DOSSIER DE PRESSE 24 AVRIL 2006 LANCEMENT DE LA CAMPAGNE D IINFORMATIION ET DE FORMATIION SUR LA GRIIPPE AVIIAIIRE «ADOPTONS LES GESTES QUII NOUS PROTEGENT»
SOMMAIRE Introduction P.3 L hygiène et la santé : un lien démontré Une grande variété de virus infectieux dont certains sont loin d être anodins Les nouveaux risques liés à l apparition de la grippe aviaire Des gestes simples pour se protéger des infections virales respiratoires... P.5 1. Le lavage des mains... P.5 2. L utilisation du mouchoir jetable à usage unique... P.6 3. Le port du masque... P.6 4. Précautions complémentaires applicables au quotidien... P.6 La campagne de prévention des virus respiratoires 2006 : «Adoptons les gestes qui nous protègent»... P.8 1. Le concept, les objectifs et les cibles prioritaires... P.8 1er volet Des gestes simples pour limiter les risques d infection... P.9 2e volet Des gestes simples pour limiter les risques de contamination... P.11 2. Une campagne concertée pour être relayée par les professionnels de santé et portée par un plan de diffusion national d envergure... P.12 Informer et former les professionnels de santé... P.13 1. Un dispositif spécifique élaboré en concertation... P.13 2. Des outils informatifs et opérationnels conçus sur mesure pour les praticiens... P.13 3. Des sessions de formation organisées au niveau national et régional... P.14 Annexes... P.15
Inttrroductti I ion L hygiène et la santé : un lien épidémiologique démontré L histoire des deux derniers siècles a montré que l évolution de l hygiène allait de pair avec l amélioration de la santé. Les progrès sanitaires relatifs à l habitat, l environnement, la qualité de l eau, l alimentation, les progrès médicaux ont permis une nette augmentation de l espérance de vie, corrélée avec une forte chute des taux de mortalité infantile. Cette réduction de la mortalité a pu faire perdre de vue certaines mesures élémentaires d hygiène, comme le lavage des mains, l utilisation d un mouchoir jetable ou le fait d éviter les contacts rapprochés avec une personne enrhumée (embrasser, serrer la main ). Aujourd hui encore, l hygiène reste donc un véritable enjeu de santé publique. L évolution des modes de vie (forte croissance de la vie en collectivité, parfois en air confiné) favorise la dissémination des maladies infectieuses respiratoires. Des tendances de fond telles que les échanges migratoires (de personnes, d animaux, de denrées alimentaires et de bien matériel) et l urbanisation favorisent considérablement la transmission des virus respiratoires. L hygiène est donc plus que jamais une priorité dans les pays industrialisés car nombre de maladies infectieuses se propagent par les mains. Cette priorité a d ailleurs été rappelée dans d autres pays : l agence de santé publique au Canada et le "department of health and human services" aux Etats-Unis ont d ores et déjà mis en place des programmes qui visent à réduire la transmission des microbes par l adoption de gestes d hygiène simple, le lavage des mains et l utilisation du mouchoir jetable à usage unique. Une grande variété de virus infectieux respiratoires dont certains sont loin d être anodins Le rôle de l hygiène en matière de santé publique est d autant plus important que nous vivons en collectivité. Certains de ces virus peuvent être responsables de complications graves voire de décès (bronchiolite, grippe ). Ainsi, chaque année, la grippe touche entre 1 et 7 millions de personnes en France, avec plusieurs milliers de décès. Si les complications liées à la grippe, assez fréquentes chez les personnes âgées de plus de 65 ans et les malades atteints de certaines affections de longue durée (ALD), ont pu être réduites c est grâce notamment aux campagnes de vaccination. La bronchiolite, maladie particulièrement répandue chez le nourrisson, touche chaque année près de 460 000 nourrissons. Le nombre d enfants atteints augmente régulièrement depuis le début des années 90, du fait notamment de l urbanisation et des modes de vie citadins. Outre ces maladies infectieuses, d autres maladies plus courantes telles la rhinopharyngite, le rhume, et la bronchite sont tout aussi contagieuses et donnent lieu à des épidémies. En fait, les modes de transmission des maladies virales respiratoires favorisent la circulation rapide des virus. Deux modes de transmission principaux sont identifiés : la voie aérienne, c est-à-dire la dissémination ou la pulvérisation dans l air de virus par l intermédiaire de la toux, de l éternuement ou des postillons, qui projettent des sécrétions respiratoires contaminées. la contamination peut également se faire par le biais d une personne porteuse d un virus respiratoire : o contact des mains souillées par les gouttelettes ou sécrétions respiratoires infectées, o contact physique avec une personne infectée par un virus respiratoire (lorsque l on embrasse ou serre la main d une personne malade ). 3
