LE MANUEL DE L INITIATIVE DE LAVAGE DES MAINS
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- Maximilien Gaudet
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1 LE MANUEL DE L INITIATIVE DE LAVAGE DES MAINS Guide de préparation d un programme de promotion du avage des mains au savon BANQUE MONDIALE
2 The Internationa Bank for Reconstruction and Deveopment/The Word Bank 1818 H Street, NW Washington, DC 20433, États-Unis d'amérique Tous droits réservés Les constatations, interprétations et concusions présentées dans cet ouvrage n engagent que 'auteur (es auteurs) et ne doivent être attribuées en aucune façon à a Banque mondiae, aux institutions qui ui sont affiiées, aux membres de son Consei d administration ou aux pays qu is représentent. La Banque mondiae ne garantit pas exactitude des données citées et n accepte aucune responsabiité quant aux conséquences de eur utiisation.
3 Le Manue de initiative de avage des mains Guide de préparation d un programme de promotion du avage des mains au savon
4 TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS 5 RÉSUMÉ ANALYTIQUE 7 INTRODUCTION 8 Contexte et objectif de ce manue Les principaes causes de a mortaité infantie Le avage des mains au savon : Le vaccin e pus efficace contre es risques d infection de enfance? La promotion du avage des mains : Un défi Quoi de neuf dans cette approche? SECTION 1 13 Fondements d un Programme nationa de avage des mains Pour commencer : Est-ce e bon endroit au bon moment? Mener une anayse de situation rapide Partenariat pubic-privé Étabir e bien-fondé du avage des mains Étabir e bien-fondé auprès du gouvernement Étabir e bien-fondé auprès de industrie Étabir e bien-fondé auprès des baieurs de fonds Enjeux financiers Organisation et coordination SECTION 2 23 Comprendre e consommateur L approche marketing Comprendre es comportements Conception et mise en œuvre de a recherche sur a consommation Gestion et supervision de a recherche sur a consommation Anayse et diffusion des résutats 2 Manue d hygiène des mains
5 SECTION 3 37 Mise en œuvre du programme Conception de a campagne Appiquer a ogistique commerciae Mise au point de a promotion Les pubics cibes et eur segmentation Agences, concepts et mise à essai Stratégies mutipes pour un changement de comportement Reations pubiques et sensibiisation. Le pan de RP Logistique médiatique Suivie et évauation SECTION 4 49 Organisation du programme Logistique du partenariat Un modèe généra de partenariat Le pan d activité CONCLUSION 57 BIBLIOGRAPHIE ET RESSOURCES 59 OUTILS ET TERMES DE RÉFÉRENCE 61 ABRÉVIATIONS 87 Manue d hygiène des mains 3
6 LISTE DES TABLEAUX ET DES GRAPHIQUES Graphique 1 : Graphique 2 : Tabeau 1 : Tabeau 2 : Tabeau 3 : Encadré 1 : Encadré 2 : Graphique 3 : Graphique 4 : Encadré 3 : Tabeau 4 : Tabeau 5 : Encadré 4 : Encadré 5 : Graphique 5 : Encadré 6 : Tabeau 6 : Encadré 7: Encadré 8 : Encadré 9 : Tabeau 7 : Encadré 10 : Tabeau 8 : Graphique 6 : Encadré 11 : Encadré 12 : Encadré 13 : Répartition gobae des décès d enfants seon es causes Diagramme des principaes voies de transmission des maadies fécaes-oraes Taux observés de avage des mains au savon dans e monde Anayse des facteurs F.F.P.M. Facteurs externes F.F.P.M. La rentabiité des programmes de avage des mains L initiative de Amérique centrae Le processus de recherche sur a consommation Environnement, habitudes et déterminants dans e changement de comportement Croyances cuturees entravant e avage des mains au savon au Sénéga Déterminants, habitudes et environnements favorisant e avage des mains au savon (quatre secteurs) Identification des barrières et des incitatifs au avage des mains au savon aux moments cés Les consommateurs du Ghana préfèrent es savons à usages mutipes, de ongue durée et bon marché Une note sur es écoes Comment es mères communiquent au Keraa, en Inde : profi mensue des contacts Aperçu des méthodes de recherche Pan sommaire d une recherche sur a consommation Points cés pour attribution d un contrat de recherche sur a consommation Recherche sur a consommation : Le préjugé rationne Les parfaites directives Avantages et désavantages des différentes approches de communication Une eçon en reations pubiques : Le avage des mains au Keraa en Inde L initiative nationae de avage des mains au Ghana : Phase 1 Évauation des résutats (en pourcentages) Suivie et évauation : Activités et impact du programme Le avage des mains en action : Le partenariat sur e avage des mains au Pérou Activités du secteur privé sur e avage des mains Ééments du pan d activité 4 Manue d hygiène des mains
7 AVANT-PROPOS L hygiène est un éément essentie de a mission de a santé pubique visant à réduire a transmission et es conséquences de a maadie. Le décin marqué des décès causés par des maadies infectieuses observé dans es pays riches au cours du dernier sièce n aurait pu se réaiser sans d importants progrès en hygiène pubique. L augmentation du niveau de vie a permis à a popuation d améiorer es conditions d hygiène une fois que eau potabe a été rendue disponibe dans es maisons et que e savon est devenu suffisamment bon marché pour être pacé auprès de chaque évier. Par a suite, es efforts combinés de a santé pubique et de industrie privée ont fait que des mains propres, une maison propre et une bonne hygiène de vie sont devenus une norme sociae. Maheureusement, évoution historique dans es pays pauvres n aurait pu être pus différente. Vers a fin du XX e sièce, deux miiards de personnes ont toujours un accès insuffisant à des instaations sanitaires et un miiard de personnes manquent d eau potabe. Les efforts pour promouvoir une hygiène efficace ont été fragmentaires et infructueux. Bien que industrie ait réussi à introduire e savon dans presque toutes es maisons, ee n a pas promu de façon constante une bonne hygiène ou e avage des mains en diffusant ces produits. C est une occasion manquée pour a santé pubique. Aujourd hui, es deux pus importants facteurs de mortaité chez es enfants dans e monde en déveoppement sont es maadies diarrhéiques et es infections des voies respiratoires. Le simpe geste de se aver es mains peut réduire e risque de diarrhée de presque a moitié et ceui d une infection des voies respiratoires du tiers. I s ensuit que e avage des mains est supérieur à n importe que vaccin comme mode de prévention des maadies. Si es pays en voie de déveoppement veuent réaiser d ici 2015 eurs objectifs de déveoppement pour e Miénaire de réduction de a mortaité infantie, on devra compéter un travai que e XX e sièce n a pu mener à bien. Pour y parvenir, i faudra non seuement rendre universes eau et es instaations sanitaires, mais aussi habitude du avage des mains au savon. Cea exigera que es ministères de a Santé, de Éducation et des Eaux, en pus des organisations non gouvernementaes (ONG) et des organismes communautaires, expoitent toutes es occasions de e promouvoir. En outre, industrie privée, qui a joué un si grand rôe dans a création des normes de bonne hygiène dans es pays riches, devra profiter de a croissance de ses activités commerciaes dans es pays en voie de déveoppement pour faire de même. Le avage des mains au savon peut et doit devenir habitue dans es pays en voie de déveoppement. Pour y arriver, i faudra : s assurer que chacun soit conscient de importance du avage des mains ; construire des aiances entre e secteur privé et e secteur pubic ; mobiiser es ressources et expertise nécessaires ; utiiser pour a promotion du avage des mains des moyens de communications dont impact auprès du grand pubic sont éevés et reconnus ; démontrer que des changements de comportements mesurabes peuvent se réaiser de façon rentabe. Dans un monde bruyant où es gens reçoivent des messages en compétition es uns avec es autres et provenant de tous es horizons, seues es campagnes es mieux conçues et es pus efficaces entraînent un changement de comportement. Ce manue cherche à reever ce défi. I décrit une nouvee approche pour a promotion du avage des mains, basée sur e travai innovateur du Partenariat pubic-privé de avage des mains au savon. I expique comment combiner es dernières innovations en marketing commercia aux résutats des recherches es pus récentes en santé pubique, pour créer ainsi une nouvee dynamique pouvant se traduire par a mise en œuvre de campagnes efficaces en faveur du avage des mains. On y trouve en outre es eçons qu on a pu tirer des programmes nationaux appiqués au Ghana, au Pérou, au Sénéga et dans d autres pays. Des indicateurs récents donnent à penser que nous assistons peut-être à émergence d un chapitre nouveau et passionnant de a santé pubique au XXI e sièce. Manue d hygiène des mains 5
8 Ce manue a été rendu possibe grâce à pusieurs membres de Initiative de Partenariat Pubic Privé de Lavage des Mains. Nous aimerions remercier particuièrement Beth Scott, Va Curtis et Jason Cardosi pour a mise au point de ce guide. Nous sommes reconnaissants à Ai Diouf, Rocio Forez et Nana Garbrah-Aidoo d avoir fourni des exempes des programmes nationaux. Des remerciements spéciaux vont à Peter Kosky, Mariam Caeson, Stéphane Legros et Nancy Lee, qui ont effectué es révisions. Des contributions précieuses ont été faites aussi par Steve Luby, Eckhard Keinau, Suzanne Reiff, Camie Saade, Myriam Sidibe, Barbara Evans, Sandy Caier, Joana Godinho, Wendy Wakeman, Merri Weigner et Henk Van Norden. Les partenaires du secteur privé, Yuri Jain de Hindustan Lever, Diana Grina de Cogate- Pamoive et Tim Long de Procter & Gambe ont fourni expertise et es conseis techniques. Enfin, nous aimerions signaer a quaité de a supervision et de a direction des deux eaders du groupe de travai, Jennifer Sara et Param Lyer. Jama Saghir Jacques Baudouy Directeur, Énergie et eau Directeur, Santé, nutrition et popuation 6 Manue d hygiène des mains
9 RÉSUMÉ ANALYTIQUE Avec des systèmes sûrs d évacuation des matières fécaes et d approvisionnement en eau saubre, e avage des mains est un des moyens es pus efficaces, de prévenir es maadies diarrhéiques. Tout indique que améioration du avage des mains, que que soit e pays concerné, peut avoir un impact majeur sur a santé pubique et réduire significativement es deux principaes causes de mortaité infantie : es maadies diarrhéiques et es infections respiratoires aiguës. Parce que e avage des mains au savon prévient a transmission d une grande variété d agents pathogènes, i est probabement pus efficace que n importe que vaccin ou que tout autre mesure d hygiène. Promu sur une grande échee, e avage des mains au savon constituerait un vaccin «maison» essentie. Presque tous es ménages dans e monde, indépendamment du statut économique, ont du savon. Le avage des mains au savon aux moments cés n est pas, cependant, argement pratiqué. Si es objectifs de déveoppement pour e Miénaire pour a réduction de a mortaité infantie sont un jour atteints, c est parce que es habitudes de avage des mains auront été améiorées, ainsi que accès à eau saubre et à des instaations sanitaires. Le Partenariat pubic-privé mondia de avage des mains a réuni, sur une grande échee, diverses organisations de divers secteurs pour promouvoir e avage des mains au savon. Le partenariat comprend : es gouvernements qui, en donnant a priorité à hygiène, permettent au avage des mains de passer du stade de effort fragmentaire (viage par viage) à ceui des programmes nationaux ; es baieurs de fonds qui incuent de pus en pus e thème du avage des mains dans eurs programmes d éducation ou de santé et dans eurs projets d instaations sanitaires et d approvisionnement en eau ; e secteur privé qui met sur a tabe ses connaissances et ses techniques de marketing es pus récentes ; es organisations académiques et scientifiques qui éaborent es pus récentes théories sur e changement de comportement et offrent des témoignages scientifiques étabissant efficacité du avage des mains ; et es organisations non gouvernementaes et communautaires qui intègrent des messages sur e avage des mains dans eurs propres programmes. Le manue de initiative de avage des mains décrit es expériences de ce partenariat mondia sous forme de guide pratique. Pendant que, dans e monde, des pays éprouvent et améiorent diverses approches, i importe de diffuser ce que on sait déjà. Ainsi, d autres pays concevront à eur tour des programmes et contribueront, dans e combat contre a mortaité infantie, à enrichir ensembe de nos connaissances et de nos expériences. Ce guide est destiné aux agents des gouvernements et des organismes de déveoppement qui sont responsabes de a mise en œuvre de programmes de avage des mains. Les décideurs des ministères et es organismes de financement y trouveront aussi des idées uties pour éaboration de poitiques et de programmes d améioration de a santé pubique. L approche de promotion du avage des mains à grande échee repose sur es composants suivants : Poser es fondements d un Programme nationa de avage des mains Pour réussir, es programmes de avage des mains doivent s attaquer à un besoin reconnu en matière de santé. Le soutien d intervenants cés du gouvernement, de industrie et de donateurs est nécessaire, car es ressources uniques qu is offrent peuvent assurer e succès d un programme à grande échee. En évauant a situation et, si besoin est, en expiquant de manière rigoureuse e bien-fondé d un programme de avage des mains (sa rentabiité, son impact sur a santé), on donne à un te programme un fondement soide. Comprendre e consommateur Afin de changer des habitudes de ongue date iées aux comportements, comme e avage des mains, i faut comprendre cairement es facteurs qui infuencent et faciitent es comportements. Cea signifie qu i faut accorder une attention prioritaire aux besoins du pubic cibe (principaement des mères et de ceux ayant a charge d enfants âgés de moins de cinq ans ou d enfants d âge scoaire) et avoir à esprit eur propre perspective orsqu i s agit de définir a nature et a portée de ensembe des activités de promotion. La recherche sur a consommation aide à mesurer et à comprendre e pubic cibe. Pus précisément, ee permet de répondre à quatre grandes questions : Quees sont es pratiques à risque? Qui se ivre à de tees pratiques? Ques déterminants, habitudes et/ou facteurs concernant environnement peuvent changer e comportement? Comment es gens communiquent-is? Mise en œuvre du programme Les résutats de a recherche sur a consommation déterminent a mise en œuvre du programme, y compris es facteurs de environnement iés au avage des mains à prendre en considération, e mode de promotion du avage des mains e pus approprié et e pus attrayant et a ogistique médiatique a pus efficace pour atteindre e pubic cibe. La mise en œuvre incut aussi une surveiance attentive du programme ainsi qu une évauation et des ajustements périodiques. Organisation du programme I faut du temps et des efforts pour étabir des objectifs communs et une confiance mutuee entre des partenaires de différents miieux et de divers secteurs qui ne sont pas accoutumés à travaier ensembe. Pacer un coordonnateur de programmes dans une organisation de confiance est une approche efficace pour orienter divers partenaires vers un objectif commun. Tout au ong du manue, on trouvera des références, de information sur des études de cas et des outis pour soutenir es programmes de avage des mains. Les utiisateurs sont invités à aier eur créativité aux connaissances existantes afin d innover et d optimiser es approches axées sur une promotion à grande échee du avage des mains. Manue d hygiène des mains 7
10 INTRODUCTION Objectif Ce manue est né de expérience gobae du Partenariat Pubic Privé de Lavage des Mains au savon (PPPLM) et de son prédécesseur, e Programme de avage des mains de Amérique Centrae pour a prévention des maadies diarrhéiques. Ces efforts ont démontré que des programmes à grande échee fondés sur a participation du secteur pubic et du secteur privé peuvent contribuer à a promotion du avage des mains et à a réduction des maadies. Avec appui du «Bank Netherands Water Partnership», e PPPLM a réuni des organismes privés et pubics à échee gobae pour consoider es approches et ancé une vaste campagne de promotion du avage des mains au Ghana, au Pérou, au Sénéga et au Népa. Bien que on ait beaucoup appris sur a promotion du avage des mains ces dernières années, particuièrement dans es domaines de a recherche et de a conception des programmes, es pays en sont encore au stade de expérimentation et de optimisation de eur mise en œuvre. I est important de présenter ce que on sait pour que d autres conçoivent à eur tour des programmes et contribuent à notre bagage de connaissances et d expériences dans e combat contre a mortaité infantie. Ce guide est destiné au personne des gouvernements et des organismes de déveoppement chargé de a mise en œuvre des programmes de avage des mains. Les décideurs des ministères et es organismes d aide y trouveront aussi des données susceptibes de favoriser a conception de poitiques et de programmes pour améiorer a santé pubique. Contexte Le avage des mains compte parmi es moyens es pus efficaces de prévenir es maadies diarrhéiques, es autres étant es systèmes appropriés d évacuation des matières fécaes et d approvisionnement domestique en eau saubre. Ce manue porte uniquement sur e avage des mains et paide pour des programmes autonomes de avage des mains au savon. Ce guide n a pas pour objet de déprécier es mesures d hygiène autres que e avage des mains. Au contraire, chacune a sa pace et doit être abordée distinctement, avec soin et toujours en tenant compte du contexte. Cependant, on sait que, dans es programmes de communication, es messages doivent être simpes et uniques : es économies d échee ne s appiquent pas à a transmission de messages. Par exempe, orsqu on donne deux messages dans une seue communication, on réduit de moitié efficacité de chacun. Par conséquent, i est déconseié de réunir ensembe trois comportements cruciaux en matière d hygiène. L approche de promotion du avage des mains décrite dans ce ivre fait intervenir une recherche approfondie sur a consommation, suivie d une campagne de marketing avant-gardiste. Cette approche s adapte ee-même à d autres enjeux en santé et es eçons apprises à occasion de a mise en œuvre d un programme de avage des mains pourraient manifestement s appiquer à d autres programmes utiisant des approches techniques et institutionnees anaogues. Les efforts actues pour promouvoir une bonne hygiène, y compris ceux destinés à encourager e avage des mains, n ont pas été suffisants pour susciter un vaste changement de comportement. Pusieurs programmes de santé pubique comptent parmi eurs objectifs une meieure hygiène : dans tout pays et en tout temps, on trouvera un programme de contrôe des maadies diarrhéiques, un programme d éducation en hygiène scoaire, un programme d approvisionnement en eau et d assainissement priviégiant a sensibiisation du pubic à importance de hygiène, et, de façon ponctuee, à écheon oca, une éducation à hygiène. Tous ces efforts ont une faibesse commune, cee de traiter hygiène comme une question secondaire et non comme un probème fondamenta qu i faut résoudre. Les ressources ne sont pas suffisantes ; imagination, es compétences, enthousiasme ne sont pas suffisamment mobiisés ; es approches peuvent même être dépassées. Aucun organisme ne se fait e champion de hygiène et es organismes de financement ne voient pas son importance. Les objectifs dont font état es documents ne sont jamais peinement opérationnes, ni évaués, ni contrôés, ni appuyés par des ressources. Les succès sont argement confinés au cadre de viages individues et ont été rendus possibes grâce à des approches qui ne peuvent se répéter à échee nationae. Pire encore, a confusion règne, à un niveau pus fondamenta, sur ce qu est une bonne hygiène. Les différents intervenants a définissent différemment et es préjugés ainsi que es préférences ocaes ont préséance sur es données empiriques. L approche dont i est ici question vise à réger tous ces probèmes : ee accroît a sensibiisation du pubic et ee affermit engagement poitique et affectation de ressources en faveur de hygiène. Pour ce faire, ee propose une démarche conduisant à a mise en pace d un programme nationa coordonné, combinant tous ses ééments en un 8 Manue d hygiène des mains
11 ensembe cohérent ; ee utiise en outre des méthodoogies très directes et d appication récente dans e but de changer e comportement hygiénique qui possède e pus grand impact sur a santé pubique : e avage des mains au savon.tout comme chaque enfant a un droit à a vaccination, chaque enfant devrait aussi avoir e droit d être protégé des maadies transmises par es mains. Cea veut simpement dire qu i faut se aver es mains au savon après être aé aux toiettes, après avoir nettoyé un enfant et avant de manipuer de a nourriture. Les principaes causes de a mortaité infantie L Organisation Mondiae de a Santé (OMS) estime que a diarrhée et es infections respiratoires sont responsabes des deux tiers des décès d enfants (graphique 1). L UNICEF estime que, à ee seue, a diarrhée tue un enfant à tous es 30 secondes. La pupart des décès d enfants sont enregistrés chez es popuations es pus pauvres des pays à faibe revenu et à revenu intermédiaire. Graphique 1 : Répartition gobae des décès d enfants seon es causes Rougeoe 2 % SIDA 5 % Maaria 13 % Autre 13 % Infections respiratoires aiguës 32 % Maadies diarrhéiques 35 % Source : OMS 2001 Le avage des mains au savon : Le vaccin e pus efficace contre es risques d infection dans enfance? Les excréments humains sont a principae source d agents pathogènes diarrhéiques. Is sont aussi à origine de a shigeose, de a typhoïde, du choéra, de toutes es autres infections gastro-intestinaes communes et de certaines infections respiratoires : un seu gramme d excrément humain peut contenir 10 miions de virus et un miion de bactéries. Ces agents pathogènes passent d un hôte infecté à un nouve hôte par diverses voies (voir e graphique 2). Bien que es voies soient nombreuses, ees émanent toutes d une seue source : es excréments. Aors que es mesures secondaires (manipuation de a nourriture, purification de eau, contrôe des mouches) puissent avoir un impact, es barrières primaires sont de oin es pus importantes : hygiène pubique et avage des mains après contact avec des matières fécaes. Ces barrières empêchent en premier ieu es agents pathogènes fécaux d atteindre environnement domestique. Le avage des mains boque a transmission des agents de a maadie et peut réduire significativement a diarrhée et es infections respiratoires, ainsi que es infections de a peau et e trachome. Une étude récente (Curtis et Cairncross, 2003) indique que e avage des mains au savon, en particuier après un contact avec des excréments (après défécation et après manipuation des sees d enfant), peut réduire incidence diarrhéique de 42 % à 47 %, aors que e travai en cours par Rabie et a. signae qu une réduction de 30 % des infections respiratoires est possibe grâce au avage des mains. Cea demeure vrai même dans es secteurs qui sont fortement contaminés de matières fécaes et où i y a peu d hygiène. Une autre étude récente (Luby et a. 2004) concut que es enfants de moins de 15 ans vivant dans un foyer exposé à une promotion du avage des mains et utiisant du savon ont eu un taux de diarrhée de moitié inférieur à ceui des enfants du voisinage (e groupe témoin). Parce que e avage des mains prévient a transmission d une grande variété d agents Manue d hygiène des mains 9
12 Graphique 2 : Diagramme des principaes voies de transmission des maadies fécaes-oraes Champs Fuides Excréments Aiments Nouve hôte Mouches Doigts Source : Wagner et Lanois, 1958 pathogènes, i peut être pus efficace que n importe que vaccin. Promu sur une arge échee, e avage des mains au savon constitue, pour ainsi dire, un vaccin «maison». Les excréments sont a source des agents pathogènes diarrhéiques, ces «bestioes» microscopiques. Comme e graphique e montre, ces microbes s introduisent orsque environnement ne es éimine pas de façon sécuritaire. Is se propagent aors au moyen des «mouches», des «doigts», des «fuides» et des «champs». Boquer ces voies de transmission est a cé pour a prévention des maadies diarrhéiques. Mais aquee parmi es nombreuses pratiques possibes en matière d hygiène est susceptibe d éiminer e pus de maadies? Faire bouiir ou stériiser eau à a maison réduirait a diarrhée, mais i serait sans doute préférabe et pus efficace d empêcher es agents pathogènes fécaux d infecter eau utiisée dans a maison. De même, a nourriture doit de toute évidence être réchauffée pour tuer es microbes qui se mutipient pendant sa conservation, empêcher es agents pathogènes fécaux de atteindre est encore pus efficace. Deux mesures cés isoent es matières fécaes et es empêchent d atteindre environnement par es voies habituees : en premier ieu, une éimination adéquate des excréments des adutes et des enfants et, en second ieu, un avage des mains au savon après un contact avec es excréments. I y a contact avec es excréments orsque on va aux toiettes ou que on nettoie un enfant qui vient de déféquer. Certaines infections des voies respiratoires, dont e SRAS, à origine du coronavirus, sont aussi transmises par e biais des voies fécaes-oraes ou simpement par es mains. C est pourquoi e avage des mains prévient égaement ces maadies. Comment es mains doivent-ees être avées? Les données attestent que e savon n importe que savon et eau éiminent de façon adéquate es microbes contenus dans a saeté qui se trouve sur es mains. Les savons antibactériens 10 Manue d hygiène des mains
13 et es autres désinfectants pour es mains ne présentent aucun avantage suppémentaire. Les mains doivent être recouvertes de savon et puis rincées. La promotion du avage des mains : Un défi Si e avage des mains au savon est si important, pourquoi personne ne e pratique-t-i? Le Tabeau 1 indique que, dans e monde entier, es taux de avage des mains au savon sont très bas. Aors que beaucoup de gens se avent es mains à eau, peu nombreux sont ceux qui utiisent un savon aux moments cés. Si e taux de avage des mains est trop bas, c est rarement à cause d un manque de savon. Le savon est présent dans a vaste majorité des foyers partout dans e monde, mais i est communément utiisé pour e bain et pour a essive, pas pour e avage des mains. Le manque d eau n est pas, non pus, du moins habitueement, un probème, car es mains peuvent être avées efficacement avec très peu d eau ou avec de eau recycée. Seon es études faites sur a question, es taux de avage des mains au savon sont faibes parce que e avage des mains n est tout simpement pas une habitude. Le défi demeure, ceui de faire du avage des mains au savon une habitude et une norme sociae partout dans e monde. Tabeau 1 : Taux observés de avage des mains au savon dans e monde Lieu Prévaence du avage des mains au savon Référence État du Keraa, Inde Après défécation 34 % PPPLM Après a toiette d un enfant 35 % Ghana Après défécation 3 % PPPLM Après a toiette d un enfant 3 % Pérou Après défécation 6 % PPPLM Après a toiette d un enfant 30 % Sénéga Après défécation 31 % PPPLM Après a toiette d un enfant 26 % Kokata, Inde Après défécation 16 % Sircar et a., 1996 (quartiers pauvres) Kirghizistan (rura) Après a toiette d un enfant 0 % Biran, 1999 Après avoir utiisé es toiettes 18 % Nigéria (rura) Après a toiette d un enfant 10 % Omotade et a., 1995 Burkina Faso (zones urbaines) Après a toiette d un enfant 13 % Curtis et a., 2001 Après avoir utiisé es toiettes 1 % Brési Après a toiette d un enfant 16 % Barros et a., 1999 (services d aide à enfance) (suite) Manue d hygiène des mains 11
