O N S E Contexte et enjeux du bois-énergie dans la Manche
BOIS ÉNERGIE 2 Préface A vec plus de 53 000 km de haies fonctionnelles, la Manche est l un des départements les plus bocagers de France. Quel que soit le lieu dans lequel nous nous situons, dans 90 % des cas, une haie se trouve à moins de 300 mètres. Ces paysages bocagers, dont les multiples fonctions écologiques et patrimoniales ne sont plus à démontrer, associés aux 25 000 ha de forêts, assurent également une production valorisable, en bois d œuvre et en bois-énergie. Le Conseil général, dans le cadre de sa Charte de développement durable, s est attaché à dynamiser cette filière à partir de nombreuses actions : soutien à la création et au regarnissage de haies («Charte qualité plantations»), à la restauration de haies sur talus (distribution de plants) et à la valorisation du bois de haies en bois-énergie. Plus récemment, la mise en place d un «contrat d objectifs bois-énergie 2006-2011» sur les territoires du Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin et des Communautés de communes de Marigny et Canisy permet au Conseil général d apporter son soutien à différentes actions de promotion et d investissements dans cette filière. Dans la Manche, cette ressource énergétique et renouvelable permettrait théoriquement de valoriser environ 795.000 m 3 de bois/an, d économiser près de 500.000 tonnes de CO 2 et de créer près de 400 emplois non délocalisables (récolte, transformation et utilisation du bois-énergie). Afin que les élus et partenaires socio-économiques puissent disposer d un outil pratique pour développer la filière bois-énergie dans la Manche, le Conseil général a réalisé le présent document en partenariat avec l ensemble des institutions concernées par cette source d énergie renouvelable. Vous y trouverez une présentation synthétique de la filière bois-énergie dans la Manche, de la ressource à la valorisation, mais également des éléments techniques sur les différents procédés existants et quelques exemples de réalisations locales. Préservons notre bocage et nos forêts par un entretien efficace, outil nécessaire de lutte contre l effet de serre, de valorisation de la ressource locale et de création d emplois.» Jean-François Le Grand Sénateur Président du Conseil général de la Manche
3 BOIS ÉNERGIE Généralités sur le bois-énergie Différentes formes de combustibles bois Le terme «bois-énergie» recouvre la valorisation du bois en tant que combustible sous toutes ses formes, de la bûche à la sciure, en passant par les plaquettes, granulés et copeaux. (DGEMP ADEME, 2006). Les formes et les caractéristiques des combustibles bois sont très liées aux ressources dont elles sont issues. Nous distinguons trois grandes ressources : Les déchets industriels banals (DIB) du bois Ils représentent la plus grande ressource en bois disponible dans le département, soit près de 51.100 tonnes chaque année (environ 40.000 tonnes des scieries et autres, 7.500 tonnes de cagettes et palettes et 3.600 tonnes de déchets de bois du bâtiment et des particuliers), selon les estimations du Plan Départemental de Gestion des Déchets Ménagers et Assimilés (PDGDMA) en cours d élaboration (Source : CCI de la Manche, 2001). Bois industriel Il s agit de l ensemble des déchets de bois pouvant être générés par tous les types d activités (industrielles, tertiaires, commerciales ), à l exclusion des déchets pouvant présenter un risque particulier pour l homme ou l environnement c'est-à-dire le bois traité (peint, vernis, collé ). Les DIB peuvent être : - des emballages usagés, par exemple les caisses en bois, les palettes, - des connexes de production (chutes, rebuts ) en particulier des industries de première 1 et deuxième 2 transformation du bois - les produits usagés (panneaux de particules, équipements en bois...). Avant d être valorisés en combustibles, ces déchets peuvent être soumis à une opération de transformation. Les sous-produits agricoles Avec ses 53.000 km de haies fonctionnelles, la Manche est le premier département bocager de France. La densité moyenne des haies est de 130 mètres linéaires par hectare (ml/ha) mais cette moyenne cache des disparités importantes suivant les secteurs. Exploitation traditionnelle des haies en bois de chauffage Le bois destiné au chauffage est issu de l entretien des haies qui doit être réalisé régulièrement par leurs gestionnaires. Le potentiel énergétique des haies de la Manche se monte à environ 795.000 m 3 de bois/an soit l alimentation durable théorique de 90.000 à 110.000 foyers. Le bois des haies peut être exploité sous forme de bûches ou bien de plaquettes de bois. Si la production de bûches reste encore majoritaire dans le département, depuis environ 4 années, la production de plaquettes prend très rapidement de l ampleur grâce à sa méthode de production moins pénible et plus rapide que celle des bûches. 1 Première transformation : Ensemble des industries de transformation du bois intervenant sur du bois brut directement issu de forêt : sciage, tranchage et déroulage, fabrication de pâte à papier, de panneaux de particules ou de fibres 2 Deuxième transformation : ensemble des industries de transformation du bois intervenant sur un matériau semi-fini, préalablement proposé par les industries de première transformation. Industries de l ameublement, de la construction, de l emballage, de la fabrication de papier, de placage.
