CHAPITRE 5 : LA MONNAIE ET LE FINANCEMENT DE L ECONOMIE I. Comment l'activité économique est-elle financée? A. Rôle et évolution du système financier 1. Il permet la circulation du capital financier entre épargnants et emprunteurs. Tous les agents économiques (secteurs institutionnels ) y participent Ces agents sont emprunteurs ou prêteurs Le système financier comprend les intermédiaires financiers et les marchés financiers.. La part du financement direct par les marchés financiers augmente au profit du financement indirect Mais l importance accordée à cette désintermédiation doit être relativisée 2. Le système financier permet de trouver les capitaux nécessaires à l investissement L achat de biens de production peut être financé sur ressources propres ou par augmentation de capital Ou grâce à l emprunt bancaire ou obligataire à un prix appelé taux d intérêt B. L'essor de la nouvelle finance : avantages et risques 1. Déterminants et manifestation de la financiarisation de l économie La financiarisation est. Les marchés de capitaux sont décloisonnés, dérèglementés et globalisés depuis les années 80 Le marché des produits dérivés sont rentables mais très risqués. 2. Cette nouvelle finance comporte quelques avantages mais également beaucoup de risques Elle facilite l'accès au logement, à l'investissement et au financement public Mais accroit les risques : de bulles spéculatives, de crédit, de liquidités, et de taux La crise financière de 2008 : définition, facteurs et mécanismes. Les agences de notations très critiquées C. Prêts pour le contrôle 1. Synthèse p 114 2. Exercices en plus p 116 3. Vers le bac p 117 II. La monnaie : A quoi sert elle? Et qui la crée? A. Cet actif liquide assure des fonctions économiques et sociales 1. En matière économique C est une unité de compte Un intermédiaire des échanges Une réserve de valeur 2. Les fonctions sociales et politiques de la monnaie La monnaie participe à la mise en place d un lien social.elle repose sur des relations de confiance Elle symbolise la puissance d un Etat sur une zone et favorise le sentiment d appartenance nationale B. Elle a plusieurs formes 1. Elle s est progressivement dématérialisée Historiquement on a connu Aujourd hui, la monnaie est essentiellement scripturale 2. La masse monétaire est classée en trois agrégats monétaires classés par ordre de liquidité décroissante. M1 : regroupe l ensemble des moyens de paiement M2 : M1 + comptes sur livrets M3 : M2 + placements à terme sur le marché monétaire C. Qu est-ce que la création monétaire? 1. La création temporaire de monnaie scripturale a plusieurs origines La monnaie est créée par les banques quand elles consentent des crédits La monnaie créée est un élément du passif d une banque commerciale accepté comme moyen de payement Mais aussi par les autres créances 2. Ce processus est cependant limité et contrôlé par la banque centrale Il est limité par le besoin des banques en monnaie banque centrale (besoin de refinancement) Ce qui permet à la Banque centrale de la contrôler en intervenant sur le marché monétaire L objectif de ces interventions est de limiter l inflation Le rôle actuel de la banque centrale européenne (BCE) D. Prêts pour le contrôle? 1. Synthèse et notions à connaitre p 135 2. Exercices en plus p 136 3. Vers le bac p 137 1
I. Comment l'activité économique est-elle financée? A. Rôle et évolution du système financier 1. Il permet la circulation du capital financier entre épargnants et emprunteurs. Tous les agents économiques (secteurs institutionnels) y participent Les sociétés non financières (entreprises) Les ménages Les administrations publiques (Etat central, collectivités locales, Sécurité sociale) Les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) Les sociétés financières (banques, sociétés d assurance, OPCVM) Le reste du monde est un secteur institutionnel fictif créé pour enregistrer les opérations des unités résidentes avec l extérieur. Ces agents sont emprunteurs ou prêteurs P 101 D2 Les emprunteurs ou agents à besoin de financement sont essentiellement les administrations publiques et les sociétés non