DOSSIER DE PRESSE Chagny (71) 17 septembre 2015



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Transcription:

DOSSIER DE PRESSE Chagny (71) 17 septembre 2015 1 ère injection de biométhane dans le réseau de transport de gaz en France 1 ère cuisson de tuiles au biométhane Contacts presse Claire MAINDRU claire.maindru@grtgaz.com +33 1 55 66 40 84 Agence Wellcom Julie Munoz & Charlotte Rémoleux terreal@wellcom.com +33 1 46 34 60 60 Marie-Laure Bazerolle ml.bazerolle@smet 71.fr + 33 3 85 91 09 81

SOMMAIRE 1. ECONOMIE CIRCULAIRE : LE CYCLE DE VIE DU BIOMETHANE... 3 Chagny, un exemple d économie circulaire à l échelle d un territoire... 3 Les étapes du cycle de vie du biométhane sur le site de Chagny... 3 2. DECHETS, BIOMETHANE ET TUILES : CHIFFRES ET DATES CLES DU PROJET DE CHAGNY... 5 Les chiffres clés... 5 Les dates clés... 5 3. LES PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT DU BIOMETHANE... 6 Les perspectives du biométhane en France... 6 Les perspectives du biométhane sur le réseau de transport de GRTgaz... 6 4. LE RESEAU DE TRANSPORT DE GAZ AU SERVICE DU BIOMETHANE... 8 Le réseau de transport assure le lien entre les territoires mais également entre les producteurs et les consommateurs.... 8 Le biométhane injecté dans les réseaux : un tarif d achat réglementé et garanti sur 15 ans... 8 5. LE RESEAU DE GRTGAZ : EFFICACE, DISCRET ET DURABLE... 9 GRTgaz s engage à promouvoir trois solutions énergétiques d avenir... 9 Un réseau complémentaire des énergies renouvelables... 9 6. L ENGAGEMENT DE TERREAL EN MATIERE DE TRANSITION ENERGETIQUE... 10 La stratégie de TERREAL en faveur du bâtiment durable... 10 Les leviers de TERREAL pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre... 11 Un programme de conversion des sites aux bio-énergies... 12 7. L USINE DE TERREAL A CHAGNY : UN CAS D ECOLE... 13 TERREAL et ECOCEA : un partenariat au service de l environnement... 13 Chagny : une usine fortement engagée... 14 Les projets de TERREAL pour répliquer l expérience... 14 8. LE SMET 71 ET ECOCEA... 15 2

1. ECONOMIE CIRCULAIRE : LE CYCLE DE VIE DU BIOMETHANE À Chagny, en Saône-et-Loire, du gaz renouvelable (biométhane) issu du traitement des déchets ménagers locaux de l usine ECOCEA du SMET 71 1, est injecté pour la première fois dans le réseau de transport de gaz de GRTgaz. Le biométhane servira à alimenter l usine TERREAL pour la production de tuiles en terre cuite. Chagny, un exemple d économie circulaire à l échelle d un territoire La méthanisation s inscrit pleinement dans la dynamique de la transition énergétique et écologique. La production locale du biométhane permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de recycler des déchets, et diminue d autant nos importations de gaz naturel. Elle permet également de diversifier le mix énergétique d un territoire, d assurer des revenus et des emplois non délocalisables et de développer des synergies entre les acteurs économiques locaux. Le biométhane crée un cercle vertueux en permettant de traiter des déchets produits localement tout en produisant de l énergie décarbonée et renouvelable. Avec la transition énergétique, ses perspectives de développement sont importantes ; la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte fixe pour objectif de porter la part d énergie renouvelable à 10 % de la consommation de gaz en France en 2030. La concrétisation de projets tels que celui de Chagny contribue à l atteinte de cet objectif commun à l ensemble du territoire. Les étapes du cycle de vie du biométhane sur le site de Chagny Représentation schématique du cycle de vie du biométhane l exemple de Chagny Les déchets ménagers produits par la moitié des foyers du département de Saône-et-Loire, soit plus de 300 000 habitants, sont collectés par les camions-bennes. Cela représente chaque année 73 000 tonnes de déchets. Centralisés sur le site de l'usine ECOCEA, ces déchets font d abord l objet d un tri mécano-biologique. La partie organique, donc fermentescible, est séparée des plastiques, métaux et autres résidus. Après ce tri, les déchets organiques sont introduits dans un méthaniseur qui permet via un processus de digestion d obtenir du biogaz. La partie solide résiduelle, appelée «digestat», est valorisée comme compost après mélange avec des déchets verts. Composé de méthane, de dioxyde de carbone et d hydrogène sulfuré, le biogaz obtenu est d abord épuré grâce à une sorte de «tamis» mécanique. Le méthane alors conservé est appelé biométhane. 1 SMET 71 : Syndicat Mixte d Etudes et de Traitement des déchets ménagers et assimilés de la Saône-et-Loire 3

