Source : réseau de stations météo SBT-Demeter. (mm) au 08/04



Documents pareils
BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL PAYS DE LA LOIRE >>> MARAICHAGE

Les méthodes de luttes : De la protection «systématique» à la Protection Intégrée (P.B.I.)

BULLETIN de SANTE du VEGETAL Franche-Comté

Grandes cultures n 15 du 10 mars 2015

Ce qu'il faut retenir

Auxiliaires. Vue d ensemble les ravageurs et leurs ennemis naturels

BILAN DE LA CAMPAGNE 2014

Journées portes ouvertes ECOPHYTO

ÉVALUATION DU TYPE DE DOMMAGE CAUSÉ PAR LA PUNAISE PENTATOMIDE VERTE, ACROSTERNUM HILARE (SAY) SELON LE DÉVELOPPEMENT DES FRUITS

Contacts. Juin 2014 CONSEILS DE SAISON

Un peu d histoire. Lutte biologique. Que retirer de l expérience des producteurs de légumes de serre?

PRATIQUES PHYTOSANITAIRES RESPECTUEUSES DE L ENVIRONNEMENT : LA LUTTE BIOLOGIQUE

2. Les auxiliaires de culture

Ce qu'il faut retenir

Résumé du suivi phytosanitaire du canola au Centre-du-Québec de 2009 à 2011

POIS (Famille des haricots) HARICOTS (Famille des haricots)

Bulletin de santé du végétal

Permet plus de souplesse au niveau du raisonnement de la lutte contre les organismes nuisibles

CHOU BIOLOGIQUE. Evaluation d aménagements floristiques sur la répartition intra-parcellaire des auxiliaires

Produire en grand tunnel multichapelle ou en serre froide individuelle Quelle structure choisir?

Mise à jour : octobre 2014

Bien choisir sa variété de maïs ensilage

UTILISATION DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES

Conseil Spécialisé fruits et légumes

Principes généraux de la lutte intégrée sur cultures maraîchères en Polynésie française

Problématiques et solutions de la saison 2010: insectes et acariens

Recettes maison contre les ravageurs et les maladies par M. Jean-Claude Vigor

Tétranyques à deux points: stratégies de contrôle

Puceron rose et cécidomyie cidomyie du pommier: cycle de vie et moyens de lutte

PREVENTION ASV. Partie réalisée par Aurélys ANTOINE. Le 09/05/2015

VITICULTURE 2012 V 12 / PACA 02 STRATEGIE D APPLICATION DU CUIVRE EN VITICULTURE

Fertiliser le maïs autrement

1001-B Semoir de précision pour jardin EarthWay Assemblage et fonctionnement

vérifiez leur compatibilité avec nos auxiliaires sur notre site web Bulletin d information sur les cultures fraises Stratégie IPM pour les fraises

Partie V Convention d assurance des cultures légumières

R. A. A. Bébian. Mimographie, ou essai d écriture mimique. París, 1825

Nourrir les oiseaux en hiver

Besoins de recherche et de transfert en agriculture biologique Horizon 2016

Planification des superficies de légumes nécessaires

Micro-irrigation à Madagascar

Conditions climatiques

Contre les Insectes en Général

Bulletin de santé du végétal - Auvergne n 31 du 27/08/2013

BULLETIN DE SANTE DU VEGETAL

Stratégie d intervention contre les insectes secondaires de la pomme de terre

Les seniors dans l agglomération nantaise et leurs modes d hébergement

L évidence écologique Une station d assainissement où il fait bon se

Qualités nutritives des salades. DOSSIER SPéCIAL BIO F R C magazine FéVRIER 2010 N O 25. Quand la météo s en mêle

En primeur chez. La collection «Jardinier urbain» pour aménagements comestibles, petits jardins potagers et jardins en pots. p.7

Bulletin de santé du végétal - Auvergne n 30 du 20/08/2013

les nouveaux espaces publics des quartiers nord

CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE

TROISIÈME RENCONTRE DU COMITÉ DE VIGILANCE 2013 PROCÈS-VERBAL LE 3 OCTOBRE 2013

> ÉDITION mars 2015 DONNÉES Achats de fruits et légumes frais par les ménages français

Le printemps et l été du compost

SECHERESSE PRINTEMPS 2014 N 13681*03

1. L'été le plus chaud que la France ait connu ces cinquante dernières années.

Petits fruits Bulletin d information No mai 2013 PUNAISE TERNE. Description. Identification

Comment prouver que les végétaux ont besoin d eau, de minéraux, d air et de lumière pour se développer normalement?