BOIS ÉNERGIE 4 Les sous-produits forestiers La forêt dans la Manche représente 4,4 % de son territoire, soit environ 26.289 ha. Elle est privée à 90 % et composée essentiellement de feuillus, près de 80 %. Mais la Manche compte également 1.585 ha de forêts publiques gérées par l Office Nationale des Forêts (ONF). Géographiquement, ces surfaces boisées se retrouvent dans le Sud-Manche et le Nord-Cotentin. Pour 10.000 ha de ces forêts, existent une centaine de documents de gestion agréés. Leur exploitation se fait régulièrement et certains produits de faible diamètre, issus de dépressage, de balivage et de premières éclaircies, ont du mal à trouver un écoulement, par opposition aux produits de diamètre plus important pour lequel un marché plus rémunérateur existe. Aussi, un nouveau débouché pour le bois-énergie pourrait se trouver au sein de ces petits bois, contribuant à l entretien des jeunes plantations feuillues et résineuses, ainsi qu à l amélioration ou à la conservation de taillis. Le volume de bois sur pied a été estimé à 2.779.400 m 3 toutes essences confondues, avec une production de 130.350 m 3 de bois/an. Selon les estimations théoriques de l ADEME, cette production mobilisable permettrait d alimenter entre 14.000 et 18.000 foyers, la création de 65 emplois, l économie de près de 32.600 tep (tonne équivalent pétrole) et d éviter le rejet de 81.470 tonnes de CO 2. Opération de déchiquetage en forêt Par ailleurs, une étude d «Evaluation du potentiel bois-énergie en France» a été réalisée en 2004 par l ADEME IFN SOLAGRO(http://www.boisenergie. ifn.fr/index.php). Dans ce cadre, le gisement brut issu des rémanents d exploitation forestière a été estimé annuellement à 105.000 tep en région Basse-Normandie avec une part de 18.000 tep pour la Manche, ce qui réduirait de moitié les estimations théoriques précédentes. Forêt domaniale de St-Sauveur-le-Vicomte O N S E
5 BOIS ÉNERGIE Pour des valorisations variées Nous distinguons habituellement 4 secteurs de producteurs et de consommateurs de bois-énergie (DGEMP ADEME, 2006) : Le secteur domestique correspond aux ménages qui utilisent le bois, essentiellement sous forme de bûches, de plaquettes et de granulés pour le chauffage de leur habitation (maisons individuelles en grande majorité). Bûches Le secteur collectif/tertiaire recouvre l'ensemble du chauffage collectif par chaudière bois, avec ou sans réseau de chaleur, pour l'habitat (résidences, HLM), le tertiaire (bureaux, bâtiments administratifs, hôpitaux, écoles ) et les équipements de loisirs (piscines, salles de sports,...). Les écorces, sciures, broyats de bois DIB et plaquettes, sont les combustibles les plus valorisés dans les chaudières collectives. Le secteur industriel est composé principalement des entreprises de la filière bois - transformation du bois, fabrication de papier-carton et panneaux - qui valorisent leurs produits connexes en chaudière (écorces, sciures et liqueurs noires) pour assurer leurs besoins de séchage. Le secteur agricole ne concerne que les usages agricoles professionnels : - production d eau chaude pour les ateliers (salle de traite, veaux de boucherie, fromagerie,...), - production de chauffage (salle de traite, serres maraîchères, porcheries, ateliers de volailles,...). Il faut également noter qu en marge de la valorisation énergétique, le bois sous sa forme plaquettes (et parfois sciures et copeaux), est également valorisé en paillage animal et végétal. Plaquettes Sciures Elagage de haies