Le biométhane comprimé par le SMET 71 est injecté dans le réseau de transport de gaz de GRTgaz via un poste d injection situé à proximité du site ECOCEA. Les fonctionnalités du poste de GRTgaz permettent de compter les quantités de biométhane, de contrôler ses caractéristiques et de l odoriser pour le mélanger au gaz naturel. Le biométhane offre en effet les mêmes propriétés que le gaz naturel. Le site industriel de TERREAL est directement raccordé au réseau de GRTgaz. Le biométhane (en complément du gaz naturel) est utilisé pour faire fonctionner ses fours et produire des tuiles en terre cuite. Vue panoramique du site ECOCEA Dronebees / TIRU Poste d injection de biométhane Chagny GRTgaz / Brigitte Leforestier 4

2. DECHETS, BIOMETHANE ET TUILES : CHIFFRES ET DATES CLES DU PROJET DE CHAGNY Les chiffres clés Déchets traités par l usine ECOCEA : 73 000 tonnes d ordures ménagères résiduelles et 8 000 tonnes de déchets verts traités par an. Production : 27 000 tonnes de compost normé. Injection de Biométhane : 2,6 millions de m 3 (n) de biométhane injecté par an => environ 28 GWh/an A ce jour, Chagny est la plus grande installation de production de biométhane en France. A savoir : 28 GWh/an de gaz = le carburant nécessaire à une flotte de 120 bus pendant un an = la consommation d environ 2 500 foyers qui utiliseraient le gaz pour se chauffer. 2 Débit d injection maximum : 550 m 3 (n)/h Tuiles produites : 33 millions de tuiles en terre cuite produites par an Coût du projet global pour le SMET 71 : 44 M dont 4M d investissements liés à l épuration, la compression et l injection du biométhane - soutenus par une subvention de l ADEME à hauteur d un tiers de l investissement prévu. Le montant du raccordement au réseau GRTgaz (comprenant le branchement et le poste d injection) s est élevé à 980 000. Bénéfice environnemental : 5 800 tonnes/an de rejets de CO 2 évités à raison de 28 GWh/an de biométhane consommé ; TERREAL peut ainsi remplacer un tiers de sa consommation de gaz naturel par du «gaz vert». Les dates clés 2008 : construction de la nouvelle tuilerie de Chagny 2009 : décision du SMET 71 de construire une unité de méthanisation, en partenariat avec TERREAL Février 2010 : premières études d opportunité réalisées par GRTgaz pour le SMET 71 2011 : attribution du marché de construction et d exploitation d ECOCEA au groupement TIRU/ Eiffage Construction/ Architecte O. Le Gallée Mars 2012 : signature de la première convention d étude entre GRTgaz et le SMET 71 24 août 2012 : arrêté autorisant la société TERREAL à exercer l'activité de fourniture de gaz naturel 26 février 2014 : signature du contrat de raccordement entre GRTgaz et le SMET 71 14 janvier 2015 : inauguration du site ECOCEA signature du premier contrat d injection de biométhane entre GRTgaz et le SMET 71 signature du contrat de partenariat liant le SMET 71 et TERREAL Juillet 2015 : premiers tests d injection de biométhane dans le réseau Septembre octobre 2015 : finalisation des essais de performance Fin 2015 : mise en service industrielle du poste d injection et cuisson des premières tuiles au biométhane Le délai de raccordement d un projet de biométhane sur le réseau de transport de gaz (études, réalisation du branchement, installation du poste, tests) est compris entre 3 et 4 ans. 2 Ces calculs reposent sur les hypothèses suivantes : la consommation de gaz d un bus est de 225 MWh/an, celle d un client résidentiel de 12 MWh/an 5