financières. En 2009 leurs besoins de financement s élevaient respectivement à 144.4 et 22.9 milliards d euros Les épargnants ou agents à capacité de financement sont essentiellement les ménages. Ils placent leur épargne sous forme de livrets, de SICAV, de fonds de pension, d actions, d obligations leur capacité de financement en 2009 s élevait à 88.4 milliards d euro L économie nationale a un besoin d apport de financement de 54.1 milliard d euros vis-à-vis du reste du monde. Le système financier comprend les intermédiaires financiers et les marchés financiers. P 100 pt notion Les sociétés financières (banques et assurances) produisent des services marchands financiers, collectent des fonds (primes d assurances, épargne), et proposent des placements (plan épargne logement, assurance vie.) Elles comprennent des banques de dépôts (BNP, LCL,..) Qui gèrent les dépôts (épargne et comptes) et accordent des prêts aux particuliers et aux PME. Les banques d affaire prennent des participations dans le capital des entreprises et montent des dossiers concernant les introductions en bourse, les augmentations de capital, les OPA. Les sociétés d assurance (le Gan, la MACIF) garantissent la couverture des risques (d accidents de voiture, de chéquiers ou d emplois Les organismes de placements collectifs en valeurs mobilières OPCVM (SICAV, fonds de pension) gèrent pour les particuliers un portefeuille de titres financiers (obligations, actions, devises..) en cherchant un bon équilibre entre risques et rentabilité 2
Les marchés financiers sont des lieux où se rencontrent l offre et la demande de titres financiers ou de contrats portant sur des capitaux. (Marché monétaire, bourse, marché des changes, marché des produits dérivés ) La part du financement direct par les marchés financiers augmente au profit du financement indirect Le financement direct met en relation les agents à capacité de financement qui achètent des titres et ceux qui ont un besoin de financement et donc les vendent. Ex émission d actions par une entreprise. P 104 q 28, 29, 30,31 Le financement indirect intermédié s établit par le crédit bancaire. Les banques collectent les ressources sous forme de dépôts et effectuent des prêts aux entreprises ou aux ménages. En 2009 en France, les crédits octroyés par les institutions financières résidentes représentaient 40 % environ du total des financements obtenus par les agents non financiers (SNF, APU, Ménages, ISBLSM.) Ce taux était de 54 % en 1994. La baisse est donc de 14 points Ce mouvement se fait au profit de financements direct (vente d actions, d obligations ) Mais l importance accordée à cette désintermédiation doit être relativisée Les banques jouent un rôle important sur les marchés des capitaux notamment comme gestionnaires d OPCVM La majeure parties des entreprises n a pas accès au marché financier Depuis 1995, c est surtout l internationalisation des financements qui provoque la baisse du taux d intermédiation. P 102 q 12,13 2. Le système financier permet de trouver les capitaux nécessaires à l investissement L achat de biens de production peut être financé sur ressources propres ou par augmentation de capital L autofinancement consiste à acheter des biens de production grâce aux ressources passées de l entreprise. (Dotation aux amortissements, réserves ) L émission d actions consiste à augmenter le capital d une société anonymes en vendant des Une titres de propriété, donnant droit de vote à l assemblée générale des actionnaires et à un dividende. 13. a. Emprunt obligataire. b. Autofinancement. c. Émission d actions. d. Emprunt bancaire. e. Émission de titres de créance négociables Ou grâce à l emprunt bancaire ou obligataire à un prix appelé taux d intérêt Les grandes entreprises peuvent recourir à l emprunt peut être obligataire (quand les obligations sont émises pour plus de cinq ans) l obligation est un titre de créance. L obligation rapporte un intérêt fixe ou variable selon l évolution des taux à court terme, Les ménages et les PME finance leur logement ou leur achat de capital technique par l emprunt t bancaire moyennant le paiement d un taux d intérêt. P 100 Q a, b c Par exemple, pour acheter un appartement à 140 000, il leur faut emprunter 140 000 24 000 = 116 000, donc s endetter sur au moins 15 ans. Pour l appartement à 180 000, il leur faut emprunter180 000 24 000 = 156 000, donc s endetter sur plus de 20 ans. Emprunter sur une durée longue est une solution qui permet d alléger les mensualités de remboursement mais cette solution accroit considérablement le coût du crédit 3
