DEPARTEMENT - FORMATION DE CADRES STAGE ENTRAINEURS JEUNES & JUNIORS du 27 octobre au 1 er novembre 2003 à SAINT JEAN DE MONTS RESPONSABLE TECHNIQUE Fabien TEXIER ENCADREMENT Mickaël BORREL Alexandre MENARD INTERVENANTS Aurélie MECHINEAU Le tir au Pôle Espoir Féminin Claire APIOU Communication Bernard FOURNIER Réglementation - Administration Florent DAHERON Règles de jeu Virginie BOUINNOT Diététique
THEMES TECHNIQUES 1 Perfectionnement du tir en course 2 Acquisition d une gestuelle de tir coordonné 3 1/1 face au panier 4 Jeu à 2 5 Jeu rapide 6 Principes sur jeu rapide et jeu posé 7 Collectif défensif à travers les aides ++++++++++++++++++++ Au cours du stage, les sujets de démonstration commentée abordés correspondent en priorité aux thèmes techniques.
GROUPES 1 EMERY Arnaud 5 TESSIER Arnaud SOUBEYRAND Dany LECUYER Jérôme BONAVENT Fabrice VILLAIN Vincent 2 DUTHEIL Sébastien 6 GILLET Florent BORDEAU Manuela LEMARCHAND David GABARD Florent VRILLON Jérémy 3 GAILLARD Mickaël 7 JANNEAU Mathieu BRULE Richard QUETTE Romain GARREAU Benjamin DUFROUX Guillaume 4 N ZAHOU Georges TESSIER Rémi TULET Jean-Pierre
RAPPORTS PEDAGOGIQUES PAR THEMES
Thème 1 Perfectionnement du tir en course
LE PERFECTIONNEMENT DU TIR EN COURSE Introduction Le tir en course est un tir en mouvement en orientation du panier. L approche du perfectionnement nécessite la maîtrise des divers tirs en course. Après la maîtrise des, le perfectionnement a pour objectif d atteindre une fiabilité maximale quelque soit la situation ou le contexte dans lequel se trouve le tireur. I- L apprentissage Avant de passer au perfectionnement, il est nécessaire que le joueur acquière une motricité spécifique aux tirs en courses. Cette motricité se compose de la maîtrise des appuis : - dissociation droite / gauche jambe / tronc, membre </membre> et de la maîtrise des différents lâchés de balle : - haut bras collés - bas bras décollés du corps - On recense parmi les différents tirs : lay up lay back power simple pas NB : tous les tirs se travaillent à droite et à gauche
Situation : Consignes : - pour les tirs à droite, appuis droite/gauche, tir main droite, lever son genou - pour les tirs à gauche, appuis gauche/droite, tir main gauche, lever son genou gauche II- Perfectionnement Après l apprentissage, le perfectionnement engendrera la mise en place d une opposition, un certaine exigence du niveau de la vitesse déployée par les joueurs ainsi qu un effort de prise d informations de l attaquant sur la position et le déplacement du défenseur. Le perfectionnement passe donc par la mise en place et la répétition de situations avec un niveau d intensité importante, afin que les gestes (tirs en courses) acquis durant l apprentissage se transforment en automatismes d une très grande fiabilité quelque soit la pression que l attaquant subisse lors de ce dernier. a) Vitesse/opposition travail de poursuite Objectif : augmenter la vitesse d exécution en situation de stress
Consignes : Variante : - défenseur rattraper l attaquant - attaquant marquer le plus vite possible - faire différents tirs - avancer ou reculer le plot du défenseur pour accélérer ou ralentir Signal de départ : - au signal de l entraîneur - à la pose du 1 er dribble de l attaquant b) Protection/opposition travail de protection de la balle Objectif : protéger la balle avant tir
Descriptif : 1 passeur, 1 pied de chaque côté de la ligne des lancers-francs, fait une passe au tireur qui se présente à 45, puis va toucher le plot posé sur la ligne à 3 pts avant de défendre sur le nouveau porteur de balle qui dès réception va tirer le plus vite possible. Consignes : Poser le ballon sur sa hanche sur le 1 er appuis (le corps servant de protection) et monter la balle sur le second pour le tir. La balle monte en même temps que le genou libre et la main libre protège du contre. Exemple : Double pas à droite, poser la balle sur hanche droite, monter la balle en même temps que le genou, tirer main droite, protection main gauche. Variante : Varier les tirs c) Lecture de jeu/opposition travail de prise d information Objectif : faire le bon choix de tir en fonction du déplacement et de la vitesse du défenseur
Descriptif : le défenseur fait une passe à l attaquant puis choisit un plot à toucher, dès son orientation, l attaquant va effectuer un tir en course le plus vite possible en contournant l autre plot. Consignes : adapter son choix de tir (en course) en fonction du défenseur de façon à atteindre la cible. interdire les tirs extérieurs Conclusion Le perfectionnement du tir en course induit la qualité des fondamentaux chez les jeunes joueurs (mécaniques, gestuelles, appuis). La quantité en situation de match avec opposition et le travail sur la lecture du jeu ainsi que la vitesse d exécution contribuent à améliorer et à la qualité du tir en course.