3. LES PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT DU BIOMETHANE Les perspectives du biométhane en France La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte fixe pour objectif de porter la part d énergie renouvelable à 10 % de la consommation de gaz en France en 2030. Les récentes études de l ADEME ont confirmé le fort potentiel de production de biométhane existant en France, reposant notamment sur la matière organique. Dans les conclusions de l étude GreenGasGrids publiée fin 2014, l ADEME propose 2 scénarii de développement pour le biométhane à l horizon 2030 en France. Ce sont entre 12 000 et 30 000 GWh/an de biométhane qui pourraient être injectés dans les réseaux de gaz ce qui nécessiterait l implantation de 500 à 1 400 sites d injections. Prévisions d'injection de biométhane basées sur l'étude ADEME Green Gas Grids 2014 Proposition des opérateurs de réseau de gaz pour la Programmation Pluriannuelle de l Energie 2015 Fin 2015, une vingtaine de projets seront en service en France. Le biométhane sera injecté dans les réseaux de gaz des opérateurs de distribution (GrDF, Réseau GDS) et des opérateurs de transport (TIGF et GRTgaz). Quatorze projets injectent actuellement du biométhane dans les réseaux de distribution de GrDF et un dans le réseau de Réseau GDS. Les perspectives du biométhane sur le réseau de transport de GRTgaz Avec le biométhane, les consommateurs de gaz peuvent désormais accéder à une énergie renouvelable. GRTgaz met tout en œuvre pour créer les conditions favorables à son développement. Le biométhane peut aujourd hui être injecté dans le réseau régional de GRTgaz (25 000 km sur les 32 000 km de réseau). A l horizon 2020, la concrétisation des projets en portefeuille pourrait représenter jusqu à 1 000 GWh de biométhane injecté par an dans le réseau de transport. A ce jour, GRTgaz a été sollicité par plus de 70 porteurs de projets. En plus de Chagny, 16 conventions d études ont été signées ces derniers mois. Pour 8 d entre elles, les études de raccordement sont en cours ; les 8 autres sont au stade des études de faisabilité. Pour l essentiel de ces projets, les intrants 6

nécessaires à la production de biométhane sont issus de matière organique agricole. Sur ces 16 projets, 2 contrats devraient être signés avant la fin de l année. A compter de 2016, ce sont entre 3 et 5 projets qui devraient se concrétiser chaque année. Répartition des 17 projets de biométhane de GRTgaz sur le territoire français Réso Vert : une carte interactive pour visualiser les potentiels d injection de biométhane dans le réseau de transport Dès 2013, GRTgaz a lancé Réso Vert, un outil conçu pour répondre aux attentes des producteurs de biométhane. Accessible sur le site internet de GRTgaz, Réso Vert se présente sous la forme d une carte interactive qui permet de visualiser les endroits susceptibles d accueillir des projets d injection de biométhane sur le réseau de transport de GRTgaz. Borne interactive Reso'Vert GRTgaz GRTgaz / HELSLY CEDRIC 7

