Manutentions manuelles de charges



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Manutentions manuelles de charges La manutention manuelle de charges correspond à toute activité nécessitant de recourir à la force humaine pour soulever, abaisser, transporter, déplacer ou retenir un objet ou une personne de quelque façon que ce soit. Réglementairement, on entend par manutention manuelle «toute opération de transport ou de soutien d une charge, dont le levage, la pose, la poussée, la traction, le port ou le déplacement, qui exige l effort physique d un ou de plusieurs travailleurs.» (Art. R.4541-2 du code du travail). Quels sont les risques pour la santé? Les principales conséquences des manutentions manuelles sur les travailleurs concernent : Fatigue, douleurs et pathologies de l appareil locomoteur, Affections du bas du dos et des épaules et plus accessoirement des membres, Accidents cardio-vasculaires si la manutention manuelle est très intense, Un risque accru d accident ou d altération de la santé en cas d exposition conjointe aux manutentions manuelles, à des contraintes de temps, à une charge mentale ou aux vibrations. Quels sont les critères d aide à l évaluation? Code du travail - Art. 4541-9 : Lorsque le recours à la manutention manuelle est inévitable et que les aides mécaniques prévues au 2 de l'article R. 4541-5 ne peuvent pas être mises en œuvre, un travailleur ne peut être admis à porter d'une façon habituelle des charges supérieures à 55 kg qu'à condition d'y avoir été reconnu apte par le médecin du travail, sans que ces charges puissent être supérieures à 105 kg. Toutefois, les femmes ne sont pas autorisées à porter des charges supérieures à 25 kg ou à transporter des charges à l'aide d'une brouette supérieures à 40 kg, brouette comprise. Recommandations CNAMTS R 367 : La charge ne doit pas dépasser 25 kg pour un homme et de 15 kg pour une femme lorsqu elle est portée sur un sol parfaitement horizontal. Lorsque la charge est poussée ou tirée à l aide d un chariot manuel, elle ne doit en aucun cas dépasser sur un sol parfaitement horizontal, les 600 kg pour un homme seul, et 360 kg pour une femme seule. NFX 35 109 : Valeurs seuils ergonomiques pour la manutention manuelle de charges Activité Valeur maximale acceptable Valeur maximale sous condition Soulever/porter 15 kg de charge par opération 7,5 tonnes/jour/personne 25kg de charge par opération 12 tonnes/jour/personne Pousser/tirer 200kg de poids déplacé 400kg de poids déplacé

Fiche repère n 1 Manutentions manuelle de charges Health and Safety executive (HSE) : charge maximale à soulever en fonction de sa position ou de définir un positionnement acceptable d une charge lorsque son poids est fixé (intérêt pour les zones de stockage). Cet outil ne tient pas compte des déplacements avec charge NFX 35 109 : Valeurs limites concernant la manutention de charges de plus de 3Kg (18 à 65 ans) Masse unitaire Tonnage pour une distance < à 2m Par min Par heure Pour 4h Pour 8h Valeur maximale sous condition 25Kg 0,14T 4T 8T 12T Valeur maximale acceptable 15Kg 0,09T 2,5T 5T 7,5T Valeur à risque minimum 5Kg 0,03T 1T 2T 3T Facteurs aggravants Distance Hauteur de prise / dépôt Environnement et conditions environnementales Types de prises / postures contraignantes Caractéristiques du produit et du chariot Quelles sont les principales mesures de prévention? Organiser le poste de travail afin d éviter ou de limiter les manutentions manuelles Mettre à disposition des aides à la manutention (chariots adaptés, palans, tables élévatrices, équilibreurs, moyens de préhension ) Optimiser le conditionnement des produits et les containers de transport (poids, forme, moyens de préhension, ) Pour aller plus loin ED 776, ED 862, ED 917 Manutentions manuelles. Aide mémoire juridique (TJ 18) NF X 35-109 "Ergonomie Manutention manuelle de charge pour soulever, déplacer et pousser/tirer Méthodologie d analyse et valeurs seuils" NF EN 1005-3 "Sécurité des machines Performance physique humaine Partie 3 : Limites des forces recommandées pour l utilisation de machines" NF EN 1005-4 "Sécurité des machines Performance physique humaine Partie 4 : Évaluation des postures et mouvements lors du travail en relation avec les machines" NF ISO 11228-2 "Ergonomie Manutention manuelle Partie 2 : Actions de pousser et de tirer»