Thème 2 Acquisition d une gestuelle de tir coordonné
APPRENTISSAGE D UNE GESTUELLE DE TIR COORDONNE Introduction Au basketball, on doit marquer plus de paniers que l adversaire. Le seul moyen de marquer, c est le tir. On peut décomposer la gestuelle de tir en plusieurs points : - les appuis - la tenue de balle - l accroche visuelle - coordination haut-bas du corps - gainage, alignement segmentaire - finition, lâché de balle On retrouve une gestuelle de tir différente en fonction du type de tirs et d appuis : - le tir en course - le tir mi-distance - le lancer-franc I- Définition du tir à mi-distance Shoot à l arrêt caractérisé par un enchaînement d actions : - appuis : largeur des épaules, orientés face au panier, jambes fléchies pour garder un bon équilibre ; - tenue du ballon : la main forte en poussée sous le ballon, la main faible qui guide la balle - accrochage visuelle - gainage + alignement pied/bassin/épaule - coordination de la poussée (jambe + haut du corps) - lâché de balle et finition : fouetté, doigt dans le cercle et bras tendu vers le haut II- Exercices a) Objectifs : coordination bras/jambes + fouetté Dispositif : 1 ballon par joueur je lance le ballon devant moi, le récupère, position de shoot armé puis simulation de shoot en poussant sa balle vers le haut Critères de réalisation : qualité des appuis et de tenue de balle poussée simultanée bras/jambes (vers le haut)
fouetté Critères de réussite : le ballon doit tourner sur lui-même le ballon doit retomber devant mes pieds b) Objectif : mise en application Dispositif : Critères de réalisation : qualité des appuis et de tenue de balle poussée simultanée bras/jambes (vers le haut) fouetté Variantes : mettre un passeur en tête de raquette mettre différentes positions de shoot le passeur devient un défenseur plus ou moins actif
Conclusion L acquisition d une gestuelle de tir demande du temps et de la répétition ainsi qu une correction régulière.
Thème 3 1/1 face au panier
1/1 FACE AU PANIER Introduction Définition : Il s agit de prendre un avantage dans le duel avec son adversaire direct afin d obtenir une situation de tir favorable. On peut relever trois cas entraînant une situation de 1C1 : - la fixation - le démarquage - la sortie d écran Dans ces trois situations, on relève trois phases importantes. I- Créer un déséquilibre a) Changements de rythme/réduction de l espace b) Triple menace - position de tir - feintes d appuis (pivots, mobilité, ) - feintes de corps et de balle 1 fixe dans l axe le défenseur décroche sur 1 1 passe à 2 qui joue le 1C1 Consignes : position de triple menace (intention de tir et accroche visuelle) II- Lecture du défenseur a) Distance de l adversaire b) Attitude défensive, en déplacement/à l arrêt/fléchi/qualité des appuis c) Positionnement des autres acteurs du jeu
Chaque attaquant joue le 1C1 Consigne : Interdiction d avoir 2 attaquants dans la raquette Obligation de jouer le 1C1 dans son couloir de jeu III- Exploitation de la situation a) Tir (défense éloignée) b) Attaque du panier - défense pressante - défense statique - contre-pied (suite aux feintes) Conclusion Il est important de relever que l acquisition optimum des fondamentaux individuels est vitale pour répondre au mieux à la situation de 1C1.