Le taux d intérêt est un coût pour l'emprunteur (crédit immobilier). Il augmente avec la durée du prêt et peut être fixe (mensualités constantes) ou variables (en fonction des taux d intérêt du marché. Les seconds sont moins élevés car c est l emprunteur qui assume les risques d une augmentation p 107q 45 Les subprimes par exemple étaient des crédits garantis par un bien immobilier à taux variables par des établissements non soumis à la réglementation bancaire, sans considération de leur incapacité à rembourser Le taux d intérêt est aussi une rémunération pour le prêteur (la banque) ou l épargnant : (livret de caisse d Epargne, bon du trésor, obligation sur la dette grecque ) B. L'essor de la nouvelle finance : avantages et risques 1. Déterminants et manifestation de la financiarisation de l économie La financiarisation est. Le recours croissant à l'endettement, de la part des agents économiques. La multiplication exponentielle des types d'actifs financiers et des opérations financières dans les pays développés Une gestion de l entreprise centrée beaucoup plus sur la distribution de dividendes à court terme que sur une gestion du capital productif et humain à long terme Les marchés de capitaux sont décloisonnés, dérèglementés et globalisés depuis les années 80 Dérèglementés : le contrôle des opérations financières est très allégé, les paradis fiscaux et bancaires sont nombreux. Les mouvements de capitaux sont libres conformément aux principes du libéralisme économique. La banque centrale ne contrôle plus la quantité de crédits distribuée à l'économie. Globalisés : les marchés financiers sont interconnectés et internationaux Décloisonnés : Les capitaux circulent désormais du marché monétaire (argent à court terme) au marché financier (capitaux à long terme) en passant par les marchés des changes (des devises) ou les marchés de produits dérivés. Le marché des produits dérivés sont rentables mais très risqués. Il porte sur des contrats de promesse d achat ou de vente dont la valeur dépend d éléments dit sous-jacents (action, taux d intérêt.) Un des signataires du contrat cherche à limiter le risque sur ses transactions, l autre espère une plus-value. P 106 q42 Exo2 p 108 Une banque achète pour 5 un contrat lui permettant d acheter pendant 6 mois une action Total au cours de 40, 4 mois plus tard l action Total vaut 53.Elle réalise l achat (on dit qu elle lève les options) et revend immédiatement son action avec une plus-value de 53 40 5 = 8 par action Un trader achète un contrat sur 50 millions de baril de pétrole à 75 $ et dépose 10/100 X 7.5 X 50 = 375 millions de dollars de garantie auprès de l autorité des marchés financier. Si le prix du pétrole passe à 100 $, il réalise l option et gagne 25 $par baril soit 1250 million d pour sa banque et 2/100 x 1250 = 25 millions de $ de prime.si le cours du pétrole descend à 60$ Sa banque essuie une perte de 15 $ par baril, donc de 750 millions de dollars. Le trader, quant à lui, ne touchera pas de prime, mais ne perd rien personnellement Les produits dérivés de crédit permettent aux banques de transférer les risques de défaut de paiement de leur clients sur des hedge funds (Sociétés de capitaux à risques mais très rentables) ou des banques d investissement. (Titrisation de subprimes par exemple) désigne la Par exemple la titrisation des subprimes a permis de transformer les créances des clients en titres négociables vendus à des OPCVM.Le risque élevé étant compensé par une rémunération importante. Le spread (prime de risque) 4
