 a considérablement affaibli l industrie limousine touchée par une baisse importante de ses effectifs. Une redynamisation de l économie régionale doit notamment passer par les PME structurées autour des secteurs de pointe et par l innovation, mais les entreprises limousines n ont pas les moyens, ni la taille critique ou la culture suffisante pour s y engager. L international doit aussi être une voie de développement en s appuyant sur des capacités d innovation renouvelées. Objectif 3 : Renforcer la compétitivité des PME (FEDER) et du secteur agricole (FEADER) et du secteur de la pêche (FEAMP) 28

29 Atouts Faiblesses Enjeux Un tissu économique diversifié - Diversité des activités économiques et des secteurs économiques, notamment des services non marchands - Un tissu d entreprises TPE/PME dense, important pour l emploi régional et l activité en milieu rural - Une industrie au poids relatif en emplois réparti sur les territoires, notamment l agroalimentaire et la métallurgiemécanique - Un secteur tertiaire contribuant fortement à la richesse régionale et amortissant les fluctuations économiques Des secteurs clés pour le développement régional - 2 pôles de compétitivité, des pôles d excellence et la participation à plusieurs autres pôles - Poids et qualité de l agriculture et de la foresterie, - Pour la qualité de son cadre de vie (facteurs d attractivité et d activités touristiques) en phase avec l image "différenciante" d une région «durable» - Qualité et notoriété des productions agricoles et rayonnement de la race bovine Limousine - Une ressource forestière relativement abondante et de qualité (résineux) - Des structures de référence pour le développement de la filière bois (PFT Bois-construction d Egletons, FCBA, APIB) - Des compétences en autonomie-santé avec AutonomLab (pôle régional d innovation en Santé et Autonomie des personnes) et Pôle domotique de Guéret ; CNISAM - Dynamisme du secteur de l ESS Un développement des clusters d entreprises - Clusters des pôles de compétitivité ELOPSYS et Céramique - Mecanic Vallée - Grappes Pôle environnement limousin, Luxe et excellence, Forgaillard Un environnement favorable sur certains domaines - Un bon socle d infrastructures en matière de TIC - Une large palette des dispositifs publics de soutien aux PME (R/D, financement, gestion RH ) et en matière de création d entreprises - Des outils pour cristalliser autour de thèmes (pôles compétitivité, luxe, mécanique ) ; des regroupements d entreprises autour de projets (méthode de mise en réseau) - Formation : secteur économique Une région de taille réduite qui facilite la mise en réseau et l accès à la formation Un tissu économique de taille modeste - Essentiellement composé de TPE/PME (peu de grosses PME) sur des secteurs traditionnels et absence de leaders - manque de leaders en TIC pouvant créer un effet d entraînement - Sous-représentation des services aux entreprises - Couverture partielle des différents maillons, (peu de synergies) des filières traditionnelles (bois, mécanique, IAA) - des PME investissant peu en R/D - Faiblesses de la structuration du secteur logistique - Une importante perte d emplois industriels Des TPE/PME aux capacités limitées - faible taux d encadrement des PME (cf. taille) - développement insuffisant à l international - pénétration faible des nouvelles technologies - capacités financières limitées - bas niveau de financement des activités innovantes - faible investissement dans l industrie, 30 %< France - manque de main d œuvre qualifiée Un secteur du tourisme sous valorisé : - une professionnalisation insuffisante, bien qu en forte progression - Une offre d hébergements perfectible (quantité, qualité) - Une offre insuffisante de produits touristiques et peu structurée - Une notoriété insuffisamment exploitée Une agriculture fragile - Dépendance forte / aides PAC et difficultés de diversification porteuses de valeur ajoutée (élevage bovin à faible VA) - Coût élevé de l installation en agriculture - Faible rentabilité des investissements - Faible dynamisme de l agriculture biologique - Exposition aux aléas environnementaux et économiques - Difficultés d accès au foncier (notamment pour les candidats à l installation qui souhaitent des petites surfaces destinées au maraîchage par exemple) Une foresterie au potentiel sous exploité - Morcellement de la forêt privée - Insuffisance dans la gestion des peuplements feuillus - Qualité des produits handicapée / concurrence internationale - Peu d industries de 2 ème transformation (et peu de leaders) et articulation amont/aval insuffisante - Manque de formations spécialisées supérieures Une création d entreprises au faible taux, avec des dispositifs d appui perfectibles sur leur visibilité, la création d entreprises innovantes et la reprise d entreprises. Faiblesse démographique : incidence sur les marchés et la main d œuvre Enclavement Des entreprises compétitives et ouvertes Une économie plus intégrée, plus coopérative valorisant les ressources locales Le soutien des secteurs-clés - Attractivité Une dynamique de la création/transmission d entreprises et des exploitations agricoles Des entreprises mieux accompagnées L investissement dans l humain => (voir Obj 10) : L adaptation continue de l offre de formation aux besoins du tissu socioéconomique régional Objectif 3 : Renforcer la compétitivité des PME (FEDER) et du secteur agricole (FEADER) et du secteur de la pêche (FEAMP) 29

30 Opportunités Menaces - Demande des marchés en phase avec des compétences régionales (électro-photonique, sécurité des systèmes et des personnes, vieillissement santé, nouveaux matériaux, viande bovine ) - Poids des plus de 50 ans dans les dépenses de consommation - Demande d un tourisme de nature, d authenticité, de proximité (crise) ; un secteur générateur d activités et de ressources en milieu rural. - Dynamique des circuits courts et de l'agriculture biologique - Potentiel de la ressource forestière et de sa valorisation face à une demande propice au développement du bois construction et du bois énergie - Potentiel de la croissance verte (métiers qualifiés/innovants, emploi) - Développement de l économie sociale et solidaire sur la base de l accroissement des activités liées à la proximité (circuits courts, nouveaux modes de consommation, services aux personnes, réhabilitation ) - La tendance à l installation de populations créant leur activité dans des régions à forte qualité de vie - Mobilisation accrue de l épargne des limousins, notamment en matière d ESS - Une innovation qui ne resterait concentrée qu autour des pôles de compétitivité ou des secteurs de pointe - Le vieillissement de la main d œuvre et des chefs d entreprises de TPE/PME - Concurrence accrue dans les activités traditionnelles (dont viande bovine, bois construction, pâte à papier, panneaux, mécanique ). - concurrence sur les matières premières - Crise dans le secteur automobile - L accueil de nouvelles entreprises/population est capté par les régions les plus développées et/ou les plus volontaristes par le marketing territorial - Une crise des finances publiques limitant les capacités d investissements clés (TIC notamment) et de développement des dispositifs de soutien - Baisse de la consommation de viande, soit structurelle (modes d alimentation), soit conjoncturelle (diminution des marchés traditionnels sud-européens) - Perte de substance économique liée aux difficultés de la transmission d entreprises Objectif 3 : Renforcer la compétitivité des PME (FEDER) et du secteur agricole (FEADER) et du secteur de la pêche (FEAMP) 30

31 Enjeux Orientations Actions Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région Des entreprises 1 compétitives et - Accompagner le développement des entreprises y compris ouvertes sur les marchés internationaux - Faciliter le rapprochement des entreprises aux marchés, aider les entreprises à mieux répondre aux besoins du marché N - Favoriser le franchissement de cap par les entreprises avec des aides à l investissement - Accompagner les entreprises Limousines dans la mutation numérique - Accompagner les entreprises dans leurs stratégies de RH (=> lien Obj 8) - Renforcer les compétences humaines (=> lien Obj 8 et 10) - Accompagner et développer les compétences pour innover dans les TPE/PME (=> lien Obj 1) - Faire émerger des entreprises de taille intermédiaire // Faire grossir la taille des entreprises - Construire des grappes d entreprises - Développer les dispositifs d anticipation et de soutien au développement et face aux aléas économiques, environnementaux et sanitaires Cadre européen Fonds concernés (Règlements et CSC) FEDER FEADER FSE CPER Une économie plus intégrée, plus coopérative valorisant les ressources locales Le Soutien des secteurs-clés l attractivité N N 1 - Renforcer la territorialisation des productions et la valorisation locale des produits régionaux - Créer la Valeur Ajoutée sur le territoire à partir des ressources/productions locales 1 - Soutenir le développement des PME dans les secteurs clés et émergents - Encourager les potentiels d activité sur les territoires construire des offres et l accompagnement des porteurs de projets - Faire du vieillissement un levier économique - Soutenir et favoriser la croissance verte - Construire des écosystèmes sur les marchés porteurs d avenir (luxe, aides aux personnes âgées, construction bois, rénovation bâtiment, cosmétique, photovoltaïque, ) - Structurer l offre touristique régionale, en particulier autour des 7 portes d entrée de la région en favorisant la valorisation des produits touristiques - Accompagner la professionnalisation des acteurs du tourisme dans une perspective de tourisme durable et en Objectif 3 : Renforcer la compétitivité des PME (FEDER) et du secteur agricole (FEADER) et du secteur de la pêche (FEAMP) 31

32 favorisant la diffusion des TIC - Renforcer la création et l aménagement des infrastructures touristiques - Promouvoir l économie sociale et solidaire - Soutenir les structures de l économie sociale et solidaire - Développer les usages et services TIC pour les entreprises (sensibilisation des PME à l utilisation du haut-débit, raccordement des zones d activités au haut-débit) - Développer des services de «vie numérique» et d'informations dans les domaines de l'éducation, de la culture, des transports et du tourisme - Soutenir la filière TIC régionale : favoriser la mise en réseau des entreprises TIC - Utiliser le numérique pour mieux gérer l'énergie - Favoriser une agriculture/foresterie ciblant les productions de qualité et les nouveaux produits «verts» - Encourager la diversification des activités agricoles et des marchés - Logistique : appui aux entreprises et encouragement à des démarches de "co-camionnage" et à l usage de plateformes logistiques (=> lien Obj 7) ; fonctions associées à la logistique Une dynamique de la création/transmission d entreprises et des exploitations agricoles N 2 Soutenir la création/transmission d entreprises - Soutenir le démarrage, le maintien et la reprise d entreprises - Conforter les dispositifs d appui à la création/reprise d entreprise et leur mise en réseau et favoriser la transmission des entreprises Promouvoir la culture d entreprendre - Promouvoir les initiatives et la culture d entreprendre - Sensibiliser les étudiants à la création d entreprises - Mener des actions d information/formation sur les formes collectives d entreprenariat - Former les salariés à leur possible investissement dans la reprise d entreprises - Favoriser les capacités d innovation des chefs d entreprises et des équipes Aider à l installation agricole - Aider à l'installation des jeunes agriculteurs et à l emploi dans l agriculture - Sensibiliser les collectivités à l acquisition de foncier permettant Objectif 3 : Renforcer la compétitivité des PME (FEDER) et du secteur agricole (FEADER) et du secteur de la pêche (FEAMP) 32

33 Des entreprises mieux accompagnées N d installer de jeunes agriculteurs (=> lien Axe territorial) 2 - Renforcer le développement des services aux entreprises et aux exploitations agricoles - Mieux accompagner les entreprises et les exploitations agricoles dans leur pilotage stratégique et dans la prise en compte des enjeux du DD Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale Urbain Rural Problématique territoriale - Développement des activités économiques non agricoles en milieu rural - Compétitivité des entreprises agricoles - Diversification agricole - Soutien aux actions économiques territoriales et aux porteurs de projet (via les politiques d accueil) dans le domaine de : * l artisanat, du commerce et des services essentiels * du tourisme - Economie Sociale et Solidaire Activités de pleine nature - Développement des circuits courts, de proximité... (agriculture, forêt, ) en privilégiant l économie Sociale et Solidaire Interrégional - Mise en réseau - Mutualisation National Transnational Participation à des colloques ou événements internationaux : Développement de partenariats économiques impliquant des PME régionales Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité énergétique Adaptation changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/femmes Égalité des chances Lutte contre les discriminations + Circuits courts RSE Ecologie industrielle Système de Management Qualité Environnement (SMQE) + Ecologie industrielle SMQE + Croissance verte Ecologie industrielle Evolution des modes de production + Ecologie industrielle Evolution des choix de productions agricoles Evolution des modes de production + Ecologie industrielle Evolution des modes de production Système de Management Qualité Environnement Sécurité (SMQES) + RSE Entreprenariat féminin + RSE Objectif 3 : Renforcer la compétitivité des PME (FEDER) et du secteur agricole (FEADER) et du secteur de la pêche (FEAMP) 33

34 Objectif 3 : Renforcer la compétitivité des PME (FEDER) et du secteur agricole (FEADER) et du secteur de la pêche (FEAMP) 34

35 DEOS 4 Objectif 4 : Soutenir la transition vers une économie à faible émission de carbone GT1 Concentration thématique 20% FEDER Diagnostic Le Limousin produit 1,5% des émissions nationales de gaz à effet de serre, soit environ 7,6 millions de teqco² ce qui représente 10.4 teqco²/hab (contre 8,27 au niveau national). Cette répartition est propre à la région Limousin : la part de l agriculture y est nettement plus élevée que dans le bilan national et celle des combustions de l industrie manufacturière y est plus faible. La somme des absorptions liées aux prairies et à la forêt s élève à 3.6 millions de teq CO², soit 46% des émissions régionales et ce qui représente 5% des absorptions nationales de Emissions de gaz à effet de serre par secteurs : - Agriculture & Sylviculture : total de 51 % contre 27 % en France. En Limousin, secteur majeur de l économie : 4% de la valeur ajoutée (contre 2,2 au niveau national) ; couverture forestière de 34 % du territoire contre 28 % (moyenne nationale) - Industrie : 76% des émissions liées à la valorisation de biomasse ; 50% des émissions supportées par 13 entreprises ; en nette diminution depuis 10 ans - Les transports : 85% énergies fossiles ; 76% transport des personnes et 24% marchandises ; les distances augmentent (+20% en 10 ans) - Le résidentiel / tertiaire : 70% d émissions fossiles dont 80% chauffage ; 35% fuel, 26% électricité, 20% Gaz Naturel, 15% bois, 4% propane ; +20% en 10 ans Entre 1999 et 2009, les consommations énergétiques ont globalement augmenté en Limousin de l ordre de 11% contre une moyenne nationale de 10% rapportée à une augmentation constante de la population de l ordre de +0.6% contre un niveau de croissance national de +8%. Ce sont les secteurs des transports et du tertiaire qui ont connu la plus forte croissance de leur consommation d énergie (respectivement +38% et +37% entre 1990 et 2009) tandis que le résidentiel et l industrie poursuivent une tendance à la baisse (respectivement -5% et -16% au cours de la même période). La consommation relative d énergie de l économie limousine est supérieure à celle de la France. Cela s explique en partie par le profil productif de la région : peu d activités à très haute valeur ajoutée, peu d immatériel, et une présence relativement importante d activités nécessitant d importantes matières premières et d importantes transformations (industrie, agriculture ) et ne créant pas des richesses en expansion (comme peut le faire le secteur financier). La tendance à la diminution observée en France n est pas aussi marquée à l échelle régionale, même si un rattrapage est visible depuis L impact de la croissance verte sur les emplois et les activités Au niveau national, dix-huit filières dites de la «croissance verte» devraient voir la transformation de leurs activités et de leurs métiers. Les secteurs les plus concernés par la création ou la sauvegarde d emplois sont les industries électriques, les énergies renouvelables (dont le bois), l agriculture, la construction, l'eau, l'assainissement, la gestion des déchets. Au niveau régional, plus d un tiers des effectifs devraient être directement et durablement impactés par la croissance verte, dans des secteurs emblématiques du Limousin tels que l agriculture, la filière bois, la filière électrique-électronique ou la construction. Si les effectifs salariés sont encore marginaux dans les secteurs purement environnementaux (déchets, eau et assainissement, récupération, gestion des espaces verts et du patrimoine naturel, travaux d isolation), leur croissance est trois fois plus élevée que dans le reste de l économie. Peu de nouveaux métiers devraient finalement émerger, et ils seront pour la plupart très qualifiés. La croissance verte impacte les emplois et implique des changements de compétences uniquement sur une partie restreinte des activités, tout en confortant le cœur de métier. Les créations nettes d emplois ont tendance à être surestimées car les destructions dans les secteurs fragilisés sont souvent oubliées. Le bâti - 1 er secteur consommateur d énergie en Limousin, 20% des émissions de GES - Le chauffage est le principal poste de consommation - 57% de logements énergivores - 74% de maisons individuelles - Une dynamique de construction importante dans le secteur tertiaire Transport - Second secteur consommateur d énergie et émetteur de GES en Limousin - Augmentation de 38% entre 1990 et Une des principales sources de pollution atmosphérique dans la région - Une forte dépendance à la voiture individuelle (52% voiture, 2% vélo, 4% transport en commun) - Une région très consommatrice de transport de marchandises Agriculture - 51% des émissions de GES (pour moitié dû à la digestion des ruminants) ; les prairies stockent l équivalent de 12% du CO2 émis par l agriculture Objectif 4 : Soutenir la transition vers une économie à faible émission de carbone 35

36 Forêt - Un stock de carbone important : l équivalent de 42% des émissions régionales Industrie - 21% des consommations d énergie - 9% des émissions de GES - Papier - carton : plus de 50% de la consommation d énergie et des émissions de GES du secteur industrie - Un tissu industriel diffus et diversifié - Un nombre limité d établissements soumis au Plan National d Allocation des Quotas Energies renouvelables GWh produits en 2009, dont sous forme d électricité (principalement hydroélectricité) et sous forme de chaleur (principalement bois) Un avantage comparatif lié aux centrales hydrauliques, mais qui ne peut faire face à la hausse de la consommation d énergie : l électricité est l énergie qui croit le plus depuis une dizaine d années et qui est amenée à croître encore du fait de l augmentation des usages pour lesquels il n existe pas d énergie alternative (électronique, électroménager ). En Limousin pas encore de développement de ces ENR électriques (solaire, éolien, cogénération ). Aujourd hui, peu de diversification, mais des ressources naturelles potentielles Bois-Energie - Une ressource théoriquement abondante mais des difficultés de mobilisation - Des projets de chaufferies et de réseaux de chaleur en développement Méthanisation - Une émergence de projets - Une étude sur le gisement méthanisable en région Limousin en cours Hydroélectricité - 31% de la production d énergie renouvelable, deuxième source après le bois - Un territoire privilégié pour l hydroélectricité Eolien - Plusieurs parcs éoliens en fonctionnement depuis Zones de Développement Eolien (ZDE) autorisées pour une puissance totale de 28MW, 2 arcs en phase de construction - La révision du Schéma Régional Eolien Solaire - Pas de centrale photovoltaïque au sol, environ m² de capteurs solaires installés en Un potentiel de développement au sol de MWc, soit 920 GWh de production d électricité Géothermie - Un nombre important d installations chez les particuliers - Des déclarations pour forages en augmentation pour les installations les plus importantes Cultures énergétiques - Aucune culture énergétique recensée en Limousin Objectif 4 : Soutenir la transition vers une économie à faible émission de carbone 36

37 Atouts Faiblesses Enjeux - Un marché potentiel de rénovation important - Un savoir-faire local sur la construction appuyé par des formations des professionnels du bâtiment - Des Pôles de compétitivité, des centres de recherche et des centres de transfert (Centre de Valorisation Agro-ressources-CVA, ODESSOL- traitement et valorisation en matière d eau, de déchets et de sols) ainsi que la grappe d entreprises (PEL - Pôle Environnement du Limousin) - Des ressources naturelles importantes permettant de développer des filières éco-matériaux (bois, laine ) - Un fort potentiel de développement des énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, méthanisation, ) - Le bois représente aujourd hui 71% des énergies renouvelables produites en Limousin (essentiellement sous forme de chaleur) - Artisanat dans le bâtiment développé et plus engagé dans la qualification environnementale et énergétique (QUALIBAT, Eco-artisan) - Des efforts importants déjà en partie faits sur le logement social Taille humaine de la région : possibilité de créer des réseaux, tradition de dialogue et de coopération entre les acteurs - Faible structuration de la filière éco-construction - Bâtiments existants très énergivores - Vieillissement des professionnels - Peu d opportunités et peu de projets urbains et immobiliers pour les artisans formés - Potentiel fiscal faible et un vieillissement de la population qui constitue un frein à l investissement vert - Précarité énergétique - Démarrage lent dans la valorisation des matières organiques - Grande faiblesse de la structuration des filières bois - Faiblesse de l industrie de la première transformation du bois - Emergence lente de la structuration des filières vertes : éco-construction, bio ressources - Insuffisance de la valorisation des ressources naturelles au niveau local - Insuffisance d ingénierie en matière d économie verte -Prédominance du transport individuel lié principalement au phénomène de périurbanisation et au caractère rural de la région - Faible diversification des revenus agricoles par la production d EnR Opportunités Menaces - Raréfaction et coût des énergies fossiles - Nouvelles technologies en émergence - Réflexions sur les nouveaux matériaux et les techniques de construction - Démarches globales et soutenues au niveau national (éco-quartier, agenda 21, Plan Climat Energie Territoriaux, ) - Potentiel de création d emplois dans l économie verte - Partenariats interentreprises, inter-maillons dans une filière pour réduire l empreinte des produits sur l ensemble du cycle de vie - Un potentiel important de développement des énergies renouvelables - Potentiel de formation dans la réhabilitation des bâtiments - Savoir-faire industriels => Maintenance des installations EnR (Mecanic Valley) - Emergence d un pôle éco-construction - Réduction des financements publics - Labellisation trop exigeante et réglementation trop stricte - Concurrence avec d autres régions déjà investies - Impact du développement du bois énergie sur la qualité de l air (augmentation des particules en suspension) Crise économique L efficacité énergétique des bâtiments Le mix énergétique Limousin L appropriation des problématiques climatiques par l ensemble des acteurs du Limousin (=> lien Obj 5) Le développement des mobilités durables adaptées aux spécificités du territoire Objectif 4 : Soutenir la transition vers une économie à faible émission de carbone 37

38 Enjeux Orientations - Actions Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région L efficacité énergétique des bâtiments N? 1 - Conduire des programmes de rénovation des bâtiments (=>lien Obj 9) - Développer les éco-constructions et la recherche d une meilleure efficacité énergétique des bâtiments Cadre européen Fonds concernés (Règlements et CSC) FEDER FEADER FSE CPER Le mix énergétique Limousin L appropriation des problématiques climatiques par l ensemble des acteurs du Limousin (=> lien Obj 5) N N 1 Diminuer les impacts environnementaux -Développer des énergies renouvelables non émettrices de GES - Garantir la préservation des stocks de carbone en place - Favoriser la diminution de la consommation d énergie du secteur industriel - Développer l offre régionale d énergies renouvelables Faire du mix énergétique une opportunité économique pour les entreprises du Limousin et les exploitations agricoles - Optimiser les modes de production agricoles existants et aller vers la diversification des activités agricoles la performance et l autonomie énergétique pour réduire l empreinte carbone du secteur - Définir un modèle de développement de la filière bois permettant d optimiser les synergies entre bois d œuvre et bois énergie - Développer des filières en lien avec les énergies renouvelables - Développer des filières d innovation et de pointe (notamment smart-grid et chimie verte) - Développer la filière Eco-construction - Développer les services d appui et de conseil des entreprises liées à l économie verte - Développer la filière «recyclage et valorisation des déchets» - Développer les circuits de proximité (notamment dans l artisanat des métiers de bouche) 2 - Accompagner la connaissance des enjeux auprès des particuliers - Accompagner la connaissance des enjeux auprès des acteurs économiques - Accompagner la connaissance des enjeux auprès des collectivités Objectif 4 : Soutenir la transition vers une économie à faible émission de carbone 38

39 Le développement des mobilités durables adaptées aux spécificités du territoire N 3 Développer des offres innovantes de transports - Développer et faire connaître les offres alternatives innovantes aux transports individuels - Avoir une approche intégrée urbanisme et transport - Développer et promouvoir les transports doux - Développer et encourager l usage du fret ferroviaire Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale Urbain Rural Problématique territoriale - réseaux de distribution intelligents (chaleur, froid, électricité) Interrégional - Dépendance plus marquée à la voiture individuelle - Usage d énergie renouvelable (rénovation des systèmes de chauffage au bois ) - Enjeux liés au bâtiment (rénovation bâti plus souvent ancien et plus grand) National Problématique Forêt à l échelle du Massif Filières matériaux «biosourcés» Collaboration possible avec le pôle aquitain Xylofutur Smart grid : collaboration possible avec les pôles de compétitivité avec les pôles S2E2 (Tours), CapEnergies (PACA) et TENERRDIS (Rhône-Alpes) - Stratégies territoriales de transition vers l économie dé-carbonée (PCET ) : - Energie/Habitat (constructions et rénovation) - Energies renouvelables (réseaux de chaleur, développement du photovoltaïque en toiture, ) - Développement des circuits courts, de proximité (agriculture, forêt, ) - mobilité durable Transnational Faciliter coopération entre Limousin et autres régions européennes en pointe sur les EnR Projet interreg IVC Robinwood + sur la forêt Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité énergétique Adaptation changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/femmes Égalité des chances = = Lutte contre les discriminations + Lutte contre la précarité énergétique Objectif 4 : Soutenir la transition vers une économie à faible émission de carbone 39

40 Objectif 4 : Soutenir la transition vers une économie à faible émission de carbone 40

41 DEOS 5 Objectif 5 : Promouvoir l adaptation aux changements climatiques et la prévention et la gestion des risques GT3 Hors Concentration thématique Diagnostic Un profil d émissions de gaz à effet de serre atypique pour le Limousin Le Limousin produit 1,5% des émissions nationales de gaz à effet de serre, soit environ 7,6 millions de teqco² ce qui représente soit 10.4 teqco²/hab (contre 8,27 au niveau national). Cette répartition est propre à la région Limousin: la part de l agriculture, fortement exportatrice notamment en viande bovine, y est nettement plus élevée que dans le bilan national et celle des combustions de l industrie manufacturière y est plus faible. La somme des absorptions liées aux prairies et à la forêt s élève à 3.6 millions de teqco², soit 46% des émissions régionales, ce qui représente 5% des absorptions nationales de Un air de qualité 29 communes sont considérées comme sensibles pour la qualité de l air en Limousin. Elles représentent 5.8% de la superficie du territoire et 43% de la population régionale. Les communes les plus sensibles sont celles proches des axes routiers, principalement le long des autoroutes A20 et A89. Parmi les 47 plus grandes agglomérations de France métropolitaine, Limoges est 1ère en termes de qualité de l indice ATMO. Enfin, les habitants du Limousin sont exposés à d autres risques indépendants du changement climatique mais présentant des menaces pour la santé, avec parmi eux le radon. Une ressource en eau à protéger Ressource en eau disponible avec un recensement de km de cours d eau, étangs et ha de milieux humides mais eaux de surface fragiles et sensibles (vulnérables car dépendantes des régimes de précipitation annuelle) ; Faute de gestion adaptée des étangs, éventuel développement de cyanobactéries et présence possible d espèces invasives. Qualité des cours d eau : bonne qualité physico-chimique (notamment faible taux de nitrates et de pesticides), mais mauvaise qualité hydro- morphologique (avec de nombreux barrages impactant la continuité des cours d eau) Qualité de l eau potable : bonne qualité mais reste vulnérable (protection difficile du fait de multiples captages et risque de manque et de dégradation de la qualité en période de sécheresse) Prélèvements : l usage domestique domine largement, sauf en Haute-Vienne où il rivalise avec l usage industriel L évolution future du climat est liée à de nombreux paramètres L évolution future du climat est liée à de nombreux paramètres, le principal étant la concentration en Gaz à Effet de Serre de l atmosphère. Cette dernière dépend elle même de l évolution démographique, du mode de développement suivi par les pays émergents, de l utilisation des énergies fossiles, etc Le GIEC a ainsi créé plusieurs scénarios d évolution de la concentration de CO² dans l atmosphère en fonction des choix de développement. C est sur cette base que les exercices d évolution du climat à long terme sont réalisés - Evolutions des températures Depuis le milieu du XXème siècle, la température moyenne du Limousin a augmenté de 1 C. Cette augmentation s accentuera à l avenir et pourrait atteindre jusqu à + 3,5 C en 2080, avec une hausse plus marquée en été (jusqu à +5,5 C). Une conséquence de ces évolutions est la nette diminution du nombre de jours de gel par an (baisse de 25% d ici 2025, passant de 38 jours à 27 jours). Cette période de gel surviendrait plus tardivement en automne et les dernières gelées de printemps pourraient être plus tardives d un mois. Cela n empêchera pas certains évènements extrêmes comme des vagues de froid et des épisodes neigeux exceptionnels (comme en 2007 et en 2009 en Creuse) entraînant, sur une courte durée, l'isolement d'habitations, des coupures électriques, etc. - Evolutions des précipitations Le niveau des précipitations devrait rester plus ou moins stable jusqu en 2030 (95 % à 100 % de ce que l on observe actuellement). Certaines années, risquent de survenir des épisodes de sécheresse exceptionnels, tels que ceux observés en 2003, 2005 et A l horizon 2080, les précipitations pourraient représenter 70 % à 90 % de leur niveau actuel, avec une diminution plus marquée en été qu en hiver. - Evènements climatiques extrêmes Les scénarios prévoient une aggravation des sécheresses à l horizon 2050 avec un temps passé en état de sécheresse pouvant s élever à 70 % selon les scénarios les plus pessimistes. Si les hivers deviennent moins froids, à l inverse, les périodes caniculaires deviennent plus nombreuses. Le nombre de jours où la température maximale dépasse 30 C à Limoges Bellegarde passerait de 8 à 12 d ici 2025, soit une augmentation de 50 %. Objectif 5 : Promouvoir l adaptation aux changements climatiques et la prévention et la gestion des risques 41

42 Cinq vulnérabilités principales en Limousin Au regard de ces changements annoncés, cinq vulnérabilités émergent en Limousin : - de la ressource en eau : Risque de baisse de la quantité d eau disponible, assèchement des zones humides et dégradation de la qualité de l air et de la biodiversité, eutrophisation (plus d algues, ), sensibilité aux crues (vulnérabilité accrue par l artificialisation des surfaces) - des activités agricoles : risque d augmentation de la mortalité et de baisse de rendement des cheptels, impacts sur le paysage, enjeu de la diversification et de l adaptation à de nouvelles méthodes de production - des activités sylvicoles : Fragilisation des forêts, baisse de la biodiversité, nouvelles espèces, risques parasitaires ; vigilance quant à l exploitation des ressources forestières pour le bois énergie (Préservation de puits de carbone et de biodiversité dans les forêts anciennes) - sanitaire des populations : Risque d augmentation de la mortalité (croissance du nombre d îlots de chaleur), apparition de nouvelles maladies (nouvelles espèces allergisantes), changements dans le monde professionnel (pénibilité, décalage des rythmes de travail, baisse de la productivité) - de la biodiversité : risque de banalisation. La biodiversité sera touchée, les impacts de ces modifications interagissant fortement avec les vulnérabilités précédentes. Risques : des menaces à contenir Inondations et mouvements de terrain sont les principaux risques naturels de la région. 300 communes sont concernées. 47 sites sont qualifiés de pollués en 2012 en Limousin, du fait notamment des anciennes exploitations minières d uranium. La concentration en radon en Limousin est de l ordre de 200 Bq/m3, pour une moyenne nationale de 83 Bq/m3. Le risque d érosion est limité grâce au modèle extensif de la production agricole (principalement l élevage) et la qualité des sols est renforcée par de bonnes pratiques agronomiques. L exploitation des forêts en pente se développe et pourrait entraîner une augmentation des risques d érosion des sols. 108 communes ont des Plans de Prévention des Risques en 2008 (60 en 2003). En 2011 on constate une dissémination sur l ensemble du territoire régional des principaux risques naturels et technologiques. Objectif 5 : Promouvoir l adaptation aux changements climatiques et la prévention et la gestion des risques 42