14 Tabeau 1 : Taux observés de avage des mains au savon dans e monde Lieu Prévaence du avage des mains au savon Référence Lima, Pérou (bidonvie) Après défécation 12 % Giman et a., 1993 (utiisation rare du savon) Nord de Angeterre Après a toiette d un enfant 47 % Curtis et a., 2003 (périurbain) Note : Toutes es prévaences sont observées, à exception de Sircar et a., avec comme mesure e savon utiisé. Quoi de neuf dans cette approche? Ce manue expique comment changer e comportement concernant e avage des mains sur une vaste échee ou sur une échee nationae en utiisant es eçons du marketing commerciae et es données courantes en matière de santé pubique. Sa particuarité essentiee est d axer es efforts sur a personne susceptibe de se aver es mains, et de a considérer comme un consommateur ayant devant ui pusieurs choix. Avec a personne susceptibe de se aver es mains comme point de convergence, ce manue expique comment : es recherches sur a consommation doivent anayser es habitudes sur e avage des mains, es barrières et es ééments moteurs à un changement de comportement et es meieures façons de se mettre en contact avec un pubic cibe ; concevoir des messages attrayants ; mettre en œuvre un programme de promotion expoitant tous es canaux appropriés : travaieurs des services d approche de proximité, réseaux de citoyens, événements spéciaux, distributeurs de savon, écoes et médias. La section 1 de ce manue décrit es fondements d un programme nationa de avage des mains. La section 2 expique comment en arriver à comprendre es consommateurs et ainsi mettre au point une campagne sur e avage des mains en tenant compte de eur miieu de vie. La section 3 expique comment de nouveaux aperçus peuvent être à origine d une campagne efficace pour changer e comportement sur e avage des mains. La section 4 résume organisation d un programme de avage des mains et donne des informations à propos des autres étapes ; ee est donc conçue pour être ue en paraèe avec es sections précédentes. L annexe offre des exempes d outis (instruments de réfexion, termes de référence, etc.). 12 Manue d hygiène des mains
15 VAL CURTIS SECTION 1 Fondements d un Programme nationa de avage des mains Manue d hygiène des mains 13
16 SECTION 1. Fondements d un Programme nationa de avage des mains Pour commencer : Est-ce e bon endroit au bon moment? Un soide programme de promotion de avage des mains peut avoir un effet très positif sur a santé pubique, mais son éaboration prend du temps, des ressources, des efforts et de a détermination. Pour réussir, un te programme doit s attaquer à un besoin reconnu en matière de santé et recevoir e soutien des intervenants cés. Mener une anayse de situation rapide Une anayse de a situation permet de déterminer si un pays possède un miieu propice à un programme de avage des mains et si on y trouve des champions d une tee cause (ou des personnes qui aspirent à e devenir) au sein du gouvernement, parmi es donateurs potenties et dans e secteur privé. Le premier déterminant de a réussite est un besoin en matière de santé. À titre d iustration, on peut mentionner es cas suivants : La diarrhée et es infections des voies respiratoires sont des causes importantes de morbidité et de mortaité. Les taux de avage des mains au savon aux moments cés sont faibes ou, à tout e moins, soupçonnés de être. Le choéra, a typhoïde ou e SRAS sont reconnus comme des probèmes. Si un besoin en matière de santé existe, on évauera intérêt et es capacités des groupes d intervenants cés afin de déterminer a viabiité de initiative et a façon de organiser de a manière a pus efficace. Les groupes types et es enjeux à considérer comprennent : Le gouvernement Le pays s est engagé à réaiser es Objectifs de Déveoppement pour e Miénaire et dispose d une stratégie de utte contre a pauvreté. L eau, es instaations sanitaires et hygiène sont des priorités du gouvernement. On peut trouver des champions potenties d une tee cause au sein des ministères de a Santé, de Éducation et de Eau. L industrie Un marché du savon existe. I y a une pace pour a croissance dans industrie du savon et dans es industries affiiés (par exempe es compagnies de pastique produisant des réservoirs d eau), en particuier dans es segments faibes du marché. Les entreprises cherchent à améiorer eur profi et eur image. Les donateurs et es autres partenaires I y a des programmes de santé, d eau, d instaations sanitaires et d hygiène au sein desques e avage des mains peut s inscrire. Les organismes d aide sont à a recherche de nouveaux modèes de partenariat. Les ONG peuvent intégrer e avage des mains à des programmes existants. D autres, tes que es fournisseurs de soins de santé, es compagnies distributrices d eau et es groupes communautaires et reigieux cherchent à jouer un rôe majeur en santé pubique. La possibiité de mettre au point un programme efficace et de grande ampeur en temps opportun augmente avec e nombre de facteurs sur esques on peut taber. Le partenariat pubic-privé Parce que es secteurs pubic et privé ont intérêt à promouvoir e avage des mains, es programmes nationaux prennent normaement a forme d un partenariat pubic-privé (PPP). Bien que e secteur pubic puisse être hésitant à travaier de concert avec industrie et que e secteur privé puisse être sceptique au sujet des résutats d une coaboration avec e gouvernement, es deux secteurs sont susceptibes de bénéficier de cette coopération. Premièrement, industrie a habitude de consacrer beaucoup d énergie à comprendre es consommateurs afin de fabriquer et de promouvoir des produits adaptés à eurs besoins. Ce type d expérience fait généraement défaut dans e secteur pubic et es programmes de promotion de hygiène s en ressentent. 14 Manue d hygiène des mains
17 Deuxièmement, industrie a déjà introduit e savon pour e bain et a essive dans pus de 90 % des foyers du monde, de sorte que e savon et ses divers usages revêtent un caractère presque universe. Dans es pays déveoppés, industrie a argement contribué à modifier es pratiques en matière d hygiène domestique; ee peut faire de même dans es communautés pus pauvres tout en profitant d une expansion du marché. Le secteur privé est susceptibe de bénéficier d un PPP, notamment grâce à expansion du marché qui en découe. En outre, contribuer à des objectifs sociaux et se trouver à a même tabe que des partenaires spéciaisés dans e déveoppement et des experts internationaux peut procurer des avantages substanties. Sans parer du fait que pusieurs cadres au sein des compagnies de savon sont heureux de s impiquer dans des tâches qui ont pour but d améiorer e bien-être de toute a société. En résumé, e secteur pubic profite de expertise en marketing et des ressources de industrie. Ensembe, es deux parties peuvent organiser des campagnes de santé pubique qui égaent ou surpassent cees issues du seu marketing industrie. L industrie fait déjà des efforts pour promouvoir e avage des mains dans e cadre de ses programmes de marketing permanent ou de ceux qu ee étabit en vertu de sa responsabiité sociae. Cogate-Pamoive, Procter & Gambe et Hindustan Lever ont mis en œuvre des programmes scoaires dans pusieurs pays où on enseigne aux enfants à se aver es mains (voir encadré 11 pour de pus ampes informations). De tees compagnies sont déjà acquises à a nécessité de messages sur e avage des mains et prêtes à coaborer avec e secteur pubic dans e cadre d accords de partenariat. Néanmoins, i faudra sans doute beaucoup de discussions pour s entendre sur tout ce qui a trait aux marques distinctives et aux droits excusifs. D autres industries peuvent être disposées à contribuer à de tes programmes en y affectant une part de eurs ressources, en mettant eur expertise à eur service et en faisant des contributions en nature. Ces secteurs comprennent industrie de eau, es entreprises médiatiques, es fabricants de réservoirs et de tuyaux, es compagnies de transport, etc. Par exempe, au Ghana, Poytank, une compagnie spéciaisée dans e pastique qui fabrique des réservoirs d eau, a intention de fournir des réservoirs aux écoes au prix coûtant ou même à un prix inférieur. Des compagnies qui ne contribuent pas directement au programme peuvent être encouragées à diffuser es messages sur e avage des mains en es associant à eurs produits (savons, papier hygiénique). On donne ainsi pus d ampeur au message sur e avage des mains dans environnement. Là ou e scepticisme du secteur privé pourrait éventueement e dissuader de s engager dans un te partenariat, i peut être avantageux de ibeer un te partenariat «Aiance pour e Lavage des Mains». Étabir e bien fondé du avage des mains Pour qu un programme sur e avage des mains réussisse, ses promoteurs doivent en faire accepter idée aux futurs intervenants, y compris e gouvernement, industrie et es baieurs de fonds potenties. Grâce à une anayse des SUZANNE REIFF Manue d hygiène des mains 15
18 F.F.P.M. (forces, faibesses, possibiités, menaces), on déterminera ques facteurs i faut considérer pour susciter eur intérêt. En premier ieu, anayse des F.F.P.M. permet de déceer es facteurs que es intervenants, qui sont aussi es éventues partenaires (tabeau 2), sont susceptibes de maîtriser. En second ieu, es facteurs externes sont évaués. Ces facteurs, hors de a zone d infuence de initiative, n en ont pas moins un impact positif or négatif sur es pubics cibes. Le tabeau 3 aidera à étabir une iste des facteurs externes. En troisième ieu, es intervenants s engagent dans un partenariat grâce auque is pourront faire face aux faibesses, étabir eurs forces, reconnaître es possibiités et atténuer es menaces. Étabir e bien-fondé du programme auprès du gouvernement Pusieurs enjeux cruciaux éveient intérêt des gouvernements : étendue des probèmes de santé et es iens entre ces probèmes et es objectifs tes que es ODM ; es coûts économiques des maadies causées par e fait de ne pas se aver es mains ; et es iens entre e avage des mains et a réduction de a pauvreté, es coûts de traitement et e temps de travai perdu. En anaysant ces enjeux, on accumue des arguments pour convaincre es décideurs d appuyer es programmes de avage des mains. Les enquêtes nationaes en miieux communautaires, comme es enquêtes démographiques et sanitaires, constituent de bonnes sources d informations sur es taux des maadies (es rapports sur es instaations sanitaires sont de piètres sources de données parce qu is n indiquent pas es taux de maadies infectieuses de a communauté). Ne pas se aver es mains comporte des coûts pour a société et pour économie. On peut es estimer en déterminant es coûts a) de traitement des infections transmises par es mains ; b) des journées de travai perdues; et c) des décès attribués à a diarrhée et aux infections respiratoires. En outre, un programme nationa est susceptibe de permettre une économie de fonds pubics en rempaçant des activités de promotion de hygiène fragmentaires par une approche pus arge et pus efficace (voir encadré 1). Les programmes pour approvisionnement en eau et es services sanitaires sont attrayants pour es gouvernements parce qu is nécessitent achat et instaation de matérie. I n est pas nécessairement facie d étabir e bien-fondé d un transfert d une partie des fonds vers ce qui est considéré comme un enjeu «soft», ceui du avage des mains. Bien que certaines organisations internationaes et des gouvernements appuient une hausse des investissements en matière d hygiène, un consensus sur cette question tarde à venir. I faut constamment renouveer es efforts de promotion concernant importance de ces enjeux «soft». Étabir e bien-fondé auprès de industrie Bien que es entreprises souhaitent être considérées comme de bons citoyens, c est e profit qui es pousse à agir. L industrie investit temps, expertise et ressources à où ee entrevoit une possibiité de réaiser un bénéfice. Par conséquent, i importe au pus haut point d évauer es possibiités d expansion de ensembe du marché du savon. Par exempe, on peut estimer que chaque avage des mains utiise 0,5 gramme de savon; ce facteur peut être mutipié par a popuation du secteur cibe, par e nombre moyen de fois par jour qu une personne se ave es mains et par e nombre de jours de a période considérée. On peut ainsi estimer a quantité de savon suppémentaire pouvant être vendue à chaque personne. I convient de signaer que es marques de savon qui peuvent en bénéficier n incuent pas seuement es savons de toiette ou es préparations spéciaes pour e avage des mains, mais aussi cees pour a essive ainsi que es savons produits par des fabricants ocaux. I y a d autres bénéfices possibes pour industrie. Ceeci pourrait proonger existence commerciae de marques déjà existantes, créer des marques courantes de savon pour e avage des mains, accroître a visibiité et améiorer es contacts poitiques. Les entreprises, petites ou grandes, bénéficieront aussi de a recherche sur a consommation et de eurs contacts internationaux. Dans e cas des mutinationaes, i pourrait y avoir un avantage pus important à coaborer à des PPP et à impiquer es sièges sociaux internationaux pour qu is investissent à écheon nationa. Comme mentionné, industrie peut et doit jouer un rôe cé dans a promotion du avage de mains dans es pays où e besoin s en fait e pus sentir. Obtenir appui de industrie n est pas toujours facie. Quand économie va bien, es producteurs de savon ont une certaine atitude dans exécution de eurs budgets, mais en période de décroissance, toutes es ressources disponibes ont tendance à se concentrer uniquement sur ce qui soutient a marque de commerce. Comme e modèe actue de PPP proscrit usage des marques commerciaes dans e cadre de programmes bénéficiant de fonds pubics, intérêt de industrie en est réduit d autant. I est possibe de résoudre ce probème sur pusieurs fronts. L engagement et appui de a direction des sièges sociaux peuvent être essenties pour assurer des mises de fonds et des ressources techniques à échee nationae. Avant de s associer, es compagnies demandent 16 Manue d hygiène des mains
19 Tabeau 2 : Anayse des facteurs F.F.P.M Facteurs à intérieur de a sphère de contrôe Forces Faibesses Sources de financement Expérience Expertise Capacité d atteindre et de servir un pubic cibe Gestion et appui poitique Enjeu prioritaire pour organisation Aiances et partenariats actues Autres Tabeau 3 : Facteurs externes F.F.P.M. Facteurs externes Possibiités Menaces Forces cuturees (y compris es tendances et es événements qui infuent sur es vaeurs et es normes du pays) Les forces technoogiques (en signaant e potentie des nouvees technoogies) Tendances démographiques (pertinentes à a campagne) Forces économiques (qui pourraient avoir un impact sur e succès) Forces poitiques et juridiques (qui pourraient infuer sur es efforts de a campagne ou es pubics cibes) Pubics externes (es groupes extérieurs au projet et aux diverses aiances qu i comporte ayant un impact potentie sur e pubic visé ou sur e pan) Manue d hygiène des mains 17
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21 Encadré 1 : La rentabiité des programmes de avage des mains Les projets de santé pubique considèrent rarement e avage des mains quand i s agit d améiorer e rapport quaité-prix. Cependant, i existe à écheon internationa des preuves de pus en pus probantes que hygiène, es services sanitaires et es investissements en santé centrés sur e avage des mains et sur d autres programmes de promotion de a santé comptent parmi es investissements es pus rentabes que on puisse faire avec des ressources privées et pubiques. Esrey (1991), par exempe, a démontré que a promotion de hygiène est souvent nécessaire pour que es projets d approvisionnement en eau et de services sanitaires aient un impact sur a santé. Une récente étude de rentabiité du avage des mains propose une méthodoogie normaisée en vue d effectuer une anayse économique des interventions sur e avage des mains. On évaue tout d abord a rentabiité des initiatives sur e avage des mains et on a compare à cee d autres projets iés à a santé ainsi qu à cee de projets dans d autres secteurs. On procède ensuite à une anayse des coûts et rendements des initiatives de avage des mains afin de comparer impact de ces initiatives dans un contexte pus arge. Grâce à cette méthodoogie, on a constaté que Initiative d Amérique Centrae de avage des mains (voir encadré 2) est rentabe puisqu ee prévient a diarrhée pour moins de 10 doars par cas et permet d éviter un coût par AVCI* de 91,30 USD. Même sans intervention, savon, eau et instaations sanitaires sont généraement assez répandus dans ces pays, de sorte que anayse économique peut écarter ces coûts, abaissant par e fait même es coûts privés. L anayse de sensibiité révèe que, même en supposant un taux inférieur de réduction de a diarrhée, initiative de avage des mains reste rentabe. Une estimation fondée sur cette même méthodoogie effectuée dans e cadre de initiative péruvienne de avage des mains (voir encadré 10) en 2003, démontre que a prévention d un cas de diarrhée, ici encore, coûte moins de 10 doars et que e coût par AVCI évité est de 122,70 doars. Compte tenu d une pareie évauation, es décideurs sont maintenant, en principe, capabes de déterminer e coût de certaines idées préconçues concernant efficacité de tees initiatives et de es modifier. On peut arriver à de tees concusions en étabissant des groupes témoins pour isoer intervention et mesurer a réduction de a maadie dans e secteur de intervention. Les résutats principaux de anayse des coûts et rendements indiquent que es deux initiatives de avage des mains ont entraîné des économies dans chacune des communautés. La vaeur actuaisée nette (VAN) des bénéfices du Projet d Amérique centrae est de 4,3 miions de doars dans e scénario de référence, e taux de rentabiité interne (TRI) étant de 226 %. Dans e cas de initiative péruvienne, a VAN des bénéfices représente 8,1 miions de doars, soit un TRI de 533 %. Dans es deux cas, es anayses de sensibiité restent positives et confirment es économies qu ont permis de réaiser ces projets. Les comparaisons étabies révèent que es initiatives de avage des mains n entraînent pas des charges pus ourdes pour es ministères de a Santé. La contribution des partenaires privés est aussi recommandée pour e bénéfice mutue des deux parties. I suffit d estimer es bénéfices que chaque partenaire peut retirer de son investissement pour se convaincre que a promotion de ces initiatives et a participation future d intervenants privés ne souèvent pas de grandes difficutés. L initiative d Amérique Centrae démontre que, même si a présence du savon est quasi universe, son utiisation efficace doit progresser davantage, ce qui rend souhaitabe des campagnes de avage des mains appropriées qui, incidemment, augmenteraient es ventes de savon. * AVCI (Année de vie corrigée du facteur invaidité) est indicateur quantitatif du fardeau de a maadie au moyen duque on mesure a quantité totae de vie saine perdue, soit en termes de mortaité prématurée, soit en termes de degré d incapacité pendant une certaine période de temps. Extrait de Cercone et a Manue d hygiène des mains 19
22 Encadré 2 : L initiative de Amérique centrae L initiative de avage des mains en Amérique Centrae a été conçue pour réduire a morbidité et a mortaité des enfants de moins de cinq ans. I s agit d une campagne de promotion du avage des mains au savon axée sur a prévention de a diarrhée. Menée dans cinq pays, initiative a consisté principaement en un PPP fondé sur es activités de certains intervenants du secteur pubic et de quatre producteurs de savon du secteur privé. Ee avait pour objet de promouvoir un accès accru au savon grâce à a distribution d échantions, a travers des événements promotionnes et éducatifs et en sponsorisant des activités médiatiques informant e pubic sur e ien entre hygiène et a prévention de a diarrhée. Le secteur pubic a fourni assistance technique et étude de marché aux compagnies de savon, soutenu engagement des agences de pubicité et contribué à étabissement d un groupe de travai pour coordonner et diriger es efforts des divers intervenants. En fin de compte, a pus grande contribution du programme a sans doute été a présentation du modèe iustrant comment des objectifs de santé pubique peuvent concorder avec des objectifs commerciaux. Au Guatemaa, où e travai a été e pus soigneusement documenté, initiative a eu pusieurs résutats positifs : Dix pour cent des mères sont passés d un «stade inadéquat» de avage des mains à un stade «intermédiaire» ou «optima». Une baisse de 10 % du nombre de mères se disant d accord avec énoncé erroné : «La pupart du temps, se aver es mains avec de eau suffit». Une augmentation de 10 % du nombre de mères souscrivant à énoncé : «Quand je n utiise pas de savon, j ai impression de ne pas être propre». En extrapoant sur ces données et sur d autres résutats, et compte tenu de a ittérature disponibe sur a reation entre avage des mains et prévaence de a diarrhée, i a été estimé que «au cours de intervention, i y a eu une réduction de 4,5 % de a prévaence diarrhéique parmi es enfants de moins de cinq ans». Source : Environmenta Heath Project (EHP), UNICEF/ WES, United States Agency for Internationa Deveopment (USAID), et Banque mondiae/pea et WSSCC, mai souvent, en retour d un appui substantie, une excusivité. On pourrait envisager d expoiter ces ressources en séparant certaines activités particuières et en autorisant usage des marques de commerce pour certaines d entre ees. Ainsi, par exempe, au Ghana, Uniever pourrait soutenir un programme scoaire et PZ-Cussons, une maternité, dans e cadre d un programme de subventions cibées. Étabir e bien-fondé auprès des baieurs de fonds Quoique, techniquement, is interviennent par e truchement des rouages gouvernementaux, es organismes d aide ont souvent des objectifs et des cyces de financement qui eur sont propres. Comme e avage des mains fait dorénavant partie de a iste des priorités internationaes, de pus en pus d organisations se préparent à investir dans a promotion du avage des mains. Pour obtenir aide de donateurs, i est important de connaître eurs priorités, étendue de eur capacité décisionnee et es mécanismes permettant d obtenir du financement. Le processus décisionne concernant usage des fonds des organismes biatéraux, tes e «Danish Internationa Deveopment Agency» (DANIDA) et e «United Kingdom Department for Internationa Deveopment» (DFID), est de pus en pus déégué à écheon nationa et avoir accès à ces fonds peut exiger du obbying aux écheons oca, gouvernementa et internationa. Les organismes mutiatéraux, comme e Fonds des Nations Unies pour enfance (UNICEF), ont quequefois des programmes visant à appuyer e avage des mains dans certaines régions d un pays. Enfin, es prêts de a Banque mondiae pour eau et es services sanitaires peuvent s appiquer à des projets en matière d hygiène. 20 Manue d hygiène des mains
23 Enjeux financiers Les fonds sont d abord nécessaires pour couvrir es frais de démarrage du programme. À ce stade, une personne et/ou une organisation prend a direction du projet et agit en tant que coordonnateur. Par a suite, i faut des fonds pour a recherche sur a consommation et pour retenir es services d une agence de communication. Cee-ci doit disposer d un budget pour e contact avec es médias, avec e consommateur et avec des programmes gouvernementaux ; c est pourquoi un engagement cair sur e financement est requis dans es pus brefs déais. Aux sections 3 et 4, on trouvera une anayse sur a evée de fonds du point de vue des efforts de sensibiisation et de reations pubiques. Le financement des campagnes médiatiques a été particuièrement difficie dans pusieurs pays. Le secteur privé dispose de peu de fonds de réserve qui ne sont pas déjà affectés. Les gouvernements et es donateurs ont peu de postes budgétaires visant de tees activités non traditionnees. Cependant, gouvernements et organismes cherchent généraement à projeter une image positive d eux-mêmes et on peut expoiter ce souci de bien paraître, notamment orsqu i y a un risque perceptibe de danger pour a santé nationae, par exempe une épidémie de choéra ou un désastre nature. De même, es organismes seront souvent pus disposés à apporter eur soutien si on eur offre une mention visibe sur e matérie promotionne. Organisation et coordination Si une évauation permet d étabir des conditions favorabes, une première réunion ou un premier ateier avec des intervenants potenties aidera à mieux cerner es idées et es intérêts. L ordre du jour pourrait incure des interventions d experts sur importance du avage des mains, un échange de points de vue entre intervenants éventues sur es résutats escomptés, ainsi qu une entente sur engagement de chacun, sur a structure du partenariat et sur es étapes importantes à parcourir. Une fois a vision commune et e programme étabis, i devient utie d avoir un coordonnateur ou un catayseur dans e pays. La personne ou organisation doit être considérée comme neutre, sérieuse et motivée, faire preuve d enthousiasme, etposséder des compétences en marketing et une bonne connaissance de a santé pubique, de a gestion et des communications. Le coordonnateur peut reever d un organisme pubic ou privé, d une institution du secteur privé (par exempe une organisation constituée de fabricants de savons ocaux) ou d une ONG. En Amérique Centrae, un organisme catayseur a été créé pour rassember es partenaires pubics et privés et devra se retirer orsque a tâche sera terminée (voir encadré 2). Cette section a passé en revue des aspects cés du démarrage d un programme. On trouvera de pus ampes informations sur a gestion et a structure à a section 4. Manue d hygiène des mains 21
24 22 Manue d hygiène des mains
25 SECTION 2 Comprendre e consommateur Manue d hygiène des mains 23
26 SECTION 2 Comprendre e consommateur L approche marketing Une fois qu on est arrivé à un consensus et qu un pan de mise en œuvre du projet de avage des mains a été arrêté, i faut se pencher sur a situation de ceux qui sont susceptibes de se aver es mains, c est-à-dire, seon e vocabuaire du marketing, es «consommateurs». Pour modifier des habitudes de ongue date iées à un comportement te que e avage des mains, i faut une soide compréhension des facteurs qui e favorisent. L approche marketing signifie que on met es besoins des pubics cibes au centre des préoccupations et que on détermine a nature et a portée de toutes es activités de promotion seon a perspective du consommateur. La satisfaction des désirs est au cœur du marketing. Seon Phiip Koter, professeur de marketing à Université Northwestern, «e marketing, c est a satisfaction de besoins et de désirs fondée sur un processus d échange». Les marchands offrent donc aux consommateurs queque chose qu is veuent acquérir au prix de certains sacrifices, ceux-ci correspondant soit à une dépense en temps ou d argent, soit à un effort queconque. La tâche des agents de marketing consiste donc essentieement à découvrir ce que es consommateurs veuent et à e eur offrir d une façon très attrayante. Comprendre es comportements Les besoins du consommateur sont nombreux et variés. I peut désirer être respecté, être propre, se sentir confortabe et frais et donner ce qu i y a de mieux à sa famie. Bien que a santé puisse sember un besoin évident du point de vue du professionne de a santé, ee n est pas toujours un souci dominant du consommateur. L industrie consacre beaucoup d efforts à comprendre es vies des consommateurs, eurs désirs et eurs façons de communiquer. Ee espère ainsi mettre au point et offrir des produits et des messages promotionnes appropriés. Pour encourager e avage des mains seon une approche marketing, on doit répondre aux quatre questions suivantes au sujet des consommateurs : Quees sont es pratiques à risque? Qui s adonne à des pratiques à risque? Ques déterminants, habitudes et/ou environnement peuvent modifier e comportement? Comment es gens communiquent-is? Les réponses à ces questions fournissent es ééments cés d une recherche sur a consommation. Le processus combine a vision d experts sur e comportement du Qui a des pratiques à risque? Ques sont es pratiques en terme de avage des mains? Qu est-ce qui peut changer e comportament? Graphique 3 : Le processus de recherche sur a consommation Les opinions des consommateurs Les opinions des experts Pubic cibe Pratique de avage des mains de a popuation cibe Déterminants Habitudes Incitatifs Comment es gens communiquent-is? Logistique médiatique 24 Manue d hygiène des mains
