Actualités du CCLIN EST et de ses 5 antennes régionales Décembre 2013 Nouvel audit du grephh : evaluation des précautions complémentaires Dans le prolongement de l audit précautions standard, le Groupe d Evaluation des Pratiques en Hygiène Hospitalière (GREPHH) proposera dans quelques semaines aux établissements un outil d évaluation des précautions complémentaires (PC). Cet outil a été élaboré par un groupe de travail constitué pour l occasion et coordonné par les CClin Est et Ouest et validé par le GREPHH. Il a pour objectif d aider les structures à évaluer leur organisation pour une bonne application des PC, les mesures effectivement mises en place pour les patients en PC et les connaissances des différents personnels sur ce thème. Il est préférable d avoir évalué les PS dans l établissement, en préalable à la réalisation de l audit PC. Cet outil sera mis à la disposition des établissements, mais peut à l avenir faire l objet d une enquête régionale, interrégionale ou nationale. Dans ce numéro : GREPHH 1 A l agenda 2 Lingettes en désinfection 3 Conso Ceftriaxone 4 Se serrer la main... 5 LUD Hygie 6 Serious game Grippe.0 7 Video killed the radio star 8 Les Référentiels : Recommandations nationales SF2H et HCSP Prévention de la transmission croisée Précautions complémentaires contact. 2009 Surveiller, prévenir les infections associées aux soins. 2010 Prévention de la transmission croisée par voie respiratoire : air ou gouttelettes. 2013 Infections à Clostridium difficile. HCSP 2008 L objectif principal est d évaluer la prise en charge des patients en précautions complémentaires contact, gouttelettes et air dans les établissements de santé et médicosociaux (Ehpad, FAM et MAS) en termes d organisation, de moyens mis en œuvre et de connaissances des soignants/personnels et en conséquence contribuer à la mise en place d un plan d actions en fonction des résultats de l audit. Cet audit repose sur des analyses documentaires (procédures), de ressources (matériel, CAT devant un ou plusieurs cas de gale. HCSP 2012 5 consommables) et de connaissances. Il existe plusieurs niveaux de l audit : l établissement, le patient placé en PC et les professionnels (paramédical et médical). L application en ligne WebAPC a été élaborée par le CClin Ouest pour permettre la saisie informatique des données. Les résultats attendus seront présentés en termes de pourcentages de bonnes réponses ou d objectifs atteints aux niveaux Etablissement, Patient, Professionnel et Médecin. Ceux-ci sont détaillés par question pour l ensemble de l établissement dans un rapport automatisé et sont synthétisés par critère dans un poster. Pour toute conformité inférieure à 80%, des points d amélioration sont automatiquement proposés dans le rapport produit par l application informatique. Chaque bulletin contient des points de : Formations Surveillances Signalements Réglementation Ces recommandations seront accessibles dans quelques jours sur le site du GREPHH : http://www.grephh.fr/
P A G E 2 Calendrier des événements Pour toutes difficultés concernant les inscriptions ou la compréhension d une surveillance (AES 2013, ATB 2012, ISO 2013, BMR 2013 et REA 2013) : Prendre contact si nécessaire avec Olivier HOFF : 03-83-15-35-45 Les inscriptions se font en ligne sur le site du CCLIN Est à la rubrique surveillance. Vous trouverez également tous les outils nécessaires à la réalisation de ces surveillances (et audit) et les moyens de contacter les personnes responsables de chacune d elles en cas de nécessité. décembre 2013 A C T U A L I T É S D U C C L I N E S T E T D E S E S 5 A N T E N N E S V mer. jeu. ven. sam. dim. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 Le rapport inter-régional de la surveillance des AES en 2012 vient d être mis en ligne sur le site du CClin Est http://www.cclin-est.org/userfiles/file/surveillance/aes/rapportaes2012%20cclin%20est.pdf ISO La campagne 2014 des surveillances proposées par le Raisin et le CCLIN Est va bientôt commencer. AES 2014 : surveillance du 1 er janvier au 31 décembre, ISO 2014 : surveillance du 1 er janvier au 30 juin, REA 2014 : surveillance du 1 er janvier au 30 juin, ATB 2013 : surveillance rétrospective sur l année 2013. D ici la fin du mois de décembre, vous pourrez inscrire votre établissement en ligne sur le site du CCLIN Est : http://cclin-est.fr/, à la rubrique de chaque surveillance concernée. Quelle que