Edition Limitée CLASSIC 2. Spécial NOUVEL AN CHINOIS. recettes

JEUNE CONSEIL DE MONTRÉAL

Le rôle des haies dans le maintien et le développement des auxiliaires de culture et les pollinisateurs

Vivons au Potager UN CAPITAL DE VITALITÉ POUR TOUTE LA FAMILLE POUR UNE MEILLEURE QUALITÉ DE VIE

Résultats et impacts

Dossier de presse. L Anses lance son nouveau site Internet

Les ravageurs. Aleurode, mouche blanche Responsable : Plusieurs espèces d'aleurodes dont Trialeurode

Normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMPs)

LIVRET DE PRESENTATION

Les gestes responsables

REFERENCES LOGEMENTS ET BÂTIMENTS TERTIAIRES

MALATHION 500 INSECTICIDE EN CONCENTRÉ ÉMULSIFIABLE

Fiche Technique. Filière Maraichage. Mais doux. Septembre 2008

16 insecticides naturels et sans risque

Répertoire des dates pour l application du Programme d assurance récolte

L eau c est la vie! À l origine était l eau... La planète bleue. Les propriétés de l eau. L homme et l eau. ... et l eau invita la vie.

Compte-rendu de la 2 nde Commission Participative Mobilité Energie et Environnement

Désherbage maïs. Synthèse Présentation des essais. Le protocole

Orateur : David Cohlmeyer, consultant en aliments durables, ancien propriétaire et dirigeant de Cookstown Greens.

Consultation publique

Bibliothèque Royale Albert 1er

Stratégies gagnantes dans la lutte contre certains insectes ravageurs des cultures maraichères biologiques. Jean Duval, agronome

Thème sélection génétique des plantes hybridation et génie génétique

PROGRAMME D ASSURANCE RÉCOLTE


PASSÉ, PRÉSENT ET FUTUR DES SYSTÈMES DE

CONSEILS UTILES: LISEZ TOUTES LES INSTRUCTIONS AVANT D ASSEMBLER

RESULTATS DE L ESSAI VARIETES D ORGES D HIVER EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE CAMPAGNE

Guide des auxiliaires indispensables : Aphelinus mali, punaises prédatrices et acariens prédateurs

Trois mille exploitations produisent des légumes sur une surface de ha. Très répandue, cette production se retrouve dans 22 % des

A vos cultures

Bancs publics. Problématiques traitées : FICHE

Aujourd hui, le C.A.T accueille 130 personnes handicapées adultes, et propose différentes prestations aux entreprises et à la clientèle privée :

Les principaux thèmes liés à cette cause sont :

Actualité Ecophyto 2010

INITIATIVE BIO BRETAGNE

Caisse Nationale de Mutualité Agricole

EPREUVE E71 BTSA Technico commercial Champs professionnel : produits alimentaires et boissons

Rapport annuel de monitoring automatisé de la qualité de l eau

Menu MBA Recherche

Comité départemental du tourisme de Haute Bretagne Ille et Vilaine

Transcription:

D U 1 0 A V R I L 2 0 1 4 rédigé par Maëlle KRZYZANOWSKI - CDDL - CA 49 A C T U A L I T E S Bilan météo P. 1 Concombre, punaise P. 2 Peu de maladies sont observées sur les cultures cette semaine, notamment du fait du temps très doux et sec. Les pucerons sont présents dans certaines cultures sous abri de façon importante. L arrivée d un temps printanier a entrainé les débuts de vol de nombreuses mouches des cultures légumières (mouche du chou, mouche de la carotte, mineuse du poireau). Des dégâts de tipules sont signalés également dans de nombreuses parcelles et sur des cultures très variées. Fraisiers Rabougrissement, pucerons P. 2 Mâche bactériose P. 3 Navet Radis Mouche du chou P. 3 Poireau Oignon Mouche des semis mineuse P. 4 Tomate Pépino Agrobacterium P. 4 BILAN MÉTÉOROLOGIQUE Source : réseau de stations météo SBT-Demeter Cumul des précipitations T mini du 01/04 T maxi du (mm) au 08/04 au 08/04 01/04 au 08/04 La Planche 346.0 mm 6.2 20.1 Machecoul 378.8 mm 8.6 19.8 St-Julien-de-Concelles 394.6 mm 6.9 21.2 Allonnes 199.6 mm 4.3 22.7 St-Mathurin-sur-Loire 197.0 mm 3.9 22.2 St Jean de Monts 326.4 mm 6.8 19.7 Vix 339.4 mm 5.7 20.4 A l exception de la nuit du 5 avril, les températures minimales sont plutôt douces depuis une semaine. Les températures maximales sont restées comprises entre 15 C et 22 C. Il n y a eu que peu de précipitations. Les terres sont de plus en plus saines, des irrigations sont nécessaires pour assurer une levée homogène des cultures, mais le fond reste très frais et il faut rester mesuré dans ses apports d eau. Retrouvez le bulletin de santé du végétal sur le web... www.draaf.pays-de-la-loire.agriculture.gouv.fr www.paysdelaloire.chambagri.fr www.fredonpdl.fr A B O N N E M E N T B S V ou inscrivez-vous en ligne pour être informé directement par mail de chaque nouvelle parution : http://www.paysdelaloire.chambagri.fr/menu/ vegetal/surveillance-biologique-du-territoire/sinscrireau-bsv-cest-gratuit.html

Page 2 concombre 4 parcelles suivies à Carquefou, St-Philbert de Grand Lieu, Haute-Goulaine (44) et dans le Nord Vendée. Les populations d acariens continuent à progresser de façon générale dans les serres suivies. Sur Haute-Goulaine, la culture s est terminée avec environ 20% de plantes touchées. Une nouvelle plantation est mise en place. Attention au risque de contamination de la nouvelle culture. En Vendée, la pression est importante également. Quelques individus de punaise Nezara viridula sont observés sur St Philbert et en Vendée. Larve de N. viridula sur pédoncule floral de concombre, crédit photo CDDL Maladie Sur l ensemble des parcelles du réseau, la situation est stable. On note la présence de Phomopsis sur 0,5 % des plantes à St-Philbert ainsi qu une explosion du Didymella, uniquement signalée sur cette parcelle. La fusariose est présente sur la Vendée et St-Philbert. En Vendée, des dégâts de botrytis sont observés avec 1 % de plantes atteintes. FRAISIERS 4 parcelles suivies sur Allonnes, St-Clément des Levées, Varennes-sur-Loire et Valanjou (49) Drosophila suzukii Absence de piégeages d adultes dans les parcelles suivies pour le moment. Pucerons Les populations de pucerons continuent à progresser dans les parcelles suivies : 35 % de plantes touchées à Varennes, 15 % à Allonnes et 10% à Valanjou. Sur cette dernière parcelle, les populations par pied sont très importantes. La climat actuel est favorable à l installation de la PBI, cependant, celle-ci doit être suffisamment anticipée pour que les colonies de pucerons ne soient pas trop importantes le jour de l arrivée des auxiliaires. Plantes rabougries Sur la Vendée des problèmes de plantes rabougries sont observées sur une parcelle. Après observation sous loupe binoculaire, des nématodes sont la cause de ce problème. Il semble que de nombreux plants d origine italienne plantés à l automne 2013 présentent ce problème au niveau national. Un échantillon va être envoyé au laboratoire du Rheu pour déterminer quels sont les nématodes à l origine de ce rabougrissement. Plant de fraisiers dont le développement a été perturbé par des nématodes. Crédit photo GDM CA85

Page 3 MÂCHE 2 Parcelles suivies sur La Planche et Machecoul (44). Des symptômes de tache bactérienne sont observés sur La Planche et Machecoul avec respectivement 8% et 5% des parcelles touchées. Ces symptômes sont essentiellement présents sous GAP. Sur ces deux parcelles, quelques taches dues à Thielaviopsis basicola sont également constatées. Sur Machecoul, du rhizoctone est présent sur 5% des plantes environ Tache bactérienne. Crédit photo CDDM Phoma. Crédit photo CDDM Rhizoctone. Crédit photo CDDL NAVET RADIS Navet : 3 parcelles suivies sur Allonnes et Varennes-sur-Loire (49). Radis : 1 parcelle suivie sur Allonnes (49) Dans le 49, le vol de mouche du semis se poursuit avec des piégeages allant de 0,5 à 16 mouches par bol. Aucun dégât n est signalé au sein du réseau, cependant, restez vigilant sur les parcelles de radis de plein champ. Les piégeages de mouche du chou augmentent eux aussi depuis la fin de semaine 13. On constate sur les parcelles de navet récoltées dans le 49 des dégâts pouvant aller jusqu à 15 % de la récolte alors que les piégeages du mois d avril ont toujours été de l ordre de 0,5 adulte par bol. Sur les parcelles récoltées d ici la fin de la semaine 15, le voile n est pas impératif. Il l est sur toutes les autres. Mouche du chou

