jusque 270 000 ans en arrière : Interglaciaire de Holstein ou Yamouthien -



Documents pareils
Le Soleil. Structure, données astronomiques, insolation.

Évolution du climat et désertification

La modélisation, un outil pour reconstituer (et prédire) climat et végétation

Le réchauffement climatique, c'est quoi?

Synthèse SYNTHESE DIRECTION GENERALE DE L ENERGIE ET DU CLIMAT. Service du climat et de l efficacité énergétique

Changement Climatique (1/2) : Qu est-ce que c est?

La Mesure du Temps. et Temps Solaire Moyen H m.

La diversité des climats

Activité 1 : Rayonnements et absorption par l'atmosphère - Correction

DURÉE DU JOUR EN FONCTION DE LA DATE ET DE LA LATITUDE

POLY-PREPAS Centre de Préparation aux Concours Paramédicaux. - Section Audioprothésiste / stage i-prépa intensif -

L inégale répartition de l énergie solaire est à l origine des courants atmosphériques

Questions fréquentes. Citations des présentes questions : Lors de la citation d un groupe de questions, donner la référence suivante :

Oléagineux, Corps Gras, Lipides. Volume 9, Numéro 5, 296-8, Septembre - Octobre 2002, La filière

SYSTEME DE PARTICULES. DYNAMIQUE DU SOLIDE (suite) Table des matières

FORMATION DES PERSONNES-RESSOURCES EN SCIENCE ET TECHNOLOGIE LE CYCLE DU JOUR ET DE LA NUIT (CYCLE DIURNE)

Pourquoi étudier l aérosol atmosphérique?

Présentation générale des principales sources d énergies fossiles.

Bilan GES réglementaire d Eovi Mutuelle en France. Olivier Laguitton

Description du système. Pompe 1 : Pompe de régulation du retour sur le poêle.

Science et technologie : Le truc de Newton

COTTAZ Céline DESVIGNES Emilie ANTHONIOZ-BLANC Clément VUILLERMET DIT DAVIGNON Nicolas. Quelle est la trajectoire de la Lune autour de la Terre?

La gravitation universelle

I. Introduction: L énergie consommée par les appareils de nos foyers est sous forme d énergie électrique, facilement transportable.

Étude et modélisation des étoiles

Bilan GES Entreprise. Bilan d émissions de Gaz à effet de serre

Profitez au mieux de votre logement économe en énergie. Bâtiment basse consommation. Ce qu il faut savoir et comment vous adapter

3 - Description et orbite d'un satellite d'observation

La vie des étoiles. La vie des étoiles. Mardi 7 août

Changements climatiques 2001: Rapport de synthèse

Quelques chiffres clés de l énergie et de l environnement

Celestia. 1. Introduction à Celestia (2/7) 1. Introduction à Celestia (1/7) Université du Temps Libre - 08 avril 2008

2 e partie de la composante majeure (8 points) Les questions prennent appui sur six documents A, B, C, D, E, F (voir pages suivantes).

Bilan GES Entreprise. Bilan d émissions de Gaz à effet de serre

TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : DE NOUVELLES DISPOSITIONS POUR DYNAMISER LE DÉVELOPPEMENT DU CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN MARTINIQUE DOSSIER DE PRESSE

CORRIGE. CHAP 04-ACT PB/DOC Electrolyse de l eau 1/12 1. ALIMENTATION ELECTRIQUE D'UNE NAVETTE SPATIALE

août La météo Congrès provincial de l AEFNB Journée de perfectionnement professionnel

Tout ce qui apporte de l énergie

C3. Produire de l électricité

Suivi des émissions de gaz à effet serre causées par l'achat d'électricité

Cours IV Mise en orbite

TERRITOIRES DURABLES PCT CLIMAT-ENERGIE TERRITORIAL. Construire et mettre en œuvre GUIDE MÉTHODOLOGIQUE. s s our ces. nt r e de.

L ENERGIE CORRECTION

Une introduction aux chauffe-eau solaires domestiques

4 ème PHYSIQUE-CHIMIE TRIMESTRE 1. Sylvie LAMY Agrégée de Mathématiques Diplômée de l École Polytechnique. PROGRAMME 2008 (v2.4)

Vie et mort des étoiles. Céline Reylé Observatoire de Besançon

Un accueil de qualité :

L éclairage naturel première partie : Principes de base

TP 2: LES SPECTRES, MESSAGES DE LA LUMIERE

NOTIONS FONDAMENTALES SUR LES ENERGIES

Principes généraux de la modélisation de la dispersion atmosphérique

Piegeage et stockage du CO 2

Notions de base sur l énergie solaire photovoltaïque

L ÉNERGIE C EST QUOI?

TP 03 B : Mesure d une vitesse par effet Doppler

La Desertification. Résumé du rapport de l Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire

CHANGEMENTS CLIMATIQUES 2013

TS Physique Satellite à la recherche de sa planète Exercice résolu

SPECIALITE «ITEC» DU BAC STI2D : «INNOVATION TECHNOLOGIQUE - ECO CONCEPTION»

Quel Sont les 7 couleurs de l arc en ciel?