4. LE RESEAU DE TRANSPORT DE GAZ AU SERVICE DU BIOMETHANE Le réseau de transport assure le lien entre les territoires mais également entre les producteurs et les consommateurs. L injection de biométhane dans le réseau de transport permet aux consommateurs de gaz (industriels, consommateurs domestiques raccordés au réseau de distribution) d accéder à une énergie renouvelable sans changer leurs installations. Au côté des réseaux de distribution, le réseau de transport offre des atouts pour le développement de la filière biométhane : Ses capacités d injection sont élevées ; Il permet de transporter et de stocker d importantes quantités d énergie ; Il traverse les zones rurales au sein desquelles se trouve la majeure partie des matières organiques susceptibles de produire du biométhane ; Il pourrait également permettre de maximiser l injection de biométhane sur les réseaux de distribution grâce à la fonction «rebours». Le réseau de transport permettrait alors d accueillir le surplus de biométhane injecté dans un réseau de distribution et non consommé localement. Dans le cadre du Comité National Biogaz mis en place le 24 mars 2015 par Ségolène Royal, Ministre de l'écologie, du Développement durable et de l Énergie, GRTgaz participe activement au Groupe de Travail Injection 3 piloté par l ADEME et GrDF. Ses travaux ont pour objectifs de soutenir la filière et de valoriser le biogaz issu de la méthanisation des déchets en l injectant après épuration dans les réseaux de gaz naturel. Le groupe rassemble les principaux acteurs de cette nouvelle filière ENR. Le biométhane injecté dans les réseaux : un tarif d achat réglementé et garanti sur 15 ans Le biométhane injecté dans les réseaux est acheté par un fournisseur au producteur à un tarif d achat réglementé et garanti sur 15 ans. La loi Grenelle 2 a posé en 2010 les bases législatives de ce dispositif d obligation d achat. Les décrets et les arrêtés publiés en 2011 ont précisé ce dispositif. Selon le ministère de l Ecologie, du Développement durable et de l Energie, la création de ce tarif correspond à un soutien de 200 M /an à l horizon 2020 4. Le fournisseur qui achète du biométhane à un producteur dans le cadre d un contrat d'achat se voit délivrer des garanties d origine qui permettent d attester auprès de ses clients/consommateurs du caractère renouvelable du gaz vendu. A chaque MWh de biométhane injecté dans un réseau de gaz correspond donc une garantie d origine. À raison de 28 GWh de biométhane par an, TERREAL peut ainsi remplacer un tiers de sa consommation de gaz naturel par du «gaz vert», ce qui lui a valu de recevoir cette année un prix de l économie circulaire décerné par le MEDEF 71. 3 www.injectionbiomethane.fr 4 Source : http://www.developpement-durable.gouv.fr/pour-l-injection-dans-les-reseaux.html 8

5. LE RESEAU DE GRTGAZ : EFFICACE, DISCRET ET DURABLE La transition énergétique est engagée pour construire un système durable, capable de concilier sécurité énergétique, lutte contre le changement climatique, compétitivité économique, respect de l environnement et acceptabilité. Le gaz naturel et les infrastructures gazières jouent un rôle clé dans ce nouveau contexte. En travaillant au développement de filières d avenir, GRTgaz entend participer à la «3 ème révolution du gaz», celle des gaz renouvelables. GRTgaz s engage à promouvoir trois solutions énergétiques d avenir Le biométhane, gaz renouvelable 100 % vert Pour la première fois, à Chagny, du biométhane est injecté dans le réseau de transport de gaz en France. Produit à partir de déchets ménagers, agricoles ou de la biomasse forestière, il possède les mêmes caractéristiques que le gaz naturel. Le gaz carburant, écologique et compétitif Le gaz naturel et le biométhane font un excellent carburant sous forme comprimée (GNC) ou liquéfiée (GNL). Le GNC permet de réduire les émissions de CO 2 de 25 % par rapport à l essence et n émet quasiment pas de particules. Alternative crédible en termes de mobilité, GRTgaz s engage à promouvoir la filière GNC et biognc en France. Le BioGNC permet de valoriser au mieux le biométhane. Power to Gas : stocker demain l électricité renouvelable Les installations éoliennes et solaires produisent de l électricité, mais pas toujours quand on en a besoin. Faute de solution de stockage, cette énergie est perdue. Une voie prometteuse à long terme consiste à récupérer cette électricité pour produire de l hydrogène par électrolyse de l eau. Combiné à du CO 2, l hydrogène est transformé en méthane et offre une solution de recyclage du gaz carbonique. GRTgaz travaille actuellement sur l implantation d un premier pilote de Power to Gas en France. Un réseau complémentaire des énergies renouvelables Le gaz a de véritables atouts. Le gaz offre une grande souplesse et un rendement énergétique élevé pour chauffer des bâtiments, alimenter des véhicules et produire de l électricité. Sa combustion réduit les émissions de CO 2 de près de 30 % par rapport au fuel lourd, de 60 % par rapport au charbon, améliorant les bilans carbone et l efficacité énergétique, réduisant les émissions d oxyde d azote dans l industrie. Le transport de gaz par canalisations enterrées est un moyen sûr, économique, efficace et discret d acheminer de grandes quantités d énergie en respectant les activités, les paysages et la biodiversité. Son efficacité énergétique est très élevée puisque le transport de gaz par canalisation ne consomme que 0,5 % de l énergie transportée. Complémentaires des énergies électriques renouvelables (solaire et éolien), les centrales à cycles combinés gaz complètent leur production intermittente. Les centrales assurent la demande électrique de pointe avec le maximum de souplesse, de rendement et le minimum d émissions. Le système de transport participe à leurs performances en les approvisionnant avec la flexibilité requise, en synergie avec le système électrique. 9