Page 4 POIREAU OIGNON 5 parcelles suivies sur La Planche (44), sur Longué, Beaufort-en-Vallée et Allonnes(49) et sur Lombron (72). Mouche des semis D importants dégâts de fonte de semis sur oignon sont constatés sur le 49 (parcelle flottante sud Loire). Ces pertes sont probablement dues à de la mouche des semis dont le vol est important depuis 3 semaines. Mineuse Aucun adulte n a été piégé cette semaine dans les parcelles suivies. Cependant, de nombreuses piqures nutritionnelles sont visibles sur les ciboulettes : 5 brins piqués à Longué et 19 brins à Beaufort. La pose d un voile sur les pépinières de poireau est recommandée. Piqures nutritionnelles sur feuille de poireau dues à Phytomyza gymnostoma. Crédit photo CDDM Déformation du fût d un poireau par une larve de Phytomyza gymnostoma. Sa pupe est visible sur la deuxième photo. Crédit photo CDDM Sur Lombron, en poireau d hiver proches de la récolte, de l alternariose est observée sur 100 % des plantes, la rouille se développe également, elle est présente sur 35 % des plantes. A La Planche, sur poireau primeur, on observe également de l alternariose sur 10 % des plantes de la parcelle. TOMATE 7 parcelles suivies sur Haute et Basse Goulaine, Machecoul, Pont St Martin, St Philbert de Grandlieu, St Julien de Concelles et Bouaye. Les populations d acariens sont stables dans les parcelles suivies, autour de 1 % de plantes touchées sur Bouaye, 3 % sur Machecoul (seule parcelle où cela augmente) et 0 % sur les autres parcelles. Un tout début d acariose bronzée est signalé sur Machecoul avec 0,1 % de plantes atteintes. Tuta absoluta Aucun piégeage pour le moment dans les parcelles où le piégeage a débuté.

Page 5 TOMATE (suite) (suite) Les aleurodes sont toujours présentes dans les serres de tomates mais la pression est stable. Les auxiliaires permettent une bonne gestion des population, notamment par un bon parasitisme d Encarsia formosa. Puparium d aleurode parastié. Crdit photo CDDL Figure 2 : évolution du pourcentage de pieds de tomate présentant des aleurodes. La situation sanitaire évolue peu. On retrouve le virus du Pépino sur Machecoul et Haute Goulaine ou 100 % des plantes sont touchées. Agrobacterium poursuit son développement, il touche 60 % des plantes à Machecoul et 15 % à Pont-St- Martin. Pour les tomates plantées en sol depuis le mois de mars, les conditions de pousses sont correctes et les cultures saines. (*) 1 = risque faible; 2 = risque assez faible; 3 = risque moyen; 4 = risque assez fort; 5 = risque fort R E S E A U D E S U R V E I L L A N C E B I O L O G I Q U E D U T E R R I T O I R E 2 0 1 4 Rédacteur : Maëlle KRZYZANOWSKI CDDL - CA 49 - maelle.krzyzanowski@maine-et-loire.chambagri.fr Directeur de publication : Jean-Loïc Landrein - président du Comité régional de surveillance biologique du territoire. Groupe technique restreint : CDDL - SRAL - GDM - CDDM - CAB - coopérative Rosée des Champs Observateurs : CDDL - CDDM - Coopérative Rosée des champs - Fleuron d Anjou - GAB44 - CAB - GDM - Symbiose - Val Nantais - CLAUSE - UNILET - CAMN - Maraichers. Ce bulletin est produit à partir d observations ponctuelles. S il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut être transposée telle quelle à la parcelle. La CRAPL dégage donc toute responsabilité quant aux décisions prises par les agriculteurs pour la protection de leurs cultures et les invite à prendre ces décisions sur la base des observations qu ils auront réalisées sur leurs parcelles. Action pilotée par le ministère chargé de l Agriculture, avec l appui financier de l Office national de l eau et des milieux aquatiques, par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto.