La restauration de documents archivistiques
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La restauration des documents archivistiques Introduction Dans une précédente étude relative à la mission de l archiviste d une association, il a été précisé que la compétence principale de l archiviste est de déterminer ce qui doit être conservé ou détruit! 1 Par ailleurs, un autre aspect de la mission de l archiviste consiste aussi à préserver les documents des détériorations. Cette conservation doit d abord être préventive, car mieux vaut prévenir que guérir, autrement dit préserver les documents des détériorations plutôt que d avoir à les restaurer. 2 L objet de la présente étude est d évoquer l origine des documents par lesquels l humanité a transmis ses connaissances et sa mémoire, ainsi que les différents facteurs de détérioration des archives, ceux qui sont dus à l environnement, aux phénomènes physico-chimiques, biologiques, atmosphériques, aux accidents et à l intervention humaine. Après avoir passé en revue les différents facteurs de détérioration, les objectifs et principes de la restauration des archives seront ensuite relatés. I. Un peu d histoire Dès les premiers temps de l histoire, l homme a éprouvé le besoin de laisser des traces de son activité en disposant sur des surfaces vierges des signes chargés d une signification symbolique. Il y a plus de quinze mille ans que les habitants des cavernes de Lascaux et d Altamira ont découvert le secret des pigments, d origine minérale, animale ou végétale, grâce auxquels une paroi rocheuse ou une omoplate de renne peut devenir le support d un message pictural transmissible de génération en génération. Plus tard, tandis que les Mésopotamiens gravaient leurs signes cunéiformes sur des tablettes d argile, les Égyptiens, les Hindous, les Chinois se mirent à fabriquer des feuilles de papyrus, de fibres de palmier et d écorces diverses, 1 Fernand-Daniel Dustin : «Qui est l archiviste au sein d une association», CPCP, mai 2012 2 Anne-Marie Brueleaux et Andrea Giovannini : «Programmer la restauration des documents», Association Internationale des Archives Francophones (AIAF) Portail International Archivistique Francophone (PIAF), novembre 2011 1
en attendant le parchemin d Asie mineure. Vint enfin le papier des Chinois et des Arabes, où le roseau taillé déposait des traces d un liquide que le noir de la fumée, dilué dans la gomme et les solvants, transformait en graphismes indélébiles. Ainsi commença, dans ces berceaux de la civilisation que furent les vallées de l Indus et du fleuve Jaune, la grande aventure de l écriture, dont l évolution se poursuit sous nos yeux avec une rapidité sans précédent au cours des siècles passés. Mais la membrane végétale ou animale, l encre à la base de carbone ou de substance tannante, bref tous les matériaux auxquels la pensée humaine confie sa survie, sont fragiles. Des multitudes d ennemis les guettent, qui s attaquent à leur structure même ou seulement à leur surface, selon qu il s agit d agents chimiques, physiques, ou biologiques. Les fibres végétales connaissent l hydrolyse de la cellulose, l action corrosive des acides, les modifications photochimiques dues aux rayons solaires. Les insectes et les rongeurs dévorent les matières organiques. Le feu détruit tout ce qui est combustible. Les encres pâlissent et s effacent, les papiers s effritent, les parchemins et les cuirs se recroquevillent et se craquellent. Les agressions du monde moderne multiplient les dangers auxquels sont exposés les documents par suite de l introduction de composants chimiques dangereux pour la conservation, au moment même où les nécessités de la production de masse diminuent, dans bien des cas, la résistance des matériaux. Heureusement, les découvertes de la chimie et de la biologie ont, en contrepartie, amené depuis un siècle des perfectionnements spectaculaires dans les techniques de protection et des traitements des documents 3. 2 3 Françoise Flieder et Michel Duchein : «Livres et documents d archives : sauvegarde et conservation», UNESCO, 1983