soit la surveillance, l inscription est indispensable (y compris si vous avez participé en 2013). COLLOQUES - JOURNEES - CONGRES Journée ARLIN Champagne-Ardenne : Reims le 24 janvier 2014 sur «Les indicateurs et l amélioration de la sécurité des soins» - pré-programme et bulletin d inscription à venir http://www.cclin-est.org/spip.php?rubrique25 2ème Colloque National sur «les bactéries multirésistantes émergentes» Paris le vendredi 07 février 2014 Programme http://www.le-clef.fr/evenements-2014,40.html 9ème congrès "Biologie et Hygiène Hospitalière", Paris le mardi 8 avril 2014 au Lycée Pierre-Gilles de Gennes - ENCPB - Paris 13ème programme et bulletin d inscription à venir Journée CClin Est/ARLIN : Strasbourg le 17 avril 2014 sur «Application des méthodes et outils de la gestion des risques à l hygiène» - programme et bulletin d inscription à venir XVème Congrès SF2H : Marseille les 4, 5 et 6 juin 2014. http://www.sf2h.net/congres-sf2h.html Thèmes : > facteurs de risque liés à l hôte : le risque infectieux intrinsèque > détection ou prédiction des épidémies : comment intégrer des indicateurs a priori? > système d information hospitalier et infections associées aux soins : intérêt et limites > approche psycho-comportementale des recommandations dans les services à haut risque (réanimation, bloc opératoire) : facteurs influençant la perception du risque.
P A G E 3 A C T U A L I T É S D U C C L I N E S T Indication des lingettes en désinfection médicale (note technique de la sf2h) A ce jour, l'utilisation des lingettes imprégnées de désinfectant est toujours associée à un niveau faible de risque infectieux, que ce soit pour les surfaces, les Dispositifs médicaux (DM) non critiques ou les DM semi-critiques protégés par une gaine. Cet usage est proscrit pour l'hygiène des mains. Certes, les lingettes ont pour intérêt de faciliter la mise en œuvre de la désinfection en limitant le temps passé par les professionnels et en ne nécessitant pas de local spécifique, cependant elles ne permettent pas de garantir une maîtrise complète du traitement, absolument requise pour les dispositifs invasifs au vu du risque infectieux associé. Trop d'incertitudes persistent en effet sur le produit : spectre microbien non adapté (bactéricidie et levuricidie uniquement), durée de contact trop courte, évaporation possible du produit lors du stockage ou de l'utilisation, absence de test normalisé sur la stabilité des lingettes. De plus même si le produit d'imprégnation possède un large spectre avec une activité microbienne démontrée en un temps d'action court, l'utilisation de la lingette pour des dispositifs médicaux invasifs sans gaine de protection reste incertaine, car leur efficacité est limitée à Pour en savoir plus : document 5 pages à télécharger l'étape de nettoyage lorsqu'elle est réalisée par essuyage, il y a impossibilité de connaître l'activité réelle du couple lingette/ produit désinfectant, et il existe un fort effet opérateurdépendant auxquels s'ajoute un risque de banalisation de l'opération de traitement. La SF2H rappelle dès lors les indications des lingettes : bionettoyage des surfaces, désinfection de bas niveau des surfaces des dispositifs médicaux non critiques, désinfection entre deux patients des sondes d'échographie endocavitaires, des sondes d'échographie trans-oesophagienne et des nasofibroscopes munis d'une gaine de protection adaptée et à usage unique. Elle considère aussi l'avis de l'équipe opérationnelle d'hygiène (EOH) pertinent pour le choix du traitement d'un dispositif médical, traitement idéalement anticipé au moment de son acquisition. http://www.sf2h.net/publications-sf2h/sf2h_indications-des-lingettes-en-desinfection-dans-le-domaine-medical.pdf Séchage des mains : papiers vs sèche-mains Six microbiologistes et hygiénistes hospitaliers reconnus en Europe ont co-signé une déclaration de consensus scientifique identifiant le séchage des mains comme un élément important de l'hygiène des mains. Bien sûr, l'information est à prendre avec précaution puisque le communiqué émane de l'european Tissue Symposium (ETS), une organisation européenne des fabricants de produits papier à usage unique. Mais elle mérite néanmoins une certaine attention, les experts ayant en effet examiné un large corpus de la littérature scientifique. Si le lavage des mains dans la prévention de la propagation des infections est largement