43 Atouts Faiblesses Enjeux Ressources en eau - Présence de milieux humides jouant un rôle essentiel pour la qualité et la quantité des eaux. - Création en mai 2012 d une première chaire universitaire sur le capital environnemental et la gestion durable des cours d eau (partenariat entre la Fondation Partenariale de l Université de Limoges et la Société Hydroélectrique du Midi (SHEM) groupe GDF-Suez) Activités agricoles - Résilience plus importante de l agriculture (élevage extensif intégrant les milieux naturels dans leur système d exploitation) Activités sylvicoles - Filière bois : 2 ème secteur économique de la Région - Disponibilité des bois industrie et des bois énergie - Projet de création par la Fondation Partenariale de l Université de Limoges d une chaire d excellence autour de la stratégie d exploitation des productions forestières pour favoriser l exploitation forestière tout en veillant dans une certaine mesure à la protection du patrimoine forestier du Limousin. Santé des populations - Programmes de recherche en cours en Limousin (ex : GRESE : dépollution des eaux et des sols et cyanobactéries) - Bonne couverture du territoire par des réseaux d entraide informelle (solidarité forte en milieu rural) - GéoLab (Laboratoire de géographie physique et expérimentale de Limoges) Développement durable - Engagement de collectivités dans des démarches d agenda 21 Ressources en eau - Région de socle et de tête de bassin versant (capacité limitée de stockage, faible proportion d eau souterraine) - Cours d eau petits - Sensibilité aux inondations (notamment sur les 2 gros bassins de vie Limoges et Brive) Activités agricoles - Fragilité du modèle agricole : spécialisation des modes d exploitation et vulnérabilité face aux changements climatiques - Forte dépendance à l irrigation de certaines productions : vergers et petits fruits Activités sylvicoles - Fragilité du système sylvicole Limousin : monoculture, ressource de feuillus insuffisamment valorisée, qualité disparate et faible taux de reboisement - Capacités limitées de résilience des essences régionales (exemple du châtaigner) - Morcellement des exploitations majoritairement privées limitant les capacités de mener une politique publique pour la forêt et difficultés d intervention des services de lutte contre les incendies. Santé des populations - Présence importante de personnes âgées, isolées et précaires - Taux élevé de radioactivité naturelle et accumulation de radon dans certaines habitations - Dépassement de seuils de pollution (oxydes d azote et ozone) émis par le transport routier sur zones sensibles où conjugaison d émissions importantes et forte densité de populations sensibles Opportunités Menaces La connaissance des enjeux liés au changement climatique et l information de tous les acteurs du territoire La prévention des risques sur la santé L anticipation des aléas climatiques sur l'environnement et la capacité d adaptation des activités humaines Objectif 5 : Promouvoir l adaptation aux changements climatiques et la prévention et la gestion des risques 43

44 Activités agricoles - Possible augmentation des rendements à travers l introduction de nouvelles productions et de nouveaux process adaptées aux nouvelles conditions météorologiques. - Diversification de l activité agricole Activités sylvicoles - Possible augmentation des rendements à travers l introduction de nouvelles essences plus adaptées aux nouvelles conditions climatiques Programme LIFE Ressources en eau - Risques de baisse de la quantité de la ressource hydrique mais aussi d augmentation de la fréquence des étiages avec des conséquences sur le secteur industriel (normes de rejets, hydroélectricité) - Dégradation de la qualité de l eau et phénomènes d eutrophisation avec conséquence sur la santé et le tourisme (baignade et eau potable) Activités agricoles - Augmentation de la mortalité des cheptels et baisse prévisible de leur rendement due aux difficultés d alimentation (ressources fourragères) et d abreuvement - Apparition de nouvelles attaques (parasites et ravageurs) et décalage présumé des cycles de production pour le maïs et l arboriculture (Nord Ouest Corrèze) - Impact sur la qualité des productions et les débouchés économiques Activités sylvicoles - Risques de nouvelles maladies, multiplication d espèces invasives et d augmentation des feux de forêts - Risques de dépérissement et baisse des capacités d épuration de l air et des eaux de surface. Activités industrielles - Sites SEVESO Santé des populations - Accroissement des phénomènes liés à la multiplication des pollens, aux températures accrues et allergènes et la migration de certaines espèces végétales allergisantes (cyprès, ambroisie, ). - Risques de maladies cancérigènes (poumons principalement) liés à la respiration de radon - Risque sur la santé humaine dû à l augmentation de l eutrophisation (cyanobactéries) Biodiversité - bouleversement des équilibres des écosystèmes et risque de banalisation Objectif 5 : Promouvoir l adaptation aux changements climatiques et la prévention et la gestion des risques 44

45 Enjeux Orientations - Actions Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région 1 - Se préparer aux conséquences du changement climatique La connaissance des enjeux liés au changement climatique et l information de tous les acteurs du territoire N - Renforcer la connaissance sur l évolution et les conséquences du changement climatique - Sensibiliser les citoyens, les décideurs et les acteurs économiques Cadre européen Fonds concernés (Règlements et CSC) FEDER FEADER FSE CPER La prévention des risques sur la santé L anticipation des aléas climatiques sur l'environnement et la capacité d adaptation des activités humaines N N 2 - Prendre en compte les émissions de particules, les risques allergènes et la prolifération d espèces invasives - Réduire les conséquences d événements climatiques extrêmes (canicules, grands froids ) 2 - Encourager le développement des activités agricoles et sylvicoles durables (économiques, sociaux et environnementaux) : adaptation / évolution des choix et modes de production - Limiter/Anticiper les conséquences du réchauffement climatique sur les ressources (notamment celles permettant de produire de l énergie renouvelable) - Préparer l adaptation des ressources en eau à ce changement (préserver les zones humides) [=> Lien Obj 6 et Obj 3 : risque d arrêt des entreprises ayant besoin d eau pour leur activité] Objectif 5 : Promouvoir l adaptation aux changements climatiques et la prévention et la gestion des risques 45

46 Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale Urbain Rural Problématique territoriale - Gestion des eaux pluviales - Accompagnement des évolutions climatiques (paysages, pratiques agricoles, espèces naturelles et forestières ) - Risque d eutrophisation et impact sur la santé et le tourisme - Stratégies territoriales d adaptation au changement climatique : SCOT Agendas 21 territoriaux - PDU et autres plans PCET- Villes durables - Urbanisme durable Interrégional National Plan Loire Agences de l eau Adour-Garonne et Loire Bretagne Projet de partenariat de la SHEM et de la Fondation de l université avec des partenaires institutionnels et territoriaux tels que les agences de l eau, le CEMAGREF Transnational Echanges de bonnes pratiques Priorité à défendre du programme de coopération transnationale SUDOE Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité énergétique Adaptation changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/femmes Égalité des chances Lutte contre les discriminations = = = Objectif 5 : Promouvoir l adaptation aux changements climatiques et la prévention et la gestion des risques 46

47 DEOS 6 Objectif 6 : Protéger l environnement et promouvoir l utilisation rationnelle des ressources GT3 Hors Concentration thématique Diagnostic Patrimoine naturel et paysager riche, diversifié et de qualité environnementale Les Parcs Naturels Régionaux, gages de qualité des paysages, occupent près du quart du territoire limousin (contre 13% au plan national). Ces paysages sont la résultante de l abandon de la polyculture et d un taux de boisement passé de 10 % dans l entre-deux-guerres à plus de 30 % aujourd hui. Sites naturels remarquables Une riche biodiversité et des milieux naturels - De nombreux milieux/biotopes spécifiques, notamment sur le plateau de Millevaches qui recèle pas moins de 45 sites d intérêt paysager et sites d intérêt écologique majeur, dont plusieurs zones humides - Présence d Espaces naturels : landes, friches, bois, forêts et zones humides Artificialisation croissante de l espace Les surfaces artificielles (principalement liées à l habitat) couvrent en 2009 près de 7% du territoire limousin. Bien que ce chiffre puisse paraître faible, il n est pas si éloigné de la valeur nationale de 8,8%. Surtout il affiche une croissance rapide, dont le rythme, 24% entre 1999 et 2009 est supérieur à la moyenne nationale. Disparition d espace agricole (2 000 ha par an) Une ressource en eau à maîtriser et protéger Ressource en eau disponible : recensement de km de cours d eau, étangs et ha de milieux humides ; eaux de surface fragiles et sensibles ; Faute de gestion adaptée des étangs, éventuel développement de cyanobactéries et présence possible d espèces invasives. Bonne qualité physico-chimique des cours d eau mais mauvaise qualité hydrologique et morphologique (avec de nombreux barrages impactant sur la continuité des cours d eau) Bonne qualité en eau potable mais qui reste à surveiller : eaux agressives, protection difficile du fait de multiples captages de surface et risques de dégradation de la qualité en période de sécheresse notamment Potentiel énergétique exploité Un air globalement de qualité Parmi les 47 plus grandes agglomérations de France métropolitaine, Limoges est 1ère en termes de qualité de l indice ATMO. Cependant 29 communes sont considérées comme sensibles pour la qualité de l air en Limousin. Elles représentent 5.8% de la superficie du territoire et 43% de la population régionale. Les communes les plus sensibles sont celles proches des axes routiers, principalement le long des autoroutes A20 et A89 L artificialisation croissante de l espace, et notamment l urbanisation imbriquée dans certaines zones agricoles ou arboricoles entraînent des risques de pollution (produits phytosanitaires à proximité des zones habitées ) Etat des sols : des menaces à contenir Le risque d érosion est limité grâce au modèle extensif de la production agricole et la qualité des sols est renforcée par de bonnes pratiques agronomiques. Des déchets de plus en plus valorisés En 2008, 8% des déchets collectés sont triés et 71% sont incinérés avec récupération d énergie (contre 12% et 45% en France). Des atouts culturels variés et à préserver - Le patrimoine culturel et bâti est riche et bien réparti sur l ensemble du territoire régional. - Le Limousin dispose d équipements et d activités culturelles de qualité (11 musées labellisés) et a notamment une forte implication dans l art contemporain (Centre International d Art et du Paysage de l île de Vassivière-CIAP, le musée de Rochechouart, le Centre d art contemporain de Meymac ; Artothèque régionale, FRAC, pour lesquels la Région est propriétaire des œuvres) et tout le secteur du spectacle vivant (dont par exemple le pôle national cirque) - Le lien entre patrimoine (matériel ou non), ressources culturelles de création et activité touristique est à améliorer, en particulier autour des savoir-faire spécifiques (céramique et émaux à Limoges, tissage à Aubusson, métiers d art et entreprises du patrimoine vivant : artisanat d art du châtaigner, tailleurs de pierre ) ou des sites naturels (vallée de la Creuse à Crozant, lac de Vassivière...) et dans le cadre de l'activité des institutions culturelles (notamment les festivals) communes de la région bénéficient du label ville et pays d'art et d histoire. - Le mécénat d entreprise, malgré certaines exceptions positives (Fondation La Borie, Pôle national des arts du cirque, CIAP) la plupart des structures échouent à obtenir des apports significatifs - Quatre thèmes principaux caractérisent l image perçue du Limousin par les touristes : la qualité de vie, l environnement naturel, la beauté des paysages, l héritage rural. Objectif 6 : Protéger l environnement et promouvoir l utilisation rationnelle des ressources 47

48 Des portes d entrées touristiques identifiées, patrimoniales et naturelles : Limoges Ville d art et d histoire Brive Vallée de la Dordogne Aubusson Capitale de la tapisserie (la tapisserie a été inscrite au patrimoine mondial immatériel de l UNESCO) Tulle Cœur de Corrèze Vallée de la Creuse Crozant et les impressionnistes Parc Naturel Régional Périgord-Limousin Parc Naturel Régional Millevaches Lac de Vassivière Des offres et pratiques sportives riches et diversifiées liées aux atouts naturels km de sentiers balisés et entretenus pour la randonnée, le VTT, l équitation 120 centres équestres affiliés bien répartis sur le territoire 23 rivières (810 km) navigables pour les sports d eaux vives ; environ pratiquants réguliers des sports d eaux vives. 39 retenues de barrage pour la pratique en eaux calmes (voile, aviron, ski nautique...) ha de plans d eau et km de rivières pour la pratique de la pêche équipements, espaces et sites de pratique (divers équipements de sport de nature, sites aquatiques et nautiques et équipements équestres) attirant personnes par an Objectif 6 : Protéger l environnement et promouvoir l utilisation rationnelle des ressources 48

49 Atouts Faiblesses Enjeux Biodiversité : richesse biologique avec pour dominante forêt et prairie, activités agricoles et forestières permettant le maintien d une diversité biologique, milieux aquatiques abondants (densité et richesse des milieux aquatiques), large couverture d espaces d intérêt écologique Ressource en eau : - peu de véritables nappes profondes mais très nombreuses sources alimentées par de petits bassins versants, bonne qualité des cours d eau, pression quantitative et qualitative sur la ressource en eau globalement limitée - Création en mai 2012 d une première chaire universitaire sur le capital environnemental et la gestion durable des cours d eau (partenariat entre la Fondation Partenariale de l Université de Limoges et la Société Hydroélectrique du Midi (SHEM) groupe GDF-Suez) Ressource en eau : vulnérabilité en matière de qualité et de quantité d eaux Biodiversité : certaine érosion de la biodiversité notamment dans les zones humides, artificialisation et risque de banalisation Sols : une 50aine de sites nécessite une action des pouvoirs publics à titre préventif ou curatif, gestion de sites relevant des pollutions historiques Qualité de l air : quelques zones sensibles touchées par la pollution atmosphérique, méritent une attention particulière Ressources culturelles : mécénat d entreprises peu développé La gestion durable de l eau et des milieux aquatiques Le maintien de la biodiversité Une occupation de l espace raisonnée et de qualité La promotion et la valorisation des patrimoines naturel et culturel Qualité des paysages : paysages de grande qualité, diversité ; services environnementaux rendus par l agriculture Environnement urbain & habitat : faible émission de pollutions atmosphériques et en matière de bruit Héritage culturel et bâti : important patrimoine & équipement et activités culturelles de qualité, métiers d arts (feu, porcelaine et tapisserie etc.), marquant l identité culturelle de la Région Valorisation d'un patrimoine industriel urbain et rural Projet de schéma régional des sports de pleine nature Taille humaine de la région : possibilité de créer des réseaux, tradition de dialogue et de coopération entre les acteurs - Projet de création par la Fondation Partenariale de l Université de Limoges d une chaire d excellence autour de la stratégie d exploitation des productions forestières pour favoriser l exploitation forestière tout en veillant dans une certaine mesure à la protection du patrimoine forestier du Limousin. - GéoLab (Laboratoire de géographie physique et expérimentale de Limoges) Opportunités Menaces Valorisation croissante des déchets : promotion du compostage domestique, perspectives nouvelles liées au développement d unités de méthanisations (biomasse), développement des «ressourceries» Labellisation des «paysages polyvalents» (paysages ruraux associant caractéristiques environnementales et productions agricoles) (par le CIRAD) Production exponentielle de déchets => coût environnemental et financier pour les collectivités Artificialisation croissante de l espace, étalement urbain et mitage persistants, conflits pour l usage du sol, disparition des espaces agricoles, perturbations des milieux naturels (perte de biodiversité) en zones périurbaines Anciennes exploitations minières à l origine de séquelles en matière de sécurité publique, environnementale et sanitaire Objectif 6 : Protéger l environnement et promouvoir l utilisation rationnelle des ressources 49

50 Enjeux Orientations - Actions Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région La gestion durable de l eau et des milieux aquatiques N 1 - Restaurer et maintenir la qualité des milieux aquatiques - Préserver les milieux aquatiques, les zones humides et leur biodiversité - Préserver la ressource en eau Cadre européen Fonds concernés (Règlements et CSC) FEDER FEADER FSE CPER Le maintien de la biodiversité Une occupation de l espace raisonnée et de qualité La promotion et la valorisation des patrimoines naturel et culturel N N? N? 1 - Favoriser les continuités écologiques (trame verte et bleue) - Protéger les zones naturelles remarquables - Restaurer et maintenir la qualité des milieux naturels - Préserver la biodiversité - Promouvoir et valoriser la qualité du patrimoine naturel (biodiversité) auprès de tous les publics 2 - Encourager un développement maîtrisé et équilibré de la consommation du foncier (habitat et activités) - Lutter contre la dispersion de l habitat et l étalement urbain (urbanisation harmonieuse et raisonnée) - Préserver et mettre en valeur la qualité des patrimoines naturels - Préserver/encourager une agriculture qui maintienne les paysages 3 - Promouvoir/valoriser les patrimoines culturel, architectural et naturel auprès de tous les publics - Valoriser les savoir-faire spécifiques (art tissé, arts du feu, métiers d art ) et productions limousines - Valoriser les sports de nature // Soutenir le développement des sports et activités de pleine nature - Accompagner le schéma régional des sports de pleine nature - Inciter à l assemblage de produits touristiques attractifs (=> lien Obj 3) Objectif 6 : Protéger l environnement et promouvoir l utilisation rationnelle des ressources 50

51 Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale Urbain Rural Problématique territoriale - Perturbations des milieux naturels (perte de biodiversité) liées à la pression foncière en zones périurbaines - Gestion des eaux pluviales - Préservation et valorisation du patrimoine naturel et culturel - Gestion raisonnée des ressources rurales : eau, foncier, bois, Projets structurants patrimoine culturel et paysagers à intégrer dans stratégie de développement local Interrégional National Plan Loire Agences de l eau Adour-Garonne et Loire Bretagne Plan d actions commun avec Région Aquitaine (PNR Périgord Limousin) Transnational Echanges de bonnes pratiques (notamment modèles de «ville durable») Priorité à défendre du programme de coopération transnationale SUDOE Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité énergétique Adaptation changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/femmes Égalité des chances Lutte contre les discriminations = = = Objectif 6 : Protéger l environnement et promouvoir l utilisation rationnelle des ressources 51

52 Objectif 6 : Protéger l environnement et promouvoir l utilisation rationnelle des ressources 52

53 DEOS 7 Objectif 7 : Promouvoir le transport durable et supprimer les goulets d étranglement dans les infrastructures de réseaux essentielles GT2 Hors Concentration thématique Diagnostic Une accessibilité externe inégale selon les modes de transport Bonne desserte autoroutière, routière : les autoroutes jouent un rôle important dans l interconnexion des régions. La gratuité de l autoroute A20 entre Vierzon et Brive en fait un itinéraire nord-sud privilégié. Dans la région, il s agit de la liaison la plus empruntée du point de vue du trafic. En deuxième lieu vient l itinéraire est-ouest dénommé route Centre-Europe-Atlantique, en passe d être terminée en Limousin. 2 aéroports internationaux : l ouverture de la plateforme aéroportuaire de Brive-Souillac vient compléter l offre développée sur Limoges Dégradation continue de la desserte ferroviaire du Limousin : détérioration de la liaison vers les grands centres urbains : la desserte de Paris aujourd hui à plus de 3 heures de Limoges et plus de 4 heures de Brive (sans les retards fréquents) + fréquence de circulation réduite Amélioration de la desserte ferroviaire intérieure (augmentation en quantité et qualité de l offre TER) Priorité donnée à la desserte ferroviaire Le Limousin a fait de l amélioration de la desserte ferroviaire l une de ses toutes premières priorités en particulier pour ce qui concerne la liaison vers Paris. La liaison LGV Limoges - Poitiers à l horizon 2017, qui est l une des branches du projet de la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique, connectera le Limousin au réseau européen à grande vitesse. Des progrès en accessibilité En Limousin la voiture est le mode de transport le plus utilisé : 71% des déplacements, contre 63% pour la France. C est le caractère rural de la région qui contraint à des distances plus importantes (ce qui est particulièrement visible pour la Creuse) et plus généralement à l allongement des distances domicile-travail, sans pour autant que le temps moyen de parcours soit impacté. La mise en service et l amélioration du réseau permettent de relier quasiment toutes les communes au chef-lieu de leur département en moins d une heure de voiture. Quelques zones au relief plus accentué font encore exception, notamment le plateau de Millevaches où il faut compter environ un quart d heure de plus. Entre Limoges, les deux autres chefs-lieux de département, Guéret et Tulle, et Brive, le trajet ne demande généralement pas plus d une heure. Une majorité du territoire est à moins de 20 min d une gare. Des trajets domicile-travail plus importants, la voiture toujours plébiscitée Depuis 2006, les Limousins qui quittent leur commune de résidence pour aller travailler sont légèrement plus nombreux que ceux qui habitent et travaillent sur la même commune. La part des «navetteurs» progresse ainsi de 6 points en neuf ans, pour atteindre 54 % (65% pour la France) et se concentre vers les 4 grands pôles urbains qui au total offrent emplois, (occupés par des résidents à 65%). Les déplacements s accroissent, et s allongent également. Plus de la moitié des actifs résidant dans une couronne urbaine se rendent au pôle-centre pour travailler. Ces déplacements se font très majoritairement en voiture particulière : 80 % des Limousins prennent leur véhicule pour rejoindre leur lieu de travail, contre 76 % des provinciaux. Et, contrairement à la situation nationale, les couples biactifs équipés de 2 voitures sont plus nombreux en zone périurbaine (86% des cas) qu en zone rurale. La mobilité quotidienne en Limousin est à l origine d une consommation d énergie de GWh en 2005 et émet plus de 726 kteq CO². La voiture est à l origine de 94 % de ces émissions. La répartition des émissions par type de trajet met en évidence le poids des trajets diffus (39 % des émissions) et intra-urbains (37 %). Les solutions à mettre en place pour réduire l impact de la mobilité quotidienne sur le climat devront être adaptées à chaque type de trajet. La région Limousin engendre plus de 2,5 millions de déplacements par jour, soit une moyenne de 3,36 déplacements par jour et par habitant, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne nationale (3,57). La portée moyenne d un déplacement en Limousin est de 7,8 km, ce qui est légèrement supérieure à la moyenne française (7,47 km). Néanmoins, il existe de fortes disparités à l échelle locale. En 2006, les données de l'enquête Ménages Déplacements de Limoges comptabilisaient habitants dont les caractéristiques moyennes sont : 2,13 personnes par ménage, 45 % d'actifs, 23 % de scolaires, 25 % de retraités. Plus on s'éloigne de Limoges et de son centre, plus le nombre de voitures par ménage et par personne augmente. La motorisation moyenne est de 1,3 voiture par ménage. La mobilité individuelle moyenne est de 3,91 déplacements par jour. Les déplacements effectués en véhicule particulier représentent 2/3 de l'ensemble des déplacements (pour les habitants des secteurs périphériques, cette proportion atteint 80 %). La marche à pied représente 1/4 des déplacements et 7 % sont effectués en transport en commun. Les déplacements domicile-travail sont effectués à 79 % en véhicule particulier. C'est pour les déplacements domicile-études que les transports en commun sont le plus utilisés (27 %). 31 % des déplacements effectués pour le motif domicile-achats sont effectués à pied. Le taux d'occupation des véhicules particuliers est de 1,3 personne. Il diminue avec l'éloignement du centre de Limoges. Les mobilités en transports en commun les plus élevées sont dans les secteurs les mieux pourvus en dessertes et décroissent en fonction de l'éloignement de Limoges. Moins de 2 % des déplacements quotidiens sont effectués avec plus d'un mode de transport. La mobilité des personnes (essentiellement en mode véhicule particulier) croit avec l'avancement des jours de la semaine avec des pointes le matin, le midi et le soir. Le véhicule particulier reste le mode privilégié des actifs qui l'utilisent pour les 3/4 de leurs déplacements. 95 % des déplacements tous modes réalisés quotidiennement par les habitants de l'aire d'enquête sont internes à celle-ci. Besoins d inter-modalité pour élargir les bassins d emploi des entreprises pour les inciter à venir s installer sur les territoires desservis Objectif 7 : Promouvoir le transport durable et supprimer les goulets d étranglement dans les infrastructures de réseaux essentielles 53

54 Transport : 2 ème secteur consommateur d énergie et émetteur de GES en Limousin Les consommations d'énergie dans les transports sont en augmentation constante en lien avec la périurbanisation et l arrivée des voies autoroutières. Le transport est une des principales sources de pollution atmosphérique de la région. Des efforts à poursuivre pour encourager les transports en commun Si la performance d un réseau de transport en commun dépend directement de la densité des zones desservies (plus l habitat est dense, plus la performance est élevée), celle des agglomérations du Limousin a encore de belles marges de manœuvre : l augmentation de population sur Brive et Limoges ne se traduit pas par une augmentation de la fréquentation des transports en commun. La croissance de 2007 sur le réseau limougeaud (STCL) s explique en effet surtout par de nouvelles dessertes de communes au 1er janvier 2006 (avec un décalage d une année, temps nécessaire à la captation de nouveaux usagers), et le pic de 2008, corrélé au prix du carburant, ne se stabilise pas par la suite. Ce pic se retrouve également sur le trafic TER. Mobilité : des dessertes et une information renforcées Développement de l offre TER (cadencement ferroviaire) : la redistribution des grilles horaires TER profite à la mobilité interne. Des efforts structurants ont été faits en termes d inter-modalité et de multi-modalité : Plusieurs pôles d échanges ou gares multimodales ont vu le jour depuis Le développement des pôles d échanges permet de sécuriser, de faciliter le passage d un réseau à un autre tout en permettant la coordination des horaires entre réseaux et tout en rendant plus visibles aux yeux des usagers et des non-usagers des transports en commun toute la palette des moyens de déplacements aujourd hui possibles. Une plateforme d informations MobiLimousin rassemble toute les informations sur l offre de transport. Le lancement du billet Passéo, billet unique qui offre un accès illimité aux trois réseaux de transports que sont le train entre Brive et Tulle, les bus de la Ville de Tulle et ceux de l Agglomération de Brive favorise également l utilisation des transports en commun. Des initiatives ont été développées ces dernières années : sites Internet dédiés au covoiturage, schémas départementaux de covoiturage, Plans de Déplacements Urbains, plans de déplacements des entreprises, aires de covoiturage plus ou moins multimodales, plans globaux de déplacement Transport de marchandises : la route prédomine (cf. Obj 3 et/ou 4) - Malgré des infrastructures routières et ferroviaires de qualité, la densité des entrepôts, plates-formes et centres multimodaux est particulièrement faible. Au total, ce sont 40 millions de tonnes qui ont été échangées en 2010 par le Limousin (marchandises ayant pour origine ou destination la région), auxquels il faut ajouter 9 millions de tonnes de transit. - En 2010, trois filières, l agroalimentaire et le bois, le bâtiment et les travaux publics et la métallurgie, représentent plus de 80% de l ensemble des flux du Limousin. Ces filières sont principalement constituées de produits pondéreux, ce qui est un facteur favorable au report modal vers le fer. Comme dans les autres régions, le transport de produits manufacturés tient également une part importante. - Le fret aérien, maritime et fluvial étant inexistant en Limousin, le seul mode alternatif à la route reste le rail. Pourtant, la part de celui-ci n a cessé de diminuer. Le fret ferroviaire en Limousin a été mis à mal par les multiples plans de restructuration de Fret SNCF après 2003, notamment par l arrêt du service de wagon isolé dans la région au profit de la massification des flux. A titre illustratif, le Limousin ne bénéficie d aucun site de transport combiné et le parc de locomotives SNCF de la région de Limoges a chuté de 53 locomotives en 2003 à seulement 6 en La faible densité de population, la dispersion des acteurs économiques et le déficit d infrastructures de stockage contribuent à un moindre groupage des transports et donc à un recours plus important à la route. - Les infrastructures de zones logistiques de toutes natures sont relativement peu développées en Limousin, ce qui incite les chargeurs à délocaliser leurs opérations logistiques dans les régions limitrophes. La principale conséquence est la dispersion des envois, un poids moyen des lots transportés faible et un taux de remplissage des véhicules plus bas que la moyenne nationale. Les flux de marchandises par habitant dans le Limousin sont le double de la moyenne nationale. Le Limousin apparaît en termes de kilomètres parcourus au regard de son PIB comme une des régions les plus «transportivores» de France. Le coût total de la logistique est de 11,6% du chiffre d affaires des entreprises françaises et estimé à 14% pour les entreprises du Limousin. La situation décrite en matière de centres logistiques contribue à une perte de compétitivité régionale. Ceci doit être retenu comme un enjeu dans le cadre de ces travaux. Le fret aérien n est pas totalement inexistant même s il reste modeste. Objectif 7 : Promouvoir le transport durable et supprimer les goulets d étranglement dans les infrastructures de réseaux essentielles 54

55 Atouts Faiblesses Enjeux - Bonne desserte autoroutière et routière - Gratuité A20 et fluidité du trafic routier et urbain favorables aux usagers - Réseau de transports en commun et développement de l intermodalité - Existence d'un réseau d'aires de covoiturage - Un réseau de trolley à alimentation électrique à Limoges - Caractère rural de la région qui contraint à des distances plus importantes - La voiture est toujours prépondérante pour les déplacements - Les transports en commun majoritairement utilisés par les scolaires - Le Limousin reste à l'écart du réseau à grande vitesse - La consommation d'énergie du transport a augmenté cette dernière décennie - En milieu urbain, les infrastructures ne sont pas adaptées au développement des modes doux tels que le vélo - Déficit de voies vertes et de vélo routes - Une région très consommatrice de transport routier de marchandises - Faible fret ferroviaire - Dégradation des réseaux du Limousin au regard de l accessibilité ferrée (voyageurs et marchandises) - Manque de fonctions expertes - Manque de transports publics en soirée et en nocturne (éloignement du centre ville et des infrastructures culturelles, sportives, des lieux de loisirs d une partie de la population notamment étudiante ) Opportunités Menaces - LGV Paris Poitiers - Limoges - Les entreprises paraissent intéressées par les Plans de Déplacements des Entreprises - Nouveaux modes de transports (vélo à assistance électrique, voitures électriques, accès à des biocarburants : production industrielle de biogaz ) - Dégradation de la qualité de l'air dans les agglomérations - Augmentation du coût de l énergie - Enclavement du territoire régional - Risque d isolement des personnes en situation de fragilité en zone rurale - Risque de départ des fonctions stratégiques voire des sièges sociaux d où dégradation des services aux entreprises (comptable, juridique, AMO ) - Mauvaise qualité du réseau ferroviaire (notamment risque de réduction de la vitesse dans les 5 prochaines années) La fluidité et l ouverture à l extérieur, notamment au réseau ferroviaire GV européen L attractivité des réseaux de transports en commun et la mixité des transports Des solutions alternatives au transport individuel (=> lien Obj. 2 et 4) et rationalisation des transports de marchandises Objectif 7 : Promouvoir le transport durable et supprimer les goulets d étranglement dans les infrastructures de réseaux essentielles 55

56 Enjeux Orientations - Actions Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région La fluidité et l ouverture à l extérieur, notamment au 1 - Construire la ligne Grande Vitesse réseau ferroviaire GV - Adapter l offre de transport ferroviaire régional européen (notamment à l arrivée de la LGV) N - Offrir des infrastructures et modes de transports répondant aux besoins de mobilité Cadre européen Fonds concernés (Règlements et CSC) FEDER FEADER FSE CPER L attractivité des réseaux de transports en commun et la mixité des transports Des solutions alternatives au transport individuel (=> lien Obj. 2 et 4) et rationalisation des transports de marchandises N N 2 - Améliorer l'offre de transport régional (notamment l offre TER) - Développer l inter-modalité - Favoriser une meilleure coordination des Autorités Organisatrices de Transport - Améliorer la performance économique et environnementale du service rendu à l usager - Intégrer les énergies renouvelables dans les transports en commun - Adapter l offre de transport régional à l arrivée de la Grande Vitesse // Diffuser la Grande Vitesse sur l ensemble du territoire régional (=> lien Axe territorial) 3 Encourager la mobilité durable - Améliorer l offre de transport ferroviaire de la région par une offre élargie : TER et TGV - Communiquer sur les enjeux de la mobilité durable - Communiquer sur les avantages économiques des transports en commun - Développer le covoiturage notamment pour les déplacements domicile-travail - Limiter le recours à la voiture individuelle des actifs (=> lien Obj 2 : télétravail - développement de télé centres ; Obj 4 : transport durable) - Développer les transports doux (=> lien Obj 4) ; favoriser l itinérance douce - Développer un système de transport respectueux de l'environnement - Relancer une offre de fret ferroviaire (=> lien Obj 4) - Mieux structurer l offre logistique (co-camionage, mutualisation, massification ) d un point de vue «clients» (=> lien Obj 3 et 4) Objectif 7 : Promouvoir le transport durable et supprimer les goulets d étranglement dans les infrastructures de réseaux essentielles 56

57 Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale Urbain Rural Problématique territoriale - Qualité de l air des agglomérations - Développement de l accès aux infrastructures de services dans les territoires ruraux - Amélioration des liaisons urbain-rural - Plans de mobilité au niveau régional, départemental et local en cohérence avec les schémas ad hoc (expérimentations, covoiturages, politiques temporelles, inter-modalité, modes de transport doux, liaisons urbain-rural...) Interrégional National - Rationalisation des transports de marchandises - Coordination des offres TER avec les régions limitrophes Transnational Echanges de bonnes pratiques sur les questions de mobilité durable et les transports intelligents Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité énergétique Adaptation changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/fem mes Égalité des chances Lutte contre les discriminations Mobilité durable Accessibilité de tous Lien social / citoyenneté Mobilité durable Mobilité durable Vulnérabilité des infrastructures Sécurité routière Développement des transports doux Adapter les services de transport aux temps de vie Accessibilité pour les personnes handicapées et à mobilité réduite = Accessibilité tarifaire Objectif 7 : Promouvoir le transport durable et supprimer les goulets d étranglement dans les infrastructures de réseaux essentielles 57

58 Objectif 7 : Promouvoir le transport durable et supprimer les goulets d étranglement dans les infrastructures de réseaux essentielles 58

59 Diagnostic DEOS 8 Objectif 8 : Promouvoir l emploi et soutenir la mobilité de la main d œuvre GT4 En Limousin, le taux d emploi des ans est supérieur au taux français et à la moyenne européenne mais inférieur à l objectif européen. En Limousin, le taux d emploi des ans est supérieur (69,9%) au taux français (68,8%) et à la moyenne européenne (68,5%) mais inférieur à l objectif européen de 75%. A noter que la situation des femmes, enregistrant jusque là un taux d emploi légèrement supérieur n est plus une spécificité en 2008, la crise semble leur être plus défavorable sur le territoire limousin. De même, le taux d emploi des seniors limousins, à 35 % en 2007, reste loin de l objectif de Lisbonne fixé à 50 %. Une économie spécifique Au 1er janvier 2008, le Limousin compte actifs, soit un peu plus de 1 % des actifs français. En Limousin comme en France, sept personnes sur dix sont actives dans la population de 15 à 64 ans. Mais la forte présence de personnes âgées caractérise toujours le Limousin : les actifs ne représentent que 52 % de la population de 15 ans et plus en Limousin contre 57 % en France. Parmi les actifs, 91 % sont en emploi en Limousin, contre 89 % en France. Parmi eux, 48 % sont des femmes et 15 % sont non salariés. Le secteur agricole représente toujours près du double de la moyenne française et européenne en termes d emploi. (voir Diagnostic fiche Filière Agriculture) La part des non-salariés est supérieure à la moyenne nationale en Limousin, du fait notamment de l importance de l agriculture et de l artisanat. L agriculture occupe 39 % des effectifs nonsalariés : le Limousin concentre 3% des agriculteurs non-salariés français. L artisanat représente près de établissements, la densité de l artisanat est plus forte en Limousin (195) qu au niveau national (150). Les salariés de l artisanat représentent 20% de l emploi salarié marchand. La ruralité de l artisanat limousin est plus marquée dans notre région (près de 45%) qu au niveau national (30%) et participe au maillage en emplois du territoire. Les services représentent une part des actifs légèrement inférieure tandis que la construction et l industrie ont des poids équivalents. Les salariés de la fonction publique représentent 29% de l effectif salarié total de la région, contre 23% en France. A l instar de ce que l on peut observer dans d autres régions dépourvues d industrie lourde (chimie, automobile, aéronautique ), le tissu productif limousin se compose de petites unités. Plus de la moitié des établissements n a aucun salarié, et 33% en emploient de un à neuf. Parmi les établissements employeurs, 82 % d entre eux disposent de moins de dix salariés. Cependant, établissements de 10 salariés ou plus dans les secteurs marchand (hors agriculture) emploient plus de personnes, soit 70% de l emploi salarié privé de la région (hors agriculture). Au 31 décembre 2010, l'économie sociale et solidaire compte près de établissements employeurs qui emploient plus de salariés. L'économie sociale et solidaire est ainsi une vraie force économique pour Le Limousin puisqu'elle représente 12% de l'emploi (6e rang national). Les structures de l'ess sont de fortes contributrices d'emplois dans certains territoires et notamment sur le plateau de Millevaches (18% des emplois dans certaines zones rurales). Les activités des entreprises de l'économie sociale et solidaire se ventilent sur l'ensemble des secteurs. Près de la moitié des salariés de l'ess travaille dans l'action sociale (aide à domicile, aide aux publics fragiles, etc.) essentiellement composée d'associations et de fondations. L'ESS est une économie de services. L implication des seniors dans l économie sociale et solidaire (ESS) et le milieu associatif est forte en Limousin. D ici 2020, 27% des salariés de l ESS partiront en retraite. Des secteurs en devenir Le vieillissement de la population limousine est perçu comme un levier de développement économique car l offre de biens et services va devoir s adapter aux changements démographiques (changements de modes de vie, pertes de capacités physiques, ). A l horizon de 2015, le poids des seniors (plus de 50 ans) dans les dépenses de consommation dépassera les 50 %, soit plus que leur poids démographique (39%). 60% des dépenses en alimentation ou en loisirs concerneront les seniors. Au niveau régional, plus d un tiers des effectifs devraient être directement et durablement impactés par la croissance verte, dans des secteurs emblématiques du Limousin tels que l agriculture, l agro-alimentaire en lien avec les biotechnologies, la filière bois, la filière électrique-électronique ou la construction. Si les effectifs salariés sont encore marginaux dans les secteurs purement environnementaux (déchets, eau et assainissement, récupération, gestion des espaces verts et du patrimoine naturel, travaux d isolation), leur croissance est trois fois plus élevée que dans le reste de l économie. L économie de certains territoires repose en grande partie sur les dépenses, et donc les revenus des populations qui habitent ou qui séjournent sur place (pensions de retraite, salaires publics, dépenses de tourisme et allocations sanitaires sociales). Le Limousin fait partie de ces territoires à base économique résidentielle et touristique. Pour autant, le Limousin possède des atouts touristiques qui ne génèrent pas une économie à la hauteur de leurs potentialités. L effet d amortisseur de l économie résidentielle s il reste réel n a pas suffi face à la crise actuelle qui a plutôt frappé les emplois et les territoires modestes (dont le Limousin dont la dynamique de l emploi était déjà faible dans les années passées). Le Limousin peine pour assurer un renouvellement de son tissu économique Le Limousin figure parmi les régions à faible taux de création d entreprises : avec 15 % de nouvelles entreprises, il se situe à 3 points en dessous du taux national. Toutefois, les chances de pérennité des entreprises créées sont meilleures dans la région qui se place au premier rang au niveau national pour le taux de survie à 5 ans ; et les reprises d entreprises sont nombreuses : 31 % de l ensemble des créations contre 23 % au niveau national. En Limousin comme en province, un nouvel entrepreneur sur trois était chômeur avant de créer son entreprise. C'est moins qu'en 2006, alors que le chômage a pourtant progressé sur la période. Ce paradoxe n'est qu'apparent : dans un contexte économique moins favorable, les demandeurs d'emploi éprouvent plus de difficultés pour réunir les conditions permettant de franchir le cap de la création. Objectif 8 : Promouvoir l emploi et soutenir la mobilité de la main d œuvre 59

60 Le secteur du commerce et de la réparation est celui qui attire le plus les nouveaux entrepreneurs, suivi de la construction, puis de l hébergement, de la restauration et des activités scientifiques et techniques à parts égales. L économie limousine est marquée par un vieillissement démographique, qui concerne notamment les chefs d entreprises ou d exploitations agricoles. L offre de biens et de services devrait aussi à l avenir s adapter aux changements démographiques (modes de vie, pertes de capacités physiques). L économie du territoire limousin reposera dans quelques années autant sur l économie productive que l économie résidentielle. Les seniors occupent un emploi sur quatre, les jeunes à peine un sur dix Sur les seniors (1/3 de la population en âge de travailler), occupent un emploi. Entre 50 et 64 ans, en Limousin, à peine plus d un senior sur deux travaille en Ils occupent un quart de l emploi régional. A partir de 58 ans, ceux qui occupent un emploi deviennent minoritaires. À 60 ans, quatre seniors sur cinq sont retraités ou préretraités soit un taux de 75 % (8 points de plus qu au niveau national) et qui monte à 80% entre 60 et 64 ans (74 % en France). Sur les jeunes (15-24 ans), près de occupent un emploi, une large majorité étant encore scolarisée. Les ans occupent des postes moins qualifiés (surreprésentés sur les postes d ouvriers et d employés et sous représentés parmi les professions intermédiaires ou les cadres. Les moins de 25 ans représentent un tiers des embauches tandis que 15% concernent un senior. Pour les 50 ans et plus comme pour les moins de 25 ans, seuls 13% des embauches se font en CDI (contre 17% des ans). Des filières et des métiers vieillissants L agriculture, l électricité-électronique-informatique-télécoms, les secteurs du cuir, de l habillement et de la porcelaine sont les secteurs les plus touchés par le vieillissement de la main d œuvre et le faible nombre de «jeunes» employés. En Limousin, quatre métiers comptent plus de 40 % de seniors : les professions libérales, les cadres de la fonction publique, les chefs d entreprise de 10 salariés ou plus, et les agriculteurs sur petite exploitation. Parmi les professions libérales, et comme en France, les médecins spécialistes et généralistes comptent même respectivement plus de la moitié de praticiens de plus de 50 ans. Les artisans employeurs sont relativement âgés : 47% ont 50 ans ou plus. 30% des répondants à une enquête de la CRMA déclarent souhaiter transmettre leur entreprise dans les 5 prochaines années. Un taux d encadrement inférieur et une main d œuvre moins qualifiée Le Limousin figure parmi les régions où le taux d encadrement est le plus faible : cadres travaillent en Limousin, représentant 10,7% des actifs en emplois (34% si l on ajoute les professions intermédiaires), contre 16% au niveau national et 13% pour la province seule. Selon les régions, l opportunité d occuper une profession intermédiaire ou un poste de cadre n est pas identique. Seuls 37% des ans exercent ce type de fonction en Limousin contre 59% en Ile de France. La faible taille des PME est l une des explications de ce phénomène. Les chefs d entreprises assument à eux-seuls les différentes fonctions d encadrement (organisation, fonction comptable et commerciale ), la taille de leur entreprise n étant pas suffisante pour employer un cadre supplémentaire ou du moins pas à temps plein. Dans l'ensemble, le niveau de formation des actifs est assez semblable en Limousin et en France. Dans la région, cependant, plus d'un actif sur deux a un niveau de formation inférieur au bac, soit légèrement plus qu'en métropole. Le poids relativement important des secteurs de production traditionnelle ainsi que la part des seniors dans les actifs (moins diplômés que les plus jeunes) expliquent la faible part de main d œuvre qualifiée dans la région. Mais les nouvelles générations, celles qui sont entrées sur le marché du travail depuis moins de onze ans, sont beaucoup plus diplômées que leurs aînées. La part des actifs n'ayant pas atteint le niveau bac a été divisée par deux, celle de ceux qui ont suivi des études supérieures a presque doublé. Ces écarts entre générations existent dans tout domaine professionnel, mais avec des intensités inégales. En Limousin, parmi les adultes de 18 à 65 ans ayant été scolarisés en France, 9 % pourraient être considérés comme en situation d illettrisme, soit un taux équivalent à celui obtenu en France métropolitaine. En Limousin parmi la population des ans, personnes seraient en difficulté face à la lecture et l écriture. Territoires urbains : population plus jeune mais moins qualifiée dans certains quartiers Pour les femmes, des disparités de l orientation à l emploi Le taux d activité est de 87,1% en 2008 pour les femmes de 25 à 54 ans en Limousin contre une moyenne nationale de 85,1%. La part des femmes cadres est encore inférieure à celles des hommes mais l écart se resserre dans les tranches d âge inférieures (10 points d écart pour les ans contre 2 points pour les ans). La situation des femmes reste à améliorer en termes de salaire. Même si l écart diminue en Limousin (en 2008, les femmes gagnent en moyenne 81,27% du salaire des hommes contre 81% en 2005). La moyenne est toutefois meilleure qu au niveau national (74,62%). Les femmes se retrouvent majoritairement dans le secteur tertiaire et dans des secteurs moins rémunérateurs. Près de 6 femmes sur 10 travaillent dans 4 secteurs : commerce, santé, action sociale et administration. En Limousin, plus d'une salariée sur trois travaille à temps partiel, contre 12 % des salariés masculins. C'est dans le tertiaire, où les femmes sont majoritaires, que le temps partiel est ainsi le plus largement répandu. En 2010, une femme salariée consacre, en moyenne 33 heures et 36 minutes, temps de trajet compris à sa vie professionnelle (soit 7 heures et quart de moins qu'un homme salarié). Un niveau de formation plus élevé que celui de leurs collègues masculins (19% de femmes contre 17% d hommes disposent d un diplôme de l enseignement supérieur). Dans la tranche des ans, les femmes ont un niveau de diplôme supérieur plus élevé que les hommes avec plus de 10 points d écart (36% des femmes). Malgré cela, l insertion des femmes est moins bonne que celle des hommes (taux de chômage des femmes beaucoup plus élevé, quel que soit le niveau de diplôme). Ces difficultés Objectif 8 : Promouvoir l emploi et soutenir la mobilité de la main d œuvre 60

61 d insertion trouvent en partie leur cause dans les choix féminins en matière d orientation. Même si leur nombre augmente dans les filières scientifiques et dans certaines filières techniques, les filles s orientent massivement dans les filières généralistes littéraires et dans les filières professionnalisantes du tertiaire et des services aux particuliers. La crise a détruit beaucoup d emplois Sur un an, l'emploi se stabilise dans la région pour l'ensemble des secteurs principalement marchands (données révisées, corrigées des variations saisonnières) alors qu'il progresse au niveau national (+ 1,1 %). Le léger redressement amorcé en 2010 ne s est pas confirmé en 2011 ni au premier trimestre En près de 20 ans, le Limousin a perdu près du quart de ses emplois industriels, soit une contraction comparable à celle de la France métropolitaine. L industrie du Limousin est marquée par le déclin de ses activités traditionnelles (porcelaine, cuir-chaussure), généré par la concurrence des pays à faible coût de main-d œuvre, et par le développement du secteur agroalimentaire s appuyant peu sur les productions agricoles locales. Depuis trois ans, trimestre après trimestre, l'emploi dans la construction ne cesse de se détériorer ( 2,7 % sur un an). Les services marchands, qui soutenaient habituellement la croissance de l'emploi limousin, fléchissent légèrement au cours des derniers trimestres. L'emploi intérimaire qui a soutenu l'emploi régional en 2010 enregistre une quasi-stabilité en 2011 et ne joue plus systématiquement le rôle d amortisseur de la baisse de l emploi. La région enregistre un taux de recours à l intérim supérieur à la moyenne nationale. Cependant, fin 2011, l emploi intérimaire en Limousin chute de 18,5% et passe pour la première fois depuis début 2010 sous la barre des postes. Le secteur industriel concentre près de 53% de l emploi intérimaire. Le net ralentissement de l intérim touche la quasi-totalité des activités excepté les administrations publiques (enseignement, santé et action sociale). Près de 85% des intérimaires en Limousin sont des ouvriers contre 76,8% au plan national. Cette surreprésentation se fait au détriment des cadres et des employés. En décembre 2011, 74%des intérimaires étaient des hommes et plus de 60% des intérimaires avaient moins de 35 ans. Seuls 14,4% des établissements limousins envisagent de recruter en 2012, une proportion en baisse de 1,6 point par rapport à En Limousin, plus d 1 projet de recrutement sur 2 (50,6%) concerne un poste saisonnier en En Limousin comme en France, le taux de chômage a été particulièrement impacté par la crise En Limousin, le taux de chômage s'établit, en moyenne, au cours du premier trimestre 2012, à 8,9% de la population active. Après être resté stable en 2010, il confirme la tendance à la hausse du chômage dans la région. Il reste inférieur au taux de chômage national qui s'établit à 9,6% mais s'en rapproche au fil des trimestres. Cet écart structurel s explique par la nature des courants migratoires et par le poids de l emploi public plus que par un dynamisme particulier du marché du travail. (Les" taux de chômage localisés " synthétisent les informations de l'enquête emploi (chômage au sens du BIT) et des Demandeurs d Emploi en Fin de Mois (chômage répertorié par Pôle Emploi)) Taux de chômage structurel, notamment en Corrèze, mais forte dégradation récente. Fin juillet 2012, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A s'établit à en région Limousin (+8.1 % sur un an ; % en France métropolitaine). Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A, B, C (yc demandeurs d emploi ayant exercé une activité réduite) s'établit à , fin juillet (Il est à noter que la notion de demandeurs d emploi inscrits à Pôle emploi est une notion différente de celle du chômage au sens du BIT : certains demandeurs d emploi ne sont pas chômeurs au sens du BIT et inversement certains chômeurs au sens du BIT ne sont pas inscrits à Pôle Emploi.) La part des jeunes, des seniors et des chômeurs de longue durée parmi les demandeurs d emploi inscrits est plus élevée qu au plan national. La montée du chômage touche toutes les tranches d âge mais elle est davantage marquée chez les demandeurs d emploi âgés de 50 ans et plus. Le chômage de longue durée croît plus vite en Limousin qu en France. Plus de 4 chômeurs sur 10 recherchent un emploi depuis plus d un an. Dans le même temps, les offres d emploi déposées à Pôle Emploi se réduisent (-23% entre mai 2011 et mai 2012 contre -10% en France). Cette baisse concerne en particulier les offres d emploi durable. Une inversion de tendance avec l apparition d offres d emplois précaires. Conséquence de la crise économique, les inscriptions suite à fin de contrat, bien qu en baisse, représentent toujours près du quart des inscriptions. Près des 2/3 des demandeurs d emploi ont un niveau de qualification inférieur au baccalauréat. Le poids de la demande d emploi des Bénéficiaires de l Obligation d Emploi est l un des plus élevés de France (tendance à s inscrire comme demandeurs d emplois parce que dispositifs d accompagnement de bonne qualité). En 2011, le chômage des personnes handicapées concerne personnes, avec une part élevée de faible qualification (44% contre 35% tous publics) et une ancienneté d'inscription élevée (20 mois, soit 5 mois de plus que le tout public dans la région). Une partie des personnes sans emploi, en recherche d emploi ou non, échappe aux éléments statistiques issus de Pôle Emploi et peuvent être pris en charge par d autres structures d accompagnement (pour les jeunes, les missions locales notamment) jeunes sont venus pour la première fois dans une des six missions locales du Limousin en La majorité des jeunes est non diplômée et de bas niveau de qualification jeunes ont été en contact avec une mission locale du Limousin sur l année Difficultés d insertion des travailleurs pauvres et des personnes éloignées de l emploi Les travailleurs ne sont pas épargnés par la pauvreté : elle touche 8% des salariés et 19% des travailleurs indépendants. A noter l existence d une grande précarité et mobilité de la main d œuvre pas forcément choisie (notamment dans de très petites entreprises de forme associative). Fin 2011, quelques foyers limousins bénéficient du revenu de solidarité active, couvrant une population de personnes. Depuis sa mise en place, la progression du nombre de ses bénéficiaires semble ralentir, en Limousin comme en France. Cependant, il est à noter la progression de la part des bénéficiaires de la composante minima social du RSA. En Limousin plus qu ailleurs, le RSA compléter des ressources d activité (42% des bénéficiaires contre seulement 36% en France métropolitaine). Les personnes éloignées de l emploi peuvent cumuler toutes les dimensions de la précarité (freins périphériques à l emploi) : mobilité, santé, logement, énergétique, mobilité culturelle Formation des demandeurs d emploi : forte implication des acteurs de la région La Région Limousin est le principal financeur de l offre de formation à l attention des demandeurs d emploi. En 2009, son investissement correspond au financement de 72 % des stages Objectif 8 : Promouvoir l emploi et soutenir la mobilité de la main d œuvre 61

62 destinés aux demandeurs d emploi en Limousin, ce qui la place au deuxième rang national. (organisation concertée avec Pôle Emploi) En moyenne entre 2005 et 2010, un peu plus de demandeurs d emploi sont formés chaque année dans des stages conventionnés par le Conseil Régional. Sur cette période, un tiers de ces stagiaires ont bénéficié d une rémunération par la Région, soit un peu plus de personnes en moyenne. Enfin, sur la période, plus de 2,2 millions d heures de formations sont financées en moyenne par la Région chaque année, soit près de 275 heures par stagiaire. En moyenne, la part des femmes parmi ces bénéficiaires est de 57 %. La part des jeunes de moins de 26 ans est d environ 35% alors que celle des plus de 45 ans approche les 20 % sur le période. Concernant les actions de pré qualification et les formations qualifiantes, les stagiaires sont majoritairement titulaires d une certification de niveau IV (près de 45 %) ou de niveau V (32 %). Les titulaires des niveaux III (près de 16 %) sont moindres alors que les niveaux II et I sont faibles (autour de 6 %). Des entreprises limousines de plus en plus soucieuses du bien-être de leurs salariés 49% des actifs occupés en Limousin (contre 42% en France) considèrent les conditions de travail comme le second critère le plus important concernant le travail en % des actifs limousins se déclarent très stressés (13% en France), 27% très peu stressés (24% en France) en Les actifs limousins sont de plus en plus satisfaits de la sécurité sur leur lieu de travail (93% en 2010 contre 88% en 2009), et davantage qu au niveau national (89% des actifs satisfaits en France en 2010). Les accidents du travail sont cependant en légère augmentation en Limousin : l indice de fréquence passe de 34 à 40 de 2009 à 2010 alors qu il reste stable en France (36 ). Les maladies professionnelles augmentent de 30% en Limousin-Poitou-Charentes, en raison notamment de l augmentation des Troubles Musculo-Squelettiques. Objectif 8 : Promouvoir l emploi et soutenir la mobilité de la main d œuvre 62

63 Atouts Faiblesses Enjeux - Taux d Emploi moyenne européenne < Taux d emploi Limousin > Taux d Emploi de la France - Taux d Emploi Limousin ans > Taux d emploi France et moyenne UE - Taux d activité plus élevé des femmes - Augmentation de la part de CDI chez les diplômés du supérieur Des éléments amortisseurs de crise (mais de moins en moins) : diversité de l économie, part de l emploi public, ESS, économie à vocation résidentielle, importance des revenus de transfert - Maillage territorial par une économie de proximité non dé-localisable (artisans, agriculteurs notamment) - Faible taux d emploi des seniors et des jeunes - Forte augmentation du taux de chômage des sortants de l enseignement secondaire - Moindre dynamique structurelle du marché du travail (nombre, renouvellement des offres d emploi ) - Manque de mobilité des actifs - Faible taux d encadrement dans les entreprises ; notamment manque de spécialiste RH dans les PME - Difficulté de recrutement, notamment pour les cadres et pour la main d œuvre qualifiée - Déficit d attractivité pour les couples biactif L insertion «professionnelle durable» des personnes sans emploi et/ou en situation de précarité (notamment les plus éloignées de l emploi) La mise en cohérence entre l offre d emploi régionale et l employabilité de la ressource humaine locale La qualité de vie au travail Gouvernance de la politique d orientation / formation / emploi en Limousin - Des outils d accompagnement de qualité (bonne fréquentation de la Cité des métiers, MDE, maillage ML et Pôle emploi, PIJ-CRIJ?, CIO?, Carrefour des étudiants?...), des réseaux existants - Bon taux d insertion des jeunes par les Missions Locales - Outils de concertation (CPRDFP, convention avec Pôle Emploi ) - Forte implication de la Région dans la formation des demandeurs d emploi convention avec Pôle emploi - Développement d outils informatiques pour les demandeurs d emplois assurant la réactivité - Un appareil de formation limousin présentant une qualité et un maillage performants - Existence de structures de soutien à la création d entreprises ; taux de survie des entreprises créées > moyenne française - Un Plan égalité HF - Forte présence des entreprises adaptées - IAE : forte présence et implication des structures - Taille humaine de la région : possibilité de créer des réseaux, tradition de dialogue et de coopération entre les acteurs - Taux de chômage des femmes sorties du supérieur > hommes Proportion de femmes n ayant pas de diplôme élevé - Absence de prise en compte des spécificités de certains publics cibles (seniors ) dans la formation des DE? - Discordance entre l attractivité des métiers et des formations qui y conduisent et les opportunités d emplois dans certains secteurs (notamment l agriculture, l industrie agroalimentaire ) - Déficit d installation agricole et difficultés à trouver des salariés pour les exploitations agricoles - Insertion par l Activité Economique : difficultés économiques disparités géographiques Opportunités Menaces - Filières émergentes (Croissance verte, Domotique, TIC, ESS, Sanitaire et social) - Une dynamique intergénérationnelle naissante (contrat de génération...) - Une offre de formation, facteur d attractivité sur les filières porteuses - Des besoins de main d œuvre grandissants liés aux départs en retraite - Crise économique - Concurrence internationale sur des secteurs traditionnels - Demande d emplois à la hausse - Augmentation de la durée de recherche d emploi - Vieillissement de la population active - Impact de la crise sur le tissu des sous-traitants - Dégradation de la situation de l emploi des séniors - Départs des jeunes, fuite des diplômés - Appareil de formation doit faire face à la transformation des métiers, au départ de ses jeunes diplômés et à une certaine sous-utilisation - Forte évolution des métiers agricoles (encadrement, expertise) - Besoins massifs de services à la personne mais faible attractivité des emplois de ce secteur Objectif 8 : Promouvoir l emploi et soutenir la mobilité de la main d œuvre 63

64 Enjeux Orientations - Actions Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques L insertion «professionnelle durable» des personnes sans emploi et/ou en situation de précarité (notamment les plus éloignées de l emploi) 1 Faciliter l accès à l emploi des demandeurs d emploi - Améliorer la cohérence et consolider les parcours orientation formation emploi - Accompagner l insertion des jeunes dans l emploi durable // Lutter contre le déclassement des jeunes diplômés - Soutenir les demandeurs d emploi susceptibles de créer ou reprendre une entreprise // Soutenir les demandeurs d emploi dans la création et reprise d entreprise Les actions prioritaires pour la région Actions clés du CSC Fonds concernés FEDER FEADER FSE CPER - Promouvoir les initiatives et la culture d entreprendre auprès des demandeurs d emploi N - Améliorer la performance des services publics de l emploi - Favoriser la possibilité pour l Université d accueillir des publics en reconversion. Assurer une meilleure cohérence des acteurs - Coordonner les différents services publics à l échelle régionale (dimension emploi et sociale) - Faciliter le développement, la synergie et la mise en réseau des acteurs de l emploi, de l insertion et de la formation. Lever les freins à l emploi - Lutter contre les discriminations sous toutes leurs formes - Favoriser l accès des femmes aux métiers qualifiés y compris masculins - Accompagner les travailleurs handicapés de l orientation à l insertion dans le milieu ordinaire de travail - Lever les freins périphériques à l emploi et créer les conditions de la mobilité géographique (barrières physiques et psychologiques) La mise en cohérence entre l offre d emploi régionale et l employabilité de la ressource humaine locale? 2 Promouvoir les métiers Objectif 8 : Promouvoir l emploi et soutenir la mobilité de la main d œuvre - Assurer une veille sur la promotion des métiers et une information sur les métiers - Promouvoir les métiers (notamment dans les secteurs porteurs d emploi) - Promouvoir l'installation des jeunes agriculteurs et l emploi dans l agriculture (=> lien Obj 3) - Sensibiliser les étudiants à la création d entreprises (=> lien Obj 3) Accompagner les entreprises dans leurs stratégies de gestion 64

65 de Ressources Humaines (=> lien Obj 3 et Obj 10) - Accompagner l évolution des métiers et la professionnalisation des salariés (notamment dans le secteur des services à la personne) - Encourager les démarches de Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences (GPEC) dans les entreprises (=> lien Obj 10) - Favoriser la structuration de certains emplois dans les entreprises (par des plateformes de mutualisation, des coopérations entre les entreprises, des groupements d employeurs) Faciliter la mobilité professionnelle des salariés - Faciliter la mobilité professionnelle des salariés (notamment par des actions de formation) (=> lien Obj 10) // Faciliter l accès des salariés des TPE à la création-reprise d entreprise (effet ricochet sur les demandeurs d emploi) - Encourager l emploi notamment des seniors et des jeunes - Faciliter les fins de carrière ; favoriser l employabilité des seniors La qualité de vie au travail? 3 - Favoriser et soutenir les démarches d entreprises ou de branches destinées à améliorer les conditions de travail Objectif 8 : Promouvoir l emploi et soutenir la mobilité de la main d œuvre 65

66 Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale Urbain Rural Problématique territoriale - Organiser le développement urbain pour articuler habitat, emplois, services et offres de mobilité - Améliorer les liaisons urbainrural - Désertification de l emploi (effet ricochet de la disparition d un emploi / service) - Coût de la mobilité géographique : emploi, formation - Accueil d actifs en milieu rural - Part de l ESS - Emplois saisonniers (agricole, touristique, ) - Valorisation des ressources - Futur dispositif d actions économiques territoriales - Gestion Territorial des Emploi et des Compétences (GTEC) - Accessibilité aux lieux d emploi, de formation, d apprentissage Interrégional National Recherche de bonnes pratiques sur le vieillissement actif en termes d innovation et d emploi Concertation interrégionale sur les offres et les demandes d emploi et de formation Coopération transrégionale pour faciliter la mobilité des stagiaires de la Formation Professionnelle Transnational Recherche de bonnes pratiques sur le vieillissement actif Problématiques d anticipation et de recrutement des PME (GPEC) Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité énergétique Adaptation changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/femmes Égalité des chances Lutte contre les discriminations + ESS Qualité de vie au travail Solidarité générationnelle Conditionnalité sociale et environnementale de la commande publique + Filière émergente Croissance verte Conditions de travail moins impactantes sur l environnement Conditionnalité environnementale de la commande publique + Filière émergente Croissance verte Conditionnalité environnementale de la commande publique Télétravail = + Qualité de vie au travail + Facilité de l accès des femmes à la FP Objectif 8 : Promouvoir l emploi et soutenir la mobilité de la main d œuvre 66

67 DEOS 9 Objectif 9 : Promouvoir l inclusion sociale et la lutte contre la pauvreté GT4 Diagnostic Le Limousin, la Région la plus âgée de France En 2008, 29 % des Limousins, soit personnes, sont âgés de 60 ans ou plus. Le Limousin est la région la plus âgée de France (7 points de plus qu en France métropolitaine). L indice de vieillissement est le plus important de France personnes ont plus de 75 ans en Limousin en 2008 soit près de 44 % de la population des plus de 60 ans. Près de ont plus de 90 ans. A l horizon 2040, le Limousin vieillira moins qu ailleurs. Il comptera toujours la plus forte proportion de plus de 80 ans (1 Limousin sur 8 contre 1 sur 13 aujourd hui). Les personnes âgées vivent plutôt seules et en milieu rural 95 % des 60 ans et plus vivent à domicile. A partir de 80 ans, ils sont encore 86 %. Plus d une personne sur 5 vit seule à domicile entre 60 et 74 ans. A partir de 75 ans, c est plus d une personne sur % des personnes âgées de 60 ans et plus vivent en communauté. Ce mode de cohabitation a doublé depuis La moitié des personnes âgées de 75 ans ou plus vivent en milieu rural et sont majoritairement des femmes. Les femmes ont également un rôle d aidant familial pour leurs proches. Les femmes perçoivent en moyenne un montant de pension de droits directs inférieur de 31 % à celui des hommes. Des revenus légèrement inférieurs et des salaires plus faibles Les salaires et traitements ne contribuent qu à la moitié du revenu disponible brut régional. La part des revenus de transfert est plus importante en Limousin : 38% des revenus déclarés est issu des pensions, retraites et rentes en Limousin contre 24% en France. Le revenu disponible brut par habitant est légèrement inférieur en Limousin qu en France ( contre pour la France métropolitaine). Les facteurs d explication tiennent à la structure démographique (population plus âgée : part des retraités plus importante), mais aussi socio-économique de la région. Les salaires sont dans l ensemble plus faibles en raison de la quasi-absence de grandes entreprises, de la prédominance d un tissu composé de TPE et PME, d un taux d encadrement plus faible et de salaires traditionnellement inférieurs (notamment dans l industrie) en regard du niveau de vie (immobilier plus accessible, ). En Limousin, près d un foyer fiscal sur deux n est pas imposable (45,7% contre 43,2% en Province et 40,7% en France métropolitaine). Un taux de pauvreté supérieur mais inégalement réparti Le taux de pauvreté en Limousin (14%) est légèrement supérieur à la moyenne nationale (13,2%) Les populations les plus touchées par la pauvreté sont : - Les personnes seules (1 sur 5) et les familles monoparentales (3 sur 10) - Les jeunes : 1 enfant sur 5 vit dans un ménage pauvre. En début de carrière ou en cours d insertion dans le monde du travail, avec des revenus parfois plus aléatoires et plus faibles que leurs aînés, les jeunes ménages font partie des générations où la pauvreté est la plus présente : un limousin sur quatre, qui vit dans un ménage dont le référent a moins de 30 ans, est pauvre. Les travailleurs ne sont pas épargnés par la pauvreté : elle touche 8% des salariés et 19% des travailleurs indépendants. En Limousin comme en France, la pauvreté décroît avec l'âge, y compris après la cessation d'activité professionnelle. Les seniors les plus âgés (75 ans et plus) font exception : avec une présence plus importante d'anciens agriculteurs aux retraites souvent faibles et des générations où l'épouse avait moins souvent exercé une activité professionnelle donnant lieu à cotisation à un régime d'assurance-vieillesse, ils sont plus souvent pauvres que les générations plus jeunes. Fin 2011, quelques foyers limousins bénéficient du revenu de solidarité active, couvrant une population de personnes. Depuis sa mise en place, la progression du nombre de ses bénéficiaires semble ralentir, en Limousin comme en France. Cependant, il est à noter la progression de la part des bénéficiaires de la composante minima social du RSA. En Limousin plus qu ailleurs, le RSA complète des ressources d activité (42% des bénéficiaires contre seulement 36% en France métropolitaine). La différence de pauvreté entre la campagne et la ville est plus marquée qu au niveau national : 18% en zone rurale contre 15% pour l ensemble rural national, alors que la pauvreté urbaine est moins marquée en Limousin que sur l ensemble du territoire. Cependant, certains quartiers urbains n échappent pas à la précarité et à la pauvreté. Si la précarité est très présente dans les quartiers prioritaires au titre de la politique de la ville à Brive et à Limoges, elle touche aussi d autres zones de centres-villes : les quartiers où l'habitat social prédomine et où la précarité est très présente. Ce type d'espace n'apparaît pas à Tulle et à Guéret. Son absence dans ces villes ne signifie pas pour autant que la précarité n'existe pas, mais que la mixité des allocataires y est plus importante qu'à Limoges et Brive, et que l'habitat social y est moins concentré. Des poches de précarité sont également identifiées à Bourganeuf, Aubussson ou Ussel. Ce qui caractérise les territoires de la politique de la ville en Limousin, c'est le fort contraste de la situation des populations avec celle de l'ensemble régional. Les principales caractéristiques de ces quartiers sont : une population jeune dans une région vieille un taux de chômage dans les ZUS le plus élevé de France (avec les régions Centre et Midi Pyrénées) dans une région cependant où le taux de chômage est inférieur à la moyenne nationale : en 2008, le taux de chômage dans les ZUS de Limoges est 3,5 fois supérieur à celui du reste de la ville un niveau de formation très inférieur aux moyennes nationales et régionales Objectif 9 : Promouvoir l inclusion sociale et la lutte contre la pauvreté 67

68 une surreprésentation des familles monoparentales (40% des familles contre 25% dans l'ensemble des ZUS et 17% en région Limousin) 83 % de ces familles monoparentales sont des femmes seules avec enfants. une population majoritairement originaire du continent africain. Les quartiers de la politique de la ville sont les principaux territoires d'accueil des migrants. Les bassins de vie de Limoges et de Brive accueillent 75% des étrangers qui élisent domicile dans la région. un niveau de pauvreté important et qui s'accroît L'évolution de ces principales tendances est négative et pourrait conduire à un véritable décrochage de ces territoires. Ces cumuls de difficultés se traduisent par le renforcement de phénomènes de stigmatisation et de discriminations. Les personnes éloignées de l emploi, habitants des quartiers urbains décrits ci-dessus ou de zones rurales plus ou moins isolées peuvent cumuler toutes les dimensions de la précarité (freins périphériques à l emploi) : mobilité, santé, logement, énergétique, mobilité culturelle Parmi les populations précarisées, il faut noter la présence en Limousin de personnes sédentarisées ou semi sédentarisées appartenant aux communautés des gens du voyage et à celles venues d'outre Mer dans des conditions peu préparées (choc climatique et culturel, impécuniosité, isolement, risque de repli des jeunes). En Limousin, 3011 dossiers de surendettement ont été déposés auprès de la Banque de France en 2011, ce qui représente une variation 2011/2010 de % contre % au niveau national. La progression n'était que de 2.42% entre 2008 et L'aide alimentaire connaît une forte croissance ces dernières années liée aux difficultés économiques et sociales aggravées par les crises successives. En Limousin, le Fonds social pour le logement bénéficie aux propriétaires et aussi aux locataires. Un immobilier attractif mais ancien De 1999 à 2004, logements neufs ont été construits chaque année, ce chiffre passant à de 2005 à Cette nouvelle offre croît légèrement plus vite que le nombre de ménages. Parallèlement, les logements vacants augmentent (plus de en 2007, déjà plus fréquents en Limousin qu en moyenne nationale 9 et 6%), alors que leur nombre baisse au niveau national. La demande potentielle ne s accroissant pas dans ces proportions, le nombre de logements vacants augmente à nouveau dans l espace urbain, surtout dans les villes-centres. Près de 38% du parc de logement date d avant 1949 (contre 31% au plan national); plus de résidences principales, soit un peu moins d une sur cinq (contre une sur dix en France), sont dites inconfortables et une très petite minorité d entre elles, moins de 5 %, sont qualifiées de «précaires» (idem national). Les niveaux de prix de l immobilier limousin restent parmi les moins chers de France. 64 % des ménages en Limousin sont propriétaires de leurs logements (57% en moyenne nationale et 60% en province) en Le Limousin est la région où la part des propriétaires augmente le plus depuis 1999, passant de 60 à 64 %. La hausse n est que de 2,5 points en moyenne pour les régions de Province. Les ménages limousins suivent un parcours résidentiel «classique» : locataires lors de leur première installation, ils accèdent ensuite, pour une grande partie d entre eux, à la propriété. Cette accession est facilitée par le fait d avoir un travail et des revenus réguliers, de vivre en couple. La part des ménages propriétaires de leur logement augmente avec l âge. Problématique des propriétaires occupants du parc ancien, adaptation du logement individuel au handicap, dépendance des occupants Dans le parc privé occupé, logements ont plus de 30 ans et ont été construits avant la première réglementation thermique, logements pourraient être qualifiés de «passoires thermiques». Environ un ménage locataire sur 15 sollicite une aide au règlement de sa facture énergétique par le biais des Fonds de solidarité pour le logement (FSL). La part des limousins en situation de handicap ou de dépendance va fortement augmenter En 2010, le Limousin est la première région pour la proportion d habitants percevant l Allocation Adulte Handicapé. Le taux se situe bien au-dessus de la moyenne nationale (Limousin : taux de 34,6 pour habitants de 20 à 64 ans, France métropolitaine : 24,1). Le taux d équipements pour personnes handicapées est au-dessus de la moyenne nationale quel que soit le type d hébergement (à l exclusion du foyer d accueil médicalisé) et le type de public (adultes ou jeunes de moins de 20 ans). Le nombre de personnes de 60 ans ou plus dépendantes est estimé à (près de 8 %). Leur nombre devrait avoisiner les en La moitié des personnes dépendantes à domicile vivent seules. La région est particulièrement concernée par la maladie d Alzheimer et les troubles apparentés, avec plus de cas estimés. En Limousin comme en France, le taux de chômage a été particulièrement impacté par la crise En Limousin, le taux de chômage s'établit, en moyenne, au cours du premier trimestre 2012, à 8,9% de la population active. Après être resté stable en 2010, il confirme la tendance à la hausse du chômage dans la région. Il reste inférieur au taux de chômage national qui s'établit à 9,6% mais s'en rapproche au fil des trimestres. Cet écart structurel s explique par la nature des courants migratoires et par le poids de l emploi public plus que par un dynamisme particulier du marché du travail. (Les" taux de chômage localisés " synthétisent les informations de l'enquête emploi (chômage au sens du BIT) et des Demandeurs d Emploi en Fin de Mois (chômage répertorié par Pôle Emploi)) Fin juillet 2012, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A s'établit à en région Limousin (+8.1 % sur un an ; % en France métropolitaine). Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A, B, C (yc demandeurs d emploi ayant exercé une activité réduite) s'établit à , fin juillet (Il est à noter que la notion de demandeurs d emploi inscrits à Pôle emploi est une notion différente de celle du chômage au sens du BIT : certains demandeurs d emploi ne sont pas chômeurs au sens du BIT et inversement certains chômeurs au sens du BIT ne sont pas inscrits à Pôle Emploi.) La part des jeunes, des seniors et des chômeurs de longue durée parmi les demandeurs d emploi inscrits est plus élevée qu au plan national. La montée du chômage touche toutes les tranches d âge mais elle est davantage marquée chez les demandeurs d emploi âgés de 50 ans et plus. Le chômage de longue durée croît plus vite en Limousin qu en France. Plus de 4 chômeurs sur 10 recherchent un emploi depuis plus d un an. Dans le même temps, les offres d emploi déposées à Pôle Emploi se réduisent (-23% entre mai 2011 et mai 2012 contre -10% en France). Cette baisse concerne en particulier les offres d emploi durable. Conséquence de la crise économique, les inscriptions suite à fin de contrat, bien qu en baisse, représentent toujours près du quart des inscriptions. Objectif 9 : Promouvoir l inclusion sociale et la lutte contre la pauvreté 68

69 Près des 2/3 des demandeurs d emploi ont un niveau de qualification inférieur au baccalauréat. Le poids de la demande d emploi des BOE est une des plus élevés de France. En 2011, le chômage des personnes handicapées concerne personnes, avec une part élevée de faible qualification (44% contre 35% tous publics) et une ancienneté d'inscription élevée (20 mois, soit 5 mois de plus que le tout public dans la région). Une partie des personnes sans emploi, en recherche d emploi ou non, échappe aux éléments statistiques issus de Pôle Emploi et peuvent être pris en charge par d autres structures d accompagnement (pour les jeunes, les missions locales notamment). Services d utilité publique : le Limousin bien équipé mais des temps d accès variables dans le rural En Limousin, la majorité des services d utilité publique de proximité ont une densité d implantation, rapportée à la population, meilleure qu en moyenne nationale : 11,8 médecins pour habitants contre 10,6 par exemple, ou 7,4 écoles élémentaires contre 6,7 Cependant, paradoxalement, l accessibilité à ces services est parfois difficile. Ainsi, la part des Limousins qui disposent de ces services sur leur commune de résidence est souvent inférieure à la moyenne de province (métropole hors Île-de-France). De plus, les temps d accès pour les habitants non équipés sur place sont en général plus élevés. L étendue de l espace rural limousin et la dispersion de sa population expliquent cette moindre accessibilité. Une offre de soins qui se structure sur l ensemble du territoire et des spécificités sur l état de santé En matière d équipements sanitaires, médico-sociaux et sociaux, le Limousin possède une capacité d accueil importante, plaçant la région à des taux d équipements supérieurs à la moyenne nationale dans certains domaines (taux liés au profil de la population et à l attraction des hôpitaux au delà de la région). Cependant, des disparités cantonales existent et les professionnels de santé sont vieillissants. Pour remédier à ces déséquilibres, commencent à se créer sur les territoires limousins des Maisons de Santé Pluridisciplinaires regroupant des professionnels de santé issus de disciplines différentes (médicales, paramédicales voire sociales) offrant des soins courants, aux habitants accédant ainsi en un lieu unique à une offre de soins diversifiée et coordonnée. En Limousin, la politique de maintien à domicile s est traduite notamment par une importante couverture en services de soins infirmiers à domicile et par le développement de l accueil de jour et de l hébergement temporaire. La structure d'âge du Limousin impacte fortement l'état de santé de la population limousine avec, pour de nombreuses pathologies, une nette surmortalité régionale et une incidence et prévalence fortement majorées (affections cardiovasculaires, cancers, affections respiratoires, et, d'une manière générale, maladies chroniques et dégénératives, dont évidemment la maladie d'alzheimer). Compte-tenu de la structure d âge de la population limousine, la prévalence de la maladie d Alzheimer est plus élevée en Limousin, 22 cas pour habitants contre 14 pour habitants au niveau national. Une fois neutralisé l'effet de l'âge, la région est peu différente de la moyenne nationale pour les indicateurs synthétiques de santé : mortalité générale, mortalité prématurée, espérance de vie. Quelques spécificités limousines demeurent après neutralisation de l'effet âge, telles une surmortalité modérée par maladies de l'appareil circulatoire, une surmortalité (modérée mais significative) par certains cancers (côlon, rectum, prostate), une très nette surmortalité par suicide qui place le Limousin dans les régions les plus concernées de l'hexagone et, accessoirement, une surmortalité modérée par accidents de la circulation. Sur la période le taux standardisé de mortalité par suicide en Limousin est supérieur au taux national (22.1 décès pour habitants vs 17.2 en France, soit le 5ème rang national). Le taux de suicide est particulièrement élevé en Creuse, territoire plus rural. Chaque année, les urgences reçoivent 500 patients pour une tentative de suicide. Concernant la santé mentale : il n y a pas forcément plus de troubles mineurs ou de mal-être, mais des affections psychiatriques de longue durée plus souvent reconnues et un recours aux psychotropes très banalisé (à âge égal, 1er rang national pour la consommation d'anxiolytiques et d'antidépresseurs et 2ème rang pour celle de neuroleptiques), y compris chez les jeunes (1er rang national également pour l'expérimentation à 17 ans de tranquillisants et antidépresseurs, 2ème rang pour celle de somnifères). Economie sociale et solidaire : une économie de services - Au 31 décembre 2010, l'économie sociale et solidaire compte près de établissements employeurs qui emploient plus de salariés. L'économie sociale et solidaire est ainsi une vraie force économique pour le Limousin puisqu'elle représente 12% de l'emploi en Limousin ce qui la positionne au 6e rang national. - En 5 ans, l'économie sociale et solidaire a connu une hausse conséquente du nombre de ses salariés (+ 16 %) largement supérieure à l'ensemble de l'économie limousine (+ 2 %) Cette augmentation s'explique par une plus grande résistance aux chocs de la part des entreprises de l ESS due à l'impartageabilité de leurs réserves. Une autre explication de cette variation positive réside dans un effet sectoriel et notamment le boom des emplois dans les services à la personne, secteur occupé principalement par des associations. Cette croissance des emplois supérieure au reste de l'économie permet à l'économie sociale et solidaire de peser de plus en plus dans l'économie limousine. - Avec 9 salariés en moyenne par structure, l'ess a un nombre de salariés par établissement nettement supérieur au privé hors ESS (6 salariés par structure). - Les activités des entreprises de l'économie sociale et solidaire se ventilent sur l'ensemble des secteurs. Près de la moitié des salariés de l'ess travaille dans l'action sociale (aide à domicile, aide aux publics fragiles, etc.) essentiellement composée d'associations et de fondations. L'ESS est une économie de services. - Les structures de l'ess sont de fortes contributrices d'emplois dans certains territoires et notamment sur le plateau de Millevaches (jusqu à 18% des emplois en zone rurale). À côté de structures ancrées historiquement dans les zones rurales se développe une nouvelle forme d'économie sociale et solidaire avec la constitution de coopératives de consommateurs, de coopératives de producteurs, d'épiceries associatives, d'auto-écoles associatives, de coopératives de logement, etc. L'ESS joue un véritable rôle d utilité sociale et dynamise le tissu économique dans les territoires ruraux. - La région Limousin compte plus de associations employeurs en Les salariés des associations représentent près de 11% de l emploi privé (contre 9% au niveau national). Le secteur associatif progresse aussi rapidement en Limousin qu en France ces cinq dernières années et a créé plus de emplois en 5 ans. Dans un contexte de crise économique, le secteur associatif a continué de créer des emplois, y compris en 2009 alors que l ensemble du secteur privé en perdait nettement. Objectif 9 : Promouvoir l inclusion sociale et la lutte contre la pauvreté 69

70 - L implication des seniors dans l économie sociale et solidaire (ESS) et le milieu associatif est forte en Limousin. On compte salariés dans l économie sociale est solidaire dont 25% sont des seniors (50 ans et plus). D ici 2020, 27% des salariés de l ESS partiront en retraite. Cette proportion est supérieure à celle du privé hors ESS (21.5%). Il est à noter que ces départs concernent en priorité les cadres (45% d entre eux partiront à la retraite d ici 2020). Des femmes plus souvent seules ou en charge d une famille monoparentale. Les parcours professionnels et privés des femmes les prédisposent à davantage d instabilité et donc de précarité. Le taux de pauvreté du Limousin (14,2%*) est supérieur en moyenne au taux métropolitain et augmente fortement pour les personnes seules, notamment pour celles de sexe féminin (22,4%, 22,1% pour les hommes). Or celles-ci représentent plus d un ménage sur cinq (15% pour les hommes). De même ce taux est plus élevé pour les familles monoparentales (29,4% des ménages), alors que dans 8 familles monoparentales sur 10, l adulte référent est une femme, d où une paupérisation plus importante de la population féminine. La situation familiale influe également fortement sur le taux d emploi. Ainsi, pour un couple avec enfants de moins de 25 ans, le taux d emploi est de 84%, de 73% dans le cas des familles monoparentales Mais dans les deux cas, le taux chute en fonction du sexe. Ainsi dans les couples avec enfants, le taux d emploi de l homme est de 12 points supérieur à celui de la femme (90% contre 78%). L écart est similaire dans le cas des familles monoparentales : 82% pour un homme avec enfants, mais 71% pour une femme avec enfants. Une présence forte du monde associatif En 2010, 32 % des personnes enquêtées de 18 ans et plus ont déclaré avoir accompli des activités bénévoles dans des associations ou d autres types d organismes. Ce pourcentage est plus important en rural (37%) et dans les petites agglomérations (36%). L indice du bénévolat (nombre de bénévoles pour habitants de 18 à 70 ans) était de 5,8 en 2006 pour le Limousin, en 12 ème place des régions françaises. Le Limousin compte entre et associations qui mobilisent à bénévoles dont entre et bénévoles réguliers. En Limousin comme ailleurs, les associations jouent un rôle important en termes d utilité sociale : lien social (dialogue entre des groupes qui s ignoraient, transmission de savoirs), cohésion sociale (reprise d espoir et de confiance pour des personnes «vulnérables», prévention de conflits sur des territoires), développement culturel et sportif ( éveil de la curiosité, émergence de compétences nouvelles), épanouissement (prise de responsabilités par des jeunes), expression et implication citoyennes, dynamisation du territoire (évolution des regards mutuels entre habitants, associations et décideurs sur des territoires), renforcement de l attractivité des territoires grâce à l existence d actions économiques A l image du territoire limousin vieillissant, les associations sont confrontées au renouvellement des bénévoles. Objectif 9 : Promouvoir l inclusion sociale et la lutte contre la pauvreté 70

71 Atouts Faiblesses Enjeux - Foncier peu onéreux - Loyers peu élevés - Peu de tensions sur le locatif - Un parc d accueil, d hébergement et d insertion quantitativement suffisant - Taux d équipement global des services d utilité publique satisfaisant - Equipement sanitaire et médico-social qualitativement suffisant - Expérience dans la mise en place de dispositifs d accès aux soins de santé et médico-sociaux - Dispositifs d inclusion active et de lutte contre les discriminations «actifs» - Stratégies de développement local déjà présentes : territoires de projet en zones rurales - Un taux d activité des femmes légèrement supérieur au niveau national - Economie sociale et solidaire bien implantée, avec entre autres un secteur associatif culturel actif - Bien-être limousin ; «Economie humaine» (fortes solidarités) - Bénévolat important - Pôle domotique de Guéret - DUT Carrières sociales +Licence professionnelle Domotique et autonomie des personnes +Master - Laboratoire HAVAE (Laboratoire «Handicap, Activité, Vieillissement, Autonomie, Environnement) qui a pour objet la structuration de la recherche dans ce domaine Taille humaine de la région : possibilité de créer des réseaux, tradition de dialogue et de coopération entre les acteurs - Ancienneté et précarité du parc immobilier - Une offre de logement peu adaptée à l accueil des jeunes en formation en alternance et des primo-accédants à l emploi en zone rurale - Une accessibilité aux services difficile en zone rurale - Isolement accru du fait de la faible densité de la population et forte ruralité - Indicateurs de pauvreté élevés dans les zones les plus rurales - Une augmentation des besoins en aide alimentaire et du nombre de dossiers de surendettement - Manque de professionnalisation et de structuration dans le champ des services à la personne - Structures de l IAE en difficulté ; couverture insuffisante du territoire - Problématique de renouvellement pour le bénévolat associatif - paupérisation des étudiants qui se développe L inclusion sociale et l insertion économique des publics en difficulté selon une approche intégrée Un accès satisfaisant aux services (santé, ) L accès à l habitat des populations fragiles L adaptation du logement individuel au vieillissement et à la dépendance La cohésion sociale, le renforcement du lien social et des solidarités Opportunités Menaces - Territoire privilégié d intervention de l ANAH - Demande potentielle dans les secteurs intéressants l économie sociale et solidaire (services à la personne, foresterie, ressourceries ) - Utilisation des TIC dans les zones rurales (accès aux services, télémédecine ) - Vieillissement comme champ d expérimentation et d innovation sociale - Mobilisation accrue de l épargne des limousins en matière d ESS - Développement de l Open Data : opportunité pour l innovation sociale - La culture considérée comme un véritable service à la personne - Projet de Chaire de la Fondation Partenariale de l Université de Limoges autour du thème de la prévention de la rupture d autonomie de la personne âgée dans son lieu de vie - Crise économique - Vieillissement et raréfaction des professionnels de santé - Baisse des capacités financières des pouvoirs publics - Financement des services à la personne - Vieillissement des personnels de l ESS Objectif 9 : Promouvoir l inclusion sociale et la lutte contre la pauvreté 71

72 Enjeux Orientations - Actions Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région L inclusion sociale et l insertion 1 Favoriser l inclusion sociale économique des publics en difficulté - Lutter contre la pauvreté (y compris des actifs) selon une approche - Réduire la précarité (y compris des actifs) intégrée - Détecter les problèmes d inclusion sociale - Développer l accompagnement renforcé des publics en difficulté pour lever les différents freins à la mobilité (physique, sociopsychologique, ) - Lutter contre l illettrisme Garantir l acquisition des savoirs de base (=> lien obj 10) - Coordonner/rénover les moyens de la prévention - Soutenir le bénévolat dans les associations Cadre européen Fonds concernés (Règlements et CSC) FEDER FEADER FSE CPER N Adapter l offre de formation et favoriser l accès à l emploi pour les publics à dispositifs spécifiques - Accroître l offre de formation pour les publics éloignés de l emploi - Mettre en œuvre et consolider les parcours d insertion par l accès à la formation professionnelle - Rapprocher les publics cibles des dispositifs - Assurer une meilleure cohérence de l intervention publique - Développer une véritable ingénierie de parcours pour les bénéficiaires de minimas sociaux Un accès satisfaisant aux services (santé, ) N Développer les parcours d inclusion par la culture et les loisirs - Offrir un accès satisfaisant aux loisirs (sport, découverte ) - Développer l accès à la culture et à la connaissance 2 - Permettre une couverture médicale suffisante - Soutenir le commerce et l artisanat en zone rurale - Encourager la mutualisation des services et encourager l expérimentation pour améliorer les services à la personne - Assurer la formation des personnels paramédicaux en adéquation avec les besoins des territoires - Développer l offre de services à la petite enfance - Permettre le maintien à domicile des personnes âgées - Proposer des petits logements collectifs avec les services intégrés pour les personnes âgées Objectif 9 : Promouvoir l inclusion sociale et la lutte contre la pauvreté 72

73 L accès à l habitat des populations fragiles - L adaptation du logement individuel au vieillissement et à la dépendance La cohésion sociale, le renforcement du lien social et des solidarités N N 2 Faire de l habitat un atout pour la qualité de vie - Conduire des programmes de rénovation des bâtiments pour lutter contre l habitat indigne et la précarité énergétique (=> Obj 4) - Favoriser l accès au logement pour les jeunes en milieu rural - Favoriser l acquisition-réhabilitation des logements vacants - Adapter l habitat au vieillissement de la population - Favoriser la mixité de l habitat: transformation des quartiers, Projet de Rénovation Urbaine 3 - Renforcer le lien social et les solidarités par l innovation sociale - Promouvoir le lien intergénérationnel - Développer des lieux de sociabilité - Aménager la ville pour tous et l accès à la ville pour tous - Développer des modes de citoyenneté et de participation, impliquer la société civile - Lutter contre les exclusions - Soutenir les actions à visée préventive et éducative pour limiter/réduire les découragements et éviter l exclusion - Soutenir/Promouvoir les structures de l économie sociale et solidaire (=> lien Obj 3) Objectif 9 : Promouvoir l inclusion sociale et la lutte contre la pauvreté 73

74 Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale Urbain Rural Problématique territoriale -Disparités territoriales en milieu urbain ; fragilité des emplois - Territoires urbains : population - Accès aux services - Lutte contre l isolement social, culturel et géographique - Dimension inclusion sociale dans les stratégies de développement local (ex: en matière de Vie culturelle, dans le milieu du sport, dans l usage des TIC, dans l action économique territoriale, dans l accès aux soins de premiers recours (ex: Maisons de Santé Pluridisciplinaires) ) plus jeune mais moins qualifiée - Accès au logement locatif - Initiatives de lutte contre les discriminations dans certains quartiers Interrégional National - Echanges de bonnes pratiques et Expérimentations - Complémentarité avec les régions limitrophes sur l accès au service et sur les dispositifs d accompagnement Transnational - Echanges de bonnes pratiques et Expérimentations partagées (approche «living lab») - Transfert d innovations sociales Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité énergétique Adaptation changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/fem mes Égalité des chances Lutte contre les discriminations + Accès de tous aux services Lien social / citoyenneté Innovation sociale = + Lutte contre la précarité énergétique + Lutte contre la précarité énergétique + Populations vulnérables / risques sanitaires + Plan égalité hommesfemmes Objectif 9 : Promouvoir l inclusion sociale et la lutte contre la pauvreté 74

75 Diagnostic DEOS 10 Objectif 10 : Investir dans l éducation, les compétences et la formation tout au long de la vie GT4 Un appareil de formation initiale diversifié mais affecté par une fluctuation des effectifs A la rentrée 2011, l Académie de Limoges comptait un peu plus de écoliers, collégiens et lycéens dans les établissements d enseignement primaire et secondaire et près de étudiants dans l enseignement supérieur accueillis dans les 663 écoles, 87 collèges, 23 lycées généraux et technologiques, 19 lycées professionnels, 8 lycées agricoles, une université comprenant un IUT et une école d ingénieurs interne: l ENSIL, 30 sections techniques supérieures, 6 classes préparatoires aux grandes écoles, 3 écoles d ingénieurs relevant du secteur public (ENSCI, Ensa) et 3 écoles consulaires (3IL, Ismib, de sécurité), Ecole supérieure professionnelle de Théâtre (11 écoles en France + accord cadre interrégional pour les formations des acteurs culturels). En 2011, le Limousin compte 22 CFA (Centre de Formation des apprentis) qui accueillent plus de apprentis (dont un CFA Sup). L enseignement privé est peu représenté en Limousin. Il est un peu plus présent dans le second degré : avec près de 10% des collégiens et lycéens, il accueille deux fois moins d élèves que la moyenne métropolitaine. Le taux de scolarisation des jeunes limousins est légèrement supérieur au taux national pour les ans en Les effectifs du second degré enregistrent une diminution de l ordre de 3% en 5 ans similaire à celle observée au niveau national. La décroissance de la population scolaire a cependant ralenti au cours des années 2000, les effectifs ont diminué de 13% sur la décennie 90 et d à peine 10% au cours des dix années suivantes. L académie de Limoges rassemble 1% des effectifs nationaux de l enseignement supérieur et fait partie des plus petites académies métropolitaines. Alors que les effectifs sont stables en France, le Limousin enregistrait une baisse de 2,7% de ses effectifs d étudiants en Enseignement professionnel : une place «privilégiée» Les lycées d enseignement général et technologique sont la plupart du temps plus nombreux que les lycées professionnels. Or, notre académie présente une quasi-parité. Plus d un lycéen sur quatre et près d un étudiant sur quatre relèvent de l enseignement professionnel. Le Limousin bénéficie d un dispositif de formation professionnelle qui couvre toute la gamme de qualifications, du CAP à l ingénieur, voire au-delà : plus de 300 diplômes peuvent être préparés en formation professionnelle initiale (secondaire et supérieure) dans une trentaine de spécialités. L apprentissage concerne tous les niveaux, allant du CAP au diplôme d ingénieur et prépare à près de 140 diplômes couvrant des filières multiples. En 2010, le nombre d apprentis représente près de 29% de l ensemble des effectifs inscrits dans un cycle d enseignement professionnel en région (secondaire et supérieur). La préparation en apprentissage de diplôme à bac +2 et supérieur prend une part grandissante, même si elle reste inférieure à celle observée au national. Un appareil de formation initiale accessible Les lycées généraux et technologiques sont particulièrement concentrés sur les pôles urbains de la région tandis que les lycées professionnels et agricoles sont parfois situés dans les localités de moindre importance. Les CFA sont implantés sur l ensemble du territoire, le bassin de Limoges en accueillant le plus grand nombre. Dans son ensemble, l appareil de formation initiale professionnelle garantit une accessibilité et une diversité des formations sur une large part du territoire, à l exception de certaines communes périphériques ou ayant une faible démographie. Un lycéen sur dix réside hors de la région tandis que seuls 4% des résidants du Limousin âgés de 15 à 17 ans poursuivent des études en dehors de la région. La grande majorité des apprentis (83%) est originaire du Limousin. Une forte proportion est issue de la Haute Vienne (46%), devant la Corrèze (24%) et le Creuse (13%). Les apprentis «non limousins» viennent presque exclusivement des régions limitrophes. Un étudiant sur quatre est originaire de la commune de Limoges. L attraction des composantes de l université implantées sur la commune de Limoges déborde assez largement des limites régionales, sur la moitié nord de la Dordogne, sur la moitié sud de l Indre jusqu à Châteauroux et sur l est de la Charente. 41% des étudiants français inscrits à l Université de Limoges ont obtenu leur baccalauréat en dehors de l Académie. Par ailleurs, la proportion d étudiants étrangers à l Université de Limoges, qui s élève à 15,7%, est équivalente à la moyenne nationale. Un appareil de formation initiale performant Les taux de réussite des élèves limousins (hors établissements agricoles), du brevet au BTS par la voie scolaire ou l apprentissage, sont supérieurs aux moyennes nationales, seul les taux de réussite aux baccalauréats technologiques sont inférieures ou comparables selon les années. Les taux de réussite dans les établissements agricoles sont quant à eux légèrement inférieurs aux moyennes nationales, avec un écart plus marqué pour les CAPA en En 2010, plus de 6320 candidats ont présenté le baccalauréat en Limousin : près de la moitié au bac général, 27 % au bac technologique et 25 % aux séries professionnelles. Le Limousin présente plus de candidats dans les filières technologiques et professionnelles qu en moyenne en France. Le taux de réussite aux examens par la voie de l apprentissage est de 82 % à la session 2011 (79,5 % en 2010); les résultats sont un peu moins bons dans le secteur agricole (77 % en 2011 et 76% en 2010). Les taux de réussite par l apprentissage sont plus importants sur les diplômes de niveau V (84 % au global dont 89 % dans le secteur agricole) et de niveau II et I (88%). Ils sont de 79% pour les niveaux IV et de 74 % pour les niveaux III. Au cours de l année , le taux de rupture observé dans l apprentissage est néanmoins de 16,7%. Ces ruptures sont plus marquées sur les niveaux V et IV, et interviennent au trois quarts pendant la 1ère année de contrat, dont un quart pendant la période d essai. Les ruptures de contrats n entraînent pas systématiquement de rupture de parcours. Le taux de réussite des étudiants est supérieur à la moyenne nationale en licence (l Université est bien classée pour la réussite en licence en 3 ans). Objectif 10 : Investir dans l éducation, les compétences et la formation tout au long de la vie 75

76 Un accès rapide à l emploi des diplômés de l Université de Limoges : quatre mois en moyenne pour les diplômés d un master et les diplômés d une licence professionnelle (pour les licences professionnelles : 4.2 mois et pour les masters : 3,9 mois). Un niveau de satisfaction élevé en matière d emploi occupé (90%). mais des niveaux de qualification hétérogènes Un jeune sur quatre a cessé sa scolarité après l obtention du baccalauréat en Limousin contre un sur cinq dans la plupart des régions. Près de 15 % des jeunes limousins de ans ont quitté le système éducatif sans diplôme tandis que plus d un sur trois est diplômé du supérieur. En 2007, Limoges fait partie des académies qui atteignent l objectif fixé par la stratégie de Lisbonne de réduction des sorties précoces de l enseignement secondaire. Le Limousin connait une forte augmentation du taux de chômage des sortants de l enseignement secondaire et une moindre aggravation pour les diplômés du supérieur. Mais l augmentation du taux de chômage est sans incidence notable sur la proportion de jeunes très éloignés de l emploi. La région se distingue par l évolution paradoxale des emplois à durée indéterminée pour les diplômés du supérieur dont la part augmente dans un contexte généralisé de baisse de ces emplois. Néanmoins, cette évolution relève plus d un rattrapage puisque la proportion de diplômés du supérieur en CDI avoisine la valeur moyenne. Les spécificités de l'économie ne sont pas sans lien avec la formation. Dans l'ensemble, le niveau de formation des actifs est assez semblable en Limousin et en France. Dans la région, cependant, plus d'un actif sur deux a un niveau de formation inférieur au bac, soit légèrement plus qu'en métropole. Dans l artisanat, 88% des artisans employeurs sont titulaires d au moins un diplôme de formation initiale. Parmi eux, 47% des chefs d entreprises employeurs sont titulaires d un CAP/BEP et 25% ont un niveau de diplôme de niveau IV (Brevet Professionnel, BM, Bac pro). Mais les nouvelles générations, celles qui sont entrées sur le marché du travail depuis moins de onze ans, sont beaucoup plus diplômées que leurs aînées. La part des actifs n'ayant pas atteint le niveau bac a été divisée par deux, celle de ceux qui ont suivi des études supérieures a presque doublé. Ces écarts entre générations existent dans tout domaine professionnel, mais avec des intensités inégales. En Limousin, parmi les adultes de 18 à 65 ans ayant été scolarisés en France, 9 % pourraient être considérés comme en situation d illettrisme, soit un taux équivalent à celui obtenu en France métropolitaine. En Limousin parmi la population des ans, personnes seraient en difficulté face à la lecture et l écriture. Les chiffres JAPD (Journées d Appel et de Préparation à la Défense) 2008 indiquent que 3,8 % des jeunes limousins âgés de 17 ans ont des difficultés importantes de compréhension d un texte simple Le niveau de qualification et la professionnalisation des salariés progressent lentement En 2008, dans les entreprises de plus de 10 salariés, la formation a concerné près de salariés sur un total de près de (soit 4 sur 10). En moyenne, chaque salarié a bénéficié de 26 heures de stage sur l année. En constante augmentation depuis 2004, le nombre de salariés formés dans ces entreprises baisse en 2008, début de crise économique. Le taux de participation des entreprises est stable (autour de 2,5%) et se situe au-delà de l obligation légale. Comme dans le reste de la France, les salariés des plus petites entreprises bénéficient moins souvent de formation que leurs homologues des entreprises les plus importantes. L accès à la formation des salariés présente de fortes disparités principalement selon la qualification et l âge. L artisanat ne fait pas exception, en 2010, seuls 4% des salariés ont eu accès à la formation continue. Quant aux chefs d entreprise de l artisanat, 46% déclarent ne jamais suivre de formation et 38% ne le faire qu occasionnellement. Les femmes sont plus pénalisées en termes d accès au dispositif de formation, l accès des femmes à la formation professionnelle est de 36% contre 43% pour les hommes. En Limousin, le taux d accès des femmes à la formation professionnelle est inférieur de 13 points à celui de la métropole. Des outils de formation et de qualification insuffisamment mobilisés par les salariés (lutte contre l illettrisme, VAE ) Forte évolution des métiers en agriculture (encadrement, expertise) qui peut conduire à l externalisation de certaines fonctions et à une évolution des compétences nécessaires. Les filles ont de meilleurs résultats scolaires que les garçons mais leurs choix d orientation sont fortement influencés par le genre 19% des femmes disposent d un diplôme de l enseignement supérieur contre 17 % des hommes. Les ¾ des effectifs des terminales littéraires, près de 90% des effectifs de la terminale ST2S santé et social, 70% de la terminale STG communication et ressources humaines et de la terminale STI arts appliqués sont des femmes. Les filles progressent dans les filières scientifiques (52 % en terminale SVT, 68 % en terminale STL Biochimie, génie biologique) mais restent sous le seuil des 5 % dans la plupart des filières technologiques industrielles. Bien que légèrement majoritaires à l université, les femmes forment près de 60 % des effectifs en lettres et sciences humaines et à peine plus de 30 % en sciences et techniques. 1/3 des ingénieurs de l Ensil et plus des ¾ des futurs professeurs sortant des IUFM régionaux sont des femmes. Elles sont également surreprésentées dans les disciplines de santé (près de 62 % des étudiantes). Les femmes sont moins enclines à se diriger vers des formations courtes professionnalisantes, notamment celles liées à la construction et l industrie. Moins de 3 sortants d un contrat d apprentissage sur 10 et un peu plus d un tiers des effectifs en dernière année des IUT sont des filles Lorsque les femmes se lancent dans des contrats d apprentissage, c est pour un tiers dans les fonctions commerciales, pour un quart dans les formations liées à la personne et enfin dans les métiers de l hôtellerie-restauration. Objectif 10 : Investir dans l éducation, les compétences et la formation tout au long de la vie 76

77 Atouts Faiblesses Enjeux Formation initiale Un appareil de formation diversifié Un enseignement professionnel qui couvre toute la gamme de qualifications Fort niveau d accessibilité de l appareil de formation initiale Taux de scolarisation supérieur à la moyenne nationale / sorties précoces des écoles faibles Taux de réussite aux examens supérieurs au niveau national du Brevet au BTS par la voie scolaire ou l apprentissage Bon taux d insertion professionnelle des apprentis Un Contrat d Objectifs et de Moyens apprentissage ambitieux Enseignement supérieur Attractivité de l université jusqu à la licence Un dispositif d accueil et d accompagnement (Carrefour des étudiants) et des aides à la réorientation (Diplôme Universitaire Réagir ; places vacantes BTS) ; déploiement sur le territoire des services offerts par la Cité des métiers Des formations supérieures reconnues sur le plan national dans des domaines clés : céramique, droit de l environnement, sémiologie, droit du sport, Mise en réseau Université Lycées + Lien université - entreprise (à travers le Carrefour des Etudiants) Nouvelles formations avec la création de l ILFOMER (Institut Limousin de FOrmation aux MEtiers de la Réadaptation) Une université surdimensionnée par rapport à son territoire sur des formations qui irriguent au niveau national voire international Développement de l apprentissage dans le supérieur, avec des marges de progression importantes Formation professionnelle continue - ¼ des salariés bénéficiaires de formation dans les entreprises de plus de 10 salariés - Taux de participation des entreprises à la formation professionnelle continue - Une offre de formation professionnelle diversifiée et importante L accès à l information, orientation et la réorientation et valorisation des parcours - Une offre développée en Accueil Information Orientation sur des supports divers (Cité des métiers, virtualisation ) - Des partenariats constructifs - Un accompagnement à la VAE performant Des savoir-faire ancestraux et patrimoniaux (céramique et émaux à Limoges, tissage à Aubusson, langue occitane ) Formation initiale - 15% des jeunes limousins de ans ont quitté le système éducatif sans diplôme - Manque «d ambition» dans la construction du parcours de formation initiale notamment en milieu rural (écoute du projet de l élève, orientation, accompagnement des familles ) - Taux de poursuite d étude vers l enseignement supérieur plus faible qu au national - Retard scolaire important à l entrée au collège et au lycée - Décrochage scolaire ; manque de solutions adaptées - Manque de solutions de logement adaptées aux stagiaires, apprentis - Poids de l apprentissage inférieur au national - Eloignement des lieux de formation et des entreprises d accueil (employeur) : lieux de stage en milieu rural Enseignement supérieur - Taux de décrochage en 1er cycle élevé mais sensiblement identique à la moyenne nationale» - Baisse des effectifs (master/doctorants), cf filières scientifiques taux trop faible de poursuite des étudiants de L1 vers L2 - Faiblesse des activités de recherche et de formation d'enseignement supérieur long (Master, Doctorat) dans des domaines intéressant fortement le tissu économique régional : bois-forêt, agroalimentaire, environnement et dans des domaines à potentiel : TIC, design, - Manque de formation dans l enseignement supérieur dans le domaine de l économie de l entreprise prenant en compte les filières mais aussi les territoires Formation professionnelle continue - Petite taille des entreprises, facteur limitatif pour l accès à la formation tout au long de la vie professionnelle et pour l accueil de stagiaires et d apprentis - Faible recours à la formation des entrepreneurs, agriculteurs et artisans - Disparités d accès à la formation professionnelle continue selon la qualification et l âge - Moindre accès des femmes à la formation professionnelle continue des salariés - Peu de démarches GPEC du fait de la faible taille des entreprises - Des outils (VAE, savoirs de base ) insuffisamment mobilisés dans les entreprises L accès à l information, orientation et la ré-orientation et valorisation des parcours - Capacité du tissu économique à absorber les jeunes diplômés et les apprentis Extrême diversité des métiers (problème taille critique pour la formation) - Discordance entre l attractivité des métiers et des formations qui y conduisent et les opportunités d emplois dans certains secteurs (notamment l agriculture, l industrie agroalimentaire ) La formation professionnelle continue au service d une mobilité professionnelle choisie Une infrastructure de formation tout au long de la vie adaptée aux besoins du territoire limousin et de ses acteurs L adaptation continue de l offre de formation (yc universitaire) aux besoins du tissu socio-économique et culturel régional La définition des parcours (orientation-formationemploi) L échec et le décrochage scolaire et universitaire La promotion et la reconnaissance de la formation professionnelle initiale Taille humaine de la région : possibilité de créer des réseaux, tradition de dialogue et de coopération entre les acteurs Bonne coopération entre les acteurs de la formation et les différents types d enseignement ; bonne articulation des contenus Objectif 10 : Investir dans l éducation, les compétences et la formation tout au long de la vie 77

78 Opportunités Menaces - Nécessité d une mise en réseau des établissements pour assurer un maintien d une scolarisation - Droit à l expérimentation des établissements scolaires - Ouverture des établissements sur leur environnement socio-économique et culturel - Usages TIC (FOAD, ENT, ) - Système de formation au centre de l enjeu de développement économique du territoire (compétitivité, innovation, mutations ) - contrat de génération? - présence en région de l Office International de l Eau (formation et documentation sur l eau) - Fluctuations démographiques (et aléas sur l offre de formation initiale) - Fermeture de classes, de sections et d établissements en milieu rural // concentration des formations dans les villes plus importantes - Difficultés de recrutement post-bac sur les formations de l académie - Effet crise sur l accès à l emploi des sortants de l enseignement secondaire et dans une moindre mesure pour les diplômés du supérieur - Risque de déscolarisation après 16 ans - Contraintes budgétaires des pouvoirs publics Objectif 10 : Investir dans l éducation, les compétences et la formation tout au long de la vie 78

79 Enjeux Orientations - Actions Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région 1 Assurer l accès à la qualification La formation professionnelle continue au service d une mobilité professionnelle choisie N - Garantir à chaque jeune l acquisition d un socle de compétences - Donner à tous les actifs les moyens d améliorer leur niveau de qualification ou de changer de métier - Faciliter la montée en qualification - Favoriser la double compétence (gestes métiers et formation à la gestion) pour les chefs d entreprises et salariés - Sécuriser les mobilités professionnelles - Faciliter les mobilités géographiques - Diversifier l offre de formation - Favoriser l organisation du travail en réseau des établissements, de la mutualisation des plateaux techniques et des équipes pédagogiques pour faciliter la constitution de groupes pédagogiques et la mixité des publics - Lutter contre les inégalités des citoyens face à l'offre de formation (notamment par les usages TIC) Encourager la formation continue des salariés/des chefs d entreprises - Favoriser l accès à la formation continue des chefs d entreprises (notamment des TPE) et des chefs d exploitation agricole - Encourager la formation continue des salariés (notamment dans les TPE) pour accompagner le développement des entreprises et favoriser la reprise et la création d entreprises - Encourager les démarches de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) dans les entreprises (=> lien Obj 8) Lutter contre les discriminations - Prévenir les discriminations - Faciliter et valoriser l accès des femmes et des hommes à des formations et des métiers traditionnellement masculins/féminins Cadre européen Fonds concernés (Règlements et CSC) FEDER FEADER FSE CPER Une infrastructure de formation tout au long de la vie adaptée aux besoins du territoire limousin et de ses acteurs N 1 - Moderniser les plateaux techniques et pédagogiques et les modes d hébergement /transport dans une logique d égalité des chances à l échelle territoriale - Valoriser les capacités pédagogiques et plateaux techniques des établissements existants - Développer la Formation Ouverte et A Distance (FOAD) - Garantir la couverture territoriale en formation tout en développant et soutenant les mobilités (=> lien Obj 7 et 9) Objectif 10 : Investir dans l éducation, les compétences et la formation tout au long de la vie 79

80 L adaptation continue de l offre de formation (y compris universitaire) aux besoins du tissu socioéconomique et culturel régional La définition des parcours (orientationformationemploi) L échec et le décrochage scolaire et universitaire N N N 1 - Mieux articuler offre de formation et développement de l emploi (notamment dans les domaines suivants : compétences numériques : formation aux métiers de la fibre optique ; réhabilitation énergétique ; enseignement agricole ; formation animations sportives et socio-éducatives ; formations des acteurs culturels ; formations sanitaires et sociales ; métiers du sport ) - Rendre l appareil de formation plus adaptable en utilisant la complémentarité des formations scolaires et apprentissage - Développer les formations et l amélioration des compétences dans les domaines en devenir (domotique, développement durable, TIC, services à la personne, ) et en faciliter l accès aux différents publics : scolaires, universitaires, salariés, personnes éloignées de l emploi - Développer de nouvelles formations dont l impact est régional, national ou international pour des publics différents (Formation tout au long de la vie) - Renforcer l attractivité pédagogique de l offre régionale de formation par l innovation pédagogique - Améliorer l offre d information régionale sur l évolution des emplois et des activités et sur l offre de formation - Diffuser les études sur les besoins de l économie régionale auprès des acteurs - Développer les partenariats avec les branches professionnelles notamment - Renforcer la culture scientifique 1 - Articuler les différents organismes d information et d orientation au sein du service public de l orientation - Rendre plus efficace l articulation entre l accompagnement orientation formation au sein des établissements scolaires avec les services de l accompagnement vers l emploi - Développer le parcours d accès à la professionnalisation des métiers artistiques et culturels - Diversifier les choix d orientation des filles / des femmes 2 - Favoriser la prévention du décrochage Développer les parcours individualisés pour éviter les décrochages - Mettre en place des dispositifs de prise en charge des décrocheurs - Lutter contre le «dégout de la formation» conserver l envie de la formation // Faciliter les retours en formation des jeunes demandeurs d emploi, adapter la durée des formations aux besoins des apprenants La promotion et la reconnaissance de la formation professionnelle initiale N 2 - Faciliter la continuité des parcours des niveaux V à I quelle que soit la voie de formation - Promouvoir les parcours territoriaux - Permettre la formation initiale différée - Mettre en réseau les établissements (Education nationale ou Education nationale - agriculture) dans les territoires pour rendre lisible les parcours et mieux accompagner Objectif 10 : Investir dans l éducation, les compétences et la formation tout au long de la vie 80

81 les situations d affectations non choisies - Former et qualifier les tuteurs et maîtres d apprentissage - Favoriser l accès de chacun à des stages de qualité professionnalisants dans le tissu économique régional. Objectif 10 : Investir dans l éducation, les compétences et la formation tout au long de la vie 81

82 Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale Urbain Rural Problématique territoriale Quartiers prioritaires de la - Accès à la formation (maillage du territoire et - Expérimentation en matière d éducation et de formation politique de la ville mobilité) - GPEC territoriale - Maintien du réseau de formation agricole et rurale - Maintien de l enseignement scolaire Interrégional National - Mutualisation de plateaux techniques spécialisés de haut niveau ou expérimentation de nouvelles formations - Pôle de Recherche et d Enseignement Supérieur Limousin Poitou-Charentes - Inter-régionalité dans la culture mais aussi dans d autres domaines - L inter-régionalité pour atteindre la taille critique d offres de formation Transnational - Echanges de pratiques, de publics et de supports de formation - Développement de la mobilité de tous les publics (y compris les personnes les plus éloignées de la mobilité) - Accompagner l obligation de mobilité dans les cursus du supérieur Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité énergétique Adaptation changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/femmes Égalité des chances Lutte contre les discriminations + Accès à tous de la formation Usages TIC pour limiter les déplacements Conditionnalité sociale et environnementale de la commande publique Contenu de l offre de formation ciblée sur le DD + Au travers de la gestion patrimoniale et des investissements sur les infrastructures de formation. Conditionnalité environnementale de la commande publique Dispositifs de formation dans le domaine de l environnement + Au travers de la gestion patrimoniale et des investissements sur les infrastructures Conditionnalité environnementale de la commande publique Dispositifs de formation dans le domaine de l efficacité énergétique = + Dispositifs de formation dans le domaine de la gestion des risques + Accompagnement de la formation professionnelle des agricultrices Promotion de la mixité dans l apprentissage et les métiers Convention régionale pour l égalité dans le système éducatif et la recherche Lutte contre les stéréotypes dans le secteur de l éducation Prise en compte de l articulation des temps de vie La diversification des choix d orientation des femmes Objectif 10 : Investir dans l éducation, les compétences et la formation tout au long de la vie 82

83 DEOS11 Objectif 11 : Améliorer les capacités institutionnelles et œuvrer pour une administration publique efficace SANS OBJET - Gérée au niveau national Objectif 11 : Améliorer les capacités institutionnelles et oeuvrer pour une administration publique efficace 83

84 Objectif 11 : Améliorer les capacités institutionnelles et oeuvrer pour une administration publique efficace 84

85 DEOS12 Axe Territorial GT5 Diagnostic Un regain démographique mais des déséquilibres territoriaux persistants Avec habitants au 1er janvier 2012, le Limousin représente 1,2% de la population métropolitaine. Région rurale de faible densité, elle demeure moins urbanisée que le reste de la France. L'ensemble des aires urbaines du Limousin occupe 22% de son territoire, regroupe 60% des habitants et 68% des emplois contre respectivement 40%, 78% et 81% en moyenne pour les régions françaises hors Ile de France. Il existe pourtant une réalité urbaine non négligeable. Après avoir perdu ¼ de sa population (soit habitants) entre 1891 et 1999, le Limousin connait depuis 2006 une inversion de tendance, et gagne de la population, de l ordre de 10 à habitants par an. En effet, si depuis le milieu des années 1960 le solde migratoire est positif et n a fait que croitre, ce n est qu en 2006 qu il a compensé le solde naturel, quant à lui, toujours négatif (le déficit du solde naturel est de pers par an). La moitié de ces nouveaux arrivants ont entre 20 et 45 ans et 1/3 provient d Ile de France. La région Limousin est ainsi devenue la 6 ème région française en termes d attractivité. A l horizon 2040, le Limousin gagnera des habitants Le Limousin compterait habitants à l horizon 2040 (soit habitants supplémentaires) si les tendances démographiques récentes se maintiennent. La population augmenterait de 10,2 % en trente ans, soit en termes d évolution un rythme similaire à celui de l Île-de-France grâce à un solde migratoire qui reste supérieur au solde naturel. Le dynamisme démographique des régions voisines devrait favoriser à terme l augmentation des flux migratoires vers le Limousin. En effet, dans les années à venir, la population susceptible de rejoindre le Limousin augmenterait davantage que celle qui pourrait le quitter. Ainsi, à l horizon 2040, les soldes migratoires avec Midi-Pyrénées et l Aquitaine, aujourd hui déficitaires, devraient s équilibrer et même devenir légèrement positifs. Par ailleurs, l excédent migratoire avec l Île-de-France se renforcerait. La Haute-Vienne, avec la présence de la capitale régionale, enregistrerait d ici 2040 une croissance démographique de 13%, se plaçant ainsi parmi les départements français attractifs du Sud et de l Ouest. La Haute-Vienne accentuerait ainsi son poids démographique dans la région. En 2040, 52% des Limousins vivraient dans ce département, soit 1,5 point de plus qu actuellement. La Corrèze, et surtout la Creuse, bien que pénalisées par un solde naturel plus défavorable, profitent également des migrations. La Corrèze afficherait une croissance de près de 10% sur la période. La Creuse qui, sur la période , perdait des habitants, connaîtrait un retournement démographique : sa population devrait augmenter de 2 % sur les trente ans à venir, pour atteindre habitants en 2040, soit habitants supplémentaires. En effet, le Limousin connaît une influence croissante des villes sur son territoire. Le phénomène de périurbanisation, porté par le regain démographique amorcé au début des années 2000 (lié aux migrations, le solde naturel restant négatif) et un habitat toujours particulièrement dispersé, se diffuse de plus en plus loin des villes. Ce développement de l'espace périurbain ne s'accompagne pas d'un étalement géographique similaire des emplois. Ceux-ci se concentrent toujours dans les villes-centres. Ainsi, le périurbain et l'espace rural renforcent leur vocation résidentielle, et la césure s'accentue entre les territoires où se situe l'emploi et ceux où réside la population. Composée de 747 communes, la région compte quatre grandes aires urbaines : celles de Limoges, Brive-la-Gaillarde, Guéret et Tulle. Elles constituent le cœur de l'espace l'urbain : elles rassemblent à elles seules 40 % de la population et 55 % de l'emploi de la région. Elles sont globalement moins denses que la moyenne des pôles urbains français, à l'exception du pôle de Limoges où la densité de population atteint 790 habitants au km². Le reste du territoire se structure autour de deux pôles intermédiaires (Ussel et Saint-Junien) et une quinzaine de petits pôles. Une large part du territoire - près de la moitié des communes du Limousin et 20% des habitants - demeure hors de l influence des pôles. Deux grands ensembles se distinguent en Limousin : - la moitié «ouest» où la densité de population et le solde migratoire sont les plus élevés comprenant les deux agglomérations principales de Limoges et de Brive ; - la moitié «est» affiche des densités faibles et une augmentation bien moins marquée, voire une diminution de sa population, notamment hors des espaces urbains et des grands axes de communication, mais avec l émergence d une structuration autour des nouvelles agglomérations de Tulle et Guéret. Le Limousin est la région la plus âgée de France En 2008, 29 % des Limousins (contre 22% au niveau national), soit un peu plus de personnes sont âgées de 60 ans ou plus (dont ont plus de 75 ans). A l horizon 2040, le Limousin vieillit moins qu ailleurs. En revanche, le Limousin comptera toujours la plus forte proportion de plus de 80 ans. La moitié des personnes âgées de 75 ans ou plus vivent en milieu rural L'aire urbaine de Limoges est, avec habitants et 42 % des emplois du limousin, le troisième pôle urbain du sud-ouest français après Bordeaux et Toulouse. En retrait jusqu à la fin du siècle dernier, la progression annuelle de sa population a doublé par rapport à la période , traduisant une réelle attractivité. Cette tendance se confirmerait à l'horizon La dynamique démographique fait de la région Limousin, en particulier de l'aire urbaine de Limoges, un espace important pour l'équilibre interrégionale de l'axe Sud Europe Atlantique, notamment dans la capacité à préserver l emploi productif. DEOS12 Axe Territorial 85

