CALCUL DES CHARGES DE CLIMATISATION 1 OBJECTIFS Ce texte est un extrait du guide AICVF «calcul des charges de climatisation et conditionnement d air». On appelle charges d un local les quantités d énergie et d humidité qu il faut retirer de l air par unité de temps pour assurer les conditions de température et «éventuellement» d humidité, souhaitées à l intérieur du volume climatisé. On distingue 2 types de charges calculées heure par heure : - les charges enthalpiques exprimées en watts [W], correspondant aux quantités d énergie qu il faut retirer par seconde ; - les charges latentes exprimées en watts [W], correspondant aux quantités d humidité qu il faut retirer par seconde. Ces charges sont positives quand il faut les retirer, négatives quand il faut en fournir. La notion de charge peut être appliquée à chaque heure, et à chaque saison. Toutefois, nous allons utiliser une méthode de détermination de ces charges établie à partir de journées climatiques dites «de base». Il s agit de journées conventionnelles correspondant à des conditions extrêmes et définies pour l hiver ou pour l été. Le conditionnement d air et la climatisation 1. Le conditionnement d air permet de contrôler l humidité relative en même temps que la température, pour des besoins de fabrication ou de conservation. La température et l humidité sont fixées ; 2. La climatisation permet d atteindre des conditions de confort pendant, au minimum, la saison chaude. On distingue cinq types de climatisation : La climatisation continue : température intérieure constante et fixée durant toute la journée de référence, humidité libre. La puissance à installer correspond au maximum horaire (applications professionnelles ; La climatisation résidentielle : puissance installée qui autorise une certaine fluctuation de température intérieure, humidité libre ; La climatisation discontinue : température intérieure constante et fixée durant toute la période d occupation, libre en dehors. Humidité libre. Applications professionnelles. La climatisation partielle : rafraichissement sans obligation, durant les journées les plus chaudes, de parvenir aux conditions d une climatisation continue ; La climatisation naturelle : température intérieure et humidité libre. 2 LES ELEMENTS DE BASE 2.1 - LES UNITES ET SYMBOLES Unités de temps : heure et fraction décimale de l heure (12,4 [h] équivaut à 12h24 ; Unités d angles : degré et fraction décimale de degré (3,5 [deg] équivaut à 3 deg 3 ; Unités de température : degrés Celsius [ C] pour les températures et Kel vin [K] pour les écarts de température. Toutes les autres grandeurs sont exprimées en unités du système S.I. 2.2 - LES COORDONNEES GEOGRAPHIQUES La latitude L : est mesurée en degrés d angle / équateur ; La longitude l : est mesurée en degrés d angle / méridien de référence ; L altitude z : est mesurée en mètres [m] / niveau moyen des mers APPORTS page 1/14
2.3 GRANDEURS CARACTERISTIQUES DE L AIR La pression atmosphérique (p at : est exprimée en pascals [Pa], elle ne dépend que de z. L air sec et l air humide 5,25588 at = 1,1325 (1,225577 z p La climatisation et le conditionnement d air font fréquemment appel à la notion d air humide. Ce n est pas autre chose que l air normal qui est constitué d un mélange d air sec et d humidité. Le volume massique : en m 3 /kg, se réfère à la masse d air humide ; Le volume spécifique : en m 3 /kg a, se réfère à la masse d air sec. L enthalpie spécifique de l air humide En climatisation et en conditionnement d air, hors des circuits frigorifiques, les calculs énergétiques font intervenir la notion d enthalpie. On peut considérer qu il s agit d une mesure de l énergie contenue dans l air lors des évolutions à pression constante. H S : enthalpie spécifique de l air humide en [J/kg a ] ; L humidité relative H P V R = V PV sat PV sat Les débits d air P : pression de vapeur d eau [Pa] ; Les débits d air peuvent s exprimer : - en débit-volume [m 3 /s] ; - en débit-masse [kg/s] ; - en débit-masse d air sec [kg a /s]. 2.4 LE DECOUPAGE DU TEMPS : pression de saturation à la température de l air [Pa]. Dans les calculs d été, les phénomènes sont de périodicité 24 heures : - apports internes - conditions climatologiques extérieures ; - conditions climatiques intérieures. La journée est découpée en 24 plages horaires (index k de à 23. k = 3 : plage entre 3h et 4h. La plupart des apports sont évalués, dans chaque plage, pour leurs valeurs moyennes. Pour les températures et ensoleillements, l évaluation est faite au milieu de la plage. 2.5 LES CONDITIONS EXTERIEURES ET INTERIEURES DE BASE Il faut bien distinguer les conditions de base d hiver et les conditions de base d été. Les conditions d hiver Mêmes conditions que les calculs de déperditions réglementaires aves une température et une humidité relative extérieure constante et des zones géographiques spécifiques. Les conditions d été Cinq zones géographiques d été : A1, A2, B, C1 et C2 ; La température extérieure de base est variable et fonction de la zone géographique ; La température intérieure = 25 C ; L humidité relative extérieure de base est constante ; L humidité relative intérieure = 5%. APPORTS page 2/14
2.6 LES ECHANGES THERMIQUES DANS LES PAROIS 2.6.1 Les parois opaques a température extérieure virtuelle APPORTS page 3/14 Extérieur paroi Lorsque les rayons du soleil atteignent une paroi Intérieur opaque, une partie du flux solaire est réfléchi et une [W/m 2 ] partie est absorbée par les différents matériaux qui constituent la paroi opaque. T i Il n'y a pas de flux solaire transmis puisque la paroi est opaque au rayonnement. Ce flux absorbé (l'énergie est dégradée en chaleur est d'autant plus grand que la φ [W/m 2 ] couleur du parement de la paroi est sombre. L'inertie de la paroi conditionne le temps de réponse (transmission de la chaleur au local. Plus l'inertie est grande, plus les apports thermiques sont amortis et différés dans le temps. Pour calculer les apports dus à l'ensoleillement des parois opaques et pour prendre en compte l'inertie de ces dernières, on utilise le concept de la température extérieure virtuelle (Te V qui intègre le flux solaire et les caractéristiques des parois opaques (capacité d'absorption et inertie. La température extérieure virtuelle est en fait la température extérieure fictive dont le T avec la température intérieure occasionnerait le même flux de chaleur en régime permanant établi (donc sans fluctuation des températures que celui dû à l'ensoleillement et à l'inertie de la paroi. Le calcul de cette température virtuelle ne sera pas détaillé mais la base de calcul pour la température virtuelle est l'heure solaire (l'été, deux heures de moins que l'heure légale. φ = U (Te Ti Le guide AICVF prévoit 5 parois extérieures types Tables Type Composition type T1 Toiture-terrasse V 1 cm de plâtre + 2 cm hourdis béton + 6 cm laine de verre + 12 cm forme de pente (1 + étanchéité. T2 Toiture légère Plaque de plâtre + 8 cm laine de verre + toiture tuiles. E1 Mur rideau 1 cm acier + 6 cm polyuréthane + 1 cm vitré. E2 Mur classique 2 cm plâtre + 22 cm brique creuse + 2 cm enduit. E3 Mur moderne 2 cm plâtre + 6 cm polyuréthanne + 1 cm béton. (1 : Ouvrage (bois ou maçonnerie en pente, protégé par un revêtement étanche et destiné à rejeter les eaux dans une direction donnée. b Le coefficient de transmission thermique U 1 Rappel sur le calcul du coefficient de transmission thermique U : U = 1 1 ei Avec R S + RS + + hi he i λi Comme les coefficients d échange superficiel h i et h e sont différents l hiver et l été, le guide AICVF adopte deux coefficients de transmission thermique U : = U : Coefficient de transmission thermique d hiver [W/m 2.K] ; U : Coefficient de transmission thermique d été [W/m 2.K]. Ce qui donne pour les différents types de parois : Pour les parois extérieures verticales Pour les parois extérieures horizontales Pour les parois intérieures verticales Pour les parois intérieures horizontales U = (1 +,14 U U = (1 +,16 U U = (1 +,26 U U = (1 +,3 U T e j R j