I - Quelques propriétés des étoiles à neutrons

B- Météorologie. En présence de cumulus alignés en bande parallèles vous prévoyez un vent: R : de même direction que les alignements

Grille de planification Expédition météo. Spécialiste de la cartographie Graffiti de ce que l équipe sait de la météorologie (10 minutes).

Bilan des émissions de gaz à effet de serre

CENTRALES HYDRAULIQUES

Chapitre 9 : Applications des lois de Newton et Kepler à l'étude du mouvement des planètes et des satellites

la climatisation automobile

Chapitre 10 : Radioactivité et réactions nucléaires (chapitre 11 du livre)

Remeha ZentaSOL. La nouvelle norme en matière de simplicité, design et rendement

Appel à financement participatif

Rayonnements dans l univers

Réunion de lancement du projet LEFE DEPHY2

LSCE Laboratoire des sciences du climat et de l environnement

Découvrir la voûte céleste c est avant tout une balade dans le ciel qui nous entoure. Mais pour se promener d une étoile ou d une galaxie à une


Chapitre 6 : les groupements d'étoiles et l'espace interstellaire

La fonte des glaces fait-elle monter le niveau de la mer?

Physique Chimie. Utiliser les langages scientifiques à l écrit et à l oral pour interpréter les formules chimiques

Les saisons "-Papa, papa, pourquoi il fait froid? -Parce qu il n y a pas de soleil mon garçon. -Mais il est là papa le soleil. -Oui je sais, mais il

Atelier Environnement Préparatoire au Projet d Aménagement et de Développement Durable. S e p t e m b r e

POLY-PREPAS Centre de Préparation aux Concours Paramédicaux. - Section Orthoptiste / stage i-prépa intensif -

Solar Heating System Factsheet (SHSF) - Dossier guide

Climat : vers le point de rupture?

Préfecture du Territoire de Belfort. Charte Eco-Responsable

Principe de fonctionnement de la façade active Lucido. K:\15.Lucido \Dossier d'envoi\annexe\2011_12_explicatif du principe de la façade Lucido.

HORLOGE ET MONTRE IN SITU : MÉCANIQUE 2


La Terre mise en scène

LE CHAUFFAGE. Peu d entretien. Entretien. fréquent. Peu d entretien. Pas d entretien. Pas d entretien. Entretien. fréquent. Peu d entretien.

Chapitre 1 : Qu est ce que l air qui nous entoure?

Des systèmes de chauffage avec pompe à chaleur et accumulateur de chaleur pour les construction dans les zones de montagne.

Bilan des émissions de gaz à effet de serre (BEGES)

LE PLANCHER CHAUFFANT BASSE TEMPERATURE

36% T.Flow VMC hygroréglable & chauffe eau thermodynamique QUAND LA VENTILATION RÉINVENTE L EAU CHAUDE. BÉNÉFICIEZ DE

Que sont les sources d énergie renouvelable?

LE VIDE ABSOLU EXISTE-T-IL?

SMA Solar Technology AG Avenir Solaire pour les enfants. À la maison

Projet Pédagogique Conférence interactive HUBERT REEVES Vendredi 13 mars H

BILAN GAZ A EFFET DE SERRE THALES S.A. Réf : DENV/CG/sbs/12/171//COU Page 1

Rôle des nuages dans l'anomalie de température de l'hiver 2007 en Europe

Transcription:

Les phases antérieures à l'humanité relèvent de la paléoclimatologie. Elle permet de suivre, au fil de la dérive des continents et des glaciations successives, les variations ayant affecté les sols et les espèces. +jusque 450 000 ans en arrière: Interglaciaire de Waal -jusque 400 000 ans en arrière: Glaciation de Günz ou Nébraskien +jusque 350 000 ans en arrière: Interglaciaire de Cromer ou Aftonien -jusque 320 000 ans en arrière: Glaciation de Mindel, Elster ou Kansien + jusque 270 000 ans en arrière: Interglaciaire de Holstein ou Yamouthien -jusque 200 000 ans en arrière: Glaciation de Riss, Saal, ou de l'illinoien +jusque 125 000 ans en arrière: Interglaciaire de Eem, Sangamonien ou Eémien - jusque 70 000 ans en arrière: Glaciation de Würm, glaciation Weichselien ou Wisconsinien +jusque 11 625 ans en arrière: Interglaciaire de l'holocène, (Holocene climatic optimum)parfois désigné comme «le nouveau réchauffement» de l'holocène... Début de l'histoire humaine écrite et constatation des variations climatiques par les chroniqueurs. - Changement climatique de 535-536 constaté par le byzantin Procope de Césarée. +Du X e siècle au XIV e siècle, l'optimum climatique du Moyen Âge est un réchauffement localisé à l'europe et à l'amérique du Nord. -Des années 1550 aux années 1850 subsiste le petit âge glaciaire. +La dernière phase est contemporaine et s'attache à décrire les multiples effets du réchauffement climatique. Elle est à séparer du reste compte tenu de la constante ingérence anthropique sur les équilibres climatiques depuis l'avènement de la révolution industrielle et le contrôle des énergies polluantes par l'humanité (voir le recul des glaciers depuis 1850). 8