6. L ENGAGEMENT DE TERREAL EN MATIERE DE TRANSITION ENERGETIQUE Depuis plus de 150 ans, TERREAL est la référence incontournable des matériaux de construction en terre cuite. Sur la base de cette expérience unique, le groupe crée des solutions innovantes pour l'enveloppe du bâtiment, au travers de 4 activités : couverture, structure, façade, décoration. Priorité de sa stratégie TERREAL 2020, son engagement en matière de transition énergétique repose sur trois piliers : Proposer des solutions et systèmes permettant de diminuer l empreinte énergétique et carbone du bâtiment. Réduire l énergie «grise» de ses matériaux en limitant la consommation d énergie de ses usines. Réduire l empreinte carbone de ses produits en domptant les consommations d énergie fossile et en privilégiant les énergies renouvelables. La stratégie de TERREAL en faveur du bâtiment durable Grâce à son offre globale, TERREAL devance les évolutions réglementaires du secteur de la construction et contribue aux travaux du Plan Bâtiment Durable et du Ministère de l Ecologie. Le groupe accompagne ses clients pour des bâtiments RT 2012, BBC labellisés Effinergie+ ainsi que BePOS. Néanmoins, même si une maison est reconnue RT 2012, l énergie «grise» qu il a fallu consommer pour produire, transporter et assembler les matériaux représente tout de même un tiers de l énergie consommée par les habitants pour se chauffer, s éclairer, faire de l eau chaude, pendant 100 ans. Pour ces raisons, TERREAL se préoccupe logiquement de l énergie «grise» et propose une large gamme de produits pouvant répondre aux différentes exigences tels que : TERREAL NRJ + : une nouvelle gamme d isolation par l extérieur pour la rénovation qui bénéficie de l isolation thermique de toiture la plus performante du marché avec R 6. Solterre TH2 : l unique solution de panneaux solaires thermiques du marché à s intégrer au bâti pour optimiser les performances thermiques et assurer une étanchéité totale. Solterre Micro PV : un panneau photovoltaïque, avec micro-onduleurs intégrés pour réduire les risques d apparition d arcs électriques, et qui permet de produire jusqu à 12 kwhep/m²/an et favorise l autoconsommation. Laheroof : un système de récupération qui permet d améliorer le rendement moyen des pompes à chaleur et des ballons d eau chaude thermodynamiques en préchauffant l air entrant dans la pompe à chaleur grâce à la récupération des calories de la lame d air située sous les tuiles de terre cuite. Pour illustrer la performance de ses solutions, TERREAL a d ailleurs inauguré fin 2013 : «Habitat Social Positif». Ce projet collaboratif entre des acteurs publics et privés de la région Languedoc-Roussillon a permis de développer et de construire deux maisons individuelles sociales à énergie positive à 10