27 Habitudes Déterminants Graphique 4 : Environnement, habitudes et déterminants Environnement consommateur, a santé et e avage des mains avec inteigence des consommateurs (graphique 2). 1. Qui s adonne à des pratiques à risque? Les programmes de avage des mains cibent es groupes dont e comportement concernant e avage des mains est susceptibe d avoir e pus puissant impact sur a réduction de a maadie. Dans a pupart des cas, i s agit des personnes qui prennent soin de enfant et qui déterminent son «environnement» du point de vue de hygiène. La pupart du temps, a mère est cee qui prend soin du jeune enfant ; cependant, i est important de signaer que d autres personnes participent à cette tâche : es grands-mères, es sœurs, dans certaines sociétés es pères, es tantes, etc. Les enfants d âge scoaire peuvent aussi constituer un pubic cibe, non parce qu is s occupent des enfants, mais parce qu is e feront pus tard. En outre, is sont pus susceptibes de modifier eur comportement et d adopter de nouvees habitudes pus saines. Is peuvent aussi devenir des miitants enthousiastes du avage des mains. Parfois, des pubics cibes secondaires (es voisins, es pères dans certaines sociétés, es enfants pus âgés, a famie éargie) seront aussi visés à cause de eur infuence sur e pubic cibe principa. Par exempe, dans certaines sociétés, ce sont es maris qui décident quee somme sera affectée à achat de savon ou ce sont eux qui s occupent de ce type d achats pour e ménage. 2. Quees sont es pratiques à risque? Comme on a déjà mentionné, s i y a contact avec des excréments, e avage * On trouvera dans annexe des outis (tes que des observations structurées et des essais comportementaux), des présentations et des termes de référence dont i est ici question. des mains est habitueement a meieure façon de réduire e risque de transmission fécae-orae d agents pathogènes gastro-intestinaux. Cependant, comme cette pratique est peu susceptibe de devenir universee et que es services sanitaires sont parfois déficients, i est égaement important de aver ses mains au savon avant de toucher de a nourriture, de manger ou de donner à manger à quequ un. Bref, i y a trois moments cés pour se aver es mains : après avoir utiisé es toiettes, après avoir nettoyé un enfant qui a déféqué et avant de manipuer de a nourriture. En outre, quoique es circonstances importantes où i faudrait se aver es mains pour prévenir es infections respiratoires n aient pas été identifiées, un avage des mains pus fréquent contribue manifestement à protéger contre es maadies respiratoires. I est essentie d avoir des données fiabes sur es taux actues de avage des mains au savon dans chaque miieu particuier afin de déterminer étendue du probème et d étabir des objectifs mesurabes d améioration. De tees données de base permettent aussi d étabir un point en fonction duque on mesure es changements dans es habitudes de avage des mains pendant a durée du programme proposé. Maheureusement, i est très difficie d évauer de manière fiabe e comportement actue par rapport au avage des mains. Les habitudes concernant e avage des mains sont généraement privées et «moraement contraignantes» : es gens ont peur d être jugés durement s is admettent une faibesse en matière d hygiène. Lorsqu on demande aux gens s is se avent réguièrement es mains au savon, es réponses surestiment invariabement es comportements véritabes. Par exempe, au Ghana, 75 % des mères ont décaré se aver es mains au savon après avoir utiisé es toiettes, mais Manue d hygiène des mains 25
28 une observation structurée a montré que seuement 3 % d entre ees e faisaient. La seue méthode pratique et fiabe d obtenir une mesure vaide des pratiques de avage des mains est observation directe, aquee requiert un observateur quaifié qui passe pusieurs heures dans des foyers, observant et enregistrant es événements notabes. I faut des enquêteurs bien entraînés et supervisés pour obtenir des résutats cohérents et fiabes. 3. Qu est-ce qui peut changer e comportement? Trois forces cés interviennent dans un changement de comportement : es déterminants, es habitudes et environnement. Ces forces peuvent faciiter ou entraver e changement de comportement. Comme iustre e graphique 4, pour transformer des comportements dans un sens précis, i faut au moins un des trois ééments suivants : une réduction des barrières dans environnement afin de faciiter e changement ; une transformation des vieies habitudes en nouvees habitudes ; et identification de déterminants susceptibes de créer de nouvees habitudes. Graphique 4 : Environnement, habitudes et déterminants La recherche sur a consommation creuse a psychoogie du consommateur pour cerner es désirs et es motifs profonds qui peuvent conduire à un changement de comportement. En déterminant a source des habitudes, on peut étabir comment en façonner de nouvees et discerner ce qui, dans environnement, entrave ou faciite e changement de comportement. Cea se fait en utiisant divers outis, notamment des essais comportementaux et des entrevues approfondies. Les incitatifs et es barrières environnementaes sont des facteurs qui faciitent ou entravent e avage des mains au savon. Les incitatifs comprennent, par exempe, un accès facie à eau et a possibiité d acheter du savon à prix modique. Quant aux barrières, i peut s agir du coût prohibitif du savon ou de son aspect peu attrayant, ou de absence d instaations de avage des mains, ou encore de fortes interdictions cuturees contre e fait de se aver certains jours. L encadré 4 expique pourquoi i importe, au Ghana, que e savon ait des propriétés précises qui e rendent acceptabe pour e avage des mains. Les enquêtes quantitatives fournissent des informations de base au sujet de environnement, comme a disponibiité du savon et es distances à parcourir pour avoir accès à eau et aux services sanitaires. Les entrevues approfondies qui suivent es essais de comportement peuvent aussi aider à déterminer es barrières et es incitatifs (voir outi 1). Encadré 3 : Croyances cuturees inhibant e avage des mains au savon au Sénéga Grâce à a recherche sur a consommation au Sénéga, on dispose de divers exempes de avage des mains au savon iés aux habitudes et aux barrières. Croyances reigieuses et ancestraes Bien que ces croyances ne soient pus très répandues, certaines Sénégaaises «préfèrent a sécurité au regret» orsqu i s agit du comportement traditionne en matière de avage de mains. Utiiser e savon durant un nettoyage ritue avant d aer prier à a mosquée est supposé enever de a pureté au nettoyage spiritue parce que eau bénie n est pas compatibe avec e savon. Certaines femmes, particuièrement dans es régions ruraes, souscrivent encore à a pratique de ne pas aver un enfant de moins de un an de peur de réduire son espérance de vie. I peut arriver égaement qu ees réduisent usage du savon pendant a grossesse pour éviter du ma à enfant à naître. Queques femmes croient aussi que e avage des mains au savon risque de réduire eur fécondité. Fataisme Une barrière encore pus commune est iée à attitude seon aquee on ne peut échapper à sa destinée. Ainsi, on serait prédestiné à être pauvre ; dans cette optique, a saeté est simpement inhérente à a pauvreté. I importe en premier ieu de comprendre a nature des barrières, puis de s y attaquer à mesure que s éabore e programme de communications. Par exempe, si a distance pour obtenir de eau propre constitue un obstace, e programme de communications indiquera qu une petite quantité d eau ou de eau recycée suffit. De pus, bien qu une campagne de communications ne puisse remédier à des barrières physiques comme e manque d instaations de avage des mains dans es écoes, une campagne de reations pubiques (RP) et des pressions sociaes peuvent avoir un effet persuasif auprès de ceux qui ont e pouvoir de réduire de tees barrières. Des demandes émanant des principaux pubics cibes (mères et enfants) inciteront aussi es autorités à prévoir des instaations pour e avage des mains à où c est nécessaire. 26 Manue d hygiène des mains
29 Les habitudes sont des comportements enracinés et stabes, souvent acquis dans enfance. La recherche e démontre : une fois que des comportements s enracinent au sein d une popuation, is ne sont pas faciement abandonnés. L objectif de a promotion du avage des mains n est pas d en venir à un seu avage des mains, mais d incuquer une habitude stabe, un réfexe automatique ié à chaque événement contaminant. Quoique es habitudes soient souvent acquises à un jeune âge, i y a des occasions de changements, particuièrement ors d événements décisifs de a vie. Un événement crucia pour es mères est a naissance d un bébé. Pusieurs mères signaent qu ees ne considéraient pas hygiène des mains importante jusqu à a naissance d un bébé et que si es sages-femmes ou d autres personnes concernées par es soins périnataux recommandaient e avage des mains au savon, a pratique se répandrait. Un autre événement crucia pour pusieurs mères est e moment où, après e mariage, ees s instaent dans a maison de eur mari et se famiiarisent avec es habitudes de eur nouveau foyer. Les habitudes sont mieux documentées orsqu on utiise des observations structurées (outi 2). Leurs origines sont étudiées à aide d entrevues approfondies et e processus à suivre pour acquérir de nouvees habitudes est anaysé au moyen d essais comportementaux. Les déterminants sont des modues innés et acquis du cerveau qui motivent des comportements particuiers. Is se traduisent par des émotions et des sentiments que es gens véhicuent orsqu is ont des comportements particuiers. I importe au pus haut point de découvrir es déterminants pour promouvoir avec succès e avage des mains. Comme es pratiques à risque, es déterminants sont souvent difficies à discerner : 1) parce qu is peuvent être enseveis dans e subconscient (Zatman 2003) ; et 2) que es gens ressentent de embarras ou une certaine honte à es mentionner (par exempe si e savon est utiisé pour augmenter attraction sexuee). Zatman signae que pus de 95 % de nos pensées viennent du subconscient. Comme indique e tabeau 4, des recherches quaitatives approfondies effectuées dans pusieurs pays sur es motivations des consommateurs montrent que es déterminants du comportement reatifs au avage des mains font objet d une tendance très perceptibe. Les motifs qui incitent es mères à se aver es mains sont a fierté, e statut socia, approbation sociae et e dégoût des odeurs et de a contamination. Ees considèrent aussi e avage des mains comme un aspect du dévouement envers es enfants, un signe d amour et d attention. Les femmes pensent souvent que seues a saeté visibe ou des mains maodorantes sont susceptibes de provoquer des maadies et, même aors, ees signaent rarement es iens expicites entre mains saes, diarrhée et maadies. Tabeau 4 : Déterminants, habitudes et environnement du avage des mains au savon (quatre secteurs) Ghana Keraa, Inde Sénéga Wirra, R.U. Déterminants Soins d un enfant Dégoût Fierté/statut Dégoût Dégoût de a Approbation socia Statut contamination sociae Dégoût socia/fierté Approbation Soins d une Soins Soins sociae famie Séduction Esthétique Habitude Nouveau bébé Emménagement Habitude Nouveau bébé Enseignement de a dans un nouveau d utiiser Enseignement de mère foyer seuement de a sage-femme Nouveau bébé eau et refus d utiiser du savon Environnement : Distance des toiettes Les hommes Coutumes Avantages incitatifs/barrières pubiques contrôent ocaes Oubis e savon Manue d hygiène des mains 27
30 Quoiqu i sembe y avoir certaines motivations communes à toutes es cutures dans e comportement sur e avage des mains et dans ceui concernant hygiène en généra, on détecte tout de même des nuances et des rôes propres à chaque pays. I en va de même des différents segments des popuations cibes. Par exempe, e dévouement est peu susceptibe d être une forte motivation parmi es enfants d âge scoaire. Par conséquent, i faut une recherche sur a consommation dans chaque pays concerné pour mettre au point une campagne de marketing efficace. On trouvera au tabeau 5 une iste des barrières et des incitatifs. Quant à encadré 3, i iustre es témoignages des mères au sujet des normes cuturees qui infuent sur usage qu ees font du savon au Sénéga (i faut noter que ces barrières sont pus subjectives que réees). Les barrières et es incitatifs au avage des mains au savon peuvent différer seon es moments cés de avage des mains. Le tabeau 4 tente d iustrer cette diversité. Des essais comportementaux, où on donne du savon à des mères bénévoes (et/ou à des écoiers) en eur demandant de utiiser pour se aver es mains pendant sept à dix jours sont un bon moyen de mieux comprendre es motivations ocaes en matière de avage des mains. Après cet essai, es mères subissent des entrevues approfondies au sujet de eurs expériences : ce qui était facie, ce qui était difficie, ce qui a été apprécié, ce qui ne a pas été, etc. Des discussions au sein de groupes témoins (groupes de discussion) avec es mères et/ou es écoiers peuvent compéter es essais comportementaux et aider à mieux comprendre es nuances sociaes du avage des mains et es motivations qui ui sont associées, ainsi que es canaux de communication qu i convient de priviégier. Comment es gens communiquent-is? Enfin, a recherche doit déterminer où e pubic cibe obtient de information, a portée des différents canaux de communication (traditionnes et modernes), a fiabiité et a crédibiité de ces canaux et e meieur angage à tenir pour que e message porte. L efficacité de ces différents canaux varie seon es divers segments des pubics cibes. I y a deux sources principaes d informations sur es canaux de communication. La première source, ce sont es données existantes. Dans a pupart des pays, es entreprises commerciaes ont déjà étabi des profis détaiés de consommation des médias. Dans certains cas, ces profis couvrent même es habitudes des mères et des enfants, ce qu is écoutent et ce qu is regardent. Des enquêtes démographiques et sanitaires (EDS) recueient aussi ce type d information. Au Pérou, es médias ont été une grande source de données pour mesurer a couverture et audience. Tabeau 5 : Identification des barrières et des incitatifs au avage des mains au savon aux moments cés Comportement cibe (pour es mères) Barrières Se aver es mains Se aver es mains au savon Se aver es mains au savon après être après avoir nettoyé un avant de manipuer aé aux toiettes enfant qui a déféqué de a nourriture Déterminants/ bénéfices 28 Manue d hygiène des mains
31 Encadré 4 : Les consommateurs du Ghana préfèrent es savons à usages mutipes, de ongue durée et bon marché On a demandé à des femmes du Ghana, pour es fins de a recherche, quees particuarités ees préféraient dans eur savon pour e avage des mains. En décrivant es particuarités qu ees priviégiaient, ees ont paré non seuement d un éventai de propriétés (odeur, coût, texture et durée), mais de a possibiité d utiiser e savon à pusieurs fins. L odeur est a propriété a pus importante. En généra, es égers parfums de citron/citron vert sont es pus popuaires. Cependant, es savons avec des parfums pus prononcés sont préférés pour es avages après défécation, tandis qu un parfum aussi discret que possibe est souhaité avant de manger : es femmes craignent qu un parfum puissant infue sur es paisirs de a tabe. L une d ees a dit : «Vous n aurez pas envie de manger a nourriture s i subsiste une odeur de savon». Le coût : En généra, on préfère es savons bon marché, quoique es femmes soient quequefois disposées à payer pus si e savon est pus gros ou si ees pensent qu i durera pus ongtemps. Texture/durée : Seon es coûts, es femmes ont tendance à préférer des savons pus dures ou des variantes iquides, car ees pensent qu ees durent pus ongtemps. La préférence pour es savons durs est si forte que pusieurs ont entreposé du savon au froid ou dans des endroits ensoeiés pour qu i durcisse avant de utiiser : «Je e coupe en morceaux et je e mets sur e so de a véranda pour qu i sèche et durcisse afin qu i puisse être utiisé ongtemps». Les savons iquides, en pus d être économiques (on en utiise un petit peu seuement orsqu on se ave es mains), ont a préférence à cause de eur commodité : «Avec un morceau de savon vous avez besoin de demander à quequ un de vous verser de eau sur es mains, mais avec du savon iquide, vous n avez besoin de personne pour vous aider». La préférence pour es savons iquides pus coûteux est si forte que certaines femmes en fabriquent à partir de savon en morceaux : «J ai trempé un morceau de savon dans eau, je ai broyé et je ai versé dans un vieux biberon». Usages mutipes : Parce qu i est considéré comme économique, pusieurs femmes préfèrent e savon à essive en morceaux qui peut être utiisé à des fins variées : «C est e seu savon que j achète, puisque je peux utiiser pour aver mes affaires et en même temps pour e bain». Parce qu ees offrent une voie reativement facie et praticabe pour un changement de comportement à ong terme, es écoes sont un bon endroit pour mettre au point es programmes de avage des mains. Les écoes constituent un environnement cé, non seuement pour apprendre au sujet du avage des mains, mais pour introduire en pratique habitude eemême et ainsi a conserver. Les enfants sont souvent des partisans enthousiastes des changements de comportement. Les questions posées au cours des recherches s appiquent aux enfants d âge scoaire et aussi aux professeurs et aux administrateurs autant qu aux autres pubics cibes. Dans a pupart des pays, es écoes sont e second ieu de sociaisation après e foyer. Les enfants sont à Encadré 5 : Une note sur es écoes écoe jusqu à huit heures par jour pendant pus de huit mois par année, ce qui veut dire beaucoup de temps avec eurs égaux, es autres enfants. La ittérature sur e comportement des consommateurs indique que es enfants ne réagissent pas aux marques et aux annonces des marques de a même façon que es adutes ; c est pourquoi une stratégie de communication distincte est nécessaire pour es écoes. Les pratiques à risque qui sont en vigueur dans es écoes sont égaement différentes de cees qui ont cours à a maison. Des outis spécifiques de recherche pour mieux connaître es habitudes et es motifs des écoiers sont en voie d être constitués. On trouvera queques conseis sur a recherche concernant es enfants d âge scoaire dans outi 4. Manue d hygiène des mains 29
32 Quand on utiise des données existantes, cependant, i est important de es compéter par des renseignements obtenus d une source directe afin d en apprendre pus à propos des réseaux ocaux de communication et de déterminer ques réseaux de communication, traditionnes ou modernes, sont es pus fiabes et/ou crédibes. Les gens sont quequefois sceptiques sur es mass media (en particuier orsque ces médias sont fortement contrôés par e gouvernement) et eur niveau de couverture auprès des femmes peut être faibe. C est pourquoi es entrevues avec des échantions représentatifs venant des groupes cibes représentent une autre source d informations. Ces entrevues sont centrées sur es contacts des gens avec es différents canaux de communication, que ce soit e bouche à oreie, es réseaux traditionnes, es réseaux gouvernementaux, es organisations sociaes, es médias, etc. Le graphique 5 iustre es différents canaux accessibes aux femmes d un viage dans a région du Keraa en Inde. La recherche quaitative permet de répertorier es canaux de communication dans a perspective des mères, particuièrement en ce qui a trait aux canaux ocaux de communication (souvent absents de ensembe des données nationaes). Ee cherche à déterminer ques canaux sont susceptibes d être es pus infuents et es pus crédibes pour une campagne de communication sur e avage des mains. Par exempe, au Burkina Faso, on a compris que es «griots», (poètes musiciens traditionnes), bien qu is soient de bons porteurs d informations, ne sont pas considérés comme «hygiéniques» par a popuation en généra et que, par conséquent, i ne convient pas de es inviter à transmettre des messages sur e avage des mains. Conception et mise en œuvre de a recherche sur a consommation Les objectifs de a recherche sur a consommation consistent à répondre, d une manière à a fois vaabe et concise, aux quatre questions ci-dessus : Qui s adonne à des pratiques à risque? Quees sont es pratiques à risque? Qu est-ce qui peut changer e comportement? Et comment es pubics cibes communiquent-is? Le tabeau 6 présente e pan sommaire d une recherche sur a consommation d un programme nationa de avage des mains. Ce pan comprend : a) 400 observations structurées sur e comportement des mères ; b) 400 entrevues (fondées sur un questionnaire) avec ces mêmes mères à a suite des observations structurées ; c) 200 entrevues fondées sur un questionnaire avec des pubics cibes, y compris des hommes chefs de famie et des enfants d âge scoaire ; d) 5 groupes de discussion avec des mères cibes à propos des propriétés du savon et des communications ; e) 40 essais comportementaux suivis d entrevues approfondies et f) un modue d étude pour écoes. 30 Manue d hygiène des mains
33 Graphique 5 : Comment es mères communiquent au Keraa Profi mensue des contacts Programme de déveoppement pour es femmes et enfants 51 % Programme de déveoppement rura intégré 57 % Téévision communautaire 62 % Écoe primaire 90 % Ponchayats ocaux 1 % Écoe intermédiaire 87 % Centre de protection maternee et infantie 96 % Écoe secondaire 74 % Centre d éducation des adutes 58 % Centre communautaire 40 % Magasin à prix réduits 91 % Mère de référence 62 % Centre de soins de santé primaires 74 % Sous-centres de santé 79 % Magasin d artices de déstockage 67 % Coopérative aitiére 67 % ONG 24 % Banque 89 % Bureau de poste 89 % Accoucheuse traditionnee 49 % Médecin privé 88 % Guide de viage en hygiène et santé 38 % Encadré 6 : Aperçu des méthodes de recherche Les observations structurées sont des observations directes du comportement qui touchent es sujets d intérêt (e avage des mains au savon et es canaux de communication es pus appropriés pour es messages). Ees sont effectuées par des enquêteurs/enquêtrices qui enregistrent ce qu is voient en utiisant une présentation normaisée. Cette méthode, bien que difficie, onéreuse et indiscrète, fournit des mesures pus vaides du comportement que toute autre méthode. Les observateurs arrivent tôt e matin, s assoient tranquiement à un endroit où is peuvent bien observer es comportements domestiques des mères et es enfants de référence. Par exempe, is notent exactement ce qui se produit orsqu i y a un cas de défécation d enfant. Le comportement change inévitabement à cause de observateur, mais orsque on dit aux mères que es observateurs consignent eurs travaux sur es aspects domestiques et a santé de enfant, ees modifient moins eurs comportements. Les enquêteurs ont besoin d un entraînement poussé pour normaiser approche ; is ont besoin égaement d un soutien important et de supervision. Les entrevues de consommateur sont des entrevues quantitatives normaisées, uties pour étabir e profi des pubics cibes et eur environnement. Des questions d ordre socioéconomique ainsi que des questions sur eau, sur es services sanitaires et sur es instaations de avage des mains sont posées et des observations sont faites. Des questions concernant exposition à toutes es formes possibes de communication sont aussi posées. Toutes es questions sont structurées et empoient des réponses précodifiées. Les présentations doivent être précédées de tests piotes pour être adaptées aux conditions ocaes. Les entrevues de consommateur (EC) avec ceux qui prennent soin des enfants se passent mieux orsqu ees sont effectuées immédiatement après es observations structurées. Dans es groupes de discussion, on demande à un petit nombre de personnes de discuter un éventai de sujets reiés au comportement en question. Comme e pubic cibe comprend des mères et des enfants, on doit se concentrer sur chacune de ces deux catégories séparément. Durant es groupes de discussion, des exercices de cassement (cassement des activités quotidiennes : es choses es pus importantes dans a vie, usage du savon, es types de savon pour e avage des mains, es canaux de communication es pus efficaces, etc.) peuvent aider à dégager un consensus sur es enjeux susceptibes d infuer sur es comportements reatifs au avage des mains et (suite) Manue d hygiène des mains 31
34 Encadré 6 : Aperçu des méthodes de recherche à déterminer a proportion de gens qui adoptent des vues particuières. Les Essais comportementaux et es entrevues approfondies : Dans e cas des essais comportementaux, on donne du savon aux bénévoes (habitueement des membres de groupes de discussion) et on eur demande de utiiser réguièrement pour se aver es mains. On rend visite à a mère pusieurs fois afin de e ui rappeer. Après sept à dix jours, ee passe une entrevue approfondie consacrée aux expériences qu ee a eues en utiisant e savon : ce qu ee a aimé et détesté, ce qui était facie, ce qui était difficie et quees soutions ee a trouvé aux probèmes qu ee a rencontrés. Ces essais peuvent être utiement répétés pendant une autre période de sept à dix jours, car es habitudes changent. De tes essais sont suivis d entrevues approfondies qui, si ees sont faites minutieusement, révèent es incitatifs et es barrières. Une enquête en profondeur est essentiee si on veut comprendre a cause finae d un comportement. Pour atteindre cette cause, es chercheurs répètent a question «pourquoi?» jusqu à ce que e sujet ne puisse s expiquer en invoquant une cause encore pus fondamentae. Tabeau 6 : Pan sommaire d une recherche sur a consommation Objectif Questions précises Méthodes Taie minimae suggérée (non exhaustives) pour échantion 1. Qui s adonne à des 1.1 Quees sont es Entrevue par Comme ci-dessous pratiques à risque? caractéristiques des pubics questionnaires cibes (caractéristiques tee que décrite socio-économiques, démo- dans e texte graphiques, éducation, etc.) 2. Quees sont es 2.1 Quee quantité de savon Observation Échantion représentatif pratiques à risque? est utiisée par personne en structurée de huit groupes, un tota moyenne? de 400 ménages 2.2 Le savon est utiisé pour quoi et par qui? 2.3 Que type de savon est utiisé pour chaque tâche? 2.4 À quees occasions et Entrevues par 400 ménages combien de fois es mains questionnaires sont-ees avées avec/sans après observation savon? structurée 2.5 : Où se procure-t-on e savon? 2.6 Disponibiité des Groupes de 5 groupes de discussion instaations pour e avage discussion sur es des mains propriétés du savon 3. Qu est-ce qui peut 3.1 Pourquoi ceux qui se Essais 40 ménages conduire à un avent souvent (ou non) es comportementaux voontaires changement de mains au savon e font-is? comportement? 3.2 Ques sont es avantages Entrevues 40 ménages et es désavantages approfondies après voontaires perceptibes? es essais 3.3 Qu est-ce qui obige à comportementaux usage du savon? (suite) 32 Manue d hygiène des mains
