MT672 ^ 0\ \<0> L EDIFICE DU BUREAU MÎMTÛNAL DU TRAVAIL A GENEVE 3? is*. u B a. ^ íífc ^7 %^. ^>v>*^# ARCHITECTE GEORGE EPITAUX
IJTOTOTOÍ WUfja^M K3ŒOUOt illllftllllm lililí FRAGMENT DE LA CORNICHE L'EDIFICE DU BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL Après certaines extravagances, le siècle nous offre enfin des spectacles de raison qui rassurent la foi. On commence de voir, à feux éteints, ce qui fondait au creuset. Et les clairvoyants, dont on a ri quand, aux plus noirs des jours, ils osaient parler de guerre constructive, de chaos créateur, il se trouve que leur heure est venue, que leur folie voyait juste. Cette date du 6 juin 1926 où le Bureau International du Travail s'établit officiellement dans ses murs, ce n'est plus du progrès qui se rêve ou se parle, c'est du progrès qui se voit et se touche, et qui dessine dans l'histoire pacifique un coude plus puissant que maint combat n'en a dessiné dans l'histoire de la violence. Une chose prend existence qui n'avait jamais existé. Il y a cette maison aux portes de Genève d'où les terres habitées n'apparaissent plus désormais avec leurs lignes de frontières rouges sang, mais peintes d'un même ton, la chaude couleur du labeur. Une maison où des peuples fraternisent enfin par le seul geste qui les rende égaux et fraternels : le travail. En somme, il y avait là sujet à bâtir un temple, si le travail était un dieu. A l'époque Zola et Constantin Meunier on ne voyait pas rarement aux Nationales apparaître, les plans de semblables Babels, Cathédrales de l'effort humain et Saints-Pierres de la Main-d'Oeuvre. Mais, dans le travail, ces lyriques exaltaient justement la chose détestable, l'effort qui use, la masse qui écrase, la violence qui désespère. Le pain était pour eux la solde des martyrs. Mais l'esprit marche. Le romantisme du surmenage a passé. La loi de travail n'apparaît plus comme l'ennemie du bonheur, et l'ordre prochain,
4 - FACE PRINCIPALE qu'on entrevoit, naîtra de l'ajustement ingénieux et tranquille de l'homme à son labeur. Par ailleurs, leur travail était d'assez mauvais travail. Taylor et Ford nous l'ont appris depuis. Car la loi moderne s'est précisée, qui est de parfaire l'ouvrage en simplifiant la besogne, de rendre le geste plus efficace en le facilitant, de remettre l'effort à la machine, à l'homme l'intervention de l'esprit. Le «tapis» de Ford, la «chaîne» de Renault, deviennent les modernes emblèmes du travail. Son prochain poète, s'il doit sortir de cette génération, chantera la vigilance silencieuse de l'ouvrier guidant d'un doigt les forces diligentes, berger du troupeau des machines, l'economie des sueurs, et le Soulagement. Finalement, les deux tableaux assez inattendus qui décorent ici la Salle du Conseil, ces Anges che\ Abraham, de Bol, et le Parnasse de Raphaël, prennent une signification opportune ; articles premiers d'un programme de bonheur social fondé sur le travail, l'un dit : Multipliez pour diviser l'effort, l'autre : Ne fondez rien sur le muscle, mais sur l'esprit. Car la machine aussi est une lyre d'orphée. L'édifice, tel que l'a voulu et réalisé George Epitaux, a ce premier mérite : il figure clairement la loi moderne du Travail dans ses murs dédiés au Travail, il ne laisse aucun doute sur la destination de la maison. Le site, le parc et son décor bocager, sa pelouse penchée sur l'eau, ouverte sur d'harmonieux lointains, ce noble enveloppement de futaies et d'espace, de grandes ombres et de vastes lumières, pouvaient séduire l'architecte-poète, l'induire à des pensers de fêtes et de faste. Un palais à trois corps paré de frontons, de balcons et de figures, c'eût été beau de le voir déployer ses aises et ses rythmes au bord de ces eaux. J'en sais qui le regrettent, et dont l'aimable passéisme demeure inconsolable de voir un parc à la Watteau servira ces fins peu galantes. Sur ce préjugé littéraire, il leur est loisible de blâmer ce qui fait justement l'excellence de l'édifice: l'implantation, l'axe en longueur, la masse uniforme, le nombre et,la simplicité des jours, la nudité du style. Mais cela s'appelle juger du dehors et fermer les yeux à la première loi de l'architecture, à cette convenance du dehors au dedans, à cette obéissance de la figure d'une maison à ses fins, sans quoi l'art de bâtir n'est qu'arbitraire et pittoresque.