2.6.2 Les parois translucides La charge thermique transmise au local par les parois vitrées peut être relativement importante voir même prépondérante sur la charge totale. De ce fait, il est nécessaire de l'estimer de la façon la plus précise possible. Lorsque le rayonnement solaire atteint une paroi vitrée les échanges se font de deux manières. Par rayonnement : suivant sa transparence, le vitrage transmet une partie du rayonnement aux éléments intérieurs comme les parois opaques (murs, planchers et le mobilier et cette énergie se dégrade en chaleur ce qui induit une augmentation de la température du local. il s agit d une charge radiative ; Par conduction : Le vitrage s échauffe au contact de l air extérieur et par absorption du rayonnement qui le traverse. cette énergie se transforme en chaleur et est transmise au local par convection au sein de la couche limite superficielle intérieure il s agit d une charge conductive ; 2.7 LES CHARGES INTERNES incident réfléchi Ces charges sont de trois types : - Les charges dues à l éclairage artificiel (ce sont des charges enthalpiques ; - les charges dues aux occupants (charges enthalpiques et latentes ; - les charges dues aux processus (matériel divers. 2.8 LES CHARGES DE VENTILATION ET D INFILTRATION absorbé transmis Même principe de calcul que les calculs réglementaires avec prise en compte des charges latentes, le flux étant soit intérieur extérieur, soit extérieur intérieur. 2.9 LES PROTECTION SOLAIRES Ces protections permettent de réduire les charges solaires, il s agit : - de protection intérieur de type store ou rideau ; - de protection incorporée de type store ; - de protections extérieures de type store ou brise soleil. APPORTS page 4/14
3 LES CALCULS SOLAIRES 3.1 LES OBSTACLES A L ENSOLEILLEMENT Une des plus grandes difficultés liée au calcul des charges concerne la détermination des éclairements solaires reçus par les parois extérieures, aux différentes heures de la journée. Les formules de calcul sont connues mais délicates à appliquer et, de fait, conduisent à surestimer les charges. La notion de masque Un masque est un élément extérieur générant une ombre : relief, bâtiment en face, retours de bâtiments, brise soleil, etc On distingue : - les masques distants : le relief et les bâtiments en vis-à-vis ; - les masques immédiats : les brise-soleil, y compris les balcons. Remarque : les protections solaires de type stores ou rideaux ne sont pas considérées comme des masques. Le traitement des masques Il est conseillé : - pour les parois opaques, de ne tenir compte que des masques distants ; - pour les parois translucides, de tenir compte à la fois des masques distants et immédiats. 3.2 LE TRAITEMENT SIMPLIFIE DES MASQUES DISTANTS Le traitement simplifié peut se faire par utilisation de tables donnant la position du soleil par rapport aux façades (guide AICVF ou par utilisation du diagramme solaire Le diagramme solaire Pour une latitude donnée, le diagramme solaire représente la position du soleil en fonction de sa hauteur, de son azimut, de l'heure universelle et en fonction du mois (le 15 ème ou le 21 ème jour du mois.. heure officielle = heure universelle + 1 h, en hiver et = heure universelle + 2 h, en été. Il suffit de superposer le(s masque(s lointain(s sur le diagramme solaire pour vérifier l incidence de ce(s dernier(s sur l ensoleillement d un bâtiment. APPORTS page 5/14
- A 9h3 (heure solaire le 15 mars (ou le 15 septembre, le soleil aura une hauteur de 35 (par rapport à l'horizon et son azimut sera - 5 (vers l'est par rapport au Sud, - Les formes en gris représentent une maison et un arbre visibles. Afin de placer ces masques sur le diagramme solaire, il a fallu mesurer l'hauteur et l'azimut de quelques points importants (la gouttière et le faîte de la maison, et la pointe culminante du grand arbre ; - En décembre, la maison va cacher le soleil à partir de 11h3 (solaire ; - Entre fin février et fin octobre, l éclairement du soleil pourrait se faire au moins 6 heures chaque jour ; - l'emplacement ne sera jamais ensoleillé après 15h3. 