2. Cette nouvelle finance comporte quelques avantages mais également beaucoup de risques Elle facilite l'accès au logement, à l'investissement et au financement public Accès au logement Investissement Déficit (ressources des administrations publique inférieurs aux dépenses) et dette publique (stocks des emprunts contractés pour y faire face) augmente Mais accroit les risques : de bulles spéculatives, de crédit, de liquidités, et de taux P 113 q 3 L augmentation des liquidités disponibles a encouragé la création de bulles spéculatives dans les domaines de la finance ou de l immobilier. La nouvelle finance augmente les risques de crédit (défaut de paiement des emprunteurs) P 112 q1, 2,3 Les risque de liquidité si les banques n arrivent pas à se procurer les ressources courtes dont elle a besoin lorsque ses emprunts viennent à échéance) Les risques de taux sont liés à la transformation bancaire : en effet les capitaux des banques sont empruntés à court terme et prêtés à long terme). Si les taux courts augmentent et dépassent les taux auxquels la banque a prêté à sa clientèle.les banques deviennent insolvables. La crise financière de 2008 : définition, facteurs et mécanismes. La crise financière est à la fois une crise de liquidité bancaire, (les banques et autres établissements financiers refusent de se prêter mutuellement de l argent entre eux), une crise boursière (chute des cours de bourse) et une crise de la dette publique. La crise s explique par des prises de risques mal maîtrisées (subprimes, titrisation), la dégradation de la solvabilité de certains emprunteurs publics ou privés, le comportement spéculatif de certains opérateurs et une dérégulation importante. P 111 q 67, 68 Les crises bancaires sont suivies avec un décalage de quelques années, par une montée des crises d endettement des administrations publiques notamment vis-à-vis du reste du monde. Ce qui peut s expliquer par le fait que les États viennent généralement à la rescousse du secteur bancaire, comme prêteur en dernier ressort, lorsque celui-ci est défaillant. On constate également que les crises financières sont plus fréquentes en période de dérégulation (crise de 29 ou dérèglementation des années 80). Les 30 glorieuses étant une période d interventionnisme des Etats et des banques centrales 5
Les agences de notations très critiquées Moody s, Standard & Poor s, Fitch sont chargées d évaluer le risque de défaut de paiement ( des banques des Etats.) sous forme de lettres, AAA étant la meilleure note possible Plus la note est élevée et plus l'entreprise trouvera des fonds à des taux d'intérêt faibles. P 111 q 64. 65, 66 Elles n'ont jamais été capables d'anticiper les crises. Elles ont toutes trois accordé la note maximale à des entreprises au bord de la faillite, comme pour la banque Lehmann Brothers ou l'assureur AIG Elles sont payées par les entreprises qu'elles évaluent. Le conflit d'intérêts est probable Une fois que la santé d'une entreprise ou d'un État est visiblement dégradée, l'agence finit par abaisser la note. Or cela ne fait que «l'enfoncer» davantage, puisqu'une mauvaise note signifie bien souvent un taux d'intérêt plus élevé. C. Prêts pour le contrôle 1. Synthèse p 114 2. Exercices en plus p 116 3. Vers le bac p 117 II. La monnaie : A quoi sert elle? Et qui la crée? A. Cet actif liquide assure des fonctions économiques et sociales 1. En matière économique C est une unité de compte Elle permet de mesurer la valeur des biens Et de les comparer Un intermédiaire des échanges Un moyen de paiement. Un bien intermédiaire accepté par tous (depuis la fin du troc) Une réserve de valeur Qui permet de reporter du pouvoir d achat dans le temps. Et donc d épargner (une réserve pour une consommation ultérieure avec 2 motifs : la précaution et la spéculation) C est une réserve qui n est pas toujours sûre car elle peut perdre du pouvoir d achat en cas d inflation ou de crise économique. P 121 q 14 2. Les fonctions sociales et politiques de la monnaie La monnaie participe à la mise en place d un lien social.elle repose sur des relations de confiance Le lien social est ce qui rattache les individus et les groupes d une société les uns aux autres. Le lien marchand en fait partie. Pour un individu, la monnaie représente le moyen de réaliser ses échanges et de satisfaire ses besoins. Elle est également le reflet de sa richesse donc de sa représentation sociale. 6