BOIS ÉNERGIE 6 Le bois-énergie face à ses enjeux Que ce soit du point de vue de la mobilisation de la ressource, de sa transformation ou de ses valorisations, le bois-énergie motive plusieurs enjeux. Un enjeu écologique et environnemental Sur le plan national, plus récemment, le Plan Climat adopté en 2004 vise une réduction de 1,4 Millions de tonnes équivalent (te) CO 2 en 2010. Au niveau régional, le «Plan bois énergie et développement local» vise à substituer 9.000 tonnes équivalent pétrole (tep) [1 tep = 11,7 MWatt/h] de combustibles fossiles par 30.000 tonnes de bois en 2006. massifs forestiers de 1 à 4 ha (soutien aux travaux, à la fourniture de plants et à la protection contre les gibiers). Le bois est une source d'énergie renouvelable qui se substitue aux énergies fossiles dont les ressources sont limitées et coûteuses (pétrole, gaz, charbon). Une énergie propre Opération de déchiquetage à grappin Le cycle du carbone (Source : ITEBE - Ajena) La quantité de CO 2 rejetée dans l'atmosphère lors de la combustion correspond sensiblement à celle absorbée par l'arbre au cours de sa croissance ; ainsi, grâce à ce cycle du carbone, le bois-énergie ne contribue pas à l augmentation des émissions de gaz à effet de serre, dans de bonnes conditions de combustion. De plus, il émet peu de polluants lors de sa combustion, ce qui en fait une véritable énergie propre. Face à l urgence d agir vis-à-vis du climat planétaire, la communauté internationale se montre favorable aux énergies renouvelables. L Europe et la France se sont engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique (effet de serre), dans le cadre des accords du protocole de Kyoto (1997). Une ressource renouvelable L intérêt du bois-énergie est également de valoriser des déchets issus de produits bois en fin de vie ou bien de sous-produits dont nous ne saurions quoi faire. Sans cette valorisation énergétique, le bois issu de l entretien des haies est par exemple brûlé directement dans les champs (malgré l arrêté préfectoral permanent du 08/02/2005), les déchets industriels sont directement stockés en centre de stockage de déchets ultimes non dangereux. Valoriser les ressources boisées du département de la Manche Conscient des atouts du bois-énergie et des gisements au niveau départemental, le Conseil général de la Manche a décidé, dans le cadre de sa Charte du développement durable (en cours de révision 2007-2011), de dynamiser cette filière à partir de nombreuses actions : soutien à la création et à la restauration de haies («Charte qualité plantations»), au regarnissage de haies sur talus (distribution de plants), à la valorisation du petit bois de haies (soutien à la structuration de la filière bois-énergie) et à la création de petits boisements et Plaquettes des actions de la Charte du développement durable Plan Climat
7 BOIS ÉNERGIE De plus, dans le cadre de l élaboration d un «contrat d objectifs bois-énergie 2006-2011» sur le territoire du Parc Naturel Régional des Marais du Cotentin et du Bessin et des deux cantons de Canisy et Marigny, un programme d actions a été mis en place pour développer localement la filière bois-énergie. Les objectifs sont de mobiliser la ressource existante de manière durable et de la valoriser dans des chaudières performantes et non polluantes, qu elles soient individuelles, collectives ou tertiaires. Ce contrat permet au Conseil général et à différents partenaires de soutenir l animation de la filière bois-énergie et de participer à certains investissements éligibles sur ces territoires. Un enjeu paysager Les haies : un aménagement et une production Recèpage et émondage d arbre têtards de haie Le bocage est l'aménagement agraire dominant de la Manche. Les sociologues et les historiens ont été les premiers à relever le rôle important de la production de bois des haies pour la société rurale de la Manche. Bien que peu formalisée, la gestion de la haie est organisée autour de moyens techniques d'entretien, de relations sociales et du besoin du produit «bois». La Manche se caractérise par la diversité de son bocage et les savoir-faire locaux. Cela se traduit dans la diversité des paysages («L'inventaire régional des paysages de Basse- Normandie» dénombre 35 types de paysage pour la Manche. Les 2/3 sont typiquement bocagers) et les relations sociales que nous retrouvons dans les usages