3.3 LE TRAITEMENT SIMPLIFIE DES MASQUES IMMEDIATS 3.3.1 Les balcons et les brises soleil horizontaux a L'indicateur d'occultation La figure ci-contre représente l'indicateur d'occultation d'une fenêtre rectangulaire. Les courbes en arche (appelées lignes d'ombres prenant appui aux deux extrémités de la base de l'indicateur servent à étudier les avancées horizontales au-dessus d'une fenêtre. Les lignes verticales portées sur l'indicateur de 15 en 15 servent à étudier les avancées verticales. L'indicateur d'occultation est valable quelles que soient les dimensions et l'orientation de la fenêtre. APPORTS page 6/14
b Profil d'ombre d'un écran horizontal Pour dessiner le profil d'ombre d'une fenêtre équipée d'un écran horizontal, il faut commencer par déterminer les angles a, b et c. L'angle "a" représente un ombrage de la fenêtre de 1 %, l'angle "b" un ombrage de 5 % et l'angle "c" un ombrage nul. Ensuite, il convient de repérer les trois lignes d'ombre relatives aux angles "a ", "b " et "c" sur l'indicateur d'occultation. 3.3.2 - Profil d'ombre d'un écran vertical Il existe deux types fondamentaux de pare-soleil vertical : - Les avancées perpendiculaires à la façade ; - Les avancées qui sont obliques à la façade. Détermination des angles "a", "b ", "c", "d", "e" et "f" On détermine d abord les angles "a" et "b". Ceux-ci correspondent à l'occultation complète de la baie. Ensuite, il faut déterminer les angles "c" et "d" qui représentent une occultation à 5 % et enfin les angles "e" et "f" pour une occultation nulle. On trace alors les lignes verticales relatives aux angles "a", "b ", "c", "d", "e", "f" à partir de la base de l'indicateur d'ombre. avancées perpendiculaires à la façade APPORTS page 7/14
Avancées qui sont obliques à la façade 3.3.3 - Combinaison d'avancées horizontales et verticales Pour déterminer le profil d'ombre d'un ensemble paresoleil comportant des parties horizontales et verticales, il suffit de fusionner les profits des deux types d'avancées. Avancées horizontales Avancées verticales Fusion des deux 3.3 L IMPACT DE LA PROTECTION Pour connaître les périodes durant lesquelles la protection sera efficace, le profil d'ombre de celle-ci est comparé au diagramme solaire. Il s'agit de superposer les deux diagrammes qui doivent évidemment être à la même échelle. L'index du profil d'ombre doit être positionné sur la valeur de l'azimut correspondant à l'orientation de la fenêtre. APPORTS page 8/14
Pour les écrans horizontaux, la fenêtre est entièrement à l'ombre aux heures où le soleil est au-dessus de la ligne "a"; elle est à demi-ombragée pour les points se situant sur la ligne "b" et non protégée lorsque le soleil est sous la ligne "c". De même, pour les écrans verticaux, la fenêtre sera protégée pour les positions du soleil se trouvant au-delà des lignes "a" et "b" et aura une protection partielle respectivement entre les lignes "c" et "e", et "d" et "f". 3.4 EXEMPLES 3.4.1 Exemple 1 Une fenêtre orientée au sud-ouest est équipée d'une protection horizontale (a = 6, b = 43, c = 1. Lorsqu'on superpose le diagramme solaire et le profil d'ombre (index sur sud-ouest, on peut constater pour le 15 août, par exemple : la fenêtre est complètement ombrée de 5h à 12h1 (heure universelle, vers 14h la fenêtre est à moitié ombrée, vers 18h3, la protection devient nulle. 15 aout APPORTS page 9/14
3.4.2 Exemple 2 Une fenêtre orientée au sud-ouest est protégée par un écran vertical. La superposition au diagramme solaire et du profil d'ombre montre par exemple pour le 15 août : une protection totale de 5h à 11h15, une protection de 5 % à 12h, une protection nulle dès 13h3. 15 aout APPORTS page 1/14