Postures pénibles Les «postures pénibles» définies comme position forcée des articulations sont principalement celles qui comportent des angles extrêmes des articulations (ex : le bras audessus de la ligne des épaules est une posture extrême pour l épaule). Cependant, le maintien de position(s) articulaire(s) durant de longues périodes génère des contraintes physiques locales (posture des bras sans appui, maintien prolongé d une posture accroupie ou le dos penché en avant, ) et globales (station statique prolongée). Quels sont les risques pour la santé? Les postures extrêmes ou prolongées peuvent être source : d inconfort de fatigue de TMS lorsqu elles sont maintenues et répétées Quels sont les critères d aide à l évaluation? Le code du travail ne cible pas précisément de postures pénibles L INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) définit des postures de référence : DOS Flexion du tronc avec et sans appui EPAULE Elévation du bras latérale / frontale NUQUE Acceptable Rotation/Flexion/ Inclinaison Pas recommandé A éviter COUDE Flexion et torsion Inclinaison/torsion du tronc POIGNET Flexion et extension

Fiche repère n 2 Les postures pénibles Health and Safety executive (HSE) : charge maximale à soulever en fonction de sa position ou définition d un positionnement acceptable d une charge lorsque son poids est fixé (intérêt pour les zones de stockage). Cet outil ne tient pas compte des déplacements avec charge Dimensionnement d un poste de travail : Se situer dans les zones de confort pour les gestes et positions les plus fréquentes (bras le long du corps et espace de mobilité des avant-bras) et dans les zones d atteintes pour les autres gestes (l atteinte maximale correspond aux bras tendus) Quelles sont les principales mesures de prévention? Concevoir les postes et choisir en amont les équipements permettant d éviter les postures à risques (point particulièrement important lors d une phase de conception d une nouvelle machine, ligne de production, ) Offrir des possibilités de prise d appui sur le poste de travail/siège Ex : un soutien de l avant bras pour le travail de précision peut être un moyen de réduire la tension dans les bras, le cou et la partie haute du dos. Réduire l amplitude des mouvements, respecter les angles articulaires de confort (placer les outils aux plus près du travailleur) Réduire le maintien de postures statiques et permettre le changement de position (par l organisation de l espace de travail) Etudier la possibilité d alternance des activités à forte et à faible contrainte et se poser la question de la rotation sur les différents postes Pour aller plus loin Dossier Web INRS : Travailler assis ou travailler debout ED 23 L aménagement des bureaux. Principales données ergonomiques ED 79 Conception et aménagement des postes de travail NF EN 1005-2 "Sécurité des machines - Performance physique humaine Partie 2 : Manutention manuelle de machines et d éléments de machines" NF EN ISO 11226 "Ergonomie - Évaluation des postures de travail statiques" NF EN ISO 14738 «Sécurité des machines - Prescriptions anthropométriques relatives à la conception des postes de travail sur les machines» www.travailler-mieux.gouv.fr/postures-penibles.html