La restauration des documents archivistiques II. Facteurs de détérioration d archives Composée de matériaux organiques, toute archive, si elle n est pas conservée dans un air ambiant qui pourrait lui être néfaste, est extrêmement fragile et facilement sujette à la détérioration. En effet, des facteurs physico-chimiques entraînent la détérioration des archives. Ceux-ci peuvent être dus à l environnement, à la mauvaise composition des documents, aux sinistres naturels ou encore aux diverses interventions humaines. 1. Les détériorations dues à l environnement Toute archive, si elle n est pas conservée dans une ambiance inerte est souvent soumise à un air ambiant qui pourrait lui être néfaste tant du point de vue physique, chimique et biologique. Des détériorations physico-chimiques peuvent être de trois types : photochimique, hydrolytique, par oxydation, et se manifeste souvent par un changement de couleur et une fragilité plus ou moins prononcée de la documentation altérée. Les dégâts physiques sont dus au facteur de la lumière, de la chaleur et de l humidité, tandis que les corrosions chimiques sont souvent dues à la pollution atmosphérique. a. La lumière Tous les objets ne sont pas également sensibles à la lumière. Seuls les matériaux organiques subissent les détériorations les plus graves. Par ailleurs, les réactions photochimiques de la lumière peuvent être accentuées par un apport excessif de température et d humidité. Le papier étant principalement constitué de cellulose, il peut, au contact de la chaleur et de l humidité, s oxyder et s hydrolyser. Ce qui a comme incidence que le papier jaunit et devient cassant. b. L humidité et la température Les matériaux qui composent des documents graphiques sont fort sensibles aux variations climatiques. Ainsi en est-il du papier dont les composantes physiques et chimiques dépendent de la teneur en eau de l atmosphère. Du point de vue chimique, la chaleur humide entraîne une hydrolyse des molécules qui, 3
de ce fait, se subdivisent en chaînes moléculaires plus petites. Du point de vue physique, le papier gonfle lorsqu il absorbe l humidité et il se rétracte quand il s en libère. Ce qui a comme conséquence l apport de plusieurs altérations aux documents : perte d élasticité, de souplesse et de solidité. Si un excès d humidité doit être évité, il en va de même d une grande sécheresse. En effet, le papier a besoin d un taux d humidité important (environ 50%) pour maintenir sa souplesse et son élasticité : si ce taux diminue et descend endessous de 40%, cela entraîne comme conséquence pour le papier et surtout pour la colle qu ils peuvent se casser et même tomber en poussière, tandis que les reliures se craquellent. c. Les interventions biologiques D un point de vue biologique, un excès d humidité et de chaleur est cause de germination des spores de champignons et de développement de bactéries lesquels sont en suspension dans l atmosphère. Il suffit que les conditions de température et d hygrométrie soient favorables (température supérieure à 22 C, humidité relative supérieure à 65%) pour que les spores des champignons fructifient au contact du papier en absorbant la nourriture dans ce support dont elles affaiblissent vite la résistance. Parmi les facteurs d altération des archives, ce sont principalement les microorganismes et les insectes qui sont à l origine des dégâts les plus fréquents et les plus répandus. Citons, pêle-mêle, les bactéries, les champignons, les insectes et même les rongeurs. d. Les facteurs atmosphériques L air vicié se compose normalement d un mélange de gaz et de particules solides et d acides très finement dispersées. En fonction du lieu et de la saison, cette composition varie énormément. 4 Parmi les gaz qui sont facteurs de détériorations atmosphériques, relevons les composés soufrés, les composés azotés et les chlorures. L ozone, quant à lui, est un oxydant très puissant qui, par son action, est redoutable pour tous les matériaux organiques. Il en va de même des particules solides que l on trouve dans les atmosphères industrielles et dans les agglomérations urbaines. Cellesci chargent l air de très fines particules minérales et organiques qui attaquent les documents archivés.
