FERME ECOLE AGRO-ECOLOGIQUE KAYDARA



Documents pareils
CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE

L Assurance agricole au Sénégal

PLAN R E V A RETOUR VERS L AGRICULTURE

AFAFA Formation d animateurs en agroécologie SÉNÉGAL. «Reverdir le Sahel» Pratiques agroécologiques dans le bassin de Fatick

Résultats et impacts

Résumé du rapport final du Projet ECDD

Titre du projet : Contribution à la réhabilitation et à la sauvegarde de

pour un pacte écologique local : questions aux futurs élus locaux

République de Côte d Ivoire NOTE D INFORMATION UN INSTRUMENT PROFESSIONNEL AU CŒUR DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE ET DES FILIERES DE PRODUCTION

JEUNE CONSEIL DE MONTRÉAL

CONGRES INTERNATIONAL SUR L ASSURANCE ET LA RÉASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES. Partenariat Public Privé dans l Assurance Agricole

1ER CONGRÈS DES FORÊTS COMMUNALES D'AFRIQUE CENTRALE DU 03 AU 06 MAI 2011

EVALUATION FINALE BKF/012

Universita Degli Studi di Milano. Facoltà di Agraria. Dipartimento di Economia e Politica Agraria Agro-alimentare e Ambientale

REGLEMENT ET CRITERES DU CONCOURS DE PROJETS 4.2 PROGRAMME DE PETITES INITIATIVES (PPI)

Annexe 1 b : Description des actions de l opération 0412 Maîtrise de l énergie Programmation

Agriculture paysanne durable: innovations et meilleures pratiques aux fins de transposition et de reproduction à plus grande échelle

L Initiative pour la Réduction de la Pauvreté et la Gestion de l Environnement (PREMI)

Budget participatif des lycées. Règlement d intervention

R y o aume aume du du Maroc Mar Mai 2009

Association des. Objectifs. convivialité, réunir les habitants autour du jardinage. action sociale, action environnementale,

Adaptation Aux changements climatiques. Agriculture et sécurité alimentaire: Cas du Burkina Faso

Caisse Nationale de Mutualité Agricole

PJ 28/12. 7 février 2012 Original : anglais. Comité des projets/ Conseil international du Café 5 8 mars 2012 Londres, Royaume Uni

«Les Potagers de Marcoussis»

D après le décret n 93/086 du 29 janvier 1993 n 1 p ortant organisation administrative et académique de l Université de Yaoundé I,

Oeuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté aux Comores

La Bio pour quoi faire? Une vision du monde de la Bio et quelques perspectives

MAQUETTE GENERALE MASTER DIDL.

APPEL A MANIFESTATION D INTERET CAHIER DES CHARGES DE SELECTION DU GESTIONNAIRE

Enjeux et Perspectives de la composante «Environnement Santé» du Plan d Action de l Initiative Environnement du NEPAD

Bibliothèque Royale Albert 1er

THEME 5: CONDITIONS DE VIABILITE FINANCIERE DE LA MICROFINANCE AGRICOLE

Action : Mettre en place des outils d accompagnement technico-économique en matière de pratiques culturales

PLAN D'ACTION POUR UNE GESTION APAISEE DE LA TRANSHUMANCE TRANSFRONTALIERE ENTRE LE SAHEL ET LA COTE

PROJET DU GOUVERNEMENT DU SENEGAL FICHE SYNOPTIQUE DE PRESENTATION DU PROJET IGDT

TITRE DU PROJET Construction d un complexe de santé pour le compte de l ONG Education Pour la Santé et la Promotion de l Emploi (EPSPE)

Statuts. Association Coeur de Forêt. Association loi 1901

République de Turquie Ministère Des Forêts et Des Affaires D eaux La Direction Générale de la Lutte Contre la Désertification et L érosion

Afin d intégrer aux mieux les enjeux auxquels le territoire est confronté, les contributions suivantes peuvent également être apportées :