Vibrations mécaniques Deux types de vibrations sont à prendre en compte : - transmises au système main-bras par des machines portatives, rotatives ou percutantes (meuleuses, tronçonneuses, marteaux-piqueurs ), guidées à la main (plaques vibrantes ) ou par des pièces travaillées tenues à la main. - transmises à l ensemble du corps par les engins mobiles (poids lourds, chariots de manutention, engins de chantier, matériels agricoles ) et certaines machines industrielles fixes (tables vibrantes ). Quels sont les risques pour la santé? Vibrations transmises à l ensemble du corps : lombalgies, sciatiques ou cruralgies par hernie discale. Vibrations du système main bras : ensemble des symptômes appelé «syndrome des vibrations» : phénomène de Reynaud, moindre sensation du toucher, du chaud et du froid, de douleurs dans les bras et les mains, de gênes fonctionnelles des articulations du poignet et du coude. Quels sont les critères d aide à l évaluation? Pour chaque mode de transmission, le code du Travail (Article R. 4441-2) définit des valeurs d exposition journalière aux vibrations rapportée à une période de référence de huit heures audelà de laquelle l employeur doit déclencher des actions de prévention et une valeur limite à ne pas dépasser. En cas de dépassement des valeurs, l employeur doit prendre des mesures techniques ou organisationnelles visant à réduire au maximum l exposition. Décret 2005-746 du 4 juillet 2005, arrêtés du 6 juillet 2005. Vibrations Vibrations transmises aux mains et aux bras Vibrations transmises à l ensemble du corps Valeur d exposition journalière déclenchant l action de prévention 2,5 m / s 2 0,5 m / s 2 Valeurs limites d exposition (VLE) 5 m/s 2 1,15 m/s 2 Il est possible de se référer aux valeurs déclarées par les fabricants en tenant compte de variables de corrections normalisées (norme FD CEN/TR15350 : 2006 pour les machines tenues à la main) ou à des bases de données obtenues par des mesures en situation réelle. Souvent le mesurage s avère nécessaire par manque d information. Dans ce cas, on utilise des vibrométres ou des dosimétres.

Fiche repère n 3 Les vibrations mécaniques Quelles sont les principales mesures de prévention? Mesures techniques Bien choisir les machines en fonction de la tâche à effectuer ou du terrain pour les engins mobiles Entretenir le matériel et former les opérateurs sur les méthodes de travail à appliquer A l achat, vérifier la valeur vibratoire déclarée par le fabricant dans la notice technique et sélectionner les machines les moins vibrantes dans leur catégorie Réduire autant que possible les irrégularités des surfaces sur lesquelles se déplacent les véhicules mobiles et veiller aux vitesses de déplacement Mesures organisationnelles Former les opérateurs à l utilisation du matériel, aux différents types de réglages (ex : Siège), et leur faire prendre conscience des risques qu ils encourent Réduire les temps d exposition en agissant sur l organisation du travail (rotation au poste par exemple) Respecter les temps de pause. Pour aller plus loin Vibrations et mal de dos Dossier Web La main en danger. Syndrome des vibrations ED 863 Vibrations plein le dos. INRS. Conducteurs d engins mobiles ED 864 «Vibrations et mal de dos». Guide des bonnes pratiques en application du décret Vibrations ED 6018 «Les sièges à suspension pour chariots élévateurs». Fiche pratique de sécurité. INRS. ED 42. 2008, 4 p. Outil simplifié de l évaluation de l exposition aux vibrations : OSEV www.travailler-mieux.gouv.fr/vibrations-mecaniques.html

Les agents chimiques dangereux (ACD) Sont visés ici certaines substances ou produits, en l état ou au sein d un mélange, qui en raison de leurs effets observés sur la santé de l homme ou de l animal, sont qualifiés d agents chimiques dangereux à l article R.4412-3 du Code du travail. Ceux-ci comprennent notamment les agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR), définit à l article R4412-60 du Code du Travail. Les ACD peuvent être produits ou utilisés de façon volontaire. Ils peuvent aussi être émis au cours d un procédé (poussières, fumées, vapeurs, etc.) ou être indissociables de l activité de l entreprise sans qu ils soient générés par cette activité (agent de péage d autoroute, fumées de diesel, ) Quels sont les risques pour la santé? Les substances chimiques ou leurs mélanges sous forme de gaz, de liquide, de solide, peuvent provoquer des effets plus ou moins graves sur la santé soit en cas de contact, unique ou répété, avec la peau, soit par inhalation ou par ingestion : Effets aigus : comme des irritations, brûlures, troubles de conscience Effets chroniques : sur de nombreux organes, allergies (eczéma, asthme), pneumoconioses, cancers Certaines affections peuvent se manifester des années après l arrêt de l exposition. Quels sont les critères d aide à l évaluation? Sont considérés comme ACD : Toutes les substances qui font l objet d une classification européenne harmonisée, en application du règlement CLP (règles de classification d étiquetage et d emballage des produits chimique) Les substances non classées au niveau européen, mais qui peuvent présenter un danger pour la santé et la sécurité des personnes; Certains composés chimiques (fumées de soudage, poussières de bois ) qui notamment en raison de leur forme, présentent un danger pour la santé des personnes. Les produits chimiques concernés sont ceux dont le risque apparaît comme non faible dans l évaluation des risques chimiques pour les ACD et tous les CMR.