Castelnaudary. Depuis 2013, ces logements sont occupés et leurs objectifs de performance énergétique sont atteints puisqu ils produisent plus d énergie qu ils n en consomment. Pour plus de détails : Brochure RT 2012 - le guide des solutions TERREAL : http://bit.ly/1hchaxj, Habitat Social Positif : http://www.terreal.com/fr/actions/habitat-social-positif/ Dans les usines de terre cuite, l énergie est à 90 % du gaz naturel, utilisé pour sécher et cuire les tuiles. Il est donc responsable de la quasi-totalité des émissions de CO 2, estimé à 6,5 millions de tonnes en 2010 pour le secteur en Europe. Concernant les 10 % restants, ils sont principalement consommés en électricité (pour broyer, extruder, presser, transporter) et en fuel (pour les engins de carrières et de manutention). En conséquence, TERREAL cherche perpétuellement des solutions de remplacement et investit dans ses sites pour mettre au point des processus de fabrication respectueux de l environnement. Bilan CO 2 : moins de 10 kg CO 2/m² de tuile terre cuite. Ce résultat positionne ainsi la tuile favorablement par rapport à d autres matériaux y compris naturels tels que l ardoise importée. Les leviers de TERREAL pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre Consommateur de ressources notamment fossiles (gaz ) et précieuses (eau), mais aussi émetteur de gaz à effet de serre (GES), le groupe TERREAL cherche à réduire son impact sur l environnement à travers un plan d actions riche et concret à l image de son partenariat avec le projet LOCIMAP (LOw Carbon Industrial MAnufacturing Parks). Soutenu depuis 2012 par le 7 ème Programme Cadre pour la Recherche et le Développement de la Commission Européenne, le projet réexamine les possibilités d optimisation entre diverses industries dans le but d améliorer globalement l efficacité énergétique et les émissions de CO 2. De plus, afin de pérenniser son engagement global en matière de transition énergétique, le groupe a lancé un projet d ampleur baptisé PIMENT (PIlotage et Maîtrise de l ENergie TERREAL). Les diagnostics réalisés sur 12 sites représentant 90 % de la facture énergétique de TERREAL en France ont identifié un potentiel de 10 % d économies dont 5 % accessibles par 60 actions de court terme. Là encore, son objectif est de mettre les consommations d énergie sous maîtrise opérationnelle, au plus près du terrain. TERREAL s est engagé volontairement dès 2013 dans cette démarche, sans attendre l obligation d audit imposée à partir de décembre 2015 par la directive européenne sur l efficacité énergétique. Deux sites pilotes ont donc été retenus à Bavent et à Colomiers. Selon les résultats obtenus, le rythme de déploiement du projet se définit dans le reste des usines d ici à 2016. Depuis 2009, TERREAL a également initié un important programme de maîtrise des consommations d énergie. Toutes les unités de production ont fait l objet d un bilan thermique approfondi qui ont permis, dans la plupart des cas, d identifier des pistes immédiates d économies. Par exemple, le bilan thermique d une usine moderne de terre cuite montre que plus de 70 % des apports thermiques sont perdus dans les fumées du séchoir et du four bien que l état de l art actuel prévoie déjà une récupération d énergie sur les fumées du four pour une réutilisation au séchoir. La récupération d énergie sur les fumées du four est cependant limitée à cause d un verrou technique. Les fumées du four sont en effet chargées de particules de fluor, chlore et soufre expugnées des argiles pendant la cuisson. Lorsqu ils sont refroidis, ces composés condensent sous forme d acides. Les échangeurs couramment disponibles sur le marché ne résistent pas à ces condensats acides. 11