Les nouveaux risques liés à l apparition de la grippe aviaire La grippe aviaire ou influenza aviaire ou A(H5N1) est une maladie animale virale susceptible d entraîner une mortalité très élevée chez les oiseaux, notamment les volailles, les dindes, poules et poulets. Ce virus est présent aujourd hui dans de nombreux pays du monde et s est transformé dans la plupart d entre eux, en foyer d infection aviaire ou en épizootie, notamment en raison du contact entre les volailles domestiques et les oiseaux sauvages migrateurs. Depuis 2003, il y a eu, dans le monde, 196 cas de transmission de cette maladie à l homme, dont 110 ont entraîné la mort 1. Il n y a eu aucun cas de transmission inter humaine à ce jour dans le monde. A chaque fois, c est une très grande promiscuité avec les volailles qui est à l origine de la transmission de la maladie à l homme. Conformément aux recommandations de l Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et dans un souci de précaution, la France a, dès 2004, élaboré un Plan Gouvernemental de Lutte contre une Pandémie Grippale qui a été réactualisé en janvier 2006. Il est consultable sur le site mis à disposition par les autorités françaises : www.grippeaviaire.gouv.fr ou sur le site www.sante.gouv.fr. Si le virus venait à muter et qu il donnait lieu à une pandémie, ses manifestations cliniques pourraient être similaires à celle d une infection respiratoire virale de type grippal. Il est donc d autant plus nécessaire, face aux risques liés à la grippe aviaire, d anticiper et de promouvoir les gestes d hygiène qui nous permettraient de limiter la propagation du virus, s il venait à se transmettre d homme à homme. Il apparaît donc clairement que le respect de mesures d hygiène élémentaires constitue une règle indispensable pour limiter les risques de transmission et de contamination aussi bien des infections virales respiratoires que d un éventuel virus aviaire transmissible à l homme. Pour en savoir plus www.sante.gouv.fr www.inpes.gouv.fr www.grippeaviaire.gouv.fr Info grippe aviaire 0 825 302 302 1 Au 19 avril 2006, source Organisation Mondiale de la Santé 4
Des gesttes simples pourr se prrottégerr des inffectti i ions virral les rrespi irrattoi irres 1. Le lavage des mains Un geste qui contribue à enrayer la propagation des germes Le lavage des mains joue un rôle clé dans l hygiène puisque c est par les mains que se propage la majeure partie des maladies infectieuses. C est pourquoi il est important de se laver les mains régulièrement. Quand se laver les mains? A chaque fois qu on y pense. A certains moments considérés comme «essentiels». - Avant : de préparer les repas, de manger ou de nourrir les enfants. - Après : s être mouché, après avoir toussé ou éternué, lors de chaque sortie et en rentrant au domicile, avoir visité une personne malade ou avoir eu un contact proche avec le matériel qu il utilise ou ses effets personnels, avoir cuisiné. Dans tous les cas : après être allé aux toilettes, après avoir changé une couche ou aidé un enfant à aller aux toilettes, après avoir touché un animal ou ramassé ses excréments, à chaque fois que les mains sont sales. Comment bien se laver les mains? La méthode employée est tout aussi importante que le geste car si un lavage des mains sans savon est dénué d intérêt, le savon en tant que tel ne suffit pas à éliminer les germes. C est la combinaison du savonnage, du frottage, du rinçage et du séchage qui permet de s en débarrasser : 1 Se mouiller les mains sous l eau chaude courante. 2 Se savonner les mains, si cela est possible avec du savon liquide. 3 Se frotter les mains pendant 30 secondes pour produire de la mousse. Ne pas oublier de frotter le dos de la main, entre les doigts et sous les ongles. On peut proposer aux enfants de chanter une chanson (par exemple Joyeux Anniversaire) pour évaluer le temps de frottage nécessaire (30 secondes). 