reconnu, le séchage l'est moins. Pourtant, si ce geste d'hygiène est effectué de manière appropriée, il réduit le risque de transmission des micro-organismes. Divers éléments tendent à prouver que l'utilisation d'essuie-mains en papier est associée à la présence, sur les mains et dans les sanitaires, d'un nombre de micro-organismes inférieur à celui lié à l'usage de sèche-mains à air chaud ou à air pulsé. Pour illustrer leur propos, ETS a réalisé des numérations bactériennes sur les mains, les sèche-mains et les sols. Par exemple, ETS souligne qu'après lavage et séchage des mains à l'aide d'un essuie-mains en papier, le nombre total de bactéries avait diminué en moyenne de 76% sur la pulpe des doigts et jusqu'à 77% sur les paumes. En moyenne, l'utilisateur d'un sèche-mains à air pulsé est susceptible d'être exposé à 1 000 fois plus de micro-organismes que celui utilisant un distributeur d'essuie-mains en papier. Elle précise aussi que les sols sous les sèche-mains à air pulsé présentaient en moyenne des niveaux de contamination 20 fois supérieurs à ceux situés sous les distributeurs d'essuie-mains en papier. Pour en savoir plus : http://www.europeantissue.com/hygiene/hand-drying-an-important-part-of-hand-hygiene-consensus-reached-by-a-panel-of-european-scientists/
A N N É E 2 0 1 3, D É C E M B R E P A G E 4 Antibiotiques : consommation excessive de la ceftriaxone? La consommation de ceftriaxone a augmenté de façon très importante ces dernières années, selon les données 2008-12 du réseau ATB-Raisin et l'enquête nationale de prévalence des traitements antibiotiques 2012. Des études suggèrent que cette bêta-lactamine du groupe des céphalosporines de 3ème génération induit davantage de résistances que d'autres médicaments de la même classe. Les deux enquêtes confirment la progression globale de la consommation d'antibiotiques en France. Catherine Dumartin du CClin Sud-Ouest a présenté les résultats préliminaires des données recueillies par le réseau ATB- Raisin, qui surveille la consommation d'antibiotiques dans les établissements de santé depuis 2009 à travers une enquête annuelle rétrospective. En 2012, 1.411 établissements ont participé à l'enquête ce qui représente 67% des lits en France. Entre 2008 et 2012, la consommation d'antibiotiques a progressé d'environ 7% en France. Toutefois, l'analyse des données révèle un fléchissement de la croissance annuelle sur cette période: de près de 4% en 2008-09, elle est passée à moins de 1% entre 2011 et 2012. Les bêtalactamines représentent 67% des prescriptions et la consommation de carbapénèmes a progressé de plus de 37% sur la période 2008-12; néanmoins, une stabilisation a été observée en 2011-12. Selon les données ATB-Raisin 2008-12, la consommation de ceftriaxone a progressé de 48%. L'enquête nationale de prévalence (ENP) des traitements antibiotiques 2012 confirme ces données. Plusieurs ENP ont été menées depuis 1990 et la dernière remontait à 2006. Les données de l ENP 2012 sont issues de 1.938 établissements, soit plus de 90% des établissements français, a rapporté Sophie Vaux, de l'institut de veille sanitaire. Depuis 2006, la consommation globale a progressé de 5,4% dans cette enquête. En 2012, 16,6% des patients hospitalisés étaient traités par antibiotiques, la réanimation comptant pour la moitié des thérapies. Si l'association amoxicilline-acide clavulanique est en tête (16% des prescriptions), la ceftriaxone pointe en deuxième position avec 12% des antibiothérapies. L'augmentation des prescriptions de ceftriaxone est encore plus nette dans cette enquête puisqu'elle s'élève à 83%. Selon Xavier Bertrand du service d'hygiène hospitalière du CHU de Besançon, qui déplore un faible nombre d'études robustes sur ce sujet, la ceftriaxone entraînerait davantage de résistances que son alternative plus ancienne, le céfotaxime. S'il rappelle que les causes de la dissémination de la résistance sont multiples, la première reste l'usage excessif d'antibiotiques. La pression de sélection exercée par les antibiotiques favorise l'émergence de résistance et il existe des variations entre les différentes classes. Ainsi les fluoroquinolones jouent un rôle important dans la diffusion des Staphylococcus aureus résistants à la méticilline (Sarm), les céphalosporines de 3ème génération dans celle des d'enterococcus faecium résistants aux glycopeptides (ERG). Certaines études suggèrent