locaux. Entretien et valorisation économique Par le passé, le besoin en bois de construction et de chauffage valorisait et déterminait les interventions. Aujourd hui, faute d une valorisation intéressante des produits issus de son entretien, la haie est perçue comme une charge par les gestionnaires. Effectivement, alors que les rôles environnementaux sont reconnus, les interventions de maintien représentent un coût non compensé par les opérations de récolte. Sans une réelle revalorisation du bois des haies, c est leur maintien qui est mis en cause (résultats de l enquête «Valorisons nos haies» de la Chambre d Agriculture en 2002). Opération de déchiquetage à grappin Le bois déchiqueté : un renouveau pour la production de bois La production traditionnelle de boisbûche montre de nombreux inconvénients, en particulier la pénibilité et le temps de manutention qui n est pas ou peu couvert par le prix de vente. Avec la mécanisation de la "filière amont" (déchiquetage du bois) et l'amélioration de l'autonomie des chaudières à bois déchiqueté, les Manchois sont de plus en plus séduits : pour les agriculteurs, la production de bois déchiqueté refait entrer les haies dans le domaine de la production agricole. En outre, le déchiquetage de bois permet de valoriser tous les branchages, soit 30% de bois en plus par rapport aux bûches. Les haies sont désormais réellement prises en compte et gérées en conséquence. Le développement du déchiquetage sur le département est mené en cohérence avec la réglementation en vigueur. Plaquettes bocagères
BOIS ÉNERGIE 8 Un enjeu social et économique Outre les aspects écologiques, environnementaux et paysagers, la valorisation locale de la ressource bois présente un enjeu majeur sur le plan économique et social. Une perspective de 400 emplois, non délocalisables, en milieu rural, selon les indicateurs actuels, dans la filière bois-énergie est globalement estimée. Un combustible compétitif La hausse du prix des énergies fossiles a été un déclencheur du fort développement du bois déchiqueté, en particulier en milieu rural. En effet, ce combustible est l un des moins cher, avec le solaire, de toutes les énergies, fossiles et renouvelables confondues. Approvisionnement d un silo en bois-énergie Comparaison du prix des combustibles et énergies (sept. 2006) Bois déchiqueté Bûches Granulés bois Gaz de ville Fioul Gaz propane Electricité (Source AILE) 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Prix en /100 kwh O N S E
9 BOIS ÉNERGIE Paysage bocager de la Manche Bois-énergie et économie locale Au-delà de la simple question de compétitivité énergétique, le développement du bois-énergie ouvre un cercle socioéconomique vertueux, en offrant la possibilité de créer un dynamisme local, créateur d emplois, en milieu rural pour la coupe, le déchiquetage, le séchage, la commande et la livraison. En favorisant la ressource locale, qu elle soit exploitée par les agriculteurs, les entrepreneurs, les associations d insertion ou tout autre exploitant, ou qu elle soit issue d entreprises locales de transformation du bois, la mobilisation du bois permet le maintien et même la création d emplois non délocalisables, puisque liés au territoire. La gestion de la filière d approvisionnement elle-même est, elle aussi, créatrice d emplois. En effet, elle tend à s organiser sous forme de platesformes locales réparties sur le territoire. Gestion des stocks et des commandes, réceptions, manutention, livraisons, etc. sont autant d activités porteuses d emplois locaux. Du côté du chauffage lui-même, l installation et le suivi des chaudières dynamisent également l économie locale. L effet d une filière locale bois-énergie est également indirect. Celle-ci contribue ainsi au maintien des haies de leur territoire, et par conséquent favorise les activités de loisirs et de tourisme vert qui sont liées au paysage. Opération de déchiquetage manuel