La solidarité intergénérationnelle familiale se manifeste par des prêts et des dons Dans les sociétés dites primitives, le paiement de la dot symbolise le lien entre la fiancée et la famille de son futur mari. Les individus acceptent une monnaie à partir du moment où ils ont confiance dans la valeur de l étalon utilisé. Si cette confiance disparait on constate un phénomène de fuite devant la monnaie (assignats sous la Révolution française, hyperinflation allemande des années 1920, cuba et le peso..).les agents cherchent à s en débarrasser au profit de l or d une monnaie étrangère par exemple Elle symbolise la puissance d un Etat sur une zone et favorise le sentiment d appartenance nationale Les communautés de paiement sont aussi des espaces politiques Sur les monnaies papier figurent des symboles de la nation (la reine sur les livres) ou des croyances religieuses (sur le $ in God we trust) C est une prérogative de la puissance publique : le faux monnayage est sévèrement réprimé L est un cas particulier puisque la monnaie commune a précédé le sentiment de solidarité et la constitution d un Etat fédéral européen. B. Elle a plusieurs formes 1. Elle s est progressivement dématérialisée Historiquement on a connu Q 4 p 120 La monnaie marchandise (coquillages, sel, thé, bétail, puis or, argent ) La monnaie divisionnaire (pièces frappées par les pouvoirs publics) : La monnaie fiduciaire (billets) : Aujourd hui, la monnaie est essentiellement scripturale Elle est constituée par les dépôts bancaires dans les comptes courants ou compte-chèques. P124 q bac, 29,30 83.3 % de la masse monétaire en 2010 contre 33 % en 1900. Aujourd hui les pièces et les billets ne représentent plus que 16.7% de la monnaie contre 67% en 1900. Elle est véhiculée par des moyens de paiement scripturaux : chèques, cartes bancaires, virements, prélèvements. Un chèque par exemple n est pas de la monnaie car il peut être sans provision et donc être refusé à l encaissement. C est donc un simple instrument de circulation de la monnaie scripturale. 2. La masse monétaire est classée en trois agrégats monétaires classés par ordre de liquidité décroissante. M1 : regroupe l ensemble des moyens de paiement C est la monnaie au sens étroit du terme.elle ne nécessite aucune transformation préalable pour être un intermédiaire des échanges. P 125 q40, 41,43 Elle comprend la monnaie fiduciaire et les dépôts à vue (comptes bancaires) M2 : M1 + comptes sur livrets Susceptibles d être transformés rapidement et sans coût en moyens de paiement Livrets d épargne, Compte épargne logement M3 : M2 + placements à terme sur le marché monétaire SICAV monétaires, Bons du trésor.et autres titres de créances négociables à court terme. Ces placements sont beaucoup moins liquides puisque leurs ventes peuvent occasionner des moinsvalues et se traduire par des frais. 7
C. Qu est-ce que la création monétaire? 1. La création temporaire de monnaie scripturale a plusieurs origines La monnaie est créée par les banques quand elles consentent des crédits P 126 Q 44,45 49 En effet, lorsqu'un banquier prête de l'argent à un ménage pour acheter une voiture, il ne prélève pas l'argent sur le compte d'un autre client : il crée de la monnaie pour un montant équivalent au montant du prêt accordé et le crédite sur le compte bancaire du ménage. «Les crédits font les dépôts» La monnaie créée est cependant détruite à terme quand les agents remboursent leurs créances En août 2010, le montant des concours au secteur privé (crédits accordés par les banques de la zone euro s élevait à 13 364 milliards d euros soit un montant 3,6 fois plus élevé que le montant des deux autres contreparties (concours aux administrations publiques + créances nettes sur l extérieur La monnaie créée est un élément du passif d une banque commerciale accepté comme moyen de payement Un client, l entreprise X demande un prêt de 100 000 à une banque, qui accepte ce crédit compte tenu des