4 Bien se rincer les mains sous l eau courante. 5 Se sécher les mains avec une serviette propre ou les laisser sécher à l air libre. Comment optimiser l efficacité du lavage des mains? Un savon liquide : il est préférable d utiliser un savon liquide. En effet, les savons en pain ne sont pas aussi hygiéniques car ils restent humides et attirent les virus. Si toutefois la personne ne dispose que du savon en pain, elle peut le placer dans un porte-savon à grille afin de permettre à l eau de s écouler. Des ongles propres : il est important que les ongles soient coupés, de préférence courts et régulièrement brossés avec une brosse nettoyée et rincée. 5
Une peau saine : pour avoir une peau saine il est recommandé d utiliser une lotion hydratante. En effet des mains abîmées peuvent se révéler de véritables nids à virus. 2. L utilisation du mouchoir jetable à usage unique Toujours en vue de limiter efficacement la contamination de l entourage et de l environnement, certains réflexes s imposent : Eternuer ou tousser dans un mouchoir jetable ou, à défaut, mettre la main devant la bouche. Utiliser un mouchoir jetable à usage unique au moment de cracher ou de se moucher. Jeter le mouchoir usagé dans une poubelle. Se laver les mains ensuite. Il est important d apprendre ces gestes aux enfants. 3. Le port du masque Lorsqu une personne infectée par un virus respiratoire tousse, elle émet des millions de particules infectieuses. Or une partie infime suffit à contaminer l air de toute une pièce non aérée pour plusieurs heures. Ces deux exemples suffisent à démontrer l importance de la transmission par gouttelettes respiratoires et justifie l intérêt que représente le port du masque dit «chirurgical» quand il s agit d éviter la propagation de la maladie. Le masque chirurgical permet en effet de limiter à la fois la contamination de l entourage et de l environnement du malade. Pour une réelle efficacité, il doit être porté par le malade en présence de tierces personnes. Il doit être attaché derrière la tête, moulé sur la racine du nez et abaissé sous le menton. Le masque doit être changé environ toutes les 4 heures ou quand il est mouillé. Il faut alors le jeter dans une poubelle couverte. Ces mesures seraient indispensables en cas de pandémie, mais sont essentielles par rapport aux virus respiratoires. Lors de la crise du SRAS, l utilité du masque a été largement démontrée. Les masques dits «chirurgicaux» sont notamment en vente dans les pharmacies. 4. Précautions complémentaires applicables au quotidien Dans l idéal, d autres gestes de prévention permettent de limiter la diffusion des virus respiratoires : dans la mesure du possible, éviter de rendre visite à des personnes malades. en cas de contact avec une personne malade, penser : o à rester à une distance de un mètre de cette personne. o à éviter certains gestes : serrer les mains ou embrasser pour dire bonjour. toucher directement les yeux, la bouche et le nez, sans s être d abord lavé les mains o porter un masque de protection. o aérer la pièce après le départ de cette personne. 6
Quand on a un enfant en bas âge : Penser à : se laver systématiquement les mains avec du savon avant de s occuper de l enfant, et particulièrement si c est un bébé, aérer sa chambre tous les jours, porter un masque en présence de l enfant, si l on est malade. Eviter : d échanger dans la famille les biberons, sucettes, couverts non nettoyés, d emmener un nourrisson dans les lieux publics où il pourra entrer en contact avec des personnes infectées (transports en commun, centres commerciaux, hôpitaux ). Et surtout lui apprendre : à se laver les mains plusieurs fois par jour pendant 30 secondes, à se couvrir la bouche et le nez quand il tousse ou quand il éternue, à utiliser un mouchoir jetable et le jeter après usage. 7
