COMPTE-RENDU Réunion du lundi 6 juin 2011 à Rhônalpénergie-Environnement, Lyon Participants AMPHOUX Jean-Berrnard FIBOIS 07 26 BEAUD Katia BOBOIS SERVICES BRETTON Christophe ONF CHAMPALLE Frédéric SARL EAU ENERGIE CLAUSTRES Jean-Pierre FIBRA DE LA TULLAYE Amaury VALTERRA DESCHAMPS Charles METROPOLE BIOMASS ENERGY FAYOLLE Franck BOIS-NERGIS FONTANELLE Jérôme J2F FOURNAND Hubert SARL RE-VE-CO GARDONI Cédric Agri Services Environnement HEDEVIN Xavier VALTERRA PETIT Mathieu FIBOIS 07 26 ROSA Stéphane BOIS DE CHAUFFAGE ROSA TILLOY Yvon TECHNOSOLAR TRICOT Lionel RHONALPENERGIE-ENVIRONNEMENT VINCENT Frédéric Porteur de projet VINCENT Olivier DIRECCTE Lyon MARKIEWICZ Michel WEYA Excusé(e)s DE LUCA Christophe LE GOFF Vincent JAMONET François VEILLE Jean François EDEN ET TECHNOLOGIES ELIGO-BOIS SIPER COFOR 1
Rencontre «Valorisation de Model RAPPEL ORDRE DU JOUR Accueil, tour de table Impacts de l humidité des combustibles bois Cogénération biomasse et production de chaleur Exemples de cas concret : Projets à Bourg de Péage (26) et Anthon (38) Echanges et retours d expérience 1. ACCUEIL, TOUR DE TABLE (Lionel TRICOT) Accueil des participants et présentation des activités de RAEE en général et du projet européen «CHP Goes Green Cogénération. C est dans le cadre de ce projet européen que RAEE suit le développement d une vingtaine de projets de méthanisation et de cogénération. Une des problématiques des installations de cogénération biogaz (production d électricité à partir de la combustion de méthane issue de biomasse agricole ou agroalimentaire) est la valorisation de l énergie fatale (chaleur de refroidissement du moteur). Le séchage du bois (bois d œuvre ou bois énergie) est une alternative parmi d autres (séchage de céréales, fourrages,...). Compte tenu de la lourdeur des infrastructures de la première transformation du bois, seuls des producteurs de bois énergie (bois bûche et plaquette) ont été invités à cette première réunion de travail. La participation est un peu en deçà des attentes (20 personnes) mais permettra de meilleurs échanges. 2. IMPACTS DE L HUMIDITE DES COMBUSTIBLES BOIS (Jean-Pierre CLAUSTRES) Présentation de FIBRA (Fédération forêt bois de Rhône-Alpes) en rappelant les deux principales actions menées actuellement dans le bois énergie : La certification AFNOR «Chaleur Bois Qualité Plus (CBQ+), La marque Rhône-Alpes bois Bûche (RA2B). Puis présentation des impacts potentiels de l humidité des combustibles bois en détaillant (voir power point) : L eau dans le bois Définition de l humidité dans le bois énergie (humidité sur masse humide) Bois vert/ bois sec, perte d eau, retrait volumique et sensibilité aux attaques biologiques PCI et humidité Les différentes phases de la combustion et humidité Impacts sur les appareils de chauffage jusqu au sinistre Impacts sur la qualité de l air d une mauvaise combustion Conséquences actuelles et potentielles de la pollution atmosphère par la mauvaise combustion du bois énergie et France et particulièrement en Rhône-Alpes. (ligne directe) Courriel : lionel.tricot@raee.org 2
Rencontre «Valorisation de Model 3. COGENERATION BIOMASSE PAR METHANISATION ET PRODUCTION DE CHALEUR (Lionel TRICOT) Retour sur les grands principes de la méthanisation et de la cogénération biogaz et notamment sa complémentarité avec la filière bois énergie puis présentation des projets en cours en Rhône-Alpes. Aujourd hui 20 projets de ce type sont en cours à des stades de développement plus ou moins avancés. Certains sont déjà orientés vers du séchage de plaquette forestière. 10 seront probablement en service en 2012 / 2013 ; il y a donc encore du temps pour la réflexion et le rapprochement des différentes approches. Il faut environ 1 kwh pour extraire un kg d eau du bois (selon les températures du fluide disponible). Les procédés sont différents puisqu il s agit d un séchoir à bande pour la plaquette et d un séchoir type hangar pour le bois bûche. Plusieurs constructeurs sont disponibles en Europe avec des process clés en main. Le schéma proposé pour le séchage de bois est différent des solutions existantes (création d un hangar, liaison aéraulique, centrale d air et insufflation d air chaud sous un tas de bois) par le fait que : - le foncier et la chaleur sont disponibles, - les investissements peuvent être portés par le producteur de chaleur - des équipements peuvent être mutualisés avec les process de méthanisation. Le producteur d énergie peut devenir un prestataire de service de séchage pour les fournisseurs de bois. Les projets prennent prés de 4 ans pour leur conception/construction. Les réflexions en amont sont envisageables pour une meilleure organisation. 4. EXEMPLES DE CAS CONCRETS Deux projets sont présentés plus en détails : Projet SIPER de Bourg de Péage (26) avec une production d énergie thermique de 13 500 MWh/an dont 5 500 dispo. pour le séchage du bois énergie (soit de 10 à 15 000 tonnes de plaquettes) Projet VALTERRA d Anthon (38) avec une production d énergie thermique de 8 000 MWh/an dont environ 6 000 dispo. pour le séchage du bois énergie (soit 12 000 tonnes de plaquettes). 5. ECHANGES ET RETOURS D EXPERIENCES (TOUS) Généralités : Les grands traits de la filière bois énergie sont retracés pour information à l ensemble des participants. Ainsi, une entreprise «moyenne» de bois bûche énergie produit 3 000 stères par an avec 2 équivalents temps plein et une faible envergure financière : même dimensions pour les producteurs rhônalpins de plaquette. Des partenaires plus industriels de la filière bois comme les scieries et les producteurs de granulés ont des besoins de chaleur importants mais présentent des infrastructures trop lourdes pour être déplacées à proximité des sites de production de cogénération biogaz. Les producteurs de plaquette présents précisent que cette limite de déplacement de structure, de matière première et de rupture de charges est également très présente dans leurs métiers. A la demande des producteurs de bois énergie, les porteurs de projets de cogénération biogaz répondent également que leurs sites de production doivent être à proximité des lieux de production des sous produits agricoles ou de l industrie agro-alimentaire. (ligne directe) Courriel : lionel.tricot@raee.org 3
Pour la plaquette : Mode de production actuel Besoin de séchage (Janvier, février, Mars) Séchage artificiel actuel Notions économiques Consommateurs de plaquettes Séchage naturel Ponctuel et en fin de saison de chauffe alors que les disponibilités de chaleur sont surtout importantes en été Ponctuellement, mais dans des séchoirs de proximité Des professionnels ont réfléchi à l installation de séchoirs sur leurs propres plateformes, mais ont renoncé à ce projet devant les investissements nécessaires et les charges correspondantes. Les plaquettes sèches représentent de petits volumes sur des chaudières de petite ou moyenne puissance alors que les gros volumes sont absorbés par des chaudières de grosse puissance qui ne nécessitent pas de la plaquette de qualité (sèche) Les coûts de prestations de séchage de la plaquette présentés sont difficilement compatibles avec les volumes et les prix de vente actuels de la plaquette Les prix de prestations présentés ne prennent pas en compte les hangars de stockage après séchage et la manutention qui va avec Les chaudières de petite ou moyenne puissance sont des chaufferies communales rurales, réparties sur l ensemble du territoire. Ses installations de séchage peuvent être positionnées à faible distance. Les chaudières de grosse puissance ont n utilisent pas de bois sec. Les coûts de prestations de séchage de la plaquette présentés sont à adapter avec les volumes et les prix de vente actuels de la plaquette Pour le bois bûche : Mode de production actuel Besoin de séchage Séchage naturel Période plus large que la plaquette (d octobre à mars) Pression plus forte pour du bois sec (Qualité de l air et rendement des appareils,...) Petites quantité par producteurs mais avec des flux plus continus 4
Séchage artificiel actuel Notions économiques Consommateurs de bois bûche 1 seule entreprise en Rhône-Alpes possède un séchoir à bûches (26) Des professionnels ressentent de plus en plus la nécessité de sécher une partie de leur production En pleine saison, certains producteurs arrivent à augmenter le prix du bois sec Nécessité d une communication forte autour de l intérêt du bois sec pour que les consommateurs acceptent de le payer plus cher Grande saisonnalité de ce marché Petite quantité demandée mais en flux de plus en plus tendu Réelle demande des utilisateurs Conclusions et suites à donner Conclusions : Les impératifs des uns et des autres ne seront donc compatibles que lors d opportunités qu il faudra anticiper, suivre et saisir. Le foncier disponible et un cout de chaleur compétitif sont les deux éléments clés du séchage, ce qui est un facteur de réussite pour les projets compensant la rupture de charge. La prestation de séchage semble devoir inclure des stockages tampons avant et après séchage, La gestion distincte des flux par producteur est une volonté de la profession. Ces projets semblent plus intéresser les producteurs de bois bûche que ceux de plaquettes car un marché existe et tend à se développer. Suites à donner : Diffusion par RAEE des présentations faites ce jour et du compte-rendu à faire aux participants, Les prochaines réunions pourraient se faire s organiser par département et par projet (Anthon et Bourg-de-Péage) Réunion technique entre le porteur de projet et environ 10 producteurs locaux intéressés. Les échanges se sont poursuivis autour du verre de l amitié offert par RAEE Avec la collaboration de : 5