BOIS ÉNERGIE 10 Le bois-énergie : le passé et l avenir Historique du bois-énergie Après une baisse dans les années 70 et 80 de l utilisation de bois dans l hexagone, un retour important à cette énergie a eu lieu suite au premier choc pétrolier. Depuis 1990, la consommation décline à nouveau régulièrement en France. La Basse-Normandie, quant à elle, présente sur cette dernière période une consommation domestique stable avec, en 1998, encore plus de la moitié des maisons individuelles chauffées au bois, en chauffage central ou en appoint (d après une étude réalisée par Biomasse Normandie sur 1.200 usagers). L usage du bois sous forme de bûches reste encore largement majoritaire en usage domestique. Il correspond désormais essentiellement à un mode de chauffage d appoint, en foyers fermés et inserts (45% des appareils chauffage bois en 2001) et non plus du chauffage central (6% des appareils) 3. 3 Source CEREN (2001)
11 BOIS ÉNERGIE > Une modernisation des systèmes de chauffage au bois C est par les chaufferies de grosses puissances qu est venue l automatisation et l autonomie des chaudières avec des combustibles très différents : bûches, sciures, écorces, broyats de bois de rebuts, plaquettes de bois industrielles, forestières ou bocagères... Dans le secteur industriel Ce sont essentiellement les entreprises de transformation du bois qui utilisent leurs propres déchets (écorces, sciures ) pour produire de l énergie. L augmentation du prix des énergies fossiles conduit d autres industries énergétivores à s intéresser à la question. Dans le secteur tertiaire Les chaufferies peuvent chauffer des logements collectifs, hôpitaux, piscines, bâtiments scolaires, et autres bâtiments à usage collectif. Des réseaux de chaleur entre bâtiments permettent souvent une économie d échelle à travers la mise en place d une seule chaufferie. Cette automatisation du chauffage bois est également la clé pour une reprise du chauffage central au bois chez les particuliers. En effet, les nouvelles technologies développées sur les chaudières : alimentation par vis, allumage et décendrage automatique, régulation électronique, offrent désormais aux individuels un confort d utilisation et une autonomie équivalents à ceux du chauffage au fuel Le décendrage automatique de la chaufferie collective de l hôpital de Pontorson (50): chaudière de 2,3 MW ou au gaz. Le combustible n est plus la bûche mais la plaquette de bois, moins coûteuse à produire et facilement mécanisable et manipulable. Plate-forme de stockage - conditionnement de plaquettes, en cours de finalisation
BOIS ÉNERGIE 12 chaufferie bois se compose d une chaudière de 85 KW et d un réseau de 160 m. Elle constitue la première opération régionale avec un Office Public Départemental HLM. Chaufferie collective de l hôpital de Saint-Hilaire-du-Harcouêt (50) : chaudière de 1,5 MW et son silo de 200 m 3 > Les installations bois-énergie dans la Manche Les chaufferies collectives 1981 : Marchésieux Les débats sur l énergie au moment du passage des deux couloirs de ligne 400.000 volts d une part, la préparation d un remembrement respectant le maillage bocager d autre part, ont amené la création de l A.E.N (Association Energies Nouvelles). Après une étude sur le potentiel de biomasse sur la commune (2.000 hectares, 350 kilomètres de haies, les fumiers et lisiers de 80 fermes laitières), deux expériences de production d énergies ont été menées : 1. «Gaz de fumier» (1979) : dans deux exploitations, expérience positive, importante production de méthane, mais les difficultés de stockage, de compression du gaz et d adaptation des brûleurs ont mis un terme à l expérience. 2. «Petits bois» (1981) : pour favoriser le maintien d un maillage bocager suffisant, installation d une chaudière à alimentation automatique chauffant l ensemble des bâtiments communaux. Ce système permet d acheter le bois perdu (ex : fagots) aux agriculteurs. 19 années de fonctionnement avec de nombreuses mises au point. L usure du brûleur et d une partie de l alimentation ont nécessité le passage au fuel avec une chaudière de récupération en attendant la décision du remplacement par une chaudière à bois de nouvelle génération pour 2006. 1991 : Valognes C est désormais l hôpital de Valognes qui est la chaufferie automatique au bois la plus ancienne dans la Manche, puisqu elle a été installée en 1991. Ses 1,6 MW consomment des déchets et connexes de bois. 2002 : Saint-Hilaire-du-Harcouët Une nouvelle chaufferie de grosse puissance est installée dans la Manche pour couvrir les besoins d un hôpital et ses ateliers techniques, une maison de retraite et un lycée professionnel. D une puissance de 1,5 MW et d un réseau de 800 m, elle dispose d un suivi très fin. 2006 : Pontorson, Marchésieux et Saint-Samson-de-Bonfossé Pontorson, une chaufferie bois de 2,3 MW a également vu le jour pour couvrir les besoins de l hôpital et de différents bâtiments à travers un réseau de chaleur long de 4 km. Marchésieux, de nouveau, a décidé d installer une nouvelle chaudière de 150 KW pour alimenter sa mairie, son école et ses logements de cantine, constituant la première chaudière installée sur le territoire du Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin, de surcroît à vocation de vitrine. Saint-Samson-de-Bonfossé, dans le cadre d un programme de construction de 10 logements individuels par l OPDHLM de la Manche, la mairie a souhaité qu un système de chauffage bois collectif soit mis en place. Cette Les chaufferies individuelles Les premières chaudières automatiques individuelles au bois ont, quant à elle, été installées en 2002 chez des agriculteurs de la Manche. Elles ont été accompagnées par la mise en place d une dynamique autour de l entretien de la haie, avec l investissement dans deux déchiqueteuses collectives en CUMA. Aujourd hui, plus de 50 agriculteurs produisent du bois déchiqueté. Il est valorisé dans 33 chaudières individuelles (au 30 septembre 2006) essentiellement chez des agriculteurs mais aussi chez quelques particuliers en milieu rural. Nous recensons également plus de 15 projets en cours de réflexion dans le département. De nombreux projets de chaudières collectives de petites et moyennes puissances sont désormais en cours dans le département : destinés à des logements collectifs, des maisons de retraite ou à divers bâtiments communaux, elles s accompagnent souvent d une démarche locale sur la mise en place d une dynamique environnementale, économique et sociale du territoire. Pour sa part, le Conseil général s investit également dans cette filière au travers de ses compétences en étudiant la faisabilité technicoéconomique d installer des chaudières de moyenne puissance, notamment au niveau des collèges et du site de la Maison du Département. O N S E
13 BOIS ÉNERGIE Bilan des installations de chaufferies collectives en Basse-Normandie en octobre 2006 (Source : Biomasse Normandie, avec le financement du FEDER, Région Basse-Normandie et ADEME de Basse-Normandie) Bilan des installations de chaudières individuelles au bois déchiqueté en Basse-Normandie en septembre 2006 (Source : CIER et Biomasse Normandie, avec le financement du FEDER, Région Basse-Normandie, ADEME de Basse-Normandie) Cartes mises à jour régulièrement et consultables sur le site internet de Biomasse Normandie.
BOIS ÉNERGIE 14 Opération de déchiquetage manuelle Un défi pour l avenir Loin de l image désuète que nous lui associons parfois, le bois constitue l une des rares ressources énergétiques renouvelables locales et respectueuses de l environnement. La mobilisation de cette ressource est susceptible de générer des emplois durables en zones rurales, contribuant ainsi à un aménagement du territoire mieux équilibré. L organisation et la promotion d une filière bois-énergie apparaît comme un projet exemplaire de développement intégré et durable. Cependant, il faut au préalable répondre à des questions fondamentales : Quel sont les bassins d approvisionnement potentiels? Comment sont-ils mobilisés? Le gisement y est-il suffisant? Quelles conditions, garanties et continuité pour l approvisionnement? Quelles valorisations, pour quels usages et à quel coût? Le présent guide s efforce de répondre à ces questions... O N S E