La restauration des documents archivistiques Afin de bien protéger les documents archivés, on recommande de veiller à ce que les matériaux à sauvegarder, les livres et les documents d archives, soient conservés dans des locaux où il y a une ambiance d humidité de 55% et une température de 18 C. 2. Les détériorations dues aux sinistres naturels et accidentels a. Les inondations et cyclones Bien souvent, l eau cause des dégâts considérables pour les documents. L origine des sinistres dus à l eau peut-être naturelle (orage, tempêtes, ) ou accidentelle (murs lézardés, fuite de toiture, eau utilisée par les pompiers en cas d intervention contre un incendie, ). Dans le cas présent, le sauvetage des documents ainsi immergés est une des principales préoccupations de tous les archivistes et autres gestionnaires de collections d ouvrages anciens. Ce sauvetage peut être très difficile à réaliser. En effet, il faut agir relativement vite et sur une quantité importante d archives. Toutefois, il y aurait intérêt de prendre des mesures préventives contre les accidents d origine aquatique. b. Les incendies Le feu est, avec l eau, l ennemi le plus dommageable des archives. Celui-ci détruit de façon irréversible et même rapidement tous les matériaux. c. Les vents de sable Dans certaines régions au climat très sec, le vent transporte des particules minérales provenant de l érosion des roches. Ces particules de roches peuvent malheureusement provoquer une action abrasive qui va jusqu à l effacement de l écriture. 5
3. Les détériorations dues aux interventions humaines Bien souvent, la méchanceté ou la négligence humaine sont la cause de la destruction des documents. Si les actes de vandalisme diminuent grâce à la vigilance de l archiviste qui doit toujours être présent dans la salle de lecture lors des consultations de documents par des chercheurs, il arrive encore que l on doive déplorer les cas de manuscrits à peintures qui ont été découpés, de notes manuscrites gommées, de pages de livre et de manuscrits arrachées, de feuilles souillées par des tâches de graisse ou d encre. Des manipulations maladroites d archives peuvent aussi se produire lors de l inventaire, du classement ou de la communication de celles-ci. Parmi les cas relevés de manque de soin vis-à-vis des archives ou de journaux et de livres, il faut attirer l attention sur les plus fréquents : L estampillage des collections réalisé avec des encres inadéquates et à des endroits non appropriés ; Les étiquettes sur lesquelles est inscrite la cote du document peuvent être à l origine des détériorations des reliures ; Les livres et autres documents mal rangés dans les armoires : les grands formats pouvant ainsi écraser les petits ; Les documents trop serrés, qui peuvent être déchirés quand on les retire des étagères ou des boîtes à archives ; Les liasses d archives ficelées sont classées en tas sur les rayonnages, la poussière pénètre à l intérieur de celles-ci ; de plus, des ficelles mal tendues sont la cause de déchirure des papiers ; Les reliures non traitées, qui risquent de se dessécher, ce qui entraîne à la longue le détachement du dos des livres ; Le manque de soin de certains préposés aux services des archives qui endommagent ou perdent des documents soit en les manipulant avec maladresse, soit en les reclassant mal ou encore en ne sachant plus à qui certaines archives ont été prêtées. 6
La restauration des documents archivistiques IV. Définition et objectifs de la restauration d archives La restauration est l intervention directe sur un document pour le consolider et rétablir sa fonctionnalité. Cette intervention doit se faire selon des règles éthiques précises. Le but recherché dans le cadre de la restauration d archives n est pas de reconstruire l état d origine du document, mais de rétablir dans la mesure du possible sa fonctionnalité pour son utilisation actuelle, en conservant la matière originelle du document. Ainsi, toute restauration doit être visible et les matériaux utilisés facilement identifiables 4. La restauration d archives consiste dès lors à effectuer un acte technique immédiat sur un document et ce, dans le but de le renforcer et de restaurer son usage. Le technicien chargé de la restauration aura à effectuer avec l archiviste une analyse complète des dommages subis par les documents archivés, afin d y obtenir une claire perception des actes éventuels à effectuer, tout en prenant en compte des éventuelles conséquences provenant de ceux-ci. Les différents actes à effectuer doivent impérativement être réalisés de manière scrupuleuse. 