LE REZ-DE-CHAUSSEE Les auteurs du Programme de concours me paraissent, au contraire, y avoir été fort attentifs. Et jusqu'au sein de la Troisième Assemblée de la Société des Nations, où la construction fut décidée, rien ne s'est dit qui sorte de cette ligne : le Bureau sera un bâtiment administratif, une ruche de cellulesbureaux ; la clarté du plan, les va-et-vient faciles, l'économie extrême, prévaudront sur toute pensée somptuaire. Si la loi du standart doit régénérer le travail, n'est-ce pas, en effet, au Bureau à en donner l'exemple? Rien donc qui trahisse les ambitions monumentales, les précautions de décorum. Mais ceci, entre autres, qui est encore un souci de convenance, et qu'epitaux a pris à la lettre: on épargnera les arbres. Ce qui signifie que l'architecte devra se refuser les effets de façades, les jeux de perspective, la présentation théâtrale trop attendue du côté lac. Les arbres de la berge demeurant, la pièce se joue pour ainsi dire à rideaux fermés. Au reste, cette règle de conduite se trouvait encore plus sévèrement écrite au chapitre budget. Car si pour lever une masse d'environ So.ooo m 3 on vous alloue la bagatelle de quelque 3 millions, cela vous met lé m 3 un peu moins cher que pour lever n'importe quel immeuble de modeste apparence. Ce détail-là vous fixe une esthétique, la bonne. Même certaine raison me fait croire que si l'architecte avait eu le pouvoir de Cadmus de faire monter ses pierres les unes sur les autres en jouant de la flûte, il devait encore se garder de dépenser en superfluités le fruit de cette économie sur le gros œuvre. Que si cette raison ne se trouve écrite nulle part dans le programme, et si elle a pu échapper à certains auteurs de projets fort beaux que le jury eut à apprécier, elle ressort de la structure même d'un Bureau international : c'est l'égalité politique des personnes, sans laquelle il n'est pas de solide unité. Raison diplomatique, soit, convenance secrète, qui n'en formait pas moins une exigence du plan. Or, qui dit palais dit traitements de faveur, côté maîtres et côté service, préséances et sujétions, devant et derrière. Un morcellement plus pittoresque du plan, et le placement des personnes devenait une affaire d'état. En alignant les murs, on a sauvegardé l'alignement intérieur. Car les pierres aussi ont leur politique.