15 BOIS ÉNERGIE Bibliographie CHAMBRE D AGRICULTURE DE LA MANCHE, 2006 «Guide des Bonnes pratiques pour une gestion durable des haies» ASL de boisement et M. Eddy CLERAN (CDAM), Nov. 2006, 24 p. FDCUMA MANCHE, 2006 «Portrait de la production agricole de bois déchiqueté dans la Manche», Nov. 2006, 7 p. ADEME, 2006 «La récolte raisonnée des rémanents en forêt», Juillet 2006, 40 pages. (http://www2.ademe.fr/servlet/getdoc?cid=96&m=3&id=33691&ref=&p1=111) CHAMBRE D AGRICULTURE DE BASSE-NORMANDIE, 2006 «Coût prévisionnels des Matériels agricoles», avec BMC et CUMA, Juin 2006, 31 p. BIOMASSE NORMANDIE, 2006 «Une chaudière automatique au bois chez un exploitant agricole», collection de fiches «Chaufferies bois individuelles», Mars 2006, non paginé. AILE, 2005 «Observatoire des installations de chaudières individuelles - Synthèses économiques», Décembre 2005, 28 pages. 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BOIS ÉNERGIE 16 Contacts et liens utiles POUR DES INFORMATIONS D ORDRE GÉNÉRAL ET LES AIDES FINANCIÈRES : Agence de l Environnement et de la Maîtrise de l Energie (ADEME) de Basse-Normandie (Plan Bois-Energie et Développement Local 2004-2006) CITIS «Le Pentacle» - Avenue de Tzukuba 14200 HEROUVILLE-SAINT-CLAIR 02.31.46.81.00 02.31.46.81.01 http://www.basse-normandie.ademe.fr Association Interprofessionnelle Forêt-Bois de Basse-Normandie (AIFOBAN) Maison de la Forêt 19 bis rue des Capucines - 61000 ALENCON 02.33.82.42.80-02.33.82.41.81 Conseil général de la Manche (Politique contractuelle) Direction du Cadre de Vie 98, route de Candol - 50008 Saint-Lô Cédex 02.33.05.97.79 02.33.05.95.86 http://www.cg50.fr Conseil Régional de Basse-Normandie (Aide à l installation et Politique contractuelle) Abbaye aux Dames 24, place Reine Mathilde - BP 523 14035 CAEN Cedex 02.31.06.98.98-02.31.95.12.81 http://www.cr-basse-normandie.fr Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS) de la Manche (Dotation Globale aux Equipements - DGE) Service Santé - Environnement Place de la Préfecture - 50008 SAINT-LÔ 02.33.06.56.56 02.33.06.56.84 http://www.environnement-sante-manche.org Préfecture de la Manche Direction des Affaires Economiques et de la Coordination Interministérielle 3 place de la Préfecture - 50000 SAINT-LÔ 02.33.75.49.50-02.33.57.36.66 http://www.manche.pref.gouv.fr Préfecture de Région (Europe FEDER) Secrétariat Général pour les Affaires Régionales Rue Daniel Huet - 14038 CAEN Cedex 02.31.30.65.15-02.31.30.65.04 http://www.basse-normandie.pref.gouv.fr POUR DES CONSEILS TECHNIQUES ET DE L ASSISTANCE AUX PROJETS : Structures missionnées Biomasse Normandie Maison du Paysan 19, quai de Juillet - 14000 CAEN 02.31.34.24.88-02.31.52.24.91 http://www.biomasse-normandie.org Centre d Initiations aux Energies Renouvelables (CIER) La Remondière - 14350 MONTCHAUVET - 02.31.67.50.25 http://www.cier.montchauvet.free.fr Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF) de Normandie Antenne de la Manche - Maison de l Agriculture Avenue de Paris - 50000 SAINT-LÔ 02.33.06.47.79-02.33.06.46.98 http://www.crpf.fr/normandie Chambre d Agriculture de la Manche Maison de l Agriculture Avenue de Paris - 50000 SAINT-LÔ 02.33.06.48.48-02.33.06.49.99 http://www.manche.chambagri.fr Fédération Départementale des CUMA de la Manche (FDCUMA) Avenue de Paris -50000 SAINT LO 02.33.06.48.26-02.33.06.47.98 http://www.ouest.cuma.fr Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin Maison du Parc Manoir de Cantepie - 50500 LES VEYS 02.33.71.61.90-02.33.71.61.91 http://www.parc-cotentin-bessin.fr Parc naturel régional Normandie-Maine Maison du Parc - Le Chapître - BP 5 61320 CARROUGES 02.33.81.75.75-02.33.28.59.80 http://www.parc-naturel-normandie-maine.fr SCIC «7 Vents du Cotentin» 3, rue Gambetta - 50200 COUTANCES 02.33.19.00.10-02.33.19.02.52 http://www.7vents.org O N S E