La campagne de prréventti ion des virrus rrespi irrattoi irres 2006 :: «Adopttons les l gesttes quii nous prrottègentt» 1. Concept, objectifs et cibles prioritaires Cette campagne destinée au grand public, et dont les professionnels de santé sont les relais, se décline aujourd hui en deux volets qui répondent, à travers des outils très concrets adaptés aux adultes et aux enfants, à deux objectifs majeurs : 1 er volet : limiter les risques d infection liés aux virus respiratoires (grippe, bronchiolite, bronchite ). 2 ème volet : limiter les risques de contamination en cas d épizootie aviaire. Cette campagne a une vocation avant tout pédagogique. C est pourquoi elle met en avant des gestes simples mais essentiels. Il est en effet fondamental de permettre à chacun de s approprier de manière progressive ces gestes, souvent oubliés, mais qui doivent faire partie de la vie quotidienne car ils jouent un rôle clé en matière de santé publique. Un registre de communication simple et concret permet à chacun de comprendre et d effectuer les gestes nécessaires, au bon moment. «Adoptons les gestes qui nous protègent» : est un encouragement à agir de manière simple, concrète, efficace et solidaire. Se protéger des virus, c est aussi protéger les autres. Cette signature fera le lien entre les deux volets de la campagne, facilement identifiables par un code couleur progressif : le vert pour le 1 er volet concernant les virus respiratoires et l orange pour le 2 ème volet qui sera éventuellement déclenché au moment de l épizootie aviaire. Parce qu en matière de santé publique, l anticipation reste une règle essentielle, un troisième volet de la campagne «faire adopter les gestes et comportements essentiels pour limiter les risques de contagion», serait développé uniquement en cas de pandémie grippale, c est-à-dire de transmission interhumaine et de propagation rapide de la maladie chez l homme. Ce volet comprendrait une campagne télévisée et une campagne radio, ainsi qu un dépliant à destination du grand public ; et pour les professionnels de santé, une affichette destinée aux adultes, une signalétique pour les lieux de soins et des informations clés disponibles dans un «Repères pour votre pratique». Un logotype présent sur l ensemble des outils et représentant un groupe de personnes protégées par une barrière symbolique traduit concrètement la protection et la solidarité. Il est décliné selon les couleurs répondant aux trois phases. Ce dispositif d information du public est prévu pour répondre à toute évolution du contexte sanitaire. Le Ministère de la Santé et des Solidarités a également mis en place un programme national d information et de formation des professionnels de santé (cf. page 13 Informer et former les professionnels de santé). 8
1 er volet - Des gestes simples pour limiter les risques d infection Diffusion : Mai 2006 avec rappel en septembre 2006. La campagne «virus respiratoires : grippe, bronchite, rhume, bronchiolite» Son objectif est de promouvoir trois gestes d hygiène essentiels à la prévention des virus respiratoires, en montrant pourquoi et comment les effectuer correctement pour qu ils soient véritablement efficaces. le lavage des mains, l utilisation des mouchoirs à usage unique que l on jette après utilisation dans une poubelle si possible couverte, le port du masque dit «chirurgical». Cette campagne s adresse au grand public, adultes et enfants ; elle est relayée par les professionnels de santé qui sont véritablement au cœur du dispositif. Ainsi, les médecins généralistes et spécialistes, les pharmaciens pourront diffuser, dès le mois de mai, en amont de la recrudescence des virus respiratoires, une série de supports d information présentant les 3 gestes clés dans des scènes très simples de la vie quotidienne. Parce que les enfants sont particulièrement sensibles aux infections respiratoires et que l hygiène fait partie de l éducation, les centres de PMI, écoles, collèges et lycées relaieront également, dès la rentrée du mois de septembre, le dispositif d information au travers de supports d information dédiés aux plus jeunes. Les outils d information A partir de la mi mai dans les cabinets médicaux et les officines : Trois affichettes pour informer les adultes : elles présentent trois scènes de la vie quotidienne, chez soi, à l extérieur ou au travail, qui valorisent 3 gestes d hygiène essentiels avec les messages suivants : - «Lavez-vous les mains, au savon, plusieurs fois par jour, pendant 30 secondes». - «Jetez vos mouchoirs dans une poubelle» puis lavez-vous les mains. - «Si vous êtes malade, portez un masque 2 pour protéger vos proches». Une affichette récapitulative des 3 gestes : elle