6 - HUB»B'B B'IB'B'-B'B'B»B'B- ffl î i wm WWWM i 1 1 1 liiiiliiiiil COUPE LONGITUDINALE Celle que l'architecte a inscrite dans les siennes, ce grand parti égalitaire, me paraît avisée, efficace, représentative d'une institution et d'un temps, tout un programme à soi. Nul ne pourra dire là devant : ici sont les puissants, ici les faibles. Tout est pris à la masse, à placement égal. Pas de saillie qui dise : moi. Ni plastrons, ni renflures, pas de point où l'on sente la superbe ou l'emphase. Tout le relief est de l'ensemble. La masse disciplinée peint à merveille dans l'espace l'idée du front unique, de l'action une par le désintéressement de tous. A ce consentement nouveau il fallait un schéma nouveau que voilà. Tout esprit clair se réjouira de lire dans l'œuvre d'epitaux les signes de cet ordre neuf, qu'on verrait sans larmes supplanter l'ordre ancien, car si cet ordre ancien a fait de beaux palais, dans ces palais a-t-il jamais fait naître la sûreté et la paix? Pour sortir de ces vues idéales, il convient d'observer que la vie du Bureau du Travail ne prête guère à solennités et parades. Les rares assemblées du Conseil d'administration étaient, architecture parler, un trop mince motif pour en faire le foyer d'une composition, pour y subordonner le reste de la maison, où travaillent en permanence quelque cinq cents personnes. Enfin dans une maison semblable, centrale de renseignements, mine de documentation, fabrique de lois sociales, tout converge à la bibliothèque. Le programme le dit et y insiste. Mauvaise conjoncture encore pour un amateur de palais. Trois cent mille volumes et des tonnes de périodiques, cela fait un beau cube, mais un cube réfractaire aux inventions plaisantes. Cube énorme mais aveugle, et qui tire son jour du zénith, car le livre n'aime pas les fenêtres. Impossible de l'escamoter sans forfaire à la convenance, sans trahir l'ordre de l'institution, sans choir dans le faux-semblant. La pensée imprimée est la maîtresse de céans, on lui devait la première place. Et voilà derechef l'architecture conditionnée par cet article. Il faut un bloc pour y loger cet autre bloc. D'où qu'on la considère enfin, la conception d'epitaux paraît adéquate et normale. Le cube sans phrase, à la Farnèse ou à l'américaine, bien pris dans
7 - LE SOUS-SOL une modénature élégante et nerveuse, noblement défini sur le ciel par sa corniche. Une seule dérogation, à la tête, pour montrer qu'elle est là, au poste du directeur, dans les débats du Conseil, dans les livres: une lanterne de phare ouverte aux quatre portes du ciel. Ces principes posés, tous les détails s'ensuivent, distribution, appareil, décoration. Mais quand on sait ce qui peut s'agiter d'influences, de critiques, d'exigences privées autour d'un chantier de cette ampleur, et tous les repentirs qui guettent l'architecte aux moments décisifs, on est heureux de voir qu'un parti pris si carré ait tenu jusqu'au bout. Car plus la chose est simple, plus la faute s'y marque. Quand on joue sur la pureté, nulle tache n'est permise. Moins il y a de formes, plus il y faut de forme, moins d'architectures, plus il y faut d'architecture. Enfin, quand toute l'utilité serait satisfaite, il reste encore à faire qu'elle soit belle, c'est-à-dire que ces pierres assemblées composent pour l'esprit une musique souveraine et délectable. Ça, c'est la part secrète de l'architecte. C'est aussi par quoi ce Bureau du Travail, qui n'est.que grand, paraît immense, et de prose devient poème. Les plans et les aspects reproduits ici montrent mieux que la plume l'économie du système. Orienté du sud au nord, c'est un rectangle parfait, évidé par une cour intérieure, où s'enchâsse, comme l'écrou dans la pince, un corps plus élevé qui porte la lanterne. Là trois étages sous la corniche, ici deux. Là les services, ici le commandement. Salle du Conseil, siège du directeur, Salle de lecture, magasins des livres. Là l'extrême division, le travail en box, le silence. Ici le travail en commun, les Salles dès commissions, la source d'information, la tribune aux discours. Là les mesures intimes de la chambre, ici les mesures spacieuses du hall. Là la simplicité monastique; ici quelque dépense d'apparat pour marquer la solennité des assises et la hiérarchie : une entrée plus cérémonieuse avec emblèmes et figures, une nuance plus précieuse dans les matériaux et dans l'ouvrage; linteaux, piliers