Fiche repère n 4 Les agents chimiques dangereux Des valeurs limites d exposition professionnelle (VLEP) ont été définies pour une centaine d ACD par le ministère chargé du travail. Les VLEP fixées sont contraignantes ou indicatives, elles concernent des expositions prolongées (VLEP [8 heures]) ou de brève durée (VLCT [15 minutes]). Ces niveaux de concentration ne doivent pas être dépassés dans l atmosphère afin de préserver la santé des travailleurs. Les VLEP évoluent avec l avancée des connaissances en toxicologie. Leur respect peut ne pas garantir la non apparition de maladies : il est, par conséquent, recommandé de maintenir la concentration atmosphérique en polluant la plus faible possible. Ces valeurs atmosphériques peuvent être complétées par des valeurs limites biologiques (IBE) qui prennent mieux en compte la pénétration d un produit par inhalation mais aussi par voies cutanée et digestive (non négligeables dans certains cas). Quelles sont les principales mesures de prévention? L évaluation du risque chimique passe en particulier par les étapes suivantes : 1- Inventaire de tous les ACD présents sur le poste de travail 2- Identification de leurs dangers en utilisant notamment l étiquetage et les fiches de données de sécurité (FDS) 3- Evaluation des quantités utilisées ou produites, des conditions d utilisation et modes opératoires, de la durée et de la fréquence d exposition, des moyens de prévention existants 4- Si nécessaire, prélèvements d atmosphère, surfaciques ou surveillance biologique (sang ou urine) du travailleur 5- Estimation du niveau de risque (plusieurs méthodes) Les mesures de prévention collective techniques sont classées, ci-après, par ordre d efficacité décroissant : Suppression de l ACD Substitution de l ACD par un produit non dangereux ou moins dangereux Travail en vase clos Dispositif de captage des polluants à la source Ventilation générale Formation et information des salariés sur les dangers et les mesures de prévention Restriction d accès aux locaux à risque Contrôle et maintenance des installations et contrôle de l efficacité des mesures de prévention mises en place Pour aller plus loin ND 2121, Evaluation du risque chimique. Hiérarchisation des «risques potentiels» ND 2312, Les méthodes d évaluation des risques chimiques. Une analyse critique ED 984, Valeurs limites d exposition professionnelle aux agents chimiques en France ED 6041, Etiquettes de produits chimiques. Attention, ça change! www.travailler-mieux.gouv.fr/agents-chimiques-dangereux.html

Les températures extrêmes Le code du travail ne donne aucune valeur de température chaude ou froide mais prévoit que des dispositions doivent être mises en œuvre (avec avis du médecin du travail et du CHSCT, ou à défaut des DP). Toutefois nous considérons que le travail au froid par des températures < 10, ou à la chaleur pour des températures supérieures à 30 pour une activité sédentaire, et supérieures à 28 pour un travail nécessitant une activité physique comporte des risques dépassement des capacités d adaptation de l organisme. Quels sont les risques pour la santé? Les changements brusques et répétés de températures provoquent des effets sur la santé. Chaleur : fatigue, sueurs, nausées, maux de tête, troubles de la vigilance, crampes, déshydratation sont les symptômes courants liés à la chaleur. La fréquence cardiaque et le coût cardiaque sont les principaux indices qui permettent de définir les niveaux de pénibilité. Froid : perte de dextérité du corps dans son ensemble ou seulement les parties exposées, simples engourdissements ou gelures. L effet le plus sérieux est l hypothermie. Quels sont les critères d aide à l évaluation? Code du travail : ne donne aucune indication Mesures de divers paramètres : Paramètres d ambiance thermique : température, température radiante ( au globe noir ), température de convection, de conduction, vitesse d air, humidité de l air (hygrométrie) Paramètres individuels : niveau d isolation thermique, habillement Paramètres d astreinte physiologique : température interne des opérateurs, température cutanée, fréquence cardiaque, effort produit, dépense énergétique, sudation, prise médicamenteuse habituelle.