également une différence entre les molécules d'une même classe. Il a étudié la corrélation entre consommation d'antibiotiques et émergence de résistance à partir des données d'atb-raisin 2007-09 en prenant en compte sept couples bactérie-antibiotique. Il ressort de ces données recueillies auprès de 701 établissements issus de 20 régions, que la consommation de ceftriaxone était corrélée aux taux d'incidence des E. coli résistants aux céphalosporines de 3ème génération et aux E. coli résistants à la ciprofloxacine. Or, ce n'était pas le cas du céfotaxime. En raison d'une élimination biliaire et non rénale, la ceftriaxone exerce une pression de sélection plus importante sur la flore intestinale que le céfotaxime. Les données relatives à l'impact majeur de la ceftriaxone sur la flore intestinale datent pourtant des années 1980!!! Le Pr Christian Rabaud du CHU de Nancy et du CClin Est, président de la Société de pathologie infectieuse de langue française, a rappelé que lors de l'arrivée sur le marché de la ceftriaxone, le laboratoire commercialisant son concurrent, le céfotaxime, avait communiqué autour de l'impact délétère de la ceftriaxone sur la flore intestinale. Mais, à partir du moment où le céfotaxime a été génériqué, il n'y a plus eu de communication autour de l'impact écologique de la ceftriaxone. La page «antibiotiques» du site CCLIN-ARLIN a été actualisée à l occasion de la journée du 18 novembre de sensibilisation au bon usage des antibiotiques : http://www.cclin-arlin.fr/campagnes/antibiotiques/antibiotiques.html EN BONUS L'ECDC a présenté les données 2012 rapportées par 30 pays sur la résistance aux antimicrobiens pour sept micro-organismes très importants pour la santé publique (Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter, Streptococcus pneumoniae, Staphylococcus aureus et les entérocoques), ainsi que des analyses de tendances pour la période 2009-2012. Ces 4 dernières années témoignent d'une augmentation significative de la résistance de K. pneumoniae et E. coli aux céphalosporines de 3ème génération et d'une résistance combinée accrue de K. pneumoniae à cette classe et aux fluoroquinolones et aminoglycosides. Les options thérapeutiques contre K. pneumoniae sont donc limitées aux carbapénèmes, classe majeure d'antibiotiques de dernière ligne contre les infections par des bactéries Gram négatif multirésistantes telles que K. pneumoniae et E. coli, causes fréquentes de pneumonies, infections urinaires et septicémies. Mais le pourcentage de résistance de K. pneumoniae aux carbapénèmes est déjà élevé, et il est en augmentation dans certains pays de l'ue. Les résultats, montrent des niveaux élevés de résistance (> 25 %) de Acinetobacter spp. aux carbapénèmes dans près de la moitié des pays déclarants. Plus réconfortant, le pourcentage de staphylocoques dorés résistants à la méticilline diminue, ou au pire se stabilise. Il reste supérieur à 25 % dans près d'un quart des pays déclarants. http://www.ecdc.europa.eu/en/publications/publications/antimicrobial-resistance-surveillance-europe-2012.pdf
P A G E 5 A C T U A L I T É S D U C C L I N E S T Peut-on encore se serrer la main à l hôpital? Une étude préconise au personnel hospitalier d'éviter ce geste ancestral pour limiter les infections nosocomiales et, à la place, de «se toucher les poings». Après s'être lavé les mains, jusqu'à 80% des individus conservent sur leurs doigts et dans la paume des bactéries susceptibles d être transmises. Se serrer la main expose 3 fois plus de surface de peau que le contact des poings, et que ce geste dure près de 3 fois plus longtemps. Se toucher les poings est, dans un hôpital, une alternative efficace au fait de se serrer les mains. Cela peut conduire à une diminution de la transmission des bactéries et améliorer la santé et la sécurité des patients et du personnel. Est) note ainsi que «si l'on se désinfecte bien les mains avant de pratiquer des soins, le risque de transmission de bactéries est quasiment nul. [ ] Mais l'observance n'est pas toujours par- Le Pr Philippe Vanhems, (Cclin Sudfaite». Le Pr Pascal Astagneau (Cclin Paris- Nord) remarque ainsi : «Si ce n'est au moment des soins, il n'y a aucune raison de ne plus se serrer les mains dans un hôpital. [ ] Nous vivons avec les bactéries. Elles sont même indispensables à la vie. Ce n'est pas avec une poignée de main que nous allons nous transmettre des maladies». Pour mémoire, Louis Pasteur refusait de serrer la main à ses interlocuteurs. Mais doit-on en arriver à cet extrême? Pour en savoir plus : article à votre disposition sur simple demande au CClin Est Reducing pathogen transmission in a hospital setting. Handshake verses fist bump: a pilot study. Ghareeb PA, Bourlai T, Dutton W, McClellan WT. J Hosp Infect. 