LE PREMIER ETAGE / -1. (î ' ' ii - ''?...>').. :'/f. et trumeaux parlants d'uberti, oiseaux et ramures aux claustra dorés du chauffage, aux lustres, quelque air enfin de grande maison Valois du XVI me. La Salle du Conseil, prise entre la Présidence et la Sténographie, est le morceau de parade. L'architecte a eu la chance de disposer, hors devis, des plus beaux bois, s'il s'agit de faire dire à des boiseries la gravité officielle et le confort cossu. Travaillé de la bonne manière, à plat ou mouluré en creux, le laurier hindou, qui a la beauté du marbre sans en avoir la froideur, offre de toutes parts, sous le plafond largement caissonné, la chaude profusion de ses veinures. Beau cadre pour des débats où les mots de matière et de travail sonneront constamment. Beau cadre aussi pour les présents que la France et la Hollande y ont placés : le Parnasse des Gobelins, et ces Anges che\ Abraham peints par Ferdinand Bol dans la manière du grand siècle. Sous les tribunes de la presse, deux vases cloisonnés offerts par le Japon arrondissent dans des niches leur masse magnifique. Le vestibule, où le grès et le granit belge tendent une atmosphère bleue et froide, n'est pas dépourvu d'un certain apparat. Au mur un tableau de Pekka Halonen, des Flotteurs de bois, donné par la Finlande. A l'angle nord-est le salon de la Présidence, ses meubles suédois, ses boiseries cirées encadrant une cheminée d'un éclatant jaune de Sienne. Enfin, pour que le plus grand poète plastique du travail eût sa place aux assises même d'un édifice qu'il a peut-être rêvé, voici deux,bronzes puissants de Constantin Meunier, un Mineur, uñ Puddleur offerts par la Belgique. C'est le gros labeur qui se rappelle là au" pied des rampes aux travailleurs en chambre, les pioches parmi les machines à écrire. Sous l'escalier, ces quartiers de l'hygiène, dont les architectes de notre temps se plaisent à faire des créations d'esthétique transcendante. C'est aux ailes de ce vestibule que s'ouvrent les couloirs de bureaux, simples et monastiques, vrais couloirs d'abbaye, prenant jour sur la cour intérieure où jase une fontaine, identiques d'étages en étages. Là s'ouvre le domaine du labeur quotidien et de la règle militaire. Certains, pour qui l'art doit à toute force nous tromper sur les réalités, blâment cet uniforme de
- 9 LE SECOND ETAGE cloître ou de caserne. Mettez-nous donc ici un peu de fantaisie d'école buissonnière! Un bureau, c'est parfait, à condition qu'il n'en ait point l'air. Au contraire, ce rectiligne me rassure, cette distribution des effectifs et des commandements, ces cellules alignées, numérotées, deux hommes deux fenêtres, les chefs de section répartis sur le front, les chefs de division aux ailes, cet ordre me plaît et m'impose. C'est l'ordre de l'action, où l'on ne perd ni temps ni pas, la tactique même de l'utile. Les munitions de cette caserne se trouvent au premier, à la Salle de lecture, au dessus de la salle de laurier. Au rebours des conventions courantes, c'est le lieu le plus jovial de la maison. Des boiseries de cerisier y tiennent lieu de soleil par temps sombre, et, le soir, ces herses d'énormes ampoules de cristal qui Fan dernier éclairaient le pavillon tchéco-slovaque à Paris. Un ascenseur qui passe là, venant des sous-sols, vous emporte plus haut dans les étages du magasin des livres, et vous fait découvrir sous le toit un quatrième étage de bureaux qu'on ne soupçonnait point du parc, pris comme il est dans l'épaisseur de la corniche. Carie cube est utilisé jusqu'aux combles, la loi d'économie règne jusqu'au sommet; rien n'est laissé aux vains effets de toiture. Tout au bout de ces derniers couloirs où siègent les Enquêtes spéciales, s'ouvrent les domaines de la Coopérative du Bureau, salles de lecture, de Le tour du Bureau est fait. Au dedans comme au dehors la décoration ne vous retient