1-Thème du chantier : LE DEVELOPPEMENT DURABLE

PLAN DE SECURITE ALIMENTAIRE COMMUNE RURALE DE TOMINIAN

ANNEXE 1-A UNOPS BUREAU DES SERVICES D APPUI AUX PROJETS DES NATIONS UNIES INDICATEURS DES PERFORMANCES DU PROJET

Ministère des Mines, de l Industrie et des PME PROGRAMME NATIONAL «PLATE-FORME MULTIFONCTIONNELLE POUR LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE (PN-PTFM)

De vraies perspectives d avenir Des dispositifs d accompagnement et de financements De multiples complémentarités

Fiche Technique. Filière Maraichage. Mais doux. Septembre 2008

CONCEPTION PARTICIPATIVE D UN PROJET COLLECTIF D IRRIGATION LOCALISÉE DANS LE PÉRIMÈTRE DE PMH FOUM EL ANCER (BÉNI MELLAL)

Cadre légal des CLD. Au Canada le développement socioéconomique relève de la juridiction des provinces

L électricité pour plus de villageois au Sénégal : Le projet Electrification Rurale SENEGAL (ERSEN)

Présentation du nouveau programme de remboursement de taxes foncières. novembre 2014

Vision stratégique du développement culturel, économique, environnemental et social du territoire

REPUBLIQUE TOGOLAISE. Travail Liberate Patria MINISTERE DE L AGRICULTURE, DE L ELEVAGE ET DE LA PECHE -PNIASA - PLAN D ACTION DU VOLET NUTRITION

LES FONDS EUROPÉENS EN PAYS DE LA LOIRE

Fondation GoodPlanet Programme Action Carbone. Présentation des projets de compensation carbone

K O L D A SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE REGIONALE Service Régional de la Statistique et de la Démographie de Kolda

Compte-rendu de la 2 nde Commission Participative Mobilité Energie et Environnement

SEMINAIRE SUR LES RISQUES AGRICOLES POTENTIEL AGRICOLE ASSURABLE ET PERSPECTIVES D EVOLUTION

LA CHARTE REGIONALE D ACCES AUX AIDES AGRICOLES

diffusion externe les services d'orange pour l agriculture en Afrique

Profil du programme. 2 Synapse Center version : 2.0

Un expérience pluridisciplinaire de l intensification écologique en Agriculture Familiale

PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC

Micro-irrigation à Madagascar

LES FONDS EUROPÉENS EN NORD-PAS DE CALAIS

PRESENTATION DU PROGRAMME ET DU CAHIER DE CHARGES DE L AGRO INVESTISSEUR

Devenez point de chute d une ferme du réseau québécois d agriculture soutenue par la communauté (ASC)

EPLEFPA "LES SARDIERES" 79 AVENUE DE JASSERON BOURG EN BRESSE Tel :

NOP: Organic System Plan (OSP) / EOS: Description de l Unité Information et documents requis

Dossier de Presse La communauté de communes de Mimizan participe au Salon PROVEMPLOI, à Paris, le 15 octobre 2013.

CAMPUS SENGHOR du SENEGAL ENDA-MADESAHEL. Mbour, Sénégal. Master Santé Environnementale

PROPOSITION DE PROJET PMF/FEM CANEVAS ET LIGNES DIRECTRICES TOGO

Consolider le développement du Jardin

SYNTHESE DE PRESENTATION DU PPILDA

Document de présentation du projet Centre culture et environnement Frédéric Back

Page 02 Page 05 Page 08 Page 11 Page 13 Page 15 Page 17 Page 20 Page 28 Page 32 Page 34 Page 36 Page 37

REPUBLIQUE DU SENEGAL Un Peuple Un but- Une foi MINISTERE DE L AGRICULTURE DIRECTION DE LA PROTECTION DES VEGETAUX

LA FINANCIÈRE AGRICOLE DU QUÉBEC PLAN D ACTION DE DÉVELOPPEMENT DURABLE

Projet Fish & Catering Sector (Mise à jour du 13/10/08)

Agricultures paysannes, mondialisation et développement agricole durable

Moyens de production. Engrais

Stratégie du Développement du Gouvernorat de Tozeur

PLAN BIO MIDI-PYRENEES , UN PLAN SANS AMBITION

NOTICE D INFORMATION À L ATTENTION DES BÉNÉFICIAIRES POTENTIELS DE LA PROCEDURE DES CALAMITES AGRICOLES

CAHIER DES CHARGES : CERTIFICATION NF X PEPINIERE D ENTREPRISES

Proposition de projet pour le soutien à l occasion des 100 ans d ecobeton water technologies

du Cadre de vie Secrétariat Permanent du Conseil National pour l Environnement et le Développement Durable Présenté par: Paul BOMBIRI

UNE INITIATIVE DE : ASSOCIÉS A :

Accès au financement pour la mise en valeur de cultures de diversification dans les régions de caféiculture CFC/ICO/30 (AEP : FGCCC/OCIBU)

INNOVATION ET HABITAT PARTICIPATIF :

Analyse des évolutions de l agriculture biologique par le biais de la veille documentaire et technologique

PRESENTATION DES PROGRAMMES

Détail des cultures de l'exploitation en 2007

Les compensations écologiques sur la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique

ÉDUCATION Côtes d Armor. Collèges publics. Charte de la restauration collective DIRECTION JEUNESSE PATRIMOINE IMMOBILIER

Élaboration de la planification stratégique du secteur agroalimentaire de la Gaspésie

Appel à projets 5,2. Se déplacer Se nourrir Se loger Le reste

Stratégie locale en faveur du commerce, de l artisanat & des services

Ressources pour l école élémentaire

Rapport d activités 2012

PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON

Transcription:

JARDINS D'AFRIQUE Villa 255 Zone résidentielle MBOUR SENEGAL BP 1846 Tél 957 03 52/ 634 76 04 Email : jardins.afrique@free.fr FERME ECOLE AGROECOLOGIQUE KAYDARA «Viens à l école de la vie» KER SAMBA DIA Communauté rurale de Fimela Région de Fatick Cc d"vs à l'école de la vie".s Kaydara, ce nom donné à la Ferme Ecole Agroécologique est le titre d un récit didactique qui fait partie de l enseignement traditionnel africain des Peuls de la boucle du Niger. Il a été rapporté par le célèbre historien conteur africain Aladou Hampaté Bâ. Document réactualisé Mai 2006 «Retrouvons notre terre, elle nous nourrira! et peutêtre même offriratelle ses fruits savoureux à d autres nations qui en ont perdu le goût. Retrouvons notre personnalité africaine propre, et peutêtre alors pourraton parler d unité africaine. Retrouvons nous nousmêmes et peutêtre alors pourronsnous tendre la main à l ami étranger, non plus la main d un mendiant, mais la main d un frère» Amadou Hampaté Bâ 1. ORIGINE DU PROJET : Le Porteur du Projet : l association «Jardins d Afrique» : L association «Jardins d Afrique» est née à Mbour le 10 Octobre 2000, à l initiative du président d AGRINAT, M Gora Ndiaye et de plusieurs membres de la même association (L Association des Agriculteurs Naturalistes du Sénégal a été créée en Février 1986 dans les jardins de Colobane à Dakar). Gora Ndiaye, Président actuel de l'association "Jardins d'afrique", a été élu en Juin 2000, Conseiller Régional du Sénégal en Agriculture Biologique pour IFOAM Afrique de l Ouest. 1

Jardins d Afrique assure la vice présidence du REDA 21 (Réseau Environnement Développement Actions pour le 21 siècle) qui regroupe 20 structures du Delta du Saloum et de la Petite Côte, structures porteuses de projets liés à l Environnement. L organisme demandeur : L association «Jardins d Afrique Président : Gora Ndiaye Trésorière : Josette Loukianoff Secrétaire général : Demba Kamara Chargé de l Alphabétisation et du Développement intégré : Makhfouz Gueye Consultante : Jacqueline Maudoux 2. LOCALISATION EXACTE : Le site d implantation de la Ferme expérimentale agroécologique de Kaydara se situe dans le village de Keur Samba Dia, dans le Sine Saloum, dans la communauté rurale de Fimela, région de Fatick au Sénégal. A Samba Dia, on compte 3450 habitants de plusieurs ethnies Wolofs, Sérères, Bambaras. Les principales activités sont l agriculture, l élevage et la pêche. «Kaydara» se trouve à l embranchement des routes de Ndiédieng et de Dioffior, à 500 m du village de Ndiédieng., à environ 2 km de Keur Samba Dia. Situé dans une zone où le tourisme se développe de façon vertigineuse, carrefour du Delta du Saloum, le terroir de Samba Dia est aujourd hui en pleine expansion grâce au développement des infrastructures routières, hôtelières, campements touristiques, résidences secondaires, ainsi que le développement de grands vergers par de riches exploitants. A ce rythme le paysannat pourrait disparaître, et les terres bradées à des étrangers au terroir, faisant des jeunes agriculteurs de cette zone des «Paysans sans terre» Le projet de fermeécole en agrobiologie de «Kaydara» se pose en alternative contre l expropriation des terres et l exode rural, et la sauvegarde du patrimoine forestier le plus important de la région (Réserve de la Biosphère de la rôneraie de Keur Samba Dia, classée patrimoine mondial par l UNESCO). 2

Delta du Saloum 3. CALENDRIER PREVISIONNEL Date de lancement du projet par l association «Jardins d Afrique»: juin 2003. Création du GIE Kaydara : Date de démarrage du plan de formation des apprenants : été 2006 Bénéficiaires : Les jeunes ruraux de la zone (ayant été scolarisés et non scolarisés), les Organisations Communautaires de Base (OCB) et l ensemble de la population Durée d intervention : trois ans Fin de projet : Organisation en coopérative des jeunes agriculteurs à la fin de leur formation, formations continues des jeunes ruraux + mise en place de séminaires afin de répondre aux diverses demandes de formation plus courte. Activité continue de l école. «Jardins d Afrique» a concrètement commencé la réalisation de la Ferme agroécologique le 21 Juin 2003 sur le site de deux terrains à Keur Samba Dia d une superficie totale de 5 ha : une superficie de 1 000 m2 est consacrée à l implantation des bâtiments : salle de classe, Centreressource pour l Environnement, salle technique de transformation des produits, habitation. une superficie de plus de 2 ha et demi est consacrée aux activités agricoles une superficie de 1 ha et demi est réservée aux activités agricoles génératrices de ressources. L utilisation des matériaux locaux est privilégiée (clôture en «tang» : nervure centrale de la feuille de rônier). 3

Premières réalisations faites entre Juin et Septembre 2003 sur fonds propres : Plantations de la cocoteraie : 350 plants en Juillet 2003, actuellement environ 500 plants de cocotiers Emploi de 2 ouvriers agricoles de Juin 03 à mai 2005 pour l entretien du terrain et le suivi des plantations. Grâce aux subventions d IFREMER de BREST en France, de l Association française ADES et des fonds propres de «Jardins d Afrique», la salle de formation, des dortoirs, des latrines et une maison d habitation ont pu être construits. Le terrain a été encerclé et un enclos a été mis autour des champs de fraises. Neuf puits ont été construits plus 18 bassins d eau pour faciliter l arrosage. Un groupe électrogène a pu être acheté afin de faire fonctionner la pompe immergée et de procurer quelques heures d éclairage. 4

4. OBJET DU PROJET Réaliser un lieu référence de formations, d informations, de démonstration des pratiques agroécologiques et de promotion d initiatives locales pour le développement durable. Permettre aux jeunes paysans de vivre de leur terre en respectant l environnement. La formation : Des formations pratiques : Les activités de la ferme expérimentale de Kaydara (cultures, élevages, gestion) seront les «supports pédagogiques» de formation des apprenants. Des formations théoriques fonctionnelles seront dispensées (salle de cours et centreressource documentaire). Une attestation de formation sera remise aux apprenants en fin de chaque module de formation et en fin de cycle complet (3 années) 5

Les formateurs sont les responsables de l Association Jardins d Afrique compétents dans les différents domaines d activités, et des formateurs externes recrutés pour leurs compétences, les agents techniques de l état.. Les formations se dérouleront «en alternance» sur le site de la Ferme de Kaydara et dans le champ du jeune «apprenant» Durant leur présence sur le site, les jeunes seront «en externat», pris en charge pour le repas principal si les moyens le permettent. Le «parrainage» du Centre de formation, par des particuliers ou des associations, est recherché afin de permettre de constituer progressivement l équipement des jeunes agriculteurs en outils de base, puits, et petit élevage. Les engagements : Le président de l Association «Jardins d Afrique» est responsable de la formation et de l encadrement des jeunes agriculteurs tel que le programme en est décrit cidessus. Les parents s engagent à doter leur enfant, inscrit à la formation, d au moins 1 hectare de terre de culture, et de faire légaliser la dotation par le Président de la Communauté rurale Les parents s engagent à clôturer le champ de l apprenant. Le président de la communauté rurale dont dépend le terrain du jeune agriculteur en formation, s engage à légaliser la dotation attribuée par les parents du jeune agriculteur Les apprenants s engagent à suivre la formation pendant une durée de 3 années et à mettre en application cette formation Les parrains s engagent à appuyer les 3 années de formation selon un programme de parrainage défini. 5. PARTENAIRES LOCAUX/ INTERNATIONAUX IMPLIQUES La communauté rurale de Fimela : Jardins d Afrique a participé à l élaboration du PLD de la Communauté rurale de Fimela. Il ressort du diagnostic préalable à l élaboration du PLD : L un des objectifs majeurs de la communauté rurale qui est la relance de l agriculture par le biais de l optimisation de la productivité générale, suppose nécessairement l intensification et la diversification agricole, la maîtrise des eaux de ruissellement, la lutte contre la dégradation des sols, l utilisation des semences de qualité. Objectifs poursuivis par la communauté : 6

L amélioration des rendements des cultures céréalières et arachidières La lutte contre la dégradation des sols sera une étape très importante en ce qu elle permettra de récupérer des terres salées et favorisera la régénération des sols par la plantation d espèces adaptées. Aussi il sera utile de vulgariser les anciennes pratiques positives en matière de labour, de fauchage et de dessouchage. La protection et le suivi de la régénération des «kadd» permettront aussi d atteindre cet objectif. L utilisation de semences de qualité est un préalable pour atteindre cet objectif. La redynamisation de la coopérative des agriculteurs permettra de faciliter l accès aux semences certifiées. La création d une banque semencière aidera à améliorer les conditions de conservation des semences autosélectionnées par les paysans et à leur assurer une meilleure qualité. L intensification de l agriculture sous pluie nécessitera la vulgarisation de toutes les techniques de fertilisation biologique des sols, la formation des paysans aux techniques d utilisation efficiente des produits phytosanitaires, la diffusion des techniques de compostage et de valorisation des sous produits de l agriculture, l utilisation des semences certifiées pour des spéculations à cycle court et aussi la formation des agriculteurs à une plus grande maîtrise des techniques culturales durables. L optimisation de l exploitation du potentiel maraîcher et fruitier contribuera positivement à la réalisation de l objectif de relance de l agriculture. Il nécessitera cependant : Une disponibilité en eau douce par la multiplication de l équipement des puits et l aménagement de bassins de rétention des eaux pluviales. De faciliter les conditions d acquisition d intrants adaptés et de grande qualité. A cette fin, il faudra non seulement introduire des variétés à haut rendement mais aussi organiser les acteurs à mieux répondre aux modalités d accès facile aux intrants. D accentuer la lutte contre la dégradation des terres par le reboisement avec des végétaux halophiles, la construction et la réhabilitation de digues antisel. La valorisation des produits des cultures céréalières, arachidières, maraîchères et fruitières. Il est important à cet effet : D organiser le circuit de commercialisation des produits par l appui à la création d une station fruitière et maraîchère, la planification de la production 7

en fonction du marché, la formation des producteurs aux techniques de conservation pour maximiser la qualité. Face à la situation difficile de l agriculture dans cette zone et les risques d accroissement de la dégradation de l environnement et les solutions proposées par le PLD de la Communauté rurale de Fimela, le projet de Ferme expérimentale agro écologique de Kaydara, initié par Jardins d Afrique, est une réponse. Le projet bénéficie de l appui total de la communauté rurale de Fimela, de l appui de la DRDR de Fatick ( Direction Régional du Développement Rural) et d un appui technique d un des conseillers techniques de Mme Wade, présidente de l AES, première dame du Sénégal, qui travaille sur le projet de la spiruline. Celuici apportera son aide dans l exploitation des collectes de graines de neem qui seront bientôt récoltées afin de produire un bioinsecticide. Les représentants de la Direction Régionale de l Agriculture à Fatik A visité récemment l écoleformation Kaydara et est très impressionnée par le projet, sa méthodologie, sa mission, sa raison d être. Aussi, la Direction a sollicité l aide de Gora Ndiaye afin d animer des formations dans leur centre polyvalent de Samba Dia. En outre, Kaydara a été invité à la foire de l agriculture qui se tiendra à Fatik au début du mois de Mai.. Partenaires financiers : Subventions reçues d Ifremer, l Institut Français de Recherche pour l Exploitation Durable de la Mer et de l Association pour le développement de l éducation au Sénégal, l ADES (voir budget joint). Voir cidessous sous moyens humains, la composition de l équipe du GIE Kaydara. 6. OBJECTIFS GENERAUX ET SPECIFIQUES 1 Former les jeunes non scolarisés et les jeunes scolarisés restés au village afin de leur offrir une «chance» de vivre sur leur terre avec une agriculture économe, autonome, performante, maîtrisable et respectueuse de l environnement et de la nature. 2 Proposer un système alternatif à l Education Pour Tous. 3 Former à la citoyenneté et à l entreprenariat. 4 Lutter contre l exode rural et le «bradage» des terres, dans la zone de forte potentialité touristique qu est la Communauté rurale de Fimela. 5 Promouvoir la plantation de cocotiers sur le littoral, les îles du Saloum, de la Petite Côte et du Delta du Saloum, et autres localités favorables sur le territoire national. 8

6 Installer et réhabiliter les cocoteraies villageoises. 7 Promouvoir des pratiques biologiques et les énergies renouvelables, protéger et conserver le patrimoine génétique des semences. 8 Développer avec les jeunes et la communauté entière des actions concertées de protection de leur environnement menacé (érosion du littoral, feux de brousse, salinisation et désertification, pesticides, déchets plastiques et chimiques..). 9 Renforcer les compétences et les capacités des populations locales. 10 Créer un Centreressource pour l Environnement. 7. RESULTATS ATTENDUS ET ACTIVITES PREVUES POUR CHACUN 20 paysansapprenants formés chaque année pour une durée de trois ans, paysans qui ont reçu un hectare de terrain lors de leur inscription à l école. Le programme prévoit de former deux (2) cohortes de 10 apprenants (non scolarisés et scolarisés). Pour la première année, le démarrage se fera avec seulement 10 apprenants. Critères d inscription de chaque apprenant : Etre âgé de 15 à 35 ans Avoir été doté par les parents d au moins 1 ha de terrain, dans le secteur de Keur Samba ou les villages et hameaux environnant : Dia, Yayème, Baboucar Toumbo, Ndiedieng,, dotation certifiée par le Président de la communauté rurale de Fimela. Prise en charge de la clôture du champ par les parents du jeune apprenant Formation courte à la demande d autres associations 8. MOYENS HUMAINS DISPONIBLES Le président de Jardins d Afrique, Gora Ndiaye Spécialisé en agriculture biologique, en culture de palmacées (principalement les cocotiers), en accompagnant de projets pédagogiques, de projets de protection de l environnement. Directeur du Projet «Intégration des cocotiers dans la gestion des écosystèmes côtiers du Sénégal» de 2001 à 2003, mené sur la Petite Côte et les ïles du Saloum. La trésorière de Jardins d Afrique : Mme Josette Loukianoff Nationalité : Française Retraitée de l Education Nationale française depuis 1995 Elle apporte son concours quant à l administration de l association et le suivi de la trésorerie. Le secrétaire général de Jardins d Afrique : M Demba Kamara, né en 1942 Nationalité : sénégalaise Résident à Keur Samba Dia 9

Formation agricole, chef de CERP ( Centre d Expansion rural) Depuis sa retraite en 1992 : Appui à plusieurs projets agricoles ( Yiri Nafa (reboisement), Agrinat, Kaydara, verger de 25 ha ( Rassoul Mbaye), plantation de cocotiers, complexe de 10 ha pour World vision, projet arachidier des jeunes de Wack Ngouna de 30 ha pour Plan International. Dans le cadre du projet Kaydara, Demba a contribué à la sensibilisation des communautés rurales envers le projet, un effort qu il poursuit depuis 3 ans, qui s avère payant puisque 20 apprenants sont inscrits pour le démarrage des cours. Makhfouz Gueye Chargé de l alphabétisation et du développement intégré. Longue expérience de supervision de programmes d alphabétisation et d animation de projets de développement rural Jacqueline Maudoux Jacqueline est cofondatrice et associée de la société J2CM Gestion, une SARL française spécialisée sur l accompagnement de projets par des entrepreneurs individuels ainsi que sur l accompagnement des dirigeants de micro, petites et moyennes entreprises. Jacqueline apporte au GIE ses compétences en marketing et vente ainsi qu en analyse financière. Dans le cadre du projet Kaydara, Jacqueline recherche les subventions mais aussi l assistance technique dans les domaines non maîtrisés ainsi que les débouchés pour les produits vers l international qui seront vendus dans le cadre du commerce équitable. Personnel permanent sur la Ferme Mohammed Di Franco «le technicien», chargé de l utilisation et de l entretien du matériel ( outils, pompes, groupe électrogène, etc ) et de l entretien des locaux 4 ouvriers permanents et de 1 à 3 journaliers selon les besoins 9. CONDITIONS DE PERENNISATION DE L ACTION APRES SA CLOTURE La durabilité et la pérennisation de ce projet sont soumises à l engagement des initiateurs du projet, en premier lieu mais cellesci sont principalement dépendantes de la sensibilisation qui aura été faite auprès des populations locales (enseignants, parents, élus locaux, responsables d OCB, )et de «la réponse» qu apportera cette réalisation aux problèmes agricoles locaux. Afin de réaliser les objectifs visés par la «Ferme expérimentale agroécologique de Kaydara» les activités prévues sont : Les activités agricoles : 10

Arboriculture Maraîchage Petit élevage (volailles de bassecour, chèvres, moutons, lapins.) Embouche bovine 1 La transformation de produits ( ex : confitures,sirops, séchage, ) 2 La fabrication des produits phytosanitaires naturels (ex : bioinsecticide) 3 La création et la conduite d un Centre de formation agroécologique pour la formation et l alphabétisation fonctionnelle en langues nationales ( wolof, sérère) des jeunes du terroir. 4 La mise à disposition pour les élèves, les populations locales et les agents de développement de la zone d un Centreressource pour l Environnement 5 L appui au renforcement des capacités des écoles des villages environnant sur l éducation environnementale, le jardin scolaire, le petit élevage. 6 Le développement et la promotion des sources d énergie alternative 7 La création d un site d hébergement écotouristique dont les revenus alimenteront le Centre de formation. 8 La création et la gestion d activités qui, d une part, généreront les revenus permettant l autonomisation du Centre de formation, d autre part la possibilité de développer des revenus pour la population locale pépinières de cocotiers, d au moins 5000 plants cultures (telles que le bissap) production d insecticides naturels (ex neem) Les AEGR (Activités Environnementales Génératrices de Revenus) sont en cours de réalisation : Pépinières et plants de cocotiers, destinés à la vente aux particuliers et hôteliers de la environnementaux zone, aux ONG qui appuient les projets locaux (estimation réaliste puisque Jardins d Afrique fonctionne déjà ainsi dans la région de Mbour) Préparation de culture de Bissap sur 1ha et demi. Fabrication et commercialisation de produits à base de neem : produits de traitement des végétaux, produits d hygiène du corps (savon, huile), produits de prévention et de traitement contre le paludisme, etc Production et vente de fraises et d autres fruits ou confitures Formations payantes dans les domaines de compétences de Jardins d Afrique 11

10. COHERENCE DE L ACTION PAR RAPPORT AUX POLITIQUES NATIONALES DANS LE DOMAINE COUVERT L association «Jardins d Afrique» a participé de manière très active au diagnostic et à l élaboration du Plan Local de Développement de la Communauté rurale de Fimela. Le projet de la Ferme Agroécologique «Kaydara» s inscrit directement dans les perspectives et recommandations issus de ces travaux et les domaines pris en compte, tels que lutte contre la pauvreté, lutte contre l analphabétisme Solutions apportées aux problèmes agricoles, environnementaux 11. IMPACT SUR L ENVIRONNEMENT Spécifiquement, sur le site même de la Ferme expérimentale agroécologique de Kaydara, les objectifs visent à : Lutter contre l exode rural de cette zone et le «bradage» des terres, faisant des jeunes agriculteurs des «paysans sans terre». Encourager un mouvement de retour à la terre d origine, de la ville vers les zones rurales, pour retrouver «le chemin des villages». Former à une agriculture maîtrisable et à l esprit d entreprenariat, d initiatives et de créativité. Protéger et conserver le patrimoine génétique des plantes et semences du terroir, et utiliser autant que faire se peut les semences d origine biologiques adaptées au terroir. Participer à l amélioration du cadre de vie des agriculteurs par la promotion et la valorisation des ressources du terroir, et encourager et soutenir les pratiques de «bois villageois». Développer l esprit d anticipation pour la lutte contre les feux de brousse, les invasions acridiennes, et les autres calamités d origine naturelle ou humaine. Promouvoir les pratiques biologiques (compost, traitements phytosanitaires naturels, ), la gestion et le recyclage des déchets et limiter autant que faire se peut l utilisation des produits d origine chimique et industrielle. Promouvoir les énergies renouvelables (énergie éolienne pour le pompage, énergie solaire pour l éclairage des locaux et la cuisson des aliments, la biomasse,..) 12

Promouvoir et encourager la culture et la protection des plantes médicinales. Encourager les pratiques de réserves fourragères pour l alimentation du bétail. Protéger et renforcer le développement et la culture des palmacées (cocotiers, palmiers à huile, rôniers, dattiers ) dans les zones urbaines et rurales. Par la conduite de projets de réimplantation des cocotiers dans la zone de la Petite Côte et du Sine Saloum Par l accompagnement technique d aménagements urbains tels que l Ecoplage dans la zone résidentielle de Mbour, avec le «Collectif des riverains», et les plantations de cocotiers sur les rivages de Nianing, Warang, Pointe Sarène, Toubab Diallao, Yenne, Aider à l encadrement des jardins et petits élevages scolaires, au reboisement et à l embellissement des habitations, des institutions et des espaces publics. En appuyant les particuliers, les associations de quartiers, les groupements des femmes, les représentants des institutions pour améliorer le cadre de vie quotidien par l aménagement d espace 13