Fiche repère n 6 Les températures extrêmes AMBIANCE CHAUDE Conséquences physiologiques de l exposition à différentes températures T Réponse physiologique Situation de l air 40 Température corporelle en augmentation Risque de syncope et de coup de chaleur 30 25 18 15 5 Déshydratation /crampe de chaleur Transpiration Sensation de froid Refroidissement local Frissonnement Hypothermie Très dangereuse Dangereuse Confort Inconfortable Très inconfortable Dangereuse Recommandations concernant la température de l air en fonction du travail réalisé (INRS ED.950) Type d activité T de la pièce en C Minimale Optimale Maximale Travail assis 19-20 20-21 24 Travail debout 17 18 22 Travail à priori pénible 14-15 16-17 20-21 Quelles sont les principales mesures de prévention? Fournir des équipements de travail adaptés aux conditions thermiques Informer et former les salariés aux différents risques Isoler les locaux de travail Lutter contre les courants d air ou froid extérieur (SAS d entrée, ) Prévoir une source d eau potable réfrigérée (10-15 ) et inciter les salariés à boire souvent Documents Travail INRS chaleur d été : www.inrs.fr ED 931 Pour aller plus loin Travail par de fortes chaleurs en été Dossier Web Travail au froid Dossier Web Ambiance thermique : travailler au froid Dossier médico-technique TC 109 Ambiance thermique : travail en période de fortes chaleurs Dossier médico-technique TC 97 http://www.travailler-mieux.gouv.fr

Le bruit On appelle bruit, toute sensation auditive désagréable, gênante et pouvant être considérée comme dangereuse à partir de certaines limites. C est un phénomène physique d origine mécanique et vibratoire. Près de 70 % des Français se disent dérangés par le bruit sur leur lieu de travail. Selon l enquête Sumer2003, en France, les expositions de longue durée (plus de 20 h par semaine) à des niveaux élevés (plus de 85 décibels) concernent près de 7 % des salariés. Facteurs de risques pour la santé L exposition quotidienne à de forts niveaux de bruit entraine fatigue auditive, pertes d audition et, à terme, surdité professionnelle. Co-facteur du stress, le bruit peut aussi entraîner d autres effets néfastes pour la santé comme des troubles cardiovasculaires, de l hypertension, des troubles du sommeil ou de la digestion. Quels sont les critères d aide à l évaluation? Les exigences de la réglementation sont basées sur la comparaison de l exposition au bruit du salarié à différents seuils : si ces seuils sont dépassés, certaines actions doivent être entreprises (articles R.4431-2 à 4431-4 du Code du Travail) L exposition est évaluée à partir de 2 paramètres : L exposition moyenne sur 8h (notée L ex 8h ) Le niveau de bruit impulsionnel maximal, dit niveau de crête (noté L pc ) Chacun de ces 2 paramètres est comparé à 3 seuils : Valeur d exposition inférieur déclenchant l action (VAI) : c est le seuil le plus bas, il déclenche les premières actions de prévention Valeur d exposition supérieur déclenchant l action (VAS) : c est le 2 ème seuil, des actions correctives doivent être mises en œuvre. Valeur limite d exposition (VLE) : ce 3 ème seuil ne doit être dépassé en aucun cas. A la différence des seuils précédents, il prend en compte l atténuation du bruit apporté par les protecteurs individuels.

Fiche repère n 7 Le bruit Seuils Exposition moyenne (Lex, 8heures) Niveau de crête (Lp, c) Valeur d exposition inférieure déclenchant l action 80 db (A) 135 db (C) Valeur d exposition supérieure déclenchant l action 85 db (A) 137 db (C) Valeur limite d exposition* 87 db (A) 140 db (C) *Valeur prenant en compte l atténuation due au port de protecteur individuel contre le bruit La réglementation précise les actions qui sont requises lorsque ces seuils sont dépassés NFX 35 121 : Travail sur écran de visualisation et clavier Les niveaux sonores ne doivent pas excéder 55dB(A) dans un environnement de bureau (travail sur écran) afin que le travail ne soit pas rendu plus difficile (erreur, fatigue, ) et 65 db(a) pour tous les autres environnements. Test simple : si deux personnes ne peuvent se comprendre qu en étant très proches l une de l autre (moins d un mètre) et en ayant besoin d élever la voix, le risque bruit est avéré. Quelles sont les principales mesures de prévention? Mesures techniques Agir sur la source du bruit, c est-à-dire sur la machine ou l équipement bruyant, est le moyen le plus efficace pour lutter contre le bruit sur les lieux de travail. Certains changements techniques simples peuvent s avérer très efficaces Choisir d acheter des équipements moins bruyants puisque les niveaux sonores émis doivent être affichés par les fabricants Cloisonner, séparer les sources de bruit pour éviter que le bruit se propage dans un atelier Encoffrer les équipements bruyants avec des isolants phoniques Mesures organisationnelles Dans l atelier, alterner quand c est possible les postes bruyants et non bruyants Eloigner ou déplacer des équipements bruyants. Cette solution de prévention est souvent simple et très efficace Pour aller plus loin Bruit Dossier Web Moins fort le bruit ED 6020 ED 962 Techniques de réduction du bruit en entreprise. Quelles solutions, comment choisir ED 997 Technique de réduction du bruit en entreprise. Exemples de réalisation ED 136 Traitement acoustique des locaux de travail ED 107 Réussir un encoffrement acoustique http://www.travailler-mieux.gouv.fr/bruit,811.html

Travail de nuit Selon la réglementation, est considéré comme travailleur de nuit le salarié qui : Soit effectue habituellement au moins 3h de travail quotidien pendant la période 21h-6h (art L. 3122-29 du code du travail) au moins deux fois par semaine Soit accomplit 270 heures de nuit sur une période de 12 mois consécutifs (R.3122-8 du code du travail). Quels sont les risques pour la santé? La réelle difficulté à fixer un seuil limite d exposition (5, 10 ou 15 ans) au-delà duquel les effets nocifs apparaissent de manière certaine vient en partie de la présence de nombreux paramètres venant aggraver ou atténuer les conséquences de l exposition aux horaires de nuit. Cependant, plusieurs effets sont identifiés sur la santé des travailleurs : Troubles du sommeil Consommation plus élevée de médicaments, pour faciliter le sommeil ou à l inverse rester éveillé Troubles digestifs et déséquilibre nutritionnel avec comme effets d éventuels problèmes de surpoids Troubles de l humeur, irritabilité Désadaptation et isolement social, professionnel et/ou familial Risques cardiovasculaires accrus (surpoids, hypertension artérielle) Certaines études évoquent une probabilité plus élevée de cancers, notamment du sein et colorectal (Cf. Centre International de Recherche sur le Cancer) et chez les femmes enceintes, un risque plus élevé de prématurité et fausses couches Quels sont les critères d aide à l évaluation? Code du travail : Art. L. 3122-29 et suivants / R. 3122-8 et suivants Il convient toujours de s assurer que les dispositions de la convention collective ou de l accord applicables dans l entreprise ne prévoient pas de dispositions particulières. Directive du 4 Novembre 2003 : donne les principales définitions (travail posté, travail de nuit ) et fixe les prescriptions minimales générales de sécurité et de santé en matière d aménagement du temps de travail

Fiche repère n 8 Le travail de nuit Quelles mesures de prévention (à titre d exemples) Mesures techniques Aménagement du poste afin de réduire la fatigue (ergonomie, confort ) Aménagement d un local de repos Aménagement d un local adapté pour la prise de repas chauds Mesures organisationnelles Limiter le travail de nuit pour les personnes qui en font la demande (ex. les séniors) Informer les salariés sur les effets du travail de nuit sur la santé Proposer éventuellement des modes de transport, organisés par l entreprise, en restant vigilant sur les conditions à réunir pour optimiser la sécurité routière Donner des conseils hygiéno-diététiques (alimentation, environnement, repos sans bruit pour le sommeil du jour) Prévoir des temps de pause réguliers (baisse de vigilance physiologiquement sensible vers 03 h du matin) Mettre en place un tableau de bord avec les indicateurs d alerte suivants : Accidents du travail : taux de fréquence et de gravité, accidents de trajet (travail-domicile) Incidents : suivre et exploiter les données sur les incidents Maladies professionnelles reconnues et demandes de reconnaissance de «nouvelles» maladies Taux d absentéisme Pour aller plus loin Le travail de nuit ED 5023 Documents ANACT : dossier WEB http://www.anact.fr/web/dossiers/mutations-changements-organisationnels/temps-travail http://www.travailler-mieux.gouv.fr/travail-de-nuit,815.html

Travail en équipes successives alternantes Aucun texte réglementaire national ne définit ces notions. Toutefois, la Directive Européenne du 4 novembre 2003 relative à l aménagement du temps de travail précise que le travail en équipes successives alternantes représente «tout mode d organisation du travail en équipe selon lequel des travailleurs sont occupés successivement sur les mêmes postes de travail, selon un certain rythme, y compris rotatif, de type continu ou discontinu, entrainant pour les travailleurs la nécessité d accomplir un travail à des heures différentes sur une période de jours ou de semaines» (Travail posté : 2X8, 3X8, 5X8, 2X12 ). Quels sont les risques pour la santé? Les principaux effets sur la santé des travailleurs sont : Fatigue, troubles du sommeil, anxiété, dépression Isolement social, professionnel et/ou familial Dérèglements chrono biologiques, troubles intestinaux, risque cardiovasculaire plus élevé (hypertension artérielle, surpoids) Déséquilibres métabolique et endocrinien Quels sont les critères d aide à l évaluation? Code du Travail : Articles L.3121-1 et suivants / Articles R.3121-1 et suivants Avis du médecin du travail assurant le suivi de l exposition aux risques pour les salariés travaillant en horaires atypiques Existence ou non de travail en équipes successives alternantes? (Quotidien, mensuel ou annualisé) Exposition permanente (Ex : supérieure à 50 % du temps de travail) Exposition fréquente à occasionnelle (Ex : de 50 % à 10 % du temps de travail) Exposition rare à inexistante (Ex : inférieure à 10 % du travail) Exemples de questions à se poser : Pour les horaires alternants, le sens de rotation physiologiquement naturel est-il privilégié? Matin, après-midi, nuit Quels sont les profils des salariés concernés : ancienneté au poste, âge, tolérance et acceptation L organisation du travail prévoit-elle de limiter la durée d exposition?, des horaires atypiques sur la base du volontariat?, des temps commun lors du passage d une équipe à une autre?...

Fiche repère n 9 Travail en équipes successives alternantes Quelles sont les principales mesures de prévention? Mesures techniques Aménager les locaux et postes de travail pour réduire la fatigue (ergonomie, éclairage, confort, locaux et équipements sociaux ) Permettre une alternance des équipes dans de bonnes conditions en cas de croisement des équipes (dimensionnement des vestiaires, locaux et équipements sociaux et d hygiène ) Mesures organisationnelles, formation - information Limiter la durée d exposition à ce type d horaires Prendre en compte le contenu des activités de travail, les conditions de réalisation, les conditions de travail et les conditions de vie des salariés concernés Permettre / favoriser les évolutions de carrières à partir d une certaine ancienneté dans ce type de poste, l âge ou l état de santé Créer et suivre des indicateurs spécifiques tels que absentéisme, accidents du travail et de trajet, fréquence et gravité des accidents, changements d horaires non programmés, Définir des rythmes de rotations adaptés et concertés (Médecin du Travail, Direction, salariés et/ou représentants du personnel) : associer les salariés aux choix des heures de prises de postes, rythmes et sens de rotation, amplitude des journées de travail et temps de récupération Privilégier le sens de rotation physiologiquement naturel et le volontariat (en tenant compte notamment des contraintes familiales, la compatibilité avec les moyens de transport ) Sensibiliser à une bonne hygiène de vie : alimentation, gestion du sommeil en relation avec le travail en horaires atypiques Horaires atypiques et travail - ED 5023 Quizz Horaires décalés et Travail de nuit - Anim-051 Dossiers ANACT : Mutations du travail, changements techniques et organisationnels (www.anact.fr) Recommandations de la Société française de médecine du travail pour la surveillance médicales des travailleurs postés ou de nuit www.travailler-mieux.gouv.fr

Travail répétitif L article D. 4121-5 du code du travail prévoit que «Le travail répétitif est caractérisé par la répétition d un même geste, à une cadence contrainte, imposé ou non par le déplacement automatique d une pièce ou par la rémunération à la pièce, avec un temps de cycle défini». Quels sont les risques pour la santé? Les gestes répétitifs à fréquence élevée constituent l un des facteurs de risque bien identifié des troubles musculo-squelettiques ou TMS. Les TMS sont des troubles de l appareil locomoteur (articulations, muscles et tendons) membres, dos et cou. L activité professionnelle peut jouer un rôle déterminant dans le développement, le maintien ou l aggravation des TMS. Les principaux symptômes sont : Fatigue Douleurs Gène dans les mouvements Quels sont les critères d aide à l évaluation? NF EN 1005-5 Une répétitivité gestuelle importante se caractérise par un temps de cycle inférieur à 30s ou l exercice d une activité répétitive pendant 50% du temps de travail. Le risque d atteinte musculo-squelettique est aggravé lorsque la fréquence d actions est supérieure à 40 actions techniques par minute. Check-list OCRA Instrument qui permet une estimation simple du risque au cours de la 1 ère observation de postes de travail et en particulier pour des tâches manuelles et répétitives Check-list OSHA Recherche des facteurs de risque tels que la répétitivité, l effort, les amplitudes articulaires, les vibrations Mouvements identiques ou comparables effectués à intervalles de quelques secondes (toutes les 15 sec au moins).

Fiche repère n 10 Le travail répétitif Worksafe Travail Sécuritaire Guide d ergonomie La Manutention : représentation du poids maximal permis en fonction de la répétitivité suivant 2 durées d exposition (1h et 8h) Quelles sont les principales mesures de prévention? Mesures techniques Améliorer la conception des outils et des machines Reconcevoir le produit afin de réduire le nombre et la fréquence des gestes des travailleurs Reconsidérer le process de fabrication ou d assemblage pour réduire la fréquence des gestes Prendre en compte les risques d aléas techniques (pannes, ) ou organisationnels (retard de livraison, ) nécessitant une hausse ponctuelle d activité Mesures organisationnelles Varier les tâches afin d alléger les astreintes des gestes répétitifs et accroître l intérêt du travail Repenser la répartition des tâches, alterner les tâches répétitive et non répétitive Organiser le travail pour éviter le travail par à coup Donner la possibilité aux opérateurs de réguler la cadence Préserver les marges de manœuvre utilisées par les travailleurs Pour aller plus loin Dossier Web INRS : Les Troubles Musculo Squelettiques (TMS) du membre supérieur ED 957 Les TMS du membre supérieur ED 5031 point des connaissances sur les TMS Méthode OREGE (Outil de repérage et d évaluation des gestes) Check-list Osha : outil de dépistage TMS www.travailler-mieux.gouv.fr/travail-repetitif.html