guère. Hors de ces présents mobiliers des fédérations et des gouvernements, le décor d'architecture se réduit à peu. Aux murs pourtant, la mouluration sobre et tendue des fenêtres suggérait assez la Renaissance pour appeler ces médaillons qu'on voit aux vieilles maisons des glides, entre les étages. Le sculpteur neuchàtelois Léon Perrin y a fort agréablement rafraîchi les thèmes du travail. Sur la face nord, plaqué contre la bibliothèque, pour marquer plus lyriquement le sens de marche de l'édifice, l'axe, et qu'ici est la proue, le sculpteur Sarki a dressé un génie ailé de pleine bosse, charnu, puissant, gréé pour les vols soutenus. Les portes est et ouest qui conduisent au Conseil se rehaussent, l'une des vénustes allégories de Sarki taillées à fleur
10 - LE TROISIEME ETAGE de pierre, l'autre de hauts trumeaux où l'ingénieuse naïveté de Jaggi combina les emblèmes des arts et des loisirs. Sur la terrasse de la lanterne, quatre vasques à pans coupés tempèrent un congé un peu brusque. Mais le décor essentiel pour un cube de ce poids, c'est logiquement la corniche. Article délicat entre tous, où l'architecte montre en dernier ressort ce qu'il a sous le front. C'est le suprême accent après quoi l'œuvre est courue,, l'architecte a tout dit, le rapport de sa construction au vide est écrit pour toujours. Cette corniche montre comme le reste un goût ferme pour la densité, et peu porté à l'emphase. En s'arrêtant à une saillie moyenne, bien calée sur ses modulons et traitée avec une certaine richesse de ciseau, en tenant le milieu entre les émouvants surplombs à la romaine qui eussent assommé ses façades, et l'arête nue qui les eût fait fondre en l'air, Epitaux a touché la solution propre, élégante et réaliste, qui est sa manière;. La Suisse mérite aussi d'être nommée au chapitre décor, car le perron lui doit ces deux figures de la Justice et de la Paix du sculpteur Jaggi, dont les rondeurs massives lient heureusement la vie du parc à l'immobilité des murs. Enfin elle a donné à l'édifice le plus beau des décors en lui donnant ce parc et ses architectures de feuilles. Il est planté, ce parc, au hasard, à l'anglaise, sans axe, sans servitude aux vues du lac. L'architecte a bien fait de le laisser tel qu'il était et d'en user avec la même liberté. D'une donnée généreuse il a tiré le meilleur des partis. Par son implantation, par son architecture, son édifice fixe un rapport heureux entre la nature et le construit, la scène et l'acteur, la pierre et l'écrin. Pour être moins béateihent accoudé au bord de l'eau que nos gentilhommières du Léman, il introduit précisément une image active et vivante dans ce paysage quelque peu nonchalant. Il est queu que chose qui va, qui marche dans le sens de la route. Son parc ne lui fait pas la cour, mais la haie. L'image qu'il décrit dans l'espace parle de volonté plus que de délectation, de caractère plus que de charme, mais il y dessine en beauté la pensée qui habite ces murs.. PAUL BUDRY
LES COMBLES NOTICE TECHNIQUE Les dimensions de l'édifice sont 86,3o sur 33,80 m. La Cour intérieure mesure 41,85 sur 17.00 m. Le corps principal a 17.50 m. à la corniche et le faîte de la coupole est à Sa m. du sol.. Le bâtiment est entièrement construit en béton : les murs coulés, les planchers et les toitures en béton armé. - Le béton des planchers adhère à des corps creux en mâchefer, constituant les plafonds et servant à les assourdir. Cette dernière exigence a conduit àtemploi, pour tous les bureaux, du linoléum (Giubiasco), posé sur couches.successives de béton, de ielsenite et de carton feutré. En outre, dans le service de dactylographie, une isolation spéciale par des feuilles de liège a été faite. Les façades sont exécutées avec les matériaux suivants : La base en granit du Tessin. La pierre de taille du rez-de-chaussée est du grès coquille de Wilrenlos (Argovie). FACE NORD Celle des étages supérieurs est une pierre factice, de plusieurs tons, constituée avec de la pierre broyée de Würenlos. Les parements dés faces, non revêtus de pierre de taille, ont été recouverts d'un enduit serré et lissé, retaillé au ciseau, une fois sec.