35 Tabeau 6 : Pan sommaire d une recherche sur a consommation 3.4. Ques facteurs faciitent/ empêchent usage du savon? 3.5 Contexte : caractéristiques de a ocaité : sources de eau, dispositions sanitaires 4. Comment es gens 4.1 Portée des canaux Entrevues par 400 personnes ayant des communiquent-is? existants de communication questionnaires enfants à charge (par exempe es médias, es données disponibes canaux gouvernementaux, dans es à échee Sous-échantions de non gouvernementaux et nationae 200 hommes faisant traditionnes) partie de a maisonnée et de 200 enfants d âge scoaire 4.2 Pertinence des canaux Entrevues 40 ménages voontaires existants de communication approfondies comme ci-dessus 5. Enquêtes dans es 5.1. Habitudes actuees Groupes de 20 écoes écoes 5.2 Motivations discussion 5.3. Barrières comprenant des 5.4 Intervenants cés enfants, entrevues approfondies avec des intervenants cés Les observations structurées sont coûteuses. Le nombre peut être réduit de 400 à environ 200 si ees sont destinées simpement à apporter des informations au programme et non à étabir un scénario de référence en fonction duque on peut mesurer e changement. Le nombre de 400 est nécessaire (et en généra suffisant) si on veut assez d efficacité statistique pour détecter un changement significatif de comportement. Si étude a pour objet d étabir un scénario de référence, des cacus détaiés doivent être effectués en s appuyant sur des estimations des taux ocaux de avage des mains et sur impact du programme prévu. L annexe fournit une formue et des instructions sur a façon de procéder. Ces quantités recommandées offrent une bonne vue d ensembe concernant es pratiques sur e avage des mains et es facteurs qui inhibent, permettent ou motivent e avage des mains au savon à des moments cés, pourvu que es méthodes que e tabeau 6 recommande aux professionnes d appiquer couvrent a gamme compète des contextes socioéconomique, géographique et cuture. L observation structurée et es interviews nous donne une photo des pratiques en matière de avage des mains, es facteurs sociodémographiques et es méthodes de communication. Après anayse, ces données sont transformées en proportions et en pourcentages. Les groupes de discussion et es essais comportementaux utiisent une approche différente : eur but est de sonder en profondeur un petit nombre d individus au sujet de eurs motifs, de eurs habitudes et de eur environnement reativement au avage des mains. Ces données sont recueiies tees quees ; on y trouve es conceptions essentiees ancrées dans a mentaité du consommateur dans son contexte domestique. On trouvera ci-dessous une description détaiée de ces méthodes. Les études exigent habitueement deux mois de travai sur e terrain et une équipe de 8 à 14 personnes couvrant ensembe de a région ou du pays. Leur coût est de ordre de doars à doars. Gestion et supervision de a recherche sur a consommation I faut que agence choisie pour effectuer a recherche ait de expérience dans es recherches sur a consommation. Ee doit démontrer sa capacité d étabir un échantion représentatif à écheon nationa et de gérer es données quaitatives. L étude sera d un caibre sensibement supérieur si ee bénéficie de apport du secteur privé et/ou d experts internationaux en marketing Manue d hygiène des mains 33
36 Encadré 7 : Points cés pour attribution d un contrat de recherche sur a consommation I doit être expicite dès e début et souvent répété que es programmes de promotion du avage des mains ne sont pas des projets de santé pubique traditionnes. Ce sont putôt des programmes déterminés par e consommateur. C est pourquoi i faut connaître es motivations profondes du consommateur quant au avage des mains au savon. De simpes entrevues ne suffisent pas. Par exempe, agent contractue doit savoir que orsque on demande aux consommateurs s is se sont avés es mains, a réponse est invariabement «oui». Les gens répondent souvent aux questionnaires comme s is étaient testés ou jugés, aussi disent-is à interviewer ce qu is croient être a «bonne» réponse. Une équipe possédant une expérience de recherche sur a consommation dans e domaine commercia est préférabe à une équipe habituée à travaier dans e domaine des programmes de santé pubique. I faut que es enquêteurs/enquêtrices parent es angues ocaes. Une fois recrutés, es agences ont besoin d instructions détaiées et de formation pour s assurer que es bonnes questions soient posées et qu ees soient suffisamment détaiées. Par exempe, beaucoup d études sur e avage des mains ont constaté que es consommateurs se avent es mains parce qu is veuent être «propres». Néanmoins, ce n est pas à une concusion très utie. Comprendre ce que «propre» signifie dans ce contexte et dans toutes ses ramifications physiques, psychoogiques et sociaes est pus important. L agence de recherches doit rester concentré sur es quatre questions et sur es renseignements précis qui ui sont nécessaires. L agence doit aer au fond de chaque question et s assurer que es résutats sont suffisamment détaiés pour permettre étabissement d une stratégie créative et sophistiquée de promotion d un changement de comportement au sein du pubic cibe. Comme pour tout travai à contrat, a quaité du travai correspond à a quaité des demandes du cient. Le cient doit donc comprendre en profondeur tous es enjeux, savoir exactement ce qu i veut et faire en sorte que agence se concentre sur a réaisation des objectifs. Les cients doivent visiter e terrain et s assurer que e travai sur e terrain est effectué seon es spécifications. Des visites surprises inciteront équipe sur e terrain à demeurer rigoureuse. Le travai quaitatif (par exempe es entrevues approfondies) ne doit pas être effectué par es enquêteurs, mais exécuté sur pace par des anthropoogues et des psychoogues quaifiés et bien entraînés. I est possibe que appui de équipe technique internationae PPP d experts en matière de santé pubique soit nécessaire pour assurer une recherche efficace et de quaité. Toutes es données, qu ees soient quantitatives ou quaitatives, sont précieuses. Les entrevues quaitatives doivent être enregistrées sur bande, traduites et transcrites, soigneusement étiquetées et cassées seon a date, heure et des détais sur es répondants, puis retournées au cient pour qu i es conserve précieusement. Les données quantitatives doivent être rigoureusement apurées et une copie de ensembe des données remise au cient. I faut que anayse des données et eur présentation soient centrées sur es questions dont fait état e mandat. L anayse et a présentation doivent répondre spécifiquement aux questions cés. Quees sont es caractéristiques des pubics cibes? Ques sont es comportements et es habitudes courants? Ques sont es motifs, es habitudes et environnement du avage des mains? Ques sont es principaux canaux de communication utiisés par es pubics cibes? En anaysant es données et en rédigeant e rapport définitif, agence de recherches doit procéder seon un pan fondé sur es quatre questions principaes mentionnées ci-dessus. On recommande aussi d utiiser e tabeau 5 pour un résumé des barrières et des motifs possibes. Seon e niveau d expérience de équipe, e cient peut avoir besoin de présenter ui-même toute anayse attendue de agent contractue. 34 Manue d hygiène des mains
37 Encadré 8 : Recherche sur a consommation : Le préjugé rationne Nous savons que e comportement est e produit de déterminants et de motivations. Is s activent orsque e cerveau reçoit des signaux de environnement (par exempe a vue d une pomme juteuse) ou du corps (par exempe e manque d énergie, a faim). Pusieurs déterminants peuvent être présents en même temps, e cerveau accordant aors à un ou autre a priorité pour inspirer action. Les actions qui sont facies (cees qui exigent e moins de dépenses énergétiques) seront préférées aux pus difficies. Les actions déjà faites dans e passé, ou habituees, seront préférées aux nouvees ou aux moins famiières. L on suppose souvent que a diffusion des bénéfices de santé que procure e avage des mains suffit à convaincre es gens d adopter cette pratique. I s agit à seuement d un déterminant parmi pusieurs autres et, souvent, ce n est pas e pus puissant, même si es gens sont tentés de rationaiser et d expiquer eur comportement en termes de santé. La recherche sur a consommation est particuièrement difficie à cause de a tendance très répandue des personnes interviewées de rationaiser et d expiquer un comportement de manière à faire bonne impression auprès de interviewer. Néanmoins, es déterminants de base du comportement humain sont subconscients. Certains d entre eux sont ressentis, indirectement, comme des émotions, En face d un interviewer, une mère se sent obigée d essayer de s expiquer. Ee peut avoir e sentiment d être de nouveau à écoe en train de chercher a bonne réponse à des questions d examen. Ee peut tenter de se rappeer es eçons apprises à propos des germes et des maadies. Si on ui demande pourquoi ee se ave es mains, ee a tendance à donner une expication rationnee : «pour éviter a maadie». Les programmes habitues de promotion de a santé tendent à se contenter de tees réponses, oubiant que, pour es changements de comportement, i y en a beaucoup d autres et qu i existe des déterminants beaucoup pus puissants que a peur de a maadie. Même si a personne interrogée connaît ses propres motifs, i peut y avoir de puissantes raisons sociaes de ne pas es admettre. Quee femme avouerait qu ee veut paraître attrayante devant e sexe opposé ou qu ee souhaite un statut éevé dans a société? Les spéciaistes du marketing savent tout cea et is s assurent que eur pubicité contient à a fois un message fonctionne et un message émotionne. Is proposent un motif rationne d acheter un produit ou de changer un comportement, un motif que e consommateur croit être e sien ou dont i s est persuadé ui-même (ou ee-même) que c était e sien, mais i y a égaement une raison pus profonde, de nature émotive, qui représente probabement e déterminant rée du changement de comportement. Une marque importante de papier hygiénique du Royaume-Uni donne un exempe typique : ses annonces procament que e produit portant sa marque est meieur que es autres et utiisent un mignon petit chiot pour transmettre idée. Le fait est que ce papier hygiénique n est pas meieur que pusieurs autres et qu i est pus cher, mais e consommateur est attiré vers ce produit à cause de sa réponse émotive au petit chiot (Buchhoz et Wordemann 2001). et en avage des mains, notamment en ce qui concerne a formation de équipe de recherche sur a consommation, a poursuite du travai quaitatif (orsque expérience manque en ce domaine) et anayse des résutats. Anayse et diffusion des résutats Une fois es données recueiies et mises au propre, ees sont anaysées par agence de recherche et utiisées pour répondre aux quatre questions principaes. Les données quantitatives sont résumées dans es tabeaux et es données quaitatives codifiées seon es thèmes principaux : es déterminants, es habitudes et es motifs iés à environnement, ainsi que es barrières et es incitatifs. Pusieurs séries d anayses et de comptes rendus peuvent être nécessaires pour mettre au point un rapport répondant aux exigences du programme. Les données brutes, es transcriptions des discussions en groupe et es entrevues approfondies doivent égaement être conservées, puisque es transcriptions, en particuier, offrent souvent un exceent matérie brut pour éaboration de stratégies créatives. I est indispensabe que e Comité directeur ou consutatif soit composé de gens ayant es compétences requises pour soumettre es rapports à un examen critique. Les experts recommandent que on veie à ce que es Manue d hygiène des mains 35
38 données du rapport quantitatif ne soient pas biaisées et qu une seconde anayse de certaines des variabes descriptives et croisées donne es mêmes résutats. Avec es données quaitatives, i est essentie de ire certaines des transcriptions brutes et de se faire une bonne idée de ce que es gens pensent. Les interprétations varient souvent d une personne à une autre et i arrive que certaines nuances importantes échappent à agence ayant mené a recherche. Tant dans a recherche quaitative que dans a recherche quantitative, i n est pas rare que es responsabes de marketing eux-mêmes reprennent es anayses en utiisant es données fournies par es organismes de recherches en marketing. I est difficie de bien faire une recherche et une anayse quaitatives ; aussi est-i essentie de es passer en revue attentivement. 36 Manue d hygiène des mains
39 SECTION 3 Mise en œuvre du programme GUY STUBBS/WSP-SA Manue d hygiène des mains 37
40 SECTION 3 Mise en œuvre du programme Conception de a campagne Pourvu d un cadre de partenariat et des résutats de a recherche, on peut s attaquer à a panification de a campagne de avage des mains. Les résutats de a recherche doivent comporter toutes es informations requises : es pratiques cés à ciber, es pubics cibes, es barrières, es habitudes et environnement, ainsi que des détais au sujet des canaux de communication appropriés. Les experts en marketing de industrie du savon sont appeés à fournir expertise et assistance pour toutes es activités décrites dans cette section. Appiquer a ogistique commerciae La ogistique commerciae, fondée généraement sur es quatre P (produit, prix, pace et promotion) fournit un cadre pour éaboration d un programme compet de avage des mains. Le produit correspond à des biens et services tangibes pouvant faciiter es changements de comportement, notamment es changements de environnement ou ceux provoqués par une aide queconque. Les produits iés au avage des mains incuent e savon, eau, es instaations pour a distribuer et es avabos. Le prix correspond aux incitations monétaires et non monétaires, comme e coût du savon et de eau et e temps nécessaire pour se aver es mains. La pace correspond à a distribution des produits et des commodités : par exempe, quee distance faut-i parcourir pour se rendre à une source d eau? Quee est a disponibiité du savon? La promotion concerne es communications convaincantes et incut des messages cés, des réseaux médiatiques et des suggestions pour environnement. Quoique ce document porte en grande partie sur e quatrième P, a promotion, un programme nationa peut aussi comporter des mesures concernant e produit (par exempe, faire en sorte que des distributeurs d eau soient disponibes dans es écoes), e prix (par exempe, intervenir auprès du gouvernement pour qu i réduise a taxe de vente sur e savon) et a pace (par exempe, exercer des pressions pour qu i y ait des robinets d eau et des distributeurs de savon dans es écoes). Mise au point de a promotion Les pubics cibes et eur segmentation La segmentation est e processus de répartition des pubics cibes en groupes distincts ayant des comportements et des besoins anaogues. Lorsque a segmentation est faite, es promoteurs peuvent s occuper des besoins de chaque segment de a popuation cibe. Chaque segment requiert une stratégie différente en marketing. Les segments principaux des programmes de avage des mains comprennent : a) es mères ayant des enfants de moins de cinq ans ; b) d autres gardiens d enfants de moins de cinq ans ; et c) es enfants d âge scoaire à écoe et dans d autres contextes. Une segmentation additionnee pourrait séparer ceux qui ne se avent pas es mains du tout (qui risquent d être parmi es derniers à se aver es mains au savon, car moins encins à adopter cette habitude) de ceux qui se avent déjà es mains, mais à eau seuement (qui ont toutes chances d être parmi es premiers à suivre es messages sur e avage des mains). Dans certains cas, i peut être nécessaire de segmenter e pubic cibe seon appartenance ethnique ou reigieuse. D autres segments peuvent incure des pubics cibes urbains et ruraux. Indépendamment de a façon dont es pubics cibes ont été segmentés, i est important de s assurer que chaque groupe reçoive un message approprié. I y a égaement des segments pour es cibes secondaires, c est-à-dire des cibes qui, seon toute vraisembance, appuient et infuencent es changements de comportement des membres du groupe principa. Ees peuvent incure : a) es pères d enfants de moins de cinq ans ; b) es bees-mères ; c) es professeurs ; et d) es agents de santé pubique. Dans e troisième segment, a cibe est objet d une campagne de reations pubiques/sensibiisation en faveur du programme. On y incut es intervenants «en amont», capabes d obtenir des appuis poitiques ou de contribuer, dans certaines régions, à aménagement dans es écoes ou es toiettes pubiques d instaations de avage des mains. Ces intervenants sont susceptibes aussi d ajouter e avage des mains à eurs propres programmes. Is peuvent faire partie : a) de industrie ; b) du gouvernement ; c) des médias ; et d) des organismes de déveoppement (organismes internationaux et biatéraux, ONG, organisations communautaires). 38 Manue d hygiène des mains
41 Un autre exempe de cibes «en amont» est constitué par obbying auprès des gouvernements pour en arriver à une réduction des droits de douane à importation du savon ou des ingrédients qui e composent. En outre, travaier avec des agences de déveoppement pour panifier des projets d infrastructure qui soient coordonnés avec une promotion de hygiène peut assurer e pacement de produits reiés au avage des mains comme par exempe ceui de points d eau. Agences, concepts et mise à essai Une panification méthodique est indispensabe au succès d une campagne et utiisation d une agence de communication professionnee est essentiee. Les bonnes agences ont es compétences requises pour susciter des changements de comportement fondés sur es diverses perceptions des consommateurs. Cependant es résutats sont aussi bons que es directives (décrites ci-dessous). Les agences de communication ont a responsabiité de traduire es objectifs et es conceptions des experts en marketing, en des campagnes compètes de communication. Is amorcent ce processus en éaborant un ensembe de «directives créatives», c est-à-dire un pan exposant e travai qu is prévoient entreprendre. Les directives doivent être présentées à équipe des communications et i importe de prendre e temps de es anayser et de discuter d idées nouvees. Ees doivent être aussi caires et succinctes que possibes ; ees comportent généraement quatre ééments cés : 1. a tâche opérationnee ; La stratégie créative du Sénéga ADULTES Objectifs : Adopter comme comportement e avage des mains au savon après être aé aux toiettes, après avoir changé un enfant, avant de manger et avant de donner un repas à un enfant. Transmettre ce comportement aux enfants et aux proches. Pubic cibe : Mères et gardiennes d enfants de moins de cinq ans. Bénéfices : Séduction, propreté, sentir bon et être en bonne santé. Éviter a maadie, a saeté, es mauvaises odeurs et a honte. Ton : jovia et positif Réaction désirée : Pour mon bien-être et ceui de ma famie, je ave mes mains au savon. Sources : La recherche sur a consommation effectuée au Sénéga à a fin de Les expériences des programmes de avage des mains dans es autres pays. ENFANTS Objectifs : Adopter comme comportement e avage des mains au savon avant de manger et après être aé aux toiettes. Transmettre cet exempe aux autres. Pubic cibe : Enfants de 6 à 12 ans. Bénéfices : Être branché et bien accepté par e groupe. Se sentir bien (physiquement et mentaement). Ton : super, «branché», encourageant. Réaction désirée : Je me ave es mains au savon et je me sens bien dans ma peau et c est super. Si je ne me ave pas es mains au savon, je ne serai pas bien intégré à mon groupe d amis. Sources : Les observations structurées dans es écoes primaires à Dakar. Les expériences des programmes de avage des mains dans es autres pays. La cohérence avec a stratégie pour adutes. Manue d hygiène des mains 39
42 Encadré 9 : es parfaites directives Durant a préparation de Initiative de avage des mains du Ghana, on a confié à agence de pubicité Lintas a tâche de concevoir es documents de a campagne. I est vite devenu cair pour e cient, e Comité directeur de initiative de avage des mains du Ghana, que e succès obtenu dans a préparation des documents était dû à des directives créatives bien conçues. Lintas-Ghana a fait part de son savoir-faire en présentant Les parfaites directives ors d un ateier technique mondia sur e avage des mains en L objectif des directives Créer de a bonne pubicité. Étabir/assurer une compréhension commune de a tâche. Inspirer. Déveopper un outi pour mesurer es résutats. Reation cient/agence La préparation des directives est un travai d équipe qui comprend : La coaboration avec agence. La réception rapide d un document préparatoire que on révise en profondeur. Avoir ava de tous es intervenants. Une équipe efficace (petite, cohérente). Des rôes définis et habiitation d un eader. L introduction d une vision commune. Des réunions efficaces, agréabes avec des objectifs cairs et compris de tous. Risque et sécurité «Si vous n arrivez pas à être remarqué, vous n arrivez à rien» (Bi Bernbach, égendaire rédacteur pubicitaire et fondateur de DDB Wordwide). Une pubicité anodine, sans originaité et inintéressante est inefficace. Une pubicité qui se détache comporte des risques. Une petite équipe bien dirigée a e courage de faire face au risque, de e gérer et de mettre au point des communications surprenantes, intéressantes et qui restent en mémoire. Panification et Recherche Savoir ce que vous vouez réaiser Changement d idée. Changement de comportement. Quantification (combien, quand). Locaisation, pour ainsi connaître a cibe démographique et psychographique pertinence, finesse, renseignements précieux, déterminants, barrières. Comment dénichentis information qu is estiment fiabe? Stratégie de communication. Le chef d équipe Le pus expérimenté en marketing dans équipe. Le chef de fie. Habiité à prendre des décisions au nom du reste de équipe. Présent au départ et à chaque étape importante et ors de a prise de décision finae. Pas un portier, mais un instigateur. Contenu Simpe : une page, sans jargon. Objectif. À qui parons-nous? Qu est-ce qu is pensent maintenant? Ques sont eurs besoins? Qu est-ce que nous vouons qu is pensent? Une proposition sur aquee on revient constamment et qui iustre que c est important pour a vie des personnes cibées. Pourquoi devraient-is nous croire? Lignes directrices/exigences concernant exécution. La séance de briefing Présenter es directives face à face à équipe créative. Être créatif, en faire une expérience intéressante et mémorabe. Être fexibe en face des préoccupations exprimées par équipe. Rendre cea amusant. Évauation de a pubicité Mesures des directives. L essentie est-i dit? Estce qu i est communiqué? Y a-t-i une idée centrae qui ie ensembe toutes es actions au sein des médias? Est-ce surprenant? Est-ce intéressant? Est-ce mémorabe? Des directives imparfaites Des directives verbaes (sans aucune vaeur). Trop de jargon, d acronymes et d options. Ce n est pas cair du point de vue du budget ni du temps aoué (par exempe dès que possibe). Ce n est pas négociabe. Demander des miraces, par exempe des objectifs trop ambitieux en dépit de barrières ogistiques. Une proposition centrae ambiguë. Source : Coin Chares, Lintas Ghana (Août 2003) 40 Manue d hygiène des mains
43 2. a tâche de communication : a) Qui est e pubic cibe? b) Qu est-ce qu is font/pensent maintenant? c) Que vouons-nous qu is fassent/pensent? 3. Quee est a proposition centrae, argument de vente unique? Bref, que est e centre de affaire, e bénéfice principa que nous vouons communiquer au pubic cibe (ce bénéfice doit être crédibe). 4. La tâche à exécuter, y compris e ton que es communications doivent prendre. La recherche sur a consommation fournit es ééments cés pour es directives, notamment : a) es profis des pubics cibes ; b) es habitudes ; c) es déterminants, es barrières et environnement ; et d) une représentation schématique des canaux de communication. Les directives finaes sont négociées entre agence et e cient. Lintas Ghana Ltd a donné des conseis pour de «parfaites directives» (voir encadré 9). Avec ces directives, e cient doit aussi fournir un rapport compet de a recherche sur a consommation, ce qui incut des comptes rendus textues des entrevues et des discussions en groupe et beaucoup de renseignements sur es perceptions ganées au cours de a recherche. Ceci contribuera à une meieure compréhension de a part de agence, des comportements, des pubics cibes et des canaux de communication. Après es premières séances de briefing, e gestionnaire de portefeuie de agence produira des directives internes pour équipe de conception. Le travai de conception est itératif, faisant intervenir des réunions périodiques entre agence et e cient. I importe d être aussi cair et directif que possibe tout au ong du processus. L expérience de industrie a une vaeur inestimabe et i est essentie de se servir de expertise du secteur privé au cours de a mise en œuvre de a stratégie de communication. Une équipe de base famiière avec tous es aspects de a recherche et de approche doit être maintenue en pace tout e ong du processus, qui prend souvent pusieurs mois. Les résutats de a recherche sont d abord utiisés pour éaborer un certain nombre de concepts. Ceux-ci sont mis au point et testés par un organisme de recherches indépendant afin de déterminer es messages es pus susceptibes de conduire à un changement de comportement. Les concepts es pus prometteurs sont aors transposés en petites histoires pour de a pubicité téévisée et radiophonique et en projets de maquettes. Les historiettes pubicitaires sont montés en story-boards ; qui sont aors égaement testés, encore une fois par un organisme de recherches indépendant, sur des pubics cibes (crédibiité, pouvoir d attraction et pouvoir de modifier e comportement). Les processus pour tester es concepts et es story-boards sont simiaires, comme on e voit dans encadré 7. I est essentie que du temps soit aoué au processus créateur par eque on teste pusieurs fois es concepts, es story-boards et, idéaement, es projets d annonces pubicitaires, car c est ce souci de perfection qui maximise e succès de a campagne. Stratégies mutipes pour un changement de comportement Les programmes de avage des mains comptent sur une grande variété de canaux de communication, ceux offerts par es médias et ceux que permettent es activités ayant pour objectif e contact direct avec e consommateur. Comme on e voit au tabeau 7, es médias utiisés peuvent être a téévision, a radio et es panneaux pubicitaires. Le contact direct avec e consommateur comprend des activités réaisées par des organisations spéciaisées dans a gestion d événements, ainsi que par des organisations en pace, comme administration ocae, es écoes, es autorités sanitaires, es ONG, es points de vente au détai, es égises, es mosquées, etc. Pus a combinaison de canaux de communication est adaptée à a situation ocae, pus efficace est a campagne. Les communications de masse (TV, radio, affichage) : Quand des canaux tes que a TV, a radio, Internet, es panneaux pubicitaires, es prospectus et es affiches muraes sont utiisés, on peut atteindre une arge audience à un coût peu éevé par personne. Certes, au premier abord, cea sembe rentabe. L inconvénient est que es contacts des médias sont moins efficaces orsqu i s agit de changer e comportement que e contact individue ou e contact de groupes. Cea est dû au fait qu i n y a guère d interaction entre e pubic et es médias. Le contact direct avec e consommateur. Les réunions pubiques, e théâtre de rue, e cinéma ambuant et d autres événements spéciaux gérés par des organisations spéciaisées dans e contact direct avec e consommateur (CDC), ainsi que des séances d éducation tenues dans es écoes et es étabissements de santé, peuvent atteindre un grand nombre de gens, s i y a suffisamment d événements. L efficacité de cette approche n a pas été beaucoup étudiée et es efforts d éducation dans es étabissements de santé ont eu jusqu ici des effets peu concuants sur e comportement. Cependant, industrie croit que e CDC, bien que beaucoup pus coûteux par personne que ce que font es médias, exerce un pouvoir qui, à ong terme, en raison de a pus grande intensité dans sa communication et de a possibiité d interaction du pubic, contribue davantage à changer e comportement. Le gouvernement et agence de communication associée : Dans un monde idéa, es empoyés du gouvernement Manue d hygiène des mains 41
