Atelier Pansements Hélène Bachelet Isabelle Maachi Bénedicte Schmit
PROCESSUS DE CICATRISATION
Etapes de la cicatrisation Le traitement d une plaie n est pas standardisé mais personnalisé Quelque soit le type de plaie (nette ou franche, ou au contraire avec perte de substance telle que les escarres, ulcères par exemple ) la cicatrisation passe par les mêmes étapes 4 phases : mise en jeu d activités cellulaires spécifiques qui font progresser le processus de réparation selon des séquences chronologiques précises mais imbriquées les unes dans les autres
Phénomènes inflammatoires précoces - Vasoconstriction suivie d une vasodilatation autour du tissu endommagé - Augmentation de la perméabilité capillaire - Migration des leucocytes vers la lésion par chimiotactisme Détersion : «nettoyage» naturel de la plaie des monocytes, macrophages phagocytent et détruisent par protéolyse les tissus nécrosés, corps étrangers et infectieux Parallèlement multiplication des fibroblastes
Phase proliférative avec développement du tissu de granulation ou bourgeonnement - Prolifération des fibroblastes et production de mucopolysaccharides - Synthèse de collagène par les fibroblastes à partir d un pro-collagène soluble - Renforcement et assemblage en faisceaux des fibres de collagène sous l influence de la vitamine C, de l oxygène et du fer
- Progression des néo-capillaires dans cette matrice extracellulaire (assurent la nutrition du tissu nouvellement formé ou «bourgeon charnu» La qualité de bourgeon charnu formé dépend du sujet, de son âge, de son état général et conditionne la qualité de la cicatrisation
Phase de différenciation avec maturation cellulaire, développement de la cicatrice et ré-épithélialisation Celle-ci est d autant facilitée que le tissu conjonctif sous jacent formé est régulier + progression centripète (de la périphérie vers le centre) + maturation des fibres collagènes + rétraction de la plaie sous l influence de myofibroblastes + tissu de granulation devient plus ferme et se transforme en tissu cicatriciel
Les différents acteurs de la cicatrisation 1) Les cellules : kératinocytes fibroblastes cellules immunitaires cellules endothéliales 2) La matrice extracellulaire: protéines fibreuses : fibres de collagène, d élastine substance fondamentale : gel amorphe de glycosaminoglycanes (ex : ac hyaluronique) et de glycoprotéines (fibronectine)
3) Les facteurs de croissance : cytokines (tableau)
Facteurs pouvant avoir un effet néfaste sur la cicatrisation Obésité Malnutrition Tabagisme Age avancé Diabète Mauvaise circulation / hypoperfusion Médicaments immunosuppresseurs Corticoïdes Irradiation de la lésion Stress important
PLAIES CHRONIQUES La cicatrisation normale = équilibre entre processus destructeurs «phase inflammatoire» et processus de réparation phase proliférative Dans les plaies chroniques : équilibre rompu Déficit en facteurs de croissance Déficit en protéines matriciels Taux élevé et persistant de protéases Fibroblastes sénescents
Escarres Nécrose ischémique provoquée par la compression de la peau entre le plan osseux et le plan sur lequel repose le malade Erythème phlyctène ulcération - nécrose Ulcères - veineux, artériel ou mixte, ulcères du pied diabétique Ulcère d origine veineuse : de loin le plus fréquent : 70 à 80 % stade ultime de l insuffisance veineuse prédominance féminine Ulcère d origine artérielle : insuffisance de vascularisation artérielle (artériopathie chronique oblitérante) 20 à 30 % des ulcères bilan écho-doppler, artériographie
Ulcères du pied diabétique dus à la neuropathie et à la macro-angiopathie touche principalement le pied risque infectieux : très élevé risque d amputation : très important
Les grands principes de traitement des plaies chroniques Toujours les mêmes principes quel que soit le type de plaies chroniques Les principales étapes du traitement de la plaie comprennent : Le débridement : consiste à retirer de la plaie les dépôts fibrineux et les tissus nécrotiques
Le nettoyage Le nettoyage s effectue : - de manière atraumatique - avec du sérum physiologique (NaC1 0.9%) - ne pas utiliser d antiseptiques - respecter l écosystème bactérien - l objectif n est pas de stériliser la plaie - risque d allergies L application de pansements
L utilisation du pansement vise plusieurs objectifs contrôler l exsudat (milieu riche cellules, bactéries, enzymes) diminuer la douleur protéger la peau saine environnante accélérer le débridement (autolyse) favoriser l épithélialisation favoriser les échanges gazeux procurer une isolation thermique procurer une isolation mécanique être une barrière bactériologique
Le choix se fait en fonction du stade et de l objectif que l on se fixe Principe actuellement bien établi : les plaies guérissent mieux en milieu humide apporter de l eau si la plaie est sèche contrôler l excès d humidité La vitesse de cicatrisation est multipliée par 2 ->la cicatrice est optimisée
Choix du pansement Quelle famille choisir pour quelle plaie? Besoin d un principe actif? Pouvoir d absorption? Occlusif ou non? Adhésif ou non adhésif? Forme, taille, présentation?
L atelier est constitué de 4 mini ateliers d une durée de 30 min Mini Atelier 1 : Hydrocolloide, Hydrocellulaire Hydrofibre, Alginate Mini Atelier 2 : Hydrogels / Irrigo-absorbants Pansements au charbon Tulles / Interfaces
L atelier est constitué de 4 mini ateliers d une durée de 30 min Mini Atelier 3 : Pansement à l argent Pansement booster de cicatrisation Mini Atelier 4 : Thérapie par pression négative