permet avec des pictogrammes très simples d avoir les bons réflexes. - «Lavez-vous les mains le plus souvent possible avec du savon pendant 30 secondes». - «Jetez vos mouchoirs dans une poubelle» puis lavez-vous les mains. - «Si vous êtes malade, portez un masque» en présence d une autre personne. Dès le mois de septembre, trois affichettes et deux autocollants destinés aux enfants diffusés dans le milieu scolaire - «Lave-toi les mains au savon, plusieurs fois par jour, en comptant jusqu à 30». - «Mets ta main devant ta bouche quand tu tousses ou quand tu éternues» et lave toi les mains après. - «Jette toujours ton mouchoir dans une poubelle» et lave toi les mains après. Deux autocollants à placer à proximité des toilettes et sur les portes des classes de l école : - «As-tu pensé à te laver les mains?», - «As-tu pensé à jeter ton mouchoir?». 2 Masque chirurgical en vente en pharmacie 9
Un dépliant grand public disponible en pharmacie dès le mois de mai Il informe sur les modes de transmission de virus respiratoires (postillons, éternuements, toux, mains) ainsi que sur la manière d effectuer efficacement les trois gestes essentiels pour limiter les risques d infection (le lavage des mains, l utilisation du mouchoir à usage unique, le port du masque). Une fiche conseil à destination des médecins Ce document récapitule les bonnes pratiques et les indications à donner au patient en matière d hygiène dans deux cas de figure : lorsque le patient est malade et lorsqu il se trouve en présence d un malade. Un focus est fait sur les conseils à donner pour protéger les enfants. 10
2 ème volet - Des gestes simples pour limiter les risques de contamination (Diffusée en cas de foyers de volailles infectées par le virus aviaire) La campagne en cas d épizootie aviaire Si la France était touchée par l épizootie aviaire (nombreux foyers de volailles domestiques atteintes par le virus A(H5N1), le comportement de chacun face aux risques serait déterminant et certains gestes indispensables auraient une importance encore plus forte. Rappelons qu aujourd hui, il n y a pas de cas connu de transmission de personne à personne. L objectif de cette communication est de promouvoir les gestes «barrières» limitant les risques de contamination de l homme par un oiseau porteur du A(H5N1). Elle s adresse également au grand public, adultes et enfants, les outils étant une nouvelle fois relayés par les professionnels de santé qui sont des interlocuteurs quotidiens de la population et qui jouent un rôle pédagogique clé. Les outils d information disponibles Une affichette à destination des adultes : elle précise les gestes barrières qui sont symbolisés par des pictogrammes simples, accompagnés des messages suivants : - «Ne touchez aucun oiseau. Si vous trouvez un oiseau mort, prévenez votre mairie». - «N attirez pas les oiseaux avec de la nourriture». - «Si vous avez été en contact avec un oiseau : Lavez-vous les mains avec du savon pendant 30 secondes. Et si dans les 10 jours vous ressentez les symptômes de la grippe 3, appelez votre médecin traitant». Une affichette destinée aux enfants : elle permet de faire comprendre aux plus jeunes avec des symboles facilement identifiables, ce qu il ne faut pas faire : - «Ne t approche pas des oiseaux». - «Ne ramasse pas leurs plumes». - «Ne touche pas leurs œufs, leurs nids ou leurs crottes». Les autres relais d information prévus Une campagne média à destination du grand public a été également conçue. Elle repose sur une campagne radio avec des messages régionaux et nationaux (envoi des spots radio épizootie aux radios locales pour anticiper la survenue d une épizootie et les doter des outils nécessaires en amont) ainsi qu une campagne presse nationale et régionale d envergure. Son plan de diffusion sera fonction de l évolution du contexte sanitaire. Les messages seront également axés sur les gestes à adopter pour limiter les risques de contamination. Tous les supports d information renvoient à la plate forme téléphonique «Info grippe aviaire» 0825 302 302 (15 centimes d euros la minute). 3 Fièvre, courbatures, difficultés respiratoires 11