44 Tabeau 7 : Avantages et désavantages des différentes approches en communication Approche Description Avantage Désavantage Médias Des messages conçus pour Coût peu éevé par personne, Un degré éevé de être transmis seon une peut être très facie à retenir, saturation est exigé combinaison optimisée peut promouvoir e profi (6 contacts et +) pour de radio, de TV, de poitique du avage des mains, provoquer un panneaux pubicitaires et facie pour faire e suivie. changement d autres canaux. de comportement. Le pubic ne peut interagir. Difficie à financer. Contact direct Événements organisés par Une bonne interaction de Coût éevé par avec e des organisations audience, un impact personne. consommateur spéciaisées dans a gestion puissant, mémorabe. Incertitude au sujet de des activités évènementiees impact et de a taie dans es écoes, es endroits optimae du pubic. pubics, es groupes communautaires. Canaux pubics Utiiser es aptitudes des Potentieement très durabe, Difficie à contrôer. organismes gouvernementaux si a promotion du avage des Motivation faibe de à ivrer des messages sur e mains fait partie d un équipe. avage des mains dans es programme d enseignement, Contacts avec es écoes et es étabissements ou de a description de tâches pubics cibes peuvent de santé. d un agent en santé, par être peu fréquents, exempe par une promotion résutant dans une dans un contact pré-nata et couverture faibe. post-nata avec a future mère Peu de possibiités de ou a jeune mère. contrôer es activités. dans e domaine de a santé, e personne des services d hygiène, es enseignants et es travaieurs sociaux feraient a promotion du avage des mains à chaque occasion qu is auraient d être en contact avec un pubic cibe. Cependant, ces empoyés ont d autres priorités et i faudra des stratégies spéciaes si on veut que e avage des mains en devienne une. La cé du succès de tees communications est a formation d un groupe d agents motivés et bien formés. Un parei objectif est aussi difficie à atteindre dans e domaine du avage des mains que dans n importe que autre programme de santé pubique. Cependant, es efforts visant à incure a promotion du avage des mains dans a description de tâches des enseignants et des travaieurs de a santé pourraient produire des résutats à ong terme. Une campagne médiatique aiderait à motiver es empoyés du gouvernement pour qu is accueient positivement e message sur e avage des mains. Des événements spéciaux dans es étabissements de santé, tes que a distribution de savons gratuits pour es jeunes mères, motiveraient es travaieurs de a santé et encourageraient es mères à adopter de nouveaux comportements pour e bien de eurs enfants. Un véritabe engagement augmente es probabiités d un changement de comportement. Les ciniques doivent être encouragées à donner aux mères un «certificat» pour récompenser eur détermination à se aver es mains au savon à des moments cés. Ces certificats pourraient aussi être distribués aux enfants par écoe, à des mères et à des enfants ors d événements communautaires (voir, cidessus, e «Contact direct avec e consommateur»). 42 Manue d hygiène des mains
45 Récompenser es gens orsqu is persévèrent dans un nouveau comportement, même orsqu i s agit uniquement de témoignages symboiques comme des autocoants ou des insignes, ou de simpes compiments, peut revêtir une grande importance puisque on favorise ainsi e passage d un essai unique de avage des mains au savon à adoption d une habitude stabe. Les écoiers pourraient recevoir, à chaque mois, des prix d hygiène, aors que es ciniques récompenseraient es nouvees mères ayant persisté à se aver es mains pendant que eur bébé grandit. Étiquetage des produits. S assurer que es messages sur e avage des mains continuent à être joints aux produits iés au avage des mains, c est offrir un bon rappe/ incitation à se aver es mains au savon aux moments cés. Les fabricants de produits aimentaires devraient être encouragés à mettre un message ou un ogo sur es artices aimentaires pour rappeer à a popuation a nécessité de se aver es mains avant de manger ou de préparer de a nourriture, tandis que es fabricants de savon pourraient inscrire eur message sur embaage du savon. Par exempe, une compagnie au Ghana a intention d introduire une nouvee sorte d embaage ayant es mêmes coueurs que es images utiisées dans a campagne de avage des mains. Cea ne comporte pas de coûts additionnes, mais requiert de a sensibiisation et un effort de reations pubiques (voir ci-dessous). Reations pubiques et sensibiisation Pendant que, au moyen des médias et du contact direct avec e consommateur, on cherche à changer e comportement sur e avage des mains des mères et des enfants, es reations pubiques et a sensibiisation cherchent à créer et à maintenir un appui de a part de ensembe des groupes d intervenants (e troisième pubic cibe mentionné ci-dessus dans «Pubics cibes et segmentation»). Utiisées à eur pein potentie, es RP deviennent un puissant outi de marketing pour souever et maintenir intérêt, pour anticiper et gérer a pubicité négative et pour aider à maximiser impact de a campagne. Les programmes de avage des mains ont besoin, initiaement, d un effort concerté de sensibiisation pour obtenir e concours de tous es intervenants, mais a sensibiisation n est pas une activité sans endemain. Au cours des différentes étapes du programme, i est utie de faire appe à des experts internationaux pour reever e profi du avage des mains et pour accroître a crédibiité des messages. En effet, tous ne discernent pas e sérieux de cet enjeu. La sensibiisation est aussi nécessaire tout au ong de a durée du programme pour assurer e concours des intervenants et ajout de nouveaux partenaires orsqu i y a renouveement de équipe. Les cibes principaes de sensibiisation sont es décideurs cés, ceux que anayse des partenaires a permis de déceer. Souvent, i vaut mieux ciber es écheons es pus éevés : es premiers ministres et es ministres, ainsi que es cadres supérieurs et es représentants du pays. Parfois, identification des personnes susceptibes de s opposer au programme peut se révéer très utie. En effet, i est souhaitabe de es informer des mesures adoptées et de ne pas es excure du processus. Les maentendus au sujet de a nature du programme risquent de susciter des réactions négatives dans a presse, ce qui peut nuire au programme de avage des mains ou même e faire sombrer (voir encadré 10). Les RP cibent des groupes d intervenants qui peuvent avoir un effet de evier sur a pubicité, sur e financement et sur expertise. De tes groupes incuent : La presse, qui diffuse es nouvees et es faits saiants, met en reief es concusions des recherches, es campagnes, es accompissements de toutes sortes et renforce, de ce fait, es messages cés sur e avage des mains ; Des agents au sein des gouvernements, qui exercent des pressions sur es fonctionnaires pour que soit soutenu et promu e programme au sein des institutions gouvernementaes, pour qu i soit doté de budgets suffisants et pour que soit améioré e contexte dans eque i fonctionne ; Le secteur privé, pour qu i encourage industrie du savon et d autres industries affiiés à fournir expertise et appui financier dans a conception et exécution de a campagne de avage des mains ou à transmettre des messages sur e avage des mains, à aide par exempe de ogos sur eurs produits rappeant à a popuation de se aver es mains à des moments cés; Soutenir es organismes qui encouragent es baieurs de fonds à prévoir des aides financières, des réseaux, de assistance technique et des messages sur e avage des mains dans eurs programmes et eurs projets. Le pan de RP Le but des RP est de créer et de maintenir un bon niveau de sensibiisation et d appui, ce qui exige des outis variés, comme es communiqués de presse, es discours, es présentations et es événements spéciaux. Les points cés d une campagne de RP sont es suivants : Connaître e pubic cibe : Que type de comptes-rendus es médias sont-is susceptibes de pubier? Ques sont es sites de présentation et es points de vente préférés des médias utiisés par es intervenants? Ques sont es enjeux actues que es intervenants estiment «chauds» et qui Manue d hygiène des mains 43
46 pourraient être expoités au profit du programme de avage des mains ou qui pourraient (éventueement) ui nuire? Qui devrait s attaquer aux barrières au avage des mains reevées dans e cadre de a recherche, par exempe es droits d importation éevés préevés sur es matières premières infuant sur e prix du savon ou e manque d instaations de avage des mains dans es écoes? Comme pour tous es aspects de cette initiative, i importe de connaître chaque groupe d intervenants si on veut que es messages soient adaptés à a situation. Favoriser es contacts entre es pubics cibes : Mettre différentes organisations en contact es unes avec es autres. Un appui indépendant donne du poids aux Encadré 10 : Une eçon en reations pubiques : Le avage des mains au Keraa, en Inde En tant que partie prenante d un Partenariat mondia sur e avage des mains, un programme de avage des mains est entré en vigueur au Keraa, en Inde, au début de Encouragé par a Banque mondiae et e Programme Eau et Assainissement, es autorités de état du Keraa ont concu un accord de partenariat avec Indian Soap and Toietries Manufacturers Association (ISTMA) et éaboré un programme de promotion du avage des mains partout dans état. Hindustan Lever Limited, e pus grand fabricant privé de savon en Inde et membre cé de ISTMA, a joué un rôe actif dans a création du partenariat pubic-privé. L UNICEF, e London Schoo of Hygiene & Tropica Medicine (LSHTM) et pusieurs ONG se sont égaement associés au projet. Lorsque a conception du programme de avage des mains et e pan d activité ont commencé à retenir attention du pubic, es miitants environnementaux et anti-mondiaisation se sont mis à critiquer e programme dans a presse écrite. Is ont été rapidement rejoints par d autres groupes importants, y compris des médecins, des journaux ocaux et des poiticiens des partis d opposition. Les principaux points critiqués étaient : a) e fait que on ait séectionné comme cibe de ce programme e Keraa, un état dont es indicateurs de déveoppement humain sont déjà éevés ; b) e ien ma expicité entre e avage de mains et améioration de a santé ; c) effet négatif sur a popuation et sur industrie ocaes du savon qu une augmentation des parts de marché des compagnies mutinationaes de savon risquait de provoquer ; et d) idée que es autorités de état était en train de céder aux pressions de a Banque mondiae. Face aux attaques croissantes des médias et après une ongue période d inaction, es autorités ont décidé d abandonner e programme en août Est-ce que es probèmes au Keraa auraient pu être évités ou mieux gérés? Une combinaison idéae (un baieur de fonds et une compagnie de savon intéressés, avec en pus une demande préaabe de a part du gouvernement pour un programme de avage des mains) a été abandonné par suite des critiques des médias. Un pan de RP aurait permis : Une meieure gestion des médias : La seue réponse aux critiques de a presse a été un communiqué officie, peu convaincant, diffusé six mois trop tard. Des exposés et des mises au point auraient aidé à étabir un soutien médiatique. Des intervenants mieux informés : Tous es intervenants cés ne se sentaient pas vraiment associés au processus, e programme et e pan d activité ayant été conçus sans eux. La participation de a petite entreprise : Bien que de petites compagnies ocaes de savon aient été associés au programme, eur participation était peu connue, ce qui a donné à beaucoup de gens impression que es mutinationaes prendraient e contrôe du marché. Des intervenants mieux informés : L opinion s est vite répandue que a campagne était conçue au profit d un seu fabricant de savon et que initiative entière était conduite par un baieur de fonds. En réaité, a campagne ne faisait pas a promotion d une compagnie ou d une marque particuière et pusieurs organismes internationaement reconnus étaient associés au projet. Par aieurs, un poiticien a prétendu qu i serait préférabe pour es autorités d affecter des fonds à approvisionnement en eau saubre et à une infrastructure sanitaire putôt qu à des campagnes de avage des mains. Cet argument était étayé par assertion seon aquee es initiatives concernant eau saubre et assainissement sont «tangibes et papabes», tandis qu une initiative de communication axée sur e avage des mains est «argement éphémère, intangibe et se prête donc à des gaspiages et des abus.» Même es médecins étaient sceptiques au sujet des bénéfices sanitaires du avage des mains au savon. Les informations sur es bénéfices du avage des mains et sur e cadre de surveiance et d évauation auraient pu être diffusées périodiquement aux décideurs, aux représentants poitiques et aux professionnes de a santé, avec en outre des forums destinés à encourager échange de vues. 44 Manue d hygiène des mains
47 messages sur e avage des mains, accroît eur crédibiité et stimue a résoution des probèmes. Commencer tôt : Dans cette initiative, es RP constituent a première étape d une communication de masse. Les diverses étapes informees ayant mené au partenariat formeront a base du pan de RP. Dans une première étape, es RP peuvent sensibiiser opinion à importance du avage des mains au savon. Une fois connus es résutats de a recherche, es RP peuvent insister sur es besoins spécifiques du pays en matière de avage des mains. Repacer e pan de RP dans e cadre d une action de communication pus arge. Une fois étabie a stratégie de communication, es activités de RP doivent priviégier es campagnes dans es médias et e contact direct avec e consommateur, ce qui, grâce à a carté des messages, au moment choisi et à identité de a campagne (es ogos, es coueurs, etc.) accroît eur impact. Bref, es RP doivent s adapter aux directives de communication, que expertise professionnee des RP soit engagée ou non. Logistique médiatique L étape suivante consiste à modéiser impact des différentes voies de communication sur es pubics cibes. Avec des ressources imitées, i est essentie de trouver quee combinaison de canaux de communication sera a pus rentabe. I s agit à d une science bien connue de industrie. Les modèes de contact et de consommation des médias des pubics cibes sont étabis par des professionnes. La capacité de a TV, de a radio et des autres canaux d atteindre ensembe des pubics cibes est déterminée avec précision. Des hypothèses sont aors posées concernant es coûts et efficacité des différents canaux et, en fin de compte, une combinaison de canaux est choisie pour maximiser a rentabiité. Lorsque on conçoit a stratégie de communication et que on répartit es budgets entre es divers canaux de communication, i est essentie de s assurer que tous utiisent es mêmes messages et es mêmes matériaux promotionnes que ceux utiisés dans es médias. Par conséquent, avant de concevoir es programmes de contact direct avec e consommateur et ceux à écheon régiona, i est essentie que es messages destinés aux médias soient achevés. Toutefois, i ne s ensuit pas pour autant que a même compagnie doit être utiisée pour toutes es approches en communication. I convient de faire appe à des agences spéciaisées à a fois en pubicité et dans e contact direct avec e consommateur. Tout compte fait, que que soit e pays, i y a pusieurs activités possibes de promotion du avage des mains. Cependant, parce que es ressources et e temps sont imités, chaque activité doit se justifier en termes de temps et de ressources : ce qui est dépensé ici ou à ne peut être aieurs. Par exempe, pusieurs petites agences souhaitent souvent être associées à de tees initiatives, mais certaines prennent trop de temps pour mettre au point eurs stratégies et démontrer qu ees sont susceptibes d un impact suffisant. La panification stratégique est essentiee pour chaque activité, et es gestionnaires prennent eurs décisions après avoir considéré à quoi is peuvent s attendre en termes d impact. Is se concentrent sur ceux qui sont susceptibes d afficher des rendements éevés. Suivie et évauation L objet du suivi et de évauation (S&E) est de s assurer de a portée et de efficacité du programme. Le suivie sert à diagnostiquer et aide à réger es probèmes en cours d exécution du programme. L évauation est e processus de mesure des résutats, tant pendant qu après intervention, qui permet de déterminer e degré de succès du programme. Le S&E comporte trois grandes étapes : une enquête de référence, un suivie continue des activités du programme et une enquête après intervention. Dans a profession, i est norma qu un programme de communication comporte des phases de six mois, des écarts de trois mois venant s intercaer entre chaque phase pour réviser et adapter e contenu. Cea permet une évauation de a portée du message, de son contenu et de a compréhension et de interprétation qu en a faites e pubic cibe. La ogistique médiatique est révisée pour arriver à une meieure couverture des pubics cibes et pour déterminer ques sont es meieurs moyens de toucher a popuation. Les évauations effectuées durant es intérims mesurent e degré de saturation du message et fournissent de information pour une révision (seon e cas) mineure ou intégrae. Cependant, au cours des premières étapes, on ne s attend pas à déceer un changement de comportement significatif et i faut compter davantage sur une évauation quaitative de a compréhension et de appréciation des messages de a part d une popuation et sur es indicateurs de sa propension à changer de comportement. Enquête de référence Tout d abord, équipe a besoin de comprendre es pratiques ocaes concernant e avage des mains ainsi que es déterminants ocaux qui peuvent mener une popuation à se aver es mains réguièrement au savon. Si es activités sont bien panifiées, i suffira d une seue enquête de référence, qui peut s effectuer en même temps que a recherche sur a consommation, pour obtenir es informations requises. Les compagnies de Manue d hygiène des mains 45
48 marketing ont tendance à choisir des popuations avec qui i est facie d entrer en contact pour étudier es attitudes et es motivations. Une enquête de référence, cependant, si ee veut vraiment évauer impact d un programme, requiert un échantionnage représentatif soigneusement trié. Si es personnes qui effectuent évauation de base et enquête sur es déterminants du avage des mains ne forment qu une seue équipe, ou du moins un groupe de personnes assez bien coordonnées, opération devient pus économique, car ees travaieront avec a même popuation et s identifieront à ee. En outre, es résutats sont susceptibes d être pus compets, car une compréhension sophistiquée des motivations des gens est nécessaire pour déchiffrer e comportement sur e avage des mains. L enquête de référence sur e avage des mains doit être conduite sur a base d un échantion aéatoire de a popuation cibe du programme de avage des mains. C est pourquoi, orsque enquête de référence est commandée, équipe de promotion du avage des mains doit avoir une idée caire de identité du pubic cibé par a campagne. Par exempe, a campagne est-ee une campagne nationae cherchant à atteindre tous es ménages ou se concentre-t-ee d abord sur es ménages urbains ruraux ou à bas revenus? Une fois que a cibe de a campagne a été identifiée, une stratégie est éaborée pour étabir un échantion aéatoire de personnes parmi e pubic cibe. La conception de type aéatoire, anaogue à une enquête sur a couverture vaccinae, où es communautés sont choisies au hasard avec une probabiité de séection fondée sur eurs poids démographique au sein de a popuation, est généraement approche a pus efficace et a pus pratique. L équipe d enquête visite 30 communautés choisies au hasard et évauent 10 à 30 ménages dans chacune des communautés. Les indicateurs principaux pour enquête de référence comprennent : La présence de savon à a maison ; La présence d un poste de avage des mains (c està-dire un endroit où eau et e savon sont faciement disponibes pour e avage des mains) ; Des observations structurées des pratiques du avage des mains aux moments cés, où est enregistrée précisément a proportion des membres de a famie qui se avent es mains au savon avant de préparer, de manger ou de donner de a nourriture, après avoir déféqué et après avoir nettoyé un enfant souié par des excréments ; I peut être nécessaire, dans es pays où es intervenants cés ne sont pas convaincus du ien entre santé et avage des mains ou orsqu i y a une demande pour une mesure directe de impact sur a santé, de mesurer a fréquence de a diarrhée parmi chaque membre de a famie au cours des dernières 24 heures. Suivie La deuxième condition requise pour évauation d un programme de promotion de avage des mains est cee d un processus continu en vertu duque on fait un suivie des activités prévues et on s assure que es messages atteignent es pubics cibes. L information que fournit un système de suivie bien conçu peut servir à réorienter des programmes et à es rendre ainsi efficaces. Comme dans e cas de n importe que programme à grande échee, es gestionnaires ont besoin d étabir des systèmes pour suivre e progrès des activités et recueiir des données quant à eurs réaisations. De tees informations peuvent être compétées par des enquêtes périodiques fondées sur des échantions aéatoires et visant à évauer a portée du programme au moyen de différents canaux de communication. Essentieement, une simpe enquête, représentative des pubics cibes, permet d étabir e nombre de contacts que chaque intervenant a eu avec e programme. Les pubics rendent compte de ce qu is ont retenu des contacts et du contenu et indiquent si cea es a amenés à modifier eurs croyances ou eur comportement (comme mentionné ci-dessus, ces sondages ne prouvent pas qu i y a eu changement de comportement, mais is indiquent un progrès dans a bonne direction). Le travai quaitatif visant à déterminer jusqu à que point e pubic a bien réagi à ce qu ont présenté es médias permet de réorienter es programmes orsque cea est nécessaire. Évauation L évauation finae compare e comportement de avage des mains avec enquête de référence afin de déterminer es résutats et impact du programme. Durant évauation, un nouve échantion aéatoire de a popuation cibe est étabi. Trente nouvees communautés sont séectionnées et une démarche est effectuée auprès de 10 à 30 ménages dans chacune de ces communautés. Le même instrument utiisé pour recueiir es données de référence est appiqué à a coecte des données après intervention. Les déterminants fondamentaux de enquête sur e comportement de avage des mains n ont pas besoin d être répétés. Les données de enquête définitive sont anaysées et comparées à a première enquête pour déterminer es changements de comportement (voir e tabeau 8). L évauation détaiée du programme, y compris e résutat définitif, c est-à-dire impact sur a santé, est coûteuse et requiert une expertise épidémioogique. La prévaence de a diarrhée est très variabe, de sorte que es données 46 Manue d hygiène des mains
49 quotidiennes recueiies sur deux années dans deux popuations distinctes de 300 à 900 ménages sont insuffisantes pour démontrer un effet immédiat attribuabe au programme de promotion du avage des mains. Cependant, ces données peuvent être utiisées pour modéiser a prévaence de a diarrhée et son association avec es types de avage des mains observés. On peut ainsi modéiser impact d une hausse du avage des mains sur a diarrhée. Cependant, puisque cet impact est connu, i suffit habitueement de mesurer ceui sur e comportement pour prouver que e programme a atteint ses objectifs. On extrapoe aors impact sur a santé. Tabeau 8 : L initiative nationae du avage des mains au Ghana : Phase 1 Évauation des résutats (en pourcentages) Femmes Moment de avage LM répertorié LM répertorié Variation des mains au savon avant a campagne depuis a campagne Après défécation Avant de manger Avant de nourrir un bébé Avant de préparer de a nourriture Après avoir mangé Enfants Après défécation Avant de manger Après avoir mangé Manue d hygiène des mains 47
50 Activité du programme Livraison Changement de comportement Graphique 6 : Suive et évauation : Activités et impact du programme Ressources mobiisées Activités promotionnees en pace Popuation cibe recevant es messages Popuation cibe agissant seon es messages Ressources et cadres dépoyés et fonctionnes Intervenats du programme dépoyés et fonctionnes Mise en pace d un environnement propice Produits et composantes provenant de fournisseurs Produits en pace Produits utiisés efficacement Intrant : couts Résutat : avantages Impact accru sur a santé Santé améiorée 48 Manue d hygiène des mains
51 SECTION 4 Organisation du programme Manue d hygiène des mains 49
52 SECTION 4 Organisation du programme Logistique du partenariat Rassember, dans un pays, une équipe ayant a détermination, es ressources et es compétences pour étabir, appuyer et exécuter un programme nationa de avage des mains exige temps et efforts. Quand des partenaires de différents miieux ne sont pas accoutumés à travaier ensembe, i faut du temps pour étabir des objectifs communs et faire naître une confiance mutuee. Les partenariats pubics-privés (PPP) fournissent un modèe efficace pour es programmes de avage des mains parce qu is aient objectifs de santé du secteur pubic et expertise en marketing du secteur privé. Comme on a noté, e secteur privé a intérêt à participer à de tes partenariats. En effet, en pus de favoriser une expansion des marchés, es partenariats mettent en évidence e souci du secteur privé de contribuer à des buts sociaux et ui permettent de nouer des iens avec des partenaires de déveoppement et des experts internationaux dans e cadre de réseaux. Le secteur pubic profite ui de expertise en marketing et des ressources de industrie. Ainsi i devient possibe de créer une campagne de santé pubique qui rivaise ou surpasse cees nées des efforts de marketing de industrie. Un modèe généra de partenariat Les expériences des campagnes antérieures de avage des mains en Amérique centrae, au Ghana, au Népa et au Sénéga indiquent que e modèe d un comité coordonnateur pour es PPP est efficace pour gérer un programme comportant divers groupes de partenaires. Le coordonnateur : Le coordonnateur gère es opérations journaières, consoide a participation des intervenants et s assure que initiative entière tend vers a réaisation de ses objectifs. Le coordonnateur, qui doit compter sur engagement des partenaires et sur des ressources, est responsabe de a préparation et de a réaisation du pan d activité. On trouvera dans annexe un exempe de mandat où sont décrits es devoirs, es quaifications et es compétences exigées du coordonnateur. Le comité directeur : Les intervenants cés, qui fournissent es ressources techniques et financières et des conseis en matière de gestion, composent e comité directeur. Is communiquent réguièrement entre eux et avec e coordonnateur, et jouent un rôe de eadership en ce qui concerne certaines composantes du pan d activité. Les bénéfices résutant de a présence d un grand nombre de membres doivent être mis en baance avec es coûts de transaction, qui augmentent proportionneement avec chaque membre additionne. Le comité consutatif : Le comité consutatif comprend des intervenants qui ont un intérêt précis dans e programme, mais n y sont pas associés sur une base quotidienne. On demande occasionneement à ses membres une réaction ou une approbation concernant un enjeu spécifique. Ce comité peut incure des fonctionnaires, des membres de a presse, des représentants de groupes communautaires, des membres de a communauté scientifique et des cadres supérieurs. Des organisations peuvent aussi y être représentées, par exempe des organisations régionaes ou des ONG, ce qui permet d étendre a campagne à des secteurs géographiques précis. Dans des réunions officiees ou informees, e comité consutatif soutient e coordonnateur dans ses efforts pour 50 Manue d hygiène des mains