86 Une construction territoriale en devenir En Limousin, l espace rural reste prédominant, même si l espace urbain, composé de six aires urbaines (Limoges, Brive-la-Gaillarde, Tulle, Guéret, Saint-Junien et Ussel), s agrandit, et que la consommation d espaces, agricoles, forestiers ou naturels pour l artificialisation des surfaces et le mitage urbain, observé partout en France, n épargne pas le Limousin : en 10 ans, ha (2,6%) de SAU ont disparu, avec une proportion plus forte en Haute Vienne (-4,5%) où l urbanisation diffuse est plus importante. La campagne périurbaine localisée autour des agglomérations connaît une forte croissance résidentielle. Les campagnes agricoles et industrielles, sous influence urbaine plus faible, sont situées en seconde couronne, et présentent un solde migratoire excédentaire. Les migrations résidentielles sont pour la plupart de courte distance. Elles se caractérisent par un bon accès aux services, aux commerces et aux établissements scolaires. Sur ces deux types de territoire, le mitage de l espace agricole, lié à un urbanisme mal maîtrisé, accompagne le déclin de l activité agricole. Néanmoins, la particularité des agglomérations limousines est d être encore des villes à taille humaine, y compris pour la capitale régionale qu est Limoges. Les campagnes à très faible densité occupent l essentiel de l espace rural. Elles se caractérisent par une population âgée, à faible revenu et ou la pauvreté peut atteindre un taux élevé. Les activités agricoles et présentielles dominent le tissu économique. La part des résidences secondaires et des logements occasionnels y est souvent très importante. Hors agglomérations, l INSEE 1 identifie 43 bassins de vie en Limousin. Il s agit de territoires homogènes dont le point d attraction est un bourg ou une petite ville à l intérieur desquels les habitants accèdent à l essentiel des commerces et services et ou beaucoup d entre eux exercent leur emploi. La population moyenne des bassins de vie, inférieur à habitants, est nettement plus faible que la moyenne nationale pour une superficie plus importante. 19 bassins de vie (44%) sont considérés comme autonomes 2, 22 comme faiblement autonomes du fait de la proximité de villes plus importantes ou d une localisation périurbaine. De fait l autre particularité du Limousin réside dans l existence d une structuration particulière en une vingtaine de pôles urbains irriguant le territoire rural ayant des fonctions urbaines supérieures à leur strate de population. Ce sont des pôles de à habitants, situés hors d une communauté d agglomération ou d une unité urbaine se rattachant à une agglomération et assurant des fonctions structurantes (commerciales, d emploi, de services, résidentielles, ou sociales) dans son territoire. Les parcs naturels régionaux en Limousin occupent 22% du territoire régional contre 13% pour la moyenne nationale. Le classement en parc naturel régional convient parfaitement à une partie du territoire rural limousin. En effet, les parcs sont des territoires ruraux habités, reconnus au niveau national pour leur forte valeur patrimonial et paysagère, mais fragiles. A ce titre, ils contribuent à la politique de développement durable conduite au niveau régional et à l image de qualité de leur territoire. Les coopérations existent avec les territoires, les régions, les villes et les métropoles limitrophes En effet, des liaisons existent et sont à développer à toutes les échelles : relation de proximité avec Brive-Tulle, à l'échelle interrégionale avec l'agglomération de Poitiers, à l'échelle du grand sud ouest avec les métropoles de Bordeaux et Toulouse et à l'échelle nationale avec Paris et Lyon. A ce titre, la grande vitesse (LGV Poitiers Limoges) permettra de relier Limoges et son espace de rayonnement (Guéret, Brive-Tulle, Périgueux, nord du Lot et au delà Cahors et Aurillac) aux métropoles françaises et aux réseaux européens (via Paris ou Bordeaux), condition nécessaire à la croissance du PIB. Il s agit également de favoriser les synergies entre l'aéroport régional de Limoges et les quatre aéroports intermédiaires de Brive-Souillac, Bergerac, Poitiers et La Rochelle ainsi qu avec les autres aéroports du centre ouest atlantique, en tenant compte des autres modes de transport. La modernisation de la liaison routière avec Poitiers, pour qu'elle soit sûre et efficace, doit contribuer au rapprochement des deux villes du grand centre ouest. Des coopérations mériteraient d'être étudiées dans le cadre par exemple d'un «pôle métropolitain». Ville de savoir-faire industriels, dans le domaine notamment du luxe, Saint-Junien offre des services supérieurs pour l'espace ouest du système urbain de Limoges Le resserrement des liens avec les autres métropoles régionales et le développement des coopérations avec les pôles urbains voisins sont des enjeux majeurs pour construire une «image» à l échelle nationale et venir en appui du développement métropolitain. Inégalités sociales et solidarités En Limousin, la question de l exclusion sociale, de l accès à l emploi et de la pauvreté touchent aussi bien les zones rurales qu urbaines. Cela concerne des populations différentes et prend des formes différentes. En parallèle, les mutations économiques et sociétales et l arrivée de nouvelles populations sur l ensemble du territoire déstructurent et recomposent les liens sociaux, avec des effets induits tant positifs que négatifs. On pressent un écart plus prégnant des inégalités en Limousin, une région dans laquelle elles étaient moins marquées. Un taux de pauvreté supérieur mais inégalement réparti : Le taux de pauvreté en Limousin (14%) est légèrement supérieur à la moyenne française (13,2%). La différence de pauvreté entre la campagne et la ville est plus marquée qu au niveau national : 18% en zone rurale contre 15% pour l ensemble rural national, alors que la pauvreté urbaine est moins marquée en Limousin que sur l ensemble du territoire. En Limousin comme en France, la pauvreté décroît avec l'âge, y compris après la cessation d'activité professionnelle à l exception des seniors les plus âgés (75 ans et plus) et notamment d'anciens agriculteurs 1 Le découpage de la France en «Bassins de vie» est un «outil» proposé pour faciliter la compréhension de la structuration du territoire de la France métropolitaine et mieux qualifier l'espace à dominante rurale (INSEE) 2 Le niveau d emploi d équipements et d emplois ainsi que l écart par rapport aux niveaux attendus au regard du poids démographique qualifie la dépendance du bassin de vie (INSEE Limousin, n 14, mars 2005) DEOS12 Axe Territorial 86

87 L'écart entre générations est particulièrement marqué en Limousin, notamment en Corrèze et en Creuse : 23 % des Creusois qui vivent dans un ménage dont la personne de référence a 75 ans ou plus vivent sous le seuil de pauvreté (contre 13 % pour ceux dont le référent du ménage a entre 60 et 75 ans). En France, l'écart est nettement plus faible (11 % contre 9 %). La recherche de la parité, notamment dans l emploi ou dans la vie politique, est à la fois une tendance lourde sur les cinquante dernières années et un réel enjeu pour le Limousin. Des différences de situation entre les hommes et les femmes persistent. Dans les zones urbaines : 83% des familles monoparentales sont des femmes seules avec enfants ; Les femmes représentent 52% des demandeurs d emploi, soit légèrement plus que leur part dans la population active. Mais la demande d emploi féminine se caractérise beaucoup plus par l exercice d une activité réduite, reflétant une précarisation élevée des emplois et des difficultés à stabiliser les trajectoires professionnelles. ; Le vieillissement couplé à une espérance de vie plus importante des femmes entraîne une féminisation des tranches d âge élevées, ainsi qu une précarisation qui va de pair (les femmes âgées peuvent cumuler en zones rurales isolement et conditions de vie précaire). Une population âgée et un taux de pauvreté préoccupant en zone rurale En Limousin, 38% de la population vie dans l espace rural. Elle est plus âgée : 29,4% a plus de 65 ans contre 23% pour l ensemble de la région. Les zones rurales sont particulièrement touchées par la pauvreté. Alors que le taux de pauvreté 3 régional est, avec 14%, légèrement supérieur à la moyenne nationale, il atteint 18% en zone rurale, dont 20% en Creuse. Les conditions de logement sont souvent médiocres, l habitat ancien ne répondant plus aux normes d isolation, de sécurité, d hygiène et d exigences environnementales en vigueur. Les territoires de la politique de la ville présentent de fortes spécificités au regard du territoire régional : Quatre profils de quartier peuvent être identifiés au sein des villes de Limoges, Brive, Tulle et Guéret. - Les quartiers situés en centre-ville : ils présentent un habitat plutôt ancien et principalement collectif. Ils accueillent principalement des ménages locataires du parc privé, d'une à deux personnes. La part des allocataires y vivant seuls, variable selon les villes, atteint 60% à Brive et jusqu'à 75% à Limoges. Les ménages plutôt jeunes y côtoient généralement les ménages plus âgés, sauf à Limoges où les étudiants sont très présents. Globalement, ces ménages ont un revenu proche de la moyenne. - Autour du centre ville, les zones mixtes qui forment une première couronne : dans ces quartiers, tous les types de ménage sont présents. Le parc locatif y est majoritairement privé mais le parc locatif social est également assez bien représenté. - Les quartiers où l'habitat social prédomine et où la précarité est très présente. Ces zones recouvrent en partie les quartiers prioritaires de la politique de la ville de Brive et de Limoges. Les bénéficiaires de minima sociaux y sont surreprésentés. Les familles monoparentales et les familles nombreuses sont aussi particulièrement présentes. Ce type d'espace n'apparaît pas à Tulle et à Guéret. Son absence dans ces villes ne signifie pas pour autant que la précarité n'existe pas, mais que la mixité des allocataires y est plus importante qu'à Limoges et Brive, et que l'habitat social y est moins concentré. - Enfin, à la périphérie des villes, des zones résidentielles peu denses accueillent très majoritairement des couples avec enfants. Ces quatre profils de quartier se répartissent de façon concentrique, du centre ville à la périphérie à Brive et à Limoges, et semi-concentrique à Guéret. A Tulle, l'implantation de la population sur le territoire est fortement contrainte par la géographie de la ville : les zones denses s'étirent le long de la vallée de la Corrèze et sur les flancs des collines qui la surplombent. Ce qui caractérise les territoires de la politique de la ville en Limousin, c'est le fort contraste de la situation des populations avec celle de l'ensemble régional. On observe : une population jeune dans une région vieille un taux de chômage le plus élevé de France (avec les régions Centre et Midi Pyrénées) dans une région où le taux de chômage est inférieur à la moyenne nationale (en 2008, l'écart de chômage entre les ZUS de Limoges et le reste de la ville est de 3,5) un niveau de formation très inférieur aux moyennes nationales et régionales une surreprésentation des familles monoparentales (40% des familles contre 25% dans l'ensemble des ZUS et 17% en région Limousin) 83 % de ces familles monoparentales sont des femmes seules avec enfants. une population majoritairement originaire du continent africain. Les quartiers de la politique de la ville sont les principaux territoires d'accueil des migrants. Les bassins de vie de Limoges et de Brive accueillent 75% des étrangers qui élisent domicile dans la région. un niveau de pauvreté important et qui s'accroît L'évolution de ces principales tendances est négative et pourrait conduire à un véritable décrochage de ces territoires. Ces cumuls de difficultés se traduisent par le renforcement de phénomènes de stigmatisation et de discriminations. Face à ce constat, plusieurs propositions peuvent être faites : favoriser la constitution et le développement de réseaux de professionnels pour lutter contre les discriminations, favoriser l'insertion et l'intégration par le développement d'activités, lutter contre le décrochage scolaire et augmenter le niveau de qualification par la formation professionnelle des habitants de ces territoires, renforcer la restructuration physique des quartiers urbains 3 INSEE Le seuil de pauvreté correspond en 2009 à 880 pour une personne seule, 1320 pour un couple 4 Sources : MAAPRAT, SG-SSP, RICA, Indicateurs de revenus régionaux, moyenne DEOS12 Axe Territorial 87

88 La ségrégation socio-spatiale apparaît moins marquée à Tulle et à Guéret qu'à Limoges ou à Brive. L'habitat social y est de fait plus diffus. Les allocataires en situation de précarité se situent principalement au centre de ces villes. À Tulle, sur une zone située à proximité de la cité administrative, près d'un allocataire sur trois perçoit un minimum social. Par ailleurs, dans une large zone englobant le centre ancien, habitent de nombreuses familles dont les revenus dépendent à 100 % des allocations. Deux autres zones, plus excentrées, accueillent aussi une part importante d'allocataires en situation précaire : l'une est située au nord du centre-ville et l'autre à proximité de la gare. Une situation similaire est observée à Guéret : sur un territoire comprenant une partie du centre-ville et s'étendant vers le sud-est, trois allocataires sur dix ont un revenu constitué uniquement par des allocations. Les bénéficiaires de minima sociaux sont par ailleurs surreprésentés sur une zone allant du nord du centre-ville jusqu'aux logements sociaux plus au nord. Une interdépendance avec le développement économique Un tissu économique fragile La diversité de l économie régionale combine insertion dans une économie mondialisée et ancrage local. L économie présentielle, qui répond aux besoins des populations locales, fournit plus de six emplois salariés sur dix, comme au niveau national. Le Limousin fait partie de ces territoires à base économique résidentielle et touristique dont l économie repose en grande partie sur les dépenses, et donc les revenus des populations qui habitent ou qui séjournent sur place. Le plus gros des moteurs du développement de nombreux territoires infrarégionaux dérive des sources de revenu non directement liées à la production. La faiblesse des revenus tirés de la production marchande compétitive est largement compensée par les apports massifs de pensions de retraite, de salaires publics, de dépenses de tourisme et d allocation sanitaires sociales. Les salariés de la fonction publique représentent 29% de l effectif salarié total de la région, contre 23% en France (2ème place derrière la Corse). L augmentation des emplois publics observée jusqu à présent et la croissance du nombre de retraités compensaient les pertes d emplois continues de la région tandis que l activité touristique, bien qu insuffisamment développée, permettait cependant un apport significatif de revenus dans la région. L industrie régionale, de tradition manufacturière, repose en grande partie sur un tissu de petites et moyennes entreprises réparti sur l ensemble du territoire de même que les services. Le poids et la répartition géographique des activités productives industrielles et de services jouent un rôle essentiel dans la dynamique des territoires, notamment dans les territoires ruraux. Au niveau économique, pour 29 bassins de vie, les emplois liés à l économie résidentielle (services aux particuliers) sont prépondérants. 8 bassins de vie relèvent plutôt de la sphère industrielle. Les autres ont une économie de type agri-alimentaire. L artisanat, secteur qui regroupe établissements de l alimentation, de la petite industrie, du bâtiment et des services occupe plus de salariés soit 20% de l emploi salarié marchand régional. La Corrèze enregistre l une des plus fortes densités de France avec 246 entreprises artisanales pour habitants (contre 192 en Limousin et 154 au niveau national). L'économie sociale et solidaire compte près de établissements employeurs qui emploient plus de salariés. L'économie sociale et solidaire est ainsi une vraie force économique pour le Limousin puisqu'elle représente 12% de l'emploi en Limousin. L'ESS est une économie de services. Les structures de l'ess sont de fortes contributrices d'emplois dans certains territoires Des spécificités rurales L agriculture 4 joue un rôle majeur dans l économie de la région. Elle occupe la moitié de l espace régional, représente 36% de l emploi non salarié et 6,2% de l emploi total. Son impact sur les territoires ruraux est déterminant. Le secteur d activité, majoritairement tourné vers l élevage extensif, est cependant particulièrement fragile. L agriculture limousine se singularise par une forte dépendance de la politique agricole commune avec une part des aides directes qui représente 168,4% du revenu des exploitations (France : 107%). La diminution de la surface agricole utilisée s effectue à un rythme soutenu ( ha par an). Outre l emploi direct qu elle génère, l agriculture contribue au maintien d activités économiques dans les bassins de vie. Les territoires ruraux sont largement maillés par les filières traditionnelles que sont l agriculture, l agroalimentaire, la filière bois et l artisanat. Les structures de l'economie Sociale et Solidaire sont également de fortes contributrices d'emplois dans certains territoires et notamment sur le plateau de Millevaches (jusqu à 18% des emplois en zone rurale). À côté de structures ancrées historiquement dans les zones rurales se développe une nouvelle forme d'économie sociale et solidaire avec la constitution de coopératives de consommateurs, de coopératives de producteurs, d'épiceries associatives, d'auto-écoles associatives, de coopératives de logement, etc. L'ESS joue un véritable rôle d utilité sociale et dynamise le tissu économique dans les territoires ruraux. Des défis urbains L'aire urbaine de Limoges, de par sa position de capitale régionale, est amenée à relever de multiples défis, et accroître son potentiel d'attractivité et de compétitivité aux plans interrégional et national, en : s'inscrivant dans une dynamique de métropolisation pour valoriser ses potentialités économiques, touristiques et culturelles, en s'ouvrant aux relations à l'échelle interrégionales et nationales, et plus particulièrement avec Poitiers pour impulser une métropole bipolaire confortant son rôle de capitale régionale en renforçant les coopérations au sein de son système urbain et avec le système urbain de Brive-Tulle donnant un nouvel élan au cœur d'agglomération pour faire de l'arrivée de la LGV un levier de son projet urbain aux différentes échelles : quartier de la gare, centre ville, agglomération Avec habitants et 20% des emplois régionaux, les aires urbaines de Brive Tulle sont caractérisées par une densité importante de grands établissements. Le bi pôle Brive-Tulle, tourné vers le Sud-ouest, dispose d un potentiel de rayonnement lui permettant de faire émerger un pôle d envergure à la charnière de trois régions. Ce potentiel est lié à : - sa position sur un carrefour de communication à la croisée d autoroutes, de voies ferroviaires et de liaisons aériennes, DEOS12 Axe Territorial 88

89 - un dynamisme des entreprises adhérentes au pôle de compétitivité Élopsys (entreprises spécialisées dans les protections des systèmes de défense) et des entreprises de la mécanique tournées vers l aéronautique. L enjeu fondamental de l accessibilité Une accessibilité contrastée sur le territoire régional Si le Limousin dispose d un réseau routier développé (A20, A89, RCEA), celui-ci est déséquilibré entre l Est et l Ouest et les territoires ruraux, situés notamment au Sud-est de la Corrèze et au Sud-Ouest en limite du département de la Dordogne, restent à l écart des grandes voies de circulation. Quant au réseau ferré, il est obsolète sur certains tronçons. L accessibilité de nombreux territoires ruraux constitue donc un réel enjeu pour leur développement. Le nombre de déplacements des limousins, supérieur à la moyenne nationale, s accentue en milieu rural et le recours à l automobile y est très important du fait de la faible densité des transports collectifs en milieu rural. L accès à l Internet haut débit se développe en Limousin, mais de nombreuses zones blanches persistent, essentiellement en milieu rural, et contribuent à la fracture numérique qu accentuent les difficultés de maîtrise de l outil informatique par une part de la population. et notamment en matière des services de base Le Limousin est globalement bien équipé, mais le temps d accès à ces services par les habitants est néanmoins supérieur à la moyenne nationale. L Est de la Creuse et le Nord de la Corrèze sont les moins favorisés. Le rapprochement des services et des populations passe par le développement des usages. Des territoires de projet L action de la région en matière de politiques territoriales est centrée sur le projet des territoires. Cette intervention se traduit par la volonté de mutualiser et de coordonner les efforts du territoire, du Département, de la Région, de l État ou encore de l Union européenne. Ce partenariat a privilégié une approche par contrats territoriaux pluriannuels (Parcs Naturels Régionaux, Pays, Agglomérations, Pôles structurants ). Le Limousin a la particularité d articuler fortement les territoires de projet existants avec les programmes Leader (intégration partielle du programme Leader dans les stratégies des territoires et les programmes d actions des contrats, 1 GAL leader = 1 ou 2 territoires de projet). Une forte dynamique de territoires de projet : privilégiant une échelle supra communautaire, sur la base du volontariat et de la coopération, avec une équipe d animation du territoire regroupée avec une gouvernance locale mixte associant élus et milieux socioprofessionnels (voire parfois dans les organes délibérants) des territoires qui ont une forme juridique définie (association, syndicat mixte). Des politiques territoriales régionalisées qui ont permis : d adapter les interventions publiques aux contextes spécifiques de chaque territoire, de travailler à des échelles pertinentes (taille suffisante, bassin de vie, ), de proposer un cadre de réflexion stratégique aux acteurs locaux, l expérimentation, avec une nécessaire co-construction des politiques avec les territoires de projet dans le respect de cadres régionaux définis. La mise en concurrence via les appels à projets peut déstructurer la stratégie des territoires de projet et fragilise les territoires exclus de tout. Malgré la réforme de la carte de l intercommunalité en cours, la taille des certaines communautés de communes reste insuffisante pour mener des stratégies territoriales d envergure. La coopération intercommunautaire reste donc indispensable. De même, des coopérations qui ont pu s opérer entre les différents territoires de projet (Pays, Parcs, Agglomérations) sont à continuer et à renforcer. DEOS12 Axe Territorial 89

90 PORTRAIT REGIONAL // PROBLEMATIQUES TERRITORIALES Atouts Faiblesses Enjeux Territoire régional Qualité de vie : «tout d une grande tout en étant petite» (Indice de Santé Sociale) Attractivité du territoire (installation pas seulement dans les agglomérations) Taille humaine de la région : possibilité de créer des réseaux, tradition de dialogue et de coopération entre les acteurs, vie culturelle et associative foisonnante Peu d enclavement interne : bon maillage de dessertes intérieures ; bon réseau TER ; couverture numérique de base à conforter Bonne cohésion sociale Un tissu économique relativement diversifié et dynamique, constitué majoritairement de TPE/PME moindrement dé- localisables ; économie sociale et solidaire présente sur l ensemble du territoire Regain de population Nouveaux liens sociaux sources de dynamisme Emergence d outils d orientations stratégiques de développement durable (SRCAE, PCET ) Création d un Institut Limousin de Formation aux Métiers de la Réadaptation (ILFOMER) par l Université de Limoges pour répondre aux déficits en professionnels de santé par le biais des formations qui y sont ou y seront proposées (ergothérapie, orthophonie, kinésithérapie) et inciter les jeunes nouvellement diplômés à s implanter durablement dans le Limousin afin de répondre aux besoins du territoire. Urbain Les atouts d agglomérations à taille humaine : Limoges, Brive, Tulle et Guéret Des pôles urbains centraux, attractifs et rayonnants en matière d économie et d emplois, en termes d offres d équipements et de services, situés aux carrefours de voies de communication Une mixité urbaine et sociale ; un tissu associatif dynamique dans les quartiers Limoges : capitale régionale de niveau métropolitain (CHU, université, Ester, offre culturelle, entreprises de renommée internationale, pôles de compétitivité, fonctions métropolitaines supérieures ), rayonnement au-delà des limites régionales Brive : montée en puissance de l agglomération sur les plans démographique, économique, de services ; rayonnement extrarégional Tulle et Guéret : des territoires qui se structurent en agglomérations à partir des villes préfecture Rural Des petits bassins de vie dynamiques, petits pôles urbains qui irriguent les territoires ruraux, pôles structurants qui confortent les fonctions essentielles (résidentielle, économique et sociale) Une activité agricole encore forte (économique, sociale, spatiale ) Des espaces naturels et culturels remarquables Parc Naturel Régional : 22% du territoire régional, paysages de qualité, aménités Organisation territoriale Existence de territoires de projet de nature différente (pays, parc naturel régional, agglomération ), organisés à une échelle supra communautaire, avec un cadre stratégique et une équipe d animation Des politiques territoriales publiques co-construites avec les territoires de projet dans une logique de stratégie partagée Territoire régional Des villes et des réseaux trop peu ouverts sur l extérieur dans une logique de développement Une dépendance relative à l utilisation de la voiture individuelle Peu d inter-modalité ; développement insuffisant des modes de transport doux Déstructuration de certains liens sociaux traditionnels et de services, et difficulté d appropriations des nouveaux liens sociaux Déficit d image auto-entretenu par les natifs Disparité est/ouest Rapport actifs / inactifs défavorable Urbain Des quartiers urbains enclavés cumulant des difficultés sociales (échec scolaire, chômage, exclusion, délinquance, habitat/logement, santé, ) touchant plus les femmes ; une surreprésentation des familles monoparentales Des modes de transport collectifs alternatifs à la voiture insuffisamment développés Rural Risque de désertification des territoires les plus éloignés des zones urbaines (perte de population et faiblesses des emplois) Fragilités en termes d accessibilité aux services sur certains territoires ruraux ; Des territoires inégaux devant le maintien et la disparition des services Isolement géographique et social selon les zones est plus ou moins préoccupant (mobilité, accès à l éducation et à la formation, accès à la santé, accès à l emploi, accès aux services, pauvreté, chômage ) touchant plus les femmes Une dépendance plus marquée de l utilisation de la voiture individuelle Accès au logement et maîtrise de l énergie (logements plus anciens, plus grands) Persistance de zones blanches Haut Débit Difficulté de reprises des exploitations agricoles et des entreprises artisanales liée à l absence de solutions et de ressources locales ; vieillissement des chefs d entreprises Organisation territoriale Bon nombre de communautés de communes de trop petite taille ne facilitant pas la définition et la réalisation de certaines stratégies territoriales Territoire régional Un enjeu démographique fort : - La capitalisation / l accentuation / l amplification du regain démographique - Des réponses adaptées à la jeunesse, au vieillissement Nouveaux modes de vie face aux enjeux de demain (consommation de l espace et maîtrise de l urbanisation, adaptation au changement climatique, défi énergétique ) Conditions de vie et liens sociaux en mutation Des territoires de projet organisés ayant développé une stratégie Urbain 4 agglomérations complémentaires aux fonctions urbaines, économiques et sociales Rural Un tissu rural «viable, vivable et équitable» maillé de pôles structurants 2 Parcs Naturels Régionaux valorisant des territoires à haute qualité environnementale et humaine DEOS12 Axe Territorial 90

91 Opportunités Menaces Territoire régional Regain de population ; Attractivité du territoire (installation pas seulement dans les agglomérations) Forte demande en économie sociale et solidaire et en nouvelles formes d organisation du travail Tendance à l installation dans des zones à forte qualité de vie Des ressources régionales à valoriser Axe Paris - Poitiers Limoges : LGV ; RN147 Accueil et diffusion de la Grande Vitesse sur le territoire régional Développement de nouveaux services face au vieillissement Urbain Une politique de la ville renouvelée en direction des quartiers en difficulté permettant de répondre aux enjeux sociaux et de cadre de vie Structuration en réseau des 4 agglomérations limousines et ouverture sur des réseaux de ville extérieurs Rural Arrivée de nouvelles populations (dynamique démographique, recomposition sociale, nouvelles attentes et exigences, nouvelles idées ) Organisation territoriale Concordance et complémentarité des territoires de projets (agglomérations, pays, parcs naturels régionaux, pôles structurants ) Une gouvernance locale mixte associant élus et milieux socioprofessionnels Territoire régional Un isolement géographique et social qui pourrait s aggraver Une population âgée, vieillissante et peu mobile qui se féminise et se précarise Une région qui devra continuer à faire face à un accroissement de la dépendance Fracture numérique Accélération des mutations économiques et sociales et difficulté à s adapter, comprendre, appréhender et anticiper Renchérissement du coût de l énergie ; moindre attractivité des bassins d emploi et difficulté d accès aux services Arrivée de nouvelles populations (pauvreté, écarts de revenu, sentiments d exclusion...) Creusement des écarts socioéconomiques (de niveau de vie ) Artificialisation du foncier et réduction de la fonction productive des terres agricoles, manque de stratégie foncière Urbain Un étalement urbain et création d espaces commerciaux et de services hors des centres-villes Des centres-villes moins dynamiques démographiquement que leurs périphéries Ghettoïsation (précarité et exclusion) dans certains quartiers des agglomérations Perturbations des milieux naturels (perte de biodiversité) liées à la pression foncière en zones périurbaines Rural Dégradation du cadre de vie par manque de planification Fermeture des services publics et marchands dans certaines zones Une crise économique mettant davantage en péril les territoires ruraux (effet ricochet) Manque de diversification des activités économiques de certains territoires ruraux Diminution des transferts sociaux Isolement des personnes en cas de situations d urgence (canicule, grands froids, tempêtes ) Organisation territoriale Incertitude de la carte intercommunale, en évolution et non stabilisée Couverture partielle en territoires de projet Concurrence entre les territoires Organisation de territoires par «opportunisme financier» en réponse aux appels à projets DEOS12 Axe Territorial 91

92 Enjeux Orientations - Actions Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région Territoire régional Un enjeu démographique fort : - La capitalisation / l accentuation / l amplification du regain démographique - Des réponses adaptées à la jeunesse, au vieillissement 1 - Soutenir les initiatives territoriales et les porteurs de projet (notamment via les politiques d accueil et d accompagnement) en privilégiant des modèles spécifiques, d efficacité, d innovation, d organisation par une approche par la population (jeunesse, vieillissement ) et/ou par secteur d activité (artisanat, commerce et services essentiels, industrie, agriculture, tourisme, activités de pleine nature et culturelles ) - Assurer l'aménagement numérique de l'ensemble du territoire régional et développer les usages - Préparer les territoires urbains et ruraux à l accueil et à la diffusion de la Grande Vitesse Cadre européen (Règlements et CSC) Fonds concernés FEDER FEADER FSE CPER Nouveaux modes de vie face aux enjeux de demain (consommation de l espace et maîtrise de l urbanisation, adaptation au changement climatique, défi énergétique ) Conditions de vie et liens sociaux en mutation 1 - Mettre en place des stratégies territoriales d adaptation au changement climatique et de transition vers l économie décarbonnée : SCOT Agendas 21 territoriaux - PDU et autres plans PCET trames vertes et bleues ville durable - Favoriser un urbanisme durable dans le cadre d un renouvellement des villes et une gestion intégrée de l'espace - Encourager le développement de la multifonctionnalité de l agriculture et de la forêt (alimentaire, énergie ) notamment par le développement des circuits courts de proximité - Encourager la mobilité durable : Plans de mobilité au niveau régional, départemental et local en cohérence avec les schémas ad hoc (expérimentations, covoiturages, politiques temporelles, inter-modalité, modes de transport doux, liaisons urbain-rural...) 1 - Intégrer la dimension d'inclusion sociale dans les stratégies de développement local en matière de vie culturelle, dans le milieu du sport, dans l usage des TIC, dans l action économique territoriale, dans l accès aux soins de premiers recours (ex: Maisons de Santé Pluridisciplinaires ) - Encourager les initiatives de lutte contre les discriminations - Prendre en compte de nouveaux modes d organisation du travail, notamment via une Gestion Territoriale des Emploi et des Compétences (GTEC), le télétravail, les centres de ressources territoriaux - Assurer l'accessibilité aux lieux et aux dispositifs d emploi, de formation, d insertion, d apprentissage DEOS12 Axe Territorial 92