2013 Dec;85(4) A lire A voir - Aspergillus Un site anglais dédié aux Aspergillus avec des rubriques destinées aux patients mais aussi des informations médicales et scientifiques. A noter une très riche banque d images. http://www.aspergillus.org.uk/ - Nouveaux REX sur le site national des ARLIN-CClin : http://www.cclin-arlin.fr/gdr/rex/rex.html BMR / BHRe : Epidémie de 8 cas de portage d'entérocoque résistant aux glycopeptides (ERG) en soins de suite et réadaptation (SSR) Ophtalmologie : Cas groupés d'endophtalmies post injection intravitréenne - La grippe saisonnière : 5 questions clés pour démêler le vrai du faux http://ansm.sante.fr/content/download/54365/699845/version/2/file/pi-131009-5_questions_grippe.pdf. - NosoVeille n 11, bulletin de veille, novembre 2013. http://nosobase.chu-lyon.fr/nosoveille/sommaire_nosoveille.html - Clip 2013 de la danse de SHA, réunissant au total 30 établissements et près de 650 personnes, est désormais disponible à partir du lien suivant : http://danse-du-sha.fr. Un kit «Danse du SHA», regroupant méthodologie, musique, vidéo didacticielle et clips 2012 et 2013, reste accessible sur le site du CCLIN Sud-Ouest à la page http://www.cclin-sudouest.com/pages/info_securite_patients.html. - ANSM Caractérisation des antibiotiques considérés comme «critiques» - rapport d'expertise, 16 pages http://ansm.sante.fr/content/download/56371/725211/version/1/file/rapport_antibiotiques-critiques_novembre2013.pdf
P A G E 6 A C T U A L I T É S D U C C L I N E S T LUD Hygie, un jeu de cartes pour la promotion de l hygiène hospitalière L EOH du Centre Hospitalier de Haguenau, pour la promotion de l hygiène hospitalière et la prévention des infections associées aux soins auprès des professionnels, a imaginé un jeu de cartes. L idée est de «parler» d hygiène en s amusant, le jeu étant reconnu comme un outil pédagogique pertinent et efficace. Finalement, considérant que la mission principale de l EOH (après avoir rédigé les procédures, fait les audits et enquêtes, mis en œuvre le programme du CLIN pour répondre au mieux aux objectifs de l ICALIN et autres scores ) est de communiquer et sensibiliser les véritables acteurs de soins à propos de prévention et d hygiène. Les messages sont toujours les mêmes : désinfection des mains par friction, respect des précautions standard, bon usage des précautions complémentaires, bon usage des gants, des masques, des antiseptiques Les professionnels les connaissent mais il faut maintenir le contact et renouveler les modalités de communication. A notre arsenal pédagogique, nous avons ajouté le jeu. Avec LUD Hygie, le but du jeu est de réunir les cartes nécessaires à la réalisation d un soin en toute sécurité pour le professionnel et le patient. Chaque joueur choisit une carte «personnage» et devra réunir les cartes «actions» nécessaires à la réalisation du soin que doit effectuer son personnage. Quelques cartes joker glissées dans le jeu facilitent la tâche comme «l aide d un collègue» ou «le dispositif de sécurité», mais des cartes «accidents» peuvent retarder le joueur : «AES par piqûre» qui fait perdre son tour! Le jeu permet d assimiler les contraintes de l hygiène hospitalière d une façon ludique et de rappeler les bases de la protection des professionnels et de la prévention des infections associées aux soins. C est aussi un outil de sensibilisation à l hygiène pour ceux qui ne veulent pas jouer mais qui liront le contenu de chaque carte. Le jeu a été offert à tous les médecins et cadres de santé mais aussi bien sûr à tous nos correspondants en hygiène dans les services ainsi qu à l IFSI. Gageons que l hygiène et l hygiène des mains deviendront un réflexe chez tous les professionnels de notre Etablissement. Pour en savoir plus : contact O. Meunier, Service d Hygiène Hospitalière, CH Haguenau, 67504 Haguenau Tél. : 03 88 06 31 18 Email : olivier.meunier@ch-haguenau.fr