53 Encadré 11 : Le avage des mains en action : Le partenariat sur e avage des mains au Pérou Choisir es bons partenaires, étabir une reation de confiance et assurer une participation soutenue et une disposition à faire des compromis, voià probabement es tâches es pus exigeantes, es pus frustrantes et, en même temps, es pus gratifiantes que e coordonnateur doit accompir tout au ong de initiative. Une fois que e PPP est considéré comme bien étabi, un coordonnateur ne doit jamais s endormir sur ses auriers, car i y a toujours e risque d un danger imminent qui pourrait modifier ou rompre équiibre entre es associés. L initiative du Pérou a démarré du bon pied. Une mission du Comité mondia a visité e Pérou à a fin de 2003 pour évauer es possibiités d y impanter une initiative de avage des mains. Les institutions pubiques et privées invitées à évauer e projet ont montré de intérêt dès e début. La mission a semé une graine, et queques mois pus tard, e ministre de a Santé, a Direction du déveoppement et de a coopération (DDC de Suisse), a Banque mondiae, e Programme Eau et Assainissement et USAID, se sont joints au Comité directeur, un caendrier bien défini ayant été adopté pour a première année d opération. Les réunions du Comité directeur étant tenues périodiquement, étabissement d un partenariat soide est devenu a priorité. Près de 20 organisations ont été choisies et visitées avec deux objectifs en tête : fournir de information sur e avage des mains grâce à un discours bien argumenté et persuasif et recueiir de information de quaité au sujet des futurs partenaires, et notamment concernant eur profi, eurs objectifs institutionnes, es atouts dont is disposent, ainsi que eur poids, eur aptitude à donner des avis professionnes, à trouver de nouveaux partenaires et à devenir, jusqu à un certain point, des partenaires financiers. Les membres du Comité directeur au Pérou participent à un ateier technique mondia La première année : Le comité directeur a évoué pour devenir un comité exécutif soide et bien défini, enrichi de nouveaux membres venus du secteur privé, te Radio Programas de Perú, une station de radio nationae sociaement engagée et ONG internationae CARE, expérimentée dans a promotion du avage des mains dans es régions ruraes. Leurs agents professionnes ont suivi de près e processus et es activités de panification, qui ont abouti à adoption d un pan d activité. D autres associés privés, tes que Cogate-Pamoive et Aicorp (e premier producteur nationa de savon à essive), es membres d un organisme pus important et e comité consutatif ont été es membres cés du groupe de travai en communication, organisés pour concevoir a structure du programme de communication du pan d activité. Raentir a vitesse : e début de a phase de mise en œuvre a été marqué par incertitude. L aide espérée de certaines sources financières n a jamais été confirmée, ce qui a obigé initiative à progresser pus entement. L éan initia a été perdu. Presque chaque membre institutionne du comité exécutif a vu ses positions évouer. Les rôes des partenaires n étaient pas peinement compris par es nouveaux membres. L initiative devait-ee être rendue pubique? Quees responsabiités devraient assumer es membres du comité exécutif une fois e financement reçu? Une possibiité est apparue orsque USAID a décidé de financer a première activité de a phase de mise en œuvre : e processus de création. On a ainsi trouvé une occasion de réorganiser e comité exécutif en fonction d un pan d action bien défini. Le processus a dû commencer une nouvee fois. Savoir communiquer et étabir une reation de confiance entre diverses institutions ; savoir promouvoir a participation des partenaires et eur engagement et renforcer eur capacité à s approprier initiative ; savoir quand i faut insister ou s arrêter ; être prêt aux changements ; saisir es occasions et gérer es risques, voià ce qui est demandé à un coordonnateur. Manue d hygiène des mains 51
54 Encadré 12 : Activités du secteur privé sur e avage des mains Le secteur privé, partout dans e monde, est engagé dans a promotion du avage des mains et dans des activités éducatives qu i est possibe de coordonner avec des initiatives nationaes en vue d accroître a portée du programme et d aider à assurer sa viabiité par étabissement de iens entre des messages sur e avage des mains et des marques de savon en expansion. Ces extraits tirés du matérie promotionne de trois grands producteurs de savon iustrent es approches utiisées par e secteur privé pour soutenir e avage des mains. Cogate-Pamoive : Mains propres, bonne santé Les experts en santé recommandent e avage des mains comme un outi cé pour a protection de a santé pubique. C est à une base pour e contrôe de infection. Pourtant, de façon surprenante, a promotion du avage des mains auprès du grand pubic n est pas toujours apparente. La recherche sur es habitudes du grand pubic révèe un écart entre a pratique et idéa. Cea est vrai autant dans es pays industriaisés que dans ceux en voie de déveoppement. Pour comber ce besoin d éducation et de promotion du avage de mains, Cogate-Pamoive a ancé une initiative gobae de avage des mains, Cean Hands, Good HeathSM (Mains propres, bonne santé). L initiative a commencé en 1998 avec une campagne d affichage intituée Lather Up for Good Heath (Moussez pour une bonne santé), conçue pour a promotion et a sensibiisation au avage des mains chez es professionnes de a santé pubique et dans ensembe de a communauté. En 2000, e programme a pris de expansion grâce à introduction d un programme d éducation à écoe conçu pour aider es éducateurs à enseigner aux enfants d âge scoaire e avage des mains. Depuis son ancement aux États-Unis, des miions d enfants en ont bénéficié aux États-Unis, en Asie, en Amérique atine et en Afrique. Le projet comporte un programme scoaire structuré et des programmes communautaires. Les enfants, es parents, es éducateurs et es professionnes de a santé travaient ensembe pour faire du avage des mains une composante importante de éducation et de hygiène. Les études montrent que es jeunes enfants exposés au programme comprennent faciement comment et pourquoi i faut se aver, ce qui fait de ce projet un bon instrument d autoprotection. Procter & Gambe : Le programme du avage des mains de Mexico La compagnie mexicaine de savon en morceaux Safeguard a administré une campagne mutiforme pour promouvoir e avage des mains chez es enfants. I a été démontré que e avage des mains a un impact significatif sur incidence de a diarrhée et des maadies infectieuses. Le programme fonctionne à a manière d un partenariat : Safeguard fournit expertise et e matérie tandis que es médias, es institutions gouvernementaes et es partenaires de éducation sont chargés de toucher a popuation. Loita Ayaa, présentatrice de nouvees bien connue partout au Mexique, possède une fondation pour es enfants défavorisés et appuie ensembe de a campagne. Safeguard donne une portion du produit de ses ventes au Fonds Soo por Ayudar. La campagne a recours à pusieurs partenaires : L Institut de sécurité sociae du Mexique, qui utiise son infrastructure pour distribuer du matérie sur e avage des mains. Le but de a première phase est d atteindre pus de deux miions de résidents ruraux durant es premiers 12 mois. Si Safeguard réaise cet objectif et obtient de bons résutats, i prévoit de donner pus d ampeur au programme et de toucher 11 miions de personnes. Pus de stations de radio mexicaines, qui ont diffusé de information sur e avage des mains. Le Musée pour enfants de a vie de Mexico, qui met en vedette un jeu interactif sur ordinateur au sujet des bactéries. Les enfants ont e oisir de utiiser au site principa du musée ou dans une exposition itinérante. Un spectace de marionnettes qui fait a promotion de hygiène auprès de pus de 80 % des éèves de première année dans trois vies, ainsi que dans e centre commercia e pus popuaire de Merida. Uniever : Lifebuoy Swasthya Chetna (Un évei à a santé) Ce programme a été conçu pour sensibiiser e pubic en Inde à a nécessité d une hygiène (suite) 52 Manue d hygiène des mains
55 Encadré 12 : Activités du secteur privé sur e avage des mains personnee axée sur utiisation quotidienne du savon pour e avage des mains et e bain. Structurée par étapes, a campagne vise à atteindre enfants, parents, «infuenceurs» et jeunes mères dans tous es ieux susceptibes d interaction en faisant appe à tous es médias. Le partenariat Lifebuoy personnes Journée de santé du viage infuentes Assembées communautaires avec es Journée mère-enfant Ateier sur de a diarrhée a gestion Communications Cub de santé dans es écoes bouée de vie Le programme se sert d un outi innovateur, e «démo de écat du germe» pour démoir e mythe seon eque «a propreté visibe est une propreté sans risque» et démontrer que «eau ne suffit pas». En outre, des histoires, des satires, des jeux, des rassembements, des camps de bians de santé, des posters, des buetins et des stencis sont utiisés pour ivrer e message. La campagne entre maintenant dans sa troisième année et es réactions sont très encourageantes. Les viageois en parent beaucoup et estiment qu i s agit de eur campagne. Lifebuoy Swasthya Chetna couvre actueement près de viages répartis au sein de huit États, ce qui nourrit eur espoir d atteindre 100 miions de personnes d ici a fin de Manue d hygiène des mains 53
56 stimuer interaction entre es intervenants, ainsi que eur engagement et eur enthousiasme. Les sous-groupes sur es communications, sur a recherche en matière de consommation et sur a presse sont égaement uties. Le pan d activité Étabir un partenariat sur e avage des mains est un processus itératif et, dans pusieurs cas, entrepreneuria. Quoiqu une vision générae puisse être proposée très tôt, es objectifs se précisent et es activités se concrétisent à mesure que e projet progresse. C est e pan d activité (encadré 13) qui assurer a cohérence du processus car i offre aux éventues participants une raison d intervenir et eur montre où es ressources sont nécessaires Le pan d activité évoue paraèement à initiative. Pendant que e partenariat se déveoppe, e pan d activité aide es participants à consoider eurs idées et à parvenir à un consensus.une première ébauche expique a vision du partenariat. Des versions remaniées témoignent de a participation de nouveaux partenaires et de achèvement de composantes, comme a recherche sur a consommation et a stratégie de communication. Les pans d activité se imitent habitueement à une quinzaine de pages et un résumé d une ou deux pages. On peut inviter es parties intéressées à examiner des documents pus détaiés, tes que es résutats de a recherche sur a consommation ou a stratégie de communication. Ce pan d activité doit être rédigé et présenté simpement, sous une forme attrayante et facie à diffuser. Encadré 13 : Ééments du pan d activité Cette esquisse constitue e point de départ d un pan d activité consacré à a description sommaire et à a promotion d un programme de avage des mains. Résumé : Un résumé d une ou deux pages du pan d activité, habitueement rédigé en dernier. Vision, énoncé des besoins et brève description de initiative : Ces courts documents répondent à des questions tees que : Qu est-ce que e projet réaisera? Ques besoins a-t-i pour objet de comber? Qui sont es partenaires? Résumé sectorie : Ce document résume ensembe des activités de déveoppement prévues et en cours dans e pays qui pourraient servir aux campagnes de avage des mains : ODM et stratégies pour a réduction de a pauvreté (assainissement, mortaité infantie etc.). I faut indiquer e nombre de ces initiatives et eurs tendances. Est-ce, par exempe, un secteur en expansion? Le résumé sectorie décrit aussi e marché du savon dans e pays : Qui sont es acteurs par revenu et voume des ventes? Quees sont es tendances? L anayse des frais de santé et des coûts de a maadie. Qu est-ce que e avage des mains au savon peut faire? Ce document est un résumé des preuves scientifiques étabissant importance du avage des mains, sa faisabiité et son efficacité. I donne des prévisions sur impact probabe du partenariat sur a santé et économie. Le avage des mains dans un pays X fournit es résutats de a recherche sur a consommation et un résumé du changement requis de comportement. La stratégie de communication résume a stratégie en a matière, exposant des objectifs précis et mesurabes, par exempe : «Douber e taux de avage des mains au savon chez es mères d enfants de moins de cinq ans après qu ees soient aées aux toiettes ou après qu ees aient nettoyé eur enfant» ou «Cinquante pour cent des nouvees mères dans e pays recevront un pain de savon gratuit avec des instructions sur importance du avage des mains». On présente a stratégie, es approches et es principaux ééments du pan de communication. La campagne de communication fait une description des médias, du contact direct avec e consommateur, des programmes gouvernementaux, des reations pubiques et de tout autre composante. Stratégie de suivie et d évauation : Quees données seront recueiies, comment et quand? (suite) 54 Manue d hygiène des mains
57 Encadré 13 : Ééments du pan d activité La structure de gestion du PPP. C est un rapport qui indique es comités en pace et ceux qu on désire voir se former, eurs responsabiités, e nom de a personne qui assurera eur coordination et es tâches qu ee doit rempir, e tout accompagné d une expication pour justifier e choix des participants. Un caendrier des étapes importantes indique e montant du financement à venir et es choses à faire aux dates stipuées. La situation financière et es besoins de financement décrivent es coûts de fonctionnement de chaque composante et activité, ainsi que es sources de financement. On y trouve aussi de information sur e soutien garanti et ceui qui est nécessaire. Composante Description Schéma Coût estimé ou Source des chronoogique «en nature» si e fonds soutien est garanti (si garantis) et chiffré 1. Évauation de a situation et consensus initia 2. Étabissement du programme 3. Recherche sur a consommation 4. Déveoppement stratégique 5. Éaboration du matérie et mise à essai 6. Mise en œuvre de a campagne 7. Surveiance et évauation Manue d hygiène des mains 55
58 56 Manue d hygiène des mains
59 Concusion GUY STUBBS/WSP-SA Manue d hygiène des mains 57
60 Concusion Ce manue expique es grandes ignes d une méthode de promotion du avage des mains au savon. I s agit d une méthode qui ne cesse d évouer. I reste pusieurs questions à résoudre. I faudra travaier davantage, par exempe, pour démontrer a rentabiité de tees initiatives. En outre, i faut beaucoup de temps pour étabir un partenariat pubic-privé et i en faut encore davantage pour en obtenir des résutats. Cea n est pas surprenant, puisque a communication entre des groupes ayant des traditions différentes, des objectifs divergents et des façons d agir diverses est chose difficie. Par aieurs, comme exempe du Pérou e montre, es changements parmi es intervenants obigent fréquemment à renouer des iens. Cependant, à mesure que es programmes de avage des mains au savon démontreront eur efficacité et que on tirera des enseignements de ensembe des expériences, es efforts et es rendements s accroîtront et i sera pus facie de concure des partenariats stimuants. Les PPP font face à un autre enjeu important. En effet, a responsabiité de hygiène n est pas e fait d une seue institution. Dans de nombreux programmes, tes que ceui au Ghana, efinancement est venu du secteur de eau et de assainissement. Mais pour que initiative sur e avage des mains soit argement acceptée et soutenue, appui des ministères de a Santé et de Éducation sera égaement nécessaire. Un pus grand nombre de données sur importance du avage des mains pour a santé pubique permettrait aussi d améiorer e taux d acceptation. En particuier, des essais rigoureux sur impact du avage des mains sur es infections respiratoires aiguës sont indispensabes. En outre, un effort de recherche accru en vue de comparer efficacité des diverses approches susceptibe de provoquer un changement de comportement optimiserait efficacité du programme. Les témoignages dont on dispose suffisent déjà pour que a santé pubique agisse sur es dossiers qui paraissent es pus prometteurs. Dans cette perspective, généraiser a pratique du avage des mains au savon est un des pus grands défis que doivent reever es organismes de santé pubique au XXI e sièce. Le gouvernement, industrie, es organismes de support et e miieu universitaire ont tous un rôe important à jouer. 58 Manue d hygiène des mains
61 Bibiographie et ressources WSP-LATIN AMERICA Manue d hygiène des mains 59
62 Bibiographie et ressources Burros A, D. Ross, W. Fonscea, L. Wiiams, and D. Moreira- Fiho Preventing acute respiratory infections and diarrhoea in chid day care centres. Acta Paediatrica 88(10): Bateman, M., Bendehmane, D., and Saade, C The Story of a Successfu Pubic-Private Partnership in Centra America, Handwashing for Diarrhea Disease Prevention. Arington, VA.: BASICS II, UNICEF, Word Bank and EHP OHIDN/BGH/USAID. Bateman M., Jahan R., Brahman S., Zeityn S., and Laston S. Joint Pubication 4: Prevention of Diarrhea through Improving Hygiene Behaviors: The Sanitation and Famiy Education (SAFE) Piot Project Experience. CARE, ICDDR,B and EHP (OHIDN/BGH/USAID). Reprinted in Biran, A What form coud a DFID-funded Hygiene Promotion Programme Take in Order to Support and Hep Ensure Maximum Heath Benefits from Proposed Improvements to Water Suppy Systems in Northern Kyrgystan? MSc Thesis for LSHTM. Buchhoz and Wordemann What Makes Winning Brands Different: The Hidden Method behind the Word s Most Successfu Brands. Wiey & Sons, Chichester. Cairncross, S. and Shordt, K. It Does Last! Some Findings from the Muti-City Study of Hygiene Sustainabiity. Waterines 22 (3): 4-7. Cercone, James A. et a Handwashing as a cost-effective approach to improving heath: A framework for the economic anaysis of handwashing projects: Case study of Centra America and Peru. Curtis V., B. Kanki, S. Cousens et a Evidence for behaviour change foowing a hygiene promotion programme in West Africa. Buetin of the Word Heath Organization 79 (6): Curtis V., A. Biran, Devere K., C. Hughes, K. Beamy, and B. Drasar Hygiene in the home: Reating bugs and behaviour. Socia Science and Medicine 57 (4): Curtis V. and Cairncross Water, Sanitation & Hygiene at Kyoto. British Medica Journa 327: 3-4 Curtis V. and Cairncross Effect of washing hands with soap on diarrhoea risk in the community: a systematic review The Lancet Infectious Diseases 2003; 3: Deafied, S Activity Report 128: Panning Toos for the Nepa Pubic-Private Partnership for Handwashing Initiative. Environmenta Heath Project OHIDN/BGH/USAID. EHP Strategic Report 8: Assessing Hygiene Improvement: Guideines for Househod and Community Leves. Environmenta Heath Project OHIDN/BGH/USAID, EHP, UNICEF, WB/WSP, WSSCC, and USAID Joint Pubication 8: The Hygiene Improvement Framework: A Comprehensive Approach to Preventing Chidhood Diarrhea. Washington, D.C.: UNICEF, WB/WSP, WSSCC, and EHP OHIDN/BGH/USAID. EHP, UNICEF, WSSCC and USAID Joint Pubication 13 (Adapted from EHP Joint Pubication 8): Preventing Chidhood Diarrhea Through Hygiene Improvement. Washington, D.C.: EHP OHIDN/BGH/ USAID. EHP. Behavior Change Lessons Learned. Washington, D.C.: EHP Office of Heath, Infections Diseases and Nutrition, Bureau for Goba Heath, U.S. Agency for Internationa Deveopment (OHIDN/BGH/USAID), Esrey S.A., J.B. Potash, L. Roberts, and C. Shiff Effects of improved water suppy and sanitation on ascariasis, diarrhoea, dracuncuiasis, hookworm infection, schistosomiasis, and trachoma. Buetin of the Word Heath Organization 69 (5): Favin, M Activity Report 143: Promoting Hygiene Behavior Change within C-IMCI: The Peru and Nicaragua Experience. Washington, D.C.: Environmenta Heath Project OHIDN/BGH/ USAID. Favin M., Naimoi G., and Sherburne L Joint Pubication 7: Improving Heath Through Behavior Change: A Process Guide on Hygiene Promotion. Washington, D.C.: PAHO, PLAN and EHP OHIDN/BGH/ USAID. Giman R.H., G.S. Marquis, G. Ventura et a Water cost and avaiabiity: Key determinants of famiy hygiene in a Peruvian shantytown. American Journa of Pubic Heath 83 (1): Hoque, B.A Handwashing Practices and Chaenges in Bangadesh. Internationa Journa of Environmenta Heath Research, 13 Suppement 1: Jones, G., Steketee, R.W., Back, R.E., Bhutta, Z.A., Morris, S.S. and the Beagio Chid Surviva Study Group How Many Chid Deaths Can We Prevent This Year? Lancet, 362: Koesor, R., Keinau, E., Torres, M.P., Gi, C., de a Cruz, V. and Post, M. Combining Hygiene Behavior Change with Water and Sanitation: Monitoring Progress in Hato Mayor, Dominican Repubic. Washington, D.C.: Environmenta Heath Project OHIDN/BGH/USAID, Luby, S. P., M. Agboatwaa, J. Painter, A. Ataf, W.L. Bihimer, and R.M. Hoekstra Effect of intensive handwashing promotion on chidhood diarrhea in high-risk communities in Pakistan: A randomized controed tria. Journa of the American Medica Association 291: McGahey, C. and Rosensweig, F Hygiene Improvement Framework. Washington, D.C.: Water Suppy and Sanitation Coaborative Counci (WSSCC) and EHP OHIDN/BGH/USAID. Omotade, O.O., C.M. Kayode, A.A. Adeyemo, and O. Oadepo Observations on handwashing practices of mothers and environmenta conditions in Ona-Ara Loca Government Area of Oyo State, Nigeria. Journa of Diarrhoea Disease Research 13 (4): PRISM and EHP Joint Pubication 11E: Behaviora Study of Handwashing with Soap in Peri-urban and Rura Areas of Peru. Washington, D.C.: EHP OHIDN/BGH/USAID. Rai, R., Khana, S., and Wicken, P Hygiene Behavior Can Be Sustained, A Report on the Nepa Country Findings of a Muti-Country Study on Sustaining Changes in Hygiene Behavior. NEWAH. Simpson, Maying, Sawyer, Ron, and Carke, Lucy Participatory Hygiene and Sanitation Transformation (PHAST): A New Approach to Working with Communities. WHO, EOS/96.11; reprinted Sircar B.K., P.G. Sengupta, S.K. Monda et a Effect of handwashing on the incidence of diarrhoea in a Cacutta sum. In Journa of Diarrhoea Diseases Research 5 (20): 114. 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63 Outis et termes de référence WSP-LATIN AMERICA Manue d hygiène des mains 61
64 Outis et termes de référence Outi 1 : Essais comportementaux et entrevues approfondies Informations et instructions pour es travaieurs sur e terrain Qu est-ce qu un essai comportementa? Un essai comportementa propose un comportement à des personnes et évaue es efforts qu ees dépoient pour adopter ce comportement sur une période de sept à quatorze jours. On obtient ainsi un aperçu du degré de faciité avec eque e nouveau comportement est adopté : ce qui e favorise et ce qui e gêne. Ici, on donne un savon à chaque participante, qui doit (cea ui est demandé spécifiquement) utiiser SEULEMENT pour e avage des mains au savon, en se concentrant en particuier sur e avage des mains après un contact avec des excréments (après défécation, après avoir essuyé e derrière d un enfant et après s être débarrassé des sees) et avant de nourrir un enfant. Après une certaine période de temps, interviewer rend visite à chaque femme et conduit avec chacune d ee une entrevue approfondie pour qu ee ui pare de ses expériences depuis sa première visite. La pratique cé qui nous intéresse est cee du avage des mains au savon : qu est ce qui motive es femmes à y recourir et qu est-ce qui es en empêche? Nous sommes intéressés, en particuier, au avage des mains AVEC DU SAVON après défécation, après e nettoyage du derrière d un enfant, après éimination des sees d un enfant et avant aimentation d un enfant. Au cours de entrevue, vous devez anayser es raisons, es penchants, et es aversions pour chaque avage des mains et noter si du savon a été utiisé ou non et pourquoi. I est au moins aussi important d interroger es femmes qui ne se sont pas servies du savon qu on eur a donné que cees qui ont eu des expériences positives. Souvent es enquêtées feront référence à des concepts subjectifs tes que a propreté et a saeté. I est important de s assurer de a signification que ces personnes donnent à ces expressions et de a façon dont ees es ont empoyées, en reevant en particuier es références aux sens (toucher, vue, odeur, etc.). L entrevue après expérience La semaine dernière, je vous ai aissé un savon et je vous ai demandé de utiiser seuement pour e avage de mains. L avez-vous utiisé? DEMANDEZ À VOIR LE SAVON ET NOTEZ À QUEL POINT LE PRODUIT SEMBLE AVOIR ÉTÉ UTILISÉ ET L ENDROIT OÙ IL ÉTAIT ENTREPOSÉ : DÉCRIVEZ AUSSI SON ÉTAT : OÙ LE SAVON ÉTAIT-IL GARDÉ? : Avant que nous commencions, j aurais besoin de queques données sociodémographiques de base? Que âge avez-vous? Moins de 24 = = = = = 5 Où vivez-vous? Le nom du ieu : Le type de ieu : Urbain = 1 Périurbain = 2 Rura = 3 Que est e pus haut niveau d éducation que vous avez atteint? Que faites-vous dans a vie? Que fait votre mari? Est-ce que votre mari travaie à a maison ou à extérieur? À a maison = 1 À extérieur = 2 (suite) 62 Manue d hygiène des mains
65 Combien d enfants avez-vous? Un = 1 Deux = 2 Trois = 3, etc. Combien d entre eux ont moins de cinq ans? Un = 1 Deux = 2 Trois = 3, etc. SI AUCUN ENFANT N A MOINS DE CINQ ANS, TERMINEZ L ENTREVUE. Que âge a votre pus jeune enfant? 0-6 mois = mois = ans = ans = 4 Avez-vous déménagé pour travaier ou vivre dans une autre vie dans es 12 derniers mois? Oui = 1 Non = 2 Lieu : Où déféquez-vous? W-C = 1 Dans une atrine ordinaire (privé) = 2 VIP privé = 3 Dans des atrines privées à chasse d eau manuee = 4 Latrine Pubique = 5 Dans es buissons = 6 Autre = 7 Où vos enfants défèquent-is? Dans un pot = 1 Dans eurs couches = 2 Sur e so = 3 Comme ci-dessus = 4 Maintenant conduisez entrevue en couvrant es sujets ci-dessous : Expériences avec e savon (À chaque fois que e avage des mains est mentionné, carifier si e savon a été utiisé ou non et pourquoi es mains ont été avées avec ou sans savon.) Avant qu on vous donne ce savon, que usage faisiez-vous du savon et pourquoi? Les occasions habituees de se aver es mains et es motifs qui conduisent à es aver. SI ELLES PARLENT DE SALETÉ OU DE PROPRETÉ, LEUR DEMANDER CE QU ELLES VEULENT DIRE ET COMMENT ELLES PEUVENT DIRE SI QUELQUE CHOSE EST PROPRE OU SALE (PAR EXEMPLE, POUVEZ-VOUS ÊTRE SALE MÊME SI VOUS NE POUVEZ VOIR, SENTIR OU TOUCHER LA SALETÉ?). D où provient eau pour se aver es mains? Y a-t-i une queconque pénurie dans approvisionnement en eau? Cea affecte-t-i a pratique du avage des mains? Est-ce que e savon est utiisé pour e avage des mains? Si oui, quand et pourquoi? Ques signaux conduisent à utiiser e savon? Si non, aors pourquoi e savon n est pas utiisé? Type de savon : Savon de toiette ou à usages mutipes. RAISONS. Source du savon et ieu d entreposage. Disponibiité du savon. Qu arrive-t-i quand e savon n est pas disponibe? Que ressentent es femmes orsque e savon n est pas disponibe, comment réagissent-ees? Bénéfices cés de utiisation du savon pour e avage des mains À CHAQUE CIRCONSTANCE. Désagréments/probèmes cés associés au avage des mains au savon. Les moments es pus importants pour se aver es mains avec ET sans savon. Raisons. Autres usages du savon et raisons. Manue d hygiène des mains 63
66 Usage du savon Non-utiisateurs du savon/ Peu utiisé Utiisateurs du savon Expériences dans utiisation du savon Propriétés du savon FIN Est-ce que e savon donné à a femme a été utiisé? I était utiisé à quee fin et où était-i gardé? (Obtenez de a femme qu ee vous montre endroit, si ce n est déjà fait. Notez état du savon et endroit où i est pacé.) Pourquoi e savon n a-t-i pas été utiisé? S agit-i de raisons généraes ou cea reève-t-i de a marque du savon qui a été donné? Qu est-ce qui aurait aidé/encouragé à utiiser e savon? Y a-t-i eu un savon différent utiisé pour e avage des mains? SI LA RÉPONSE EST OUI, CONTINUEZ AVEC LES QUESTIONS CI-DESSOUS, SI C EST NON, TERMINEZ L ENTREVUE. Si a réponse n a pas déjà été donnée, à que usage servait e savon et pourquoi? FAITES PARTICULIÈREMENT ATTENTION AU LAVAGE DES MAINS AU SAVON. SOYEZ SÛR DE NOTER LES RAISONS DE CHAQUE CAS DISTINCT DE LAVAGE DES MAINS (LES RAISONS SONT FORT SUSCEPTIBLES DE VARIER). Est-ce que d autres personnes à a maison ont utiisé e savon? Si oui, esquees? Et pour que usage et pourquoi? Goûts et aversions au sujet du savon qui a été donné. Impression à a suite d un avage des mains au savon pour chaque circonstance. Différences entre utiiser e savon et eau seuement pour chaque circonstance. Difficutés associées au avage des mains au savon. Comment es difficutés ont-ees été surmontées. Est-ce qu i arrivait que e avage des mains au savon soit oubié? Si oui, pourquoi et qu est-ce qui était fait pour se souvenir? Les meieurs aspects du avage des mains au savon. Les pires aspects du avage des mains au savon. Bénéfices du avage des mains au savon, en soi et comparés à un avage à eau seuement. Si une personne n a pas été interrogée concernant ses goûts et ses aversions par rapport au savon, interrogez-a maintenant. Est-ce que e savon donné était un bon savon ou y en a-t-i un meieur sur e marché? Si oui, eque et pourquoi? Les propriétés es pus importantes d un savon pour e avage des mains (à sonder : coût, odeur, coueur, à usages mutipes, doux pour a peau, taie, mousse, etc.). Raisons. La participante pense-t-ee qu i est bon d avoir fait expérience du avage des mains au savon? Continuera-t-ee à se aver es mains au savon une fois e morceau terminé? Continuera-t-ee à acheter du savon? D où proviendra-t-i? Leque? À quee fin utiisera-t-ee? Comment persuaderait-ee quequ un d autre de prendre habitude du avage des mains au savon? Demandez : «Si je revenais dans un mois, ou une année, est-ce que je vous retrouverais encore avant vos mains au savon?» Et : «En quees circonstances seriez-vous en train de aver vos mains au savon?» MERCI BEAUCOUP D AVOIR PRIS LE TEMPS DE ME PARLER, J AI BEAUCOUP APPRIS. NOTRE CONVERSATION A ÉTÉ TRÈS INTÉRESSANTE. AVEZ-VOUS DES COMMENTAIRES À FAIRE POUR CONCLURE? 64 Manue d hygiène des mains
67 Outi 2 : Observations structurées La présentation doit être adaptée à Étude de comportement et aux données de a S&E Objectifs à déterminer : La proportion de fois que es mères se avent es mains au savon (LMAS) après être aées aux toiettes. La proportion de fois que es mères se avent LMAS après avoir nettoyé un enfant. La proportion de fois que es mères se avent LMAS avant de nourrir un enfant. La proportion de fois que es enfants d âge scoaire se avent LMAS après être aés aux toiettes à a maison. La proportion de fois que es enfants d âge scoaire se avent LMAS avant de manger à a maison. Instructions Arrivez cinq minutes avant e début du temps d observation (05h55). Sauez poiment et demandez un siège pour vous asseoir dehors. Pacez e siège à un endroit d où vous pourrez observer es activités domestiques. Restez assis tranquiement et maintenez a conversation à un strict minimum. Quand i se produit queque chose, observez attentivement ce qui arrive et, aors, rempissez e formuaire dans a section appropriée. Après avoir compété a période d observation, passez au formuaire d enquête (questionnaire). Avant de partir, vérifiez si une réponse a été donnée à chaque question. Cea vous évitera d avoir à revenir de nouveau. Toujours utiiser un styo à bie beu. Toute autre coueur ou tout autre instrument utiisé pour écrire sera refusé. Entourez a bonne réponse. Si vous faites une erreur, raturez d une croix et entourez a bonne réponse. Une réponse seuement est permise pour chaque question. Seus es superviseurs peuvent rempir 9 ou 99. Notes Le format est conçu pour pouvoir être anaysé avec EPIINFO : Des codes de 5 ettres sont es seus identificateurs. Manue d hygiène des mains 65
68 Observation structurée du soin de enfant Section 1. Identification 1.1 Numéro d identification de a mère IDMER 1.2 Numéro d identification de observateur IDOBS 1.3 Nom NOMME 1.4 Adresse ADRME 1.5 Nom de enfant de référence < 5 NOMEN 1.6 Sexe de enfant M= 1 F= 2 9 SEXEN 1.7 Date de a visite DAVIS Heure d arrivée HEARR. 1.9 Heure du début de observation DEBOB Heure de a fin de observation HEFIN. Section 2. Défécation de enfant de référence 2.1 Est-ce que enfant de référence a déféqué pendant que vous étiez à? Oui, je ai vu = 1 Oui, je suis sûr i/ee a fait = 2 Non i/ee ne a pas fait = 3 9 EIDEF COMPLÉTEZ LE RESTE DE LA SECTION SEULEMENT SI L ENFANT DE RÉFÉRENCE A DÉFÉQUÉ 2.2 À quee heure enfant a-t-i déféqué? HEDEF. 2.3 Où enfant a-t-i déféqué (a première fois)? Dans sa couche/sa cuotte /son peignoir = 1 Par terre/sur e so/dans a cour/a maison = 2 Dans un pot = 3 Par terre à extérieur du ieu de résidence = 4 Dans un papier = 5 Aux toiettes = 6 Autre (écrivez-e) = 7. OUDEF 2.4 Est-ce que quequ un a nettoyé e derrière de enfant? Personne = 1 La mère = 2 La sœur = 3 La grand-mère = 4 Autre = 5 9 NEDER 2.5 Est-ce que quequ un a éiminé es sees de enfant sur-e-champ? Non = 1 a mère = 2 a sœur = 3 a grand-mère = 4 Autre = 5 9 ELSE1 (suite) 66 Manue d hygiène des mains
69 Section 2. Défécation de enfant de référence 2.6 Immédiatement après e contact avec es sees, est-ce que a personne... A repris normaement ses activités = 1 S est rincé une main à eau = 2 S est rincé es deux mains à eau = 3 S est avé une main au savon = 4 S est avé es deux mains au savon = 5 S est rincé es mains à eau savonneuse = 6 A pris un bain = 7 Incapabe de voir = 8 9 EILM1 Si es personnes intervenant en 2.4 et 2.5 étaient différentes, rempissez a case suivante pour a seconde personne 2.7 Immédiatement après e contact avec es sees, est-ce que a seconde personne... A continué comme avant = 1 S est rincé une main à eau = 2 S est rincé es deux mains à eau = 3 S est avé une main au savon = 4 S est avé es deux mains au savon = 5 S est rincé es mains à eau savonneuse = 6 A pris un bain = 7 Pas de seconde personne/incapabe de voir = 8 9 EILM2 2.8 Est-ce que quequ un a éiminé es sees de enfant pus tard? Non = 1 a mère = 2 a sœur = 3 a grand-mère = 4 Autre = 5 9 ELSE2 2.9 Immédiatement après avoir éiminé es sees, est-ce que a personne... A repris normaement ses activités = 1 S est rincé une main à eau = 2 S est rincé es deux mains à eau = 3 S est avé une main au savon = 4 S est avé es deux mains au savon = 5 S est rincé es mains à eau savonneuse = 6 A pris un bain = 7 Incapabe de voir = 8 9 EILM D où venait eau pour e avage des mains (de a première personne)? Les mains n ont pas été avées = 1 D un récipient dans a propriété = 2 Eau de vaissee = 3 Un robinet = 4 Incapabe de voir = 5 9 ICEAU 2.11 D où venait e savon pour e avage des mains? Le savon n a pas été utiisé = 1 Le savon était pacé près de eau utiisée = 2 Le savon n était pas pacé à proximité de eau utiisée = 3 Incapabe de voir = 4 9 EISAV 2.12 Quee marque de savon a été utiisée? Le savon n a pas été utiisé = 01 Duck = 02 Imperia Leather = 03 Sunight = 04 Canoe = 05 Rexona = 06 Lifebuoy = 07 Key = 08 Medimix = 09 Geisha = 10 Sweetie = 11 Johnson pour bébé = 12 Ayu = 13 Safeguard = 14 Sa = 15 CB = 16 Guardian = 17 Harmony= 18 Viage Fresh iquide = 19 Tempo = 20 Fa = 21 Premier = 2 2 Lux = 23.. L un de ces savons en poudre = 64 Savon iquide non identifié = 65 Savon brut non identifié = 66 Savon cooré non identifié = 67 Savon oca non identifié = 68 Autre = 77 Spécifiez Incapabe de voir = 88 9 EIMAR Manue d hygiène des mains 67
70 Section 3. Aimentation de enfant de référence 3.1 Est-ce qu une personne a nourri enfant de référence durant a période d observation? Oui, je suis sûr = 1 Oui, j en ai impression = 2 Non = 3 9 EIALI RÉPONDEZ AUX QUESTIONS CI-DESSOUS SEULEMENT SI L ENFANT A ÉTÉ NOURRI 3.2 Pour son premier aiment ou repas, qui a nourri enfant? La mère = 1 La sœur = 2 La grand-mère = 3 Autre = 4. 9 EIANO 3.3 Quee était a nourriture et comment a-t-ee été servie? Un repas servi avec un ustensie = 1 Un repas servi avec es mains = 2 Des aiments iquides servis avec un ustensie = 3 Des aiments iquides servis avec es mains = 4 Un casse-croûte servi avec un ustensie = 5 Un casse-croûte servi avec es mains = 6 9 EINOU 3.3 Immédiatement avant de nourrir enfant, est-ce que a personne... Ne s est pas avé es mains = 1 S est rincé une main à eau = 2 S est rincé es deux mains à eau = 3 S est avé une main au savon = 4 S est avé es deux mains au savon = 5 S est rincé es mains à eau savonneuse = 6 A pris un bain = 7 Incapabe de voir = 8 9 EINLM Section 4. Défécation de a mère 4.1 Est-ce que a femme a déféqué/est aé aux toiettes durant a période d observation? Oui, je suis sûr = 1 Oui, j en ai impression = 2 Non = 3 9 MEDEF RÉPONDEZ À CES QUESTIONS SEULEMENT SI LA MÈRE EST ALLÉE DÉFÉQUER 4.2 Où a mère a-t-ee été aux toiettes? Pubiques = 1 Hors du ieu de résidence = 2 Sur e ieu de résidence = 3 Dans a maison = 4 Dans es buissons = 5 Dans un papier = 6 Pas sûr = 7 9 MEROU 4.3 Immédiatement après avoir terminé... A-t-ee repris normaement ses activités = 1 S est-ee rincé une main à eau = 2 S est-ee rincé es deux mains à eau = 3 S est-ee avé une main au savon = 4 S est ee avé es deux mains au savon = 5 S est-ee rincé es mains à eau savonneuse = 6 Pris un bain = 7 Incapabe de voir = 8 9 MELMS 4.4 D où venait eau pour e avage des mains? Les mains n ont pas été avées = 1 D un récipient dans a propriété = 2 D un robinet = 3 Incapabe de voir = 4 9 MEEAU 4.5 D où venait e savon pour e avage des mains? Le savon n a pas été utiisé = 1 Le savon était gardé près d une source d eau = 2 Le savon était gardé à distance d une source d eau = 3 Incapabe de voir = 4 9 MESAV (suite) 68 Manue d hygiène des mains
71 Section 4. Défécation de a mère 4.6 Quee marque de savon a été utiisée? Le savon n a pas été utiisé = 01 Duck = 02 Imperia Leather = 03 Sunight = 04 Canoe = 05 Rexona = 06 Lifebuoy = 07 Key = 08 Medimix = 09 Geisha = 10 Sweetie = 11 Johnson pour bébé = 12 Ayu = 13 Safeguard = 14 Sa = 15 CB = 16 Guardian = 17 Harmony = 18 Viage fresh iquide = 19 Tempo = 20 Fa = 21 Premier = 22 Lux = 23.. L un de ces savons en poudre = 64 Savon iquide non identifié = 65 Savon brut non identifié = 66 Savon cooré non identifié= 67 Savon oca non identifié = 68 Autre = 77 Spécifiez 99 MEMAR Incapabe de voir = 88 Section 5. Défécation d un enfant d âge scoaire OBSERVEZ LE PREMIER ENFANT D ÂGE SCOLAIRE QUE VOUS VOYEZ 5.1 Avez-vous vu un enfant d âge scoaire aer déféquer durant a période d observation? Oui, je suis sûr = 1 Oui, j en ai impression = 2 Non = 3 9 SCDEF RÉPONDEZ À CES QUESTIONS SEULEMENT SI VOUS AVEZ VU UN ENFANT D ÂGE SCOLAIRE ALLER DÉFÉQUER 5.2 Où enfant est-i aé pour déféquer? Dans des toiettes pubiques = 1 Dans des toiettes à extérieur de a propriété = 2 Dans des toiettes dans a propriété = 3 Dans des toiettes dans a maison = 4 Dans es buissons = 5 En utiisant du papier = 6 Pas sûr = 7 SCOOU 5.3 Immédiatement après avoir terminé, est-ce que enfant A repris normaement ses activités = 1 S est rincé une main à eau = 2 S est rincé es deux mains à eau = 3 S est avé une main au savon = 4 S est avé es deux mains au savon = 5 S est rincé es mains à eau savonneuse = 6 Pris un bain = 7 Incapabe de voir = 8 9 SCLMS 5.4 D où venait eau pour e avage des mains? Les mains n ont pas été avées = 1 D un récipient dans a propriété = 2 Dans un robinet = 3 Incapabe de voir = 4 9 SCEAU 5.5 D où venait e savon pour e avage des mains? Le savon n a pas été utiisé = 1 Le savon était pacé a proximité de eau utiisée = 2 Le savon n était pas pacé à proximité de eau utiisée = 3 Incapabe de voir = 4 9 SCSAV 5.6 Quee marque de savon a été utiisée? Key = 01 Duck = 02 Imperia eather = 03. Marques de a iste Savon brut non identifié = 66 Savon cooré non identifié = 67 Savon oca non identifié = 68 Incapabe de voir = SCMAR Manue d hygiène des mains 69
72 Section 6. Enfant d âge scoaire que vous avez vu manger NOTE : LE PREMIER ENFANT D ÂGE SCOLAIRE QUE VOUS AVEZ VU MANGER PEUT ÊTRE DIFFÉRENT DE CELUI DE LA SECTION Avez-vous vu un enfant d âge scoaire manger durant a période d observation? Oui = 1 Non = 2 9 SCMAN RÉPONDEZ À CES QUESTIONS SEULEMENT SI VOUS AVEZ VU UN ENFANT D ÂGE SCOLAIRE MANGER 6.2 Immédiatement avant de manger, enfant Ne s est pas avé es mains = 1 S est rincé une main à eau = 2 S est rincé es deux mains à eau = 3 S est avé une main au savon = 4 S est avé es deux mains au savon = 5 S est rincé es mains à eau savonneuse = 6 Pris un bain = 7 Incapabe de voir = 8 9 SCMLM 6.3 Quee était a nourriture et comment a-t-ee été servie? Un repas mangé avec un ustensie = 1 Un repas mangé avec es mains = 2 Des aiments iquides mangés avec un ustensie = 3 Des aiments iquides mangés avec es mains = 4 Un casse-croûte mangé avec un ustensie = 5 Un casse croûte mangé avec es mains = 6 9 SCNOU 70 Manue d hygiène des mains
73 Observations structurées dans des toiettes pubiques Objectif 1 : Enregistrez e nombre tota d utiisateurs et e nombre tota d utiisateurs qui se avent es mains au savon. Objectif 2 : Enregistrez es conditions des toiettes pubiques. Instructions Arrivez à 05h55. Asseyez-vous à un endroit d où vous pourrez voir es gens entrer et sortir et, s i y a ieu, se aver es mains. Effectuez es observations. À 9h00, utiisez es toiettes et rempissez aors a section 3. Section 1. Identification 1.1 Numéro d identification des toiettes IDTOI 1.2 Numéro d identification de observateur IDOBS 1.3 Nom des toiettes NOTOI 1.4 Adresse ADTOI 1.5 Date de a visite DAVIS Heure d arrivée HEARR. 1.7 Heure du début de observation DEBOB. 1.8 Heure de a fin de observation HEFIN. Section 2. Conditions des toiettes pubiques Note : Après avoir compété vos observations, demandez à utiiser es toiettes et rempissez cette section. Les questions s appiquent à a partie principae des toiettes, cee utiisée par e grand pubic. 2.1 Combien de cabines pour hommes y a-t-i dans es toiettes? TCABH 2.2 Combien de cabines pour femmes y a-t-i dans es toiettes? TCABF (S i n y pas de toiettes distinctes H&F, rempir juste 2.1) 99 TCABF Y a-t-i des instaations séparées pour es personnes VIP? Oui = 1 Non = Que est e tarif adute pour utiisation des toiettes? Cedis (suite) Manue d hygiène des mains 71
74 2.4 Que est e tarif enfant pour utiisation des toiettes? Cedis 2.5 Que est e coût additionne pour obtenir du papier hygiénique? Cedis 2.6 Que est e coût additionne pour se aver es mains? Cedis 2.7 Quee est a condition de a structure? Gobaement bien conservée, couverte d un toit, récemment peinte = 1 Raisonnabe, queques ézardes, peinte mais pas récemment = 2 En mauvais état, déabrée = Que est état du so? Soide et très propre = 1 Fissuré, pas baayé = 2 Déabré et sae = Que est état des cabines? Soides et très propres = 1 Fissurées, pas baayées = 2 Déabrées et saes = Que est état sous a surface du so? Branchements à des égouts/fosse septique (W.-C) = 1 Fosse (pas peine) = 2 Fosse (visibement presque peine) = 3 Fosse (peine) = 4 Fosse (débordante) = Subjectivement, comment avez-vous trouvé ces toiettes après en avoir fait usage? Extrêmement puantes et dégoûtantes = 1 Puantes et dégoûtantes = 2 Raisonnabes = 3 Très propres et sans mauvaise odeur = Y a-t-i d autres remarques (insectes, mouches, structure dangereuse, excréments sur e so, etc.)? 2.13 Peut-on se aver es mains à intérieur du bâtiment des toiettes pubiques? Oui = 1 Non = Peut-on se aver es mains immédiatement à a sortie du bâtiment des toiettes pubiques? Oui = 1 Non = 2 Si a réponse à 2.13 et 2.14 est non, passer à Q 2.15 D où provient eau pour e avage des mains? Pas d eau = 1 Lavabo avec robinet (qui fonctionne) = 2 Poste de avage des mains avec eau = 3 Cuvette ou récipient pour tremper ses mains = 4 Récipient d eau, eau donnée aux cients = 5 Autre. Décrivez = Y a-t-i du savon disponibe pour e avage des mains? Oui = 1 Non = Quee sorte de savon est disponibe? Quee marque de savon a été utiisée? 72 Manue d hygiène des mains
75 Le savon n a pas été utiisé = 01 Duck = 02 Imperia Leather = 03 Sunight = 04 Canoe = 05 Rexona = 06 Lifebuoy = 07 Key = 08 Medimix = 09 Geisha = 10 Sweetie = 11 Johnson pour bébé = 12 Ayu = 13 Safeguard = 14 Sa = 15 CB = 16 Guardian = 17 Harmony = 18 Viage fresh iquide = 19 Tempo = 20 Fa = 21 Premier = 22 Lux = 23.. L un de ces savons en poudre = 64 Savon iquide non identifié = 65 Savon brut non identifié = 66 Savon cooré non identifié = 67 Savon oca non identifié = 68 Autre = 77 Spécifiez.. Incapabe de voir = 88 Manue d hygiène des mains 73
76 Section 2. Observation des usagers à eur sortie des toiettes Instructions : Compétez au départ de chaque usager. Si vous ne avez pas vu partir, indiquez «n ai pas vu». I est très important d enregistrer tous es départs. (LM = s est avé es mains; LMAE = s est avé es mains à eau ; LMAS = s est avé es mains au savon). Personne Cochez une des quatre cases Cadre réservé Heure de sortie Ne s est pas LM LMAE LMAS N ai pas vu Manue d hygiène des mains
77 Outi 3 : Groupes de discussion Instruments pour étude du comportement sur e avage des mains. Guide pour es discussions en groupe. Instructions pour es enquêteurs : La pratique sur aquee nous concentrons nos efforts est e avage des mains au savon ; nous vouons savoir notamment ce qui motive es femmes à e faire et ce qui es en empêche. Pus précisément, nous nous intéressons au avage des mains au savon après défécation, après avoir essuyé e derrière d un enfant, après s être débarrassé des sees d un enfant et avant de nourrir un enfant. Dans un groupe de discussion, vous devez anayser es raisons, es aptitudes et es aversions correspondant à chaque avage des mains, toujours en notant si du savon a été utiisé ou non et pourquoi. I peut être difficie dans une transcription de distinguer si a personne parait d un bain, d un avage des mains à eau seuement ou d un avage des mains au savon. I est donc important de savoir à aquee de ces pratiques e participant se réfère. Bien que es pratiques des femmes concernant e bain puissent être riches d enseignements et nous apporter des informations au sujet des motivations à origine de comportements pus généraux sur hygiène, a question du avage des mains au savon doit toujours rester au centre des entrevues. Souvent es enquêtées feront référence à des concepts subjectifs tes que a propreté et a saeté. I est important de s assurer de a signification que ces personnes donnent à ces expressions et de a façon dont ees es ont empoyées, en reevant en particuier es références aux sens (toucher, vue, odeur, etc.). Souvent habitude sera une des raisons avancées, ou bien es femmes ne seront pas certaines de savoir pourquoi ees se avent es mains au savon : essayez de déceer quand ees ont commencé cette pratique, de qui ees a tiennent, pourquoi et quand ee eur a été enseignée. Chaque fois que quequ un donne a raison d un comportement, spéciaement quand i s agit du avage des mains au savon, essayez d en rechercher es causes profondes ; souvent a première raison donnée est une étape vers a réaisation d un objectif pus important et i faut aors savoir que est cet objectif fina. Ques sont es principaux avantages d un avage des mains au savon? Dans es groupes de discussion, i est courant que certains participants s expriment et que d autres restent siencieux. Nous vouons entendre es vues de tout e monde. Essayez donc d encourager chaque personne à participer. I est égaement important de permettre aux femmes de pouvoir orienter a forme des exercices et a discussion ee-même. Bien que vous soyez animateur de a discussion, vous ne devez pas trop vous imposer. Les femmes doivent avoir e sentiment qu ees contrôent ce qu ees font/discutent. La discussion Avant de commencer, expiquez aux femmes qu i n y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses et que vous vouez savoir et entendre ce qu ees pensent. Commencez par un tour de présentation. Chaque femme doit se présenter ee-même (ee peut utiiser un pseudonyme) : Que fait-ee dans a vie? Que fait son mari? Combien d enfants a-t-ee et que âge ont-is? Nous aons centrer a discussion sur une série d exercices propres à encourager es interactions dans e groupe : e contenu de base de chaque exercice est décrit ci-dessous. Les exercices 1. Activités quotidiennes/vaeurs Demandez à chaque femme de donner un résumé de ce qu ees font chaque jour, notant es activités cés sur des bouts de papier séparés. Lorsque chaque femme a résumé sa journée, demandez-eur de casser ces activités par ordre d importance et aussi de satisfaction et de paisir que chaque activité procure. Ees peuvent méanger es morceaux de papier, car cea aide au processus de réfexion et de discussion. Demandez aux femmes d expiquer es raisons du cassement qu ees ont choisi. 2. Cassement de utiisation du savon Demandez à chaque femme de noter à quee fin ee utiise e savon, en spécifiant chaque usage sur un bout de papier séparé. Lorsque toutes es femmes ont résumé es principaes utiisations du savon, demandez-eur de es casser par ordre d importance, en discutant avec ees es raisons de eur choix.. 3. Cassement des circonstances de avage des mains Demandez aux femmes de dire quand ees se avent es mains et d indiquer chacune de ces circonstances sur un morceau de papier séparé. Pour chaque circonstance, demandez si du savon a été utiisé et écrire sur e morceau de papier approprié. Séparez es morceaux de papier en deux catégories : avec et sans savon. Pour chaque catégorie, demandez aux femmes, quees circonstances sont es pus importantes pour se aver Manue d hygiène des mains 75
78 es mains et pourquoi e avage des mains est pratiqué. Quand seue de eau a été utiisée, demandez pourquoi e savon ne a pas été. Quand e savon a été utiisé, demandez pourquoi i a été. Note : Dans a discussion sur es raisons du avage des mains (à eau ou au savon), i faut approfondir pour comprendre ques sont es pus importants signaux. Des termes tes que propreté ou saeté ne sont pas des raisons en ees-mêmes. Comment est perçue a raison de se aver es mains, qu i s agisse de signaux sensories, d une impression de contamination, du regard des autres, de a protection de enfant, etc.? 4. Exercice de personnification Demandez aux femmes de décrire e profi des deux personnages suivants : 1. Une personne qui se ave es mains au savon réguièrement. 2. Une personne qui ne se ave jamais es mains au savon. Aspects à approfondir : Apparence, passe-temps, préférence musicae, niveau d éducation, position sociae, qu est-ce que es gens pensent d eux, etc. Que ressentent ces femmes au sujet des deux personnes qu ees viennent de décrire? 5. Cassement des concepts Énoncez à haute voix devant e groupe chaque concept (approbation sociae, soins des enfants, propreté/ contamination, économie), un à a fois. Après chaque concept, demandez aux femmes ce qu ees ressentent au sujet de ce concept et son importance pour ees. Lorsque chaque concept a été discuté, présentez chacun d eux sur un morceau de papier séparé et demandez aux femmes de es casser par ordre : d importance ; de pertinence ; d intérêt ; de dégoût. Demandez-eur d expiquer es raisons de chaque cassement. Enfin, demandez-eur que concept es affecte e pus et que concept, seon ees, serait e pus utie pour essayer de persuader quequ un d adopter une nouvee habitude tee que e avage des mains au savon avant (nommez une circonstance). 6. Canaux de communication Demandez aux femmes quees sont eurs sources principaes d informations. Sources ocaes. Sources nationaes. Les nouvees internationaes. Les réseaux de a santé. À quee fréquence, ont-ees des contacts avec chacun de ces canaux? Lesques de ces canaux préfèrent-ees et pourquoi? Auxques de ces canaux croient-ees ou font-ees e pus confiance? Quees pubicités ont-ees vu/entendu et aimé récemment? Pourquoi es ont-ees aimées? Cea es a-t-ees amenées à vouoir acheter es produits? Outi 4 : Conseis pratiques pour étude des enfants d âge scoaire Les toiettes dans es écoes ne sont pas utiisées seuement pour des questions pratiques d hygiène. Les adoescentes s y rencontrent souvent pour se maquier, parer des garçons et panifier eur soirée, et es adoescents y fument quequefois une cigarette. Les enfants peuvent avoir une autre motivation pour utiiser es toiettes : bavarder et passer du temps entre eux, oin des yeux inquisiteurs des professeurs. I arrive que es enfants soient peu disposés à se aver es mains à écoe, parce qu is ont impression qu être un bon étudiant, cea signifie avoir de a craie sur es mains. Une autre caractéristique très importante des écoes est e fait que es enfants ne veuent pas perdre une minute du temps consacré à jouer avec eurs amis. On doit garder cea à esprit orsqu on mène une recherche sur es enfants. Conseis pratiques : 1. Segmentation: Pensez comme un enfant. Les enfants ont eurs propres programmes, qui sont importants pour eux. Tandis que e début de a puberté pour une adoescente âgée de 12 ans peut être a justification d une meieure hygiène, a nature espiège d un petit garçon de six ans nécessite une stratégie différente. Si a répartition par groupes d âge n est pas faite de manière adéquate, effort de promotion a peu de chance d être efficace. 2. Soyez créatif. Les méthodes conventionnees des groupes de discussion et des questionnaires ne permettent pas toujours d atteindre a vérité. Pour es enfants de moins de 10 ans, es entrevues devraient autant que possibe être basées sur observation et e jeu. Les méthodes de recherche qui incuent des stimuants 76 Manue d hygiène des mains
79 (vidéocips, dessins, photographies, jeux ocaux) ont pus d effets. Connaître toutes es chansons ocaes et es jeux à a mode est très utie. 3. Les enfants évouent en groupes Les enfants adorent être en groupes et n aiment pas passer du temps oin de eurs camarades de jeux. Les techniques d études qui font appe à des groupes de jeux et des paires d amis (questions posées aux deux amis en même temps) aident à obtenir des indications uties. I est souhaitabe que es questions soient orientées de manière à ce que es enfants parent entre eux. 4. Séparez es adutes et es enfants. Dans es écoes, i y a des comportements à risque de a part d adutes (enseignants et directeurs), dont es enfants ont connaissance, mais qu is craignent quequefois de rapporter ors d une recherche effectuée dans un cadre scoaire (enseignants emportant systématiquement e savon chez eux, par exempe). Différentes méthodes de recherche sont nécessaires pour rassember es perceptions des différents groupes. Le gardien de écoe est, dans certains contextes, une figure importante, très respectée parmi es enfants 5. Les enfants peuvent jouer e rôe du chercheur principa. Les enfants peuvent jouer ce rôe en étudiant eurs groupes de pairs. Is sont susceptibes de distinguer e vrai et de imaginaire. L esprit de compétition incite souvent es enfants à s exprimer. Organisez une compétition pour amener es enfants à dire en quoi is sont mécontents des conditions d hygiène médiocres dans eurs écoes et aors identifiez es traits qui reviennent e pus souvent. Demandez aux enfants a même chose de différentes façons afin de trouver a vérité ; par exempe, demandez-eur de dessiner, d écrire, de suggérer des mots et de créer des bandes dessinées et des coages. 6. Commencez par e directeur d écoe. Le directeur d écoe donne e ton pour son écoe et décide si hygiène sera un sujet important. Interviewer d abord e directeur d écoe et ui fournir e rapport d étude vous assurera a bénédiction des autorités de écoe. 7. Identifiez es «meneurs» Les meneurs ou es enfants «écoutés» sont a cé dans un cadre scoaire. Les enfants prennent modèe sur un petit nombre de eaders à écoe. Pour savoir ce qui est «coo», ce qui est «branché», et définir a meieure façon d aborder es autres enfants, identification de ces eaders d opinion est indispensabe. I arrive que es enseignants sachent qui is sont. Considérez a possibiité de former ces eaders, une fois identifiés, pour diriger vos groupes de discussion. Choses à éviter : 1. Utiiser e temps de récréation pour es questionnaires. Les enfants adorent eur temps de récréation. Si vous e eur prenez, eurs réponses ne seront pas d une grande utiité, car es enfants se hâteront de répondre afin de s en aer au pus tôt et de rejoindre eurs copains. Si vous prévoyez d intervenir pendant es récréations, veier à ce qu i s agisse d une activité de groupe, que es enfants apprécieront. 2. Ne pas prendre es enfants pour pus jeunes qu is ne sont. S i y a une chose que es enfants n aiment pas, c est qu on es prenne pour pus jeunes qu is ne sont. Les enfants détestent être dorotés et traités en bébés. I faut savoir ce qui est acceptabe pour chaque groupe d âge. 3. Briser e ien de confiance. Les enfants qui sont objet d une recherche ne sont en rien différents des adutes quant à a discrétion au sujet des informations obtenues. Les enfants comptent sur votre discrétion. 4. Prendre ce que es enfants disent comme aant de soi. La cé d une recherche avec des enfants est d examiner ce qu is ne diraient pas. Les enfants ont une idée caire de ce qu is pensent qu un chercheur veut entendre. Termes de référence 1 : Recherche sur a consommation 1. Contexte généra La diarrhée tue environ deux miions d enfants chaque année. Les excréments humains sont a source de a pupart des agents pathogènes diarrhéiques. Les moments es pus importants où i faudrait se aver es mains au savon sont probabement après un contact avec des excréments humains et avant a manipuation de a nourriture. Un examen récent de ensembe des données disponibes sembe indiquer que e avage de mains au savon pourrait réduire incidence des diarrhées de % et sauver au moins un miion de vies dans e monde. La Banque mondiae et e Programme Eau et Assainissement (PEA), a London Schoo of Hygiene and Tropica Medicine (LSHTM ou Écoe d hygiène et de médecine tropicae de Londres), Académie pour e Déveoppement de Éducation (ADE), ainsi que e secteur privé, en coaboration avec USAID, UNICEF et e Partenariat Eau de a Banque Mondiae et des Pays-Bas sont en train de mettre en œuvre une initiative à échee mondiae visant à promouvoir e avage des mains au savon dans es pays en déveoppement. En 2001, des partenariats ont été étabis sur deux ieux d expérimentation, à savoir e Ghana et État du Keraa en Inde. Pendant exercice 03, initiative sera étendue à au moins deux autres pays. Au/en [pays], e/a/ [administration ocae compétente], e Programme Eau et Assainissement (PEA), a Banque mondiae et UNICEF en coaboration avec d autres partenaires pubics et privés, se proposent de mettre en Manue d hygiène des mains 77