PLAN DE SITUATION Les escaliers intérieurs sont en grès dur de Bulle, ainsi que les dallages du rez-de-chaussée, ces derniers enrichis de méandres en granit belge. Les murs des grands vestibules et ceux des escaliers sont revêtus du même grès. Aux étages, tous les sols des couloirs sont recouverts de linoléum, les murs en mortier lissé, peints blanc. Les plinthes sont en ardoise. Tous les bureaux sont tapissés de «Sanitas» (toile cirée). Chauffage à Teau chaude (618 radiateurs). Les chaudières brûlent du mazout (réserve 40.000 litres). Centrale téléphonique prévue pour 35o postes. Un ascenseur continu à dix cabines, deux ascenseurs ordinaires et deux monte-livres, desservent l'edifice. Une centrale électrique avec trois transformateurs assure le courant. L'EDIFICE DANS LE PARC
13 H CO
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- 1!5 - FACADE EST
16 GENIE décorant la face nord Oeuvre du Sculpteur Sarki ANGLE NORD-OUEST
- Iliî FAÇA01 1ST Perron des Salles des Có»ini$.síóms SculpuTês de Sarki
- 18- L'ANGLE NORD-OUEST
- 19 DETAIL DES FENETRES de la face nord ORNEMENTATION des FENETRES du i er et du second étage FACE SUD
20 LA STATUE DE LA PAIX Don de la Confédération Suisse Oeuvre de Luc Jaggi, sculpteur
DÉTAILS DES PILIERS DE L'ENTRÉE PRINCIPALE Sculptures de Luc Jaggi K)
í LA FAÇADE OUEST - ENTRÉE PRINCIPALE Statues don de la Confédération Suisse. Œuvres de Luc Jaggi
23 LA CORNICHE COURONNANT LE CORPS PRINCIPAL DEUX DES MÉDAILLONS SCULPTÉS SUR LA FAÇADE Oeuvre de Léon Perrin, sculpteur
LE VESTIBULE D'ENTREE avec les Statues, don du Gouvernement Belge Le Puddleur et le Mineur, de Constantin Meunier K3
$ç*. *'& * mmm 'mm ' vmm* : MOTIF CENTRAL DU VITRAIL Don du Gouvernement Allemand Projet de Max Pechstein. Exécuté par Puhl u. Wagner, G. Heinersdorf, Berlin LE PUDDLEUR Oeuvre de Constantin Meunier, statuaire. Don du Gouvernement Belge
SALLE DES SÉANCES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION Au fond de la Salle, Tableau, don du Gouvernement Hollandais œuvre de Ferdinand Bol, milieu du XVIIe siècle Lustres de B. A. G., Turgi
to SALLE DES SEANCES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION Au fond de la Salle, Gobelin, don du Gouvernement Français, Le Parnasse, œuvre d'audran, d'après une fresque de Raphaël, peinte dans les appartements du Vatican Les frais d'exécution des boiseries sont supportés par le Gouvernement Britannique. Les bois sont du laurier offert par le Gouvernement de l'inde.