17 BOIS ÉNERGIE Structures associées Association Régionale des Entrepreneurs de Travaux Agricoles et Ruraux (ARETAR) Maison des Entreprises - BP 14 50600 SAINT-HILAIRE-DU-HARCOUËT 02.33.79.33.72-02.33.79.33.77 http://www.aretar.com/ Association d Initiatives Locales pour l Energie et l Environnement (AILE) 73, rue de Saint-Brieuc - CS 56520 35 065 RENNES CEDEX 02.99.54.63.15-02.99.54.63.23 http://www.aile.asso.fr/ Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement de la Manche (CAUE) 2, place Général de Gaulle - 50000 SAINT-LÔ 02.33.77.20.77-02.33.77.20.80 http://caue50.fr Direction Départementale de l Agriculture et de la Forêt (DDAF) de la Manche Cité administrative - Bâtiment B Place de la Préfecture - 50009 SAINT-LO CEDEX 02.33.77.51.00-02.33.56.09.57 http://ddaf.manche.agriculture.gouv.fr Office National des Forêts Pour des conseils techniques et de l assistance aux projets. http://www.onf.fr POUR UN APPROVISIONNEMENT LOCAL EN PLAQUETTES (liste non exhaustive) : Plaquettes bocagères HAIECOBOIS Avenue de Paris - 50000 SAINT LO 02 33 06 48 26-02 33 06 47 98 Service Territorial d Entretien et de la Valorisation de l Espace (STEVE) 30, route de l Hippodrome - 50430 LESSAY 02.33.47.95.38 02.33.46.63.06 Plaquettes industrielles BIOCOMBUSTIBLES S.A. 19 rue Beauvoir -14220 THURY-HARCOURT 02.31.39.59.31-02.31.39.06.24 http://www.biocombustibles.fr ETP de SAINT-JAMES Route de Pontorson B.P. 19 50240 SAINT-JAMES 02.33.89.28.30-02.33.89.28.39 POUR DES RENSEIGNEMENTS PRIVILÉGIÉS AVEC DES COLLECTIVITÉS ENGAGÉES : Commune de MARCHESIEUX (Chaufferie bois 150 KW en réseau pour la mairie) 1 rue de l Eglise -50190 MARCHESIEUX 02.33.46.70.18-02.33.46.46.41 Commune de SAINT-EBREMOND-DE-BONFOSSE (Expérimentation des taillis à très courte rotation) Mairie - 50750 SAINT-EBREMOND-DE-BONFOSSE 02.33.56.64.84-02.33.56.64.84 Commune de SAINT-SAMSON-DE-BONFOSSE (Chaufferie bois 85 KW en réseau pour des logements HLM) Mairie - 50750 SAINT-SAMSON-DE-BONFOSSE 02.33.55.71.99-02.33.55.71.99 ASSOCIATIONS, BUREAUX D'ÉTUDES, OPÉRATEURS, ÉTABLISSEMENTS PUBLICS : Agence Nationale pour l'amélioration de l'habitat Pour des informations et aides financières. http://www.anah.fr Agence Régionale de l energie et de l Environnement Rhônealpénergie http://www.rhonealpenergie-environnement.asso.fr Association Européenne de la Biomasse (AEBIOM) http://www.aebiom.org Centre des Technologies Agronomiques (CTA) de Belgique http://www.ctastree.be Centre Scientifique et Technique du Bâtiment http://www.cstb.fr Comité de liaisons des Energies renouvelables http://www.cler.org/fr/index.htm
BOIS ÉNERGIE 18 Comité interprofessionnel du Bois-énergie (CIBE) http://www.cibe.fr Electricité verte http://www.electricite-verte.com Energie-Cités http://www.energie-cites.org E WOOD : base de données sur les réseaux de chaleur http://www.e-wood-s.org/ Habitat & développement http://www.habitat-developpement.tm.fr Institut Technique Européen du Bois-Energie (ITEBE) http://www.itebe.fr Inventaire forestier national http://www.ifn.fr Les jardins du BRF (Bois Rameaux Fragmentés) http://www.lesjardinsdebrf.com Observatoire des énergies renouvelables http://www.observ-er.org/s_accueil.asp Réseau des agences régionales de l'énergie et de l'environnement http://www.rare.asso.fr/agences.htm Site découverte de la filière bois et forêt (ONF, CTBA) http://www.site-en-bois.net/fr/ Site de la Collective du Bois et de la Forêt (Comité National pour le développement du Bois) http://www.boisforet-info.com Syndicat des Energies Renouvelables http://www.ser-fra.com O N S E
Maison du Département - 98, route de Candol - 50008 Saint-Lô cedex Tél. 02 33 05 95 00 - www.cg50.fr Magelio - RCS Caen 340 952 555