2. Une campagne concertée pour être relayée par les professionnels de santé et portée par un plan de diffusion national d envergure Les professionnels de santé sont au cœur du dispositif de cette campagne ; leur rôle clé auprès des patients notamment en matière de pédagogie et de conseil, en font des partenaires indispensables à même de véhiculer efficacement messages et outils. Les instances représentatives des médecins libéraux et hospitaliers, les Conseils Ordinaux des médecins et des pharmaciens, les experts du réseau Groupes Régionaux d Observation de la Grippe (GROG), les Unions Régionales de la Médecine Libérale, tous ces acteurs majeurs de la santé ont donc été longuement et largement consultés, au sein d une concertation de plusieurs mois, avant d élaborer ces outils de communication, afin de s assurer de leur pertinence et de leur utilité. Le Ministère de la Santé et des Solidarités et l INPES ont choisi de relayer le dispositif d information à destination du grand public grâce à l appui des professionnels de santé, et de leur expertise : l ensemble des documents d information (affichettes, dépliants ) seront disponibles et visibles dans les cabinets médicaux, salles d attente, accueil des hôpitaux, officines dès le mois de Mai 2006. Au sein du plan de diffusion, la campagne de communication sera diffusée et relayée par : les médecins du travail, médecins scolaires, médecins généralistes, pédiatres libéraux, médecins pompiers, services médicaux des aéroports, SAMU, pneumologues, SOS Médecins, les établissements de santé publics et privés (services d urgence, maladies infectieuses, médecine interne, réanimation, pédiatrie), les dispensaires, centres d hébergement provisoire, les agences sanitaires et services publics de santé, les ORL libéraux, syndicats et fédérations médicaux et paramédicaux (dentistes, psychiatres, kinésithérapeutes, laboratoires ), les pharmacies. Un second envoi permettra de couvrir l ensemble des personnels de santé paramédicaux libéraux et exerçant en établissements de santé. Concernant les outils d information destinés aux enfants, figurent parmi les relais d information : les PMI, les écoles maternelles, primaires, les collèges et les lycées. les établissements d enseignement supérieur (publics et privés). Au total, ce sont plus de 4 millions d outils qui seront diffusés en France Métropolitaine et dans les DOM-TOM. 12
Infforrmerr I ett fforrmerr les l prroffessi ionnels de santté Le prrogrramme mis en place à comptterr du 6 avrri ill 2006 pourr antti iciperr une éventtuel lle pandémie grri ippale Les professionnels de santé sont en première ligne dans la prévention d'une pandémie grippale. Le plan gouvernemental de lutte est avant tout axé sur la prévention de la diffusion du virus. A cet égard, les professionnels de santé jouent un rôle primordial. Organisé à l initiative du Ministère de la Santé et des Solidarités, un dispositif spécifique dont l objectif est d anticiper une éventuelle pandémie grippale va faire l objet de différentes sessions de formation, se déroulant du mois de mai au mois de décembre 2006. 1. Un dispositif spécifique - Elaboré à l'initiative du ministère de la Santé et des Solidarités, un dispositif spécifique est prévu pour leur information et leur formation. Il comprend des sessions de formation, au niveau national et régional, ainsi que l'envoi d'un outil de formation, information et communication : "kit à l'usage des professionnels de santé" qui servira de base commune à la formation. Il s organise autour de trois axes : - répondre aux questions que vous vous posez et que l'on vous pose, - savoir se protéger, - protéger les patients. Ces outils s'adressent notamment aux médecins, pharmaciens, kinésithérapeutes, infirmières, dentistes. Elaboré en concertation Comme la campagne de communication, le kit et le contenu de la formation ont été élaborés, en concertation, par des groupes d'experts pilotés par la Direction générale de la santé. Ces groupes comprenaient notamment les GROG, Groupes régionaux d'observation de la grippe, qui sont depuis 20 ans le réseau d'alerte et de surveillance de la grippe et apportent une expertise adaptée aux pratiques de terrain ainsi que l'ordre des médecins et des pharmaciens, les URML (Unions régionales des médecins libéraux), les instances représentatives, et les sociétés savantes d'infectiologie et de pneumologie. 