Thème 4 Jeu à 2
JEU A 2 Introduction Le jeu à 2 est une construction collective qui va permettre d évoluer vers le jeu à 5. Pour cela, on va aborder les notions de démarquage, appel de balle, passe, orientation des appuis, écran, dribble, timing, le tout s inscrivant dans l occupation optimum de l espace (spacing). Les points importants dans le jeu à 2 I- Occupation des espaces a) Espaces clefs pour le jeu à 2 3- à 45 2- arrière 4- poste haut 5- poste bas on peut observer 2 situations : - le jeu direct - le jeu indirect
Indirect Direct b) Lecture de la défense (prise d info) Elle permet les bons placements afin de faciliter le jeu à 2. Ex : prise de position dos au panier Ouverture de fenêtre de passe c) Agressivité offensive Lors de la réception du ballon, il faut avoir l intention d attaquer le panier sans oublier les fondamentaux offensifs (triple menace). d) Ecrans Dans le jeu à 2 intervient les écrans sur porteur de balle. Proposer une solution après avoir porté un écran (pick and roll et pick and flare) Proposition d une phase de jeu à 2
1 Démarquage simple, appel de balle 2 Passe et va 3 Fixation, passe dans le couloir de jeu direct, prise de position 4 Ecran avec pick and roll Conclusion Après avoir vu différents points essentiels du jeu à 2 offensif (spacing, fondamentaux offensives, couloir de jeu, etc). On orientera les défenses afin de travailler spécifiquement les phases de jeu à 2.
Thème 5 Jeu rapide
JEU RAPIDE Introduction Le jeu rapide comprend la contre attaque (5 à 7 ) et le jeu de transition (7 à 12 ). On obtient du jeu rapide grâce à un ballon gagné (rebond, interception) ou une remise en jeu rapide. I- Sortie de balle Le meneur se met en mouvement dès la prise de balle par le rebondeur. Ce joueur doit recevoir la balle dans un mouvement pour attaquer l axe central. II- Prise d informations Elle est importante pour la sortie de balle. Le meneur doit lire le plus vite possible la position de la défense et de ses coéquipiers. III- Anticipation Le départ en course des joueurs de contre attaque s effectue dès la prise de balle du rebondeur. IV- La vitesse Le travail effectué lors de la PPG puis de la PPS permet d améliorer les qualités athlétiques des joueurs. V- Les couloirs
Situation/Exercice 3 joueurs avec 1 ballon, tir de l entraîneur (C), le joueur dans la raquette prend le rebond, effectue la sortie de balle le plus vite possible, le meneur prend le couloir central, lancé et donne son ballon. Evolutions 1- rajouter un défenseur qui part de ses LF, court mettre un pied dans le rond central avant de défendre. 2- Avec deux défenseurs, même chose (2C2) Attention : penser à adapter la distance de course pour que le travail soit efficace. 3C2 en continuité 1 sort sur panier marqué 3 (à l extérieur du terrain) rentre après avoir fait le tour du plot et joue 2 couloirs latéraux 1 couloir central
VI- Qualité des passes La qualité des passes dépend énormément de l ouverture des angles de passes. Il faut utiliser les couloirs latéraux pour jouer la contre attaque. Les passes doivent se faire dans la course du joueur. La passe doit être tendue ou à terre et forte mais surtout précise. La manière la plus efficace de développer du jeu rapide est la passe, qui est toujours à privilégier au dribble. VII- La finition L efficacité dans les situations de surnombre est dépendante de la faculté des joueurs à transformer ces situations en paniers faciles (1C0). VIII- La transition C est le moment du jeu rapide entre la contre attaque et le jeu posé. La transition constitue à exploiter le fait que la défense soit revenue mais pas organisée. Conclusion Le but du jeu rapide est de marquer un panier facile (1C0). Pour cela, il faut développer les points énumérés précédemment afin de gagner du temps.
Thème 6 Principes sur jeu rapide et jeu posé
PRINCIPE DE JEU RAPIDE ET DE JEU POSE Il existe différents principes sur jeu posé, ce sont des orientations choisies par l entraîneur. L intérêt d un principe de jeu est de former des jeunes joueurs. Un principe peut être exécuté en continuité, ce qui permet aux joueurs d évoluer à tous les postes. Nous développeront trois points importants d un principe de jeu posé. I- Occupation de l espace ( spacing ) a) Les espaces clés Il existe huit espaces clés sur un terrain. Ce sont des zones privilégiées de relations de passe qui favorisent le jeu direct. Exemple : Relations extérieur-intérieur jeu à 2 b) Equilibre du jeu Alterner des situations de jeu à 2 et 3 à partir de dribbles, de coupes et de passes pour aller occuper un nouvel espace clé. Exemple : le porteur de balle (1) se décale en dribble dans l aile et l arrière (2) à l opposé vient d occuper l espace de ce dernier. On passe d un jeu à 2 à un jeu à 3.
II- Coordonner les déplacements Tout principe sur jeu posé entraîne un déplacement afin de créer un tir ouvert, il faut cependant respecter un enchaînement d action. Exemple : - respecter les priorités établies par l entraîneur - changer d espace clé suite à une passe, un dribble, une coupe - rechercher les couloirs de jeu direct III- Lecture du jeu Sur tout principe de jeu posé, on doit respecter des codes, ils permettent le bon déroulement d une attaque. Une prise d informations permanente reste nécessaire pour une bonne lecture du jeu. Exemple : dans un jeu à 2, si l extérieur part en 1C1, l intérieur doit sortir du couloir de jeu direct. Conclusion Il ne faut pas confondre un système et un principe de jeu. Ce dernier permet de créer une multitude d enchaînements, ce qui ne limite pas la liberté d actions d un joueur.
Exemple de principe en continuité : FLEX OFFENSE
Thème 7 Collectif défensif à travers les aides
COLLECTIF DEFENSIF A TRAVERS LES AIDES Introduction La défense a pour objectif de contrôler le jeu de son adversaire, de le pousser à l erreur, afin de récupérer la ballon et pouvoir contre-attaquer. L entraîneur orientera son équipe selon ses propres principes défensifs. La collaboration défensive s appuie sur les fondamentaux défensifs de chaque joueur et la communication. I- Principes Vis à vis du collectif défensif, chaque joueur se doit de respecter son rôle (sa tâche) lui incombant, en s appuyant sur des fondamentaux défensifs : - écartement des appuis - fléchissement et disponibilité des appuis - bras mobiles - encadrer appuis attaquants - mental Le collectif défensif intervient dès lors que l attaque prend l ascendant sur la défense. Mais cette aide défensive peut être mise en application lors d un pressing (notion de trappe). Notamment sur porteur de balle. - press tout terrain - zone press - run and jump Exemple de collaboration défensive : choix d un côté fort = côté du ballon côté faible ou aide = opposé au ballon ou porteur de balle importance de l angle de vision pour l aide (défenseur 3)
côté faible côté fort l entraîneur donnera à ses joueurs ses priorités : - priorité au joueur (ligne d épaule face à son adversaire) - côté aide, 1 pied dans la raquette II- Technique La collaboration s effectue selon le positionnement des différents postes. Collaboration défensive intérieur / extérieur sur jeu à 2. Principe : Le joueur 2 donne à 5 (poste bas), puis reçoit la balle dans corner. Les défenseurs adoptent leur défense aux mouvements des attaquants. Consignes techniques : - communication défensive (aide) - insister sur regard (angle de vision joueur et ballon) - appuis encadrant joueur et bras contestant la passe
Sur jeu à 3 Sur le jeu de passes des attaquants, les défenseurs devront adapter leurs aides et placements suivant où se trouve le ballon par rapport au côté fort en respectant les mêmes consignes techniques que le jeu à 2. III- Déroulement des séances Les objectifs des séances étaient de mettre en avant les aides défensives à travers la communication entre les joueurs (orale et visuelle). Puis, à un niveau plus élevé, d essayer de lire le jeu offensif adverse et adapter sa défense à celui-ci. Enfin de dynamiser la défense, en la rendant plus mobile et agressive. Conclusion Pour la formation de jeunes, la première priorité est de couper les lignes de passes (position over-play). Essayer de mettre en place des consignes simples (en commençant avec moins d intensité). Puis chercher à vraiment jouer attaque/défense.
INTERVENTIONS
COMMUNICATION SUR L APPROCHE PSYCHOLOGIQUE DANS LE SPORT (Claire APIOU) INTRODUCTION La psychologie du joueur est un déterminant essentiel de la performance. Une approche psychologique positive passe par : n La confiance en soi n La motivation n La gestion du stress I Confiance en soi a) la peur de réussir bloque certains jeunes : objectif de l entraîneur : favoriser les buts de maîtrise (double pas, démarquage...) par rapport aux buts d ego (faire mieux que l autre). En d autres termes, on va demander au joueur de se concentrer sur le déroulement de l action plutôt que sur le résultat final. b) savoir gérer l échec : objectif de l entraîneur : capacité à minimiser l échec, donc le résultat, en revalorisant les compétences du joueur. c) connaissance en soi : plus on est jeune, plus on a du mal à s évaluer. objectif de l entraîneur : recentrer le joueur sur les réels critères d évaluation réactualiser les objectifs par rapport aux compétences des joueurs II Motivation On peut distinguer la motivation interne et externe. a) motivation interne : elle est propre au joueur n il est primordial pour un jeune de prendre du plaisir objectif de l entraîneur : mettre en place des situations qui favorisent et développe le plaisir de jouer et de s entraîner. n l autodétermination : amener le joueur à être capable de déterminer des objectifs en fonction de son niveau objectif de l entraîneur : guider le joueur dans sa réflexion. b) motivation externe : elle est fonction de l environnement
n dans un sport collectif, le soutien du groupe est primordial ; il permet de gérer l échec de façon positive objectif de l entraîneur : instaurer un esprit de solidarité dans le groupe n l entraîneur doit prendre en compte les individualités : «à chacun sa façon de se motiver et se rassurer» n l entraîneur doit amener certains joueurs à déculpabiliser par rapport au fait de réussir mieux que d autres. III Gestion du stress a) stress de l environnement : le joueur est perturbé par le coach, les spectateurs... objectif de l entraîneur : s entraîner dans des conditions de matchs exemple : l entraîneur doit avoir le même ton, les mêmes exigences à l entraînement et en match b) stress de la performance : le joueur est perturbé parce qu il a manqué ses deux premiers tirs objectif de l entraîneur : n rassurer le joueur n demander au joueur de se concentrer intégrer le bon geste dans sa tête se voir en train de bien faire ce qu on a demandé voir en image ce qu on a à faire CONCLUSION Les faiblesses psychologiques d un joueur ne sont pas toujours évidentes à cibler ; il existe de nombreux tests (ex : arbre - terrain / color test) qui permettent de cerner les difficultés du joueur et ainsi d apporter les réponses adéquates.
LA PREPARATION PHYSIQUE (Mickaël BORREL) Introduction La préparation physique (PP) sert à améliorer la condition physique générale, au développement et au renforcement des qualités physiques et également à la prévention des blessures. I- La préparation physique - PPG : renforcement général - PPS : renforcement en fonction de la discipline ou de l athlète - AMELIORATION DE LA CONDITION PHYSIQUE Différencier 3 types d efforts : - longs (endurance) - sprints longs - sprints courts (explosivité) Basket = supporter plusieurs effort intense sur 40 ou parfois moins DUEL 1/1 rebonds courses - DEVELOPPEMENT ET RENFORCEMENT DE QUALITE PHYSIQUE Adresse : souplesse coordination équilibre Rapide : vitesse de réaction vitesse gestuelle (vélocité) vitesse de course Endurant : travail long Puissant : rapport force/vitesse (explosif) - PREVENTION DES BLESSURES Quel type de blessure : cheville, genou Travail sur les attitudes et les comportements Travail sur la proprioception Gestion temps de travail et temps de repos REPOS = AMELIORATION DU TRAVAIL
II- Quel type de public - Catégorie Poussins / Benjamins : endurance vitesse de réaction / gestuelle ) = CIRCUIT adresse Minimes : vitesse de course proprioception = ATELIERS STATIQUES renforcement musculaire Cadets : puissance = ATELIERS DYNAMIQUES + MUSCU - niveau importance plus grande pour le haut niveau Répartition basket / Préparation Physique. III- Comment aborder la préparation physique - tests repères tout au long de l année pour repérer soit les progrès ou l état de fatigue. - planification préparation physique début de saison période sept/oct période janv/fev période mai/juin - récupération Laisser les athlètes récupérer de leurs efforts. Cela devient primordial pour les équipes qui s entraînent beaucoup. Planifier des semaines de récupération. On s entraîne moins mais mieux. Tenir compte des autres activités basket et extra basket. - matériel Equipement de la salle (espalier, tribune, panier) Petit matériel : plots de différentes tailles, MB, lattes haies, cordes, bancs ou step, élastique. IV- Types de séances - échauffement : appuis, corde, abdos - poussins / benjamins = circuit training dominante abdos / appuis / vitesse de réaction - minimes = interval training dominante musculaire - cadets = interval training dominante filière