A N N É E 2 0 1 3, D É C E M B R E P A G E 7 «serious game» ou jeu sérieux sur la grippe Pour la semaine de la sécurité des patients, le CCLIN Sud-Ouest a mis à disposition des professionnels de santé un jeu sérieux sur la grippe intitulé «Grippe.0» : cet outil ludo-éducatif reprend les points clefs d une bonne gestion d un cas de grippe. Le jeu (temps estimé pour une partie 10 minutes) est téléchargeable ou jouable en ligne sur le lien suivant http://www.cclin-sudouest.com/pages/info_grippe.html Le CClin Sud-Ouest souhaiterait évaluer l impact de ce jeu sur les professionnels exerçant au contact des patients en remplissant ou faisant remplir un court questionnaire avant et après le jeu via un lien présent sur leur site. N hésitez pas à relayer ce message vers vos contacts professionnels de santé exerçant auprès de patients pour nous permettre d élargir notre effectif d évaluateurs. ivermectine dans la Gale du petit enfant? Le traitement de la gale chez le nourrisson et chez le petit enfant de moins de 2 ans pose parfois de réels problèmes : l observance des traitements topiques n est parfois pas optimale à cet âge et ils ne sont pas anodins ne serait-ce, à titre d exemple, que le risque d asthme avec l utilisation de sprays. Le traitement par voie orale est donc une solution séduisante dans ce cas de figure mais il y a peu de données dans la littérature dermatologique susceptibles de nous inciter à l utiliser. C est tout l intérêt de cette courte série présentée par l équipe de Pascal Joly, à Rouen, qui comporte 15 enfants dont la scabiose avait résisté ou récidivé malgré 2 traitements topiques bien conduits et qui ont bénéficié d un traitement par ivermectine. L âge moyen des enfants était de 10 mois et leur poids moyen de 8 kilos. Ils avaient tous été traités, préalablement, par benzoate de benzyle ou par permétrine et ils étaient tous en situation de récidive ou d échec au traitement topique. L ivermectine a été utilisée à la dose de 200 µg/kilo et le traitement a été répété 15 jours plus tard. Pour les enfants les plus petits, il a été nécessaire de déconditionner les comprimés de 3 mg d ivermectine afin d obtenir des doses adaptées au poids. Sur les 14 enfants qui ont pu être suivis à distance (3 mois) après les 2 traitements d ivermectine, on considère que 13 d entre eux étaient guéris. La tolérance du médicament a été excellente et les deux effets secondaires notés étaient un certain degré d agitation chez un enfant et un prurit intense dans les jours qui ont suivi la 1ère prise d ivermectine chez un autre. Ces 2 manifestations n étaient probablement pas liées au traitement proprement dit. Les données de la littérature sont pauvres en ce qui concerne l efficacité et la tolérance de l ivermectine chez le petit enfant. Cette série décrite par une équipe reconnue conforte l impression que l ivermectine peut être une solution élégante et efficace dans des cas de scabiose persistante chez le petit enfant. Bien entendu, le traitement par voie buccale ne dispense pas des mesures associées c'est-à-dire le traitement des sujets contact et à la désinfection de la literie et du linge des enfants traités. Pour en savoir plus : article à votre disposition sur simple demande au CClin Est Becourt C et coll. : Treatment of scabies with oral ivermectine in 15 children : a retrospective study on tolerance and efficacy. Br J Dermatol., 2013; 169: 931-33
A N N É E 2 0 1 3, D É C E M B R E Page 8 Pédagogie : deux vidéos d information CH Haguenau Objectif : Risque zéro Film de sensibilisation à l hygiène en milieu hospitalier. Durée : 6 min A travers le parcours pré-opératoire d un patient, cette vidéo identifie les risques «microbiens» encourus par le patient puis les moyens de prévention à mettre en œuvre. http://www.nicolas-moneuse.com/?page_id=632 ARLIN Haute-Normandie Excreta : Différence d efficacité entre douchette et lave-bassin, et différence de contamination de l environnement vidéo, 3 20 Une démonstration «cinglante» de la dangerosité des douchettes pour nettoyer les bassins souillés. Une fois que vous aurez vu ce film, vous abandonnerez définitivement cette pratique contaminante. http://www.cclinparisnord.org/region/arlinhn_doc.htm Toute l équipe du CCLin Est et les 5 antennes régionales vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d année Adresse CClin Est : Hôpitaux de Brabois Rue du Morvan 54 511 Vandoeuvre les Nancy Secrétariat central: Tél. 03 83 15 34 73 Fax 03 83 15 39 73 Email. cclin.est@chu-nancy.fr Retrouvez nous sur le Web http://www.cclin-est.org/