2. Des outils informatifs et opérationnels - un cédérom interactif organisé autour de trois rubriques majeures : 1. Savoir et se former : Les fondamentaux en matière de connaissance de la grippe aviaire y sont présentés ainsi que les grands principes d organisation des soins en situation de pandémie grippale. Des paroles d experts apportent un éclairage scientifique complémentaire sur la problématique. 2. Se préparer pour faire face aux risques : cette partie propose une présentation générale du plan, la stratégie et organisation intergouvernementale, le plan gouvernemental de prévention et de lutte «pandémie grippale», les fiches techniques du plan gouvernemental et enfin deux vidéos présentant les exercices de gestion de crise (Lyon pour le volet humain, et Bretagne pour le volet animal). Ces informations s accompagnent d une interview de Didier Houssin, Délégué Interministériel à la Lutte contre la grippe aviaire. 3. S informer et informer ses patients : cette rubrique permet aux professions de santé de se repérer au sein de l ensemble des informations disponibles sur la grippe aviaire, et présente aussi tous les outils de la campagne «Adoptons les gestes qui nous protègent». 13
Les connaissances étant amenées à évoluer, des mises à jour fréquentes du CD Rom seront disponibles sur le site Internet du ministère de la santé (www.sante.gouv.fr). - un échantillon de deux masques, un masque filtrant type FFP2 préconisé pour les personnes à risque majeur d'exposition tels que les professionnels de santé et un masque anti-projection chirurgical préconisé pour les patients en vue de prévenir la contamination de leur entourage et de leur environnement. Ces masques sont fournis afin de permettre aux professionnels de santé de se familiariser avec leur manipulation. - Treize fiches mémo synthétiques et pratiques, en format papier, à l'usage du professionnel. Conçus sur mesure pour aider les praticiens au quotidien En concevant cette campagne de formation et d'information des professionnels, le Ministère de la Santé et des Solidarités a souhaité leur fournir l'essentiel des documents disponibles et les informations pratiques indispensables afin qu'ils puissent agir tant au niveau médical qu'opérationnel et faire face à une éventuelle pandémie grippale. Outils et formation sont conçus pour leur permettre d'être mieux informés, de mieux informer leurs patients, et de bénéficier de protocoles validés sur des sujets tels que le diagnostic des cas suspects, le circuit d'alerte, l'emploi du matériel de protection, l'organisation des soins, les conduites à tenir et la prise en charge des malades. 3. Des sessions de formation organisées au niveau national et régional Le schéma national de formation a été présenté le 6 avril aux professionnels de santé libéraux. Le 21 avril a eu lieu la session de formation d une centaine de formateurs régionaux qui vont ensuite prochainement former les formateurs au niveau local. Deux types de formation seront mises en œuvre, l'une destinée aux professionnels de santé libéraux exerçant en ville, la seconde pour les professionnels exerçant en établissements de santé. Concernant les professionnels de santé exerçant en ambulatoire, l architecture retenue est celle d une organisation en cascade. Dès le mois de mai 2006, au plan régional, les Directions Régionales des affaires sanitaires et sociale (DRASS), avec les Unions Régionales de la Médecine Libérale (URML), lanceront un appel d offres sur la base d un cahier des charges national. Elles identifieront les organismes de formation, effectueront un suivi et veilleront au respect du calendrier. Les formations des professionnels de santé libéraux se dérouleront de juin à décembre 2006. La formation des professionnels exerçant en établissement de santé s appuiera sur le réseau de formation aux risques NRBC. Chaque DRASS de zone de défense organisera la formation de formateurs, qui l assureront à leur tour au sein de chaque établissement. Le coordonnateur de zone veillera à la mise en œuvre effective des formations dans les établissements de santé ainsi qu à la remontée, auprès de la Direction de l Hospitalisation et de l Organisation Sanitaire (DHOS), du suivi de ces formations. Une journée nationale de lancement sera organisée en mai, à laquelle succèderont les formations zonales des formateurs en juin -juillet et la formation dans les établissements de santé de septembre à fin décembre 2006. 14
ANNEXES 15