Le réchauffement climatique planétaire a d'abord été évoqué par plusieurs auteurs, puis modélisé par Svante Arrhenius en 1896. L'expression anglaise d'origine, global warming, a été inventée par le climatologue Wallace Broecker dans la revue Sciencele 8août1975. Depuis, le GIEC affirme que ce réchauffement tend à s'emballer et que les cycles et processus de régulation climatique classiques sont dépassés depuis 1950, avec notamment le dégel du pergélisol contenant du méthane (CH 4 ), dont l'action sur l'effet de serre est de 25 fois supérieure au dioxyde de carbone (CO 2 ) et la fonte des glaces polaires et des glaciers augmente l'absorption par les sols et les océans des rayonnements solaires. Durant les canicules plus fréquentes, la végétation ralentit sa croissance et donc sa capacité à extraire le carbone de l'atmosphère. Il s'agirait d'un basculement vers un déséquilibre climatique de forte ampleur, sans déjà savoir si un point de non-retour est atteint. Le GIEC ne mène pas de recherche en son propre nom mais a pour mission d évaluer les informations d ordre scientifique, technique et socio-économique qui sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d origine humaine, cerner les conséquences possibles de ce changement et envisager d éventuelles stratégies d adaptation et d atténuation. Les dix années les plus chaudes depuis 1850 sont 10

toutes postérieures à 1998. 10

Les phénomènes de sécheresse, salinisation et désertification peuvent être aggravés par les modifications du climat, notamment dans le Sahel et le désert de Gobi qui s'étendent. La désertification peut elle-même contribuer à des modifications locales et globales du climat, exemple en favorisant les incendies de savanes ou steppes, en étant une source importante de poussières (aérosols qui peuvent influer sur la pluviométrie) et par leur albédo (plus importante qu'un milieu végétalisé). 11

Nous commenterons les paramètres de Milankovic dans la diapositive suivante. La théorie des cycles solaires est développée par l'allemand Heinrich Schwabe vers 1840, puis par l'américain George Hale en 1906. Elle explique les faibles variations climatologiques qui ont lieu tous les 11 ans, cycle correspondant à celui des taches solaires qui ont une périodicité de 11 ans; lorsque le nombre de taches solaires est important, le Soleil émet plus d'énergie (la Terre en reçoit donc plus) et donc un changement de température a lieu. Ce rayonnement influe de manière complexe sur la nébulosité (Cf. principe physique de la chambre à brouillard) et donc à la fois sur l'albédo planétaire et l'effet de serre dû aux nuages et à la vapeur d'eau. Ces taches sont plus froides (4500K) que la surface du Soleil (5800K environ), mais elles correspondent à une augmentation des rayons-x qui peut augmenter de 1000 fois dans les périodes d'intense activité. La petite période glaciaire observée entre les années 1645 à 1715, est une illustration de la théorie de l'influence des variations de températures dues au cycle des taches solaires. Un nombre inhabituellement faible de taches solaires y a été observé. La théorie du nuage interstellaire est plus controversée. Pour certains, lorsque le système solaire passe dans un nuage interstellaire, une partie de l'énergie lumineuse est absorbée, ce qui influe sur la quantité de chaleur qui arrive sur Terre et donc sur les climats 12

Milutin Milankovic est un astronome serbe. Les paramètres de Milanković est le nom donné aux paramètres astronomiques terrestres qui ont un effet sur les changements climatiques. On parle aussi de cycles de Milanković. Ces paramètres sont l'excentricité, l'obliquité et la précession, et la nutation. Le Soleil occupe un des deux foyers de l ellipse que décrit l orbite terrestre. Cette orbite passe du quasi-cercle (excentricité de 0,005) à une ellipse d excentricité de 0,058, sur une période de 413000 ans. Elle est liée aux attractions gravitationnelles exercées sur la Terre. Elle est actuellement de 0,017. L obliquité terrestre est son inclinaison par rapport au plan orbital. Elle passe de 22,1 à 24,5 tous les 41000 ans. Elle est également liée aux influences gravitationnelles. Elle atteindra son minimum dans 10000 ans. Ce faisant, elle refroidira les étés et réchauffera les hivers. La précession : la Terre tourne comme une toupie du fait des attractions gravitationnelles non uniformes du Soleil et de la Lune, et du bourrelet équatorial. La tige de la toupie, ou axe polaire, décrit un cercle tous les 25760 ans, et Alpha de La Petite Ourse, ou Etoile Polaire, est à 0,8 du Pôle Nord Céleste. Le point vernal (de l équinoxe de printemps) se déplace de 50 par an vers l ouest. La nutation est la légère oscillation de l axe de rotation de la Terre liée à la Lune, mais n a pas d influence sur le climat. 13