1. Principes de la restauration Il faut dans le cas de la restauration d archives respecter des principes majeurs. En effet : «Restaurer, c est permettre la conservation et la consultation d un ouvrage dans des conditions normales, par un apport minimal d éléments neufs et un respect quasi absolu des éléments anciens, l ensemble redevenant solide et restant esthétique». (Jean Moor, 1956.) Il revient à l archiviste d envisager s il est indispensable de restaurer un document ou s il peut le conserver dans son état «dégradé» connu par lui, en le retirant de la consultation et en l entreposant dans un magasin aux conditions climatiques convenables. 4 Anne-Marie Bruleaux et Andrea Giovannini : «Programmer la restauration des documents», Association Internationale des Archives Francophones (AIAF) Portail International Archivistique Francophone (PIAF), novembre 2011 7
En effet, si les traitements de sauvegarde (assèchement, désinfection, etc.,) sont indispensables et doivent être appliqués très rapidement, il n en va pas de même pour les traitements de restauration. S il est nécessaire de restaurer un ouvrage qui doit être communiqué ou exposé, cela ne l est pas lorsque cet ouvrage peut être remplacé par un microfilm ou par un autre exemplaire identique mais en bon état 5. La restauration d un document archivistique n est pas un acte banal. Pour sauver un document détérioré, le technicien chargé de sa restauration peut le modifier, lui soustraire ou encore remplacer des éléments dangereux pour sa conservation. Il faut bien comprendre que des modifications peuvent entraîner une perte d informations sur le document, sa datation, les modifications qu il a déjà pu subir par le passé, reliures, réparations, falsifications, ajouts, ou mutilations, etc. C est pourquoi une description matérielle n en est pas faite dans le plus grand détail par le restaurateur avant toute intervention. Ce respect et cette connaissance du document sont aussi importants pour l histoire de l institution qui l a produit et pour l historique de sa conservation que le respect des fonds. En conséquence, le restaurateur doit se livrer à une véritable étude archéologique du document qu il consigne par écrit. Il doit aussi conserver précieusement tous les éléments qu il peut être amené à enlever lors de la restauration, afin que son analyse puisse être vérifiée ou infirmée par la suite. Ces opérations doivent être prises en compte dès la rédaction du cahier des charges dans le temps de travail et la multiplicité des tâches à accomplir 6. Concrètement, il revient donc à l archiviste de veiller à ce que le technicien chargé des actes de restauration d un document archivistique soit soucieux de : Respecter le document d origine : ce qui signifie que le souci majeur du technicien chargé de la restauration est de maintenir l originalité de ce document ; Ne pas altérer ni détériorer le texte : le document ne sera ni embelli, ni modifié, mais simplement maintenu en l état, en arrêtant ou en éli- 8 5 Françoise Flieder et Michel Duchein : «Livres et documents d archives : sauvegarde et conservation»,unesco, 1983 6 Anne-Marie Bruleaux et Andréa Giovannini : «Programmer la restauration des documents», Association Internationale des Archives Francophones (AIAF) Portail International Archivistique Francophone (PIAF), novembre 2011
La restauration des documents archivistiques minant les processus de détérioration et le consolidant d une manière efficace et peu visible ; Veiller à la réversibilité du traitement de restauration : afin d éviter les falsifications, les parties manquantes seront remplacées par des matériaux de même nature, d une façon discrète, mais apparente ; aucune partie abîmée ne peut être retirée pour des raisons esthétiques, car l intégralité du document s en trouverait compromise ; Assurer le renforcement et le comblement des lacunes de chaque feuillet ; Utiliser des matériaux neutres qui doivent être durables et permanents : il est indispensable de choisir des matériaux fins, souples et extrêmement transparents pour renforcer les manuscrits. Par ailleurs, en cas de nécessité de restauration d un document archivistique, il est impératif de proscrire de : Réparer soi-même avec un ruban adhésif, au risque de provoquer des dégâts plus graves du document en papier, ce qui pourrait, par la suite, entraîner un surcoût de la restauration ; Accepter le transport des documents par la voie postale ; Ne retenir que l aspect extérieur, dans le cas d un livre, de la reliure car celle-ci peut éventuellement cacher des feuillets très mal restaurés. 