Pour répondre à cette problématique, TERREAL a inventé un nouveau système de récupération de la chaleur fatale des fours : le projet HEART (improved HEAt Recovery in clay roof Tiles an bricks production). D un montant de 3 M, le financement de HEART est soutenu à hauteur de 1 M par le programme LIFE de la Commission Européenne. Localisé dans la tuilerie du Ségala (Aude), il vise à réduire de 21 % la consommation de gaz naturel de cette tuilerie et à diminuer de 2 600 t/an les émissions de CO 2. Ce dernier permettrait de réutiliser cette énergie de manière fiable et robuste 24h/24 et 7j/7 pour le séchage des tuiles. Ce produit peut aussi se greffer de manière simple et sans risque sur une unité de production terre cuite existante, tout en épurant les fumées du four. Egalement soutenu par l ADEME et la région Languedoc-Roussillon, ce projet mis en place le 1 er juillet 2013, se poursuivra jusqu au 30 juin 2017. Projet Life + HEART de TERREAL Mais, compte tenu que la terre cuite continuera à utiliser de l énergie pour cuire ses tuiles à plus de 1 000 C, TERREAL s est engagé, en parallèle de ces démarches, dans un programme de substitution du gaz naturel par des bioénergies, notamment le biométhane. Un programme de conversion des sites aux bio-énergies Soucieux de réduire ses émissions de CO 2, TERREAL a décidé de convertir 7 de ses sites aux bio-énergies dès 2014. En effet, la cuisson des tuiles étant un process très précis qui doit se réaliser à quelques degrés près, des essais en Recherche & Développement réalisés depuis 2006 ont convaincu l industriel que du biogaz «brut», contenant environ 50 % d impuretés, ne permettrait pas de préserver la qualité des tuiles lors de la cuisson. TERREAL s est alors concentré sur le biométhane, c'est-à-dire sur un biogaz épuré, débarrassé de ses polluants et totalement identique chimiquement et énergétiquement au gaz naturel. Déjà fortement ancrée dans les territoires par l extraction de sa matière première (l argile) et la fabrication de ses produits, TERREAL utilise désormais une énergie aussi produite sur place à partir de matières locales. La loi Grenelle 2 de juillet 2010 a d ailleurs fourni un cadre technique, juridique et financier permettant de développer des projets de biométhane par le biais d injection dans le réseau. Grâce à l intervention de GRTgaz qui contrôle strictement la qualité du gaz injecté, TERREAL peut en toute tranquillité utiliser le biométhane mélangé au gaz naturel pour cuire ses tuiles. Exemple parfait d économie circulaire et de solidarité à l échelle d un territoire, la tuilerie de Chagny bénéficie d un circuit de biométhanisation à moins de 200 m de sa production. 12

7. L USINE DE TERREAL A CHAGNY : UN CAS D ECOLE Construite en 2008, l usine TERREAL de Chagny est la première tuilerie au monde à utiliser l énergie des déchets ménagers pour cuire ses tuiles au biométhane en remplacement d environ un tiers du gaz naturel actuellement consommé. TERREAL et le SMET 71 : un partenariat au service de l environnement Le projet ECOCEA se situe dans la lignée d une coopération établie depuis 1994, date à laquelle TERREAL a commencé à céder ses carrières en fin d exploitation afin de permettre la création de l ISDND pour enfouir des déchets ménagers du territoire. Dès 2007, les projets du SMET 71 de valorisation énergétique des déchets ont convaincu TERREAL de choisir le site de Chagny pour y implanter sa nouvelle tuilerie, construite en 2008 et démarrée en 2009. TERREAL et le SMET 71 ont ainsi travaillé de conserve au montage du projet, en tirant parti des possibilités ouvertes par la loi Grenelle 2 dès la parution des décrets et arrêtés d exploitation en novembre 2011. TERREAL achète le biométhane à ECOCEA, au tarif d achat fixé par arrêté, ce qui correspond pour l industriel à environ trois fois le prix d achat du gaz naturel. Par ce commerce, ECOCEA bénéficiera de recettes de plus de 2 M /an pendant 15 ans, qui permettront de financer une partie des surcoûts de traitement des déchets ménagers du territoire et de l amortissement de l usine de tri et méthanisation. TERREAL se fera rembourser une partie de ce surcoût par la Caisse des Dépôts et Consignations, grâce à une contribution prélevée sur les ventes de gaz naturel fossile. Le groupe pourra également réduire ses émissions de CO 2, à hauteur de 5 800 tonnes/an environ. Au-delà de ces flux d achat, TERREAL et SMET 71 ont conclu un partenariat plus «industriel», qui renforce les synergies entre les deux entités notamment sur l exploitation et le développement. Principe de fonctionnement de l usine ECOCEA du SMET 71 13