4 METHODES DE CALCUL MANUELLES Les professionnels dimensionnent les installations de climatisation soit de façon instinctives, soit en utilisant des logiciels dédiés. La première méthode proposée est didactique, la deuxième méthode (accélérée correspond aux projets les plus courants, la troisième est dédiée au résidentiel. Ces méthodes sont issues du guide édité par l AICVF (Association des Ingénieurs en Climatique, Ventilation et Froid. 4.1 METHODE DIDACTIQUE La méthode consiste à quantifier, heure par heure, les charges enthalpiques et latentes d un local afin de dimensionner la climatisation. Cette méthode utilise un jeu de table : - jeu de table (TA : concerne les principaux éléments climatiques ; - jeu de table (TB : évaluation de la participation des parois translucides ; - jeu de table (TE : calcul des charges dues aux parois opaques ; - jeu de table (TF : calcul des charges internes (éclairage, occupants, apports divers ; - jeu de table (TG : calcul des charges dues à la ventilation et aux infiltrations. Les paramètres pris en compte dans ce calcul sont : - la situation climatique ; - le type et la surface des vitrages ; - le type et la surface des cadres de fenêtre ; - les portes (type, coefficient de transmission thermique et surface ; - les murs, toiture (type, coefficient de transmission thermique et surface ; - le plancher haut, plancher bas (type, coefficient de transmission thermique et surface ; - les cloisons (type, coefficient de transmission thermique et surface ; - les occupants (activité et nombre ; - les processus (nature et puissance ; - la ventilation (débit ; - les infiltrations (ouvrants, surfaces, hauteur. N Présentation d un exemple : L Non climatisé peu vitré orienté NORD L2 climatisé 14, L2 11, Store vénitien à lames «larges» Paroi opaque Ventilation intégrée : débit 25 m 3 /h Paroi vitrée sur cadre plastique couleur moyenne Type de bâtiment : bureau ; Lieu géographique : Yvelines (78 ; Local traité : L2 Local placé sous un local non climatisé peu vitré orienté Est ; Hauteur sous plafond : 2,5 m ; Mur sud : brique creuse 22 cm + 1 cm d enduit + doublage 6 cm polystyrène + plaque de plâtre 1 cm ; Fenêtre est : 14 x 1,5 m, double vitrage normal ; Mur est (allège : 1 x 14 m, même structure que le mur sud ; Cloison nord : 25,7 m 2, brique 5 cm, plâtre 2 x 1 cm U = 1,6 ; Porte nord :,9 x 2 m simple porte bois U = 1,6 ; Refend ouest : 2,5 x 14 m, 1 cm béton U = 1,9 ; Sol : moquette sur plancher béton de 9 cm sur terre-plein U = 1,8 ; Plafond : dalle béton de 5 cm sous moquette U = 1,96 ; Eclairage : 28 tubes fluorescents de 58 W ; Occupants : 1 employés de bureau ; Bureautique : puissance nominale de 42 W Occupation : 9h-17h. APPORTS page 11/14
LES SAISIES PRELIMINAIRES Zone climatique : table (TA3 ou (TA4 Zone A Inertie du local : table (TA7 sol moquette, faux plafond NON, cloison brique + plâtre 5 cm, Plancher béton 5 à 2 cm inertie II Les vitrages Estimation du ratio vitre / cadre % surface totale Cadre Partie translucide (vitre Partie opaque (cadre Métallique 75 % 25 % Plastique 6 % 4 % Cadre plastique vitre 6 %, cadre 4 % S vitre =,6(14x1,5 = 12,6 m 2 S cadre = 21 12,6 = 8,4 m 2 bois 55 % 45 % Surface corrigée du vitrage Vitrage Protection solaire tableau Vitrage double, protection solaire intérieure Simple/double Sans protection TB 11 TB 16 Autres structures translucides RB 12 store vénitien à lames larges : Simple/double Extérieure TB 13 Double Incorporée TB 14 correctif =,77 Simple Intérieure TB 15 S corrigée = 12,6 x,77 = 9,7 m 2 double intérieure TB 16 Charge enthalpique du vitrage : table (TB1 à (TB9 selon la zone climatique et l inertie du local. Zone A, inertie II : table (TB2 Vitrage orienté Est ex. charge pour k = 1 : 332 x 9.7 = 322,4 W Charge enthalpique du cadre : table (TE13 à (TE21 Cadre plastique, zone A : table TE14 Orientation Est, couleur moyenne ex. charge pour k = 1 : 5 x 8,4 = 42 W LES PAROIS EXTERIEURES VERTICALES Pour le coefficient de transmission thermique U, on distingue : Le coefficient d hiver, noté U ; Le coefficient d été, noté U. Pour évaluer les charges de climatisation, il faut évaluer le coefficient U : U = (1 +,14 U Cadre Zone climatique A B C Métal TE13 TE16 TE19 Plastique TE14 TE17 TE2 bois TE15 TE18 TE21 Pour les portes dans le cas ou la porte est vitrée, il faut estimer la surface des vitrages et traiter celle-ci avec les vitrages. Si la porte est en bois, voir tables (TE15, (TE18 ou (TE21. Si la porte est métallique, voir tables (TE13, (TE16 ou (TE19. Calcul des charges horaires dues aux parois extérieures tables (TE1 à (TE21 MUR SUD 1 Calcul de U, U = avec R = Rs + Rbrique + Rpolystyrène + Renduit + Rplaque de plâtre R R =,17 +,39 +,6,4 +,1 1,15 1 2 = =,475 W / m C 2,1 +,1,35 = 2,1 m 2 C / W,475 U = =,445 W / m (1 +,14.,475 2 C APPORTS page 12/14