2. Critères de la restauration d archives L archiviste ou le technicien chargé de la restauration de documents archivistiques doivent respecter quatre critères lors de l exécution de ce travail : L efficacité et la permanence du traitement : il faut se demander si la technique et le produit utilisé donneront des résultats positifs et permanents, car des travaux menés avec des produits mal adaptés aux problèmes entraînent des résultats qui, à première vue, paraissent excellents mais s avèrent à la longue inefficaces, voire désastreux ; L innocuité et la stabilité des produits : il faut ici éviter l utilisation de produits particulièrement agressifs. Si leur utilisation est indispensable, 9
il faudra s assurer de leur élimination après le traitement par un lavage à l eau courante. Le seul cas où les produits chimiques doivent rester en contact permanent est celui de la désacidification. Il faut de plus s assurer que les produits ne sont pas auto-inflammables (c est le cas des nitrates de cellulose) et qu ils ne dégagent pas de substances toxiques pour les êtres vivants ; L innocuité des procédés d application : en effet, si un corps chimique appliqué dans certaines conditions donne de bons résultats, appliqué différemment, il peut avoir des effets défavorables ; La réversibilité des opérations : il faut pouvoir, à tout moment, récupérer tout document traité dans son état primitif si la restauration ne donne les résultats escomptés ou si des techniques plus modernes peuvent remplacer les premières. Il faudra aussi s assurer que les produits utilisés soient facilement éliminables. 10
La restauration des documents archivistiques Conclusion Après avoir rapidement évoqué l origine des documents par lesquels l humanité a transmis ses connaissances et sa mémoire collective de génération en génération, l objet de la présente étude a eu l ambition de mettre en garde les détenteurs d archives contre les différents facteurs de détérioration de cellesci. Il a été rappelé que toute archive est, en général, composée de matériaux organiques qui, si elle était conservée dans un environnement atmosphérique néfaste, pourrait être gravement abîmée et même, dans les cas les plus graves, définitivement perdue. En plus des facteurs de détérioration des archives dues à certaines conditions d environnement atmosphérique, l attention du lecteur a été attirée par d autres causes d origines diverses dont : les sinistres naturels ou accidentels et, aussi, ceux qui son dus à la méchanceté ou à la négligence humaine. Furent ensuite définis les objectifs de la restauration des archives : à savoir les consolider et les rétablir dans leurs fonctionnalités. L accent a, ainsi, été mis sur les différents principes de l art de la restauration de documents à sauver qui doivent être pris en compte par les archivistes et autres techniciens chargés d effectuer cette délicate mission. Ceux-ci doivent être conscients que leurs actes ne sont pas à être exécutés de manière légère et insouciante. Et ce, au risque de perdre définitivement le document à restaurer. De toute façon, avant d envisager la restauration d un document, l archiviste devra se poser la question de la nécessité d entreprendre cette opération. Il conviendra avec les techniciens chargés de la restauration des actes qui sera à effectuer et veillera qu ils n utilisent pas de produits pouvant être nocifs pour les êtres vivants ou pouvant, à la longue, provoquer des phénomènes de combustions. Dans tous les cas d opération de restauration, il reviendra à l archiviste de veiller au respect de l aspect original du document à réparer et, surtout, aussi à la réversibilité du traitement et à l utilisation de matériaux neutres, cela, afin de ne pas changer l aspect de l archive. Il est indispensable que l archiviste et les techniciens chargés du travail de restauration d un document soient conscients que le non-respect des différentes modalités des actes techniques pourrait entraîner la perte irrémédiable de l archive : ce qui porterait préjudice à la mémoire collective de l humanité. 11
Auteur : Fernand-Daniel Dustin Avril 2013 Désireux d en savoir plus! Animation, conférence, table ronde n hésitez pas à nous contacter, Nous sommes à votre service pour organiser des activités sur cette thématique. www.cpcp.be Avec le soutien du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles
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