Chagny : une usine fortement engagée Très impliquée dans la réduction de son impact sur l environnement, le site est allé au-delà de la biométhanisation et a mené de nombreuses actions. En effet, dans une démarche de préservation de la biodiversité, TERREAL travaille, depuis de nombreuses années, avec la Société d Histoire Naturelle d Autun (SHNA) en Bourgogne. Cette collaboration a pour objectif de créer et de sauvegarder les espaces naturels favorables à la reproduction des espèces vulnérables d amphibiens de la région. Ainsi, tous les deux ans, des inventaires et des suivis sont effectués afin d évaluer l impact de l activité humaine sur ces populations. En 2015, 11 espèces d amphibiens ont ainsi élu domicile dans la carrière parmi les 17 recensées dans la région. De plus, la tuilerie de Chagny a accueilli un nouveau broyeur pendulaire qui permet de broyer l argile plus finement qu avec les techniques traditionnelles. Cette matière contribue à produire des tuiles, aux mêmes caractéristiques techniques que les tuiles classiques, mais d une épaisseur moindre. Cellesci demandent alors un temps de cuisson plus réduit et, in fine, offre une réduction de la consommation de gaz. Les projets de TERREAL pour répliquer l expérience TERREAL réunit régulièrement un club «TERRE et COMMUNES» dans lequel les élus des communes où il est implanté peuvent dialoguer, partager leurs expériences et leurs bonnes pratiques. La dernière réunion a d ailleurs permis aux parties prenantes locales de visiter en exclusivité le site d ECOCEA le 13 novembre 2014. TERREAL cherche aussi à monter des projets à base non pas de déchets ménagers mais de résidus agricoles. Parmi les avant-projets à l étude, le groupe a initié un concept de méthanisation à base de fumier bovin à Roumazières-Loubert. Il créera de nouvelles solidarités territoriales entre l usine qui consommera le biométhane, les éleveurs qui fourniront le fumier et les agriculteurs qui utiliseront le digestat comme fertilisant. 14

8. LE SMET 71 ET ECOCEA Créé en 2004, le Syndicat Mixte d Etude et de Traitement des déchets ménagers et assimilés est compétent pour traiter les ordures ménagères produites par les 315 000 habitants de l est de la Saôneet-Loire. La collectivité exploite une installation de stockage des déchets non-dangereux (ordures ménagères et assimilées) à Chagny. Celle-ci reçoit environ 73 000 tonnes de déchets par an, dans le respect de la réglementation. Elle est certifiée ISO 14 001 depuis 2004. En 2009, les élus du SMET ont décidé de construire ECOCEA, une usine de triméthanisation-compostage afin de réduire de moitié les déchets enfouis et de limiter la pollution. Objectifs fixés par la Loi Grenelle I pour 2015: - diminuer de 15% le stockage et l incinération des déchets ménagers, - augmenter de 45% le recyclage des déchets ménagers. Pour valoriser le gaz produit par cette usine, le SMET 71 devait faire un choix : soit produire de l électricité sur place et la revendre à EDF, soit injecter directement le gaz dans le réseau de transport du gaz naturel. En novembre 2011, un décret ministériel autorisait l injection de biométhane dans le réseau de distribution et de transport de gaz naturel et fixait son prix de rachat pour 15 ans. C est donc cette solution, grâce à son meilleur rendement énergétique, qui a été choisie. Localement, elle permet une forte synergie avec TERREAL, acteur économique local, qui consommera tout le gaz injecté dans le réseau par ECOCEA pour la cuisson des tuiles produites dans l usine voisine. L épuration, la compression et l injection du biométhane, qui ont nécessité un investissement de 4M de la part du SMET 71 (dont 1M pour le poste d injection et le branchement GRTgaz), sont soutenus par une subvention de l ADEME (Agence de l Environnement et de la Maîtrise de l Energie), à hauteur d un tiers de l investissement prévu. 15

Route de Lessard-le-National 71150 Chagny 15 rue Pages 92150 Suresnes www.terreal.com @TERREAL_com Immeuble Bora - 6 rue Raoul Nordling 92277 Bois-Colombes www.grtgaz.com @GRTgaz Photo de couverture : vue panoramique du site de Chagny GRTgaz / Brigitte Leforestier 16