LE TIR AU POLE ESPOIR FEMININ (Aurélie MECHINEAU) Introduction «Toutes les grandes nations de basket ont de grands shooteurs, pas nous. Dubuisson et Rigaudeau sont un peu des «accidents». Culturellement on recherche plus le spectaculaire façon Jordan. Le tir n est pas assez valorisé dans notre enseignement» Alain WEISZ Le basket est un sport d adresse. Marquer est le 1 er plaisir du joueur. Pourtant le tir est le geste technique le plus compliqué car il met en jeu plusieurs chaînes musculaires de manière synchronisée. Il faut travailler longtemps avant d obtenir une rentabilité correcte d autant plus que les tirs sont nombreux et variés. Le travail du tir s effectue en tenant compte de ses caractéristiques générales : les appuis, le gainage, la finition, la vision, les aspects psychologiques. Au Pôle Espoir Féminin, nous accordons un temps important au perfectionnement des tirs des joueuses. 1- Les différents types de tirs cf tableau
2 LES DIFFERENTS TYPES DE TIRS LES TIRS DEFINITION LES POINTS FONDAMENTAUX appuis varier les temps : -1 seul appui - lay-up - 1 double appui - lay-back - 2 appuis - tir crochet varier les amplitudes : décalés dans le LES TIRS EN COURSE - power temps, dans l espace LE LANCER-FRANC tir statique pas d actions préalables (dribbles, passes) lâchers mains placées : dessous, derrière, sur le côté angles de face, à 45, ligne de fond - mise en place d un protocole pour favoriser la concentration - placement des mains - les appuis - les épaules - simultanéité de l action des jambes et des bras LES CONSIGNES TECHNIQUES - le 1 er appui est dynamique et préparatoire avec un léger abaissement du centre de gravité - dernier appui transforme la vitesse horizontale en vitesse verticale - élévation du genou libre - main qui tire :doigts perpendiculaires aux rainures, main qui guide : sur le côté - diriger le pied directeur dans l axe de la cible - les épaules ne sont pas dans un plan parallèle/ au panier - action simultanée et continue :flexion des jambes - armé des bras LES TIRS A MI-DISTANCE tir en extension tir en suspension (impulsion des jambes et lâcher de balle au sommet de l impulsion) appuis gainage finition vision la préparation l équilibre l impulsion l armé le déclenchement du tir et la trajectoire haute fouetter et lâcher regard sur le cercle Cf les consignes techniques dans 2-1 2-2 2-3 2-4 LE TIR A 3 POINTS tir longue distance difficulté pour les jeunes due à un manque de force extension des bras et déclenchement du tir avant d atteindre le sommet du tir LES TIRS DANS LE JEU INT. tir pris en commençant l action dos au cercle - orientation des appuis, pivoter pour s orienter - protection de balle, gestion du contact - dissociation main droite - main gauche
2- Les caractéristiques générales du tir à mi-distance 2-1 la qualité des appuis POINTS CLES préparation des appuis équilibre impulsion CONSIGNES TECHNIQUES - sursaut - anticipation et prise d avance des appuis - «rentrer»dans la balle - abaisser le centre de gravité avant la réception - pied tireur légèrement avancé - écartement des pieds :ni trop ni pas assez écartés - orientation des appuis vers le panier dynamisme et rythme 2-2 le gainage Le fait de renforcer les masses musculaires du tronc permet de maintenir le corps en équilibre. On a alors : - un meilleur alignement du corps - une meilleure transmission de toute force produite par les muscles des parties inférieure et supérieure - une meilleure stabilisation (fixation du corps dans le tir en suspension) - et finalement une meilleure efficacité du geste. 2-3 la finition LES POINTS CLES l armé déclenchement du tir et trajectoire haute finition LES CONSIGNES TECHNIQUES - repérer la cible - poignet renversé - coude au dessus de la ligne des épaules - flexion du bras proche de l angle droit - coude sous le ballon pas de flexion de l avant-bras sur le bras - action simultanée de la poussée des jambes et de la montée des bras - extension complète du bras (montée du coude) - déroulement d un geste continu - fouetter et relâcher le poignet - donner un effet rétroactif au ballon - le lâcher s effectue dans la partie ascensionnelle du saut ou au sommet - maintenir la position - la finition se fait avec l index et /ou le majeur 2-4 la vision Anticiper visuellement la cible, c est à dire ne pas la regarder seulement au moment où l on tire, est capital. Des expériences ont prouvé que les experts fixaient le panier avant et plus longtemps que les débutants. Jeunes Juniors 27 octobre au 1 er 2003 St Jean de Monts