80 œuvre un PPPLM visant à améiorer a santé des popuations exposées aux maadies diarrhéiques par e biais d un partenariat pubic-privé axé sur a promotion du avage des mains avec du savon. Remarque : e présent document ne concerne que a recherche formative. Des études de suivie et d évauations (S&E) séparées seront menées dans e but de rassember des données sur impact du programme. 2. Justification du avage des mains pour [e pays] Voici es motifs justifiant une tee initiative dans e pays : Les maadies diarrhéiques sont une des principaes causes de morbidité et de mortaité parmi es enfants de moins de cinq ans au [pays] (source). L on ne dispose pas de données fiabes pour [pays] concernant e avage des mains au savon après utiisation des toiettes ou après avoir nettoyé un enfant : [non disponibes]. Toutefois, Des discussions informees avec des femmes et des hommes de a communauté révèent que I est maintenant reconnu que e avage des mains est un moyen beaucoup pus économique de réduire incidence des diarrhées que des programmes d infrastructures pus coûteux (par exempe d approvisionnement en eau et d assainissement).pourtant, es initiatives de promotion de hygiène menées précédemment dans e pays ont porté essentieement sur a fourniture d appareis d approvisionnement en eau et d assainissement, sur es méthodes de bonne conservation et sur e traitement de eau, mais pas assez sur e avage des mains. L on dispose, par conséquent, de peu de connaissances dans es zones ruraes et semi urbaines sur a disponibiité et accessibiité du savon et sur opportunité d utiiser du savon, notamment après avoir été en contact avec des excréments. I est nécessaire d étabir une reation entre a promotion de hygiène, a fourniture d appareis d approvisionnement en eau et d assainissement, d une part, et a production et a distribution de savon à moindre coût, d autre part. Cea va sans doute profiter à ce secteur puisque e savon pénétrera un pus grand nombre de foyers démunis, ce qui se traduira par une expansion du marché. Les organismes pubics ont tout à gagner à faire participer es fabricants de savon aux programmes visant à améiorer a quaité de vie par e biais d une réduction de a morbidité résutant d une hygiène insuffisante. 3. Objectifs du travai Cette recherche initiae permettra aux partenaires de concevoir une campagne pertinente sur e avage des mains. L objectif principa de cette recherche est donc d obtenir es informations nécessaires en vue d éaborer un programme de communication efficace destiné à a promotion du avage des mains au savon. Pus précisément, ce travai vise à : obtenir des informations sur es pratiques de avage des mains et sur eur contexte ; comprendre ce qui motive et faciite e avage des mains au sein des communautés ; identifier es groupes cibes ; recueiir des données sur es moyens de communication actueement utiisés. 4. Méthodes L étude exige empoi de méthodes de recherche quantitative et quaitative, notamment des groupes de discussion, des essais comportementaux, des entrevues structurées et des observations structurées pour a coecte de données (voir e tabeau de a section B de annexe), ainsi que a compiation des données de base disponibes. Les pans détaiés de étude seront proposés par organisme de recherches séectionné et arrêtés de concert avec e conseier technique (c est-à-dire e consutant de organisme compétent retenu pour e programme) et avec appui technique du partenariat. On trouvera une méthodoogie reative aux techniques de recherche initiae dans es brochures «Happy, Heathy and Hygienic» UNICEF/LSHTM Responsabiités de organisme de recherches sous contrat L organisme sera chargé des tâches suivantes : Éaboration du pan détaié de étude devant être effectuée de concert avec [organisme responsabe] (c està-dire e cient) et ses conseiers techniques. Mise en pace et gestion de étude. Dispositions ogistiques, c est-à-dire es dépacements, hébergement, es indemnités, es communications et a papeterie. Assurance quaité. Anayse des résutats. Production d un rapport fina en 10 exempaires. I reviendra à organisme de recruter, de former et de superviser une équipe compétente d enquêteurs Le Partenariat fournira un appui technique aux étapes cés de ce travai, à savoir, entre autres : évauation des offres techniques ; examen des pans détaiés proposés et des enseignements tirés de expérience passée ; a fourniture d une assistance pour a formation des travaieurs sur e terrain pendant a phase d expérimentation des 78 Manue d hygiène des mains
81 instruments de recherche, ajustement et a finaisation de a proposition ; e suivi du système de contrôe de quaité afin d évauer es progrès réaisés et de procéder à une réorientation si nécessaire ; examen de a première version du rapport et des recommandations en vue de a production du rapport fina. 6. Quaifications et séection de organisme sous contrat L organisme sera spéciaisé dans es études de marché et es sondages et possédera une expérience d au moins cinq ans au titre des études sur a consommation au/en [pays et/ou région]. L équipe devra démontrer que ses membres possèdent de expérience en matière de méthodes de recherche aussi bien quantitative que quaitative. Une expérience dans e secteur commercia est un atout indispensabe. Les quaifications de équipe proposée pour conduire étude feront partie de offre à soumettre et devront comprendre e personne cé suivant : Un statisticien et un expert en sciences sociaes ou un anthropoogue ayant : expérience des enquêtes quaitatives et quantitatives ; une bonne connaissance de industrie; expérience des produits avants ; une bonne connaissance de a angue ocae. Les enquêteurs doivent : avoir au moins un an d expérience de travai sur e terrain ; être de sexe féminin ; et parer couramment es angues ocaes (seon es besoins). L organisme fournira un pan détaié concernant a gestion et assurance de quaité de étude et justifiera, pour ce qui est du personne, effectif proposé. 7. Les produits finaux Les produits finaux comprennent : L ensembe des données éectroniques apurées et entièrement référencées sous un format convenu, accompagné des exempaires des fiches initiaes de coecte de données. Les transcriptions compètes de toutes es entrevues approfondies et des discussions de groupe sous format éectronique. Un document de 50 pages en dix exempaires contenant es résutats détaiés. Un document sommaire iustré de huit pages destiné à une utiisation générae et une version éectronique de ce même document devant être affichée sur es sites Internet. Une présentation des résutats ors de ateier des intervenants. Le principa rapport comprendra es chapitres suivants : I. Approche II. Méthodes III. Caendrier IV. Résutats exposés seon e cadre fourni au tabeau dans a section A de annexe. V. Concusion et recommandations Le rapport comportera des graphiques en cas de besoin. Les annexes contiendront toutes es informations de base pertinentes pour étude. Toutefois i n est pas nécessaire qu ees fassent partie du rapport proprement dit. 8. Caendrier des travaux I est prévu que e travai dure environ 13 semaines. Cette période commence avec a nomination de organisme de recherches et se termine par a remise du rapport fina. Voici e caendrier des activités : Activités Caendrier Organisation et formation Semaine 1 Rapport initia comportant une méthodoogie bien définie et du matérie soumis à des tests préaabes Semaine 2 Enquête sur e terrain Semaine 3 à 10 Anayse Semaine 10 Rapport préiminaire et présentation aux partenaires Semaine 11 Rapport fina Semaine 14 Manue d hygiène des mains 79
82 Section A : Cadre méthodoogique de recuei des variabes et données On trouvera ci-dessous e cadre d une recherche de base sur e avage de mains. I a pour objet de donner des indications concernant a conception et a mise en œuvre de a recherche par organisme responsabe. Probèmes 1. Quees sont es méthodes de avage des mains pratiquées actueement? 1.1 Comment es personnes s occupant des enfants se avent-ees es mains (aux moments cés)? 1.2 Comment es autres membres de a famie se avent-is es mains (aux moments cés)? 1.3 Que est e savon (savon de essive ou savon de toiette) ou autre produit utiisé? 1.4 D où provient eau? 1.5 Quee est a pace habituee du savon? 1.6 Comment es gens se sèchent-is es mains après es avoir avées? 2. Qu est-ce qui motive et faciite e avage des mains? 2.1 Déterminants Qu est-ce qui motive es gens à observer une hygiène domestique, à se doucher et à se aver es mains au savon? A a suite de quee activité se ave-t-on habitueement es mains? Avec/sans savon? Circonstances et cas précis amenant es gens à se aver es mains. Raisons qui poussent à ne pas utiiser e savon pour se aver es mains aux moments cés? C est-à-dire inhibiteurs psychosociaux à utiisation du savon : coût, odeur, assèchement de a peau Comment et quand a-t-on appris à se aver es mains? Par qui cea a-t-i été enseigné? Quees sont es propriétés d un bon savon pour se aver es mains? Source des données/ Méthode Échantion quantitativement représentatif des méthodes de avage des mains au moyen de observation structurée. Essais de comportement. Entrevues approfondies. Groupes de discussion. Entrevues approfondies avec des éèves (12 ans environ). Notes Note 1 : Se reporter au cadre de S&E. Note 2 : Les circonstances spécifiques de avage des mains qui devront être répertoriées dépendent des objectifs précis du programme sur e avage des mains. Note 3 : L observation structurée doit être conçue de manière à pouvoir rendre compte de toutes es opérations de avage des mains aux moments cés. Note 4 : Un déterminant est un facteur psychosocia de motivation ou d inhibition des pratiques en matière d hygiène et peut être soit positif soit négatif. Note 5 : En dressant inventaire des déterminants des comportements en matière d hygiène, i est nécessaire de reever, de façon séparée, es facteurs de motivation concernant hygiène en généra, a toiette, e avage des mains (à eau) et e avage des mains au savon. Note 6 : Cherchez à carifier e sens donné aux termes «propre» et «sae». Sont-is définis de façon visuee, par e toucher, (suite) 80 Manue d hygiène des mains
83 Cassement des marques de savon et de eurs propriétés pour e avage des mains (demandez des expications sur ce cassement) et des méthodes de avage des mains. Cassement des déterminants/concepts pris comme hypothèses (statut, désir de protection, aversion, esthétique, désir de paire). Images/croyances en matière de propreté/ saeté, bonne santé/maadie, pratiques hygiéniques/non hygiéniques Règes concernant utiisation de savon au sein du ménage. odorat ou par des considérations de pureté morae? L environnement renvoie aux conditions extérieures qui faciitent ou empêchent e avage des mains au savon. Voir a note jointe sur Ce qui motive e avage des mains (annexe 3). Une formation est nécessaire sur a motivation au avage des mains et sur e cassement des concepts. 2.2 Environnement Approvisionnement en eau : empacement, type, accès (coût, distance, personne en étant chargée), conservation. Équipements d assainissement : empacement, type, accès (y compris pour es enfants), présence de matières fécaes dans a cour? Instaations pour e avage des mains : que type d instaations (vérifier)? A que endroit sont-ees situées? Distance par rapport aux toiettes, pace du savon, état, accès. Enquête sur es ménages. Observations structurées. Entrevues approfondies- Groupes de discussion. 3. Ques sont es pubics cibes? 3.1 Qui achète e savon? 3.2 Qui prend a décision d acheter du savon? 3.3 Qui infuence es acheteurs et es décideurs? Groupes de discussion. Entrevues approfondies. Enquête sur es ménages. 4. Comment communiquer avec es pubics cibes? Champ d action et portée de tous es moyens de communication, y compris modernes, gouvernementaux et traditionnes. 4.1 Temps d écoute et moments d utiisation des supports de communication (données quantitatives). Enquête sur es ménages. Groupes de discussion/ Entrevues approfondies. Données sur es supports commerciaux disponibes. Note 7 : Prévoir es coûts de consutation des bases de données commerciaes. (suite) Manue d hygiène des mains 81
84 4.2 Audience de tous es vecteurs d information traditionnes. 4.3 Audience des vecteurs de communication pubics. 4.4 Quees sont es émissions appréciées et pourquoi? De quoi e pubic se souvient-i? (données quaitatives). 4.5 Quees sont es annonces connues et appréciées, pourquoi? 4.6 Ques sont es vecteurs de communication jugés es pus crédibes? Enquête sur es ménages Groupes de discussion/ Entrevues Approfondies Note 8 : Les vecteurs traditionnes sont notamment es égises, es organisations à vocation sociae, es groupes de femmes, es marchés, es manifestations ocaes, etc. Les vecteurs pubics sont notamment es services de santé (p. ex. : campagnes de vaccination, soins maternes et post-natas), écoes, services de vugarisation agricoe, coectivités ocaes, etc. 82 Manue d hygiène des mains
85 Section B : Définitions des outis de recherche Enquête sur es ménages : conçue pour un échantion représentatif de mères/personnes s occupant des enfants et d enfants de moins de cinq ans. Entrevue approfondie : entrevue biatérae quaitative avec transcription intégrae à aide d un guide. Essais comportementaux : des voontaires sont invités à adopter a pratique du avage des mains au savon sur une période de deux semaines et sont ensuite interviewés. Observation structurée : technique d observation et d inventaire systématiques des pratiques particuières afin de es quantifier directement et suivre impact du programme. Cea impique une préparation minutieuse, une expérimentation poussée, une formation, un suivi et un contrôe de a quaité. Liste de contrôe : une iste de tous es comportements qui exposent es enfants aux maadies de diarrhéiques. La iste doit identifier es comportements (nature, moment, ieu, et auteur du comportement en question) observés à a maison. Les résutats servent à concevoir es instruments de étude. Groupes de discussion : des entrevues avec de petits groupes de personnes reativement homogènes qui sont invitées à réféchir sur es questions posées par es enquêteurs, à fournir eurs propres commentaires, à écouter ce que e reste du groupe a à dire et à réagir à eurs observations. Pour cea, i faut un animateur habie capabe d orienter a discussion, de faire des recoupements entre es commentaires des uns et des autres et de s assurer de a participation équiibrée de tous es membres. Remarque : tous es instruments doivent être traduits et re-traduits, expérimentés et testés. Référence : Happy, Heathy and Hygienic UNICEF/LSHTM Section C : Note sur ce qui motive e avage des mains Les études menées précédemment indiquent que es pratiques de avage des mains sont fonction de déterminants psychoogiques, des habitudes et de environnement (Curtis 2001). Les déterminants peuvent être positifs ou négatifs. Voici es principaux déterminants positifs : Désir de protection : e désir de protéger es enfants. Ce désir est souvent ié à a santé, comme indiqué ci-après. Statut : e désir de présenter une apparence propre dans e but de préserver son statut socia et sa dignité. Esthétique : e désir d être beau/bee, de sentir bon afin d exercer une attraction sur es autres et de se sentir bien. (N.B. : Les déterminants 2 et 3 en particuier sont iés.) Aversion/Répugnance : un instinct qui pousse à éviter et à supprimer tout ce qui est répugnant (comprend des signaux sensories ofactifs, tacties, visues tes que a vue de taches, une sensation de moiteur dans es mains, es mauvaises odeurs ou a sensation réee ou imaginaire d être contaminé ; I est important de savoir eque de ces signaux provoque e pus a répugnance afin d orienter es messages promotionnes concernant e avage des mains. I sembe exister une étroite corréation entre es objets de dégoût et es causes d infection et de maadies auxquees étaient confrontés nos ancêtres, d où, seon Curtis (2001), cette tendance à repousser instinctivement ce qui est répugnant. Santé : es consommateurs expiquent souvent qu is se avent es mains par souci d éviter es germes infectieux et a maadie. Toutefois, utiité de cette expication dans es programmes de changement de comportement est incertaine (voir note). Souvent a notion de bonne santé est iée à instinct de protection et au désir de protéger ses enfants de a maadie. N.B. : a motivation sous-jacente est peut-être surtout e souci de favoriser une vie mieux ordonnée et pus équiibrée assurant succès et bien-être, putôt qu un comportement déterminé en fonction d une compréhension inteectuee des mécanismes seon esques des microbes particuiers provoquent des maadies spécifiques. Les microbes sont égaement considérés comme de petites bêtes invisibes, repoussantes et devant être éiminées. Les déterminants négatifs comprennent, entre autres, a paresse, e désir de faire queque chose qui va à encontre d un avage des mains, a voonté d éviter e savon en raison de son parfum, des croyances concernant es iens entre es signaux sensories et a présence de «microbes» et d agents pathogènes. Les habitudes sont des réfexes comportementaux normaux et semi-automatiques qui s instaent dès es premiers moments de a vie. L environnement extérieur peut faciiter ou être un obstace au avage des mains. Par exempe, à où on trouve faciement de eau et du savon, on a davantage tendance à se aver es mains au savon. En revanche, si es toiettes sont oin de a maison et d un point d eau, on est moins encin à se aver es mains après s y être rendu. Manue d hygiène des mains 83
86 1. Curtis, V.A., S. Cairncross, & R. Yoni Domestic hygiene and diarrhea, pinpointing the probem. Tropica Medicine and Internationa Heath 5(1): Curtis, V Hygiene: how myths monsters and mothers-in-aw can promote behavior change. Journa of Infection 43: Les diarrhées peuvent être évitées si, au moyen d instaations sanitaires convenabes et du avage des mains, on empêche es excréments de contaminer environnement. Le avage des mains au savon pourrait à ui seu réduire es cas signaés de 35 %. 3. Curtis, V. & A. Biran Dirt, disgust and disease- Is hygiene in our genes? Perspectives in Bioogy & Medicine v.1: Luby, S.P., M. Agboatwaa, J. Painter et a Effect of intensive handwashing promotion on chidhood diarrhea in high-risk communities in Pakistan, a randomized controed tria. Journa of the American Medica Association 291(21): Termes de référence 2 : Coordonnateur du programme «Se aver es mains» Coordonnateur du Partenariat pubic-privé «Se aver es mains» au Pérou Termes de référence 1. Contexte généra Le gouvernement du Pérou, avec e soutien du Programme Eau et Assainissement (PEA) et d autres intervenants, ance actueement une nouvee initiative qui vise à promouvoir e avage des mains au savon dans e cadre d un partenariat pubic-privé (PPP), objectif étant de réduire a morbidité dues aux diarrhées chez es enfants de moins de cinq ans. Une expérience bien étudiée, menée dans e cadre d un autre PPP en Amérique centrae, montre que impact sur e avage des mains est positif et se traduit par une baisse de incidence des maadies diarrhéiques. Avec a coaboration des trois pus grands fabricants de savon, a Banque mondiae, e PEA, UNICEF et USAID ont ancé une initiative simiaire au niveau mondia. Deux projets piotes, un dans état du Keraa, en Inde, autre au Ghana, reposent déjà sur a mise en pace d un PPP oca. Le Pérou peut aujourd hui donner pus d ampeur à ce programme. I reste à trouver un coordonnateur oca pour ce PPP nouveau et prometteur. Justification de Initiative : Les maadies diarrhéiques, qui tuent chaque année deux à trois miions d enfants dans e monde, sont a troisième cause de morbidité au Pérou et sont responsabes de 35 % des maadies des enfants âgés de moins de cinq ans. La pupart des maadies diarrhéiques sont causées par une contamination fécae-orae. On ne dispose pas de données fiabes concernant e avage des mains au savon après utiisation des toiettes ou après avoir nettoyé un enfant. Les initiatives de promotion de hygiène se sont concentrées sur approvisionnement en eau et es équipements d assainissement, sur es bonnes méthodes de stockage et de traitement de eau, mais non sur e avage des mains. Aussi en sait-on très peu sur a disponibiité, e coût et attrait du savon, spéciaement en ce qui concerne son usage après un contact avec des excréments, dans es zones ruraes et semi-urbaines. I est nécessaire de mettre en évidence a reation entre, d une part, enseignement de hygiène, approvisionnement en eau et es instaations sanitaires et, d autre part, a production et a distribution de savons à un prix abordabe. L industrie y trouvera son compte puisque, grâce à une expansion du marché et à une pénétration du savon dans des ménages pus pauvres, ee vendra pus de savons. Les organismes pubics ne peuvent que bénéficier d un effort visant à associer es fabricants de savon aux programmes visant à améiorer a quaité de vie de a popuation par une réduction de a morbidité causée par des pratiques déficientes en matière d hygiène. 2. Objectifs de a consutation Pour assister e DIGESA, e PEA et es autres partenaires à étabir un partenariat pubic-privé pouvant assurer e succès d une initiative sur e avage des mains, on s attend à ce que e coordonnateur coordonne toutes es activités de partenariat et gère a panification et a mise en œuvre des activités convenues durant a phase initiae du processus. Le résutat fina de cette première phase est a présentation d un pan d activité et d une stratégie de communication qui soient approuvés. 3. Éventai de services Le consutant offrira es services suivants : Promouvoir des reations efficaces entre es partenaires du secteur privé, du secteur pubic, des ONG et des organismes extérieurs participant à initiative sur e avage des mains, en mettant surtout accent sur a crédibiité et sur a capacité de mobiiser es ressources techniques du secteur privé. Assurer a iaison avec équipe mondiae pour obtenir de expertise et des informations des initiatives ancées dans d autres pays et à échee mondiae. 84 Manue d hygiène des mains
87 Conduire une étude de base concernant es études et es rapports existants issus des programmes d hygiène et de promotion de hygiène (en particuier es pratiques en matière de avage des mains) au Pérou. Recueiir des données suppémentaires sur a situation du marché, une attention particuière étant accordée aux pans es pus pauvres de a popuation. Identifier es organismes de recherche susceptibes de participer à initiative et coordonner a panification, e recrutement des consutants et a mise en œuvre de étude sur a consommation. Mener à bonne fin anayse de a situation en intégrant es résutats des trois études ( étude de base, étude de marché et étude des organismes). Éaborer un pan d activité et une stratégie de communication préiminaires dans e cadre d un processus itératif, cherchant ainsi à encourager a participation des partenaires. soumette un pan d activité définitif tenant compte des commentaires et de engagement des partenaires. 6. Rôe du cient Le PEA fournira au consutant un espace pour son bureau et des outis de communication nécessaires pour faire son travai. On s attend à ce que e consutant apporte son propre ordinateur. Le PEA et e DIGESA devront présenter econsutant au réseau de contacts appropriés et fournir un appui continu pour renforcer a cohésion des reations entre es organismes. 7. Compte-rendu Le consutant doit faire un compte-rendu au Coordonnateur du Programme du PEA dans e pays et travaier en étroite coaboration avec e directeur du DIGESA et son personne. Des copies de tous es rapports doivent être remises au DIGESA. Le consutant soumettra chaque mois de brefs rapports d étape et e pan de travai pour e mois suivant. Trouver des fonds pour financer es activités du pan d activité. Soiciter des commentaires et soumettre un pan et un budget définitifs et approuvés. 4. Approche Le consutant travaiera étroitement avec e personne cé du PEA et de DIGESA et avec es autres partenaires pour construire un consensus sur a direction et étendue de initiative du PPPLM à aide de mécanismes participatifs. Au départ, e consutant gagnera a confiance des partenaires en entrant en contact avec eux un par un. Des stratégies appropriées doivent être adoptées pour susciter et soutenir intérêt de tous es intervenants dans initiative de PPPLM. 5. Rôe du consutant On attend du consutant qu i : ivre une anayse de a situation du marché du savon et des programmes de promotion de hygiène pour es pus pauvres gérés par es secteurs privé et pubic et par es ONG au Pérou ; organise des réunions et coordonne e Comité directeur du PPPLM (a formation sera a responsabiité du PEA et du DIGESA) ; s assure de a quaité de étude sur a consommation grâce à une supervision du travai ; présente un pan d activité préiminaire ; 8. Niveau d effort et durée de a tâche Le consutant doit être à origine embauché pour une première phase de six mois d une période de 10 mois, ce qui ui permettra de mener à bien a première phase du processus de PPP. On pourra, compte tenu des résutats et de a disponibiité des fonds, retenir ses services pour a phase suivante. 9. Quaification Le consutant doit avoir une soide expérience professionnee dans e secteur privé en matière de marketing et/ou de prospection de cientèe pour es biens de consommation courante. Le consutant doit posséder une grande expertise dans a conception et exécution de pans de marketing axés sur un changement de comportement. Une certaine connaissance des études de marché et des agences de communication est indispensabe. En outre, i faut que e consutant ait des aptitudes en matière de reations interpersonnees et qu i soit capabe de travaier avec tous es partenaires afin d être un catayseur efficace. La maîtrise de angais est éminemment souhaitabe. 10. Processus de séection Des candidats préséectionnés satisfaisant aux critères de quaification seront invités à passer une entrevue avec es responsabes du PEA et du DIGESA. La séection finae sera fondée sur es quaifications du consutant, sur approche qu i entend priviégier dans e travai et sur a proposition financière. Manue d hygiène des mains 85
88
89 ABRÉVIATIONS CCAEA CDC AVCI DANIDA DDC DFID EAE EC EDS LSHTM ODM ONG OS PHM PPP PPPLM RP TRI UNICEF UNICEF/EAE USAID VAN WSP Consei de concertation pour approvisionnement en eau et assainissement Contact direct avec e consommateur Année de vie corrigée du facteur invaidité Agence danoise pour e déveoppement internationa Direction du déveoppement et de a coopération (Suisse) Ministère britannique du déveoppement internationa Eau, assainissement et environnement Entrevues de consommateur Enquêtes démographiques et sanitaires Écoe d hygiène et de médecine tropicae de Londres Objectifs de déveoppement pour e Miénaire Organisation non gouvernementae Observations structurées Projet pour hygiène du miieu Partenariat pubic-privé Initiative de partenariat pubic-privé de avage des mains Reations pubiques Taux de rentabiité interne Fonds des Nations Unies pour enfance Fonds des Nations Unies pour enfance/eau, assainissement et environnement Agence des Etats-Unis pour e déveoppement internationa Vaeur actuaisée nette Programme pour Eau et Assainissement
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92 The Word Bank Group 1818 H Street, NW Washington DC, États-Unis d'amérique Té. : Courrie : [email protected] Chefs d'équipes de projet Parameswaran Iyer, Jennifer Sara Principaux coaborateurs Vaerie Curtis, Beth Scott, Jason Cardosi Le Partenariat pubic-privé mondia de avage des mains Production Vandana Mehra Ouvrage conçu par Write Media et imprimé par PS Press Services Pvt. Ltd.
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