93 Des territoires de projet organisés ayant développé une stratégie Urbain 4 agglomérations complémentaires aux fonctions urbaines, économiques et sociales Rural Un tissu rural «viable, vivable et équitable» maillé de pôles structurants 2 Parcs Naturels Régionaux valorisant des territoires à haute qualité environnementale et humaine 1 - Formaliser des espaces de stratégie et de collaboration, avec des moyens et une animation dédiés - Assurer une équité territoriale sur l ensemble du territoire régional - Permettre le développement de stratégies territoriales et leur mise en œuvre (accompagnement, partenariat, professionnalisation, ingénierie ) - Permettre l'expérimentation 1 - Développer de nouvelles fonctions métropolitaines pour Limoges et Brive - Accompagner Tulle et Guéret dans l acquisition d une stature d agglomération - Soutenir une politique de la ville atténuant les ségrégations sociospatiales // Prendre en compte le principe de renouvellement urbain (politique de la ville et mutation des quartiers) : principe de densification des centres-villes et de requalification des secteurs en déshérence - Développer des réseaux et des coopérations infra et extra régionales 1 - Maintenir les fonctions urbaines des pôles structurants en zone rurale - Améliorer et faciliter l accessibilité des services marchands et non marchands (mobilité, couverture numérique ) - Accueillir des actifs en milieu rural - Développer des activités économiques ancrées sur les territoires et valorisant leurs ressources, voire leur spécialisation - Lutter contre l isolement social, culturel et géographique - Préserver et valoriser le patrimoine naturel et culturel - Gérer de façon raisonnée les ressources rurales : eau, foncier, bois, - Favoriser l innovation et l expérimentation par ou pour les territoires ruraux (santé, mobilité, services, agriculture, culture, sport ) ; usages TIC, innovation sociale 1 - Accompagner spécifiquement les PNR dans leurs missions de : o Préservation et gestion du patrimoine naturel et de la biodiversité, o Gestion de l espace et des paysages, o Lutte contre le changement climatique, o Préservation et valorisation du patrimoine bâti et développement culturel, o Développement touristique et des activités de pleine nature, o Innovation en matière de développement économique, d attractivité et de lien social DEOS12 Axe Territorial 93

94 Interrégional National Transnational Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité Énergétique Adaptation Changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/femmes Égalité des chances Lutte contre les discriminations DEOS12 Axe Territorial 94

95 DEOS13 Coopération interrégionale GT6 Diagnostic Associé au Grand Sud-Ouest français, le Limousin est bordé au nord par la région Centre, à l'ouest par le Poitou-Charentes et l'aquitaine, au sud par le Midi-Pyrénées, et à l'est par l'auvergne. Région parmi les plus âgées d Europe, région peu visible sur le plan européen (0.5% du territoire), performance économique dans la moyenne communautaire, PIB inférieur à 90% de la moyenne communautaire. Au niveau européen, le Limousin se classe au 112 ème rang (sur 203) du classement européen en matière de recherche et innovation (en 2006). 1) Réseaux d échanges La Région Limousin a établi 9 partenariats de coopération décentralisée avec les Régions suivantes : Région de Poméranie (Pologne), Land de Bavière et Bezirk de Moyenne Franconie (Allemagne), Province de Ravenne (Italie), Département de Bacau (Roumanie), Région de Kalouga (Russie), Gouvernorat de Nabeul (Tunisie), Région du Plateau central (Burkina Faso), Andalousie (Espagne). Les objectifs pour la Région Limousin sont notamment de favoriser une meilleure connaissance et une compréhension mutuelle, de favoriser l ouverture vers l extérieur de la région en valorisant ses atouts et de travailler dans le sens du développement local durable. La Région Limousin est impliquée dans de nombreux réseaux d échanges au niveau européen et international : Assemblée des Régions d Europe (ARE), Association internationale des Régions Francophones (AIRF), ERRIN (réseau consacré à la recherche et à l innovation), Association des Régions Européennes des Produits d Origine (AREPO), Régions sans OGM. Les Collectivités infrarégionales mènent également de plus en plus de projets de coopération européenne. A titre d exemple, près de 90 communes ou groupements de communes ont établi des liens de jumelages avec des communes étrangères. 40 d entre elles sont adhérentes de l association des communes jumelées du Limousin. L Université de Limoges a mis en place 226 accords de coopération internationale avec des Universités ou établissements d enseignement supérieur ou de recherche étrangers. 43 d entre eux sont situés en Europe, 23 en Afrique, 34 en Asie, 36 en Amérique du Nord, 33 en Amérique du Sud, 2 dans les Antilles, 8 en Océanie, 9 en Eurasie et 38 au Maghreb. Les Universités de Limoges, Poitiers et La Rochelle, ainsi que les écoles nationales ISAE-ENSMA et ENSCI se sont regroupées au sein du Pôle de Recherche et d Enseignement Supérieur (PRES) Limousin Poitou-Charentes, formalisant, de fait, les nombreuses collaborations existant déjà entre ces établissements. Le Limousin s intègre dans le projet de SATT (Société d Accélération de Transfert de Technologie) Grand Centre qui réunit les PRES Clermont Université, Centre-Val de Loire Université et Limousin Poitou-Charentes, le CNRS, l IRSTEA (ex Cemagref), et l Etat. Plusieurs équipes de recherche sont «bi-sites» comme l Institut de recherche XLIM basé à Limoges et à Poitiers (département SIC), le laboratoire GEOLAB localisé à Limoges et Clermont- Ferrand. L Université de Limoges est membre du Réseau des Universités de l'ouest Atlantique (RUOA) qui réunit les Universités du Grand Ouest (Bretagne, Limousin, Pays de la Loire et Poitou-Charentes) et poursuit des projets d'intérêt commun avec l'ambition d'un positionnement national et européen. L Université de Limoges est pilote d un projet d université francophone à l île Maurice. L Ecole Nationale Supérieure de Céramique Industrielle (ENSCI) de Limoges a également mis en place une cinquantaine d accords de partenariats internationaux avec des Instituts de recherche et de formation. L Ecole Nationale Supérieure des Arts (ENSA) développe une stratégie internationale basée sur le principe d échange de pratiques artistiques et pédagogiques avec des partenaires internationaux dans les domaines de l art et des techniques, en particulier dans le champ de la céramique contemporaine. Ces échanges se développent dans le cadre de deux réseaux européens (UNIC - Urban network for innovation in ceramics et ECART European ceramic art and research team) et d une vingtaine de conventions de coopération internationale avec des établissements d'enseignement supérieur. Organismes nationaux de recherche L'Inserm s'est implanté à Limoges pour soutenir certaines thématiques de recherche développées par le CHU et l Université de Limoges, par exemple, l Unité Inserm 850 «Pharmacologie des Immunosuppresseurs en Transplantation», intégrée au sein de l'institut fédératif de recherche GEIST (IFR 145). Une Unité Mixte de Recherche de l Université de Limoges (UMR 1061 génétique moléculaire animale) est également sous tutelle INRA. Les équipes de recherche limousines sont sous la tutelle administrative de Bordeaux pour le CNRS, de Toulouse pour l INSERM et de Clermont-Ferrand pour l INRA. Le Pôle de compétitivité ELOPSYS Inter-clustering et filières nationales : Elopsys est impliqué avec d autres pôles de compétitivité dans différentes organisations nationales. Le CNR Santé (Centre National de Référence Santé à Domicile et Autonomie), regroupement de 4 pôles de compétitivité et de 4 CHU, rassemble le monde des TIC et celui de la Santé, le CNOP fédère la filière française de l optique photonique, et l AFELIM structure l électronique imprimée française, avec des entreprises, des pôles. Les pôles ont un rôle de relais auprès de leurs membres sur les actions de ces structures, un rôle de DEOS13 : Coopération interrégionale 95

96 lobbying auprès des institutions pour soutenir le développement de ces filières et des appels à projets sur ces thématiques. Les principales collaborations avec d autres clusters français se font avec Aerospace Valley, S2E2, Optitec, Cancer Bio Santé, La Route des lasers, Minalogic et Systematic. Le Pôle de compétitivité CERAMIQUE Le territoire du Pôle excède la région Limousin et couvre également le Centre et Midi Pyrénées (Vierzon, Tarbes, ) avec un tissu de membres académiques (par exemple ENIT Ecole Nationale d Ingénieurs de Tarbes) et industriels. Les principales collaborations avec d autres clusters français se font avec Elopsys, Matéralia et Viameca. Lien avec le cluster des céramiques techniques des Hautes Pyrénées ainsi qu avec l Institut des technologies céramiques à Castellon (Espagne) Participation au réseau international FIRE (federation for International Refractory Research and Education 3 Pôles de compétitivité auxquels participent les acteurs du Limousin (Science et Systèmes de l Energie Electrique, ViaMeca, Cancer Bio Santé) Le Conseil Régional du Limousin, la Chambre de Commerce et d Industrie Région Limousin et OSEO sont impliqués dans le réseau «Enterprise Europe Network» Sud-ouest France, réseau d appui aux entreprises et à l innovation. Les pôles Elopsys et PEC sont également impliqués dans ce réseau, à travers le programme PPTE (partenariat technologique des PME des pôles de compétitivité) Plusieurs acteurs associatifs limousins sont par ailleurs fortement impliqués dans des réseaux d échanges et de coopération au niveau européen et international comme l Office international de l eau, Autonom lab ou l association Europa. A noter également l implication d acteurs limousins dans des réseaux d échanges sur des domaines clés du développement régional. Peuvent ici être cités les exemples suivants : - la Région Limousin pilote le réseau européen RURACT pour le transfert de bonnes pratiques dans le domaine du développement rural - le Département de la Creuse pilote un réseau sur les «nouvelles ruralités» en lien avec l Association des Départements de France - la Ville de Limoges pilote l association UNIC des villes européennes de la céramique - implication de nombreux acteurs limousins (Région, Département de la Creuse, Chambre régionale des métiers et de l artisanat, Chambre de commerce et d industrie de la Creuse, association Autonom lab) dans des réseaux d échanges sur le vieillissement et la dépendance, tant au niveau national qu européen. Dans le domaine culturel, plusieurs initiatives favorisant l ouverture des acteurs limousins ont été menées : - accord cadre interrégional pour la formation aux métiers du spectacle, qui associe les Régions Limousin, Poitou-Charentes, Aquitaine et Midi-Pyrénées - réseau d acteurs «Rencontres à l ouest» qui réunit les Régions Bretagne, Centre, Limousin, Pays de la Loire et Poitou-Charentes dans le but de favoriser la mobilité des artistes installés sur leurs territoires - réseaux d acteurs à l échelle du Massif Central (dynamique des arts vivants, musées de la résistance,...) - établissement en 2012 d une convention entre la Région Limousin et l Institut français dans le but de soutenir et développer les activités et échanges artistiques internationaux des artistes et des structures culturelles du LIMOUSIN. 2) Financement des activités de coopération et implication des acteurs limousins dans les programmes de coopération Le Limousin est concerné par 2 des 3 volets de l Objectif Coopération Territoriale : la coopération interrégionale et la coopération transnationale. Pour ce dernier volet, il ne peut prétendre à établir des coopérations que sur l espace sud-ouest européen (programme SUDOE). L Université souligne les difficultés rencontrées dans la gestion du volet «Ressources humaines» (Cabinets d audits externes à l Université, fiches temps, justifications des dépenses RH ) du programme SUDOE et des autres programmes de recherche. Sur la période , la Région Limousin s est impliquée dans plusieurs projets de l Objectif Coopération territoriale (programmes INTERREG) : projets RURALAND pour la mise en œuvre de transferts de bonnes pratiques, ROBINWOOD PLUS sur la gestion de la forêt, ECOREGIONS sur la croissance verte, ELIARE NETWORK SUDOE sur la recherche européenne (en lien avec l Université de Limoges et les pôles de compétitivité Elopsys et PEC). Trois autres acteurs limousins seulement ont été impliqués dans les programmes de l Objectif Coopération Territoriale sur la période : Ville de Limoges, Conseil Général de la Corrèze, Université de Limoges. Sur la période , une utilisation a été faite en Limousin de l article 37-6(b) du règlement CE autorisant la mise en œuvre d actions de coopération interrégionale dans le Programme Opérationnel FEDER. Ceci a donné lieu à un axe prioritaire consacré à la coopération, interrégionale et internationale permettant de financer une opération-cadre régionale, des activités de réseau et des projets pilotes. En revanche, la mesure 43 du Programme Opérationnel FSE visant la mise en œuvre d actions de coopération interrégionale n a pas été activée au niveau régional. Pour ce qui concerne le FEADER, les territoires limousins ont pu s impliquer dans des actions de coopération interrégionale dans le cadre du programme LEADER. DEOS13 : Coopération interrégionale 96

97 L Université de Limoges s implique dans de nombreux projets européens. En 2012, elle coordonne 2 projets TEMPUS avec le Maghreb et est partenaire de 3 projets INTERREG, 6 projets PCRD, 1 projet ERASMUS MUNDUS et plusieurs projets COST. 200 accords bilatéraux dans le cadre du programme Erasmus. Un accord cadre de coopération internationale en Amérique centrale 3) Mobilité Mobilité étudiante Erasmus stage 2012 : 82 étudiants en stage à l étranger Erasmus séjour 2012 : 134 étudiants en séjour à l étranger Mobilité des demandeurs d emploi Le programme EURODYSSEE permet aux jeunes demandeurs d emplois âgés de 18 à 30 ans de bénéficier d un stage à l étranger dans une région membre du réseau Eurodyssée. L objectif est de permettre aux jeunes d acquérir une expérience professionnelle tout en leur offrant la possibilité de se perfectionner dans une langue étrangère (si le stage est effectué en région non francophone). Programme basé sur la réciprocité des échanges. C est la Région d accueil qui prend en charge le stagiaire. Durée du stage 3 à 7 mois - Nombre d échanges : 56 dont 30 envois de jeunes limousins et 26 en accueil de jeunes européens - Régions partenaires : Espagne (Catalogne, Valence, Murcia), Belgique (Wallonie et Bruxelles capitale) Le programme Leonardo da Vinci : à destination des demandeurs d emploi ce programme se présente sous forme d un appel à projet annuel - Durée du stage : 12 semaines dans des pays anglophones (Grande Bretagne, Irlande) - Nombre de stagiaires partis dans le cadre de ce programme de 2009 à 2011 : 70 Le programme Formation et Emploi (qui s appelle désormais Emploi et Insertion Professionnelle stages de perfectionnement) à destination d un public de demandeurs d emploi ayant le niveau bac +2 minimum relève d un partenariat avec l Office Franco Québécois pour la Jeunesse (OFQJ). Il favorise l acquisition d une expérience professionnelle internationale, sous forme de stage en entreprise au Québec - Durée du stage : 3 mois - Nombre de stagiaires partis dans le cadre de ce programme de 2009 à 2011 : 37 Un constat pour ces trois programmes de mobilité : un taux d insertion proche de 70% (majoritairement en emploi ou en reprise d études). L obligation de passer un semestre à l étranger durant l année de Master constitue un enjeu de mobilité. 4) Coopération inter-régionale en France La Région limousin est signataire de 2 Programmes Opérationnels Plurirégionaux (POP) adossés au volet interrégional du CPER : les programmes LOIRE (PO LOIRE/CPIER) et MASSIF CENTRAL (POMAC/Convention Interrégionale de Massif) : MASSIF Central Le Limousin est une région entièrement couverte par le zonage Massif central (alors même que seulement 39% de son territoire est situé en zone de Montagne). L ensemble du territoire du Massif est donc éligible aux Programmes Massif POMAC et CIMAC (62,9 millions d euros au total pour les co-financeurs Etat/Union européenne/ Conseils régionaux dont d engagement financier prévisionnel de la Région Limousin). Pour la période , la stratégie interrégionale s articule autour de 3 axes de développement : - Accueil des nouvelles populations - Création de richesses - Accessibilité et attractivité du territoire De 2007 à 2012, la Région Limousin a engagé 6,1 M au total. 104 dossiers ont été présentés par des porteurs de projet d origine limousine. Le bénéfice est faible en termes de retour : en Limousin, 1 de crédits Région engagés pour des porteurs de projets limousins permet de lever 2,45 de contreparties FEDER (1,53 ) et FNADT ou autres régions (0,92 ). En Auvergne, c est le double Un Groupement d Intérêt Public (GIP) Massif central a été créé le 31 mars LOIRE La Région Limousin a prévu d apporter des contreparties financières à hauteur de 4M pour la période (séance plénière du 22 mars 2007) dont sont versés à L établissement public Loire sous forme de contribution et de subventions (Commission Permanente ). Les actions éligibles sont ventilées entre grands enjeux, chacun faisant l objet d une animation par une plateforme partenariale : Vivre durablement dans les vallées inondables de la Loire et ses principaux affluents : Plateforme Prévention des inondations Ouvrages domaniaux de l Etat et sécurité pilotée par l Etablissement public Loire (EPL), Préserver le bien commun que sont la ressource en eau, les espaces et espèces patrimoniales en danger : Plateforme Eau, espaces, espèces (P3E) animée par l Agence de l Eau Loire Bretagne avec l appui d Espaces Naturels de France, Mettre en valeur le patrimoine naturel, culturel et paysager de la Loire et de ses principaux affluents pour un développement durable : Plateforme Patrimoine animée par la Région DEOS13 : Coopération interrégionale 97

98 Centre, Développer et partager une connaissance globale, fondamentale et opérationnelle du fleuve et de son écosystème : Plateforme Recherche, données, information (RDI) pilotée par l EPL, Reconstruire un fonctionnement équilibré de l estuaire de la Loire : Plateforme Estuaire de la Loire animée par le GIP ESTUAIRE. Les taux de programmation des crédits du Conseil régional du Limousin sur le CPIER restent faibles A noter que tout le territoire Limousin n est pas couvert par le bassin de la Loire : l extrême sud ouest de la Haute-Vienne et une majeure partie de la Corrèze ne sont pas couverts DEOS13 : Coopération interrégionale 98

99 Atouts Faiblesses Enjeux Bonne couverture haut débit sur le territoire limousin qui facilite les échanges interrégionaux Expérience en matière de coopération de certains acteurs limousins et notamment grâce aux possibilités axe 5 PO FEDER , Programmes Massif et Loire, INTERREG, autres programmes européens, jumelages Bonne expérience du territoire sur le programme LEADER Conseil Général de la Creuse fortement impliqué dans l association Leader France Réseau RURACT (155 Bonnes pratiques recensées 66 Régions Européennes dans 17 Etats membres)- expertise méthodologique et transfert de bonnes pratiques Nombreux partenariats de coopérations décentralisées impliquant les Collectivités territoriales limousines Nombreux partenariats établis par l Université de Limoges sur le plan international Existence d une stratégie à l international Laboratoire d excellence Sigma Lim Des territoires reconnus à l échelle internationale : Ville de Limoges autour de la céramique, le bassin de la Dordogne reconnu par l UNESCO au titre de réserve de biosphère, tapisserie d'aubusson patrimoine immatériel protégé de l'unesco Enclavement de la région Limousin Déficit d image de la région Limousin déficit d attractivité sur le plan international Pas de zone transfrontalière et éligibilité à une zone unique de coopération transnationale (Sud Ouest Européen) = capacité captation des fonds disponibles pour la coopération territoriale limitée Programmes de l Objectif Coopération Territoriale (INTERREG) qui ne profitent qu aux principaux acteurs institutionnels limousins (Région, Départements, Ville de Limoges, Université de Limoges) Résultats faibles obtenus par le Limousin dans les programmes européens sectoriels (PCRD, CIP, Culture, Media, Life) Cloisonnement des différentes formes de coopération absence de synergies Très faible implication des acteurs limousins dans le programme Actions transnationales du FSE coordonné au niveau national par Racine Programme Opérationnel Massif qui s est avéré difficile d accès pour les porteurs limousins et de faible retour sur investissement. Pôles de compétitivité limousins encore trop peu ouverts à l Europe et l international Peu de regroupements des Pôles de compétitivité d une région à l autre et limitation des zones d actions qui pénalise les entreprises hors zone (zonage FUI des pôles) Dimension économique insuffisamment développée dans les partenariats de coopération décentralisée Faible prise en compte de la dimension et des possibilités interrégionales dans l offre de formation. Masse critique insuffisante pour certains services ou équipements dans les domaines des TIC, R&D et Formation Faible mobilité de certains publics (apprentis, demandeurs d emploi, salariés) faible utilisation du programme Leonardo sur la période Mobilité étudiante insuffisante Faible maîtrise des langues étrangères qui constitue encore un frein au développement des échanges transnationaux Il s agit autant de l ouverture du territoire dans ses composantes physiques que dans ses pratiques humaines : esprit d ouverture, recherche de lisibilité, mais aussi développement des partenariats ou des coopérations interrégionales. Aujourd hui, s affirmer dans un système où l échelle de référence dépasse nettement le cadre national des régions demande aux acteurs de recourir à des stratégies ouvertes, à l organisation en réseau des acteurs (réseau de villes, réseaux communautaires). De fait, le Limousin est dans la compétition territoriale, où il ne peut exister qu en s alliant, en s insérant dans des réseaux, en échangeant expériences et savoir-faire, en appréhendant sereinement la mondialisation L adaptation en continu aux changements en développant le potentiel de création et d innovation L attractivité de l Université de Limoges et des écoles supérieures (=> Lien Obj. 1) L inter-connectivité externe des pôles de compétences du Limousin dans le cadre d une stratégie régionale de spécialisation intelligente La mobilité internationale La mutualisation et la rationalisation des infrastructures, équipements et services avec les régions limitrophes Un traitement adapté aux enjeux des territoires plurirégionaux DEOS13 : Coopération interrégionale 99

100 Opportunités Menaces Passage à une économie plus immatérielle de la connaissance Concept de stratégie de spécialisation intelligente qui induit la recherche de complémentarités entre les Régions européennes Coopération LEADER renforcée coopération encouragée au niveau du FSE Président de la Région Limousin membre du Comité des Régions depuis juillet 2012 Partenariat avec ARE (Ruract) Réseaux Route mondiale et Route européenne de la céramique Opportunité d interconnexions interrégionales, outils associés et offres de services numériques, notamment à l échelle du Massif central Structuration de la stratégie de l Université de Limoges pour l internationalisation de la recherche et de l enseignement supérieur En matière de recherche, fort potentiel de collaboration au niveau interrégional : - axe Brive Toulouse-Tarbes-Pampelune dans les domaines des radars, céramiques industrielles, antennes - avec Poitiers autour du laboratoire XLIM - avec Toulouse dans le domaine de la biologie-santé - avec Grenoble et Lyon dans le domaine de la microélectronique, céramiques pour l électronique, traitement du signal Labellisation des 3 équipes INSERM Crise économique enjeu de la coopération qui peut être perçue comme secondaire diminution des ressources disponibles pour la coopération pour les acteurs limousins et leurs partenaires Avenir des PO plurirégionaux Multiplicité des programmes européens qui rend difficile l accès aux financements européens Difficulté due aux différentes transpositions des règles et procédures communautaires dans les pays, notamment pour le programme Leader Concurrence et sélectivité accrues dans les programmes européens Concurrence entre les universités pour attirer les étudiants en master, doctorants et chercheurs Raréfaction des sources de financements nationaux dans la recherche et l innovation DEOS13 : Coopération interrégionale 100

101 Enjeux Orientations - Actions Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région L adaptation en continu aux changements en développant le potentiel de création et d innovation - Favoriser l implication des acteurs limousins dans des réseaux d échanges au niveau national et européen et transférer des bonnes pratiques dans les secteurs clés du développement régional (notamment la croissance verte, la formation professionnelle, le développement durable, l adaptation au vieillissement démographique, les usages TIC, la valorisation du patrimoine, les projets artistiques et culturels à caractère innovant ) - Mettre en œuvre des projets pilotes à dimension interrégionale (coconception, coréalisation, transferts de bonnes pratiques) Cadre européen (Règlements et CSC) Fonds concernés FEDER FEADER FSE CPER - Favoriser les transferts de technologies du/vers le Limousin L attractivité de l Université de Limoges et des écoles supérieures (=> Lien Obj. 1) - Promouvoir des projets collaboratifs interrégionaux de recherche et développement, notamment en vue du dépôt de brevets communs - Faciliter l accès pour les chercheurs et les entreprises du Limousin aux financements européens de la recherche - Favoriser l accueil de chercheurs et de doctorants étrangers - Multiplier la création de co-diplômes universitaires L interconnectivité externe des pôles de compétences du Limousin La mobilité internationale La mutualisation et la rationalisation des infrastructures, équipements et services Un traitement adapté aux enjeux des territoires é DEOS13 : Coopération interrégionale - Développer des stratégies d inter-clustering - Améliorer la visibilité externe des pôles de compétences du Limousin - Développer la mobilité internationale des jeunes en formation (notamment celle des apprentis et des étudiants), des demandeurs d emploi et des stagiaires de la formation professionnelle - Favoriser la mobilité des chercheurs et des doctorants // Développer l internationalisation de la recherche - Ouvrir les parcours d éducation et de formation à l Europe - Mutualiser des investissements matériels et immatériels dans le domaine de la R&D (infrastructures/ équipements, services, événements) - Raccorder les réseaux d initiative publique - Rationnaliser la gestion des ressources concernant le traitement de données (hébergement, calculs, routage et infogérance) - Rationnaliser les offres de formation au niveau interrégional Conforter les collaborations dans un cadre plurirégional pour obtenir une plus-value optimale en fonction de domaines ciblés (aménités, agriculture, recherche, 101

102 plurirégionaux innovation, formation, protection de l environnement et des paysages, culture ) avec des partenaires différents selon les thématiques (partenaires historiques ou autres régions) Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité Énergétique Adaptation Changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/femmes Égalité des chances Lutte contre les discriminations DEOS13 : Coopération interrégionale 102

103 DEOS14 Fiche Filière Agriculture Diagnostic Chiffres-clés emplois liés à la production et à la transformation de la viande en Limousin Part de l agriculture dans le PIB Limousin : 4,5% Poids de l agriculture dans l emploi régional : 2 fois plus élevé en Limousin qu en France (6% contre 3%) Poids de l agriculture dans la valeur ajoutée : 3% en Limousin (1,7% en France) Limousin : dernière place des régions françaises sur le revenu RCAI (résultat courant avant impôt) en Les exploitations exploitations agricoles recensées en Limousin en Le nombre d exploitations continue de diminuer (-22% entre 2000 et 2010), mais moins que sur la décennie précédente (-36% entre 1988 et 2000), et moins qu au niveau national (-26%). Les exploitations individuelles restent largement majoritaires en nombre (78%), mais elles pèsent un peu moins de la moitié du potentiel de production régionale. Les GAEC et EARL se développent (respectivement 22% et 15% des exploitations moyennes ou grandes). En lien avec nos productions traditionnelles, les GAEC sont proportionnellement plus nombreux en Limousin qu au niveau national. 46% des exploitations sont de «petite» taille économique, c est 10 points de plus qu au niveau national. Dans ces exploitations, l activité agricole constitue souvent un appoint. Un quart d entre elles sont dirigées par un exploitant de moins de 60 ans dont c est l activité principale. Pour les autres, 35% sont retraités et 35% pluriactifs. 90 % des pommes sont collectées et commercialisées par une coopérative. 60% des volumes ovins, jeunes bovins, veaux passent par les coopératives. Les coopératives emploient personnes en Région. 2. Les actifs agricoles femmes et hommes participent régulièrement à l activité agricole en Limousin en 2010, en tant que chef d exploitation, co-exploitant, actif familial (conjoint ou parent participant aux travaux de la ferme), ou salarié permanent. S y ajoute le travail des salariés saisonniers, des entreprises de travaux agricoles et des CUMA. Au total, le travail agricole représente unités de travail annuel. En Limousin, 29% des exploitants et co-exploitants sont des femmes, soit deux points de plus qu au niveau national. Mais l écart se resserre. La féminisation de la profession relevée au niveau national depuis 2000 ne s observe pas en Limousin où le taux est stable. Les exploitants et coexploitants de moins de 40 ans ne représentent que 20% des chefs d exploitation en 2010 contre 26% en % sont titulaires au moins d un baccalauréat, en large majorité agricole. C est bien plus que dans la population active française dans son ensemble. La formation continue joue un rôle important : 15% ont obtenu un diplôme agricole supérieur ou égal au baccalauréat par son biais. Les caractéristiques des exploitations détenues par des exploitants de moins de 40 ans permettent de projeter un portrait de l agriculture limousine de demain. Elles sont plus grandes que les autres, plus souvent sous forme sociétaire. Les jeunes sont plus spécialisés en bovins viande que les autres agriculteurs, mais ils sont également plus souvent impliqués dans des activités de diversification, des démarches de circuits courts et/ou biologiques, qui nécessitent des compétences spécifiques. 3. Le foncier 51 % du territoire limousin consacré à l agriculture 86 % de la SAU sont des prairies 12 % de grandes cultures SAU moyenne de 57 ha (supérieure à la moyenne française de 54 ha) majorité de petites exploitations La SAU diminue notamment au profit de l artificialisation des sols (2,7 % sur 10 ans soit ha) 4. Les filières Chiffres-clés De 2000 à 2010, le nombre d exploitations d élevages baisse plus fortement que la moyenne régionale. Les grandes cultures se développent et les cultures fruitières et maraîchères stagnent mais sont proportionnellement plus nombreuses qu avant. 9 exploitations sur 10 pratiquent l élevage - 55% spécialisées en bovins viande, 23% en ovins. DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 103

104 a. Animales : Bovins : En Limousin, l élevage bovin allaitant recouvre trois orientations de productions bien différentes : des bovins maigres ou broutards qui sont engraissés hors de la région ( animaux en 2010 qui ont été, pour la plupart, exportés vers l Italie), des animaux finis ( têtes par an environ auxquelles il faut rajouter vaches de réformes), des veaux et en particulier des veaux de lait sous la mère ( têtes par an environ dont veaux de lait sous la mère). Les cheptels de vaches mères sont relativement stables sur les dernières années même s il est probable que les difficultés liées à la sécheresse en 2011 aient pu conduire à une certaine décapitalisation du cheptel. En 2012, les abattages sont orientés à la baisse pour les bovins (à l exception des veaux), les exportations d animaux maigres en vif sont également en net repli (-10% environ). La filière limousin bovin viande a des atouts majeurs, en particulier la renommée et la qualité de la race limousine, et la large part faite à l herbe et aux fourrages. Mais elle souffre d une dépendance qui reste excessive aux importations de compléments alimentaires aux prix très volatils et d une maîtrise insuffisante des charges d investissements. Ovins = 20 % des exploitations agricoles de la région, Depuis 1990, le troupeau ovin limousin ne cesse de décroître. Il a perdu près de têtes en 20 ans. En 2010, le cheptel régional de brebis-mères allaitantes s élève à têtes, ce qui place le Limousin au 4ème rang national. Plus d un éleveur sur deux produit des agneaux sous signe de qualité, et ceux-ci détiennent près de 70 % du troupeau régional. La marque «Baronet», créée en 1984, bénéficie depuis 1994 d une certification de qualité et est associée depuis près de 10 ans à l Indication Géographique Protégée (IGP) «Agneau du Limousin». En outre, quelques agneaux bénéficient du Label Rouge «Le Diamandin» sur les cantons proches du Poitou-Charentes, le label «Agneau fermier des Pays d Oc» exerçant quant à lui son influence sur le sud de la région. Porcins : 190 éleveurs élevant truies. En termes d engraissement, la région produit porcs charcutiers par an. Bonne répartition régionale : truies en Corrèze, en Creuse et en Haute-Vienne. La production est organisée autour de 4 organisations de producteurs (CIRHYO, PAISO, COPALICE, CAP16). La volonté du Limousin est de développer les productions sous signe officiel de qualités telles : - le Porc du Limousin Label rouge, - le jambon de Bayonne, - les charcuteries salaisons d Auvergne sous IGP, - le porc de Montagne - les porcs vendus sous marque commerciale. Depuis fin 2008, une réflexion a été menée sur la production de porc bio en Limousin dans le cadre d'une filière longue pour fournir 200 porcs par semaine. La filière label compte 90 éleveurs, porcs produits dont sont commercialisés sous label. Cette filière compte 9 abatteurs (tous ne sont pas en Limousin) et 300 points de vente sur le territoire national. A noter le développement d une race locale : le Porc Cul Noir Limousin - 32 élevages ayant 162 truies et 32 verrats inscrits. Equins : La filière équine du Limousin se situe autour de la 14ème place au niveau national. Concernant le taux de pénétration (rapportée au nombre d habitants), cette filière se situe dans les 5 premières régions françaises éleveurs juments saillies (-7%/2008, -15% /1999) dont juments de trait (surtout Ardennais, Breton, Comtois, Percheron), 990 Chevaux de sang (339 poulinières Angloarabe), 26 élevages de sang «label Limousin». Chevaux présentés en concours d élevage : 269 chevaux de sang, 777 chevaux de trait. 276 épreuves jeunes chevaux SHF pour partants et distribués. 3 hippodromes : Le Dorat, Limoges Texonnieras, Pompadour. 16 réunions annuelles - 0,4 millions d enjeux PMH entrées payantes entreprises dont 72% d élevages. Fromages fermiers : 75 producteurs de lait de chèvre (production de 9 millions de litres) se répartissant sur 4 coopératives. Une petite centaine de producteurs de fromages dont 2/3 de producteurs de fromages de chèvre : 65 producteurs caprins fromagers à l échelle régionale, 25 producteurs avec transformation lait vache (identifiés), 7 producteurs avec transformation lait de brebis. DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 104