2-5 les aspects psychologiques - la volonté de marquer Il faut insister sur la volonté du joueur à : - recevoir le ballon pour tirer - tirer pour marquer (non pas pour faire plaisir à l entraîneur qui le demande) - les sensations et la capacité à reproduire le même geste ou à le modifier Le joueur expert réussit à ressentir des sensations par rapport à son tir : savoir si le tir est réussi ou non. Il est aussi bien capable d analyser un échec et de le corriger que de rééditer la gestuelle d un tir réussi. - les émotions Les émotions mal maîtrisées érodent la confiance et perturbent le tonus musculaire. Le basket est un sport où le contrôle gestuel est essentiel ; la maîtrise de soi et la gestion du stress inhérent à toute compétition doivent donc être inclus dans les entraînements. Cette sérénité ne s obtient pas par volontarisme («je veux être attentif et cool») mais par les formes de l entraînement (situations compétitives), la précision des demandes de l entraîneur et la justesse de ses interventions. 3- Le travail effectué au PEF On ne naît pas adroit, on le devient. 3-1 Considérations générales sur l apprentissage et le perfectionnement du tir On peut distinguer 3 phases dans l enseignement du tir : - phase d apprentissage : initiation du tir Dans cette phase, il faut corriger le joueur, être capable de donner les consignes justes. Il faut d abord enseigner la technique du tir à l arrêt avant de l aborder en mouvement. - phase de stabilisation ou d automatisation : reproduire le geste efficace à l identique. séries de tirs sans pression, avec recherche de qualité technique importante. - phase de diversification ou d adaptation : avoir un geste efficace en toutes situations. Le joueur doit gérer : les tirs avec opposition, la pression de la compétition (enjeu, public). L entraîneur s attache à reproduire la réalité du jeu aux entraînements: tirs avec défenseur, tirs avec contrat En résumé : Après un passage obligatoire par la maîtrise technique, l entraînement du tir doit pousser les situations pédagogiques à la réalité même de la compétition : le tir avec opposition. Jeunes Juniors 27 octobre au 1 er 2003 St Jean de Monts
3-2 Le tir au PEF La correction du tir ou son perfectionnement nécessitent du temps, de la concentration, de la persévérance. Du temps, nous en disposons plus au PEF que dans les clubs puisque les entraînements sont quotidiens voire bi-quotidiens ; cela nous permet d être sur le terrain 10 heures par semaine. Les points suivants ont pour but de présenter les axes de travail consacrés au tir au PEF. 3-2-1 la variété des tirs en course Dans l apprentissage des techniques, il faut être capable de varier ses courses et de contrôler son équilibre. Ces objectifs sont incontournables et nécessitent un travail assidu pour être atteints. Les tirs en course en sont la parfaite illustration. Avec les joueuses du PEF, nous travaillons une gamme de tirs en course avec comme objectifs : - la variété des lâchers - la variété des angles de tir - la variété des appuis. 3-2-2 le tir à mi-distance ou en suspension Le travail du tir à mi-distance est abordé à l aide d ateliers s appuyant sur 3 grands thèmes : - les appuis - le gainage - la finition Ces thèmes ont permis d élaborer des fiches de tirs qui comprennent : - les objectifs de l exercice - le déroulement - les consignes - les critères de réussite - des schémas descriptifs de la situation à réaliser Ces fiches permettent aux joueuses de s approprier certains termes techniques et d apprendre à remettre en situation sur le terrain ce qu elles peuvent lire sur les fiches. L œil de l entraîneur est très important pour évaluer, corriger ou approuver ce qui est exécuté. Les ateliers de tirs sont utilisés 2 à 3 fois par semaine à raison de 30-45 minutes par séance (5ateliers X 6 ). 1 heure est aussi consacrée à des répétitions de séries de tirs en course ou à midistance. 3-2-3 le travail individualisé Jeunes Juniors 27 octobre au 1 er 2003 St Jean de Monts
La séance du mardi midi est réservée au travail individuel. Chaque joueuse analyse ses points forts et points faibles et, à partir de cette analyse, formule des objectifs de travail. Les objectifs du travail individualisé : - faire prendre conscience aux joueuses de ce qu elles ont à perfectionner - se donner des priorités(ne pas vouloir tout travailler à la fois) -- formuler par oral et par écrit des objectifs - engager la discussion avec les entraîneurs et les autres joueuses - trouver des situations adaptées à leurs objectifs - auto et co-correction Conclusion Portrait-robot du shooteur type par Alain WEISZ Un grand shooteur est celui qui possède : - une excellente prise d appuis : «c est l aspect technique qui se remarque le moins mais sans doute l un des plus importants. Toute la mécanique de précision que constitue le tir à mi-distance débute par une bonne assise au sol, avant l impulsion des jambes.» - une puissance musculaire : «elle donne un meilleur équilibre au haut du corps et permet un temps d arrêt plus confortable lors duquel le bras et la main vont finir le travail.» - des qualités d anticipation : «un bon joueur prend le tir quand il se présente, un grand shooteur l anticipe.» - une bonne accroche visuelle : «un grand shooteur a une capacité à «s accrocher» et à se centrer sur la cible très rapidement.» - fluidité et relâchement : «tous les grands shooteurs extérieurs ont une gestuelle parfaite.» Jeunes Juniors 27 octobre au 1 er 2003 St Jean de Monts