28 - GACHE RADIATEUR DE LA SALLE DU GONSEIL en bronze ciselé de Wanner & O Sur le cache radiateur, vase en émail cloisonné offert par le Gouvernement Japonais VESTIBULE DU i" ETAGE Meubles offerts par le Gouvernement du Queensland en «Silky-Oak» envoyé par le même gouvernement
vu 1 LE TAMBOUR D'ENTREE Grilles modelées par Uberti & fils, livrées par Wanner & C' 6, fondues en bronze par Pastori. Les portes du rez-de-chaussée sont un don du Canada PORTE D'ENTREE PRINCIPALE Don du Gouvernement de l'australie, exécutée par Held & C e avec des bois envoyés d'australie
30 CABINET DU PRÉSIDENT Boiseries exécutées parlamaisonschlatter Sculptures de W. Meier CABINET DU DIRECTEUR Vases de Copenhague don du Gouvernement Danois. Meubles de Saddier. Boiseries de la maison Toso-Badel
31 MOTIFS AU PLAFOND Léon Perrin, sculpteur SALLE DE LECTURE DE LA BIBLIOTHÈQUE Lustres en cristal taillé, don du Gouvernement Tchécoslovaque Boiseries en cerisier de Held & O
- 32 UNE SALLE DE COMMISSION VUE D'UN BUREAU
33 1 / i \ Éh mêê^m VUE D'UN CORRIDOR LONGEANT LA COUR CENTRALE
34 VUE DU MAGASIN DES LIVRES DE LA BIBLIOTHEQUE VUE D'UN ESCALIER D'ANGLE
35 sa m TOILETTES réservées aux membres du Conseil d'administration LA CHAUFFERIE
- 36 VUES DE LA COUR CENTRALE
37 UN DES VASES COURONNANT LE CORPS NORD LE GRAND PORTAIL sur la Route de Lausanne
38 LISTE DES ENTREPRENEURS ayant coopéré à la construction de l'edifice et contribué à l'édition de la plaquette. MM. Ed. Cuénod S. A. entrepreneurs Filosa, Cerutti & Bossert» Dompmartin» -Achard & Dumarest» Genève. Peju» Lausanne Maison Vve Hirschy & Cie S. A. couvreurs Genève Dupont & Fils ferblantiers» Chevallier & Cie chauffage» H. Cuénod ingénieur.» A. Schneider S. A. appareilleurs» Schindler & Cie ascenseurs Lucerne Schürch frères gypsiers-peint. Genève Du noyer F.»» Loutan & Fils Peintres-décor.» Badel & Cie électriciens» Favre & Fils Huber & Barbey Rod S. A. Brovarone Jean Pédroli & Fils Claude Merle Held & Cie Gygax & Limberger Hector Schlatter Toso-Badel Caramaro Piaget Zucchinetti Fréd. Meyer Chiara & Fils Compagnon Giovanna Rossier Schmidweber S. A. Anthonioz Frères» entrepreneurs»» parquet. d'aigle menuisiers ébénistes» menuisiers charpentier vitriers» marbrier marbriers Lausanne )> Genève Lausanne Genève Montreux Altstetten St.-Gall Genève» Genève Lausanne Genève» Vevey Zurich Genève-Carouge terrassements pierre artificielle maçonnerie du portail création des chaussées et jardins fourniture du granit couverture ferblanterie chauffage central brûleurs à mazout appareillage ascenseurs gypserie et peinture gypserie et peinture peinture-enseignes installât, de lumière, sonneries et horloges lignes téléphoniques carrelages M H» * parquets ébénist.-menuiserie ébénisterie» ébénist.-menuiserie menuiserie parquets menuiserie )) charpentes béton translucide vitrerie revêtemen pierre des grands vestibules et cheminées marbrerie grès et ardoises
39 MM. Baerlocher marbrier Genève dallages en grès Hess serrurier» serrurerie Wanner & Cie n» ouvrages en bronze Gaudin et Kuhn» H.grilles et portail Pelligot Frères»» réservoirs à mazout Fichet & Cie constructeurs» rayonnage acier Loeliger-Jenny entrepreneurs Bàle volets à rouleaux Schenker fabr. de stores Schônenwerd stores toile Pastori fondeur Carouge fonte des bronzes Cullaz modeleur Genève staff P. Halter M»» Crovetto» n» Taponnier stucateur «enduits spéciaux Robin linoléums Lausanne linoléums Fiala M Genève» Egg'y Helvetia» fabr. linoléum» Giubiasco le linoléum Odier & Cie quincaillers Genève plaques de propreté Wirz-Wirz papiers peints Lausanne fourniture du sanitas Barraud & Borig entrepreneurs Genève pose du sanitas Misteli & Baur quincaillers Lausanne quincaillerie B. A. G. Lustre rie Turgi lustres principaux Baumann & Koelliker» Zurich lustrerie Ritter & Uhlmann» Bàle n Eberth & The m a» Zurich n Trolliet Frères» Genève diffuseurs Maurice Sarki, Genève Luc Jaggi, Genève Léon Perrin,' La Chaux-de-Fonds Uberti & Fils, Lausanne SCULPTEURS-COLLABORATEURS