garanties de remboursement, capital et intérêt, que lui apporte l entreprise X En acceptant ce contrat, la banque se contente de créditer du montant emprunté le compte à vue (au passif de la banque) de l entreprise X, en échange de la garantie de remboursement considérée comme une créance (à l actif de la banque) Le bilan de la banque devient donc : ACTIF PASSIF Ce que la banque possède Ce que la banque doit Créance sur l entreprise X Dépôt de l entreprise X (compte courant) Ce sont donc «les crédits qui font les dépôts» c est l augmentation de l actif de de la banque qui entraîne celle de son passif Elle résulte également des créances sur les APU et sur l extérieur P 127 q 50,51,55 P 130 q 68,70, 74 P 128 q 56,57 Ces créances sur le trésor public peuvent être des crédits accordé par la banque centrale (concours au Trésor), mais elles prennent surtout la forme d obligations et de TCN Sur l'extérieur (devises). Les agents économiques résidents qui échangent des $ contre des dans une banque crédite leur compte d un montant établi par le taux de change 2. Ce processus est cependant limité et contrôlé par la banque centrale En effet les banques de second rang ont besoin de monnaie banque centrale (besoin de refinancement) Cette monnaie est constituée par les réserves obligatoires détenues auprès de la Banque centrale 10 % de leurs dépôts et des TCN qu elles détiennent. Elles doivent respecter un certain ratio de liquidité entre les crédits qu'elles accordent et la monnaie banque centrale qu'elles détiennent. Elles doivent faire face à la compensation interbancaire : opération par laquelle une banque échange la valeur des chèques de leurs clients en monnaie banque centrale. Le refinancement consiste à remplacer des titres de créances négociables à court terme par de la monnaie banque centrale en provenance du marché monétaire ou de la BCE pour distribuer à nouveau des crédits ou assurer le remboursement des dettes déjà contractées. 8
Ce qui permet à la Banque centrale de la contrôler en intervenant sur le marché monétaire P 129 q 59 Q 60, Q 63 Marché des capitaux à court terme (moins d un an) sur lequel les banques commerciales viennent se financer. La monnaie banque centrale est échangée contre des titres de créances à court terme Le taux d intérêt de ce marché dépend des interventions de la banque centrale. Le compartiment réservé aux banques est appelé marché interbancaire. Selon les monétaristes la création monétaire est à l origine de l inflation L objectif de ces interventions est de limiter l inflation On parle d inflation quand le niveau général des prix augmente de façon durable. Depuis les années 80 nous sommes en période de désinflation (ralentissement de la croissance des prix) Cette modération des prix a plusieurs causes : concurrence plus forte résultant de l ouverture des frontières au commerce, modération salariale résultant du niveau élevé de chômage et politique monétaire restrictive conduite par la banque centrale. En effet l inflation a des conséquences négatives : baisse du pouvoir d achat (salaire réels) ; perte de compétitivité extérieure, perte de valeur éventuelle du patrimoine financier Elle a également des conséquences positives : en réduisant les taux d intérêt réel (déflaté) ce qui facilite les emprunts y compris ceux des APU Le rôle actuel de la banque centrale européenne (BCE) Est la régulation du crédit via le taux de refinancement des banques Son objectif prioritaire est la lutte contre l inflation contrairement à la banque centrale américaine (Fed) Elle est indépendante des pouvoirs politiques pour éviter le financement directs des déficits publics. Certains économistes plaident pour le retour de cette possibilité afin de réduire mécaniquement le montant de la dette publique La Banque centrale a le rôle de prêteur en dernier ressort. En fournissant les liquidités nécessaires pour faire face aux défaillances des établissements de crédit et éviter ainsi une insolvabilité globale du système financier. D. Prêts pour le contrôle? 1. Synthèse et notions à connaitre p 135 2. Exercices en plus p 136 3. Vers le bac p 137 9