Entraîneurs Jeunes Aspects Psychologiques Claire APIOU Psychologue du sport Psychologie du sport La Particularité de l âge La relation entraîneur /entraînés La motivation Ce que l entraîneur doit prendre en compte La préparation mentale La particularité de l âge Transformations du corps Manque de confiance en soi Difficulté d auto-évaluation Lien avec les parents La pédagogie Jeunes Juniors 27 octobre au 1 er 2003 St Jean de Monts
L accès véritable à l abstraction : 12 ans Chaque fonction supérieure apparaît deux fois au cours du développement de l enfant: d abord dans une activité collective soutenue par l adulte et le groupe puis dans une activité individuelle Le savoir est affectif Ce ne sont pas les mots qui nous informent, c est ce que nous savons, notre expérience, qui nous permet de donner une signification aux mots Le jeune sportif La relation Entraîneur / Entraînés Son importance Ses implications Jeunes Juniors 27 octobre au 1 er 2003 St Jean de Monts
LA MOTIVATION Le besoin d accomplissement (le but de maîtrise doit dépasser celui de la comparaison sociale) Insister sur le comment faire et non sur l objectif! lla recherche du plaisir lla recherche d affiliation Développer chez les joueurs des qualités individuelles Auto-évaluation, Créativité, Autonomie, Confiance en soi, Prise de décision. L entraîneur modifie La perception du joueur sur Ses compétences Son autonomie Son appartenance au groupe Jeunes Juniors 27 octobre au 1 er 2003 St Jean de Monts
Le Coach Faire le point sur ses propres difficultés Ne pas communiquer son excès de stress (Money Time) Rester concentré sur l efficacité et sur le faire Apprendre à gérer le banc Créer des attitudes de groupe Préparer au «combat» le mental du sportif L Enjeu Pas de performance sans plaisir Dire ce qu il y a à faire et non pression sur le résultat Le match parfait n existe pas Se battre contre une stratégie et non contre un adversaire Combativité dans chaque action Les Objectifs de la Préparation Mentale: Être le plus performant possible pendant la durée de la compétition en gérant au mieux son stress, ses émotions, ses réussites, ses échecs. Optimiser sa motivation, sa concentration! Jeunes Juniors 27 octobre au 1 er 2003 St Jean de Monts
Être concentré, c est être centré sur l action, dans le présent! Qu est-ce qui nous empêche d être concentrés? Nous ne sommes pas concentrés quand nous sommes parasités par des informations, des stimulations inutiles, par des émotions mal gérées! Que dois-je faire, là, maintenant? Qu elle est l action adaptée à la stratégie de l adversaire? Se Constituer Un Filtre Il faut être capable de percevoir toutes les informations qui nous sont utiles et éliminer tout ce qui peut parasiter! Nous avons du mal à nous concentrer quand nous ne sommes pas assez motivés ou quand le stress est trop important! Décalage entre : l analyse subjective de la situation ainsi que de la demande qui est faite à l individu l analyse toute aussi subjective de ses capacités à y faire face! Jeunes Juniors 27 octobre au 1 er 2003 St Jean de Monts
LE STRESS EST LIE 1 A l enjeu de la compétition Pourquoi est-ce si important de réussir? 2 A l évaluation de la difficulté de la tâche en lien avec l idée que l on a de nos capacités Lien avec le niveau de confiance en soi Le stress prend en compte LE SENS attribué aux situations plus que la réalité de la situation matérielle! L Imagerie Mentale C est un outil pour : Affiner sa motricité Augmenter son niveau de confiance en soi Adapter son niveau de stress Jeunes Juniors 27 octobre au 1 er 2003 St Jean de Monts
Objectifs : Focaliser son attention sur le faire, apprendre à se concentrer Réduire la nouveauté, l incertitude et ainsi le stress! Apprendre un geste, le mémoriser. Se voir réussissant augmente la confiance en soi! Comment Produire des Images Mentales? Être détendu, (un peu de relaxation peut être nécessaire). Planter le décor, le scénario dans tous ses détails. S imaginer soi-même en action ( de l intérieur ou de l extérieur). Ajouter des sensations kinesthésiques, des sentiments, des émotions (le plaisir éprouvé, l envie de se battre, la concentration, le calme ). Jeunes Juniors 27 octobre au 1 er 2003 St Jean de Monts