Un jardin communautaire à Delémont
Sommaire De la graine... p. 3 Qu'est-ce qu'un jardin communautaire? p.4...a l'éclosion d'une fleur p5 Un jardin communautaire à Delémont. Les besoins spécifiques. Instigatrice du projet. p6 p7 p8 Annexes p9 Annexe 1 : Une ébauche de jardin. Annexe 2 : Bibliographie. p 10 p 11 2
De la graine... 3
Qu'est-ce qu'un jardin communautaire? C'est un jardin portager, conçu, créé et cultivé bénévolement et collectivement par des familles et/ou des personnes d'un même quartier, c'est le plus souvent un jardin urbain. Il est confié, sous convention, à une association pour une durée limitée. C'est un lieu ouvert sur la ville où chacun peut pousser la grille. Les premiers jardins urbains nous viennent des Etats-Unis et plus précisément, de New-York, en pleine crise financière dans les années 1970. De nombreux bâtiments à l'abandon sont démolis et deviennent des terrains vagues dégradants le paysage. C'est ainsi que Liz Christie, artiste de Manhattan, décide de végétaliser les friches, elle entreprend de les aménager en créant le premier jardin communautaire et enfin fonde le mouvement Green Guerillas, pour aider d'autres habitants à créer des jardins communautaires. En Suisse, c'est la ville de Lausanne la grande pionnière, en aménageant des «plantages» en 1996. Le service des parcs et promenades a déjà réalisé huit plantages permettant à près de 260 lausannois de disposer d un petit lopin de terre à deux pas de chez eux. Des jardins familiaux ont aussi vus le jour. A ce jour, l'association compte 10 groupements qui totalisent près de 550 parcelles cultivables, de taille variant entre 100 et 300 m 2, et qui s étalent sur environ 11 hectares. Ce type de projet commence à s'étendre de plus en plus, ici aussi, à Delémont, les jardins familiaux remportent un énorme enguouement. 4
... A l'éclosion d'une fleur 5
Un jardin communautaire à Delémont Ce serait un jardin potager, cultivé bénévolement par toutes personnes intéréssées (du quartier ou autre) pour offrir à chacun la possibilité de travailler à une réalisation commune. Un jardin respectueux de l'environnement où l'homme participerait aux cycles de la nature (saisons, eau, sol, matière organique,végétaux), avec la culture des légumes, baies, herbes aromatiques, fruits, fleurs ( et autres...) pour une consommation alimentaire personnelle et/ou pour des associations qui proposent par exemple le gîte et le couvert gratuitement ou encore les soupes populaires. En mettant en avant la diversité, en produisant notre propre compost, en recueillant l'eau de pluie et en valorisant les auxiliaires jardiniers (insectes, oiseaux) avec des aménagements spécifiques (haies, nichoirs, branchages), c'est à dire en jardinant «avec la nature pour créer un milieu équilibré où se conjuguent respect des ressources naturelles et maintien de la diversité animale et végétale», nous pourrions offrir une approche éducative et formative pour les écoles et/ou les crèches, en imaginant par exemple, venir passer une journée pour jardiner, récolter puis cuisiner les fruits et légumes pour le repas, en observant la richesse et la diversité de la nature, en sucitant l'éveil des sens, en sensibilisant aux comportements respectueux de l'environnement et bien sûr aux différents gestes de jardinage. Ainsi chacun pourrait apprendre à devenir acteur de son environnement, apprendre à le préserver et à en améliorer sa quailité. De plus, ce pourrait être un jardin ouvert aux institutions sociales, pour enfants et adultes, désireuses de proposer à leurs patients un lieu dans la nature, pour améliorer leur qualité de vie (le grand air, l'exposition au soleil, l'activité physique, la sortie de l'isolement sont des conditions importantes dans la guérison et la bonne santé physique et mentale), pour permettre aux personnes isolées, agées, et/ou malades, de se ré-insérer par le travail de leurs mains, par un ancrage à la terre et un travail thérapeutique autour du jardinage, et de devenir ou redevenir autonomes. Un jardin où «chacun pourra s'enrichir au contact des autres, des éléments naturels et du monde vivant.» Je vois donc ce jardin comme un lieu de vie cultivant les rencontres, où les graines plantées feront germer du lien social, de la solidarité et de la coopération entre les personnes, des projets éducatifs et pourquoi pas thérapeutiques. 6
Les besoins spécifiques Le terrain Un terrain de 200 à 400 m2 est requis pour : un espace cultivable un espace florale un espace fruitier un lieu de compostage un lieu de récupération de l'eau de pluie un lieu pour se rassembler, manger, discuter (si possible couvert) une cabane (ou autre) pour stocker le matériel et avoir un cahier de communication et de transmissions pour les jardiniers (donc au sec). Pollution les sols ne doivent pas être pollués. L'eau Une arrivée d'eau serait un plus au cas où les conditions météorologiques ne seraient pas bonnes (sécheresse). Le soleil Un ensolleillement maximum est bénéfique aux cultures avec une zone d'ombre pour le lieu de rassemblement. L'ouverture du jardin Le jardin devra être balisé (haie, grillage) sans pour autant être fermé, il devra être visible par les passants. 7
Instigatrice du projet Audrey Vuillaume, née le 26 octobre 1982, éducatrice de l'enfance à la Maison de l'enfance de Delémont, arrivée en Suisse en 2006 et psychologue de formation. 8
Annexes Annexe 1 : Une ébauche de jardin Annnexe 2 : Bibliographie 9
Annexe 1 Une ébauche de jardin 10
Annexe 2 Bibliographie Sites internet : http://www.lausanne.ch/fr/ http://www.stadsmoestuinen.be/img/pdf/maquette-comment-faireun-jardin-partagc3a9.pdf : Maquette : Comment faire un jardin partagé. Livres : Le jardin des possibles : guide méthodologique pour accompagner les projets de jardins partagés, éducatifs et écologiques.,2003, Editions Réseau Ecole et Nature. Perma-culture 2. Aménagements pratiques à la campagne et en ville, Bill Mollison, 1993, Editions Equilibres. Le Potager urbain, Josée Landry et Michel Beauchamp. 2013, Editeur Michel Beauchamp. 11