Mur moderne extérieur, Zone A, table TE6 S = 2,5 x 11 = 27,5 m 2, couleur moyenne, U =,445 ex. charge pour k = 1 : -2 x 27,5 x,445 = - 24,5 W MUR ALLEGE EST U =,445, S = 14 x 1 = 14 m 2 ex. charge pour k = 1 : 3 x 14 x,445 = 18,69 W LES PAROIS INTERIEURES HORIZONTALES Parois en contact avec le sol pour avoir la charge, on multiplie le périmètre extérieur par 18 [W/m] ; Cette charge étant négative, il est fréquent de la négliger. SOL Sol moquette sur dalle 9 cm sur terre-plein. Périmètre en contact avec l ext. = 11+14 = 25 m Charge = - 18 x 25 = - 45 (W ; Parois sur vide sanitaire charge = U x S x 1 avec U = (1 +,16.U Parois sous comble charge = U x S x écart virtuel (TE22 avec U = (1 +,3.U Parois horizontales placées sous un local non climatisé Charge enthalpique = U x S x écart virtuel (TE22 avec U = (1 +,3.U PLANCHER HAUT DU LOCAL L2 1,96 U = = 1,234 W / m 2 C S = 11 x 14 = 154 m 2 U x S = 19 W/ C (1 +,3.1,96 Table (TE22 : local peu vitré orienté EST charge pour k = 1 : 19 2 = 38 W Parois horizontales donnant sur un local non climatisé charge = U x S x écart virtuel (TE22 avec U = (1 +,8.U LES PAROIS INTERIEURES VERTICALES Parois verticales donnant sur un local non climatisé charge = U x S x écart virtuel (TE22 avec U = (1 +,26.U CLOISON + PORTE VERS L 1,6 U = = 1,13 W / m 2 C (1 +,3 1,6 S = 11 x 2,5 = 27,5 m 2 U x S = 31 W/ C Table (TE22 : local peu vitré orienté NORD charge pour k = 1 : 31 1 = 31 W L ECLAIRAGE La charge enthalpique est obtenue en multipliant, pour chaque heure d éclairage, la puissance nominale des lampes par un coefficient donné par la table (TF1. LES OCCUPANTS La charge enthalpique est obtenue en multipliant le nombre d occupant par l apport unitaire, fonction de l activité, apport unitaire fournie par la table (TF2. LES PROCESSUS APPORTS page 13/14
Ces charges enthalpiques se calculent en multipliant, pour chaque heure d utilisation, la puissance moyenne dégagée par les appareils. Les tables (TF3, apports moyens dans les bureaux, (TF4, apports des équipements hospitaliers, (TF5, apports d équipements divers. Dans notre cas : table (TF3 recommandation 1W/m 2 soit 154 x 1 = 154 W. Valeur différente de 42 W car fonctionnement discontinu et puissance consommée souvent inférieure aux puissances nominales. LA VENTILATION Hypothèse : l humidité spécifique intérieure est égale à l humidité spécifique extérieure. Avec cette hypothèse, les charges latentes liées aux entrées d air sont nulles. La ventilation naturelle (due à la perméabilité des parois Fenêtre Nature de l ouvrant - non classée - de classe A1 - de classe A2 ou A3 Zone A B C TG6 TG7 nulle TG2 TG3 nulle TG1 TG11 nulle Porte Nature de l ouvrant - Courante - Etanche - Tournante Zone A B C TG8 Nulle TG9 TG4 Nulle TG5 Ventilation intégrée (l air neuf est introduit avec l air conditionné : Lorsque le débit de ventilation est fixé par l occupant : zone A (TG14, zone B (TG15, zone C (TG16. Lorsque le débit est fixé en m 3 /h, la charge est obtenue en multipliant le débit par le coefficient donné table (TG17. Dans notre cas, nous avons une ventilation intégrée zone A table (TG14 La ventilation séparée (l air neuf n est pas introduit par l air conditionné. Trois cas : - Ventilation type VMC : intégration de la charge de ventilation dans la charge du local ; - La charge de ventilation est couverte par le système de ventilation lui-même ; - La charge de ventilation est couverte en partie par le système de ventilation lui-même. TG12 Nulle TG13 APPORTS page 14/14