105 Apiculture : apiculteurs ruches, environ 2 % des apiculteurs au niveau national et 2% des ruches. Une petite moitié des apiculteurs limousins professionnels sont en mode de production biologique (18 producteurs, soit 40%). Des problèmes de mortalité en moyenne de 30 %, allant de 25 à 65 % selon les saisons (idem que les chiffres nationaux). Une problématique sanitaire récurrente : problèmes sanitaires (Varroase, loques et nosémoses) et suspicions d intoxications récurrentes depuis quelques années. Palmipèdes Gras : Filière longue : filière essentiellement corrézienne avec 2 groupements de producteurs 34 producteurs (Eleveurs PAG et/ou Gaveurs) Canards Prêt A Gaver : 25 producteurs 56 bâtiments PAG / an - Canards Gras : 9 producteurs 10 bâtiments canards gras / an Filière courte : Une centaine de producteurs essentiellement Basse Corrèze, 40 producteurs adhérents au SPALCO (Syndicat des producteurs de PAlmipèdes du Limousin Canards et Oies), Développement d une marque avec gamme de produits transformés. Volailles : Filière longue : environ 80 producteurs (essentiellement du Label Rouge, sinon standard ou Bio) 2 bassins de production : 24 élevages en bassin Auvergne (Creuse) : 3 OP : Force Centre, Doux et Alivert 55 élevages en bassin Sud Ouest (Haute-Vienne et Corrèze) : 2 OP (Périgord Aviculture, Sud-Ouest Volailles - SOV). 130 poulaillers soit plus de 2 millions de poulets produits en Limousin (soit 1.5% de la production nationale). Atelier type : 2 poulaillers de 400 m² 4 bâtiment maximum. 2 IGP (Périgord en cours / Volailles fermières d Auvergne) Filière courte : environ 100 producteurs en Limousin (+ 500 volailles / an) Lait : Bovin : 700 EA, 170 millions de litres. Région partagée en deux bassins de production : Haute-Vienne en Poitou-Charentes, Creuse et Corrèze en Auvergne. Marchés orientés vers industrie laitière : la production régionale est collectée par 16 établissements dont 13 hors région (les entreprises régionales collectent ¼ de la production régionale). 1% des producteurs concernés par vente directe ou transformation (2% des volumes). Sur le massif central, création d une marque «lait de montagne» (41 EA de Creuse et de Corrèze adhérentes à l association des producteurs de lait de montagne (76 producteurs) en août 2012, soit 12,5 millions de litres). Caprin : 135 producteurs (dont 65 en fromage), 10 millions litres. 40% des producteurs en circuits courts, 20% des volumes pour la transformation. Brebis : production marginale, tout est transformé. b. Végétales Arboriculture : 0,5% SAU dont 60% dédiés à la pomme. Le verger limousin concerne principalement deux grandes productions : la pomme et la noix. Les autres espèces, poires, pêches, prunes et cerises, petits fruits représentent 50 hectares. La superficie en noyer, très largement corrézienne, est en forte progression, conformément à la tendance nationale. Les châtaigneraies à fruits couvrent aujourd hui environ 360 hectares. La pomme couvre ha et la golden y domine largement dans la région, avec 8 hectares sur 10. Grâce à une filière très structurée et une reconnaissance nationale à travers l AOP «Pomme du Limousin» en 2005, la production de la pomme a connu une dynamique favorable. Les exploitations emploient un peu moins de équivalents temps plein sur l année dont près de la moitié de saisonniers. Les céréales oléagineux et protéaginaux destinées en priorité mais pas exclusivement à l alimentation animale, occupent près de 10% de la surface agricole utile. Les petits fruits (myrtilles, fraises, framboises) tout en occupant une surface relativement modeste (130 hectares) constituent une production significative pour la région. 5. Une agriculture en évolution AB Signes d Identification de la Qualité et de l Origine - diversification. - 36% des exploitations ont au moins une production sous signe de qualité (contre un quart au niveau national) : Label Rouge et marque «Blason Prestige» pour les viandes bovines, Indication géographique protégée «Le Baronet» pour les agneaux ou Appellation d origine contrôlée (AOC) pour les pommes golden et les noix, IGP Porc du Limousin, - 3,5 % des exploitations en AB, - 10% des exploitants commercialisent en circuit court (vente directe ou un seul intermédiaire) une partie des produits de la ferme : forte progression depuis 2008, - 3% des exploitations limousines ont une certification «Agriculture biologique» soit le 15ème rang français, - La spécialisation en élevage se traduit par 86% de la SAU consacrés aux surfaces en herbe (dont 70% toujours en herbe) qui contribuent à la qualité écologique et paysagère des DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 105

106 territoires, - Dans 7% des exploitations, la production agricole est complétée par une activité de diversification : transformation de produits agricoles, hébergement, travail à façon pour d autres exploitations agricoles, activité de loisirs 6. Les dispositifs d accompagnement Les contrats de progrès par filière et les programmes régionaux de développement : Herbe et Fourrage, Agriculture Biologique, Energie et Biomasse. Grenelle de l environnement (plan écophyto 2018, SRCAE, TVB ) le Cper et intervention de France Agrimer 1 er Pilier de la PAC Le montant des aides versées en Limousin au titre du premier pilier de la Politique Agricole Commune (PAC) s établissent après le bilan de santé de la PAC qui a rééquilibré les aides en faveur des zones herbagères, autour de 240 millions d. Le montant moyen des aides, une fois intégrées les nouvelles aides couplées et la PMTVA, résulte de la part importante du troupeau allaitant et du cheptel ovin. 2 ème PILIER : le FEADER Ce programme est doté de 5,7 milliards d'euros de crédits communautaires (FEADER) sur la période dont 351 millions d'euros pour le Limousin répartis entre un volet national (258 millions d euros en Limousin) et un volet régional (92,5 millions d euros). En Limousin, les principales priorités d action sont les suivantes : AXE 1 : Amélioration de la compétitivité des secteurs agricole et sylvicole : o Favoriser l adaptation les acteurs de la chaîne agro-alimentaire aux nouveaux contextes, o Promouvoir la qualité et l innovation, o Soutenir les industries agro-alimentaires, o Assurer la relève des générations, moderniser les exploitations, favoriser l adaptation des structures agricoles. o Améliorer la compétitivité de la filière bois. AXE 2 : Amélioration de l environnement et de l espace rural : o Assurer la poursuite de l activité agricole dans les zones difficiles, o Améliorer les pratiques agricoles, o Préserver l état des ressources naturelles, o Promouvoir la forêt comme instrument d aménagement durable. AXE 3 : Amélioration de la qualité de la vie en milieu rural et diversification de l économie rurale : o Maintenir et développer les activités économiques et favoriser l emploi, o Développer et gérer l attractivité résidentielle en adaptant l offre de services à aux populations, o Gérer et valoriser el patrimoine rural, o Favoriser l organisation des acteurs autour de projets de territoires intégrés et partagés. AXE 4 : LEADER (Liaison entre actions de développement de l'économie rurale) DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 106

107 Atouts Faiblesses Enjeux - Reconnaissance européenne de productions de qualité - Image de qualité - Systèmes de productions extensifs basés sur l herbe - Coopération en agriculture forte - Formation agricole bien développée (Cf obj 8 et 10) - Entreprises Agroalimentaires bien implantées - Race Limousine reconnue internationalement Pôle de Lanaud (amélioration des qualités de la race par la recherche génétique et génomique) - Spécialisation dans l élevage - Dépendance à certains marchés (italien notamment) Revenus des exploitants peu élevés - Faible taux de renouvellement des exploitants, taux de remplacement < 50% - Insuffisante autonomie alimentaire des élevages - Agriculture Biologique peu développée - Manque de valeur ajoutée des productions animales Le développement et la diversification des exploitations agricoles ainsi que la recherche des productions de qualité reconnue pour maintenir et accroître leur compétitivité, et augmenter la valeur ajoutée au niveau régional L emploi et la qualité de vie en milieu rural La préservation et la valorisation des ressources naturelles. Opportunités - Diversification des productions en développement et émergence des circuits courts - Recherche de qualité dans la demande des consommateurs européens et locaux - Demande alimentaire en augmentation au niveau mondial - Développement des ENR accompagnées Menaces - Baisse de l activité agricole qui induit des pertes d activités en milieu rural - Relative dépendance de la filière bovine aux marchés internationaux source de fragilité, en cas de crises (sanitaire, économique, diplomatique ) - Risques liés aux aléas climatiques - Perte de SAU par artificialisation des surfaces DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 107

108 Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région Cadre européen (Règlements et CSC) Fonds concernés FEDER FEADER FSE CPER Le développement et la diversification des exploitations agricoles pour maintenir et accroître leur compétitivité, et mieux capter la valeur ajoutée L emploi et la qualité de vie en milieu rural La préservation et la valorisation des ressources naturelles 1 - Soutenir la structuration des filières - Encourager les projets raisonnés pour le développement et la diversification des exploitations - Soutenir la recherche et l innovation et leurs diffusions - Prévenir les crises (climatiques, économiques, sanitaires ) - Préserver et promouvoir les Signes d Identification de la Qualité et de l Origine (SIOQ) existantes (pomme, viande ) - Développer les races locales (bovines, porcines, ovines ) // Favoriser le renouvellement du cheptel et sa reproduction - Soutenir les savoir-faire et les produits locaux 1 - Rendre les métiers agricoles plus attractifs (l information, l orientation, la formation ) - Favoriser l installation et la transmission des exploitations (notamment en direction des jeunes) en développant de nouvelles formes de transmission du foncier et des autres moyens de production - Encourager les nouvelles formes d organisation du travail pour améliorer les conditions de vie professionnelle et rendre les métiers plus attractifs - Favoriser le maintien et le développement des services adaptés à la population et aux entreprises en milieu rural 3 - Promouvoir des pratiques agricoles préservant les sols, la ressource en eau et la biodiversité - Développer des EnR et améliorer les performances énergétiques - Renforcer l autonomie fourragère, protéique et énergétique - Valoriser des sous-produits de l agriculture (éco-matériaux, laine ) DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 108

109 Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale Urbain Rural Problématique territoriale Interrégional National Travail en Interrégional (Massif central, PC, Centre, Aquitaine) en fonction des filières - Recherche appliquée - Echanges de bonnes pratiques - Mutualisation d études Transnational Echanges de bonnes pratiques Développement des coopérations économiques Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité énergétique Adaptation changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/femmes Égalité des chances Lutte contre les discriminations DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 109

110 DEOS15 Fiche Filière Industrie/Secteur Agroalimentaire Diagnostic L Agroalimentaire, secteur phare de l industrie limousine : - Avec près d un emploi industriel sur six, soit salariés, le secteur agroalimentaire, très présent en Corrèze, se caractérise par l importance de l industrie de la viande, malgré un décalage avec un élevage régional plutôt naisseur. C est le 1 er secteur industriel régional (emplois et chiffre d affaire). - Il représente 2,0 % de l emploi régional en Limousin. 8% de cadres contre 10% au niveau national - Les IAA représentent 2,2% de la valeur ajoutée brute produite en Limousin, toutes activités confondues, contre 1,9% en France métropolitaine - 6% du chiffre d affaires en échanges intracommunautaires ou à l export sur des pays tiers, contre 19% au niveau national Principaux secteurs employeurs : Filière farine => 39% Filière viande => 37% Autres fabrications alimentaires (boissons, fruits, produits laitiers) => 24% Hors boulangeries, pâtisseries, charcuteries artisanales, 49% des effectifs salariés dans l industrie de la viande. Evolution des effectifs, sur 5 ans : Agroalimentaire => - 10% Industrie (toutes activités) => - 14,6% Tous secteurs confondus => + 0,3% - Encore fortement manufacturières et moins sujettes aux délocalisations, les industries alimentaires ont limité la baisse des leurs effectifs, près de 30% plus faible que l ensemble du secteur industriel en région. - Les métiers les plus demandés concernent la vente en alimentation, suivie par la conduite d équipement de production alimentaire, la boulangerie viennoiserie, la pâtisserie et enfin l abattage et découpe de viandes. - Le nombre d offres d emplois est en progression en En 2010, 29 entreprises agroalimentaires ont été créées en Limousin, pour arriver à une masse salariale qui représente 1,3% de l effectif national du secteur, contre moins de 1% en termes de chiffre d affaires. Principaux métiers du secteur : => Bouchers, charcutiers, boulangers (prédominance du secteur des viandes) => Ouvriers des industries de process => Vendeurs en alimentation => Ouvriers de la manutention => Conducteurs de véhicules => Techniciens et agents de maîtrise des industries de process Par la diversité de leurs produits et leur localisation, les entreprises agroalimentaires limousines jouent donc un rôle important dans l aménagement du territoire en permettant de valoriser les productions régionales sous signe officiel de qualité et concourant tant au développement de la notoriété de ces produits qu à celui du territoire limousin dans sa globalité. DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 110

111 Atouts Faiblesses Enjeux - Importance industrielle de la viande et des fruits (pommes) : implantation de grands groupes. - Diversité importante sur les activités de transformation - Marque régionale «Produit en Limousin» - Existence d une pépinière d entreprises - Image de qualité des produits régionaux - Une industrie au poids relatif en emplois réparti sur les territoires - Qualité du cadre de vie en Limousin - Région de taille réduite : facilite la mise en réseau et l accès à la formation Opportunités - Valorisation des produits locaux créateurs d emplois - Emergence de nouveaux métiers dans les domaines de l environnement et de la qualité - Faiblesse des qualifications - Certains métiers jugés peu attractifs - Insuffisance d innovation - Faible développement à l international - Déconnexion de la production régionale - Taux de valeur ajoutée et de marge globalement moins bons qu au niveau national Menaces - Secteur très concurrentiel - Vulnérabilité face à la concentration des centrales d achats des Grandes et Moyennes Surfaces - Vulnérabilité face aux crises sanitaires (mise aux normes fréquentes) - L accueil de nouvelles entreprises/populations est capté par les régions les plus développées et/ou les plus volontaristes par le marketing territorial - Perte de substance économique liée aux difficultés de la transmission d entreprises L attractivité du secteur agroalimentaire Une approche filière collaborative : clé de réussite des mutations économiques DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 111

112 Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région L attractivité du secteur agroalimentaire 1 - Soutenir les entreprises dans leurs investissements productifs immatériels (emploi, conseil) et matériels - Soutenir le démarrage, le maintien et la reprise d entreprises Cadre européen (Règlements et CSC) Fonds concernés FEDER FEADER FSE CPER - Favoriser l innovation dans les entreprises - Développer la notoriété des produits agroalimentaires du Limousin Une approche filière collaborative : clé de réussite des mutations économiques 2 - Favoriser le développement du secteur agroalimentaire - Soutenir l innovation de manière collaborative - Renforcer le développement des services aux entreprises - Accompagner le développement des entreprises, y compris sur les marchés internationaux Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale Urbain Rural Problématique territoriale Interrégional National Transnational - Charte des industries agroalimentaires Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité Énergétique Adaptation Changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/femmes Égalité des chances Lutte contre les discriminations DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 112

113 DEOS16 Fiche Filière Bois Sylviculture Diagnostic Quelques données clés secteur forêt-bois en Limousin : Une ressource importante ha de surface forestière soit un peu plus de 33% du territoire limousin Une forêt morcelée et privée à 95%: propriétaires forestiers dont la moitié ont moins d 1 ha Gestion et mobilisation insuffisantes de la ressource notamment feuillue Plus de entreprises mais des entreprises de deuxième transformation sous représentées Des activités variées mais ne constituant pas une véritable filière économique - Lien insuffisant entre amont et aval. Des maillons faibles : entrepreneurs de travaux forestiers, scieries feuillues emplois directs et indirects 3,9 % de l emploi salarié en Limousin soit la part régionale la plus importante (INSEE Limousin) 2,5 millions de m 3 /an valorisés dont 50% de bois d œuvre, 38 % de bois de trituration et 12 % de bois énergie un potentiel de valorisation supplémentaire de m 3 14 millions d engagés par la Région depuis 2007 Avec une ressource forestière couvrant 1/3 du territoire, des activités de valorisation diversifiées certes dominées par l amont, le secteur du bois et de la forêt tient une place importante dans l emploi régional, et présente incontestablement des atouts pour l avenir et de réelles perspectives de développement eu égard à une demande globale et à des marchés en hausse essentiellement tirés par le bois dans la construction et le bois énergie. Un taux de mobilisation des feuillus faible, inférieur à 30% Un taux de mobilisation des résineux (55%) plus élevé que celui des feuillus (28%). Si ce taux est en baisse régulière pour les feuillus, la mobilisation des résineux importante pour les bois d œuvre frôle la disponibilité. Une mobilisation qui dépendra de la demande des marchés et de la capacité des acheteurs à proposer une rémunération incitative Une non-mobilisation qui pourrait assurer un bilan carbone régional positif (cf objectif du Schéma Régional Energie). Une demande de bois d œuvre assez faible, notamment en feuillus : Peu d acteurs de taille importante en bois d œuvre et peu de nouveaux entrants sur le territoire Une balance commerciale légèrement déficitaire Une disponibilité technico-économique nette supplémentaire de 1,3 Mm3 / an non exploitée Une faible pression concurrentielle à l achat liée à un relatif isolement des entreprises amonts face aux acheteurs nationaux et internationaux ; des prix payés aux propriétaires plus faibles notamment en feuillus ; une demande de bois assez faible et peu de propriétaires motivés par une valorisation économique. Peu de propriétaires motivés par la valorisation économique : Pour les propriétaires qui possèdent plus d un hectare de forêt, seule la moitié d entre eux réalise des coupes de bois Près de 60 % des coupes de bois sont motivées par des besoins personnels (autoconsommation de bois de chauffage) Pour près de 80 % des propriétaires privés, les bois n apportent aucun revenu L élasticité entre l offre et la demande de bois est «mauvaise» : l augmentation du prix d achat du bois n entraîne pas forcement une hausse de la mobilisation Une culture forestière fragile Un massif jeune qui s est développé notamment grâce au fonds forestier national Un changement de génération des propriétaires forestiers qui entraîne des défaillances sur les jeunes propriétaires difficiles à motiver La surface moyenne des forêts privées est faible, ce qui entraîne des surcoûts : Plus la taille des chantiers est faible, plus la productivité est faible et plus les coûts fixes sont élevés, notamment : Le coût de prospection «est énorme, chaque exploitant à son équipe», prise en compte du chantier par le technicien : 150 / chantier, frais logistiques : 60 à 150 / chantier, coût administratif (15 / chantier). Les acteurs n ont pas accès à la matrice cadastrale Coût global X 3 pour un petit chantier à faible coût direct (1 ha) par rapport à un chantier de 25 ha : (débroussaillement de coupe rase) Pour le reboisement jusqu à X 2 en fonction de la taille des chantiers DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 113

114 Un prix compétitif de la ressource par rapport aux autres régions françaises et à certains pays concurrents : A bois égal et qualité comparable, les valorisations de prix des bois du Massif Central sont plus faibles que des régions comme l Alsace et d autres régions françaises. Les industriels sont donc avantagés par un prix compétitif de la ressource. «Il peut y avoir des écarts jusqu à 30% du prix» Un atout conséquent pour l industrie mais une valorisation plus faible pour les propriétaires / producteurs que dans les autres massifs Néanmoins, le prix du bois augmente sur les dernières années : +11% pour le Douglas sur pied entre 1sem 2009 et 1sem Ces prix sont issus des ventes groupées de début d'année des partenaires (S.F.P.L., O.N.F., Experts forestiers, Cabinets de Gestion forestière et Coopératives). Suite au Grenelle de l Environnement, une augmentation de la demande en bois de 12 M m3 prévue d ici 2012 et de 20 M m3 d ici 2020 (notamment pour le bois énergie et bois-construction) Programmes de financement Le plan bois réalisé en 2006 (déclinaison du SRDE), à l issue d un processus de concertation d une année sous l égide de la région (plan région de développement de la filière bois) Le PITE (Programme d Intervention Territorial de l Etat) Le contrat de projet État-Région , pour une enveloppe de 13,6 millions d consacrée au bois Le programme opérationnel FEDER qui concerne la filière sur plusieurs axes dont les volets innovation, compétitivité des entreprises et qui dispose d une mesure spécifique sur l amélioration du transport du bois Le Plan de Développement Rural Hexagonal (PDRH) qui prévoit la mise en œuvre du FEADER. Le FEADER concerne principalement l amont de la filière. Le Programme Opérationnel Massif Central (POMAC) Le Programme Opérationnel Fonds Social Européen (PO FSE) permettant de financer plusieurs opérations de formation ADEME (fonds chaleur) permettant de financer des installations liées à la filière bois énergie Le financement a représenté 37 Millions d de 2007 à 2010 (4 ans) se répartissant de la manière suivante : - CPER : 5,8 M - FEDER : 6,4 M - POMAC : 2,5 M - FEADER : 4,5 M - SRDE : 7,8 M - PO FSE : 1,4 M - Plan national Scierie : 4,9 M - Ademe : 2,5 M - Autres programmes : 1 Le projet Interreg IVC ROBINWOOD PLUS est un Mini-programme (nombre limité de partenaires et un niveau élevé de coopération) entre la Région de la Ligurie (Italie, chef de file), le Conseil Régional du Limousin (France), l Autorité Conjointe de Kainuu (Finlande), le Conseil Régional d Harghita (Roumanie), et la Région de la Calabre (Italie). Le point de départ de ce projet est la prise de conscience que les bois et les forêts peuvent jouer un rôle essentiel pour soutenir et maintenir l'économie des zones rurales. Robinwood Plus, par la promotion du rôle multifonctionnel de la forêt vise ainsi à créer des situations d échanges d expériences pour stimuler et soutenir la régénération économique et sociale, en protégeant l environnement, grâce à une planification participative de la forêt et une gestion forestière durable. DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 114

115 Atouts Faiblesses Enjeux - Un potentiel de 3,5 millions de m 3 /an de bois mobilisable (+30% par rapport à aujourd hui), sur une partie du Massif, qui permettrait de répondre à l augmentation de la demande, notamment sur les secteurs phares comme la construction et l énergie. Opportunités - Un marché en croissance sur les secteurs phares que sont la construction (dont aménagements extérieurs) et l énergie, mais de plus en plus exigeant : accentuation de la compétition nationale et internationale, augmentation du niveau de qualité attendu - la faiblesse des synergies et rapprochements entre entreprises (aussi bien à l amont qu à l aval), limitant la concentration des flux, l émergence d outils partagés et la concentration de l offre. - les entreprises du Limousin n ont pas de démarche innovation systématique. - une taille d entreprise ne permettant pas d engager du temps, des ressources et des moyens sur des projets innovants comportant un certain niveau de risque. Menaces - Risque de manque de disponibilité des bois (Douglas notamment) par manque de reboisement à l heure actuelle - Crise financière qui freine les investissements Perte de compétitivité Des modèles de gestion et des produits sylvicoles adaptés aux débouchés attendus Des organisations de taille critique compétitives, adaptées au territoire Une culture et des pratiques d innovation au sein des entreprises de la filière Bois en Limousin Une politique régionale de développement à travers un projet partagé au-delà des acteurs de la filière (consommateurs, élus, habitants, ) - Potentiel de ressource à mobiliser - Sciage et transformation en local pour répondre aux enjeux environnementaux - Une forte évolution des pratiques et méthodes d exploitation permettant d augmenter les niveaux de valorisation de certaines forêts selon les essences : taillis à courte rotation, plaquette forestière, principes de valorisation de bois liés. - Risque de déqualification du bois d œuvre par une demande croissante en bois énergie (du fait notamment du développement des centrales de cogénération) - Implantation de grandes scieries en dehors du territoire (France comprise) - Réchauffement Climatique adaptation du Massif aux enjeux environnement DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 115

116 Enjeux régionaux National H Orientations stratégiques Les actions prioritaires pour la région Des modèles de gestion et des produits sylvicoles adaptés aux débouchés attendus 1 Initier une politique de renouvellement de la forêt ambitieuse pour garantir la pérennité de la filière et rester «attractif», tout en tenant compte du changement climatique et des enjeux environnementaux et paysagers (gestion de la complémentarité des modèles industriels et naturels). Repenser les modèles et recommandations sylvicoles au regard des débouchés attendus (énergie, construction, ) Cadre européen (Règlements et CSC) Fonds concernés FEDER FEADER FSE CPER Mobiliser plus de bois des forêts et améliorer la productivité de l exploitation forestière. Mobiliser plus de bois des forêts et améliorer la productivité de l exploitation forestière vers de nouveaux marchés en innovant pour mobiliser sur des petites parcelles, amélioration de la mécanisation (notamment feuillus), augmentation des tailles (cf. droits de préférence) Rationaliser la desserte et les équipements au sein des massifs Mettre en marché des produits finis (matières premières, process, normalisation, suivi qualité, traçabilité ) en adéquation avec la demande en bois construction (bois sec et calibré) Améliorer le tri des bois, le classement pour résistance mécanique (marquage CE), l optimum du rapport Qualité/ Prix, développer les fonctions de service Redonner une vision collective et dynamique à la filière de façon à ce que les demandes aval diffusent au sein de toute la filière et poursuivre le projet structurant initier par l APIB au-delà des familles historiques de façon à ce que les demandes aval diffusent au sein de toute la filière : communication et sensibilisation sur les sujets clés (économiques, marchés, formation, communication sensibilisation) Lever les freins de non-compétitivité logistique à tous les stades de la filière en optimisant et simplifiant les nouvelles procédures et en assurant une bonne communication auprès de l ensemble des parties prenantes Rechercher une valorisation des essences de feuillus audelà des marchés de niches notamment sur le marché de la construction et de l aménagement extérieur Des organisations de taille critique compétitives, adaptées au territoire DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 1 Développer différents modèles de croissance et d alliance stratégique : taille critique industrielle, force de vente partagée, achats groupés, fusion acquisitions,... Massifier les flux (exploitation forestière, scierie, construction bois, emballage, bois énergie, ) et favoriser une réelle intégration verticale de la 1ère et la 2ème transformation Favoriser la conquête des marchés, notamment pour les entreprises de 1ère transformation : mise en commun de moyens 116

117 commerciaux et marketing plus conséquents, avoir des gammes de produits, développer des politiques de services, investir en innovation, Investir dans les outils et les process industriels afin d améliorer la productivité, la qualité, notamment pour avoir des produits homogènes et adaptés au marché (séchage-rabotagecalibrage- collage) notamment sur les feuillus. Une culture et des pratiques d innovation au sein des entreprises de la filière Bois en Limousin 2 Développer la culture et les pratiques d innovation au sein des entreprises de la filière afin de créer de la valeur ajoutée aussi bien au niveau des essences (recherche variétale) des produits bois et des produits composites, (bois + autres matériaux, chimie du bois). Mettre à disposition des entreprises un environnement dynamique de recherche en dépassant l échelle régionale Une politique régionale de développement à travers un projet partagé au-delà des acteurs de la filière (consommateurs, élus, habitants, ) 2 Promouvoir et valoriser le territoire et les métiers de la filière Bois, de façon à attirer les compétences et les entreprises sur le territoire et valoriser une partie de la ressource locale (cf. mise en avant des entreprises dynamiques) Intégrer la forêt dans une politique régionale de développement à travers un projet partagé au-delà des acteurs de la filière (consommateurs, élus, habitants, ) Réfléchir au ciblage des interventions publiques dans le Limousin pour privilégier les actions et orientations qui auront un effet de levier sur le développement DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 117

118 Territorialisation et Transversalité Analyse territoriale Urbain Rural Problématique territoriale Problématique des forêts périurbaines? Ressource et entreprises de 1 ère transformation sont situés dans les territoires ruraux Enjeu majeur de réhabilitation de l habitat ancien et construction neuves (habitat social, grands projet) pour répondre aux nouvelles contraintes de performances énergétiques. Développement Bois NRJ réseau de chaleur Définition territoriale d une stratégie pour le développement de la forêt, du bois et des entreprises : la forêt comme source de développement d un territoire (multifonctionnalité : tourisme, entreprises de production et de transformation) Un outil d élaboration : la charte Forestière de territoire Interrégional National Pôle de compétitivité aquitain Xylofutur recherche et innovation Massif central : Formation recherche Mutualisation d un fond de compensation Carbone (adaptation aux changements climatiques opportuns à l échelle du Massif central) Réseau de transport du bois échelle Sud Ouest européen harmonisation des réglementations Transnational Transfert de Bonnes pratiques expérimentations A l échelle européenne réglementation sur Compensation Carbone, gestion durable des forêts (certification) Mutualisation des travaux de Recherche sur les composés volatiles, colles = traitements du bois et Chimie verte Ouvertures des entreprises limousines du bois (2 ème transformation) à l international Infrastructure développement des projets interrégionaux de fret Priorités Transversales Développement durable Protection environnement Efficacité Énergétique Adaptation Changements climatiques Prévention gestion des risques Égalité hommes/femmes Égalité des chances Lutte contre les discriminations DEOS16 Fiche filière Bois-sylviculture 118

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